Anjou Eco N°38

Transcription

Anjou Eco N°38
www.maineetloire.cci.fr
Bimestriel - Janvier 2015 - 3 
Anjou Eco
N°
38
Magazine économique de la Chambre de Commerce et d ’ Industrie de Maine-et-Loire
Drôles de
drones
Photo : Altishoot
dans le ciel d’Anjou
P.46
L’envie de faire
soi-même
P.34
Mécène et Loire
pour un mécénat
de proximité
P.56
En 2015, c’est décidé...
je fais le point sur mon patrimoine
professionnel et privé !
onseil
C
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Sommaire
Ouverture :
du dimanchteion
la concerta t
avant tou
C
e n’est pas encore le big bang. Mais la
volonté est affichée : insuffler un nouvel
état d’esprit dans notre pays riche d’atouts
et de capacités et pourtant comme figé
dans l’immobilisme depuis 30 ans. Saluons le courage dont fait preuve Emmanuel Macron à travers
son projet de « loi pour la croissance et l’activité ».
Le ministre de l’Economie promet des réformes
créatrices d’investissements et d’emplois qui pourraient faire récupérer à la France 1 % de croissance
de son PIB.
Que restera-t-il de toute la panoplie des mesures
proposées ? Le débat parlementaire a commencé le
22 janvier à l’Assemblée nationale. Le travail du
dimanche est un volet majeur de ce projet de loi. Il
est suivi avec grand intérêt par beaucoup de commerçants et de collectivités locales, habilités à
délivrer les autorisations. Le Livre Blanc du
Commerce de Maine-et-Loire, publié à l’automne par la CCI, rappelle que la régulation de l’ouverture du dimanche ne doit pas se faire par le biais de la contrainte
règlementaire, souvent trop généraliste et peu adaptable. Une concertation raisonnée des acteurs concernés est nettement préférable. Car ce qui peut être vrai
dans une métropole ne l’est pas nécessairement dans une ville de taille moyenne
et encore moins en milieu rural.
Autre cas de figure : un supermarché peut être tenté d’ouvrir le dimanche matin
pour élargir sa clientèle. Cette initiative sera contreproductive si la collectivité veut
préserver des commerces de proximité dans la zone de chalandise. Dans tous les
cas, la Chambre de Commerce et d’Industrie peut être l’acteur pertinent à même
de conduire les protagonistes à réussir cette concertation...
Eric Groud
Président de la Chambre de
commerce et d ’industrie
de Maine-et-Loire
04 Dixit
06 Ligne directe
13 Regard
Anjou Eco, c ’ est le bimestriel de référence sur la vie des entreprises,
des territoires et de la CCI de Maine-et-Loire. C ’ est aussi le site Web
www.anjoueco.fr qui met en ligne le magazine, des actualités inédites
en provenance de la rédaction et des communiqués de presse.
C ’ est également le fil Twitter http://twitter.com/#!/AnjouEco
Retrouvez chaque mois l ’ actualité de la CCI de Maine-et-Loire
sur la newsletter numérique « EssenCCIel ».
www.maineetloire.cci.fr
Éric Jemin, DAO-BE, Avrillé
14 Ligne directe
15 Regard
hristian Girardière, Laboratoires
C
Brothier, Fontevraud L’Abbaye
16 Ligne directe
19 Regard
Éric Legeais, Batistyl, Maulévrier
20 Ligne directe
21 Regard
Jacques Clochard et Sylvain
Roussay, Jyga Process, La Séguinière
22 Ligne directe
23 Regard
Michel Perrinet, Octave, Angers
24 Ligne directe
25 Regard
P
hilippe Métayer et Simone
Villeneuve, Créa Composite, Le Longeron
26 Ligne directe
30 Enquête
Soir de marché
32 Ligne directe
34 Enquête
Faire soi-même » : l’ère de
«
l’homo habilis
38 Enquête
3ème Révolution Industrielle et
Agricole, TRIA an 1 : plus de 100
projets dans les Pays de la Loire
41 Ligne directe
44 Enquête
uand l’industrie « recrute »
Q
des robots
46 Enquête
Votre magazine en ligne www.anjoueco.fr
rédéric Fréry
F
expert APM (association progrès du
management)
Drôles de drones
50 Ligne directe
53 Réglementation
56 Découverte
Mécène et Loire : pour un
mécénat de proximité
60 Place net
62 Changement
de propriétaire
Anjou Eco - n°38 - Janvier 2015 3
DIXIT
La banalisation du
Web 2.0 fait émerger
de nouvelles relations
qui bouleversent le
management et la
notion d’entreprise. Le
monde vit une nouvelle
Renaissance, redevient
petit et simple. Le
professeur Frédéric
Fréry a livré sa vision
lors d’une conférence
du cycle « IntuiCCIon »
de la CCI sur le thème
«Management 2.0.
Nouveaux mondes,
nouveaux managers ».
Les exemples viennent
encore pour l’essentiel
des Etats-Unis, mais la
France, c’est demain.
Frédéric Fréry
Expert APM
(Association Progrès du Management)
Management
Nouveaux mondes,
Frédéric Fréry
Diplômé de l’ESCP (Ecole supérieure
de commerce de Paris), titulaire d’un
Mastère Spécialisé «Technologie et
Management» de l’École Centrale
Paris et d’un DEA, d’un Doctorat ès
Sciences de Gestion et d’une
habilitation à diriger des recherches
de l’Université de Paris I PanthéonSorbonne.
4 Anjou Eco - n°38 - Janvier 2015
4
Anjou Eco - n°38 - Janvier 2015
Professeur au département Stratégie
Hommes et Organisation du campus
Paris de ESCP Europe
Directeur Scientifique
European Executive MBA
programme Corporate «Management
Stratégique de l’Entreprise». Il a
dirigé le Full-Time MBA de 2001 à
2005.
Chaire ESCP Europe/KPMG
«Stratégie des Risques et
Performance»
Ses recherches portent sur la
stratégie, sur l’innovation et sur les
entreprises virtuelles.
Ancien Visiting Scholar à la Stanford
University et Visiting Professor à
l’Université du Texas à Austin.
Expert APM (Association Progrès du
Management)
ésentation de
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www.maineetloire.cci.fr
Anjou Eco. Qu ’ entendez-vous
par management ?
Frédéric Fréry. Le mot provient
du français mesnagement, luimême issu de l ’ italien maneggiare, « tenir les rênes d ’ un
cheval ». En passant à l ’ anglais
lors de la révolution industrielle, il est devenu le management. Entre 1880 et 1920, des
ingénieurs ont commencé à
réfléchir à son implication dans
l ’ entreprise comme le français Henri Fayol dans son livre
« L ’ Administration industrielle
et générale » publié en 1916,
l ’ américain Frédérick Winslow
Taylor, le père du taylorisme
dans les usines... Il est apparu
que le management permettait
de faire des choses extraordinaires avec des personnes ordinaires, d ’ être bien organisé, de
piloter l ’ action collective avec
succès. Collectivement, les gens
sont plus intelligents que le plus
intelligent… seul. Cependant,
le management n ’ a vraiment
évolué que depuis 6 à 7 ans.
Avec le web 2.0 ?
En 2006, Facebook, né à
Harvard, devient accessible à
tous. C ’ est à cette époque que
le web.2. remplace le web 1
qui n ’ était qu ’ une transposition des médias classiques sur
Internet. De nouveaux outils et
2.0
de Theodor Sturgeon, selon
laquelle 90 % de n ’ importe
quoi est nul, et savoir extraire le
minerai de la gangue.
Quels sont les usages du
nouveau management 2.0 ?
Ces usages correspondent
à autant de fonctions classiques en entreprise. Le premier est la prédiction. Des
sites proposent aux entreprises des marchés prédictifs
en ligne sur lesquels des individus parient sur la probabilité de survenue d ’ un événement. Le Hollywood Stock
Exchange, consacré à l ’ industrie cinématographique, est
l ’ un d ’ eux. Depuis son lancement en 1996, il a prédit plus
de 80 % des nominations aux
Oscars et ne s ’ est trompé sur
aucune récompense majeure.
La chaîne de magasins d ’ électroménager BestBuy encourage ses salariés par des bons
d ’ achat de 10 dollars à estimer
les ventes du futur Thanks
Giving.
Et quand le problème se pose
de suite ?
Des places de marché virtuelles comme Innocentive,
d ’ une communauté en ligne
pour concevoir de nouveaux
produits est le 3ème usage du
management 2.0. Elle a permis
la naissance de l ’ Appstore,
de logiciels de type Linux, de
Mozilla et de Wikipedia. Un
livre de Harry Potter a ainsi
été traduit en une nuit par 800
Chinois à raison d ’ une page
chacun ! Sur gpspassion.com,
vous trouvez un recensement
quasi exhaustif et toujours
actualisé des coordonnées GPS
des points d ’ intérêt utiles aux
automobilistes. Les évolutions
de Starbucks sont déterminées par des gens qui votent.
Ce sont les collaborateurs et les
clients qui font la stratégie sur
le terrain.
apanage des dirigeants. Faut-il
encore des managers ? C ’ est le
principal coût dans une entreprise avec un chef pour 7 collaborateurs et, en moyenne,
25 % du montant total des
salaires. Peut-on maintenir
dans la discipline et le respect
des procédures des individus
habitués à commenter en temps
réel la moindre information
ou à partager leurs points de
vue sur des réseaux sociaux ?
Loin du management classique
décrit par Fayol - prévoir, organiser, commander, coordonner,
contrôler -, les managers doivent plutôt élaborer, initier, filtrer, animer et incarner la décision.
Et pour trouver de l ’ argent ?
Et le salarié, c ’ est fini aussi ?
Le dernier usage du management 2.0 est le financement
spécialisé. Les internautes mettent de l ’ argent sur un projet
de disque, film, livre, BD qui
peut se faire quand la somme
est réunie. En 2010, le film de
Philippe Lefebvre « Le Siffleur »,
fut financé par des fonds collectés par le site peopleforcinema.com. En cas de succès, ces
internautes recevaient un pourcentage des recettes du film.
« Collectivement,
les gens sont plus intelligents
que le plus intelligent… seul. »
Le temps est venu pour les salariés d ’ externaliser leur entreprise, de travailler pour plusieurs donneurs d ’ ordres, de
devenir indépendants. Elance
est une bourse du travail virtuelle, sur laquelle près de
100 000 experts et consultants proposent leurs services
à des donneurs d ’ ordres qu ’ ils
ne rencontreront jamais physiquement. On y trouve des
informaticiens, des traducteurs, des graphistes, des comptables ou des juristes. Amazon
Mechanical Turk est une autre
place de marché virtuelle sur
laquelle des individus peuvent
remplir des tâches rudimentaires (d ’ une durée de quelques
minutes à quelques heures)
qu ’ un ordinateur est incapable
d ’ exécuter (correction de texte,
classement, identification de thèmes
sur des photos ou
des vidéos, etc.). Ces
tâches rémunérées à
la pièce peuvent être
exécutées par tout
individu ayant passé
des tests élémentaires de qualification en ligne.
nouveaux managers
sites encouragent la collaboration et la participation. Les plus
connus de cette panoplie sont
les réseaux sociaux, les messageries, les forums, les wikis, les
blogs ou les podcasts. Outre
Facebook, eBay, Wikipédia ou
YouTube, le plus utilisé est très
certainement Google. Il n ’ existe
plus d ’ intelligence « surplombante », mais deux milliards de
cerveaux connectés. Les forums
fournissent les réponses. Mais
il faut tenir compte de la loi
www.maineetloire.cci.fr
www.maineetloire.cci.fr
YourEncore ou NineSigma
proposent aux entreprises de
soumettre leurs problèmes de
recherche et développement
à des communautés de chercheurs en ligne. Procter et
Gamble a fait appel un jour à
Innocentive en promettant une
récompense de 10 000 dollars
à qui résoudrait un problème
technique lié à la conception
d ’ un dentifrice. La réponse est
venue en 15 minutes… d ’ un
électricien ! ). La créativité
L ’ argent s ’ est déplacé vers ces
plates-formes de financement
dont la capitalisation boursière
est monstrueuse.
Le management 2.0 est-il
l ’ avenir du management ?
Le management 2.0 peut
concurrencer, voire remplacer,
des fonctions essentielles des
entreprises comme le marketing, la finance, voire la prise de
décision elle-même, pourtant
La question la plus fondamentale que soulève le management
2.0 est peut-être la suivante : et
si l ’ entreprise n ’ avait été qu ’ un
épisode de l ’ histoire ?
Propos recueillis
par Alain Ratour
Anjou Eco - n°38 - Janvier 2015 5
Anjou Eco - n°38 - Janvier 2015 5
ligne directe
Echos
Grolleau membre du
Comité d’experts de la
fibre optique de l’ARCEP
Grolleau, fabricant d’armoires métalliques extérieures (Montilliers) et
référent dans le secteur des réseaux
sans fil et du FTTH (Fiber To The
Home), il représente désormais
les fournisseurs d’enveloppes et
armoires outdoor au sein du comité
fibre optique de l’ARCEP. L’Autorité
de régulation des communications
électroniques et des postes est une
autorité administrative indépendante
chargée de réguler les communications électroniques et les postes en
France. Ce nouveau statut confère
à Grolleau un rôle décisionnaire
prédominant sur le marché de la fibre
optique et des télécommunications,
soulignant ses compétences dans le
domaine.
www.grolleau.fr
Fret Solutions a lancé
Cargo TMS
Après Fret Connexion, le premier
réseau social dédié au transport
routier de marchandises, l’entreprise
Fret Solutions (Angers Technopole) a
lancé Cargo TMS, un logiciel de transport connecté. Celui-ci s’adresse aux
transporteurs, mais également aux
chargeurs, industriels et distributeurs.
Il permet de gérer tous types d’opérations de transport, depuis la prise de
commande jusqu’à la facturation. Une
application mobile intégrée permet
aux chauffeurs de recevoir des
informations en temps réel et d’informer leur donneur d’ordre du bon
déroulement des opérations. « Fret
Solutions poursuit une stratégie de
développement de services en ligne à
destination de l’ensemble des acteurs
de la supply chain : industriels, distributeurs, transporteurs et prestataires
logistiques ». La société a été créée
par Eric Varennes et Gilles Guerrin.
Numérique
GRN Logistic à Angers :
une trentaine d’emplois prévus
La SAS GRN Logistic, dirigée
par Laurent Gourdon, a quitté la
région parisienne pour 350 m²
dans l’immeuble Arobase 1 à
Angers. Cette société, créée en
2005, est spécialisée dans des
solutions logicielles pour la logistique. Sa suite permet de piloter
et d’optimiser l’ensemble des flux
d’une plate-forme de la réception
à l’expédition. Outre la fourniture
de ces solutions, GRN Logistic
assure l’intégration dans l’environnement de l’entrepôt, le sup-
port et la maintenance de l’outil. En amont, elle intervient en
assistance à maitrise d’ouvrage
pour concevoir tout ou partie
d’un entrepôt, optimiser un système existant ou le transformer.
Un plan de développement ambitieux qui a nécessité une levée de
fonds prévoit un CA de 5 millions
d’euros à l’horizon 2018 (850 000 €
en 2013) et un effectif qui passerait de 7 à 39 personnes. Les
embauches concerneront des
commerciaux, des chefs de
projet, des développeurs informatiques. Un effort particulier
sera porté sur les marchés européens (Belgique, Allemagne,
Autriche,
Angleterre).
En
France, la cible prioritaire
concernera les PME. Parmi ses
références actuelles, ACR Group,
MaxiCoffee.com, Leclerc Drive,
Forte Pharma, Saunier Duval,
Géodis, Darty.com.
www.grnlogistic.fr
Cedaq Pro au service du marché de la
transmission d’entreprises
La société Soqrate SAS (Saint
Barthélemy d’Anjou) a obtenu
un Prêt CCI Innovation pour
financer la commercialisation
de Cedaq Pro. Cet outil collaboratif en ligne permet de fluidifier et structurer le marché de la
transmission d’entreprises. Les
experts intervenant sur cette activité se mettent facilement en relation pour détecter et partager
des opportunités d’affaires (cession, reprise, financement…) de
manière affinitaire. L’innovation
est aussi technique : la plateforme
relie, en temps réel, les bases de
données hébergées chez les utilisateurs en respectant les règles de
sécurité les plus strictes. « Il est
très difficile d’être soutenu dans
la phase de commercialisation,
déterminante pour le dévelop-
pement d’une entreprise, reconnait Matthieu Billiard, dirigeant
de Soqrate SAS. En dehors de
ce prêt, nous avons ressenti un
manque dans les propositions
existantes. L’accompagnement
proposé par la CCI structure la
démarche d’innovation et facilite
l’émergence de nouvelles idées ».
www.soqrate.fr
OuestIX : le noeud Internet de l’Ouest
www.fretsolutions.fr
Un data center
souterrain dans le
Saumurois
Les gros serveurs informatiques
(data centers) consomment beaucoup
d’énergie pour se refroidir. Pourquoi
ne pas en installer dans la fraîcheur
naturelle des carrières souterraines
du Saumurois ? Un data center
non climatisé serait une première
mondiale. Le projet, soutenu par la
Région, est porté par un consortium
d’acteurs nationaux reconnus dans
ce domaine. Un site expérimental
est mis en place pour la durée de
l’étude. La première phase, en cours
jusqu’au printemps, doit définir le
potentiel thermique et économique
des carrières pour cette activité et
la faisabilité de raccordement Haute
Tension et Fibre Optique du site. La
seconde phase, le développement
d’un prototype, durera un an jusqu’au
printemps 2016. A partir de l’été
2016, serait développé un data center
fonctionnel.
L’association OuestIX a lancé
en novembre un premier nœud
d’échange Internet et 3 points
de présence sur la région nantaise qui forment le GIX de
l’Ouest de la France. Cette plateforme technique permet à
différents acteurs numériques
de partager des infrastructures
et de proposer leurs services
Internet (hébergement etc.) aux
entreprises régionales. OuestIX
fédére les acteurs numériques
6 Anjou Eco - n°38 - Janvier 2015
de la région Ouest en interconnectant leurs réseaux. Elle
soutient le développement
de la filière numérique et des
usages Internet. « La plateforme
recentre les échanges Internet
au profit de la région Ouest et
moins de l’Ile-de-France. Elle
contribue à attirer des entreprises et créer de l’emploi,
répondre aux défis numériques
de demain ». De plus, OuestIX
s’inscrit dans une perspective
de développement économique
durable. Une extension est
prévue à Angers en début d'année, puis vers d’autres métropoles régionales et d’autres
GIX français et européens.
L’association OuestIX a été
créée en avril 2014 par quatre
dirigeants d’entreprises numériques, les nantais Pierre Voillet
(Oceanet Technology), Philippe
Oléron
(groupe
SIGMA)
Laurent Follezou (Network
Telecom & Hosting) et l’angevin Michel Perrinet (Octave).
Soutenue par la Région, Angers
Loire Métropole et Nantes
Métropole, cet acteur de dimension régionale se veut neutre,
indépendant et sans but lucratif
(loi 1901).
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ligne directe
Echos
Laser 49 change
de direction
Leader dans le Maine-et-Loire, Laser
49 est désormais dirigé par Walter
Boulestreau. Située à Ecouflant, cette
entreprise s’est spécialisée dans la
découpe au laser de métaux, adaptant
son offre à du sur-mesure grâce à
l’utilisation d’une technologie de pointe.
Elle est désormais capable de répondre
à des besoins de sous-traitance surmesure pour ses clients industriels,
dans les domaines du ferroviaire,
bâtiment, automobile, agriculture…
Avec une consommation annuelle de
3 000 tonnes d’acier, Laser 49 dispose
d’un parc machine performant (deux
machines laser Trumpf pour la découpe
d’acier, aluminium, inox, un système
entièrement automatisé de manipulation, presses plieuses, taraudeuses…).
L’entreprise fabrique des pièces métalliques de grande précision (0.1 mm)
en petites ou grandes séries, dans des
délais très courts. Face à l’augmentation
des volumes, le lasériste travaille désormais en 3 x 8 et prévoit le recrutement
de plusieurs opérateurs dans les mois à
venir, venant renforcer l’équipe des 20
salariés. Auparavant responsable du pôle
commercial pendant 10 ans, le nouveau
dirigeant ambitionne de réaliser d’ici
2 ans un C.A. de 5 millions d’euros
(3.7 millions d’euros actuellement).
Créations
Red Stag, « Work Centre » à Cholet
Mathieu et Florent Barré ont
ouvert en novembre « Red
Stag », un centre de travail
coopératif de 350 m² à la
Créathèque de Cholet, destiné à des sociétés de services.
Le premier niveau comprend
notamment cinq bureaux, un
salon d’accueil, « un studio
Green Screen » pour les graphistes, les développeurs web,
les photographes... Une grande
salle de travail collectif occupe
le second niveau. 230 000 euros
ont été investis dans cette
opération.
Industrie
Dromotech
Procédés et produits favorisant
le développement durable et
une gestion optimisée des ressources renouvelables
46 rue des Martyrs, Turquant
Président : Dominique Lestelle
TIC
Cabinet Le Guen Maillet
Conseil en propriété industrielle
2 Bd Bessonneau, Angers
Gérant : Denis Le Guen
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portails et sites internet,
infogérance, maintenance
logicielle, conseil en
développement logiciel,
4 square de l’Ouchette, Cholet
Gérant : Sébastien Dixneuf
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fabrication de moulages et
moules, réalisation de maquettes volume...
1 rue Saint Samson, Angers
Président : Edwin Robertson
Micro Technologies Innovations
Matériels électroniques électrotechniques informatique et
d’automatismes appliqués à la
domotique
ZI du Cormier, Cholet
Président : Philippe Maillard
Services aux
entreprises
www.laser49.fr
Rachat de Tomaris
à Beaucouzé
Sneg Propreté est spécialisée dans le
nettoyage industriel depuis sa création
en 1992 par Christophe Lopez. En juin
dernier, elle a racheté l’entreprise de
nettoyage Tomaris, située à Beaucouzé.
La société ajoute ainsi l’agroalimentaire,
un secteur d’activités où elle n’intervenait pas, à ses domaines d’intervention
très vastes. Du nettoyage de lignes de
production ou de machines-outils, du
tri des déchets au décapage de sols,
en passant par la gestion de parcs
à caddies, à l’entretien de bâtiments
communaux ou encore à la désinfection
de milieux sensibles (blocs opératoires,
salles blanches, etc.), ses 400 salariés - dont 30 de Tomaris - répondent
aux besoins de la clientèle diversifiée :
GMS, industries, tertiaire, copropriétés,
collectivités, secteur médical. Certifiée
Iso 9001 et Iso 14001, Sneg Propreté
mise aussi sur la formation de ses
salariés avec notamment des équipes
formées et habilitées pour les interventions ponctuelles et exceptionnelles.
Après Tomaris, qui prend le nom de
Sneg Angers, l’objectif pour 2015 est
de s’implanter à Cholet avec la création
d’une agence. Le chiffre d’affaires est
en progression de 20 % cette année
pour atteindre 7 millions d’euros.
Conseil
d’entreprise
LRH Conseil
Conseil et recrutement ressources humaines
11 rue Edison, Angers
Gérante : Maud Landron
Transition et Développement
Consulting
Consulting, conseils en organisation et développement des
activités, formations, management de transition, conduite du
changement et optimisation des
performances
La Giraudière, Blaison-Gohier
Président : Philippe Chatelier
Prestacars
Conseil en organisation, marketing et stratégie
5 route de La Tourlandry, Cossé
d’Anjou
Président : Laurent Tremsal
8 Anjou Eco - n°38 - Janvier 2015
EA2B
Conseil de gestion
2 rue Montesquieu, Saumur
Président : Alexandre Bruneau
Consulting
Marchandisage visuel en free
lance, création et conception de
vitrines et merchandising
24bis rue Saint Léonard, Angers
Président : Christophe Hardy
Arimaj
Conseil et assistance dans les
domaines de la gestion administrative des entreprises
17 rue de la Treille, Angers
Présidente : Anne Wolfrum
RHMEE
Conseil et service aux entreprises. Formation professionnelle. Accompagnement RH et
juridique
30 rue des Prévoyants de l’avenir, Angers
Gérant : Eric Bariller
Communication
My Five
Conseil en communication,
création d’œuvres littéraires,
visuelles, audiovisuelles,
sonores
74 rue Volney, Angers
Président : François Roque
NDP Systèmes
Conseil et programmation de
logiciels
6 passage du Doyenné, Angers
Gérant : Damien Piganeau
Autres activités
Pro Confort Travaux
Courtier en travaux et biens
immobiliers
13 rue de la Gravelle,
St Clément-de-la-Place
Gérant : Roman Cojean
Maestria 49
Maîtrise d’œuvre
14 rue Félix-Faure, Chalonnessur-Loire
Gérants : Anthony Frides et
Richard Fleurie
ACFT Ouest
Agent commercial en matière
de fournitures, d’équipements,
de services, à destination
des collectivités, de l’industrie du BTP et des entreprises
6 rue Antoine-Bourdelle,
St Barthélemy d’Anjou
Président : Franck Turbot
Angers Sécurité Protection
1 rue du Lutin, Angers
Gérant : Steve Dengoue
Recorh
Travail temporaire
14 rue Boisnet, Angers
Gérant : Thierry Lebreton
www.maineetloire.cci.fr
Innovation
Echos
O’Safe, la moufle Touch Protect®, nouveau support de
communication et d’hygiène
à huîtres en
cotte de mailles
Manulatex (Champtocé-surLoire) est l’un des rares fabricants mondiaux d’équipements
en cotte de mailles. En complément du couteau O’Knife, qui
facilite l’ouverture de l’huître,
l’entreprise a conçu la moufle
O’Safe en utilisant le même fil
inox que pour ses gants professionnels, ainsi que le système de
ressort breveté Wilco, qui permet de serrer parfaitement les
mailles autour du poignet.
L’entreprise adaptée ASAR
(Sainte
Gemmes-sur-Loire)
lance un nouveau support de
communication : le Touch Protect®. Ce nouvel outil s’utilise
sur les poignées de chariot. Il
permet à la fois de communiquer et d’assurer une meilleure
hygiène des mains pour son
utilisateur. Le Touch Protect®
est disponible dans les pharmacies du Groupe Le Gall Santé
Services.
Carlina Technologies : accord de sous-licence
avec GenBiotech
Carlina Technologies (Angers)
est une société biopharmaceutique spécialisée dans le développement de nanomédicaments. Elle a signé un accord de
sous-licence avec GenBiotech,
filiale R & D des Laboratoires
Genévrier. Le partenariat porte
sur le développement d’une
« forme à libération prolongée
d’une protéine thérapeutique ».
« Les nanomédicaments et leurs
programmes de développement
deviennent cruciaux pour l’industrie pharmaceutique. Carlina Technologies collabore
depuis plusieurs années avec
GenBiotech et nous sommes
heureux que notre collaboration se renforce grâce à cette
entente », déclare Olivier Meyer,
PDG de Carlina Technologies.
Cette collaboration va contribuer au développement d’une
forme innovante d’une protéine
capable de répondre à des forts
besoins dans le domaine de la réparation osseuse. Elle démontre
également le potentiel de notre
technologie ». Ce nouveau
produit va en effet utiliser un
procédé unique d’encapsulation
de protéines et peptides thérapeutiques. Mis au point par l’entreprise angevine, il n’altère pas
leur structure et préserve la totalité de leur activité biologique.
Carlina Technologies développe
actuellement des nanomédicaments dans les domaines de l’endocrinologie humaine (diabète
et déficit en hormone de croissance) et de l’oncologie animale
(cancers chez les animaux de
compagnie).
http://carlinatech.com
Gilles (Noyant) : cap sur des vents porteurs
avec la tour anti-gel
En 2012, la société Gilles (électricité, plomberie et chauffage)
à Noyant rachète les locaux
d’un garage automobile pour
offrir de meilleures conditions
de travail au personnel. « L'espace d’exposition des véhicules
a été transformé en show-room
pour mettre en avant nos savoir-faire, ainsi que les nouveautés en électroménager, salle
de bain et poêles à granulés »,
précise Franck Gilles, diriwww.maineetloire.cci.fr
geant de la société. Un investissement global de 90 000 €,
accompagné par la Région à
hauteur de 22 500 € par le biais
de l’Orac*. Dans la continuité
de cette transformation, la société Gilles entend donner un
nouveau tournant à son activité.
« Pour nous diversifier, nous
souhaitons nous lancer dans la
pose de tours anti-gel, éoliennes
de 13 mètres de haut qui permettent d’éviter le gel sur les
exploitations agricoles comme
les vignobles ou les vergers. Les
hélices captent l’air, plus chaud
à 20 mètres de hauteur, pour le
rabattre vers le sol. Ces installations, qui se développent de
plus en plus, présentent un fort
intérêt pour les arboriculteurs et
vignerons. »
* Opération de restructuration de
l’artisanat et du commerce.
Prêt CCI Innovation :
renforcer les quasi-fonds
propres des entreprises
Le prêt CCI Innovation, lancé début
2014, s’adresse aux PME confrontées à des difficultés d’accès au
financement lors de la mise sur le
marché d’un nouveau produit ou
d’un nouveau service innovant. Il
cible l’innovation au sens large
(non technologique) : services
numériques, innovation de design,
packaging, innovation verte,..
L’entreprise bénéficie d’un accompagnement individualisé par les CCI
des Pays de la Loire. Une convention entre Bpifrance et la CCI de
Région a permis la constitution du
fonds de garantie CCI Innovation
Pays de la Loire. 2,5 M€ de prêts
CCI Innovation pourront financer la
commercialisation d’une innovation
et en faire un succès commercial.
Le montant d’un prêt est compris
entre 70 et 150 K€. Il est plafonné
aux fonds propres et quasi fonds
propres de l’entreprise sur 7 ans
avec 2 ans de différé d’amortissement. Aucune sûreté sur les actifs
de l’entreprise, ni sur le patrimoine
du dirigeant n’est demandée. Taux
fixe préférentiel référencé selon
le barème en vigueur (2,71 %
en novembre 2014). Entreprises
éligibles : PME, quelle que soit leur
forme juridique (sauf entreprises en
nom propre), immatriculées dans
les Pays de la Loire, entreprises de
plus de 3 ans, cotées 5+ ou mieux
en Banque de France, éligibles au
fonds de garantie CCI innovation
Pays de la Loire, ayant conclu avec
la CCI Pays de la Loire une convention pour l’accompagnement de leur
projet. Plusieurs entreprises en ont
déjà bénéficié.
CONTACT : Christine Carmes
02 41 20 54 83
[email protected]
Arceau Anjou se lance
dans la franchise avec
Clean’n Shop
Le système Clean’n Shop, concept
de nettoyage de chariots de supermarché créé par Arceau Anjou
(Saint Barthélemy d’Anjou) est
lancé sous forme de franchise.
Avec une couverture nationale, il
sera exploité exclusivement par des
établissements du secteur protégé.
La prestation est réalisée par des
travailleurs en situation de handicap sur les parkings des surfaces
de vente, et les clients peuvent ainsi
découvrir en direct le processus de
nettoyage. La remorque, habillée
aux couleurs de la marque, abrite
de véritables avancées techniques
par rapport au premier modèle de
2013 : moins encombrante, plus
confortable et simple d’utilisation,
trois programmes de lavage au
choix.
Source : le fil des territoires
Anjou Eco - n°38 - Janvier 2015 9
ligne directe
Echos
Goûter à l’Evidense
Etre accompagné dans ses achats,
les optimiser en bénéficiant de
conditions « grand compte », intégrer
un réseau d’échanges d’entreprises
performantes dans le Grand Ouest,
disposer d’un éclairage averti de
spécialistes des métiers de bouche,
telle est la mission du groupement
d’achat Evidense, créé en 2009, à
l’initiative de Patrice Boré, et de
trois associés (La Maison Travers, Le
Fleuron des Mauges, le Grand Café
à Cholet). Né d’un concept novateur,
Evidense fonctionne autour des
adhérents (35 à ce jour), des fournisseurs et d’un groupement. Comme
l’explique Patrice Boré, « notre cœur
de métier est d’apporter une solution
sur les achats grâce à la mutualisation et à l’expertise d’entreprises
autour de 3 pôles métiers : boulangerie-pâtisserie, bouchers-charcutiers et restauration. Nos adhérents
tirent profit d’une force d’achats
bien supérieure à ce qu’ils auraient
seuls. Nos fournisseurs passent
par une phase de tests avant d’être
retenus. La philosophie n’est pas de
faire du « one shot » mais d’apporter des solutions durables. Le choix
d’entreprises locales apportant des
matières et des services de qualité
est l’une de nos préoccupations. Cela
favorise un comportement écologiquement durable et permet de maintenir et développer des emplois sur
notre territoire ».
www.evidense.fr
Promouvoir les
produits locaux :
laissez-vous
guider
Gourmand
Un Award
pour les
Chocolats
Benoit
Anne-Françoise Benoit,
dirigeante de la chocolaterie du même nom,
a reçu le Award de « la
chocolatière » 2014, une
prestigieuse distinction dans ce
métier, décernée lors du Salon
du Chocolat à Paris en octobre
dernier (parmi les 220 chocolatiers et confiseurs exposants).
Cette récompense est l’aboutissement et la reconnaissance
par ses pairs de son savoir-faire
pointu, de sa ténacité et de son
professionnalisme. Elle est la
seule femme, jusqu’à présent, à
intégrer l’élite des 20 meilleurs
chocolatiers de France. Il y a
17 ans, elle a repris le commerce
créé par ses parents, rue des
Lices, à Angers, alors qu’elle ne
s’était pas destinée à ce métier.
Ses études l’avaient dirigée
vers les sciences économiques
et les ressources humaines.
« Tout petite, j’aimais observer
mon père travailler le chocolat.
Lors de la transmission, il m’a
communiqué son savoir, tous
ses secrets de fabrication. Je
prends toujours plaisir à créer
de nouvelles recettes, comme
cette année, le Cara, un praliné
rehaussé de notre spécialité Le
Caramandes®. » Les Chocolats
Benoit emploient 10 salariés,
disposent de 2 points de vente
à Angers, un laboratoire aux
Ponts-de-Cé et une boutique à
Paris dans le Marais.
www.benoitchocolats.com
Choc’o Roi : une marque, un club
SIVAL : innovation pour
fraises, pommes, vins
Trois innovations angevines au
service de la qualité des fruits et
du vin ont été révélées au SIVAL.
Présentée par la société Dalival
(MIN d’Angers), Daviclass est une
variété de pomme innovante par
ses qualités gustatives modernes
(arômes proches de variétés type
Reine des Reinettes), avec une
facilité de production, une bonne
productivité, une conservation aisée
et un bon comportement vis-à-vis
des maladies et des ravageurs.
Récolte mi-septembre. La production
de fraises pourra tirer avantage du
nouveau traitement à l’eau chaude
des plants de fraisiers, présenté par
Anjou Plants (Longué-Jumelles). Ce
dispositif à grande échelle permet
d’éradiquer le ravageur potentiellement présent sur le végétal. Quant
à l’entreprise Bucher-Vaslin SA
(Chalonnes-sur-Loire), elle a mis au
point pour les vins rouges l’application Bucher Inertys jusque-là dédiée
aux vins blancs et rosés.
Le
développement
des
relations entre producteurs
locaux et commerçantsartisans est une démarche
profitable à tous. Pour les
commerçants-artisans,
l’achat, la transformation et
la distribution de produits
locaux sont une réelle
opportunité pour diversifier
l’offre, améliorer la qualité
et ainsi développer l’activité.
Pour les producteurs, c’est
la perspective de nouveaux
débouchés mais aussi une
valorisation et une meilleure
visibilité de leurs produits.
C’est dans cette optique,
qu’avec le soutien de la
Chambre de Commerce et
d’Industrie, la Chambre des
Métiers et de l’Artisanat et la
Chambre d’Agriculture, le Pays
des Vallées d’Anjou a réalisé un
guide des producteurs locaux
(financé par le programme
européen Leader). Il s’adresse
tout
spécialement
aux
professionnels de l’alimentaire
de notre territoire : restaurants,
épiceries,
boulangeries,
boucheries… Conçu dans
le but de faciliter la mise en
relation avec une présentation
du producteur, ses produits,
les conditions de commande,
la conservation… ce guide,
illustré par des témoignages
de professionnels, contient 23
fiches-producteurs.
Mathilde Quemener et Nicolas Becam
Il y a deux ans, Nicolas Becam
lançait « Choc’o Roi », un gâteau
moelleux au chocolat packagé
dans une boîte en peuplier, facile à emmener en voyage. Un
succès : 35 000 exemplaires fabriqués dans son laboratoire du
MIN. Et une nouvelle ambition :
faire de Choc’o Roi une marque
facilement identifiable en France
et exportable. Pour cela, le jeune
boulanger-pâtissier a lancé le
club Choc’o Roi « pour partager
son aventure » avec une trentaine
de professionnels participant au
développement de la gastronomie angevine. Le club est organisé autour de plusieurs pôles :
10 Anjou Eco - n°38 - Janvier 2015
dirigeant, partenaires financiers
et distribution, communication,
commercial, gastronomique, vins
et spiritueux, animation, décoration et ambassadeurs. Une jeune
femme, Mathilde Quemener,
assure la direction du développement. Sous le label Choc’o Roi,
d’autres produits gourmands ont
été logiquement déclinés : un
gâteau de plus petit format (pour
les restaurateurs), croustille (avec
Monbana), bonbon chocolat élaboré par Bourdillat, mais aussi
Crémant de Loire (château de
Pieguë à Rochefort-sur-Loire),
miel d’Eric Chouteau et objets
comme cette vasque en étain
fabriquée par OA 1710. Dans le
même temps, des marchés étrangers sont en cours d’exploration :
Europe (Allemagne, Irlande, Pays
de Galles), mais aussi ProcheOrient (Dubaï, Arabie saoudite) et
Chine. Premier essai à New-York
où le gâteau à la fleur de lys doit
être commercialisé comme un
produit de luxe pour les boutiques
et les restaurants. « Le club trouvera sa force notamment quand
il recevra des prospects nationaux
ou internationaux intéressés par
les produits ou services livrés par
ses membres ».
http://maisonbecam.com/41-c
www.maineetloire.cci.fr
ligne directe
Aménagement du territoire
Echos
L’Orac, baromètre des petites entreprises
en Saumurois
Le fond Orac (Opération de
restructuration de l’artisanat et du commerce) dans le
Grand Saumurois est un dispositif financé et piloté par
l’État qui s’adresse aux petites
entreprises de moins de dix
salariés pour participer à leur
développement. Depuis le lancement de l’opération début
2011, 51 entreprises ont été
soutenues dans leurs investissements pour un total de plus
de 532 000 €. « Nous avons
reçu beaucoup de dossiers au
démarrage», indique Nathalie
Coatglas, chargée d’animation
au Syndicat mixte du Grand
Saumurois. Mais depuis 2013,
on observe une frilosité générale
des entreprises, quel que soit
l’investissement. La tendance
est davantage à conforter l’activité plutôt qu’à développer » .
En parallèle de cette position
«wait and see», un autre phénomène opère. En 2014, six
nouveaux dossiers ont reçu un
avis favorable pour des investissements de plus de 230 000 € :
acquisition de matériel, mise
en accessibilité… « Surtout,
trois d’entre elles ont fait appel à
l’Orac pour développer la vente
ambulante : achat d’un camion
de tournée pour un pizzaiolo,
d’un camion équipé d’un point
cuisson pour une boulangeriepâtisserie ou d’une remorque
réfrigérée pour un fromager. »
Source : Le fil des territoires
Christelle Septans
02 41 83 53 47
[email protected]
Pouancé : convention
avec la CCI
besoins de développement
pour les entreprises ? Comment
s’appuyer sur les secteurs d’activités prédominants, les forces
en présence, pour assurer le
développement et l’attractivité
économique de Beaufort-enAnjou ? Quels développements
envisager pour capitaliser sur
les atouts, devenir performant
et accueillant pour les entreprises ? La ComCom englobe
les communes de Beaufort-enVallée, Brion, Fontaine-Guérin,
Fontaine-Milon, Gée, Mazé et
Saint Georges-du-Bois.
CONTACT
Christelle Septans
02 41 83 53 47
[email protected]
www.beaufortenanjou.fr
La CCI participe à la révision du SCoT Loire Angers
La loi Grenelle 2 du 12 juillet
2010 a renforcé les attentes à
l’égard des Schémas de cohérence territoriale et complété
leur contenu en conséquence.
Ses dispositions ne concernent pas seulement les SCoT
à venir. Elles doivent aussi être
intégrées aux SCoT existants.
Le Schéma de cohérence territoriale Loire Angers, approuvé
le 21 novembre 2011, va donc
être mis en conformité avec
les dispositions du Grenelle de
l’Environnement. Sa révision
a été prescrite le 17 novembre
2014 par le Conseil communautaire d’Angers Loire métropole. Le futur SCoT devra
www.maineetloire.cci.fr
Avec plus de 4 400 habitants,Vihiers est
un des pôles principaux du Pays Loire
en Layon. La municipalité s’interroge
sur le rayonnement commercial de son
centre-ville et les moyens de le renforcer. La CCI de Maine-et-Loire a réalisé
une étude du commerce, accompagnée
d’un plan d’actions destiné à l’adapter
ou le conforter. L’analyse de la consommation, du marché théorique et de
l’offre commerciale est terminée. Un
diagnostic SWOT (menaces, opportunités, forces, faiblesses) souligne les
activités manquantes sur Vihiers et le
taux d’évasion en comparaison avec
des villes similaires. La CCI a conclu ce
travail par des préconisations.
CONTACT
Beaufortais :
un projet de
développement
économique
La Communauté de communes de Beaufort-en-Anjou
élabore un projet de territoire
pour le rendre plus attractif et
développer une réelle ambition économique pour ses 800
entreprises. Elle a sollicité la
Chambre d’Agriculture, la CCI
et la Chambre de Métiers et
de l’Artisanat pour animer des
rencontres destinées à apporter une vision du Beaufortais
pour les 5 à 10 ans à venir.
Une centaine de chefs d’entreprises, agriculteurs, artisans,
commerçants, industriels... se
sont mobilisés pour alimenter
cette réflexion préalable. Quels
Etude commerciale en
cours sur Vihiers
être adopté avant le 1er janvier 2017. Le Pôle métropolitain Loire Angers, en charge de
ce travail, a proposé à la CCI
d’être un partenaire privilégié
dans le cadre de cette révision.
Par convention, la Chambre
s’est engagée à apporter un soutien et une contribution destinés à répondre aux attentes
des élus du Pôle. Elle réalisera
un travail d’analyses et de productions communes pour établir le diagnostic du volet commerce du SCoT, en association
avec l’Agence d’urbanisme de la
région angevine. En effet, la loi
Grenelle 2 renforce les apports
de lois précédentes pour une
meilleure prise en compte du
commerce dans l’aménagement
du territoire. Le commerce
est partie prenante de cette
réforme de l’urbanisme dont
l’objectif est la construction sur
ou en continuité immédiate de
l’existant et la lutte contre l’étalement urbain. Traduit en termes
de commerce, il s’agit de ne pas
favoriser une implantation dispersée en périphérie des villes.
CONTACT
Pascal Ranchoux
02 41 20 54 46
[email protected]
La Ville de Pouancé a signé le 21
novembre une convention avec la CCI
par laquelle elle bénéficiera d’informations économiques sur les entreprises,
d’accompagnement opérationnel et à
la réflexion stratégique. Elle informera
la CCI de l’activité économique sur son
territoire. Par ailleurs, la municipalité
a été acceptée au programme d’Etat
de revitalisation des centres-bourgs.
Elle fait partie, tout comme Doué-laFontaine, des 54 communes (sur 300)
retenues pour cet appel à projet doté
de 40 millions d’euros par an. Un
programme alliant amélioration du
logement, du commerce, de l’équipement et des services devra être mis
en œuvre. La CCI de Maine-et-Loire
espère contribuer activement à ce
grand projet de revitalisation.
CONTACT
Olivier Poussin
02 41 20 54 97
[email protected]
Arthur Loyd emménage
à Angers
Le réseau Arthur Loyd, fort de 63
implantations dans toute la France, est
le spécialiste du conseil et du service
aux professionnels pour l’immobilier.
L’agence d’Angers vient d’emménager dans de nouveaux bureaux, place
André Leroy. Son gérant, Benoît Plumel,
s’occupe des transactions en locaux
d’activités et entrepôts logistiques et
gère des dossiers d’implantation sur
la région Ouest grâce à sa présence
dans les villes de Blois, Rennes, Le
Mans, Bourges et Châteauroux.
Membre de l’Observatoire de l’Immobilier, l’agence angevine, composée de
4 personnes spécialisées, répond à la
demande des entreprises souhaitant
s’implanter sur le marché angevin.
Anjou Eco - n°38 - Janvier 2015 11
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Ensemble, imaginons le futur !
Bases vie
Bureaux
Salles de formation
Vestiaires
Réfectoires
Sanitaires
Stockage
Bâtiments
BBC
RT 2005
RT 2012
Location
Vente
Bureau d’études
Service client
Tél. 02 41 20 14 20 - www.petit-location .fr
Unimedia janvier_190 x 130 07/01/15 11:19 Page1
Regard
Le slow management :
ensemble de pratiques
managériales alternatives
destinées à créer des environnements coopératifs,
stables et durables privilégiant l’épanouissement
humain.
Eric Jemin
DAO-BE, Avrillé
Une certaine idée de
l’entreprise humaine
Forte d’une
cinquantaine de salariés,
la société DAO-BE,
dirigée par Eric Jemin
à Avrillé, est un bureau
d’études spécialisé
dans la prestation de
services en mécanique
industrielle et bâtiment.
L’ouverture récente
d’une antenne à New
York renforce la volonté
de son dirigeant de
créer des emplois au
gré des opportunités de
rencontres humaines.
DAO-BE
4 rue Maryse Bastié
C.A. Le Bocage
49240 Avrillé
Tél. : 02 41 96 82 32
www.dao-be.com
GÉRANT
Eric Jemin
activité
Prestation de services en
bureau d’études pour tous
secteurs d’activité
Effectif 47 salariés
3 bureaux d’études en France :
Angers (30 pers.), RennesLaval (5 pers.), Rouen (9
pers.) et un à New York (USA –
2 pers.)
CA 1,5 million d’euros
www.maineetloire.cci.fr
E
n 2003, Eric Jemin
rachète,
avec
un
associé, le bureau
d’études de l’entreprise
DAO Système, spécialisée
dans la vente de matériel
informatique et la formation
sur logiciels 3D. Il externalise
alors ce service composé de
8 salariés. Puis en 2010, il en
devient le dirigeant à part
entière, avec 18 personnes
à son bord. « Ayant acquis
une formation technique, j’ai
toujours rêvé de devenir mon
propre patron.» se souvient-il.
Une structure qui
s’étoffe
Aujourd’hui, DAO-BE représente un groupe dynamique,
réparti à Avrillé (siège social),
Rouen, Rennes et tout récemment, New York. La constitution de ses quatre unités découle
de contacts et de relations profitables à chacun. L’antenne de
Rouen (9 personnes) fut créée
en 2011 avec le recrutement
d’anciens jeunes stagiaires ayant
suivi une formation au Greta,
animée par Eric Jemin. Il avait
ainsi pu juger de leurs compétences avant de leur offrir cet
emploi. Un an plus tard, l’antenne de Rennes ouvre avec 4
dessinateurs et une commerciale qui, en un an, vont doubler le C.A. sur ce secteur. Puis,
DAO-BE s’exporte aux USA,
grâce à un collaborateur qui
accompagne son épouse étudiante en stage à Manhattan.
Plutôt qu’une démission, une
solution de télétravail lui est proposée. L’expérience étant très
concluante, et aidé par divers
organismes dont la CCI, Eric
Jemin décide alors d’ouvrir un
bureau à New York, en septembre 2014, avec l’embauche
supplémentaire d’un commercial. « Toutes ces créations successives tournent autour d’un même
objectif : permettre à de jeunes
diplômés de pouvoir se lancer
dans la vie active et concrétiser
un projet professionnel.
Trois activités
L’activité de DAO-BE se répartit en trois secteurs, axés sur le
développement de produits ou
la conception de systèmes en lien
avec les demandes de leurs clients.
Tout d’abord, des prestations de
services en bureau d’étude : « 80
% de nos salariés sont détachés
dans des entreprises du département et des environs, tous secteurs confondus : Bucher Vaslin,
PCM Pompes, ThyssenKrupp,
Cointreau, Eurecom… pour
travailler sur des logiciels 2D et
3D. Ils participent à la conception de machines en tous genres :
machine à pain, dialyseur électronique, amélioration de lignes
de production… » La seconde
activité consiste en de l’ingénierie, l’étude d’équipements
et outillages pour améliorer
certains postes en production,
pour perfectionner des process de fabrication… Seront
sous-traitées par des partenaires locaux, la réalisation de
machines, l’usinage des pièces
ainsi que la tôlerie et la chaudronnerie. Enfin, le 3e domaine
d’activité (qui tend à se raréfier)
consiste à établir, pour des archi-
tectes, des plans de bâtiments
d’après des relevés de cotes et
mesures très précis (pour une
vision plus homogène de tous les
plans d’un même bâtiment).
Le collaborateur, au
cœur de l’entreprise
Derrière chacune de ses filiales,
se cache une histoire humaine,
une rencontre, une opportunité
de voyages, une motivation, une
chance offerte au jeune diplômé,
nouvellement embauché, de se
voir confier des responsabilités.
Pour que le tandem fonctionne
au mieux, Eric Jemin veille à
associer un technicien et un
commercial qui s’entendent bien.
« C’est primordial pour une mise
en confiance qui se répercutera
sur la qualité du travail.» Ce dirigeant quinquagénaire est adepte
du slow management. «Le côté
économique du travail n’est
qu’un moyen, et non le centre
d’intérêt. Je considère mon
entreprise comme un lieu où des
personnes viennent travailler
ensemble sur des projets, partager des connaissances, acquérir
un enrichissement personnel.
C’est une relation basée sur la
confiance mutuelle. Nous rencontrons très peu de turn-over.
Je mets tout en place pour que
mes salariés se sentent bien ici et
s’épanouissent dans leur travail».
Ainsi, l’antenne de Rennes-Laval
est ouverte du mardi au samedi,
« pour préserver un week-end
de 2 jours consécutifs à la responsable commerciale dont le
mari est coiffeur ».
Dominique Gruson
Anjou Eco - n°38 - Janvier 2015 13
ligne directe
Echos
Clemot Immo, au
service de l’immobilier
d’entreprise
La société Clemot Immo, située à
Cholet, accompagne les entreprises
dans leur recherche de biens immobiliers (pas de porte, murs commerciaux, bureaux, locaux commerciaux
en périphérie, terrains industriels et
commerciaux, locaux d’activités et
industriels). « L’objectif, comme le
souligne Fabien Clemot, responsable
de l’agence, est de proposer le produit
le plus adapté à la demande de notre
clientèle, le plus en phase avec sa
recherche ». Entre autres clients,
de grands groupes industriels, des
commerçants, des artisans également
avec, pour chacun, des demandes
spécifiques : une plateforme logistique, des bâtiments dont la surface
peut atteindre de 5 000 à 10 000
mètres carrés à quelques centaines
de mètres carrés. Clemot Immo intervient sur Cholet et ses environs, aussi
bien dans l’achat que la location. «Au
vu des taux actuels particulièrement
peu élevés et très intéressants, davantage de clients aujourd’hui se portent
vers l’acquisition ».
TOTEM : 20 ans qu’on
l’aime…
Loin du tumulte de la capitale et des
grandes villes, l’agence de mannequins TOTEM, située à Cholet, est
devenue, depuis bientôt 20 ans, une
agence connue et reconnue. Parmi
ses clients, de grands comptes à l’instar d’Air France, d’Accor, de Canal+,
de BNP Paribas, des enseignes
régionales dans le domaine de la
confection (Groupe Zannier, Groupe
Royer), des agences de publicité,
des photographes. Comme l’explique
Florent Barré, son dirigeant, « notre
situation géographique nous permet
d’avoir les avantages des grandes
villes (Nantes, Angers, Paris) sans
les inconvénients ». Cette stratégie a
permis à TOTEM, depuis sa création
en 1995, d’être particulièrement
bien positionnée sur le marché, du
fait de coûts de structure réduits
directement répercutés sur son prix
de vente. Aujourd’hui, TOTEM c’est
un catalogue de plus de 6 000
mannequins (enfants et adultes tous
profils confondus). En mars, l’agence
célèbrera ses 20 ans, se préparant
d’ores et déjà à se parer de ses
plus beaux atours : un nouveau site
web est en cours de finalisation. En
décembre, TOTEM a emménagé dans
des locaux neufs, à la Créathèque.
www.treebu.com
Succès d’Alcuin
Les Procréatifs, « accompagnateurs dans la reprise
d’OpenPortal
de vos créations »
« Concevoir un bel objet n’est pas le
Software
services aux entreprises
plus important. Encore faut-il qu’il
soit désirable ». Les Procréatifs ne
sont pas une agence de design,
mais l’association de deux compétences pour accompagner des
PME, voire des TPE dans leur
stratégie de création. Il y a dix ans,
Marc Moreau intervenait dans une
école de design où Sabine Bertrand
était étudiante. Leurs relations professionnelles suivies ont débouché
en 2014 sur la création de l’entreprise. « Nous avons travaillé dans
des entreprises de taille intermédiaire et nous voulons faire profiter de plus petites structures
de notre expérience. Ainsi, dans
une boutique-atelier couture à la
recherche d’une identité, en valorisant les lieux, créant une communication ». Mobiliser le bon
outil, graphisme, design industriel, gestion de l’image de marque,
management... au bon moment
et hors des sentiers battus, telle est
leur démarche, jusqu’à l’analyse du
business model. Sabine Bertrand,
à Chemillé-Melay, apporte sa sensibilité de « serial creative ». Marc
Moreau, à Chambray-Lès-Tours,
raisonne plutôt management et
stratégie. Il intervient déjà pour
Cuisine Design Industrie (Arthur
Bonnet). Le cabinet propose deux
packs pour faciliter l’accession aux
outils du design : « jeunes entreprises », avec une mensualisation
des frais, et « structures installées »
pour que « le design devienne une
démarche stratégique vis-à-vis du
marché ».
www.lesprocreatifs.fr
Bati Conseil & Formation lutte
contre l’amiante
L’amiante est interdit en France
depuis 1997, mais se trouve
encore dans un bâtiment sur
deux. Installé depuis mars 2014
dans la ZI de Beaucouzé, Bati
Conseil & Formation propose
des stages de prévention des
risques liés à ce produit. Les salariés du BTP et de l’industrie sont
les plus exposés lorsqu’ils sont
amenés à travailler sur des matériaux qui en comportent, tels
que canalisations, couvertures,
peintures, colles, enrobés routiers... Ces salariés doivent être
formés, conformément à l’arrêté
du 23 février 2012 qui précise des
14 Anjou Eco - n°38 - Janvier 2015
contenus et des durées de formation variant selon les activités et
les niveaux de responsabilité et
de qualification. Bati Conseil &
Formation accompagne aussi les
entreprises dans leurs démarches
de certification. « La certification
est obligatoire pour une entreprise qui réalise des travaux de
retrait, de démolition ou d’encapsulage de matériaux/produits
contenant de l’amiante. Nous
l’assistons à la mise en place et au
suivi d’une politique de prévention des risques liés ».
En octobre 2013, Alcuin
reprenait les actifs d’OpenPortal Software alors en difficulté. En un an, un chemin
important a été parcouru :
37 emplois sauvés en 2013,
13 créés en 2014 et une
centaine de nouveaux clients
gagnés. La société, rentable
et en forte croissance, prévoit encore une dizaine d’embauches en 2015. Basée sur le
site d’Angers Technopole et
sur Paris, Alcuin est spécialisée dans la conception de logiciels de gestion des talents, de
la formation et du dialogue
social. « Ces solutions complètes et modulaires Saas -dans
le cloud- sont prêtes à l’emploi pour chaque domaine.
Elles s’adressent aux grandes
entreprises, aux organismes
de formation et aux établissements d’enseignement supérieur. « Pour les entreprises,
Alcuin gère la base de données
unique, les données des collaborateurs, les compétences et
la formation, détaille Laurent
Balaine, président d’Alcuin.
Elle automatise les processus ressources humaines hors
paye. Pour les organismes de
formation professionnelle et
les établissements d’enseignement supérieur, elle automatise la gestion administrative,
pédagogique et financière, de
la scolarité des étudiants, leur
admission jusqu’à l’obtention
de leur diplôme ». Au fait,
pourquoi Alcuin ? Ce poète,
savant et théologien anglais,
était l’un des principaux
conseillers de Charlemagne.
Pour ses contemporains, il était « l’homme le plus savant
de son temps ».
www.alcuin.com
www.baticf.com
www.maineetloire.cci.fr
Regard
Christian Girardière
Laboratoires Brothier, Fontevraud L’Abbaye
« L’intelligence de la nature au service de la santé »
Nichés dans la campagne
saumuroise depuis
60 ans, les Laboratoires
Brothier fabriquent des
produits pour favoriser
la cicatrisation et stopper
les saignements. Leur
président, Christian
Girardière a toujours
manifesté sa volonté
de renforcer l’ancrage
de l’entreprise dans
le Saumurois et vient
de le confirmer
une fois encore par
l’agrandissement du site
de production.
Laboratoires
Brothier
Siège social :
41, rue de Neuilly
92735 Nanterre Cedex
Site de production :
Avenue des roches
Zone d’Activité - B.P. 26
49590 Fontevraud L’Abbaye
Tel. : 02 41 53 71 00
Fax : 02 41 51 77 74
www.brothier.com
PRÉSIDENT
Christian Girardière
Activité principale fabrication compresses et
implants chirurgicaux
Effectif 130 salariés
(dont 60 sur le site de production
saumurois)
CA 35 M€
www.maineetloire.cci.fr
L
es Laboratoires Brothier
sont installés dans la zone
d’activité de Fontevraud
L’Abbaye qu’ils occupent entièrement en plus de
20 000 m2 de terrains acquis
récemment. « Cette surface
supplémentaire va permettre
d’assurer un développement à
moyen terme de notre activité »
précise Christian Girardière.
Le nouveau bâtiment ultra
moderne d’une superficie totale
de 5 000 m2 assurera la production. 10 millions d’euros seront
investis pour doubler la capacité de ce site industriel, dont la
livraison est annoncée pour l’été
2015. Outre les laboratoires de
contrôle et les locaux de fabrication, il est prévu une grande
salle de conférences pour
accueillir chercheurs, médecins, et scientifiques qui pourront bénéficier au cours de leur
séjour des multiples attraits touristiques et culturels de la région
(Abbaye Royale de Fontevraud,
caves…). Ce bâtiment hightech traduit l’image d’excellence de l’entreprise sur le plan
architectural. Très « Design », il
sera paré d’un bardage inox sur
lequel se reflétera son écrin de
nature, dissimulant ainsi l’usine
dans son environnement.
Propriétés
cicatrisantes d’un
dérivé d’algue
L’activité de ce laboratoire a
débuté en 1949 avec la fabrication et la mise sur le marché
du Coalgan, cette mèche (sans
coton) qui arrête les saignements
de nez. Les propriétés cicatrisantes d’une molécule extraite
d’une algue sont également
exploitées pour fabriquer des
compresses qui « réparent » les
tissus après une chirurgie lourde
(amputation, grosses plaies, perte
de substance importante…)
La transformation de ce dérivé
d’algue fait appel à des technologies
de pointe, et son élaboration exige
des contrôles bactériologiques très
stricts : les manipulations, délicates et sophistiquées, se déroulent en salle « blanche », c’est-à-dire
dans un milieu stérile, selon des
normes de propreté très contraignantes. « Nous développons nos
propres process de fabrication,
très complexes, qui nécessitent
des machines spéciales. Cet outil
de production évolue au fur et à
mesure des améliorations apportées à nos productions ». Classés
« Dispositif Médical » depuis 1998,
les produits ainsi que leur process
de fabrication sont audités chaque
année pour vérifier la stricte application de normes européennes très
rigoureuses.
14 % du C.A.
pour la R&D
Les équipes de production, composées d’ingénieurs, techniciens,
chimistes, biologistes, travaillent
sur un site pour lequel la certification ISO 14001 a été obtenue
en 2013 pour le respect de l’environnement. (Le siège social à
Nanterre regroupe les services
administratifs et les équipes de
vente pour un effectif global de
plus de 130 personnes).
« Nous embauchons de jeunes
chercheurs diplômés que nous
formons. Notre service R&D
travaille en partenariat avec
l’INSERM et le CNRS. Leurs
programmes en recherche fondamentale sont orientés notamment sur l’activation de cellules
souches pour la réparation tissulaire. Le centre de recherche
a doublé il y a deux ans et son
budget représente 14 % du C.A.
réalisé. » explique Christian
Girardière.
Les débouchés du produit sont
très prometteurs, ouvrant de
larges perspectives de développement, les recherches se concentrant sur des biopolymères
spécifiques pour différentes
chirurgies.
Les produits des Laboratoires
Brothier s’exportent vers l’Europe, les USA, l’Australie, le
Japon. « Tous ces produits sont
totalement fabriqués sur notre
site de Fontevraud avec toutes
les exigences de qualité que ce
grand export peut nécessiter »
indique le président Girardière
pour lequel le développement
du site saumurois figure parmi
les priorités en cours de la société. Tout comme, certainement,
l’aboutissement des recherches
entreprises dans ses laboratoires
qui ouvriront l’horizon à de
nouveaux marchés.
Dominique Gruson
Anjou Eco - n°38 - Janvier 2015 15
ligne directe
L’alternative à la location entretien des EPI
Diversification originale pour le
groupe de TP Luc Durand (Pruillé)
qui, en 2011, a repris la société Cap
Blanc (Le Lion d’Angers). Devenue
Blanchisserie de la Sablonnière
(B.D.L.S.), l’entreprise a mis au
point un process unique de suivi
des EPI (Equipements de Protection
Individuelle). Chaque vêtement
reçoit une identification nominative
personnalisable. Un Tag RFID assure
un suivi personnalisé du linge, de
son usage, de son entretien, depuis
l’achat jusqu’à la fin de vie. Dès
son arrivée en blanchisserie, il
est scanné, ses défauts photographiés. Un contrôle de la colorimétrie des bandes réfléchissantes se
fait simultanément. La traçabilité
permet de respecter le nombre de
lavages qu’ils sont autorisés à
recevoir. Les informations sont
consultables sur un extranet mis
à disposition gratuitement. « Les
vêtements reçoivent un nettoyage
spécifique, en fonction des matières
et des métiers, à faible température, ce qui allonge considérablement leur durée de vie » explique
Anthony Cochard, responsable de
la blanchisserie. Le séchage par
déshumidification n’est pas agressif et nos couturières effectuent
de vraies réparations. Aucun coût
n’est masqué : le client ne paie que
ce qu’il met à laver. Le fabricant de
vêtements professionnels Le BeauFort, dirigé par Vincent Favron, peut
ainsi s’assurer de la qualité de ses
vêtements et proposer les produits
les mieux adaptés à ses clients.
www.bdls.fr
www.lebeaufort.com
GESCO au capital
du cabinet Equilibre
Le groupe angevin d’expertisecomptable GESCO entre au capital
du cabinet nantais Equilibre pour
proposer une offre complète et
performante dans un domaine en
pleine mutation : les ressources
humaines et l’accompagnement.
« La transmission d’une entreprise
est délicate, tant du point de vue du
personnel que des fournisseurs et
des clients, commente Eric Groud,
dirigeant de Gesco. Elle est loin de
se résumer aux seuls chiffres ». Les
deux entreprises conservent leur
autonomie juridique et leur marque.
Elles réalisent un chiffre d’affaires
cumulé de 4,8 millions d’euros
avec 61 collaborateurs. En juin,
Gesco avait signé un autre accord
de partenariat avec le cabinet
angevin Quadr’innov (conseil en
management et accompagnement
de l’innovation).
www.gesco-sa.fr
services aux entreprises
Un Centre d’Information sur la Prévention des
difficultés des entreprises (C.I.P)
Les outils et procédures de prévention ne sont pas suffisamment connus et utilisés avec anticipation. Devant ce constat, les
avocats, les experts comptables,
les commissaires aux comptes
et les juges des Tribunaux de
Commerce créaient en 1999
un réseau national de Centres
d’Information sur la Prévention
des difficultés des entreprises
(C.I.P). Son objectif était l’écoute
et l’information gracieuse de
chefs d’entreprise en proie à
des difficultés : perte d’un gros
client, retard dans les règlements, litige social... Le CIP de
Maine-et-Loire a vu le jour le
17 octobre. « Si nous pouvons
intervenir, nous fixons un rendez-vous au chef d’entreprise,
commente son président, l’avocat Jean-Yves Lechevestrier.
Il rencontre trois de nos délégués, un ancien juge consulaire,
un avocat et un expert comptable-commissaire aux comptes.
L’entretien est anonyme, confi-
« Justice / Business »
aux Confluences
Pénales de l’Ouest 2015
Après « Justice / Medias « en 2013
et « Justice / Prison » en 2014, l’association Confluences Pénales de
l’Ouest aborde le 31 mars 2015
le thème « Justice / Business.
Acte 1 : L’entreprise responsable ». Ce colloque au Centre
de Congrès d’Angers porte sur
les rapports épineux entre justice pénale et entreprise : les principes de responsabilité pénale
de la personne physique et de la
personne morale, le harcèlement,
l’action de groupe, la RSE… Cette
journée d’échanges réunira des
avocats, des magistrats et des
professionnels. Parallèlement,
une exposition se déroulera du
16 au 30 mars autour du thème
de la justice et de l’entreprise.
Affiches, photographies et tracts
dentiel et gratuit ». Après, le chef
d’entreprise pourra solliciter le
médiateur du crédit ou le comité
des services financiers. Si cela
ne suffit pas, il faudra envisager
une conciliation une procédure
de sauvegarde, voire judiciaire.
Il s’agit du 3ème C.I.P. des Pays de
la Loire après celui de la LoireAtlantique créé en 2008 et celui
de la Mayenne créé en 2013.
Numéro Vert 0800 100 259
¸
CONFLUENCES PeNALES DE L'OUEST
JUSTICE BUSINESS
ACTE 1 :
L'ENTREPRISE responsable
retraceront la vie industrielle, la culture de et
dans l’entreprise… Cette
édition 2015 sera le premier acte d’une série de
colloques sur le thème du
« Business ». Créée
en 2012, Confluences
Pénales de l’Ouest (CPO)
réunit des acteurs de la
scène judiciaire autour de
la justice pénale et de la
criminologie dans l’organisation, chaque année,
d’un colloque professionnel et d’une exposition 31 mars 2015 - centre de congres-angers
`
grand public en écho au
thème choisi. CPO est présidée
www.acr-avocats.com/
par son fondateur Pascal Rouiller,
pro-bono/confluencesavocat spécialiste en droit pénal
penales-de-louest/
inscrit au Barreau d’Angers.
Graphisme : Marc-Antoine Mathieu, Lucie Lom
Echos
@ConfluencesP
Un parcours de formation « Maîtrise de l’énergie »
financé à 100 %
Un nouveau parcours de formation sur la maîtrise de
l’énergie est porté par Opcalia
Pays de la Loire, la CCI,
en partenariat avec la PRI
ORACE (Cholet), l’ADEME et
l’Ecole des Mines de Nantes.
Dix sessions de chaque action
de ce parcours sont programmées dans le Maine-et-Loire
jusqu’à fin 2015. Cette formation est financée à 100 % par
Opcalia, pour les coûts pédagogiques et pour les salaires à
raison de 13 € /heure. Le programme est ouvert aux entre-
16 Anjou Eco - n°38 - Janvier 2015
prises ligériennes, même ne
versant pas à Opcalia. Il allie
le transfert de compétences et
celui du dispositif de diagnostic Eval’Energie, mis au point
par les CCI. Sa première action
est la nomination d’un « référent énergie », formé à mieux
négocier les futurs contrats
d’énergie. Il mènera des audits
internes pour identifier les
actions à mener. Il sensibilisera les collaborateurs aux économies quotidiennes de l’énergie. Le programme comprend
aussi une boite à outils tech-
niques : deux packs de 3 jours
« Efficacité énergétique liée à
la production » et « Efficacité
énergétique liée au bâtiment »
et un pack de 2 jours « Activités
tertiaires sensibilisation »,
plus généraliste (actions sur
l’éclairage, l’informatique…).
La 5ème et dernière action
« Responsable de production
et maitrise des énergies en installations industrielles », certifiante, se déroule en alternance
sur 455 heures. Démarrée le
26 janvier 2015, elle se termine
à la fin de l’année.
www.maineetloire.cci.fr
Petit janvier 2015_190 x 65 06/01/15 14:13 Page1
Février 2015 :
Transfert d’activité
ANGERS - CHOLET
Nouveau garage - Nouveau site
ZA des Landes - Route de Laval à AVRILLÉ
PETIT - ANGERS - CHOLET (49)
BMW janvier 2015_190 x 130 31/12/14 11:37 Page1
www.petit.fr - [email protected]
/PVWFMMF
#.89
XXXCNXGS
-FQMBJTJS
EFDPOEVJSF
4ѳ*.104&3"7&$45:-&
/067&--&#.89
5FSSJCMFNFOUDIBSJTNBUJRVFMB/PVWFMMF#.89DPOKVHVFMFTUSBJUTSPCVTUFTEѳVONPE¨MF#.89Mѳ©M©HBODFEѳVO$PVQ©FUUSPJT趑OJUJPOTIBVUEFHBNNF
&MMFEPOOFBVTTJMFNFJMMFVSEѳFMMFNªNFHS¢DF TFTNPUPSJTBUJPOT#.8&G趑DJFOU%ZOBNJDTSFTQFDUBOUMBOPSNFBOUJQPMMVUJPO&6
XXXCNXGSY
DYNAMISM Automobiles
CHARRIER
$0/$&44*0/5&45
8 rue Amédée Gordini
1900 route de Doué
53 rue de la Jominière
9YYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYY
49072 Beaucouzé - 02 41 318 520 49400 DISTRÉ - 02 41 50 10 10
49300 CHOLET - 02 41 71 05 84
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www.charrier.bmw.fr
www.dynamism.fr
$POTPNNBUJPOTFODZDMFNJYUFEFMB/PVWFMMF#.89 MLN$0 HLN1SJTFEFWVFFOQSPQSJ©U©QSJW©F
Arca chudeau_190
x 65 21/05/13 10:06 Page1
$POTPNNBUJPOTFODZDMFNJYUFEFMB/PVWFMMF#.89 MLN$0
HLN1SJTFEFWVFFOQSPQSJ©U©QSJW©F
ligne directe
Echos
Froga s’habille
plus grand
Créée en 1938, la société Froga (La
Plaine France), est spécialisée dans
la fabrication d’épaulettes, cigarettes et plastrons pour vêtements,
diverses matières et accessoires
textiles. Depuis sa création, elle est
devenue un partenaire incontournable des plus grands noms du prêtà-porter et de la haute-couture française et européenne. En 2001, Froga
diversifie son activité par le rachat
de la société Sofatec, spécialisée
dans la fabrication des masques
d’hygiène. En 2003, l’entreprise
double sa superficie et développe
ses deux activités. En 2014, elle
concrétise un projet d’extension de
ses surfaces de stockage et d’atelier, passant de 700 m² à 2000 m².
Comme l’explique Frédéric Godin,
gérant de la société, « le secteur du
luxe, avec lequel nous travaillons,
est en constante progression. Par
incidence, notre activité dédiée au
textile a suivi la même évolution,
d’où cette nécessité d’agrandir les
surfaces car cela devenait compliqué à gérer. Nous souhaitions
pouvoir répondre au développement
de notre activité aussi bien pour la
partie textile que pour les produits
de protection jetables».
Alltub : rester leader
mondial du tube
aluminium
Alltub va investir de 1 à 1,5 million
par an sur la période 2015-2017
sur son site de Saumur. Les lignes
de production continueront à être
modernisées tout comme certaines
machines pour gagner en productivité. Un plan de formation en interne
permettra aussi d’anticiper les
départs à la retraite des « anciens »,
présents depuis les années 70.
Mario Barbero, président du groupe
Alltub, souhaite que la production
saumuroise de tubes aluminium
soit destinée en totalité au secteur
pharmaceutique sur le long terme.
Le site est le seul du groupe à
posséder une salle propre, un gain
de qualité pour les entreprises
pharmaceutiques. Actuellement,
cette proportion est de 61%, 22%
allant à la cosmétique, 16% à
l’industriel et 1% à l’alimentaire.
Alltub qui appartient au fonds
d’investissement Aurora emploie
240 personnes, dirigées par
Jacques Godard.
ils investissent
Leroux-Pacreau étend sa
surface de travail
Présente depuis une trentaine
d’années auprès des professionnels de la cuisine et de
l’agencement intérieur, l’entreprise Leroux (anciennement Pacreau) a développé un
savoir-faire reconnu dans la
fabrication sur mesure de plans
de travail stratifiés, éléments et
mobilier d’agencement. Située
à Saint-Christophe-du-Bois,
elle emploie une vingtaine de
personnes. L’entreprise a su
évoluer au fil du temps et se
caractérise encore aujourd’hui
par sa capacité d’adaptation.
Comme l’expliquent Corinne
et Jean-François Leroux, cogérants, « notre double activité se caractérise par une
grande réactivité pour la fabrication à la contremarque de
plans de travail et éléments de
meubles sur mesure pour les
professionnels de la cuisine
et la fabrication de mobilier
d’agencement pour les donneurs d’ordre, décorateurs et
architectes. Au cours des dernières années, l’activité d’agencement a connu un bel essor et
l’offre liée aux plans de travail
s’est diversifiée, est montée en
gamme ». Afin de poursuivre
sa croissance dans des conditions optimales, la société
a concrétisé cette année un
projet d’extension de 900 m2.
« Nous avons agrandi la partie
production, construit des
bureaux et des locaux sociaux
pour offrir à nos salariés des
conditions de travail plus
confortables pour accompagner le développement de
l’entreprise ». Une évolution
saluée avec un nouveau logo et
une nouvelle identité visuelle.
Végécom certifiée
« GlobalGap »
Dirigée par Gilles Boutreux, la société
Végécom, aux Ponts de Cé, regroupe
cinq producteurs angevins, spécialisés chacun par type de production ce qui permet une maîtrise du
process de culture. Elle a été créée
pour répondre à une motivation de
mise en marché groupé et d’offre
globale pour atteindre le marché de
la jardinerie. Elle assure la distribution d’un certain nombre de leurs
produits sous la marque « Jardin de
Loire ». Intéressé par une démarche
environnementale, Gilles Boutreux
a obtenu la certification « Plante
Bleue » en 2012, correspondant à une
charte éco-environnementale (sensibilisation au tri, station d’arrosage
et fertilisation, plateforme pour les
effluents…). Végécom a été certifiée «
GlobalGap » il y a un an, norme pour
la traçabilité et la sécurité alimentaire,
basée sur les principes de prévention
des risques. Cette norme répond à
une demande des consommateurs
qui recherchent de plus en plus à être
renseignés sur le qualité des produits
qu’ils
consomment.
Végécom
propose environ 2 000 références
cultivées sur 16 ha et 120 000 m2
couverts. Elle est reconnue pour ses
plantes aromatiques en pot « prêtes
à cuisiner », ses plants de légumes
ludiques pour amateurs, ses plantes
vivaces fleuries, … ainsi que les
plantes annuelles et bisannuelles.
www.vegecom.com
www.leroux-pacreau.fr
CTAO, relais du Pacte Energie Solidarité
En une heure, l’opérateur de
la société CTAO (11 salariés)
à Notre-Dame-d’Allençon va
souffler 100 m² d’une laine de
verre très blanche, composée à
80 % de verre recyclé, entre les
solives du plancher. L’isolation
des combles perdus va améliorer sensiblement la performance
18 Anjou Eco - n°38 - Janvier 2015
énergétique de cette maison. Au
final, le soufflage devrait faire
baisser de 25 à 30 % la consommation d’énergie. Mais le propriétaire ou le locataire recevra
une facture... d’un euro avec
une garantie décennale. Qui
finance ? Le Pacte énergie solidarité. Ce programme national,
validé par le ministère de l’Ecologie, veut lutter contre la précarité énergétique des ménages les
plus modestes. Il a été lancé en
2013 par CertiNergy, société de
conseil en certificats d’économie
d’énergie. Les CEE sont acquittés par 300 « obligés français »,
distributeurs et fournisseurs
d’énergie. Les travaux sont réalisés par Combles Eco Energie,
filiale de la société, via un réseau
de partenaires locaux comme
CTAO (Centre de Travaux
Angers-Ouest). Cette dernière,
dirigée par Corinne Ducreux,
a acquis une expérience unique
dans l’isolation soufflée. Elle est
certifiée Pros de la Performance
énergétique, reconnue Grenelle
de l’Environnement.
www.ctao.fr
www.maineetloire.cci.fr
Regard
Eric Legeais
Batistyl, Maulévrier
La fidélisation par la proximité
Comme recette anticrise, Batistyl a choisi
ces dernières années de
déployer une nouvelle
stratégie commerciale.
L’entreprise, implantée
à Maulévrier,
développe également
son activité vers
de nouveaux services
et produits toujours
plus performants.
Batistyl
ZI de la Fromentinière
49360 Maulévrier
Tél. 02 41 49 49 50
www.batistyl.fr
PDG Éric Legeais
Activité Fabrication de menuiseries
en PVC et alu, et fermetures
Effectif 340 salariés
CA
45 M€
*Batistyl a été créée en 1992 mais l’origine
de l’entreprise remonte à 1931 avec Joseph
Legeais.
www.maineetloire.cci.fr
B
atistyl,
c’est
une
entreprise de 340
personnes,
touchée
par la baisse du
marché de la construction, mais
qui a su réagir et maintenir
son budget à l’équilibre. Le
fabricant couvre aujourd’hui
six régions dans l’Ouest et
produit 150 000 menuiseries et
fermetures par an. Sa clientèle
est principalement constituée
de professionnels également
répartis entre les marchés de
la construction neuve et de la
rénovation.
Une proximité
partagée
« Nous ne pouvions plus travailler comme avant. Nous
devions nous démarquer et jouer
plus que jamais la carte de la fidélisation», expliquent Eric Legeais,
le PDG, fils du fondateur*, et
Pascal Métayer, directeur marketing. « Nous avons décidé
d’investir en région pour être
plus proches de nos clients et les
fidéliser. Trois directions régionales ont peu à peu été créées :
à Maulévrier (Centre-Ouest), au
Haillan à proximité de Bordeaux
(Sud-Ouest) et à Saint-Jeande-la-Neuville près du Havre
(Nord-Ouest), une direction en
développement, qui rayonne
déjà sur toute l’Ile de France ».
Batistyl s’appuie également sur
trois agences avec showroom
et espaces professionnels : Saint
Herblain, Orléans et La Rochesur-Yon. « L’organisation est ainsi
la même dans toutes nos agences
régionales avec un directeur, des
services commerciaux internes
et des centres logistiques pour
livrer en temps et en heure sur
les chantiers. Chaque client a
ainsi affaire à la même équipe, au
même interlocuteur pour toutes
les ouvertures du chantier. Nous
nous appuyons ensuite sur des
partenaires pour ce que nous ne
fabriquons pas : portes de garage,
volets battants…». Poursuivant
sa dynamique de développement
en région, Batistyl a récemment
inauguré une plate-forme logistique sur son site bordelais. « Et
nous prévoyons dans les prochains mois de multiplier les événementiels en agence pour présenter nos nouveaux produits. »
En interne, elle a mis en place
un nouveau logiciel ERP ainsi
qu’une nouvelle organisation,
plus transversale, avec un Pôle
Produits.
Place à l’aluminium,
à la couleur et aux
performances
Soucieux d’apporter à ses clients
les solutions de demain, le fabricant réfléchit à de nouvelles pistes
pour l’évolution de son activité.
« Aujourd’hui, nous cherchons
plutôt à développer l’axe aluminium et la personnalisation de
nos produits avec de nouvelles
gammes couleurs». Le groupe
a investi il y a deux ans dans
une chaîne de thermolaquage
pour colorer les pièces en petites
séries et traiter les profilés qui
lui manquent. Il souhaite également se diriger davantage
vers le marché de la rénovation
et tirer parti des nouvelles exigences environnementales. « Les
produits ont connu des évolutions
importantes ces dernières années
au niveau de la performance
thermique avec un gros enjeu
sur la qualité de la pose. En 2007,
nous avons créé un centre de formation agréé pour aider les collaborateurs de nos clients à s’adapter à ces évolutions». L’entreprise
s’intéresse aussi à la domotique
dont l’emploi commence à se
démocratiser. « L’intégration des
ouvertures se fait aujourd’hui
en amont avec les architectes.
Nous sommes consultés pour
des solutions globales combinant
plusieurs technologies. Ce qui
crée des échanges et des collaborations nouvelles avec des corps
de métiers différents ». Dans
le domaine de la rénovation, la
société compte aussi beaucoup
sur Spécitec, sa division technique, dédiée, comme son nom
l’indique, à la fabrication des
produits spécifiques, techniques
et sur mesure : menuiseries
à l’épreuve des balles, portes
et fenêtres coupe-feu, portes
grand trafic… pour les bâtiments tertiaires, les maisons
individuelles,… et même les
commissariats.
Après une petite pause, Batistyl
reprend ses investissements. Sur
le prochain exercice, plus de 2 M€
seront consacrés à l’amélioration
de la production et de l’usinage
notamment pour l’intégration
des nouvelles gammes. Signe
que Batistyl a confiance en son
avenir…
Isabelle Baudry
Anjou Eco - n°38 - Janvier 2015 19
ligne directe
Echos
Tetrapolis se dote d’une
structure juridique
Tetrapolis, pôle d’expertise digitale situé à Avrillé, rassemble des
agences, chacune spécialisée
dans un domaine spécifique du
digital. Objectif de ce pôle : pouvoir
répondre de manière qualitative à
des projets digitaux faisant appel
à plusieurs métiers du numérique. Jusqu’à présent, Tetrapolis
n’existait que par le dépôt de sa
marque, par chacun des membres
fondateurs, à l’INPI. Il était temps
de créer une réelle structure juridique. La forme d’un GIE s’est alors
naturellement imposée, l’objectif
étant aujourd’hui de répondre à
des appels à projets d’ampleur
avec une surface financière plus
solide. En 2014, Tetrapolis a
réalisé 1,2 million de C.A. Entre
autres clients, Saint-Gobain,
Manitou, Radis et capucine, Villes
d’Angers et d’Avrillé, conseils
généraux, Comités de tourisme…
Pour compléter la pluridisciplinarité des compétences de ce
nouveau GIE, Tetrapolis recherche
deux nouveaux membres dans les
domaines de la relation presse,
événementiel ou media-planning.
www.tetrapolis.fr
Trophées Territoires
Innovation Pays de la
Loire 2014
Les trophées Territoires Innovation
Pays de la Loire 2014 ont été
remis le 4 décembre à la Cité des
congrès Nantes Events Center. Trois
des sept entreprises lauréates
sont implantées en Maine-et-Loire.
Fixator (Saint-Barthélemy d’Anjou),
fabricant de matériels de levage
de personnes, a mis au point le
système Exolift d’aide à la montée
d’échelle pour les techniciens
intervenant sur les éoliennes
(Catégorie Industrie). Concrete
by LCDA (Montreuil-Juigné), s’est
spécialisée dans la fabrication de panneaux en béton fibre
pour l’agencement et le mobilier
contemporain (catégorie Design,
Architecture et économie créative).
Le coup de coeur TRIA du jury a été
remis à Innortex (Saint-Barthélemy
d’Anjou), spécialisée dans les
solutions de recyclage innovantes
pour donner une seconde vie aux
déchets provenant de résidus de
production ou de matériaux postconsommation (matelas, sièges de
voitures ou d’avions au rebus).
http://trophees-innovation.
paysdelaloire.fr/
Services aux entreprises
Hamosphère : pour dynamiser les
territoires ruraux et péri-urbains
Ils viennent de différentes disciplines : architecte, coach,
juriste et technicienne de l’environnement,
accompagnateur coopératif. Regroupés
dans l’association Hamosphère
(Le Plessis-Grammoire), ils
offrent des outils d’accompagnement coopératif et des
solutions
d’aménagement
du territoire aux collectivités des territoires ruraux et
péri-urbains. Ces professionnels développent des solutions
d’aménagements
flexibles,
d’habitats ou de jardins d’activités autonomes, bioclimatiques et réversibles. Ils conçoivent et réalisent des projets
d’urbanisation ou de création
d’activités en évitant leurs
impacts sur l’environnement.
Accompagnée par Angers
Technopole,
Hamosphère
est partenaire des unités et
structures de recherche ESO
(Espaces et Sociétés)-Carta,
d’Angers Loire Métropole et
de l’Association des Maires
du Maine-et-Loire. Elle parti-
cipe à la mise en place d’outils
juridiques et réglementaires
qui intègrent la question de la
réversibilité des territoires sur
l’agglomération d’Angers et
le département du Maine-etLoire. Elle a bénéficié d’un soutien de 45 000 € de la Région
pour la phase de préfiguration
des projets qu’elle réussira à
faire émerger dans les Pays de
la Loire.
http://hamosphere-cooperation.org/
Les patrons aux premiers
rangs des mécènes
L’association Admical, qui
diffuse la pratique du mécénat en France, a publié le premier Baromètre du mécénat
des entreprises. Près des trois
quarts (73 %) des chefs d’entreprises et cadres dirigeants
sont mécènes à titre personnel. 56 % des entrepreneurs
s’engagent par des dons d’argent (en moyenne autour de
900 €) et 54 % mènent des
actions de soutien à des projets d’intérêt général (conseil,
levée de fonds, lobbying…).
Ils sont 37 % à faire les deux.
Certains (17%) vont jusqu’à
créer ou participer à la création
de structures d’intérêt général, associations ou fondations. Ces engagements,
qui augmentent en fonction
de l’âge et des revenus, sont
stables dans la durée. Les
domaines soutenus en priorité
par les entrepreneurs mécènes
sont la santé (citée par 44 %
des mécènes), le social (42 %)
et la solidarité internationale
(38 %). Ensuite, la culture
(24 %), le sport (21 %), l’éducation (20 %), l’environnement
(12 %), la recherche scientifique
et l’enseignement supérieur
(12 %). Leurs motivations sont
notamment l’envie d’être utiles,
de transmettre des valeurs, et de
rendre à la société ce qu’elle leur
a donné. Ils aiment à « sentir
qu’ils font bouger des choses »
du fait de leur contribution personnelle.
www.admical.org
Recrudescence de faux
ordres de virement (FOVI)
Réalisée par téléphone et par
e-mail, l’escroquerie aux Faux
Ordres de VIrement (FOVI)
concerne toutes les entreprises.
Les escrocs se font passer pour
le PDG de l’entreprise et prétextent l’imminence d’une
opération importante, capitale
(projet de fusion/acquisition,
changement de domiciliation
bancaire...) afin d’obtenir un
ou plusieurs virements internationaux. Souvent à l’étranger,
les escrocs collectent en amont
un maximum de renseignements sur l’entreprise. Cette
20 Anjou Eco - n°38 - Janvier 2015
connaissance associée à un ton
persuasif et convaincant est
la clé de réussite de l’arnaque.
L’opération est lancée sur les
personnes capables d’opérer les virements (services
comptables, trésorerie, secrétariat...). Pour s’en prémunir,
les entreprises peuvent mettre
en place des mesures simples
de sécurité en interne. Et des
signes avant-coureurs permettent de subodorer la tentative.
En cas de doute, prenez
attache directement avec la
personne au sein de la société,
soit physiquement, soit avec
les coordonnées connues de
l’entreprise.
Que faire en cas d’attaque ?
Demander immédiatement à
la banque le retour des fonds
et déposer une plainte auprès
des services de police et de
gendarmerie, en apportant
un maximum d’éléments,
ce qui permet d’optimiser
les chances de récupérer les
fonds escroqués.
www.maineetloire.cci.fr
Regard
Jacques Clochard et Sylvain Roussay
Jyga Process, La Séguinière
Une mécanique bien rôdée
À La Séguinière, Jyga
Process développe des
machines standard
et sur mesure pour
l'industrie et plus
particulièrement
l'agroalimentaire.
L’entreprise, reprise
par Jacques Clochard
(Groupe Fideip) et
Sylvain Roussay,
entend élargir
ses marchés.
JYGA PROCESS
Rue Edouard Branly
Zone de La Bergerie
49280 La Séguinière
Tél. : 02 41 56 49 92
Dirigeants Jacques Clochard et Sylvain
Roussay
Activité étude, conception, réalisation,
commercialisation,
montage, mise en service
d’équipements automatiques
CA 4,2 M€
Création 1992
Effectif 24 salariés
www.maineetloire.cci.fr
E
lles permettent entre
autres de poser des couvercles, de sur-emballer
dans des boîtes carton
des sachets de médicaments, de
disposer des bouteilles en plastiques dans des bacs… Elles sont
utilisées pour le chargement automatique, l’encaissage, la palettisation, le conditionnement et le
sur-conditionnement... Qui ? Les
machines de Jyga Process bien
sûr ! Depuis sa création, la société
est spécialisée dans la fourniture
d’équipements de fin de lignes
de production. « Les solutions
imaginées sont complètes : elles
sont conçues en interne par notre
bureau d’études, puis assemblées et automatisées dans l’atelier et enfin livrées et installées
chez l’utilisateur. Elles trouvent
leur application dans les industries de l’agroalimentaire mais
aussi de l’hygiène et de la santé.
Nos clients nous contactent pour
plusieurs raisons. Certains souhaitent robotiser une fonction
pour gagner en rentabilité et en
efficacité. D’autres, faire évoluer
un packaging, créer de nouveaux
concepts de fabrication ou optimiser des postes de travail. Dans
notre domaine où la concurrence
est très présente, la différence
se fait au niveau des coûts et des
bonnes idées. Une fois sur deux,
nos réalisations sont sur mesure »,
détaille Sylvain Roussay, l’ex directeur commercial devenu DG. Pas
moins de 6 personnes travaillent
au bureau d’études mécaniques
de Jyga. Six autres dans le bureau
d’études automatisme. La société
conçoit 25 à 30 machines par an.
Avec un coût moyen d’investissement pour une machine d’environ 300 K€.
Une reprise anticipée
Depuis décembre 2013, Jyga
Process est détenue majoritairement par le groupe industriel Fideip, dirigé par Jacques
Clochard. Cette opération est
intervenue avec le départ en
retraite de Serge Retailleau. « Pour
la transmission de son entreprise,
le fondateur de Jyga a fait appel à
une société intermédiaire qui lui
a permis de rencontrer Jacques
Clochard. Ce dernier recherchait une société avec des produits propres dans le domaine de
la mécanique. La reprise s’est faite
en LBO avec holding de reprise »
précise Sylvain Roussay qui monte
également au capital. Technicien
automaticien de formation, le
nouveau DG a commencé en 1999
comme commercial chez Jyga. Il
a ensuite évolué vers un poste de
responsable commercial puis de
directeur commercial. « Il existe
de réelles synergies entre Jyga,
le groupe FIDEIP et ses 7 autres
sociétés. Jyga s’apprête par exemple
à faire de la robotique pour le
groupe. Et Epsilon à Maulévrier
fournit Jyga en armoires électriques. La mutualisation des
achats nous permet enfin de faire
des économies d’échelle. »
Opportunités de
diversification
« Depuis plusieurs années déjà,
la société est investie dans une
démarche active de conquête et de
développement commercial. Ma
prise de poste s’est donc effectuée
dans les meilleures conditions ».
Un Dinamic développement commercial avec la CCI vient de s’achever et un nouveau directeur commercial a été embauché. « Jyga a
démarré dans le secteur de l’agroalimentaire puis s’est diversifiée, sur
le secteur de la santé depuis 10
ans, et plus récemment sur les secteurs de la cosmétique et parfumerie. Nous restons attentifs à toutes
les opportunités pour réduire peu
à peu notre dépendance vis-àvis du secteur agroalimentaire ».
Depuis 2008, la société a sectorisé
ses savoir-faire pour plus de cohérence vis-à-vis de ses clients. Deux
marques ont été créées à cette fin :
« Jybox – solution d’emballage »
et « Jyga - créateur de solution ».
Les gammes de machines standards sont commercialisées sous la
marque « Jybox ». Elles sont utilisées pour le chargement robotisé,
l’encaissage ou la palettisation. Les
machines spéciales (robotique,
conditionnement), sous la marque
« Jyga ». Cinq grosses machines se
côtoient actuellement dans l’atelier.
« Pour les périodes de surcharge,
Jyga teste la sous-traitance. Nous
voulons faire jouer le réseau ».
Mais c’est loin d’être suffisant. Un
agrandissement de l’atelier est
également envisagé pour 2016.
Quant aux axes de développement
futurs, Jacques Clochard et Sylvain
Roussay ont leur idée sur la question : améliorer le prix de revient
des machines, réussir à l’export…
et même, pourquoi pas, grossir en
croissance externe. Isabelle Baudry
Anjou Eco - n°38 - Janvier 2015 21
ligne directe
Echos
Warner Electric
recentre sur SaintBarthélemy-d’Anjou
Warner Electric Europe transférera en 2016 l’activité d’usinage
et le personnel de son site sarthois
d’Allonnes sur celui de la ZI de
Saint-Barthélemy d’Anjou, dédié à
l’assemblage. La filiale du groupe
nord-américain Altra Industriel
Motion évoque « un changement
d’organisation, pour être plus
performant et mieux répondre
à la demande des clients ». Le
site angevin, spécialisé dans les
systèmes de transmission de puissance (freins, embrayages, vérins)
comptera alors deux cents salariés.
Survipack : pour faire
face aux situations
d’urgence
« En cas de catastrophes naturelles et technologiques, j’ai
toujours été frappé par le manque
d’équipements des victimes obligées d’attendre parfois plusieurs
jours l’arrivée des secours. Pensez
aux naufragés de la route bloqués
dans leur véhicule par des températures glaciales ». Aux Etats-Unis
ou au Canada, les gens comptent
d’abord sur eux-mêmes dans de
telles situations et se sont équipés
de kits de survie. Un marché potentiel pour la France dont Antoine
Lefèvre a fait une entreprise,
Survipack (Cantenay-Epinard) en
activité depuis début 2014. Ses
produits sont destinés à équiper
les résidences, les entreprises,
les véhicules, les personnes
en déplacements fréquents ou
exposées à des risques naturels,
technologiques ou sociaux. La
gamme comprend trois types de
packs, de secours, de vie en extérieur et packs complets comprenant la totalité des équipements.
Chaque catégorie est déclinée en
variante pour 2, 4 ou 6 personnes.
Les équipements sont contenus.
« Tous les produits sont conçus
et conditionnés à l’intérieur de
valises rigides dans notre atelier.
Nos fournisseurs sont établis
en Europe et pour la plupart en
France ». La gamme des trousses
de secours comprend aussi
des kits de premiers soins pour
les marins, les propriétaires de
chiens de chasse ou de compagnie... D’autres projets sont en
cours d’élaboration. La commercialisation se fait à travers le site
de vente en ligne www.survipack.
com. Un blog est aussi dédié à
la préparation aux risques (blog.
survipack.com).
Développement industriel
Et au milieu du Layon, voguent
des Gazelles des Sables
Elle vogue en France,
Allemagne, Italie, Etats-Unis,
Brésil… Légère et maniable,
la Gazelle des Sables, destinée
à la navigation familiale, a une
belle histoire. Patrick Besnié,
féru de bateaux depuis toujours, («A 8 ans, je dessinais
déjà mes premiers bateaux»)
conçoit en 2002 la Gazelle des
Sables et l’offre à Marie, son
épouse, pour son anniversaire.
Le bateau vogue sur le littoral et suscite l’intérêt d’amateurs de nautisme. En 2005, le
couple le présente au Salon du
Nautisme, à Paris, sur le stand
des Pays de la Loire. Succès
d’intérêt immédiat. Patrick
et Marie se lancent dans la
production. Installé dans la
presqu’île de Guérande, le
couple décide, pour des raisons de positionnement géo-
graphique plus adapté, d’installer son chantier naval à
Chaudefonds-sur-Layon. « La
situation géographique d’Angers nous offre plus de souplesse et nous permet de
gagner beaucoup de temps
sur nos déplacements. Nous
sommes proches des stations
balnéaires du Grand Ouest
(Sables d’Olonne, La Baule…)
ou d’autres villes littorales
comme La Rochelle. Intérêt
majeur également pour nos
clients franciliens, savoyards
ou lyonnais qui, avant de
rejoindre le littoral, passent
tous par Angers ». Portée par
des vents favorables, la belle
aventure de Marie et Patrick
se poursuit : 50 Gazelles des
Sables sont produites annuellement (entre 3 et 15 dans les
premières années).
Devillé investit
dans Altia
Le groupe Devillé (Baugéen-Anjou), a repris quatre
sites de plasturgie du groupe
Altia, situés à Ecouflant,
C hass eneui l-du-Poitou
(Vienne), Le Mans et une
usine en République tchèque.
L’outil de production de l’usine
d’Ecouflant va être transféré
à Beaucouzé dans un bâtiment de 2 000 mètres carrés
mieux adapté, mis à disposition par Angers Loire métropole. Six millions d’euros vont
être investis en trois ans sur
les différents sites. « Nous
sommes de plus en plus fabricants de sous-ensembles en
matière plastique compte tenu
de l’allègement des véhicules.
Il était donc intéressant de
renforcer cette activité plasturgie », explique Antoine
Devillé. L’outil de Devillé était
davantage spécialisé dans le
surmoulage tandis qu’Altia
apporte des moyens d’injection (120 presses). Le groupe
est majoritairement un soustraitant automobile spécialisé dans les composants liés
aux fonctions de sécurité
(ceintures, airbag, colonnes
de sécurité…). Cette activité
génère un CA de 50 millions
d’euros dont 70 % l’export.
Angevine de Bijouterie, entreprise
du patrimoine vivant (E.P.V.)
Angevine de Bijouterie vient
de recevoir le label officiel
« Entreprise du Patrimoine
Vivant » en reconnaissance de
la qualité de son savoir-faire
hérité d’une tradition en voie de
disparition. « Ce label s’ajoute
au label de « Haute Joaillerie
Française » obtenu en 2009. Il
nous aidera à faire rayonner
et transmettre notre savoirfaire aux générations futures » ,
se réjouit Robert Dalmazzo
qui a repris en 1996 avec ses
filles Karin et Helga, l’atelier
Angevine de Bijouterie créé en
1978. L’entreprise est installée
dans un atelier vaste et fonctionnel au Plessis-Grammoire.
« Le conseil municipal d’alors,
dirigé par le maire Pierre Doré,
nous a accompagnés dans sa
22 Anjou Eco - n°38 - Janvier 2015
création ». Helga Dalmazzo, exélève des Beaux-Arts, est accompagnée de neuf Compagnons,
hautement qualifiés et diplômés, qui créent, réalisent et
réparent des bijoux singuliers
pour des particuliers, mais
également des œuvres uniques
pour des grands joailliers parisiens, suisses, japonais. « Ceuxci nous sollicitent régulièrement pour la restauration, voir
l’allongement (raboutage) de
pièces d’autrefois nécessitant
de longues heures de recherche
et de fabrication d’outils spécifiques ». L’entreprise est doté de
hautes technologies comme la
DAO-CAO à l’aide notamment
d’imprimantes 3 D et de microfraiseuses, la soudure laser...
Depuis 1996, Angevine de
Bijouterie a formé une vingtaine
d’apprentis, dont un « Meilleur
Ouvrier de France » et des
apprentis « médaillés argent et
de bronze » aux concours des
« Meilleurs apprentis ».
www.angebijoux.com
www.maineetloire.cci.fr
Regard
Michel Perrinet,
Octave, Angers
Piloter tout son business
depuis un seul logiciel
En 1996, Christophe
et Michel Perrinet,
deux frères passionnés
d ’ informatique et
d ’ innovation, créent
une entreprise
d ’ assemblage de
PC. Assez vite, ils se
concentrent sur la
seule exploitation du
logiciel de facturation
qu ’ ils ont développé
pour les artisans.
Octave
E
space Patton,
355, Avenue Général Patton, 49066 Angers
N° Vert : 0 805 960 360
Tél standard : 02 41 86 01 18
E-mail : [email protected]
www.octave.biz
Dirigeants associés Michel Perrinet président-directeur-général
Christophe Perrinet directeur commercial Activité business multicanal : éditeur
de logiciels, intégrateur,
agence web, hébergeur
Effectif 50 salariés
CA 2014 3 millions d’euros
www.maineetloire.cci.fr
E
n 2004, ils mettent
au point Octave, une
solution
business
multicanal qui réunit
les univers du web et de la
gestion commerciale. Cet
ERP* unique sur le marché
français, permet de gérer les
fonctionnalités métier (ventes,
achats, gestion des stocks,
logistique, relations clients …)
et intègre nativement un
site e-commerce (conçu par
Octave ou un tiers). C ’ est en
cela que la solution proposée
par Octave se différentie de
ses concurrents. Sa valeur
ajoutée réside dans sa
capacité à relier entre eux les
canaux et supports de vente
(magasins, site marchand,
centre d ’ appels, catalogue,
franchises …).
PME de la distribution réalisant
entre 1 et 80 millions d ’ euros
de CA : spécialistes de la vente
à distance, e-commerçants
BtoC et BtoB, pure players,
mais
aussi
commerces
traditionnels avec caisses
enregistreuses,
grossistes,
réseaux de franchises. « Notre
ambition : débarrasser le
commerçant de ses difficultés
pour aller vers le e-commerce.
Nous l ’ accompagnons dans
cette intégration toujours plus
forte des univers de la boutique
et d ’ Internet avec des solutions
complètes adaptées ». Ces offres
métiers concernent plusieurs
domaines : parapharmacie,
végétal, cosmétique, mode,
équipement de la maison,
loisirs (comme, récemment, le
réseau Cash Piscines).
« La distinction entre e-com­
merce et commerce s ’ efface peu
à peu au profit du commerce
connecté. Les stratégies qui en
découlent, les outils de gestion
en temps réel et la cohérence
nécessaire entre canaux de
vente deviennent complexes.
Les business models doivent
être repensés autour du
numérique, » commente
Michel Perrinet, présidentfondateur d ’ Octave.
Pour Michel Perrinet, Octave
sera devenu le fournisseur
de référence d ’ ici trois ans.
En 2007, il avait fait le pari
technologique du cloud. « Cette
solution qui, alors, n ’ était pas
rassurante nous a permis d ’ être
l ’ un des premiers éditeurs à
proposer une gestion reposant
sur la qualité d ’ une liaison
Internet. Et cela reste l ’ enjeu de
notre avenir. Nos principales
opportunités de développement
sont les entreprises BtoB
multicanales présentes sur les
marchés francophones, France,
Belgique et Suisse notamment,
mais aussi sur d ’ autres marchés
internationaux d ’ ici 2 ou 3 ans ». La solution Octave est bien
adaptée aux organisations
ayant plusieurs sites, enseignes,
dépôts... et une diversité de
cibles. Ses 150 clients sont des
A l ’ horizon 2020, l ’ entreprise
devrait tripler son CA et
porter le nombre de ses
collaborateurs à 90, les effectifs
ayant triplé entre 2010 et
2014. Octave a consacré 17%
de son CA à la R&D, soit 2,2
millions d ’ euros entre 2007
et 2014. Vingt-trois prix sur
des salons du e-commerce ont
récompensé les innovations
de la solution Octave et sa
performance
commerciale
et marketing. « Nous nous
appuyons sur nos compétences
pluridisciplinaires, techniques,
artistiques et de conseil. Nous
recherchons des développeurs,
des chargés de relation clients
et des consultants Web. Il est
difficile de recruter dans la
région sur le e-commerce, nous
trouvons plutôt sur Paris. Nous
développons des stages de fin
d ’ études pour nous attacher
des compétences futures ».
Les dirigeants d ’ Octave ont
un œil sur l ’ Asie. « Le volume
de transactions d ’ Alibaba, le
géant chinois du e-commerce
égale ceux d ’ eBay et d ’ Amazon
réunis. Il faut se préparer à
une invasion de la Chine sur
les services numériques. Nous
avons la capacité à faire dans le
Grand Ouest. Angers et Nantes
devraient unir leurs forces
pour devenir des exportateurs
de ces services ».
Alain Ratour
* ERP - Enterprise Resource Planning signifie « planification des ressources de
l ’ entreprise » et se traduit en français
par « progiciel de gestion intégré »
Anjou Eco - n°38 - Janvier 2015 23
ligne directe
Echos
Le groupe Grimaud
se diversifie dans
l’aquaculture
Le groupe Grimaud vient d’ouvrir
un centre de multiplication de
pré-larves de crevettes au Vietnam.
Objectif : fonder des élevages similaires pour satisfaire la demande
en géniteurs. En 2013, il avait
créé la société BlueGenetics et un
centre de R&D dans la sélection
de crevettes en Basse-Californie
mexicaine. Pour le groupe choletais, l’aquaculture sera un puissant
levier de croissance. La moitié de
la production aquacole mondiale
provient d’élevages. Son choix
s’est porté sur la crevette, espèce
présente dans toutes les cultures
culinaires. L’Asie représente la
prochaine étape dans le développement de Grimaud qui a noué
une alliance stratégique avec une
entreprise chinoise.
www.grimaud.com
Concrete by LCDA investit pour l’international
En 2014, Concrete by LCDA
(Montreuil-Juigné) a investi
150.000 € dans son développement commercial, notamment à
l’international. Elle a recruté des
forces de vente en Belgique, aux
Pays-Bas, ce qui renforce son
réseau de revendeurs en Belgique,
Allemagne et aux Pays-Bas. Deux
VIE (Volontariat International en
Entreprises) ont été mis en poste à
Londres et Amsterdam. Le fabricant
de mobilier béton allégé et agencement béton passe au stade industriel. Il a investi 400 000 euros dans
une machine sur mesure qui assurera une production de 80 panneaux
de Panbéton par jour. A la clé aussi
une baisse des prix pour élargir
les débouchés en France comme à
l’international qui représente 60 %
de son CA).
www.beton-lcda.com
International
Un stagiaire pour vous appuyer à l’export
« Etudiant cherche stage ».
C’est le moment ! Issus d’écoles
locales, comme l’Esiame, un
stagiaire peut contribuer à la
réussite de votre projet export :
identification de prospects,
préparation de salon, veille
marché… Avec la CCI, vous
pouvez diffuser votre offre et
étudier la possibilité de prise
en charge du suivi de mission
grâce au dispositif Via Junior
Export. Ce dernier, mis en
place par la Région, concerne
le recrutement en stage d’un
étudiant en formation dans une
université ou un établissement
d’enseignement supérieur de
la région pour une période de
3 à 6 mois dans le cadre d’un
projet export. Le conseiller de
CCI International apporte au
stagiaire les approches méthodologiques et les conseils nécessaires à la mise en œuvre de sa
mission.
Région et la CCI International
prennent en charge la prestation d’accompagnement.
Informations et dépôts de
candidatures auprès de
Cyril Roch ou Claire Venard
02 41 20 49 56
[email protected]
L’entreprise prend en charge
les indemnités et les frais de
déplacement du stagiaire. La
L’invisibilité au service de la sécurité avec Stovomol
« Plusieurs grands groupes
internationaux s’intéressent au
projet pour protéger leurs produits de la contrefaçon ou pour
développer commercialement
le dispositif. Contrairement
aux hologrammes ou aux marquages ultraviolets, Stovomol
est complètement invisible,
ce qui complique la tâche des
malfaiteurs potentiels ». Une
réflexion va s’engager pour
développer les processus industriels de Stovomol. C’est au sein
du laboratoire Moltech de l’Uni-
versité d’Angers que ce nouveau
procédé de stockage de données
de façon quasi indétectable a
été initié. La technique stabilisée, la phase de maturation a
été engagée. « Avec Stovomol,
nous gravons des données de
façon optique avec un laser non
linéaire directement dans la
matière, explique Marie Evrard,
ingénieure chargée de sa maturation technique. Cela rend le
stockage invisible hormis pour
des lasers à impulsion ultracourte. Le procédé peut être
extrêmement localisé. Après
une étude de positionnement
marketing, nous avons identifié un potentiel industriel dans
le marquage de sécurité. Entre
autres essais, nous travaillons
ainsi à améliorer la résistance de
notre technique à la lumière. »
Pour son développement, le
projet Stovomol a reçu une aide
de la Région dans le cadre du
Fonds Pays de la Loire Territoire
d’Innovation.
Source : le fil des territoires
Ebola : protection maximale sous
la combinaison Kolmi Hopen
Campanile, Première
classe et Kyriad sous
pavillon chinois
Le fonds Starwood Capital Group
a décidé de vendre Louvre Hotels
à Jin Jiang International, leader
du tourisme et du voyage en Chine.
Les deux groupes avaient noué un
partenariat depuis 2011 pour
accroître leur visibilité dans leurs
marchés respectifs et favoriser
le développement du tourisme
hôtelier entre France et Chine.
Louvre Hotels détient notamment
les chaînes Campanile, Première
Classe, Kyriad, En Maine-et-Loire,
Campanile et Première Classe possèdent des établissements à
Angers, Beaucouzé, Cholet, aux
Ponts-de-Cé et à Saumur. Kyriad
est présent à Angers, Cholet, aux
Ponts-de-Cé et à Saumur.
www.louvrehotels.com
24 Anjou Eco - n°38 - Janvier 2015
Elle était déjà étanche aux
liquides ou aux aérosols, ce qui
se mesure en « barrière de protection 3 ». Désormais, elle est
également jugée comme infranchissable par les bactéries. C’est
le niveau supérieur, « 3b », qui
vient d’être attribué à la combinaison de sureté KOSMOS
PE100-1. Mise au point par le
groupe Kolmi Hopen (Saint
Barthélemy d’Anjou), elle a
passé avec succès des tests
rigoureux dans le laboratoire
lyonnais de l’IFTH (Institut
Français du Textile et de l’Habillement). Elle répond désormais à toutes les normes exigées
par les plus hautes autorités de
santé (ONU, OMS) et les ONG
(Croix-Rouge, Unicef...) dans
la lutte contre le virus Ebola.
La combinaison est vendue
avec d’autres produits fabriqués
sur le site angevin, surbottes,
masques de protection, lunettes
et gants également adaptés aux
chaleurs tropicales. « La CCI
de Maine-et-Loire a fait jouer
l’effet réseau des Chambres
grâce auquel nous avons pu
recevoir notre nouvelle certification en trois semaines, se
félicite Gérald Heuliez, directeur général de Kolmi Hopen.
Un délai vraiment rapide, mais
nécessaire pour agir face à la
flambée de la propagation du
virus depuis l’été 2014 ».
www.kolmi.fr
www.h-open.com
www.maineetloire.cci.fr
Regard
Philippe Métayer et Simone Villeneuve
Créa Composite, Le Longeron
Ses aires de jeux
résistent
à la concurrence
Au Longeron, Créa
Composites, qui
conçoit et réalise pour
les collectivités du
mobilier urbain et des
jeux publics pour les
petits dans les écoles,
les crèches…, résiste
sur un marché difficile
grâce à ses innovations
et son indépendance.
CREA COMPOSITE
La Grande Fribaudière
49710 Le Longeron
Tél. : 02 41 55 89 48
www.creacomposite.fr
Co-dirigeants
Philippe METAYER et
Simone VILLENEUVE
Effectif
7 personnes
Activité Aménagement d’aires de
jeux pour enfants
CA
1,170 M€ en 2013
www.maineetloire.cci.fr
C
réer des aires de jeux
et du mobilier urbain,
voilà le cœur de métier
de Créa Composite.
« Nous réalisons également de
plus en plus d’aires de fitness
extérieur, des parcours sportifs,
des équipements de gymnastique
urbaine, des parcours d’activité
pour les seniors ou les personnes
en situation de handicap »,
détaillent Philippe Metayer et
Simone Villeneuve, les deux
fondateurs. « Il y a plusieurs
années, nous avions déjà créé
une entreprise spécialisée dans
la conception de matériels
pour les sports de glisse et nous
souhaitions retenter l’aventure.
En 1997, nous avons profité de
l’arrivée de nouvelles normes
relatives aux aires de jeux
pour lancer Créa. La société a
démarré à La Verrie puis aux
Herbiers avant de s’installer
sur son site actuel. Ses produits
s’adressent principalement aux
collectivités mais aussi aux
campings, maisons de retraite,
hôpitaux,… et architectes ».
Pour leur commercialisation,
Créa s’appuie sur un réseau de
distributeurs : en France, dans les
DOM TOM et à l’étranger où les
produits « made in France » de la
société séduisent de plus en plus :
Mayotte, Nouvelle-Calédonie,
Suisse, Belgique, Guinée, Niger,
Maroc... (15 % du CA). « Un
réseau que nous aimerions
encore renforcer sur la région
parisienne, par des commerciaux
exclusifs, et à l’export ».
Innovation et qualité
Se renouveler en permanence.
Voilà la formule qui permet à
Créa de séduire de nouveaux
distributeurs. Sur un marché
fortement concurrentiel, la
société - en croissance de 70 %
sur le dernier exercice - se distingue en France et à l’international par sa créativité. Neuf
nouvelles gammes viennent de
faire leur entrée dans le dernier
catalogue Créa. « Une jeune
designer a rejoint nos effectifs
en septembre. Elle nous a déjà
beaucoup apporté ». Philippe
Métayer est également régulièrement contacté pour des
produits sur mesure et personnalisés. « Une municipalité nous a une fois commandé
un toboggan arc en ciel, une
autre des jeux estampillés aux
couleurs de la ville ! ». Tous les
projets passent ensuite par le
bureau d’études chargé notamment de l’élaboration du dossier
de fabrication. « Chacun de nos
équipements est accompagné de
ses prescriptions d'implantation
et de ses notices de montage».
Car chez Créa et dans les
jardins d’enfants, on ne badine
pas avec la sécurité et la qualité
des matériaux. « Les normes
sont strictes. Notre responsabilité est engagée ». Le moteur de
recherche répertorie déjà plus
de 1 000 structures et projets,
parfois précurseurs. « Certaines
idées ne sont finalement commercialisées que 10 ans plus tard !
En ce moment, nous travaillons
sur des projets de produits complémentaires : des clôtures plus
ludiques, du mobilier urbain et
d’autres modules sportifs ».
« La demande
grandit… Créa aussi »
En plus d'être créative, la PME
a réussi à intégrer l'ensemble
de la chaîne de fabrication. De
la conception à la production
en passant par le SAV, tout
est réalisé en interne. « Les
premières années, la société
sous-traitait la quasi-totalité
de la fabrication. Mais nous
manquions de maîtrise à
plusieurs niveaux : délais,
qualité,… et nous nous sommes
peu à peu adaptés pour être
chaque jour plus autonomes,
plus réactifs et donc plus
compétitifs ». Tous les
composants des structures Créa
sont aujourd’hui transformés
ou usinés au Longeron. « C’est
le cas de tous les éléments inox,
des filets et cordages mais aussi
des plaques en Polyéthylène. »
Une stratégie récompensée
par une demande croissante.
« Pour y répondre, l’usine s’est
agrandie de 600 m2. Elle s’étend
désormais sur près de 2 000 m2 !
De quoi largement abriter ses
toutes nouvelles machines
de production : un centre de
découpe plasma HD, un plasma
tubes, une cintreuse, une presse
plieuse… Un investissement
total de 600 000 € . En service
depuis le début de l’année,
ces nouveaux équipements
devraient nous faire gagner du
temps dans la préparation des
tubes et nous aider à augmenter
progressivement la capacité
de production. Nous étions,
ces derniers temps, obligés de
refuser des distributeurs ».
Isabelle Baudry
Anjou Eco - n°38 - Janvier 2015 25
ligne directe
Echos
Rien ne se crée, tout se
transforme…
La société Denis Jean, (SaintLéger–sous–Cholet), spécialisée
dans la tôlerie fine industrielle, a
eu l’ingénieuse idée de recycler
les tonnes de matières dont elle
se débarrassait en leur offrant une
seconde vie. Commercialisée par
« JD Boutique », la ligne de produits,
de fabrication 100 % française,
conçus pour la plupart à partir
de chutes de tôles, offre un large
choix d’articles en métal : objets
déco, figurines, magnets, articles
pour la restauration (dessous
de plat, moules à gâteaux…),
ameublement (tables), art décoratif (pochoirs…). « Faites-vous
plaisir ! Libérez votre Imagination.
Nous nous occupons de la réalisation », telle est la devise de « JD
Boutique ». Les articles sont disponibles sur le site d’e-commerce
www.jdboutique.fr. Une boutique
(magasin d’usine) a été ouverte à
Saint-Léger-sous-Cholet.
Art’Im rachète Century
21 Rive Gauche
Spécialiste de l’immobilier d’entreprise, Art’Im (originaire du Mans)
s’implante à Angers grâce au rachat
du Cabinet Century 21 Rive Gauche.
Créé en 2004, Art’Im propose des
locaux industriels, locaux d’activités et commerces, mais aussi plus
de 100 000 m² de bureaux placés
pour le secteur tertiaire. Il se positionne également en tant que conseil
en immobilier d’entreprise. Avec
l’ouverture d’une agence à Angers,
Art’Im étoffe son offre en Pays de la
Loire, déjà amorcée dès 2012 avec
la création d’une seconde agence
au Mans puis Evreux. L’enseigne va
continuer son essor territorial dans
les mois à venir et ouvrir le concept
à la franchise.
www.art-im.com
La mode est aux
youngtimers
Les youngtimers, ces voitures des
années 1970 à 1990 commencent à être collectionnées par des
passionnés en âge et en situation
d’investir dans ces modèles qui
ont bercé leur jeunesse. Jérémy
Ludin et Anthony Gaucher ont créé
YAO (Youngtimer Autos Ouest) zone
du Champ-Blanchard à Distré en
plus de leur garage de réparation
toutes marques. De plus en plus
de conducteurs veulent revenir au
véhicule non-électronique pour
des raisons de fiabilité et de coût
d’entretien. « Nous rachetons ces
véhicules et nous les remettons en
état, ce que ne veulent plus forcément faire les garages de marques.
Nous savons où retrouver des
pièces ». L’enchère record d’une
youngtimer revient à une Ferrari
250 GTO Berlinetta de 1962-1963,
adjugée pour 29 millions d’euros
en août dernier en Californie.
Commerce
Domus Prévention diagnostiqueur
Autonomie-Habitat
Le maintien à domicile est souhaité par la personne âgée et
sa famille. « Mais il faut réaliser un diagnostic des lieux car
l’environnement doit s’adapter à la personne âgée dont la
chute est le premier ennemi ».
Antoine Maréchaux vient
de créer Domus Prévention,
réseau national de diagnostiqueurs Autonomie-Habitat.
Cet ancien sapeur-pompier de
Paris a travaillé trois ans sur
la méthode. « Avec l’Institut
de Mathématiques Appliquées
d’Angers, nous avons mis au
point un algorithme innovant mettant en lien la capacité de la personne à effectuer
les gestes quotidiens avec l’état
du logement, sa dangerosité,
son inadaptation ». Trois professionnels interviennent chez
la personne âgée. D’abord,
le facteur. Avec une formation de trois jours, il identifie les zones à risques. « Une
expérience est menée avec La
Poste. Les facteurs dédiés à
ce nouveau métier l’exercent
exclusivement, hors distribution du courrier, dans un premier temps ». Les informations
qu’ils recueillent permettent
de coter le logement. Vient
ensuite le pompier qui connait
les pathologies, possède une
vision complète du logement
et pose le diagnostic final.
L’ergothérapeute intervient en
cas de pathologies évolutives
et handicaps lourds. Pour créer
Domus Prévention, Antoine
Maréchaux s’est associé avec
Didier Château, dirigeant de
Générale des Services (Angers)
et Guillaume Chavigny. La
start-up est un service connexe
de cette grande entreprise.
www.domus-prevention.fr
Robineau Médical Orthopédie (Cholet) au Cormier
Robineau Médical Orthopédie
quitte le centre-ville de Cholet
pour 1 000 m² de nouveaux
locaux au Cormier, face à LeroyMerlin. « Ce déplacement nous
permet d’aborder l’avenir avec
un outil de travail performant,
une surface d’exposition doublée de 350 m², un accès et un
stationnement plus faciles », se
félicite Eric Robineau, directeur de l’entreprise présidée par
Roger Robineau. La société se
rapproche du « Pôle Médical »
(hôpital, polyclinique, Had,
future maison médicale...).
« Nous vendons et louons des
dispositifs médicaux pour permettre à chacun de rester chez
soi dans les meilleures conditions : lits médicalisés, fauteuils
roulant, aides au bain et au
repas.... D’autres produits sont
plus de confort ou cadeaux. »
Depuis 1997, Christophe
Robineau assure un service
d’orthopédie et d’orthèses sur
mesure, renforcé avec l’arrivée
d’une seconde orthopédiste en
2011. L’entreprise se pose en
acteur majeur du maintien à
domicile et de l’approche du
handicap au-delà même des
limites de l’agglomération. Le
contrôle d’environnement et
la domotique sont de plus en
plus associés à l’électronique
des fauteuils. « Nous sommes
aussi co-fondateur en 1997 et
membre du 1er réseau national de distributeurs indépendants de matériel médical, « La
Vitrine Médicale » qui compte
210 magasins de proximité en
France ». Robineau Médical
Orthopédie réalise 2 millions d’euros de CA et emploie
14 collaborateurs.
Dépannage plomberie en centre-ville
Une fuite d’eau, un remplacement de sanitaire, de radiateur,
un branchement de machine à
laver… « Mon Dépann’heure »
assure le dépannage plomberie et chauffage aussi bien pour
le particulier que le professionnel. Anthony et Laure Mangeard
26 Anjou Eco - n°38 - Janvier 2015
ont créé ce service en juillet
2013 rue du Commerce
à Angers. Une équipe de
quatre plombiers qualifiés
se déplace en scooter utilitaire électrique dans un
périmètre bien délimité du
centre-ville, « à un coût de
déplacement inférieur au
marché » . « Cette proximité avec nos clients favorise un
dépannage très rapide. Nous travaillons davantage avec les professionnels, agences immobilières, syndics de propriété, pour
lesquels la demande est plus
régulière, ce qui nous a amenés
à mettre en place des outils de
suivi d’intervention.» Fort d’une
expérience de 15 ans dans la
plomberie, Anthony Mangeard
a constaté que ce métier généraliste avait tendance à se spécialiser, d’où son orientation
vers le service à part entière de
dépannage, à moindres coûts
et en milieu urbain. Après 18
mois d’activité, la croissance est
en progression. « Notre objectif
est d’étendre le service de dépannage dans d’autres agglomérations et permettre à nos salariés
de participer plus activement au
développement de l’entreprise ».
www.maineetloire.cci.fr
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Portrait d’élu Didier Chateau
En 1999, Didier Chateau,
chargé de clientèle bancaire,
crée à Angers une entreprise globale de services à la
personne avec Christophe
Delahaye.
Générale
des
Services compte aujourd ’ hui
40 agences dont 8 dans les Pays
de la Loire, 1 500 salariés pour
15 millions d ’ euros de CA
en 2014. Le jeune dirigeant a
rejoint le Syndicat des entreprises de services à la personne
(SESP) qui représente 80%
du secteur privé. « Début
2014, j ’ en suis devenu le viceprésident, en charge de la formation professionnelle. Et
je siège au Comité paritaire
national qui définit les politiques des fonds de formation ». Didier Chateau est aussi
le référent Pays de la Loire de
la Fédération du Service aux
Particuliers (FESP), l ’ une des
4 organisations qui composent
le SESP. Il la représente au sein
du Gérontopôle « Autonomie
et Longévité ». A la Chambre
de commerce et d ’ industrie,
il est entré comme délégué
consulaire,
puis
comme
membre en 2012. « Dans une
CCI, nous sommes acteur et
pas spectateur. C ’ est le moyen
de faire bouger les lignes
même à la marge ». Il intègre la
Commission Formation dont
il est le rapporteur. « Nous
donnons notre avis sur l ’ opportunité des formations assurées
par la CCI. Il faut savoir s ’ interroger sur certaines ou en créer
comme ce CAP Petite enfance,
l ’ un des premiers de France en
alternance, et ce nouveau CAP
Assistant de vie aux familles.
Dans les 10 ans, il faudra
recruter 300 000 personnes en
France dans les services à la
personne. Impossible sans de
gros efforts de formation. Le
savoir-être est plus répandu
que le savoir-faire : les deux
font le professionnalisme, la
« qualité ressentie » par le particulier ». En février 2012, la
1ère Rencontre régionale sur la
création et le développement
des entreprises de Services
à la Personne était organisée à Angers par les CCI et
l ’ Agence nationale des services
à la personne. Aujourd ’ hui, la
filière Silver économie incite les
entreprises à se développer sur
le marché de l ’ adaptation de la
société au vieillissement. Didier
Chateau, désigné comme
référent régional des CCI,
copilote à ce titre le contrat de
filière signé avec l ’ Etat en mars
2014. « Nous repérons les petites
structures pour les faire évoluer
et accompagnons les plus
grosses dans leurs réflexions.
La CCI sait repérer les signaux
faibles et les transformer en
valeur ajoutée, relayée dans les
pôles et les clusters ».
Alain Ratour
Photo : © AlexisGoure
La Midual, back on the Road 49
Un tableau de bord personnalisable (du gainage cuir aux finitions d ’ essences de bois rares,
en passant par différentes finitions de métal), digne des plus
belles berlines de luxe. Des
grips genoux gainés de cuirs
rares cousus au point sellier.
La Midual, moto d ’ exception
conçue par Olivier Midy, is
back (société créée à Angers
en 1997). La moto, une passion
chevillée au corps pour ce chef
d ’ entreprise angevin. A 14 ans,
Olivier Midy restaurait déjà sa
première moto, une MonetGoyon. En août dernier, la
Midual recevait un accueil des
plus prometteurs au prestigieux concours d ’ élégance de
Pebble Beach en Californie.
En septembre dernier, le
magazine Moto Revue publiait
l ’ essai d ’ Alan Cathcart (une
pointure
journalistique
dans le milieu) : « Qualité et
finition incroyables, moteur
d ’ une souplesse fantastique,
bruit unique entre le flattwin de BMW et le V-twin
28 Anjou Eco - n°38 - Janvier 2015
italien, excellente maniabilité,
comportement des suspensions exemplaires… » et, en
guise de conclusion, cet éloge,
« l ’ admiration pour cette petite
équipe ayant réussi l ’ exploit de
concevoir un moteur inédit ».
Pour mettre au point ce somptueux engin, racé et innovant
(moteur bicylindre à plat et
en ligne, monocoque aluminium d ’ un seul tenant, nombreuses
personnalisations
(cuirs, teintes…), une vingtaine d ’ années a été nécessaire
à Olivier Midy et à ses collaborateurs de l ’ entreprise RDMO.
La Midual, une moto atypique
pour un prix… atypique (à
partir de 140 000 €) et un
positionnement
clairement
affiché, le marché mondial
du luxe. « Nous avons conçu
une moto hors norme, avec
un moteur unique au monde.
Paradoxalement, il n ’ y avait
pas beaucoup de monde sur
le luxe dans le milieu moto.
Toutes les pièces de la Midual
sont de très haute valeur
ajoutée », comme l ’ explique
l ’ entrepreneur angevin qui, s ’ il
n ’ a pas eu les moyens financiers de John Bloor (lorsqu ’ il
a fait renaître de ses cendres
Triumph dans les années 90),
a pu compter sur le soutien
depuis 2009 du Conseil
régional, via le Fonds Pays de
la Loire Territoire d ’ innovation et sur un prêt de 900 000 €.
La Midual a déjà fait l ’ objet
de plusieurs commandes
fermes. Olivier Midy table sur
la production de 35 motos en
2016 et un équilibre à terme
« entre 50 et 100 motos par
an ». En jeu, la création d ’ un
projet industriel vertueux
engageant près de 140 fournisseurs (dont la moitié en
France) et une certaine image
d ’ un savoir-faire régional et
national en matière de luxe.
Marianne Bourgeois
www.maineetloire.cci.fr
ligne directe
Angers, pôle technologique des objets connectés
tions très intégrées sur le plan
technologique à un coût compétitif. Le gage de succès le plus
important sera la capacité à travailler et à gouverner ensemble,
plus que la technologie qui
évolue sans cesse ».
Angers pourrait devenir la
vitrine française, voire européenne, de la filière des objets
connectés. Cette « Cité » doit
fédérer entrepreneurs, industriels et investisseurs sur un
même territoire. Elle valoriserait les marques, les services et
les objets connectés français,
de la conception à la production. La société Eolane est au
premier rang des promoteurs
et acteurs de ce projet.
La filière des objets connectés apparait au nombre des
34 plans pour la nouvelle
France industrielle, conçus par
l ’ Etat. Ce plan s ’ est bâti sous
l ’ égide d ’ Eric Carreel, PDG
de Withings, n°1 français de
l ’ objet connecté, en concertation avec des industriels qui
portent ce projet de recherche,
développement et production,
aux côtés d ’ autres partenaires
publics ou privés.
L ’ entreprise Eolane est la tête
de pont de ce projet de société
privée gérée par le monde
industriel avec un appui important de l ’ Etat, de la Région et
d ’ Angers Loire Métropole.
Un
centre
d ’ innovation
technologique
rassemblerait
le savoir-faire français en
matière d ’ internet des objets.
L ’ investissement sur trois
ou quatre ans est estimé à
15 millions d ’ euros. « Swatch a
regroupé sur des plateaux des
spécialistes de la mécanique,
de la plasturgie, de l ’ électronique... mais aussi du cuir pour
raccourcir les délais, expliquait
Paul Raguin, PDG d ’ Eolane,
lors de la rencontre TRIA le 24
novembre à Angers. Un plateau
de ce type serait implanté à
Angers pour apporter des solu-
Thierry Sachot, directeur
général d ’ Eolane, est la cheville
ouvrière du projet. « Les startups y développeraient des
projets en mode collaboratif
grâce à des bureaux de passage,
des outils de prototypage, un
espace d ’ innovation industrielle. Le site possédera les
outils nécessaires à la production d ’ objets finis (électronique, mécanique, plasturgie,
intégration, mais aussi design,
bois, cuir). Il comprendra aussi
un showroom pour tester et
valoriser les réalisations ».
En aval, quatre enseignes de
distribution (Auchan, Carrefour,
FNAC
et
Darty)
sont
volontaires pour mettre en
avant ces objets, voire faciliter la
commercialisation des plus
innovants.
Alain Ratour
Commission d’accessibilité concilier l’humain et l’économique
Depuis le 1er janvier 2015, tous
les commerces doivent être
accessibles aux handicapés et
personnes à mobilité réduite
ou être, à défaut, d ’ une
qualité d ’ usage équivalente.
La commission consultative
départementale de sécurité et
d ’ accessibilité (CCDSA) est
compétente pour donner un
avis sur les questions liées.
Dominique Mahot, présent au
nom de la CCI, témoigne.
La prévention des risques
dans les établissements qui
reçoivent du public relève de
la responsabilité des maires.
La commission consultative
départementale de sécurité
et d ’ accessibilité (CCDSA)
les aide dans cette mission.
Installée par la Préfecture, elle
donne des avis sur un large
www.maineetloire.cci.fr
domaine d ’ intervention dont
l ’ accessibilité aux personnes
handicapées. En Maine-etLoire, ces dossiers sont instruits
par Christine Leray, déléguée
départementale à l ’ accessibilité
(Direction départementale des
Territoires).
Ces dossiers découlent souvent
de la loi du 11 février 2005 sur
l ’ accessibilité des établissements recevant du public. En
cas de non-conformité au 1er
janvier 2015, les commerçants
doivent déposer un Agenda
programmé
d ’ Accessibilité
(Ad ’ Ap) avant le 27 septembre
de l ’ année.
Dominique Mahot représente
la CCI de Maine-et-Loire à la
Commission. « Les dossiers font
l ’ objet d ’ une étude de fonds qui
est présentée à la Commission.
Ils lancent les débats qui
conduiront à la satisfaction de
la demande ou à son rejet. Il est
important d ’ être assidu à ces
réunions qui peuvent durer une
demi-journée ».
Parfois la mise aux normes
n ’ est pas possible. Les commerçants peuvent solliciter une
dérogation s ’ ils sont confrontés
à l ’ un ou l ’ autre des trois cas
de figure identifiés qui doivent
être justifiés et argumentés par
des personnes qualifiées. La
CCDSA examine ces demandes
de dérogation qui ne sont pas
possibles dans le neuf. Plusieurs
représentants sont réunis
autour de la table : handicaps
moteurs et sensoriels, maires
du Maine-et-Loire, Chambre
de commerce et d ’ industrie,
Chambre de Métiers et de
l ’ artisanat et, pour chaque
dossier, un élu de la commune
où est implanté le commerçant
ayant déposé une demande de
dérogation. Dominique Mahot,
ancien commerçant lui-même,
insiste sur le fait que la mise
aux normes ne doit pas mettre
en péril la rentabilité, voire
la viabilité du point de vente.
« Cela ne m ’ empêche pas lors
des discussions d ’ être tout
autant sensible à la dimension humaine de l ’ accessibilité. Les avis de la Commission
sont une synthèse des aspects
sociaux et économiques de
chaque dossier ».
Alain Ratour
Anjou Eco - n°38 - Janvier 2015 29
Enquete
Soir de marché
Depuis quelques temps, nos
marchés, traditionnellement
installés dès potron-minet,
déploient leurs étals en fin de
journée. Villes ou villages, le
phénomène suscite la curiosité,
attire de nouveaux chalands,
emporte l ’ adhésion.
C
ontrairement aux
autres
formes
d ’ achats
alimentaires,
souvent
contraints, s ’ il est
une raison pour laquelle nous
allons au marché, c ’ est par
plaisir ! Plaisir de sentir, de
regarder, d ’ échanger aussi. Car
le marché a une autre vertu : sa
convivialité, sa fraîcheur, tant
au niveau des produits que
de son authenticité. Faire son
marché fait du bien. Les modes
de consommation, les actes
d ’ achat, les temps de travail,
de loisirs ont considérablement
évolué ces dernières années.
A ces évolutions, le commerce
sédentaire a dû s ’ adapter
pour répondre à de nouvelles
attentes. Le commerce non
sédentaire y a vu une opportunité d ’ élargir son offre aux
créneaux de fin de journée
pour toucher une clientèle plus
jeune, active, familiale. Les
municipalités, les commerçants
sédentaires également y ont vu
un autre intérêt : faire revivre
le commerce local, tenter de
pallier la désertification des
cœurs de villages, ramener vers
le centre un flux qui avait disparu. Comme l ’ explique à juste
titre, Antoine Merlet, chargé de
mission territoriale à la CCI, si
les marchés de fin de journée
ne peuvent à eux seuls suppléer
la défaillance des commerces
sédentaires, ils peuvent être
une solution. « Encore faut-il
que cette alternative réponde à
certains critères. Nous sommes
souvent interrogés sur la pertinence de mettre en place un
marché pour maintenir un
service de proximité. Quand il
s ’ agit d ’ une commune de 300
habitants, on peut se poser la
question de la viabilité d ’ un
marché. Il peut être dommageable pour une commune de
mettre en place un marché qui
risque à terme de s ’ éteindre ».
Une expérience
unique en son
genre : le marché
de la Jubaudière
Comment répondre à la disparition d ’ un commerce alimentaire qui, pour des raisons
d ’ enclavement entre deux
offres commerciales plus
importantes, n ’ avait pas le
potentiel suffisant pour perdurer ? « Franck Aubin, maire
de la Jubaudière, avait eu
l ’ idée en 2008 de rassembler
en un même lieu l ’ offre commerciale existante sur un axe
de flux de premier choix. Cela
a eu pour effet de créer une
dynamique collective ». En
2012, en concertation avec les
commerçants, la municipalité
à suggéré d ’ étoffer l ’ offre en
proposant un marché couvert dans un bâtiment resté
vacant. C ’ est ainsi qu ’ est
né le marché du jeudi soir
en septembre dernier, une
alternative à la disparition
de la supérette. « Beaucoup
de municipalités vont sûrement s ’ inspirer de l ’ expérience de la Jubaudière pour
faire revivre le commerce
local ». En écho aux propos
d ’ Antoine Merlet, JeanMichel Subileau (1er adjoint)
30 Anjou Eco - n°38 - Janvier 2015
confirme : « Nous faisons des
envieux. D ’ autres communes
sont déjà venues nous visiter ». Depuis le lancement du
marché, neuf commerçants
sont présents chaque jeudi
soir de 16 à 19 heures (boucher, poissonnier, primeurs,
produits laitiers, volailles... ).
« L ’ objectif est de promouvoir
les produits locaux, de qualité dans une ambiance conviviale ». Une mission réussie pour Laurence Bideault
qui, depuis un an, installait
chaque semaine, son camion
de produits de la mer. « J ’ étais
alors la seule commerçante
non sédentaire. Ce marché a
créé quelque chose de nou-
veau dans la vie du village. Il a
généré plus de flux car tout est
sur place ». Laurence désormais
compte une vingtaine de clients
de plus que sa clientèle habituelle, parmi laquelle davantage de familles. « Le marché
attire également des habitants
d ’ autres villages alentours ».
Laurence Boivin, quant à elle,
vend des fromages et produits
laitiers. Elle est employée au
Panier du Terroir, magasin de
producteurs situé à Jallais et
vient désormais à La Jubaudière
les jeudis soirs. « L ’ ambiance
est très sympathique. Les conditions de travail (marché couvert) sont confortables. Les gens
échangent entre eux. Ils sont
encore dans la découverte, mais
l ’ affluence est là et la fréquentation est assez régulière ».
www.maineetloire.cci.fr
é
trentenaires et de quadras qui
revient à une consommation
plus naturelle, adepte des circuits courts, offrir la possibilité
aux actifs de faire leur marché,
autant de personnes qui ne
venaient pas avant dans le
centre-ville et qui, aujourd ’ hui,
viennent ». Jacques Grellier
aime à rappeler que ce projet a
été mené en étroite collaboration et synergie avec l ’ association des commerçants de Doué.
« Municipalité, commerçants,
notre objectif était le même :
redonner vie au centre, que ce
marché soit le plus convivial
possible. Ce qui est le cas. Il est
devenu un lieu de rencontre,
d ’ échange entre les clients qui,
le vendredi soir, prennent le
temps de parler ». Christian
Podevin, Président de l ’ association des commerçants de
Doué, confirme. « Les commerçants sont toujours partie
prenante dans une action dont
l ’ objectif est d ’ amener des gens
dans la ville et de la vie dans les
commerces. Elus et commerçants, nous sommes tous dans
cette dynamique. Depuis le
lancement du marché de fin de
ponibilité des clients « actifs »
à ce moment de la semaine et
aussi l ’ opportunité de faire ses
courses pour le week-end ».
Comme l ’ explique Didier
Sauvestre, adjoint en charge de
l ’ économie et du cadre de vie,
ce petit marché local et alimentaire d ’ une dizaine de commerçants (dont plusieurs producteurs), est rapidement devenu
convivial. « Ce marché a été
facile à installer. Les boucher
et primeur, déjà présents sur
le marché du lundi, sont venus
sur le marché du vendredi, se
faisant ainsi « moteur » dans la
phase de lancement. Le vendredi après-midi, l ’ activité commerçante du centre-ville était un
peu en sommeil ». Bilan, après
quelques années : « ce marché
a apporté un souffle et un flux
nouveaux. Tous les commerçants s ’ en félicitent. Cela crée
une ambiance de village ». La
clientèle du marché du vendredi soir est différente de celle du
lundi matin : souvent familiale,
toutes tranches d ’ âges confondues. Si ce marché a entre autres
finalité de pallier la désertification des commerces locaux,
« L ’ objectif est de promouvoir
les produits locaux, de qualité
dans une ambiance conviviale »
Le vendredi, c ’ est
soir de marché
Les belles initiatives se télescopent « A la bonne heure ! ».
En septembre dernier, la municipalité de Doué-la-Fontaine,
proposait elle aussi aux
Douessins un nouveau marché,
le vendredi en fin de journée.
« Ce projet de marché en fin de
journée était l ’ une des priorités
de la municipalité », explique
Jacques Grellier, adjoint à la
vie locale, au tourisme, chargé
des fêtes et manifestations.
Objectif : revitaliser le centreville, ramener du flux au cœur
de Doué. « Proposer un marché
le vendredi soir nous a semblé
être un créneau opportun.
D ’ une part, les gens sont plus
disponibles en fin de semaine.
D ’ autre part, depuis les
www.maineetloire.cci.fr
35 heures, les gens ont aménagé différemment leurs habitudes de consommation et de
vie. L ’ objectif : que les gens
trouvent des produits de qualité, mais aussi qu ’ ils se réapproprient leur centre-ville
plutôt que d ’ aller vers les
grandes surfaces ». Autrement
dit, éviter l ’ évasion vers les
grands centres. A l ’ issue des
premières semaines, le bilan
était déjà satisfaisant tant du
côté des commerçants non
sédentaires que sédentaires.
« Le vendredi soir, le flux est
plus important qu ’ avant. Ce
marché a amené de nouveaux
clients. A terme, nous souhaiterions accueillir entre 12 et 15
producteurs. Pas davantage,
pour conserver à ce marché
son identité locale ». L ’ autre
objectif de ce nouveau marché,
« attirer une génération de
journée, la ville s ’ est animée ».
Le marché du vendredi soir
s ’ ajoutera à celui du lundi
matin. « L ’ un et l ’ autre sont
complémentaires » souligne
Jacques Grellier.
Beaupréau,
précurseur
Capter une autre clientèle, réanimer la vie commerciale en
centre ville… la municipalité de
Beaupréau a été l ’ une des villes
précurseur en la matière dans le
département en proposant un
marché en fin de journée dès
2010. « Nous avions proposé
aux commerçants sédentaires
l ’ idée d ’ un nouveau marché
de fin de journée. Ils nous ont
suggéré le vendredi aprèsmidi, idée qui a été retenue. La
raison : une plus grande dis-
il a aussi pour objectif d ’ être
convivial. « Le marché, ce sont
avant tout des courses « plaisir ». Les gens sont heureux de
faire leur marché. Il faut les inciter à venir découvrir les circuits
courts qui sont une autre forme
d ’ animation commerciale ». Les
marchés auraient-ils un effet
« dynamisant » sur la vie d ’ une
commune ? Définitivement oui,
selon Antoine Merlet. « Cela
crée des flux, de l ’ animation,
des actes d ’ achat également.
Les marchés ont un potentiel
important. Il reste encore beaucoup à faire en matière de communication, de marketing, de
distribution. Pourquoi ne pas
imaginer des formules drives ?
Les marchés ont une carte à
jouer dans l ’ offre commerciale
existante ».
Marianne Bourgeois
Anjou Eco - n°38 - Janvier 2015 31
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32 Anjou Eco - n°38 - Janvier 2015
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ligne directe
Itinéraires de porteurs de projets
2013 en Maine-et-Loire.
44% sont des autoentrepreneurs. La mise
en place de ce régime
au 1er janvier 2009 a
simplifié les démarches
de création d’entreprises avec, à la clé, des
avantages fiscaux. Son
impact a donc été considérable sur le volume
de créations, malgré la
baisse récente (51% en
2012).
par rapport à 2012 concernent
le BTP (-7,7%), les services
aux entreprises (-6,7%), le
commerce de gros (-5,8%), et
les services aux particuliers
(-5,7%).
Malgré cette baisse générale,
la hiérarchie par secteur
reste identique. Les services
aux entreprises (17,1%), le
commerce de détail (15,1%),
les services aux particuliers
(13,5%) et le BTP (13,4%)
demeurent les plus dynamiques avec un taux supérieur
à la moyenne.
56% des nouveaux
établissements ont été
Maison de la Création et de la Transmission d’Entreprises à Angers, mais aussi Cholet et Saumur
créés en 2013 dans les
services. Loin devant le
Dans son atelier de La Salle- férentes affaires, il opte pour le commerce (23%) et l’industrieet-Chapelle-Aubry,
Franck garage Renault de Bagneux. Pôle BTP(21 %). A l’intérieur de
CONTACT MCTE
Ravard conçoit des lumi- Emploi l’oriente vers la MCTE ces grands domaines d’activité,
naires d’art pour une clien- où il suit un stage de 2 mois deux sous-secteurs ont suscité Angers
tèle plutôt haut de gamme. pour être formé au métier de près de 40% des créations d’éta- Delphine Bazanté
Comment faire d’une passion chef d’entreprise. « Nous étions blissements : les services aux Tél. : 02 41 74 70 00
une nouvelle orientation pro- une douzaine avec des projets entreprises (20,4% des noufessionnelle pour cet ancien complètement différents. J’ai velles immatriculations) et le Cholet
électricien, puis tailleur de appris ce qu’un chef d’entre- commerce de détail (18,4%). A Marlène Foubet
pierres ?
prise doit savoir : gérer et tenir l’exception des « autres services Tél. : 02 41 49 43 00
une comptabilité, connaître les » (éducation-formation, santé,
En créant L’Atelier Rev’Art en aspects juridiques liés à mon action sociale…), les autres Saumur
mai 2014, il donne libre cours activité, entretenir un réseau activités sont en recul. Les Marlène Foubet
à son envie d’indépendance et commercial… J’ai beaucoup baisses les plus significatives Tél. : 02 41 83 53 70
de réalisation de soi. « Je tiens apprécié les relations avec les
particulièrement à notre arti- autres personnes formées ». Son
sanat français et je souhaite le regard au bout de deux ans : « il
Le profil des porteurs de projets
valoriser ». Il rencontre Annie ne faut pas hésiter à se lancer si
Benetreau, conseillère de la CCI, on se sent capable. Il faut juste
Enquête sur le devenir des porteurs de projets
lors du Carrefour de l’Orien- mesurer les choses. Avoir un
tation à Cholet. Elle l’informe appui dans l’entreprise est très
venus dans les MCTE
des ateliers et services proposés important. J’ai toute confiance
Source : MCTE 49, traitement CCI de Maine-et-Loire, 2014
par la Maison de la Création et dans le technicien qui se trouve
En 2013, une enquête a été menée sur les porteurs de projet
Transmission d’Entreprises et depuis très longtemps dans
l’invite fortement à assister à l’entreprise. Il pourrait tenir la
venus dans les Maisons de la Création et Transmission d’Enune matinée d’information sur boutique quoiqu’il arrive ».
treprises de Maine-et-Loire.
les étapes de la création d’entreprises. « Ensuite j’ai participé Les Maisons de la Création et
Quel est l’état de leurs projets ?
à un atelier sur la protection Transmission
d’Entreprises
36% ont créé ou repris une entreprise
sociale du créateur et les assu- (MCTE) sont là pour accomrances. J’ai appris beaucoup et pagner de futurs entrepreneurs
32% ont abandonné leur projet de création/reprise
pu aussi échanger avec des pro- comme Franck Ravard ou
28% sont en cours de montage de leur projet de création ou
fessionnels. Je suis un très bon Frédéric Beau. A Angers, Cholet
de reprise
technicien, mais il me restait et Saumur, elles regroupent
4% ont créé ou repris une entreprise, mais ont cessé leur
beaucoup à apprendre côté «sous un même toit » les profesactivité par la suite
administratif. Le conseil que je sionnels de l’accompagnement
donnerais c’est de ne pas créer à la création et reprise. Leur
Près de 4 porteurs de projet sur 10 ont fait part de difson entreprise seul. Il faut se offre de services est complète et
ficultés dans leur parcours. Une difficulté majeure :
faire accompagner ».
adaptée: des réunions d’inforle financement (apport, crédit) pour 35 % d’entre
mation collectives, des forums et
eux. Les autres freins identifiés sont l’accomplisseDans un tout autre registre, des rendez-vous personnalisés.
ment des démarches administratives et financières
Frédéric Beau (43 ans) a repris
(9 %), l’insuffisance du suivi, des conseils et des informations
un garage en 2012. « J’ai toujours Les MCTE sont également un
(9 %), la recherche d’un local (8 %) et celle de clients (7 %),
eu envie de m’installer à mon excellent Observatoire de l’EnSans oublier les difficultés d’ordre personnel, le choix du
compte. Un licenciement a été trepreneuriat dont la dernière
statut juridique ou la difficulté à concilier vie privée et
l’élément déclencheur pour me livraison nous apprend que 5 186
montage de projet.
lancer ». Après avoir étudié dif- établissements ont été créés en
www.maineetloire.cci.fr
Anjou Eco - n°38 - Janvier 2015 33
Enquete
« Faire soi-même » :
En 2013, une étude d ’ Opinion Way
révélait que deux tiers des Français
s ’ adonnaient au « Do it yourself »
(DIY), ou « Faire soi-même ».
Une tendance en plein essor qui
permet aux marques de faire de
leurs clients leurs ambassadeurs.
S
ouvenez-vous, c ’ était
en 1989, ce spot publicitaire et le fameux
« ça vous plait ?... C ’ est
moi qui l ’ ait fait ! »
annoncé triomphalement par
une actrice alors peu connue
(Valérie Lemercier) attablée
parmi ses invités, admiratifs
devant le délicieux «paradis noir »
que la tricheuse faisait passer
pour un fait-maison… 25 ans
plus tard, le « Faire soi-même »
n ’ a jamais eu autant de succès.
L ’ acte fondateur du « DIY » est
apparu au début des années 70
avec le Whole Earth Catalog.
Ce journal préfigurait déjà
l ’ ère d ’ Internet. Catalogue
pratique d ’ informations et
de conseils pour tout faire
soi-même au meilleur prix,
le WEC s ’ étoffera au point de
compter 448 pages en 1972, avec
cette même année un million
d ’ exemplaires vendus et l ’ octroi
du National Book Award (1).
Aujourd ’ hui, cette tendance
émergente touche tout le monde,
quels que soient la catégorie
socio-professionnelle, le sexe,
l ’ âge, la situation géographique
et les revenus. Nous serions donc
de plus en plus agiles de nos
doigts et de plus en plus adeptes
du DIY. L ’ une des raisons de cet
engouement : la crise mais pas
uniquement. Ronan Chastellier,
sociologue et maître de conférences à l ’ Institut Politique de
Paris, évoque le retour à une
société de « homo habilis » et du
« créer plus pour exister plus ».
Le DIY un marché en plein développement. Pour preuve : les
enseignes de jardinage et de bricolage fleurissent un peu partout
dans l ’ Hexagone. Des magasins
spécialisés dont certains, dédiés
aux loisirs créatifs, représenteront bientôt 50 % du marché des
loisirs. livres, magazines, salons,
sites Internet, émissions TV, formations et ateliers se multiplient
et ont un succès croissant. Le
DIY serait-il en passe de devenir
une « révolution qui avance sur
des pattes de colombes… »,
selon la formule de Marx ? Ce
qui est plus probable, c ’ est que
les Français, en rupture avec
leur marque, semblent trouver
dans le DIY un refuge salutaire
pour montrer leur indépendance. Leur attente à l ’ égard des
marques se focalise désormais
sur l ’ action et non plus sur le
discours publicitaire. Le DIY
est un contrepoids légitime au
recours à l ’ intelligence collective
l’ère de
l’homo
Entreprise Jamet
« Créer plus pour
exister plus »
(aussi dénommée crowdsourcing). Si l ’ intelligence est collective, rien n ’ interdit de favoriser
une réalisation, une fabrication
individuelle. Le DIY, ce ne sont
plus uniquement les colliers de
nouilles fabriqués pour la fête
des Mères. Le principe met en
valeur nos capacités à produire
des objets ou des services.
Aujourd ’ hui, il est possible d ’ aller
chez le garagiste et de changer
ses pneus soi-même (selfga-
34 Anjou Eco - n°38 - Janvier 2015
rage), de monter ses meubles
en kit (Ikea…) ou encore de
concevoir son propre sandwich
(Subway…). Ce concept permet
pour les marques de transformer un message commercial
en un message de passion et de
plaisir. En faisant participer le
consommateur, elles offrent des
expériences, de l ’ émotion, de
la satisfaction, voire de la fierté
et donc de l ’ estime de soi. En
réalisant les choses lui-même,
le consommateur aura le sentiment d ’ un meilleur produit,
plus séduisant et plus performant. Le consommateur-acteur
sera ainsi tout à fait disposé à
se muer en ambassadeur de la
marque. Un objectif prioritaire
pour les services marketing qui
recherchent la fidélité de leurs
clients, tout en cherchant à en
séduire de nouveaux. Pour les
acteurs du DIY, l ’ important est
de concilier création et économies (les économies seules ne
suffisent pas) et de rechercher
une forme de « beau économique ». C ’ est l ’ une des raisons
du succès du DIY.
www.maineetloire.cci.fr
habilis
proposé, dès 2002, des ateliers
(payants) de bricolage, de décoration, etc. Au top des ateliers
les plus demandés : la pose de
parquet, le carrelage mural, la
peinture à effets déco. « Ces ateliers rencontrent un vif succès ».
Autre atelier en vogue, l ’ atelier
numérique (imprimante 3D,
Entreprise Jamet
Le bricolage prend
des couleurs
Depuis quelques années, les
enseignes de bricolage ont pris
des couleurs, portées par le phénomène du « Faire soi-même »
encensé dans les nombreuses
émissions TV sur le sujet qui ont
vite fait de nous convaincre que
notre cuisine est vraiment trop
« has been ». Ces enseignes ont
su astucieusement s ’ engouffrer dans la brèche. Une fois
que le besoin est créé, il faut
savoir y répondre. Ce qu ’ elles
ont fait à l ’ instar de Leroywww.maineetloire.cci.fr
Merlin.
Comme l ’ explique
Adeline Paillier, chef de secteur
services clients de l ’ enseigne à
St Barthélemy d ’ Anjou, LeroyMerlin, par définition, a toujours été dans la réponse au
« Faire soi-même ». Mais, depuis
quelques années, nous avons
considérablement
développé
l ’ aspect pédagogique pour les
bricoleurs. Le but : rendre accessible à tout un chacun les techniques et produits ». Pour ce
faire, l ’ enseigne a mis en place
des zones d ’ inspiration et de testing sur la partie outillage (préhension des outils). Précurseur
en la matière, Leroy-Merlin a
découpe laser...) qui permet aux
clients de réaliser eux-mêmes
leurs propres objets, de répondre
à des problématiques de pièces
détachées qui n ’ existent plus. En
matière de cours « techniques »,
l ’ enseignement est confié à des
collaborateurs de l ’ enseigne,
spécialisés dans leur domaine.
Pour certains ateliers plus spécifiques, Leroy-Merlin fait intervenir des prestataires extérieurs
(ébéniste, décoratrice…). Le
« Faire soi-même » a lui aussi
ses modes. « Actuellement, nous
développons beaucoup le modulable qui permet de composer
et d ’ assembler soi-même, de
l ’ étagère, à la porte de placard,
à la poignée… ». Le « Faire soimême », l ’ enseigne l ’ a étendu
également, depuis quelques
temps, au SAV avec la location
de matériel d ’ outillage. «Une
gamme d ’ électro-portatif est disponible à la location (ponceuse,
perforateur, perceuse…). Cette
demande temporaire de notre
clientèle est une autre forme de
réponse au « Faire soi-même ».
Mais là où Leroy-Merlin a eu une
idée particulièrement innovante,
c ’ est dans la création d ’ une plateforme communautaire en ligne,
« Bricobiz ». L ’ idée : mettre en
contact des particuliers qui ont
des compétences en matière
de bricolage et d ’ autres en
demande de conseils. D ’ un côté
« je propose mes services ». De
l ’ autre « je poste mon besoin ».
Quel avantage pour l ’ enseigne
qui, différemment, propose les
mêmes services ? « Derrière
ces échanges, des bons d ’ achat
en magasin sont proposés aux
membres de la communauté ».
Autre démarche complémentaire à la précédente, la plateforme « BricoRent », sur laquelle
des particuliers disposant de
matériel, le proposent à la location d ’ autres particuliers. « Les
aspects financier et communautaire de la démarche (échanges
entre bricoleurs) ne sont pas les
seuls à entrer en considération.
Le plaisir, la fierté de faire par
soi-même sont autant d ’ autres
raisons qui expliquent cette tendance actuelle ». Le phénomène
de « personnalisation » est aussi,
comme le souligne Adeline
Paillier, une réaction à l ’ effet
de fabrication de masse. « Avoir
un objet unique et différent des
autres. Un objet qui nous ressemble ». Incidence plus inattendue de la crise sur cette tendance : un recentrage affectif sur
la famille et les biens y afférents.
« Beaucoup de personnes ont
des meubles auxquels ils sont
attachés. Ils aiment l ’ idée que
ces biens puissent traverser les
générations en les remettant au
goût du jour ». Autre tendance,
appelée à prendre de plus en plus
d ’ essor, le sur-mesure. Pour y
Anjou Eco - n°38 - Janvier 2015 35
Enquete
répondre, l ’ enseigne a initié
la découpe sur-mesure de bois
en ligne. A domicile, le client
commande en ligne, le bois,
la découpe et vient le récupérer en magasin. Illustration
du « cross canal » vers lequel
les enseignes tendent de plus
en plus aujourd ’ hui. L ’ avenir
Quand le « DIY »
fait pschitt
Depuis
quelques
années,
les machines à fabriquer sa
propre boisson gazéifiée rencontrent un succès grandissant. Un marché émergent qui
4 concentrés 500 ml Frucci Soda pour fabriquer sa propre boisson gazeuse
du DIY, Leroy-Merlin l ’ anticipe d ’ ores et déjà avec de
nouveaux concepts : un système de drive à la « cour des
matériaux » pour répondre
aux
demandes
d ’ instantanéité de sa clientèle, le
« pick-up in store » (enlèvement en magasin d ’ un produit
choisi sur Internet). « Demain,
la tendance sera de plus en
plus à la personnalisation, le
sur-mesure et à la délivrance
au plus vite de produits ».
a intéressé la société choletaise
L ’ Abeille, leader des boissons
gazeuses de marques de distributeurs en France. En constante
recherche de produits innovants, L ’ Abeille a lancé en
2014, les premiers concentrés
sodas sous MDD (marque de
distributeur). L ’ Abeille a mis
à profit l ’ expertise acquise en
soft drinks pour créer des parfums de concentrés (cola, limonade, orange, pamplemousse
rose…). Comme l ’ explique
Jean-Claude Olivier, directeur
général, « ces concentrés permettent de créer soi-même sa
boisson pétillante, de la personnaliser, répondant ainsi à
une forte attente des consommateurs ». En juin dernier, une
première marque distributeur
commercialisait ce nouveau
concept, avec succès.
D ’ autres enseignes de
la grande distribution
suivront d ’ ici peu. « Il
y aurait 2 millions de
foyers français équipés de ces machines,
avec une progression annuelle à deux
chiffres pour le fabricant de ces machines
qui
commercialise
près de 30 parfums différents sous sa propre
marque. Cela illustre
bien le succès de cette
tendance émergente ».
Ecrivez, effacez,
écrivez…
Jamet, imprimeur industriel,
implanté dans la zone industrielle d ’ Ecouflant a eu l ’ astucieuse idée de remettre au goût
du jour, ou plus précisément au
goût de ses clients la personnalisation des calendriers avec un
concept original et innovant :
Le Mémoplanning®. Imprimé
sur un support plastique effa-
çable à sec ou à l ’ eau, ce calendrier est entièrement personnalisable (logo, couleur, format…).
Son grand format (jusqu ’ à 80 x
120 cm) permet de s ’ exprimer
enfin sans « déborder des case s».
« Auparavant, nous étions sur
des calendriers plus standards.
La demande de personnalisation n ’ était pas aussi présente.
Aujourd ’ hui, nos clients recherchent de plus en plus un produit
qui soit unique. Une entreprise
pourra ainsi y faire figurer des
photos de son usine, de ses locaux
de ses collaborateurs. Une façon
de s ’ approprier les calendriers
en y mettant sa propre identité», comme l ’ explique Delphine
Jamet, PDG. Le DIY donne du
sens à la consommation, fait vivre
une expérience forte et transforme l ’ utilisateur en client fidèle
et prescripteur. Bref, le DIY est
une belle histoire à raconter, surtout lorsque c ’ est moi qui l ’ ai fait !
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des États-Unis.
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3ème Révolution Industrielle et
Dans le contexte d’une
économie déprimée, la
Troisième Révolution
Industrielle et Agricole en
Pays de la Loire apporte
un souffle d’espoir et des
perspectives prometteuses.
Les économies à
faire ensemble sont
considérables. Et chacun
est appelé à devenir à la
fois acteur et producteur.
Retour sur la seconde
Rencontre TRIA du 24
novembre à Angers.
TRIA an 1 : J
ean-Pierre Morille, éleveur à La Tourlandry,
est seul pour une exploitation de 60 vaches laitières. Il a automatisé
pour se débarrasser des tâches
sans plus-value et pour améliorer les performances de son
cheptel. Un robot effectue la
traite. Des colliers au cou des
vaches détectent leurs chaleurs,
moments propices à l ’ insémination. Une application
smartphone permet l ’ accès aux
données de suivi du troupeau,
de l ’ alimentation et de la prévision laitière.
Terrena, principale coopérative du Grand Ouest, a lancé
en 2013 la marque Nouvelle
agriculture . Celle-ci s ’ appuie
sur le socle technologique de
l ’ Agriculture Ecologiquement
Intensive (qui cherche à limiter
les intrants tout en conservant
des rendements agricoles performants). Un tiers du CA 2015
devrait être réalisé avec des produits « nouvelle agriculture ».
®
Un homme seul et une structure de près de 12 000 salariés,
mais un même ralliement au
« A » (Agriculture) de TRIA.
La Troisième Révolution
Industrielle et Agricole tenait
sa seconde rencontre à Angers
le 24 novembre. Il y a un an,
elle était lancée par l ’ association 909 regroupant les trois
chambres consulaires (commerce et industrie, agriculture,
métiers et artisanat) des Pays de
la Loire. Un constat partagé : la
mutation de l ’ économie oblige
à repenser le mode de production en s ’ appuyant sur les technologies numériques, les énergies renouvelables, la RSE...
et l ’ intelligence humaine. De
nouveaux leviers de développement des entreprises sont
apparus : l ’ économie de proximité, la location plus que la
possession, les déchets devenus ressources, le travail collaboratif (« Une entreprise isolée
est en danger. Cela va trop vite
en ce moment », avertit Bruno
Hug de Larauze, président de la
CCI de Région).
38 Anjou Eco - n°38 - Janvier 2015
Premier bilan
Les entreprises concernées par
la TRIA en Pays de la Loire
ont été recensées. « Nous
en avons identifié 400 là où
nous en attendions 100. Puis
nous avons mené une action
commando pour identifier des
projets et les porter à connaissance ». Plus de 100 projets ont
été recensés, dont une quinzaine en phase de conception
détaillée (aide à la réduction
de la facture énergétique, de
l ’ impact
environnemental,
à l ’ investissement dans des
équipements, à la maîtrise des
usages numériques...) Le lancement de ces premiers projets
se fera sur le 1er semestre 2015.
En 2014, les réseaux consulaires ont sensibilisé ou accompagné plus de 2 000 entreprises
dans ces domaines. « En plus,
nous aidons notre terre à
respirer. C ’ est exaltant ! ». Les
pôles de compétitivité et filières
sont aussi des points d ’ appui
importants pour identifier
les précurseurs et pour faire
naître des projets collaboratifs.
Les présidents de Végépolys,
We Network, Novabuild, ont
apporté leur témoignage.
Des axes de progrès, illustrés
d ’ exemples, ont été présentés ou évoqués lors de cette
Rencontre.
Plus de
performance
énergétique et
environnementale La Vendée se veut exemplaire
dans ce domaine. 36 000 habitants sont producteurs et fournissent de l ’ électricité éolienne.
Le département produit 10 %
de son énergie en renouvelable
contre 5 % dans les Pays de la
www.maineetloire.cci.fr
Agricole
plus de 100 projets
dans les Pays de la Loire
Economie circulaire :
le recyclage au
meilleur coût
De g. à d. : Jean-Claude Choquet (Pdt Chambre de
métiers et de l’artisanat des Pays de la Loire), Bruno Hug
de Larauze (Pdt CCIR), Christiane Lambert (vice-présidente de la Chambre d’agriculture des Pays de la Loire)
et Claude Cochonneau (Pdt Chambre d’agriculture des
Pays de la Loire).
Loire. L ’ objectif est de parvenir
à 30 %. Une plate-forme offshore va être déployée au large
de Noirmoutier. 350 bornes
électriques seront installées.
Des unités de méthanisation
qui valorisent des matières
organiques pour produire du
biogaz participent de cette
recherche d ’ autonomie. En
2014, 10 agriculteurs ont créé
Agri BioMéthane à Mortagnesur-Sèvre. Cette production,
réinjectée dans le réseau de gaz
de ville, permet de couvrir les
besoins énergétiques de 500
foyers. La Chambre d ’ agriculture de Maine-et-Loire met en
œuvre un Schéma de méthanisation avec le Pays des Mauges.
Dans trois ans, une unité de
méthanisation à Maulévrier
injectera du gaz. Les Chambres
dans les Pays de la Loire ont
déployé des outils au service
de cette performance énergétique et environnementale.
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Les Chambres de
métiers et d ’ artisanat accompagnent
les professionnels
du bâtiment vers
des formations de
compétences
sur
l ’ efficacité énergétique des bâtiments.
Les CCI travaillent
à la mise en place
de référents énergie
dans les entreprises.
Elles mettent à leur
disposition un comparateur des primes
de certificats d ’ économies d ’ énergie.
Le dispositif permet
de financer jusqu ’ à 40 % du
montant de près de 300 travaux
d ’ économies
d ’ énergie.
Quant aux Chambres d ’ agriculture,
elles
proposent
aux exploitants une aide de
40 % sur le diagnostic de performance énergétique et de
30 % sur les investissements, en
mobilisant notamment les certificats d ’ économies d ’ énergie.
Plus compétitif
grâce au
numérique et à la
robotique
Depuis début 2014, un atelier
de fabrication « FabLab » est
installé au sein de la Ruche
numérique de la CCI du Mans
et de la Sarthe. Baptisé BeeLab,
il accueille entrepreneurs,
porteurs de projets, étudiants
pour la réalisation de projets
à vocation informatique et
électronique et met à disposition des outils (imprimante
3D…). Dans le domaine
agricole, 43 fermes innovantes
(en particulier sur les technologies de production végétale
et animale) se sont créées
en 2013. Drones, capteurs
pour animaux, sondes capacitives, robots, pilotage par
Smartphone, projets collaboratifs... sont là encore les clés
d ’ une compétitivité durable.
Favoriser la
fonctionnalité
Lors de la rencontre TRIA
du 24 novembre, une réussite
emblématique
dans
le
domaine de la fonctionnalité a été présentée. Il s ’ agit
de Blablacar, fondée par le
vendéen Frédéric Mazzella.
Cette plateforme collaborative
de covoiturage, présente dans
13 pays, emploie 185 personnes et compte 10 millions
d ’ utilisateurs. Les Chambres
de métiers et d ’ artisanat des
Pays de la Loire, en partenariat avec l ’ ADEME, ont lancé
en octobre une campagne « Je
répare… et ça repart » auprès
de 2 000 artisans engagés
dans la réparation (bijouterie, cordonnier…). Ces
métiers refleurissent. Moins
de déchets, plus de durabilité
au produit et donc à la planète.
La Chambre d ’ agriculture
de la Mayenne a soutenu le
lancement du premier drive
fermier de l ’ Ouest. Seize producteurs, adhérents au réseau
Innortex (Saint Barthélemy
d’Anjou) recycle matelas,
sièges de voitures ou d’avions au rebus. Le broyage
de mousses polyuréthane
et l’effilochage de textiles
reconsolidés sans colles
permettent de produire
mousses
agglomérées,
feutres, ouates, produits
composites ou flocons. Un
bel exemple de cette économie circulaire que la CCI
de Maine-et-Loire a pris
à bras le corps. Une étude
va être menée sur le flux
de matières consommées
et rejetées sur un territoire à définir pour détecter les principales matières
premières importées et
favoriser le développement
de filières de substitution
ou de recyclage. Suivra une
phase plus opérationnelle
agissant sur l’offre produit
(écoconception, écologie
industrielle), la demande
clients (achats responsables..) et le développement d’acteurs du recyclage.
« Bienvenue à la ferme »
animé et géré par la Chambre,
ont ouvert ce drive à Laval.
Christiane Lambert, vice-présidente de la Chambre d ’ agriculture des Pays de la Loire,
a conclu avec dynamisme la
rencontre TRIA. Dégageant
les maîtres mots de la journée
et plaidant pour « des
énergies libérées par l ’ Etat
plus que des subventions »,
elle cita le proverbe breton
« Les marmites commencent
toujours à bouillir par le fond »
pour confirmer que « la TRIA,
c ’ est dans les territoires que
cela se passe ».
Alain Ratour
Anjou Eco - n°38 - Janvier 2015 39
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Depuis quelques années,
les boutiques éphémères,
(pop-up stores en anglais référence aux fenêtres qui
apparaissent et disparaissent lorsqu ’ on navigue sur
Internet), se multiplient.
Révélateur d ’ une économie
frileuse, le principe de ce
concept consiste, pour un
point de vente, à apparaître
puis à disparaître (« pop-up »)
au bout de quelques jours,
semaines ou mois. Il y a
dix ans, les marques et les
enseignes utilisaient déjà
cette technique du pop-up
store pour réaliser une opération de communication. A la
différence d ’ un magasin permanent qui attend ses clients
et se donne en représentation,
le magasin éphémère fait
venir son public et se donne
en spectacle.
Pour qui, pour
quoi ?
Ces magasins éveillent la
curiosité du consommateur
de par leur côté immédiat et
éphémère. Ils permettent de
créer l ’ événement, de susciter
l ’ intérêt des media, de communiquer efficacement. Ce faisant,
ils sont un booster de notoriété. La démarche et la stratégie
diffèrent d ’ une enseigne, d ’ une
marque à l ’ autre. Pour certains,
la fugacité du concept sera
l ’ opportunité de tester temporairement à moindre coût et
de façon plus percutante, un
concept, un produit, voire un
emplacement
géographique
avant de sauter le pas le cas
échéant. Le pop up store trouve
également son intérêt auprès
des pure-players présents
uniquement sur Internet,
la boutique leur permettant
d ’ aller à la rencontre physique
de leurs clients.
Fêter son anniversaire, une
autre façon d ’ utiliser judicieusement les magasins éphémères, à l ’ instar d ’ Adidas qui,
en 2014, fêtait ses 50 ans. Pour
célébrer la chaussure aux 40
millions d ’ exemplaires vendus,
la marque aux trois bandes a
installé à Londres un « pop up »
en forme de… boite de chauswww.maineetloire.cci.fr
sures Adidas, une autre façon
de se démarquer de la concurrence en choisissant une option
qui permet à la marque de se
rapprocher de sa clientèle et
de redéfinir son image. Saisir
une opportunité autour d ’ une
actualité, écouler des stocks
restants sans « parasiter » ses
points de vente, créer un évènement, générer une communication dans les médias différente de la ligne habituelle de la
marque, sur un temps limité,
sont autant de raisons de faire
appel à cette forme de concept
éphémère.
Une marque peut également choisir de concevoir un
magasin éphémère afin de
créer une continuité dans ses
ventes et dans le suivi de ses
clients, même lors d ’ un déménagement ou d ’ une fermeture
pour travaux. Elle maintient
ainsi entre temps, son chiffre
d ’ affaires, assure un continu
financier et, avantage supplémentaire, la marque fait parler
d ’ elle, attirant de potentiels
nouveaux clients.
Par son concept de courte
durée, le pop-up store ne va
pas hésiter à prendre le risque
de casser les codes. Du format
tout à fait classique au concept
inimaginable, les magasins
éphémères peuvent s ’ imaginer
partout ou presque : dans des
lieux insolites (campagne,
désert…) dans des commerces
de services (bars, restaurants,
hôtels, salons de coiffure…),
dans des structures itinérantes
(containers,
caravanes…),
dans les grands magasins sous
forme de corners éphémères.
Des réseaux organisés de déstockage d ’ équipement de la
maison se sont emparés du
concept. Le principe : installer temporairement dans les
centres-villes un circuit de
déstockage d ’ anciennes collections de produits. Parmi
eux, Chronostock (déstockage
et promotions en petit électroménager et accessoires) et
Destock ’ n Go (déstockage de
petit électroménager, équipement de la maison, arts de la
table, déco…).
Outre le côté attractif qu ’ il
représente auprès des consommateurs, l ’ essor des magasins
éphémères s ’ explique aussi
par le besoin des gestionnaires
commerciaux de créer de nouvelles attractions et l ’ opportunité de réconcilier les cycles
longs de l ’ immobilier avec les
cycles courts de la consommation. Autre avantage du
magasin éphémère et non des
moindres en temps de crise, un
bail à court terme et un coût
du loyer réduit du fait d ’ une
installation temporaire. Cette
alternative au commerce à
longs baux semble s ’ imposer
de plus en plus, au point que des
centres commerciaux prévoient
désormais dans leur offre,
un quota dédié au commerce
éphémère. Preuve de l ’ intérêt
pour ce concept : depuis dix
ans, la part des mètres carrés
placés a augmenté de 20 %.
Dans cette mouvance émergente, sont apparus également
depuis quelques années des
sites spécialisés dans la commercialisation et l ’ agencement
de boutiques éphémères.
L ’ attrait
du
commerce
éphémère ne doit pas occulter
quelques inconvénients : les
coûts liés à la mise en place
d ’ un pop-up store restent
élevés au prorata du temps
d ’ installation. Le risque de surscénarisation d ’ un magasin
peut décrédibiliser la marque.
Le buzz peut être à effet
inverse (mauvaises critiques).
Le concept éphémère attire
majoritairement des individus branchés vivant en
milieu urbain. Le magasin
éphémère n ’ attirant que ce
type de consommateur, la
marque risque de passer à côté
de sa cible et donc de rater
sa stratégie marketing et de
communication.
Marianne Bourgeois
Anjou Eco - n°38 - Janvier 2015 41
Vous versez chaque année votre taxe
d’apprentissage à un organisme collecteur
agréé. En 2015, de nouvelles modalités
vont être appliquées pour sa collecte et sa
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« Les entreprises seront de
plus en plus outillées pour
renforcer les compétences de
leurs salariés, rappelle Sylvie
Bailly, conseillère Formation
à la CCI. Les Certificats de
Qualification Professionnelle
répondent à ces problématiques. La filière menuiserie de la CCI est habilitée à
former aux compétences du
CQP de Menuiseries extérieures, l’un des 9 CQP redéfinis par la Fédération de la
plasturgie. La validation par
Plasti Ouest et la Fédération
de la plasturgie du premier
groupe formé pour la société
Bouvet, à Eurespace a eu lieu
en décembre dernier ».
Une belle reconnaissance
professionnelle pour la CCI,
dans une région qui compte la
première concentration nationale de menuiseries industrielles, là où est né également
le pôle Menuiserie Avenir. A
l’origine, lorsque la société
Bouvet (La Membrolle-surLonguenée) a mis en place des
parcours de professionnalisation de près de 300 heures,
elle a fait appel à la CCI qui
a constitué progressivement
une offre de formation professionnelle en menuiserie
industrielle sur-mesure. Cette
formation porte sur des logiciels, techniques (SketchUp,
AutocaD), de programmation
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et de pilotage de machines
à commande numérique
(Alphacam, Xilog), d’autres
encore... Elle concerne aussi
la pose de menuiseries extérieures selon le DTU 36.5 et
la RT (« Réglementation thermique ») 2012.
La CCI propose aussi une
formation « maintenance
de menuiserie serrurerie »
pour des organismes de
logements sociaux, l’hôtellerie.... « Différents partenaires nous ont confié leurs
besoins de formation, précisent Sylvie Billy et Emmanuel
visiter, écouter ses besoins et
les traduire en besoins pédagogiques ». Le plateau technique d’Eurespace, doté d’un
matériel performant pour le
travail sur le bois, l’alu et le
PVC, sert aussi à la formation
des jeunes. Chaque année,
environ 135 apprentis préparent l’un des quatre diplômes
proposés : CAP Menuisier aluminium verre, CAP Menuisier
Fabricant, BP Menuisier
Fabricant, Bac Professionnel
Technicien menuisier-agenceur. « Au-delà de la compétence technique, il est essentiel
que les apprentis compren-
Chaque année,
environ 135 apprentis
préparent l’un des quatre
diplômes proposés
Babonneau, responsable de la
filière Menuiserie à la CCI :
les groupes Bouvet, Legeais
Batistyl, Millet, BATICEF,
CAA Agencement, Hôtel
de
France,
Immobilière
PODELIHA.
Les
autres
besoins
complémentaires
de compétences peuvent
faire l’objet de formations
à la carte, assurées par des
professionnels. Nous rencontrons l’entreprise pour la
nent le produit de menuiserie,
insiste Emmanuel Babonneau.
Cela leur sera très utile pour
surmonter un problème technique en atelier, faire preuve
de polyvalence et réfléchir
sur des aspects de l’entreprise,
comme la communication, la
qualité... Manon Benêteau est
de ces apprentis. L’an dernier,
cette jeune fille titulaire d’un
CAP Menuisier Fabricant a
décroché l’or au concours du
Anjou Eco - n°38 - Janvier 2015 43
Enquete
Quand l’industrie « recrute Les entreprises qui
souhaitent s ’ équiper
en robots vont
pouvoir bénéficier
d ’ une nouvelle
forme de prêt : le
prêt robotique. Le
gouvernement va y
consacrer
300 millions d ’ euros.
La CCI de Maineet-Loire décline
sur le terrain le
programme
Start PME.
L
e taux de robotisation
des PME et PMI françaises est très en deçà
des PME allemandes
et italiennes. 34 000
en France, 62 000 en Italie et
157 000 en Allemagne. La densité de robots par employé de
production est ainsi 1,5 fois
moins élevée en France qu ’ en
Allemagne dans l ’ automobile et quatre fois moins dans
l ’ industrie hors automobile. Le
rapport Gallois relève que « la
productivité globale n ’ a pas
progressé en France au cours
de la dernière décennie du fait
de l ’ insuffisance d ’ investissement de productivité et d ’ innovation dans le processus de
production ». La mutation de
l ’ outil de production vers l ’ outil
robotisé s ’ ouvre à l ’ ensemble
des entreprises, quels que soient
leur secteur d ’ activité... et leur
motivation.
Le Maine-et-Loire
en action
La CCI de Maine-et-Loire
organise des visites de PME ou
de structures engagées dans la
course robotique européenne.
Les entreprises participantes
bénéficient de ce retour d ’ expérience au plus près de l ’ outil
Bras articulé chez STIF à Saint-Georges-sur-Loire
de productivité. Après une
première action chez Giffard
(Avrillé), une cinquantaine
d ’ entreprises ont répondu présentes pour la visite inédite du
centre de conditionnement
de l ’ ELoCA aux Ponts-de-Cé,
placé sous la direction du lieutenant-colonel Leboeuf. Ce site
du Commissariat des Armées
ponsable de l ’ unité de production certifiée ISO 9001 depuis
2004. « Après avoir satisfait à
plusieurs contrôles biologiques
et chimiques, les constituants
de la ration de combat sont
réceptionnés par le pool logistique. Ils sont transférés sur
la ligne de conditionnement,
équipée de 14 robots, leurs
La mutation de l ’ outil de
production vers l ’ outil robotisé
s ’ ouvre à l ’ ensemble des
entreprises, quel que soit
leur secteur d ’ activité
conditionne des rations individuelles de combat avec des
robots et des machines gérées
par automates qui interviennent de la prise en charge
des constituants jusqu ’ à la
palettisation. Ces rations sont
distribuées aux armées françaises, voire aux armées internationales amies. Le capitaine
Clément Picart est directeur
adjoint et Renaud Judon res-
44 Anjou Eco - n°38 - Janvier 2015
périphériques et 6 machines
d ’ emballage. Ils sont alors
assemblés en rations de combat
en suivant un ordre rigoureux.
Les rations sont identifiées
par un code-barres pour la
traçabilité et regroupées par
12 dans un carton muni d ’ un
code. Trois modules robotisés
(déboxage, chargement, palettisation, panachage) se chargent du conditionnement ».
Les palettes de 21 cartons de
produits finis sont recouvertes
d ’ un film opaque, identifiées par un code barre avant
d ’ être stockées en attente de
leur enlèvement. Les manutentions sont effectuées par
des chariots élévateurs radiopilotés (wifi), dotés de terminaux embarqués et de pistolets laser pour la lecture des
codes barres. Les stocks et les
mouvements à l ’ intérieur de
l ’ entrepôt sont gérés par un
progiciel de gestion intégré
qui assure aussi la traçabilité à
chaque étape. « Chaque année,
environ 1,8 million de rations
sont ainsi mises en production jusqu ’ au conditionnement final ». Le programme
de visite va se poursuivre. Le
mardi 10 février, de 9h à 12h,
les Ateliers Dixneuf, à
La Romagne ouvrent leurs
portes. Cette immersion
permettra aux entreprises
intéressées de bénéficier de
l ’ expérience
d ’ intégration,
d ’ utilisation, de gestion, de
maintenance de cellules robotisées au sein du site de production d ’ une PME.
www.maineetloire.cci.fr
»
des robots
BPI France lance un
prêt robotique
Dans le cadre du second programme des investissements
d ’ avenir, le gouvernement
entend aider les entreprises françaises à recruter des robots. Il
consacre 300 millions d ’ euros à
ces prêts bonifiés « pour l ’ automatisation et la robotisation
de l ’ industrie » accordés via la
banque publique d ’ investis-
sement BPI France. Les prêts
s ’ adressent aux PME, entreprises de taille intermédiaire,
coopératives de plus de 3 ans,
en bonne santé financière et à
jour de leurs obligations fiscales,
sociales. D ’ un montant compris
entre 0,1 M€ et 5 M€, ils sont
remboursables sur 7 ans dont
un différé de remboursement de
2 ans en capital et bonifiés par
l ’ Etat à hauteur de 200 points de
base maximum. Ils s ’ accompagnent nécessairement d ’ un cofinancement privé (1 pour 1). Un
comité de pilotage, comprenant
notamment le directeur général
de la compétitivité, de l ’ industrie et des services (DGCIS), et
le directeur général de Bpifrance
Financement, est chargé de la
mise en oeuvre de la convention
et de l ’ évaluation du dispositif.
Des gains de productivité, une
amélioration de la qualité des
produits et une diminution de
la pénibilité de certaines tâches
sont notamment attendus
des équipements concernés :
robots manipulateurs, machines
spéciales, imprimantes 3D,
robots de convoyage, systèmes
de vision industrielle ou des
capteurs.
Start PME : pour
les PME « nouvelles
robotisantes »
Le programme Start PME
accompagne 250 entreprises
françaises dans l ’ intégration
d ’ une première cellule
robotique après validation de la pertinence
et
accompagnement
Chaine de conditionnement de rations
par un expert. Deux
parcours sont propo- de combat pilotée par des automates
chez EloCa aux Ponts-de-Cé
sés. L ’ un, plus long (10
jours d ’ accompagnement expert) s ’ adresse
aux entreprises qui
souhaitent construire
leur premier projet de
robotisation. Le second,
dit « court » (sur
3 jours) est dédié aux
PME déjà en processus de diagnostic avec
leur intégrateur. Le
programme comprend
également une prise en
charge de 10 % du coût
de l ’ investissement de
la cellule robotisée. Un
bilan a posteriori est
Source : Proxinnov
destiné aux Pouvoirs
publics pour mesurer
les gains de productivité. Start PME est déployé par le
CONTACT CCI
SYMOP (Syndicat des Machines
et Technologies de Production) Stéphane Lebuffe
avec l ’ aide du Cetim et du CEA- 02 41 49 10 29
List. Il a été sélectionné dans le [email protected]
cadre de l ’ Appel à Projets des
Investissements d ’ Avenir.
Liens
Alain Ratour
• Prêt pour l ’ automatisation et
la robotisation de l ’ industrie :
www.aides-entreprises.fr/aides/
show/4/105/30932/7285
• Programme Robot Start PME :
www.robotstartpme.fr
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Anjou Eco - n°38 - Janvier 2015 45
Enquete
Drôles de
Le phénomène
est récent mais
suffisamment rapide
pour faire le buzz. De
plus en plus de gros
bourdons volent audessus de nos têtes : les
drones. Loin d’être de
simples engins volants
pilotés à distance,
ils offrent d’infinies
possibilités d’utilisation.
U
n essaim de robots
sans pilote survole le château de
Chambord. Il pique
vers le sud, direction la Provence pour cartographier un champ de lavande.
Ceci n ’ est pas un scénario de
science-fiction mais la réalité.
Ces UAV (Unmanned Aerial
Vehicle ou véhicules aériens
sans pilotes) n ’ en finissent
pas de faire parler d ’ eux. Des
premiers engins (dont le bruit
en vol pouvait ressembler au
« vol du bourdon » de Nikolaï
Rimski-Korsakov) aux versions
récentes, les drones (« faux
bourdon » en anglais) n ’ ont
cessé d ’ être plus performants,
de se miniaturiser. Il existerait même un projet de drone
à peine plus grand qu ’ une
libellule…
Profitant des multiples opportunités offertes par ce nouveau marché, de nombreuses
entreprises ont pris leur envol.
Selon Emmanuel de Maistre,
Président de la Fédération professionnelle du drone civil, il
est difficile d ’ estimer précisément le nombre d ’ emplois que
pourrait créer ce secteur en
France mais cela avoisinerait
les dizaines de milliers.
drones
Les drones ont effectué leurs
premiers envols dans le cadre
d ’ usages
militaires
(surveillance de zones terrestre
ou maritime) où ils sont toujours très prisés. Certains sont
également équipés de missiles et dotés d ’ armements.
Dans le domaine militaire,
les drones ont un atout de
poids : à l ’ inverse des aéronefs
avec pilotes, ils peuvent rester
beaucoup plus longtemps en
vol (Zephyr, un drone britannique, est récemment resté
en vol non-stop durant plus
de 82 heures). Economique
le drone ? Oui, du fait de sa
propulsion par un moteur
électrique, quand ses cousins,
le drone militaire et l ’ hélicoptère, volent avec du carburant,
beaucoup plus dispendieux.
Grâce à ce faible coût d ’ utilisation, il s ’ est attiré, entre autres,
les faveurs des cartographes.
Alors que l ’ espace aérien de
l ’ Oncle Sam ne devrait s ’ ouvrir
aux drones civils qu ’ en 2015,
la France est le premier pays
en 2012 à avoir réglementé et
permis l ’ usage des drones à
des fins civiles. Le ciel tricolore est donc dégagé pour ces
engins volants télécommandés
et notre pays, dans ce domaine,
46 Anjou Eco - n°38 - Janvier 2015
est à la pointe. Les drones font
aujourd ’ hui travailler 400
entreprises dans l ’ Hexagone,
constructeurs et opérateurs
confondus.
Notre modestie en souffrira
sûrement… mais il semblerait
que ce soit un record mondial.
Depuis, les opportunités d ’ utilisation de drones civils se
multiplient. Preuve de l ’ intérêt qu ’ ils suscitent, un salon
leur est dédié depuis 2010
à Bordeaux : le UAV Show
Europe, premier salon européen. «Certes, il y a beaucoup
de buzz autour des drones.
Il y a un marché, naissant. La
technologie existe mais de là à
l ’ intégrer dans les modes opé-
ratoires, ce n ’ est pas encore
fait ». Hugues Falaise (Trélazé)
a été le premier en France à
rejoindre en 2011 le réseau
Hélidrone et à acquérir le premier modèle de série de drone
civil de cette franchise. « Cette
société a été créée en 2007 par
des acteurs professionnels qui
ont senti le marché. Dans le
cadre d ’ un partenariat technique avec Novadem (spécialisée dans les drones à destination militaire), ils ont collaboré
ensemble pour mettre au point
un drone répondant à leur
cahier des charges». Comme
l ’ explique Hugues Falaise, «le
drone est un ascenseur à capteurs dont la fonction à ses
débuts était surtout de prendre
des photos, des vidéos ». Pour
www.maineetloire.cci.fr
ciper des écoulements d ’ eau.
« Les mesures de distance sont
rendues possibles au cm près ».
Dans le domaine viticole, le
drone apportera prochainement une réponse à certaines
problématiques. « Un fabricant
de drones met actuellement au
point un logiciel pour automatiser la détection de maladies des pieds de vigne le plus
précocement possible, pour
compter les pieds de vigne
manquants ».
la petite histoire, le drone
qu ’ utilise Hugues Falaise a
servi à inspecter le Viaduc de
Millau. Branchez ce féru de
technologies sur les drones
et il vous apprendra tout ou
presque sur l ’ infini possible de
ces engins volants du 21ème
siècle et l ’ usage qu ’ il en fait.
des apports. « Nous sommes
dans une agriculture de précision. Avant, cela se faisait par
satellite. Les relevés dépendaient des conditions météo
(couverture nuageuse…) dont
un drone peut aujourd ’ hui
s ’ affranchir ». Autre utilisation
des drones : la détection de sites
« La technologie existe
mais de là à l’intégrer
dans les modes opératoires,
ce n’est pas encore fait »
«Les drones peuvent servir
de capteurs télémétriques
pour calculer les distances,
de capteurs infrarouges pour
mesurer les déperditions thermiques sur des bâtiments,
par exemple. Les photos dites
« proche infra rouge » permettent, dans le domaine agricole, de détecter les besoins en
apport d ’ engrais ». Grâce à des
tracteurs équipés de GPS, la
collecte d ’ informations réalisée par un drone géo référencé, permet de réguler le débit
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archéologiques repérés d ’ une
façon pour le moins insolite.
« Les cultures poussent plus ou
moins bien selon les endroits.
Vu d ’ en haut, on s ’ aperçoit
que cela est dû parfois à la présence de sites archéologiques ».
Autres usages : grâce à un système de relevé très précis, il est
possible d ’ obtenir une topographie de précision appelée le
Modèle Numérique de Terrain
(M.N.T.) en 3D. Exemple :
estimer le stock de granulats
extrait d ’ une carrière, anti-
Autre facette du métier
d ’ Hugues Falaise, l ’ inspection
par photo (pylônes pour le
réseau électrique, thermographie infrarouge sur des installations thermiques…). « Le
champ des applications est déjà
très étendu ». Quant au prix de
ces petits engins, comparaison
faite à même échelle (dans le
domaine automobile), cela
peut aller d ’ une Dacia à une
Ferrari. « Entre 300 et 1 500 €,
le drone s ’ apparente à un jouet.
Entre 5 000 et 50 000 € c ’ est un
outil de travail ». Entre autres
clients d ’ Hugues Falaise : le
secteur industriel, les collectivités locales, les sociétés
d ’ autoroutes, des architectes
(panorama en 3D pour des
projets d ’ extension), l ’ hôtellerie et le secteur immobilier
qui compte pour une part
importante de son activité
(visites virtuelles aériennes),
les aménageurs pour les opérateurs de téléphonie (mesure
de la propagation des ondes
pour installer leurs antennes).
Comment expliquer la montée
en puissance des drones ? « La
mise en œuvre est très rapide.
Les drones évitent d ’ installer de lourdes infrastructures
(nacelle ou échafaudage) et de
mettre parfois en danger la vie
humaine. Les drones permettent de gagner en efficacité et
en coût (exemple : inspection
de pylônes sans avoir à dévier
l ’ électricité) ». Mais le drone a
ses limites : l ’ autonomie de la
batterie électrique au lithium
polymère, sa capacité d ’ emport
(charge embarquée), la régulation du trafic, la protection
de la vie privée également.
Quant aux règles qui enca-
drent l ’ utilisation des drones,
pour Hugues Falaise, c ’ est tout
sauf un problème. «Cette législation nous permet d ’ évoluer
dans un cadre règlementaire,
défini, de limiter les risques au
maximum. C ’ est un atout ».
Pour l ’ heure, Hugues Falaise
a obtenu des autorisations de
survol en zones urbaines sur 25
départements, comptant bien
étendre son «champ d ’ action»
sur d ’ autres départements.
L ’ agriculture,
un vaste champ
d ’ action
« Pour l ’ instant, nous sommes
dans le « faire connaître » via
des démonstrations, des articles
de presse ». Depuis septembre
dernier, dans le cadre d ’ une opération régionale des Pays de la
Loire, la Chambre d ’ agriculture
de Maine-et-Loire propose aux
agriculteurs, pour leurs cultures
de colza, des survols en drones
au-dessus des parcelles pour
calculer les doses d ’ azote, identifier les disparités de chaque
parcelle et éditer une carte de
préconisations pour la fertilisation de la culture. A l ’ instar des
autres Chambres d ’ agriculture
de la Région des Pays de Loire,
celle du Maine-et-Loire travaille
en collaboration avec un prestataire extérieur, propriétaire
du drone, spécialisé dans le
domaine agricole.
Comme l ’ explique Pierre
Mulliez, responsable dépar­
tement agronomie machinisme, « le colza se développe
très fortement en automne. En
hiver, nous faisons passer un
drone pour prendre une photographie de la biomasse. Cela
permet de savoir, à la sortie
de l ’ hiver, quelle fertilisation
minérale il restera à apporter.
La mesure de la biomasse
est précise jusqu ’ à 30 cm de
côté ». D ’ autres usages sont
possibles, comme la mesure
de dégâts sur des cultures
(occasionnées par les intempéries, le gibier…). « Bientôt,
il sera également envisageable
de mesurer aussi les maladies
sur les céréales, la vigne… ».
Anjou Eco - n°38 - Janvier 2015 47
Enquete
Donnez de la
hauteur à vos
images
Autres prestataires 49
Icoptair (Beaucouzé) :
société dédiée à la
réalisation de média
grâce aux drones. Vidéos,
photos, Scan, Télémétrie,
Thermographie...
Tel est le slogan d ’ Altishootproduction
(Mazé).
A
l ’ origine, la société, créée par
Christian Watier, était spécialisée et connue pour sa banque
d ’ images et de vidéos agricoles, l ’ une des plus importantes d ’ Europe. Aujourd ’ hui,
les prestations de l ’ entreprise
familiale (rejointe par Romain,
le fils) se sont étendues à la
réalisation de films d ’ entre-
http://www.icoptair.fr
Aérotech-Vision (Roussay)
Reportage photos et
tournages vidéo
www.aerotech-vision.com
« Le drone permet
de « slalomer » et d’obtenir
des images hors
du commun »
prises ou institutionnels, à la
vidéoweb… et aux prises de
vues et vidéos aériennes par
drones. Les drones utilisés par
Romain Watier sont dédiés
à la photo, la vidéo, non à
l ’ inspection (qui implique
des capteurs). Les clients
d ’ Altishoot sont à 70 % des
entreprises (PME et grands
groupes). La palette de prestations est vaste : suivi de chantier,
infrastructures, aménagement de territoire, patrimoine,
tourisme, événementiels, agriculture. « Nous travaillons pour
des industriels, des entreprises
du secteur agricole (semenciers, etc.), pour des architectes
qui, grâce aux photos prises
avec un drone, peuvent ensuite
simuler de futurs projets par
incrustation d ’ une image 3D.
Plus récemment, aussi, pour les
pompiers. Objectif : leur permettre de trouver facilement
certains accès sur des cartes ».
Après s ’ être exercé quelques
temps à la photo aérienne en
ULM, Romain Watier ne jure
aujourd ’ hui que par les drones.
L ’ une des raisons : le coût.
Entre la location d ’ un ULM
et d ’ un drone, il n ’ y a pas
photo. Autre raison : « le drone
permet de voler à une hauteur
inférieure à 150 m, contrairement à l ’ ULM. Les angles
de vue sont très différents. Le
drone permet de « slalomer »
et d ’ obtenir des images hors
du commun. Les limites d ’ utilisation, outre l ’ autonomie
de la batterie et le minimum
requis en matière de distance,
peuvent être liées à la vitesse
du vent. Au-delà de 30km/h, il
est préférable de ne pas voler ».
Autre limite : le survol en zone
urbaine. « Une nouvelle règlementation devrait permettre
de pouvoir utiliser un drone de
8,2 kg en zone urbaine (vs 4 kg
actuellement). Cela permettra
d ’ embarquer une caméra plus
importante et performante ».
Il y a 2 ans, la France comptait à
peine 100 exploitants habilités à
piloter les drones. Aujourd ’ hui,
ils seraient près de 700.
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Europe, État : les soutiens aux projets du Maine-et-Loire
Près de 3 milliards d’euros de fonds publics vont être injectés dans
l’économie des Pays de la Loire sur 2015-2020. 40 % proviennent
du dernier Contrat de plan Etat-Région et 60 % de la nouvelle programmation budgétaire de fonds européens. Revue régionale et
focus sur des projets financés en Maine-et-Loire.
Suite à la loi du 13 août 2004,
la Région joue un rôle majeur
dans l’élaboration, la négociation et l’exécution du Contrat de
Plan Etat-Région, le dernier en
date couvrant la période 20152020. Projet stratégique d’investissement, ce Contrat mobilise
des finances publiques autour
de grandes priorités. Dans les
Pays de la Loire, trois ont été
retenues : le développement économique et l’emploi, la solidarité
et l’équilibre entre les territoires,
la transition écologique et énergétique. La Région investit généralement le même montant que
l’Etat. Les Départements et les
agglomérations le complètent.
ments d’avenir. Sous réserve de
quelques ajustements avec les
collectivités locales, la part de
la Région sera de 403 M€ (dont
10 M€ pour la part régionale au
PIA). Certaines contreparties au
CPER restent à négocier avec
les collectivités ou des établissements publics. Mais la part des
« autres financeurs » au premier
rang desquels les collectivités qui
accueilleront les investissements
publics atteindra également près
de 400 M€. A ce 1,2 Md€ s’ajoute
1,7 Md€ qui provient des fonds
européens et de leurs contreparties. Ces fonds peuvent compléter les financements du Contrat
de Plan Etat-Région.
Ce rôle de la Région a été
renforcé par la loi du 27 janvier
2014. L’Etat lui confie la gestion
d’une partie des fonds européens qu’il assurait jusque-là.
La Région des Pays de la Loire
se trouve donc en charge du
FEDER* dont la recherche, l’innovation, le soutien à la transition énergétique, la compétitivité des PME consommeront
80 % des fonds. Elle gérera aussi
les fonds FEADER** qui accompagneront des projets liés à la
production alimentaire durable,
à la lutte contre le changement
climatique, à la gestion durable
des ressources et à un développement territorial équilibré.
Elle gérera une partie (35 %)
du FSE*** : accès à l’emploi, à la
qualification des demandeurs
d’emploi et des jeunes, à l’enseignement supérieur. L’Etat continuera à gérer l’autre partie du
FSE et le FEP****. La nouvelle
programmation
budgétaire
européenne porte sur les années
2014-2020.
Quels projets pour
le Maine-et-Loire
dans les différentes
enveloppes de
crédit décidées ?
En Pays de la Loire, 2,9 Md€
publics vont être injectés dans
l’économie sur 2015-2020.
Près d’1,2 Md€ est issu du
CPER. La part de l’Etat s’élève
à 423 M€ dont 413 M€ au titre
du CPER et 10 M€ au titre du
Programme des investisse-
1 Enseignement
supérieur et Recherche
Parmi les projets retenus,
certains concernent les technologies avancées de production (halle technologique de
l’ENSAM d’Angers), le végétal
(plateforme de phénotypage
des végétaux à Angers…), les
thérapies de demain et la santé
(projets TRANSLAT à Nantes et
à Angers…). L’augmentation du
nombre d’étudiants sera accompagnée par de grands projets
immobiliers, dont l’UFR Lettres
à Angers. Ces projets complèteront ceux propres à la création
de l’Université Bretagne Loire.
« We Network ». Il mobilisera
massivement des fonds FEDER
et FEADER.
3 Emploi
Le dispositif DINAMIC, un des
axes phares du Contrat 20072013, ne figure plus au nouveau
CPER. Mais l’Etat et la Région
s’engagent néanmoins à poursuivre sa mise en oeuvre sur
2015-2020 grâce au FEDER, à des
crédits régionaux et nationaux.
4 Mobilités
Ces investissements concernent notamment le rail : axe
Saint-Nazaire-Nantes-AngersSablé-Le Mans, modernisation
de la ligne Nantes - Saint-Gilles
- Pornic, Nantes – Clisson Cholet, et Nantes- La Rochesur-Yon – Bordeaux, modernisation des nœuds ferroviaires
(Nantes et Angers).
2 Innovation
5 Développement des
territoires
Les dynamiques engagées
autour
des
technologies
avancées de production, de
l’électronique professionnelle
ou de l’agroalimentaire ouvrent
droit à des aides du Programme
d’Investissements
d’Avenir.
Le CPER financera des Centres
de ressources et de diffusion
technologiques,
notamment
Le CPER accompagnera les territoires, engagés dans la démarche
régionale « Agir pour », qui présentent des signes particuliers
de vulnérabilité. Trois de ces huit
territoires qui bénéficient du
dispositif se trouvent en Maineet-Loire : Grand Saumurois,
vallées d’Anjou, Segréen. Des
projets d’envergure régionale
50 Anjou Eco - n°38 - Janvier 2015
seront également financés dont
l’Abbaye royale de Fontevraud.
Les contrats de Ville seront également intégrés.
6
Numérique pour tous
L’Etat et les collectivités
vont adopter une nouvelle
« Stratégie de cohérence régionale d’aménagement numérique » (SCORAN) qui prévoit
la montée en débit des réseaux
existants et le déploiement du
Très Haut Débit.
7 Transition écologique
et énergétique
Les nombreux projets concernent des enjeux liés à l’eau, la
biodiversité, l’énergie, les risques
naturels. Les projets territoriaux de développement durable
seront aidés. Par ailleurs, un
programme FEDER interrégional sur la Loire permettra
notamment de financer la restauration de la Loire. Il devrait
être complété par un nouveau
plan Loire.
FEDER* : Fonds Européen de DÉveloppement Régional
FEADER* : Fonds Européen Agricole
pour le DÉveloppement Rural
FSE*** : Fonds Social Européen
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à Formation (DIF). Le CPF (article L 6111-1 du code du travail) doit permettre à toute personne de
financer sa formation tout au long de sa vie professionnelle. Les détails sur le fonctionnement du
CPF sont donnés aux articles L 6323-1 et suivants du Code du travail.
La création du
Compte Personnel de
Formation (CPF)
Le CPF est universel et attaché à
la personne. Les droits demeurent acquis en cas de changement de situation professionnelle ou de perte d’emploi.
Le CPF est ouvert pour toute
personne ayant au moins
16 ans, salariée, à la recherche
d’un emploi, accompagnée
dans un projet d’orientation ou
d’insertion professionnelle ou
accueillie dans un établissement
ou service d’aide par le travail.
Il est également ouvert pour les
jeunes âgés de 15 ans en contrat
d’apprentissage.
L’alimentation du CPF
Si un accord collectif prévoit
des modalités plus favorables
pour les salariés à temps partiel
l’employeur communiquera,
chaque année, à son OPCA les
salariés bénéficiant de ces dispositions et le nombre d’heures
supplémentaires
attribuées.
Dans ce cas, la somme due
par l’entreprise correspond
au nombre d’heures abondé
multiplié par un montant forfaitaire déterminé par l’accord
d’entreprise, de groupe ou de
branche. Ce montant ne peut
être inférieur à 13 euros.
Un « abondement punitif » est
prévu pour les entreprises d’au
moins 50 salariés, lorsque le
salarié n’a pas bénéficié au moins
une fois lors des six dernières
années des entretiens professionnels et d’au moins 2 des 3
mesures suivantes : action de
formation ; acquis des éléments
de certification par la formation
ou par une VAE; progression
salariale ou professionnelle.
Le CPF est comptabilisé et
alimenté en heures avec un
plafond de 150 heures. Pour un
CDI à temps plein, l’alimentation se fait à raison de 24 heures
par an jusqu’à 120 heures, puis
de 12 heures par an jusqu’à un
maximum de 150 heures dont Cet abondement prend la
l’acquisition se fera donc en 7,5 ans. forme d’un crédit de 100
heures supplémentaires, si le
Certaines périodes d’absence salarié est à temps plein, ou
sont prises en compte pour le de 130 heures, s’il est à temps
calcul des heures : congés de partiel. Ces heures ne sont
maternité, paternité et d’accueil pas prises en compte dans le
de l’enfant, adoption, présence calcul du plafond maximum de
parentale, soutien familial, 150 heures du CPF.
congé parental d’éducation,
maladie professionnelle ou Lorsque la durée de la formaaccident du travail.
tion envisagée est supérieure
au nombre d’heures figurant
Un prorata sera appliqué si la sur le compte et à la demande
durée annuelle de travail est du titulaire du compte, un
inférieure à un temps complet. abondement supplémentaire
L’employeur
communiquera peut être fait. Cet abondement
à son Organisme Paritaire peut être financé par l’emCollecteur Agréé la durée de ployeur lorsque le titulaire du
travail à temps complet sur la compte est salarié, par le titubase de laquelle le prorata est laire du compte lui-même, par
effectué. Le reliquat de DIF l’organisme paritaire collecteur
au 31 décembre 2014 peut agréé (OPCA ou Opacif), par
être utilisé comme s’il s’agis- la Caisse nationale d’assurance
sait d’heures du CPF jusqu’au vieillesse lorsque la personne
1er janvier 2021.
demande l’utilisation de son
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compte personnel de prévention de la pénibilité. Ces heures
ne sont pas prises en compte
dans le calcul du plafond de
150 heures.
L’utilisation du CPF
Le CPF n’est mobilisé qu’à l’initiative du salarié dont l’accord
express est obligatoire.
Le salarié part en formation
avec ou sans l’accord de l’employeur. Il peut accéder au titre
du CPF à des formations en
dehors du temps de travail sans
l’accord de son employeur.
Les demandes de formations
sur le temps de travail doivent
recueillir en principe l’accord
préalable de l’employeur à
trois exceptions près: les formations pour acquérir le socle
de connaissances et de compétences ; les formations financées dans le cadre de « l’abondement punitif » ; des cas
pouvant être prévus par accord
de branche, d’entreprise ou de
groupe. Dans le cadre de ces
exceptions, le salarié et l’employeur doivent tout de même
trouver un accord sur le calendrier de la formation.
pendant son temps de travail
ou hors temps de travail, sont
pris en charge par l’organisme
collecteur paritaire agréé ou
par l’employeur lorsque celui-ci
a conclu un accord d’entreprise. Cette prise en charge
peut faire l’objet d’un plafond
déterminé par le conseil d’administration de l’OPCA. Dans
le cadre d’un accord exprès de
ce conseil d’administration, la
rémunération des salariés en
formation pendant le temps de
travail au titre du CPF peut être
prise en charge dans la limite,
pour chaque salarié concerné,
de 50 % du montant total de la
prise en charge globale par cet
organisme pour le financement
de la formation des heures inscrites sur le compte.
Fermeture du CPF
Le compte est fermé lorsque
la personne est admise à faire
valoir l’ensemble de ses droits
à la retraite. Dans le cas d’une
retraite progressive, il semble, a
priori encore possible d’utiliser son CPF durant la période
d’activité partielle. Mais le
cumul emploi-retraite ne
permet plus de l’utiliser.
Mathieu Thomas
SOURCE
CCI Paris-Ile-de-France,
DOCPRATIC, « La lettre juridique de l’entreprise », n°216,
10 novembre 2014
Durant les heures de la formation au titre du CPF, le salarié
a droit à un maintien de sa
protection sociale (accident
du travail, maladie professionnelle). Si la formation a lieu sur
le temps de travail, le salarié
a droit à un maintien de sa
rémunération.
Les frais pédagogiques et les
frais annexes, composés des
frais de transport, de repas et
d’hébergement, ainsi que les
frais de garde d’enfant ou de
parent à charge, occasionnés
par la formation suivie par le
salarié qui mobilise son compte
personnel
de
formation,
Anjou Eco - n°38 - Janvier 2015 53
Réglementation
Provisions pour
créances douteuses,
attention !
Constatant des impayés de la part
de certains de ses clients, la société
décide de provisionner les créances
correspondantes qu’elle qualifie
douteuses. Mais, à l’occasion d’un
contrôle, l’administration a remis
en cause la déduction fiscale de
ces provisions, ce que conteste la
société. L’administration reproche à
celle-ci de ne pas avoir justifié que
la situation financière de ses clients
rendait effectivement probable un
risque de défaillance de leur part.
Or, la société produit un certain
nombre de lettres de rappels justifiant, selon elle, un risque avéré de
non-paiement de ses factures. Pas
pour le juge : selon lui, ne produire
que des lettres de rappels adressées
à ses clients est insuffisant. Pour que
la provision soit justifiée, et donc
déductible fiscalement, il faut qu’elle
apporte d’autres éléments relatifs à
leur situation financière, seuls susceptibles, rappelle le juge, d’établir le caractère probable du risque
d’impayé. Le redressement fiscal est
donc confirmé.
Arrêt de la Cour Administrative
d’Appel de Paris du 17 octobre
2013, n° 12PA01476
La rupture
conventionnelle
pour rompre un CDI à
l’amiable
Une salariée et son employeur se
mettent d’accord pour rompre à
l’amiable son CDI, en vertu d’un
document signé des deux parties. Ce
document est libellé de la manière
suivante : « d’un commun accord,
et pour le bien-être de chacun, nous
mettons fin à ce contrat qui nous
lie depuis le 01 août 2008 et il est
expressément convenu que le préavis
ne sera ni effectué, ni payé. Votre
contrat sera rompu à la signature
de ce courrier où il vous sera remis
votre solde de tout compte et votre
attestation Assedic. Les deux parties
reconnaissent avoir lu et accepté,
sans contrainte, les conditions
ci-dessus ». La salariée revient
sur les conditions de la rupture
de son contrat et considère que,
faute d’avoir respecté le formalisme
propre à la rupture conventionnelle,
cette rupture est irrégulière et
doit s’analyser en un licenciement
sans cause réelle et sérieuse. Mais
l’employeur considère qu’il est
tout-à-fait possible de rompre un
CDI d’un commun accord, sans que
soient nécessairement respectées les
règles de la rupture conventionnelle
dès lors que lui et la salariée n’ont pas
exprimé la volonté de se soumettre
à ce régime particulier. Faute
d’avoir respecté la procédure de la
rupture conventionnelle, la rupture
du contrat dans cette affaire doit
s’analyser en un licenciement sans
cause réelle et sérieuse.
Arrêt de la Cour de Cassation,
chambre sociale, du 15 octobre
2014, n° 11-22251
Faute grave lors d’un
voyage d’entreprise
Les lauréats ont pu bénéficier d’un
voyage en Croatie organisé et offert
par l’entreprise. Lors de ce voyage,
un salarié a eu une attitude particulièrement agressive, irrespectueuse
et menaçante à l’égard de certains
de ses collègues et de ses supérieurs
hiérarchiques également du voyage.
Considérant ce comportement grave
et inacceptable, l’employeur a décidé
de le licencier pour faute grave. Mais
le salarié conteste ce licenciement,
rappelant que ce séjour constituait
uniquement un voyage d’agrément.
Un tel séjour, estime-t-il, qui ne s’est
pas déroulé au temps et au lieu du
travail, relève de la vie privée du salarié, quand bien même des supérieurs
hiérarchiques et d’autres salariés y
étaient conviés. Or, un motif tiré de la
vie personnelle du salarié ne peut pas
justifier un licenciement. Certes, rappelle le juge, mais dans cette affaire les
faits reprochés se rattachaient effectivement à la vie de l’entreprise de sorte
qu’ils peuvent être sanctionnés par
un licenciement.
Arrêt de la Cour de Cassation,
chambre sociale, du 8 octobre 2014,
n° 13-16793
Responsabilité
pécuniaire du salarié
seulement en cas de
faute lourde
Le 1er décembre 2008, un salarié a
signé un contrat de travail à durée
indéterminée en qualité de chauffeur poids lourds. A la suite d’une
erreur de conduite, il a endommagé le camion qui lui était confié
et les parties ont convenu que le
coût de la réparation serait retenu
54 Anjou Eco - n°38 - Janvier 2015
sur le salaire. Licencié le 15 mars
2011, le salarié a formé devant la
juridiction prud’homale diverses
demandes de nature salariale, dont
le remboursement des sommes
prélevées au titre de la réparation du véhicule de l’entreprise.
Les premiers juges ont débouté
le salarié de sa demande. Motifs :
il a reconnu avoir accidenté le
camion en effectuant une marche
arrière malgré l’aide proposée
par son supérieur présent dans le
véhicule ; il a proposé immédiatement à son employeur de rembourser les réparations. La Cour
de cassation casse cette décision.
La responsabilité pécuniaire d’un
salarié à l’égard de son employeur
ne peut résulter que de sa faute
lourde qui, en l’espèce, n’a nullement été invoquée à son encontre.
Arrêt de la Chambre sociale de la
Cour de cassation du 30 septembre
2014, pourvoi n°13-20082
Pas de contrepartie
financière pour la
clause de discrétion
Un directeur marketing, dont le
contrat de travail comprenait une
clause de discrétion, a été licencié pour motif économique. Cette
clause était au coeur du problème
de droit suivant. Le salarié soutenait que l’obligation de discrétion
imposée dans son contrat de travail l’empêchait en réalité, à l’instar d’une clause de non concurrence, de retrouver un emploi.
D’une part, il avait toujours travaillé dans le même domaine
d’activité sur lequel il y a très peu
d’intervenants. D’autre part, cette
atteinte était d’autant plus importante que ladite obligation n’était
limitée ni dans le temps, ni dans
l’espace. Cette clause de discrétion
l’empêchait-il de trouver du travail ? Justifiait-elle une contrepartie financière ? Non, ont répondu
les juges de la Cour de cassation.
La clause litigieuse ne portait pas
atteinte au libre exercice par le
salarié d’une activité professionnelle, mais se bornait à imposer
la confidentialité des informations
détenues par lui et concernant la
société. La cour d’appel, en a exactement déduit que cette clause
n’ouvrait pas droit à contrepartie
financière.
Arrêt de la chambre sociale de la
Cour de cassation du 15 octobre
2014, pourvoi n°13-11524
Pas une simple rupture
amiable mais une
rupture conventionnelle
Une salariée a été engagée en
qualité de femme toutes mains à
temps complet par un exploitant
d’un fonds de commerce de bar,
meublé et restauration rapide.
Elle a été en arrêt de travail du
14 au 23 janvier 2009 puis du 30
janvier 2009 au 12 mars 2009.
Il a été mis fin au contrat de travail, le 3 avril 2009, en vertu d’un
document signé des deux parties.
La salariée a saisi la juridiction
prud’homale pour faire juger que
la rupture s’analysait en un licenciement dépourvu de cause réelle
et sérieuse et pour demander le
paiement de diverses sommes à
titre d’heures impayées, d’indemnités de rupture, et d’indemnité pour licenciement sans cause
réelle et sérieuse. Les premiers
juges décident que le licenciement
ne reposait pas sur une cause
réelle et sérieuse. Ils condamnent
l’employeur à payer à la salariée
diverses sommes à titre d’indemnité de préavis, congés payés afférents, dommages et intérêts pour
licenciement sans cause réelle et
sérieuse.
Le chef d’entreprise forme alors un
pourvoi en cassation aux motifs
que :
- le contrat de travail peut prendre
fin du commun accord des parties, par une rupture amiable,
sans que le respect du formalisme de la rupture conventionnelle institué par les articles L.
1237-11 et s. du code du travail
ne constitue une condition de
validité de l’acte ;
- la remise en cause d’un accord
amiable de rupture du contrat
de travail est subordonnée à la
constatation que le consentement du salarié a été vicié par
dol, erreur ou violence.
La Cour de cassation rejette le
pourvoi car le document signé par
les parties ne satisfaisait pas aux
exigences de l’article L. 1237-11 du
code du travail. La rupture s’analysait en un licenciement sans cause
réelle et sérieuse.
Arrêt de la chambre sociale de la
Cour de cassation du 15 octobre
2014, pourvoi n°11-22251
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L’intérim suppose
un accroissement
« temporaire » de
l’activité
Une entreprise recourt à l’intérim
pour une mission temporaire dans
le cadre de prestations liées au
démarrage d’un chantier important. L’intérimaire se voit confier
des contrats successifs de mission temporaire en qualité de ferrailleur : les missions consistaient
en des travaux de ferraillage et de
façonnage préalables à l’exécution
de chantiers. Ces missions ont
été suivies d’un contrat de chantier, auquel il a été mis fin par un
licenciement pour fin de chantier
deux ans plus tard. L’intérimaire
conteste le caractère temporaire
de cette mission, estimant qu’elle
s’intégrait dans l’activité permanente de la société. Il saisit le
Conseil des Prud’hommes afin
de voir requalifier ces contrats en
CDI et d’obtenir le versement de
dommages-intérêts pour licenciement sans cause réelle et sérieuse.
L’entreprise conteste son analyse.
Elle considère, au contraire, que le
façonnage et l’attache de la ferraille
constituaient des tâches précises et
ponctuelles liées aux seules phases
de préparation et de démarrage
du chantier. Elles correspondent
donc bien à un accroissement
temporaire d’activité, pour lequel
le recours à l’intérim est autorisé, d’autant, précise-t-elle, que le
démarrage du chantier nécessitait
une main d’œuvre importante. Ce
n’est pas l’avis du juge. Les phases
de préparation et de démarrage du
chantier correspondaient à l’activité normale et permanente de l’entreprise. Elles ne pouvaient constituer un accroissement momentané
d’activité justifiant le recours au
travail temporaire. L’entreprise
n’apporte, en outre, aucun élément
de nature à justifier du caractère
exceptionnel du chantier sortant
du cadre de son activité habituelle.
La relation de travail entre l’intérimaire et la société est qualifiée de
CDI. La rupture s’analyse donc en
un licenciement sans cause réelle
et sérieuse, avec toutes les conséquences financières qui s’y rattachent.
Source : Arrêt de la Cour de
Cassation, chambre sociale, du 24
septembre 2014, n° 13-14199
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Dirigeants, préparez
votre base de données
économiques et
sociales
Dès le 14 juin 2015, toutes les
entreprises devront déployer leur
propre base de données économiques et sociales. L’objectif : simplifier le dialogue entre employeur
et élus du personnel autour d’un
support unique de communication. Concernant la mise en oeuvre
de la BDES, c’est à l’entreprise qu’il
revient de fixer les modalités de
déploiement (support, rubrique,
stockage, accessibilité). Elle a
alors le choix entre deux options :
attendre le dernier moment pour
regrouper les informations requises
sans modifier ses pratiques, ou
prendre les devants et transformer
ces obligations en opportunités
pour dynamiser le dialogue social
de l’entreprise.
Vente de l’entreprise :
les salariés doivent être
informés
Depuis le 1er novembre 2014, le
chef d’entreprise est tenu d’informer ses salariés de son intention de
céder, deux mois avant que la transmission du fonds de commerce ou
de la majorité des parts sociales soit
effective. Et ce, qu’il ait trouvé un
repreneur ou non, excepté dans le
cas d’une transmission familiale.
Cette information devra être délivrée par tous moyens. Sont visées
par cette obligation les entreprises
employant moins de 250 salariés.
Elle s’organise différemment selon
la taille de l’entreprise et si vous
comptez dans votre effectif des
représentants du personnel. Dans
le cadre de cette information, vous
devez rappeler aux salariés qu’ils
sont soumis à une obligation de
discrétion et leur préciser qu’ils
peuvent se faire assister d’une personne de leur choix (un représentant de la chambre de commerce,
un avocat, un expert-comptable,
etc.). S’ils souhaitent user de cette
faculté, ils doivent vous en informer dans les meilleurs délais, par
tout moyen. En cas de non-respect
de cette obligation, le chef d’entreprise pourra être poursuivi pour
délit d’entrave et encourt la nullité
pure est simple de la cession.
Décret n° 2014-1254 du 28 octobre
2014 relatif à l’information des salariés
en cas de cession de leur entreprise
Dépôt des comptes :
mode d’emploi du dépôt
confidentiel
Les « microentreprises » (hors
sociétés holdings) ont désormais la possibilité de demander à ce que les comptes annuels
déposés au greffe du Tribunal de
Commerce ne soient pas rendus
publics. Elles devront compléter
une déclaration de confidentialité des comptes annuels, conformément à un modèle. Lorsque
le dépôt des comptes annuels est
accompagné d’une déclaration
de confidentialité, le greffier du
Tribunal de Commerce mentionne
sur l’avis au BODACC la formule
suivante : « Les comptes annuels
sont accompagnés d’une déclaration de confidentialité en application du premier alinéa de l’article
L 232-25 ». Si un tiers le demande,
le greffier pourra délivrer, aux frais
du demandeur, un certificat attestant que les comptes annuels ont
bien été déposés mais qu’ils ne sont
pas communicables aux tiers. Cette
confidentialité ne s’impose pas
aux administrations publiques qui
conservent un accès à l’intégralité
du registre du commerce. Les autorités judiciaires, les autorités administratives et la Banque de France
ont donc accès aux comptes de ces
sociétés.
Décret n° 2014-1189 et arrêté du
15 octobre 2014 relatifs à l’allègement des obligations de publicité
des comptes annuels des microentreprises
Bail commercial ou
bail d’habitation : tout
dépend de ce qui est
stipulé dans le bail
Un propriétaire loue une maison à
une personne qui y a fixé le siège
de sa société. Il délivre à ce locataire un congé pour vendre, mais
ce dernier s’y oppose, estimant être
titulaire, non pas d’un bail d’habitation, mais d’un bail commercial
soumis au statut des baux commerciaux. Le propriétaire conteste
à son tour et réclame l’expulsion de
son locataire : il considère que l’intention était bien de conclure un
bail d’habitation, et non pas un bail
commercial. Peu importe, estime le
juge. Ce dernier a repris les stipulations du bail qui autorisait le locataire à exercer dans les lieux toutes
activités professionnelles, commer-
ciales ou industrielles. Il a constaté
d’autre part qu’un fonds de commerce était effectivement exploité
dans les lieux. Fort de ces constats,
il faut considérer qu’il s’agit d’un
bail commercial.
Arrêt de la Cour de Cassation,
3ème chambre civile, du 9 juillet
2014, n° 12-29329
Caution du dirigeant :
la force majeure ne
change rien
Un dirigeant s’est porté caution
d’un prêt consenti par une banque
au profit de sa société. Quelques
temps plus tard, il se retrouve
atteint d’une maladie dégénérative
neuronale et d’un cancer du tibia,
ces maladies le contraignant à arrêter de travailler. La société est finalement mise en liquidation judiciaire, ce qui conduit la banque à
se retourner contre la caution pour
obtenir le paiement des sommes
restant dues au titre de l’emprunt.
Le dirigeant conteste l’attitude de la
banque. Il se retranche derrière le
fait que sa maladie constitue un cas
de force majeure qui lui permet de
s’exonérer de l’exécution de ses obligations nées du cautionnement, dès
lors qu’elle fait obstacle à cette exécution. Ce n’est pas l’avis des juges
qui estiment que « le débiteur d’une
obligation contractuelle de somme
d’argent inexécutée ne peut s’exonérer de cette obligation en invoquant
un cas de force majeure ». En clair,
le dirigeant est condamné à payer
les sommes restant dues, en qualité
de caution, en dépit de sa maladie.
Arrêt de la Cour de Cassation,
chambre commerciale, du 16 septembre 2014, n° 13-20306
Sources : Actu Strego, Docpratic
(CCI de Paris-Ile-de-France) et,
pour « Dirigeants, préparez votre
base de données économiques et
sociales »
Chef d’entreprise.com
Anjou Eco - n°38 - Janvier 2015 55
Decouverte
Initiée et soutenue par
la CCI de Maine-etLoire, Mécène et Loire
est une fondation
multi-entreprises,
multi-activités : une
première en France
et dans le monde des
CCI. Aujourd ’ hui,
Mécène et Loire est
citée en exemple
et poursuit son
développement.
Depuis sa création
en 2007, elle a
attribué plus d ’ un
million d ’ euros à des
projets contribuant
au rayonnement du
département.
28
chefs
d ’ entreprises se sont
impliqués
dans
la Fondation 2, renouvelée
en février 2013 et présidée
par Stéphane Martinez, pour
un mécénat de proximité. Sa
mission consiste à soutenir
par tous moyens (matériels,
humains, techniques) des
actions d ’ intérêt général pour
valoriser le territoire du Maineet-Loire. En octobre dernier,
la Fondation a sélectionné
19 projets qu ’ elle soutiendra pour l ’ année 2014/2015,
après avoir étudié plus de 80
dossiers éligibles. Focus sur 5
d ’ entre d ’ eux.
Catégorie culture
théâtre
Association
Pour ma Pomme
Opéra pour marionnettes « Maître Belloni »
Pomme » productrice de spectacles. « L ’ adaptation théâtrale du livre « Autiste ? Pour
nous l ’ essentiel est invisible »
témoigne du combat quotidien
d ’ une mère et de son fils Louis,
diagnostiqué autiste au bout
de 7 ans. Ce spectacle s ’ inscrit
dans une campagne de sensibilisation de cette spécificité,
difficile à cerner, aux multiples
manifestations. » précise Gaëlle
Demars, administratrice de
production. « Le soutien financier de Mécène et Loire pour la
création des décors du spectacle
va permettre de sensibiliser tout
public au droit à la tolérance et à
la différence ». Basée à BlaisonGohier, l ’ Association « Pour ma
Pomme », présidée par Hélène
Fourmy, accompagne depuis dix
ans des compagnies émergentes
de théâtre, danse, musique,
cirque, dans leurs démarches
de production, travail administratif et diffusion de leurs
spectacles. La programmation
des représentations démarre en
avril en Anjou pour s ’ étendre à
d ’ autres régions.
Catégorie culture
édition
Association
Maison Julien Gracq
Ouverture du Grenier à Sel
Julien Gracq, écrivain majeur
du XXe siècle, est né à SaintFlorent-le-Vieil en 1910. Sa
maison familiale où il est
mort en 2007, fut léguée à sa
commune native qui a fait
appel à la Région des Pays
de la Loire pour accomplir le
voeu de l ’ auteur : accueillir
des écrivains et des artistes.
Deux années de travaux ont
permis de réhabiliter les deux
bâtisses : la maison et l ’ ancien
grenier à sel. L ’ association
« Maison Julien Gracq » y
anime des activités littéraires
et artistiques. Elle reçoit les
écrivains dans la maison où
ont été aménagés trois appartements. Elle organise également des rencontres scolaires,
des lectures et des ateliers dans
le grenier à sel. La Chambre
des cartes et la bibliothèque
remarquable permettront très
vite d ’ accueillir les touristes,
les amateurs de littérature
et les « fans » de l ’ oeuvre de
Julien Gracq. La Fondation
Mécène et Loire,
par son soutien
financier, participe
à l ’ équipement en
liseuses, livres, malle
pédagogique.
Ce
projet passionnant,
unique en France,
est guidé par l ’ envie
de partager la littérature avec le plus
grand nombre.
© Philippe Leduc
Création du décor du
spectacle « Clandestin,
voyage en autisme(s) »
« Ce spectacle est né d ’ une
rencontre entre une écrivain
(Elisabeth Emily, directrice
de CapaciTED49), une comédienne
(Claire
Rieussec)
et l ’ association « Pour ma
pour
Mécène et Loire
Spectacle « Clandestin, voyage en autisme(s) »
56 Anjou Eco - n°38 - Janvier 2015
www.maineetloire.cci.fr
Focus sur la bourse
2014 de Mécène
et Loire : La Bande
passante
un mécénat
de proximité
Catégorie
culture théâtre
Théâtre de l ’ Equinoxe
Opéra pour marionnettes
« Maître Belloni »
La réalisation de l ’ opéra
de marionnettes « Maître
Belloni » est un coup de
cœur d ’ Annie Chauveau,
comédienne et fondatrice du
Théâtre de l ’ Equinoxe depuis
20 ans à Cholet. Elle a découvert il y a 15 ans, le conte
de Hubert Ben Kemoun,
« rythmé et cadencé comme
une partition. Une évidence
pour le monter en opéra. Il
m ’ a fallu plusieurs années
de recherche sur l ’ art et la
manière de l ’ imager sur
scène. Cette forme artistique
est une première pour notre
théâtre. Nous souhaitions
revenir vers le jeune public».
Trois comédiens sur scène
manipulent et interprètent
sur fond musical lyrique,
www.maineetloire.cci.fr
l ’ histoire du vieux marionnettiste
malade, maître Belloni, sauvé par
ses marionnettes qui se sacrifient
pour lui. « Le soutien de Mécène
et Loire nous a permis de finaliser
la réalisation des marionnettes,
le décor, les costumes ainsi que
les supports de communication
et deux vidéos. » Au total, six
représentations ont déjà été programmées pour les scolaires et le
grand public, avant une tournée
dans la région. « Spectacle pour
enfants d ’ une qualité rarement
égalée, témoigne une spectatrice, à la sortie d ’ une des
représentations. Tout est
magnifique : les marionnettes, le jeu, tout en discrétion, des comédiens, la
musique somptueuse, le
balai des lumières… »
Catégorie culture
environnement
Association En Face
Création d ’ une plateforme flottante
Le Grenier à Sel
Imaginez 4 à 5 modules
hexagonaux de 42 m2
environ liés entre eux et
flottant sur la Maine. Cette
plate-forme
végétalisée,
visible du 21 juin au 21
septembre prochains, est le
projet artistique de l ’ asso-
Cette Bourse de 20 000
euros, attribuée à un collectif de talents originaires des Pays de la Loire,
finance une oeuvre monumentale qui sera visible à
partir de septembre 2015.
Accessible à un large
public, elle est axée sur
le concept « Comment
donner forme au son ».
Les quatre artistes vont
détourner
des
outils
des nouvelles technologies pour les réutiliser
à d’autres fins qu’industrielles. Le spectateur
jouera le rôle de la tête
de lecture, le curseur de
la partition, en déambulant dans un couloir
d’une vingtaine de mètres
muni de capteurs et autres
éléments. Les déplacements provoqueront des
sons, variables en fonction
de la vitesse de marche.
Une perception unique du
phénomène sonore.
www.bandepassante.org
Appel à projets :
aides pour
des créations
innovantes
Vous avez un projet
porteur d’image pour
le territoire du Maineet-Loire ? La Fondation
Mécène et Loire vient
de lancer son 3e appel à
projets,
téléchargeable
sur son site web, (www.
mecene-et-loire.fr). Pour
un
budget
d’environ
130 000 euros accordé à
une vingtaine de dossiers
originaux, cet appel à candidature se clôturera le 30
juin 2015.
Anjou Eco - n°38 - Janvier 2015 57
Decouverte
lyrique, s ’ appuyant
sur le livret de René
Queffelec.
Plate-forme flottante
ciation « En Face » dirigée
par Amandine Poirier et
Niels Behning, anciens
étudiants des Beaux-Arts
d ’ Angers. « A travers ce
concept de galerie flottante, nous souhaitons
offrir aux artistes et plasticiens locaux un lieu
d ’ exposition
et
d ’ e xpérimentation
artistique, en lien
avec ce concept.
Certains modules
couverts, d ’ autres à
ciel ouvert, permettent une symbiose
avec l ’ environnement aquatique ».
Mécène et Loire. Nous souhaitons que cet événement
soit intégré aux manifestations culturelles estivales de
la Ville d ’ Angers. »
Composée d ’ un collectif
d ’ une quinzaine d ’ artistes,
la galerie « En Face » créée
Près des trois quarts
des chefs d’entreprises et cadres dirigeants sont mécènes
à titre personnel.
C’est ce que révèle le
premier Baromètre
du
mécénat
des
entrepreneurs, publié
par Admical, l’organisme qui développe
le mécénat en France.
www.admical.
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personnalisation pour cartes plastiques
Finta Technologies
Société holding
Fixator
Fabrication de systèmes d’accès en hauteur
Gesco
Expertise-comptable, commissariat
aux comptes
Des
partenaires
sont associés à ce
projet comme l ’ école Opéra « Les amant de Galerne »
des Beaux-Arts et
Agrocampus Ouest pour en novembre 2012, met
faire travailler ensemble des à disposition des jeunes
étudiants designers et paysa- artistes et des achegistes sur le concept de l ’ amé- teurs potentiels, un lieu
nagement de jardin. « Nous d ’ échanges pour exposer
avons également le soutien et acheter des œuvres
financier de la Fondation à des prix très corrects.
« Pour que la culture reste
abordable à tous ».
Les patrons,
au 1er rang des
mécènes
Cet opéra de 150 participants s ’ articule
autour d ’ un orchestre
symphonique
de
50 musiciens, deux
chœurs de 60 chanteurs, 14 solistes
et un récitant. Ce
projet d ’ envergure,
complexe à diriger,
est soutenu financièrement
par la Fondation Mécène et
Loire pour participer à sa
mise en scène, la création
des costumes, les répétitions, la régie lumières…
Cette aventure enrichissante
et difficile à la fois, par le
nombre important de ses
28 entreprises engagées
Catégorie culture
musique
Association Aria Opéra
L ’ opéra « Les amants de
Galerne »
L ’ opéra « Les amants de
Galerne » évoque l ’ histoire
universelle d ’ un amour
impossible entre une jeune
paysanne de Saint-Florentle-Vieil et un conscrit républicain sur fond de guerres
de Vendée en 1793. C ’ est
une première pour Jean-Jo
Roux, compositeur professionnel et directeur musical
qui s ’ est consacré durant 3
ans à l ’ écriture de ce drame
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Piloté par l ’ association
« Aria Opéra » que préside
Jean-Pierre Marchais, cet
opéra angevin de deux
heures sera joué au Centre
culturel René d ’ Anjou à
Baugé les 4 et 5 juillet 2015,
puis en novembre au Grand
Théâtre d ’ Angers. Jean-Jo
Roux espère l ’ exporter à
Nantes puis la Roche-surYon en 2016.
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participants, mêle amateurs
et professionnels avec la
particularité de faire jouer
des habitants du Maine-etLoire.
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peut proposer du contenu qui sera
reversé à la communauté, selon
des modalités spécifiques. Un site
comme « OpenClassrooms » a
pourtant fait le choix de proposer
des MOOC en plus de ses ressources, pour plus de dynamique
et de visibilité.
Comment expliquer un tel
succès ? Entre autres raisons :
les MOOC ne sont pas une pâle
copie d ’ un cours existant. Le
thème est original. Pour autant,
cela ne suffit pas. Il faut, dans
cette forme virtuelle d ’ enseignement, y mettre un peu de corps et
d ’ âme : faire venir des entreprises
et des experts, utiliser des schémas, contribuer à animer le cours,
qui peut vite devenir
ennuyeux s ’ il ne propose pas de contenus variés, raconter
des histoires, être à la
fois théorique et pratique, être multi-outils
(vidéo, liens Internet),
proposer des quiz... Les MOOC
sont plébiscités car ils constituent une réponse à ce besoin
d ’ apprendre en ligne, portés par
le monde universitaire et par de
grandes institutions de renom.
Ils proposent un cadre connu.
MOOC ?
onnaissez-vous
les
MOOC (Massive Open
Online Course, ou, dans
une traduction française
aussi « sexy » que l ’ acronyme
anglais), CLOM, (Cours en Ligne
Ouvert et Massif) ?
la forme de cet enseignement : dans le
monde anglophone,
plus de 100 000 personnes peuvent être
réunies simultanément pour un cours.
Harvard, Stanford, Princeton...
Les grandes universités américaines ont été les pionnières sur
le terrain des « Massive Open
Online Courses ». Envie de
vous améliorer en management,
d’ acquérir des connaissances
en histoire ou en philosophie ?
Les MOOC sont des cours en
ligne ouverts à tous et généralement gratuits. Ils constituent un
exemple de formation ouverte et
à distance en télé-enseignement.
Le principe : les participants aux
cours, enseignants et élèves, sont
dispersés géographiquement et
communiquent uniquement par
Internet. Des ressources éducatives libres sont souvent utilisées.
Les MOOC offrent, via une plateforme digitale interactive, une diffusion des savoirs à un plus large
public, une proximité plus grande
entre apprenants d ’ une part, et
entre apprenants et enseignants,
d ’ autre part, une personnalisation
du cours par le participant qui
choisit lui-même ses modules, sa
vitesse d ’ apprentissage. La certification finale du MOOC peut être
un certificat (gratuit ou payant),
un certificat vérifié (payant) ou un
badge qui reconnaît un niveau de
participation plus qu ’ un niveau
de connaissance. Le qualificatif de
« massif » est tout à fait approprié à
Depuis le lancement des MOOC
en France en 2013 (avec la Khan
Academy et l ’ ouverture de
cursus de Polytechnique et la
Sorbonne), cette nouvelle forme
d ’ enseignement numérique a
connu un essor considérable et
l ’ année 2013/2014 a été incontestablement marquée par leur
succès. Les écoles et les universités sont de plus en plus nombreuses à proposer leur MOOC.
(1)
En un an, 400 000 étudiants,
salariés et personnes désireuses
d ’ approfondir leurs connaissances ont suivi ou suivent 53
MOOC sur la plateforme de
France Université Numérique
(#FUN) (2) dans des domaines
très variés (philosophie, histoire, géographie, santé, environnement, droit, management,
pédagogie du numérique). Pour
2015, des actions prioritaires ont
été retenues : priorité donnée à
la diffusion et à la co-production de MOOC dans les pays
francophones (en septembre
dernier, le Guide des MOOC
francophones référençait près
de 200 000 MOOC) et développement de MOOC pour la
formation continue.
Contre toute attente, le grand
gagnant de cette nouvelle
60 Anjou Eco - n°38 - Janvier 2015
forme d ’ apprentissage est le
Conservatoire national des arts et
métiers (CNAM). Avec ses cinq
premiers MOOC, le numéro un
de l ’ enseignement à distance et
de la formation continue a déjà
séduit près de 56 000 personnes
(source : Le Monde). Celui baptisé
« Du manager au leader » a même
fait un carton. Des étudiants, des
professions libérales, des cadres
mais aussi un prêtre, un pilote de
ligne, des retraités, répartis sur les
cinq continents, l ’ ont suivi. Des
profils parfois bien éloignés de
la cible initiale, des managers en
fonction qui ont besoin de progresser dans leurs pratiques ou des
gens qui entament une expérience
d ’ encadrement.
Comment trouver
son MOOC ?
Quand une offre se diversifie,
l ’ écosystème voit éclore des portails pour guider l ’ internaute
dans ses choix. Entre autres sites :
MOOC list, Mooctivit (qui offre
des fonctionnalités sociales),
MOCC Francophone (spécialisé dans les cours en français). La
communauté européenne propose également un point d ’ entrée
en faisant la promotion de la production européenne au travers du
site « Open Education Europa ».
Le MOOC n ’ est bien sûr pas
la seule manière d ’ apprendre
en ligne. Il existe d ’ autres ressources aussi diverses que variées.
Kahn Academy propose de vous
accompagner de votre première
addition jusqu ’ à l ’ université. Les
informaticiens vont chercher
des réponses à leurs questions
techniques sur des sites comme
« Stackoverflow ». « Codecademy »
propose d ’ apprendre à programmer de manière interactive, seul.
Les cours en ligne disponibles sur
« OpenClassrooms » sont connus
de tous les professionnels, étudiants et lycéens de France, pour
l ’ informatique, mais aussi de plus
en plus en sciences. Ces sites sont
par ailleurs contributifs : chacun
Ce sont des cours, un événement
avec un début, une fin, un
objectif et surtout une équipe
d ’ enseignants, qui donne un cadre
à la communauté. Les MOOC
sont un accélérateur pour faire
évoluer la formation vers le monde
numérique.
Demain, tous étudiants, tous professeurs ? Grâce au web, le renouvellement des savoirs croît de
façon exponentielle. Les MOOC
constituent une réponse actuelle
à un besoin de formation dynamique, dans un environnement
web propice à l ’ innovation où
chacun peut être contributeur et
apporter la pierre de son savoir.
Marianne Bourgeois
(1) : l ’ Université d ’ Angers proposera en
2015 son premier MOOC en mathématiques.
(2) : FUN : Plateforme numérique lancée
par le Ministère de l ’ Enseignement Supérieur et de la Recherche en octobre 2013
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dans les Annonces légales, sont publiées sur anjoueco.fr, « L’info en direct »
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Salon de coiffure
219 avenue Pasteur, Angers
25 000 €
Le Salon
297 rue Benjamin Guittonneau,
Vaudelnay
30 000 €
Précision
Contrairement à ce qui était
indiqué dans Anjou Eco de
novembre, Color Club (institut
de beauté, salon de coiffure, 88bis
rue Principale à Mazé), dirigé
par Mme Magali Duveau, n’a pas
fait l’objet d’une vente de fonds
de commerce. La transaction
commerciale concernait l’enseigne
Frimousse Institut, située au 88
rue Principale à Mazé.
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l ’ avis de la cession et son montant soient publiés dans « Anjou
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Anjou Eco est édité par la Chambre de Commerce et d ’ Industrie de Maine-et-Loire - 8, boulevard du Roi René - CS 60626 - 49006 Angers cedex 01 - Tél. : 02 41 20
49 00 - Directeur de la publication : Eric Groud - Rédacteur en chef : Alain Ratour - Secrétaire de rédaction : Dominique Gruson - Assistante rédactrice : Isabelle Baudry
A collaboré à ce numéro : Marianne Bourgeois - Conception et coordination : Atmosphère 02 41 66 83 38 - Photographies : François Chotard et CCI - Publicité :
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