Etudiants et Développement

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Etudiants et Développement
Semaine de la
solidarité internationale
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Toutes les ressources pour
organiser une animation
LA SOLIDARITE INTERNATIONALE, C’EST L’AFFAIRE DE TOUS
La Semaine de la solidarité internationale, du 17 au 25 novembre 2007
Plus de 5000 animations attendues pour cette 10ème édition, partout en France.
www.lasemaine.org
Chaque année, lors de la 3ème semaine de novembre, la Semaine rassemble des milliers de
structures - associations, collectivités, écoles... - pour parler de la solidarité internationale à des
publics variés. Animations de rue, spectacles, conférences, théâtre, jeux, ateliers dans les écoles...
tous les moyens sont bons pour dire que la solidarité internationale, c’est l’affaire de tous et de
chacun, partout et au quotidien.
Animafac et Etudiants et Développement mettent à votre disposition ce guide pour que toutes les
associations étudiantes de France puissent y participer. Que vos actions soient directement des
projets de solidarité internationale, ou des projets dans le domaine de la culture, de l’environnement,
de l’accueil des étudiants étrangers, des solidarités locales, de la prévention des risques, de l’insertion professionnelle, de l’accompagnement scolaire, la Semaine de la solidarité internationale
fera une large place aux animations que vous aurez envie d’organiser.
Ce guide pratique a été créé pour faciliter la réalisation de vos actions. Vous trouverez différents
outils pour vous accompagner dans votre démarche :
o Des fiches pratiques, qui vous fourniront des éclairages méthodologiques très utiles pour la
mise en place de vos événements (conférence, exposition, projection, animation gastronomique,
défilé de mode, sensibilisation par le jeu ou par le théâtre forum).
o Des ressources : supports, contacts utiles, organismes... qui pourront vous servir dans la
préparation de vos actions mais aussi dans la réalisation de celles-ci.
2
SOMMAIRE
CONFéRENCE
Organiser une conférence ................................................................. p.4
Ressources pour haranguer ............................................................... p.8
PROJECTION
Organiser une projection .................................................................. p.12
Ressources pour un ciné .................................................................. p.16
EXPOSITION
Monter une exposition ...................................................................... p.18
Ressources pour déballer ................................................................ p.22
DéFILE DE MODE SOLIDAIRE
Organiser un défilé de mode solidaire ............................................. p.24
Ressources pour ne pas trébucher .................................................. p.28
ANIMATION GASTRONOMIQUE
Organiser une animation gastronomique ....................................... p.30
Ressources pour y goûter ................................................................ p.34
SENSIBILISER PAR LE JEU
Sensibiliser à la SI par le jeu ............................................................ p.38
Ressources pour s’amuser .............................................................. p.42
SENSIBILISER PAR LE THéATRE-FORUM
Sensibiliser à la SI par le théâtre forum ........................................... p.46
Ressources pour en jouer ................................................................ p.50
3
oFiche pratique
Conférence
Organiser une conférence
Les conférences, vous connaissez. En bon associatif étudiant que vous êtes, vous avez eu l’occasion
d’en fréquenter des dizaines, du fond de la salle ou sur le devant de scène. Vous êtes donc bien placé
pour constater qu’aussi facile que semble l’exercice, il peut parfois tourner au vinaigre ou retomber
comme un soufflé mal cuit. Toutes considérations culinaires mises à part, cette fiche pratique a pour
ambition de vous aider à éviter les écueils qui peuvent barrer la route à un apprenti conférencier.
1. définir votre démarche.
Quel message souhaitez-vous faire
passer, à qui et sous quelle forme ?
Ces trois questions sont des préalables indispensables à l’organisation
de votre conférence.
o Le message.
Pourquoi avez-vous choisi de
faire prendre conscience à votre
public des enjeux de solidarité
internationale ? Dans vos lectures ou lors d’une rencontre,
un sujet vous a interpellé et vous
souhaitez sensibiliser le public
à une situation de crise ? Votre
dernier projet au Sénégal vous
a donné envie de partager avec
d’autres les leçons que vous
en avez tiré ? Quelle part de
votre expérience souhaitez-vous
transmettre ?
Ces interrogations devraient vous
permettre de mieux cerner le type
4
de thématiques que vous voulez
aborder. Quelques pistes : vous
pouvez choisir de creuser les causes d’un problème actuel, la crise
du Darfour par exemple, pour ne
pas en rester à ses effets visibles
et alarmants, et compléter par
une démarche explicative un
simple message d’alerte. Fatigué
des simplifications qui réduisent
l’Afrique au Djembé et l’Asie à des
exercices de yoga, vous pouvez
aussi décider de présenter en
profondeur les sociétés d’une
région du globe. Autre possibilité : apporter une réflexion sur
les sociétés du nord à travers
les expériences du Sud. Une fois
que vous aurez ciblé votre sujet,
partez à la recherche d’intervenants : en exposant vos motifs
et votre démarche, les conférenciers que vous contacterez
pourront vous aider à préciser la
problématique.
o Le public.
Le lieu, le ton, l’heure et le sujet
de la conférence peuvent changer
du tout au tout selon que vous
vous adressez à des lycéens, à
vos camarades de promo ou à
un public d’associatifs experts
sur la question. Demandez-vous
quel sera votre auditoire. Tentez,
ensuite, d’adapter la forme de
votre événement à ce public afin
qu’il se sente le plus touché et
concerné possible.
o La forme.
Récit d’un projet de solidarité
internationale vu de l’intérieur, témoignage d’un individu confronté
à une crise dans son pays, analyse historique ou philosophique,
réflexion sur les enseignements à
tirer pour les projets futurs... Les
manières d’aborder la solidarité
internationale sont nombreuses.
Votre participation à un projet de
solidarité internationale vous a
amené à des interrogations sur
le contexte global dans lequel
s’est inscrite votre action? De
nombreux chercheurs ont travaillé
sur l’évolution du commerce international, la construction politique
d’un Etat africain en particulier ou
les droits de l’Homme en Amérique
Latine et seront très heureux de
venir partager leur analyse avec
de jeunes associatifs.
La visite d’un pays ou la lecture
d’un roman vous a touché de
manière plus émotionnelle et
c’est cette expérience que vous
« Prenez le temps
de discuter avec votre inter venant de
votre démarche »
voulez transmettre ? Pourquoi ne
pas inviter des personnes ayant
vécu les crises déterminées par
le contexte géopolitique du globe
à venir raconter leur histoire et leur
vision des événements ?
Songez, enfin, qu’une conférence
peut se décliner de plusieurs manières : exposé d’un expert face à
une salle, table ronde ou débat au
cours desquels plusieurs intervenants pourront apporter leur point
de vue, etc.
Vous pouvez également réfléchir à
des formes plus innovantes : jeux
de rôle, commentaires d’œuvres
écrites ou visuelles... et les combiner. Une conférence-débat sur les
enfants des rues de Dakar pourra
être précédée d’un film (voir fiche
« organiser une projection débat »
p. 12) et se terminer par une soirée
musicale sénégalaise.
2. organiser votre conférence.
Finie la réflexion, place à l’action.
Le compte à rebours a commencé.
Vous avez deux semaines pour
organiser votre conférence : court
mais pas impossible...
o Etape 1 : Trouver un ou des
intervenants.
Pas d’intervenant, pas de conférence. C’est votre priorité. Une fois
votre thème choisi, reportez-vous
à la partie « ressources » de ce
guide. Vous pouvez contacter les
structures locales des associations nationales citées dans la
partie « ressources » pour qu’elles
vous mettent en relation avec des
intervenants.
Ne vous contentez pas d’un
échange par mail : prenez le
temps d’appeler votre intervenant, de discuter avec lui de
votre démarche et du contenu
que vous souhaitez donner à la
conférence. Cela vous permettra,
d’abord, d’avoir une vision plus
claire de ce qu’il a à dire et de
vous assurer que cela colle bien
avec ce que vous attendez. Vous
pourrez, de plus, vérifier qu’il ne
fera pas, sur les étudiants, l’effet
d’un tranquillisant mélangé à
une verveine. Enfin, une fois ce
rapport personnel établi, il sera
bien moins enclin à vous faire
faux-bond à la dernière minute.
N’oubliez pas de le rappeler
une semaine avant le début de
conférence afin de confirmer sa
présence et les derniers détails
pratiques : l’heure d’arrivée, le
lieu de rendez-vous, les échanges de numéros de portable en
cas d’urgence, les éventuels
besoins de matériel (rétroprojecteur, enceintes...).
o Etape 2 : Trouver un lieu.
Les salles de conférence n’étant
pas si nombreuses qu’on le croit
vous avez intérêt à prospecter
au plus vite. Premier interlocuteur
conseillé : votre école ou université. Elles ont non seulement
l’avantage de disposer d’amphis
prêts à accueillir un large public,
mais ont en plus le grand mérite
de vous connaître et de savoir
que vous n’êtes pas un sauvage
qui va saccager les lieux. Faites
votre demande auprès de l’administration en montrant tous les
avantages que peut représenter
un tel projet pour les étudiants de
la fac. N’oubliez pas de préciser le
nombre de personnes attendues,
le temps de conférence prévu...
Plus votre requête sera précise,
plus l’administration a de chances
d’y répondre favorablement et
promptement.
En dehors de la fac, plusieurs
lieux vous tendent leurs chaises : bars associatifs, salles de
Mairie, MJC, théâtres, cité U... En
règle générale, évitez les lieux
difficiles d’accès où intervenants
et public hésiteront à se rendre. N’hésitez pas à adresser
plusieurs demandes en même
temps et soyez le plus exhaustif
possible sur vos attentes et la
description de l’événement.
5
o Etape 3 : Trouver une date.
tera qu’ils ne vous demandent de
La Semaine de la solidarité inter- leur rembourser le voyage et la
nationale ayant lieu du 17 au 25 chambre d’hôtel, et n’oubliez pas
novembre 2007, votre calendrier de leur préciser que l’intervention
est déjà bien ciblé. Si l’emploi du sera bénévole.
temps de votre intervenant et les Restent quelques menus frais : imdisponibilités de la salle ne vous pressions de flyers ou d’affiches
ont pas déjà contraints à choisir pour annoncer la conférence, petit
un jour et une heure, voici des buffet pour que public et intervedétails qui ont leur importance. nants aient l’occasion de discuter
Première règle d’or : connaître à l’issue des débats... Si votre
le calendrier sportif. Malheureu- association n’a pas la trésorerie
sement, quel que soit l’intérêt de nécessaire pour assurer ces dévotre conférence, elle risque de penses, plusieurs options s’offrent
ne pas faire le poids face à deux à vous : proposer à la structure qui
équipes et un ballon. De même, vous accueille de se charger du
buffet, solliciter
faîtes attention
Prenez soin d’utili- des avantages
aux dates d’exaen nature auprès
mens.
En soirée, la rè- ser des papiers respec- d’associations
ou d’institutions
gle du « ni ni »
prévaut : ni trop tueux de l’environne- que votre projet
pourrait intérestôt de manière
ser (associations
à ne pas empê- ment, écolabellisés. travaillant sur la
cher ceux qui
travaillent ou ont des cours tard solidarité internationale, Ville et
d’assister à l’événement, ni trop Région)... Plus de conseils sur l’ortard pour éviter les salles qui se vi- ganisation d’un repas du monde ou
dent à l’heure du bus. L’idéal : une d’une dégustation solidaire sont à
conférence débutant entre 18h30 votre disposition p.30. Vous pouet 20h30 et se terminant au plus vez également demander aux partard à 22h30. En journée, les ticipants une légère contribution
horaires sont plus souples, mais financière : à moins de cinq euros,
pensez aux impératifs de votre vous rentrerez dans vos frais sans
public : les étudiants ont cours décourager les visiteurs.
la journée et seront sans doute
moins prompts à se délacer le o Etape 5 : Trouver du public.
La plupart d’entre vous ont déjà orweek-end...
ganisé un événement et sollicité le
public qui va avec. Inutile, donc, de
o Etape 4 : Trouver des sous.
Le temps dont vous disposez pour vous préciser à quel point une bonorganiser votre conférence ne ne promo est nécessaire pour éviter
vous laisse que très peu de temps de se retrouver avec une salle aussi
pour trouver des financements. vide que l’Assemblée nationale à la
Tentez de réduire au maximum vos veille d’un long week-end.
frais, par exemple en ne contac- Dès que vous connaissez la date
tant que des salles gratuites. et lieu de l’événement, diffusez
Préférez les conférenciers qui dans votre fac affiches et tracts
habitent votre région, cela évi- annonçant la conférence, en pre-
nant soin de ne pas faire plus
d’impressions que nécessaire, et
d’utiliser des papiers respectueux
de l’environnement, écolabellisés. Pour être efficace, pensez à
quelques lieux stratégiques : la
machine à café, la bibliothèque,
les panneaux d’absences, les
téléphones, les bars à proximité
de la fac... En bref, ces endroits
où tout étudiant qui se respecte
glande assidûment.
«
»
6
N’oubliez pas d’inscrire votre action sur le site de la SSI, www.
lasemaine.org, et d’en faire part à
Animafac (redaction@animafac.
net) et Etudiants et développement ([email protected]).
Envoyez également quelques
mails au BDE, journal de la fac
ou association de votre connaissance qui pourront relayer l’information ; mais aussi aux associations, étudiantes et autres, qui
travaillent sur les questions de
solidarité internationale dans
votre région. Enfin, n’hésitez
pas à contacter les médias locaux : pour eux, couvrir un événement d’envergure nationale tel
que la SSI par un reportage sur
votre action dans votre ville est
un excellent point d’accroche.
Et sachez que la SSI a des partenariats médias avec France 3,
à exploiter.
La semaine précédant la conférence, lancez le rappel : petit tour
dans les amphis, nouvelle vague
de mails, coups de téléphone
ciblés aux médias et associations
qui semblaient intéressés...
3. gérer le Jour J
o Préparer une salle qui en jette.
Une salle agréable est avant
tout un endroit où on n’a pas
à se boucher les oreilles pour
s’épargner les grincements d’un
micro rebelle, où l’on ne finit
pas en sous-vêtement ou en
moufle pour cause de chauffage
mal réglé, où l’on ne pense pas
au steak-frites qui nous attend
dans la brasserie d’à côté alors
que le conférencier s’ingénie à
faire fonctionner le power point
sans lequel son intervention n’a
pas de sens... Bref, vous l’aurez
compris, les détails techniques
ont leur importance et prévoir
d’arriver (très) en avance pour
s’assurer que tout fonctionne et
régler les derniers problèmes est
un impératif.
S’il vous reste un peu de temps,
personnalisez la salle. Pensez
à consulter la liste des projets
réalisés par les participants à la
semaine sur www.lasemaine.org,
et jetez un œil aux ressources
indiquées : documents sonores, expositions photos, films...
De nombreuses organisations
et associations mettent également à disposition des vidéos
et expositions (voir la partie
« ressources » du guide p.16 et
22). Vous pouvez, enfin, afficher
ou projeter les photos que vous
avez vous-même réalisées durant votre dernier voyage.
o Et après ?
Si buffet (solidaire) il y a, profitezen pour recueillir les impressions
des intervenants et du public afin
de pouvoir tirer un bilan de cet
événement. Prendre des photos et
des notes au cours du débat afin
de pouvoir dresser un verbatim
des conférences vous permettra
également de réaliser un compterendu du projet que vous pourrez,
ensuite, mettre en valeur dans le
prochain dossier de présentation
de l’association. Pour apporter un
impact supplémentaire à ce bilan,
vous pouvez envoyer un communiqué de presse aux médias
locaux et de l’université. r
o Être un bon animateur.
Pas besoin d’être un grand orateur pour assurer l’animation
d’une conférence. Introduisez
les débats, en expliquant brièvement votre démarche et ce qu’est
la Semaine de la solidarité internationale. Présentez les intervenants en évitant d’écorcher leur
nom et oublier leurs références.
Si plusieurs conférenciers doivent intervenir, veillez à donner
un temps de parole égal à chacun
afin de ne pas créer de conflit.
Une fois les débats terminés,
lancez un appel à question quitte à commencer par certaines
interrogations préparées par
vous ou des membres de votre
association. Faites circuler un
micro dans le public afin que
tout le monde puisse entendre
les questions et observez bien
la salle pour n’oublier personne.
En fin de conférence, pensez à
remercier intervenants et participants.
7
Ressources
o
CONFéRENCE
La plupart des structures citées sont en lien avec Etudiants et développement. Si vous ne trouvez pas
votre bonheur dans cette liste - loin d’être exhaustive -, ou que vous avez besoin de conseils pour solliciter
un intervenant, n’hésitez pas à nous contacter ! 01 53 61 37 87 - [email protected]
« généralistes »
Coordination SUD - la plateforme des ONG françaises
01 44 72 93 72
14 passage Dubail - 75010 Paris
[email protected]
www.coordinationsud.org
CRID - Centre de recherche
et d’information du développement
01 44 72 07 71
14 passage Dubail - 75010 Paris
[email protected]
www.crid.asso.fr
Ritimo - Réseau des centres d’information et de
documentation pour le développement et la solidarité
internationale
01 44 64 74 14
21 ter, rue Voltaire - 75011 Paris
[email protected]
www.ritimo.org
8
« Thematiques »
Commerce équitable
PFCE - Plate-forme des acteurs français pour le commerce équitable
01 53 35 05 43
61 rue de la Chapelle - 75018 Paris
plate-forme@commercequitable.
org / www.commercequitable.org
Fédération Artisans du Monde
01 56 03 93 50
53 bd de Strasbourg - 75010 Paris
[email protected]
www.artisansdumonde.org
Max Havelaar France
01 42 87 70 21
Immeuble Le Méliès - 261, rue de
Paris - 93100 Montreuil
[email protected]
www.maxhavelaarfrance.org
Pour plus de ressources et de
conseils, voir le guide pratique
« Agir pour le commerce équitable » réalisé par Animafac ,
Etudiants et développement et
EquiTerre , disponible en ligne
sur www.etudiantsetdeveloppement.org
Education
Solidarité Laïque
01 45 35 13 13
22 rue Corvisart - 75013 Paris
[email protected]
www.solidarite-laique.asso.fr
Ligue de l’enseignement
01 43 58 97 31
3 rue Récamier - 75007 Paris
[email protected]
www.laligue.org
Pour plus de ressources et de
conseils, voir la fiche-outils
« Education » qui a été réalisée
par Etudiants et développement
et qui est disponible en ligne
(rubrique fiches pratiques) sur
le site internet de l’association
www.etudiantsetdeveloppement.org
Educ. au développement
Santé
Migrations
EducaSol - Plate-forme française d’éducation au développement et à la solidarité
internationale
Campagne « Demain le monde... la santé pour toutes et
pour tous »
c/o Solidarité Laïque
FORIM - Forum des organisations de solidarité internationale issues des migrations
01 44 72 89 71
14 passage Dubail - 75010 Paris
[email protected]
www.educasol.org
Environnement
Réseau Action Climat Réseau des associations
de lutte contre les changements climatiques
01 48 58 83 92
2B, rue Jules Ferry
93100 Montreuil
[email protected] / www.rac-f.org
Geres - Groupe énergies
renouvelables et environnement
04 42 18 55 88
2, cours Foch - 13400 Aubagne
[email protected] / http://geres.free.fr
Greenpeace France
01 44 64 02 02
22, rue des Rasselins
75020 Paris
[email protected]
www.greenpeace.org/france
Les Amis de la Terre
01 48 51 32 22
2b rue Jules Ferry
93100 Montreuil
[email protected]
www.amisdelaterre.org
01 45 35 13 13
22 rue Corvisart - 75013 Paris
[email protected]
www.demain-le-monde.org
Médecins du monde
01 44 72 02 88
14 passage Dubail - 75010 Paris
[email protected]
www.forim.net
Cimade - Service œcuménique d’entraide
01 44 92 15 15
62, Rue Marcadet - 75018 Paris
www.medecinsdumonde.org
01 44 18 60 50
176 rue de Grenelle - 75007 Paris
[email protected]
www.cimade.org
CESH - Centre européen de
la santé humanitaire
Gisti - Groupe d’information
et de soutien aux immigrés
04 37 28 74 57
Université Lyon 1 site Gerland 50 av Tony Garnier - 69366 Lyon
Cedex 07
[email protected]
www.cesh.org
01 43 14 84 84
3 villa Marcès - 75011 Paris
[email protected] / www.gisti.org
Pour plus de ressources et de
conseils, voir la fiche-outils « Migrations » réalisée par Etudiants
et développement, disponible en
ligne (rubrique fiches pratiques)
sur www.etudiantsetdeveloppement.org
Droits de l’homme
Ligue des droits de l’homme
01 56 55 50 00
138 rue Marcadet - 75018 Paris
[email protected]
www.ldh-france.org
Amnesty International
76 bd de la Villette - 75019 Paris
01 53 38 65 65
[email protected]
www.amnesty.asso.fr
Pour plus de ressources et de
conseils, voir le guide pratique « Environnement » réalisé par Animafac, disponible prochainement.
9
Micro-crédit
Planet finance
Culture
Peuple et culture
01 49 21 26 26
13 rue Dieumegard
93400 St Ouen
[email protected]
www.planetfinance.org
01 49 29 42 80
108-110 rue Saint-Maur - 75011
Paris
[email protected]
www.peuple-et-culture.org
Oiko Crédit
Chambre des beaux-arts de
Méditerrannée
Association de soutien d’Oikocredit pour l’Ile de France et l’Ouest
01 48 74 90 92
47, rue de Clichy - 75311 Paris
[email protected] / www.oikocredit.org
Finansol
01 53 36 80 60
57 bd de la Villette - 75010 Paris
[email protected]
www.finansol.org
Pour plus de ressources et de
conseils, voir le dossier « Microcrédit » qui a été réalisé par Etudiants et développement et qui
est disponible en ligne sur le site
internet de l’association www.
etudiantsetdeveloppement.org
01 45 67 12 52
59 rue de Cambronne - 75015
Paris
[email protected]
http://chbeauxarts.ifrance.com
Il n’existe pas, à notre connaissance, de coordinations d’ONG
ou de collectifs spécialisés dans
l’approche culturelle de la solidarité
internationale.
Mais il existe cependant une multitude de « petites » associations
menant des projets culturels en
tout genre avec les pays du Sud.
Vous pouvez également vous reporter à la partie « ressources » de la
fiche n° 6 « Sensibiliser à la SI par
le théâtre-forum», p.46
Développement local
CFSI - Comité Français pour
la Solidarité Internationale
01 44 83 88 50
32, rue Le Peletier - 75 009 Paris
[email protected] / www.cfsi.asso.fr
GRET - Groupe de recherche
et d’échanges technologiques
01 10 05 61 61
211/213 rue Lafayette
75010 Paris
[email protected] / www.gret.org
ISF - Ingénieurs sans-frontières
01 53 35 05 40
146 rue de Crimée - 75019 Paris
[email protected]
http://isf-france.org
Mondialisation
Oxfam France - Agir ici
01 56 98 24 40
104 rue Oberkampf - 75011 Paris
[email protected]
www.oxfamfrance.org
Survie
01 44 61 03 25
210 rue Saint Martin - 75003 Paris
[email protected]
www.survie-france.org
Peuples Solidaires
01 48 58 21 85
2b rue Jules Ferry
93100 Montreuil
[email protected]
www.peuples-solidaires.org
10
NOTES
11
oFiche pratique
pROJECTION
Organiser une projection
Vous avez toujours rêvé de réaliser des œuvres cinématographiques poignantes sur ce qui ne tourne pas rond
sur notre planète? Ne vous emballez pas, le chemin risque d’être encore long. Organiser une projection autour
d’un sujet de solidarité internationale peut néanmoins - et c’est déjà pas mal - permettre de sensibiliser de
manière moins formelle qu’une conférence. Quelques conseils pour faire briller les projecteurs.
1. Réalisateur : choisir le
programme de sa projection
Chers lecteurs, il est désormais
temps de choisir votre camp.
Si, et seulement si, vous avez
décidé de projeter un film réalisé
de vos blanches mains, reportezvous au premier paragraphe. Si,
à défaut d’être un Fellini, vous
avez quand même prévu de vous
lancer dans l’organisation d’une
projection et recherchez des
supports, rendez-vous au paragraphe numéro deux. Tous les
participants sont invités à jeter
un œil au paragraphe trois.
o Projeter son propre film.
Comme rien n’est simple dans le
domaine de l’audiovisuel, organiser une projection, même de
son propre film, ne va pas sans
quelques démarches. Lesdites
démarches ne sont, certes, pas
obligatoires, mais il vous est très
12
fortement recommandé de vous
y coller. Rien ne vous interdit,
en effet, de projeter votre œuvre un beau matin et sans autre
forme de procès. Cependant, si
quelqu’un s’avise de reprendre votre concept, et même vos images,
puis de les exploiter commercialement, vous n’aurez aucun moyen
de faire valoir votre paternité.
Pour éviter cet ignoble plagiat,
« Pour éviter le pla-
giat, déposez votre
f ilm aupr ès d ’une
société d’auteur.
»
il vous suffit de faire un dépôt
auprès d’une société d’auteur,
laquelle enregistrera l’existence
de votre film au moment de sa réception. Vous pourrez alors prouver, reçu à l’appui, que vous avez
bel et bien été le premier à pondre
ce chef-d’œuvre. Le dépôt se fait
soit auprès de la SACD pour les
fictions (société des auteurs et
compositeurs dramatiques, www.
sacd.fr), soit auprès de la SCAM
pour les documentaires (société
civile des auteurs multimédia,
www.scam.fr). Il vous en coûtera
46 euros pour cinq ans dans le
cas de la SACD. A la SCAM, le dépôt
coûte 15 euros pour deux ans et
30 euros pour cinq ans si l’œuvre
est la propriété d’une personne
physique ; 76 euros pour deux
ans et 152 euros pour cinq ans
si l’œuvre est la propriété d’une
personne morale.
Si, sait-on jamais, votre film rencontrait le succès et que l’on vous
proposait de l’exploiter commercialement, il vous faudrait alors entamer de nouvelles démarches de
déclaration et d’adhésion auprès
de votre société d’auteur afin de
pouvoir percevoir des droits.
o Projeter le film d’un autre.
On ne va pas vous refaire un
speech sur les méfaits du piratage, surtout lorsqu’il s’agit d’une
projection publique, mais on le
pense très fort. Afin d’éviter toute
tentation, la partie « ressources »
de ce guide liste, en p.16, une
sélection des supports vidéos
qu’Etudiants et développement
met gracieusement à disposition des associations du réseau.
Certains sont conçus pour des
manifestations pédagogiques
et contiennent donc des livrets
d’exploitation qui pourront vous
aider à organiser votre projection.
Si aucun ne vous convient parmi
cette liste, adressez-vous à la
Médiathèque des trois mondes,
et à Ritimo, qui en répertorient
beaucoup d’autres. Leurs coordonnées sont dans la partie ressources p.17.
Vous pouvez également rechercher parmi les films réalisés par
les associatifs ayant participé
à la Semaine de la solidarité internationale (www.lasemaine.
org). Parce que les bons comptes
font les bons amis, il est, dans
ce cas, fortement conseillé de
formaliser le partenariat que vous
établirez avec ledit réalisateur, par
exemple par le biais d’un contrat
écrit stipulant les conditions dans
lesquelles vous pouvez exploiter
son support vidéo.
discuter de ce qu’ils ont vu. Si ce
film est le vôtre, ou que vous vous
sentez la capacité de répondre aux
questions du public, ce débat peut
prendre la forme d’un échange entre participants autour d’un thème
donné ou simplement en réaction
au film. Si vous considérez que
les débats méritent les lumières
d’experts ou de parties prenantes,
vous pouvez vous reporter à la
liste des ressources en p.8 du
guide, et êtes fortement invités à
lire la fiche pratique « organiser
une conférence » p.4.
2. Producteur : monter sa
projection
Un réalisateur n’est rien sans un
producteur qui assure derrière.
Son rôle : trouver la salle, faire la
promo du film, récolter les fonds
et gérer les tracasseries administratives. Quelques conseils pour
brûler les étapes.
o Trouver la salle.
Presque toute salle disposant
de chaises et de murs peut faire
l’affaire pour une projection débat.
Presque car juridiquement, il faudrait que la projection ait lieu dans
les locaux de votre association :
vous organisez une projection à
titre privé et non commercial. Mais
par extension, la fac et d’autres
salles peuvent convenir. Certains
détails ont par ailleurs leur importance. Tout d’abord, la salle vous
permettra-t-elle de disposer d’une
obscurité totale ? Si ça n’est pas
le cas, oubliez tout de suite : il
n’y a rien de plus agaçant pour le
public que de tenter de deviner des
silhouettes sur un écran translucide. Songez ensuite aux prises
électriques : ça n’a l’air de rien
comme ça, mais ce sont elles qui
vont décider de l’emplacement du
vidéo-projecteur, des enceintes...
Assurez-vous ensuite que tous les
spectateurs pourront bien voir
l’écran et entendre les dialogues
où qu’ils se trouvent dans la salle.
Attention, régler tous ces détails
en amont ne vous dispense pas
de venir faire tous les réglages et
vérifications utiles le Jour J.
Pour trouver la perle rare, vous
pouvez commencer par contacter
l’administration de votre école ou
université. La plupart des amphis
sont, en effet, conçus pour des
projections et seront donc des
lieux parfaits pour accueillir un
tel événement. Si cela n’est pas
o Organiser un débat.
Vous pouvez, bien sûr, vous
contenter de projeter le film puis
de laisser votre public repartir
dans la nature. Face à un sujet
aussi complexe et vaste que la
solidarité internationale, il peut
néanmoins être intéressant de
faire suivre cette projection d’un
débat invitant les spectateurs à
13
possible, vous pouvez tenter le
coup du côté des salles MJC, des
Mairies, mais aussi des structures travaillant sur la solidarité
internationale (p.16). Si vous vous
apercevez que vous ne disposez
pas du matériel nécessaire pour
diffuser votre film dans ces salles,
n’hésitez pas à demander leur
aide au ciné-club de votre fac
ou aux associations habituées à
organiser des projections.
14
o Faire la promo.
Objectif : éviter que votre salle ne
soit aussi vide qu’un cinéma d’art
et d’essais un après-midi d’été.
Pour cela, commencez à éditer
des affiches et tracts dès que vous
connaissez la date et le lieu de la ou
des projections. Comme tout associatif écologiquement responsable
qui se respecte, vous veillerez à
économiser le papier, dans l’idéal
écolabellisé. Le campus de la fac
est un excellent terrain de recrutement. Mais pas seulement : demandez aux associations qui travaillent
sur la solidarité internationale, aux
clubs et associations de cinéma
d’annoncer votre projection.
N’oubliez pas d’inscrire votre ac-
Vous pouvez également tenter de matériels occasionnés à la salle,
faire relayer l’information dans dégâts des biens et sinistres
les médias locaux. Attention occasionnés aux personnes. La
néanmoins. On vous le disait, de Ligue de l’enseignement propose
manière générale sur les droits une affiliation spéciale « Associaaudiovisuels, rien n’est simple. tions d’étudiants » 2007/08 au
Dans le cas où une structure a tarif de 80 euros. Tout est expliqué
acquis un DVD et vous le prête sur le site www.animafac.net, bougracieusement pour une projection ton « assurez votre association »
(c’est la configuen page d’accueil.
Il est obligatoire Pensez à faire les
ration pour les
ressources vidéo
démarches néque nous vous de souscire une assu- cessaires au plus
proposons p.16),
vite : l’attestation
il ne faut pas faire rance « responsabilité peut en effet être
une communicaune condition
tion à tout va en civile et dommage. sine qua non pour
citant le film, le
louer une salle ou
producteur... mais plutôt vous du matériel. Le délai entre la decontenter d’annoncer « une pro- mande d’affiliation et la réception
de l’attestation est d’environ une
jection sur tel sujet ».
En termes de public, de la même semaine. Si le matériel que vous
façon, il faut que la projection utilisez pour votre projection vous
s’adresse aux membres de votre appartient et qu’il a de la valeur
association. Une façon de vous vous avez intérêt à souscrire une
dépêtrer de ces règles juridi- extension « tout risque matériel »
ques est de proposer aux specta- pour vous couvrir en cas de vol ou
teurs une adhésion temporaire, de détérioration. Le prix de cette
le temps du film, contre une extension dépend de la valeur
entrée au prix modique faisant de votre matériel et de la durée
office d’adhésion (voir plus bas de l’exposition. Le tout excède
« récolter quelques sous »).
rarement les 20 euros.
tion sur le site de la SSI, www.
lasemaine.org, et d’en faire part à
Animafac (redaction@animafac.
net), E&D ([email protected]).
o Récolter quelques sous.
Même si votre salle est gratuite
et que les supports proposés coûtent très peu chers, un tel événement pourrait vous demander
quelques dépenses : impression
de documents de communication,
éventuel buffet (solidaire), frais
de montage ou de matériel, déclaration, assurance... Vous avez
peu de temps pour rechercher
des financements extérieurs. La
solution : mettre le paquet sur les
avantages en nature. Demandez à
la structure qui vous accueille si
elle accepte de prendre en charge
«
»
o Assurer l’évènement.
Dans la plupart des salles, il est
obligatoire de souscrire une assurance « responsabilité civile et
dommage » couvrant les dégâts
le buffet (solidaire) qui suivra la
projection, sollicitez également
les associations travaillant sur
la solidarité internationale... Plus
de conseils sur l’organisation d’un
repas du monde sont à votre disposition p.30. Les magasins spécialisés seront peut-être d’accord
pour vous prêter du matériel de
projection si vous leur expliquez
votre démarche et proposez d’apposer leur logo sur vos documents
de communication.
« Un buffet solidaire peut être un bon
moyen de recueillir
les impressions de
vos spectateurs. »
Un seul bémol à cette recherche
effrénée de financements : la
réglementation sur l’exploitation
commerciale des œuvres visuelles est complexe et stricte. Si
votre entrée est payante, cela
doit servir à financer vos frais
mais en rien à faire un bénéfice. Sinon c’est une diffusion
commerciale et là vous devrez
entre autres acquérir le DVD au
prix fort.
3. L’exploitation : après la
projection
Le mot « the end » gravé sur
l’écran, un public qui commence à
chercher la sortie... Votre première
séance s’achève. Que faire pour
que ce ne soit pas la dernière ?
o 5 minutes après.
Ne laissez pas vos spectateurs
s’évaporer dans la nature. Un
temps informel, autour d’un buffet
solidaire par exemple, peut être
un bon moyen de recueillir leurs
impressions, commentaires... Et
de vous en inspirer pour organiser
de nouvelles projections. Faire
d’un tel événement un moment
de détente autant que de réflexion
pourra, de plus, vous permettre de
capter un public qui sera ravi de revenir pour d’autres projections.
o Une semaine après.
Réaliser un compte-rendu écrit,
filmé, audio peut être un bon
moyen de garder une trace de
votre événement. Cela vous
permettra non seulement de
le valoriser dans le prochain
dossier de présentation de votre
association. Mais aussi de communiquer a posteriori autour de
la projection auprès des médias,
des associations partenaires
et d’éventuels financiers. Si
l’événement a eu du succès, ils
pourraient bien être tentés de
vous financer et vous donner
quelques subventions pour votre
prochain opus.
o Un mois après.
Votre film a eu du succès et a
permis de sensibiliser un large
public ? Il serait dommage qu’il
finisse sa vie dans un carton.
Faites savoir que votre œuvre
existe et proposez à d’autres
associations de l’utiliser pour des
projections. Veillez cependant à
établir, avec les associations qui
vous l’emprunteront, une convention de partenariat afin de définir
les conditions d’exploitation de
votre film.
o Trois mois après.
De très nombreux concours, appel à projet, et structures récompensent et financent des courtsmétrages et documentaires sur
des sujets d’intérêt général.
N’hésitez pas à vous renseigner,
dès la rentrée, auprès du Centre
National de la Cinématographie
(CNC), mais également sur l’annuaire des partenaires du site
d’Animafac. Vous y trouverez en
effet la liste des structures et
programmes qui récompensent
ce type d’œuvre. Tout travail
vaut bien reconnaissance ! r
15
oRessource
pROJECTION
o Faskaw’s, rappeurs du Mali
Réalisé par SUCO - Solidarité Union Coopération
Mali / Québec, documentaire (6min)
MC Talka et Papa’s, respectivement Abdoullaye Toure
et Sidi Amar Maïga, sont deux jeunes rappeurs qui ont
décidé d’aller de l’avant dans la lutte contre l’injustice
sociale et politique dans le nord du Mali, en utilisant
le rap pour véhiculer leur message, un rap plutôt
nouveau genre, le Takambarap !
o Camera Kids (Born into brothels)
De Ross Kauffman et Zana Briski
Etats-Unis, 2004, documentaire (83 min)
Quartier chaud de Calcutta : un groupe d’enfants inoubliables, pleins de vie et malicieux : ils sont les fils et filles
de prostituées. Face à la plus grande des pauvretés, ils
ont peu de chance d’échapper à un futur écrit d’avance.
En compagnie de la photographe new-yorkaise Zana
Briski, ils embarquent dans un voyage extraordinaire
qui va les transformer. Un coup de cœur.
o Soleil des Hyènes
De Behi Ridha
Tunisie, 1977, fiction (100 min)
Le film retrace l’itinéraire d’un village de pêcheurs
nord-africains qui finit par devenir un centre touristique. Ce village vivait essentiellement d’une économie
d’échange, traditionnelle et équilibrée, jusqu’au
jour où un groupe financier allemand arrive pour y
construire un centre touristique.
o La cité durable
De Jean Vercoutère et Nicolas Vidal
France, 2003, documentaire (52 min), Mosaïque
Films
Au moment où l’urbanisation de la planète s’intensifie
et où nos ressources naturelles s’amenuisent, notre
manière de construire est remise en question. « La cité
durable » propose un état des lieux de l’architecture
écologique en Europe. Une rencontre avec de grands
architectes, ingénieurs, et décideurs politiques.
o The iron wall
De Mohammed Alatar
Jérusalem-Est, 2006, documentaire (52 min),
PARC
Ce film, réalisé par une ONG palestinienne, le PARC
(Palestinian Agriculturel relief Comitee), dénonce les
conséquences du mur en construction entre Israël
et la Palestine.
o Terra, l’enjeu politique des brésiliens
De José Huerta
Brésil, 2000, documentaire (17 min), Frères des
Hommes
Cinq cents ans après l’arrivée des premiers colons
portugais, la question de la terre au Brésil n’est pas
E&D met gracieusement à disposition des associations du réseau des vidéos dont vous trouverez la
liste exhaustive sur www.etudiantsetdeveloppement.org
Réservez une vidéo ! conseils et réservation : 01 53 61 37 87 / [email protected]
16
résolue. Pourtant, la réforme agraire est inscrite dans
la constitution brésilienne. Au début des années 80
naît le mouvement des travailleurs sans terre, le
MST. Son but : faire appliquer la réforme agraire et
bâtir une société plus juste au Brésil. Son moyen
d’action principal : l’occupation des grands domaines
improductifs.
esprit ouvert ! ». Rencontre avec des femmes de pays
d’Afrique de l’Ouest qui se battent pour leur émancipation, autour de thèmes tels que l’éducation, l’économie,
la politique, la santé, le droit.
o Histoire de l’immigration en France
De Martine Bouquin et Jean Lefaux
Bolivie-France, 2002, documentaire (52 min), Les
films du Village, La Sept-Arte, RTBF
L’écart entre pays riches et pauvres n’a cessé de s’aggraver dans le monde. Pour combattre ce phénomène
d’exclusion, depuis 15 ans des hommes ont décidé
d’agir autrement et jettent les bases d’un nouveau
rapport commercial.
Réalisé par la CNHI
France, 2006, documentaire (40 min)
Ecrit par des historiens membres du comité scientifique de la Cité, riche de 350 photographies et
documents d’archives, ponctué d’extraits sonores, ce
film retrace en quarante minutes deux siècles d’immigration. La mise en œuvre des politiques publiques et
les questions de nationalité, les réactions de l’opinion
publique entre xénophobie et solidarité, etc. Outil résolument pédagogique, le film concilie les exigences
de l’histoire avec l’attrait du multimédia.
o We feed the world Le marché de la faim
o Ado d’ailleurs
De Erwin Wagenhofer
Autriche, 2007, documentaire (96 min), Allegrofilm
Produktion GmbH
We feed the world est un film sur la pauvreté au cœur
de la richesse. Des pêcheurs, des fermiers, des agronomes, des biologistes et Jean Ziegler, fonctionnaire
aux Nations Unies qui sont interrogés, mais aussi
des industriels.
De Didier Cros
France, 2005, documentaire (52 min), Les poissons
volants.
Yassin a 17 ans. Il est afghan, sans famille et vient
d’arriver en France. Sous la tutelle de France Terre
d’Asile, il a entamé les démarches pour demander le
statut de réfugié mineur isolé. En attendant, il vit à
l’hôtel, bénéficie d’une carte de séjour temporaire et va
à l’école. Didier Cros a recueilli les paroles de ce jeune
homme habituellement réduit au silence.
o Vers un commerce équitable
o La guerre des cotons
De Jean-Michel Rodrigo
France, 2005, documentaire (52 min), MECANOS
PRODUCTIONS et FRANCE 5
Etat des lieux : d’un côté, le coton nord-américain, en
première position sur le marché mondial. De l’autre, le
coton africain, d’une qualité exceptionnelle mais qui, ne
bénéficiant d’aucun soutien financier, se voit à très court
terme menacé de disparition par la concurrence. Entre
les deux, une compétition acharnée et déloyale pour la
conquête du marché chinois.
Vous souhaitez d’autres films?
Médiathèque des Trois Mondes
La MTM diffuse et assure la promotion de films d’Afrique,
d’Amérique latine et d’Asie traitant plus particulièrement de
l’immigration, du développement et des droits de l’Homme.
Médiathèque des Trois Mondes / 63 bis rue du Cardinal
Lemoine / 75005 Paris, FRANCE
Tel : 33 (0)1 42 34 99 00 / www.cine3mondes.com
Pour commander une vidéo : contactez Maud par mail à
[email protected]
o Ma femme est Yéré
Ritimo
Stéphanie Vauguin, Romain Lobry et Julie Rouiller
France, 2003, documentaire (55 min), Sacrebleu Prod.
Une expression ivoirienne qui signifie : « la femme
africaine d’aujourd’hui n’est plus soumise, elle a un
Réseau d’information spécialisé sur la solidarité internationale et le développement.
Cherchez le centre Ritimo le plus proche de chez vous
sur le site www.ritimo.org/
17
oFiche pratiqu
Exposition
Organiser
une
exposition
Monter une exposition n’est malheureusement pas aussi simple que d’aligner des photos de vacances
sur le mur du salon. Là s’arrêtent les considérations artistiques de cette fiche pratique qui, comme son
nom l’indique, n’a pas d’autres prétentions que d’aborder les aspects techniques d’une telle entreprise.
Cela afin que votre fibre artistique et vos neurones en ébullition puissent s’exprimer librement, loin des
tracasseries matérielles.
1. Une exposition en forme
On a dit qu’on ne donnerait pas de
conseils artistiques, et nous allons
tenir parole. Pour les néophytes
de l’exposition, voici néanmoins
quelques tuyaux pour aborder le
premier vernissage.
o Une expo = un thème
Parce que le spectateur n’est pas
dans votre tête, il faut que votre
exposition soit conçue de manière à ce que le message que
vous souhaitez faire passer soit
compréhensible pour lui. Il est
donc important que vous vous
interrogiez non seulement sur ce
que signifient vos œuvres, mais
également sur la manière de les
agencer.
Comme pour une composition
écrite, fixez un angle puis déroulez votre sujet selon une logique
définie. Le but : que chaque objet
exposé soit lié. Si le fil conducteur
18
texte qu’on ne se sent pas l’âme
d’un Cartier-Bresson ? La réponse
est, bien évidemment, non ( sinon
on ne l’aurait pas posée ). Il existe
de très nombreuses expositions
ajoutant une grande part d’écrit au
visuel. Généralement, elles se présentent sous forme de panneaux
o Artistique ou didactique ? 
Les exposants se divisent en deux permettant d’allier d’une part des
catégories : ceux qui sont des photos ou des dessins, d’autre
artistes, et ceux qui ne le sont part des éléments écrits donnant
pas. Pour les premiers, la solu- des axes de débat et de réflexion
tion est claire : l’exposition sera plus concrets. Très pédagogique,
l’occasion d’afficher des œuvres ce type d’événement est parfait
personnelles ayant une réelle pour sensibiliser un public non
valeur artistique ajoutée. Par ce averti. Attention cependant à ce
qu’elles expriment, ces œuvres que vous écrivez : dans le doute,
auront vocation à sensibiliser ayez toujours le réflexe de faire
le public autour
relire vos pan Vous pouvez choisir neaux par des
des questions de
solidarité internaexperts avant
tionale.
de commenter vos œu- de les exposer au
grand public.
Mais doit-on forcément renoncer vres ou de les illustrer Si l’aspect écrit
ne vous convient
à monter une exposition sous pré- d’un fond sonore. pas, vous poune vous paraît pas facilement
identifiable, vous pouvez choisir
de commenter vos œuvres ou de
les illustrer d’un fond sonore qui
permettra de donner des pistes
de lecture aux visiteurs.
«
»
vez tout à fait vous pencher vers
d’autres modes de communication : diffusion simultanée d’un
documentaire audio, visites guidées assurées par des membres
de votre association. Pour trouver
des supports, n’hésitez pas à
chercher soit dans les ressources
présentées dans ce guide (p.16
pour les vidéos, p.22 pour les
expos), etc.
o Faire ou emprunter ?
Si vous ne vous sentez pas de réaliser vous-même des panneaux
d’exposition ou un travail artistique, reste la solution de l’emprunt.
Plusieurs structures travaillant
sur la solidarité internationale
proposent en effet de prêter gratuitement des éléments : E&D
en a acquis un certain nombre
et les met à votre disposition de
manière centralisée.
Tous ces supports sont, une fois de
plus, listés dans la fameuse partie
« ressources » de ce guide (p.22),
admirablement utile puisqu’elle
précise, pour chacun, le thème et
la teneur de l’exposition, et que
vous pouvez en sus visualiser les
panneaux de l’expo de votre choix
sur le site d’E&D !
o Figé ou mouvant ?
Finie l’époque où il était strictement interdit de toucher les
œuvres et où chacun se mettait
à la queue-leu-leu pour observer,
pendant les cinq minutes réglementaires, la peinture dignement
accrochée au mur. Désormais, on
touche, on palpe, on vit l’œuvre afin
de mieux la comprendre. De nombreux musées et artistes tentent
de mettre le visiteur en situation
afin de lui faire mieux ressentir le
propos de l’exposition : parcours du
réfugié reconstitué façon « l’expo
dont vous êtes le héros », cellules
en taille réelle pour sensibiliser
à l’univers carcéral, intégration
de films ou parcours sonores au
milieu d’œuvres figées.
Il ne s’agit là bien sûr que d’une
option à laquelle vous pouvez,
ou non, adhérer mais qui a au
moins le mérite de procurer des
émotions fortes au spectateur.
Un atout pour sensibiliser à la
solidarité internationale dont le
but est, justement, de permettre
à des personnes qui ne les ont pas
vécues de ressentir des injustices, des réalités présentes sur
notre planète qui méritent de se
sentir parties prenantes.
sortir des murs de la fac pour
que votre exposition touche un
public plus large. Renseignez-vous
auprès des bars, galeries, bars
associatifs, théâtres de votre
région qui pourraient proposer
à de jeunes artistes d’afficher
leurs compositions. Vous pouvez
également vous adresser aux
délégations locales des associations et institutions travaillant
sur la solidarité internationale,
qui sont listées dans la partie
« ressources » de la fiche « organiser une conférence », p.8. Si
elles-mêmes ne disposent pas de
locaux suffisants, elles peuvent
peut-être vous orienter vers des
lieux culturels que votre manifestation pourrait intéresser.
2. Une exposition en pratique
Nous en arrivons à ces fameuses
basses considérations matérielles qui ont trop souvent tendance
à polluer la création artistique. On
va donc aller vite, mais bien, pour
vous faciliter la tâche.
o Choisir le lieu de l’exposition
C’est la première démarche, primordiale et inévitable, à moins
que vous n’ayez envie d’exposer
dans votre chambre.
L’avantage d’une exposition, c’est
qu’elle n’a pas forcément vocation à se dérouler dans une pièce
carrée. Des marches d’escalier,
un couloir, voire des images habilement réparties sur l’ensemble
du bâtiment peuvent même permettre de donner plus de vie à
votre affichage.
Ces bâtiments, de nombreux
acteurs peuvent vous les fournir. Votre université, en premier
lieu, dispose certainement de
locaux pour de tels projets. Il peut
néanmoins être intéressant de
Au moment de choisir l’endroit
où vous exposerez, veillez quand
même à quelques détails qui ont
leur importance. Si l’endroit n’a
pas forcément à être spacieux,
il doit au moins permettre aux
visiteurs de prendre leur temps devant chaque œuvre sans que cela
crée des embouteillages jusqu’à la
porte d’entrée. La lumière doit être
suffisante pour que les amateurs
ne s’estropient pas les pupilles
en déchiffrant les photos. Si vous
envisagez un éclairage spécial,
assurez-vous que la salle est à
19
même de vous le fournir (prises
électriques, fenêtres). Idem pour
les attaches : quand vous visitez
les lieux de votre future exposition
demandez-vous toujours où et
comment vous pourrez installer
les différents éléments. Et profitez-en pour demander au propriétaire s’il est d’accord : tous ne sauteront pas forcément au plafond à
l’idée de vous voir épingler, agrafer
ou scotcher vos œuvres sur leurs
précieux murs.
o Assurer son exposition
Dans la plupart des salles, il est
obligatoire de souscrire une assurance « responsabilité civile et
dommage » couvrant les dégâts
matériels occasionnés à la salle,
dégâts des biens et sinistres occasionnés aux personnes.
La Ligue de l’enseignement propose une affiliation spéciale « Associations d’étudiants » 2007/08
au tarif de 80 euros. Tout est expliqué sur le site www.animafac.net,
bouton « assurez votre association » en page d’accueil. Pensez à
faire les démarches nécessaires
au plus vite : l’attestation peut
en effet être une condition sine
qua non pour louer une salle ou
du matériel. Le délai entre la demande d’affiliation et la réception
de l’attestation est d’environ une
semaine.
Pour les expositions empruntées, il vous sera généralement
demandé une caution qui ne
sera débitée que si vous endommagez des éléments. S’il
s’agit de votre exposition et
que certains éléments ont de la
valeur (encadrement coûteux,
attaches, matériel), vous avez
intérêt à souscrire une extension
«  tout risque matériel » pour
vous couvrir en cas de vol ou de
20
détérioration. Le prix de cette
extension dépend de la valeur
de votre matériel et de la durée
de l’exposition. Le tout excède
rarement les 20 euros.
o Collecter quelques deniers
Vos frais devraient rester dans la
limite du raisonnable, les ressources proposées étant majoritairement gratuites ou peu chères.
Il est néanmoins certain qu’un
tel événement pourrait vous demander quelques dépenses : buffet (solidaire), documents de
communication, tirages photos,
encadrement, assurance.
Si votre association ne peut assurer ces frais, passez au système D.
De nombreux clubs photos, associations d’artistes, mais aussi
magasins spécialisés accepteront peut-être de vous aider gratuitement ou pour des sommes
modiques si vous leur expliquer
la nature de votre projet et que
vous leur promettez d’apposer
leur logo sur vos documents de
communication.
Si vous souhaitez organiser un
buffet le jour du vernissage, demandez à la structure qui vous
accueille si elle accepte de le
prendre en charge, sollicitez des
contributions en nature de la
part de structures travaillant
sur la solidarité internationale
ou de celles gérant le public visé
(université, lycée, mairie). Plus
de conseils sur l’organisation
d’un repas du monde ou d’une
dégustation solidaire sont à votre
disposition p.30. Enfin, s’il s’agit
d’adultes, vous pouvez demander
aux visiteurs une participation
symbolique ou libre : à moins de
cinq euros, vous rentrerez dans
vos frais sans décourager les
spectateurs.
3. Une exposition en vedette
Il est temps de faire parler de
vous et de vanter les mérites de
votre exposition auprès du public
visé. On appelle ça la communication : mode d’emploi.
o Vous faire connaître.
Dès que vous connaissez la date
et le lieu de votre exposition,
éditez des tracts et affiches
qui vous permettront de signaler l’événement. Pas besoin de
l’imprimer en couleur et sur
papier glacé, mais pensez tout
de même à soigner la présentation : une communication
attrayante est extrèmement
importante, surtout lorsqu’il
s’agit d’une manifestation artistique. Si vous voulez faire
des économies, centrez votre
affichage et diffage sur les endroits stratégiques pour atteindre le public visé : bars et
université s’il s’agit d’étudiants,
associations culturelles et lieux
d’expositions si vous voulez
davantage toucher un public
amateur d’art.
A cette campagne d’affichage,
vous pouvez ajouter un mailing
auprès des associations de votre
connaissance, mais aussi auprès
des structures travaillant sur la
solidarité internationale et des
médias locaux. Pour un journal
du coin, couvrir un événement
d’envergure nationale tel que la
SSI par un reportage sur votre expo
dans votre ville est un excellent
point d’accroche. N’oubliez pas
d’inscrire votre action sur le site
de la SSI, www.lasemaine.org,
d’en faire part à Animafac ([email protected]), et E&D
([email protected]).
Une semaine avant le début de
votre exposition, sonnez le rappel
de tous ceux qui se sont dits intéressés par votre manifestation.
o Organiser un événement de
lancement.
S’il est important que le public se
déplace tout le temps que durera
l’exposition, il est également nécessaire de prévoir un vernissage
pour en marquer les débuts. Ce
sera l’occasion de rencontrer vos
visiteurs, de leur expliquer votre
démarche. Le vernissage permet
également de remercier les partenaires qui vous ont soutenu,
financièrement et logistiquement.
Enfin, il vous permettra de peaufiner vos relations avec les médias
qui auront accepté votre invitation. Réfléchissez à deux fois à
n’oublier personne au moment de
lancer les invitations : un manquement envers les partenaires
traditionnels de votre association,
ou ceux spécifiquement dédiés
à ce projet, pourrait vous causer
quelques tracas.
Qui dit vernissage, dit au minimum
buffet et jus équitable. Personne ne
s’attend à du Dalloyau pour une
manifestation étudiante, mais
si vous avez le temps, veillez à
présenter le tout joliment et de manière accessible. Pour les horaires,
choisissez de préférence le début
de soirée, entre 18h et 19h30, afin
de ne pas vous priver de ceux qui
travaillent sans pour autant risquer
de gâcher la soirée de ceux qui ont
des obligations par la suite.
o Et après ?
Tout cela ne signifie pas, bien
entendu, que vous avez le droit
de vous désintéresser de l’exposition une fois le vernissage
passé. Pensez à prévoir quelques
plaquettes expliquant le projet et
le contenu de l’exposition pour
les visiteurs qui ne pourraient
pas bénéficier de vos explications en direct. Il est également
bienvenu d’organiser des « tours
de garde » avec les membres
de votre association afin que
le public puisse se tourner vers
une personne référente en cas
de question intempestive.
Enfin et surtout, pensez à tirer un
bilan de cette expérience. D’abord
pour vous et votre association car
un tel projet peut être mis avantageusement en valeur dans votre
prochain dossier de présentation.
Envoyez également un compte-rendu aux médias qui seront
peut-être intéressés par l’écho
obtenu par votre manifestation.
N’oubliez pas de prendre des photos, de tenir un livre d’or pendant
l’exposition. En bref, tout ce qui
vous permettra de conserver des
éléments concrets.
« Inscrivez votre action sur le site de la Semaine de la solidarité
internationale www.
la s e ma i n e . o r g »
Votre exposition vous a demandé
beaucoup de travail et a remporté un franc succès ? Il serait
dommage de l’archiver dans
des cartons sans autre forme
de procès. De nombreuses associations travaillant sur la solidarité internationale seraient
sans doute ravies de pouvoir
profiter de vos œuvres pour sensibiliser à leur tour. Informez
les centres de ressources et
associations que vous avez pu
rencontrer au cours de ce projet
que vous mettez votre exposition
à disposition. Une convention de
partenariat, à faire signer par
ceux qui souhaiteraient vous
l’emprunter, pourra permettre de
vous donner toutes les garanties
pour que votre travail ne soit pas
massacré : caution en cas de
dommages, engagement à ne
pas modifier les œuvres. r
21
Ressources
o
EXPOSITION
o Dictionnaire des idées recues sur le como Attention Ecole !
Exposition réalisée par Solidarité Laïque et Etudiants
merce équitable
du Monde
Exposition réalisée par Animafac, E&D et EquiTerre
Cette exposition propose un parcours allant du produit Des panneaux authentiques, en bois, en tôle ou
consommé au producteur qui l’a fabriqué, en passant par en acier que l’on trouve aux abords des sorties
les conditions de fabrication, les méthodes de contrôle et d’écoles et de lycées pour avertir les automobila présentation des acteurs. à chaque étape, elle contre listes de la présence d’enfants... Cette exposition
les préjugés sur le commerce équitable et propose
est également l’occasion de développer des
E&D
des moyens d’agir.
thèmes relatifs à l’enfant scolarisé
met gratuitement les
7 panneaux (60x80)
dans le monde, et de découvrir
expos à disposition des associales perceptions de l’école dans
tions membres du réseau.
chaque société.
Pour les non-adhérents, et sous réserve de
o Les enjeux du dévelop23 panneaux de signalisation
disponibilité, il faut compter 20€ de frais de
« attention école » provepement durable
location.
Voici une petite sélection, vous trouverez la liste nant de 17 pays.
Réalisée par ORCADES
Les premiers panneaux de cette exhaustive sur www.etudiantsetdeveloppement.org
exposition abordent le concept
Réservez une expo !
o Autres échanges, autre
du développement durable et des
Plus
d’infos,
conseils et réservation :
monde : pour un commerce
indicateurs qui permettent de le
01 53 61 37 87 ou
équitable
mesurer. Les autres présentent des
info@etudiantsetdeveloppeExposition
réalisée par la Fédération
expériences conduites dans des pays
ment.org
Artisans du Monde
du Sud et du Nord.
Ces huit panneaux d’exposition dynamiques
10 panneaux 80 x 60 cm
et colorés, avec de nombreuses photos et des
illustrations, permettent de donner une informao La banane à tout prix
tion claire et précise et d’accrocher les regards
Exposition réalisée par Peuples Solidaires
et les esprits pour une approche synthétique du
Cette exposition invite à un voyage au coeur du com- commerce équitable.
merce international et interroge sur la provenance de 8 panneaux (60x80)
la banane, sur ceux qui le commercialisent, sur les Bonus : Un livret pédagogique « Pouvoir d’achat,
conditions sociales et environnementales entourant devoir d’action : le commerce équitable expliqué
sa production et sur les enjeux économiques majeurs aux jeunes  », brochure qui a été réalisée par
de ce commerce...
Artisans du Monde (16 pages) et qui complète
10 panneaux (60x80)
idéalement l’exposition.
22
o De l’éthique sur l’étiquette
Exposition réalisée par le Collectif de l’Ethique sur
l’Etiquette
Cette exposition déclinée en huit panneaux colorés
forment deux parties : cinq panneaux de présentation
générale de la thématique du Collectif de l’Ethique sur
l’Etiquette (éthique, travail des enfants, consom’action…) et trois panneaux pédagogiques construits
sur la base de témoignages pour militer en faveur du
respect des conditions de travail, de la non exploitation
des enfants et du respect des droits syndicaux.
5 + 3 panneaux (60x80)
Bonus : Dossier d’accompagnement pour vous aider à
les utiliser pour une intervention avec un public jeune
(trame pédagogique, références aux programmes
scolaires...).
o Migrants et citoyens
Exposition réalisée par la Ligue des Droits de l’Homme
Cette exposition a été réalisée par la Ligue des
Droits de l’Homme avec le soutien de la campagne
« Demain le monde... les migrations pour vivre ensemble ». Elle est conçue pour un public scolaire
lycéen mais ouvrant de nombreuses possibilités
d’animation avec d’autres publics. L’exposition présente la question de la citoyenneté des migrants
sous un angle historique mais aussi actuel, dans
le contexte juridique et social français.
12 panneaux (50x70)
Un livret pédagogique (28pages)
o Les migrations pour vivre ensemble
Exposition réalisée dans le cadre de la campagne
« Demain le Monde... les migrations pour vivre
ensemble »
Réalisée par Ritimo, le Comité Catholique contre
la Faim et pour le Développement (CCFD) et la
Cimade, dans le cadre de la campagne « Demain
le Monde... », cette exposition tout public et très
complète présente l’ensemble des questions liées
aux phénomènes migratoires.
10 panneaux (60x80)
Un livret pédagogique
Bonus : Une fiche d’intervention à télécharger en
milieu scolaire (CM1/CM2) et réalisée dans le
cadre de la campagne par Solidarité Laïque et par
La Ligue de l’enseignement.
o Vacances, j’oublie tout ?
Réalisée par Ritimo
Exposition qui présente, sous forme humoristique,
quelques-uns des effets négatifs du tourisme de
masse dans les pays du Sud, comme par exemple les difficultés d’une vraie rencontre, la pression sur l’environnement ou encore la prostitution.
D’où la nécessité, pour le touriste occidental, de changer de comportement, de s’ouvrir à d’autres cultures
et de respecter les hommes et les pays visités.
8 panneaux 60 X 80 cm
Bonus : le livre pédagogique « Vacances, j’oublie
tout ? », réalisé par Ritimo en 2005, 52 pages.
23
oFiche pratique
DEFILé SOLIDAIRE
Organiser un défilé de mode solidaire
Au royaume de la fripe, du fashion et du chic, vous souhaitez montrer que la mode peut aussi être éthique ? Vous pensez que la Semaine de la solidarité internationale est l’occasion de faire découvrir des
costumes traditionnels des quatre coins du monde ? Plus de doute, organisez un défilé ! Couplé à un
cocktail et un débat, il fait en général fureur. Voici quelques conseils pour que le chassé-croisé des
mannequins sur la passerelle se déroule sans faux pas.
1. DÉFINIR VOTRE DÉMARCHE
o Le message.
Pourquoi avez-vous choisi d’organiser un défilé ? Votre motivation est-elle sociale ? « Made
in Indonesia, in Macao, in Romania »... ces étiquettes ont sans
doute plus d’une fois heurté votre
conscience. Derrière le vêtement
acheté bon marché dans une
enseigne mondialisée se cachent
souvent des femmes, des hommes et des enfants sous-payés
des pays du Sud : pour combattre
ce phénomène, vous souhaitez
mettre en valeur le commerce
équitable dans le domaine du
textile ?
Votre motivation peut être environnementale : la culture du coton
est l’une des plus polluantes de
la planète. En plus de polluer l’air
et le sol, elle contamine chaque
24
année 25 millions de personnes Ces interrogations devraient vous
dans le monde (maladies de peau, permettre de mettre au clair l’obempoisonnements dû aux pes- jectif de votre défilé, et de mieux
ticides, maladies infantiles...). l’organiser selon vos préoccupaPour faire changer les habitudes tions premières.
d’achat, vous souhaitez mettre
le feu des projecteurs sur le co- o La forme.
Même si votre événement est
ton bio ?
Votre motivation peut enfin être indiscutablement « un défilé
la lutte contre les discrimina- de mode pour promouvoir la sotions et la possibilité de célébrer lidarité internationale », il est
la richesse des cultures issues toujours intéressant d’avoir un
fil conducteur
des migrations ou
De jeunes créateurs un peu original.
plus globalement
L’ a s s o c ia t i o n
des autres pays
du monde. E n « ethniques »peuvent EquiTerre avait
par exemple
organisant une
soirée multicultu- accepter de vous prê- pris le thème du
relle avec défilé de
voyage, et mis en
boubous africains, ter leur création pour scène vis a vis du
de saris indiens
public un départ
multicolores ou de un défilé du monde en avion. A déclirobes mexicaines,
ner suivant votre
vous souhaitez faire évoluer le imagination : un pays en particulier, une saison, une couleur... Le
regard de l’autre ?
«
»
choix de votre thème déterminera
la déco, et la musique. La forme
est d’autant plus importante ici
que, parmi la palette d’actions de
promotion de la solidarité internationale, le défilé de mode tient
une place particulière. Par son
ampleur et par l’impact attendu en
termes d’image. En effet, rien de
tel pour dépoussiérer l’image d’un
commerce équitable trop souvent
perçu comme ringard, ou celle du
boubou africain ou du sari indien
parfois assimilés à un contexte
traditionnel, que de les réconcilier
avec l’air du temps.
un plus. Généralement, seules
les personnes à l’aise avec leur
physique se portent volontaires
pour défiler : rassurez néanmoins
les courageux en leur expliquant
que l’esprit est plus à la fête qu’aux
top-models aux formes parfaites.
Pourquoi ne pas vous adresser
à des mannequins débutants
ou professionnels que ce geste
motiverait !
2. ORGANISER L’ÉVENEMENT
o Se faire prêter des vêtements.
Pour ce qui est des vêtements
en eux-mêmes, vous pouvez espérer vous les faire prêter (les
marques les solderont ensuite
ou les réutiliseront pour d’autres
événements).
o Trouver du monde.
Il vous faudra trouver des
étudiant(e)s bénévoles pour défiler, des étudiants en coiffure et
maquillage, d’autres pour la lumière et la musique, faire la caisse
ou l’accueil le jour J, la réalisation
d’affiches et la communication.
Ainsi, EquiTerre a fait appel à une
cinquantaine de bénévoles pour
son défilé.
Dans les écoles de maquillage
et de coiffure, vous pouvez négocier une prestation bénévole
des étudiantes avec défraiement
des produits de maquillage ou de
coiffure utilisés. Et obtenir des
dons en nature de la part des
marques de produits cosmétiques. Comptez une quinzaine
de mannequins pour présenter
une trentaine de modèles. Votre
réseau de relations, ou des annonces passées dans un centreressources comme la Maison des
Initiatives Etudiantes à Paris ou
l’Espace Vie Etudiante à Grenoble,
ou dans les écoles ciblées seront
En plus des contacts locaux que
vous avez pu établir, vous pouvez vous adresser aux marques
de « vêtements équitables »
comme Misericordia, Tudo Bom ?,
Ideo, EquiTerre... et toutes les
autres citées dans la partie ressources p.28.
De jeunes créateurs « ethniques »
peuvent aussi accepter de vous
prêter leurs créations pour un défilé du monde. Ainsi, l’association
des étudiants tamouls de France
s’est associée à une styliste créatrice de bijoux et d’une ligne de vêtements inspirés des vêtements
traditionnels indiens.
Vous pouvez également fouiller
les boutiques des quartiers indien,
chinois, latino ou africain dans
les grandes villes pour trouver
quelques nippes. Au vu du peu
de temps dont vous disposez
néanmoins, n’hésitez pas à vous
adresser directement aux associations d’accueil d’étudiants
étrangers : avec un peu de chance,
leurs membres ont emporté des
costumes traditionnels de leurs
régions dans leurs valises et accepteront de les prêter voire de les
porter lors du défilé.
o Trouver un lieu.
Un amphi peut facilement faire office de podium, mais un minimum
de décoration sera à prévoir : toile
de fond pour égayer la salle ou
écran sur lequel sera projetée une
image. La sécurité et l’accueil des
mannequins, habilleurs, coiffeurs
et maquilleurs en coulisse sont
aussi des éléments à prendre en
considération. Il est particulièrement folklo de se changer à l’étage, de descendre les escaliers, et
de traverser l’assemblée avant de
défiler ! Au minimum, prévoyez
un lieu qui puisse accueillir un
paravent à proximité de la scène.
L’habilitation du bâtiment à recevoir du public est souvent accompagnée de contraintes quant aux
consignes de sécurité incendie,
au nombre maximum de personnes autorisées, et au nombre de
vigiles. Il faudra néanmoins vous
y soumettre.
La convivialité d’un bar associatif
a pour corollaire problématique
un brouhaha qui gênera le défilé. Louer une boîte de nuit peut
s’avérer très classe, mais il faut
en avoir les moyens : à ne prévoir
qu’en cas de « greffe » de votre
défilé sur une soirée étudiante
25
au préalable organisée par un o Trouver des sous.
BDE. Pour une petite salle, l’idéal Vous avez peu de temps pour
est d’avoir un écran de projection rechercher des financements
sur lequel vous retransmettrez en extérieurs. La solution : mettre
direct le défilé pour toute la salle. le paquet sur les avantages en
Dispositif pour lequel vous aurez nature. Demandez à la structure
qui vous accueille
l’habileté de vous
Une règle d’or : si elle accepte de
adresser aux assoprendre en charge
ciations de vidéo
le déf ilé ne doit le buffet (solidaidans votre fac.
re), en particulier
Dans la plupart
des salles, il est pas durer plus de si c’est une mairie, de vous prêobl iga toi r e de
ter un podium, le
s o u s c r i r e u n e trente minutes. matériel lumières
assurance « responsabilité civile et dommage » et la sono, le service sécurité...
couvrant les dégâts matériels Femmes Actives (association
occasionnés à la salle, dégâts de réinsertion de femmes immides biens et sinistres occasion- grées) avait par exemple préparé
nés aux personnes. La Ligue de le repas d’un défilé à Paris. Plus de
l’enseignement propose une conseils sur l’organisation d’un
affiliation spéciale « Associa- repas du monde sont à votre distions d’étudiants » 2007/08 position p 30.
au tarif de 80 euros. Tout est Un petit budget est aussi à prévoir
expliqué sur le site www.anima- pour l’impression et la diffusion
fac.net, bouton « assurez votre du matériel de communication,
association » en page d’accueil. les envois de vêtements et le
Pensez à faire les démarches transport des bénévoles, le manécessaires au plus vite : l’at- tériel de maquillage, le traiteur du
testation peut en effet être une cocktail... Une solution peut être
condition sine qua non pour louer de demander une participation
une salle ou du matériel. Le délai aux frais (trois euros en prévente
entre la demande d’affiliation et et cinq euros sur place pour le
la réception de l’attestation est défilé EquiTerre).
d’environ une semaine.
o Trouver du public.
o Trouver une date.
Pour réussir à faire venir des perLa Semaine de la solidarité inter- sonnalités de tous les milieux,
nationale ayant lieu du 17 au 25 étudiants, académiques, écononovembre 2007, votre calendrier miques (des entreprises du secest déjà bien ciblé. Si les disponi- teur de la mode ou des fondations
bilités de la salle ne vous ont pas concernées par le développement
déjà contraints à choisir un jour durable), politiques (des maires,
et une heure, n’oubliez pas de conseillers régionaux et généraux
pensez aux impératifs de votre en charge de l’environnement, de
public : les étudiants ont cours l’économie solidaire, des relations
la journée et seront sans doute internationales, représentants
moins prompts à se déplacer lors diplomatiques de pays dont sont
d’un week-end...
issus les vêtements), une seule
«
»
26
solution : faire une bonne promo.
Pour cela, commencez à éditer des
affiches et tracts dès que vous
connaissez la date et le lieu du défilé, sans gaspiller le papier, dans
l’idéal écolabellisé. N’oubliez pas
d’inscrire votre défilé sur le site de
la SSI, www.lasemaine.org, et d’en
faire part à Animafac (redaction@
animafac.net), Etudiants et développement ([email protected]).
La presse et l’opinion publique
sont encore très réceptives à ce
nouveau concept parce qu’il est
innovant, et attise la curiosité.
Vous pouvez négocier des publicités gratuites dans des médias
sensibles à votre approche (Alternatives Economiques, L’Humanité, Phosphore, Politis pour
le commerce équitable ; Africa
n°1, Radio Latina, Beur FM, Radio
France Internationale pour les
défilés du monde...), les médias
locaux et les médias étudiants
comme les Radio Campus.
3. GÉRER LE JOUR J
o Faire une répèt générale.
Dans l’idéal, vous avez pu réserver
le lieu un jour avant le jour J, sinon
votre répétition générale se fera
le matin du défilé. Procédez aux
essayages, trouvez les vêtements
adaptés à la taille de chacun des
mannequins, déterminez où les
mannequins doivent s’arrêter
sur leur parcours, pour que des
photos puissent être prises et
que le public ait le temps de voir le
vêtement (prévoyez deux à trois
arrêts par modèle), définissez
l’ordre de passage... Veillez à ne
pas intercaler les mannequins de
manière trop consécutive : entre
deux allers-retours d’une même
personne, trois ou quatre autres
mannequins doivent défiler pour
leur laisser le temps de se changer.
Testez le maquillage, la musique.
Selon le thème du défilé, le maquillage pourra être d’inspiration
ethnique, artistique, très simple ou très travaillé. Un défilé de
peinture sur corps a même été
organisé lors d’une rencontre
d’associations de solidarité internationale. Une règle d’or : le défilé
ne doit pas durer plus de trente
minutes, pour conserver intacte
la curiosité du spectateur.
o Préparer une salle qui en jette.
Prévoyez d’arriver (très) en avance pour vérifier que tout fonctionne
(vidéo-projecteur, ordinateur, son
lumière). Soignez la déco : tissus
bogolans du Mali ou Batik, photos
de voyage, expos (voir p.22)...
Pour bien marquer le parcours sur
le podium, l’idéal est de poser une
moquette. Si vous ne parvenez pas
à récupérer de la moquette dans
des salons, vous devrez vous la
procurer vous-mêmes. Dans tous
les cas, vérifiez bien que les tissus
sont ignifugés et la moquette aux
normes anti-feu.
Les mannequins doivent arriver deux heures en avance au
moins pour le maquillage et la
coiffure. Derrière le rideau en
bout de scène, préparez sur des
portants les vêtements par ordre
de passage, avec pour chacun le
nom du mannequin. Prévoyez
deux-trois personnes dans les
coulisses pour aider les mannequins à passer les vêtements,
sans trop de casse.
Si vous n’arrivez pas à vous faire
bricoler une bande originale par
des musiciens, ou à les convaincre
de jouer en live, il faudra prévoir le
paiement des droits à la Sacem
(une fiche pratique vous détaille
tout ça sur www.animafac.net).
o Etre un bon animateur.
Le public arrive, et vous vous devez de l’accueillir en nombre : un
petit flyer avec les marques présentées, ou le nom des tenues
traditionnelles, fait toujours son
effet. Ces flyers peuvent être distribués à la fin également, l’idée
étant que le public reparte avec
une trace de ce qu’il a vu.
De manière générale, ménagez la
vue et l’ouïe de vos spectateurs.
Si vous présentez les modèles au
micro, attention à ne pas parler
pendant les applaudissements,
ni trop vite, et à ne pas écorcher
le nom des marques. Une musique
qui « bouge » pourra donner envie
au public de danser. Lors d’un défilé consacré à l’Afrique, une artiste
malienne accompagnée de griots
traditionnels avait assuré la musique en live du défilé, suivie par un
groupe local de reggae-ska : ambiance garantie, le public n’avait
pas hésité à se lever. Dans tous les
cas, si le commentaire au micro se
révèle trop plat, préférez projeter
un powerpoint en fond avec, pour
chaque modèle, une diapositive
lisible qui devra comporter le nom
de la marque, du vêtement, et le
pays de provenance.
o Autour du défilé.
Les entreprises ou associations
qui ont créé les vêtements dans
une démarche éthique seront
sans doute enthousiastes pour
participer aux débats avant ou
après le défilé lui-même. Elles
expliqueront ainsi chacune leur
vision d’une fabrication fondée
sur le respect des droits de l’homme, la diversité culturelle et le
développement durable. Un débat
plus formel donnera la parole à
un journaliste, des experts : pour
cela, lisez nos conseils p.8. Vous
pouvez aussi proposer des petits
ateliers « apprendre à mettre un
sari » (la fameuse technique des
sept plis) ou un turban touareg
(tout un art). Pour finir, un cocktail permettra au public de poser
des questions aux fabricants,
voire d’acheter des vêtements.
o Et après ?
Rangez... Vérifiez que personne
n’est parti avec une fringue sur
le dos, qu’aucun vêtement ne
manque à l’appel, n’est abîmé
ou n’a de tache de maquillage,
sinon, selon ce que vous aurez
négocié avec la marque, vous
devrez rembourser le vêtement.
Si les maquilleuses partent en
avance, pensez à vous munir
de démaquillant pour que les
mannequins puissent repartir
sans qu’on les dévisage dans la
rue ! N’oubliez pas de demander à
quelqu’un de prendre des photos,
de filmer le défilé et les commentaires des visiteurs, de tenir un
livre d’or... Indispensable pour
donner aux mannequins et tous
ceux qui ont mis la main à la pâte
un souvenir de l’événement, pour
envoyer le bilan aux partenaires
et un communiqué de presse
pour les médias. r
27
Ressources
o
DEFILE SOLIDAIRE
« Fringues, nippes, chiffons, frous-frous équitables »
Fringues au quotidien
Alter Mundi
41, rue du Chemin-Vert
75011 Paris
01 40 21 08 91
[email protected]
www.altermundi.com
53, boulevard de Strasbourg 75010 Paris
01 56 03 93 50
[email protected]
www.artisansdumonde.org
(Liste des magasins sur le site)
Andines Scop
Artisans du Soleil
Ao Ava
Azimuts - Artisans du Népal
Artisanat-Sel
EquiTerre
6, rue Arnold Géraux
93450 L’Ile Saint Denis
01 48 20 48 60
[email protected]
www.andines.com
68 rue du Faubourg St Martin
75010 Paris
06 08 52 53 20
[email protected]
www.aoava.com
Parc d’activités Arboria, 420 rue
des Frênes - 45700 Pannes
02 38 89 21 00
[email protected]
www.artisanatsel.com
28
Artisans du Monde
(Fédération)
La Gaucherie aux Dames
49310 Montilliers
Tél. : 02 41 71 85 56
[email protected]
www.ads49.org
54, rue Gambetta
47400 Tonneins
Tél. : 05 53 64 30 39
[email protected]
www.azimuts-art-nepal.com
94, rue Alexandre Dumas 75020 Paris
Tél. : 01 43 79 94 31
[email protected]
www.EquiTerre.com
Idéo
21/23, rue des Grands Champs
75020 Paris
01 42 02 51 38
[email protected]
www.ideo-wear.com
Misericordia
Survêtements péruviens
25, Avenue de Wagram
75017 Paris
01 46 27 05 13 - 06 15 45 76 38
[email protected]
www.misionmisericordia.com
Monsieur Poulet
Site participatif de tee-shirts équitables. Vente en ligne ou chez
Alter Mundi.
Rachid - 06 63 72 27 31
[email protected]
www.monsieurpoulet.com
Sira Kura
8, rue Jean-Baptiste Dumay
75020 Paris
01 43 15 08 83
[email protected]
www.sira-kura.com
Tudo Bom ?
c/o Fair Planet
40 rue Chabrol - 75010 Paris
01 76 74 80 60
[email protected]
culottes équitables
Robes du soir / de mariée
Aranel
Créatrice de robes de rêve
écolos
[email protected]
www.declencheuse-de-reve.com
Peau-Ethique
c/o C.A.BIO
La Croix Mazenod
42400 Saint-Chamond
04 77 22 98 62
[email protected]
www.peau-ethique.com
Veja
Nu Streetwear
PRoduits bio et équitables
Alter Eco
c/o Fairplace
70, boulevard Anatole France
93200 Saint-Denis
01 55 84 43 41 ou 01 55 84 43 42
[email protected]
www.nustreetwear.com
36, boulevard de la Bastille
75012 Paris
Tél. : 01 47 42 32 20
[email protected]
www.altereco.com
Défilé de bébés
Commercequitable.com
(Forest People)
Bébés en Vadrouille
47 bld Henri IV - 75004 Paris
01 48 87 19 68
[email protected]
www.bbenv.com
EquiTerre
De nombreux défilés ont été
organisés par EquiTerre. N’hésitez pas à les contacter pour
leur demander conseil !
94, rue Alexandre Dumas
75020 Paris
01 43 79 94 31
Nadège ou Pascal.
[email protected]
www.EquiTerre.com
De phil en troc’
Chaussures
Points de vente sur le site internet
[email protected]
www.veja.fr
Besoin de conseils ?
15, rue Lafayette
94210 La Varenne Saint Hilaire
Tél. : 01 55 97 04 92
contact@commercequitable.
com
www.commercequitable.com
Guayapi Tropical
73, rue de Charenton
(showroom)
55, rue Traversière (bureau)
75012 Paris
Tél. : 01 43 46 52 43
www.guayapi.com
C’est l’association qui assure la
distribution et la promotion de la
marque Ao Ava, vêtements équitables paraguayens. Ils ont déjà
organisé de nombreux défilés et
notamment celui de la caravane
organisée par Etudiants et développement à l’occasion de la SSI.
Plus d’infos sur cette caravane...
www.etudiantsetdeveloppement.org
82 bd de Port Royal
75005 Paris
06 08 52 53 20
[email protected]
www.aoava.com
Association des Diplômés et
Etudiants Maliens de France
Cette association a organisé un
défilé interculturel à Aubervilliers
mêlant communautés de travailleurs migrants et d’étudiants
maliens, burkinabés, sénégalais,
français ou nés en France, générations et voisins. Costumes
traditionnels ou modernes d’ici
et d’ailleurs, déco, musique live
et ambiance garantie. Ses membres se feront un plaisir répondre
à vos questions.
Ismaël SACKO 06 50 85 34 64
Mahamet TRAOURE 06 12 55 43 88
[email protected]
29
oFiche pratique
gastronomie
Organiser une animation gastronomique
Pour faire passer dans la convivialité des valeurs solidaires, pour faire connaître les produits du commerce
équitable, ou pour inviter au voyage par les papilles, organiser une animation gastronomique est à portée
de votre main. Que ce soit à la bonne franquette, façon convives autour d’un sanglier avec leur druide, ou
opération séduction façon cuisine aux mille parfums, voici quelques conseils pour réussir votre recette.
1. DÉFINIR VOTRE DÉMARCHE
Une animation gastronomique
pour faire passer quel message, à qui et sous quelle forme ?
Ces trois questions sont des
préalables indispensables à l’organisation de votre animation
gastronomique.
o Le message.
Pourquoi avez-vous choisi de
sensibiliser votre public à des
enjeux de solidarité internationale par le biais du goût? Votre
idée est-elle de faire découvrir
les saveurs des produits du commerce équitable ? De permettre
aux étudiants de se retrouver
autour d’un repas du monde ?
De vous greffer sur un autre
événement de la Semaine de la
solidarité internationale pour
restaurer les estomacs vides ?
Ou encore de faire du repas un
prétexte au jeu ?
30
o Le public.
Le lieu, l’heure et le thème de
votre animation gastronomique
peuvent changer du tout au tout
selon que vous vous adressez
au grand public, à des collégiens
et lycéens, à vos camarades de
promo ou à des associatifs déjà
versés en produits équitables ou
cuisine berbère. Demandez-vous
à qui vous souhaitez proposer
votre invitation à grignoter, et
tentez ensuite d’adapter votre
menu à ce public.
o La forme.
Deux types d’animation gastronomique s’offrent à vous : le repas
(du monde ou thématique), toujours convivial, et la dégustation,
plutôt ludique.
Le principe du repas du monde
est inspiré de celui des repas
de quartier : faire se retrouver,
mieux se connaître une communauté de gens qui se côtoient
régulièrement, autour d’un repas
préparé par l’ensemble des participants. Votre périmètre d’action
pourra par exemple être votre
fac. Ici, vous l’avez compris, il
n’est pas question de préparer à
manger pour cinq cent personnes.
Il s’agirait plutôt de mettre à profit
pour le bien commun les talents
culinaires et le garde-manger de
chacun. Pour que l’événement soit
une réussite, davantage encore
qu’à l’habitude il faut que le public y vienne nombreux, puisqu’il
est autant spectateur, acteur et
producteur de ce moment privilégié. Quelques tables pourront
alors devenir un grand festin où
se mêleront profs, personnel,
étudiants étrangers et français
et, parfois, voisins.
Venue de l’association AEGEE,
l’animation « Switching tables »
peut vous donner des idées. C’est
un repas à trois plats où chaque
équipe (deux joueurs qui se sont
inscrits ensemble) prépare un plat,
de préférence typique de son pays
ou de sa région, et se fait servir les
deux autres. On mange chaque
plat chez une personne différente,
et c’est l’occasion de parler une
autre langue, et de découvrir des
personnes et des cultures gastronomiques différentes de la sienne.
La soirée se termine dans un bar où
tous les participants se retrouvent
pour échanger leurs impressions,
culinaires et autres.
Autre variante, le « repas insolent » inventé par l’association
Insolens et repris par StartingBlock : une animation gustative
et participative illustrant les inégalités Nord-Sud et les interdépendances entre les divers
acteurs du monde (détail dans la
partie « ressources » p.34).
o Ludique : la dégustation.
Plus qu’un repas, la dégustation
fait la part belle aux sens. La dégustation est moins lourde d’un
point de vue logistique, un stand
bien placé suffit. L’objectif peut
être de montrer que, contrairement aux préjugés, les produits
équitables ne sont pas moins
bons que les autres et sont parfois même meilleurs, ou que la
cuisine japonaise peut proposer
à nos papilles autre chose que
les sempiternels sushis. Selon
les publics que vous visez, voici
deux idées de dégustation.
les gens par la main, les faire
réagir sur le goût, leur donner
des éléments d’explication.
ffLa dégustation-comparative.
Comme dans le vin, vos produits
culinaires peuvent se prêter à
cet exercice raffiné. Il s’agit ici
de faire goûter à l’aveugle deux
produits comparables (deux chocolats noirs 70%, deux thés verts
de Darjeeling ou deux cafés pur
arabica) pour choisir celui que
l’on préfère. Cela ne fait plus
du tout appel à l’engagement
politique ou social de la personne
mais uniquement à ses sens. Et
peut prouver que les produits
équitables supportent la comparaison avec leurs concurrents
non équitables.
Pour un parcours interculturel
du goût, vous pourrez choisir de
faire deviner, toujours les yeux
bandés, les épices d’un pays,
ou le nom d’un fruit : une gousse
de vanille de Madagascar, deux
espèces différentes de mangues d’Inde, un jus de bissap du
Sénégal...
Et proposer aux visiteurs un
voyage au creux de la diversité
des traditions culinaires : thé à
la menthe mauritanien et thé au
lait sucré indien, café éthiopien
et italiano expresso...
o Les alentours.
Une dégustation s’intègre aussi
très bien dans un événement de
plus grande envergure comme
un concert, un défilé ou après un
débat. Beaucoup de gens s’arrêteront d’abord pour boire un café
à l’œil, puis resteront discuter
quelques instants, regarderont
les dépliants... Si vous avez décidé
d’organiser un repas, allez-vous
proposer des animations, autour
des convives, proposer concert
en plein air, spectacles de rue,
improvisations, jeux, jonglage,
percussions ?
2. ORGANISER L’ÉVÉNEMENT
o Etape 1 : Trouver un lieu
En novembre, à moins d’être les
heureux étudiants d’un campus
nicois ou corse, il fait en général
trop froid pour envisager un repas
ou une animation en extérieur.
Pour un repas, selon le public que
vous visez, vous pouvez organiser
cette opération séduction dans
une Maison des jeunes et de la
culture, un centre social, ou un
campus universitaire. Préférez un
lieu de passage de votre université ou de votre école pour animer
votre stand de dégustation.
ffLa dégustation-découverte.
Elle est destinée à faire connaître le commerce équitable, ou
une spécialité culinaire de votre
crû ou d’un pays, à ceux qui n’en
ont jamais entendu parler. Dans
ce cas, la présence de plusieurs
membres de l’association sera
nécessaire car il faudra prendre
31
o Etape 2 : Trouver une date
La Semaine de la solidarité internationale se déroulant du 17 au
25 novembre, votre calendrier
est déjà bien ciblé. Pour une dégustation, choisissez le moment
de la journée le plus approprié,
généralement le milieu de matinée, vers 10 heures - surtout
si vous proposez du thé ou du
café qui sont des excitants - et
en règle générale, ni avant ni
après les repas.
Pour le repas, un dîner aux lampions permet d’embrayer sur
une soirée. Préférez l’heure du
déjeuner si vous souhaitez toucher plus de monde sur votre
campus entre deux cours, ou
couper de façon conviviale un
événement organisé sur toute
une journée.
o Etape 3 : Trouver des sous
Le temps dont vous disposez
pour organiser votre animation
gastronomique ne vous laisse que
très peu de marge pour trouver
des financements. Si vous avez
pris l’option « repas du monde »
où chacun apporte une spécialité
de son coin à grignoter, vos frais
sont réduits.
Si vous avez choisi de prendre
en charge l’approvisionnement
32
en victuailles solidaires, vous
devez calculer les quantités en
fonction du nombre de personnes
prévues : comptez un paquet de
250 grammes de café pour trente
tasses, un sachet de thé et deux
organise des petits déjeuners
équitables, avec la possibilité
d’acheter les produits. Exemple
de menus : « le solidaire » (une
boisson chaude et une tartine de
pain bio avec de la pâte à tartiner ou de la confiture équitable),
« l’exotique » (avec du thé, des
tartines du monde, des jus de
fruits, des biscuits), « l’écolo »
(tartines de pain bio, miel, confiture, céréales).
o Etape 4 : Trouver du public
Point clef du projet, vous devrez
miser, plus que jamais, sur une
bonne communication autour de
votre animation gastronomique.
On ne change pas les habitudes
d’une université sans une bonne
carrés de chocolat par personne, information. Il vous faudra donc
etc. Tentez d’obtenir gratuitement mettre en relief l’originalité de
des produits auprès des marques l’événement, l’aspect fédérateur
du commerce équitable, comme et gratuit qui alimentera le bouAlter Eco, Ethiquable ou les tor- che-à-oreille s’il s’agit d’un repas
réfacteurs concessionnaires du de fac, l’allure exotique s’il s’agit
label Max Havelaar (la liste est d’une dégustation du monde.
dans la partie « ressources » p L’aspect agora et « discussions
134), enclines à faire un geste socratiques » autour d’une tartine
pour des étudiants motivés. Il est de paté plaira sans doute aux habitués du « cafétoujours utile de
Pensez aux mé- philo »... Préparez
prévoir un docudonc soigneusement de présentation de l’asso- dias locaux : quoti- ment les outils de
communication,
ciation, décrivant
ses membres, diens, magazines affiches et tracts,
qui annonceront
son objet, son
histoire, qui vous étudiants, radios cam- l’événement. On
peut en laisser
servira à rassurer
vos interlocuteurs pus, fanzines, etc.. des tas dans les
sur votre sérieux.
restau-U, les caVous devrez aussi préciser le fés des environs... mais l’essentiel
cadre de la dégustation ou du reste de trouver une équipe motirepas, le nombre de personnes vée pour « differ ». Pensez enfin
attendues et les quantités dont aux médias de proximité : quotidiens, magazines étudiants,
vous avez besoin.
Autre option pour rentrer dans vos radio-campus, fanzines, publifrais : demander quelques deniers cations institutionnelles et sites
en échange de vos mets. EquiTerre webs partenaires. N’oubliez pas
«
»
d’inscrire votre action sur le site
de la SSI, www.lasemaine.org et
d’en faire part à Animafac ([email protected]), Etudiants
et développement (lasemaine@
etudiantsetdeveloppement.org).
Intégrée à la mailing du personnel de l’université, l’annonce de
votre repas solidaire peut faire
venir tous les acteurs de votre
université. La présence d’un président, de profs et de membres
administratifs et techniques du
personnel a plusieurs avantages.
Vous pourrez enfin les rencontrer
et discuter avec eux des projets
de votre association de façon plus
informelle, et contribuer à faire
vivre la « communauté universitaire », mise à mal ces dernières
années.
3. GÉRER LE JOUR J
o Préparer un stand qui en jette.
Pour une dégustation, le stand
devra comporter tables, chaises, et
une petite décoration. Il est aussi
conseillé de se munir de supports
de communication, tels que des
cartes postales, dépliants, ou une
exposition. Vous avez le choix parmi
les expositions listées p.22.
o Préparer une salle.
Pour un repas, s’il y a des tables, les disposer en U est un bon
moyen de faciliter les discussions.
Prévoyez le laps de temps d’installation et celui que nécessite
le nettoyage (surtout si vous ne
disposez du lieu que dans une
tranche horaire précise). Installez nappes et couverts pour les
dépourvus. Vous pouvez mettre
en place quelques chaises, mais
celles-ci prédisposent à s’asseoir
auprès des personnes que l’on
connait déjà et peuvent s’avérer
une entrave aux déplacements
et à la dynamique de la soirée.
(« Djihkadjihka(a) ! Onkla ? »...
Qui veut, à peu près, dire en présumérien : « viens partager ma
couverture et mon repas, ô ami(e)
qui a l’air de chercher sa voie
entre les cacahuètes et le jus de
goyave ! L’as-tu préparée chez tes
parents cette belle salade de riz
qui m’a l’air si goûteuse ? »). Il faut
aussi trouver un moyen d’installer
la belle banderole qui indique « Repas solidaire de... » (remplir les
trous à même le tissu) et mettra,
au vu de tous, les associations à
l’origine de cette brillante idée.
sur une table et hurler la célèbre
phrase « bienvenue au repas solidaire, à table et bon appétit ! ».
Pour un stand de dégustation,
recevez avec bonne humeur le
chaland, et sachez le guider dans
la découverte culinaire que vous
lui proposez.
o Etre un bon animateur.
Constituez également une « équipe d’accueil », qui sera chargée
(surtout pour un premier repas)
d’expliquer aux arrivants le fonctionnement de la soirée (« tu
peux poser tes plats sur les tables. J’peux avoir une bière / un
jus de gingembre bio ? »). Ils
pourront aussi distribuer d’éven-
o Et après ?
Avant que les festivités ne commencent, vous avez judicieusement pensé à faire la liste de
toutes les personnes un peu
motivées qui auront la joie (immense) de ranger les lieux à la fin
de l’animation. Vous gagnerez du
temps en trouvant des relais, au
charisme suffisant pour impliquer
les victimes de leur sourire dans
cette tâche. A l’issue du buffet,
profitez-en pour recueillir les impressions des intervenants et du
public afin de pouvoir tirer un bilan
de cet événement. Prendre des
photos du stand ou au cours du
repas vous permettra également
de mettre en valeur votre action
dans le dossier de présentation de
votre association. Pour apporter
tuels tracts... Enfin lorsque vous
estimerez suffisant le nombre
de personnes réunies, le plus
motivé d’entre vous pourra monter
un impact supplémentaire à ce
bilan, vous pouvez envoyer un
communiqué de presse aux médias locaux et de l’université. r
33
Ressources
o
gastroNOMIE
Besoin de conseils pour votre animation gastronomique?
Repas du monde
Repas insolent
Les associations d’accueil des étudiants étrangers
organisent régulièrement des buffets du monde avec
des spécialités préparées par des ressortissants
de différents pays. N’hésitez pas à leur demander
conseil, voire à leur proposer de s’associer à votre
événement !
Coordonnées des associations sur www.animafac.
net, « l’annuaire des associations » dans la barre
d’outils du haut en page d’accueil.
D’après une idée originale de l’association Insolens
reprise par Starting-block, c’est un repas de sensibilisation à la solidarité internationale au cours duquel
les convives prennent les décisions qui modifieront
le destin du Monde.
Les joueurs simulent un banquet entre continents. Ils
sont répartis en proportion de leur population et servis
à hauteur de la richesse créée. Des éléments imprévus
comme la pollution, les flux migratoires, ou le régime
politique viennent perturber le jeu. C’est un authentique
jeu de rôles dont la réussite dépend de l’état d’esprit
du groupe et des capacités de l’animateur.
A titre d’exemple :
CENA (Collectif des Etudiants pour une Nouvelle Afrique) - Lille
Chacune des nationalités du collectif a concocté un plat
typique pour un buffet du monde à la rentrée 2007.
03 20 47 08 16
[email protected] - [email protected]
http://www.cena-asso.info
Switching tables
Association des États Généraux des Étudiants de l’Europe (AEGEE)
Jean-marie FAUCHILLE : [email protected]
06 61 34 37 42
http://aegee.paris.free.fr/
Site web AGEE Europe : www.aegee.org
34
Aspects pratiques :
Durée : 2 à 3h / Animateurs : 3 à 5
Convives : 20 à 30 personnes (pas plus, pas moins !)
Lieu : une grande salle avec cuisine à proximité
Comment organiser un repas insolent ?
Le repas insolent nécessite un temps de formation
préalable (atelier de 2h), pour être au point autant
sur la technique d’animation et le déroulé du repas
que sur les contenus théoriques abordés (commerce
international, dette, migrations...)
Starting-block
23 rue des Balkans - 75020 Paris / 01 53 26 79 25
Marjolaine (Paris et IDF) marjolaine@starting-block.
org / Nicolas (autres régions) [email protected] / www.starting-block.org
Faire soi-même la popote équitable
Nos recettes équitables, Max Havelaar
« Bananes, café, riz, ananas, thé, miel, cacao... Le
commerce équitable nous apporte de plus en plus
de produits savoureux. Dans le livre Nos recettes
équitables, Max Havelaar a souhaité les mettre
en scène à travers une quarantaine de recettes,
classées par ingrédient. »
Prix : 22,50€
Commande en ligne sur www.maxhavelaarfrance.org
Petit-déjeuner et cocktails équitables
EquiTerre
94, rue Alexandre Dumas - 75020 Paris
01 43 79 94 31
[email protected] / www.equiterre.com
Le livre de cuisine d’Alter Eco
Cuisiner équilibré avec les produits du Commerce
Equitable : riz, quinoa, chocolat, thé, café... des
produits d’une qualité exceptionnelle pour des
recettes savoureuses et originales.
Prix : 17,10€
Commande en ligne sur le site internet
www.alterecodirect.com Saveurs équitables, Artisanat SEL
Un ouvrage contenant 22 recettes traditionnelles,
savoureuses et variées, de plusieurs pays, ainsi
que de nombreux conseils pratiques pour cuisiner
les produits issus du commerce équitable.
Prix : 4,75€
Commande en ligne sur le site internet
www.artisanatsel.com
Sensibilisation au commerce équitable
Artisans du Monde
(Fédération) 53, boulevard de Strasbourg - 75010
Paris / 01 56 03 93 50
Rendez-vous sur le site www.artisansdumonde.org
pour avoir les contacts des groupes locaux.
CCFD - Comité catholique contre la faim et
pour le développement
4 rue Jean Lantier - 75001 PARIS / 01 44 82 80 00
Rendez-vous sur le site www.ccfd.asso.fr pour avoir
les contacts des groupes locaux.
Et aussi... Une vidéo pour voyager avec les papilles
DVD - Les Nouveaux Explorateurs
Réalisé par Diego Buñuel, Frédéric Chesneau, Emmanuel Herrero, Maïtena Biraben...
France, 2006 - 2007, série de documentaires (52 min), Canal + / Capa / Gédéon Programmes
Zoom sur...
Fred Chesneau, globe cooker en Thaïlande
Fred nous emmène en Thaïlande dans un road-movie gastronomique atypique. La street food de Bangkok, le
concours de salade de papaye verte à Loei, le restaurant flottant d’Ubon Ratchatani, sa journée avec Pikéo,
la marchande de nouilles ambulante, une pêche aux coques des plus insolites, sans oublier son aventure
cathodique avec Adjan Yinsak, LA star de la cuisine en Thaïlande... à la rencontre de l’autre, par le ventre. Ce
DVD est gracieusement mis à disposition des assos membres d’Etudiants et développement. N’hésitez pas
à nous contacter ! « www.etudiantsetdeveloppement.org »
35
Où trouver des produits équitables ?
Produits alimentaires
Alter Eco
36, boulevard de la Bastille
75012 Paris
01 47 42 32 20
[email protected]
www.altereco.com
Andines Scop
6, rue Arnold Géraux
93450 L’Ile Saint Denis
01 48 20 48 60
[email protected]
www.andines.com
Artisanat-Sel
Parc d’activités Arboria, 420 rue
des Frênes - 45700 Pannes
02 38 89 21 00
[email protected]
www.artisanatsel.com
Artisans du Monde
(Fédération)
53, boulevard de Strasbourg
75010 Paris
01 56 03 93 50
[email protected]
www.artisansdumonde.org
(Liste des magasins sur le site)
Biocoop
Le Triangle, 9-23 rue Paul Lafargue - 93200 Saint-Denis
01 55 93 21 90
www.biocoop.fr
(Liste des magasins sur le site)
Commercequitable.com
(Forest People)
15, rue Lafayette
94210 La Varenne Saint Hilaire
01 55 97 04 92
[email protected]
www.commercequitable.com
36
Ethiquable
6, rue Sadi Carnot
93170 Bagnolet
01 49 88 80 50
www.ethiquable.com
EquiTerre
94, rue Alexandre Dumas
75020 Paris
01 43 79 94 31
[email protected]
www.equiterre.com
Guayapi Tropical
73, rue de Charenton
(showroom)
55, rue Traversière (bureau)
75012 Paris
01 43 46 52 43
www.guayapi.com
Max Havelaar France
vêtements, artisanat...
Alter Mundi
41, rue du Chemin-Vert
75011 Paris
01 40 21 08 91
[email protected]
www.altermundi.com
Artisal
12, rue Grande Rivière, La Petite
Courade - 16400 La Couronne
05 45 67 88 47
[email protected]
Artisans du Soleil
La Gaucherie aux Dames
49310 Montilliers
02 41 71 85 56
[email protected]
www.ads49.org
Immeuble Le Melies, 261, rue
de Paris
93100 Montreuil
01 42 87 70 21
[email protected]
www.maxhavelaarfrance.org
Azimuts - Artisans du Népal
Nouveaux Robinsons
1, place de l’Ecole Militaire
75007 Paris
01 45 55 56 06
www.bouticethic.com
49, rue Raspai
93100 Montreuil
Tél. : 01 49 88 70 44
16, rue des Graviers
92200 Neuilly sur Seine
01 47 47 92 80
127, avenue Jean-Baptiste Clément
92100 Boulogne Billancourt
01 41 10 94 10
www.nouveauxrobinsons.fr
Solidar’Monde
44-52, rue George Sand
94400 Vitry-sur-Seine
01 45 73 65 43
www.solidarmonde.fr
54, rue Gambetta
47400 Tonneins
05 53 64 30 39
www.azimuts-art-nepal.com
Boutic Ethic
La Compagnie du Commerce
Equitable
70, boulevard Anatole France
93210 La Plaine Saint Denis
01 55 84 43 15
www.ccequitable.com
Idéo
21/23, rue des Grands Champs
75020 Paris
01 42 02 51 38
www.ideo-wear.com
NOTES
37
oFiche pratiqu
jeu
Sensibiliser à la SI par le jeu
La cour de récréation vous a toujours semblé plus épanouissante que le tableau noir pour faire passer
des messages ? Comprendre les dysfonctionnements du commerce international, ou les enjeux politiques
contemporains de notre planète, nécessite d’en connaître certains mécanismes un peu techniques. Parce
qu’il est possible et même conseillé d’apprendre en s’amusant, parce qu’il n’y a pas d’âge pour ça, vous
pouvez vous emparer de méthodes ludiques adaptées à tous les niveaux et tous les publics.
1. ANIMATEUR : PROPOSER UN JEU
Chers lecteurs, il est désormais
temps de choisir votre camp. Si,
et seulement si, vous avez décidé
de proposer un jeu conçu de vos
blanches mains, reportez-vous au
premier paragraphe. Si, à défaut
d’être un concepteur-né, vous
avez quand même prévu de vous
lancer dans l’organisation d’un
jeu de sensibilisation à la solidarité internationale et recherchez
des supports, rendez-vous au
paragraphe numéro deux. Tous les
participants sont invités à jeter un
œil au paragraphe trois.
o Concevoir soi-même un jeu
De nombreux associatifs se sont
avant vous lancés dans la conception de jeux qui se sont révélés
être une vraie réussite : c’est le
cas des repas insolents, inventés
par un étudiant en économie
38
de Sciences-Po au sein de son ressources, ou en créer un de
association Insolens. Le Grand toutes pièces. Du point de vue
jeu inventé par Soli 13, expliqué du type de jeu, plusieurs possibip.40, fait un malheur à Marseille. lités s’offrent à vous : stratégie,
A votre tour, vous souhaitez inau- réflexion, simulation, jeu en ligne,
gurer un jeu de votre crû lors jeux d’équipe... Identifiez égalede la Semaine de la solidarité ment les différents supports qui
internationale ? Vu les limites sont à votre portée : cartes, plade temps qui sont
teaux, électroniles vôtres, c’est
Plusieurs jeux s’of- que, en ligne... Le
un peu risqué.
moment venu de
Mais l’aventure frent à vous : stratégie, la conception elvous tente : lanle-même, écrivez
cez-vous donc, réflexion, simulation, des règles simc’est très formaples et précises.
teur, et ayant lu jeu en ligne, etc. Si besoin, faîtes
les cinq fiches
appel à vos amis
précédentes, vous savez que d’associations d’informatique
de nombreuses ressources sont ou de graphistes pour la fabricalà pour vous épauler p.42. Tout tion du jeu. Et enfin, testez-vous.
d’abord, il vous faudra clarifier le D’abord, entre animateurs : à trop
pourquoi : quel est votre objec- avoir le nez dans le guidon, on
tif pédagogique ? Vous pouvez oublie des détails plutôt embêadapter un jeu qui existe déjà tants à découvrir une fois que le
parmi ceux cités dans la partie jeu est lancé. Ces premiers tests
«
»
vous permettront de réorienter
l’ensemble, d’identifier les règles
à préciser. Vous pouvez ensuite
faire votre premier test grandeur
nature auprès de votre public.
En général, peu de modifications
sont nécessaires cette deuxième
fois.
o Protéger votre jeu.
Ca y est, votre outil pédagogique
fonctionne, il fait même fureur
auprès des enfants. Vous souhaitez vous prémunir de toute
utilisation abusive ? Dans ce cas
précis, acheter un brevet pour
enregistrer votre invention auprès
de l’Institut national de la propriété industrielle (INPI), n’est
pas forcément la panacée : le but
est de diffuser votre jeu au plus
grand nombre, pas d’y mettre des
barrières. Il vous suffira d’insérer
une ligne « pour toute citation ou
reproduction du jeu, merci de citer
l’association créatrice » dans vos
règles. Si quelqu’un utilise votre
outil de façon malheureuse, vous
pourrez porter plainte.
o Choisir un jeu selon son public.
Créer un jeu en deux semaines,
ça ne vous dit rien qui vaille? Bien
vous en prend : de très nombreuses
ressources existent listées p.42, et
puisque d’autres ont pris la peine de
les inventer, il serait dommage de
s’en priver. Selon l’âge et le niveau
de votre public, il vous faudra choisir : certains jeux ont vraiment été
conçus pour des adultes par exemple, et vous amuser à les animer en
milieu scolaire déboucherait sur un
échec retentissant.
ffPetits et tout-petits.
En trente ans d’expérience, Artisans du Monde a expérimenté
toutes sortes d’outils. Certains sont
même destinés aux tout-petits : en
plus du dessin animé introductif de
5 minutes 30 « L’équité compte »
(tous publics), un kit petit déjeuner
solidaire (50 euros) comprend un
manuel, 25 passeports jeux, un jeu
de cartes, un planisphère et des
photos. Les 8-11 ans sont amenés
à remonter à l’origine des produits
qu’ils consomment au petit déjeuner et découvrent par ce biais les
échanges internationaux et l’alternative que constitue le commerce
équitable. Un jeu de deux heures
est en outre disponible, et les bénévoles de l’association peuvent se
rendre dans les classes ou centres
culturels pour l’animer. Orcades,
association spécialisée dans l’éducation au développement, a aussi
développé pour tous les publics
un certain nombre de jeux, livres,
cassettes et dossiers pédagogiques à des prix abordables. Elle
aborde la solidarité internationale
par les biais différents que sont le
développement durable, la mondialisation, le travail des enfants, les
droits de l’homme, l’agriculture des
pays du Sud.
ffLes collégiens.
À destination des enseignants en
collège, Artisans du Monde a conçu
un guide d’animation très didactique, accompagné d’une vidéo
« Côte d’Ivoire, les enfants de l’or
rouge » sur la production de cacao
et ses principales conséquences
sur l’environnement et la société.
L’association Starting-block, qui
intervient en milieu scolaire, a
développé avec EquiTerre et Kultures, sur une idée de Sankana, un
atelier sur le commerce équitable.
Le jeu de rôles « Les villageois de
Diambey sont inquiets » est conçu
spécialement pour sensibiliser les
collégiens aux questions de développement. L’association collabore
avec Ingénieurs sans Frontières,
les Yeux dans le Monde et Sankana
sur les autres volets de ce jeu
(développement durable, santé,
habitat, eau, agriculture). Ce jeu
de rôles se déroule de la manière
suivante : les collégiens jouent
les villageois (artisans, éleveurs,
paysans ...) et un bénévole d’EquiTerre ou de Kultures joue le téfanké
(le commerçant) qui vient leur
acheter leur récolte, leurs bêtes
ou leurs objets. Les villageois sont
nombreux face à un seul acheteur.
Cette position de faiblesse les
oblige à vendre au rabais afin d’assurer la survie de leur famille. Ils se
trouvent pris alors dans le cercle
vicieux du sous-développement.
Reste une solution, leur suggère
le téfanké : s’engager dans une
relation commerciale durable où ils
seront rémunérés à un prix juste,
notamment grâce à la réduction
du nombre d’intermédiaires. Une
dégustation permet ensuite de
les sensibiliser au geste solidaire
que les collégiens peuvent faire
en achetant des produits issus du
commerce équitable.
39
40
ffLes lycéens.
L’association lyonnaise Coméqui a
conçu des animations d’une heure
pour des classes de première et
terminale ES, sous forme d’un
exposé de 30 minutes suivi d’un
débat. Les étudiants bénévoles
tentent de montrer en quoi le
commerce équitable peut répondre aux dysfonctionnements de la
mondialisation, le tout en s’adaptant au public et en insistant sur
le fait que ce n’est pas la solution à
tous les problèmes du monde.
d’augmenter sa richesse. Premier moyen : les migrations.
Tout participant réussissant à
franchir une frontière récupère
un billet qu’il doit ramener dans
son camp avant de repartir. Autre
moyen : une bourse de la « Rue
du Mur » (Wall Street), à laquelle
n’ont accès que l’Amérique du
Nord et l’Europe, puis l’Asie au
bout de 20 minutes de jeu, qui
fait fluctuer le prix des actions
ffPour les adultes.
Testé et approuvé par les étudiants
marseillais de l’association Soli
13, mélange du jeu des chaises,
du trap-trap et d’inventions de
leur crû, Le Grand Jeu sensibilise en plein air à l’inégalité de
la répartition des richesses, à la
dynamique migratoire, à l’aspect
aléatoire de la spéculation, et permet d’expérimenter par soi-même
les stratégies d’alliances intercontinentales qui peuvent se créer.
Sur un grand terrain, des ficelles
délimitent les cinq continents
sur lesquels les participants se
répartissent, en fonction du poids
démographique de chaque zone.
Des billets « Soli » sont alloués
à chaque équipe, en fonction de
la richesse de chaque continent.
Le but est pour chaque équipe
teur ne s’arrête pas à la
« Le rôle de l’animalecture des règles. »
grâce à un jeu de dés. Dernier
moyen : gagner un duel. Si un
joueur attrape le tissu d’un membre du camp adverse, il récupère
un billet et son adversaire est
constitué prisonnier. Bien sûr,
des événements du contexte
mondial viendront perturber la
partie : grèves, tsunami provoquant un flux d’aide humanitaire,
révolte paysanne, attaque de
sauterelles, restriction des lois
d’immigration, ventes d’armes...
A la fin, on fait les comptes, tout
le monde se pose et débriefe.
Un débat fourni sur les inégalités Nord-Sud suit généralement.
Sport et fous rires garantis.
o Animer le jeu.
D’un point de vue pratico-pratique, les jeux ont chacun leur
mode d’emploi, qui seront votre
première ressource. Mais le rôle
de l’animateur ne s’arrête pas
à la lecture des règles : rien de
plus angoissant pour des participants qu’un maître du jeu ayant
l’enthousiasme d’une huître. Pas
besoin d’être un pro de l’animation titulaire du BAFA pour vous
en tirer à bon compte néanmoins.
De façon générale, il vous faudra
présenter les consignes pour être
compris, organiser la partie, maîtriser le temps, faire adhérer et
impliquer les participants, et ne
pas oublier de débriefer ensemble
en fin de partie.
Pour les enfants comme pour
les adultes, animer c’est avant
tout donner beaucoup de soi et
être « dedans ». Si vous n’êtes
pas vous-mêmes viscéralement
convaincu et enthousiaste à
l’idée d’animer le jeu, oubliez
l’idée d’en motiver d’autres.
Vous pouvez faire entrer dans
le jeu par une histoire grâce
à vos talents de conteur. Etre
déguisé est aussi une bonne
porte d’entrée. Repérez dans le
groupe les meneurs de troupe,
sur lesquels vous pourrez vous
appuyer pour entraîner une dynamique pour tous.
Il est courant que les esprits
s’échauffent lors d’un jeu, et il
vous appartient d’éviter que les
choses ne dérapent. Si le cadre
ludique permet justement à chacun de se rendre compte de ses
défauts ou de ses préjugés, personne ne doit ressortir « cassé »
d’une animation dont le but premier est de divertir, de faire passer
des messages cruciaux en se
faisant plaisir.
Soyez vigilants sur le fait de n’exclure ni ne ridiculiser personne au
cours des différentes étapes du
jeu : si un individu du groupe est
mis en difficulté, rassurez-le et
passez à l’étape suivante, faites
avancer le jeu, et montrez l’importance du rôle joué par l’individu
dans l’équipe. Précisez bien au
début, et autant de fois qu’il le
faudra pendant, que le but est de
s’amuser et de passer un bon moment ensemble, en aucun cas de
gagner ni d’écraser sans vergogne
un quelconque adversaire.
Un contact avec des associations
d’éducation populaire, comme La
Ligue de l’enseignement, pourra
vous être utile. Vous pouvez aussi
négocier des conventions dans
le cadre des foyers socio-éducatifs ou des comités d’éducation
santé et citoyenneté qui sont, eux,
habilités à intervenir en milieu
scolaire. Si vous avez, parmi vos
o Trouver des sous.
Pas d’action pérenne sans des
fonds pour faire tourner l’association. Le CROUS pourra être un
bon soutien financier pour vous.
Vous pouvez également demander
des subventions aux directions
des affaires scolaires des collectivités locales. Pour info : les
écoles primaires dépendent des
connaissances, des professeurs
d’histoire-géographie ou d’économie, pensez à vous adresser à eux.
Ils sont, en effet, les mieux placés
pour défendre l’intérêt de votre
intervention, mais aussi pour vous
proposer des solutions directes
pour les intégrer dans le cursus.
Faire votre animation dans votre
ancien collège ou lycée est plutôt
une bonne entrée.
On ne saurait trop vous conseiller
d’assurer « responsabilité civile
et dommage » votre association, et de faire connaître votre
animation : reportez-vous aux
fiches précédentes pour savoir
mener une bonne promo p.8 et
éviter les petits tracas de casse
de matériel p.14.
municipalités, les collèges des
conseils généraux et les lycées
des conseils régionaux. Vous pouvez également demander une aide
en nature à l’établissement : s’il ne
peut vous financer, il pourra peutêtre assurer le goûter équitable.
2. PRODUCTEUR : ORGANISER LE
JEU
Comme pour un film, un concepteur
de jeu n’est rien sans un producteur
qui assure derrière. Son rôle : trouver la salle, les joueurs, récolter quelques fonds et gérer les tracasseries
administratives. Quelques conseils
pour brûler les étapes.
o Mettre en place le jeu.
Ici, la question du lieu est fortement liée à celle de votre public.
Souhaitez-vous vous adresser
à des enfants ou des adolescents ? Souhaitez-vous toucher
les étudiants, le grand public ?
Selon votre auditoire, vous devrez
faire accepter votre projet par un
établissement scolaire, ou chercher une salle sur votre campus,
auprès de votre mairie, ou vous
installer au cœur d’un marché.
Pour une animation en milieu scolaire, quelques précisions s’imposent. Si votre association n’a pas
l’habitude de le faire et n’a donc
aucun lien avec des établissements, la meilleure porte d’entrée
n’est pas forcément d’aborder
l’administration de but en blanc.
o Et après ?
Les émotions du jeu passées, rien
de tel que de prendre le temps de
grignoter ensemble, de débriefer
les ressentis de chacun ou les
questions restées en suspens, en
fin de partie. Bien sûr, vous aurez
sorti l’appareil photo pour laisser
des souvenirs à chacun, pour
envoyer un bilan aux partenaires
et un communiqué de presse aux
médias locaux ! r
41
Ressources
o
jeu
Organismes ressources
Ritimo - Réseau des centres d’information et de
documentation pour le développement et la solidarité
internationale
01 44 64 74 14
21 ter, rue Voltaire - 75011 Paris
[email protected]
www.ritimo.org
EducaSol - Plate-forme française d’éducation au développement et à la solidarité
internationale
01 44 72 89 71
14 passage Dubail - 75010 Paris
[email protected]
www.educasol.org
Orcades - conception et diffusion d’outils d’éducation
au développement et à la
solidarité internationale
05 49 41 49 11
6 bis rue Albin Haller - Zone République II - 86000 Poitiers
[email protected]
www.orcades.org
Etudiants et développement
- Réseau d’associations de
solidarité internationale
42
01 53 61 37 87
38/40 rue Eugène Oudiné
75013 Paris
info@etudiantsetdeveloppement.
org / www.etudiantsetdeveloppement.org
Afric’Impact
04 76 40 47 05
60 place des Géants
38100 Grenoble
[email protected]
www.afric-impact.org
Interv. en milieu scolaire
Milieu scolaire mode d’emploi.
Pourquoi et comment mener des
actions en milieu scolaire ?
Ce guide vise à encourager et faciliter la mise en œuvre d’activités et
de projets d’éducation au développement en milieu scolaire.
http://www.ccfd.asso.fr/
Ligue de l’enseignement
N’hésitez pas à leur demander
des conseils et un accompagnement. Les coordonnées pour
chaque département sont sur
son site web.
3, rue Récamier
75341 Paris cedex 07
Téléphone : 01.43.58.97.31
Fax : 01.43.58.97.34
www.laligue.org/ligue
Starting-Block
L’association mène depuis longtemps des programmes d’éducation au développement et
d’interventions en milieu scolaire. N’hésitez pas à la contacter, et à jeter un coup d’œil sur
sa base de données en ligne
www.sensibiliser-ensemble.org
23, rue des Balkans
75020 Paris
Téléphone : 01 53 26 79 25
Fax: 01 53 26 78 07
www.starting-block.org
E&D sélectionne des jeux dans chaque domaines et thématiques
afin de les mettre en téléchargement à disposition des associations du réseau sur www.etudiantsetdeveloppement.org Vous pourrez pour chacun des jeux cités, télécharger la fiche jeu en ligne.
Plus d’infos et conseils : Contactez-nous au 01 53 61 37 87 ou info@
etudiantsetdeveloppement.org
Le Grand Jeu
Réalisé par Soli 13
Le Grand Jeu sensibilise en plein air à l’inégalité de la
répartition des richesses, à la dynamique démographique et migratoire, à l’aspect aléatoire de la spéculation,
et permet d’expérimenter par soi-même les stratégies
d’alliances intercontinentales qui peuvent se créer.
Objectif : Faire prendre conscience des inégalités
Nord Sud
Durée : 2 heures (15 minutes de présentation du jeu,
45 minutes de jeu, 1 heure de restitution)
Matériel : un tableau de répartition des populations et
des richesses, un terrain de bonne dimension, 2500
billets Soli dont 500 pour la bourse, de la ficelle pour la
délimitation du terrain, du maquillage (cinq couleurs différentes), un morceau de tissu par joueur, une tableau,
une table, une chaise, deux dés, une calculette.
Animateurs nécessaires : un animateur par zone géographique (deux pour l’Asie), deux animateurs pour la
bourse, deux observateurs/vigiles parmi les joueurs
et enfin deux animateurs représentant le contexte
mondial (animateur de l’ensemble du jeu)
Public : à partir de 16 ans Nombre de joueurs : à partir de 50
http://soli13.free.fr/
www.etudiantsetdeveloppement.org
Touriste occidental responsable ?
Réalisé par la Fédération Afric’Impact
Il s’agit d’un jeu de simulation, sous forme de jeu de
l’oie géant, pour amener les participants à se poser
des questions sur les conséquences de leur comportement lors d’un séjour à l’étranger.
Nombre de joueurs : 10
Durée : 1 heure 30 environ
http://www.afric-impact.org/
www.etudiantsetdeveloppement.org
Jeu de l’oie de l’éducation
Réalisé dans le cadre de la campagne « Demain le
monde... l’éducation pour tous »
Ce jeu, à fabriquer soi-même, s’adresse à un public
d’enfants mais peut cependant être facilement
adapté à un public plus âgé.
Nombre de joueurs : 2 à 25
Durée : 30 minutes
www.etudiantsetdeveloppement.org
Education pour Tous ?
Un jeu du programme Repères du Conseil de l’Europe
Dans cette activité, les participants doivent repérer la
place des cartes pour former des paires, le but étant
de réfléchir aux inégalités concernant la fourniture
de l’éducation dans le monde et à la façon de parvenir
à « l’éducation pour tous ».
Nombre de joueurs : 6 à 30
Durée : 1 heure 30
www.etudiantsetdeveloppement.org
Le jeu du parcours des sans-papiers
Réalisé par le CIIP (Centre d’Information Inter-Peuples)
Ce jeu est un jeu de rôles dont l’objectif est de faire
prendre conscience aux joueurs des difficultés et des
aléas, voire des aberrations du parcours que font les
étrangers arrivés sur le territoire français avant de
devenir des sans papiers...
Des joueurs se mettent dans la peau d’étrangers
primo arrivants. Se présentant au bureau d’accueil,
ils vont être renvoyés d’un bureau à l’autre selon leur
situation jusqu’à ce que leur sort soit définitivement
réglé : régularisation ou explusion.
Durée : 2 à 3 heures
Taille du groupe : 6 animateurs minimum, nombre
de joueurs illimité.
www.ccip.fr
www.etudiantsetdeveloppement.org
Jeu du Commerce International
Source : Afric’Impact
Objectif : appréhender les enjeux du Commerce Mondial et des échanges internationaux qui favorisent
les Nantis.
Durée : nviron 3 heures (phase d’évaluation comprise), si le jeu est mené à son terme (avec tous les
événéments)
Public : à partir de 12 ans, équitablement répartis
entre les six “Groupes-Tables-Pays”
http://www.afric-impact.org/
www.etudiantsetdeveloppement.org
43
LE JEU DES CHAISES
Source : Iteco, Bruxelles
Niveau / âge des participants : tout public (dernières classes du primaire, collégiens, lycéens et
adultes).
Temps / durée d’animation : 30 minutes à 1 heure.
Nombre d’animateurs : 1
Nombre de joueurs : 15 à 50
Espace requis : une salle de classe
Matériel / équipement : autant de chaises, d’assiettes en carton et / ou de bougies que de participants,
cinq affichettes sur lesquelles on inscrit les mots
Amérique du Nord, Europe, Afrique, Asie et Amérique
latine.
Thèmes abordés : populations, agriculture, alimentation... et rapport entre les continents.
Objectifs : le jeu des chaises est un jeu de simulation
destiné à symboliser la répartition de la population
et de la richesse mondiale. Le jeu illustre le développement inégal de la planète en mettant en évidence
les déséquilibres démographiques, économiques et
alimentaires entre les continents.
www.iteco.be
www.etudiantsetdeveloppement.org
LE JEU DES NOIRS DES BLANCS
Niveau / âge des participants : lycéens et adultes
Temps / durée d’animation : 1 heure
Nombre d’animateurs : 1
Nombre de participants : entre 8 et 32
Espace requis : une salle de classe
www.etudiantsetdeveloppement.org
L’HISTOIRE D’ASHIQUE
Niveau / âge des participants : tout public (dernières classes du primaire, collégiens, lycéens
et adultes)
Temps / durée d’animation : environ 1 heure 30
Nombre d’animateurs : 1
Nombre de participants : 5 minimum
Espace requis : une salle de classe
Matériel / équipement : un exemplaire de l’histoire
d’Ashique par participant.
Thèmes abordés : les droits de l’enfant et les droits
qui y sont corrélés (protection contre les formes de
travail nuisibles et l’exploitation, droit à l’éducation,
droit au jeu et au divertissement, etc.)
Objectifs : sensibiliser à la réalité du travail des
enfants, développer une approche critique de la complexité du problème et le sentiment de responsabilité
s’agissant de trouver des solutions.
www.etudiantsetdeveloppement.org
LE LOTO DES DROITS
Niveau / âge des participants : collégiens, lycéens
et adultes.
Temps / durée d’animation : environ 45 minutes.
Nombre d’animateurs : 1
Nombre de participants : 8 minimum
Espace requis : une salle de classe
Matériel / équipement : un exemplaire du quiz (voir
annexe) par participant
Thèmes abordés : les droits de l’Homme.
Objectifs : apprendre que les droits de l’homme s’appliquent à tous et partout. Développer des capacités
d’écoute. Encourager le respect des personnes et
de leurs opinions.
www.etudiantsetdeveloppement.org
SI LE MONDE ETAIT UN VILLAGE
Niveau / âge des participants : enfants (à partir de
12 ans), adolescents et adultes.
Temps / durée d’animation : environ 15 minutes
Nombre d’animateurs : 1
Nombre de participants : un groupe de 50 ou 100
Espace requis : une salle de classe
Matériel / équipement : petits cartons (à découper à
partir du tableau en annexe)
Thèmes abordés : le poids des déséquilibres et inégalités dans le monde.
44
Objectifs : cette animation vise à poser des jalons
pour montrer la nécessité de supprimer les dettes
des pays dits « du Sud ». Elle peut faire office de jeu
introductif de « mise en route » pour lancer le sujet
d’une conférence ou d’une table ronde.
www.etudiantsetdeveloppement.org
UN PAS EN AVANT
Niveau / âge des participants : lycéens et adultes
Temps / durée d’animation : 1 heure
Nombre d’animateurs : 1
Nombre de participants : idéalement 20
Espace requis : une salle de classe
Matériel / équipement : des « cartes de rôle »(il faut
autant de « cartes de rôle » que de participants au
jeu. Si le groupe est inférieur à 20 personnes, veillez
à choisir des personnages en variant au maximum
les profils.), une liste d’énoncés de situations ou
événements.
Ces cartes et la liste en question sont disponibles
en annexe de cette fiche ou à télécharger sur le site
du CCFD : www.ccfd.asso.fr (Rubrique Eduquer à la
solidarité / Les voyages de jeunes / Guide Un visa
pour le voyage / Cahier 2 : Ouvrir aux questions de
solidarité internationale et à la notion de développement / Fiche 3.)
Thèmes abordés : inégalité des hommes face à l’accès
aux droits humains.
Objectifs : faire prendre conscience des inégalités
face aux droits humains, entre pays du Nord et
pays du Sud, mais aussi au sein d’un même pays ;
sensibiliser à l’inégalité des chances dans la société
et, parallèlement, montrer combien certains jeunes
(notamment) sont privilégiés par rapport à la majorité de la population mondiale ; faire comprendre
ce qu’implique parfois l’appartenance à certaines
minorités sociales ou ethniques pour une personne,
et les conséquences que cela induit.
www.ccfd.asso.fr
www.etudiantsetdeveloppement.org
LE JEU DES REFUGIES
Niveau / âge des participants : collégiens, lycéens
et adultes.
Temps / durée d’animation : environ 1 heure.
Nombre d’animateurs : 1
Nombre de participants : entre 6 et 20
Espace requis : une salle de classe
Matériel / équipement : les « cartes arguments »
(voir annexes) : celles des réfugiés et celles des
fonctionnaires du bureau d’immigration (il faut
autant de cartes de jeu que de participants : chaque
réfugié et chaque fonctionnaire doit en posséder
une.), les cartes de jeu des observateurs, les éléments de mobilier (table / bureau) pour matérialiser
le poste frontière.
www.etudiantsetdeveloppement.org
Jeu-test «Vous tenez à vous rendre sous les
tropiques ?»
Réalisé par Iteco
Vous tenez à vous rendre sous les tropiques ? Coopérant, missionnaire, touriste, chargé de mission,
homme d’affaires... Testez vos réflexes et répondez
à toutes les questions en cochant une seule réponse.
Si vous hésitez entre deux réponses, cochez celle qui
vous semble la plus proche de votre état d’esprit.
La démarche d’Iteco, centre de formation pour le
développement et la solidarité internationale, vise
à replacer les citoyens comme acteurs centraux
de la société, en mettant à leur portée des instruments d’analyse de leur propre action ainsi que des
principaux mécanismes à l’oeuvre dans la société. A
l’inégale répartition des richesses dans le monde et
en particulier entre le Nord et le Sud, Iteco oppose une
éducation des citoyens à la solidarité internationale
qui renforce leurs capacités à lutter pour un monde
dans lequel pouvoir et ressources sont partagés.
www.iteco.be www.etudiantsetdeveloppement.org
45
oFiche pratiqu
Théatre-forum
Sensibiliser à la SI par le théâtre-forum
Aaah, les considérations métaphysiques d’un militant de la solidarité internationale ! De quoi s’arracher
les cheveux... ou en faire un beau spectacle ! Incroyable mais vrai, le théâtre-forum (ou théâtre de l’opprimé) permet avec la participation de chacun, sinon de répondre à TOUTES les questions, du moins d’imaginer collectivement des pistes de réflexions alternatives aux problèmes de ce monde. Chouette, hein ? Si
ça vous tente, suivez le guide !
o En pratique, comment ça se
passe ?
Un groupe de comédiens amateurs ou professionnels interprète
une ou plusieurs saynètes (de 10
à 20 minutes chacune) illustrant
des situations d’oppression ou
d’inégalités et dont la conclusion
est en général catastrophique. Elles sont ensuite jouées à nouveau,
mais cette fois les spectateurs,
qui deviennent alors également
acteurs, peuvent interrompre le
déroulement fatidique des événements... Ils ont la possibilité
de venir sur scène pour remplacer
un personnage ou en ajouter un,
et tenter de briser l’oppression.
Si la situation le permet et que
le public est réceptif, il se peut
même parfois que tous les comédiens soient remplacés et que la
scène se joue entièrement avec
des personnes du public ! Une
personne intermédiaire entre le
46
public et les acteurs, le « joker »
(sorte de facilitateur), anime la
séance, explique les règles, et fait
en sorte que les interventions se
déroulent bien et dans le respect
de chacun. Néanmoins, il n’existe
pas de « règles fixes » du théâtre-forum, dans la mesure où il
s’adapte au contexte, au public et
que chacun s’en approprie l’utilisation et le jeu. Une séance de théâtre-forum dure en général une ou
deux heures, voire beaucoup plus
longtemps, c’est vous qui voyez.
Cela dépend du contexte, de vos
objectifs, du nombre de scènes
jouées... Surtout n’oubliez pas que
le public, généralement peu rompu
à l’exercice, va mettre un certain temps à intégrer le principe
du théâtre-forum et qu’une fois
lancé, il lui faudra également du
temps pour s’exprimer librement.
Attention donc à ne pas trop serrer
votre timing !
1 - Définir sa démarche
o Le thème
Le théâtre-forum a été mis au
point dans les années soixante
par un homme de théâtre brésilien : Augusto Boal. A l’origine,
il a été créé pour résoudre les
situations conflictuelles et d’oppression dans les favelas de São
Paulo, d’où sont appellation de
« théâtre de l’opprimé ». Cette
forme d’expression a évolué à travers le monde, pour être utilisée
dans différents types de contextes. Elle peut aussi bien aider des
infirmiers en psychiatrie à analyser leur pratique professionnelle
par exemple, que soulever des
problèmes de société dans les
pays développés ou interroger les
rapports Nord / Sud.
Le théâtre-forum, par sa nature,
ne permet pas de « faire passer
un message », il questionne, fait
prendre conscience, explore plusieurs solutions à un problème,
les confronte, mais n’impose
en aucun cas une vérité ou une
solution... Ce n’est donc pas le
message, mais le thème que vous
voulez aborder qu’il faudra au
préalable définir, et si possible,
de manière pas trop large : les
rapports Nord / Sud vus au travers
de l’économie (ex : commerce
équitable), des droits humains
(ex : travail des enfants), de la
santé (ex : prévention du sida ou
du paludisme), des discriminations (ex : migrations)...
o La scène à jouer
Votre thème défini, il va falloir le
théâtraliser en une courte saynète d’une dizaine de minutes.
Elle doit illustrer la thématique à
travers une situation exagérée et
surtout, surtout, se terminer très
mal ! En effet dans un premier
temps, plus les situations sont
extrêmes, plus il sera facile pour
le public, en principe peu habitué à
l’exercice, d’intervenir pour inverser le cours des choses (retrouvez
des exemples de saynètes jouées
par l’association niçoise Ph TEC
sur www.etudiantsetdeveloppement.org). Mais à ce stade de
la fiche, deux choix s’offrent à
vous : soit vous vous lancez dans
l’écriture et la mise en scène de
vos propres scènes, soit - choix
plus raisonnable si vous voulez
être prêt pour la Semaine de la
solidarité internationale - vous
faites appel à des pros ou à des
amateurs déjà rompus à l’exercice
et qui disposent de textes déjà
écrits et « qui marchent ». D’une
manière générale, c’est l’objectif
que vous donnez à l’animation qui
déterminera votre choix : si l’ac-
tion s’inscrit dans le cadre d’une
animation ponctuelle, il sera alors
plus facile de faire appel à une
troupe. Si au contraire vous vous
sentez la fibre « boalienne », n’hésitez pas à vous former aux techniques et aux principes du théâtreforum ! Dans l’un ou l’autre de
vos choix, vous trouverez dans la
partie « ressources » (p.50) tous
les contacts utiles pour vous aider
dans votre démarche.
o Les acteurs
Nul n’est besoin d’être Sarah
Bernhardt ou Sacha Guitry pour
jouer au théâtre-forum, c’est
justement son principe et sa
force ! Cependant, même extrêmement bien écrite et mise en
scène, une scène, et surtout la
première qui sert de « base »,
perd de sa force si elle est (très)
mal jouée. N’oubliez donc pas
que les acteurs « originaux »,
qui jouent la première scène et
la répètent jusqu’à l’intervention
du public, doivent être suffisamment convaincants pour que ce
dernier y croie et soit attentif à
ce qui se déroule. Si vous vous
sentez l’âme théâtreuse donc,
n’hésitez pas à bien travailler
votre jeu et à répéter la scène
dans les moindres détails, encore
et encore... jusqu’à plus soif !
2 - De l’or-ga-ni-sa-tion !
Participation rime avec animation : le rôle clé du « joker »
Si la participation du public découle du caractère « choc » des
scènes, il faut aussi, et peut-être
avant tout, bien expliquer les règles : si le public ne comprend rien
au principe du théâtre-forum (un
poil compliqué ne nous le cachons
pas) il ne sera pas enclin à devenir « spect’acteur ». Le rôle du
« joker » est donc déterminant et
nécessite d’être très bien préparé
en amont de l’animation. En effet,
le joker, ou animateur, est la personne experte sur scène, celle qui
a tous les éléments pour nourrir
et argumenter les questions qui
peuvent se poser. Cela suppose
non seulement une très bonne
connaissance de la thématique
abordée, mais aussi une réelle
capacité d’animation. Concrètement, c’est la personne qui fait le
lien entre les spectateurs et les
acteurs et qui doit faire en sorte
que le débat se déroule sur scène,
et non dans la salle. Pour cela, son
seul moyen est de questionner (et
non d’affirmer) ; son seul pouvoir
est d’interrompre l’action en frappant dans ses mains : alors, les
acteur-es se figent en images.
A chaque intervention, le joker
47
demande à quel moment de l’action on souhaite intervenir. Les
acteur-es « retournent » alors
au moment donné et se mettent
en image fixe puis, quand le joker
frappe à nouveau dans ses mains,
recommencent à jouer... à l’intervenant-e alors de se débrouiller !
Surtout, le joker ne doit pas oublier
que le public, même si on le dit
« acteur », n’est pas habitué au
dispositif de la mise en scène et
du jeu. Le joker est donc également juge de l’arrêt d’une intervention et arbitre de l’interaction
entre public et comédiens. Il peut
ainsi parfois donner simplement
la parole au public pour qu’il s’exprime sans « jouer » ce qu’il a
à dire. En fin de scène, c’est le
joker qui synthétise, interroge
les ressentis, suggère l’analyse
des interventions... bref, c’est un
véritable Monsieur Loyal !
o Menues considérations matérielles...
Ou comment faire parler de soi,
trouver une salle, prévoir un
décor, des costumes, des accessoires... et des sous ! Pas
besoin d’avoir un grand théâtre
avec rideau, poursuite et fau-
48
teuils rouges. Le théâtre-forum
peut prendre place n’importe où :
hall d’université, salle, amphi,
place, square... En réalité c’est
surtout le contexte dans lequel
se déroule l’animation et le nombre de personnes attendues qui
déterminent vos besoins matériels. L’essentiel étant que l’on
puisse matérialiser un espace
pour la scène et un espace pour
le public, et que les participants
n’aient ni à tendre l’oreille, ni
à se tordre le cou pour profiter
pleinement de l’activité.
la matérialisation du personnage
qu’elle joue, autant qu’elle lui permet de quitter ce rôle lorsqu’elle
rend l’objet...
Dans la plupart des salles, il est
obligatoire de souscrire une assurance « responsabilité civile et
dommage » couvrant les dégâts
matériels occasionnés à la salle,
dégâts des biens et sinistres occasionnés aux personnes. La Ligue
de l’enseignement propose une
affiliation spéciale « Associations
d’étudiants » 2007/08 au tarif de
80 euros. Tout est expliqué sur le
site www.animafac.net, bouton
« assurez votre association » en
page d’accueil. Pensez à faire les
démarches nécessaires au plus
vite : l’attestation peut en effet
être une condition sine qua non
pour louer une salle ou du matériel.
Le délai entre la demande d’affiliation et la réception de l’attestation
est d’environ une semaine.
Dès que vous connaissez la date
et le lieu de votre spectacle participatif, éditez des tracts et affiches
qui vous permettront de signaler
l’événement, sans excès de papier, écologie oblige. Pas besoin
« Le théâtre-forum peut prendre
place n’importe où : hall d’université, amphi, place, square, etc. En ce qui concerne les attributs
d’une pièce de théâtre « classique » (lumières, décor, accessoires, costumes, coulisses...),
ils dépendent de vos envies et de
vos moyens. Un conseil utile cependant : vous pouvez attribuer à
chaque personnage des saynètes
un accessoire qui lui est propre.
Ainsi, lorsqu’une personne du public intervient, l’accessoire facilite
»
de l’imprimer en couleur sur papier
glacé, mais pensez tout de même
à soigner la présentation : une
communication attrayante est
très importante, surtout lorsqu’il
s’agit d’une manifestation artistique. Si vous voulez faire des
économies, centrez votre affichage et diffage sur les endroits
stratégiques pour atteindre le
public visé : bars et université s’il
s’agit d’étudiants, associations déclaration, assurance...Vous
culturelles et théâtres si vous avez peu de temps pour rechervoulez toucher un public amateur cher des financements extérieurs.
La solution : metde tréteaux...
Mettre le pa- tre le paquet sur
A cette campagne
les avantages en
d’affichage, vous
pouvez ajouter un quet sur les avan- nature. Si vous
mailing auprès des
êtes accueillis
associations de vo- tages en nature. au sein d’une
tre connaissance,
structure (un
mais aussi auprès des structures théâtre), demandez-lui si elle
travaillant sur la solidarité inter- accepte de prendre en charge le
nationale et des médias locaux. buffet (solidaire) qui suivra le
Pour un journal du coin, couvrir un spectacle, sollicitez également
événement d’envergure nationale les associations travaillant sur la
tel que la SSI par un reportage sur solidarité internationale...
le théâtre-forum dans votre ville
est un excellent point d’accroche.
N’oubliez pas d’inscrire votre ac- 3 - Et après le théâtre ?
tion sur le site de la SSI, www.
lasemaine.org, d’en faire part à
Animafac (redaction@animafac. o 5 minutes après
net), et E&D (lasemaine@etu- Les spectateurs devenus acdiantsetdeveloppement.org).
teurs ne voudront certainement
Une semaine avant la première de pas partir sitôt le rideau tombé.
votre pièce, sonnez le rappel de Un temps informel, autour d’un
tous ceux qui se sont dits intéres- buffet solidaire (voir p.30) par
sés par votre manifestation.
exemple, peut être un bon moyen
Enfin, même si votre salle est de recueillir leurs impressions,
gratuite et que les décors et costu- commentaires... Et de vous en insmes sortent de votre grenier, un tel pirer pour organiser de nouvelles
événement pourrait néanmoins séances. Faire d’un tel événement
vous demander quelques dépen- un moment de détente autant que
ses : impression de documents de de réflexion pourra, de plus, vous
communication, éventuel buffet, permettre de capter un public qui
frais de montage ou de matériel, sera ravi de revenir.
«
»
o Une semaine après
Réaliser un compte-rendu écrit,
filmé, audio peut être un bon
moyen de garder une trace de
votre événement. Cela vous
permettra non seulement de le
valoriser dans le prochain dossier de présentation de votre
association. Mais aussi de communiquer a posteriori autour
du théâtre-forum auprès des
médias, des associations partenaires et d’éventuels financiers qui, si l’événement a eu
du succès, pourraient bien être
tentés de vous donner quelques
subventions pour votre prochaine
représentation.
o Quelques mois après
De très nombreuses campagnes d’opinion existent tout
au long de l’année : la Semaine
étudiante du commerce équitable , la campagne Demain le
monde... la santé pour toutes
et pour tous... (Rendez-vous sur
www.etudiantsetdeveloppement.
org pour toutes les infos sur les
campagnes). C’est l’occasion,
pour votre association, de sensibiliser sur ces thématiques, de
rencontrer de nouveaux publics,
d’améliorer votre jeu et aussi, si
vous ne l’aviez pas fait, de jouer
vos propres textes ! r
49
Ressources
o
Théatre-forum
Troupes ressources
Association Etincelle
24 avenue des Pins - 34570 Montarnaud
04 67 02 14 28
Contact : Christine Debize
[email protected]
http://asso.etincelle.free.fr
Compagnie théâtrale N.A.J.E.
(Nous n’Abandonnerons Jamais l’Espoir)
57 rue Roger Salengro - 92160 ANTONY
01 46 74 51 69
Contact : Fabienne BRUGEL
[email protected]
www.naje.asso.fr
Association Nationale Arc en Ciel Théâtre Théâtre de l’Opprimé
Contact : Evelyne Jade
(association Kanevenden)
02 98 92 47 08
Théâtre de l’Opprimé Paris
80 r Charolais - 75012 Paris
01 43 40 44 44
www.theatredelopprime.com
Organisation Internationale du Théâtre de
l’Opprimé (ITOO)
www.theatreoftheoppressed.org
50
Textes à jouer et exemples de saynètes
Rendez vous sur www.etudiantsetdeveloppement.org, rubrique « Boîte à outils » !
Témoignages et dossiers web
Une participante à un spectacle de théâtre
forum sur le site de Place Publique
http://www.place-publique.fr/mag/magspip/article.
php3?id_article=208
Dossier Théâtre de l’opprimé, du réseau « No
pasaran »
http://nopasaran.samizdat.net/article.php3?id_
article=1229
Vidéos
Caravanes de la Fraternité - ATD Quart Monde
à Rennes le 16 juillet 2007
Thème : retard au travail.
http://www.atd-quartmonde.org/Video-du-theatreforum.html
Association « Des mains pour le dire » association des sourds et malentendants de
Lausanne
Thèmes : alcool et sexualité.
h t t p : / / w w w. ma i ns - d i r e. org / c ontent /
blogcategory/19/39/
Livres d’Augusto Boal
Le Théâtre de l’opprimé
La Découverte, Paris, 1996 (traduction française,
1977, Maspero)
Jeux pour acteurs et non-acteurs
La Découverte, 1997 (traduction française, 1978,
Maspero)
L’Arc-en-ciel du désir
La Découverte et Syros, Paris 2002
Et aussi...
Projet européen « Théâtre et prison »
www.teatroecarcere.net
Ce guide a été réalisé par :
Animafac
23 rue d’Agorno
75012 Paris
Tel 01 42 22 15 15
Fax 01 42 22 53 15
www.animafac.net
[email protected]
Etudiants et développement
38/40 rue Eugène Oudiné
75 013 Paris
Tel 01 53 61 37 87
Fax 01 53 79 71 99
www.etudiantsetdeveloppement.org
[email protected]
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Le monde Bouge
Et VOUS ?
www.lasemaine.org