Etudier en Charente et Charente-Maritime

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Etudier en Charente et Charente-Maritime
Les suppléments du quotidien
Etudier
en Charente
et Charente-Maritime
■ Après le Bac ■ Les Compagnons du Devoir ■ Les licences pro
■ Les grandes écoles ■ Ces filières qui recrutent ■ Etudier à l’international...
Supplément gratuit au journal du jeudi 12 mars 2015. Ne peut être vendu séparément
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JEUDI 12 MARS 2015
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JEUDI 12 MARS 2015
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Etudier en Charente et Charente-Maritime
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SOMMAIRE
Rentrée 2015
Les nouveautés en Charente-Maritime .................................................................. 4-5
Ecole d’ingénieur et nouveaux pôles CFA ................................................................ 6
Les nouveautés à Angoulême ....................................................................................... 7
Après le collège
Avec un CAP
Réussir avec un CAP : ils témoignent ........................................................................... 8-9
Trouver son CAP .................................................................................................................... 10
Le focus de la rédaction
Focus sur les Compagnons du Devoir ........................................................................12-13
Concilier études et sport de haut niveau .......................................................................15
Les Bacs pro au banc d’essai ..........................................................................................16-17
Après le bac
Les études supérieures
Les nouveaux dispositifs .............................................................................................. 18
Des BTS dans tous les secteurs .................................................................................. 20
Les BTS du bâtiment ..................................................................................................... 21
Les DUT ........................................................................................................................ 22-23
Les litteraires du web en licence pro ....................................................................... 24
Tourisme et international ........................................................................................... 25
Le littoral toujours prisé ............................................................................................. 26
A l’université ................................................................................................................... 27
Les grandes écoles ........................................................................................... 28-29
Sup de Co La Rochelle en pointe ....................................................................... 30
Les métiers du nautisme
Une filière solide ............................................................................................................ 32
Témoignages de professionnels ................................................................................ 33
L’industrie agro-alimentaire
Un secteur qui embauche ....................................................................................34
La parole aux spécialistes de la filière ..............................................................36
Les métiers de la santé
Entretien avec deux directrices d’établissements de formation ............. 37
Les contacts utiles ...................................................................................................37
Supplément gratuit au journal du 12 mars 2015
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Les nouveautés en Charente-Maritime
Un nouveau site
pour l’artisanat
Choisirlartisanat.fr, mis en ligne en octobre dernier par le Fonds national de promotion et de communication
de l’artisanat (FNPCA), a pour but de permettre aux 18-25 ans de découvrir et choisir un des 250 métiers
de l’artisanat à travers notamment des témoignages d’apprentis.
La cuisine en
LE CHIFFRE
256
C’est le nombre de places supplémentaires par apprentissage prévues à la rentrée 2015 sur le Poitou-Charentes.
Plusieurs formations sont concernées en Charente-Maritime et Charente : CAP ferronnerie à Barbezieux, CAP
conducteur d’installation de production au CIFOP, CAP zgent polyvalent de restauration à Matha, BTSA technicocommercial jardins et végétaux d’ornements à Saintes, Master 2 LEA image, documentation et contenus numériques
à La Rochelle et Licence pro gestionnaire de biens immobiliers à La Rochelle.
TROIS QUESTIONS À...
par exemple, un stage dans le domaine du
numérique. Cela permet d’être plus armé. À
l’avenir, il n’est pas exclu que nous recrutions
des informaticiens car nous devons aller davantage vers la pluridisciplinarité.
Pourquoi ce master a été créé en partenariat avec la fédération des tiers
de confiance (FNTC) et la chambre
nationale des huissiers de justice ?
2
Car il est essentiellement financé par ces
deux partenaires, c’est signe du besoin d’un
tel diplôme. Ils nous ont demandé de le créer.
Il y a des attentes, car la dématérialisation
croissante des contenus et des procédures
engendre beaucoup de questions juridiques.
Nous abordons le numérique sous différents
angles : la sécurité (archivage, traçabilité, vote
électronique...), l’économie (monétique, e-finance...), le quotidien (traitement des données personnelles, identité...), la cybercriminalité, etc.
ANDRÉ GIUDICELLI
Responsable du Master mention droit
du numérique, tiers de confiance
et sécurité numérique (La Rochelle)
1
Quel est le profil
des candidats
recrutés ?
Dans cette première promotion, nos 13 étudiants sont des juristes, tous diplômés d’une
première année de master en droit (M1).
Avant le M2, il est conseillé d’avoir obtenu le
C2i (certificat informatique et Internet) niveau 2 métiers du droit en M1 ou d’avoir fait,
3
Quels métiers
vont exercer
les diplômés ?
Ils peuvent travailler au sein de cabinets
d’avocats spécialisés dans les technologies de
l’information et de la communication (TIC),
chez des huissiers de justice, dans des administrations, devenir cadre de l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’informations (ANSSI), etc. Les possibilités sont larges
et facilitées par un stage de trois mois minimum en M2.
RECUEILLI PAR AMÉLIA BLANCHOT
Favoriser la poursuite d’études
après le baccalauréat
Avec une hausse significative des inscriptions
dans les bacs généraux et technologiques sur
le département (62,3% des bacheliers en
2008-2009, 68 % en 2013-2014), les efforts
menés ces dernières années pour inciter les
élèves à s’orienter vers des études plus qualifiantes portent leurs fruits.
La Charente-Maritime est toutefois confrontée à une autre problématique. Malgré une
réussite au bac supérieure à la moyenne nationale, les élèves privilégient les études supérieures courtes (voir article p.18), alors que
les entreprises vont être en attente de qualifications plus élevées.
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Cette logique est d’autant plus marquée dans
les territoires du Sud du département, plus
éloignés des pôles universitaires.
« Aussi, nous réfléchissons à la création de
formations qui n’entreraient pas en concurrence avec celles déjà existantes, sur des
secteurs comme les services, la sylviculture
ou le commerce » tient à préciser Gilles
Grosdemange, inspecteur d’académie de
Charente-Maritime.
« Avec la création de la grande région Aquitaine à l’horizon 2016, ces territoires auront
une place à prendre car situés à proximité de
Bordeaux. »
À VENIR Le lycée hôtelier de la Rochelle va ouvrir
une licence pro par apprentissage achats
et innovation en production culinaire
ette nouvelle formation est une
vrai opportunité pour nos élèves
du BTS cuisine » précise Christian
Fréchède, professeur de cuisine et coordinateur apprentissage au Lycée Hôtelier.
« Elle leur offre la possibilité de poursuivre leurs études mais surtout elle aborde de
nouveaux champs de compétences en
achats et en innovation qui leur ouvrira plus
facilement les portes des établissements.
Trouver la matière première à un meilleur
prix avec la meilleure qualité et savoir apporter de l’intelligence aux plats dans le mariage des saveurs sont des qualités recherchées. »
Cette formation n’est pas la création d’une
licence pro à proprement parlé, elle est une
nouvelle spécialisation de la licence pro déjà
proposée par l’Université de La Rochelle, intitulée Production et management en industrie agro-alimentaire. Aussi, les futurs étudiants, dont l’effectif sera de 12, suivront le
tronc commun de cette licence : remise à niveau des bases biochimiques et physico-chimique, la veille marketing, statistique, aliment et santé, informatique et
communication... Puis à côté de ces matières, ils auront deux modules propres à leur
spécialisation.
«C
Une recherche sur les produits du terroir
Le premier portera sur l’achat. « Deux compétences seront particulièrement développées : la négociation et l’analyse de la demande et des besoins. Il est essentiel aussi
que les élèves comprennent les marchés et
leur fonctionnement ».
Le second sera axé sur l’innovation. Le souhait est de placer les étudiants dans une démarche de recherche et développement. «
On veut leur inculquer un esprit de création
avec des méthodes structurées de l’agro-alimentaire, pour cela il est important qu’ils
sachent comment interagissent les aliments. Ils devront aussi appréhender le mariage des couleurs. Des professeurs d’art
plastique seront susceptibles d’intervenir.».
L’accent sera particulièrement mis sur quelques produits du terroir comme l’huître, la
moule de bouchot ou l’œuf de Marans.
Pour Christian Fréchède, cette formation
répond à une logique économique : « Les
chefs cuisiniers n’ont pas forcément les
moyens d’embaucher un acheteur et un cuisinier capables de faire de la création et de
l’innovation. Cette licence leur donne ainsi
l’opportunité d’avoir recours à du personnel polyvalent pouvant répondre à des besoins devenus stratégiques pour se démarquer de la concurrence. » A noter : Le lycée a
Travailler dans le tourisme
APPRENTISSAGE Unique en France, la spécialisation en
La promotion porte sur un petit effectif. PHOTO PHILIPPE QUINTARD
«Si autrefois la proximité de la mer suffisait
pour attirer la clientèle dans les campings,
aujourd’hui celle-ci est en attente de services : club enfants, piscine, espace détente »
précise Anita Kaiser, responsable de la formation tourisme Hôtellerie de plein air
(HPA) au Cipecma à Châtelaillon.
« Aussi, depuis une dizaine d’années nom-
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Les nouveautés en Charente-Maritime
Nouvelles formations
en alternance
5
L’Université de La Rochelle va proposer des formations en contrat de professionnalisation :
le master Système d’information appliqué au management, le master Marketing des services,
le master Management et administration des entreprises et le master Hôtellerie-tourisme.
apprenti
Une formation traiteur
inédite dans l’Ouest
MAITRISE
Le Campus des Métiers de Saint-Germainde-Lusignan propose le brevet de maîtrise traiteurorganisateur de réception
Travailler la créativité à la fois dans le mariage des aliments et des couleurs. PHOTO PQ
ouvert cette rentrée un Brevet Professionnel
Barman en apprentissage. Seuls quatre établissements en France proposent cette formation. Sa finalité : apporter les aptitudes à
animer un service de bar et de cocktail dans
La création du Brevet de Maîtrise (BM) Traiteur organisateur de réception (niveau bac
+2) était attendue depuis quelques années
car jusqu’ici aucun établissement du grand
ouest ne proposait ce diplôme. Et bien c’est
chose faite depuis la rentrée 2014. Il est dispensé au Campus des Métiers de Saint-Germain-de Lusignan et se fait sous la houlette
de David Bret, Meilleur Ouvrier de France.
Nouveauté oblige, ils ne sont que cinq sur
une promotion que peut en accueillir 12. Les
candidats doivent être diplômés d’un niveau
4 du secteur de l’alimentaire, avec une préférence pour ceux issus du Brevet professionnel charcutier-traiteur. La formation, qui se
fait sur 18 mois par apprentissage, a pour objet de former des professionnels à une fonction d’encadrement. « De ce fait, la part de
perfectionnement en cuisine est minime,
on estime que les connaissances ont été acquises en Brevet professionnel, souligne David Bret.
nementiels possibles : banquets, lunchs,
brunchs, cocktails... « Les futurs diplômés devront être en mesure de proposer des lieux
pouvant correspondre à la nature de la réception, des prestataires extérieurs (DJ, fleuristes,…) et surtout, ce qui sera le cœur de
leur métier, une prestation gustative répondant à l’événement et aux attentes du client
: proposition de menus, association metsvins et différentes mises en scène de dressage. »
Les matières enseignées portent donc en
grande partie sur la fonction de gestionde
l’entreprise, des ressources humaines, le financier et la logistique ainsi que sur la communication.Pour Thibault Richard, élève en
apprentissage au Grand Palais à Biarritz,
cette formation correspond parfaitement à
son projet. « Mon souhait, à terme, est de
créer mon entreprise. Avec ce diplôme, je serai beaucoup mieux armé. Gérer une entreprise ne s’improvise pas » conclut le jeune
homme.
Gestion de projet
PHILIPPE QUINTARD
L’enseignement est surtout axé sur la gestion de projet. L’objectif est qu’ils soient capables de gérer une prestation de restauration de A à Z aussi bien en salle, qu’en
cuisine. » Ils y abordent l’ensemble des évé-
Portes ouvertes le 14 mars. Le Campus des Métiers
de Saint-Germain-de-Lusignan se situe au 40, route
de Saint-Genis, 17500 Saint-Germain-de-Lusignan.
Tél. 05 46 48 70 70
les palaces ou hôtels haut de gamme.
PHILIPPE QUINTARD
Lycée hôtelier, avenue des Minimes,
17000 La Rochelle. Tél. 05 46 44 20 60
en mode « camping »
Hôtellerie de plein air est proposée par le CIPECMA
breuses structures ont opéré une mue complète et des besoins en techniciens formés
pour ces nouveaux types d’établissements
se sont faits sentir. » Sur ces constats, le CIPECMA, en collaboration avec la Fédération
Départementale Hôtellerie de Plein Air a ouvert la rentrée dernière, une spécialisation
HPA au BTS Tourisme.
Le néerlandais obligatoire
En plus des cours habituels du BTS Tourisme,
les 15 élèves en apprentissage bénéficient des
cours spécifiques HPA : apprentissage des logiciels de gestion, maîtrise des différentes
réglementations et labellisations ou encore
enseignement du néerlandais obligatoire
en 3ème langue, après l’anglais et l’espagnol.
« Les hollandais se placent à la deuxième
place de la clientèle étrangère en CharenteMaritime». S’ajoutent des visites d’établisse-
ments ou encore la rencontre de professionnels du secteur.
Une spécialisation qui a particulièrment
séduit Clément Nibeaudeau élève en apprentissage au camping Les Gros Joncs à l’île
d’Oléron. « Ce qui me plaît c’est la polyvalence. Nous pouvons être aussi bien à l’accueil, à l’organisation d’événements et en
même temps faire face à des imprévus techniques. Il y a une vraie attente des gestionnaires par rapport à ce que nous pouvons
apporter à leur établissement notamment
en termes de nouveautés». Et les besoins locaux sont particulièrement importants, le
département compte plus de 370 campings.
PHILIPPE QUINTARD
Portes ouvertes le 21 mars. Cipecma, 17, avenue
du Général-de-Gaulle, 17340 Châtelaillon-Plage.
Tél. 05 46 54 23 11
Formation pilotée par David Bret, Meilleur Ouvrier de France charcutier-traiteur. PHOTO PQ
6
Les nouveautés en Charente
Belles perspectives
pour le numérique
Une étude régionale sur la filière numérique lui prédit un bel avenir, avec 20 % de créations
d’emplois supplémentaires d’ici 2022 pour certaines familles professionnelles comme
les ingénieurs et cadres de l’informatique. La Charente est le département qui en compte
le moins, avec 8 % de l’effectif régional.
L’école d’ingénieurs
fait des petits
GÉNIE CIVIL L’EI-CESI d’Angoulême décline son cursus d’ingénieurs bâtiments
et travaux publics par apprentissage à La Rochelle
LE CHIFFRE
10
C’est le nombre de filières attractives recensées
en Charente par les chambres consulaires et l’Insee
Poitou-Charentes. Parmi elles celle des spiritueux,
la filière du cognac, mécatronique, BTP/construction,
logistique/distribution. Mais également les écoindustries, le packaging/emballage, tonnellerie,
image/graphique/communication, textile/articles
chaussants. De quoi trouver des débouchés.
EN BREF
Nouveaux pôles
d’excellence
pour les CFA
epuis la rentrée, les étudiants rochelais ont accès à la formation cousine
de leur voisins angoumoisins : un diplôme d’ingénieur en trois ans (bac +5), dispensé par apprentissage, spécialité bâtiments et travaux publics (BTP), avec l’option
réhabilitation des bâtiments, énergétique
et structure.
Proposé depuis 2012 à l’école d’ingénieurs
d’Angoulême du groupe CESI avec d’autres
options (bâtiments et travaux publics), le
cursus est désormais décliné en CharenteMaritime dans le cadre d’un partenariat
avec l’université, impliquant la constitution
d’un nouveau centre EI-CESI à La Rochelle.
D
De gros changements sont
à prévoir sur la carte des
formations par apprentissage
« Volonté commune »
« Dès la création de l’université, nous avons
cherché à développer notre filière en génie
civil. Chaque année, 270 étudiants sortent
diplômés de ces formations (DUT, licence
pro et master) et nous avons un important
laboratoire de recherche », explique Christian Inard, directeur du pôle sciences et
technologies de l’université.
« De notre côté, nous avons des connaissances en matière d’enseignement du BTP
et nous avons été pionniers en matière d’apprentissage chez les ingénieurs. L’université, elle, a des compétences d’excellence dans
le domaine de la recherche en termes de réhabilitation des bâtiments et de construction durable », ajoute Thierry Thibaut, le directeur de l’EI-CESI d’Angoulême.
La première promotion compte 22 apprentis titulaires d’un bac +2, « principalement
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La formation rochelaise est orientée sur la réhabilitation et la construction durable. PHOTO AB
issus de licence et DUT génie civil, de BTS bâtiment et économie de la construction », relève le directeur de l’EI-CESI charentaise.
Un tiers des intervenants sont des professionnels extérieurs, les deux tiers restant
étant partagés équitablement entre les enseignants de l’université et ceux de l’EI-CESI.
Axé sur la réhabilitation des bâtiments, la
construction durable et les matériaux, ce diplôme d’ingénieurs vise à former de futurs
responsables de chantier, conducteurs de
travaux ou chefs de projet.
« Actuellement, 16 sont en apprentissage
dans des PME/PMI, les six autres dans les
grandes entreprises comme Eiffage, Vinci,
Alstom... Sept viennent de notre université,
c’est intéressant car cela leur offre des débouchés supplémentaires. C’est plus facile
pour eux d’avoir des contrats à bac +5 qu’à
bac +3 », estime Christian Inard.
À terme, les locaux de l’antenne littorale
de l’EI-CESI seront transférés à Atlantech,
dans l’agglomération rochelaise.
AMÉLIA BLANCHOT
Retrouvez les Portes ouvertes de l’EI-CESI
le samedi 13 juin de 10 h à 17 h.
EI-CESI La Rochelle. Avenue Michel-Crépeau,
17000 La Rochelle. Site Internet www.eicesi.fr
En parallèle des travaux qui vont démarrer
en juin sur le CFA de Cognac (démolition et
reconstruction) et de Barbezieux (agrandissement et amélioration), la Région va créer
des pôles d’excellence.
Les filières cuisine et services de Chasseneuil et Cognac fermeront au profit du CIFOP. Celles de peinture, sol et moquette de
Cognac seront transférées sur le site de Chasseneuil et les formations en sanitaire et thermique seront à Barbezieux. Dans le même
temps, la filière électricité de Cognac sera
accueillie au siège de la Chambre des Métiers à Angoulême.
Coiffure et Esthétique de Cognac seront
déplacées provisoirement dans l’ancien hôpital de Cognac (le Campus CIFOP fermera
sa section coiffure) avant de revenir sur le
site de Cognac à la fin des travaux.
La section vente option B de Cognac sera
également installée provisoirement dans
l’ancien hôpital. La section vente option A
de Cognac sera transférée à Barbezieux. Ces
deux formations fermeront au CIFOP.
Experts en médias numériques
INFORMATIQUE À Angoulême, le Cnam/Enjmin a ouvert une formation d’ingénieur informatique
La rentrée a été dynamique pour le
Cnam/Enjmin (conservatoire national des
arts et métiers/école nationale du jeu et des
médias interactifs numériques) d’Angoulême. Outre l’inauguration de nouveaux bâtiments, l’établissement public du pôle
image Magelis propose depuis le mois de
septembre un cursus en trois ans d’ingénieur informatique en sciences et technologies des médias numériques, par apprentissage.
« Nous recrutons à bac +2 des diplômés en
informatique, après un examen écrit et un
oral devant un jury », annonce Axel Buendia,
enseignant. « Nos diplômés seront des architectes des systèmes de communication et
d’interaction. Ils pourront, par exemple, concevoir le SIG (système d’information géographique, NDLR) d’un site de tourisme », détaille Stéphane Natkin, directeur de l’Enjmin.
Au programme de cette formation en alternance, trois grands axes. « Le bloc de base
concerne tout ce qui est ingénierie (maths,
technologies, etc.), le second la spécialisation, c’est-à-dire l’interactif numérique
(capteurs, outils de développement 3D, analyse et synthèse d’image et du son...) et le
troisième se rapporte à l’organisation de
projet, la communication, le management
», explique l’enseignant. La transition numérique touchant une multitude de domaines, les secteurs et possibilités d’embauche sont très vastes : médias, jeux vidéo,
agences de communication, opérateurs de
services urbain, design d’interaction en industrie, collectivités territoriales, architecture et urbanisme pour la ville et les espaces intelligents.
AMÉLIA BLANCHOT
Cnam/Enjmin. 138, rue de Bordeaux,
16000 Angoulême. Site Internet www.enjmin.fr
Exercice pour les 11 apprentis : créer
une application sonore. PHOTO AMÉLIA BLANCHOT
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Un BTS Contrôle industriel
Le CIFOP d’Angoulême va ouvrir à l’apprentissage : le BTS Contrôle industriel et
régulation automatique. Avec pout objectif de former des spécialistes capables
de résoudre tous problèmes liés à l’automatisation des grands procédés
de fabrication industrielle continue.
Création d’un Bachelor business à Angoulême
COMMERCE Le groupe Sup de Co La Rochelle ouvre un bachelor business au sein du campus Cifop, avec trois spécialisations
« Le réseau EGC a perdu de l’attractivité. Aujourd’hui il faut se valoriser comme une
marque auprès des jeunes, c’est une des raisons pour laquelle nous avons fait un partenariat avec le groupe Sup de Co La Rochelle.
Nous bénéficions de son aura et de son réseau », explique Bernard Dogneton, directeur du campus Cifop d’Angoulême.
À la rentrée 2015, le bachelor business se
substituera donc au bachelor EGC, toujours
avec la spécificité d’être proposé par la voie
de l’apprentissage. Trois spécialisations
composent ce diplôme bac+3 délivré en
Charente : management des ressources humaines, web marketing, vins et spiritueux.
« D’autres pourront venir en fonction des
dynamiques et de l’environnement local
(image, finances...) », ajoute le directeur. La
pédagogie, elle, s’appuiera sur les méthodes
de Sup de Co (détails en p.30).
veloppement Sup de Co La Rochelle. « Nous
espérons créer des flux entre les deux villes.
En Charente, il manquait de l’offre à bac +3
car aujourd’hui les établissements proposent beaucoup de bac +2 tertiaires, avec plus
« Les étudiants auront
la possibilité de choisir
le campus rochelais
ou angoumoisin »
de 1000 étudiants en prépa lettres, BTS et
DUT.
D’autre part, les spécialisations locales attireront vers la Charente des étudiants d’autres régions, ce qui donnera à notre site une
plus grande visibilité », ajoute Bernard Dogneton.
AMÉLIA BLANCHOT
« Créer des flux »
« Les étudiants auront la possibilité de choisir le campus rochelais ou angoumoisin en
fonction de leurs spécialisations », complète
Maxime Gambini, directeur délégué et dé-
Campus Cifop, boulevard Salvador Allende,
Z1 n°3 16340 L’Isle d’Espagnac. Les Portes ouvertes
auront lieu le 21 mars de 9 h à 17 h.
Consultez le site Internet : www.cifop.fr
TROIS QUESTIONS À...
Caroline Parsons, directrice de
Human Academy Europe, nouvelle
école japonaise de manga
1
Pourquoi avoir choisi Angoulême
pour implanter
cette école ?
Human Academy Europe est une institution
d’enseignement professionnel qui existe
déjà au Japon depuis 1994, avec 19 écoles.
Nous avons choisi la France car c’est le
deuxième consommateur mondial de mangas au monde et Angoulême car elle est connue comme étant une ville de BD. Les Japonais lui accordent beaucoup de respect au
festival. L’existence du pôle image Magelis,
que nous avons intégré, était une raison supplémentaire.
2
Comment va s’organiser
le cursus dans ce nouvel
établissement ?
Nous allons recruter 40 personnes titulaires
du bac pour une rentrée en septembre 2015,
d’abord via un portfolio et une lettre de moti-
vation. Les meilleurs passeront une journée
d’épreuves en avril : entretien, dessin, anglais, analyses. Le programme s’échelonne
sur trois ans, les professeurs sont des mangakas professionnels. La première année est
consacrée à la création de l’image dans un
style japonais, la deuxième s’articule autour
de quatre grands champs, à savoir le jeu vidéo, le design, l’édition et l’animation, avec
une spécialisation en fin d’année. En dernière année, les élèves partent en stage en entreprise, au Japon ou dans un autre pays. Les
frais de scolarité s’élèvent à 7 000 euros par
an.
3
Qui va recruter vos futurs diplômés ?
Des entrepreneurs japonais
ou français ?
Il va y avoir des possibilités de stages au Japon, mais nous imaginons les débouchés
plutôt sur un marché qui s’ouvre en France.
Nous avons reçu des encouragements de
grandes maisons d’éditions comme Glénat
et Kana. À l’heure actuelle, ces entreprises
doivent se rendre régulièrement au Japon, elles sont ravies de pouvoir trouver de nouveaux talents en France.
Par ailleurs, nous considérons cette école
comme un espace de recherche et de développement des possibilités d’hybridité (entre manga, jeux vidéo, animé, transmedia,
etc.). Nous allons encourager nos étudiants à
appliquer le manga aux autres disciplines.
RECUEILLI PAR AMÉLIA BLANCHOT
Retrouvez Human Academy au 121, rue de Bordeaux
16000 Angoulême. Consultez le site Internet :
http://eu.athuman.com
En fonction de leurs spécialisations choisies pour ce bachelor business, les étudiants
opteront pour une scolarité à Angoulême ou La Rochelle. PHOTO XAVIER LÉOTY
8
Réussir après le collège
JEUDI 12 MARS 2015
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Reussir avec un CAP
La classe de 3ème est une période charnière où
l’élève et sa famille vont décider de la voie à
emprunter pour la suite des études : professionnelle, générale ou technologique. En optant
pour un bac général ou technologique, l’élève
ouvre la porte de l’enseignement supérieur. La
classe de seconde générale ou technologique
est une classe de détermination où il y teste
ses goûts et aptitudes en vue d’une orientation
en classe de 1ère.
La voie professionnelle s’inscrit plus dans
une logique d’apprendre un métier. Le CAP se
prépare en 2 ans et porte en grande partie sur
des enseignements technologiques et profes-
sionnels. Le bac pro, quant à lui, permet une insertion au bout de trois ans. Les deux diplômes
peuvent se faire par la voie de l’apprentissage.
Sur ce point, quelques nouvelles règles sont
à souligner. Suite au décret du 10 septembre
2014, dorénavant l’apprentissage est accessible à tous les jeunes qui atteignent l’âge de 15
ans avant le terme de l’année civil et le contrat
d’apprentissage peut désormais être conclu en
CDD ou en CDI. Dans ce dernier cas, le contrat
commence par une période d’apprentissage
égale à la durée d’obtention du diplôme et il se
poursuit ensuite sous CDI de droit commun
sans période d’essai.
PHOTO PHILIPPE QUINTARD
La 3e : l’année du choix
Philippe Rinteau
Co-gérant d’une entreprise de menuiserie
Lorsqu’il a obtenu son CAP en 1985, il était loin d’imaginer
qu’un jour il serait à la tête d’une structure qui compte six
salariés.
« J’ai choisi l’ébénisterie et la menuiserie un peu par hasard, mais je savais une chose, je voulais créer de mes
mains. J’ai tout de suite pris du plaisir à travailler le bois.
Après mon CAP, j’ai fait une mention complémentaire en
dessin d’ameublement. A l’époque, on ne parlait pas de
DAO, tout se faisait sur calque. Cette formation m’a donné
l’opportunité d’intégrer un bureau d’études chez un fabricant de meubles du département. Après j’ai évolué chez
un cuisiniste puis j’ai été embauché dans un atelier qui faisait de l’aménagement de bateau pour les gros constructeurs locaux. Dans cette entreprise, qui a compté jusqu’à
100 personnes, où je suis resté 15 ans, j’ai fait tous les métiers : fabrication, pose, dessin, achats... C’est l’intérêt de
ce métier, en prenant un peu de galons dans une entreprise, on est amené à diversifier ses tâches. En 2005, l’entreprise a fermée.
Avec l’expérience acquise, je me suis dit que c’était le moment de me lancer. J’ai créé avec un autre menuisier les
Ateliers de l’Ebène. Notre activité est continuellement
croissante car nous sommes sur un secteur de niche :
l’agencement intérieur haut de gamme pour les particuliers, les magasins où les entreprises.
Je m’épanouis vraiment dans mon travail car là encore
j’exerce un tas de fonctions différentes et au final, quand le
client est content, j’ai la satisfaction du travail effectué. »
PHILIPPE QUINTARD
Virginie Cobérac
PH
OT
O
PH
I LI
PP
E
QU
Tapissier d’ameublement dans sa propre boutique
Après avoir obtenu tardivement, à l’âge de 23 ans, un CAP Tapissière d’ameublement réalisé chez les CompaRD
gnons du devoir à Angoulême et fait ses armes chez divers artisans de la région, Virginie Cobérac a créé son propre atelier-boutique à Rouillac (16).
« Ce métier est né d’un vrai coup de cœur. Je n’étais pas du tout partie dans cette voie. Mes parents qui sont exploitants
agricoles m’ont toujours poussé à faire des études supérieures. Je les ai écoutés et j’ai obtenu un bac STT puis j’ai poursuivi en BTS architecture d’intérieur.
Lors d’un stage, j’ai fais la connaissance d’un tapissier d’ameublement. En visitant son atelier, j’ai eu une révélation. Ça m’a renvoyé à mes souvenirs d’enfance, lorsque j’allais dans l’atelier de mon grand-père qui était ébéniste, je passais de nombreuses heures à bricoler. J’ai donc repris le chemin des études
à 23 ans pour faire un CAP Tapissier d’ameublement. Pendant 10 ans j’ai travaillé chez plusieurs patrons pour me « faire la main » comme on dit dans le
métier. Puis il y a 4 ans, je me suis installée à mon compte à Rouillac car je ne me voyais pas rester ouvrière toute ma vie.
C’est un métier passionnant qui allie à la fois le manuel et l’artistique. La relation avec les clients est très enrichissante car on touche à des objets qui ont,
à leurs yeux, une réelle valeur affective. Il y a également une part importante de création, j’aime développer mes propres collections car c’est la possibilité
de vraiment exprimer ses sensibilités.
Mon atelier est toujours ouvert, des enfants viennent souvent me voir travailler, peut-être que cela fera naître des vocations. »
IN
TA
PHILIPPE QUINTARD
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JEUDI 12 MARS 2015
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Romain Brisson
Le bon élève devenu boulanger passionné
PHOTO AMÉLIA BLA
LLANCHOT
NCHOT
En troisième, il était premier de la classe. « Mes profs voulaient que je continue l’école, ils me disaient : «Tu ne
peux pas faire un CAP, c’est pour les nuls’’ », se souvient Romain Brisson. Exit les conseils de ses enseignants,
le jeune garçon s’inscrit en CAP boulanger, puis en BP boulangerie et BEP alimentation option pâtisserie. « Je
voulais réussir à faire quelque chose de mes mains, je trouvais ça gratifiant. Je ne me sentais pas très manuel
mais j’y arrivais bien. Et puis j’étais très timide, j’aimais bien le fait de travailler en horaires décalés, dans mon
fournil », raconte cet artisan désormais à la tête de deux boulangeries en Charente-Maritime.
« Avec ma femme, on avait 20 ans quand on a ouvert notre première affaire », poursuit-il. Pendant cinq ans,
Romain Brissson travaille d’arrache-pied. Aujourd’hui, 21 salariés travaillent sous leurs ordres, dont six apprentis. « J’essaye de former les jeunes et de les garder après. Mais nous manquons de main-d’œuvre dans
notre métier, c’est dommage».
AMÉLIA BLANCHOT
Eric Chevallon
« Nous devions envoyer à un jury un chalut confectionné à la main et j’ai
gagné. Ce mois-ci je vais aller au Sénat, à Paris, pour la cérémonie officielle », explique le marin, ravi de recevoir cette gratification. Aujourd’hui,
le jeune homme est en poste sur « L’enfant terrible », un fileyeur de 12
mètres amarré à Chef-de-Baie, le port de pêche de La Rochelle. « Nous
sommes cinq à bord, à pêcher de la sole. En moyenne nous partons deux
ou trois jours en mer. C’est un métier où il faut être passionné ! Mon objectif est d’avoir mon propre bateau, j’ai poursuivi mes études en bac pro
car je voulais pas être ouvrier toute ma vie. Pour l’instant, je continue à
acquérir de l’expérience », indique Dylan Claveau.
AMÉLIA BLANCHOT
PHILIPPE QUINTARD
QU
L IP
PE
P HI
Chez les Claveau, être travailleur de la mer est une histoire de
famille. Après le grand-père, le père et le frère, c’est au tour de
Dylan, 19 ans, d’assurer la relève. « Je suis né dedans ! La navigation et la nature, ça a toujours été mon truc», raconte le jeune
homme. Ce Rochelais a fait ses armes au lycée maritime et
aquacole de la ville, en validant d’abord un CAP maritime de
matelot puis un bac pro conduite et gestion des entreprises maritimes, option pêche. Pour finir sa scolarité en beauté, Dylan
Claveau a été auréolé de la médaille d’or au concours des
meilleurs apprentis de France.
TO
Un marin-pêcheur médaillé d’or
PHO
Dylan Claveau
« Mon souhait initial était de faire
un CAP ébéniste, mais n’ayant
pas réussi à trouver de patron
pour mon apprentissage, je me
suis orienté vers la peinture.
J’étais attiré par la minutie du
travail, ce que j’ai finalement retrouvé en peinture. Avant de tenir
un pinceau, il y a un gros travail
de préparation : protection, ponçage, rebouchage... Il faut avoir
conscience que cette partie du travail représente les trois quarts de
l’activité.
Après l’obtention de mon CAP, j’ai travaillé quelque temps chez un patron
avant de reprendre un CAP en Solier-moquettiste puis un Brevet de Maîtrise décorateur. Aujourd’hui elles m’aident à conseiller les
clients.
Je suis resté 10 ans dans une grosse entreprise de
peinture et ravalement de façades. Je n’avais plus
aucun plaisir à faire mon métier. Nous faisions tout
vite sans se soucier de la qualité. Je me suis donc
mis à mon compte en 2003. Aujourd’hui, j’ai un salarié et un apprenti, et ce que j’aime particulièrement c’est l’échange avec les clients, qui pour
beaucoup sont très fidèles. »
IN T
AR
D
Chef d’une petite entreprise
de peinture et ravalement
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Les CAP
L’art de servir
JEUDI 12 MARS 2015
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TROIS QUESTIONS À...
LA ROCHELLE
Les apprentis du CAP
services en brasseriecafé ont la garantie
d’une insertion
professionnelle locale,
nationale ou
internationale
’est la formation adéquate pour
devenir serveur sur le port de La
Rochelle. D’ailleurs c’est un Rochelais qui a créé le référentiel », annonce Isabelle Antigny, enseignante du CAP services
en brasserie-café, dispensé en apprentissage
au campus des métiers de La Rochelle. Les
diplômés doivent être capables de faire du
service au plateau, préparer des boissons,
réaliser une coupe glacée, une entrée ou une
préparation snacking. Pour cela, les apprentis ont un important module de technologie sur les boissons, des sciences appliquées
par rapport à l’hygiène. Mais également de
l’économie, du droit, de la prévention sécurité environnement. Sans oublier les travaux
pratiques à la brasserie d’application : dix
heures hebdomadaires sur une semaine.
«C
Francis Lafargue. Chef de travaux
du lycée Jean-Caillaud, à Ruellesur-Touvre (Charente)
Gabriel Mebarki, Rochefortais de 18 ans, a pour projet de partir à Paris et rêve de travailler
dans le secteur du luxe. PHOTO AMÉLIA BLANCHOT
« Un métier évolutif »
« Je vous assure qu’ils n’ont pas de problème
d’insertion professionnelle, d’autant qu’on
peut bien gagner sa vie. C’est valorisant, c’est
un métier évolutif, où on bouge. Le bassin
de La Rochelle compte plus de 400 restaurants et ils peuvent se lancer au niveau national ou international. J’ai un de mes diplômés qui est actuellement en train de faire le
tour du monde en travaillant », ajoute l’enseignante. Attention toutefois à être prêt à
travailler en horaires et jours décalés, à un
rythme parfois très soutenu. « Il faut une
bonne condition physique et avoir une hygiène corporelle irréprochable. Le savoirêtre est essentiel, il faut être capable de gérer les clients et les collègues », conseille
Isabelle Antigny.
AMÉLIA BLANCHOT
Campus des métiers de La Rochelle. Le Prieuré,
rue du Château 17000 La Rochelle. Les Portes ouvertes auront lieu le 12 mars, de 9 h à 17 h.
Site Internet www.cm-larochelle.fr
CAP coiffure, une première étape
ALTERNANCE
Le CAP coiffure offre les bases du métier mais ne suffit toutefois
plus. Pour décrocher un emploi mieux vaut se tourner vers l’apprentissage
tir à cette autonomie. « Le fait d’être dans un
salon régulièrement, ils pratiquent dans les
conditions professionnelles et acquièrent
plus facilement les gestes du métier. »
Formations l’Oréal
Les formations pratiques se font dans le salon remis entièrement à neuf. PHOTO PQ
Tous en témoignent. Après le CAP, les 13 élèves actuellement en première année au
Campus des Métiers de Saint-Germain-deLusignan poursuivront sur un Brevet professionnel.
« Chaque année, plus des trois quarts font
ce choix, car le CAP ne suffit pas pour trouver facilement et rapidement du travail »
souligne Régine Renouleaud, professeure
de coiffure. « Dans cette formation, les élè-
ves abordent les techniques courantes du
métier de coiffeur. C’est-à-dire qu’ils apprennent à laver, couper et coiffer les cheveux
ainsi que la coloration.
Cependant, ils n’ont pas l’autonomie suffisante que recherchent les professionnels.
» Cette dernière reconnaît toutefois que l’apprentissage (les élèves sont une semaine sur
le Campus, deux semaines en entreprise) est
certainement la meilleure école pour abou-
Au sein du Campus, tout a été mis en œuvre pour offrir les conditions optimums
d’enseignement. Il y a deux ans, le salon de
coiffure a entièrement été refait à neuf et
équipé des derniers matériels. Au point
que celui-ci a été choisi par la marque
l’Oréal pour être centre de formation pour
ses professionnels. « C’est un atout pour
notre structure, note le directeur du Campus des Métiers, Dominique Laborde, nos
enseignants profitent de ces formations et
bénéficient des dernières nouveautés
qu’ils transmettent inévitablement à nos
élèves. »
Ceux qui souhaitent poursuivre après le
CAP peuvent le faire au sein du Campus des
Métiers qui dispense également le Brevet
Professionnel et le Brevet de Maîtrise.
PHILIPPE QUINTARD
Les Portes ouvertes auront lieu le 14 mars sur le
Campus des Métiers de Saint-Germain-de-Lusignan,
40, route de Saint-Genis, 17500 Saint-Germainde-Lusignan. Tél. 05 46 48 70 70
1
Pourquoi dispenser le CAP réalisation
en chaudronnerie industrielle dans
votre établissement depuis 2011 ?
À l’origine nous avions un CAP serrurier/métallier que nous avons fait évoluer en chaudronnerie industrielle, secteur où nous proposons également un bac pro. Lors de cette
formation en deux ans, les élèves apprennent les bases du métier, à savoir la mise en
forme et le soudage des métaux. Il y a cinq
ans, les employeurs manquaient cruellement de chaudronniers. Avec la conjoncture
économique, beaucoup de sous-traitants ont
souffert, c’était plus difficile dernièrement.
Désormais on sent que le métier repart, l’indice d’activité progresse à nouveau et les
chaudronniers recommencent à être recherchés sur le marché de l’emploi.
2
Quels types d’employeurs
recrutent les diplômés
de cette formation ?
Les secteurs d’activités sont très variés : ferroviaire, aéronautique, automobile, agroalimentaire, environnement, santé... Nous travaillons beaucoup localement, avec des PME
spécialisées dans le secteur. Les entreprises
de maintenance industrielle peuvent également embaucher, mais c’est à la marge. Nous
sommes les seuls à proposer cette formation
en Charente, nous avons donc un réseau de
partenaires nous permettant d’être reconnus. De plus, nos élèves effectuent douze semaines de stage en entreprise, c’est un premier pas dans le monde du travail.
3
Quelles sont les qualités requises
pour exercer
ce métier ?
Il faut être rigoureux, précis, manuel mais
avec de bonnes connaissances en mathématiques et en géométrie puisqu’il s’agit de concevoir des objets à partir de feuilles de métal,
de transformer une tôle en objet. Les
meilleurs élèves de CAP peuvent opter pour
une poursuite d’études en bac pro.
RECUEILLI PAR AMÉLIA BLANCHOT
Lycée professionnel Jean-Caillaud. Cité scolaire
de Puyguillen, 16600 Ruelle-sur-Touvre.
Les Portes ouvertes auront lieu le samedi 28 mars
de 9 h à 12 h et de 13 h à 16 h.
Site Internet http://etab.ac-poitiers.fr/lyc-ruelle
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Les Compagnons du Devoir
Portrait d’une
compagnon itinérante
TOUR DE FRANCE Anaïs Herrgott, aspirant d’origine
alsacienne, se perfectionne en menuiserie à La Rochelle
Un bac pro menuiserie en poche, la jeune
fille a été conquise par la philosophie des
Compagnons lors d’une journée portes ouvertes. « L’idée de travailler, apprendre un
métier et voyager en même temps m’a tout
de suite plu », raconte Anaïs Herrgott. Du
haut de ses 19 ans, elle s’inscrit à une prépa
tour de France dans son Alsace natale.
« La première année, je suis partie à Annecy, dans une entreprise de charpente. J’ai présenté un meuble d’agencement pour mon
travail d’adoption (étape préalable au travail de réception, NDLR), ce qui m’a permis
de devenir aspirant. Il y a une cérémonie,
cela permet de montrer aux plus anciens
que nous sommes capables de faire quelque
chose de nos mains », explique la jeune fille.
« Se faire une place »
Tours, Paris, Toulouse... Les expériences s’enchaînent pour cette élève déterminée mal-
gré des débuts quelque peu compliqués : «
Il faut essayer de se faire une place parmi les
garçons, j’ai de mauvais souvenirs, en particulier dans une entreprise. Mais maintenant
ça va de mieux en mieux, les sexistes ont
commencé à se taire ».
Aujourd’hui, à 21 ans, Anaïs Herrgott se
perfectionne en menuiserie à la Maison de
La Rochelle, avant de poursuivre à l’étranger.
« Peut-être en Autriche ou aux Pays-Bas. Puis
je vais tailler ma réception et accomplir trois
ans de devoir en tant que prévôt ou maître
de stage, par exemple. Ensuite c’est la sédentarisation, on s’installe, on fonde une famille». La jeune fille est encore aujourd’hui
sûre de son choix. «Pour le moment, j’aime
bouger, ça enrichit la vie sociale. J’aime beaucoup la vie en communauté. Je pense qu’il
vaut mieux éviter de s’inscrire aux Compagnons si on est de nature solitaire. »
AMÉLIA BLANCHOT
« Compagnon,
surtout un état d’
ARTISANAT Jean Lemartinel, prévôt de la maison des
et Yann Binot, responsable régional de la formation,
«Sud Ouest ». Quels sont les grands principes des Compagnons ?
Jean Lemartinel. Nous sommes une association ouvrière de loi 1901, inscrite depuis
2010 au patrimoine culturel immatériel de
l’Unesco. Notre but est de permettre à chacun et à chacune de s’épanouir dans et par
son métier dans un état d’esprit d’ouverture et de partage. Être Compagnon n’est
pas un titre professionnel, c’est un état d’esprit.
Quelles sont les particularités de vos formations ?
Yann Binot. Au total, 28 métiers sont enseignés dans les filières du vivant, de la métallurgie-industrie, des matériaux souples, du
goût, du bâtiment, de l’aménagement et de
la finition. Nous proposons trois parcours :
le tour de France, la formation continue et
la formation initiale. Lors de ce troisième
parcours, les jeunes suivent, après la troisième, une formation en alternance, en contrat d’apprentissage, validée par un diplôme de l’éducation nationale (CAP ou bac
pro).
Un tiers d’entre eux partent ensuite sur
le tour de France (voire d’Europe ou du
monde), qui consiste à se former en voyageant à travers nos structures. Il dure en
général entre quatre et six ans et prend
fin lorsque l’aspirant taille sa réception
(voir lexique). Le tour de France est également accessible aux titulaires d’un premier diplôme du métier obtenu en dehors des Compagnons et souhaitant se
perfectionner (prépa tour de France) et
aux titulaires d’un bac général ou plus
souhaitant s’orienter vers nos métiers
(prépa métier).
Tous les Compagnons reçoivent un nom en fonction de leur territoire d’origine.
La jeune fille a été baptisée « Alsacienne ». PHOTO AMÉLIA BLANCHOT
J. L. Parmi nos spécificités, j’ajouterais le
rythme de l’alternance (deux semaines chez
nous, six semaines en entreprise) et la nature des formateurs, puisque la plupart sont
HÉBERGEMENT Les internes apprennent les principes de la vie
en communauté, avec un souci de décupler leurs compétences
mange ensemble, à heures fixes. De 20 heures à 22 heures se déroulent les ateliers du
soir. Ils peuvent porter sur la culture générale ou le perfectionnement du métier.
Il y a aussi des cours le samedi toute la
journée », souligne Jean Lemartinel, prévôt
de la Maison rochelaise. Chacun a des tâches
à accomplir, par exemple organiser des sorties pour la seule journée de repos, le dimanche.
A.B
Jean Lemartinel (à gauche) et Yann Binot, aux
le hall d’accueil de la Maison de La Rochelle,
de jeunes Compagnons qui reviennent du
tour de France, ils ne sont pas éloignés du
métier.
D’autre part, la totalité de nos formations étant en alternance, elle est gratuite
pour le jeune, en dehors des frais d’hébergement. Et les entreprises qui recrutent
nos jeunes en contrat d’apprentissage
doivent s’engager à les rémunérer à 50 %
du Smic dès la première année (le minima légal est de 25 % su SMIC avant 18 ans,
NDLR) et cela monte à 100% pendant le
tour de France.Nous estimons avoir un
rôle social, tout le monde doit pouvoir
être accueilli.
Lexique
Maisons à disposition
À La Rochelle et l’Isle-d’Espagnac, aspirants,
apprentis et Compagnons qui le souhaitent
cohabitent dans des « Maisons ».
Cette structure d’accueil similaire à un internat est composée de chambres, de salle
de restauration, d’ateliers et salles d’études.
Un prévôt la dirige, aidé par des intendantes appelées « mères » ou « maîtresses de Maison ».
Le fonctionnement repose sur le principe
d’une vie en communauté. « Tout le monde
JEUDI 12 MARS 2015
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La Maison de La Rochelle a été inaugurée
en juillet 2014. PHOTO AMÉLIA BLANCHOT
Apprenti. Jeune préparant un CAP ou un bac
pro.
Aspirant. Statut avant de devenir Compagnon.
Compagnon. Appellation donnée à l’aspirant
après son travail de réception.
Itinérant du tour de France. Jeune voyageant de ville en ville, de pays en pays, qui
multiplie les expériences professionnelles.
Prévôt. Responsable d’une Maison de Compagnons.
Travail de réception. Ouvrage réalisé
en guise de mémoire de fin d’études,
l’expression utilisée est « tailler sa réception
». Appelé aussi « chef-d’œuvre »,
il permet à l’aspirant de devenir Compagnon.
JEUDI 12 MARS 2015
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Les Compagnons du Devoir
c’est
esprit »
Regard
d’entrepreneur
RECRUTEMENT Henry
de Barbarin, directeur d’une
entreprise dans le bâtiment,
embauche régulièrement
des Compagnons
Compagnons de La Rochelle
défendent leur structure
« Traditionnellement, la plupart des entreprises du bâtiment font travailler des Compagnons du tour de France. Pour moi, c’est
essentiel, cela fait partie de notre devoir de
formation de leur mettre le pied à l’étrier »,
annonce Henry de Barbarin, directeur d’Action Bois Construction.
Cette entreprise de taille de charpente et
fabrication de bâtiments à ossature bois est
basée à Saint-Claud, en Charente. Elle compte 25 salariés, dont actuellement trois Compagnons (un sédentaire et deux du tour de
France).
« Grâce à eux on a accès à une certaine
élite, ils ont un réel savoir-faire et savoir-être.
Les Compagnons c’est l’école de l’humilité !
Nous les recrutons alors que financièrement, ce n’est pas forcément attractif pour
l’entreprise (lire par ailleurs, NDLR) », note
l’entrepreneur. « Le secteur du bâtiment est
chamboulé, depuis l’été 2012 on souffre sur
le placement des jeunes. Les entreprises qui
jouent le jeu aujourd’hui, c’est vraiment
qu’elles nous font confiance », complète Romain Petitjean, prévôt de la Maison d’Angoulême.
A.B
côtés d’un travail de réception exposé dans
siège régional de l’association. PHOTO A. BLANCHOT
Certains formateurs sont d’anciens Compagnons qui reviennent du tour de France. PHOTO AB
Comment recrutez-vous ?
Certains condamnent votre rigueur jugée
excessive, d’autres vous accusent de
sexisme. Que répondez-vous à ces reproches ?
J. L. Il y a d’abord une pré-inscription
sur notre site Internet. Puis nous étudions le profil du jeune, nous exigeons un pré-requis minimal d’enseignement général. S’il nous convient,
nous proposons ensuite un entretien
de motivation, où nous expliquons ce
qu’on attend de lui et ce qu’il attend
de nous.
Attention, c’est une erreur de croire que
les métiers techniques doivent être réservés
à ceux qui ne sont pas bons à l’école. Au contraire, l’évolution des systèmes exige d’avoir
de solides bases.
J. L. Les jeunes arrivent dans un cadre qui
peuvent surprendre, régi par des règles de
savoir-être. Il faut s’attendre à une certaine
rigueur, mais qui n’a rien d’excessif. Il s’agit
simplement d’être poli, ponctuel, de respecter les gens, de faire et rendre son travail.
Y. B. Concernant le sexisme, une idée reçue
consiste à croire que les filles ne sont pas acceptées chez les Compagnons, c’est faux ! El-
Formations initiales : tous les
CAP dans vos départements
En Charente
35, avenue de Montbron 16340 L’Isled’Espagnac. Tél. 05 45 90 02 70
CAP : peintre (prépa métier en un an),
tapissier (deux ans).
En Charente-Maritime
1, rue Théroigne-de-Méricourt, 17000 La Rochelle. Tél. 05 46 45 17 11
CAP : charpentier constructeur bois (deux
ans) ; maçon (deux ans) ; menuisier fabricant
(deux ans et prépa-métier en un an) ; réalisa-
tion en chaudronnerie industrielle (prépa métier
en un an ou deux ans) ; installateur thermique
(deux ans). D’autres diplômes sont proposés en
formation continue : CAP couvreur, mention
complémentaire zinguerie, titre professionnel
menuisier alu, etc.
Renseignements
Yann Binot : [email protected] ou Betty Benizeau : [email protected]. Site Internet :
www.compagnons-du-devoir.com
les le sont depuis dix ans. Cela a pris du
temps car il a fallu notamment réaménager
les maisons pour qu’elles aient des chambres et des sanitaires séparés. Certains pensent aussi que l’apprentissage doit obligatoirement se dérouler au sein d’une
entreprise dirigée par des Compagnons, là
encore, c’est faux.
AMÉLIA BLANCHOT
Henry de Barbarin n’est pas Compagnon,
mais il n’hésite pas à en employer. PHOTO AB
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JEUDI 12 MARS 2015
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JEUDI 12 MARS 2015
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Sports études
«Avoir un bon mental»
SPORT Championne du monde espoir en planche à voile aux Jeux Olympique de la Jeunesse,
Lucie Piannaza allie de front le sport de haut niveau et des études en première S
LES SECTIONS SPORT
«Sud Ouest». Avant de nous parler de votre
quotidien au sein de la section sport voile au
lycée, est-ce que vous pouvez vous présenter brièvement et nous expliquer ce que vous
a poussé à intégrer cette section ?
La planche à voile est une histoire de famille.
J’ai démarré ce sport à l’âge de 4 ans, mais
j’ai réellement fait de la compétition en 6e et
j’y ai vraiment pris goût. J’ai intégré un sport
étude voile dès la 4ème au collège Fromentin. Dans la foulée, les résultats ont été au
rendez-vous : j’ai été championne de France,
puis vice-championne d’Europe en 2012. Ces
résultats m’ont vraiment poussé à continuer au plus haut niveau ce sport, pour les
émotions ressenties et l’adrénaline que cela
procure. C’est pourquoi j’ai souhaité poursuivre en section sport au lycée. Je suis au
Pôle France Voile depuis l’an dernier, période à laquelle j’ai décroché le titre de
championne du monde espoir et la médaille de bronze aux jeux olympiques de la
jeunesse.
A quoi ressemble une semaine de Lucie Pianazza ?
Je suis en première S au sein d’une classe où
il n’y a que des élèves en section sport. Nous
avons autant d’heures de cours que les autres mais il y a un aménagement de l’emploi
du temps. Il y a une grosse concentration
des cours le lundi et le mardi. Ces journées
Basket, lycée de l’Image et du Son
Angoulême, tél. 05.45.61.95.00
Football, lycée Marguerite de Valois
Angoulême, tél. 05.45.97.45.00
Hand-ball, lycée Marguerite de Valois
Angoulême, tél. 05.45.97.45.00
Rugby, Lycée Jean Dautet La Rochelle,
tél. 05.46.28.05.70 et lycée agricole
Georges-Desclaudes Saintes,
tél. 05.46.93.31.22
Surf, lycée de la Mer et du Littoral
Bourcefranc, tél. 05.46.85.45.05
Tennis de Table, lycée de l’Image et du Son
Angoulême, tél. 05.45.61.95.00
Lucie Piannaza lors d’une de ces deux séances hebdomadaires de musculation. PHOTO PQ
Le jeudi de 11 à 14h, nous faisons de nouveau
de la musculation et le vendredi après-midi
est libéré pour naviguer. Le samedi, je m’entraîne à la navigation.
Ce rythme nécessite d’être très bien organisée, de travailler rapidement et de
s’avancer le plus possible dans les devoirs
lors des périodes de temps libres, notam-
« C’est dur de ne pas être avec ses amies. Mais lorsque
je repense aux compétitions, ça me donne la pêche. »
comptent 8 à 9h de cours. Le mardi soir, j’enchaîne sur 2h de préparation physique avec
mon entraîneur dans la salle de musculation du lycée. Le mercredi, l’après-midi est
consacré à la navigation. L’hiver l’entraînement dure 2h, l’été il s’étale sur plus de 3h.
ment le dimanche. Il arrive parfois que je
sois absente dans l’année lors des compétitions qui peuvent s’étaler sur une semaine. Je dois donc rattraper les cours.
Quand c’est nécessaire, le lycée met en
place des cours de soutien.
Est-ce difficile de concilier le sport de haut
niveau et les études ?
Oui, assez, car on nous demande d’exceller
à la fois sur le plan sportif et scolaire. C’est
d’ailleurs une des conditions pour être en
section sport, il faut être bon élève. Il est
donc important d’être fort mentalement.
Mais, malgré la pression il y a une écoute et
une prise en compte lors des moments de
doute, aussi bien au niveau du lycée que du
Pôle France. Le fait d’être toujours en décalage par rapport aux autres est aussi compliqué à gérer. Par exemple, si je vais au
Championnat Européen en Sicile en juin
prochain, je ne pourrai passer le bac de
Français que début septembre. Ce qui
m’obligera à réviser pendant les vacances
d’été. Parfois c’est dur de ne pas pouvoir
être avec ses amies qui sont dans un cursus
Voile, Lycée Jean Dautet La Rochelle,
tél. 05.46.28.05.70
Water polo, lycée professionnel Louis
Audouin Dubreuil Saint-Jean-D’Angély,
tél. 05.46.33.38.00
normal. Mais lorsque je repense aux belles
choses vécues en compétition, ça me redonne la pêche.
Quels sont vos prochains objectifs sportifs ?
Les championnats d’Europe et du Monde
jeune. Mais comme je viens de changer de
planche, maintenant je navigue en catégorie RSX, ce sera plus compliqué, il faut que
je m’adapte à cette nouvelle planche qui est
plus lourde avec une voilure plus grande.
RECCUEILLIS PAR PHILIPPE QUINTARD
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Les Bacs pro
JEUDI 12 MARS 2015
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Bac avec débou
INDUSTRIE Le bac pro Pilotage des systèmes de pro
répond à des besoins locaux notamment pour la conduite
a rareté fait la demande. C’est le cas
pour le Bac Pro Pilotage des systèmes de
production automatisée par apprentissage du lycée professionnel Louis Delage à
Cognac. « Cette formation est unique dans
la région avec une petite capacité de 12 élèves en première année » souligne Pascal Lebigot, chef de travaux au lycée. « Autant dire
que nos diplômés n’ont pas de problème
pour trouver du travail. Surtout qu’il y a de
réels besoins. Nombreux départs à la retraite
sont attendus dans les entreprises locales.»
On retrouve les élèves en grande partie
dans les maisons de Cognac à l’instar d’Alison Favreau qui est en contrat d’apprentissage chez Hennessy et espère être embauchée au bout des trois ans. « Nous avons un
rôle essentiel dans la production. Notre fonction, dans ce type d’entreprise, consiste à paramétrer et contrôler les lignes d’embouteillage qui effectuent plusieurs actions à la
fois : remplissage, bouchonnage, capsulage
et étiquetage. Nous devons aussi nous assurer de la qualité de la production. C’est un
poste à responsabilités. La moindre erreur
peut faire perdre pas mal d’argent à l’entreprise. »
L
Toutes les facettes du métier son au programme de cette formation. PHOTO PHILIPPE QUINTARD
Des généralistes de l’électricité
AVENIR Le Baccalauréat ELEEC aborde toutes les compétences
professionnelles liées au métier d’électricien, de la livraison
de l’énergie électrique jusqu’à l’alimentation des appareils
ELEEC, son acronyme annonce d’emblée la
couleur et souligne assez bien la finalité de
cette formation. Le Bac professionnel Electrotechnique, énergie et équipements communicants dispensé au lycée professionnel
Louise Michel de Ruffec a pour vocation de former des électriciens généralistes.
« Nous sommes sur des petites promotions
de 15 élèves et beaucoup viennent par choix
après avoir effectué un mini-stage au sein de
l’établissement » précise Ahmed Menzer, chef
de travaux. « Ce sont des jeunes qui se destinent à la vie professionnelle. Il leur sera demandé d’intervenir dans la mise en œuvre, la
maintenance et l’utilisation d’installations
électriques dans les logements, les bureaux
ou les sites industriels. »
Au lycée de Ruffec, la priorité est toutefois
portée sur la maison individuelle et le tertiaire. La formation technique se fait en quatre temps : « Tout d’abord, ils apprennent à
dompter l’électricité, son évolution, ses dangers et effectuent des câblages. A partir de là,
ils acquièrent les techniques de mise en service. Le troisième temps porte sur le paramé-
trage des équipements, notamment ceux utilisés dans la domotique et enfin il y a la phase
maintenance. »
Mises en situation
Afin de les mettre dans le bain, des pièces entières d’une maison ou d’un bureau sont recréés en atelier pour aborder différentes thématiques : l’installation électrique d’une salle
de bain ou d’une chambre, par exemple. «
Chaque pièce à des équipements qui leur sont
propres. » L’employabilité des élèves à la sortie du bac est bonne « car les aptitudes développées sont assez vastes, ce qui ouvrent pas
mal d’opportunités. » Des poursuites d’études
sont possibles vers des mentions complémentaires pour une plus grande spécialisation
dans un domaine (industriel, ascensoriste...)
ou vers l’enseignement supérieur en BTS Electrotechnique ou Maintenance.
Philippe Quintard
Les Portes ouvertes auront lieu le 14 mars. Lycée
professionnel Louise Michel, rue Villebois Mareuil,
16700 Ruffec. Tél : 05 45 31 14 03
Un enseignement polyvalent
Si la formation est en grande partie spécialisée sur les lignes liées aux vins et spiritueux,
elle traite aussi les activités connexes comme
le conditionnement, la sérigraphie mais également l’ensemble des grands domaines où
les futurs diplômés seraient amenés à évoluer : l’agroalimentaire, la pharmaceutique...
« L’enseignement est très polyvalent avec des
champs de compétences très larges, poursuit Pascal Lebigot. Les élèves abordent des
grandes notions en électricité, mécanique,
hydraulique car on leur demandera de faire
de la maintenance de premier niveau et
d’être capable d’identifier une panne. » Ensuite, il y a tout l’enseignement sur la configuration des lignes. « L’opérateur de produc-
L’enseignement technique se fait sur des lignes
tion doit être capable de s’adapter à
différents formats de production. Ses missions sont : le montage et démontage mécanique, le paramétrage d’automatisme et le
réglage des capteurs » note Fabien Fernandez, enseignant en maintenance industrielle. Pour ce faire, le lycée dispose de lignes
de production en embouteillage.
L’enseignement est réparti de la façon suivante : la seconde porte sur l’enseignement
de la mécanique générale et la première et
la terminale sur le travail sur la ligne. Les jeunes peuvent intégrer la formation directement en première après un CAP Conduite
de systèmes industriels qui se fait également
au lycée Louis Delage. Il y a une possibilité
de poursuite d’études en BTS conception réalisation des systèmes informatiques. « Seul
un tiers opte pour ce choix, les autres sont
très souvent recrutés à la fin de leur apprentissage » conclut Pascal Lebigot.
PHILIPPE QUINTARD
Se lancer en agriculture
« Dans cette filière, environ 50 % de nos élèves sont des enfants d’agriculteurs. La plupart d’entre eux vont reprendre l’exploitation familiale », annonce Sylvie Yvonnet,
proviseur du lycée professionnel agricole Le
Renaudin, à Jonzac. Cet établissement compte dans son offre de formations le bac pro
conduite et gestion de l’exploitation agricole, option système à dominante culture
(SDC), dispensé sous statut scolaire.
L’objectif est de maîtriser la conduite d’une
production végétale sous tous les angles :
culture, gestion technico-économique, utilisation des équipements adaptés, commercialisation. Le programme de seconde se
concentre sur les productions végétales et
l’agroéquipement, tandis qu’en première et
terminale, l’option SDC occupe un volume
horaire conséquent, avec des enseignements comme l’environnement socioéconomique et réglementaire, l’optimisation
du choix des agroéquipements, etc. Entre
vingt et vingt-deux semaines de stages sont
obligatoires. Ce bac pro vise à devenir exploitant agricole, responsable ou salarié de
coopérative, céréalier, conducteur de machines agricoles... Les élèves motivés ayant un
bon dossier peuvent poursuivre leurs études « en BTS agricole, principalement en parcours agronomie productions végétales ;
analyse conduite et stratégie de l’entreprise
agricole ou génie des équipements agricoles mais aussi en certificat de spécialisation
(CS) conduite de production en agriculture
biologique et commercialisation ; en production, transformation et commercialisation des produits fermiers, etc. », ajoute Sylvie Yvonnet.
AMÉLIA BLANCHOT
Lycée agricole Le Renaudin. 10 Chez-Renaudin
17500 Jonzac. Les Portes ouvertes auront lieu
le 14 mars de 9 h à 17 h.
Site Internet : http://lerenaudin.desclaude.com
chées
duction automatisée
des lignes d’embouteillage
« Un emploi non
délocalisable »
Un mini-chantier au lycée
Les Portes ouvertes auront lieu le 27 mars entre 17h
et 20h et le 28 mars de 9h à 12h au Lycée professionnel Louis Delage, 27 rue de Balzac, 16100 Cognac.
Tél. : 05.45.35.86.70. Site : www.lyceedelage.fr
« Les élèves ont quatorze heures d’enseignements professionnels par semaine, dont
neuf heures dans l’atelier, c’est un minichantier reconstitué. Mais ils ont également
des projets concrets, comme l’élaboration
d’un parking de 14 places pour les services
techniques de la mairie de Pons », signale Kathy Rabaud, enseignante en génie civil.
Le bac pro vise à devenir chef d’équipe sur
un chantier dans une entreprise de TP. « De-
L’esthétique
en Charente
puis peu, l’insertion professionnelle est un
peu plus compliquée. Mais il y aura toujours
de l’embauche dans ce secteur, avec la garantie d’un emploi non délocalisable. Les travaux d’entretiens devront constamment
être réalisés », rassure Antony Fuseau.
En tout 30 % des diplômés poursuivent en
BTS TP à Émile-Combes. Les plus motivés
peuvent aller jusqu’à la licence pro, dispensée entre le lycée et l’IUT de La Rochelle.
L’ambiance est studieuse dans les locaux qui
accueillent depuis cette rentrée le bac pro
esthétique, cosmétique, parfumerie au Campus des métiers de Cognac. Elles ne sont que
6 élèves en première année, exclusivement
féminines. « Nous avons souhaité pour la
première année privilégier un petit effectif
» précise Sandrine Michau, professeure d’esthétique. « Cette création fait suite à une demande des professionnels du secteur d’avoir
une formation sur la Charente. » Dans des
conditions plus que favorables, les élèves alternent l’acquisition des savoirs pratiques
et les cours. « Au-delà des techniques d’épilation, de soin du corps comme le gommage, de soin du visage, du maquillage, de
l’onglerie... elles abordent des savoirs en biologie, sur les muscles, les os, les composants
cosmétiques, la réglementation notamment pour le bronzage UV, l’utilisation des
appareils spécifiques, ainsi que sur la gestion d’une entreprise. C’est un diplôme très
complet. » Delphine Richard, élève en apprentissage chez Yves Rocher à la Couronne,
estime qu’il faut être passionné pour se lancer dans cette formation. « C’est impératif
car on touche à l’intimité des gens. Il faut
également une bonne dose de psychologie
et être toujours à l’affût des nouveautés car
c’est un métier qui évolue régulièrement »
AMÉLIA BLANCHOT
PHILIPPE QUINTARD
Lycée Émile-Combes. 9, rue des Cordeliers
17800 Pons. Portes ouvertes le 14 mars de 9 h
à 16 h 30. Site Internet www.lycee-pons.org
Les Portes ouvertes auront lieu le 14 mars. Campus
des Métiers Cognac, rue du Repos, 16100 Cognac.
Tél. : 05 45 82 40 31
CHANTIERS Le lycée Émile-Combes est le seul de la région
à disposer d’un bac pro travaux publics
« Toutes les entreprises de travaux publics
de Poitou-Charentes ont sans doute travaillé
avec un élève diplômé de chez nous », sourit
Antony Fuseau, chef de travaux au lycée
Émile-Combes, à Pons (Charente-Maritime).
Cet établissement est le seul de la région à
proposer le bac pro travaux publics (TP),
sous statut scolaire.
La formation est accessible dès la seconde
pour les collégiens sortant de troisième (12
places) ou à partir de la première pour les
élèves de seconde souhaitant se réorienter
et les titulaires d’un CAP du même champ
professionnel (15 places). Les quatre grands
domaines d’activités des TP sont abordés
dans ce bac pro : routes et voiries ; ouvrages
d’art (pont, viaduc...) ; réseaux (eau, électricité...) ; terrassement.
de production du lycée. PHOTO PHILIPPE QUINTARD
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Les Bacs pro
JEUDI 12 MARS 2015
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Mise en place de coffrage. PHOTO AB
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Dispositif spécial
JEUDI 12 MARS 2015
WWW.SUDOUEST.COM
Pass’en Sup, la confiance
dans les études longues
SUPÉRIEUR Le dispostif Pass’en Sup souhaite encourager les bacheliers à poursuivre sur des études
plus longues, en cassant les préjugés sur les structures de l’enseignement supérieur par des immersions
éduire les inégalités et faciliter
l’accès des jeunes aux formations supérieures ». C’est par ces
deux objectifs majeurs que la Région Poitou-Charentes et le Rectorat de l’académie
de Poitiers vantent le dispositif expérimental intitulé Pass’en Sup, né en 2012.
A son origine, des pourcentages ont fait réagir les deux institutions : au niveau national
le taux de poursuite d’études dans les structures du supérieur est de 72,5 % ; en PoitouCharentes, il n’atteint que de 67,7 %. Avec en
filigrane, un véritable enjeu. « Les besoins
futurs des entreprises porteront sur du personnel qualifié de niveau au moins Bac +3 »
précise Stéphane Gilot, chargé de mission
liaison « lycée-enseignement supérieur » au
Rectorat. « Aujourd’hui, alors que le taux régional de réussite au bac est plus fort que la
moyenne nationale, trop de bacheliers privilégient les études courtes sans raisons objectives. Nous avons sur le territoire des
structures d’enseignements en nombre suffisant. Les principales causes viennent principalement des barrières sociales et de manque de confiance en soi que se mettent les
jeunes et les familles.»
«R
Ils sont 60 élèves du lycée de Confolens cette année à participer au dispositif Pass’en Sup. PHOTO PHILIPPE QUINTARD
Du sur-mesure
Sont concernés par ce dispositif, les élèves
de première des lycées en secteur rural. En
expérimentation dans 10 lycées de Charente
et Charente-Maritime, Pass en Sup a pour objectif de casser ces obstacles par une formule simple : proposer aux élèves volontaires de l’immersion sur un ou plusieurs jours
dans les établissements du supérieur.
«C’est du sur-mesure » note Emmanuel
Closse, directeur de la direction Formation,
apprentissage, enseignement supérieur de
la Région. « En fonction de leur choix, ils participent à des travaux dirigés, à des cours et
rencontrent des étudiants. Ainsi, ils découvrent et vivent grandeur nature les conditions d’enseignement et de vie d’étudiant.
Ils peuvent alors réellement choisir en connaissance de cause.»
De plus, les structures se déplacent dans les
établissements scolaires pour présenter
leurs formations.
Casser les préjugés
Et la méthode semble fonctionner comme
en témoigne Claudie Fontaine, proviseur
du Lycée Emile Roux à Confolens, un des
premiers établissements à avoir bénéficié
du dispositif. « J’ai tout de suite était séduite d’autant que les familles sont associées. Cette immersion des élèves, plus les
rencontres entre les structures de l’enseignement supérieur et les parents, permettent réellement de faire tomber des préjugés. Les chiffres en témoignent d’ailleurs
grandement : sur les élèves qui ont participé au dispositif Pass’en Sup, 59 % poursuivent à l’université pour les autres ce pourcentage est de 40 %. Pour la poursuite en
Classe préparatoire des grandes écoles
(CPGE), concernant ceux de Pass’en Sup le
pourcentage est de 18 % et de 13 % pour les
autres. »
PHILIPPE QUINTARD
TROIS QUESTIONS À...
Concrètement, qu’est-ce que
cela va changer pour
un étudiant ?
2
GÉRARD BLANCHARD, PRÉSIDENT
DE L’UNIVERSITÉ DE LA ROCHELLE
La Communauté d’universités et d’établissements (Comue) est en train de se
mettre en place. Qu’est-ce que c’est ?
1
C’est un regroupement de sept établissements : cinq universités (La Rochelle, Poitiers,
Limoges, Tours, Orléans) et deux écoles publiques (ISAE/ENSMA et INSMA) pour lequel on
crée un huitième établissement qui va coordonner le tout. Il s’intitulera université Léonard de Vinci et totalisera 80 000 étudiants
et 4 500 étudiants chercheurs. L’intérêt est
de regrouper nos forces, de gagner en visibilité européenne et internationale.
Pour les étudiants en licence cela ne
changera pas grand chose, si ce n’est qu’il y
aura un développement de services. L’enseignement numérique, par exemple, sera
mutualisé. En revanche nous allons créer
de nouvelles formations, les masters de la
Comue, dans des domaines que nous maîtrisons comme l’environnement, les transports, le numérique et le patrimoine. Ces
parcours seront en anglais et vont être proposés au plus tard en 2018. Avec cette confédération, nous souhaitons apporter une offre de formation plus cohérente et un
recrutement à l’international. D’autre part,
la compétence doctorale reviendra à la Comue.
La petite université de La Rochelle at-elle les épaules pour intégrer cet établissement à dimension internationale ?
3
Oui. Elle va gagner en visibilité en intégrant cet ensemble d’établissements, il
faut penser global. La Comue n’est pas
seulement un phénomène de mutualisation, mais un nouveau système avec un effet de levier et une plus-value. Les universités sont en concurrence, alors il faut
s’armer !
RECUEILLI PAR AMÉLIA BLANCHOT
JEUDI 12 MARS 2015
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Publicité
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20
Communicants
de demain
ANGOULÊME Ouverture
d’esprit et maîtrise du français,
essentiel pour le BTS Com’
« Former des « multi-experts » qui coordonnent, planifient, budgétisent et contrôlent
les différentes étapes de la communication
». Pour le responsable de la formation, JeanMarie Durand, cette approche généraliste
donnée à la formation répond aux fonctions
du communicant : publicité, événementiel,
relationnel... « Ces futurs professionnels seront des interfaces entre le commanditaire
et celui qui va réaliser les supports. Ils peuvent travailler dans des agences de communication, pour des structures institutionnelles ou encore pour les entreprises. » Les
étudiants de BTS acquièrent également des
connaissances techniques dans la maîtrise
des logiciels de mise en page, de retouche
de photos ou encore de création de site web.
« Il est nécessaire qu’ils aient les connaissances des outils. S’ils évoluent dans des petites
structures, on leur demandera un travail de
production. Mais aussi pour pouvoir échanger avec les spécialistes des différents domaines. »
Rude sélection
A côté des matières de culture de la communication, de management des entreprises,
de l’économie, du droit, de la veille opérationnelle... les élèves ont quatre heures d’atelier pratique chaque semaine où ils doivent
répondre à une action de communication.
L’enseignement est complété par un stage
de 14 semaines et d’un voyage à l’étranger.
Les critères importants du recrutement portent sur la bonne maîtrise du français et l’ouverture d’esprit. La sélection est rude : 500
demandes pour 24 places. L’autre BTS se
trouve au Lycée Merleau-Ponty de Rochefort.
PHILIPPE QUINTARD
Portes ouvertes le 14 mars. Contact : Lycée
Marguerite de Valois, 12, rue Louise-Lériget,
16023 Angoulême Cedex. Tél. 05 45 97 45 00
Les BTS
L’industrie recrute
INDUSTRIE Le BTS Industrialisation des produits mécaniques (IPM)
ne fait pas le plein malgré des débouchés professionnels importants
vec plus de 15 offres d’embauches
reçues dernièrement et seulement cinq élèves en 2ème année au
BTS IPM nos diplômés n’auront aucun souci pour trouver du travail » note Yvan Monat,
responsable des formations industrielles
sur le Campus du CIFOP à Angoulême. « Paradoxalement, nous sommes sur un secteur
qui recrute et nous ne faisons pas le plein de
candidats. La formation compte 16 places. »
La cause ? « L’image que renvoie l’industrie.
La crise de l’automobile des dernières années a eu des répercussions importantes.
Alors que c’est loin d’être le seul secteur qui
fait appel à ce type de techniciens. Il y a notamment l’aéronautique, le spatial, le médical, le naval... »
«A
Démarche « essai-erreur »
Concrètement, le BTS IPM par apprentissage
forme des techniciens capables, à partir
d’un plan, d’élaborer des pièces mécaniques
par le biais de procédés de production industriel. « Le rôle du technicien IMP sera
alors d’organiser toute la production. Il doit
choisir le procédé, comme par exemple le
fraisage, le tournage, l’alésage... et la machine. Il doit savoir la paramétrer tout en
respectant les différentes tolérances de la
pièce, sa rugosité, son dimensionnement...
» Aussi, avant de lancer la production d’une
pièce, il met en place tout une série de contrôles par le biais de la métrologie. « L’enseignement est très axé sur la pratique et l’expérimentation, nous sommes dans une
démarche « essai-erreur ». L’objectif est qu’ils
acquièrent de l’autonomie. »
Le bac attendu dans ce type de formation
est surtout le bac pro technique d’usinage,
« car les élèves sont censés connaître l’utili-
Les élèves utilisent du matériel spécifique qu’ils retrouvent en entreprise. PHOTO PQ
sation des machines. » Les matières techniques spécifiques enseignées portent sur la
conception des outillages, la définition des
processus, la réalisation et le contrôle. La
part atelier représente un tiers du temps.
Poursuivre en école d’ingénieur
C’est justement cette approche très technique qui a poussé Anaïs Brinet à intégrer la
formation après avoir fait une première année d’IUT Génie Mécanique et Productique
à Angoulême. « Je n’ai pas validé cette première année, comme je ne souhaitais pas redoubler, j’ai cherché une formation avec
une approche plus concrète. Ce BTS m’a particulièrement attiré car j’aime le travail en
atelier. » En apprentissage au sein d’une en-
Formés pour accompagner
Capacités d’analyses
La formation s’articule autour de cinq
grands domaines : expertise et conseil
technologique ; animation/formation ;
communication professionnelle ; travail
en partenariat institutionnel et interinstitutionnel ; gestion de la vie quotidienne. «
Il est important d’avoir des capacités d’analyses par rapport au contexte, de savoir observer, s’interroger, s’adapter au public.
Une petite expérience professionnelle ou
un stage est préférable avant de postuler »
recommande Francette Fragnaud, responsable du BTS.
Côté débouchés, « 95 % des diplômés sont
en emploi dans le secteur social trois ans
après la fin de leur formation », affirme le directeur. Les recruteurs sont nombreux : mairie, maison d’accueil spécialisée, services
d’aides à domicile, centre social.
AMÉLIA BLANCHOT
MFR des Charentes. Route de l’Ancien-Séminaire,
Richemont, 16370 Cherves-Richemont. Les Portes
ouvertes auront lieu le 21 mars de 9 h à 13 h
(uniquement formations par apprentissage).
Site Internet www.institut-richemont.fr
treprise de mécanique de précision, Anaïs
pourrait avoir son avenir professionnel tout
tracé car l’entreprise veut la recruter, mais
la jeune-femme est ambitieuse. « Je souhaite
travailler dans l’aéronautique. Aussi l’année
prochaine je vais m’inscrire dans une prépa adaptation technicien supérieur pour
pouvoir intégrer une école d’ingénieur. »
Comme elle, ils sont un tiers à poursuivre
en études supérieures notamment en licence pro Coordinateur Technique des Méthodes d’industrialisation (COTEMI).
PHILIPPE QUINTARD
Portes ouvertes le 21 mars. CIFOP, ZI n°3 boulevard
Salvador-Allende, 16340 L’Isle d’Espagnac.
Tél. 05 45 90 13 47
BTS, toujours
dans la course
QUOTIDIEN Un BTS pour être au service des publics fragiles
« Le but du BTS économie sociale familiale
(ESF) consiste à accompagner les personnes,
les groupes de personnes ou les collectivités
dans les cinq domaines de la vie quotidienne
: alimentation/santé ; habitation/logement ;
gestion du budget ; consommation ; énergie/environnement/développement durable » résume Wali Nourestani, directeur de
la MFR (Maison familiale rurale) des Charentes, située à Cherves-Richemont.
Son établissement recrute sur dossier et
entretien des titulaires notamment d’un
bac ES, d’un bac pro lié à l’environnement,
SAPAT (services aux personnes et aux territoires) ou ST2S (sciences et technologies de
la santé et du social). Cette formation en
deux ans est également accessible par apprentissage.
JEUDI 12 MARS 2015
WWW.SUDOUEST.COM
Repérer les puissances et la consommation
électrique pour délivrer des conseils. PHOTO AB
Le BTS continue d’attirer toujours autant de
candidats. La professionnalisation offerte par
cette formation a contribué à ce que les bacheliers généraux y viennent en nombre chaque
année. l se prépare donc en deux ans et doit
être en cohérence avec le baccalauréat préparé. On retrouve près de 200 spécialités dans
les secteurs agricoles (BTSA), industriels et tertiaires. La formation par rapport à un DUT, plus
théorique, est axé sur l’opérationnel avec
beaucoup d’apprentissage en travaux pratiques ou dirigés.
A noter également l’importance des stages
réalisés en entreprise. Des poursuites d’études sont possibles notamment en licence professionnelle ou en école de commerce ou d’ingénieur par le biais des admissions parallèles.
A l’heure actuelle plus de 60 % des diplômés
de BTS optent pour ce choix, Les autres accèdent à l’emploi assez facilement car ce diplôme est bien reconnu par le secteur professionnel.
P. Q.
Dans le bâtiment
JEUDI 12 MARS 2015
WWW.SUDOUEST.COM
Des économistes très convoités
BÂTIMENT Dans la conjoncture actuelle, les titulaires du BTS
étude et économie de la construction sont davantage recherchés
Plus de neuf diplômés sur dix en activité
professionnelle, dont 43 % dans l’entreprise
de leur apprentissage et 5 % qui ont créé la
leur. Ces chiffres encourageants datent de
septembre 2014 et concernent 83 % des anciens étudiants du BTS étude et économie
de la construction. Instauré en 2005 au lycée professionnel de l’Atlantique, à Royan
(Charente-Maritime), cette formation par
alternance est ouverte à l’apprentissage.
« Nous recrutons en moyenne 12 étudiants à chaque rentrée qui viennent de
toute la France car c’est le seul BTS de ce type
dans la région. Ils sont généralement titulaires de tout bac, y compris des bacs pros
de la filière du bâtiment. Nous privilégions
une hétérogénéité des parcours » souligne
Géraldine Baylac, animatrice pédagogique
du BTS.
Concrètement, le diplôme vise à former
des « économistes de la construction, qui
vont quantifier et mettre à prix un projet. Ils
travaillent en amont. Ce sont eux qui vont
constituer, par exemple, les dossiers d’appels d’offres » poursuit l’animatrice pédagogique.
Le programme est donc constitué en
grande partie d’économie spécialisée, de rédaction de pièces écrites, de réglementation
en tous genres, de technologie du bâtiment
ou encore de résistance des matériaux. Ces
économistes sont un maillon indispensable, convoité par les recruteurs.
« Avant, les entreprises répondaient à quatre appels d’offres pour en décrocher un. Aujourd’hui, au vu de la conjoncture, c’est
vingt pour un. Ils ont besoin d’eux » affirme
Géraldine Baylac.
AMÉLIA BLANCHOT
Lycée professionnel de l’Atlantique. 2, rue de Montréal 17200 Royan. Les Portes ouvertes auront lieu le
21 mars de 9h à 16 h. Retrouvez le site de l’établissement : www.lyc-atlantique.org
Huit heures par semaine, les étudiants travaillent autour d’un projet. PHOTO AB
De futurs encadrants
pour suivre les chantiers
GÉNIE CIVIL Au lycée Émile-Combes de Pons, les étudiants
en BTS bâtiment se concentrent sur le gros-oeuvre,
de la conception technique à la réception des ouvrages
« Ce BTS porte assez mal son nom, il devrait
plutôt s’intituler « structures en béton »
puisque 90 % de la formation est centrée sur
l’ossature des bâtiments, conçue en béton
armé ou précontraint » annonce Stéphane
Chêne, enseignant de génie civil en BTS bâtiment au lycée Émile-Combes de Pons (Charente-Maritime).
Cette formation, accessible sous statut
scolaire et par apprentissage « se concentre
sur le gros-oeuvre, comme les immeubles
ou les bâtiments collectifs » complète Antony Fuseau, chef de travaux. Les profils recrutés sur dossier sont généralement titulaires
d’un bac S, STI2D (sciences et technologies
et l’industrie et du développement durable),
ou d’un bac pro dans le domaine
du génie civil.
le choix des engins, etc.) ; la topographie et
le laboratoire (connaissance des matériaux).
Sans oublier le travail en groupe autour d’un
projet, composante importante du BTS.
Les diplômés exercent le métier de chef
de chantier, conducteur de travaux ou technicien de bureaux d’études. « Ils peuvent
aussi poursuivre leurs études en licence pro,
voire en écoles d’ingénieurs pour les
meilleurs » souligne Antony Fuseau. Dans
ce secteur fragilisé, l’insertion professionnelle se complique.
« C’est très récent, nous n’avions jamais
connu cette situation. Pour autant, la pyramide des âges est en leur faveur. Il va y avoir
beaucoup de départs à la retraite dans un
domaine où la majeure partie des activités
n’est pas délocalisable » augure Stéphane
Chêne.
En école d’ingénieurs
AMÉLIA BLANCHOT
Le programme des enseignements professionnels comprend trois grandes parties :
calculatoire (comment dimensionner un
bâtiment, par exemple) ; la préparation de
chantiers (déterminer le nombre d’ouvriers,
Lycée Émile-Combes. 9, rue des Cordeliers
17800 Pons. Les Portes ouvertes auront lieu
le 14 mars de 9 h à 16 h 30. Retrouvez le site internet
de l’établissement : www.lycee-pons.org
21
22
Les DUT
Spécialistes
de la communication
multimédia
DUT Pluridisciplinaire, le DUT Métiers du multimédia et de l’internet
s’ouvre à tous les bacheliers. Sa finalité : former des communicants
polyvalents maîtrisant tous les canaux de diffusion
« Pour faire simple, à partir de la volonté de
mettre un produit sur le marché, par exemple, explique d’emblée Smaïl Bachir, responsable du DUT Métiers du multimédia et de
l’internet (MMI), nos étudiants sont capables
d’imaginer le plan de communication, de le
coucher sur le papier, de construire le cahier
des charges, de choisir les supports et surtout, ce qui fait notre spécialité, de créer les
supports : site internet, animations, affiches... » Pour ce dernier, la grande force de
la formation est sa transversalité : « Le fait de
ne pas être spécialisé sur un seul domaine
ouvre pas mal de portes ». Les enseignements ont une finalité à la fois stratégique
et technique : communication (expression
écrite et orale), maîtrise des langues (deux
langues vivantes), conception et réalisation
des supports de communication, création
de sites web, développement de produits
graphiques, réalisation de produits audiovisuel, montage et gestion de réseaux... Pour
ce faire, l’établissement dispose d’importants moyens techniques : studio photo,
salle Macs, plateau télé...
On retrouve les diplômés aussi bien dans
les grosses agences de communication où
ils sont capables de faire le lien entre les différentes spécialités (webmaster, infographiste, rédacteur...) que dans des services de
communication de PME-PMI où ils sont en
mesure d’assumer l’ensemble des tâches
mais aussi comme free-lance.
Ouvert à tous les bacheliers, ce DUT a toutefois un recrutement très sélectif. « Nous
avons en moyenne 800 demandes pour 60
places, nous prenons en compte à la fois la
motivation et le dossier scolaire », conclut
Smaïl Bachir.
PHILIPPE QUINTARD
JEUDI 12 MARS 2015
WWW.SUDOUEST.FR
DUT Tech de co,
COMMERCE Pour se former aux métiers de la vente,
de nombreux bacheliers optent pour un DUT. Avec pour
remier département ouvert en 1968 à
l’IUT de La Rochelle, le DUT Techniques de Commercialisation continue
d’attirer de nombreux candidats. La sélection est donc rude, plus de 1600 demandes
pour 168 places en 1ère année. Sa particularité : être généraliste.
« En effet contrairement à certains DUT,
nous n’avons pas souhaité nous spécialiser dans un domaine précis, souligne Eric
Jaufry, chef du département Techniques
de commercialisation. L’intérêt est double
: cela laisse le temps à l’étudiant de réfléchir sur son projet professionnel et aucune
porte ne lui sont fermée. »
Malgré son caractère pluridisciplinaire
qui permet aux étudiants d’acquérir une
bonne culture général dans le commerce,
« le cœur des compétences est toutefois
très axé sur le marketing, la communication, la négociation et la vente».
L’enseignement, dont une large proportion est assurée par des professionnels,
porte donc sur ces grandes thématiques
ainsi que sur des domaines comme le
droit du travail, la logistique, l’organisation des entreprises, l’achat et la qualité,
l’informatique, les statistiques... « L’objectif est de former des commerciaux capable d’évoluer rapidement vers des fonctions d’encadrement. »
P
Ateliers pratiques
Les étudiants disposent d’importants moyens techniques, ici un studio photo. PHOTO PQ
Un nouveau module a vu le jour cette année sur l’entrepreneuriat. « Car la création
d’entreprise peut être aussi une possibilité d’insertion professionnelle. Et même
s’ils ne créent pas, savoir construire et gérer un projet de bout en bout fait parti de
ce que l’on attend d’eux.
» Aussi, au-delà des stages (11 semaines),
la formation s’appuie sur des actions et
projets tutorés à effectuer tout au long de
l’année, comme en témoigne Anthony
Vion étudiant en 2ème année. «Dans le ca-
Régulièrement, par petits groupes, les étudiants
dre d’un projet, j’ai la charge d’administrer une association qui propose les services d’étudiants de l’IUT aux entreprises
ayant besoin de main-d’œuvre. C’est très
formateur, la structure fonctionne comme
une petite entreprise. On apprend à se vendre, il y a la relation avec les clients, la facturation, les déclarations Ursaff... »
23
Les DUT
JEUDI 12 MARS 2015
WWW.SUDOUEST.FR
une référence
du marketing, de la communication et de la distribution,
avantage de se former aux pratiques professionnelles.
Les étudiants abordent les différentes contraintes auxquelles ils seront confrontés. PHOTO PQ
Des professionnels attendus
INDUSTRIE Le DUT Qualité Logistique Industriel et Organisation
(QLIO) met sur le marché du travail des techniciens supérieurs
Contrairement à la majorité des DUT qui
sont très sélectifs notamment par rapport
au dossier scolaire, le principal critère pour
intégrer le DUT Qualité Logistique Industriel et Organisation (QLIO) est la motivation. « En effet, ici, tout le monde peut avoir
sa chance, quel que soit le niveau et le bac
obtenu, car toutes les matières sont nouvelles », souligne Stéphane Billaud, chef du département.
Une spécificité qui tient à la finalité
même de la formation : l’amélioration continue en entreprise. Derrière cette définition se concentre une multitude de missions que ces techniciens supérieurs
devront mettre en œuvre en entreprise
pour faire en sorte d’améliorer le fonctionnement globale de la structure. « Ce qui
passe par de la logistique, comment se font
les flux en entreprise et comment les optimiser, de la qualité, notamment par rapport
à la satisfaction des clients, de la gestion des
effectuent des simulations, en conditions réelles. PHOTO PHILIPPE QUINTARD
Les étudiants peuvent également participer à des événements nationaux de vente
et de négociation comme les Alticiades ou
les Masters de négociation. Cette année, le
DUT devrait s’aligner dans la course de bateaux, la Régate des IUT. « Une occasion là
encore de prouver qu’ils savent se vendre
pour trouver le budget nécessaire. »
Si la formation permet une insertion à
la sortie du DUT, 80 % poursuivent en licence pro (MASERTIC, e-tourisme...), à l’IAE
ou encore en école de commerce.
PHILIPPE QUINTARD
IUT de La Rochelle, 15, rue de Vaux de Foletier,
17026 La Rochelle cedex 01. Tél. 05 46 51 39 03
LE DUT
Le diplôme universitaire de technologie (DUT)
est une formation professionnalisée en deux
ans, accessible après le baccalauréat ou
équivalent. Dispensé au sein d’un institut
universitaire de technologie (IUT), il vise à
qualifier des techniciens supérieurs à des
niveaux d’encadrement intermédiaire dans
les secteurs de la production, de la
recherche et des services. Au niveau
national, 24 spécialités sont proposées
ressources humaines, de l’organisation des
postes de travail, de la mise en place d’outils participatifs... » Les matières enseignées
portent donc sur ces différents domaines et
font appel aussi à des travaux de simulation
en groupe. Plus un stage de 8 à 12 semaines.
« Ce sont des professionnels attendus par
les entreprises. Chaque semaine je reçois
des offres d’emplois que je ne peux pas satisfaire. » L’explication ? « Par une organisation et une planification de la production
optimisée, ces derniers font gagner pas mal
d’argent à leur employeur. »
Malgré, un très bon taux d’employablité,
80 % des étudiants poursuivent en formation supérieure, « ce que je regrette, car
beaucoup refont ce qu’ils ont déjà vu chez
nous », conclut Stéphane Billaud.
Les Portes ouvertes auront lieu le 14 mars. IUT d’Angoulême, 4, avenue de Varsovie, 16021 Angoulême.
Tél. 05 45 67 36 60
pour une formation initiale, continue
ou en apprentissage.
Mieux vaut choisir un bac dans le champ de
la spécialité visée pour ce diplôme composé
de 35 à 40 heures hebdomadaires de cours
magistraux, travaux dirigés, travaux
pratiques, projets tutorés et stages - dix
semaines au minimum. Le DUT permet
l’insertion professionnelle immédiate, mais
environ 80 % des diplômés optent pour la
poursuite d’études, notamment en licence
professionnelle.
24
LES LICENCES PRO
UN VÉRITABLE ENGOUEMENT
La licence professionnelle, accessible
après un bac +2 (BTS, DUT L2) connaît
depuis sa création, il y a une dizaine
d’année, un vrai engouement.
Contrairement à la licence qui invite
à des études longues, cette dernière
vise l’entrée dans la vie active.
Présente dans tous les grands domaines d’activités, elle colle à la réalité
du monde du travail. Ce qui se traduit par une présence forte du secteur de l’entreprise aussi bien dans la
définition des maquettes de formation que dans les enseignements.
La scolarité comprend un stage de 12
à 16 semaines obligatoires ainsi que
la réalisation d’un projet tutoré.
Très axées sur la pratique et la spécialisation, les licences pro sont de plus
en plus proposées par le biais de
l’apprentissage.
Depuis cette année, pour aider les
titulaires de bac+2 à s’informer sur
l’offre de formations en licences professionnelles proposées dans l’académie, l’Onisep Poitou-Charentes à
développé un site web dédié : malicence-pro.fr. Le site détaille chaque
licence pro classée par domaine
d’activité, le profil des candidats, les
démarches d’inscriptions et met en
avant des portraits de professionnels.
Les licences pro
Les littéraires du web
COMMUNICATION À l’université rochelaise, les étudiants en lettres,
culture et médias acquièrent des compétences en nouvelles technologies
uvert en 2002, ce diplôme de l’université de La Rochelle est intitulé licence
professionnelle activités et techniques de communication, spécialité lettres,
culture et nouveaux médias. « Nous avons
été les premiers à créer une licence pro pour
les littéraires qui s’ouvrait en même temps
aux nouvelles technologies. Elle répond notamment aux besoins de nombreuses d’entreprises en terme de rédaction, liés à l’introduction du web partout » annonce
Laurence Brunet-Hunault, responsable de
la formation. Parmi les grands axes du programme, un bloc informatique (création de
sites web, veille et référencement du réseau
Internet, initiation au graphisme...) ; un pôle
culture générale (scientifique, technique,
juridique, littéraire, histoires des médias et
théories de la communication...) ; des outils
professionnels (comment construire une
présentation, gérer un projet tutoré...) et sémio-linguistiques ; de l’anglais ; un module
sur les techniques de recherche d’emploi.
Un stage professionnel de douze semaines
minimum vient clôturer l’année.
O
« Maîtrise de la langue »
Des formations axées pratique. PHOTO AB
JEUDI 12 MARS 2015
WWW.SUDOUEST.COM
« Nous essayons de mélanger les profils»
ajoute la responsable. «En général nous
L’effectif est arrêté à 24 personnes. Ici, en cours d’informatique. PHOTO AB
avons des diplômés de DUT métiers du multimédia et de l’Internet, de BTS communication ou graphisme, de L2 en lettres mais également des personnes en reprise d’études.
Nous ne demandons pas à nos futurs étudiants d’avoir déjà une expérience professionnelle, néanmoins il est conseillé d’avoir
effectué des stages, du bénévolat ou participé à des projets » .
Les métiers visés ? Journaliste web, rédacteur, community manager, modérateur
web, chargé de relations presse... Dans des
secteurs aussi variés que la culture, les institutions, le graphisme, le e-commerce ou
le webjournalisme. « Tout endroit de médiation du savoir où la maîtrise de la langue et
la régulation sont importants. Aux étudiants de saisir les opportunités et de sortir
des sentiers battus. Les littéraires doivent
prendre conscience de leurs qualités ! Ils ne
sont pas uniquement obligés de devenir enseignant », conclut Laurence Brunet-Hunault.
AMÉLIA BLANCHOT
Université de La Rochelle. Technoforum,
23, avenue Albert-Einstein 17000 La Rochelle.
Site Internet www.univ-larochelle.fr
JEUDI 12 MARS 2015
WWW.SUDOUEST.COM
« Le tourisme est
en pleine mutation »
MARKETING Les responsables de la licence pro e-tourisme
souhaitent diversifier le profil des étudiants recrutés
Chaque année, ils sont une centaine à envoyer leur dossier. Au final, 12 étudiants intègrent la licence pro mention commerce,
spécialité e-tourisme, enseignée à l’IUT de
La Rochelle. Créée en 2011, cette formation
en alternance vise à diplômer des responsables détenant une double compétence :
marketing touristique et maîtrise des outils TIC (technologies de l’information et
de la communication).
« La formation affiche un
taux d’insertion
professionnelle de 80 % »
Les étudiants sont actuellement issus « à
80 % de BTS ou L2 dans le domaine du tourisme, les 20 % restants viennent de DUT
techniques de commercialisation, BTS
communication ou IUT information-communication. Mais à l’avenir nous aimerions recruter des profils plus axés «web»,
comme des diplômés de DUT informatique ou de L2 autour du web, et langues qui
auraient un projet orienté sur le tourisme,
» indique Axel Bringer, l’un des responsables de la licence pro. L’alternance est de
quinze jours à l’IUT et quinze jours en entreprise, de septembre à fin mars.
25
Nouveaux horizons
« Une palette de postes »
Le contenu s’articule autour d’enseignements sur les connaissances fondamentales (anglais, conduite de projets, séminaire
tourisme...), la démarche marketing et
commerciale (simulation de gestion, ecommunication...) et la spécialisation professionnelle en TIC (conception multimédia, création web...).
Le projet tutoré est un fil rouge tout au
long de l’année, avec la création d’une entreprise virtuelle (implantation d’hébergements insolites dans l’île de Ré, par
exemple).
Puis, d’avril à août, les étudiants-apprentis sont en immersion totale en entreprise.
La formation affiche un taux d’insertion
professionnelle à dix-huit mois de 80 %. «
C’est un secteur demandé en terme d’emplois mais ce n’est pas bouché. La double
compétence que nous apportons offre une
palette de postes dans une filière en pleine
mutation. Il y a cinq ans, le e-tourisme
n’existait même pas » fait remarquer Frédérique Rico.
AMÉLIA BLANCHOT
IUT La Rochelle. 15, rue François-de-Vauxde-Foletier 17026 La Rochelle Cedex 01.
Site Internet www.iut-larochelle.fr
L’international en professionnel
ANGOULÊME La licence pro Management des échanges
internationaux forme des cadres achats/ventes à l’international
« Nombreuses entreprises du secteur industriel font 80 % de leur chiffre d’affaires à l’export
», précise Pascal Monier, responsable de la licence Management des échanges internationaux de l’IUT d’Angoulême. Ce chiffre explique
à lui seul toute la portée de cette formation en
option Achat-Vente : « Répondre aux besoins
de ces entreprises en cadres opérationnels vendeurs et acheteurs de biens et services dans l’espace national et international. Au sein d’une
PME-PMI leur fonction sera de créer ou développer l’activité internationale. Dans une
grande structure, ils intégreront des équipes
de cadres commerciaux travaillant à l’international. Il ne faut donc pas avoir peur de bouger.
». Une des priorités, pour pouvoir s’inscrire
dans cette formation est de maîtriser au moins
deux langues dont l’anglais. « Nous avons beaucoup d’étudiants venant de L2 ou des BTS-DUT
issus de spécialités tertiaires-commerce, gestion. »
Evoluer à l’étranger
L’enseignement se construit en trois temps.
De septembre à octobre, les étudiants font une
mise à niveau en langues dans le domaine de
la négociation et de l’interaction et aborde le
droit et l’informatique. En deuxième partie
d’année un stage s’étale sur 12 à 16 semaines. «
Nous incitons nos étudiants à l’effectuer à
l’étranger, 50 % font ce choix. Les autres trouvent assez facilement dans les entreprises du
grand-ouest, sachant que nous sommes la
seule formation dans ce domaine sur ce secteur. » Justine Goy fait partie de la première
Priorité : maitriser deux langues. PHOTO : PQ
moitié. « Tout l’intérêt de cette formation est
justement de pouvoir évoluer à l’étranger ».
C’est d’ailleurs ce qui l’a poussé à suivre des études en commerce international en BTS puis en
licence. « En BTS, j’avais déjà fait un stage à
l’étranger en Angleterre, je réitère cette année
au Canada pour une entreprise qui produit du
matériel de recherche. Mon souhait est ensuite
d’aller sur le marché du travail. » Tous ne sont
pas dans cette logique, certains poursuivent
en Master Commerce international, « candidats plus recherchés par les grosses entreprises », reconnaît Pascal Monier.
PHILIPPE QUINTARD
Les Portes ouvertes auront lieu le 14 mars.
IUT d’Angoulême, 4 avenue de Varsovie,
16021 Angoulême. Tél. : 05 45 67 32 07
26
A l'université
JEUDI 12 MARS 2015
WWW.SUDOUEST.COM
Le littoral toujours très prisé
SCIENCES L’étude de l’environnement côtier séduit énormément d’étudiants. La fac de La Rochelle mise
sur la pluridisciplinarité afin d’élargir les possibilités d’intégration professionnelle
lle est disséminée au cœur de différentes options, parsemée dans diverses
unités d’enseignements. Dans cette
université au bord de l’océan, l’étude de l’environnement du littoral a donné un goût
iodé à six formations : une licence, une licence pro, quatre parcours du master sciences pour l’environnement (lire encadré cicontre). « Nous pouvons effectivement
parler de coloration littorale à La Rochelle.
Par exemple, nous avons une licence pro
consacrée à l’aquaculture, filière qui a des
problèmes liés à la modification de l’environnement. En licence sciences de la vie, nos
enseignements ont pour principe d’être très
généraux pendant deux ans, puis les étudiants se spécialisent en troisième année,
où ils peuvent choisir le parcours biologie
et écologie marine. Car sans connaissances
de base en physiologie, génétique ou physiologie, impossible de comprendre la biologie marine », indique Gilles Radenac, directeur du département de biologie, dont
dépendent la majorité des formations rochelaises en la matière.
L’OFFRE DE FORMATION
E
Viser l’étranger
Les étudiants ayant suivi cette voie ont la
possibilité de poursuivre en master sciences pour l’environnement, comprenant désormais quatre parcours différents. « L’atout
essentiel du master est la pluridisciplinarité, c’est ce que recherchent les recruteurs.
Licence sciences de la vie (département de
biologie et de biotechnologie).
Licence pro production animale spécialité
aquaculture et gestion durable de son
environnement (département de biologie, en
partenariat avec le lycée de la mer et du
littoral de Bourcefranc-le-Chapus).
Les étudiants évaluent l’activité d’un neurotransmetteur sur différentes populations
de moules témoins plus ou moins polluées. PHOTO AMÉLIA BLANCHOT
L’enseignement est transversal, ouvert à différentes disciplines. Même si l’espace littoral reste notre priorité, nous essayons d’étudier des milieux comme les agro-systèmes
(marais, forêts) pour avoir une vision plus
large des régions littorales », poursuit le responsable. Si transversal que certaines spécialités dépendent des départements de
géographie, sciences de la terre ou management. L’ouverture est essentielle dans ce secteur très prisé, où l’obtention d’un premier
poste est généralement difficile, malgré les
larges possibilités d’insertion : chargé d’études, enseignant-chercheur, ingénieur, char-
gé de mission, expert, animateur scientifique... « Certains peuvent se tourner vers un
doctorat au sein de nos laboratoires de recherche (LlENSs), à l’institut du littoral et de
l’environnement de La Rochelle ou au centre d’études biologiques (CEBC) de Chizé,
dans les Deux-Sèvres. Par ailleurs, nous constatons que nos étudiants s’insèrent bien à
l’étranger, à commencer par les DOM-TOM
mais également en Australie, Nouvelle-Zélande et dans les pays asiatiques. À La Rochelle, nous sommes bien placés pour les
envoyer là-bas avec notamment la présence
de l’institut universitaire Asie-Pacifique »,
Master sciences pour l’environnement.
Quatre parcours différents : management
environnemental (dépend du pôle droit,
économie, gestion), gestion de
l’environnement et écologie littorale
(département de biologie), géosciences et
géophysique du littoral (département des
sciences de la terre), géographie appliquée à
la gestion de l’environnement littoral
(département de géographie).
précise Gilles Radenac. Et pour les férus de
pédagogie, l’université proposera à la rentrée 2015 le nouveau master métiers de l’enseignement, de l’éducation et de la formation second degré sciences de la vie et de la
terre.
AMÉLIA BLANCHOT
Université de La Rochelle. Technoforum,
23 avenue Albert-Einstein 17000 La Rochelle.
Site Internet : www.univ-larochelle.fr
Langues et économie, direction Asie-Pacifique et Amériques
Avec près de 960 étudiants, le département
de LEA (Langues étrangères appliqués)
constitue le plus gros département d’enseignement de l’Université de La Rochelle. Sa
particularité : combiner l’économie à l’apprentissage des langues. « Les langues n’apparaissent plus comme une fin en soi mais
comme un outil afin d’aborder différents
champs d’application nécessaires pour travailler à l’international. Le A de LEA prend
alors toute sa dimension » note David Waterman, directeur du département LEA.
Deux aires sont proposées : Asie-Pacifique
et Amériques
■ Parcours Asie-Pacifique
L’enseignement des langues répond à la volonté de faire des étudiants polyglottes en
combinant l’anglais avec une des langues
de l’aire : anglais-chinois, anglais-indonésien et anglais-coréen. La Rochelle est
d’ailleurs une des rares universités en
France à proposer de l’indonésien et du coréen. Elle est d’ailleurs victime de son succès. Pour le coréen, « nous avons dû instaurer un quota de 45 personnes » regrette
David Waterman, mais espère dans un avenir proche trouver une solution pour augmenter les effectifs. « Car c’est un espace
économiquement très porteur. » A ces deux
langues les étudiants doivent choisir une
langue de découverte parmi les trois langues proposées.
structures d’accueils pour nos diplômés. »
Autre master : Management et commerce
international parcours Economie et commerce international-Asie. Ce dernier est
plus axé sur les mécanismes économiques
et internationaux.
Puis s’ajoute toutes les matières d’application en économie « axées très business » :
droit international, marketing, gestion,
commerce international... Mais aussi une
approche sur la culture et la géopolitique
propre à chaque pays. En licence 3 les étudiants peuvent intégrer le parcours Economie et commerce international en langue
asiatique qui vise à un perfectionnement
plus poussé des mécanismes économiques
internationaux et du chinois.
■ Parcours Amériques
Ce parcours s’inscrit dans la même logique
: combinaison de l’économie et des langues. Les matières d’application enseignées
sont sensiblement les mêmes que pour le
parcours Asie-Pacifique. En ce qui concerne
les langues, les étudiants ont le choix entre
anglais-espagnol et anglais-portugais du
Brésil.
En deuxième année et/ou 3ème année, les
étudiants ont l’opportunité d’effectuer un
semestre dans une des universités partenaires : Bresil, Mexique, Chili, Etats-Unis. Un
stage de 4 semaines est également obligatoire, « de préférence à l’étranger ». Ces modalités valent également pour le parcours
Asie-Pacifique.
■ Poursuites en master
Le master langues cultures et affaires internationales s’articulent aussi autour des
■ Des structures d’appui culturel
Ces formations s’appuient sur des structures comme l’Institut Confucius, l’Institut
Asie-Pacifique ou l’Institut des Amériques
qui sont les liens culturels et d’échanges
avec les différents pays partenaires. « Nombreuses manifestations et rencontres sont
organisées dans l’année qui participent à
une découvertes des différents pays sous
un autre angle. » Des négociations sont en
cours pour créer un institut avec la Corée.
Le Le département LEA accueille beaucoup
d’étudiants des aires enseignées . PHOTO AB
deux parcours Amériques et Asie-Pacifique.
La formation porte sur l’acquisition des
compétences économiques, juridiques et
culturelles et par un approfondissement
des langues pour déboucher sur des postes
à l’international. « Aussi bien en entreprise
que dans les administrations, précise David Waterman. Nous abordons également
tout un volet sur les Organisations non gouvernementales (ONG) qui peuvent être des
■ Création d’un master 2 LEA par apprentissage Image, documentation et
contenus numériques
Ce master 2 a pour objet d’offrir une spécialisation sur le marché de l’audiovisuel et
plus particulièrement sur la vente de productions audiovisuelles documentaires
dans les zones asiatiques et des Amériques.
Il sera ouvert à 10 étudiants.
PHILIPPE QUINTARD
Retrouvez l’Université de La Rochelle, FLLASH, 1
parvis Fernand Braudel, 17042 La Rochelle cedex 1.
Tél. : 05 46 45 91 14
27
Témoignages
JEUDI 12 MARS 2015
WWW.SUDOUEST.COM
PHOTO : PHILIPPE QUINTARD
Elles sont à l’université
Manon Vacher
PHILIPPE QUINTARD
BLANC
IA
En licence biologie environnement
Bac S en poche, option sciences de la vie et de la
terre, la Bordelaise s’est dirigée vers une licence biologie environnement, parcours biologie des organismes
et des écosystèmes à l’université de sa ville natale. « J’ai toujours voulu exercer un
métier en rapport avec la nature. J’ai d’abord pensé aux animaux, mais j’ai rapidement élargi à l’environnement », retrace Margot Tharan, 21 ans. La jeune
femme a choisi de poursuivre en master 1 sciences pour l’environnement, parcours écologie, à l’université de La Rochelle. « Le littoral est un milieu où il y a beaucoup d’enjeux, il est très étudié car sujet à des modifications en permanence. Ce
qui le rend intéressant », estime l’étudiante.
Pour autant, Margot Tharan est consciente de la concurrence dans son secteur.
C’est pourquoi elle n’a pas encore déterminé de projet professionnel précis, se
laissant l’occasion de saisir une opportunité. « Je ne suis pas fermée. Pour le moment nous abordons pas mal de disciplines différentes en M1, je verrais en temps
voulu ce qui m’intéresse le plus. J’aimerai plutôt travailler dans les domaines de
sensibilisation et de conservation du littoral mais je sais que nos connaissances
acquises sont, par exemple, transposables en zones humides », ajoute la jeune
femme.
AMÉLIA BLANCHOT
: AMÉL
Margot Tharan
PHOTO
« Les langues m’ont toujours attiré, j’avais notamment
choisi le chinois lorsque j’étais au lycée à La Rochelle.
Ayant fait un bac ES, j’ai trouvé dans cette formation un
bon compromis d’allier mon goût pour les langues et
mes connaissances en économie. J’ai opté pour le coréen en première année puis je suis revenu au chinois.
La formation est assez générale mais donne une bonne
approche sur les techniques économiques et juridiques
nécessaires pour travailler dans une des aires choisies.
La formation peut déboucher sur des postes de chargé
de mission économique, responsable export, responsable commercial... L’autre atout est de pouvoir suivre un
semestre à l’étranger. J’ai d’ailleurs décroché une bourse
pour aller en Australie. J’en suis revenu beaucoup plus
mature avec un niveau d’anglais beaucoup plus fort.
Je suis également inscrite en option didactique du FLE
(français langue étrangère). Celle-ci porte sur une initiation à l’enseignement du FLE, ce qui peut offrir la possibilité d’être assistante de langue française dans un établissement secondaire à l’étranger.
Mon souhait serait à terme de m’orienter en master dans
les domaines de la communication et du marketing avec
dans l’idée d’aller travailler à l’étranger. »
HOT
En 3e année licence LEA anglais-chinois
28
Les grandes écoles
JEUDI 12 MARS 2015
WWW.SUDOUEST.COM
« Un métier plus
qu’un diplôme »
BÂTIMENT L’ESICS,
spécialiste du bureau d’études,
s’ouvre à de nouveaux métiers
L’ESICS, école du bureau d’étude, comme elle
aime se définir, fait toujours office d’originale
dans le monde des structures de l’enseignement supérieur. Notamment par son mode
d’admission permanente et par le suivi personnalisé de ses élèves. « Ici, nous fonctionnons
sur le principe du travail en bureau d’études »
précise le directeur Dominique Barré. « Le support pédagogique est principalement l’ordinateur et nous formons nos élèves spécifiquement aux fonctions attendues dans les
entreprises. On y vient pour chercher avant
tout un métier ». L’école délivre des titres professionnels du niveau CAP à Bac+2 reconnus
par le ministère du travail dans la construction mécanique, la structure métallique et l’architecture bâtiment.
Construction bois
Sur ce dernier domaine, l’école à ouvert cette
rentrée des formations à de nouveaux métiers : dessinateur et projeteur en béton, étude
et économie de la construction, technicien en
réhabilitation de l’habitat (niveau 4), technicien en construction bois (niveau 4) et technicien supérieur d’études en construction métallique.
Elle propose des spécialisations ESICS de niveau Bac+3 dans ces principaux domaines d’intervention ainsi que dans l’architecture navale.
Dominique Barré sera bientôt remplacé par
Olivier Fournigault, ce dernier envisagedes
projets de développement. « Je souhaite tout
d’abord conforter les formations en faisant notamment reconnaître nos spécialisations en
Bac+3, mais aussi ouvrir l’école à de nouveaux
secteurs comme la sérigraphie ou la PAO. »
PHILIPPE QUINTARD
L’ initiation à l’animation fait parti du cursus, ici à l’EMCA (École des métiers du cinéma d’animation). PHOTO KLUBA TADEUSZ
Des prépas arts
pour tous
PRATIQUE À Angoulême, quatre années préparatoires s’offrent aux étudiants
souhaitant intégrer le campus de l’image ou d’autres écoles artistiques
Portes ouvertes le 14 mars. ESICS à La Rochelle
3 rue Alfred Kastler aux Minimes et à St-Jean-d’Angély
1 rue Louis Audouin Dubreuil à l’Abbaye Royale.
1
L’unique prépa publique
de la ville
L’école municipale d’art du Grand Angoulême propose une prépa publique. « Les élèves
ne sont pas sélectionnés sur dossier mais sur
entretien de motivation, c’est la clé de l’admission » explique Elske Haller, la directrice. Bac
général ou pro, peu importe, du moment «
que le profil est intéressant. Nous les aidons à
réussir les concours des grandes écoles d’art,
de design, d’architecture. Certains intègrent
le campus de l’image, à l’EMCA (École des métiers du cinéma d’animation) ou l’EESI (École
européenne supérieure de l’image). Pendant
un an, nous accompagnons chaque élève en
fonction de sa spécificité artistique » préciset-elle.
École d’art du Grand Angoulême. Tél. 05 45 94 00 76.
Site Internet : www.ecole-art-grandangouleme.fr
Coût : 300 euros, avec une partie du matériel fourni.
2
Une formation en bureau d’études. PHOTO : PQ
Les perspectives variées
de la mise à niveau
Vingt-quatre places à prendre, environ 800
dossiers reçus. La Manaa (Mise à niveau arts
appliqués) du lycée Coulomb est convoitée. Ici
encore, peu importe le bac « même s’il faut
avoir de bonnes bases en maths, physique et
culture générale. Ce qui fait la différence, c’est
le projet artistique envoyé pour le recrutement. Il doit refléter la personnalité » souligne
Claire Simon, enseignante. Au programme,
beaucoup d’art (expression plastique, arts appliqués, histoire de l’art...) et peu d’enseignements généraux. Les perspectives sont multiples : « la majorité intègre des écoles ou BTS du
design. Mais il n’y a pas une seule direction,
certains vont à l’EMCA, à l’EESI, à l’école Boulle,
etc. »
Lycée Charles-Augustin-Coulomb. Tél. 05 45 61 83 00.
Site Internet : www.lyceecharlescoulomb.fr
Scolarité gratuite.
3
Une prépa dédiée au cinéma
d’animation
Pour les futurs talents du cinéma d’animation, l’EMCA propose « une classe préparatoire
à l’entrée en première année de notre école,
en vue d’obtenir le diplôme d’Etat assistant
réalisateur de cinéma d’animation. Les candidats passent les mêmes épreuves que ceux postulant en première année. C’est l’entretien de
motivation qui déterminera si le candidat sera
admis en prépa ou en première année » détaille Anne Lucas, responsable du cursus. Le
concours se compose de deux épreuves : l’admissibilité (dessin d’après modèle vivant et dé-
coupage cinématographique) puis l’admission (entretien de motivation, présentation
de travaux). Précision utile : rien n’empêche
les étudiants de tenter d’autres écoles sur leur
temps personnel.
EMCA. Tél. 05 45 93 60 70. Site Internet :
www.angouleme-emca.fr Coût : 4 500 euros.
4
Étudier les fondamentaux
du dessin
L’Atelier est l’un des huit établissements du
campus de l’image. Cette école de cinéma
d’animation a ouvert une classe préparatoire
en dessin. « Nous recrutons des personnes
ayant un niveau correct en dessin mais qui
vont manquer de technicité et de méthode.
Nous sommes vraiment axés sur les fondamentaux académiques, adaptés aux applications modernes comme la bande dessinée ou
l’animation », estime Thomas Debitus, le directeur. La majorité des élèves intègrent ensuite
les grandes écoles d’animation comme les Gobelins (à Paris), Supinfocom (à Arles), l’angoumoisine EMCA sans oublier, évidemment, l’Atelier.
L’Atelier. Tél. 05 17 50 33 11. Site Internet :
http://ecolelatelier.com. Le coût à l’année est de 5 000 €
AMÉLIA BLANCHOT
29
JEUDI 12 MARS 2015
WWW.SUDOUEST.COM
L’innovation au cœur de la formation
LA ROCHELLE Les étudiants ingénieurs généralistes de l’Eigsi sont fortement sensibilisés à l’Innovation et l’entreprenariat
Il ne passe pas inaperçu dans les rues du
quartier de la Médiathèque à La Rochelle. Le
véhicule sans chauffeur de transports de
passagers, Citymobil, actuellement en expérimentation dans la ville, a un lien direct
avec l’école privée d’ingénieurs généralistes
Eigsi. En effet, la technologie embarquée a
été en partie développée par celle-ci.
« Cette recherche appliquée est une vraie
aubaine pour les étudiants » souligne Marie-Catherine Leblanc, responsable communication de l’école. « Au-delà de participer à
un projet complexe en situation, ils sont en
contact avec une technologie innovante.
Cette recherche permet d’enrichir leurs enseignements, de transférer des compétences et des connaissances techniques de
pointe. » L’innovation est d’ailleurs partie
prenante de leur enseignement qui se fait
sur cinq ans. En 4e et 5e année les élèves doi-
« de la mécatronique
aux bâtiments et travaux
publics en passant
par la conception
et l’industrialisation des
systèmes mécaniques »
vent réaliser en groupe un projet Innovation et entrepreneuriat. « Savoir créer une
activité nouvelle, de l’idée à sa mise en œuvre, est l’une des compétences que l’on de-
L’EIGSI participe au développement de Citymobil 2. PHOTO PHILIPPE QUINTARD
mande aux futurs ingénieurs ». Ce projet
s’accompagne de formations spécifiques
sur ces thématiques. En parallèle, les élèves
réalisent des missions techniques en 3e année et des missions industrielles en 4e. Période à laquelle, ils doivent également choisir, malgré leur vocation généraliste, une
dominante parmi sept grands domaines
qui vont de la mécatronique aux bâtiments
et travaux publics en passant par la conception et l’industrialisation des systèmes mécaniques. A la rentrée prochaine, l’école
proposera sa propre résidence étudiante.
Actuellement en construction à proximité
de l’EIGSI, le bâtiment comptera 150 studios
de 19m2. Ils seront attribués sous conditions
de ressources.
PHILIPPE QUINTARD
EIGSI, 26 rue Vaux-de-Foletier, 17041 La Rochelle.
Tél. : 05.46.45.80.05 www.eigsi.fr
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Sup de Co
JEUDI 12 MARS 2015
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« Notre stratégie : des
racines et des ailes »
COMMERCE
Maxime Gambini, directeur délégué de Sup de Co La Rochelle, évoque les nouveautés et ambitions du groupe
Quelles sont les nouveautés de 2014 et
2015 ?
Maxime Gambini. Outre l’ouverture du
programme bachelor business à Angoulême au sein de la CIFOP (lire en pages 67), nous avons refondu notre programme
de Global MBA. Nous proposons désormais deux nouvelles spécialisations : l’une
en communication et marketing dans le
secteur du luxe, l’autre en management
du sport. Dans le cadre du programme bachelor international, qui propose un parcours de quatre années d’études dont
deux hors de nos frontières, trois parcours
seront mis en place à la rentrée 2015. Le
premier concerne l’Union Européenne, le
second aboutit à un double diplôme au
sein de 14 universités dans le monde, le
troisième s’adresse aux globe-trotters
puisqu’il s’agit d’étudier dans quatre continents différents en quatre ans, avec la
possibilité d’accéder au Global MBA en cinquième année pour un cinquième continent.
Que représente votre entrée récente dans
le top 70 des meilleurs masters en management du monde ?
Ce classement du « Financial Times » nous
donne plus de visibilité sur les marchés in-
ternationaux, d’autant qu’il est pondéré à
plus de 60 % par des réponses d’étudiants
diplômés depuis plus de trois ans. Le bachelor international occupe également la
première place du classement du MOCI
(Moniteur du commerce international) au
palmarès des formations bac +4 des écoles de commerce. L’école a changé de catégorie depuis trois ans, elle trouve sa place
sur la scène internationale. Sur nos 3 280
étudiants, 780 sont étrangers, de 30 nationalités différentes.
Quelles sont vos actions pour une insertion professionnelle de vos étudiants
en Poitou-Charentes ?
Notre stratégie, c’est des racines et des ailes. Nous revendiquons notre identité locale. La première de nos actions est l’alternance : notre bachelor business, par
exemple, place les étudiants au niveau régional. La spécialisation métiers des banques et assurances intéresse les entreprises de Niort, celle du management des
vins et spiritueux, les entreprises du secteur du cognac, dans les Charentes.
RECUEILLI PAR AMÉLIA BLANCHOT
Sup de Co La Rochelle. 102, rue de Coureilles
17000 La Rochelle. Portes ouvertes le 21 mars de
10 h à 18 h. Site Internet : www.esc-larochelle.fr
Maxime Gambini est directeur délégué à Sup de Co La Rochelle. PHOTO SEBASTIEN TIPHANGNE
EGC intègre Sup de Co La Rochelle
FUSION Le rapprochement de l’école de commerce avec Sup de Co ne remet pas en cause l’apprentissage
Pour des raisons économiques et stratégiques de développement, l’école de commerce du Campus Cifop d’Angoulême
quitte le réseau EGC (lire également en pages 6-7) pour intégrer le groupe Sup de Co
La Rochelle. A la rentrée 2015, sera dispensé
non plus le Bachelor EGC, mais le Bachelor
Business (Bac +3). Ce programme permet
d’accéder aux métiers du développement et
« les étudiants auront
accès à un internat
de 180 chambres »
Sup de Co, situé sur le campus de l’université de La Rochelle. PHOTO
XAVIER LEOTY
de la gestion des ressources humaines, de la
stratégie digitale ou du commerce international. « Par rapport au Bachelor EGC, il aura
une pédagogie dite ‘’active’’, qui privilégie
le terrain, l’expérience, l’ouverture internationale. C’est-à-dire, sur la durée du cursus,
moins de cours traditionnels en amphi et
plus de temps pour les projets collectifs et
individuels », précise Bernard Dogneton, directeur du campus. Le coût de la formation,
lui, va augmenter. Il passe de 4200 euros
l’année à 6500 euros. Mais, avantage charentais, les étudiants auront accès à un internat
de 180 chambres « gérées avec souplesse, à
la nuitée ou à la semaine, voire au mois ou
plus en fonction des besoins », souligne le
directeur. L’école de commerce d’Angoulême poursuit par contre sa spécificité apprentissage. « En effet, nous serons la seule
à proposer ce parcours en alternance. Pour
la rentrée prochaine, ceux qui s’inscrivent
en 2e année seront toutefois toujours sur la
formule EGC. Quant à ceux issus des DUT et
BTS, ils intégreront directement une 3e année Bachelor Business. » Il faudra attendre
2016 pour que l’ensemble du cursus soit sur
le modèle Bachelor Business. « Toutefois, les
futurs diplômés EGC pourront bénéficier de
l’aura Sup de Co », conclut Bernard Dogneton.
PHILIPPE QUINTARD
Portes ouvertes de l’EGC les 11 mars (13h3017h), 18 mars (13h30-17h) et 21 mars (9h17h).Campus Cifop, boulevard Salvador
Allende, Z1 n°3 16340 L’Isle d’Espagnac.
Tél. : 05.45.90.13.13
JEUDI 12 MARS 2015
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Les métiers du nautisme
JEUDI 12 MARS 2015
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Une filière nautique bien à flot
LITTORAL Confrontée à la crise depuis 2009, la filière nautique voit son horizon s’éclaircir
et les embauches repartent. Dans le département, l’offre de formation est large
si le brevet de capitaine 200 et capitaine
500. En 2016, le lycée devrait ouvrir un BTS
Maritime option plaisance.
epuis 2009, la filière nautique a beaucoup souffert, « principalement chez
les constructeurs où la baisse d’activité a été de 40 %, note Catherine Le Goff, responsable emploi et formation à la Fédération des Industries Nautiques (FIN). Le
secteur des services c’est, quant à lui, plutôt
maintenu. Les propriétaires d’embarcations
ont continué à entretenir leur bateau et
faute d’en acheter un nouveau, ils les ont
mieux équipés. »
L’éclaircie est revenue en 2013 avec l’augmentation des ventes à l’exportation surtout pour les catamarans de luxe. « Les constructeurs connaissent cette année une
hausse d’activité estimée à 8 %. »
Avec une présence forte d’entreprises de
référence sur ce créneau dans le département, les opportunités d’embauches sont
donc aujourd’hui bien réelles.
D
Des spécialisations par CQP
49 métiers différents
D’autres profils sont attendus comme les
menuisiers, les électriciens, les électrotechniciens ou encore les thermiciens. Là encore
le département dispose de formations adéquates dans les lycées professionnels. « Elles
ne sont pas forcément estampillées nautisme, mais les diplômés peuvent s’insérer
dans la filière avec si besoin une mise à niveau des compétences par le biais d’un certificat de qualification professionnel (CQP)
de la FIN dispensé au Cipecma de Châtelaillon ou à l’AFPA, poursuit Catherine Le
Goff. Ce qui peut être aussi vrai pour ceux
ayant suivi une formation nautisme. Certaines n’ont pas encore pris le virage technologique souhaité. »
Pour ce qui est des emplois plus qualifiés,
des besoins en personnel de bureau d’études s’est fait sentir avec l’évolution des technicités dans la conception des bateaux, par
contre la fonction d’ingénieur nautisme est
quant à elle plus bouchée. « A l’heure actuelle, nous avons 200 candidats pour 1
poste », note Catherine Le Goff.
Celle-ci estime que la filière nautique est
encore un secteur où il est possible d’évoluer par la promotion interne, « notamment
avec les départs à la retraite attendus, soit
près de 40 000 personnes au niveau national d’ici 5 ans ».
Le secteur nautique couvre 49 métiers différents. Trois grands secteurs d’activités
composent la filière : la construction qui regroupe la majorité des emplois (architecte,
bureau d’études, technicien composite...),
les activités techniques (motoriste, plombier, climatiseur, électricien, électronicien...)
et les activités de services (vente et location
de bateau, maintenance, hivernage...) .
Les principaux besoins en personnels portent sur des fonctions opérationnelles. Plusieurs structures d’enseignement forment
à ces métiers.
Dans le domaine du composite, le lycée
Marcel Dassault de Rochefort offre un parcours complet qui va du CAP au BTS. « Nos
formations ont totalement été transformées
pour répondre à l’évolution des technologies dorénavant mise en œuvre dans les en-
treprises comme le processus d’infusion ou
d’injection », précise Laurent Bouscaud, chef
de travaux.
En matière de maintenance des bateaux,
le lycée de Rompsay dispense un parcours
par voie scolaire et en apprentissage : CAP
Réparation entretien embarcation de plaisance et Bac pro Maintenance nautique. Les
formations portent sur la motorisation, l’accastillage et les gréements, la coque, l’élec-
Un port de plaisance
créateur d’emplois
Des lycéens à bord de l’Hermione
L’extension du port des Minimes offrent dorénavant 1200 nouvelles places destinées aux
plaisanciers (en plus des 4800) et classe cette
infrastructure comme le plus grand port de
plaisance d’Europe. « Les retombées économiques d’un tel projet ne sont pas neutres, souligne Bertrand Moquay, directeur du port de La
Rochelle. On estime que 100 nouveaux anneaux c’est 1 poste de créé dans le domaine
du nautisme. Si l’on compte les emplois indirects, ce chiffre s’élèverait à 10 postes tous
secteurs confondus. » Dans le nautisme, les
entreprises qui seront les premières impactées
sont celles évoluant dans la maintenance, les
services et la vente de matériel.
Et les ambitions sont grandes vis-à-vis de cette
infrastructure « L’agrandissement offre une
meilleure qualité de services, un meilleur accueil et plus de confort pour les plaisanciers.
L’objectif est aujourd’hui de faire venir une
clientèle plus haut de gamme. Des démarches
commerciales et de communication ont été engagées dans ce sens. » Ce qui, pour le directeur du port, ne pourra être que bénéfique pour
les entreprises locales et pour l’emploi.
En parallèle de ses formations maritimes, le
lycée maritime et aquacole de La Rochelle a
démarré un projet pédagogique autour de
l’Hermione. Douze élèves vont faire partie
de l’aventure de la grande traversée de la frégate jusqu’aux Etats-Unis prévue à partir du
18 avril. « Pour eux, ce sera véritablement un
aboutissement et une mise en pratique de
ce qu’ils apprennent à l’école : la navigation,
les communications, la sécurité, les
quarts... », précise Christophe Molin, directeur adjoint du lycée.
Dans le même temps, un voilier de 23 m le
K.VIII sera appareillé par le lycée pour suivre
l’Hermione durant toute la durée du voyage.
20 élèves y seront à bord avec la même finalité : « faire de l’apprentissage grandeur nature ».
En amont du départ, les élèves ont notamment la charge de préparer le bateau : ravitaillement, configuration à bord, itinéraires... Ce qui passe aussi par un entraînement
régulier sur le voilier école du lycée.
L’entreprise Grassi est spécialisée dans la maintenance, la location et la vente. PHOTO PQ
P. Q.
tricité ou encore l’électronique embarquée.
Pour les métiers de la navigation : le lycée
Maritime et aquacole de La Rochelle. Il propose deux bac pro : le bac pro conduite et
gestion d’entreprise maritime qui prépare
aux fonctions de marin professionnel dans
deux options, commerce ou pêche maritime et le bac pro électromécanicien marine
qui forme des techniciens de maintenance
à bord des bateaux. Les élèves y valident aus-
PHILIPPE QUINTARD
Retrouvez le guide des formations sur le site internet de la Fédération des Industries Nautiques :
www.industriesnautiques.fr (à la rubrique « nos actions »).
Douze élèves à bord de l’Hermione pour voguer jusqu’au Etats-Unis. PHOTO : PQ
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Filière nautique
JEUDI 12 MARS 2015
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Les professionnels
témoignent
Keny
Chastagnet
Actuellement en
formation à l’ESICS,
La Rochelle
PHOTO PHILIPPE QUINTARD
Olivier Grassi
PDG de l’entreprise Grassi Bateaux
PHO
« Le technicien de maintenance est un des
postes le plus représenté au sein de mon entreprise qui compte 15 personnes. Nombreux salariés sont issus du Lycée de Rompsay et de
l’AFPA. Ce que j’attends des personnes que je
recrute est qu’elles soient très polyvalentes car
les tâches à réaliser sont diversifiées : carénage, réparation de coque, menuiserie, révision
des moteurs, remplacement d’accastillage...
Malgré la crise de l’industrie nautique ces
dernières années, la maintenance n’a pas été
particulièrement affectée mais la concurrence
reste forte. L’extension du port de La Rochelle
devrait amener, je pense, de nouvelles opportunités. »
TO
PHI
LIP
PE
Q
« Au départ je voulais faire un
BTS Construction navale en alternance, mais n’ayant pas trouvé
d’entreprise, je me suis orienté sur la formation de l’ESICS. J’ai été agréablement surpris par l’approche de l’enseignement qui est très orientée
métiers. Le principe repose sur l’apprentissage des logiciels
de bureau d’études. Lorsque j’ai fais mon stage de 1re année
dans le bureau d’études de Rhéa Marine à La Rochelle, j’ai
ainsi pu être opérationnel rapidement. Ce que j’aime c’est, à
partir de l’idée d’un architecte, donner forme à une pièce, à
une coque.
A la suite de ces deux années de formation, je pense que je
vais poursuivre sur une année supplémentaire de projeteur en
architecture navale (niveau Bac+3), au sein de l’école. »
UIN
TA
RD
P. Q.
PHILIPPE QUINTARD
Un secteur de plus
en plus pointu
Créé dans les années 1980, le Centre de Recherche pour l’Architecture et l’Industrie Nautique (CRAIN) est un bureau d’études de recherche et développement pour les industries
nautiques mais aussi un interlocuteur privilégié
des institutions publiques. Jusque dans les années 2000, cette structure a travaillé au développement de logiciels de conception pour les
voiles, les mâts et les coques de bateaux. Depuis, il mène de nombreux travaux de recherche sur la propulsion électrique (on lui doit les
passeurs électriques de La Rochelle) et l’éolien.
Intervenant dans les formations universitaires, le CRAIN accueille régulièrement des stagiaires. « Le secteur du nautisme est de plus
en plus pointu est fait appel à des connaissances techniques et scientifiques élevées en hydrodynamique, aérodynamique, concernant les
matériaux, les technologies embarquées...,
précise Philippe Pallu de la Barrière, directeur
du CRAIN. Aussi, nous accueillons des étudiants issus de différentes filières que ce soit
en informatique, électronique ou en mécanique
des fluides et nous leur apportons la connaissance nautique de pointe que recherche les
entreprises. »
PHILIPPE QUINTARD
Bruno Voisard
PDG de Nautitech
PHOTO PHILIPPE QUINTA
UINTARD
T RD
L’entreprise Nautitech constructeur de catamaran basé sur Rochefort, qui compte 60 personnes, surfe sur la bonne santé du nautisme à
l’international. « 80 % de la production, soit une trentaine de bateaux,
part à l’étranger, note Bruno Voisard, PDG de Nautitech. Nous avons un
réel savoir-faire local reconnu. ».
Face à cette conjoncture, l’entreprise va engager l’année prochaine
un gros projet d’agrandissement et devrait doubler ses effectifs en vue
du lancement d’une nouvelle gamme de catamaran. Les besoins en
personnel porteront sur tous les corps de métiers. « Au sein de l’entreprise toutes les spécialités du nautisme sont représentées. Toutefois,
mes attentes seront axées essentiellement sur les spécialités composite, la menuiserie et l’assemblage, qui restent les principales activités. »
P. Q.
LE NAUTISME EN CHARENTE-MARITIME
320 ENTREPRISES (dont 28% en équipement, 23 % en distribution, 19% en fabrication, préparation et maintenance
et 18% en prestation de services)
3500 SALARIÉS
90 % des entreprises ont MOINS DE 10 SALARIÉS
25 CABINETS d’architectes, bureau d’études et d’ingénierie
46 FORMATIONS qualifiantes et diplômantes
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Une filière
qui recrute
En Poitou-Charentes, environ 12 400
personnes travaillent pour l’agro-alimentaire,
premier secteur industriel de la région : 26 %
pour le domaine des boissons (cognac,
pineau), 17 % pour la filière de la
transformation du lait (fromage de chèvre,
beurre), fleurons des Charentes. Dans cette
terre de meuniers, les céréales sont
également bien implantées. Les matières
premières de qualité semblent être au rendezvous, tout comme les organismes de
formations et les recruteurs. Seuls les
candidats manquent à l’appel. « Il y a un
déficit d’image. À l’origine de cette situation,
des conditions de travail souvent difficiles :
températures froides, bruit, horaires décalés,
gestes répétitifs... », décrypte l’OREF (1). Les
professionnels, eux, tentent de casser les
préjugés, vantent la diversité des métiers et la
régression de la pénibilité. À travers cette
double page, nous cherchons à prendre le
pouls de cette filière.
(1) Observatoire régional emploi formation, avril 2012.
Au service
de l’innovation
Le CRITT (centre régional d’innovation et
transfert de technologie) Poitou-Charentes a
son siège à La Rochelle. Cette structure « a
pour rôle d’appuyer au quotidien les
entreprises agro-alimentaires dans leurs
démarches de développement technologique
et leurs projets d’innovation, pour la mise au
point de nouveaux procédés ou produits »,
explique Philippe Boiron, le directeur.
Dans un secteur où les cycles de vie des
produits sont parfois assez courts, et donc qui
évolue en permanence, les entreprises
recherchent « la meilleure qualité
organoleptique (ce qui est susceptible
d’exciter un récepteur sensoriel, comme
l’odeur, le goût ou la texture, NDLR) et
nutritionnelle », poursuit-il. Pour répondre aux
attentes des consommateurs, elles se
tournent ces dernières années vers « les
produits régionaux, le bio, les produits
diététiques mais aussi vers la chasse au
gaspillage, avec la réduction des coûts
d’emballages».
Industrie agroalimentaire
JEUDI 12 MARS 2015
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« Le secteur a
mauvaise presse »
INTERVIEW La déléguée générale de l’association régionale des industries
alimentaires (Aria) pose son regard sur la formation et l’insertion professionnelle
au sein de la filière
n Poitou-Charentes, 85 % des entreprises du secteur agro-alimentaire sont de
petits établissements de moins de 10
salariés, d’où l’intérêt pour elles de se fédérer. C’est l’une des missions de l’association
régionale des industries alimentaires (Aria).
Forte de 100 entreprises adhérentes, son
rôle est de contribuer à leur développement
économique, d’être un relais auprès des institutions et des organismes de formations.
Rencontre avec Nathalie Courrèges, déléguée générale de l’Aria.
E
« Sud Ouest ». Les formations liées à l’industrie agro-alimentaire et les recruteurs
peinent à attirer des candidats. Pourquoi ?
Nathalie Courrèges. Le secteur souffre d’une
mauvaise image, je crois que le grand public reste sur de vieux schémas. Je ne nie pas
qu’il y a des métiers compliqués, je pense
surtout à ceux qui travaillent à la chaîne, en
production, par exemple en conditionnement. Évidemment ce ne sont pas des postes nécessairement passionnants, néanmoins ils sont compensés par des
conditions de travail et salariales qui se sont
nettement améliorées. Et n’oublions pas les
possibilités d’évolution et la multitude de
professions qui existe dans la filière.
Quel type de candidature est le plus recherché par les employeurs ?
Aujourd’hui, au-delà des postes de production, il y a des problèmes de recrutement en
maintenance, dus à la nette évolution des
technologies et au déficit de formations spécifiques dans la région. Les postes à plus
haut niveau, ceux des cadres par exemple,
ont également du mal à être pourvus. Cela
s’explique notamment en raison des difficultés du conjoint à trouver un emploi au
niveau local, par exemple à La Rochelle, très
convoitée, ou au contraire dans des endroits
ruraux plus reculés.
Dans les Charentes, les boissons et les produits laitiers sont reconnues comme étant
des filières établies. Quel secteur est à privilégier du point de vue du recrutement ?
Les produits laitiers sont effectivement très
présents en Charente-Maritime et dans la
Vienne, néanmoins la demande a baissé. Les
boissons, avec la présence du cognac, ont
toujours une présence très forte. Mais il y a
un secteur que nous oublions souvent et
pourtant il est en plein essor : les pâtisseries
et biscuiteries. Nous sommes une terre de
céréales, il y a beaucoup de meuniers et
énormément d’entreprises qui se développent, je pense par exemple à Colibri, à Pons,
à Nuances Gourmandes à Saint-Médardd’Aunis, à Baillon, à Brioux-sur-Boutonne ou
Les Ptits Amoureux à Ardin. De plus, elles
sont souvent en lien avec l’industrie laitière.
Faut-il miser aujourd’hui sur les activités
connexes comme les emballages, le marketing ou la recherche ?
Oui, le connexe recrute ! Cela fait partie des
services que l’on connait peu, comme les
achats, la vente, la commercialisation, la recherche et développement, la logistique, la
qualité... Nous avons ici un vivier d’organismes de formation pour répondre à cette de-
Nathalie Courrèges : « La demande du
consommateur a évolué. Il exige une réelle
information sur le produit ». PHOTO AB
mande, avec bien sûr l’Enilia-Ensmic (lire cicontre), Sup de Co La Rochelle, l’IEQT (Institut européen de la qualité totale) de Rochefort, le master biotechnologies de
l’université de La Rochelle, la filière vins et
spiritueux en Charente... Attention toutefois, les PME ont tendance à chercher des
personnes polyvalentes, les étudiants sont
parfois trop spécialisés. Avec le développement de l’export, il est également important
de maîtriser des langues étrangères.
RECUEILLI PAR AMÉLIA BLANCHOT
Un lycée dédié
à l’alimentation
À Surgères, l’Enilia (École nationale des industries laitières et des industries agro-alimentaires) et l’Ensmic (École nationale supérieure de meunerie et des industries
céréalières) forment un établissement unique en son genre. Les diplômes vont du CAP
à la licence pro. Malgré la demande des employeurs, le directeur M’hamed Faour a des
effectifs modestes. Mais pour lui, l’industrie
agro-alimentaire commence à se valoriser «
Travailler avec des produits bios, issus de circuits courts. Les industriels commencent à
intégrer ces valeurs et nos référentiels ont
fortement évolués ».
AMÉLIA BLANCHOT
Enilia-Ensmic. Avenue François-Mitterand BP 49
17700 Surgères. Portes ouvertes le samedi 30 mai
de 9 h à 13 h. Site Internet www.enilia-ensmic.fr
Les étudiants bénéficient d’un moulin pilote dernier cri et d’ateliers de transformation pour s’exercer. PHOTO AMÉLIA BLANCHOT
JEUDI 12 MARS 2015
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Témoignages
JEUDI 12 MARS 2015
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«Des postes à pourvoir
en permanence»
Hubert Durand
Eurial « est un groupe coopératif qui appartient à 4 500
producteurs de lait de vache ou de chèvre », souligne Hubert Durand, directeur des ressources humaines. Avec 2
000 salariés et quatre sites importants de transformation
implantés dans la région - dont l’usine de Luçon, aux portes de la Charente-Maritime -, Eurial est un employeur de
premier plan (900 M de chiffre d’affaires). « Nous avons
des postes à pourvoir en permanence. Il y a des métiers où
nous avons du mal à recruter car nous manquons de candidats. Les plus en tension concernent la maintenance, qui
exige au minimum un bac pro, ainsi que les métiers de
technico-commerciaux en agro-fournitures et techniciens
agricoles, de niveau BTS ou bac + 3. La deuxième difficulté majeure est l’acceptation des contraintes liées aux postes de production. Les salariés travaillent souvent en 2/8
ou 3/8 : c’est rarement un rythme que l’on a envie de choisir », admet le DRH.
PHILIPPE QUINTARD
Léa Nature
Etudiante en BTS aliments et processus technologiques
Fille de céréaliers, Cécile Baudry voulait « valoriser les matières premières »
produites par ses parents. Direction l’Enilia-Ensmic pour un BTS désormais
intitulé aliments et processus technologiques. Elle enchaîne sur un an de spécialisation (aujourd’hui licence pro) et signe un CDI avant même d’être diplômée. « J’étais sur un poste d’ouvrière dans une usine de fabrication de plats
cuisinés. Mais rapidement j’ai intégré le labo de recherche et développement
(R&D), où j’ai développé 1 400 recettes : cahier des charges, calcul de prix
de revient, emballage... » Puis la jeune femme a intégré Léa Nature à Périgny
(Charente-Maritime), entreprise spécialisée dans les produits. Après un poste
en R&D, Cécile Baudry est désormais chef de projet analyse sensorielle. « Je
fais tester les produits par les consommateurs en faisant appel à leur sens. Léa
Nature correspond vraiment à mon objectif de départ, c’est-à-dire valoriser les
matières premières locales de qualité. »
PHO
PHILIPPE QUINTARD
TO
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Le cognac, produit d’excellence
C’est la vedette des Charentes. La filière du cognac (16 800 emplois directs) affiche un insolent chiffre d’affaires global de 2,1 milliards d’euros en 2014. L’eau-de-vie fine, convoitée à travers le monde, fait grimper le taux d’exportation de l’industrie agro-alimentaire
régionale des boissons à 81 %. Mais ici encore, l’offre de travail est souvent supérieure à
la demande. À tel point que les professionnels craignent de voir s’éteindre certains métiers. En 2016, un pôle d’excellence sera donc consacré aux métiers du cognac dans la
ville éponyme (tonnellerie, réparations de fûts, alambics, technico-commercial...). De quoi
compléter une offre de formations déjà bien étoffée, notamment dans les activités
connexes : licence pro à l’Oisellerie (commerce des vins et spiritueux), master à Segonzac
(négoce), etc.
PHOTO : EURIAL
Directeur des ressources humaines d’Eurial
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Métiers de la santé
JEUDI 12 MARS 2015
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« Il ne faut pas partir sur
une illusion du métier »
SANTÉ Gabrielle Baeumler, directrice de l’Instituts de soins infirmiers et aide-soignants public
de La Rochelle, croise son regard avec celui de Geneviève Arlot-Couraud, directrice des Ifsi/Ifas privés
« Sud Ouest ». Selon les derniers chiffres
de Pôle Emploi, les soins infirmiers généralistes font partie des métiers porteurs
(besoins en main d’œuvre), en particulier
en Charente ainsi que dans les bassins de
Saintes, Rochefort et Jonzac. Vous confirmez ?
Geneviève Arlot-Couraud. Je constate que
de plus en plus de diplômés partent à la recherche de CDI ailleurs. En Charente nous
avons effectivement des offres de CDD dans
de petites structures. Mais dans des zones
qui manquent d’attractivité pour des jeunes de 20-25 ans, sans oublier les difficultés
d’hébergement. Cela peut expliquer que
certains postes ne sont pas pourvus.
Gabrielle Baeumler. Je peux affirmer qu’à
La Rochelle et ses environs, nos diplômés
ont des difficultés à trouver un emploi. C’est
un phénomène très récent, depuis deux
ans. Cependant la tendance peut s’inverser
avec la vague de départs à la retraite attendue.
Est-ce qu’il y a des spécialités qui sont
moins touchées par le chômage ? Ou un
type de contrat à privilégier, comme l’intérim ?
G. A-C. Au vu des deux dernières sorties de
promotion, je remarque que les diplômés
ne trouvant pas de CDI ont tendance à se
tourner vers l’intérim, ce qui permet de diversifier leurs compétences. Les CDI sont
plutôt signés dans des structures pour personnes âgées type Ehpad (1), mais parfois à
des postes de coordination qui nécessitent
des compétences que les jeunes n’ont pas
nécessairement.
G. B. Je rejoins ce point de vue. Il y a majoritairement des postes en Ehpad et je ne vous
cache pas que les jeunes préfèrent travailler
en CHU (Centre hospitalier universitaire)
ou en clinique. Néanmoins ils peuvent effectivement accepter ces postes d’encadrement où on leur demande de manager des
aides-soignants.
Genevieve Arlot Couraud, directrice des Ifsi/Ifas d’Angoulême et Cognac. PHOTO AB
Gabrielle Baeumler, à la Rochelle. PHOTO AB
COMMENT SE PASSE L’INSERTION PROFESSIONNELLE DES AIDES-SOIGNANTS ?
ment, essayer de travailler avant afin d’assurer ses arrières…
G. A-C. En Charente, les aides-soignants trouvent encore du travail. Cependant certaines
structures vont recruter des titulaires de bac
pro Sapat car ils coûtent moins cher et ils ont
la possibilité de valider des modules du DE
(diplôme d’État, NDLR) au cours de leur carrière professionnelle en formation continue.
C’est à nous de nous adapter en proposant à
nos étudiants des parcours personnalisés.
Que conseillez-vous aux futurs étudiants
pour réussir leur admission au sein de vos
Ifsi et Ifas respectifs ?
G. B. Avant toute chose, il faut bien se renseigner sur le métier en lui-même, ne pas partir sur une illusion. Pour le concours d’entrée
à l’Ifsi, je conseille vivement la filière générale, si possible un bac S ou ES. Il faut éviter
« Il faut bien mesurer
l’aspect financier de
cet engagement, essayer
de travailler avant »
RECUEILLI PAR AMÉLIA BLANCHOT
(1) Etablissement d’hébergement pour personnes
âgées dépendantes.
(2) Services aux personnes et aux territoires.
(3) Sciences et technologies de la santé et du social.
Deux BTS dans les Charentes
la filière ST2S (3) ou le bac pro Sapat à moins
de se diriger vers l’Ifas. Je mets en garde contre les prépas aux concours que je considère
comme un commerce. Avec un bac général,
notre concours est accessible !
(4) Les droits d’inscription aux IFSI sont au même tarif que la formation à l’université (214 € en 2014 + sécurité sociale étudiante, 213 € en 2014) , hors coût du
concours d’entrée (115 € à La Rochelle, 104 € à Angoulême) et tenues de stage (environ 80 €). À Angoulême, la Croix-Rouge demande une contribution
forfaitaire annuelle de 785 € (somme remboursée
aux boursiers). La formation d’aide-soignante est
gratuite, hors coût du concours d’entrée (50 € à La
Rochelle, entre 70 et 85 € à Cognac). Possibilités
d’obtenir des bourses du Conseil régional.
Le BTS diététique forme des professionnels de
la santé en matière de nutrition. En Charente et
Charente-Maritime, la formation est proposée à
Jonzac, au lycée public Jean-Hyppolite (portes
ouvertes le 14 mars de 9 h 30 à 16 h 30) et à
La Rochelle dans un établissement privé, à
l’École française de coiffure et d’esthétique
(EFCE, portes ouvertes les 14 mars et 11 avril
G. A-C. Je suis d’accord. J’ajouterais que des
pré-requis d’anatomie physiologique me paraissent essentiels car ce sont des savoirs rapidement enseignés. D’autre part, je constate que certains étudiants abandonnent à
cause de problèmes d’argent (4), en Charente
nous avons un public précaire. Il faut bien
mesurer l’aspect financier de cet engage-
Ifsi La Rochelle, rue du Docteur-Schwitzer 17000 La
Rochelle, site Internet http://ifsi.ch-larochelle.fr ; Ifsi
Croix-Rouge Française Angoulême, domaine universitaire 16400 La Couronne, site Internet http://irfsspoitou-charentes.croix-rouge.fr. Deux Ifsi publics
existent à Saintes et Rochefort. Les Ifas sont hébergés
au sein des trois Ifsi, tandis que l’Ifas charentais se
situe à Cognac.
G. B. Pour ce qui est de l’insertion à La Rochelle et ses environs, une large partie de la
promotion sortante d’aides-soignants a un
employeur avant d’entrer en formation et
les autres trouvent du travail surtout dans
les Ehpad.
de 10 h à 16 h). Les possibilités d’insertion professionnelle sont multiples : les futurs diététiciens peuvent exercer en milieu hospitalier,
sportif, dans des structures pour personnes
âgées, dans l’agro-alimentaire, en libéral... Ce
BTS est accessible, entre autres, aux titulaires
d’un bac S, ST2S ou STL (sciences et technologies de laboratoire).
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Pratique
Les contacts utiles
Sites Internet à consulter
Horizon, mine d’informations sur la formation
dans la région Poitou-Charentes (www.horizoninfo.org)
Conseil régional et le Conseil général pour
les différentes aides (www.poitou-charentes.fr,
wwwcharente-maritime.fr)
L’Information jeunesse Poitou-Charentes
(http://jobs.pourlesjeunes.com) ou Jobaviz
(www.jobaviz.fr) pour trouver un job
CHARENTE
Centre information jeunesse d’Angoulême
(CIJ) 4 rue de la Place-du-Champ-de-Mars
16000 Angoulême. Tél. 05 45 37 07 30 . Site Internet www.info-jeunesse16.com
Point information jeunesse (PIJ). 5 quai du
Halage 16000 Angoulême Tél. 05 45 94 81 03
Site Internet www.cscs-rivesdecharente.com
Bureau information jeunesse (BIJ) Info 16 Cognac/PIF 53, rue d’Angoulême 16100 Cognac. Tél.
05 45 82 62 00. Site Internet www.info16cognac.fr
Les trois Centres d’information et d’orientation (CIO) du département. 3, rue Vauban 16000
Angoulême Tél. 05 45 38 30 11 ; 24, place Beaulieu 16100 Cognac Tél. 05 45 82 09 81 ; 3, place
Émile-Roux 16500 Confolens. Tél. 05 45 84 11 16.
Site Internet www.cio.ac-poitiers.fr
JEUDI 12 MARS 2015
WWW.SUDOUEST.COM
Tél.05 45 38 79 39 ; 79 rue Montesquieu (ancien
hôpital de Cognac) 16100 Cognac Tél. 09 60 36
35 60
néa 15, rue Vaux-de-Foletier 17000 La Rochelle.
Tél. 05 46 28 21 30. Site Internet www.crous-poitiers.fr
Antenne locale du CROUS (Centre régional
des œuvres universitaires et scolaires), lieu-dit le
Bois-de- Breuty 16400 La Couronne. Tél. 05 45
25 51 51. Site Internet www.crous-poitiers.fr
Société de transports du Grand Angoulême
(STGA) 554, route de Bordeaux BP 32322 16023
Angoulême. Tél. 05 45 65 25 25. Site Internet
www.stga.fr
Direction des services départementaux de
l’éducation nationale de Charente-Maritime.
Cité administrative Duperré, place des Cordeliers,
17021 La Rochelle. Tél. 05 46 51 68 00. Site Internet www.ia17.ac-poitiers.fr
Direction des services départementaux de
l’Éducation nationale de Charente. Cité administrative du Champ-de-Mars, bâtiment B, rue
Raymond-Poincaré 16023 Cedex Angoulême.
Tél. 05 45 90 14 50. Site Internet www.ac-poitiers.fr/ia16
CITRAM Charente. 17, place Bouillaud 16000
Angoulême. Tél. 05 45 95 95 99. Site Internet
www.citram-charente.fr
Mission locale de l’Angoumois et Horte-etTardoire. 6, rue du père Joseph-Wresinski
16000 Angoulême. Tél. 05 45 90 15 30 ; Mission
locale ARC Charente. 41, rue de la Maladrerie
16100 Cognac. Tél. 05 45 83 97 00. Site Internet
www.missionlocale.com
Centre départemental d’information jeunesse (CDIJ), 2 rue des Gentilshommes, 17000
La Rochelle. Tél. 05 46 41 16 36. Site Internet
www.infojeunesse17.com
LMDE (La mutuelle des étudiants). 45 bis
avenue des Amériques 17000 La Rochelle. Tél. 09
69 36 96 01. Site Internet www.lmde.com
Bureaux d’information jeunesse (BIJ). 2729 avenue des Déportés-et-des-Fusillés 17300
Rochefort Tél. 05 46 87 40 26 ; 15, rue Saint-Eutrope 17103 Saintes Tél. 05 46 97 49 50 ; Square
du Château 17700 Surgères Tél. 05 46 07 76 10.
SMECO. 3 passage du Drakkar 17000 La Rochelle. Tél. 05 46 41 81 54. Site Internet
www.smeco.fr
SMECO. Espace Saint-Martial 5, boulevard
Berthelot 16000 Angoulême. Tél. 05 45 37 37
84. Site Internet www.smeco.fr
Centre de dépistage anonyme et gratuit.
Centre hospitalier d’Angoulême, rond-point de
Girac 16959 Angoulême Cedex 9. Tél. 05 45 24
42 84
Point d’accès aux droits sociaux. Centre
d’activités Le Corsaire, rue Jean-Verrazano
16000 Angoulême. Tél. 05 45 24 00 90.
Foyer des jeunes travailleurs (FJT). PierreSemard 24, rue Pierre-Semard 16000 Angoulême. Tél. 05 45 95 58 13 ; Isabelle Taillefer 1416 rue des Cordonniers 16000 Angoulême.
CHARENTE-MARITIME
Les six Centres d’information et d’orientation (CIO) du département. 84, rue de Bel-Air
17000 La Rochelle Tél. 05 46 41 16 00 ; 8, rue
Paul-Bert 17500 Jonzac Tél. 05 46 48 04 18 ; 3
ter, rue des Broussailles 17300 Rochefort Tél. 05
46 99 46 00 ; 18, rue des Écoles 17200 Royan
Tél. 05 46 05 48 02 ; 6, rue Michel-Texier 17400
Saint-Jean-d’Angély Tél. 05 46 32 49 10 ; 12, petite rue du Séminaire 17100 Saintes Tél. 05 46 93
68 55. Site Internet www.cio.ac-poitiers.fr
Antenne locale du CROUS (Centre régional
des œuvres universitaires et scolaires). Cité Anti-
Mission locale. 90 rue Bel-Air, 17000 La Rochelle. Tél. 05 46 27 65 20 ; parc des Fourriers 1,
avenue Maurice-Chupin BP 20294 17312 Rochefort Cedex. Tél. 05 46 99 06 00. Site Internet
www.missionlocale.com
Centre de dépistage anonyme et gratuit. 49,
rue Thiers 17000 La Rochelle. Tél. 05 46 45 52 40
Foyer des jeunes travailleurs (FJT). Rue Lamennais 17000 La Rochelle Tél. 05 46 00 79 00
; 6, rue Auguste-Rodin 17000 La Rochelle Tél.
05 46 00 79 00 ; 10, rue Roger-Griffon 17100
Saintes Tél. 05 46 93 85 85 ; 4, avenue Pasteur
17400 Saint-Jean-d’Angély
Tél. 05 46 32 14 84
Comité local pour le logement autonome
des jeunes (CLLAJ). 22 rue Villeneuve, 17000 La
Rochelle. Tél. 05 46 50 62 46. Site Internet
www.cllaj.asso.fr
JEUDI 12 MARS 2015
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