Zoom sur le secteur de la construction
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Zoom sur le secteur de la construction Le socle de la demande d'emploi dans les professions de la construction et évolution économique du secteur – canton de Vaud Avril 2014 Zoom sur le secteur de la construction Table des matières Synthèse générale.……………………………………………………………………………...…….….3 1. Profils socio-économiques en Suisse romande des demandeurs d'emploi constituant le socle du chômage dans les professions de la construction.………………5 2. Profils socio-économiques dans le canton de Vaud des demandeurs d'emploi constituant le socle du chômage dans les professions de la construction.………………6 3. Résultats de l'enquête qualitative sur les freins à l'emploi rencontrés par les demandeurs d’emploi de longue durée issus des professions de la construction……...7 4. L'offre MMT du canton de Vaud pour les demandeurs d'emploi issus des professions de la construction.……………………………………………………..………..9 5. Evolution et impact de la construction sur l’économie.…………………………………......10 6. Annexe.…………………...…………………………………………………………………………..20 Equipe de recherche : FR M. Stéphane Posset GE MM. David Bitencourt et Alexandre Meyer JU M. Gilles Coullery NE M. Camille Raetz VD Mme Marielle Miano et M. Bastien Sandoz VS MM. Christophe Juilland et Fabio-Andrea Moeckli © ORTE Genève, Avril 2014 2 Synthèse générale Progression de la construction dans l'économie vaudoise 1 La construction affiche une progression continue dans l'économie vaudoise L’économie vaudoise est principalement orientée vers le tertiaire avec une production de 77% de la valeur ajoutées du canton en 2012, contre 22% pour le secondaire et 1% pour le primaire. Cette structure ressemble à celle de l’économie romande considérée globalement. En termes d’évolution, sur le plan vaudois, le secteur tertiaire a enregistré une croissance de 2.2% entre 1997 et 2012. Le secteur secondaire n’est pas resté à la traîne, puisque il a connu une croissance de 2.1% durant la même période, dont +2.0% dans la branche de la construction. Selon les dernières prévisions économiques, en 2014, le secteur de la construction devrait afficher une croissance marquée, soit plus de 2% (estimation 2 annoncée également pour 2013) . Selon notre calcul, le poids de la construction dans l’économie vaudoise atteint 4.9% en 2012 et s’élevait à 4.5% en 2008, tout comme la Suisse romande. Durant la crise de 2009, la construction a connu dans toutes les régions une croissance du PIB, excepté dans les cantons de Genève et Neuchâtel. Depuis la reprise économique, le canton de Vaud a affiché une progression continue du PIB de la construction (+16% depuis 2008), quasiment identique à celle de la Romandie. Les cantons de Fribourg, du Valais et du Jura enregistrent, quant à eux, une croissance supérieure à la moyenne romande. Emploi et chômage dans le secteur de la construction 3 La structure de l’emploi vaudois est similaire à celle du PIB décrite cidessus. Fin 2011, le secteur tertiaire représente 77% de l’emploi dans le Le dynamisme de la branche canton, 20% dans l’industrie et 3% dans le primaire. de la construction contribue à Entre 2008 et 2011, l’emploi vaudois a progressé de 8.1% : le secteur des services enregistre une hausse de 9.6% et le secondaire croît de l’augmentation des emplois 5.1%, notamment grâce à la construction qui présente une augmentation vaudois, malgré un taux de de 9.6% (contre +2.6% dans l’industrie). chômage élevé dans ce Dans le canton de Vaud, la part des emplois (en EPT) dans la branche secteur de la construction est de 7.5% en 2011. Concernant l’évolution du chômage entre 2004 et 2013, le chômage dans le secteur de la construction a atteint un pic durant la crise de 2009 avec 4 un taux de 7.7% pour redescendre à 5.5% (niveau le plus bas) en 2011 . Or, depuis 2011, le taux de chômage ne cesse d'augmenter dans la branche aussi bien à l'échelle vaudoise que romande pour atteindre en 2013 le taux record de 8.7% dans le canton et 8.5% en Suisse romande. Chômage structurel dans la construction Les "manœuvres du bâtiment" et les "peintres, tapissiers" sont les plus représentés dans le socle du chômage 1 2 3 4 Entre décembre 2012 et février 2013, 9% des demandeurs d'emploi (DE) dans le canton de Vaud sont issus des professions de la construction. Durant la haute saison (août 2012), la part des DE de longue durée s'élève à 24% et descend à 15% en basse saison (entre décembre 2012 et février 2013). Cette variation est similaire à celle observée en Suisse romande. Les DE composant le socle incompressible (DE durant le mois d’août dont la durée de chômage est supérieure à 12 mois) représentent 1% de la totalité des demandeurs d'emploi du canton de Vaud. Situation conjoncturelle, janvier 2014. Statistique Vaud. Valeurs calculées par le CREA. Numerus hors-série, mars 2014. Statistique Vaud. Emploi mesuré en équivalents plein temps (EPT). Jusqu’en 2009, taux basé sur le RFP 2000, puis dès 2010 sur le relevé structurel 2010. 3 Les trois groupes professionnels les plus représentés dans le socle du chômage sont les "manœuvres du bâtiment", les "peintres, tapissiers", et les "maçons". Le chômage incompressible est plus marqué parmi les 50 ans et plus (29%) que parmi les 25-49 ans (15%). La part du socle incompressible dans les professions de la construction est plus élevée dans le canton de Vaud (16%) qu’en Suisse romande (10%). Cette part importante du socle s'explique en partie par le fait que plus d’une personne sur quatre n'a pas de missions temporaires suffisamment longues ou attractives pour sortir du gain intermédiaire. Principaux freins à l'emploi Le gain intermédiaire constitue le principal frein au retour à l’emploi Les principaux freins au retour à l'emploi, rencontrés par les demandeurs d’emploi de longue durée issus des professions de la construction, sont les gains intermédiaires répétés (28% de DE issus du socle du chômage), les problèmes de santé (21%) et l’absence de formation ou de qualification reconnue (14%). Mesures du marché du travail (MMT) dans la construction Le canton de Vaud dispose d’un panel de mesures adaptées aux demandeurs d’emploi issus de la construction Les demandeurs d'emploi issus des professions de la construction ont accès à l’ensemble des mesures du marché du travail (MMT) au même titre que n’importe quel demandeur d’emploi. L’offre MMT du canton de Vaud comprend par ailleurs des mesures destinées spécialement à ce public, afin notamment de répondre aux freins à l’emploi rencontrés par les DE de longue durée. 4 1. Profils socio-économiques en Suisse romande des demandeurs d'emploi constituant le socle du chômage dans les professions de la construction (Source: ORTE/Seco/LamdaXR) Remarque Afin d'analyser le chômage structurel dans le secteur de la construction, nous présentons dans le tableau ci-dessous, le profil socio-économique de deux populations de demandeurs d'emploi : Groupe de comparaison = Moyenne entre décembre 2012 et février 2013 des demandeurs d'emploi (DE) dont la durée de chômage est inférieure à 12 mois Socle = Effectifs en août 2012 des DE dont la durée de recherche d'emploi est supérieure à 12 mois Les professions de la construction Nbre de demandeurs d'emploi total en Romandie 68'718 Socle (août 2012) Grpe comparaison (déc.2012 - fév.2013) BN 2000 >12 mois % >12 mois part socle Vitriers 28 10 29% 35% Entrepreneurs en bâtiment, contremaîtres du bâtiment et du génie civil epa 29 2 17% 7% Poseurs de revêtements de sols, parqueteurs et carreleurs 355 50 20% 14% Paveurs Peintres, tapissiers 4 0 - 0% 973 168 25% 17% Installateurs et monteurs d'installations de chauffage et de ventilation 134 27 20% 20% Planificateurs et installateurs sanitaires 195 30 19% 15% Isoleurs 209 21 19% 10% 1 20% 8% 90 23% 19% Professions de la construction de cheminées d'intérieur et de poêles de faïence, poêliers-fumistes 12 Installateurs et monteurs-électriciens 467 Couvreurs 109 8 17% 7% Bétonneurs, cimentiers de la construction, epa 270 28 22% 10% Autres professions de l'industrie du bâtiment 1869 180 24% 10% Plâtriers, stucateurs et activités connexes Autres professions de l'aménagement et du parachèvement Constructeurs de routes Ferblantiers du bâtiment Maçons Spécialistes du minage, constructeurs de tunnels Charpentiers Total En % de l'effectif total des DE Chômeurs dans la construction Chômeurs complets dans la construction Profil socio-économique des DE 484 79 131 98 2564 22 163 8196 12% 6477 6425 40 13 12 7 154 2 12 855 1% 2704 2645 18% 17% 29% 15% 19% 14% 11% 21% 8% 16% 9% 7% 6% 9% 7% 10% 18% 18% 42% 41% Total Langues maternelle Français Allemand Italien Portugais Espagnol Ex-Yougoslavie Autres Recherche d'emploi - temps complet Recherche d'emploi - temps partiel 15-24 ans 25-49 ans 50 ans est plus 61 9 1753 6372 8196 5 4 233 613 855 13% 33% 21% 21% 21% 8% 43% 13% 10% 10% 1'951 299 268 3'998 278 1'091 314 8'131 65 1'191 5'502 1'503 279 14 33 239 51 138 101 829 26 36 513 306 21% 15% 22% 18% 25% 23% 34% 21% 31% 6% 20% 34% 14% 5% 12% 6% 18% 13% 32% 10% 40% 3% 9% 20% Durée recherche - Longue durée - retour emploi Part DE de longue durée Taux retour emploi 14% 5% 4% Femmes Hommes CH Etranger CH Etranger 21% 78% Principaux résultats Sur la totalité des demandeurs d'emploi en Suisse romande durant les périodes étudiées, 12% sont des DE issus des professions de la construction. Les demandeurs d'emploi du socle représentent 1% de la totalité des demandeurs d'emploi en Suisse romande durant les périodes étudiées. Durant la haute saison (août 2012) la part des DE de longue durée s'élève à 21% pour redescendre à 14% en basse saison (entre décembre 2012 et février 2013). Nous estimons qu'en Suisse romande, la part incompressible de la demande d'emploi dans les professions de la construction est de 10%. Les hommes de nationalité suisses (13%) sont un peu plus touchés que leurs homologues étrangers (10%). En Suisse romande, les trois groupes professionnels les plus touchés par la demande d'emploi incompressible sont les "peintres et tapissiers", les "installateurs et monteurs électriciens" et les "autres professions de l'industrie du bâtiment". 5 2. Profils socio-économiques dans le canton de Vaud des demandeurs d'emploi constituant le socle du chômage dans les professions de la construction (Source: ORTE/Seco/LamdaXR) Les professions de la construction Nbre de demandeurs d'emploi total dans le canton de Vaud 25'206 Socle (août 2012) Grpe comparaison (déc.2012 - fév.2013) BN 2000 Vitriers Entrepreneurs en bâtiment, contremaîtres du bâtiment et du génie civil epa Poseurs de revêtements de sols, parqueteurs et carreleurs Paveurs Peintres, tapissiers >12 mois % >12 mois part socle 11 2 17% 19% 8 0 0% 0% 102 18 22% 18% 3 0 - 0% 284 70 26% 25% Installateurs et monteurs d'installations de chauffage et de ventilation 46 14 29% 31% Planificateurs et installateurs sanitaires 62 15 27% 24% Isoleurs 101 12 21% 12% 4 1 100% 27% Installateurs et monteurs-électriciens 188 37 26% 20% Couvreurs 29 4 25% 14% Bétonneurs, cimentiers de la construction, epa 117 12 24% 10% Autres professions de l'industrie du bâtiment 432 76 28% 18% 117 45 15 22 595 3 45 2226 9% 1908 1885 16 9 3 1 54 0 3 347 1% 1074 1047 19% 23% 38% 7% 20% 0% 8% 24% 14% 20% 20% 5% 9% 0% 7% 16% 21% 21% 56% 56% Total Langues maternelle Français Allemand Italien Portugais Espagnol Ex-Yougoslavie Autres Recherche d'emploi - temps complet Recherche d'emploi - temps partiel 15-24 ans 25-49 ans 50 ans est plus 28 3 438 1755 2224 3 2 104 238 347 13% 40% 27% 23% 24% 11% 75% 24% 14% 16% 585 8 63 967 111 375 116 2'200 25 347 1'501 376 122 1 7 86 24 62 45 337 10 16 221 110 25% 17% 12% 20% 25% 23% 35% 24% 25% 7% 24% 34% 21% 13% 11% 9% 22% 17% 39% 15% 41% 5% 15% 29% Durée recherche - Longue durée - retour emploi Part DE de longue durée Taux retour emploi 15% 5% 5% Professions de la construction de cheminées d'intérieur et de poêles de faïence, poêliers-fumistes Plâtriers, stucateurs et activités connexes Autres professions de l'aménagement et du parachèvement Constructeurs de routes Ferblantiers du bâtiment Maçons Spécialistes du minage, constructeurs de tunnels Charpentiers Total En % de l'effectif total des DE Chômeurs dans la construction Chômeurs complets dans la construction Profil socio-économique des DE Femmes Hommes CH Etranger CH Etranger 24% 104% Principaux résultats Entre décembre 2012 et février 2013, 9% des demandeurs d'emploi dans le canton de Vaud sont issus des professions de la construction. Les demandeurs d'emploi du socle représentent 1% de la totalité des demandeurs d'emploi du canton au mois d’août 2012. Durant la haute saison (août 2012) la part des demandeurs d’emploi de longue durée s'élève à 24% et descend à 15% en basse saison (entre décembre 2012 et février 2013). Cet effet de saisonnalité est similaire à celui observé en Suisse romande. Nous estimons que dans le canton de Vaud, la part du socle incompressible (16%) dans les professions de la construction est plus élevée qu’en Suisse romande (10%). Cette part importante du socle s'explique en partie par le fait qu'environ une personne sur quatre n'a pas de missions temporaires suffisamment longues ou attractives pour sortir du gain intermédiaire (voir chapitre 3 sur les freins à l'emploi). Selon les classes d’âges, le chômage incompressible touche sensiblement plus les demandeurs d’emploi de 50 ans et plus (29%) que ceux de 25 à 49 ans (15%). Dans le canton de Vaud, les quatre groupes professionnels les plus représentés dans le socle du chômage sont les "autres professions de l’industrie du bâtiment" (composés des manœuvres/ouvriers du bâtiment), les "peintres, tapissiers", les "maçons" et les "installateurs et monteurs électriciens". 6 3. Résultats de l'enquête qualitative sur les freins à l'emploi rencontrés par les demandeurs d’emploi de longue durée issus des professions de la construction 3.1 Méthode A la fin du mois d’août 2012 dans le canton de Vaud, un ″socle″ de 347 demandeurs d’emploi (DE) se trouvaient en chômage de longue durée dans les professions du bâtiment et de l’aménagement et parachèvement. Afin de mettre en évidence les principaux freins au retour à l’emploi, une analyse qualitative a été effectuée sur environ un tiers de ces dossiers, soit 123 DE retenus de façon ″représentative″. En voici la répartition par groupes de professions (extraction de Lamda XR réalisée en août 2013) : Nombre DE En % Peintres, tapissiers 27 22% Autres professions de l'industrie du bâtiment (manœuvres/ouvriers du bâtiment) 24 20% Maçons 19 15% Installateurs et monteurs-électriciens 13 11% Poseurs de revêtements de sols, parqueteurs et carreleurs 7 6% Bétonneurs, cimentiers de la construction 5 4% Planificateurs et installateurs sanitaires 5 4% Plâtriers, stucateurs et activités connexes 5 4% Autres professions de l'aménagement et du parachèvement 4 3% Groupe de professions exercées Installateurs et monteurs d'installations de chauffage et de ventilation 4 3% Isoleurs 4 3% Constructeurs de routes 2 2% Charpentiers 1 1% Couvreurs 1 1% Ferblantiers du bâtiment 1 1% Prof. de la construction cheminées d'intérieur, poêles de faïence, poêliers-fumistes 1 1% 123 100% TOTAL Après analyse des dossiers complets, les freins principaux relevés dans cet échantillon se répartissent comme suit : Freins Nombre DE En % Gains intermédiaires Santé / accidents 34 26 28% 21% Formation / qualification Motivation / comportement Age Langue Autres Expérience 18 17 8 8 6 6 15% 14% 7% 7% 5% 5% TOTAL 123 100% 7 3.2. Commentaires sur les freins au retour à l’emploi Gains intermédiaires : plus du quart des demandeurs d’emploi examinés sont concernés par ce frein (28%). Certains enchaînent les missions de courte durée sans jamais trouver d’emploi fixe ou suffisamment rémunéré. Ils restent donc longtemps inscrits aux ORP à cause de l’incertitude liée à leur activité à moyen terme. Santé et accidents : plus du cinquième des demandeurs d’emploi de la population analysée connaissent des problèmes de santé ou ont été victimes d’accidents, au point de compromettre leur retour à l’emploi (21%). Certains ne peuvent plus exercer leur métier comme auparavant (limitation des charges à porter, des positions, des machines à utiliser, etc.), alors que d’autres présentent fréquemment des certificats médicaux (santé fragile, dépendances, problèmes psychologiques, etc.) qui freinent leur placement à court ou moyen terme. Formation et qualification (15% des dossiers analysés) : de nombreux dossiers montrent une absence de formation reconnue, tandis que certains demandeurs d’emploi, bien qu’ayant exercé momentanément dans la construction, possèdent un CFC d’une tout autre profession (cuisinier, magasinier, employé de commerce, etc.). Motivation et comportement (14% des dossiers analysés) : certains demandeurs d’emploi accumulent les sanctions en raison de manquements à leurs obligations (recherches d’emploi insuffisantes, refus des mesures prescrites) ou de leur attitude inadéquate. Souvent, des problèmes familiaux ou personnels sont avancés comme justification. Age (7% des dossiers analysés) : les chances de retrouver du travail diminuent nettement dès 50 ans. Même lorsque le CV est bon et qu’il n’existe aucun autre frein important, l’âge représente clairement une difficulté majeure pour les recherches d’emploi. Langue (7% des dossiers analysés) : une grande partie des demandeurs d’emploi analysés sont d’origine étrangère, avec des connaissances en français plutôt basiques, en particulier à l’écrit. Toutefois, cela ne constitue pas toujours le frein principal. Seuls les plus désavantagés (en Suisse romande depuis peu de temps et sans connaissances préalables du français, ni réseau communautaire) sont véritablement empêchés de retrouver un emploi pour cette raison. Certains viennent à l’ORP avec un interprète et ne peuvent que difficilement prendre contact avec des employeurs potentiels. Expérience (5% des dossiers analysés) : dans quelques rares cas, les demandeurs d’emploi n’ont pas suffisamment exercé dans un métier de la construction ou n’ont plus exercé depuis trop longtemps (CFC tout juste terminé, parcours professionnel chaotique). Certains disposent d’une formation toute différente et ont travaillé dans la construction durant une brève période seulement, tandis que d’autres au contraire se sont éloignés des professions du bâtiment au fil de leur carrière. Autres (5% des dossiers analysés) : on trouve aussi des demandeurs d’emploi ne recherchant plus dans les métiers du bâtiment ou souhaitant se reconvertir. Il faut noter toutefois qu’on ne peut pas toujours identifier de raisons objectives au chômage de longue durée. 8 4. L'offre MMT du canton de Vaud pour les demandeurs d'emploi issus des professions de la construction Les demandeurs d'emploi issus des professions de la construction ont accès à tous les types de mesures du marché du travail (MMT), dont certaines sont plus spécialement destinées à répondre aux freins à l’emploi rencontrés par les DE de longue durée (cf. tableau ci-dessous). Par exemple, les programmes d’emploi temporaires (PET) spécifiques aux métiers du bâtiment fournissent une expérience professionnelle à faire valoir dans les recherches d'emploi. Dans certains cas, les PET permettent aussi de tester la disponibilité et la motivation des demandeurs d’emploi. Les allocations d’initiation au travail (AIT) sont indiquées pour les DE qui ont besoin d'une période de formation pratique avant d'être pleinement opérationnels dans leur nouvelle place de travail. Des mesures d’accompagnement assurent une prise en charge intensive des demandeurs d’emploi en tenant compte de leur parcours et d'éventuelles restrictions médicales. Transversales Formation Transversales orientées Spécifiques Cours TRE Cours de soudage Mesures d’accompagnement Cours d’agent de maintenance* Cours de responsable d’immeuble* Apprentissage du français par la pratique (projet pilote) Mesure de formation individuelle Cours de langues Emploi PET d'évaluation de la disponibilité Stage professionnel Stage d’essai et test d’aptitude professionnelle PET dans différents métiers du bâtiment principalement : maçon peintre en bâtiment menuisier ouvrier du bâtiment ouvrier d'atelier peinture ouvrier d'atelier serrurerie aide peintre en bâtiment aide maçon aide constructeur métallique aide menuisier PET de concierge* Spéciales PESE AFO SAI AIT * Ouvert aux demandeurs d’emploi avec formation/expérience dans un métier du bâtiment 9 5. Evolution et impact de la construction sur l'économie Glossaire • PIB = produit intérieur brut • Socle = effectifs totaux des chômeurs et demandeurs d’emploi de plus de 12 mois durant les mois d’août de 2008 à 2012 • Groupe de comparaison = moyennes de décembre à février des chômeurs et des demandeurs d’emploi de 1 à 12 mois, pour les années 2008 à 2012 • EPT = équivalent plein temps • REE 2008 = recensement des établissements et des emplois 2008 • GA = gain assuré • IC = indemnités journalières • LACI = Loi sur l’Assurance chômage 10 5.1 Evolution des PIB réels de la Suisse, de la Romandie et des cantons romands Méthodologie • Les données du PIB (source : CREA UNIL) : o en valeur réelle o base 100 en 2008 Evolution du PIB réel Le produit intérieur brut (PIB) est la mesure de la performance économique d’un pays ou d’une région la plus communément utilisée. Ce chiffre permet de comparer la performance dans le temps et les régions entre elles5. L’évolution du PIB de la Suisse et de la Romandie pendant la crise de 2009 est relativement proche. La crise a touché ces deux régions de la même manière. Dès 2010, la croissance a été plus forte en Suisse romande. Indice (2008 = base 100 ) Descriptif du graphique L’écart maximum de l’indice se situe en 2012. Le maximum est atteint par le Valais avec 110.4 et le minimum est à Neuchâtel à 100.3. 111 110 109 108 107 106 105 104 103 102 101 100 99 98 97 96 95 94 93 Evolution comparée des PIB cantonaux, du PIB romand et du PIB suisse PIB Suisse PIB Romand PIB Genève PIB Vaud PIB Fribourg PIB Neuchâtel PIB Jura PIB Valais 2008 2009 2010 2011 2012 Années Commentaire La crise de 2008/9 a touché la Suisse et la Suisse romande avec la même force. Tous les cantons ont subi la crise, excepté le canton du Valais. Le canton de Neuchâtel a connu la régression la plus forte. La structure économique du canton du Valais, soutenue par les branches de la construction, de la pharmaceutique et du tourisme – l’effet de la crise est retardé dans la branche du tourisme – a permis de mieux résister à la crise alors que les autres cantons sont plus dépendants du secteur bancaire et des exportations comme l’horlogerie. 5 L’emploi au-delà des frontières cantonales, L’Hebdo, 23 mai 2013 11 5.2 Evolution des PIB réels du secteur de la construction de la Suisse, de la Romandie et des cantons romands Méthodologie • Les données du PIB (source : CREA UNIL) : o en valeur réelle o base 100 en 2008 Evolution du PIB réel de la construction Durant la crise de 2009, la construction a connu dans toutes les régions une croissance, excepté dans les cantons de Genève et Neuchâtel. Contrairement à Genève, la construction à Neuchâtel a repris fortement après la crise pour presque atteindre le niveau de la Romandie en 2012. L’écart maximum de l’indice se situe en 2012. Le maximum est atteint par Fribourg avec 121.7 et le minimum est à Genève à 109.2. Indice (2008 = base 100 ) Descriptif du graphique 121 119 117 115 113 111 109 107 105 103 101 99 97 Evolution comparée des PIB de la construction cantonaux, romand et suisse Suisse Romandie Genève Vaud Fribourg Neuchâtel Jura Valais 2008 2009 2010 2011 2012 Années Commentaire En 2009, les cantons de Fribourg et du Valais ont connu une progression du PIB dans la construction plus forte que dans les autres cantons. A Fribourg, la population résidente a augmenté de 18% entre 2000 et 2010. Le secteur fribourgeois de la construction a également bénéficié d’investissements conséquents (800 millions CHF) avant, pendant et après la crise (Contournement de Bulle, UCB Farchim, Pont de la Poya). En Valais, la construction est en croissance permanente depuis plus de 10 ans et elle s’est accentuée durant la période de haute conjoncture. Avec la crise, les biens immobiliers sont devenus une valeur refuge d’investissement. De plus, les conditions cadres telles que les taux d’intérêt bas ont favorisé l’achat et la construction de biens ainsi que l’investissement dans l’immobilier. Cependant, dans tous les cantons, la construction a connu une croissance plus forte que le PIB cantonal total. Il en est de même pour la Suisse et la Suisse romande. 12 5.3 Poids de la construction dans les économies suisse, romande et cantonales Méthodologie Poids de la construction dans les économies suisse, romande et cantonales 2008 2009 2010 2011 2012 Suisse Romandie Genève Vaud Fribourg Neuchâtel Jura Valais 4.6% 4.5% 2.9% 4.5% 6.4% 3.6% 4.5% 8.1% 4.8% 4.6% 2.9% 4.6% 6.7% 3.7% 4.9% 8.1% 5.0% 4.8% 3.0% 4.8% 7.1% 3.9% 5.1% 8.5% 5.1% 4.8% 3.0% 4.8% 7.2% 3.9% 5.1% 8.6% 5.2% 4.9% 3.1% 4.9% 7.5% 4.1% 5.3% 8.7% • Rapport entre le PIB de la construction et le PIB total en % • Les données du PIB o source : CREA UNIL o en valeur réelle Descriptif du tableau Ce tableau montre l’évolution de la part du PIB de la construction en pourcentage du PIB des régions entre 2008 et 2012. On parle donc du poids de la construction dans l’économie totale des régions. Par exemple, en Romandie, en 2008, le secteur de la construction a contribué à hauteur de 4.5% à la création de la richesse totale. Concrètement, pour 100 CHF de richesse totale créée en 2008, 4.50 CHF l’ont été par le secteur de la construction. Commentaire Depuis 2009 et la reprise économique, la construction a progressé de la même force que l’économie globale. Il n’y a pas eu de fléchissement dans le secteur 6 de la construction depuis 2008 mais une croissance continue, excepté à Fribourg, Jura et en Valais qui ont connu une croissance supérieure à la moyenne . En 2012, en regardant le canton où la construction a le plus de poids dans l’économie – le Valais – et où elle a le moins de poids – Genève – on calcule un facteur 2.8 entre les deux valeurs (8.7% pour le Valais contre 3.1% pour Genève). Si la construction connaît un fléchissement, l’impact sera environ trois fois plus important en Valais qu’à Genève. 6 Cf. graphique « Evolution du PIB réel de la construction » 13 5.4 Variation annuelle du PIB total et impact de la construction sur le PIB total 2008/09 PIB 2009/10 2010/11 2011/12 Variation annuelle du PIB total Impact de la construction sur le PIB total Variation annuelle du PIB total Impact de la construction sur le PIB total Variation annuelle du PIB total Impact de la construction sur le PIB total Variation annuelle du PIB total Impact de la construction sur le PIB total PIB Suisse -1.9 0.1 3.0 0.4 1.9 0.2 1.0 0.2 PIB Romand -1.9 0.1 3.4 0.4 2.4 0.2 1.0 0.2 PIB Genève -3.4 -0.1 4.1 0.1 2.0 0.1 1.1 0.1 PIB Vaud -0.5 0.1 3.4 0.4 2.5 0.2 0.7 0.2 PIB Fribourg -1.5 0.3 2.0 0.6 2.0 0.3 1.4 0.4 PIB Neuchâtel -6.5 -0.1 2.7 0.3 2.9 0.1 1.3 0.2 PIB Jura -5.7 0.1 3.1 0.4 2.9 0.2 1.4 0.3 PIB Valais 2.5 0.2 3.4 0.9 3.1 0.4 1.3 0.3 Méthodologie • Variation annuelle du PIB total o source : CREA UNIL o en valeur réelle o différence entre les valeurs annuelles du PIB total de chaque région • Impact de la construction sur le PIB total o source : CREA UNIL o poids de la variation annuelle du PIB de la construction sur l’évolution annuelle du PIB total Descriptif du tableau Ce tableau montre l’évolution du PIB total en comparaison annuelle. On voit également l’impact de la construction par rapport à la variation annuelle du PIB de chaque région. Commentaire Entre 2008 et 2009, la construction a soutenu l’économie de toutes les régions, excepté dans les cantons de Genève et Neuchâtel où elle a suivi une évolution négative à l’instar de l’évolution du PIB total. En effet, le PIB total du canton de Genève a connu une régression de -3.4 pt entre 2008 et 2009 et la construction y a contribué pour -0.1 pt. Si l’on enlève la branche de la construction, la régression n’aurait été « que » de -3.3 pt. À l’inverse, en Suisse, le PIB total a reculé de -1.9 pt durant la même période. Si on enlève le secteur de la construction, le recul aurait été mesuré à -2.0 pt. Durant toute la période observée et dans toutes les régions, l’impact de la construction a été positif, excepté à Genève et Neuchâtel entre 2008 et 2009. Le seul canton où la construction a eu une influence importante durant les 4 années est le canton du Valais. En effet, entre la période 2008/2009 et la période 2009/2010, le PIB total a une différence de 0.9 et la différence de l’impact de la construction est de 0.7. Donc, la construction a apporté plus de richesse que les autres secteurs de l’économie. 14 5.5 Evolution cantonale du PIB total par EPT entre 2008 et 2012 en comparaison de la Romandie Evolution cantonale du PIB total par EPT entre 2008 et 2012 en comparaison de la Romandie Genève Vaud Fribourg Neuchâtel Jura Valais -1.3% 1.5% 0.4% -5.3% -5.1% 5.1% Méthodologie • • • Les données du PIB o source : CREA UNIL o en valeur réelle Equivalent plein temps (EPT) o source : REE 2008 Indice de base 100 en 2008 Descriptif du tableau Ce tableau montre le gain de productivité du PIB total de chaque région par équivalent plein temps (EPT) en pourcentage pour la période 2008 – 2012 par rapport à la Romandie. Commentaire Entre 2008 et 2012, les cantons de Neuchâtel, Jura et dans une moindre mesure Genève ont perdu de la force économique par équivalent plein temps par rapport à la Romandie, le grand bénéficiaire étant le canton du Valais. Le tableau 5.3 confirme cette tendance. Les cantons qui apparaissent en négatif dans le tableau ci-dessus ont connu la crise la plus forte entre 2008 et 2009 et n’ont pas encore rattrapé leur retard (voir graphique 5.1). 15 5.6 Poids d'un emploi plein temps (EPT) de la construction dans la structure économique d'une région Méthodologie • Les données du PIB o source : CREA UNIL o en valeur réelle • Equivalent plein temps (EPT) o source : REE 2008 Descriptif du tableau Régions Nbre de personnes de la construction pour arriver au niveau économique moyen des personnes d'une région (en EPT) Variation entre 2008 et 2012 2008 2012 Suisse 1.84 1.65 -0.19 Romandie 1.84 1.66 -0.17 Genève 2.11 2.00 -0.10 Vaud 1.73 1.58 -0.15 Fribourg 1.68 1.44 -0.25 Neuchâtel 1.66 1.46 -0.20 Jura 1.71 1.46 -0.24 Valais 1.64 1.51 -0.12 Ce tableau montre combien il faut d’EPT dans la construction pour atteindre le niveau économique moyen d'un EPT dans l'ensemble de l'économie d'une région. En effet, plus le nombre d’EPT est bas, plus le poids de la construction est important dans la structure économique de la région. Par exemple, en Valais, il faut 1.6 EPT de la construction pour obtenir 1 EPT de l’économie globale du canton. Une personne de la construction en Valais a contribué plus fortement à l’économie de son canton qu'un genevois à l’économie de son propre canton. En 2012, c’est à Fribourg que la construction contribue le plus fortement à l’économie de son canton. Attention lors de la lecture de la colonne variation entre 2008 et 2012 : plus la valeur négative est élevée, plus la part de la construction dans l’économie de la région a gagné en importance. Commentaire Dans toutes les régions, l’évolution du secteur de la construction est positive, mais l’écart par rapport à la moyenne de la région reste conséquent. À Genève, en 2012 encore, il faut 2 personnes de la construction pour arriver à la valeur moyenne d’un citoyen genevois. La branche de la construction est moins attractive, en moyenne, que l’ensemble des branches de l’économie mais les chiffres montrent une différence conséquente entre 2008 et 2012 dans toutes les régions, ce qui montre l’importance de la branche de la construction sur le niveau de l’économie. En quatre ans, la construction a augmenté son impact sur l’économie globale des régions. En 2008, la construction avait l’impact le plus fort en Valais. En 2012, la situation a évolué et Fribourg, Neuchâtel et Jura ont dépassé le Valais : l’impact de la construction dans ces trois régions dans l’économie globale a augmenté le plus fortement. Si on regarde le poids de la construction dans les économies cantonales en % (tableau 5.3), la part de la construction dans l’économie est la plus forte en Valais, mais le poids d’un EPT de la construction dans la structure économique est plus important à Fribourg, Neuchâtel et dans le Jura en 2012. Donc, la construction a plus d’impact dans l’économie globale de ces trois cantons qu’en Valais. 16 5.7 Evolution comparée Suisse / Romandie du PIB dans la construction et des gains assurés du groupe de comparaison et du socle Méthodologie Evolution du socle du chômage, du groupe de comparaison et du PIB dans la construction 118 116 PIB (Romandie) indice (2008 = base 100) 114 PIB (Suisse) 112 110 GA Groupe de comparaison (Romandie) 108 GA Groupe de comparaison (Suisse) 106 104 GA Socle (Romandie) 102 100 GA Socle (Suisse) 98 2008 2009 2010 2011 Les données du PIB (source : CREA UNIL) o en valeur réelle - base 100 en 2008 • Types de publics pris en considération dans le graphique (source : Seco) : Pour avoir une même unité de comparaison entre la Suisse et la Romandie et entre le chômage et le PIB, le choix des publics (socle et groupe de comparaison) a été effectué de la manière suivante : - ne sont pas retenus les DE non-chômeurs (les GI, chômeurs activés en MMT, service militaire, etc.) - pour comparer les chômeurs et l’économie, nous avons pris en considération uniquement les chômeurs complets à 100% indemnisés par une caisse de chômage et immédiatement disponibles pour un emploi En moyenne, entre 2008 et 2012 ces chômeurs indemnisés représentent : Suisse : 51% des DE pour le groupe de comparaison / 36% des DE pour le socle et Romandie : 56% des DE pour le groupe de comparaison / 32% des DE pour le socle. 2012 Descriptif du graphique L’évolution du PIB entre la Suisse et la Romandie est relativement proche. Le PIB de la Romandie a ralenti un peu plus fortement que celui de la Suisse pendant la crise 2008-2009 mais a retrouvé le niveau de croissance de la Suisse en 2012. Ce ralentissement conjoncturel constaté dans la construction en Romandie a entraîné un écart plus marqué du gain assuré, comparé avec la Suisse. Cet effet est d'abord visible dans le groupe de comparaison. Suite au ralentissement économique, les gains assurés du groupe de comparaison ont augmenté moins fortement en raison d'une croissance plus faible. C'est pourquoi les gains assurés du socle ont évolué de manière exactement inverse car il était plus attractif de rester au chômage que de retourner sur le marché du travail et percevoir des salaires plus bas. On peut voir également en 2011 l’impact de la révision de la LACI, qui a eu pour effet une stabilisation, voire une légère diminution des gains assurés du socle : gains intermédiaires moins attractifs, adaptation des IC. Commentaire Entre 2009 et 2010, ce graphique montre que lorsque la construction reprend de la vigueur, les employeurs ont tendance à recruter les chômeurs les plus qualifiés. Ainsi, l’effet correspond sur le graphique au moment où le PIB a une croissance plus élevée que le gain assuré du groupe de comparaison. Ensuite, entre 2010 et 2011, les entreprises recrutent les chômeurs dont le niveau de salaire est le plus bas. On voit sur le graphique que le gain assuré du groupe de comparaison augmente moins fortement que le PIB et que le gain assuré du socle. Finalement, dès 2011, lorsque le gain assuré du socle, en particulier en Romandie, dépasse la croissance du PIB, nous pouvons en déduire que restent dans le socle principalement les chômeurs les moins qualifiés et les plus chers. 17 5.8 Rapport entre les indemnités journalières des chômeurs/demandeurs d’emploi de la construction et le PIB réel de la construction Rapport entre Indemnités journalières des chômeurs et demandeurs d’emploi de la construction et le PIB de la construction Régions Suisse Romandie Genève Vaud Fribourg Neuchâtel Jura Valais 2008 2009 2010 2011 2012 Chômeurs 1.56% 1.75% 1.51% 1.47% 1.70% Demandeurs d’emploi 3.08% 3.54% 3.19% 3.16% 3.37% Chômeurs 2.85% 3.13% 2.83% 2.77% 3.29% Demandeurs d’emploi 5.23% 5.85% 5.54% 5.56% 5.96% Chômeurs 1.46% 1.58% 1.77% 1.32% 1.60% Demandeurs d’emploi 3.02% 3.59% 3.72% 3.26% 2.92% Chômeurs 2.10% 2.42% 2.17% 2.01% 2.59% Demandeurs d’emploi 3.93% 4.50% 4.51% 4.38% 4.88% Chômeurs 2.10% 2.34% 1.85% 2.01% 2.54% Demandeurs d’emploi 4.06% 4.40% 3.61% 3.80% 4.56% Chômeurs 2.95% 3.79% 3.44% 3.03% 3.12% Demandeurs d’emploi 5.09% 6.76% 6.42% 6.56% 6.46% Chômeurs 2.28% 2.66% 2.20% 2.07% 2.10% Demandeurs d’emploi 4.44% 4.96% 4.70% 4.39% 4.36% Chômeurs 6.10% 6.27% 5.47% 5.89% 6.78% 10.66% 11.11% 10.05% 10.69% 11.69% Demandeurs d’emploi Méthodologie • • • Les données du PIB (source : CREA UNIL) : en valeur réelle Chômeurs (source : Seco) : Pour avoir une même unité de comparaison entre la Suisse et la Romandie et entre chômage et PIB, le choix des publics (socle et groupe de comparaison ont été additionnés) a été effectué de la manière suivante : o sont considérés uniquement les chômeurs complets à 100% indemnisés par une caisse de chômage et immédiatement disponibles pour un emploi o ne sont pas retenus les DE non-chômeurs (les GI, chômeurs activés en MMT, service militaire, etc.) Demandeurs d’emploi (source : Lamda XR) : o les demandeurs d’emploi du socle et du groupe de comparaison ont été additionnés o la base des coûts des demandeurs d’emploi a été recalculée par rapport aux IC des chômeurs Descriptif du tableau Dans ce tableau, on montre les coûts maximums des chômeurs et des demandeurs d’emploi de la construction (en %) par rapport à la richesse créée par la construction (PIB de la construction). Attention, ces données paraissent élevées à cause de l’effet saisonnier qui impacte sur toute l’année. En effet, le groupe de comparaison est une moyenne entre les mois de décembre à février des chômeurs et demandeurs d’emplois inscrits depuis une année et moins. 18 Commentaire Il y a des cantons pour lesquels la construction, vu sous l’angle des coûts pour l’Assurance chômage, ne pose pas de problème particuliers. Nous constatons également que le Valais est un cas particulier à cause de la saisonnalité. Les demandeurs d’emplois nous montrent le coût maximal de l’assurance-chômage si toutes les personnes inscrites percevaient des indemnités. À Neuchâtel, les coûts ont augmenté entre 2008 et 2009 avant de se stabiliser légèrement à la baisse. Genève est un cas particulier concernant les coûts car on ne voit pas de liens entre la variation des coûts de l’assurance-chômage et l’évolution de l’économie alors qu’à Neuchâtel c’est une évolution normale. Pour comparer les coûts de l’AC de chaque région sur le PIB réel total de chaque région, voici les différences régionales : Suisse : l’assurance-chômage a coûté, en 2012, 0.8% du PIB réel suisse. Romandie : l’assurance-chômage a coûté, en 2012, 1.1% du PIB réel romand. Genève : l’assurance-chômage a coûté, en 2012, 1.0% du PIB réel genevois. Vaud : l’assurance-chômage a coûté, en 2012, 1.2% du PIB réel vaudois. Fribourg : l’assurance-chômage a coûté, en 2012, 1.1% du PIB réel fribourgeois. Neuchâtel : l’assurance-chômage a coûté, en 2012, 1.0% du PIB réel neuchâtelois. Jura : l’assurance-chômage a coûté, en 2012, 0.7% du PIB réel jurassien. Valais : l’assurance-chômage a coûté, en 2012, 1.2% du PIB réel valaisan. A l’avenir, avec l’entrée en vigueur de la Lex Weber et l’application de la LAT, on assistera à un changement structurel de la branche. Les conséquences, spécialement dans les régions de montagne, seront un risque d’augmentation des chômeurs de longue durée durant une période limitée. Ainsi, les coûts des chômeurs de la construction par rapport au PIB réel de la construction risquent d’augmenter temporairement. 19 6. Annexe 6.1 Evolution du taux de chômage annuel en Suisse romande et dans le canton de Vaud 7 (Source: ORTE/Seco/LamdaXR) Taux de chômage Année Construction Romandie Construction VD Total Romandie Total VD 2004 5.7% 6.3% 5.1% 5.4% 2005 5.8% 6.0% 5.2% 5.3% 2006 5.2% 5.6% 4.8% 4.8% 2007 4.8% 5.4% 4.2% 4.1% 2008 5.1% 5.8% 3.9% 3.9% 2009 7.3% 7.7% 5.2% 5.1% 2010 6.2% 6.7% 4.9% 5.0% 2011 4.9% 5.5% 4.2% 4.4% 2012 5.9% 5.9% 4.2% 4.7% 2013 8.5% 8.7% 4.6% 5.0% Moyenne 6.0% 6.4% 4.6% 4.8% Evolution du taux de chômage en Suisse romande et dans le canton de Vaud 10% 9% 8% 7% 6% 5% 4% 3% Construction Romandie Construction VD 2% Total Romandiie 1% Total VD 0% 2004 7 2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013 Jusqu’en 2009, taux basé sur le RFP 2000, puis dès 2010 sur le relevé structurel 2010. 20