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LOI DU 10 JUIN 1999 RELATIVE AUX ÉTABLISSEMENTS CLASSÉS EXPOSE SUCCINCT EXP-251 N° 251 : Installations de natation version du 08.10.2004 EXPOSE SUCCINCT Règlement grand-ducal modifié du 16 juillet 1999 portant nomenclature et classification des établissements classés : Annexe “ Nomenclature des établissements classés ” : Classe N° 251 Natation (Installations de) 1) Piscines, à l’exception de celles à utilisation privée, dont la surface totale des bassins est : a) inférieure ou égale à 80 m2 b) supérieure à 80 m 3B 2 1 2) Bains de rivières et d’étangs exploités commercialement 1 3) Installations de traitement de l’eau par chloration au gaz ou par ozonation 1 Division des établissements classés 16, rue Eugène Ruppert Tél : (00352) 40 56 56-600 L - 2453 Luxembourg Fax : (00352) 40 56 56-696 e-mail : [email protected] www.emwelt.lu page 1 de 18 EXP-251 TABLE DES MATIÈRES 1. Avant-propos ................................................................................................................................... 3 2. Les règles de l’art ............................................................................................................................ 3 2.1 Différents types de bassins :........................................................................................................ 3 2.2 Les différents produits de désinfection : ...................................................................................... 4 2.3 Les différentes combinaisons de procédés : ............................................................................... 5 2.4 Les différents systèmes de filtration :........................................................................................... 7 3. Critères généraux ; possibilités d’économie .................................................................................... 8 3.1 Généralités................................................................................................................................... 8 3.2 Économie d'eau et d’énergie ....................................................................................................... 9 3.2.1 Installation d’un réservoir tampon (réservoir de compensation)........................................... 9 3.2.2 Mesures d’ordre organisationnel ........................................................................................ 10 3.2.3 Equipement spécifique des douches.................................................................................. 10 3.2.4 Groupement du traitement des eaux pour plusieurs bassins ............................................. 10 3.3 4. Récupération de chaleur............................................................................................................ 11 3.3.1 Récupération de chaleur sur les eaux usées du bassin ..................................................... 11 3.3.2 Récupération de chaleur sur les eaux de contre-lavage ou de rinçage des filtres............. 11 3.3.3 Récupération de chaleur sur les eaux usées des douches................................................ 11 3.3.4 Récupération de chaleur sur les moteurs des pompes de circulation des eaux ................ 12 3.4 Avantages et inconvénients des différents systèmes de récupération de chaleur.................... 12 3.5 Possibilités de récupération d’eau pour les chasses d’eau des toilettes................................... 13 3.6 Utilisation des énergies renouvelables ...................................................................................... 13 Aperçu sur certaines exigences en matière de protection de l’environnement............................. 14 4.1.1 Concernant les eaux de la piscine:..................................................................................... 14 4.1.2 Concernant le wirlpool ........................................................................................................ 15 4.1.3 Concernant le bassin «eau froide» du sauna: .................................................................... 16 4.1.4 Concernant le bassin pour hydrothérapie........................................................................... 17 Division des établissements classés 16, rue Eugène Ruppert Tél : (00352) 40 56 56-600 L - 2453 Luxembourg Fax : (00352) 40 56 56-696 e-mail : [email protected] www.emwelt.lu page 2 de 18 EXP-251 1. AVANT-PROPOS Le présent document a comme objectif de servir comme outil de travail aux personnes sollicitant l’autorisation d’exploiter une piscine. Il est destiné à accompagner le formulaire F-251 relatif aux installations de natation et reprend notamment certains critères de protection de l'environnement les plus usuels. L’objectif principal des dispositifs de traitement des eaux de piscine est de garantir une bonne qualité d’eau de piscine, avec une composition stable du point de vue hygiène, sécurité et aspect, de manière à éliminer les risques pour la santé des usagers, en particulier dus aux agents pathogènes et microbiens. Les règles de l’art en la matière sont notamment reflétées par la norme DIN 19643 « Traitement de l’eau des bassins de piscines et des bains ». Le cycle de traitement des eaux peut généralement se résumer ainsi : l’eau de bassin est conduite dans un réservoir tampon, dirigée vers l’installation de filtration, suivie d’une installation de désinfection, réchauffée et ramenée dans le bassin. À côté de la préparation et de la désinfection, le réchauffement de l'eau est également une partie importante de la technique de traitement de l'eau. En ce qui concerne les piscines couvertes, la principale consommation d’énergie résulte du chauffage des locaux (notamment hall, douches, vestiaires) de la piscine. Des mesures adéquates de réduction des besoins et de récupération d’énergie sont donc de rigueur. Des indications détaillées relatives à cette partie de la conception énergétique sont reprises dans la série de formulaires concernant les immeubles. 2. LES RÈGLES DE L’ART Les règles de l’art en la matière de piscines sont notamment reflétées par la norme DIN 19643 « Traitement de l’eau des bassins de piscines et des bains ». Cette norme comprend une partie relative aux dispositions générales (DIN 19643-1) et quatre parties relatives à la combinaison de procédés de traitement (DIN 19643-2 à -5). Les parties suivantes présentent brièvement certains aspects de la prédite norme. Elles ne prétendent pas de remplacer la participation active d’un homme de l’art dès la phase de planification d’une piscine nouvelle ou de la rénovation d’une piscine vétuste. 2.1 Différents types de bassins : Le type de bassin joue un rôle important dans le dimensionnement des installations de traitement requises. La prédite norme définit différents types de bassins: • Bassins de plongeons (Springerbecken) : profondeur d’eau supérieure à 3,40 m ; • Bassins nageurs (Schwimmerbecken) : profondeur d’eau supérieure à 1,35 m; • Bassins variables (Variobecken), avec fonds mobiles réglables en hauteur sur toute ou sur une partie de la surface ; • Bassins à vagues (Wellenbecken) : modification de la profondeur d’eau par écoulement et/ou remplissage d’eau, avec stockage possible de la différence de volume ; Division des établissements classés 16, rue Eugène Ruppert Tél : (00352) 40 56 56-600 L - 2453 Luxembourg Fax : (00352) 40 56 56-696 e-mail : [email protected] www.emwelt.lu page 3 de 18 EXP-251 • Bassins non-nageurs (Nichtschwimmerbecken) : profondeur d’eau entre 0,60 et 1,35 m ; • Bassins de tout genre avec une circulation d’eau supplémentaire ou injection d’air (Becken aller Art mit zusätzlichen Wasserkreisläufen oder Luftinjektionen) • Toboggans, bassin de réception (Wasserrutschenbecken und Wasserrutschen mit flachem Auslaufbereich) : ces bassins doivent avoir une profondeur minimale de 1,0 m (voir également les normes DIN EN 1069-1 et DIN EN 1069-2), et une surface minimale de 4 m x 6 m; • Pataugeoires (Planschbecken) : profondeur maximale de 0,6 m ; • Pédiluves (Durchschreitebecken) : profondeur de l'eau comprise entre 0,1 m et 0,15 m pour des bassins de forme carrée, et pour des bassins en forme de cavité, une profondeur d’eau d'environ 0,15 m au milieu ; • Petits bassins (Kleinbecken) : bassin non-nageurs d’au maximum 96 m2 ; • Bassins chauds avec jets « Wirlpool » (Warmsprudelbecken) : ce sont des bassins avec une alimentation d’eau continue, dans lesquels de l’eau chaude est introduite avec de l’air comprimé dans les parties destinées au séjour de personnes. – Température d’eau d’environ 37°C. • Bassins à mouvement (Bewegungsbecken) : profondeur maximale de 1,35 m – désinfection à l’ozone recommandée ; • Bassins thérapeutiques (Therapiebecken) : bassins utilisés par des personnes souffrant d’infections ou d’incontinence fécale – profondeur maximale de 1,35 m – température maximale de 35°C – désinfection à l’ozone obligatoire ; • Bassins chauds (Warmbecken) : profondeur maximale 1,35 m – température d’eau d’environ 35°C ; • Bassins de réaction froids (Kaltwassertauchbecken) : profondeur comprise entre 1,1 m et 1,35 m – surface maximale 10 m2 ; • Bassin de marche (Tretbecken) : profondeur d’eau de 35 à 40 cm – température maximale de 15 °C ; Indépendamment du bassin, il est important, pour garantir un nettoyage permanent de la surface de l'eau, que chaque bassin soit conçu de sorte à ce que 100% de la récupération des eaux de recirculation se font par un caniveau disposé autour du bassin. De même, l'injection d'eau dans chaque bassin devra se faire à 100 % par des buses d'injection répartis uniformément sur le sol du bassin. 2.2 Les différents produits de désinfection : Différents produits et procédés peuvent être utilisés pour la désinfection des eaux de piscine. L’agent désinfectant est toujours du chlore actif. • Hypochlorite de calcium, Ces granulés alcalins présentent de 60 à 70 % de chlore actif. L’installation de dosage doit garantir une addition continue et réglée automatiquement du produit de désinfection. Des mesures de sécurité contre l’obturation des conduites et des vannes doivent assurer le bon fonctionnement de l’installation. Division des établissements classés 16, rue Eugène Ruppert Tél : (00352) 40 56 56-600 L - 2453 Luxembourg Fax : (00352) 40 56 56-696 e-mail : [email protected] www.emwelt.lu page 4 de 18 EXP-251 • Hypochlorite de sodium produit par électrolyse de chlorure de sodium, Le moyen de désinfection produit de cette manière possède des caractéristiques proches de celles de l’eau de Javel, mais est toutefois moins alcalin. La teneur en chlore libre de la solution de dosage se situe entre 2 et 8 g/l. Sa production libère de l’hydrogène. L’installation doit garantir que l’hydrogène produit est éliminé conformément aux exigences et qu’il ne se libère pas dans les locaux. Des mesures de sécurité contre l’obturation des conduites et des vannes doivent assurer le bon fonctionnement de l’installation. • Solution d’hypochlorite de sodium (eau de Javel), L’eau de Javel concentrée contient en règle générale environ 160 g/l de chlore actif. Elle est alcaline car elle présente sous sa stabilisation une concentration de soude caustique (NaOH) d’environ 12 g/l. L’introduction de la solution d’hypochlorite de sodium dans le filtrat s’effectue avec des pompes de dosage. Le dosage peut être fait à partir de réservoirs ou de conteneurs plus petits. Les installations doivent être équipées de jauges, munies d’avertisseurs, pour éviter le manque de produit. Des mesures de sécurité contre l’obturation des conduites et des vannes doivent assurer le bon fonctionnement de l’installation. • Chlore gazeux liquéfié sous pression, Seules des installations de chlore gazeux à dépression sont admises. Pour des raisons de sécurité, un local de chloration séparé avec un équipement particulier doit toujours être prévu. Pour éviter un arrêt de la chloration pendant les heures d’exploitation, en particulier lors du remplacement d’un cylindre de chlore vide, les installations de dosage doivent être équipées avec un système de permutation automatique des cylindres. • Ozone en combinaison de procédés, avec un des agents de désinfection précités. Les projets d’installations de traitement de l’eau des piscines par chloration au gaz ou par ozonisation nécessitent d’office la présentation d’une étude de risques et d’un rapport de sécurité, conformément au règlement grand-ducal du 14 septembre 2000 concernant les études des risques et les rapports de sécurité. 2.3 Les différentes combinaisons de procédés : Les combinaisons de procédés décrites dans la norme DIN 19643 sont les suivantes : • adsorption – floculation – filtration – chloration (DIN 19 643-Teil 2) ; Dans la première phase du procédé, les salissures organiques véritables et colloïdales dissoutes sont partiellement adsorbées par la poudre de charbon actif. Lors de la phase suivante, les salissures colloïdales dissoutes et les plus fines particules de charbon actif sont déstabilisées par l’adjonction d’un floculant à base de sels d’aluminium, elles forment des flocs et les orthophosphates précipitent. Pour ce processus, le pH de l’eau brute doit être maintenu à une valeur optimale en fonction du floculant utilisé. Ensuite le mélange de poudre de charbon actif chargé de phosphate d’aluminium et de colloïdes est retenu par filtration. Division des établissements classés 16, rue Eugène Ruppert Tél : (00352) 40 56 56-600 L - 2453 Luxembourg Fax : (00352) 40 56 56-696 e-mail : [email protected] www.emwelt.lu page 5 de 18 EXP-251 Dans la quatrième phase, le filtrat est enrichi avec du chlore, puis il est ramené dans le bassin. Cette combinaison de procédés est utilisée dans la large majorité des piscines. Le recours à une autre combinaison de procédés se justifie généralement par une utilisation spécifique (p.ex. : bassin thérapeutique) • floculation – filtration – ozonisation – absorption filtration – chloration (DIN 19 643-Teil 3) ; Dans la première phase du procédé, les salissures colloïdales dissoutes sont déstabilisées par l’adjonction d’un floculant à base de sels d’aluminium, elles forment des flocs et les orthophosphates précipitent. Pour ce processus, le pH de l’eau brute doit être maintenu à une valeur optimale en fonction du floculant utilisé. Dans la deuxième phase, l’étape de filtration, les éléments particulaires sont éliminés par rétention. Dans la troisième phase, un traitement à l’ozone permet d’oxyder les matières chimiques contenues dans l’eau, de détruire les bactéries et d’inactiver les virus. Lors de la quatrième phase, les matières précipitées par l’ozone sont séparées, les matières oxydées sont retenues, les produits dérivés du chlore et l’ozone résiduel dans l’eau sont éliminés au travers d’un filtre à charbon actif. Dans la cinquième phase, le filtrat est enrichi avec du chlore, puis il est ramené dans le bassin. • floculation – ozonisation – filtration multicouches – chloration (DIN 19 643-Teil 4) ; Dans la première phase du procédé, les salissures colloïdales dissoutes sont déstabilisées par l’adjonction d’un floculant à base de sels d’aluminium, les matières chimiques contenues dans l’eau sont oxydées, les bactéries sont détruites et les virus sont inactivés. Lors de la deuxième phase, les matières précipitées par l’ozone sont séparées, les matières oxydées sont retenues, les produits dérivés du chlore et l’ozone résiduel dans l’eau sont éliminés au travers d’un filtre à charbon actif (filtre multicouche). Dans la troisième phase, le filtrat est enrichi avec du chlore, puis il est ramené dans le bassin. • floculation – filtration – adsorption à charbon actif en grains – chloration (DIN 19 643-Teil 5) ; Dans la première phase du procédé, les salissures colloïdales dissoutes sont déstabilisées par l’adjonction d’un floculant à base de sels d’aluminium, elles forment des flocs et les orthophosphates précipitent. Pour ce processus, le pH de l’eau brute doit être maintenu à une valeur optimale en fonction du floculant utilisé. Dans la deuxième phase, l’étape de filtration, les éléments particulaires sont éliminés par rétention. Dans la troisième phase de filtration/adsorption, les matières chargées sont séparées et les produits dérivés du chlore sont éliminés. Dans la quatrième phase, le filtrat est enrichi avec du chlore, puis il est ramené dans le bassin. Cas particulier des bassins d’eau froide : Pour des bassins d’eau froide d’un volume inférieur à 2 m3, un traitement des eaux uniquement par chloration est possible. Le renouvellement de l’eau du bassin doit se faire en permanence lors des Division des établissements classés 16, rue Eugène Ruppert Tél : (00352) 40 56 56-600 L - 2453 Luxembourg Fax : (00352) 40 56 56-696 e-mail : [email protected] www.emwelt.lu page 6 de 18 EXP-251 heures d’ouverture du sauna. Le débit de renouvellement doit être adapté en fonction de la fréquentation du bassin. Pour des bassins d’eau froide d’un volume supérieur à 2 m3, un traitement global est nécessaire. Stockage des produits chimiques : Les conditions de stockage et de manipulation des produits chimiques requis pour les différentes combinaison de procédés ne sont pas reprises par la norme DIN 19643. Dans ce domaine, les règles générales pour le stockage et la manipulation d’acides et de bases sont d’application. Du fait que le traitement des eaux de piscine nécessite des produits basiques (chlore), un ajustement de la valeur pH des eaux de piscine est nécessaire. Celui-ci s’opère avec des produits acides. Il est donc important de prévoir des aménagements spécifiques, notamment des cuves de rétention distinctes pour les produits liquides, pour éviter en tout cas un contact de ces produits incompatibles entre-eux (risque de formation de chlore gazeux). De même la manipulation de ces produits doit être effectuée par du personnel qualifié. 2.4 Les différents systèmes de filtration : Les différents types de filtres utilisés couramment sont les suivants : • Préfiltres : Le préfiltre sur une installation a pour fonction de protéger les pompes et la robinetterie en arrêtant les plus grosses particules et ainsi sauvegarder la roue de la pompe. Il doit pouvoir être facilement ouvert pour son nettoyage. La préfiltration est un tamisage mécanique qui doit être périodiquement nettoyé pour éviter tout dommage à la pompe. Pour les piscines de plein air, des tamis supplémentaires permettent de retenir la quantité accrue d’impuretés grossières qu’elles contiennent, avant le réservoir tampon. • Filtres Les filtres doivent être équipés au minimum avec des hublots de contrôle, permettant l’observation des surfaces ou des couches de séparation des divers matériaux filtrants, ainsi que l’expansion de la couche filtrante lors du lavage. Les familles de filtres les plus couramment utilisées au Luxembourg sont les filtres à hydroanthracite (conception moderne) et les filtres à sable (conception classique). La norme DIN 19605 est consacrée exclusivement à ces filtres fermés multicouches. Un lavage automatique des filtres doit être effectué au moins deux fois par semaine. La vitesse de lavage des filtres devra être au moins 60 m/h. Les matières qui ne peuvent être éliminées lors du cycle de régénération sont maintenues dans les limites admissibles par un apport journalier en eau fraîche d’au moins 30 litres par jour et par baigneur. Un dépassement régulier de cette valeur de 30 litres par jour et par baigneur pour maintenir la qualité de l’eau dans les normes prescrites, est un indicateur pour une surcharge du système de traitement de l’eau et nécessite donc des mesures d’amélioration. FILTRE A HYDRO-ANTHRACITE • L'hydro-anthracite est un matériau fabriqué par traitement thermique de l'anthracite. • Hauteur de la couche : entre 0,60 et 1 m Division des établissements classés 16, rue Eugène Ruppert Tél : (00352) 40 56 56-600 L - 2453 Luxembourg Fax : (00352) 40 56 56-696 e-mail : [email protected] www.emwelt.lu page 7 de 18 EXP-251 • Vitesse pratiquée : supérieure à celle du sable • Finesse de filtration : supérieure à celle du sable. AVANTAGES : − Facilités d'exploitation − Meilleure filtration − Encombrement réduit dû à la vitesse de passage, par rapport au sable. INCONVENIENTS − Hauteur de filtre élevée pour permettre l'expansion de l'hydro-anthracite lors des contrelavages. − Coût de la masse filtrante FILTRE A SABLE : • L'élément important est la qualité de la masse filtrante qui doit être du sable à haute teneur en silice (99 % de silice pure) lavé, séché et étuvé. • L'efficacité du filtre s'obtient avec une hauteur minimum de la masse filtrante comprise entre 0,60 et 1 m • La qualité physique de l'eau est liée en grande partie à la vitesse de passage dans les filtres. • Le diamètre du filtre est fonction de la vitesse de filtration choisie. • Plus la vitesse est lente, plus le diamètre du filtre est important. INCONVENIENTS : − Filtre encombrant − Consommation excessive d'eau lors des lavages − Consommation de réactif nécessaire à la floculation 3. CRITÈRES GÉNÉRAUX ; POSSIBILITÉS D’ÉCONOMIE 3.1 Généralités Les piscines doivent être construites et exploitées conformément aux développements de la technique, de manière à garantir une utilisation rationnelle et économique de l’énergie. Dans le domaine de la régénération de l’eau, on prendra en particulier en considération les points suivants : • exploitation en fonction des besoins (interruption de la consommation hors des périodes d’exploitation, dans la mesure où les paramètres relatifs à l’hygiène sont respectés). • dimensionnement du système hydraulique pour réduire la hauteur de refoulement nécessaire pour les pompes. Division des établissements classés 16, rue Eugène Ruppert Tél : (00352) 40 56 56-600 L - 2453 Luxembourg Fax : (00352) 40 56 56-696 e-mail : [email protected] www.emwelt.lu page 8 de 18 EXP-251 • choix des pompes ayant les meilleurs rendements. • mise en œuvre de procédés d’économie d’énergie et de ressources. La couverture des bassins est de nature à réduire les pertes de chaleur. L’utilisation peut être envisagée s’il est assuré que des risques hygiéniques sont à exclure. L’utilisation de l’énergie solaire thermique ou photovoltaïque s’impose dans le domaine des piscines. Ainsi toutes les piscines publiques couvertes et en plein air autorisées par le Ministre de l’Environnement lors des dernières années ont eu recours a cette source d’énergie renouvelable. Les possibilités d’économie d’énergie et de ressources au niveau des piscines concernent : • les économies d’eau et d’énergie par l’installation d’un réservoir tampon par des mesures d’ordre organisationnel par équipement des douches avec des robinets à fermeture temporisée et des pommes de douche à faible débit par groupement, de certaines parties, du traitement des eaux pour plusieurs bassins • la récupération de chaleur sur les eaux usées du bassin (les 30 l/j/nageur à éliminer) sur les eaux de lavage à contre-courant des filtres ou sur les eaux issues de la dernière phase de rinçage des filtres sur les eaux usées des douches sur les moteurs des pompes • la récupération d’eau pour l’alimentation des urinoirs et des toilettes (avec les eaux usées du bassin, les eaux issues de la dernière phase de rinçage des filtres et/ou l’eau de pluie) • l’utilisation des énergies renouvelables par une installation solaire thermique ou photovoltaïque 3.2 3.2.1 Économie d'eau et d’énergie Installation d’un réservoir tampon (réservoir de compensation) Beaucoup d’anciens bassins ne sont pas équipés de réservoir tampon. La mise en place d’un tel réservoir permet d’économiser une part importante des coûts dus à la consommation d’eau. Le principe du bassin tampon est de stocker l’eau excédentaire du bassin, afin de la rediriger si besoin vers l’installation de filtration du bassin. L’eau excédentaire est collectée naturellement par les rigoles entourant le bassin, suite aux mouvements causés par les différents nageurs, en direction du réservoir tampon. En l’absence de Division des établissements classés 16, rue Eugène Ruppert Tél : (00352) 40 56 56-600 L - 2453 Luxembourg Fax : (00352) 40 56 56-696 e-mail : [email protected] www.emwelt.lu page 9 de 18 EXP-251 réservoir tampon, cette eau désinfectée et réchauffée doit être dirigée vers la canalisation. Ceci constitue un important gaspillage, car le bassin devra être réalimenté en eau fraîche, devant encore être désinfectée et réchauffée. 3.2.2 • Mesures d’ordre organisationnel Choix de la période de contre-lavage des filtres : Le contre-lavage des filtres se fait avec un mélange d’eau et d'air sous pression. La commande des pompes nécessaires pour le contre-lavage et le compresseur d’air s'effectuent généralement par des moteurs électriques. Des économies au niveau des coûts énergétiques (électricité) peuvent être réalisées, si le processus de contre-lavage des filtres n’a pas lieu durant la journée (tarif plein), mais la nuit avec un tarif plus favorable. • Choix du nombre de filtres à nettoyer par jour : Le contre-lavage des filtres peut se faire de plusieurs façons : tous les filtres peuvent être nettoyés en même temps, ou ils peuvent être nettoyés un par un des jours différents de la semaine, en respectant la condition que chaque filtre doit être nettoyé au moins 2 fois par semaine. L’avantage d’étaler le contre-lavage des filtres sur plusieurs jours de la semaine est d’éviter pour ces jours l’ajout réglementaire des 30 l d’eau fraîche par jour et par nageur (l’eau éliminée lors du contre-lavage des filtres est plus importante que les 30 l/jour/nageur). L’idéal est d’effectuer autant que possible le contre-lavage d’un seul filtre par jour. En plus, en augmentant le nombre de filtres, la taille de chaque filtre est réduite. En conséquence, la quantité d’eau pour le contrelavage d’un filtre est également réduite. L’utilisation de 4 filtres par installation de traitement permet de bien profiter de ces avantages. L’utilisation de 3 filtres par installation de traitement constitue souvent un bon compromis entre les contraintes économiques et écologiques. 3.2.3 Equipement spécifique des douches Avec une dépense relativement faible, la chaleur et l'eau peuvent être économisées au niveau des douches. Pour limiter les quantités d'eau lors d’une douche, des robinets à fermeture temporisée et des pommes de douche à faible débit peuvent être installés. Les robinets à fermeture temporisée limitent la consommation d'eau, en arrêtant automatiquement l’eau des douches après un temps court. Ce n'est que lors d'une nouvelle manipulation du bouton de douche que l’eau est réactivée. À l'aide des pommes de douche à faible débit, le débit d’eau est réduit. Si on renonce à des robinets classiques et que l’on alimente les douches de façon constante en eau chaude à par exemple 38°C, des ajustements de température et de débit sont évités. Comme l’eau fournie pendant cette phase de réglage est généralement inutilisée par les personnes prenant une douche, de l'eau et de la chaleur peuvent ainsi être économisées. Une telle modification ou représentation de la distribution de l'eau chaude est aussi compatible avec les mesures techniques visant à diminuer les risques de légionellose. 3.2.4 Groupement du traitement des eaux pour plusieurs bassins La réalisation d’une installation de traitement des eaux unique pour plusieurs bassins permet de diminuer les coûts au niveau investissement pour les équipements techniques. Les ajouts des désinfectants et du produit pour ajuster le pH devront cependant se faire par pompe doseuse en fonction de la qualité momentanée de l'eau de chaque bassin. Une diminution de la quantité d’eau de contre-lavage peut ainsi être réalisée, ainsi qu’une Division des établissements classés 16, rue Eugène Ruppert Tél : (00352) 40 56 56-600 L - 2453 Luxembourg Fax : (00352) 40 56 56-696 e-mail : [email protected] www.emwelt.lu page 10 de 18 EXP-251 récupération de chaleur d’autant plus importante que la différence de température entre les différents bassins reliés à une même installation de traitement des eaux est importante. La chaleur récupérée est utilisée directement pour préchauffer les eaux de circulation. 3.3 3.3.1 Récupération de chaleur Récupération de chaleur sur les eaux usées du bassin Pour des raisons hygiéniques, il est indispensable d’apporter quotidiennement une certaine quantité d’eau fraîche aux bassins de piscines (au moins 30 litres d'eau fraîche par jour et par nageur, conformément aux dispositions d’un système de traitement des eaux de piscine). Normalement cette quantité d’eau doit être chauffée par les installations de chauffage au minimum à la température de l’eau du bassin. L’eau chaude du bassin déplacée par cette adduction d’eau fraîche se déverse dans l’égout sans être utilisée énergétiquement. Il est cependant possible de récupérer une grande partie de la chaleur contenue dans ces eaux chaudes, et de chauffer simultanément l’eau fraîche froide avec cette énergie récupérée. Le niveau de l’eau dans le bassin tampon doit être établi pour que d’une part, les pompes de circulation puissent être amorcées sans problème pendant le temps de repos et d’autre part, pour que le bassin tampon ne déverse pas inutilement pendant le temps d’utilisation du bassin l’eau chaude du bassin dans l’égout sans l’utiliser énergétiquement. 3.3.2 Récupération de chaleur sur les eaux de contre-lavage ou de rinçage des filtres Un contre-lavage régulier des filtres est nécessaire, pour enlever la saleté qui s’y entasse pendant le processus de filtration. Les eaux issues du contre-lavage des filtres doivent être rejetées dans la canalisation. Il est cependant possible de retenir ces eaux usées dans un réservoir spécifique. Ces eaux y sont alors prélevées, à débit constant avec une pompe, puis refroidies dans l’échangeur de chaleur, avant d’être rejetées à l’égout. Simultanément, la même quantité d’eau fraîche est chauffée par l’échangeur de chaleur, et est amenée dans le bassin tampon. Pour la protection de la pompe des eaux usées, il faut prévoir un filtre à grandes mailles dans la conduite de prélèvement. Pour qu’une telle solution soit possible, il faut que les quantités d’eau nécessaires pour le contre-lavage puissent être prélevées du bassin tampon, sans problème de niveau. Une autre possibilité consiste à ne récupérer dans un réservoir indépendant que les eaux issues de la dernière phase de rinçage des filtres (remise en place des différentes couches de filtration après contre-lavage, par circulation d’eau dans le sens normal). Une récupération de chaleur est alors possible, et/ou une utilisation de ces eaux pour l’alimentation des urinoirs et des toilettes. Cette solution présente l’avantage d’éviter la mise en place de filtres dans la conduite de prélèvement car ces eaux sont propres. 3.3.3 Récupération de chaleur sur les eaux usées des douches Les eaux usées des douches sont collectées dans un réservoir, d’où elles sont prélevées à l’aide d’une pompe, puis refroidies dans un échangeur de chaleur, avant d’être rejetées dans les canalisations. La même quantité d’eau fraîche est chauffée à contre-courant dans l’échangeur de chaleur et amenée par un accumulateur au réservoir d’eau chaude. Une relativement petite quantité d’eau est chauffée à une température supérieure dans un chauffeeau supplémentaire, pour que l’eau des douches puisse être mélangée à la température désirée et qu’un éventuel besoin de pointe puisse être couvert. Les réservoirs d’eaux usées et d’eaux fraîches doivent contenir normalement le même volume d’eau. Avec cette solution, on profite au maximum de la quantité de chaleur des eaux usées. Division des établissements classés 16, rue Eugène Ruppert Tél : (00352) 40 56 56-600 L - 2453 Luxembourg Fax : (00352) 40 56 56-696 e-mail : [email protected] www.emwelt.lu page 11 de 18 EXP-251 Il est possible de faire de la récupération de chaleur sur les eaux des douches par échangeurs de chaleur, ou par échangeurs de chaleur combinés avec une pompe à chaleur. 3.3.4 Récupération de chaleur sur les moteurs des pompes de circulation des eaux Une récupération sur la chaleur de dissipation du moteur des pompes de circulation peut être réalisée en utilisant l’eau de circulation du bassin comme eau de refroidissement des pompes. Cette chaleur de dissipation du moteur est utilisée directement pour réchauffer le fluide grâce au choix du fluide véhiculé comme liquide de refroidissement du moteur. Pour l’exploitant, il en résulte donc une dépense moindre pour générer de la chaleur avec d’autres groupes, comme par exemple avec un échangeur thermique. 3.4 Avantages et inconvénients des différents systèmes de récupération de chaleur Avantages - Récupération de chaleur sur les eaux du bassin - Inconvénients Installation simple Installation de régulation simple Maintenance faible Coûts d’exploitation faibles Investissement raisonnable - - Récupération de chaleur sur les eaux de contre-lavage des filtres - Intéressant pour de grandes installations - Equipements déjà disponibles sur le marché Intéressant pour de grandes installations (piscine publique, pas pour les piscines scolaires car la fréquence de prise de douche doit être continue dans le temps) - Récupération de chaleur sur les eaux usées des douches Récupération de chaleur sur les moteurs des pompes - Si la fréquence d’évacuation d’eau du bassin est faible (par exemple s’il y peu de visiteurs), le rendement est faible - Coûts d’investissement faibles par rapport au budget total - - Récupération continue Division des établissements classés 16, rue Eugène Ruppert Tél : (00352) 40 56 56-600 L - 2453 Luxembourg Fax : (00352) 40 56 56-696 de chaleur Investissement important (pas de subvention jusqu’à présent) Gain énergétique global faible Installation complexe (régulation de la température, nouveau réservoir à ajouter, échangeur de chaleur spécifique pour eau sale et corrosive, et.) Coûts d’entretien de l’installation élevés Investissement important (pas de subvention jusqu’à présent) Coûts d’entretien élevés Pas intéressant pour des prises de douche non réparties dans le temps (problème de gestion) Récupération de chaleur faible (fonction de la puissance du moteur électrique) e-mail : [email protected] www.emwelt.lu page 12 de 18 EXP-251 3.5 Possibilités de récupération d’eau pour les chasses d’eau des toilettes Eau du bassin et eau de rinçage des filtres Les eaux usées du bassin (30 l/j/nageur à éliminer), ainsi que l’eau issue de la dernière phase de rinçage des filtres (remise en place des différentes couches de filtration après contre-lavage, par circulation d’eau dans le sens normal) peuvent être récupérés pour alimenter les urinoirs et les toilettes. Eau de pluie : Dans les piscines, l’eau de pluie est généralement utilisée pour l’approvisionnement des chasses d’eau des toilettes. L'eau de pluie arrivant est conduite dans un réservoir par un système de canalisation avec des filtres en série. De là, l'approvisionnement des toilettes se fait par un autre système de pompes et de canalisations. 3.6 Utilisation des énergies renouvelables Une installation solaire thermique peut être envisagée pour maintenir en température l’eau des bassins et ensuite pour la production d’eau chaude sanitaire (douches). Une telle installation est généralement profitable de mars à octobre, dans nos régions. Division des établissements classés 16, rue Eugène Ruppert Tél : (00352) 40 56 56-600 L - 2453 Luxembourg Fax : (00352) 40 56 56-696 e-mail : [email protected] www.emwelt.lu page 13 de 18 EXP-251 4. APERÇU SUR CERTAINES EXIGENCES EN MATIÈRE DE PROTECTION DE L’ENVIRONNEMENT Le présent chapitre est constitué d’extraits d’arrêtés délivrés par le Ministre de l’Environnement en vertu de la loi du 10 juin 1999 relative aux établissements classés. Il reprend un aperçu sur certaines exigences en matière de protection de l’environnement pour les types de bassin les plus fréquents (bassins nageurs, bassins non-nageurs, pataugeoires, etc.) ainsi que pour les bassins chauds avec jets (wirlpool) et les bassins de réaction froids (bassin «eau froide» du sauna). 4.1.1 Concernant les eaux de la piscine: Chaque bassin ainsi que les installations de traitement des eaux de la piscine doivent être conformes à la version la plus récente de la norme DIN 19643, ceci sans préjudice des conditions reprises ciaprès. L'eau de chaque bassin doit être traitée par floculation, filtration sur des filtres multicouche à hydroanthracite et désinfection et doit être conforme aux normes organoleptiques, bactériologiques et chimiques suivantes: Aspect L'eau doit être incolore et parfaitement limpide telle à ce que le fond du bassin soit bien visible Escherichia coli Absence dans 100 ml Germes totaux à 22°C et à 37°C < 100/ml Chlore actif libre 0,3 - 0,6 mg/l Clore actif combiné ≤ 0,3 mg/l PH 6,5 - 7,6 Oxydabilité au KMnO4 ≤ 2 mg/l O2 au-dessus de la valeur de l'eau de remplissage Ammonium ≤ 0,2 mg/l La désinfection de l'eau devra se faire par chloration soit au moyen de l'hypochlorite de soude suivant E DIN EN 901 soit avec de l'hypochlorite de calcium suivant E DIN EN 900 soit avec du chlore obtenu par électrolyse à partir de NaCl. Le pH, la teneur en chlore libre et en chlore combiné sont à mesurer au moins deux fois par jour et les résultats sont à noter dans un registre. Le mesurage de la teneur en chlore doit se faire par méthode DPD. Le taux de renouvellement de l'eau doit être de l'ordre de 30 litres d'eau neuve par jour et par visiteur. Cette quantité est à augmenter si les normes prescrites ci-dessus ne peuvent pas être respectées. Un renouvellement complet doit, en plus, être effectué une fois par an. La pompe de recirculation devra tourner 24 heures sur 24. La vitesse de filtration de l'eau ne devra pas dépasser 30 m/h. Le dosage du floculant devra se faire par pompe doseuse en continu. L’ajout du floculant doit se faire dans des conditions (valeur pH adaptée, vitesse maximale de l’eau de 1,5 m/s, temps de réaction d’au moins 10 secondes) garantissant une réaction chimique efficace. Les ajouts des désinfectants et du produit pour ajuster le pH devront se faire par pompe doseuse en fonction de la qualité momentanée de l'eau de chaque bassin. A ces fins la teneur en chlore et le pH Division des établissements classés 16, rue Eugène Ruppert Tél : (00352) 40 56 56-600 L - 2453 Luxembourg Fax : (00352) 40 56 56-696 e-mail : [email protected] www.emwelt.lu page 14 de 18 EXP-251 sont à mesurer en continu. Le nettoyage du fond et de la surface de chaque bassin doit se faire régulièrement tous les jours. Pour garantir un nettoyage permanent de la surface de l'eau, chaque bassin est à concevoir de sorte à ce que 100% de la récupération des eaux de recirculation se font par un caniveau disposé autour de chaque bassin. L'injection d'eau dans chaque bassin devra se faire à 100 % par des buses d'injection répartis uniformément sur le sol de chaque bassin. Le lavage automatique des filtres doit être effectué au moins deux fois par semaine. La vitesse de lavage des filtres devra être au moins 60 m/h. 4.1.2 Concernant le wirlpool Le wirlpool ainsi que les installations de traitement des eaux doivent être conformes à la version la plus récente de la norme DIN 19643, ceci sans préjudice des conditions reprises ci-après. Le volume d’eau du wirlpool doit être de 0,4 m3 par personne (capacité maximale en personnes du wirlpool) sans pour autant pouvoir être inférieur à 1,6, m3. La profondeur d’eau du wirlpool ne doit pas dépasser un mètre. L'eau de chaque bassin doit être traitée par floculation, filtration sur des filtres multicouche à hydroanthracite et désinfection et doit être conforme aux normes organoleptiques, bactériologiques et chimiques suivantes: Aspect L'eau doit être incolore et parfaitement limpide telle à ce que le fond du bassin soit bien visible Escherichia coli Absence dans 100 ml Germes totaux à 22°C et à 37°C < 100/ml Chlore actif libre 0,7 - 1,0 mg/l Clore actif combiné ≤ 0,3 mg/l PH 6,5 - 7,6 Oxydabilité au KMnO4 ≤ 2 mg/l O2 au-dessus de la valeur de l'eau de remplissage Ammonium ≤ 0,2 mg/l La désinfection de l'eau devra se faire par chloration soit au moyen de l'hypochlorite de soude suivant E DIN EN 901 soit avec de l'hypochlorite de calcium suivant E DIN EN 900 soit avec du chlore obtenu par électrolyse à partir de NaCl. Le pH, la teneur en chlore libre et en chlore combiné ainsi que la température de l’eau sont à mesurer au moins deux fois par jour et les résultats sont à noter dans un registre. Le mesurage de la teneur en chlore doit se faire par méthode DPD. Un renouvellement complet de l’eau du wirlpool doit être effectué tous les jours. Cette quantité est à augmenter si les normes prescrites ci-dessus ne peuvent pas être respectées. Les installations de traitement doivent être remises en service immédiatement après le renouvellement de l’eau. De même, en plus de la vidange et du nettoyage journalier de chaque bassin, l’exploitant doit procéder à une désinfection après le nettoyage. La pompe de recirculation devra tourner 24 heures sur 24. Division des établissements classés 16, rue Eugène Ruppert Tél : (00352) 40 56 56-600 L - 2453 Luxembourg Fax : (00352) 40 56 56-696 e-mail : [email protected] www.emwelt.lu page 15 de 18 EXP-251 La vitesse de filtration de l'eau ne devra pas dépasser 30 m/h. Le dosage du floculant devra se faire par pompe doseuse en continu. L’ajout du floculant doit se faire dans des conditions (valeur pH adaptée, vitesse maximale de l’eau de 1,5 m/s, temps de réaction d’au moins 10 secondes) garantissant une réaction chimique efficace. Les ajouts des désinfectants et du produit pour ajuster le pH devront se faire par pompe doseuse en fonction de la qualité momentanée de l'eau de chaque bassin. A ces fins la teneur en chlore et le pH sont à mesurer en continu. Pour garantir un nettoyage permanent de la surface de l'eau, le wirlpool est à concevoir de sorte à ce que 100% de la récupération des eaux de recirculation se font par un caniveau disposé autour du wirlpool. L'injection d'eau dans le wirlpool doit se faire à 100 % par des buses d'injection répartis uniformément sur le sol du wirlpool. Le lavage automatique des filtres doit être effectué au moins une fois par jour. La vitesse de lavage des filtres devra être au moins 60 m/h. 4.1.3 Concernant le bassin «eau froide» du sauna: Le bassin ainsi que ses installations doivent être conformes à la version la plus récente de la norme DIN 19643, notamment à la partie 7.16 « Kaltwassertauchbecken », ceci sans préjudice des conditions reprises ci-après. Le volume d'eau du bassin ne doit pas dépasser 2 m3. La température de l'eau du bassin ne doit pas dépasser 15°C. Le nettoyage du fond et de la surface de chaque bassin doit se faire régulièrement tous les jours. Pour garantir un nettoyage permanent de la surface de l'eau, chaque bassin est à concevoir de sorte à ce que 100% des eaux d’évacuation se font par une rigole. Le renouvellement de l’eau du bassin doit se faire en permanence lors des heures d’ouverture du sauna. Le débit de renouvellement doit être adapté en fonction de la fréquentation du bassin. L'injection d'eau dans chaque bassin devra se faire à 100 % par des buses d'injection répartis uniformément sur le sol de chaque bassin. En outre, la tuyauterie d’alimentation devra être réalisée de manière à empêcher tout reflux d’eau du bassin vers le réseau d’alimentation publique en eau potable. L'eau du bassin doit être conforme aux normes organoleptiques, bactériologiques et chimiques suivantes: Aspect L'eau doit être incolore et parfaitement limpide telle à ce que le fond du bassin soit bien visible Escherichia coli Absence dans 100 ml Germes totaux à 22°C et à 37°C < 100/ml Chlore actif libre 0,3 - 0,6 mg/l Clore actif combiné ≤ 0,3 mg/l PH 6,5 - 7,6 Division des établissements classés 16, rue Eugène Ruppert Tél : (00352) 40 56 56-600 L - 2453 Luxembourg Fax : (00352) 40 56 56-696 e-mail : [email protected] www.emwelt.lu page 16 de 18 EXP-251 Oxydabilité au KmnO4 ≤ 2 mg/l O2 au-dessus de la valeur de l'eau de remplissage Ammonium ≤ 0,2 mg/l 4.1.4 Concernant le bassin pour hydrothérapie Le bassin pour hydrotherapie ainsi que les installations de traitement des eaux doivent être conformes à la version la plus récente de la norme DIN 19643, notamment les parties DIN 19643-1 et DIN 19643-3, ceci sans préjudice des conditions reprises ci-après. L'eau du bassin doit être traitée par floculation, filtration sur des filtres multicouche à hydro-anthracite, ozonisation, filtration sur du charbon actif et désinfection au chlore et doit être conforme aux normes organoleptiques, bactériologiques et chimiques suivantes: Aspect L'eau doit être incolore et parfaitement limpide telle à ce que le fond du bassin soit bien visible Escherichia coli Absence dans 100 ml Germes totaux à 22°C et à 37°C < 100/ml Chlore actif libre 0,6 - 1,0 mg/l Clore actif combiné ≤ 0,3 mg/l PH 6,5 - 7,6 Oxydabilité au KmnO4 ≤ 2 mg/l O2 au-dessus de la valeur de l'eau de remplissage Ammonium ≤ 0,2 mg/l La désinfection de l'eau devra se faire par chloration soit au moyen de l'hypochlorite de soude suivant E DIN EN 901 soit avec de l'hypochlorite de calcium suivant E DIN EN 900 soit avec du chlore obtenu par électrolyse à partir de NaCl. La concentration de l’ozone doit être adaptée en fonction de la température de l’eau sur base des dispositions du chapitre 4.5.2 de la norme DIN 19643-3. Avant l’introduction dans le filtre à charbon actif, les eaux doivent être efficacement mélangées avec l’ozone introduit. Le temps de contact au sein du filtre à charbon actif doit au moins être égal à 3 minutes. L’ajout de charbon actif doit être effectué chaque fois que la hauteur de couche effective du charbon actif tombe en dessous de 90 % de la hauteur de couche initiale du charbon actif, mais au moins une fois par année. Le pH, la teneur en chlore libre et en chlore combiné sont à mesurer au moins deux fois par jour et les résultats sont à noter dans un registre. Le mesurage de la teneur en chlore doit se faire par méthode DPD. Le taux de renouvellement de l'eau doit être de l'ordre de 30 litres d'eau neuve par jour et par visiteur. Cette quantité est à augmenter si les normes prescrites ci-dessus ne peuvent pas être respectées. Un renouvellement complet doit, en plus, être effectué une fois par an. La pompe de recirculation devra tourner 24 heures sur 24. La vitesse de filtration de l'eau ne devra pas dépasser 30 m/h. Le dosage du floculant devra se faire par pompe doseuse en continu. L’ajout du floculant doit se faire Division des établissements classés 16, rue Eugène Ruppert Tél : (00352) 40 56 56-600 L - 2453 Luxembourg Fax : (00352) 40 56 56-696 e-mail : [email protected] www.emwelt.lu page 17 de 18 EXP-251 dans des conditions (valeur pH adaptée, vitesse maximale de l’eau de 1,5 m/s, temps de réaction d’au moins 10 secondes) garantissant une réaction chimique efficace. Les ajouts des désinfectants et du produit pour ajuster le pH devront se faire par pompe doseuse en fonction de la qualité momentanée de l'eau de chaque bassin. . Il en est de même de la régulation de l’installation d’ozonisation. La teneur en chlore et le pH sont à mesurer en continu. Le nettoyage du fond et de la surface de chaque bassin doit se faire régulièrement tous les jours. Pour garantir un nettoyage permanent de la surface de l'eau, chaque bassin est à concevoir de sorte à ce que 100% de la récupération des eaux de recirculation se font par un caniveau disposé autour de chaque bassin. L'injection d'eau dans chaque bassin devra se faire à 100 % par des buses d'injection répartis uniformément sur le sol de chaque bassin. Le lavage automatique des filtres doit être effectué au moins deux fois par semaine. La vitesse de lavage des filtres devra être au moins 60 m/h. <<< Fin du document >>> Division des établissements classés 16, rue Eugène Ruppert Tél : (00352) 40 56 56-600 L - 2453 Luxembourg Fax : (00352) 40 56 56-696 e-mail : [email protected] www.emwelt.lu page 18 de 18