Evaluation des masters de l`Université Bordeaux 4

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Evaluation des masters de l`Université Bordeaux 4
Section des Formations et des diplômes
Evaluation des masters
de l’Université Bordeaux 4 –
Montesquieu
Juillet 2010
Section des Formations et des diplômes
Evaluation des masters
de l’Université Bordeaux 4 –
Montesquieu
Juillet 2010
Evaluation des diplômes
Masters – Vague A
ACADÉMIE : BORDEAUX
Établissement : Université Bordeaux 4 - Montesquieu
Demande n° S3110050588
Domaine : Droit, économie, gestion
Mention : Droit privé
Présentation de la mention
La mention « Droit privé » comporte 14 spécialités, soit 13 spécialités ou parcours professionnels (P) et 5
spécialités ou parcours recherche (R). Elle constitue une offre de formation stratégique au sein de l’établissement.
Les spécialités inclues sont très variées : certaines sont à finalité R, d’autres à finalité P ; quelques unes à finalité
P/R. Du droit des affaires et de l’entreprise au droit de la vigne et du vin, du droit pénal au droit notarial, en passant
par le droit civil approfondi et le droit de la Culture et des créations intellectuelles, cette mention intègre toutes les
spécialités classiques que peut proposer une UFR Droit en droit privé et sciences criminelles et s’enrichit de
spécialités originales en lien avec le tissu économique local :
M2 Droit notarial (professionnel).
M2 Droit du financement et du recouvrement (professionnel).
z M2 Gestion du patrimoine privé (professionnel).
z M2 Contentieux judiciaire (professionnel).
z M2 Droit de l’exécution des peines et Droits de l’homme (professionnel).
z M2 Droit des affaires et fiscalité – Diplôme de juriste conseil en entreprise (DJCE) (professionnel).
z M2 Ingénierie juridique et financière des sociétés (professionnel).
z M2 Droit et pratique de l’assurance (professionnel).
z M2 Droit de la culture et des créations intellectuelles (professionnel ; 2 parcours : « Droit des créations
intellectuelles », « Droit et administration des établissements culturels »).
z M2 Droit de la vigne et du vin (professionnel).
z M2 Gouvernement des organisations de prévoyance et de protection sociale (professionnel).
z M2 Droit pénal (recherche).
z M2 Droit privé approfondi (recherche, 2 parcours : « Droit civil » ; « Droit des affaires »).
z M2 Histoire du droit et des institutions (recherche).
z M2 Droit social (deux parcours : « Droit du travail et de la protection sociale », recherche ; « Droit des
relations de travail dans l'entreprise », professionnel).
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En première année de master (M1) la mention propose 6 parcours (intitulés « spécialités » dans le dossier) :
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M1 Droit privé général.
M1 Droit social.
M1 Droit notarial.
M1 Droit pénal et cariières judiciaires.
M1 Entreprise et Droit des affaires.
M1 Gestion du patrimoine privé.
Si certains de ces parcours de M1 (Droit notarial et Gestion du patrimoine privé par exemple) destinent les
étudiants à une spécialité de M2 clairement désignée, d’autres peuvent préparer les étudiants à plusieurs M2 : droit
privé général, droit pénal et sciences criminelles.
Il existe des mutualisations parfois entre les spécialités ; elles sont toutefois plus fortes entre parcours à
l’intérieur d’une même spécialité. Dans quelques spécialités, les étudiants peuvent choisir une matière à l’extérieur
de leur spécialité.
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Cette mention révèle l’importance des partenariats que l’établissement entretient tant avec d’autres
établissements d’enseignements supérieurs locaux ou régionaux (IEP de Bordeaux, IUT, Université de Pau et Pays de
l’Adour – UPPA - ou Université Toulouse 1) qu’avec les milieux professionnels (ENM, ENAP, Barreau, Notariat, IAB ;
ISVV …).
Les spécialités recherche s’appuient sur des équipes renommées qui sont également investies dans le
fonctionnement des spécialités professionnelles de manière toutefois inégale.
Avis condensé
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Avis global :
Il s’agit d’une mention généraliste. Les spécialités sont variées et justifiées. La structure de cette offre de
formation est bonne en général. Les contenus des différents parcours tant en M1 qu’en M2 sont cohérents par rapport
aux activités de recherche de l’établissement et aux liens développés avec les professionnels. L’ampleur de la
mention reste compatible avec les moyens de l’établissement. Toutefois, certaines spécialités ne se rattachent pas à
l’évidence à la mention « Droit privé » (« Histoire du droit privé et des institutions » et « Gestion du patrimoine
privé »). L’unicité de la mention peut par ailleurs rendre moins visible des formations à l’identité fortement
identifiable à l’entreprise par exemple et qu’une mention droit des affaires ou droit de l’entreprise aurait mieux mis
en évidence (« Droit des affaires et fiscalité », « Droit social », « Ingénierie juridique et des sociétés »). Au moins
deux spécialités proposent des parcours qui sont soumis à l’attraction du secteur public ou du droit notamment dans
la spécialité « Droit des activités culturelles ». L’ensemble est de grande qualité sur le fond, même si le dossier
contient quelques défauts techniques de présentation. Une bonne utilisation a été faite de l’évaluation par les
étudiants des enseignements et mieux encore l’auto-évaluation a donné lieu à une autocritique constructive.
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Points forts :
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Le souci d’employabilité des étudiants.
Les partenariats universitaires et professionnels.
La sélection rigoureuse des étudiants.
Points faibles :
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Le développement à l’international.
La faiblesse de la formation continue.
Les faibles effectifs de certaines formations.
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NOTATION GLOBALE (A+, A, B ou C) : A
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Recommandations pour l’établissement :
Clarifier les raisons du positionnement de la spécialité « Gestion du patrimoine privé » dans cette
mention et expliquer pourquoi elle fait l’objet d’un double rattachement.
z Envisager la mise en place d’une véritable première année de master avec peut-être un tronc commun
ou du moins des mutualisations plus fortes et une construction plus cohérente qui efface l’aspect
tubulaire M1/M2 de certains secteurs de formation.
z Tenir les promesses, engagements et résolutions du dossier car, l’auto-évaluation ayant été de grande
qualité, les problèmes sont bien identifiés et les solutions proposées semblent correctes.
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Avis détaillé
1 z OBJECTIFS (scientifiques et professionnels) :
Ils sont correctement exposés tant pour la mention que pour chacune des spécialités. On notera toutefois que
deux spécialités « Contentieux judiciaire » et « Droit du financement et du recouvrement » ont des objectifs très
voisins et même partiellement identiques. Les objectifs scientifiques sont plus affirmés à propos des spécialités
recherche mais peuvent être très présents comme dans les spécialités « Droit de la culture et des affaires
culturelles », « Droit de la vigne et du vin », « Droit et pratique des assurances ». Les débouchés professionnels sont
décrits précisément pour les spécialités professionnelles et sont en général bien ciblés. Toutefois l’hyperspécialisation
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de certaines spécialités ne conduit qu’à des débouchés très étroits (« Droit de l’exécution de la peine et droits de
l’homme »). Le souci d’assurer l’employabilité des étudiants conduit l’établissement à entretenir des relations
étroites avec les professionnels et à adapter le recrutement des étudiants aux possibilités d’insertion professionnelle
(« Droit notarial » notamment).
2 z CONTEXTE (positionnement, adossement recherche, adossement aux milieux socioprofessionnels, ouverture internationale) :
Le positionnement local et régional est excellent tout comme l’adossement à la recherche. L’établissement
occupe au sein de l’Académie la première place, devant l’UPPA plus modeste. Sur le plan régional, l’université de
Bordeaux entretient quelques relations de partenariat avec l’Université Toulouse 1 dont un projet assez flou de
création d’une école de préparation aux concours. Au regard de la recherche, l’établissement dispose de centres de
recherche très renommés et de chercheurs de tout premier plan. C’est dans ces domaines et particulièrement en
« Droit pénal » et en « Droit social » que sont proposées les offres de formation « à et par » la recherche les plus
remarquables. En revanche, le centre de recherche auquel s’adosse la spécialité « Histoire du droit et des
institutions » n’est pas clairement indiqué dans le dossier.
Sur le plan international, l’offre de formation est plus décevante : un seul double diplôme avec l’Université du
Kent, pas de lien privilégié vers le sud de l’Europe et de simples mobilités de régime Erasmus. Cette mention semble
toutefois être le principal pourvoyeur de ce programme d’échanges au sein de l'établissement.
Le point fort principal de la mention est donc l’adossement aux milieux professionnels. Tous les métiers
juridiques et judiciaires sont sollicités et l’établissement forme des étudiants pour exercer chacun d’eux.
L’établissement a su tirer pleinement profit de son environnement particulier (spécialité « Droit de la vigne et du
vin » et proximité de l’Ecole Nationale de la Magistrature par exemple). L’ouverture culturelle des spécialités
professionnelles est également remarquable : de nombreux enseignements transverses, pluridisciplinaires enrichissent
le contenu des UE (Unités d’Enseignement).
3 z ORGANISATION GLOBALE DE LA MENTION (structure de la formation et de son
organisation pédagogique, politique des stages, mutualisation et co-habilitations,
responsable de la formation et équipe pédagogique, pilotage de la formation) :
La structure de la formation est bonne en général. Toutefois l’existence d’une « spécialité » en M1 « Gestion
du patrimoine privé » peut paraître prématurée. Le lien entre certains M1 et les M2 est parfois relâché (« Droit de la
vigne et du vin », « Histoire du droit et des institutions ») ou au contraire trop serré d’où une impression d’offre
tubulaire (« Droit des affaires », « Droit social », « Droit notarial »). Les passerelles ne sont pas explicitées (du moins
le dossier ne les rend pas très lisibles). L’organisation pédagogique est cohérente et conforme aux axes du LMD à de
très rares exceptions près (dans la spécialité « Histoire du droit et des institutions » les crédits de certaines matières
à l’intérieur d’une UE varient en fonction des choix d’options des étudiants).
La politique des stages est assez uniforme d’une spécialité à l’autre. Ces stages sont malheureusement d’une
durée assez courte. Le bureau des stages fournit une aide matérielle bienvenue car certaines spécialités ne prévoient
pas d’UE d’insertion professionnelle. La valorisation en crédits des stages est très variable et les modalités
d’évaluation et validation trop hétérogènes d’une spécialité à l’autre. Le nombre d’intervenants issus de la pratique
est très important dans certaines spécialités et leurs interventions peuvent être très éclatées et courtes ce qui peut
faire craindre un éparpillement des activités pédagogiques et une certaine superficialité des méthodes didactiques.
Les mutualisations ne sont perceptibles qu’à travers les fiches d’UE voire dans certains cas à travers la lecture
des modalités de contrôle de connaissances. En master 1, elles pourraient être plus importantes. En master 2
l’établissement semble s’être montré plus audacieux dans le passé, mais avoir été échaudé par les problèmes
d’emplois du temps qui en résultaient. Il n’y a pas de co-habilitation, mais des partenariats parfois assez approfondis
(IEP Bordeaux, UPPA, ENAP, Notariat, IAB…) aux dires du dossier, mais en l’absence d’annexes les décrivant jointes au
dossier il est impossible de les évaluer.
Le dossier est très correctement rempli en ce qui concerne l’identification des responsables de formation (sauf
en ce qui concerne la spécialité Droit de la vigne et du vin : le responsable est un PAST - Professeur associé à temps
partiel) dont le CV et les fonctions actuelles ne sont pas indiquées). Les équipes pédagogiques sont le plus souvent
connues à travers les tableaux d’UE, leur qualité est généralement précisée. Le point TICE (Technologies de
l'Information et de la Communication pour l'Education) n’est presque pas abordé. Les étudiants ont accès à une
documentation électronique avec l’aide de documentalistes dans des salles de travail. Il n’est pas évoqué le recours à
l’enseignement numérique ni en présentiel ni en distantiel alors que le problème de délocalisation des enseignements
de la spécialité « Droit de l’exécution de la peine et droits de l’homme » pourrait y trouver une solution.
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Le pilotage de la formation repose sur une évaluation assez complète des enseignements par les étudiants et
sur une auto-évaluation conforme aux documents proposés par l’AERES. La création d’un conseil de perfectionnement
est évoquée au niveau de la mention et il en existe au moins un dans une spécialité professionnelle.
4 z BILAN DE FONCTIONNEMENT (origines constatées des étudiants, flux, taux de réussite,
auto-évaluation, analyse à 2 ans du devenir des diplômés, bilan prévisionnel pour la
prochaine période) :
Le dossier est très bien renseigné sur ces différents points. Il montre que l’offre de formation est attractive audelà de la région bordelaise. Il met aussi en évidence que l’attractivité est concentrée sur certaines formations
notamment celles qui s’appuient sur des possibilités d’insertion professionnelle spécifiques. Les analyses à 2 ans du
devenir professionnel des étudiants et le dépouillement des questionnaires des étudiants ont servi à faire évoluer le
contenu des formations depuis le précédent quadriennal. Le bilan prévisionnel pour la prochaine période paraît
raisonnable. On peut toutefois regretter les faibles effectifs de certaines spécialités. S’agit-il de la conséquence
d’une sélection parfois trop rigoureuse ou d’une volonté exacerbée d’assurer des débouchés professionnels locaux ou
régionaux aux étudiants ?
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Avis par spécialité
Droit privé approfondi
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Avis :
Cette spécialité recherche présente la particularité de réunir deux parcours : l’un en droit civil approfondi
l’autre en droit des affaires. Ce rapprochement est construit d’une manière rigoureuse avec un tronc commun et des
parcours spécifiques. Très clairement adossée à la recherche, cette spécialité permet aux étudiants de se préparer à
de nombreux concours et examens professionnels et pas seulement à ceux de l’enseignement universitaire. Quelques
incohérences doivent toutefois être relevées dans la construction des semestres : le fait, par exemple pour le
parcours « Droit civil », qu’un des séminaires de direction d’études et de recherche appliquées (DER) (celui en droit
des personnes et de la famille) soit prévu au premier semestre alors que l’enseignement de fond correspondant est
dispensé le semestre suivant. Une remarque similaire pourrait être faite pour le parcours « Droit des affaires ». La
mutualisation des parcours est bien présente, le jeu des options permettant, néanmoins, une réelle spécialisation. Le
dossier aurait pu être plus prolixe sur le taux de poursuite des étudiants en doctorat car le taux d’insertion
professionnelle (hors doctorat) est assez faible. Le nombre d’étudiants en constante progression sur les quatre
dernières années doit être souligné dans le cadre d’une spécialité recherche car le phénomène inverse est patent au
plan national.
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Points forts :
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Points faibles :
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La place de l’étude des DER dans le calendrier de parcours de la formation.
L’absence de clarté de certains intitulés d’UE (renvoi au droit civil alors que les contenus sont plus
proches du droit des affaires).
Recommandation pour l’établissement :
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L’attractivité de la formation (nombre d’étudiants en progression).
La qualité des intervenants.
Le choix des options qui facilite la spécialisation des étudiants dans un parcours généraliste.
Les moyens importants de documentation mis à la disposition des étudiants via les centres de recherche.
Mieux articuler dossier recherche et cours en support.
NOTATION (A+, A, B ou C) : A+
Droit social
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Avis :
La spécialité rassemblera trois parcours après la création en partenariat avec l’IEP d’un parcours
« Gouvernance des organisations de prévoyance et de protection sociale » aux côtés du parcours « Droit des relations
du travail dans l’entreprise » et du parcours « Droit du travail et de la protection sociale ». Les deux premiers sont
des parcours professionnels et le dernier est un parcours recherche. Les UE sont mutualisées entre les parcours (deux
à deux) et les UE respectives des parcours rendent compte des évolutions récentes de la matière. La renommée de
l’équipe pédagogique explique l’attractivité de la formation autant que les excellents taux d’insertion
professionnelle. Le parcours « Gouvernance des organisations de prévoyance et de protection sociale » n’est pas
évalué puisqu’il s’agit d’une demande de création.
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Points forts :
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L’association habile d’UE mutualisées et d’UE spécifiques.
Les objectifs professionnels bien marqués.
Le lien fort avec la recherche dans les 3 parcours.
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Points faibles :
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L’accueil en formation continue est encore un peu faible.
Les activités liées à l’insertion professionnelle pourraient être mises en évidence de manière plus claire.
NOTATION (A+, A, B ou C) : A+
Droit pénal
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Avis :
Cette spécialité est particulièrement cohérente : ce master est réellement une formation à la recherche par la
recherche. Elle est d’ailleurs attractive au-delà des limites de la région. Il est vrai qu’elle bénéficie de la proximité
de la présence de l’ENM (par exemple, interventions de magistrats). Les débouchés professionnels des étudiants ne se
limitent pas aux carrières universitaires, le master leur ouvre de réelles possibilités dans d’autres domaines. S’il n’y a
pas de stage, les étudiants ont de nombreux contacts avec les praticiens puisque ceux-ci animent les dossiers d’études
et de recherche appliquées (DER). Le dossier présente par erreur sous cette spécialité l’évaluation de la spécialité
« Histoire du droit et des institutions » ce qui est de nature à priver les experts d’informations. Le responsable de la
formation pratique une politique d’encadrement de proximité des étudiants. La formation est ouverte : les étudiants
peuvent choisir une matière dans une autre spécialité. On notera toutefois que l’intitulé de la spécialité varie : en
début de dossier recherche droit pénal ; sur la fiche même droit pénal et procédure pénale.
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Points forts :
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La cohérence enseignements/objectifs.
La qualité de l’équipe pédagogique.
L’encadrement précis et proche du responsable.
La variété des exercices de recherche, notamment appliquée, proposés aux étudiants.
Points faibles :
Le peu d’informations sur le bilan en raison d’une erreur d’encart.
La possibilité, sur option, d’effectuer un stage afin d’accroître la professionnalisation à côté de la voie
universitaire.
z L’emploi d’intitulés différents.
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NOTATION (A+, A, B ou C) : A+
Droit et pratique de l’assurance
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Avis :
Cette spécialité est réellement professionnalisante. Elle semble renommée. Les liens avec le milieu
professionnel concerné sont étroits même si le partenariat avec l’IAB (Institut des assurances de Bordeaux) mériterait
d’être mieux mis en valeur. La spécialité accueille d’ailleurs de manière assez importante des adultes en reprise
d’études au titre de la formation continue mais ne fonctionne pas en alternance. Le stage de deux mois doit être fait
en principe au sein d’une compagnie d’assurance mais peut éventuellement être fait au sein d’un cabinet d’avocats. Il
pourrait être plus long et être plus valorisé en crédits. Les enseignements sont très spécialisés mais l’étude des
différents régimes de responsabilité fait craindre un certain éparpillement. L’équipe pédagogique fait une place très
importante aux praticiens qui appuient des universitaires renommés.
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Points forts :
Les liens avec le milieu professionnel.
La participation des étudiants à des colloques et des tables rondes avec des professionnels de
l’assurance.
z L’existence d’un conseil de perfectionnement.
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Points faibles :
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Le faible nombre d’étudiants.
La brièveté relative du stage.
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Recommandation pour l’établissement :
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La place encore limitée de l’informatique dans l’enseignement lui-même sous forme de TICE.
Augmenter la durée du stage.
NOTATION (A+, A, B ou C) : A
Contentieux judiciaire
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Avis :
Cette spécialité forme des juristes spécialisés dans le « maniement » des différentes procédures et dans le
recouvrement des créances. Cet objectif la rapproche d’une autre spécialité de la mention, celle de « Droit du
financement et du recouvrement » sans que cette proximité, voire cette concurrence partielle, soit expliquée. Cette
spécialité prépare également les étudiants qui se destinent à la profession d’avocat et de magistrat aux examens et
concours requis. Toutefois, la faiblesse des enseignements de fond risque de porter préjudice à l’efficacité de la
formation à cet égard. La formation a une bonne dimension recherche de part l’importance du mémoire. La spécialité
est ouverte à la formation continue mais semble accueillir peu de candidats à ce titre. L’insertion professionnelle des
diplômés de formation initiale est correcte. Le diplôme exempte de cours la journée du mardi pour que les étudiants
puissent étaler leur stage sur l’année universitaire. Il s’agit là d’une très bonne initiative.
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Points forts :
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Points faibles :
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Le faible nombre d’étudiants inscrits alors que la formation semble demandée.
Le fait que cette spécialité est très proche de celle consacrée au droit du financement et du
recouvrement.
Recommandations pour l’établissement :
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La spécialisation forte des contenus.
La complémentarité des interventions professionnels/universitaires.
Les objectifs de préparation au concours de l’ENM ou à l’examen d’entrée du barreau.
L’ouverture à la formation continue.
Clarifier la distinction avec l’autre spécialité.
Rendre plus visible la spécialisation des enseignements par le choix d’intitulés moins généraux.
NOTATION (A+, A, B ou C) : A
Droit du financement et du recouvrement
z
Avis :
La spécialité, de création récente (2007), a pour objectif de former des spécialistes du recouvrement qui
exerceront leurs fonctions dans des établissements de crédit notamment. Mais les étudiants semblent aussi s’inscrire
souvent à l’IEJ (Institut d’Etudes Judiciaires) pour préparer l’examen d’entrée à l’école d’avocats renforçant ainsi la
confusion avec l’autre spécialité de la mention « Contentieux judiciaire » dans laquelle l’enseignement du droit du
recouvrement est également prévu mais il est vrai dans un volume horaire bien moindre. Les contenus d’UE sont
construits autour d’un concept de recherche appliquée, par exemple en matière de procédure civile, se traduisant par
le fait que plus d’un tiers des enseignements est assuré par des professionnels. La formation prévoit un stage de deux
mois, cette durée pourrait être accrue afin de mieux poursuivre l’objectif de professionnalisation du diplôme. La
formation est fermée : les étudiants reçoivent toutefois des enseignements de droit civil et de droit des affaires mais
ne peuvent choisir des enseignements en dehors de la spécialité.
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Points forts :
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Le créneau de spécialisation professionnelle.
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Les liens avec le CERDAC (Centre de recherche en droit des affaires et en droit des contrats), gage de
qualité pédagogique.
z L’ouverture à la formation continue.
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Points faibles :
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Recommandations pour l’établissement :
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Le faible nombre d’étudiants.
Une certaine confusion entre les enseignements théoriques et pratiques.
Développer la formation continue et en alternance.
Accentuer la distinction avec la spécialité « Contentieux judiciaire » notamment dans la définition des
objectifs.
NOTATION (A+, A, B ou C) : A
Droit de la vigne et du vin
z
Avis :
Adossée à un Centre de recherche doté d’un département Vin, travaillant en lien avec l’Institut Supérieur du
Vin, la spécialité est fortement ancrée dans le terroir bordelais mais attire également de nombreux étudiants d’autres
régions de France. Elle ne semble pas avoir pour l’instant d’attractivité internationale mais l’équipe envisage d’y
remédier. La formation est dirigée par un enseignant associé dont les fonctions professionnelles ne sont pas indiquées.
La spécialité accueille beaucoup d’intervenants professionnels. Par ailleurs elle est très diversifiée : les aspects
transverses sont importants mais le dossier ne les valorise pas spécialement. L’insertion professionnelle des étudiants
semble difficile (il n’y a pas d’accueil d’adultes en reprise d’études) compte tenu de la crise qui affecte ce secteur
économique.
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Points forts :
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Points faibles :
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Une véritable spécificité locale mais reconnue nationalement.
Les liens exceptionnels avec les milieux professionnels.
La volonté d’ouverture à l’international.
La formation est au fond interdisciplinaire mais le rattachement à la mention « Droit privé » l’occulte.
Les difficultés d’insertion professionnelle.
L’absence de formation continue.
Recommandations pour l’établissement :
Les initiatives promises par le dossier sont intéressantes, les tenir. Renforcer, puisqu’il s’agit d’une spécialité
dans une mention de droit privé, la présence des universitaires juristes et les enseignements juridiques.
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NOTATION (A+, A, B ou C) : B
Droit de l’exécution des peines et droits de l’homme
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Avis :
L’objectif est de former des étudiants de haut niveau au droit de la peine. Malgré tout et alors qu’il s’agit d’un
master professionnel, la spécialité n’est pas particulièrement axée sur le concours de la magistrature ou l’examen du
Barreau. Les UE sont très spécialisées. En dépit du fait que les volumes horaires sont parfois réduits, les
enseignements sont répartis entre de nombreux intervenants. Cette spécialité est une singularité nationale. La
spécialité s’appuie sur deux partenariats : l’un avec l’Ecole Nationale de l’Administration Pénitentiaire, l’autre avec
l’Université de Pau et Pays de l’Adour. En conséquence, il y a peu de places disponibles pour les étudiants de
Bordeaux puisque des quotas sont attribués aux partenaires et les enseignements sont dispersés, semble-t’il, entre
plusieurs sites. Cela est déploré par les étudiants et regretté par les enseignants. Des remèdes sont proposés.
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Scientifiquement, l’intitulé pourrait apparaître un peu inexact puisque la formation est tournée vers le droit de la
peine et la dimension « droits de l’homme » est peu présente de façon explicite mais semble irriguer l’ensemble des
enseignements (par exemple, intervention d’un juge de la Cour européenne des droits de l’Homme). Enfin, selon
l’endroit du dossier où elle est évoquée, la spécialité change d’intitulé. La formation fonctionne en formation
continue.
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Points forts :
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Points faibles :
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La spécialisation forte et originale de la formation.
Des partenariats institutionnels importants.
L’intervention d’enseignants étrangers.
L’ouverture à la formation continue.
Une professionnalisation trop ciblée.
L’éparpillement des sites de formation.
Recommandations pour l’établissement :
Envisager d’élargir les contenus à d’autres aspects du droit pénal et peut-être recourir aux TICE pour remédier
aux problèmes de localisation des enseignements.
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NOTATION (A+, A, B ou C) : A
Droit des affaires et de la fiscalité
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Avis :
Cette spécialité est destinée à former des futurs avocats d’affaires et des juristes d’entreprise. Elle va
désormais être associée au réseau DJCE (Diplôme Juriste Conseil d’Entreprise). Ce rattachement explique que le
nombre d’intervenants professionnels déjà élevé augmentera encore. Un fort développement en formation continue
est envisagé dans un futur proche. La formation a une dimension transverse assez marquée, notamment à travers des
cours de comptabilité et de gestion dispensés par des enseignants de la section 05 et les activités professionnelles des
praticiens.
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Points forts :
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Points faibles :
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La forte attractivité du M2 liée à une insertion professionnelle.
Le rattachement au réseau DJCE.
L’expertise des membres de l’équipe pédagogique.
Quelques renseignements manquent au dossier (par exemple, pas d’indice de satisfaction des étudiants).
La brièveté du stage.
Recommandation pour l’établissement :
Essayer de montrer plus clairement le fonctionnement réel du rattachement de la spécialité au réseau DJCE.
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NOTATION (A+, A, B ou C) : A+
Histoire du droit et des institutions
z
Avis :
La formation vise à préparer aux métiers de l’enseignement et de la recherche et offre aux étudiants qui se
destinent aux professions juridiques une culture juridique générale. Les contenus des UE sont appropriés. L’équipe est
réputée. La formation est adaptée à son positionnement au sein de la mention « Droit privé » par le remplacement
d’un cours de droit canonique par un cours d’histoire de la justice.
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Points forts :
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Points faibles :
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La maquette est complexe : selon les choix des étudiants, les crédits varient.
Le taux d’insertion professionnelle est faible.
Recommandation pour l’établissement :
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Recrutement stable.
Volonté de varier les objectifs tout en privilégiant la formation à la recherche.
Possibilité pour les étudiants de suivre un cours de droit privé positif.
Simplifier la maquette et mentionner le taux de diplômés qui poursuivent en doctorat.
NOTATION (A+, A, B ou C) : A
Droit notarial
z
Avis :
La spécialité est assez mal présentée dans un dossier mal renseigné, mais il est vrai que les rubriques ne sont
pas forcément adaptées à ce type de diplômes. Cependant, cette formation constitue classiquement la première
année du Diplôme Supérieur de Notariat, spécialement régie par des textes sous double sceau de la Chancellerie et de
l’Education Nationale. L’équipe pédagogique est diversifiée et solide : universitaires, notaires, juristes du CRIDON
(Centre de recherches, d’information et de documentation notariales) et un greffier du tribunal de commerce. Le
stage est, néanmoins, peu valorisé : un crédit. Les débouchés sont présents, la formation étant, par essence,
professionnalisante.
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Points forts :
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Point faible :
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Les liens forts avec le milieu professionnel local.
La forte attractivité de la spécialité.
Le caractère professionnalisant du diplôme.
La faible valorisation du stage.
Recommandation pour l’établissement :
Il conviendrait, à l’avenir, d’adresser aux experts un dossier mieux renseigné.
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NOTATION (A+, A, B ou C) : A
Droit de la culture et des créations intellectuelles
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Avis :
Les objectifs de cette spécialité sont bien définis. Un partenariat est développé avec l’IEP de Bordeaux et
L’IUT de Bordeaux. Destinée à former des cadres qui occuperont des postes de responsabilité dans les établissements
culturels publics et privés et à préparer aux carrières liées au développement de l’information et la communication,
la spécialité offre deux parcours répondant à chacune de ces finalités. Le deuxième parcours est orienté toutefois
vers le secteur public et donc le droit public. Les contenus d’UE sont très diversifiés, ouverts au monde de la culture.
L’équipe pédagogique est diversifiée. De nombreuses innovations pédagogiques destinées à renforcer notamment la
professionnalisation du diplôme sont proposées. La spécialité rencontre des difficultés à se développer en formation
continue ou par alternance.
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Points forts :
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Spécialisation et ancrage professionnel.
Partenariats avec l’IEP et l’IUT.
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Points faibles :
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Technicité des contenus.
Un des parcours se rattache davantage au secteur public et au droit public qu’au droit privé.
Les difficultés persistantes à recruter des adultes en reprise d’études.
Recommandations pour l’établissement :
Les modifications proposées pour remédier aux difficultés proposées semblent vraiment de nature à les
résoudre. L’établissement doit veiller à leur mise en œuvre intégrale.
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NOTATION (A+, A, B ou C) : A
Gestion du patrimoine privé
z
Avis :
Les objectifs de la spécialité sont clairement définis et compte tenu de la structuration en cours des métiers
de ce secteur, la spécialité semble se positionner opportunément par rapport au marché du travail. Son rattachement
à la mention « Droit privé » et à la mention « Gestion patrimoniale et financière » n’est pas expliqué et n’est pas mis
en valeur. La formation est dirigée par un professeur de la section 06 mais un co-directeur issu de la section 01
l’assiste. Une UE entière est dédiée à l’insertion professionnelle et le stage est assorti de 10 crédits européens. Une
section de la spécialité est dédiée à la formation continue révélant la qualité des débouchés professionnels de cette
dernière. La formation a développé des partenariats forts avec le secteur professionnel mais le dossier ne les met pas
forcément en valeur.
z
Points forts :
z
z
z
z
Excellente insertion professionnelle.
Succès de la formation continue.
Volonté d’ancrer la formation dans la recherche.
Points faibles :
Double rattachement de la spécialité à deux mentions non expliqué.
Relative faiblesse de l’implication des universitaires de la section 01 dans la formation par rapport aux
professionnels et aux universitaires de la section 02 et 06.
z L’articulation avec un M1 peut-être trop spécialisé.
z
z
z
Recommandation pour l’établissement :
Si le double rattachement a un sens pédagogique ou professionnel, il conviendrait de le valoriser.
z
NOTATION (A+, A, B ou C) : A
Ingénierie juridique et financière des sociétés
z
Avis :
Les objectifs de la spécialité sont clairement définis : Il s’agit d’un master professionnel destiné à des
professionnels déjà en activité et souhaitant reprendre leurs études afin de valider, approfondir et élargir leurs
connaissances. Cette spécialité est donc distincte dans son recrutement et son fonctionnement de la spécialité « Droit
des affaires et de la fiscalité » avec laquelle elle ne doublonne pas. La spécialité a commencé à fonctionner en 2009.
C’est une offre de qualité, ciblée, permettant à l’établissement d’accomplir sa mission de FTLV (formation tout au
long de la vie). L’association d’enseignements juridiques de très haute technicité avec des cours de gestion et audit
est particulièrement réussie.
z
Points forts :
z
Une véritable spécialité en formation continue.
11
z
z
z
Point faible :
z
z
Une offre qui cible clairement son public.
Une volonté d’affirmer les instituts académiques comme organismes de formation professionnelle.
Aucun hormis le manque de recul dû au fait que la formation n’a été ouverte qu’en 2009.
Recommandations pour l’établissement :
Le recours aux TICE permettrait peut-être d’alléger ou compléter la formation présentielle et de rendre la
spécialité encore plus attractive pour des professionnels très occupés.
z
NOTATION (A+, A, B ou C) : A+
12
Evaluation des diplômes
Masters – Vague A
ACADÉMIE : BORDEAUX
Établissement : Université Bordeaux 4 - Montesquieu
Demande n° S3110050624
Domaine : Droit, économie, gestion
Mention : Droits européens et droit international
Présentation de la mention
La mention est composée de six spécialités : « Droit communautaire et européen » (finalité recherche),
« Ingénierie des politiques européennes » (finalité professionnelle), « Droit international » (double finalité : recherche
et professionnelle), « Droit et gouvernance de l’Union européenne » (finalité professionnelle), « Juriste-conseil
international » (finalité professionnelle), « Droit international et comparé des affaires » (double finalité : recherche
et professionnelle).
Ces spécialités sont adossées à deux M1, l’un intitulé « Droit international », l’autre « Droit européen ». Les
parcours ne sont pas tubulaires, mais ouverts : les étudiants d’un parcours M1 pouvant prétendre au recrutement dans
plusieurs masters 2. Les enseignements demeurent généralistes, en embrassant l’ensemble de la matière, tout en
offrant une palette importante de cours plus spécialisés ce qui renforce l’attractivité du M1 pour les étudiants.
Cette mention intègre des spécialités classiques de droit européen et de droit international (droit
communautaire et européen ; droit international), tout en proposant des formations plus originales (droit et
gouvernance de l’Union européenne, par exemple). Elle repose, également, sur une approche pluridisciplinaire
puisque les formations mêlent des enseignements de droit privé et de droit public comme d’économie ou de
sociologie. II faut remarquer qu’à l’exception de la spécialité « historique » « Droit communautaire et européen »
créé en 1990, les autres spécialités sont de création plus récente (2000-2005) ce qui peut expliquer un certain
manque de recul quant au suivi professionnel des étudiants.
Au sein des Masters 2, deux spécialités sont implantées à l’étranger :
Vilnius : spécialité « Droit et gouvernance de l’Union européenne » (demande de création)
Lomé : spécialité « Juriste-conseil international » (demande de création).
Une autre spécialité (« Droit international et comparé des affaires ») est présentée en co-habilitation avec les
Universités Lyon 3, Toulouse 1 avec un partenariat ULB (Université libre de Bruxelles). Les enseignements auront lieu
à l’Université de droit d’Ho Chi Minh Ville. L’Université Lyon 3 est porteuse.
Ces évolutions de la mention prévues par l’établissement vont venir étoffer la mention existante en s’appuyant
sur des collaborations avec d’autres universités françaises et étrangères.
En ce qui concerne les mutualisations, la mention mutualise une grande partie de ses enseignements de M1
avec d’autres mentions (mention « Droit privé », mention « Droit public », entre autres). Cet effort est aussi présent
au niveau des spécialités de M2 quoique de façon moins importante et uniquement au sein des spécialités de la
mention.
Cette mention révèle l’importance que l’établissement semble attacher aux partenariats tant avec d’autres
établissements d’enseignements supérieurs nationaux (Université Toulouse 1, Lyon 3) internationaux (Université Libre
de Bruxelles, Université Mykolas Romeris de Vilnius, Université de Lomé…) qu’avec les milieux institutionnels (Cour
internationale de Justice, Commission européenne, Cour de Strasbourg, Autorité de la concurrence, Direction
générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes…) professionnels (syndicats
professionnels, barreau, entreprises…).
1
L’ensemble de la mention prend appui sur l’équipe d’accueil EA 4193 CRDEI (Centre de Recherche et de
Documentation Européennes et Internationales).
Enfin, il faut souligner que l’auto-évaluation réalisée apparaît pertinente et réaliste (analyse solide et
propositions d’évolution intéressantes).
Avis condensé
z
Avis global :
La mention est bien structurée et apparaît de très bon niveau. L’organisation et le contenu des enseignements
sont cohérents au regard des objectifs poursuivis. Les spécialités au sein d’une mention en elle-même spécialisée
sont, néanmoins, variées et apparaissent fondées par le besoin d’une offre de formation étoffée dans un champ
disciplinaire spécifique traditionnellement implanté dans l’établissement. Il faut souligner le lien très fort entre
l’organisation de la mention et l’équipe de recherche (CRDEI) de droits européens et de droit international, lien qui
dépasse la seule participation aux enseignements des enseignants-chercheurs. Ce lien est, particulièrement, utile et
fécond pour les spécialités « recherche », les étudiants M2 étant bien intégrés dans l’équipe (séminaire, participation
aux colloques…). Cet appui par une équipe de recherche reconnue est efficace et porteur pour les étudiants. De plus,
l’unicité de la mention ne nuit pas à la visibilité des spécialités de M2 ni à l’originalité affichée par certaines d’entre
elles. Le dossier est très bien renseigné, l’utilisation faite de l’auto-évaluation est très intéressante et a permis la
mise en place de préconisations pour la prochaine période d’habilitation, préconisations qui paraissent assez
judicieuses (développement à l’international, rapprochement avec les milieux professionnels, politique de stage
renforcée…) même si certains risques devront être évités comme celui d’un éventuel éparpillement ou d’une
« dilution » des enseignements.
z
Points forts :
z
z
z
z
Originalité de la formation.
Internationalisation (notamment, partenariats universitaires).
Formation adossée à une équipe de recherche reconnue.
Points faibles :
z
z
Faiblesse de la formation continue.
Liens avec les juridictions et les milieux professionnels.
z
NOTATION GLOBALE (A+, A, B ou C) : A+
z
Recommandations pour l’établissement :
Appliquer les perspectives ouvertes par l’auto-évaluation en particulier en ce qui concerne le
développement à l’international.
z Renforcer les liens avec les milieux professionnels et la politique de stages.
z
Avis détaillé
1 z OBJECTIFS (scientifiques et professionnels) :
Les objectifs scientifiques et professionnels sont clairement définis et correctement exposés tant pour la
mention que pour les spécialités. La vocation globalement généraliste de cette formation est clairement identifiée et
assumée. L’internationalisation de la formation est affichée et constitue un de ses atouts indéniable. Les objectifs
scientifiques sont bien affichés, notamment en spécialité recherche où la vocation universitaire, qui s’affirme par la
poursuite en thèse de doctorat, constitue le point central de l’offre de formation des M2. Cependant, l’insertion
professionnelle semble être une préoccupation constante des responsables ce qui se traduit par une ouverture sur
d’autres débouchés pour les spécialités recherche (concours fonction publique européenne, administrations nationales
telles que les Affaires étrangères ou commerce extérieur, ONG…) comme par la construction d’un M2 spécifique
(spécialité : « Ingénierie des politiques européennes ») qui a pour objectif principal de former des cadres européens
(collaborateurs de parlementaires, fonctionnaires de la Commission européenne). La mention n’est donc pas conçue
de façon univoque, mais tend à prendre en compte les différents besoins du « monde professionnel » entendu au sens
large. Cet aspect se retrouve dans la construction pluridisciplinaire (au sein du champ juridique et en-dehors) de la
mention qui est privilégiée de façon opportune comme la dimension comparative, d’ailleurs. Le souci d’assurer des
2
débouchés professionnels aux étudiants est patent, notamment par une politique de développement de « niches » (par
exemple, spécialité « Ingénierie des politiques européennes » ou les deux parcours en demande de création).
2 z CONTEXTE (positionnement, adossement recherche, adossement aux milieux socioprofessionnels, ouverture internationale) :
Le positionnement local et régional est pertinent, l’établissement occupant une place importante au sein de
l’académie comme au plan national (partenariat avec Toulouse 1 et Lyon 3). De plus, la mention est très clairement
adossée à une équipe de recherche reconnue (Centre de recherches en droit européen et international) constituée de
chercheurs de tout premier plan. De surcroît, le soutien des collectivités territoriales locales et régionales permet la
mise en œuvre d’actions de formation.
Sur le plan international, la mention est, par nature, particulièrement présente de par la construction de ses
cursus, le nombre important d’intervenants étrangers tant universitaires que professionnels, ses liens avec les
institutions européennes et internationales, et le développement de formations délocalisées et en partenariats
(universités étrangères) même si, sur ce dernier point, les initiatives sont récentes. La mention n’oublie pas de
s’adapter au développement d’une politique Erasmus en réorganisant certains enseignements afin de permettre
l’arrivée comme le départ d’étudiants dans ce cadre d’échanges internationaux.
S’agissant de l’adossement aux milieux socioprofessionnels, les liens étroits qui, historiquement, unissent le
master avec les institutions de l’Union Européenne doivent être soulignés. De même, les débouchés en direction des
professionnels du droit, des différents métiers du droit (avocats, juristes d’entreprises, fonctions publiques nationale
et internationale, etc.) font l’objet d’une attention particulière de la part de l’équipe pédagogique et des différents
responsables, les débouchés dans le secteur « privé » pouvant être encore renforcés. Ces aspects sont, néanmoins,
pris en compte dans l’auto-évaluation mise en place et les suggestions qu’elle a apportées. Ainsi, la volonté de
développer les partenariats avec les professionnels est clairement affichée (développement de la perception de la
taxe d’apprentissage, formation continue, actions à l’égard des « anciens », thèse CIFRE) et doit être encouragée.
3 z ORGANISATION GLOBALE DE LA MENTION (structure de la formation et de son
organisation pédagogique, politique des stages, mutualisation et co-habilitations,
responsable de la formation et équipe pédagogique, pilotage de la formation) :
La mention semble très bien structurée. D’abord entre les M1 et les M2. Comme cela a déjà été indiqué, les
parcours ne sont pas tubulaires. Un étudiant en M1 « Droit international » peut fort bien candidater en M2 à
dominante européenne et réciproquement. L’existence de telles passerelles est intéressante pour les étudiants
souhaitant réorienter leur formation.
S’agissant spécifiquement des M2, ils sont clairement identifiés. Certains sont localisés à Bordeaux, d’autres
(en création : « Droit et gouvernance de l’Union européenne » et « Juriste conseil international ») seront délocalisés à
l’étranger. Ainsi, en fonction de leur localisation, des spécialisations se font jour et essaient de répondre aux besoins
spécifiques identifiés par les partenaires universitaires et professionnels. Il en va ainsi des nouvelles spécialités dont
la création est envisagée. De plus, les enseignements ne sont pas exclusivement juridiques, mais la construction des
unités d’enseignements révèle une volonté d’ouverture à d’autres disciplines (sociologie politique, par exemple). Une
certaine mutualisation est mise en place, mais davantage au niveau du M1 que des spécialités de M2. Pour autant,
cela est justifié par la grande spécialisation des différents M2 qui rend la mutualisation difficile. Elle pourrait peutêtre être accrue par le biais de séminaires communs ponctuels entre les spécialités « Droit communautaire et
européen » et « Droit international ».
S’agissant des stages, il faut souligner, entre autres, que les liens entre les institutions de l’Union Européenne
et ces M2 offrent des stages pertinents aux étudiants. Cependant, d’autres partenariats existent avec les cabinets
d’avocats, les entreprises et les institutions (DGCCRF). De plus, la durée des stages (quatre mois) est plutôt longue et
permet une réelle immersion des étudiants dans le monde professionnel.
Les responsables des formations comme les intervenants sont des personnes scientifiquement reconnues.
L’adossement au CRDEI paraît particulièrement important pour les étudiants de M2 qui sont intégrés à la vie du
centre (voyage d’études, participation à des séminaires, colloques…). Il semblerait que ceci soit à l’origine d’une
véritable dynamique de groupe.
De même, la mobilité des étudiants est privilégiée et accompagnée ; elle s’exprime aussi dans la forte
attractivité de ces formations à l’égard des étudiants d’autres universités françaises et d’universités étrangères.
Le dossier est très correctement rempli en ce qui concerne l’identification des responsables de formation. Les
équipes pédagogiques sont le plus souvent connues à travers les tableaux d’UE, leur qualité est généralement
3
précisée. Il n’est pas évoqué le recours à l’enseignement numérique alors que cela serait intéressant dans le cadre
des délocalisations.
Le pilotage de la formation repose sur une évaluation assez complète des enseignements par les étudiants et
sur une auto-évaluation conforme aux documents proposés par l’AERES. Cette dernière paraît particulièrement
réussie, notamment au regard des suggestions d’évolution qu’elle a dévoilées.
4 z BILAN DE FONCTIONNEMENT (origines constatées des étudiants, flux, taux de réussite,
auto-évaluation, analyse à 2 ans du devenir des diplômés, bilan prévisionnel pour la
prochaine période) :
S’agissant de l’origine géographique des étudiants, on observe une grande variété : locale certes, mais aussi
nationale et européenne.
Pour ce qui concerne le taux de réussite, il semble très raisonnable compte tenu de la spécificité de la
discipline.
La réputation du master son assise, son ancrage dans la recherche font que les étudiants n’ont pas grand-chose
à craindre en termes de débouchés.
4
Avis par spécialité
Droit communautaire et européen
z
Avis :
La spécialité à finalité recherche de M2 « Droit communautaire et européen » est une très bonne formation qui
bénéficie d’un solide adossement à une équipe de recherche reconnue. Le haut niveau de l’équipe pédagogique doit
être particulièrement souligné, car il est un gage de réussite pour des étudiants d’un M2 recherche. L’objectif
clairement affiché est de conduire aux études doctorales puis à l’enseignement universitaire ce qui se traduit,
notamment, par la rédaction d’un mémoire et la participation à des séminaires doctoraux. L’insertion professionnelle
paraît satisfaisante (qualification maître de conférences; résultats au pré-capa…).
z
Points forts :
z
z
z
z
Point faible :
z
z
Nombre faible d’interventions d’enseignants étrangers.
Recommandation pour l’établissement :
z
z
Adossement fort à la recherche.
Transversalité disciplinaire.
Très haut niveau de l’équipe pédagogique.
Accroître davantage les partenariats avec l’étranger (laboratoires et milieux professionnels).
NOTATION (A+, A, B ou C) : A+
Ingénierie des politiques européennes
z
Avis :
La spécialité à finalité professionnelle de M2 « Ingénierie des politiques européennes » est une bonne
formation cohérente et pluridisciplinaire. Elle exploite avec bonheur une « niche » particulièrement porteuse pour les
étudiants : former des cadres européens exerçant leur fonction soit auprès des Institutions européennes soit auprès
des entreprises ou des cabinets d’avocats à dimension européenne. La formation est pluridisciplinaire ce qui permet
d’aborder l’ensemble des thèmes européens. Elle est, également, ouverte à la formation continue.
z
Points forts :
z
z
z
z
Transversalité et cohérence au regard des objectifs.
Éventail large des enseignements.
Haut niveau de l’équipe pédagogique.
Recommandation pour l’établissement :
Il serait intéressant de développer davantage les partenariats avec l’étranger.
z
NOTATION (A+, A, B ou C) : A+
5
Droit international
z
Avis :
La spécialité de M2 « Droit international » est à double finalité : recherche (mémoire) et professionnelle
(stage). Si la formation est classique dans son intitulé, elle se révèle originale dans son contenu, car elle allie des
enseignements généraux (droit international public ; droit international privé ; droit comparé) à des enseignements
spécialisés (droit international humanitaire ; droit maritime ; droit international de l’environnement, par exemple).
Ceci traduit une grande variété d’enseignements ainsi que l’adaptation de ces derniers aux évolutions les plus
récentes du droit international. L’approche transversale prédomine là encore. A ceci, s’ajoute l’enseignement de
deux langues étrangères.
z
Points forts :
z
z
z
z
Point faible :
z
z
Transversalité et cohérence au regard des objectifs.
Éventail large des enseignements.
Haut niveau de l’équipe pédagogique.
Faible distinction des parcours « recherche » et « professionnel ».
Recommandation pour l’établissement :
Il pourrait être opportun d’accroître la différenciation des deux parcours qui repose, à l’heure actuelle, sur la
seule distinction mémoire/stage.
z
NOTATION (A+, A, B ou C) : A
Droit et gouvernance de l’UE
z
Avis :
Développée en partenariat avec l’Université lituanienne Mykolas Romeris, la formation est localisée à Vilnius.
Elle a pour objectif de former des personnes appelées à travailler sur les questions européennes dans le cadre d’une
administration d’un Etat membre ou candidat à l’adhésion, voire également en entreprise. Elle poursuit une ambition
pluridisciplinaire clairement affichée qui se reflète dans l’organisation des cours et interventions (politique
économique, politique étrangère, système du contentieux européen, droit du marché intérieur, affaires sociales et
politiques sociales, agriculture, concurrence, lobbying…). La spécialité est ouverte tant en formation initiale que
continue, sans que les conditions de cette dernière ne soient précisées.
z
Points forts :
Equipe pédagogique solide, de grande réputation avec une forte imbrication des équipes bordelaises et
lituaniennes.
z Transversalité disciplinaire importante et judicieuse
z Stage et tutorat.
z
z
Point faible :
z
z
Peu d’information sur la formation continue.
NOTATION (A+, A, B ou C) : A
6
Juriste –conseil international
z
Avis :
Cette formation est construite en partenariat avec l’Université de Lomé où elle sera localisée. Elle a pour
objectif clairement défini de former des cadres spécialistes de la société internationale et des questions juridiques
qu’elle soulève, en mettant l’accent sur les risques juridiques internationaux, l’aide à la prise de décision
internationale et sur l’attractivité des organisations internationales. La constitution de l’équipe pédagogique illustre
bien l’aspect international de la formation. Les enseignements reposent sur différents thèmes (Gouvernance
organisationnelle, Mécanismes de protection des droits de l’Homme, Droit du développement économique, Gestion du
maintien de la paix…). A côté du stage, un module « Capacité de gestion des dossiers » renforce le caractère
professionnalisant de la formation. Cependant, la question de la formation continue aurait méritée d’autres
développements.
z
Points forts :
z
z
z
z
Points faibles :
z
z
z
Interventions de professionnels très faibles.
Peu d’informations sur la formation continue.
Recommandation pour l’établissement :
z
z
Equipe pédagogique reconnue.
Cohérence et transversalité disciplinaire.
Participe au rayonnement international de l’université.
Renforcer les interventions de professionnels.
NOTATION (A+, A, B ou C) : A
Droit international et comparé des affaires
L’avis concernant cette spécialité sera communiqué à l’établissement support (Lyon 3).
7
Evaluation des diplômes
Masters – Vague A
ACADÉMIE : BORDEAUX
Établissement : Université Bordeaux 4 - Montesquieu
Demande n° S3110050632
Domaine : Droit, économie, gestion
Mention : Droit public et science politique
Présentation de la mention
La mention « Droit public et science politique » se distingue de la mention « Droit privé », laquelle attire, ici
comme ailleurs, un nombre plus élevé d’étudiants. Il reste que, dans une université telle celle de Bordeaux 4, le
nombre d’étudiants publicistes et politistes est très satisfaisant. La particularité de la mention « Droit public et
science politique » est d’offrir deux masters : l’un de droit public, l’autre de science politique. Dès le M1, on constate
que les deux disciplines sont cloisonnées. C’est encore le cas en M2 : l’université propose neuf spécialités, dont une
en science politique, les autres en droit public. On note que le label « recherche » est plus rare que le label
« professionnel ».
Avis condensé
z
Avis global :
La mention présente tous les gages de la qualité et du succès. Elle rassemble environ 170 étudiants en M1, une
centaine en M2 (avec une incertitude pour les spécialités internationales). L’équipe – tant en droit public qu’en
science politique – jouit d’une grande réputation. Les enseignements prodigués répondent aux exigences scientifiques
de la matière. Il reste que certains défauts sont perceptibles. En premier lieu, on peut s’interroger sur la pertinence
de réunir dans une même mention le droit public et la science politique : aucun cours n’est mutualisé, y compris en
M1, les enseignants ne franchissant guère les frontières de leur discipline et, dans le même temps, l’université abrite
deux Ecoles doctorales, l’une vouée au droit et l’autre à la science politique. En second lieu, la qualité technique du
dossier devrait être améliorée : les crédits européens ne sont pas répartis de façons assez précise ; le système
d’options est parfois peu consistant, parfois trop généreux ; le master « Science politique » est d’une réelle
complexité ; certaines spécialités déçoivent (faible nombre d’étudiants, taux d’insertion professionnelle faible,
dossier incomplet). Cependant, ces remarques formelles ne sauraient occulter la qualité intrinsèque du diplôme.
z
Points forts :
z
z
z
z
Une mention dont les effectifs dépassent la taille critique.
Une offre de formation riche et de qualité, correctement adossée au monde professionnel.
Une équipe réputée.
Points faibles :
z
z
La réunion artificielle du droit public et de la science politique.
Des dossiers dont la qualité technique pourrait être améliorée.
z
NOTATION GLOBALE (A+, A, B ou C) : A
z
Recommandations pour l’établissement :
Il conviendrait soit de rapprocher les enseignements de science politique et de droit public, soit de distinguer
deux mentions, une de science politique et une autre de droit public. On ajoutera que la maquette pourrait être
1
simplifiée. Enfin, sans porter atteinte à la diversité des spécialités, on pourrait s’interroger sur l’intérêt de certaines
d’entre elles.
Avis détaillé
1 z OBJECTIFS (scientifiques et professionnels) :
Dès le départ, les objectifs divergent entre le droit public et la science politique : comme il se doit, le master
de droit public entend former des juristes et leur présenter les matières fondamentales du droit public, afin d’exercer
les compétences acquises dans le monde juridique (ce qui inclut l’université) ; de son côté, le master de science
politique a des ambitions qui peuvent apparaître plus floues (en complément de l’IEP de Bordeaux), il donne une
« culture générale ».
2 z CONTEXTE (positionnement, adossement recherche, adossement aux milieux socioprofessionnels, ouverture internationale) :
Les deux masters de droit public et de science politique sont les seuls proposés à Bordeaux. On notera
cependant, d’une part, que l’Université Bordeaux 4 propose un master « Droit européen » et un master « Droit
international », d’autre part, que la science politique est sérieusement concurrencée par l’IEP de Bordeaux. Par
ailleurs, le positionnement est excellent : l’Université Bordeaux 4, presque hégémonique sur le plan régional, est une
des universités les plus réputées sur le plan national. Son adossement à la recherche est très satisfaisant, la mention
pouvant compter sur des centres de recherche et des laboratoires réputés. L’adossement aux milieux socioprofessionnels mériterait d’être davantage précisé : il ressort cependant que la plupart des spécialités sont en rapport
étroit avec le monde professionnel. L’ouverture internationale est forte du point de vue institutionnel, plus faible
quant aux étudiants (autant qu’on puisse en juger).
3 z ORGANISATION GLOBALE DE LA MENTION (structure de la formation et de son
organisation pédagogique, politique des stages, mutualisation et co-habilitations,
responsable de la formation et équipe pédagogique, pilotage de la formation) :
Deux masters sont proposés, l’un en droit public, l’autre en science politique. Aucun enseignement n’est
commun aux masters d’une même mention. Les M1 sont généralistes et les M2 spécialisés. On soulignera que le choix
d’options en M1 droit public est très généreux, tandis que le master de science politique, tant en M1 qu’en M2, est
peu lisible : la complexité est ici dommageable. De façon générale, les crédits européens sont attribués à des blocs de
matières trop larges. Quant aux stages, ils sont obligatoires dans tous les M2 professionnels, facultatifs dans les
autres. La mutualisation n’apparaît pas clairement, tandis que deux M2 sont co-habilités (« Droit de la coopération
économique et des affaires internationales » ; « Droit public spécialisé »). Les responsabilités sont également
partagées entre les membres de l’équipe pédagogique, laquelle jouit d’une réputation excellente. Un conseil de
perfectionnement doit voir le jour en 2011.
4 z BILAN DE FONCTIONNEMENT (origines constatées des étudiants, flux, taux de réussite,
auto-évaluation, analyse à 2 ans du devenir des diplômés, bilan prévisionnel pour la
prochaine période) :
Les étudiants sont majoritairement issus de Bordeaux 4, avec une diversification en M2. La science politique
attire des étudiants d’autres universités françaises ; elle espère aussi une attractivité internationale avec le parcours
trilingue. Les effectifs étudiants sont stables en M1 et en M2, avec des disparités cependant dans ce dernier cas. Les
taux de réussite sont également stables, là encore avec des différences marquées en M2. L’auto-évaluation est lancée
avec sérieux : réalisée par l’université, elle s’appuie sur des formulaires de satisfaction remplis par les étudiants.
L’insertion professionnelle est satisfaisante, nonobstant de fortes disparités selon les spécialités. Quant au bilan
prévisionnel, il est modeste : les étudiants resteront largement des juristes et des politistes d’origine bordelaise, les
effectifs seront stables, voire en légère progression.
2
Avis par spécialité
Droit public fondamental
z
Avis :
Une spécialité qui assume pleinement sa vocation recherche : l’ambition est clairement de préparer aux
métiers de l’enseignement supérieur et de la recherche. La formation peut compter sur une équipe pédagogique et
des laboratoires réputés. Les matières proposées répondent aux canons de la discipline mais on peut s’interroger sur
leur nombre élevé. La pérennité de la spécialité dépendra du nombre d’étudiants qu’elle attirera dans l’avenir : les
effectifs sont très faibles dans une université comme Bordeaux 4. Cependant, ce phénomène général touche de
nombreux M2 à finalité recherche.
z
Points forts :
z
z
z
z
Points faibles :
z
z
z
z
Des matières attractives.
Une équipe réputée.
Un taux de satisfaction et un taux d’insertion professionnelle satisfaisants.
Des effectifs faibles.
Un dossier à perfectionner formellement.
Un nombre de matières élevé.
Recommandations pour l’établissement :
La maquette devrait être précisée et simplifiée : les crédits européens seraient répartis de façon moins large,
les cours pourraient voir leur volume augmenter, le nombre de matières et d’intervenants pourrait être diminué.
Surtout, il conviendrait de stopper la baisse des effectifs.
z
NOTATION (A+, A, B ou C) : A
Science politique approfondie
z
Avis :
Une formation qui tente de trouver sa place aux côtés de l’IEP de Bordeaux. Un projet ambitieux, faisant le
pari de l’ouverture internationale (filière trilingue) et de la recherche (création d’un centre de recherche). Mais des
faiblesses gênantes : d’une part, la part des intervenants professionnels est faible, y compris pour le parcours dit
« professionnel » ; d’autre part, la maquette est illisible (une spécialité qui comprend deux parcours, dont l’un des
deux se subdivise en deux).
z
Points forts :
z
z
z
z
Un parcours « Sécurité globale » attractif, une ambition internationale par la filière trilingue.
Une équipe réputée.
Un taux d’insertion professionnelle satisfaisant pour le parcours « Sécurité globale ».
Points faibles :
Des statistiques aberrantes et sans justification.
Un parcours « Pensée et régimes politiques » aux effectifs faibles et au taux d’insertion professionnelle
médiocre.
z Part des intervenants professionnels faible.
z
z
3
z
Recommandations pour l’établissement :
Il conviendrait d’accentuer la différence avec l’offre de l’IEP, de simplifier la maquette et de s’interroger sur
l’avenir du parcours « Pensée et régimes politiques ».
z
NOTATION (A+, A, B ou C) : B
Droit des collectivités territoriales
z
Avis :
La formation est cohérente et correspond à un besoin évident ; l’insertion professionnelle est en conséquence
satisfaisante. On comprend d’autant moins pourquoi la spécialité attire aussi peu de candidats ou pourquoi le nombre
d’inscrits est aussi faible (car le taux d’acceptation est faible et non justifié).
z
Points forts :
z
z
z
z
Points faibles :
z
z
z
Un taux d’insertion professionnelle élevé.
Des intervenants professionnels précieux.
Un mélange harmonieux entre formation initiale et formation continue.
Des effectifs faibles.
Un dossier imparfait (crédits européens, politique des stages vague).
Recommandations pour l’établissement :
Il conviendrait que le nombre d’étudiants inscrits augmente de façon significative pour une spécialité
professionnelle vouée aux collectivités territoriales. Le nombre d’intervenants professionnels pourrait être accru,
l’équipe pédagogique renforcée et les étudiants mieux encadrés (cas pratiques, séminaires, etc.).
z
NOTATION (A+, A, B ou C) : B
Droit public des affaires
z
Avis :
Une spécialité qui justifie sans peine son existence : il s’agit d’occuper une « niche » trop souvent délaissée
ailleurs, à savoir le mariage heureux entre le droit public et le droit des affaires. La formation présente de nombreux
atouts : une équipe de qualité, des effectifs satisfaisants, une bonne immersion dans le monde professionnel, avec ce
bémol que le taux d’insertion pourrait être amélioré et que l’indice de satisfaction est médiocre.
z
Points forts :
z
z
z
z
Points faibles :
z
z
z
z
Un nombre de cours très élevé.
Un taux d’insertion professionnelle à améliorer et un taux de satisfaction médiocre.
Une communication insuffisante.
Recommandations pour l’établissement :
z
z
z
Une formation originale et qui correspond à un besoin avéré.
Des effectifs satisfaisants.
Une équipe réputée et une belle harmonie avec le monde professionnel.
La maquette devrait être simplifiée et contractée.
Les liens avec les étudiants pourraient être resserrés.
NOTATION (A+, A, B ou C) : A
4
Contentieux publics
z
Avis :
La spécialité correspond sans aucun doute à un besoin. Originale en France, elle pourrait être très attractive,
d’autant plus qu’elle profite d’une équipe réputée (dans sa double dimension universitaire et professionnelle). Des
faiblesses sont cependant patentes : l’adossement au milieu professionnel se limite au tribunal administratif de
Bordeaux, le dossier est techniquement faible, tandis que le taux d’insertion professionnelle est très insuffisant,
s’agissant d’une spécialité professionnelle.
z
Points forts :
z
z
z
z
Une formation originale.
Une équipe réputée.
Un mélange harmonieux avec le tribunal administratif de Bordeaux.
Points faibles :
Un taux d’insertion professionnelle faible.
Un dossier imparfait (crédits européens, répartition des cours, statistiques aberrantes).
z Une offre incohérente (suppression de tout droit matériel, hormis le droit de la responsabilité des
personnes publiques ; absence de contentieux constitutionnel).
z
z
z
Recommandations pour l’établissement :
Le dossier devrait être amélioré au plan technique (diminution du nombre de matières, augmentation des
volumes horaires, répartition des crédits européens). L’origine des intervenants professionnels devrait être diversifiée
(il s’agit presque exclusivement de magistrats du tribunal administratif de Bordeaux). On pourrait se demander s’il ne
conviendrait pas, malgré le divorce entre le droit public des affaires et contentieux publics, de mutualiser certains
enseignements.
z
NOTATION (A+, A, B ou C) : B
Droit public spécialisé
z
Avis :
La spécialité est originale et repose sur une ouverture internationale tellement évidente que les cours sont
dispensés à Athènes, l’Université nationale d’Athènes co-habilitant la formation. L’équipe est réputée. Mais on ne
peut pas en dire beaucoup plus : les informations les plus élémentaires ne sont pas fournies (nombre d’étudiants,
poursuite d’études, etc.), de sorte que l’évaluation est tout simplement rendue impossible.
z
Points forts :
z
z
z
Point faible :
z
z
Une formation originale.
Une équipe réputée.
Un dossier non seulement imparfait mais présenté avec une désinvolture qui ne permet pas d’évaluer
raisonnablement l’offre proposée.
Recommandation pour l’établissement :
Il conviendrait de rendre un dossier digne de ce nom pour que l’évaluation soit menée correctement.
z
NOTATION (A+, A, B ou C) : C
5
Droit de la santé
z
Avis :
Une spécialité qui fait le pari de la pluridisciplinarité et qui correspond à un besoin avéré. Une offre de
formation en harmonie avec les objectifs fixés. Une belle équipe (dans sa double dimension universitaire et
professionnelle). Quelques défauts : une maquette complexe ; une insertion professionnelle à améliorer.
z
Points forts :
z
z
z
z
Points faibles :
z
z
z
Une formation sérieuse et solide.
Une équipe réputée.
Des effectifs étudiants satisfaisants.
Un taux d’insertion professionnelle à améliorer.
Une maquette complexe.
Recommandations pour l’établissement :
La maquette devrait être simplifiée pour plus de lisibilité. L’insertion professionnelle pourrait être améliorée
en resserrant les liens avec les futurs employeurs.
z
NOTATION (A+, A, B ou C) : A
Droit de la coopération économique et des affaires internationales
z
Avis :
Une formation originale et qui fait le pari de l’ouverture internationale : la spécialité, co-habilitée avec trois
autres Universités (dont une étrangère), est délocalisée au Vietnam. Il s’agit en effet de former des cadres pour
l’ensemble de l’Indochine. Les défauts de la formation apparaissent rapidement : il est difficile de prétendre
organiser un « M2 » sur deux ans ; les matières enseignées sont très hétérogènes ; le dossier est présenté avec une
telle légèreté qu’aucune évaluation sérieuse n’est possible.
z
Points forts :
z
z
z
Points faibles :
z
z
z
z
Une formation originale et internationale.
Une équipe réputée.
Un « M2 » en deux ans.
Une formation sans unité scientifique.
Un dossier tellement lacunaire que l’évaluation en devient impossible.
Recommandations pour l’établissement :
Si la formation veut prouver sa pertinence, elle devrait commencer par répondre aux exigences les plus
élémentaires de l’évaluation : une formation qui respecte l’architecture LMD ; une cohérence scientifique ; un
véritable dossier et non quelques maigres informations qui ne permettent pas de juger le projet.
z
NOTATION (A+, A, B ou C) : C
6
²
Droit de l’urbanisme, de la construction et de l’immobilier
z
Avis :
La spécialité correspond à un besoin évident. L’équipe est de qualité, le nombre d’étudiants inscrits et le taux
d’insertion professionnelle sont très satisfaisants. Même dans une spécialité professionnelle, la recherche n’est pas
oubliée. Il resterait à corriger quelques défauts techniques du dossier.
z
Points forts :
z
z
z
z
Point faible :
z
z
Une formation solide.
Un recours pertinent aux intervenants extérieurs.
Un taux d’insertion professionnelle élevé.
Un dossier encore perfectible techniquement.
Recommandation pour l’établissement :
Le dossier pourrait être amélioré au plan technique (diminution du nombre de matières et, par conséquent,
augmentation des volumes horaires ; répartition des crédits européens).
z
NOTATION (A+, A, B ou C) : A+
7
Evaluation des diplômes
Masters – Vague A
ACADÉMIE : BORDEAUX
Établissement : Université Bordeaux 4 - Montesquieu
Demande n° S3110050910
Domaine : Droit, économie, gestion
Mention : Economie et finance internationales
Présentation de la mention
La mention « Economie et finance internationales » est une mention à dominante économie qui propose trois
formations dans les champs connexes de la banque et de la finance interconnectés avec celui de l’économie
internationale. La mention est structurée en Y avec un M1 commun qui se décline ensuite en trois grandes spécialités
de M2 : « Banque, finance, et négoce international », déclinée en deux parcours recherche et professionnel (R et P) ;
« Economie internationale et stratégie des acteurs », déclinée en deux parcours R et P ; « Métiers de la banque »,
déclinée sur deux parcours P.
Les deux premières spécialités sont ouvertes en formation initiale seulement (une ouverture à la formation
continue est prévue pour la seconde), tandis que la troisième est uniquement ouverte en alternance, dans le cadre
d’un partenariat avec un CFPB (Centre de Formation aux Professions Bancaires). Enfin, la spécialité « Banque,
finance, et négoce international », est ouverte à l’international, un parcours étant ouvert à des étudiants syriens à
Damas dans le cadre d’un double diplôme.
Avis condensé
z
Avis global :
La mention est centrée sur des cibles de métiers clairement définies et très porteuses. Son utilité au sein du
paysage bordelais ne fait aucun doute. Il est néanmoins dommage pour la visibilité de la formation que l’intitulé de la
mention laisse de côté la « Banque » pourtant centrale au dispositif. On pressent que l’équipe a recherché l’intitulé le
plus général possible, peut-être pour apparaître comme la formation de référence en sciences économiques. Il est vrai
que l’autre mention à dominante économie de l’Université Bordeaux 4, a choisi quant à elle un intitulé encore plus
large, « Economie Appliquée » qui nuit fortement à la lisibilité de la différenciation entre les deux mentions.
z
Points forts :
z
z
z
z
Un objectif scientifique et des cibles de métiers très porteurs.
Une équipe pédagogique bien équilibrée entre compétences théoriques et pratiques.
Un très bon adossement aux milieux socioprofessionnels pour les formations orientées sur la finance.
Points faibles :
La dimension internationale des parcours des étudiants peut apparaître trop faible eu égard à
des diplômes. On peut s’interroger sur le fait que l’étudiant-type n’est pas tenu de passer un
ou au minimum de réaliser un stage à l’étranger.
z Les passerelles avec l’autre mention sont trop timides (seul un cours de Modélisation
mutualisé avec le M2 « Développement » de l’autre mention à dominante économie).
z Le dossier ne permet pas de se prononcer réellement sur la contribution de la mention
doctorale.
z
z
la finalité
semestre,
théorique
à l’école
NOTATION GLOBALE (A+, A, B ou C) : A
1
z
Recommandations pour l’établissement :
Afin de mieux jouer la complémentarité entre les deux mentions à dominante économie, on pourrait suggérer à
la mention d’opter pour un intitulé explicitant davantage le contenu de la formation, du type « Banque, finance, et
économie internationale ». Cet effort de changement doit néanmoins avoir pour contrepartie l’assurance que l’autre
mention recentrera son propre intitulé sur ses thématiques dominantes (aménagement du territoire et
environnement).
Afin de renforcer la synergie entre les deux mentions, l’équipe pourrait étudier les rapprochements possibles
avec la spécialité « Développement » dont la thématique entretient des liens étroits avec l’économie internationale.
De même, les problématiques financières sont proches de celles de « Veille stratégique » au cœur de l’une des
spécialités de l’autre master.
Afin de renforcer la dimension internationale de la formation, on pourrait suggérer à l’équipe d’explorer les
deux voies suivantes. Pour la spécialité « Banque, finance et négoce international », il s’agirait de réfléchir aux
moyens d’organiser des stages à l’étranger et/ou des possibilités de complément de formation à l’étranger. Pour la
spécialité « Echanges et implantations internationales », une idée pourrait être d’utiliser les contacts pris avec les
universités d’Europe de l’Est (dans le cadre du parcours R) pour mettre en place des opportunités de séjours des
étudiants du parcours P dans des pays qui sont une cible de plus en plus importante des investissements directs
français à l’étranger (IDE).
Avis détaillé
1 z OBJECTIFS (scientifiques et professionnels) :
L’objectif scientifique de la mention est construit autour de la compréhension des enjeux de la mondialisation.
Une certaine hétérogénéité dans les orientations des spécialités doit cependant être notée. Deux thématiques sont en
effet retenues : l’économie financière et l’économie internationale. L’objectif professionnel est de former des cadres
(entendu au sens large, c’est à dire incluant les métiers d’études, d’expertise et de recherche) dans les domaines de
la banque, de la finance et du commerce international.
2 z CONTEXTE (positionnement, adossement recherche, adossement aux milieux socioprofessionnels, ouverture internationale) :
La mention est complémentaire à celle de l’autre master à dominante économie de l’Université Bordeaux 4, le
master « Economie appliquée ». On peut néanmoins, regretter que la répartition des spécialités entre les deux
mentions d’économie soit moins justifiable sur les plans pédagogique et scientifique qu’elle ne l’est par l’existence de
deux équipes de recherche en économie dans le paysage bordelais : le LARE-efi (EA 2954) et le GREThA (UMR CNRS
5113). Cette situation a-t-elle vocation à perdurer ?
La demande d’habilitation insiste sur la « forte complémentarité avec les formations proposées par les
universités de Pau et de Toulouse ». Mais on dispose de trop peu d’éléments pour pouvoir apprécier cette
complémentarité.
Les problématiques de recherche du LARE-efi (Laboratoire d’analyse et de recherche économiques - économie
et finance internationale) sont globalement cohérentes avec le contenu de la mention. La mention est rattachée à
une école doctorale de sciences économiques, gestion et démographie.
3 z ORGANISATION GLOBALE DE LA MENTION (structure de la formation et de son
organisation pédagogique, politique des stages, mutualisation et co-habilitations,
responsable de la formation et équipe pédagogique, pilotage de la formation) :
Le master a opté pour une structure classique en Y, avec une année de M1 « tronc commun », qui se décline
ensuite en deux M2 indifférenciés (à parcours R et P) et un M2 professionnel en alternance à double parcours P. Dans
chacun des parcours, la répartition entre enseignements théoriques et pratiques est bien équilibrée. Les parcours
professionnels proposent, au-delà des enseignements d’économie et de finance, l’acquisition de compétences
transverses. Les parcours recherche ne sont pas exclusivement orientés vers la préparation du doctorat. Ils proposent
également des cours professionnels.
2
La politique de stages de 3 à 6 mois dans les parcours P est conforme aux attentes bien que l’on puisse
regretter la faible dimension internationale dans les parcours P des étudiants (absence de stage à l’étranger
obligatoire et/ou de semestre à l’étranger…).
Le M1 est largement mutualisé avec option de différenciation. Il y a également un bon degré de mutualisation
entre les parcours R et P de chacune des deux spécialités indifférenciées. On observe cependant une seule
mutualisation avec la mention « Economie appliquée ». Cet élément est un point de faiblesse en particulier pour les
parcours recherche. La mention n’est pas concernée par une co-habilitation.
L’équipe pédagogique semble dynamique et est bien équilibrée entre intervenants académiques et
professionnels. La faible présence dans les équipes pédagogiques d’enseignants-chercheurs en poste dans d’autres
universités françaises ou étrangères est en revanche une faiblesse. Enfin, la participation des équipes de recherche
des deux laboratoires d’économie à chacune des deux mentions serait un élément positif.
Concernant le pilotage de la formation, on notera l’annonce de la mise en place d’un conseil de
perfectionnement sans précision des modalités de fonctionnement.
4 z BILAN DE FONCTIONNEMENT (origines constatées des étudiants, flux, taux de réussite,
auto-évaluation, analyse à 2 ans du devenir des diplômés, bilan prévisionnel pour la
prochaine période) :
25 % des étudiants inscrits en M1 proviennent d’autres universités françaises et étrangères. L’attractivité
directe des M2 pourrait être renforcée et cela en particulier au-delà de la région. L’effectif du M1 est en moyenne de
125 étudiants. L’effectif du M2 est en moyenne de 100 étudiants. Les effectifs sont donc satisfaisants aussi bien au
niveau de la mention que des spécialités. Concernant les taux de réussite, on peut s’interroger sur l’interprétation à
donner dans certaines spécialités à des taux de réussite inférieurs à 80 %. Les taux d’insertion professionnelle sont
très bons dans les spécialités orientées sur la banque et la finance.
En matière d’évaluation, la formation bénéficie de la politique générale d’évaluation de l’établissement. En
complément, aucune mesure spécifique à la formation n’a été prise.
Concernant le bilan prévisionnel pour la prochaine période, les prévisions de l’équipe d’un maintien des flux
étudiants autour de 120 en M1 paraissent raisonnables.
3
Avis par spécialité
Banque, finance et négoce international
z
Avis :
La formation a pour but l’insertion professionnelle des étudiants dans les banques et les entreprises et cela à
travers l’acquisition des compétences exigées dans les métiers de la finance de marché.
z
Points forts :
z
z
z
z
La thématique est bien délimitée. La lisibilité de la formation est donc élevée.
Le contenu pédagogique est bien équilibré.
La formation a su s’« exporter » à l’étranger (Damas, Syrie).
Points faibles :
La contribution à l’école doctorale de la spécialité n’apparaît pas clairement.
On constate une baisse des effectifs en M2 sur les deux dernières années en comparaison des deux
précédentes.
z On constate une faible ouverture à l’international dans la formation des étudiants.
z
z
z
Recommandations pour l’établissement :
Il serait souhaitable de disposer d’une description plus précise des débouchés du parcours recherche et de
renforcer le parcours recherche. L’équipe devrait également chercher à accroître la dimension internationale dans les
parcours de l’étudiant-type.
z
NOTATION (A+, A, B ou C) : A
Economie internationale et stratégies des acteurs économiques
z
Avis :
Il s’agit d’une nouvelle spécialité qui résulte de la fusion d’une spécialité professionnelle « Echanges et
implantations internationales » et d’une spécialité recherche « Economie et finances internationales ». Cette fusion a
été motivée par le constat d’effectifs étudiants trop faibles sur les années précédentes. L’effort de rationalisation
entrepris est salutaire et a abouti à une formation bien pensée et cohérente. L’objectif est de former des étudiants
dans le domaine de l’économie internationale au sens large. Le titre de la spécialité n’est pas encore entièrement
satisfaisant. En particulier la deuxième partie du titre sur les stratégies des acteurs n’est pas très compréhensible. La
distinction avec la spécialité « Banque, finance et négoce international » repose sur une orientation plus axée sur la
dimension « réelle » de l’économie internationale.
z
Points forts :
La spécialité est dans l’ensemble bien conçue et a bien su rationaliser la fusion des deux spécialités
antérieures, avec une bonne cohérence des enseignements théoriques et professionnels.
z Le contenu pédagogique est bien équilibré.
z
z
Points faibles :
On s’interroge sur les relations entre les parcours recherche au sein de la mention. De manière plus
générale, la division des tâches avec la spécialité « Banque, finance et négoce international » n’est pas
toujours parfaitement claire dans la mesure où la dimension internationale existe dans les deux
spécialités.
z L’absence de lien avec l’autre mention, en particulier avec la spécialité « Développement » est une
faiblesse.
z On constate une faible ouverture à l’international dans la formation des étudiants.
z
4
z
Recommandations pour l’établissement :
L’équipe pourrait changer le titre de la spécialité en faveur de « Economie internationale » qui est
suffisamment informatif. Elle pourrait également chercher à exploiter les dynamiques communes possibles entre les
parcours recherche au sein de la mention. Enfin, Il serait souhaitable de renforcer les opportunités de stages à
l’étranger pour les étudiants.
z
NOTATION (A+, A, B ou C) : A
Métiers de la banque
z
Avis :
Il s’agit d’une spécialité uniquement ouverte en alternance en partenariat avec un CFPB. L’objectif de la
formation est de donner les compétences opérationnelles et décisionnelles à des étudiants souhaitant intégrer le
secteur bancaire. La formation vise à donner des compétences fines en particulier dans les secteurs de la banque de
détail et du marché des professionnels qui représentent deux options. La comparaison entre le nombre de
candidatures et le nombre de dossiers retenus est un indice de la bonne attractivité de la formation même si celle-ci
semble essentiellement régionale.
z
Points forts :
z
z
z
Formation attractive ciblant des métiers biens définis.
Taux d’insertion professionnelle élevés.
NOTATION (A+, A, B ou C) : A
5
Evaluation des diplômes
Masters – Vague A
ACADÉMIE : BORDEAUX
Établissement : Université Bordeaux 4 - Montesquieu
Demande n° S3110050920
Domaine : Droit, économie, gestion
Mention : Economie appliquée
Présentation de la mention
L’objectif de la mention, habilitée en 2007, est de former des étudiants à la maîtrise des outils de l’analyse
économique. La mention résulte de la fusion de deux précédentes mentions : « Economie appliquée, territoires,
environnement, industries » et « Démographie, développement et intégration régionale ». Une attention particulière
est portée aux techniques quantitatives. La mention comporte cinq spécialités indifférenciées : « Economie
industrielle et veille stratégique », « Economie et aménagement des territoires », « Economie et gestion de
l’environnement et des impacts environnementaux », « Développement », « Analyse démographique ». La mention
comporte un M1 commun. Des parcours de pré-spécialisation sont proposés. Dans la plupart des spécialités, le
parcours recherche n’est distinct qu’au second semestre.
Avis condensé
z
Avis global :
Le recul est insuffisant pour un bilan global de fonctionnement. Les contenus des formations sont de qualité
mais, comme pour la mention « Economie et finances internationales », on doit regretter l’absence d’une réflexion
sur la cohérence d’ensemble des formations en économie à Bordeaux. Autrement dit, la frontière entre les deux
mentions apparaît arbitraire : la répartition des spécialités entre les deux mentions n’est pas justifiée sur le plan
pédagogique et (ou) scientifique. En raison de son caractère généraliste, l’unité de la mention n’apparaît pas
clairement. Les métiers possibles sont très hétérogènes. L’offre de formation est donc éclatée, ce qui occasionne un
manque de visibilité pour les étudiants.
z
Points forts :
L’accent mis sur les instruments modernes de la science économique et en particulier sur les techniques
quantitatives.
z L’adossement à une équipe de recherche bénéficiant du label UMR CNRS.
z Des thématiques avec un fort potentiel de croissance (environnement) ou bien des thématiques
reconnues par la discipline (aménagement du territoire, économie du développement).
z
z
Points faibles :
z
z
z
L’absence d’une unité thématique.
L’attractivité très inégale des spécialités.
La trop grande complexité d’organisation du M1.
z
NOTATION GLOBALE (A+, A, B ou C) : B
z
Recommandations pour l’établissement :
L’ensemble des enseignants-chercheurs en économie de Bordeaux, et cela quelle que soit leur appartenance à
une équipe de recherche, ont vocation à intervenir dans les deux mentions.
1
Le redécoupage des spécialités entre les mentions doit être repensé selon une logique scientifique et
pédagogique. Par exemple, une mention pourrait être axée sur les thématiques de la banque, de la finance et
économie internationales et de l’économie du développement. Elle serait donc résolument tournée vers les questions
d’économie internationale. Elle pourrait également englober une spécialité de veille stratégique qui ne se justifie que
dans une perspective internationale. Une autre mention pourrait davantage se focaliser, d’une part sur les
thématiques de l’environnement, et d’autre part sur celles de l’aménagement du territoire. Le soutien du CEMAGREF
à la spécialité d’environnement justifie le regroupement des deux spécialités au sein d’une même mention.
Le M1 pourrait être utilement restructuré. Ainsi, il faudrait renforcer les éléments communs à toutes les
spécialités (gain en visibilité pour les étudiants et facilité de gestion de l’emploi du temps).
Avis détaillé
1 z OBJECTIFS (scientifiques et professionnels) :
Le titre de la mention ne contient pas assez d’informations pour les étudiants. Il ne permet pas une distinction
claire avec la mention « Economie et finance internationales ».
Les objectifs professionnels sont variés puisque spécifiques aux spécialités. Il en résulte une grande
hétérogénéité quant aux métiers possibles.
2 z CONTEXTE (positionnement, adossement recherche, adossement aux milieux socioprofessionnels, ouverture internationale) :
La répartition des spécialités entre les deux mentions d’économie n’est pas justifiée sur les plans pédagogique
et scientifique. Ainsi la spécialité « Développement » a vocation à appartenir à un ensemble comportant une
spécialité d’économie internationale.
La mention s’adosse sur le GREThA (UMR CNRS 5113) pour les quatre spécialités d’économie et l’UMR CNRS 5114 COMPTRASEC pour l’analyse démographique.
La spécialité « économie et Aménagement du Territoire » n’a pas de concurrent régional direct. Malgré la
concurrence de Toulouse, une thématique environnementale peut se développer à Bordeaux. La spécialité « Analyse
démographique » sous-exploite ses liens avec l’économie et l’environnement socio-économique régional. La spécialité
centrée sur la veille n’exploite pas assez les synergies avec la gestion et le droit.
La spécialité « Economie et gestion de l’environnement et des impacts environnementaux » est co-habilitée
avec l’Université d’Antanarivo. La spécialité « Analyse démographique » est co-habilitée avec l’Université de
Thessalie. Ces opérations révèlent une réelle volonté d’ouverture internationale. Mais on dispose de peu
d’informations pour évaluer l’efficacité de ces actions.
3 z ORGANISATION GLOBALE DE LA MENTION (structure de la formation et de son
organisation pédagogique, politique des stages, mutualisation et co-habilitations,
responsable de la formation et équipe pédagogique, pilotage de la formation) :
Le M1 commun apparaît très éclaté (beaucoup de choix d’options en fonction des pré-spécialisations). Seuls
40 % des cours de M1 sont mutualisés sur l’ensemble des spécialités. Les autres sont soit spécifiques a une spécialité,
soit mutualisés sur deux ou trois spécialités (sur les cinq proposées). Il y a donc, à la fois pas assez de mutualisation
globale en M1, et trop de mutualisation partielle. Ceci risque de brouiller la visibilité pour les étudiants et de
compliquer sérieusement la gestion des emplois du temps.
Le parcours recherche n’est distinct qu’au second semestre dans la plupart des spécialités. On peut
s’interroger sur la capacité de former des futurs chercheurs sur une période aussi courte.
La spécialité « Economie industrielle et veille stratégique » est co-habilitée avec l’Ecole Nationale d’Ingénieurs
des Travaux Agricoles de Bordeaux (ENITAB). La raison de cette co-habilitation n’apparaît pas clairement. D’une part
on ne comprend pas très bien le rapport entre l’économie industrielle et le développement agricole et rural. D’autre
part, l’objectif « d’offrir une trajectoire recherche aux ingénieurs de cette école » n’est pas évident.
Les enseignants-chercheurs en poste dans d’autres universités sont trop peu nombreux dans les équipes
pédagogiques, en particulier pour les étrangers.
2
4 z BILAN DE FONCTIONNEMENT (origines constatées des étudiants, flux, taux de réussite,
auto-évaluation, analyse à 2 ans du devenir des diplômés, bilan prévisionnel pour la
prochaine période) :
Il est difficile de faire un bilan de fonctionnement pour une mention créée en 2007.
Pour le M1, en 2007, 20 % des étudiants provenaient d’autres universités françaises ou étrangères. La
répartition des effectifs entre les différentes pré-spécialités de M1 est très inégalitaire. Elle est faible en économie
industrielle et en démographie.
L’attractivité directe des M2 en dehors de l’université est hétérogène et en moyenne pas très élevée. Elle
semble cependant progresser. Elle paraît bonne pour la spécialité environnement. Concernant les effectifs, une
certaine hétérogénéité doit également être notée avec deux spécialités qui connaissent apparemment plus de
difficultés dans le recrutement : « Analyse démographique », et « Economie industrielle et veille stratégique ».
Les prévisions en M1 et en M2 sont, sans doute, un peu optimistes en particulier en veille stratégique et surtout
en analyse démographique.
3
Avis par spécialité
Développement
z
Avis :
Il s’agit d’une thématique centrale qui a des chances d’attirer des étudiants non seulement en provenance
d’universités françaises, mais aussi étrangères. La spécialité bénéficie d’un programme de coopération en matière
d’enseignement avec l’I.R.D (Institut de Recherche pour le Développement). Elle bénéficie également de contacts
avec la B.C.E.A.O (Banque Centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest) et l’A.F.D (Agence Française de
Développement). On peut également souligner l’atout que constitue pour les étudiants l’utilisation intense de
méthodes quantitatives. Cependant, l’équipe pédagogique est trop restreinte. Le nombre de professionnels est faible.
On note un seul universitaire en poste dans une autre université française. On regrette surtout l’absence
d’universitaires étrangers. Le nombre de professeurs et d’enseignants titulaires d’une Habilitation à Diriger des
Recherches est faible dans une optique de promotion de la recherche. On s’étonne de l’absence d’un bloc
d’enseignements en économie et finance internationales. Le cloisonnement avec la mention « Economie et finances
internationales » est dommageable et prive les étudiants de synergie.
z
Points forts :
z
z
z
Points faibles :
z
z
z
z
La thématique potentiellement très porteuse.
L’utilisation des techniques quantitatives.
La faiblesse numérique de l’équipe pédagogique et l’absence d’universitaires étrangers.
Le cloisonnement avec la mention « Economie et finance internationales ».
Les informations insuffisantes sur les débouchés professionnels.
Recommandations pour l’établissement :
Il faut favoriser le développement de la spécialité en renforçant l’équipe pédagogique. Une réflexion sur les
possibilités d’intégration de la spécialité dans une mention davantage axée sur les problématiques d’économie et de
finance internationales doit être engagée. Les thématiques démographiques pourraient également trouver une place
dans la spécialité de manière à renforcer son originalité dans le paysage universitaire français.
z
NOTATION (A+, A, B ou C) : B
Economie industrielle et veille stratégique
z
Avis :
L’objectif de la spécialité co-habilitée avec l’ENITAB est de former des experts à la veille stratégique. Le
terme d’économie industrielle n’est pas vraiment adapté. Il s’agit bien plutôt d’une spécialité d’intelligence
économique. On s’étonne de l’absence de cours consacrés à la prévision conjoncturelle qui participe à la veille des
marchés et à l’économie industrielle. Les questions financières sont également traitées dans la mention « Economie et
finance internationales ». L’absence de relation est donc dommageable. Le partenariat (co-habilitation) avec l’ENITAB
n’est absolument pas justifié. Un parcours recherche est proposé, mais on s’interroge sur la nature de la recherche
dans les domaines de la veille stratégique. Le manque de recul ne permet pas véritablement de se prononcer sur les
débouchés, mais leur nature n’apparaît pas clairement. Il s’agit donc d’une formation jeune qui doit mieux définir ses
objectifs.
z
Point fort :
z
Originalité de la formation.
4
z
Points faibles :
L’attractivité de la formation semble assez faible (cf. le nombre d’étudiants dans le parcours de préspécialisation).
z Les métiers possibles ne sont pas bien définis.
z Le peu d’attention portée à des problématiques pluridisciplinaires (droit, gestion) qui est le corollaire
d’une équipe exclusivement composée d’économistes.
z
z
Recommandations pour l’établissement :
Le titre de la spécialité doit être changé. Il ne s’agit pas d’une spécialité d’économie industrielle. Cette
spécialité trouverait peut-être plus sa place dans une mention tournée vers l’international. Dans le parcours
professionnel, il faudrait diversifier le contenu des enseignements afin de faire entrer des cours de gestion et de droit
pertinents pour les métiers de veille stratégique. Dans ce but, une possibilité pour l’équipe pédagogique pourrait être
de se concerter avec l’équipe intervenant dans la spécialité « Innovation technologique et gestion industrielle » du
master de « Stratégie » afin d’envisager les possibilités d’interactions.
z
NOTATION (A+, A, B ou C) : B
Economie
et
gestion
environnementaux
z
de
l’environnement
et
des
impacts
Avis :
Il s’agit d’une spécialité bien conçue dont le potentiel de développement est important. Les enseignements
d’économie sont utilement complétés par des enseignements en droit, en gestion et en écologie humaine. Le soutien
pédagogique du CEMAGREF est un élément positif. Les objectifs professionnels sont bien définis. On dispose
cependant de peu d’informations quantitatives et qualitatives sur les débouchés du parcours recherche.
z
Points forts :
Les thématiques environnementales qui vont jouer un rôle de plus en plus important.
La présence d’un axe environnement dans les thématiques de recherche du GREThA.
z La présence de nombreux intervenants professionnels de bon niveau provenant d’institutions diverses
dans le parcours professionnel.
z
z
z
Point faible :
z
z
Un déclin dans les effectifs des années antérieures.
Recommandation pour l’établissement :
Une suggestion générale à moyen terme serait de dynamiser le parcours recherche en l’insérant dans un
programme de formation doctorale montrant aux étudiants la finalité des parcours recherche.
z
NOTATION (A+, A, B ou C) : A
Economie et aménagement du territoire
z
Avis :
La spécialité prépare à des métiers de cadre en matière de développement local et d’aménagement du
territoire. On peut s’attendre dans les années à venir à des débouchés importants. L’équipe pédagogique de cette
spécialité, à vocation essentiellement professionnelle, comporte un nombre élevé d’intervenants professionnels. Le
jugement global est donc positif. Cependant, on peut regretter l’absence de statistiques sur les effectifs passés dans
cette formation. On doit également observer que cette spécialité n’est pas formatée pour former de futurs
chercheurs. En effet, de futurs chercheurs en économie régionale et urbaine ont besoin d’enseignements avancés
(microéconomie et théorie des jeux, théorie de la croissance, dynamique industrielle…).
5
z
Point fort :
z
z
Point faible :
z
z
Le nombre élevé d’intervenants professionnels.
Une formation peu adaptée à une poursuite en doctorat.
Recommandations pour l’établissement :
Le parcours recherche est très faible. Une première solution, la plus simple, pourrait être de le faire
disparaître. Une seconde solution plus exigeante serait de le renforcer. Il s’agit à court terme de diversifier le
contenu des enseignements théoriques dans le parcours recherche et de renforcer les cours de modélisation (par
exemple en mutualisant les cours proposés dans d’autres parcours tels que « Techniques de modélisation standard »,
« Modélisation évolutionniste », « Théorie des jeux », « Modélisation dynamique et numérique »). Une suggestion plus
générale à moyen terme serait de redynamiser le parcours recherche en l’insérant dans un programme de formation
doctorale en économie montrant aux étudiants la finalité des parcours de recherche. Ce type de programme ne peut
toutefois se monter de manière isolée. Il nécessite au minimum une concertation de l’ensemble des équipes
proposant des parcours de recherche.
z
NOTATION (A+, A, B ou C) : A
Analyse démographique
z
Avis :
Il s’agit de former des spécialistes des questions démographiques. Ceux-ci doivent être capables d’analyser les
problèmes de développement en relation avec les questions démographiques. Mais la démographie est une discipline
d’appoint. Former uniquement des démographes est un objectif beaucoup trop restrictif. La pluridisciplinarité est
certes appréciable (le responsable de la spécialité est en section 19), mais on doit regretter le faible volume horaire
consacré à l’économie dans une mention d’économie. Par ailleurs, très peu d’informations sont fournies sur les
aspects formation à et par la recherche. Les relations avec l’école doctorale, où sont présents des démographes,
n’apparaissent pas. Il est indiqué que la démographie assure des débouchés, mais cette affirmation n’est pas
démontrée. On s’interroge aussi sur l’utilité du parcours localisé à l’Université de Thessalie.
z
Point fort :
z
z
Points faibles :
z
z
z
z
z
Les compétences en démographie de l’équipe pédagogique.
La pré-spécialisation attire très peu d’étudiants.
Les débouchés ne sont pas indiqués et risquent d’être limités.
L’économie occupe une place insuffisante dans une mention d’économie.
Les intervenants professionnels occupent une place trop limitée dans l’enseignement.
Recommandations pour l’établissement :
Il convient de repenser entièrement la place de la démographie dans les formations d’économie. La
démographie ne peut pas se justifier comme une spécialité. L’analyse démographique doit certes être conservée, car
elle est une originalité bordelaise, mais elle doit apparaître comme une discipline d’appoint aux autres spécialités
(« Aménagement du territoire »; « Développement »). On peut aussi imaginer un parcours recherche avec une forte
dose de démographie commun à plusieurs spécialités. La démographie doit donc être un instrument pour renforcer
l’originalité de l’offre de formation en économie.
z
NOTATION (A+, A, B ou C) : C
6
Evaluation des diplômes
Masters – Vague A
ACADÉMIE : BORDEAUX
Établissement : Université Bordeaux 4 - Montesquieu
Demande n° S3110050946
Domaine : Droit, économie, gestion
Mention : Gestion financière et patrimoniale
Présentation de la mention
Il s’agit d’une mention à vocation exclusivement professionnelle avec un M1 commun et deux spécialités :
« Management financier » et « Gestion du patrimoine privé ».
L’objectif de la mention est de combiner les aspects juridiques, financiers, fiscaux et commerciaux essentiels à
la gestion financière et à la transmission du patrimoine. Il s’agit de former les étudiants à la gestion optimale du
patrimoine des particuliers et aux politiques financières au sein de l’entreprise. Les diplômés en management
financier ont vocation à travailler dans des institutions financières, bancaires et d’assurance. Les diplômés en gestion
du patrimoine privé peuvent devenir conseiller en gestion du patrimoine, conseiller en investissement financier,
juriste spécialisé.
Avis condensé
z
Avis global :
Les objectifs scientifiques et professionnels sont clairs. Il s’agit d’une mention bien construite qui propose de
réels débouchés professionnels à ses étudiants, notamment dans les institutions financières, mais également dans le
champ du conseil.
Si sur le plan local, la mention semble excellente, il est à noter qu’elle est délocalisée et qu’aucune
information n’est fournie concernant la gestion des autres sites. Les autres sites de formation ne sont donc pas
expertisés.
Cette mention est gérée par une équipe de qualité dans laquelle les professionnels sont impliqués.
C’est un programme attractif et sélectif en ce qui concerne le site bordelais.
z
NOTATION GLOBALE (A+, A, B ou C) : A
Avis détaillé
1 z OBJECTIFS (scientifiques et professionnels) :
Les objectifs scientifiques et surtout professionnels sont clairs et légitimes. Il s’agit de former les étudiants à
la gestion optimale du patrimoine des particuliers et aux politiques financières au sein des institutions financières.
1
2 z CONTEXTE (positionnement, adossement recherche, adossement aux milieux socioprofessionnels, ouverture internationale) :
L’offre se décline en deux options pour le M2. L’option « Gestion du patrimoine privé » possède un double
rattachement (avec l’offre de formation en droit privé), ce qui exploite les compétences de l’établissement.
Concernant l’option « Management financier », des accords de délocalisation et de collaboration entre professeurs ont
été pris avec le Vietnam, le Pérou, la République Dominicaine, la Bulgarie et le Liban. Pour ces délocalisations,
aucune information n’est donnée quant aux modalités de recrutement, aux effectifs, aux équipes pédagogiques. Nous
ne pouvons donc pas juger de leur intérêt, ni de leur pertinence, ni de leur qualité. Enfin, toujours dans le registre
des accords internationaux, il est fait état d’un échange d’étudiants et de recherche avec l’Université de Bilbao pour
le M2 « Management financier ». Cet aspect n’est toutefois pas documenté.
Il n’y a pas d’initiation à la recherche prévue dans le programme.
Il est indiqué que la mention s’appuie sur plusieurs laboratoires de l’université, notamment l’IRGO (Institut de
Recherche en Gestion des Organisations) pour les enseignements en gestion financière et sur les marchés financiers,
et l’IEDCP (Institut Européen de Droit Civil et Pénal) pour les questions juridiques. On dispose de peu d’informations
pour juger de la réalité de l’adossement à la recherche. On s’interroge sur l’existence d’une réelle dynamique de
recherche à la jonction de la gestion et du droit concernant la thématique de la mention. Celle-ci est sûrement
pertinente.
La faculté de droit est partenaire pour l’option « Gestion du patrimoine privé ». Ce partenariat est essentiel et
donne toute sa légitimité à la mention. En effet, les questions patrimoniales demandent, pour être traitées de façon
exhaustive, qu’une perspective juridique soit également adoptée, notamment en ce qui concerne les questions de
fiscalité, de transmission et de protection du patrimoine.
3 z ORGANISATION GLOBALE DE LA MENTION (structure de la formation et de son
organisation pédagogique, politique des stages, mutualisation et co-habilitations,
responsable de la formation et équipe pédagogique, pilotage de la formation) :
Cette formation développe tous les éléments essentiels aux deux domaines envisagés.
Le M1 « Finance » est issu d’une séparation avec un M1 de comptabilité et contrôle. Il offre, avant la
spécialisation, à l’étudiant qui s’y engage, la possibilité d’accéder à une culture financière ainsi que des éléments de
base en management des entreprises.
La formation se caractérise par une politique active de stage.
Cette formation est appuyée par une équipe pédagogique de haut niveau. Chaque mention est dirigée par des
responsables académiques reconnus. La spécialité « Gestion du patrimoine privé » est dirigée par une spécialiste de
gestion et un juriste. Cette double direction est ici certainement un avantage, car elle garantit que le double ancrage
en gestion et droit ne sera pas rompu au détriment de l’un des deux. Les intervenants extérieurs jouent un rôle
important dans la formation.
Le conseil de l’UFR joue le rôle du conseil de perfectionnement. Il ne s’agit cependant pas de la même
mission. La politique d’auto-évaluation est menée par l’université.
4 z BILAN DE FONCTIONNEMENT (origines constatées des étudiants, flux, taux de réussite,
auto-évaluation, analyse à 2 ans du devenir des diplômés, bilan prévisionnel pour la
prochaine période) :
Le pourcentage d’étudiants extérieurs à l’université n’est que de 10 % en M1. Dans le M2 « Management
financier », il n’est que de 12 %. Il est par contre beaucoup plus élevé en « Gestion du patrimoine privé » (33 %).
Les taux de réussite sont les suivants :
z
z
z
M1 : 48 étudiants en 2008 ; 60 % de réussite.
M2 gestion du patrimoine : 40 étudiants ; taux de réussite de 60 %.
M2 management financier : 26 étudiants ; taux de réussite de 100 %.
Le dossier ne fournit pas d’information sur les modalités de l’attribution des diplômes dans les délocalisations.
2
Concernant le M1, on observe une chute très importante des effectifs entre 2007-2008 (105) et 2008-2009 (48).
Cette évolution n’est pas expliquée. Si on ajoute les effectifs de formation continue et de formation initiale, les M2
ont en moyenne environ 70 étudiants dont 40 % en formation continue. Les M2 ont vocation à recruter au-delà du M1
dans d’autres universités. Un recrutement est possible en provenance du M1 de droit privé. Il s’agit de formations
sélectives avec des taux d’acceptation des dossiers de 30 %. Les taux de réussite sont en M2 très satisfaisants. Ils sont
par contre faibles en M1. Les indices de satisfaction de la mention issus d’une enquête organisée par l’université sont
élevés. Les taux d’insertion professionnelle sont très satisfaisants. Les flux attendus sont raisonnables. Ils assurent le
fonctionnement pérenne de la mention. Le dossier est bien documenté sauf en ce qui concerne les délocalisations.
L’appréciation (note A) ne vaut donc que pour le site de Bordeaux. Il est étonnant que l’auto évaluation ne mentionne
pas cette absence d’information.
3
Avis par spécialité
Management financier
z
Avis :
Il s’agit de former des étudiants aux différents aspects de la fonction financière dans les entreprises de toutes
tailles. C’est un programme classique proposé par une équipe de grande qualité. Un tiers des cours sont assurrés par
des professionnels. Les unités d’enseignement sont clairement décrites et sont cohérentes. Le stage occupe une place
importante dans la formation. La spécialité peut accueillir des étudiants en recherche d’emploi ou en reconversion.
L’analyse du dossier amène à penser que l’économie financière pourrait utilement apparaître.
Concernant l’adossement recherche, on voit peu celui-ci ou la façon dont la recherche innerve le programme.
L’intérêt des délocalisations n’est pas évident.
C’est une formation attractive qui répond à des besoins bien identifiés sur le marché du travail.
z
Point fort :
z
z
Point faible :
z
z
Les unités d’enseignement sont claires.
L’intérêt des délocalisations n’est pas évident.
Recommandation pour l’établissement :
Les conditions d’attribution du diplôme dans les établissements où la formation a été délocalisée ne sont pas
indiquées et devraient donc être précisées.
z
NOTATION (A+, A, B ou C) : A
La note ne vaut que pour le site de Bordeaux.
Gestion du patrimoine privé
Cette spécialité ne pose pas de problèmes particuliers, elle a pour objectif de former des cadres de la gestion
privée dotés d’un solide bagage tant en gestion financière que dans le champ du droit privé.
Codirigée par un gestionnaire et un juriste, cette spécialité est très bien adaptée au marché du travail ; les
métiers sont clairement définis et l’intitulé de la formation est lisible, sans aucune ambiguïté, ni pour les étudiants,
ni pour les employeurs potentiels. Elle bénéficie du concours d’une équipe pédagogique conséquente, notamment
d’intervenants extérieurs. Les unités d’enseignement sont clairement définies. Elle est ouverte en formation initiale
et en formation continue. Elle est attractive.
z
Point fort :
z
z
La transversalité droit/finance est exemplaire.
NOTATION (A+, A, B ou C) : A+
4
Evaluation des diplômes
Masters – Vague A
ACADÉMIE : BORDEAUX
Établissement : Université Bordeaux 4 - Montesquieu
Demande n° S3110050970
Domaine : Droit, économie, gestion
Mention : Marketing et vente
Présentation de la mention
Le cursus de l’option Marketing du master 1 a été conçu pour préparer les étudiants à une poursuite d’études
en master 2 dans la spécialité « Marketing » (pour la majorité d’entre eux) ou dans l’une des deux autres spécialités
de master 2 (« Management international et « Management commercial du vin et des spiritueux »). Il peut conduire à
une spécialité intégrée dans l’une des autres mentions de sciences de gestion de l’université (« Management »,
« Stratégie », « Comptabilité et contrôle », « Finance »).
En ce qui concerne l’option « Management commercial », la quasi-totalité des étudiants du master 1 poursuit
la spécialité « Management commercial » en master 2.
La mention « Marketing et vente » comprend donc 4 spécialités : « Marketing », « Management international »,
« Management commercial », et « Management commercial du vin et des spiritueux ».
Avis condensé
Avis global :
La formation repose sur un contenu bien défini et répond aux besoins du marché du travail. Cette formation
est justifiée dans le paysage bordelais, mais elle souffre d’un fort manque de visibilité du fait de problèmes de
structuration interne et d’articulation des différentes spécialités.
Points forts :
Les compétences professionnelles sont bien ciblées : les métiers visés sont ainsi clairement identifiables.
Le parcours « Management commercial » est très dynamique.
La formation offre une bonne ouverture à l’international.
Il est à noter l’existence d’une spécificité sur les métiers liés au secteur du vin.
Points faibles :
Le dossier n’est pas conforme aux impératifs demandés par l’AERES. Il est très mal renseigné avec
beaucoup de manques et d’incohérences entre les annexes et le dossier principal.
La structuration du master 1 est trop tubulaire en dépit des quelques efforts de mutualisation.
Les diplômes du master 2 manquent de visibilité : les intitulés sont souvent trompeurs par rapport à la
dominante enseignée.
NOTATION GLOBALE (A+, A, B ou C) : B
Cette notation ne remet pas en cause l’utilité de la mention dans le paysage bordelais, mais montre le
caractère impératif des restructurations internes.
1
Recommandations pour l’établissement :
L’alternance serait à développer dans la formation.
Il est proposé de renommer les intitulés pour les rendre plus conformes au contenu : renommer la
spécialité « Management international » en faveur de « Marketing et management international » ou
« Management commercial international ».
Enfin, il est recommandé de restructurer le master pour le rendre plus lisible aux étudiants. Dans cette
perspective, la structure suivante peut être suggérée :
o Deux options en master 1 « Marketing et vente » :
M1 Marketing.
M1 Management commercial.
o Puis deux spécialités en master 2 dans la continuité du master 1 « Marketing » :
M2 Marketing.
M2 Marketing et management international ou Management commercial international.
o Et deux spécialités en master 2 dans la continuité du master 1 « Management commercial » :
M2 Management commercial.
M2 Management commercial du vin et des spiritueux.
Avis détaillé
1
OBJECTIFS (scientifiques et professionnels) :
Les objectifs scientifiques ne sont pas très bien renseignés dans le dossier, mais sont clairement identifiables
par l’expertise. La formation est adossée à la production scientifique de l’équipe de recherche en marketing de
l’IRGO (Institut Régional de la Recherche en Gestion des Organisations) et repose sur les points de spécialisation
suivants : marketing stratégique, marketing du vin. De plus, certains travaux d’étudiants (mémoires et rapports de
stages) ont vocation à consolider ces domaines d’expertise.
Les objectifs professionnels sont bien définis. La formation ouvre aux métiers de cadres et responsables dans
les départements de marketing et dans les fonctions commerciales au sein des entreprises et/ou des cabinets de
conseils. Les compétences professionnelles de « savoir », « savoir-faire » et de « savoir-être » sont largement
présentées dans la mention et semblent être confirmées par les travaux réalisés en cours de formation, les jeux
d’entreprises, les stages et les travaux de groupes.
2
CONTEXTE (positionnement, adossement recherche, adossement aux milieux socioprofessionnels, ouverture internationale) :
Positionnement :
La mention « Marketing et vente » est cohérente dans l’offre de formation en gestion qu’offre l’université. La
mention est complémentaire aux autres « masters » de sciences de gestion de Bordeaux 4. Par ailleurs, il apparaît une
cohérence entre les 4 semestres de la mention : tronc commun en master 1 et spécialités en master 2. Cependant,
l’intitulé de certaines spécialités utilise de manière abusive le terme de « Management » ce qui est susceptible de
créer un problème de visibilité pour les étudiants.
Au niveau régional, la mention « Marketing et vente » propose des formations spécifiques (management
commercial du vin et des spiritueux), ce qui s’inscrit parfaitement dans le tissu économique local.
Adossement à la recherche :
Il est faiblement documenté dans le dossier. La mention est cependant à relier aux travaux d’une équipe de
recherche adossée à l’IRGO.
Adossement aux milieux socio-professionnels :
Quelques partenariats sont développés, en particulier pour la filière « Management commercial » : partenariat
avec la Chambre de Commerce et d’Industrie (CCI) de Bordeaux, la Chambre des Métiers de la Gironde, des conseillers
du commerce extérieur de la France, de la Confédération Générale des PME-PMI de la Gironde et de la Dordogne.
Les débouchés professionnels des étudiants sont localisés aussi bien en France, qu’à l’étranger.
Cependant, l’autoévaluation fait état de partenariats conclus avec le MEDEF (Mouvement des entreprises de
France) aquitaine, la CCI de Bordeaux, la COFACE (Compagnie Française d’Assurance pour le Commerce Extérieur),
Auchan mais sans préciser la nature de ces partenariats et sans joindre, en annexe, de conventions signées.
2
Ouverture internationale :
L’ouverture internationale se traduit par l’enseignement de langues étrangères et par la possibilité pour les
étudiants de faire un second semestre en master 2 (mention « Management international »).
3
ORGANISATION GLOBALE DE LA MENTION (structure de la formation et de son
organisation pédagogique, politique des stages, mutualisation et co-habilitations,
responsable de la formation et équipe pédagogique, pilotage de la formation) :
Structure de la formation et de son organisation :
Il s’agit d’une formation en tube avec deux parcours de master 1 :
Un master 1 Marketing.
Un master 1 Management Commercial.
Et quatre spécialités de master 2 professionnel :
Trois spécialités de master 2 (« Marketing », « Management international », « Management commercial
du vin et des spiritueux ») dans la continuité du M1 « Marketing ».
Une spécialité de master 2 (« Management commercial ») dans la continuité du M1 « Management
Commercial ».
Un parcours de M2 « Management international » « Cadix » est mentionné dans le dossier sans aucune
explication.
En master 1, le tronc commun aux deux parcours concerne 30 % de la formation. On pourrait préférer un tronc
commun plus large compte tenu de certaines ressemblances d’intitulés dans les maquettes des deux parcours.
En master 2, l’intitulé « Management international » prête a confusion dans la mesure où il s’agit d’une
spécialité de marketing et non de management.
De plus, le rattachement du master 2 « Management commercial du vin et des spiritueux » au master mention
« Marketing » plutôt qu’au master mention « Management commercial » porte à confusion.
L’offre peut donc poser des problèmes de visibilité.
Politique de stages :
La politique des stages est bien organisée et très satisfaisante, répondant bien aux attentes et aux objectifs de
professionnalisation.
Mutualisation et co-habilitations :
Mutualisation à l’intérieur de la mention : seuls 30 % des cours de M1 semblent mutualisés. En fait cette
information est difficile à compiler à partir du dossier, car la liste des cours mutualisés n’est pas explicite. De plus,
des incohérences existent entre les intitulés des cours dans les maquettes et ceux apparaissant dans le dossier luimême. Par exemple, les UE 1 et UE 4 de chaque master 1 sont dites mutualisées dans le dossier, mais apparaissent
distinctes dans les maquettes. Des cours que l’on croit comprendre mutuels sont inscrits au premier semestre dans un
master 1 et au second dans l’autre (exemple : finance appliquée aux opérations commerciales). Bref, des efforts de
mutualisation ont été faits, mais ils n’ont pas pleinement abouti. Il faut finaliser cet effort au niveau du master 1.
Mutualisation au niveau du master 2 : aucune mutualisation n’est signalée dans les maquettes, même entre les
trois spécialités. Il est donc difficile de savoir si c’est le dossier qui est mal renseigné ou si effectivement les cours
sont tous spécifiques à chaque spécialité du master 2. Compte tenu des similitudes des intitulés (parfois identiques),
on peut supposer que les possibilités de mutualisation ont été sous-exploitées.
Mutualisation avec d’autres masters : elle apparaît faible a priori, mais sur ce point, le dossier n’est pas
renseigné.
Aucune co-habilitation n’apparaît.
3
Responsable de la formation et équipe pédagogique :
L’équipe pédagogique est diversifiée ; elle est composée d’enseignants chercheurs de l’établissement et
d’autres universités, enseignants, et professionnels. Elle est sous la responsabilité d’un professeur en sciences de
gestion.
Pilotage de la formation :
Un conseil de perfectionnement, pour chaque spécialité, évalue de façon régulière la formation et peut
proposer des aménagements. Ce conseil peut avoir une mission d’analyse stratégique du positionnement de la
formation par rapport à l’environnement socio-professionnel.
L’évaluation des étudiants aide au bilan semestriel du conseil de perfectionnement, ce qui permet d’adapter
éventuellement la pédagogie.
Le recrutement des étudiants se fait sur dossier en master 2 et s’accompagne d’un entretien et
éventuellement de tests.
Les modalités de suivi des étudiants s’inscrivent dans la politique générale de l’établissement.
4
BILAN DE FONCTIONNEMENT (origines constatées des étudiants, flux, taux de réussite,
auto-évaluation, analyse à 2 ans du devenir des diplômés, bilan prévisionnel pour la
prochaine période) :
Origines constatées des étudiants :
L’origine géographique des étudiants est diversifiée (autres universités, formation continue).
Flux, taux de réussite :
Les flux constatés en master 1 sont stabilisés à environ 100 étudiants au niveau global de la mention. On peut
observer :
Une nette tendance à la baisse des effectifs dans le parcours master 1 « Marketing » (55 en début de
période contre 38 en fin).
Une nette tendance à la hausse des effectifs dans le parcours master 1 « Management commercial » (39
en début de période contre 57 en fin).
Les taux de réussite sont conformes aux attentes.
Les flux dans les différentes spécialités du master 2 sont en moyenne par an (sur quatre ans) :
37 en master 2 Marketing.
54 en master 2 Management international (incluant le parcours Cadix).
18 en master 2 Management commercial du vin et des spiritueux.
36 en master 2 Management commercial.
Auto-évaluation : Evaluation des enseignements par les étudiants.
Dans le cadre de la certification qualité de l’IAE, chaque formation fait l’objet d’une enquête d’évaluation sur
les dimensions pédagogiques et administratives du cycle et sur chaque enseignement dispensé durant la formation.
Analyse à 2 ans du devenir des diplômés :
Les étudiants obtiennent un emploi facilement après la validation de leur master (moins de six mois en
général).
Bilan prévisionnel pour la prochaine période :
Le bilan prévisionnel pour les 4 années à venir est très peu renseigné. Il prévoit néanmoins une croissance des
effectifs étudiants en master 2 « Management commercial ». Cette prévision est conforme à la tendance observée.
4
Avis par spécialité
Marketing
Avis :
Cette spécialité vise à développer des compétences à travers des fonctions techniques et/ou d’encadrement au
sein d’entreprises et de directions du marketing ou au sein d’agences ou cabinets en communication. La formation est
ancrée dans la discipline du marketing avec des objectifs clairement définis. Elle repose sur un contenu bien défini et
répond aux besoins du marché du travail. Elle trouve toute sa place au sein de l’Université Bordeaux 4.
La formation continue est développée dans le cadre d’une filière spécifique selon un emploi du temps
aménagé. Mais la formation n’est pas organisée en alternance.
Points forts :
Les effectifs sont en hausse.
Les compétences professionnelles sont bien ciblées. Le stage et d’autres outils permettent la
professionnalisation de la formation.
De nombreux professionnels interviennent dans la spécialité (entre autres, partenariats avec l’enseigne
ATAC, Xeros et Aquitem).
Point faible :
Cette formation pourrait être proposée en alternance.
Recommandation pour l’établissement :
L’alternance est à organiser dans la formation.
NOTATION (A+, A, B ou C) : A
Management international
Avis :
La spécialité « Management international » a pour objectif de donner aux étudiants des compétences en
management et commerce international afin d’assurer des fonctions d’encadrement dans des services de
développement international d’entreprises, mais également dans les services commerciaux, logistiques, marketing de
filiales étrangères.
La formation est intéressante, mais son intitulé est trompeur puisque l’on s’attend à du management
d’entreprises (à l’international) et l’on a surtout en contenu, de la logistique, du marketing et des techniques
commerciales.
Points forts :
Cette formation repose sur un fort partenariat avec des universités étrangères (Portugal, Colombie,
Mexique, Brésil…).
Les taux d’insertion professionnelle (formation initiale) sont satisfaisants.
Points faibles :
L’intitulé de la spécialité est trompeur.
Le contenu professionnel des enseignements est insuffisant.
Le parcours de « Cadix » est non renseigné.
La formation continue n’est pas suffisamment développée.
5
Recommandations pour l’établissement :
Il est suggéré d’ouvrir davantage à la formation continue.
Par ailleurs, il est conseillé de changer l’intitulé de la spécialité pour faire apparaître la dominante : par
exemple « Marketing et management International » ou bien « Management commercial international » mais dans ce
dernier cas, la spécialité devrait apparaître comme une poursuite du M1 « Management commercial » et non pas
comme une poursuite du M1 « Marketing » comme c’est le cas actuellement.
Globalement, la mention « Marketing et vente » a un problème général de structuration interne qui est
développé dans l’avis condensé (cf. recommandations pour l’établissement) et l’avis détaillé (cf. structure de la
formation et de l’organisation).
NOTATION (A+, A, B ou C) : B
Management commercial
Avis :
La spécialité « Management commercial » cherche à développer des compétences dans le domaine de
l’ingénierie commerciale dans un double champ : management des achats et management de la distribution. Cette
formation professionnelle s’inscrit bien dans le domaine des techniques commerciales appliquées au management des
achats et de la distribution.
La formation est justifiée et a sa place à l’Université Bordeaux 4.
La spécialité s’appuie sur un réseau important de professionnels et d’organisations professionnelles.
Point fort :
Visibilité des objectifs et métiers visés.
Points faibles :
Il y a un problème de cohérence des déclarations sur les effectifs entre le nombre d’étudiants retenus
(en moyenne 13) et inscrits (en moyenne 35).
Certains libellés d’unités d’enseignement sont à rendre plus lisibles : exemple « Management de la
supply chain ».
Recommandations pour l’établissement :
Il est conseillé de lever l’incohérence concernant le nombre d’étudiants retenus et inscrits à la
formation.
De plus, il est suggéré :
o De développer la formation continue.
o De mettre en place et exploiter les enquêtes professionnelles (taux d’insertion professionnelle…).
NOTATION (A+, A, B ou C) : A
Management du vin et des spiritueux
Avis :
Il s’agit de former des cadres de haut niveau prenant en compte les mutations du secteur des vins et
spiritueux.
La formation est conforme à la spécificité des métiers visés, mais devrait néanmoins renforcer son ancrage
dans la discipline du management commercial. Cette formation professionnelle très spécifique a sa place dans le
contexte bordelais.
Cependant, elle est trop « légère » pour un master 2 professionnel.
6
Points forts :
Bon ancrage socio-professionnel.
Très bonne articulation avec le tissu économique local, voire national et/ou international.
Points faibles :
Il apparaît :
o Un manque de visibilité pour les étudiants du fait de l’adossement de cette spécialité au master
1 option « Marketing ».
o Un manque de mutualisation des enseignements de cette spécialité avec le master 2 générique
« Management commercial ».
La spécialité est ouverte à la formation continue, mais l’alternance n’est pas mise en place.
Recommandations pour l’établissement :
Pour dépasser ces points faibles, il est suggéré de présenter cette spécialité de master 2 comme une continuité
du master 1 « Management commercial » plutôt que du master 1 « Marketing ».
Il est conseillé de renforcer le contenu des enseignements, par exemple en mutualisant des cours avec la
spécialité « Management commercial », et de renforcer ainsi le cœur de discipline sur lequel s’adosse ce master.
NOTATION (A+, A, B ou C) : B
7
Evaluation des diplômes
Masters – Vague A
ACADÉMIE : BORDEAUX
Établissement : Université Bordeaux 4 – Montesquieu
Demande n° S3110051005
Domaine : Droit, économie, gestion
Mention : Stratégie
Présentation de la mention
La mention « Stratégie » conduit à un ensemble de spécialités orientées vers la maîtrise de compétences
managériales transverses. Elle est une émanation de l’ancienne maîtrise de « Sciences de gestion », tout comme la
mention « Management » de l’IAE (Institut d’Administration des Entreprises) avec laquelle elle mutualise une majorité
de ses enseignements.
Trois des quatre spécialités de la mention figurent depuis longtemps dans l’offre de formation de l’université :
« Création, reprise d’entreprise et entrepreneuriat » (anciennement DESS Création d’entreprise et gestion des projets
innovants), « Innovation technologique et gestion industrielle » et « Management des équipements touristiques ».
La quatrième spécialité « Consultant et chef de projet en organisation, logistique et e-business » résulte de la
transformation d’un diplôme d’université en diplôme national, délivré en partenariat avec l’Ecole Supérieure des
Technologies Industrielles Avancées (ESTIA) et l’école d’ingénieurs de Bilbao.
Avis condensé
Avis global :
Les spécialités sont fortement tournées vers le milieu professionnel et forment des étudiants en adéquation
avec les besoins du marché du travail.
La formation, justifiée dans le paysage bordelais, est très bien structurée et permet l’acquisition de
compétences sur des cibles de métiers bien définies.
Points forts :
Les métiers visés sont clairement identifiables.
On peut observer :
o Un bon adossement à la recherche et une équipe dynamique.
o La création d’une nouvelle spécialité en partenariat avec l’ESTIA.
o Des contenus de formations solides.
Points faibles :
La spécialité « Management des équipements touristiques » n’est pas bien justifié par rapport à
l’ensemble de l’offre de formation de la mention.
L’ouverture à l’international est faible.
NOTATION GLOBALE (A+, A, B ou C) : A
1
Recommandations pour l’établissement :
La spécialité « Management des équipements touristiques » est à positionner de façon plus cohérente au
sein de la mention.
Il est recommandé de renforcer l’ouverture internationale de la formation.
La spécialité « Innovation technologique et gestion industrielle » pourrait très bien s’ouvrir à terme à
l’international. Un rapprochement avec les économistes de la spécialité « Economie industrielle et veille
stratégique » du master économie appliquée pourrait être intéressante à cet égard.
La spécialité « Création, reprise d’entreprise et entrepreneuriat » pourrait aussi s’ouvrir à terme à
l’international.
Avis détaillé
1
OBJECTIFS (scientifiques et professionnels) :
Objectifs scientifiques
Il y a un adossement à la recherche à travers l’IRGO (Institut de Recherche en Gestion des Organisations) qui
comporte une équipe « Entrepreneuriat », composée d’une quinzaine de chercheurs et est dirigée par le responsable
de la mention (titulaire de la chaire « Entrepreneuriat » de l’Université Bordeaux 4 - Montesquieu). Cette chaire relie
la recherche au monde industriel.
Objectifs professionnels
Il apparaît une bonne cohérence entre le master 1 dédoublé (« Management » et « Stratégie »), et les
spécialités du master 2. La formation offerte sur les quatre semestres répond aux objectifs professionnels des
spécialités.
2 CONTEXTE (positionnement, adossement recherche, adossement aux milieux socioprofessionnels, ouverture internationale) :
Positionnement dans l’offre de formation de l’établissement
La mention « Stratégie » s’inscrit de façon satisfaisante dans l’offre de formation en gestion de l’université.
Elle offre des poursuites d’études aux étudiants provenant de la licence « Economie et gestion ».
Seule la spécialité « Management des équipements touristiques » surprend dans la mesure où on s’attendrait à
voir cette spécialité rattachée au master « Management » plutôt qu’au master « Stratégie » de l’Université
Bordeaux 4. Cet état de fait est justifié dans le dossier par l’idée selon laquelle les stratégies entrepreneuriales,
technologiques, touristiques, et logistiques ont des singularités.
Positionnement dans l’environnement régional voire national
Cette mention, par le développement des compétences professionnelles qu’elle propose, a acquis une lisibilité
au niveau régional et national.
Certaines spécialités sont ouvertes à des publics d’ingénieurs recherchant une double compétence.
Adossement à la recherche
Des innovations pédagogiques découlent directement des travaux de recherche menés au sein de l’IRGO qui,
intégré au sein de l’école doctorale de « Sciences économiques, gestion et démographie », est le laboratoire d’appui
des formations en « Sciences de gestion et management » de l’université.
Adossement aux milieux socioprofessionnels
Les spécialités répondent à des besoins exprimés par le milieu professionnel. Par exemple, la spécialité
« Création, reprise d’entreprises et entrepreneuriat » s’appuie sur une chaire Entrepreneuriat impliquant des
partenaires émanant du tissu socio-économique (exemple : le secteur du bâtiment avec la Fédération Française du
Bâtiment).
2
Ouverture internationale
Une mobilité internationale est possible au niveau du master 1 (semestre 2 ou année universitaire entière). Les
modalités de cette mobilité ne sont pas précisées.
3
ORGANISATION GLOBALE DE LA MENTION (structure de la formation et de son
organisation pédagogique, politique des stages, mutualisation et co-habilitations,
responsable de la formation et équipe pédagogique, pilotage de la formation) :
Structure de la formation et de son organisation pédagogique
Il s’agit d’une formation en Y, bien organisée, incluant un master 1 « Stratégie » entièrement mutualisé qui se
décline ensuite en quatre spécialités de master 2 :
Création, reprise d’entreprise et entrepreneuriat.
Innovation technologique et gestion industrielle.
Consultant et chef de projet en organisation, logistique e-business (création).
Management des équipements touristiques.
Politique des stages
Un stage obligatoire de 2 mois (minimum) à 4 mois (maximum) est prévu en fin de master 1.
Au niveau du master 2, un stage obligatoire de 3 à 6 mois est inclus dans la formation de chaque spécialité.
L’encadrement est organisé par un tuteur universitaire et entreprise.
Mutualisations et co-habilitations
Le contenu des enseignements du master 1 « Stratégie » est entièrement mutualisé entre les différentes
spécialités et conforme aux attentes.
On n’observe pas de mutualisation au niveau des spécialités du master 2.
En revanche il existe une mutualisation avec d’autres mentions de master : il est fait état d’un « grand nombre
de cours » mutualisés, mais les volumes horaires et les cours concernés ne sont pas précisés.
Responsable de la formation et équipe pédagogique
Le responsable de la formation est titulaire de la chaire « Entrepreneuriat » de l’Université Bordeaux 4 Montesquieu qui relie la recherche au monde industriel.
Dans le master 1, il n’y a aucun professionnel intervenant dans la formation.
Pilotage de la formation
Un conseil de perfectionnement a été mis en place, mais les modalités de son fonctionnement ne sont pas
précisées.
Le recrutement des étudiants en master 2 se fait sur dossier et après un entretien.
Les modalités de suivi des étudiants s’inscrivent dans la politique générale de l’établissement.
Les enseignements sont également évalués.
4 BILAN DE FONCTIONNEMENT (origines constatées des étudiants, flux, taux de réussite,
auto-évaluation, analyse à 2 ans du devenir des diplômés, bilan prévisionnel pour la
prochaine période) :
Origines géographiques constatées des étudiants
Les étudiants recrutés proviennent en majorité d’Aquitaine. Il y a également une ouverture à d’autres origines
géographiques.
3
Flux, taux de réussite
Les flux constatés en master 1 « Stratégie et management » pour la dernière année renseignée (2008-2009)
sont de 78 étudiants. L’équipe du master mention « Stratégie » prévoit que, suite à la scission des deux branches, le
master 1 « Stratégie » devrait capter un flux de la moitié (40) stable sur les quatre années à venir.
Les taux de réussite de l’ancien master 1 fusionné sont conformes aux objectifs.
Un problème demeure cependant. Il concerne les taux de réussite des étudiants du master 2
« Entrepreneuriat » délocalisé à l’île Maurice. L’équipe est clairement consciente de ce problème et propose des
voies de correction pour le futur.
Les flux dans les différentes spécialités du master 2 sont en moyenne par an (sur les 2 dernières années) :
80 dans la spécialité « Création, reprise d’entreprises et entrepreneuriat » (attention à ce flux très
élevé qui tient au large public qui suit la formation délocalisée à l’île Maurice, le flux bordelais semble
être de 20).
18 dans la spécialité « Innovation technologique et gestion industrielle ».
13 dans la spécialité « Management des équipements touristiques ».
Sans objet pour la spécialité « Consultant et chef de projet en organisation, logistique et e-business »
car c’est une création (transformation d’un DU en diplôme national).
Procédures d’évaluation
Elles s’insèrent dans la politique générale de l’établissement.
Il n’y a pas de mesures spécifiques à la formation.
Analyse à 2 ans du devenir des diplômés
Les résultats n’ont pas été communiqués.
Bilan prévisionnel pour la prochaine période
Les prévisions en matière de flux étudiants semblent raisonnables. L’analyse des perspectives de
développement des différents parcours semble pertinente.
4
Avis par spécialité
Création, reprise d’entreprises et entrepreneuriat
Avis :
Cette spécialité est fortement légitimée par le contexte actuel d’évolution des entreprises (de nombreuses
créations d’entreprises, mais également de nombreuses suppressions). La formation est solide et bien pensée. Les
objectifs sont précis et consistent à apporter aux étudiants les théories et les outils pour en faire des experts du
domaine de l’entrepreneuriat.
Les contenus des unités d’enseignement sont en cohérence avec les objectifs de la spécialité. L’équipe
d’intervenants est diversifiée (une majorité d’enseignants de l’établissement, des enseignants d’autres
établissements et de nombreux professionnels). Le stage est effectué en parallèle d’un mémoire et d’un plan
d’affaires. Un lien fort existe entre la formation et la recherche.
La formation continue est développée, mais il n’y a pas d’aménagement pédagogique pour permettre
l’alternance.
Points forts :
Le contenu pédagogique est de bonne qualité.
L’équipe pédagogique est composée de nombreux experts dans le domaine.
Point faible :
Le dispositif délocalisé à l’Ile Maurice n’est pas satisfaisant (taux de réussite), mais l’équipe est
consciente de cette faiblesse.
Recommandations pour l’établissement :
Aménager la formation pour permettre la mise en place de l’alternance.
Revoir le partenariat support de la délocalisation.
NOTATION (A+, A, B ou C) : A+
Innovation technologique et gestion industrielle
Avis :
La formation est intéressante et se situe à l’interface entre différentes disciplines (gestion, économie, droit de
la propriété intellectuelle…). Les étudiants sont destinés à devenir des « managers industriels » (responsable
logistique, responsable des achats, directeur de production…). Il s’agit pour eux de savoir prendre en compte le
processus d’innovation afin de faire face à la concurrence mondiale. Cette formation polyvalente est au service de
l’industrie, mais reste un peu trop centrée sur les sciences de gestion. Elle sous-estime la dimension pluridisciplinaire
des compétences nécessaires aux métiers visés.
Plus de 50 % des intervenants sont des professionnels. Ces intervenants extérieurs sont de qualité et sont issus
d’horizons socioprofessionnels diversifiés. Les stages sont bien organisés. Des efforts sont faits pour développer
l’aspect formation « à et par » la recherche au sein d’un master professionnel. Les compétences transverses sont
développées grâce aux stages, rapports d’analyse, conférences et visites d’entreprises.
Points forts :
Des bases théoriques solides en gestion.
Une bonne organisation des études.
Des taux d’insertion professionnelle satisfaisants.
5
Points faibles :
Il y’a peu d’ouverture à l’international.
La formation ne prend pas suffisamment en compte la dimension pluridisciplinaire des compétences
nécessaires aux métiers visés.
Il n’y a pas d’aménagement prévu pour l’alternance.
Recommandations pour l’établissement :
Il est recommandé d’aménager la formation pour permettre la mise en place de l’alternance.
De plus, il est suggéré à l’équipe de se rapprocher des économistes de la spécialité « Economie industrielle et
veille stratégique » du master « Economie appliquée » afin de renforcer certaines compétences utiles aux métiers
visés et aussi d’envisager, à terme, un parcours dédié aux enjeux internationaux (centraux pour les entreprises
industrielles françaises).
NOTATION (A+, A, B ou C) : A
Consultant et chef de projet en organisation, logistique et e-business
Avis :
La formation résulte de la transformation d’un diplôme d’université en diplôme national, délivré en
partenariat avec l’Ecole Supérieure des Technologies Industrielles Avancées (ESTIA) et l’école d’ingénieurs de Bilbao.
Il s’agit de former des consultants et chefs de projets en ingénierie de la logistique et du e-business. Elle répond aux
besoins du marché du travail.
Les contenus sont précis et clairs. Les intervenants sont des enseignants et des professionnels. Les stages sont
bien organisés. La formation inclut un enseignement méthodologique, un mémoire et des recherches bibliographiques.
Les compétences transverses sont développées grâce aux stages, projets tuteurés, conférences et visites
d’entreprises. La formation accueille des étudiants de formation initiale et de formation continue.
Points forts :
Les métiers ont été ciblés de façon satisfaisante.
La formation est aménagée en alternance.
NOTATION (A+, A, B ou C) : A+
Management des équipements touristiques
Avis :
L’objectif de cette spécialité consiste à former des cadres capables de créer et gérer leur propre structure, et
capables de s’intégrer dans des entreprises, des collectivités territoriales ou des associations pour gérer des projets et
(ou) des équipements touristiques. La formation est très spécifique et gagnerait peut-être à être élargie dans ses
objectifs scientifiques et les métiers visés afin d’attirer un public plus large et de prendre mieux en compte les
mutations du secteur touristique.
Le contenu est bien adapté à la finalité professionnelle de la formation. Mais il manque des intervenants
professionnels spécialisés dans le domaine d’expertise. Les contenus des unités d’enseignement (UE) sont clairement
définis. La formation bénéficie d’une bonne politique de stages. Il n’y a toutefois pas de recherche appliquée dans ce
domaine précis à l’Université Bordeaux 4.
Des procédures de VAP (Validation des Acquis Professionnels) et VAE (Validation des Acquis de l’Expérience)
sont mises en place pour accueillir les stagiaires de formation continue.
Points forts :
La formation est en cohérence avec les besoins du marché du travail.
La formation est spécifique et est orientée vers un secteur très dynamique et en mutation.
6
Points faibles :
L’intitulé de la spécialité est trop centré sur « le management des équipements », ce qui crée un
problème de lisibilité.
Les effectifs sont faibles.
Certains aspects du tourisme ne sont pas abordés : tourisme culturel par exemple.
Recommandations pour l’établissement :
Sur la forme : il est recommandé d’élargir l’intitulé de la formation afin de mieux l’intégrer comme une
spécialité du master mention « Stratégie » (et non du master mention « Management »).
Sur le fond : il est conseillé d’élargir les objectifs scientifiques et les métiers visés afin d’attirer un
public plus large et de prendre mieux en compte la dimension stratégique des mutations en cours dans
le secteur touristique.
Il est suggéré de développer la formation continue en alternance.
NOTATION (A+, A, B ou C) : B
7
Evaluation des diplômes
Masters – Vague A
ACADÉMIE : BORDEAUX
Établissement : Université Bordeaux 4 - Montesquieu
Demande n° S3110051023
Domaine : Droit, économie, gestion
Mention : Management
Présentation de la mention
La mention management comporte un M1 ainsi que huit spécialisations :
z
z
z
z
z
z
z
z
Management et ressources humaines.
Management et conduite du changement.
Gouvernance des entreprises familiales et patrimoniales.
Conseil et management des organismes à but non lucratif
Management public.
Intelligence économique et management des organisations.
Administration des entreprises.
Recherche.
L’objectif est de « proposer un portefeuille de spécialités destinées à préparer les étudiants à l’exercice d’une
activité professionnelle ciblée » et de former des cadres destinés à faire carrière dans le management d’entreprise.
Avis condensé
Cette mention répond en partie à la tradition des IAE (Institut d’Administration des Entreprises). Après un
tronc commun en M1, les étudiants peuvent poursuivre (ou intégrer directement) huit spécialités. On y trouve le
traditionnel diplôme double compétence (exemple Certificat d’aptitude à l’administration des entreprises, CAAE) des
IAE. Par ailleurs, cette offre de formation développe une spécialité dans deux champs traditionnels : la gestion des
ressources humaines, et un M2 recherche (exemple DEA). Les autres champs Marketing, stratégie et contrôle font
l’objet de masters différenciés. Par ailleurs, cette mention propose des spécialités originales : « Gouvernance des
entreprises familiales », « Management des organismes à but non lucratif » (OBNL), « Management public » et enfin
Intelligence économique.
Il s’agit d’une mention de qualité avec des spécialités classiques d’un côté, et des spécialités innovantes de
l’autre ; toutefois l’intérêt des spécialités est inégal. Les effectifs de la mention sont importants. Les débouchés
professionnels existent.
L’objectif est très général (il pourrait être partagé par les autres mentions offertes par l’établissement). Il
n’est pas aisé de comprendre la répartition des spécialités entre les cinq mentions de gestion. Cette mention se
distingue seulement par « la prise en compte privilégiée de la dimension transversale du management ». Ce point doit
être éclairci.
Les frontières de la mention ne sont pas justifiées. Les objectifs de la mention n’apparaissent pas clairement.
Celle-ci apparaît comme un regroupement hétérogène de spécialités.
Enfin, cette mention est délivrée dans des sites délocalisés (établissements privés en France ou à l’étranger,
universités étrangères) sans que l’intérêt et les modalités pratiques de ces délocalisations ne soient explicités.
1
z
NOTATION GLOBALE (A+, A, B ou C) : B
La note globale attribuée ne concerne pas les sites délocalisés pour lesquels il n’y a pas d’information dans le
dossier.
Avis détaillé
1 z OBJECTIFS (scientifiques et professionnels) :
Les objectifs scientifiques sont naturellement évidents pour le master recherche. Toutefois l’ensemble des
autres spécialités vise également un enseignement de haut niveau scientifique dans les différents domaines de la
gestion.
Au plan de l’insertion professionnelle, l’objectif est de « proposer un portefeuille de spécialités destinées à
préparer les étudiants à l’exercice d’une activité professionnelle ciblée ».
Cependant :
a) Les objectifs de la mention n’apparaissent pas clairement. Celle-ci apparaît comme un regroupement
hétérogène de spécialités. Il n’est pas aisé de comprendre la répartition des spécialités entre les 5 mentions de
gestion.
b) L’intitulé de la mention apporte peu d’informations.
2 z CONTEXTE (positionnement, adossement recherche, adossement aux milieux socioprofessionnels, ouverture internationale) :
Au plan local, l’ensemble s’intègre correctement dans l’offre de l’établissement. Toutefois ce programme fait
l’objet de nombreux partenariats extérieurs, soit en France avec des établissements privés (IFAG, ESC Pau…), soit à
l’étranger (Tunisie, Albanie…) et aucune information précise n’est fournie dans le dossier concernant la gouvernance
de ces partenariats. Cette opacité rend difficile l’appréciation globale du programme.
De façon plus précise, il apparaît que la spécialité « Management public » (en partenariat avec l’IEP : Institut
d’Etudes Politiques) présente de fortes proximités avec certains parcours de l’IEP (master mention « Administration et
gestion publique »), au moins en ce qui concerne les débouchés. La forme du partenariat avec l’IEP n’est pas
clairement évoquée.
Par ailleurs, la spécialité « Gouvernance des entreprises familiales et patrimoniales » est dupliqué dans deux
établissements privés en France (IFAG et ESC Pau) et un autre établissement privé en Tunisie. L’un de ces
établissements (IFAG) est doté d’une promotion trois fois supérieure à celle de Bordeaux 4 (nous n’avons pas
d’information concernant le partenariat avec ESC Pau). L’intérêt pour l’université de ces partenariats privés n’est pas
évoqué dans le dossier.
La mention est adossée au laboratoire IRGO (Institut de Recherche en Gestion des Organisations).
L’adossement au milieu professionnel est excellent, tant sur le plan de la participation des professionnels à
l’enseignement que sur celui des partenariats noués. En effet, la mention bénéficie de l’appui de divers organismes
professionnels : l’Association Nationale des Directeurs des Ressources Humaines, l’Association des Moyennes
Entreprises Patrimoniales, le Conseil Régional d’Aquitaine et le Centre National de La Fonction Publique Territoriale.
C’est là le gage d’une demande forte exprimée par la société civile, et la promesse d’une employabilité réelle des
diplômés.
Cette mention a donné lieu à la signature de nombreux partenariats : IEP, école de commerce de PAU, IFAG,
Institut des Hautes Etudes (IHE) de Tunis, IRTS, Université Polytechnique de Tirana, Région… Les liens sont évoqués
mais pas clairement explicités dans le dossier ; nous ne pouvons donc nous prononcer sur la qualité de la formation
effectuée sur les sites extérieurs à Bordeaux. Il est important de noter que dans certaines spécialisations, le nombre
de diplômés issus des délocalisations est nettement supérieur au nombre de diplômés issus du site de Bordeaux 4.
La spécialité « Management public » est proposée en partenariat avec l’IEP de Bordeaux et l’UFR de Sciences
Juridiques.
La spécialité « Gouvernance des entreprises familiales et patrimoniales » fonctionne en partenariat avec l’IFAG
Paris, l’ESC de Pau et l’IHE Tunis.
2
La spécialité « Administration des entreprises » est caractérisée par plusieurs délocalisations à l’étranger.
Au total cette mention (ou plus exactement certaines spécialisations) fait l’objet de nombreuses
délocalisations vers des pays en voie de développement : Tunisie, Sénégal, République Dominicaine, Iran. Les
modalités de ces délocalisations ne sont pas évoquées et notamment les équipes pédagogiques à l’étranger ne sont
pas explicitées. Il est indiqué sans plus de précision qu’un partenariat est en cours de mise en place avec le
programme MBA de Northern Illinois University. L’intérêt pédagogique et scientifique ainsi que les modalités de
gouvernance des délocalisations et des partenariats doivent être explicités et justifiés.
3 z ORGANISATION GLOBALE DE LA MENTION (structure de la formation et de son
organisation pédagogique, politique des stages, mutualisation et co-habilitations,
responsable de la formation et équipe pédagogique, pilotage de la formation) :
La structure de la formation est classique avec un bel équilibre entre praticiens et académiques pour les
diplômes professionnalisants, et une spécialité recherche bien conçue. L’ensemble bénéficie d’une équipe
pédagogique de haut niveau sur le site de Bordeaux. Le M1 « Management » prépare aux spécialités. Il est possible de
s’orienter à partir du M1 vers d’autres mentions de gestion. Les M2 peuvent également accueillir des étudiants en
provenance d’autres mentions.
La mention comporte huit spécialités. Sept spécialités sont de nature professionnelle : « Management des
ressources humaines », « Management et conduite du changement », « Gouvernance des entreprises familiales et
patrimoniales », « Conseil et management des organismes à but non lucratif », « Management public », « Intelligence
économique et management des organisations », « Administration des entreprises » ; une spécialité a une vocation
recherche : « Recherche en gestion des organisations ».
Les modalités d’examen en M2 privilégient le contrôle continu. La politique en matière de stages est
traditionnelle et bien organisée. Elle est conduite aussi bien dans le M1 que dans les M2. Il existe une mutualisation
avec le master stratégie en M1. L’absence de mutualisation en M2 semble être le symptôme d’un regroupement
artificiel des spécialités.
En termes de pilotage, le responsable du M1 est également responsable d’un M2. Les responsables du M2
s’impliquent dans le pilotage du M1. Ils s’appuient sur une équipe de haut niveau. Enfin, une démarche de
certification qualité conduit à un pilotage efficace. Un conseil de perfectionnement est mis en place au niveau de
chaque spécialité.
4 z BILAN DE FONCTIONNEMENT (origines constatées des étudiants, flux, taux de réussite,
auto-évaluation, analyse à 2 ans du devenir des diplômés, bilan prévisionnel pour la
prochaine période) :
Les données concernant les étudiants ne semblent pas comprendre les délocalisations ; or il apparaît que dans
certaines spécialisations (et notamment « Gouvernance des entreprises familiales ») le pourcentage d’étudiants
extérieurs à Bordeaux est de plus de 80 % des promotions.
Sur le site bordelais, 15 % des étudiants du M1 proviennent d’autres universités françaises ou étrangères. Mais
ce pourcentage est dans l’ensemble beaucoup plus élevé dans les M2 (autour de 40 %).
Les taux de réussite sont globalement très satisfaisants. Ils sont variables en fonction des spécialités et en
fonction des années.
a) Les effectifs du M1 « Management » dédoublé en 2 options : « Management » et « Stratégie » regroupent en
moyenne dans le précédent quadriennal environ 60 étudiants. Il s’agit d’un effectif juste suffisant. Mais celui-ci est
compensé par des arrivées en M2 en provenance d’autres M1.
Le taux de poursuite d’études n’est pas très élevé en M1.
b) Les effectifs en M2 sont beaucoup importants, autour de 250 (hors délocalisation).
L’argument selon lequel deux nouvelles spécialités sont créées pour combler le déséquilibre numérique entre
les M2 et le M1 est discutable. Pourquoi ne pas renforcer les capacités d’accueil des spécialités existantes ?
Les effectifs sont très différents par spécialité.
Les taux de réussite et les taux d’insertion professionnelle ne sont pas toujours renseignés. Mais, lorsqu’ils le
sont, ils sont globalement satisfaisants.
3
L’université organise une enquête permettant d’évaluer la satisfaction des étudiants. Celle-ci est moyenne en
M1. Elle est inégalement renseignée en M2. Les statistiques disponibles donnent alors un niveau élevé de satisfaction.
L’association des diplômés de l’IAE de Bordeaux assure un suivi des diplômés.
A l’exception de la spécialité « Intelligence économique » dont l’augmentation prévue des effectifs apparaît
optimiste, les prévisions apparaissent soutenables.
Concernant la qualité du dossier, on peut regretter l’absence de documentation sur les partenariats étrangers,
nationaux et locaux. Cette absence génère une forte opacité sur les modes de recrutement, les équipes pédagogiques,
les modalités d’examen et les modalités financières d’accès au diplôme. Cette absence ne permet pas d’expertiser
l’ensemble de l’offre. Le dossier est bien construit. Sa lecture est cependant difficile en raison du nombre élevé de
spécialités.
Concernant l’autoévaluation, on peut s’étonner de l’absence d’une véritable réflexion sur l’unité de la
mention et sur ce qui la distingue des autres mentions.
De plus on peut s’étonner de l’absence d’informations quant au nombre des diplômes attribués dans des sites
délocalisés, sans que la gouvernance de ces sites ne soit explicitée.
4
Avis par spécialité
Management des ressources humaines
z
Avis :
Il s’agit d’une formation de qualité, bien articulée visant à former des cadres des ressources humaines. La
spécialité a bien fonctionné dans le précédent quadriennal. Il s’agit d’une spécialité à vocation professionnelle qui
correspond à une réelle demande sociale (nombre élevé de candidatures, effectif important, débouchés
professionnels avérés…). Le pourcentage d’étudiants inscrits en provenance d’autres universités françaises révèle une
réelle notoriété.
L’équipe pédagogique est très importante en nombre : 31 enseignants (10 académiques et 21 professionnels) ;
toutefois, on trouve jusqu’à sept enseignants différents pour un même cours et un professionnel assure en moyenne
neuf heures de cours, ce qui est peu. Le nombre élevé d’enseignants laisse supposer une coordination difficile.
La structure des unités d’enseignement est bien décrite même s’il est difficile de se faire une idée du contenu
des cours à partir des intitulés.
Il est indiqué qu’un travail de recherche est demandé aux étudiants. On ne comprend pas ce que cela signifie.
Est-ce par ce biais que l’adossement recherche s’exprime ?
La spécialité est ouverte en trois cursus : formation continue, formation initiale et formation par
apprentissage.
z
Point fort :
z
z
Point faible :
z
z
La notoriété.
Le nombre élevé d’enseignants laisse supposer une coordination difficile.
Recommandation pour l’établissement :
Il serait souhaitable de prévoir une structure (conseil de perfectionnement) permettant de coordonner les
interventions des nombreux professionnels.
z
NOTATION (A+, A, B ou C) : A
Management et conduite du changement (création)
z
Avis :
Il s’agit d’une nouvelle formation qui vise à former des cadres en conduite du changement.
L’intitulé de la spécialité ne correspond pas à des formations « classiques » en gestion.
Ces problématiques sont importantes, mais pourraient être intégrées dans des formations plus
« traditionnelles » de gestion de type communication ou GRH (Gestion des Ressources Humaines). Il est peut être
excessif d’en faire une spécialité à part entière. Les débouchés professionnels ne sont pas clairs, notamment en
formation initiale.
La pédagogie est bien articulée, l’équipe pédagogique est de qualité ; toutefois on trouve 33 enseignants pour
343h de cours soit une moyenne de 10h par enseignant ce qui nécessite un gros effort de coordination pour éviter la
dispersion des discours. L’équipe pédagogique pourrait être renforcée par des sociologues, des psychologues et des
spécialistes de droit du travail.
5
z
Point fort :
z
z
Points faibles :
z
z
z
z
L’équipe pédagogique est de qualité.
Les intitulés des cours sont peu explicites.
Il y a peu de transversalité du fait du ciblage très spécialisé de la formation.
Il n’y a pas de mutualisation avec la spécialité GRH.
Recommandation pour l’établissement :
C’est une spécialité qui doit viser un développement dans le cadre de la formation continue. Cette ouverture
est prévue et doit être une priorité.
z
NOTATION (A+, A, B ou C) : B
Gouvernance des entreprises familiales et patrimoniales
z
Avis :
L’objectif est de former des cadres à l’environnement des PME. Il s’agit d’une spécialité « très pointue »
spécifiquement dédiée au management des entreprises patrimoniales et familiales.
On comprend bien son utilité en formation continue. Mais en formation initiale, l’utilité de proposer à un
étudiant une formation exclusivement orientée vers les entreprises patrimoniales et familiales paraît moins évidente.
Les unités d’enseignement sont bien articulées et répondent aux objectifs du programme. L’équipe
pédagogique est excellente du moins en ce qui concerne le site de Bordeaux.
Cependant, il est à noter que la très grande majorité des étudiants pouvant recevoir le diplôme national
suivent la formation dans des structures privées indépendantes de l’université. Les conventions de partenariat ne sont
pas incluses dans le dossier, ce qui ne permet pas d’expertiser l’intégralité du programme.
Le programme est dupliqué dans trois écoles privées : IFAG (Paris), IHE (Tunis) et Pau (ESC). Le nombre
d’étudiants poursuivant le cursus en dehors de l’université d’origine est au moins quatre fois supérieur à la cohorte de
l’IAE.
Les effectifs sont les suivants :
z
z
z
z
Bordeaux : 20 étudiants (20 % des étudiants).
IFAG : 59 étudiants.
Tunis : 8 étudiants.
Pau : Information non fournie.
Il apparaît sur les sites Web des trois écoles que ces dernières procèdent au recrutement. L’ESC Pau dispose
d’une équipe pédagogique propre complémentaire de celle de Bordeaux, les sites Web des deux autres écoles ne
fournissent pas d’information à ce sujet.
Ces partenariats permettent d’attirer des effectifs importants, mais on aimerait mieux connaître leur nature
exacte et les synergies pédagogiques et scientifiques.
Le cursus comporte un stage.
La spécialité est proposée en formation continue, mais aucune donnée quantitative n’est fournie alors que le
programme existe depuis 2005.
Au plan recherche, la spécialité s’adosse à l’IRGO.
z
Point fort :
z
L’équipe pédagogique est de qualité.
6
z
Point faible :
z
z
Le contrôle des formations délocalisées est insuffisant.
Recommandation pour l’établissement :
La formation est appréciée ainsi qu’en témoignent les nombreuses demandes de délocalisation. Mais ces
délocalisations devraient s’accompagner de système de contrôle efficace.
z
NOTATION (A+, A, B ou C) : B
Conseil et management des organismes à but non lucratif
z
Avis :
Il s’agit d’une spécialité uniquement ouverte en formation continue dont l’objectif est de former des cadres
opérationnels pour les organismes à but non lucratif et les collectivités territoriales. Il s’agit d’un objectif très précis
mais celui-ci est parfaitement acceptable en formation continue. Il reste à vérifier sa capacité à s’installer
durablement dans les formations de gestion.
Les effectifs sont très faibles (10 inscrits en 2009).
La formation se positionne en concurrence avec le master « Economie sociale et coopération » (notamment
avec le parcours « Développement des entreprises de l’économie sociale et solidaire ») en ce qui concerne les
débouchés. Toutefois les approches sont différentes, la spécialité de l’IAE est plus orientée sciences de gestion.
Une mutualisation permettrait de simplifier la cartographie de l’offre sur le plan local.
Ce diplôme a été créé en 2005. Le contenu est orienté sciences de gestion et est bien articulé. Les
intervenants sont de très bonne qualité. Le contenu des unités d’enseignement correspond aux objectifs de la
spécialité. Les intervenants extérieurs assurent plus de 60 % de la formation. Les partenariats avec les acteurs du
domaine ne sont pas évoqués dans le dossier.
L’adossement recherche est fait seulement au travers du rapport professionnel, ce qui paraît quelque peu
antinomique. Cela étant, la spécialité étant proposée uniquement dans le cadre de la formation continue, ce grief est
mineur.
z
Point fort :
z
z
Point faible :
z
z
Le positionnement uniquement dans le cadre de la formation continue est pertinent.
Les effectifs sont faibles.
Recommandation pour l’établissement :
Il serait souhaitable d’améliorer l’attractivité du programme et/ou d’envisager une coordination avec les
masters « Economie sociale » de l’IEP afin de clarifier l’offre au niveau local.
z
NOTATION (A+, A, B ou C) : A
Management public
z
Avis :
L’objectif est de former des managers du secteur public.
Il s’agit d’un projet de formation bien orienté, avec des objectifs clairs, mais qui reste imprécis sur certains
points : la liste des métiers n’est pas très explicite, il n’est pas précisé comment cette spécialité se situe par rapport
à des formations préparant les concours de la fonction publique.
7
L’exploitation des synergies entre le droit public et la gestion est une bonne chose. Toutefois, l’économie
paraît occuper une place faible. Comment analyser les politiques publiques sans utiliser les outils de la science
économique (économie publique, analyse d’impact…) ?
La structure est bien articulée avec une équipe pédagogique de grande qualité. Il y a un partenariat avec l’IEP
et un stage de 4 mois. L’équipe pédagogique comprend des gestionnaires et des spécialistes de droit public. Les
intervenants extérieurs assurent 34 % des enseignements.
L’adossement recherche est fait à travers un séminaire de recherche et un séminaire sur les méthodes
d’enquêtes.
La spécialité sera ouverte en formation continue et en formation initiale.
z
Point fort :
z
z
Point faible :
z
z
L’équipe pédagogique est de qualité.
La coexistence au plan local de deux formations voisines pose question.
Recommandations pour l’établissement :
Il est possible de s’interroger sur l’intérêt que présente au plan local la juxtaposition d’une spécialité
« Administration et gestion publique » au sein de l’IEP de Bordeaux 4 (70 étudiants) et d’une spécialité « Management
public » au sein de l’IAE en partenariat avec de nouveau l’IEP (50 étudiants attendus). Une stratégie concertée entre
les deux établissements doit être définie.
z
NOTATION (A+, A, B ou C) : B
Intelligence économique et management des organisations
z
Avis :
L’objectif est de former des cadres aptes à situer et gérer tous les enjeux en matière d’intelligence
économique et stratégique. Ce projet est réalisé en partenariat avec le Conseil Régional, mais se caractérise par des
débouchés quantitativement faibles toutefois.
Il s’agit d’une formation très pointue qui correspond à des besoins limités (10 apprentis en moyenne / an),
mais réels. Le fonctionnement exclusif en apprentissage est bien adapté à cette spécialité.
Le projet pédagogique est clair et touche l’ensemble des dimensions du domaine. Il est articulé autour d’un
référentiel conçu par les professionnels du domaine.
L’équipe pédagogique est de qualité avec un rééquilibrage prévu entre académiques et professionnels (de 90 %
des cours assurés par les professionnels en 2006, on passe à 45 % dans le projet).
Les unités d’enseignement sont dans l’ensemble bien adaptées à la formation.
L’adossement recherche passe par la préparation d’un mémoire de recherche.
z
Point fort :
z
z
Point faible :
z
z
Le fonctionnement en apprentissage est pertinent.
Il y a peu de synergies avec l’économie.
Recommandation pour l’établissement :
Nous pouvons regretter l’absence d’exploitation des synergies potentielles avec l’économie : veille
stratégique, aménagement du territoire, cours d’économie de l’information et de la connaissance…
z
NOTATION (A+, A, B ou C) : A
8
Administration des entreprises
z
Avis :
Il s’agit d’une formation « classique » dans les IAE (correspondant à l’ancien CAAE). Cette spécialité est un
cursus généraliste visant à offrir une double compétence à des étudiants qui disposent déjà d’une première
formation.
Elle s’adresse donc prioritairement à des étudiants ayant un M1 hors gestion. C’est un programme original qui a
fait ses preuves depuis des années. La spécialité est parfaitement adaptée aux besoins du marché.
Le programme est dupliqué à Tirana (Albanie), mais aucune information n’est fournie dans le dossier sur le
fonctionnement de ce partenariat (absence de la convention). Le programme prévoit la mise en place d’un cursus en
anglais.
Le contenu des unités d’enseignement est décrit avec précision et correspond aux objectifs de la spécialité. Un
stage est prévu.
En formation initiale, la spécialité donne une double formation. En formation continue, elle facilite la mobilité
des salariés.
La dimension recherche est absente, ce qui n’est pas un réel problème dans le cas présent.
z
Point faible :
z
z
Le contrôle de la formation à Tirana n’est pas renseigné dans le dossier.
Recommandation pour l’établissement :
Lorsqu’une formation est délocalisée, il est nécessaire de contrôler les modalités de la délégation.
z
NOTATION (A+, A, B ou C) : A
Recherche en gestion des organisations
z
Avis :
Il s’agit là d’un programme de formation à la recherche (exemple DEA) classique et bien développé sur
l’ensemble des domaines de gestion. Il joue donc un rôle très important sur le plan scientifique. Le programme est
ouvert en formation continue.
Le diplôme est fortement délocalisé et les partenariats ne sont pas explicités ; or ces délocalisations drainent
74 % des étudiants. Quid du recrutement, de l’équipe pédagogique, des modalités d’examen dans ces sites
délocalisés ?
Les thématiques de recherche doivent s’appuyer sur les axes de recherche du laboratoire d’adossement à la
mention, or les relations avec le laboratoire ne sont pas décrites.
Le dossier ne fournit pas assez d’informations sur la contribution ou la relation de cette spécialité à l’école
doctorale.
Dans le dossier ne figure pas la liste des thèses soutenues par des étudiants issus de la spécialité.
L’équipe pédagogique pourrait comporter des enseignants-chercheurs en poste dans d’autres universités
françaises ou à l’étranger.
Habituellement, une spécialité recherche organise régulièrement des séminaires de recherche consacrés à la
présentation d’articles scientifiques. Cette pratique pédagogique n’apparaît pas.
Le dossier ne fournit pas d’informations sur les modes de sélection des étudiants dans cette spécialité ni sur le
devenir des étudiants qui ne s’inscrivent pas en thèse.
9
Les délocalisations ne sont pas justifiées ni sur le plan pédagogique, ni sur le plan scientifique.
Les relations avec les autres formations de gestion préparant à la recherche ne sont pas indiquées.
z
Point faible :
z
z
Le dossier est insuffisamment renseigné.
NOTATION (A+, A, B ou C) : B
La note tient compte du fait que le site de Bordeaux (26 % des effectifs) est le seul pour lequel on dispose
d’informations suffisantes dans le dossier.
10
Evaluation des diplômes
Masters – Vague A
ACADÉMIE : BORDEAUX
Établissement : Université Bordeaux 4 - Montesquieu
Demande n° S3110051198
Domaine : Droit, économie, gestion
Mention : Comptabilité et contrôle
Présentation de la mention
La mention « Comptabilité et contrôle » vise à développer un programme de formation dans le domaine des
sciences comptables, du contrôle de gestion et de l’audit. Les débouchés sont les métiers de la comptabilité (experts
comptables, commissaires aux comptes…), du contrôle et de l’audit interne et externe (contrôleur de gestion).
La mention est délocalisée au Maroc et au Sénégal, mais aucune information n’a été transmise permettant de
comprendre l’intérêt et le fonctionnement de ces délocalisations.
En 2008-2009, cette mention présentait un effectif (M1 et M2 confondus) de 239 étudiants (dont 115 au Maroc
et au Sénégal).
Avis condensé
L’avis ne porte que sur le site de Bordeaux étant donné qu’il n’y a quasiment pas d’information sur les
délocalisations en Afrique. Il est surprenant de n’avoir dans le dossier aucune information sur l’intérêt de ces
délocalisations qui gèrent 48 % de la population étudiante.
Sur Bordeaux, la formation est de bonne qualité avec des débouchés professionnels évidents. L’équipe
pédagogique, la structure des enseignements et la politique de stage sont satisfaisantes. Les liens pédagogiques,
modalités d’examen, recrutement auraient pu être explicités concernant les délocalisations au Sénégal et au Maroc.
Les taux de réussite y sont similaires à ceux de Bordeaux.
z
NOTATION GLOBALE (A+, A, B ou C) : A
Cette note concerne le site bordelais.
Avis détaillé
1 z OBJECTIFS (scientifiques et professionnels) :
La formation vise à développer un programme de formation dans le domaine des sciences comptables, du
contrôle de gestion et de l’audit. Les objectifs professionnels sont en adéquation avec le projet.
2 z CONTEXTE (positionnement, adossement recherche, adossement aux milieux socioprofessionnels, ouverture internationale) :
La mention s’intègre parfaitement dans l’offre de l’établissement et répond à la vocation traditionnelle des
IAE (Instituts d’Administration des Entreprises).
1
L’adossement aux milieux professionnels est exemplaire.
Le diplôme est fortement délocalisé et l’absence d’information ne permet pas d’expertiser l’attribution de 48
% des diplômes. Un partenariat avec le Canada est en cours.
3 z ORGANISATION GLOBALE DE LA MENTION (structure de la formation et de son
organisation pédagogique, politique des stages, mutualisation et co-habilitations,
responsable de la formation et équipe pédagogique, pilotage de la formation) :
La formation est bien structurée et l’équipe pédagogique sur Bordeaux est de haut niveau. La politique de
stage est active, mais la mutualisation n’est pas évoquée. La responsabilité de la formation est attribuée à deux
professeurs ; l’équipe est constituée de façon cohérente et un comité d’orientation se réunit pour analyser et juger
des évolutions nécessaires et coller au mieux aux évolutions de la demande sociale.
4 z BILAN DE FONCTIONNEMENT (origines constatées des étudiants, flux, taux de réussite,
auto-évaluation, analyse à 2 ans du devenir des diplômés, bilan prévisionnel pour la
prochaine période) :
Tous sites confondus, la répartition des étudiants est la suivante : environ 25 % proviennent de la région
bordelaise, 20 % d’Ile de France et 55 % de l’étranger. Les flux d’étudiants connaissent une baisse importante en
France. Sur le site de Bordeaux, la répartition est la suivante : 50 % pour Bordeaux, 40 % d’Ile-de-France et 10 %
d’étrangers.
Les procédures d’évaluation sont satisfaisantes et une analyse du devenir des étudiants à neuf mois est
clairement présentée concernant le site de Bordeaux.
Le bilan prévisionnel est cohérent. Le dossier ne fournit pas d’information sur les délocalisations, mais la
partie présentée est très bien décrite. Il est surprenant que l’auto évaluation n’ait pas relevé l’absence d’information
sur près de la moitié de la promotion.
2
Avis par spécialité
Contrôle de gestion et audit interne
z
Avis :
Il s’agit d’une très bonne spécialité avec des taux d’insertion professionnelle très satisfaisants. Cette mention
est aussi proposée en formation continue. Il est regrettable que le dossier soit aussi lacunaire quant à la délocalisation
au Maroc.
La spécialité est en effet proposée au Maroc et à Dakar (33 étudiants). L’absence d’information sur ces
partenariats (partenariat avec des écoles privées ou des universités publiques, recrutement, modalités d’évaluation,
équipe pédagogiques…) conduit à n’établir l’appréciation que pour le seul site de Bordeaux.
z
Point fort :
z
z
Point faible :
z
z
Les taux d’insertion professionnelle sont bons.
L’absence d’information sur les délocalisations est regrettable.
Recommandation pour l’établissement :
Il serait souhaitable de renforcer le contrôle des délocalisations.
z
NOTATION (A+, A, B ou C) : A
Comptabilité, contrôle, audit
z
Avis :
Cette formation vise à former des cadres comptables. Elle est classique en France où elle rencontre son
marché facilement. Elle est de très bon niveau et très bien articulée. Cette spécialisation offre de réels débouchés
professionnels.
Seule la dimension recherche est faible ; il est aussi regrettable que la délocalisation au Maroc (48 étudiants)
ne soit pas décrite. L’absence d’information sur ce partenariat conduit à n’établir l’appréciation que pour le seul site
de Bordeaux.
z
Points forts :
z
z
z
Les débouchés professionnels sont assurés.
C’est une formation de bon niveau.
Recommandation pour l’établissement :
Il serait souhaitable de renforcer le contrôle des délocalisations.
z
NOTATION (A+, A, B ou C) : A+
3
Direction comptable et financière
z
Avis :
Spécialisation nouvelle, elle cible des métiers bien identifiés et complète la formation de la spécialisation
« Management financier » du master « Gestion de patrimoine privé ». Le contenu de la formation est en adéquation
avec ses objectifs. Elle sera ouverte en alternance. L’adossement aux professions financières, inhérent aux formations
en apprentissage, est le gage d’une employabilité assurée.
z
Point fort :
z
z
Point faible :
z
z
Le positionnement en alternance est opportun.
L’adossement recherche paraît plus faible.
NOTATION (A+, A, B ou C) : A
4
Evaluation des diplômes
Masters – Vague A
ACADÉMIE : BORDEAUX
Établissement : Université Bordeaux 4 - Montesquieu
Demande n° S3110051381
Domaine : Droit, économie, gestion
Mention : Administration et gestion des organisations
Présentation de la mention
La mention « Administration et gestion des organisations » donne aux étudiants les outils nécessaires à la
compréhension et à la gestion des organisations publiques ou de l’économie sociale et solidaire.
Les métiers visés sont : cadres de l’administration du secteur public, de la prévoyance, des entreprises de
l’économie sociale et solidaire, ou consultant intervenant dans ces secteurs.
Elle s’articule ainsi :
Deux spécialités en master 1 : « Administration et gestion publique » et « Economie sociale et
coopération ».
Deux spécialités identiques en master 2 : « Administration et gestion publique » et « Economie sociale et
coopération ».
Chacune de ces spécialités du master 2 offrent plusieurs parcours.
La spécialité « Administration et gestion publique » propose cinq parcours :
Carrières administratives.
Objectif ENA.
Expertise en affaires publiques.
GRH dans le secteur public.
Gestion du sport et développement territorial.
La spécialité « Economie sociale et coopération » propose cinq parcours :
Gouvernance des organismes de prévoyance et de protection sociale.
Développement des entreprises de l’économie sociale et solidaire.
Coopération internationale et développement.
Conduite de projets culturels et développement des territoires.
Sciences économiques et sociales.
Remarque : il existe deux autres spécialités en master 1 (« Management juridique de la culture » et « Gestion
des entreprises et des organisations ») qui ne débouchent pas dans ce master 2 mention « Administration et gestion
des organisations ».
En effet, les étudiants du master 1 « Management juridique de la culture (Management de projets culturels) »
suivent à l’Université Bordeaux 4 le master 2 « Droit et administration des établissements culturels » et « Droit des
créations intellectuelles ». Les étudiants du master 1 « Gestion des entreprises et des organisations » suivent le
master 2 à l’IAE de l’Université Bordeaux 4 dans les mentions « Management », « Comptabilité finance », ou
« Marketing vente ».
1
Avis condensé
Avis global :
Si l’on fait exception de l’intitulé de la mention qui n’a que peu de rapport avec le contenu des
enseignements, cette mention propose une offre dans la tradition des IEP, centrée sur des enseignements de sciences
politiques, de droit public.
Les cursus M1 « Gestion et projets culturels » semblent déborder du cadre traditionnel et on peut s’interroger
sur leur pertinence par rapport aux autres offres locales.
De plus, l’offre de formation n’est pas clairement présentée en termes de crédits ECTS.
Points forts :
Les parcours professionnels répondent aux besoins du marché du travail. Les taux d’insertion
professionnelle sont très bons (après deux années d’obtention du diplôme, plus de 90 % des étudiants
sont engagés dans un emploi et très majoritairement sur des contrats stables (CDI, fonctions publiques).
De plus, les débouchés professionnels sont évidents pour le cursus en administration publique.
Les cursus orientés administration publique et économie sociale sont uniques dans l’environnement
local.
La mention est en relation directe avec de nombreuses écoles de service public (ENA, IRA, INET, EHESH)
et avec le CRESS (Chambre Régionale de l’Economie Sociale et Solidaire).
L’équipe pédagogique est de grande qualité.
Points faibles :
L’adossement à la recherche apparaît peu.
Le cursus M1 en gestion apparaît redondant avec celui de l’IAE (peut être de même pour le cursus en
gestion de projets culturels avec l’Université Bordeaux 2).
L’intitulé de la mention manque de lisibilité tant pour les étudiants que pour les employeurs. Le cursus
est clairement à dominante sciences politiques, administration publique et économie sociale. Nommer
un tel programme d’enseignement master « Administration et gestion des organisations » est de nature à
créer des confusions. Un tel label fait communément référence à des enseignements de gestion orientés
vers les entreprises.
NOTATION GLOBALE (A+, A, B ou C) : B
Recommandations pour l’établissement :
Il est conseillé d’améliorer la lisibilité de l’offre.
Dans la mesure où l’intitulé de la mention n’est pas en adéquation avec le contenu de certains
enseignements, il est recommandé de modifier l’intitulé de la mention.
Par ailleurs, il est suggéré de s’interroger sur la pertinence d’une offre de formation en gestion des
entreprises privées pour un centre de formation en sciences politiques.
Enfin, il est conseillé de développer la dimension recherche et la formation continue.
Avis détaillé
1
OBJECTIFS (scientifiques et professionnels) :
Les objectifs scientifiques ne sont pas développés. L’argument avancé est qu’il s’agit d’un master
professionnel.
Cette mention n’intègre donc pas directement de formation à la recherche, toutefois les équipes pédagogiques
semblent rompues aux activités de recherche et l’on est en droit de penser que la dimension recherche est présente à
l’intérieur des séminaires.
Les objectifs professionnels sont clairs et les étudiants paraissent trouver des emplois en correspondance. Il
s’agit de former des cadres de l’administration publique ou de l’économie sociale. Les deux autres M1 (gestion et
projets culturels) ont pour objectif d’alimenter des M2 dans d’autres établissements, ce qui peut susciter une
interrogation.
2
2 CONTEXTE (positionnement, adossement recherche, adossement aux milieux socioprofessionnels, ouverture internationale) :
Positionnement :
La mention prend une position claire dans l’offre de l’établissement.
Le positionnement est unique dans l’offre locale.
Toutefois, le master 1 « Gestion des entreprises » est redondant avec le master 1 de l’IAE (ce qui conduit les
étudiants à poursuivre en master 2 à l’IAE).
La même interrogation se pose quant au master 1 « Management des projets culturels » qui débouche sur deux
M2 gérés par l’Université Bordeaux 2.
La spécialité « Administration et gestion publique » s’inscrit ainsi dans la vocation centrale des IEP, conçus
pour former des cadres de haut niveau pour les différentes fonctions publiques. La nouvelle spécialité « Economie
sociale et coopération » vient la compléter profitant du plein essor de l’économie sociale et solidaire. La formation à
l’économie sociale et solidaire n’existe pas sous cette forme dans la région.
Le parcours « objectif ENA » n’existe que dans quelques autres IEP seulement.
Adossement recherche :
Peu d’informations sont données.
Les aspects recherche sont donc pratiquement inexistants, uniquement à travers les enseignants.
Adossement aux milieux socio-professionnels :
C’est excellent en ce qui concerne les administrations. L’IEP entretient des relations professionnelles avec les
collectivités locales, les administrations de l’Etat ou le CHU (Centre hospitalier universitaire).
Sur les aspects « Gestion et projets culturels », il y a peu d’informations.
Des liens existent avec les milieux professionnels à travers le réseau des anciens élèves.
La nouvelle spécialité « Economie sociale et développement » est créée à la demande de la Caisse Régionale
de l’Economie Sociale et Solidaire.
Ouverture internationale :
Elle demeure relativement faible. Certains étudiants de la spécialité « Administration et gestion publique »
font des stages de découverte à l’international. La mention accueille des étudiants des filières internationales
intégrées de l’IEP.
3
ORGANISATION GLOBALE DE LA MENTION (structure de la formation et de son
organisation pédagogique, politique des stages, mutualisation et co-habilitations,
responsable de la formation et équipe pédagogique, pilotage de la formation) :
Structure de la formation et de son organisation pédagogique :
La mention propose deux spécialités et de nombreux parcours. Il apparaît une bonne structure de la formation
et de son organisation pédagogique.
Les étudiants sont évalués par un contrôle continu pour les conférences de méthode et les séminaires, par un
examen final pour les cours du bloc « formation générale », par une épreuve écrite portant sur la matière étudiée en
conférence de méthode de spécialisation et par un oral de spécialité.
Politique des stages :
La plupart des étudiants réalisent un stage de « découverte » entre le master 1 et le master 2.
Selon les spécialités, les étudiants réalisent en master 2 un stage long de six mois ou de deux mois pour les
parcours « Carrières administratives » et « Objectif ENA ». Les étudiants sont aidés dans leur démarche de
prospection de stage par le service des stages de l’IEP et par le réseau des anciens élèves. Les stages sont encadrés
par les intervenants pédagogiques des parcours et donnent lieu à la rédaction d’un rapport et, pour certains parcours,
3
à une soutenance. De plus, les étudiants bénéficient d’un suivi personnalisé : rédaction d’un CV, lettre de motivation,
définition du projet professionnel, mise en situation devant les recruteurs.
Mutualisation et co-habilitations :
De nombreux cours des masters 1 et 2 sont mutualisés. Pour les parcours « Gestion du sport et développement
territorial en Europe » et « Gouvernance des organismes de prévoyance et de protection sociale », des co-habilitations
sont envisagées avec l’Université Bordeaux 2 (premier parcours) et avec l’Université Bordeaux 4 (deuxième parcours).
Responsable de la formation et équipe pédagogique :
Le responsable de la formation est un professeur, section 02. L’équipe pédagogique est diversifiée :
enseignants chercheurs de l’IEP, enseignants chercheurs d’autres établissements et professionnels.
Pilotage de la formation :
Le pilotage de la formation est excellent.
4 BILAN DE FONCTIONNEMENT (origines constatées des étudiants, flux, taux de réussite,
auto-évaluation, analyse à 2 ans du devenir des diplômés, bilan prévisionnel pour la
prochaine période) :
Origines constatées des étudiants :
Les étudiants sont originaires des universités d’Aquitaine et d’autres universités françaises : un tiers du
recrutement est local à dominante « Grand Ouest ». Il n’y a pas d’information sur les étudiants étrangers.
Flux, taux de réussite :
On peut observer :
50 à 70 étudiants dans la spécialité « Administration et gestion publique ». Le taux de réussite est
proche de 100 %.
150 à 200 étudiants pour la mention liée à l’économie sociale (exemple affaires européennes). Le taux
de réussite est de 100 %.
Auto-évaluation : Evaluation des enseignements par les étudiants
L’IEP a mis en place une évaluation en ligne anonyme pour le master 1. Pour l’instant, les évaluations du
master 2 sont faites sur support papier et organisées par les différents responsables de parcours. Elles doivent évoluer
afin d’adopter les mêmes procédures d’évaluation que le master 1.
Analyse à 2 ans du devenir des diplômés :
Une spécialité « Economie sociale et coopération » est nouvelle.
Le bilan est satisfaisant dans l’ensemble.
Bilan prévisionnel pour la prochaine période :
Les perspectives sont positives.
4
Avis par spécialité
Administration et gestion publique
Avis :
Cette spécialité a pour objectif de former les étudiants se destinant aux fonctions d’encadrement du secteur
public :
Soit à la fonction publique avec les parcours « Carrières administratives » et « Objectif ENA ».
Soit au secteur para public avec les parcours « Gestion des ressources humaines » dans le secteur public,
« Expertise en affaires publiques » ou « Gestion du sport et développement territorial ».
L’adéquation avec les besoins de l’environnement socio professionnel est satisfaisante.
Points forts :
La mutualisation des enseignements permet la transversalité des connaissances professionnelles. La
dimension professionnalisante de la formation est forte.
La formation est ouverte à la formation continue et est organisée en alternance.
La formation est adaptée aux besoins du marché du travail.
Point faible :
La dimension recherche est faible.
Recommandation pour l’établissement :
L’adossement à la recherche est à développer.
NOTATION (A+, A, B ou C) : A
Economie sociale et coopération
Avis :
Les objectifs professionnels sont clairement énoncés et bien adaptés à l’environnement socio-économique. Les
partenaires publics (Conseil Régional) y voient un potentiel de développement et soutiennent la création de la
spécialité. Cette spécialité est une bonne formation : toutefois il apparaît un potentiel d’ajustement entre les
emplois des étudiants et la perception qu’ils ont de l’adéquation de leur poste avec leurs fonctions.
Points forts :
Les contenus de cours sont en cohérence avec les objectifs professionnels de la formation.
La formation est ouverte à la formation continue et est organisée en alternance.
Le corps professoral est de qualité.
Points faibles :
Les crédits ECTS n’apparaissent pas dans la description des unités d’enseignement.
L’intitulé de la mention n’est pas en adéquation avec cette spécialité.
Recommandations pour l’établissement :
La lisibilité de l’offre de formation est à améliorer en termes de crédits ECTS.
L’adossement à la recherche est à développer.
L’intitulé de la mention est à reconsidérer.
NOTATION (A+, A, B ou C) : B
5
Evaluation des diplômes
Masters – Vague A
ACADÉMIE : BORDEAUX
Établissement : Université Bordeaux 4-Montesquieu
Demande n° S3110051382
Domaine : Droit, économie, gestion
Mention : Affaires politiques et internationales
Présentation de la mention
Intitulée « Affaires politiques et internationales », cette mention est une des deux mentions proposées par
l’IEP de Bordeaux, la seconde portant sur l’administration et la gestion des organisations.
Elle offre quatre spécialités distinctes dès le M1 :
-« Relations Internationales » (2 parcours « Politique internationale » l’un professionnel, l’autre recherche ).
-« Gouvernance européenne et politique comparée » (2 parcours : « Carrières européennes » et « Comparer les
gouvernements, les institutions et les territoires »).
-« Gestion des risques et développement » (5 parcours : « Géo-économie appliquée », « Gestion des risques
dans les pays du Sud », « Politique et développement dans les pays du Sud », « Intégration européenne et
développement global », « Dynamiques africaines »).
-« Communication » (3 parcours : « Journalisme », « Affaires publiques et représentation des intérêts »,
« Communication publique et politique »).
Avis condensé
z
Avis global :
Cette mention est de qualité grâce à la conception générale des spécialités proposées, l’adossement
scientifique à deux UMR de très bon niveau (SPIRIT et CEAN), la variété et la qualité des partenariats tant
internationaux que nationaux, la qualité et la diversité des intervenants professionnels.
On doit néanmoins s’interroger sur le degré d’ouverture aux étudiants issus d’autres formations que l’IEP de
Bordeaux, la faiblesse des informations chiffrées données sur les effectifs des différents parcours gène beaucoup de
plus l’appréciation de la pertinence de leur nombre comme, plus généralement, l’évaluation de ce dossier. Par
ailleurs, cette mention de master est caractérisée par une spécialisation très précoce entre spécialités voire entre
parcours. N’est-il vraiment pas possible de l’atténuer, en augmentant la mutualisation de certains enseignements en
M1 ?
z
Points forts :
L’adossement scientifique à deux UMR de très bon niveau (SPIRIT et CEAN).
La variété et la qualité des partenariats tant internationaux que nationaux – même s’il n’est guère
possible d’identifier le nombre d’étudiants étrangers qui suivent certains cursus.
z Les liens avec les milieux professionnels.
z
z
1
z
Points faibles :
Une architecture dont il est difficile d’évaluer la pertinence, compte tenu de l’absence de données sur
les perspectives de recrutement – ainsi que sur l’origine des étudiants. En particulier, le nombre de
parcours n’est-il pas trop élevé ? La spécialisation n’est-elle pas trop précoce ?
z Trop peu d’ouverture à la formation continue et/ou en alternance.
z
z
NOTATION GLOBALE (A+, A, B ou C) :A
z
Recommandations pour l’établissement :
z
z
z
Mutualiser davantage les enseignements.
Mieux connaître les flux et les taux de réussite passés et anticipés par spécialité.
Expliciter la distribution des ECTS entre les enseignements.
Avis détaillé
1 z OBJECTIFS (scientifiques et professionnels) :
Au plan scientifique, ce master entend dispenser une solide formation fondamentale en sciences sociales et
l’appuyer sur les domaines de recherche privilégiés des UMR CNRS/IEP d’adossement : l’action publique, la
gouvernance des collectivités, les relations internationales, les pays du Sud.
Au plan professionnel, ce master vise le développement des compétences en matière de communication écrite
et orale en s’appuyant sur des connaissances disciplinaires de science politique et de sociologie politique. Son
approche pluridisciplinaire est présentée comme permettant de former des cadres et/ou des experts maîtrisant les
grands enjeux politiques contemporains. Les débouchés professionnels envisagés sont la recherche, l’expertise et des
tâches de conception et d’encadrement de projets dans des organismes publics ou para-publics, dans des collectivités
locales ou dans des entreprises privées.
Ces objectifs peuvent être considérés comme assez généraux. En même temps, ils correspondent à un des
atouts des Instituts d’Etudes Politiques, à savoir proposer une formation généraliste ouvrant des débouchés
professionnels de haut niveau mais pouvant être de nature assez différente.
2 z CONTEXTE (positionnement, adossement recherche, adossement aux milieux socioprofessionnels, ouverture internationale) :
Cette mention est une des deux mentions de l’IEP de Bordeaux ; l’autre étant tournée vers l’administration et
la gestion des organisations, cela devrait éviter des chevauchements importants. La logique pluridisciplinaire et
internationale de cette formation est présentée comme relativement absente de l’offre de formation régionale
comme nationale. En particulier, l’approche pluridisciplinaire de l’analyse politique ne se trouverait que dans les IEP.
Mais c’est méconnaître un certain nombre d’évolutions récentes au terme desquelles la pluridisciplinarité est
désormais introduite dans beaucoup de masters.
Cette mention est adossée aux UMR CNRS/IEP SPIRIT et CEAN dont le dossier pourrait mieux identifier les
spécialités. Elle entend mettre à profit le réseau des anciens élèves diplômés de l’IEP et plus récemment les diplômés
des masters. Si la majorité des intervenants viennent de la région, les parcours font aussi appel à des intervenants
ponctuels venus de Paris voire de Bruxelles. Le dossier mentionne des jeux de simulation et des études de cas avec
restitution sous forme de soutenance devant un jury.
Cette mention bénéficie de nombreux liens qu’entretiennent ses diverses spécialités avec d’autres
établissements régionaux, français ou étrangers : Institut des Sciences de l’Information et de la Communication (ISIC)
de l’Université Bordeaux 3, Ecole de Management (BEM), cycle délocalisé de l’IEP de Paris à Poitiers, Université Libre
de Bruxelles, Université Laval de Québec, Washington State University, Université de l’amitié des peuples de Moscou.
L’ouverture internationale apparaît donc importante.
3 z ORGANISATION GLOBALE DE LA MENTION (structure de la formation et de son
organisation pédagogique, politique des stages, mutualisation et co-habilitations,
responsable de la formation et équipe pédagogique, pilotage de la formation) :
Cette mention comporte 4 spécialités distinctes dès le M1 et 12 parcours ; 6 de ces parcours sont désignés
comme professionnels, 2 comme parcours de recherche, 4 comme indifférenciés. Ces 12 filières, largement distinctes,
2
semblent assez étanches. La contrepartie de cette structuration forte est sa grande lisibilité globale. L’attribution
d’ECTS n’est pas repérable dans le dossier.
La maquette de M1 ne prévoit pas de stage obligatoire mais il est indiqué que beaucoup d’étudiants font un
stage d’observation entre le M1 et le M2 - sans que soit donnée aucune information sur la nature de ces stages ni
d’indication chiffrée. Au demeurant, seule la spécialité « Gouvernance européenne et politique comparée » les
mentionne ensuite dans la description des cursus. Les étudiants réalisent en M2 un stage que le dossier indique
comme durant au moins 6 mois, alors qu’il est précisé dans certains parcours qu’il est au minimum de 4 mois. Ce
stage donne lieu à la rédaction d'un rapport et, pour certains parcours, à une soutenance. Il est indiqué que « les
étudiants de l’IEP peuvent bénéficier d’un suivi personnalisé ».
Le dossier met l’accent sur le tronc commun important à l’intérieur de la mention. En fait, il ne représente
que 30% des coefficients du M1. La conférence de méthode commune de la spécialité ne pèse de son côté que pour
20%. C’est dire que la moitié des enseignements sont, dès le M1, propres à chaque parcours même si certains sont
parfois mutualisés au sein de la spécialité. Le dossier indique que les conférences de méthodes des spécialités RI et
GRD sont communes – mais il faut ajouter qu’elles sont de trois types différents en GRD. En M2, au niveau de la
mention, le tronc commun disparaît largement et rares sont les enseignements mutualisés entre parcours, même au
sein d’une même spécialité – le dossier gagnerait cependant à être clarifié sur ce point.
Des co-habilitations avec Bordeaux 3 et 4 sont indiquées. L’équipe pédagogique qui anime cette mention est
structurée autour d’enseignants-chercheurs fréquemment réputés dans leur domaine de compétence. Ils relèvent de
la science politique, mais aussi de disciplines connexes en fonction de l’objet des différentes spécialités.
Au vu du dossier, le recrutement des étudiants semble très largement réservé aux élèves de l’IEP de Bordeaux.
Les fiches d’autoévaluation semblent indiquer que ce n’est pas le cas. Mais il est difficile d’avoir une vision précise de
la situation dans ce domaine (voir infra). Le dossier ne mentionne pas de conseil de perfectionnement.
4 z BILAN DE FONCTIONNEMENT (origines constatées des étudiants, flux, taux de réussite,
auto-évaluation, analyse à 2 ans du devenir des diplômés, bilan prévisionnel pour la
prochaine période) :
Ce qui est dit de l’origine des étudiants dans le dossier semble aboutir à cantonner pour l’essentiel le
recrutement du M1 à la région Aquitaine. En fait, les dossiers d’autoévaluation indiquent que ce n’est pas le cas, mais
d’une façon pour le moins à préciser : « Cette mention comprend beaucoup d'étudiants inscrits dans le diplôme de
l'IEP, ce qui implique un recrutement national ». De plus, la situation est variable selon les anciennes mentions,
désormais recomposées – ce qui rend bien difficile un jugement sur la maquette proposée.
Aucune information n’est fournie dans la fiche mention sur les flux ni sur les taux de réussite. Il y a là une
lacune majeure du dossier qui constitue un obstacle considérable à l’évaluation de la pertinence de l’architecture
proposée, du nombre de parcours et de spécialités. Seules les fiches d’autoévaluation comportent quelques chiffres
sur le nombre global d’étudiants qui fréquentaient les trois anciennes mentions du master et leurs taux de réussite.
Mais la recomposition des spécialités et des parcours rend le lien avec les filières proposées difficile à établir.
Le dossier met en avant « un fort taux de satisfaction des étudiants » du M1 au vu des enquêtes d’évaluation
des enseignements. Pour les M2, une évaluation en ligne par les étudiants dans le cadre de l’IEP est prévue pour 2010.
Pour la promotion 2006, deux ans après l’obtention de leur diplôme, plus de 90% des étudiants sont engagés
dans un emploi. D’une façon générale, les diplômés de ce master paraissent n’avoir guère de difficulté à trouver un
débouché sur le marché du travail, même s’il semble y avoir des différences substantielles d’un cursus à l’autre.
Une fois de plus, aucun élément quantifié n’est fourni en termes de flux attendus, ni concernant le devenir des
étudiants susceptibles de suivre ce master et ses différentes spécialités.
3
Avis par spécialité
Communication
z
Avis :
Cette offre de formation apparaît cohérente et bien positionnée. Elle permet de mutualiser un certain nombre
d’enseignements pour des étudiants auxquels sont ouverts trois parcours : Communication publique et politique,
Affaires publiques et représentation des intérêts et Journalisme. Cette spécialité bénéficie de partenariats
extérieurs (Université Laval, Institut des Sciences de l’Information et de la Communication de Bordeaux 3). Les taux
d’insertion professionnelle semblent très satisfaisants.
z
Points forts :
Des enseignements adaptés aux objectifs poursuivis.
L’appui d’une UMR dont un des axes rejoint certains cours dispensés.
z La possibilité ouverte d’opter finalement pour l’entrée immédiate dans la vie active ou pour la
recherche par le choix offert en S4 entre un stage et un mémoire de recherche dans deux parcours.
z
z
z
Points faibles :
Faute d’information précise, on peut s’interroger sur le recrutement trop fermé, avec une place
excessive accordée aux étudiants de l’IEP de Bordeaux.
z Pour le parcours journalisme, le taux de réussite dont il est fait état pourrait autoriser un
assouplissement de la sélection à l’entrée.
z La coopération avec l’université Laval de Québec est présentée comme remise en cause dans la fiche
d’autoévaluation, alors qu’elle figure dans la maquette proposée. Dans ce cas, il faudrait reconfigurer
totalement le S3.
z
z
Recommandations pour l’établissement :
Eclaircir l’avenir de la coopération avec l’université Laval de Québec, s’interroger sur son opportunité et
en tirer les conséquences pour le S3.
z Ouvrir peut être davantage cette spécialité à des étudiants issus d’universités de la région ou
d’universités et d’IEP implantés dans d’autres régions.
z
z
NOTATION (A+, A, B ou C) : A
Gouvernance européenne et politique comparée
z
Avis :
Il s’agit d’une formation d’excellent niveau, reposant sur l’intervention de certains des meilleurs spécialistes
des questions étudiées. D’autre part, l’internationalisation est particulièrement précoce et développée pour le
parcours « Comparative Governmental Institutions and Territories ». Les coopérations avec Bordeaux 3 enrichissent
également la palette des enseignements offerts aux étudiants du parcours « Carrières européennes ». Enfin,
l’intervention croisée dans ce même parcours de professionnels dans le cadre de séminaires et des chercheurs du
laboratoire SPIRIT est de nature à offrir à la fois une formation adaptée aux métiers préparés et un recul critique
pertinent.
z
Points forts :
L’appui du laboratoire SPIRIT dont le premier des trois axes de recherche a le même intitulé que cette
spécialité.
z Une internationalisation poussée pour le parcours COGITER.
z Un choix retardé au maximum pour les étudiants du parcours « Carrière européennes » entre formation
professionnelle ou à la recherche, selon qu’ils choisissent un stage ou la rédaction d’un mémoire.
z
4
z
Point faible :
z
z
Recommandation pour l’établissement :
z
z
Il est impossible d’évaluer le recrutement attendu extérieur à l’IEP.
Vérifier que cette formation de grande qualité est bien ouverte aux étudiants de l’ensemble du
territoire national.
NOTATION (A+, A, B ou C) : A+
Relations internationales
z
Avis :
Cette spécialité vise à former des experts dans l’analyse des relations internationales et des chercheurs en
relations internationales ; elle dispense donc principalement dans cette perspective des enseignements de science
politique et secondairement de droit. Elle est appuyée sur un laboratoire de grande qualité, l’UMR SPIRIT, dont les
relations internationales constituent d’ailleurs une des spécialités. Une part significative des enseignements est par
ailleurs assurée par des professionnels dans le cadre de séminaires. Les coopérations extérieures sont poussées.
z
Points forts :
Forte présence de membres (enseignants-chercheurs et chercheurs) du laboratoire SPIRIT pour lequel
l’analyse des relations internationales constitue un des axes de recherche.
z Forte participation de professionnels, notamment spécialistes de questions de défense.
z
z
Points faibles :
Que les deux parcours de cette spécialité portent le nom de politique comparée alors que la spécialité
est baptisée « Relations internationales » ne concourt pas à la lisibilité de l’ensemble.
z Un cours d’histoire des relations internationales assuré par un historien pourrait être utile à ce parcours
comme d’ailleurs à d’autres.
z
z
Recommandations pour l’établissement :
z
z
z
Mettre en adéquation les intitulés de la spécialité et des deux parcours.
Vérifier que cette formation de grande qualité est bien ouverte aux étudiants de l’ensemble du
territoire national.
NOTATION (A+, A, B ou C) : A+
Développement et gestion des risques
z
Avis :
Cette formation visiblement de bon niveau, conjugue des enseignants d’origines diverses : IEP, CEAN,
Université Bordeaux IV, Bordeaux III, Université de l’Amitié des peuples de Moscou. Tels qu’ils semblent conçus, les
cours sur la gestion des risques sont novateurs et donnent une coloration originale à cette spécialité. Néanmoins, la
spécificité de certains parcours n’est pas évidente.
z
Points forts :
Intervention d’enseignants d’origines diverses : IEP, CEAN, Université Bordeaux IV, Bordeaux III,
Université de L’Amitié des peuples Moscou.
z Cours novateurs de gestion des risques.
z
z
Points faibles :
Lisibilité limitée d’une spécialité à 5 parcours qui croise en fait deux dimensions (gestion des risques et
aires culturelles).
z Un libellé un peu trompeur pour le parcours « Intégration européenne et développement global », qui
porte en fait largement sur le monde russe.
z
5
z
z
Un recrutement extérieur attendu des étudiants impossible à évaluer.
Recommandations pour l’établissement :
Améliorer la lisibilité des différences entre les parcours de la spécialité.
Modifier le libellé de la spécialité « Intégration européenne et développement global » pour le
rapprocher de son contenu réel.
z Vérifier que cette formation de grande qualité est bien ouverte aux étudiants de l’ensemble du
territoire national.
z
z
z
NOTATION (A+, A, B ou C) : A
6
Observations du président
MASTER
Observations sur les rapports d’évaluation de l’AERES
Vague A
Etablissement :
Domaine :
Université Montesquieu Bordeaux IV
Droit, économie, gestion
Tout en reconnaissant la qualité du travail d’évaluation réalisé par l’AERES, l’Université
Montesquieu Bordeaux IV souhaite effectuer des observations sur les rapports d’expertise et
apporter des précisions sur un certain nombre de points soulevés par les évaluateurs. Après avoir
formulé quelques observations générales, nous présentons nos réponses détaillées par mention.
I-Observations générales
A-Structuration de l’offre de formation master
1-Architecture générale des masters
L’AERES considère que « l’offre n’est pas toujours conforme aux soucis de lisibilité et de cohérence
affichés ». Il convient de rappeler que l’université Montesquieu Bordeaux IV a mis à profit la période
contractuelle 2007-2010 pour conforter le travail de resserrement et de clarification de son offre de
formation master. Ce travail va être poursuivi au cours du prochain contrat. Au vu des rapports
d’évaluation réalisés par l’AERES, les responsables des équipes pédagogiques de plusieurs mentions
(« Economie et finance internationales », « Economie appliquée », « Affaires politiques
internationales », par exemple) effectuent, dès à présent, des propositions visant à améliorer la
visibilité et la cohérence de l’offre de formation (cf. infra).
2-Mutualisation des enseignements
L’AERES regrette que les mutualisations ne soient pas plus nombreuses. Lors de la mise en place du
LMD, les mutualisations intra et inter-mentions étaient effectivement plus nombreuses qu’elles ne
le sont aujourd’hui. Le bilan effectué au bout de deux ans de fonctionnement a cependant montré
que la mise en œuvre effective de la mutualisation s’était heurtée à des problèmes de gestion
d’emploi du temps et de salles. Par ailleurs, il est apparu nécessaire de renforcer les préspécialisations en M1, afin de coller au plus près à la demande des étudiants. L’offre de cours
généralistes pouvant faire l’objet de mutualisation a alors été réduite.
Les maquettes proposées dans le cadre de la campagne d’habilitation 2011-2014 offrent
effectivement de nouvelles possibilités de mutualisation qui seront exploitées par les équipes
pédagogiques, dans l’intérêt des étudiants (les mutualisations intra-mentions seront privilégiées). Il
conviendra cependant de veiller à ce que les mutualisations envisagées puissent effectivement être
mises en place, d’où l’impérieuse nécessité d’intégrer les contraintes liées à l’organisation des
emplois du temps.
3-Articulation entre la formation initiale et la formation continue tout au long de la vie
Tous les masters sont ouverts à la formation continue. Notre souhait de développer la formation
continue dans le domaine juridique s’est notamment concrétisé par l’ouverture récente du master 2
« Ingénierie juridique et financière des sociétés » réservé exclusivement à un public inscrit en
formation continue.
1/37
Par ailleurs, nous avons des spécialités professionnelles qui sont bâties sur le mode de l’alternance,
voire de l’apprentissage (cf le master 2 « Métiers de la banque »). D’autres masters reposent sur
l’alternance pédagogique (stages alternés).
Il n’est cependant pas toujours possible de généraliser le système de l’alternance, car certains
partenaires professionnels sont plus favorables à des stages longs (cinq à six mois).
Les efforts visant à mieux articuler la formation initiale et la formation continue tout au long de la
vie seront poursuivis au cours du prochain contrat quadriennal. Dans cet objectif, le dispositif de
VAE sera mis à profit pour faciliter l’accès aux différentes spécialités.
B-Internationalisation des formations
1-Pilotage des formations délocalisées
L’AERES déplore, à juste titre, le manque d’information sur les formations délocalisées.
Conformément aux recommandations de l’agence, nous allons tout mettre en œuvre pour procéder
rapidement à l’auto évaluation des formations délocalisées. Pour ce faire, les tableaux de bord
élaborés par l’Université vont être étendus au cours du prochain quadriennal à l’ensemble des
masters délocalisés. Par ailleurs, une clause sur le suivi des étudiants et de leur insertion
professionnelle par les partenaires étrangers sera incluse dans toutes les nouvelles conventions de
délocalisation de l’Université Montesquieu Bordeaux IV.
Nous tenons cependant à préciser que des procédures de pilotage et de contrôle existent. Ainsi,
pour chaque formation délocalisée, le recrutement des étudiants, les enseignements et les examens
sont pleinement contrôlés par l’Université Montesquieu Bordeaux IV et l’université partenaire. Les
étudiants sont sélectionnés sur dossier et sur entretien sur place, par des jurys composés
d’enseignants des deux universités. En outre, les masters délocalisés gérés par l’IAE sont soumis au
référentiel Education Recherche de SGS exactement dans les mêmes conditions que ceux de
Bordeaux (comité de perfectionnement, recrutement, diplômes, évaluation des enseignements,
évaluation de l’organisation, etc.). Pour satisfaire les exigences des certificateurs, l’IAE met donc
en place les mêmes outils de pilotage et de contrôle, et ce, d’autant plus que les certifications
effectuées par les auditeurs qualité concernent tout autant les formations délocalisées que les
formations localisées à Bordeaux.
2-Développement de l’internationalisation
Même si « certains déséquilibres apparaissent dans l’internationalisation des formations », nous
tenons à rappeler que durant ces trois dernières années, l’Université s’est engagée résolument dans
une politique d’internationalisation au niveau master, en privilégiant les co-habilitations et les
doubles diplômations. Elle compte aujourd’hui 29 formations à l’étranger, délocalisées ou assurées
en partenariat international, dans ses zones privilégiées de coopération. Par ailleurs, l’affirmation
selon laquelle « les interventions d’universitaires étrangers (sont) exceptionnelles » est inexacte. En
effet, l’Université Montesquieu Bordeaux IV accueille chaque année une quarantaine d’enseignants
étrangers invités. Ces collègues étrangers interviennent prioritairement dans les masters.
La politique de développement de l’internationalisation des formations sera renforcée durant la
période qui reste à courir de l’actuel contrat et durant la prochaine période contractuelle. A cette
fin, seront poursuivis la mise en place de doubles diplômes, le renforcement de la place des cours
assurés en langue étrangère dans les programmes de formation au sein de l’université et dans le
cadre des diplômes délivrés à l’étranger, l’insertion des cours des enseignants étrangers dans les
masters de Bordeaux et le développement des stages à l’étranger.
L’Université Montesquieu Bordeaux IV s’appuiera sur les recommandations des évaluateurs pour
faire évoluer son offre de formation en master au cours des quatre prochaines années.
II-Observations spécifiques par mentions
2/37
N° demande : S3110050588
Domaine : Droit, économie, gestion
Mention :
Droit Privé
Nombre de spécialité(s) : 14
Observations générales sur la mention
De par sa qualité et, plus particulièrement, la pertinence des remarques qui y sont faites,
l’évaluation de la mention « Droit privé » appelle à la réflexion, spécialement à l’égard des points
faibles qui ont pu être relevés. Par ailleurs, il conviendra à l’évidence d’être vigilant quant au
respect des promesses, engagements et résolutions du dossier. De ce point de vue, le maintien et le
renforcement de l’auto-évaluation dans les années futures permettra de se rendre compte des
évolutions en ce sens.
D’un point de vue global, plusieurs précisions peuvent être apportées.
Il apparaît qu’à de rares exceptions, l’accueil d’étudiants dans le cadre de la formation continue
reste trop faible. Deux pistes de réflexion peuvent être explorées afin d’améliorer cet état de fait.
Tout d’abord, et c’est sans doute là le point de départ, il convient de développer l’information à
destination du public susceptible d’être concerné par la formation continue. Concrètement, cela
passera au premier chef par une amélioration du site internet de l’Université. Il faudra également
réfléchir à des méthodes de communication autour des opportunités offertes au titre de la
formation continue. Ensuite, il serait opportun que les étudiants de la formation continue fassent
l’objet d’un suivi particulier. Celui-ci pourrait prendre la forme de tutorats personnalisés portant,
par exemple, sur la méthodologie ou encore le travail en bibliothèque, principalement à destination
de ceux qui intègrent une première année de master, sans avoir au préalable suivi un cursus
universitaire ou ayant quitté l’université depuis longtemps. Il faudrait également songer à la mise à
disposition systématique des cours sous forme électronique. L’espace numérique de travail pourrait
à cet égard être utilement mobilisé.
Les différents directeurs des masters 2 pour lesquels a été relevée une faiblesse de la formation
continue ont pleinement conscience de cet état de fait, qui peut s’expliquer par divers facteurs,
tant internes qu’externes. Il conviendra de réfléchir aux moyens d’y remédier que ce soit au niveau
des formations en cause, mais aussi d’un point de vue plus général, à l’échelle de l’Université.
Ensuite, se pose la question de la mise en place d’une véritable première année de master avec un
tronc commun ou, à tout le moins, des mutualisations plus fortes. La mutualisation, qui existe déjà,
pose de difficiles et récurrents problèmes matériels, dus à la difficulté de positionner dans l’emploi
du temps des enseignements susceptibles d’intéresser plusieurs masters simultanément. Cela
conduit aujourd’hui à d’inévitables et regrettables chevauchements entre certains cours. Ce
problème ne paraît pouvoir être contourné que si les enseignements mutualisés sont obligatoires et
non offerts en option. Mais il faut alors déterminer les enseignements en cause. Une telle évolution,
qui méritera d’être envisagée et discutée, peut cependant conduire à un affaiblissement de la
spécialisation en première année de master. Or, celle-ci présente l’avantage de permettre aux
étudiants qui n’ont pas la possibilité ou ne souhaitent pas poursuivre leur cursus dans une seconde
année de master de pouvoir faire état d’une véritable spécialisation, serait-elle limitée à une
première année de master.
S’agissant du double rattachement de la spécialité « Gestion du patrimoine privé », il s’explique par
le fait que cette spécialité comporte à la fois des enseignements juridiques et des enseignements de
gestion. Ce positionnement fait aujourd’hui l’objet d’une réflexion au sein de l’établissement.
Il faut enfin souligner que la mise en place d’une UFR Droit unique, en lieu et place des trois UFR
droit qui existaient jusqu’à présent, devrait faciliter la cohérence des différentes formations qui
composent la mention et, plus généralement, l’articulation de la licence et du master. Outre les
3/37
points évoqués précédemment, l’UFR pourra utilement se saisir de la question des stages et,
notamment, de l’harmonisation de leur durée.
Observations par spécialités
Spécialité professionnelle « Droit de la vigne et du vin »
L’équipe du master est dirigée par Jean-Marc BAHANS, Professeur associé et greffier associé du
tribunal de commerce de Bordeaux. Il est l’auteur d’un ouvrage sur le droit du marché viticole,
primé en 2004 par l’Organisation internationale scientifique de référence, l’OIV (Organisation
internationale de la vigne et du vin) ainsi que de nombreuses publications en droit de la vigne et du
vin (Recueil Dalloz, Revue de droit rural, communications dans des colloques). Il dirige actuellement
un projet de recherche financé par la Région Aquitaine dans le cadre de l’ISVV (Institut des sciences
de la vigne et du vin).
Ce diplôme de master 2 a succédé en 2006 à un DESS de droit, économie et gestion de la filière
viticole qui présentait un caractère interdisciplinaire accentué. Le nouveau master 2 conserve les
points forts de l’ancien DESS, tenant à ses liens exceptionnels avec la filière viticole, mais les
programmes ont été résolument recentrés sur les disciplines juridiques. Actuellement, 80 % de
l’enseignement relève du droit privé (droit rural, droit de la consommation, droit fiscal, droit
comptable, droit social, droit de la propriété intellectuelle, droit pénal) et 20 % de la connaissance
professionnelle des marchés. Les cours sont spécifiques et axés sur le droit des produits viticoles
(vins et spiritueux à base de vin). Ils sont dispensés à hauteur de 33 % par des universitaires et 67 %
par des professionnels. Ces derniers sont toujours des juristes lorsque l’enseignement revêt un
contenu juridique. Cette présence des professionnels de la filière n’est pas un point faible mais un
point fort qui assure au diplôme sa notoriété et permet aux étudiants une meilleure insertion
professionnelle. A cet égard, la crise économique mondiale ne frappe pas plus durement la filière
viticole que la plupart des autres filières. Il n’existe pas de difficultés intrinsèques d’insertion
professionnelle. Une enquête a certes été faite par l’Université sur la promotion 2005-2006 mais le
taux de réponse à l’enquête a été très faible si bien que les résultats ne peuvent être jugés
probants. Environ 40 % des étudiants souhaitent, après le master 2, s’orienter vers la profession
d’avocat, 20 % vers la profession de notaire et 40 % vers la filière viticole. Les deux premières
orientations nécessitent un temps d’insertion d’environ 2 à 3 ans (préparation du concours puis
centre de formation). L’orientation directe vers la filière donne de bons résultats. Depuis que M.
BAHANS dirige la formation, il existe, via le réseau des anciens étudiants (association
intermillésimes), un suivi de l’insertion professionnelle des étudiants. Celui-ci peut attester et
prouver que le temps d’insertion est globalement relativement court (moins de 6 mois) et que les
emplois trouvés sont en adéquation avec la formation.
Spécialité professionnelle
intellectuelles »
« Droit
de
la
culture
et
des
créations
Le Professeur DAVERAT, directeur du master, n’est pas d’accord sur le fait de tenir pour un point
faible qu’un des parcours se rattache davantage au secteur public et au droit public qu’au droit
privé. Au contraire, la grande spécificité du parcours Droit et administration des établissements
culturels vient de ce que cette formation donne aux étudiants la capacité de mettre en œuvre une
réelle ingénierie juridique, grâce à un savoir technique (contractuel notamment) qui manque en
général aux formations proposées dans ce domaine et qui ne se développent qu’en terme de
management culturel. Cette capacité juridique de nature « privatiste » fait d’ailleurs souvent
défaut aux opérateurs culturels publics. Ce double sceau du DAEC participe en fait de ces objectifs
scientifiques affirmés qu’évoque le rapport et constitue un des points forts de ce parcours.
4/37
Spécialité professionnelle « Droit des affaires et fiscalité »
La durée minimale du stage est de deux mois mais la majorité des étudiants effectue en réalité
trois, voire quatre mois de stage. Il faut en outre préciser que le mois de juin est consacré au
regroupement des étudiants à Montpellier pour les certificats de spécialisation du DJCE, facteur
important d’insertion professionnelle.
Depuis octobre 2009, le master 2 est intégré au réseau des universités qui délivrent, en complément
du diplôme national M 2, le diplôme d’université DJCE. Le volume horaire de formation a en
conséquence été augmenté de plus de 250 heures et la participation de professionnels aux
enseignements a été notablement augmentée (plus de 20). Le rattachement au réseau facilite
l’insertion professionnelle des étudiants compte tenu de sa forte notoriété.
Spécialités professionnelles « Contentieux judiciaire » et « Recouvrement »
Afin de bien distinguer ces deux formations, qui ne font pas double emploi, le dossier du master
contentieux judiciaire sera modifié afin de faire apparaître que cette formation a pour objectif de
contribuer à la formation de juristes spécialisés dans la connaissance et l'utilisation des différentes
procédures (civile, pénal et administrative) générales comme spéciales y compris les procédures
civiles d'exécution. A cet effet, le Master II Contentieux judiciaire propose des enseignements du
contentieux judiciaire, des enseignements de contentieux spécialisés et des séminaires pratiques.
Spécialité professionnelle : « Ingénierie juridique et financière des sociétés »
Le recours aux TICE est recommandé pour rendre plus attractive la formations pour le public de
professionnel visé. L’expérience acquise à l’issue de la première année de fonctionnement de ce
diplôme devrait permettre de préciser les conditions d’utilisation des TICE. Cette forme
d’enseignement devrait faciliter l’assiduité des professionnels, même si des séminaires en
présentiel apparaissent indispensables.
Spécialité recherche : « Histoire du droit et des institutions »
Le suivi concernant le devenir des diplômés est en cours de perfectionnement et sera dorénavant
mieux assuré, à la fois en matière d’insertion professionnelle et de poursuite en doctorat.
Quant à la nouvelle maquette, elle résulte de la volonté d’associer la valorisation de la recherche et
la liberté de choix des matières laissée aux étudiants dans le cadre de leurs objectifs
professionnels. Au demeurant, une simplification de la maquette est envisagée pour éviter la
variation du nombre d’ECTS entre les UE, en fonction du choix de l’étudiant."
5/37
N° demande : S3110050632
Domaine : Droit, économie, gestion
Mention : Droit public
Nombre de spécialité(s) : 9
et science politique
Observations générales sur la mention
La mention droit public et science politique se caractérise par l’existence de deux masters « droit
public » et « science politique ». Cette « alliance » des deux disciplines est une des caractéristiques
historiques de l’Université de Bordeaux IV.
Les deux Masters sont distincts et sont encore très faiblement mutualisés. Cette situation résulte de
l’effort de reconstruction entrepris par l’Université dans ce secteur ; il a été fait il y a quelques
années pour le droit public et très récemment pour la science politique, et, semble-t-il, avec succès
si l’on en juge par l’accroissement du nombre des étudiants. Le moment devient propice à une
mutualisation des cours et à des échanges d’enseignants. D’ores et déjà est prévue, dans un avenir
proche, la mise en commun d’enseignements en M 2. Déjà des relations étroites se nouent entre les
enseignants-chercheurs et les chercheurs des deux disciplines dans le cadre du centre de recherche
GRECCAP : il vient d’être créé un axe de recherche consacré à la science politique : le Centre
Montesquieu de Recherche Politique animé par une équipe universitaire et science politique
profondément renouvelée.
La carte générale des Masters 2 offerts a été maintenue et elle permet de couvrir les principaux
secteurs des disciplines de la mention sans pour autant négliger des ouvertures pluridisciplinaires.
Elle est de nature à répondre aux besoins des étudiants non seulement du bassin bordelais mais
aussi régional et national.
Observations par spécialités
Spécialité recherche « Droit public fondamental »
Dans le cadre d’une stratégie scientifique déterminée, ce master a fait l’objet de plusieurs
transformations destinées à rendre la formation plus attractive, plus ouverte sur les évolutions
contemporaines de la discipline et plus apte à préparer l’insertion professionnelle des étudiants (
voir notamment : introduction de la dimension comparative, session de perfectionnement dans la
présentation écrite et orale et le traitement des dossiers, ouverture sur la réflexion doctrinale en
droit public). Il est prévu de poursuivre ces efforts qui se traduiront notamment par un plus grand
resserrement des enseignements.
Les publicistes sont sensibles à la faiblesse des effectifs étudiants, même si elle est relative, surtout
si l’on compare avec d’autres Universités, et variable selon les années. Les remaniements
récemment apportés et en cours aux maquettes M 1 et M 2 ainsi qu’une meilleure publicité et
valorisation de la formation devraient améliorer la situation.
Spécialité recherche et professionnelle : « Droit de la coopération économique
et des affaires internationales »
Le Master Droit de la coopération économique, co-habilité depuis 2001 par le ministère de
l’Education nationale entre les universités Montesquieu-Bordeaux IV, Lyon 3 et Toulouse 1, forme
depuis sa création des cadres au Vietnam, au Cambodge et au Laos, qui occupent des postes de
responsabilité au sein des services centraux des ministères, des cabinets d’avocats ou des
entreprises et qui accompagnent le processus de transformation économique en Asie du sud-est,
ainsi que des étudiants français venus suivre le Master à Hanoï, dont une partie reste en Asie pour la
poursuite de leur carrière professionnelle.
6/37
Il est la pièce centrale d’une offre de formation juridique francophone au Vietnam, de type LMD,
tournée vers la région (Cambodge et Laos notamment) reposant sur les Filières francophones de
l’AUF installées au sein d’universités de ces trois pays, sur le master-2 droit de la coopération
économique et sur l’Ecole doctorale régionale de droit mise en place en octobre 2006 à Hanoï par
les trois universités cohabilitées avec le soutien des Pôles universitaires français au Vietnam.
Les points forts de ce master-2 ont été perçus par l’évaluation de l’AERES. Ce master constitue une
formation originale et internationale, mise en place avec le soutien de l’Agence Universitaire de la
Francophonie (AUF), qui allie les spécialistes de trois grandes universités françaises, ainsi que ceux
de l’Université Laval à Québec et de l’Université Libre de Bruxelles, laquelle a engagé une
procédure de double diplômation de ce master qui propose une formation performante, de standard
européen, internationalisée, ouverte sur le monde de l’entreprise et sur la recherche.
Les points identifiés comme faibles lors de l’évaluation de l’AERES méritent toutefois d’être
reconsidérés au regard de la situation particulière qui est celle du contexte universitaire,
économique et institutionnel des universités vietnamiennes et de l’évolution économique du
Vietnam et des pays de la région, avec lequel l’offre de formation proposée par ce master est en
pleine adéquation.
1) concernant le respect de l’architecture LMD
La formule retenue pour ce Master-2 n’est nullement contradictoire avec le modèle LMD,
intégralement mis en place au sein des universités de Bordeaux, Lyon et Toulouse et promu par ces
mêmes universités au Vietnam et dans la région. Elle correspond seulement à la nécessité
pédagogique d’adapter, selon les publics étudiants, le cursus de ce Master-2 qui est accessible :
-
-
aux étudiants qui terminent un cursus d’étude suivi dans les Filières francophones des
universités vietnamiennes (Hanoi, HoChiMinh-Ville, CanTho), cambodgiennes (PhnomPenh), laotiennes (Vientiane) ou encore de Vanuatu, correspondant à des programmes
vietnamiens, cambodgiens ou laotiens, pour lesquels il est nécessaire de prévoir une
« année propédeutique » permettant aux étudiants de compléter leur formation sur des
matières juridiques fondamentales et d’acquérir les outils méthodologiques requis dans les
formations juridiques de standard européen, lesquels sont largement méconnus des
universités vietnamiennes et laotiennes, même au sein des Filières francophones. Il ne
s’agit pas d’une année de Master-1, mais d’une année préparatoire au programme de
Master-2 qui conduit les étudiants à conforter leurs acquis et à être formés au mode de
raisonnement juridique des universités françaises, et qui les prépare à ce qui sera la
rédaction et la soutenance d’un mémoire en français portant sur des sujets en phase avec
les évolutions économiques des pays de la région en transition vers l’économie de marché.
Le travail de suivi méthodologique et l’encadrement des travaux dirigés est assuré par un
ATER mis à disposition du master, à tour de rôle, par les universités co-habilités et qui
assure la coordination du master à Hanoï.
aux étudiants cambodgiens (titulaires d’un Master-1 délocalisé de Lyon 2 à Phnom Penh) et
aux étudiants français (titulaires d’un Master-1 d’une université française) qui intègrent
directement en année de Master-2 qui se déroule sur un an et correspond parfaitement au
schéma des cursus français.
2) concernant l’hétérogénéité des matières enseignées
Le programme de formation est en cohérence avec les spécificités du Vietnam dont le régime reste
dominé par la place de l’Etat dans la gestion d’un système mixte passant, depuis son entrée à
l’OMC, à l’économie de marché et valorisant tout particulièrement l’économie de la connaissance.
Le programme du master-2 de droit de la coopération économique, initialement fortement marqué
par le droit public de l’économie et le droit international économique a tenu compte de cette
évolution, pour sa réhabilitation, en faisant une place grandissante au droit privé des affaires et des
sociétés. Les entreprises d’Etat sont, par exemple, toutes passées aujourd’hui au statut de société
anonyme. L’entrée à l’OMC et le nouveau statut de pays émergent du Vietnam entraînent toute une
série d’évolutions du droit vietnamien et des pays voisins dont il est a été tiré conséquence dans le
programme du master dispensé à Hanoï. D’où la nouvelle appellation retenue pour la réhabilitation
du master-2 « droit de la coopération économique et des affaires internationales ». Laquelle, tout
7/37
comme le programme de formation est en parfaite cohérence scientifique avec le mode de gestion
de l’économie nationale orienté par l’Etat dans un contexte d’ouverture à l’économie de marché.
Le programme de formation a été regroupé autours d’unités d’enseignements traduisant ces
particularités qui conduisent à associer droit public et droit privé, droit international public et
privé, droit des affaires et droit du commerce international, afin de donner aux futurs cadres
vietnamiens, cambodgiens et laotiens (futurs fonctionnaires, cadres du secteur privé, avocats …) les
outils juridiques leur permettant d’évoluer et d’exercer leurs compétences dans leur contexte
national et régional (ASEAN). Une analyse détaillée du programme de formation permettrait d’en
démontrer la parfaite adéquation avec les préoccupations des pays de la région.
Le programme de formation de ce master n’est pas la simple délocalisation d’un programme
français, mais la réponse en termes de formation aux besoins de systèmes mixtes en pleine
mutation. Ce qui peut paraître, vu de France, comme un manque d’unité scientifique, n’est en
réalité que la marque de la cohérence scientifique du programme d’enseignement avec la situation
politique et économique des pays de cette région, comme le font apparaître les colloques organisés
chaque année par l’AJCE (l’association des étudiants du master) avec l’équipe enseignante du
master :
- L’encadrement juridique de l’économie en Asie-Pacifique (février 2007)
- L’intégration économique au sein de l’ASEAN : l’expérience africaine de l’OHADA (décembre
2007)
- La libéralisation de nombreux secteurs d’activité au Viêt Nam depuis son entrée à l’OMC :
Actualité juridique et perspectives d’avenir (janvier 2008)
- La modernisation des mécanismes de régulation des marchés » (février 2009)
- Mondialisation et droit de propriété (mars 2010)
3) concernant le caractère lacunaire du dossier
La caractère lacunaire du dossier souligné pour ce master comme pour d’autres masters délocalisés
tient à ce que les données chiffrées demandées n’ont pu être collectées durant la période des
vacances d’été, les universités partenaires du sud n’étant pas encore dotées, comme nos
universités, de services assurant le suivi des étudiants et de leur insertion professionnelle, ni même
soumises par leurs autorités de tutelle à de telles obligations. Les conventions passées, pour la
période évaluée, avec les établissements d’accueil ne fixent pas d’obligations en ce sens, lesquelles
au demeurant à l’époque de la signature des conventions n’étaient pas encore exigées de nos
propres universités.
Pour le master-2 Droit de la coopération économique d’Hanoi, il n’a pas été possible, pendant l’été
dernier, d’obtenir l’ensemble des données chiffrées demandées. Le travail de suivi est en cours de
finalisation et est assuré par l’actuel ATER coordonnateur du master-2. Il pourra être produit
prochainement concernant les taux d’insertion professionnelle. Il permettra de confirmer les
informations données sous forme non chiffrées, concernant une formation performante qui implique
des équipes enseignantes dont la qualité est reconnue par l’évaluation et des universités dont
l’expertise en matière de coopération internationale est solide, et qui sont rejointes par
l’Université Libre de Bruxelles dans sa décision de double diplômation du Master.
Il sera rappelé que le recrutement des étudiants, les enseignements et les épreuves d’examen sont
pleinement contrôlés par les universités co-habilitées. Les étudiants sont recrutés sur appel d’offre
international lancé par le Bureau Asie-Pacifique de l’AUF. Ils sont sélectionnés sur dossier et sur
entretien sur place, par un jury composé d’enseignants des universités co-habilitées, à l’issue de la
session d’examen du mois de juin. Les promotions vont en moyenne de 18 à 24 étudiants inscrits,
pour un taux de sélection de 40 à 50% et un taux de succès de 75 à 88 %.
Année
2005-2006
2006-2007
2007-2008
2008-2009
indicateurs pour les promotions diplômées entre 2005-2006 et 2008-2009
Nombre d’inscrits
Nombre d’inscrits
Taux de sélection Taux de réussite
Master 2Année propédeutique
19
26
37%
88%
20
24
44%
75%
20
24
48%
87%
18
24
52%
87%
8/37
L’originalité de ce master, qui est à la fois recherche et professionnel est de permettre aux
étudiants :
-
de suivre un stage professionnel de 3 mois, effectué selon les cas, au sein de cabinets
d’avocats (au Vietnam, en France, en Belgique), d’Ambassades de la région (Vietnam,
Chine, Cambodge, Laos, Miranmar) ou en Europe (Belgique), ou d’entreprises de la région,
ainsi que de soutenir un mémoire de recherche qui ouvre la possibilité aux meilleurs d’entre
eux de s’inscrire en thèse dans une des universités co-habilitées (Bordeaux, Lyon ou
Toulouse) ou des membres du consortium d’appui (ULB, Université Laval à Québec) avec le
soutien de bourses de l’AUF ou de bourses Eiffel ou de bénéficier d’un encadrement de leurs
recherches sur place au sein de l’Ecole doctorale régionale de droit ;
-
de bénéficier d’une encadrement par un ATER d’une des universités co-habilitées mis à la
disposition de la Faculté de droit de l’Université nationale d’Hanoi pour assurer sur place
la coordination du master-2, le soutien méthodologique, les travaux dirigés organisés en
appui aux enseignements dispensés par les professeurs du nord, le suivi des mémoires des
étudiants avec les tuteurs du nord et le lien avec les milieux professionnels ;
-
de s’impliquer dans la vie associative au sein de l’Association des juristes en coopération
économique (AJCE) l’Association des étudiants du Master-2, qui est chargée d’assurer la
promotion du master, de développer les liens avec les milieux professionnels et qui organise
chaque année un colloque sur un thème d’actualité associant universitaires du nord, du sud,
des praticiens du droit et des représentants du monde économique, avec le soutien de la
Maison du Droit à Hanoi, de l’Ambassade de France, de l’AUF et des grands cabinets
d’avocats installés au Vietnam qui recrutent des diplômés du master ;
-
de très bien s’insérer professionnellement, que ce soit dans la fonction publique à des
postes de responsabilité au sein des ministères (postes de direction des ministères pour les
laotiens), au sein des universités (au Cambodge, au Laos, au Vietnam), des cabinets
d’avocats ou des entreprises de la région.
L’enquête en cours permettra de compléter les données chiffrées et de fournir une vision précise et
chiffrée de l’insertion professionnelle des étudiants.
Pour pallier cette difficulté à l’avenir, une clause sur le suivi des étudiants et de leur insertion
professionnelle par le partenaire vietnamien sera incluse lors du prochain renouvellement de la
convention de délocalisation du master-2 avec l’Université d’Hanoi et, de manière générale, dans
toutes les nouvelles conventions de délocalisation de l’Université Montesquieu-Bordeaux IV.
Spécialité professionnelle : « Droit de l’urbanisme, de la construction et de
l’immobilier »
L’évaluation de l’AERES qui a conduit à retenir une notation A+ pour ce master-2 professionnel, et
qui recommande une amélioration du dossier au plan technique en invitant à une diminution du
nombre de matières et à une modification de la répartition des crédits européens, conduit à
préciser les raisons du choix qui a été fait d’une définition précise des enseignements regroupés au
sein des unités d’enseignement (UE) et d’une attribution des crédits européens aux unités
d’enseignements.
1) concernant le nombre des matières regroupées au sein des Unités d’enseignement
Les unités d’enseignements ont été conçues en termes d’acquisition de compétences, clairement
identifiées (droit de l’urbanisme, droit de la construction, droit de l’aménagement, droit de
l’immobilier) afin d’offrir une offre de formation accessible :
- non seulement aux étudiants en formation initiale,
- mais aussi en aux étudiants formation continue selon des modalités diversifiés, soit de
reprise d’études, soit de suivi de modules (UE) au terme d’une validation des acquis de
9/37
A ces différentes fins, la présentation de l’offre de formation faisant apparaître clairement le
contenu des enseignements des unités d’enseignement correspondant à des compétences
professionnelles précises, et permet à la fois d’en faire apparaître – en termes d’accès à l’emploi le caractère complet et parfaitement en phase avec les besoins actuels des professions, et de
faciliter la mise en œuvre des procédures de validation des acquis pour les publics de formation
continue.
Elle permet en outre de parfaitement cibler le contenu des enseignements regroupés au sein de
chaque Unité d’enseignement, assurés à parité par des universitaires et des professionnels qui ont
une expertise reconnue dans leur domaine d’intervention.
Cette présentation de l’offre de formation qui est optimale pour la promotion du diplôme, pour
l’organisation de la formation, le recrutement des étudiants en formation continue et le suivi du
programme, présente aussi un intérêt pour la construction d’une offre de formation à
l’international s’appuyant sur des unités d’enseignements parfaitement ciblées provenant de
plusieurs masters professionnels.
2) concernant la répartition des crédits européens
L’affectation des crédits européens par unité d’enseignement a été retenue, conformément à la
législation en vigueur, en raison même de l’identification de chaque Unité d’enseignement à
l’acquisition d’une compétence, et aussi en raison de ce que chaque unité d’enseignement repose
sur une modalité d’examen qui vient consacrer cette compétence.
Quant à la répartition des crédits entre unités d’enseignement, elle tient compte du poids de
chaque Unité (enseignement et charge de travail) et réalise un équilibre global entre unités
publicistes (UE1 et UE4) et unités privatistes (UE2 et UE5) qui correspondent aux deux profils de
recrutement des étudiants.
Spécialité recherche et professionnelle « Science politique approfondie »
Parcours Recherche « Pensée et régimes politiques »
Parcours professionnel « Sécurité globale ».
L’expertise appelle les observations suivantes :
1 - Sur les statistiques :
L’expertise ne précise pas de quelles statistiques il s’agit. Le tableau fourni porte sur des
statistiques à partir de 2005. Or le parcours ‘Pensée et Régimes politiques’ a été créé en 2007. Les
statistiques antérieures à cette date concernent donc un parcours qui n’avait pas été réhabilité et
qui était dirigé par d’autres responsables.
2 - Sur la configuration de la maquette :
Elle peut apparaître complexe mais il convient de prendre en compte une innovation majeure :
l’introduction d’une filière trilingue tant en M1 qu’en M2 (Sécurité globale). L’ouverture de cette
filière trilingue oblige à maintenir une filière ‘normale’ afin d’accueillir les étudiants de l’Université
Montesquieu Bordeaux IV qui, titulaires d’une licence en droit ou AES, ne sont pas, sauf exception,
trilingues.
3 – Sur les effectifs :
10/37
On observe effectivement une diminution sensible des effectifs à partir de 2007-2008 qui
résulte d’un choix délibéré : un parcours recherche, destiné aux métiers de l’enseignement et de la
recherche, conduit à des débouchés par définition restreints. En toute hypothèse, la faiblesse de
l’insertion notée par les experts repose sur les statistiques antérieures à la création du parcours
‘Pensée et Régimes politiques’.
4 – Sur la participation des professionnels.
Si cette participation est faible pour le parcours « Pensée et régimes politiques », ce qui ne
saurait étonner pour un parcours recherche, il en va tout autrement pour le parcours ‘Sécurité
globale’ : l’intervention de professionnels y est explicitement prévue sous forme des nombreuses
conférences qui viennent s’ajouter aux cours. Cette part des professionnels va en s’accroissant
chaque année. Elle ne saurait cependant augmenter de façon marquée pour des raisons de
financement. Le master ne dispose que des moyens qui lui sont alloués par l’Université et ne
bénéficie pas de ressources propres puisque les partenaires avec lesquels il est en relation (pour
l’essentiel administrations publiques, nationales ou internationales) ne versent pas de taxe
d’apprentissage. Cette situation n’empêche nullement les étudiants de trouver des stages ni de
s’insérer sur le marché de l’emploi comme le notent d’ailleurs les experts.
5 – Sur les rapports du master avec l’offre de l’IEP.
Les deux parcours de l’Université sont totalement originaux et n’existent pas ailleurs sur le
site de Bordeaux. Le parcours trilingue n’a pas d’équivalent en France. Tout a été conçu pour ne
pas empiéter sur les formations de l’IEP. On peut même considérer qu’il y a une réelle
complémentarité entre les deux sites.
Spécialité professionnelle : « Droit des collectivités territoriales »
S'agissant des effectifs:
Le nombre de candidats inscrits est fonction à la fois de l'offre actuelle en Masters II à Bordeaux IV
et du souci d'assurer une sélection sérieuse, conforme à la réputation d'excellence de cette
formation.
Cette sélection explique d'ailleurs le taux d'insertion professionnelle élevé constaté par l'AERES,
gage de crédibilité de cette formation.
S'agissant de la présentation du dossier :
Ce qui concerne les crédits européens relève de l'oubli matériel. Il pourra y être aisément remédié.
Quant aux stages, d'une durée minimale d'un mois, il convient de préciser que , de longue date , des
relations de partenariat se sont établies avec les principaux acteurs institutionnels locaux ( Région,
Département, Communauté urbaine de Bordeaux, grandes villes de Gironde et de l'Aquitaine etc...)
et que nos étudiants bénéficient ainsi , compte tenu de ces liens , d'un choix très ouvert quant à
l'organisme d'accueil et d'un encadrement de qualité tout au long de leur séjour en collectivité.
L’Université envisage de porter les stages à trois ou quatre mois minimum.
Ajouté aux échanges avec les enseignants venus des milieux professionnels, le stage occupe une
place importante dans leur découverte des réalités concrètes de l'action locale.
Il leur permet même de prendre d'utiles contacts pour « l’après Master », un certain nombre
d'étudiants étant recrutés, en qualité de contractuels, par les collectivités ou établissements au
sein desquels ils ont pu effectuer leur stage.
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Spécialité professionnelle : « Droit de la santé »
La spécialité droit de la santé a fait l’objet d’une évaluation A.
Deux « points faibles » apparaissent : un taux d’insertion professionnelle à améliorer et une
maquette complexe. L’AERES recommande une simplification pour plus de lisibilité et une
amélioration de l’insertion professionnelle qui passe par le resserrement des liens avec les futurs
employeurs.
1/ Sur la complexité
Cette complexité apparente s’explique essentiellement par deux facteurs. D’abord, il nous est
apparu de nécessaire de détailler dans la maquette des matières au volume horaire parfois faible
(5h) mais qui sont spécifiques au droit de la santé et qui marquent l’originalité de la formation.
Ensuite, l’offre et l’organisation des enseignements correspondent à un choix : celui de préserver la
tradition du M2 (héritée de son histoire et de sa création par le Doyen Auby) d’un enseignement
général sur le droit de la santé tout en donnant la possibilité aux étudiants de se spécialiser dans
certains aspects de ce droit en fonction de leurs attentes professionnelles. C’est pour cette raison
que le premier semestre comporte une liste d’enseignements très généraux et obligatoires et que le
second semestre est basé sur des enseignements plus spécialisés que l’étudiant devra choisir (selon
deux dominantes). Cette présentation peut apparaitre complexe mais elle se fonde sur la volonté de
donner une formation complète aux étudiants débouchant sur une vraie spécialité.
Cela étant, la lisibilité peut certainement être améliorée. Cela passe par un regroupement des
matières (notamment les petites unités), une simplification des titres et intitulés des matières, et,
sans doute, une meilleure explication destinée aux étudiants de l’articulation générale du diplôme.
2/ Sur l’insertion professionnelle
Il faudra certainement resserrer les liens avec les futurs employeurs. Ce souci explique la volonté
des responsables de la maquette de professionnaliser davantage la formation : d’une part en créant
des dominantes ; d’autre part en adaptant la méthodologie aux nécessités professionnelles
(préparation aux concours, cas pratiques, entraînement à l’épreuve sur dossier…).
Il faudra aussi impliquer davantage les professionnels de la santé : soit par des séances
d’information sur les métiers de la santé, soit par une participation aux activités de la formation
(activités pédagogiques mais aussi activités scientifiques comme l’organisation de journées d’études
par les étudiants). Le suivi des étudiants pendant la formation (pendant les stages et après) devra
également être amélioré.
Spécialité recherche : « Droit public spécialisé »
Le master franco-hellénique « Droit public spécialisé » a été conçu dans le cadre d’une coopération
entre l’université Montesquieu Bordeaux IV et l’université nationale d’Athènes à la suite et en
prolongement de rencontres personnelles et d’échanges institutionnels. Cette formation est en
outre fortement soutenue, non seulement au ministère de l’enseignement supérieur qui suit avec
intérêt de tels masters, mais aussi à Athènes même par l’ambassade de France.
Comme pour les autres masters internationaux, l’Université va tout mettre en œuvre pour procéder
rapidement à une autoévaluation de cette formation (cf. supra). Nous pouvons d’ores et déjà
fournir quelques indicateurs permettant d’évaluer la formation :
- les étudiants inscrits, une vingtaine par an, sont sélectionnés par les deux responsables du
master parmi quelque 100 candidatures en moyenne
- les étudiants sont parfaitement francophones et ont obtenu un master 1 en Grèce
- il y a un public de formation continue (avocats, magistrats judiciaires ou du Conseil d’Etat
hellénique)
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N° demande : S3110050624
Domaine : Droit, économie, gestion
Mention : Droits européens et droit international
Nombre de spécialité(s) : 4
Il n’y a pas d’observations pour cette mention ayant obtenu la note A+. L’Université tiendra compte
des recommandations émises par les évaluateurs.
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N° demande : S3110050910
Domaine : Droit, économie, gestion
Mention : Economie et
Nombre de spécialité(s) : 3
finances internationales
L’équipe pédagogique souhaite apporter les éléments de précision et d’information suivants sur la
mention et les spécialités.
1-Intitulés de la mention et de la spécialité « réelle » de M2
A l’origine, la mention s’intitulait « Economie, banque et finance internationales ». Lors de la
précédente campagne d’habilitation, la DGES nous a demandé de supprimer le terme « banque » et
nous avons dû fortement argumenter pour conserver le terme « finance ». Dans un souci de
visibilité, nous souhaiterions bien sûr retrouver l’intitulé initial.
Par ailleurs, nous partageons l’idée selon laquelle « le titre de la spécialité (réelle) n’est pas encore
entièrement satisfaisant ». Nous considérons cependant que le titre proposé par les experts de
l’AERES (« Economie internationale ») est trop large, au regard du contenu de la formation.
« Mondialisation et stratégies internationales » pourrait alors constituer un bon compromis.
2-Liens avec la spécialité « Développement » de la mention « Economie appliquée »
Nous sommes parfaitement en accord avec l’AERES s’agissant des aspects internationaux du
développement. En nous appuyant sur les compétences du centre d’accueil de la mention -le
développement est un axe important de recherche pour le LARE-efi-, nous avons d’ailleurs introduit
des enseignements sur les économies émergentes dans les maquettes de M1 (« Economie des pays
émergents ») et de M2 (« Stratégies des pays émergents » dans la spécialité « Economie
internationale et stratégies des acteurs économiques »). Bien évidemment, ces cours pourraient
être renforcés et mutualisés avec la spécialité « Développement » de l’autre mention en économie.
En contrepartie, nous serions prêts à proposer à nos étudiants de suivre des enseignements
dispensés dans la spécialité « Développement », à condition que cette dernière soit recentrée sur
les autres aspects du développement (population, santé, pauvreté, inégalités).
3-Dimension internationale de la formation
- stages à l’étranger : il y a toujours eu des départs en stage à l’étranger pour les étudiants des
spécialités et des parcours professionnels (les stages à l’étranger représentent entre 10 et 15 % de
l’ensemble des stages effectués par les étudiants). La principale difficulté rencontrée concerne le
contenu technique des stages à l’étranger qui est souvent très insuffisant par rapport à nos
exigences. Donner à ce critère une place trop importante risque donc de tirer les formations vers le
bas. Nous préférons des stages en France relatifs à des métiers à l’international plutôt que des
stages à l’étranger sur des thématiques très éloignées des programmes de formation. Notons par
ailleurs qu’au niveau de la sélection à l’entrée des spécialités de M2 nous accordons un poids
important à ce critère qu’il s’agisse des stages ou des séjours longs à l’étranger (Erasmus, etc.)
- les étudiants qui suivent le double cursus Magistère « Economie et finance internationales » et
Master « Economie et finance internationales » effectuent une partie de leur scolarité dans une
université étrangère (deuxième année de Magistère).
- cours en anglais : nous sommes d’accord pour augmenter le pourcentage des enseignements en
anglais, mais nous nous heurtons souvent, s’agissant des professionnels qui interviennent dans les
formations, à des réticences à faire leurs interventions en anglais alors qu’ils possèdent
parfaitement la langue. L’effort linguistique et pédagogique associé leur paraît souvent
insurmontable.
- l’ouverture internationale sera également renforcée par l’intervention plus systématique de
professeurs invités étrangers.
4-Autres observations
14/37
- spécialité « Banque, finance et négoce international » : la baisse des effectifs ces deux dernières
années est conjoncturelle et s’explique par le fait que nous n’avons pas voulu baisser notre niveau
d’exigence lors de la sélection alors que le comportement des étudiants face à la mastérisation a
changé avec une forte réduction de la mobilité au niveau de la seconde année de master. Des
efforts pour reconstituer la diversité de notre vivier de recrutement sont d’ores et déjà entrepris.
Un parcours recherche spécifique au BFNI sera mis en place dans le prochain contrat, ce qui va nous
conduire à réduire le volume des enseignements mutualisés avec le parcours professionnel et à
développer des activités d’encadrement. La mutualisation poussée à l’extrême que nous avons
expérimentée jusqu’à présent ne donne pas satisfaction et nuit au développement de la formation
par la recherche. Nous espérons corriger le problème tout en notant l’effort financier important qui
en résulte.
- articulation entre les spécialités « Banque, finance et négoce international » et « Economie
internationale et stratégies des acteurs économiques ». La première spécialité est axée sur la
finance de marché, les marchés financiers et les marchés de matières premières (aspect négoce).
L’angle sous lequel sont abordées ces questions est technique, il s’agit d’apprendre les outils
pointus utilisés sur ces marchés. Aucune de ces thématiques n’est traitée dans l’autre spécialité,
qui n’est pas orientée « marché », mais entreprise (parcours P) et macroéconomie (parcours R). On
voit donc que la « division des tâches » entre les deux spécialités est très claire.
- contribution de la mention « Economie et finance internationales » à l’école doctorale : cette
contribution est importante. Deux représentants élus du LARE-efi : Yannick Marquet et Jean-Marc
Figuet. Par ailleurs, plusieurs des doctorants rattachés au LARE-efi suivent les séminaires organisés
par l’école doctorale dans le cadre du certificat Bordeaux Doctorat Plus. Enfin, les équipes
pédagogiques des deux masters recherche proposent des sujets de thèse dans le cadre de la
procédure d’attribution des contrats doctoraux mise en place récemment par l’école doctorale.
- la dimension régionale de la formation ‘Métiers de la banque’ est imposée matériellement par le
principe de l’alternance : l’étudiant doit périodiquement revenir vers son université. Elle tient aussi
à la délégation de responsabilité du recrutement dans les établissements bancaire à un niveau
régional ‘large’ (Grand sud-ouest en général). Cependant à l’issue de la formation les jeunes
diplômés sont rapidement appelés à une forte mobilité géographique.
15/37
N° demande : S3110050920
Domaine : Droit, économie, gestion
Mention : Economie appliquée
Co-habilitation(s) éventuelle(s) avec : L’ENITAB, Université d’Antananarivo (Madagascar) et de Thessalie
(Grèce)
Nombre de spécialité(s) : 5
Observations générales sur la mention
Réponse condensée pour la mention Economie Appliquée
Si effectivement le recul est insuffisant pour établir un bilan global de fonctionnement, la mention
évaluée en 2009, n’existant que depuis 2007, de nombreux éléments montrent que cette formation
est sur un rythme de croissance encourageant (113 étudiants inscrits pour la promotion 2009-2010
de M1 à comparer avec 75 en 2007/08). Cette montée en puissance des effectifs est au niveau du
M1 certes plus marquée pour les spécialités « Environnement » et « Aménagement des territoires »
mais elle le devient pour des raisons différentes au niveau des M2 pour la toute jeune spécialité
« Economie industrielle et veille stratégique » ou pour celle du « Développement ».
L’unité thématique reste celle des différentes dimensions du développement économique mais avec
une forte prégnance de la spécialisation. L’unité thématique repose donc sur la démarche qui
consiste à mener les étudiants vers une confrontation pertinente des observations (analyse
quantitatives et qualitatives, travaux économétriques et statistiques) et des interprétations
correspondantes (visions, concepts, lois, théorèmes). L’objectif est de les aider à analyser et à
développer une meilleure connaissance des mécanismes de prise de décision et des stratégies
d’acteurs. Au demeurant, cette mention qui réunit les étudiants développant peu de goût pour les
métiers de la banque, la finance ou de l’assurance offre des débouches aux étudiants issus des
filières AES et désirant intégrer les masters essentiellement pour leur partie professionnelle.
Si les métiers restent bordés par quatre types de fonctions qui sont chargés d’études, chargés de
mission, chargés de recherche (selon les profils APEC) et de manière plus générale les métiers de la
recherche, les domaines dans lesquels nos étudiants s’insèrent sont effectivement bien plus vastes
(cf. les domaines d’insertion proposés par chaque spécialité).
Pour la spécialité « Economie industrielle et veille stratégique », les recrutements d’étudiants hors
Académie de Bordeaux sont plus marqués au niveau du M2 étant donné que cette formation
originale dans le paysage français bénéficiait d’une plus forte visibilité au niveau du M2 qu’au
niveau du M1 (sous son ancienne version qui se voulait plus généraliste). Ce dernier point est vrai, à
des degrés divers, pour chacune des spécialités dont la visibilité était marquée sur le M2 et peu sur
l’ancien M1
Concernant la spécialité « Développement », la logique est tout autre, car les étudiants étrangers
(Amérique Latine, Afrique sub-saharienne, Afrique du Nord, …) souhaitant s’inscrire dans cette
filière, en raison du coût élevé d’un séjour en France, privilégient une entrée dans la formation au
niveau du M2, délaissant le M1 dans lequel on observe une plus forte proportion d’étudiants
bordelais.
Un effort de communication doit être effectivement réalisé au niveau du M1 pour attirer davantage
d’étudiants à ce niveau du Master, notamment pour les spécialités du « Développement » et de
« Economie de l’innovation et de la vielle stratégique ». Concernant les étudiants qui choisissent la
spécialité « Développement » et qui viennent de l’étranger une coopération plus étroite est à
observer avec le service des relations internationales ainsi que celui des bourses (bourses Eiffel,
bourses d’excellence, ..).
Toutefois, une plus forte visibilité de chacune des spécialités dès le M1, sous la nouvelle
configuration proposée doit permettre une communication plus active sur chaque spécialité et une
plus forte attractivité. L’architecture du M1 telle qu’elle est proposée pour le prochain quadriennal
doit rassurer les étudiants sur la capacité de la formation à respecter leur choix de spécialité.
16/37
Réponse Détaillée pour la mention Economie Appliquée
Il est difficile de changer le nom d’une mention qui a trois ans d’existence et qui commence à être
reconnue sous cette appellation. Afin de proposer un nouvel intitulé de la mention qui ne brouille
pas notre communication, nous proposons de maintenir le titre « Economie Appliquée », en ajoutant
à un niveau inférieur les termes - Innovation, Développement, Environnement, Aménagement- ce
qui permettra dans un premier temps d’utiliser dans notre communication l’acronyme « Master
IDEA » tout en fournissant les informations nécessaires aux étudiants attirés par d’autres métiers
que ceux de la finance.
Master Economie Appliquée
Innovation, Développement, Environnement, Aménagement
Au demeurant, il existe un fort attachement de l’ensemble de l’équipe pédagogique à maintenir
l’intitulé « Economie Appliquée », car les enseignants ont le souci de mettre en cohérence dans
leurs enseignements les observations quantitatives et qualitatives avec les divers champs
théoriques.
Si sous son ancien habillage la mention se voulait résolument généraliste, cette optique a été
abandonnée pour le prochain quadriennal et c’est au contraire une plus forte visibilité de chaque
spécialité qui est proposée dans la nouvelle maquette de M1, ce qui naturellement se fait au
détriment d’une moins grande mutualisation. Nous conservons toutefois en M1 notre unité
thématique qui est celle du développement économique dans ces différents champs
(développement spatial et aménagement, développement des Suds, développement industriel et
innovation, développement soutenable au plan environnemental). Mais, après trois ans de
fonctionnement, il est apparu nécessaire de coller au plus près à la demande des étudiants. En
effet, à chaque évaluation de la formation par nos étudiants ils indiquent clairement que s’ils font
le choix de la mention Economie Appliquée c’est en fonction d’une spécialité de M2 choisie avec
soin et en conscience. Dès lors, ils sont demandeurs de « moins d’approches généralistes » et de
plus de « matières de spécialité » dès le M1. C’est pour cette raison que le M1 que nous proposons,
pour le quadriennal 2011-2014, a dans son architecture, « des parcours de pré-spécialisation »
marqués. Il existe également une autre raison pédagogique à cette architecture puisqu’elle permet
de mieux étaler les enseignements sur les deux années du Master, ce qui à terme libère du temps
sur les M2 pour des stages longs (parcours professionnel) et pour la rédaction d’un mémoire qui peut
alors préfigurer d’un vrai projet de thèse (parcours recherche).
L’organisation du M1 nouvelle version respecte donc la volonté qui est la notre de réunir dans le
champ de l’Economie Appliquée l’ensemble des étudiants (Sciences Economiques et AES) qui ont
résolument choisi de ne pas se tourner vers les métiers de la banque et de la finance tout en
respectant leur choix initiaux de spécialité. Le M1 propose toutefois une organisation unifiée par
semestre qui se décline comme suit :
Semestre 1
Module de culture générale
Module de spécialité
Module d’outils
Semestre 2
Module de matières transverses
Module de spécialité
Modules d’outils.
Si chaque étudiant peut construire sa pré-spécialisation dès le M1, les étudiants dans leur ensemble
se retrouvent sur le module de culture générale, le module transverse et les deux modules d’outils
(qui restent dans une large mesure communs à tous les étudiants de la mention « Economie
Appliquée »).
Sur le plan pédagogique il est en effet important, dans une logique de diversification de portefeuille
de filière, de ne pas réduire la formation en sciences économiques sur le site bordelais aux seuls
métiers de la finance. La cohérence thématique de la mention Economie Appliquée se faisant alors
autours du champ du développement dans ses différentes dimensions.
17/37
Sur le plan scientifique chacune des spécialités d’économie est adossée à au moins un des deux
programmes de recherche du GRETHA UMR 5113 qui en compte trois :
Programme 1- Espace et Industrie et innovation
Programme 2 -Environnement, bien–être et développement.
Au demeurant, l’UMR prend pour engagement, dans le prochain quadriennal de mettre l’accent sur
deux thématiques prioritaires (Environnement et Innovation) et un module de thématique
transverse (analyses spatiales), ce qui viendra renforcer la légitimité de chaque spécialité dans la
mention.
Concernant le volet recherche, le Master est adossé pour sa partie recherche à l’Ecole Doctorale
« Entreprise, Economie et Société » (Evaluation AERES A) pour l’ensemble des spécialités. Pour le
prochain quadriennal, sera mis en place un diplôme de l’école doctorale (Doctoral plus) qui
proposera, sous forme de séminaires (anglais, méthodologie, séminaires recherche, économétrie),
des enseignements. Il sera proposé aux étudiants M2-recherche de la mention « Economie
Appliquée » de suivre au semestre 2, les enseignements de la première année de ce diplôme qui en
compte trois. Ceci afin de compléter leur formation à la recherche et par la recherche.
L’Université Montesquieu Bordeaux IV dispose en règle générale de 12 supports de postes de
professeurs invités pour l’ensemble des disciplines « Economie- Droit- Gestion ». Chacune des
spécialités de la mention peut alors bénéficier tout au plus d’un support par an. Toutefois, la
mention parvient à attirer tous les ans des professeurs invités venant d’horizons divers (Brésil,
Tunisie, Norvège, Canada, Japon, Grèce, Suisse….). Mais il reste vrai que c’est dans ses parties
« professionnelles » que la mention a été plus active pour attirer, des partenaires extérieurs et ce
dans chaque spécialité (cf. dossier d’habilitation). Un rééquilibrage en faveur d’un nombre plus
grand d’enseignants extérieurs venant du monde académique est sans doute à effectuer dans les
prochaines années. Un plus fort partenariat avec les enseignants–chercheurs en poste dans d’autres
universités est sans doute à construire même si certaines spécialités le font déjà intervenir de façon
régulière (Pau, Strasbourg,…).
Observations par spécialités
Spécialité recherche et professionnelle « Développement »
L’équipe compte actuellement 2 professeurs et 3 HRD mais si on compte les professeurs invités ou
les intervenant IRD qui sont pour certains directeurs de recherche et qui peuvent encadrer des
étudiants, l’équipe apparaît plus étoffée. Cependant, il est à reconnaître que pour l’instant
l’équipe est encore de taille réduite. Dès lors, le GREThA UMR CNRS 5113, a fait clairement le choix
de soutenir une jeune équipe en développement par ces divers recrutements depuis 2002:
- 2002 : Recrutement d’un MCF, HDR (spécialité : développement / insertion internationale)
- 2003 : Recrutement d’un MCF qui soutiendra son HDR en 2010 (spécialité : développement /
insertion internationale)
- 2006 : Recrutement d’un MCF qui soutiendra son HDR en 2010 (spécialité : pauvreté,
inégalité, insécurité alimentaire)
- 2007 : Recrutement d’un MCF (spécialité : pauvreté, inégalité vulnérabilité)
- 2008 : Recrutement d’un MCF (spécialité : insécurité écologique et environnement).
Concernant les deux autres MCF qui étaient déjà membres du GREThA (anciennement équipe
d’accueil CED-IFREDE), ils ont soutenu leur HDR en 2008. On comptera donc pour le prochain
quadriennal, en enseignants– chercheurs permanents de l’équipe pédagogique : 5 HDR et 2
professeurs. De même, pour le prochain quadriennal, le GREThA UMR 5113 a inscrit dans ses
recrutements prioritaires des spécialistes du développement au niveau des professeurs.
Le choix pédagogique de la spécialité Développement est celui d’une approche essentiellement
microéconomique, fortement centrée sur les acteurs et les problèmes de développement humain ou
de vulnérabilité (informalité, pauvreté et inégalités, santé, capital social, et capital humain), qui
restent peu compatibles avec les approches macroéconomiques, voire macroscopiques, ou avec les
logiques de finances internationales. Inscrire la spécialité Développement dans une mention
18/37
intitulée « Economie et finance internationale » dont la communication est fortement axée sur les
métiers de la banque dissuaderait totalement nos étudiants généralement plus préoccupés par des
thématiques « de développement humain».
Quand des modules d’enseignements plus macroéconomiques sont maintenus dans la maquette de la
spécialité, ils restent axés autour des logiques d’internationalisation des PED et concernent plutôt
les étudiants Recherche. Toutefois rien n’interdit que les enseignements de ces modules puissent
être proposés aux étudiants de l’autre mention si ce n’est un problème d’organisation des emplois
du temps.
Quand cela reste possible nous mutualisons toutefois les outils de modélisation (ce qui apparaît dans
la maquette de développement)
Parmi les diplômés des promotions antérieures, du Master 2 Développement, on trouve
principalement :
1) des cadres du développement de haut niveau (chargés de mission, responsables de projets
ou d’unités de recherche) dans les institutions internationales (Banque mondiale, BIT,
CEDEAO, BCEAO),
2) des agents du développement au sein des gouvernements ou des banques centrales des pays
du Sud,
3) des acteurs de projets de développement portés par des ONG ou des organisations locales
(gestionnaires de projets, responsables d’enquêtes),
4) (des agents de l’administration française de la coopération,
5) des chercheurs au sein d’organismes publics ou privés de recherche, en France et à
l’étranger (IRD, AFD, Université de Melbourne, Université de Cambridge),
6) des analystes, des économistes-statisticiens et des chargés de mission au sein de cabinets
d’expertise ou de conseil, ou encore de banques, en France et à l’étranger,
7) (des enseignants-chercheurs des Universités françaises ou étrangères.
Spécialité recherche et professionnelle « Economie Industrielle et veille
Stratégique
Le Master 2 « Economie Industrielle et Veille Stratégique » est une mention jeune et innovante qui
s’inscrit d’emblée dans le cadre de la politique de site développée au sein du Pôle de Recherche et
d’Enseignement Supérieur de Bordeaux. Adossée au programme de recherche « Industrie et
Espace » de l’UMR CNRS 5113 (GREThA), elle a vocation à former des spécialistes de l’analyse des
industries (analyse sectorielle, analyse des filières, stratégies des entreprises…). Ce domaine fait
l’objet d’une demande croissante d’emplois dans les grandes entreprises (services de veille), les
cabinets conseils (analystes sectoriels), les groupements d’employeurs et associations
professionnelles (chargé de veille, analyste sectoriel) ou les multiples institutions nationales et
locales spécialisées dans le soutien à l’innovation et à l’industrie (y compris chargé de
développement économique). L’étude des stages réalisés par nos étudiants (http://masterea.ubordeaux4.fr/les-partenaires-professionnels) et des employeurs actuels de nos ex-étudiants
(http://masterea.u-bordeaux4.fr/quels-emplois-pour-les-anciens-du) confirme que le spectre des
débouchés s’avère large car peu de formations (à l’Université ou dans les Ecoles de commerce) se
positionnent sur ce registre de formation de spécialistes de l’analyse des secteurs économiques et
des outils liés (base de données, logiciels de veille internet, de veille de brevets…).
Nous ne souhaitons pas nous rapprocher de l’Intelligence Economique qui relève d’une formation
moins spécialisée et davantage pluri-disciplinaire et qui fait l’objet de formations dans un
environnement proche (Bordeaux et Toulouse), une grande partie de notre formation est liée à
l’utilisation et à l’exploitation de bases de données (partenariats avec Thomson Reuters, Bureau
Van Dyck…) accessibles à des économistes ou à des étudiants ayant une formation statistique de
qualité. Nous faisons donc le pari conjoint de la spécialisation et de l’ouverture du recrutement vers
des non économistes ayant une formation scientifique issue des écoles d’ingénieur ou des
Universités de Sciences dites « dures ».
19/37
Dans cette optique, au sein du PRES, nous avons co-habilité le diplôme avec l’Enita de Bordeaux
dont une des options du diplôme d’ingénieur vise à former des spécialistes de l’industrie agroalimentaire. Cette co-habilitation préfigure d’autres co-habilitations avec les autres écoles et
universités du PRES. Les étudiants, fin connaisseurs des techniques productives grâce à leur
première formation, sont formés aux outils d’analyse économique et de veille en suivant le M2
qu’ils peuvent ensuite mettre en pratique dans le secteur vers lequel ils se destinent.
L’orientation de la spécialité vers la formation d’analystes des secteurs économiques et des filières
industrielles s’est traduite par la mise en place d’un partenariat stratégique avec le groupe XERFI
dont des membres interviennent dans notre formation sur les aspects méthodologiques et la
question des prévisions conjoncturelles. XERFI est devenu également un pourvoyeur régulier de
stages pour nos étudiants de M2. Notre implication sur le domaine de la veille économique a aboutit
à des interactions étroites avec des institutions régionales en charge du développement de
l’innovation et de l’aide aux entreprises. Dans ce cadre, l’équipe du Master a développé une
plateforme de veille (VIA Inno : http://viainno.gretha.u-bordeaux4.fr/) qui permet d’ancrer notre
formation dans le paysage régional.
Sur les 4 dernières années (2006-09), 7 thèses ont été soutenues par nos étudiants : 4 ont été
recrutés dans l’enseignement supérieur et la recherche (2MCF, 1CR, 1IR) ; les 3 autres se sont
tournées vers le secteur public ou privé pour y exercer des fonctions d’analystes sectoriels.
On retrouve un profil globalement similaire chez nos anciens Master pro qui s’orientent vers trois
types d’employeurs :
‐
Les services économiques des institutions publiques et parapubliques : Institutions
régionales, Agence Française des Investissements Internationaux, Cellules de développement
régional (ex. CARME à Amiens)… ;
‐
Les entreprises privées ;
‐
Les cabinets d’expertise économique et de consultants.
En termes de métiers, deux profils typiques se dessinent :
‐
Ceux qui s’orientent essentiellement vers l’analyse économique de secteurs, de filière
industrielle, de bassins économiques. Ils occupent des postes portant les intitulés de « Chargé de
mission économique », « Chargé de développement économique », « Analyste sectoriel ».
‐
Ceux qui s’orientent plutôt vers la constitution de système de veille économique et
technologique. Ils occupent des postes de « Chargé de veille économique », « Chargé d’intelligence
économique »…
Dans les deux cas, leur atout est de combiner des savoirs et savoir-faire en termes d’analyse
économique et des outils modernes de veille et de constitution de bases de données.
Au regard de nos propos précédents cette spécialité est plus une spécialité d’«Economics of Industry
and Innovation » qu’une spécialité d’«Industrial Organisation» au sens anglo-saxon. Nous retenons
donc la suggestion de changer le titre du Master afin d’en améliorer sa visibilité. Nous proposons le
titre suivant « Innovation et Veille Concurrentielle » qui reflète l’importance de la question de
l’innovation associée à la veille des secteurs industriels qui caractérise notre formation.
Nous retenons de la proposition des évaluateurs la possibilité d’exploiter d’avantage de synergies
avec le droit et le pôle de gestion concernant la spécialité de veille.
Spécialité recherche et professionnelle « Environnement »
Les débouchés des étudiants « recherche » : le nombre peu élevé d’étudiants recherche en 2007 et
2008 (les parcours professionnels étant plus attractifs) conduisent à des estimations statistiques peu
significatives. Toutefois on peut noter que pour ces 7 étudiants : 3 étudiants sont actuellement en
thèse, 1 étudiant étranger est retourné dans son pays d’origine, 1 étudiant est en formation
complémentaire et 2 sont en recherche d'emploi. Toutefois depuis 2006, 4 thèses ont été soutenues,
2 docteurs ont été recrutés comme MCF, 2 docteurs ont été engagés dans cabinets internationaux.
Concernant la baisse des effectifs on note que la période de mise en place du nouveau master
indifférencié en 2007 (13 étudiants) et 2008 (12 étudiants) a un peu brouillé notre communication.
20/37
Toutefois depuis, on peut observer une stabilisation des effectifs voire une progression : 22
étudiants en 2008-2009, dont 10 étudiants recherche. Potentiellement on peut s’attendre à des
chiffres identiques pour la promotion 2010-2011 au vu des effectifs de la première année du master
(spécialité environnement à Bordeaux : 35 inscrits), qui a un potentiel habituel de 25 étudiants hors
Bordeaux 4. Il faut toutefois noter la volonté de l’équipe pédagogique de limiter, dans une logique
d’excellence, les recrutements à 25 étudiants sur le site de Bordeaux
Les enseignements spécifiques au parcours recherche sont plus nombreux dans la nouvelle maquette
(2011-2014). La partie commune avec le parcours professionnel se limite à 60h sur les 190 heures de
cours du parcours recherche. Ceci va clairement dans le sens du renforcement de ce parcours.
Réponse spécifique au parcours « Etudes d’impacts environnementaux » à Madagascar :
La formation est liée notamment à l’obligation de produire des études d’impact qui entre
réellement en application systématique dans les pays en développement et qui requiert des
compétences pour réaliser les études (bureaux d’étude) et pour les évaluer (administration).
L’insertion professionnelle est très bonne du fait des besoins locaux. Les effectifs 2009-2010
s’établissent à 30 : 21 malgaches, 1 comorien, 8 français.
Le choix de parcours bien ciblés sur la spécialité principale a été effectué pour répondre à la forte
demande des étudiants de suivre les enseignements de spécialité sur les 2 années du master.
Le coût des masters recherche serait trop élevé sans mise en commun d'une partie des cours avec
les masters professionnels au 1° semestre.
La spécialité « Economie et gestion de l'environnement et des impacts environnementaux » a fait le
choix de concentrer ses efforts d'ouverture vers les chercheurs du Cemagref, la présence d'une forte
proportion de professionnels et l'intervention d'enseignants malgaches pour le parcours suivi à
Madagascar
Spécialité recherche et professionnelle « Economie Spatiale et aménagement
des territoires »
Concernant cette spécialité notée A, la remarque essentielle touche à la faiblesse des effectifs du
parcours recherche. Une jeune équipe d’enseignants-chercheurs fait ici le pari mesuré de redonner
à ce parcours (de tradition bordelaise) la place qu’il peut occuper notamment au sein du GRETHA où
cette recherche est inscrite dans les thématiques transverses prioritaires. Une inscription forte de
la spécialité dans le parcours doctorale (notamment dans les enseignements d’économétrie spatiale
et d’économie spatiale approfondie, …) existe d’ores et déjà.
Nous retenons la proposition qui consiste à intégrer les cours de modélisation dans le parcours
recherche, augmentant de ce fait la mutualisation avec les autres parcours recherche.
Spécialité recherche et professionnelle « Démographie »
Actuellement le rôle des professionnels dans la formation est encore trop limité (17% du temps
d’enseignement) et surtout insuffisamment diversifié (9 intervenants si l’on inclut les chercheurs de
l’INED, 4 si on les exclut). Une solution permettant de corriger rapidement, et à faible coût, cette
faiblesse, serait d’institutionnaliser et d’inclure les interventions des professionnels du forum
organisé par l’association des diplômés (ADDUB, Association des Diplômés de Démographie de
l’Université de Bordeaux). Cette initiative très appréciée par les étudiants pourrait être
accompagnée d’une intervention plus formelle à visée pédagogique totalement partie prenante des
enseignements du M2.
Pour les étudiants du M2, les nombreuses relations tissées avec l’environnement socio-économique
local (Agence d’urbanisme, Pôle Emploi, conseil général de la Gironde,…..), régional (Conseil
économique et social de la région Aquitaine, Observatoire régional de la santé,…) voire national
21/37
(INED, Ministère de la Justice, INHES,…) et international (Agence Nationale de la Statistique et de la
Démographie du Sénégal, Nations Unies,…) sont essentiellement valorisées par le biais des stages.
Ces relations permettent chaque année de proposer 3 à 4 stages en plus des offres diffusées par
différents réseaux (association des diplômés, associations scientifiques de démographie,….) et des
candidatures spontanées envoyées par les étudiants.
Il n’y a aucune raison particulière de penser que les débouchés soient limités ou simplement
« virtuels ». Si l’on se fonde sur les éléments collectés avec un recul suffisant (environ 1 an après la
fin de leurs études) concernant la situation des étudiants des divers M2 de démographie formés à
Bordeaux IV en 2005-2006, on constate un bilan plutôt favorable. A l’automne 2007, les 17 inscrits
des M2 démographiques de la promotion 2005-2006 se répartissaient comme suit : 4 doctorants
financés (Bordeaux 4, Volos, Louvain) ; 6 en CDD (travaux d’études aux LADS, IEDUB, Banque,
Mairie, Conseil général institutions étrangères, entreprises agro-alimentaires) ; 1 en CDI (centrale
syndicale), 1 admis au concours de professeur des écoles ; 1 perdu de vue, 1 en recherche d’emploi
Ces informations issues d’enquêtes internes sont par ailleurs globalement corroborées par l’enquête
réalisée par l’Observatoire de la Vie Etudiante de Bordeaux IV au sujet des diplômés de la même
promotion 18 mois après l’obtention de leur diplôme (100% de personnes en emploi parmi les
répondants, 1 mois de temps moyen de recherche d’emploi, 1625 Euros de salaire mensuel moyen).
De façon plus générale, la suspicion de mauvaise insertion professionnelle des étudiants en raison
du caractère « beaucoup trop restrictif » d’une spécialité essentiellement orientée vers la
démographie ne semble guère justifiée. En effet, la rareté des formations spécialisées en
démographie (Paris I, Strasbourg et Bordeaux IV) engendre un flux annuel de diplômés relativement
modéré (entre 45 et 60 étudiants) qui s’ajuste assez bien à la demande professionnelle (modeste
mais loin d’être inexistante). Au total, les diplômés des 3 M2 français professionnels ou mixtes à
très forte dominante démographique disposent d’une assez bonne insertion professionnelle qui
s’adapte assez bien au développement d’une évaluation statistique des politiques publiques
(notamment sociales) reposant souvent sur des suivis de cohorte et sur la conception de petites
enquêtes rétrospectives spécifiques. La spécialisation des enseignants de l’Université de Thessalie
dans l’analyse spatiale et l’intervention de spécialistes de la prospective (futuribles) élargit les
compétences des diplômés du parcours franco-hellénique, ce qui associé à des stages plus
internationalisés, facilite d’autant plus leur insertion professionnelle.
Si le constat est tout à fait justifié pour la pré-spécialisation en M1 (dont les enseignements sont
fortement mutualisés avec ceux des pré-spécialisations économiques), il l’est beaucoup moins pour
le M2. Les fiches de synthèse sur les parcours de M2 (jointes en annexe) montrent ainsi une
spécialité accueillant :
- 17 étudiants en 2005-2006,
- 25 étudiants en 2006-2007,
- 24 étudiants en 2007-2008,
- 25 étudiants en 2008-2009.
Cette stabilité des effectifs s’accompagne par ailleurs d’une plus grande sélectivité à l’entrée (94%
de dossiers sélectionnés en 2005-2006 contre 50% depuis 2006-2007), sélectivité sous-estimée car si
tous les dossiers sélectionnés par l’Université de Thessalie apparaissent dans ces statistiques, les
candidatures adressées à cette université mais écartées ne peuvent y être comptabilisées par les
services de Bordeaux IV. Aussi les prévisions de 20 étudiants en M2 pour la spécialité « analyse
démographique » n’ont rien de particulièrement « optimiste ».
Il n’en demeure pas moins que l’attractivité de la pré-spécialisation en M1 peut être améliorée
notamment par une meilleure communication vis à vis : des filières situées dans d’autres universités
bordelaises, dont les étudiants forment un public privilégié pour les études de démographie (MASS,
sociologie, géographie, santé publique, ……) ; le développement du PRES bordelais devrait sur ce
plan favoriser cette communication par le décloisonnement des filières ; des autres universités de la
façade atlantique et du grand sud-ouest.
L’avis formulé par l’AERES sur la spécialité « analyse démographique » déplore l’absence
d’informations sur les relations avec l’école doctorale. Bien qu’elles n’aient qu’un impact très
indirect sur le fonctionnement de la spécialité « Analyse démographique », ces relations avec l’ED
42 existent. Les démographes de Bordeaux IV participent activement à l’élaboration du parcours
doctoral en proposant des ateliers suivis par les doctorants de Bordeaux IV et par des doctorants en
démographie d’autres universités francophones (Paris, Genève, Louvain,…..).
22/37
Comme on l’a expliqué pour la professionnalisation le fait de former des démographes n’a rien d’un
« objectif beaucoup trop restrictif » susceptible de limiter l’insertion des étudiants. Pour autant,
les enseignements en économie ne sont pas absents du parcours « Population, développement,
prospective » avec une UE entièrement consacrée au développement au 1er semestre et des cours
dans une UE du 2ème semestre. Sans « repenser entièrement la place de la démographie dans les
formations d’économie », cette intégration d’enseignements d’économie pourrait être élargie au
parcours « analyse démographique approfondie » de façon à mutualiser davantage d’enseignements
entre les spécialités d’économie et la spécialité démographique (certains cours de démographie
pouvant aussi être proposés aux spécialités économiques).
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N° demande : S3110050970
Domaine : Droit, économie, gestion
Mention :Marketing et
Nombre de spécialité(s) : 4
vente
Observations générales sur la mention
Deux commentaires ont été adressés à cette mention : la mise en place de l'alternance et la
lisibilité de sa structuration. En ce qui concerne le premier point, nous étudierons la possibilité de
mettre en place un système de stages alternés, au moins pour certaines spécialités. En ce qui
concerne le second point, afin d’améliorer la lisibilité des parcours et compte tenu du contenu
pédagogique des spécialités « Management international » et « Management commercial des vins et
des spiritueux », nous inscrirons ces spécialités dans la continuité de l’option Management
commercial de M1, qui préparerait donc désormais aux spécialités « Management international »,
« Management commercial » et « Management commercial des vins et des spiritueux ». Les deux
options de M1 auront donc une identité plus marquée que dans le format actuel, facilitant la
lisibilité de l'ensemble de la mention. Au regard de cette configuration, nous envisagerons d'ailleurs
également - dans le cadre du prochain contrat quadriennal - de créer, en lieu et place de la
spécialité unique Marketing en M2, au moins deux spécialités relevant de la spécialité marketing
actuelle (par exemple marketing industriel et marketing quantitatif).
Observations par spécialités
Spécialité professionnelle « Marketing »
Recommandation suggérée :
« L'alternance est à organiser dans la formation ».
Réponse :
L'aménagement du calendrier pour la mise en place de l'alternance sera étudié.
Spécialité professionnelle « Management international »
Point faible relevé :
« L'intitulé de la formation est trompeur ».
Réponse :
La formation sera désormais inscrite dans la continuité de l'option Management commercial et
l'accent mis sur la dimension « managériale » (par opposition à la dimension « marketing ») sera
plus net. Nous n'envisageons donc pas de rebaptiser cette spécialité.
Point faible relevé :
« Le contenu professionnel des enseignements est insuffisant»
Réponse :
Rappelons que la maquette de la formation ne détaille véritablement que le premier semestre. Les
enseignements de deuxième semestre se font en fonction des cursus présentés dans les universités
d'accueil et contribuent à renforcer la formation générale reçue par les étudiants au premier
semestre.
Point faible relevé :
« Le parcours de Cadix est mal renseigné ».
Réponse :
Il s’agit-là d’une collaboration qui est désormais révolue depuis 2008 et qui a concerné trois
promotions durant la période 2005-2008.
Point faible relevé :
« La formation continue n'est pas suffisamment développée».
24/37
Réponse :
Le format pédagogique de cette spécialité (deuxième semestre et stage à l'étranger) la rend
difficilement accessible en formation continue. Nous n'envisageons toutefois pas de faire évoluer
ce schéma, très attractif et pertinent pour la formation initiale.
Spécialité professionnelle « Management commercial »
Point faible relevé :
« Certains libellés d'enseignement sont à rendre plus lisibles, par exemple « Management de la
supply chain ».
Réponse :
Le libellé des enseignements sera retravaillé dans le cadre de la nouvelle organisation de l'option.
Recommandations suggérées :
« Il est conseillé de lever l'incohérence concernant le nombre d'étudiants retenus et inscrits à la
formation ».
Réponse :
La provenance des étudiants de M2 est double. Une partie d'entre eux provient du M1 option
Management commercial. Ces étudiants, sélectionnés à l'entrée du M1, sont – en contrepartie –
admis de droit en M2 et ne participent donc pas au processus de sélection. Ceci explique que le
nombre d'étudiants retenus est plus faible que le nombre d'étudiants inscrits, puisque seul le
complément de la promotion, recruté par la voie externe, est véritablement à considérer comme
« retenu » au niveau M2.
« Développer la formation continue ».
Réponse :
La formation est ouverte à la formation continue. Un effort particulier de communication sera
sollicité auprès du service de formation continue de l’Université.
« Mettre en place et exploiter les enquêtes professionnelles ».
Réponse :
Les enquêtes professionnelles sont effectuées par la Dosip (direction de l’orientation des stages et
de l’insertion professionnelle) pour le compte de toutes les formations de l'Université Bordeaux IV.
Spécialité professionnelle « Management commercial du vin et des spiritueux »
Point faible relevé : « Manque de visibilité du fait de l'adossement à l'option Marketing de M1 ».
Réponse :
Nous allons reconfigurer la maquette des M1 pour adosser la spécialité Management commercial du
vin et des spiritueux à l'option Management commercial.
Point faible relevé : « Manque de mutualisation avec la spécialité Management commercial ».
Réponse :
Nous prévoyons de mutualiser avec la spécialité professionnelle management commercial
l’enseignement de management et stratégie financière. En outre, il est envisagé de positionner
deux enseignements d’ouverture sur les spécialités actuellement situés en M1 (Histoire de la vigne
et du vin et Droit de la vigne et du vin) dans la spécialité « Management commercial du vin et des
spiritueux » afin de « muscler » cette spécialité.
Point faible relevé : « La spécialité est ouverte à la formation continue, mais l'alternance n'est pas
mise en place ».
Réponse :
Cette possibilité sera étudiée. Un effort particulier de communication sera sollicité auprès du
service de formation continue de l’Université.
25/37
N° demande : S3110051005
Domaine : Droit, économie, gestion
Mention :Stratégie
Nombre de spécialité(s) : 4
Observations générales sur la mention
Les remarques positives sont appréciées car elles sont aussi reçues comme une reconnaissance de
tout le travail, parfois de longues années, effectué en amont de l’évaluation. Il est évident que ces
éléments constituent des motivations poussant l’équipe à vouloir les maintenir sur les prochaines
années. Les efforts seront poursuivis, par exemple dans le cadre de l’adossement à la recherche ou
le maintien de contenus solides pour suivre les évolutions de l’environnement.
S’agissant des points faibles, l’équipe impliquée les reçoit sans dommage et vise l’objectif de les
améliorer pour parvenir à la note A+ lors du prochain contrat. Au niveau du M1, il s’agira de faire
intervenir des professionnels et de rédiger un règlement intérieur pour le conseil de
perfectionnement. Concernant l‘ouverture à l’international, l’ensemble des membres de l’équipe
pédagogique reconnait les possibilités aujourd’hui insuffisamment exploitées, notamment au niveau
des spécialités. Ce potentiel sera apprécié dans le cadre d’une réflexion plus large concernant
toutes les formations de l’UFR (et de ses mentions), qui vient d’être recomposée, afin d’avoir des
actions mutualisées dans ce domaine, autant pour le M1 que les M2. Sur cette base, la singularité
des parcours conduira à une stratégie afférente adéquate (notamment pour le Master CREE et pour
le Master ITGI). Il en est un peu de même à propos de l’alternance, laquelle doit répondre à la
politique de l’UFR et de son établissement de rattachement.
Observations par spécialités
Spécialité professionnelle « Création, reprise d’entreprise et entrepreneuriat »
Pour le Master Création, reprise d’entreprise et entrepreneuriat (Master CREE), la convention avec
l’IFE (institut de la francophonie pour l’entrepreneuriat) est en cours de révision, ce qui va donner
l’occasion de revoir la procédure de sélection d’une part et d’appliquer, d’autre part, la maquette
amendée qui est à la fois plus lisible et plus visible pour des partenaires étrangers. S’agissant de
l’alternance, à ce jour, elle ne nous paraît être la meilleure formule pour ce type de master
intégrant des porteurs de projet. Ces derniers composent, selon les années, d’un tiers à la moitié de
la promotion. Les cours sont aménagés pour prendre 4 jours de la semaine. La possibilité de mettre
3 jours par semaine sera étudiée, mais il s’agira alors de voir si l’objectif de libérer les étudiants fin
mars reste possible. Sur la base de notre expérience dans le domaine de l’entrepreneuriat, il
semble que de garder les étudiants sur une période de six mois en leur laissant un créneau dans la
semaine pour la mise au point de leur affaire permette de faire murir le projet sur la base de la
méthode proposée. Il faut dire que la formation combine véritablement la théorie à la pratique
pour servir le projet.
Spécialité professionnelle « Innovation technologique et gestion industrielle »
Concernant le Master ITGI, la question de l’alternance sera également étudiée pour apporter une
réponse motivée prochainement. A priori, la difficulté porte peut-être sur l’insertion trop précoce
d’étudiants non forcément, ou insuffisamment, formés au monde industriel, alors qu’avec la
maquette actuelle ils sont bien préparés au moment de partir en stage. Néanmoins, la
recommandation formulée dans le rapport d’expertise réactualise cette question de l’alternance qui
est en cours de discussion pour cette spécialité.
Pour le rapprochement de la spécialité avec celle de sciences économiques « Economie industrielle
et veille stratégique », une étude visera à cerner les possibles mutualisations, notamment dans le
cadre d’une internationalisation à laquelle invite le rapport. La nouvelle composition en cours de
l’UFR offre l’occasion d’une discussion toute prochaine à ce propos ; les collègues économistes ont
déjà pris contact.
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Spécialité professionnelle « Consultant et chef de projet en organisation,
logistique et e-business »
Pour la spécialité « Consultant et chef de projet en organisation, logistique et e-business », il n’y a
pas de remarque à formuler pour l’instant pour une formation débutant prochainement.
Spécialité professionnelle : « Management des équipements touristiques »
L’avis global pointe comme faiblesse le positionnement de la spécialité « Management des
équipements touristiques ». Au-delà du libellé, faisant apparaître le mot « management », le
rattachement à la mention stratégie répond aujourd’hui au caractère singulier de la
professionnalisation à laquelle conduit la spécialité. Cet argument ne semble pas bien accepté et ce
problème sera donc très prochainement et globalement reposé. S’agissant de la proposition de
revoir l’intitulé, nous proposons « Stratégie et Management des équipements touristiques », pour,
d’une part, ne pas rompre avec l’ancien libellé connu des recruteurs et, d’autre part, laisser
apparaître le côté managérial contenu dans la formation. Le mot stratégie n’est évidemment pas
neutre sur le contenu, lequel accentuera les efforts actuels pour faire apparaître les conséquences
opérationnelles provoquées par les mutations en cours dans le secteur touristique. La remarque sur
le tourisme culturel est notée. Les séminaires et certains cours (ex : histoire du tourisme) intègrent
le thème. La communication à destination des étudiants l’affichera explicitement.
Globalement à propos de cette spécialité, tout un ensemble de discussions sera facilité par le fait
qu’elle sera prochainement sur le site de Bordeaux (elle est actuellement dispensée à Périgueux).
La proximité, et les interactions que celle-ci permet, aideront la responsable à mieux intégrer la
spécialité dans la mention. Cette relocalisation sur Bordeaux permet de répondre à d’autres
écueils, comme par exemple l’effectif (en raison de l’attractivité du site bordelais auquel les
étudiants sont sensibles même si cela ne devrait pas guider leur choix) ou la communication.
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N° demande : S3110051023
Domaine : Droit, économie, gestion
Mention : Management
Co-habilitation(s) éventuelle(s) avec : IEP de Bordeaux pour la spécialité Management public
Nombre de spécialité(s) : 8
Observations générales sur la mention
Trois remarques essentielles ont été apportées concernant la mention Management : l’absence
d’informations portant sur les modalités et le contrôle des délocalisations, l’absence de
mutualisation et la définition du périmètre de la mention.
La première remarque (dossiers axés sur les cursus bordelais) est avant tout de forme. En effet, sur
le fond, rappelons que l’IAE de Bordeaux est certifié SGS avec audit annuel et que, dans ce cadre,
nos diplômes délocalisés sont soumis exactement dans les mêmes conditions au référentiel
Education Recherche de SGS que ceux de Bordeaux (comités de perfectionnement, recrutement,
diplômes, évaluation des enseignements, évaluation de l’organisation,..). Pour satisfaire les
exigences des certificateurs, nous mettons donc en place les mêmes outils de pilotage et de
contrôle, et ce, d’autant plus que les vérifications effectuées par les auditeurs qualité concernent
tout autant les formations délocalisées que les formations sur place.
Concernant l’absence de mutualisation au niveau du M2, loin d’être une faiblesse, il s’agit au
contraire d’un choix pédagogique délibéré de l’IAE de Bordeaux, et une de ses principales forces.
Nos méthodes pédagogiques reposent en effet sur le travail de groupe, l’interactivité avec les
étudiants, les échanges avec les professionnels, etc. Cette approche ne peut être valablement mise
en place qu’avec un nombre restreint d’étudiants, soit une classe de 25-30 étudiants. Toute
mutualisation ferait passer les effectifs à une cinquantaine d’étudiants, ce qui est incompatible
avec l’enseignement pointu et de qualité que nous souhaitons mettre en place. De plus, il faut
souligner que les profils, les intérêts et les niveaux des étudiants pour la même matière sont loin
d’être équivalents d’une spécialité à une autre. Là encore, il serait contre-productif de les
mélanger.
Enfin, en ce qui concerne le périmètre de la mention, son caractère apparemment dispersé se
justifie par la restructuration des composantes de l’Université. Dans un souci de lisibilité de l’offre,
un nouveau rattachement des formations a été nécessaire. La nouvelle mention « Management »
regroupe désormais l’ensemble des spécialités gérées par l’IAE.
Observations par spécialités
Spécialité professionnelle « Management des ressources humaines »
Point faible relevé :
« Le nombre élevé d’enseignants laisse supposer une coordination difficile ».
Réponse :
Les interventions des professionnels extérieurs sont toutes intégrées dans le cadre d’une matière
bien identifiée, placée sous la responsabilité d’un enseignant permanent de l’IAE. Celui-ci précise
explicitement les attendus de chacun, tout particulièrement lors du recrutement de l’intervenant
par le responsable pédagogique. Il n’y a donc pas de difficulté particulière de coordination dans
l’équipe pédagogique.
Recommandations suggérées
« Il serait souhaitable de prévoir une structure (conseil de perfectionnement) permettant de
coordonner les interventions des nombreux professionnels ».
Réponse :
Cette structure existe déjà, comme c’est d’ailleurs clairement spécifié dans le dossier (p.9) :
« conformément au référentiel Qualicert (dans le cadre duquel l’IAE de Bordeaux est certifié
depuis 2007), un conseil de perfectionnement est mis en place au niveau de chaque spécialité de
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M2. Il se réunit chaque semestre et a vocation à faire évoluer la formation en fonction des
difficultés et des opportunités identifiées ».
Spécialité professionnelle « Management et conduite du changement »
Points faibles relevés :
« Il y a peu de transversalité du fait du ciblage très spécialisé de la formation »
Réponse :
Il nous semble au contraire que nous proposons, autour de la problématique du changement, une
variété de contextes et d’approches, en particulier autour de la diversité des disciplines de gestion
mobilisées (marketing, stratégie, RH, communication, etc.).
« Il n’y a pas de mutualisation avec la spécialité GRH »
Réponse :
Outre le parti pris pédagogique du refus de la mutualisation au niveau M2, il convient en outre de
signaler que la spécialité Management et conduite du changement n’est pas une déclinaison de la
spécialité Management des ressources humaines. Il s’agit d’une formation de management général,
et non pas d’une formation orientée vers les praticiens de la fonction RH.
« Les intitulés des cours sont peu explicites »
Réponse :
Le rapport étant lui-même non explicite sur le fondement de cette remarque, il ne nous est pas
possible de répondre sur ce point.
Recommandations :
« C’est une spécialité qui doit viser un développement dans le cadre de la formation continue.
Cette ouverture est prévue et doit être une priorité ».
Réponse :
Nous prenons note de cette remarque, qui s’intègre tout à fait dans la place privilégiée que prend
la formation continue dans la stratégie de l’IAE de Bordeaux.
Spécialité professionnelle
patrimoniales »
« Gouvernance
des
entreprises
familiales
et
Point faible relevé :
« Le contrôle des formations délocalisées est insuffisant »
Recommandations :
« La formation est appréciée ainsi qu’en témoignent les nombreuses demandes de délocalisation.
Mais ces délocalisations devraient s’accompagner de système de contrôle efficace ».
Réponse :
Le contrôle sur les formations délocalisées est réalisé au même titre que pour les autres
formations de l’IAE, dans le respect du référentiel Qualicert
Spécialité professionnelle « Conseil et management des organismes à but non
lucratif »
Point faible relevé :
« Les effectifs sont faibles »
Recommandations :
« Il serait souhaitable d’améliorer l’attractivité du programme et/ou d’envisager une coordination
avec les masters « Economie sociale » de l’IEP afin de clarifier l’offre au niveau local ».
Réponse :
Des efforts sont accomplis pour augmenter la visibilité de la formation.
Spécialité professionnelle « Management public »
Point faible relevé :
« La coexistence au plan local de deux formations voisines pose question »
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Recommandations :
« Il est possible de s’interroger sur l’intérêt que présente au plan local la juxtaposition d’une
spécialité « Administration et gestion publique » au sein de l’IEP de Bordeaux (70 étudiants) et
d’une spécialité « Management public » au sein de l’IAE en partenariat avec de nouveau l’IEP (50
étudiants). Une stratégie concertée entre les deux établissements doit être définie ».
Réponse :
Les deux formations ont vocation à intégrer des étudiants issus de cursus différents. Si les finalités
globales sont semblables, les contenus sont donc différents également. Ils tiennent compte, en
particulier, des connaissances et des compétences acquises au niveau M1 par les étudiants.
Spécialité professionnelle « Intelligence économique et management des
organisations »
Point faible relevé :
« Il y a peu de synergies avec l’économie ».
Recommandations :
« Nous pouvons regretter l’absence d’exploitation des synergies potentielles avec l’économie :
veille stratégique, aménagement du territoire, cours d’économie de l’information et de la
connaissance ».
Réponse :
Comme l’atteste la maquette pédagogique, toutes ces questions sont abordées dans les
enseignements.
Spécialité professionnelle « Administration des entreprises »
Point faible relevé :
« Le contrôle de la formation à Tirana n’est pas renseigné dans le dossier »
Recommandations :
« Lorsqu’une formation est délocalisée, il est nécessaire de contrôler les modalités de la
délégation ».
Réponse :
La gestion au quotidien du parcours de Tirana est placée sous le contrôle direct d’un enseignant
permanent de l’IAE qui travaille en étroite collaboration avec l’Institut Français de Gestion de
l’Université Polytechnique de Tirana. Cet enseignant agit en concertation avec le responsable
pédagogique de la spécialité, qui assure lui-même tous les ans un enseignement sur place et
intervient à tous les moments-clés (jurys, etc.). En outre, la quasi-totalité des intervenants
proviennent de l’Université Bordeaux IV, en particulier le corps pédagogique du MAE formation
initiale.
Spécialité recherche « Recherche en gestion des organisations »
Points faibles relevés :
« Les thématiques de recherche doivent s’appuyer sur les axes de recherche du laboratoire
d’adossement à la mention, or les relations avec le laboratoire ne sont pas décrites »
Réponse :
Le Master est adossé à l’Institut de Recherche en Gestion des Organisations et les étudiants sont
ventilés entre les quatre équipes composantes du laboratoire (marketing, entrepreneuriat,
entreprises familiales et financières, comptabilité-contrôle) en fonction des thématiques choisies.
« Le dossier ne fournit pas assez d’informations sur la contribution ou la relation de cette spécialité
à l’école doctorale »
Réponse :
La relation à l’école doctorale est forte. Deux représentants élus de l’IRGO y figurent (MM. Evraert
et Hirigoyen). Plusieurs des doctorants participent aux séminaires organisés par l’école doctorale
dans le cadre de la préparation de son Diplôme d’Université (certificat Bordeaux Doctoral Plus,
Mention Economie ou Gestion, selon l’appartenance disciplinaire). Il vise à donner aux doctorants
qui lui sont rattachés une structure d’accompagnement de leur recherche doctorale leur
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permettant de mener au mieux leur projet tout en certifiant les connaissances acquises au cours
des trois dernières années de leur parcours.
« Dans le dossier ne figure pas la liste des thèses soutenues par des étudiants issus de cette
spécialité »
Réponse ;
La liste des thèses soutenues à l’IRGO a été fournie à l’AERES lors de l’évaluation du laboratoire.
Rappelons simplement, pour les trois dernières années, que 14 thèses ont été soutenues en 2007,
13 en 2008 et 20 en 2009. Le nombre total de doctorants s’élève fin 2009 à 112.
« L’équipe pédagogique pourrait comporter des enseignants-chercheurs en poste dans d’autres
universités française ou à l’étranger »
Réponse :
Le corps enseignant contient depuis l’origine des séminaires animés par des professeurs associés,
principalement anglo-saxons et des professeurs invités, français, appartenant à d’autres
universités.
« Habituellement, une spécialité recherche organise régulièrement des séminaires de recherche
consacrés à la présentation d’articles scientifiques. Cette pratique pédagogique n’apparaît pas »
Réponse :
La présentation et la discussion d’articles de recherche constituent le cœur de l’enseignement de
Pratique de la recherche (20 heures).
« Le dossier ne fournit pas d’informations sur les modes de sélection des étudiants dans cette
spécialité ni sur le devenir des étudiants qui ne s’inscrivent pas en thèse »
Réponse :
La sélection est réalisée à partir du dossier académique. Le suivi des diplômés fait, comme pour
toutes les spécialités de l’IAE, l’objet d’une étude tous les ans.
« Les délocalisations ne sont pas justifiées ni sur le plan pédagogique, ni sur le plan scientifique »
Réponse :
Les délocalisations sont faites sur trois sites universitaires étrangers : l’Université San Marcos à
Lima, la Pontificia Universidad Catolica Madre y Maestra à Santo Domingo en République
Dominicaine et l’Institut Industriel de Management à Téhéran, Iran. Ces délocalisations ont été
réalisées avec le soutien actif et à la demande du MAE et des ambassades de France pour le Pérou
et la République Dominicaine, et de la FNEGE en ce qui concerne l’implantation à Téhéran. Ces
délocalisations permettent d’associer des professeurs bordelais, des professeurs d’autres
universités françaises et des professeurs d’universités étrangères, contribuant ainsi à créer des
liens qui se prolongent en recherche entre les différents laboratoires d’appartenance.
Ces délocalisations participent au rayonnement de l’Université, à son internationalisation,
contribuent à la défense de la francophonie dans des zones réputées non francophones et
répondent à la demande de ces étudiants dans l’obtention du doctorat français. C’est d’ailleurs en
ce sens que l’avaient bien compris le MAE, le Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la
Recherche et les ambassades concernées dont le soutien actif et financier n’a jamais été pris en
défaut.
« Les relations avec les autres formations de gestion préparant à la recherche ne sont pas
indiquées ».
Réponse :
Le master RGO est la seule formation préparant à la gestion sur le site bordelais.
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N° demande : S3110051198
Domaine : Droit, économie, gestion
Mention : Comptabilité
Nombre de spécialité(s) : 3
et Contrôle
Observations générales sur la mention
Deux remarques ont été formulées à propos de cette mention : l'adossement à la recherche,
considéré comme faible, et le contrôle des délocalisations. En ce qui concerne le premier point,
cette remarque est contestable puisque l'Equipe de Recherche en Comptabilité et Contrôle intégrée
au sein de l'IRGO a un flux de travaux réguliers. En ce qui concerne le contrôle des délocalisations,
soulignons d'une part que les cursus délocalisés sont intégrés dans le processus de contrôle qualité
de l'IAE de Bordeaux au même titre que les formations locales. Le référentiel Qualicert s'applique
donc à elles également. D'autre part, concernant plus particulièrement le cursus ComptabilitéContrôle-Audit délocalisé au Maroc, et au vu des enjeux spécifiques de cette filière (équivalence
avec les diplômes d'Etat en comptabilité), les étudiants marocains subissent exactement les mêmes
examens, et ce, au même moment, que les étudiants bordelais. Leurs copies sont en outre corrigées
par la même équipe pédagogique. Ceci contribue à assurer l’homogénéité des diplômes délivrés
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N° demande : S3110051005
Domaine : Droit, économie, gestion
Mention : Gestion Financière
Nombre de spécialité(s) :
et Patrimoniale
Il n’y a pas d’observations particulières pour cette mention ayant obtenu la note A. L’Université
tiendra compte des recommandations émises par les évaluateurs.
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Etablissement de rattachement : IEP de Bordeaux
N° demande :
Domaine : Droit, Economie, Gestion
Remarques communes aux deux mentions de l’IEP
Le développement de la formation continue fait partie des objectifs prioritaires de l’établissement
pour le prochain contrat quadriennal.
La répartition des crédits ECTS est définie, sur la base de 60 ECTS par an.
Certaines des remarques touchant à l’organisation des maquettes ou à la sélection des étudiants
sont liées au caractère spécifique de l’école : les étudiants de l’IEP sont, pour la plupart, inscrits
dans le cycle du diplôme d’établissement en cinq ans. En deuxième cycle ils s’inscrivent aussi en
Diplôme National de Master.
Cette particularité a plusieurs conséquences :
- au titre des enseignements fondamentaux du diplôme, tous les étudiants reçoivent certains
enseignements signalés comme absents par l’avis de l’AERES, par exemple l’histoire des
relations internationales.
- les étudiants de l’IEP doivent s’insérer prioritairement dans les masters, et leur taux de
réussite à la fin de la troisième année est de quasiment 100% : certaines années, ils
pourront donc prendre la quasi-totalité des places de master, mais l’établissement fait en
sorte de conserver des places pour les étudiants venus de l’extérieur.
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Etablissement de rattachement : IEP de Bordeaux
N° demande : S3110051381
Domaine : Droit, Economie, Gestion
Mention : Administration et gestion des organisations
Nombre de spécialité(s) : 2
Observations générales sur la mention
La motivation de la notation B est difficile à dégager au vu des critiques exprimées.
La spécialité « administration et gestion publique » est notée A et l’avis souligne sa très grande
capacité d’insertion professionnelle. Le rapport note le faible adossement à la recherche, mais la
présence de chercheurs parmi les enseignants. Les étudiants qui souhaitent s’engager dans un
travail de recherche sont encouragés à s’inscrire dans le master « recherche » de l’université
Bordeaux IV. En 2009, le major de ce master était un étudiant de 5e année de l’IEP.
La spécialité « économie sociale et coopération » est notée B mais les motifs annoncés concernent
en fait l’intitulé de la mention.
Cet intitulé de mention « administration et gestion des organisations » ne renvoie pas à une
formation à des enseignements de gestion orientés vers les entreprises mais rend compte de
l’évolution contemporaine du secteur public et para-public, qui concilient désormais des exigences
de gestion (au sens de la gestion publique et de la gestion des ressources humaines) avec les
impératifs normatifs liés au service public et à l’intérêt général.
La présence à l’IEP d’un M1 orienté vers la gestion des entreprises privées permet aux étudiants
inscrits dans le cycle du diplôme de suivre en M2 les formations offertes par l’IAE. Loin de
constituer une concurrence ou un doublon par rapport à d’autres formations existantes, ce M1
permet au contraire une collaboration harmonieuse avec l’IAE. La même remarque peut être faite
pour les parcours orientés vers le secteur culturel, qui fonctionnent de façon performante avec
l’université Bordeaux IV depuis 5 ans.
L’IEP n’est pas « un centre de formation en sciences politiques » mais une école pluridisciplinaire de
gouvernance, et une formation tournée vers le secteur privé y a sa place, en complémentarité avec
l’IAE pour le M2.
Le développement de la formation continue fait partie des objectifs prioritaires de l’établissement
pour le prochain contrat quadriennal.
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Etablissement de rattachement : IEP de Bordeaux
N° demande : S3110051382
Domaine : Droit, Economie, Gestion
Mention : Affaires politiques et internationales
Nombre de spécialité(s) : 4
Observations générales sur la mention
L’avis est globalement positif.
La critique la plus importante porte sur l’individualisation des spécialités dès le M1. La logique
choisie est celle de l’intégration des deux années de master, mais elle n’empêche pas des
mutualisations importantes en M1. Les étudiants disposent de passerelles qui leur permettent de
changer de parcours entre le M1 et le M2, à l’intérieur de la mention.
Depuis l’envoi du dossier au mois d’octobre, la fin de la collaboration avec l’université Laval de
Québec a été actée. Un nouveau S3 a été élaboré pour ce parcours, avec une très forte
mutualisation avec le parcours « carrières européennes »
Le cours d’histoire des relations internationales suggéré existe en tronc commun pour tous les
étudiants de l’IEP.
La dénomination du master « Intégration européenne et développement global » va bien être
modifiée, mais cette modification demande l’accord de notre partenaire russe.
Ces formations sont ouvertes aux étudiants venus des M1 d’autres établissements. Les limitations
apportées à cette ouverture tiennent essentiellement aux capacités d’absorption du marché du
travail.
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Table des matières
I-OBSERVATIONS GENERALES
1
II-OBSERVATIONS SPECIFIQUES PAR MENTIONS
2
MENTION : DROIT PRIVE
MENTION : DROIT PUBLIC ET SCIENCE POLITIQUE
MENTION : DROITS EUROPEENS ET DROIT INTERNATIONAL
MENTION : ECONOMIE ET FINANCES INTERNATIONALES
MENTION : ECONOMIE APPLIQUEE
MENTION :MARKETING ET VENTE
MENTION :STRATEGIE
MENTION : MANAGEMENT
MENTION : COMPTABILITE ET CONTROLE
MENTION : GESTION FINANCIERE ET PATRIMONIALE
REMARQUES COMMUNES AUX DEUX MENTIONS DE L’IEP
Mention : Administration et gestion des organisations
Mention : Affaires politiques et internationales
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