Elections, facteur de ralentissement du marché de l`immobilier ?
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Elections, facteur de ralentissement du marché de l`immobilier ?
JLL Capital Markets 2016 Elections, facteur de ralentissement du marché de l’immobilier ? Executive Summary De nombreuses élections majeures vont se dérouler dans le monde dans les 12 prochains mois : présidentielles américaines, législatives aux Pays-Bas, présidentielles et législatives en France et législatives en Allemagne. Une période électorale est souvent synonyme d’incertitude et ce contexte particulier est-il un facteur de ralentissement pour le marché de l’immobilier, qu’il s’agisse du marché locatif ou de celui de l’investissement ? Nous avons étudié les 3 dernières grandes périodes électorales en France (2002/2007/2012) pendant l’année qui précède et l’année des élections. Nous avons analysé les cycles du marché locatif et de l’investissement pour tendance générale et au contexte économique du moment. L’analyse a porté sur les volumes placés et investis ainsi que sur la structure des marchés avec notamment un focus pour le locatif et sur les investisseurs internationaux pour l’investissement. L’histoire nous démontre que c’est le contexte . Lors des 3 précédentes échéances électorales, l’analyse des marchés locatifs et d’investissement pendant la période électorale ne fait pas ressortir de rupture notable dans le cycle en cours. Toutefois, les élections ont pu avoir un effet marginal sur certains segments de marché. Les acteurs du marché immobilier doivent-ils pour autant se désintéresser du sujet ? Non, car « Tout n’est pas politique mais la politique s’intéresse à tout » (Machiavel). En effet, le passé récent nous montre que l’immobilier a été impacté durablement dans son fonctionnement par des mesures prises par les gouvernements. secteur de l’immobilier, on retiendra que les choix faits dans le passé ont été avant tout dictés par le contexte économique et budgétaire de l’époque. Entreprises et investisseurs ont donc tout intérêt à focaliser leur attention sur les indicateurs macro-économiques qui détermineront les des taux d’imposition, c’est avant tout de stabilité dont ont besoin les entreprises et les investisseurs sur ce marché. Sur le marché locatif, la décision de déménagement entreprises La tendance générale du marché locatif est alignée sur l’économie Les périodes d’accélération ou de ralentissement du marché locatif sont alignées avec les périodes de croissance ou de récession économique et les élections ne perturbent pas cette dynamique (graphique 1). On constate sur la période électorale de 2001-2002 que le marché a fortement ralenti dans la période de crise économique et On remarque une très forte relation entre le Climat des Affaires et l’activité du marché locatif. Pendant les périodes où le Climat des Affaires est supérieur à 100 points le marché locatif connaît des épisodes de forte croissance et atteint des niveaux supérieurs à la moyenne de long terme (graphique 2). A l’inverse en période de Climat des Affaires durablement dégradé les performances du marché sont en baisse ou en-dessous de la moyenne. Graphique 2 : Demande placée et climat des affaires Demande placée et climat des affaires 130,00 3000 000,00 120,00 110,00 2500 000,00 100,00 90,00 2000 000,00 amont et ont été, pour une majorité d’entre elles, motivées par la rationalisation de l’immobilier via des regroupements sur de grands immeubles. 70,00 60,00 50,00 1000 000,00 40,00 30,00 500 000,00 20,00 10,00 16 15 20 Climat des affaires moyen de l'année Pr Demande placée en Ile-de-France év isi on 20 13 14 20 20 11 12 20 10 20 09 20 08 20 07 20 06 20 05 20 20 03 04 20 02 20 01 20 20 00 - La lecture de l’évolution du Climat des Affaires en France depuis 15 ans semble démontrer que les périodes électorales ne créent pas de sentiment d’inquiétude particulier et que Graphique 1 : Demande placée et cycles économiques en Ile-de-France 6,00 3000 000,00 80,00 1500 000,00 20 alors que sur la période 2006-2007 le marché a été porté par une forte croissance économique. En 2011-2012 l’activité locative est restée élevée en dépit du ralentissement du PIB grâce au nombre important de clés-en-mains et comptespropres qui ont pesé pour plus de 20% de l’activité contre moins de 10% habituellement. Ces opérations de taille importante sont les performances économiques. Le marché locatif reste fortement lié à ces deux paramètres et suit les mêmes tendances. 5,00 2500 000,00 4,00 3,00 2000 000,00 2,00 1,00 1500 000,00 - 1,00 1000 000,00 - 2,00 - 3,00 500 000,00 structure du marché et en particulier sur les grandes transactions et sur la demande publique ? L’analyse des transactions de plus de 5 000 m² fait apparaître - 4,00 - Taux de croissance du PIB 15 16 Pr Demande placée en Ile-de-France év isi on 20 14 20 13 20 20 11 12 20 10 20 09 20 08 20 07 20 06 20 05 20 20 03 04 20 02 20 01 20 20 20 00 - 5,00 Période électorale (année qui précède et année des élections présidentielles) réalisation plus long crée un effet retard entre la réalité économique et le nombre d’opérations réalisées. On constate qu’une baisse du Climat des Affaires en-dessous des 100 points entraîne le nombre de transactions de plus de 5 000 m² sous le seuil des 60 transactions annuelles (2001-2002 / 2009 / 2103-2015). En 2001-2003 on peut remarquer une légère divergence : le nombre des grandes transactions est tombé à un niveau très faible en 2001-2002 avant que le Climat des Affaires ne passe sous le seuil des 100 points et le nombre de transactions a rebondi au moment où le Climat des Affaires était à son plus bas niveau en 2003. Cette divergence peut trouver son explication dans la combinaison de l’éclatement de la bulle internet en 2000, la crise économique qui a suivi et le contexte particulier des élections de l’époque dont l’issue était extrêmement incertaine. Cette conjonction de facteurs ne s’est pas retrouvée lors des cycles électoraux suivants (cumul d’une La durée de réalisation des grandes transactions fait que le point bas du marché peut se trouver décalé dans le temps par rapport à la baisse du Climat des Affaires comme en 20082009 et en 2012-2013. Dans les deux cas le Climat des Affaires a plongé mais le nombre de transactions n’a baissé que l’année suivante. Ces fortes baisses du Climat des Affaires sont intervenues à proximité d’échéances électorales (juste après les présidentielles de 2007 et l’année des présidentielles de 2012) mais sont surtout à rapprocher de l’amorce de la crise des sub-prime 2007) et de la forte baisse de la croissance économique (2008 et 2012). Les crises ont un effet de traine sur le marché des grandes transactions. Comme on peut le constater en 2003-2005 et en 2014-2015, la remontée du Climat des Affaires n’a pas entraîné de hausse immédiate des grandes transactions alors même que ces deux périodes n’étaient pas des périodes électorales susceptibles de créer des incertitudes sur le marché. Graphique 3 : Evolution comparée des grandes transactions et du Climat des Affaires moyen 120 120 110 110 100 100 90 90 80 80 70 70 60 60 50 50 40 40 30 30 20 20 10 10 0 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014 2015 Nombre de transactions > 5000 m Climat des affaires moyen Période électorale (année qui précède et année des élections présidentielles) Les utilisateurs du secteur public étant immédiatement dépendants des décisions émanant de l’Etat, on peut facilement imaginer que les périodes pré-électorales puissent être marquées par un attentisme de leur part, ou au contraire par une logique de « bouclage accéléré » de certaines opérations. Les transactions réalisées par le secteur public au sens large montrent que, l’Etat et les collectivités locales représentent en moyenne 13% de la demande placée de plus de 1 000 m² sur les 15 dernières années (graphique 4). L’activité du secteur public demeure très volatile puisqu’elle varie sur une échelle de 1 à 5 sur les 15 dernières années. Graphique 4 : Activité et poids du secteur public dans le marché Activité et poids du secteur public dans le marché 300 000 30% 250 000 25% 200 000 20% 150 000 15% 100 000 10% 50 000 5% - 0% 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014 2015 Demande placée > 1000 m du secteur public Ratio sur la demande placée > 1000 m Période électorale (année qui précède et année des élections présidentielles) L’activité du secteur public pendant la période électorale mettre sur seul le compte des élections ? Sur la période 2001-2002 on note une accélération des transactions, mais qui restent toutefois en-deçà du niveau moyen d’activité du secteur. L’accélération se produit en 2002, l’année des élections, qui est aussi l’année où l’offre augmente et les valeurs locatives baissent en Ile-de-France créant un effet d’opportunité. Sur la période 2003-2006 on remarque une progression constante du niveau d’activité du secteur public et de son poids dans le marché alors que les services de l’Etat se regroupent sur de nombreuses opérations neuves ou en projet. Sur cette période le poids du secteur public est supérieur à la moyenne. L’activité décroche brutalement en 2007, année électorale, et en 2008 pour repasser sous la moyenne ; de nouveau les raisons sont à chercher dans le niveau de l’offre en baisse et des prix au plus haut. En 2009-2010, le secteur public redevient plus actif dans une période où l’offre disponible est importante et les prix orientés à la baisse. Sur la période électorale 2011-2012 on remarque une très forte progression de l’activité du secteur public qui passe de 110 000 m² à 280 000 m². Cette très forte hausse d’activité s’explique notamment par la comptabilisation de l’opération Balard du Ministère de la Défense pour 135 000 m². Cette Le marché de l’investissement est exclusivement porté par Les volumes d’investissement ne démontrent pas de sensibilité au contexte électoral En ce qui concerne le marché de l’investissement, nous faisons le même constat que pour le marché locatif : les volumes investis résultent d’une dynamique alignée sur les , sur la performance relative de l’immobilier par rapport aux autres classes d’actifs et sur la capacité du marché à répondre à cette demande. Ainsi, comme nous l’avons constaté par le passé (graphique 5), les périodes électorales s’inscrivent dans un cycle de marché de hausse du marché poussé par l’abondance de capitaux, des compression des taux ; les élections de 2011-2012, se situent dans une période de retour à la normale du marché après la crise de 2009 avec une normalisation des volumes et des prix. pendant la période électorale. Graphique 5 : Volumes d’investissements en Ile-de-France 25000000 000 20000000 000 l’année qui correspond à la purge du permis de construire. Les élections accentuent probablement le caractère volatile de l’activité de l’Etat au sens large dans le marché, mais les facteurs qui sous-tendent son activité se trouvent surtout dans les conditions de marché en termes d’offre et de prix. 15000000 000 10000000 000 5000000 000 2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014 2015 Période électorale (année qui précède et année des élections présidentielles) Les volumes d’investissements en immobilier d’entreprise dépendent avant tout des volumes de capitaux prêts à s’investir et de la performance relative de ce support par rapport à d’autres classes d’actifs. Ces dernières années on a souvent évoqué le niveau record des levées de fonds des assurances vie ou des SCPI en France. Par exemple, le niveau de collecte nette moyen des SCPI a été multiplié par 4 entre 2009 et 2015 et est venu directement alimenter le marché de l’investissement immobilier. de l’apport de capitaux en provenance de l’étranger. On peut retenir également qu’entre 2010 et 2015 les capitaux levés par les fonds d’investissement ont doublé, passant de 54 milliards de $ à 120 milliards de $ dont une partie est allouée à la France (source Preqin). L’Europe est la 2ème destination ciblée par les fonds d’investissement internationaux et, au seul 2ème trimestre 2016 sur les 27 milliards de $ collectés plus de 9 sont destinés à l’Europe et donc en partie à la France (source Preqin). De tels mouvements de capitaux expliquent la dynamique de croissance du marché de l’investissement ces dernières années. Au-delà des volumes croissants de capitaux disponibles dans le monde, on peut retenir également le marché de l’investissement immobilier a démontré son attractivité comme support d’investissement lui permettant de capter une part croissante des capitaux. Ainsi, entre les actions, les supports très sécurisés (type livret) et l’immobilier (via les SCPI), ce dernier support est largement surperformant depuis 2000 (graphique 6). Graphique 6 : Performances comparées du CAC 40, du Livret A et des SCPI base 100 année 2000 250 244 225 200 175 150 138 125 Un investisseur qui aurait placé 100 euros en 2000 sur les valeurs du CAC 40 aurait vu son investissement baisser à sur une SCPI « moyenne ». Cette performance relative a dopé la collecte des supports comme les SCPI et les assurances vie qui sont venus alimenter la demande du marché via des transferts d’épargne. De nouveaux, les volumes et les tendances se manifestent de manière autonome par rapport au calendrier électoral et sont liées au benchmark que les investisseurs peuvent faire par rapport aux autres supports d’investissement (graphique 7). Graphique 7 : Evolution de la rémunération du Livret A et de la collecte nette des SCPI 4500000 000 4,50% 4000000 000 4,00% 3500000 000 3,50% 3000000 000 3,00% 2500000 000 2,50% 2000000 000 2,00% 1500000 000 1,50% 1000000 000 1,00% 0,50% 500000 000 0,00% 2001 2002 2003 2004 2005 2006 Collecte nette des SCPI 2007 2008 2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 CAC 40 2007 2008 Livret A 2009 2010 SCPI 2011 2012 2013 2014 2015 2012 2013 2014 2015 Si les investisseurs domestiques ne sont pas sensibles au contexte électoral, cette incertitude supplémentaire pour les investisseurs étrangers vient s’ajouter au risque pays, voire au risque change pour les capitaux hors zone Euro. Est-ce une marché, même temporairement ? 25 2011 Les élections détournent-elles les investisseurs étrangers du marché ? 78 50 2010 Taux de rémunération du Livret A 100 75 2009 L’analyse des volumes investis par les internationaux en Ile-de-France démontre qu’il n’en n’est rien. Les élections nationales n’ont pas d’effet sur l’appétit des étrangers pour l’immobilier parisien (graphique 8). En 2006 le montant des investissements réalisés par les étrangers sur le marché parisien a progressé de 76% par rapport à 2005 et reste stable en 2007. Pendant cette période, les investisseurs internationaux dominent le marché et leur part atteint un sommet à 60% des volumes investis en 2006. Lors de la dernière échéance électorale de 2011-2012, le montant des investissements étrangers sur le marché parisien est resté en hausse sur les deux années et leur poids dans le marché est passé de 30% à 42%. D’ailleurs on retiendra aussi que 2012 est l’une des années, depuis la crise, où la part des investissements internationaux a été la plus élevée. Graphique 8 : Part des capitaux étrangers dans les volumes d’investissement en Ile-de-France 20000000 000 15000000 000 10000000 000 5000000 000 2005 2006 2007 2008 2009 Capitaux étrangers investis en France 2010 2011 2012 2013 2014 “Vous avez beau ne pas vous occuper de politique, la politique s’occupe de vous tout de même.” Montalembert L’immobilier est absent des campagnes présidentielles ou législatives en France et n’est généralement mentionné que dans le cadre de la politique du logement. Toutefois on a constaté dans le passé que le fonctionnement du marché a pu être réellement affecté par les politiques menées par les gouvernements en place. La suppression de l’agrément en 1985. Dans le milieu des années 80, le gouvernement a supprimé les deux agréments utilisateur et promoteur en Ile-de-France. Cette libéralisation a permis la production de 8 millions de mètres carrés de bureaux en l’espace de 6 ans sur la période 1988-1993. Cette production très rapide de bureaux a toutefois entraîné une crise de surproduction dans les années 90 avec une envolée du taux de vacance et une baisse durable des prix. 25000000 000 2004 Absent du discours des candidats, l’immobilier est toujours plus ou moins directement impacté par les 2015 Capitaux nationaux Les élections n’ont semble-t-il pas d’impact sur l’appétit des investisseurs pour le marché immobilier. Si l’absence de l’immobilier dans le discours électoral peut être une explication, on peut aussi mettre cette absence de lien sur le compte du haut niveau de transparence du marché français et par l’existence d’un cadre juridique stable garantissant la pérennité de l’environnement quelle que soit la majorité en place. La baisse des droits de mutation en 1999. Dans la les droits de mutation ont été réformés et l’immobilier réforme avec une baisse des taux de mutation de 20% à 6%. Il en a résulté une raréfaction des transactions sur les marché plus liquide dont les volumes ont fortement progressé. La création du régime SIIC en 2003. Dans le but de renforcer l’attractivité de l’immobilier coté, le régime SIIC, inspiré des REITs américains, a été créé en 2003. Ce régime a été assorti, de 2005 à 2011, d’une clause Hausse des droits de mutation sur les immeubles tertiaires de plus de 5 ans en Ile-de-France (2016). Une taux réduit sur les plus-values en cas de vente à une SIIC (art 210-E). Pendant cette période on estime à environ 15 milliards d’euros les transactions réalisées sous le régime de l’article 210-E, soit plus de 20% des volumes pour création de bureaux, locaux commerciaux et locaux de avantageux, ce sont une quarantaine de transactions qui ont été réalisées, représentant 28% des volumes. Le régime SIIC a permis au compartiment immobilier coté de se l’obligation de détention de 5 ans peut avoir un effet ralentisseur sur le marché en gelant les actifs dans le bilan des SIIC. On retiendra que 2016 est la dernière année de « gel » pour les actifs acquis en 2011, année où la part des transactions sous le régime 210-E avait atteint un record. Ces dernières années, il n’y a pas eu de mesure phare à destination de l’immobilier comme celles citées ci-dessus alors que les besoins budgétaires ont poussé à un alourdissement de Réforme de la Taxe Annuelle sur les Bureaux en Ile-de-France et sur la Redevance pour Création de Bureaux (2011 et 2015). Les deux taxes ont été remaniées en 2011 et leur coût a fortement augmenté (40% dans la plupart des communes, voire plus de 100 % dans certains cas). L’application des nouveaux tarifs de la RCBCE sur des projets de développement a contribué à geler de nombreux Hausse du taux départemental des droits de mutation (2014). Le gouvernement a autorisé en 2014 une hausse des taux départementaux des droits de mutation d’un maximum de 3,8% à 4,5%. A l’origine, cette hausse devait être de 2 ans mais dès 2015 le dispositif a été pérennisé. achevés depuis plus de 5 ans en Ile-de-France, a pris effet équilibres pour les acteurs du secteur : Le projet du Grand Paris et notamment les nouvelles infrastructures de transports qui seront livrées de manière nouveaux transports auront un impact sur la géographie des marchés en Ile-de-France et potentiellement sur les prix. La mise en place progressive de la Métropole du Grand Paris (MGP) jusqu’en 2020. Ce nouvel échelon dans la géographie francilienne devrait progressivement centraliser certaines compétences qui sont aujourd’hui celles des communes comme notamment la délivrance des autorisations de construire. La loi Macron et l’ouverture des commerces le dimanche : dans Paris 12 zones de tourisme international sont dorénavant autorisées à ouvrir jusqu’à minuit et le dimanche. La cartographie de ces zones correspond aux principaux axes « prime » parisiens, accentuant la segmentation du marché. La possibilité d’ouverture étendue pourrait stimuler la compétition entre les enseignes sur ces secteurs à l’avenir. Conclusion En conclusion il ressort que le marché locatif et celui de l’investissement restent avant tout alignés sur la tendance par les élections. fonctionnement des marchés mais au contraire les actions qui sont menées après les élections. Au-delà du résultat du vote, et de la couleur politique des gouvernements, on retiendra que les mesures ciblées en faveur de l’immobilier ont surtout été prises en période de croissance économique. A l’inverse, les périodes de crise et en particulier budgétaires ont vu les hausses de la A l’avenir entreprises et investisseurs ont donc tout intérêt climat des affaires, qui conditionneront la politique de l’Etat après les élections. À PROPOS DE JLL CAPITAL MARKETS JLL Capital Markets est un leader indépendant du conseil pour l’investissement dans l’immobilier commercial. Ses 1 200 collaborateurs accompagnent transaction et proposent les services qui leur conféreront l’avantage lors de leurs investissements. Selon notre expérience, le fait de voir les choses sous d’envisager les choses autrement. Contact Virginie Houzé Directeur Études & Recherche - Paris T : +33 1 40 55 15 94 [email protected] theedge.jll.com/fr * Mettre nos savoirs à votre service - Prendre l’avantage COPYRIGHT © 2016 JONES LANG LASALLE IP, INC. Tous droits réservés. aucune garantie n’étant toutefois donnée quant à leur exactitude.