Un jardin thérapeutique au Centre hospitalier de Nancy
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Un jardin thérapeutique au Centre hospitalier de Nancy
Actualités Hébergement temporaire pour malades Alzheimer en France ans le cadre de la mesure 1 du plan Alzheimer (développement et diversification des strucD tures de répit), la Caisse nationale de solidarité Copyright © 2017 John Libbey Eurotext. Téléchargé par un robot venant de 78.47.27.170 le 07/02/2017. pour l’autonomie (CNSA) a mis en ligne la liste des places d’accueil de jour et d’hébergement temporaire disponibles au 1er janvier 2009 en Observatoire franco-québécois de la santé et de la solidarité n Observatoire franco-québécois de la santé et de la solidarité (OFQSS) a été créé U afin de diffuser et valoriser les éléments les plus représentatifs de la réflexion française et québécoise sur l’ensemble de l’actualité sanitaire et sociale. L’un des objectifs principaux est de créer un pôle francophone entre les deux pays, Un jardin thérapeutique au Centre hospitalier de Nancy e Centre hospitalier de Nancy, et plus particulièrement l’Hôpital Saint-Julien, qui L accueille près d’une centaine de personnes souffrant de la maladie d’Alzheimer, crée un jardin « Art, mémoire et vie » de 3 800 m2, en collaboration avec l’association Jardin et santé. Ce projet, débuté en décembre 2007, devrait s’achever courant 2010. Ce jardin innovant se composera de quatre carrés thématiques : – la terre, avec sculpture d’une fontaine de pierre, cours d’eau et plantations ; – l’eau, avec sculpture et végétaux sur le thème de la mer ; Un laboratoire sur l’incontinence et le vieillissement à Montréal sement, l’Institut universitaire de gériatrie de Montréal (IUGM) vient d’annoncer la création France. Cette liste, extraite du Fichier national des établissements sanitaires et sociaux (Finess), administré par la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (Drees), et susceptible d’être modifiée, regroupe l’ensemble des solutions d’hébergement temporaires spécifiques pour les personnes souffrant de la maladie d’Alzheimer ou de maladies apparentées, ainsi que les places d’accueil de jour. Elle est téléchargeable sur le site de la CNSA (www.cnsa.fr), rubrique Actualités. auquel d’autres pays pourront ultérieurement se joindre. Dans le cadre d’actions communes, l’observatoire travaille en réseau, permettant à chaque organisme adhérant de mobiliser ses propres réseaux et compétences, constituant ainsi un large secteur d’information, d’échange et de collaboration. De plus, l’observatoire publie une revue, des résultats d’études et de recherches qu’il a suscitées entre organismes français et québécois, parraine et organise des colloques et séminaires. – le feu, avec sculpture et éléments de vitrail dans des coloris rouges et orangés ; – l’air, avec sculpture sonore et éléments animés par le vent. Ce lieu accueillant, reposant, entrant dans le cadre de la prise en charge non médicamenteuse, permettra de stimuler et solliciter les mécanismes cognitifs des patients tels la vue, l’ouïe, le toucher et l’odorat. Ce concept novateur se veut propice aux rencontres et aux échanges avec les proches, en développant les repérages spatial et temporel. Il pourra également devenir un lieu d’accueil de manifestations spécifiquement destinées à promouvoir la lutte contre la maladie d’Alzheimer. et l’inauguration du laboratoire Incontinence et vieillissement. L’objectif du laboratoire est le travail sur les origines de l’incontinence afin de comprendre et de développer de meilleurs traitements de physiothérapie dans ce domaine. Il se verra également chargé d’améliorer l’accessibilité aux traitements et, par conséquent, la qualité de vie des personnes souffrant de cette pathologie. La doyenne de l’humanité s’est éteinte ’hôpital Western ConvaL11 septembre lescent a annoncé, le dernier, le décès de Gertrude Baines, doyenne de l’humanité âgée de 115 ans, qui vivait à Los Angeles. Petite-fille d’esclaves afro-américaine, Gertrude Baines est née à Shellman, en Géorgie, le 6 avril 1894. Lui succède aujourd’hui la Japonaise Kama Chinen, âgée de 114 ans, qui vit à Okinawa. Un anniversaire peu ordinaire dans le sud de la France fin de sensibiliser le grand public à la A maladie d’Alzheimer, la ligue européenne contre la maladie d’Alzheimer (Lecma) a organisé un raid d’attelage à travers la France, parti le 20 septembre dernier de l’hippodrome de ParisVincennes. Mené par Patrice Bonhomme, directeur d’un centre équestre, cet attelage de deux chevaux a successivement traversé les villes d’Auxerre, Montluçon, ClermontFerrand, Montpellier, pour enfin arriver à Sète le 28 septembre, jour d’anniversaire d’Annie Girardot, souffrant de la maladie. À chaque arrêt de l’attelage, des conférences ont été organisées afin de rencontrer les personnes concernées, directement ( 134 jleage00054_cor5.indd 134 doi : 10.1684/age.2009.0054 eader dans les pratiques cliniques, les soins spécialisés, la promotion de la santé et le L développement des connaissances sur le vieillis- gérontologiques • Annales de Gérontologie • vol 2, n° 3, septembre 2009 • 12/8/2009 5:52:06 PM ou prolongées de psychotropes, pour les sédatifs et les neuroleptiques. Les nouveautés de la Haute Autorité de santé fin de limiter la prescription de psychotropes chez la personne âgée confuse A agitée et chez le patient Alzheimer présen- Copyright © 2017 John Libbey Eurotext. Téléchargé par un robot venant de 78.47.27.170 le 07/02/2017. tant des troubles du comportement perturbateurs, la Haute Autorité de santé (HAS) vient de publier deux recommandations de bonnes pratiques dont les principaux objectifs sont identiques : promouvoir les techniques de soins non médicamenteuses et éviter les prescriptions inappropriées, systématiques La HAS a également publié un guide ALD n° 15 (maladie d’Alzheimer et autres démences) destiné aux professionnels de santé dans le but d’expliquer la prise en charge optimale et le parcours de soins d’un malade admis en ALD au titre de l’ALD 15 maladie d’Alzheimer et autres démences. Il s’agit d’un outil pragmatique auquel le médecin traitant peut se référer, notamment au moment d’établir le protocole de soins. Pour plus d’informations : www.has-sante.fr Recherches dans la maladie d’Alzheimer ment, ainsi que la définition d’une vision commune sur les questions d’éthique (droits, autonomie et dignité). e 22 juillet dernier, la Commission européenne a adopté des proposiL tions visant à lutter contre la maladie Pour plus d’informations : http:// europa.eu/rapid/pressReleasesAction. do?reference=IP/09/1171&format= HTML&aged=0&language=FR &guiLanguage=en d’Alzheimer, les démences et autres affections neurodégénératives. En effet, la Commission estime que ces problèmes de santé concernent l’Europe entière et nécessitent des actions coordonnées. Ainsi, les pays européens devront mettre en commun leurs ressources et coordonner leurs efforts de recherche dans le domaine des maladies neurodégénératives, et notamment la maladie d’Alzheimer. Les recherches devront donc concerner la prévention (le bien-être mental, le diagnostic précoce), la coordination de la recherche, la diffusion de bonnes pratiques en matière de prise en charge et de traite- Croissance des coûts relatifs à la maladie d’Alzheimer n raison de l’augmentation de E l’incidence des malades souffrant de la maladie d’Alzheimer, une équipe internationale (France, Hongrie, Ecosse, Angleterre, Finlande, Suède) a tenté d’estimer l’impact socio-économique de la maladie d’Alzheimer en Europe dans les prochaines décennies. Le nombre de malades, estimé à environ 7 millions en 2008, représente un coût de 167 milliards d’euros, englobant les frais directs et indirects, et devrait passer à 250 milliards en 2030. Ces chiffres mettent en avant une augmentation inéluctable des charges sociales, et pourquoi pas un recours anticipé sur succession, hypothèse toujours ou indirectement, par la maladie, d’informer et de sensibiliser le public sur les actions entreprises pour lutter contre cette maladie qui touche aujourd’hui près de 860 000 personnes en France et environ 6 millions en Europe. Ce raid a par ailleurs été l’occasion d’une petite escapade pour plusieurs résidents Alzheimer d’une maison de retraite. n août dernier, la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation E et des statistiques (Drees) a publié une révèle que les sujets vivant en établissement d’hébergement pour personnes âgées étaient plus dépendants en 2007 qu’en 2003. En effet, en 2007, 84 % des résidents étaient dépendants, contre 81 % en 2003. Il est mis en évidence que 88 % des patients nécessitent une aide pour la toilette, 79 % pour l’habillage, et les trois quarts présentent des problèmes d’incohérence du comportement ou de la communication. Par ailleurs, l’âge d’entrée en institution est passé de 83,8 ans en 2003 à 84,2 ans en 2007, les personnes de plus de 95 ans représentant 10 % des résidents en 2007. La durée de séjour, en 2007, est estimée à 2,5 ans en moyenne, et environ 133 900 personnes décèdent au cours de la première année. étude relative à la dépendance des résidents de maison de retraite, où vivaient 657 000 personnes en 2007. Ainsi, l’étude Pour plus d’informations : www.sante. gouv.fr/drees/index.htm Une dépendance de plus en plus accrue en maison de retraite d’actualité… Une question majeure clôt cette étude : « alors que les ressources financières des systèmes de santé et de protection sociale sont en permanence sous tension et que la population des personnes malades augmente, comment améliorer la prise en charge de la maladie dont le coût représente 1,3 % du PIB, avec le meilleur rapport coût-efficacité ? ». Une solidarité sociétale semble s’imposer… Pour plus d’informations : Gérontologie et société 2009 ; 128-29. Une « certaine » maltraitance illiam Réjault, ancien infirmier dans une “grande” maison de W retraite parisienne, revient sur son expé- rience professionnelle et dénonce la maltraitance infligée aux résidents des établissements d’hébergement pour personnes âgées à travers un livre : « Maman, est-ce que ta chambre te plaît ? Survivre en maison de retraite ». Son témoignage n’incrimine pas seulement la maltraitance (volontaire ou involontaire) émanant du personnel soignant ou de la famille proche, mais évoque également la maltraitance sociétale dont les personnes âgées sont victimes, avec une question majeure : « quelle place réserve-ton à la vieillesse dans notre société et dans nos propres vies ? ». Pour plus d’informations : Maman, est-ce que ta chambre te plaît ? Survivre en maison de retraite. Éditions Privé, 2009. • Annales de Gérontologie • vol 2, n° 3, septembre 2009 • jleage00054_cor5.indd 135 ( 135 12/8/2009 5:52:07 PM