EXPLORONS LES 100 ANS DU DROIT DE VOTE DES FEMMES

Transcription

EXPLORONS LES 100 ANS DU DROIT DE VOTE DES FEMMES
S
N
O
R
O
L
EXP
S
N
A
0
0
1
LES
E
T
O
V
E
D
T
I
O
R
D
DU
S
E
M
M
E
DES F
AVEC
LA SALLE DE L’HISTOIRE
CANADIENNE
OUVERTURE
LE 1 JUILLET 2017
ER
Une exposition qui raconte un récit fait
de conflits, de luttes, de pertes, mais aussi
de réalisations, de succès, d’espoirs.
Le 1er juillet 2017, soyez des nôtres à l’ouverture
de la Salle de l’histoire canadienne, la plus importante
et ambitieuse exposition jamais réalisée par le Musée.
www.museedelhistoire.ca
EXPLORONS LES 100 ANS DU DROIT DE VOTE DES FEMMES AVEC GERMAINE
LE DROIT DE VOTE DES FEMMES AU CANADA :
RAPIDEMENT ET DANS LE CALME
Au Canada, les suffragettes ont travaillé d’arrachepied pour convaincre les politiciens d’accorder le
droit de vote aux femmes. Mais, le militantisme
restera le fait de groupes bien définis. Il n’a pas
atteint les masses pour devenir un « mouvement de
base ».
Jusqu’à 1925 – Les autres provinces
emboîtent le pas
En quelques années, le suffrage universel
s’est étendu à l’ensemble des provinces.
Jusqu’en 1919, en Colombie-Britannique,
en Ontario, en Nouvelle-Écosse et
Pour arriver à leurs fins, les suffragettes ont créé
au Nouveau-Brunswick, les femmes
des associations et livré des pétitions à répétition
obtiennent successivement le droit de
au Parlement canadien avant que la Première Guerre voter aux élections. L’Île-du-Prince-Édouard
mondiale — et l’air du temps, bien sûr — achève de
et Terre-Neuve (qui ne fait pas encore
convaincre les élus. Mais, dans les provinces soufflait partie de la Confédération) emboîtent le
déjà un vent de changement.
pas en 1922 et en 1925 respectivement.
1916 – D’abord le Manitoba
1940 – Le Québec tarde
Le Manitoba est la première province qui accordera
le droit de vote aux femmes. Des militantes comme
Nellie McClung, appuyées par de nombreux
hommes, réclament que la femme soit reconnue
comme une citoyenne à part entière. Elles feront
même un coup d’éclat en présentant un parlement
modèle où les suffragettes débattent de la
légitimité du droit de vote des hommes. Elles
obtiennent gain de cause le 28 janvier 1916.
En raison du gouvernement au pouvoir
fortement traditionnaliste, le Québec
tarde à suivre les autres provinces. Bien
entendu, des regroupements militent
pour le droit de vote, comme la Fédération
nationale Saint-Jean-Baptiste, l’Alliance
canadienne pour le vote des femmes au
Québec, fondée par Idola Saint-Jean à la fin
des années 1920, et la Ligue pour les droits
de la femme que préside Thérèse Casgrain.
Les Québécoises gagneront finalement le
droit de vote en 1940.
1916-1919 – L’Ouest progressiste
La Saskatchewan et l’Alberta suivront quelques
mois plus tard. Dans ces provinces nouvelles et
progressistes, la forte population britannique est
au fait des revendications des suffragettes des
États-Unis et de la Grande-Bretagne et les journaux
sont souvent favorables à leurs demandes.
Nellie McClung
Au Parlement canadien
À l’échelon fédéral, accorder le droit de vote
féminin était un geste plus politique que
démocratique, selon la politologue Caroline
Andrew : « On voulait faire voter les femmes pour
le service militaire obligatoire. C’était un calcul
politique, même si partout le droit de vote féminin
était dans l’air. »
En 1917, Les premiers groupes de femmes qui
pourront voter soutiennent le gouvernement et
la participation à la guerre, semble-t-il. La Loi
des électeurs militaires permet d’abord le vote
de tout sujet britannique membre des Forces
armées canadiennes et résidant habituellement
au Canada, sans égard au sexe ou à l’âge, ce qui
comprend les infirmières militaires. Puis la Loi des
élections en temps de guerre permet aux mères,
épouses, sœurs et filles des hommes au front de
voter, tant qu’elles répondent aux critères liés à
l’âge et à la citoyenneté.
Les mesures s’assoupliront rapidement. En 1918,
l’ensemble des citoyennes de 21 ans ou plus qui
sont nées au Canada et qui sont propriétaires
terriennes obtiennent officiellement le droit de
vote aux élections fédérales. L’année suivante, les
femmes peuvent également se porter candidates
aux élections fédérales.
VOYAGEONS SUR LA LIGNE DU TEMPS...
n.
Confédératio
1867 : C’est la que du
méri
L’Acte de l’A e accorde
iqu
n
n
ta
ri
Nord b
t le droit de
n
e
m
te
explici
mes qui sont
vote aux hom rriens et
te
propriétaires t plus. En
se
n
a
1 2
e
d
âgés
, 11 % de la
conséquence voter.
eut
population p
1867
decin
re femme mé ne
iè
m
re
p
La
:
1876
fonde u
mily Stowe,
au Canada, E féminine à Toronto.
ire
société littéra nt plutôt de nature
so
Ses activités git d’un groupe de
s’a
politique : il
suffragettes.
1876
pes de
uveaux grou
1894 : De no araissent, notamment
app
suffragettes nswick et au Manitoba.
ru
-B
u
a
nce Union
au Nouve
ian Tempera
st
ri
h
C
’s
n
e
t le suffrage
La Wom
on réclaman
ti
ti
é
p
e
n
u
n, qui la
dépose
ment canadie déposé
e
rl
a
P
u
a
l
e
univers
n y sera
pe de pétitio
t
rejette. Ce ty u point de devenir l’obje
a
t,
n
e
m
fréquem
s.
itante du
de moquerie
McClung, mil
1912 : Nellie s femmes, participe
de
droit de vote e la Political Equality
d
n
o
ti
ntreal
à la fonda
itoba. La Mo le jour.
n
a
M
u
League a
aussi
ociation voit
tion est
Suffrage Ass
de la popula
%
5
2
t,
n
e
À ce mom
u vote.
admissible a
1894
1912
1917,
en guerre. En
st
e
a
d
a
n
a
C
i
1914-1918 : Le t fédéral avait déjà élarg
n
e
s
e
le gouvernem s, permettant aux femm
e
rn
ld
so ats
l’accès aux u
épouses des
t
e
s
re
è
m
x
u
au front et a
de voter.
1914-1918
et
s
e
n
n
e
i
d
a
Les Can niques
les Britan
ays
Il reste encore du
chemin à faire!
MALGRÉ CETTE VICTOIRE SYMBOLIQUE,
rs p
i les premie
rm
a
p
té
p
m
s. Et les
a co
aux femme
Le Canada
te
o
v
e
d
n de
le droit
ans effusio
s
is
a
à accorder
m
,
très
é
s ont milit
de manière
é
rt
o
p
m
o
suffragette
c
n.
nada s’est
Baillargeo
a
e
C
s
e
y
L
n
e
«
.
D
g
e
san
rienn
», dit l’histo
“civilisée”
ime se
a anglais a
d
a
n
a
C
le
age que
“Nous ne
« C’est l’im me Baillargeon, citant :
s choses
M
s faisons le
donner, dit
u
o
n
,
ts
n
as viole
ique.” »
sommes p
me britann
g
e
fl
le
c
e
t, av
calmemen
it au
i se produ
u
q
e
ir
a
tr
n
s ont
c’est le co
ritannique
b
s
e
tt
e
Pourtant,
g
ra
ntendre.
ni. Les suff
r se faire e
u
o
Royaume-U
p
t
la
c
e et à
estes d’é
rilla urbain
é
u
g
posé des g
la
à
ser des
eu recours
jusqu’à po
t
n
a
« Elles ont
ll
a
,
e
c
la
de violen
lles ont fait
E
.
e
n
n
des actes
e
ri
to
tée
t même je
lustre l’his
s
il
,
’e
s
s
e
n
b
o
m
is
o
v
b
y Da
est
faim. Emil
i et qui en
ro
u
d
l
grève de la
a
v
e
h
ements
abots du c
art d’évén
p
e
th
y
m
sous les s
t un
iment, tou
morte. Vra
els. »
mes
très, très ré
e. Les fem
c
n
e
ti
a
p
e
uve d
n 1928,
û faire pre
de voter e
it
ro
d
Elles ont d
le
u
n
es.
e ont obte
Canadienn
s
le
d’Angleterr
s
rè
p
a
e 10 ans
soit plus d
Après les élections fédérales de 1921, les femmes
occupent une place réelle dans la vie publique, elles
peuvent devenir candidates, être élues, être nommées
ministres.
ON PREND
NOTRE PLACE!
« Dans un certain sens, le droit de vote des femmes
était la première étape dans la reconnaissance des
femmes comme participantes de la vie publique »,
explique la politologue Caroline Andrew de
l’Université d’Ottawa.
Aujourd’hui, la parité n’est toujours pas atteinte.
Et la Chambre des communes regroupe un peu moins de 90 femmes et près de
250 hommes. Au Sénat, par exemple, on compte une trentaine de femmes, une
cinquantaine d’hommes et 20 sièges vacants.
Cependant, il semble qu’un vent de renouveau souffle. « Dans les écoles
secondaires, les filles sont beaucoup plus impliquées dans la politique que
les garçons », constate la nouvelle présidente de la Fédération des jeunes
francophones du Nouveau-Brunswick, Sue Duguay. « Mais je lis la biographie de
Jean Chrétien et il n’y a qu’une politicienne qui en ressort. Dans le monde des
adultes, on voit beaucoup moins de femmes. C’est choquant. »
« Le vote, c’était la première étape, estime Chi Nguyen, qui a remporté un
prix du Gouverneur général en 2004 pour ses travaux sur la santé sexuelle et
l’incitation au vote des jeunes femmes. C’est la reconnaissance des femmes
comme peuple. C’est le commencement de la question d’égalité. Le travail
pour changer la société pour qu’elle soit plus égalitaire doit se continuer. Il y
a eu beaucoup de progrès, mais il en reste beaucoup à faire, surtout pour les
communautés autochtones et celles qui ne font pas partie de la majorité. »
C’est quand même de bonne augure qu’en 2007, le gouvernement
québécois ait formé son tout premier conseil des ministres paritaire; et
qu’en 2015, le fédéral faisait de même avec son tout premier cabinet ayant
atteint la parité homme-femme.
L’activiste
féministe
e
britanniqu
Emmeline
Pankhurst
t à la
s’adressan 10.
foule en 19 e
Crédit : Th
brary
m
Wo en’s Li LSE
/
n
io
ct
Colle
sur flickr.
anitobaines
1916 : Les M
le
droit de vote
obtiennent le suivis de près
16,
28 janvier 19 ewan le 14 mars
h
tc
a
sk
a
par la S
19 avril de la
le
a
rt
e
et l’Alb
.
même année
1916
Cabinet Trudeau, 2015. Photo : Presse canadienne
uatre autres
1917-1919 : Q îtent le pas et
bo
provinces em it de votre à
ro
d
le
t
n
e
accord
es (Colombie
n
n
ye
to
ci
leurs
,
– 5 avril 1917
Britannique il 1917,
avr
Ontario – 12
vril
sse – le 26 a
co
-É
e
ll
Nouve
k–
ic
au-Brunsw
1918 et Nouve
).
17 avril 1919
1917-1919
s de
yennes de plu ires
to
ci
s
le
,
18
En 19
et propriéta
1918-1919 :
es au Canada ant dans chaque
é
n
t
n
so
i
u
q
21 ans
mes vari
it de
elon les barè
terriennes (s nent officiellement le dro mmes
n
tie
s fe
province) ob ns fédérales. En 1919, le
io
ct
au fédéral.
s
le
é
te
x
a
u
id
vote a
nir cand
ve
e
d
t
n
e
m
le
peuvent fina
1918-1919
rage est
1921 : Le suff e la
d
ouvert à 50 % dienne
a
n
population ca n fédérale.
io
lors de l’élect
1921
Île-du-Prince
1922-1925 : L’ -Neuve
rre
Édouard et Te encore
as
(qui ne fait p fédération)
on
partie de la C as en 1922
le p
emboîteront ctivement.
spe
et en 1925 re
1922-1925
EXPLORONS LES 100 ANS DU DROIT DE VOTE DES FEMMES AVEC GERMAINE
LE SAVIEZ-VOUS?
Le droit de vote féminin s’est
répandu dans le monde par poches
géographiques. Mais c’est la
Nouvelle-Zélande qui, la première,
accorde le droit de vote aux femmes
en 1893. L’Australie lui emboîte le
pas en 1901.
es
Getty Imag
tar Archives
- Toronto S
PARCE QU’ON
ETAIT EN 1916...
’
. « Il ne
au monde
ts
n
fa
n
e
s
onale,
ettent le
ission nati
m
e
tt
e
qu’elles m
c
e
ergie
istraire d
ute leur én
t pas les d
ticiens qui
u
to
li
t
fa
o
n
p
e
s
rv
le
e
s
e
es
n
pas qu
ducation d
in.
qu’elles co
é
t
in
l’
u
r
m
u
fa
fé
Ce ne sont
o
il
e
p
g
s
nfants
rs pensée
nt au suffra
ucoup d’e
es
toutes leu
a
t
m
e
s’opposaie
e
b
m
t
fe
n
a
e
d
is
groupes
’est en fa
canadiensi fait.
Plusieurs
enfants; c
le peuple
s l’ont aus
e
e
u
is
q
a
ç
t
n
n
a
ra
u
es-f
duq
, explique
canadienn
et en les é
erpétuer »
p
e
n
s
o
a
e
rr
rg
u
Bailla
français po
ne Denyse
e
n.
d
s
le
L’historien
me Baillargeo
rô
s
n de
io
M
is
iv
aussi
d
la
is, les
résentent
a
p
ç
rappelle
n
s
a
e
fr
tt
e
a
g
d
aternité
vée :
Au Cana
les suffra
sphère pri
ntes à la m
l’époque.
Pourtant,
re
la
é
t,
e
h
d
in
rt
s
é
fo
e
it
: justemen
abil
nt le
parc
s
o
e
n
s
le
ti
o
p
s
p
ra
u
e
s
c
e
m
o
p
re
m
m
u
s
é
fe
le
la d
cité d
x [que
atout pour
rent la viva
aient mieu
v
a
s
s
elles assu
comme un
e
m
m
ger la
es, « les fe
pour proté
it
croient-ell
a
ll
fa
l
’i
ociété
s] ce qu
dans une s
ts
n
fa
les homme
n
e
s
de bons
ur élever le
ur en faire
o
p
famille, po
t
e
e
in
a
ilibrée, s
juste, équ
citoyens. »
VOYAGEONS SUR LA
LIGNE DU TEMPS...
r des
1940 : Au tou pouvoir
de
Québécoises ns
io
ct
voter aux éle
provinciales.
1940
1950 :
Les Inuits
obtiennent le
.
droit de vote
1950
race et à la
relatives à la rale du
s
n
io
ct
ri
st
re
1955 : Les
la loi électo
éliminées de
t
n
so
n
io
g
li
re
Canada.
1955
ts »
Indiens inscri nt
1960 : Les «
e
n
n
e
ti
uses) ob
(femmes incl aux élections
te
le droit de vo vent se porter
eu
p
fédérales et
candidats.
1960
ur
minimum po
1970 : L’âge
e 21 à 18 ans.
voter passe d
1970
Surveillez le nouvel envol de Premières en affaires
Carrefour en développement économique des femmes
francophones.
Pour suivre l’évolution du projet :
[email protected]
Oui pour les femmes,
non pour d’autres
Lors des élections fédérales de 1921,
le droit de vote des femmes était déjà
acquis au Canada et dans plusieurs
provinces. Par contre, seulement 50 %
de la population pouvait exercer ce
droit.
Même si cette élection a été
historique pour bon nombre de
femmes, certains groupes n’ont pas
eu accès aux urnes, et ce, pendant
plusieurs décennies encore. Par
exemple, les personnes ayant une
déficience intellectuelle et les juges
(leur fonction leur demandant d’être
apolitiques) n’ont pu voter avant
les années 1990. D’autres citoyens
étaient aussi privés ponctuellement
du droit de vote à cause de leur race
ou de leur religion.
Les peuples autochtones
Il faut ajouter les Autochtones à
la liste des sans-voix. Pourtant, la
majorité de ces peuples vivaient
depuis longtemps en démocratie. Les
Iroquois représentent une des plus
anciennes démocraties participatives
vivantes et les Mohawks, femmes
incluses, avaient l’habitude de
désigner leur chef.
En fait, au moment de la
Confédération, les Autochtones ont
le droit de vote, à la condition de
répondre aux exigences de la loi
électorale et, surtout, de renoncer à
leur « statut d’Indien ».
Mais en 1898, les préjugés raciaux,
les mesures en place dans la majorité
des provinces et la crainte que les
Autochtones votent en bloc font
tourner le vent : ils n’auront plus le
droit de voter. La nouvelle fait peu
de vagues. Le régime parlementaire
canadien ne suscite pas tellement
d’intérêt au sein des peuples qui ont
leurs propres traditions politiques.
En effet, dans plusieurs Premières
Nations, démocratie et gouvernance
existent déjà.
Il faudra attendre 50 ans avant que
les choses changent. Dans L’histoire
du vote au Canada, Élections
Canada explique que pour assurer
la souveraineté canadienne sur les
territoires du Grand Nord, on y établit
des collectivités dont les individus
figureront sur une liste électorale. En
conséquence, les Inuits qui « habitent
le territoire » sont le premier groupe
autochtone à regagner le droit de
vote, en 1950.
rte
1982 : La Cha droits et
es
d
e
n
canadien
doptée. En
a
st
e
libertés
t
icle 3 : « Tou
vertu de l’art n a le droit
die
citoyen cana gible
éli
st
e
t
e
de vote
législatives
s
n
io
aux élect
»
provinciales.
fédérales ou
1982
Iqaluit, mars 1956.
Crédit : Gar Lunney / Office national du film du Canada.
Photothèque / Bibliothèque et Archives Canada.
Puis, en 1960, le gouvernement
de John Diefenbaker octroie le
droit de vote à l’ensemble de la
population autochtone, et ce, presque
à l’unanimité des membres du
Parlement.
Le cas des États-Unis
Le cas des États-Unis est aussi
particulier : les Premières Nations ont
obtenu la nationalité américaine et
le droit de vote en 1924, soit quatre
ans après les citoyennes américaines.
Mais il y a ombre au tableau : les
Afro-Américaines n’ont pas pu se
rendre aux urnes avant 1965, explique
Gertrude Mianda, professeure au
programme d’études des femmes et
de genre du Collège Glendon. « [Elles]
n’ont eu leurs pleins droits politiques
que bien plus tard avec le Voting
Rights Act, en 1965 et non en 1920,
lorsqu’aux États-Unis le suffrage
universel a été étendu aux
femmes. »
Dans le monde
Les peuples autochtones du
Canada ne sont pas les seuls à
avoir été contraints d’attendre
pour exercer un droit de vote.
En Australie, les Autochtones,
hommes et femmes, l’obtiennent
en 1967, soit 65 ans après les
femmes.
« La Nouvelle-Zélande fait
figure d’exception », précise
Gertrude Mianda, professeure au
programme d’études des femmes
et de genre du Collège Glendon.
« En effet, les femmes maories
obtiennent le droit de vote en
même temps que les autres
femmes en 1893. »
de scrutin
des bureaux t
é
it
il
ib
ss
e
cc
L’a
uite fait l’obje
1992-1993 :
mobilité réd
à
s
e
n
ficience
n
o
rs
e
aux p
ayant une dé fédérale
s
e
n
n
o
rs
e
p
s
d’une loi. Le les juges de nomination
e et
ll
e
u
ct
e
ter.
intell
habilités à vo
t
n
a
n
te
in
a
m
sont
mble de la
2002 : L’ense érale peut
rc
population ca
es.
aller aux urn
1992-1993
.ca
2002
L’EMPLOYABILITÉ
RÉUSSITE ET BIEN-ÊTRE
ENVIRONNEMENT CULTUREL ENRICHI
BILINGUISME DURABLE
EXPLORONS LES 100 ANS DU DROIT DE VOTE DES FEMMES AVEC GERMAINE
es :
m
m
e
f
t
e
Hommes proches
deux ap ce politique des individus
L’embarras
du choix...
En 2018, la Banque du Canada émettra un billet
mettant en vedette une femme éminente de
l’histoire du Canada. Ce sera la première fois
qu’une femme autre que la reine apparaîtra sur
une coupure. Plus de 460 candidatures ont été
étudiées par un comité consultatif qui a déposé
ses recommandations cet été.
Selon vous, qui, de la suffragette à la députée en
passant par la citoyenne qui siège aux conseils
d’administration, mériterait un tel honneur ?
Nous avons, à notre tour, posé la question à des
leaders.
Pour l’historienne Denyse Baillargeon, il ne fait
aucun doute que Thérèse Casgrain, la fondatrice
de la Ligue pour les droits de la femme, doit
être considérée comme une femme
remarquable. Elle mentionne aussi Idola
Saint-Jean, qui a fondé l’Alliance
canadienne pour le vote des femmes au
Québec en 1927 et a été candidate aux
élections fédérales de 1930.
Qu’en pense la présidente
de la Fédération des jeunes
francophones du
Nouveau-Brunswick,
Sue Duguay? Elle
aimerait qu’on souligne
l’exemple donné
par les femmes de carrière
qui ont suivi les traces des
suffragettes. « La première
femme autochtone à siéger
au Parlement fédéral,
Ethel Blondin-Andrew, ne
représente pas la femme,
mais le pouvoir qu’a acquis
la femme représentant
une minorité comme les
autochtones », cite-t-elle en
exemple.
Thérèse Casgrain
JET :
N DU PRO
DIRECTIO
zon
Linda Lau
GESTION
T:
DU PROJE
on et
ourd
gue, Léo B
Sophie Bè
zeau
Valérie Bra
HE ET
RECHERC
ire
parlementa
Simulation anada.
uC
au Sénat d
N:
RÉDACTIO
e Joly
Andréann
uen
ue
on de l’infl
il semble q
l,
ra
é
n
é
g
La percepti
. En
ur les
lon le sexe
influence s
e
n
u
ir
change, se
o
v
a
ue le
s pensent
sidèrent q
n
o
c
s
e
les homme
m
fem
mpte que
. Mais les
t rendu co
s
’e
s
politiques
n
O
«
fluence
it la force.
nt pas d’in
’o
n
s
e
ll
nombre fa
’e
’est
qu
roupe. « C
s estiment
g
e
n
m
e
t
m
tô
fe
lu
s
le
mais p
oup
’individu,
f — beauc
ti
c
e
ll
o
c
en tant qu
é
acit
roline
ent d’effic
tologue Ca
li
o
un sentim
p
la
n
te », selo
plus réalis
ins de
Andrew.
oi il y a mo
u
rq
u
o
p
e
:à
ça expliqu
ppelons-le
a
R
?
ts
n
Est-ce que
e
rlem
mmes
ans les pa
cord de fe
re
re
femmes d
b
m
o
es
2015, un n
: 88 député
n
ie
d
a
n
l’automne
a
c
nt
urs, la
u parleme
omme aille
c
i
Ic
.
entraient a
re
b
es, en octo
ires est en
arlementa
ont été élu
p
s
e
m
m
des fe
proportion
n.
progressio
les pays
r que dans
e
u
t une
rq
a
m
re
femmes on
s
le
,
« On peut le
p
m
ment
es, par exe
mparative
o
c
e
ir
ta
scandinav
n
eme
rque
sence parl
nt », rema
e
id
c
bonne pré
c
O
n
gramme
s régions e
eure au pro
à certaine
s
s
fe
ro
p
,
ège
ianda
nre du Coll
e
g
e
Gertrude M
d
t
e
s
es femme
se servir
semblent
d’Études d
s
y
a
p
s
in
ite
Certa
s la poursu
n
a
d
Glendon. «
le
é
d
’autres
t de ce mo
ans bien d
égalemen
d
t,
n
a
d
n
e
pression
. Cep
nt toujours
fo
de la parité
s
e
m
m
s, les fe
démocracie
indre. »
pour l’atte
N:
RADUCTIO
ET T
RÉVISION
Smartcom
UE :
N GRAPHIQ
IO
CONCEPT
sign
alonde De
Chantal L
ÉE :
E DESSIN
D
N
A
B
r
T
E
TIONS
Montpellie
ILLUSTRA
ts et Kevin
schatele
Martin De
Trouvez-nous dans votre forfait télé de base.
EXPLORONS LES 100 ANS DU DROIT DE VOTE DES FEMMES AVEC GERMAINE
QU’EN PENSEZVOUS?
té
AIDOYER
L
P
a augmen
s
e
n
u
je
s
on de
Alec
R LE VOTE
U
participati
O
P
2 %, note
5
le
à
t
n
%
o
0
i
4
u
2 %, de
onnes q
excellente
nt, de 1
% des pers
À 16 ANS
fo
0
7
ison
le
,
s
7
s. »
6
le
. C’est une
é
8
g
u
1
ra
a
a
é
g
d
re
n
d
fé
ur cette ra
e
u
o
s
o
p
té
n
Depuis
B
t
é
o
n
t
ti
e
n
c
o
m
le
s
é
te
ter aux
es jeune
t celle
C’est exac
sieurs
droit de vo
nouvelle. L
de 1958 es
n
o
ti
t,
c
n
rd’hui, plu
le
ie
u
s
’é
v
L
jo
nne
il
rè
.
u
P
e
ù
’a
n
t.
’o
u
n
n
d
q
e
e
,
uem
se canadie
wick
s
o
s
e
en moy
g
n
n
n
u
ru
’e
je
d
-B
s
s
u
s
e
n
a
n
e
ès
ité le plu
Au Nouve
associatio
ote des jeu
’on vote d
ont voté. L
v
u
e
q
ts
d
r
ri
c
u
x
qui a susc
s
o
u
p
in
ta
e
rs
agn
2008 : on observe le
rs que la
es électeu
font camp
en octobre
nada : alo
t
a
de 80 % d
ri
C
c
u
s
a
s
in
e
é
n
v
ans.
té
6
u
erse a é
le plus éle
l’âge de 1
atteint un
vote des je
u
rs
d
lo
a
le
record inv
a
a
n
n
o
o
ti
plus
a
participati
ntrent que
moyenne n
u Nouveau
o
d
m
e
é
ll
d
e
s
c
le taux de
e
,
d
40 %
Les étu
s 50 %,
vote
e 58 %.
se chiffre à
lorsqu’on
la barre de
,
é
e
s
n
s
it
plancher d
u
a
p
ro
je
é
d
t
d
s
oter
a
t le
on e
fois, plus v
égalemen
s, dit-il.
Brunswick
t
e
re
s
é
n
iè
’e
n
c
m
a
r,
,
re
s
u
te
p
a
re
nt
re
e vo
pour la
s les derniè
e. On devie
Alec Boud
n
d
e
a
u
« Le droit d
ll
d
it
e
b
p
a
p
h
ra
e
de la
tes
voter »,
Il y
devient un
Fédération
de ne pas
ans de peti
mble-t-il. «
la
d
e
s
e
e
,
d
tr
é
t
ll
n
’ê
ti
t
a
d
n
u
n
rt
u
it
o
e
nt so
« Le fa
chez
mieux
bablem
e. « C’est
le préside
s peut pro
ent encore
e-français
it
té
n
b
u
n
a
a
h
ie
n
,
i
d
u
e
u
a
u
q
m
n
q
a
nt un
a
m
liti
co
en
jeunesse c
i fréquente
u
gement po
q
a
,
g
n
ts
e
n
l’
e
re
r
a
le
sont
aim
stimu
leurs p
ucation et
reau. Si on
d
choix. »
d
’é
u
d
o
t
s
B
n
le
c
e
ra
le
le dans
ns fédé
ent
avance A
établissem
, si on se s
des électio
ndre leur rô
un
té
re
rs
u
u
p
e
a
lo
p
n
,
it
a
’a
u
is
a
v
d
m
y
n
fo
l
in
o
m
,
ne
u’i
Toute
sa co
en tra
la campag
mmunauté
,
t
il semble q
o
s
,
n
c
n
a
5
a
1
ie
d
s
0
d
n
s
2
a
e
s
n
n
p
e
a
a
re
u.
c
u
d’octob
écouté d
la société
c Boudrea
t politolog
le
s électeurs
e
A
s
le
e
e
z
u
tr
e
s
g
h
s
c
lu
lo
n
,
il
in
cio
»,
à la
ché
s. Électio
léger rega
voter. » So
électorale
classe ou
on est atta
z les jeune
n
e
d
e
h
n
e
,
c
a
s
d
r
u
n
x
e
q
li
u
io
:
s
u
ta
t
s
nes
t
en partic
abonden
Les discu
and on
iter ces jeu
le plus hau
u
c
é
q
in
,
tr
t
é
n
is
it
g
v
ie
s
a
ti
re
c
e
n
rr
e
u
lle
e notre
: 68,3 % d
Canada a
à notre co
maison, po
.
nnement d
puis 1993
o
e
ti
d
e
c
d
n
n
nts au vote
o
x
fo
re
ti
u
à
a
a
a
le
p
n
t
ît
li
e
rs
c
a
L
u
n
n
«
e
n
le
.
o
particip
s
t
c
e
oté
t plu
scrits ont v
ent, on es
de la
à la vie
t
n
e
m
électeurs in
e
gouvernem
résidente
v
p
ti
c
la
a
y
r
a
e
u
ip
g
hones
partic
Sue Du
es francop
n
u
voter et à
je
s
e
d
Fédération
k, une
publique.
u-Brunswic
du Nouvea e née, est d’accord.
2 an
isions
élève de 1
nt des déc
e
n
n
re
p
s
Les élu
nes, alors
ent les jeu
rn
e
c
n
o
c
i
oir qu’on
qu
! « Il va fall
s
e
-l
s
n
o
lt
ême
consu
suive le m
n
’o
u
q
t
e
se réveille
Les gens
s femmes.
le
e
u
q
in
a une voix
chem
dre qu’on
n
re
p
m
o
c
fait »,
doivent
ce que l’on
it
a
s
n
o
l’
e
et qu
e Duguay.
estime Su
POUR EN SAVOIR PLUS
Leaders jeunesse
canadiens (FJCF)
N’OUBLIEZ PAS DE VISITER
NOTRE SITE INTERNET
WWW.CLIQUE-CLICKING.CA.
30
community newspapers
770,000
weekly readers
Serving Quebec’S Official language cOmmunity fOr 37 yearS
makinG QueBec community news accessiBle, For eVeryone
www.Qcna.orG
The QCNA is funded by the Government of Canada
through the Department of Canadian Heritage.
-
[email protected]
- 514-697-6330