Etudier en Charente et Charente-Maritime
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Etudier en Charente et Charente-Maritime
Les suppléments du quotidien Etudier en Charente et Charente-Maritime ■ Après le Bac ■ Les Compagnons du Devoir ■ Les licences pro ■ Les grandes écoles ■ Ces filières qui recrutent ■ Etudier à l’international... Supplément gratuit au journal du jeudi 12 mars 2015. Ne peut être vendu séparément 2 Publicité JEUDI 12 MARS 2015 WWW.SUDOUEST.COM JEUDI 12 MARS 2015 WWW.SUDOUEST.COM Etudier en Charente et Charente-Maritime 3 SOMMAIRE Rentrée 2015 Les nouveautés en Charente-Maritime .................................................................. 4-5 Ecole d’ingénieur et nouveaux pôles CFA ................................................................ 6 Les nouveautés à Angoulême ....................................................................................... 7 Après le collège Avec un CAP Réussir avec un CAP : ils témoignent ........................................................................... 8-9 Trouver son CAP .................................................................................................................... 10 Le focus de la rédaction Focus sur les Compagnons du Devoir ........................................................................12-13 Concilier études et sport de haut niveau .......................................................................15 Les Bacs pro au banc d’essai ..........................................................................................16-17 Après le bac Les études supérieures Les nouveaux dispositifs .............................................................................................. 18 Des BTS dans tous les secteurs .................................................................................. 20 Les BTS du bâtiment ..................................................................................................... 21 Les DUT ........................................................................................................................ 22-23 Les litteraires du web en licence pro ....................................................................... 24 Tourisme et international ........................................................................................... 25 Le littoral toujours prisé ............................................................................................. 26 A l’université ................................................................................................................... 27 Les grandes écoles ........................................................................................... 28-29 Sup de Co La Rochelle en pointe ....................................................................... 30 Les métiers du nautisme Une filière solide ............................................................................................................ 32 Témoignages de professionnels ................................................................................ 33 L’industrie agro-alimentaire Un secteur qui embauche ....................................................................................34 La parole aux spécialistes de la filière ..............................................................36 Les métiers de la santé Entretien avec deux directrices d’établissements de formation ............. 37 Les contacts utiles ...................................................................................................37 Supplément gratuit au journal du 12 mars 2015 Président-Directeur Général : Olivier Gérolami Directeur général délégué et directeur de la publication : Patrick Venries Réalisation : Agence de développement Directrice et rédactrice en chef adjointe : Marie-Luce Ribot Chef de service : Pierre-Emmanuel Cherpentier Illustration de Une : Shutterstock Secrétariat de rédaction : Thibault Seurin Siège social : Journal « Sud-Ouest » 23, Quai des Queyries, 33094 Bordeaux Cedex Tél. 05 35 31 31 31 www.sudouest.fr Régie Sud-Ouest publicité : Tél. 05 35 31 27 06 N° de commission paritaire : 0415 C 86477 4 Les nouveautés en Charente-Maritime Un nouveau site pour l’artisanat Choisirlartisanat.fr, mis en ligne en octobre dernier par le Fonds national de promotion et de communication de l’artisanat (FNPCA), a pour but de permettre aux 18-25 ans de découvrir et choisir un des 250 métiers de l’artisanat à travers notamment des témoignages d’apprentis. La cuisine en LE CHIFFRE 256 C’est le nombre de places supplémentaires par apprentissage prévues à la rentrée 2015 sur le Poitou-Charentes. Plusieurs formations sont concernées en Charente-Maritime et Charente : CAP ferronnerie à Barbezieux, CAP conducteur d’installation de production au CIFOP, CAP zgent polyvalent de restauration à Matha, BTSA technicocommercial jardins et végétaux d’ornements à Saintes, Master 2 LEA image, documentation et contenus numériques à La Rochelle et Licence pro gestionnaire de biens immobiliers à La Rochelle. TROIS QUESTIONS À... par exemple, un stage dans le domaine du numérique. Cela permet d’être plus armé. À l’avenir, il n’est pas exclu que nous recrutions des informaticiens car nous devons aller davantage vers la pluridisciplinarité. Pourquoi ce master a été créé en partenariat avec la fédération des tiers de confiance (FNTC) et la chambre nationale des huissiers de justice ? 2 Car il est essentiellement financé par ces deux partenaires, c’est signe du besoin d’un tel diplôme. Ils nous ont demandé de le créer. Il y a des attentes, car la dématérialisation croissante des contenus et des procédures engendre beaucoup de questions juridiques. Nous abordons le numérique sous différents angles : la sécurité (archivage, traçabilité, vote électronique...), l’économie (monétique, e-finance...), le quotidien (traitement des données personnelles, identité...), la cybercriminalité, etc. ANDRÉ GIUDICELLI Responsable du Master mention droit du numérique, tiers de confiance et sécurité numérique (La Rochelle) 1 Quel est le profil des candidats recrutés ? Dans cette première promotion, nos 13 étudiants sont des juristes, tous diplômés d’une première année de master en droit (M1). Avant le M2, il est conseillé d’avoir obtenu le C2i (certificat informatique et Internet) niveau 2 métiers du droit en M1 ou d’avoir fait, 3 Quels métiers vont exercer les diplômés ? Ils peuvent travailler au sein de cabinets d’avocats spécialisés dans les technologies de l’information et de la communication (TIC), chez des huissiers de justice, dans des administrations, devenir cadre de l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’informations (ANSSI), etc. Les possibilités sont larges et facilitées par un stage de trois mois minimum en M2. RECUEILLI PAR AMÉLIA BLANCHOT Favoriser la poursuite d’études après le baccalauréat Avec une hausse significative des inscriptions dans les bacs généraux et technologiques sur le département (62,3% des bacheliers en 2008-2009, 68 % en 2013-2014), les efforts menés ces dernières années pour inciter les élèves à s’orienter vers des études plus qualifiantes portent leurs fruits. La Charente-Maritime est toutefois confrontée à une autre problématique. Malgré une réussite au bac supérieure à la moyenne nationale, les élèves privilégient les études supérieures courtes (voir article p.18), alors que les entreprises vont être en attente de qualifications plus élevées. JEUDI 12 MARS 2015 WWW.SUDOUEST.FR Cette logique est d’autant plus marquée dans les territoires du Sud du département, plus éloignés des pôles universitaires. « Aussi, nous réfléchissons à la création de formations qui n’entreraient pas en concurrence avec celles déjà existantes, sur des secteurs comme les services, la sylviculture ou le commerce » tient à préciser Gilles Grosdemange, inspecteur d’académie de Charente-Maritime. « Avec la création de la grande région Aquitaine à l’horizon 2016, ces territoires auront une place à prendre car situés à proximité de Bordeaux. » À VENIR Le lycée hôtelier de la Rochelle va ouvrir une licence pro par apprentissage achats et innovation en production culinaire ette nouvelle formation est une vrai opportunité pour nos élèves du BTS cuisine » précise Christian Fréchède, professeur de cuisine et coordinateur apprentissage au Lycée Hôtelier. « Elle leur offre la possibilité de poursuivre leurs études mais surtout elle aborde de nouveaux champs de compétences en achats et en innovation qui leur ouvrira plus facilement les portes des établissements. Trouver la matière première à un meilleur prix avec la meilleure qualité et savoir apporter de l’intelligence aux plats dans le mariage des saveurs sont des qualités recherchées. » Cette formation n’est pas la création d’une licence pro à proprement parlé, elle est une nouvelle spécialisation de la licence pro déjà proposée par l’Université de La Rochelle, intitulée Production et management en industrie agro-alimentaire. Aussi, les futurs étudiants, dont l’effectif sera de 12, suivront le tronc commun de cette licence : remise à niveau des bases biochimiques et physico-chimique, la veille marketing, statistique, aliment et santé, informatique et communication... Puis à côté de ces matières, ils auront deux modules propres à leur spécialisation. «C Une recherche sur les produits du terroir Le premier portera sur l’achat. « Deux compétences seront particulièrement développées : la négociation et l’analyse de la demande et des besoins. Il est essentiel aussi que les élèves comprennent les marchés et leur fonctionnement ». Le second sera axé sur l’innovation. Le souhait est de placer les étudiants dans une démarche de recherche et développement. « On veut leur inculquer un esprit de création avec des méthodes structurées de l’agro-alimentaire, pour cela il est important qu’ils sachent comment interagissent les aliments. Ils devront aussi appréhender le mariage des couleurs. Des professeurs d’art plastique seront susceptibles d’intervenir.». L’accent sera particulièrement mis sur quelques produits du terroir comme l’huître, la moule de bouchot ou l’œuf de Marans. Pour Christian Fréchède, cette formation répond à une logique économique : « Les chefs cuisiniers n’ont pas forcément les moyens d’embaucher un acheteur et un cuisinier capables de faire de la création et de l’innovation. Cette licence leur donne ainsi l’opportunité d’avoir recours à du personnel polyvalent pouvant répondre à des besoins devenus stratégiques pour se démarquer de la concurrence. » A noter : Le lycée a Travailler dans le tourisme APPRENTISSAGE Unique en France, la spécialisation en La promotion porte sur un petit effectif. PHOTO PHILIPPE QUINTARD «Si autrefois la proximité de la mer suffisait pour attirer la clientèle dans les campings, aujourd’hui celle-ci est en attente de services : club enfants, piscine, espace détente » précise Anita Kaiser, responsable de la formation tourisme Hôtellerie de plein air (HPA) au Cipecma à Châtelaillon. « Aussi, depuis une dizaine d’années nom- JEUDI 12 MARS 2015 WWW.SUDOUEST.FR Les nouveautés en Charente-Maritime Nouvelles formations en alternance 5 L’Université de La Rochelle va proposer des formations en contrat de professionnalisation : le master Système d’information appliqué au management, le master Marketing des services, le master Management et administration des entreprises et le master Hôtellerie-tourisme. apprenti Une formation traiteur inédite dans l’Ouest MAITRISE Le Campus des Métiers de Saint-Germainde-Lusignan propose le brevet de maîtrise traiteurorganisateur de réception Travailler la créativité à la fois dans le mariage des aliments et des couleurs. PHOTO PQ ouvert cette rentrée un Brevet Professionnel Barman en apprentissage. Seuls quatre établissements en France proposent cette formation. Sa finalité : apporter les aptitudes à animer un service de bar et de cocktail dans La création du Brevet de Maîtrise (BM) Traiteur organisateur de réception (niveau bac +2) était attendue depuis quelques années car jusqu’ici aucun établissement du grand ouest ne proposait ce diplôme. Et bien c’est chose faite depuis la rentrée 2014. Il est dispensé au Campus des Métiers de Saint-Germain-de Lusignan et se fait sous la houlette de David Bret, Meilleur Ouvrier de France. Nouveauté oblige, ils ne sont que cinq sur une promotion que peut en accueillir 12. Les candidats doivent être diplômés d’un niveau 4 du secteur de l’alimentaire, avec une préférence pour ceux issus du Brevet professionnel charcutier-traiteur. La formation, qui se fait sur 18 mois par apprentissage, a pour objet de former des professionnels à une fonction d’encadrement. « De ce fait, la part de perfectionnement en cuisine est minime, on estime que les connaissances ont été acquises en Brevet professionnel, souligne David Bret. nementiels possibles : banquets, lunchs, brunchs, cocktails... « Les futurs diplômés devront être en mesure de proposer des lieux pouvant correspondre à la nature de la réception, des prestataires extérieurs (DJ, fleuristes,…) et surtout, ce qui sera le cœur de leur métier, une prestation gustative répondant à l’événement et aux attentes du client : proposition de menus, association metsvins et différentes mises en scène de dressage. » Les matières enseignées portent donc en grande partie sur la fonction de gestionde l’entreprise, des ressources humaines, le financier et la logistique ainsi que sur la communication.Pour Thibault Richard, élève en apprentissage au Grand Palais à Biarritz, cette formation correspond parfaitement à son projet. « Mon souhait, à terme, est de créer mon entreprise. Avec ce diplôme, je serai beaucoup mieux armé. Gérer une entreprise ne s’improvise pas » conclut le jeune homme. Gestion de projet PHILIPPE QUINTARD L’enseignement est surtout axé sur la gestion de projet. L’objectif est qu’ils soient capables de gérer une prestation de restauration de A à Z aussi bien en salle, qu’en cuisine. » Ils y abordent l’ensemble des évé- Portes ouvertes le 14 mars. Le Campus des Métiers de Saint-Germain-de-Lusignan se situe au 40, route de Saint-Genis, 17500 Saint-Germain-de-Lusignan. Tél. 05 46 48 70 70 les palaces ou hôtels haut de gamme. PHILIPPE QUINTARD Lycée hôtelier, avenue des Minimes, 17000 La Rochelle. Tél. 05 46 44 20 60 en mode « camping » Hôtellerie de plein air est proposée par le CIPECMA breuses structures ont opéré une mue complète et des besoins en techniciens formés pour ces nouveaux types d’établissements se sont faits sentir. » Sur ces constats, le CIPECMA, en collaboration avec la Fédération Départementale Hôtellerie de Plein Air a ouvert la rentrée dernière, une spécialisation HPA au BTS Tourisme. Le néerlandais obligatoire En plus des cours habituels du BTS Tourisme, les 15 élèves en apprentissage bénéficient des cours spécifiques HPA : apprentissage des logiciels de gestion, maîtrise des différentes réglementations et labellisations ou encore enseignement du néerlandais obligatoire en 3ème langue, après l’anglais et l’espagnol. « Les hollandais se placent à la deuxième place de la clientèle étrangère en CharenteMaritime». S’ajoutent des visites d’établisse- ments ou encore la rencontre de professionnels du secteur. Une spécialisation qui a particulièrment séduit Clément Nibeaudeau élève en apprentissage au camping Les Gros Joncs à l’île d’Oléron. « Ce qui me plaît c’est la polyvalence. Nous pouvons être aussi bien à l’accueil, à l’organisation d’événements et en même temps faire face à des imprévus techniques. Il y a une vraie attente des gestionnaires par rapport à ce que nous pouvons apporter à leur établissement notamment en termes de nouveautés». Et les besoins locaux sont particulièrement importants, le département compte plus de 370 campings. PHILIPPE QUINTARD Portes ouvertes le 21 mars. Cipecma, 17, avenue du Général-de-Gaulle, 17340 Châtelaillon-Plage. Tél. 05 46 54 23 11 Formation pilotée par David Bret, Meilleur Ouvrier de France charcutier-traiteur. PHOTO PQ 6 Les nouveautés en Charente Belles perspectives pour le numérique Une étude régionale sur la filière numérique lui prédit un bel avenir, avec 20 % de créations d’emplois supplémentaires d’ici 2022 pour certaines familles professionnelles comme les ingénieurs et cadres de l’informatique. La Charente est le département qui en compte le moins, avec 8 % de l’effectif régional. L’école d’ingénieurs fait des petits GÉNIE CIVIL L’EI-CESI d’Angoulême décline son cursus d’ingénieurs bâtiments et travaux publics par apprentissage à La Rochelle LE CHIFFRE 10 C’est le nombre de filières attractives recensées en Charente par les chambres consulaires et l’Insee Poitou-Charentes. Parmi elles celle des spiritueux, la filière du cognac, mécatronique, BTP/construction, logistique/distribution. Mais également les écoindustries, le packaging/emballage, tonnellerie, image/graphique/communication, textile/articles chaussants. De quoi trouver des débouchés. EN BREF Nouveaux pôles d’excellence pour les CFA epuis la rentrée, les étudiants rochelais ont accès à la formation cousine de leur voisins angoumoisins : un diplôme d’ingénieur en trois ans (bac +5), dispensé par apprentissage, spécialité bâtiments et travaux publics (BTP), avec l’option réhabilitation des bâtiments, énergétique et structure. Proposé depuis 2012 à l’école d’ingénieurs d’Angoulême du groupe CESI avec d’autres options (bâtiments et travaux publics), le cursus est désormais décliné en CharenteMaritime dans le cadre d’un partenariat avec l’université, impliquant la constitution d’un nouveau centre EI-CESI à La Rochelle. D De gros changements sont à prévoir sur la carte des formations par apprentissage « Volonté commune » « Dès la création de l’université, nous avons cherché à développer notre filière en génie civil. Chaque année, 270 étudiants sortent diplômés de ces formations (DUT, licence pro et master) et nous avons un important laboratoire de recherche », explique Christian Inard, directeur du pôle sciences et technologies de l’université. « De notre côté, nous avons des connaissances en matière d’enseignement du BTP et nous avons été pionniers en matière d’apprentissage chez les ingénieurs. L’université, elle, a des compétences d’excellence dans le domaine de la recherche en termes de réhabilitation des bâtiments et de construction durable », ajoute Thierry Thibaut, le directeur de l’EI-CESI d’Angoulême. La première promotion compte 22 apprentis titulaires d’un bac +2, « principalement JEUDI 12 MARS 2015 WWW.SUDOUEST.COM La formation rochelaise est orientée sur la réhabilitation et la construction durable. PHOTO AB issus de licence et DUT génie civil, de BTS bâtiment et économie de la construction », relève le directeur de l’EI-CESI charentaise. Un tiers des intervenants sont des professionnels extérieurs, les deux tiers restant étant partagés équitablement entre les enseignants de l’université et ceux de l’EI-CESI. Axé sur la réhabilitation des bâtiments, la construction durable et les matériaux, ce diplôme d’ingénieurs vise à former de futurs responsables de chantier, conducteurs de travaux ou chefs de projet. « Actuellement, 16 sont en apprentissage dans des PME/PMI, les six autres dans les grandes entreprises comme Eiffage, Vinci, Alstom... Sept viennent de notre université, c’est intéressant car cela leur offre des débouchés supplémentaires. C’est plus facile pour eux d’avoir des contrats à bac +5 qu’à bac +3 », estime Christian Inard. À terme, les locaux de l’antenne littorale de l’EI-CESI seront transférés à Atlantech, dans l’agglomération rochelaise. AMÉLIA BLANCHOT Retrouvez les Portes ouvertes de l’EI-CESI le samedi 13 juin de 10 h à 17 h. EI-CESI La Rochelle. Avenue Michel-Crépeau, 17000 La Rochelle. Site Internet www.eicesi.fr En parallèle des travaux qui vont démarrer en juin sur le CFA de Cognac (démolition et reconstruction) et de Barbezieux (agrandissement et amélioration), la Région va créer des pôles d’excellence. Les filières cuisine et services de Chasseneuil et Cognac fermeront au profit du CIFOP. Celles de peinture, sol et moquette de Cognac seront transférées sur le site de Chasseneuil et les formations en sanitaire et thermique seront à Barbezieux. Dans le même temps, la filière électricité de Cognac sera accueillie au siège de la Chambre des Métiers à Angoulême. Coiffure et Esthétique de Cognac seront déplacées provisoirement dans l’ancien hôpital de Cognac (le Campus CIFOP fermera sa section coiffure) avant de revenir sur le site de Cognac à la fin des travaux. La section vente option B de Cognac sera également installée provisoirement dans l’ancien hôpital. La section vente option A de Cognac sera transférée à Barbezieux. Ces deux formations fermeront au CIFOP. Experts en médias numériques INFORMATIQUE À Angoulême, le Cnam/Enjmin a ouvert une formation d’ingénieur informatique La rentrée a été dynamique pour le Cnam/Enjmin (conservatoire national des arts et métiers/école nationale du jeu et des médias interactifs numériques) d’Angoulême. Outre l’inauguration de nouveaux bâtiments, l’établissement public du pôle image Magelis propose depuis le mois de septembre un cursus en trois ans d’ingénieur informatique en sciences et technologies des médias numériques, par apprentissage. « Nous recrutons à bac +2 des diplômés en informatique, après un examen écrit et un oral devant un jury », annonce Axel Buendia, enseignant. « Nos diplômés seront des architectes des systèmes de communication et d’interaction. Ils pourront, par exemple, concevoir le SIG (système d’information géographique, NDLR) d’un site de tourisme », détaille Stéphane Natkin, directeur de l’Enjmin. Au programme de cette formation en alternance, trois grands axes. « Le bloc de base concerne tout ce qui est ingénierie (maths, technologies, etc.), le second la spécialisation, c’est-à-dire l’interactif numérique (capteurs, outils de développement 3D, analyse et synthèse d’image et du son...) et le troisième se rapporte à l’organisation de projet, la communication, le management », explique l’enseignant. La transition numérique touchant une multitude de domaines, les secteurs et possibilités d’embauche sont très vastes : médias, jeux vidéo, agences de communication, opérateurs de services urbain, design d’interaction en industrie, collectivités territoriales, architecture et urbanisme pour la ville et les espaces intelligents. AMÉLIA BLANCHOT Cnam/Enjmin. 138, rue de Bordeaux, 16000 Angoulême. Site Internet www.enjmin.fr Exercice pour les 11 apprentis : créer une application sonore. PHOTO AMÉLIA BLANCHOT 7 JEUDI 12 MARS 2015 WWW.SUDOUEST.COM Un BTS Contrôle industriel Le CIFOP d’Angoulême va ouvrir à l’apprentissage : le BTS Contrôle industriel et régulation automatique. Avec pout objectif de former des spécialistes capables de résoudre tous problèmes liés à l’automatisation des grands procédés de fabrication industrielle continue. Création d’un Bachelor business à Angoulême COMMERCE Le groupe Sup de Co La Rochelle ouvre un bachelor business au sein du campus Cifop, avec trois spécialisations « Le réseau EGC a perdu de l’attractivité. Aujourd’hui il faut se valoriser comme une marque auprès des jeunes, c’est une des raisons pour laquelle nous avons fait un partenariat avec le groupe Sup de Co La Rochelle. Nous bénéficions de son aura et de son réseau », explique Bernard Dogneton, directeur du campus Cifop d’Angoulême. À la rentrée 2015, le bachelor business se substituera donc au bachelor EGC, toujours avec la spécificité d’être proposé par la voie de l’apprentissage. Trois spécialisations composent ce diplôme bac+3 délivré en Charente : management des ressources humaines, web marketing, vins et spiritueux. « D’autres pourront venir en fonction des dynamiques et de l’environnement local (image, finances...) », ajoute le directeur. La pédagogie, elle, s’appuiera sur les méthodes de Sup de Co (détails en p.30). veloppement Sup de Co La Rochelle. « Nous espérons créer des flux entre les deux villes. En Charente, il manquait de l’offre à bac +3 car aujourd’hui les établissements proposent beaucoup de bac +2 tertiaires, avec plus « Les étudiants auront la possibilité de choisir le campus rochelais ou angoumoisin » de 1000 étudiants en prépa lettres, BTS et DUT. D’autre part, les spécialisations locales attireront vers la Charente des étudiants d’autres régions, ce qui donnera à notre site une plus grande visibilité », ajoute Bernard Dogneton. AMÉLIA BLANCHOT « Créer des flux » « Les étudiants auront la possibilité de choisir le campus rochelais ou angoumoisin en fonction de leurs spécialisations », complète Maxime Gambini, directeur délégué et dé- Campus Cifop, boulevard Salvador Allende, Z1 n°3 16340 L’Isle d’Espagnac. Les Portes ouvertes auront lieu le 21 mars de 9 h à 17 h. Consultez le site Internet : www.cifop.fr TROIS QUESTIONS À... Caroline Parsons, directrice de Human Academy Europe, nouvelle école japonaise de manga 1 Pourquoi avoir choisi Angoulême pour implanter cette école ? Human Academy Europe est une institution d’enseignement professionnel qui existe déjà au Japon depuis 1994, avec 19 écoles. Nous avons choisi la France car c’est le deuxième consommateur mondial de mangas au monde et Angoulême car elle est connue comme étant une ville de BD. Les Japonais lui accordent beaucoup de respect au festival. L’existence du pôle image Magelis, que nous avons intégré, était une raison supplémentaire. 2 Comment va s’organiser le cursus dans ce nouvel établissement ? Nous allons recruter 40 personnes titulaires du bac pour une rentrée en septembre 2015, d’abord via un portfolio et une lettre de moti- vation. Les meilleurs passeront une journée d’épreuves en avril : entretien, dessin, anglais, analyses. Le programme s’échelonne sur trois ans, les professeurs sont des mangakas professionnels. La première année est consacrée à la création de l’image dans un style japonais, la deuxième s’articule autour de quatre grands champs, à savoir le jeu vidéo, le design, l’édition et l’animation, avec une spécialisation en fin d’année. En dernière année, les élèves partent en stage en entreprise, au Japon ou dans un autre pays. Les frais de scolarité s’élèvent à 7 000 euros par an. 3 Qui va recruter vos futurs diplômés ? Des entrepreneurs japonais ou français ? Il va y avoir des possibilités de stages au Japon, mais nous imaginons les débouchés plutôt sur un marché qui s’ouvre en France. Nous avons reçu des encouragements de grandes maisons d’éditions comme Glénat et Kana. À l’heure actuelle, ces entreprises doivent se rendre régulièrement au Japon, elles sont ravies de pouvoir trouver de nouveaux talents en France. Par ailleurs, nous considérons cette école comme un espace de recherche et de développement des possibilités d’hybridité (entre manga, jeux vidéo, animé, transmedia, etc.). Nous allons encourager nos étudiants à appliquer le manga aux autres disciplines. RECUEILLI PAR AMÉLIA BLANCHOT Retrouvez Human Academy au 121, rue de Bordeaux 16000 Angoulême. Consultez le site Internet : http://eu.athuman.com En fonction de leurs spécialisations choisies pour ce bachelor business, les étudiants opteront pour une scolarité à Angoulême ou La Rochelle. PHOTO XAVIER LÉOTY 8 Réussir après le collège JEUDI 12 MARS 2015 WWW.SUDOUEST.COM Reussir avec un CAP La classe de 3ème est une période charnière où l’élève et sa famille vont décider de la voie à emprunter pour la suite des études : professionnelle, générale ou technologique. En optant pour un bac général ou technologique, l’élève ouvre la porte de l’enseignement supérieur. La classe de seconde générale ou technologique est une classe de détermination où il y teste ses goûts et aptitudes en vue d’une orientation en classe de 1ère. La voie professionnelle s’inscrit plus dans une logique d’apprendre un métier. Le CAP se prépare en 2 ans et porte en grande partie sur des enseignements technologiques et profes- sionnels. Le bac pro, quant à lui, permet une insertion au bout de trois ans. Les deux diplômes peuvent se faire par la voie de l’apprentissage. Sur ce point, quelques nouvelles règles sont à souligner. Suite au décret du 10 septembre 2014, dorénavant l’apprentissage est accessible à tous les jeunes qui atteignent l’âge de 15 ans avant le terme de l’année civil et le contrat d’apprentissage peut désormais être conclu en CDD ou en CDI. Dans ce dernier cas, le contrat commence par une période d’apprentissage égale à la durée d’obtention du diplôme et il se poursuit ensuite sous CDI de droit commun sans période d’essai. PHOTO PHILIPPE QUINTARD La 3e : l’année du choix Philippe Rinteau Co-gérant d’une entreprise de menuiserie Lorsqu’il a obtenu son CAP en 1985, il était loin d’imaginer qu’un jour il serait à la tête d’une structure qui compte six salariés. « J’ai choisi l’ébénisterie et la menuiserie un peu par hasard, mais je savais une chose, je voulais créer de mes mains. J’ai tout de suite pris du plaisir à travailler le bois. Après mon CAP, j’ai fait une mention complémentaire en dessin d’ameublement. A l’époque, on ne parlait pas de DAO, tout se faisait sur calque. Cette formation m’a donné l’opportunité d’intégrer un bureau d’études chez un fabricant de meubles du département. Après j’ai évolué chez un cuisiniste puis j’ai été embauché dans un atelier qui faisait de l’aménagement de bateau pour les gros constructeurs locaux. Dans cette entreprise, qui a compté jusqu’à 100 personnes, où je suis resté 15 ans, j’ai fait tous les métiers : fabrication, pose, dessin, achats... C’est l’intérêt de ce métier, en prenant un peu de galons dans une entreprise, on est amené à diversifier ses tâches. En 2005, l’entreprise a fermée. Avec l’expérience acquise, je me suis dit que c’était le moment de me lancer. J’ai créé avec un autre menuisier les Ateliers de l’Ebène. Notre activité est continuellement croissante car nous sommes sur un secteur de niche : l’agencement intérieur haut de gamme pour les particuliers, les magasins où les entreprises. Je m’épanouis vraiment dans mon travail car là encore j’exerce un tas de fonctions différentes et au final, quand le client est content, j’ai la satisfaction du travail effectué. » PHILIPPE QUINTARD Virginie Cobérac PH OT O PH I LI PP E QU Tapissier d’ameublement dans sa propre boutique Après avoir obtenu tardivement, à l’âge de 23 ans, un CAP Tapissière d’ameublement réalisé chez les CompaRD gnons du devoir à Angoulême et fait ses armes chez divers artisans de la région, Virginie Cobérac a créé son propre atelier-boutique à Rouillac (16). « Ce métier est né d’un vrai coup de cœur. Je n’étais pas du tout partie dans cette voie. Mes parents qui sont exploitants agricoles m’ont toujours poussé à faire des études supérieures. Je les ai écoutés et j’ai obtenu un bac STT puis j’ai poursuivi en BTS architecture d’intérieur. Lors d’un stage, j’ai fais la connaissance d’un tapissier d’ameublement. En visitant son atelier, j’ai eu une révélation. Ça m’a renvoyé à mes souvenirs d’enfance, lorsque j’allais dans l’atelier de mon grand-père qui était ébéniste, je passais de nombreuses heures à bricoler. J’ai donc repris le chemin des études à 23 ans pour faire un CAP Tapissier d’ameublement. Pendant 10 ans j’ai travaillé chez plusieurs patrons pour me « faire la main » comme on dit dans le métier. Puis il y a 4 ans, je me suis installée à mon compte à Rouillac car je ne me voyais pas rester ouvrière toute ma vie. C’est un métier passionnant qui allie à la fois le manuel et l’artistique. La relation avec les clients est très enrichissante car on touche à des objets qui ont, à leurs yeux, une réelle valeur affective. Il y a également une part importante de création, j’aime développer mes propres collections car c’est la possibilité de vraiment exprimer ses sensibilités. Mon atelier est toujours ouvert, des enfants viennent souvent me voir travailler, peut-être que cela fera naître des vocations. » IN TA PHILIPPE QUINTARD 9 JEUDI 12 MARS 2015 WWW.SUDOUEST.COM Romain Brisson Le bon élève devenu boulanger passionné PHOTO AMÉLIA BLA LLANCHOT NCHOT En troisième, il était premier de la classe. « Mes profs voulaient que je continue l’école, ils me disaient : «Tu ne peux pas faire un CAP, c’est pour les nuls’’ », se souvient Romain Brisson. Exit les conseils de ses enseignants, le jeune garçon s’inscrit en CAP boulanger, puis en BP boulangerie et BEP alimentation option pâtisserie. « Je voulais réussir à faire quelque chose de mes mains, je trouvais ça gratifiant. Je ne me sentais pas très manuel mais j’y arrivais bien. Et puis j’étais très timide, j’aimais bien le fait de travailler en horaires décalés, dans mon fournil », raconte cet artisan désormais à la tête de deux boulangeries en Charente-Maritime. « Avec ma femme, on avait 20 ans quand on a ouvert notre première affaire », poursuit-il. Pendant cinq ans, Romain Brissson travaille d’arrache-pied. Aujourd’hui, 21 salariés travaillent sous leurs ordres, dont six apprentis. « J’essaye de former les jeunes et de les garder après. Mais nous manquons de main-d’œuvre dans notre métier, c’est dommage». AMÉLIA BLANCHOT Eric Chevallon « Nous devions envoyer à un jury un chalut confectionné à la main et j’ai gagné. Ce mois-ci je vais aller au Sénat, à Paris, pour la cérémonie officielle », explique le marin, ravi de recevoir cette gratification. Aujourd’hui, le jeune homme est en poste sur « L’enfant terrible », un fileyeur de 12 mètres amarré à Chef-de-Baie, le port de pêche de La Rochelle. « Nous sommes cinq à bord, à pêcher de la sole. En moyenne nous partons deux ou trois jours en mer. C’est un métier où il faut être passionné ! Mon objectif est d’avoir mon propre bateau, j’ai poursuivi mes études en bac pro car je voulais pas être ouvrier toute ma vie. Pour l’instant, je continue à acquérir de l’expérience », indique Dylan Claveau. AMÉLIA BLANCHOT PHILIPPE QUINTARD QU L IP PE P HI Chez les Claveau, être travailleur de la mer est une histoire de famille. Après le grand-père, le père et le frère, c’est au tour de Dylan, 19 ans, d’assurer la relève. « Je suis né dedans ! La navigation et la nature, ça a toujours été mon truc», raconte le jeune homme. Ce Rochelais a fait ses armes au lycée maritime et aquacole de la ville, en validant d’abord un CAP maritime de matelot puis un bac pro conduite et gestion des entreprises maritimes, option pêche. Pour finir sa scolarité en beauté, Dylan Claveau a été auréolé de la médaille d’or au concours des meilleurs apprentis de France. TO Un marin-pêcheur médaillé d’or PHO Dylan Claveau « Mon souhait initial était de faire un CAP ébéniste, mais n’ayant pas réussi à trouver de patron pour mon apprentissage, je me suis orienté vers la peinture. J’étais attiré par la minutie du travail, ce que j’ai finalement retrouvé en peinture. Avant de tenir un pinceau, il y a un gros travail de préparation : protection, ponçage, rebouchage... Il faut avoir conscience que cette partie du travail représente les trois quarts de l’activité. Après l’obtention de mon CAP, j’ai travaillé quelque temps chez un patron avant de reprendre un CAP en Solier-moquettiste puis un Brevet de Maîtrise décorateur. Aujourd’hui elles m’aident à conseiller les clients. Je suis resté 10 ans dans une grosse entreprise de peinture et ravalement de façades. Je n’avais plus aucun plaisir à faire mon métier. Nous faisions tout vite sans se soucier de la qualité. Je me suis donc mis à mon compte en 2003. Aujourd’hui, j’ai un salarié et un apprenti, et ce que j’aime particulièrement c’est l’échange avec les clients, qui pour beaucoup sont très fidèles. » IN T AR D Chef d’une petite entreprise de peinture et ravalement 10 Les CAP L’art de servir JEUDI 12 MARS 2015 WWW.SUDOUEST.COM TROIS QUESTIONS À... LA ROCHELLE Les apprentis du CAP services en brasseriecafé ont la garantie d’une insertion professionnelle locale, nationale ou internationale ’est la formation adéquate pour devenir serveur sur le port de La Rochelle. D’ailleurs c’est un Rochelais qui a créé le référentiel », annonce Isabelle Antigny, enseignante du CAP services en brasserie-café, dispensé en apprentissage au campus des métiers de La Rochelle. Les diplômés doivent être capables de faire du service au plateau, préparer des boissons, réaliser une coupe glacée, une entrée ou une préparation snacking. Pour cela, les apprentis ont un important module de technologie sur les boissons, des sciences appliquées par rapport à l’hygiène. Mais également de l’économie, du droit, de la prévention sécurité environnement. Sans oublier les travaux pratiques à la brasserie d’application : dix heures hebdomadaires sur une semaine. «C Francis Lafargue. Chef de travaux du lycée Jean-Caillaud, à Ruellesur-Touvre (Charente) Gabriel Mebarki, Rochefortais de 18 ans, a pour projet de partir à Paris et rêve de travailler dans le secteur du luxe. PHOTO AMÉLIA BLANCHOT « Un métier évolutif » « Je vous assure qu’ils n’ont pas de problème d’insertion professionnelle, d’autant qu’on peut bien gagner sa vie. C’est valorisant, c’est un métier évolutif, où on bouge. Le bassin de La Rochelle compte plus de 400 restaurants et ils peuvent se lancer au niveau national ou international. J’ai un de mes diplômés qui est actuellement en train de faire le tour du monde en travaillant », ajoute l’enseignante. Attention toutefois à être prêt à travailler en horaires et jours décalés, à un rythme parfois très soutenu. « Il faut une bonne condition physique et avoir une hygiène corporelle irréprochable. Le savoirêtre est essentiel, il faut être capable de gérer les clients et les collègues », conseille Isabelle Antigny. AMÉLIA BLANCHOT Campus des métiers de La Rochelle. Le Prieuré, rue du Château 17000 La Rochelle. Les Portes ouvertes auront lieu le 12 mars, de 9 h à 17 h. Site Internet www.cm-larochelle.fr CAP coiffure, une première étape ALTERNANCE Le CAP coiffure offre les bases du métier mais ne suffit toutefois plus. Pour décrocher un emploi mieux vaut se tourner vers l’apprentissage tir à cette autonomie. « Le fait d’être dans un salon régulièrement, ils pratiquent dans les conditions professionnelles et acquièrent plus facilement les gestes du métier. » Formations l’Oréal Les formations pratiques se font dans le salon remis entièrement à neuf. PHOTO PQ Tous en témoignent. Après le CAP, les 13 élèves actuellement en première année au Campus des Métiers de Saint-Germain-deLusignan poursuivront sur un Brevet professionnel. « Chaque année, plus des trois quarts font ce choix, car le CAP ne suffit pas pour trouver facilement et rapidement du travail » souligne Régine Renouleaud, professeure de coiffure. « Dans cette formation, les élè- ves abordent les techniques courantes du métier de coiffeur. C’est-à-dire qu’ils apprennent à laver, couper et coiffer les cheveux ainsi que la coloration. Cependant, ils n’ont pas l’autonomie suffisante que recherchent les professionnels. » Cette dernière reconnaît toutefois que l’apprentissage (les élèves sont une semaine sur le Campus, deux semaines en entreprise) est certainement la meilleure école pour abou- Au sein du Campus, tout a été mis en œuvre pour offrir les conditions optimums d’enseignement. Il y a deux ans, le salon de coiffure a entièrement été refait à neuf et équipé des derniers matériels. Au point que celui-ci a été choisi par la marque l’Oréal pour être centre de formation pour ses professionnels. « C’est un atout pour notre structure, note le directeur du Campus des Métiers, Dominique Laborde, nos enseignants profitent de ces formations et bénéficient des dernières nouveautés qu’ils transmettent inévitablement à nos élèves. » Ceux qui souhaitent poursuivre après le CAP peuvent le faire au sein du Campus des Métiers qui dispense également le Brevet Professionnel et le Brevet de Maîtrise. PHILIPPE QUINTARD Les Portes ouvertes auront lieu le 14 mars sur le Campus des Métiers de Saint-Germain-de-Lusignan, 40, route de Saint-Genis, 17500 Saint-Germainde-Lusignan. Tél. 05 46 48 70 70 1 Pourquoi dispenser le CAP réalisation en chaudronnerie industrielle dans votre établissement depuis 2011 ? À l’origine nous avions un CAP serrurier/métallier que nous avons fait évoluer en chaudronnerie industrielle, secteur où nous proposons également un bac pro. Lors de cette formation en deux ans, les élèves apprennent les bases du métier, à savoir la mise en forme et le soudage des métaux. Il y a cinq ans, les employeurs manquaient cruellement de chaudronniers. Avec la conjoncture économique, beaucoup de sous-traitants ont souffert, c’était plus difficile dernièrement. Désormais on sent que le métier repart, l’indice d’activité progresse à nouveau et les chaudronniers recommencent à être recherchés sur le marché de l’emploi. 2 Quels types d’employeurs recrutent les diplômés de cette formation ? Les secteurs d’activités sont très variés : ferroviaire, aéronautique, automobile, agroalimentaire, environnement, santé... Nous travaillons beaucoup localement, avec des PME spécialisées dans le secteur. Les entreprises de maintenance industrielle peuvent également embaucher, mais c’est à la marge. Nous sommes les seuls à proposer cette formation en Charente, nous avons donc un réseau de partenaires nous permettant d’être reconnus. De plus, nos élèves effectuent douze semaines de stage en entreprise, c’est un premier pas dans le monde du travail. 3 Quelles sont les qualités requises pour exercer ce métier ? Il faut être rigoureux, précis, manuel mais avec de bonnes connaissances en mathématiques et en géométrie puisqu’il s’agit de concevoir des objets à partir de feuilles de métal, de transformer une tôle en objet. Les meilleurs élèves de CAP peuvent opter pour une poursuite d’études en bac pro. RECUEILLI PAR AMÉLIA BLANCHOT Lycée professionnel Jean-Caillaud. Cité scolaire de Puyguillen, 16600 Ruelle-sur-Touvre. Les Portes ouvertes auront lieu le samedi 28 mars de 9 h à 12 h et de 13 h à 16 h. Site Internet http://etab.ac-poitiers.fr/lyc-ruelle JEUDI 12 MARS 2015 WWW.SUDOUEST.COM Publicité 11 12 Les Compagnons du Devoir Portrait d’une compagnon itinérante TOUR DE FRANCE Anaïs Herrgott, aspirant d’origine alsacienne, se perfectionne en menuiserie à La Rochelle Un bac pro menuiserie en poche, la jeune fille a été conquise par la philosophie des Compagnons lors d’une journée portes ouvertes. « L’idée de travailler, apprendre un métier et voyager en même temps m’a tout de suite plu », raconte Anaïs Herrgott. Du haut de ses 19 ans, elle s’inscrit à une prépa tour de France dans son Alsace natale. « La première année, je suis partie à Annecy, dans une entreprise de charpente. J’ai présenté un meuble d’agencement pour mon travail d’adoption (étape préalable au travail de réception, NDLR), ce qui m’a permis de devenir aspirant. Il y a une cérémonie, cela permet de montrer aux plus anciens que nous sommes capables de faire quelque chose de nos mains », explique la jeune fille. « Se faire une place » Tours, Paris, Toulouse... Les expériences s’enchaînent pour cette élève déterminée mal- gré des débuts quelque peu compliqués : « Il faut essayer de se faire une place parmi les garçons, j’ai de mauvais souvenirs, en particulier dans une entreprise. Mais maintenant ça va de mieux en mieux, les sexistes ont commencé à se taire ». Aujourd’hui, à 21 ans, Anaïs Herrgott se perfectionne en menuiserie à la Maison de La Rochelle, avant de poursuivre à l’étranger. « Peut-être en Autriche ou aux Pays-Bas. Puis je vais tailler ma réception et accomplir trois ans de devoir en tant que prévôt ou maître de stage, par exemple. Ensuite c’est la sédentarisation, on s’installe, on fonde une famille». La jeune fille est encore aujourd’hui sûre de son choix. «Pour le moment, j’aime bouger, ça enrichit la vie sociale. J’aime beaucoup la vie en communauté. Je pense qu’il vaut mieux éviter de s’inscrire aux Compagnons si on est de nature solitaire. » AMÉLIA BLANCHOT « Compagnon, surtout un état d’ ARTISANAT Jean Lemartinel, prévôt de la maison des et Yann Binot, responsable régional de la formation, «Sud Ouest ». Quels sont les grands principes des Compagnons ? Jean Lemartinel. Nous sommes une association ouvrière de loi 1901, inscrite depuis 2010 au patrimoine culturel immatériel de l’Unesco. Notre but est de permettre à chacun et à chacune de s’épanouir dans et par son métier dans un état d’esprit d’ouverture et de partage. Être Compagnon n’est pas un titre professionnel, c’est un état d’esprit. Quelles sont les particularités de vos formations ? Yann Binot. Au total, 28 métiers sont enseignés dans les filières du vivant, de la métallurgie-industrie, des matériaux souples, du goût, du bâtiment, de l’aménagement et de la finition. Nous proposons trois parcours : le tour de France, la formation continue et la formation initiale. Lors de ce troisième parcours, les jeunes suivent, après la troisième, une formation en alternance, en contrat d’apprentissage, validée par un diplôme de l’éducation nationale (CAP ou bac pro). Un tiers d’entre eux partent ensuite sur le tour de France (voire d’Europe ou du monde), qui consiste à se former en voyageant à travers nos structures. Il dure en général entre quatre et six ans et prend fin lorsque l’aspirant taille sa réception (voir lexique). Le tour de France est également accessible aux titulaires d’un premier diplôme du métier obtenu en dehors des Compagnons et souhaitant se perfectionner (prépa tour de France) et aux titulaires d’un bac général ou plus souhaitant s’orienter vers nos métiers (prépa métier). Tous les Compagnons reçoivent un nom en fonction de leur territoire d’origine. La jeune fille a été baptisée « Alsacienne ». PHOTO AMÉLIA BLANCHOT J. L. Parmi nos spécificités, j’ajouterais le rythme de l’alternance (deux semaines chez nous, six semaines en entreprise) et la nature des formateurs, puisque la plupart sont HÉBERGEMENT Les internes apprennent les principes de la vie en communauté, avec un souci de décupler leurs compétences mange ensemble, à heures fixes. De 20 heures à 22 heures se déroulent les ateliers du soir. Ils peuvent porter sur la culture générale ou le perfectionnement du métier. Il y a aussi des cours le samedi toute la journée », souligne Jean Lemartinel, prévôt de la Maison rochelaise. Chacun a des tâches à accomplir, par exemple organiser des sorties pour la seule journée de repos, le dimanche. A.B Jean Lemartinel (à gauche) et Yann Binot, aux le hall d’accueil de la Maison de La Rochelle, de jeunes Compagnons qui reviennent du tour de France, ils ne sont pas éloignés du métier. D’autre part, la totalité de nos formations étant en alternance, elle est gratuite pour le jeune, en dehors des frais d’hébergement. Et les entreprises qui recrutent nos jeunes en contrat d’apprentissage doivent s’engager à les rémunérer à 50 % du Smic dès la première année (le minima légal est de 25 % su SMIC avant 18 ans, NDLR) et cela monte à 100% pendant le tour de France.Nous estimons avoir un rôle social, tout le monde doit pouvoir être accueilli. Lexique Maisons à disposition À La Rochelle et l’Isle-d’Espagnac, aspirants, apprentis et Compagnons qui le souhaitent cohabitent dans des « Maisons ». Cette structure d’accueil similaire à un internat est composée de chambres, de salle de restauration, d’ateliers et salles d’études. Un prévôt la dirige, aidé par des intendantes appelées « mères » ou « maîtresses de Maison ». Le fonctionnement repose sur le principe d’une vie en communauté. « Tout le monde JEUDI 12 MARS 2015 WWW.SUDOUEST.FR La Maison de La Rochelle a été inaugurée en juillet 2014. PHOTO AMÉLIA BLANCHOT Apprenti. Jeune préparant un CAP ou un bac pro. Aspirant. Statut avant de devenir Compagnon. Compagnon. Appellation donnée à l’aspirant après son travail de réception. Itinérant du tour de France. Jeune voyageant de ville en ville, de pays en pays, qui multiplie les expériences professionnelles. Prévôt. Responsable d’une Maison de Compagnons. Travail de réception. Ouvrage réalisé en guise de mémoire de fin d’études, l’expression utilisée est « tailler sa réception ». Appelé aussi « chef-d’œuvre », il permet à l’aspirant de devenir Compagnon. JEUDI 12 MARS 2015 WWW.SUDOUEST.FR 13 Les Compagnons du Devoir c’est esprit » Regard d’entrepreneur RECRUTEMENT Henry de Barbarin, directeur d’une entreprise dans le bâtiment, embauche régulièrement des Compagnons Compagnons de La Rochelle défendent leur structure « Traditionnellement, la plupart des entreprises du bâtiment font travailler des Compagnons du tour de France. Pour moi, c’est essentiel, cela fait partie de notre devoir de formation de leur mettre le pied à l’étrier », annonce Henry de Barbarin, directeur d’Action Bois Construction. Cette entreprise de taille de charpente et fabrication de bâtiments à ossature bois est basée à Saint-Claud, en Charente. Elle compte 25 salariés, dont actuellement trois Compagnons (un sédentaire et deux du tour de France). « Grâce à eux on a accès à une certaine élite, ils ont un réel savoir-faire et savoir-être. Les Compagnons c’est l’école de l’humilité ! Nous les recrutons alors que financièrement, ce n’est pas forcément attractif pour l’entreprise (lire par ailleurs, NDLR) », note l’entrepreneur. « Le secteur du bâtiment est chamboulé, depuis l’été 2012 on souffre sur le placement des jeunes. Les entreprises qui jouent le jeu aujourd’hui, c’est vraiment qu’elles nous font confiance », complète Romain Petitjean, prévôt de la Maison d’Angoulême. A.B côtés d’un travail de réception exposé dans siège régional de l’association. PHOTO A. BLANCHOT Certains formateurs sont d’anciens Compagnons qui reviennent du tour de France. PHOTO AB Comment recrutez-vous ? Certains condamnent votre rigueur jugée excessive, d’autres vous accusent de sexisme. Que répondez-vous à ces reproches ? J. L. Il y a d’abord une pré-inscription sur notre site Internet. Puis nous étudions le profil du jeune, nous exigeons un pré-requis minimal d’enseignement général. S’il nous convient, nous proposons ensuite un entretien de motivation, où nous expliquons ce qu’on attend de lui et ce qu’il attend de nous. Attention, c’est une erreur de croire que les métiers techniques doivent être réservés à ceux qui ne sont pas bons à l’école. Au contraire, l’évolution des systèmes exige d’avoir de solides bases. J. L. Les jeunes arrivent dans un cadre qui peuvent surprendre, régi par des règles de savoir-être. Il faut s’attendre à une certaine rigueur, mais qui n’a rien d’excessif. Il s’agit simplement d’être poli, ponctuel, de respecter les gens, de faire et rendre son travail. Y. B. Concernant le sexisme, une idée reçue consiste à croire que les filles ne sont pas acceptées chez les Compagnons, c’est faux ! El- Formations initiales : tous les CAP dans vos départements En Charente 35, avenue de Montbron 16340 L’Isled’Espagnac. Tél. 05 45 90 02 70 CAP : peintre (prépa métier en un an), tapissier (deux ans). En Charente-Maritime 1, rue Théroigne-de-Méricourt, 17000 La Rochelle. Tél. 05 46 45 17 11 CAP : charpentier constructeur bois (deux ans) ; maçon (deux ans) ; menuisier fabricant (deux ans et prépa-métier en un an) ; réalisa- tion en chaudronnerie industrielle (prépa métier en un an ou deux ans) ; installateur thermique (deux ans). D’autres diplômes sont proposés en formation continue : CAP couvreur, mention complémentaire zinguerie, titre professionnel menuisier alu, etc. Renseignements Yann Binot : [email protected] ou Betty Benizeau : [email protected]. Site Internet : www.compagnons-du-devoir.com les le sont depuis dix ans. Cela a pris du temps car il a fallu notamment réaménager les maisons pour qu’elles aient des chambres et des sanitaires séparés. Certains pensent aussi que l’apprentissage doit obligatoirement se dérouler au sein d’une entreprise dirigée par des Compagnons, là encore, c’est faux. AMÉLIA BLANCHOT Henry de Barbarin n’est pas Compagnon, mais il n’hésite pas à en employer. PHOTO AB 14 Publicité JEUDI 12 MARS 2015 WWW.SUDOUEST.COM JEUDI 12 MARS 2015 WWW.SUDOUEST.COM 15 Sports études «Avoir un bon mental» SPORT Championne du monde espoir en planche à voile aux Jeux Olympique de la Jeunesse, Lucie Piannaza allie de front le sport de haut niveau et des études en première S LES SECTIONS SPORT «Sud Ouest». Avant de nous parler de votre quotidien au sein de la section sport voile au lycée, est-ce que vous pouvez vous présenter brièvement et nous expliquer ce que vous a poussé à intégrer cette section ? La planche à voile est une histoire de famille. J’ai démarré ce sport à l’âge de 4 ans, mais j’ai réellement fait de la compétition en 6e et j’y ai vraiment pris goût. J’ai intégré un sport étude voile dès la 4ème au collège Fromentin. Dans la foulée, les résultats ont été au rendez-vous : j’ai été championne de France, puis vice-championne d’Europe en 2012. Ces résultats m’ont vraiment poussé à continuer au plus haut niveau ce sport, pour les émotions ressenties et l’adrénaline que cela procure. C’est pourquoi j’ai souhaité poursuivre en section sport au lycée. Je suis au Pôle France Voile depuis l’an dernier, période à laquelle j’ai décroché le titre de championne du monde espoir et la médaille de bronze aux jeux olympiques de la jeunesse. A quoi ressemble une semaine de Lucie Pianazza ? Je suis en première S au sein d’une classe où il n’y a que des élèves en section sport. Nous avons autant d’heures de cours que les autres mais il y a un aménagement de l’emploi du temps. Il y a une grosse concentration des cours le lundi et le mardi. Ces journées Basket, lycée de l’Image et du Son Angoulême, tél. 05.45.61.95.00 Football, lycée Marguerite de Valois Angoulême, tél. 05.45.97.45.00 Hand-ball, lycée Marguerite de Valois Angoulême, tél. 05.45.97.45.00 Rugby, Lycée Jean Dautet La Rochelle, tél. 05.46.28.05.70 et lycée agricole Georges-Desclaudes Saintes, tél. 05.46.93.31.22 Surf, lycée de la Mer et du Littoral Bourcefranc, tél. 05.46.85.45.05 Tennis de Table, lycée de l’Image et du Son Angoulême, tél. 05.45.61.95.00 Lucie Piannaza lors d’une de ces deux séances hebdomadaires de musculation. PHOTO PQ Le jeudi de 11 à 14h, nous faisons de nouveau de la musculation et le vendredi après-midi est libéré pour naviguer. Le samedi, je m’entraîne à la navigation. Ce rythme nécessite d’être très bien organisée, de travailler rapidement et de s’avancer le plus possible dans les devoirs lors des périodes de temps libres, notam- « C’est dur de ne pas être avec ses amies. Mais lorsque je repense aux compétitions, ça me donne la pêche. » comptent 8 à 9h de cours. Le mardi soir, j’enchaîne sur 2h de préparation physique avec mon entraîneur dans la salle de musculation du lycée. Le mercredi, l’après-midi est consacré à la navigation. L’hiver l’entraînement dure 2h, l’été il s’étale sur plus de 3h. ment le dimanche. Il arrive parfois que je sois absente dans l’année lors des compétitions qui peuvent s’étaler sur une semaine. Je dois donc rattraper les cours. Quand c’est nécessaire, le lycée met en place des cours de soutien. Est-ce difficile de concilier le sport de haut niveau et les études ? Oui, assez, car on nous demande d’exceller à la fois sur le plan sportif et scolaire. C’est d’ailleurs une des conditions pour être en section sport, il faut être bon élève. Il est donc important d’être fort mentalement. Mais, malgré la pression il y a une écoute et une prise en compte lors des moments de doute, aussi bien au niveau du lycée que du Pôle France. Le fait d’être toujours en décalage par rapport aux autres est aussi compliqué à gérer. Par exemple, si je vais au Championnat Européen en Sicile en juin prochain, je ne pourrai passer le bac de Français que début septembre. Ce qui m’obligera à réviser pendant les vacances d’été. Parfois c’est dur de ne pas pouvoir être avec ses amies qui sont dans un cursus Voile, Lycée Jean Dautet La Rochelle, tél. 05.46.28.05.70 Water polo, lycée professionnel Louis Audouin Dubreuil Saint-Jean-D’Angély, tél. 05.46.33.38.00 normal. Mais lorsque je repense aux belles choses vécues en compétition, ça me redonne la pêche. Quels sont vos prochains objectifs sportifs ? Les championnats d’Europe et du Monde jeune. Mais comme je viens de changer de planche, maintenant je navigue en catégorie RSX, ce sera plus compliqué, il faut que je m’adapte à cette nouvelle planche qui est plus lourde avec une voilure plus grande. RECCUEILLIS PAR PHILIPPE QUINTARD 16 Les Bacs pro JEUDI 12 MARS 2015 WWW.SUDOUEST.FR Bac avec débou INDUSTRIE Le bac pro Pilotage des systèmes de pro répond à des besoins locaux notamment pour la conduite a rareté fait la demande. C’est le cas pour le Bac Pro Pilotage des systèmes de production automatisée par apprentissage du lycée professionnel Louis Delage à Cognac. « Cette formation est unique dans la région avec une petite capacité de 12 élèves en première année » souligne Pascal Lebigot, chef de travaux au lycée. « Autant dire que nos diplômés n’ont pas de problème pour trouver du travail. Surtout qu’il y a de réels besoins. Nombreux départs à la retraite sont attendus dans les entreprises locales.» On retrouve les élèves en grande partie dans les maisons de Cognac à l’instar d’Alison Favreau qui est en contrat d’apprentissage chez Hennessy et espère être embauchée au bout des trois ans. « Nous avons un rôle essentiel dans la production. Notre fonction, dans ce type d’entreprise, consiste à paramétrer et contrôler les lignes d’embouteillage qui effectuent plusieurs actions à la fois : remplissage, bouchonnage, capsulage et étiquetage. Nous devons aussi nous assurer de la qualité de la production. C’est un poste à responsabilités. La moindre erreur peut faire perdre pas mal d’argent à l’entreprise. » L Toutes les facettes du métier son au programme de cette formation. PHOTO PHILIPPE QUINTARD Des généralistes de l’électricité AVENIR Le Baccalauréat ELEEC aborde toutes les compétences professionnelles liées au métier d’électricien, de la livraison de l’énergie électrique jusqu’à l’alimentation des appareils ELEEC, son acronyme annonce d’emblée la couleur et souligne assez bien la finalité de cette formation. Le Bac professionnel Electrotechnique, énergie et équipements communicants dispensé au lycée professionnel Louise Michel de Ruffec a pour vocation de former des électriciens généralistes. « Nous sommes sur des petites promotions de 15 élèves et beaucoup viennent par choix après avoir effectué un mini-stage au sein de l’établissement » précise Ahmed Menzer, chef de travaux. « Ce sont des jeunes qui se destinent à la vie professionnelle. Il leur sera demandé d’intervenir dans la mise en œuvre, la maintenance et l’utilisation d’installations électriques dans les logements, les bureaux ou les sites industriels. » Au lycée de Ruffec, la priorité est toutefois portée sur la maison individuelle et le tertiaire. La formation technique se fait en quatre temps : « Tout d’abord, ils apprennent à dompter l’électricité, son évolution, ses dangers et effectuent des câblages. A partir de là, ils acquièrent les techniques de mise en service. Le troisième temps porte sur le paramé- trage des équipements, notamment ceux utilisés dans la domotique et enfin il y a la phase maintenance. » Mises en situation Afin de les mettre dans le bain, des pièces entières d’une maison ou d’un bureau sont recréés en atelier pour aborder différentes thématiques : l’installation électrique d’une salle de bain ou d’une chambre, par exemple. « Chaque pièce à des équipements qui leur sont propres. » L’employabilité des élèves à la sortie du bac est bonne « car les aptitudes développées sont assez vastes, ce qui ouvrent pas mal d’opportunités. » Des poursuites d’études sont possibles vers des mentions complémentaires pour une plus grande spécialisation dans un domaine (industriel, ascensoriste...) ou vers l’enseignement supérieur en BTS Electrotechnique ou Maintenance. Philippe Quintard Les Portes ouvertes auront lieu le 14 mars. Lycée professionnel Louise Michel, rue Villebois Mareuil, 16700 Ruffec. Tél : 05 45 31 14 03 Un enseignement polyvalent Si la formation est en grande partie spécialisée sur les lignes liées aux vins et spiritueux, elle traite aussi les activités connexes comme le conditionnement, la sérigraphie mais également l’ensemble des grands domaines où les futurs diplômés seraient amenés à évoluer : l’agroalimentaire, la pharmaceutique... « L’enseignement est très polyvalent avec des champs de compétences très larges, poursuit Pascal Lebigot. Les élèves abordent des grandes notions en électricité, mécanique, hydraulique car on leur demandera de faire de la maintenance de premier niveau et d’être capable d’identifier une panne. » Ensuite, il y a tout l’enseignement sur la configuration des lignes. « L’opérateur de produc- L’enseignement technique se fait sur des lignes tion doit être capable de s’adapter à différents formats de production. Ses missions sont : le montage et démontage mécanique, le paramétrage d’automatisme et le réglage des capteurs » note Fabien Fernandez, enseignant en maintenance industrielle. Pour ce faire, le lycée dispose de lignes de production en embouteillage. L’enseignement est réparti de la façon suivante : la seconde porte sur l’enseignement de la mécanique générale et la première et la terminale sur le travail sur la ligne. Les jeunes peuvent intégrer la formation directement en première après un CAP Conduite de systèmes industriels qui se fait également au lycée Louis Delage. Il y a une possibilité de poursuite d’études en BTS conception réalisation des systèmes informatiques. « Seul un tiers opte pour ce choix, les autres sont très souvent recrutés à la fin de leur apprentissage » conclut Pascal Lebigot. PHILIPPE QUINTARD Se lancer en agriculture « Dans cette filière, environ 50 % de nos élèves sont des enfants d’agriculteurs. La plupart d’entre eux vont reprendre l’exploitation familiale », annonce Sylvie Yvonnet, proviseur du lycée professionnel agricole Le Renaudin, à Jonzac. Cet établissement compte dans son offre de formations le bac pro conduite et gestion de l’exploitation agricole, option système à dominante culture (SDC), dispensé sous statut scolaire. L’objectif est de maîtriser la conduite d’une production végétale sous tous les angles : culture, gestion technico-économique, utilisation des équipements adaptés, commercialisation. Le programme de seconde se concentre sur les productions végétales et l’agroéquipement, tandis qu’en première et terminale, l’option SDC occupe un volume horaire conséquent, avec des enseignements comme l’environnement socioéconomique et réglementaire, l’optimisation du choix des agroéquipements, etc. Entre vingt et vingt-deux semaines de stages sont obligatoires. Ce bac pro vise à devenir exploitant agricole, responsable ou salarié de coopérative, céréalier, conducteur de machines agricoles... Les élèves motivés ayant un bon dossier peuvent poursuivre leurs études « en BTS agricole, principalement en parcours agronomie productions végétales ; analyse conduite et stratégie de l’entreprise agricole ou génie des équipements agricoles mais aussi en certificat de spécialisation (CS) conduite de production en agriculture biologique et commercialisation ; en production, transformation et commercialisation des produits fermiers, etc. », ajoute Sylvie Yvonnet. AMÉLIA BLANCHOT Lycée agricole Le Renaudin. 10 Chez-Renaudin 17500 Jonzac. Les Portes ouvertes auront lieu le 14 mars de 9 h à 17 h. Site Internet : http://lerenaudin.desclaude.com chées duction automatisée des lignes d’embouteillage « Un emploi non délocalisable » Un mini-chantier au lycée Les Portes ouvertes auront lieu le 27 mars entre 17h et 20h et le 28 mars de 9h à 12h au Lycée professionnel Louis Delage, 27 rue de Balzac, 16100 Cognac. Tél. : 05.45.35.86.70. Site : www.lyceedelage.fr « Les élèves ont quatorze heures d’enseignements professionnels par semaine, dont neuf heures dans l’atelier, c’est un minichantier reconstitué. Mais ils ont également des projets concrets, comme l’élaboration d’un parking de 14 places pour les services techniques de la mairie de Pons », signale Kathy Rabaud, enseignante en génie civil. Le bac pro vise à devenir chef d’équipe sur un chantier dans une entreprise de TP. « De- L’esthétique en Charente puis peu, l’insertion professionnelle est un peu plus compliquée. Mais il y aura toujours de l’embauche dans ce secteur, avec la garantie d’un emploi non délocalisable. Les travaux d’entretiens devront constamment être réalisés », rassure Antony Fuseau. En tout 30 % des diplômés poursuivent en BTS TP à Émile-Combes. Les plus motivés peuvent aller jusqu’à la licence pro, dispensée entre le lycée et l’IUT de La Rochelle. L’ambiance est studieuse dans les locaux qui accueillent depuis cette rentrée le bac pro esthétique, cosmétique, parfumerie au Campus des métiers de Cognac. Elles ne sont que 6 élèves en première année, exclusivement féminines. « Nous avons souhaité pour la première année privilégier un petit effectif » précise Sandrine Michau, professeure d’esthétique. « Cette création fait suite à une demande des professionnels du secteur d’avoir une formation sur la Charente. » Dans des conditions plus que favorables, les élèves alternent l’acquisition des savoirs pratiques et les cours. « Au-delà des techniques d’épilation, de soin du corps comme le gommage, de soin du visage, du maquillage, de l’onglerie... elles abordent des savoirs en biologie, sur les muscles, les os, les composants cosmétiques, la réglementation notamment pour le bronzage UV, l’utilisation des appareils spécifiques, ainsi que sur la gestion d’une entreprise. C’est un diplôme très complet. » Delphine Richard, élève en apprentissage chez Yves Rocher à la Couronne, estime qu’il faut être passionné pour se lancer dans cette formation. « C’est impératif car on touche à l’intimité des gens. Il faut également une bonne dose de psychologie et être toujours à l’affût des nouveautés car c’est un métier qui évolue régulièrement » AMÉLIA BLANCHOT PHILIPPE QUINTARD Lycée Émile-Combes. 9, rue des Cordeliers 17800 Pons. Portes ouvertes le 14 mars de 9 h à 16 h 30. Site Internet www.lycee-pons.org Les Portes ouvertes auront lieu le 14 mars. Campus des Métiers Cognac, rue du Repos, 16100 Cognac. Tél. : 05 45 82 40 31 CHANTIERS Le lycée Émile-Combes est le seul de la région à disposer d’un bac pro travaux publics « Toutes les entreprises de travaux publics de Poitou-Charentes ont sans doute travaillé avec un élève diplômé de chez nous », sourit Antony Fuseau, chef de travaux au lycée Émile-Combes, à Pons (Charente-Maritime). Cet établissement est le seul de la région à proposer le bac pro travaux publics (TP), sous statut scolaire. La formation est accessible dès la seconde pour les collégiens sortant de troisième (12 places) ou à partir de la première pour les élèves de seconde souhaitant se réorienter et les titulaires d’un CAP du même champ professionnel (15 places). Les quatre grands domaines d’activités des TP sont abordés dans ce bac pro : routes et voiries ; ouvrages d’art (pont, viaduc...) ; réseaux (eau, électricité...) ; terrassement. de production du lycée. PHOTO PHILIPPE QUINTARD 17 Les Bacs pro JEUDI 12 MARS 2015 WWW.SUDOUEST.FR Mise en place de coffrage. PHOTO AB 18 Dispositif spécial JEUDI 12 MARS 2015 WWW.SUDOUEST.COM Pass’en Sup, la confiance dans les études longues SUPÉRIEUR Le dispostif Pass’en Sup souhaite encourager les bacheliers à poursuivre sur des études plus longues, en cassant les préjugés sur les structures de l’enseignement supérieur par des immersions éduire les inégalités et faciliter l’accès des jeunes aux formations supérieures ». C’est par ces deux objectifs majeurs que la Région Poitou-Charentes et le Rectorat de l’académie de Poitiers vantent le dispositif expérimental intitulé Pass’en Sup, né en 2012. A son origine, des pourcentages ont fait réagir les deux institutions : au niveau national le taux de poursuite d’études dans les structures du supérieur est de 72,5 % ; en PoitouCharentes, il n’atteint que de 67,7 %. Avec en filigrane, un véritable enjeu. « Les besoins futurs des entreprises porteront sur du personnel qualifié de niveau au moins Bac +3 » précise Stéphane Gilot, chargé de mission liaison « lycée-enseignement supérieur » au Rectorat. « Aujourd’hui, alors que le taux régional de réussite au bac est plus fort que la moyenne nationale, trop de bacheliers privilégient les études courtes sans raisons objectives. Nous avons sur le territoire des structures d’enseignements en nombre suffisant. Les principales causes viennent principalement des barrières sociales et de manque de confiance en soi que se mettent les jeunes et les familles.» «R Ils sont 60 élèves du lycée de Confolens cette année à participer au dispositif Pass’en Sup. PHOTO PHILIPPE QUINTARD Du sur-mesure Sont concernés par ce dispositif, les élèves de première des lycées en secteur rural. En expérimentation dans 10 lycées de Charente et Charente-Maritime, Pass en Sup a pour objectif de casser ces obstacles par une formule simple : proposer aux élèves volontaires de l’immersion sur un ou plusieurs jours dans les établissements du supérieur. «C’est du sur-mesure » note Emmanuel Closse, directeur de la direction Formation, apprentissage, enseignement supérieur de la Région. « En fonction de leur choix, ils participent à des travaux dirigés, à des cours et rencontrent des étudiants. Ainsi, ils découvrent et vivent grandeur nature les conditions d’enseignement et de vie d’étudiant. Ils peuvent alors réellement choisir en connaissance de cause.» De plus, les structures se déplacent dans les établissements scolaires pour présenter leurs formations. Casser les préjugés Et la méthode semble fonctionner comme en témoigne Claudie Fontaine, proviseur du Lycée Emile Roux à Confolens, un des premiers établissements à avoir bénéficié du dispositif. « J’ai tout de suite était séduite d’autant que les familles sont associées. Cette immersion des élèves, plus les rencontres entre les structures de l’enseignement supérieur et les parents, permettent réellement de faire tomber des préjugés. Les chiffres en témoignent d’ailleurs grandement : sur les élèves qui ont participé au dispositif Pass’en Sup, 59 % poursuivent à l’université pour les autres ce pourcentage est de 40 %. Pour la poursuite en Classe préparatoire des grandes écoles (CPGE), concernant ceux de Pass’en Sup le pourcentage est de 18 % et de 13 % pour les autres. » PHILIPPE QUINTARD TROIS QUESTIONS À... Concrètement, qu’est-ce que cela va changer pour un étudiant ? 2 GÉRARD BLANCHARD, PRÉSIDENT DE L’UNIVERSITÉ DE LA ROCHELLE La Communauté d’universités et d’établissements (Comue) est en train de se mettre en place. Qu’est-ce que c’est ? 1 C’est un regroupement de sept établissements : cinq universités (La Rochelle, Poitiers, Limoges, Tours, Orléans) et deux écoles publiques (ISAE/ENSMA et INSMA) pour lequel on crée un huitième établissement qui va coordonner le tout. Il s’intitulera université Léonard de Vinci et totalisera 80 000 étudiants et 4 500 étudiants chercheurs. L’intérêt est de regrouper nos forces, de gagner en visibilité européenne et internationale. Pour les étudiants en licence cela ne changera pas grand chose, si ce n’est qu’il y aura un développement de services. L’enseignement numérique, par exemple, sera mutualisé. En revanche nous allons créer de nouvelles formations, les masters de la Comue, dans des domaines que nous maîtrisons comme l’environnement, les transports, le numérique et le patrimoine. Ces parcours seront en anglais et vont être proposés au plus tard en 2018. Avec cette confédération, nous souhaitons apporter une offre de formation plus cohérente et un recrutement à l’international. D’autre part, la compétence doctorale reviendra à la Comue. La petite université de La Rochelle at-elle les épaules pour intégrer cet établissement à dimension internationale ? 3 Oui. Elle va gagner en visibilité en intégrant cet ensemble d’établissements, il faut penser global. La Comue n’est pas seulement un phénomène de mutualisation, mais un nouveau système avec un effet de levier et une plus-value. Les universités sont en concurrence, alors il faut s’armer ! RECUEILLI PAR AMÉLIA BLANCHOT JEUDI 12 MARS 2015 WWW.SUDOUEST.COM Publicité 19 20 Communicants de demain ANGOULÊME Ouverture d’esprit et maîtrise du français, essentiel pour le BTS Com’ « Former des « multi-experts » qui coordonnent, planifient, budgétisent et contrôlent les différentes étapes de la communication ». Pour le responsable de la formation, JeanMarie Durand, cette approche généraliste donnée à la formation répond aux fonctions du communicant : publicité, événementiel, relationnel... « Ces futurs professionnels seront des interfaces entre le commanditaire et celui qui va réaliser les supports. Ils peuvent travailler dans des agences de communication, pour des structures institutionnelles ou encore pour les entreprises. » Les étudiants de BTS acquièrent également des connaissances techniques dans la maîtrise des logiciels de mise en page, de retouche de photos ou encore de création de site web. « Il est nécessaire qu’ils aient les connaissances des outils. S’ils évoluent dans des petites structures, on leur demandera un travail de production. Mais aussi pour pouvoir échanger avec les spécialistes des différents domaines. » Rude sélection A côté des matières de culture de la communication, de management des entreprises, de l’économie, du droit, de la veille opérationnelle... les élèves ont quatre heures d’atelier pratique chaque semaine où ils doivent répondre à une action de communication. L’enseignement est complété par un stage de 14 semaines et d’un voyage à l’étranger. Les critères importants du recrutement portent sur la bonne maîtrise du français et l’ouverture d’esprit. La sélection est rude : 500 demandes pour 24 places. L’autre BTS se trouve au Lycée Merleau-Ponty de Rochefort. PHILIPPE QUINTARD Portes ouvertes le 14 mars. Contact : Lycée Marguerite de Valois, 12, rue Louise-Lériget, 16023 Angoulême Cedex. Tél. 05 45 97 45 00 Les BTS L’industrie recrute INDUSTRIE Le BTS Industrialisation des produits mécaniques (IPM) ne fait pas le plein malgré des débouchés professionnels importants vec plus de 15 offres d’embauches reçues dernièrement et seulement cinq élèves en 2ème année au BTS IPM nos diplômés n’auront aucun souci pour trouver du travail » note Yvan Monat, responsable des formations industrielles sur le Campus du CIFOP à Angoulême. « Paradoxalement, nous sommes sur un secteur qui recrute et nous ne faisons pas le plein de candidats. La formation compte 16 places. » La cause ? « L’image que renvoie l’industrie. La crise de l’automobile des dernières années a eu des répercussions importantes. Alors que c’est loin d’être le seul secteur qui fait appel à ce type de techniciens. Il y a notamment l’aéronautique, le spatial, le médical, le naval... » «A Démarche « essai-erreur » Concrètement, le BTS IPM par apprentissage forme des techniciens capables, à partir d’un plan, d’élaborer des pièces mécaniques par le biais de procédés de production industriel. « Le rôle du technicien IMP sera alors d’organiser toute la production. Il doit choisir le procédé, comme par exemple le fraisage, le tournage, l’alésage... et la machine. Il doit savoir la paramétrer tout en respectant les différentes tolérances de la pièce, sa rugosité, son dimensionnement... » Aussi, avant de lancer la production d’une pièce, il met en place tout une série de contrôles par le biais de la métrologie. « L’enseignement est très axé sur la pratique et l’expérimentation, nous sommes dans une démarche « essai-erreur ». L’objectif est qu’ils acquièrent de l’autonomie. » Le bac attendu dans ce type de formation est surtout le bac pro technique d’usinage, « car les élèves sont censés connaître l’utili- Les élèves utilisent du matériel spécifique qu’ils retrouvent en entreprise. PHOTO PQ sation des machines. » Les matières techniques spécifiques enseignées portent sur la conception des outillages, la définition des processus, la réalisation et le contrôle. La part atelier représente un tiers du temps. Poursuivre en école d’ingénieur C’est justement cette approche très technique qui a poussé Anaïs Brinet à intégrer la formation après avoir fait une première année d’IUT Génie Mécanique et Productique à Angoulême. « Je n’ai pas validé cette première année, comme je ne souhaitais pas redoubler, j’ai cherché une formation avec une approche plus concrète. Ce BTS m’a particulièrement attiré car j’aime le travail en atelier. » En apprentissage au sein d’une en- Formés pour accompagner Capacités d’analyses La formation s’articule autour de cinq grands domaines : expertise et conseil technologique ; animation/formation ; communication professionnelle ; travail en partenariat institutionnel et interinstitutionnel ; gestion de la vie quotidienne. « Il est important d’avoir des capacités d’analyses par rapport au contexte, de savoir observer, s’interroger, s’adapter au public. Une petite expérience professionnelle ou un stage est préférable avant de postuler » recommande Francette Fragnaud, responsable du BTS. Côté débouchés, « 95 % des diplômés sont en emploi dans le secteur social trois ans après la fin de leur formation », affirme le directeur. Les recruteurs sont nombreux : mairie, maison d’accueil spécialisée, services d’aides à domicile, centre social. AMÉLIA BLANCHOT MFR des Charentes. Route de l’Ancien-Séminaire, Richemont, 16370 Cherves-Richemont. Les Portes ouvertes auront lieu le 21 mars de 9 h à 13 h (uniquement formations par apprentissage). Site Internet www.institut-richemont.fr treprise de mécanique de précision, Anaïs pourrait avoir son avenir professionnel tout tracé car l’entreprise veut la recruter, mais la jeune-femme est ambitieuse. « Je souhaite travailler dans l’aéronautique. Aussi l’année prochaine je vais m’inscrire dans une prépa adaptation technicien supérieur pour pouvoir intégrer une école d’ingénieur. » Comme elle, ils sont un tiers à poursuivre en études supérieures notamment en licence pro Coordinateur Technique des Méthodes d’industrialisation (COTEMI). PHILIPPE QUINTARD Portes ouvertes le 21 mars. CIFOP, ZI n°3 boulevard Salvador-Allende, 16340 L’Isle d’Espagnac. Tél. 05 45 90 13 47 BTS, toujours dans la course QUOTIDIEN Un BTS pour être au service des publics fragiles « Le but du BTS économie sociale familiale (ESF) consiste à accompagner les personnes, les groupes de personnes ou les collectivités dans les cinq domaines de la vie quotidienne : alimentation/santé ; habitation/logement ; gestion du budget ; consommation ; énergie/environnement/développement durable » résume Wali Nourestani, directeur de la MFR (Maison familiale rurale) des Charentes, située à Cherves-Richemont. Son établissement recrute sur dossier et entretien des titulaires notamment d’un bac ES, d’un bac pro lié à l’environnement, SAPAT (services aux personnes et aux territoires) ou ST2S (sciences et technologies de la santé et du social). Cette formation en deux ans est également accessible par apprentissage. JEUDI 12 MARS 2015 WWW.SUDOUEST.COM Repérer les puissances et la consommation électrique pour délivrer des conseils. PHOTO AB Le BTS continue d’attirer toujours autant de candidats. La professionnalisation offerte par cette formation a contribué à ce que les bacheliers généraux y viennent en nombre chaque année. l se prépare donc en deux ans et doit être en cohérence avec le baccalauréat préparé. On retrouve près de 200 spécialités dans les secteurs agricoles (BTSA), industriels et tertiaires. La formation par rapport à un DUT, plus théorique, est axé sur l’opérationnel avec beaucoup d’apprentissage en travaux pratiques ou dirigés. A noter également l’importance des stages réalisés en entreprise. Des poursuites d’études sont possibles notamment en licence professionnelle ou en école de commerce ou d’ingénieur par le biais des admissions parallèles. A l’heure actuelle plus de 60 % des diplômés de BTS optent pour ce choix, Les autres accèdent à l’emploi assez facilement car ce diplôme est bien reconnu par le secteur professionnel. P. Q. Dans le bâtiment JEUDI 12 MARS 2015 WWW.SUDOUEST.COM Des économistes très convoités BÂTIMENT Dans la conjoncture actuelle, les titulaires du BTS étude et économie de la construction sont davantage recherchés Plus de neuf diplômés sur dix en activité professionnelle, dont 43 % dans l’entreprise de leur apprentissage et 5 % qui ont créé la leur. Ces chiffres encourageants datent de septembre 2014 et concernent 83 % des anciens étudiants du BTS étude et économie de la construction. Instauré en 2005 au lycée professionnel de l’Atlantique, à Royan (Charente-Maritime), cette formation par alternance est ouverte à l’apprentissage. « Nous recrutons en moyenne 12 étudiants à chaque rentrée qui viennent de toute la France car c’est le seul BTS de ce type dans la région. Ils sont généralement titulaires de tout bac, y compris des bacs pros de la filière du bâtiment. Nous privilégions une hétérogénéité des parcours » souligne Géraldine Baylac, animatrice pédagogique du BTS. Concrètement, le diplôme vise à former des « économistes de la construction, qui vont quantifier et mettre à prix un projet. Ils travaillent en amont. Ce sont eux qui vont constituer, par exemple, les dossiers d’appels d’offres » poursuit l’animatrice pédagogique. Le programme est donc constitué en grande partie d’économie spécialisée, de rédaction de pièces écrites, de réglementation en tous genres, de technologie du bâtiment ou encore de résistance des matériaux. Ces économistes sont un maillon indispensable, convoité par les recruteurs. « Avant, les entreprises répondaient à quatre appels d’offres pour en décrocher un. Aujourd’hui, au vu de la conjoncture, c’est vingt pour un. Ils ont besoin d’eux » affirme Géraldine Baylac. AMÉLIA BLANCHOT Lycée professionnel de l’Atlantique. 2, rue de Montréal 17200 Royan. Les Portes ouvertes auront lieu le 21 mars de 9h à 16 h. Retrouvez le site de l’établissement : www.lyc-atlantique.org Huit heures par semaine, les étudiants travaillent autour d’un projet. PHOTO AB De futurs encadrants pour suivre les chantiers GÉNIE CIVIL Au lycée Émile-Combes de Pons, les étudiants en BTS bâtiment se concentrent sur le gros-oeuvre, de la conception technique à la réception des ouvrages « Ce BTS porte assez mal son nom, il devrait plutôt s’intituler « structures en béton » puisque 90 % de la formation est centrée sur l’ossature des bâtiments, conçue en béton armé ou précontraint » annonce Stéphane Chêne, enseignant de génie civil en BTS bâtiment au lycée Émile-Combes de Pons (Charente-Maritime). Cette formation, accessible sous statut scolaire et par apprentissage « se concentre sur le gros-oeuvre, comme les immeubles ou les bâtiments collectifs » complète Antony Fuseau, chef de travaux. Les profils recrutés sur dossier sont généralement titulaires d’un bac S, STI2D (sciences et technologies et l’industrie et du développement durable), ou d’un bac pro dans le domaine du génie civil. le choix des engins, etc.) ; la topographie et le laboratoire (connaissance des matériaux). Sans oublier le travail en groupe autour d’un projet, composante importante du BTS. Les diplômés exercent le métier de chef de chantier, conducteur de travaux ou technicien de bureaux d’études. « Ils peuvent aussi poursuivre leurs études en licence pro, voire en écoles d’ingénieurs pour les meilleurs » souligne Antony Fuseau. Dans ce secteur fragilisé, l’insertion professionnelle se complique. « C’est très récent, nous n’avions jamais connu cette situation. Pour autant, la pyramide des âges est en leur faveur. Il va y avoir beaucoup de départs à la retraite dans un domaine où la majeure partie des activités n’est pas délocalisable » augure Stéphane Chêne. En école d’ingénieurs AMÉLIA BLANCHOT Le programme des enseignements professionnels comprend trois grandes parties : calculatoire (comment dimensionner un bâtiment, par exemple) ; la préparation de chantiers (déterminer le nombre d’ouvriers, Lycée Émile-Combes. 9, rue des Cordeliers 17800 Pons. Les Portes ouvertes auront lieu le 14 mars de 9 h à 16 h 30. Retrouvez le site internet de l’établissement : www.lycee-pons.org 21 22 Les DUT Spécialistes de la communication multimédia DUT Pluridisciplinaire, le DUT Métiers du multimédia et de l’internet s’ouvre à tous les bacheliers. Sa finalité : former des communicants polyvalents maîtrisant tous les canaux de diffusion « Pour faire simple, à partir de la volonté de mettre un produit sur le marché, par exemple, explique d’emblée Smaïl Bachir, responsable du DUT Métiers du multimédia et de l’internet (MMI), nos étudiants sont capables d’imaginer le plan de communication, de le coucher sur le papier, de construire le cahier des charges, de choisir les supports et surtout, ce qui fait notre spécialité, de créer les supports : site internet, animations, affiches... » Pour ce dernier, la grande force de la formation est sa transversalité : « Le fait de ne pas être spécialisé sur un seul domaine ouvre pas mal de portes ». Les enseignements ont une finalité à la fois stratégique et technique : communication (expression écrite et orale), maîtrise des langues (deux langues vivantes), conception et réalisation des supports de communication, création de sites web, développement de produits graphiques, réalisation de produits audiovisuel, montage et gestion de réseaux... Pour ce faire, l’établissement dispose d’importants moyens techniques : studio photo, salle Macs, plateau télé... On retrouve les diplômés aussi bien dans les grosses agences de communication où ils sont capables de faire le lien entre les différentes spécialités (webmaster, infographiste, rédacteur...) que dans des services de communication de PME-PMI où ils sont en mesure d’assumer l’ensemble des tâches mais aussi comme free-lance. Ouvert à tous les bacheliers, ce DUT a toutefois un recrutement très sélectif. « Nous avons en moyenne 800 demandes pour 60 places, nous prenons en compte à la fois la motivation et le dossier scolaire », conclut Smaïl Bachir. PHILIPPE QUINTARD JEUDI 12 MARS 2015 WWW.SUDOUEST.FR DUT Tech de co, COMMERCE Pour se former aux métiers de la vente, de nombreux bacheliers optent pour un DUT. Avec pour remier département ouvert en 1968 à l’IUT de La Rochelle, le DUT Techniques de Commercialisation continue d’attirer de nombreux candidats. La sélection est donc rude, plus de 1600 demandes pour 168 places en 1ère année. Sa particularité : être généraliste. « En effet contrairement à certains DUT, nous n’avons pas souhaité nous spécialiser dans un domaine précis, souligne Eric Jaufry, chef du département Techniques de commercialisation. L’intérêt est double : cela laisse le temps à l’étudiant de réfléchir sur son projet professionnel et aucune porte ne lui sont fermée. » Malgré son caractère pluridisciplinaire qui permet aux étudiants d’acquérir une bonne culture général dans le commerce, « le cœur des compétences est toutefois très axé sur le marketing, la communication, la négociation et la vente». L’enseignement, dont une large proportion est assurée par des professionnels, porte donc sur ces grandes thématiques ainsi que sur des domaines comme le droit du travail, la logistique, l’organisation des entreprises, l’achat et la qualité, l’informatique, les statistiques... « L’objectif est de former des commerciaux capable d’évoluer rapidement vers des fonctions d’encadrement. » P Ateliers pratiques Les étudiants disposent d’importants moyens techniques, ici un studio photo. PHOTO PQ Un nouveau module a vu le jour cette année sur l’entrepreneuriat. « Car la création d’entreprise peut être aussi une possibilité d’insertion professionnelle. Et même s’ils ne créent pas, savoir construire et gérer un projet de bout en bout fait parti de ce que l’on attend d’eux. » Aussi, au-delà des stages (11 semaines), la formation s’appuie sur des actions et projets tutorés à effectuer tout au long de l’année, comme en témoigne Anthony Vion étudiant en 2ème année. «Dans le ca- Régulièrement, par petits groupes, les étudiants dre d’un projet, j’ai la charge d’administrer une association qui propose les services d’étudiants de l’IUT aux entreprises ayant besoin de main-d’œuvre. C’est très formateur, la structure fonctionne comme une petite entreprise. On apprend à se vendre, il y a la relation avec les clients, la facturation, les déclarations Ursaff... » 23 Les DUT JEUDI 12 MARS 2015 WWW.SUDOUEST.FR une référence du marketing, de la communication et de la distribution, avantage de se former aux pratiques professionnelles. Les étudiants abordent les différentes contraintes auxquelles ils seront confrontés. PHOTO PQ Des professionnels attendus INDUSTRIE Le DUT Qualité Logistique Industriel et Organisation (QLIO) met sur le marché du travail des techniciens supérieurs Contrairement à la majorité des DUT qui sont très sélectifs notamment par rapport au dossier scolaire, le principal critère pour intégrer le DUT Qualité Logistique Industriel et Organisation (QLIO) est la motivation. « En effet, ici, tout le monde peut avoir sa chance, quel que soit le niveau et le bac obtenu, car toutes les matières sont nouvelles », souligne Stéphane Billaud, chef du département. Une spécificité qui tient à la finalité même de la formation : l’amélioration continue en entreprise. Derrière cette définition se concentre une multitude de missions que ces techniciens supérieurs devront mettre en œuvre en entreprise pour faire en sorte d’améliorer le fonctionnement globale de la structure. « Ce qui passe par de la logistique, comment se font les flux en entreprise et comment les optimiser, de la qualité, notamment par rapport à la satisfaction des clients, de la gestion des effectuent des simulations, en conditions réelles. PHOTO PHILIPPE QUINTARD Les étudiants peuvent également participer à des événements nationaux de vente et de négociation comme les Alticiades ou les Masters de négociation. Cette année, le DUT devrait s’aligner dans la course de bateaux, la Régate des IUT. « Une occasion là encore de prouver qu’ils savent se vendre pour trouver le budget nécessaire. » Si la formation permet une insertion à la sortie du DUT, 80 % poursuivent en licence pro (MASERTIC, e-tourisme...), à l’IAE ou encore en école de commerce. PHILIPPE QUINTARD IUT de La Rochelle, 15, rue de Vaux de Foletier, 17026 La Rochelle cedex 01. Tél. 05 46 51 39 03 LE DUT Le diplôme universitaire de technologie (DUT) est une formation professionnalisée en deux ans, accessible après le baccalauréat ou équivalent. Dispensé au sein d’un institut universitaire de technologie (IUT), il vise à qualifier des techniciens supérieurs à des niveaux d’encadrement intermédiaire dans les secteurs de la production, de la recherche et des services. Au niveau national, 24 spécialités sont proposées ressources humaines, de l’organisation des postes de travail, de la mise en place d’outils participatifs... » Les matières enseignées portent donc sur ces différents domaines et font appel aussi à des travaux de simulation en groupe. Plus un stage de 8 à 12 semaines. « Ce sont des professionnels attendus par les entreprises. Chaque semaine je reçois des offres d’emplois que je ne peux pas satisfaire. » L’explication ? « Par une organisation et une planification de la production optimisée, ces derniers font gagner pas mal d’argent à leur employeur. » Malgré, un très bon taux d’employablité, 80 % des étudiants poursuivent en formation supérieure, « ce que je regrette, car beaucoup refont ce qu’ils ont déjà vu chez nous », conclut Stéphane Billaud. Les Portes ouvertes auront lieu le 14 mars. IUT d’Angoulême, 4, avenue de Varsovie, 16021 Angoulême. Tél. 05 45 67 36 60 pour une formation initiale, continue ou en apprentissage. Mieux vaut choisir un bac dans le champ de la spécialité visée pour ce diplôme composé de 35 à 40 heures hebdomadaires de cours magistraux, travaux dirigés, travaux pratiques, projets tutorés et stages - dix semaines au minimum. Le DUT permet l’insertion professionnelle immédiate, mais environ 80 % des diplômés optent pour la poursuite d’études, notamment en licence professionnelle. 24 LES LICENCES PRO UN VÉRITABLE ENGOUEMENT La licence professionnelle, accessible après un bac +2 (BTS, DUT L2) connaît depuis sa création, il y a une dizaine d’année, un vrai engouement. Contrairement à la licence qui invite à des études longues, cette dernière vise l’entrée dans la vie active. Présente dans tous les grands domaines d’activités, elle colle à la réalité du monde du travail. Ce qui se traduit par une présence forte du secteur de l’entreprise aussi bien dans la définition des maquettes de formation que dans les enseignements. La scolarité comprend un stage de 12 à 16 semaines obligatoires ainsi que la réalisation d’un projet tutoré. Très axées sur la pratique et la spécialisation, les licences pro sont de plus en plus proposées par le biais de l’apprentissage. Depuis cette année, pour aider les titulaires de bac+2 à s’informer sur l’offre de formations en licences professionnelles proposées dans l’académie, l’Onisep Poitou-Charentes à développé un site web dédié : malicence-pro.fr. Le site détaille chaque licence pro classée par domaine d’activité, le profil des candidats, les démarches d’inscriptions et met en avant des portraits de professionnels. Les licences pro Les littéraires du web COMMUNICATION À l’université rochelaise, les étudiants en lettres, culture et médias acquièrent des compétences en nouvelles technologies uvert en 2002, ce diplôme de l’université de La Rochelle est intitulé licence professionnelle activités et techniques de communication, spécialité lettres, culture et nouveaux médias. « Nous avons été les premiers à créer une licence pro pour les littéraires qui s’ouvrait en même temps aux nouvelles technologies. Elle répond notamment aux besoins de nombreuses d’entreprises en terme de rédaction, liés à l’introduction du web partout » annonce Laurence Brunet-Hunault, responsable de la formation. Parmi les grands axes du programme, un bloc informatique (création de sites web, veille et référencement du réseau Internet, initiation au graphisme...) ; un pôle culture générale (scientifique, technique, juridique, littéraire, histoires des médias et théories de la communication...) ; des outils professionnels (comment construire une présentation, gérer un projet tutoré...) et sémio-linguistiques ; de l’anglais ; un module sur les techniques de recherche d’emploi. Un stage professionnel de douze semaines minimum vient clôturer l’année. O « Maîtrise de la langue » Des formations axées pratique. PHOTO AB JEUDI 12 MARS 2015 WWW.SUDOUEST.COM « Nous essayons de mélanger les profils» ajoute la responsable. «En général nous L’effectif est arrêté à 24 personnes. Ici, en cours d’informatique. PHOTO AB avons des diplômés de DUT métiers du multimédia et de l’Internet, de BTS communication ou graphisme, de L2 en lettres mais également des personnes en reprise d’études. Nous ne demandons pas à nos futurs étudiants d’avoir déjà une expérience professionnelle, néanmoins il est conseillé d’avoir effectué des stages, du bénévolat ou participé à des projets » . Les métiers visés ? Journaliste web, rédacteur, community manager, modérateur web, chargé de relations presse... Dans des secteurs aussi variés que la culture, les institutions, le graphisme, le e-commerce ou le webjournalisme. « Tout endroit de médiation du savoir où la maîtrise de la langue et la régulation sont importants. Aux étudiants de saisir les opportunités et de sortir des sentiers battus. Les littéraires doivent prendre conscience de leurs qualités ! Ils ne sont pas uniquement obligés de devenir enseignant », conclut Laurence Brunet-Hunault. AMÉLIA BLANCHOT Université de La Rochelle. Technoforum, 23, avenue Albert-Einstein 17000 La Rochelle. Site Internet www.univ-larochelle.fr JEUDI 12 MARS 2015 WWW.SUDOUEST.COM « Le tourisme est en pleine mutation » MARKETING Les responsables de la licence pro e-tourisme souhaitent diversifier le profil des étudiants recrutés Chaque année, ils sont une centaine à envoyer leur dossier. Au final, 12 étudiants intègrent la licence pro mention commerce, spécialité e-tourisme, enseignée à l’IUT de La Rochelle. Créée en 2011, cette formation en alternance vise à diplômer des responsables détenant une double compétence : marketing touristique et maîtrise des outils TIC (technologies de l’information et de la communication). « La formation affiche un taux d’insertion professionnelle de 80 % » Les étudiants sont actuellement issus « à 80 % de BTS ou L2 dans le domaine du tourisme, les 20 % restants viennent de DUT techniques de commercialisation, BTS communication ou IUT information-communication. Mais à l’avenir nous aimerions recruter des profils plus axés «web», comme des diplômés de DUT informatique ou de L2 autour du web, et langues qui auraient un projet orienté sur le tourisme, » indique Axel Bringer, l’un des responsables de la licence pro. L’alternance est de quinze jours à l’IUT et quinze jours en entreprise, de septembre à fin mars. 25 Nouveaux horizons « Une palette de postes » Le contenu s’articule autour d’enseignements sur les connaissances fondamentales (anglais, conduite de projets, séminaire tourisme...), la démarche marketing et commerciale (simulation de gestion, ecommunication...) et la spécialisation professionnelle en TIC (conception multimédia, création web...). Le projet tutoré est un fil rouge tout au long de l’année, avec la création d’une entreprise virtuelle (implantation d’hébergements insolites dans l’île de Ré, par exemple). Puis, d’avril à août, les étudiants-apprentis sont en immersion totale en entreprise. La formation affiche un taux d’insertion professionnelle à dix-huit mois de 80 %. « C’est un secteur demandé en terme d’emplois mais ce n’est pas bouché. La double compétence que nous apportons offre une palette de postes dans une filière en pleine mutation. Il y a cinq ans, le e-tourisme n’existait même pas » fait remarquer Frédérique Rico. AMÉLIA BLANCHOT IUT La Rochelle. 15, rue François-de-Vauxde-Foletier 17026 La Rochelle Cedex 01. Site Internet www.iut-larochelle.fr L’international en professionnel ANGOULÊME La licence pro Management des échanges internationaux forme des cadres achats/ventes à l’international « Nombreuses entreprises du secteur industriel font 80 % de leur chiffre d’affaires à l’export », précise Pascal Monier, responsable de la licence Management des échanges internationaux de l’IUT d’Angoulême. Ce chiffre explique à lui seul toute la portée de cette formation en option Achat-Vente : « Répondre aux besoins de ces entreprises en cadres opérationnels vendeurs et acheteurs de biens et services dans l’espace national et international. Au sein d’une PME-PMI leur fonction sera de créer ou développer l’activité internationale. Dans une grande structure, ils intégreront des équipes de cadres commerciaux travaillant à l’international. Il ne faut donc pas avoir peur de bouger. ». Une des priorités, pour pouvoir s’inscrire dans cette formation est de maîtriser au moins deux langues dont l’anglais. « Nous avons beaucoup d’étudiants venant de L2 ou des BTS-DUT issus de spécialités tertiaires-commerce, gestion. » Evoluer à l’étranger L’enseignement se construit en trois temps. De septembre à octobre, les étudiants font une mise à niveau en langues dans le domaine de la négociation et de l’interaction et aborde le droit et l’informatique. En deuxième partie d’année un stage s’étale sur 12 à 16 semaines. « Nous incitons nos étudiants à l’effectuer à l’étranger, 50 % font ce choix. Les autres trouvent assez facilement dans les entreprises du grand-ouest, sachant que nous sommes la seule formation dans ce domaine sur ce secteur. » Justine Goy fait partie de la première Priorité : maitriser deux langues. PHOTO : PQ moitié. « Tout l’intérêt de cette formation est justement de pouvoir évoluer à l’étranger ». C’est d’ailleurs ce qui l’a poussé à suivre des études en commerce international en BTS puis en licence. « En BTS, j’avais déjà fait un stage à l’étranger en Angleterre, je réitère cette année au Canada pour une entreprise qui produit du matériel de recherche. Mon souhait est ensuite d’aller sur le marché du travail. » Tous ne sont pas dans cette logique, certains poursuivent en Master Commerce international, « candidats plus recherchés par les grosses entreprises », reconnaît Pascal Monier. PHILIPPE QUINTARD Les Portes ouvertes auront lieu le 14 mars. IUT d’Angoulême, 4 avenue de Varsovie, 16021 Angoulême. Tél. : 05 45 67 32 07 26 A l'université JEUDI 12 MARS 2015 WWW.SUDOUEST.COM Le littoral toujours très prisé SCIENCES L’étude de l’environnement côtier séduit énormément d’étudiants. La fac de La Rochelle mise sur la pluridisciplinarité afin d’élargir les possibilités d’intégration professionnelle lle est disséminée au cœur de différentes options, parsemée dans diverses unités d’enseignements. Dans cette université au bord de l’océan, l’étude de l’environnement du littoral a donné un goût iodé à six formations : une licence, une licence pro, quatre parcours du master sciences pour l’environnement (lire encadré cicontre). « Nous pouvons effectivement parler de coloration littorale à La Rochelle. Par exemple, nous avons une licence pro consacrée à l’aquaculture, filière qui a des problèmes liés à la modification de l’environnement. En licence sciences de la vie, nos enseignements ont pour principe d’être très généraux pendant deux ans, puis les étudiants se spécialisent en troisième année, où ils peuvent choisir le parcours biologie et écologie marine. Car sans connaissances de base en physiologie, génétique ou physiologie, impossible de comprendre la biologie marine », indique Gilles Radenac, directeur du département de biologie, dont dépendent la majorité des formations rochelaises en la matière. L’OFFRE DE FORMATION E Viser l’étranger Les étudiants ayant suivi cette voie ont la possibilité de poursuivre en master sciences pour l’environnement, comprenant désormais quatre parcours différents. « L’atout essentiel du master est la pluridisciplinarité, c’est ce que recherchent les recruteurs. Licence sciences de la vie (département de biologie et de biotechnologie). Licence pro production animale spécialité aquaculture et gestion durable de son environnement (département de biologie, en partenariat avec le lycée de la mer et du littoral de Bourcefranc-le-Chapus). Les étudiants évaluent l’activité d’un neurotransmetteur sur différentes populations de moules témoins plus ou moins polluées. PHOTO AMÉLIA BLANCHOT L’enseignement est transversal, ouvert à différentes disciplines. Même si l’espace littoral reste notre priorité, nous essayons d’étudier des milieux comme les agro-systèmes (marais, forêts) pour avoir une vision plus large des régions littorales », poursuit le responsable. Si transversal que certaines spécialités dépendent des départements de géographie, sciences de la terre ou management. L’ouverture est essentielle dans ce secteur très prisé, où l’obtention d’un premier poste est généralement difficile, malgré les larges possibilités d’insertion : chargé d’études, enseignant-chercheur, ingénieur, char- gé de mission, expert, animateur scientifique... « Certains peuvent se tourner vers un doctorat au sein de nos laboratoires de recherche (LlENSs), à l’institut du littoral et de l’environnement de La Rochelle ou au centre d’études biologiques (CEBC) de Chizé, dans les Deux-Sèvres. Par ailleurs, nous constatons que nos étudiants s’insèrent bien à l’étranger, à commencer par les DOM-TOM mais également en Australie, Nouvelle-Zélande et dans les pays asiatiques. À La Rochelle, nous sommes bien placés pour les envoyer là-bas avec notamment la présence de l’institut universitaire Asie-Pacifique », Master sciences pour l’environnement. Quatre parcours différents : management environnemental (dépend du pôle droit, économie, gestion), gestion de l’environnement et écologie littorale (département de biologie), géosciences et géophysique du littoral (département des sciences de la terre), géographie appliquée à la gestion de l’environnement littoral (département de géographie). précise Gilles Radenac. Et pour les férus de pédagogie, l’université proposera à la rentrée 2015 le nouveau master métiers de l’enseignement, de l’éducation et de la formation second degré sciences de la vie et de la terre. AMÉLIA BLANCHOT Université de La Rochelle. Technoforum, 23 avenue Albert-Einstein 17000 La Rochelle. Site Internet : www.univ-larochelle.fr Langues et économie, direction Asie-Pacifique et Amériques Avec près de 960 étudiants, le département de LEA (Langues étrangères appliqués) constitue le plus gros département d’enseignement de l’Université de La Rochelle. Sa particularité : combiner l’économie à l’apprentissage des langues. « Les langues n’apparaissent plus comme une fin en soi mais comme un outil afin d’aborder différents champs d’application nécessaires pour travailler à l’international. Le A de LEA prend alors toute sa dimension » note David Waterman, directeur du département LEA. Deux aires sont proposées : Asie-Pacifique et Amériques ■ Parcours Asie-Pacifique L’enseignement des langues répond à la volonté de faire des étudiants polyglottes en combinant l’anglais avec une des langues de l’aire : anglais-chinois, anglais-indonésien et anglais-coréen. La Rochelle est d’ailleurs une des rares universités en France à proposer de l’indonésien et du coréen. Elle est d’ailleurs victime de son succès. Pour le coréen, « nous avons dû instaurer un quota de 45 personnes » regrette David Waterman, mais espère dans un avenir proche trouver une solution pour augmenter les effectifs. « Car c’est un espace économiquement très porteur. » A ces deux langues les étudiants doivent choisir une langue de découverte parmi les trois langues proposées. structures d’accueils pour nos diplômés. » Autre master : Management et commerce international parcours Economie et commerce international-Asie. Ce dernier est plus axé sur les mécanismes économiques et internationaux. Puis s’ajoute toutes les matières d’application en économie « axées très business » : droit international, marketing, gestion, commerce international... Mais aussi une approche sur la culture et la géopolitique propre à chaque pays. En licence 3 les étudiants peuvent intégrer le parcours Economie et commerce international en langue asiatique qui vise à un perfectionnement plus poussé des mécanismes économiques internationaux et du chinois. ■ Parcours Amériques Ce parcours s’inscrit dans la même logique : combinaison de l’économie et des langues. Les matières d’application enseignées sont sensiblement les mêmes que pour le parcours Asie-Pacifique. En ce qui concerne les langues, les étudiants ont le choix entre anglais-espagnol et anglais-portugais du Brésil. En deuxième année et/ou 3ème année, les étudiants ont l’opportunité d’effectuer un semestre dans une des universités partenaires : Bresil, Mexique, Chili, Etats-Unis. Un stage de 4 semaines est également obligatoire, « de préférence à l’étranger ». Ces modalités valent également pour le parcours Asie-Pacifique. ■ Poursuites en master Le master langues cultures et affaires internationales s’articulent aussi autour des ■ Des structures d’appui culturel Ces formations s’appuient sur des structures comme l’Institut Confucius, l’Institut Asie-Pacifique ou l’Institut des Amériques qui sont les liens culturels et d’échanges avec les différents pays partenaires. « Nombreuses manifestations et rencontres sont organisées dans l’année qui participent à une découvertes des différents pays sous un autre angle. » Des négociations sont en cours pour créer un institut avec la Corée. Le Le département LEA accueille beaucoup d’étudiants des aires enseignées . PHOTO AB deux parcours Amériques et Asie-Pacifique. La formation porte sur l’acquisition des compétences économiques, juridiques et culturelles et par un approfondissement des langues pour déboucher sur des postes à l’international. « Aussi bien en entreprise que dans les administrations, précise David Waterman. Nous abordons également tout un volet sur les Organisations non gouvernementales (ONG) qui peuvent être des ■ Création d’un master 2 LEA par apprentissage Image, documentation et contenus numériques Ce master 2 a pour objet d’offrir une spécialisation sur le marché de l’audiovisuel et plus particulièrement sur la vente de productions audiovisuelles documentaires dans les zones asiatiques et des Amériques. Il sera ouvert à 10 étudiants. PHILIPPE QUINTARD Retrouvez l’Université de La Rochelle, FLLASH, 1 parvis Fernand Braudel, 17042 La Rochelle cedex 1. Tél. : 05 46 45 91 14 27 Témoignages JEUDI 12 MARS 2015 WWW.SUDOUEST.COM PHOTO : PHILIPPE QUINTARD Elles sont à l’université Manon Vacher PHILIPPE QUINTARD BLANC IA En licence biologie environnement Bac S en poche, option sciences de la vie et de la terre, la Bordelaise s’est dirigée vers une licence biologie environnement, parcours biologie des organismes et des écosystèmes à l’université de sa ville natale. « J’ai toujours voulu exercer un métier en rapport avec la nature. J’ai d’abord pensé aux animaux, mais j’ai rapidement élargi à l’environnement », retrace Margot Tharan, 21 ans. La jeune femme a choisi de poursuivre en master 1 sciences pour l’environnement, parcours écologie, à l’université de La Rochelle. « Le littoral est un milieu où il y a beaucoup d’enjeux, il est très étudié car sujet à des modifications en permanence. Ce qui le rend intéressant », estime l’étudiante. Pour autant, Margot Tharan est consciente de la concurrence dans son secteur. C’est pourquoi elle n’a pas encore déterminé de projet professionnel précis, se laissant l’occasion de saisir une opportunité. « Je ne suis pas fermée. Pour le moment nous abordons pas mal de disciplines différentes en M1, je verrais en temps voulu ce qui m’intéresse le plus. J’aimerai plutôt travailler dans les domaines de sensibilisation et de conservation du littoral mais je sais que nos connaissances acquises sont, par exemple, transposables en zones humides », ajoute la jeune femme. AMÉLIA BLANCHOT : AMÉL Margot Tharan PHOTO « Les langues m’ont toujours attiré, j’avais notamment choisi le chinois lorsque j’étais au lycée à La Rochelle. Ayant fait un bac ES, j’ai trouvé dans cette formation un bon compromis d’allier mon goût pour les langues et mes connaissances en économie. J’ai opté pour le coréen en première année puis je suis revenu au chinois. La formation est assez générale mais donne une bonne approche sur les techniques économiques et juridiques nécessaires pour travailler dans une des aires choisies. La formation peut déboucher sur des postes de chargé de mission économique, responsable export, responsable commercial... L’autre atout est de pouvoir suivre un semestre à l’étranger. J’ai d’ailleurs décroché une bourse pour aller en Australie. J’en suis revenu beaucoup plus mature avec un niveau d’anglais beaucoup plus fort. Je suis également inscrite en option didactique du FLE (français langue étrangère). Celle-ci porte sur une initiation à l’enseignement du FLE, ce qui peut offrir la possibilité d’être assistante de langue française dans un établissement secondaire à l’étranger. Mon souhait serait à terme de m’orienter en master dans les domaines de la communication et du marketing avec dans l’idée d’aller travailler à l’étranger. » HOT En 3e année licence LEA anglais-chinois 28 Les grandes écoles JEUDI 12 MARS 2015 WWW.SUDOUEST.COM « Un métier plus qu’un diplôme » BÂTIMENT L’ESICS, spécialiste du bureau d’études, s’ouvre à de nouveaux métiers L’ESICS, école du bureau d’étude, comme elle aime se définir, fait toujours office d’originale dans le monde des structures de l’enseignement supérieur. Notamment par son mode d’admission permanente et par le suivi personnalisé de ses élèves. « Ici, nous fonctionnons sur le principe du travail en bureau d’études » précise le directeur Dominique Barré. « Le support pédagogique est principalement l’ordinateur et nous formons nos élèves spécifiquement aux fonctions attendues dans les entreprises. On y vient pour chercher avant tout un métier ». L’école délivre des titres professionnels du niveau CAP à Bac+2 reconnus par le ministère du travail dans la construction mécanique, la structure métallique et l’architecture bâtiment. Construction bois Sur ce dernier domaine, l’école à ouvert cette rentrée des formations à de nouveaux métiers : dessinateur et projeteur en béton, étude et économie de la construction, technicien en réhabilitation de l’habitat (niveau 4), technicien en construction bois (niveau 4) et technicien supérieur d’études en construction métallique. Elle propose des spécialisations ESICS de niveau Bac+3 dans ces principaux domaines d’intervention ainsi que dans l’architecture navale. Dominique Barré sera bientôt remplacé par Olivier Fournigault, ce dernier envisagedes projets de développement. « Je souhaite tout d’abord conforter les formations en faisant notamment reconnaître nos spécialisations en Bac+3, mais aussi ouvrir l’école à de nouveaux secteurs comme la sérigraphie ou la PAO. » PHILIPPE QUINTARD L’ initiation à l’animation fait parti du cursus, ici à l’EMCA (École des métiers du cinéma d’animation). PHOTO KLUBA TADEUSZ Des prépas arts pour tous PRATIQUE À Angoulême, quatre années préparatoires s’offrent aux étudiants souhaitant intégrer le campus de l’image ou d’autres écoles artistiques Portes ouvertes le 14 mars. ESICS à La Rochelle 3 rue Alfred Kastler aux Minimes et à St-Jean-d’Angély 1 rue Louis Audouin Dubreuil à l’Abbaye Royale. 1 L’unique prépa publique de la ville L’école municipale d’art du Grand Angoulême propose une prépa publique. « Les élèves ne sont pas sélectionnés sur dossier mais sur entretien de motivation, c’est la clé de l’admission » explique Elske Haller, la directrice. Bac général ou pro, peu importe, du moment « que le profil est intéressant. Nous les aidons à réussir les concours des grandes écoles d’art, de design, d’architecture. Certains intègrent le campus de l’image, à l’EMCA (École des métiers du cinéma d’animation) ou l’EESI (École européenne supérieure de l’image). Pendant un an, nous accompagnons chaque élève en fonction de sa spécificité artistique » préciset-elle. École d’art du Grand Angoulême. Tél. 05 45 94 00 76. Site Internet : www.ecole-art-grandangouleme.fr Coût : 300 euros, avec une partie du matériel fourni. 2 Une formation en bureau d’études. PHOTO : PQ Les perspectives variées de la mise à niveau Vingt-quatre places à prendre, environ 800 dossiers reçus. La Manaa (Mise à niveau arts appliqués) du lycée Coulomb est convoitée. Ici encore, peu importe le bac « même s’il faut avoir de bonnes bases en maths, physique et culture générale. Ce qui fait la différence, c’est le projet artistique envoyé pour le recrutement. Il doit refléter la personnalité » souligne Claire Simon, enseignante. Au programme, beaucoup d’art (expression plastique, arts appliqués, histoire de l’art...) et peu d’enseignements généraux. Les perspectives sont multiples : « la majorité intègre des écoles ou BTS du design. Mais il n’y a pas une seule direction, certains vont à l’EMCA, à l’EESI, à l’école Boulle, etc. » Lycée Charles-Augustin-Coulomb. Tél. 05 45 61 83 00. Site Internet : www.lyceecharlescoulomb.fr Scolarité gratuite. 3 Une prépa dédiée au cinéma d’animation Pour les futurs talents du cinéma d’animation, l’EMCA propose « une classe préparatoire à l’entrée en première année de notre école, en vue d’obtenir le diplôme d’Etat assistant réalisateur de cinéma d’animation. Les candidats passent les mêmes épreuves que ceux postulant en première année. C’est l’entretien de motivation qui déterminera si le candidat sera admis en prépa ou en première année » détaille Anne Lucas, responsable du cursus. Le concours se compose de deux épreuves : l’admissibilité (dessin d’après modèle vivant et dé- coupage cinématographique) puis l’admission (entretien de motivation, présentation de travaux). Précision utile : rien n’empêche les étudiants de tenter d’autres écoles sur leur temps personnel. EMCA. Tél. 05 45 93 60 70. Site Internet : www.angouleme-emca.fr Coût : 4 500 euros. 4 Étudier les fondamentaux du dessin L’Atelier est l’un des huit établissements du campus de l’image. Cette école de cinéma d’animation a ouvert une classe préparatoire en dessin. « Nous recrutons des personnes ayant un niveau correct en dessin mais qui vont manquer de technicité et de méthode. Nous sommes vraiment axés sur les fondamentaux académiques, adaptés aux applications modernes comme la bande dessinée ou l’animation », estime Thomas Debitus, le directeur. La majorité des élèves intègrent ensuite les grandes écoles d’animation comme les Gobelins (à Paris), Supinfocom (à Arles), l’angoumoisine EMCA sans oublier, évidemment, l’Atelier. L’Atelier. Tél. 05 17 50 33 11. Site Internet : http://ecolelatelier.com. Le coût à l’année est de 5 000 € AMÉLIA BLANCHOT 29 JEUDI 12 MARS 2015 WWW.SUDOUEST.COM L’innovation au cœur de la formation LA ROCHELLE Les étudiants ingénieurs généralistes de l’Eigsi sont fortement sensibilisés à l’Innovation et l’entreprenariat Il ne passe pas inaperçu dans les rues du quartier de la Médiathèque à La Rochelle. Le véhicule sans chauffeur de transports de passagers, Citymobil, actuellement en expérimentation dans la ville, a un lien direct avec l’école privée d’ingénieurs généralistes Eigsi. En effet, la technologie embarquée a été en partie développée par celle-ci. « Cette recherche appliquée est une vraie aubaine pour les étudiants » souligne Marie-Catherine Leblanc, responsable communication de l’école. « Au-delà de participer à un projet complexe en situation, ils sont en contact avec une technologie innovante. Cette recherche permet d’enrichir leurs enseignements, de transférer des compétences et des connaissances techniques de pointe. » L’innovation est d’ailleurs partie prenante de leur enseignement qui se fait sur cinq ans. En 4e et 5e année les élèves doi- « de la mécatronique aux bâtiments et travaux publics en passant par la conception et l’industrialisation des systèmes mécaniques » vent réaliser en groupe un projet Innovation et entrepreneuriat. « Savoir créer une activité nouvelle, de l’idée à sa mise en œuvre, est l’une des compétences que l’on de- L’EIGSI participe au développement de Citymobil 2. PHOTO PHILIPPE QUINTARD mande aux futurs ingénieurs ». Ce projet s’accompagne de formations spécifiques sur ces thématiques. En parallèle, les élèves réalisent des missions techniques en 3e année et des missions industrielles en 4e. Période à laquelle, ils doivent également choisir, malgré leur vocation généraliste, une dominante parmi sept grands domaines qui vont de la mécatronique aux bâtiments et travaux publics en passant par la conception et l’industrialisation des systèmes mécaniques. A la rentrée prochaine, l’école proposera sa propre résidence étudiante. Actuellement en construction à proximité de l’EIGSI, le bâtiment comptera 150 studios de 19m2. Ils seront attribués sous conditions de ressources. PHILIPPE QUINTARD EIGSI, 26 rue Vaux-de-Foletier, 17041 La Rochelle. Tél. : 05.46.45.80.05 www.eigsi.fr 30 Sup de Co JEUDI 12 MARS 2015 WWW.SUDOUEST.COM « Notre stratégie : des racines et des ailes » COMMERCE Maxime Gambini, directeur délégué de Sup de Co La Rochelle, évoque les nouveautés et ambitions du groupe Quelles sont les nouveautés de 2014 et 2015 ? Maxime Gambini. Outre l’ouverture du programme bachelor business à Angoulême au sein de la CIFOP (lire en pages 67), nous avons refondu notre programme de Global MBA. Nous proposons désormais deux nouvelles spécialisations : l’une en communication et marketing dans le secteur du luxe, l’autre en management du sport. Dans le cadre du programme bachelor international, qui propose un parcours de quatre années d’études dont deux hors de nos frontières, trois parcours seront mis en place à la rentrée 2015. Le premier concerne l’Union Européenne, le second aboutit à un double diplôme au sein de 14 universités dans le monde, le troisième s’adresse aux globe-trotters puisqu’il s’agit d’étudier dans quatre continents différents en quatre ans, avec la possibilité d’accéder au Global MBA en cinquième année pour un cinquième continent. Que représente votre entrée récente dans le top 70 des meilleurs masters en management du monde ? Ce classement du « Financial Times » nous donne plus de visibilité sur les marchés in- ternationaux, d’autant qu’il est pondéré à plus de 60 % par des réponses d’étudiants diplômés depuis plus de trois ans. Le bachelor international occupe également la première place du classement du MOCI (Moniteur du commerce international) au palmarès des formations bac +4 des écoles de commerce. L’école a changé de catégorie depuis trois ans, elle trouve sa place sur la scène internationale. Sur nos 3 280 étudiants, 780 sont étrangers, de 30 nationalités différentes. Quelles sont vos actions pour une insertion professionnelle de vos étudiants en Poitou-Charentes ? Notre stratégie, c’est des racines et des ailes. Nous revendiquons notre identité locale. La première de nos actions est l’alternance : notre bachelor business, par exemple, place les étudiants au niveau régional. La spécialisation métiers des banques et assurances intéresse les entreprises de Niort, celle du management des vins et spiritueux, les entreprises du secteur du cognac, dans les Charentes. RECUEILLI PAR AMÉLIA BLANCHOT Sup de Co La Rochelle. 102, rue de Coureilles 17000 La Rochelle. Portes ouvertes le 21 mars de 10 h à 18 h. Site Internet : www.esc-larochelle.fr Maxime Gambini est directeur délégué à Sup de Co La Rochelle. PHOTO SEBASTIEN TIPHANGNE EGC intègre Sup de Co La Rochelle FUSION Le rapprochement de l’école de commerce avec Sup de Co ne remet pas en cause l’apprentissage Pour des raisons économiques et stratégiques de développement, l’école de commerce du Campus Cifop d’Angoulême quitte le réseau EGC (lire également en pages 6-7) pour intégrer le groupe Sup de Co La Rochelle. A la rentrée 2015, sera dispensé non plus le Bachelor EGC, mais le Bachelor Business (Bac +3). Ce programme permet d’accéder aux métiers du développement et « les étudiants auront accès à un internat de 180 chambres » Sup de Co, situé sur le campus de l’université de La Rochelle. PHOTO XAVIER LEOTY de la gestion des ressources humaines, de la stratégie digitale ou du commerce international. « Par rapport au Bachelor EGC, il aura une pédagogie dite ‘’active’’, qui privilégie le terrain, l’expérience, l’ouverture internationale. C’est-à-dire, sur la durée du cursus, moins de cours traditionnels en amphi et plus de temps pour les projets collectifs et individuels », précise Bernard Dogneton, directeur du campus. Le coût de la formation, lui, va augmenter. Il passe de 4200 euros l’année à 6500 euros. Mais, avantage charentais, les étudiants auront accès à un internat de 180 chambres « gérées avec souplesse, à la nuitée ou à la semaine, voire au mois ou plus en fonction des besoins », souligne le directeur. L’école de commerce d’Angoulême poursuit par contre sa spécificité apprentissage. « En effet, nous serons la seule à proposer ce parcours en alternance. Pour la rentrée prochaine, ceux qui s’inscrivent en 2e année seront toutefois toujours sur la formule EGC. Quant à ceux issus des DUT et BTS, ils intégreront directement une 3e année Bachelor Business. » Il faudra attendre 2016 pour que l’ensemble du cursus soit sur le modèle Bachelor Business. « Toutefois, les futurs diplômés EGC pourront bénéficier de l’aura Sup de Co », conclut Bernard Dogneton. PHILIPPE QUINTARD Portes ouvertes de l’EGC les 11 mars (13h3017h), 18 mars (13h30-17h) et 21 mars (9h17h).Campus Cifop, boulevard Salvador Allende, Z1 n°3 16340 L’Isle d’Espagnac. Tél. : 05.45.90.13.13 JEUDI 12 MARS 2015 WWW.SUDOUEST.COM Publicité 31 32 Les métiers du nautisme JEUDI 12 MARS 2015 WWW.SUDOUEST.COM Une filière nautique bien à flot LITTORAL Confrontée à la crise depuis 2009, la filière nautique voit son horizon s’éclaircir et les embauches repartent. Dans le département, l’offre de formation est large si le brevet de capitaine 200 et capitaine 500. En 2016, le lycée devrait ouvrir un BTS Maritime option plaisance. epuis 2009, la filière nautique a beaucoup souffert, « principalement chez les constructeurs où la baisse d’activité a été de 40 %, note Catherine Le Goff, responsable emploi et formation à la Fédération des Industries Nautiques (FIN). Le secteur des services c’est, quant à lui, plutôt maintenu. Les propriétaires d’embarcations ont continué à entretenir leur bateau et faute d’en acheter un nouveau, ils les ont mieux équipés. » L’éclaircie est revenue en 2013 avec l’augmentation des ventes à l’exportation surtout pour les catamarans de luxe. « Les constructeurs connaissent cette année une hausse d’activité estimée à 8 %. » Avec une présence forte d’entreprises de référence sur ce créneau dans le département, les opportunités d’embauches sont donc aujourd’hui bien réelles. D Des spécialisations par CQP 49 métiers différents D’autres profils sont attendus comme les menuisiers, les électriciens, les électrotechniciens ou encore les thermiciens. Là encore le département dispose de formations adéquates dans les lycées professionnels. « Elles ne sont pas forcément estampillées nautisme, mais les diplômés peuvent s’insérer dans la filière avec si besoin une mise à niveau des compétences par le biais d’un certificat de qualification professionnel (CQP) de la FIN dispensé au Cipecma de Châtelaillon ou à l’AFPA, poursuit Catherine Le Goff. Ce qui peut être aussi vrai pour ceux ayant suivi une formation nautisme. Certaines n’ont pas encore pris le virage technologique souhaité. » Pour ce qui est des emplois plus qualifiés, des besoins en personnel de bureau d’études s’est fait sentir avec l’évolution des technicités dans la conception des bateaux, par contre la fonction d’ingénieur nautisme est quant à elle plus bouchée. « A l’heure actuelle, nous avons 200 candidats pour 1 poste », note Catherine Le Goff. Celle-ci estime que la filière nautique est encore un secteur où il est possible d’évoluer par la promotion interne, « notamment avec les départs à la retraite attendus, soit près de 40 000 personnes au niveau national d’ici 5 ans ». Le secteur nautique couvre 49 métiers différents. Trois grands secteurs d’activités composent la filière : la construction qui regroupe la majorité des emplois (architecte, bureau d’études, technicien composite...), les activités techniques (motoriste, plombier, climatiseur, électricien, électronicien...) et les activités de services (vente et location de bateau, maintenance, hivernage...) . Les principaux besoins en personnels portent sur des fonctions opérationnelles. Plusieurs structures d’enseignement forment à ces métiers. Dans le domaine du composite, le lycée Marcel Dassault de Rochefort offre un parcours complet qui va du CAP au BTS. « Nos formations ont totalement été transformées pour répondre à l’évolution des technologies dorénavant mise en œuvre dans les en- treprises comme le processus d’infusion ou d’injection », précise Laurent Bouscaud, chef de travaux. En matière de maintenance des bateaux, le lycée de Rompsay dispense un parcours par voie scolaire et en apprentissage : CAP Réparation entretien embarcation de plaisance et Bac pro Maintenance nautique. Les formations portent sur la motorisation, l’accastillage et les gréements, la coque, l’élec- Un port de plaisance créateur d’emplois Des lycéens à bord de l’Hermione L’extension du port des Minimes offrent dorénavant 1200 nouvelles places destinées aux plaisanciers (en plus des 4800) et classe cette infrastructure comme le plus grand port de plaisance d’Europe. « Les retombées économiques d’un tel projet ne sont pas neutres, souligne Bertrand Moquay, directeur du port de La Rochelle. On estime que 100 nouveaux anneaux c’est 1 poste de créé dans le domaine du nautisme. Si l’on compte les emplois indirects, ce chiffre s’élèverait à 10 postes tous secteurs confondus. » Dans le nautisme, les entreprises qui seront les premières impactées sont celles évoluant dans la maintenance, les services et la vente de matériel. Et les ambitions sont grandes vis-à-vis de cette infrastructure « L’agrandissement offre une meilleure qualité de services, un meilleur accueil et plus de confort pour les plaisanciers. L’objectif est aujourd’hui de faire venir une clientèle plus haut de gamme. Des démarches commerciales et de communication ont été engagées dans ce sens. » Ce qui, pour le directeur du port, ne pourra être que bénéfique pour les entreprises locales et pour l’emploi. En parallèle de ses formations maritimes, le lycée maritime et aquacole de La Rochelle a démarré un projet pédagogique autour de l’Hermione. Douze élèves vont faire partie de l’aventure de la grande traversée de la frégate jusqu’aux Etats-Unis prévue à partir du 18 avril. « Pour eux, ce sera véritablement un aboutissement et une mise en pratique de ce qu’ils apprennent à l’école : la navigation, les communications, la sécurité, les quarts... », précise Christophe Molin, directeur adjoint du lycée. Dans le même temps, un voilier de 23 m le K.VIII sera appareillé par le lycée pour suivre l’Hermione durant toute la durée du voyage. 20 élèves y seront à bord avec la même finalité : « faire de l’apprentissage grandeur nature ». En amont du départ, les élèves ont notamment la charge de préparer le bateau : ravitaillement, configuration à bord, itinéraires... Ce qui passe aussi par un entraînement régulier sur le voilier école du lycée. L’entreprise Grassi est spécialisée dans la maintenance, la location et la vente. PHOTO PQ P. Q. tricité ou encore l’électronique embarquée. Pour les métiers de la navigation : le lycée Maritime et aquacole de La Rochelle. Il propose deux bac pro : le bac pro conduite et gestion d’entreprise maritime qui prépare aux fonctions de marin professionnel dans deux options, commerce ou pêche maritime et le bac pro électromécanicien marine qui forme des techniciens de maintenance à bord des bateaux. Les élèves y valident aus- PHILIPPE QUINTARD Retrouvez le guide des formations sur le site internet de la Fédération des Industries Nautiques : www.industriesnautiques.fr (à la rubrique « nos actions »). Douze élèves à bord de l’Hermione pour voguer jusqu’au Etats-Unis. PHOTO : PQ 33 Filière nautique JEUDI 12 MARS 2015 WWW.SUDOUEST.COM Les professionnels témoignent Keny Chastagnet Actuellement en formation à l’ESICS, La Rochelle PHOTO PHILIPPE QUINTARD Olivier Grassi PDG de l’entreprise Grassi Bateaux PHO « Le technicien de maintenance est un des postes le plus représenté au sein de mon entreprise qui compte 15 personnes. Nombreux salariés sont issus du Lycée de Rompsay et de l’AFPA. Ce que j’attends des personnes que je recrute est qu’elles soient très polyvalentes car les tâches à réaliser sont diversifiées : carénage, réparation de coque, menuiserie, révision des moteurs, remplacement d’accastillage... Malgré la crise de l’industrie nautique ces dernières années, la maintenance n’a pas été particulièrement affectée mais la concurrence reste forte. L’extension du port de La Rochelle devrait amener, je pense, de nouvelles opportunités. » TO PHI LIP PE Q « Au départ je voulais faire un BTS Construction navale en alternance, mais n’ayant pas trouvé d’entreprise, je me suis orienté sur la formation de l’ESICS. J’ai été agréablement surpris par l’approche de l’enseignement qui est très orientée métiers. Le principe repose sur l’apprentissage des logiciels de bureau d’études. Lorsque j’ai fais mon stage de 1re année dans le bureau d’études de Rhéa Marine à La Rochelle, j’ai ainsi pu être opérationnel rapidement. Ce que j’aime c’est, à partir de l’idée d’un architecte, donner forme à une pièce, à une coque. A la suite de ces deux années de formation, je pense que je vais poursuivre sur une année supplémentaire de projeteur en architecture navale (niveau Bac+3), au sein de l’école. » UIN TA RD P. Q. PHILIPPE QUINTARD Un secteur de plus en plus pointu Créé dans les années 1980, le Centre de Recherche pour l’Architecture et l’Industrie Nautique (CRAIN) est un bureau d’études de recherche et développement pour les industries nautiques mais aussi un interlocuteur privilégié des institutions publiques. Jusque dans les années 2000, cette structure a travaillé au développement de logiciels de conception pour les voiles, les mâts et les coques de bateaux. Depuis, il mène de nombreux travaux de recherche sur la propulsion électrique (on lui doit les passeurs électriques de La Rochelle) et l’éolien. Intervenant dans les formations universitaires, le CRAIN accueille régulièrement des stagiaires. « Le secteur du nautisme est de plus en plus pointu est fait appel à des connaissances techniques et scientifiques élevées en hydrodynamique, aérodynamique, concernant les matériaux, les technologies embarquées..., précise Philippe Pallu de la Barrière, directeur du CRAIN. Aussi, nous accueillons des étudiants issus de différentes filières que ce soit en informatique, électronique ou en mécanique des fluides et nous leur apportons la connaissance nautique de pointe que recherche les entreprises. » PHILIPPE QUINTARD Bruno Voisard PDG de Nautitech PHOTO PHILIPPE QUINTA UINTARD T RD L’entreprise Nautitech constructeur de catamaran basé sur Rochefort, qui compte 60 personnes, surfe sur la bonne santé du nautisme à l’international. « 80 % de la production, soit une trentaine de bateaux, part à l’étranger, note Bruno Voisard, PDG de Nautitech. Nous avons un réel savoir-faire local reconnu. ». Face à cette conjoncture, l’entreprise va engager l’année prochaine un gros projet d’agrandissement et devrait doubler ses effectifs en vue du lancement d’une nouvelle gamme de catamaran. Les besoins en personnel porteront sur tous les corps de métiers. « Au sein de l’entreprise toutes les spécialités du nautisme sont représentées. Toutefois, mes attentes seront axées essentiellement sur les spécialités composite, la menuiserie et l’assemblage, qui restent les principales activités. » P. Q. LE NAUTISME EN CHARENTE-MARITIME 320 ENTREPRISES (dont 28% en équipement, 23 % en distribution, 19% en fabrication, préparation et maintenance et 18% en prestation de services) 3500 SALARIÉS 90 % des entreprises ont MOINS DE 10 SALARIÉS 25 CABINETS d’architectes, bureau d’études et d’ingénierie 46 FORMATIONS qualifiantes et diplômantes 34 Une filière qui recrute En Poitou-Charentes, environ 12 400 personnes travaillent pour l’agro-alimentaire, premier secteur industriel de la région : 26 % pour le domaine des boissons (cognac, pineau), 17 % pour la filière de la transformation du lait (fromage de chèvre, beurre), fleurons des Charentes. Dans cette terre de meuniers, les céréales sont également bien implantées. Les matières premières de qualité semblent être au rendezvous, tout comme les organismes de formations et les recruteurs. Seuls les candidats manquent à l’appel. « Il y a un déficit d’image. À l’origine de cette situation, des conditions de travail souvent difficiles : températures froides, bruit, horaires décalés, gestes répétitifs... », décrypte l’OREF (1). Les professionnels, eux, tentent de casser les préjugés, vantent la diversité des métiers et la régression de la pénibilité. À travers cette double page, nous cherchons à prendre le pouls de cette filière. (1) Observatoire régional emploi formation, avril 2012. Au service de l’innovation Le CRITT (centre régional d’innovation et transfert de technologie) Poitou-Charentes a son siège à La Rochelle. Cette structure « a pour rôle d’appuyer au quotidien les entreprises agro-alimentaires dans leurs démarches de développement technologique et leurs projets d’innovation, pour la mise au point de nouveaux procédés ou produits », explique Philippe Boiron, le directeur. Dans un secteur où les cycles de vie des produits sont parfois assez courts, et donc qui évolue en permanence, les entreprises recherchent « la meilleure qualité organoleptique (ce qui est susceptible d’exciter un récepteur sensoriel, comme l’odeur, le goût ou la texture, NDLR) et nutritionnelle », poursuit-il. Pour répondre aux attentes des consommateurs, elles se tournent ces dernières années vers « les produits régionaux, le bio, les produits diététiques mais aussi vers la chasse au gaspillage, avec la réduction des coûts d’emballages». Industrie agroalimentaire JEUDI 12 MARS 2015 WWW.SUDOUEST.COM « Le secteur a mauvaise presse » INTERVIEW La déléguée générale de l’association régionale des industries alimentaires (Aria) pose son regard sur la formation et l’insertion professionnelle au sein de la filière n Poitou-Charentes, 85 % des entreprises du secteur agro-alimentaire sont de petits établissements de moins de 10 salariés, d’où l’intérêt pour elles de se fédérer. C’est l’une des missions de l’association régionale des industries alimentaires (Aria). Forte de 100 entreprises adhérentes, son rôle est de contribuer à leur développement économique, d’être un relais auprès des institutions et des organismes de formations. Rencontre avec Nathalie Courrèges, déléguée générale de l’Aria. E « Sud Ouest ». Les formations liées à l’industrie agro-alimentaire et les recruteurs peinent à attirer des candidats. Pourquoi ? Nathalie Courrèges. Le secteur souffre d’une mauvaise image, je crois que le grand public reste sur de vieux schémas. Je ne nie pas qu’il y a des métiers compliqués, je pense surtout à ceux qui travaillent à la chaîne, en production, par exemple en conditionnement. Évidemment ce ne sont pas des postes nécessairement passionnants, néanmoins ils sont compensés par des conditions de travail et salariales qui se sont nettement améliorées. Et n’oublions pas les possibilités d’évolution et la multitude de professions qui existe dans la filière. Quel type de candidature est le plus recherché par les employeurs ? Aujourd’hui, au-delà des postes de production, il y a des problèmes de recrutement en maintenance, dus à la nette évolution des technologies et au déficit de formations spécifiques dans la région. Les postes à plus haut niveau, ceux des cadres par exemple, ont également du mal à être pourvus. Cela s’explique notamment en raison des difficultés du conjoint à trouver un emploi au niveau local, par exemple à La Rochelle, très convoitée, ou au contraire dans des endroits ruraux plus reculés. Dans les Charentes, les boissons et les produits laitiers sont reconnues comme étant des filières établies. Quel secteur est à privilégier du point de vue du recrutement ? Les produits laitiers sont effectivement très présents en Charente-Maritime et dans la Vienne, néanmoins la demande a baissé. Les boissons, avec la présence du cognac, ont toujours une présence très forte. Mais il y a un secteur que nous oublions souvent et pourtant il est en plein essor : les pâtisseries et biscuiteries. Nous sommes une terre de céréales, il y a beaucoup de meuniers et énormément d’entreprises qui se développent, je pense par exemple à Colibri, à Pons, à Nuances Gourmandes à Saint-Médardd’Aunis, à Baillon, à Brioux-sur-Boutonne ou Les Ptits Amoureux à Ardin. De plus, elles sont souvent en lien avec l’industrie laitière. Faut-il miser aujourd’hui sur les activités connexes comme les emballages, le marketing ou la recherche ? Oui, le connexe recrute ! Cela fait partie des services que l’on connait peu, comme les achats, la vente, la commercialisation, la recherche et développement, la logistique, la qualité... Nous avons ici un vivier d’organismes de formation pour répondre à cette de- Nathalie Courrèges : « La demande du consommateur a évolué. Il exige une réelle information sur le produit ». PHOTO AB mande, avec bien sûr l’Enilia-Ensmic (lire cicontre), Sup de Co La Rochelle, l’IEQT (Institut européen de la qualité totale) de Rochefort, le master biotechnologies de l’université de La Rochelle, la filière vins et spiritueux en Charente... Attention toutefois, les PME ont tendance à chercher des personnes polyvalentes, les étudiants sont parfois trop spécialisés. Avec le développement de l’export, il est également important de maîtriser des langues étrangères. RECUEILLI PAR AMÉLIA BLANCHOT Un lycée dédié à l’alimentation À Surgères, l’Enilia (École nationale des industries laitières et des industries agro-alimentaires) et l’Ensmic (École nationale supérieure de meunerie et des industries céréalières) forment un établissement unique en son genre. Les diplômes vont du CAP à la licence pro. Malgré la demande des employeurs, le directeur M’hamed Faour a des effectifs modestes. Mais pour lui, l’industrie agro-alimentaire commence à se valoriser « Travailler avec des produits bios, issus de circuits courts. Les industriels commencent à intégrer ces valeurs et nos référentiels ont fortement évolués ». AMÉLIA BLANCHOT Enilia-Ensmic. Avenue François-Mitterand BP 49 17700 Surgères. Portes ouvertes le samedi 30 mai de 9 h à 13 h. Site Internet www.enilia-ensmic.fr Les étudiants bénéficient d’un moulin pilote dernier cri et d’ateliers de transformation pour s’exercer. PHOTO AMÉLIA BLANCHOT JEUDI 12 MARS 2015 WWW.SUDOUEST.COM Publicité 35 36 Témoignages JEUDI 12 MARS 2015 WWW.SUDOUEST.COM «Des postes à pourvoir en permanence» Hubert Durand Eurial « est un groupe coopératif qui appartient à 4 500 producteurs de lait de vache ou de chèvre », souligne Hubert Durand, directeur des ressources humaines. Avec 2 000 salariés et quatre sites importants de transformation implantés dans la région - dont l’usine de Luçon, aux portes de la Charente-Maritime -, Eurial est un employeur de premier plan (900 M de chiffre d’affaires). « Nous avons des postes à pourvoir en permanence. Il y a des métiers où nous avons du mal à recruter car nous manquons de candidats. Les plus en tension concernent la maintenance, qui exige au minimum un bac pro, ainsi que les métiers de technico-commerciaux en agro-fournitures et techniciens agricoles, de niveau BTS ou bac + 3. La deuxième difficulté majeure est l’acceptation des contraintes liées aux postes de production. Les salariés travaillent souvent en 2/8 ou 3/8 : c’est rarement un rythme que l’on a envie de choisir », admet le DRH. PHILIPPE QUINTARD Léa Nature Etudiante en BTS aliments et processus technologiques Fille de céréaliers, Cécile Baudry voulait « valoriser les matières premières » produites par ses parents. Direction l’Enilia-Ensmic pour un BTS désormais intitulé aliments et processus technologiques. Elle enchaîne sur un an de spécialisation (aujourd’hui licence pro) et signe un CDI avant même d’être diplômée. « J’étais sur un poste d’ouvrière dans une usine de fabrication de plats cuisinés. Mais rapidement j’ai intégré le labo de recherche et développement (R&D), où j’ai développé 1 400 recettes : cahier des charges, calcul de prix de revient, emballage... » Puis la jeune femme a intégré Léa Nature à Périgny (Charente-Maritime), entreprise spécialisée dans les produits. Après un poste en R&D, Cécile Baudry est désormais chef de projet analyse sensorielle. « Je fais tester les produits par les consommateurs en faisant appel à leur sens. Léa Nature correspond vraiment à mon objectif de départ, c’est-à-dire valoriser les matières premières locales de qualité. » PHO PHILIPPE QUINTARD TO : AM ÉL IA BLA NC HO T Le cognac, produit d’excellence C’est la vedette des Charentes. La filière du cognac (16 800 emplois directs) affiche un insolent chiffre d’affaires global de 2,1 milliards d’euros en 2014. L’eau-de-vie fine, convoitée à travers le monde, fait grimper le taux d’exportation de l’industrie agro-alimentaire régionale des boissons à 81 %. Mais ici encore, l’offre de travail est souvent supérieure à la demande. À tel point que les professionnels craignent de voir s’éteindre certains métiers. En 2016, un pôle d’excellence sera donc consacré aux métiers du cognac dans la ville éponyme (tonnellerie, réparations de fûts, alambics, technico-commercial...). De quoi compléter une offre de formations déjà bien étoffée, notamment dans les activités connexes : licence pro à l’Oisellerie (commerce des vins et spiritueux), master à Segonzac (négoce), etc. PHOTO : EURIAL Directeur des ressources humaines d’Eurial 37 Métiers de la santé JEUDI 12 MARS 2015 WWW.SUDOUEST.COM « Il ne faut pas partir sur une illusion du métier » SANTÉ Gabrielle Baeumler, directrice de l’Instituts de soins infirmiers et aide-soignants public de La Rochelle, croise son regard avec celui de Geneviève Arlot-Couraud, directrice des Ifsi/Ifas privés « Sud Ouest ». Selon les derniers chiffres de Pôle Emploi, les soins infirmiers généralistes font partie des métiers porteurs (besoins en main d’œuvre), en particulier en Charente ainsi que dans les bassins de Saintes, Rochefort et Jonzac. Vous confirmez ? Geneviève Arlot-Couraud. Je constate que de plus en plus de diplômés partent à la recherche de CDI ailleurs. En Charente nous avons effectivement des offres de CDD dans de petites structures. Mais dans des zones qui manquent d’attractivité pour des jeunes de 20-25 ans, sans oublier les difficultés d’hébergement. Cela peut expliquer que certains postes ne sont pas pourvus. Gabrielle Baeumler. Je peux affirmer qu’à La Rochelle et ses environs, nos diplômés ont des difficultés à trouver un emploi. C’est un phénomène très récent, depuis deux ans. Cependant la tendance peut s’inverser avec la vague de départs à la retraite attendue. Est-ce qu’il y a des spécialités qui sont moins touchées par le chômage ? Ou un type de contrat à privilégier, comme l’intérim ? G. A-C. Au vu des deux dernières sorties de promotion, je remarque que les diplômés ne trouvant pas de CDI ont tendance à se tourner vers l’intérim, ce qui permet de diversifier leurs compétences. Les CDI sont plutôt signés dans des structures pour personnes âgées type Ehpad (1), mais parfois à des postes de coordination qui nécessitent des compétences que les jeunes n’ont pas nécessairement. G. B. Je rejoins ce point de vue. Il y a majoritairement des postes en Ehpad et je ne vous cache pas que les jeunes préfèrent travailler en CHU (Centre hospitalier universitaire) ou en clinique. Néanmoins ils peuvent effectivement accepter ces postes d’encadrement où on leur demande de manager des aides-soignants. Genevieve Arlot Couraud, directrice des Ifsi/Ifas d’Angoulême et Cognac. PHOTO AB Gabrielle Baeumler, à la Rochelle. PHOTO AB COMMENT SE PASSE L’INSERTION PROFESSIONNELLE DES AIDES-SOIGNANTS ? ment, essayer de travailler avant afin d’assurer ses arrières… G. A-C. En Charente, les aides-soignants trouvent encore du travail. Cependant certaines structures vont recruter des titulaires de bac pro Sapat car ils coûtent moins cher et ils ont la possibilité de valider des modules du DE (diplôme d’État, NDLR) au cours de leur carrière professionnelle en formation continue. C’est à nous de nous adapter en proposant à nos étudiants des parcours personnalisés. Que conseillez-vous aux futurs étudiants pour réussir leur admission au sein de vos Ifsi et Ifas respectifs ? G. B. Avant toute chose, il faut bien se renseigner sur le métier en lui-même, ne pas partir sur une illusion. Pour le concours d’entrée à l’Ifsi, je conseille vivement la filière générale, si possible un bac S ou ES. Il faut éviter « Il faut bien mesurer l’aspect financier de cet engagement, essayer de travailler avant » RECUEILLI PAR AMÉLIA BLANCHOT (1) Etablissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes. (2) Services aux personnes et aux territoires. (3) Sciences et technologies de la santé et du social. Deux BTS dans les Charentes la filière ST2S (3) ou le bac pro Sapat à moins de se diriger vers l’Ifas. Je mets en garde contre les prépas aux concours que je considère comme un commerce. Avec un bac général, notre concours est accessible ! (4) Les droits d’inscription aux IFSI sont au même tarif que la formation à l’université (214 € en 2014 + sécurité sociale étudiante, 213 € en 2014) , hors coût du concours d’entrée (115 € à La Rochelle, 104 € à Angoulême) et tenues de stage (environ 80 €). À Angoulême, la Croix-Rouge demande une contribution forfaitaire annuelle de 785 € (somme remboursée aux boursiers). La formation d’aide-soignante est gratuite, hors coût du concours d’entrée (50 € à La Rochelle, entre 70 et 85 € à Cognac). Possibilités d’obtenir des bourses du Conseil régional. Le BTS diététique forme des professionnels de la santé en matière de nutrition. En Charente et Charente-Maritime, la formation est proposée à Jonzac, au lycée public Jean-Hyppolite (portes ouvertes le 14 mars de 9 h 30 à 16 h 30) et à La Rochelle dans un établissement privé, à l’École française de coiffure et d’esthétique (EFCE, portes ouvertes les 14 mars et 11 avril G. A-C. Je suis d’accord. J’ajouterais que des pré-requis d’anatomie physiologique me paraissent essentiels car ce sont des savoirs rapidement enseignés. D’autre part, je constate que certains étudiants abandonnent à cause de problèmes d’argent (4), en Charente nous avons un public précaire. Il faut bien mesurer l’aspect financier de cet engage- Ifsi La Rochelle, rue du Docteur-Schwitzer 17000 La Rochelle, site Internet http://ifsi.ch-larochelle.fr ; Ifsi Croix-Rouge Française Angoulême, domaine universitaire 16400 La Couronne, site Internet http://irfsspoitou-charentes.croix-rouge.fr. Deux Ifsi publics existent à Saintes et Rochefort. Les Ifas sont hébergés au sein des trois Ifsi, tandis que l’Ifas charentais se situe à Cognac. G. B. Pour ce qui est de l’insertion à La Rochelle et ses environs, une large partie de la promotion sortante d’aides-soignants a un employeur avant d’entrer en formation et les autres trouvent du travail surtout dans les Ehpad. de 10 h à 16 h). Les possibilités d’insertion professionnelle sont multiples : les futurs diététiciens peuvent exercer en milieu hospitalier, sportif, dans des structures pour personnes âgées, dans l’agro-alimentaire, en libéral... Ce BTS est accessible, entre autres, aux titulaires d’un bac S, ST2S ou STL (sciences et technologies de laboratoire). 38 Pratique Les contacts utiles Sites Internet à consulter Horizon, mine d’informations sur la formation dans la région Poitou-Charentes (www.horizoninfo.org) Conseil régional et le Conseil général pour les différentes aides (www.poitou-charentes.fr, wwwcharente-maritime.fr) L’Information jeunesse Poitou-Charentes (http://jobs.pourlesjeunes.com) ou Jobaviz (www.jobaviz.fr) pour trouver un job CHARENTE Centre information jeunesse d’Angoulême (CIJ) 4 rue de la Place-du-Champ-de-Mars 16000 Angoulême. Tél. 05 45 37 07 30 . Site Internet www.info-jeunesse16.com Point information jeunesse (PIJ). 5 quai du Halage 16000 Angoulême Tél. 05 45 94 81 03 Site Internet www.cscs-rivesdecharente.com Bureau information jeunesse (BIJ) Info 16 Cognac/PIF 53, rue d’Angoulême 16100 Cognac. Tél. 05 45 82 62 00. Site Internet www.info16cognac.fr Les trois Centres d’information et d’orientation (CIO) du département. 3, rue Vauban 16000 Angoulême Tél. 05 45 38 30 11 ; 24, place Beaulieu 16100 Cognac Tél. 05 45 82 09 81 ; 3, place Émile-Roux 16500 Confolens. Tél. 05 45 84 11 16. Site Internet www.cio.ac-poitiers.fr JEUDI 12 MARS 2015 WWW.SUDOUEST.COM Tél.05 45 38 79 39 ; 79 rue Montesquieu (ancien hôpital de Cognac) 16100 Cognac Tél. 09 60 36 35 60 néa 15, rue Vaux-de-Foletier 17000 La Rochelle. Tél. 05 46 28 21 30. Site Internet www.crous-poitiers.fr Antenne locale du CROUS (Centre régional des œuvres universitaires et scolaires), lieu-dit le Bois-de- Breuty 16400 La Couronne. Tél. 05 45 25 51 51. Site Internet www.crous-poitiers.fr Société de transports du Grand Angoulême (STGA) 554, route de Bordeaux BP 32322 16023 Angoulême. Tél. 05 45 65 25 25. Site Internet www.stga.fr Direction des services départementaux de l’éducation nationale de Charente-Maritime. Cité administrative Duperré, place des Cordeliers, 17021 La Rochelle. Tél. 05 46 51 68 00. Site Internet www.ia17.ac-poitiers.fr Direction des services départementaux de l’Éducation nationale de Charente. Cité administrative du Champ-de-Mars, bâtiment B, rue Raymond-Poincaré 16023 Cedex Angoulême. Tél. 05 45 90 14 50. Site Internet www.ac-poitiers.fr/ia16 CITRAM Charente. 17, place Bouillaud 16000 Angoulême. Tél. 05 45 95 95 99. Site Internet www.citram-charente.fr Mission locale de l’Angoumois et Horte-etTardoire. 6, rue du père Joseph-Wresinski 16000 Angoulême. Tél. 05 45 90 15 30 ; Mission locale ARC Charente. 41, rue de la Maladrerie 16100 Cognac. Tél. 05 45 83 97 00. Site Internet www.missionlocale.com Centre départemental d’information jeunesse (CDIJ), 2 rue des Gentilshommes, 17000 La Rochelle. Tél. 05 46 41 16 36. Site Internet www.infojeunesse17.com LMDE (La mutuelle des étudiants). 45 bis avenue des Amériques 17000 La Rochelle. Tél. 09 69 36 96 01. Site Internet www.lmde.com Bureaux d’information jeunesse (BIJ). 2729 avenue des Déportés-et-des-Fusillés 17300 Rochefort Tél. 05 46 87 40 26 ; 15, rue Saint-Eutrope 17103 Saintes Tél. 05 46 97 49 50 ; Square du Château 17700 Surgères Tél. 05 46 07 76 10. SMECO. 3 passage du Drakkar 17000 La Rochelle. Tél. 05 46 41 81 54. Site Internet www.smeco.fr SMECO. Espace Saint-Martial 5, boulevard Berthelot 16000 Angoulême. Tél. 05 45 37 37 84. Site Internet www.smeco.fr Centre de dépistage anonyme et gratuit. Centre hospitalier d’Angoulême, rond-point de Girac 16959 Angoulême Cedex 9. Tél. 05 45 24 42 84 Point d’accès aux droits sociaux. Centre d’activités Le Corsaire, rue Jean-Verrazano 16000 Angoulême. Tél. 05 45 24 00 90. Foyer des jeunes travailleurs (FJT). PierreSemard 24, rue Pierre-Semard 16000 Angoulême. Tél. 05 45 95 58 13 ; Isabelle Taillefer 1416 rue des Cordonniers 16000 Angoulême. CHARENTE-MARITIME Les six Centres d’information et d’orientation (CIO) du département. 84, rue de Bel-Air 17000 La Rochelle Tél. 05 46 41 16 00 ; 8, rue Paul-Bert 17500 Jonzac Tél. 05 46 48 04 18 ; 3 ter, rue des Broussailles 17300 Rochefort Tél. 05 46 99 46 00 ; 18, rue des Écoles 17200 Royan Tél. 05 46 05 48 02 ; 6, rue Michel-Texier 17400 Saint-Jean-d’Angély Tél. 05 46 32 49 10 ; 12, petite rue du Séminaire 17100 Saintes Tél. 05 46 93 68 55. Site Internet www.cio.ac-poitiers.fr Antenne locale du CROUS (Centre régional des œuvres universitaires et scolaires). Cité Anti- Mission locale. 90 rue Bel-Air, 17000 La Rochelle. Tél. 05 46 27 65 20 ; parc des Fourriers 1, avenue Maurice-Chupin BP 20294 17312 Rochefort Cedex. Tél. 05 46 99 06 00. Site Internet www.missionlocale.com Centre de dépistage anonyme et gratuit. 49, rue Thiers 17000 La Rochelle. Tél. 05 46 45 52 40 Foyer des jeunes travailleurs (FJT). Rue Lamennais 17000 La Rochelle Tél. 05 46 00 79 00 ; 6, rue Auguste-Rodin 17000 La Rochelle Tél. 05 46 00 79 00 ; 10, rue Roger-Griffon 17100 Saintes Tél. 05 46 93 85 85 ; 4, avenue Pasteur 17400 Saint-Jean-d’Angély Tél. 05 46 32 14 84 Comité local pour le logement autonome des jeunes (CLLAJ). 22 rue Villeneuve, 17000 La Rochelle. Tél. 05 46 50 62 46. Site Internet www.cllaj.asso.fr JEUDI 12 MARS 2015 WWW.SUDOUEST.COM Publicité 39