night beats - white mystery - les spadassins le prince

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night beats - white mystery - les spadassins le prince
LE FANZINE DU VICIOUS SOUL FESTIVAL #4
NIGHT BEATS - WHITE MYSTERY - LES SPADASSINS
LE PRINCE HARRY - GO!ZILLA - LES BRAQUEURS
LOS DOS HERMANOS - BAD FOR BUGS
1
Avis aux jeunes gens modernes et personnes dilettantes !
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p
-
4 Go!Zilla
6 White Mystery
7 Le Prince Harry
10-11 Illustrations
12 Night Beats
13 Les Braqueurs
16 Los Dos Hermanos
18 Les Spadassins
20 Bad For Bugs
21 Marion Costentin
Cette année le Vicious Soul Festival aura lieu les 6, 7 et 8 Juin 2013
à Bordeaux, histoire d’attaquer la saison des festivals par l’étape
indé/Ricard, dans les caves humides bordelaises.
Militant contre la vie saine et la pop-culture, ce festival 100%
autofinancé propose une vitrine des musiques de niches, contreculturelles et subversives. Au programmes 8 concerts combinant groupes
modernistes (Punk, Psyché et Garage) et groupes revivalistes (Soul,
Glam, Rythm’n’Blues), 8 DJs only vinyls, 1 showcase intimiste et une
exposition pour le plaisir des yeux. Une programmation pointilleuse
et une atmosphère en roue libre au service d’une audience ayant acheté
son pass festival pour la somme dérisoire de 15 €.
Si le public s’est laissé conquérir les années précédentes c’est
aussi grâce à une organisation Do It Yourself omniprésente.
Distribution de fanzines, showcase chez un disquaire, apéro
gratos et artistes accessibles, font de cet événement un
instant baroque et punk. C’est d’ailleurs lorsque que
les institutions subissent la débâcle que le DIY
artistique rayonne.
Alors face au chômage, aux Civitas en
érection, à la récession économique
et au socialisme à la René Coty,
on se dit que jamais autant de
bonnes raisons n’ont été réunies
pour tout envoyer aux orties et
se déchainer dans les concerts
purgatifs du VSF.
L’équipe VS
2
3
En fait Lucas est venu nous voir lors
de notre premier concert au Catch à
Londres. Je me rappelle, il était
au premier rang en train de sourire avec sa tête d’illuminé. Ensuite, j’ai fait un after dans le
bar dans lequel il travaille et
on est devenu pote. Il m’a prêté
son ampli Twin Reverb pour le
second concert londonien. C’est
un très bon musicien et Strange
Hands est clairement l’un de mes
groupes garage préféré !
même riffs histoire que ce soit bien
couillus. Ensuite j’ai ajouté des
claviers sur un titre, une basse
sur un autre et il y a aussi des
chœurs fait avec mes potes italiens.
Avez-vous signé avec un label ? Si
oui, lequel ?
On est chez un label italien nommé
Black Candy Records et qui s’occupe
de pratiquement tout. Par contre la
distribution et promotion sera prise
en charge par Rough Trade et Warner
Chappel. On marche pas mal sur l’eau
en ce moment, c’est agréable. Il y
a même un label londonien qui est
Luca, guitariste et chanteur des Go!Zilla, n’est pas avare en paroles
et déblatère sur son prochain album, l’état de la scène garage et une
rencontre avec Lucas de Strange Hands. Si sa verve est aussi grosse que
sa verge musique, gageons que nous passerons un un bon en compagnie des
Go!Zilla.
Vous
venez
de
terminer
l’enregistrement de votre premier
album, combien de titre y a-t-il
sur cet effort ?
Bien sûr, par exemple The Night Beats
a été l’une de mes premières inspirations. Je les ai vu durant
mes vacances aux Etats Unis,
c’était à Chicago au club Empty Bottle. À l’époque, les
Night Beats devaient avoir 200
likes sur Facebook et pas une
vidéo sur Youtube. Mais après le
concert, leurs chansons me sont
restées dans la tête durant des
jours. C’est à ce moment que je me
suis dit qu’il fallait monter un
groupe à mon retour en Italie.
On a dix chansons dont sept nouvelles. Les trois autres étaient
sur notre premier EP mais on les
a revisité en plus bourrin.
Quel ont été vos influences en matière
de son pour enregistrer ce LP ?
On s’est inspiré des enregistrements
de Ty Segall et Nirvana car on veut
laisser de côté le son Lo-fi au profit
de quelque chose de plus grunge.
De toute façon le Garage lo-fi est
en déclin et sera définitivement
enterré d’ici un an. On veut
créer quelque chose de frais !
Sur scène, Go !Zilla est un duo
binaire Guitare/Batterie, estce la même chose sur disque ?
On a rajouté quelques instruments pour la déconne. Tous
les morceaux ont au minimum
trois guitares qui jouent les
Mais
vous
revendiquez
une
appartenance à la scène Garage ?
4
Quelle est la dernière chanson
jouée sur ton ipod/smartphone?
Adriano Celentano ‘Tutti Frutti’
«De toute façon le Garage lo-fi est en
déclin et sera définitivement enterré
d’ici un an. On veut créer quelque
chose de frais !»
Dernier disque
platine ?
intéressé pour sortir un single
avec nous.
C’est
sique
titre
tor &
Jazz.
Il semble qu’il y ait un vrai
bouillonnement dans la scène indie
italienne, que se passe-t-il ?
Il y a en effet beaucoup de bons groupes
mais beaucoup sont des poseurs qui
font ça pour avoir une part du gâteau
garage… Si je devais vous conseiller
un groupe, ce serait clairement The
Vickers. C’est une excellente formation pop psychédélique.
joué
sur
ta
une compilation de muexotique où il y a un
très tripant : Igor KanWilliam Loose – Jungle
Que signifie les deux mots Vicious Soul pour vous ?
Déjà le Vicious Soul Festival est
pour nous une bonne opportunité
de jouer au milieu d’une programmation de malade. J’aime beaucoup
Los Dos Hermanos, Je vais essayer
de les faire jouer en Italie cet
été. On compte les jours jusqu’au
fest’.
Lorsqu’on vous a vu à Paris en novembre, l’un d’entre vous avez sa
langue planté dans la bouche d’une
parisienne, que s’est-il passé ?
C’est le batteur Fabio,
il est
connu comme le loup blanc pour ses
conquêtes !
Quelle bouffe, alcool et Drogue
allez-vous prendre pendant le
festival ?
Quand vous avez joué à Londres,
tu as rencontré Lucas des Strange
Hands. Tu peux nous raconter cette
rencontre ?
Je vais juste manger un sandwich
avant le show et une douzaine de
shots, du whisky et un joint de
bonne herbe. On pourra partager !
5
On peut dire que White Mystery fait planer le mystère. Des réponses
brèves et concises qui laisse entrevoir des personnalités bien trempées.
Le duo semble avoir un penchant pour le fêtes bien arrosées et pimentées
de blagues graveleuses. Pour ce qui est de la musique et du reste, on
verra sur place.
VS : Vous êtes un groupe très prolifique
et votre dernière sortie date d’avril
et se nomme Telephatic. Quelles ont
été vos influences pour cet LP ?
Vicious Soul : Vous avez tourné en Europe
il y a de ça 6 mois. Si vous deux fois
par an, on peut dire que vous aimez
jouer sur le vieux continent.
WM : La scène de San Francisco,
Darkness, Brigid Dawson la claviériste de Thee Oh Sees, Greg
Ashley et Magnetic Tape.
White Mystery : Ouais !
VS : Et quelle est l’histoire la
plus fantaisiste de votre dernière
tournée européenne.
VS : Quelle est la
chanson que vous avez
votre Smartphone?
WM : Danser comme des chaudières et
raconter des blagues de cul au Café
Pompier.
dernière
joué sur
WM : Lil’ Debbie et Dollabillgates
– 2 Cups
VS : Chicago est le berceau de
pléthore de groupes Rhythm’n’blues et
Rock’n’roll. Est-ce que cet héritage
inspire votre musique ?
VS : Le dernier album joué sur votre
platine?
WM : Led Zeppelin IV
WM : Ouais !
VS : A quoi vous fait penser le
terme Vicious Soul ?
VS : Et quelle est la chose que vous
préférez faire à Chicago?
WM : Du rock’n’roll qui fait couler du sang !
WM : Manger des Hot Dogs.
VS : Quelle est la chose que vous
préférez faire quand vous tournez
en France?
VS : Quel aliment et alcool/drogue
vous préconisez pour le festival ?
WM : N’importe quoi tant qu’il y
en a !
WM : Manger du fromage avec du pain
et faire la fête.
6
Oscillant entre goules camés et David Hasselhof dans l’Ipod, Lio, Snon
et Gérald sont nos guides touristiques l’instant de quelques questions.
Visites des sombres coins de Liège et historique d’une musique pleine
d’enthousiasme et de positives vibes!
Vicious Soul : Il est de plus
en plus rare de croiser des
groupes qui font du Synth Punk
très influencé 80s, comment vous
êtes-vous retrouvés autour de cette
musique ?
mencé à écouter les Screamers,
sur Kas Product, Phantom Limbs,
les Units, New Collapse, Nervous
Gender. A cette époque, on ne
parlait pas trop de Lost Sounds
ou de Destruction Unit, c’était
l’époque du premier EP de Kap Bambino, on était fans. Puis il y a
avait toute la Wave belge 80’s, des
trucs batcave, l’EBM etc... C’est à
ce moment que le terme « synth-punk
» est arrivé. Puis l’avantage, c’est
que cette musique permettait de réunir des gars avec des cultures assez
éloignées, au début on avait un fan
de Jesus Lizard et de Birthday Party.
Pas facile à marier avec quelqu’un
qui écoutait Adult. Donc, on s’est
retrouvés à un croisement entre un
punk ‘70s inventif, une new wave
énergique et la musique électronique.
Lio : Quand on a commencé le groupe
en 2006, on était parti sur un truc
plutôt garage-punk, puis on a commencé
à y incorporer des sons plus electro
en utilisant un ordi et des claviers.
Cette influence électronique est très
importante pour nous, on a connu les
belles années du label Warp, les free
parties, le début du breakcore et ça
fait partie de notre culture musicale.
Après je me suis intéressé de près
aux synthés et je me disais qu’il devait y avoir moyen d’en sortir autre
chose que des nappes éthérées ou
des gimmicks cheesy. Il devait pouvoir devenir un instrument « lead
», un truc agressif qui pourrait
remplacer les guitares. On a com-
VS : Vous avez rebaptisé votre
ville ‘Liege’ en Toxcity? Quelle
7
est la genèse de ce charmant surnom ?
sur les toits et tombe sur la tronche
des passants. Dedans il y a des magasins de chaussures et des zombies qui
achètent des trucs.
Lio : Alors ce n’est pas de notre invention. C’est le surnom de la ville
depuis pas mal d’années. Je me souviens qu’un journal local titrait «
7000 toxicomanes en Belgique, 4000 à
Liège ». La ville est infestée de
goules squelettiques, édentées, complètement ravagées par l’héro. Ils
se fixent sous ta fenêtre, j’ai vu un
mec essayer de se piquer et foutre
du sang partout à côté d’une famille qui se promenait avec une
poussette, ils se font défoncer
la gueule à coup de pavés par les
dealers le samedi après-midi devant la Fnac. C’est une ambiance
assez chaleureuse qui stimule le
côté positive vibe de notre musique.
VS : La crise et le milieu économique
dans lequel nous sommes, n’est-ce
pas le meilleur moment pour jouer
votre musique ?
Lio : Si bien sûr, et ça a un
lien avec les deux questions précédentes évidement. La Wallonie
(après avoir été la troisième
puissance mondiale au 19e siècle
puis méga riche jusque dans les
années 70) s’est ramassé un
gros coup de masse dans la face
quand l’industrie métallurgique s’est effondrée. Depuis
qu’on est gosses, on entend
que la région est sinistrée,
que c’est la crise et maintenant toute la planète y a droit.
L’état nous a endettés jusqu’à
la septième génération et veut
nous imposer l’austérité. On nous
force à chercher du travail qui
n’existe pas. On vit dans un climat de peur, de perdre son boulot, que ta copine se fasse violer
en rentrant de soirée, peur de se
voir couper les alloc de chômage,
de manger du morse infecté par le
H1N69. Paradoxalement la planète
n’a jamais été aussi riche. Donc
oui, on recrache cette violence, on
la reflète, je ne vais pas utiliser le
terme « urgence », ça fait chronique
de disque, mais le maître mot dans
LPH a toujours été : énergie. C’est
cathartique, ça défoule de jouer à du
210 bpm et un peu bordélique. Donc à
écouter aussi. C’est certain, c’est
le moment de s’exciter.
VS : Ya-t-il un endroit en
particulier à visiter à Toxcity ?
Lio : C’est pittoresque un peu partout. Ça dépend si tu cherches plutôt du crack, une fillette de 8 ans
ou une bonne pizzeria. C’est une
ville qui a mille ans, donc il reste
quelques vieux quartiers pas mal,
sinon la ville a été bruxellisée. En
gros les chouettes quartiers de la
ville ont été rachetés et détruits
par des promoteurs immobiliers de
merde pour construire des buildings
70s dégueulasses à la place et s’en
foutre plein les fouilles.
Snon : On a un horrible squelette de
baleine géant en guise de nouvelle
gare. La gare des Guillemins. C’est
très chouette à visiter, c’est encore
un peu blanc, quand il pleut ça glisse
très fort, il y a les goules qui attendent les voyageurs pour les dépouiller dès leur arrivée. A Liège, on ferme
les salles de concert et on construit
des magasins et une grosse gare. C’est
sympa. Juste après il y a la gare de
Liège-Jonfosse, une espèce de ruine
jonchée de seringues d’héro et de
sida. C’est bien aussi, et après 22
heures c’est encore mieux ! Il y a
la Médiacité dans le même genre de
monstruosité. Une énorme galerie
commerçante en forme de baudruche
rouge. En hiver la neige s’accumule
Snon : Ouais, j’aurais dit la même
chose mais avec des mots vachement
mieux.
VS : ‘It’s getting Worse’ est sorti
sur le label indépendant ‘Teenage
Menopause Records’, comment avezvous rencontré ces deux loulous ?
Lio : Je me souviens d’Elzo qui
mixait du breakcore dans des free
parties qui s’appelaient « Enjoy Apocalypse » aux alentours
8
fusée qui décolle. Après il nous a
expliqué que si le son allait trop
fort c’est parce qu’il faisait
très chaud dans la salle. C’était
le plus beau jour de ma vie, avec
aujourd’hui bien-sûr.
de 1999-2002. De loin il avait l’air
d’un garçon parfaitement sain et équilibré. Après en 2007 il est tombé sur
notre démo et a eu l’idée absconse
d’en tirer un maxi 45t. Ça a été le
seul disque de son label Plin Tub’
(par contre il a édité du bouquin).
Depuis c’est l’amour, on partage
tout, nos pailles, nos MST, nos copines... Froos, c’est à force de le
voir passer à Liège pour charger
de grosses caisses avec des petits
trous pour respirer dans son gros
camion blanc. Il avait des sous à
blanchir, nous un disque à sortir
et voilà. Depuis c’est l’amour
fou, il me confie tous ses secrets, surtout les plus sombres,
c’est difficile à supporter. J’ai
du subir un exorcisme suite à ses
révélations.
Lio : Quand Ben notre ancien bassiste a fait son coming out à Dour.
VS : Quel est le dernier vinyl qui a
tourné sur votre platine ?
Lio : Là c’est Nothing To Nowhere de
Spectres un groupe canadien post-punk
assez cold et assez punk finalement,
je l’écoute vite parce que c’est à un
pote et je dois lui rendre. Sinon le
dernier Intelligence que j’ai choppé
à leur concert à Liège jeudi dernier.
Snon : Polysics, Baby BIAS. Ensuite
mon pote Robert a cassé mon aiguille.
VS : Quel est le dernier morceau joué
sur votre Ipod Smartphone ?
VS : Avez-vous des affinités avec
Lio : Et bien en écrivant ces lignes,
j’écoutais le dernier Teenage Menopause justement, c’est Jessica93,
ça fait vachement télédétente 666
dans la rythmique et dans le côté
pillule qui passe mal et bad trip
qui s’éternise (j’adore télédétente), je vais me le mettre tout
de suite.
«C’est cathartique, ça
défoule de jouer à du
210 bpm et un peu bordélique. Donc à écouter aussi.»
Snon : Mon idole, David Hasselhoff, « Hooked on a feeling ». Le
clip déchire !
les groupes du catalogue de Teenage
Ménopause Records ?
VS : Les deux mots ‘Vicious
Soul’ vous évoquent quoi ?
Snon : Oui, par exemple JC Satan sont
nos pires ennemis. Quand on se croise
en tournée c’est la bagarre assurée.
Surtout entre les bassistes, c’est la
guerre. Et Arthur, si tu lis ceci, fais
bien gaffe à toi, si je vois encore ta
moustache en Belgique ça va chier.
Lio : Une reprise de sitting
on the dock of the bay par les
sex pistols.
Snon : Ca me rappelle quand
j’étais petit, j’étranglais des
bébés chiots et j’aimais les regarder dans les yeux juste au
moment où ils mouraient. Ces mots
m’évoquent ça.
Lio : Sinon Catholic Spray sont adorables et Scorpion Violente sont très
courtois. Et talentueux.
VS : Quel est votre meilleur souvenir
de Live/concerts ?
VS : Votre aliment et alcool/drogue
que vous préconisez pour le Vicious
Soul Festival ?
Snon : A Paris à l’Espace B. On n’avait
pas notre ingé son (Greg Delfuck)
avec nous et on est tombé sur le pire
mec au monde. Il est monté sur scène
pendant notre show et a éteint l’ampli guitare parce que soit-disant
on jouait à 125db. 125db c’est une
Gérald : Vodka Bison Zubrowka
Snon : Cassoulet, chou, brandade de
morue et coke.
9
Lio : Manger ? Qu’est-ce que c’est que
ce truc de Hippie ?
10
11
Une interview de mauvais garçons, faite par un mauvais garçon pour les
mauvais garçons. En lisant le terme ‘mauvais garçon’, vous avez déjà lu
l’interview de Tarek Wegner le génie guitariste et chanteur de Night
Beats. Branleur !
Vicious Soul : Vous avez récemment
joué à Bordeaux au Café pompier avec
Strange Hands. Vous pris votre pied ?
TW : Oui, c’est enregistré et masteurisé.
Tarek Wegner : On s’est régalé
VS : Vous aviez pas mal d’influences
psyché et Nuggets sur vos anciens
enregistrements ? Allez-vous continuer
avec ces influences pour votre prochain
album ?
VS : Durant votre dernière tournée
Européenne, suite à un superbe concert
bruxellois, Danny a terminé sa nuit en
prison Belge. Que s’est-il passé?
TW : Le nouveau sera un poil différent.
TW : Les mauvais garçons étaient de
sorties dans un club de mauvais garçons.
VS : Quelle est la dernière chanson
joué sur votre Smartphone / Ipod ?
cette
TW : Une reprise de The Monkees – Porpoise Song faite par un pote.
TW : Qu’il y ait des trucs de mauvais
garçons à faire.
VS : Quel est le dernier vinyle qui a
tourné sur ta platine.
VS : Vous attendez quoi
tournée printanière ?
de
TW : ’ai pas de vinyle
VS : Votre premier album a eu pas mal
de resonance dans la scène Garage.
Vous pensez appartenir à cette grande
famille qui réunit Thee Oh Sees,
Strange Hands, King Khan et compagnie
?
VS : Les deux mots ‘Vicious Soul’ vous
évoquent quoi ?
TW : Le fantôme de Sid Vicious peutêtre ?
TW : Ouais carrément, on l’appellerai
le Club des Mauvais Garçons.
VS : Votre aliment et alcool/drogue
que vous préconisez pour le Vicious
Soul Festival ?
VS : Allez-vous enregistrer un second
album?
12
TW : Ça dépend du festival, tout ce que
le festival pourra nous filer en fait!
Quintette parisien bien connu pour ses Rhythm’n’blues endiablés, Teddy
de Montréal, Jo le Trembleur, Lucien le Cheval, Le Pacha, Remy la Praline
répondent à nos questions dans la langue d’Audiard. Servez vous une Suze,
jouez un 78 tours et vérifiez vos poches… il se peut qu’un ou deux biftons
manquent à l’appel.
Vicious Soul : Racontez-nous l’histoire
de la fondation de votre gang…
C’est pour ça que les Braqueurs forment une équipe soudée. Dans not’ jeunesse, on nous appelait les Mousquetaires du pillage de troncs. Faut dire
que la discipline, ça a du bon quand
il s’agit de fomenter un casse dans
les règles! Et puis, la vie a suivit son chemin. Chacun a poursuivi
l’aventure en solo. L’un à la Santé,
l’autre à Fleury puis Cayenne et même
Alcatraz!
Les Braqueurs : Braqueurs : C’est
une longue histoire. Disons que nos
paternels faisaient déjà des affaires
ensemble à l’époque du maréchal. Ils
travaillaient dans l’embuscade (si tu
vois c’ que j’ veux dire).
Alors, on peut dire qu’on a usé nos
fonds d’culottes et nos genoux sur
les mêmes estrades. On a fait les
400 coups, des pensions catholiques
jusqu’ aux maisons de tolérance ! La
pension, c’est un peu sordide, faut
bien l’admettre, mais ça t’forge un
caractère. On a appris à plier mais
on n’a jamais cassé. Puis c’qui devait
arriver arriva, à force de prendre des
coups, on finit par les rendre!
Des années après avoir bourlingué autour du monde, on s’est retrouvé un
peu par hasard et on a décidé de former une petite association de malfaiteurs…une petite affaire qui commence à
devenir juteuse. Surtout depuis qu’on
a recruté un cinquième larron, Remy
la Praline, dit le Wallon. C’est un
marlou qui nous avait soufflé quelques
bons tuyaux! Bon, l’idée de s’faire
passer pour un orchestre de «rythme et
13
l’arme blanche (bon , je vous concède
qu’une petite grenade de temps en
temps... vu que le Pacha en a gardé un stock depuis l’Indochine).
blouse», au départ c’était pour braquer la caisse d’un gala de charité.
Après, faut avouer qu’on y a pris
goût. Maintenant, paraitrait qu’y
aurait une balance parmi nous.
Comme quoi, l’argent pourrit tout!
Par ailleurs, du véritable sang
de Volfoni coule dans les veines
de Jo le Trembleur qui ne laissera pas les gougnafiers salir
le nom et la mémoire de ses ancêtres plus longtemps (et comme
dans l’orchestre c’est le batteur, le Beat c’est lui!). .
VS : Combien de hold up avez-vous à
votre actif ?
LB : Cher ami, les Braqueurs ne
comptent plus le nombre de casses,
ils comptent les biftons.
VS : Vous avez récemment participé
à la compilation le garage se
rebiffe, dites-nous en plus sur ce
projet !
VS : Assez souvent sur scène, vous
êtes accompagnés d’une souris plutôt
choucarde, parlez-nous d’elle !
LB : B : Pas une mais deux souris!
Mesdemoiselles Frau Lüger et Mimi
Belle Gachette, qui ont une façon bien à elles de se trémousser sur scène. De vraies diablesses! Ce qui a l’avantage de
détourner l’attention de l’assistance, éméchée et subjuguée,
pendant que notre complice «le
Managueur» vide discrètement les
poches de veston et les sacs à
main de la même assistance éméchée
et subjuguée. Nous avons recruté
ces admirables artistes dans les
meilleurs night-cleubes de Pigalle
et Hambourg.
LB : Nous autres, on était juste
là au fond du garage en train de
maquiller une Simca Aronde en fourgon d’ la Poste pour les besoin d’un
casse. Grégoire, le mécano, nous
a proposé d’utiliser notre numéro
d’orchestre pour une arnaque dont
on pas bien comprit les tenants et
les aboutissants. On ne pouvait
pas refuser car on lui devait
bien ça: c’est notre fournisseur de fausse plaques.
Note que de vrais orchestres
participent à l’arnaque et
ignorent tout du plan... ah
les caves!
VS : Vous dites faire du Volfoni Beat,
d’où vous vient cet amour pour les
Tontons Flingueurs ?
VS : Est-ce que vous avez déjà
planifié d’aller braquer les clubs
du reste de l’europe ?
LB :
Ne nous parle pas de ces minables qui depuis 50 ans se la jouent
répliques cultes et biscotos. Permets-nous de ricaner en douce. Le
bouquin dont fut tiré ce douteux
navet par ailleurs parfaitement
grotesque n’est que la réécriture
édulcorée de nos propres exploits
par un mouchard qui a eu la chance
de nous croiser en cellule. L’Histoire fera le trie! En tout cas,
les gugusses sur pellicule nous
font bien rigoler avec leurs silencieux qui font «pop» et leurs
bâtons de dynamite mouillés! Nous,
les Braqueurs, on bosse au chalumeau, à la chignole et au besoin, à
LB : On n’a pas terminé de ratisser
les bourgeois de chez nous mais on
a déjà à notre actif quelques coffres
Belges et une razzia sur la shnouf
chez les Fritz. On est fin prêt pour
le reste de L’Europe. «Aujourd’hui
ton larfeuille, demain celui du
monde» comme dirait Lucien!
14
Et n’oublions pas que si en
France nous sommes les Pieds
Nickelés du Beat, les rosbeefs
nous appellent déjà les Bruce
Reynolds of R&B. Nous c’qu’on
vise, modestement, c’est le titre
d’Attilas des salles des coffres.
FMI, nous voilà!
Ray Charles: Mess Around
On planifie d’ailleurs d’attaquer le
pays du soleil levant dès cet automne. J’peux vous garantir qu’ça
va frémir sévère sous les kimonos.
Roy Orbison: Twinkle Toes
«Nous, les Braqueurs,
on bosse au chalumeau,
à la chignole et au besoin, à l’arme blanche
(bon , je vous concède
qu’une petite grenade
de temps en temps...»
Paul Glaeser: la Branlette Espagnole
Eddy Mitchell: Everything Alright
Takeshi Terauchi
Jeans: Dan No Ura
and
The
Les deux mots ‘Vicious
vous évoquent quoi ?
Blue
Soul’
LB : ça nous évoque que les vicieux, t’as pas intéret à y jouer
avec nous si tu veux pas qu’on
t’expédie direct au terminus des
prétentieux!
Sinon, on a bien braqué quelques
casinos sur la Costa del Soul, si
c’est là qu ‘tu veux en venir…
VS : Quel est le dernier vinyl qui
a tourné sur votre platine ?
LB :
On a chacun son pick up
personnel qui fonctionne en 33
tours, alors on va dire:
VS : Votre aliment et alcool/drogue
que vous préconisez pour le Vicious
Soul Festival ?
- pour Teddy de Montréal: King
Salami & his Cumberland 3/Cookin’ Up A Party (Dirty Water
Rds)
LB : Cigarettes, whiskey, p’tites
pépées, et surtout... Casanis et
saucisse-aligot,
… après faut savoir qu’on a
tous nos p’tites exigences
individuelle, alors faudrait
prévoir :
- Jo le trembleur: Dogs/Walking
Shadows (Phillips)
- Lucien le Cheval: Thee Verduns/Nos
Epaules (Kizmiaz Records)
- un assortiment de cocktails
exotiques et un plein saladier
de schnouf pour Jo le Trembleur
- Le Pacha: Mose Allison/I Live The
Life I Love (Columbia LP)
- Remy la Praline: Adolfe Sex et Ses
Machines/E.P. (Stag-O-Lee)
- un fut de bière et une double
fricadelle pour Rémy la Praline
(et 6 rhum-coca, mais aprés le
braquage!)
VS : Quel est le dernier morceau joué
sur votre Ipod Smartphone ?
LB : Désolé, mon cher, vos gadgets
de Pif ça nous fait marrer en douce:
les Braqueurs utilisent des talki-valquises dernier cri depuis
65 et ils fonctionnent très bien
(bon, y a un peu d’ friture sur la
ligne...)!
- un saladier d’avoine pour Lucien
le Cheval (et une boutanche de Suze
pour sa collection, c’est strictement sentimental vu qu’il ne boit
plus une goutte d’alcool depuis
qu’on lui a greffé un foie de poney)
- un Partagàs gros calibre et un
calva grand cru pour le Pacha
Et bien sûr, comme nos paternels,
on communique aussi en morse.
- quant à Teddy de Montréal, en
plus de tricher au poker, il a
la sale manie de picorer dans les
assiettes des autres et de siffler
leurs verres...
Mais puisque tu insistes, voilà un
aperçu en quelques titres de c’qui
passe sur la Cibi des Braqueurs:
The High Numbers: Zoot Suit
15
toute leur vie soient des gros fachos. Comme avec
Carole nous sommes des gens bien à gauche on a décidé
de tourner la page. Un peu comme Mitterrand ou Simone de
Beauvoir après Vichy. Du coup on mélange plus d’influences
maintenant dans Los Dos Hermanos, dont de la surf. Mais on
n’essaye pas de reproduire quoi que ce soit, juste faire une
musique qui nous plaît.
Vous avez fait appel à Victor Marco pour faire la pochette de votre
premier album ‘Bourbon, Blood & Seafood’, quelle est la genèse de ce
visuel ?
On a failli choisir comme nom de groupe ‘La Terreur’ car on adore
l’histoire et en particulier la Révolution Française. L’idée d’une
scène de découpage de tête collective pas loin de la flèche Saint-Michel nous faisait bien kiffer. Du coup on a demandé à la seule personne
à Bordeaux capable de reproduire ce dessin digne d’une gravure du
XVIIIème siècle. On peut dire qu’on est super satisfait!
Il y a des titres assez révolutionnaire et anarchique comme
Louis XVI et Robespierre, est-ce que votre musique appelle
à couper des têtes ?
«Tous morts, tous égaux», une citation de Moolinex.
Ancien des Sunmakers, le duo Billy Dorados et Carole Tweedlady n’en finissent pas de castagner à grand coup de riffs de Stratocaster, de voix
super réverbérées le tout surmonté d’une batterie incisive. Après une
tournée française, le duo sort son premier LP dans une ambiance neo-révolutionnaire et sans culotte.
Est-ce que le fait
d’être un duo vous
apporte de nouvelles
libertés ?
Musicalement,
pas
forcément. Cela se joue surtout au
niveau du temps, le fait d’être
un couple et de jouer ensemble
permet de s’aménager plus facilement les créneaux de répétition. Pareil pour les concerts, on peut partir
plus facilement en week-end ou pendant les
vacances. D’ailleurs nos vacances avec
Carole sont en fait des tournées. On
essaye de se tenir à une visite de
château/un concert par jour.
A partir de quel moment avezvous enterré les Sunmakers
au
profit
de
Los
Dos
Hermanos?
16
Quand on s’est aperçu que Nicolas était une vraie brelle à la
batterie et que Carole jouait
mieux que lui. D’ailleurs Nico
fait maintenant de la basse
dans Bad For Bugs, du garage
punk bien brutal qui jouera
au Vicious Soul Festival, oh
yeah !
Avez-vous
ajouté
des
influences que vous n’aviez
pas avec Les Sun ?
Oui, forcémment. Les Sunmakers c’était une musique de genre, de la
surf 60’s. Donc à un
moment le truc tournait
un peu en rond. Pas
étonnant que les mecs
qui font cette musique
«on mélange
plus d’inQuel est votre meilleur souvenir
fluences
de la dernière tournée française ?
maintenant
A Rennes, au Sympathic Bar. On a
Smartphone ?
joué devant blindé de monde, ça
dans
Los
Dos
«Mary»
de Ty Sepogotait et ça slamait, c’était
gall
Band,
putain
bien débile et super jouissif !
Hermanos,
que ce morceau est
C’est un pote à nous, Thomas du
bien !
dont de la
nouveau label Reatard Records,
qui nous a organisé la date. On
surf. Mais
a joué avec 3 autres groupes
Les
deux
mots
du coin dont le sien, Dragson n’essaye
‘Vicious Soul’ vous
ter, qui jouera au Wunderbar en
évoquent quoi ?
pas de rejuin.
Un bon gros camemproduire
bert de Normandie.
Quel est le dernier vinyle qui
quoi que ce
a tourné sur votre platine ?
Votre
aliment
et
soit, juste
Pas sur notre platine mais
alcool/drogue
que
dans
notre
petit
lecteur
vous
préconisez
faire une
jaune Grundig de salon, une
pour le Vicious Soul
K7 de Feeling of Love, «So
musique
Festival ?
Chocolate» chopé en tournée
Pas
besoin de boufqui
nous
dans la distro de notre pote
fer,
du Bushmills et
d’Orléans
POUET!
Schallplaît.»
du
speed,
et on tient
platten.
Quel est le dernier morceau
joué
sur
votre
Ipod
tout le festival sans
dormir !
17
PZ : Prévu c’est beaucoup dire, mais
au train où ça va, ce n’est pas à
exclure. Il faut bien mettre ces
chansons quelque part nom d’une barrique !
VS : Quel est votre meilleur
souvenir de la dernière tournée ?
PZ : Une partie de ping-pong livrée sur une péniche, entre spadassins, à la faveur d’un de ces
interludes
post-balance/préconcert qui, d’ordinaire, sont
toujours très mal employés. Je
me réjouis d’avoir enfin trouvé
une saine occupation à côté
des concerts qui nous ruinent
la santé.
VS : Quel est le dernier
vinyl qui a tourné sur votre
platine ?
PZ : Une version live de
«I’ll Go Crazy» par James
Brown & The Famous Flames
Dernier LP : «Like To Get
To Know You» de Spanky &
Our Gang
VS : Quel est le dernier morceau
joué sur votre Ipod Smartphone ?
PZ : Dès que j’en possède un, je
vous réponds. Quand ce moment
viendra vous en profiterez pour
me botter le cul sans façon pour
m’apprendre.
VS : Les deux mots ‘Vicious Soul’
vous évoquent quoi ?
PZ : Lou Reed ainsi que Faust.
Le genre de trucs un peu décadent. Pour être plus réaliste,
ce sont des gens qui dansent à
perdre haleine et ruissellent
de sueur sur la piste. Voire
des scènes plus sordides encore. Ne me décevez pas, petits dégoûtants.
VS
:
Votre
aliment
et
alcool/drogue
que
vous
préconisez pour le Vicious
Soul Festival ?
PZ : La vraie drogue,
c’est la vie, mec.
Professeur Zorino, claviériste inspiré des Spadassins, est d’une nature
intravertie dans la vie de tous les jours. Cependant lorsqu’il se retrouve avec une plume dans la main voire un clavier d’ordinateur sous les
doigts … les langues se délient. Un esthète parle de Soul ci-dessous :
Vicious Soul : Quelle est l’origine de
votre nom ? Une passion cachée pour
l’escrime peut-être ?
Professeur Zorino : Cette passion
n’aurait pas grand chose de caché
si c’était là son origine. Nous ne
la pratiquons pas mais c’est vrai
que l’escrime ça claque. Cette référence est commode car la mode
du duel a disparu en même temps
que les dernières phalanges de
l’aristocratie fin de race qui
l’affectionnait.
VS : Vous avez fait le choix
d’alterner chant en français
et en anglais, pourquoi ?
PZ : Je ne vois pas vraiment
de choix dans cette ques18
tion. Nous n’avons jamais favorisé
de langue. Bien au contraire, en
bons curieux, nous hésitons. Votre
question reviendrait à nous demander : «Vous avez fait le choix
d’alterner le port d’une pointure 42 et un départ sur la côte
vendéenne pour les vacances de
Pâques, pourquoi ?»
Vous avez sorti plusieurs 45t
sur le label de Montrouge
Croque Macadam, comment s’est
passée cette collaboration ?
PZ : «Ils sont les facteurs,
nous écrivons les lettres.»
VS : Avez-vous prévu
sortir un album ?
de
19
Quand quatre branleurs musiciens (dont ex-Cellaroids) et fans de Jay Reatard se
retrouvent dans un local de répétition, ça accouche d’un groupe en roue libre
qui joue à 220 BPM des titres d’une minute trente. En live, les amplis sont à
burne et ça fleure bon la transpiration. Sinon Bad For Bug ouvrira les portes de
cette quatrième édition du Festival à l’Heretic… histoire de poser les bases !
Ce sera à paraitre sur un label ?
Comment vous
est venue l’idée de
former les Bad For Bugs ?
Oui on compte essayer de le sortir
aussi vite que possible.
On écoutait tous pas mal les Reatards
et les Hex Dispensers entre autres
alors ça nous a donné envie de faire un
groupe de punk bien débile et rapide.
On s’est donc dit qu’on devrait aussi
changer d’instruments histoire que ce
soit encore plus débile.
Vous
comptez
tourner
bientôt
et
jouer vos titres live sur des scènes
internationales ?
On va essayer de tourner en France avec
un autre groupe qu’on a qui s’appelle
Oakland Recycles.
Votre nom vient-il d’une invasion de
cafards dans un appartement ?
Quel est le dernier vinyl
tourné sur votre platine ?
Ce nom vient d’un article du magazine Scientific American s’intitulant
«A Common Pesticide May Be Bad For
Bugs and Brains», juste avant de le
voir on parlait des Bad Brains du coup
ça nous a sauté aux yeux comme ça.
qui
a
In The Air Tonight - Phil Collins
Quel est le dernier morceau joué sur
votre Ipod/Smartphone ?
Make it Fit - The Reatards
Vous avez enregistré une release avec
Arthur des J.C. Satàn… Vous pouvez nous
en dire plus?
Les deux mots ‘Vicious
évoquent quoi ?
Il nous a enregistré 10 morceaux en
live au St Ex, c’était super cool, il
faut qu’on figniole quelques trucs ensemble avant de pouvoir le sortir mais
déjà c’est vraiment pas mal le boulot
qu’il a fait pour nous, gratuitement
en plus. Arthur t’es le meilleur !
Soul’
vous
Groove sournois.
Votre aliment et alcool/drogue que
vous préconisez pour le Vicious Soul
Festival ?
Speed,
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Koenigsbier et Jägermeister
Si on la savait talentueuse armée d’encre de chine et de pinceaux, Marion
Costentin se révèle mélomane aiguisée et doublée d’un tempérament doux
amer. D’ailleurs, elle n’hésite pas à nous remettre à notre place sur le
choix du nom Vicious Soul en laissant parler sa philosophie. Chapeau
l’artiste !
Vicious Soul : A partir de quand astu commencé à dessiner des musiciens,
idoles de la scène indie ?
chevelure, d’où la cascade de boucles
rousses sur l’affiche. Ils ont adoré.
VS : Quel est ton meilleur souvenir de
concert 2012?
Marion : Ça devait être en 2007-2008.
Je les dessinais par amour et par
curiosité, en espérant saisir leur
aura et comprendre ma propre fascination pour eux.
M : Sans hésiter, White Fence au
Point Éphémère.
VS : Quel est le dernier vinyl qui
a tourné sur ta platine ?
VS : Et pourquoi t’es-tu lancé
dans les portraits de The Horrors,
Hunx ou Jay Reatards ?
M : Je n’ai pas de platine et je
l’assume (presque).
M : The Horrors c’était une commission, Hunx c’était pour le fun et
Jay Reatard c’était par tristesse.
VS : Quel est le dernier morceau
joué sur ton Ipod/Smartphone ?
M : Hole - Asking For It. Je viens
de lire la biographie de Courtney Love par Poppy Z. Brite et je
n’écoute que ça.
VS : Vous êtes peu en France à
dessiner les indés, y’a a-t-il des
jeunes artistes français dont tu te
sens proche ?
VS : Les deux mots ‘Vicious Soul’
t’évoquent quoi ?
M : Je ne me sens proche de personne
mais en-dehors du thème indé il y a
des gens dont j’admire le travail, comme
Aurélie William-Levaux, Céline Guichard
ou Myriam Mechita.
M : C’est presque un pléonasme, le vice
étant malheureusement inhérent à l’âme
humaine. En ce moment je travaille
beaucoup sur le combat perpétuel pour
se décharger de ses faiblesses, de ses
vices et de son passé.
VS : Tu as fait un flyer pour la dernière
tournée des White Mystery? Tu peux nous
en dire plus ?
VS : L’aliment et alcool/drogue que
tu préconises pour le Vicious Soul
Festival?
M : C’était pour leur concert à Rennes
en février. Je connaissais à peine
le groupe et comme la plupart des
gens j’ai été impressionnée par leur
M : Du LSD et pas d’alcool.
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