Etudiants et Développement
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Etudiants et Développement
Semaine de la solidarité internationale u Xu e U E f SS RCES u JE EXPOS u u Re ATIQU ms il R U IDE P OU THEAt r G Toutes les ressources pour organiser une animation LA SOLIDARITE INTERNATIONALE, C’EST L’AFFAIRE DE TOUS La Semaine de la solidarité internationale, du 17 au 25 novembre 2007 Plus de 5000 animations attendues pour cette 10ème édition, partout en France. www.lasemaine.org Chaque année, lors de la 3ème semaine de novembre, la Semaine rassemble des milliers de structures - associations, collectivités, écoles... - pour parler de la solidarité internationale à des publics variés. Animations de rue, spectacles, conférences, théâtre, jeux, ateliers dans les écoles... tous les moyens sont bons pour dire que la solidarité internationale, c’est l’affaire de tous et de chacun, partout et au quotidien. Animafac et Etudiants et Développement mettent à votre disposition ce guide pour que toutes les associations étudiantes de France puissent y participer. Que vos actions soient directement des projets de solidarité internationale, ou des projets dans le domaine de la culture, de l’environnement, de l’accueil des étudiants étrangers, des solidarités locales, de la prévention des risques, de l’insertion professionnelle, de l’accompagnement scolaire, la Semaine de la solidarité internationale fera une large place aux animations que vous aurez envie d’organiser. Ce guide pratique a été créé pour faciliter la réalisation de vos actions. Vous trouverez différents outils pour vous accompagner dans votre démarche : o Des fiches pratiques, qui vous fourniront des éclairages méthodologiques très utiles pour la mise en place de vos événements (conférence, exposition, projection, animation gastronomique, défilé de mode, sensibilisation par le jeu ou par le théâtre forum). o Des ressources : supports, contacts utiles, organismes... qui pourront vous servir dans la préparation de vos actions mais aussi dans la réalisation de celles-ci. 2 SOMMAIRE CONFéRENCE Organiser une conférence ................................................................. p.4 Ressources pour haranguer ............................................................... p.8 PROJECTION Organiser une projection .................................................................. p.12 Ressources pour un ciné .................................................................. p.16 EXPOSITION Monter une exposition ...................................................................... p.18 Ressources pour déballer ................................................................ p.22 DéFILE DE MODE SOLIDAIRE Organiser un défilé de mode solidaire ............................................. p.24 Ressources pour ne pas trébucher .................................................. p.28 ANIMATION GASTRONOMIQUE Organiser une animation gastronomique ....................................... p.30 Ressources pour y goûter ................................................................ p.34 SENSIBILISER PAR LE JEU Sensibiliser à la SI par le jeu ............................................................ p.38 Ressources pour s’amuser .............................................................. p.42 SENSIBILISER PAR LE THéATRE-FORUM Sensibiliser à la SI par le théâtre forum ........................................... p.46 Ressources pour en jouer ................................................................ p.50 3 oFiche pratique Conférence Organiser une conférence Les conférences, vous connaissez. En bon associatif étudiant que vous êtes, vous avez eu l’occasion d’en fréquenter des dizaines, du fond de la salle ou sur le devant de scène. Vous êtes donc bien placé pour constater qu’aussi facile que semble l’exercice, il peut parfois tourner au vinaigre ou retomber comme un soufflé mal cuit. Toutes considérations culinaires mises à part, cette fiche pratique a pour ambition de vous aider à éviter les écueils qui peuvent barrer la route à un apprenti conférencier. 1. définir votre démarche. Quel message souhaitez-vous faire passer, à qui et sous quelle forme ? Ces trois questions sont des préalables indispensables à l’organisation de votre conférence. o Le message. Pourquoi avez-vous choisi de faire prendre conscience à votre public des enjeux de solidarité internationale ? Dans vos lectures ou lors d’une rencontre, un sujet vous a interpellé et vous souhaitez sensibiliser le public à une situation de crise ? Votre dernier projet au Sénégal vous a donné envie de partager avec d’autres les leçons que vous en avez tiré ? Quelle part de votre expérience souhaitez-vous transmettre ? Ces interrogations devraient vous permettre de mieux cerner le type 4 de thématiques que vous voulez aborder. Quelques pistes : vous pouvez choisir de creuser les causes d’un problème actuel, la crise du Darfour par exemple, pour ne pas en rester à ses effets visibles et alarmants, et compléter par une démarche explicative un simple message d’alerte. Fatigué des simplifications qui réduisent l’Afrique au Djembé et l’Asie à des exercices de yoga, vous pouvez aussi décider de présenter en profondeur les sociétés d’une région du globe. Autre possibilité : apporter une réflexion sur les sociétés du nord à travers les expériences du Sud. Une fois que vous aurez ciblé votre sujet, partez à la recherche d’intervenants : en exposant vos motifs et votre démarche, les conférenciers que vous contacterez pourront vous aider à préciser la problématique. o Le public. Le lieu, le ton, l’heure et le sujet de la conférence peuvent changer du tout au tout selon que vous vous adressez à des lycéens, à vos camarades de promo ou à un public d’associatifs experts sur la question. Demandez-vous quel sera votre auditoire. Tentez, ensuite, d’adapter la forme de votre événement à ce public afin qu’il se sente le plus touché et concerné possible. o La forme. Récit d’un projet de solidarité internationale vu de l’intérieur, témoignage d’un individu confronté à une crise dans son pays, analyse historique ou philosophique, réflexion sur les enseignements à tirer pour les projets futurs... Les manières d’aborder la solidarité internationale sont nombreuses. Votre participation à un projet de solidarité internationale vous a amené à des interrogations sur le contexte global dans lequel s’est inscrite votre action? De nombreux chercheurs ont travaillé sur l’évolution du commerce international, la construction politique d’un Etat africain en particulier ou les droits de l’Homme en Amérique Latine et seront très heureux de venir partager leur analyse avec de jeunes associatifs. La visite d’un pays ou la lecture d’un roman vous a touché de manière plus émotionnelle et c’est cette expérience que vous « Prenez le temps de discuter avec votre inter venant de votre démarche » voulez transmettre ? Pourquoi ne pas inviter des personnes ayant vécu les crises déterminées par le contexte géopolitique du globe à venir raconter leur histoire et leur vision des événements ? Songez, enfin, qu’une conférence peut se décliner de plusieurs manières : exposé d’un expert face à une salle, table ronde ou débat au cours desquels plusieurs intervenants pourront apporter leur point de vue, etc. Vous pouvez également réfléchir à des formes plus innovantes : jeux de rôle, commentaires d’œuvres écrites ou visuelles... et les combiner. Une conférence-débat sur les enfants des rues de Dakar pourra être précédée d’un film (voir fiche « organiser une projection débat » p. 12) et se terminer par une soirée musicale sénégalaise. 2. organiser votre conférence. Finie la réflexion, place à l’action. Le compte à rebours a commencé. Vous avez deux semaines pour organiser votre conférence : court mais pas impossible... o Etape 1 : Trouver un ou des intervenants. Pas d’intervenant, pas de conférence. C’est votre priorité. Une fois votre thème choisi, reportez-vous à la partie « ressources » de ce guide. Vous pouvez contacter les structures locales des associations nationales citées dans la partie « ressources » pour qu’elles vous mettent en relation avec des intervenants. Ne vous contentez pas d’un échange par mail : prenez le temps d’appeler votre intervenant, de discuter avec lui de votre démarche et du contenu que vous souhaitez donner à la conférence. Cela vous permettra, d’abord, d’avoir une vision plus claire de ce qu’il a à dire et de vous assurer que cela colle bien avec ce que vous attendez. Vous pourrez, de plus, vérifier qu’il ne fera pas, sur les étudiants, l’effet d’un tranquillisant mélangé à une verveine. Enfin, une fois ce rapport personnel établi, il sera bien moins enclin à vous faire faux-bond à la dernière minute. N’oubliez pas de le rappeler une semaine avant le début de conférence afin de confirmer sa présence et les derniers détails pratiques : l’heure d’arrivée, le lieu de rendez-vous, les échanges de numéros de portable en cas d’urgence, les éventuels besoins de matériel (rétroprojecteur, enceintes...). o Etape 2 : Trouver un lieu. Les salles de conférence n’étant pas si nombreuses qu’on le croit vous avez intérêt à prospecter au plus vite. Premier interlocuteur conseillé : votre école ou université. Elles ont non seulement l’avantage de disposer d’amphis prêts à accueillir un large public, mais ont en plus le grand mérite de vous connaître et de savoir que vous n’êtes pas un sauvage qui va saccager les lieux. Faites votre demande auprès de l’administration en montrant tous les avantages que peut représenter un tel projet pour les étudiants de la fac. N’oubliez pas de préciser le nombre de personnes attendues, le temps de conférence prévu... Plus votre requête sera précise, plus l’administration a de chances d’y répondre favorablement et promptement. En dehors de la fac, plusieurs lieux vous tendent leurs chaises : bars associatifs, salles de Mairie, MJC, théâtres, cité U... En règle générale, évitez les lieux difficiles d’accès où intervenants et public hésiteront à se rendre. N’hésitez pas à adresser plusieurs demandes en même temps et soyez le plus exhaustif possible sur vos attentes et la description de l’événement. 5 o Etape 3 : Trouver une date. tera qu’ils ne vous demandent de La Semaine de la solidarité inter- leur rembourser le voyage et la nationale ayant lieu du 17 au 25 chambre d’hôtel, et n’oubliez pas novembre 2007, votre calendrier de leur préciser que l’intervention est déjà bien ciblé. Si l’emploi du sera bénévole. temps de votre intervenant et les Restent quelques menus frais : imdisponibilités de la salle ne vous pressions de flyers ou d’affiches ont pas déjà contraints à choisir pour annoncer la conférence, petit un jour et une heure, voici des buffet pour que public et intervedétails qui ont leur importance. nants aient l’occasion de discuter Première règle d’or : connaître à l’issue des débats... Si votre le calendrier sportif. Malheureu- association n’a pas la trésorerie sement, quel que soit l’intérêt de nécessaire pour assurer ces dévotre conférence, elle risque de penses, plusieurs options s’offrent ne pas faire le poids face à deux à vous : proposer à la structure qui équipes et un ballon. De même, vous accueille de se charger du buffet, solliciter faîtes attention Prenez soin d’utili- des avantages aux dates d’exaen nature auprès mens. En soirée, la rè- ser des papiers respec- d’associations ou d’institutions gle du « ni ni » prévaut : ni trop tueux de l’environne- que votre projet pourrait intérestôt de manière ser (associations à ne pas empê- ment, écolabellisés. travaillant sur la cher ceux qui travaillent ou ont des cours tard solidarité internationale, Ville et d’assister à l’événement, ni trop Région)... Plus de conseils sur l’ortard pour éviter les salles qui se vi- ganisation d’un repas du monde ou dent à l’heure du bus. L’idéal : une d’une dégustation solidaire sont à conférence débutant entre 18h30 votre disposition p.30. Vous pouet 20h30 et se terminant au plus vez également demander aux partard à 22h30. En journée, les ticipants une légère contribution horaires sont plus souples, mais financière : à moins de cinq euros, pensez aux impératifs de votre vous rentrerez dans vos frais sans public : les étudiants ont cours décourager les visiteurs. la journée et seront sans doute moins prompts à se délacer le o Etape 5 : Trouver du public. La plupart d’entre vous ont déjà orweek-end... ganisé un événement et sollicité le public qui va avec. Inutile, donc, de o Etape 4 : Trouver des sous. Le temps dont vous disposez pour vous préciser à quel point une bonorganiser votre conférence ne ne promo est nécessaire pour éviter vous laisse que très peu de temps de se retrouver avec une salle aussi pour trouver des financements. vide que l’Assemblée nationale à la Tentez de réduire au maximum vos veille d’un long week-end. frais, par exemple en ne contac- Dès que vous connaissez la date tant que des salles gratuites. et lieu de l’événement, diffusez Préférez les conférenciers qui dans votre fac affiches et tracts habitent votre région, cela évi- annonçant la conférence, en pre- nant soin de ne pas faire plus d’impressions que nécessaire, et d’utiliser des papiers respectueux de l’environnement, écolabellisés. Pour être efficace, pensez à quelques lieux stratégiques : la machine à café, la bibliothèque, les panneaux d’absences, les téléphones, les bars à proximité de la fac... En bref, ces endroits où tout étudiant qui se respecte glande assidûment. « » 6 N’oubliez pas d’inscrire votre action sur le site de la SSI, www. lasemaine.org, et d’en faire part à Animafac (redaction@animafac. net) et Etudiants et développement ([email protected]). Envoyez également quelques mails au BDE, journal de la fac ou association de votre connaissance qui pourront relayer l’information ; mais aussi aux associations, étudiantes et autres, qui travaillent sur les questions de solidarité internationale dans votre région. Enfin, n’hésitez pas à contacter les médias locaux : pour eux, couvrir un événement d’envergure nationale tel que la SSI par un reportage sur votre action dans votre ville est un excellent point d’accroche. Et sachez que la SSI a des partenariats médias avec France 3, à exploiter. La semaine précédant la conférence, lancez le rappel : petit tour dans les amphis, nouvelle vague de mails, coups de téléphone ciblés aux médias et associations qui semblaient intéressés... 3. gérer le Jour J o Préparer une salle qui en jette. Une salle agréable est avant tout un endroit où on n’a pas à se boucher les oreilles pour s’épargner les grincements d’un micro rebelle, où l’on ne finit pas en sous-vêtement ou en moufle pour cause de chauffage mal réglé, où l’on ne pense pas au steak-frites qui nous attend dans la brasserie d’à côté alors que le conférencier s’ingénie à faire fonctionner le power point sans lequel son intervention n’a pas de sens... Bref, vous l’aurez compris, les détails techniques ont leur importance et prévoir d’arriver (très) en avance pour s’assurer que tout fonctionne et régler les derniers problèmes est un impératif. S’il vous reste un peu de temps, personnalisez la salle. Pensez à consulter la liste des projets réalisés par les participants à la semaine sur www.lasemaine.org, et jetez un œil aux ressources indiquées : documents sonores, expositions photos, films... De nombreuses organisations et associations mettent également à disposition des vidéos et expositions (voir la partie « ressources » du guide p.16 et 22). Vous pouvez, enfin, afficher ou projeter les photos que vous avez vous-même réalisées durant votre dernier voyage. o Et après ? Si buffet (solidaire) il y a, profitezen pour recueillir les impressions des intervenants et du public afin de pouvoir tirer un bilan de cet événement. Prendre des photos et des notes au cours du débat afin de pouvoir dresser un verbatim des conférences vous permettra également de réaliser un compterendu du projet que vous pourrez, ensuite, mettre en valeur dans le prochain dossier de présentation de l’association. Pour apporter un impact supplémentaire à ce bilan, vous pouvez envoyer un communiqué de presse aux médias locaux et de l’université. r o Être un bon animateur. Pas besoin d’être un grand orateur pour assurer l’animation d’une conférence. Introduisez les débats, en expliquant brièvement votre démarche et ce qu’est la Semaine de la solidarité internationale. Présentez les intervenants en évitant d’écorcher leur nom et oublier leurs références. Si plusieurs conférenciers doivent intervenir, veillez à donner un temps de parole égal à chacun afin de ne pas créer de conflit. Une fois les débats terminés, lancez un appel à question quitte à commencer par certaines interrogations préparées par vous ou des membres de votre association. Faites circuler un micro dans le public afin que tout le monde puisse entendre les questions et observez bien la salle pour n’oublier personne. En fin de conférence, pensez à remercier intervenants et participants. 7 Ressources o CONFéRENCE La plupart des structures citées sont en lien avec Etudiants et développement. Si vous ne trouvez pas votre bonheur dans cette liste - loin d’être exhaustive -, ou que vous avez besoin de conseils pour solliciter un intervenant, n’hésitez pas à nous contacter ! 01 53 61 37 87 - [email protected] « généralistes » Coordination SUD - la plateforme des ONG françaises 01 44 72 93 72 14 passage Dubail - 75010 Paris [email protected] www.coordinationsud.org CRID - Centre de recherche et d’information du développement 01 44 72 07 71 14 passage Dubail - 75010 Paris [email protected] www.crid.asso.fr Ritimo - Réseau des centres d’information et de documentation pour le développement et la solidarité internationale 01 44 64 74 14 21 ter, rue Voltaire - 75011 Paris [email protected] www.ritimo.org 8 « Thematiques » Commerce équitable PFCE - Plate-forme des acteurs français pour le commerce équitable 01 53 35 05 43 61 rue de la Chapelle - 75018 Paris plate-forme@commercequitable. org / www.commercequitable.org Fédération Artisans du Monde 01 56 03 93 50 53 bd de Strasbourg - 75010 Paris [email protected] www.artisansdumonde.org Max Havelaar France 01 42 87 70 21 Immeuble Le Méliès - 261, rue de Paris - 93100 Montreuil [email protected] www.maxhavelaarfrance.org Pour plus de ressources et de conseils, voir le guide pratique « Agir pour le commerce équitable » réalisé par Animafac , Etudiants et développement et EquiTerre , disponible en ligne sur www.etudiantsetdeveloppement.org Education Solidarité Laïque 01 45 35 13 13 22 rue Corvisart - 75013 Paris [email protected] www.solidarite-laique.asso.fr Ligue de l’enseignement 01 43 58 97 31 3 rue Récamier - 75007 Paris [email protected] www.laligue.org Pour plus de ressources et de conseils, voir la fiche-outils « Education » qui a été réalisée par Etudiants et développement et qui est disponible en ligne (rubrique fiches pratiques) sur le site internet de l’association www.etudiantsetdeveloppement.org Educ. au développement Santé Migrations EducaSol - Plate-forme française d’éducation au développement et à la solidarité internationale Campagne « Demain le monde... la santé pour toutes et pour tous » c/o Solidarité Laïque FORIM - Forum des organisations de solidarité internationale issues des migrations 01 44 72 89 71 14 passage Dubail - 75010 Paris [email protected] www.educasol.org Environnement Réseau Action Climat Réseau des associations de lutte contre les changements climatiques 01 48 58 83 92 2B, rue Jules Ferry 93100 Montreuil [email protected] / www.rac-f.org Geres - Groupe énergies renouvelables et environnement 04 42 18 55 88 2, cours Foch - 13400 Aubagne [email protected] / http://geres.free.fr Greenpeace France 01 44 64 02 02 22, rue des Rasselins 75020 Paris [email protected] www.greenpeace.org/france Les Amis de la Terre 01 48 51 32 22 2b rue Jules Ferry 93100 Montreuil [email protected] www.amisdelaterre.org 01 45 35 13 13 22 rue Corvisart - 75013 Paris [email protected] www.demain-le-monde.org Médecins du monde 01 44 72 02 88 14 passage Dubail - 75010 Paris [email protected] www.forim.net Cimade - Service œcuménique d’entraide 01 44 92 15 15 62, Rue Marcadet - 75018 Paris www.medecinsdumonde.org 01 44 18 60 50 176 rue de Grenelle - 75007 Paris [email protected] www.cimade.org CESH - Centre européen de la santé humanitaire Gisti - Groupe d’information et de soutien aux immigrés 04 37 28 74 57 Université Lyon 1 site Gerland 50 av Tony Garnier - 69366 Lyon Cedex 07 [email protected] www.cesh.org 01 43 14 84 84 3 villa Marcès - 75011 Paris [email protected] / www.gisti.org Pour plus de ressources et de conseils, voir la fiche-outils « Migrations » réalisée par Etudiants et développement, disponible en ligne (rubrique fiches pratiques) sur www.etudiantsetdeveloppement.org Droits de l’homme Ligue des droits de l’homme 01 56 55 50 00 138 rue Marcadet - 75018 Paris [email protected] www.ldh-france.org Amnesty International 76 bd de la Villette - 75019 Paris 01 53 38 65 65 [email protected] www.amnesty.asso.fr Pour plus de ressources et de conseils, voir le guide pratique « Environnement » réalisé par Animafac, disponible prochainement. 9 Micro-crédit Planet finance Culture Peuple et culture 01 49 21 26 26 13 rue Dieumegard 93400 St Ouen [email protected] www.planetfinance.org 01 49 29 42 80 108-110 rue Saint-Maur - 75011 Paris [email protected] www.peuple-et-culture.org Oiko Crédit Chambre des beaux-arts de Méditerrannée Association de soutien d’Oikocredit pour l’Ile de France et l’Ouest 01 48 74 90 92 47, rue de Clichy - 75311 Paris [email protected] / www.oikocredit.org Finansol 01 53 36 80 60 57 bd de la Villette - 75010 Paris [email protected] www.finansol.org Pour plus de ressources et de conseils, voir le dossier « Microcrédit » qui a été réalisé par Etudiants et développement et qui est disponible en ligne sur le site internet de l’association www. etudiantsetdeveloppement.org 01 45 67 12 52 59 rue de Cambronne - 75015 Paris [email protected] http://chbeauxarts.ifrance.com Il n’existe pas, à notre connaissance, de coordinations d’ONG ou de collectifs spécialisés dans l’approche culturelle de la solidarité internationale. Mais il existe cependant une multitude de « petites » associations menant des projets culturels en tout genre avec les pays du Sud. Vous pouvez également vous reporter à la partie « ressources » de la fiche n° 6 « Sensibiliser à la SI par le théâtre-forum», p.46 Développement local CFSI - Comité Français pour la Solidarité Internationale 01 44 83 88 50 32, rue Le Peletier - 75 009 Paris [email protected] / www.cfsi.asso.fr GRET - Groupe de recherche et d’échanges technologiques 01 10 05 61 61 211/213 rue Lafayette 75010 Paris [email protected] / www.gret.org ISF - Ingénieurs sans-frontières 01 53 35 05 40 146 rue de Crimée - 75019 Paris [email protected] http://isf-france.org Mondialisation Oxfam France - Agir ici 01 56 98 24 40 104 rue Oberkampf - 75011 Paris [email protected] www.oxfamfrance.org Survie 01 44 61 03 25 210 rue Saint Martin - 75003 Paris [email protected] www.survie-france.org Peuples Solidaires 01 48 58 21 85 2b rue Jules Ferry 93100 Montreuil [email protected] www.peuples-solidaires.org 10 NOTES 11 oFiche pratique pROJECTION Organiser une projection Vous avez toujours rêvé de réaliser des œuvres cinématographiques poignantes sur ce qui ne tourne pas rond sur notre planète? Ne vous emballez pas, le chemin risque d’être encore long. Organiser une projection autour d’un sujet de solidarité internationale peut néanmoins - et c’est déjà pas mal - permettre de sensibiliser de manière moins formelle qu’une conférence. Quelques conseils pour faire briller les projecteurs. 1. Réalisateur : choisir le programme de sa projection Chers lecteurs, il est désormais temps de choisir votre camp. Si, et seulement si, vous avez décidé de projeter un film réalisé de vos blanches mains, reportezvous au premier paragraphe. Si, à défaut d’être un Fellini, vous avez quand même prévu de vous lancer dans l’organisation d’une projection et recherchez des supports, rendez-vous au paragraphe numéro deux. Tous les participants sont invités à jeter un œil au paragraphe trois. o Projeter son propre film. Comme rien n’est simple dans le domaine de l’audiovisuel, organiser une projection, même de son propre film, ne va pas sans quelques démarches. Lesdites démarches ne sont, certes, pas obligatoires, mais il vous est très 12 fortement recommandé de vous y coller. Rien ne vous interdit, en effet, de projeter votre œuvre un beau matin et sans autre forme de procès. Cependant, si quelqu’un s’avise de reprendre votre concept, et même vos images, puis de les exploiter commercialement, vous n’aurez aucun moyen de faire valoir votre paternité. Pour éviter cet ignoble plagiat, « Pour éviter le pla- giat, déposez votre f ilm aupr ès d ’une société d’auteur. » il vous suffit de faire un dépôt auprès d’une société d’auteur, laquelle enregistrera l’existence de votre film au moment de sa réception. Vous pourrez alors prouver, reçu à l’appui, que vous avez bel et bien été le premier à pondre ce chef-d’œuvre. Le dépôt se fait soit auprès de la SACD pour les fictions (société des auteurs et compositeurs dramatiques, www. sacd.fr), soit auprès de la SCAM pour les documentaires (société civile des auteurs multimédia, www.scam.fr). Il vous en coûtera 46 euros pour cinq ans dans le cas de la SACD. A la SCAM, le dépôt coûte 15 euros pour deux ans et 30 euros pour cinq ans si l’œuvre est la propriété d’une personne physique ; 76 euros pour deux ans et 152 euros pour cinq ans si l’œuvre est la propriété d’une personne morale. Si, sait-on jamais, votre film rencontrait le succès et que l’on vous proposait de l’exploiter commercialement, il vous faudrait alors entamer de nouvelles démarches de déclaration et d’adhésion auprès de votre société d’auteur afin de pouvoir percevoir des droits. o Projeter le film d’un autre. On ne va pas vous refaire un speech sur les méfaits du piratage, surtout lorsqu’il s’agit d’une projection publique, mais on le pense très fort. Afin d’éviter toute tentation, la partie « ressources » de ce guide liste, en p.16, une sélection des supports vidéos qu’Etudiants et développement met gracieusement à disposition des associations du réseau. Certains sont conçus pour des manifestations pédagogiques et contiennent donc des livrets d’exploitation qui pourront vous aider à organiser votre projection. Si aucun ne vous convient parmi cette liste, adressez-vous à la Médiathèque des trois mondes, et à Ritimo, qui en répertorient beaucoup d’autres. Leurs coordonnées sont dans la partie ressources p.17. Vous pouvez également rechercher parmi les films réalisés par les associatifs ayant participé à la Semaine de la solidarité internationale (www.lasemaine. org). Parce que les bons comptes font les bons amis, il est, dans ce cas, fortement conseillé de formaliser le partenariat que vous établirez avec ledit réalisateur, par exemple par le biais d’un contrat écrit stipulant les conditions dans lesquelles vous pouvez exploiter son support vidéo. discuter de ce qu’ils ont vu. Si ce film est le vôtre, ou que vous vous sentez la capacité de répondre aux questions du public, ce débat peut prendre la forme d’un échange entre participants autour d’un thème donné ou simplement en réaction au film. Si vous considérez que les débats méritent les lumières d’experts ou de parties prenantes, vous pouvez vous reporter à la liste des ressources en p.8 du guide, et êtes fortement invités à lire la fiche pratique « organiser une conférence » p.4. 2. Producteur : monter sa projection Un réalisateur n’est rien sans un producteur qui assure derrière. Son rôle : trouver la salle, faire la promo du film, récolter les fonds et gérer les tracasseries administratives. Quelques conseils pour brûler les étapes. o Trouver la salle. Presque toute salle disposant de chaises et de murs peut faire l’affaire pour une projection débat. Presque car juridiquement, il faudrait que la projection ait lieu dans les locaux de votre association : vous organisez une projection à titre privé et non commercial. Mais par extension, la fac et d’autres salles peuvent convenir. Certains détails ont par ailleurs leur importance. Tout d’abord, la salle vous permettra-t-elle de disposer d’une obscurité totale ? Si ça n’est pas le cas, oubliez tout de suite : il n’y a rien de plus agaçant pour le public que de tenter de deviner des silhouettes sur un écran translucide. Songez ensuite aux prises électriques : ça n’a l’air de rien comme ça, mais ce sont elles qui vont décider de l’emplacement du vidéo-projecteur, des enceintes... Assurez-vous ensuite que tous les spectateurs pourront bien voir l’écran et entendre les dialogues où qu’ils se trouvent dans la salle. Attention, régler tous ces détails en amont ne vous dispense pas de venir faire tous les réglages et vérifications utiles le Jour J. Pour trouver la perle rare, vous pouvez commencer par contacter l’administration de votre école ou université. La plupart des amphis sont, en effet, conçus pour des projections et seront donc des lieux parfaits pour accueillir un tel événement. Si cela n’est pas o Organiser un débat. Vous pouvez, bien sûr, vous contenter de projeter le film puis de laisser votre public repartir dans la nature. Face à un sujet aussi complexe et vaste que la solidarité internationale, il peut néanmoins être intéressant de faire suivre cette projection d’un débat invitant les spectateurs à 13 possible, vous pouvez tenter le coup du côté des salles MJC, des Mairies, mais aussi des structures travaillant sur la solidarité internationale (p.16). Si vous vous apercevez que vous ne disposez pas du matériel nécessaire pour diffuser votre film dans ces salles, n’hésitez pas à demander leur aide au ciné-club de votre fac ou aux associations habituées à organiser des projections. 14 o Faire la promo. Objectif : éviter que votre salle ne soit aussi vide qu’un cinéma d’art et d’essais un après-midi d’été. Pour cela, commencez à éditer des affiches et tracts dès que vous connaissez la date et le lieu de la ou des projections. Comme tout associatif écologiquement responsable qui se respecte, vous veillerez à économiser le papier, dans l’idéal écolabellisé. Le campus de la fac est un excellent terrain de recrutement. Mais pas seulement : demandez aux associations qui travaillent sur la solidarité internationale, aux clubs et associations de cinéma d’annoncer votre projection. N’oubliez pas d’inscrire votre ac- Vous pouvez également tenter de matériels occasionnés à la salle, faire relayer l’information dans dégâts des biens et sinistres les médias locaux. Attention occasionnés aux personnes. La néanmoins. On vous le disait, de Ligue de l’enseignement propose manière générale sur les droits une affiliation spéciale « Associaaudiovisuels, rien n’est simple. tions d’étudiants » 2007/08 au Dans le cas où une structure a tarif de 80 euros. Tout est expliqué acquis un DVD et vous le prête sur le site www.animafac.net, bougracieusement pour une projection ton « assurez votre association » (c’est la configuen page d’accueil. Il est obligatoire Pensez à faire les ration pour les ressources vidéo démarches néque nous vous de souscire une assu- cessaires au plus proposons p.16), vite : l’attestation il ne faut pas faire rance « responsabilité peut en effet être une communicaune condition tion à tout va en civile et dommage. sine qua non pour citant le film, le louer une salle ou producteur... mais plutôt vous du matériel. Le délai entre la decontenter d’annoncer « une pro- mande d’affiliation et la réception de l’attestation est d’environ une jection sur tel sujet ». En termes de public, de la même semaine. Si le matériel que vous façon, il faut que la projection utilisez pour votre projection vous s’adresse aux membres de votre appartient et qu’il a de la valeur association. Une façon de vous vous avez intérêt à souscrire une dépêtrer de ces règles juridi- extension « tout risque matériel » ques est de proposer aux specta- pour vous couvrir en cas de vol ou teurs une adhésion temporaire, de détérioration. Le prix de cette le temps du film, contre une extension dépend de la valeur entrée au prix modique faisant de votre matériel et de la durée office d’adhésion (voir plus bas de l’exposition. Le tout excède « récolter quelques sous »). rarement les 20 euros. tion sur le site de la SSI, www. lasemaine.org, et d’en faire part à Animafac (redaction@animafac. net), E&D ([email protected]). o Récolter quelques sous. Même si votre salle est gratuite et que les supports proposés coûtent très peu chers, un tel événement pourrait vous demander quelques dépenses : impression de documents de communication, éventuel buffet (solidaire), frais de montage ou de matériel, déclaration, assurance... Vous avez peu de temps pour rechercher des financements extérieurs. La solution : mettre le paquet sur les avantages en nature. Demandez à la structure qui vous accueille si elle accepte de prendre en charge « » o Assurer l’évènement. Dans la plupart des salles, il est obligatoire de souscrire une assurance « responsabilité civile et dommage » couvrant les dégâts le buffet (solidaire) qui suivra la projection, sollicitez également les associations travaillant sur la solidarité internationale... Plus de conseils sur l’organisation d’un repas du monde sont à votre disposition p.30. Les magasins spécialisés seront peut-être d’accord pour vous prêter du matériel de projection si vous leur expliquez votre démarche et proposez d’apposer leur logo sur vos documents de communication. « Un buffet solidaire peut être un bon moyen de recueillir les impressions de vos spectateurs. » Un seul bémol à cette recherche effrénée de financements : la réglementation sur l’exploitation commerciale des œuvres visuelles est complexe et stricte. Si votre entrée est payante, cela doit servir à financer vos frais mais en rien à faire un bénéfice. Sinon c’est une diffusion commerciale et là vous devrez entre autres acquérir le DVD au prix fort. 3. L’exploitation : après la projection Le mot « the end » gravé sur l’écran, un public qui commence à chercher la sortie... Votre première séance s’achève. Que faire pour que ce ne soit pas la dernière ? o 5 minutes après. Ne laissez pas vos spectateurs s’évaporer dans la nature. Un temps informel, autour d’un buffet solidaire par exemple, peut être un bon moyen de recueillir leurs impressions, commentaires... Et de vous en inspirer pour organiser de nouvelles projections. Faire d’un tel événement un moment de détente autant que de réflexion pourra, de plus, vous permettre de capter un public qui sera ravi de revenir pour d’autres projections. o Une semaine après. Réaliser un compte-rendu écrit, filmé, audio peut être un bon moyen de garder une trace de votre événement. Cela vous permettra non seulement de le valoriser dans le prochain dossier de présentation de votre association. Mais aussi de communiquer a posteriori autour de la projection auprès des médias, des associations partenaires et d’éventuels financiers. Si l’événement a eu du succès, ils pourraient bien être tentés de vous financer et vous donner quelques subventions pour votre prochain opus. o Un mois après. Votre film a eu du succès et a permis de sensibiliser un large public ? Il serait dommage qu’il finisse sa vie dans un carton. Faites savoir que votre œuvre existe et proposez à d’autres associations de l’utiliser pour des projections. Veillez cependant à établir, avec les associations qui vous l’emprunteront, une convention de partenariat afin de définir les conditions d’exploitation de votre film. o Trois mois après. De très nombreux concours, appel à projet, et structures récompensent et financent des courtsmétrages et documentaires sur des sujets d’intérêt général. N’hésitez pas à vous renseigner, dès la rentrée, auprès du Centre National de la Cinématographie (CNC), mais également sur l’annuaire des partenaires du site d’Animafac. Vous y trouverez en effet la liste des structures et programmes qui récompensent ce type d’œuvre. Tout travail vaut bien reconnaissance ! r 15 oRessource pROJECTION o Faskaw’s, rappeurs du Mali Réalisé par SUCO - Solidarité Union Coopération Mali / Québec, documentaire (6min) MC Talka et Papa’s, respectivement Abdoullaye Toure et Sidi Amar Maïga, sont deux jeunes rappeurs qui ont décidé d’aller de l’avant dans la lutte contre l’injustice sociale et politique dans le nord du Mali, en utilisant le rap pour véhiculer leur message, un rap plutôt nouveau genre, le Takambarap ! o Camera Kids (Born into brothels) De Ross Kauffman et Zana Briski Etats-Unis, 2004, documentaire (83 min) Quartier chaud de Calcutta : un groupe d’enfants inoubliables, pleins de vie et malicieux : ils sont les fils et filles de prostituées. Face à la plus grande des pauvretés, ils ont peu de chance d’échapper à un futur écrit d’avance. En compagnie de la photographe new-yorkaise Zana Briski, ils embarquent dans un voyage extraordinaire qui va les transformer. Un coup de cœur. o Soleil des Hyènes De Behi Ridha Tunisie, 1977, fiction (100 min) Le film retrace l’itinéraire d’un village de pêcheurs nord-africains qui finit par devenir un centre touristique. Ce village vivait essentiellement d’une économie d’échange, traditionnelle et équilibrée, jusqu’au jour où un groupe financier allemand arrive pour y construire un centre touristique. o La cité durable De Jean Vercoutère et Nicolas Vidal France, 2003, documentaire (52 min), Mosaïque Films Au moment où l’urbanisation de la planète s’intensifie et où nos ressources naturelles s’amenuisent, notre manière de construire est remise en question. « La cité durable » propose un état des lieux de l’architecture écologique en Europe. Une rencontre avec de grands architectes, ingénieurs, et décideurs politiques. o The iron wall De Mohammed Alatar Jérusalem-Est, 2006, documentaire (52 min), PARC Ce film, réalisé par une ONG palestinienne, le PARC (Palestinian Agriculturel relief Comitee), dénonce les conséquences du mur en construction entre Israël et la Palestine. o Terra, l’enjeu politique des brésiliens De José Huerta Brésil, 2000, documentaire (17 min), Frères des Hommes Cinq cents ans après l’arrivée des premiers colons portugais, la question de la terre au Brésil n’est pas E&D met gracieusement à disposition des associations du réseau des vidéos dont vous trouverez la liste exhaustive sur www.etudiantsetdeveloppement.org Réservez une vidéo ! conseils et réservation : 01 53 61 37 87 / [email protected] 16 résolue. Pourtant, la réforme agraire est inscrite dans la constitution brésilienne. Au début des années 80 naît le mouvement des travailleurs sans terre, le MST. Son but : faire appliquer la réforme agraire et bâtir une société plus juste au Brésil. Son moyen d’action principal : l’occupation des grands domaines improductifs. esprit ouvert ! ». Rencontre avec des femmes de pays d’Afrique de l’Ouest qui se battent pour leur émancipation, autour de thèmes tels que l’éducation, l’économie, la politique, la santé, le droit. o Histoire de l’immigration en France De Martine Bouquin et Jean Lefaux Bolivie-France, 2002, documentaire (52 min), Les films du Village, La Sept-Arte, RTBF L’écart entre pays riches et pauvres n’a cessé de s’aggraver dans le monde. Pour combattre ce phénomène d’exclusion, depuis 15 ans des hommes ont décidé d’agir autrement et jettent les bases d’un nouveau rapport commercial. Réalisé par la CNHI France, 2006, documentaire (40 min) Ecrit par des historiens membres du comité scientifique de la Cité, riche de 350 photographies et documents d’archives, ponctué d’extraits sonores, ce film retrace en quarante minutes deux siècles d’immigration. La mise en œuvre des politiques publiques et les questions de nationalité, les réactions de l’opinion publique entre xénophobie et solidarité, etc. Outil résolument pédagogique, le film concilie les exigences de l’histoire avec l’attrait du multimédia. o We feed the world Le marché de la faim o Ado d’ailleurs De Erwin Wagenhofer Autriche, 2007, documentaire (96 min), Allegrofilm Produktion GmbH We feed the world est un film sur la pauvreté au cœur de la richesse. Des pêcheurs, des fermiers, des agronomes, des biologistes et Jean Ziegler, fonctionnaire aux Nations Unies qui sont interrogés, mais aussi des industriels. De Didier Cros France, 2005, documentaire (52 min), Les poissons volants. Yassin a 17 ans. Il est afghan, sans famille et vient d’arriver en France. Sous la tutelle de France Terre d’Asile, il a entamé les démarches pour demander le statut de réfugié mineur isolé. En attendant, il vit à l’hôtel, bénéficie d’une carte de séjour temporaire et va à l’école. Didier Cros a recueilli les paroles de ce jeune homme habituellement réduit au silence. o Vers un commerce équitable o La guerre des cotons De Jean-Michel Rodrigo France, 2005, documentaire (52 min), MECANOS PRODUCTIONS et FRANCE 5 Etat des lieux : d’un côté, le coton nord-américain, en première position sur le marché mondial. De l’autre, le coton africain, d’une qualité exceptionnelle mais qui, ne bénéficiant d’aucun soutien financier, se voit à très court terme menacé de disparition par la concurrence. Entre les deux, une compétition acharnée et déloyale pour la conquête du marché chinois. Vous souhaitez d’autres films? Médiathèque des Trois Mondes La MTM diffuse et assure la promotion de films d’Afrique, d’Amérique latine et d’Asie traitant plus particulièrement de l’immigration, du développement et des droits de l’Homme. Médiathèque des Trois Mondes / 63 bis rue du Cardinal Lemoine / 75005 Paris, FRANCE Tel : 33 (0)1 42 34 99 00 / www.cine3mondes.com Pour commander une vidéo : contactez Maud par mail à [email protected] o Ma femme est Yéré Ritimo Stéphanie Vauguin, Romain Lobry et Julie Rouiller France, 2003, documentaire (55 min), Sacrebleu Prod. Une expression ivoirienne qui signifie : « la femme africaine d’aujourd’hui n’est plus soumise, elle a un Réseau d’information spécialisé sur la solidarité internationale et le développement. Cherchez le centre Ritimo le plus proche de chez vous sur le site www.ritimo.org/ 17 oFiche pratiqu Exposition Organiser une exposition Monter une exposition n’est malheureusement pas aussi simple que d’aligner des photos de vacances sur le mur du salon. Là s’arrêtent les considérations artistiques de cette fiche pratique qui, comme son nom l’indique, n’a pas d’autres prétentions que d’aborder les aspects techniques d’une telle entreprise. Cela afin que votre fibre artistique et vos neurones en ébullition puissent s’exprimer librement, loin des tracasseries matérielles. 1. Une exposition en forme On a dit qu’on ne donnerait pas de conseils artistiques, et nous allons tenir parole. Pour les néophytes de l’exposition, voici néanmoins quelques tuyaux pour aborder le premier vernissage. o Une expo = un thème Parce que le spectateur n’est pas dans votre tête, il faut que votre exposition soit conçue de manière à ce que le message que vous souhaitez faire passer soit compréhensible pour lui. Il est donc important que vous vous interrogiez non seulement sur ce que signifient vos œuvres, mais également sur la manière de les agencer. Comme pour une composition écrite, fixez un angle puis déroulez votre sujet selon une logique définie. Le but : que chaque objet exposé soit lié. Si le fil conducteur 18 texte qu’on ne se sent pas l’âme d’un Cartier-Bresson ? La réponse est, bien évidemment, non ( sinon on ne l’aurait pas posée ). Il existe de très nombreuses expositions ajoutant une grande part d’écrit au visuel. Généralement, elles se présentent sous forme de panneaux o Artistique ou didactique ? Les exposants se divisent en deux permettant d’allier d’une part des catégories : ceux qui sont des photos ou des dessins, d’autre artistes, et ceux qui ne le sont part des éléments écrits donnant pas. Pour les premiers, la solu- des axes de débat et de réflexion tion est claire : l’exposition sera plus concrets. Très pédagogique, l’occasion d’afficher des œuvres ce type d’événement est parfait personnelles ayant une réelle pour sensibiliser un public non valeur artistique ajoutée. Par ce averti. Attention cependant à ce qu’elles expriment, ces œuvres que vous écrivez : dans le doute, auront vocation à sensibiliser ayez toujours le réflexe de faire le public autour relire vos pan Vous pouvez choisir neaux par des des questions de solidarité internaexperts avant tionale. de commenter vos œu- de les exposer au grand public. Mais doit-on forcément renoncer vres ou de les illustrer Si l’aspect écrit ne vous convient à monter une exposition sous pré- d’un fond sonore. pas, vous poune vous paraît pas facilement identifiable, vous pouvez choisir de commenter vos œuvres ou de les illustrer d’un fond sonore qui permettra de donner des pistes de lecture aux visiteurs. « » vez tout à fait vous pencher vers d’autres modes de communication : diffusion simultanée d’un documentaire audio, visites guidées assurées par des membres de votre association. Pour trouver des supports, n’hésitez pas à chercher soit dans les ressources présentées dans ce guide (p.16 pour les vidéos, p.22 pour les expos), etc. o Faire ou emprunter ? Si vous ne vous sentez pas de réaliser vous-même des panneaux d’exposition ou un travail artistique, reste la solution de l’emprunt. Plusieurs structures travaillant sur la solidarité internationale proposent en effet de prêter gratuitement des éléments : E&D en a acquis un certain nombre et les met à votre disposition de manière centralisée. Tous ces supports sont, une fois de plus, listés dans la fameuse partie « ressources » de ce guide (p.22), admirablement utile puisqu’elle précise, pour chacun, le thème et la teneur de l’exposition, et que vous pouvez en sus visualiser les panneaux de l’expo de votre choix sur le site d’E&D ! o Figé ou mouvant ? Finie l’époque où il était strictement interdit de toucher les œuvres et où chacun se mettait à la queue-leu-leu pour observer, pendant les cinq minutes réglementaires, la peinture dignement accrochée au mur. Désormais, on touche, on palpe, on vit l’œuvre afin de mieux la comprendre. De nombreux musées et artistes tentent de mettre le visiteur en situation afin de lui faire mieux ressentir le propos de l’exposition : parcours du réfugié reconstitué façon « l’expo dont vous êtes le héros », cellules en taille réelle pour sensibiliser à l’univers carcéral, intégration de films ou parcours sonores au milieu d’œuvres figées. Il ne s’agit là bien sûr que d’une option à laquelle vous pouvez, ou non, adhérer mais qui a au moins le mérite de procurer des émotions fortes au spectateur. Un atout pour sensibiliser à la solidarité internationale dont le but est, justement, de permettre à des personnes qui ne les ont pas vécues de ressentir des injustices, des réalités présentes sur notre planète qui méritent de se sentir parties prenantes. sortir des murs de la fac pour que votre exposition touche un public plus large. Renseignez-vous auprès des bars, galeries, bars associatifs, théâtres de votre région qui pourraient proposer à de jeunes artistes d’afficher leurs compositions. Vous pouvez également vous adresser aux délégations locales des associations et institutions travaillant sur la solidarité internationale, qui sont listées dans la partie « ressources » de la fiche « organiser une conférence », p.8. Si elles-mêmes ne disposent pas de locaux suffisants, elles peuvent peut-être vous orienter vers des lieux culturels que votre manifestation pourrait intéresser. 2. Une exposition en pratique Nous en arrivons à ces fameuses basses considérations matérielles qui ont trop souvent tendance à polluer la création artistique. On va donc aller vite, mais bien, pour vous faciliter la tâche. o Choisir le lieu de l’exposition C’est la première démarche, primordiale et inévitable, à moins que vous n’ayez envie d’exposer dans votre chambre. L’avantage d’une exposition, c’est qu’elle n’a pas forcément vocation à se dérouler dans une pièce carrée. Des marches d’escalier, un couloir, voire des images habilement réparties sur l’ensemble du bâtiment peuvent même permettre de donner plus de vie à votre affichage. Ces bâtiments, de nombreux acteurs peuvent vous les fournir. Votre université, en premier lieu, dispose certainement de locaux pour de tels projets. Il peut néanmoins être intéressant de Au moment de choisir l’endroit où vous exposerez, veillez quand même à quelques détails qui ont leur importance. Si l’endroit n’a pas forcément à être spacieux, il doit au moins permettre aux visiteurs de prendre leur temps devant chaque œuvre sans que cela crée des embouteillages jusqu’à la porte d’entrée. La lumière doit être suffisante pour que les amateurs ne s’estropient pas les pupilles en déchiffrant les photos. Si vous envisagez un éclairage spécial, assurez-vous que la salle est à 19 même de vous le fournir (prises électriques, fenêtres). Idem pour les attaches : quand vous visitez les lieux de votre future exposition demandez-vous toujours où et comment vous pourrez installer les différents éléments. Et profitez-en pour demander au propriétaire s’il est d’accord : tous ne sauteront pas forcément au plafond à l’idée de vous voir épingler, agrafer ou scotcher vos œuvres sur leurs précieux murs. o Assurer son exposition Dans la plupart des salles, il est obligatoire de souscrire une assurance « responsabilité civile et dommage » couvrant les dégâts matériels occasionnés à la salle, dégâts des biens et sinistres occasionnés aux personnes. La Ligue de l’enseignement propose une affiliation spéciale « Associations d’étudiants » 2007/08 au tarif de 80 euros. Tout est expliqué sur le site www.animafac.net, bouton « assurez votre association » en page d’accueil. Pensez à faire les démarches nécessaires au plus vite : l’attestation peut en effet être une condition sine qua non pour louer une salle ou du matériel. Le délai entre la demande d’affiliation et la réception de l’attestation est d’environ une semaine. Pour les expositions empruntées, il vous sera généralement demandé une caution qui ne sera débitée que si vous endommagez des éléments. S’il s’agit de votre exposition et que certains éléments ont de la valeur (encadrement coûteux, attaches, matériel), vous avez intérêt à souscrire une extension « tout risque matériel » pour vous couvrir en cas de vol ou de 20 détérioration. Le prix de cette extension dépend de la valeur de votre matériel et de la durée de l’exposition. Le tout excède rarement les 20 euros. o Collecter quelques deniers Vos frais devraient rester dans la limite du raisonnable, les ressources proposées étant majoritairement gratuites ou peu chères. Il est néanmoins certain qu’un tel événement pourrait vous demander quelques dépenses : buffet (solidaire), documents de communication, tirages photos, encadrement, assurance. Si votre association ne peut assurer ces frais, passez au système D. De nombreux clubs photos, associations d’artistes, mais aussi magasins spécialisés accepteront peut-être de vous aider gratuitement ou pour des sommes modiques si vous leur expliquer la nature de votre projet et que vous leur promettez d’apposer leur logo sur vos documents de communication. Si vous souhaitez organiser un buffet le jour du vernissage, demandez à la structure qui vous accueille si elle accepte de le prendre en charge, sollicitez des contributions en nature de la part de structures travaillant sur la solidarité internationale ou de celles gérant le public visé (université, lycée, mairie). Plus de conseils sur l’organisation d’un repas du monde ou d’une dégustation solidaire sont à votre disposition p.30. Enfin, s’il s’agit d’adultes, vous pouvez demander aux visiteurs une participation symbolique ou libre : à moins de cinq euros, vous rentrerez dans vos frais sans décourager les spectateurs. 3. Une exposition en vedette Il est temps de faire parler de vous et de vanter les mérites de votre exposition auprès du public visé. On appelle ça la communication : mode d’emploi. o Vous faire connaître. Dès que vous connaissez la date et le lieu de votre exposition, éditez des tracts et affiches qui vous permettront de signaler l’événement. Pas besoin de l’imprimer en couleur et sur papier glacé, mais pensez tout de même à soigner la présentation : une communication attrayante est extrèmement importante, surtout lorsqu’il s’agit d’une manifestation artistique. Si vous voulez faire des économies, centrez votre affichage et diffage sur les endroits stratégiques pour atteindre le public visé : bars et université s’il s’agit d’étudiants, associations culturelles et lieux d’expositions si vous voulez davantage toucher un public amateur d’art. A cette campagne d’affichage, vous pouvez ajouter un mailing auprès des associations de votre connaissance, mais aussi auprès des structures travaillant sur la solidarité internationale et des médias locaux. Pour un journal du coin, couvrir un événement d’envergure nationale tel que la SSI par un reportage sur votre expo dans votre ville est un excellent point d’accroche. N’oubliez pas d’inscrire votre action sur le site de la SSI, www.lasemaine.org, d’en faire part à Animafac ([email protected]), et E&D ([email protected]). Une semaine avant le début de votre exposition, sonnez le rappel de tous ceux qui se sont dits intéressés par votre manifestation. o Organiser un événement de lancement. S’il est important que le public se déplace tout le temps que durera l’exposition, il est également nécessaire de prévoir un vernissage pour en marquer les débuts. Ce sera l’occasion de rencontrer vos visiteurs, de leur expliquer votre démarche. Le vernissage permet également de remercier les partenaires qui vous ont soutenu, financièrement et logistiquement. Enfin, il vous permettra de peaufiner vos relations avec les médias qui auront accepté votre invitation. Réfléchissez à deux fois à n’oublier personne au moment de lancer les invitations : un manquement envers les partenaires traditionnels de votre association, ou ceux spécifiquement dédiés à ce projet, pourrait vous causer quelques tracas. Qui dit vernissage, dit au minimum buffet et jus équitable. Personne ne s’attend à du Dalloyau pour une manifestation étudiante, mais si vous avez le temps, veillez à présenter le tout joliment et de manière accessible. Pour les horaires, choisissez de préférence le début de soirée, entre 18h et 19h30, afin de ne pas vous priver de ceux qui travaillent sans pour autant risquer de gâcher la soirée de ceux qui ont des obligations par la suite. o Et après ? Tout cela ne signifie pas, bien entendu, que vous avez le droit de vous désintéresser de l’exposition une fois le vernissage passé. Pensez à prévoir quelques plaquettes expliquant le projet et le contenu de l’exposition pour les visiteurs qui ne pourraient pas bénéficier de vos explications en direct. Il est également bienvenu d’organiser des « tours de garde » avec les membres de votre association afin que le public puisse se tourner vers une personne référente en cas de question intempestive. Enfin et surtout, pensez à tirer un bilan de cette expérience. D’abord pour vous et votre association car un tel projet peut être mis avantageusement en valeur dans votre prochain dossier de présentation. Envoyez également un compte-rendu aux médias qui seront peut-être intéressés par l’écho obtenu par votre manifestation. N’oubliez pas de prendre des photos, de tenir un livre d’or pendant l’exposition. En bref, tout ce qui vous permettra de conserver des éléments concrets. « Inscrivez votre action sur le site de la Semaine de la solidarité internationale www. la s e ma i n e . o r g » Votre exposition vous a demandé beaucoup de travail et a remporté un franc succès ? Il serait dommage de l’archiver dans des cartons sans autre forme de procès. De nombreuses associations travaillant sur la solidarité internationale seraient sans doute ravies de pouvoir profiter de vos œuvres pour sensibiliser à leur tour. Informez les centres de ressources et associations que vous avez pu rencontrer au cours de ce projet que vous mettez votre exposition à disposition. Une convention de partenariat, à faire signer par ceux qui souhaiteraient vous l’emprunter, pourra permettre de vous donner toutes les garanties pour que votre travail ne soit pas massacré : caution en cas de dommages, engagement à ne pas modifier les œuvres. r 21 Ressources o EXPOSITION o Dictionnaire des idées recues sur le como Attention Ecole ! Exposition réalisée par Solidarité Laïque et Etudiants merce équitable du Monde Exposition réalisée par Animafac, E&D et EquiTerre Cette exposition propose un parcours allant du produit Des panneaux authentiques, en bois, en tôle ou consommé au producteur qui l’a fabriqué, en passant par en acier que l’on trouve aux abords des sorties les conditions de fabrication, les méthodes de contrôle et d’écoles et de lycées pour avertir les automobila présentation des acteurs. à chaque étape, elle contre listes de la présence d’enfants... Cette exposition les préjugés sur le commerce équitable et propose est également l’occasion de développer des E&D des moyens d’agir. thèmes relatifs à l’enfant scolarisé met gratuitement les 7 panneaux (60x80) dans le monde, et de découvrir expos à disposition des associales perceptions de l’école dans tions membres du réseau. chaque société. Pour les non-adhérents, et sous réserve de o Les enjeux du dévelop23 panneaux de signalisation disponibilité, il faut compter 20€ de frais de « attention école » provepement durable location. Voici une petite sélection, vous trouverez la liste nant de 17 pays. Réalisée par ORCADES Les premiers panneaux de cette exhaustive sur www.etudiantsetdeveloppement.org exposition abordent le concept Réservez une expo ! o Autres échanges, autre du développement durable et des Plus d’infos, conseils et réservation : monde : pour un commerce indicateurs qui permettent de le 01 53 61 37 87 ou équitable mesurer. Les autres présentent des info@etudiantsetdeveloppeExposition réalisée par la Fédération expériences conduites dans des pays ment.org Artisans du Monde du Sud et du Nord. Ces huit panneaux d’exposition dynamiques 10 panneaux 80 x 60 cm et colorés, avec de nombreuses photos et des illustrations, permettent de donner une informao La banane à tout prix tion claire et précise et d’accrocher les regards Exposition réalisée par Peuples Solidaires et les esprits pour une approche synthétique du Cette exposition invite à un voyage au coeur du com- commerce équitable. merce international et interroge sur la provenance de 8 panneaux (60x80) la banane, sur ceux qui le commercialisent, sur les Bonus : Un livret pédagogique « Pouvoir d’achat, conditions sociales et environnementales entourant devoir d’action : le commerce équitable expliqué sa production et sur les enjeux économiques majeurs aux jeunes », brochure qui a été réalisée par de ce commerce... Artisans du Monde (16 pages) et qui complète 10 panneaux (60x80) idéalement l’exposition. 22 o De l’éthique sur l’étiquette Exposition réalisée par le Collectif de l’Ethique sur l’Etiquette Cette exposition déclinée en huit panneaux colorés forment deux parties : cinq panneaux de présentation générale de la thématique du Collectif de l’Ethique sur l’Etiquette (éthique, travail des enfants, consom’action…) et trois panneaux pédagogiques construits sur la base de témoignages pour militer en faveur du respect des conditions de travail, de la non exploitation des enfants et du respect des droits syndicaux. 5 + 3 panneaux (60x80) Bonus : Dossier d’accompagnement pour vous aider à les utiliser pour une intervention avec un public jeune (trame pédagogique, références aux programmes scolaires...). o Migrants et citoyens Exposition réalisée par la Ligue des Droits de l’Homme Cette exposition a été réalisée par la Ligue des Droits de l’Homme avec le soutien de la campagne « Demain le monde... les migrations pour vivre ensemble ». Elle est conçue pour un public scolaire lycéen mais ouvrant de nombreuses possibilités d’animation avec d’autres publics. L’exposition présente la question de la citoyenneté des migrants sous un angle historique mais aussi actuel, dans le contexte juridique et social français. 12 panneaux (50x70) Un livret pédagogique (28pages) o Les migrations pour vivre ensemble Exposition réalisée dans le cadre de la campagne « Demain le Monde... les migrations pour vivre ensemble » Réalisée par Ritimo, le Comité Catholique contre la Faim et pour le Développement (CCFD) et la Cimade, dans le cadre de la campagne « Demain le Monde... », cette exposition tout public et très complète présente l’ensemble des questions liées aux phénomènes migratoires. 10 panneaux (60x80) Un livret pédagogique Bonus : Une fiche d’intervention à télécharger en milieu scolaire (CM1/CM2) et réalisée dans le cadre de la campagne par Solidarité Laïque et par La Ligue de l’enseignement. o Vacances, j’oublie tout ? Réalisée par Ritimo Exposition qui présente, sous forme humoristique, quelques-uns des effets négatifs du tourisme de masse dans les pays du Sud, comme par exemple les difficultés d’une vraie rencontre, la pression sur l’environnement ou encore la prostitution. D’où la nécessité, pour le touriste occidental, de changer de comportement, de s’ouvrir à d’autres cultures et de respecter les hommes et les pays visités. 8 panneaux 60 X 80 cm Bonus : le livre pédagogique « Vacances, j’oublie tout ? », réalisé par Ritimo en 2005, 52 pages. 23 oFiche pratique DEFILé SOLIDAIRE Organiser un défilé de mode solidaire Au royaume de la fripe, du fashion et du chic, vous souhaitez montrer que la mode peut aussi être éthique ? Vous pensez que la Semaine de la solidarité internationale est l’occasion de faire découvrir des costumes traditionnels des quatre coins du monde ? Plus de doute, organisez un défilé ! Couplé à un cocktail et un débat, il fait en général fureur. Voici quelques conseils pour que le chassé-croisé des mannequins sur la passerelle se déroule sans faux pas. 1. DÉFINIR VOTRE DÉMARCHE o Le message. Pourquoi avez-vous choisi d’organiser un défilé ? Votre motivation est-elle sociale ? « Made in Indonesia, in Macao, in Romania »... ces étiquettes ont sans doute plus d’une fois heurté votre conscience. Derrière le vêtement acheté bon marché dans une enseigne mondialisée se cachent souvent des femmes, des hommes et des enfants sous-payés des pays du Sud : pour combattre ce phénomène, vous souhaitez mettre en valeur le commerce équitable dans le domaine du textile ? Votre motivation peut être environnementale : la culture du coton est l’une des plus polluantes de la planète. En plus de polluer l’air et le sol, elle contamine chaque 24 année 25 millions de personnes Ces interrogations devraient vous dans le monde (maladies de peau, permettre de mettre au clair l’obempoisonnements dû aux pes- jectif de votre défilé, et de mieux ticides, maladies infantiles...). l’organiser selon vos préoccupaPour faire changer les habitudes tions premières. d’achat, vous souhaitez mettre le feu des projecteurs sur le co- o La forme. Même si votre événement est ton bio ? Votre motivation peut enfin être indiscutablement « un défilé la lutte contre les discrimina- de mode pour promouvoir la sotions et la possibilité de célébrer lidarité internationale », il est la richesse des cultures issues toujours intéressant d’avoir un fil conducteur des migrations ou De jeunes créateurs un peu original. plus globalement L’ a s s o c ia t i o n des autres pays du monde. E n « ethniques »peuvent EquiTerre avait par exemple organisant une soirée multicultu- accepter de vous prê- pris le thème du relle avec défilé de voyage, et mis en boubous africains, ter leur création pour scène vis a vis du de saris indiens public un départ multicolores ou de un défilé du monde en avion. A déclirobes mexicaines, ner suivant votre vous souhaitez faire évoluer le imagination : un pays en particulier, une saison, une couleur... Le regard de l’autre ? « » choix de votre thème déterminera la déco, et la musique. La forme est d’autant plus importante ici que, parmi la palette d’actions de promotion de la solidarité internationale, le défilé de mode tient une place particulière. Par son ampleur et par l’impact attendu en termes d’image. En effet, rien de tel pour dépoussiérer l’image d’un commerce équitable trop souvent perçu comme ringard, ou celle du boubou africain ou du sari indien parfois assimilés à un contexte traditionnel, que de les réconcilier avec l’air du temps. un plus. Généralement, seules les personnes à l’aise avec leur physique se portent volontaires pour défiler : rassurez néanmoins les courageux en leur expliquant que l’esprit est plus à la fête qu’aux top-models aux formes parfaites. Pourquoi ne pas vous adresser à des mannequins débutants ou professionnels que ce geste motiverait ! 2. ORGANISER L’ÉVENEMENT o Se faire prêter des vêtements. Pour ce qui est des vêtements en eux-mêmes, vous pouvez espérer vous les faire prêter (les marques les solderont ensuite ou les réutiliseront pour d’autres événements). o Trouver du monde. Il vous faudra trouver des étudiant(e)s bénévoles pour défiler, des étudiants en coiffure et maquillage, d’autres pour la lumière et la musique, faire la caisse ou l’accueil le jour J, la réalisation d’affiches et la communication. Ainsi, EquiTerre a fait appel à une cinquantaine de bénévoles pour son défilé. Dans les écoles de maquillage et de coiffure, vous pouvez négocier une prestation bénévole des étudiantes avec défraiement des produits de maquillage ou de coiffure utilisés. Et obtenir des dons en nature de la part des marques de produits cosmétiques. Comptez une quinzaine de mannequins pour présenter une trentaine de modèles. Votre réseau de relations, ou des annonces passées dans un centreressources comme la Maison des Initiatives Etudiantes à Paris ou l’Espace Vie Etudiante à Grenoble, ou dans les écoles ciblées seront En plus des contacts locaux que vous avez pu établir, vous pouvez vous adresser aux marques de « vêtements équitables » comme Misericordia, Tudo Bom ?, Ideo, EquiTerre... et toutes les autres citées dans la partie ressources p.28. De jeunes créateurs « ethniques » peuvent aussi accepter de vous prêter leurs créations pour un défilé du monde. Ainsi, l’association des étudiants tamouls de France s’est associée à une styliste créatrice de bijoux et d’une ligne de vêtements inspirés des vêtements traditionnels indiens. Vous pouvez également fouiller les boutiques des quartiers indien, chinois, latino ou africain dans les grandes villes pour trouver quelques nippes. Au vu du peu de temps dont vous disposez néanmoins, n’hésitez pas à vous adresser directement aux associations d’accueil d’étudiants étrangers : avec un peu de chance, leurs membres ont emporté des costumes traditionnels de leurs régions dans leurs valises et accepteront de les prêter voire de les porter lors du défilé. o Trouver un lieu. Un amphi peut facilement faire office de podium, mais un minimum de décoration sera à prévoir : toile de fond pour égayer la salle ou écran sur lequel sera projetée une image. La sécurité et l’accueil des mannequins, habilleurs, coiffeurs et maquilleurs en coulisse sont aussi des éléments à prendre en considération. Il est particulièrement folklo de se changer à l’étage, de descendre les escaliers, et de traverser l’assemblée avant de défiler ! Au minimum, prévoyez un lieu qui puisse accueillir un paravent à proximité de la scène. L’habilitation du bâtiment à recevoir du public est souvent accompagnée de contraintes quant aux consignes de sécurité incendie, au nombre maximum de personnes autorisées, et au nombre de vigiles. Il faudra néanmoins vous y soumettre. La convivialité d’un bar associatif a pour corollaire problématique un brouhaha qui gênera le défilé. Louer une boîte de nuit peut s’avérer très classe, mais il faut en avoir les moyens : à ne prévoir qu’en cas de « greffe » de votre défilé sur une soirée étudiante 25 au préalable organisée par un o Trouver des sous. BDE. Pour une petite salle, l’idéal Vous avez peu de temps pour est d’avoir un écran de projection rechercher des financements sur lequel vous retransmettrez en extérieurs. La solution : mettre direct le défilé pour toute la salle. le paquet sur les avantages en Dispositif pour lequel vous aurez nature. Demandez à la structure qui vous accueille l’habileté de vous Une règle d’or : si elle accepte de adresser aux assoprendre en charge ciations de vidéo le déf ilé ne doit le buffet (solidaidans votre fac. re), en particulier Dans la plupart des salles, il est pas durer plus de si c’est une mairie, de vous prêobl iga toi r e de ter un podium, le s o u s c r i r e u n e trente minutes. matériel lumières assurance « responsabilité civile et dommage » et la sono, le service sécurité... couvrant les dégâts matériels Femmes Actives (association occasionnés à la salle, dégâts de réinsertion de femmes immides biens et sinistres occasion- grées) avait par exemple préparé nés aux personnes. La Ligue de le repas d’un défilé à Paris. Plus de l’enseignement propose une conseils sur l’organisation d’un affiliation spéciale « Associa- repas du monde sont à votre distions d’étudiants » 2007/08 position p 30. au tarif de 80 euros. Tout est Un petit budget est aussi à prévoir expliqué sur le site www.anima- pour l’impression et la diffusion fac.net, bouton « assurez votre du matériel de communication, association » en page d’accueil. les envois de vêtements et le Pensez à faire les démarches transport des bénévoles, le manécessaires au plus vite : l’at- tériel de maquillage, le traiteur du testation peut en effet être une cocktail... Une solution peut être condition sine qua non pour louer de demander une participation une salle ou du matériel. Le délai aux frais (trois euros en prévente entre la demande d’affiliation et et cinq euros sur place pour le la réception de l’attestation est défilé EquiTerre). d’environ une semaine. o Trouver du public. o Trouver une date. Pour réussir à faire venir des perLa Semaine de la solidarité inter- sonnalités de tous les milieux, nationale ayant lieu du 17 au 25 étudiants, académiques, écononovembre 2007, votre calendrier miques (des entreprises du secest déjà bien ciblé. Si les disponi- teur de la mode ou des fondations bilités de la salle ne vous ont pas concernées par le développement déjà contraints à choisir un jour durable), politiques (des maires, et une heure, n’oubliez pas de conseillers régionaux et généraux pensez aux impératifs de votre en charge de l’environnement, de public : les étudiants ont cours l’économie solidaire, des relations la journée et seront sans doute internationales, représentants moins prompts à se déplacer lors diplomatiques de pays dont sont d’un week-end... issus les vêtements), une seule « » 26 solution : faire une bonne promo. Pour cela, commencez à éditer des affiches et tracts dès que vous connaissez la date et le lieu du défilé, sans gaspiller le papier, dans l’idéal écolabellisé. N’oubliez pas d’inscrire votre défilé sur le site de la SSI, www.lasemaine.org, et d’en faire part à Animafac (redaction@ animafac.net), Etudiants et développement ([email protected]). La presse et l’opinion publique sont encore très réceptives à ce nouveau concept parce qu’il est innovant, et attise la curiosité. Vous pouvez négocier des publicités gratuites dans des médias sensibles à votre approche (Alternatives Economiques, L’Humanité, Phosphore, Politis pour le commerce équitable ; Africa n°1, Radio Latina, Beur FM, Radio France Internationale pour les défilés du monde...), les médias locaux et les médias étudiants comme les Radio Campus. 3. GÉRER LE JOUR J o Faire une répèt générale. Dans l’idéal, vous avez pu réserver le lieu un jour avant le jour J, sinon votre répétition générale se fera le matin du défilé. Procédez aux essayages, trouvez les vêtements adaptés à la taille de chacun des mannequins, déterminez où les mannequins doivent s’arrêter sur leur parcours, pour que des photos puissent être prises et que le public ait le temps de voir le vêtement (prévoyez deux à trois arrêts par modèle), définissez l’ordre de passage... Veillez à ne pas intercaler les mannequins de manière trop consécutive : entre deux allers-retours d’une même personne, trois ou quatre autres mannequins doivent défiler pour leur laisser le temps de se changer. Testez le maquillage, la musique. Selon le thème du défilé, le maquillage pourra être d’inspiration ethnique, artistique, très simple ou très travaillé. Un défilé de peinture sur corps a même été organisé lors d’une rencontre d’associations de solidarité internationale. Une règle d’or : le défilé ne doit pas durer plus de trente minutes, pour conserver intacte la curiosité du spectateur. o Préparer une salle qui en jette. Prévoyez d’arriver (très) en avance pour vérifier que tout fonctionne (vidéo-projecteur, ordinateur, son lumière). Soignez la déco : tissus bogolans du Mali ou Batik, photos de voyage, expos (voir p.22)... Pour bien marquer le parcours sur le podium, l’idéal est de poser une moquette. Si vous ne parvenez pas à récupérer de la moquette dans des salons, vous devrez vous la procurer vous-mêmes. Dans tous les cas, vérifiez bien que les tissus sont ignifugés et la moquette aux normes anti-feu. Les mannequins doivent arriver deux heures en avance au moins pour le maquillage et la coiffure. Derrière le rideau en bout de scène, préparez sur des portants les vêtements par ordre de passage, avec pour chacun le nom du mannequin. Prévoyez deux-trois personnes dans les coulisses pour aider les mannequins à passer les vêtements, sans trop de casse. Si vous n’arrivez pas à vous faire bricoler une bande originale par des musiciens, ou à les convaincre de jouer en live, il faudra prévoir le paiement des droits à la Sacem (une fiche pratique vous détaille tout ça sur www.animafac.net). o Etre un bon animateur. Le public arrive, et vous vous devez de l’accueillir en nombre : un petit flyer avec les marques présentées, ou le nom des tenues traditionnelles, fait toujours son effet. Ces flyers peuvent être distribués à la fin également, l’idée étant que le public reparte avec une trace de ce qu’il a vu. De manière générale, ménagez la vue et l’ouïe de vos spectateurs. Si vous présentez les modèles au micro, attention à ne pas parler pendant les applaudissements, ni trop vite, et à ne pas écorcher le nom des marques. Une musique qui « bouge » pourra donner envie au public de danser. Lors d’un défilé consacré à l’Afrique, une artiste malienne accompagnée de griots traditionnels avait assuré la musique en live du défilé, suivie par un groupe local de reggae-ska : ambiance garantie, le public n’avait pas hésité à se lever. Dans tous les cas, si le commentaire au micro se révèle trop plat, préférez projeter un powerpoint en fond avec, pour chaque modèle, une diapositive lisible qui devra comporter le nom de la marque, du vêtement, et le pays de provenance. o Autour du défilé. Les entreprises ou associations qui ont créé les vêtements dans une démarche éthique seront sans doute enthousiastes pour participer aux débats avant ou après le défilé lui-même. Elles expliqueront ainsi chacune leur vision d’une fabrication fondée sur le respect des droits de l’homme, la diversité culturelle et le développement durable. Un débat plus formel donnera la parole à un journaliste, des experts : pour cela, lisez nos conseils p.8. Vous pouvez aussi proposer des petits ateliers « apprendre à mettre un sari » (la fameuse technique des sept plis) ou un turban touareg (tout un art). Pour finir, un cocktail permettra au public de poser des questions aux fabricants, voire d’acheter des vêtements. o Et après ? Rangez... Vérifiez que personne n’est parti avec une fringue sur le dos, qu’aucun vêtement ne manque à l’appel, n’est abîmé ou n’a de tache de maquillage, sinon, selon ce que vous aurez négocié avec la marque, vous devrez rembourser le vêtement. Si les maquilleuses partent en avance, pensez à vous munir de démaquillant pour que les mannequins puissent repartir sans qu’on les dévisage dans la rue ! N’oubliez pas de demander à quelqu’un de prendre des photos, de filmer le défilé et les commentaires des visiteurs, de tenir un livre d’or... Indispensable pour donner aux mannequins et tous ceux qui ont mis la main à la pâte un souvenir de l’événement, pour envoyer le bilan aux partenaires et un communiqué de presse pour les médias. r 27 Ressources o DEFILE SOLIDAIRE « Fringues, nippes, chiffons, frous-frous équitables » Fringues au quotidien Alter Mundi 41, rue du Chemin-Vert 75011 Paris 01 40 21 08 91 [email protected] www.altermundi.com 53, boulevard de Strasbourg 75010 Paris 01 56 03 93 50 [email protected] www.artisansdumonde.org (Liste des magasins sur le site) Andines Scop Artisans du Soleil Ao Ava Azimuts - Artisans du Népal Artisanat-Sel EquiTerre 6, rue Arnold Géraux 93450 L’Ile Saint Denis 01 48 20 48 60 [email protected] www.andines.com 68 rue du Faubourg St Martin 75010 Paris 06 08 52 53 20 [email protected] www.aoava.com Parc d’activités Arboria, 420 rue des Frênes - 45700 Pannes 02 38 89 21 00 [email protected] www.artisanatsel.com 28 Artisans du Monde (Fédération) La Gaucherie aux Dames 49310 Montilliers Tél. : 02 41 71 85 56 [email protected] www.ads49.org 54, rue Gambetta 47400 Tonneins Tél. : 05 53 64 30 39 [email protected] www.azimuts-art-nepal.com 94, rue Alexandre Dumas 75020 Paris Tél. : 01 43 79 94 31 [email protected] www.EquiTerre.com Idéo 21/23, rue des Grands Champs 75020 Paris 01 42 02 51 38 [email protected] www.ideo-wear.com Misericordia Survêtements péruviens 25, Avenue de Wagram 75017 Paris 01 46 27 05 13 - 06 15 45 76 38 [email protected] www.misionmisericordia.com Monsieur Poulet Site participatif de tee-shirts équitables. Vente en ligne ou chez Alter Mundi. Rachid - 06 63 72 27 31 [email protected] www.monsieurpoulet.com Sira Kura 8, rue Jean-Baptiste Dumay 75020 Paris 01 43 15 08 83 [email protected] www.sira-kura.com Tudo Bom ? c/o Fair Planet 40 rue Chabrol - 75010 Paris 01 76 74 80 60 [email protected] culottes équitables Robes du soir / de mariée Aranel Créatrice de robes de rêve écolos [email protected] www.declencheuse-de-reve.com Peau-Ethique c/o C.A.BIO La Croix Mazenod 42400 Saint-Chamond 04 77 22 98 62 [email protected] www.peau-ethique.com Veja Nu Streetwear PRoduits bio et équitables Alter Eco c/o Fairplace 70, boulevard Anatole France 93200 Saint-Denis 01 55 84 43 41 ou 01 55 84 43 42 [email protected] www.nustreetwear.com 36, boulevard de la Bastille 75012 Paris Tél. : 01 47 42 32 20 [email protected] www.altereco.com Défilé de bébés Commercequitable.com (Forest People) Bébés en Vadrouille 47 bld Henri IV - 75004 Paris 01 48 87 19 68 [email protected] www.bbenv.com EquiTerre De nombreux défilés ont été organisés par EquiTerre. N’hésitez pas à les contacter pour leur demander conseil ! 94, rue Alexandre Dumas 75020 Paris 01 43 79 94 31 Nadège ou Pascal. [email protected] www.EquiTerre.com De phil en troc’ Chaussures Points de vente sur le site internet [email protected] www.veja.fr Besoin de conseils ? 15, rue Lafayette 94210 La Varenne Saint Hilaire Tél. : 01 55 97 04 92 contact@commercequitable. com www.commercequitable.com Guayapi Tropical 73, rue de Charenton (showroom) 55, rue Traversière (bureau) 75012 Paris Tél. : 01 43 46 52 43 www.guayapi.com C’est l’association qui assure la distribution et la promotion de la marque Ao Ava, vêtements équitables paraguayens. Ils ont déjà organisé de nombreux défilés et notamment celui de la caravane organisée par Etudiants et développement à l’occasion de la SSI. Plus d’infos sur cette caravane... www.etudiantsetdeveloppement.org 82 bd de Port Royal 75005 Paris 06 08 52 53 20 [email protected] www.aoava.com Association des Diplômés et Etudiants Maliens de France Cette association a organisé un défilé interculturel à Aubervilliers mêlant communautés de travailleurs migrants et d’étudiants maliens, burkinabés, sénégalais, français ou nés en France, générations et voisins. Costumes traditionnels ou modernes d’ici et d’ailleurs, déco, musique live et ambiance garantie. Ses membres se feront un plaisir répondre à vos questions. Ismaël SACKO 06 50 85 34 64 Mahamet TRAOURE 06 12 55 43 88 [email protected] 29 oFiche pratique gastronomie Organiser une animation gastronomique Pour faire passer dans la convivialité des valeurs solidaires, pour faire connaître les produits du commerce équitable, ou pour inviter au voyage par les papilles, organiser une animation gastronomique est à portée de votre main. Que ce soit à la bonne franquette, façon convives autour d’un sanglier avec leur druide, ou opération séduction façon cuisine aux mille parfums, voici quelques conseils pour réussir votre recette. 1. DÉFINIR VOTRE DÉMARCHE Une animation gastronomique pour faire passer quel message, à qui et sous quelle forme ? Ces trois questions sont des préalables indispensables à l’organisation de votre animation gastronomique. o Le message. Pourquoi avez-vous choisi de sensibiliser votre public à des enjeux de solidarité internationale par le biais du goût? Votre idée est-elle de faire découvrir les saveurs des produits du commerce équitable ? De permettre aux étudiants de se retrouver autour d’un repas du monde ? De vous greffer sur un autre événement de la Semaine de la solidarité internationale pour restaurer les estomacs vides ? Ou encore de faire du repas un prétexte au jeu ? 30 o Le public. Le lieu, l’heure et le thème de votre animation gastronomique peuvent changer du tout au tout selon que vous vous adressez au grand public, à des collégiens et lycéens, à vos camarades de promo ou à des associatifs déjà versés en produits équitables ou cuisine berbère. Demandez-vous à qui vous souhaitez proposer votre invitation à grignoter, et tentez ensuite d’adapter votre menu à ce public. o La forme. Deux types d’animation gastronomique s’offrent à vous : le repas (du monde ou thématique), toujours convivial, et la dégustation, plutôt ludique. Le principe du repas du monde est inspiré de celui des repas de quartier : faire se retrouver, mieux se connaître une communauté de gens qui se côtoient régulièrement, autour d’un repas préparé par l’ensemble des participants. Votre périmètre d’action pourra par exemple être votre fac. Ici, vous l’avez compris, il n’est pas question de préparer à manger pour cinq cent personnes. Il s’agirait plutôt de mettre à profit pour le bien commun les talents culinaires et le garde-manger de chacun. Pour que l’événement soit une réussite, davantage encore qu’à l’habitude il faut que le public y vienne nombreux, puisqu’il est autant spectateur, acteur et producteur de ce moment privilégié. Quelques tables pourront alors devenir un grand festin où se mêleront profs, personnel, étudiants étrangers et français et, parfois, voisins. Venue de l’association AEGEE, l’animation « Switching tables » peut vous donner des idées. C’est un repas à trois plats où chaque équipe (deux joueurs qui se sont inscrits ensemble) prépare un plat, de préférence typique de son pays ou de sa région, et se fait servir les deux autres. On mange chaque plat chez une personne différente, et c’est l’occasion de parler une autre langue, et de découvrir des personnes et des cultures gastronomiques différentes de la sienne. La soirée se termine dans un bar où tous les participants se retrouvent pour échanger leurs impressions, culinaires et autres. Autre variante, le « repas insolent » inventé par l’association Insolens et repris par StartingBlock : une animation gustative et participative illustrant les inégalités Nord-Sud et les interdépendances entre les divers acteurs du monde (détail dans la partie « ressources » p.34). o Ludique : la dégustation. Plus qu’un repas, la dégustation fait la part belle aux sens. La dégustation est moins lourde d’un point de vue logistique, un stand bien placé suffit. L’objectif peut être de montrer que, contrairement aux préjugés, les produits équitables ne sont pas moins bons que les autres et sont parfois même meilleurs, ou que la cuisine japonaise peut proposer à nos papilles autre chose que les sempiternels sushis. Selon les publics que vous visez, voici deux idées de dégustation. les gens par la main, les faire réagir sur le goût, leur donner des éléments d’explication. ffLa dégustation-comparative. Comme dans le vin, vos produits culinaires peuvent se prêter à cet exercice raffiné. Il s’agit ici de faire goûter à l’aveugle deux produits comparables (deux chocolats noirs 70%, deux thés verts de Darjeeling ou deux cafés pur arabica) pour choisir celui que l’on préfère. Cela ne fait plus du tout appel à l’engagement politique ou social de la personne mais uniquement à ses sens. Et peut prouver que les produits équitables supportent la comparaison avec leurs concurrents non équitables. Pour un parcours interculturel du goût, vous pourrez choisir de faire deviner, toujours les yeux bandés, les épices d’un pays, ou le nom d’un fruit : une gousse de vanille de Madagascar, deux espèces différentes de mangues d’Inde, un jus de bissap du Sénégal... Et proposer aux visiteurs un voyage au creux de la diversité des traditions culinaires : thé à la menthe mauritanien et thé au lait sucré indien, café éthiopien et italiano expresso... o Les alentours. Une dégustation s’intègre aussi très bien dans un événement de plus grande envergure comme un concert, un défilé ou après un débat. Beaucoup de gens s’arrêteront d’abord pour boire un café à l’œil, puis resteront discuter quelques instants, regarderont les dépliants... Si vous avez décidé d’organiser un repas, allez-vous proposer des animations, autour des convives, proposer concert en plein air, spectacles de rue, improvisations, jeux, jonglage, percussions ? 2. ORGANISER L’ÉVÉNEMENT o Etape 1 : Trouver un lieu En novembre, à moins d’être les heureux étudiants d’un campus nicois ou corse, il fait en général trop froid pour envisager un repas ou une animation en extérieur. Pour un repas, selon le public que vous visez, vous pouvez organiser cette opération séduction dans une Maison des jeunes et de la culture, un centre social, ou un campus universitaire. Préférez un lieu de passage de votre université ou de votre école pour animer votre stand de dégustation. ffLa dégustation-découverte. Elle est destinée à faire connaître le commerce équitable, ou une spécialité culinaire de votre crû ou d’un pays, à ceux qui n’en ont jamais entendu parler. Dans ce cas, la présence de plusieurs membres de l’association sera nécessaire car il faudra prendre 31 o Etape 2 : Trouver une date La Semaine de la solidarité internationale se déroulant du 17 au 25 novembre, votre calendrier est déjà bien ciblé. Pour une dégustation, choisissez le moment de la journée le plus approprié, généralement le milieu de matinée, vers 10 heures - surtout si vous proposez du thé ou du café qui sont des excitants - et en règle générale, ni avant ni après les repas. Pour le repas, un dîner aux lampions permet d’embrayer sur une soirée. Préférez l’heure du déjeuner si vous souhaitez toucher plus de monde sur votre campus entre deux cours, ou couper de façon conviviale un événement organisé sur toute une journée. o Etape 3 : Trouver des sous Le temps dont vous disposez pour organiser votre animation gastronomique ne vous laisse que très peu de marge pour trouver des financements. Si vous avez pris l’option « repas du monde » où chacun apporte une spécialité de son coin à grignoter, vos frais sont réduits. Si vous avez choisi de prendre en charge l’approvisionnement 32 en victuailles solidaires, vous devez calculer les quantités en fonction du nombre de personnes prévues : comptez un paquet de 250 grammes de café pour trente tasses, un sachet de thé et deux organise des petits déjeuners équitables, avec la possibilité d’acheter les produits. Exemple de menus : « le solidaire » (une boisson chaude et une tartine de pain bio avec de la pâte à tartiner ou de la confiture équitable), « l’exotique » (avec du thé, des tartines du monde, des jus de fruits, des biscuits), « l’écolo » (tartines de pain bio, miel, confiture, céréales). o Etape 4 : Trouver du public Point clef du projet, vous devrez miser, plus que jamais, sur une bonne communication autour de votre animation gastronomique. On ne change pas les habitudes d’une université sans une bonne carrés de chocolat par personne, information. Il vous faudra donc etc. Tentez d’obtenir gratuitement mettre en relief l’originalité de des produits auprès des marques l’événement, l’aspect fédérateur du commerce équitable, comme et gratuit qui alimentera le bouAlter Eco, Ethiquable ou les tor- che-à-oreille s’il s’agit d’un repas réfacteurs concessionnaires du de fac, l’allure exotique s’il s’agit label Max Havelaar (la liste est d’une dégustation du monde. dans la partie « ressources » p L’aspect agora et « discussions 134), enclines à faire un geste socratiques » autour d’une tartine pour des étudiants motivés. Il est de paté plaira sans doute aux habitués du « cafétoujours utile de Pensez aux mé- philo »... Préparez prévoir un docudonc soigneusement de présentation de l’asso- dias locaux : quoti- ment les outils de communication, ciation, décrivant ses membres, diens, magazines affiches et tracts, qui annonceront son objet, son histoire, qui vous étudiants, radios cam- l’événement. On peut en laisser servira à rassurer vos interlocuteurs pus, fanzines, etc.. des tas dans les sur votre sérieux. restau-U, les caVous devrez aussi préciser le fés des environs... mais l’essentiel cadre de la dégustation ou du reste de trouver une équipe motirepas, le nombre de personnes vée pour « differ ». Pensez enfin attendues et les quantités dont aux médias de proximité : quotidiens, magazines étudiants, vous avez besoin. Autre option pour rentrer dans vos radio-campus, fanzines, publifrais : demander quelques deniers cations institutionnelles et sites en échange de vos mets. EquiTerre webs partenaires. N’oubliez pas « » d’inscrire votre action sur le site de la SSI, www.lasemaine.org et d’en faire part à Animafac ([email protected]), Etudiants et développement (lasemaine@ etudiantsetdeveloppement.org). Intégrée à la mailing du personnel de l’université, l’annonce de votre repas solidaire peut faire venir tous les acteurs de votre université. La présence d’un président, de profs et de membres administratifs et techniques du personnel a plusieurs avantages. Vous pourrez enfin les rencontrer et discuter avec eux des projets de votre association de façon plus informelle, et contribuer à faire vivre la « communauté universitaire », mise à mal ces dernières années. 3. GÉRER LE JOUR J o Préparer un stand qui en jette. Pour une dégustation, le stand devra comporter tables, chaises, et une petite décoration. Il est aussi conseillé de se munir de supports de communication, tels que des cartes postales, dépliants, ou une exposition. Vous avez le choix parmi les expositions listées p.22. o Préparer une salle. Pour un repas, s’il y a des tables, les disposer en U est un bon moyen de faciliter les discussions. Prévoyez le laps de temps d’installation et celui que nécessite le nettoyage (surtout si vous ne disposez du lieu que dans une tranche horaire précise). Installez nappes et couverts pour les dépourvus. Vous pouvez mettre en place quelques chaises, mais celles-ci prédisposent à s’asseoir auprès des personnes que l’on connait déjà et peuvent s’avérer une entrave aux déplacements et à la dynamique de la soirée. (« Djihkadjihka(a) ! Onkla ? »... Qui veut, à peu près, dire en présumérien : « viens partager ma couverture et mon repas, ô ami(e) qui a l’air de chercher sa voie entre les cacahuètes et le jus de goyave ! L’as-tu préparée chez tes parents cette belle salade de riz qui m’a l’air si goûteuse ? »). Il faut aussi trouver un moyen d’installer la belle banderole qui indique « Repas solidaire de... » (remplir les trous à même le tissu) et mettra, au vu de tous, les associations à l’origine de cette brillante idée. sur une table et hurler la célèbre phrase « bienvenue au repas solidaire, à table et bon appétit ! ». Pour un stand de dégustation, recevez avec bonne humeur le chaland, et sachez le guider dans la découverte culinaire que vous lui proposez. o Etre un bon animateur. Constituez également une « équipe d’accueil », qui sera chargée (surtout pour un premier repas) d’expliquer aux arrivants le fonctionnement de la soirée (« tu peux poser tes plats sur les tables. J’peux avoir une bière / un jus de gingembre bio ? »). Ils pourront aussi distribuer d’éven- o Et après ? Avant que les festivités ne commencent, vous avez judicieusement pensé à faire la liste de toutes les personnes un peu motivées qui auront la joie (immense) de ranger les lieux à la fin de l’animation. Vous gagnerez du temps en trouvant des relais, au charisme suffisant pour impliquer les victimes de leur sourire dans cette tâche. A l’issue du buffet, profitez-en pour recueillir les impressions des intervenants et du public afin de pouvoir tirer un bilan de cet événement. Prendre des photos du stand ou au cours du repas vous permettra également de mettre en valeur votre action dans le dossier de présentation de votre association. Pour apporter tuels tracts... Enfin lorsque vous estimerez suffisant le nombre de personnes réunies, le plus motivé d’entre vous pourra monter un impact supplémentaire à ce bilan, vous pouvez envoyer un communiqué de presse aux médias locaux et de l’université. r 33 Ressources o gastroNOMIE Besoin de conseils pour votre animation gastronomique? Repas du monde Repas insolent Les associations d’accueil des étudiants étrangers organisent régulièrement des buffets du monde avec des spécialités préparées par des ressortissants de différents pays. N’hésitez pas à leur demander conseil, voire à leur proposer de s’associer à votre événement ! Coordonnées des associations sur www.animafac. net, « l’annuaire des associations » dans la barre d’outils du haut en page d’accueil. D’après une idée originale de l’association Insolens reprise par Starting-block, c’est un repas de sensibilisation à la solidarité internationale au cours duquel les convives prennent les décisions qui modifieront le destin du Monde. Les joueurs simulent un banquet entre continents. Ils sont répartis en proportion de leur population et servis à hauteur de la richesse créée. Des éléments imprévus comme la pollution, les flux migratoires, ou le régime politique viennent perturber le jeu. C’est un authentique jeu de rôles dont la réussite dépend de l’état d’esprit du groupe et des capacités de l’animateur. A titre d’exemple : CENA (Collectif des Etudiants pour une Nouvelle Afrique) - Lille Chacune des nationalités du collectif a concocté un plat typique pour un buffet du monde à la rentrée 2007. 03 20 47 08 16 [email protected] - [email protected] http://www.cena-asso.info Switching tables Association des États Généraux des Étudiants de l’Europe (AEGEE) Jean-marie FAUCHILLE : [email protected] 06 61 34 37 42 http://aegee.paris.free.fr/ Site web AGEE Europe : www.aegee.org 34 Aspects pratiques : Durée : 2 à 3h / Animateurs : 3 à 5 Convives : 20 à 30 personnes (pas plus, pas moins !) Lieu : une grande salle avec cuisine à proximité Comment organiser un repas insolent ? Le repas insolent nécessite un temps de formation préalable (atelier de 2h), pour être au point autant sur la technique d’animation et le déroulé du repas que sur les contenus théoriques abordés (commerce international, dette, migrations...) Starting-block 23 rue des Balkans - 75020 Paris / 01 53 26 79 25 Marjolaine (Paris et IDF) marjolaine@starting-block. org / Nicolas (autres régions) [email protected] / www.starting-block.org Faire soi-même la popote équitable Nos recettes équitables, Max Havelaar « Bananes, café, riz, ananas, thé, miel, cacao... Le commerce équitable nous apporte de plus en plus de produits savoureux. Dans le livre Nos recettes équitables, Max Havelaar a souhaité les mettre en scène à travers une quarantaine de recettes, classées par ingrédient. » Prix : 22,50€ Commande en ligne sur www.maxhavelaarfrance.org Petit-déjeuner et cocktails équitables EquiTerre 94, rue Alexandre Dumas - 75020 Paris 01 43 79 94 31 [email protected] / www.equiterre.com Le livre de cuisine d’Alter Eco Cuisiner équilibré avec les produits du Commerce Equitable : riz, quinoa, chocolat, thé, café... des produits d’une qualité exceptionnelle pour des recettes savoureuses et originales. Prix : 17,10€ Commande en ligne sur le site internet www.alterecodirect.com Saveurs équitables, Artisanat SEL Un ouvrage contenant 22 recettes traditionnelles, savoureuses et variées, de plusieurs pays, ainsi que de nombreux conseils pratiques pour cuisiner les produits issus du commerce équitable. Prix : 4,75€ Commande en ligne sur le site internet www.artisanatsel.com Sensibilisation au commerce équitable Artisans du Monde (Fédération) 53, boulevard de Strasbourg - 75010 Paris / 01 56 03 93 50 Rendez-vous sur le site www.artisansdumonde.org pour avoir les contacts des groupes locaux. CCFD - Comité catholique contre la faim et pour le développement 4 rue Jean Lantier - 75001 PARIS / 01 44 82 80 00 Rendez-vous sur le site www.ccfd.asso.fr pour avoir les contacts des groupes locaux. Et aussi... Une vidéo pour voyager avec les papilles DVD - Les Nouveaux Explorateurs Réalisé par Diego Buñuel, Frédéric Chesneau, Emmanuel Herrero, Maïtena Biraben... France, 2006 - 2007, série de documentaires (52 min), Canal + / Capa / Gédéon Programmes Zoom sur... Fred Chesneau, globe cooker en Thaïlande Fred nous emmène en Thaïlande dans un road-movie gastronomique atypique. La street food de Bangkok, le concours de salade de papaye verte à Loei, le restaurant flottant d’Ubon Ratchatani, sa journée avec Pikéo, la marchande de nouilles ambulante, une pêche aux coques des plus insolites, sans oublier son aventure cathodique avec Adjan Yinsak, LA star de la cuisine en Thaïlande... à la rencontre de l’autre, par le ventre. Ce DVD est gracieusement mis à disposition des assos membres d’Etudiants et développement. N’hésitez pas à nous contacter ! « www.etudiantsetdeveloppement.org » 35 Où trouver des produits équitables ? Produits alimentaires Alter Eco 36, boulevard de la Bastille 75012 Paris 01 47 42 32 20 [email protected] www.altereco.com Andines Scop 6, rue Arnold Géraux 93450 L’Ile Saint Denis 01 48 20 48 60 [email protected] www.andines.com Artisanat-Sel Parc d’activités Arboria, 420 rue des Frênes - 45700 Pannes 02 38 89 21 00 [email protected] www.artisanatsel.com Artisans du Monde (Fédération) 53, boulevard de Strasbourg 75010 Paris 01 56 03 93 50 [email protected] www.artisansdumonde.org (Liste des magasins sur le site) Biocoop Le Triangle, 9-23 rue Paul Lafargue - 93200 Saint-Denis 01 55 93 21 90 www.biocoop.fr (Liste des magasins sur le site) Commercequitable.com (Forest People) 15, rue Lafayette 94210 La Varenne Saint Hilaire 01 55 97 04 92 [email protected] www.commercequitable.com 36 Ethiquable 6, rue Sadi Carnot 93170 Bagnolet 01 49 88 80 50 www.ethiquable.com EquiTerre 94, rue Alexandre Dumas 75020 Paris 01 43 79 94 31 [email protected] www.equiterre.com Guayapi Tropical 73, rue de Charenton (showroom) 55, rue Traversière (bureau) 75012 Paris 01 43 46 52 43 www.guayapi.com Max Havelaar France vêtements, artisanat... Alter Mundi 41, rue du Chemin-Vert 75011 Paris 01 40 21 08 91 [email protected] www.altermundi.com Artisal 12, rue Grande Rivière, La Petite Courade - 16400 La Couronne 05 45 67 88 47 [email protected] Artisans du Soleil La Gaucherie aux Dames 49310 Montilliers 02 41 71 85 56 [email protected] www.ads49.org Immeuble Le Melies, 261, rue de Paris 93100 Montreuil 01 42 87 70 21 [email protected] www.maxhavelaarfrance.org Azimuts - Artisans du Népal Nouveaux Robinsons 1, place de l’Ecole Militaire 75007 Paris 01 45 55 56 06 www.bouticethic.com 49, rue Raspai 93100 Montreuil Tél. : 01 49 88 70 44 16, rue des Graviers 92200 Neuilly sur Seine 01 47 47 92 80 127, avenue Jean-Baptiste Clément 92100 Boulogne Billancourt 01 41 10 94 10 www.nouveauxrobinsons.fr Solidar’Monde 44-52, rue George Sand 94400 Vitry-sur-Seine 01 45 73 65 43 www.solidarmonde.fr 54, rue Gambetta 47400 Tonneins 05 53 64 30 39 www.azimuts-art-nepal.com Boutic Ethic La Compagnie du Commerce Equitable 70, boulevard Anatole France 93210 La Plaine Saint Denis 01 55 84 43 15 www.ccequitable.com Idéo 21/23, rue des Grands Champs 75020 Paris 01 42 02 51 38 www.ideo-wear.com NOTES 37 oFiche pratiqu jeu Sensibiliser à la SI par le jeu La cour de récréation vous a toujours semblé plus épanouissante que le tableau noir pour faire passer des messages ? Comprendre les dysfonctionnements du commerce international, ou les enjeux politiques contemporains de notre planète, nécessite d’en connaître certains mécanismes un peu techniques. Parce qu’il est possible et même conseillé d’apprendre en s’amusant, parce qu’il n’y a pas d’âge pour ça, vous pouvez vous emparer de méthodes ludiques adaptées à tous les niveaux et tous les publics. 1. ANIMATEUR : PROPOSER UN JEU Chers lecteurs, il est désormais temps de choisir votre camp. Si, et seulement si, vous avez décidé de proposer un jeu conçu de vos blanches mains, reportez-vous au premier paragraphe. Si, à défaut d’être un concepteur-né, vous avez quand même prévu de vous lancer dans l’organisation d’un jeu de sensibilisation à la solidarité internationale et recherchez des supports, rendez-vous au paragraphe numéro deux. Tous les participants sont invités à jeter un œil au paragraphe trois. o Concevoir soi-même un jeu De nombreux associatifs se sont avant vous lancés dans la conception de jeux qui se sont révélés être une vraie réussite : c’est le cas des repas insolents, inventés par un étudiant en économie 38 de Sciences-Po au sein de son ressources, ou en créer un de association Insolens. Le Grand toutes pièces. Du point de vue jeu inventé par Soli 13, expliqué du type de jeu, plusieurs possibip.40, fait un malheur à Marseille. lités s’offrent à vous : stratégie, A votre tour, vous souhaitez inau- réflexion, simulation, jeu en ligne, gurer un jeu de votre crû lors jeux d’équipe... Identifiez égalede la Semaine de la solidarité ment les différents supports qui internationale ? Vu les limites sont à votre portée : cartes, plade temps qui sont teaux, électroniles vôtres, c’est Plusieurs jeux s’of- que, en ligne... Le un peu risqué. moment venu de Mais l’aventure frent à vous : stratégie, la conception elvous tente : lanle-même, écrivez cez-vous donc, réflexion, simulation, des règles simc’est très formaples et précises. teur, et ayant lu jeu en ligne, etc. Si besoin, faîtes les cinq fiches appel à vos amis précédentes, vous savez que d’associations d’informatique de nombreuses ressources sont ou de graphistes pour la fabricalà pour vous épauler p.42. Tout tion du jeu. Et enfin, testez-vous. d’abord, il vous faudra clarifier le D’abord, entre animateurs : à trop pourquoi : quel est votre objec- avoir le nez dans le guidon, on tif pédagogique ? Vous pouvez oublie des détails plutôt embêadapter un jeu qui existe déjà tants à découvrir une fois que le parmi ceux cités dans la partie jeu est lancé. Ces premiers tests « » vous permettront de réorienter l’ensemble, d’identifier les règles à préciser. Vous pouvez ensuite faire votre premier test grandeur nature auprès de votre public. En général, peu de modifications sont nécessaires cette deuxième fois. o Protéger votre jeu. Ca y est, votre outil pédagogique fonctionne, il fait même fureur auprès des enfants. Vous souhaitez vous prémunir de toute utilisation abusive ? Dans ce cas précis, acheter un brevet pour enregistrer votre invention auprès de l’Institut national de la propriété industrielle (INPI), n’est pas forcément la panacée : le but est de diffuser votre jeu au plus grand nombre, pas d’y mettre des barrières. Il vous suffira d’insérer une ligne « pour toute citation ou reproduction du jeu, merci de citer l’association créatrice » dans vos règles. Si quelqu’un utilise votre outil de façon malheureuse, vous pourrez porter plainte. o Choisir un jeu selon son public. Créer un jeu en deux semaines, ça ne vous dit rien qui vaille? Bien vous en prend : de très nombreuses ressources existent listées p.42, et puisque d’autres ont pris la peine de les inventer, il serait dommage de s’en priver. Selon l’âge et le niveau de votre public, il vous faudra choisir : certains jeux ont vraiment été conçus pour des adultes par exemple, et vous amuser à les animer en milieu scolaire déboucherait sur un échec retentissant. ffPetits et tout-petits. En trente ans d’expérience, Artisans du Monde a expérimenté toutes sortes d’outils. Certains sont même destinés aux tout-petits : en plus du dessin animé introductif de 5 minutes 30 « L’équité compte » (tous publics), un kit petit déjeuner solidaire (50 euros) comprend un manuel, 25 passeports jeux, un jeu de cartes, un planisphère et des photos. Les 8-11 ans sont amenés à remonter à l’origine des produits qu’ils consomment au petit déjeuner et découvrent par ce biais les échanges internationaux et l’alternative que constitue le commerce équitable. Un jeu de deux heures est en outre disponible, et les bénévoles de l’association peuvent se rendre dans les classes ou centres culturels pour l’animer. Orcades, association spécialisée dans l’éducation au développement, a aussi développé pour tous les publics un certain nombre de jeux, livres, cassettes et dossiers pédagogiques à des prix abordables. Elle aborde la solidarité internationale par les biais différents que sont le développement durable, la mondialisation, le travail des enfants, les droits de l’homme, l’agriculture des pays du Sud. ffLes collégiens. À destination des enseignants en collège, Artisans du Monde a conçu un guide d’animation très didactique, accompagné d’une vidéo « Côte d’Ivoire, les enfants de l’or rouge » sur la production de cacao et ses principales conséquences sur l’environnement et la société. L’association Starting-block, qui intervient en milieu scolaire, a développé avec EquiTerre et Kultures, sur une idée de Sankana, un atelier sur le commerce équitable. Le jeu de rôles « Les villageois de Diambey sont inquiets » est conçu spécialement pour sensibiliser les collégiens aux questions de développement. L’association collabore avec Ingénieurs sans Frontières, les Yeux dans le Monde et Sankana sur les autres volets de ce jeu (développement durable, santé, habitat, eau, agriculture). Ce jeu de rôles se déroule de la manière suivante : les collégiens jouent les villageois (artisans, éleveurs, paysans ...) et un bénévole d’EquiTerre ou de Kultures joue le téfanké (le commerçant) qui vient leur acheter leur récolte, leurs bêtes ou leurs objets. Les villageois sont nombreux face à un seul acheteur. Cette position de faiblesse les oblige à vendre au rabais afin d’assurer la survie de leur famille. Ils se trouvent pris alors dans le cercle vicieux du sous-développement. Reste une solution, leur suggère le téfanké : s’engager dans une relation commerciale durable où ils seront rémunérés à un prix juste, notamment grâce à la réduction du nombre d’intermédiaires. Une dégustation permet ensuite de les sensibiliser au geste solidaire que les collégiens peuvent faire en achetant des produits issus du commerce équitable. 39 40 ffLes lycéens. L’association lyonnaise Coméqui a conçu des animations d’une heure pour des classes de première et terminale ES, sous forme d’un exposé de 30 minutes suivi d’un débat. Les étudiants bénévoles tentent de montrer en quoi le commerce équitable peut répondre aux dysfonctionnements de la mondialisation, le tout en s’adaptant au public et en insistant sur le fait que ce n’est pas la solution à tous les problèmes du monde. d’augmenter sa richesse. Premier moyen : les migrations. Tout participant réussissant à franchir une frontière récupère un billet qu’il doit ramener dans son camp avant de repartir. Autre moyen : une bourse de la « Rue du Mur » (Wall Street), à laquelle n’ont accès que l’Amérique du Nord et l’Europe, puis l’Asie au bout de 20 minutes de jeu, qui fait fluctuer le prix des actions ffPour les adultes. Testé et approuvé par les étudiants marseillais de l’association Soli 13, mélange du jeu des chaises, du trap-trap et d’inventions de leur crû, Le Grand Jeu sensibilise en plein air à l’inégalité de la répartition des richesses, à la dynamique migratoire, à l’aspect aléatoire de la spéculation, et permet d’expérimenter par soi-même les stratégies d’alliances intercontinentales qui peuvent se créer. Sur un grand terrain, des ficelles délimitent les cinq continents sur lesquels les participants se répartissent, en fonction du poids démographique de chaque zone. Des billets « Soli » sont alloués à chaque équipe, en fonction de la richesse de chaque continent. Le but est pour chaque équipe teur ne s’arrête pas à la « Le rôle de l’animalecture des règles. » grâce à un jeu de dés. Dernier moyen : gagner un duel. Si un joueur attrape le tissu d’un membre du camp adverse, il récupère un billet et son adversaire est constitué prisonnier. Bien sûr, des événements du contexte mondial viendront perturber la partie : grèves, tsunami provoquant un flux d’aide humanitaire, révolte paysanne, attaque de sauterelles, restriction des lois d’immigration, ventes d’armes... A la fin, on fait les comptes, tout le monde se pose et débriefe. Un débat fourni sur les inégalités Nord-Sud suit généralement. Sport et fous rires garantis. o Animer le jeu. D’un point de vue pratico-pratique, les jeux ont chacun leur mode d’emploi, qui seront votre première ressource. Mais le rôle de l’animateur ne s’arrête pas à la lecture des règles : rien de plus angoissant pour des participants qu’un maître du jeu ayant l’enthousiasme d’une huître. Pas besoin d’être un pro de l’animation titulaire du BAFA pour vous en tirer à bon compte néanmoins. De façon générale, il vous faudra présenter les consignes pour être compris, organiser la partie, maîtriser le temps, faire adhérer et impliquer les participants, et ne pas oublier de débriefer ensemble en fin de partie. Pour les enfants comme pour les adultes, animer c’est avant tout donner beaucoup de soi et être « dedans ». Si vous n’êtes pas vous-mêmes viscéralement convaincu et enthousiaste à l’idée d’animer le jeu, oubliez l’idée d’en motiver d’autres. Vous pouvez faire entrer dans le jeu par une histoire grâce à vos talents de conteur. Etre déguisé est aussi une bonne porte d’entrée. Repérez dans le groupe les meneurs de troupe, sur lesquels vous pourrez vous appuyer pour entraîner une dynamique pour tous. Il est courant que les esprits s’échauffent lors d’un jeu, et il vous appartient d’éviter que les choses ne dérapent. Si le cadre ludique permet justement à chacun de se rendre compte de ses défauts ou de ses préjugés, personne ne doit ressortir « cassé » d’une animation dont le but premier est de divertir, de faire passer des messages cruciaux en se faisant plaisir. Soyez vigilants sur le fait de n’exclure ni ne ridiculiser personne au cours des différentes étapes du jeu : si un individu du groupe est mis en difficulté, rassurez-le et passez à l’étape suivante, faites avancer le jeu, et montrez l’importance du rôle joué par l’individu dans l’équipe. Précisez bien au début, et autant de fois qu’il le faudra pendant, que le but est de s’amuser et de passer un bon moment ensemble, en aucun cas de gagner ni d’écraser sans vergogne un quelconque adversaire. Un contact avec des associations d’éducation populaire, comme La Ligue de l’enseignement, pourra vous être utile. Vous pouvez aussi négocier des conventions dans le cadre des foyers socio-éducatifs ou des comités d’éducation santé et citoyenneté qui sont, eux, habilités à intervenir en milieu scolaire. Si vous avez, parmi vos o Trouver des sous. Pas d’action pérenne sans des fonds pour faire tourner l’association. Le CROUS pourra être un bon soutien financier pour vous. Vous pouvez également demander des subventions aux directions des affaires scolaires des collectivités locales. Pour info : les écoles primaires dépendent des connaissances, des professeurs d’histoire-géographie ou d’économie, pensez à vous adresser à eux. Ils sont, en effet, les mieux placés pour défendre l’intérêt de votre intervention, mais aussi pour vous proposer des solutions directes pour les intégrer dans le cursus. Faire votre animation dans votre ancien collège ou lycée est plutôt une bonne entrée. On ne saurait trop vous conseiller d’assurer « responsabilité civile et dommage » votre association, et de faire connaître votre animation : reportez-vous aux fiches précédentes pour savoir mener une bonne promo p.8 et éviter les petits tracas de casse de matériel p.14. municipalités, les collèges des conseils généraux et les lycées des conseils régionaux. Vous pouvez également demander une aide en nature à l’établissement : s’il ne peut vous financer, il pourra peutêtre assurer le goûter équitable. 2. PRODUCTEUR : ORGANISER LE JEU Comme pour un film, un concepteur de jeu n’est rien sans un producteur qui assure derrière. Son rôle : trouver la salle, les joueurs, récolter quelques fonds et gérer les tracasseries administratives. Quelques conseils pour brûler les étapes. o Mettre en place le jeu. Ici, la question du lieu est fortement liée à celle de votre public. Souhaitez-vous vous adresser à des enfants ou des adolescents ? Souhaitez-vous toucher les étudiants, le grand public ? Selon votre auditoire, vous devrez faire accepter votre projet par un établissement scolaire, ou chercher une salle sur votre campus, auprès de votre mairie, ou vous installer au cœur d’un marché. Pour une animation en milieu scolaire, quelques précisions s’imposent. Si votre association n’a pas l’habitude de le faire et n’a donc aucun lien avec des établissements, la meilleure porte d’entrée n’est pas forcément d’aborder l’administration de but en blanc. o Et après ? Les émotions du jeu passées, rien de tel que de prendre le temps de grignoter ensemble, de débriefer les ressentis de chacun ou les questions restées en suspens, en fin de partie. Bien sûr, vous aurez sorti l’appareil photo pour laisser des souvenirs à chacun, pour envoyer un bilan aux partenaires et un communiqué de presse aux médias locaux ! r 41 Ressources o jeu Organismes ressources Ritimo - Réseau des centres d’information et de documentation pour le développement et la solidarité internationale 01 44 64 74 14 21 ter, rue Voltaire - 75011 Paris [email protected] www.ritimo.org EducaSol - Plate-forme française d’éducation au développement et à la solidarité internationale 01 44 72 89 71 14 passage Dubail - 75010 Paris [email protected] www.educasol.org Orcades - conception et diffusion d’outils d’éducation au développement et à la solidarité internationale 05 49 41 49 11 6 bis rue Albin Haller - Zone République II - 86000 Poitiers [email protected] www.orcades.org Etudiants et développement - Réseau d’associations de solidarité internationale 42 01 53 61 37 87 38/40 rue Eugène Oudiné 75013 Paris info@etudiantsetdeveloppement. org / www.etudiantsetdeveloppement.org Afric’Impact 04 76 40 47 05 60 place des Géants 38100 Grenoble [email protected] www.afric-impact.org Interv. en milieu scolaire Milieu scolaire mode d’emploi. Pourquoi et comment mener des actions en milieu scolaire ? Ce guide vise à encourager et faciliter la mise en œuvre d’activités et de projets d’éducation au développement en milieu scolaire. http://www.ccfd.asso.fr/ Ligue de l’enseignement N’hésitez pas à leur demander des conseils et un accompagnement. Les coordonnées pour chaque département sont sur son site web. 3, rue Récamier 75341 Paris cedex 07 Téléphone : 01.43.58.97.31 Fax : 01.43.58.97.34 www.laligue.org/ligue Starting-Block L’association mène depuis longtemps des programmes d’éducation au développement et d’interventions en milieu scolaire. N’hésitez pas à la contacter, et à jeter un coup d’œil sur sa base de données en ligne www.sensibiliser-ensemble.org 23, rue des Balkans 75020 Paris Téléphone : 01 53 26 79 25 Fax: 01 53 26 78 07 www.starting-block.org E&D sélectionne des jeux dans chaque domaines et thématiques afin de les mettre en téléchargement à disposition des associations du réseau sur www.etudiantsetdeveloppement.org Vous pourrez pour chacun des jeux cités, télécharger la fiche jeu en ligne. Plus d’infos et conseils : Contactez-nous au 01 53 61 37 87 ou info@ etudiantsetdeveloppement.org Le Grand Jeu Réalisé par Soli 13 Le Grand Jeu sensibilise en plein air à l’inégalité de la répartition des richesses, à la dynamique démographique et migratoire, à l’aspect aléatoire de la spéculation, et permet d’expérimenter par soi-même les stratégies d’alliances intercontinentales qui peuvent se créer. Objectif : Faire prendre conscience des inégalités Nord Sud Durée : 2 heures (15 minutes de présentation du jeu, 45 minutes de jeu, 1 heure de restitution) Matériel : un tableau de répartition des populations et des richesses, un terrain de bonne dimension, 2500 billets Soli dont 500 pour la bourse, de la ficelle pour la délimitation du terrain, du maquillage (cinq couleurs différentes), un morceau de tissu par joueur, une tableau, une table, une chaise, deux dés, une calculette. Animateurs nécessaires : un animateur par zone géographique (deux pour l’Asie), deux animateurs pour la bourse, deux observateurs/vigiles parmi les joueurs et enfin deux animateurs représentant le contexte mondial (animateur de l’ensemble du jeu) Public : à partir de 16 ans Nombre de joueurs : à partir de 50 http://soli13.free.fr/ www.etudiantsetdeveloppement.org Touriste occidental responsable ? Réalisé par la Fédération Afric’Impact Il s’agit d’un jeu de simulation, sous forme de jeu de l’oie géant, pour amener les participants à se poser des questions sur les conséquences de leur comportement lors d’un séjour à l’étranger. Nombre de joueurs : 10 Durée : 1 heure 30 environ http://www.afric-impact.org/ www.etudiantsetdeveloppement.org Jeu de l’oie de l’éducation Réalisé dans le cadre de la campagne « Demain le monde... l’éducation pour tous » Ce jeu, à fabriquer soi-même, s’adresse à un public d’enfants mais peut cependant être facilement adapté à un public plus âgé. Nombre de joueurs : 2 à 25 Durée : 30 minutes www.etudiantsetdeveloppement.org Education pour Tous ? Un jeu du programme Repères du Conseil de l’Europe Dans cette activité, les participants doivent repérer la place des cartes pour former des paires, le but étant de réfléchir aux inégalités concernant la fourniture de l’éducation dans le monde et à la façon de parvenir à « l’éducation pour tous ». Nombre de joueurs : 6 à 30 Durée : 1 heure 30 www.etudiantsetdeveloppement.org Le jeu du parcours des sans-papiers Réalisé par le CIIP (Centre d’Information Inter-Peuples) Ce jeu est un jeu de rôles dont l’objectif est de faire prendre conscience aux joueurs des difficultés et des aléas, voire des aberrations du parcours que font les étrangers arrivés sur le territoire français avant de devenir des sans papiers... Des joueurs se mettent dans la peau d’étrangers primo arrivants. Se présentant au bureau d’accueil, ils vont être renvoyés d’un bureau à l’autre selon leur situation jusqu’à ce que leur sort soit définitivement réglé : régularisation ou explusion. Durée : 2 à 3 heures Taille du groupe : 6 animateurs minimum, nombre de joueurs illimité. www.ccip.fr www.etudiantsetdeveloppement.org Jeu du Commerce International Source : Afric’Impact Objectif : appréhender les enjeux du Commerce Mondial et des échanges internationaux qui favorisent les Nantis. Durée : nviron 3 heures (phase d’évaluation comprise), si le jeu est mené à son terme (avec tous les événéments) Public : à partir de 12 ans, équitablement répartis entre les six “Groupes-Tables-Pays” http://www.afric-impact.org/ www.etudiantsetdeveloppement.org 43 LE JEU DES CHAISES Source : Iteco, Bruxelles Niveau / âge des participants : tout public (dernières classes du primaire, collégiens, lycéens et adultes). Temps / durée d’animation : 30 minutes à 1 heure. Nombre d’animateurs : 1 Nombre de joueurs : 15 à 50 Espace requis : une salle de classe Matériel / équipement : autant de chaises, d’assiettes en carton et / ou de bougies que de participants, cinq affichettes sur lesquelles on inscrit les mots Amérique du Nord, Europe, Afrique, Asie et Amérique latine. Thèmes abordés : populations, agriculture, alimentation... et rapport entre les continents. Objectifs : le jeu des chaises est un jeu de simulation destiné à symboliser la répartition de la population et de la richesse mondiale. Le jeu illustre le développement inégal de la planète en mettant en évidence les déséquilibres démographiques, économiques et alimentaires entre les continents. www.iteco.be www.etudiantsetdeveloppement.org LE JEU DES NOIRS DES BLANCS Niveau / âge des participants : lycéens et adultes Temps / durée d’animation : 1 heure Nombre d’animateurs : 1 Nombre de participants : entre 8 et 32 Espace requis : une salle de classe www.etudiantsetdeveloppement.org L’HISTOIRE D’ASHIQUE Niveau / âge des participants : tout public (dernières classes du primaire, collégiens, lycéens et adultes) Temps / durée d’animation : environ 1 heure 30 Nombre d’animateurs : 1 Nombre de participants : 5 minimum Espace requis : une salle de classe Matériel / équipement : un exemplaire de l’histoire d’Ashique par participant. Thèmes abordés : les droits de l’enfant et les droits qui y sont corrélés (protection contre les formes de travail nuisibles et l’exploitation, droit à l’éducation, droit au jeu et au divertissement, etc.) Objectifs : sensibiliser à la réalité du travail des enfants, développer une approche critique de la complexité du problème et le sentiment de responsabilité s’agissant de trouver des solutions. www.etudiantsetdeveloppement.org LE LOTO DES DROITS Niveau / âge des participants : collégiens, lycéens et adultes. Temps / durée d’animation : environ 45 minutes. Nombre d’animateurs : 1 Nombre de participants : 8 minimum Espace requis : une salle de classe Matériel / équipement : un exemplaire du quiz (voir annexe) par participant Thèmes abordés : les droits de l’Homme. Objectifs : apprendre que les droits de l’homme s’appliquent à tous et partout. Développer des capacités d’écoute. Encourager le respect des personnes et de leurs opinions. www.etudiantsetdeveloppement.org SI LE MONDE ETAIT UN VILLAGE Niveau / âge des participants : enfants (à partir de 12 ans), adolescents et adultes. Temps / durée d’animation : environ 15 minutes Nombre d’animateurs : 1 Nombre de participants : un groupe de 50 ou 100 Espace requis : une salle de classe Matériel / équipement : petits cartons (à découper à partir du tableau en annexe) Thèmes abordés : le poids des déséquilibres et inégalités dans le monde. 44 Objectifs : cette animation vise à poser des jalons pour montrer la nécessité de supprimer les dettes des pays dits « du Sud ». Elle peut faire office de jeu introductif de « mise en route » pour lancer le sujet d’une conférence ou d’une table ronde. www.etudiantsetdeveloppement.org UN PAS EN AVANT Niveau / âge des participants : lycéens et adultes Temps / durée d’animation : 1 heure Nombre d’animateurs : 1 Nombre de participants : idéalement 20 Espace requis : une salle de classe Matériel / équipement : des « cartes de rôle »(il faut autant de « cartes de rôle » que de participants au jeu. Si le groupe est inférieur à 20 personnes, veillez à choisir des personnages en variant au maximum les profils.), une liste d’énoncés de situations ou événements. Ces cartes et la liste en question sont disponibles en annexe de cette fiche ou à télécharger sur le site du CCFD : www.ccfd.asso.fr (Rubrique Eduquer à la solidarité / Les voyages de jeunes / Guide Un visa pour le voyage / Cahier 2 : Ouvrir aux questions de solidarité internationale et à la notion de développement / Fiche 3.) Thèmes abordés : inégalité des hommes face à l’accès aux droits humains. Objectifs : faire prendre conscience des inégalités face aux droits humains, entre pays du Nord et pays du Sud, mais aussi au sein d’un même pays ; sensibiliser à l’inégalité des chances dans la société et, parallèlement, montrer combien certains jeunes (notamment) sont privilégiés par rapport à la majorité de la population mondiale ; faire comprendre ce qu’implique parfois l’appartenance à certaines minorités sociales ou ethniques pour une personne, et les conséquences que cela induit. www.ccfd.asso.fr www.etudiantsetdeveloppement.org LE JEU DES REFUGIES Niveau / âge des participants : collégiens, lycéens et adultes. Temps / durée d’animation : environ 1 heure. Nombre d’animateurs : 1 Nombre de participants : entre 6 et 20 Espace requis : une salle de classe Matériel / équipement : les « cartes arguments » (voir annexes) : celles des réfugiés et celles des fonctionnaires du bureau d’immigration (il faut autant de cartes de jeu que de participants : chaque réfugié et chaque fonctionnaire doit en posséder une.), les cartes de jeu des observateurs, les éléments de mobilier (table / bureau) pour matérialiser le poste frontière. www.etudiantsetdeveloppement.org Jeu-test «Vous tenez à vous rendre sous les tropiques ?» Réalisé par Iteco Vous tenez à vous rendre sous les tropiques ? Coopérant, missionnaire, touriste, chargé de mission, homme d’affaires... Testez vos réflexes et répondez à toutes les questions en cochant une seule réponse. Si vous hésitez entre deux réponses, cochez celle qui vous semble la plus proche de votre état d’esprit. La démarche d’Iteco, centre de formation pour le développement et la solidarité internationale, vise à replacer les citoyens comme acteurs centraux de la société, en mettant à leur portée des instruments d’analyse de leur propre action ainsi que des principaux mécanismes à l’oeuvre dans la société. A l’inégale répartition des richesses dans le monde et en particulier entre le Nord et le Sud, Iteco oppose une éducation des citoyens à la solidarité internationale qui renforce leurs capacités à lutter pour un monde dans lequel pouvoir et ressources sont partagés. www.iteco.be www.etudiantsetdeveloppement.org 45 oFiche pratiqu Théatre-forum Sensibiliser à la SI par le théâtre-forum Aaah, les considérations métaphysiques d’un militant de la solidarité internationale ! De quoi s’arracher les cheveux... ou en faire un beau spectacle ! Incroyable mais vrai, le théâtre-forum (ou théâtre de l’opprimé) permet avec la participation de chacun, sinon de répondre à TOUTES les questions, du moins d’imaginer collectivement des pistes de réflexions alternatives aux problèmes de ce monde. Chouette, hein ? Si ça vous tente, suivez le guide ! o En pratique, comment ça se passe ? Un groupe de comédiens amateurs ou professionnels interprète une ou plusieurs saynètes (de 10 à 20 minutes chacune) illustrant des situations d’oppression ou d’inégalités et dont la conclusion est en général catastrophique. Elles sont ensuite jouées à nouveau, mais cette fois les spectateurs, qui deviennent alors également acteurs, peuvent interrompre le déroulement fatidique des événements... Ils ont la possibilité de venir sur scène pour remplacer un personnage ou en ajouter un, et tenter de briser l’oppression. Si la situation le permet et que le public est réceptif, il se peut même parfois que tous les comédiens soient remplacés et que la scène se joue entièrement avec des personnes du public ! Une personne intermédiaire entre le 46 public et les acteurs, le « joker » (sorte de facilitateur), anime la séance, explique les règles, et fait en sorte que les interventions se déroulent bien et dans le respect de chacun. Néanmoins, il n’existe pas de « règles fixes » du théâtre-forum, dans la mesure où il s’adapte au contexte, au public et que chacun s’en approprie l’utilisation et le jeu. Une séance de théâtre-forum dure en général une ou deux heures, voire beaucoup plus longtemps, c’est vous qui voyez. Cela dépend du contexte, de vos objectifs, du nombre de scènes jouées... Surtout n’oubliez pas que le public, généralement peu rompu à l’exercice, va mettre un certain temps à intégrer le principe du théâtre-forum et qu’une fois lancé, il lui faudra également du temps pour s’exprimer librement. Attention donc à ne pas trop serrer votre timing ! 1 - Définir sa démarche o Le thème Le théâtre-forum a été mis au point dans les années soixante par un homme de théâtre brésilien : Augusto Boal. A l’origine, il a été créé pour résoudre les situations conflictuelles et d’oppression dans les favelas de São Paulo, d’où sont appellation de « théâtre de l’opprimé ». Cette forme d’expression a évolué à travers le monde, pour être utilisée dans différents types de contextes. Elle peut aussi bien aider des infirmiers en psychiatrie à analyser leur pratique professionnelle par exemple, que soulever des problèmes de société dans les pays développés ou interroger les rapports Nord / Sud. Le théâtre-forum, par sa nature, ne permet pas de « faire passer un message », il questionne, fait prendre conscience, explore plusieurs solutions à un problème, les confronte, mais n’impose en aucun cas une vérité ou une solution... Ce n’est donc pas le message, mais le thème que vous voulez aborder qu’il faudra au préalable définir, et si possible, de manière pas trop large : les rapports Nord / Sud vus au travers de l’économie (ex : commerce équitable), des droits humains (ex : travail des enfants), de la santé (ex : prévention du sida ou du paludisme), des discriminations (ex : migrations)... o La scène à jouer Votre thème défini, il va falloir le théâtraliser en une courte saynète d’une dizaine de minutes. Elle doit illustrer la thématique à travers une situation exagérée et surtout, surtout, se terminer très mal ! En effet dans un premier temps, plus les situations sont extrêmes, plus il sera facile pour le public, en principe peu habitué à l’exercice, d’intervenir pour inverser le cours des choses (retrouvez des exemples de saynètes jouées par l’association niçoise Ph TEC sur www.etudiantsetdeveloppement.org). Mais à ce stade de la fiche, deux choix s’offrent à vous : soit vous vous lancez dans l’écriture et la mise en scène de vos propres scènes, soit - choix plus raisonnable si vous voulez être prêt pour la Semaine de la solidarité internationale - vous faites appel à des pros ou à des amateurs déjà rompus à l’exercice et qui disposent de textes déjà écrits et « qui marchent ». D’une manière générale, c’est l’objectif que vous donnez à l’animation qui déterminera votre choix : si l’ac- tion s’inscrit dans le cadre d’une animation ponctuelle, il sera alors plus facile de faire appel à une troupe. Si au contraire vous vous sentez la fibre « boalienne », n’hésitez pas à vous former aux techniques et aux principes du théâtreforum ! Dans l’un ou l’autre de vos choix, vous trouverez dans la partie « ressources » (p.50) tous les contacts utiles pour vous aider dans votre démarche. o Les acteurs Nul n’est besoin d’être Sarah Bernhardt ou Sacha Guitry pour jouer au théâtre-forum, c’est justement son principe et sa force ! Cependant, même extrêmement bien écrite et mise en scène, une scène, et surtout la première qui sert de « base », perd de sa force si elle est (très) mal jouée. N’oubliez donc pas que les acteurs « originaux », qui jouent la première scène et la répètent jusqu’à l’intervention du public, doivent être suffisamment convaincants pour que ce dernier y croie et soit attentif à ce qui se déroule. Si vous vous sentez l’âme théâtreuse donc, n’hésitez pas à bien travailler votre jeu et à répéter la scène dans les moindres détails, encore et encore... jusqu’à plus soif ! 2 - De l’or-ga-ni-sa-tion ! Participation rime avec animation : le rôle clé du « joker » Si la participation du public découle du caractère « choc » des scènes, il faut aussi, et peut-être avant tout, bien expliquer les règles : si le public ne comprend rien au principe du théâtre-forum (un poil compliqué ne nous le cachons pas) il ne sera pas enclin à devenir « spect’acteur ». Le rôle du « joker » est donc déterminant et nécessite d’être très bien préparé en amont de l’animation. En effet, le joker, ou animateur, est la personne experte sur scène, celle qui a tous les éléments pour nourrir et argumenter les questions qui peuvent se poser. Cela suppose non seulement une très bonne connaissance de la thématique abordée, mais aussi une réelle capacité d’animation. Concrètement, c’est la personne qui fait le lien entre les spectateurs et les acteurs et qui doit faire en sorte que le débat se déroule sur scène, et non dans la salle. Pour cela, son seul moyen est de questionner (et non d’affirmer) ; son seul pouvoir est d’interrompre l’action en frappant dans ses mains : alors, les acteur-es se figent en images. A chaque intervention, le joker 47 demande à quel moment de l’action on souhaite intervenir. Les acteur-es « retournent » alors au moment donné et se mettent en image fixe puis, quand le joker frappe à nouveau dans ses mains, recommencent à jouer... à l’intervenant-e alors de se débrouiller ! Surtout, le joker ne doit pas oublier que le public, même si on le dit « acteur », n’est pas habitué au dispositif de la mise en scène et du jeu. Le joker est donc également juge de l’arrêt d’une intervention et arbitre de l’interaction entre public et comédiens. Il peut ainsi parfois donner simplement la parole au public pour qu’il s’exprime sans « jouer » ce qu’il a à dire. En fin de scène, c’est le joker qui synthétise, interroge les ressentis, suggère l’analyse des interventions... bref, c’est un véritable Monsieur Loyal ! o Menues considérations matérielles... Ou comment faire parler de soi, trouver une salle, prévoir un décor, des costumes, des accessoires... et des sous ! Pas besoin d’avoir un grand théâtre avec rideau, poursuite et fau- 48 teuils rouges. Le théâtre-forum peut prendre place n’importe où : hall d’université, salle, amphi, place, square... En réalité c’est surtout le contexte dans lequel se déroule l’animation et le nombre de personnes attendues qui déterminent vos besoins matériels. L’essentiel étant que l’on puisse matérialiser un espace pour la scène et un espace pour le public, et que les participants n’aient ni à tendre l’oreille, ni à se tordre le cou pour profiter pleinement de l’activité. la matérialisation du personnage qu’elle joue, autant qu’elle lui permet de quitter ce rôle lorsqu’elle rend l’objet... Dans la plupart des salles, il est obligatoire de souscrire une assurance « responsabilité civile et dommage » couvrant les dégâts matériels occasionnés à la salle, dégâts des biens et sinistres occasionnés aux personnes. La Ligue de l’enseignement propose une affiliation spéciale « Associations d’étudiants » 2007/08 au tarif de 80 euros. Tout est expliqué sur le site www.animafac.net, bouton « assurez votre association » en page d’accueil. Pensez à faire les démarches nécessaires au plus vite : l’attestation peut en effet être une condition sine qua non pour louer une salle ou du matériel. Le délai entre la demande d’affiliation et la réception de l’attestation est d’environ une semaine. Dès que vous connaissez la date et le lieu de votre spectacle participatif, éditez des tracts et affiches qui vous permettront de signaler l’événement, sans excès de papier, écologie oblige. Pas besoin « Le théâtre-forum peut prendre place n’importe où : hall d’université, amphi, place, square, etc. En ce qui concerne les attributs d’une pièce de théâtre « classique » (lumières, décor, accessoires, costumes, coulisses...), ils dépendent de vos envies et de vos moyens. Un conseil utile cependant : vous pouvez attribuer à chaque personnage des saynètes un accessoire qui lui est propre. Ainsi, lorsqu’une personne du public intervient, l’accessoire facilite » de l’imprimer en couleur sur papier glacé, mais pensez tout de même à soigner la présentation : une communication attrayante est très importante, surtout lorsqu’il s’agit d’une manifestation artistique. Si vous voulez faire des économies, centrez votre affichage et diffage sur les endroits stratégiques pour atteindre le public visé : bars et université s’il s’agit d’étudiants, associations déclaration, assurance...Vous culturelles et théâtres si vous avez peu de temps pour rechervoulez toucher un public amateur cher des financements extérieurs. La solution : metde tréteaux... Mettre le pa- tre le paquet sur A cette campagne les avantages en d’affichage, vous pouvez ajouter un quet sur les avan- nature. Si vous mailing auprès des êtes accueillis associations de vo- tages en nature. au sein d’une tre connaissance, structure (un mais aussi auprès des structures théâtre), demandez-lui si elle travaillant sur la solidarité inter- accepte de prendre en charge le nationale et des médias locaux. buffet (solidaire) qui suivra le Pour un journal du coin, couvrir un spectacle, sollicitez également événement d’envergure nationale les associations travaillant sur la tel que la SSI par un reportage sur solidarité internationale... le théâtre-forum dans votre ville est un excellent point d’accroche. N’oubliez pas d’inscrire votre ac- 3 - Et après le théâtre ? tion sur le site de la SSI, www. lasemaine.org, d’en faire part à Animafac (redaction@animafac. o 5 minutes après net), et E&D (lasemaine@etu- Les spectateurs devenus acdiantsetdeveloppement.org). teurs ne voudront certainement Une semaine avant la première de pas partir sitôt le rideau tombé. votre pièce, sonnez le rappel de Un temps informel, autour d’un tous ceux qui se sont dits intéres- buffet solidaire (voir p.30) par sés par votre manifestation. exemple, peut être un bon moyen Enfin, même si votre salle est de recueillir leurs impressions, gratuite et que les décors et costu- commentaires... Et de vous en insmes sortent de votre grenier, un tel pirer pour organiser de nouvelles événement pourrait néanmoins séances. Faire d’un tel événement vous demander quelques dépen- un moment de détente autant que ses : impression de documents de de réflexion pourra, de plus, vous communication, éventuel buffet, permettre de capter un public qui frais de montage ou de matériel, sera ravi de revenir. « » o Une semaine après Réaliser un compte-rendu écrit, filmé, audio peut être un bon moyen de garder une trace de votre événement. Cela vous permettra non seulement de le valoriser dans le prochain dossier de présentation de votre association. Mais aussi de communiquer a posteriori autour du théâtre-forum auprès des médias, des associations partenaires et d’éventuels financiers qui, si l’événement a eu du succès, pourraient bien être tentés de vous donner quelques subventions pour votre prochaine représentation. o Quelques mois après De très nombreuses campagnes d’opinion existent tout au long de l’année : la Semaine étudiante du commerce équitable , la campagne Demain le monde... la santé pour toutes et pour tous... (Rendez-vous sur www.etudiantsetdeveloppement. org pour toutes les infos sur les campagnes). C’est l’occasion, pour votre association, de sensibiliser sur ces thématiques, de rencontrer de nouveaux publics, d’améliorer votre jeu et aussi, si vous ne l’aviez pas fait, de jouer vos propres textes ! r 49 Ressources o Théatre-forum Troupes ressources Association Etincelle 24 avenue des Pins - 34570 Montarnaud 04 67 02 14 28 Contact : Christine Debize [email protected] http://asso.etincelle.free.fr Compagnie théâtrale N.A.J.E. (Nous n’Abandonnerons Jamais l’Espoir) 57 rue Roger Salengro - 92160 ANTONY 01 46 74 51 69 Contact : Fabienne BRUGEL [email protected] www.naje.asso.fr Association Nationale Arc en Ciel Théâtre Théâtre de l’Opprimé Contact : Evelyne Jade (association Kanevenden) 02 98 92 47 08 Théâtre de l’Opprimé Paris 80 r Charolais - 75012 Paris 01 43 40 44 44 www.theatredelopprime.com Organisation Internationale du Théâtre de l’Opprimé (ITOO) www.theatreoftheoppressed.org 50 Textes à jouer et exemples de saynètes Rendez vous sur www.etudiantsetdeveloppement.org, rubrique « Boîte à outils » ! Témoignages et dossiers web Une participante à un spectacle de théâtre forum sur le site de Place Publique http://www.place-publique.fr/mag/magspip/article. php3?id_article=208 Dossier Théâtre de l’opprimé, du réseau « No pasaran » http://nopasaran.samizdat.net/article.php3?id_ article=1229 Vidéos Caravanes de la Fraternité - ATD Quart Monde à Rennes le 16 juillet 2007 Thème : retard au travail. http://www.atd-quartmonde.org/Video-du-theatreforum.html Association « Des mains pour le dire » association des sourds et malentendants de Lausanne Thèmes : alcool et sexualité. h t t p : / / w w w. ma i ns - d i r e. org / c ontent / blogcategory/19/39/ Livres d’Augusto Boal Le Théâtre de l’opprimé La Découverte, Paris, 1996 (traduction française, 1977, Maspero) Jeux pour acteurs et non-acteurs La Découverte, 1997 (traduction française, 1978, Maspero) L’Arc-en-ciel du désir La Découverte et Syros, Paris 2002 Et aussi... Projet européen « Théâtre et prison » www.teatroecarcere.net Ce guide a été réalisé par : Animafac 23 rue d’Agorno 75012 Paris Tel 01 42 22 15 15 Fax 01 42 22 53 15 www.animafac.net [email protected] Etudiants et développement 38/40 rue Eugène Oudiné 75 013 Paris Tel 01 53 61 37 87 Fax 01 53 79 71 99 www.etudiantsetdeveloppement.org [email protected] 51 Le monde Bouge Et VOUS ? www.lasemaine.org