mêmes types de symptômes que la maladie d
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mêmes types de symptômes que la maladie d
Progress santé Cours régime BTS diététique 2ème année Introduction Une maladie neuro-dégénérative est un syndrome qui consiste en un certain nombre de symptômes dont les pertes de mémoire, la modification du jugement et du raisonnement, en plus de changements d'humeur et de comportement. Ces symptômes peuvent affecter le fonctionnement de la personne dans son milieu de travail, dans ses relations sociales et dans ses activités quotidiennes. Parfois, les symptômes de la maladie neurodégénérative sont causés par des conditions susceptibles d'être soignées, comme la dépression, des troubles de la glande thyroïde, une infection, des carences alimentaires (vit B12), l'interaction de médicaments. Une démence primaire dégénérative provient d’une perte progressive de cellules nerveuses du cerveau. On n’en connaît pas toujours la cause. Les démences sont responsables de plus de 50 % des situations de dépendances des personnes âgées. La maladie d'Alzheimer, la forme la plus courante des maladies neurodégénératives. Il arrive parfois qu'une personne présente des symptômes comme des pertes soudaines de mémoire, des problèmes de comportement précoces ou encore qu'elle éprouve de la difficulté à parler ou à se mouvoir. Ces symptômes pourraient avoir été causés par une autre maladie neurodégénérative que la maladie d'Alzheimer. La maladie d’Alzheimer est devenue en quelques années un véritable problème de santé publique en raison d’une augmentation du nombre de malades. I) Les démences neurodégénératives Une maladie neurodégénérative est induite par une destruction du tissu cérébral qui entraîne la perte progressive et irréversible des fonctions mentales. 1.1) La maladie d’Alzheimer La maladie d'Alzheimer est une maladie évolutive du cerveau, qui porte gravement atteinte à la faculté de penser et à la mémoire. Il s'agit de la forme de démence la plus courante. La maladie d'Alzheimer est un syndrome dont les symptômes comprennent la perte de mémoire, de jugement et de raisonnement, des sautes d'humeur ainsi que des changements de comportement et dans la manière de communiquer. Parmi les affections connexes (maladie cognitive irréversible ayant les mêmes types de symptômes que la maladie d’Alzheimer), notons la démence vasculaire, la démence frontotemporale, la maladie de Creutzfeldt-Jakob et la démence à corps de Lewy. Cette maladie a été découverte par le Dr Alois Alzheimer en 1906, qui a identifié les deux manifestations de la maladie qui porte maintenant son nom, soit les «plaques» et les «écheveaux ». Les plaques sont de petits dépôts denses répartis sur l'ensemble du cerveau et qui, à des concentrations élevées, sont toxiques pour les cellules cérébrales. Les écheveaux, pour leur part, interviennent dans les processus vitaux en « étouffant » les cellules saines du cerveau. Progress santé Cours régime BTS diététique 2ème année L’image ci-dessous illustre à droite le cerveau d’une personne atteinte de la maladie d’Alzheimer. On voit qu’il y a moins de tissus cérébraux qu'une personne qui n'est pas atteinte de la maladie (à gauche). Les images IRM ont été gracieusement fournies par le Women's College Health Sciences Centre. Au fur et à mesure de la progression de la maladie d'Alzheimer, différentes régions du cerveau, et les différentes facultés qui leur sont liées, sont endommagées. Le résultat est un déclin des habiletés ou une modification du comportement. À ce jour, une habileté disparue n'est jamais revenue. Cependant, les dernières recherches suggèrent qu'une certaine ré-acquisition de connaissances est possible. La maladie d’Alzheimer est la principale cause de démence chez les personnes âgées, touchant 24 millions de personnes à travers le monde. À ce jour, la maladie d'Alzheimer est incurable, mais des traitements et l'adoption de certains modes de vie peuvent en ralentir la progression. On s'attend toutefois à ce que de nouveaux traitements capables de stopper sa progression voient le jour d'ici cinq ans. Par ailleurs, la poursuite de nouvelles pistes de recherche devrait permettre un jour de restaurer en partie la mémoire et les fonctions perdues. L'évolution de la maladie d'Alzheimer se caractérise généralement par trois stades (léger, modéré et avancé) avant d'atteindre le stade de fin de vie. Toutefois, il est souvent difficile de reconnaître la transition d'un stade à l'autre : la maladie progresse lentement et les symptômes peuvent s'étendre sur plus d'un stade. De plus, l'ordre dans lequel ils se manifestent et leur durée varient selon les personnes. La durée de la maladie après le diagnostic initial est généralement de sept à dix ans. Cependant, cette durée sera plus courte lorsque le diagnostic est posé plus tard dans l'évolution de la maladie, ce qui peut être le cas lorsque la personne atteinte ne consulte pas rapidement. Par ailleurs, la survie après le diagnostic se prolonge à mesure que les méthodes diagnostiques s'améliorent et que les personnes sont plus disposées à se faire évaluer. 1.2 Epidémiologie La prévalence de la maladie augmente fortement avec l’âge. La prévalence de cette démence est Progress santé Cours régime BTS diététique 2ème année estimée à 5 à 10 % après 65 ans et à près de 20 % au-delà de 80 ans. En France, l’étude « PAQUID » (1988-2001) a fait ressortir que 17,8 % des personnes de plus de 75 ans sont atteintes de la maladie d’Alzheimer ou d’un syndrome apparenté. D’après une évaluation ministérielle de 2004, environ 860 000 personnes seraient touchées par cette maladie en France. Un chiffre qui pourrait atteindre 1,3 million en 2020 et 2,1 millions en 2040. Le nombre de nouveaux cas est d’environ 225 000 par an. 1.3 Les causes En ce moment, nous ne savons toujours pas ce qui cause véritablement la maladie d'Alzheimer ou comment en arrêter la progression. Les chercheurs ont découvert que la maladie d'Alzheimer : ne fait pas partie du processus normal de vieillissement; touche à la fois les hommes et les femmes; est plus répandue avec l'âge; la plupart des personnes atteintes ont plus de 65 ans; n'est pas due au durcissement des artères; n'est pas due au stress Les chercheurs examinent trois domaines : Les antécédents familiaux Chez certaines familles, il existe définitivement un lien entre les antécédents familiaux et la maladie d'Alzheimer. Chez d'autres familles, les antécédents familiaux de la maladie d'Alzheimer représentent un plus grand risque pour les membres de cette famille d'être atteints de la maladie d'Alzheimer comparativement à quelqu'un sans ces antécédents familiaux. Bien que nous en apprenions toujours davantage à ce sujet, le lien héréditaire n'est pas encore entièrement saisi. L'environnement L'explication de la maladie d'Alzheimer se trouve peut être dans notre environnement : quelque chose qui se trouverait dans l'eau, le sol ou l'air. Notre propre corps La maladie d'Alzheimer pourrait s'expliquer par un phénomène interne. Il pourrait s'agir d'un virus à action lente, d'un déséquilibre chimique, ou encore d'un déficit immunitaire. Aujourd'hui, les chercheurs croient que ce n'est pas un seul facteur qui cause la maladie d'Alzheimer mais plutôt une combinaison de facteurs. Il reste encore beaucoup à apprendre au sujet de la maladie et les chercheurs continuent d'essayer d'en découvrir les causes. 1.3) Les facteurs de risque associés L'âge est le facteur de risque le plus important. En vieillissant, les mécanismes naturels de réparation de l'organisme sont moins efficaces. Ce changement se produit dans le cerveau à différents rythmes selon les personnes et ces différences contribuent à la susceptibilité d'une personne de développer la maladie d'Alzheimer avec l'âge. Les antécédents familiaux et la génétique. Un faible pourcentage (5 à 7 %) des personnes Progress santé Cours régime BTS diététique 2ème année atteintes de la maladie d'Alzheimer ont la forme « familiale » de cette maladie (FFMA). À un moment donné de l'histoire familiale, certains gènes ont subi une mutation et ont développé les caractéristiques anormales qui causent la FFMA. Ces gènes héréditaires ont une grande influence: si l'un des parents a la FFMA, chacun des enfants aura une probabilité de 50 % d'hériter de la maladie. Si les deux parents ont la FFMA, 75 % de leurs enfants développeront la maladie d'Alzheimer à l'âge adulte. Le gène ApoE4 est le facteur de risque le plus important de la forme tardive de la maladie d'Alzheimer. Les gènes ApoE régulent la production d'une protéine qui aide au transport du cholestérol dans le sang vers les cellules du corps. Des trois variantes du gène apoE (apoE2, apoE3 et apoE4), la variante apoE4 est associée à un risque accru de maladie d'Alzheimer. Le sexe, deux fois plus de femmes que d'hommes ont la maladie d'Alzheimer. Certains pensent que ceci est attribuable en grande partie aux changements hormonaux qui surviennent à la ménopause, particulièrement la diminution de l'œstrogène, une hormone importante. Mais les changements hormonaux ne sont pas le seul facteur qui contribue à la plus grande incidence de la maladie d'Alzheimer chez les femmes. En moyenne, les femmes vivent plus longtemps que les hommes et l'âge est un facteur de risque. Tous les facteurs de risque de maladies cardiovasculaires (comme l'hypertension et l'hypercholestérolémie) sont aussi des facteurs de risque de la maladie d'Alzheimer et de la démence vasculaire. Les AVC et les « mini-AVC », généralement détectés lors d'examens ultérieurs, sont aussi des facteurs de risque bien établis pour la maladie d'Alzheimer et la démence vasculaire. On sait depuis plusieurs années que le diabète de type 2 est un facteur de risque de la maladie d'Alzheimer. On croyait généralement que ces deux maladies étaient liées aux problèmes cardiaques, qui sont associés au diabète et constituent des facteurs de risque de la maladie d'Alzheimer. On savait aussi que le glucose était moins bien assimilé dans le cerveau des personnes atteintes de la maladie d'Alzheimer, une situation similaire aux diabétiques de type 2, dont l'organisme assimile mal le glucose. Des études récentes ont indiqué que le cerveau des personnes atteintes de la maladie d'Alzheimer présente une condition très semblable au diabète, certains appellent cette maladie diabète de type 3. Les chercheurs ont en effet découvert que chez les personnes atteintes de la maladie d'Alzheimer, la production d'insuline dans le cerveau est réduite et que les neurones y sont moins sensibles (la production de l'insuline dans le cerveau est indépendante de la production de l'insuline dans le pancréas, le principal organe de production d'insuline). Les études se concentrent maintenant sur l'action des médicaments antidiabétiques qui ciblent le cerveau des personnes qui ont la maladie d'Alzheimer. Récemment, des études ont démontré que les enfants atteints de diabète de type 1 (diabète juvénile) sont à risque de développer la maladie d'Alzheimer à l'âge adulte. Le syndrome de Down (trisomie 21) Le cerveau de la plupart des adultes atteints du syndrome de Down qui atteignent la quarantaine développera les changements anormaux caractéristiques de la maladie d'Alzheimer (plaques et Progress santé Cours régime BTS diététique 2ème année écheveaux). Il est toutefois important de noter que chez les personnes qui ont le syndrome de Down et dont le cerveau présente ces changements, toutes ne développeront pas la maladie d'Alzheimer. La déficience cognitive légère (DCL). Dans la DCL, le niveau de détérioration cognitive et/ou des troubles de la mémoire est supérieur à celui enregistré dans le processus normal de vieillissement, mais il n'est pas suffisamment avancé pour qu'on puisse parler de maladie d'Alzheimer ou d'affection connexe. On estime que 85 % des personnes qui ont reçu un diagnostic de DCL, généralement au début de la quarantaine ou de la cinquantaine, développeront la maladie d'Alzheimer dans les dix années suivantes, ce qui fait de la DCL un facteur de risque important. Les lésions à la tête, notamment les commotions à répétition, sont considérées par la plupart des cliniciens comme des facteurs de risque de développement ultérieur de la maladie d'Alzheimer. Autres facteurs de risque. En plus des facteurs de risque déjà décrits, tous les éléments suivants ont été recensés comme facteurs de risque de la maladie d'Alzheimer : les inflammations chroniques (indiquant possiblement une défaillance du système immunitaire), des épisodes passés de dépression clinique, le stress et le manque d'exercice du cerveau. Qu'en est-il de l'aluminium ? La majorité des chercheurs ne considèrent plus l'aluminium comme facteur de risque de la maladie d'Alzheimer. Toutefois, des chercheurs étudient encore la possibilité que des personnes puissent être à risque en raison d'intolérances à des aliments contenant du cuivre, du fer ou de l'aluminium. 1.4) Les conséquences de la maladie d'Alzheimer À long terme, la maladie d'Alzheimer a des conséquences sur l'ensemble des aspects de la vie de la personne atteinte, c'est-à-dire sur sa façon de penser et sur ses agissements. Fonctions cognitives La maladie aura une incidence sur la capacité de comprendre, de penser, de se souvenir et de communiquer. La capacité de prendre des décisions se verra également atténuée. De simples tâches, accomplies depuis des années, deviendront difficiles, voire impossibles à réaliser. Par la suite, le mélange d'informations et la perte de mémoire, d'abord celle des événements récents et ensuite, celle des événements du passé, se manifestera. La capacité de trouver le mot juste et de suivre une conversation sera également touchée. Émotions et humeur Les personnes atteintes de la maladie d'Alzheimer peuvent sembler blasées ou apathiques et peuvent rapidement perdre de l'intérêt pour les passe temps qu'elles aimaient auparavant. La maîtrise de l'humeur et des émotions devient parfois impossible pour ces personnes. Certains individus deviennent moins expressifs et se retirent. Quoi qu'il en soit, il est maintenant prouvé que même les personnes dont la maladie est en phase avancée peuvent ressentir une multitude d'émotions, notamment la joie, la colère, la peur, l'amour et la tristesse. Comportement Les réactions de la personne atteinte de la maladie d'Alzheimer seront modifiées. la répétition de gestes ou de parole Progress santé Cours régime BTS diététique 2ème année le fait de cacher ses possessions les explosions physiques l'agitation Habiletés physiques La maladie peut avoir une incidence sur la coordination et la mobilité des personnes, modifications qui seront à l'origine d'un déclin physique graduel. Ce déclin agira sur la capacité d'effectuer des tâches quotidiennes de façon autonome, comme se nourrir, se laver et s'habiller. 2) Les affections connexes Les « affections connexes » ressemblent à la maladie d'Alzheimer en ce qu'elles impliquent elles aussi une lente dégénérescence des cellules du cerveau qui, pour l'instant, est irréversible. Il s'agit notamment de la démence vasculaire (au deuxième rang des démences les plus répandues après la maladie d'Alzheimer), de la démence frontotemporale, de la démence à corps de Lewy, de la maladie de Parkinson et de la Chorée de Huntington. 2.1) La démence à corps de Lewy La démence à corps de Lewy est une forme de maladie neurodégénérative caractérisée par des dépôts anormaux d'une protéine qui se forment à l'intérieur des cellules nerveuses du cerveau. Ces dépôts sont appelés « corps de Lewy », d'après le nom du scientifique qui fut le premier à les décrire. Le processus qui mène à la formation des corps de Lewy est inconnu. La démence à corps de Lewy affecte surtout les parties du cerveau liées aux fonctions cognitives et au mouvement. La démence à corps de Lewy peut se développer seule ou de concert avec la maladie d'Alzheimer ou la maladie de Parkinson. Elle représente entre 5 et 15 % de tous les cas de maladies neurodégénératives. 2.1.1) Comment la démence à corps de Lewy affecte-t-elle la personne atteinte ? Dans la démence à corps de Lewy, la personne atteinte peut présenter des symptômes semblables à ceux de la maladie d'Alzheimer et de la maladie de Parkinson. La perte progressive de la mémoire, du langage, du raisonnement et d'autres fonctions intellectuelles supérieures comme le calcul est courante. La personne peut avoir des problèmes de mémoire à court terme et éprouver de la difficulté à trouver le mot juste ou à suivre un enchaînement d'idées. Elle peut aussi souffrir de dépression et d'anxiété. Généralement, la maladie progresse rapidement. Les troubles de la mémoire ne sont pas nécessairement les premiers signes, ils apparaissent au fur et à mesure que la maladie que la maladie progresse. Les hallucinations visuelles (voir des objects qui n'existent pas) sont fréquentes et peuvent s'aggraver pendant les périodes de confusion plus profonde. Certains traits de la démence à corps de Lewy peuvent ressembler à ceux de la maladie de Parkinson, notamment la rigidité (raideur des muscles), les tremblements, la posture voutée et les mouvements lents et traînants. À l'heure actuelle, la cause de cette maladie est inconnue et ses facteurs de risque n'ont pas été déterminés. Cette maladie est incurable. Progress santé Cours régime BTS diététique 2ème année 3) La démence vasculaire La démence vasculaire (Dva), aussi appelée démence à infarctus multiples, se produit lorsque les cellules du cerveau sont privées d'oxygène. Le système vasculaire est un réseau de vaisseaux sanguins qui transporte l'oxygène au cerveau. Un blocage ou une maladie du système vasculaire peut empêcher le sang d'atteindre le cerveau, ce qui entraîne la mort des cellules et provoque des symptômes de démence. Après la maladie d'Alzheimer, la Dva est la deuxième forme de démence la plus répandue, constituant jusqu'à 20 % de tous les cas. 3.1) Comment la démence vasculaire affecte-t-elle la personne atteinte ? Les AVC sont une cause courante de la démence vasculaire. Ceux-ci se produisent lorsque la circulation du sang vers le cerveau est bloquée. Les cellules cérébrales sont alors privées d'oxygène et meurent. Les AVC peuvent être légers ou lourds et avoir un effet cumulatif, chaque AVC aggravant davantage le problème. Selon les parties du cerveau qu'ils privent d'oxygène, les AVC peuvent affecter la capacité de la personne à marcher, causer une faiblesse dans le bras ou la jambe, provoquer des troubles d'élocution ou des sautes d'humeur. En général, la démence vasculaire survient subitement. Les symptômes cognitifs affectent diverses régions du cerveau à des degrés différents, (langage, vue, mémoire, etc.). Il est fréquent que les personnes atteintes de démence vasculaire souffrent de troubles urinaires. 3.2) Quels sont les facteurs de risque de la démence vasculaire ? La démence vasculaire touche autant les hommes que les femmes. Les facteurs de risque sont notamment l'âge (plus de 65 ans), l'hypertension, les maladies cardiaques et le diabète. Le tabagisme, l'excès de poids, des taux élevés de cholestérol et des antécédents familiaux de maladies cardiaques peuvent aussi accroître le risque d'AVC et, par conséquent, le risque de démence vasculaire. Il est important de déterminer les facteurs de risques de la démence vasculaire car, souvent, on peut traiter et diminuer le risque d'AVC. Ceux-ci peuvent être réduits par l'adoption de modes de vie sains, à savoir une activité physique régulière, une bonne alimentation, l'abstention de fumer et la réduction du stress. Des médicaments existent pour contrôler l'hypertension artérielle, le diabète et les maladies cardiaques. (on est dans la prévention) 4) Maladie de Binswanger La maladie de Binswanger est une forme rare de démence vasculaire causée par une atteinte des vaisseaux sanguins dans les zones profondes de la « matière blanche » du cerveau. L'hypertension artérielle joue un rôle important dans cette maladie. L’imagerie cérébrale (scanner, IRM) montre des lésions de la substance blanche. Il n’existe aucun traitement spécifique. 5) La démence frontotemporale et la maladie de pick La démence frontotemporale est un terme générique désignant un groupe de troubles rares Progress santé Cours régime BTS diététique 2ème année qui touchent principalement les lobes frontal et temporal du cerveau, qui sont associés à la personnalité et au comportement. Dans certains cas, les cellules de ces parties du cerveau s'atrophient ou meurent, tandis que dans d'autres s'hypertrophient et renferment des « corps de Pick » sphériques et argentés. Le terme « maladie de Pick » désigne le sous-type de démence frontotemporale qui présente ces anomalies particulières. Dans la démence frontotemporale, les changements qui se produisent dans le cerveau nuisent à la capacité de fonctionnement de la personne. Les chercheurs estiment que la démence frontotemporale constitue de 2 à 5 % de tous les cas de démence. 5.1) Comment la démence frontotemporale affecte-t-elle la personne atteinte ? Étant donné que les lobes frontal et temporal du cerveau sont atteints, les premiers symptômes se manifestent souvent au niveau du comportement et/ou du langage. Les changements de comportement sont notamment l'isolement ou la désinhibition (c'est-à-dire la perte de la capacité de contrôler ses comportements ou ses gestes). La personne peut négliger son hygiène personnelle, être facilement distraite ou répéter continuellement les mêmes gestes. Elle peut également être portée à trop manger ou à mettre de façon compulsive des objets dans sa bouche. L'incontinence est parfois un symptôme précoce de la maladie. Les problèmes de langage varient de l'expression verbale limitée à l'aphasie totale, c'est-à-dire que la personne devient muette. Le fait de répéter systématiquement ce que est dit par les autres et le bégaiement sont des symptômes fréquents. La personne peut éprouver de la difficulté à suivre un enchaînement d'idées ou à entretenir une conversation. Les capacités de lecture et d'écriture sont également affectées. Au premier stade de la démence frontotemporale, les changements de comportement ou les troubles de langage peuvent se manifester séparément. En revanche, à des stades plus avancés, les symptômes généraux de maladies neurodégénératives se manifestent, notamment la confusion et la perte de la mémoire. La personne perd aussi ses habiletés motrices et souffre de problèmes de déglutition. 5.2) Quels sont les facteurs de risque de la démence frontotemporale ? Pas de facteur de risque déterminé. La démence frontotemporale apparaît généralement à un âge plus précoce que la maladie d'Alzheimer et touche les hommes autant que les femmes. La durée moyenne de la maladie est de deux à dix ans. À l'heure actuelle, il n'existe aucun traitement connu et aucun moyen efficace de ralentir l'évolution de cette maladie. 6) Chorée de Huntington 6.1) Définition C’est une maladie héréditaire incurable d’évolution inexorable vers la mort. Cette maladie ne se développe, le plus souvent, que chez les personnes âgées de 40 à 50 ans. C’est une maladie génétique dominante. Progress santé Cours régime BTS diététique 2ème année Elle se traduit par une dégénérescence neuronale affectant les fonctions motrices et cognitives aboutissant à une démence. Ces manifestations psychiatriques de la maladie s’accompagnent de manifestations neurologiques avec, chez le sujet éveillé, des gestes incohérents et anormaux (mouvements choréiques), indépendants de sa volonté, et des troubles de l’équilibre, une léthargie. 6.2) Evolution de la maladie 3 phases successives plus ou moins distinctes : Troubles psychiatriques Troubles moteurs Démence 7) les maladies neuro-dégénératives hors démence 7.1) La sclérose en plaques Cette maladie neuro-dégénérative n’est pas une démence, elle est provoquée par une démyélinisation des nerfs(disparition ou destruction de la gaine de myéline qui entoure et protège les fibres nerveuses). On observe des périodes de poussée de la maladie suivit ou non de période de rémission. 7.2) La maladie de Parkinson 7.2.1) Définition La maladie de Parkinson est une maladie neuro-dégénérative atteignant généralement l’homme après 50 ans. Elle se manifeste par un tremblement de repos, des troubles du tonus et une akinésie (lenteur d’initiation des mouvements avec une tendance à l’immobilité et ce en l’absence de paralysie), diversement associés. Elle affecte également l’élocution et le « langage corporel ». Comme beaucoup d’autres troubles neurologiques, la maladie de Parkinson est chronique, évolutive et pour le moment incurable. Elle est d’éthiologie inconnue. Cette maladie est caractérisée par la disparition prématurée, lente et progressive d'un certain nombre de neurones des noyaux gris centraux. Les neurones concernés sécrètent de la dopamine. La disparition progressive de ces cellules entraîne une diminution de la sécrétion de dopamine. Cette diminution est responsable de l'apparition des signes cliniques typiques de la maladie de Parkinson que sont le tremblement de repos, la rigidité musculaire, un ralentissement des mouvements. La dopamine est un neurotransmetteur chimique qui transmet des informations d'un neurone à l'autre au niveau des synapses nerveuses. Pour être efficace, la dopamine se lie à un récepteur dopaminergique situé sur le deuxième neurone. Cette liaison dopamine -récepteur permet de transmettre l'influx nerveux. Chimiquement la dopamine vient de la transformation de la Ldopa (la L-dopa est le précurseur de la dopamine). 7.2.2) Epidémiologie On estime à 4 millions le nombre de personnes affectées par la maladie de Parkinson. En Europe, la prévalence globale de la maladie est estimée à 1,6 % chez les personnes âgées de plus de 65 ans. En France, la maladie de Parkinson touche près de 100 000 personnes avec environ 8 000 nouveaux cas par an. En raison du vieillissement de la population mondiale, l’importance de la maladie de Parkinson devrait s’accroître. La maladie de Parkinson débute généralement entre 55 et 65 ans mais 5 à 10 % des Progress santé Cours régime BTS diététique 2ème année patients sont atteints encore plus jeunes (entre 30 et 55 ans). Après 6 ans d’évolution, 60 % des malades ont des fluctuations motrices. 7.2.3 Evolution Classiquement, on décrit trois étapes évolutives de la maladie : La « lune de miel » qui est une période variant de 3 à 8 ans et qui se définit par une vie pratiquement normale. C’est une période de meilleure efficacité du traitement. Les classiques fluctuations qui affectent 60 % des patients après six ans d’évolution : akinésie et dyskinésie (perturbation au niveau des mouvements qui se traduit entre autre par de l’incoordination et des spasmes). La 3ème période, la plus handicapante, correspond à la perte d’efficacité de la L-Dopa. 7.2.4 Les symptômes Tremblements des membres au repos Rigidité musculaire Akinésie et bradykinésie (trouble moteur résultant d’une rigidité musculaire qui se manifeste par des mouvements ralentis des doigts et la perte des mouvements fins comme l’écriture). Parfois atteinte intellectuelles : détérioration de la mémoire, difficulté à adapter son comportement au changement de situation. A des stades plus avancés, la maladie peut s’accompagner de confusion mentale ou de démence. Dans 30 % des cas, le malade peut présenter une dépression. D’autres symptômes peuvent s’ajouter : amaigrissement, constipation, hypersalivation, troubles du sommeil, de la parole et de l’écriture. 8) Altérations du fonctionnement du cerveau Des changements dans le comportement d'une personne peuvent indiquer des dommages à certaines régions du cerveau. Voici une liste des fonctions contrôlées par les différentes régions du cerveau et les conséquences qu'entraînent des dommages à ces régions. Système limbique est attaqué dès le début de la maladie d'Alzheimer intervient dans les émotions et la mémoire relie les différents lobes du cerveau entre eux, leur permettant d'établir la connexion entre les souvenirs et le comportement Progress santé Cours régime BTS diététique 2ème année gère les émotions et certaines fonctions quotidiennes, comme le sommeil et l'alimentation Changements qui pourraient être observés : a de la difficulté à trouver les choses et à se rappeler où celles-ci ont été rangées sentiment de méfiance irritabilité, dépression ou anxiété Lobe temporal et hippocampe Hippocampe : traite la mémoire verbale et la mémoire visuelle (la mémoire verbale comprend les souvenirs associés à ce que nous avons lu, dit ou entendu; nous sollicitons la mémoire visuelle pour reconnaître les objets, les visages et les lieux pour nous repérer dans notre environnement) Lobe temporal : contrôle les apprentissages récents et la mémoire immédiate Changements qui pourraient être observés : des troubles de mémoire à court terme ne se souvient plus des événements récents vit dans le moment présent perd ses aptitudes de vocabulaire a de la difficulté à reconnaître les visages, les objets et les endroits connus Lobe pariétal nous permet d'organiser des tâches dans un ordre cohérent (comme enfiler ses vêtements dans le bon ordre, utiliser des outils ou effectuer une tâche dans un ordre logique, comme démarrer et conduire une voiture) contrôle notre faculté à comprendre des informations spatiales (par exemple, le lieu précis où nous nous trouvons, et l'emplacement des objets) Changements qui pourraient être observés : utilise les mots à mauvais escient ne comprend pas ce que disent les autres utilise des généralités plutôt que des détails dans son discours ne peut plus écrire clairement a de la difficulté à s'occuper de son compte bancaire ou de payer ses factures perd son chemin facilement a de la difficulté à comprendre comment s'habiller a de la difficulté à équilibrer et évaluer les difficultés Lobe frontal nous permet de prendre des initiatives, planifier et organiser nos actions contrôle nos valeurs et notre comportement en société (p. ex. adopter un comportement approprié à la situation, interpréter les sentiments des autres et leurs réactions à nos propres faits et gestes) Changements qui pourraient être observés : semble indifférente ou apathique; désintéressée abandonne ses passe-temps ou autres activités qu'elle aimait faire se désintéresse rapidement d'une activité, semble se contenter de rester assise sans rien faire et sans réagir aux autres se replie sur elle-même Progress santé Cours régime BTS diététique 2ème année répète les mêmes gestes sans pouvoir s'arrêter Lobe occipital contrôle la vision, la faculté de voir et d'associer les couleurs, les formes, les angles et les mouvements de manière intelligente Changements qui pourraient être observés : Bien que le lobe occipital ne soit pas directement touché dans la maladie d'Alzheimer, les zones visuelles voisines qui nous permettent d'associer les éléments de la vision peuvent être atteintes, ce qui entraîne des troubles de la perception inhabituels, comme par exemple une perte de la perception de la profondeur ou l'incapacité de percevoir le mouvement. 9) Statut nutritionnel du patient atteint de démence Une altération du statut nutritionnel est un trait commun fréquemment observé au cours de la démence. 9.1) Prise en charge nutritionnelle maladie d’Alzheimer et des démences (HAS) La perte de poids est fréquente au cours de la maladie d’Alzheimer. Il peut s’agir : D’une perte de poids liée à la maladie d’Alzheimer elle-même. Elle est associée Aux troubles cognitifs et à la dégradation de l’autonomie. Les causes de cette perte de poids comprennent une diminution des apports alimentaires (diminution de l’appétit, troubles du comportement alimentaire, perte d’autonomie, etc.) et/ou une augmentation des dépenses énergétiques (déambulation, mouvements incessants, etc.) ; D’une perte de poids secondaire à des événements pathologiques intercurrents Les malades présentant des troubles de comportement et cognitif ont des Difficultés à faire les courses, à cuisiner, à utiliser les couverts, à couper les aliments, peler les légumes et les fruits, mâcher, avaler. Ils sont souvent distraits et lents pendant le repas, pense parfois avoir (ou ne pas avoir) mangé et refusent de rester assis pendant ce qui leur semble des heures. Il est recommandé de proposer une prise en charge nutritionnelle orale à toutes les personnes âgées atteintes de maladie d’Alzheimer qui présentent une perte de poids. Il est recommandé d’adapter cette prise en charge nutritionnelle orale aux éventuels troubles du comportement alimentaire, aux troubles praxiques ou aux troubles de la déglutition. Chez les personnes âgées dénutries atteintes de maladie d’Alzheimer sévère, il n’est pas recommandé de proposer une nutrition entérale en raison du risque élevé de complications mettant en jeu le pronostic vital et en l’absence de bénéfice démontré. Si la nutrition entérale est malgré tout envisagée, la décision doit être prise après une concertation multidisciplinaire (médecins, infirmières, aidants familiaux et professionnels, entourage proche, etc.) et doit tenir compte à la fois des caractéristiques somatiques du malade et de considérations éthiques. Chez les personnes âgées atteintes de maladie d’Alzheimer légère ou modérée, en cas de perte de poids brutale liée à une pathologique aiguë médico-chirurgicale ou à une détérioration de la situation socio-environnementale (perte de l’aidant, rupture dans les soins à domicile, etc.), il est recommandé de proposer une prise en charge nutritionnelle, initialement par voie orale. En cas d’échec de la prise en charge nutritionnelle orale, la nutrition Progress santé Cours régime BTS diététique 2ème année entérale peut être proposée pour une durée limitée, avec l’objectif de passer un cap aigu. Le soutien et la prise en charge d’un malade atteint de maladie d’Alzheimer peuvent constituer une charge importante pour l’entourage proche (aidant naturel), d’autant plus si la maladie est à un stade avancé ou si l’aidant est seul. Ces situations peuvent être des facteurs de risque d’épuisement et de dénutrition pour l’aidant, il est donc recommandé de surveiller aussi l’état nutritionnel de l’aidant. L’alimentation évoluera fatalement vers une modification de texture et de l’alimentation induite par l’apparition de troubles cognitifs, de la mémoire et de la déglutition ou du comportement alimentaire. On préconisera un enrichissement comme pour la prise en charge du patient dénutri et un fractionnement des repas. 9.2) La maladie d’Alzheimer et les démences en institution Le rôle des aidants est fondamental car ils doivent préparer un repas adapté, ils doivent savoir réagir aux troubles de comportement alimentaire et rester calme face aux différents comportements des malades. 9.2.1) Quelques conseils pour l’organisation des repas Le patient peut être associé à la préparation des repas pour se distraire, stimuler ses fonctions intellectuelles et aussi entraîner sa mémoire. La table doit être adaptée à l’état du malade pour faciliter son alimentation, elle doit être agréable, jolie et fonctionnelle avec des couleurs contrastées. Les assiettes et verres doivent être faciles à attraper et stables et les couverts appropriés. La place à table doit être respectée pour éviter de désorienter davantage la personne malade (besoin de repères) Il est préférable de servir les plats un à un plutôt que tous ensembles Penser à décrire les aliments ou les plats Connaître les troubles du comportement alimentaire et la réponse adaptée Ne pas hésiter à remettre le repas à plus tard Rester calme, communiquer avec des gestes Enrichir les préparations en cas de besoin (perte d’appétit ou de poids) et à fractionner l’alimentation Il peut être utile de préparer les aliments faciles à manger avec les doigts Laisser une coupe de fruits à disposition des malades (sauf en cas de trouble boulimique) Il n’existe pas une mais des solutions, ce qui conviendra à l’un ne conviendra pas à l’autre. Il faut faire preuve d’imagination et d’observation pour trouver les petits « trucs » qui seront les gros plus et feront que les malades mangeront et conserveront le plus possible un statut nutritionnel correct. Un mauvais statut nutritionnel contribue à détériorer plus rapidement l’état de santé du malade. 9.2.2) Conseils pratiques en cas de trouble du comportement alimentaire Face à un patient, il ne faut jamais oublier que celui-ci a des troubles cognitifs et qu’il ne sait peut-être plus de quoi on lui parle, qu’il ne reconnaît plus ce qu’il a devant les yeux, qu’il ne sait plus comment utiliser ses couverts etc … 9.2.3 Ex de projet d’autonomisation de l’alimentation de la personne atteinte de la maladie d’Alzheimer : « le manger mains ». L’alimentation « manger mains » a pour but de permettre aux personnes dépendantes et qui ont Progress santé Cours régime BTS diététique 2ème année des difficultés à manier les couverts, de retrouver leur autonomie en se servant de leurs doigts pour manger. Pour surmonter les réticences et la réprobation initiale des patients et surtout de leur entourage ainsi que celles des soignants, une présentation de la démarche est primordiale. De problématique et même compliqué, le moment du repas redevient plaisant et convivial pour les patients. L’alimentation est équilibrée, normale, à texture modifiée (entre hachée et mixée) et de forme et consistance qui permettent d’être mangée avec les doigts. a) Indications : Chaque fois que les patients sont dans l’incapacité de se nourrir seuls. Dans certains cas de troubles de la déglutition ajoutés à l’incapacité de se nourrir seul impliquent la préparation d’aliments mixés, dont la taille et la consistance permet d’être manger avec les mains (éviter les fritures) b) Principes généraux : Présenter les préparations ou aliments sous forme de bouchées Diversifier les types de présentations : boulettes, bâtonnets, cubes, flans, galettes, quenelles … Modifier la consistance de certains aliments semi-liquide (laitage, dessert …) en les épaississant. Prévoir une température adéquate pour éviter les brûlures Choisir une vaisselle plutôt plate sans rebord pour une meilleure vision et un accès facilité aux mets préparés. c) Méthodes de préparation et de cuisson : Prévoir des préparations qui se rapprochent d’une alimentation normale (quenelles, flans, pains de viande, légumes, poisson, steaks hachés, omelette …). Il est souvent nécessaire d’ajouter une sauce épaisse pour accompagner les bouchées. Inclure les jus de fruits ou de légumes crus à boire à la paille afin d’éviter les carences en vitamines ou cube de fruits et bâtonnets de légumes Veiller à ne pas trop frire ou griller les aliments afin qu’ils ne soient pas trop durs à mâcher. Utiliser selon les préparations des produits épaississants (nutilis) disponible en pharmacie. Faire des petites portions faciles à manger en 1 à 2 bouchées 10) Alimentation préventive des démences neuro-dégénérative Equilibre alimentaire Essayer autant que possible de respecter les goûts des patients Importances des apports en AGE, oméga 3. Nouvelles recommandations pour les ANC en lipides (AFSSA mars 2010) concernant les pathologies neuro-psychiatriques Lipides totaux : 35 à 40 %, AGI acide linoléique (ω6) 2%, acide α-linolénique (ω3) 0,8 % DHA (acide docosahexaénoïque) > ou = 200-300 mg. AG non indispensables EPA (acide eicosapentaénoïque) > ou = 200-300 mg, AGS 12 %, AGMI (acide oléïque) 20 %. Prévention des maladies cardiovasculaires, ANC en lipides avec une répartition Progress santé Cours régime BTS diététique 2ème année correcte entre les différents AGS : ¼ AGS, ¼ AGPI, ½ AGMI, rapport oméga6/oméga3 < 5 Consommation de fruits et légumes, apports en vitamines et en fibres Apports en glucides complexes, choix d’aliments à IG bas Limiter les apports en sucre simple (10 % de l’AET) 11 à 15 % de protéines de bonne qualité Consommation d’aliments riches en anti-oxydants Les ANC recommandent de consommer quotidiennement au moins cinq portions de fruits et de légumes. Leur apport en antioxydants peut varier selon qu’on les mange crus ou cuits. D’une manière générale, l’essentiel est de varier votre alimentation afin d’apporter l’ensemble des nutriments dont vous avez besoin et d’éviter les modes de cuisson ou de conservation qui les dénaturent. Vitamines antioxydantes A, C, E Les principales sources de vitamine A d’origine animale, prête à être utilisée directement par l’organisme, sont les foies d’animaux (veau, génisse, agneau), les huiles de foie de poisson, le thon rouge, le beurre, la crème, les fromages, l’œuf, les laitages entiers. D’origine végétale, on les trouve sous forme de bêta carotène ou provitamine A dans les fruits et légumes à chair orangée ou rouge, les légumes à feuilles et autres légumes verts. Les principales sources de vitamine C sont les fruits, surtout les agrumes et autres fruits exotiques, les fruits rouges, les légumes, particulièrement la famille des choux et les légumes à feuilles. Les principales sources de vitamine E (tocophérols) sont les huiles végétales, les graines oléagineuses, les crustacés, certains légumes (brocoli, épinard, avocat). Il peut être intéressant d’enrichir ses apports en gamma tocophérol, surtout présent dans les huiles d’onagre et de colza, les graines de lin, de sésame, de blé, de maïs, le soja, la noix de pécan. Les oligoéléments antioxydants : le sélénium et le zinc Les principales sources de sélénium sont les fruits de mer (beaucoup les huîtres), les poissons (surtout le hareng et le thon), les foies d’animaux, les viandes, l’œuf, les céréales complètes, certaines graines oléagineuses (noix, noix du Brésil), certains légumes (ail, oseille, épinard, endive, champignon, poireau). Les principales sources de zinc sont les fruits de mer (particulièrement les huîtres et coquillages), les abats, les viandes, les fromages, les céréales complètes, les graines oléagineuses, les légumes secs, l’œuf, les poissons, certains légumes (petit pois, ail, chou), la levure de bière. Quatre cofacteurs importants des antioxydants : le cuivre, le manganèse, le soufre et le magnésium Les principales sources de cuivre sont les foies animaux, les fruits de mer, les volailles, l’œuf, les légumes secs, les graines oléagineuses, les céréales complètes, certains légumes Progress santé Cours régime BTS diététique 2ème année (champignon, poireau, ail, petit pois, artichaut), certains fruits (banane, citron, poire, avocat), la levure de bière. Les principales sources de manganèse sont les céréales complètes, les graines oléagineuses, les légumes secs, certains légumes (betterave, petit pois), les germes de blé. Les principales sources de soufre sont l’œuf, les viandes, les poissons, les légumes secs, les graines oléagineuses (amandes, noix de cajou), certains légumes (ail, oignon, échalote, ciboulette, asperge, brocoli, choux, navet, poireau, radis noir), certains fruits (figue, papaye), les germes de blé. Enfin, les principales sources de magnésium sont les céréales complètes, les légumes secs, les graines oléagineuses, certains légumes (épinard, petit pois), certains fruits (banane, framboise), les crustacés, les poissons gras, certaines eaux minérales, les germes de blé, la levure de bière, le cacao. A consommer crus ou cuits ? Contrairement à l’idée reçue, toutes les vitamines ne sont pas détruites par la cuisson ! Ainsi, si un œuf est gobé cru, ses protéines sont assimilées à 51%. Consommé cuit, le pourcentage passe à 91% ! La vitamine B8 est protégée par une substance, l’avidine, qui doit être chauffée pour être libérée et rendue assimilable. Enfin, le lycopène, antioxydant vedette de la tomate, est présent à raison de 8,8 à 42 microgrammes dans la tomate crue, 62 dans la sauce tomate et 1500 dans le concentré de tomates. De nombreux facteurs agissent donc sur la qualité d’un aliment, en particulier sur sa teneur en micronutriments (minéraux, oligoéléments et surtout vitamines). La chaleur, l’oxygène, la lumière, les rayonnements ionisants sont autant d’agents de destruction des vitamines. La sensibilité à l’oxygène est la plus fréquente. La vitamine C y est très sensible, surtout à température élevée, en présence d’enzymes (oxydases, phénolases) ou de métaux (fer, cuivre). La vitamine A et les caroténoïdes, composés riches en double liaison, sont facilement oxydables, surtout en présence de la lumière. La vitamine E est très sensible à l’action de l’oxygène et protège la vitamine C contre l’oxydation. Les différents types de cuisson Plus la cuisson est longue, plus la température est élevée, plus on utilise d’eau pour la cuisson, plus l’aliment est fragmenté et plus les pertes sont importantes. Elle peut aller jusqu’à 95% pour les vitamines les plus fragiles (C et B1). La cuisson à l’eau est particulièrement préjudiciable, car elle ajoute, à la destruction par la chaleur, la dissolution des minéraux et des vitamines hydrosolubles dans l’eau… qu’on jette. Démarrer la cuisson à l’eau bouillante salée permet de limiter ces pertes par diffusion. On peut réutiliser l’eau de cuisson en l’ajoutant aux sauces, potages et bouillons. Le blanchiment détruit un certain nombre de vitamines : 95% de la vitamine C, 60% de la vitamine B1, 40% des vitamines B2, B3 et B9. Certains légumes (ail, oignon ou choux) peuvent être blanchis à la vapeur qui élimine une partie des composés soufrés volatils sans diminuer leurs apports en minéraux. La vapeur préserve les minéraux et épure l’aliment, mais les pertes en vitamine C avoisinent 30 à 35% à cause de l’oxydation. L’autocuiseur permet de diminuer le temps de cuisson et de préserver une grande partie des vitamines. La perte est de 30% environ. Pour limiter la dissolution des minéraux dans le liquide de cuisson, opter pour le panier vapeur. Le micro-ondes dévitalise les aliments, puisque leurs structures sont profondément modifiées lors de cette cuisson. Elle aboutit à une destruction des vitamines (surtout C et B). Progress santé Cours régime BTS diététique 2ème année Enfin, à l’étouffée, les légumes et les fruits cuisent dans leur eau de constitution. Plus le temps de cuisson est réduit, plus les vitamines sont préservées : 30% de pertes environ. En revanche, les minéraux sont concentrés par ce type de cuisson. On retiendra donc que, dans la meilleure hypothèse, les pertes à la cuisson sont de l’ordre de 20 à 50% pour les vitamines B1 et C, 5 à 10% pour la vitamine A. La vitamine B12 est sans doute la plus touchée. Les vitamines B2 et PP sont les plus résistantes à la cuisson. En ce qui concerne les viandes, volailles et poissons, la cuisson la plus digeste et qui épargne le plus les vitamines est obtenue avec le grillé, le rôti et le braisé. Pour conserver le maximum de vitamines et de minéraux, il convient d’utiliser les aliments frais le plus rapidement possible après récolte ou achat ; de leur éviter trempage ou lavage prolongé ; de les transformer dès qu’ils sont prêts et de les manger tout de suite ; d’éviter de couper les aliments en tout petits morceaux si la recette le permet ; de ne pas prolonger inutilement le temps de cuisson ; d’utiliser juste assez d’eau, salée et bouillante, pour couvrir les aliments.