Article du Nouveau Lyon

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Article du Nouveau Lyon
Première pierre du Médipôle Lyon
Villeurbanne
Le Médipôle, qui regroupe la clinique du Tonkin (groupe Capio) et quatre
établissements mutualistes, devrait ouvrir en novembre 2018 à Villeurbanne.
C’est l’aboutissement d’un mariage qui n’allait pas de soi. Ce mercredi, élus et décideurs ont
posé la première pierre du futur Médipôle de Villeurbanne, situé entre le périphérique,
l’avenue Léon Blum et la rue Frédéric Fays. Ce nouveau temple de la médecine (53 000 m2
répartis en 7 niveaux) qui va accueillir 250 000 consultations par an, 2500 naissances et 40
000 séances de dialyse, est la concrétisation d’un rapprochement entre la clinique du Tonkin
(groupe Capio) et le réseau mutualiste du Rhône qui comprend quatre autres établissements
hospitaliers. Une association poussée par l’Agence régionale de santé (ARS) qui, dans son
appel à projets de septembre 2012, souhaitait regrouper des activités et réduire – économies
oblige – le nombre de lits (ramené à 708). Ce regroupement était la condition sine qua non à
des subventions d’investissement.
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Villeurbanne plutôt que Décines
Ce nouveau complexe, qui devrait ouvrir très précisément le 26 novembre 2018, va
regrouper 50 spécialités médicales, avec notamment un pôle mère/enfant, un pôle
rééducation, les urgences et 25 salles d’opérations. 1500 salariés vont y travailler. Pour
Véronique Wallon, directrice de ARS, il répond aux défis actuels, « le développement des
maladies chroniques, la persistance des inégalités sociales et le vieillissement de la
population ».
Si l’association entre la Mutualité et Capio n’allait pas de soi, le choix du site non plus. Le
maire de Villeurbanne s’est démené pour conserver sa clinique, alors que Décines était sur
les rangs – une option privilégiée par la Mutualité tandis que Capio préférait rester
villeurbannais. « C’est un élément majeur du développement urbain de ce territoire », a
exposé Jean-Paul Bret, évoquant le voisinage de General Electric (Alstom Energie), du pôle
Pixel, d’Alstom Transport de part et d’autre du périphérique, et l’arrivée prochaine au Carré
de Soie du nouveau siège d’Adecco, dans ce qu’il appelle la « dorsale de l’Est ». Un axe de
développement qui épouse la ligne de tramway T3, desservi aussi par C3 et, un peu plus
loin, par le métro A. De son côté, David Kimelfeld, 1er vice-président à la Métropole de Lyon,
voit dans cette première pierre « le symbole qu’il n’y a pas de fatalité ». « Il y avait une
entreprise avec des emplois (ABB, ndlr), demain il y aura des entreprises avec des emplois
au service du public ».
Chantier : une volonté d’exemplarité
Le chantier se veut exemplaire avec 45 000 heures d’insertion pour des demandeurs
d’emplois éloignés du marché du travail (soit l’équivalent de dix personnes par mois pendant
32 mois), 30% de femmes et un seul niveau de sous-traitance. Une exigence qui devrait
empêcher l’intervention de travailleurs détachés.
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