lisible ici - Le défi grandes écoles
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ÉDITION SPÉCIALE RÉALISÉE PAR LES ÉTUDIANTS DE L’ICN PHOTO ISTOCK/CÉDRIC MATHIAS - GUILLAUME GAFFIOT S U P P L É M E N T - L’ E X P R E S S N ° 3 3 2 2 D U 4 A U 1 0 M A R S 2 0 1 5 NANCY la polonaise Une communauté importante mais discrète L’héritage du roi Stanislas Des liens privilégiés avec la Pologne L’ENTRETIEN JEANPIERRE Coffe Son parcours, sa cuisine, ses secrets TOUTES LES ŒUVRES DES 6 MUSÉES DE NANCY ET DU GRAND NANCY 1 10 AN JOURS PASS Musée des beaux-arts Musée de l’École de Nancy Musée lorrain Muséum-Aquarium de Nancy Conservatoire et jardins botaniques Musée de l’histoire du fer MUSEES 10 Ý CARTE Ý 40 MUSEES ACCÈS AUX 6 MUSÉES ACCÈS ILLIMITÉ AUX 6 MUSÉES Valable pendant 10 jours à compter de la première utilisation. Valable pendant 1 an à compter de la date d’achat. Carte nominative offrant la gratuité à la personne accompagnante. 7168 EN VENTE DANS LES MUSÉES DE LA VILLE ET DE LA COMMUNAUTÉ URBAINE DU GRAND NANCY ET À NANCY TOURISME Sommaire L’EXPRESS / 3 N° 3322 - Semaine du 4 au 10 mars 2015 WWW.LEXPRESS.FR LISETTE DESKA L’édito EN COUVERTURE Un air de Pologne 18-20 BRÈVES ET AGENDA Retrouvez l’équipe sur http://defigrandesecoles.lexpress.fr/icn-nancy de Christophe Barbier/ EAU DE POLOGNE Réaliser un journal, c’est jouer un match de rugby. Il faut tenir compte de l’adversaire (la concurrence !), il faut affronter les aléas météorologiques (la crise) et compter avec les caprices du ballon (l’imprévisible actualité…). Pour l’emporter, il faut donc composer une équipe comme au rugby, avec des talents variés : les costauds qui poussent en mêlée (ceux qui vont chercher le chiffre d’affaires publicitaire), les demis malins qui distribuent les passes (les journalistes qui réalisent enquêtes et interviews) et les arrières infatigables qui courent sans cesse (les responsables de la vente au numéro) ; sans oublier la préparation scientifique du match (le site Web...). Le Défi M6-L’Express des Grandes Ecoles, c’est donc une aventure collective où chaque domaine est crucial, où il faut sans cesse transformer l’essai. Les étudiants abordent tous les aspects du métier, en explorant l’un des aspects de leur ville. Car le véritable sens du Défi, c’est de parvenir à lever le voile sur un pan inédit de la cité. A Nancy, les étudiants d’ICN sont aller fouiller un passé plus présent qu’on ne croit… Car la marque polonaise n’est pas seulement la lointaine empreinte du roi Stanislas, elle est l’influence récente de vagues d’immigration. La Lorraine a ainsi hérité de la Pologne des traditions, mais aussi une partie de son caractère, comme si on l’avait trempée dans de l’eau de Pologne. avec VILLE DE NANCY 08 MAXIME DESSAUT 04 ENTRETIEN Jean-Pierre Coffe GUILLAUME GAFFIOT ÉDITION SPÉCIALE Ce supplément de L’Express a été réalisé par les étudiants de l’ICN Business School Nancy. Chaque jour l’édito vidéo sur Lexpress.fr Ce magazine a été conçu, écrit et réalisé par les étudiants de l’ICN Business School Nancy, parrainés par Sylvain Rolland. L’ÉQUIPE Coordinateur : Pierre Boutter Rédaction : Paul-Emile Bouchy, Christophe Gontran et Victoire Maude Photo : Lisette Deska Publicité : Anaïs Bigand, Alicia Bolbec et Simon Dubbeld Promotion des ventes : Vincent Agogué Trésorerie : Pierre Boutter Responsable web : Sarah Puppo Toute l’équipe du supplément L’Express Nancy tient à remercier Sylvain Rolland, son parrain, Tony Douchet et Virginie Skrzyniarz pour leurs précieux conseils et leur aide. Nous remercions également tout particulièrement Catherine Jungmann ainsi que notre marraine pub, Mathilde Roux, de même que tous ceux qui ont accepté de nous rencontrer. Merci enfin aux étudiants qui ont participé à la vente de ce numéro. GROUPE EXPRESS ROULARTA Directeurs généraux : Corinne Pitavy, Christophe Barbier Directeur de la publication : Christophe Barbier L’EXPRESS Directeur de la rédaction : Christophe Barbier Directeur général adjoint : Eric Matton Editeur délégué : Tristan Thomas Rédaction en chef : Philippe Bidalon Réalisation couverture : Dominique Cornière Réalisation : Cédric Pontes Secrétaire de rédaction : Sylvie Nouaille Photogravure : L’Express Fabrication : Catherine Pegon Publicité : Partenaire Développement Déléguée régionale : Mathilde Roux Direction des ventes : Sophie Guerouazel Coordination L’Express : Tony Douchet, Stéphane Renault, Virginie Skrzyniarz CPPAP n° 0313 c 82839 ; ISSN no 0014-5270 N° 3322 / 4 mars 2015 4/L’EXPRESS L’entretien Affublé de ses incontournables lunettes rondes, Jean-Pierre Coffe reçoit L’Express à L’Abordage, une brasserie parisienne proche de la gare Saint-Lazare. En habitué des lieux, il salue le chef, claque la bise à une serveuse et s’enquiert du plat du jour en cuisine avant de s’installer dans l’arrière-salle. Au menu : « du fait maison, évidemment ». A 76 ans, l’ex-chroniqueur de Vivement dimanche prochainpousse ses légendaires coups de gueule sur RTL, dans LesGrosses Têtes,et poursuit son combat: le « bien-manger ». Depuis quelques mois, il mijote ses mémoires, prévues pour la rentrée 2015, qui s’annoncent épicées. En guise d’avant-goût, l’auteur de 54 livres de cuisine revient sur son enfance en Lorraine, ses combats alimentaires et sa forte personnalité. Avec – cerise sur le gâteau – quelques révélations. Propos recueillis par Lisette Deska, Christophe Gontran et Sylvain Rolland JEAN-PIERRE COFFE « Je ne gueule pas sur commande! » Voilà plus de trente ans que vous militez pour le « bien-manger ». Contre quoi vous battez-vous aujourd’hui ? C’est un combat interminable. Par manque d’éducation, de temps ou d’argent, les Français les plus modestes mangent moins bien que les plus aisés. Depuis 1984, à travers mes 54 livres de recettes, mes émissions à la télévision, à la radio et mes chroniques, j’essaie de démontrer qu’on peut bien se nourrir pour pas cher. Mon objectif reste d’éduquer les Français aux bons produits, de vanter les mérites du fait maison, de dénoncer les abus de l’industrie agroalimentaire et de pousser les industriels à commercialiser des produits plus sains, débarrassés de cochonneries comme les arômes pour relever le goût, les colorants, les conservateurs… Il reste, hélas, beaucoup de travail à faire ! Quelles sont vos armes pour changer les choses ? Ma notoriété m’a permis d’avoir la peau des polyphosphates. Quand j’ai commencé, en 1984, il y en avait dans tous les jambons : avec 100 kilos de viande, on faisait jusqu’à 200 kilos d’un beau jambon tout rose mais piqué à la saumure ! J’ai dénoncé cette pratique, et aujourd’hui on peut consommer du jambon de qualité. J’en suis assez fier. Je ne suis pas un cuisinier mais un amateur éclairé, qui utilise N° 3322 / 4 mars 2015 sa notoriété pour informer les Français, comme un journaliste. En revanche, un journaliste n’aura jamais accès aux secrets de fabrication des usines agroalimentaires. Moi, quand je commande 400 000 bocaux de pâtés pour Leader Price, l’industriel n’a pas d’autre choix que de me montrer son cahier des charges. Je lui dis : « Pourquoi y a-t-il des arômes chimiques dans votre terrine de lapin ? C’est parce que le lapin n’a pas de goût ? » Et hop, on enlève les arômes. Je fais pression. Votre travail pour Leader Price, une enseigne régulièrement pointée du doigt pour la mauvaise qualité de certains produits, n’est-il pas contradictoire avec les valeurs que vous défendez ? Pas du tout. Bien manger à petit prix, c’est tout à fait mon credo ! En retirant toute la merde de certains produits industriels, j’améliore ce que vend cette enseigne spécialisée dans le hard discount. J’ai retravaillé 3 600 produits en six ans. Je passe ma vie dans les usines. Gardez-vous votre liberté de parole sur leurs marchandises ? Je suis bien conscient d’apporter à Leader Price une respectabilité et un chiffre d’affaires, car mes articles se L’entretien PROLIXE Après avoir écrit 54 livres de cuisine, Jean-Pierre Coffe rédige ses mémoires. L’EXPRESS/5 Il faut davantage de contrôles. De plus, le coût des produits bio me dérange, car il accrédite l’idée qu’il faut payer plus pour bien manger. Vous êtes né à Lunéville. Gardez-vous des attaches avec la Lorraine ? J’ai vécu en Lorraine seulement quelques années dans ma jeunesse. Je n’en garde pas des souvenirs très heureux, à l’exception du cirque Napoléon Rancy, tout en bois, qui m’émerveillait. Je me souviens surtout du ballet des armées allemande, américaine et française pendant la guerre. Aujourd’hui, mes attaches sont surtout culinaires. Pour moi, la Lorraine, c’est une gastronomie merveilleuse, qui m’inspire à la fois de la fierté et du dépit. GUILLAUME GAFFIOT Pourquoi du dépit ? Car cette richesse dépérit. Personne ne sait que la Lorraine a révolutionné la cuisine française au XVIIIe siècle. Le roi Stanislas avait amené à Nancy les plus grands cuisiniers d’Europe. Ces chefs ont apporté les fonds de sauce, les réductions, la quiche lorraine, les babas, la bergamote, les bouchées à la reine… Hélas, cet héritage n’a été ni entretenu, ni valorisé. La Lorraine n’est plus une région de premier plan pour la gastronomie, d’ailleurs il n’y a plus aucun restaurant étoilé. Il y a quelques années, j’ai fait replanter près de Nancy, dans une école de botanique, une variété d’abricotier qui avait complètement disparu de la région. Mais beaucoup de traditions culinaires se sont perdues. vendent bien. Je dirais simplement qu’un produit qui n’a pas mon aval n’obtient pas le label « Coup de cœur Coffe ». Mais il peut être vendu quand même. Vous êtes monté au créneau contre le bio, pourtant de plus en plus plébiscité par les Français. Pourquoi ? Je n’ai rien contre le bio en tant que tel. Dans le Jura, par exemple, des producteurs de blé, de viande et de fromages, notamment, ont signé des accords pour ne plus utiliser de produits chimiques. La démarche est excellente, car elle s’applique sur un grand territoire. En revanche, Xxxxx Matrimonii aegre divinuxxxx quand une Xxxxx ferme bio est entourée d’agriculteurs qui n’en corrumperet cathedrxxxxxxas. respectent pas les principes, il suffit d’un coup de vent pour Chirographi adquireret « contaminer » les cultures dites bio fiducias, du champsemper d’à côté ! Pourquoi faire du « bien-manger » le combat d’une vie ? Quel est votre propre rapport à la nourriture ? Il a longtemps été compliqué. Ma grand-mère, qui était cuisinière pour une maison bourgeoise de Saumur, m’a recueilli durant trois mois dans sa chambre de bonne pendant la guerre. Je n’avais pas le droit de manger avec la famille, donc je récupérais les restes. Je léchais les plats. Manquer de nourriture est une expérience traumatisante. Heureusement, j’ai aussi de meilleurs souvenirs. A l’âge de 7 ou 8 ans, après la mort de mon grand-père lorrain qui était mon tuteur, j’ai passé un été dans une ferme en Suisse pour les vacances, grâce à un programme de la Croix-Rouge. Ce fut une expérience magique, un éveil formidable à la nature, aux animaux et aux produits naturels. Ma passion pour la gastronomie vient de là. Vous avez eu par la suite des troubles alimentaires… Oui, je n’ai pas toujours bien mangé. Je ne pouvais pas me restreindre. A 18 ans, je pesais 120 kilos après une tournée de quatre mois avec une troupe de théâtre ••• N° 3322 / 4 mars 2015 L’entretien 6/L’EXPRESS 1938 Naissance à Lunéville, le 24 mars. 1975 Ouvre à Paris son premier restaurant, La Ciboulette. 1984 Débuts à la télévision sur JEAN-PIERRE Canal +, en tant que chroniqueur culinaire. 1990 Première participation à l’émission Les Grosses Têtes, de Philippe Bouvard, sur COFFE EN 8 DATES RTL. Intervient régulièrement jusqu’en 2010. 1999 Anime l’émission Ça se bouffe pas, ça se mange, sur France Inter, pendant dix ans. 2003 Rejoint Michel Drucker sur France 2 dans l’émission Vivement dimanche prochain, qu’il quittera en 2012. 2009 Devient ambassadeur pour Leader Price. 2014 Retour dans Les Grosses Têtes, sur RTL, animée par Laurent Ruquier. Vous êtes réputé pour vos coups de gueule. C’est votre manière de marquer les esprits pour faire passer vos messages ? Non, c’est complètement improvisé. Les Français me voient tel que je suis dans la vie. Je suis franc, passionné, je peux m’énerver sur les sujets qui me tiennent à cœur. BIEN MANGER Au restaurant, du « fait maison », évidemment ! N’en jouez-vous pas un peu ? Laurent Ruquier ne cache pas qu’il vous invite aux « J’ai été marié, j’ai des enfants, Grosses Têtes pour « faire le show »… Oui, il me titille de temps en temps, mais moi je des petits-enfants, et je vis ne simule rien. Il n’y a pas de « personnage Coffe ». avec un homme. Ça ne pose aucun Après avoir dit le célèbre « c’est de la merde » sur Canal + à propos de certaines charcuteries problème à mes proches » de supermarché, j’ai fait une émission en Suisse. Avant l’enregistrement, la productrice me dit : « Pourriez- je vis avec un homme. C’est ma liberté et ça ne pose aucun vous pousser votre coup de gueule à la 24e minute ? On a problème à mes proches. besoin d’un pic d’audience à ce moment-là ». Je n’en revenais pas. Je ne gueule pas sur commande ! Avez-vous côtoyé des présidents de la République ? Quelle histoire se cache derrière vos fameuses J’ai rencontré plusieurs fois François Hollande. C’est lunettes rondes et colorées, qui sont devenues un homme fin, drôle et intelligent. En revanche, j’aime votre signature ? beaucoup moins Nicolas Sarkozy. Je lui dois mon plus [Rires] C’est un pur hasard ! Il y a quinze ans, j’ai acheté mauvais souvenir de Vivement dimanche prochain. C’était l’une de ces paires à ma voisine, qui tenait une boutique. fin 2004, après son élection à la présidence de l’UMP. Il Je les aimais bien, j’en ai acheté d’autres quelques mois exigeait que tous les chroniqueurs le tutoient, parce qu’il plus tard. Maintenant, j’en ai 25 paires, de toutes les couleurs tutoie toujours tout le monde. Je lui réponds : « Monsieur, pour les assortir à mes vêtements. Elles sont très bon marché. vous êtes ministre, je ne vous connais pas, je vais vous vouIl n’est pas très glamour, le « personnage » Coffe ! voyer ». Il était furieux. Après l’émission, il me souffle : « Tu me le paieras ». Une semaine plus tard, j’avais un Vous avez soutenu le mariage pour tous en 2013 contrôle fiscal… et la candidature d’Anne Hidalgo pour la mairie de Paris en 2014. Pourquoi vous engager Pourquoi vous êtes-vous lancé dans la rédaction de vos mémoires ? politiquement ? Je me suis affiché avec Anne Hidalgo une seule fois, car A 76 ans, j’ai envie de me retourner sur ma vie, de transelle avait promis de s’attaquer au scandale des produits de mettre, de me décrire comme je ne l’ai jamais fait. Le titre mauvaise qualité vendus sur le marché de Noël des Champs- sera Une vie de Coffe. J’ai vécu tant de choses, la guerre, Elysées. Je suis déçu, car elle n’a rien fait. Je suis de gauche, l’exode, une carrière riche, une vie personnelle chaotique… mais je m’intéresse davantage aux personnes qu’aux partis. Je raconte tout, sans me censurer. Je canarde quelques perJ’avais soutenu Giscard, par exemple, pourtant de droite. sonnes au passage, notamment dans le monde de la télé. Quant au mariage pour tous, je défendais la liberté de Cela ne leur plaira pas, mais je m’en fous. Revenir sur certaines chacun contre l’intolérance des culs-bénits. J’ai été marié parties douloureuses de mon enfance a été très difficile. trois fois, j’ai des enfants, des petits-enfants, et maintenant Mais j’ai passé l’âge d’avoir peur du regard des autres. • N° 3322 / 4 mars 2015 LISETTE DESKA ••• pour jouer le Misanthrope, de Molière. Je mangeais n’importe quand, je grossissais à vue d’œil. De retour à Paris, une nutritionniste m’a fait prendre des amphétamines pour maigrir. Six mois après, je n’avais plus de cheveux. Ils n’ont jamais repoussé… BOUGER LE RÉSEAU STAN pour moins de 1€ / jour : aboNnemEnts mEnsuels abonnement anNuel : la solution pour voyager au meilleur prix de façon illimitée ! 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Enquête CEDRIC MATHIAS Par Paul-Emile Bouchy, Christophe Gontran et Victoire Maude N° 3322 / 4 mars 2015 10/ En couverture /Un air de Pologne Une communauté discrète… mais bien présente Grâce à l’héritage du roi Stanislas et à plusieurs vagues d’immigration au cours du XXe siècle, il existe une importante communauté polonaise à Nancy. Mais celle-ci, très intégrée, peine à entretenir sa culture et ses traditions. N° 3322 / 4 mars 2015 restaurateurs revisitent les plats traditionnels comme les pierogis (raviolis polonais) et les escargots. Ils se permettent aussi des compositions totalement originales, à l’image de la pièce de gibier rôtie agrémentée de powidła (ragoût) de quetsches. « Certains Polonais, qui s’attendent à retrouver la cuisine de leur grand-mère, sont un peu surpris au début », sourit Yvain Rollot. Mais la plupart reviennent. • V. M. A la table du bon roi Stanislas. 7, rue Gustave-Simon, Nancy. Tél. : 03-83-35-36-52. LISETTE DESKA Depuis 2002, le chef Yvain Rollot et son compère Jonathan Seeleuthner remontent le temps, jusqu’au XVIIIe siècle. Les menus du restaurant A la table du bon roi Stanislas, qui changent chaque saison, remettent au goût du jour les saveurs polonaises, lorraines et françaises de l’époque du « roi bienfaisant ». Pour trouver l’inspiration, Yvain Rollot a épluché tout ce que Nancy et même Varsovie comptent de vieux livres de cuisine. « J’ai traduit en français le premier recueil imprimé de recettes polonaises, qui date de la fin du XVIe siècle », précise le cuisinier. Avec talent et finesse, les deux maîtres GASTRONOMIE Yvain Rollot revisite les pierogis (ci-dessus) et a créé cette salade de tailladins d’orange (ci-dessous). LISETTE DESKA imanche matin, en face de l’église Notre-Dame-de-Bonsecours. La boucherie-charcuterie ambulante de Michal tourne à plein régime. A la sortie de la messe, de nombreux fidèles s’arrêtent pour s’approvisionner en produits du pays. Il faut en profiter : le marchand ne vient que deux fois par mois. Les metka, kaszanka et autres charcuteries typiques, introuvables dans les commerces nancéiens, s’arrachent. Michal apporte aussi des fromages, d’autres spécialités comme les ogórki kiszone (cornichons à la polonaise) et, parfois, des journaux. « C’est un rendez-vous incontournable pour la communauté polonaise locale », explique Wladyslaw Koziol, 61 ans. Originaire de Tarnów, dans le sud de la Pologne, ce chef d’entreprise dans le bâtiment vit à Nancy depuis trentetrois ans. « Je suis arrivé à Maxéville le 9 décembre 1981 pour quelques jours, le temps d’acheter une voiture », racontet-il avec un fort accent slave. Mais l’Histoire en décidera autrement. Car le 13 décembre, le général Wojciech Jaruzelski s’arroge les pleins pouvoirs et proclame l’état de siège en Pologne. Le séjour de Wladyslaw se transforme en une nouvelle vie. « J’étais coincé, se souvient-il. Je n’avais qu’une valise et je ne parlais pas un mot de français, c’était l’angoisse ! Heureusement, j’ai vite trouvé du travail dans le bâtiment et ma femme m’a rejoint au bout de six mois. C’était dur, mais on se sent presque en Pologne à Nancy ! » lance-t-il dans un éclat de rire. ••• CEDRIC MATHIAS D LA POLOGNE DANS L’ASSIETTE EXPOSANT 12/ En couverture /Un air de Pologne Historiquement, la préfecture de Meurthe-et-Moselle s’impose en effet comme la plus polonaise des villes françaises. Les liens entre Nancy et le pays de Frédéric Chopin remontent au XVIIIe siècle. En 1737, le roi déchu de Pologne, Stanislas Leszczynski, devient duc de Lorraine et de Bar. Son « règne », jusqu’en 1766, marque un âge d’or pour la Lorraine. « Stanislas a transformé Nancy et sa région, rappelle l’historienne Janine Ponty. Si bien que la population, d’abord méfiante envers cet étranger parachuté par un jeu d’échecs diplomatique, s’est prise d’affection pour son “roi bienfaisant” » (lire encadré page 13). La ville tire de cette période une immense fierté.Aujourd’hui, l’ancien souverain est partout. Une statue à son effigie trône sur l’ancienne place Royale, rebaptisée Stanislas en 1831. Des dizaines de restaurants, bars, hôtels et commerces en tout genre empruntent son nom. Des bus et des tramways arborant l’acronyme STAN (Société des transports de l’agglomération de Nancy) sillonnent les rues du Grand Nancy. De leur côté, les acteurs politiques, culturels et même économiques ••• N° 3322 / 4 mars 2015 VILLE DE NANCY CONCERT En août 2014, Nancy a accueilli la chorale de la cathédrale métropolitaine de Lublin dirigée par Grzegorz Pecka. entretiennent soigneusement l’amitié avec la Pologne. L’action d’André Rossinot (Parti radical), maire de Nancy de 1983 à 2014 et actuel président de la Communauté urbaine du Grand Nancy, a été déterminante. Depuis 1988, le jumelage avec la ville de Lublin, située à 160 km de Varsovie, multiplie les échanges et les partenariats (lire encadré page 14). Passionné par Stanislas, à qui il a consacré une biographie*,André Rossinot a veillé à entretenir cet héritage en rénovant la place Stanislas et l’église Notre-Dame-de-Bonsecours en 2005. « J’ai aussi contribué à la venue du pape, en 1988, et j’ai obtenu de Jacques Chirac que le sommet du Triangle de Weimar entre les chefs d’Etat polonais, allemand et français se tienne à Nancy en 1999 et en 2005 », précise l’ancien maire avec fierté. Enfin, la culture polonaise est régulièrement mise à l’honneur dans des expositions, des conférences, et lors du « Mai de l’Europe », un festival annuel organisé par la municipalité. « Cette double culture héritée de l’histoire reste un vecteur touristique, culturel et d’image important, résume Czeslaw Bartela, consul honoraire de Pologne à Nancy. Qu’ils soient d’origine polonaise ou non, tous les Nancéiens ressentent ce lien. » Une immigration du xxe siècle Il faut dire que le bassin de vie nancéien abrite toujours une communauté polonaise non négligeable. Selon le consulat, les Polonais et les Français d’origine polonaise représenteraient environ 5 % de la population du Grand Nancy. Soit près de 10 000 personnes. « Faites le test : on trouve au moins un nom polonais sur les boîtes aux lettres de chaque immeuble », sourit Czeslaw Bartela. Une conséquence des vagues d’immigration du XXe siècle. Dans l’entre-deux-guerres, des dizaines de milliers de Polonais trouvèrent asile en Meurthe-et-Moselle. « Ils travaillaient dans les usines, les fermes et les mines, précise Janine Ponty. Certains ont gagné suffisamment d’argent pour repartir au pays, mais la plupart se sont installés entre Toul, Metz et Nancy. » Bien plus tard, dans les années 1980, la ville attire un autre type d’immigration : les jeunes diplômés. « Une partie de la jeunesse désirait échapper à la crise économique et à la chape de plomb imposée par le pouvoir communiste », L’EXPRESS/13 ANAIS BIGAND ÉTUDIANTES Barbara, Barbara-Anna et Monika, la présidente de l’association Les Amis de la culture polonaise. analyse Czeslaw Bartela, lui-même installé en France depuis 1981. Aujourd’hui, l’immigration polonaise à Nancy se poursuit, mais il s’agit surtout d’étudiants. Les différents campus accueillent chaque année une cinquantaine de Polonais. « Beaucoup profitent du programme Erasmus pour étudier à Sciences Po, à l’Ecole de médecine, à l’université et au Centre européen universitaire, qui forme les fonctionnaires de l’Union européenne », explique Stanislaw Fiszer, maître de conférences à l’université de Lorraine, où il enseigne la civilisation et la langue polonaises. Mais Nancy n’attire plus en masse. « Pour les jeunes Polonais, la France ne représente plus l’espoir d’une vie meilleure », confirme Monika Sitek, étudiante de 24 ans. Déclin de la polonité Solidement installée depuis près d’un siècle, la communauté polonaise de Nancy reste, paradoxalement, très discrète.Avec la dis- parition des anciens, la polonité décline. Le Grand Nancy abrite à peine une dizaine d’associations polonaises, contre plus d’une centaine dans le bassin lillois. L’école polonaise, qui se tenait deux fois par semaine au groupe scolaire Saint-Léon-IX, a fermé ses portes, en 1997, faute d’élèves. « L’absence d’un quartier polonais à Nancy n’aide pas au maintien des traditions », remarque Marek Rogalski, retraité de 61 ans et Nancéien depuis 1987. Certes, des produits comme le placek (gâteau aux raisins) se trouvent facilement dans les supermarchés. Mais la ville n’abrite aucun magasin typiquement polonais… Et les us et coutumes tendent à se perdre. La musique et les danses folkloriques survivent tant bien que mal grâce à l’action d’une poignée d’associations, notamment l’ensemble Kalina, à Pont-à-Mousson. Fort d’environ 70 danseurs et chanteurs, le groupe se produit régulièrement. L’arbre qui cache la forêt? « Malgré le dynamisme de certaines initiatives, il n’y a plus vraiment de polonia [diaspora polonaise, NDLR] à Nancy, regrette Czeslaw Bartela. Plutôt quelques petits groupes qui vivent en vase clos. » L’association Stanislas Leszczynski, fondée dès les années 1950, est la plus importante.Tous les dimanches, la plupart de ses 70 membres assistent à la messe du prêtre Ryszard Watorek, à l’église ••• TOMBE Le roi Stanislas est inhumé dans l’église Notre-Dame-de-Bonsecours. VILLE DE NANCY STANISLAS, LE ROI BÂTISSEUR « A Stanislas le bienfaisant la Lorraine reconnaissante. » L’hommage, inscrit sur le socle de la statue du duc de Lorraine et de Bar, située place Stanislas, résume à quel point son « règne », de 1737 à 1766, marqua les esprits. « Stanislas fut un philosophe empreint de l’esprit des Lumières, un amoureux des arts et un dirigeant visionnaire », raconte l’historienne Janine Ponty. Dès son arrivée, l’ancien roi de Pologne s’entoure d’une ribambelle d’architectes et d’artistes qui le conseillent dans ses « grands travaux ». Avec son fidèle architecte Emmanuel Héré, Stanislas embellit la plupart des châteaux de la région. Il transforme même celui de Lunéville en un « Versailles lorrain ». Mais ses efforts se concentrent surtout sur Nancy. Stanislas réunifie la vieille ville médiévale et la ville neuve en créant, sur une ancienne zone marécageuse, une imposante place centrale, baptisée place Royale, qui deviendra la place Stanislas en 1831. Ses autres interventions ont contribué à façonner la ville telle qu’on la connaît aujourd’hui, avec notamment la place de la Carrière, la place de l’Alliance, le quartier Sainte-Catherine, le jardin de la Pépinière… Soucieux du rayonnement culturel de Nancy, l’ami de Voltaire créa aussi une Bibliothèque royale et la Société royale des sciences et belles lettres, qui prit rapidement le nom d’Académie de Nancy. Mais la clé de sa popularité provient probablement de ses initiatives sociales, très en avance sur l’époque. Le « roi bienfaisant » érigea plusieurs écoles, hôpitaux et greniers collectifs. Encore plus original, il créa plusieurs dispositifs d’aide aux plus démunis, notamment des bourses pour les étudiants. Visionnaire, assurément. • C. G. et V. M. N° 3322 / 4 mars 2015 14/ En couverture /Un air de Pologne ••• Notre-Dame-de-Bonsecours. Sa VILLE DE NANCY Une transmission difficile L’intégration joue un rôle majeur dans ce phénomène.Après avoir souffert d’être appelés « sale Polak », de nombreux enfants d’immigrés de l’entre-deux-guerres n’ont pas voulu transmettre leur polonité. Résultat : leur descendance ne conserve que quelques vagues notions de leur culture d’origine. « Mes parents, éduqués en France à l’école polonaise, parlaient polonais avec leurs propres parents. Mais ils ne m’ont pas transmis la langue », ra- VILLE DE NANCY particularité ? Elle se tient en polonais. L’association organise aussi des messes en hommage aux défunts et veille au maintien de certaines traditions religieuses comme l’oplatek. « C’est une coutume de Noël, symbole de pardon et d’amitié, qui consiste à s’échanger des hosties en famille et entre amis », explique Jolanta Adamowicz, la présidente. Nancy accueille deux autres « pôles » de polonité : les étudiants de passage, qui se réunissent autour de l’association Les Amis de la culture polonaise. Et les anciens militaires, regroupés dans l’Association des anciens combattants polonais en France, dont le siège national se situe à Nancy. Quid des troisième et quatrième générations d’immigrés ? « Ce sont les grands invisibles de la communauté », déplore Wladyslaw Koziol, l’ancien président de l’association Stanislas Leszczynski. conte Christiane Galeski-Wild, 50 ans. Un « vide identitaire » que cette professeure de musique tente de combler grâce à l’association Nancy-France-Pologne (NPF), qu’elle codirige depuis sa fondation en 2011. L’objectif : transmettre la culture polonaise grâce à des ateliers de cuisine et de langue. L’association s’adresse surtout à ceux qui, comme Christiane, désirent renouer avec leurs ÉGLISE Chaque dimanche, une assemblée nombreuse vient entendre la messe en polonais à Notre-Dame- de-Bonsecours. racines. Une démarche qui revient au goût du jour depuis quelques années. D’autres initiatives, comme la fondation Fidéo, qui développe depuis 2009 les liens entre les musiciens des deux pays, montent en puissance.Assurément, la polonité n’a pas dit son dernier mot à Nancy. • *Stanislas, le roi philosophe, par André Rossinot, Michel Lafon, 2004. RENCONTRE AVEC… Krzysztof Zuk, maire de Lublin (Pologne) Pourquoi un partenariat entre Nancy et Lublin ? Nos deux pays partagent des liens historiques forts que le jumelage, établi dès 1988, vise à renforcer. Comme Lublin est l’un des principaux pôles culturels et universitaires de Pologne, avec plus de 100 000 étudiants, il a débuté par des échanges entre l’université de Nancy et l’université Marie-Curie-Sklodowska de Lublin. Les deux facultés ont mis en place des cursus communs, notamment dans le domaine du droit européen, et s’échangent des enseignants et des étudiants grâce au projet Erasmus. Ma propre fille a terminé ses études à Nancy. Dans quels autres domaines les deux villes collaborent-elles ? Le jumelage est très actif dans la culture et le patrimoine. Par exemple, nos deux villes ont signé en 2013, avec la municipalité Stari N° 3322 / 4 mars 2015 Grad de Belgrade, une convention pour échanger notre expertise dans la valorisation du patrimoine culturel, dans le but de développer le tourisme durable. L’objectif des prochaines années est de renforcer les liens économiques. Depuis 2012, la chambre de commerce et d’industrie de Lorraine, à Nancy, et celle de Lublin organisent des rencontres entre les entrepreneurs des deux villes pour favoriser les investissements et les implantations d’entreprises. Notre lien historique représente des opportunités formidables pour les entrepreneurs lorrains et polonais. • Propos recueillis par Paul-Emile Bouchy ANAIS BIGAND « Développer les liens économiques » y c n a le rand n g X U A V VOS TRA R E C vous N A N E I G F a A T e E d F ai F U A H C E D N O I T A L O S D’I F I T I S O P S I D U A E V S F U I O R N A T X U A E V NOU S N O I T I D N O C S E L L E V U NO TOUTES LES INFORMATIONS SUR : www.grand-nancy.org En partenariat avec 16/ Les Brèves L’EXPRESS RÉCUP’ Une deuxième vie pour les vélos 3 PALACE Le Grand Hôtel de la Reine, place Stanislas, gagne une étoile. TOURISME Un 5-étoiles place Stanislas ? On comptait 298 hôtels 5 étoiles en France fin 2014… mais aucun à Nancy, ni même en Meurthe-et-Moselle! Cette anomalie sera bientôt réparée. Le 13 avril, le conseil municipal devrait approuver le projet d’extension du Grand Hôtel de la Reine, situé sur la place Stanislas. Ce chef-d’œuvre du XVIIIe siècle est classé au patrimoine mondial de l’Unesco, mais il vaut « seulement » 4 étoiles à l’heure actuelle. En accord avec le groupe Ferré, locataire des lieux, le projet vise à doubler la surface et la capacité d’accueil de l’établissement, en passant de 40 chambres à 60 ou 80. L’objectif : faire de ce bâtiment emblématique la locomotive économique de la place Stanislas. • Paul-Emile Bouchy LISETTE DESKA millions d’euros C’est le manque à gagner annuel dû aux fraudes dans les transports en commun dans le Grand Nancy, selon Laurent Garcia, le viceprésident de la communauté urbaine, délégué aux transports. Soit l’équivalent du coût d’une dizaine de bus de lignes régulières. Point positif : si ce montant reste élevé, il marque tout de même une baisse depuis deux ans. Grâce à l’intensification des contrôles, à la mise en place de campagnes de validation et à l’action de médiateurs dans les rames, le taux de fraude sur l’ensemble du réseau est passé de 19,4 % en 2012 à 15,6 % en 2014. • P.-E. B. URBANISME La place Thiers bientôt terminée Avis aux Nancéiens agacés par les travaux dans le quartier de la gare TGV : leur calvaire touche en partie à sa fin. La place Thiers, l’un des piliers du futur écoquartier Nancy Grand Cœur (livraison prévue en 2018), sera accessible fin 2015. Au menu : simplicité et sobriété. Le nouveau parvis en béton sera seulement égayé par quelques pavés de verre colorés et un mobilier urbain minimaliste. Au premier sous-sol, l’actuel plancher du parking Thiers sera transformé en un nouveau « parvis bas » dédié à l’accès automobile. Il comprendra 72 places de stationnement de courte durée, 240 places pour les vélos et les deux-roues et plusieurs espaces réservés aux taxis, à l’auto-partage, aux loueurs de voitures et à la dépose minute. Il permettra aussi d’accéder à 447 places de stationnement rénovées et réparties sur trois niveaux. • Christophe Gontran N° 3322 / 4 mars 2015 Votre bicyclette tombe en ruine ou rouille au fond de votre cave? Plutôt que de la porter à la déchetterie, pensez à l’association Dynamo. Depuis 2007, ses 1300 adhérents ont collecté près de 1000 vélos usagés par an, avant de les réparer et de les revendre à un prix dérisoire : 39 euros en moyenne. • C. G. Association Dynamo, 18, rue des Tiercelins, 54000 Nancy THÉÂTRE De l’impro à gogo LOISIRS Une joyeuse troupe pour vous divertir. 3, 2, 1, impro! C’est par cette exclamation que débute, une fois par mois, le spectacle de la compagnie théâtrale La Fight. Fondée en 2009, la troupe regroupe une dizaine de comédiens et de musiciens autour de spectacles aux thèmes variés, laissant le champ libre à l’improvisation. Bonne humeur et éclats de rire garantis. • P.-E. B. Pour connaître les lieux des prochaines représentations : www.lafightimpro.com MAXIME DESSAUX LE CHIFFRE 18/ L’agenda L’EXPRESS SPORT-SPECTACLE FOIRE DR Tournez manèges ! SPECTACLES Le rire au Zénith Ce printemps, les Nancéiens auront plusieurs occasions d’activer leurs zygomatiques. Le Zénith du Grand Nancy ouvre ses portes à une brochette appétissante d’humoristes, et il y en aura pour tous les goûts. Florence Foresti, la comique préférée des Français, ouvrira le bal dès le 26 mars. Elle sera suivie, le 8 avril, par Laurent Gerra, qui viendra fêter ses vingt-cinq ans de carrière avec un nouveau spectacle dans la grande tradition du musichall. Le 9 avril, les Chevaliers du fiel présenteront Croisière d’enfer, la suite de leur précédent spectacle, Vacances d’enfer. Les plus jeunes devraient se ruer, le 16 mai, pour découvrir le premier one-man-show de Norman, la star du web.A moins qu’ils ne préfèrent Voilà voilà, le nouveau spectacle de Kev Adams, le 7 juin. Enfin, cinq ans après son dernier spectacle, Gad Elmaleh reprend les chemins de la scène avec Sans tambour, présenté le 12 juin. • V. M. Chaque année, la Foire attractive de Nancy est l’événement du début du printemps. Du 3 avril au 3 mai, elle reprend ses quartiers place Carnot et sur le cours Léopold. L’occasion pour petits et grands de profiter des stands de bonbons et de barbe à papa et de faire le plein de sensations fortes grâce aux dizaines de manèges. La foire organisera également une journée pour les personnes handicapées et une autre pour les seniors. • Victoire Maude Place Carnot et cours Léopold, 54000 Nancy. De 14h à 23h du dimanche au mercredi; de 14h à minuit le vendredi et jusqu’à 1h le samedi; fermé le jeudi. Les Harlem Globetrotters débarquent Ces esthètes du ballon orange sont des légendes du « show-basket ». Connus dans le monde entier depuis plus de soixante-dix ans, les Harlem Globetrotters se produiront le 29 mars au Palais des sports de Gentilly, à Nancy. L’équipe mettra en scène un match exhibition spectaculaire mêlant sport, humour et divertissement. • P.-E. B. Palais des sports de Gentilly. Rue du Capitaine-Guynemer, 54000 Nancy. Tél. : 0383954690. EXPOSITION « Regarder » Du 10 avril au 6 septembre, la Galerie Poirel accueille « Regarder », une exposition de l’artiste graphiste Vincent Perrottet, qui investira les lieux avec son imposante collection d’affiches de graphistes contemporains. Leur point commun : une vision distancée et engagée de la société. • C. G. Galerie Poirel. 3, rue Victor-Poirel, 54000 Nancy. Tél. : 0383323125. Zénith de Nancy. Rue du Zénith, 54320 Maxéville. Tél. : 0383932727. www.zenith-de-nancy.com FOOTBALL HOMMAGE Le stade Aldo-Platini, à Joeuf. L’Euro 2016 ne se jouera ni à Nancy ni à Metz, mais passera quand même par la Lorraine. La Fédération française de football a retenu la candidature de la ville de naissance de Michel Platini, Joeuf, pour lancer, le 16 mai , la grande tournée promotionnelle nationale baptisée « Horizon Bleu 2016 ». L’actuel président de la Fédération internationale de football a confirmé sa présence. Pour marquer le coup, un village de 10000 mètres carrés sera aménagé à la gloire du ballon rond, avec de nombreuses animations. • P.-E. B. N° 3322 / 4 mars 2015 FEERIC PHOTO Michel Platini revient au pays