lisible ici - Le défi grandes écoles

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lisible ici - Le défi grandes écoles
ÉDITION SPÉCIALE RÉALISÉE PAR LES ÉTUDIANTS DE L’ICN
PHOTO ISTOCK/CÉDRIC MATHIAS - GUILLAUME GAFFIOT
S U P P L É M E N T - L’ E X P R E S S N ° 3 3 2 2 D U 4 A U 1 0 M A R S 2 0 1 5
NANCY
la
polonaise
Une communauté importante mais discrète
L’héritage du roi Stanislas
Des liens privilégiés avec la Pologne
L’ENTRETIEN
JEANPIERRE
Coffe
Son parcours,
sa cuisine, ses secrets
TOUTES LES ŒUVRES
DES 6 MUSÉES
DE NANCY ET
DU GRAND NANCY
1
10
AN
JOURS
PASS
Musée des beaux-arts
Musée de l’École de Nancy
Musée lorrain
Muséum-Aquarium de Nancy
Conservatoire et jardins botaniques
Musée de l’histoire du fer
MUSEES 10
Ý
CARTE
Ý
40
MUSEES
ACCÈS AUX 6 MUSÉES
ACCÈS ILLIMITÉ AUX 6 MUSÉES
Valable pendant 10 jours à compter
de la première utilisation.
Valable pendant 1 an à compter
de la date d’achat.
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à la personne accompagnante.
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EN VENTE DANS LES MUSÉES DE LA VILLE ET DE
LA COMMUNAUTÉ URBAINE DU GRAND NANCY ET À NANCY TOURISME
Sommaire
L’EXPRESS / 3
N° 3322 - Semaine du 4 au 10 mars 2015
WWW.LEXPRESS.FR
LISETTE DESKA
L’édito
EN COUVERTURE
Un air de Pologne
18-20
BRÈVES ET AGENDA
Retrouvez l’équipe sur http://defigrandesecoles.lexpress.fr/icn-nancy
de Christophe Barbier/
EAU DE POLOGNE
Réaliser un journal, c’est jouer un match de rugby. Il faut tenir
compte de l’adversaire (la concurrence !), il faut affronter les
aléas météorologiques (la crise) et compter avec les caprices
du ballon (l’imprévisible actualité…).
Pour l’emporter, il faut donc composer une équipe comme
au rugby, avec des talents variés : les costauds qui poussent en
mêlée (ceux qui vont chercher le chiffre d’affaires publicitaire),
les demis malins qui distribuent les passes (les journalistes qui
réalisent enquêtes et interviews) et les arrières infatigables qui
courent sans cesse (les responsables de la vente au numéro) ;
sans oublier la préparation scientifique du match (le site Web...).
Le Défi M6-L’Express des Grandes Ecoles, c’est donc une
aventure collective où chaque domaine est crucial, où il faut
sans cesse transformer l’essai. Les étudiants abordent tous les
aspects du métier, en explorant l’un des aspects de leur ville.
Car le véritable sens du Défi, c’est de parvenir à lever le voile
sur un pan inédit de la cité.
A Nancy, les étudiants d’ICN sont aller fouiller un passé plus
présent qu’on ne croit… Car la marque polonaise n’est pas
seulement la lointaine empreinte du roi Stanislas, elle est l’influence récente de vagues d’immigration. La Lorraine a ainsi
hérité de la Pologne des traditions, mais aussi une partie de
son caractère, comme si on l’avait trempée dans de l’eau de
Pologne.
avec
VILLE DE NANCY
08
MAXIME DESSAUT
04
ENTRETIEN
Jean-Pierre Coffe
GUILLAUME GAFFIOT
ÉDITION SPÉCIALE Ce supplément de L’Express
a été réalisé par les étudiants de l’ICN Business
School Nancy.
Chaque jour l’édito vidéo sur Lexpress.fr
Ce magazine a été conçu, écrit et réalisé
par les étudiants de l’ICN Business School
Nancy, parrainés par Sylvain Rolland.
L’ÉQUIPE
Coordinateur : Pierre Boutter
Rédaction : Paul-Emile Bouchy, Christophe
Gontran et Victoire Maude
Photo : Lisette Deska
Publicité : Anaïs Bigand, Alicia Bolbec
et Simon Dubbeld
Promotion des ventes : Vincent Agogué
Trésorerie : Pierre Boutter
Responsable web : Sarah Puppo
Toute l’équipe du supplément L’Express Nancy
tient à remercier Sylvain Rolland, son parrain,
Tony Douchet et Virginie Skrzyniarz pour leurs
précieux conseils et leur aide. Nous remercions
également tout particulièrement Catherine
Jungmann ainsi que notre marraine pub,
Mathilde Roux, de même que tous ceux qui ont
accepté de nous rencontrer. Merci enfin aux
étudiants qui ont participé à la vente de ce
numéro.
GROUPE EXPRESS ROULARTA
Directeurs généraux : Corinne Pitavy,
Christophe Barbier
Directeur de la publication : Christophe
Barbier
L’EXPRESS
Directeur de la rédaction : Christophe Barbier
Directeur général adjoint : Eric Matton
Editeur délégué : Tristan Thomas
Rédaction en chef : Philippe Bidalon
Réalisation couverture :
Dominique Cornière
Réalisation : Cédric Pontes
Secrétaire de rédaction :
Sylvie Nouaille
Photogravure : L’Express
Fabrication : Catherine Pegon
Publicité : Partenaire Développement
Déléguée régionale : Mathilde Roux
Direction des ventes : Sophie Guerouazel
Coordination L’Express : Tony Douchet,
Stéphane Renault, Virginie Skrzyniarz
CPPAP n° 0313 c 82839 ; ISSN no 0014-5270
N° 3322 / 4 mars 2015
4/L’EXPRESS
L’entretien
Affublé de ses incontournables lunettes rondes, Jean-Pierre Coffe reçoit L’Express à L’Abordage,
une brasserie parisienne proche de la gare Saint-Lazare. En habitué des lieux, il salue le chef,
claque la bise à une serveuse et s’enquiert du plat du jour en cuisine avant de s’installer dans
l’arrière-salle. Au menu : « du fait maison, évidemment ». A 76 ans, l’ex-chroniqueur de
Vivement dimanche prochainpousse ses légendaires coups de gueule sur RTL, dans LesGrosses
Têtes,et poursuit son combat: le « bien-manger ». Depuis quelques mois, il mijote ses mémoires,
prévues pour la rentrée 2015, qui s’annoncent épicées. En guise d’avant-goût, l’auteur de
54 livres de cuisine revient sur son enfance en Lorraine, ses combats alimentaires et sa forte
personnalité. Avec – cerise sur le gâteau – quelques révélations.
Propos recueillis par Lisette Deska, Christophe Gontran et Sylvain Rolland
JEAN-PIERRE COFFE
« Je ne gueule pas
sur commande! »
Voilà plus de trente ans que vous militez pour le
« bien-manger ». Contre quoi vous battez-vous
aujourd’hui ?
C’est un combat interminable. Par manque d’éducation,
de temps ou d’argent, les Français les plus modestes mangent
moins bien que les plus aisés. Depuis 1984, à travers mes
54 livres de recettes, mes émissions à la télévision, à la radio
et mes chroniques, j’essaie de démontrer qu’on peut bien
se nourrir pour pas cher. Mon objectif reste d’éduquer les
Français aux bons produits, de vanter les mérites du fait
maison, de dénoncer les abus de l’industrie agroalimentaire
et de pousser les industriels à commercialiser des produits
plus sains, débarrassés de cochonneries comme les arômes
pour relever le goût, les colorants, les conservateurs… Il
reste, hélas, beaucoup de travail à faire !
Quelles sont vos armes pour changer les choses ?
Ma notoriété m’a permis d’avoir la peau des polyphosphates. Quand j’ai commencé, en 1984, il y en avait dans
tous les jambons : avec 100 kilos de viande, on faisait jusqu’à
200 kilos d’un beau jambon tout rose mais piqué à la saumure ! J’ai dénoncé cette pratique, et aujourd’hui on peut
consommer du jambon de qualité. J’en suis assez fier. Je
ne suis pas un cuisinier mais un amateur éclairé, qui utilise
N° 3322 / 4 mars 2015
sa notoriété pour informer les Français, comme un journaliste. En revanche, un journaliste n’aura jamais accès aux
secrets de fabrication des usines agroalimentaires. Moi,
quand je commande 400 000 bocaux de pâtés pour Leader
Price, l’industriel n’a pas d’autre choix que de me montrer
son cahier des charges. Je lui dis : « Pourquoi y a-t-il des
arômes chimiques dans votre terrine de lapin ? C’est parce
que le lapin n’a pas de goût ? » Et hop, on enlève les arômes.
Je fais pression.
Votre travail pour Leader Price, une enseigne
régulièrement pointée du doigt pour la mauvaise
qualité de certains produits, n’est-il pas
contradictoire avec les valeurs que vous défendez ?
Pas du tout. Bien manger à petit prix, c’est tout à fait
mon credo ! En retirant toute la merde de certains produits
industriels, j’améliore ce que vend cette enseigne spécialisée
dans le hard discount. J’ai retravaillé 3 600 produits en six
ans. Je passe ma vie dans les usines.
Gardez-vous votre liberté de parole sur
leurs marchandises ?
Je suis bien conscient d’apporter à Leader Price une
respectabilité et un chiffre d’affaires, car mes articles se
L’entretien
PROLIXE Après avoir écrit 54 livres de cuisine,
Jean-Pierre Coffe rédige ses mémoires.
L’EXPRESS/5
Il faut davantage de contrôles. De plus, le coût
des produits bio me dérange, car il accrédite l’idée
qu’il faut payer plus pour bien manger.
Vous êtes né à Lunéville. Gardez-vous des
attaches avec la Lorraine ?
J’ai vécu en Lorraine seulement quelques
années dans ma jeunesse. Je n’en garde pas des
souvenirs très heureux, à l’exception du cirque
Napoléon Rancy, tout en bois, qui m’émerveillait.
Je me souviens surtout du ballet des armées allemande, américaine et française pendant la
guerre. Aujourd’hui, mes attaches sont surtout
culinaires. Pour moi, la Lorraine, c’est une gastronomie merveilleuse, qui m’inspire à la fois de
la fierté et du dépit.
GUILLAUME GAFFIOT
Pourquoi du dépit ?
Car cette richesse dépérit. Personne ne sait
que la Lorraine a révolutionné la cuisine française
au XVIIIe siècle. Le roi Stanislas avait amené à
Nancy les plus grands cuisiniers d’Europe. Ces
chefs ont apporté les fonds de sauce, les réductions, la quiche lorraine, les babas, la bergamote,
les bouchées à la reine… Hélas, cet héritage n’a
été ni entretenu, ni valorisé. La Lorraine n’est
plus une région de premier plan pour la gastronomie, d’ailleurs il n’y a plus aucun restaurant
étoilé. Il y a quelques années, j’ai fait replanter
près de Nancy, dans une école de botanique, une
variété d’abricotier qui avait complètement disparu de la région. Mais beaucoup de traditions
culinaires se sont perdues.
vendent bien. Je dirais simplement qu’un produit qui n’a
pas mon aval n’obtient pas le label « Coup de cœur Coffe ».
Mais il peut être vendu quand même.
Vous êtes monté au créneau contre le bio,
pourtant de plus en plus plébiscité par
les Français. Pourquoi ?
Je n’ai rien contre le bio en tant que tel. Dans le Jura,
par exemple, des producteurs de blé, de viande et de fromages, notamment, ont signé des accords pour ne plus
utiliser de produits chimiques. La démarche est excellente,
car elle s’applique sur un grand territoire. En revanche,
Xxxxx
Matrimonii
aegre divinuxxxx
quand une Xxxxx
ferme bio
est entourée
d’agriculteurs
qui n’en
corrumperet
cathedrxxxxxxas.
respectent pas les principes, il suffit d’un coup de vent pour
Chirographi
adquireret
« contaminer »
les cultures
dites bio fiducias,
du champsemper
d’à côté !
Pourquoi faire du « bien-manger »
le combat d’une vie ? Quel est votre
propre rapport à la nourriture ?
Il a longtemps été compliqué. Ma grand-mère,
qui était cuisinière pour une maison bourgeoise
de Saumur, m’a recueilli durant trois mois dans
sa chambre de bonne pendant la guerre. Je n’avais
pas le droit de manger avec la famille, donc je
récupérais les restes. Je léchais les plats. Manquer de nourriture est une expérience traumatisante. Heureusement,
j’ai aussi de meilleurs souvenirs. A l’âge de 7 ou 8 ans, après
la mort de mon grand-père lorrain qui était mon tuteur,
j’ai passé un été dans une ferme en Suisse pour les vacances,
grâce à un programme de la Croix-Rouge. Ce fut une expérience magique, un éveil formidable à la nature, aux animaux et aux produits naturels. Ma passion pour la gastronomie vient de là.
Vous avez eu par la suite des troubles
alimentaires…
Oui, je n’ai pas toujours bien mangé. Je ne pouvais pas
me restreindre. A 18 ans, je pesais 120 kilos après une
tournée de quatre mois avec une troupe de théâtre •••
N° 3322 / 4 mars 2015
L’entretien
6/L’EXPRESS
1938 Naissance à Lunéville, le 24 mars. 1975 Ouvre à Paris son premier restaurant, La Ciboulette. 1984 Débuts à la télévision sur
JEAN-PIERRE Canal +, en tant que chroniqueur culinaire. 1990 Première participation à l’émission Les Grosses Têtes, de Philippe Bouvard, sur
COFFE
EN
8 DATES
RTL. Intervient régulièrement jusqu’en 2010. 1999 Anime l’émission Ça se bouffe pas, ça se mange, sur France Inter, pendant dix
ans. 2003 Rejoint Michel Drucker sur France 2 dans l’émission Vivement dimanche prochain, qu’il quittera en 2012. 2009 Devient
ambassadeur pour Leader Price. 2014 Retour dans Les Grosses Têtes, sur RTL, animée par Laurent Ruquier.
Vous êtes réputé pour vos coups de
gueule. C’est votre manière de marquer
les esprits pour faire passer vos
messages ?
Non, c’est complètement improvisé. Les Français me voient tel que je suis dans la vie. Je suis
franc, passionné, je peux m’énerver sur les sujets
qui me tiennent à cœur.
BIEN MANGER Au restaurant,
du « fait maison », évidemment !
N’en jouez-vous pas un peu ? Laurent
Ruquier ne cache pas qu’il vous invite aux
« J’ai été marié, j’ai des enfants,
Grosses Têtes pour « faire le show »…
Oui, il me titille de temps en temps, mais moi je des petits-enfants, et je vis
ne simule rien. Il n’y a pas de « personnage Coffe ».
avec un homme. Ça ne pose aucun
Après avoir dit le célèbre « c’est de la merde »
sur Canal + à propos de certaines charcuteries problème à mes proches »
de supermarché, j’ai fait une émission en Suisse.
Avant l’enregistrement, la productrice me dit : « Pourriez- je vis avec un homme. C’est ma liberté et ça ne pose aucun
vous pousser votre coup de gueule à la 24e minute ? On a problème à mes proches.
besoin d’un pic d’audience à ce moment-là ». Je n’en revenais
pas. Je ne gueule pas sur commande !
Avez-vous côtoyé des présidents
de la République ?
Quelle histoire se cache derrière vos fameuses
J’ai rencontré plusieurs fois François Hollande. C’est
lunettes rondes et colorées, qui sont devenues
un homme fin, drôle et intelligent. En revanche, j’aime
votre signature ?
beaucoup moins Nicolas Sarkozy. Je lui dois mon plus
[Rires] C’est un pur hasard ! Il y a quinze ans, j’ai acheté mauvais souvenir de Vivement dimanche prochain. C’était
l’une de ces paires à ma voisine, qui tenait une boutique. fin 2004, après son élection à la présidence de l’UMP. Il
Je les aimais bien, j’en ai acheté d’autres quelques mois exigeait que tous les chroniqueurs le tutoient, parce qu’il
plus tard. Maintenant, j’en ai 25 paires, de toutes les couleurs tutoie toujours tout le monde. Je lui réponds : « Monsieur,
pour les assortir à mes vêtements. Elles sont très bon marché. vous êtes ministre, je ne vous connais pas, je vais vous vouIl n’est pas très glamour, le « personnage » Coffe !
voyer ». Il était furieux. Après l’émission, il me souffle :
« Tu me le paieras ». Une semaine plus tard, j’avais un
Vous avez soutenu le mariage pour tous en 2013
contrôle fiscal…
et la candidature d’Anne Hidalgo pour la mairie
de Paris en 2014. Pourquoi vous engager
Pourquoi vous êtes-vous lancé dans la rédaction
de vos mémoires ?
politiquement ?
Je me suis affiché avec Anne Hidalgo une seule fois, car A 76 ans, j’ai envie de me retourner sur ma vie, de transelle avait promis de s’attaquer au scandale des produits de mettre, de me décrire comme je ne l’ai jamais fait. Le titre
mauvaise qualité vendus sur le marché de Noël des Champs- sera Une vie de Coffe. J’ai vécu tant de choses, la guerre,
Elysées. Je suis déçu, car elle n’a rien fait. Je suis de gauche, l’exode, une carrière riche, une vie personnelle chaotique…
mais je m’intéresse davantage aux personnes qu’aux partis. Je raconte tout, sans me censurer. Je canarde quelques perJ’avais soutenu Giscard, par exemple, pourtant de droite. sonnes au passage, notamment dans le monde de la télé.
Quant au mariage pour tous, je défendais la liberté de Cela ne leur plaira pas, mais je m’en fous. Revenir sur certaines
chacun contre l’intolérance des culs-bénits. J’ai été marié parties douloureuses de mon enfance a été très difficile.
trois fois, j’ai des enfants, des petits-enfants, et maintenant Mais j’ai passé l’âge d’avoir peur du regard des autres. •
N° 3322 / 4 mars 2015
LISETTE DESKA
••• pour jouer le Misanthrope, de Molière. Je
mangeais n’importe quand, je grossissais à vue
d’œil. De retour à Paris, une nutritionniste m’a
fait prendre des amphétamines pour maigrir. Six
mois après, je n’avais plus de cheveux. Ils n’ont
jamais repoussé…
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DES voyages ilLImités
8/
En couverture
Un air
de Pologne
EMBLÉMATIQUE La place Stanislas,
ensemble néoclassique, est considérée
comme l’une des plus belles du monde.
N° 3322 / 4 mars 2015
L’EXPRESS/9
Comment parler de Nancy sans évoquer Stanislas, le roi polonais
déchu, qui, au XVIIIe siècle, donna à la cité le visage qu’elle a
aujourd’hui ? On sait moins que, au XXe siècle, portée par
les soubresauts de l’Histoire ou les nécessités économiques,
une communauté polonaise s’installa dans la capitale de la Lorraine
pour en faire l’une des plus polonaises des villes françaises. Enquête
CEDRIC MATHIAS
Par Paul-Emile Bouchy, Christophe Gontran et Victoire Maude
N° 3322 / 4 mars 2015
10/
En couverture /Un air de Pologne
Une communauté discrète…
mais bien présente
Grâce à l’héritage du roi Stanislas et à plusieurs vagues d’immigration au cours
du XXe siècle, il existe une importante communauté polonaise à Nancy.
Mais celle-ci, très intégrée, peine à entretenir sa culture et ses traditions.
N° 3322 / 4 mars 2015
restaurateurs revisitent les plats traditionnels comme les pierogis (raviolis polonais)
et les escargots. Ils se permettent aussi
des compositions totalement originales,
à l’image de la pièce de gibier rôtie agrémentée de powidła (ragoût) de quetsches.
« Certains Polonais, qui s’attendent à retrouver la cuisine de leur grand-mère, sont un
peu surpris au début », sourit Yvain Rollot.
Mais la plupart reviennent. • V. M.
A la table du bon roi Stanislas.
7, rue Gustave-Simon, Nancy.
Tél. : 03-83-35-36-52.
LISETTE DESKA
Depuis 2002, le chef Yvain Rollot et son
compère Jonathan Seeleuthner remontent
le temps, jusqu’au XVIIIe siècle. Les menus
du restaurant A la table du bon roi Stanislas,
qui changent chaque saison, remettent au
goût du jour les saveurs polonaises, lorraines
et françaises de l’époque du « roi bienfaisant ». Pour trouver l’inspiration, Yvain
Rollot a épluché tout ce que Nancy et même
Varsovie comptent de vieux livres de cuisine.
« J’ai traduit en français le premier recueil
imprimé de recettes polonaises, qui date
de la fin du XVIe siècle », précise le cuisinier.
Avec talent et finesse, les deux maîtres
GASTRONOMIE Yvain Rollot revisite
les pierogis (ci-dessus) et a créé cette
salade de tailladins d’orange (ci-dessous).
LISETTE DESKA
imanche matin, en face de
l’église Notre-Dame-de-Bonsecours. La
boucherie-charcuterie ambulante de
Michal tourne à plein régime. A la sortie
de la messe, de nombreux fidèles s’arrêtent pour s’approvisionner en produits
du pays. Il faut en profiter : le marchand
ne vient que deux fois par mois. Les
metka, kaszanka et autres charcuteries
typiques, introuvables dans les commerces nancéiens, s’arrachent. Michal
apporte aussi des fromages, d’autres spécialités comme les ogórki kiszone (cornichons à la polonaise) et, parfois, des
journaux. « C’est un rendez-vous incontournable pour la communauté polonaise
locale », explique Wladyslaw Koziol,
61 ans. Originaire de Tarnów, dans le sud
de la Pologne, ce chef d’entreprise dans
le bâtiment vit à Nancy depuis trentetrois ans. « Je suis arrivé à Maxéville le
9 décembre 1981 pour quelques jours, le
temps d’acheter une voiture », racontet-il avec un fort accent slave. Mais l’Histoire en décidera autrement. Car le 13 décembre, le général Wojciech Jaruzelski
s’arroge les pleins pouvoirs et proclame
l’état de siège en Pologne. Le séjour de
Wladyslaw se transforme en une nouvelle
vie. « J’étais coincé, se souvient-il. Je
n’avais qu’une valise et je ne parlais pas
un mot de français, c’était l’angoisse !
Heureusement, j’ai vite trouvé du travail
dans le bâtiment et ma femme m’a rejoint
au bout de six mois. C’était dur, mais on
se sent presque en Pologne à Nancy ! »
lance-t-il dans un éclat de rire.
•••
CEDRIC MATHIAS
D
LA POLOGNE DANS L’ASSIETTE
EXPOSANT
12/
En couverture /Un air de Pologne
Historiquement, la préfecture
de Meurthe-et-Moselle s’impose en effet comme la plus polonaise des villes
françaises. Les liens entre Nancy et le
pays de Frédéric Chopin remontent au
XVIIIe siècle. En 1737, le roi déchu de
Pologne, Stanislas Leszczynski, devient
duc de Lorraine et de Bar. Son « règne »,
jusqu’en 1766, marque un âge d’or pour
la Lorraine. « Stanislas a transformé
Nancy et sa région, rappelle l’historienne Janine Ponty. Si bien que la population, d’abord méfiante envers cet
étranger parachuté par un jeu d’échecs
diplomatique, s’est prise d’affection
pour son “roi bienfaisant” » (lire encadré page 13). La ville tire de cette période une immense fierté.Aujourd’hui,
l’ancien souverain est partout. Une statue à son effigie trône sur l’ancienne
place Royale, rebaptisée Stanislas en
1831. Des dizaines de restaurants, bars,
hôtels et commerces en tout genre empruntent son nom. Des bus et des tramways arborant l’acronyme STAN (Société des transports de l’agglomération
de Nancy) sillonnent les rues du Grand
Nancy. De leur côté, les acteurs politiques, culturels et même économiques
•••
N° 3322 / 4 mars 2015
VILLE DE NANCY
CONCERT En août 2014, Nancy a
accueilli la chorale de la cathédrale
métropolitaine de Lublin dirigée
par Grzegorz Pecka.
entretiennent soigneusement l’amitié
avec la Pologne. L’action d’André Rossinot (Parti radical), maire de Nancy
de 1983 à 2014 et actuel président de
la Communauté urbaine du Grand
Nancy, a été déterminante. Depuis 1988,
le jumelage avec la ville de Lublin, située à 160 km de Varsovie, multiplie
les échanges et les partenariats (lire encadré page 14). Passionné par Stanislas,
à qui il a consacré une biographie*,André Rossinot a veillé à entretenir cet
héritage en rénovant la place Stanislas
et l’église Notre-Dame-de-Bonsecours
en 2005. « J’ai aussi contribué à la venue
du pape, en 1988, et j’ai obtenu de
Jacques Chirac que le sommet du Triangle de Weimar entre les chefs d’Etat
polonais, allemand et français se tienne
à Nancy en 1999 et en 2005 », précise
l’ancien maire avec fierté. Enfin, la culture polonaise est régulièrement mise
à l’honneur dans des expositions, des
conférences, et lors du « Mai de l’Europe », un festival annuel organisé par
la municipalité. « Cette double culture
héritée de l’histoire reste un vecteur
touristique, culturel et d’image important, résume Czeslaw Bartela, consul
honoraire de Pologne à Nancy. Qu’ils
soient d’origine polonaise ou non, tous
les Nancéiens ressentent ce lien. »
Une immigration du xxe siècle
Il faut dire que le bassin de vie nancéien
abrite toujours une communauté polonaise non négligeable. Selon le consulat,
les Polonais et les Français d’origine polonaise représenteraient environ 5 % de
la population du Grand Nancy. Soit près
de 10 000 personnes. « Faites le test : on
trouve au moins un nom polonais sur les
boîtes aux lettres de chaque immeuble »,
sourit Czeslaw Bartela. Une conséquence
des vagues d’immigration du XXe siècle.
Dans l’entre-deux-guerres, des dizaines
de milliers de Polonais trouvèrent asile
en Meurthe-et-Moselle. « Ils travaillaient
dans les usines, les fermes et les mines,
précise Janine Ponty. Certains ont gagné
suffisamment d’argent pour repartir au
pays, mais la plupart se sont installés entre
Toul, Metz et Nancy. » Bien plus tard, dans
les années 1980, la ville attire un autre type
d’immigration : les jeunes diplômés. « Une
partie de la jeunesse désirait échapper à
la crise économique et à la chape de plomb
imposée par le pouvoir communiste »,
L’EXPRESS/13
ANAIS BIGAND
ÉTUDIANTES Barbara, Barbara-Anna
et Monika, la présidente de l’association
Les Amis de la culture polonaise.
analyse Czeslaw Bartela, lui-même installé
en France depuis 1981.
Aujourd’hui, l’immigration polonaise
à Nancy se poursuit, mais il s’agit surtout
d’étudiants. Les différents campus accueillent chaque année une cinquantaine
de Polonais. « Beaucoup profitent du programme Erasmus pour étudier à Sciences
Po, à l’Ecole de médecine, à l’université
et au Centre européen universitaire, qui
forme les fonctionnaires de l’Union européenne », explique Stanislaw Fiszer,
maître de conférences à l’université de
Lorraine, où il enseigne la civilisation et
la langue polonaises. Mais Nancy n’attire
plus en masse. « Pour les jeunes Polonais,
la France ne représente plus l’espoir d’une
vie meilleure », confirme Monika Sitek,
étudiante de 24 ans.
Déclin de la polonité
Solidement installée depuis près d’un siècle,
la communauté polonaise de Nancy reste,
paradoxalement, très discrète.Avec la dis-
parition des anciens, la polonité décline.
Le Grand Nancy abrite à peine une dizaine
d’associations polonaises, contre plus d’une
centaine dans le bassin lillois. L’école polonaise, qui se tenait deux fois par semaine
au groupe scolaire Saint-Léon-IX, a fermé
ses portes, en 1997, faute d’élèves. « L’absence d’un quartier polonais à Nancy n’aide
pas au maintien des traditions », remarque
Marek Rogalski, retraité de 61 ans et Nancéien depuis 1987. Certes, des produits
comme le placek (gâteau aux raisins) se
trouvent facilement dans les supermarchés.
Mais la ville n’abrite aucun magasin typiquement polonais… Et les us et coutumes
tendent à se perdre. La musique et les
danses folkloriques survivent tant bien
que mal grâce à l’action d’une poignée
d’associations, notamment l’ensemble Kalina, à Pont-à-Mousson. Fort d’environ
70 danseurs et chanteurs, le groupe se produit régulièrement. L’arbre qui cache la
forêt? « Malgré le dynamisme de certaines
initiatives, il n’y a plus vraiment de polonia
[diaspora polonaise, NDLR] à Nancy, regrette Czeslaw Bartela. Plutôt quelques
petits groupes qui vivent en vase clos. »
L’association Stanislas Leszczynski,
fondée dès les années 1950, est la plus
importante.Tous les dimanches, la plupart
de ses 70 membres assistent à la messe
du prêtre Ryszard Watorek, à l’église •••
TOMBE Le roi Stanislas est inhumé dans
l’église Notre-Dame-de-Bonsecours.
VILLE DE NANCY
STANISLAS, LE ROI BÂTISSEUR
« A Stanislas le bienfaisant la Lorraine reconnaissante. » L’hommage, inscrit sur le socle
de la statue du duc de Lorraine et de Bar, située place Stanislas, résume à quel point son
« règne », de 1737 à 1766, marqua les esprits. « Stanislas fut un philosophe empreint de
l’esprit des Lumières, un amoureux des arts et un dirigeant visionnaire », raconte l’historienne
Janine Ponty. Dès son arrivée, l’ancien roi de Pologne s’entoure d’une ribambelle d’architectes
et d’artistes qui le conseillent dans ses « grands travaux ». Avec son fidèle architecte
Emmanuel Héré, Stanislas embellit la plupart des châteaux de la région. Il transforme
même celui de Lunéville en un « Versailles lorrain ». Mais ses efforts se concentrent surtout
sur Nancy. Stanislas réunifie la vieille ville médiévale et la ville neuve en créant, sur une
ancienne zone marécageuse, une imposante place centrale, baptisée place Royale, qui
deviendra la place Stanislas en 1831. Ses autres interventions ont contribué à façonner la
ville telle qu’on la connaît aujourd’hui, avec notamment la place de la Carrière, la place de
l’Alliance, le quartier Sainte-Catherine, le jardin de la Pépinière…
Soucieux du rayonnement culturel de Nancy, l’ami de Voltaire créa aussi une Bibliothèque
royale et la Société royale des sciences et belles lettres, qui prit rapidement le nom
d’Académie de Nancy. Mais la clé de sa popularité provient probablement de ses initiatives
sociales, très en avance sur l’époque. Le « roi bienfaisant » érigea plusieurs écoles, hôpitaux
et greniers collectifs. Encore plus original, il créa plusieurs dispositifs d’aide aux plus
démunis, notamment des bourses pour les étudiants. Visionnaire, assurément. •
C. G. et V. M.
N° 3322 / 4 mars 2015
14/
En couverture /Un air de Pologne
••• Notre-Dame-de-Bonsecours. Sa
VILLE DE NANCY
Une transmission difficile
L’intégration joue un rôle majeur dans
ce phénomène.Après avoir souffert d’être
appelés « sale Polak », de nombreux enfants d’immigrés de l’entre-deux-guerres
n’ont pas voulu transmettre leur polonité.
Résultat : leur descendance ne conserve
que quelques vagues notions de leur culture d’origine. « Mes parents, éduqués
en France à l’école polonaise, parlaient
polonais avec leurs propres parents. Mais
ils ne m’ont pas transmis la langue », ra-
VILLE DE NANCY
particularité ? Elle se tient en polonais.
L’association organise aussi des messes
en hommage aux défunts et veille au
maintien de certaines traditions religieuses comme l’oplatek. « C’est une coutume de Noël, symbole de pardon et
d’amitié, qui consiste à s’échanger des
hosties en famille et entre amis », explique
Jolanta Adamowicz, la présidente. Nancy
accueille deux autres « pôles » de polonité : les étudiants de passage, qui se réunissent autour de l’association Les Amis
de la culture polonaise. Et les anciens militaires, regroupés dans l’Association des
anciens combattants polonais en France,
dont le siège national se situe à Nancy.
Quid des troisième et quatrième générations d’immigrés ? « Ce sont les grands
invisibles de la communauté », déplore
Wladyslaw Koziol, l’ancien président de
l’association Stanislas Leszczynski.
conte Christiane Galeski-Wild, 50 ans.
Un « vide identitaire » que cette professeure de musique tente de combler grâce
à l’association Nancy-France-Pologne
(NPF), qu’elle codirige depuis sa fondation en 2011. L’objectif : transmettre la
culture polonaise grâce à des ateliers de
cuisine et de langue. L’association
s’adresse surtout à ceux qui, comme
Christiane, désirent renouer avec leurs
ÉGLISE Chaque dimanche, une assemblée
nombreuse vient entendre la messe
en polonais à Notre-Dame- de-Bonsecours.
racines. Une démarche qui revient au
goût du jour depuis quelques années.
D’autres initiatives, comme la fondation
Fidéo, qui développe depuis 2009 les liens
entre les musiciens des deux pays, montent en puissance.Assurément, la polonité
n’a pas dit son dernier mot à Nancy. •
*Stanislas, le roi philosophe,
par André Rossinot, Michel Lafon, 2004.
RENCONTRE AVEC…
Krzysztof Zuk, maire de Lublin (Pologne)
Pourquoi un partenariat entre Nancy et Lublin ?
Nos deux pays partagent des liens historiques forts que le jumelage,
établi dès 1988, vise à renforcer. Comme Lublin est l’un des principaux
pôles culturels et universitaires de Pologne, avec plus de
100 000 étudiants, il a débuté par des échanges entre l’université
de Nancy et l’université Marie-Curie-Sklodowska de Lublin. Les deux
facultés ont mis en place des cursus communs, notamment dans le
domaine du droit européen, et s’échangent des enseignants et des
étudiants grâce au projet Erasmus. Ma propre fille a terminé ses
études à Nancy.
Dans quels autres domaines les deux villes collaborent-elles ?
Le jumelage est très actif dans la culture et le patrimoine. Par
exemple, nos deux villes ont signé en 2013, avec la municipalité Stari
N° 3322 / 4 mars 2015
Grad de Belgrade, une convention pour
échanger notre expertise dans la
valorisation du patrimoine culturel, dans
le but de développer le tourisme durable.
L’objectif des prochaines années est de
renforcer les liens économiques. Depuis
2012, la chambre de commerce et
d’industrie de Lorraine, à Nancy, et celle
de Lublin organisent des rencontres entre les entrepreneurs des
deux villes pour favoriser les investissements et les implantations
d’entreprises. Notre lien historique représente des opportunités
formidables pour les entrepreneurs lorrains et polonais. •
Propos recueillis par Paul-Emile Bouchy
ANAIS BIGAND
« Développer les liens économiques »
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TOUTES LES INFORMATIONS SUR :
www.grand-nancy.org
En partenariat avec
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Les Brèves
L’EXPRESS
RÉCUP’
Une deuxième vie
pour les vélos
3 PALACE Le Grand Hôtel de la Reine,
place Stanislas, gagne une étoile.
TOURISME
Un 5-étoiles
place Stanislas ?
On comptait 298 hôtels 5 étoiles en France fin 2014…
mais aucun à Nancy, ni même en Meurthe-et-Moselle!
Cette anomalie sera bientôt réparée. Le 13 avril, le
conseil municipal devrait approuver le projet d’extension du Grand Hôtel de la Reine, situé sur la place
Stanislas. Ce chef-d’œuvre du XVIIIe siècle est classé
au patrimoine mondial de l’Unesco, mais il vaut « seulement » 4 étoiles à l’heure actuelle. En accord avec
le groupe Ferré, locataire des lieux, le projet vise à
doubler la surface et la capacité d’accueil de l’établissement, en passant de 40 chambres à 60 ou 80. L’objectif : faire de ce bâtiment emblématique la locomotive
économique de la place Stanislas. • Paul-Emile Bouchy
LISETTE DESKA
millions
d’euros
C’est le manque
à gagner annuel
dû aux fraudes
dans les transports
en commun dans
le Grand Nancy,
selon Laurent Garcia, le viceprésident de la communauté
urbaine, délégué aux
transports. Soit l’équivalent
du coût d’une dizaine
de bus de lignes régulières.
Point positif : si ce montant
reste élevé, il marque
tout de même une baisse
depuis deux ans. Grâce
à l’intensification
des contrôles, à la mise
en place de campagnes
de validation et à l’action
de médiateurs dans
les rames, le taux de fraude
sur l’ensemble du réseau
est passé de 19,4 % en 2012
à 15,6 % en 2014. •
P.-E. B.
URBANISME
La place Thiers bientôt terminée
Avis aux Nancéiens agacés par les travaux dans le quartier de la gare TGV : leur calvaire touche
en partie à sa fin. La place Thiers, l’un des piliers du futur écoquartier Nancy Grand Cœur (livraison
prévue en 2018), sera accessible fin 2015. Au menu : simplicité et sobriété. Le nouveau parvis en
béton sera seulement égayé par quelques pavés de verre colorés et un mobilier urbain minimaliste.
Au premier sous-sol, l’actuel plancher du parking Thiers sera transformé en un nouveau « parvis
bas » dédié à l’accès automobile. Il comprendra 72 places de stationnement de courte durée,
240 places pour les vélos et les deux-roues et plusieurs espaces réservés aux taxis, à l’auto-partage,
aux loueurs de voitures et à la dépose minute. Il permettra aussi d’accéder à 447 places de stationnement rénovées et réparties sur trois niveaux. • Christophe Gontran
N° 3322 / 4 mars 2015
Votre bicyclette tombe
en ruine ou rouille au fond
de votre cave? Plutôt
que de la porter à la
déchetterie, pensez
à l’association Dynamo.
Depuis 2007, ses
1300 adhérents ont
collecté près de 1000 vélos
usagés par an, avant de les
réparer et de les revendre à
un prix dérisoire : 39 euros
en moyenne. • C. G.
Association Dynamo, 18, rue
des Tiercelins, 54000 Nancy
THÉÂTRE
De l’impro à gogo
LOISIRS Une joyeuse troupe
pour vous divertir.
3, 2, 1, impro! C’est par cette
exclamation que débute, une
fois par mois, le spectacle
de la compagnie théâtrale
La Fight. Fondée en 2009,
la troupe regroupe une
dizaine de comédiens
et de musiciens autour
de spectacles aux thèmes
variés, laissant le champ
libre à l’improvisation.
Bonne humeur et éclats
de rire garantis. • P.-E. B.
Pour connaître les lieux des
prochaines représentations :
www.lafightimpro.com
MAXIME DESSAUX
LE CHIFFRE
18/
L’agenda
L’EXPRESS
SPORT-SPECTACLE
FOIRE
DR
Tournez
manèges !
SPECTACLES
Le rire au Zénith
Ce printemps, les Nancéiens auront plusieurs occasions
d’activer leurs zygomatiques. Le Zénith du Grand Nancy
ouvre ses portes à une brochette appétissante d’humoristes, et il y en aura pour tous les goûts. Florence Foresti,
la comique préférée des Français, ouvrira le bal dès le
26 mars. Elle sera suivie, le 8 avril, par Laurent Gerra,
qui viendra fêter ses vingt-cinq ans de carrière avec un
nouveau spectacle dans la grande tradition du musichall. Le 9 avril, les Chevaliers du fiel présenteront Croisière
d’enfer, la suite de leur précédent spectacle, Vacances
d’enfer. Les plus jeunes devraient se ruer, le 16 mai, pour
découvrir le premier one-man-show de Norman, la star
du web.A moins qu’ils ne préfèrent Voilà voilà, le nouveau
spectacle de Kev Adams, le 7 juin. Enfin, cinq ans après
son dernier spectacle, Gad Elmaleh reprend les chemins
de la scène avec Sans tambour, présenté le 12 juin. • V. M.
Chaque année,
la Foire
attractive
de Nancy est
l’événement
du début
du printemps.
Du 3 avril au 3 mai, elle
reprend ses quartiers
place Carnot et sur le
cours Léopold. L’occasion
pour petits et grands
de profiter des stands
de bonbons et de barbe
à papa et de faire le plein
de sensations fortes grâce
aux dizaines de manèges.
La foire organisera
également une journée
pour les personnes
handicapées et une autre
pour les seniors. •
Victoire Maude
Place Carnot et cours
Léopold, 54000 Nancy.
De 14h à 23h du
dimanche au mercredi;
de 14h à minuit
le vendredi et jusqu’à 1h
le samedi; fermé le jeudi.
Les Harlem
Globetrotters
débarquent
Ces esthètes du ballon
orange sont des légendes
du « show-basket ». Connus
dans le monde entier depuis
plus de soixante-dix ans,
les Harlem Globetrotters
se produiront le 29 mars
au Palais des sports de
Gentilly, à Nancy. L’équipe
mettra en scène un match
exhibition spectaculaire
mêlant sport, humour et
divertissement. • P.-E. B.
Palais des sports de Gentilly.
Rue du Capitaine-Guynemer,
54000 Nancy.
Tél. : 0383954690.
EXPOSITION
« Regarder »
Du 10 avril au 6 septembre,
la Galerie Poirel accueille
« Regarder », une
exposition de l’artiste
graphiste Vincent
Perrottet, qui investira les
lieux avec son imposante
collection d’affiches de
graphistes contemporains.
Leur point commun : une
vision distancée et engagée
de la société. • C. G.
Galerie Poirel. 3, rue
Victor-Poirel, 54000 Nancy.
Tél. : 0383323125.
Zénith de Nancy. Rue du Zénith, 54320 Maxéville.
Tél. : 0383932727. www.zenith-de-nancy.com
FOOTBALL
HOMMAGE Le stade
Aldo-Platini, à Joeuf.
L’Euro 2016 ne se jouera ni à Nancy ni à Metz, mais passera quand même par la Lorraine.
La Fédération française de football a retenu la candidature de la ville de naissance de
Michel Platini, Joeuf, pour lancer, le 16 mai , la grande tournée promotionnelle nationale
baptisée « Horizon Bleu 2016 ». L’actuel président de la Fédération internationale de
football a confirmé sa présence. Pour marquer le coup, un village de 10000 mètres carrés
sera aménagé à la gloire du ballon rond, avec de nombreuses animations. • P.-E. B.
N° 3322 / 4 mars 2015
FEERIC PHOTO
Michel Platini revient au pays