Evaluation des masters de l`Université de Saint-Etienne
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Evaluation des masters de l`Université de Saint-Etienne
Section des Formations et des diplômes Evaluation des masters de l’Université de Saint-Etienne Jean Monnet Juillet 2010 Section des Formations et des diplômes Evaluation des masters de l’Université de Saint-Etienne Jean Monnet Juillet 2010 Evaluation des diplômes Masters – Vague A ACADÉMIE : LYON Établissement : Université de Saint-Etienne – Jean Monnet Demande n° S3110054564 Domaine : Arts, lettres, langues Mention : Lettres, langues et cultures Présentation de la mention Cette mention réunit des spécialités relevant des « Lettres, des langues et civilisation étrangères », des « Langues étrangères appliquées » (LEA) et du « Français, langue étrangère ou seconde » (FLE/S). Tout en approfondissant les connaissances et les compétences acquises en licence, elle vise à préparer aux concours d’enseignement ainsi qu’aux métiers du livre et de la culture (journalisme, édition…). Les spécialités à orientation professionnelle forment essentiellement à des postes de responsabilité en commerce international ou en traduction. La formation est adossée à cinq équipes de recherches correspondant aux différentes spécialités du master : Centre d’études sur les littératures étrangères et comparées (CELEC, EA 3069), Centre interdisciplinaire d’études et de recherches sur l’expression contemporaine (CIEREC, EA 3068), Institut Claude Longeon (UMR 5037 - Institut d’Histoire de la pensée classique, de l’Humanisme aux Lumières), HISOMA / Centre Jean Palerne (Histoire et sources des mondes antiques - EA 3067) et Littératures, Idéologies, Représentations aux XVIIIème et XIXème siècles (LIRE, UMR 5611). En outre, les étudiants peuvent assister aux formations proposées par l’Ecole doctorale « Lettres, langues, linguistique et arts » dans sa composante stéphanoise ou dans ses composantes lyonnaises. Avis condensé Avis global : Le master comprend sept spécialités recouvrant les disciplines suivantes : Lettres, langues et civilisations étrangères, Français langue étrangère. Le spectre des formations est plus large ici qu’à Lyon 2 et Lyon 3. Le dossier rassemble des spécialités d’intérêt inégal : la majorité d’entre elles sont de qualité, certaines sont moins convaincantes. Le rapprochement de spécialités comme les Langues et cultures étrangères et les Lettres dans un même master peut a priori surprendre. Cette diversité, qui est justifiée par la faiblesse des effectifs, est exploitée de manière positive par l’établissement. Il semble clair que l’université Jean Monnet (UJM) de Saint-Etienne est désireuse d’affronter les problèmes qui se posent et qui sont notamment dus aux faibles effectifs et à l’ombre portée par les universités Lyon 2 et Lyon 3. La formation offerte est adaptée aux réalités économiques et géographiques (proximité de Lyon). Elle repose sur des équipes pédagogiques compétentes, comptant des professionnels en leur sein. Les débouchés professionnels sont bien ciblés et cohérents avec les savoirs et compétences acquis. Points forts : L’offre d’enseignement est cohérente malgré la variété des spécialités. La continuité/progressivité à l’intérieur et entre les deux années de master est bien mise en évidence. De nombreuses passerelles ont été prévues entre les différentes spécialités et entre les masters professionnels et « recherche », favorisant les éventuelles réorientations. Une véritable politique d’insertion professionnelle a été mise en place par l’UJM avec la création d’une plate-forme gérée par un ingénieur. L’effort d’intégration dans le paysage socioculturel de la région est aussi un point positif. Enfin, il faut souligner l’investissement de l’équipe pédagogique dans ce master. 1 La présentation du dossier traduit une volonté de clarté et de franchise dans la présentation des problèmes, qui est étape essentielle en vue de leur résolution. Points faibles : Le taux relativement bas de réussite pose problème, résultant non pas de la qualité des enseignements que des problèmes rencontrés par les étudiants dans la région. Le fait que l’écrasante majorité des étudiants proviennent du bassin régional n’est pas un défaut en soi, mais il pourrait poser un problème si le devenir démographique reste morose. Dans les spécialités « recherche », le taux d’abandon en M2 est important, il faudrait en analyser les causes et proposer des solutions pour y remédier. Dans le même ordre d’idées, il faudrait indiquer le taux de poursuite en thèse. NOTATION GLOBALE (A+, A, B ou C) : A Recommandation pour l’établissement : Des solutions sont déjà envisagées pour répondre aux faiblesses constatées : renforcement et institutionnalisation des échanges internationaux (master Erasmus Mundus ?), amélioration des taux de réussite en master recherche, etc. Dans l’ensemble, les mesures prises pour maintenir l’enseignement de master sont prometteuses et on ne peut que souhaiter la poursuite des efforts entrepris. Avis détaillé 1 OBJECTIFS (scientifiques et professionnels) : L’objectif de cette formation est d’approfondir les savoirs de spécialités (langues, littératures et civilisations étrangères) et d’assurer aux étudiants l’acquisition d’une autonomie dans l’activité de chercheur. Elle prépare à la maîtrise linguistique et rhétorique en langues étrangères ou en français pour la spécialité « FLE ». Outre la recherche et les métiers de l’enseignement, l’objectif de cette formation est de préparer aux métiers du livre et de la culture (journalisme, édition…) ainsi qu’au commerce international ou à la traduction. 2 CONTEXTE (positionnement, adossement recherche, adossement aux milieux socioprofessionnels, ouverture internationale) : La mention « Lettres, langues et cultures » est l’une des deux mentions de master de la faculté « Arts, lettres, langues » avec la mention « Arts », dont elle est complémentaire. La formation peut justifier de nombreux partenariats avec des entreprises ou institutions dont l’activité est en lien avec les différentes spécialités offertes : Comédie de St-Etienne (pour un futur parcours Théâtre), Musée d’art moderne, Cité du design ainsi que certaines entreprises implantées régionalement, susceptibles de proposer des stages (Casino, Chambre de Commerce Italienne de Lyon, TV5, Diffusion/ Maison des Langues, France, Hachette, Didier…). L’activité internationale est centrale dans la formation : stages en entreprise à l’étranger, stages de FLE, assistanat, échanges Erasmus (60 programmes). Il existe également des programmes bilatéraux avec le Maghreb et l’Amérique latine et le master participe aux programmes ORA (Ontario), Crepuq (Québec), ISEP (USA, Japon). Environ 100 à 120 étudiants par an participent aux échanges internationaux. 3 ORGANISATION GLOBALE DE LA MENTION (structure de la formation et de son organisation pédagogique, politique des stages, mutualisation et co-habilitations, responsable de la formation et équipe pédagogique, pilotage de la formation) : La co-habilitation des spécialités « Lettres classiques et lettres modernes » avec Lyon 2, Lyon 3 et l’Ecole Normale Supérieure de Lyon est demandée pour ce contrat quadriennal. Dans la plupart des spécialités « Langues et civilisations étrangères » et « Lettres », il existe des mutualisations entre cours de spécialité et les cours de concours de recrutement à l’enseignement secondaire. Pour l’instant, les accords de co-habilitation avec les équipes lyonnaises n’ont abouti que pour les spécialités « Lettres classiques et lettres modernes ». Cela dit, les étudiants stéphanois n’ont pas souvent les moyens d’aller faire leurs études à Lyon, de sorte que ce master conserve sa légitimité. 2 L’équipe pédagogique comprend quatorze enseignants-chercheurs, dont onze professeurs, un professeur à l’IUFM et deux MCF ; les professionnels sont au nombre de treize. La formation repose sur une structure progressive qui, malgré la diversité des spécialités, reste souple et lisible dans l’ensemble. Il existe un tronc commun en M1 pour le « FLE » ; de même, certains cours de lettres modernes et de lettres classiques sont mutualisés. Les bifurcations ont lieu à la fin du M1 avec de nombreuses passerelles possibles entre les différentes spécialités favorisant la réorientation des étudiants. Le M1 de Lettres modernes peut déboucher soit sur le M2 de la spécialité, soit sur le M2 « Didactique des langues et des cultures », soit sur FLE/S. Le M1 de LCE peut déboucher : 1) sur le M2 de la spécialité, 2) sur le M2 « Traduction de produits de communication multi-supports » 3) sur le M2 de Lettres modernes (option littérature comparée). Le M1 de LEA débouche sur deux M2 : 1) Relations commerciales internationales 2) Traduction de produits de communication multi-supports. En fin de master 1, tous les étudiants de la mention peuvent bifurquer vers les mentions suivantes : « Arts », spécialité « Edition d’art, livre d’artiste » ; « Systèmes territoriaux, environnement, patrimoines » ; « Sociologie, éducation, communication ». Une convention-type d’encadrement des stages non-obligatoires permet aux étudiants l’accès aux stages, y compris à ceux qui sont inscrits dans des diplômes non-professionnalisants. Dans les spécialités professionnelles les stages sont obligatoires : ils donnent lieu à un rapport de stage soutenu devant un jury de professionnels et d’universitaires. 4 BILAN DE FONCTIONNEMENT (origines constatées des étudiants, flux, taux de réussite, auto-évaluation, analyse à 2 ans du devenir des diplômés, bilan prévisionnel pour la prochaine période) : L’origine des étudiants est essentiellement locale : en 2008, 72 % des étudiants provenaient de la Loire, 7 % du Rhône et 7,5 % de la Haute-Loire. Des efforts sont entrepris pour attirer les étudiants étrangers : simplification du système d’équivalences, accompagnement des étudiants, mise en place d’enseignements de rattrapage, etc. Le nombre d’inscription est en légère progression : pour le M1 de 174 à 193 étudiants (2 dernières années) et pour le M2 de 98 à 104. Le taux de réussite est stable en M1 (25 %) mais en baisse en M2 (de 62 à 50 % entre 2007 et 2008). Le taux d’abandon en M1 est de 8 % (1 % de réorientation vers un autre master, les autres s’inscrivent en général à l’IUFM). Il n’y a pas de chiffre concernant les inscriptions en thèse. Pour 2008/2009, on ne dispose que du nombre d’inscrits : 193 étudiants en master 1, 104 en master 2. La rédaction du mémoire en M2 nécessite souvent deux à trois ans car de nombreux étudiants sont salariés. L’étalement du travail de mémoire sur deux ans a été instauré afin de faciliter la progression des étudiants. Le SCUIO a publié en 2009 une analyse à deux ans du devenir des diplômés du master professionnel. L’enquête renseigne sur les emplois occupés (majoritairement en commerce international et en traduction) ainsi que sur le lieu et les salaires. En revanche, il y a peu de retours pour les masters « recherche ». Les responsables espèrent un afflux d’étudiants générés par la masterisation des concours, dans une mention où plusieurs spécialités préparent aux métiers de l’enseignement. Des efforts ont été entrepris en ce sens : équivalences, accompagnement, mise en place d’enseignements de rattrapage, etc. Des efforts sont également entrepris pour stimuler les rencontres entre étudiants et milieux professionnels (forums professionnels). 3 Avis par spécialité Lettres classiques L’avis a été adressé à l’établissement porteur (Université Lyon 2 – Lumière, dossier n°S3110057685). Lettres modernes L’avis a été adressé à l’établissement porteur (Université Lyon 2 – Lumière, dossier n°S3110057685). Littératures et civilisations étrangères Avis : Cette spécialité se décline en quatre parcours, « Littératures et civilisations anglo-saxonnes », « Littératures et civilisations allemandes », « Littératures et civilisations hispaniques » et « Littératures et civilisations italiennes », avec une architecture commune qui obéit à un souci de cohérence et d’unité. Elle assume une vocation généraliste affirmée, combinant une dimension « recherche » et une dimension professionnalisante qui vise à former des intellectuels polyvalents. Points forts : Le bilinguisme (anglais obligatoire) est l’une des originalités de cette spécialité. Le souci d’intégrer le plus possible les étudiants du master à la vie régionale de la recherche est un autre point fort. Points faibles : Cette spécialité affirme une vocation généraliste qui est parfaitement défendable (caractère universel des enseignements permettant l’acquisition de compétences très larges) mais qui ne lui permet peut-être pas de se distinguer suffisamment d’autres formations comparables dans la région. Le problème de la mutualisation avec les séminaires de concours dans un master « recherche », alors que le CAPES va être désormais lié à un master d’enseignement peut vite s’avérer problématique. On aimerait avoir des renseignements chiffrés sur les effectifs, dont la faiblesse constitue un problème. Recommandations pour l’établissement : Pour l’instant, il n’y a pas véritablement de stage prévu dans le cursus, la professionnalisation étant entièrement assurée par la préparation aux concours. La mise en place d’un parcours « Métiers de l’enseignement » (prévue) représenterait un atout pour cette spécialité. Il faudrait peut-être réfléchir au moyen de donner une plus grande spécificité à cette formation généraliste afin de mieux la situer sur la carte régionale. NOTATION (A+, A, B ou C) : B Relations commerciales internationales Avis : Cette spécialité vise à former des responsables au sein des services export/import ou en achat de PME/PMI, que ce soit en France et à l’étranger. Elle propose aux étudiants une maîtrise approfondie de deux langues étrangères (pratique orale et écrite, langue courante et de spécialité), une connaissance approfondie de la culture des pays étudiés et des divers outils liés au commerce international. L’accent est également mis sur les axes de développement 4 propres à la région Rhône-Alpes : le transport international et le commerce lié à l’art et au design. Cette spécialité, qui permet aux étudiants d’acquérir la maîtrise approfondie de deux langues, constitue une préparation adéquate aux métiers visés (commerce international). Elle repose sur une structure solide et en adéquation avec les objectifs annoncés. Points forts : Cette mention se caractérise par un fort degré de professionnalisation et d’adaptation aux réalités régionales (bassin de recrutement). L’équipe pédagogique inclut des professionnels compétents et expérimentés. Les stages jouent un rôle central et permettent la mise en œuvre des compétences acquises. Les procédures d’admission en M2, qui limite l’accès aux étudiants de M2 en LEA contribue à hausser le niveau de la formation. Point faible : Recommandation pour l’établissement : L’auto-évaluation fait état d’un recrutement encore trop local. A l’avenir, cette spécialité pourrait être développée de manière à attirer des étudiants au niveau national et international. NOTATION (A+, A, B ou C) : A Traduction et produits de communication multi-supports Avis : L’objectif de cette formation est de former des traducteurs polyvalents, spécialisés dans la traduction de documents sur supports multimédia (audiovisuels et informatiques), ce qui suppose une très bonne connaissance des nouvelles technologies (logiciels de traduction) et des supports multimédias ainsi que la maîtrise de lexiques spécialisés en trois langues. Cette spécialité, aux objectifs bien définis, offre une formation originale qui tient compte des nouvelles réalités sociales et technologiques. La maîtrise de deux langues et d’outils informatiques comme la PAO et la TAO devrait garantir de bons débouchés professionnels. Points forts : Cette spécialité, qui prévoit la maîtrise de deux langues, est unique en France et devrait garantir un recrutement dépassant les frontières nationales. L'intervention de professionnels des nouvelles technologies et des métiers liés à la traduction garantit l'adéquation des enseignements avec le monde professionnel. Le poids donné au mémoire de stage souligne l’importance de l’écrit dans cette formation dont il est un point fort. Point faible : Recommandation pour l’établissement : Les partenariats internationaux ne sont pas suffisamment développés, ce qui dans ce type de formation pose évidemment problème. Comme l’indique l’auto-évaluation, le développement de partenariats internationaux serait un atout pour cette formation. NOTATION (A+, A, B ou C) : A 5 Français langue étrangère ou seconde didactique des langues et des cultures (FLE/S) Avis : L’objectif de cette spécialité est de former des praticiens, des chercheurs et des experts dans le domaine de la didactique des langues et de la politique linguistique et culturelle. Son originalité est d’être offerte en mode aussi bien présentiel que virtuel sur une plate-forme informatique qui favorise le travail collaboratif et l’autonomie. Elle répond à un besoin grandissant (en FLE) qui devrait garantir aux diplômés de bonnes perspectives d’emploi. La formation est solide et visiblement bien adaptée aux objectifs à atteindre. Points forts : L’offre de formation en ligne favorise la formation en alternance et les synergies entre réflexion théorique et expérience professionnelle, essentielles en ce domaine. Le stage et l’obligation d’avoir une expérience professionnelle en deuxième année constituent également un point fort de cette formation. Point faible : Recommandation pour l’établissement : La fiche d’auto-évaluation pointe la difficulté à constituer une équipe d’encadrement suffisante pour les mémoires de fin de stage, ce qui limite les effectifs. Il faudrait offrir à cette spécialité les moyens de se développer à la mesure de ses ambitions et de ses potentiels. NOTATION (A+, A, B ou C) : A Ingénierie des formations FLE/S : expertise conception et organisation en FLE/S/FOS Avis : Ce master, qui s’inscrit dans la problématique de la didactique des langues et des cultures, a pour objectif de former des professionnels dans le domaine du FLE, du français langue de scolarité ou de la formation en contextes plurilingues : formateurs d’enseignement, attachés linguistiques, conseillers pédagogiques, concepteurs d’outils didactiques, responsables de formation… Cette offre répond à des besoins aussi bien locaux (nouveaux besoins sociaux générés par à l’immigration) qu’internationaux (enseignement du français à l’étranger). Cette formation est solide et met en place un dispositif en adéquation avec ses objectifs. Points forts : La spécialité profite des nombreux partenariats noués avec des institutions étrangères. L’offre de formation en ligne favorise la formation en alternance et attire de nombreux étudiants étrangers ou déjà engagés dans une expérience professionnelle. Le jeu sur les options FLE/S-FOS qui doit permettre de rassembler davantage de candidats est un point fort, la politique de stage également. La fiche d’auto-évaluation précise que le nombre important de candidats permet une bonne sélection qualitative. Points faibles : Recommandation pour l’établissement : L’intitulé n’est pas immédiatement lisible. D’après l’auto-évaluation, l’équipe d’encadrement serait insuffisante. Il faudrait repenser l’intitulé pour le rendre plus immédiatement lisible et manifester plus clairement sa complémentarité avec les autres spécialités de la mention (en particulier « Français, langue étrangère ou seconde - Didactique des langues et des cultures – FLE/S »). NOTATION (A+, A, B ou C) : A 6 Évaluation des diplômes Masters – Vague A ACADÉMIE : LYON Établissement : Université Saint-Etienne – Jean Monnet Demande n° S3110054566 Domaine : Arts, lettres, langues Mention : Arts Présentation de la mention La mention « Arts » de l’Université Jean Monnet de Saint-Etienne se propose de former les étudiants des différents champs artistiques de la musique et des arts visuels à la recherche et à différents métiers. Les deux principaux domaines artistiques sont, chacun, représentés par une formation de type académique et trois spécialités sont professionnelles, avec des intitulés décrivant des activités et des applications originales en rapport avec de nouveaux modes de vie, ou qui visent des « niches » professionnelles supposées fertiles. La mention se compose d’un master 1 et de cinq spécialités dont deux pour la recherche, respectivement « Arts plastiques/sciences de l’art et musique et musicologie », qui sont en continuité directe avec la première année. Le parcours « Arts plastiques/sciences de l’art » est lui-même divisé en quatre parcours spécifiques, « Arts plastiques », « Design », « Sciences de l’art » et « Arts numériques ». Les trois spécialités professionnelles « Edition d’art/livre d’artiste », « Administration et gestion de la musique, « Réalisateur en informatique musicale », sont proposées pour une seule année universitaire. Les spécialités de M2 sont accessibles par le M1 de la mention ou par d’autres formations équivalentes ainsi que par la formation continue, à la condition de répondre aux exigences requises. De nombreuses passerelles entre éléments, à l’intérieur de la mention comme à l’extérieur, permettent la constitution de profils personnalisés. Les masters 2 sont validés à partir d’un mémoire et (ou) d’un rapport de stage, selon les spécialités concernées. Avis condensé Avis global : La mention est bien ancrée dans l’environnement régional et se positionne favorablement au plan national pour une bonne partie de ses spécialités. Elle bénéficie d’une dynamique avérée en matière culturelle, notamment en faveur du design qui représente un véritable enjeu pour l’image de la ville de Saint-Etienne. L’équipe pédagogique est solide ; elle est constituée d’un grand nombre de professeurs et de maîtres de conférences habilités à diriger des recherches. Les M2 professionnels comptent des intervenants de haut niveau et certains M2 semblent connaître un réel succès. Cependant, l’offre en spécialités d’arts visuels demeure fortement orientée vers les sciences de l’art et les arts plastiques, peut-être à cause des caractéristiques de l’équipe pédagogique. On regrette l’absence d’un master professionnel en design qui reposerait sur un concept original et adapté aux spécificités industrielles locales. En revanche, l’offre en spécialités musique-musicologie est particulièrement équilibrée. Points forts : Bon positionnement dans l’offre de formation du PRES. L’adossement fort à une recherche reconnue. La mention comporte quelques excellentes spécialités, innovantes et bien pilotées. 1 Points faibles : Certaines maquettes de spécialités sont mal construites. Les orientations professionnelles sont imprécises. La place des langues dans les formations est trop faible. NOTATION GLOBALE (A+, A, B ou C) : B Recommandations pour l’établissement : Il paraît important de clarifier le rapport entre la recherche, les projets de type professionnel et le métier d’enseignant, notamment dans la perspective des prochains masters « Enseignement ». La nature de certains partenariats demande à être précisée. Par ailleurs, l’augmentation du volume horaire pour l’enseignement des langues est nécessaire et serait le signe manifeste d’une véritable ouverture internationale. Plus largement, il serait utile de fixer des objectifs d’un contrat quadriennal à l’autre, afin d’avoir une ligne de conduite claire à suivre. Avis détaillé 1 OBJECTIFS (scientifiques et professionnels) : Cette mention vise principalement à préparer les étudiants à la recherche dans le domaine des arts plastiques, du design et de la musicologie en les impliquant progressivement au sein d’une unité de recherche où ils accèdent à la dimension réflexive et critique. La formation à la recherche procède par l’élaboration d’un projet inédit pouvant être lié à une création artistique. La mention prépare également les étudiants à l’insertion directe dans les métiers des arts et de la culture de même qu’à la seconde année de master spécialité « Design - Culture et création du design » ainsi qu’au concours de l’agrégation. Ces objectifs d’insertion professionnelle, encore flous au niveau de la mention, sont précisés au niveau des spécialités. 2 CONTEXTE (positionnement, adossement recherche, adossement aux milieux socioprofessionnels, ouverture internationale) : La mention « Arts » comprend l’essentiel des offres de master des deux départements « Art » de l’établissement. Sa position est centrale en tant qu’aboutissement de la licence et relai vers le doctorat. Des liens avec la mention « Lettres, langues et cultures » sont assurés à travers des enseignements optionnels. Avec des formations et plusieurs spécialités originales de master uniques en région Rhône-Alpes et dans le Sud de la France, la mention se positionne favorablement dans l’environnement régional et national. Trois équipes de recherche stéphanoises servent de support au master : elles travaillent dans une approche toujours interdisciplinaire. Deux équipes lyonnaises sont associées ainsi qu’une équipe de Paris 8 mais leur part d’intervention dans le master reste imprécise. La mention fait état d’étroites collaborations avec les écoles et les institutions culturelles de la ville et de la région mais les liens ne semblent dus qu’aux professionnels qui enseignent dans le master et aux étudiants qui y font leur stage. Il faut espérer que des collaborations s’établiront également en direction d’entreprises privées, commerciales ou industrielles, ce qui permettrait d’engager de nouvelles problématiques et de s’ouvrir à des champs d’activités fertiles. Sur le point de l’ouverture internationale, le dossier prend en compte l’ensemble de la Faculté « Arts, lettres, langues » pour laquelle il est question de nombreux partenariats, échanges et accords bilatéraux avec des pays européens et extra-européens. Il apparaît qu’une vingtaine d’étudiants de la mention seraient concernés par les échanges internationaux dans le cadre des stages ou autres échanges. Mais il n’y a pas d’indication précise sur le profil des étudiants impliqués dans la mobilité sortante. 2 3 ORGANISATION GLOBALE DE LA MENTION (structure de la formation et de son organisation pédagogique, politique des stages, mutualisation et co-habilitations, responsable de la formation et équipe pédagogique, pilotage de la formation) : La mention comprend cinq spécialités : les deux spécialités « recherche » ont un cursus sur deux ans ; les trois spécialités professionnelles ne comprennent qu’un M2. La spécialité « Arts plastiques… » est elle-même divisée en quatre parcours bien spécifiques. Le passage de M1 à M2 est soumis à l’avis du directeur de recherche pour les masters « recherche » et à l’examen du dossier de l’étudiant par un jury pour les masters professionnels. Des passerelles ont été mises en place avec d’autres mentions de master. Les stages des masters professionnels sont de trois mois minimum ; ceux des masters recherche sont courts, sans durée fixée. Des mutualisations sont en place avec différentes facultés de l’Université Jean Monnet mais les contenus et les taux n’en sont pas réellement précisés. Une co-habilitation est en place avec l’ENS-LSH : elle consiste principalement en des master-classes ou séminaires également ouverts aux étudiants de l’Université Jean-Monnet. L’équipe pédagogique de pilotage de la mention de master semble solide, composée de professeurs et de maîtres de conférences dont plusieurs HDR. Le pilotage de la mention est fait par les enseignants en charge des spécialités, auxquels s’ajoutent quelques professionnels en fonction des spécialités. Les jurys sont composés d’enseignants-chercheurs et de professionnels. Le pilotage de la formation s’accompagne de « commissions paritaires », composées d’enseignants et d’étudiants. 4 BILAN DE FONCTIONNEMENT (origines constatées des étudiants, flux, taux de réussite, auto-évaluation, analyse à 2 ans du devenir des diplômés, bilan prévisionnel pour la prochaine période) : Le bassin de recrutement des étudiants comprend l’ensemble de la région Rhône-Alpes, ce qui démontre que la concurrence de l’université de Lyon 2 est assez limitée. L’absence de département de musique à l’ouest de SaintEtienne étend même le recrutement à l’Auvergne et aux pays du haut cours de la Loire, justifiant ainsi l’existence de ce master à Saint-Etienne. Le nombre d’étudiants étrangers inscrits dans le master n’est pas renseigné. Les taux de réussite sont proches de 50 %, ce qui semble une moyenne ni démagogique ni trop sélective. L’effectif global de la mention tourne autour de 140 étudiants pour les deux années et les cinq spécialités, soit une moyenne de vingt étudiants par spécialité et par année. Vu la taille de l’université, cette moyenne est plutôt élevée et justifie l’existence de la mention. Les étudiants sont associés au pilotage de la formation. Un suivi des diplômés est mis en place au niveau central de l’université. Il concerne l’ensemble des spécialités de master et situe son enquête dix-huit mois après la sortie de l’université. Ce système, dont beaucoup d’université ne se sont pas encore dotées, sera renforcé à l’avenir, mais l’enquête se fera trente mois après l’obtention du diplôme. Cependant aucune donnée n’est fournie, ni en chiffres, ni en statistiques. Il n’y a pas de bilan prévisionnel. L’attractivité des parcours et des spécialités, reposant sur la prise en compte des secteurs émergents tout en assurant un enseignement de haut niveau des disciplines, est avancée comme garante d’un futur bon fonctionnement de la mention. 3 Avis par spécialité Arts plastiques, sciences de l’art, design, arts numériques Avis : Cette spécialité affirme un engagement clair dans la recherche universitaire avec cette difficulté particulière des disciplines artistiques à trouver une voie pertinente et fertile entre l’esthétique, l’histoire de l’art ou la critique. Les sujets recouvrent des champs très vastes où abondent des techniques et des sujets parmi lesquels les étudiants peuvent élaborer un questionnement et réaliser un travail pratique. Ce principe d’association d’une œuvre à la recherche dans une démarche spéculaire est cohérent et n’exclut pas la possibilité de constituer des profils professionnels originaux capables de s’engager dans des activités inattendues. Aussi, malgré son ancrage dans la recherche, cette spécialité envisage la possibilité d’une ouverture vers toutes sortes de métiers du domaine des arts visuels. Il est dommage que ces métiers n’aient pas été localisés ni décrits. Toutefois, cette spécialité apparaît indispensable dans le paysage du Rhône-Alpes, ne serait-ce que parce qu’elle constitue un vivier pour des formations thématiques qui ont des débouchés plus précis. Points forts : Positionnement dans l’environnement régional. Adossement à une recherche active, notamment en publications. Large ouverture à divers champs de la discipline avec de nombreux parcours. Points faibles : Absence de cours de langue et d’ouverture à l’international. Nombre de séminaires offerts trop faible. Pas de mention pour les stages. Absence de visibilité et d’initiatives sur la question des objectifs professionnels et sur le devenir professionnel des diplômés. Recommandation pour l’établissement : Il faudrait clarifier la question de l’orientation professionnelle des étudiants et repenser les liens avec l’international. NOTATION (A+, A, B ou C) : B Musique et musicologie Avis : La spécialité se situe dans un ensemble cohérent de trois spécialités en musique et musicologie où elle prépare les étudiants à la recherche universitaire par l’acquisition des bases méthodologiques et la définition d’une problématique. Ces compétences valent pour la recherche pure mais également pour les métiers de l’enseignement, de la critique, de l’édition musicale, de l’organisation d’événements musicaux et la plupart des activités professionnelles du domaine de la production et de la diffusion de la musique. Le projet scientifique est celui de nombreux masters « Musique et musicologie » et se justifie en soi. L’équipe pédagogique semble solide et suffisamment nombreuse pour encadrer les étudiants. En revanche, la construction de la maquette est très problématique : pas de stage, pas de langue, deux mémoires et un choix de séminaires disciplinaires assez réduit. La désertion des étudiants qui s’orientent vers les spécialités professionnelles inquiète à juste titre les responsables de la spécialité. Points forts : L’adossement à la recherche et les liens avec l’ENS et l’IRPMF. La complémentarité avec les deux spécialités professionnelles en musique. 4 Points faibles : L’absence de langues et de stages. La redondance deux mémoires demandés respectivement en première et deuxième année. L’absence d’une ouverture internationale. La faible attractivité. Recommandations pour l’établissement : Il faudrait impérativement concevoir le master comme un seul cursus et supprimer le mémoire de première année. On peut comprendre l’intérêt du mémoire de première année pour ceux qui se destinent à un M2 professionnel, mais pour les étudiants en M2 « recherche », cela n’a guère de sens. Il faudrait donc, de toute façon, adapter la maquette. De même, il faudrait intégrer la possibilité d’un stage, même facultatif, dans la maquette et rendre les langues vivantes obligatoires. NOTATION (A+, A, B ou C) : B Edition d’art, livre d’artiste Avis : Ce M2 professionnel, très attractif et complémentaire au master « recherche » en arts visuels, a pour objectif d’apporter les bases culturelles, techniques et juridiques permettant de mener à bien une édition artistique. C’est un master original qui constitue une évolution salutaire de la mention vers la prise en compte de la création, voire une certaine professionnalisation. La maquette semble cohérente. La formation bénéficie de la participation de plusieurs professionnels du monde de l’édition. On craint cependant qu’elle ne conduise vers un champ d’activités professionnelles limité, à moins que les compétences acquises au cours de la formation ne soient utilisables pour d’autres activités professionnelles. Points forts : Points faibles : Domaine professionnel en crise. Manque d’un dispositif favorisant la formation continue. Recommandation pour l’établissement : Forte attractivité et complémentarité avec le master « recherche » « Arts visuels ». Objectifs pédagogiques clairement lisibles dans la maquette. Présence de professionnels. Présence d’une vraie politique des langues, des TICE et des stages. Ce master très intéressant pour sa cohérence et son attractivité doit veiller à former à des compétences transposables à diverses applications professionnelles. NOTATION (A+, A, B ou C) : A Administration et gestion de la musique Avis : La spécialité professionnel « Administration et gestion de la musique » permet aux étudiants d’acquérir des compétences favorables à une insertion professionnelle dans les métiers de la production, de la gestion, de la communication et du marketing ainsi que de l’administration culturelle. Les objectifs de ce master professionnel sont très pratiques et bien ciblés : connaissance des aspects juridiques, construction d’un dossier de presse, élaboration d’un budget, demandes de mécénat… Tout cela correspond aux réalités du travail de terrain dans les institutions culturelles. Cette spécialité apparaît comme une excellente formation, tant pour les objectifs professionnels que pour les contenus et la qualité des intervenants. 5 Points forts : Compétences visées très larges, mais en même temps réellement nécessaires dans les métiers visés. Bon ancrage dans le réseau des structures culturelles et musicales de la région. Forte présence de professionnels reconnus. Adaptation aux besoins actuels d’insertion professionnelle. Importance accordée à la communication. NOTATION (A+, A, B ou C) : A+ Réalisateur en informatique musicale Avis : Cette spécialité professionnelle prépare au métier émergent de réalisateur en informatique musicale qui concerne tous les milieux de la création utilisant les nouvelles technologies pour la production de son ou de musique appliqués au théâtre, au cinéma, à la publicité et au multimédia. La parfaite définition des compétences nécessaires à une bonne insertion professionnelle, la solidité de l’équipe pédagogique, l’ancrage dans un réseau de partenaires déterminés et la présence d’enseignants-chercheurs sont autant de témoignages de la valeur de cette formation exemplaire. Ce master, qui apporte la preuve que des enseignants sont capables de repérer les niches porteuses d’activités, contribue au rajeunissement et à l’actualisation de l’offre de l’université Jean Monnet. Points forts : Formation émergente née d’un réel besoin (peu voire aucune formation pour ce créneau professionnel). Le dossier est monté avec lucidité et réalisme et recèle une véritable dynamique. Participation de nombreux professionnels et de plusieurs universitaires chevronnés. L’équipement nécessaire à la formation est disponible sur le site. Excellente (et complète) approche de la formation continue (utilisation de la validation des acquis professionnels et personnels (VAPP). Recommandation pour l’établissement : L’université de Saint-Etienne est invitée à encourager ce master en aidant les responsables pour les charges administratives. NOTATION (A+, A, B ou C) : A+ 6 Evaluation des diplômes Masters – Vague A ACADÉMIE : LYON Établissement : Université de Saint-Etienne – Jean Monnet Demande n° S3110054589 Domaine : Droit, économie, gestion Mention : Droit public Présentation de la mention Le master « Droit public » apparaît comme un moment fort de la formation des étudiants stéphanois, celui de la spécialisation, après une licence de droit généraliste. La deuxième année de master ne présente qu’une seule spécialité propre à l’Université de Saint-Etienne - Jean Monnet : « Droit et administration » (apparemment double parcours recherche/professionnel, renouvellement par fusion). Deux autres spécialités sont présentées en co-habilitation avec les universités Lyon 2 – Lumière et Lyon 3 Jean Moulin : « Droit public fondamental » (spécialité recherche, fusion). « Contrats publics » (spécialité professionnelle, renouvellement). Avis condensé Avis global : La mention « Droit public » traduit, avec un certain réalisme et assez d’originalité, le positionnement de la Faculté de droit stéphanoise dans le paysage régional. D’une part, elle co-habilite deux tiers des spécialités de la deuxième année du master avec les universités Lyon 2 – Lumière et Lyon 3 - Jean Moulin. D’autre part, elle développe un profil relativement spécifique, en privilégiant, sur le plan méthodologique, la modalité du séminaire, et en développant, en ce qui concerne l’orientation des études, une vision théorique du droit public (les problèmes fondamentaux). La formation est donc de nature à œuvrer en faveur d’une pérennisation des études de droit public à l’Université de Saint-Etienne - Jean Monnet. D’ailleurs, la spécialité propre à la Faculté de droit (stéphanoise) semble polyvalente, ouvrant aux parcours « professionnel » et recherche. A ce dernier niveau, on rappellera que l’Université de Saint-Etienne - Jean Monnet accueille l’un des principaux centres de recherches juridiques associé au CNRS, le CERCRID (Centre de recherches critiques sur le droit). 1 Points forts : Une orientation originale. L’accent sur la méthodologie. Une politique pertinente de co-habilitations. Points faibles : L’ouverture internationale faible. Le nombre relativement restreint des intervenants professionnels. La faiblesse du nombre d’étudiants. NOTATION GLOBALE (A+, A, B ou C) : A Recommandations pour l’établissement : L’ouverture internationale pourrait être mieux développée, peut-être par le biais d’une intégration plus étroite des chercheurs du CERCRID dans les enseignements du master 2. La construction des partenariats avec des universités étrangères permettrait d’assurer un recrutement plus conséquent des effectifs. Avis détaillé 1 OBJECTIFS (scientifiques et professionnels) : L’objectif général de la mention de master est de donner aux étudiants une formation solide en droit public, en développant les notions fondamentales de la discipline, mais sans oublier pour autant le droit des contentieux. En deuxième année, la mention associe des objectifs scientifiques et professionnels en bon équilibre, autour du problème du droit de l’administration, au sens large, c’est-à-dire en incluant aussi les aspects constitutionnels. 2 CONTEXTE (positionnement, adossement recherche, adossement aux milieux socioprofessionnels, ouverture internationale) : Le positionnement de la mention de master « Droit public » dans le contexte de la faculté de droit semble très pertinent, ouvrant, après une licence généraliste, des perspectives professionnelles générales qui couvrent tous les métiers du droit public. Devant la concurrence, au niveau régional, du grand pôle universitaire lyonnais, l’Université de Saint-Etienne - Jean Monnet fait état d’une politique forte de mutualisation et co-habilitation. L’irrigation de la recherche pourrait être plus conséquente, compte tenu de l’existence dans l’université stéphanoise de l’un des centres de recherches CNRS les plus dynamiques en droit, le CERCRID, certes, orienté plus clairement vers le droit privé. L’ouverture internationale reste très faible ; la taille de la faculté de droit ainsi que l’environnement régional ne devraient pas être rédhibitoires pour construire une politique spécifique à ce niveau, d’autant moins que le vivier des étudiants étrangers en deuxième année de master semble important. 3 ORGANISATION GLOBALE DE LA MENTION (structure de la formation et de son organisation pédagogique, politique des stages, mutualisation et co-habilitations, responsable de la formation et équipe pédagogique, pilotage de la formation) : La première année du master se structure avec une unité fondamentale (trois matières) et une unité complémentaire (de 12 crédits européens – CE) à chacun des deux semestres. La spécialisation en deuxième année prévoit un tronc commun développé dans le cadre du PRES (pôle de recherche et d’enseignement supérieur) Université de Lyon, et cinq unités d’enseignements (UE) à Saint-Etienne (deux au semestre 3, trois au semestre 4). Les stages sont favorisés dès la première année. 2 L’équipe des enseignants est avant tout universitaire. Le comité de pilotage marque une ouverture, plutôt timide, vers le monde socio-professionnel. 4 BILAN DE FONCTIONNEMENT (origines constatées des étudiants, flux, taux de réussite, auto-évaluation, analyse à 2 ans du devenir des diplômés, bilan prévisionnel pour la prochaine période) : L’origine des étudiants inscrits en M1 est surtout locale (92 % proviennent de l’Université Jean Monnet), une partie importante des étudiants du master continuent une spécialisation (19 sur 29 admis en 2007-2008, 5 préparent des concours et seulement 3 rentrent dans la vie active à travers la recherche d’un emploi). En M2 (selon des chiffres correspondants à l’année 2008-2009), le pourcentage des étudiants locaux est de l’ordre du 89 %, le 11 % restant est composé des étudiants diplômés dans des établissements étrangers. Les taux de réussite sont élevés dans les deux années du master. 3 Avis par spécialité Droit et administration Avis : La spécialité « Droit et administration » offre une formation de nature polyvalente, qui s’adapte bien au contexte de la Faculté de droit stéphanoise. Si le parcours professionnel peut présenter un objet un peu trop large, le parcours « recherche » semble susceptible de remplir ses objectifs scientifiques. En effet, l’orientation de la spécialité, les modalités de l’enseignement, et la politique de mutualisation sont de nature à permettre à l’Université Jean Monnet de conserver une formation de droit public de haut niveau en cinquième année. Peut-être un adossement plus net à un programme de recherches pourrait mieux éloigner les risques de double emploi avec la spécialité publiciste généraliste que présente l’Université Lyon 3 - Jean Moulin, et à laquelle la faculté stéphanoise est associée. Toutefois, la politique de recrutement programmé montre que la faculté de Saint Etienne est très attachée à la pérennité de son équipe publiciste, de très bon niveau par ailleurs. Points Points faibles : forts : Une orientation « conceptuelle » originale. Une équipe universitaire de qualité. La mutualisation importante avec les universités lyonnaises. Des intervenants professionnels relativement restreints. Risque d’un double emploi avec la formation « Droit public approfondi » au niveau recherche. Objet trop large pour une spécialisation professionnelle. Recommandation pour l’établissement : Il conviendrait de mieux afficher les deux parcours de la deuxième année du master, professionnel et recherche. NOTATION (A+, A, B ou C) : A Contrats publics L’avis concernant cette spécialité a été communiqué à l’établissement porteur (Université Lyon 3 - Jean Moulin) où elle est intitulée « Droit des contrats publics ». Droit public fondamental L’avis concernant cette spécialité a été communiqué à l’établissement porteur (Université Lyon 3 - Jean Moulin) où elle est intitulée « Droit public approfondi ». 4 Evaluation des diplômes Masters – Vague A ACADÉMIE : LYON Établissement : Université de Saint-Etienne - Jean Monnet Demande n° S3110054591 Domaine : Droit, économie, gestion Mention : Droit privé Présentation de la mention La mention « Droit privé » est l’une des deux mentions, avec la mention « Droit public », de l’offre juridique du master Droit, économie, gestion de l’Université de Saint Etienne. La mention s’inscrit dans le prolongement de la licence généraliste tout en apportant une spécialisation progressive sur deux années dans le cadre du master et du processus LMD (Licence-Master-Doctorat). La première année de la mention comprend deux parcours différenciés dans leurs enseignements, un parcours « Droit et justice » et un parcours « Droit des affaires », avec cependant des matières communes. La seconde année de la mention se compose de trois spécialités : « Droit et justice », « Droit et entreprise », « Droit, affaires – santé ». La spécialité « Droit et justice » présente un profil « recherche », la spécialité « Droit et entreprise » propose un parcours recherche et un parcours professionnalisant, la spécialité « Droit, affaires – santé » possède un profil professionnalisant. Avis condensé Avis global : La mention « Droit privé » offre dans son ensemble une formation de qualité qui se développe de manière continue sur deux axes principaux : carrières judiciaires et affaires. Si cette césure correspond à ce qui se pratique généralement en droit privé, la mention présente l’intérêt de proposer ces parcours dès la première année de master. Par sa conception, la mention permet aux étudiants d’accéder directement au marché de l’emploi avec une qualification adéquate ou de poursuivre leur formation en doctorat. Elle correspond ainsi parfaitement à la politique scientifique de l’établissement. Elle bénéficie, par ailleurs, d’un solide adossement à la recherche et d’un contexte socio-professionnel particulièrement favorable. La mention « Droit privé » s’appuie sur des équipes pédagogiques compétentes dans leur champ disciplinaire et sur une équipe de recherche reconnue. Points forts : L’adossement effectif à la recherche par le soutien du Centre de recherches critiques sur le droit (CERCRID, UMR – CNRS 5 137) constitue un atout important dans la valorisation de la mention. La qualité de l’encadrement pédagogique contribue également à cette valorisation. Le diplôme bénéficie d’une bonne attractivité. 1 Points faibles : Le positionnement de la mention doit être envisagé dans son contexte universitaire régional. En effet, à l’exception d’un parcours original, le contenu des formations en seconde année de la mention ne semble pas assez différencié pour identifier plus fortement l’offre dans son environnement régional. Malgré sa qualité, la mention semble subir la concurrence des universités très proches de Lyon 2 et Lyon 3. Cet aspect est d’ailleurs parfaitement perçu puisque le projet d’offre de formation envisage à terme rapide une co-habilitation pour une spécialité. Un parcours à finalité professionnelle dans la spécialité « Droit et justice » semble manquer, compte tenu de l’effort déjà engagé par cette formation dans cette direction. L’absence d’un conseil de perfectionnement peut être souligné. NOTATION GLOBALE (A+, A, B ou C) : A Recommandations pour l’établissement : Il conviendrait de repenser globalement l’offre de formation relative au droit privé et au droit des affaires au niveau du nouvel ensemble PRES (pôle de recherche et d’enseignement supérieur) Université de Lyon, notamment pour ce qui concerne la seconde année de la mention, de façon à réaliser une répartition différente des offres qui tiendrait compte des fortes compétences de chacun dans le cadre de co-habilitations ou d’autres formes de collaborations. Plus généralement, partant du constat qu’une mention de master en « Droit privé » est proposée par les universités de Saint-Etienne, de Lyon 2 et de Lyon 3, qu’une mention de « Droit des affaires » fait partie de l’offre de Lyon 3, qu’un parcours « Droit des affaires » intègre la mention « Droit privé » à Saint-Etienne (et à Lyon 2), il serait donc opportun de recomposer l’offre globale de droit privé et de droit des affaires au niveau du PRES Université de Lyon. Avis détaillé 1 OBJECTIFS (scientifiques et professionnels) : Les objectifs scientifiques de la mention « Droit privé » apparaissent comme classiques dans la mesure où la première année vise à approfondir les connaissances acquises en licence tout en amorçant une spécialisation qui se poursuit et s’amplifie en seconde année. Les objectifs professionnels sont en cohérence avec la formation. La compétence professionnelle recherchée correspond à une maîtrise, non seulement des connaissances de base du droit privé, mais également du domaine de la spécialité choisie, de manière à permettre à l’étudiant d’acquérir une capacité d’adaptation aux évolutions du droit tout au long de sa carrière. Les débouchés professionnels concernent les métiers de la justice (magistrature, barreau) et les métiers de l’entreprise (juriste d’entreprise). Ils sont habituels de ce type de formation. 2 CONTEXTE (positionnement, adossement recherche, adossement aux milieux socioprofessionnels, ouverture internationale) : Le positionnement de la mention « Droit privé » dans l’offre de formation de l’Université de Saint-Etienne s’inscrit dans le prolongement de la licence en droit et porte une césure dans la formation en opérant une spécialisation en droit privé. Lors de la première année, cette spécialisation, qui est la marque des masters, se réalise avec un parcours contentieux et un parcours affaires. Lors de la seconde année, la spécialisation se trouve prolongée au sein de deux spécialités, « Droit et justice » et « Droit et entreprise », et même diversifiée par la spécialité « Droit, affaires – santé ». Des passerelles existent par ailleurs avec la formation AES (Administration Economique et Sociale). La mention de « Droit privé » est par conséquent bien positionnée dans l’offre de formation de l’établissement. Le positionnement de la mention dans l’environnement régional s’avère moins évident dans la mesure où les universités voisines de Lyon 2 et Lyon 3 offrent des formations semblables. Ces formations peuvent certes se justifier par la demande des étudiants, mais elles n’en posent pas moins la problématique d’une carte rationnelle des masters à l’échelle de la région, c’est-à-dire au niveau du PRES Université de Lyon. 2 L’adossement à la recherche constitue un point fort de la mention. Il se réalise par l’existence de liens importants avec le Centre de recherches critiques sur le droit (CERCRID, UMR – CNRS 5 137) : champs thématiques, enseignants-chercheurs communs, centre de documentation. L’adossement aux milieux socio-professionnels se révèle particulièrement satisfaisant, notamment pour les spécialités qui ont établi des liens, plus ou moins étroits, avec des partenaires économiques et institutionnels, nationaux et internationaux. Ainsi, une collaboration a été mise en place avec le TGI (Tribunal de Grande Instance) de Saint-Etienne et la Cour de cassation pour l’étude de certains contentieux. L’ouverture internationale, dans l’ensemble, paraît en devenir et pour le moins satisfaisante. Elle repose notamment sur des programmes d’échange avec l’Institut de relations industrielles de l’Université de Montréal et avec l’Université de Sfax (Tunisie) pour les spécialités de droit des affaires. Des projets de conventions d’échanges sont en cours. 3 ORGANISATION GLOBALE DE LA MENTION (structure de la formation et de son organisation pédagogique, politique des stages, mutualisation et co-habilitations, responsable de la formation et équipe pédagogique, pilotage de la formation) : La mention « Droit privé » se structure en deux années. La première année se compose de deux parcours : l’un relatif au contentieux et l’autre aux affaires. Des matières fondamentales sont communes à ces deux parcours. La seconde année propose trois spécialités : la spécialité « Droit et justice » qui adopte un profil « recherche », la spécialité « Droit, affaires – santé » qui possède un profil professionnel et la spécialité « Droit et entreprise » qui propose les deux. La possibilité est offerte aux étudiants de première année de changer de spécialité lors de leur passage en deuxième année. L’articulation entre les deux années et en particulier la progressive spécialisation des étudiants sont tout à fait satisfaisantes. La politique des stages s’avère construite et originale. Dès la première année, une unité d’expérience professionnelle (UEP), composée d’un stage et d’un mémoire est offerte aux étudiants qui le désirent. En seconde année, les spécialités professionnalisantes comportent classiquement un stage intégré dans le quatrième semestre. La mutualisation des enseignements au sein de l’établissement paraît tout à fait satisfaisante. Elle intervient en première année pour les matières communes aux deux parcours. En seconde année, la mutualisation concerne seulement les spécialités de « Droit des affaires ». Le projet de co-habilitation de la spécialité « Droit et justice » avec la mention « Droit privé général » de l’Université Lyon 2, pour le moment mis entre parenthèses, doit être vivement encouragé. La mention est encadrée par une équipe pédagogique bien étoffée en enseignants-chercheurs, sous la responsabilité d’un professeur éminent. Le pilotage de la formation est assuré par une équipe composée du responsable de la mention, des responsables des spécialités et des parcours, des relations internationales, des langues étrangères et de la formation. Cette équipe assure le suivi de la formation et propose éventuellement des modifications. Elle possède sur la formation une vue d’ensemble qui lui permet d’être efficiente. Le recrutement des étudiants se fait sur dossier et si nécessaire sur entretien, ce qui constitue une procédure innovante pour l’entrée en première année. Leur suivi intervient par des enquêtes régulières de l’Observatoire de la vie étudiante et leur exploitation. Ce processus semble bien amorcé pour avoir un impact sur le pilotage de la formation. Enfin, un dispositif d’évaluation des enseignements et même des enseignants se trouve en place. Il faut toutefois regretter qu’aucun conseil de perfectionnement n’existe. 4 BILAN DE FONCTIONNEMENT (origines constatées des étudiants, flux, taux de réussite, auto-évaluation, analyse à 2 ans du devenir des diplômés, bilan prévisionnel pour la prochaine période) : Les origines constatées des étudiants apparaissent uniquement pour la seconde année de la mention et donnent pour l’année 2008-2009 les indications suivantes : sur les trois spécialités, 30 % en moyenne viennent d’une autre université française, il n’y a aucun étranger. Aucune information n’étant fournie sur l’origine des étudiants de première année, il y a tout lieu de penser que l’essentiel des effectifs provient de la licence locale. 3 Les flux d’étudiants sont contrastés selon les parcours et spécialités. Les tendances sont à la hausse pour le parcours affaires de première année et la spécialité « Droit et justice » de seconde année, elles sont au contraire à la baisse pour le parcours « Droit et justice » de la première année. Les deux autres spécialités manifestent une stabilité des effectifs. Le taux moyen de réussite semble tout à fait convenable. Il n’y a aucune indication donnée qui fasse apparaître un bilan prévisionnel. 4 Avis par spécialité Droit et justice Avis : La spécialité « recherche » « Droit et justice » se situe dans le prolongement du parcours de première année en accentuant la spécialisation de la formation en deuxième année. La spécialité poursuit cependant deux objectifs. Le premier objectif consiste, conformément à sa finalité, à former les étudiants à la recherche fondamentale et à un travail doctoral. Le second objectif résulte d’une réorientation de la formation engagée en 2008 au vu des attentes des étudiants : il s’agit de préparer les étudiants aux concours et examens d’accès aux professions judiciaires par des enseignements approfondis. Cette démarche introduit ainsi dans la formation un aspect professionnalisant intéressant. La spécialité « Droit et justice » se présente donc comme une formation de qualité, bien adossée à la recherche et qui se positionne dans la continuité des formations antérieures. Points forts : L’adossement à la recherche, par l’appui du CERCRID, et le partenariat avec la Cour de cassation constituent des éléments essentiels pour une spécialité « recherche ». La qualité de l’équipe pédagogique donne une efficience certaine aux enseignements et à l’encadrement de la spécialité en général. L’attention portée à la professionnalisation manifeste la prise en compte de la finalité première d’une formation. Points faibles : Le positionnement régional de la spécialité subit une concurrence de proximité en provenance des universités de Lyon 2 et Lyon 3. L’intitulé de la spécialité n’est peut-être pas suffisamment indicatif du contenu de la formation. Recommandations pour l’établissement : Il serait souhaitable de poursuivre la démarche de co-habilitation avec l’Université Lyon 2 et, au-delà, de rechercher au sein du PRES Université de Lyon, compte tenu du potentiel, une spécificité propre qui lui permette d’être le master « Droit et justice » de ce nouvel ensemble et non celui de la seule Université de Saint-Etienne. Il conviendrait d’aller plus avant dans la démarche de professionnalisation de la spécialité en créant, au côté d’un parcours « recherche », un parcours professionnel avec l’instauration d’un stage. NOTATION (A+, A, B ou C) : A Droit et entreprise Avis : La spécialité « Droit et entreprise » constitue le prolongement du parcours « Affaires » de la première année de mention. Elle propose deux parcours qui ont en commun de privilégier l’apprentissage de la méthode et des outils de travail. Le parcours professionnalisant prépare les étudiants à une carrière de juriste d’entreprise (contentieux, gestion du personnel) ou d’avocats d’affaires. Le parcours « recherche » propose une formation en droit de l’entreprise aux étudiants qui souhaitent faire une thèse. Cette spécialité présente les caractéristiques d’une formation de qualité en raison de la pertinence de son organisation, de la compétence disciplinaire de son équipe pédagogique et des liens établis avec le milieu socioprofessionnel. Tout au plus, convient-il de regretter que le parcours « recherche » ne bénéficie pas davantage de l’appui du Centre de recherches critiques sur le droit (CERCRID, UMR – CNRS 5 137). 5 Points forts : L’ancrage dans le milieu professionnel constitue un élément déterminant pour les stages et l’insertion professionnelle. La qualité de l’équipe pédagogique contribue à valoriser la spécialité. La dualité de parcours témoigne d’une approche réaliste de la formation. Points faibles : L’adossement à la recherche n’est pas suffisant alors que le potentiel existe. La concurrence de formations de même type proposées sur le plan régional cantonne la spécialité dans le cadre de son université. Recommandations pour l’établissement : Il conviendrait de renforcer les liens avec le Centre de recherches critiques sur le droit CERCRID pour le parcours « recherche ». Il faudrait développer une spécificité, avec une identité forte, qui puisse constituer une offre de formation différenciée des autres formations de droit de l’entreprise proposées dans le cadre du PRES Université de Lyon. NOTATION (A+, A, B ou C) : A Droit, affaires - santé Avis : La spécialité « Droit, affaires – santé » présente un caractère innovant en ce qu’elle est orientée vers le monde de la santé. Pour bien assurer la finalité de la spécialité, le contenu des unités d’enseignements a été pensé autour du thème original de l’entreprise de santé (environnement des entreprises de santé, spécificités de ces entreprises, recherche développement, mise sur le marché, production, distribution, concurrence). La spécialité « Droit, affaires – santé » développe une formation de grande qualité, avec une démarche opportune dans un secteur économique précis. Bien que de nature professionnalisante, elle réalise par ses thématiques, par ses liens avec le Centre de recherches critiques sur le droit (CERCRID) une approche vers la recherche. Elle bénéficie par ailleurs d’un soutien important de l’industrie chimico-pharmaceutique fortement implantée dans la région. Points forts : L’originalité d’une formation de droit des affaires orientée vers le domaine de la santé fait de cette spécialité une offre rare sur le marché des masters. Les liens établis avec les entreprises de la région constituent un facteur très positif en termes de formation et de débouchés. L’organisation et le contenu des enseignements correspondent aux objectifs. Point faible : La spécialité ne décline pas sa spécificité en termes de métiers. Recommandations pour l’établissement : Il conviendrait de renforcer l’adossement à la recherche notamment avec le Centre de recherches critiques sur le droit (CERCRID UMR-CNRS 5 137). Les alternatives à la formation initiale (formation continue et formation alternative) constituent un potentiel qui mériterait d’être exploré, organisé et intégré dans l’offre de formation de la spécialité « Droit, affaires - santé. L’effort sur ces deux points permettrait à la spécialité d’atteindre le meilleur niveau d’évaluation. NOTATION (A+, A, B ou C) : A 6 Evaluation des diplômes Masters – Vague A ACADÉMIE : LYON Établissement : Université de Saint-Etienne - Jean Monnet Demande n° S3110054604 Domaine : Droit, économie, gestion Mention : Finance Présentation de la mention La mention « Finance » de l’Université de Saint-Etienne - Jean Monnet comporte quatre spécialités, dont une co-habilitée avec l’Université Lyon 2 et l’ENS (Ecole Normale Supérieure) Lettres et sciences humaines. La création de cette mention résulte d’une réorganisation de spécialités historiquement dispersées dans diverses mentions. Son unité repose sur l’information financière, soit dans sa conception et son contrôle, soit dans son utilisation, soit dans les concepts qui la sous-tendent. Les spécialités sont les suivantes : « Banque et finance » (professionnelle). « Comptabilité, contrôle, audit » (CCA) (professionnelle). « Contrôle de gestion et audit opérationnel » (CGAO) (professionnelle). « Monnaie, finance et gouvernance » (recherche). Elle prépare soit aux « métiers du chiffre » dans l’entreprise (expertise comptable, audit, contrôle), soit aux métiers du secteur bancaire. La spécialité recherche, adossée à différents laboratoires, est plus pointue dans ses objectifs tout en ayant la volonté de s’ouvrir aux métiers autres que l’enseignement supérieur. Avis condensé Avis global : La mention présentée est très lisible, les débouchés en termes de métiers sont bien identifiés, la professionnalisation est bonne. Elle est bien positionnée dans l’établissement à côté des mentions « Management et ingénierie économique ». Les différentes spécialités ont des liens étroits avec les instances professionnelles : l’Ordre des Experts Comptables, la DFCG (Association Nationale des Directeurs Financiers et de Contrôle de Gestion), les Banques. Ce qui garantit un ancrage fort avec les attentes des praticiens. Les flux d’étudiants sont réguliers, et l’évolution favorable de l’offre professionnelle dans le futur devrait permettre de les faire croître. Mis à part le cheminement CCA qui est une filière depuis le L3 (licence 3), on déplore un fort taux d’échec en M1. En M2, les résultats sont plus cohérents. L’organisation en formation continue et en alternance prouve la bonne maturité des spécialités qui composent la mention. Quelle que soit la spécialité, l’enquête réalisée prouve que les débouchés professionnels sont bons et les niveaux de rémunération conformes à la qualification. L’existence d’une spécialité recherche co-habilitée est sur le principe un atout pour la mention. 1 Points forts : L’offre est lisible. Les débouchés professionnels sont importants, y compris pour la spécialité recherche. L’offre allie vraiment les compétences des gestionnaires et des économistes. La cohérence est forte avec ses centres de rattachements et son équipe pédagogique universitaire. La formation continue et en alternance démontrent la maturité de la mention. La spécialité recherche est co-habilitée au sein du PRES (pôle de recherche et d’enseignement supérieur). Points faibles : Le terme « comptabilité » n’apparaît pas dans l’intitulé de la mention. Le taux de réussite en M1 est très faible. Les enseignants de Saint-Etienne sont insuffisamment impliqués dans le master recherche co-délivré. Les disciplines qui constituent le cœur de la mention ne se retrouvent pas dans le master recherche (pas de corporate finance -dividend policy, investment, financing decision…-, pas d’accounting, auditing, controling) NOTATION GLOBALE (A+, A, B ou C) : A Recommandations pour l’établissement : Il faudrait améliorer les procédures de recrutement pour augmenter les taux de réussite en M1. Il conviendrait de rendre encore plus lisible la structure de la formation (CCA et CGAO). Avis détaillé 1 OBJECTIFS (scientifiques et professionnels) : L’objectif scientifique de la formation est de fournir aux étudiants une connaissance complète des sciences financières, des thématiques de la finance de marché aux problèmes de gouvernance en passant par la gestion financière. La cohérence de l’ensemble est assurée autour de la représentation financière de l’entreprise, l’information financière, son contrôle et son utilisation. La formation à la recherche co-habilitée ne concerne pas (ou peu) la finance d’entreprise et le contrôle. Les objectifs professionnels sont clairement exposés. Il s’agit de former des professionnels dans différents métiers de la finance, de l’audit, du contrôle de gestion et de la comptabilité, et également à la recherche en finance. La visibilité est excellente. 2 CONTEXTE (positionnement, adossement recherche, adossement aux milieux socioprofessionnels, ouverture internationale) : Cette mention est une création dont le but est de regrouper de façon cohérente des spécialités existantes, mais dispersées dans d’autres mentions. Elle périmètre bien les contenus à côté des autres mentions « Management » et « Ingénierie économique ». Dans la région, l’université de Lyon 3 et celle de Lyon 2 proposent des formations en finance assez proches. Mais une co-habilitation existe avec Lyon 2 pour la spécialité recherche. Le bassin d’emploi de l’académie est suffisant pour que ces trois offres ne soient pas redondantes, d’autant que leur contenu est sensiblement différent (sauf CCA). La mention s’appuie sur le GATE (Groupe d’Analyse et de Théorie Economique), centre de recherche en économie stéphano-lyonnais, le COACTIS, centre stéphano-lyonnais de recherche en gestion, et sur l’Ecole doctorale Economie/gestion du PRES. L’existence d’une spécialité recherche co-habilitée renforce l’adossement de l’ensemble de la mention. L’adossement aux milieux socio-professionnels est bon. Les différentes spécialités ont noué des contacts étroits avec les institutions professionnelles. Des professionnels des secteurs bancaires, financiers et comptables participent aux enseignements. Pour CCA, les instances régionales des experts comptables participent activement à la formation. Pour la spécialité « Contrôle de gestion et audit opérationnel », le partenariat est avec la DFCG. Ces partenariats se 2 traduisent par des forums en commun. Le partenariat fort avec la CEGID (Compagnie européenne de gestion par l’informatique décentralisée) permet à l’établissement de bénéficier de logiciels professionnels habituellement coûteux. Les formations en apprentissage sont l’occasion de densifier les échanges avec le milieu professionnel. La mention s’ouvre à l’international par le biais de la délocalisation de formations et par des enseignements partiellement (CCA) ou totalement (recherche) en anglais. Des accords d’échanges plus ambitieux pourraient être mis en place. 3 ORGANISATION GLOBALE DE LA MENTION (structure de la formation et de son organisation pédagogique, politique des stages, mutualisation et co-habilitations, responsable de la formation et équipe pédagogique, pilotage de la formation) : Le M1 est organisé suivant deux parcours : le parcours CCA qui est une filière depuis le L3 (pour des problèmes d’équivalence avec les diplômes comptables nationaux), et un autre parcours « Banque, contrôle, finance ». La répétition du terme « contrôle » dans les deux parcours peut prêter à confusion. Les formations autres que CCA existent en organisation classique et en alternance. En M1, il existe un choix entre stage de 3 mois et rédaction d’un mémoire de recherche en fonction du M2 retenu. En M2, le stage est de 6 mois. Les étudiants sont formés à la recherche de stage. Le mémoire de M2 n’est pas un rapport de stage. Les étudiants en apprentissage sont un cas à part (voir les spécialités). Le M1 du parcours « Banque, contrôle, finance » est partiellement mutualisé avec le M1 « Ingénierie économique ». Une co-habilitation a été faite avec l’Université de Saint-Etienne et l’ENS de Lyon. La spécialité recherche est co-habilitée. Le responsable de la formation est un professeur en sciences de gestion ; les responsables de M2 sont gestionnaires ou économistes. L’équipe pédagogique est également issue des sections 05 et 06, avec en plus un privatiste et une mathématicienne. Une bonne cohérence existe donc entre l’équipe pédagogique et la formation. Les intervenants sont universitaires et praticiens dans des proportions difficiles à évaluer. Il existe un conseil de perfectionnement au niveau mention et un conseil par spécialité. Pour l’apprentissage, le suivi est très strict (imposé par le CFA - centre de formation d’apprentis). La sélection à l’entrée est effectuée sur dossier et entretien. Le taux d’échec est important en M1. Le suivi des diplômés est effectué par enquête (résultats fournis). 4 BILAN DE FONCTIONNEMENT (origines constatées des étudiants, flux, taux de réussite, auto-évaluation, analyse à 2 ans du devenir des diplômés, bilan prévisionnel pour la prochaine période) : Avec environ 30 % d’origines constatées hors université, l’attractivité de la formation est correcte. Les étudiants proviennent majoritairement de Loire et de Haute-Loire. Une partie importante provient du reste de RhôneAlpes. On voit mal quel pourcentage d’étudiants de M2 est issu du M1. Avec un effectif en M1 entre 80 et 100 étudiants et un objectif prévisionnel de 90 étudiants, les effectifs sont stabilisés. Mis à part la spécialité CCA, le taux de réussite en M1 est faible (48 %). Ils sont nettement meilleurs en M2. Les enseignements sont évalués par les étudiants et une synthèse est effectuée par le conseil de perfectionnement. Les résultats détaillés ne sont pas fournis de même que les mesures prises pour améliorer le fonctionnement ou le pilotage de la formation. L’enquête à deux ans est très détaillée. Le taux de réponse est environ de 50 %. Les répondants ont tous un emploi, il n’y a pas de questions sur le rôle ou l’appréciation de la formation par rapport à l’emploi occupé. Les responsables de la formation tablent sur une augmentation des besoins du milieu professionnel, et donc une augmentation des effectifs. 3 Avis par spécialité Banque et finance Avis : La spécialité est centrée sur la formation des cadres du secteur bancaire ou vise des emplois en entreprise liés aux relations avec les banques. La formation est assurée par une équipe pédagogique mixte économie/gestion et par de nombreux intervenants professionnels (dont on ne connaît pas la part véritable dans la maquette). La formation est bien adossée aux milieux professionnels locaux. La maquette de M2 est très lisible et cohérente. Avec une organisation en formation continue et en alternance, on a là une spécialité très mature. Cette spécialité est attractive pour les étudiants et offre des débouchés bien ciblés. Compte tenu de la pyramide des âges dans l’encadrement bancaire, cette spécialité dispose d’un fort potentiel de développement. Points forts : Point faible : L’apprentissage et la formation continue ouvrent largement la spécialité. Les échanges avec le milieu professionnel sont denses. L’internationalisation est un atout (diplômes délocalisés). Des débouchés importants sont identifiés. L’équipe pédagogique est en grande cohérence avec la formation. La familiarisation avec la langue anglaise est à renforcer. Recommandations pour l’établissement : Peut-être faudrait-il préciser la communication sur la spécialité, pour mieux la situer par rapport aux deux autres spécialités. Prévoir quelques enseignements assurés en langue anglaise. NOTATION (A+, A, B ou C) : A+ Comptabilité, contrôle, audit Avis : La spécialité « Comptabilité, contrôle, audit » est la formation de référence pour la préparation aux métiers de l’expertise comptable. Pour des raisons d’équivalences accordées nationalement, le contenu est très normé. Il faut analyser cette spécialité en termes de filière qui débute au niveau L3. La maquette présentée a obtenu les dispenses des épreuves du DSCG (Diplôme supérieur de comptabilité et de gestion) comme tous les parcours CCA. Les intervenants universitaires et praticiens sont de très bon niveau et impliqués dans les formations comptables au niveau national. Les stages M1 et M2 se déroulent pendant la période la plus chargée dans la profession comptable. Le taux de réussite aux épreuves complémentaires du DSCG est bon. Points forts : Des liens étroits avec le monde des experts comptables assurent l’adéquation de la formation. Les débouchés sont importants. La préparation aux UE complémentaire du DSCG assure un accompagnement des étudiants. Point faible : Une confusion de lisibilité peut apparaître au niveau « contrôle » avec la spécialité CGAO. 4 Recommandations pour l’établissement : Introduire certains enseignements en langue anglaise. Développer la formation continue. NOTATION (A+, A, B ou C) : A Contrôle de gestion et audit opérationnel Avis : La spécialité prépare aux métiers de la fonction administrative et financière, plus précisément des missions de contrôle et d’audit. Les métiers sont bien identifiés. Le programme, validé par la commission d’équivalence du ministère, est cohérent. Les praticiens participent aux jurys et aux enseignements, sans que l’on puisse connaître la proportion. Les dimensions transversales sont incluses dans le programme DSCG. Les travaux en équipe favorisent l’acquisition de comportements professionnels. Un stage de 6 mois doit être accompli (ou un apprentissage sur 12 mois). La formation est organisée également en apprentissage et ouverte à la formation continue. Elle est donc mature. Les débouchés sont très satisfaisants. Points forts : Point faible : La familiarisation avec la langue anglaise est perfectible. Recommandation pour l’établissement : L’apprentissage et la formation continue viennent compléter utilement le dispositif de formation. Les échanges avec le milieu professionnel sont denses. Les débouchés professionnels sont importants. L’équipe pédagogique gestion-économie est en grande cohérence avec la formation. Prévoir des enseignements assurés en langue anglaise. NOTATION (A+, A, B ou C) : A Monnaie, finance et gouvernance L’avis concernant cette spécialité a été communiqué à l’établissement porteur (Université Lyon 2 – Lumière). 5 Evaluation des diplômes Masters – Vague A ACADÉMIE : LYON Établissement : Université de Saint-Etienne - Jean Monnet Demande n° S3110054606 Domaine : Droit, économie, gestion Mention : Ingénierie économique Présentation de la mention Le master « Ingénierie économique » offre une formation pluridisciplinaire, puisqu’à l’économie elle ajoute la gestion, l’aménagement du territoire, l’informatique et les mathématiques. Le master s’articule autour de trois spécialités, deux professionnelles et une recherche. La spécialité professionnelle « Conseil en développement territorial » (CDT) forme les étudiants au métier de développeur des territoires locaux auprès des collectivités publiques territoriales, d’organismes tels que des chambres consulaires ou encore les cabinets d’expertise. Cette spécialité fait l’objet d’une demande de renouvellement. La spécialité professionnelle « Intelligence économique et gestion de l’innovation » (IEGI) forme des cadres spécialisés en gestion de l’information, en veille stratégique, en gestion de l’innovation. Cette spécialité fait l’objet d’une demande de renouvellement. La spécialité recherche « Game theory, experimental economy, applied econometrics » forme des enseignantschercheurs en économie, plus précisément en microéconomie et en économie expérimentale. Des débouchés en analyse économique sont également envisagés pour les étudiants qui n’entreprennent pas de doctorat. Cette spécialité fait l’objet d’une demande de création. Avis condensé Avis global : La mention offre à un horizon large d’étudiants des formations permettant une bonne insertion professionnelle. Elle propose en effet un master pluridisciplinaire à des étudiants provenant de trois types de licences différentes (« Economie-gestion », « Administration économique et sociale » -AES-, « Mathématiques appliquées et sciences sociales » -MASS-). La mention est de qualité avec des spécialités originales, globalement cohérentes, qui savent allier débouchés professionnels et formation à la recherche. Elle offre également une très bonne ouverture internationale, avec de nombreuses collaborations académiques dans le monde. Cependant, un manque de lisibilité en termes de contenu des formations et des métiers qui y correspondent est gênant. Les métiers envisageables ne sont pas immédiatement et clairement compréhensibles, notamment par un manque d’analyse du suivi des étudiants. De plus, l’organisation du master est assez complexe, nuisant à sa lisibilité. La mutualisation très forte avec le master « Finance », l’existence de deux parcours en M1 pour trois spécialités en M2, l’existence de trois parcours dans la spécialité recherche nuisent à la clarté de la formation. 1 Points forts : L’offre de formation est relativement originale. La mention se caractérise par une bonne insertion dans les milieux socio-professionnels pour la plupart des spécialités (il existe une spécialité en apprentissage). La formation s’est dotée d’un bon système d’évaluation. L’équipe de recherche soutient la mention de manière cohérente. Points faibles : Le manque de lisibilité dans les débouchés professionnels est regrettable. Le manque de lisibilité dans la structure du master est également regrettable. Le suivi du devenir des étudiants est insuffisant. Dans la maquette proposée, un étudiant pourrait très bien ne pas faire de stage du tout pendant son master. Cela semble gênant, même si cet étudiant choisi de s’orienter vers la recherche. NOTATION GLOBALE (A+, A, B ou C) : A Recommandations pour l’établissement : Les objectifs scientifiques affichés pour l’ensemble de la mention (car ils sont clairs au niveau des spécialités) devraient être précisés. Un effort est nécessaire pour rendre plus lisible la structure de la formation et les métiers sur lesquels elle débouche. Le stage de M1 pourrait être rendu obligatoire car même les étudiants souhaitant s’inscrire dans un parcours recherche pourraient tirer bénéfice d’un stage. Avis détaillé 1 OBJECTIFS (scientifiques et professionnels) : L’objectif scientifique est d’offrir aux étudiants une formation généraliste en économie voire une formation pluridisciplinaire, puisque la mention offre des enseignements également en droit, en gestion, en aménagement du territoire, en mathématiques et en informatique. Les objectifs professionnels du master sont multiples, mais peu lisibles. Le point commun est ce que l’on peut appeler au final « économiste » : analystes, chefs de projets, consultants en intelligence économique et bien entendu chercheurs ou enseignants-chercheurs. 2 CONTEXTE (positionnement, adossement recherche, adossement aux milieux socioprofessionnels, ouverture internationale) : La mention relève clairement des compétences de l’établissement ; elle a été restructurée pour être plus homogène (déplacement de la spécialité « Banque et finance » dans une nouvelle mention « Finance »). L’offre est unique à l’Université Jean Monnet, mais peut-être n’est-elle pas assez lisible par rapport au master « Finance » (le M1 est en partie commun) et au master « Management » (notamment la formation « gestion de projet »). La mention s’appuie sur les relations fortes développées par les universités de Lyon et de Saint-Etienne en matière de formation et de recherche. Elle bénéficie d’un excellent positionnement de l’offre « Conseil en développement territorial » qui est la seule sur ce thème en France à être proposée en apprentissage. La spécialité « recherche » s’appuie clairement sur les compétences du laboratoire et sa spécialisation en micro-économie. La spécialité « Intelligence économique et gestion de l’innovation » a par contre de nombreux concurrents dans l’environnement régional (dans le domaine du management de l’innovation). Notamment, un effort de lisibilité par rapport au master de « Management de l’innovation » à l’Université Lyon 3 est envisageable. L’adossement à la recherche de la mention est très bon, puisque celle-ci repose sur le GATE (Groupe d’Analyse et de Théorie Economique), centre de recherche en économie des universités de Lyon 2 et Jean Monnet, et sur l’Ecole doctorale Economie/Gestion Lyon/Saint-Etienne. Une forte cohérence existe entre la formation proposée et les travaux de recherche du GATE. 2 Les liens avec les milieux socio-professionnels semblent assez développés pour chacune des spécialités. La spécialité « Conseil en développement territorial » est proposée en apprentissage. De plus, l’équipe pédagogique est en lien avec l’Association Rhônes-Alpes des Professionnels du Développement Economique Local. De nombreux liens et partenariats existent. La spécialité « Intelligence économique et gestion de l’innovation » est liée à l’Ecole des Mines de Saint-Etienne, et à Telecom Saint-Etienne. La spécialité « Game theory, experimental economy, applied economics » est co-habilitée avec Lyon 2. La spécialité IEGI travaille en collaboration avec l’Ecole des Mines de Saint-Etienne et l’Ecole d’ingénieurs Université de Saint-Etienne - Jean-Monnet. Enfin, des rapprochements avec l’IAE (Institut d’administration des entreprises) de Lyon 3, avec l’ENS (Ecole normale supérieure) de Lyon et avec l’IEP (Institut d’études politiques) de Lyon sont prévus. L’ouverture à l’international est également intéressante. Les étudiants disposent de la possibilité de partir à l’étranger : le master CDT a été mis en place au Maroc, en Algérie et en Tunisie. La mention dispose d’un accord avec l’Ecole Polytechnique de Quito. Enfin, l’ISEAG (Institut Supérieur d’Économie, d’Administration et de Gestion) est en convention avec 27 établissements européens et 2 établissements canadiens. 3 ORGANISATION GLOBALE DE LA MENTION (structure de la formation et de son organisation pédagogique, politique des stages, mutualisation et co-habilitations, responsable de la formation et équipe pédagogique, pilotage de la formation) : La mention comporte trois spécialités en M2 : la spécialité professionnelle « Conseil en développement territorial », la spécialité professionnelle « Intelligence économique et gestion de l’innovation » et la spécialité recherche « Game theory, experimental economy, applied econometrics ». La spécialité « Conseil en développement territorial » est proposée en apprentissage. Trois parcours sont possibles en M2 au sein de la spécialité « Game theory, experimental economy, applied econometrics » : « Econométrie appliquée », « Théorie des jeux », « Recherche spécialisée ». Ces trois spécialités sont assez hétérogènes. Cependant, une spécialisation est possible dès le M1 grâce à trois parcours distincts. Plus précisément, en M1 les étudiants ont un parcours commun en S1, mutualisé avec les étudiants du master « Finance ». En S2, ils doivent choisir entre le parcours « Innovation et territoire » et le parcours « Analyse économique ». En M2, les deux spécialités professionnelles sont le prolongement des deux parcours en M1. De ce fait, le parcours qu’il faut suivre pour faire le master recherche n’est pas très lisible. L’organisation de la formation n’est pas très claire, et sa cohérence peu apparente. Les stages existent dans chaque spécialité professionnelle. Cependant, le M1 permet de faire soit un stage (de 3 mois), soit un mémoire d’initiation à la recherche. On peut regretter que le stage ne soit pas obligatoire. En M2 professionnel, le stage est d’une durée de 3 à 6 mois. La spécialité « Conseil en développement territorial » (CDT) est proposée en apprentissage. Une formation en alternance avec un CDD de 12 mois est organisée dans la spécialité CDT. Des étudiants en formation continue sont également accueillis. La spécialité recherche « Game theory, experimental economy, applied econometrics » est co-habilitée avec l’Université Lyon 2 ; la spécialité IEGI est mutualisée en partie avec Lyon 2 (master « Economie et management des organisations, de l’innovation et de la propriété »). Le S1 est mutualisé avec le master « Finance ». Il existe beaucoup d’échanges entre écoles et universités du PRES (pôle de recherche et d’enseignement supérieur) autour de cette mention (partenariat avec l’Ecole des Mines, Telecom Saint-Etienne, Lyon 2). Les équipes pédagogiques des différents diplômes sont solides (nombre, variété des compétences, adossement à la recherche). Le responsable de la formation (et d’une des spécialités) et le responsable du M1 sont des économistes. La spécialité CDT est gérée par un spécialiste de l’aménagement de l’espace et la spécialité IEGI par une informaticienne. L’équipe pédagogique est elle-même très multidisciplinaire, ce qui est à la fois un atout en termes de richesse de l’enseignement, mais une faiblesse en termes de lisibilité. Il existe des dispositifs d’évaluation des enseignements assez développés. L’évolution des différentes spécialités constituant la mention est visiblement mûrement réfléchie. Par exemple, la mention dispose d’un conseil de perfectionnement comprenant des enseignants-chercheurs, des professionnels et des étudiants. Il se réunit une fois par an pour tenter d’améliorer la formation. Des conseils de gestion se réunissent pour la formation en apprentissage. 3 4 BILAN DE FONCTIONNEMENT (origines constatées des étudiants, flux, taux de réussite, auto-évaluation, analyse à 2 ans du devenir des diplômés, bilan prévisionnel pour la prochaine période) : Chacune des spécialités a un recrutement régional, les étudiants provenant majoritairement de Loire et de Haute-Loire. Quelques étudiants étrangers sont recrutés dans les promotions. La mention comprend un peu plus de 110 étudiants répartis entre M1 et M2. Les étudiants sont environ 30 en M1 et 90 en M2. Les effectifs de M1 baissent d’année en année, et sont très faibles (moins de 5) dans le parcours « Analyse économique ». De plus, le taux de réussite est faible, et des abandons surviennent. Le flux d’étudiants en M2 est, lui, satisfaisant. Le taux de réussite en M2 n’est connu que pour une seule spécialité. Il manque des données sur les taux de sélection dans les spécialités. Un dispositif pédagogique a été mis en place pour permettre la réorientation, voire le changement de mention pendant le master. Il n’existe aucune analyse du devenir des étudiants, ni à 2 ans ni à la sortie, sauf pour une seule spécialité, et encore, de manière incomplète. Pour l’avenir, les responsables pédagogiques ont décidé la réorganisation en trois mentions (au lieu de deux précédemment) pour le volet économie gestion. Ceci est bienvenu car la visibilité sera accrue pour les étudiants. Plus de collaborations entre les écoles et universités du PRES sont également à venir. Par ailleurs, les responsables anticipent une hausse des besoins du milieu socioprofessionnel visé par la formation, et donc un maintien voire une hausse des effectifs. 4 Avis par spécialité Conseil en développement territorial Avis : L’objectif est de former les étudiants au métier de développeur des territoires locaux auprès des collectivités publiques territoriales, des chambres consulaires ou encore des cabinets d’expertise. L’équipe pédagogique et les enseignements sont multidisciplinaires. De nombreux professionnels interviennent. Cette formation semble répondre à un besoin du bassin d’emploi stéphanois, puisqu’elle s’appuie sur des contrats de CDD de 12 mois, et sur la collaboration de nombreuses entreprises. Néanmoins, le manque de clarté en termes de contenu des formations et l’absence d’informations sur l’insertion réelle des étudiants sont gênants. Points forts : La spécialité se fait en apprentissage, avec un CDD de 12 mois. La formation s’appuie sur les acteurs économiques locaux. La pluridisciplinarité permet une formation très riche. Points faibles : Les débouchés effectifs pour les étudiants ne sont pas assez clairs. Quels sont les taux d’embauche à la sortie ? Au bout de deux ans ? Il manque des données sur le taux de sélection à l’entrée de la formation. Recommandations pour l’établissement : Il faudrait rendre les intitulés de cours plus explicites, et illustrer les métiers envisageables pour les rendre plus « parlants ». Des données sur le taux de sélection pour l’accès à la spécialité pourraient être ajoutées. NOTATION (A+, A, B ou C) : A Intelligence économique et gestion de l’innovation Avis : L’objectif de la spécialité est de former des cadres spécialisés en gestion de l’information, en veille stratégique, en gestion de l’innovation. L’équipe est très multidisciplinaire : de nombreux enseignants sont informaticiens, dont la responsable ; économistes, gestionnaires et juristes (un privatiste et un publiciste) sont présents. Des professionnels interviennent également. La formation articule bien les compétences de recherche d’information, de stratégie et de gestion de l’innovation. Cette formation semble répondre à un besoin du bassin d’emploi. Néanmoins, l’insertion réelle des étudiants n’est pas donnée ; le suivi des étudiants est absent. De même, on observe un manque de clarté dans les métiers possibles. Ces deux points sont gênants. Points forts : La formation bénéficie d’un bon adossement au tissu économique local. La pluridisciplinarité de la formation l’ouvre aux économistes et aux ingénieurs. L’équipe d’enseignants-chercheurs est impliquée dans des laboratoires reconnus. L’organisation de la formation est claire, et elle offre un aménagement de parcours pour les étudiants souhaitant s’orienter vers la recherche. 5 Points faibles : Les formations en gestion de l’innovation sont nombreuses dans la région et l’on peut se demander si les débouchés sont suffisants pour toutes les porter. L’absence d’informations précises sur l’avenir des étudiants est regrettable. Les résultats d’une enquête sont donnés sur le devenir des étudiants à deux ans, mais on aurait aimé avoir une idée de l’adéquation entre le poste et la formation. Recommandations pour l’établissement : Le stage devrait être d’une durée minimum de 4 ou 5 mois. Des accords entre formations en gestion de l’innovation au sein du PRES pourraient être mis en place. Il faudrait rendre plus cohérents les métiers envisageables avec la formation, et illustrer ces métiers pour les rendre plus « parlants ». NOTATION (A+, A, B ou C) : A Game theory, experimental economy, applied econometrics L’avis concernant cette spécialité a été communiqué à l’établissement porteur (Université Lyon 2 – Lumière) où elle est intitulée « Game theory, experiments and applied econometric ». 6 Evaluation des diplômes Masters – Vague A ACADÉMIE : LYON Établissement : Université de Saint-Etienne - Jean Monnet Demande n° S3110054607 Domaine : Droit, économie, gestion Mention : Management Présentation de la mention La mention management comporte quatre spécialités dont l’originalité est de former soit des « super généralistes » (gestion de projet), soit des professionnels à double compétence. On notera que dans tous les cheminements possibles, les formations abordent tous les aspects de la gestion dans leur interdépendance. Les spécialités sont : « Management de projet ». « Management international ». « Management des organisations de la santé ». « Management et administration des entreprises » (MAE). Avis condensé Avis global : L’ensemble de la mention « Management » est cohérent. Les compétences développées correspondent à de nombreux profils de métiers dans des organisations privées ou publiques. L’appui sur la recherche semble trop faible, alors que la professionnalisation est très bonne. L’implication des praticiens et les liens avec certaines institutions professionnelles sont des atouts pour la formation. Le développement de la formation continue et de l’alternance sont des actions propres à intensifier les relations avec le monde de l’entreprise. La mention se caractérise par un manque d’informations quantifiables pour son pilotage. Les flux d’étudiants sur les différentes spécialités sont très hétérogènes et, pour certaines d’entre elles, mériteraient d’être renforcés. Points forts : La professionnalisation est très bonne. La présence de trois conseils de perfectionnement et la réalisation d’un stage pour chaque année montrent que la mention « Management » s’intègre bien dans une logique de professionnalisation des masters. La rédaction d’un mémoire de recherche suite au stage (en plus du rapport de stage). La formation continue et en alternance complètent la mention. L’année d’études à l’étranger est un plus pour le projet professionnel des étudiants. 1 Points faibles : L’adossement à la recherche est faible. Les activités réalisées par les enseignants-chercheurs ne sont pas mentionnées. Il manque des informations quantifiables pour piloter la mention de master. L’effectif est à renforcer suivant les spécialités. NOTATION GLOBALE (A+, A, B ou C) : A Recommandations pour l’établissement : Une enquête d’insertion professionnelle devrait être présentée et les évaluations des enseignements être communiquées. Il faudrait mettre en place quelques enseignements effectués en anglais. Avis détaillé 1 OBJECTIFS (scientifiques et professionnels) : Le but de la mention est de former des managers polyvalents ayant une culture large dans les fonctions de l’entreprise (gestion de projet) ou complémentaire d’une autre formation pré acquise (double compétence). Les métiers ne sont pas toujours ciblés avec précision, mais correspondent bien aux logiques auxquelles sont confrontés les managers qui imposent une culture large sur l’entreprise pour résoudre des problèmes interdépendants. Par contre, il n’apparaît pas clairement d’objectifs scientifiques dans cette mention. L’objectif scientifique implicite est centré sur la formation de généralistes en sciences de gestion, soit dans le cadre d’approfondissements (gestion de projet) soit dans le cadre de double compétence, éventuellement appliquées dans des contextes spécifiques (santé ou exercice international). Le dossier se concentre essentiellement sur la présentation des spécialités et des flux d’étudiants, sur l’organisation générale de la mention et sur la professionnalisation. Les références à une approche scientifique au sein de l’équipe et des enseignements se concentrent sur la reconnaissance d’une équipe de recherche en gestion conjointe aux universités de Lyon 2 et Saint-Etienne (COACTIS Conception de l’action en situation) et sur la réalisation d’un article de recherche par les étudiants des différentes spécialités de master 2. 2 CONTEXTE (positionnement, adossement recherche, adossement aux milieux socioprofessionnels, ouverture internationale) : La mention « Management » est rattachée à l’Institut Supérieur d’Economie, d’Administration et de Gestion (ISEAG) de l’Université de Saint-Etienne - Jean Monnet. Les mentions du domaine Droit, économie, gestion sont au nombre de cinq. Celles qui ont attrait aux sciences de gestion sont les mentions « Finance » et « Management ». Le périmètre de la mention « Management » évolue dans ce dossier en fonction de la volonté de créer une mention « Finance » plus clairement délimitée. Cette offre de formation est validée par un courrier de la Présidence de l’Université. Elle apparaît cohérente au sein de l’Université de Saint-Etienne - Jean Monnet. L’adossement à la recherche n’est pas présenté de manière extensive. Selon les termes employés dans le dossier, la mention « Management » bénéficie d’un environnement de recherche en fort développement depuis 2 ans. Cet adossement semble très récent. Le laboratoire de rattachement des enseignants-chercheurs est un laboratoire conjoint entre les universités de Lyon 2 et Saint-Etienne (COACTIS). L’équipe est composée de 27 enseignants-chercheurs organisés autour de trois projets. Il n’existe pas d’informations sur l’implication des enseignants-chercheurs de l’Université de Saint-Etienne dans ce laboratoire et sur les publications récentes qui leur sont attribuées. 2 L’adossement aux milieux professionnels est bon. Il passe par la tenue de trois conseils de gestion en charge du pilotage des quatre spécialités de master. Ces conseils sont composés d’acteurs importants du milieu économique local. La présence de professionnels dans les enseignements est également significative. Elle couvre de 20 % à 40 % des enseignements selon les différentes spécialités. Les accords d’échanges concernent 25 universités étrangères. Toutefois, les informations sur la qualité de ces liens et sur les flux d’étudiants concernés manquent. Une délocalisation de la spécialité « Management des administrations et des entreprises » est effectuée depuis deux ans avec l’Ecole Supérieure Internationale de Gestion sur quatre campus au Maroc (Casablanca, Rabat, Fès et Marrakech). Nous, n’avons pas d’informations sur la convention entre les établissements, sur les flux d’étudiants concernés et sur le pilotage effectif de cette délocalisation. 3 ORGANISATION GLOBALE DE LA MENTION (structure de la formation et de son organisation pédagogique, politique des stages, mutualisation et co-habilitations, responsable de la formation et équipe pédagogique, pilotage de la formation) : La mention « Management » est déclinée en quatre spécialités : « Management de projet ». « Management international ». « Management des organisations de la santé ». « Management et administration des entreprises » (MAE). La dernière spécialité propose deux parcours : « MAE classique » et « MAE entreprenariat ». Il existe une bonne mutualisation des enseignements en master 1. Cette mutualisation se réduit logiquement en master 2. Des passerelles entre les différents parcours de master 1 (« Management de projet », « Management international » et « Management des organisations de la santé ») sont possibles. Il est également prévu des passerelles avec les formations offertes dans la mention « Finance ». Le parcours « Management de projet » et la spécialité de « Management de projet » sont déclinés en formation initiale, en formation en apprentissage et en formation continue dans des groupes distincts. Les stages sont présents pour chaque année de master avec des durées adaptées. L’encadrement des stages est très sérieux et donne lieu à deux soutenances, une professionnelle et l’autre de spécialité (plus académique). Il existe un parcours en alternance. La mutualisation des enseignements se fait exclusivement au sein de la mention en étant concentrée sur la première année de master. L’équipe de direction de la mention est bien structurée, avec des responsables par spécialité et pour l’alternance et la formation continue. Les enseignants sont universitaires et praticiens dans une proportion équilibrée. Il existe un bureau virtuel pour l’accompagnement du présentiel. Pour assurer le pilotage de la formation, dans chaque spécialité, il y a un conseil de gestion (de perfectionnement). Les enseignements sont évalués périodiquement. Les jurys sont semestriels. Le règlement des études, l’évaluation des étudiants, les jurys de sélection ne sont pas présentés. Le recrutement est local à 60 % (licence « Sciences de gestion »). Pour le suivi des diplômés, une enquête annuelle sur leur devenir est organisée, mais les résultats sont absents. 3 4 BILAN DE FONCTIONNEMENT (origines constatées des étudiants, flux, taux de réussite, auto-évaluation, analyse à 2 ans du devenir des diplômés, bilan prévisionnel pour la prochaine période) : Les étudiants de la mention « Management » proviennent à 60 % de la licence « Sciences de gestion » de l’Université de Saint-Etienne. 40 % des étudiants proviennent d’autres formations à fort contenu en sciences de gestion dans des universités françaises ou étrangères. En 2008-2009, il y a eu 350 candidats externes pour l’entrée en master 1 ou en master 2. Une part croissante de ces candidats provient de l’étranger. Le bilan de l’attractivité est limité à 2008-2009. Les données propres à chaque spécialité ne sont pas présentées. La spécialité « Management de projet » comprend entre 130 et 160 étudiants en M1 et entre 50 et 90 étudiants en M2. Ces deux dernières années, la spécialité « Management international » dénombre de 20 à 30 étudiants. La spécialité « Management des organisations de la santé » a été créée en 2008. Elle présentait un effectif de 6 étudiants en M1 et de 15 étudiants en M2. La spécialité « Management et administration des entreprises » comprend de 70 à 110 étudiants en M2. Les flux sont très hétérogènes entre les différentes spécialités. Il n’y a pas de statistiques de taux de réussite. Il existe une procédure d’évaluation de tous les enseignements de la mention par le biais d’un questionnaire. L’enseignant reçoit ses résultats et le responsable du diplôme en effectue une analyse semestrielle. Il n’y a pas de statistiques ou de rapport écrit sur l’évaluation des enseignements. De même, il n’y a aucune étude sur le devenir des diplômés à deux ans, et pas de présentation du bilan prévisionnel. 4 Avis par spécialité Management de projet Avis : Cette spécialité est la plus ancienne de la mention. Elle repose sur un enracinement fort dans la composante (anciennement prolongation d’une MSG - Maîtrise de Sciences de Gestion). Dès lors, elle est bien établie et repose sur un flux d’étudiants important. Cette spécialité est très mature avec un fonctionnement en formation continue et en alternance. La professionnalisation est bonne et les débouchés sont variés. Points forts : Cette spécialité est sans concurrence locale et répond à un fort souci de professionnalisation. La présence d’une formation en apprentissage, d’une formation continue et d’une formation initiale témoignent du bon développement de cette spécialité. Le mémoire de recherche en plus du rapport de stage est une exigence à saluer. Points faibles : Il n’y a pas de lien effectif entre les travaux de recherche effectués et la formation. Il manque des matières d’ouverture aux semestres 1 et 2. Les statistiques sur le devenir des étudiants ne sont pas disponibles. Recommandations pour l’établissement : Il conviendrait de : Faire le lien avec la recherche effectuée par les enseignants-chercheurs. Ouvrir un peu plus les enseignements des semestres 1 et 2 vers les fonctions en entreprise non étudiées. Développer les réseaux d’anciens étudiants. NOTATION (A+, A, B ou C) : A Management international Avis : C’est une spécialité récente qui a été créée en 2005. Elle comprend près de 30 étudiants chaque année. Son objectif principal est le développement des qualités d’adaptation au contexte des étudiants. Avec un stage long à l’étranger, voire une année d’étude, elle remplit bien son objectif. Elle pourrait très bien être rapprochée de la spécialité « Management de projet » sous la forme d’un parcours spécifique pour son aspect international. Points forts : L’obligation d’un stage à l’étranger, indispensable dans ce type de formation, est pertinente. La réalisation d’une année de formation à l’étranger l’est aussi. La forte professionnalisation de la spécialité est à noter. Points faibles : Le manque de lien avec la recherche effectuée par les enseignants-chercheurs de la mention est regrettable. On peut déplorer le manque d’intitulés d’enseignements en anglais. La concurrence locale sur ce type de formation est forte. 5 Recommandations pour l’établissement : Il conviendrait de : Profiter de la force en effectifs de la spécialité « Management de projet » pour s’associer et former une spécialité plus importante avec des parcours différents. Développer les enseignements effectués en anglais. S’appuyer sur la recherche effectuée par les enseignants-chercheurs. Développer les réseaux d’anciens étudiants. NOTATION (A+, A, B ou C) : B Management des organisations de la santé Avis : C’est une formation originale pour laquelle il existe des besoins importants. L’organisation en alternance assure une forte professionnalisation de la formation et des échanges étroits avec les professionnels. La structure du corps professoral, dans lequel interviennent des enseignants de la faculté de médecine, est cohérente avec la formation. Les effectifs sont encore limités, mais cela résulte de la création récente de la formation. Points forts : Point faible : La formation correspond à une demande réelle du secteur de la santé. Le corps professoral est diversifié et interdisciplinaire. L’organisation en alternance accentue la professionnalisation. L’absence de lien avec la recherche effectuée par les enseignant-chercheurs et les axes du laboratoire de rattachement est regrettable. Recommandations pour l’établissement : Il conviendrait de : Lier la recherche à cette activité. Développer les flux d’étudiants en formation initiale. NOTATION (A+, A, B ou C) : A Management et administration des entreprises Avis : C’est une formation « classique » qui est présente dans le réseau des IAE (Institut d’administration des entreprises). La formation est à destination d’étudiants cherchant une double compétence et n’ayant pas effectué de gestion auparavant. Cette formation est organisée en deux parcours, le parcours « classique », et celui de « Création d’entreprise ». Les effectifs présentés dans cette spécialité sont importants. Ils témoignent d’une bonne implantation locale. Quatre partenariats sont mentionnés, mais nous n’avons pas de connaissance sur la teneur de ces partenariats et des flux d’étudiants concernés. Points forts : C’est une formation nationale reconnue par un réseau. Le parcours « Création d’entreprise » est ouvert aux autres composantes techniques de l’université. Les effectifs sont importants (attractivité forte). 6 Points faibles : Il y a peu de liens avec la recherche. Il manque des informations sur la provenance des étudiants (ce qui est surprenant pour un MAE). Recommandations pour l’établissement : Il conviendrait de : Développer la formation continue. Sensibiliser les étudiants à la recherche, car le parcours entreprenariat semble être en lien avec un des axes du laboratoire COACTIS. Renseigner les partenariats. NOTATION (A+, A, B ou C) : A 7 Evaluation des diplômes Masters – Vague A ACADÉMIE : LYON Établissement : Université de Saint-Etienne - Jean Monnet Demande n° S3110054609 Domaine : Sciences, technologies, santé Mention : STAPS-Santé Présentation de la mention Le master mention « STAPS-Santé » de l’Université de Saint-Etienne s’est donné comme objectif de réunir les étudiants issus de différentes filières : STAPS, Médecine, Sciences biologiques et Sciences pour l’ingénieur. L’objectif est double. Il s’agit de former les étudiants à la recherche dans le domaine de la motricité ainsi qu’à différents domaines professionnels, tels ceux de l’intervention ou de la création de services, l’optimisation d’équipements… impliquant l’activité physique. La mention présente trois spécialités de M2 : « Exercice, sport, santé, handicap » (ESSH), « Ergonomie de l’activité physique, ingénierie, conception de produits » (EAPICP) et « Intervention et formation en activité physique, sportive ou adaptée » (IFAPS ou IFAPA). Avis condensé Avis global : La formation est bien identifiée même s’il existe, au plan national, d’autres formations de ce type. Elle est bien organisée et dispose d’un adossement scientifique conséquent. Les débouchés apparaissent importants localement, puisque la région Rhône-Alpes est une région leader dans le secteur des sports et des loisirs sportifs, principalement les sports de glisse, les sports de montagne et de plein air, les remontées mécaniques, le fitness et, également, le matériel biomédical. Toutefois, cette formation classique pour STAPS pourrait trouver des appuis forts, dans les mêmes secteurs, dans les universités proches. Elle a développé un partenariat avec les entreprises de la région, ou celles de taille plus réduite. Points forts : La qualité de l’équipe pédagogique. La qualité de l’environnement « recherche » et de l’environnement professionnel. La présence du pôle de compétitivité SPORALTEC (pôle de compétitivité « Sports et loisirs » de la région Rhône-Alpes). Le partenariat international. Points faibles : Le suivi des étudiants après le master. L’évaluation de la formation. Les flux d’étudiants. Le taux de réussite faible en M1. NOTATION GLOBALE (A+, A, B ou C) : B Recommandations pour l’établissement : Créer un grand master régional sur ces thématiques qui existent dans les universités de Grenoble, Lyon, Savoie et Clermont-Ferrand donnerait beaucoup de force, une grande attractivité et une lisibilité 1 nationale et internationale. Cela éviterait aussi parfois la concurrence : d’autres formations par exemple déclarent s’appuyer sur les mêmes supports, comme le pôle de compétitivité SPORALTEC. Cela permettrait de lutter contre un recrutement très local et d’élargir l’origine des étudiants. Il conviendrait de renforcer l’attractivité de la formation, en particulier pour les étudiants de STAPS, mais aussi par rapport à d’autres secteurs comme celui des sciences, de réaliser un véritable suivi des étudiants et de renforcer les partenariats professionnels et l’employabilité. Peut-être faut-il améliorer l’information des étudiants à l’entrée du M1 et envisager une sélection à l’entrée du M1 ? Avis détaillé 1 OBJECTIFS (scientifiques et professionnels) : Rassembler dans un master STAPS-santé différentes filières qui ont en commun l’étude de l’exercice physique. Il s’agit de former les étudiants dans le domaine de l’activité physique. L’objectif est de former à l’intervention dans les domaines de l’éducation, de la prévention, de la réhabilitation et de former à l’innovation, à la création de nouveaux services dans les domaines impliquant l’activité physique. Les domaines d’application sont nombreux. Ce sont tous les aspects où la motricité humaine connaît des limitations physiologiques et pathologiques, chez le sujet jeune ou âgé. L’objectif est de former des experts en ingénierie de l’intervention et de la formation, en innovation et création de services ou d’équipements impliquant les activités physiques et sportives. 2 CONTEXTE (positionnement, adossement recherche, adossement aux milieux socioprofessionnels, ouverture internationale) : Cette formation existe depuis plusieurs années. L’entrée peut se faire à partir des études médicales ou de la licence STAPS. La spécificité de la spécialité « ESSH » réside dans l’association forte entre les disciplines issues de STAPS et de médecine au niveau de l’équipe de formation, des lieux de stage et du public, ce qui permet de proposer une formation intéressante et innovante. L’adossement recherche est important. Il comporte : - L’EA 4338 Laboratoire de Physiologie de l’Exercice. Le LPE de l’Université de Saint-Etienne Jean Monnet (UJM). L’Institut fédératif de recherche « Sciences ingénierie et santé » IFRESIS (IFR INSERM 143) piloté par l’UJM. L’ENSMSE. Le CHU de Saint-Etienne. L’Institut fédératif de recherche sur le handicap, IFR - INSERM 25). L’EA 647 Centre de recherche et d’innovation sur le sport (CRIS, Lyon 1). La spécialité « recherche » s’appuie également sur un réseau d’équipes de recherche important. La mention « STAPS » de ce master repose sur une implantation locale très porteuse, semble-t-il. La région Rhône-Alpes étant une région française en pointe dans le secteur des sports et des loisirs sportifs. Le dossier fait état d’un partenariat qui grandit d’année en année avec les entreprises. Il faut ajouter un atout très important : le pôle de compétitivité SPORALTEC. Il existe des partenariats internationaux, mais apparemment sans échange vraiment important d’étudiants ou d’enseignants, même si on peut noter quelques stagiaires Erasmus. Ce sont certainement des partenariats à renforcer. Les universités impliquées sont : - L’Université de Jyväskylä (Finlande), Department of Biology of Physical Activiy (Pr. H. Kyrolaïnen). L’Université d’Udine (Italie), Dipartimento di Scienze e Tecnologie Biomediche, Sezione di Fisiologia (Pr. P. Di Prampero). L’Université de Genève (Suisse), Groupe de Compétence en Mécanique des Fluides et Procédés. Energétiques (Pr. M. Perraudin). L’Université de Verone (Italie), Facolta di Scienze Motorie (Pr C. Capelli). 2 3 ORGANISATION GLOBALE DE LA MENTION (structure de la formation et de son organisation pédagogique, politique des stages, mutualisation et co-habilitations, responsable de la formation et équipe pédagogique, pilotage de la formation) : L’organisation de la mention indique la présence de troncs communs d’enseignements (UE transversales et mutualisées) mais le pourcentage sur l’ensemble des enseignements n’est pas indiqué. Pour le M2, le pourcentage d’enseignements communs n’est pas précisé non plus. La mention comporte trois spécialités : 1. 2. 3. La spécialité « Exercice, sport, santé, handicap » est co-habilitée entre l’Université Jean Monnet de Saint-Etienne (Etablissement porteur), l’Université de Savoie (UdS) et l’Université Blaise Pascal de Clermont-Ferrand 2 (UBP). La spécialité « Ergonomie des activités physiques, ingénierie et conception des produits » est co-habilitée entre l’Université Jean Monnet de Saint-Etienne et l’Université de Savoie (Etablissement porteur). Cette spécialité comporte trois parcours bien identifiés. La spécialité « Intervention et formation en APS ou APA » est demandée à la création entre l’Université Jean Monnet de Saint-Etienne et l’Université Claude Bernard Lyon 1 (UCBL : établissement porteur). Cette spécialité comporte deux parcours distincts. Les stages sont obligatoires en M1 et en M2 et ils peuvent être effectués, soit en milieu professionnel, soit dans le secteur de la recherche. Le stage fait l’objet d’un mémoire et d’une soutenance. Chaque étudiant est encadré par deux tuteurs, l’un au niveau de la structure d’accueil, l’autre au niveau pédagogique. Le responsable de la formation anime une très importante équipe pédagogique et représente l’ensemble des dimensions et partenaires impliqués. Elle comprend en outre un certain nombre de professionnels. Il existe un comité de pilotage et de perfectionnement mais pas de représentants étudiants ou de doctorants. Il y a un responsable de l’équipe de formation. Ensuite, on note des responsables par spécialité et par parcours. 4 BILAN DE FONCTIONNEMENT (origines constatées des étudiants, flux, taux de réussite, auto-évaluation, analyse à 2 ans du devenir des diplômés, bilan prévisionnel pour la prochaine période) : L’origine des étudiants reste assez locale. Ils viennent de filières différentes, STAPS, sciences et médecine. Les flux provenant de l’extérieur semblent montrer une faible attractivité sur les étudiants issus de parcours scientifiques autres que STAPS. Les taux de réussite sont plutôt bons, mis à part certains parcours. Lors du précédent contrat, il faut constater une diminution des effectifs STAPS surtout en M2 au profit des étudiants issus d’autres filières. Les étudiants en formation médicale peuvent suivre un parcours complémentaire spécifique. Il ne semble pas que les procédures d’évaluation des enseignements soient très développées. Il est proposé que les dispositifs d’évaluation soient mis en place et harmonisés entre les différents parcours. Le master propose dans l’avenir une évaluation des enseignements et de la formation par les étudiants, à la fin de chaque semestre, puis à la fin de la scolarité. Les formations de l’université sont suivies dans le cadre des enquêtes menées par l’OVE tous les quatre ans. Les données sur le devenir des étudiants sont à améliorer. Selon le dossier, un suivi interne sera proposé en plus de celui de l’université. Il semble qu’il y ait un déficit d’information à ce niveau. On dispose de renseignements sur la promotion 2006/2007 indiquant 75 % d’insertion professionnelle dans le meilleur des cas, en mélangeant CDD, CDI, intérim, travailleur indépendant, etc. D’après le dossier, les responsables pensent que le master pourrait connaître une amélioration des flux liés à la mise en place d’une nouvelle spécialité. Rien ne vient confirmer cela sachant que cette spécialité existe dans des universités proches. 3 Avis par spécialité Exercice, sport, santé, handicap Avis : Il s’agit d’une spécialité « recherche » centrée sur la motricité et l’activité physique en lien avec les limitations physiologiques et pathologiques. L’objectif est d’utiliser les outils de la biologie de l’exercice musculaire, de la biomécanique et de la neurophysiologie pour étudier l’activité physique. Les débouchés pour les étudiants non issus de médecine sont peu détaillés. L’adossement « recherche » est important. La spécialité gagnerait certainement dans un partenariat avec Lyon et Grenoble. La faiblesse des flux d’étudiants doit amener à réfléchir à l’élargissement de cette spécialité. Les étudiants de formation médicale s’orientent évidemment vers les métiers de la santé. Pour les étudiants d’autres filières, la situation semble plus délicate. Points forts : Des partenariats importants. Un adossement « recherche » conséquent. Points faibles : La faiblesse du flux des étudiants issus de STAPS et la faible attractivité pour les autres domaines disciplinaires. Une professionnalisation pas toujours évidente. Des liens insuffisants avec les universités proches de la région Rhône–Alpes qui proposent des formations proches qui complèteraient l’offre de Saint-Etienne et augmenteraient le flux d’étudiants. Recommandations pour l’établissement : Il faudrait développer la professionnalisation de la formation dans ses différentes dimensions. Mettre à profit la présence du pôle de compétitivité (emplois en recherche-développement). Il conviendrait d’envisager un rapprochement de la spécialité avec les universités de Lyon, Grenoble et Savoie qui renforcerait le partenariat scientifique et permettrait d’élargir le flux des étudiants. NOTATION (A+, A, B ou C) : B Ergonomie de l’activité physique, ingénierie, conception de produits L’avis a été adressé à l’établissement porteur (Université de Savoie – Chambéry, dossier n°S3110052902). Intervention et formation en activité physique, sportive ou adaptée L’avis a été adressé à l’établissement porteur (Université Lyon 1 – Claude Bernard, dossier n°S3110048108). 4 Evaluation des diplômes Masters – Vague A ACADÉMIE : LYON Établissement : Université de Saint-Etienne - Jean Monnet Demande n° S3110054613 Domaine : Sciences, technologies, santé Mention : Biologie, imagerie, ingénierie, santé Présentation de la mention La mention « Biologie, imagerie, ingénierie, santé » (BIIS) correspond à une demande de renouvellement et propose deux spécialités distinctes : « Biologie, imagerie et santé » (BIS). « Ingénierie biomédicale » (IB). Portée par l’Université Jean Monnet (UJM), la mention « BIIS » fait l’objet d’une co-habilitation avec l’Ecole des Mines pour la spécialité « Ingénierie biomédicale ». Elle complète l’offre de formation de l’UJM en sciences de la vie et se veut complémentaire de la mention « Optique, image et vision » proposée aux physiciens/informaticiens. Par une approche pluridisciplinaire, elle propose une interaction entre les domaines de la biologie, de la médecine et de l’ingénierie. La formation s’adresse donc à des étudiants de diverses origines (sciences, médecine, écoles d’ingénieurs) et permet de s’orienter vers un doctorat ou une carrière hospitalière. Avis condensé Avis global : La mention « BIIS » s’adresse aux étudiants de sciences, de médecine ainsi qu’aux élèves-ingénieurs. Les étudiants de sciences peuvent ainsi élargir leur connaissance dans le domaine biomédical et les étudiants de médecine et d’écoles d’ingénieurs bénéficient d’une ouverture vers l’imagerie et l’ingénierie. A l’exception de deux unités d’enseignements (UE) à choix, le M1 concerne uniquement les étudiants de sciences, les étudiants de médecine et les élèves d’ingénieurs obtenant leur M1 par le jeu d’équivalence avec leur formation principale. La mise en place d’un diplôme universitaire permet aux étudiants de médecine de capitaliser certaines UE de la mention dès leur 2ème année de médecine. Si l’intérêt de cet aménagement semble évident afin de permettre aux étudiants de suivre un double cursus, la légitimité des équivalences par le simple biais de la formation principale peut s’avérer discutable et remet en cause la formation Master de deux ans. La co-habilitation de la spécialité « Ingénierie biomédicale » avec l’Ecole Nationale des Mines leur offre la possibilité d’obtenir un double diplôme médeciningénieur en fin de M2 « Ingénierie biomédicale ». L’insertion en thèse est bonne mais contraste avec la faible insertion professionnelle à la sortie de M2. De plus, une large proportion d’étudiants scientifiques se réoriente vers les concours de l’enseignement à la fin du M1 (le taux de réorientation peut atteindre 70 % selon les années). Malgré une volonté visible d’ouverture et d’internationalisation, le recrutement est essentiellement local. 1 La mention est soutenue par des laboratoires de recherche de qualité et la création d’un pôle « Santé » incluant une plateforme d’imagerie devrait renforcer cet adossement à la recherche. Cependant, si le titre de la mention reflète l’interface entre les différentes disciplines enseignées, il n’est pas très explicite quant aux débouchés offerts en sortie de M2. De plus, les enseignements disciplinaires proposés au sein de la mention sont très proches et ne nécessitent pas la création de deux spécialités distinctes. Enfin, l’implication des entreprises dans l’enseignement et l’adossement aux milieux socioprofessionnels sont limités à l’accueil de stagiaires, induisant une professionnalisation restreinte. Tout ceci nuit à la visibilité et à l’attractivité de la mention. Points forts : L’adossement à la recherche déjà très présent, sera renforcé par la création du pôle « Santé ». La spécialité « Ingénierie biomédicale » peut amener à un double diplôme médecin-ingénieur. Points faibles : La lisibilité de la mention est faible au regard des débouchés offerts par la formation. Les UE proposées dans les deux spécialités sont très proches. La réorientation des étudiants de sciences vers les concours de l’enseignement démontre le manque d’attractivité de la mention et/ou l’inadéquation des enseignements proposés avec leur cursus. L’adossement aux milieux socioprofessionnels est limité. La part des enseignements mutualisés entre l’Ecole des Mines, et la mention semble faible en master. Le flux d’étudiants est restreint et très local malgré un vivier potentiel important. NOTATION GLOBALE (A+, A, B ou C) : C Recommandations pour l’établissement : Une co-habilitation avec l’Université de Lyon permettrait de mieux positionner la mention au sein du Pôle de Recherche et d’Enseignement Supérieur (PRES) et d’améliorer la visibilité de la formation. Associé à un titre de mention plus ciblé, cela pourrait accroître l’attractivité et élargir les effectifs (en nombre et en origine). Par ailleurs, un adossement plus important au monde de l’entreprise élargirait les possibilités de débouchés professionnels aux étudiants scientifiques à la sortie du M2, ce qui pourrait limiter leur départ vers l’enseignement en M1. Enfin, la co-habilitation entre l’Ecole des Mines et la mention est basée essentiellement sur l’obtention du double diplôme médecin-ingénieur. Une réelle intégration des étudiants en médecine et des ingénieurs dès le M1 renforcerait la dynamique du master. Avis détaillé 1 OBJECTIFS (scientifiques et professionnels) : Cette formation pluridisciplinaire permet l’acquisition d’une expertise et de compétences à l’interface entre la physique et la biologie. Il permet aux étudiants issus d’une licence de sciences d’élargir leur formation vers l’imagerie biologique et médicale et aux élèves-ingénieurs et aux médecins de pouvoir bénéficier d’une formation en double cursus ouvert vers l’imagerie et l’ingénierie biomédicale. Pour ce faire, elle propose deux spécialités : « Biologie, imagerie et santé » est orientée vers les procédés d’imagerie utilisés en médecine et en biologie en recherche fondamentale ou appliquée destinées aux étudiants scientifiques et au médecins. « Ingénierie biomédicale » est destinée aux médecins souhaitant obtenir le double titre médeciningénieur ou aux ingénieurs souhaitant acquérir des notions biomédicales. La finalité de la formation repose sur une poursuite d’études en thèse ou sur une carrière hospitalière bien qu’une part non négligeable d’étudiants scientifiques s’oriente vers les concours de l’enseignement en fin de M1. 2 2 CONTEXTE (positionnement, adossement recherche, adossement aux milieux socioprofessionnels, ouverture internationale) : La mention, portée par l’UJM, correspond à la mention « Biologie - Biophotonique » de l’habilitation précédente et se veut complémentaire du master « Optique, image, vision » proposée dans le domaine de la physique. La pluridisciplinarité est liée à la présence simultanée d’une Faculté des Sciences, d’une Faculté de Médecine et de l’Ecole Nationale Supérieure des Mines sur le site de l’UJM. Cependant, une co-habilitation avec l’Université de Lyon permettrait d’augmenter la visibilité de la mention au sein du PRES. L’adossement à la recherche est assuré par une quinzaine d’équipes de recherche qui seront intégrés dans le pôle « Santé » actuellement en cours de création. Quelques contacts avec les entreprises permettent l’accueil de stagiaires en M1 et M2 mais l’intensification de ces relations permettrait d’élargir l’offre de débouchés en sortie de M2. La réalisation d’une plateforme d’imagerie au sein du pôle « Santé » devrait également renforcer cet adossement professionnel. La co-habilitation avec l’Ecole des Mines permet d’intégrer des élèves-ingénieurs en M2 même si peu d’enseignements sont finalement mutualisés entre les deux formations en master. L’accueil d’étudiants étrangers est assez limité mais plusieurs accords ERASMUS permettent aux étudiants de faire des stages longs à l’étranger. Quelques enseignements sont réalisés par des professeurs étrangers. La concrétisation de ces actions représenterait une réelle ouverture internationale. 3 ORGANISATION GLOBALE DE LA MENTION (structure de la formation et de son organisation pédagogique, politique des stages, mutualisation et co-habilitations, responsable de la formation et équipe pédagogique, pilotage de la formation) : Cette formation comporte un M1 principalement orienté vers les étudiants de sciences et deux spécialités pour lesquelles des passerelles permettent l’intégration des élèves-ingénieurs et des étudiants de médecine 2ème année. Pour ces derniers, qui n’ont pas encore le niveau Licence, un diplôme universitaire a été créé afin qu’ils puissent capitaliser des UE et valider leur M1 en deux ou trois ans. En M2, les UE à choix permettent aux étudiants de personnaliser leur cursus bien que la liste des enseignements proposés soit finalement très proche dans les deux spécialités. Un stage de M1 (présent uniquement dans la spécialité « BIS ») est complété par un stage obligatoire de M2 d’une durée de six mois pouvant être réalisé en milieu académique, hospitalier ou industriel. La co-habilitation avec l’Ecole des Mines et l’interaction avec la Faculté de Médecine se justifient par l’existence de passerelles en M2 mais la part des enseignements mutualisés est faible au sein de la mention. Le responsable de la mention se trouve à l’interface entre la Faculté de Médecine et la Faculté des Sciences et s’est entouré d’un comité de pilotage réunissant les responsables de M1 et M2, d’une équipe pédagogique interdisciplinaire (enseignants-chercheurs de Sciences, Médecine et Ecole des Mines) et d’un comité de perfectionnement constitué des directeurs des laboratoires et des instituts soutenant la formation. Une implication plus importante des professionnels dans les enseignements théoriques permettraient de renforcer l’adossement aux milieux socioprofessionnels. 4 BILAN DE FONCTIONNEMENT (origines constatées des étudiants, flux, taux de réussite, auto-évaluation, analyse à 2 ans du devenir des diplômés, bilan prévisionnel pour la prochaine période) : Alors que la mention est ouverte à des étudiants de diverses origines, le manque de visibilité de la formation entraîne un recrutement essentiellement local. Les flux d’étudiants de sciences sont réguliers bien que modestes et chutent en M2 à cause de la réorientation d’une grande partie d’entre eux vers les concours de l’enseignement. Cette chute risque de s’accentuer dans les prochaines années lors de la masterisation des métiers de l’enseignement. En revanche, les effectifs de médecine inscrits dans le DU sont croissants et devraient permettre de maintenir les flux stables en M2. Alors que 50 % des étudiants poursuivent leurs études en thèse, seulement 10 % ont une activité salariée en accord avec les objectifs à la sortie du M2. L’évaluation des enseignements UE par UE est déjà en place mais les responsables de la mention souhaitent améliorer cette démarche en faisant remonter les informations vers les différents comités et apporter une réponse globale aux problèmes soulevés. Cette auto-évaluation a déjà permis de mettre en évidence le manque de lisibilité de l’ancienne mention et a amené à la formation évaluée ici. 3 Avis par spécialité Biologie, imagerie et santé Avis : Cette spécialité propose une formation en imagerie cellulaire et médicale permettant aux étudiants de poursuivre en thèse ou de s’orienter dans des carrières hospitalières ou recherche et développement. Bien que cette formation s’adresse à des étudiants de sciences et de médecine, les enseignements disciplinaires proposés sont résolument tournés vers le domaine médical (plus de 60 % des intervenants sont praticiens-hospitaliers et 7 UE à choix sur 10 sont médicales) et ne semblent pas correspondre aux attentes des étudiants de Sciences. De fait, la majorité de ces étudiants (jusqu’à 70 % selon les années) se réoriente vers les concours de l’enseignement. De plus, l’absence d’intervenants issus du milieu industriel dans les enseignements conduit à s’interroger sur les réelles possibilités d’insertion professionnelle à la sortie du M2. Points forts : Le programme proposé est adapté au principal objectif de la formation à savoir l’orientation des étudiants de médecine vers une thèse ou une carrière hospitalière. L’adossement à la recherche biomédicale est très présent. Points faibles : Les enseignements sont résolument tournés vers le domaine du biomédical et ne semblent pas attractives pour les étudiants de sciences. L’implication d’intervenants issus de l’industrie est quasi-inexistante et de fait, l’insertion professionnelle en sortie de M2 est très restreinte. Le flux d’étudiants reste limité et local. Recommandations pour l’établissement : L’insertion d’UE plus scientifiques permettrait une meilleure attractivité pour des étudiants de sciences. Cela renforcerait peut-être les flux ou à défaut, limiterait la fuite de ces étudiants vers les concours de l’enseignement. Une ouverture vers le monde de l’entreprise valoriserait cette spécialité en permettant une meilleure insertion professionnelle. NOTATION (A+, A, B ou C) : C Ingénierie biomédicale Avis : Cette formation co-habilitée avec l’Ecole des Mines permet aux étudiants de médecine de poursuivre un double cursus et donc d’obtenir un double diplôme médecin-ingénieur et aux élèves-ingénieurs d’élargir leur connaissance dans le domaine de la recherche biomédicale. Il est cependant dommage que l’interaction médecine/ingénierie se limite à la délivrance du double diplôme et ne soit pas plus présente au sein des enseignements disciplinaires. Cette spécialité concerne uniquement le M2 car les étudiants obtiennent leur M1 par un jeu d’équivalence avec leur formation principale. Le tronc commun de M2 correspond à une formation en imagerie et les étudiants personnalisent leur cursus avec des UE à choix. Il semble cependant que la plupart des enseignements soit déjà proposée en partie ou en totalité dans la spécialité « BIS », ce qui amène à s’interroger sur la justification des deux spécialités. L’adossement « recherche » est assuré par un grand nombre de laboratoires participant aux enseignements et à l’accueil de stagiaires. L’organisation de conférences et journées thématiques ainsi que le stage de six mois en laboratoire académique ou industriel permet une immersion dans le domaine de la recherche. 4 Points forts : La possibilité du double cursus est un point très attractif pour les médecins. L’adossement « recherche » est très concret. Points faibles : La formation proposée est finalement proche de la spécialité « BIS » (seules 2 UE optionnelles peuvent éventuellement différer en fonction du choix des étudiants). La co-habilitation avec l’Ecole des Mines n’est pas apparente au niveau des enseignements. Le flux d’étudiants reste limité (6 à 8 étudiants de médecine par an). Il n’y a pas d’indication quant à la participation d’élèves-ingénieurs à la formation. L’ouverture internationale est très limitée. Recommandations pour l’établissement : Vu le nombre d’UE mutualisées avec la spécialité « BIS », la fusion des deux spécialités permettrait un effectif plus conséquent L’effort concernant les échanges internationaux, amorcé par la venue d’un professeur invité, mérite d’être renforcé. NOTATION (A+, A, B ou C) : B 5 Evaluation des diplômes Masters – Vague A ACADÉMIE : LYON Établissement : Université de Saint-Etienne - Jean Monnet Demande n° S3110054615 Domaine : Sciences, technologies, santé Mention : Ecologie et éthologie Présentation de la mention Il s’agit d’une des dix mentions de master « Sciences, technologies, santé » de l’Université de Saint-Etienne qui s’adresse aux étudiants titulaires de la licence « Sciences de la vie », parcours « Biologie des organismes ». Cette mention a évolué d’une formation professionnelle à une formation professionnelle et « recherche ». Il est proposé une seule spécialité qui permet l’acquisition de connaissances fondamentales, et une maîtrise des méthodologies, en éthologie et écologie. La formation débouche sur une poursuite en doctorat ou une insertion dans le milieu professionnel comme ingénieur ou chargé de mission. Avis condensé Avis global : La formation présente un ensemble cohérent, et les compétences acquises par les étudiants les préparent à des métiers d’avenir dans les domaines de la protection de la nature et du développement durable. L’évolution de la mention professionnelle vers une mention professionnelle/« recherche » est pertinente, au vu du devenir des étudiants des promotions précédentes. Toutefois, l’adossement « recherche » (2 équipes d’accueil) est faible au regard du potentiel recherche du Pôle de Recherche et d’Enseignement Supérieur (PRES). Points forts : Le contenu des enseignements permet une formation en adéquation avec les métiers proposés. Cette spécialité, rarement proposée au niveau national (Rennes et Strasbourg), est unique dans ce domaine au niveau régional. Le master bénéficie d’un réseau de professionnels qui participent aux enseignements et proposent des stages. Le suivi personnalisé des étudiants en stage permet d’en valoriser l’aspect formateur. La mise en place d’une véritable procédure d’évaluation des enseignements par les étudiants qui permet d’améliorer le fonctionnement du master. Points faibles : Le descriptif des métiers ne correspond pas toujours à un niveau de cadre. L’Université de Saint-Etienne doit se doter de moyens pour suivre précisément le devenir professionnel des étudiants formés en master. L’adossement de la formation, est limité aux deux seules équipes d’accueils du site, ce qui paraît trop faible au regard des autres mentions du PRES Lyonnais. 1 Recommandations pour l’établissement : La formation gagnerait à être intégrée à l’offre de formation du PRES de Lyon, elle bénéficierait ainsi du recrutement des étudiants, de l’adossement à la recherche, de la possibilité de proposer des unités d’enseignements (UE) optionnelles et la participation d’autres enseignants-chercheurs. En retour, l’offre de formation du PRES s’enrichirait d’une spécialité unique au niveau régional. Une politique de valorisation de la formation auprès des professionnels devrait permettre une meilleure insertion des étudiants au niveau cadre. NOTATION GLOBALE (A+, A, B ou C) : A Avis détaillé 1 OBJECTIFS (scientifiques et professionnels) : Cette mention propose une seule spécialité, qui a pour objectif de dispenser des connaissances fondamentales, et de former à la maîtrise d’outils méthodologiques, en éthologie et écologie. La formation débouche sur une poursuite en doctorat ou une insertion dans le milieu professionnel dans les secteurs de la gestion de territoires ou d’écosystèmes, de la protection de la nature, de l’élevage ou de la pisciculture. 2 CONTEXTE (positionnement, adossement recherche, adossement aux milieux socioprofessionnels, ouverture internationale) : Cette formation, qui a évolué d’une formation professionnelle à une formation professionnelle et « recherche », s’adresse aux étudiants titulaires d’une licence « Sciences de la vie », parcours « Biologie des organismes » de l’Université de Saint-Etienne. Cette mention de master est unique dans la région, et il en existe peu de ce type en France (Rennes et Strasbourg). Créé depuis 2004, le master bénéficie d’un réseau de professionnels qui participe aux enseignements et propose des stages (office national des forêts, fédération de chasse, bureaux d’étude, conservatoire, réserve naturelle). Le master s’appuie principalement sur deux équipes d’accueil du site de Saint-Etienne, ce qui ne correspond pas au potentiel existant dans ce domaine disciplinaire au niveau du PRES. Les liens pédagogiques avec d’autres écoles et institut, ou d’autres mentions de l’Université sont peu développés. Les étudiants sont incités à effectuer un de leurs stages à l’étranger (9 stages en 2009). L’accueil d’étudiants et d’enseignants étrangers est affiché comme une priorité dans le projet. 3 ORGANISATION GLOBALE DE LA MENTION (structure de la formation et de son organisation pédagogique, politique des stages, mutualisation et co-habilitations, responsable de la formation et équipe pédagogique, pilotage de la formation) : La formation, qui ne comporte qu’une spécialité, est structurée en deux années complémentaires assurant une progression logique, associant enseignements fondamentaux et complémentaires sans possibilité d’options. La structure est parfaitement lisible. La majorité des UE (15 UE sur 23) concerne des enseignements en écologie et éthologie, un enseignement complémentaire en anglais, communication, statistique, droit et système d’information géographique (SIG) est proposé en complément. La politique des stages est bien développée, avec une grande attention portée aux structures d’accueil, à l’ouverture internationale et à l’encadrement académique, assuré par un référent de l’équipe de formation et par le directeur du master. 2 L’insertion dans le milieu professionnel ou dans le monde de la recherche se fait grâce à un stage de trois mois en M1 et un stage de six mois en M2, avec un oral après six semaines pour présenter le sujet, et une soutenance finale. L’équipe de direction est structurée, avec des charges bien définies pour le directeur de la mention et les responsables du M1 et du M2. L’équipe pédagogique associe des enseignants-chercheurs et des professionnels sans qu’il soit possible de connaître leur implication respective. L’accès en M1 est de droit pour les étudiants de licence de l’Université de Saint-Etienne et sur dossier avec lettre de motivation pour les étudiants extérieurs. Une intégration sur dossier est possible au niveau du M2. Les enseignements sont évalués par un contrôle continu et un examen terminal. La préparation au Certificat Informatique et Internet (C2I) se fait dans le cadre du PRES à l’Université de Lyon. Le pilotage est assuré par un conseil de perfectionnement permettant d’évaluer la formation en fin d’année afin d’apporter des correctifs éventuels. Un comité de pilotage transversal, suite au rapport du conseil de perfectionnement, propose éventuellement des modifications de l’organisation du master. 4 BILAN DE FONCTIONNEMENT (origines constatées des étudiants, flux, taux de réussite, auto-évaluation, analyse à 2 ans du devenir des diplômés, bilan prévisionnel pour la prochaine période) : En 2008, 148 candidatures ont été examinées, ce qui démontre l’attractivité de cette formation. Le taux de sélection est de 75 % et 2/3 des étudiants sont d’origine stéphanoise. L’équipe de formation affiche la volonté d’augmenter la proportion d’étudiants non stéphanois, en particulier étrangers. Entre 2007 et 2009, 33 à 35 étudiants ont intégrés le M1, prés de 70 % intègrent et réussissent leur M2 (100 % de réussite). Les éléments du document ne permettent pas d’expliquer la diminution du flux entre le M1 et le M2. L’Université de Saint-Etienne n’a pas été en mesure de fournir des résultats sur le devenir des étudiants. Toutefois, les données partielles présentées montrent que le master ne permet pas toujours aux étudiants ayant trouvé un emploi d’accéder au statut de cadre, en revanche de nombreux étudiants poursuivent en thèse. Il n’est pas envisagé d’augmentation du flux d’étudiants, mesure raisonnable au vu de l’offre potentielle d’emplois. Un point positif est la mise en place d’une véritable procédure d’évaluation des enseignements par les étudiants à partir d’un questionnaire en ligne. Les résultats sont transmis au conseil de perfectionnement pour le bilan annuel afin de proposer le cas échéant au Conseil des Etudes et de la Vie Universitaire (CEVU) des modifications dans l’enseignement. 3 Evaluation des diplômes Masters – Vague A ACADÉMIE : LYON Établissement : Université de Saint-Etienne - Jean Monnet Demande n° S3110054625 Domaine : Sciences, technologies, santé Mention : Informatique Présentation de la mention Cette mention de master « Informatique » est constituée d’une seule spécialité intitulée « Web intelligence » en demande de renouvellement. Elle est la seule mention en informatique à Saint-Etienne (SE). Sa thématique concerne le couplage entre les technologies web et l’intelligence artificielle (IA) ; cette thématique est originale dans l’académie, même si les deux aspects web et IA se retrouvent indépendamment l’un de l’autre dans d’autres spécialités, à Lyon notamment. Il existe des liens pédagogiques et de recherche avec les deux écoles d’ingénieurs de Saint-Etienne, l’Ecole Nationale Supérieure des Mines (ENSM.SE) et Telecom. L’adossement à la recherche se fait par une unité mixte de recherche (UMR), le Laboratoire Hubert Curien (LHC), et une équipe de recherche dans chacune des deux écoles. L’environnement socio-professionnel régional est riche. La thématique « Web intelligence » est extrêmement pertinente par rapport au marché de l’emploi. Avis condensé Avis global : Cette mention comprend une seule spécialité, ce que les flux faibles d’étudiants imposent (30 inscrits). Sa thématique est claire et lisible, pertinente par rapport au marché de l’emploi, l’environnement socio-économique et aussi par rapport aux laboratoires supports (laboratoire Hubert Curien UMR CNRS, un laboratoire de Telecom SaintEtienne qui est une équipe d’accueil (EA) et un laboratoire de l’ENSM.SE et aux établissements associés (Université de Saint-Etienne, ENSM.SE en co-habilitation, Telecom Saint-Etienne en partenaire). L’objectif est de former des cadres. Les étudiants diplômés trouvent facilement du travail, au niveau de qualification leur correspondant ; 10% poursuivent en doctorat. Cette formation est originale dans sa région, mais plus généralement en France. Des « professionnels » constituent une part non négligeable de l’équipe de formation (13, à comparer à 22 enseignants-chercheurs). Une forte imbrication existe entre les deux écoles d’ingénieurs Telecom et Mines de Saint-Etienne et cette mention de master puisque les élèves de troisième année des écoles d’ingénieurs peuvent avoir une double inscription en master, suivre l’intégralité du master et obtenir les deux diplômes, ingénieur et master. Les flux d’étudiants sont faibles ; il faut noter qu’un quart des inscrits en première année de master (M1) n’a pas obtenu la licence à Saint-Etienne, et qu’un quart vient de l’étranger ; à nouveau en deuxième année (M2), un quart des inscrits provient d’autres M1 ou de l’étranger. Il y a très peu d’abandons. Il s’agit donc d’une formation de master de qualité, pertinente, bien encadrée et qu’il faudrait encourager, malgré les flux faibles. Points forts : L’appui recherche, en particulier celui du Laboratoire Hubert Curien (LHC, UMR CNRS). 1 Le partenariat étroit avec les écoles d’ingénieurs locales (Mines et Telecom). La thématique pertinente. Le bon environnement socio-professionnel. Point faible : Le faible flux d’étudiants, à mettre en rapport avec la très forte sélectivité pour l’entrée en M2 pour les candidatures extérieures. NOTATION GLOBALE (A+, A, B ou C) : A Recommandations pour l’établissement : Ce master est une bonne formation, adossé à une équipe de recherche solide, avec une très bonne équipe pédagogique, dispensant une formation particulièrement pertinente via à vis de l’environnement socio-économique et du marché de l’emploi. Il serait donc tout à fait justifié de soutenir cette mention et de l’encourager à se développer sur des thématiques orientées « Web ». Vus les faibles flux d’étudiants et la pertinence de sa thématique, il serait judicieux de diversifier les recrutements, en France et à l’étranger. Le dossier mentionne pourtant 300 demandes d’inscriptions en M2, mais la sélection n’en retient qu’une vingtaine et cela conduit à un flux entrant résultant de deux à trois étudiants seulement, soit 1% des demandes et 10% de la promotion ! Il faudrait renforcer l’ouverture internationale. Il conviendrait que les quatre semestres correspondent au même nombre de crédits européens (CE) (35 CE au S3, 25 au S4) ; le stage paraît sous-estimé dans la maquette actuelle avec seulement 25 CE. Il conviendrait de veiller à nettement distinguer le M2 des diplômes d’ingénieur ; les élèves ingénieurs reçoivent-ils une ouverture à la recherche en participant à ce master ? Plus généralement, qu’est ce qui distingue le diplôme d’ingénieur du M2 ? Enfin, des synergies pourraient être recherchées avec les mentions de master d’informatique de l’Université Lyon 1 – Claude Barnard (UCBL) et l’Université Lyon 2 – Lumière afin de désenclaver ce master, et d’augmenter le flux d’étudiants. Avis détaillé 1 OBJECTIFS (scientifiques et professionnels) : Objectifs scientifiques : mention/spécialité à l’intersection entre web et intelligence artificielle : les objectifs sont d’acquérir les connaissances conceptuelles et techniques concernant ces deux aspects, en particulier, en instanciant les notions d’intelligence artificielle au domaine du web : recherche d’information, organisation/structuration de la connaissance, indexation, web sémantique, multilinguisme. Les connaissances de base indispensables à ces deux domaines sont naturellement introduites au préalable. Objectifs professionnels : former des étudiants pour devenir des cadres ayant vocation à occuper, in fine, des emplois de chefs de projet. Les emplois visés sont ceux d’ingénieurs de développement, ingénieurs d’études, consultants ; une poursuite en doctorat est également possible. 2 CONTEXTE (positionnement, adossement recherche, adossement aux milieux socioprofessionnels, ouverture internationale) : Régionalement, l’offre en master d’informatique se concentre à Lyon. Néanmoins, ce master a été défini sur une thématique originale dans la région, et même en France. Les liens pédagogiques avec l’ENSM.SE et Telecom SaintEtienne constituent un atout. L’adossement à la recherche se fait par le Laboratoire Hubert Curien (UMR CNRS), l’EA laboratoire des Dispositifs et Instrumentation Optoélectroniques et Microondes (DIOM) à Telecom Saint-Etienne et le Centre Génie Industriel et Informatique de l’ENSM.SE. On compte sept enseignants-chercheurs habilités à diriger des recherches (HDR) en informatique dans l’équipe de formation, parmi 22 les enseignants-chercheurs de l’équipe de formation (six à l’ENSM.SE, deux à Telecom Saint-Etienne). 2 L’environnement socio-économique régional est riche, avec de nombreuses sociétés importantes et des entreprises de taille plus modeste offrant des débouchés pertinents aux étudiants. On notera également le cluster EDIT qui regroupe et structure les éditeurs de logiciels de la région. L’équipe pédagogique comprend également treize personnes travaillant dans des entreprises (chefs de projet, ingénieurs, directeurs, ...), ce qui renforce les liens avec le tissu économique. On note également un « research assistant » de l’Université de Manchester dans l’équipe pédagogique. Les étudiants sont incités à la mobilité internationale, toutefois peu d’étudiants sont volontaires. En M1, 25% des étudiants de la promotion sont recrutés à l’étranger. 3 ORGANISATION GLOBALE DE LA MENTION (structure de la formation et de son organisation pédagogique, politique des stages, mutualisation et co-habilitations, responsable de la formation et équipe pédagogique, pilotage de la formation) : Constituée d’une seule spécialité, la structure de la mention est naturellement très simple ; elle est dimensionnée aux flux d’étudiants. Il n’y a pas d’option. Il existe une mutualisation avec Telecom Saint-Etienne où les élèves de deuxième année de cette école d’ingénieurs peuvent suivre un module optionnel de « fouille de données et apprentissage automatique » qui fait partie du M1 ; en troisième année, les élèves ingénieurs peuvent s’inscrire à la fois en école et en master, suivre l’intégralité des cours de M2 et avoir le double diplôme ingénieur/master. Une co-habilitation avec l’ENSM.SE est demandée. Il y a une imbrication entre cette mention et les deuxième et troisième années de cette école. Les étudiants peuvent être inscrits à la fois en master et à l’ENSM.SE et dans ce cas, ils suivent tous les cours du master. L’équipe pédagogique est composée d’une vingtaine d’enseignants-chercheurs informaticiens (section 27 CNU) ; une douzaine de « professionnels » la complète. Il existe un comité de pilotage inter-année, en liaison avec le domaine Sciences, technologies, santé (STS). Il y a des responsables au niveau de la mention et un responsable par année, ainsi que des co-responsables à l’ENSM.SE (co-habilitation). Enfin, il y a un conseil de perfectionnement. 4 BILAN DE FONCTIONNEMENT (origines constatées des étudiants, flux, taux de réussite, auto-évaluation, analyse à 2 ans du devenir des diplômés, bilan prévisionnel pour la prochaine période) : Les flux d’étudiants sont relativement faibles : 23 étudiants en M1, 16 en moyenne en M2 sur les années 20062007 à 2008-2009 ; néanmoins, on observe une forte progression en 2009-2010 avec 36 inscrits en M1, 26 en M2. En M1, les étudiants se recrutent à 50% à Saint-Etienne (licence « Informatique » de l’Université de SaintEtienne et quelques diplômés universitaires de technologies – DUT - ayant suivi une licence professionnelle), 25% en France en dehors de Saint-Etienne, 25% d’étrangers (Maghreb, Chine, Ukraine, Roumanie). En M2, les étudiants se recrutent à 75% à Saint-Etienne (65% du M1 « Informatique », 10% en école d’ingénieurs), 10% en France en dehors de Saint-Etienne, 15% de l’étranger. L’attractivité est croissante : 50% de non originaires de Saint-Etienne en 2009/2010, contre 30% en 2008/2009 et 15% auparavant. Les taux de réussite sont de 100% en M2 et de 65% en moyenne en M1. Aucun abandon n’est observé en M2, 5% en M1. Une évaluation des enseignements avec des questionnaires types et un logiciel exploitant les réponses à ces questionnaires est organisée. Il y a aussi des réunions semestrielles enseignants/étudiants. Différentes modifications de la maquette d’enseignement en ont résulté (ajout de cours « gestion de projet » et stage en M1). À deux ans, les trois-quarts des étudiants sont en CDI, un quart en doctorat. Les fonctions occupées sont en adéquation avec la formation. Des promotions de 30 à 40 étudiants sont visées sur le prochain contrat. 3 Avis par spécialité Web intelligence Avis : Cette spécialité est la seule de la mention. Elle est originale dans l’académie et s’appuie de manière cohérente sur les laboratoires support, une mise en synergie de l’université et des écoles d’ingénieurs ENSM.SE et Telecom Saint-Etienne, un environnement socio-économique riche, en particulier des débouchés en termes d’emplois très favorables. Un quart des diplômés en M2 poursuivent en doctorat, les autres étant en CDI. Points forts : Un bon appui recherche en particulier au Laboratoire Hubert Curien (LHC, UMR CNRS). Une thématique pertinente. Un bon environnement socio-professionnel ; bonne participation à l’équipe pédagogique de ce milieu. La collaboration avec l’école des Mines et l’école Telecom de Saint-Etienne. Points faibles : Le déséquilibre des CE entre S3 et S4 : le stage apparaît sous-évalué avec seulement 25 CE pour le S4. Le faible flux d’étudiants, à mettre en regard de la très forte sélectivité pour l’entrée en M2 pour les candidatures extérieures. Certaines incohérences dans le dossier : par exemple concernant l’anglais, la description générale (page 23) indique un enseignement/semestre, alors que le parcours type indique un enseignement/année. Recommandations pour l’établissement : Il conviendrait de veiller au flux d’étudiants pour un diplôme dont la pertinence vis-à-vis du marché de l’emploi paraît très bonne. La formation continue en particulier pourrait être développée ; le nombre important de dossiers reçus et finalement rejetés (99% !) laisse penser qu’il y a des marges substantielles d’augmentation de ces effectifs. Par ailleurs, concernant les élèves ingénieurs en double inscription ingénieur-master, il faudrait veiller à ce que la troisième année d’ingénieur ne soit pas seulement équivalente au M2 : sur ce point, le dossier de demande d’habilitation n’est pas très clair. Enfin, même si le dossier est globalement bien rédigé, il serait souhaitable de clarifier certaines informations ; des incohérences demeurent et nuisent à l’analyse et à la compréhension de certains points (tels que la place de l’anglais dans la formation, les doubles inscriptions ingénieur/master). NOTATION (A+, A, B ou C) : A 4 Evaluation des diplômes Masters – Vague A ACADÉMIE : LYON Établissement : Université de Saint-Etienne - Jean Monnet Demande n° S3110054628 Domaine : Sciences, technologies, santé Mention : Optique, image, vision Présentation de la mention La mention « Optique, image, vision » offre une formation spécialisée et approfondie dans les domaines des nanotechnologies photoniques, de l’instrumentation optique et du contrôle, du traitement des images et de la couleur. Cette mention de master est portée par l’Université de Saint Etienne – Jean Monnet en co-habilitation avec trois écoles d’ingénieurs, l’Ecole Nationale Supérieure des Mines de Saint-Etienne (ENSM.SE), l’Institut d’Optique Graduate School, l’Ecole des Mines de Paris (Mines ParisTech). Cette mention comporte une unique spécialité du même nom que la mention. Elle est organisée en une première année de master (M1) avec trois parcours possibles : « Physique/optique », « Image/vision/informatique », « Couleur » (parcours Erasmus Mundus) qui sont accessibles aux étudiants issus d’une licence de physique, de physique-chimie ou d’informatique. La seconde année du master (M2) propose cinq parcours plus spécialisés avec un niveau de mutualisation pouvant aller jusqu’aux deux tiers des unités d’enseignement (UE) : Micro et nano systèmes photoniques ; Instrumentation et contrôle ; Analyse et modélisation des images et des formes ; Traçabilité sécurisée ; Color in informatics and media technology (Erasmus Mundus). Avis condensé Avis global : La formation déposée est ambitieuse. Elle s’appuie sur un adossement recherche de qualité ainsi que sur une proximité intéressante avec le monde socio-professionnel, en symbiose avec les pôles Optique Rhône-Alpes, le pôle de compétitivité MINALOGIC et le Pôle Traçabilité. Le partenariat avec Mines ParisTech et l’accréditation Erasmus Mundus gravitant autour de l’imagerie couleur montrent le dynamisme de l’équipe pédagogique et une réelle volonté d’ouverture internationale (devenir le master européen de référence en traitement de la couleur) avec tout ce que cela implique (attractivité du site, cours en anglais, visibilité, etc.). La présence d’industriels dans le comité de perfectionnement, le flux d’étudiants actuel, le dispositif d’évaluation des enseignements, les débouchés identifiés en région Rhône-Alpes dans le secteur de l’optique-photonique sont des points très positifs. 1 Points forts : La création du parcours Erasmus Mundus « Color in Informatics and Media Technology » avec le support d’entreprises nationales et internationales (HP, Kodak, Nokia, ...) Un environnement socio-économique impliqué. Des industriels (Nokia et Thomson) siègent au conseil de perfectionnement de la mention et il existe des débouchés sur le marché de l’emploi. La nouvelle co-habilitation avec Mines ParisTech. L’ouverture internationale réussie. NOTATION GLOBALE (A+, A, B ou C) : A+ Recommandations pour l’établissement : Il conviendrait de veiller à conserver la maîtrise opérationnelle et pédagogique sur une formation complètement délocalisée (M1, M2) à l’Université Mentouri de Constantine. Par ailleurs, il faudrait veiller à préciser le mode de distribution des crédits européens (CE) et à renseigner les volumes horaires des enseignements. Avis détaillé 1 OBJECTIFS (scientifiques et professionnels) : L’offre de formation couvre l’optique, la photonique, le traitement de signal et des images, la vision artificielle, la modélisation en imagerie couleur et les technologies multimédia. L’objectif est la formation de spécialistes qui seront aptes à développer une activité de recherche ou d’ingénierie dans les secteurs disciplinaires de la physique appliquée, l’optique, la photonique, les télécommunications, l’instrumentation, le contrôle qualité, le contrôle industriel non destructif, la sécurisation des procédés, la vision, le traitement d’images et de la couleur. Les fonctions visées sont celles de : - cadre ou ingénieur maintenance, production, affaires ou recherche et développement (R&D), - responsable qualité, - chef de projet, - cadre technique supérieur, - chargé de conception de nouveaux produits, de logiciels ou de la mise au point de procédures de contrôle, de normalisation et certification de qualité, - chercheur, - enseignant-chercheur, etc. 2 CONTEXTE (positionnement, adossement recherche, adossement aux milieux socioprofessionnels, ouverture internationale) : La région Rhône-Alpes concentre une part importante de l’activité du secteur de l’optique-photonique : le Pôle Optique Rhône-Alpes et son adossement au pôle de compétitivité MINALOGIC, le Centre Ingénierie et Santé à SaintEtienne, et plus récemment avec le Pôle Traçabilité implanté à Valence, le Pôle Design à Saint-Etienne (module optionnel « Color in art and design »). La proposition d’évolution de la mention vers une unique spécialité co-habilitée avec l’ENSM.SE, l’Institut d’Optique Graduate School, les Mines ParisTech ainsi que les liens internationaux qui lient cette formation avec les universités de Grenade (Espagne), Joensuu (Finlande), et avec le Collège Universitaire de Gjorvik (Norvège) devraient lui permettre de trouver toute sa place dans le paysage régional, national mais aussi international. L’offre s’appuie donc sur les compétences reconnues des établissements partenaires, avec une ambition affichée. Le regroupement proposé ici en une seule spécialité est donc évalué comme un atout. 3 ORGANISATION GLOBALE DE LA MENTION (structure de la formation et de son organisation pédagogique, politique des stages, mutualisation et co-habilitations, responsable de la formation et équipe pédagogique, pilotage de la formation) : La restructuration présentée ici de cette mention de master datant de 2003 propose une fusion en une unique spécialité à finalité duale « professionnelle » & « recherche » déclinée en cinq parcours connexes et fortement mutualisés. La maquette est en effet intégralement modulaire et permet un bon niveau de mutualisation et une bonne intégration du parcours Erasmus Mundus (cours en anglais). Le M1 permet des parcours autorisant une 2 coloration (individualisation) en fonction du projet de l’étudiant ; le M2 est architecturé autour de cinq parcourstypes. On peut noter l’obligation de faire deux stages en laboratoire, l’un en M1 (3 mois minimum et 10 crédits), l’autre en M2 (5 mois minimum et 25 crédits) pour faciliter le contact de l’étudiant avec le monde industriel ou de la recherche et lui permettre de mûrir son projet de formation et de bâtir progressivement son projet professionnel. Les UE à compétences transversales sont largement mutualisées, de même que certains modules avec les mentions « Informatique/web intelligence », « Ingénierie des matériaux et des procédés » et la mention de master pluridisciplinaire « Design » dont la création est demandée. Le pilotage de la formation est conforme aux usages : comité de pilotage, conseil de perfectionnement, prise en compte des retours d’évaluation des enseignements. 4 BILAN DE FONCTIONNEMENT (origines constatées des étudiants, flux, taux de réussite, auto-évaluation, analyse à 2 ans du devenir des diplômés, bilan prévisionnel pour la prochaine période) : En M1 l’admission se fait sur dossier pour les titulaires d’une licence ou d’un diplôme ou titre équivalent, sauf pour les titulaires d’une licence de physique, de physique-chimie ou d’informatique pour lesquels l’accès est de droit. Dans la configuration actuelle, les élèves ingénieurs ont pu représenter jusqu’à plus de 50% de l’effectif des spécialités à finalité « recherche ». Tous les élèves ingénieurs stéphanois suivront un parcours complet (60 CE en M1 et 60 CE en M2) dans le présent master et il sera exigé d’eux le suivi d’un certain nombre de compléments pour l’obtention du diplôme d’ingénieur. Ce nombre devra être précisé et quantifié (nombre d’heures, nombre de CE). Le nombre d’étudiants inscrits en M1 est en augmentation ; en M2 le nombre d’étudiants inscrits est d’une petite quarantaine en moyenne. Le taux de réussite en M2 avoisine les 90% en moyenne ces trois dernières années. 3 Avis par spécialité Optique, image, vision Avis : Spécialité et mention se confondent, perdant ainsi un degré de liberté dans la hiérarchie mais les champs disciplinaires couverts sont clairement identifiés. Points forts : Point faible : De nombreux laboratoires supports, une recherche de qualité. L’organisation de la mention de master : comité de pilotage, présence d’industriels impliqués. Un dynamisme à l’international démontré par l’obtention d’un Erasmus Mundus en 2009. Les fluctuations constatées dans le nombre d’inscrits et le taux de réussite. Recommandations pour l’établissement : Il conviendrait de préciser le supplément de modules et de CE nécessaires pour les élèves ingénieurs inscrits en second diplôme pour l’obtention double du master et du diplôme d’ingénieur. La délivrance de deux diplômes doit correspondre à une réalité. L’adossement de la formation à un tissu industriel dense pourrait être avantageusement valorisé en proposant une formation continue ou par alternance dans le cadre de cette spécialité. La mise en œuvre de validation des acquis de l’expérience (VAE) serait également à développer. NOTATION (A+, A, B ou C) : A+ 4 Evaluation des diplômes Masters – Vague A ACADÉMIE : LYON Établissement : Université de Saint-Etienne - Jean Monnet Demande n° S3110054646 Domaine : Sciences, technologies, santé Mention : Mathématiques Présentation de la mention C’est l’unique mention de master de mathématiques de l’Université de Saint-Etienne – Jean Monnet. Sa première année (M1) est commune à toutes les spécialités. La deuxième année (M2) propose deux spécialités : la spécialité « Mathématiques générales » (MG), qui est co-habilitée avec l’Université Lyon 1 - Claude Bernard (UCBL) et portée par l’UCBL et la spécialité « Modélisation mathématique et applications » (MMA), qui est co-habilitée avec l’Ecole Nationale Supérieure des Mines de Saint-Etienne (ENSM.SE) et portée par l’Université de Saint-Etienne. Leurs objectifs sont différents. La première offre une formation de base généraliste. La seconde vise à fournir une formation aux techniques de construction de modèles, aux techniques d’étude mathématique de ces modèles et à celles de résolution numérique dans les domaines de l’ingénierie et de la finance. Elle s’appuie sur le Laboratoire de Mathématiques de l’Université de Saint-Etienne et d’autres équipes et laboratoires de l’Université de Saint-Etienne et de l’ENSM.SE. Avis condensé Avis global : Le dossier est relativement bien présenté mais manque parfois de détails. La structure de la mention de master est bonne. Son organisation exploite judicieusement la proximité de Lyon par une co-habilitation avec l’UCBL de la spécialité « Mathématiques générales » et la présence de l’ENSM.SE pour une co-habilitation de sa spécialité « Modélisation mathématique et applications ». Le positionnement tient compte des atouts locaux en termes de recherche et d’industrie : l’adossement à deux laboratoires de l’Université de Saint-Etienne, au centre de recherche Génie Industriel et Informatique (G2I) de l’ENSM.SE ainsi qu’à un réseau de partenariats industriels. La mention est bien conçue, avec un tronc commun fort en première année et des mutualisations pertinentes en deuxième année. Le bilan est assez conforme aux objectifs, mis à part les flux d’étudiants qui sont plus faibles que prévus. A côté de divers projets pour remédier à la faiblesse des flux (internationalisation, projet avec l’école d’ingénieurs Telecom Saint-Etienne), une meilleure communication pourrait rendre cette formation plus attractive. Points forts : Points faibles : La mention possède un bon adossement à la recherche. Son positionnement scientifique est adéquat. Ses partenariats sont bien conçus. Les flux d’étudiants pourraient être améliorés. Le devenir des étudiants qui ne poursuivent pas un doctorat n’est pas assez précisé. NOTATION GLOBALE (A+, A, B ou C) : A 1 Recommandations pour l’établissement : Le suivi du devenir des étudiants devrait être renforcé. Pour l’attractivité : un site web plus accueillant mériterait d’être développé ! La spécialité « Modélisation mathématique et applications » qui semble répondre à une demande du milieu professionnel pourrait peut-être afficher plus clairement une vocation professionalisante. Avis détaillé 1 OBJECTIFS (scientifiques et professionnels) : L’objectif est de former des étudiants en mathématiques. Deux spécialités sont proposées. La spécialité « Mathématiques générales », de type « recherche », prépare entre autres à un doctorat en mathématiques et au concours de l’agrégation de mathématiques. Ses objectifs professionnels sont les métiers d’enseignants et/ou la recherche. La spécialité « Modélisation mathématique et applications » est également de type « recherche ». Elle comporte trois parcours : « Analyse numérique et méta-modélisation », « Finances » et « Mathématiques effectives ». Elle prépare à un doctorat dans les domaines correspondants. Les métiers visés sont la recherche académique ou la recherche et développement (R&D) dans l’industrie. 2 CONTEXTE (positionnement, adossement recherche, adossement aux milieux socioprofessionnels, ouverture internationale) : C’est l’unique mention de master de mathématiques de l’Université de Saint-Etienne – Jean Monnet. La spécialité « Mathématiques générales » est co-habilitée avec l’Université Lyon 1 – Claude Bernard (UCBL). Il n’existe pas d’autres formations de ce type dans la région lyonnaise. Elle est hébergée à Lyon et s’appuie sur les laboratoires de mathématiques lyonnais. En revanche, il existe d’autres masters de type « mathématiques et applications » dans la région lyonnaise. Une spécificité de la spécialité « Modélisation mathématique et applications » est sa co-habilitation avec l’ENSM.SE et l’accent mis sur les applications à l’industrie et aux finances. Les thématiques de cette spécialité sont en adéquation avec les domaines de recherche des laboratoires concernés : Laboratoire de Mathématiques de l’Université de SaintEtienne, Centre de Recherches Economiques de l’Université de Saint-Etienne, centre de formation et de recherche Génie Industriel et Informatique de l’ENSM.SE. L’adossement aux milieux socio-professionnels est réalisé en premier lieu par les stages. Les contacts industriels se font à travers le plan pluri formations (PPF) Alliana et l’équipe du département Méthodes et Modèles Mathématiques pour l’Industrie (3MI) de l’ENSM.SE : des précisions à ce sujet auraient été bienvenues. On note la présence de professionnels de l’Institut Français de Pétrole (IFP), du Commissariat à l’Energie Atomique (CEA) et de l’Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire (IRSN) dans l’équipe de formation. Il existe un accord bilatéral avec l’Equateur et un projet d’internationalisation du master « Mathématiques » dans le cadre du programme Erasmus Mundus. 3 ORGANISATION GLOBALE DE LA MENTION (structure de la formation et de son organisation pédagogique, politique des stages, mutualisation et co-habilitations, responsable de la formation et équipe pédagogique, pilotage de la formation) : Le M1 est commun aux deux spécialités avec un choix de cinq modules parmi six au semestre 2. Les deux spécialités sont ensuite complètement disjointes en M2 puisque l’une, « Modélisation mathématique et applications » (MMA) a lieu à Saint-Etienne et l’autre « Mathématiques générales » (MG) à Lyon. La spécialité « MMA » est organisée en trois parcours : « Analyse numérique et méta-modélisation » ; « Finances » ; « Mathématiques effectives ». L’articulation M1/M2 et la progression dans la spécialisation sont convaincantes. Le dossier considère le travail expérimental de recherche (TER) de M1 comme un stage : c’est plutôt un projet. En M2 un stage d’au moins quatre mois est obligatoire ; c’est une organisation classique. Il se passe en entreprise ou 2 dans un laboratoire de recherche pour la spécialité « MMA » et dans un laboratoire de recherche pour la spécialité « MG ». La spécialité « MG » est co-habilitée avec l’UCBL. La spécialité « MMA » est co-habilitée et fortement mutualisée avec l’ENSM.SE au niveau M2. La mention possède une bonne équipe pédagogique, composée d’enseignants-chercheurs rattachés au laboratoire de mathématiques de l’Université de Saint-Etienne, d’ingénieurs de recherche de l’ENSM.SE et d’ingénieurs R&D. L’organisation de l’équipe pédagogique est bien décrite. Le rôle et l’organisation du comité de perfectionnement ne sont pas détaillés. Un comité de pilotage transversal au domaine se réunit chaque année. Le rôle des jurys est classique. 4 BILAN DE FONCTIONNEMENT (origines constatées des étudiants, flux, taux de réussite, auto-évaluation, analyse à 2 ans du devenir des diplômés, bilan prévisionnel pour la prochaine période) : Les étudiants du M1 proviennent essentiellement de la licence de mathématiques de l’Université de SaintEtienne, mais le dossier ne donne pas de données chiffrées pour les provenances. Les flux constatés sont faibles : une dizaine d’étudiants tant en M1 qu’en M2 (avec dans ce cas un apport d’étudiants de l’ENSM.SE). Les taux de réussite sont variables autour de 70%. L’évaluation des enseignements est faite au moyen de formulaires en ligne. Des réunions semestrielles des responsables de la mention de master et des délégués étudiants sont organisées. Le dossier fait état de 80 à 90% de taux d’activité à deux ans des diplômés dans leur domaine de compétence. Toutefois aucun détail n’est fourni et la source de ces données est inconnue. Le dossier indique les actions mises en œuvre pour augmenter le flux d’étudiants : accord avec l’Equateur, master Erasmus Mundus, projet avec l’école d’ingénieurs Telecom Saint-Etienne. 3 Avis par spécialité Mathématiques générales L’avis concernant cette spécialité a été communiqué à l’établissement porteur l’Université Lyon 1 – Claude Bernard (UCBL). Tous les enseignements ont lieu à l’UCBL, avec une intervention potentielle d’enseignants-chercheurs de l’Université de Saint-Etienne. En raison des effectifs actuels, cette délocalisation est complètement justifiée. Les dossiers de Saint-Etienne, comme ceux de Lyon, ne donnent pas les flux précis d’étudiants venant de Saint-Etienne ; ils semblent faibles. Modélisation mathématique et applications Avis : C’est une bonne formation, par la qualité des enseignements et des intervenants, qui tire partie des atouts locaux. Elle est bien positionnée dans l’environnement régional. Elle respecte ses objectifs, par un bon taux d’insertion professionnelle et quelques poursuites d’étude en doctorat, mais ses flux sont faibles. Points forts : Point faible : Le bon adossement à la recherche. Un positionnement scientifique adéquat. Le bon choix de parcours avec une forte mutualisation. L’absence d’indication de flux d’étudiants pour cette spécialité (qui peuvent toutefois être déduits partiellement des flux pour la mention et des flux pour l’autre spécialité). Cela conduit à conclure à des flux faibles. Recommandations pour l’établissement : Il faudrait indiquer précisément les flux d’étudiants de la spécialité en M2. Le suivi du devenir des étudiants devrait être renforcé. Pour l’attractivité, un site web plus accueillant devrait être développé. Cette spécialité qui semble répondre à une demande du milieu professionnel pourrait peut-être afficher plus clairement une vocation professionalisante. Deux éléments nouveaux peuvent amener à repenser la place du parcours « Mathématiques effectives » au sein des masters de mathématiques de la région lyonnaise : la création de la spécialité « Mathématiques pour l’enseignement » et la création au sein de la future mention « Ingénierie mathématique » de l’UCBL d’une spécialité « Codage et cryptage ». NOTATION (A+, A, B ou C) : A 4 Evaluation des diplômes Masters – Vague A ACADÉMIE : LYON Établissement : Université de Saint-Etienne – Jean Monnet Demande n° S3110054668 Domaine : Sciences humaines et sociales Mention : Systèmes, territoires, environnements, patrimoines (STEP) Présentation de la mention Il s’agit du renouvellement d’un master TPE réorganisé. C’est une formation pluridisciplinaire, histoiregéographie principalement, destinée à de futurs spécialistes de la planification territoriale, de l’aménagement, du patrimoine et des paysages dans la perspective du développement durable. Elle comporte quatre spécialités. Les métiers de la géomatique, du patrimoine, depuis la gestion, la conservation, jusqu’à la communication s’ouvrent aux titulaires de ce master avec un profil de professionnel. Les autres poursuivant en thèse. Avis condensé Avis global : Le master STEP est cohabilité avec l’université de Savoie-Chambéry, l’université de Grenoble 1, l’École des Mines de St Etienne, l’ENI de St Etienne, l’ENS Lyon STEP est donc une formation originale en France, par le nombre d’établissements habilités et la combinaison École d’ingénieur / formation universitaire. Les spécialités sont, soit situées sur des créneaux très spécialisés au niveau national (Patrimoine, SIG : Systèmes d’information géographique), soit inscrites de manière originale dans un réseau régional. Les spécialités professionnelles sont reconnues et attractives au niveau national et même international. Donc, les différentes spécialités ont des points forts dans des domaines différents : l’international pour Patrimoines, le fonctionnement en réseau pour STADE, la formation continue et la VAE pour SIG. La spécialité CENSSO (Cultures, environnements, sociétés) pourrait veiller à mieux s'intégrer avec les formations en histoire qui existent au sein du PRES de Lyon. Un trop petit nombre d’étudiants choisissent la recherche, mais c’est une tendance nationale. L’attractivité internationale due à l’impact du master Erasmus mundus maclands est un atout sur lequel la formation dans son ensemble devrait s’appuyer. Points forts : Formation bien ancrée dans son environnement local et solide du point de vue de la recherche, dont certaines spécialités ont une notoriété nationale et internationale. Transdisciplinarité partagée à l’intérieur des Sciences humaines et sociales et dans un compagnonnage SHS – Ingénierie qui est original et particulièrement riche dans un contexte de formation. Malgré la difficulté de pilotage, des objectifs clairs donnent une bonne cohérence à l’ensemble. Points faibles : Taux d’échecs assez élevés en M1 (plus de la moitié), ce qui supposerait de prévoir des ponts vers d’autres formations. Les aspects VAE et formation continue sont trop absents de certaines filières. 1 NOTATION GLOBALE (A+, A, B ou C) : A Recommandations pour l’établissement : Les réseaux internationaux devraient être étoffés et densifiés dans toutes les spécialités. L’établissement aurait intérêt à fournir davantage de moyens d’appui administratif à une formation dont la gestion est aussi complexe. Il semble que le master devrait pouvoir faire en sorte que toutes les spécialités atteignent le niveau d’excellence. Avis détaillé 1 OBJECTIFS ( scientifiques et professionnels) : L'objectif général de la mention de master est de proposer un savoir de recherche solide et diversifiée sur les approches Sciences humaines et sociales, des territoires et des environnements, savoirs qui permettent aux étudiants de se construire des parcours individualisés et professionnalisants sur les métiers précis de la géomatique, du patrimoine et de l'intelligence environnementale. La transdisciplinaires est un atout grâce à des compétences dans les champs historiques et géographiques. Le programme du master met l'accent, même dans les parcours recherche, sur la mobilisation des savoirs fondamentaux scientifiques pour répondre à des questions concrètes et appliquées et sur l'apprentissage des transferts de connaissances entre Sciences humaines et sociales et ingénierie et sciences « exactes ». Ce qui confère son originalité à ce master. 2 CONTEXTE (positionnement, adossement recherche, adossement aux milieux socioprofessionnels, ouverture internationale) : La transdisciplinarité est actée dans des relations étroites avec l’École nationale supérieure des mines et l'ENISE, mais aussi avec d'autres écoles d’ingénieurs rhônalpines connectées par l'intermédiaire de l'UMR EVS (INSA, ENTPE…) qui jouent un rôle actif dans les recherches territoriales. En plus, la formation s'appuie très fortement sur un grand nombre de partenaires économiques et institutionnels ligériens, rhodaniens et rhônalpins (Communautés de commune et d’agglomération, conseil général, EPASE, Cité du design, Agences d’urbanisme, parcs naturels…). Si les débouchés dépassent le cadre régional, les formations s’appuient largement sur les partenaires locaux. Pour la recherche, le master STEP est adossé à : - Un laboratoire unique, ISTHME, résultat de la fusion de l’IERP et du CRENAM et lui-même composante de l’UMR 5600 EVS Environnement, villes et sociétés. - Une seule école doctorale du PRES de Lyon : Histoire, géographie, aménagement, archéologie, sociologie, anthropologie, sciences politiques (ED 483 avec Lyon 2, Lyon 3, l'ENS-LSH). Les chercheurs impliqués dans le master sont aussi actifs dans le pôle multidisciplinaire Temis, axe fort de la politique scientifique de l’université Jean Monnet sur le thème de l’innovation et des territoires. Cinq cohabilitations (Universités de Savoie-Chambéry et de Grenoble 1, Ecole nationale supérieure des mines de St-Etienne, Ecole nationale d’ingénieurs de St-Etienne, Ecole normale supérieure de Lyon) et de nombreux partenariats (douze sont mentionnés) illustrent le nombre et la diversité des collaborations réelles et effectives sur le plan pédagogique et scientifique sur lesquelles peut s’appuyer le master STEP. Il faut leur ajouter des liens étroits avec l’École nationale d’architecture de Saint-Étienne (ENSASE) pour le patrimoine. Si l’ouverture internationale est forte pour la spécialité « Patrimoine », support du master Erasmus mundus Maclands, la dimension internationale des autres spécialités est plus en demi-teinte. Il est vrai que la spécialité SIG travaille à construire des partenariats d’échanges avec des universités d’autres pays. 2 3 ORGANISATION GLOBALE DE LA MENTION (structure de la formation et de son organisation pédagogique, politique des stages, mutualisation et co-habilitations, responsable de la formation et équipe pédagogique, pilotage de la formation) : STEP est un master unique, regroupant quatre spécialités : « SIG », « PATRIMOINES », « STADE » et « CENSSO ». Il est organisé autour de quatre semestres aménagés tout au long des deux années, afin de mêler recherche et professionnel. Le M1 est complexe à organiser, afin de lui garder son caractère professionnalisant dans une spécialité tout en maintenant des possibilités d’ouverture et en préservant sa capacité d’être un carrefour entre les spécialités. La formation est réellement progressive : de nombreux cours sont communs aux quatre spécialités. Une mise à niveau en M1 est proposée aux étudiants venant de filières différentes. Plusieurs types de stage sont combinés. En M1 (S2), une mission de 3-4 mois en France, mais possible à l’étranger. En M2 (S4), un stage « Jeune professionnel » ou « Jeune chercheur » de 5 ou 6 mois minimum, selon la spécialité et l’étranger est préconisé. En M1, le Forum aux stages sera généralisé. Une guidance est mise en place avec un coordonnateur spécialisé. Les stages sont évalués avec rigueur. 26 enseignants-chercheurs et 22 professionnels assurent les cours. On remarque un juriste dans cette liste. L’organisation se compose d’un Conseil de master en charge du pilotage général de la formation, de l’organisation de son évaluation, ainsi que de l’élaboration et de la modification du programme. Il est appuyé sur des comités de spécialité intégrant les étudiants dans le suivi et l’amélioration au plus près de la formation. 4 BILAN DE FONCTIONNEMENT (origines constatées des étudiants, flux, taux de réussite, auto-évaluation, analyse à 2 ans du devenir des diplômés, bilan prévisionnel pour la prochaine période) : Les effectifs montent à 120 étudiants en M1 environ avec un taux de réussite d’environ 50% et seulement une cinquantaine en M2 (et de bons taux de réussite) avec quelques individus seulement en recherche. L’adossement de la formation recherche aux formations professionnelles permet toutefois de maintenir cette « filière » manifestement peu attractive. Dans l’ensemble, l’équipe parie sur un maintien et même un accroissement des flux grâce à une réorganisation de la formation la rendant plus intégrée et plus lisible. Les objectifs sont de parvenir à conserver plus d’étudiants stéphanois, à attirer des étudiants régionaux et nationaux et à développer la notoriété internationale. Le pronostic semble raisonnable. 3 Avis par spécialité Systèmes d’information géographique (SIG) Avis : L’objectif général de la spécialité SIG est de former les étudiants à la Géomatique, envisagée comme un ensemble cohérent et évolutif de concepts, de méthodes et de techniques de gestion de l’information géographique. Cet objectif est globalement atteint. La formation propose une deuxième compétence à des étudiants venant de la géographie, de l’aménagement, de l’urbanisme, de la gestion de l’environnement ou de filières scientifiques et une spécialisation et une ouverture applicative pour des informaticiens ou des ingénieurs généralistes. Une importante réflexion sur les usages des outils informatiques est proposée, afin de préparer au mieux à la mise en adéquation entre une problématique et les techniques à mettre en œuvre. Cette spécialité est reconnue nationalement comme de bon niveau en professionnel. La filière recherche, plus récente a des performances encourageantes. Points forts : Une très bonne lisibilité de la formation pour les futurs candidats et une formation qui fournit un emploi au sortir de l’année de M2. Un réseau d’intervenants de bon niveau. Un environnement riche pour la recherche. Points faibles : Une spécialité peut être trop prévue pour des géographes et où les historiens ont peu de place. Une intégration du cursus sur deux ans encore incomplète. Recommandations pour l’établissement : Il conviendrait de penser à un élargissement vers les carrières du patrimoine dévolues plus aux historiens.Il serait souhaitable de formaliser davantage le fonctionnement de la spécialité (Conseil de spécialité, comité pédagogique). NOTATION (A+, A, B ou C) : A Systèmes territoriaux, aide à la décision, environnement (STADE) L’avis a été adressé à l’établissement porteur (ENS-LSH Lyon). Patrimoines, paysages culturels, mémoire-recherche et métiers Avis : Il s’agit de former des spécialistes du patrimoine matériel et immatériel, ce qui est original en France. La formation est reconnue et débouche sur des emplois dans l’année qui suit la sortie du M2, signe de l’adéquation de la formation au marché La spécialité bénéficie d'une mutualisation avec les enseignements et les intervenants internationaux du master Erasmus mundus maclands. Les contenus et les intervenants (recherche et professionnel) évoluent en fonction des données du marché de l'emploi. 11 enseignants-chercheurs et 21 professionnels constituent l’équipe pédagogique. Comme la formation est connue, c’est une référence pour les entreprises qui proposent de nombreux stages. 4 Points forts : L’ouverture à l'international (master Erasmus Mundus Maclands) qui donne à cette spécialité son attractivité. L’adaptabilité et la réactivité au monde de l'emploi et de la recherche. L’accueil systématique chaque année de personnels qui reprennent leurs études par la VAE ou par la formation continue. Point faible : La sélection ne s’opèrant qu’en entrée de M2, un quart seulement des étudiants auront suivi l’enseignement complet pourtant indispensable au cursus, les autres venant d’autres spécialités de M1. Recommandations pour l’établissement : Il faudrait, pour valoriser les éléments positifs de la spécialité, structurer une formation globale de master en deux ans en organisant mieux les flux en conséquence et renforcer le lien entre recherche et professionnalisation. NOTATION (A+, A, B ou C) : A Cultures, environnements, sociétés (CENSSO) Avis : Il s’agit d’initier à la recherche en histoire moderne et contemporaine. Cette spécialité se consacre aux traces historiques anciennes, médiévales et modernes. Les métiers de l’enseignement de l’Histoire ne sont pas les seuls débouchés envisagés. En conséquence, l’équipe pédagogique intègre à côté des chercheurs de l’université des intervenants extérieurs venus d’horizons autres (Ministère de la culture). Des modules d’enseignement confiés à des professionnels sont organisés en première année pour sensibiliser les étudiants aux autres voies offertes en dehors de l’enseignement. Points forts : Points faibles : Bonne formation à la recherche en thèse. Adossement à des équipes de chercheurs reconnues. Pas de véritable promotion d’étudiants : faute de travail de groupe, c’est une somme d’individus. Difficulté à s’intégrer dans des dispositifs de formation continue. Relations encore trop faibles avec le monde professionnel. Recommandations pour l’établissement : Il conviendrait de chercher des débouchés plus larges pour les étudiants et d’améliorer encore la professionnalisation, au-delà de la simple sensibilisation au monde socio-professionnel. CESSNO devrait veiller à mieux s'intégrer aux formations en histoire qui existent au sein du PRES de Lyon. NOTATION (A+, A, B ou C) : B 5 Evaluation des diplômes Masters – Vague A ACADÉMIE : LYON Établissement : Université de Saint-Etienne - Jean Monnet Demande n° S3110054682 Domaine : Sciences humaines et sociales Mention : Sociologie, éducation, communication Présentation de la mention Le master s’inscrit dans le prolongement des licences de l’université Jean Monnet. Il vise à assurer une formation pluridisciplinaire en sciences humaines et sociales et à préparer les étudiants au doctorat ou à la vie professionnelle. Il est décliné selon quatre spécialités : sciences sociales appliquées, politiques sociales et développement territorial, espace public : design, architecture, pratiques, et enfin, stratégie de communication globale. Avis condensé Avis global : Le master permet d’abord d’offrir un débouché aux étudiants licenciés de Saint Etienne. C’est à la fois un point positif et un point négatif, dans la mesure où il paraît parfois ne pas correspondre réellement à une demande de formation et où parfois aussi les enseignements offerts ne présentent guère de cohérence avec les objectifs affichés. Le master propose des formations qui sont très variables du point de vue de leur inscription professionnelle et de leur attractivité. Certaines semblent fonctionner correctement et être bien insérées dans le monde professionnel. Elles sont aussi bien identifiées et attractives. En revanche, la spécialité « Sciences sociales appliquées » ne semble pas fonctionner. Les taux d’échec et le faible nombre d’inscrits en compromettent la pérennité. Elle semble en bout de course et n’est plus que résiduelle sur le plan régional. Il conviendrait de reformuler cette partie de l’offre de formation. Il est donc difficile de formuler un avis global sur ce master tant les spécialités sont hétérogènes du point de vue de leur contenu, de leur attractivité et de leur fonctionnement. Points forts : Offre un débouché en second cycle aux étudiants de Saint Etienne. Inscriptions professionnelles de certaines spécialités. Certaines spécialités originales et bien identifiées. Points faibles : Poursuite locale de formation. Faiblesses en inscriptions et réussites de certaines spécialités. Isolement. NOTATION GLOBALE (A+, A, B ou C) : B Recommandation pour l’établissement : A l’avenir, il est urgent pour l’établissement de reformuler son offre de formation en matière de sociologie qui est trop faible, tant au niveau scientifique que professionnel. 1 Avis détaillé 1 OBJECTIFS ( scientifiques et professionnels) : Le master vise à préparer les étudiants pour un doctorat et à assurer une formation multidisciplinaire en sciences sociales. Il vise aussi à faire acquérir aux étudiants des compétences transversales susceptibles d’être valorisées sur le plan professionnel, notamment en termes d’études, de recherche, de conseils. 2 CONTEXTE (positionnement, adossement recherche, adossement aux milieux socioprofessionnels, ouverture internationale) : Le master se situe dans le prolongement des licences délivrées par l’université dont il constitue l’une des deux propositions d’orientation Sciences humaines et sociales. Les étudiants issus des licences de sociologie, sciences de l’éducation et communication y sont censés se spécialiser dans leur domaine tout en acquérant des compétences transversales. Le master est directement en concurrence en sociologie avec le master proposé par l’université de Lyon. Il offre cependant des parcours spécifiques notamment dans ses mentions professionnelles. De fait, le master est adossé aux mêmes équipes de recherche, le MODYS, que les masters lyonnais ainsi qu’à deux écoles doctorales communes. Les spécialités professionnelles sont associées aux milieux socio-professionnels, soit sous la forme de stages offerts, soit dans la participation directe aux enseignements. La formation a passé des accords internationaux et propose des voyages d’études et des stages à l’étranger. 3 ORGANISATION GLOBALE DE LA MENTION (structure de la formation et de son organisation pédagogique, politique des stages, mutualisation et co-habilitations, responsable de la formation et équipe pédagogique, pilotage de la formation) : Le master est organisé sur la base d’une mutualisation partielle en M1 et de parcours spécialisés en M2. Les stages sont obligatoires et suivis par un enseignant et un tuteur professionnel. Des mutualisations se font au sein de TEMIS, pôle d’excellence stéphanois. Il est proposé des séminaires et journées d’études aux étudiants. L’équipe pédagogique est réduite et transversale. Il existe aussi un conseil de perfectionnement qui réunit les responsables de mentions, des professionnels et des représentants étudiants au moins une fois par semestre. En M2 chaque spécialité a ses propres instances de perfectionnement. 4 BILAN DE FONCTIONNEMENT (origines constatées des étudiants, flux, taux de réussite, auto-évaluation, analyse à 2 ans du devenir des diplômés, bilan prévisionnel pour la prochaine période) : Le recrutement des étudiants est régional avec quelques étudiants étrangers. Les taux de réussite sont très faibles, notamment en sociologie (22% et plus de 50% d’abandons). Ils sont encore assez faibles en M2, notamment dans la filière recherche sociologie. Ils sont par contre très élevés dans la mention communication (100%). Les effectifs en M2 sont aussi très réduits :entre 6 et 18 étudiants par mention. Il n’y a ni procédure d’évaluation, ni analyse du devenir des étudiants. Pour l’avenir il est surtout proposé de renforcer les effectifs. 2 Avis par spécialité Sciences sociales appliquées Avis : Cette mention est destinée à offrir un débouché aux étudiants de Saint-Etienne et à les préparer au doctorat. Elle n’a pas d’objectifs professionnels bien définis. Elle n’a pas, de ce fait, de particularité qui pourrait lui permettre de mieux se situer dans l’offre régionale. Les effectifs sont très faibles et les taux de réussite très réduits (1 reçu en sociologie sur 6 étudiants en M2 en 2008-2009, 3 reçus sur 13 étudiants en sciences de l’éducation). Telle qu’elle est présentée dans le dossier, cette spécialité ne semble pas fonctionner. Points forts : Points faibles : Itinéraires thématiques et lien avec la recherche afin de préparer au doctorat. Une certaine interdisciplinarité, appuyée sur l’apprentissage d’outils de communication. Aucun profil défini et des objectifs professionnels très mal assurés. Faiblesse inquiétante des effectifs et des taux de réussite. Isolement au sein d’une offre de formation pourtant très nourrie dans l’académie. Aucune ouverture internationale, a fortiori. Recommandations pour l’établissement : Il conviendrait de reformuler complètement l’offre concernant cette formation et de mener une réflexion sur l’encadrement scientifique, pédagogique et professionnel, ainsi que sur les partenariats à établir avec les autres universités de la région. NOTATION (A+, A, B ou C) : C Politiques sociales et developpement territorial Avis : Malgré une tentative de renouvellement et d’adaptation (associant formateurs professionnels et enseignantschercheurs autour de l’ingénierie de projet et de l’action communautaire), cette spécialité, destinée à former des professionnels de l’intervention sociale, ne semble pas bien ajustée aux évolutions du milieu professionnel, notamment parce qu’elle n’est pas suffisamment en prise sur les nouvelles pratiques des collectivités territoriales. Le lien avec les acquis de la recherche sociologique nationale et internationale ne paraît pas suffisamment assuré. Cela dit, il est très difficile de se faire une idée de cette spécialité à la lecture du dossier, tellement il est lacunaire. Points forts : Liens anciens avec les institutions locales (stages) et avec les intervenants professionnels. Ouverture à la formation continue (exclusive pour un des deux parcours), et réciproquement, à la formation initiale, selon les parcours. Points faibles : Manque de cohérence des enseignements, en dépit de quelques efforts au niveau des parcours. Faible ouverture au-delà du local. Liens insuffisants avec la recherche (le mémoire seul ne suffit pas). 3 Recommandations pour l’établissement : Il faudrait prendre appui sur les acquis et la pratique de la recherche en sociologie pour étoffer et renouveler la formation en liaison avec les nouveaux dispositifs mis en place par les collectivités territoriales, employeurs potentiels. Il serait souhaitable de réfléchir à une meilleure intégration aux structures de recherche et à l’offre de formation régionale. Il faudrait veiller à donner des possibilités de stages en dehors du lieu d’exercice professionnel pour les stagiaires en formation continue du parcours PSDT/DEIS et à fournir des éléments sur le suivi de tous les étudiants à court et moyen termes. NOTATION (A+, A, B ou C) : B Espaces publics : architecture, design, pratiques Avis : Spécialité assez originale associant l’université Jean Monnet, l’École d’architecture et l’École régionale des beaux-arts, elle vise à former, par la convergence de disciplines différentes sur un même objet, des étudiants aux métiers de l’urbain. Elle reste cependant encore assez floue tant ses objectifs sont larges. On ne voit pas non plus très bien la nature de l’association avec les professionnels et les compétences acquises par les étudiants. La spécialité semble toutefois attractive et bien fonctionner. Points forts : Points faibles : Originalité et pluridisciplinarité. Coopération entre trois institutions. Expériences de terrain et participation à des projets. Manque de moyens de pilotage pour l’équipe pédagogique et difficultés de financement. Objectifs insuffisamment précis. Suivi insuffisant des étudiants. Recommandations pour l’établissement : Il serait souhaitable de : Mieux préciser les objectifs poursuivis et la réalité des compétences acquises, tant par la contribution aux activités des laboratoires d’appui (Centre de recherche sur l’espace sonore et l’environnement urbain (école d’architecture de Grenoble (CRESSON Grenoble), Centre du design et École d’architecture de Saint-Étienne) que par les interventions. Poursuivre la recherche de fonds destinés à financer des projets et à soutenir à l’aide des outils de pilotage appropriés l’émergence d’une véritable équipe pédagogique. NOTATION (A+, A, B ou C) : B Stratégie de communication globale Avis : Cette spécialité qui vise à former des « généralistes de la communication globale » est bien installée dans le monde professionnel qu’elle vise. Elle perpétue une filière professionnalisante ouverte en 1990. Elle est organisée autour d’un enseignant dont le « charisme » revendiqué semble renforcer son identification. Elle attire des étudiants et présente un très fort taux de réussite. Elle glisse aujourd’hui des entreprises commerciales vers les collectivités publiques ou les associations culturelles. 4 Points forts : Points faibles : Liens avec les professionnels et stages adaptés. Suivi des étudiants (réseau d’anciens, site interactif). Employabilité dans tous les types de structures, privées ou publiques. Centrée autour d’un seul enseignant depuis une vingtaine d’années. Isolement de la formation dans et hors de son université. Contenus des enseignements parfois peu clairs. Recommandations pour l’établissement : Il faudrait : Préciser la signification de l’expression de « communication globale » et nouer des relations avec les autres formations de la région. Veiller à améliorer la liaison avec les équipes de recherche locales, très éloignées de la spécificité de cette spécialité. NOTATION (A+, A, B ou C) : B 5 Observations du président Réponse sur l’offre de formation MASTER de l’Université Jean Monnet / Saint-Etienne L’Etablissement prend acte des compliments qui lui sont adressés sur ses « points forts » et des reproches sur ses « points faibles », qu’elles reconnaît pour partie, mais tient cependant à éclairer d’explications et autres éléments qui permettront d’en nuancer l’appréciation. Nous souhaitons exprimer en premier lieu notre satisfaction que, dans l’ensemble, les avis fournis par l’Agence confirment les orientations en cours de notre politique de formation Master, tant au plan interne qu’au plan de la dynamique des cohabilitations et partenariats qui sont en train d’être développés au sein du PRES Université de Lyon. Rappelons aussi que, dans le contexte des grands bouleversements récents et en cours du paysage universitaire (entrée dans le PRES, passage à l’autonomie, réflexion attachée au Grand Emprunt) et une campagne d’habilitation lourdement perturbée par la paralysie de presque tout le second semestre 2009, il est essentiel de mesurer que, pour autant, l’UJM a su promouvoir et soutenir de nombreuses évolutions dans la conception même de ses diplômes et de leur pilotage, sans toutefois renoncer à ce qui avait jusqu’à présent « fait ses preuves ». Si l’on peut, certes, regretter le caractère encore inachevé de nos « révolutions », sans doute faut-il aussi ajouter que l’exercice requiert un temps de digestion supérieur aux temps « administratifs », que le dépôt des dossiers au 15 octobre dernier n’a donc pas marqué l’arrêt de notre élan, tant s’en faut, et que les recommandations émises par l’Agence coïncident de fait, pour la plupart, avec des choix et des objectifs vers lesquels nous tendons déjà. Nous concédons volontiers que des dossiers, très rares, présentent des faiblesses ou manquent du relief nécessaire à en défendre la valeur : ils sont l’objet de réponses détaillées. De même nous proposons-nous, à chaque fois que nécessaire, de corriger quelques erreurs d’interprétation fâcheuses. Ces réponses concernent, pour celles dont les avis appelaient le moins de commentaires : - 2 spécialités de la Mention Arts (ALL) - 1 de la Mention Lettres, Langues, Cultures (ALL) - 1 de la Mention Management (DEG) - 1 de la Mention Sociétés, Territoires, Environnements, Patrimoines (SHS) - 1 de la Mention STAPS Santé (STS) La Mention Sociologie, Education, Communication (SHS) et la Mention Biologie, Imagerie, Ingénierie, Santé (STS) sont l’objet de réponses plus développées, à la hauteur des explications qu’exigeait soit une « contre-proposition » intégrant les suggestions de l’expertise, pour la première, soit la remise en cause d’une lecture ne faisant pas honneur à la qualité du projet, pour la seconde, ce qui n’exclut évidemment pas que nous ayons accueilli de manière constructive les critiques émises, pour cette mention comme pour l’ensemble de l’offre Master, du reste. Réponse globale Au niveau académique, il convient de souligner que l’UJM a soutenu, depuis le début de la campagne d’habilitation, et elle continuera à le faire, la multiplication des partenariats avec les Etablissements du PRES. On remarquera l’augmentation sensible des co-habilitations avec nos partenaires lyonnais, mais aussi la poursuite de démarches, bien au-delà du 15 octobre 2009, ayant débouché, par exemple, sur une promesse d’un nouvel accord en Sciences de l’Education. Mais des discussions sont aussi -1- engagées pour étendre les co-habilitations en Droit ; elles s’annoncent pour la spécialité LCE de la mention Lettres, Langues, Cultures, etc. En somme, nous ne nous interdisons aucun effort pour poursuivre la politique actuelle de rapprochement des formations M (et L, d’ailleurs, à l’aune de ce qui existe déjà au sein des Ecoles doctorales) avec les universités et autres Etablissements du PRES, voire de la Région Rhône-Alpes dans son ensemble. Rappelons aussi que nous avons quelques co-habilitations dans un périmètre plus marge, avec Clermont-Ferrand en particulier. Dans cette dynamique, nous accueillons de ce fait avec intérêt la suggestion de l’Agence de réfléchir à un rapprochement les spécialités stéphanoises et lyonnaises pour l’offre en « Sciences de la vie, de la santé et de l’écologie » et de l’évolution vers une Mention PRES « Biosciences ». Encore faudra-t-il concéder que ces évolutions méritent et exigent un temps de travail en quantité et qualité - à la hauteur des difficultés techniques à résoudre et des enjeux. C’est aussi le cas pour augmenter les mutualisations dans les formations en « Sciences sociales et humanités », qui soulèvent des problèmes concrets non négligeables pour une université multi-sites et géographiquement éloignées de ses partenaires du PRES. Il n’empêche que des discussions sont dors et déjà engagées ou reprises dans les groupes de travail dits Collegiums, inaugurés récemment par les universités Lyon 2, 3 et UJM pour le domaine des Sciences Humaines, lato sensu. Les échanges dans et hors de ces groupes devraient permettre l’oxygénation des formations et le perfectionnement de leur pilotage tels qu’appelés de ses vœux par l’Aeres, mais plus encore par nous, lucides que nous sommes sur la nécessité de soutenir nos efforts de « toilettage » de nos pratiques au regard des évolutions récentes et en cours du paysage universitaire dans lequel nous évoluons. On rappellera que nous avons créé il y a deux ans une Plate-forme à l’Insertion Professionnelle et un BAIP, en complément des SCUIO et OVE déjà en place depuis fort longtemps, pour aider l’ensemble des acteurs de la vie pédagogique de l’UJM à mieux maîtriser et utiliser les données sur l’origine de nos flux d’étudiants, sur l’adéquation entre leurs orientations et leurs projets post-masters. Si certaines mentions semblent encore ne pas s’appuyer assez systématiquement sur ces outils, il faut toutefois reconnaître les progrès et changements remarquables opérés, en quelques années seulement, dans le pilotage des diplômes en général, des masters en particulier. De même au plan de l’internationalisation, nous tenons à souligner l’état réel de la situation : l’augmentation des accords Erasmus et autres conventions avec des universités étrangères, l’augmentation des flux sortants et entrants d’étudiants - si modeste puisse-telle sembler à l’absolu -, la création récente de nouvelles formations délocalisées (Maghreb, Gabon, par exemple), et, surtout, la labellisation de deux masters Erasmus Mundus dont l’UJM dirige les consortiums (Maclands et Cimet) attestent d’une belle dynamique (d’autres dossiers sont du reste déjà dans le circuit des demandes de labellisation Erasmus Mundus, dans le domaine Droit, Economie, Gestion notamment). Le propos vaut pour les efforts de mutualisation d’enseignements, de transversalité, de rationalisation de flux par le jeu de parcours à troncs communs, et ainsi de suite, lesquels peuvent, il est vrai, être encore améliorés, mais représentent, au regard du quadriennal finissant, un progrès certain auquel nous ne comptons pas nous arrêter. La stabilisation d’architecture très voisines voire identiques des spécialités des mentions du domaine ALL, dans le souci d’une refonte gommant désormais définitivement les reliquats de nos héritages d’avant le LMD pour appréhender le M comme un vrai cycle, articulé par la logique des réorientations possibles entre les deux années, de passerelles de M(R) vers des M (P), de mutualisations de cours, cette stabilisation donc, est à cet égard très emblématique de notre orientation politique « transversale » . -2- Plus généralement, nous considérons que les recommandations de l’Aeres ne font que conforter des choix déjà amorcés ou plus par l’UJM dans son offre de formation : elles n’en seront que plus faciles à suivre. Réponse détaillée Arts, Lettres, Langues Mention Arts Spécialité Arts plastiques, Sciences de l’art, Design, Arts numériques L’absence de cours de langue et d’orientation à l’internationale appelle quelques précisions : nous avons conscience que la maquette n’a pas été renseignée au niveau de échanges internationaux qui existent cependant de façon constructive et efficace, en appui avec l’activité du laboratoire de recherche ; nous avons un correspondant dans le département qui assure en lien avec le Pôle International un suivi régulier et fructueux. Pour les langues, une demande d’ouverture de cours en M1 a été acceptée dernièrement par le Conseil de faculté, la mesure sera étendue au M2. Concernant le nombre trop faible de nos séminaires, il est fonction d’un rapport encadrants/étudiants encore déséquilibré : il reste en effet difficile, dans la construction d’un projet recherche de M, de confier des enseignements de recherche à des vacataires ; la création d’un poste PR (recrutement en cours) aidera sans nul doute à renforcer le nombre de tels séminaires. Sur la question des stages, l’offre en est déjà développée en L3 et fonctionne bien, la suggestion d’étendre cela au M1 est donc envisageable, d’autant qu’un un bon réseau avec le tissu économique de la région existe déjà. Enfin, précisons que nos débouchés sont multiples et variés à l’issue d’un parcours M (R) : les structures offertes par l’UJM (SCUIO, OVE, Plate-forme à l’Insertion Professionnelle et BAIP) sont actives à ce sujet, et nous fournissent des éléments d’information et de pilotage, dont nous reconnaissons que nous aurions dû les mettre en valeur dans notre dossier. Précisons cependant que domaine artistique reste un domaine aux débouchés parfois aléatoires, qui exige sans doute un suivi plus rigoureux de nos étudiants que nous nous engageons à développer. Spécialité Musique et musicologie L’analyse de l’AERES concernant ce Master retient toute notre attention. Voici les réponses synthétiques données aux points faibles signalés et aux recommandations dont ils sont assortis. - Absence de langues (p. 5). Nous proposons d’ouvrir un cours de langue en M1 aux S1 et 2 donnant lieu à validation d’Ects ; d’assurer en M2 un séminaire de spécialité musicologique en langue étrangère avec des enseignants locaux, ou des professeurs invités (dispositif expérimenté maintenant depuis trois ans, par le développement des échanges Erasmus). - Absence de stage (p. 5). Nous recommandons aux experts de revenir à la p. 23 de la maquette qui prévoit l’accès possible à des stages (affectés d’Ects) -3- - La redondance deux mémoires demandés respectivement en première et deuxième année. Il faudrait impérativement concevoir les master comme un seul cursus et supprimer le mémoire de première année. Nous proposons, l’amorce au M1 S2 d’un mémoire unique (bibliographie, problématique, rédaction d’un chapitre) donnant lieu à soutenance au S4. Les Ects dégagés par la disparition du mémoire en M1 seront redistribués pour l’enseignement des langues d’une part, le renforcement du poids de la méthodologie d’autre part, harmonisant en cela cette spécialité avec celles des autres M du domaine. - L’absence d’une ouverture internationale (p. 5). Si nous reconnaissons volontiers le défaut de relief donné à ce point dans le dossier, nous renvoyons toutefois à la p. 23 « Aspects transverses » et re-précisons que l’ouverture à l’international est attestée par différents points : la présence, même à faible pourcentage, d’étudiants étrangers dans notre Master ; l’existence, depuis 2000, d’échanges étudiants Erasmus et, depuis 2007, d’échanges enseignants réguliers avec cours en anglais ; la tenue d’une journée « enseignants invités », rattachée au cours de méthodologie depuis 1998, qui inclut, le cas échéant, des chercheurs d’universités étrangères ; la tenue du séminaire en lien avec les travaux des 3 centres de recherche sur lesquels s’adosse le master – EA 3068, UMR 5037, UMR 56 11 – proposé en M1 S2 (UE2) et M2 S4 (UE3) est, par définition, de dimension internationale, qualité qui a été particulièrement saluée par les expertises AERES de ces laboratoires. Mention Lettres, Langues, Cultures Spécialité Littératures et Civilisations Etrangères - Si la vocation généraliste défendable (et défendue) de cette spécialité ne permet pas de la distinguer suffisamment d’autres formations comparables dans la région, c’est en revanche ce qui permet d’envisager dès à présent un rapprochement avec les formations lyonnaises comparables, que nous n’avons pu finaliser pour la date de dépôt des dossiers ; l’architecture de nos maquettes, jusqu’à présent encore disparates, devait d’abord être harmonisée et rationalisée en interne, mais nous projetons de concrétiser ce rapprochement dès le prochain quadriennal. Nous souhaiterions arriver à des co-habilitations « langue à langue » qui ne remettraient pas en cause l’harmonisation interne de la spécialité et l’équilibre trouvé dans les mutualisations avec les nouveaux parcours « Métiers de l’Enseignement » greffés sur ceux de cette spécialité (mutualisation d’une UE Pro pour ces parcours dans 3 domaines ; architecture identique de tous ces diplômes pour l’UJM et les 3 universités lyonnaises !). L’exercice est délicat et demande un temps certain, technique et « diplomatique ». - Nous ne pensons pas que la mutualisation des séminaires de recherche — ou des cours des parcours (R), du reste — avec les parcours « Métiers de l’Enseignement » soient ou deviennent « problématiques » : ils sont au contraire le moyen de garantir la dimension (R) de ces nouveaux Masters et de rationnaliser effectifs et moyens pour des filières dont les flux en M ne sont pas forcément élevés. - Nous nous étonnons que l’Aeres emploie le conditionnel pour évoquer des parcours « Métiers de l’Enseignement » (ils « représenteraient un atout pour la spécialité »), alors que les parcours (R) ont été conçus dès le départ pour pouvoir accueillir ces nouveaux parcours « Métiers de l’Enseignement », comme indiqué dans le dossier, et qu’une demande d’habilitation au MESR pour l’ensemble de l’offre M « Métiers de l’Enseignement » a été déposée il y a quelques semaines, justifiant qu’on puisse affirmer, au futur, qu’ils représenteront un atout pour la spécialité, et ce dès la rentrée 2010 ! -4- Droit, Economie, Gestion Mention Management Spécialité Management International Histoire et attractivité de la formation. La spécialité de Master Management international a été créée en 2005 afin de poursuivre le développement d’une formation en gestion internationale, habilitée pour la première fois en 2001 (Spécialité « Développement International des PME » au sein de l’IUP Management). Notre formation à l’international n’est donc pas récente : elle entrera dans sa dixième année d’existence à la rentrée 2010. Depuis 2001, elle suscite de plus en plus de candidatures. Comme nous nous limitons à une trentaine d’étudiants afin de tenir compte de l’offre de formation régionale et de nos ressources enseignantes, l’admission est de plus en plus sélective (rentrée 2009 : 120 candidats). Objectifs de la formation. Nous confirmons que l’un des objectifs principaux de cette spécialité est de former des étudiants en gestion capables de s’adapter à un contexte international. Mais, il est important de noter qu’il existe de vraies spécificités techniques dans le management international, dont la maîtrise constitue aussi un objectif essentiel de la formation. Cela concerne en particulier les cours de finance internationale, logistique internationale, achat international et marketing international. Cours en anglais. La plupart des intitulés de cours mentionnés dans le dossier d’habilitation sont effectivement en français, mais il est utile de préciser que six cours sont actuellement délivrés en anglais : trois par des enseignants étrangers provenant de l’une de nos 25 Universités partenaires et trois par des intervenants extérieurs, anciens étudiants de la formation. S’y ajoutent deux cours de langues hebdomadaires (LV1 et LV2). Au total, les enseignements effectués en anglais représentent donc près d’un tiers de l’ensemble des cours. Nous rejoignons toutefois la recommandation de l’AERES de développer l’enseignement en anglais : nous envisageons de proposer la moitié de notre enseignement en anglais dans le cadre du prochain contrat quadriennal afin de mieux répondre à la demande des étudiants, notamment de ceux de nationalité étrangère (ils sont en forte progression et représentent actuellement plus d’un tiers de la promotion contre aucun à la naissance de la formation, en 2001). Débouchés. Nos données sur les situations professionnelles concernent 110 étudiants ayant achevé leurs études dans notre formation internationale entre 2002 et 2007 : 60 % d’entre eux occupent des emplois directement liés aux fonctions internationales (40 % sont en fonction à l'étranger, principalement dans l'Union Européenne, et 20 % sont sur des emplois basés en France mais liés aux échanges internationaux). Par rapport aux grandes fonctions de gestion, on peut distinguer trois groupes d'emplois : ceux liés aux fonctions marketing et commerciale sont les plus présents (50 %) ; ceux liés aux autres fonctions de gestion (comptabilité, GRH, production, achats, projet...) sont significatifs (30 %) ; ceux de conseil ou de direction sont également représentés (20 %). Ces débouchés confirment l'intérêt d'une formation préparant à l'exercice de responsabilités internationales et couvrant différentes spécialités. Réseau des anciens. Il est fortement mobilisé au travers de l’enseignement, du témoignage d’expériences lors de conférences ou de journées de rencontres, ou pour la recherche et le suivi des stages. Le réseau des anciens est structuré par une association très active (Assancium). Sciences Humaines et Sociales -5- Mention Sociologie, Education, Communication Le projet de la spécialité Sciences sociales appliquées proposait un diplôme commun à trois disciplines, les Sciences de l’Education, les Sciences de l’Information et de la Communication et la Sociologie. Rappelons ses fondements : - l’interdiciplinarité qui vise à assurer aux étudiants l’acquisition de compétences transversales susceptibles d’être valorisées sur le plan professionnel et la possibilité de construire des parcours individualisés dans l’offre de formation par la mutualisation de certains enseignements (choix de séminaires thématiques plutôt que disciplinaires, enseignements communs et obligatoires sur les outils de valorisation de la recherche, …) - un lien étroit entre la formation et la recherche : la quasi-totalité des enseignants chercheurs étant membres du même laboratoire (Modys-CNRS), les domaines de recherche couverts par l’offre de formation s’appuient sur une activité scientifique effective et collective ; les parcours thématiques proposés aux étudiants bénéficient à la fois de cet environnement scientifique (notamment dans les séminaires) et des réseaux et collaborations avec le monde professionnel qui lui sont associés. - un rapprochement avec les mondes professionnels par une politique de stages renforcée qui tient compte de la demande sociale (stages obligatoires dès la première année de master, mise en place de plus en plus systématiquement de stages longs de 3 à 5 mois) et par l’association des professionnels à la formation elle-même et à son évaluation via leur participation aux enseignements et séminaires et aux comités d’évaluation (tutorat de stage, pilotage, jurys) ; cette offre a été rendue possible par une politique volontariste qui rend compte de collaborations réelles entre enseignantschercheurs et mondes professionnels (notamment santé, travail social, associations, culture, ville) ; les 3 M (P) inscrits dans la mention témoignent également d’une volonté de proposer des filières professionnalisantes très spécialisées et innovantes. C’est cependant conscients des constats relevés par les experts en termes d’attractivité, de taux de réussite et d’ouverture qu’il a été proposé de renouveler l’offre pour le prochain plan quadriennal à partir d’itinéraires thématiques construits sur les deux années du M (et préparés en amont dès la licence) qui assurent le passage vers les masters professionnalisant de la mention et le doctorat. Par ailleurs l’interdisciplinarité, devra être conçue en alliance avec nos partenaires de Lyon 2 ou de l’ENS par exemple afin d’élargir les équipes pédagogiques. Afin de la rendre plus lisible en termes de parcours par spécialités et de débouchés, nous proposons donc de reformuler notre offre de formation de la manière suivante : la mention SEC sera composée des 4 spécialités suivantes : - Espace public : design, architecture, pratiques - Politiques sociales et développement territorial (PSDT) - Sciences de l’éducation - Stratégie de communication globale La spécialité « sciences sociales appliquées » disparaît donc en tant que filière (R) au profit d’une spécialité disciplinaire en Sciences de l’Education qui sera cohabilitée avec Lyon 2 (cf. ci-après). Quant au parcours Sociologie (R) de M2, il est proposé de le fusionner avec les deux M (P) actuellemnt portés par la sociologie (PSDT) et auxquels il est recommandé d’assurer une meilleure transition vers le doctorat. Un séminaire transversal aux deux spécialités, soutenu par le laboratoire et appuyé sur les axes de recherche qui font la spécificité de l’équipe stéphanoise du Modys (urbanité et politique de la connaissance) sera intégré à l’offre de formation des ces deux M2 qui seront tout autant considérés (R) et (P). Le M 1 de sociologie reste le tronc commun d’accès à ces deux spécialités (R) et (P) M2. Il proposera encore ses 4 parcours thématiques (« urbanité contemporaine », « action -6- communautaire », « santé, corps, société », « communication, culture, image »), qui se recentrent ensuite en 2 parcours correspondant aux deux 2 spécialités de M2. Ce travail technique de réorganisation sera assorti d’une reprise des échanges avec nos collègues lyonnais visant à une co-habilitation en sociologie à l’aune des avancées récentes en Sciences de l’Education. Spécialité Sociologie Pour ce qui concerne la sociologie, l’un de ses objectifs essentiels est d’ouvrir les étudiants à la formation par la recherche en s’appuyant sur trois pieds : des formations très spécialisées de masters professionnels originaux ; une large place faite aux stages et à la demande sociale en M1 ; des liens étroits avec les axes de recherche du laboratoire. Né en 2005, le M Sociologie est encore jeune. Peu d’étudiants s’inscrivent en M2 recherche, mais il faut souligner qu’en moyenne, un jeune doctorant stéphanois bénéficie chaque année d’une allocation de recherche ou d’un contrat doctoral, ce qui est remarquable au regard de la moyenne des inscrits dans l’ED Sciences sociales. Cette dynamique doctorale est essentielle à la vie du laboratoire, qui a placé les doctorants au centre de son projet de quadriennal. L’offre de formation proposée en sociologie est cohérente, elle est étroitement articulée aux singularités du tissu social local (qu’on retrouve dans toutes les régions en reconversion industrielle) et aux orientations du laboratoire, tout en ayant développé de réels contacts internationaux (le Québec, la Chine, la Bulgarie). Nous convenons toutefois qu’elle devra être mieux articulée à l’offre lyonnaise. Spécialité Sciences de l’Education La proposition de Master Recherche va être repensée afin de maintenir un enseignement spécifique à l’UJM jusqu’au M2 et, à cette fin établir une cohabilitation avec le Master (R) proposé par Lyon 2 (adossé au laboratoire ISPEF ; cf. lettre d’engagement en annexe). Cette perspective s’inscrit dans une logique de rapprochement initiée depuis plusieurs années : la majorité des enseignants chercheurs de Sciences de l’Education UJM participent à des programmes de recherche et vont rejoindre l’UMR Education, Culture, Politique (INRP, Lyon 2), support du Master de l’ISPEF, en cours d’habilitation. Le nombre d’étudiants susceptibles de s’inscrire, compte tenu de l’ouverture des M « Métiers de l’enseignement », restera à un niveau raisonnable, car seuls des étudiants sortants de L Sciences de l’Education, sont susceptibles de l’intégrer. Etant donné le mouvement général du recrutement à Bac+5, ceux-ci seront susceptibles de s’inscrire en plus grand nombre que par le passé dans notre M1 afin de poursuivre en M2 (doublement des effectifs admis à la rentrée 2009). Ce rapprochement permettra de bénéficier aussi de l’éventail de M2 offert par Lyon 2. La proposition de M2 (R) repose aussi sur un adossement à la professionnalisation (avec 4 Parcours) par le biais de stages et d’un encadrement approprié. Le Master co-habilité continuera toutefois à mutualiser une grande partie de ses enseignements avec les M de Sociologie, d’Information-Communication et d’Histoire, dans un souci d’efficience et de rationalisation des flux et des moyens parfaitement conciliable avec nos exigences scientifiques. Spécialité Politiques Sociales et Développement Territorial Ce diplôme tel qu’existant en formation continue a connu depuis le précédent contrat quadriennal un renouvellement significatif de l’équipe pédagogique et des approches qui y sont développées : cela a permis de prendre en compte tant les évolutions du milieu professionnel que les acquis récents de la recherche : -7- - changement des responsables de la formation : avec un binôme ingénieur de formation/enseignant chercheur, dont les travaux portent sur les nouveaux dispositifs de l’intervention sociale (intégration, lutte contre les discriminations). - nouveaux intervenants universitaires : une spécialiste des politiques publiques notamment urbaines et des questions de discriminations ; une spécialiste des recours et contentieux concernant les usagers ; un de la sociologie des risques et de l’observatoire de la vie culturelle ; un autre des Addictions, politiques de prévention et réduction des risques ... - nouveaux intervenants professionnels : une gérante d’une Scop et doctorante en gestion, et un chargé de mission dans une collectivité territoriale. Ces nouvelles orientations ont été perçues par les stagiaires, dont le profil s’est lui-même renouvelé : ils ne proviennent pas exclusivement du travail social traditionnel (collectivités territoriales, secteur de l’insertion et de la formation, programme européens, aide à domicile) et connaissent des évolutions dans d’autres champs (entre autres, 2 stagiaires de formation continue ont poursuivi en thèse, avec financement). Il faut enfin souligner les effectifs satisfaisants et le bon taux de réussite de cette formation. La confrontation aux orientations récentes de la recherche fait partie intégrante de cette formation réflexive : un programme important de conférences et séminaires est proposé aux stagiaires en plus des temps de formation programmés (jeudis des sciences sociales, journées SAPP, séminaires du laboratoire). Les travaux réalisés par les stagiaires ont dores et déjà été mieux intégrés les uns aux autres de façon à ce que les réalisations plus académiques appuyées sur des orientations de recherche viennent alimenter les travaux plus professionnels. La perspective d’habilitation pour le DEIS va dans ce sens. Ce master comporte une ouverture internationale réelle : participation au réseau CEFUTS qui donne lieu à la participation des stagiaires à un colloque international et à l’attribution d’un certificat européen. Le statut professionnel des stagiaires ne permet pas toutefois d’envisager de réaliser une partie de la formation à l’étranger. Mais une convention est en cours d’élaboration pour la mise en place d’un M Européen avec les partenaires de ce réseau, qui concernera les étudiants du parcours InPACT. L’ouverture du parcours InPACT est à la fois le signe et le biais par lequel la formation se renouvelle. D’une part, ce projet a vu le jour dans une volonté de prendre en compte les transformations de ce champ professionnel et ses nouveaux enjeux (rôle des collectivités territoriales, enjeu de participation des habitants, gestion de la diversité et lutte contre les discriminations). D’autre part l’introduction de ce parcours dans la spécialité a des incidences directes et voulues sur son orientation : les enseignements mutualisés transformés et repensés en lien avec l’ouverture du nouveau parcours ; une approche sur l’évaluation qui vient compléter celle sur le diagnostic et le projet ; l’élargissement des outils au delà du domaine institutionnel au territoire local ; la dimension de la prise en compte des usagers en phase avec le nouveau contexte législatif (LOLF, Loi 2002-2 , 2005 et 2007,…) ; l’appel d’offre dans le champ de l’intervention sociale. Les demandes d’inscriptions actuelles dans le parcours PSDT identifient bien la plus value de l’ouverture du parcours InPACT, ce qui devrait amener à terme des modifications encore plus significatives. Le parcours InPACT répond pleinement aux exigences attendues en terme d’articulation entre une formation professionnelle pointue et une recherche exigeante. Les séminaires de recherche constituent l’UE1 de la formation. Plusieurs des lieux de stage ciblés sont des terrains de recherche pour les enseignants chercheurs de la formation. La validation du M ne repose pas sur un rapport de stage, mais sur un mémoire de « recherche et développement en action communautaire ». Son ouverture internationale est inscrite dans son intitulé-même, avec la référence aux principes de l’action communautaire et un réseau de collaboration est -8- déjà bien constitué, au niveau européen (Réseau EASSW : Colloque Research on Social Work in Urban Area) et au niveau québecois (UQAM et université de Laval). Des étudiants étrangers se sont déjà portés candidats (Pérou, Mexique). Le voyage d’étude à l’étranger permet une rencontre et des échanges directs avec des équipes de chercheurs et de praticiens étrangers. La réalisation d’un semestre à l’étranger au cours du cycle de master est fortement encouragée et sera soutenue par la mise en place du master européen (CEFUTS) et des échanges ERASMUS (UQAM). Les journées d’étude organisées en janvier 2010, en préfiguration de cette formation, en ont montré la pertinence. Fortement subventionnées par la région Rhône alpes et l’Acsé (10 000 €), elles ont rassemblé 105 participants, dont 5 internationaux (chercheurs ou praticiens), 42 professionnels (19 travailleurs sociaux et agent de développement, 17 techniciens des collectivités territoriales, 6 consultants dans ce champ. 5 bénévoles ou responsables d’associations), 22 étudiants de diverses filières et universités. Une publication est en cours. Spécialité Espaces publics : architecture, design, pratiques Les objectifs de la formation ne ressortant semble-t-il pas assez du dossier, nous les rappelons ici : - formation à la pluridisciplinarité et donc au dialogue entre les différents métiers intervenant dans les projets d’aménagement des espaces publics urbains, péri-urbains, métropolitains, etc. Ce dialogue se construit progressivement par la pédagogie mise en œuvre en petits groupes pluridisciplinaires et par la re-connaissance des compétences relevant des différents métiers : métiers de la conception et de l’aménagement (architecte, ingénieur, designer), métiers de l’enquête et de l’analyse des territoires et des situations avec leurs enjeux politiques et humains (sociologie, géographie, science politique) métiers de la communication (information et communication). Ce dialogue construit une culture partagée en matière de compréhension des espaces publics contemporains et de reconnaissance des enjeux propres aux projets de conception et d’aménagement ; il permet le diagnostic et l’analyse - formation à la multi-culturalité par l’accueil d’étudiants provenant de différentes aires géographiques et du développement de projets internationaux (par exemple : exposition universelle de Shangaï ); approche critique du « transfert » ou « transport » de modèles de conception en matière d’espace public urbain - formation aux méthodes spécifiques en matière de diagnostic et d’analyse sensible des espaces publics : articulation forte avec la méthodologie de recherche ethnographique, microsociologique et sensible (laboratoire MODYS, laboratoire Cresson) ; articulation avec la recherche-design (cité du design) ; articulation avec l’analyse architecturale - formation à l’expérimentation par la démarche artistique permettant de développer l’activité créatrice pour représenter et formaliser les fondements du projet de conception - formation aux connaissances théoriques transversales en matières d’espace public et d’urbanité contemporaine : articulation avec les travaux actuels de recherche appliquée. Les compétences visées sont lui suivantes : - participer à un projet d’aménagement d’espace public en équipe pluri-disciplinaire ; dialoguer avec les différents professionnels et concepteurs des espaces publics : architecte, designer, paysagiste, urbaniste, sociologue … - prendre en compte les enjeux industriels, économiques ou plus directement professionnels - mettre en oeuvre la participation habitante et développer les protocoles adéquats - mettre en œuvre le diagnostic sensible des espaces par les usages et les pratiques - créer les outils diagnostiques et analytiques permettant de représenter et scénariser les fondements du projet de conception -9- - reconnaître et appliquer les valeurs sociétales : environnement durable, éthique, relations sociales … - connaissance des différents métiers de l’urbain - connaissance des cadres professionnels et des cadres des politiques publiques. Concernant le suivi des étudiants, il faut souligner qu’il est actuellement réalisé par l’équipe qui pilote M. Les meilleurs travaux d’étude d’étudiants sont valorisés après la formation dans le cadre de la biennale du design. Les offres d’emploi sont centralisées et dispatchées. Les anciens étudiants qui demeurent encore en France sont sollicités et, pour une part, présents lors de la journée d’accueil de la nouvelle promotion en septembre et lors de l’exposition publique des travaux d’études. La formation est encore jeune pour constituer un réseau opérationnel d’anciens étudiants ; c’est néanmoins un objectif à moyen terme. L’ensemble repose sur - des relations étroites avec des professionnels qui interviennent dans la formation (séminaires de sociologie, d’architecture ou d’art ; présentation et analyse de projets ; bilans d’étapes de participation des habitants dans le cadre d’un renouvellement urbains, etc. ; plus de la moitié des intervenants dans la formation sont des professionnels en activité, auxquels s’ajoutent des enseignants de l’Ecole d’Architecture ou de l’Ecole d’Art et de Design), - des visites sur site - un atelier dit de « projet urbains » dirigé par la DDE - des stages s’appuyant sur un réseau de partenaires réel et des missions allant de la simple participation au montage d’un projet urbain à la contribution à un contrat de recherche appliquée à la conception des espaces publics ou à telle réponse à une demande de réhabilitation et de réaménagement des voiries dans des communes voisines. Mention Systèmes, Territoires, Environnements, Patrimoines Spécialité Cultures, Environnements, Sociétés Compte tenu d’une restructuration très récente de la recherche en histoire de l’Etablissement et du point de départ de l’élaboration de cette spécialité (un actuel Master de compromis réaménagé à mi-parcours du quadriennal actuel dans les incertitudes de délicates reconfiguration du paysage scientifique en histoire), la spécialité CENSSO a les défauts de ses qualités : revisitant intégralement l’actuelle spécialité XXX, elle propose une alliance raisonnable entre la filière d’histoire dite « classique », des mutualisations nombreuses avec la spécialité Patrimoines et le souhait, plus que légitime, d’accueillir le parcours « Métiers de l’Enseignement » lié au capes d’Histoire-Géographie (qui sera ouvert dès la rentrée 2010). Il est certain que le souci de bien préparer les étudiants à ce débouché, qui est celui de prédilection de l’écrasante majorité des étudiants qui s’inscrivent dans cette spécialité, masque par trop la réflexion sur les autres voies professionnelles ouvertes aux titulaires de ce M. Du moins le dossier souffre-t-il de l’inaboutissement d’un travail collectif jusqu’à présent entravé par les urgences de restructuration, tout comme on reconnaîtra volontiers que la spécialité gagnerait à poursuivre son évolution en fonction des autres formations en Histoire du PRES (sans doute les travaux des Collegiums récemment mis en place pour un travail général de réflexion sur les collaboration universitaires en Sciences Humaines entre les 3 universités du PRES, et au-delà, feront-ils progresser dans cette voie). Mais il faut aussi considérer, outre les objectifs qu’on se fixe, la situation dont on part : à ce titre, il convient de souligner que la spécialité CENSSO marque un progrès tant « diplomatique » que « scientifique » qu’il ne faut pas sous-estimer ; il appartiendra à l’équipe de - 10 - transformer l’essai en se constituant et pensant comme vrai « groupe de pilotage », avec le soutien de l’UJM, qui ne peut que s’engager à soutenir cette très bonne voie de compromis entre les « individualités » auxquelles se réfère l’expertise. Sciences, Technologies, Santé Mention Biologie, Imagerie, Ingénierie, Santé Nous considérons l’avis de l’Agence très rude et souvent injuste. Cependant, nous sommes soucieux d’une réflexion dans l’intérêt d’une formation à laquelle nous croyons et que nous voulons défendre compte tenu de son intérêt stratégique pour l’établissement : unique master de la faculté de médecine. Nous souhaitons commenter de manière détaillée et constructive les reproches faits à notre Master en abordant en premier lieu tout ce qui relève de l’attractivité (nationale et internationale) de la formation, en second lieu, tout ce qui touche à son architecture. 1. Sur le manque de lisibilité de la mention au regard des débouchés offerts par la formation et l’adossement aux milieux socioprofessionnels limité, il est fondamental de redire que le M BIIS est un M (R) dont le flux principal est maintenant un flux d’étudiants en médecine souhaitant s’orienter vers la recherche clinique en CHU (débouché professionnel : PH en CHU), ou les carrières hospitalo-universitaires (MCUPH et PUPH) voire des carrières dans l’industrie pour les ingénieurs médecins. Les étudiants en médecine se préparent ainsi très en amont (entre 7 et 10, voire 12 ans pour les ingénieurs médecins) avant leur recrutement définitif, ce qui rend impossible, à l’heure actuelle, le bilan des débouchés professionnels de notre M. Pour ce qui concerne les étudiants de sciences, ils sont pour la plupart inscrits en thèse (13 sur 14 pour les trois dernières années), ce qui représente, pour un M (R), le débouché d’insertion principal. Remarquons par ailleurs, que l’insertion dans les milieux industriels des ingénieurs médecins est garantie pendant par le parcours à l’Ecole de Mines (ENMSE), pendant lequel des stages en entreprise sont réalisés (hors formation M, raison pour laquelle nous ne l’avions pas mentionné dans le dossier). Concernant le flux d’étudiant restreint malgré un vivier important, précisons que : - le flux attendu des étudiants en médecine est de 35 en M1 et de 7 internes ou chefs de clinique en M2 par an, pour le parcours sciences biologiques et santé, et de l’ordre de 5-7 par an pour le parcours médecin- ingénieur - le flux attendu des étudiants de sciences est originaire de la Licence de Biologie cellulaire et moléculaire, attirés par une formation en Biologie Santé et qui, souvent, sont des étudiants ayant intégré la L2 en Faculté de Sciences après une ou deux années de PCEM1 et souhaitant continuer dans le domaine médical. - jusqu’à présent, le flux des élèves ingénieurs était nul dans la mesure où le parcours a l’Ecole des Mines en Ingénierie Santé n’était pas encore finalisé (deux promotions deuxième et troisième année d’école, 10 et 15 étudiants par promotion) ; toutefois, le recrutement fin 2009 par l’ENMSE d’un enseignant de biologie devrait laisser espérer un flux de 3-4 étudiants par an ; la filière Ingénierie Santé de l’ENSMSE a été mise en place à l’ENSM-SE en 2006, nous n’avons donc sur celle-ci qu’un recul d’un an : parmi les 12 ingénieurs des Mines issus de cette filière, 5 ont commencé une thèse (4 en biomécanique à INRETS et 1 en imagerie CREATIS LYON 1) ; le flux d’étudiants dans cette filière santé augmente d’année en année et nous laisse à penser qu’il va nourrir le flux du M dans les mêmes proportions. Ajoutons que nous centrons notre offre de formation sur le domaine de la santé avec un adossement à une dizaine de laboratoires de recherche médicale labellisés (notés A par l’Aeres), soit localisés à Saint Etienne uniquement, soit en co-direction avec - 11 - des équipes de Lyon. Notre formation continue à en outre bénéficié du regroupement des activités liées au secteur biomédical dans un Pôle Santé stéphanois qui comprend l’IFR 143, la plate forme Prisme et le Centre ingénierie Santé. Nous souhaitons cependant une ouverture vers Lyon et avons, à cette fin, commencé à prendre des contacts, d’autant plus facilités que nous collaborons déjà avec la faculté de Médecine de Lyon Sud dans le cadre d’un partenariat. Nous souhaitons former nos étudiants aux différents outils performants et de pointe de notre plate forme technologique en nous appuyant sur une formation théorique et pratique et sur une instrumentation de pointe. De la sorte, es étudiants pourront s’insérer professionnellement dans les laboratoires des instituts de recherche publics (EPST, CNRS, INRA, INSERM, Universités, hôpitaux) : - soit après l’obtention d’une thèse en tant que, chercheurs, enseignants chercheurs, ingénieur de recherche biologiste de plate forme de biologie-santé - soit dès leur M2 en tant qu’ingénieurs d’étude d’expérimentation et d’instrumentation Mais ils pourront également occuper des fonctions similaires dans les laboratoires de recherche et développement privés, de production, ou de qualité, des industries biotechnologiques et pharmaceutiques. On nous reproche à cet égard un défaut d’implication d’intervenants issus de l’industrie rendant l’insertion professionnelle en M2 restreinte, nous sommes pourtant en adéquation avec le tissu socio-économique, comme le montre l’offre de stages de recherche en entreprise (Pasteur Mérieux, Abiessences SA), et des stages industriels (Siemens, Cyclopharma), qui sont prévus dans la filière « médecin ingénieur ». Nous devons, il est vrai, développer cet adossement et avons à cet effet mis en place dans la maquette le module économie de la santé géré par l’ENSME, lequel se compose en partie de conférences données par les industriels du secteur de la santé. La proportion d’étudiants scientifiques qui se réorientent vers les concours d’enseignement à la fin du M, encore faudrait-il parler au passé, comte tenu de création des nouveaux M Métiers de l’enseignement, laquelle modifiera le paysage des formations, mais aussi, forcément, les stratégies d’orientation des étudiants, elle n’était pas le fait d’un manque d’attractivité de notre formation, mais du souhait des étudiants de sciences d’emblée déterminés à se préparer aux métiers de l’enseignement et que ce Master accueillait « naturellement » avant que des diplômes spécifiques voient le jour. Cette discordance entre M1 et M2 devrait donc disparaître, les étudiants destinés à l’enseignement s’orientant maintenant dès la fin de L3 vers les parcours spécifiques attachés aux concours d’accès à l’enseignement. Au regard de l’insuffisante attractivité pour les étudiants scientifiques, précisons que a plupart de ceux-ci choisissent ce M parce qu’ils veulent faire une carrière professionnelle dans le secteur biomédical. C’est pour cette raison et parce que nous avions déjà réfléchi au manque de lisibilité de la mouture précédente, que nous avons infléchi la formation vers le secteur de la santé. Concernant une meilleure intégration des étudiants en médecine et des ingénieurs dès le M1 pour renforcer la dynamique du master, précisons les étudiants en médecine de la filière « médecin ingénieur » valident des UE de mathématique, d’informatique et programmation, de physique, de mécanique et de probabilités et statistiques (UE3 Ingénierie), qui leur permettent d’intégrer l’ENMSE en M2. Cette « mise à niveau » rend impossible une plus grande mutualisation des cours avec les ingénieurs qui eux ont intégré leur Ecole en première année. - 12 - Sur l’ouverture à internationale très limitée, précisons que notre intégration dans le PRES devraient augmenter notre lisibilité et donc faciliter cette ouverture. Nous avons par ailleurs engagé des démarches d’internationalisation : de fait, 50% des étudiants ingénieurs sont à l’étranger lors de leur 3eme année d’Ecole et nous souhaitons faire coïncider ce stage avec leur stage de recherche ; quant aux étudiants de médecine, durant leur cursus, ils font un échange avec un étudiant en médecine étranger (cf notre page web permettant de connaître les différents projets de recherche existants déjà au sein du Standing Committee On Research Exchange, ainsi que leurs universités associées : http://ifmsa.net/public/searchredb.php). Il existe un échange identique de stage de recherche (SCORE) peu développé que nous souhaitons mettre en place pour les étudiants de médecine inscrits en M. La demande est faible (2-3 par an), néanmoins nous souhaitons pouvoir développer ce type de stage. 2. Sensibles aux remarques de l’Agence sur le caractère encore insuffisamment lisible et attrayant de l’intitulé de cette formation, et sur son architecture, nous proposons de remodifier le nom de la Mention en Biologie et Technologies de la Santé, et de la restructurer en spécialité unique (Biologie et Technologies de la Santé) à double parcours (Sciences Biologiques et Santé et Sciences de l’Ingénieur et Santé). Cette réorganisation devrait renforcer la visibilité de la co-habilitation et des mutualisations des enseignements avec l’ENMSE, partout où elle est possible et effective. Pour ce qui est de la première spécialité (le parcours « médical », pour le dire de manière simplifiée), l’Aeres met en cause la légitimité des équivalences par le simple biais de la formation principale par le biais du DU « pré-Master » permettant aux étudiants de capitaliser des Ects dès leur PCEM2. Rappelons ce qui est une évidence : on ne peut inscrire ces étudiants directement en M, compte tenu qu’ils n’ont pas validé un cycle d’études de 3 ans. Or le seul moyen pour les étudiants en médecine de valider un double cursus est justement de commencer ces validations le plus tôt possible dans leurs études, car plus tard (dès la quatrième année), ils se mettent a préparer l’Examen National Classant, qui n’est plus compatible avec un programme de double cursus. Cet état de fait n’est pas spécifiquement stéphanois, mais concerne la très grande majorité des étudiants en médecine en France. Un des buts de notre offre de formation est de permettre aux étudiants en médecine de Saint-Etienne de valider, eux aussi, au moins le M1 à la fin de leur DCEM2 (année où ils sont véritablement inscrits en M1), pour qu’ils aient la possibilité de s’inscrire en M2 dans la ville qu’ils ont choisie après les résultats de l’Examen National Classant. De ce fait, il est normal qu’il y ait plus d’étudiants en médecine inscrits en M1 qu’en M2, d’autant que l’intérêt de faire un M2 pour leur carrière ne leur apparaît que plus tard, au cours de leur internat voire de leur clinicat. Après enquête auprès des composantes de médecine des autres universités françaises, il apparaît qu’il est exceptionnel que des étudiants en médecine valident un master en deux ans, en dehors du cas de l’Ecole de l’INSERM, qui offre un cursus d’élite, « taillé sur mesure » pour 20 étudiants par an en France, financé par un bourse INSERM, et qui suppose l’arrêt des études médicales pendant un an (entre le DCEM1 et le DCEM2). Il nous est par ailleurs reproché que les études médicales de cette spécialité représentent trop d’Ects (pour être exact, 33 sur 60), mais il faut bien tenir compte de la réalité des emplois du temps des étudiants en PCEM2 et DCEM1, qui ne laissent libre que le jeudi après midi et ne laissent la possibilité de valider qu’une UE de 6 Ects par an plus le stage de 15 Ects, qui a été aménagé spécifiquement pour les étudiants en DCEM1. Le contenu des enseignements de biologie, biochimie, biophysique anglais et statistique du PCEM2 au DCEM2 leur permet du reste d’acquérir les connaissances nécessaires à la poursuite du programme pédagogique de notre M, dont la première année est basée sur l’initiation aux stratégies de recherche en biologie médicale. Au fil des années et des - 13 - évaluations (en analyse d’articles scientifiques, mémoires de stage et soutenances orales ; évaluations identiques pour tous les étudiants, soulignons-le !), nous avons pu comparer les prestations des étudiants en médecine et celles des étudiants de sciences et nous n’avons pas observé de différence entre les deux parcours en termes de résultats, montrant bien que les modalités de validation via le DU pour les étudiants de médecine ne portent aucun préjudice à la qualité du parcours scientifique de ces étudiants. Notre enquête auprès de nos collègues des composantes de médecine des autres universités françaises montre que partout où existe ces doubles cursus médecineMaster, les étudiants en médecine valident entre 26 et 36 Ects (cf. Paris XI, Lyon, Rouen, Limoges, Grenoble, Montpellier, Besançon, par exemple). Notre cursus est donc en accord avec les pratiques usuelles en France. Sans par trop détailler la description de la maquette refondue, indiquons que - nous avons mis en place un nouveau tronc commun composé d’une UE fondamentale de biotechnologies afin de compléter les bases scientifiques (biologique, physique et chimique) de chacun des étudiants, en vue de les préparer à l’apprentissage des techniques et instruments nécessaire à la mise en place de protocoles de recherche performants et innovants - en M1, 4 UE constituent le tronc commun de la spécialité : UE 1 (ouverture disciplinaire), UE2 (biotechnologie), UE3 de libre choix selon le parcours à venir de l’étudiant(12 Ects) : ainsi, un étudiant du parcours Sciences de l’Ingénieur et Santé choisira les enseignements Introduction à la biologie cellulaire et moléculaire et à la physiologie humaine, pour acquérir et de compléter sa formation en biologie ; un étudiant de la filière médecin-ingénieur choisira l’ UE3 d’ingénierie pour se mettre à niveau en mathématiques, physique et informatique, ce qui est indispensable à une poursuite dans le cursus ingénieur ; un étudiant scientifique du parcours santé choisira les enseignements de Biologie cellulaire et moléculaire avancées et d’Introduction à la physiologie humaine pour compléter sa formation en biologie cellulaire et moléculaire et acquérir les bases en sciences médicales ; un étudiant médecin de ce même parcours choisira, pour sa part, 2 enseignements dans une liste d’options plus celle du tronc commun intitulée Biologie cellulaire et moléculaire avancées, ainsi que I’UE d’Initiation à la stratégie de recherche en laboratoire. - le M 2 est commun à tous, avec une UE technique de 21 Ects consacrée à l’instrumentation de la plate forme et un stage de 6 mois en laboratoire de recherche. Quoi qu’il en soit, les enseignements disciplinaires proposés, s’ils sont de fait résolument tournés vers le domaine médical, sont cependant à la fois fondamentaux et en adéquation avec une réorientation voulue et assumée de la formation vers le domaine biomédical. Mention STAPS Santé Spécialité Exercice, Sport, Santé, Handicap Nous remercions les experts pour ses remarques positives, en particulier sur l’organisation et les partenariats importants au niveau recherche et professionnel de ce diplôme, mais l’évaluation nous indique clairement des points pouvant être améliorés et donne des recommandations pour l’avenir de notre formation auxquels nous avons choisi de donner la réponse suivante. En premier lieu, cet avis conforte notre volonté d’améliorer le suivi des étudiants après le M, d’harmoniser les procédures d’évaluation de la formation et de continuer à renforcer l’information et la sélection des candidats extérieurs à l’entrée du M (démarche qui semble déjà porter ses fruits au vu des résultats du S1 de l’année en cours). L’érosion - 14 - des effectifs, particulièrement sensible pour les étudiants issus de la filière STAPS pour la spécialité (R) est effectivement une difficulté. Il faut toutefois noter que nous avons conservé une bonne attractivité auprès des étudiants issus de la formation médicale et que la moitié des étudiants en M2 (R) viennent de l’extérieur de la région Rhône-Alpes. L’évaluation soulève également la question de la professionnalisation des étudiants non issus de formation médicale et s’orientant vers la spécialité (R) : en fait, les étudiants issus de STAPS ou d’autres disciplines scientifiques qui y sont acceptés sont des étudiants dont le projet est de continuer en doctorat, et nous constatons un bon taux de poursuite en thèse après l’obtention du M ESSH. Les autres étudiants s’orientent vers des spécialités (P). Le choix de conserver des finalités différenciées (R) ou (P) pour nos spécialités se fonde sur notre connaissance de la répartition des flux étudiants provenant soit de disciplines médicales, soit d’autres filières. La recommandation principale résultant de l’évaluation est de réfléchir à la création d’un grand M régional en nous associant avec Grenoble, Lyon, Chambéry et ClermontFerrand. Cela serait un moyen d’élargir les flux étudiants grâce à une plus grande attractivité et une meilleure lisibilité. Nous sommes déjà engagés dans des cohabilitations deux à deux (avec l’Université Clermond-Ferrand 2 pour la spécialité ESSH, l’Université de Savoie pour les spécialités ESSH et EAPICP, et avec l’Université Lyon 1 pour la spécialité IFAPSouA). Mais il est vrai qu’une association de l’ensemble des forces existant sur la région serait un atout important. Nous avions entamé, avec l’ensemble des collègues de Rhône-Alpes, ce travail de réflexion, qui cependant n’a pas pu aboutir pour cette campagne d’habilitation, faute du temps (long) que nécessitent les accords et les ajustements techniques corollaires. Nous allons donc reprendre et poursuivre ces discussions. - 15 -