Contexte commercial - Maroc - Agriculture et Agroalimentaire Canada
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Contexte commercial - Maroc - Agriculture et Agroalimentaire Canada
Secrétariat à l’accès au marché Rapport d’analyse des marchés mondiaux Contexte commercial Maroc Mai 2014 SOMMAIRE TABLE DES MATIÈRES Le Maroc, de taille moyenne, est considéré comme un pays émergent avec une croissance soutenue et une économie très e compétitive. En 2013, l’économie du Maroc s’est placée au 5 rang en Afrique, en ce qui concerne le produit intérieur brut (PIB) qui s’est établi à 97,5 milliards $US. Sommaire ........................................ 1 Le Maroc est lié à l’Union européenne depuis 2000 par un accord d’association qui prône l’élimination complète des tarifs sur les er produits industriels, qui est entré en vigueur le 1 mars 2012. Ayant obtenu le statut avancé, le Maroc et l’UE négocient actuellement un accord de libre-échange global. Secteur de la restauration .............. 5 Le Maroc est également membre du groupe Agadir, zone arabe de libre-échange qui comprend actuellement l’Égypte, la Jordanie, le Maroc et la Tunisie. Le Maroc a également signé des accords de libre-échange bilatéraux avec les Émirats arabes unis, la Turquie et les États-Unis. Aperçu ............................................. 2 Ventes au détail ............................. 4 Canaux de distribution .................... 6 Infrastructure et logistique .............. 7 Tarifs et réglementation .................. 8 Défis du marché .............................. 8 Débouchés ..................................... 9 Ressources .................................... 9 Le Canada a noué des relations commerciales bien établies avec le Maroc. Un accord de libre-échange est en cours de négociation entre les deux pays. La présence et les activités canadiennes sur le marché se sont renforcées ces dernières années, et il existe des débouchés dans le secteur agricole et agroalimentaire pour les compagnies canadiennes. Le Maroc est un marché prioritaire pour le Canada, car l’environnement commercial compte parmi les plus développés sur le continent africain. Le Maroc est considéré comme la porte d’entrée vers l’Afrique subsaharienne, grâce à son contexte commercial développé et à ses investissements en Afrique subsaharienne. Ce rapport présente aux fournisseurs des renseignements au sujet de la structure, de la distribution, de la vente au détail et de la réglementation du Maroc. APERÇU Économie du Maroc en chiffres (en $US) Valeur PIB Croissance du PIB PIB par habitant Industrie (part du PIB) Services (part du PIB) Agriculture (part du PIB) Exportations de produits de la pêche et de produits agroalimentaires Importations de produits de la pêche et de produits agroalimentaires 97,32 G$ 3,2 % 3 086 $ 29,9 % GDP 55,3 % GDP 14,0 % GDP 3,28 G$ 5,79 G$ Année Source 2012 2012 2012 2012 2012 2012 FMI FMI FMI Banque mondiale Banque mondiale Banque mondiale Global Trade Atlas. 2012 2010. Global Trade Atlas. 2012 2010. Jusqu’à maintenant, l’économie marocaine a affiché de très bons résultats pour 2013. Selon Euromonitor, le produit intérieur brut (PIB) devrait grimper à plus de 4,5 %, et en 2014, cette croissance devrait atteindre près de 4,8 %. Le taux d’inflation s’est établi à environ 1,3 %, tandis que le taux de chômage était de 9 % en 2012. Les retombées de cette récente croissance économique se font graduellement ressentir avec l’expansion de la classe moyenne, plus particulièrement dans les zones urbaines. L’émergence de magasins de détail modernes et les taux d’intérêt relativement faibles sont à l’origine d’une augmentation de la demande intérieure. Cependant, le niveau de cette croissance future sera étroitement lié à une relance économique durable, selon Planet Retail. Des secteurs économiques clés tels que le tourisme, l’industrie, la technologie industrielle et l’agriculture devraient contribuer à la croissance au cours des prochaines années, selon la Banque mondiale, signifiant que le pays présente des possibilités attrayantes pour des investisseurs étrangers. Le taux de croissance potentiel devrait augmenter à moyen terme en raison des mesures et des politiques économiques qui visent à améliorer le climat des affaires et la compétitivité, selon la même source. La croissance du PIB réel devrait rester aux alentours de 5 % par an pendant cette décennie si le gouvernement continue à mettre en œuvre des réformes structurelles et à maintenir la stabilité macro-économique. Le défi majeur à moyen terme sera de réduire le chômage et d’améliorer le niveau de vie. La mondialisation a fait sentir ses effets au Maroc. Les Marocains étant toujours plus exposés aux médias occidentaux et aux produits de marque, le « style de vie occidentalisé » ne cesse de gagner de nouveaux adeptes. Cette tendance n’est toutefois pas nouvelle dans cette région où la proximité avec l’Europe se traduit depuis longtemps par une importante présence européenne. Le consommateur marocain adopte ainsi de plus en plus les habitudes du consommateur occidental et sa façon de consommer chez lui et à l’extérieur. Agriculture Selon le ministère marocain de l’Agriculture et des Pêcheries : L’agriculture emploie environ 40 % de la main-d’œuvre du Maroc. Sur la côte Atlantique, où il y a de vastes plaines, on cultive des produits tels que des olives, des agrumes, du blé, de la betterave à sucre et des raisins de vin, en grande partie avec l’irrigation fournie par des puits artésiens construits à cet effet. Page | 2 Le Maroc possède de nombreuses ressources exploitables. Peu d’autres pays arabes ou 2 africains peuvent égaler son potentiel agricole grâce à ses quelque 85 000 km de terre arable (dont un septième peut être irrigué) et à son climat généralement tempéré. Le Maroc est un des rares pays arabes à avoir le potentiel d’atteindre l’autosuffisance alimentaire. Dans une année à pluviométrie normale, le Maroc produit 60 % des grains et légumineuses nécessaires à sa consommation intérieure, les 40 % restants étant importés. Le pays exporte des agrumes et des fruits et légumes primeurs principalement vers les marchés européens. Il a aussi établi une industrie vinicole et il met en place la production commerciale de canne à sucre, de betteraves à sucre et de graines de tournesol. Malgré cela, la redoutable sécheresse qui est toujours présente, continue d’affecter l’économie marocaine, même si l’économie est devenue plus diversifiée et des initiatives telles que les méthodes d’irrigation modernes et la diversification des récoltes sont mises en place pour diminuer l’incidence du manque de précipitations. Le pays développe activement son potentiel d’irrigation qui sera bientôt utilisé sur plus de 2,5 millions d’acres. Industrie Selon le ministère de l’Industrie et du Commerce, de l’investissement et du Commerce numérique : L’industrie de la pêche au Maroc constitue le principal revenu en devises du pays, représentant presque 26 % des exportations de produits agricoles et de produits de la pêche et 4 % des exportations totales du pays en 2012. Pendant longtemps, l’industrie des pêches a été un pilier de l’économie du pays. On considère également que le Maroc est le plus grand marché de poisson d’Afrique. Dans l’ensemble, la contribution globale d’activité industrielle au PIB varie entre 25 % et 30 % chaque année, selon la performance du secteur de l’agriculture. Le secteur industriel a représenté environ 21,1 % de l’emploi en 2012. Le secteur est une composante clé des efforts produits par le gouvernement marocain pour réduire le chômage. Le secteur industriel attire aussi haut des montants d’investissements étrangers importants. Les autorités ont annoncé des initiatives pour attirer davantage de tels investissements, l’attention étant portée particulièrement sur des activités délocalisées, comme l’automobile, l’aéronautique, l’électronique, la transformation des aliments, des produits de la mer et du textile. Parmi les autres secteurs industriels importants, citons l’extraction de produits chimiques, les matériaux de construction et les produits pharmaceutiques. Tourisme Le Maroc est une destination touristique majeure pour le marché européen. Le tourisme contribue beaucoup à l’économie. C’est aussi le principal fournisseur d’emplois. D’après l’observatoire national du tourisme du Maroc, près de 10 millions de touristes ont visité le Maroc en 2011. Cette même année, les recettes touristiques avoisinaient les 7,5 milliards de dollars américains. En 2010, le Maroc a élaboré une stratégie ambitieuse, appelée Vision 2020, qui vise à attirer 20 millions de touristes d’ici 2020. Elle a également pour but de créer environ 400 000 nouveaux emplois dans le secteur touristique. Page | 3 VENTES AU DÉTAIL Selon Planet Retail, le secteur de la vente au détail marocain est en pleine évolution. Des supermarchés, en partenariat avec de grandes chaînes françaises, allemandes et turques, ont fait leur apparition dans les régions urbaines, nouveauté qui a, en quelque sorte, révolutionné non seulement les habitudes d’achat des consommateurs marocains, mais également leur style de vie. L’occidentalisation de la vie et de la culture marocaines modifie sans aucun doute la façon dont les consommateurs marocains font leurs achats. Depuis l’implantation de ces centres de distribution modernes au Maroc, les consommateurs délaissent de plus en plus les ingrédients frais et les modes de préparation traditionnels au profit d’une plus grande consommation d’aliments préemballés, transformés et congelés. Les chaînes de distribution ont mis l’accent sur la santé, la rapidité et l’attirance des produits finis ou semis finis. Elles offrent une gamme élargie de plats préparés et d’aliments en conserve qui gagnent en popularité auprès des Marocains, lesquels adoptent de nouvelles habitudes alimentaires et des modes de préparation pouvant leur faire gagner du temps. Le fait que les fabricants d’aliments transformés et congelés ont pu tirer profit de cette nouvelle tendance est un bon indicateur de la vitalité de la grande distribution. L’entrée de détaillants de produits de marques internationales sur le marché marocain, qui augmente considérablement l’offre de produits et de services, témoigne également de l’influence croissante de l’Occident. L’électrification et l’infrastructure routière et ferroviaire que le gouvernement a mises en place au cours de cette dernière décennie commencent aussi à avoir un effet sur le style de vie des consommateurs ruraux, même si la majorité des consommateurs ruraux à faible revenu continuent de faire leurs emplettes de façon traditionnelle. Certains par contre commencent à fréquenter les épiceries indépendantes et les petits marchés où le choix et l’offre de produits de commodité sont plus variés. Maroc : ventes au détail totales par rapport aux ventes alimentaires au détail (M$ US) 60,000 50,000 40,000 30,000 20,000 10,000 2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014 2015 2016 2017 Total Retail Sales (USD Ventes au détail totales (M$mn) US) Ventes alimentaires au détail (M$ US) Food Retail Sales (USD mn) Source : Planet Retail, 2013 Page | 4 SECTEUR DE LA RESTAURATION Le rendement du secteur de la restauration est étroitement lié à la santé économique du pays. Les attentes du Maroc sont positives en raison d’un grand nombre d’indicateurs économiques tels que ceux de la reprise de l’économie européenne. Le secteur de la restauration ne fait pas exception. Il devrait obtenir de bons résultats. Le tourisme est l’une des grandes industries au Maroc et les services de restauration adaptent leurs menus afin de répondre aux préférences des touristes. Le Maroc aspire à devenir l’une des premières destinations du tourisme mondial et planifie d’accueillir 20 millions de visiteurs d’ici 2020. L’arrivée d’un plus grand nombre de visiteurs en provenance de divers pays obligera l’industrie à innover et à améliorer la qualité et l’éventail de ses services. Cette diversification de la clientèle touristique incitera les entreprises à offrir de meilleurs services afin de satisfaire une plus large clientèle. Sur le marché domestique, le mode de vie effréné devrait s’accentuer, ce qui fera certainement augmenter la demande d’options de repas pratiques et rapides, et donc de services de restauration. Le regain de confiance dans l’économie et la hausse du revenu disponible au cours des dernières années se reflètent dans les dépenses des consommateurs. Selon Euromonitor, le nombre de touristes et de Marocains qui se déplacent à l’intérieur du pays ne cesse de croître étant donné qu’un plus grand nombre de personnes peuvent s’offrir des services de voyage et que ceux qui avaient déjà l’habitude de voyager peuvent augmenter la fréquence de leurs déplacements. Nombre d’unités de services de restauration au Maroc, par catégorie, en 2012 2012 Total du secteur de la restauration 27 205 Établissements de restauration autonomes 19 256 Établissements de restauration sur les lieux de loisirs 1 262 Vente des aliments au détail 1 684 Établissements de restauration situés dans un site d’hébergement 2 169 Services de restauration pour les voyageurs 2 833 Source : Euromonitor, 2013. Établissements de restauration indépendants par rapport aux chaînes de restauration, au Maroc, en 2012 Indépendants Chaînes Total Total du secteur de la restauration 26 882 351 27 259 Cafés et bars 18 643 86 18 729 Restaurants à service rapide 5 794 148 5 942 Restaurants à service complet 1 106 98 1 204 Kiosques ambulants et comptoirs alimentaires 1 050 Pizzérias 289 1 050 45 334 Source : Euromonitor, 2013. Page | 5 CANAUX DE DISTRIBUTION Le marché de détail du Maroc n’en est qu’à ses débuts. À l’heure actuelle, les magasins traditionnels dominent. Les petits magasins de proximité et les marchés hebdomadaires (Souks) et de quartier à ciel ouvert, même en diminution constante, restent assez populaires en raison de leur proximité et des produits alimentaires traditionnels qu’ils offrent au Marocain de revenu modeste. Dans les villes de grande et de moyenne taille, des supermarchés modernes, principalement exploités par de grandes chaînes, deviennent presque la norme. Les consommateurs dont les revenus augmentent commencent à apprécier les marques internationales et les produits alimentaires emballés, notamment les repas prêts à manger. On pourrait avoir l’impression que les supermarchés, qui attirent de plus en plus de clients à revenu moyen, offrent la meilleure qualité à des prix plus bas que des marchés traditionnels. Les hypermarchés Marjane, Carrefour et Aswak Salam et les supermarchés Acima et Label’vie se livrent actuellement concurrence sur le marché de détail marocain et comptent plusieurs succursales dans toutes les principales villes. Ces commerces tranchent radicalement avec les épiceries traditionnelles appartenant à des propriétaires indépendants et les marchands de légumes ambulants qui étaient la norme au Maroc depuis longtemps. Les magasins de vente au rabais comme BIM (Turquie), Atacadao (France), Costcutter (Grande-Bretagne) et Happy Center (Turquie) se livrent aussi une concurrence similaire dans ce marché naissant. Selon Planet Retail, les hypermarchés, les supermarchés, les magasins de vente au rabais et les commerces modernes de proximité sont appelés à prendre de plus en plus de place au Maroc en raison de l’évolution du style de vie, mais surtout du taux de croissance démographique élevé et de l’urbanisation rapide. Les chaînes prévoient ouvrir d’autres succursales pour se tailler une part de marché dans les grandes villes et accroître leur présence dans les centres urbains secondaires. Parts de marché des cinq plus grands détaillants modernes marocains en % de valeur, de 2008 à 2012 % de part de marché Marjane Holding Hyper SA Groupe Chaabi BIM Stores SARL Autre Total 2008 5,4 0,7 1,3 92,6 100 2009 5,9 1,5 1,5 0 91,1 100 2010 6,3 1,5 1,7 0,1 90,4 100 2011 6,7 2 2 0,1 89,2 100 2012 7,3 2,2 2,1 0,2 88,2 100 Source : Euromonitor, 2013. Des détaillants d’épicerie traditionnelle ont généré plus que la moitié de la valeur totale des ventes dans le secteur d’épicerie au Maroc en 2012, selon les chiffres d’Euromonitor. Bien que les détaillants d’épicerie traditionnelle typique au Maroc soient relativement petits en superficie et qu’ils se limitent aux produits essentiels, ils restent populaires auprès de la majorité de consommateurs marocains parce que la plupart sont proches des habitations et des lieux de travail des consommateurs marocains. Page | 6 Détaillants d’épicerie au Maroc par type d’établissements, nombre d’unités, de 2007 à 2012 Distributeurs modernes de produits alimentaires Dépanneurs Magasins de vente au rabais Magasins rattachés à une station- service Hypermarchés Supermarchés Épiciers traditionnels Spécialistes en aliments, en boissons et en produits du tabac Épiciers indépendants Autres détaillants en alimentation Total du commerce de détail alimentaire 2007 2008 2009 2010 2011 2012 1 279 68 - 1 422 160 - 1 522 180 26 1 557 151 45 1 629 141 85 1 677 145 90 1 021,00 22 168 232 655 1 052 25 185 233 485 1 083 31 202 234 253 1 112 36 213 234 973 1 142 42 219 235 675 1 166 48 228 236 388 37 033,00 163 982,00 31 640,00 37 483 164 152 31 850 37 903 164 300 32 050 38 298 164 430 32 245 38 688 164 550 32 437 39 075 164 698 32 615 233 934 234 907 235 775 236 530 237 304 238 065 Source : Euromonitor, 2013. Marques maison La pénétration des marques maison au Maroc est toujours très faible par rapport aux normes européennes et nord-américaines. Toutefois, selon Planet Retail, la proximité de la France et des autres pays européens, la présence de Carrefour sur le marché et les prix concurrentiels des autres acteurs clés stimulent le développement de marques maison. Les chaînes utilisent de plus en plus des marques maison pour baisser les prix plutôt que d’augmenter leurs profits. INFRASTRUCTURE ET LOGISTIQUE Ports et aéroports Le Maroc compte 15 aéroports internationaux et plus de 20 ports, notamment le port de Tanger, qui traite à l’heure actuelle 3 millions de conteneurs. Le port vise à traiter 8,5 millions de conteneurs en 2017, ce qui est la même capacité que celle du port de Rotterdam, port le plus important d’Europe. Autoroutes Le Maroc a le réseau d’autoroutes le plus important du Maghreb et le deuxième d’Afrique, après l’Afrique du Sud. Le système comprend 13 autoroutes dont quatre sont en construction, sur une longueur de 1 416 km (fin juillet 2011), et 1 804 km prévus d’ici 2015. De nombreuses routes relient les différentes régions et les villes marocaines. Chemins de fer Le réseau ferroviaire marocain est un des plus développés d’Afrique. Il relie la plupart des principales villes du pays. Le réseau s’étend sur 2 120 km, dont 1 060 km de lignes électrifiées, 1 520 km de lignes à voie unique et 600 km de voies doubles. Un projet de liaison ferroviaire à grande vitesse (TGV), pour relier la capitale Rabat à Tanger, est en cours. Page | 7 TARIFS ET RÉGLEMENTATION Il faut noter que la tarification et les droits à l’importation sont constamment révisés et font l’objet de modifications sans avertissement. Il est fortement recommandé de reconfirmer les tarifs et les droits à l’importation avant de vendre des produits au Maroc. Ces dernières années, les autorités douanières marocaines ont effectué une transformation importante. Elles offrent maintenant un service informatisé moderne, efficace et simplifié. D’après l’information fournie par le ministère des Douanes, cette transformation s’est traduite par une réduction importante du temps d’attente aux frontières et des services douaniers mieux organisés. Étant donné que le Maroc fait de gros efforts pour libérer son commerce, ses droits à l’importation sont généralement élevés. Ces derniers sont considérés comme étant le principal obstacle auquel sont confrontés les gens qui veulent exporter vers ce pays. er Depuis le 1 janvier 2006, le Maroc a mis en place une nouvelle réglementation sur l’étiquetage des produits emballés. Ce nouveau règlement impose l’utilisation de l’arabe, en plus de l’ajout de la date de production et du nom de l’importateur. On parle aussi du transport et des expéditions qui peuvent être chers pour les exportateurs, car il n’y a actuellement pas de lignes d’expédition directes entre le Canada et le Maroc. Les exportateurs canadiens doivent expédier d’abord leurs produits vers l’Europe avant qu’ils aient accès au marché marocain. Cependant, dans un proche avenir, le gouvernement marocain prévoit développer davantage d’infrastructures routières, aéroportuaires et portuaires pour régler ce problème et faciliter le commerce. Agriculture et Agroalimentaire Canada encourage les exportateurs canadiens à établir des communications avec des importateurs marocains locaux qui ont accès à des chaînes de distribution, à des hôtels et restaurants, ainsi qu’à des marchés de gros et de détail. Ces importateurs sont généralement implantés à Casablanca. Ils sont vus comme très progressistes et axés sur les affaires. Les exportateurs devraient également communiquer avec l’Ambassade du Canada au Maroc qui sert de ressource aux exportateurs vers ce pays. DÉFIS DU MARCHÉ L’attrait mondial croissant pour le marché mexicain rend ce dernier plus concurrentiel pour les producteurs canadiens. Le Canada est le cinquième plus grand fournisseur de produits agroalimentaires et de produits de la pêche. L’influence d’autres concurrents, comme les ÉtatsUnis, le Brésil, la France et l’Argentine, ne doit pas être prise à la légère, car la présence de ces derniers augmente. Bon nombre d’entre eux gagnent du terrain au Maroc en raison des différents accords de libre-échange et d’accords bilatéraux. L’un des principaux défis dans le secteur agroalimentaire au Maroc est le régime de réglementation complexe. Afin d’assurer un dédouanement harmonieux, les exportateurs doivent se tenir informés de l’évolution de la réglementation et des documents requis. Les tarifs douaniers pour les aliments transformés sont toujours particulièrement élevés. Parmi les produits pour lesquels les tarifs douaniers sont susceptibles d’être élevés, citons les céréales, les oléagineux, les plantes sucrières, la viande, les produits laitiers et leurs sous-produits. Les exploitants canadiens peuvent se renseigner sur le site Web des douanes marocaines pour connaître les taux applicables à leurs produits. Ils peuvent contrôler le code du système harmonisé (SH) approprié. Page | 8 DÉBOUCHÉS Le Maroc est un des pays les plus peuplés dans la région du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord (MOAN). C’est un marché de consommateurs qui attire de plus en plus les fabricants et les détaillants de produits alimentaires en raison de son urbanisation rapide et de l’augmentation de ses revenus disponibles, sans oublier ses liens commerciaux avec le Moyen-Orient et l’Afrique du Sud du Sahara. Le Maroc pourrait constituer un intermédiaire avec ces régions. Le Maroc est un marché potentiel qui demande un examen minutieux. En 2012, l’accord de libre-échange signé avec les États-Unis en janvier 2006, a généré près de 3 milliards $US en importations, avec des importations de produits alimentaires de l’ordre de 760 millions de $US. À mesure que le pays se modernisera, la demande de produits nord-américains sera de plus en plus forte. La population urbaine du pays assiste déjà à l’expansion des supermarchés modernes et des restaurants-minute comme les chaînes McDonald, Domino’s et Pizza Hut. Les aliments de style occidental sont très demandés par les jeunes citadins du Maroc en raison de l’exposition de ce groupe d’âge à des publicités et à des émissions de télévision nord-américaines. Comme 55 % de la population marocaine est composée de jeunes de 25 ans ou moins, il s’agit d’un segment de marché clé à surveiller. RESSOURCES Caisse de Gestion et de Dépôt: http://www.cdg.ma/fr/ [en français uniquement] (consulté en novembre 2013) CIA World Factbook (consulté en novembre 2013) Doingbusiness.org (http://www.doingbusiness.org/data/exploreeconomies/morocco) (consulté en novembre 2013) Economist Intelligence Unit (consulté en novembre 2013) Euromonitor: Consumer Appliances in Morocco Industry Overview, juillet 2013 Euromonitor: Income and Expenditure: Morocco Country Briefing - février 2013 Euromonitor: Packaged Food in Morocco Industry Overview - avril 2013 Économiste.com: quotidien économique au Maroc [en français uniquement] Ministère de l’Agriculture et de la Pêche Maritime du Maroc : http://www.agriculture.gov.ma/ [en français uniquement] (consulté en novembre 2013) Ministère de l’Industrie, du Commerce, de l’Investissement et de l’Économie numérique : http://www.mcinet.gov.ma/Pages/default.aspx [en français uniquement] Banque mondiale (http://donnees.banquemondiale.org/pays/maroc) (site en français consulté en novembre 2013) Page | 9 Contexte commercial au Maroc © Sa Majesté la Reine du chef du Canada, représentée par le ministre de l’Agriculture et de l’Agroalimentaire (2014). Source des photos Les images figurant dans la présente publication sont reproduites avec la permission des titulaires des droits s’y rattachant. À moins d’avis contraire, Sa Majesté la Reine du chef du Canada est titulaire des droits d’auteur sur ces images. Pour obtenir des exemplaires additionnels de cette publication ou un exemplaire sur support de substitution, ou pour obtenir tout autre renseignement à son sujet, s’adresser à : Agriculture et Agroalimentaire Canada, Analyses des marchés mondiaux e 1341, chemin Baseline, Tour 5, 4 étage Ottawa (Ontario) Canada K1A 0C5 Courriel : [email protected] Le gouvernement du Canada a préparé le présent document en se fondant sur des sources d’information primaires et secondaires. Même s’il n’a ménagé aucun effort pour présenter des données exactes, Agriculture et Agroalimentaire Canada n’assume aucune responsabilité à l’égard de toute décision qui pourrait être prise sur la base de ces renseignements. 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