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Les affinités : jeux du cœur et de l’esprit
L’auteur
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Wayne Koestenbaum a publié cinq livres de poésie : Best-Selling Jewish Porn Films [Best-sellers des films pornos juifs],
Model Homes [Foyers modèles], The Milk of Inquiry [Le Lait de
la recherche] ; Rhapsodies of a Repeat Offender [Rhapsodies
d’un récidiviste], et Ode to Anna Moffo and Other Poems [Ode à
Anna Moffo et autres poèmes]. Il a également publié le roman
Moira Orfei in Aigues-Mortes [Moira Orfei à Aigues-Mortes], et
cinq ouvrages documentaires : Andy Warhol, Cleavage [Décolleté], Jackie Under My Skin [Jackie dans la peau], The Queen’s
Throat [La Gorge de la tante] (finaliste du National Critics Circle
Awards), et Double Talk [Langue de bois]. Son dernier ouvrage,
Hotel Theory [Théorie de l’hôtel], est un hybride entre la fiction
et la non fiction. Son prochain ouvrage, Humiliation, sera publié
chez Picador à l’été 2011. Il est Distinguished Professor en anglais à CUNY Graduate Center à New York, et Visiting Professor
du département de peinture à l’université Yale School of Art.
Hotel Theory [Théorie de l’hôtel] (Soft Skull Press, 2007)
L’œuvre (non traduite)
> Poésie
Best-Selling Jewish Porn Films (Turtle Point, 2006)
Model Homes (BOA Editions, 2004)
The Milk of Enquiry (Persea, 1999)
Rhapsodies of a Repeat Offender (Persea, 1994)
Ode to Anna Moffo and Other Poems (Persea, 1990)
© Heike Steinweg
Wayne Koestenbaum
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> Ouvrages documentaires
Hotel Theory (Soft Skull Press, 2007)
Andy Warhol (Lipper/Viking, 2001)
Cleavage: Essays on Sex, Stars, and Aesthetics [Décolleté : Essais sur le sexe, les stars, et l’esthétique] (Ballantine Books, 2000)
Jackie Under My Skin: Interpreting An Icon [Jackie dans la peau :
Interprétation d’une icône] (Farrar, Strauss and Giroux, 1995)
The Queen’s Throat: Homosexuality, and the Mystery of Desire
[La Gorge de la tante : L’Homosexualité et le mystère du désir]
(Poseidon, 1993)
Double Talk: The Erotics of Male Literary Collaboration [Langue
de bois : L’Érotisme dans les collaborations littéraires masculines] (Routledge, 1989)
Hotel Theory est en réalité deux livres à lui
tout seul : une méditation sur la signification des hôtels, et un roman de gare (Hotel
Women), avec Lana Turner et Liberace en
vedette. (Dans le roman, les articles « a »,
« an », et « the » [« un/e », et « le »] n’apparaissent jamais.) Les deux livres de fiction
et non fiction se déroulent en même temps,
sur deux colonnes.
Les ruminations documentaires sur les hôtels sont organisées en huit dossiers, eux-mêmes composés de
courtes propositions sur la présence des hôtels dans les rêves
de l’auteur, en littérature, au cinéma, et dans l’histoire. Les stars
invitées de la section documentaire comptent Oscar Wilde, Walter Benjamin, Jean Rhys, Jane Bowles, Colette, Gertrude Stein,
Martin Heidegger, Marilyn Monroe, Greta Garbo, Siegfried Kracauer, Paul Auster, et bien d’autres encore. De façon fragmentaire, Hotel Theory donne voix à une esthétique de l’indifférence,
de l’hébétude, de l’hyperesthésie, et du manque. Hotel Theory
se fait l’expression, la tribune momentanée de la lassitude des
résidents d’hôtel (et du sujet postmoderne). L’ouvrage est le manifeste détourné d’une philosophie de l’être-là, de l’être-n’importe-où. Hotel Theory est également un livre sur la disparition
de l’écriture, en particulier avec le suicide de Walter Benjamin
dans une chambre d’hôtel à Portbou, en Espagne. Hotel Theory
est l’espace où l’écriture s’évanouit ; c’est aussi le locus où un
nouveau mode de théorisation (par la fiction, le fragment, la citation et le palimpseste) se donne à voir.
> Fiction
Moira Orfei in Aigue-Mortes (Soft Skull ; 2004)
Villa Gillet - 25 rue Chazière - 69004 Lyon - France - Tel : 00 33 (0)4 78 27 02 48 - Fax : 00 33 (0)4 72 00 93 00 - www.villagillet.net
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> Poésie
Best Selling Jewish Porn Films [Best-sellers
des films pornos juifs] (Turtle Point, 2006)
Model Homes [Foyers modèles] (BOA Editions,
2004)
The Milk of Inquiry [Le Lait de la recherche]
(Persea, 1999)
Rhapsodies of A Repeat Offender [Rhapsodies
d’un récidiviste] (Persea, 1994)
« Ces poèmes récents
atteignent des sommets
renversants et imprévus
en termes de vacarme
intérieur et de style révérencieux. »
(d’après Dennis Cooper)
Wayne Koestenbaum a l’art
de mettre le langage dans
le mixeur de l’imagination
et d’appuyer sur le bouton !
Les 13 chants en octave rimée de Model Homes font
des agissements du poète
dans son actuelle résidence
et d’événements divers de
son enfance un conte néofreudien. Au travers des
modulations d’une voix à la fois raffinée et grivoise, Koestenbaum donne une impulsion mémorable à la notion existante des accommodations familiales.
Plus méditatif et moins provocateur que ses ouvrages
précédents, acclamés par
la critique, The Milk of Inquiry est le recueil le plus
solide que Koestenbaum
ait écrit jusqu’ici. Son geste
le plus ambitieux est un
poème long, « Metamorphoses (Masked Ball) »
[« Métamorphoses (Bal
masqué) »], séquence de 115 sonnets grivois, rapides, déclamés par des personnages
mythologiques qui parlent du point de vue de
personnages historiques, notamment Orphée
en tant qu’Elvis, Proserpine en tant que Freud,
Adonis en tant que Cléopâtre, et Daphné en tant
qu’Oscar Wilde. Des poèmes courts qui montrent cet écrivain opulent sous son jour le plus
austère et un long poème autobiographique
complètent le recueil.
« Si la beauté et la vérité
sont le signe de la qualité des vers, alors, Koestenbaum (…) s’est hissé
jusqu’au pinacle et a élevé
les mains en signe de
triomphe dans cet ouvrage.
Ces poèmes se concentrent
sur le pouvoir du verbe, auquel il se soumet ; ce qui
par là le libère et lui permet
de « dire les choses clairement et de ranger sa
voix » [« say something clearly and pack [his]
voice away. »] Le lecteur est invité à voyager à
travers la musique, la mortalité, la révélation
sexuelle, et les affinités d’un jeune homme
avec les grandes dames du grand écran. Néanmoins, le chef-d’œuvre du volume, véritable
livre à lui tout seul, est le poème « Rhapsody »,
dans lequel Koestenbaum exploite son amour
de la musique (dans une plus large acception
du mot) pour emmener le lecteur dans une
expédition de neuf parties, intime sans être
confessionnelle ; utilisant l’improvisation sans
être irréfléchie ; fantastique, sans être kitsch.
Ceci pourrait bien être le meilleur poème
long depuis Homage to Mistress Bradstreet
(Hommage à Mistress Bradstreet), de John
Berryman. Koestenbaum sort vainqueur parce
qu’il possède le véritable courage du poète : il
a composé « un poème qui devrait être la lettre
qu’on n’ose pas écrire ou envoyer » (« a poem
[that] should be the letter you dare not write or
send »). Chaudement recommandé. »
(D’après Tim Gavin, Episcopal Acad., Merion, en
Pennsylvanie)
« Avec un clin d’œil à
l’histoire de Woody Allen
« The Whore of Mensa »
(La Putain de Mensa), Koestenbaum nous tend
le plus grand des organes sexuels (l’esprit) et
nous séduit par le côté érudit et lascif d’un esprit qui tranche dans le vif. Plein de charme,
taquin, cérébral, et vaguement « séder-masochiste », ce recueil pose la question séculaire :
Crisco, est-ce que c’est casher ? »
(d’après D.A. Powell)
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> Ouvrages documentaires
Ode to Anna Moffo and Other Poems [Ode à
Anna Moffo et autres poèmes] (Persea, 1990)
Andy Warhol (Lipper/Viking, 2001)
Cleavage: Essays on Sex, Stars, and Aesthetics
[Décolleté : Essais sur le sexe, les stars, et l’esthétique] (Ballantine Books, 2000)
Jackie Under My Skin: Interpreting An Icon
[Jackie dans la peau : Interprétation d’une icône]
(Farrar, Strauss and Giroux, 1995)
« Moitié livret d’opéra, moitié conversation en argot, le
premier recueil de poèmes
de Wayne Koestenbaum
mêle un esprit raffiné, sophistiqué, et un sentiment
de bonheur perdu (« Je suis
un propriétaire d’une tristesse » (« I am a landlord of
a sadness »)). Prenant Anna
Moffo, la soprano colorato
bien connue (née en 1932 à Wayne, en Pennsylvanie), Koestenbaum explore le jeu de rôles,
l’identité sexuelle, l’amitié, l’homoérotisme, et
l’art comme refuge face à la discontinuité psychique. Au travers de ses salves de digressions
et de ses arpèges à la rime formaliste, émerge
le désir de réalités interpersonnelles éphémères « où l’on voit entièrement la vie secrète »
(« where the secret life is fully seen »). « Je
lis/ces choses urgentes trop vite, comme si je
n’étais pas ancré/Par les événements, comme
les chats, les cartes, et les élections/le sont. »
(« I read/these urgent things too quickly, as if I
were not fixed/By what occurs, as cats, cards,
and elections/Are fixed »). Les fantasmes extravagants de Koestenbaum nourrissent « une
rêverie stupide » (« a foolish daydream ») sur
l’opéra comme métaphore de la vie. « Je poste/
cette lettre,/addressée à Miss Moffo, à l’attention/du Met de l’esprit/là où sur Broadway, les
avenues oubliées se rencontrent. » (« mail/
this letter,/address to Miss Moffo, care/of the
mind’s Met, where Broadway joins forgotten
avenues. »)
(D’après Frank Allen, SUNY à Cobleskill)
Peintre, cinéaste, photographe, philosophe, célébrité polyvalente : Andy Warhol fut une icône culturelle
d’exception. Il révolutionna
l’art en le ramenant aux
images issues de la culture
populaire (notamment les
boîtes de soupe Campbell et
le visage de Marilyn Monroe)
tandis que dans son studio,
the Factory (« l’usine »), où son casting éclectique de « superstars » frayait avec les riches
et les célébrités, devenait le lieu d’origine de
chaque revirement structurant de la culture
américaine. A bien des égards, on peut le considérer comme un précurseur des « artistes-célébrités » d’aujourd’hui, comme Tracey Emin ou
Damien Hirst. Mais quid de l’homme derrière la
perruque blanche et les lunettes noires ?
Dans ce recueil d’essais
d’une intelligence brillante
et à mourir de rire, Wayne
Koestenbaum dévoile tout
ce qui choque, intimide,
réchauffe le cœur, et nous
stimule en termes de style,
de célébrité, d’obscénité, et
d’art.
Armé d’une curiosité audacieuse, d’un esprit corrosif,
et d’un sens du jeu de mots subversif, Koestenbaum examine une variété éblouissante de
sujets. On retrouve les émotions excessives
que déchainent Sophia Loren, Robert Mapplethorpe, et la nudité dans les vestiaires… des
rêves vivants de flirt avec Bill Clinton et de résurrection de Bette Davis d’entre les morts…
les joies intangibles de l’épanouissement… le
sens véritable de l’identité masculine… et la
sensation indélébile que laissa à un jeune garçon, à un âge où l’on est impressionnable le
soulèvement incongru de deux globes de chair
vanillée, dans une comédie musicale 70 millimètres.
Des rigueurs d’une journée passée aux côtés
de Melanie Griffith aux pouvoirs guérisseurs
d’un costume Prada, en passant par des méditations émouvantes sur l’importance de la lecture, ce volume est une exploration irrésistible
de la culture et de l’identité en Amérique. Si la
célébrité est un tremblement de terre, comme
le suggère Koestenbaum, alors Cleavage en est
la réplique.
Jackie Under My Skin est une
enquête passionnée sur la
façon dont Jacqueline Kennedy Onassis a transformé
les définitions américaines
de la célébrité, de l’identité,
et du style. Dressant une
galerie de fantasmes et de
table
aux vivants, Wayne
Koestenbaum rend compte
de l’emprise de feu la première dame sur les Américains en examinant
les mythes et les métaphores qui lui ont été associés. Hymne exubérant à la mémoire d’une
grande star, Jackie Under My Skin est également une méditation sur la célébrité, la mortalité, et la difficulté à définir le désir.
« Une des meilleures interprétations du Pop…
Un plaisir de bout en bout. »
(D’après The Boston Globe)
« Éblouissant, exubérant… Koestenbaum écrit
avec un lyrisme enivrant qui fait du regard sur
Jackie un exercice de l’âme autant que de l’intellect. »
(D’après le New York Magazine)
« L’exploration du phénomène Jackie O par
Koestenbaum est aussi rafraîchissant que stimulant intellectuellement. »
(D’après le Los Angeles Times)
« L’une des proses les plus divertissantes depuis des années. (…) Un livre stimulant et étonnamment émouvant. »
(D’après Atlanta Journal-Constitution)
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> Fiction
The Queen’s Throat: Homosexuality, and the
Mystery of Desire [La Gorge de la tante : L’Homosexualité et le mystère du désir] (Poseidon,
1993)
Moira Orfei in Aigues-Mortes [Moira Orfei à
Aigues-Mortes] (Soft Skull, 2004)
Cette lettre d’amour passionnée pour l’opéra, objet
d’éloges dithyrambiques et
nominé pour le prix du National Book Critics Circle
à sa première publication,
est désormais solidement
établi en tant que classique
culte. En un mélange érudit,
émouvant, brillamment spirituel de critique littéraire,
de subversion, et d’hommage, Wayne Koestenbaum éclaire les mystères du groupisme et de
l’obsession, pour créer un ouvrage exubérant,
combinant méditation personnelle et histoire
culturelle.
Cinq années de dépression nerveuse séparent le
dernier récital du pianiste
Theo Mangrove en Europe
de son grand retour prévu à
Aigues-Mortes, « la ville de
l’eau morte. » Dans sa maison du village minuscule
d’East Kills, dans l’État de
New York, Theo se met à
griffonner dans 25 carnets
de notes, achetés en même temps et destinés à
sa mère. La femme de Theo, en dehors de soulager deux de ses vingt érections quotidiennes,
ne veut pas entendre parler de lui. Les dixhuit érections restantes (dont se chargent des
gigolos, des inconnus rencontrés par hasard
dans les vestiaires du YMCA, et des étudiants
de piano nus) renforcent le sentiment de dissolution de Theo alors que son « comeback »
approche. Intimement persuadé que Moira Orfei, la reine du cirque italien des années 60 doit
monter sur scène avec lui, Theo se met à lui
écrire et à coucher sur le papier dans ses carnets ce que pourraient être les réponses cryptiques de Moira. Pris dans une fugue de notes
et de souvenirs dérangeants, Theo se prépare
pour Aigues-Mortes, et, guidé par Moira, lutte
pour atteindre une célébration entière et ultime
« du partiel, de l’imparfait, du presque, du pas
tout à fait. »
Peuplé de proches qui jouent du piano, de prostitués, de muses et de manipulateurs, le premier roman du poète et critique culturel Wayne
Koestenbaum offre un éclairage intense sur les
chemins glissants du sexe, de la mort, de la famille et de la culture populaire.
« Superbe… The Queen’s Throat est une performance éblouissante. »
(D’après le New York Times Book Review)
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