night beats - white mystery - les spadassins le prince
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LE FANZINE DU VICIOUS SOUL FESTIVAL #4 NIGHT BEATS - WHITE MYSTERY - LES SPADASSINS LE PRINCE HARRY - GO!ZILLA - LES BRAQUEURS LOS DOS HERMANOS - BAD FOR BUGS 1 Avis aux jeunes gens modernes et personnes dilettantes ! p p p p p p p p p p - 4 Go!Zilla 6 White Mystery 7 Le Prince Harry 10-11 Illustrations 12 Night Beats 13 Les Braqueurs 16 Los Dos Hermanos 18 Les Spadassins 20 Bad For Bugs 21 Marion Costentin Cette année le Vicious Soul Festival aura lieu les 6, 7 et 8 Juin 2013 à Bordeaux, histoire d’attaquer la saison des festivals par l’étape indé/Ricard, dans les caves humides bordelaises. Militant contre la vie saine et la pop-culture, ce festival 100% autofinancé propose une vitrine des musiques de niches, contreculturelles et subversives. Au programmes 8 concerts combinant groupes modernistes (Punk, Psyché et Garage) et groupes revivalistes (Soul, Glam, Rythm’n’Blues), 8 DJs only vinyls, 1 showcase intimiste et une exposition pour le plaisir des yeux. Une programmation pointilleuse et une atmosphère en roue libre au service d’une audience ayant acheté son pass festival pour la somme dérisoire de 15 €. Si le public s’est laissé conquérir les années précédentes c’est aussi grâce à une organisation Do It Yourself omniprésente. Distribution de fanzines, showcase chez un disquaire, apéro gratos et artistes accessibles, font de cet événement un instant baroque et punk. C’est d’ailleurs lorsque que les institutions subissent la débâcle que le DIY artistique rayonne. Alors face au chômage, aux Civitas en érection, à la récession économique et au socialisme à la René Coty, on se dit que jamais autant de bonnes raisons n’ont été réunies pour tout envoyer aux orties et se déchainer dans les concerts purgatifs du VSF. L’équipe VS 2 3 En fait Lucas est venu nous voir lors de notre premier concert au Catch à Londres. Je me rappelle, il était au premier rang en train de sourire avec sa tête d’illuminé. Ensuite, j’ai fait un after dans le bar dans lequel il travaille et on est devenu pote. Il m’a prêté son ampli Twin Reverb pour le second concert londonien. C’est un très bon musicien et Strange Hands est clairement l’un de mes groupes garage préféré ! même riffs histoire que ce soit bien couillus. Ensuite j’ai ajouté des claviers sur un titre, une basse sur un autre et il y a aussi des chœurs fait avec mes potes italiens. Avez-vous signé avec un label ? Si oui, lequel ? On est chez un label italien nommé Black Candy Records et qui s’occupe de pratiquement tout. Par contre la distribution et promotion sera prise en charge par Rough Trade et Warner Chappel. On marche pas mal sur l’eau en ce moment, c’est agréable. Il y a même un label londonien qui est Luca, guitariste et chanteur des Go!Zilla, n’est pas avare en paroles et déblatère sur son prochain album, l’état de la scène garage et une rencontre avec Lucas de Strange Hands. Si sa verve est aussi grosse que sa verge musique, gageons que nous passerons un un bon en compagnie des Go!Zilla. Vous venez de terminer l’enregistrement de votre premier album, combien de titre y a-t-il sur cet effort ? Bien sûr, par exemple The Night Beats a été l’une de mes premières inspirations. Je les ai vu durant mes vacances aux Etats Unis, c’était à Chicago au club Empty Bottle. À l’époque, les Night Beats devaient avoir 200 likes sur Facebook et pas une vidéo sur Youtube. Mais après le concert, leurs chansons me sont restées dans la tête durant des jours. C’est à ce moment que je me suis dit qu’il fallait monter un groupe à mon retour en Italie. On a dix chansons dont sept nouvelles. Les trois autres étaient sur notre premier EP mais on les a revisité en plus bourrin. Quel ont été vos influences en matière de son pour enregistrer ce LP ? On s’est inspiré des enregistrements de Ty Segall et Nirvana car on veut laisser de côté le son Lo-fi au profit de quelque chose de plus grunge. De toute façon le Garage lo-fi est en déclin et sera définitivement enterré d’ici un an. On veut créer quelque chose de frais ! Sur scène, Go !Zilla est un duo binaire Guitare/Batterie, estce la même chose sur disque ? On a rajouté quelques instruments pour la déconne. Tous les morceaux ont au minimum trois guitares qui jouent les Mais vous revendiquez une appartenance à la scène Garage ? 4 Quelle est la dernière chanson jouée sur ton ipod/smartphone? Adriano Celentano ‘Tutti Frutti’ «De toute façon le Garage lo-fi est en déclin et sera définitivement enterré d’ici un an. On veut créer quelque chose de frais !» Dernier disque platine ? intéressé pour sortir un single avec nous. C’est sique titre tor & Jazz. Il semble qu’il y ait un vrai bouillonnement dans la scène indie italienne, que se passe-t-il ? Il y a en effet beaucoup de bons groupes mais beaucoup sont des poseurs qui font ça pour avoir une part du gâteau garage… Si je devais vous conseiller un groupe, ce serait clairement The Vickers. C’est une excellente formation pop psychédélique. joué sur ta une compilation de muexotique où il y a un très tripant : Igor KanWilliam Loose – Jungle Que signifie les deux mots Vicious Soul pour vous ? Déjà le Vicious Soul Festival est pour nous une bonne opportunité de jouer au milieu d’une programmation de malade. J’aime beaucoup Los Dos Hermanos, Je vais essayer de les faire jouer en Italie cet été. On compte les jours jusqu’au fest’. Lorsqu’on vous a vu à Paris en novembre, l’un d’entre vous avez sa langue planté dans la bouche d’une parisienne, que s’est-il passé ? C’est le batteur Fabio, il est connu comme le loup blanc pour ses conquêtes ! Quelle bouffe, alcool et Drogue allez-vous prendre pendant le festival ? Quand vous avez joué à Londres, tu as rencontré Lucas des Strange Hands. Tu peux nous raconter cette rencontre ? Je vais juste manger un sandwich avant le show et une douzaine de shots, du whisky et un joint de bonne herbe. On pourra partager ! 5 On peut dire que White Mystery fait planer le mystère. Des réponses brèves et concises qui laisse entrevoir des personnalités bien trempées. Le duo semble avoir un penchant pour le fêtes bien arrosées et pimentées de blagues graveleuses. Pour ce qui est de la musique et du reste, on verra sur place. VS : Vous êtes un groupe très prolifique et votre dernière sortie date d’avril et se nomme Telephatic. Quelles ont été vos influences pour cet LP ? Vicious Soul : Vous avez tourné en Europe il y a de ça 6 mois. Si vous deux fois par an, on peut dire que vous aimez jouer sur le vieux continent. WM : La scène de San Francisco, Darkness, Brigid Dawson la claviériste de Thee Oh Sees, Greg Ashley et Magnetic Tape. White Mystery : Ouais ! VS : Et quelle est l’histoire la plus fantaisiste de votre dernière tournée européenne. VS : Quelle est la chanson que vous avez votre Smartphone? WM : Danser comme des chaudières et raconter des blagues de cul au Café Pompier. dernière joué sur WM : Lil’ Debbie et Dollabillgates – 2 Cups VS : Chicago est le berceau de pléthore de groupes Rhythm’n’blues et Rock’n’roll. Est-ce que cet héritage inspire votre musique ? VS : Le dernier album joué sur votre platine? WM : Led Zeppelin IV WM : Ouais ! VS : A quoi vous fait penser le terme Vicious Soul ? VS : Et quelle est la chose que vous préférez faire à Chicago? WM : Du rock’n’roll qui fait couler du sang ! WM : Manger des Hot Dogs. VS : Quelle est la chose que vous préférez faire quand vous tournez en France? VS : Quel aliment et alcool/drogue vous préconisez pour le festival ? WM : N’importe quoi tant qu’il y en a ! WM : Manger du fromage avec du pain et faire la fête. 6 Oscillant entre goules camés et David Hasselhof dans l’Ipod, Lio, Snon et Gérald sont nos guides touristiques l’instant de quelques questions. Visites des sombres coins de Liège et historique d’une musique pleine d’enthousiasme et de positives vibes! Vicious Soul : Il est de plus en plus rare de croiser des groupes qui font du Synth Punk très influencé 80s, comment vous êtes-vous retrouvés autour de cette musique ? mencé à écouter les Screamers, sur Kas Product, Phantom Limbs, les Units, New Collapse, Nervous Gender. A cette époque, on ne parlait pas trop de Lost Sounds ou de Destruction Unit, c’était l’époque du premier EP de Kap Bambino, on était fans. Puis il y a avait toute la Wave belge 80’s, des trucs batcave, l’EBM etc... C’est à ce moment que le terme « synth-punk » est arrivé. Puis l’avantage, c’est que cette musique permettait de réunir des gars avec des cultures assez éloignées, au début on avait un fan de Jesus Lizard et de Birthday Party. Pas facile à marier avec quelqu’un qui écoutait Adult. Donc, on s’est retrouvés à un croisement entre un punk ‘70s inventif, une new wave énergique et la musique électronique. Lio : Quand on a commencé le groupe en 2006, on était parti sur un truc plutôt garage-punk, puis on a commencé à y incorporer des sons plus electro en utilisant un ordi et des claviers. Cette influence électronique est très importante pour nous, on a connu les belles années du label Warp, les free parties, le début du breakcore et ça fait partie de notre culture musicale. Après je me suis intéressé de près aux synthés et je me disais qu’il devait y avoir moyen d’en sortir autre chose que des nappes éthérées ou des gimmicks cheesy. Il devait pouvoir devenir un instrument « lead », un truc agressif qui pourrait remplacer les guitares. On a com- VS : Vous avez rebaptisé votre ville ‘Liege’ en Toxcity? Quelle 7 est la genèse de ce charmant surnom ? sur les toits et tombe sur la tronche des passants. Dedans il y a des magasins de chaussures et des zombies qui achètent des trucs. Lio : Alors ce n’est pas de notre invention. C’est le surnom de la ville depuis pas mal d’années. Je me souviens qu’un journal local titrait « 7000 toxicomanes en Belgique, 4000 à Liège ». La ville est infestée de goules squelettiques, édentées, complètement ravagées par l’héro. Ils se fixent sous ta fenêtre, j’ai vu un mec essayer de se piquer et foutre du sang partout à côté d’une famille qui se promenait avec une poussette, ils se font défoncer la gueule à coup de pavés par les dealers le samedi après-midi devant la Fnac. C’est une ambiance assez chaleureuse qui stimule le côté positive vibe de notre musique. VS : La crise et le milieu économique dans lequel nous sommes, n’est-ce pas le meilleur moment pour jouer votre musique ? Lio : Si bien sûr, et ça a un lien avec les deux questions précédentes évidement. La Wallonie (après avoir été la troisième puissance mondiale au 19e siècle puis méga riche jusque dans les années 70) s’est ramassé un gros coup de masse dans la face quand l’industrie métallurgique s’est effondrée. Depuis qu’on est gosses, on entend que la région est sinistrée, que c’est la crise et maintenant toute la planète y a droit. L’état nous a endettés jusqu’à la septième génération et veut nous imposer l’austérité. On nous force à chercher du travail qui n’existe pas. On vit dans un climat de peur, de perdre son boulot, que ta copine se fasse violer en rentrant de soirée, peur de se voir couper les alloc de chômage, de manger du morse infecté par le H1N69. Paradoxalement la planète n’a jamais été aussi riche. Donc oui, on recrache cette violence, on la reflète, je ne vais pas utiliser le terme « urgence », ça fait chronique de disque, mais le maître mot dans LPH a toujours été : énergie. C’est cathartique, ça défoule de jouer à du 210 bpm et un peu bordélique. Donc à écouter aussi. C’est certain, c’est le moment de s’exciter. VS : Ya-t-il un endroit en particulier à visiter à Toxcity ? Lio : C’est pittoresque un peu partout. Ça dépend si tu cherches plutôt du crack, une fillette de 8 ans ou une bonne pizzeria. C’est une ville qui a mille ans, donc il reste quelques vieux quartiers pas mal, sinon la ville a été bruxellisée. En gros les chouettes quartiers de la ville ont été rachetés et détruits par des promoteurs immobiliers de merde pour construire des buildings 70s dégueulasses à la place et s’en foutre plein les fouilles. Snon : On a un horrible squelette de baleine géant en guise de nouvelle gare. La gare des Guillemins. C’est très chouette à visiter, c’est encore un peu blanc, quand il pleut ça glisse très fort, il y a les goules qui attendent les voyageurs pour les dépouiller dès leur arrivée. A Liège, on ferme les salles de concert et on construit des magasins et une grosse gare. C’est sympa. Juste après il y a la gare de Liège-Jonfosse, une espèce de ruine jonchée de seringues d’héro et de sida. C’est bien aussi, et après 22 heures c’est encore mieux ! Il y a la Médiacité dans le même genre de monstruosité. Une énorme galerie commerçante en forme de baudruche rouge. En hiver la neige s’accumule Snon : Ouais, j’aurais dit la même chose mais avec des mots vachement mieux. VS : ‘It’s getting Worse’ est sorti sur le label indépendant ‘Teenage Menopause Records’, comment avezvous rencontré ces deux loulous ? Lio : Je me souviens d’Elzo qui mixait du breakcore dans des free parties qui s’appelaient « Enjoy Apocalypse » aux alentours 8 fusée qui décolle. Après il nous a expliqué que si le son allait trop fort c’est parce qu’il faisait très chaud dans la salle. C’était le plus beau jour de ma vie, avec aujourd’hui bien-sûr. de 1999-2002. De loin il avait l’air d’un garçon parfaitement sain et équilibré. Après en 2007 il est tombé sur notre démo et a eu l’idée absconse d’en tirer un maxi 45t. Ça a été le seul disque de son label Plin Tub’ (par contre il a édité du bouquin). Depuis c’est l’amour, on partage tout, nos pailles, nos MST, nos copines... Froos, c’est à force de le voir passer à Liège pour charger de grosses caisses avec des petits trous pour respirer dans son gros camion blanc. Il avait des sous à blanchir, nous un disque à sortir et voilà. Depuis c’est l’amour fou, il me confie tous ses secrets, surtout les plus sombres, c’est difficile à supporter. J’ai du subir un exorcisme suite à ses révélations. Lio : Quand Ben notre ancien bassiste a fait son coming out à Dour. VS : Quel est le dernier vinyl qui a tourné sur votre platine ? Lio : Là c’est Nothing To Nowhere de Spectres un groupe canadien post-punk assez cold et assez punk finalement, je l’écoute vite parce que c’est à un pote et je dois lui rendre. Sinon le dernier Intelligence que j’ai choppé à leur concert à Liège jeudi dernier. Snon : Polysics, Baby BIAS. Ensuite mon pote Robert a cassé mon aiguille. VS : Quel est le dernier morceau joué sur votre Ipod Smartphone ? VS : Avez-vous des affinités avec Lio : Et bien en écrivant ces lignes, j’écoutais le dernier Teenage Menopause justement, c’est Jessica93, ça fait vachement télédétente 666 dans la rythmique et dans le côté pillule qui passe mal et bad trip qui s’éternise (j’adore télédétente), je vais me le mettre tout de suite. «C’est cathartique, ça défoule de jouer à du 210 bpm et un peu bordélique. Donc à écouter aussi.» Snon : Mon idole, David Hasselhoff, « Hooked on a feeling ». Le clip déchire ! les groupes du catalogue de Teenage Ménopause Records ? VS : Les deux mots ‘Vicious Soul’ vous évoquent quoi ? Snon : Oui, par exemple JC Satan sont nos pires ennemis. Quand on se croise en tournée c’est la bagarre assurée. Surtout entre les bassistes, c’est la guerre. Et Arthur, si tu lis ceci, fais bien gaffe à toi, si je vois encore ta moustache en Belgique ça va chier. Lio : Une reprise de sitting on the dock of the bay par les sex pistols. Snon : Ca me rappelle quand j’étais petit, j’étranglais des bébés chiots et j’aimais les regarder dans les yeux juste au moment où ils mouraient. Ces mots m’évoquent ça. Lio : Sinon Catholic Spray sont adorables et Scorpion Violente sont très courtois. Et talentueux. VS : Quel est votre meilleur souvenir de Live/concerts ? VS : Votre aliment et alcool/drogue que vous préconisez pour le Vicious Soul Festival ? Snon : A Paris à l’Espace B. On n’avait pas notre ingé son (Greg Delfuck) avec nous et on est tombé sur le pire mec au monde. Il est monté sur scène pendant notre show et a éteint l’ampli guitare parce que soit-disant on jouait à 125db. 125db c’est une Gérald : Vodka Bison Zubrowka Snon : Cassoulet, chou, brandade de morue et coke. 9 Lio : Manger ? Qu’est-ce que c’est que ce truc de Hippie ? 10 11 Une interview de mauvais garçons, faite par un mauvais garçon pour les mauvais garçons. En lisant le terme ‘mauvais garçon’, vous avez déjà lu l’interview de Tarek Wegner le génie guitariste et chanteur de Night Beats. Branleur ! Vicious Soul : Vous avez récemment joué à Bordeaux au Café pompier avec Strange Hands. Vous pris votre pied ? TW : Oui, c’est enregistré et masteurisé. Tarek Wegner : On s’est régalé VS : Vous aviez pas mal d’influences psyché et Nuggets sur vos anciens enregistrements ? Allez-vous continuer avec ces influences pour votre prochain album ? VS : Durant votre dernière tournée Européenne, suite à un superbe concert bruxellois, Danny a terminé sa nuit en prison Belge. Que s’est-il passé? TW : Le nouveau sera un poil différent. TW : Les mauvais garçons étaient de sorties dans un club de mauvais garçons. VS : Quelle est la dernière chanson joué sur votre Smartphone / Ipod ? cette TW : Une reprise de The Monkees – Porpoise Song faite par un pote. TW : Qu’il y ait des trucs de mauvais garçons à faire. VS : Quel est le dernier vinyle qui a tourné sur ta platine. VS : Vous attendez quoi tournée printanière ? de TW : ’ai pas de vinyle VS : Votre premier album a eu pas mal de resonance dans la scène Garage. Vous pensez appartenir à cette grande famille qui réunit Thee Oh Sees, Strange Hands, King Khan et compagnie ? VS : Les deux mots ‘Vicious Soul’ vous évoquent quoi ? TW : Le fantôme de Sid Vicious peutêtre ? TW : Ouais carrément, on l’appellerai le Club des Mauvais Garçons. VS : Votre aliment et alcool/drogue que vous préconisez pour le Vicious Soul Festival ? VS : Allez-vous enregistrer un second album? 12 TW : Ça dépend du festival, tout ce que le festival pourra nous filer en fait! Quintette parisien bien connu pour ses Rhythm’n’blues endiablés, Teddy de Montréal, Jo le Trembleur, Lucien le Cheval, Le Pacha, Remy la Praline répondent à nos questions dans la langue d’Audiard. Servez vous une Suze, jouez un 78 tours et vérifiez vos poches… il se peut qu’un ou deux biftons manquent à l’appel. Vicious Soul : Racontez-nous l’histoire de la fondation de votre gang… C’est pour ça que les Braqueurs forment une équipe soudée. Dans not’ jeunesse, on nous appelait les Mousquetaires du pillage de troncs. Faut dire que la discipline, ça a du bon quand il s’agit de fomenter un casse dans les règles! Et puis, la vie a suivit son chemin. Chacun a poursuivi l’aventure en solo. L’un à la Santé, l’autre à Fleury puis Cayenne et même Alcatraz! Les Braqueurs : Braqueurs : C’est une longue histoire. Disons que nos paternels faisaient déjà des affaires ensemble à l’époque du maréchal. Ils travaillaient dans l’embuscade (si tu vois c’ que j’ veux dire). Alors, on peut dire qu’on a usé nos fonds d’culottes et nos genoux sur les mêmes estrades. On a fait les 400 coups, des pensions catholiques jusqu’ aux maisons de tolérance ! La pension, c’est un peu sordide, faut bien l’admettre, mais ça t’forge un caractère. On a appris à plier mais on n’a jamais cassé. Puis c’qui devait arriver arriva, à force de prendre des coups, on finit par les rendre! Des années après avoir bourlingué autour du monde, on s’est retrouvé un peu par hasard et on a décidé de former une petite association de malfaiteurs…une petite affaire qui commence à devenir juteuse. Surtout depuis qu’on a recruté un cinquième larron, Remy la Praline, dit le Wallon. C’est un marlou qui nous avait soufflé quelques bons tuyaux! Bon, l’idée de s’faire passer pour un orchestre de «rythme et 13 l’arme blanche (bon , je vous concède qu’une petite grenade de temps en temps... vu que le Pacha en a gardé un stock depuis l’Indochine). blouse», au départ c’était pour braquer la caisse d’un gala de charité. Après, faut avouer qu’on y a pris goût. Maintenant, paraitrait qu’y aurait une balance parmi nous. Comme quoi, l’argent pourrit tout! Par ailleurs, du véritable sang de Volfoni coule dans les veines de Jo le Trembleur qui ne laissera pas les gougnafiers salir le nom et la mémoire de ses ancêtres plus longtemps (et comme dans l’orchestre c’est le batteur, le Beat c’est lui!). . VS : Combien de hold up avez-vous à votre actif ? LB : Cher ami, les Braqueurs ne comptent plus le nombre de casses, ils comptent les biftons. VS : Vous avez récemment participé à la compilation le garage se rebiffe, dites-nous en plus sur ce projet ! VS : Assez souvent sur scène, vous êtes accompagnés d’une souris plutôt choucarde, parlez-nous d’elle ! LB : B : Pas une mais deux souris! Mesdemoiselles Frau Lüger et Mimi Belle Gachette, qui ont une façon bien à elles de se trémousser sur scène. De vraies diablesses! Ce qui a l’avantage de détourner l’attention de l’assistance, éméchée et subjuguée, pendant que notre complice «le Managueur» vide discrètement les poches de veston et les sacs à main de la même assistance éméchée et subjuguée. Nous avons recruté ces admirables artistes dans les meilleurs night-cleubes de Pigalle et Hambourg. LB : Nous autres, on était juste là au fond du garage en train de maquiller une Simca Aronde en fourgon d’ la Poste pour les besoin d’un casse. Grégoire, le mécano, nous a proposé d’utiliser notre numéro d’orchestre pour une arnaque dont on pas bien comprit les tenants et les aboutissants. On ne pouvait pas refuser car on lui devait bien ça: c’est notre fournisseur de fausse plaques. Note que de vrais orchestres participent à l’arnaque et ignorent tout du plan... ah les caves! VS : Vous dites faire du Volfoni Beat, d’où vous vient cet amour pour les Tontons Flingueurs ? VS : Est-ce que vous avez déjà planifié d’aller braquer les clubs du reste de l’europe ? LB : Ne nous parle pas de ces minables qui depuis 50 ans se la jouent répliques cultes et biscotos. Permets-nous de ricaner en douce. Le bouquin dont fut tiré ce douteux navet par ailleurs parfaitement grotesque n’est que la réécriture édulcorée de nos propres exploits par un mouchard qui a eu la chance de nous croiser en cellule. L’Histoire fera le trie! En tout cas, les gugusses sur pellicule nous font bien rigoler avec leurs silencieux qui font «pop» et leurs bâtons de dynamite mouillés! Nous, les Braqueurs, on bosse au chalumeau, à la chignole et au besoin, à LB : On n’a pas terminé de ratisser les bourgeois de chez nous mais on a déjà à notre actif quelques coffres Belges et une razzia sur la shnouf chez les Fritz. On est fin prêt pour le reste de L’Europe. «Aujourd’hui ton larfeuille, demain celui du monde» comme dirait Lucien! 14 Et n’oublions pas que si en France nous sommes les Pieds Nickelés du Beat, les rosbeefs nous appellent déjà les Bruce Reynolds of R&B. Nous c’qu’on vise, modestement, c’est le titre d’Attilas des salles des coffres. FMI, nous voilà! Ray Charles: Mess Around On planifie d’ailleurs d’attaquer le pays du soleil levant dès cet automne. J’peux vous garantir qu’ça va frémir sévère sous les kimonos. Roy Orbison: Twinkle Toes «Nous, les Braqueurs, on bosse au chalumeau, à la chignole et au besoin, à l’arme blanche (bon , je vous concède qu’une petite grenade de temps en temps...» Paul Glaeser: la Branlette Espagnole Eddy Mitchell: Everything Alright Takeshi Terauchi Jeans: Dan No Ura and The Les deux mots ‘Vicious vous évoquent quoi ? Blue Soul’ LB : ça nous évoque que les vicieux, t’as pas intéret à y jouer avec nous si tu veux pas qu’on t’expédie direct au terminus des prétentieux! Sinon, on a bien braqué quelques casinos sur la Costa del Soul, si c’est là qu ‘tu veux en venir… VS : Quel est le dernier vinyl qui a tourné sur votre platine ? LB : On a chacun son pick up personnel qui fonctionne en 33 tours, alors on va dire: VS : Votre aliment et alcool/drogue que vous préconisez pour le Vicious Soul Festival ? - pour Teddy de Montréal: King Salami & his Cumberland 3/Cookin’ Up A Party (Dirty Water Rds) LB : Cigarettes, whiskey, p’tites pépées, et surtout... Casanis et saucisse-aligot, … après faut savoir qu’on a tous nos p’tites exigences individuelle, alors faudrait prévoir : - Jo le trembleur: Dogs/Walking Shadows (Phillips) - Lucien le Cheval: Thee Verduns/Nos Epaules (Kizmiaz Records) - un assortiment de cocktails exotiques et un plein saladier de schnouf pour Jo le Trembleur - Le Pacha: Mose Allison/I Live The Life I Love (Columbia LP) - Remy la Praline: Adolfe Sex et Ses Machines/E.P. (Stag-O-Lee) - un fut de bière et une double fricadelle pour Rémy la Praline (et 6 rhum-coca, mais aprés le braquage!) VS : Quel est le dernier morceau joué sur votre Ipod Smartphone ? LB : Désolé, mon cher, vos gadgets de Pif ça nous fait marrer en douce: les Braqueurs utilisent des talki-valquises dernier cri depuis 65 et ils fonctionnent très bien (bon, y a un peu d’ friture sur la ligne...)! - un saladier d’avoine pour Lucien le Cheval (et une boutanche de Suze pour sa collection, c’est strictement sentimental vu qu’il ne boit plus une goutte d’alcool depuis qu’on lui a greffé un foie de poney) - un Partagàs gros calibre et un calva grand cru pour le Pacha Et bien sûr, comme nos paternels, on communique aussi en morse. - quant à Teddy de Montréal, en plus de tricher au poker, il a la sale manie de picorer dans les assiettes des autres et de siffler leurs verres... Mais puisque tu insistes, voilà un aperçu en quelques titres de c’qui passe sur la Cibi des Braqueurs: The High Numbers: Zoot Suit 15 toute leur vie soient des gros fachos. Comme avec Carole nous sommes des gens bien à gauche on a décidé de tourner la page. Un peu comme Mitterrand ou Simone de Beauvoir après Vichy. Du coup on mélange plus d’influences maintenant dans Los Dos Hermanos, dont de la surf. Mais on n’essaye pas de reproduire quoi que ce soit, juste faire une musique qui nous plaît. Vous avez fait appel à Victor Marco pour faire la pochette de votre premier album ‘Bourbon, Blood & Seafood’, quelle est la genèse de ce visuel ? On a failli choisir comme nom de groupe ‘La Terreur’ car on adore l’histoire et en particulier la Révolution Française. L’idée d’une scène de découpage de tête collective pas loin de la flèche Saint-Michel nous faisait bien kiffer. Du coup on a demandé à la seule personne à Bordeaux capable de reproduire ce dessin digne d’une gravure du XVIIIème siècle. On peut dire qu’on est super satisfait! Il y a des titres assez révolutionnaire et anarchique comme Louis XVI et Robespierre, est-ce que votre musique appelle à couper des têtes ? «Tous morts, tous égaux», une citation de Moolinex. Ancien des Sunmakers, le duo Billy Dorados et Carole Tweedlady n’en finissent pas de castagner à grand coup de riffs de Stratocaster, de voix super réverbérées le tout surmonté d’une batterie incisive. Après une tournée française, le duo sort son premier LP dans une ambiance neo-révolutionnaire et sans culotte. Est-ce que le fait d’être un duo vous apporte de nouvelles libertés ? Musicalement, pas forcément. Cela se joue surtout au niveau du temps, le fait d’être un couple et de jouer ensemble permet de s’aménager plus facilement les créneaux de répétition. Pareil pour les concerts, on peut partir plus facilement en week-end ou pendant les vacances. D’ailleurs nos vacances avec Carole sont en fait des tournées. On essaye de se tenir à une visite de château/un concert par jour. A partir de quel moment avezvous enterré les Sunmakers au profit de Los Dos Hermanos? 16 Quand on s’est aperçu que Nicolas était une vraie brelle à la batterie et que Carole jouait mieux que lui. D’ailleurs Nico fait maintenant de la basse dans Bad For Bugs, du garage punk bien brutal qui jouera au Vicious Soul Festival, oh yeah ! Avez-vous ajouté des influences que vous n’aviez pas avec Les Sun ? Oui, forcémment. Les Sunmakers c’était une musique de genre, de la surf 60’s. Donc à un moment le truc tournait un peu en rond. Pas étonnant que les mecs qui font cette musique «on mélange plus d’inQuel est votre meilleur souvenir fluences de la dernière tournée française ? maintenant A Rennes, au Sympathic Bar. On a Smartphone ? joué devant blindé de monde, ça dans Los Dos «Mary» de Ty Sepogotait et ça slamait, c’était gall Band, putain bien débile et super jouissif ! Hermanos, que ce morceau est C’est un pote à nous, Thomas du bien ! dont de la nouveau label Reatard Records, qui nous a organisé la date. On surf. Mais a joué avec 3 autres groupes Les deux mots du coin dont le sien, Dragson n’essaye ‘Vicious Soul’ vous ter, qui jouera au Wunderbar en évoquent quoi ? pas de rejuin. Un bon gros camemproduire bert de Normandie. Quel est le dernier vinyle qui quoi que ce a tourné sur votre platine ? Votre aliment et soit, juste Pas sur notre platine mais alcool/drogue que dans notre petit lecteur vous préconisez faire une jaune Grundig de salon, une pour le Vicious Soul K7 de Feeling of Love, «So musique Festival ? Chocolate» chopé en tournée Pas besoin de boufqui nous dans la distro de notre pote fer, du Bushmills et d’Orléans POUET! Schallplaît.» du speed, et on tient platten. Quel est le dernier morceau joué sur votre Ipod tout le festival sans dormir ! 17 PZ : Prévu c’est beaucoup dire, mais au train où ça va, ce n’est pas à exclure. Il faut bien mettre ces chansons quelque part nom d’une barrique ! VS : Quel est votre meilleur souvenir de la dernière tournée ? PZ : Une partie de ping-pong livrée sur une péniche, entre spadassins, à la faveur d’un de ces interludes post-balance/préconcert qui, d’ordinaire, sont toujours très mal employés. Je me réjouis d’avoir enfin trouvé une saine occupation à côté des concerts qui nous ruinent la santé. VS : Quel est le dernier vinyl qui a tourné sur votre platine ? PZ : Une version live de «I’ll Go Crazy» par James Brown & The Famous Flames Dernier LP : «Like To Get To Know You» de Spanky & Our Gang VS : Quel est le dernier morceau joué sur votre Ipod Smartphone ? PZ : Dès que j’en possède un, je vous réponds. Quand ce moment viendra vous en profiterez pour me botter le cul sans façon pour m’apprendre. VS : Les deux mots ‘Vicious Soul’ vous évoquent quoi ? PZ : Lou Reed ainsi que Faust. Le genre de trucs un peu décadent. Pour être plus réaliste, ce sont des gens qui dansent à perdre haleine et ruissellent de sueur sur la piste. Voire des scènes plus sordides encore. Ne me décevez pas, petits dégoûtants. VS : Votre aliment et alcool/drogue que vous préconisez pour le Vicious Soul Festival ? PZ : La vraie drogue, c’est la vie, mec. Professeur Zorino, claviériste inspiré des Spadassins, est d’une nature intravertie dans la vie de tous les jours. Cependant lorsqu’il se retrouve avec une plume dans la main voire un clavier d’ordinateur sous les doigts … les langues se délient. Un esthète parle de Soul ci-dessous : Vicious Soul : Quelle est l’origine de votre nom ? Une passion cachée pour l’escrime peut-être ? Professeur Zorino : Cette passion n’aurait pas grand chose de caché si c’était là son origine. Nous ne la pratiquons pas mais c’est vrai que l’escrime ça claque. Cette référence est commode car la mode du duel a disparu en même temps que les dernières phalanges de l’aristocratie fin de race qui l’affectionnait. VS : Vous avez fait le choix d’alterner chant en français et en anglais, pourquoi ? PZ : Je ne vois pas vraiment de choix dans cette ques18 tion. Nous n’avons jamais favorisé de langue. Bien au contraire, en bons curieux, nous hésitons. Votre question reviendrait à nous demander : «Vous avez fait le choix d’alterner le port d’une pointure 42 et un départ sur la côte vendéenne pour les vacances de Pâques, pourquoi ?» Vous avez sorti plusieurs 45t sur le label de Montrouge Croque Macadam, comment s’est passée cette collaboration ? PZ : «Ils sont les facteurs, nous écrivons les lettres.» VS : Avez-vous prévu sortir un album ? de 19 Quand quatre branleurs musiciens (dont ex-Cellaroids) et fans de Jay Reatard se retrouvent dans un local de répétition, ça accouche d’un groupe en roue libre qui joue à 220 BPM des titres d’une minute trente. En live, les amplis sont à burne et ça fleure bon la transpiration. Sinon Bad For Bug ouvrira les portes de cette quatrième édition du Festival à l’Heretic… histoire de poser les bases ! Ce sera à paraitre sur un label ? Comment vous est venue l’idée de former les Bad For Bugs ? Oui on compte essayer de le sortir aussi vite que possible. On écoutait tous pas mal les Reatards et les Hex Dispensers entre autres alors ça nous a donné envie de faire un groupe de punk bien débile et rapide. On s’est donc dit qu’on devrait aussi changer d’instruments histoire que ce soit encore plus débile. Vous comptez tourner bientôt et jouer vos titres live sur des scènes internationales ? On va essayer de tourner en France avec un autre groupe qu’on a qui s’appelle Oakland Recycles. Votre nom vient-il d’une invasion de cafards dans un appartement ? Quel est le dernier vinyl tourné sur votre platine ? Ce nom vient d’un article du magazine Scientific American s’intitulant «A Common Pesticide May Be Bad For Bugs and Brains», juste avant de le voir on parlait des Bad Brains du coup ça nous a sauté aux yeux comme ça. qui a In The Air Tonight - Phil Collins Quel est le dernier morceau joué sur votre Ipod/Smartphone ? Make it Fit - The Reatards Vous avez enregistré une release avec Arthur des J.C. Satàn… Vous pouvez nous en dire plus? Les deux mots ‘Vicious évoquent quoi ? Il nous a enregistré 10 morceaux en live au St Ex, c’était super cool, il faut qu’on figniole quelques trucs ensemble avant de pouvoir le sortir mais déjà c’est vraiment pas mal le boulot qu’il a fait pour nous, gratuitement en plus. Arthur t’es le meilleur ! Soul’ vous Groove sournois. Votre aliment et alcool/drogue que vous préconisez pour le Vicious Soul Festival ? Speed, 20 Koenigsbier et Jägermeister Si on la savait talentueuse armée d’encre de chine et de pinceaux, Marion Costentin se révèle mélomane aiguisée et doublée d’un tempérament doux amer. D’ailleurs, elle n’hésite pas à nous remettre à notre place sur le choix du nom Vicious Soul en laissant parler sa philosophie. Chapeau l’artiste ! Vicious Soul : A partir de quand astu commencé à dessiner des musiciens, idoles de la scène indie ? chevelure, d’où la cascade de boucles rousses sur l’affiche. Ils ont adoré. VS : Quel est ton meilleur souvenir de concert 2012? Marion : Ça devait être en 2007-2008. Je les dessinais par amour et par curiosité, en espérant saisir leur aura et comprendre ma propre fascination pour eux. M : Sans hésiter, White Fence au Point Éphémère. VS : Quel est le dernier vinyl qui a tourné sur ta platine ? VS : Et pourquoi t’es-tu lancé dans les portraits de The Horrors, Hunx ou Jay Reatards ? M : Je n’ai pas de platine et je l’assume (presque). M : The Horrors c’était une commission, Hunx c’était pour le fun et Jay Reatard c’était par tristesse. VS : Quel est le dernier morceau joué sur ton Ipod/Smartphone ? M : Hole - Asking For It. Je viens de lire la biographie de Courtney Love par Poppy Z. Brite et je n’écoute que ça. VS : Vous êtes peu en France à dessiner les indés, y’a a-t-il des jeunes artistes français dont tu te sens proche ? VS : Les deux mots ‘Vicious Soul’ t’évoquent quoi ? M : Je ne me sens proche de personne mais en-dehors du thème indé il y a des gens dont j’admire le travail, comme Aurélie William-Levaux, Céline Guichard ou Myriam Mechita. M : C’est presque un pléonasme, le vice étant malheureusement inhérent à l’âme humaine. En ce moment je travaille beaucoup sur le combat perpétuel pour se décharger de ses faiblesses, de ses vices et de son passé. VS : Tu as fait un flyer pour la dernière tournée des White Mystery? Tu peux nous en dire plus ? VS : L’aliment et alcool/drogue que tu préconises pour le Vicious Soul Festival? M : C’était pour leur concert à Rennes en février. Je connaissais à peine le groupe et comme la plupart des gens j’ai été impressionnée par leur M : Du LSD et pas d’alcool. 21 22 23 24