Anjou Eco N°38
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Anjou Eco N°38
www.maineetloire.cci.fr Bimestriel - Janvier 2015 - 3 Anjou Eco N° 38 Magazine économique de la Chambre de Commerce et d ’ Industrie de Maine-et-Loire Drôles de drones Photo : Altishoot dans le ciel d’Anjou P.46 L’envie de faire soi-même P.34 Mécène et Loire pour un mécénat de proximité P.56 En 2015, c’est décidé... je fais le point sur mon patrimoine professionnel et privé ! onseil C e r è i c n Fina listes gner a i c é p s 5 a 1 s accomp u o v r u o p 15 an d’expéri s en en toute ce indépen dance Conseils en Ingénierie Patrimoniale Votre solution patrimoniale 11 rue des Arènes 49100 ANGERS Tél : 02 41 25 01 41 www.financiereconseil.fr CUISINE POÊLE & CHEMINÉE SALLE DE BAIN DRESSING www.esprithexa.fr ES ? D L O S S E L OUR P T N A R 2015 IE H R C V É N F E 7 P 1 UN JUSQU’AU ANGERS GASTON BIRGÉ BEAUCOUZÉ LANDREAU CHOLET RD PT DÉCATHLON-CULTURA SAUMUR RD PT DE BOURNAN 12, BOULEVARD • 02 41 43 67 67 5, RUE DU • 02 41 22 03 10 1 RUE DE L’ALBERTA • 02 41 55 46 48 279, RUE DU PONT FOUCHARD • 02 41 50 10 66 Sommaire Ouverture : du dimanchteion la concerta t avant tou C e n’est pas encore le big bang. Mais la volonté est affichée : insuffler un nouvel état d’esprit dans notre pays riche d’atouts et de capacités et pourtant comme figé dans l’immobilisme depuis 30 ans. Saluons le courage dont fait preuve Emmanuel Macron à travers son projet de « loi pour la croissance et l’activité ». Le ministre de l’Economie promet des réformes créatrices d’investissements et d’emplois qui pourraient faire récupérer à la France 1 % de croissance de son PIB. Que restera-t-il de toute la panoplie des mesures proposées ? Le débat parlementaire a commencé le 22 janvier à l’Assemblée nationale. Le travail du dimanche est un volet majeur de ce projet de loi. Il est suivi avec grand intérêt par beaucoup de commerçants et de collectivités locales, habilités à délivrer les autorisations. Le Livre Blanc du Commerce de Maine-et-Loire, publié à l’automne par la CCI, rappelle que la régulation de l’ouverture du dimanche ne doit pas se faire par le biais de la contrainte règlementaire, souvent trop généraliste et peu adaptable. Une concertation raisonnée des acteurs concernés est nettement préférable. Car ce qui peut être vrai dans une métropole ne l’est pas nécessairement dans une ville de taille moyenne et encore moins en milieu rural. Autre cas de figure : un supermarché peut être tenté d’ouvrir le dimanche matin pour élargir sa clientèle. Cette initiative sera contreproductive si la collectivité veut préserver des commerces de proximité dans la zone de chalandise. Dans tous les cas, la Chambre de Commerce et d’Industrie peut être l’acteur pertinent à même de conduire les protagonistes à réussir cette concertation... Eric Groud Président de la Chambre de commerce et d ’industrie de Maine-et-Loire 04 Dixit 06 Ligne directe 13 Regard Anjou Eco, c ’ est le bimestriel de référence sur la vie des entreprises, des territoires et de la CCI de Maine-et-Loire. C ’ est aussi le site Web www.anjoueco.fr qui met en ligne le magazine, des actualités inédites en provenance de la rédaction et des communiqués de presse. C ’ est également le fil Twitter http://twitter.com/#!/AnjouEco Retrouvez chaque mois l ’ actualité de la CCI de Maine-et-Loire sur la newsletter numérique « EssenCCIel ». www.maineetloire.cci.fr Éric Jemin, DAO-BE, Avrillé 14 Ligne directe 15 Regard hristian Girardière, Laboratoires C Brothier, Fontevraud L’Abbaye 16 Ligne directe 19 Regard Éric Legeais, Batistyl, Maulévrier 20 Ligne directe 21 Regard Jacques Clochard et Sylvain Roussay, Jyga Process, La Séguinière 22 Ligne directe 23 Regard Michel Perrinet, Octave, Angers 24 Ligne directe 25 Regard P hilippe Métayer et Simone Villeneuve, Créa Composite, Le Longeron 26 Ligne directe 30 Enquête Soir de marché 32 Ligne directe 34 Enquête Faire soi-même » : l’ère de « l’homo habilis 38 Enquête 3ème Révolution Industrielle et Agricole, TRIA an 1 : plus de 100 projets dans les Pays de la Loire 41 Ligne directe 44 Enquête uand l’industrie « recrute » Q des robots 46 Enquête Votre magazine en ligne www.anjoueco.fr rédéric Fréry F expert APM (association progrès du management) Drôles de drones 50 Ligne directe 53 Réglementation 56 Découverte Mécène et Loire : pour un mécénat de proximité 60 Place net 62 Changement de propriétaire Anjou Eco - n°38 - Janvier 2015 3 DIXIT La banalisation du Web 2.0 fait émerger de nouvelles relations qui bouleversent le management et la notion d’entreprise. Le monde vit une nouvelle Renaissance, redevient petit et simple. Le professeur Frédéric Fréry a livré sa vision lors d’une conférence du cycle « IntuiCCIon » de la CCI sur le thème «Management 2.0. Nouveaux mondes, nouveaux managers ». Les exemples viennent encore pour l’essentiel des Etats-Unis, mais la France, c’est demain. Frédéric Fréry Expert APM (Association Progrès du Management) Management Nouveaux mondes, Frédéric Fréry Diplômé de l’ESCP (Ecole supérieure de commerce de Paris), titulaire d’un Mastère Spécialisé «Technologie et Management» de l’École Centrale Paris et d’un DEA, d’un Doctorat ès Sciences de Gestion et d’une habilitation à diriger des recherches de l’Université de Paris I PanthéonSorbonne. 4 Anjou Eco - n°38 - Janvier 2015 4 Anjou Eco - n°38 - Janvier 2015 Professeur au département Stratégie Hommes et Organisation du campus Paris de ESCP Europe Directeur Scientifique European Executive MBA programme Corporate «Management Stratégique de l’Entreprise». Il a dirigé le Full-Time MBA de 2001 à 2005. Chaire ESCP Europe/KPMG «Stratégie des Risques et Performance» Ses recherches portent sur la stratégie, sur l’innovation et sur les entreprises virtuelles. Ancien Visiting Scholar à la Stanford University et Visiting Professor à l’Université du Texas à Austin. Expert APM (Association Progrès du Management) ésentation de Retrouvez la pr sur y ér Fr ic ér éd Fr · www.frery.com et eetloire.cci.fr/ · http://www.main nference/in/co ue nq /ba 49 cci data_ ent2_juin14.pdf tuiccion_managem www.maineetloire.cci.fr www.maineetloire.cci.fr Anjou Eco. Qu ’ entendez-vous par management ? Frédéric Fréry. Le mot provient du français mesnagement, luimême issu de l ’ italien maneggiare, « tenir les rênes d ’ un cheval ». En passant à l ’ anglais lors de la révolution industrielle, il est devenu le management. Entre 1880 et 1920, des ingénieurs ont commencé à réfléchir à son implication dans l ’ entreprise comme le français Henri Fayol dans son livre « L ’ Administration industrielle et générale » publié en 1916, l ’ américain Frédérick Winslow Taylor, le père du taylorisme dans les usines... Il est apparu que le management permettait de faire des choses extraordinaires avec des personnes ordinaires, d ’ être bien organisé, de piloter l ’ action collective avec succès. Collectivement, les gens sont plus intelligents que le plus intelligent… seul. Cependant, le management n ’ a vraiment évolué que depuis 6 à 7 ans. Avec le web 2.0 ? En 2006, Facebook, né à Harvard, devient accessible à tous. C ’ est à cette époque que le web.2. remplace le web 1 qui n ’ était qu ’ une transposition des médias classiques sur Internet. De nouveaux outils et 2.0 de Theodor Sturgeon, selon laquelle 90 % de n ’ importe quoi est nul, et savoir extraire le minerai de la gangue. Quels sont les usages du nouveau management 2.0 ? Ces usages correspondent à autant de fonctions classiques en entreprise. Le premier est la prédiction. Des sites proposent aux entreprises des marchés prédictifs en ligne sur lesquels des individus parient sur la probabilité de survenue d ’ un événement. Le Hollywood Stock Exchange, consacré à l ’ industrie cinématographique, est l ’ un d ’ eux. Depuis son lancement en 1996, il a prédit plus de 80 % des nominations aux Oscars et ne s ’ est trompé sur aucune récompense majeure. La chaîne de magasins d ’ électroménager BestBuy encourage ses salariés par des bons d ’ achat de 10 dollars à estimer les ventes du futur Thanks Giving. Et quand le problème se pose de suite ? Des places de marché virtuelles comme Innocentive, d ’ une communauté en ligne pour concevoir de nouveaux produits est le 3ème usage du management 2.0. Elle a permis la naissance de l ’ Appstore, de logiciels de type Linux, de Mozilla et de Wikipedia. Un livre de Harry Potter a ainsi été traduit en une nuit par 800 Chinois à raison d ’ une page chacun ! Sur gpspassion.com, vous trouvez un recensement quasi exhaustif et toujours actualisé des coordonnées GPS des points d ’ intérêt utiles aux automobilistes. Les évolutions de Starbucks sont déterminées par des gens qui votent. Ce sont les collaborateurs et les clients qui font la stratégie sur le terrain. apanage des dirigeants. Faut-il encore des managers ? C ’ est le principal coût dans une entreprise avec un chef pour 7 collaborateurs et, en moyenne, 25 % du montant total des salaires. Peut-on maintenir dans la discipline et le respect des procédures des individus habitués à commenter en temps réel la moindre information ou à partager leurs points de vue sur des réseaux sociaux ? Loin du management classique décrit par Fayol - prévoir, organiser, commander, coordonner, contrôler -, les managers doivent plutôt élaborer, initier, filtrer, animer et incarner la décision. Et pour trouver de l ’ argent ? Et le salarié, c ’ est fini aussi ? Le dernier usage du management 2.0 est le financement spécialisé. Les internautes mettent de l ’ argent sur un projet de disque, film, livre, BD qui peut se faire quand la somme est réunie. En 2010, le film de Philippe Lefebvre « Le Siffleur », fut financé par des fonds collectés par le site peopleforcinema.com. En cas de succès, ces internautes recevaient un pourcentage des recettes du film. « Collectivement, les gens sont plus intelligents que le plus intelligent… seul. » Le temps est venu pour les salariés d ’ externaliser leur entreprise, de travailler pour plusieurs donneurs d ’ ordres, de devenir indépendants. Elance est une bourse du travail virtuelle, sur laquelle près de 100 000 experts et consultants proposent leurs services à des donneurs d ’ ordres qu ’ ils ne rencontreront jamais physiquement. On y trouve des informaticiens, des traducteurs, des graphistes, des comptables ou des juristes. Amazon Mechanical Turk est une autre place de marché virtuelle sur laquelle des individus peuvent remplir des tâches rudimentaires (d ’ une durée de quelques minutes à quelques heures) qu ’ un ordinateur est incapable d ’ exécuter (correction de texte, classement, identification de thèmes sur des photos ou des vidéos, etc.). Ces tâches rémunérées à la pièce peuvent être exécutées par tout individu ayant passé des tests élémentaires de qualification en ligne. nouveaux managers sites encouragent la collaboration et la participation. Les plus connus de cette panoplie sont les réseaux sociaux, les messageries, les forums, les wikis, les blogs ou les podcasts. Outre Facebook, eBay, Wikipédia ou YouTube, le plus utilisé est très certainement Google. Il n ’ existe plus d ’ intelligence « surplombante », mais deux milliards de cerveaux connectés. Les forums fournissent les réponses. Mais il faut tenir compte de la loi www.maineetloire.cci.fr www.maineetloire.cci.fr YourEncore ou NineSigma proposent aux entreprises de soumettre leurs problèmes de recherche et développement à des communautés de chercheurs en ligne. Procter et Gamble a fait appel un jour à Innocentive en promettant une récompense de 10 000 dollars à qui résoudrait un problème technique lié à la conception d ’ un dentifrice. La réponse est venue en 15 minutes… d ’ un électricien ! ). La créativité L ’ argent s ’ est déplacé vers ces plates-formes de financement dont la capitalisation boursière est monstrueuse. Le management 2.0 est-il l ’ avenir du management ? Le management 2.0 peut concurrencer, voire remplacer, des fonctions essentielles des entreprises comme le marketing, la finance, voire la prise de décision elle-même, pourtant La question la plus fondamentale que soulève le management 2.0 est peut-être la suivante : et si l ’ entreprise n ’ avait été qu ’ un épisode de l ’ histoire ? Propos recueillis par Alain Ratour Anjou Eco - n°38 - Janvier 2015 5 Anjou Eco - n°38 - Janvier 2015 5 ligne directe Echos Grolleau membre du Comité d’experts de la fibre optique de l’ARCEP Grolleau, fabricant d’armoires métalliques extérieures (Montilliers) et référent dans le secteur des réseaux sans fil et du FTTH (Fiber To The Home), il représente désormais les fournisseurs d’enveloppes et armoires outdoor au sein du comité fibre optique de l’ARCEP. L’Autorité de régulation des communications électroniques et des postes est une autorité administrative indépendante chargée de réguler les communications électroniques et les postes en France. Ce nouveau statut confère à Grolleau un rôle décisionnaire prédominant sur le marché de la fibre optique et des télécommunications, soulignant ses compétences dans le domaine. www.grolleau.fr Fret Solutions a lancé Cargo TMS Après Fret Connexion, le premier réseau social dédié au transport routier de marchandises, l’entreprise Fret Solutions (Angers Technopole) a lancé Cargo TMS, un logiciel de transport connecté. Celui-ci s’adresse aux transporteurs, mais également aux chargeurs, industriels et distributeurs. Il permet de gérer tous types d’opérations de transport, depuis la prise de commande jusqu’à la facturation. Une application mobile intégrée permet aux chauffeurs de recevoir des informations en temps réel et d’informer leur donneur d’ordre du bon déroulement des opérations. « Fret Solutions poursuit une stratégie de développement de services en ligne à destination de l’ensemble des acteurs de la supply chain : industriels, distributeurs, transporteurs et prestataires logistiques ». La société a été créée par Eric Varennes et Gilles Guerrin. Numérique GRN Logistic à Angers : une trentaine d’emplois prévus La SAS GRN Logistic, dirigée par Laurent Gourdon, a quitté la région parisienne pour 350 m² dans l’immeuble Arobase 1 à Angers. Cette société, créée en 2005, est spécialisée dans des solutions logicielles pour la logistique. Sa suite permet de piloter et d’optimiser l’ensemble des flux d’une plate-forme de la réception à l’expédition. Outre la fourniture de ces solutions, GRN Logistic assure l’intégration dans l’environnement de l’entrepôt, le sup- port et la maintenance de l’outil. En amont, elle intervient en assistance à maitrise d’ouvrage pour concevoir tout ou partie d’un entrepôt, optimiser un système existant ou le transformer. Un plan de développement ambitieux qui a nécessité une levée de fonds prévoit un CA de 5 millions d’euros à l’horizon 2018 (850 000 € en 2013) et un effectif qui passerait de 7 à 39 personnes. Les embauches concerneront des commerciaux, des chefs de projet, des développeurs informatiques. Un effort particulier sera porté sur les marchés européens (Belgique, Allemagne, Autriche, Angleterre). En France, la cible prioritaire concernera les PME. Parmi ses références actuelles, ACR Group, MaxiCoffee.com, Leclerc Drive, Forte Pharma, Saunier Duval, Géodis, Darty.com. www.grnlogistic.fr Cedaq Pro au service du marché de la transmission d’entreprises La société Soqrate SAS (Saint Barthélemy d’Anjou) a obtenu un Prêt CCI Innovation pour financer la commercialisation de Cedaq Pro. Cet outil collaboratif en ligne permet de fluidifier et structurer le marché de la transmission d’entreprises. Les experts intervenant sur cette activité se mettent facilement en relation pour détecter et partager des opportunités d’affaires (cession, reprise, financement…) de manière affinitaire. L’innovation est aussi technique : la plateforme relie, en temps réel, les bases de données hébergées chez les utilisateurs en respectant les règles de sécurité les plus strictes. « Il est très difficile d’être soutenu dans la phase de commercialisation, déterminante pour le dévelop- pement d’une entreprise, reconnait Matthieu Billiard, dirigeant de Soqrate SAS. En dehors de ce prêt, nous avons ressenti un manque dans les propositions existantes. L’accompagnement proposé par la CCI structure la démarche d’innovation et facilite l’émergence de nouvelles idées ». www.soqrate.fr OuestIX : le noeud Internet de l’Ouest www.fretsolutions.fr Un data center souterrain dans le Saumurois Les gros serveurs informatiques (data centers) consomment beaucoup d’énergie pour se refroidir. Pourquoi ne pas en installer dans la fraîcheur naturelle des carrières souterraines du Saumurois ? Un data center non climatisé serait une première mondiale. Le projet, soutenu par la Région, est porté par un consortium d’acteurs nationaux reconnus dans ce domaine. Un site expérimental est mis en place pour la durée de l’étude. La première phase, en cours jusqu’au printemps, doit définir le potentiel thermique et économique des carrières pour cette activité et la faisabilité de raccordement Haute Tension et Fibre Optique du site. La seconde phase, le développement d’un prototype, durera un an jusqu’au printemps 2016. A partir de l’été 2016, serait développé un data center fonctionnel. L’association OuestIX a lancé en novembre un premier nœud d’échange Internet et 3 points de présence sur la région nantaise qui forment le GIX de l’Ouest de la France. Cette plateforme technique permet à différents acteurs numériques de partager des infrastructures et de proposer leurs services Internet (hébergement etc.) aux entreprises régionales. OuestIX fédére les acteurs numériques 6 Anjou Eco - n°38 - Janvier 2015 de la région Ouest en interconnectant leurs réseaux. Elle soutient le développement de la filière numérique et des usages Internet. « La plateforme recentre les échanges Internet au profit de la région Ouest et moins de l’Ile-de-France. Elle contribue à attirer des entreprises et créer de l’emploi, répondre aux défis numériques de demain ». De plus, OuestIX s’inscrit dans une perspective de développement économique durable. Une extension est prévue à Angers en début d'année, puis vers d’autres métropoles régionales et d’autres GIX français et européens. L’association OuestIX a été créée en avril 2014 par quatre dirigeants d’entreprises numériques, les nantais Pierre Voillet (Oceanet Technology), Philippe Oléron (groupe SIGMA) Laurent Follezou (Network Telecom & Hosting) et l’angevin Michel Perrinet (Octave). Soutenue par la Région, Angers Loire Métropole et Nantes Métropole, cet acteur de dimension régionale se veut neutre, indépendant et sans but lucratif (loi 1901). www.maineetloire.cci.fr duit au Pro Nouve : à louer ’Anjou 00 m2 env. d y m e thél e bureaux de 10 rieurs St Bar vités et d2 env. Parkings exté ti c ’a d local 000 m r ie Fonc 4 Conseil en immobilier d’entreprise Location-Vente - Bureaux - Locaux d’activités ANGERS BEAUCOUZÉ A vendre bâtiment indépendant à usage d’activités-bureaux-commerces d’environ 1708 m². Etat neuf. Parkings privatifs. 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Elle est désormais capable de répondre à des besoins de sous-traitance surmesure pour ses clients industriels, dans les domaines du ferroviaire, bâtiment, automobile, agriculture… Avec une consommation annuelle de 3 000 tonnes d’acier, Laser 49 dispose d’un parc machine performant (deux machines laser Trumpf pour la découpe d’acier, aluminium, inox, un système entièrement automatisé de manipulation, presses plieuses, taraudeuses…). L’entreprise fabrique des pièces métalliques de grande précision (0.1 mm) en petites ou grandes séries, dans des délais très courts. Face à l’augmentation des volumes, le lasériste travaille désormais en 3 x 8 et prévoit le recrutement de plusieurs opérateurs dans les mois à venir, venant renforcer l’équipe des 20 salariés. Auparavant responsable du pôle commercial pendant 10 ans, le nouveau dirigeant ambitionne de réaliser d’ici 2 ans un C.A. de 5 millions d’euros (3.7 millions d’euros actuellement). Créations Red Stag, « Work Centre » à Cholet Mathieu et Florent Barré ont ouvert en novembre « Red Stag », un centre de travail coopératif de 350 m² à la Créathèque de Cholet, destiné à des sociétés de services. Le premier niveau comprend notamment cinq bureaux, un salon d’accueil, « un studio Green Screen » pour les graphistes, les développeurs web, les photographes... Une grande salle de travail collectif occupe le second niveau. 230 000 euros ont été investis dans cette opération. Industrie Dromotech Procédés et produits favorisant le développement durable et une gestion optimisée des ressources renouvelables 46 rue des Martyrs, Turquant Président : Dominique Lestelle TIC Cabinet Le Guen Maillet Conseil en propriété industrielle 2 Bd Bessonneau, Angers Gérant : Denis Le Guen Vesta-Host Hébergement informatique, portails et sites internet, infogérance, maintenance logicielle, conseil en développement logiciel, 4 square de l’Ouchette, Cholet Gérant : Sébastien Dixneuf ID3O Fabrication additive et impression 3D, prototypage rapide, fabrication de moulages et moules, réalisation de maquettes volume... 1 rue Saint Samson, Angers Président : Edwin Robertson Micro Technologies Innovations Matériels électroniques électrotechniques informatique et d’automatismes appliqués à la domotique ZI du Cormier, Cholet Président : Philippe Maillard Services aux entreprises www.laser49.fr Rachat de Tomaris à Beaucouzé Sneg Propreté est spécialisée dans le nettoyage industriel depuis sa création en 1992 par Christophe Lopez. En juin dernier, elle a racheté l’entreprise de nettoyage Tomaris, située à Beaucouzé. La société ajoute ainsi l’agroalimentaire, un secteur d’activités où elle n’intervenait pas, à ses domaines d’intervention très vastes. Du nettoyage de lignes de production ou de machines-outils, du tri des déchets au décapage de sols, en passant par la gestion de parcs à caddies, à l’entretien de bâtiments communaux ou encore à la désinfection de milieux sensibles (blocs opératoires, salles blanches, etc.), ses 400 salariés - dont 30 de Tomaris - répondent aux besoins de la clientèle diversifiée : GMS, industries, tertiaire, copropriétés, collectivités, secteur médical. Certifiée Iso 9001 et Iso 14001, Sneg Propreté mise aussi sur la formation de ses salariés avec notamment des équipes formées et habilitées pour les interventions ponctuelles et exceptionnelles. Après Tomaris, qui prend le nom de Sneg Angers, l’objectif pour 2015 est de s’implanter à Cholet avec la création d’une agence. Le chiffre d’affaires est en progression de 20 % cette année pour atteindre 7 millions d’euros. Conseil d’entreprise LRH Conseil Conseil et recrutement ressources humaines 11 rue Edison, Angers Gérante : Maud Landron Transition et Développement Consulting Consulting, conseils en organisation et développement des activités, formations, management de transition, conduite du changement et optimisation des performances La Giraudière, Blaison-Gohier Président : Philippe Chatelier Prestacars Conseil en organisation, marketing et stratégie 5 route de La Tourlandry, Cossé d’Anjou Président : Laurent Tremsal 8 Anjou Eco - n°38 - Janvier 2015 EA2B Conseil de gestion 2 rue Montesquieu, Saumur Président : Alexandre Bruneau Consulting Marchandisage visuel en free lance, création et conception de vitrines et merchandising 24bis rue Saint Léonard, Angers Président : Christophe Hardy Arimaj Conseil et assistance dans les domaines de la gestion administrative des entreprises 17 rue de la Treille, Angers Présidente : Anne Wolfrum RHMEE Conseil et service aux entreprises. Formation professionnelle. Accompagnement RH et juridique 30 rue des Prévoyants de l’avenir, Angers Gérant : Eric Bariller Communication My Five Conseil en communication, création d’œuvres littéraires, visuelles, audiovisuelles, sonores 74 rue Volney, Angers Président : François Roque NDP Systèmes Conseil et programmation de logiciels 6 passage du Doyenné, Angers Gérant : Damien Piganeau Autres activités Pro Confort Travaux Courtier en travaux et biens immobiliers 13 rue de la Gravelle, St Clément-de-la-Place Gérant : Roman Cojean Maestria 49 Maîtrise d’œuvre 14 rue Félix-Faure, Chalonnessur-Loire Gérants : Anthony Frides et Richard Fleurie ACFT Ouest Agent commercial en matière de fournitures, d’équipements, de services, à destination des collectivités, de l’industrie du BTP et des entreprises 6 rue Antoine-Bourdelle, St Barthélemy d’Anjou Président : Franck Turbot Angers Sécurité Protection 1 rue du Lutin, Angers Gérant : Steve Dengoue Recorh Travail temporaire 14 rue Boisnet, Angers Gérant : Thierry Lebreton www.maineetloire.cci.fr Innovation Echos O’Safe, la moufle Touch Protect®, nouveau support de communication et d’hygiène à huîtres en cotte de mailles Manulatex (Champtocé-surLoire) est l’un des rares fabricants mondiaux d’équipements en cotte de mailles. En complément du couteau O’Knife, qui facilite l’ouverture de l’huître, l’entreprise a conçu la moufle O’Safe en utilisant le même fil inox que pour ses gants professionnels, ainsi que le système de ressort breveté Wilco, qui permet de serrer parfaitement les mailles autour du poignet. L’entreprise adaptée ASAR (Sainte Gemmes-sur-Loire) lance un nouveau support de communication : le Touch Protect®. Ce nouvel outil s’utilise sur les poignées de chariot. Il permet à la fois de communiquer et d’assurer une meilleure hygiène des mains pour son utilisateur. Le Touch Protect® est disponible dans les pharmacies du Groupe Le Gall Santé Services. Carlina Technologies : accord de sous-licence avec GenBiotech Carlina Technologies (Angers) est une société biopharmaceutique spécialisée dans le développement de nanomédicaments. Elle a signé un accord de sous-licence avec GenBiotech, filiale R & D des Laboratoires Genévrier. Le partenariat porte sur le développement d’une « forme à libération prolongée d’une protéine thérapeutique ». « Les nanomédicaments et leurs programmes de développement deviennent cruciaux pour l’industrie pharmaceutique. Carlina Technologies collabore depuis plusieurs années avec GenBiotech et nous sommes heureux que notre collaboration se renforce grâce à cette entente », déclare Olivier Meyer, PDG de Carlina Technologies. Cette collaboration va contribuer au développement d’une forme innovante d’une protéine capable de répondre à des forts besoins dans le domaine de la réparation osseuse. Elle démontre également le potentiel de notre technologie ». Ce nouveau produit va en effet utiliser un procédé unique d’encapsulation de protéines et peptides thérapeutiques. Mis au point par l’entreprise angevine, il n’altère pas leur structure et préserve la totalité de leur activité biologique. Carlina Technologies développe actuellement des nanomédicaments dans les domaines de l’endocrinologie humaine (diabète et déficit en hormone de croissance) et de l’oncologie animale (cancers chez les animaux de compagnie). http://carlinatech.com Gilles (Noyant) : cap sur des vents porteurs avec la tour anti-gel En 2012, la société Gilles (électricité, plomberie et chauffage) à Noyant rachète les locaux d’un garage automobile pour offrir de meilleures conditions de travail au personnel. « L'espace d’exposition des véhicules a été transformé en show-room pour mettre en avant nos savoir-faire, ainsi que les nouveautés en électroménager, salle de bain et poêles à granulés », précise Franck Gilles, diriwww.maineetloire.cci.fr geant de la société. Un investissement global de 90 000 €, accompagné par la Région à hauteur de 22 500 € par le biais de l’Orac*. Dans la continuité de cette transformation, la société Gilles entend donner un nouveau tournant à son activité. « Pour nous diversifier, nous souhaitons nous lancer dans la pose de tours anti-gel, éoliennes de 13 mètres de haut qui permettent d’éviter le gel sur les exploitations agricoles comme les vignobles ou les vergers. Les hélices captent l’air, plus chaud à 20 mètres de hauteur, pour le rabattre vers le sol. Ces installations, qui se développent de plus en plus, présentent un fort intérêt pour les arboriculteurs et vignerons. » * Opération de restructuration de l’artisanat et du commerce. Prêt CCI Innovation : renforcer les quasi-fonds propres des entreprises Le prêt CCI Innovation, lancé début 2014, s’adresse aux PME confrontées à des difficultés d’accès au financement lors de la mise sur le marché d’un nouveau produit ou d’un nouveau service innovant. Il cible l’innovation au sens large (non technologique) : services numériques, innovation de design, packaging, innovation verte,.. L’entreprise bénéficie d’un accompagnement individualisé par les CCI des Pays de la Loire. Une convention entre Bpifrance et la CCI de Région a permis la constitution du fonds de garantie CCI Innovation Pays de la Loire. 2,5 M€ de prêts CCI Innovation pourront financer la commercialisation d’une innovation et en faire un succès commercial. Le montant d’un prêt est compris entre 70 et 150 K€. Il est plafonné aux fonds propres et quasi fonds propres de l’entreprise sur 7 ans avec 2 ans de différé d’amortissement. Aucune sûreté sur les actifs de l’entreprise, ni sur le patrimoine du dirigeant n’est demandée. Taux fixe préférentiel référencé selon le barème en vigueur (2,71 % en novembre 2014). Entreprises éligibles : PME, quelle que soit leur forme juridique (sauf entreprises en nom propre), immatriculées dans les Pays de la Loire, entreprises de plus de 3 ans, cotées 5+ ou mieux en Banque de France, éligibles au fonds de garantie CCI innovation Pays de la Loire, ayant conclu avec la CCI Pays de la Loire une convention pour l’accompagnement de leur projet. Plusieurs entreprises en ont déjà bénéficié. CONTACT : Christine Carmes 02 41 20 54 83 [email protected] Arceau Anjou se lance dans la franchise avec Clean’n Shop Le système Clean’n Shop, concept de nettoyage de chariots de supermarché créé par Arceau Anjou (Saint Barthélemy d’Anjou) est lancé sous forme de franchise. Avec une couverture nationale, il sera exploité exclusivement par des établissements du secteur protégé. La prestation est réalisée par des travailleurs en situation de handicap sur les parkings des surfaces de vente, et les clients peuvent ainsi découvrir en direct le processus de nettoyage. La remorque, habillée aux couleurs de la marque, abrite de véritables avancées techniques par rapport au premier modèle de 2013 : moins encombrante, plus confortable et simple d’utilisation, trois programmes de lavage au choix. Source : le fil des territoires Anjou Eco - n°38 - Janvier 2015 9 ligne directe Echos Goûter à l’Evidense Etre accompagné dans ses achats, les optimiser en bénéficiant de conditions « grand compte », intégrer un réseau d’échanges d’entreprises performantes dans le Grand Ouest, disposer d’un éclairage averti de spécialistes des métiers de bouche, telle est la mission du groupement d’achat Evidense, créé en 2009, à l’initiative de Patrice Boré, et de trois associés (La Maison Travers, Le Fleuron des Mauges, le Grand Café à Cholet). Né d’un concept novateur, Evidense fonctionne autour des adhérents (35 à ce jour), des fournisseurs et d’un groupement. Comme l’explique Patrice Boré, « notre cœur de métier est d’apporter une solution sur les achats grâce à la mutualisation et à l’expertise d’entreprises autour de 3 pôles métiers : boulangerie-pâtisserie, bouchers-charcutiers et restauration. Nos adhérents tirent profit d’une force d’achats bien supérieure à ce qu’ils auraient seuls. Nos fournisseurs passent par une phase de tests avant d’être retenus. La philosophie n’est pas de faire du « one shot » mais d’apporter des solutions durables. Le choix d’entreprises locales apportant des matières et des services de qualité est l’une de nos préoccupations. Cela favorise un comportement écologiquement durable et permet de maintenir et développer des emplois sur notre territoire ». www.evidense.fr Promouvoir les produits locaux : laissez-vous guider Gourmand Un Award pour les Chocolats Benoit Anne-Françoise Benoit, dirigeante de la chocolaterie du même nom, a reçu le Award de « la chocolatière » 2014, une prestigieuse distinction dans ce métier, décernée lors du Salon du Chocolat à Paris en octobre dernier (parmi les 220 chocolatiers et confiseurs exposants). Cette récompense est l’aboutissement et la reconnaissance par ses pairs de son savoir-faire pointu, de sa ténacité et de son professionnalisme. Elle est la seule femme, jusqu’à présent, à intégrer l’élite des 20 meilleurs chocolatiers de France. Il y a 17 ans, elle a repris le commerce créé par ses parents, rue des Lices, à Angers, alors qu’elle ne s’était pas destinée à ce métier. Ses études l’avaient dirigée vers les sciences économiques et les ressources humaines. « Tout petite, j’aimais observer mon père travailler le chocolat. Lors de la transmission, il m’a communiqué son savoir, tous ses secrets de fabrication. Je prends toujours plaisir à créer de nouvelles recettes, comme cette année, le Cara, un praliné rehaussé de notre spécialité Le Caramandes®. » Les Chocolats Benoit emploient 10 salariés, disposent de 2 points de vente à Angers, un laboratoire aux Ponts-de-Cé et une boutique à Paris dans le Marais. www.benoitchocolats.com Choc’o Roi : une marque, un club SIVAL : innovation pour fraises, pommes, vins Trois innovations angevines au service de la qualité des fruits et du vin ont été révélées au SIVAL. Présentée par la société Dalival (MIN d’Angers), Daviclass est une variété de pomme innovante par ses qualités gustatives modernes (arômes proches de variétés type Reine des Reinettes), avec une facilité de production, une bonne productivité, une conservation aisée et un bon comportement vis-à-vis des maladies et des ravageurs. Récolte mi-septembre. La production de fraises pourra tirer avantage du nouveau traitement à l’eau chaude des plants de fraisiers, présenté par Anjou Plants (Longué-Jumelles). Ce dispositif à grande échelle permet d’éradiquer le ravageur potentiellement présent sur le végétal. Quant à l’entreprise Bucher-Vaslin SA (Chalonnes-sur-Loire), elle a mis au point pour les vins rouges l’application Bucher Inertys jusque-là dédiée aux vins blancs et rosés. Le développement des relations entre producteurs locaux et commerçantsartisans est une démarche profitable à tous. Pour les commerçants-artisans, l’achat, la transformation et la distribution de produits locaux sont une réelle opportunité pour diversifier l’offre, améliorer la qualité et ainsi développer l’activité. Pour les producteurs, c’est la perspective de nouveaux débouchés mais aussi une valorisation et une meilleure visibilité de leurs produits. C’est dans cette optique, qu’avec le soutien de la Chambre de Commerce et d’Industrie, la Chambre des Métiers et de l’Artisanat et la Chambre d’Agriculture, le Pays des Vallées d’Anjou a réalisé un guide des producteurs locaux (financé par le programme européen Leader). Il s’adresse tout spécialement aux professionnels de l’alimentaire de notre territoire : restaurants, épiceries, boulangeries, boucheries… Conçu dans le but de faciliter la mise en relation avec une présentation du producteur, ses produits, les conditions de commande, la conservation… ce guide, illustré par des témoignages de professionnels, contient 23 fiches-producteurs. Mathilde Quemener et Nicolas Becam Il y a deux ans, Nicolas Becam lançait « Choc’o Roi », un gâteau moelleux au chocolat packagé dans une boîte en peuplier, facile à emmener en voyage. Un succès : 35 000 exemplaires fabriqués dans son laboratoire du MIN. Et une nouvelle ambition : faire de Choc’o Roi une marque facilement identifiable en France et exportable. Pour cela, le jeune boulanger-pâtissier a lancé le club Choc’o Roi « pour partager son aventure » avec une trentaine de professionnels participant au développement de la gastronomie angevine. Le club est organisé autour de plusieurs pôles : 10 Anjou Eco - n°38 - Janvier 2015 dirigeant, partenaires financiers et distribution, communication, commercial, gastronomique, vins et spiritueux, animation, décoration et ambassadeurs. Une jeune femme, Mathilde Quemener, assure la direction du développement. Sous le label Choc’o Roi, d’autres produits gourmands ont été logiquement déclinés : un gâteau de plus petit format (pour les restaurateurs), croustille (avec Monbana), bonbon chocolat élaboré par Bourdillat, mais aussi Crémant de Loire (château de Pieguë à Rochefort-sur-Loire), miel d’Eric Chouteau et objets comme cette vasque en étain fabriquée par OA 1710. Dans le même temps, des marchés étrangers sont en cours d’exploration : Europe (Allemagne, Irlande, Pays de Galles), mais aussi ProcheOrient (Dubaï, Arabie saoudite) et Chine. Premier essai à New-York où le gâteau à la fleur de lys doit être commercialisé comme un produit de luxe pour les boutiques et les restaurants. « Le club trouvera sa force notamment quand il recevra des prospects nationaux ou internationaux intéressés par les produits ou services livrés par ses membres ». http://maisonbecam.com/41-c www.maineetloire.cci.fr ligne directe Aménagement du territoire Echos L’Orac, baromètre des petites entreprises en Saumurois Le fond Orac (Opération de restructuration de l’artisanat et du commerce) dans le Grand Saumurois est un dispositif financé et piloté par l’État qui s’adresse aux petites entreprises de moins de dix salariés pour participer à leur développement. Depuis le lancement de l’opération début 2011, 51 entreprises ont été soutenues dans leurs investissements pour un total de plus de 532 000 €. « Nous avons reçu beaucoup de dossiers au démarrage», indique Nathalie Coatglas, chargée d’animation au Syndicat mixte du Grand Saumurois. Mais depuis 2013, on observe une frilosité générale des entreprises, quel que soit l’investissement. La tendance est davantage à conforter l’activité plutôt qu’à développer » . En parallèle de cette position «wait and see», un autre phénomène opère. En 2014, six nouveaux dossiers ont reçu un avis favorable pour des investissements de plus de 230 000 € : acquisition de matériel, mise en accessibilité… « Surtout, trois d’entre elles ont fait appel à l’Orac pour développer la vente ambulante : achat d’un camion de tournée pour un pizzaiolo, d’un camion équipé d’un point cuisson pour une boulangeriepâtisserie ou d’une remorque réfrigérée pour un fromager. » Source : Le fil des territoires Christelle Septans 02 41 83 53 47 [email protected] Pouancé : convention avec la CCI besoins de développement pour les entreprises ? Comment s’appuyer sur les secteurs d’activités prédominants, les forces en présence, pour assurer le développement et l’attractivité économique de Beaufort-enAnjou ? Quels développements envisager pour capitaliser sur les atouts, devenir performant et accueillant pour les entreprises ? La ComCom englobe les communes de Beaufort-enVallée, Brion, Fontaine-Guérin, Fontaine-Milon, Gée, Mazé et Saint Georges-du-Bois. CONTACT Christelle Septans 02 41 83 53 47 [email protected] www.beaufortenanjou.fr La CCI participe à la révision du SCoT Loire Angers La loi Grenelle 2 du 12 juillet 2010 a renforcé les attentes à l’égard des Schémas de cohérence territoriale et complété leur contenu en conséquence. Ses dispositions ne concernent pas seulement les SCoT à venir. Elles doivent aussi être intégrées aux SCoT existants. Le Schéma de cohérence territoriale Loire Angers, approuvé le 21 novembre 2011, va donc être mis en conformité avec les dispositions du Grenelle de l’Environnement. Sa révision a été prescrite le 17 novembre 2014 par le Conseil communautaire d’Angers Loire métropole. Le futur SCoT devra www.maineetloire.cci.fr Avec plus de 4 400 habitants,Vihiers est un des pôles principaux du Pays Loire en Layon. La municipalité s’interroge sur le rayonnement commercial de son centre-ville et les moyens de le renforcer. La CCI de Maine-et-Loire a réalisé une étude du commerce, accompagnée d’un plan d’actions destiné à l’adapter ou le conforter. L’analyse de la consommation, du marché théorique et de l’offre commerciale est terminée. Un diagnostic SWOT (menaces, opportunités, forces, faiblesses) souligne les activités manquantes sur Vihiers et le taux d’évasion en comparaison avec des villes similaires. La CCI a conclu ce travail par des préconisations. CONTACT Beaufortais : un projet de développement économique La Communauté de communes de Beaufort-en-Anjou élabore un projet de territoire pour le rendre plus attractif et développer une réelle ambition économique pour ses 800 entreprises. Elle a sollicité la Chambre d’Agriculture, la CCI et la Chambre de Métiers et de l’Artisanat pour animer des rencontres destinées à apporter une vision du Beaufortais pour les 5 à 10 ans à venir. Une centaine de chefs d’entreprises, agriculteurs, artisans, commerçants, industriels... se sont mobilisés pour alimenter cette réflexion préalable. Quels Etude commerciale en cours sur Vihiers être adopté avant le 1er janvier 2017. Le Pôle métropolitain Loire Angers, en charge de ce travail, a proposé à la CCI d’être un partenaire privilégié dans le cadre de cette révision. Par convention, la Chambre s’est engagée à apporter un soutien et une contribution destinés à répondre aux attentes des élus du Pôle. Elle réalisera un travail d’analyses et de productions communes pour établir le diagnostic du volet commerce du SCoT, en association avec l’Agence d’urbanisme de la région angevine. En effet, la loi Grenelle 2 renforce les apports de lois précédentes pour une meilleure prise en compte du commerce dans l’aménagement du territoire. Le commerce est partie prenante de cette réforme de l’urbanisme dont l’objectif est la construction sur ou en continuité immédiate de l’existant et la lutte contre l’étalement urbain. Traduit en termes de commerce, il s’agit de ne pas favoriser une implantation dispersée en périphérie des villes. CONTACT Pascal Ranchoux 02 41 20 54 46 [email protected] La Ville de Pouancé a signé le 21 novembre une convention avec la CCI par laquelle elle bénéficiera d’informations économiques sur les entreprises, d’accompagnement opérationnel et à la réflexion stratégique. Elle informera la CCI de l’activité économique sur son territoire. Par ailleurs, la municipalité a été acceptée au programme d’Etat de revitalisation des centres-bourgs. Elle fait partie, tout comme Doué-laFontaine, des 54 communes (sur 300) retenues pour cet appel à projet doté de 40 millions d’euros par an. Un programme alliant amélioration du logement, du commerce, de l’équipement et des services devra être mis en œuvre. La CCI de Maine-et-Loire espère contribuer activement à ce grand projet de revitalisation. CONTACT Olivier Poussin 02 41 20 54 97 [email protected] Arthur Loyd emménage à Angers Le réseau Arthur Loyd, fort de 63 implantations dans toute la France, est le spécialiste du conseil et du service aux professionnels pour l’immobilier. L’agence d’Angers vient d’emménager dans de nouveaux bureaux, place André Leroy. Son gérant, Benoît Plumel, s’occupe des transactions en locaux d’activités et entrepôts logistiques et gère des dossiers d’implantation sur la région Ouest grâce à sa présence dans les villes de Blois, Rennes, Le Mans, Bourges et Châteauroux. Membre de l’Observatoire de l’Immobilier, l’agence angevine, composée de 4 personnes spécialisées, répond à la demande des entreprises souhaitant s’implanter sur le marché angevin. Anjou Eco - n°38 - Janvier 2015 11 Galva 72_90 x 130 10/01/13 09:06 Page1 Petit location pub_90 x 130 17/12/13 10:08 Page1 Ensemble, imaginons le futur ! Bases vie Bureaux Salles de formation Vestiaires Réfectoires Sanitaires Stockage Bâtiments BBC RT 2005 RT 2012 Location Vente Bureau d’études Service client Tél. 02 41 20 14 20 - www.petit-location .fr Unimedia janvier_190 x 130 07/01/15 11:19 Page1 Regard Le slow management : ensemble de pratiques managériales alternatives destinées à créer des environnements coopératifs, stables et durables privilégiant l’épanouissement humain. Eric Jemin DAO-BE, Avrillé Une certaine idée de l’entreprise humaine Forte d’une cinquantaine de salariés, la société DAO-BE, dirigée par Eric Jemin à Avrillé, est un bureau d’études spécialisé dans la prestation de services en mécanique industrielle et bâtiment. L’ouverture récente d’une antenne à New York renforce la volonté de son dirigeant de créer des emplois au gré des opportunités de rencontres humaines. DAO-BE 4 rue Maryse Bastié C.A. Le Bocage 49240 Avrillé Tél. : 02 41 96 82 32 www.dao-be.com GÉRANT Eric Jemin activité Prestation de services en bureau d’études pour tous secteurs d’activité Effectif 47 salariés 3 bureaux d’études en France : Angers (30 pers.), RennesLaval (5 pers.), Rouen (9 pers.) et un à New York (USA – 2 pers.) CA 1,5 million d’euros www.maineetloire.cci.fr E n 2003, Eric Jemin rachète, avec un associé, le bureau d’études de l’entreprise DAO Système, spécialisée dans la vente de matériel informatique et la formation sur logiciels 3D. Il externalise alors ce service composé de 8 salariés. Puis en 2010, il en devient le dirigeant à part entière, avec 18 personnes à son bord. « Ayant acquis une formation technique, j’ai toujours rêvé de devenir mon propre patron.» se souvient-il. Une structure qui s’étoffe Aujourd’hui, DAO-BE représente un groupe dynamique, réparti à Avrillé (siège social), Rouen, Rennes et tout récemment, New York. La constitution de ses quatre unités découle de contacts et de relations profitables à chacun. L’antenne de Rouen (9 personnes) fut créée en 2011 avec le recrutement d’anciens jeunes stagiaires ayant suivi une formation au Greta, animée par Eric Jemin. Il avait ainsi pu juger de leurs compétences avant de leur offrir cet emploi. Un an plus tard, l’antenne de Rennes ouvre avec 4 dessinateurs et une commerciale qui, en un an, vont doubler le C.A. sur ce secteur. Puis, DAO-BE s’exporte aux USA, grâce à un collaborateur qui accompagne son épouse étudiante en stage à Manhattan. Plutôt qu’une démission, une solution de télétravail lui est proposée. L’expérience étant très concluante, et aidé par divers organismes dont la CCI, Eric Jemin décide alors d’ouvrir un bureau à New York, en septembre 2014, avec l’embauche supplémentaire d’un commercial. « Toutes ces créations successives tournent autour d’un même objectif : permettre à de jeunes diplômés de pouvoir se lancer dans la vie active et concrétiser un projet professionnel. Trois activités L’activité de DAO-BE se répartit en trois secteurs, axés sur le développement de produits ou la conception de systèmes en lien avec les demandes de leurs clients. Tout d’abord, des prestations de services en bureau d’étude : « 80 % de nos salariés sont détachés dans des entreprises du département et des environs, tous secteurs confondus : Bucher Vaslin, PCM Pompes, ThyssenKrupp, Cointreau, Eurecom… pour travailler sur des logiciels 2D et 3D. Ils participent à la conception de machines en tous genres : machine à pain, dialyseur électronique, amélioration de lignes de production… » La seconde activité consiste en de l’ingénierie, l’étude d’équipements et outillages pour améliorer certains postes en production, pour perfectionner des process de fabrication… Seront sous-traitées par des partenaires locaux, la réalisation de machines, l’usinage des pièces ainsi que la tôlerie et la chaudronnerie. Enfin, le 3e domaine d’activité (qui tend à se raréfier) consiste à établir, pour des archi- tectes, des plans de bâtiments d’après des relevés de cotes et mesures très précis (pour une vision plus homogène de tous les plans d’un même bâtiment). Le collaborateur, au cœur de l’entreprise Derrière chacune de ses filiales, se cache une histoire humaine, une rencontre, une opportunité de voyages, une motivation, une chance offerte au jeune diplômé, nouvellement embauché, de se voir confier des responsabilités. Pour que le tandem fonctionne au mieux, Eric Jemin veille à associer un technicien et un commercial qui s’entendent bien. « C’est primordial pour une mise en confiance qui se répercutera sur la qualité du travail.» Ce dirigeant quinquagénaire est adepte du slow management. «Le côté économique du travail n’est qu’un moyen, et non le centre d’intérêt. Je considère mon entreprise comme un lieu où des personnes viennent travailler ensemble sur des projets, partager des connaissances, acquérir un enrichissement personnel. C’est une relation basée sur la confiance mutuelle. Nous rencontrons très peu de turn-over. Je mets tout en place pour que mes salariés se sentent bien ici et s’épanouissent dans leur travail». Ainsi, l’antenne de Rennes-Laval est ouverte du mardi au samedi, « pour préserver un week-end de 2 jours consécutifs à la responsable commerciale dont le mari est coiffeur ». Dominique Gruson Anjou Eco - n°38 - Janvier 2015 13 ligne directe Echos Clemot Immo, au service de l’immobilier d’entreprise La société Clemot Immo, située à Cholet, accompagne les entreprises dans leur recherche de biens immobiliers (pas de porte, murs commerciaux, bureaux, locaux commerciaux en périphérie, terrains industriels et commerciaux, locaux d’activités et industriels). « L’objectif, comme le souligne Fabien Clemot, responsable de l’agence, est de proposer le produit le plus adapté à la demande de notre clientèle, le plus en phase avec sa recherche ». Entre autres clients, de grands groupes industriels, des commerçants, des artisans également avec, pour chacun, des demandes spécifiques : une plateforme logistique, des bâtiments dont la surface peut atteindre de 5 000 à 10 000 mètres carrés à quelques centaines de mètres carrés. Clemot Immo intervient sur Cholet et ses environs, aussi bien dans l’achat que la location. «Au vu des taux actuels particulièrement peu élevés et très intéressants, davantage de clients aujourd’hui se portent vers l’acquisition ». TOTEM : 20 ans qu’on l’aime… Loin du tumulte de la capitale et des grandes villes, l’agence de mannequins TOTEM, située à Cholet, est devenue, depuis bientôt 20 ans, une agence connue et reconnue. Parmi ses clients, de grands comptes à l’instar d’Air France, d’Accor, de Canal+, de BNP Paribas, des enseignes régionales dans le domaine de la confection (Groupe Zannier, Groupe Royer), des agences de publicité, des photographes. Comme l’explique Florent Barré, son dirigeant, « notre situation géographique nous permet d’avoir les avantages des grandes villes (Nantes, Angers, Paris) sans les inconvénients ». Cette stratégie a permis à TOTEM, depuis sa création en 1995, d’être particulièrement bien positionnée sur le marché, du fait de coûts de structure réduits directement répercutés sur son prix de vente. Aujourd’hui, TOTEM c’est un catalogue de plus de 6 000 mannequins (enfants et adultes tous profils confondus). En mars, l’agence célèbrera ses 20 ans, se préparant d’ores et déjà à se parer de ses plus beaux atours : un nouveau site web est en cours de finalisation. En décembre, TOTEM a emménagé dans des locaux neufs, à la Créathèque. www.treebu.com Succès d’Alcuin Les Procréatifs, « accompagnateurs dans la reprise d’OpenPortal de vos créations » « Concevoir un bel objet n’est pas le Software services aux entreprises plus important. Encore faut-il qu’il soit désirable ». Les Procréatifs ne sont pas une agence de design, mais l’association de deux compétences pour accompagner des PME, voire des TPE dans leur stratégie de création. Il y a dix ans, Marc Moreau intervenait dans une école de design où Sabine Bertrand était étudiante. Leurs relations professionnelles suivies ont débouché en 2014 sur la création de l’entreprise. « Nous avons travaillé dans des entreprises de taille intermédiaire et nous voulons faire profiter de plus petites structures de notre expérience. Ainsi, dans une boutique-atelier couture à la recherche d’une identité, en valorisant les lieux, créant une communication ». Mobiliser le bon outil, graphisme, design industriel, gestion de l’image de marque, management... au bon moment et hors des sentiers battus, telle est leur démarche, jusqu’à l’analyse du business model. Sabine Bertrand, à Chemillé-Melay, apporte sa sensibilité de « serial creative ». Marc Moreau, à Chambray-Lès-Tours, raisonne plutôt management et stratégie. Il intervient déjà pour Cuisine Design Industrie (Arthur Bonnet). Le cabinet propose deux packs pour faciliter l’accession aux outils du design : « jeunes entreprises », avec une mensualisation des frais, et « structures installées » pour que « le design devienne une démarche stratégique vis-à-vis du marché ». www.lesprocreatifs.fr Bati Conseil & Formation lutte contre l’amiante L’amiante est interdit en France depuis 1997, mais se trouve encore dans un bâtiment sur deux. Installé depuis mars 2014 dans la ZI de Beaucouzé, Bati Conseil & Formation propose des stages de prévention des risques liés à ce produit. Les salariés du BTP et de l’industrie sont les plus exposés lorsqu’ils sont amenés à travailler sur des matériaux qui en comportent, tels que canalisations, couvertures, peintures, colles, enrobés routiers... Ces salariés doivent être formés, conformément à l’arrêté du 23 février 2012 qui précise des 14 Anjou Eco - n°38 - Janvier 2015 contenus et des durées de formation variant selon les activités et les niveaux de responsabilité et de qualification. Bati Conseil & Formation accompagne aussi les entreprises dans leurs démarches de certification. « La certification est obligatoire pour une entreprise qui réalise des travaux de retrait, de démolition ou d’encapsulage de matériaux/produits contenant de l’amiante. Nous l’assistons à la mise en place et au suivi d’une politique de prévention des risques liés ». En octobre 2013, Alcuin reprenait les actifs d’OpenPortal Software alors en difficulté. En un an, un chemin important a été parcouru : 37 emplois sauvés en 2013, 13 créés en 2014 et une centaine de nouveaux clients gagnés. La société, rentable et en forte croissance, prévoit encore une dizaine d’embauches en 2015. Basée sur le site d’Angers Technopole et sur Paris, Alcuin est spécialisée dans la conception de logiciels de gestion des talents, de la formation et du dialogue social. « Ces solutions complètes et modulaires Saas -dans le cloud- sont prêtes à l’emploi pour chaque domaine. Elles s’adressent aux grandes entreprises, aux organismes de formation et aux établissements d’enseignement supérieur. « Pour les entreprises, Alcuin gère la base de données unique, les données des collaborateurs, les compétences et la formation, détaille Laurent Balaine, président d’Alcuin. Elle automatise les processus ressources humaines hors paye. Pour les organismes de formation professionnelle et les établissements d’enseignement supérieur, elle automatise la gestion administrative, pédagogique et financière, de la scolarité des étudiants, leur admission jusqu’à l’obtention de leur diplôme ». Au fait, pourquoi Alcuin ? Ce poète, savant et théologien anglais, était l’un des principaux conseillers de Charlemagne. Pour ses contemporains, il était « l’homme le plus savant de son temps ». www.alcuin.com www.baticf.com www.maineetloire.cci.fr Regard Christian Girardière Laboratoires Brothier, Fontevraud L’Abbaye « L’intelligence de la nature au service de la santé » Nichés dans la campagne saumuroise depuis 60 ans, les Laboratoires Brothier fabriquent des produits pour favoriser la cicatrisation et stopper les saignements. Leur président, Christian Girardière a toujours manifesté sa volonté de renforcer l’ancrage de l’entreprise dans le Saumurois et vient de le confirmer une fois encore par l’agrandissement du site de production. Laboratoires Brothier Siège social : 41, rue de Neuilly 92735 Nanterre Cedex Site de production : Avenue des roches Zone d’Activité - B.P. 26 49590 Fontevraud L’Abbaye Tel. : 02 41 53 71 00 Fax : 02 41 51 77 74 www.brothier.com PRÉSIDENT Christian Girardière Activité principale fabrication compresses et implants chirurgicaux Effectif 130 salariés (dont 60 sur le site de production saumurois) CA 35 M€ www.maineetloire.cci.fr L es Laboratoires Brothier sont installés dans la zone d’activité de Fontevraud L’Abbaye qu’ils occupent entièrement en plus de 20 000 m2 de terrains acquis récemment. « Cette surface supplémentaire va permettre d’assurer un développement à moyen terme de notre activité » précise Christian Girardière. Le nouveau bâtiment ultra moderne d’une superficie totale de 5 000 m2 assurera la production. 10 millions d’euros seront investis pour doubler la capacité de ce site industriel, dont la livraison est annoncée pour l’été 2015. Outre les laboratoires de contrôle et les locaux de fabrication, il est prévu une grande salle de conférences pour accueillir chercheurs, médecins, et scientifiques qui pourront bénéficier au cours de leur séjour des multiples attraits touristiques et culturels de la région (Abbaye Royale de Fontevraud, caves…). Ce bâtiment hightech traduit l’image d’excellence de l’entreprise sur le plan architectural. Très « Design », il sera paré d’un bardage inox sur lequel se reflétera son écrin de nature, dissimulant ainsi l’usine dans son environnement. Propriétés cicatrisantes d’un dérivé d’algue L’activité de ce laboratoire a débuté en 1949 avec la fabrication et la mise sur le marché du Coalgan, cette mèche (sans coton) qui arrête les saignements de nez. Les propriétés cicatrisantes d’une molécule extraite d’une algue sont également exploitées pour fabriquer des compresses qui « réparent » les tissus après une chirurgie lourde (amputation, grosses plaies, perte de substance importante…) La transformation de ce dérivé d’algue fait appel à des technologies de pointe, et son élaboration exige des contrôles bactériologiques très stricts : les manipulations, délicates et sophistiquées, se déroulent en salle « blanche », c’est-à-dire dans un milieu stérile, selon des normes de propreté très contraignantes. « Nous développons nos propres process de fabrication, très complexes, qui nécessitent des machines spéciales. Cet outil de production évolue au fur et à mesure des améliorations apportées à nos productions ». Classés « Dispositif Médical » depuis 1998, les produits ainsi que leur process de fabrication sont audités chaque année pour vérifier la stricte application de normes européennes très rigoureuses. 14 % du C.A. pour la R&D Les équipes de production, composées d’ingénieurs, techniciens, chimistes, biologistes, travaillent sur un site pour lequel la certification ISO 14001 a été obtenue en 2013 pour le respect de l’environnement. (Le siège social à Nanterre regroupe les services administratifs et les équipes de vente pour un effectif global de plus de 130 personnes). « Nous embauchons de jeunes chercheurs diplômés que nous formons. Notre service R&D travaille en partenariat avec l’INSERM et le CNRS. Leurs programmes en recherche fondamentale sont orientés notamment sur l’activation de cellules souches pour la réparation tissulaire. Le centre de recherche a doublé il y a deux ans et son budget représente 14 % du C.A. réalisé. » explique Christian Girardière. Les débouchés du produit sont très prometteurs, ouvrant de larges perspectives de développement, les recherches se concentrant sur des biopolymères spécifiques pour différentes chirurgies. Les produits des Laboratoires Brothier s’exportent vers l’Europe, les USA, l’Australie, le Japon. « Tous ces produits sont totalement fabriqués sur notre site de Fontevraud avec toutes les exigences de qualité que ce grand export peut nécessiter » indique le président Girardière pour lequel le développement du site saumurois figure parmi les priorités en cours de la société. Tout comme, certainement, l’aboutissement des recherches entreprises dans ses laboratoires qui ouvriront l’horizon à de nouveaux marchés. Dominique Gruson Anjou Eco - n°38 - Janvier 2015 15 ligne directe L’alternative à la location entretien des EPI Diversification originale pour le groupe de TP Luc Durand (Pruillé) qui, en 2011, a repris la société Cap Blanc (Le Lion d’Angers). Devenue Blanchisserie de la Sablonnière (B.D.L.S.), l’entreprise a mis au point un process unique de suivi des EPI (Equipements de Protection Individuelle). Chaque vêtement reçoit une identification nominative personnalisable. Un Tag RFID assure un suivi personnalisé du linge, de son usage, de son entretien, depuis l’achat jusqu’à la fin de vie. Dès son arrivée en blanchisserie, il est scanné, ses défauts photographiés. Un contrôle de la colorimétrie des bandes réfléchissantes se fait simultanément. La traçabilité permet de respecter le nombre de lavages qu’ils sont autorisés à recevoir. Les informations sont consultables sur un extranet mis à disposition gratuitement. « Les vêtements reçoivent un nettoyage spécifique, en fonction des matières et des métiers, à faible température, ce qui allonge considérablement leur durée de vie » explique Anthony Cochard, responsable de la blanchisserie. Le séchage par déshumidification n’est pas agressif et nos couturières effectuent de vraies réparations. Aucun coût n’est masqué : le client ne paie que ce qu’il met à laver. Le fabricant de vêtements professionnels Le BeauFort, dirigé par Vincent Favron, peut ainsi s’assurer de la qualité de ses vêtements et proposer les produits les mieux adaptés à ses clients. www.bdls.fr www.lebeaufort.com GESCO au capital du cabinet Equilibre Le groupe angevin d’expertisecomptable GESCO entre au capital du cabinet nantais Equilibre pour proposer une offre complète et performante dans un domaine en pleine mutation : les ressources humaines et l’accompagnement. « La transmission d’une entreprise est délicate, tant du point de vue du personnel que des fournisseurs et des clients, commente Eric Groud, dirigeant de Gesco. Elle est loin de se résumer aux seuls chiffres ». Les deux entreprises conservent leur autonomie juridique et leur marque. Elles réalisent un chiffre d’affaires cumulé de 4,8 millions d’euros avec 61 collaborateurs. En juin, Gesco avait signé un autre accord de partenariat avec le cabinet angevin Quadr’innov (conseil en management et accompagnement de l’innovation). www.gesco-sa.fr services aux entreprises Un Centre d’Information sur la Prévention des difficultés des entreprises (C.I.P) Les outils et procédures de prévention ne sont pas suffisamment connus et utilisés avec anticipation. Devant ce constat, les avocats, les experts comptables, les commissaires aux comptes et les juges des Tribunaux de Commerce créaient en 1999 un réseau national de Centres d’Information sur la Prévention des difficultés des entreprises (C.I.P). Son objectif était l’écoute et l’information gracieuse de chefs d’entreprise en proie à des difficultés : perte d’un gros client, retard dans les règlements, litige social... Le CIP de Maine-et-Loire a vu le jour le 17 octobre. « Si nous pouvons intervenir, nous fixons un rendez-vous au chef d’entreprise, commente son président, l’avocat Jean-Yves Lechevestrier. Il rencontre trois de nos délégués, un ancien juge consulaire, un avocat et un expert comptable-commissaire aux comptes. L’entretien est anonyme, confi- « Justice / Business » aux Confluences Pénales de l’Ouest 2015 Après « Justice / Medias « en 2013 et « Justice / Prison » en 2014, l’association Confluences Pénales de l’Ouest aborde le 31 mars 2015 le thème « Justice / Business. Acte 1 : L’entreprise responsable ». Ce colloque au Centre de Congrès d’Angers porte sur les rapports épineux entre justice pénale et entreprise : les principes de responsabilité pénale de la personne physique et de la personne morale, le harcèlement, l’action de groupe, la RSE… Cette journée d’échanges réunira des avocats, des magistrats et des professionnels. Parallèlement, une exposition se déroulera du 16 au 30 mars autour du thème de la justice et de l’entreprise. Affiches, photographies et tracts dentiel et gratuit ». Après, le chef d’entreprise pourra solliciter le médiateur du crédit ou le comité des services financiers. Si cela ne suffit pas, il faudra envisager une conciliation une procédure de sauvegarde, voire judiciaire. Il s’agit du 3ème C.I.P. des Pays de la Loire après celui de la LoireAtlantique créé en 2008 et celui de la Mayenne créé en 2013. Numéro Vert 0800 100 259 ¸ CONFLUENCES PeNALES DE L'OUEST JUSTICE BUSINESS ACTE 1 : L'ENTREPRISE responsable retraceront la vie industrielle, la culture de et dans l’entreprise… Cette édition 2015 sera le premier acte d’une série de colloques sur le thème du « Business ». Créée en 2012, Confluences Pénales de l’Ouest (CPO) réunit des acteurs de la scène judiciaire autour de la justice pénale et de la criminologie dans l’organisation, chaque année, d’un colloque professionnel et d’une exposition 31 mars 2015 - centre de congres-angers ` grand public en écho au thème choisi. CPO est présidée www.acr-avocats.com/ par son fondateur Pascal Rouiller, pro-bono/confluencesavocat spécialiste en droit pénal penales-de-louest/ inscrit au Barreau d’Angers. Graphisme : Marc-Antoine Mathieu, Lucie Lom Echos @ConfluencesP Un parcours de formation « Maîtrise de l’énergie » financé à 100 % Un nouveau parcours de formation sur la maîtrise de l’énergie est porté par Opcalia Pays de la Loire, la CCI, en partenariat avec la PRI ORACE (Cholet), l’ADEME et l’Ecole des Mines de Nantes. Dix sessions de chaque action de ce parcours sont programmées dans le Maine-et-Loire jusqu’à fin 2015. Cette formation est financée à 100 % par Opcalia, pour les coûts pédagogiques et pour les salaires à raison de 13 € /heure. Le programme est ouvert aux entre- 16 Anjou Eco - n°38 - Janvier 2015 prises ligériennes, même ne versant pas à Opcalia. Il allie le transfert de compétences et celui du dispositif de diagnostic Eval’Energie, mis au point par les CCI. Sa première action est la nomination d’un « référent énergie », formé à mieux négocier les futurs contrats d’énergie. Il mènera des audits internes pour identifier les actions à mener. Il sensibilisera les collaborateurs aux économies quotidiennes de l’énergie. Le programme comprend aussi une boite à outils tech- niques : deux packs de 3 jours « Efficacité énergétique liée à la production » et « Efficacité énergétique liée au bâtiment » et un pack de 2 jours « Activités tertiaires sensibilisation », plus généraliste (actions sur l’éclairage, l’informatique…). La 5ème et dernière action « Responsable de production et maitrise des énergies en installations industrielles », certifiante, se déroule en alternance sur 455 heures. Démarrée le 26 janvier 2015, elle se termine à la fin de l’année. www.maineetloire.cci.fr Petit janvier 2015_190 x 65 06/01/15 14:13 Page1 Février 2015 : Transfert d’activité ANGERS - CHOLET Nouveau garage - Nouveau site ZA des Landes - Route de Laval à AVRILLÉ PETIT - ANGERS - CHOLET (49) BMW janvier 2015_190 x 130 31/12/14 11:37 Page1 www.petit.fr - [email protected] /PVWFMMF #.89 XXXCNXGS -FQMBJTJS EFDPOEVJSF 4ѳ*.104&3"7&$45:-& /067&--&#.89 5FSSJCMFNFOUDIBSJTNBUJRVFMB/PVWFMMF#.89DPOKVHVFMFTUSBJUTSPCVTUFTEѳVONPE¨MF#.89Mѳ©M©HBODFEѳVO$PVQ©FUUSPJT趑OJUJPOTIBVUEFHBNNF &MMFEPOOFBVTTJMFNFJMMFVSEѳFMMFNªNFHS¢DF TFTNPUPSJTBUJPOT#.8&G趑DJFOU%ZOBNJDTSFTQFDUBOUMBOPSNFBOUJQPMMVUJPO&6 XXXCNXGSY DYNAMISM Automobiles CHARRIER $0/$&44*0/5&45 8 rue Amédée Gordini 1900 route de Doué 53 rue de la Jominière 9YYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYY 49072 Beaucouzé - 02 41 318 520 49400 DISTRÉ - 02 41 50 10 10 49300 CHOLET - 02 41 71 05 84 YYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYY www.charrier.bmw.fr www.dynamism.fr $POTPNNBUJPOTFODZDMFNJYUFEFMB/PVWFMMF#.89 MLN$0 HLN1SJTFEFWVFFOQSPQSJ©U©QSJW©F Arca chudeau_190 x 65 21/05/13 10:06 Page1 $POTPNNBUJPOTFODZDMFNJYUFEFMB/PVWFMMF#.89 MLN$0 HLN1SJTFEFWVFFOQSPQSJ©U©QSJW©F ligne directe Echos Froga s’habille plus grand Créée en 1938, la société Froga (La Plaine France), est spécialisée dans la fabrication d’épaulettes, cigarettes et plastrons pour vêtements, diverses matières et accessoires textiles. Depuis sa création, elle est devenue un partenaire incontournable des plus grands noms du prêtà-porter et de la haute-couture française et européenne. En 2001, Froga diversifie son activité par le rachat de la société Sofatec, spécialisée dans la fabrication des masques d’hygiène. En 2003, l’entreprise double sa superficie et développe ses deux activités. En 2014, elle concrétise un projet d’extension de ses surfaces de stockage et d’atelier, passant de 700 m² à 2000 m². Comme l’explique Frédéric Godin, gérant de la société, « le secteur du luxe, avec lequel nous travaillons, est en constante progression. Par incidence, notre activité dédiée au textile a suivi la même évolution, d’où cette nécessité d’agrandir les surfaces car cela devenait compliqué à gérer. Nous souhaitions pouvoir répondre au développement de notre activité aussi bien pour la partie textile que pour les produits de protection jetables». Alltub : rester leader mondial du tube aluminium Alltub va investir de 1 à 1,5 million par an sur la période 2015-2017 sur son site de Saumur. Les lignes de production continueront à être modernisées tout comme certaines machines pour gagner en productivité. Un plan de formation en interne permettra aussi d’anticiper les départs à la retraite des « anciens », présents depuis les années 70. Mario Barbero, président du groupe Alltub, souhaite que la production saumuroise de tubes aluminium soit destinée en totalité au secteur pharmaceutique sur le long terme. Le site est le seul du groupe à posséder une salle propre, un gain de qualité pour les entreprises pharmaceutiques. Actuellement, cette proportion est de 61%, 22% allant à la cosmétique, 16% à l’industriel et 1% à l’alimentaire. Alltub qui appartient au fonds d’investissement Aurora emploie 240 personnes, dirigées par Jacques Godard. ils investissent Leroux-Pacreau étend sa surface de travail Présente depuis une trentaine d’années auprès des professionnels de la cuisine et de l’agencement intérieur, l’entreprise Leroux (anciennement Pacreau) a développé un savoir-faire reconnu dans la fabrication sur mesure de plans de travail stratifiés, éléments et mobilier d’agencement. Située à Saint-Christophe-du-Bois, elle emploie une vingtaine de personnes. L’entreprise a su évoluer au fil du temps et se caractérise encore aujourd’hui par sa capacité d’adaptation. Comme l’expliquent Corinne et Jean-François Leroux, cogérants, « notre double activité se caractérise par une grande réactivité pour la fabrication à la contremarque de plans de travail et éléments de meubles sur mesure pour les professionnels de la cuisine et la fabrication de mobilier d’agencement pour les donneurs d’ordre, décorateurs et architectes. Au cours des dernières années, l’activité d’agencement a connu un bel essor et l’offre liée aux plans de travail s’est diversifiée, est montée en gamme ». Afin de poursuivre sa croissance dans des conditions optimales, la société a concrétisé cette année un projet d’extension de 900 m2. « Nous avons agrandi la partie production, construit des bureaux et des locaux sociaux pour offrir à nos salariés des conditions de travail plus confortables pour accompagner le développement de l’entreprise ». Une évolution saluée avec un nouveau logo et une nouvelle identité visuelle. Végécom certifiée « GlobalGap » Dirigée par Gilles Boutreux, la société Végécom, aux Ponts de Cé, regroupe cinq producteurs angevins, spécialisés chacun par type de production ce qui permet une maîtrise du process de culture. Elle a été créée pour répondre à une motivation de mise en marché groupé et d’offre globale pour atteindre le marché de la jardinerie. Elle assure la distribution d’un certain nombre de leurs produits sous la marque « Jardin de Loire ». Intéressé par une démarche environnementale, Gilles Boutreux a obtenu la certification « Plante Bleue » en 2012, correspondant à une charte éco-environnementale (sensibilisation au tri, station d’arrosage et fertilisation, plateforme pour les effluents…). Végécom a été certifiée « GlobalGap » il y a un an, norme pour la traçabilité et la sécurité alimentaire, basée sur les principes de prévention des risques. Cette norme répond à une demande des consommateurs qui recherchent de plus en plus à être renseignés sur le qualité des produits qu’ils consomment. Végécom propose environ 2 000 références cultivées sur 16 ha et 120 000 m2 couverts. Elle est reconnue pour ses plantes aromatiques en pot « prêtes à cuisiner », ses plants de légumes ludiques pour amateurs, ses plantes vivaces fleuries, … ainsi que les plantes annuelles et bisannuelles. www.vegecom.com www.leroux-pacreau.fr CTAO, relais du Pacte Energie Solidarité En une heure, l’opérateur de la société CTAO (11 salariés) à Notre-Dame-d’Allençon va souffler 100 m² d’une laine de verre très blanche, composée à 80 % de verre recyclé, entre les solives du plancher. L’isolation des combles perdus va améliorer sensiblement la performance 18 Anjou Eco - n°38 - Janvier 2015 énergétique de cette maison. Au final, le soufflage devrait faire baisser de 25 à 30 % la consommation d’énergie. Mais le propriétaire ou le locataire recevra une facture... d’un euro avec une garantie décennale. Qui finance ? Le Pacte énergie solidarité. Ce programme national, validé par le ministère de l’Ecologie, veut lutter contre la précarité énergétique des ménages les plus modestes. Il a été lancé en 2013 par CertiNergy, société de conseil en certificats d’économie d’énergie. Les CEE sont acquittés par 300 « obligés français », distributeurs et fournisseurs d’énergie. Les travaux sont réalisés par Combles Eco Energie, filiale de la société, via un réseau de partenaires locaux comme CTAO (Centre de Travaux Angers-Ouest). Cette dernière, dirigée par Corinne Ducreux, a acquis une expérience unique dans l’isolation soufflée. Elle est certifiée Pros de la Performance énergétique, reconnue Grenelle de l’Environnement. www.ctao.fr www.maineetloire.cci.fr Regard Eric Legeais Batistyl, Maulévrier La fidélisation par la proximité Comme recette anticrise, Batistyl a choisi ces dernières années de déployer une nouvelle stratégie commerciale. L’entreprise, implantée à Maulévrier, développe également son activité vers de nouveaux services et produits toujours plus performants. Batistyl ZI de la Fromentinière 49360 Maulévrier Tél. 02 41 49 49 50 www.batistyl.fr PDG Éric Legeais Activité Fabrication de menuiseries en PVC et alu, et fermetures Effectif 340 salariés CA 45 M€ *Batistyl a été créée en 1992 mais l’origine de l’entreprise remonte à 1931 avec Joseph Legeais. www.maineetloire.cci.fr B atistyl, c’est une entreprise de 340 personnes, touchée par la baisse du marché de la construction, mais qui a su réagir et maintenir son budget à l’équilibre. Le fabricant couvre aujourd’hui six régions dans l’Ouest et produit 150 000 menuiseries et fermetures par an. Sa clientèle est principalement constituée de professionnels également répartis entre les marchés de la construction neuve et de la rénovation. Une proximité partagée « Nous ne pouvions plus travailler comme avant. Nous devions nous démarquer et jouer plus que jamais la carte de la fidélisation», expliquent Eric Legeais, le PDG, fils du fondateur*, et Pascal Métayer, directeur marketing. « Nous avons décidé d’investir en région pour être plus proches de nos clients et les fidéliser. Trois directions régionales ont peu à peu été créées : à Maulévrier (Centre-Ouest), au Haillan à proximité de Bordeaux (Sud-Ouest) et à Saint-Jeande-la-Neuville près du Havre (Nord-Ouest), une direction en développement, qui rayonne déjà sur toute l’Ile de France ». Batistyl s’appuie également sur trois agences avec showroom et espaces professionnels : Saint Herblain, Orléans et La Rochesur-Yon. « L’organisation est ainsi la même dans toutes nos agences régionales avec un directeur, des services commerciaux internes et des centres logistiques pour livrer en temps et en heure sur les chantiers. Chaque client a ainsi affaire à la même équipe, au même interlocuteur pour toutes les ouvertures du chantier. Nous nous appuyons ensuite sur des partenaires pour ce que nous ne fabriquons pas : portes de garage, volets battants…». Poursuivant sa dynamique de développement en région, Batistyl a récemment inauguré une plate-forme logistique sur son site bordelais. « Et nous prévoyons dans les prochains mois de multiplier les événementiels en agence pour présenter nos nouveaux produits. » En interne, elle a mis en place un nouveau logiciel ERP ainsi qu’une nouvelle organisation, plus transversale, avec un Pôle Produits. Place à l’aluminium, à la couleur et aux performances Soucieux d’apporter à ses clients les solutions de demain, le fabricant réfléchit à de nouvelles pistes pour l’évolution de son activité. « Aujourd’hui, nous cherchons plutôt à développer l’axe aluminium et la personnalisation de nos produits avec de nouvelles gammes couleurs». Le groupe a investi il y a deux ans dans une chaîne de thermolaquage pour colorer les pièces en petites séries et traiter les profilés qui lui manquent. Il souhaite également se diriger davantage vers le marché de la rénovation et tirer parti des nouvelles exigences environnementales. « Les produits ont connu des évolutions importantes ces dernières années au niveau de la performance thermique avec un gros enjeu sur la qualité de la pose. En 2007, nous avons créé un centre de formation agréé pour aider les collaborateurs de nos clients à s’adapter à ces évolutions». L’entreprise s’intéresse aussi à la domotique dont l’emploi commence à se démocratiser. « L’intégration des ouvertures se fait aujourd’hui en amont avec les architectes. Nous sommes consultés pour des solutions globales combinant plusieurs technologies. Ce qui crée des échanges et des collaborations nouvelles avec des corps de métiers différents ». Dans le domaine de la rénovation, la société compte aussi beaucoup sur Spécitec, sa division technique, dédiée, comme son nom l’indique, à la fabrication des produits spécifiques, techniques et sur mesure : menuiseries à l’épreuve des balles, portes et fenêtres coupe-feu, portes grand trafic… pour les bâtiments tertiaires, les maisons individuelles,… et même les commissariats. Après une petite pause, Batistyl reprend ses investissements. Sur le prochain exercice, plus de 2 M€ seront consacrés à l’amélioration de la production et de l’usinage notamment pour l’intégration des nouvelles gammes. Signe que Batistyl a confiance en son avenir… Isabelle Baudry Anjou Eco - n°38 - Janvier 2015 19 ligne directe Echos Tetrapolis se dote d’une structure juridique Tetrapolis, pôle d’expertise digitale situé à Avrillé, rassemble des agences, chacune spécialisée dans un domaine spécifique du digital. Objectif de ce pôle : pouvoir répondre de manière qualitative à des projets digitaux faisant appel à plusieurs métiers du numérique. Jusqu’à présent, Tetrapolis n’existait que par le dépôt de sa marque, par chacun des membres fondateurs, à l’INPI. Il était temps de créer une réelle structure juridique. La forme d’un GIE s’est alors naturellement imposée, l’objectif étant aujourd’hui de répondre à des appels à projets d’ampleur avec une surface financière plus solide. En 2014, Tetrapolis a réalisé 1,2 million de C.A. Entre autres clients, Saint-Gobain, Manitou, Radis et capucine, Villes d’Angers et d’Avrillé, conseils généraux, Comités de tourisme… Pour compléter la pluridisciplinarité des compétences de ce nouveau GIE, Tetrapolis recherche deux nouveaux membres dans les domaines de la relation presse, événementiel ou media-planning. www.tetrapolis.fr Trophées Territoires Innovation Pays de la Loire 2014 Les trophées Territoires Innovation Pays de la Loire 2014 ont été remis le 4 décembre à la Cité des congrès Nantes Events Center. Trois des sept entreprises lauréates sont implantées en Maine-et-Loire. Fixator (Saint-Barthélemy d’Anjou), fabricant de matériels de levage de personnes, a mis au point le système Exolift d’aide à la montée d’échelle pour les techniciens intervenant sur les éoliennes (Catégorie Industrie). Concrete by LCDA (Montreuil-Juigné), s’est spécialisée dans la fabrication de panneaux en béton fibre pour l’agencement et le mobilier contemporain (catégorie Design, Architecture et économie créative). Le coup de coeur TRIA du jury a été remis à Innortex (Saint-Barthélemy d’Anjou), spécialisée dans les solutions de recyclage innovantes pour donner une seconde vie aux déchets provenant de résidus de production ou de matériaux postconsommation (matelas, sièges de voitures ou d’avions au rebus). http://trophees-innovation. paysdelaloire.fr/ Services aux entreprises Hamosphère : pour dynamiser les territoires ruraux et péri-urbains Ils viennent de différentes disciplines : architecte, coach, juriste et technicienne de l’environnement, accompagnateur coopératif. Regroupés dans l’association Hamosphère (Le Plessis-Grammoire), ils offrent des outils d’accompagnement coopératif et des solutions d’aménagement du territoire aux collectivités des territoires ruraux et péri-urbains. Ces professionnels développent des solutions d’aménagements flexibles, d’habitats ou de jardins d’activités autonomes, bioclimatiques et réversibles. Ils conçoivent et réalisent des projets d’urbanisation ou de création d’activités en évitant leurs impacts sur l’environnement. Accompagnée par Angers Technopole, Hamosphère est partenaire des unités et structures de recherche ESO (Espaces et Sociétés)-Carta, d’Angers Loire Métropole et de l’Association des Maires du Maine-et-Loire. Elle parti- cipe à la mise en place d’outils juridiques et réglementaires qui intègrent la question de la réversibilité des territoires sur l’agglomération d’Angers et le département du Maine-etLoire. Elle a bénéficié d’un soutien de 45 000 € de la Région pour la phase de préfiguration des projets qu’elle réussira à faire émerger dans les Pays de la Loire. http://hamosphere-cooperation.org/ Les patrons aux premiers rangs des mécènes L’association Admical, qui diffuse la pratique du mécénat en France, a publié le premier Baromètre du mécénat des entreprises. Près des trois quarts (73 %) des chefs d’entreprises et cadres dirigeants sont mécènes à titre personnel. 56 % des entrepreneurs s’engagent par des dons d’argent (en moyenne autour de 900 €) et 54 % mènent des actions de soutien à des projets d’intérêt général (conseil, levée de fonds, lobbying…). Ils sont 37 % à faire les deux. Certains (17%) vont jusqu’à créer ou participer à la création de structures d’intérêt général, associations ou fondations. Ces engagements, qui augmentent en fonction de l’âge et des revenus, sont stables dans la durée. Les domaines soutenus en priorité par les entrepreneurs mécènes sont la santé (citée par 44 % des mécènes), le social (42 %) et la solidarité internationale (38 %). Ensuite, la culture (24 %), le sport (21 %), l’éducation (20 %), l’environnement (12 %), la recherche scientifique et l’enseignement supérieur (12 %). Leurs motivations sont notamment l’envie d’être utiles, de transmettre des valeurs, et de rendre à la société ce qu’elle leur a donné. Ils aiment à « sentir qu’ils font bouger des choses » du fait de leur contribution personnelle. www.admical.org Recrudescence de faux ordres de virement (FOVI) Réalisée par téléphone et par e-mail, l’escroquerie aux Faux Ordres de VIrement (FOVI) concerne toutes les entreprises. Les escrocs se font passer pour le PDG de l’entreprise et prétextent l’imminence d’une opération importante, capitale (projet de fusion/acquisition, changement de domiciliation bancaire...) afin d’obtenir un ou plusieurs virements internationaux. Souvent à l’étranger, les escrocs collectent en amont un maximum de renseignements sur l’entreprise. Cette 20 Anjou Eco - n°38 - Janvier 2015 connaissance associée à un ton persuasif et convaincant est la clé de réussite de l’arnaque. L’opération est lancée sur les personnes capables d’opérer les virements (services comptables, trésorerie, secrétariat...). Pour s’en prémunir, les entreprises peuvent mettre en place des mesures simples de sécurité en interne. Et des signes avant-coureurs permettent de subodorer la tentative. En cas de doute, prenez attache directement avec la personne au sein de la société, soit physiquement, soit avec les coordonnées connues de l’entreprise. Que faire en cas d’attaque ? Demander immédiatement à la banque le retour des fonds et déposer une plainte auprès des services de police et de gendarmerie, en apportant un maximum d’éléments, ce qui permet d’optimiser les chances de récupérer les fonds escroqués. www.maineetloire.cci.fr Regard Jacques Clochard et Sylvain Roussay Jyga Process, La Séguinière Une mécanique bien rôdée À La Séguinière, Jyga Process développe des machines standard et sur mesure pour l'industrie et plus particulièrement l'agroalimentaire. L’entreprise, reprise par Jacques Clochard (Groupe Fideip) et Sylvain Roussay, entend élargir ses marchés. JYGA PROCESS Rue Edouard Branly Zone de La Bergerie 49280 La Séguinière Tél. : 02 41 56 49 92 Dirigeants Jacques Clochard et Sylvain Roussay Activité étude, conception, réalisation, commercialisation, montage, mise en service d’équipements automatiques CA 4,2 M€ Création 1992 Effectif 24 salariés www.maineetloire.cci.fr E lles permettent entre autres de poser des couvercles, de sur-emballer dans des boîtes carton des sachets de médicaments, de disposer des bouteilles en plastiques dans des bacs… Elles sont utilisées pour le chargement automatique, l’encaissage, la palettisation, le conditionnement et le sur-conditionnement... Qui ? Les machines de Jyga Process bien sûr ! Depuis sa création, la société est spécialisée dans la fourniture d’équipements de fin de lignes de production. « Les solutions imaginées sont complètes : elles sont conçues en interne par notre bureau d’études, puis assemblées et automatisées dans l’atelier et enfin livrées et installées chez l’utilisateur. Elles trouvent leur application dans les industries de l’agroalimentaire mais aussi de l’hygiène et de la santé. Nos clients nous contactent pour plusieurs raisons. Certains souhaitent robotiser une fonction pour gagner en rentabilité et en efficacité. D’autres, faire évoluer un packaging, créer de nouveaux concepts de fabrication ou optimiser des postes de travail. Dans notre domaine où la concurrence est très présente, la différence se fait au niveau des coûts et des bonnes idées. Une fois sur deux, nos réalisations sont sur mesure », détaille Sylvain Roussay, l’ex directeur commercial devenu DG. Pas moins de 6 personnes travaillent au bureau d’études mécaniques de Jyga. Six autres dans le bureau d’études automatisme. La société conçoit 25 à 30 machines par an. Avec un coût moyen d’investissement pour une machine d’environ 300 K€. Une reprise anticipée Depuis décembre 2013, Jyga Process est détenue majoritairement par le groupe industriel Fideip, dirigé par Jacques Clochard. Cette opération est intervenue avec le départ en retraite de Serge Retailleau. « Pour la transmission de son entreprise, le fondateur de Jyga a fait appel à une société intermédiaire qui lui a permis de rencontrer Jacques Clochard. Ce dernier recherchait une société avec des produits propres dans le domaine de la mécanique. La reprise s’est faite en LBO avec holding de reprise » précise Sylvain Roussay qui monte également au capital. Technicien automaticien de formation, le nouveau DG a commencé en 1999 comme commercial chez Jyga. Il a ensuite évolué vers un poste de responsable commercial puis de directeur commercial. « Il existe de réelles synergies entre Jyga, le groupe FIDEIP et ses 7 autres sociétés. Jyga s’apprête par exemple à faire de la robotique pour le groupe. Et Epsilon à Maulévrier fournit Jyga en armoires électriques. La mutualisation des achats nous permet enfin de faire des économies d’échelle. » Opportunités de diversification « Depuis plusieurs années déjà, la société est investie dans une démarche active de conquête et de développement commercial. Ma prise de poste s’est donc effectuée dans les meilleures conditions ». Un Dinamic développement commercial avec la CCI vient de s’achever et un nouveau directeur commercial a été embauché. « Jyga a démarré dans le secteur de l’agroalimentaire puis s’est diversifiée, sur le secteur de la santé depuis 10 ans, et plus récemment sur les secteurs de la cosmétique et parfumerie. Nous restons attentifs à toutes les opportunités pour réduire peu à peu notre dépendance vis-àvis du secteur agroalimentaire ». Depuis 2008, la société a sectorisé ses savoir-faire pour plus de cohérence vis-à-vis de ses clients. Deux marques ont été créées à cette fin : « Jybox – solution d’emballage » et « Jyga - créateur de solution ». Les gammes de machines standards sont commercialisées sous la marque « Jybox ». Elles sont utilisées pour le chargement robotisé, l’encaissage ou la palettisation. Les machines spéciales (robotique, conditionnement), sous la marque « Jyga ». Cinq grosses machines se côtoient actuellement dans l’atelier. « Pour les périodes de surcharge, Jyga teste la sous-traitance. Nous voulons faire jouer le réseau ». Mais c’est loin d’être suffisant. Un agrandissement de l’atelier est également envisagé pour 2016. Quant aux axes de développement futurs, Jacques Clochard et Sylvain Roussay ont leur idée sur la question : améliorer le prix de revient des machines, réussir à l’export… et même, pourquoi pas, grossir en croissance externe. Isabelle Baudry Anjou Eco - n°38 - Janvier 2015 21 ligne directe Echos Warner Electric recentre sur SaintBarthélemy-d’Anjou Warner Electric Europe transférera en 2016 l’activité d’usinage et le personnel de son site sarthois d’Allonnes sur celui de la ZI de Saint-Barthélemy d’Anjou, dédié à l’assemblage. La filiale du groupe nord-américain Altra Industriel Motion évoque « un changement d’organisation, pour être plus performant et mieux répondre à la demande des clients ». Le site angevin, spécialisé dans les systèmes de transmission de puissance (freins, embrayages, vérins) comptera alors deux cents salariés. Survipack : pour faire face aux situations d’urgence « En cas de catastrophes naturelles et technologiques, j’ai toujours été frappé par le manque d’équipements des victimes obligées d’attendre parfois plusieurs jours l’arrivée des secours. Pensez aux naufragés de la route bloqués dans leur véhicule par des températures glaciales ». Aux Etats-Unis ou au Canada, les gens comptent d’abord sur eux-mêmes dans de telles situations et se sont équipés de kits de survie. Un marché potentiel pour la France dont Antoine Lefèvre a fait une entreprise, Survipack (Cantenay-Epinard) en activité depuis début 2014. Ses produits sont destinés à équiper les résidences, les entreprises, les véhicules, les personnes en déplacements fréquents ou exposées à des risques naturels, technologiques ou sociaux. La gamme comprend trois types de packs, de secours, de vie en extérieur et packs complets comprenant la totalité des équipements. Chaque catégorie est déclinée en variante pour 2, 4 ou 6 personnes. Les équipements sont contenus. « Tous les produits sont conçus et conditionnés à l’intérieur de valises rigides dans notre atelier. Nos fournisseurs sont établis en Europe et pour la plupart en France ». La gamme des trousses de secours comprend aussi des kits de premiers soins pour les marins, les propriétaires de chiens de chasse ou de compagnie... D’autres projets sont en cours d’élaboration. La commercialisation se fait à travers le site de vente en ligne www.survipack. com. Un blog est aussi dédié à la préparation aux risques (blog. survipack.com). Développement industriel Et au milieu du Layon, voguent des Gazelles des Sables Elle vogue en France, Allemagne, Italie, Etats-Unis, Brésil… Légère et maniable, la Gazelle des Sables, destinée à la navigation familiale, a une belle histoire. Patrick Besnié, féru de bateaux depuis toujours, («A 8 ans, je dessinais déjà mes premiers bateaux») conçoit en 2002 la Gazelle des Sables et l’offre à Marie, son épouse, pour son anniversaire. Le bateau vogue sur le littoral et suscite l’intérêt d’amateurs de nautisme. En 2005, le couple le présente au Salon du Nautisme, à Paris, sur le stand des Pays de la Loire. Succès d’intérêt immédiat. Patrick et Marie se lancent dans la production. Installé dans la presqu’île de Guérande, le couple décide, pour des raisons de positionnement géo- graphique plus adapté, d’installer son chantier naval à Chaudefonds-sur-Layon. « La situation géographique d’Angers nous offre plus de souplesse et nous permet de gagner beaucoup de temps sur nos déplacements. Nous sommes proches des stations balnéaires du Grand Ouest (Sables d’Olonne, La Baule…) ou d’autres villes littorales comme La Rochelle. Intérêt majeur également pour nos clients franciliens, savoyards ou lyonnais qui, avant de rejoindre le littoral, passent tous par Angers ». Portée par des vents favorables, la belle aventure de Marie et Patrick se poursuit : 50 Gazelles des Sables sont produites annuellement (entre 3 et 15 dans les premières années). Devillé investit dans Altia Le groupe Devillé (Baugéen-Anjou), a repris quatre sites de plasturgie du groupe Altia, situés à Ecouflant, C hass eneui l-du-Poitou (Vienne), Le Mans et une usine en République tchèque. L’outil de production de l’usine d’Ecouflant va être transféré à Beaucouzé dans un bâtiment de 2 000 mètres carrés mieux adapté, mis à disposition par Angers Loire métropole. Six millions d’euros vont être investis en trois ans sur les différents sites. « Nous sommes de plus en plus fabricants de sous-ensembles en matière plastique compte tenu de l’allègement des véhicules. Il était donc intéressant de renforcer cette activité plasturgie », explique Antoine Devillé. L’outil de Devillé était davantage spécialisé dans le surmoulage tandis qu’Altia apporte des moyens d’injection (120 presses). Le groupe est majoritairement un soustraitant automobile spécialisé dans les composants liés aux fonctions de sécurité (ceintures, airbag, colonnes de sécurité…). Cette activité génère un CA de 50 millions d’euros dont 70 % l’export. Angevine de Bijouterie, entreprise du patrimoine vivant (E.P.V.) Angevine de Bijouterie vient de recevoir le label officiel « Entreprise du Patrimoine Vivant » en reconnaissance de la qualité de son savoir-faire hérité d’une tradition en voie de disparition. « Ce label s’ajoute au label de « Haute Joaillerie Française » obtenu en 2009. Il nous aidera à faire rayonner et transmettre notre savoirfaire aux générations futures » , se réjouit Robert Dalmazzo qui a repris en 1996 avec ses filles Karin et Helga, l’atelier Angevine de Bijouterie créé en 1978. L’entreprise est installée dans un atelier vaste et fonctionnel au Plessis-Grammoire. « Le conseil municipal d’alors, dirigé par le maire Pierre Doré, nous a accompagnés dans sa 22 Anjou Eco - n°38 - Janvier 2015 création ». Helga Dalmazzo, exélève des Beaux-Arts, est accompagnée de neuf Compagnons, hautement qualifiés et diplômés, qui créent, réalisent et réparent des bijoux singuliers pour des particuliers, mais également des œuvres uniques pour des grands joailliers parisiens, suisses, japonais. « Ceuxci nous sollicitent régulièrement pour la restauration, voir l’allongement (raboutage) de pièces d’autrefois nécessitant de longues heures de recherche et de fabrication d’outils spécifiques ». L’entreprise est doté de hautes technologies comme la DAO-CAO à l’aide notamment d’imprimantes 3 D et de microfraiseuses, la soudure laser... Depuis 1996, Angevine de Bijouterie a formé une vingtaine d’apprentis, dont un « Meilleur Ouvrier de France » et des apprentis « médaillés argent et de bronze » aux concours des « Meilleurs apprentis ». www.angebijoux.com www.maineetloire.cci.fr Regard Michel Perrinet, Octave, Angers Piloter tout son business depuis un seul logiciel En 1996, Christophe et Michel Perrinet, deux frères passionnés d ’ informatique et d ’ innovation, créent une entreprise d ’ assemblage de PC. Assez vite, ils se concentrent sur la seule exploitation du logiciel de facturation qu ’ ils ont développé pour les artisans. Octave E space Patton, 355, Avenue Général Patton, 49066 Angers N° Vert : 0 805 960 360 Tél standard : 02 41 86 01 18 E-mail : [email protected] www.octave.biz Dirigeants associés Michel Perrinet président-directeur-général Christophe Perrinet directeur commercial Activité business multicanal : éditeur de logiciels, intégrateur, agence web, hébergeur Effectif 50 salariés CA 2014 3 millions d’euros www.maineetloire.cci.fr E n 2004, ils mettent au point Octave, une solution business multicanal qui réunit les univers du web et de la gestion commerciale. Cet ERP* unique sur le marché français, permet de gérer les fonctionnalités métier (ventes, achats, gestion des stocks, logistique, relations clients …) et intègre nativement un site e-commerce (conçu par Octave ou un tiers). C ’ est en cela que la solution proposée par Octave se différentie de ses concurrents. Sa valeur ajoutée réside dans sa capacité à relier entre eux les canaux et supports de vente (magasins, site marchand, centre d ’ appels, catalogue, franchises …). PME de la distribution réalisant entre 1 et 80 millions d ’ euros de CA : spécialistes de la vente à distance, e-commerçants BtoC et BtoB, pure players, mais aussi commerces traditionnels avec caisses enregistreuses, grossistes, réseaux de franchises. « Notre ambition : débarrasser le commerçant de ses difficultés pour aller vers le e-commerce. Nous l ’ accompagnons dans cette intégration toujours plus forte des univers de la boutique et d ’ Internet avec des solutions complètes adaptées ». Ces offres métiers concernent plusieurs domaines : parapharmacie, végétal, cosmétique, mode, équipement de la maison, loisirs (comme, récemment, le réseau Cash Piscines). « La distinction entre e-com merce et commerce s ’ efface peu à peu au profit du commerce connecté. Les stratégies qui en découlent, les outils de gestion en temps réel et la cohérence nécessaire entre canaux de vente deviennent complexes. Les business models doivent être repensés autour du numérique, » commente Michel Perrinet, présidentfondateur d ’ Octave. Pour Michel Perrinet, Octave sera devenu le fournisseur de référence d ’ ici trois ans. En 2007, il avait fait le pari technologique du cloud. « Cette solution qui, alors, n ’ était pas rassurante nous a permis d ’ être l ’ un des premiers éditeurs à proposer une gestion reposant sur la qualité d ’ une liaison Internet. Et cela reste l ’ enjeu de notre avenir. Nos principales opportunités de développement sont les entreprises BtoB multicanales présentes sur les marchés francophones, France, Belgique et Suisse notamment, mais aussi sur d ’ autres marchés internationaux d ’ ici 2 ou 3 ans ». La solution Octave est bien adaptée aux organisations ayant plusieurs sites, enseignes, dépôts... et une diversité de cibles. Ses 150 clients sont des A l ’ horizon 2020, l ’ entreprise devrait tripler son CA et porter le nombre de ses collaborateurs à 90, les effectifs ayant triplé entre 2010 et 2014. Octave a consacré 17% de son CA à la R&D, soit 2,2 millions d ’ euros entre 2007 et 2014. Vingt-trois prix sur des salons du e-commerce ont récompensé les innovations de la solution Octave et sa performance commerciale et marketing. « Nous nous appuyons sur nos compétences pluridisciplinaires, techniques, artistiques et de conseil. Nous recherchons des développeurs, des chargés de relation clients et des consultants Web. Il est difficile de recruter dans la région sur le e-commerce, nous trouvons plutôt sur Paris. Nous développons des stages de fin d ’ études pour nous attacher des compétences futures ». Les dirigeants d ’ Octave ont un œil sur l ’ Asie. « Le volume de transactions d ’ Alibaba, le géant chinois du e-commerce égale ceux d ’ eBay et d ’ Amazon réunis. Il faut se préparer à une invasion de la Chine sur les services numériques. Nous avons la capacité à faire dans le Grand Ouest. Angers et Nantes devraient unir leurs forces pour devenir des exportateurs de ces services ». Alain Ratour * ERP - Enterprise Resource Planning signifie « planification des ressources de l ’ entreprise » et se traduit en français par « progiciel de gestion intégré » Anjou Eco - n°38 - Janvier 2015 23 ligne directe Echos Le groupe Grimaud se diversifie dans l’aquaculture Le groupe Grimaud vient d’ouvrir un centre de multiplication de pré-larves de crevettes au Vietnam. Objectif : fonder des élevages similaires pour satisfaire la demande en géniteurs. En 2013, il avait créé la société BlueGenetics et un centre de R&D dans la sélection de crevettes en Basse-Californie mexicaine. Pour le groupe choletais, l’aquaculture sera un puissant levier de croissance. La moitié de la production aquacole mondiale provient d’élevages. Son choix s’est porté sur la crevette, espèce présente dans toutes les cultures culinaires. L’Asie représente la prochaine étape dans le développement de Grimaud qui a noué une alliance stratégique avec une entreprise chinoise. www.grimaud.com Concrete by LCDA investit pour l’international En 2014, Concrete by LCDA (Montreuil-Juigné) a investi 150.000 € dans son développement commercial, notamment à l’international. Elle a recruté des forces de vente en Belgique, aux Pays-Bas, ce qui renforce son réseau de revendeurs en Belgique, Allemagne et aux Pays-Bas. Deux VIE (Volontariat International en Entreprises) ont été mis en poste à Londres et Amsterdam. Le fabricant de mobilier béton allégé et agencement béton passe au stade industriel. Il a investi 400 000 euros dans une machine sur mesure qui assurera une production de 80 panneaux de Panbéton par jour. A la clé aussi une baisse des prix pour élargir les débouchés en France comme à l’international qui représente 60 % de son CA). www.beton-lcda.com International Un stagiaire pour vous appuyer à l’export « Etudiant cherche stage ». C’est le moment ! Issus d’écoles locales, comme l’Esiame, un stagiaire peut contribuer à la réussite de votre projet export : identification de prospects, préparation de salon, veille marché… Avec la CCI, vous pouvez diffuser votre offre et étudier la possibilité de prise en charge du suivi de mission grâce au dispositif Via Junior Export. Ce dernier, mis en place par la Région, concerne le recrutement en stage d’un étudiant en formation dans une université ou un établissement d’enseignement supérieur de la région pour une période de 3 à 6 mois dans le cadre d’un projet export. Le conseiller de CCI International apporte au stagiaire les approches méthodologiques et les conseils nécessaires à la mise en œuvre de sa mission. Région et la CCI International prennent en charge la prestation d’accompagnement. Informations et dépôts de candidatures auprès de Cyril Roch ou Claire Venard 02 41 20 49 56 [email protected] L’entreprise prend en charge les indemnités et les frais de déplacement du stagiaire. La L’invisibilité au service de la sécurité avec Stovomol « Plusieurs grands groupes internationaux s’intéressent au projet pour protéger leurs produits de la contrefaçon ou pour développer commercialement le dispositif. Contrairement aux hologrammes ou aux marquages ultraviolets, Stovomol est complètement invisible, ce qui complique la tâche des malfaiteurs potentiels ». Une réflexion va s’engager pour développer les processus industriels de Stovomol. C’est au sein du laboratoire Moltech de l’Uni- versité d’Angers que ce nouveau procédé de stockage de données de façon quasi indétectable a été initié. La technique stabilisée, la phase de maturation a été engagée. « Avec Stovomol, nous gravons des données de façon optique avec un laser non linéaire directement dans la matière, explique Marie Evrard, ingénieure chargée de sa maturation technique. Cela rend le stockage invisible hormis pour des lasers à impulsion ultracourte. Le procédé peut être extrêmement localisé. Après une étude de positionnement marketing, nous avons identifié un potentiel industriel dans le marquage de sécurité. Entre autres essais, nous travaillons ainsi à améliorer la résistance de notre technique à la lumière. » Pour son développement, le projet Stovomol a reçu une aide de la Région dans le cadre du Fonds Pays de la Loire Territoire d’Innovation. Source : le fil des territoires Ebola : protection maximale sous la combinaison Kolmi Hopen Campanile, Première classe et Kyriad sous pavillon chinois Le fonds Starwood Capital Group a décidé de vendre Louvre Hotels à Jin Jiang International, leader du tourisme et du voyage en Chine. Les deux groupes avaient noué un partenariat depuis 2011 pour accroître leur visibilité dans leurs marchés respectifs et favoriser le développement du tourisme hôtelier entre France et Chine. Louvre Hotels détient notamment les chaînes Campanile, Première Classe, Kyriad, En Maine-et-Loire, Campanile et Première Classe possèdent des établissements à Angers, Beaucouzé, Cholet, aux Ponts-de-Cé et à Saumur. Kyriad est présent à Angers, Cholet, aux Ponts-de-Cé et à Saumur. www.louvrehotels.com 24 Anjou Eco - n°38 - Janvier 2015 Elle était déjà étanche aux liquides ou aux aérosols, ce qui se mesure en « barrière de protection 3 ». Désormais, elle est également jugée comme infranchissable par les bactéries. C’est le niveau supérieur, « 3b », qui vient d’être attribué à la combinaison de sureté KOSMOS PE100-1. Mise au point par le groupe Kolmi Hopen (Saint Barthélemy d’Anjou), elle a passé avec succès des tests rigoureux dans le laboratoire lyonnais de l’IFTH (Institut Français du Textile et de l’Habillement). Elle répond désormais à toutes les normes exigées par les plus hautes autorités de santé (ONU, OMS) et les ONG (Croix-Rouge, Unicef...) dans la lutte contre le virus Ebola. La combinaison est vendue avec d’autres produits fabriqués sur le site angevin, surbottes, masques de protection, lunettes et gants également adaptés aux chaleurs tropicales. « La CCI de Maine-et-Loire a fait jouer l’effet réseau des Chambres grâce auquel nous avons pu recevoir notre nouvelle certification en trois semaines, se félicite Gérald Heuliez, directeur général de Kolmi Hopen. Un délai vraiment rapide, mais nécessaire pour agir face à la flambée de la propagation du virus depuis l’été 2014 ». www.kolmi.fr www.h-open.com www.maineetloire.cci.fr Regard Philippe Métayer et Simone Villeneuve Créa Composite, Le Longeron Ses aires de jeux résistent à la concurrence Au Longeron, Créa Composites, qui conçoit et réalise pour les collectivités du mobilier urbain et des jeux publics pour les petits dans les écoles, les crèches…, résiste sur un marché difficile grâce à ses innovations et son indépendance. CREA COMPOSITE La Grande Fribaudière 49710 Le Longeron Tél. : 02 41 55 89 48 www.creacomposite.fr Co-dirigeants Philippe METAYER et Simone VILLENEUVE Effectif 7 personnes Activité Aménagement d’aires de jeux pour enfants CA 1,170 M€ en 2013 www.maineetloire.cci.fr C réer des aires de jeux et du mobilier urbain, voilà le cœur de métier de Créa Composite. « Nous réalisons également de plus en plus d’aires de fitness extérieur, des parcours sportifs, des équipements de gymnastique urbaine, des parcours d’activité pour les seniors ou les personnes en situation de handicap », détaillent Philippe Metayer et Simone Villeneuve, les deux fondateurs. « Il y a plusieurs années, nous avions déjà créé une entreprise spécialisée dans la conception de matériels pour les sports de glisse et nous souhaitions retenter l’aventure. En 1997, nous avons profité de l’arrivée de nouvelles normes relatives aux aires de jeux pour lancer Créa. La société a démarré à La Verrie puis aux Herbiers avant de s’installer sur son site actuel. Ses produits s’adressent principalement aux collectivités mais aussi aux campings, maisons de retraite, hôpitaux,… et architectes ». Pour leur commercialisation, Créa s’appuie sur un réseau de distributeurs : en France, dans les DOM TOM et à l’étranger où les produits « made in France » de la société séduisent de plus en plus : Mayotte, Nouvelle-Calédonie, Suisse, Belgique, Guinée, Niger, Maroc... (15 % du CA). « Un réseau que nous aimerions encore renforcer sur la région parisienne, par des commerciaux exclusifs, et à l’export ». Innovation et qualité Se renouveler en permanence. Voilà la formule qui permet à Créa de séduire de nouveaux distributeurs. Sur un marché fortement concurrentiel, la société - en croissance de 70 % sur le dernier exercice - se distingue en France et à l’international par sa créativité. Neuf nouvelles gammes viennent de faire leur entrée dans le dernier catalogue Créa. « Une jeune designer a rejoint nos effectifs en septembre. Elle nous a déjà beaucoup apporté ». Philippe Métayer est également régulièrement contacté pour des produits sur mesure et personnalisés. « Une municipalité nous a une fois commandé un toboggan arc en ciel, une autre des jeux estampillés aux couleurs de la ville ! ». Tous les projets passent ensuite par le bureau d’études chargé notamment de l’élaboration du dossier de fabrication. « Chacun de nos équipements est accompagné de ses prescriptions d'implantation et de ses notices de montage». Car chez Créa et dans les jardins d’enfants, on ne badine pas avec la sécurité et la qualité des matériaux. « Les normes sont strictes. Notre responsabilité est engagée ». Le moteur de recherche répertorie déjà plus de 1 000 structures et projets, parfois précurseurs. « Certaines idées ne sont finalement commercialisées que 10 ans plus tard ! En ce moment, nous travaillons sur des projets de produits complémentaires : des clôtures plus ludiques, du mobilier urbain et d’autres modules sportifs ». « La demande grandit… Créa aussi » En plus d'être créative, la PME a réussi à intégrer l'ensemble de la chaîne de fabrication. De la conception à la production en passant par le SAV, tout est réalisé en interne. « Les premières années, la société sous-traitait la quasi-totalité de la fabrication. Mais nous manquions de maîtrise à plusieurs niveaux : délais, qualité,… et nous nous sommes peu à peu adaptés pour être chaque jour plus autonomes, plus réactifs et donc plus compétitifs ». Tous les composants des structures Créa sont aujourd’hui transformés ou usinés au Longeron. « C’est le cas de tous les éléments inox, des filets et cordages mais aussi des plaques en Polyéthylène. » Une stratégie récompensée par une demande croissante. « Pour y répondre, l’usine s’est agrandie de 600 m2. Elle s’étend désormais sur près de 2 000 m2 ! De quoi largement abriter ses toutes nouvelles machines de production : un centre de découpe plasma HD, un plasma tubes, une cintreuse, une presse plieuse… Un investissement total de 600 000 € . En service depuis le début de l’année, ces nouveaux équipements devraient nous faire gagner du temps dans la préparation des tubes et nous aider à augmenter progressivement la capacité de production. Nous étions, ces derniers temps, obligés de refuser des distributeurs ». Isabelle Baudry Anjou Eco - n°38 - Janvier 2015 25 ligne directe Echos Rien ne se crée, tout se transforme… La société Denis Jean, (SaintLéger–sous–Cholet), spécialisée dans la tôlerie fine industrielle, a eu l’ingénieuse idée de recycler les tonnes de matières dont elle se débarrassait en leur offrant une seconde vie. Commercialisée par « JD Boutique », la ligne de produits, de fabrication 100 % française, conçus pour la plupart à partir de chutes de tôles, offre un large choix d’articles en métal : objets déco, figurines, magnets, articles pour la restauration (dessous de plat, moules à gâteaux…), ameublement (tables), art décoratif (pochoirs…). « Faites-vous plaisir ! Libérez votre Imagination. Nous nous occupons de la réalisation », telle est la devise de « JD Boutique ». Les articles sont disponibles sur le site d’e-commerce www.jdboutique.fr. Une boutique (magasin d’usine) a été ouverte à Saint-Léger-sous-Cholet. Art’Im rachète Century 21 Rive Gauche Spécialiste de l’immobilier d’entreprise, Art’Im (originaire du Mans) s’implante à Angers grâce au rachat du Cabinet Century 21 Rive Gauche. Créé en 2004, Art’Im propose des locaux industriels, locaux d’activités et commerces, mais aussi plus de 100 000 m² de bureaux placés pour le secteur tertiaire. Il se positionne également en tant que conseil en immobilier d’entreprise. Avec l’ouverture d’une agence à Angers, Art’Im étoffe son offre en Pays de la Loire, déjà amorcée dès 2012 avec la création d’une seconde agence au Mans puis Evreux. L’enseigne va continuer son essor territorial dans les mois à venir et ouvrir le concept à la franchise. www.art-im.com La mode est aux youngtimers Les youngtimers, ces voitures des années 1970 à 1990 commencent à être collectionnées par des passionnés en âge et en situation d’investir dans ces modèles qui ont bercé leur jeunesse. Jérémy Ludin et Anthony Gaucher ont créé YAO (Youngtimer Autos Ouest) zone du Champ-Blanchard à Distré en plus de leur garage de réparation toutes marques. De plus en plus de conducteurs veulent revenir au véhicule non-électronique pour des raisons de fiabilité et de coût d’entretien. « Nous rachetons ces véhicules et nous les remettons en état, ce que ne veulent plus forcément faire les garages de marques. Nous savons où retrouver des pièces ». L’enchère record d’une youngtimer revient à une Ferrari 250 GTO Berlinetta de 1962-1963, adjugée pour 29 millions d’euros en août dernier en Californie. Commerce Domus Prévention diagnostiqueur Autonomie-Habitat Le maintien à domicile est souhaité par la personne âgée et sa famille. « Mais il faut réaliser un diagnostic des lieux car l’environnement doit s’adapter à la personne âgée dont la chute est le premier ennemi ». Antoine Maréchaux vient de créer Domus Prévention, réseau national de diagnostiqueurs Autonomie-Habitat. Cet ancien sapeur-pompier de Paris a travaillé trois ans sur la méthode. « Avec l’Institut de Mathématiques Appliquées d’Angers, nous avons mis au point un algorithme innovant mettant en lien la capacité de la personne à effectuer les gestes quotidiens avec l’état du logement, sa dangerosité, son inadaptation ». Trois professionnels interviennent chez la personne âgée. D’abord, le facteur. Avec une formation de trois jours, il identifie les zones à risques. « Une expérience est menée avec La Poste. Les facteurs dédiés à ce nouveau métier l’exercent exclusivement, hors distribution du courrier, dans un premier temps ». Les informations qu’ils recueillent permettent de coter le logement. Vient ensuite le pompier qui connait les pathologies, possède une vision complète du logement et pose le diagnostic final. L’ergothérapeute intervient en cas de pathologies évolutives et handicaps lourds. Pour créer Domus Prévention, Antoine Maréchaux s’est associé avec Didier Château, dirigeant de Générale des Services (Angers) et Guillaume Chavigny. La start-up est un service connexe de cette grande entreprise. www.domus-prevention.fr Robineau Médical Orthopédie (Cholet) au Cormier Robineau Médical Orthopédie quitte le centre-ville de Cholet pour 1 000 m² de nouveaux locaux au Cormier, face à LeroyMerlin. « Ce déplacement nous permet d’aborder l’avenir avec un outil de travail performant, une surface d’exposition doublée de 350 m², un accès et un stationnement plus faciles », se félicite Eric Robineau, directeur de l’entreprise présidée par Roger Robineau. La société se rapproche du « Pôle Médical » (hôpital, polyclinique, Had, future maison médicale...). « Nous vendons et louons des dispositifs médicaux pour permettre à chacun de rester chez soi dans les meilleures conditions : lits médicalisés, fauteuils roulant, aides au bain et au repas.... D’autres produits sont plus de confort ou cadeaux. » Depuis 1997, Christophe Robineau assure un service d’orthopédie et d’orthèses sur mesure, renforcé avec l’arrivée d’une seconde orthopédiste en 2011. L’entreprise se pose en acteur majeur du maintien à domicile et de l’approche du handicap au-delà même des limites de l’agglomération. Le contrôle d’environnement et la domotique sont de plus en plus associés à l’électronique des fauteuils. « Nous sommes aussi co-fondateur en 1997 et membre du 1er réseau national de distributeurs indépendants de matériel médical, « La Vitrine Médicale » qui compte 210 magasins de proximité en France ». Robineau Médical Orthopédie réalise 2 millions d’euros de CA et emploie 14 collaborateurs. Dépannage plomberie en centre-ville Une fuite d’eau, un remplacement de sanitaire, de radiateur, un branchement de machine à laver… « Mon Dépann’heure » assure le dépannage plomberie et chauffage aussi bien pour le particulier que le professionnel. Anthony et Laure Mangeard 26 Anjou Eco - n°38 - Janvier 2015 ont créé ce service en juillet 2013 rue du Commerce à Angers. Une équipe de quatre plombiers qualifiés se déplace en scooter utilitaire électrique dans un périmètre bien délimité du centre-ville, « à un coût de déplacement inférieur au marché » . « Cette proximité avec nos clients favorise un dépannage très rapide. Nous travaillons davantage avec les professionnels, agences immobilières, syndics de propriété, pour lesquels la demande est plus régulière, ce qui nous a amenés à mettre en place des outils de suivi d’intervention.» Fort d’une expérience de 15 ans dans la plomberie, Anthony Mangeard a constaté que ce métier généraliste avait tendance à se spécialiser, d’où son orientation vers le service à part entière de dépannage, à moindres coûts et en milieu urbain. Après 18 mois d’activité, la croissance est en progression. « Notre objectif est d’étendre le service de dépannage dans d’autres agglomérations et permettre à nos salariés de participer plus activement au développement de l’entreprise ». www.maineetloire.cci.fr ------------------------------------------------------------------------Votre conseiller LAURENT GOULLE Art’Im Angers Rive Gauche,votre nouveau conseiller en immobilier d’entreprise Angers Rive Gauche Le Mans 02 41 88 25 55 18, Place de la République 49 100 Angers Evreux www.art-im.com Ital auto 49 pub_190 x 130 12/12/14 09:33 Page1 ITAL AUTO 49 10, bd de la Liberté - 49000 ANGERS - Tél. 02 41 47 14 14 ligne directe Portrait d’élu Didier Chateau En 1999, Didier Chateau, chargé de clientèle bancaire, crée à Angers une entreprise globale de services à la personne avec Christophe Delahaye. Générale des Services compte aujourd ’ hui 40 agences dont 8 dans les Pays de la Loire, 1 500 salariés pour 15 millions d ’ euros de CA en 2014. Le jeune dirigeant a rejoint le Syndicat des entreprises de services à la personne (SESP) qui représente 80% du secteur privé. « Début 2014, j ’ en suis devenu le viceprésident, en charge de la formation professionnelle. Et je siège au Comité paritaire national qui définit les politiques des fonds de formation ». Didier Chateau est aussi le référent Pays de la Loire de la Fédération du Service aux Particuliers (FESP), l ’ une des 4 organisations qui composent le SESP. Il la représente au sein du Gérontopôle « Autonomie et Longévité ». A la Chambre de commerce et d ’ industrie, il est entré comme délégué consulaire, puis comme membre en 2012. « Dans une CCI, nous sommes acteur et pas spectateur. C ’ est le moyen de faire bouger les lignes même à la marge ». Il intègre la Commission Formation dont il est le rapporteur. « Nous donnons notre avis sur l ’ opportunité des formations assurées par la CCI. Il faut savoir s ’ interroger sur certaines ou en créer comme ce CAP Petite enfance, l ’ un des premiers de France en alternance, et ce nouveau CAP Assistant de vie aux familles. Dans les 10 ans, il faudra recruter 300 000 personnes en France dans les services à la personne. Impossible sans de gros efforts de formation. Le savoir-être est plus répandu que le savoir-faire : les deux font le professionnalisme, la « qualité ressentie » par le particulier ». En février 2012, la 1ère Rencontre régionale sur la création et le développement des entreprises de Services à la Personne était organisée à Angers par les CCI et l ’ Agence nationale des services à la personne. Aujourd ’ hui, la filière Silver économie incite les entreprises à se développer sur le marché de l ’ adaptation de la société au vieillissement. Didier Chateau, désigné comme référent régional des CCI, copilote à ce titre le contrat de filière signé avec l ’ Etat en mars 2014. « Nous repérons les petites structures pour les faire évoluer et accompagnons les plus grosses dans leurs réflexions. La CCI sait repérer les signaux faibles et les transformer en valeur ajoutée, relayée dans les pôles et les clusters ». Alain Ratour Photo : © AlexisGoure La Midual, back on the Road 49 Un tableau de bord personnalisable (du gainage cuir aux finitions d ’ essences de bois rares, en passant par différentes finitions de métal), digne des plus belles berlines de luxe. Des grips genoux gainés de cuirs rares cousus au point sellier. La Midual, moto d ’ exception conçue par Olivier Midy, is back (société créée à Angers en 1997). La moto, une passion chevillée au corps pour ce chef d ’ entreprise angevin. A 14 ans, Olivier Midy restaurait déjà sa première moto, une MonetGoyon. En août dernier, la Midual recevait un accueil des plus prometteurs au prestigieux concours d ’ élégance de Pebble Beach en Californie. En septembre dernier, le magazine Moto Revue publiait l ’ essai d ’ Alan Cathcart (une pointure journalistique dans le milieu) : « Qualité et finition incroyables, moteur d ’ une souplesse fantastique, bruit unique entre le flattwin de BMW et le V-twin 28 Anjou Eco - n°38 - Janvier 2015 italien, excellente maniabilité, comportement des suspensions exemplaires… » et, en guise de conclusion, cet éloge, « l ’ admiration pour cette petite équipe ayant réussi l ’ exploit de concevoir un moteur inédit ». Pour mettre au point ce somptueux engin, racé et innovant (moteur bicylindre à plat et en ligne, monocoque aluminium d ’ un seul tenant, nombreuses personnalisations (cuirs, teintes…), une vingtaine d ’ années a été nécessaire à Olivier Midy et à ses collaborateurs de l ’ entreprise RDMO. La Midual, une moto atypique pour un prix… atypique (à partir de 140 000 €) et un positionnement clairement affiché, le marché mondial du luxe. « Nous avons conçu une moto hors norme, avec un moteur unique au monde. Paradoxalement, il n ’ y avait pas beaucoup de monde sur le luxe dans le milieu moto. Toutes les pièces de la Midual sont de très haute valeur ajoutée », comme l ’ explique l ’ entrepreneur angevin qui, s ’ il n ’ a pas eu les moyens financiers de John Bloor (lorsqu ’ il a fait renaître de ses cendres Triumph dans les années 90), a pu compter sur le soutien depuis 2009 du Conseil régional, via le Fonds Pays de la Loire Territoire d ’ innovation et sur un prêt de 900 000 €. La Midual a déjà fait l ’ objet de plusieurs commandes fermes. Olivier Midy table sur la production de 35 motos en 2016 et un équilibre à terme « entre 50 et 100 motos par an ». En jeu, la création d ’ un projet industriel vertueux engageant près de 140 fournisseurs (dont la moitié en France) et une certaine image d ’ un savoir-faire régional et national en matière de luxe. Marianne Bourgeois www.maineetloire.cci.fr ligne directe Angers, pôle technologique des objets connectés tions très intégrées sur le plan technologique à un coût compétitif. Le gage de succès le plus important sera la capacité à travailler et à gouverner ensemble, plus que la technologie qui évolue sans cesse ». Angers pourrait devenir la vitrine française, voire européenne, de la filière des objets connectés. Cette « Cité » doit fédérer entrepreneurs, industriels et investisseurs sur un même territoire. Elle valoriserait les marques, les services et les objets connectés français, de la conception à la production. La société Eolane est au premier rang des promoteurs et acteurs de ce projet. La filière des objets connectés apparait au nombre des 34 plans pour la nouvelle France industrielle, conçus par l ’ Etat. Ce plan s ’ est bâti sous l ’ égide d ’ Eric Carreel, PDG de Withings, n°1 français de l ’ objet connecté, en concertation avec des industriels qui portent ce projet de recherche, développement et production, aux côtés d ’ autres partenaires publics ou privés. L ’ entreprise Eolane est la tête de pont de ce projet de société privée gérée par le monde industriel avec un appui important de l ’ Etat, de la Région et d ’ Angers Loire Métropole. Un centre d ’ innovation technologique rassemblerait le savoir-faire français en matière d ’ internet des objets. L ’ investissement sur trois ou quatre ans est estimé à 15 millions d ’ euros. « Swatch a regroupé sur des plateaux des spécialistes de la mécanique, de la plasturgie, de l ’ électronique... mais aussi du cuir pour raccourcir les délais, expliquait Paul Raguin, PDG d ’ Eolane, lors de la rencontre TRIA le 24 novembre à Angers. Un plateau de ce type serait implanté à Angers pour apporter des solu- Thierry Sachot, directeur général d ’ Eolane, est la cheville ouvrière du projet. « Les startups y développeraient des projets en mode collaboratif grâce à des bureaux de passage, des outils de prototypage, un espace d ’ innovation industrielle. Le site possédera les outils nécessaires à la production d ’ objets finis (électronique, mécanique, plasturgie, intégration, mais aussi design, bois, cuir). Il comprendra aussi un showroom pour tester et valoriser les réalisations ». En aval, quatre enseignes de distribution (Auchan, Carrefour, FNAC et Darty) sont volontaires pour mettre en avant ces objets, voire faciliter la commercialisation des plus innovants. Alain Ratour Commission d’accessibilité concilier l’humain et l’économique Depuis le 1er janvier 2015, tous les commerces doivent être accessibles aux handicapés et personnes à mobilité réduite ou être, à défaut, d ’ une qualité d ’ usage équivalente. La commission consultative départementale de sécurité et d ’ accessibilité (CCDSA) est compétente pour donner un avis sur les questions liées. Dominique Mahot, présent au nom de la CCI, témoigne. La prévention des risques dans les établissements qui reçoivent du public relève de la responsabilité des maires. La commission consultative départementale de sécurité et d ’ accessibilité (CCDSA) les aide dans cette mission. Installée par la Préfecture, elle donne des avis sur un large www.maineetloire.cci.fr domaine d ’ intervention dont l ’ accessibilité aux personnes handicapées. En Maine-etLoire, ces dossiers sont instruits par Christine Leray, déléguée départementale à l ’ accessibilité (Direction départementale des Territoires). Ces dossiers découlent souvent de la loi du 11 février 2005 sur l ’ accessibilité des établissements recevant du public. En cas de non-conformité au 1er janvier 2015, les commerçants doivent déposer un Agenda programmé d ’ Accessibilité (Ad ’ Ap) avant le 27 septembre de l ’ année. Dominique Mahot représente la CCI de Maine-et-Loire à la Commission. « Les dossiers font l ’ objet d ’ une étude de fonds qui est présentée à la Commission. Ils lancent les débats qui conduiront à la satisfaction de la demande ou à son rejet. Il est important d ’ être assidu à ces réunions qui peuvent durer une demi-journée ». Parfois la mise aux normes n ’ est pas possible. Les commerçants peuvent solliciter une dérogation s ’ ils sont confrontés à l ’ un ou l ’ autre des trois cas de figure identifiés qui doivent être justifiés et argumentés par des personnes qualifiées. La CCDSA examine ces demandes de dérogation qui ne sont pas possibles dans le neuf. Plusieurs représentants sont réunis autour de la table : handicaps moteurs et sensoriels, maires du Maine-et-Loire, Chambre de commerce et d ’ industrie, Chambre de Métiers et de l ’ artisanat et, pour chaque dossier, un élu de la commune où est implanté le commerçant ayant déposé une demande de dérogation. Dominique Mahot, ancien commerçant lui-même, insiste sur le fait que la mise aux normes ne doit pas mettre en péril la rentabilité, voire la viabilité du point de vente. « Cela ne m ’ empêche pas lors des discussions d ’ être tout autant sensible à la dimension humaine de l ’ accessibilité. Les avis de la Commission sont une synthèse des aspects sociaux et économiques de chaque dossier ». Alain Ratour Anjou Eco - n°38 - Janvier 2015 29 Enquete Soir de marché Depuis quelques temps, nos marchés, traditionnellement installés dès potron-minet, déploient leurs étals en fin de journée. Villes ou villages, le phénomène suscite la curiosité, attire de nouveaux chalands, emporte l ’ adhésion. C ontrairement aux autres formes d ’ achats alimentaires, souvent contraints, s ’ il est une raison pour laquelle nous allons au marché, c ’ est par plaisir ! Plaisir de sentir, de regarder, d ’ échanger aussi. Car le marché a une autre vertu : sa convivialité, sa fraîcheur, tant au niveau des produits que de son authenticité. Faire son marché fait du bien. Les modes de consommation, les actes d ’ achat, les temps de travail, de loisirs ont considérablement évolué ces dernières années. A ces évolutions, le commerce sédentaire a dû s ’ adapter pour répondre à de nouvelles attentes. Le commerce non sédentaire y a vu une opportunité d ’ élargir son offre aux créneaux de fin de journée pour toucher une clientèle plus jeune, active, familiale. Les municipalités, les commerçants sédentaires également y ont vu un autre intérêt : faire revivre le commerce local, tenter de pallier la désertification des cœurs de villages, ramener vers le centre un flux qui avait disparu. Comme l ’ explique à juste titre, Antoine Merlet, chargé de mission territoriale à la CCI, si les marchés de fin de journée ne peuvent à eux seuls suppléer la défaillance des commerces sédentaires, ils peuvent être une solution. « Encore faut-il que cette alternative réponde à certains critères. Nous sommes souvent interrogés sur la pertinence de mettre en place un marché pour maintenir un service de proximité. Quand il s ’ agit d ’ une commune de 300 habitants, on peut se poser la question de la viabilité d ’ un marché. Il peut être dommageable pour une commune de mettre en place un marché qui risque à terme de s ’ éteindre ». Une expérience unique en son genre : le marché de la Jubaudière Comment répondre à la disparition d ’ un commerce alimentaire qui, pour des raisons d ’ enclavement entre deux offres commerciales plus importantes, n ’ avait pas le potentiel suffisant pour perdurer ? « Franck Aubin, maire de la Jubaudière, avait eu l ’ idée en 2008 de rassembler en un même lieu l ’ offre commerciale existante sur un axe de flux de premier choix. Cela a eu pour effet de créer une dynamique collective ». En 2012, en concertation avec les commerçants, la municipalité à suggéré d ’ étoffer l ’ offre en proposant un marché couvert dans un bâtiment resté vacant. C ’ est ainsi qu ’ est né le marché du jeudi soir en septembre dernier, une alternative à la disparition de la supérette. « Beaucoup de municipalités vont sûrement s ’ inspirer de l ’ expérience de la Jubaudière pour faire revivre le commerce local ». En écho aux propos d ’ Antoine Merlet, JeanMichel Subileau (1er adjoint) 30 Anjou Eco - n°38 - Janvier 2015 confirme : « Nous faisons des envieux. D ’ autres communes sont déjà venues nous visiter ». Depuis le lancement du marché, neuf commerçants sont présents chaque jeudi soir de 16 à 19 heures (boucher, poissonnier, primeurs, produits laitiers, volailles... ). « L ’ objectif est de promouvoir les produits locaux, de qualité dans une ambiance conviviale ». Une mission réussie pour Laurence Bideault qui, depuis un an, installait chaque semaine, son camion de produits de la mer. « J ’ étais alors la seule commerçante non sédentaire. Ce marché a créé quelque chose de nou- veau dans la vie du village. Il a généré plus de flux car tout est sur place ». Laurence désormais compte une vingtaine de clients de plus que sa clientèle habituelle, parmi laquelle davantage de familles. « Le marché attire également des habitants d ’ autres villages alentours ». Laurence Boivin, quant à elle, vend des fromages et produits laitiers. Elle est employée au Panier du Terroir, magasin de producteurs situé à Jallais et vient désormais à La Jubaudière les jeudis soirs. « L ’ ambiance est très sympathique. Les conditions de travail (marché couvert) sont confortables. Les gens échangent entre eux. Ils sont encore dans la découverte, mais l ’ affluence est là et la fréquentation est assez régulière ». www.maineetloire.cci.fr é trentenaires et de quadras qui revient à une consommation plus naturelle, adepte des circuits courts, offrir la possibilité aux actifs de faire leur marché, autant de personnes qui ne venaient pas avant dans le centre-ville et qui, aujourd ’ hui, viennent ». Jacques Grellier aime à rappeler que ce projet a été mené en étroite collaboration et synergie avec l ’ association des commerçants de Doué. « Municipalité, commerçants, notre objectif était le même : redonner vie au centre, que ce marché soit le plus convivial possible. Ce qui est le cas. Il est devenu un lieu de rencontre, d ’ échange entre les clients qui, le vendredi soir, prennent le temps de parler ». Christian Podevin, Président de l ’ association des commerçants de Doué, confirme. « Les commerçants sont toujours partie prenante dans une action dont l ’ objectif est d ’ amener des gens dans la ville et de la vie dans les commerces. Elus et commerçants, nous sommes tous dans cette dynamique. Depuis le lancement du marché de fin de ponibilité des clients « actifs » à ce moment de la semaine et aussi l ’ opportunité de faire ses courses pour le week-end ». Comme l ’ explique Didier Sauvestre, adjoint en charge de l ’ économie et du cadre de vie, ce petit marché local et alimentaire d ’ une dizaine de commerçants (dont plusieurs producteurs), est rapidement devenu convivial. « Ce marché a été facile à installer. Les boucher et primeur, déjà présents sur le marché du lundi, sont venus sur le marché du vendredi, se faisant ainsi « moteur » dans la phase de lancement. Le vendredi après-midi, l ’ activité commerçante du centre-ville était un peu en sommeil ». Bilan, après quelques années : « ce marché a apporté un souffle et un flux nouveaux. Tous les commerçants s ’ en félicitent. Cela crée une ambiance de village ». La clientèle du marché du vendredi soir est différente de celle du lundi matin : souvent familiale, toutes tranches d ’ âges confondues. Si ce marché a entre autres finalité de pallier la désertification des commerces locaux, « L ’ objectif est de promouvoir les produits locaux, de qualité dans une ambiance conviviale » Le vendredi, c ’ est soir de marché Les belles initiatives se télescopent « A la bonne heure ! ». En septembre dernier, la municipalité de Doué-la-Fontaine, proposait elle aussi aux Douessins un nouveau marché, le vendredi en fin de journée. « Ce projet de marché en fin de journée était l ’ une des priorités de la municipalité », explique Jacques Grellier, adjoint à la vie locale, au tourisme, chargé des fêtes et manifestations. Objectif : revitaliser le centreville, ramener du flux au cœur de Doué. « Proposer un marché le vendredi soir nous a semblé être un créneau opportun. D ’ une part, les gens sont plus disponibles en fin de semaine. D ’ autre part, depuis les www.maineetloire.cci.fr 35 heures, les gens ont aménagé différemment leurs habitudes de consommation et de vie. L ’ objectif : que les gens trouvent des produits de qualité, mais aussi qu ’ ils se réapproprient leur centre-ville plutôt que d ’ aller vers les grandes surfaces ». Autrement dit, éviter l ’ évasion vers les grands centres. A l ’ issue des premières semaines, le bilan était déjà satisfaisant tant du côté des commerçants non sédentaires que sédentaires. « Le vendredi soir, le flux est plus important qu ’ avant. Ce marché a amené de nouveaux clients. A terme, nous souhaiterions accueillir entre 12 et 15 producteurs. Pas davantage, pour conserver à ce marché son identité locale ». L ’ autre objectif de ce nouveau marché, « attirer une génération de journée, la ville s ’ est animée ». Le marché du vendredi soir s ’ ajoutera à celui du lundi matin. « L ’ un et l ’ autre sont complémentaires » souligne Jacques Grellier. Beaupréau, précurseur Capter une autre clientèle, réanimer la vie commerciale en centre ville… la municipalité de Beaupréau a été l ’ une des villes précurseur en la matière dans le département en proposant un marché en fin de journée dès 2010. « Nous avions proposé aux commerçants sédentaires l ’ idée d ’ un nouveau marché de fin de journée. Ils nous ont suggéré le vendredi aprèsmidi, idée qui a été retenue. La raison : une plus grande dis- il a aussi pour objectif d ’ être convivial. « Le marché, ce sont avant tout des courses « plaisir ». Les gens sont heureux de faire leur marché. Il faut les inciter à venir découvrir les circuits courts qui sont une autre forme d ’ animation commerciale ». Les marchés auraient-ils un effet « dynamisant » sur la vie d ’ une commune ? Définitivement oui, selon Antoine Merlet. « Cela crée des flux, de l ’ animation, des actes d ’ achat également. Les marchés ont un potentiel important. Il reste encore beaucoup à faire en matière de communication, de marketing, de distribution. Pourquoi ne pas imaginer des formules drives ? Les marchés ont une carte à jouer dans l ’ offre commerciale existante ». Marianne Bourgeois Anjou Eco - n°38 - Janvier 2015 31 ligne directe Annonces Transcommerce En raison de l ’ arrêt du dispositif TransCommerce / Transentreprise dédié à la transmission d ’ entreprises sur la Région des Pays de la Loire, la CCI 49 met en ligne jusqu ’ à l ’ été 2015 les annonces des cédants ayant transmis en direct leur offre de vente à la CCI de Maine-et-Loire. Contact CCI49 : Fabienne Martin - 02 41 49 57 27 [email protected] Réf : 493H1567 URGENT, cause retraite, la commune de Soulaire-et-Bourg, proche Angers, recherche exploitant pour reprendre bar-restaurant-tabac-presse. Affaire dynamique pour commune accueillante. Contact : Mairie de Soulaire-et-Bourg Tél : 02 41 32 07 00 À VENDRE Réf : 499C2069 [email protected] Fonds de commerce de prêt-à-porter féminin centre-ville À VENDRE Réf : 496H1576 Montreuil Bellay, proxim. château. Clientèle locale et de Fonds de commerce « Institut d’ongles franchisé » centre passage. Cholet, 70 m². CA : 90 000 E. Produits de qualité : Eva Kayan, Fred Sabatier… Prix vente : 58 000 E - prévoir 9 500 HT Surf. vente : 52 m² + réserve 52 m² de droit d’entrée. Pas de personnel. Bail : 3/6/9. Prix vente du fonds : 25 000 E. À VENDRE À VENDRE À VENDRE À VENDRE Réf : 496H1576 Cause retraite, Bar-tabac-presse-jeux-loto (commerce + logement) dans Bourg 2 000 habitants avec grand parking. Fermé 1,5 jour par semaine + 3 semaines de fermeture annuelle. Prix de vente du fonds : 100 000 E. Prix vente des murs : 120 000 E Réf : 498C2092 Saumur Sud, salon de coiffure mixte 50 m². Parking privé. Rénové en 2010, 2 bacs électriques, 5 postes de coiffage avec fauteuils à pompe. 1 apprentie BP. C.A : 78 274 HT EBER : 6 795 E Prix vente du fonds : 70 000 E. À VENDRE À VENDRE Entreprise de menuiserie située près de Cholet en zone industrielle à proximité des grands axes routiers.Terrain : 3.500 m². Bâtiment principal : 550 m² couverts. Appentis : 200 m². Bureaux sur 2 étages pour 100 m². Etat neuf. Diverses machines et outils correspondant à la profession. Pas de personnel. Motif de la vente : retraite du dirigeant. Prix vte du fonds : 35 000 E. À VENDRE Réf : 491C2122 Prix vte du bâtiment + terrain : 140 000 E Angers centre-ville, magasin de robes mariées, costumes hommes et vêtements cérémonies, accessoires 72 m² avec 6,20 ml de vitrine + 1 étage de 72 m² et 1 garage. Réf : 496C2143 Garage cycles motoculture, matériels de parcs et jardins, magasin + atelier + réserve + abri. surf. tot couverte : 488 m² sur terrain de 3 701 m².Très bien placé. À VENDRE Réf : 496C2139 Entreprise spécialisée en fabrication et pose de cuisines, salles de bains et agencements interieurs. A céder bâtiment industriel de 2008 d’une surface de 450 m2 situé sur une zone commerciale et artisanale dynamique près de Cholet. Possibilité de rachat équipements et matériels. Affaire saine avec perspectives de développement. Prix net vendeur pour le bâtiment : 250 000 E HT. Possibilité d’utiliser le bâtiment pour toute autre activité. Réf : 499C2082 A vendre Musée privé installé dans un magnifique bâtiment municipal à Doué-la-Fontaine, région très touristique. Il est dédié aux anciens commerces de 1850 à 1950, commerces d’autrefois. Ce musée se compose d’une vingtaine de boutiques avec mobilier, objets, articles... authentiques, conservant un patrimoine aujourd’hui disparu. Une affaire rare sur un site exceptionnel ! Prix TTC : 200.000 E (collection + droit au bail). Ital auto 49 pub def_190 x 130 12/01/15 15:00 Page1 EN AVANT PREMIÈRE, VENEZ ESSAYER LA NOUVELLE FIAT TRAORDINAIRE* ITAL AUTO 49 10, bd de la Liberté - 49000 ANGERS - Tél. 02 41 47 14 14 32 Anjou Eco - n°38 - Janvier 2015 www.maineetloire.cci.fr ligne directe Itinéraires de porteurs de projets 2013 en Maine-et-Loire. 44% sont des autoentrepreneurs. La mise en place de ce régime au 1er janvier 2009 a simplifié les démarches de création d’entreprises avec, à la clé, des avantages fiscaux. Son impact a donc été considérable sur le volume de créations, malgré la baisse récente (51% en 2012). par rapport à 2012 concernent le BTP (-7,7%), les services aux entreprises (-6,7%), le commerce de gros (-5,8%), et les services aux particuliers (-5,7%). Malgré cette baisse générale, la hiérarchie par secteur reste identique. Les services aux entreprises (17,1%), le commerce de détail (15,1%), les services aux particuliers (13,5%) et le BTP (13,4%) demeurent les plus dynamiques avec un taux supérieur à la moyenne. 56% des nouveaux établissements ont été Maison de la Création et de la Transmission d’Entreprises à Angers, mais aussi Cholet et Saumur créés en 2013 dans les services. Loin devant le Dans son atelier de La Salle- férentes affaires, il opte pour le commerce (23%) et l’industrieet-Chapelle-Aubry, Franck garage Renault de Bagneux. Pôle BTP(21 %). A l’intérieur de CONTACT MCTE Ravard conçoit des lumi- Emploi l’oriente vers la MCTE ces grands domaines d’activité, naires d’art pour une clien- où il suit un stage de 2 mois deux sous-secteurs ont suscité Angers tèle plutôt haut de gamme. pour être formé au métier de près de 40% des créations d’éta- Delphine Bazanté Comment faire d’une passion chef d’entreprise. « Nous étions blissements : les services aux Tél. : 02 41 74 70 00 une nouvelle orientation pro- une douzaine avec des projets entreprises (20,4% des noufessionnelle pour cet ancien complètement différents. J’ai velles immatriculations) et le Cholet électricien, puis tailleur de appris ce qu’un chef d’entre- commerce de détail (18,4%). A Marlène Foubet pierres ? prise doit savoir : gérer et tenir l’exception des « autres services Tél. : 02 41 49 43 00 une comptabilité, connaître les » (éducation-formation, santé, En créant L’Atelier Rev’Art en aspects juridiques liés à mon action sociale…), les autres Saumur mai 2014, il donne libre cours activité, entretenir un réseau activités sont en recul. Les Marlène Foubet à son envie d’indépendance et commercial… J’ai beaucoup baisses les plus significatives Tél. : 02 41 83 53 70 de réalisation de soi. « Je tiens apprécié les relations avec les particulièrement à notre arti- autres personnes formées ». Son sanat français et je souhaite le regard au bout de deux ans : « il Le profil des porteurs de projets valoriser ». Il rencontre Annie ne faut pas hésiter à se lancer si Benetreau, conseillère de la CCI, on se sent capable. Il faut juste Enquête sur le devenir des porteurs de projets lors du Carrefour de l’Orien- mesurer les choses. Avoir un tation à Cholet. Elle l’informe appui dans l’entreprise est très venus dans les MCTE des ateliers et services proposés important. J’ai toute confiance Source : MCTE 49, traitement CCI de Maine-et-Loire, 2014 par la Maison de la Création et dans le technicien qui se trouve En 2013, une enquête a été menée sur les porteurs de projet Transmission d’Entreprises et depuis très longtemps dans l’invite fortement à assister à l’entreprise. Il pourrait tenir la venus dans les Maisons de la Création et Transmission d’Enune matinée d’information sur boutique quoiqu’il arrive ». treprises de Maine-et-Loire. les étapes de la création d’entreprises. « Ensuite j’ai participé Les Maisons de la Création et Quel est l’état de leurs projets ? à un atelier sur la protection Transmission d’Entreprises 36% ont créé ou repris une entreprise sociale du créateur et les assu- (MCTE) sont là pour accomrances. J’ai appris beaucoup et pagner de futurs entrepreneurs 32% ont abandonné leur projet de création/reprise pu aussi échanger avec des pro- comme Franck Ravard ou 28% sont en cours de montage de leur projet de création ou fessionnels. Je suis un très bon Frédéric Beau. A Angers, Cholet de reprise technicien, mais il me restait et Saumur, elles regroupent 4% ont créé ou repris une entreprise, mais ont cessé leur beaucoup à apprendre côté «sous un même toit » les profesactivité par la suite administratif. Le conseil que je sionnels de l’accompagnement donnerais c’est de ne pas créer à la création et reprise. Leur Près de 4 porteurs de projet sur 10 ont fait part de difson entreprise seul. Il faut se offre de services est complète et ficultés dans leur parcours. Une difficulté majeure : faire accompagner ». adaptée: des réunions d’inforle financement (apport, crédit) pour 35 % d’entre mation collectives, des forums et eux. Les autres freins identifiés sont l’accomplisseDans un tout autre registre, des rendez-vous personnalisés. ment des démarches administratives et financières Frédéric Beau (43 ans) a repris (9 %), l’insuffisance du suivi, des conseils et des informations un garage en 2012. « J’ai toujours Les MCTE sont également un (9 %), la recherche d’un local (8 %) et celle de clients (7 %), eu envie de m’installer à mon excellent Observatoire de l’EnSans oublier les difficultés d’ordre personnel, le choix du compte. Un licenciement a été trepreneuriat dont la dernière statut juridique ou la difficulté à concilier vie privée et l’élément déclencheur pour me livraison nous apprend que 5 186 montage de projet. lancer ». Après avoir étudié dif- établissements ont été créés en www.maineetloire.cci.fr Anjou Eco - n°38 - Janvier 2015 33 Enquete « Faire soi-même » : En 2013, une étude d ’ Opinion Way révélait que deux tiers des Français s ’ adonnaient au « Do it yourself » (DIY), ou « Faire soi-même ». Une tendance en plein essor qui permet aux marques de faire de leurs clients leurs ambassadeurs. S ouvenez-vous, c ’ était en 1989, ce spot publicitaire et le fameux « ça vous plait ?... C ’ est moi qui l ’ ait fait ! » annoncé triomphalement par une actrice alors peu connue (Valérie Lemercier) attablée parmi ses invités, admiratifs devant le délicieux «paradis noir » que la tricheuse faisait passer pour un fait-maison… 25 ans plus tard, le « Faire soi-même » n ’ a jamais eu autant de succès. L ’ acte fondateur du « DIY » est apparu au début des années 70 avec le Whole Earth Catalog. Ce journal préfigurait déjà l ’ ère d ’ Internet. Catalogue pratique d ’ informations et de conseils pour tout faire soi-même au meilleur prix, le WEC s ’ étoffera au point de compter 448 pages en 1972, avec cette même année un million d ’ exemplaires vendus et l ’ octroi du National Book Award (1). Aujourd ’ hui, cette tendance émergente touche tout le monde, quels que soient la catégorie socio-professionnelle, le sexe, l ’ âge, la situation géographique et les revenus. Nous serions donc de plus en plus agiles de nos doigts et de plus en plus adeptes du DIY. L ’ une des raisons de cet engouement : la crise mais pas uniquement. Ronan Chastellier, sociologue et maître de conférences à l ’ Institut Politique de Paris, évoque le retour à une société de « homo habilis » et du « créer plus pour exister plus ». Le DIY un marché en plein développement. Pour preuve : les enseignes de jardinage et de bricolage fleurissent un peu partout dans l ’ Hexagone. Des magasins spécialisés dont certains, dédiés aux loisirs créatifs, représenteront bientôt 50 % du marché des loisirs. livres, magazines, salons, sites Internet, émissions TV, formations et ateliers se multiplient et ont un succès croissant. Le DIY serait-il en passe de devenir une « révolution qui avance sur des pattes de colombes… », selon la formule de Marx ? Ce qui est plus probable, c ’ est que les Français, en rupture avec leur marque, semblent trouver dans le DIY un refuge salutaire pour montrer leur indépendance. Leur attente à l ’ égard des marques se focalise désormais sur l ’ action et non plus sur le discours publicitaire. Le DIY est un contrepoids légitime au recours à l ’ intelligence collective l’ère de l’homo Entreprise Jamet « Créer plus pour exister plus » (aussi dénommée crowdsourcing). Si l ’ intelligence est collective, rien n ’ interdit de favoriser une réalisation, une fabrication individuelle. Le DIY, ce ne sont plus uniquement les colliers de nouilles fabriqués pour la fête des Mères. Le principe met en valeur nos capacités à produire des objets ou des services. Aujourd ’ hui, il est possible d ’ aller chez le garagiste et de changer ses pneus soi-même (selfga- 34 Anjou Eco - n°38 - Janvier 2015 rage), de monter ses meubles en kit (Ikea…) ou encore de concevoir son propre sandwich (Subway…). Ce concept permet pour les marques de transformer un message commercial en un message de passion et de plaisir. En faisant participer le consommateur, elles offrent des expériences, de l ’ émotion, de la satisfaction, voire de la fierté et donc de l ’ estime de soi. En réalisant les choses lui-même, le consommateur aura le sentiment d ’ un meilleur produit, plus séduisant et plus performant. Le consommateur-acteur sera ainsi tout à fait disposé à se muer en ambassadeur de la marque. Un objectif prioritaire pour les services marketing qui recherchent la fidélité de leurs clients, tout en cherchant à en séduire de nouveaux. Pour les acteurs du DIY, l ’ important est de concilier création et économies (les économies seules ne suffisent pas) et de rechercher une forme de « beau économique ». C ’ est l ’ une des raisons du succès du DIY. www.maineetloire.cci.fr habilis proposé, dès 2002, des ateliers (payants) de bricolage, de décoration, etc. Au top des ateliers les plus demandés : la pose de parquet, le carrelage mural, la peinture à effets déco. « Ces ateliers rencontrent un vif succès ». Autre atelier en vogue, l ’ atelier numérique (imprimante 3D, Entreprise Jamet Le bricolage prend des couleurs Depuis quelques années, les enseignes de bricolage ont pris des couleurs, portées par le phénomène du « Faire soi-même » encensé dans les nombreuses émissions TV sur le sujet qui ont vite fait de nous convaincre que notre cuisine est vraiment trop « has been ». Ces enseignes ont su astucieusement s ’ engouffrer dans la brèche. Une fois que le besoin est créé, il faut savoir y répondre. Ce qu ’ elles ont fait à l ’ instar de Leroywww.maineetloire.cci.fr Merlin. Comme l ’ explique Adeline Paillier, chef de secteur services clients de l ’ enseigne à St Barthélemy d ’ Anjou, LeroyMerlin, par définition, a toujours été dans la réponse au « Faire soi-même ». Mais, depuis quelques années, nous avons considérablement développé l ’ aspect pédagogique pour les bricoleurs. Le but : rendre accessible à tout un chacun les techniques et produits ». Pour ce faire, l ’ enseigne a mis en place des zones d ’ inspiration et de testing sur la partie outillage (préhension des outils). Précurseur en la matière, Leroy-Merlin a découpe laser...) qui permet aux clients de réaliser eux-mêmes leurs propres objets, de répondre à des problématiques de pièces détachées qui n ’ existent plus. En matière de cours « techniques », l ’ enseignement est confié à des collaborateurs de l ’ enseigne, spécialisés dans leur domaine. Pour certains ateliers plus spécifiques, Leroy-Merlin fait intervenir des prestataires extérieurs (ébéniste, décoratrice…). Le « Faire soi-même » a lui aussi ses modes. « Actuellement, nous développons beaucoup le modulable qui permet de composer et d ’ assembler soi-même, de l ’ étagère, à la porte de placard, à la poignée… ». Le « Faire soimême », l ’ enseigne l ’ a étendu également, depuis quelques temps, au SAV avec la location de matériel d ’ outillage. «Une gamme d ’ électro-portatif est disponible à la location (ponceuse, perforateur, perceuse…). Cette demande temporaire de notre clientèle est une autre forme de réponse au « Faire soi-même ». Mais là où Leroy-Merlin a eu une idée particulièrement innovante, c ’ est dans la création d ’ une plateforme communautaire en ligne, « Bricobiz ». L ’ idée : mettre en contact des particuliers qui ont des compétences en matière de bricolage et d ’ autres en demande de conseils. D ’ un côté « je propose mes services ». De l ’ autre « je poste mon besoin ». Quel avantage pour l ’ enseigne qui, différemment, propose les mêmes services ? « Derrière ces échanges, des bons d ’ achat en magasin sont proposés aux membres de la communauté ». Autre démarche complémentaire à la précédente, la plateforme « BricoRent », sur laquelle des particuliers disposant de matériel, le proposent à la location d ’ autres particuliers. « Les aspects financier et communautaire de la démarche (échanges entre bricoleurs) ne sont pas les seuls à entrer en considération. Le plaisir, la fierté de faire par soi-même sont autant d ’ autres raisons qui expliquent cette tendance actuelle ». Le phénomène de « personnalisation » est aussi, comme le souligne Adeline Paillier, une réaction à l ’ effet de fabrication de masse. « Avoir un objet unique et différent des autres. Un objet qui nous ressemble ». Incidence plus inattendue de la crise sur cette tendance : un recentrage affectif sur la famille et les biens y afférents. « Beaucoup de personnes ont des meubles auxquels ils sont attachés. Ils aiment l ’ idée que ces biens puissent traverser les générations en les remettant au goût du jour ». Autre tendance, appelée à prendre de plus en plus d ’ essor, le sur-mesure. Pour y Anjou Eco - n°38 - Janvier 2015 35 Enquete répondre, l ’ enseigne a initié la découpe sur-mesure de bois en ligne. A domicile, le client commande en ligne, le bois, la découpe et vient le récupérer en magasin. Illustration du « cross canal » vers lequel les enseignes tendent de plus en plus aujourd ’ hui. L ’ avenir Quand le « DIY » fait pschitt Depuis quelques années, les machines à fabriquer sa propre boisson gazéifiée rencontrent un succès grandissant. Un marché émergent qui 4 concentrés 500 ml Frucci Soda pour fabriquer sa propre boisson gazeuse du DIY, Leroy-Merlin l ’ anticipe d ’ ores et déjà avec de nouveaux concepts : un système de drive à la « cour des matériaux » pour répondre aux demandes d ’ instantanéité de sa clientèle, le « pick-up in store » (enlèvement en magasin d ’ un produit choisi sur Internet). « Demain, la tendance sera de plus en plus à la personnalisation, le sur-mesure et à la délivrance au plus vite de produits ». a intéressé la société choletaise L ’ Abeille, leader des boissons gazeuses de marques de distributeurs en France. En constante recherche de produits innovants, L ’ Abeille a lancé en 2014, les premiers concentrés sodas sous MDD (marque de distributeur). L ’ Abeille a mis à profit l ’ expertise acquise en soft drinks pour créer des parfums de concentrés (cola, limonade, orange, pamplemousse rose…). Comme l ’ explique Jean-Claude Olivier, directeur général, « ces concentrés permettent de créer soi-même sa boisson pétillante, de la personnaliser, répondant ainsi à une forte attente des consommateurs ». En juin dernier, une première marque distributeur commercialisait ce nouveau concept, avec succès. D ’ autres enseignes de la grande distribution suivront d ’ ici peu. « Il y aurait 2 millions de foyers français équipés de ces machines, avec une progression annuelle à deux chiffres pour le fabricant de ces machines qui commercialise près de 30 parfums différents sous sa propre marque. Cela illustre bien le succès de cette tendance émergente ». Ecrivez, effacez, écrivez… Jamet, imprimeur industriel, implanté dans la zone industrielle d ’ Ecouflant a eu l ’ astucieuse idée de remettre au goût du jour, ou plus précisément au goût de ses clients la personnalisation des calendriers avec un concept original et innovant : Le Mémoplanning®. Imprimé sur un support plastique effa- çable à sec ou à l ’ eau, ce calendrier est entièrement personnalisable (logo, couleur, format…). Son grand format (jusqu ’ à 80 x 120 cm) permet de s ’ exprimer enfin sans « déborder des case s». « Auparavant, nous étions sur des calendriers plus standards. La demande de personnalisation n ’ était pas aussi présente. Aujourd ’ hui, nos clients recherchent de plus en plus un produit qui soit unique. Une entreprise pourra ainsi y faire figurer des photos de son usine, de ses locaux de ses collaborateurs. Une façon de s ’ approprier les calendriers en y mettant sa propre identité», comme l ’ explique Delphine Jamet, PDG. Le DIY donne du sens à la consommation, fait vivre une expérience forte et transforme l ’ utilisateur en client fidèle et prescripteur. Bref, le DIY est une belle histoire à raconter, surtout lorsque c ’ est moi qui l ’ ai fait ! Marianne Bourgeois (1) National Book Award : l ’ une des distinctions littéraires les plus prestigieuses des États-Unis. Age pub_190 x 85 31/12/14 12:02 Page1 36 Anjou Eco - n°38 - Janvier 2015 www.maineetloire.cci.fr LSDH pub_190 x 65 31/10/14 09:02 Page1 DÉPANNAGE TOUTES MARQUES HYDRAULIQUE - ELECTRO-HYDRAULIQUE - PNEUMATIQUE 24H/24 7J/7 SUR SITE Bennes - Grues - Bras - Hayons - Centrales - Matériels Agricoles - Engins TP - Machines Industrielles ÉTUDES - MODIFICATIONS - RÉPARATIONS - VENTE DÉTAIL - CONTRÔLES PÉRIODIQUES - RAPPORTS DIAGNOSTICS LES SPÉCIALISTES ET DE 4 POUR ÊTRE ENCORE PLUS RAPIDE DE L’HYDRAULIQUE LSDH Zone Artisanale - Le Chêne Vert Tél. 02 41 77 35 12 Tél. 06 81 24 54 43 Alinea Architecteurs_190 x 130 12/01/15 15:04 Page1 49170 SAINT AUGUSTIN-DES-BOIS ARCHITECTEUR = ARCHITECTE ET CONSTRUCTEUR Projets sur mesures clés en main Contrat de construction garantissant prix et délais Bâtiments industriels et tertiaires ■ Commerces et restaurants ■ Constructions, rénovations et extensions ■ Mise en conformité et accessibilité PMR ■ Agencement et décoration ■ ALINEA ARCHITECTEURS - 21, avenue Jean Joxé - 49100 Angers - Tél : 02 41 88 04 68 [email protected] - www.alinea-architecteurs.fr CCMB pub janvier_190 x 65 09/01/14 09:57 Page1 MATÉRIEL BÂTIMENT - TP-INDUSTRIE www.ccmb.fr 4, rue Pierre et Marie Curie 49460 Montreuil-Juigné 02 41 37 87 00 [email protected] Enquete 3ème Révolution Industrielle et Dans le contexte d’une économie déprimée, la Troisième Révolution Industrielle et Agricole en Pays de la Loire apporte un souffle d’espoir et des perspectives prometteuses. Les économies à faire ensemble sont considérables. Et chacun est appelé à devenir à la fois acteur et producteur. Retour sur la seconde Rencontre TRIA du 24 novembre à Angers. TRIA an 1 : J ean-Pierre Morille, éleveur à La Tourlandry, est seul pour une exploitation de 60 vaches laitières. Il a automatisé pour se débarrasser des tâches sans plus-value et pour améliorer les performances de son cheptel. Un robot effectue la traite. Des colliers au cou des vaches détectent leurs chaleurs, moments propices à l ’ insémination. Une application smartphone permet l ’ accès aux données de suivi du troupeau, de l ’ alimentation et de la prévision laitière. Terrena, principale coopérative du Grand Ouest, a lancé en 2013 la marque Nouvelle agriculture . Celle-ci s ’ appuie sur le socle technologique de l ’ Agriculture Ecologiquement Intensive (qui cherche à limiter les intrants tout en conservant des rendements agricoles performants). Un tiers du CA 2015 devrait être réalisé avec des produits « nouvelle agriculture ». ® Un homme seul et une structure de près de 12 000 salariés, mais un même ralliement au « A » (Agriculture) de TRIA. La Troisième Révolution Industrielle et Agricole tenait sa seconde rencontre à Angers le 24 novembre. Il y a un an, elle était lancée par l ’ association 909 regroupant les trois chambres consulaires (commerce et industrie, agriculture, métiers et artisanat) des Pays de la Loire. Un constat partagé : la mutation de l ’ économie oblige à repenser le mode de production en s ’ appuyant sur les technologies numériques, les énergies renouvelables, la RSE... et l ’ intelligence humaine. De nouveaux leviers de développement des entreprises sont apparus : l ’ économie de proximité, la location plus que la possession, les déchets devenus ressources, le travail collaboratif (« Une entreprise isolée est en danger. Cela va trop vite en ce moment », avertit Bruno Hug de Larauze, président de la CCI de Région). 38 Anjou Eco - n°38 - Janvier 2015 Premier bilan Les entreprises concernées par la TRIA en Pays de la Loire ont été recensées. « Nous en avons identifié 400 là où nous en attendions 100. Puis nous avons mené une action commando pour identifier des projets et les porter à connaissance ». Plus de 100 projets ont été recensés, dont une quinzaine en phase de conception détaillée (aide à la réduction de la facture énergétique, de l ’ impact environnemental, à l ’ investissement dans des équipements, à la maîtrise des usages numériques...) Le lancement de ces premiers projets se fera sur le 1er semestre 2015. En 2014, les réseaux consulaires ont sensibilisé ou accompagné plus de 2 000 entreprises dans ces domaines. « En plus, nous aidons notre terre à respirer. C ’ est exaltant ! ». Les pôles de compétitivité et filières sont aussi des points d ’ appui importants pour identifier les précurseurs et pour faire naître des projets collaboratifs. Les présidents de Végépolys, We Network, Novabuild, ont apporté leur témoignage. Des axes de progrès, illustrés d ’ exemples, ont été présentés ou évoqués lors de cette Rencontre. Plus de performance énergétique et environnementale La Vendée se veut exemplaire dans ce domaine. 36 000 habitants sont producteurs et fournissent de l ’ électricité éolienne. Le département produit 10 % de son énergie en renouvelable contre 5 % dans les Pays de la www.maineetloire.cci.fr Agricole plus de 100 projets dans les Pays de la Loire Economie circulaire : le recyclage au meilleur coût De g. à d. : Jean-Claude Choquet (Pdt Chambre de métiers et de l’artisanat des Pays de la Loire), Bruno Hug de Larauze (Pdt CCIR), Christiane Lambert (vice-présidente de la Chambre d’agriculture des Pays de la Loire) et Claude Cochonneau (Pdt Chambre d’agriculture des Pays de la Loire). Loire. L ’ objectif est de parvenir à 30 %. Une plate-forme offshore va être déployée au large de Noirmoutier. 350 bornes électriques seront installées. Des unités de méthanisation qui valorisent des matières organiques pour produire du biogaz participent de cette recherche d ’ autonomie. En 2014, 10 agriculteurs ont créé Agri BioMéthane à Mortagnesur-Sèvre. Cette production, réinjectée dans le réseau de gaz de ville, permet de couvrir les besoins énergétiques de 500 foyers. La Chambre d ’ agriculture de Maine-et-Loire met en œuvre un Schéma de méthanisation avec le Pays des Mauges. Dans trois ans, une unité de méthanisation à Maulévrier injectera du gaz. Les Chambres dans les Pays de la Loire ont déployé des outils au service de cette performance énergétique et environnementale. www.maineetloire.cci.fr Les Chambres de métiers et d ’ artisanat accompagnent les professionnels du bâtiment vers des formations de compétences sur l ’ efficacité énergétique des bâtiments. Les CCI travaillent à la mise en place de référents énergie dans les entreprises. Elles mettent à leur disposition un comparateur des primes de certificats d ’ économies d ’ énergie. Le dispositif permet de financer jusqu ’ à 40 % du montant de près de 300 travaux d ’ économies d ’ énergie. Quant aux Chambres d ’ agriculture, elles proposent aux exploitants une aide de 40 % sur le diagnostic de performance énergétique et de 30 % sur les investissements, en mobilisant notamment les certificats d ’ économies d ’ énergie. Plus compétitif grâce au numérique et à la robotique Depuis début 2014, un atelier de fabrication « FabLab » est installé au sein de la Ruche numérique de la CCI du Mans et de la Sarthe. Baptisé BeeLab, il accueille entrepreneurs, porteurs de projets, étudiants pour la réalisation de projets à vocation informatique et électronique et met à disposition des outils (imprimante 3D…). Dans le domaine agricole, 43 fermes innovantes (en particulier sur les technologies de production végétale et animale) se sont créées en 2013. Drones, capteurs pour animaux, sondes capacitives, robots, pilotage par Smartphone, projets collaboratifs... sont là encore les clés d ’ une compétitivité durable. Favoriser la fonctionnalité Lors de la rencontre TRIA du 24 novembre, une réussite emblématique dans le domaine de la fonctionnalité a été présentée. Il s ’ agit de Blablacar, fondée par le vendéen Frédéric Mazzella. Cette plateforme collaborative de covoiturage, présente dans 13 pays, emploie 185 personnes et compte 10 millions d ’ utilisateurs. Les Chambres de métiers et d ’ artisanat des Pays de la Loire, en partenariat avec l ’ ADEME, ont lancé en octobre une campagne « Je répare… et ça repart » auprès de 2 000 artisans engagés dans la réparation (bijouterie, cordonnier…). Ces métiers refleurissent. Moins de déchets, plus de durabilité au produit et donc à la planète. La Chambre d ’ agriculture de la Mayenne a soutenu le lancement du premier drive fermier de l ’ Ouest. Seize producteurs, adhérents au réseau Innortex (Saint Barthélemy d’Anjou) recycle matelas, sièges de voitures ou d’avions au rebus. Le broyage de mousses polyuréthane et l’effilochage de textiles reconsolidés sans colles permettent de produire mousses agglomérées, feutres, ouates, produits composites ou flocons. Un bel exemple de cette économie circulaire que la CCI de Maine-et-Loire a pris à bras le corps. Une étude va être menée sur le flux de matières consommées et rejetées sur un territoire à définir pour détecter les principales matières premières importées et favoriser le développement de filières de substitution ou de recyclage. Suivra une phase plus opérationnelle agissant sur l’offre produit (écoconception, écologie industrielle), la demande clients (achats responsables..) et le développement d’acteurs du recyclage. « Bienvenue à la ferme » animé et géré par la Chambre, ont ouvert ce drive à Laval. Christiane Lambert, vice-présidente de la Chambre d ’ agriculture des Pays de la Loire, a conclu avec dynamisme la rencontre TRIA. Dégageant les maîtres mots de la journée et plaidant pour « des énergies libérées par l ’ Etat plus que des subventions », elle cita le proverbe breton « Les marmites commencent toujours à bouillir par le fond » pour confirmer que « la TRIA, c ’ est dans les territoires que cela se passe ». Alain Ratour Anjou Eco - n°38 - Janvier 2015 39 - All rights reserved abelard signe votre intérieur poêle à bois • cheminée • poêle de masse • poêle à granulé • décoration 6, rue Gutenberg 49290 Chalonnes-sur-Loire tél. : 02 41 54 59 18 [email protected] 57, avenue Maréchal Leclerc 49300 Cholet tél. : 02 41 55 94 44 [email protected] poele-cheminee-49.fr 38 boulevard Ayrault 49100 Angers tél. : 02 41 48 10 96 [email protected] Oceanet janvier 2015_190 x 130 08/01/15 08:52 Page1 ABELARD_ANNP_190X130MM_06/01.indd 1 07/01/15 16:09 > 20 ANS D’ÉVOLUTIONS TECHNOLOGIQUES AUX CÔTÉS DES ENTREPRISES, ET C’EST LOIN D’ÊTRE FINI ... La réponse à l'ensemble de vos attentes télécoms. La proximité et la réactivité en plus ! A votre service depuis 20 ans... ligne directe Magasins éphémères ou commerces à DLC Depuis quelques années, les boutiques éphémères, (pop-up stores en anglais référence aux fenêtres qui apparaissent et disparaissent lorsqu ’ on navigue sur Internet), se multiplient. Révélateur d ’ une économie frileuse, le principe de ce concept consiste, pour un point de vente, à apparaître puis à disparaître (« pop-up ») au bout de quelques jours, semaines ou mois. Il y a dix ans, les marques et les enseignes utilisaient déjà cette technique du pop-up store pour réaliser une opération de communication. A la différence d ’ un magasin permanent qui attend ses clients et se donne en représentation, le magasin éphémère fait venir son public et se donne en spectacle. Pour qui, pour quoi ? Ces magasins éveillent la curiosité du consommateur de par leur côté immédiat et éphémère. Ils permettent de créer l ’ événement, de susciter l ’ intérêt des media, de communiquer efficacement. Ce faisant, ils sont un booster de notoriété. La démarche et la stratégie diffèrent d ’ une enseigne, d ’ une marque à l ’ autre. Pour certains, la fugacité du concept sera l ’ opportunité de tester temporairement à moindre coût et de façon plus percutante, un concept, un produit, voire un emplacement géographique avant de sauter le pas le cas échéant. Le pop up store trouve également son intérêt auprès des pure-players présents uniquement sur Internet, la boutique leur permettant d ’ aller à la rencontre physique de leurs clients. Fêter son anniversaire, une autre façon d ’ utiliser judicieusement les magasins éphémères, à l ’ instar d ’ Adidas qui, en 2014, fêtait ses 50 ans. Pour célébrer la chaussure aux 40 millions d ’ exemplaires vendus, la marque aux trois bandes a installé à Londres un « pop up » en forme de… boite de chauswww.maineetloire.cci.fr sures Adidas, une autre façon de se démarquer de la concurrence en choisissant une option qui permet à la marque de se rapprocher de sa clientèle et de redéfinir son image. Saisir une opportunité autour d ’ une actualité, écouler des stocks restants sans « parasiter » ses points de vente, créer un évènement, générer une communication dans les médias différente de la ligne habituelle de la marque, sur un temps limité, sont autant de raisons de faire appel à cette forme de concept éphémère. Une marque peut également choisir de concevoir un magasin éphémère afin de créer une continuité dans ses ventes et dans le suivi de ses clients, même lors d ’ un déménagement ou d ’ une fermeture pour travaux. Elle maintient ainsi entre temps, son chiffre d ’ affaires, assure un continu financier et, avantage supplémentaire, la marque fait parler d ’ elle, attirant de potentiels nouveaux clients. Par son concept de courte durée, le pop-up store ne va pas hésiter à prendre le risque de casser les codes. Du format tout à fait classique au concept inimaginable, les magasins éphémères peuvent s ’ imaginer partout ou presque : dans des lieux insolites (campagne, désert…) dans des commerces de services (bars, restaurants, hôtels, salons de coiffure…), dans des structures itinérantes (containers, caravanes…), dans les grands magasins sous forme de corners éphémères. Des réseaux organisés de déstockage d ’ équipement de la maison se sont emparés du concept. Le principe : installer temporairement dans les centres-villes un circuit de déstockage d ’ anciennes collections de produits. Parmi eux, Chronostock (déstockage et promotions en petit électroménager et accessoires) et Destock ’ n Go (déstockage de petit électroménager, équipement de la maison, arts de la table, déco…). Outre le côté attractif qu ’ il représente auprès des consommateurs, l ’ essor des magasins éphémères s ’ explique aussi par le besoin des gestionnaires commerciaux de créer de nouvelles attractions et l ’ opportunité de réconcilier les cycles longs de l ’ immobilier avec les cycles courts de la consommation. Autre avantage du magasin éphémère et non des moindres en temps de crise, un bail à court terme et un coût du loyer réduit du fait d ’ une installation temporaire. Cette alternative au commerce à longs baux semble s ’ imposer de plus en plus, au point que des centres commerciaux prévoient désormais dans leur offre, un quota dédié au commerce éphémère. Preuve de l ’ intérêt pour ce concept : depuis dix ans, la part des mètres carrés placés a augmenté de 20 %. Dans cette mouvance émergente, sont apparus également depuis quelques années des sites spécialisés dans la commercialisation et l ’ agencement de boutiques éphémères. L ’ attrait du commerce éphémère ne doit pas occulter quelques inconvénients : les coûts liés à la mise en place d ’ un pop-up store restent élevés au prorata du temps d ’ installation. Le risque de surscénarisation d ’ un magasin peut décrédibiliser la marque. Le buzz peut être à effet inverse (mauvaises critiques). Le concept éphémère attire majoritairement des individus branchés vivant en milieu urbain. Le magasin éphémère n ’ attirant que ce type de consommateur, la marque risque de passer à côté de sa cible et donc de rater sa stratégie marketing et de communication. Marianne Bourgeois Anjou Eco - n°38 - Janvier 2015 41 Vous versez chaque année votre taxe d’apprentissage à un organisme collecteur agréé. En 2015, de nouvelles modalités vont être appliquées pour sa collecte et sa répartition. Votre contribution peut rester sur le territoire. En confiant votre taxe d’apprentissage à votre CCI, vous participez au financement des établissements d’enseignement supérieur, professionnel et technologique et des Centres de Formation d’Apprentis en région Pays de la Loire. Renforcez la dynamique de notre territoire et favorisez aujourd’hui les compétences dont vous aurez besoin demain ! En savoir plus : www.maineetloire.cci.fr ligne directe Formation professionnelle Le sur-mesure en menuiserie Meilleur Apprenti de France. Une fierté pour l’équipe formatrice de la CCI et son maître d’apprentissage, Fabien Pezot, à Beaupreau. Alain Ratour CONTACT CCI Sylvie Bailly 02 41 49 87 81 [email protected] http://www.cciformation49.fr/recherche_ formation_courte-29-Menuiserie_.html#resultats « Les entreprises seront de plus en plus outillées pour renforcer les compétences de leurs salariés, rappelle Sylvie Bailly, conseillère Formation à la CCI. Les Certificats de Qualification Professionnelle répondent à ces problématiques. La filière menuiserie de la CCI est habilitée à former aux compétences du CQP de Menuiseries extérieures, l’un des 9 CQP redéfinis par la Fédération de la plasturgie. La validation par Plasti Ouest et la Fédération de la plasturgie du premier groupe formé pour la société Bouvet, à Eurespace a eu lieu en décembre dernier ». Une belle reconnaissance professionnelle pour la CCI, dans une région qui compte la première concentration nationale de menuiseries industrielles, là où est né également le pôle Menuiserie Avenir. A l’origine, lorsque la société Bouvet (La Membrolle-surLonguenée) a mis en place des parcours de professionnalisation de près de 300 heures, elle a fait appel à la CCI qui a constitué progressivement une offre de formation professionnelle en menuiserie industrielle sur-mesure. Cette formation porte sur des logiciels, techniques (SketchUp, AutocaD), de programmation www.maineetloire.cci.fr et de pilotage de machines à commande numérique (Alphacam, Xilog), d’autres encore... Elle concerne aussi la pose de menuiseries extérieures selon le DTU 36.5 et la RT (« Réglementation thermique ») 2012. La CCI propose aussi une formation « maintenance de menuiserie serrurerie » pour des organismes de logements sociaux, l’hôtellerie.... « Différents partenaires nous ont confié leurs besoins de formation, précisent Sylvie Billy et Emmanuel visiter, écouter ses besoins et les traduire en besoins pédagogiques ». Le plateau technique d’Eurespace, doté d’un matériel performant pour le travail sur le bois, l’alu et le PVC, sert aussi à la formation des jeunes. Chaque année, environ 135 apprentis préparent l’un des quatre diplômes proposés : CAP Menuisier aluminium verre, CAP Menuisier Fabricant, BP Menuisier Fabricant, Bac Professionnel Technicien menuisier-agenceur. « Au-delà de la compétence technique, il est essentiel que les apprentis compren- Chaque année, environ 135 apprentis préparent l’un des quatre diplômes proposés Babonneau, responsable de la filière Menuiserie à la CCI : les groupes Bouvet, Legeais Batistyl, Millet, BATICEF, CAA Agencement, Hôtel de France, Immobilière PODELIHA. Les autres besoins complémentaires de compétences peuvent faire l’objet de formations à la carte, assurées par des professionnels. Nous rencontrons l’entreprise pour la nent le produit de menuiserie, insiste Emmanuel Babonneau. Cela leur sera très utile pour surmonter un problème technique en atelier, faire preuve de polyvalence et réfléchir sur des aspects de l’entreprise, comme la communication, la qualité... Manon Benêteau est de ces apprentis. L’an dernier, cette jeune fille titulaire d’un CAP Menuisier Fabricant a décroché l’or au concours du Anjou Eco - n°38 - Janvier 2015 43 Enquete Quand l’industrie « recrute Les entreprises qui souhaitent s ’ équiper en robots vont pouvoir bénéficier d ’ une nouvelle forme de prêt : le prêt robotique. Le gouvernement va y consacrer 300 millions d ’ euros. La CCI de Maineet-Loire décline sur le terrain le programme Start PME. L e taux de robotisation des PME et PMI françaises est très en deçà des PME allemandes et italiennes. 34 000 en France, 62 000 en Italie et 157 000 en Allemagne. La densité de robots par employé de production est ainsi 1,5 fois moins élevée en France qu ’ en Allemagne dans l ’ automobile et quatre fois moins dans l ’ industrie hors automobile. Le rapport Gallois relève que « la productivité globale n ’ a pas progressé en France au cours de la dernière décennie du fait de l ’ insuffisance d ’ investissement de productivité et d ’ innovation dans le processus de production ». La mutation de l ’ outil de production vers l ’ outil robotisé s ’ ouvre à l ’ ensemble des entreprises, quels que soient leur secteur d ’ activité... et leur motivation. Le Maine-et-Loire en action La CCI de Maine-et-Loire organise des visites de PME ou de structures engagées dans la course robotique européenne. Les entreprises participantes bénéficient de ce retour d ’ expérience au plus près de l ’ outil Bras articulé chez STIF à Saint-Georges-sur-Loire de productivité. Après une première action chez Giffard (Avrillé), une cinquantaine d ’ entreprises ont répondu présentes pour la visite inédite du centre de conditionnement de l ’ ELoCA aux Ponts-de-Cé, placé sous la direction du lieutenant-colonel Leboeuf. Ce site du Commissariat des Armées ponsable de l ’ unité de production certifiée ISO 9001 depuis 2004. « Après avoir satisfait à plusieurs contrôles biologiques et chimiques, les constituants de la ration de combat sont réceptionnés par le pool logistique. Ils sont transférés sur la ligne de conditionnement, équipée de 14 robots, leurs La mutation de l ’ outil de production vers l ’ outil robotisé s ’ ouvre à l ’ ensemble des entreprises, quel que soit leur secteur d ’ activité conditionne des rations individuelles de combat avec des robots et des machines gérées par automates qui interviennent de la prise en charge des constituants jusqu ’ à la palettisation. Ces rations sont distribuées aux armées françaises, voire aux armées internationales amies. Le capitaine Clément Picart est directeur adjoint et Renaud Judon res- 44 Anjou Eco - n°38 - Janvier 2015 périphériques et 6 machines d ’ emballage. Ils sont alors assemblés en rations de combat en suivant un ordre rigoureux. Les rations sont identifiées par un code-barres pour la traçabilité et regroupées par 12 dans un carton muni d ’ un code. Trois modules robotisés (déboxage, chargement, palettisation, panachage) se chargent du conditionnement ». Les palettes de 21 cartons de produits finis sont recouvertes d ’ un film opaque, identifiées par un code barre avant d ’ être stockées en attente de leur enlèvement. Les manutentions sont effectuées par des chariots élévateurs radiopilotés (wifi), dotés de terminaux embarqués et de pistolets laser pour la lecture des codes barres. Les stocks et les mouvements à l ’ intérieur de l ’ entrepôt sont gérés par un progiciel de gestion intégré qui assure aussi la traçabilité à chaque étape. « Chaque année, environ 1,8 million de rations sont ainsi mises en production jusqu ’ au conditionnement final ». Le programme de visite va se poursuivre. Le mardi 10 février, de 9h à 12h, les Ateliers Dixneuf, à La Romagne ouvrent leurs portes. Cette immersion permettra aux entreprises intéressées de bénéficier de l ’ expérience d ’ intégration, d ’ utilisation, de gestion, de maintenance de cellules robotisées au sein du site de production d ’ une PME. www.maineetloire.cci.fr » des robots BPI France lance un prêt robotique Dans le cadre du second programme des investissements d ’ avenir, le gouvernement entend aider les entreprises françaises à recruter des robots. Il consacre 300 millions d ’ euros à ces prêts bonifiés « pour l ’ automatisation et la robotisation de l ’ industrie » accordés via la banque publique d ’ investis- sement BPI France. Les prêts s ’ adressent aux PME, entreprises de taille intermédiaire, coopératives de plus de 3 ans, en bonne santé financière et à jour de leurs obligations fiscales, sociales. D ’ un montant compris entre 0,1 M€ et 5 M€, ils sont remboursables sur 7 ans dont un différé de remboursement de 2 ans en capital et bonifiés par l ’ Etat à hauteur de 200 points de base maximum. Ils s ’ accompagnent nécessairement d ’ un cofinancement privé (1 pour 1). Un comité de pilotage, comprenant notamment le directeur général de la compétitivité, de l ’ industrie et des services (DGCIS), et le directeur général de Bpifrance Financement, est chargé de la mise en oeuvre de la convention et de l ’ évaluation du dispositif. Des gains de productivité, une amélioration de la qualité des produits et une diminution de la pénibilité de certaines tâches sont notamment attendus des équipements concernés : robots manipulateurs, machines spéciales, imprimantes 3D, robots de convoyage, systèmes de vision industrielle ou des capteurs. Start PME : pour les PME « nouvelles robotisantes » Le programme Start PME accompagne 250 entreprises françaises dans l ’ intégration d ’ une première cellule robotique après validation de la pertinence et accompagnement Chaine de conditionnement de rations par un expert. Deux parcours sont propo- de combat pilotée par des automates chez EloCa aux Ponts-de-Cé sés. L ’ un, plus long (10 jours d ’ accompagnement expert) s ’ adresse aux entreprises qui souhaitent construire leur premier projet de robotisation. Le second, dit « court » (sur 3 jours) est dédié aux PME déjà en processus de diagnostic avec leur intégrateur. Le programme comprend également une prise en charge de 10 % du coût de l ’ investissement de la cellule robotisée. Un bilan a posteriori est Source : Proxinnov destiné aux Pouvoirs publics pour mesurer les gains de productivité. Start PME est déployé par le CONTACT CCI SYMOP (Syndicat des Machines et Technologies de Production) Stéphane Lebuffe avec l ’ aide du Cetim et du CEA- 02 41 49 10 29 List. Il a été sélectionné dans le [email protected] cadre de l ’ Appel à Projets des Investissements d ’ Avenir. Liens Alain Ratour • Prêt pour l ’ automatisation et la robotisation de l ’ industrie : www.aides-entreprises.fr/aides/ show/4/105/30932/7285 • Programme Robot Start PME : www.robotstartpme.fr Meg Agence_190 x 65 09/01/15 11:50 Page1 www.maineetloire.cci.fr Anjou Eco - n°38 - Janvier 2015 45 Enquete Drôles de Le phénomène est récent mais suffisamment rapide pour faire le buzz. De plus en plus de gros bourdons volent audessus de nos têtes : les drones. Loin d’être de simples engins volants pilotés à distance, ils offrent d’infinies possibilités d’utilisation. U n essaim de robots sans pilote survole le château de Chambord. Il pique vers le sud, direction la Provence pour cartographier un champ de lavande. Ceci n ’ est pas un scénario de science-fiction mais la réalité. Ces UAV (Unmanned Aerial Vehicle ou véhicules aériens sans pilotes) n ’ en finissent pas de faire parler d ’ eux. Des premiers engins (dont le bruit en vol pouvait ressembler au « vol du bourdon » de Nikolaï Rimski-Korsakov) aux versions récentes, les drones (« faux bourdon » en anglais) n ’ ont cessé d ’ être plus performants, de se miniaturiser. Il existerait même un projet de drone à peine plus grand qu ’ une libellule… Profitant des multiples opportunités offertes par ce nouveau marché, de nombreuses entreprises ont pris leur envol. Selon Emmanuel de Maistre, Président de la Fédération professionnelle du drone civil, il est difficile d ’ estimer précisément le nombre d ’ emplois que pourrait créer ce secteur en France mais cela avoisinerait les dizaines de milliers. drones Les drones ont effectué leurs premiers envols dans le cadre d ’ usages militaires (surveillance de zones terrestre ou maritime) où ils sont toujours très prisés. Certains sont également équipés de missiles et dotés d ’ armements. Dans le domaine militaire, les drones ont un atout de poids : à l ’ inverse des aéronefs avec pilotes, ils peuvent rester beaucoup plus longtemps en vol (Zephyr, un drone britannique, est récemment resté en vol non-stop durant plus de 82 heures). Economique le drone ? Oui, du fait de sa propulsion par un moteur électrique, quand ses cousins, le drone militaire et l ’ hélicoptère, volent avec du carburant, beaucoup plus dispendieux. Grâce à ce faible coût d ’ utilisation, il s ’ est attiré, entre autres, les faveurs des cartographes. Alors que l ’ espace aérien de l ’ Oncle Sam ne devrait s ’ ouvrir aux drones civils qu ’ en 2015, la France est le premier pays en 2012 à avoir réglementé et permis l ’ usage des drones à des fins civiles. Le ciel tricolore est donc dégagé pour ces engins volants télécommandés et notre pays, dans ce domaine, 46 Anjou Eco - n°38 - Janvier 2015 est à la pointe. Les drones font aujourd ’ hui travailler 400 entreprises dans l ’ Hexagone, constructeurs et opérateurs confondus. Notre modestie en souffrira sûrement… mais il semblerait que ce soit un record mondial. Depuis, les opportunités d ’ utilisation de drones civils se multiplient. Preuve de l ’ intérêt qu ’ ils suscitent, un salon leur est dédié depuis 2010 à Bordeaux : le UAV Show Europe, premier salon européen. «Certes, il y a beaucoup de buzz autour des drones. Il y a un marché, naissant. La technologie existe mais de là à l ’ intégrer dans les modes opé- ratoires, ce n ’ est pas encore fait ». Hugues Falaise (Trélazé) a été le premier en France à rejoindre en 2011 le réseau Hélidrone et à acquérir le premier modèle de série de drone civil de cette franchise. « Cette société a été créée en 2007 par des acteurs professionnels qui ont senti le marché. Dans le cadre d ’ un partenariat technique avec Novadem (spécialisée dans les drones à destination militaire), ils ont collaboré ensemble pour mettre au point un drone répondant à leur cahier des charges». Comme l ’ explique Hugues Falaise, «le drone est un ascenseur à capteurs dont la fonction à ses débuts était surtout de prendre des photos, des vidéos ». Pour www.maineetloire.cci.fr ciper des écoulements d ’ eau. « Les mesures de distance sont rendues possibles au cm près ». Dans le domaine viticole, le drone apportera prochainement une réponse à certaines problématiques. « Un fabricant de drones met actuellement au point un logiciel pour automatiser la détection de maladies des pieds de vigne le plus précocement possible, pour compter les pieds de vigne manquants ». la petite histoire, le drone qu ’ utilise Hugues Falaise a servi à inspecter le Viaduc de Millau. Branchez ce féru de technologies sur les drones et il vous apprendra tout ou presque sur l ’ infini possible de ces engins volants du 21ème siècle et l ’ usage qu ’ il en fait. des apports. « Nous sommes dans une agriculture de précision. Avant, cela se faisait par satellite. Les relevés dépendaient des conditions météo (couverture nuageuse…) dont un drone peut aujourd ’ hui s ’ affranchir ». Autre utilisation des drones : la détection de sites « La technologie existe mais de là à l’intégrer dans les modes opératoires, ce n’est pas encore fait » «Les drones peuvent servir de capteurs télémétriques pour calculer les distances, de capteurs infrarouges pour mesurer les déperditions thermiques sur des bâtiments, par exemple. Les photos dites « proche infra rouge » permettent, dans le domaine agricole, de détecter les besoins en apport d ’ engrais ». Grâce à des tracteurs équipés de GPS, la collecte d ’ informations réalisée par un drone géo référencé, permet de réguler le débit www.maineetloire.cci.fr archéologiques repérés d ’ une façon pour le moins insolite. « Les cultures poussent plus ou moins bien selon les endroits. Vu d ’ en haut, on s ’ aperçoit que cela est dû parfois à la présence de sites archéologiques ». Autres usages : grâce à un système de relevé très précis, il est possible d ’ obtenir une topographie de précision appelée le Modèle Numérique de Terrain (M.N.T.) en 3D. Exemple : estimer le stock de granulats extrait d ’ une carrière, anti- Autre facette du métier d ’ Hugues Falaise, l ’ inspection par photo (pylônes pour le réseau électrique, thermographie infrarouge sur des installations thermiques…). « Le champ des applications est déjà très étendu ». Quant au prix de ces petits engins, comparaison faite à même échelle (dans le domaine automobile), cela peut aller d ’ une Dacia à une Ferrari. « Entre 300 et 1 500 €, le drone s ’ apparente à un jouet. Entre 5 000 et 50 000 € c ’ est un outil de travail ». Entre autres clients d ’ Hugues Falaise : le secteur industriel, les collectivités locales, les sociétés d ’ autoroutes, des architectes (panorama en 3D pour des projets d ’ extension), l ’ hôtellerie et le secteur immobilier qui compte pour une part importante de son activité (visites virtuelles aériennes), les aménageurs pour les opérateurs de téléphonie (mesure de la propagation des ondes pour installer leurs antennes). Comment expliquer la montée en puissance des drones ? « La mise en œuvre est très rapide. Les drones évitent d ’ installer de lourdes infrastructures (nacelle ou échafaudage) et de mettre parfois en danger la vie humaine. Les drones permettent de gagner en efficacité et en coût (exemple : inspection de pylônes sans avoir à dévier l ’ électricité) ». Mais le drone a ses limites : l ’ autonomie de la batterie électrique au lithium polymère, sa capacité d ’ emport (charge embarquée), la régulation du trafic, la protection de la vie privée également. Quant aux règles qui enca- drent l ’ utilisation des drones, pour Hugues Falaise, c ’ est tout sauf un problème. «Cette législation nous permet d ’ évoluer dans un cadre règlementaire, défini, de limiter les risques au maximum. C ’ est un atout ». Pour l ’ heure, Hugues Falaise a obtenu des autorisations de survol en zones urbaines sur 25 départements, comptant bien étendre son «champ d ’ action» sur d ’ autres départements. L ’ agriculture, un vaste champ d ’ action « Pour l ’ instant, nous sommes dans le « faire connaître » via des démonstrations, des articles de presse ». Depuis septembre dernier, dans le cadre d ’ une opération régionale des Pays de la Loire, la Chambre d ’ agriculture de Maine-et-Loire propose aux agriculteurs, pour leurs cultures de colza, des survols en drones au-dessus des parcelles pour calculer les doses d ’ azote, identifier les disparités de chaque parcelle et éditer une carte de préconisations pour la fertilisation de la culture. A l ’ instar des autres Chambres d ’ agriculture de la Région des Pays de Loire, celle du Maine-et-Loire travaille en collaboration avec un prestataire extérieur, propriétaire du drone, spécialisé dans le domaine agricole. Comme l ’ explique Pierre Mulliez, responsable dépar tement agronomie machinisme, « le colza se développe très fortement en automne. En hiver, nous faisons passer un drone pour prendre une photographie de la biomasse. Cela permet de savoir, à la sortie de l ’ hiver, quelle fertilisation minérale il restera à apporter. La mesure de la biomasse est précise jusqu ’ à 30 cm de côté ». D ’ autres usages sont possibles, comme la mesure de dégâts sur des cultures (occasionnées par les intempéries, le gibier…). « Bientôt, il sera également envisageable de mesurer aussi les maladies sur les céréales, la vigne… ». Anjou Eco - n°38 - Janvier 2015 47 Enquete Donnez de la hauteur à vos images Autres prestataires 49 Icoptair (Beaucouzé) : société dédiée à la réalisation de média grâce aux drones. Vidéos, photos, Scan, Télémétrie, Thermographie... Tel est le slogan d ’ Altishootproduction (Mazé). A l ’ origine, la société, créée par Christian Watier, était spécialisée et connue pour sa banque d ’ images et de vidéos agricoles, l ’ une des plus importantes d ’ Europe. Aujourd ’ hui, les prestations de l ’ entreprise familiale (rejointe par Romain, le fils) se sont étendues à la réalisation de films d ’ entre- http://www.icoptair.fr Aérotech-Vision (Roussay) Reportage photos et tournages vidéo www.aerotech-vision.com « Le drone permet de « slalomer » et d’obtenir des images hors du commun » prises ou institutionnels, à la vidéoweb… et aux prises de vues et vidéos aériennes par drones. Les drones utilisés par Romain Watier sont dédiés à la photo, la vidéo, non à l ’ inspection (qui implique des capteurs). Les clients d ’ Altishoot sont à 70 % des entreprises (PME et grands groupes). La palette de prestations est vaste : suivi de chantier, infrastructures, aménagement de territoire, patrimoine, tourisme, événementiels, agriculture. « Nous travaillons pour des industriels, des entreprises du secteur agricole (semenciers, etc.), pour des architectes qui, grâce aux photos prises avec un drone, peuvent ensuite simuler de futurs projets par incrustation d ’ une image 3D. Plus récemment, aussi, pour les pompiers. Objectif : leur permettre de trouver facilement certains accès sur des cartes ». Après s ’ être exercé quelques temps à la photo aérienne en ULM, Romain Watier ne jure aujourd ’ hui que par les drones. L ’ une des raisons : le coût. Entre la location d ’ un ULM et d ’ un drone, il n ’ y a pas photo. Autre raison : « le drone permet de voler à une hauteur inférieure à 150 m, contrairement à l ’ ULM. Les angles de vue sont très différents. Le drone permet de « slalomer » et d ’ obtenir des images hors du commun. Les limites d ’ utilisation, outre l ’ autonomie de la batterie et le minimum requis en matière de distance, peuvent être liées à la vitesse du vent. Au-delà de 30km/h, il est préférable de ne pas voler ». Autre limite : le survol en zone urbaine. « Une nouvelle règlementation devrait permettre de pouvoir utiliser un drone de 8,2 kg en zone urbaine (vs 4 kg actuellement). Cela permettra d ’ embarquer une caméra plus importante et performante ». Il y a 2 ans, la France comptait à peine 100 exploitants habilités à piloter les drones. Aujourd ’ hui, ils seraient près de 700. Marianne Bourgeois CONCESSIONNAIRE : à 15 mn d’Angers A87 Sortie 24 Chalonnes - Thouarcé Angers RMTP RN 160 Beaulieu Cholet Service Atelier : SERVICE IMMÉDIAT Sur votre département, un atelier de réparation et d’entretien toutes marques à votre service Rénovation fabrication de flexibles et de raccords hydrauliques Véhicule de service pour entretien et réparation sur site CONTACT : Pascal COTTIN - Port. 06 10 58 73 65 - E-mail : [email protected] RMTP 49 : ZA La Promenade - 49750 BEAULIEU-SUR-LAYON - Tél. 02 41 54 05 70 - Fax : 02 41 54 07 79 - Site Web : rmtp49.com 48 Anjou Eco - n°38 - Janvier 2015 www.maineetloire.cci.fr Micro concept janvier 2015_190 x 130 08/01/15 08:51 Page1 INFORMATIQUE & SERVICES Distribution Apple & Microsoft La société fête ses 20 ans ! à cette occasion venez découvrir nos solutions informatiques porte ouverte du 18 & 19 février en nos locaux Distributeur HP & Apple Partenaire HP Microsoft Expert PME Contrats d’assistances et de maintenance Etude et réalisation de réseaux & serveurs Financement et location évolutive Hébergement & site internet LA SAUVEGARDE & L’ARCHIVAGE SUR SERVEUR FTP «l’externalisation de vos données stratégiques» «Le coffre fort numérique» Micro Concept Technologie 72, rue Rabelais - 49000 ANGERS - Tél.: 02.41.27.25.00 - Fax: 02.41.27.25.05 [email protected] - www.micro-concept.com Audi janvier 2015_190 x 130 08/01/15 08:41 Page1 Vorsprung durch Technik 204 ch = 1,5l /100km Nouvelle Audi A3 Sportback e-tron. Change le monde. Pas votre quotidien. Volkswagen Group France S.A. – RC Soissons B 602 025 538. Audi recommande Castrol EDGE Professional. Vorsprung durch Technik = L’avance par la technologie. Audi A3 Sportback e-tron : consommation combinée (l/100km) : 1,5 – 1,7. Consommation électrique (kWh/100 km) : 11,4 – 12,4. Rejets de CO2 combinés (g/km) : 35 – 39. Avenir Automobiles 12 rue Amédée Gordini - Beaucouzé - Tel. 02 41 74 12 12 ligne directe Europe, État : les soutiens aux projets du Maine-et-Loire Près de 3 milliards d’euros de fonds publics vont être injectés dans l’économie des Pays de la Loire sur 2015-2020. 40 % proviennent du dernier Contrat de plan Etat-Région et 60 % de la nouvelle programmation budgétaire de fonds européens. Revue régionale et focus sur des projets financés en Maine-et-Loire. Suite à la loi du 13 août 2004, la Région joue un rôle majeur dans l’élaboration, la négociation et l’exécution du Contrat de Plan Etat-Région, le dernier en date couvrant la période 20152020. Projet stratégique d’investissement, ce Contrat mobilise des finances publiques autour de grandes priorités. Dans les Pays de la Loire, trois ont été retenues : le développement économique et l’emploi, la solidarité et l’équilibre entre les territoires, la transition écologique et énergétique. La Région investit généralement le même montant que l’Etat. Les Départements et les agglomérations le complètent. ments d’avenir. Sous réserve de quelques ajustements avec les collectivités locales, la part de la Région sera de 403 M€ (dont 10 M€ pour la part régionale au PIA). Certaines contreparties au CPER restent à négocier avec les collectivités ou des établissements publics. Mais la part des « autres financeurs » au premier rang desquels les collectivités qui accueilleront les investissements publics atteindra également près de 400 M€. A ce 1,2 Md€ s’ajoute 1,7 Md€ qui provient des fonds européens et de leurs contreparties. Ces fonds peuvent compléter les financements du Contrat de Plan Etat-Région. Ce rôle de la Région a été renforcé par la loi du 27 janvier 2014. L’Etat lui confie la gestion d’une partie des fonds européens qu’il assurait jusque-là. La Région des Pays de la Loire se trouve donc en charge du FEDER* dont la recherche, l’innovation, le soutien à la transition énergétique, la compétitivité des PME consommeront 80 % des fonds. Elle gérera aussi les fonds FEADER** qui accompagneront des projets liés à la production alimentaire durable, à la lutte contre le changement climatique, à la gestion durable des ressources et à un développement territorial équilibré. Elle gérera une partie (35 %) du FSE*** : accès à l’emploi, à la qualification des demandeurs d’emploi et des jeunes, à l’enseignement supérieur. L’Etat continuera à gérer l’autre partie du FSE et le FEP****. La nouvelle programmation budgétaire européenne porte sur les années 2014-2020. Quels projets pour le Maine-et-Loire dans les différentes enveloppes de crédit décidées ? En Pays de la Loire, 2,9 Md€ publics vont être injectés dans l’économie sur 2015-2020. Près d’1,2 Md€ est issu du CPER. La part de l’Etat s’élève à 423 M€ dont 413 M€ au titre du CPER et 10 M€ au titre du Programme des investisse- 1 Enseignement supérieur et Recherche Parmi les projets retenus, certains concernent les technologies avancées de production (halle technologique de l’ENSAM d’Angers), le végétal (plateforme de phénotypage des végétaux à Angers…), les thérapies de demain et la santé (projets TRANSLAT à Nantes et à Angers…). L’augmentation du nombre d’étudiants sera accompagnée par de grands projets immobiliers, dont l’UFR Lettres à Angers. Ces projets complèteront ceux propres à la création de l’Université Bretagne Loire. « We Network ». Il mobilisera massivement des fonds FEDER et FEADER. 3 Emploi Le dispositif DINAMIC, un des axes phares du Contrat 20072013, ne figure plus au nouveau CPER. Mais l’Etat et la Région s’engagent néanmoins à poursuivre sa mise en oeuvre sur 2015-2020 grâce au FEDER, à des crédits régionaux et nationaux. 4 Mobilités Ces investissements concernent notamment le rail : axe Saint-Nazaire-Nantes-AngersSablé-Le Mans, modernisation de la ligne Nantes - Saint-Gilles - Pornic, Nantes – Clisson Cholet, et Nantes- La Rochesur-Yon – Bordeaux, modernisation des nœuds ferroviaires (Nantes et Angers). 2 Innovation 5 Développement des territoires Les dynamiques engagées autour des technologies avancées de production, de l’électronique professionnelle ou de l’agroalimentaire ouvrent droit à des aides du Programme d’Investissements d’Avenir. Le CPER financera des Centres de ressources et de diffusion technologiques, notamment Le CPER accompagnera les territoires, engagés dans la démarche régionale « Agir pour », qui présentent des signes particuliers de vulnérabilité. Trois de ces huit territoires qui bénéficient du dispositif se trouvent en Maineet-Loire : Grand Saumurois, vallées d’Anjou, Segréen. Des projets d’envergure régionale 50 Anjou Eco - n°38 - Janvier 2015 seront également financés dont l’Abbaye royale de Fontevraud. Les contrats de Ville seront également intégrés. 6 Numérique pour tous L’Etat et les collectivités vont adopter une nouvelle « Stratégie de cohérence régionale d’aménagement numérique » (SCORAN) qui prévoit la montée en débit des réseaux existants et le déploiement du Très Haut Débit. 7 Transition écologique et énergétique Les nombreux projets concernent des enjeux liés à l’eau, la biodiversité, l’énergie, les risques naturels. Les projets territoriaux de développement durable seront aidés. Par ailleurs, un programme FEDER interrégional sur la Loire permettra notamment de financer la restauration de la Loire. Il devrait être complété par un nouveau plan Loire. FEDER* : Fonds Européen de DÉveloppement Régional FEADER* : Fonds Européen Agricole pour le DÉveloppement Rural FSE*** : Fonds Social Européen FEP**** : Fonds Européen pour la Pêche www.maineetloire.cci.fr MPPI_90 x 130 21/05/14 10:42 Page1 Polymoule pub_90 x 130 24/07/14 14:59 Page1 PENSEZ À VOUS... en pensant à nous ! TAXE D’APPRENTISSAGE 2015 AYEZ LE RÉFLEXE CCI 49 ! La taxe d’apprentissage est un impôt permettant le financement de l’apprentissage et c’est le seul impôt que vous choisissez d’affecter librement. MODE D’EMPLOI Pour affecter ma taxe d’apprentissage : 1. Je confie le calcul à mon expertcomptable ou je me rapproche de mon organisme collecteur. A noter, la CCI de Maine et Loire est organisme collecteur 2. Je note dans le bordereau le nom et l’adresse exacte de l’établissement bénéficiaire dans la partie Reversement aux établissements bénéficiaires de la taxe d’apprentissage. 3. Dans la partie Sommes à affecter, je remplis au titre du QUOTA ou du HORS QUOTA le montant ou % de mon versement. VOTRE CONTRIBUTION : immédiatement utilisée pour les besoins spécifiques des formations Achat, location et entretien de matériels et de biens d’équipement pédagogiques et professionnels ... Le CFA de la CCI 49, habilité catégorie Quota Le CFA de la CCI de Maine-et-Loire est habilité à recevoir de plein droit la Taxe d’Apprentissage pour les catégories Quota. Il vous est également possible de compléter votre Concours Financier Obligatoire par un versement du Hors Quota. Si vous êtes soumis à la contribution supplémentaire à l’apprentissage, pensez au CFA de Maine-etLoire ! CFA de la CCI de Maine-et-Loire, 132 avenue de Lattre de Tassigny – CS51030 49015 ANGERS CEDEX 01. 0490985 E Les écoles de la CCI : Hors Quota Les écoles de la CCI sont habilitées à recevoir la Taxe d’Apprentissage en Hors Quota. L’ESIAME en catégorie B du Hors Quota. Soutenez l’ESIAME à Cholet qui forme vos futurs middle-managers à Bac+3 ! ESIAME, Campus Eurespace, rue Eugène Brémond – CS22116 49321 CHOLET CEDEX. UAI : 0492147 T L’Institut de Bijouterie de Saumur en catégorie A du Hors Quota. L’IBS forme aux métiers du bijou de la fabrication à la commercialisation. Institut de Bijouterie de Saumur square Balzac 49412 SAUMUR CEDEX. 0492342 E CCI FORMATION es Entrepris flexe ayez le ré CCI ! Jean-Claude GUILBAULT Centre Pierre Cointreau 132 av de Lattre de Tassigny CS51030 49015 ANGERS CEDEX 01 Tél. : 02 41 20 53 19 www.cciformation49.fr Réglementation Le Compte Personnel de Formation Depuis le 1er janvier 2015, le Compte Personnel de Formation (CPF) a remplacé le Droit Individuel à Formation (DIF). Le CPF (article L 6111-1 du code du travail) doit permettre à toute personne de financer sa formation tout au long de sa vie professionnelle. Les détails sur le fonctionnement du CPF sont donnés aux articles L 6323-1 et suivants du Code du travail. La création du Compte Personnel de Formation (CPF) Le CPF est universel et attaché à la personne. Les droits demeurent acquis en cas de changement de situation professionnelle ou de perte d’emploi. Le CPF est ouvert pour toute personne ayant au moins 16 ans, salariée, à la recherche d’un emploi, accompagnée dans un projet d’orientation ou d’insertion professionnelle ou accueillie dans un établissement ou service d’aide par le travail. Il est également ouvert pour les jeunes âgés de 15 ans en contrat d’apprentissage. L’alimentation du CPF Si un accord collectif prévoit des modalités plus favorables pour les salariés à temps partiel l’employeur communiquera, chaque année, à son OPCA les salariés bénéficiant de ces dispositions et le nombre d’heures supplémentaires attribuées. Dans ce cas, la somme due par l’entreprise correspond au nombre d’heures abondé multiplié par un montant forfaitaire déterminé par l’accord d’entreprise, de groupe ou de branche. Ce montant ne peut être inférieur à 13 euros. Un « abondement punitif » est prévu pour les entreprises d’au moins 50 salariés, lorsque le salarié n’a pas bénéficié au moins une fois lors des six dernières années des entretiens professionnels et d’au moins 2 des 3 mesures suivantes : action de formation ; acquis des éléments de certification par la formation ou par une VAE; progression salariale ou professionnelle. Le CPF est comptabilisé et alimenté en heures avec un plafond de 150 heures. Pour un CDI à temps plein, l’alimentation se fait à raison de 24 heures par an jusqu’à 120 heures, puis de 12 heures par an jusqu’à un maximum de 150 heures dont Cet abondement prend la l’acquisition se fera donc en 7,5 ans. forme d’un crédit de 100 heures supplémentaires, si le Certaines périodes d’absence salarié est à temps plein, ou sont prises en compte pour le de 130 heures, s’il est à temps calcul des heures : congés de partiel. Ces heures ne sont maternité, paternité et d’accueil pas prises en compte dans le de l’enfant, adoption, présence calcul du plafond maximum de parentale, soutien familial, 150 heures du CPF. congé parental d’éducation, maladie professionnelle ou Lorsque la durée de la formaaccident du travail. tion envisagée est supérieure au nombre d’heures figurant Un prorata sera appliqué si la sur le compte et à la demande durée annuelle de travail est du titulaire du compte, un inférieure à un temps complet. abondement supplémentaire L’employeur communiquera peut être fait. Cet abondement à son Organisme Paritaire peut être financé par l’emCollecteur Agréé la durée de ployeur lorsque le titulaire du travail à temps complet sur la compte est salarié, par le titubase de laquelle le prorata est laire du compte lui-même, par effectué. Le reliquat de DIF l’organisme paritaire collecteur au 31 décembre 2014 peut agréé (OPCA ou Opacif), par être utilisé comme s’il s’agis- la Caisse nationale d’assurance sait d’heures du CPF jusqu’au vieillesse lorsque la personne 1er janvier 2021. demande l’utilisation de son www.maineetloire.cci.fr compte personnel de prévention de la pénibilité. Ces heures ne sont pas prises en compte dans le calcul du plafond de 150 heures. L’utilisation du CPF Le CPF n’est mobilisé qu’à l’initiative du salarié dont l’accord express est obligatoire. Le salarié part en formation avec ou sans l’accord de l’employeur. Il peut accéder au titre du CPF à des formations en dehors du temps de travail sans l’accord de son employeur. Les demandes de formations sur le temps de travail doivent recueillir en principe l’accord préalable de l’employeur à trois exceptions près: les formations pour acquérir le socle de connaissances et de compétences ; les formations financées dans le cadre de « l’abondement punitif » ; des cas pouvant être prévus par accord de branche, d’entreprise ou de groupe. Dans le cadre de ces exceptions, le salarié et l’employeur doivent tout de même trouver un accord sur le calendrier de la formation. pendant son temps de travail ou hors temps de travail, sont pris en charge par l’organisme collecteur paritaire agréé ou par l’employeur lorsque celui-ci a conclu un accord d’entreprise. Cette prise en charge peut faire l’objet d’un plafond déterminé par le conseil d’administration de l’OPCA. Dans le cadre d’un accord exprès de ce conseil d’administration, la rémunération des salariés en formation pendant le temps de travail au titre du CPF peut être prise en charge dans la limite, pour chaque salarié concerné, de 50 % du montant total de la prise en charge globale par cet organisme pour le financement de la formation des heures inscrites sur le compte. Fermeture du CPF Le compte est fermé lorsque la personne est admise à faire valoir l’ensemble de ses droits à la retraite. Dans le cas d’une retraite progressive, il semble, a priori encore possible d’utiliser son CPF durant la période d’activité partielle. Mais le cumul emploi-retraite ne permet plus de l’utiliser. Mathieu Thomas SOURCE CCI Paris-Ile-de-France, DOCPRATIC, « La lettre juridique de l’entreprise », n°216, 10 novembre 2014 Durant les heures de la formation au titre du CPF, le salarié a droit à un maintien de sa protection sociale (accident du travail, maladie professionnelle). Si la formation a lieu sur le temps de travail, le salarié a droit à un maintien de sa rémunération. Les frais pédagogiques et les frais annexes, composés des frais de transport, de repas et d’hébergement, ainsi que les frais de garde d’enfant ou de parent à charge, occasionnés par la formation suivie par le salarié qui mobilise son compte personnel de formation, Anjou Eco - n°38 - Janvier 2015 53 Réglementation Provisions pour créances douteuses, attention ! Constatant des impayés de la part de certains de ses clients, la société décide de provisionner les créances correspondantes qu’elle qualifie douteuses. Mais, à l’occasion d’un contrôle, l’administration a remis en cause la déduction fiscale de ces provisions, ce que conteste la société. L’administration reproche à celle-ci de ne pas avoir justifié que la situation financière de ses clients rendait effectivement probable un risque de défaillance de leur part. Or, la société produit un certain nombre de lettres de rappels justifiant, selon elle, un risque avéré de non-paiement de ses factures. Pas pour le juge : selon lui, ne produire que des lettres de rappels adressées à ses clients est insuffisant. Pour que la provision soit justifiée, et donc déductible fiscalement, il faut qu’elle apporte d’autres éléments relatifs à leur situation financière, seuls susceptibles, rappelle le juge, d’établir le caractère probable du risque d’impayé. Le redressement fiscal est donc confirmé. Arrêt de la Cour Administrative d’Appel de Paris du 17 octobre 2013, n° 12PA01476 La rupture conventionnelle pour rompre un CDI à l’amiable Une salariée et son employeur se mettent d’accord pour rompre à l’amiable son CDI, en vertu d’un document signé des deux parties. Ce document est libellé de la manière suivante : « d’un commun accord, et pour le bien-être de chacun, nous mettons fin à ce contrat qui nous lie depuis le 01 août 2008 et il est expressément convenu que le préavis ne sera ni effectué, ni payé. Votre contrat sera rompu à la signature de ce courrier où il vous sera remis votre solde de tout compte et votre attestation Assedic. Les deux parties reconnaissent avoir lu et accepté, sans contrainte, les conditions ci-dessus ». La salariée revient sur les conditions de la rupture de son contrat et considère que, faute d’avoir respecté le formalisme propre à la rupture conventionnelle, cette rupture est irrégulière et doit s’analyser en un licenciement sans cause réelle et sérieuse. Mais l’employeur considère qu’il est tout-à-fait possible de rompre un CDI d’un commun accord, sans que soient nécessairement respectées les règles de la rupture conventionnelle dès lors que lui et la salariée n’ont pas exprimé la volonté de se soumettre à ce régime particulier. Faute d’avoir respecté la procédure de la rupture conventionnelle, la rupture du contrat dans cette affaire doit s’analyser en un licenciement sans cause réelle et sérieuse. Arrêt de la Cour de Cassation, chambre sociale, du 15 octobre 2014, n° 11-22251 Faute grave lors d’un voyage d’entreprise Les lauréats ont pu bénéficier d’un voyage en Croatie organisé et offert par l’entreprise. Lors de ce voyage, un salarié a eu une attitude particulièrement agressive, irrespectueuse et menaçante à l’égard de certains de ses collègues et de ses supérieurs hiérarchiques également du voyage. Considérant ce comportement grave et inacceptable, l’employeur a décidé de le licencier pour faute grave. Mais le salarié conteste ce licenciement, rappelant que ce séjour constituait uniquement un voyage d’agrément. Un tel séjour, estime-t-il, qui ne s’est pas déroulé au temps et au lieu du travail, relève de la vie privée du salarié, quand bien même des supérieurs hiérarchiques et d’autres salariés y étaient conviés. Or, un motif tiré de la vie personnelle du salarié ne peut pas justifier un licenciement. Certes, rappelle le juge, mais dans cette affaire les faits reprochés se rattachaient effectivement à la vie de l’entreprise de sorte qu’ils peuvent être sanctionnés par un licenciement. Arrêt de la Cour de Cassation, chambre sociale, du 8 octobre 2014, n° 13-16793 Responsabilité pécuniaire du salarié seulement en cas de faute lourde Le 1er décembre 2008, un salarié a signé un contrat de travail à durée indéterminée en qualité de chauffeur poids lourds. A la suite d’une erreur de conduite, il a endommagé le camion qui lui était confié et les parties ont convenu que le coût de la réparation serait retenu 54 Anjou Eco - n°38 - Janvier 2015 sur le salaire. Licencié le 15 mars 2011, le salarié a formé devant la juridiction prud’homale diverses demandes de nature salariale, dont le remboursement des sommes prélevées au titre de la réparation du véhicule de l’entreprise. Les premiers juges ont débouté le salarié de sa demande. Motifs : il a reconnu avoir accidenté le camion en effectuant une marche arrière malgré l’aide proposée par son supérieur présent dans le véhicule ; il a proposé immédiatement à son employeur de rembourser les réparations. La Cour de cassation casse cette décision. La responsabilité pécuniaire d’un salarié à l’égard de son employeur ne peut résulter que de sa faute lourde qui, en l’espèce, n’a nullement été invoquée à son encontre. Arrêt de la Chambre sociale de la Cour de cassation du 30 septembre 2014, pourvoi n°13-20082 Pas de contrepartie financière pour la clause de discrétion Un directeur marketing, dont le contrat de travail comprenait une clause de discrétion, a été licencié pour motif économique. Cette clause était au coeur du problème de droit suivant. Le salarié soutenait que l’obligation de discrétion imposée dans son contrat de travail l’empêchait en réalité, à l’instar d’une clause de non concurrence, de retrouver un emploi. D’une part, il avait toujours travaillé dans le même domaine d’activité sur lequel il y a très peu d’intervenants. D’autre part, cette atteinte était d’autant plus importante que ladite obligation n’était limitée ni dans le temps, ni dans l’espace. Cette clause de discrétion l’empêchait-il de trouver du travail ? Justifiait-elle une contrepartie financière ? Non, ont répondu les juges de la Cour de cassation. La clause litigieuse ne portait pas atteinte au libre exercice par le salarié d’une activité professionnelle, mais se bornait à imposer la confidentialité des informations détenues par lui et concernant la société. La cour d’appel, en a exactement déduit que cette clause n’ouvrait pas droit à contrepartie financière. Arrêt de la chambre sociale de la Cour de cassation du 15 octobre 2014, pourvoi n°13-11524 Pas une simple rupture amiable mais une rupture conventionnelle Une salariée a été engagée en qualité de femme toutes mains à temps complet par un exploitant d’un fonds de commerce de bar, meublé et restauration rapide. Elle a été en arrêt de travail du 14 au 23 janvier 2009 puis du 30 janvier 2009 au 12 mars 2009. Il a été mis fin au contrat de travail, le 3 avril 2009, en vertu d’un document signé des deux parties. La salariée a saisi la juridiction prud’homale pour faire juger que la rupture s’analysait en un licenciement dépourvu de cause réelle et sérieuse et pour demander le paiement de diverses sommes à titre d’heures impayées, d’indemnités de rupture, et d’indemnité pour licenciement sans cause réelle et sérieuse. Les premiers juges décident que le licenciement ne reposait pas sur une cause réelle et sérieuse. Ils condamnent l’employeur à payer à la salariée diverses sommes à titre d’indemnité de préavis, congés payés afférents, dommages et intérêts pour licenciement sans cause réelle et sérieuse. Le chef d’entreprise forme alors un pourvoi en cassation aux motifs que : - le contrat de travail peut prendre fin du commun accord des parties, par une rupture amiable, sans que le respect du formalisme de la rupture conventionnelle institué par les articles L. 1237-11 et s. du code du travail ne constitue une condition de validité de l’acte ; - la remise en cause d’un accord amiable de rupture du contrat de travail est subordonnée à la constatation que le consentement du salarié a été vicié par dol, erreur ou violence. La Cour de cassation rejette le pourvoi car le document signé par les parties ne satisfaisait pas aux exigences de l’article L. 1237-11 du code du travail. La rupture s’analysait en un licenciement sans cause réelle et sérieuse. Arrêt de la chambre sociale de la Cour de cassation du 15 octobre 2014, pourvoi n°11-22251 www.maineetloire.cci.fr L’intérim suppose un accroissement « temporaire » de l’activité Une entreprise recourt à l’intérim pour une mission temporaire dans le cadre de prestations liées au démarrage d’un chantier important. L’intérimaire se voit confier des contrats successifs de mission temporaire en qualité de ferrailleur : les missions consistaient en des travaux de ferraillage et de façonnage préalables à l’exécution de chantiers. Ces missions ont été suivies d’un contrat de chantier, auquel il a été mis fin par un licenciement pour fin de chantier deux ans plus tard. L’intérimaire conteste le caractère temporaire de cette mission, estimant qu’elle s’intégrait dans l’activité permanente de la société. Il saisit le Conseil des Prud’hommes afin de voir requalifier ces contrats en CDI et d’obtenir le versement de dommages-intérêts pour licenciement sans cause réelle et sérieuse. L’entreprise conteste son analyse. Elle considère, au contraire, que le façonnage et l’attache de la ferraille constituaient des tâches précises et ponctuelles liées aux seules phases de préparation et de démarrage du chantier. Elles correspondent donc bien à un accroissement temporaire d’activité, pour lequel le recours à l’intérim est autorisé, d’autant, précise-t-elle, que le démarrage du chantier nécessitait une main d’œuvre importante. Ce n’est pas l’avis du juge. Les phases de préparation et de démarrage du chantier correspondaient à l’activité normale et permanente de l’entreprise. Elles ne pouvaient constituer un accroissement momentané d’activité justifiant le recours au travail temporaire. L’entreprise n’apporte, en outre, aucun élément de nature à justifier du caractère exceptionnel du chantier sortant du cadre de son activité habituelle. La relation de travail entre l’intérimaire et la société est qualifiée de CDI. La rupture s’analyse donc en un licenciement sans cause réelle et sérieuse, avec toutes les conséquences financières qui s’y rattachent. Source : Arrêt de la Cour de Cassation, chambre sociale, du 24 septembre 2014, n° 13-14199 www.maineetloire.cci.fr Dirigeants, préparez votre base de données économiques et sociales Dès le 14 juin 2015, toutes les entreprises devront déployer leur propre base de données économiques et sociales. L’objectif : simplifier le dialogue entre employeur et élus du personnel autour d’un support unique de communication. Concernant la mise en oeuvre de la BDES, c’est à l’entreprise qu’il revient de fixer les modalités de déploiement (support, rubrique, stockage, accessibilité). Elle a alors le choix entre deux options : attendre le dernier moment pour regrouper les informations requises sans modifier ses pratiques, ou prendre les devants et transformer ces obligations en opportunités pour dynamiser le dialogue social de l’entreprise. Vente de l’entreprise : les salariés doivent être informés Depuis le 1er novembre 2014, le chef d’entreprise est tenu d’informer ses salariés de son intention de céder, deux mois avant que la transmission du fonds de commerce ou de la majorité des parts sociales soit effective. Et ce, qu’il ait trouvé un repreneur ou non, excepté dans le cas d’une transmission familiale. Cette information devra être délivrée par tous moyens. Sont visées par cette obligation les entreprises employant moins de 250 salariés. Elle s’organise différemment selon la taille de l’entreprise et si vous comptez dans votre effectif des représentants du personnel. Dans le cadre de cette information, vous devez rappeler aux salariés qu’ils sont soumis à une obligation de discrétion et leur préciser qu’ils peuvent se faire assister d’une personne de leur choix (un représentant de la chambre de commerce, un avocat, un expert-comptable, etc.). S’ils souhaitent user de cette faculté, ils doivent vous en informer dans les meilleurs délais, par tout moyen. En cas de non-respect de cette obligation, le chef d’entreprise pourra être poursuivi pour délit d’entrave et encourt la nullité pure est simple de la cession. Décret n° 2014-1254 du 28 octobre 2014 relatif à l’information des salariés en cas de cession de leur entreprise Dépôt des comptes : mode d’emploi du dépôt confidentiel Les « microentreprises » (hors sociétés holdings) ont désormais la possibilité de demander à ce que les comptes annuels déposés au greffe du Tribunal de Commerce ne soient pas rendus publics. Elles devront compléter une déclaration de confidentialité des comptes annuels, conformément à un modèle. Lorsque le dépôt des comptes annuels est accompagné d’une déclaration de confidentialité, le greffier du Tribunal de Commerce mentionne sur l’avis au BODACC la formule suivante : « Les comptes annuels sont accompagnés d’une déclaration de confidentialité en application du premier alinéa de l’article L 232-25 ». Si un tiers le demande, le greffier pourra délivrer, aux frais du demandeur, un certificat attestant que les comptes annuels ont bien été déposés mais qu’ils ne sont pas communicables aux tiers. Cette confidentialité ne s’impose pas aux administrations publiques qui conservent un accès à l’intégralité du registre du commerce. Les autorités judiciaires, les autorités administratives et la Banque de France ont donc accès aux comptes de ces sociétés. Décret n° 2014-1189 et arrêté du 15 octobre 2014 relatifs à l’allègement des obligations de publicité des comptes annuels des microentreprises Bail commercial ou bail d’habitation : tout dépend de ce qui est stipulé dans le bail Un propriétaire loue une maison à une personne qui y a fixé le siège de sa société. Il délivre à ce locataire un congé pour vendre, mais ce dernier s’y oppose, estimant être titulaire, non pas d’un bail d’habitation, mais d’un bail commercial soumis au statut des baux commerciaux. Le propriétaire conteste à son tour et réclame l’expulsion de son locataire : il considère que l’intention était bien de conclure un bail d’habitation, et non pas un bail commercial. Peu importe, estime le juge. Ce dernier a repris les stipulations du bail qui autorisait le locataire à exercer dans les lieux toutes activités professionnelles, commer- ciales ou industrielles. Il a constaté d’autre part qu’un fonds de commerce était effectivement exploité dans les lieux. Fort de ces constats, il faut considérer qu’il s’agit d’un bail commercial. Arrêt de la Cour de Cassation, 3ème chambre civile, du 9 juillet 2014, n° 12-29329 Caution du dirigeant : la force majeure ne change rien Un dirigeant s’est porté caution d’un prêt consenti par une banque au profit de sa société. Quelques temps plus tard, il se retrouve atteint d’une maladie dégénérative neuronale et d’un cancer du tibia, ces maladies le contraignant à arrêter de travailler. La société est finalement mise en liquidation judiciaire, ce qui conduit la banque à se retourner contre la caution pour obtenir le paiement des sommes restant dues au titre de l’emprunt. Le dirigeant conteste l’attitude de la banque. Il se retranche derrière le fait que sa maladie constitue un cas de force majeure qui lui permet de s’exonérer de l’exécution de ses obligations nées du cautionnement, dès lors qu’elle fait obstacle à cette exécution. Ce n’est pas l’avis des juges qui estiment que « le débiteur d’une obligation contractuelle de somme d’argent inexécutée ne peut s’exonérer de cette obligation en invoquant un cas de force majeure ». En clair, le dirigeant est condamné à payer les sommes restant dues, en qualité de caution, en dépit de sa maladie. Arrêt de la Cour de Cassation, chambre commerciale, du 16 septembre 2014, n° 13-20306 Sources : Actu Strego, Docpratic (CCI de Paris-Ile-de-France) et, pour « Dirigeants, préparez votre base de données économiques et sociales » Chef d’entreprise.com Anjou Eco - n°38 - Janvier 2015 55 Decouverte Initiée et soutenue par la CCI de Maine-etLoire, Mécène et Loire est une fondation multi-entreprises, multi-activités : une première en France et dans le monde des CCI. Aujourd ’ hui, Mécène et Loire est citée en exemple et poursuit son développement. Depuis sa création en 2007, elle a attribué plus d ’ un million d ’ euros à des projets contribuant au rayonnement du département. 28 chefs d ’ entreprises se sont impliqués dans la Fondation 2, renouvelée en février 2013 et présidée par Stéphane Martinez, pour un mécénat de proximité. Sa mission consiste à soutenir par tous moyens (matériels, humains, techniques) des actions d ’ intérêt général pour valoriser le territoire du Maineet-Loire. En octobre dernier, la Fondation a sélectionné 19 projets qu ’ elle soutiendra pour l ’ année 2014/2015, après avoir étudié plus de 80 dossiers éligibles. Focus sur 5 d ’ entre d ’ eux. Catégorie culture théâtre Association Pour ma Pomme Opéra pour marionnettes « Maître Belloni » Pomme » productrice de spectacles. « L ’ adaptation théâtrale du livre « Autiste ? Pour nous l ’ essentiel est invisible » témoigne du combat quotidien d ’ une mère et de son fils Louis, diagnostiqué autiste au bout de 7 ans. Ce spectacle s ’ inscrit dans une campagne de sensibilisation de cette spécificité, difficile à cerner, aux multiples manifestations. » précise Gaëlle Demars, administratrice de production. « Le soutien financier de Mécène et Loire pour la création des décors du spectacle va permettre de sensibiliser tout public au droit à la tolérance et à la différence ». Basée à BlaisonGohier, l ’ Association « Pour ma Pomme », présidée par Hélène Fourmy, accompagne depuis dix ans des compagnies émergentes de théâtre, danse, musique, cirque, dans leurs démarches de production, travail administratif et diffusion de leurs spectacles. La programmation des représentations démarre en avril en Anjou pour s ’ étendre à d ’ autres régions. Catégorie culture édition Association Maison Julien Gracq Ouverture du Grenier à Sel Julien Gracq, écrivain majeur du XXe siècle, est né à SaintFlorent-le-Vieil en 1910. Sa maison familiale où il est mort en 2007, fut léguée à sa commune native qui a fait appel à la Région des Pays de la Loire pour accomplir le voeu de l ’ auteur : accueillir des écrivains et des artistes. Deux années de travaux ont permis de réhabiliter les deux bâtisses : la maison et l ’ ancien grenier à sel. L ’ association « Maison Julien Gracq » y anime des activités littéraires et artistiques. Elle reçoit les écrivains dans la maison où ont été aménagés trois appartements. Elle organise également des rencontres scolaires, des lectures et des ateliers dans le grenier à sel. La Chambre des cartes et la bibliothèque remarquable permettront très vite d ’ accueillir les touristes, les amateurs de littérature et les « fans » de l ’ oeuvre de Julien Gracq. La Fondation Mécène et Loire, par son soutien financier, participe à l ’ équipement en liseuses, livres, malle pédagogique. Ce projet passionnant, unique en France, est guidé par l ’ envie de partager la littérature avec le plus grand nombre. © Philippe Leduc Création du décor du spectacle « Clandestin, voyage en autisme(s) » « Ce spectacle est né d ’ une rencontre entre une écrivain (Elisabeth Emily, directrice de CapaciTED49), une comédienne (Claire Rieussec) et l ’ association « Pour ma pour Mécène et Loire Spectacle « Clandestin, voyage en autisme(s) » 56 Anjou Eco - n°38 - Janvier 2015 www.maineetloire.cci.fr Focus sur la bourse 2014 de Mécène et Loire : La Bande passante un mécénat de proximité Catégorie culture théâtre Théâtre de l ’ Equinoxe Opéra pour marionnettes « Maître Belloni » La réalisation de l ’ opéra de marionnettes « Maître Belloni » est un coup de cœur d ’ Annie Chauveau, comédienne et fondatrice du Théâtre de l ’ Equinoxe depuis 20 ans à Cholet. Elle a découvert il y a 15 ans, le conte de Hubert Ben Kemoun, « rythmé et cadencé comme une partition. Une évidence pour le monter en opéra. Il m ’ a fallu plusieurs années de recherche sur l ’ art et la manière de l ’ imager sur scène. Cette forme artistique est une première pour notre théâtre. Nous souhaitions revenir vers le jeune public». Trois comédiens sur scène manipulent et interprètent sur fond musical lyrique, www.maineetloire.cci.fr l ’ histoire du vieux marionnettiste malade, maître Belloni, sauvé par ses marionnettes qui se sacrifient pour lui. « Le soutien de Mécène et Loire nous a permis de finaliser la réalisation des marionnettes, le décor, les costumes ainsi que les supports de communication et deux vidéos. » Au total, six représentations ont déjà été programmées pour les scolaires et le grand public, avant une tournée dans la région. « Spectacle pour enfants d ’ une qualité rarement égalée, témoigne une spectatrice, à la sortie d ’ une des représentations. Tout est magnifique : les marionnettes, le jeu, tout en discrétion, des comédiens, la musique somptueuse, le balai des lumières… » Catégorie culture environnement Association En Face Création d ’ une plateforme flottante Le Grenier à Sel Imaginez 4 à 5 modules hexagonaux de 42 m2 environ liés entre eux et flottant sur la Maine. Cette plate-forme végétalisée, visible du 21 juin au 21 septembre prochains, est le projet artistique de l ’ asso- Cette Bourse de 20 000 euros, attribuée à un collectif de talents originaires des Pays de la Loire, finance une oeuvre monumentale qui sera visible à partir de septembre 2015. Accessible à un large public, elle est axée sur le concept « Comment donner forme au son ». Les quatre artistes vont détourner des outils des nouvelles technologies pour les réutiliser à d’autres fins qu’industrielles. Le spectateur jouera le rôle de la tête de lecture, le curseur de la partition, en déambulant dans un couloir d’une vingtaine de mètres muni de capteurs et autres éléments. Les déplacements provoqueront des sons, variables en fonction de la vitesse de marche. Une perception unique du phénomène sonore. www.bandepassante.org Appel à projets : aides pour des créations innovantes Vous avez un projet porteur d’image pour le territoire du Maineet-Loire ? La Fondation Mécène et Loire vient de lancer son 3e appel à projets, téléchargeable sur son site web, (www. mecene-et-loire.fr). Pour un budget d’environ 130 000 euros accordé à une vingtaine de dossiers originaux, cet appel à candidature se clôturera le 30 juin 2015. Anjou Eco - n°38 - Janvier 2015 57 Decouverte lyrique, s ’ appuyant sur le livret de René Queffelec. Plate-forme flottante ciation « En Face » dirigée par Amandine Poirier et Niels Behning, anciens étudiants des Beaux-Arts d ’ Angers. « A travers ce concept de galerie flottante, nous souhaitons offrir aux artistes et plasticiens locaux un lieu d ’ exposition et d ’ e xpérimentation artistique, en lien avec ce concept. Certains modules couverts, d ’ autres à ciel ouvert, permettent une symbiose avec l ’ environnement aquatique ». Mécène et Loire. Nous souhaitons que cet événement soit intégré aux manifestations culturelles estivales de la Ville d ’ Angers. » Composée d ’ un collectif d ’ une quinzaine d ’ artistes, la galerie « En Face » créée Près des trois quarts des chefs d’entreprises et cadres dirigeants sont mécènes à titre personnel. C’est ce que révèle le premier Baromètre du mécénat des entrepreneurs, publié par Admical, l’organisme qui développe le mécénat en France. www.admical. org/default. asp?contentid=2689 Altoneo Angers Aepr Sas Montilliers Altasys Conseil Angers Angers Drive Mcdonald ’ s Beaucouzé Aranea Hyper U Mûrs Erigné Mûrs-Erigné Atmosphere Communication Angers Avoconseil Angers Bodet Trémentines Connivence Ecouflant Expertise-comptable, audit, conseil Intégrateur d’Automatismes Industriels Conseil et formation aux entreprises Restauration rapide Hypermarché Agence de communication Société d’avocats Horlogerie industrielle, gestion de temps Imprimerie Evolis Commercialisation de solutions de personnalisation pour cartes plastiques Finta Technologies Société holding Fixator Fabrication de systèmes d’accès en hauteur Gesco Expertise-comptable, commissariat aux comptes Des partenaires sont associés à ce projet comme l ’ école Opéra « Les amant de Galerne » des Beaux-Arts et Agrocampus Ouest pour en novembre 2012, met faire travailler ensemble des à disposition des jeunes étudiants designers et paysa- artistes et des achegistes sur le concept de l ’ amé- teurs potentiels, un lieu nagement de jardin. « Nous d ’ échanges pour exposer avons également le soutien et acheter des œuvres financier de la Fondation à des prix très corrects. « Pour que la culture reste abordable à tous ». Les patrons, au 1er rang des mécènes Cet opéra de 150 participants s ’ articule autour d ’ un orchestre symphonique de 50 musiciens, deux chœurs de 60 chanteurs, 14 solistes et un récitant. Ce projet d ’ envergure, complexe à diriger, est soutenu financièrement par la Fondation Mécène et Loire pour participer à sa mise en scène, la création des costumes, les répétitions, la régie lumières… Cette aventure enrichissante et difficile à la fois, par le nombre important de ses 28 entreprises engagées Catégorie culture musique Association Aria Opéra L ’ opéra « Les amants de Galerne » L ’ opéra « Les amants de Galerne » évoque l ’ histoire universelle d ’ un amour impossible entre une jeune paysanne de Saint-Florentle-Vieil et un conscrit républicain sur fond de guerres de Vendée en 1793. C ’ est une première pour Jean-Jo Roux, compositeur professionnel et directeur musical qui s ’ est consacré durant 3 ans à l ’ écriture de ce drame 58 Anjou Eco - n°38 - Janvier 2015 Dominique Gruson Corentin Brichon 02 41 20 49 27 [email protected] Angers Gratien Meyer Saumur Groupe Cesbron Vente matériel frigorifique, installations isothermiques Saint Sylvain d’ Anjou Le Grenier A Pain Angers Lexcap Avocats Angers Boulangerie-pâtisserie Cabinet d’avocats L ’ Orfevrerie D ’ Anjou Fabrication d’objets en étain pour l’industrie du luxe Marty Sports Sa Angers Conception d’équipements sportifs pour collectivités St-Clément de-la-Place MCA Finances Angers Motard Opticien Lunetier Angers Oceanedas Angers Gestion de portefeuilles Opticien haut de gamme Holding de sociétés Oem Development Conception de matériels industriels technologiques Renoval pour en savoir plus CONTACT St-Barthélemy d’ Anjou St-Barthélemy d ’ Anjou Elaboration et vente de vins Piloté par l ’ association « Aria Opéra » que préside Jean-Pierre Marchais, cet opéra angevin de deux heures sera joué au Centre culturel René d ’ Anjou à Baugé les 4 et 5 juillet 2015, puis en novembre au Grand Théâtre d ’ Angers. Jean-Jo Roux espère l ’ exporter à Nantes puis la Roche-surYon en 2016. Angers Gestbouch Restaurants La Boucherie Restauration à thème participants, mêle amateurs et professionnels avec la particularité de faire jouer des habitants du Maine-etLoire. Beaucouzé Installation de vérandas et abris de piscines en alu SBS Services de management en print, consommables et informatique Strego Expertise-comptable, audit, conseil Stv Production de directsTV, films pour télévision et institutionnel St-Barthélemy d’ Anjou Yzernay Angers Angers Ste-Gemmes sur-Loire www.maineetloire.cci.fr Voir loin, les pieds sur terre Artisans Commerçants PME Professions Libérales Être à vos côtés pour faire grandir vos projets Un accompagnement personnalisé Un conseil expert Comptabilité - Déclarations Projet d’entreprise Pilotage de votre activité Social et paie Informatique Juridique et fiscal Optimisation de vos prélèvements Patrimonial Nous contacter : Tél. 02 41 33 66 66 [email protected] www.49.cerfrance.fr Opcalia janvier 2015_190 x 130 08/01/15 09:09 Page1 . CONSEIL EXPERTISE COMPTABLE 11 agences en Maine-et-Loire internet PLACE .net Do you speak C peut proposer du contenu qui sera reversé à la communauté, selon des modalités spécifiques. Un site comme « OpenClassrooms » a pourtant fait le choix de proposer des MOOC en plus de ses ressources, pour plus de dynamique et de visibilité. Comment expliquer un tel succès ? Entre autres raisons : les MOOC ne sont pas une pâle copie d ’ un cours existant. Le thème est original. Pour autant, cela ne suffit pas. Il faut, dans cette forme virtuelle d ’ enseignement, y mettre un peu de corps et d ’ âme : faire venir des entreprises et des experts, utiliser des schémas, contribuer à animer le cours, qui peut vite devenir ennuyeux s ’ il ne propose pas de contenus variés, raconter des histoires, être à la fois théorique et pratique, être multi-outils (vidéo, liens Internet), proposer des quiz... Les MOOC sont plébiscités car ils constituent une réponse à ce besoin d ’ apprendre en ligne, portés par le monde universitaire et par de grandes institutions de renom. Ils proposent un cadre connu. MOOC ? onnaissez-vous les MOOC (Massive Open Online Course, ou, dans une traduction française aussi « sexy » que l ’ acronyme anglais), CLOM, (Cours en Ligne Ouvert et Massif) ? la forme de cet enseignement : dans le monde anglophone, plus de 100 000 personnes peuvent être réunies simultanément pour un cours. Harvard, Stanford, Princeton... Les grandes universités américaines ont été les pionnières sur le terrain des « Massive Open Online Courses ». Envie de vous améliorer en management, d’ acquérir des connaissances en histoire ou en philosophie ? Les MOOC sont des cours en ligne ouverts à tous et généralement gratuits. Ils constituent un exemple de formation ouverte et à distance en télé-enseignement. Le principe : les participants aux cours, enseignants et élèves, sont dispersés géographiquement et communiquent uniquement par Internet. Des ressources éducatives libres sont souvent utilisées. Les MOOC offrent, via une plateforme digitale interactive, une diffusion des savoirs à un plus large public, une proximité plus grande entre apprenants d ’ une part, et entre apprenants et enseignants, d ’ autre part, une personnalisation du cours par le participant qui choisit lui-même ses modules, sa vitesse d ’ apprentissage. La certification finale du MOOC peut être un certificat (gratuit ou payant), un certificat vérifié (payant) ou un badge qui reconnaît un niveau de participation plus qu ’ un niveau de connaissance. Le qualificatif de « massif » est tout à fait approprié à Depuis le lancement des MOOC en France en 2013 (avec la Khan Academy et l ’ ouverture de cursus de Polytechnique et la Sorbonne), cette nouvelle forme d ’ enseignement numérique a connu un essor considérable et l ’ année 2013/2014 a été incontestablement marquée par leur succès. Les écoles et les universités sont de plus en plus nombreuses à proposer leur MOOC. (1) En un an, 400 000 étudiants, salariés et personnes désireuses d ’ approfondir leurs connaissances ont suivi ou suivent 53 MOOC sur la plateforme de France Université Numérique (#FUN) (2) dans des domaines très variés (philosophie, histoire, géographie, santé, environnement, droit, management, pédagogie du numérique). Pour 2015, des actions prioritaires ont été retenues : priorité donnée à la diffusion et à la co-production de MOOC dans les pays francophones (en septembre dernier, le Guide des MOOC francophones référençait près de 200 000 MOOC) et développement de MOOC pour la formation continue. Contre toute attente, le grand gagnant de cette nouvelle 60 Anjou Eco - n°38 - Janvier 2015 forme d ’ apprentissage est le Conservatoire national des arts et métiers (CNAM). Avec ses cinq premiers MOOC, le numéro un de l ’ enseignement à distance et de la formation continue a déjà séduit près de 56 000 personnes (source : Le Monde). Celui baptisé « Du manager au leader » a même fait un carton. Des étudiants, des professions libérales, des cadres mais aussi un prêtre, un pilote de ligne, des retraités, répartis sur les cinq continents, l ’ ont suivi. Des profils parfois bien éloignés de la cible initiale, des managers en fonction qui ont besoin de progresser dans leurs pratiques ou des gens qui entament une expérience d ’ encadrement. Comment trouver son MOOC ? Quand une offre se diversifie, l ’ écosystème voit éclore des portails pour guider l ’ internaute dans ses choix. Entre autres sites : MOOC list, Mooctivit (qui offre des fonctionnalités sociales), MOCC Francophone (spécialisé dans les cours en français). La communauté européenne propose également un point d ’ entrée en faisant la promotion de la production européenne au travers du site « Open Education Europa ». Le MOOC n ’ est bien sûr pas la seule manière d ’ apprendre en ligne. Il existe d ’ autres ressources aussi diverses que variées. Kahn Academy propose de vous accompagner de votre première addition jusqu ’ à l ’ université. Les informaticiens vont chercher des réponses à leurs questions techniques sur des sites comme « Stackoverflow ». « Codecademy » propose d ’ apprendre à programmer de manière interactive, seul. Les cours en ligne disponibles sur « OpenClassrooms » sont connus de tous les professionnels, étudiants et lycéens de France, pour l ’ informatique, mais aussi de plus en plus en sciences. Ces sites sont par ailleurs contributifs : chacun Ce sont des cours, un événement avec un début, une fin, un objectif et surtout une équipe d ’ enseignants, qui donne un cadre à la communauté. Les MOOC sont un accélérateur pour faire évoluer la formation vers le monde numérique. Demain, tous étudiants, tous professeurs ? Grâce au web, le renouvellement des savoirs croît de façon exponentielle. Les MOOC constituent une réponse actuelle à un besoin de formation dynamique, dans un environnement web propice à l ’ innovation où chacun peut être contributeur et apporter la pierre de son savoir. Marianne Bourgeois (1) : l ’ Université d ’ Angers proposera en 2015 son premier MOOC en mathématiques. (2) : FUN : Plateforme numérique lancée par le Ministère de l ’ Enseignement Supérieur et de la Recherche en octobre 2013 www.maineetloire.cci.fr Pour organiser vos réceptions, ces professionnels sont à votre service FAVRY® DES PRODUITS ET DES SERVICES D’EXCEPTION C’est la garantie d’un choix et d’une qualité de produits sur 2 300 m2. • Sacherie • Emballage alimentaire • Vaisselle jetable • Nappage • Hygiène • Expédition • Papeterie • Décors saisonniers ➔ www.favry.fr ANGERS leur Z.I. - 5, rue de Champf ou y-d’Anj 49124 St-Barthélem Tél. 02 41 43 62 18 [email protected] Grand parking client Personnalisez vos emballages pour valoriser votre image Réunions sur berges 1D Y L J Un espace espace intérieur intérieur et un espace espace pont pont X H U D Y H F OD S Q L F K H k ( W S O X V T X H O ÉD L U P D U L Q Pour Pour des groupes groupes de 5 à 75 personnes à bord, bord, à quai ou en navigation navigation Pour Pour une demi-journée, demi-journée, une journée journée ou plus... plus... 48$,'(6&$50(6$1*(56 48$, '(6&$50(6 $1*(56 z w www.ducsdalbe.com ww.ducsdalbe.com FFRQWDFW#GXFVGDOEH RQWDFW#GXFVGDOEHFRRP P /HV'XFVGÉ$OEH OEH /HV'XFVGÉ Changement de propriétaire ALIMENTAIRE CAFES-BARS Boulangerie-pâtisserie Le Palais Salon de thé 5 rue Montauban, Angers 5 000 € Le Lorétain 3 place de l’Eglise, Le Louroux-Béconnais 50 000 € Le Faubourg 15 rue d’Angers, Bécon-les-Granits 25 000 € Café du Centre 18 rue d’Anjou, Villedieu-laBlouère 90 000 € Le 1985 Café, alimentation, presse 6 place de l’Eglise, Baracé 7 000 € L’Emb@rde 18 rue Saint Jacques, Angers 29 000 € Sté Lima Boulangerie-pâtisserie 42 rue Emile Landais, Chacé 185 000 € Sarl Charly-Maeva 35 place de l’Eglise, Champigné 83 000 € Le grain de blé 997 rue du Chemin Vert, Saumur 119 500 € Autre ADN-Vins Cave à vin et épicerie fine 22 rue Notre-Dame, Beaupréau 159 000 € COMMERCE NON ALIMENTAIRE Saga Cosmetics Vente de produits liés à l’environnement de la cosmétique et de la parfumerie 72 rue Plantagenêts, Angers 300 000 € Cache cache Prêt-à-porter féminin 1 place du Pilori, Angers 250 000 € RESTAURATION Aroma Sushi 68 rue Boisnet, Angers 69 000 € Bistrot Herault 11 place Herault, Angers 160 000 € L’Aven 33 parvis Jean-Paul II, Cholet 260 000 € Le passage gourmand Le Bourg-aux-Moines, Montjean-sur-Loire Guedon janvier 2015_190 x 85 08/01/15 16:26 12 000 € Page1 Chaque mois, les transactions commerciales en Maine-et-Loire, parues dans les Annonces légales, sont publiées sur anjoueco.fr, « L’info en direct » Côté jardin 4 rue Jean-Jaurès, Les Ponts-de-Cé 150 000 € L’Auberge de l’Herbodière 15 rue Bourguillaume, Beauforten-Vallée 40 000 € SERVICES Coiffure et esthétique Les studios d’Eden Salon de coiffure 219 avenue Pasteur, Angers 25 000 € Le Salon 297 rue Benjamin Guittonneau, Vaudelnay 30 000 € Précision Contrairement à ce qui était indiqué dans Anjou Eco de novembre, Color Club (institut de beauté, salon de coiffure, 88bis rue Principale à Mazé), dirigé par Mme Magali Duveau, n’a pas fait l’objet d’une vente de fonds de commerce. La transaction commerciale concernait l’enseigne Frimousse Institut, située au 88 rue Principale à Mazé. AUTOMOBILE Sud Loire Automobile ZA de la Loge, Vihiers 36 000 € YL Automobiles Location et vente d’automobiles 14 rue du Landreau, Beaucouzé 142 000 € Trans VI Entretien et réparation de poids lourds 20 route de Montjean, La Pommeraye 40 262 € LNP Auto Agent Renault Réparation et vente automobiles ZA du Moulin du Pin, Vernantes 22 500 € Autres H.P. Tourisme Agence de tourisme, organisation de voyages 35 rue de la Roë, Angers 20 000 € Auto-école Bouvet 43 rue de la Loire, La Pommeraye 17 000 € Vous allez céder votre entreprise et vous ne souhaitez pas que l ’ avis de la cession et son montant soient publiés dans « Anjou Eco ». Merci de le faire savoir à Dominique Gruson. E-mail : dominique.gruson@ maineetloire.cci.fr Immobilier d’entreprise et commercial – Angers Centre (bd foch) - Sur 226 m² au 3ème étage – Saint Barthélemy - Centre-ville - Local 120 m² avec ascenseur, bureaux en open space, 8 ml - Accès PMR - A louer 1 500.00 € HT (Dispo 6 bureaux indépendants, salle de réunion, tisaneprintemps/été 2015) rie, sanitaires, très bon état - Loyer 2 400.00 € HT – Angers gare - Bureaux ou surface commerciale sur ou à vendre 295 K€ nv environ 65 m² avec cour - Vitrine - Visuel sur rue A louer 860.00 € – Trélazé - Entrepôt avec bureau sur 400 m² isolé et chauffé - Parking - A louer ou à vendre. – Angers Hyper centre - Local d’environ 40 m² avec vitrine - Cave - A louer 600.00 € HT + de 30 K€ – Montreuil Juigné - A vendre local commercial – Angers Est - Très beau visuel en angle sur axe pas220 m² centre-ville - 250 K€ nv sant - Local d’env. 200 m² - 8 stationnements – Angers hyper centre - 90 m² emplacement n°1 A louer 3 000.00 € HT Loyer 1300.00 € ht - DB 120 K€ – Angers hyper centre - 108 m² emplacement n°1 (+ 90 m² de réserve) - Loyer 3 170.00 € HT - DB 300 K€ – Angers gare - Sur axe principal et passant, immeuble de caractère composé de 266 m² de bureaux + cour - A louer ou à vendre – Angers gare - Face à la gare - Local 45 m² avec stationnements - A louer 1 014.00 € HT – Angers Est - Zone commerciale - Sur terrain env1 200 m² clos, local de 420 m² plus bureaux Bon état - Prix : 245 K€ HAI – Angers Sud - Local 330 m² sur terrain clos Showroom, bureaux, atelier et réserves - A louer 2 400.00 € HT – Angers Doutre - Bon visuel - local de 22 m² avec vitrine - A louer 350.00 € – Angers gare (Visitation) - Local 21 m² avec vitrine - Bon état - A louer 465.00 € HT – Angers Patton - local à usage de bureau et/ou commercial d’environ 49 m² - Bon visuel - Prix : 92 K€ HAI – Candé - Bâtiment 1 263 m² - terrain avec parking - Bon visuel sur axe passant - A vendre 450 000 € – Les Ponts de Cé - Local commercial 70 m² avec vitrine - Quartier commerçant - A louer 850.00 € – Angers Patton - Local commercial 40 m² avec vitrine - A louer 650.00 € www.guedon-immobilier.fr - Tél. 02 41 86 03 02 - [email protected] Anjou Eco est édité par la Chambre de Commerce et d ’ Industrie de Maine-et-Loire - 8, boulevard du Roi René - CS 60626 - 49006 Angers cedex 01 - Tél. : 02 41 20 49 00 - Directeur de la publication : Eric Groud - Rédacteur en chef : Alain Ratour - Secrétaire de rédaction : Dominique Gruson - Assistante rédactrice : Isabelle Baudry A collaboré à ce numéro : Marianne Bourgeois - Conception et coordination : Atmosphère 02 41 66 83 38 - Photographies : François Chotard et CCI - Publicité : Maine Editions 02 43 24 23 42 - Impression et routage : Corlet Roto. Bimestriel (5 numéros par an : Janvier - Mars - Juin - Septembre - Novembre) - Tirage : 26 000 exemplaires. Dépôt légal : janvier 2015. N° ISSN : 1959-5379 - Numéro : 3 E. Abonnement annuel : 15 E auprès de la CCI. Publication en accès sur le site Internet de la CCI : www.maineetloire.cci.fr L’HYBRIDE RECHARGEABLE AU PRIX DU DIESEL (1) VENEZ L’ESSAYER OUTLANDER PHEV À PARTIR DE 399 € PAR MOIS(2) LA TECHNOLOGIE MITSUBISHI ● Autonomie totale : 824 km (dont 52 km en 100% électrique) ● Consommation normalisée : 1,9 L/100 km NOUVEAU Émissions de CO2 : 44 g/km 4 000 € de bonus gouvernemental ● 4 roues motrices permanentes ● ● ● ● Poids tractable 1 500 kg Rechargeable sur une prise domestique 10A A PARTIR DE JANVIER 2015, LA GARANTIE CONSTRUCTEUR PASSE A 5 ANS (1) Avantage client (net après impact bonus/malus applicables) sous forme de remise de 4 550 € pour l’achat d’un Outlander PHEV Intense par rapport au prix des modèles Outlander Intense Diesel correspondants (tarif au 02/01/2014). Offre valable chez les concessionnaires participants. (2) Exemple de Financement en Location Longue Durée sur 49 mois et 10 000 km annuel pour un Mitsubishi OUTLANDER PHEV Intense : Avec un apport placé en 1er loyer majoré à 8 000 € TTC puis 48 loyers mensuels de 399 € TTC (hors assurances et prestations facultatives). Modèle présenté : Exemple de Location Longue Durée sur 48 mois et 10 000 km annuel pour un Mitsubishi 1er loyer majoré à 8 000 € TTC puis 47 loyers mensuels de 490 € TTC (hors assurances et prestations facultatives). Offre réservée aux particuliers, valable chez les concessionnaires participants du 02/01/2015 au 31/03/2015 sous réserve d’acceptation du dossier par SEFIA, SAS au capital de 10 000 000 €, 69, avenue de Flandre 59708 Marcq-en-Barœul Cedex - SIREN 491 411 542 - RCS Lille Métropole. Tarifs Mitsubishi Motors maximum autorisés en vigueur en France Métropolitaine au 02/01/2015 chez les distributeurs participants. Consommation normalisée (L/100 km) : 1,9. Émissions CO2 (g/km) : 44. Garantie 5 ans ou 100 000 km : 1er des 2 termes échu dont 2 ans kilométrage illimité. M MOTORS AUTOMOBILES FRANCE SAS au capital de 10 000 000 € - RCS PONTOISE n° 428 635 056 - 1, avenue du Fief - 95067 Cergy Pontoise Cedex. MMAF recommande Retrouvez-nous sur facebook www.mitsubishi-motors.fr À L'ESSAI CHEZ VOTRE CONCESSIONNAIRE Vérité Auto Sport • CA du Landreau ANGERS-BEAUCOUZÉ • Tél. : 02 41 73 10 20 Crédits photos : Shutterstock. FINANCEMENT EN LOCATION LONGUE DURÉE (LLD) SUR 49 MOIS ET 10 000 KM/AN AVEC UN APPORT PLACÉ EN 1ER LOYER MAJORÉ À 8 000 € TTC. LA RÉGION DES PAYS DE LA LOIRE INVESTIT SES CHANTIERS À VENIR : • CONSTRUCTION du lycée de Carquefou (44) Appel d’offres : 1er trimestre 2015. Budget prévisionnel : 24,5 millions d’euros • RECONSTRUCTION du secteur MVI et aménagement des ateliers existants du lycée Jean Rondeau de Saint-Calais (72) Appel d’offres : 1er trimestre 2015. Budget prévisionnel : 6,2 millions d’euros • RECONSTRUCTION des internats, du foyer et des secteurs externat du lycée François Rabelais de Fontenay-le-Comte (85) Appel d’offres : 1er trimestre 2015. Budget prévisionnel : 7,3 millions d’euros • CONSTRUCTION d’un atelier énergie / froid / climatisation au lycée Monge – La Chauvinière de Nantes (44) Appel d’offres : 1er trimestre 2015. Budget prévisionnel : 2,99 millions d’euros • RECONSTRUCTION des ateliers du lycée de Narcé à Brain-sur-L’Authion (49) Appel d’offres : 1er trimestre 2015. Budget prévisionnel : 20 millions d’euros • RÉHABILITATION de l’usine élévatoire de Saint-Nazaire (44) Appel d’offres : 2e trimestre 2015. Budget prévisionnel : 4,65 millions d’euros © Région Pays de la Loire - Ouest Médias - Pierre Minier TOUS LES APPELS D’OFFRES de la Région des Pays de la Loire sur https://marchespublics.paysdelaloire.fr et https://pdlpi.achatpublic.com