Evaluation des masters de l`Université de Nantes

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Evaluation des masters de l`Université de Nantes
Section des Formations et des diplômes
Évaluation des masters
de l'Université de Nantes
juin 2008
Section des Formations et des diplômes
Évaluation des masters
de l'Université de Nantes
juin 2008
Habilitation des diplômes
Masters – Vague B
ACADÉMIE :NANTES
Établissement : Nantes
Demande n° 20042368
Domaine : Sciences humaines et sociales
Mention : Psychologie
Avis Aeres
Appréciation (A, B ou C ): B
Avis global : (sur la mention et l’offre de formation)
Le master de psychologie de Nantes intègre cinq spécialités, une spécialité recherche demandée en
renouvellement avec transformation en cohabilitation avec l’Université d’Angers, trois spécialités professionnelles
demandées en renouvellement, ainsi qu’une spécialité professionnelle correspondant au parcours nantais d’une
spécialité portée par l’Université d’Angers. A ces cinq spécialités se trouve adjoint le dossier d’une spécialité dite
« hors du master du pays de la Loire » dont on comprend mal le contexte (à quel master se rattache-t-il donc ?).
Globalement, l’organisation pédagogique de ce master est cohérente, avec une concertation intéressante
entre les Universités des Pays de la Loire. Cette concertation régionale s’illustre bien dans la spécialité recherche en
particulier. Des troncs communs existent, les schémas de transition entre M1 et M2 sont clairs. On note une bonne
intégration de professionnels au niveau M2. Les débouchés professionnels sont satisfaisants pour les spécialités qui
présentent un bilan de ce point de vue.
Points forts :
•
Un positionnement régional concerté avec les universités voisines.
•
Un bon ancrage régional avec les institutions de soins et autres structures.
•
Une articulation M1/M2 bien pensée.
Points faibles :
•
Un parcours Santé au sein de la spécialité recherche dont on ne comprend pas la raison d’être, ni la
finalité.
•
Une articulation recherche un peu faible dans certaines spécialités professionnelles.
•
Une absence de dimension clinique dans deux spécialités professionnelles qui visent néanmoins à
former des praticiens.
2
•
Une insuffisance des forces nantaises pour ouvrir une nouvelle spécialité professionnelle en
psychologie cognitive.
•
Une spécialité hors master totalement centrée sur la psychanalyse et dont on ne comprend pas le
rattachement.
3
Avis par spécialité
Psychologie : approches fondamentales et appliquées
z
Appréciation : B
Spécialité recherche demandée en cohabilitation avec l’Université d’Angers pour former des chercheurs et des
enseignants-chercheurs en psychologie, destinés à entrer au terme de leur doctorat dans l’enseignement supérieur ou
dans les organismes publics ou privés de recherche. Il y a une demande de création, dans cette spécialité, d’un
parcours « santé ».
Points forts :
•
Seule formation recherche à Nantes.
•
Formation généraliste.
•
Bonne organisation pédagogique.
•
Formation méthodologique bien mise en avant.
Points faibles :
•
La demande de création d’un parcours Santé dans cette spécialité n’a aucun sens : pas de finalité
précise, pas d’articulation claire avec une formation recherche, dossier très mal construit dans son
ensemble.
•
L’intitulé « … et appliquées » doit être lié à la présence de ce parcours Santé. Il convient de le
supprimer car n’a pas lieu d’être si le parcours santé n’est pas créé.
•
Les flux attendus sont probablement trop ambitieux au regard des années précédentes.
Psychologie sociale et du travail : pratiques d’interventions
dans les organisations
z
Appréciation : A
Spécialité professionnelle demandée en renouvellement, qui vise la formation de professionnels de
l'intervention psycho-sociale centrés sur l'analyse et la conduite du changement social en milieu de travail
(organisations industrielles, sociétés de services, organismes publics, organismes de formation...).
Points forts :
•
Une formation en psychologie du travail classique, avec une bonne organisation pédagogique.
•
Des objectifs bien différenciés en termes de compétence à acquérir.
•
Une bonne participation de professionnels à la formation.
4
Points faibles :
•
Une articulation avec la recherche un peu faible.
•
Un flux attendu un peu élevé (devrait être limité à 20, étant donné les taux d’insertion
professionnelle autour de 2/3).
Psychologie de l’enfant et de l’adolescent : interactions,
développement et dysfonctionnement
z
Appréciation : B
Spécialité professionnelle demandée en renouvellement, qui vise à former des psychologues qui soient à la fois
de bons généralistes dans le domaine du développement, de l’évaluation et de l’orientation, et des spécialistes de la
communication, du langage et des apprentissages dans les aspects normaux et pathologiques.
Points forts :
•
Collaboration avec les institutions de soins bien établie.
•
Organisation pédagogique claire.
•
Bonne insertion de professionnels dans la formation.
•
Taux record d’insertion des diplômés (du jamais vu, 100 % en CDI en moyenne).
Points faibles :
•
Adossement recherche faible, avec un responsable non HDR.
•
Pas de formation par la recherche.
•
L’absence de dimension clinique dans la formation, ce qui est difficile dans la pratique auprès
d’enfants et d’adolescents.
Psychologie cognitive : évaluation cognitive et clinique
z
Appréciation : C
Spécialité professionnelle demandée en création, qui vise à former des psychologues spécialisés dans l’examen
des fonctions cognitives et dans l'intervention psychologique : registres des difficultés cognitivo-affectives acquises de
l'adolescence au vieillissement.
Point fort :
•
Le principal point fort est la préoccupation de donner à la psychologie cognitive des dimensions
appliquées utiles pour des pratiques psychologiques.
Points faibles :
•
Pas de spécialiste en neuropsychologie, ni en psychologie des handicaps, ni en psychologie du
vieillissement dans l’équipe nantaise.
•
Les forces ne sont pas suffisantes pour soutenir une telle formation du côté de la psychologie
cognitive nantaise (d’où une forte demande de collaboration avec la médecine).
•
L’articulation avec la clinique est quasi inexistante.
5
Parcours nantais « Pratiques cliniques et santé mentale » de la
spécialité Psychologie clinique de l’Université d’Angers
z
Appréciation : B
Le parcours « Pratiques cliniques et santé mentale » est demandé en création au sein de la spécialité
« Psychologie clinique » de l’Université d’Angers. Le dossier de présentation est malheureusement très peu détaillé
dans le master nantais, il l’est heureusement davantage dans le master angevin.
Points forts :
•
Seule formation de psychologie clinique non psychanalytique à Nantes.
•
Un positionnement « classique » dans le champ de la psychologie clinique.
•
Une formation à la recherche incluse.
•
Une bonne articulation théorie-pratiques.
Point faible :
•
On comprend, avec le dossier angevin, que ce parcours ne repose que sur 4 MCF, non HDR, pas de PR.
L’ouverture du parcours est-elle prématurée ? Ne vaudrait-il pas mieux attendre le recrutement d’un
PR en psychologie clinique ?
Psychologie clinique et pathologique : clinique
psychanalytique du lien social.
z
Appréciation : C
Spécialité professionnelle demandée en renouvellement, qui vise à former des psychologues cliniciens à
intervenir en milieu psychopathologique (adultes, enfants) tant auprès des personnes prises en charge qu’auprès des
professionnels concernés (personnels médicaux, socio-éducatifs, pénitentiaires etc…), par la confrontation aux savoirs
de clinique médicale et de clinique psychanalytique.
Points faibles :
•
Une spécialité qui apparemment ne se rattache à aucun master, une situation et un contexte
incompréhensibles.
•
Une concentration exclusive sur la psychanalyse, aucune ouverture à une autre approche.
•
Aucune donnée sur l’insertion professionnelle des anciens diplômés.
•
Aucune information sur les responsables de la spécialité.
•
Un adossement recherche à Rennes, mais pas de cohabilitation avec Rennes.
6
Recommandations
•
Modifier l’intitulé de la spécialité recherche et enlever le parcours Santé.
•
Renforcer la dimension recherche dans les spécialités Psychologie sociale et du travail et Psychologie
de l’enfant et de l’adolescent.
•
Dossier intéressant mais prématuré au vu des forces en présence sur Nantes pour ce qui est de la
spécialité Psychologie cognitive.
•
Tester si le parcours nantais de la spécialité angevine Psychologie clinique est viable sans PR sur
place ?
•
Ne pas habiliter une spécialité hors master, entièrement centrée sur la psychanalyse.
7
Habilitation des diplômes
Masters – Vague B
ACADÉMIE : NANTES
Établissement : Nantes
Demande n°20042554
Domaine : Droit, économie, gestion
Mention : Droit privé et sciences criminelles
Avis Aeres
Appréciation (A, B ou C ): A
Avis global : (sur la mention et l’offre de formation)
La mention examinée se situe d’abord dans la mission traditionnelle des facultés de droit : la préparation des
étudiants aux métiers du droit et de la justice. Les « carrières judiciaires » ont toutefois connu une évolution
conduisant à la fusion des professions d’avocat et de conseil juridique. Dans cette perspective, les nouveaux avocats
doivent assumer deux types d’activités : le conseil d’une part, le contentieux (pénal notamment) d’autre part.
Le parti qui est pris, est celui de l’ouverture pédagogique. Il s'agit donc par le jeu des matières optionnelles de
couvrir le plus largement possible le spectre des matières les plus à même de préparer les étudiants aux diverses
professions liées à la justice et au droit pénal (huissiers de justice, administration pénitentiaire et protection
judiciaire de la jeunesse, greffiers, police, sécurité etc).
La cohérence des parcours LMD est dans l'ensemble satisfaisante. On peut toutefois se demander si un meilleur
positionnement dans l'environnement géographique ne pourrait être réalisé. Ainsi, ne serait-il pas envisageable que
pour certaines formations (notamment en droit des affaires, en droit des assurances, en droit des opérations
immobilières), les responsables de la mention, et au-delà de l'UFR droit, envisagent une collaboration mutuellement
profitable avec des universités voisines ?
L'équipe pédagogique est solide et placée sous l'autorité d'un professeur de très grande réputation.
L'adossement à la recherche est satisfaisant.
Points forts :
•
Très bonne équipe pédagogique.
•
Adossement à la recherche satisfaisant.
•
Offre de formation conçue de manière à couvrir l'essentiel des problématiques dont l'étude est
nécessaire à la formation d'étudiants se destinant à une carrière judiciaire (lato sensu).
2
•
Inventivité dans certains des parcours proposés (ex. droit des opérations immobilières, droit privé
option responsabilité et assurance).
•
Solide assise professionnelle dans l’ensemble (les enseignements dispensés par des professionnels sont
partout présents en M2).
Points faibles :
•
Trop peu d'enseignement en langues étrangères.
•
Les partenariats avec les professionnels ne sont pas toujours développés (M1 droit des affaires, M2
droit notarial) alors que dans d’autres cas, un effort réel est fourni sur cet aspect (ex. M2 droit des
affaires, M2 droit privé option responsabilité et assurance).
•
Les M2 recherche (droit privé général, droit pénal, propriété intellectuelle) présentent tous trois un
statut ambigu : possibilité de remplacer le mémoire de recherche par un stage avec « mémoire de
stage », ce qui amène à s’interroger sur le caractère véritablement « recherche » de ces M2.
Il s'agit toutefois d'une mention incontournable, qui doit être mise en place par toute faculté de droit ayant
une équipe de recherche solide, comme c'est le cas en l'espèce. L'avis est favorable ce qui n'exclut pas toutefois un
certain nombre de réserves sur quelques-unes des spécialités proposées. Par ailleurs, les dossiers sont souvent
présentés de manière très imprécise ce qui a pour conséquence de compliquer singulièrement le travail d'évaluation.
3
Avis par spécialité
Droit des affaires
z
Appréciation : B
Cette spécialité a une existence récente au sein de l'offre de formation de la Faculté de droit de Nantes
(2004). Les objectifs poursuivis sur le plan pédagogiques sont clairs : rendre les étudiants opérationnels rapidement
dans l’entreprise ou dans un cabinet, surtout sur le thème de la gouvernance d’entreprise. Sur ce point, le master
parvient à concilier spécialisation des compétences visées et transversalité d'une formation en droit des affaires.
Sur le plan scientifique, le projet est articulé autour du thème de la gouvernance d’entreprise et du
management, ce qui en signe l'originalité.
Le diplôme est bien positionné dans le parcours LMD ; le M2 est ouvert aux étudiants titulaires d’un M1 droit
des affaires principalement, ou d’un autre M1 de droit privé (voire diplômés d’une école de commerce, ou VAE).
Toutefois, il s'inscrit dans un contexte hautement concurrentiel dans la mesure où plusieurs masters de droit des
affaires sont proposés aux étudiants dans l'environnement proche de la faculté de droit de Nantes (ex. IAE). Toutefois,
le diplôme considéré est le seul à être spécifiquement orienté vers la gouvernance d’entreprise et le management.
L'implication des professionnels paraît satisfaisante puisqu'ils assurent près de 50 % des enseignements sous
forme de séminaires, conférences, travaux pratiques, études de cas.
Points forts :
•
Aspects professionnalisants intéressants.
•
Bonne insertion dans l’environnement régional et national, alors que ce M2 a été créé récemment
(dynamisme qui mérite d’être souligné).
•
Etude renforcée de l’anglais des affaires.
•
Une orientation originale des enseignements, qui semble appréciée des professionnels recruteurs.
•
Stage d’une durée assez longue.
Points faibles :
•
Aucune précision sur l’équipe pédagogique (en ce qui concerne les enseignants universitaires).
•
Aucun renseignement précis sur les matières enseignées et l’organisation des semestres.
•
Le contenu des enseignements est-il adapté au contexte concurrentiel évoqué précédemment. Former
des juristes spécialisés en management et gestion de PME impliquerait une formation bien plus
spécialisée.
Droit des opérations immobilières
z
Appréciation : B
L'Université de Nantes demande la création d'une formation spécialisée dans le montage de programmes
immobiliers. Il s'agit d'un projet original et, semble-t-il, unique en France.
Les objectifs et débouchés professionnels sont clairement identifiés (monteur d’opérations, responsable de
programme, économiste de la construction, avocat spécialisé en droit de la construction, notaire spécialisé, juriste de
société de construction, urbaniste, ...). S'agissant d'une spécialité pour laquelle on ne dispose, par définition d'aucun
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recul, il est difficile de connaître à l'avance qu'elles pourront en être les débouchés réels. Dans cette perspective, il
aurait été utile que les promoteurs du diplôme nous donnent ne fut-ce qu'un aperçu de l'intérêt et de l'engagement
des milieux professionnels par rapport à ce type de formation (lettres de soutien, promesses d'embauche de
stagiaires...). On en vient, compte tenu de la discrétion du dossier sur ce point, à se demander si la formulation du
projet a été précédée d'une étude des attentes du marché et donc des perspectives effectivement ouvertes aux futurs
diplômés ?
S'agissant du contenu des enseignements proposés, on note quelques manques. Sont ainsi absents du cursus :
un cours de droit des assurances (matière importante dans ce domaine) et un cours de droit immobilier de
l’environnement, matières qu’il serait ainsi judicieux de prévoir dans la perspective adoptée par ce M2 (constructionurbanisme). De même, comme en témoigne l'option entre « sociétés de construction » (aspects juridiques qu’il faut
impérativement connaître dans la perspective adoptée par cette formation) et « propriété intellectuelle », les
concepteurs de la maquette semblent avoir eu quelques difficultés à distinguer l'essentiel de l'accessoire. De même,
peut-on regretter qu'aucune formation en management ni en ressources humaines n'aient été prévues.
Par ailleurs, les volumes horaires consacrés à des matières fondamentales et difficiles telles que « maîtrise
d’œuvre et maîtrise d’ouvrage » ou « aménagement et urbanisme » ou « fiscalité immobilière et de l’urbanisme » (20
h chacune) sont insuffisants pour permettre une approche approfondie de ces domaines souvent nouveaux pour les
étudiants.
Le degré d'implication des professionnels reste incertain. En effet, il est simplement indiqué que les
professionnels seront sollicités sans qu'aucune précision ne soit donnée sur ce qui a déjà été négocié ; or la
compétence des professionnels est essentielle pour de telles matières. On doit également souligner que le dossier ne
livre absolument aucune autre information sur l’équipe pédagogique (se contentant de renvoyer à un document en
annexe qui ne figure pas dans le dossier évalué).
Points forts :
•
Formation originale et unique en France car elle se concentre sur une question spécifique et
intéressante, celle du montage des opérations immobilières, sans négliger pour autant les matières
fondamentales dans le domaine construction-urbanisme. Cette originalité est un facteur d'attractivité
de nature à susciter l'intérêt d'étudiants d'autres universités (mais pourquoi indiquer dans la plaquette
que cela vise les étudiants chinois, marocains et portugais ?).
•
Les thèmes traités sont homogènes, la matière présente une importance pratique indéniable - Stage
d’une assez longue durée (3 mois).
•
Cours de langue obligatoire (24 h TD).
Points faibles :
•
Ambiguïté de cette formation, qui semble s’adresser en particulier à des professionnels ou à des
étrangers titulaires d’un diplôme de l’ICH. Cette ouverture est positive et intéressante, mais justifiet-elle la création d’un M2, plutôt que la création d’une branche dans un M2 existant ou d’un DU éventuellement adossé à un autre M2.
•
Contenu des enseignements à améliorer et volume horaire à augmenter.
•
Concentration des cours sur le premier semestre.
•
Incertitude sur le degré d'implication des professionnels.
•
Pas d’informations dans le dossier sur l’équipe pédagogique.
Le projet examiné est intéressant et la nécessité de former des juristes de haut niveau en matière de
programmes immobiliers est fondée, mais le dossier présenté est plutôt sommaire et mériterait d'être mieux
argumenté.
Ne serait-il pas plus judicieux d'offrir cette formation en partenariat avec le master droit notarial : certains
cours sont manifestement communs ; cela permettrait aussi à des étudiants du master notarial d'avoir une formation
plus poussée sur les programmes immobiliers, lotissements, financements. Ce parti permettrait également de
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renforcer l'importance des cours du master notarial, pour lequel l'effectif des étudiants est nécessairement limité par
les débouchés qui doivent être régulés .
Droit notarial
z
Appréciation : B
Le Master 2 droit notarial s’inscrit dans la formation professionnelle notariale, à l’Université, aboutissant à la
délivrance du diplôme de notaire. Deuxième année de Master spécialisé, ce diplôme est organisé dans le but d’une
formation théorique et pratique pour l’activité professionnelle notariale, réunissant les matières juridiques
dominantes à ce titre (droit patrimonial de la famille, droit des contrats, droit immobilier, droit des affaires, droit
fiscal …). Les enseignements sont dispensés par des enseignants universitaires et par des praticiens, principalement
notaires.
Points forts :
•
Enseignement obligatoire de l’anglais et de l’informatique.
•
Matières enseignées fondamentales (mais aucun détail sur le contenu des enseignements).
•
Bonne implication des professionnels assurant environ 50 % des enseignements.
Points faibles :
•
Aucune précision dans le dossier sur l’équipe pédagogique (en ce qui concerne les enseignants
universitaires).
•
Aucun adossement à une équipe de recherche.
•
Cours concentrés sur le 1er semestre (475H) et lourdeur des volumes horaires.
•
Le dossier ne signale aucun partenariat organisé avec le notariat.
•
Pas d’informations sur le devenir des étudiants.
•
Pas d’ouverture sur l’international ou sur le droit communautaire alors que cette approche mérite
intérêt à l’heure actuelle en droit notarial.
Le dossier examiné est présenté sans aucun souci de précision. Cela est plus que regrettable dans la mesure où
cela impose aux évaluateurs de se livrer à une analyse parfois impressionniste.
Droit pénal et science criminelle
z
Appréciation : A
Il s'agit d'une spécialité dont la présence est classique au sein de l'offre de formation des Facultés de premier
rang. Elle vise à développer l'aptitude des étudiants à la recherche (en vue d'un doctorat) et à préparer ceux qui se
destineraient à une vie plus directement en prise avec les réalités de terrain aux concours ou examens d’accès à
diverses professions judiciaires ou para-judiciaires.
Il s'agit d'une formation attractive s'insérant de manière cohérente dans le dispositif pédagogique d'ensemble.
Le contenu de ce M2 est exclusivement tourné vers le droit pénal et les sciences criminelles avec une
ouverture sur l’histoire et sur le droit comparé, et un axe important relatif au droit pénal international. Les langues
font l’objet d’un enseignement obligatoire, ce qui est très positif, tout comme la méthodologie de la recherche, ce
qui favorise certainement une bonne approche du mémoire par les étudiants. Dans le souci d'optimiser la préparation
aux concours et examens professionnels, sans doute serait-il souhaitable de réfléchir à la possibilité d’organiser
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quelques enseignements optionnels (mutualisés avec d’autres M2) en droit civil ou droit commercial. En effet, il n'est
pas aujourd'hui de concours ou d'examens qui porteraient exclusivement sur le droit pénal. De même, les responsables
de la spécialité devraient-ils songer à développer l'enseignement du droit pénal des affaires.
L'adossement à la recherche (UMR 6028) est satisfaisant et l'équipe pédagogique de qualité.
Points forts :
•
Formation solide répondant à une demande très forte des étudiants.
•
Enseignements de droit pénal et sciences criminelles diversifiés et spécialisés, à partir d’axes
clairement définis et intéressants.
•
Ouverture intéressante sur l’international (partenariat, professeur invité, étude d’une langue
obligatoire).
•
Liens avec un laboratoire de recherche (Droit et changement social).
Points faibles :
•
Absence de stage obligatoire.
•
Des enseignements exclusivement consacrés au droit pénal, sans ouverture sur d’autres matières qui
seraient pourtant utiles au regard des principaux débouchés de ce M2 (concours et examens).
L’avis est favorable.
Droit privé
z
Appréciation : A
Les objectifs scientifiques se rattachant à l'option droit privé général sont classiques. L'option assurance
responsabilité civile est originale et spécifique ; toutefois il est peu réaliste d'axer toute cette formation vers la
recherche. Des stages en entreprise seraient du plus grand intérêt pour les étudiants y compris pour la voie
recherche.
Cette spécialité s'inscrit harmonieusement dans le parcours LMD, le M2 ayant succédé au DEA de droit privé
général - qui est l’une des plus anciennes formations de 5ème année de la Faculté de droit de Nantes. De surcroît,
cette formation généraliste existe dans toutes les grandes universités et permet notamment de constituer un “vivier”
de doctorants de qualité en droit privé. Dans cette perspective, la mise en place de cette formation ne peut qu'être
soutenue.
Points forts :
•
Une spécialité droit privé général est incontournable notamment lorsqu'elle répond, comme en
l'espèce, aux attentes formulées par les étudiants.
•
Adossement à l'IRDP.
•
Équipe pédagogique solide.
Points faibles :
•
Les liens avec les milieux professionnels doivent être renforcés.
•
Contenu des enseignements très axé sur le droit des obligations et a priori peu de matières plus
ouvertes sur la préparation aux concours, débouchés essentiels de ce type de Master « recherche ».
L’avis est favorable.
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Propriété intellectuelle
z
Appréciation : A
Cette spécialité vise à donner aux étudiants une vision d’ensemble des problèmes liés à la propriété
intellectuelle, les sensibiliser à l’innovation technologique et à la valorisation de la recherche dans des secteurs de
pointe (informatique, bio-technologies, communication numérique). Il s'agit d'une formation déjà établie au sein de la
Faculté de droit de Nantes.
Les objectifs et débouchés professionnels sont bien identifiés.
La maquette pédagogique est conçue de manière à assurer un équilibre entre les enseignements
fondamentaux.
Ce Master s'insère dans un tissu de relations internationales très profitable aux étudiants. On relève, à ce titre,
qu'il entretient des liens avec l’Institut Max Planck (Munich), avec le Centre de recherche en droit public de
l’Université de Montréal ou encore l'OEB. De plus, deux professeurs étrangers sont invités chaque année pendant un
mois à la Faculté de droit de Nantes et participent aux enseignements de ce M2.
L'implication du monde professionnel est bonne, mais pourrait être renforcée par l'introduction obligatoire d'un
stage.
Ce master est placé sous la responsabilité de l'un des meilleurs spécialistes français de la discipline et
bénéficie de l'appui d'une excellente équipe pédagogique et du soutien de l'IRDP.
Points forts :
•
Formation très visible et de très bon niveau.
•
Excellence de l'encadrement.
•
Bonne ouverture sur le monde professionnel.
Point faible :
•
Un stage n'est prévu qu'à titre exceptionnel, en remplacement du mémoire ; ne faudrait-il pas ouvrir
la formation en voie professionnelle et imposer un stage à tous les étudiants, suivi d'un mémoire ?
L’avis est favorable.
8
Habilitation des diplômes
Masters – Vague B
ACADÉMIE : NANTES
Établissement : Nantes
Demande n°20042637
Domaine : Droit, économie, gestion
Mention : Droit social
Avis Aeres
Appréciation (A, B ou C ): A
Avis global : (sur la mention et l’offre de formation)
La formation a pour fonction d’afficher, dans le cadre des Masters de l’Université de Nantes, une spécialité de
mention Droit social qui était, précédemment, une mention bien établie scientifiquement dans l’offre de formation
nationale. Cette campagne d’habilitation rentre dans une continuité scientifique de l’Université de Nantes.
Formation de praticiens juristes (avocats, juristes d’entreprises, etc.) et/ou métiers opérationnel de la gestion
des ressources humaines à dominante juridique (droit social privé et/ou public) – Formation de futurs cadres de la
fonction RH. (secteur concurrentiel, organisations publiques et associations). Formation également utile à la
préparation de concours (EN3S, inspecteurs et contrôleurs du travail…).
Les objectifs professionnels présentés se situent dans les métiers liés à la protection sociale ou à l’emploi.
Les effectifs d’étudiants attendus sont de 70 : le recrutement pourra se faire par formation initiale ou par
formation continue. Toutefois, il est à remarquer que, dans les trois dernières années, l’entrée par la formation
continue ou par VAE n’a pas été utilisée. De surcroît, le chiffre de 70 peut paraître quelque peu excessif dans la
mesure où le nombre d’inscrits en 2005-2006 ne dépassait pas 51.
Les documents transmis à l’expert ne permettent pas de répondre clairement sur la justification de la
demande, puisqu’ils ne donnent pas d’information sur le parcours LMD. Toutefois, il est indiqué, dans le dossier,
l’existence de deux semestres de droit du travail en licence III. Il y a donc lieu d’admettre la cohérence de l’offre de
formation qui en Master 1 confère une formation notable notamment en droit de la protection sociale.
L’organisation pédagogique du cursus est de qualité certaine. Elle est fondée sur une politique de travail
collectif encadré de 472h qui exclurait tout travail individuel (la colonne consacrée au travail individuel étant de 0),
ce qui peut paraître une approche non totalement réaliste. Il manque peut-être un cours de droit de la santé en M1
pour amorcer l’option droit de la santé de la spécialité droit social (M2R).
Le dossier présente des contradictions en ce qui concerne la définition des semestres 1 et 2. Toutefois, en
dehors de cette présentation technique, le premier semestre semble être ciblé sur l’histoire et le droit de la
protection sociale. Le second semestre s’ouvre au droit social international et européen et au droit à l’emploi qui
2
vient renforcer les enseignements de licence 3 en droit du travail. Il n’y a pas d’information sur un tronc commun en
M1 ni même sur d’éventuelles mutualisations avec d’autres mentions.
Pas de tronc commun entre les deux spécialités présentées pourtant de sensibilité voisine.
Option : Offre de modules satisfaisante en M1, mais sous forme de parcours dans le M2R Droit social.
Combinaison remarquable : droit social / gestion / remise à niveau droit ou gestion selon l’origine des
étudiants / remise à niveau informatique / cours d’anglais et moyens facilitant l’accès au TOEIC / stage / pédagogie
(théorie, pratique, interactivité, échange d’expériences).
La demande d’habilitation du Master 1, parcours Droit social de l’Université de Nantes s’inscrit dans le
domaine Droit Economie et Gestion ainsi que dans la mention Droit social.
L’équipe pédagogique est de qualité en M1 et M2R avec un effort d’équilibre et de panachage dans le M2pro
entre enseignants universitaires/professionnels droit/gestion méritoire.
Point fort :
•
Ce parcours, premier étage d’une formation de master en droit social à l’Université de Nantes,
s’inscrit dans une logique de compétence scientifique et prépare les étudiants à leur inscription en
master 2 dans deux voies ouvertes, soit en master professionnel soit en master de recherche dans
cette même spécialité.
Points faibles :
•
Mutualisation de cours du M1 non précisée (mutualisation avec d’autres mentions ?).
•
Interrogation sur la lisibilité de l’intitulé de la spécialité Droit social intégrant l’option santé.
L’avis ne peut être donné qu’en fonction du dossier transmis en vue d’une expertise. Or, il n’y figurait aucun
document relatif au L et au D. La cohérence du LMD est donc difficile à évaluer. Toutefois, le dossier du parcours
droit social en M1 donne quelques indications relatives aux deux cours de droit du travail dispensés en L2.
L’offre de formation de l’Université de Nantes dans le domaine de spécialité du droit social s’inscrit,
cependant, dans une historicité et une compétence reconnue et constante tant au niveau national qu’international.
La formation est intégrée à un réseau Erasmus de droit social liant Bari, Bruxelles et Sevilla marquant, ainsi,
son ancrage international. L’équipe d’enseignants–chercheurs du master 1 est solide et complétée par des
professionnels de qualité.
L’adossement à la recherche s’effectue par le double appui de l’UMR CNRS 6028 Droit et Changement social,
l’EA n° 1165 Centre de Droit Maritime et océanique ainsi que par la présence du GIP Maison des Sciences de l’Homme
Ange Guépin.
S’il l’on met de côté le risque de formation tubulaire (en réalité conique, car l’offre de cours du M1 reste
ouverte), cette formation est globalement cohérente et solide et offre aux étudiants des choix d’orientation variée au
sens d’une matière (droit social) entendue largement.
Le parcours de M1 droit social présente, donc, toutes les qualités de formations requises pour préparer à
l’entrée des master 2 proposés, en droit social, à l’Université de Nantes.
3
Avis par spécialité
Droir social et gestion des ressources humaines
z
Appréciation : A
Le master 2 Droit social et gestion des ressources humaines est en cohérence avec le master 1 de droit social,
parcours de droit social ; il s’agit de donner aux étudiants la formation nécessaire à la gestion des ressources
périssables. Cette formation est bi-disciplinaire, droit social et gestion.
L’organisation pédagogique allie la double formation disciplinaire Droit et Gestion des ressources humaines. Un
stage d’une durée de trois mois est obligatoire.
Si la structuration de l’enseignement n’est guère développée dans le dossier, l’accent est cependant mis sur
une volonté de travail collectif hebdomadaire sur un thème concernant la gestion du personnel fondé sur un travail
sous forme d’exposés, de dossier ou rédaction de rapport collectif. Ce travail encadré est évalué à 215H en dehors de
la conduite du projet de stage, des 375H affichées d’enseignement CM et des 80H de travail personnel envisagé. On
peut toutefois regretter que 100H (UEF3) de cours CM relatifs à des enseignements pratiques soient, certes
obligatoires, mais ne fassent l’objet d’aucun contrôle des connaissances. On notera également 25H de
« propédeutique », au choix, de Droit ou de Gestion. Le contenu des enseignements est axé sur le Droit, le
Management, la sociologie du travail et la psychologie du travail…. Des séminaires de professionnels sont indiqués,
mais sans autre précision dans le dossier. Il n’existe pas de tronc commun entre les deux spécialités.
Selon le dossier : les débouchés se situent dans l’ensemble des activités de la fonction « ressources
humaines » : « service emploi-formation, service administration et paie, service relations sociales… »
Parmi l’équipe pédagogique de bonne qualité et composée d’enseignants chercheurs chevronnés, on peut
signaler la présence de 13 professionnels, tous issus de la région de Nantes, intervenant dans le master 2. Les
interventions des professionnels ne font pas l’objet d’un contrôle des connaissances.
S’il existe un lien entre la formation et le diplôme, le partenariat avec le monde professionnel n’est pas
explicité dans le dossier, en dehors de la participation de professionnels à l’enseignement et aux cas pratiques. Des
liens pédagogiques existent entre l’UFR Droit et Sciences Politiques, IENM-IAE (Nantes ?).
Les flux attendus sont de 30 étudiants, 23 étudiants en 2004-2005 ; 22 en 2005- 2006. Il aurait été souhaitable
de commenter cette évolution.
Le bilan quantitatif et qualitatif est peu explicite. Si les étudiants semblent avoir des emplois principalement
en CDI (moyenne de 15 à 18), le dossier n’indique ni le domaine, ni le niveau d’emploi, ni si les CDI correspondent
aux étudiants ayant suivi le master 2 en formation continue. Le dossier fait état du nombre d’étudiants en CDI, CDD…
à l’issue de la formation, mais sans indication du type de fonction ni du niveau de recrutement.
La formation est adossée à l’UMR CNRS 6028 : Droit et Changement Social et aux EA 3261 et EA 2164 : Centre
de recherche de gestion de Nantes-Atlantique et Laboratoire d’Economie de Nantes.
Points forts :
•
Formation qui a l’avantage d’allier le droit et la gestion même si la dominante demeure juridique et
explique son positionnement dans la mention de droit social.
•
Cohérence scientifique et pédagogique.
•
Bonne insertion dans l’environnement.
•
Présence majoritaire des étudiants en formation continue.
4
Point faible :
•
Insuffisance d’explicitation dans le dossier des partenariats professionnels et de l’avenir des étudiants
ainsi que du rayonnement de ce master en dehors de la sphère de la Loire Atlantique.
Le master 2 professionnel « Droit social et gestion des ressources humaines » a été créé en 1990. Il présente
un ancrage régional exprimé, notamment, par l’origine du recrutement des professionnels intervenant dans ce
master. Il exerce une attraction non négligeable en formation continue puisque les deux tiers des étudiants relèvent
de cette catégorie. L’importance des étudiants en formation continue explicite, sans doute, l’effort pédagogique
affirmé dans le domaine des travaux collectifs.
Néanmoins, le dossier comporte certaines insuffisances dans les informations données, en particulier sur les
éventuels partenariats professionnels. Il ne permet pas, non plus, malgré l’ancienneté de ce master, de connaître les
domaines de l’insertion professionnelle des étudiants en formation initiale, ni l’impact de l’acquisition du master sur
l’évolution de carrière des personnes l’ayant suivi en formation continue.
De façon plus générale, la présentation du dossier, si elle permet d’évaluer le régime juridique du master 2
« Droit social et gestion des ressources humaines », ne permet pas de savoir si ce master professionnel vit simplement
sur son acquis ou si ses responsables envisagent d’ouvrir plus largement le mode de recrutement et recherchent un
rayonnement possible de ce type de formation.
Droit social
z
Appréciation : A
Le master 2 de recherche de droit social vise principalement à offrir aux étudiants titulaires d’une maîtrise en
droit une formation par la recherche en droit social. Il s’inscrit en cohérence avec le parcours LMD et dispose d’une
notoriété nationale et internationale. Il existe en effet peu de masters recherche en droit social à caractère général
orientés vers le droit de la santé.
L’objectif scientifique spécifique tient à l’articulation entre le master 1 de droit social et le master 2 de
recherche. Ce master 2 de recherche de droit social présente le grand intérêt de retenir de nombreuses facettes de
cette spécialité en l’ouvrant au droit international, comparé et européen, au droit social dans l’emploi public et en
l’étendant au droit de l’activité professionnelle.
La formation doit permettre de former des juristes de haut niveau dans le secteur social, elle propose aussi des
débouchés vers des professions académiques de l’Université ou des organismes de recherche.
L’organisation pédagogique intègre une formation effective à la recherche.
On remarque un tronc commun de 100H, puis un choix (60H) entre une option de droit social contemporain et
une option droit de la Santé (ne s’agit-il pas plutôt de parcours ?). On peut se demander pourquoi il n’existe aucune
mutualisation de cours entre les deux spécialités de droit social, alors qu’il existe un tronc commun fort entre les
deux options. L’option Droit de la santé ne présente pas une totale cohérence avec l’intitulé de la spécialité et de la
mention déclarée de « droit social ». Le contenu des enseignements apparaît de qualité en intégrant une grande
palette de formations en droit social.
Il n’y a pas de stage prévu dans la formation. Le master 2 de recherche représente une formation pour et par
la recherche. Il s’agit d’ailleurs d’une excellente formation à la recherche, et l’on doit souligner la préparation
pédagogique à la rédaction du mémoire.
Les interventions de professeurs étrangers renforcent la dimension européenne et internationale du diplôme,
ainsi que son ouverture à l’international de manière plus large. Le master 2 de droit social est intégré dans le réseau
SOCRATES de droit social.
S’agissant des effectifs attendus, le chiffre avancé par le dossier est de 40 étudiants, ce qui est relativement
lourd pour un master 2.
5
Le dossier affirme « qu’aucun bilan n’a été fait depuis la création de ce diplôme » ! (2004). Il est cependant
évoqué le succès d’anciens étudiants au concours de maître de conférences, mais le document ne contient aucune
information plus précise. Cela est extrêmement surprenant, compte tenu de la notoriété de ce diplôme et l’on ne
peut que regretter fortement cette absence d’indications.
La formation est adossée à l’équipe UMR CNRS 6038 Droit et changement social.
L’équipe pédagogique est de grande qualité.
Points forts :
•
Le master 2 de recherche de droit social constitue un master de recherche de grande qualité
scientifique adossé à une équipe de recherche reconnue.
•
Le contenu de ses enseignements exprime l’excellence de la recherche en droit social développée
dans cette UMR.
Points faibles :
•
Absence de bilan depuis la création du diplôme. Aucune indication du devenir des étudiants.
•
Problème du coût total horaire (ou MME) : un « volume horaire total diplôme » de 445H pour un M2R à
deux parcours est-il raisonnable ? Or, a priori, il n’existe pas de mutualisation envisagée avec la
spécialité Droit social et ressources humaines…
•
Il s’agit plus d’une interrogation que d’un point faible s’agissant de la spécialité Droit social : 2
options sont prévues (Droit du travail/Droit de la santé). Ne s’agit-il pas plutôt de 2 parcours à
l’intérieur d’une même spécialité (tronc commun/2 parcours) ? Cette spécificité structurelle
transparaît-elle bien à partir de la seule appellation Droit social (question de la lisibilité de l’intitulé
de la spécialité) ? L’enjeu en termes de lisibilité n’est pas négligeable si l’on tient compte du fait que
la spécialité Droit social relève de la mention Droit social. Cette résonance des intitulés
Mention/M1/M2 peut être source de confusion entre ce qui relève de la mention et ce qui relève de la
spécialité.
Le master 2 de recherche de droit social de l’Université de Nantes s’inscrit en parfaite cohérence avec la
mention droit social développée dans cette université. Le master 2 de droit social est adossé à un pôle de recherche
d’excellence et permet aux étudiants de bénéficier d’un cadre très positif de préparation à la recherche.
Toutefois, il est possible d’exprimer quelques réserves à l’égard d’une option de droit de la santé à l’intérieur
du master 2. En effet, cette option ne correspond ni à l’intitulé de la mention « droit social » ni à la spécialité, elle
aussi de « droit social », du master 2 de recherche considéré.
S’agissant de la spécialité Droit social, il serait bon de préciser clairement dans l’habilitation s’il s’agit d’une
spécialité à finalité Recherche ou d’une spécialité à finalité indifférenciée. Il semble à l’analyse qu’il s’agisse d’une
spécialité recherche.
6
Recommandations
•
Le bilan des trois dernières années ne fait apparaître aucune utilisation de la formation continue ni de
la VAE pour intégrer l’offre de formation en M1 mention Droit social, parcours de droit social.
•
Il serait peut-être intéressant de proposer un enseignement en droit de la santé dès le M1 pour
amorcer l’option (parcours ?) droit de la santé du M2 Droit social.
•
Il serait enfin utile de se montrer plus précis et plus lisible s’agissant des intitulés, puisque ce sont les
mêmes parfois pour la mention, la spécialité de Master 1 et la spécialité de Master 2.
7
Habilitation des diplômes
Masters – Vague B
ACADÉMIE : NANTES
Établissement : Nantes
Demande n°20042644
Domaine : Droit, économie, gestion
Mention : Droit public et sciences politiques
Avis Aeres
Appréciation (A, B ou C ): A
Avis global : (sur la mention et l’offre de formation)
La mention « droit public et science politique » témoigne du volontarisme d'une Université soucieuse, d'une
part, de tirer lucidement les enseignements de formules qui n'avaient pas toujours apporté la preuve de leur
pertinence et, d'autre part, de rénover en profondeur l'offre de formation en tirant le meilleur parti d'un potentiel
scientifique reconnu. Le pari qui est fait vise à reprendre l’ensemble de l’offre traditionnelle de formation et de
recherche, autour de deux options généralistes (droit public général et science politique) et d'option spécialisée en
droit de l’environnement. Pour autant, le dossier ne parvient pas à définir clairement le ou les objectifs scientifiques
poursuivis par le diplôme. Comment le pourrait-il, du reste, s'agissant d'une mention comptant sept spécialités … ?
Les objectifs et débouchés professionnels sont, dans l'ensemble, définis de façon imprécise sauf dans des cas
particuliers concernant des spécialités professionnelles.
Véritable gageure, l’organisation des cursus s'efforce de tenir compte des exigences pédagogiques dictées par
la complexité inhérente à un dispositif agrégeant sept spécialités et de souscrire à la nécessaire mutualisation des
enseignements. Dans cette perspective, le tronc commun revêt une grande importance compte tenu du couplage des
options fondamentales droit public général-droit de l’environnement et science politique-politique publique à la base
des sept spécialités. Toutefois, force est de se demander si la diversité et le nombre des spécialités ne contribuent
pas à créer un effet d’éparpillement difficilement jugulable.
Les contenus sont riches (le contraire surprendrait au regard des ressources humaines et scientifiques dont
dispose la Faculté de droit et de science politique de Nantes) et adaptés aux objectifs de chaque spécialité.
Du point de vue de la recherche, la mention sera adossée, pour l'essentiel, à l'UMR 6028 (DCS) et
accessoirement sur le CDMO (EA 1165), la MSH Ange Guépin et le Centre d'histoire du droit de l'Université Rennes 1. Il
est vrai que cet aspect du dossier est insuffisamment explicité. On doit le regretter, au regard des ambitions
affichées, car cela conduit à développer une lecture quelque peu impressionniste des choses.
Solide et diversifiée, l'équipe pédagogique jouit d'une bonne visibilité nationale et parfois internationale.
2
Points forts :
•
Les capacités de diversification autour de formations variées et ciblées, prenant en compte les
impératifs tant de la recherche que de la professionnalisation et la mixité.
•
Un corps enseignant diversifié et reconnu dans les secteurs de formation retenus.
Points faibles :
•
L’option « science politique » qui contribue à la dénomination de la faculté mériterait sans doute
d’être moins « mutualisée » avec les deux autres et d’être plus renforcée dans les contenus.
•
Nécessité de renforcer les liens avec les milieux professionnels.
La mention considérée constitue une formation renouvelée et ambitieuse dans son architecture. Ce diplôme
est porté par une grande université régionale, soucieuse de mobiliser autour de ses 7 spécialités, toutes ses capacités
pédagogiques et de recherche. Le défi sera de parvenir à faire fonctionner harmonieusement et efficacement un
ensemble que caractérise son ampleur et sa complexité.
L’avis est favorable.
3
Avis par spécialité
Droit de l'environnement et du développement durable
z
Appréciation : A
La spécialité « droit de l'environnement et du développement durable » s'inscrit dans la continuité d'une
formation déjà ancienne jouissant de longue date d'une réputation dépassant de loin les frontières du pays nantais.
Cette spécialité, déjà adossée à deux diplômes d’université largement pluridisciplinaires est elle-même ouverte à des
actions coordonnées de nature pluridisciplinaire, en accompagnement avec d’autres spécialités telles que « villes et
territoires–politiques et pratiques de l’urbanisme », « droit et administration des collectivités territoriales ».
Cette spécialité est présentée comme étant transitoire puisqu'elle est appelée à évoluer à terme vers une
formation du type des formations en sciences de l’environnement développées au Canada, par un rapprochement
progressif avec les formations d’autres disciplines et des ouvertures croisées de modules.
Les objectifs et débouchés professionnels sont bien identifiés.
Les modalités de recrutement des étudiants tendent à assurer la cohérence de la formation elle-même. En
effet, les candidats devront avoir fait du droit de l’environnement au cours des études de droit ou avoir fait une
formation ouverte vers la polyvalence en environnement avec l’obligation de remise à niveau par le suivi d’un ou deux
diplômes d’université avant ou pendant le cursus. Par ailleurs, la proximité de la formation avec les métiers de
l’environnement et surtout l’implication des milieux professionnels et associatifs dans le projet pédagogique
contribuent à aiguiser la sensibilité environnementaliste des étudiants.
Par leur classicisme, les contenus apparaissent en décalage avec les ambitions pédagogiques affichées. Les
étudiants suivent des enseignements qui, pour l'essentiel, relèvent d'une perception traditionnelle du droit de
l'environnement.
Les aspects professionnalisants de la formation ainsi que la formation à la recherche sont satisfaisants.
Placée sous l'autorité d'un spécialiste reconnu, l'équipe pédagogique est solide.
Points forts :
•
Formation s'inscrivant dans une forte tradition universitaire nantaise.
•
Professionnalisation.
•
Formation à la recherche.
•
Un objectif à moyen terme d'évolution de la formation vers un autre modèle pédagogique.
Points faibles :
•
Des contenus résultant d’un excès de classicisme au regard des ambitions affichées. Dit autrement,
l'innovation ne peut simplement tenir en des déclarations d'intention.
•
Pluridicsciplinarité nominale. Le rapport entre l'approche juridique et l'apport ou le regard que les
sciences exactes peuvent porter sur les problématiques environnementales n'est pas réellement
valorisé.
•
Relatif effacement de l'étude des problèmes liés à la protection de l'environnement marin.
En dépit de ces « bémols », une formation qui doit être appuyée compte tenu de la visibilité des enseignantschercheurs qui en ont la responsabilité et des potentialités d'évolution.
4
Droit et administration des collectivités territoriales
z
Appréciation : A
Il s'agit d'une spécialité co-habilitée avec l'Université de Bretagne-Sud en vue de renforcer les potentialités
d’insertion professionnelle des étudiants engagés dans des cursus à profils dominants de droit public ou de gestion
publique (correspondant à l’université de Nantes aux mentions droit public/gestion et administration publique) vers
les métiers territoriaux. Cette spécialité s'inscrit donc dans un double partenariat : avec l'UBS et avec les
administrations territoriales notamment avec des collectivités territoriales et intercommunalités (telle Nantes
Métropole, la Région des Pays de la Loire, la ville de Vannes et la communauté d’agglomération de CAP Lorient).
Cette option se traduit par un accès privilégié aux stages et apparaît comme le gage d'une insertion réussie pour les
étudiants.
L'offre de formation est conçue avec le souci de favoriser l'acquisition de savoirs fondamentaux relatifs à la
gestion et à l'administration locales.
Les contenus embrassent l'ensemble des domaines de connaissances et d'expériences utiles à une appréhension
complète des problématiques structurant ce champ. La professionnalisation est assurée au moyen d'un stage tandis
que les étudiants doivent tous soutenir un mémoire.
L'adossement à la recherche est satisfaisant.
L'implication des professionnels dans la formation et l'équipe pédagogique se situe à un niveau raisonnable
(40 % du volume horaire global sont assurés par des professionnels de toutes origines).
Points forts :
•
Le contenu diversifié des matières dispensées.
•
La durée du stage et plus largement la professionnalisation.
•
Le partenariat avec les collectivités territoriales et entités intercommunales.
•
L’implication des professionnels.
Point faible :
•
La répartition horaire des matières qui pourrait donner l’impression d’un saupoudrage, surtout dans
un cadre optionnel.
L’avis est favorable.
Droit international et européen – droits fondamentaux
z
Appréciation : B
Le Master international et européen en Droits Fondamentaux a pour but de valider un programme
d'enseignement à distance, à finalité professionnelle ou recherche au choix de l’étudiant, sur les droits de l’Homme et
le droit humanitaire. Il s'agit d'une formation innovante utilisant les technologies d'information et de communication
(supports pédagogiques utilisant les outils multimédia et les réseaux) assurant au programme une large dissémination
internationale. L'objectif poursuivi est lié à la présence d’un campus numérique de l’AUF sur les droits fondamentaux
justifiant un enseignement à distance parallèle au « présentiel ». Ce programme est, en effet, soutenu par l’Agence
Universitaire de la Francophonie, et la Chaire UNESCO « Droit, Ethique et Société ». Il a vocation à constituer le socle
éducatif du Forum Mondial des Droits de l’Homme, organisé sous l’égide du Haut-Commissariat des Droits de l’Homme
aux Nations Unies et de Nantes Métropole.
5
Les porteurs du projet considéré entendent constituer un pôle scientifique reconnu dans ce domaine grâce à un
important réseau de partenaires spécialisés (dont la liste est détaillée dans le dossier). Il s'agit toutefois d'un
partenariat dont la nature n'est nullement explicitée et dont on ne voit pas ce qui le distingue, en l'état, des relations
de collaboration scientifique que les universitaires sont généralement amenés à entretenir avec leurs homologues.
Cela est, du reste, particulièrement vrai au sein de la communauté des spécialistes de droit international et européen
des droits de l'Homme. On en vient à ne plus distinguer ce qui procède du projet scientifique et pédagogique propre
de ce qui s'insère dans le réseau de chercheurs « droits fondamentaux de l'AUF » (qui a vocation à agréger des
chercheurs à titre individuel). À l'échelle hexagonale, ce réseau reste largement à construire et il n'est pas certain
que Nantes, compte tenu de l'absence de centre de référence, puisse en être le pivot.
L'examen de la maquette donne le sentiment d'un grand éparpillement tant les modules paraissent nombreux
(pas moins de 29) et les questions dont le traitement est envisagé sont diverses.
L’adossement à la recherche est pour le moins problématique car les centres cités ne paraissent pas avoir une
visibilité très grande dans le domaine des droits fondamentaux. Dans le même ordre d'idée, la qualité de l’équipe
pédagogique masque difficilement son absence d’assise scientifique locale crédible.
Points forts :
•
Partenariat avec l'AUF.
•
Enseignement à distance.
Points faibles :
•
Adossement à la recherche problématique.
•
Grand éparpillement des contenus. À vouloir traiter tous les aspects d'une matière, on prend le risque
d'être superficiel.
L’avis est moyennement favorable.
Droit public
z
Appréciation : A
Une spécialité se composant de deux options : « droit public général » (orientation recherche) et « droit public
des affaires » (à finalité professionnelle).
L’objectif de l’option « droit public général » est d’offrir une formation généraliste de haut niveau aux juristes
de droit public, susceptible de les conduire en doctorat. Par rapport à la formation existante, la nouvelle est plus
ouverte sur les dimensions européennes et internationales, soit par de nouveaux enseignements, soit par
l’élargissement de l’objet d’enseignements existants.
L’objectif de l’option « droit public des affaires » est d’offrir une formation spécialisée en droit public des
affaires à des étudiants en droit public, mêlant connaissance théorique et approche pratique de la matière, mais aussi
de faciliter l’insertion professionnelle des juristes publicistes, tout en laissant ouverte la porte des études doctorales.
Un stage de longue durée facilitera cette insertion.
Les objectifs scientifiques sont faiblement explicités, au-delà de la capacité à mener à bout un travail de
recherche.
La justification de la formation apparaît en pointillé, ce qui ne permet guère d’apprécier le positionnement de
la formation dans l’environnement de la recherche théorique.
Les deux parcours de droit public général et de droit public des affaires auraient pu être organisés sur la base
d’un tronc commun portant sur les aspects généraux et les aspects spécifiques du droit public. Ce choix donne le
sentiment d'un cloisonnement regrettable.
6
Points forts :
•
Volonté de faire évoluer une formation dont l'attractivité allait déclinant.
•
Contenus rénovés.
•
Bonne équipe pédagogique.
Point faible :
•
Il aurait été peut-être intéressant de prévoir un tronc commun portant sur un socle de connaissances
fondamentales en droit public.
Il s'agit d'une formation classique, quoique rénovée et remise au goût du jour, dont on voit difficilement une
faculté du rang de celle de Nantes se passer.
Histoire du droit et des institutions
z
Appréciation : A
Avis donné dans le cadre de l’évaluation du master de Rennes 1.
Le projet de Master innove sur deux points : le premier est l’établissement d’une collaboration avec les
Universités d’Angers et de Nantes. ; le second est le rattachement de la formation au master Droit public, peu
surprenant car c’est également la solution retenue dans les deux universités précitées et il se fonde sur la
collaboration établie entre les historiens et les publicistes depuis quelques années.
Points forts :
•
Formation de base.
•
Ancrage de recherche.
•
Partenariat entre plusieurs universités de la grande région.
•
Dynamisme de l’équipe.
Points faibles :
•
Peu d’informations lisibles sur les thèmes de recherches envisagées en liaison avec cette spécialité.
•
Le système des examens est curieux (contrôle continu, note de présentation orale en groupe
représentant 50 % de la note finale ; pas d’écrit ; un seul oral).
L’avis est favorable.
Le système de contrôle des connaissances doit toutefois être amélioré.
Politiques publiques
z
Appréciation : B
Cette spécialité, une des très nombreuses de ce master, a été ouverte en 2006. Le M2 s’inscrit clairement
dans le prolongement du M1 « sciences politiques-politiques publiques » qui comporte les enseignements de base
classiques pour la discipline, sans accentuation particulière en direction de l’analyse des politiques publiques.
7
En M2, les enseignements sont beaucoup plus focalisés sur la question, avec participation de professionnels de
haut niveau intervenant dans les collectivités territoriales. Mais le parcours est dirigé par une professeure qui n’est
pas précisément une spécialiste du sujet.
Le parcours pédagogique apparaît satisfaisant, le mémoire de recherche occupe une place importante et, en
même temps, la possibilité de faire un stage est encouragée.
Les objectifs professionnalisants semblent réalistes au regard du thème du master, même s’ils restent formulés
en termes assez généraux. Dans la mesure où les collectivités territoriales (région et département) se sont déclarées
très intéressées, on pourrait attendre peut être des perspectives plus précises.
Des collaborations sont évoquées avec d’autres spécialités du master (droit public, administration des
collectivités locales) sans être assez détaillées à ce stade.
Enfin, on doit noter que l’appui recherche se fait certes sur une bonne UMR (Droit et changement social), mais
où la science politique en général et l’action publique en particulier sont marginales (ouverture seulement récente de
thèmes sur l’environnement et les territoires).
L’avis est favorable avec quelques interrogations importantes sur l’adossement recherche et sur la
spécialisation de certains enseignants.
Recommandations :
•
Il faudrait peut être penser à regrouper certains parcours de ce master (politiques publiques et droit
de l’administration territoriale, par exemple).
•
Il importe aussi de mieux profiter de l’intérêt des collectivités territoriales pour organiser des
conventions de stage et des placements ultérieurs d’étudiants.
Villes et territoires
z
Appréciation : A
La spécialité « Villes et territoires » est l’héritière d’un DESS reconnu de longue date. Elle est bien conçue sur
le plan pédagogique, animée par une équipe solide et « professionnelle » dans un milieu riche en compétences de
praticiens comme de chercheurs. Le suivi des étudiants, le ciblage sur les débouchés sont satisfaisants. La
certification par l’OPQU et la reconnaissance de l’APERAU donnent toutes les garanties voulues pour cette spécialité
d’un M2 professionnel.
En ce qui concerne le recrutement, les données ne sont pas assez détaillées. La mention de Master étant
intitulée « Droit public et sciences politiques », on aimerait savoir quel nombre d’étudiants provenant de ces
disciplines se retrouve dans cette spécialité. De même le recrutement en provenance de la licence d’architecture,
d’ailleurs soumis à des aléa mal explicités, aurait pu être précisé.
En outre, comment les étudiants en architecture s’intègrent-ils dans un cursus universitaire, comment
travaillent-ils avec des juristes ? A cet égard, les titres des cours dispensés à l’École d’architecture ne renseignent
guère.
On pourrait reprocher à la spécialité d’être un peu trop « standard ». Si la formation au diagnostic territorial,
à l’élaboration des PLU peut paraître pertinente actuellement au niveau régional, elle ne distingue guère les
étudiants diplômés de Nantes des autres formés dans des Masters analogues à Rennes, à Bordeaux, sans parler de ceux
qui sont formés à Paris. Il y a peut-être un risque pour un Master comme celui-ci, de se cantonner à l’échelon
régional. Pour une formation solide, dans un milieu à fort potentiel, un peu plus d’ambition et donc d’innovation ne
nuiraient pas.
Cette innovation pourrait se trouver du côté de la relation avec l’École d’Architecture. La relation est
nettement affichée, mais ses apports spécifiques ne sont guère précisés : cours d’enseignants professionnels
travaillant dans le domaine de l’urbanisme, entrée d’étudiants issus de la licence d’architecture. Qu’apportent ces
éléments comme spécificité dans la formation ?
8
L’innovation et la spécificité pourraient aussi provenir du positionnement dans un Master à dominante
juridique. Pourquoi ne pas envisager des possibilités d’approfondissement plus juridiques (contentieux de
l’urbanisme…) ?
Enfin, on peut s’interroger sur les rapports de cette spécialité de M2 avec la spécialité « Aménagement,
développement et acteurs des territoires » d’un autre Master, de géographie celui-là, offert également à Nantes. Le
rapport indique qu’il s’agit d’une spécialité « relativement généraliste » qui « n’aborde que faiblement l’urbanisme ».
Néanmoins les termes « aménagement » et « territoires » qui figurent dans son titre peuvent prêter à confusion. On
aimerait s’assurer qu’il n’y a pas de concurrence entre les deux formations sur un marché qui demeure quand même
restreint au niveau régional.
Points forts :
•
Longue et bonne expérience de formation dans ce domaine.
•
Maquette bien construite.
•
Bon ciblage sur les débouchés classiques.
•
Qualification de l’APERAU et certification de l’OPQU.
Point faible :
•
Formation peu innovante malgré de réels atouts.
L’avis est favorable.
Recommandations :
•
Préciser les rapports avec la spécialité « Aménagement, développement et acteurs des territoires » du
Master de géographie.
•
Mieux valoriser la proximité avec l’Ecole d’architecture ainsi qu’avec le droit et les sciences
politiques.
9
Habilitation des diplômes
Masters – Vague B
ACADÉMIE : NANTES
Établissement : Nantes
Demande n°20043436
Domaine : Sciences humaines et sociales
Mention : Sociologie
Avis Aeres
Appréciation (A, B ou C ): B
Avis global : (sur la mention et l’offre de formation)
La présentation de l’architecture du master n’est pas claire dans le dossier. Il est annoncé trois spécialités :
•
Recherche et métiers de l’expertise sociologique par fusion de deux spécialités recherche et
professionnelle.
•
Organisation, développement et gestion des entreprises d’économie sociale et solidaire (Angers).
•
Métiers du développement, mutation des territoires et des sociétés (Angers).
Mais les deux spécialités censées fusionner sont présentées séparément dans le dossier (recherche et métiers
de l’expertise sociologique d’une part, professions du diagnostic et de l’expertise sociologique d’autre part). Par
ailleurs, l’orientation recherche du master est parfois présentée sous l’intitulé « les recompositions du monde
contemporain ».
Il aurait été plus simple de présenter une spécialité unique en indiquant qu’elle pouvait conduire aussi bien à
des carrières académiques qu’à une orientation de sociologue praticien dans des métiers d’expertise.
Sur le fond, la formation paraît bien insérée dans son environnement, bien adossée à la recherche (Centre
Nantais de sociologie) et mobilisant pour la partie professionnelle des enseignants issus du tissu économique local.
Deux autres spécialités professionnelles préparées à l’université catholique d’Angers visent à former des
professionnels dans le domaine de l’économie sociale bien représentée dans la région, et des agents de
développement. Ces deux spécialités paraissent bien positionnées sur le marché régional.
Points forts :
•
Le dispositif paraît bien inséré dans le contexte régional.
•
Les formations professionnelles sont bien conçues et paraissent articulées à des débouchés crédibles.
2
Point faible :
•
La présentation de l’architecture du master manque de clarté.
L’avis est favorable, du fait de la qualité générale du dispositif, en dépit d’une présentation un peu confuse
des parcours. Les formations proposées semblent correspondre aux perspectives d’insertion professionnelle des
étudiants.
3
Avis par spécialité
Recherche et métiers de l’expertise sociologique (recherche et
professionnel)
z
Appréciation : B
Cette spécialité semble se décomposer en deux parcours, l’un « recherche », l’autre « professionnel ». L’idée
de créer des liens et des passerelles entre l’orientation recherche et l’orientation professionnelle à l’issue du M1
paraît judicieuse.
Le parcours recherche est résolument généraliste et vise à « préparer les étudiants aux différents métiers de
la sociologie ». Il s’appuie sur le Centre nantais de sociologie (CENS). Les informations fournies dans le dossier sont
un peu succinctes : la présentation du contenu des enseignements est très générale, on ne sait rien de précis non plus
sur l’insertion académique des étudiants pour ceux qui choisissent la voie recherche. Il semble par ailleurs, que la
liste des enseignants constituant l’équipe pédagogique doive être actualisée compte tenu de certains départs.
Les informations sont plus fournies et plus convaincantes sur le parcours professionnel : il vise à former des
chargés d’étude et de diagnostic pour les grandes entreprises publiques et privées, les groupements professionnels,
les institutions publiques et collectivités territoriales, les cabinets d’étude et de consultants. L’insertion
professionnelle des étudiants paraît satisfaisante.
Points forts :
•
L’articulation des parcours recherche et professionel.
•
La bonne définition et la bonne insertion régionale du parcours professionnel.
Point faible :
•
Les contours un peu flous du parcours recherche et de ses débouchés.
L’avis d’ensemble est favorable, mais le parcours recherche devrait être défini plus précisément dans son
organisation pédagoqgique et ses débouchés.
Organisation, développement et gestion des entreprises
d’économie sociale solidaire (professionel)
z
Appréciation : A
Points forts :
•
Une formation en adéquation avec l’importance du secteur de l’économie sociale dans la région.
•
Des collaborations nombreuses et étroites avec les acteurs et les institutions de terrain.
•
Une bonne insertion professionnelle des étudiants.
L’avis est favorable. La spécialité paraît très intégrée au contexte régional et répondre à de vrais besoins.
4
Métiers du développement, mutation des territoires et des
sociétés (professionnel)
z
Appréciation : A
Cette spécialité vise à former des professionnels de la sociologie appliquée au développement territorial. Il
s’agit de former des « agents de développement » dans le domaine du développement social, urbain, rural,
économique et culturel, dans le domaine sportif et touristique, ou dans le domaine de la communication et de
l’animation des territoires. La formation paraît correspondre à des métiers en développement.
Points forts :
•
Une définition professionnelle de la formation bien conçue et bien adaptée au terrain.
•
Une bonne insertion professionnelle des étudiants.
L’avis est favorable.
5
Recommandation
•
Le parcours recherche de la spécialité « Recherche et métiers de l’expertise sociologique » devrait
être défini plus précisément dans son organisation pédagogique et ses débouchés.
6
Habilitation des diplômes
Masters – Vague B
ACADÉMIE : NANTES
Établissement : Nantes
Demande n° 20043449
Domaine : Sciences humaines et sociales
Mention : Histoire et histoire de l’art
Avis Aeres
Appréciation (A, B ou C ): A
Avis global : (sur la mention et l’offre de formation)
Il s’agit d’une mention de grande qualité qui bénéficie de flux importants (110 étudiants en M1, 95 en M2) et
s’intègre parfaitement à l’environnement universitaire local et région al en mettant l’accent sur l’étude du monde
atlantique.
Points forts :
•
La formation bénéficie d’une excellente ouverture internationale avec l’intégration à un master
européen porté par six établissements : Institut Simancas, Université de Valladolid (établissement
principal pour la co-habilitation), Université du Pays Basque (Vitoria, Espagne), Université de Vérone
(Italie), Université de Leyde (Pays-Bas), Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales, Université de
Nantes.
•
Une équipe pédagogique étoffée (avec 25 HDR, ce qui favorise la continuité de l’encadrement des
étudiants tout au long des cycles M et D), composée pour l’essentiel d’enseignants-chercheurs du
CRHIA (EA 1163), Centre de recherche d’histoire internationale et atlantique.
Points faibles :
•
L’intégration de l’histoire de l’art dans les problématiques des spécialités est assez marginale alors
qu’elle est revendiquée par l’intitulé de la mention.
•
Le fort tropisme atlantique de la mention rend difficile l’intégration à l’équipe pédagogique
d’enseignants-chercheurs non spécialistes de cette aire.
2
Avis par spécialité
Relations internationales et histoiredu monde atlantique
z
Appréciation : A
La spécialité présente une alliance harmonieuse entre généralités, spécialisation et techniques de recherche.
Points forts :
•
Le lien fort avec les Archives diplomatiques conservées à Nantes.
•
Des flux importants, une solide équipe pédagogique.
•
L’obligation d’une certification en langue.
•
Le partenariat avec l’Ecole spéciale militaire de Saint-Cyr, les relations avec la Maison des sciences de
l’Homme, les Archives départementales de Loire-Atlantique et le musée Dobrée.
L’Europe et le monde atlantique, du Moyen-Age au XXème
siècle
z
Appréciation : A
Point fort :
•
L’ouverture internationale avec un semestre de la formation passé à l’étranger ; l’intégration dans un
master européen.
Point faible :
•
On est étonné par l’absence de toute déperdition en termes d’effectifs étudiants entre le M1 et le
M2 : 20 étudiants.
3
Recommandations
•
Peut-être serait-il possible de donner un intitulé un peu plus englobant à la mention, sans pour autant
renoncer aux spécificités atlantiques qui en sont l’un des points forts ?
•
Significativement, la spécialité 2 vise à étudier « la place de l’Europe dans le monde atlantique » mais
on peut légitimement se demander s’il ne conviendrait pas plutôt d’écrire : « (la place) du monde
atlantique au sein de l’Europe ».
4
Habilitation des diplômes
Masters – Vague B
ACADÉMIE : NANTES
Établissement : Nantes
Demande n° 20043450
Domaine : Sciences humaines et sociales
Mention : Archéologie et histoire
Avis Aeres
Appréciation (A, B ou C ): A
Avis global : (sur la mention et l’offre de formation)
Il s’agit d’une mention de grande qualité, originale (l’archéologie historique des paysages notamment), qui
s’appuie sur un solide ancrage dans l’Ouest du territoire et sur la collaboration active des établissements partenaires
(Rennes 1, Rennes 2 et Nantes) qui pilotent chacun une spécialité de M2 après un M1 mutualisé. L’équipe pédagogique
a fait l’effort de proposer une maquette qui n’entre pas en concurrence directe avec d’autres formations visant le
même créneau.
Le partenariat étroit avec les collectivités territoriales et les professionnels permet d’offrir une solide
formation qui prévoit d’ailleurs la mise à niveau des étudiants soit en histoire soit en archéologie.
L’articulation entre histoire et archéologie a été véritablement pensée dans l’offre de formation proposée.
Les volumes horaires de la formation sont élevés et surtout exagérément concentrés dans le temps, ce qui
laisse sceptique quant à la capacité des étudiants à assimiler simultanément de nombreux cours.
Les flux sont soutenus et témoignent du rayonnement local et régional d’une formation dont les débouchés
professionnels sont importants.
Points forts :
•
Un projet scientifique clairement revendiqué et bien maîtrisé.
•
Une attention particulière aux étudiants inscrits en formation continue.
•
L’adossement à la recherche et notamment aux deux UMR d’histoire et d’archéologie des Universités
de Rennes.
2
Points faibles :
•
Trop d’enseignements de tronc commun.
•
L’absence d’ouverture internationale alors même que la formation s’adresse à l’ensemble de l’Arc
atlantique.
3
Avis par spécialité
Archéologies, Archéosciences, Préhistoire et protohistoire
(Rennes 1)
z
Appréciation : B
Cette spécialité est organisée autour de l’archéologie pré et protohistorique du Grand-Ouest. La cohérence de
la formation avec l’adossement à l’UMR 6566 rend cette spécialité attractive pour un public d’abord régional ou
intéressé par la préhistoire et la protohistoire de cette région, ce qui se conçoit sans problème en raison du
patrimoine archéologique pré et protohistorique de la Bretagne et des Pays-de- la-Loire.
Les flux sont corrects mais il faut prendre en compte la spécialisation pointue et l’orientation régionale de la
formation. Compte tenu du dynamisme régional et de la richesse patrimoniale, ils permettent d’escompter un
placement régulier à moyen terme des diplômés. Mais le régionalisme que manifeste parfois le dossier, a également
pour conséquence de limiter la capacité d’attraction de la formation en direction du territoire national et de
l’étranger.
Points forts :
•
L’adossement à la recherche et tout particulièrement à l’UMR 6566.
•
L’attention à l’âge des métaux dans l’Ouest de la France, période moins explorée jusque-là dans cette
région que la Préhistoire ou l’époque gallo-romaine, qui donne à la protohistoire dans l’Ouest une
dimension nouvelle intéressante et porteuse.
Points faibles :
•
L’absence d’ouverture internationale, notamment en direction de l’arc atlantique : Angleterre, Paysde-Galles, Irlande, Espagne, Portugal.
•
La quasi-absence d’enseignants-chercheurs dans l’équipe pédagogique (hormis la responsable de la
spécialité). En parallèle, surreprésentation des chercheurs et personnels CNRS.
Archéologie des périodes historiques (Rennes 2)
z
Appréciation : A
Cette spécialité est organisée autour de l’archéologie historique du Grand-Ouest français. La cohérence de la
formation avec l’adossement aux UMR 6258 et 6566 rend cette spécialité attractive pour un public d’abord régional ou
intéressé par l’histoire et les paysages de bocage de cette région. Mais il semble dans ces conditions, peu logique
d’opter pour un spectre chronologique qui va de l’age des métaux aux temps modernes et même aux temps
contemporains pour ce quadriennal.
Points forts :
•
Le solide adossement aux deux UMR dont l’aire géographique principale de recherche est le Grand
Ouest : UMR 6566 CERAAH (Centre de Recherche en Archéologie, Archéosciences et Histoire) et UMR
6258 CERHIO (Centre de Recherche Historique de l’Ouest).
•
L’effort d’identification des débouchés.
4
•
Le souci de donner aux étudiants une solide formation en langue et la maîtrise des outils nécessaires à
la valorisation de leur recherche : stages de terrain, rédaction d’articles et de communication
notamment.
Point faible :
•
La trop grande couverture chronologique de cette spécialité.
Métiers de l’archéologie (Nantes)
z
Appréciation : A
Cette spécialité s’appuie sur une solide tradition : elle a pris le realis d’un DESS Métiers de l’archéologie,
reconnu pendant dix ans. Professionnelle, elle est organisée autour de l’archéologie pré et protohistorique du GrandOuest français. La cohérence de la formation avec l’adossement aux UMR 6258 et 6566 rend cette spécialité attractive
pour un public d’abord régional issu de formation initiale ou de formation continue mais aussi national par une
politique de recrutement volontairement affichée vers l’extérieur. L’intérêt pour les métiers de l’archéologie, ou
pour la préhistoire et la protohistoire de cette région, trouve sans problème un champ d’application, en raison du
patrimoine archéologique pré et protohistorique de la Bretagne et des Pays de la Loire. Les finalités professionnelles
sont bien affichées et bien comprises. L’articulation public/privé, concours nationaux et régionaux doit concourir à
une bonne intégration professionnelle.
Points forts :
•
Solide ancrage de l’offre de formation : ancien DESS Métiers de l’archéologie.
•
L’adossement à la recherche (UMR 6258 et UMR 6566).
•
La richesse patrimoniale régionale.
•
Le potentiel démographique et le dynamisme régional.
•
Le réseau des acteurs professionnel visés par la formation.
•
La collaboration constante entre professionnels et universitaires
•
Des débouchés qui paraissent satisfaisants.
Points faibles :
•
Un certain régionalisme qui en fait cependant aussi un centre de convergence pour les étudiants
intéressés par l’archéologie du Grand-Ouest français grâce à l’ouverture des places au recrutement
national.
•
Une internationalisation absente dans le cursus de formation en M2. Une ouverture insuffisante aux
pays de l’Arc atlantique.
5
Recommandations
•
L’ouverture internationale est inexistante. Elle doit être l’un des objectifs prioritaire du présent
contrat.
•
Réduire les enseignements de tronc commun au profit des enseignements optionnels.
•
Malgré les arguments avancés, notamment les stages et la rédaction des mémoires, il n’est pas
raisonnable de maintenir la concentration de la formation académique sur un nombre de semaines
aussi restreint, si l’on veut que les étudiants profitent au mieux de leur formation.
6
Habilitation des diplômes
Masters – Vague B
ACADÉMIE : NANTES
Établissement : Nantes
Demande n° 20043466
Domaine : Arts Lettres et Langues
Mention : Langues et Langages
Avis Aeres
Appréciation (A, B ou C ): A
Avis global : (sur la mention et l’offre de formation)
Cette formation vise à permettre aux étudiants de master de développer un haut niveau de compétence
linguistique (et également culturelle) dans une ou plusieurs langues, d'acquérir une formation approfondie dans les
différents domaines de la linguistique théorique, et de compléter cette formation par la maîtrise des méthodes et des
outils informatiques développés pour le traitement des données orales ou écrites.
Il s’agit d’un ensemble cohérent et de grande qualité, conduit par une équipe pédagogique de très bon niveau
général, incluant des enseignants-chercheurs de réputation internationale. Ce master, sans équivalent dans la région
surtout en ce qui concerne la spécialité Sciences du langage, rivalise aisément avec les masters de l’Ile de France.
On notera particulièrement une dimension recherche exceptionnelle, surtout représentée dans la spécialité
Sciences du Langage, l’existence d’un nouveau parcours très prometteur intitulé "Informatisation des Langues" et des
recherches innovantes en Français Langue Etrangère.
2
Avis par spécialité
Didactique des Langues étrangères
z
Appréciation : B
La formation proposée est tout à fait classique pour un master dans ce domaine. Il comporte des
enseignements par aire linguistique et des enseignements (en tronc commun) de méthodologie, afin de créer les bases
d'une compétence multiforme en langues et d'une pratique multidisciplinaire et interculturelle commune.
L'originalité de ce master réside dans la transdisciplinarité qui prévaut en M2 et dans la spécialité en langues vivantes
et cultures étrangères, et par l'accent mis sur l'interculturalité.
On notera la bonne couverture des langues romanes majeures, de l'anglais et de l'allemand, par une très bonne
équipe pédagogique.
Il est souhaitable que la recherche se développe davantage et se munisse d’ une équipe d'accueil propre.
Sciences du Langage
z
Appréciation : A
Le parcours langage et cognition vise à apporter aux étudiants une solide formation en linguistique théorique,
avec une grande liberté de choix dans les options. L’objectif du parcours informatisation des langues est d’apporter
rapidement à des étudiants linguistes une formation approfondie dans le domaine des méthodes et des outils de
traitement informatisé des données linguistiques en complément d'une formation en linguistique théorique.
Cette spécialité soutenue par une équipe pédagogique exceptionnelle, s’adosse à une équipe de recherche
(LLING) excellente pour former un remarquable couplage de la recherche et de la formation par la recherche et un
encadrement des étudiants de tout premier plan.
Didactique des Langues Etrangères
z
Appréciation : B
A partir d'un haut niveau de compétence linguistique et culturelle dans une ou plusieurs langues étrangères,
cette formation développe la capacité à analyser et à proposer des synthèses critiques d'ouvrages et d'articles dans le
domaine de la DLE et de la psycholinguistique, à se familiariser avec le travail de terrain, à analyser les besoins
langagiers des apprenants et des institutions, à utiliser les « Techniques d'Information et de Communication pour
l'Enseignement des Langues ».
Cette formation intègre deux formations existantes, l'une à vocation recherche, l'autre à vocation
professionnalisante, couvrant un champ d'études précis, la didactique des langues et se distingue de formations
analogues dans d'autres universités par le choix de privilégier l'enseignement précoce et l'enseignement aux adultes.
Les flux sont encore limités pour une spécialité professionnalisante, mais il s’agit d’un projet intéressant. Il
serait souhaitable d’affirmer davantage la spécificité de DLE par rapport aux autres spécialités du Master, et surtout
du FLE. La masse des enseignements propres à la spécialité par rapport à l'ensemble de l'offre de formation est faible.
Cette spécialité pourrait définir un parcours professionnalisant au sein de l'une des autres spécialités du master,
identités linguistiques ou FLE.
3
Français Langue Etrangère
z
Appréciation : A
Avec pour principal objectif la formation d'enseignants, de formateurs, et d'ingénieurs de l'enseignement et de
la formation dans les domaines du FLE et du FLS, ainsi que la formation de chercheurs dans ces domaines, ce master
est structuré pour faire apparaître une plus grande visibilité du lien entre la recherche fondamentale, la recherche
technologique (didactique), la recherche finalisée (production de programmes ...), et la recherche professionnelle
(qui accompagne la pratique enseignante).
Il s’agit là d’un acteur très dynamique et inventif dans le domaine du FLE, qui construit une tentative,
couronnée de succès, pour donner un contenu réel à la recherche en Didactique du FLE.
On notera un éclectisme relatif dans les disciplines sollicitées qui conduit à un certain écrasement de ces
disciplines (l'acquisition des langues soulève des problèmes spécifiques, distincts de ceux que doit affronter la
didactique; peut-on définir une sémantique pour le FLE, une pragmatique pour le FLE ?).
Il serait souhaitable que les ressources mises à disposition par la spécialité sciences du langage soient mieux
exploitée par cette formation.
4
Recommandations
•
La spécialité sciences du langage mérite d’obtenir de nouveaux moyens pour se développer.
•
On pourrait souhaiter qu’un tronc commun à l'ensemble des spécialités soit défini et que le périmètre
de la spécialité DLE soit plus précisément circonscrit. Cette dernière apparaît plus comme un
parcours qui pourrait être intégré à une autre spécialité (Identités ou FLE) que comme une spécialité
autonome. On pourrait souhaiter aussi que la collaboration de la spécialité FLE avec la spécialité SDL
soit plus étroite en ce qui concerne les enseignements de linguistique fondamentale.
5
Habilitation des diplômes
Masters – Vague B
ACADÉMIE : NANTES
Établissement : Nantes
Demande n° 20043467
Domaine : Arts, Lettres, Langues
Mention : Lettres et Philosophie
Avis Aeres
Appréciation (A, B ou C ): A
Avis favorable.
Avis global : (sur la mention et l’offre de formation)
Ce master se présente comme le renouvellement d’un diplôme qui a trois ans d’existence dans son actuelle
configuration. Il rassemble trois spécialités du secteur Lettres : Lettres anciennes, Littérature française et comparée,
Philosophie; celles-ci sont accolées l’une à l’autre sans vraies collaborations en terme de contenus ou de méthode.
Les perspectives restent assez monodisciplinaires. Les débouchés envisagés sont essentiellement l’enseignement et la
recherche, malgré une réflexion en littérature française et comparée.
Les équipes pédagogiques sont par ailleurs compétentes et l’adossement à la recherche est globalement
satisfaisant (EA 1194, 3827, 3258, 2163).
La pertinence de ce master dans la région est une évidence, mais le projet laisse apparaître des inégalités
d’une spécialité à l’autre.
Points forts :
•
Maquette cohérente et lisible, associant trois spécialités dans des cursus comportant une part
importante de tronc commun.
•
Maquette intégrant un stage dans une perspective de professionnalisation.
•
L’adossement à la recherche est satisfaisant, notamment en littérature française et comparée, et
en philosophie.
2
Points faibles :
•
Insuffisante lisibilité des voies de professionnalisation en dehors de la préparation aux concours
d’enseignement du secondaire et de la fonction publique.
•
La dimension pluridisciplinaire peut être améliorée.
•
Peu de passerelles d’une spécialité à l’autre.
3
Avis par spécialité
Lettres anciennes
z
Appréciation : B
Avis favorable avec réserves.
La spécialité “Lettres anciennes” se présente de manière tout à fait classique comme une formation menant
aux concours de l’enseignement et à la recherche dans le domaine des littératures et langues anciennes. D’autres
filières professionnalisantes sont à l’état de projet, et le M1 comporte un stage, mais aucun lien réel n’est établi en
dehors des carrières de l’enseignement. Les avancées en direction du tourisme sont très modestes.
La maquette se présente de manière cohérente, mais le descriptif n’est pas très précis en matière de
méthodologie par exemple. L’offre reste plutôt générale, très restreinte au champ des lettres classiques, offrant peu
d’ouverture pluridisciplinaire, en dépit des projets affichés, et donc peu de passerelles. En l’absence d’informations
sur l’équipe pédagogique, on apprécie mal l’adéquation de celle-ci à l’offre de tronc commun et d’options, très
importante en heures d’enseignement. Le dispositif paraît généreux au vu du petit nombre d’étudiants inscrits.
L’adossement à la recherche est intéressant, en particulier en M2, mais les axes de recherche de l’équipe ne
sont pas mentionnés.
Le projet gagnerait donc à être redéfini en partenariat avec les autres spécialités, et avec l’équipe de
recherche, dans le cadre d’une politique plus globale de formation et de recherche.
Points forts :
•
Les contenus de formation sont conformes à l’intitulé de la spécialité.
•
Le cursus présente une grande richesse d’options.
•
Un bon taux de réussite.
Points faibles :
•
La formation est trop centrée sur elle-même et offre trop peu de passerelles, notamment vers le
monde socio-professionnel.
•
Les liens thématiques avec l’équipe de recherche et la recherche doctorale restent à établir.
•
Le dossier manque de précision quant au cursus et à l’équipe pédagogique.
Littérature française et comparée
z
Appréciation : A
Avis favorable.
La spécialité “Littérature française et comparée” se présente comme une formation menant aux concours de
l’enseignement et à la recherche dans le domaine des lettres modernes. D’autres filières professionalisantes sont
visées (métiers de la solidarité et du tertiaire), et le M1 comporte un stage, mais en dehors des carrières de
l’enseignement et de la recherche, les liens avec le monde professionnel restent réduits.
Le cursus est conçu de façon progressive entre M1 et M2. La méthodologie est peu valorisée, de même que le
tronc commun et l’UE de pré-professionnalisation, au profit des options. Les contenus manquent de clarté en M1, mais
4
ils sont bien définis en M2 en relation avec les programmes des équipes de recherche, en particulier la thématique des
marges littéraires. L’adossement à la recherche est donc très satisfaisant.
L’équipe pédagogique est importante, avec un partage des responsabilités qui réserve le M2 aux PR et HDR.
Compte-tenu de sa conception et de son recrutement important, un avis favorable est donné, même si la
réflexion sur le devenir des étudiants devrait être approfondie.
Points forts :
•
Cohérence et richesse des parcours, avec une forte ouverture interdisciplinaire.
•
Les contenus s’appuient concrètement sur les travaux de l’équipe de recherche.
•
Interdisciplinarité intéressante, qui pourrait être exploitée en vue d’une diversification des devenirs
professionnels..
Points faibles :
•
L’ouverture professionnalisante reste encore timide.
•
Manque de précision des chiffres donnés afin de juger le devenir des étudiants.
Philosophie : logique, ontologie, éthique
z
Appréciation : A
Avis favorable avec quelques réserves.
La spécialité “Philosophie” se présente comme une formation menant aux concours de l’enseignement et à la
recherche. D’autres filières professionnalisantes sont visées (concours de la fonction publique par exemple, ou les
métiers de la communication, de l’édition, de la finance, etc.), et le M1 comporte un stage (non évalué); mais en
dehors des carrières de l’enseignement et de la recherche, les liens avec le monde professionnel sont inexistants, et
ce souci n’apparaît pas concrètement dans la maquette.
Trois axes majeurs sont mis en avant : langage, esthétique, philosophie allemande. Une partie des cours est
cependant commune avec la préparation à l’agrégation. La part faite à la méthodologie, intégrée au suivi du
mémoire, reste donc faible, de même que les séminaires spécifiques (qui sont au demeurant communs entre M1 et
M2).
L’intitulé complet de la mention comporte trois mots clés : logique, ontologie, éthique, qui demeurent peu
définis, en raison même de la place occupée par les cours d’agrégation, et de l’adossement des séminaires aux
programmes de recherche des enseignants ou de l’EA 2163 “Philosophie de l’expérience”. On pourrait donc souhaiter
une meilleure lisibilité de l’ensemble.
L’équipe enseignante est importante et les flux sont corrects, mais les chiffres montrent un certain recul et les
résultats à l’agrégation ne sont pas donnés.
Ce master présente un caractère généraliste et manque sans doute d’identité ; il faudra à terme que la
question des débouchés autres que l’enseignement et la recherche soit nettement posée. Un renouvellement est
cependant souhaitable.
Points forts :
•
La spécialité définie autour de trois axes majeurs de recherche paraît cohérente.
•
Adossement à un projet de recherche global, bien inséré sur le site.
•
Ouverture internationale en direction d’autres universités européennes et américaines.
5
Points faibles :
•
La superposition avec la préparation à l’agrégation entraîne un déficit en méthodologie.
•
L’insertion professionnelle n’est pas assez prise en compte en dehors des concours de l’enseignement.
6
Recommandations
•
Ce master gagnerait à se présenter de façon plus intégrée à partir d’objectifs communs, sur la base de
maquettes plus unifiées et plus ouvertes à la pluridisciplinarité, avec des passerelles permettant de
circuler d’une spécialité à l’autre.
•
Une réflexion commune sur l’insertion professionnelle pourrait aboutir à de nouveaux parcours (par
exemple le tertiaire ou la communication).
7
Habilitation des diplômes
Masters – Vague B
ACADÉMIE : NANTES
Établissement : Nantes
Demande n° 20043468
Domaine : Arts, lettres, langues
Mention : Culture et société
Avis Aeres
Appréciation (A, B ou C ): A
Avis global : (sur la mention et l’offre de formation)
Le master « Culture et société » présente un projet construit et équilibré où la cohérence pédagogique
n’empêche pas la spécialisation et la différenciation des parcours.
La formation est bien inscrite dans un parcours pluridisciplinaire ( LCE, Histoire, Histoire de l’art, sociologie),
les effectifs sont satisfaisants.
L’articulation entre recherche et visée professionnelle est relativement bien réalisée selon les quatre
spécialités (mémoires de recherche possibles, dans une partie des cursus), et les enseignements de première comme
de deuxième année joignent des enseignements à contenu culturel (histoire, sociologie, politiques) à des
enseignements à caractère méthodologique.
La visée recherche est incarnée par l’articulation autour de trois UFR (le master met à contribution des
enseignants-chercheurs linguistes, historiens et sociologues), par l’adossement à plusieurs équipes de recherche et par
l’ouverture de la spécialité « Analyse des pratiques culturelles » vers un débouché en doctorat.
L’ouverture internationale est bonne dans le domaine franco-allemand, avec une coopération avec l’Université
Heinrich Heine de Dusseldorf inscrite dans les cursus. Elle reste plus limitée par ailleurs.
L’équipe pédagogique est solide et variée, avec la participation de nombreux professionnels issus des
institutions culturelles locales à la conception des programmes et aux enseignements.
Point fort :
•
Grande cohérence pédagogique. La mutualisation des enseignements permet de proposer aux
étudiants l’acquisition d’un socle commun auquel s’ajoutent des enseignements à contenu spécifique
et de véritables options professionnalisantes.
2
Points faibles :
•
D’autres partenariats avec des universités étrangères sont à rechercher pour les domaines autres que
l’allemand. L’ouverture internationale du projet master doit être renforcée.
•
L’adossement du présent master à la recherche pourrait être précisé et développé.
3
Avis par spécialité
Analyse des pratiques culturelles
z
Appréciation : A
Avis favorable pour cette formation très riche et très spécifique, appuyée sur des compétences disciplinaires
reconnues et dispensées de manière cohérente et polyvalente. Il s’agit, dans ce master recherche incluant une
dimension de professionnalisation, d’une spécialité disciplinaire originale, bâtie de manière très cohérente.
L’aspect bi-culturel et bi-national du diplôme, délivré conjointement avec l’Université de Dusseldorf, est une
ressource pédagogique précieuse. Les objectifs scientifiques et professionnels sont bien définis et la formation bien
implantée dans son environnement LMD.
L’aspect professionnalisant est relativement peu abordé dans le dossier ;un développement de cet aspect sera
utile à l’avenir de la formation. Mais la formation à la recherche est bien pensée et bien inscrite dans le cursus.
Le bilan de la période quadriennale écoulée est difficile à présenter et à évaluer, la spécialité étant ouverte
depuis 2006 seulement.
La formation s’appuie sur un bon ensemble de laboratoires de recherche et bénéficie d’une équipe
pédagogique solide et structurée.
Points forts :
•
Bonne articulation d’une dimension de professionnalisation à un master recherche.
•
Aspect bi-culturel et bi-national.
Point faible :
•
Le suivi du devenir des étudiants diplômés sera à faire et devra donner lieu à évaluation lors de la
prochaine évaluation quadriennale.
Expertise des professions et institutions de la culture
z
Appréciation : A
Formation riche et ouverte, mêlant les approches disciplinaire et professionnalisante et appuyée sur des
compétences disciplinaires reconnues, dispensées de manière cohérente et polyvalente.
L’objectif scientifique est bien défini, avec l’apport notable d’une véritable compétence sociologique. Les
objectifs reposent sur une analyse convaincante des besoins nouveaux dans des activités liées à la culture.
La formation est bien positionnée dans la structuration LMD de l’offre globale et propose des enseignements et
des cursus bien adaptés, comprenant un bon système de stages et incluant la rédaction d’un mémoire.
Les effectifs sont satisfaisants, mais le bilan fourni demeure un peu insuffisant.
La formation s’appuie sur l’adossement scientifique de plusieurs équipes de recherche et sur une équipe
d’enseignants-chercheurs bien articulée aux nombreux intervenants professionnels associés (spécialistes des domaines
culturels et artistiques concernés).
4
Points forts :
•
Equilibre entre formation professionalisante et formation universitaire.
•
Politique des stages très soutenue.
Point faible :
•
Relatif manque de recul et de données sur l’insertion professionnelle des diplômés.
Médiation culturelle et communication
z
Appréciation : B
Cette spécialité, en co-habilitation avec La Rochelle, propose une formation professionnalisante variée mêlant
une approche disciplinaire et professionnalisante, mais qui manque d’une véritable identité spécifique malgré un
bilan professionnalisant assez convaincant. Il serait bon de redéfinir une approche plus resserrée et plus organisée des
champs et disciplines couverts.
Les objectifs professionnels semblent bien ciblés : répondre à des besoins nouveaux dans des activités liées à la
culture (champs professionnels liés à la culture et à son économie, et aux relations culturelles internationales ;
emplois dans la communication, ingénierie culturelle, chargés de projet, de mission dans le domaine culturel). Les
objectifs pédagogiques et scientifiques mis en œuvre pour y répondre paraissent manquer de spécificité.
La spécialité est bien inscrite dans le droit fil de son environnement LMD, propose un bon système de stages et
offre une dimension recherche non négligeable, avec la rédaction d’un mémoire de sociologie appliquée au secteur de
la culture, dirigé par un enseignant-chercheur de sociologie.
Le bilan fourni sur l’insertion professionnelle de la dernière période quadriennale est bon ; la formation
bénéfie d’un adossement à des laboratoires de recherche et d’une équipe pédagogique, universitaire et
professionnelle, solide et structurée.
Points forts :
•
Formation professionnalisante solide, sur un champ en réel développement socio-économique.
•
Politique des stages soutenue.
Point faible :
•
Compétences polyvalentes recherchées dans des domaines relativement vastes : relatif manque de
spécificité.
Valorisation du patrimoine économique et culturel
z
Appréciation : A
Offre de formation très pointue et très originale. Projet séduisant et argumenté qui mérite d’être habilité. Il
serait bon à terme de vérifier que les débouchés professionnels correspondent bien aux attentes.
Les objectifs, pédagogiques et professionnels, sont bien définis et bien déclinés dans l’organisation du cursus
(enseignements et stages) et les synergies pédagogiques (Institut des hommes et des techniques ; Ecole Polytechnique
de l’Université de Nantes) bien mises en place : les moyens mis en œuvre semblent à même de bien répondre à la
demande sociale de la culture patrimoniale en plein essor depuis un quart de siècle.
5
Le dossier déclare une situation régionale privilégiée, pour cette formation qui a peu ou n’a pas d’équivalent
dans le Grand-Ouest.
Le bilan fourni est légèrement incomplet (nature des emplois non communiquée) et l’étude des flux étudiants
n’offre pas de réelle analyse du fléchissement apparent dans la dernière année.
La formation s’appuie sur plusieurs laboratoires dans son environnement recherche et sur une équipe solide et
bien structurée d’enseignants de l’établissement et de nombreux intervenants professionnels (à hauteur de 40 % des
heures enseignées).
Points forts :
•
Valorisation d’un patrimoine local et régional.
•
Articulation de savoirs disciplinaires et de pratiques sociales.
Point faible :
•
On pourrait s’interroger sur les raisons de la chute relative du nombre de diplômés en 2006-2007.
6
Recommandations
•
Développer des outils de suivi plus précis pour nourrir l’analyse des flux étudiants, en particulier pour
les spécialités « Analyse des pratiques culturelles », « Expertise des professions et institutions de la
culture » et « Valorisation du patrimoine économique et culturel ».
•
D’autres partenariats avec des universités étrangères sont à rechercher pour les domaines autres que
l’allemand. L’ouverture internationale du projet master doit être renforcée.
•
Pour la spécialité « Médiation culturelle et communication », envisager de redéfinir une approche plus
resserrée et plus organisée des champs et disciplines couverts, et de développer une identité
pédagogique plus spécifiée.
7
Habilitation des diplômes
Masters – Vague B
ACADÉMIE : NANTES
Établissement :Nantes
Demande n° 20043472
Domaine : Sciences de l’homme et de la société
Mention : Sciences de l’éducation et de la formation
Avis Aeres
Appréciation (A, B ou C ): B
Avis global : (sur la mention et l’offre de formation)
Rappel de l’offre :
•
•
M1 possibles :
1.
Sciences de l’éducation et de la formation
2.
ou Sciences humaines.
3.
ou Développement des capacités d’apprentissage et remédiations pédagogiques.
M2 possibles :
1.
Métiers, pratiques et recherches en éducation et formation avec deux parcours : Recherche
en éducation et formation ou Formation de formateurs.
2.
ou Direction et encadrement des organisations de formation et d’insertion.
3.
ou Stratégie et ingénierie en formation d’adultes.
4.
ou Développement des capacités d’apprentissage et remédiations pédagogiques.
Offre de formation cohérente. Les évolutions proposées sont justifiées par la demande des secteurs concernés
et l’émergence de nouveaux besoins de professionnalisation.
Les contenus de formation du master et de ses spécialités sont en rapport avec les ressources scientifiques des
équipes d’adossement.
L’encadrement est assuré par des enseignants-chercheurs reconnus et des professionnels expérimentés.
La spécificité de chacune des quatre spécialités de M2 est réelle mais des rapprochements et une mutualisation
semblent pouvoir être développés notamment entre les spécialités ou parcours : Formation de formateurs, Stratégie
et ingénierie en formation d’adultes et Direction et encadrement des organisations de formation et d’insertion.
L’ouverture internationale devrait être développée.
2
Avis par spécialité
Métiers, pratiques et recherches en éducation et formation
z
Appréciation : B
Cette spécialité comporte deux parcours : l’un
« professionnalisation » en M2.
orienté « recherche » en M2 et l’autre orienté
La formation s’appuie sur une équipe reconnue.
La qualité et le haut niveau du parcours « recherche » sont à souligner.
Le flux d’entrée des deux parcours (entre 30 et 40 pour chacun d’eux) témoigne de l’intérêt de l’offre.
Recommandations :
•
Veiller davantage au suivi des étudiants qui ne parviennent pas à obtenir le diplôme et au suivi des
diplômés.
•
Développer l’ouverture internationale.
Direction et encadrement dans les organisations de formation
et d’insertion
z
Appréciation : B
Cette formation a été ouverte en 2004. Elle accueille surtout des étudiant sous statut formation continue.
Les modalités de formation sont adaptées à la diversité des étudiants.
L’équipe pédagogique est composée d’enseignants-chercheurs apartenant à des équipes reconnues (CREN EA
2621, CENS EA 3260, TRIGONE EA 1038, Laboratoire CNRS Droit et changement social) et par des professionnels (40 %
des interventions) du domaine concerné.
Recommandations :
•
Veiller à la consolidation de l’effectif global de M2 et de l’effectif des étudiants en formation initiale
en particulier.
•
La dimension des objectifs de la formation devrait être mieux précisée et mise en rapport avec les
ressources des équipes de recherche partenaires.
•
Etudier les possibilités de convergence avec des élements de contenu de la spécialité Stratégie et
ingénierie en formation d’adultes.
3
Stratégie et ingénierie en formation d’adultes
z
Appréciation : B
Cette spécialité accueille pour une très grande part des étudiants en formation continue dont une dizaine
bénéficient d’un financement de la Région des Pays de la Loire dans le cadre de l’aide aux demandeurs d’emploi.
Les objectifs de la formation sont clairement affichés et en rapport avec les ressources des équipes
d’adossement (CENS EA 3260, CREN EA 2661, UMR 6028).
Le taux d’insertion des diplômés est élevé.
Recommandations :
•
Etudier les possibilités de progression du taux de réussite.
•
Le dossier indique l’appartenance de la responsable de la spécialité (MC 19ème, sociologie) de ce
master « Sciences de l’éducation et de la formation » mais ne donne pas assez de précisions relatives
aux autres membres de l’équipe pédagogique.
Développement des capacités d’apprentissage et
remédiations pédagogiques
z
Appréciation : B
Spécialité proposée en partenariat avec l’Université Catholique de l’Ouest (UCO) et habilitée en 2006.
Les contenus de formation sont bien en rapport avec les ressources des équipes d’adossement (CREN EA 2661
de Nantes et LAREF de l’UCO).
La professionnalisation visée est une réponse aux besoins de formation dans des secteurs nouveaux ou en
développement, en particulier le secteur de l’aide éducative aux publics en grande difficulté scolaire, professionnelle
ou sociale.
Recommandations :
•
Etudier les possibilités d’une plus grande ouverture internationale et d’une mutualisation avec
d’autres spécialités du master (des recouvrements entre spécialités de ce master semblent exister).
•
Compte tenu de la mise en place récente de cette spécialité, un bilan serait prématuré. Il est
cependant recommandé de veiller au suivi des étudiants qui s’inscrivent, d’être attentif au devenir de
ceux qui n’obtiennent pas leur diplôme et bien sûr, au devenir des diplômés.
•
Le dossier laisse penser que la formation est dispensée à l’UCO d’Angers ; il faudrait préciser
l’université (les universités) d’inscription des étudiants et l’université (les universités) qui délivre(nt)
le diplôme (composition des jurys ?).
4
Habilitation des diplômes
Masters – Vague B
ACADÉMIE : NANTES
Établissement : Nantes
Demande n° 20043476
Domaines : Sciences, technologies, santé. Sciences humaines et sociales
Mention : Sciences et techniques des activités physiques et sportives
Avis Aeres
Appréciation (A, B ou C ): A
Avis global : (sur la mention et l’offre de formation)
Cette proposition de master est adossée au Réseau des Universités de l’Ouest Atlantique (RUOA) : six
universités et deux établissements d’enseignement supérieur et de recherche sont concernés. La mention mutualise
les compétences sur le Grand-Ouest de la France autour de l’activité physique : 6 composantes STAPS (ENS Cachan,
UFR Brest, UFR Nantes, UFR Poitiers, UFR Rennes, Département Le Mans), 3 UFR de Médecine (Brest, Rennes,
Poitiers), 1 UFR de Mathématiques (Rennes 1), 1 UFR de Sociologie (Nantes) et un nombre significatif de laboratoires
associés aux grands organismes ou habilités par le Ministère. Cinq spécialités sont proposées dans le cadre d’une
demande de renouvellement avec modifications (notamment la fusion pro/recherche et l’intégration de composantes
non STAPS), dont deux en cohabilitation avec Nantes :
•
Sport et sciences sociales : administration, territoires, intégration
•
Expertise, Performance, Intervention
Cette proposition de master apparaît comme opportune.
Points forts :
•
La proposition couvre une large étendue géographique et offre une variété de parcours de formation
de qualité (qui s’étend des sciences sociales aux sciences de la vie) à environ une centaine d’étudiants
par spécialité en M1.
•
Le taux de professionnalisation est significatif et correctement étayé par une base de données pour 3
des cinq spécialités. Les enquêtes nationales viennent compléter les données factuelles liées à la base
de données.
•
L’adossement à la recherche est consistant pour au moins trois des cinq spécialités : le dossier fait
état d’une quinzaine d’UMR ou UPR CNRS, de trois équipes INSERM, d’une équipe INRIA, d’une UPSP,
de deux laboratoires professionnels et d’une quinzaine d’équipes d’accueil.
2
•
L’organisation pédagogique du cursus est cohérente et bien structurée. Les objectifs professionnels et
scientifiques sont envisagés ensemble et la fusion des deux dimensions est justifiée. La répartition
tronc commun/options est satisfaisante (la spécialisation est graduée dans le temps). Quinze
enseignants-chercheurs constituent l’équipe pédagogique du master, chaque spécialité ayant ensuite
une équipe propre.
Points faibles :
•
On observe des redondances entre les spécialités « Expertise, performance, interventions » et
Mouvement, sport, santé ».
•
Certains parcours n’ont pas de réels adossements à la recherche (en particulier les parcours de la
spécialité « Management du sport »).
•
L’absence de données factuelles dans certaines spécialités.
•
L’inscription « administrative » de certains étudiants.
3
Avis par spécialité
Sport et sciences sociales : administration, territoires, intégration
z
Appréciation : B
Cette spécialité, proposée dans le cadre d’une cohabilitation, est organisée en 3 parcours localisés sur 4 pôles
différents. A l’UFR STAPS de Nantes, il s’agit d’étudier les services à objet sportif (Parcours Administration des
Services à Objet Sportifs), (2) à l’UFR SEP de Brest, la relation pratiques - identités territoriales (Parcours Territoires
et Culture), et (3) à l’UFR APS de Rennes 2 et au Département STAPS du Mans, les questions liées à la violence dans le
sport et à l’intégration par le sport (Parcours Intégration et Sécurité). Conformément à l’intitulé de la spécialité, la
formation principale repose sur le champ disciplinaire des sciences sociales avec une coloration « recherche »
affirmée. L’objectif est de « former les étudiants à la maîtrise des concepts et des méthodes spécifiques au domaine
des sciences sociales appliquées au sport susceptibles de les amener à poursuivre un troisième cycle … et être en
mesure de s’insérer professionnellement dans les domaines de l’expertise, du conseil et du développement au sein
de structures de services sportifs ». Se présentant comme un master recherche légèrement professionnalisé, qui
conduit à former une expertise débouchant sur l’emploi pour des cohortes de taille moyenne, cette proposition de
master apparaît comme opportune.
Points forts :
•
L’adossement à la recherche repose sur des équipes reconnues en sciences sociales (6 équipes de
recherche dont 3 UMR et 3 équipes d’accueil) et réparties sur les différents pôles concernés par la
spécialité. La formation à la recherche semble de qualité (en particulier, l’accent est mis sur la
formation épistémologique et méthodologique).
•
L’implication des professionnels dans la formation s’illustre notamment par la participation de 2 PAST
à l’équipe pédagogique ; 30 % des enseignements spécifiques sont dispensés par les professionnels du
secteur et la durée des stages (organisés en périodes bloquées) est consistante.
•
La construction pédagogique est clairement présentée et cohérente (gradation dans la part des
enseignements spécifiques au secteur professionnel ; environ 30 % d’enseignements communs aux
semestres 1, 2, et 3).
•
Les effectifs sont significatifs (sur les 3 dernières années, environ 200 inscrits en M1 pour 50 % de
réussite, et 40 en M2 pour un taux un peu supérieur).
Points faibles :
•
La tri-partition ne contribue pas à simplifier l’affichage de la spécialité. Une mutualisation pourrait
conduire à proposer non pas trois parcours en trois lieux (plus un quatrième) mais un ensemble
articulé avec quelques UE à choix.
•
Le taux d’encadrement est relativement faible (4 PR, 5 HDR) par rapport à l’effectif attendu.
•
Absence de données factuelles directes quant à la professionnalisation (la mise en perspective des
débouchés repose sur le Rapport Camy, 2001).
4
Expertise, Performance, Intervention
z
Appréciation : B
La spécialité « Expertise, Performance, Intervention » est proposée dans le cadre d’une cohabilitation entre
l’UFR STAPS de Nantes et l’UFR STAPS de Brest. Le parcours unique a pour vocation de former des étudiants à
« l’ingénierie de la performance motrice et/ou sportive ». En se basant sur des méthodologies développées dans le
champ de l’ergonomie, elle devrait permettre à l’étudiant d’acquérir une « … triple compétence, scientifique,
professionnelle et sportive, lui permettant d’assurer la conception, le pilotage et l’expertise de programmes de
recherche et d’intervention dans le domaine de la pratique sportive ». Cette formation se situe dans la continuité
d’une formation L interdisciplinaire (sciences humaines et sociales et sciences de la vie).
L’avis est favorable sous condition :
•
d’une réflexion concernant une délimitation claire des spécificités entre le parcours 3 de la spécialité
« Mouvement, sport, santé » et la spécialité « Expertise, performance, intervention »: la formation y
gagnerait en complémentarité,
•
de la mise en place d’indicateurs objectifs sur le devenir des étudiants.
Points forts :
•
L’adossement à la recherche est consistant : 7 équipes de recherche sont impliquées dans cette
formation (3 UMR et 4 EA ou JE) même si la plupart (6 équipes sur les 7) sont localisées sur Nantes.
•
Le niveau de la formation à la recherche est à souligner :l’équipe pédagogique est en effet composée
de 3 chercheurs et d’un DR.
•
Une implication effective des professionnels dans la formation : une liste nominative de 15
professionnels impliqués dans des enseignements est proposée.
•
L’organisation pédagogique
interdisciplinarité).
est
satisfaisante
(répartition
tronc
commun/option
cohérente,
Points faibles :
•
Le projet ne présente pas d’éléments factuels sur le devenir des étudiants. Seuls les résultats d’une
étude nationale apportent des éléments significatifs et positifs quant à la professionnalisation de ce
type de filière (relativement généraliste et basée sur des compétences académiques
interdisciplinaires).
•
La spécialité semble en partie redondante (en ce qui concerne le domaine des sciences de la vie) avec
le parcours 3 de la spécialité « Mouvement, sport, santé », qui elle aussi prépare, entre autres, aux
métiers de l’entraînement.
5
Recommandations
•
Il est nécessaire d’estomper les redondances entre les spécialités « Expertise, performance,
intervention » et « Mouvement, sport, santé », soit en fusionnant le parcours 3 de l’une avec l’autre,
soit en définissant plus précisément les spécificités de chacun.
•
Généraliser les indicateurs de réussite et du devenir des étudiants à l’ensemble des spécialités.
•
Fournir un investissement significatif en direction de l’adossement à la recherche et à la formation à
la recherche (une recherche de partenariat avec des équipes habilitées et le renforcement de l’équipe
pédagogique par des professeurs et HDR apparaît nécessaire) pour la spécialité « Managemant du
sport ».
6
Habilitation des diplômes
Masters – Vague B
ACADÉMIE : NANTES
Établissement : Nantes
Demande n°20043480
Domaine : Droit, économie, gestion
Mention : Gestion et administration publiques
Avis Aeres
Appréciation (A, B ou C ): B
Avis global : (sur la mention et l’offre de formation)
Les axes prioritaires de la formation sont orientés vers les métiers de la gestion publique au sens large du
terme. Ils permettent des débouchés aussi bien en termes de concours que de métiers touchant le secteur public et le
partenariat public-privé.
L’organisation permet à un étudiant de construire son parcours individuel de formation. Par ailleurs,
l’organisation permet des transversalités, notamment pour des étudiants en sciences humaines.
L’avis est favorable pour une mention pertinente dans l’environnement et qui offre de larges débouchés aux
diplômés.
L’ancrage professionnel est peut-être à améliorer par des conventionnements et une implication
professionnelle dans la formation.
2
Avis par spécialité
Gestion des organismes de protection et d’assurance sociales
z
Appréciation : B
Cette spécialité permet aux étudiants de se spécialiser dans le domaine de l’assurance et de la protection
sociale. Cette formation offre de nombreux débouchés : concours de la fonction publique, recrutement direct au sein
d’institutions à but non lucratifs.
Points forts :
•
Débouchés de la formation.
•
Contenu pédagogique.
L’avis est favorable sur cette formation qui ouvre de nombreux débouchés aux étudiants, présente un bilan
d’insertion plutôt positif et dont l’organisation pédagogique est de qualité. Toutefois le flux d’étudiants est
relativement faible.
Il s’agit visiblement d’une spécialité bien organisée, il conviendrait dans le même temps que le suivi
professionnel des étudiants diplômés soit plus travaillé.
Ingénierie en projets européens et internationaux
z
Appréciation : B
Points forts :
•
Formation avec une double compétence sciences humaines/sciences de gestion.
•
Débouchés à l’international intéressants.
Points faibles :
•
Le suivi des étudiants diplômés.
•
La non existence a priori d’accords et de conventions à l’international.
Cette spécialité s’intègre bien dans le cadre général du Master et permet à des étudiants en sciences humaines
de déboucher sur une véritable formation professionnelle.
3
Habilitation des diplômes
Masters – Vague B
ACADÉMIE : NANTES
Établissement : Nantes
Demande n°20043486
Domaine : Droit, économie, gestion
Mention : Management
Avis Aeres
Appréciation (A, B ou C ): A
Avis global : (sur la mention et l’offre de formation)
Cette mention offre un large champ de débouchés possibles dans le domaine de la gestion fonction en
marketing, RH, Finance, SI, etc…
La mention Management est une formation pertinente dans son environnement régional et national dans la
mesure où elle offre un cursus professionnalisant.
Les contenus pédagogiques sont de qualité, avec une progression cohérente des disciplines. Les spécialités sont
organisées selon les principales thématiques de gestion (GRH, Marketing, SI, Management international) complétées
d’un master de gestion généraliste (double compétence) et d’un master recherche.
Points forts :
•
Cohérence des parcours proposés par la mention.
•
Equipe pédagogique.
•
Adossement à la recherche.
Point faible :
•
Dimension internationale limitée.
L’avis est favorable pour cette mention qui offre des spécialités complémentaires dont la pertinence dans
l’environnement et les débouchés des étudiants sont satisfaisants.
2
Il faudrait mieux différencier les spécialités 6 et 7 du master qui, toutes deux incorporent le Conseil mais pour
lesquelles on ne perçoit pas clairement la différenciation.
La présentation de la spécialité 7 est confuse.
3
Avis par spécialité
Administration des entreprises (MAE)
z
Appréciation : B
Formation classique des IAE (ex-DESS CAAE).
Points forts :
•
Très bonne visibilité du diplôme par l’originalité de la formation en double compétence.
•
Liens avec le monde professionnel.
Points faibles :
•
Adossement à la recherche.
•
Débouchés des étudiants peu analysés.
L’avis est favorable pour cette formation qui détient un positionnement pertinent et offre ainsi sur le marché
des diplômés double compétence. Diplôme phare d’un IAE. Toutefois, il faut systématiser l’étude d’insertion des
diplômés en FI et l’étude de l’évolution en entreprise des FC.
Conseil en organisation et management des ressources
humaines (COMRH)
z
Appréciation : A
La spécialité devrait permettre d’acquérir les connaissances fondamentales en ressources humaines et de
préparer aux spécificités et contraintes du métier de consultant ainsi que de former des spécialistes du
développement humain.
Le master conduit à des postes de consultant, de chef de projet de réorganisation, de responsable de
développement social.
La formation est justifiée par le fait que de grands cabinets de conseils sont installés dans la région et qu’il
n’existe pas d’autre master de cette spécialité dans la région. Elle est orienté surtout vers la formation continue car
la demande provient notamment de cadres qui ont besoin de ce type de formation lors de changement de poste, mais
la demande émane également des étudiants pour se former aux métiers de la Gestion des Ressources Humaines.
Points forts :
•
Formation justifiée dans l’environnement.
•
Débouchés clairement identifiés.
•
Contenu pédagogique de qualité.
4
L’avis est favorable pour cette création de formation qui répond à une demande des professionnels et des
jeunes diplômés. Par ailleurs, le contenu pédagogique est de qualité et s’appuie sur les travaux de recherche de
l’équipe.
Etude de marché et décision marketing (EMDM)
z
Appréciation : A
Les objectifs professionnels sont clairement identifiés. Toutefois, les métiers sont très pointus (chargés
d’études qualitatives, chargés d’études quantitatives, chargés d’études publicitaires, chefs de produits) et les
débouchés peuvent donc être limités notamment pour la région.
Points forts :
•
Justification de la formation.
•
Débouchés professionnels.
•
Qualité pédagogique.
•
Adossement à la recherche significatif.
Point faible :
•
Dimension internationale limitée.
C’est une spécialité qui présente de nombreuses qualités en termes de contenus pédagogiques et en termes de
débouchés.
L’avis est favorable dans la mesure où cette formation est justifiée dans l’environnement régional/national,
propose un contenu pédagogique pertinent et offre des débouchés certains pour les diplômés. Il semblerait que les
liens pourraient être renforcés avec le monde professionnel.
Management de projet en innovation et entrepreneuriat (MPIE)
z
Appréciation : B
La spécialité vise à apporter la maîtrise des outils de management de projet pour développer les capacités des
acteurs et des entreprises à créer et à innover.
Les objectifs professionnels sont précis : développer des compétences entrepreneuriales. Les débouchés sont
larges dans le domaine de management de projet en innovation dans des entreprises privées ou dans des structures
consulaires. Les métiers sont précisément identifiés.
Points forts :
•
Contenu pédagogique.
•
Relations étroites avec le monde professionnel.
•
Partenariats avec différents instituts.
•
Pertinence de l’offre de formation dans l’environnement.
5
Points faibles :
•
L’étude sur les débouchés de la formation est limitée à une année.
•
Les objectifs professionnels de la formation sont larges et par conséquent manque de visibilité claire.
L’avis est favorable pour cette spécialité qui s’appuie sur un potentiel de recherche important et propose un
contenu pédagogique riche. En revanche, il faut améliorer l’étude des débouchés de la formation pour affiner les
enseignements spécifiques à la spécialité.
Management de projet en systèmes d’info
z
Appréciation : A
La spécialité vise à former aux deux principaux métiers : le management de projet et le conseil en SIC afin
d’occuper des postes de chef de projet de maîtrise d’ouvrage ou de consultant en SIC.
Points forts :
•
Contenus pédagogiques de qualité.
•
Liens avec le monde professionnel.
•
Dimensions internationales.
Point faible :
•
Manque les CV de l’équipe pédagogique afin d’évaluer la cohérence entre l’activité de recherche et la
thématique de la spécialité.
L’avis est très favorable pour cette spécialité dont le positionnement dans l’environnement est justifié et qui
permet une très bonne insertion des diplômés.
Management international franco-chinois
z
Appréciation : B
Cette spécialité permet de former les cadres de haut niveau au développement d’entreprises en relation avec
l’économie chinoise. Toutefois les débouchés restent limités en termes de fonction précise dans l’entreprise. Par
ailleurs, les liens sont également limités avec le monde professionnel au travers d’une collaboration des
professionnels dans la conception des cours et dans les enseignements.
Par contre, des grandes entreprises internationales proposent des missions aux étudiants de la formation et le
stage de 6 mois en Chine donne une véritable dimension internationale à la formation.
Points forts :
•
Positionnement clair et pertinent par rapport aux formations concurrentes.
•
Contenu pédagogique riche.
•
Dimension internationale.
6
Points faibles :
•
Débouché de la formation.
•
Adossement à la recherche.
L’avis est plutôt favorable, mais il faut améliorer l’étude des débouchés de la formation.
Marketing des produits et services de santé
z
Appréciation : B
En partenariat avec l’Ecole nationale Vétérinaires de Nantes, cette spécialité propose une double
compétence :
•
Acquérir des connaissances du secteur de la santé.
•
Acquisition des fondamentaux en marketing.
Elle prépare aux postes dans les départements marketing des laboratoires pharmaceutiques et d’autres
entreprises du domaine de la santé. Les débouchés sont nombreux dans les principales fonctions du marketing.
Points forts :
•
Débouchés de la formation.
•
Pertinence de la double compétence.
•
Partenariats avec d’autres écoles.
Points faibles :
•
Flux des étudiants, promotions limitées à 10-15.
•
Débouchés non étudiés pour les 2 dernières promotions.
L’avis est favorable dans la mesure où la formation est justifiée dans son environnement et propose un contenu
pédagogique pertinent. Toutefois, les débouchés des deux dernières années ne sont pas étudiés et les flux d’étudiants
ne sont pas assez importants.
Métiers du conseil et de la recherche
z
Appréciation : A
L’objectif est d’élargir l’ancien Master Recherche « Approches organisationnelles des Pratiques de
Management » aux métiers du conseil. Les objectifs sont plus clairs, il en résulte une meilleure visibilité en optant
pour le Master « métiers du conseil et de la recherche ».
Points forts :
•
Contenu pédagogique fondé sur la synergie des métiers de conseil et de recherche.
•
Liens avec le monde professionnel.
7
L’avis est favorable dans la mesure où ce master recherche se justifie dans l’environnement régional/national
et offre un nouveau contenu pédagogique adapté à une cible plus large (consultants et enseignants-chercheurs). Il
faudrait réaliser une étude plus fine sur le devenir des étudiants. Par exemple combien d’étudiants issus de ce master
ont soutenu une thèse ?
8
Habilitation des diplômes
Masters – Vague B
ACADÉMIE : NANTES
Établissement : Nantes
Demande n°20043487
Domaine : Droit, économie, gestion
Mention : Finance et affaires internationales
Avis Aeres
Appréciation (A, B ou C ): B
Avis global : (sur la mention et l’offre de formation)
Le but de cette mention de master est de proposer une formation professionnalisante centrée sur les métiers
de la banque, de la finance et des affaires internationales. Les débouchés dans le secteur sont nombreux du fait,
essentiellement, d’un nombre important de départs à la retraire des cadres de ces secteurs dans un très proche
avenir. Des besoins spécifiques sont aussi à souligner pour justifier l’intérêt de la formation au Vietnam.
Les formations proposées répondent à un besoin local (formations en banque et formation en finance et
logistique maritime internationales) ou contribuent à l’essor et la reconnaissance internationale de l’Université de
Nantes (formation au Vietnam). Elles offrent un débouché logique pour les étudiants de L3 Gestion formés sur place
ainsi que pour ceux venant d’AES ou de sciences économiques. De part leur caractère très professionnalisant, elles
n’offrent que peu de débouchés vers le doctorat, sauf à ce que l’étudiant intéressé poursuive en M2 recherche,
orientation non proposée par cette mention.
Points forts :
•
Réponse à un besoin pressant du milieu professionnel.
•
Forts liens avec le milieu professionnel en termes de soutien financier (60 K€ de taxe d’apprentissage
collectée en 2007), nombre de stages, participation aux comités de perfectionnement, intervention
dans le cadre des enseignements.
•
Partenariats internationaux significatifs lorsque cela est nécessaire (spécialité finance et logistique
maritime internationales, notamment).
•
Formation très professionnalisante.
2
Points faibles :
•
Du fait de l’orientation très professionnalisante de la formation, le contenu scientifique paraît
globalement léger.
•
En moyenne, et même si les disparités sont très importantes d’une spécialité à l’autre, le nombre
d’heures de cours assurées par des enseignants-chercheurs, gage de la transmission du savoir
scientifique, ne paraît pas suffisant. L’implication des professionnels devrait être ramenée à un niveau
plus équilibré : ne pas dépasser 60-70% semble un impératif.
•
Aucune véritable passerelle vers la poursuite d’étude doctorale.
En résumé, outre la question du nécessaire rééquilibrage des intervenants, ce master présente les défauts de
ses qualités, à savoir qu’il est très délicat de parvenir à réaliser une formation à la fois très professionnalisante tout
en maintenant un haut niveau d’exigence scientifique.
L’avis est assez favorable au master mention Finance et Affaires Internationales. Néanmoins, un avis
défavorable à la spécialité « Banque, Chargé de clientèle professionnels, formation en alternance ».
3
Avis par spécialité
Banque, chargé de clientèle professionnels
z
Appréciation : A
Le M1 donne accès aux métiers de conseillers clientèle particulière et professionnelle en M1 tandis que le M2
permet aux étudiants de se spécialiser afin d’acquérir : « une bonne maitrise de la situation globale des entreprises,
une bonne connaissance des produits bancaires, financiers et assurantiels adaptés aux besoins de cette clientèle et
une bonne maitrise des risques supportés par la banque ».
L’objectif professionnel est de répondre aux attentes des institutions bancaires et financières en termes de
collaborateurs spécialisés dans la maîtrise de la relation avec la clientèle des entreprises.
Les débouchés sont bien présents avec une augmentation attendue des besoins sur ce type compris entre 11 et
16% sur la période 2005-2010.
La formation correspond à un réel besoin du secteur bancaire. Elle constitue une suite logique aux formations
niveau licences de l’Université.
Points forts :
•
Formation professionnalisante offrant des débouchés rapides et à un niveau de salaire correspondant à
la norme du secteur.
•
Formation qui répond de manière adéquate à un besoin pressant et clairement exprimé de la
profession.
•
Bon équilibre global entre acquisitions de connaissance théoriques et de compétences techniques en
M2.
Points faibles :
•
Rééquilibrage nécessaire des intervenants en M1 et souhait d’une légère montée en puissance des
enseignements-chercheurs sur certains modules dont la responsabilité incombe exclusivement à des
professionnels en M2.
•
Il serait également souhaitable que le niveau de qualification des intervenants non académiques
apparaisse clairement.
Bien que de création récente (première promotion en 2005-2006), ce qui réduit les possibilités d’analyse de
cette spécialité, celle-ci correspond à un réel besoin et elle atteint ses objectifs. L’avis est donc favorable à cette
spécialité.
Finance vietnam et sud-est asiatique
z
Appréciation : B
Dans le cadre de la formation continue, former des collaborateurs du secteur bancaire vietnamien capables :
•
De maîtriser les mécanismes de l’économie de marché dans une phase de connexion du pays au
système financier international.
4
•
D’implanter des systèmes améliorant l’organisation de leur société.
•
De prendre en compte la spécificité du sous-continent asiatique, en particulier le Vietnam.
•
L’objectif est de satisfaire les besoins, en termes de montée en compétences, des banques et sociétés
d’assurance du Vietnam. Les débouchés sont assurés dans la mesure où le public visé est constitué à
90%, au moins, de cadres du secteur bancaire ou de l’assurance. Les 10% restant pouvant provenir
d’étudiants titulaires d’un M1 que le marché pourra très facilement absorber.
Points forts :
•
Besoin important de l’économie vietnamienne.
•
Soutient de l’Etat Vietnamien par l’intermédiaire, notamment, de l’ancien Gouverneur de la Banque
du Vietnam.
•
Expérience de l’Université de Nantes dans le montage de ce type de projets.
Points faibles :
•
Faible implication des intervenants professionnels.
•
L’implication des enseignants-chercheurs français pourrait-être un peu plus importante, relativement
à celle des intervenants vietnamiens, ce qui permettrait plus clairement de garantir le niveau du
diplôme.
La nécessité d’une telle formation paraît tout à fait justifiée. Cependant, des précisions sur les intervenants
vietnamiens et un léger rééquilibrage au sein des différents intervenants semblent souhaitables afin de véritablement
pouvoir garantir le niveau de diplôme, puisque l’ambition affichée est de « délivrer un diplôme français, de niveau
M2, gage du sérieux de la formation et de reconnaissance au Vietnam comme en Asie du sud-est ». L’avis est
néanmoins plutôt favorable à cette spécialité.
Finance et logistique maritime internationales
z
Appréciation : A
L’objectif est de former des futurs spécialistes de la logistique maritime, du négoce international et du
financement des achats internationaux. Cela passe par l’acquisition des bases nécessaires au pilotage des flux
maritimes, aux techniques de négociations, commercialisations et financements des achats/ventes liés
essentiellement aux transports maritimes.
Les objectifs professionnels sont les connaissances des métiers portuaires et services logistiques, négoce
international et opérations financières.
Les débouchés professionnels sont clairement identifiés, tant en M1 (courtage maritime, logisticien à
l’international) qu’en M2 (courtage de matières premières, responsable achats ventes internationaux, opérateur de
financements internationaux).
Points forts :
•
Organisation et contenu du programme.
•
Bon équilibre entre contenus théorique et pratique.
•
Réponse à un besoin évident de la profession.
•
Implication des professionnels notamment par une participation importante (2/3) au comité de
perfectionnement.
5
•
Accent mis sur l’anglais et séjour à l’étranger en M1.
Point faible :
•
Les aspects formation à la recherche pourraient être un peu plus poussés.
La formation semble solide. Un effort particulier est fait en direction de l’international.
Gestion de patrimoine
z
Appréciation : B
La formation correspond à un réel besoin du secteur bancaire et s’inscrit dans la continuité des formations
niveau licences proposées par l’Université de Nantes.
Le contenu, tant sur le plan des connaissances générales que des compétences techniques, est cohérent.
Point fort :
•
Formation professionnalisante offrant des débouchés rapides et à un niveau de salaire correspondant à
la norme du secteur. Formation qui répond de manière adéquate à un besoin pressant et clairement
exprimé de la profession.
Points faibles :
•
Si le transfert de compétences techniques paraît bien assuré, le transfert de connaissances
scientifiques pourrait être amélioré.
•
Le renforcement du nombre d’intervenants académiques paraît souhaitable. Le niveau de qualification
des intervenants extérieurs devraient apparaitre clairement.
La spécialité semble atteindre ses objectifs et même si l’on peut souhaiter quelques améliorations sur le
contenu et sur le plan du transfert de connaissance théoriques, l’avis est assez favorable à l’habilitation de cette
spécialité.
Gestion des risques et clientèle entreprises
z
Appréciation : C
L’objectif de cette spécialité est de former des chargés de clientèle professionnelle par une formation en
l’alternance. L’objectif est parfaitement cohérent, l’alternance étant un plus évident pour ce type de formation.
Cette spécialité répond à un besoin du secteur bancaire. Préalablement au système LMD, ce type de formation
avait un positionnement bac+3 – bac+4 peu compatible avec le nouveau système. L’argument selon lequel un
rééquilibrage en M1-M2 serait justifié par la complexité croissante des métiers du conseil à la clientèle particulière et
professionnelle ne semble cependant pas très pertinent. Par ailleurs, le M1 banque, finance donne déjà accès à ce
type de métier. Il faut cependant admettre que ce positionnement correspond au référentiel de formation relatif à
l’approche de la clientèle des particuliers (M1) et des professionnels (M2) validé par le comité métier de l’AFB et du
CFPB.
6
Point fort :
•
Formation professionnalisante offrant des débouchés rapides et à un niveau de salaire correspondant à
la norme du secteur.
Points faibles :
•
L’équipe pédagogique doit impérativement être renforcée en termes de volume d’interventions
d’enseignant-chercheurs.
•
Le contenu ne semble pas suffisant pour sanctionner le grade de master.
•
Excepté la dimension formation en alternance, les objectifs et le cursus de cette spécialité semblent
relativement proches de ceux déjà proposés par la spécialité « Gestion des risques et Clientèle
Entreprise », voire le M1 banque, finance.
Tant sur le plan du niveau que sur celui de la composition de l’équipe pédagogique, cette spécialité ne paraît
pas répondre aux exigences d’un master. Elle parait, de plus, relativement proche de la spécialité « Gestion des
risques et Clientèle Entreprises ». Il semblerait beaucoup plus judicieux d’introduire une promotion en alternance au
niveau du M1 Banque, Finance, ce qui ouvrirait de réels débouchés professionnels aux étudiants ne souhaitant pas
poursuivre en M2 ainsi qu’au niveau de la spécialité « Gestion des risques et Clientèle Entreprises » pour les étudiants
souhaitant approfondir leur connaissances. Au vu des chiffres portant sur le volume d’enseignement des différentes
spécialités en question, cela semble tout à fait réaliste, modulo quelques ajustements mineurs : 1070h en M1 Banque
finance contre 901h en M1 Banque chargé de clientèle professionnels et 986h en M2 Gestion des risques contre 895h
en M2 Banque chargé de clientèle professionnels.
7
Recommandations
•
Le M1 banque, Finance doit envisager un rééquilibrage des intervenants en faveur des universitaires.
Le M1 sert à constituer un socle de connaissances fondamentales qui ne peuvent être à plus de 80%
transmises par des professionnels.
•
La spécialité Banque, Chargé de clientèle pour professionnels ne semble pas répondre aux exigences
de niveau d’un master. Elle propose en M2 d’accéder au métier de chargé de clientèle
professionnelle, métier qui est présentée comme accessible dès le M1 filière Banque Finance. La
formation en alternance est très intéressante, mais il paraitraît bien plus judicieux de l’introduire au
niveau du M1 Banque, Finance, voire des deux spécialités qui en débouche. Ceci semblerait, en outre,
de nature à accroitre l’unité de la formation dispensée au sein de ce master.
•
La formation au Vietnam mériterait un plus fort investissement des intervenants français, en
particuliers des professionnels.
•
De manière générale, le contenu scientifique devrait être renforcé. La spécificité des formations
universitaires, même professionnalisantes, doit être de former les étudiants à prendre du recul par
rapport à leur activité. Ceci nécessite l’acquisition de méthodes et d’éléments de réflexions.
8
Habilitation des diplômes
Masters – Vague B
ACADÉMIE : NANTES
Établissement : Nantes
Demande n° 20043505
Domaine : Sciences, Technologies, Santé
Mention : Histoire des sciences et des techniques
Avis Aeres
Appréciation (A, B ou C ): B
Avis favorable avec des réserves
Avis global : (sur la mention et l’offre de formation)
La formation proposée correspond à une demande de reconduction d’un master en Histoire des Sciences et des
Techniques, au sein d’une université scientifique, dans un domaine où les formations sont peu nombreuses. La
formation est originale et s’appuie sur une équipe de recherche reconnue (Centre Fr. Viète EA 1161), en prise avec les
spécificités régionales, et s’inscrit dans une continuité LMD (UE analogues en L et M1). Pour les mathématiques, la
collaboration avec l’IREM des Pays de la Loire est un atout réel. Par contre, l’ouverture internationale est très
réduite.
Le contenu de la formation est de nature pluridisciplinaire en histoire des sciences; il conduit les étudiants aux
IUFM, à l’enseignement secondaire ou à la formation permanente, plus qu’à l’enseignement supérieur et la recherche.
Très peu de professionnels participent à la formation, et peu de liens ont été noués avec les métiers de la
conservation ou de la culture scientifique et technique. En M2, un stage de recherche donne lieu à un mémoire écrit,
mais le nombre d’ECTS accordés semble faible.
Les effectifs sont assez réduits en master et peu de doctorats sont soutenus dans ce secteur de recherche, ce
qui pourrait justifier l’ouverture d’une formation à distance. Le parcours LMD est pourtant cohérent et cette
spécialité est bien intégrée dans le master STS. Les enseignements sont de qualité et assurés par des enseignants
reconnus.
Il conviendrait sans doute de donner une identité plus spécifique à ce master, de manière à lui apporter une
plus grande visibilité.
Points forts :
•
Projet intéressant de valorisation du patrimoine scientifique et technique régional.
•
L’ancrage dans une université scientifique permet d’aborder l’histoire des sciences en prise avec les
contenus scientifiques, avec ouverture sur des thématiques contemporaines.
•
L’adossement à la recherche passe par un centre ancien et reconnu.
2
Points faibles :
•
Le master reste très généraliste (pas de spécialité d’excellence).
•
Le dossier demanderait à être complété (descriptif des UE par exemple).
•
Pas de relations nouées avec les didacticiens des sciences.
•
Peu de liens avec les professionnels du patrimoine scientifique et technique.
•
Peu de débouchés professionnels, hormis l’enseignement secondaire.
•
Flux assez faibles.
•
L’ouverture internationale reste à construire.
3
Avis par spécialité
Ce master ne possède qu’une spécialité identifiée à la mention.
4
Recommandations
•
L’équipe pédagogique pourrait se rapprocher des didacticiens des sciences dans la perspective de leur
implication dans la formation.
5
Habilitation des diplômes
Masters – Vague B
ACADÉMIE : NANTES
Établissement : Nantes
Demande n° 20043507
Domaine : Sciences, technologies, santé
Mention : Informatique
Avis Aeres
Appréciation (A, B ou C ): A
Avis global : (sur la mention et l’offre de formation)
Le master se décline en cinq spécialités dont deux sont à finalités recherche et professionnelle et trois à
finalité professionnelle. Bien que ce ne soit pas toujours exprimé clairement dans le dossier, les deux spécialités
recherche et professionnelle ont des objectifs recherche et présentent une vision cohérente et bien justifiée.
Le souci de fournir une culture scientifique de pointe dans le domaine des TIC est à noter très positivement.
Cette culture est évidemment fondamentale dans le cadre de l'informatique et du génie logiciel. Elle est constitutive
de la plupart des démarches d'ingénierie et de recherche. Cet accent est donc parfaitement justifié et pertinent. Les
étudiants auront accès aux concepts les plus modernes et seront à même de développer leur thèse sur les meilleures
bases.
Le projet cible les objectifs des pôles de compétitivité mis en place récemment. Il s'aligne donc sur ce qui
existe de meilleur en France. L'analyse faite du marché est totalement pertinente et devrait conduire à des
embauches en fin de formation.
Les cinq spécialités ont des objectifs professionnels bien affirmés. Ces objectifs sont parfaitement crédibles
pour quatre d’entre elles. La spécialité Bio-informatique pose un peu plus de soucis avec une majorité de ses
diplômés de l’an dernier encore en recherche d’emploi au début février.
Concernant les effectifs attendus, ils sont en baisse par rapport à l'existant ; ceci semble dû à la création d'une
autre spécialité de master “Optimisation”. Sans que l’on connaisse les tenants et aboutissants de la chose, cette
scission est plutôt néfaste, surtout si elle conduit à éloigner l'approche “Mathématiques appliquées” du présent
projet. Il faudrait justifier la perte d’un tiers des effectifs entre M1 et M2 : usuellement la sélection est préférable au
début d'un cycle.
Il s'agit d'un très bon dossier, bien structuré et argumenté, reposant sur des équipes solides et reconnues. Les
thématiques développées sont porteuses. Les débouchés semblent bien établis. La réussite ne pose pas de problème.
Toutes les spécialités sont cohérentes et ont un bon positionnement, autant comme poursuite d’études qu’en
termes de débouchés potentiels (modulo la remarque sur la bio-informatique).
2
La part optionnelle est souvent très faible, probablement à cause des effectifs faibles dans plusieurs
spécialités.
Points forts :
•
Importance thématique du projet aussi bien en recherche que pour les conséquences économiques et
industrielles.
•
Les enseignants-chercheurs sont reconnus et de qualité.
•
Les participants industriels sont reconnus par la communauté et apportent un savoir-faire de qualité.
Ils permettent de plus une insertion très naturelle dans le monde de l'entreprise.
•
La demande du marché du travail et la bonne adéquation des formations avec celui-ci.
•
Adossement recherche bien affirmé, y compris dans les spécialités professionnelles.
•
La proposition se situe à l'interface de la recherche et de la hi-tech, et son impact sur le monde de
l'entreprise comme sur celui de la recherche est très positif.
•
Les personnes impliquées dans l'encadrement sont reconnues pour leur compétence et la qualité de
leur travail.
•
Le bassin régional d'étudiants est d'un bon niveau ; il devrait être possible de l'élargir nationalement,
voire à l'international avec quelques aides.
Points faibles :
•
La liaison à l'international n'est pas explicitée.
•
Fort taux de rejet entre M1 et M2 (30 %).
•
Séparations un peu trop nettes entre les spécialités.
En conclusion, il importe de promouvoir cette formation de qualité qui associe génie logiciel, systèmes
d'information et biotechnologies. Elle se rattache à un pôle de compétence reconnu en France et doit être soutenue.
3
Avis par spécialité
Architectures logicielles
z
Appréciation : A
Le projet est de développer une formation en Architectures logicielles ; c'est un domaine important aussi bien
pour les débouchés d'ingénierie que pour une recherche appliquée généralement, mais qui comporte des aspects
fondamentaux aussi. Par excellence, il s'agit d'une thématique à l'interface de la recherche et de la hi-tech. Il importe
de promouvoir ce genre de formations. La proposition qui modifie une organisation pré-existante est de qualité. Elle
se rattache à un pôle de compétence reconnu en France et doit être soutenue.
Les objectifs sont centrés sur les points forts du laboratoire LINA dans le domaine des architectures logicielles.
Une phrase malheureuse laisse entendre que la distinction entre recherche et professionnel dans ce domaine se limite
à l’horizon temporel d’adoption des technologies, ce qui semble plutôt réducteur et mériterait d’être repensé.
Le champ couvert est riche et très diversement organisé ; on y trouve aussi bien du pratique que du théorique,
ce qui doit satisfaire les étudiants dans leur diversité.
La formation vise un vaste marché du travail dans le domaine de la conception et implantation des logiciels
répartis. C’est une thématique très bien identifiée et soutenue ; les entreprises embauchent sur ce créneau porteur
et il y a une pénurie objective de compétences. La cohérence est bien assurée, et le positionnement par rapport à la
recherche et aux débouchés régionaux et nationaux ne fait pas de doute.
Le volume global d’enseignement est relativement élevé.
Le contenu de la formation est bien pensé, bien que l’on sente une meilleure intégration entre les parcours AD
et GL qu’avec le troisième, MM. Il faudrait probablement expliciter les choix les plus cohérents pour les modules à
prendre en dehors de son parcours dans les semestres S2 à S4.
Points forts :
•
Importance thématique du projet aussi bien en recherche que pour les conséquences économiques et
industrielles.
•
Les enseignants-chercheurs sont reconnus et de qualité.
•
Les participants industriels sont reconnus par la communauté et apportent un savoir-faire de qualité.
Ils permettent de plus une insertion très naturelle dans le monde de l'entreprise.
•
Besoin du marché du travail et adossement recherche.
Points faibles :
•
L’équipe pédagogique paraît un peu fragile, lorsqu’on voit des noms revenir 5 ou 6 fois comme
responsable de modules.
•
La liaison à l'international n'est pas explicitée.
•
Fort taux de rejet entre M1 et M2 (30 %).
•
Manque de liens avec les autres spécialités.
Recommandations :
•
Ne pas se couper des autres spécialités du master et penser à organiser des ponts et des parcours
mixtes avec l'Optimisation, la MIAGE et la Bio-Informatique.
•
Développer l'international sur le modèle des écoles de commerce.
4
•
En liaison avec l'Ecole des Mines, viser à développer cette compétence dans le diplôme d'ingénieur et
à la concrétiser par un cursus nouveau pour les étudiants de l'université.
En conclusion, la proposition est d'un excellent niveau. Son impact sur le monde de l'entreprise et de la
recherche est très positif. Les personnes impliquées dans l'encadrement sont reconnues pour leur compétence et la
qualité de leur travail. Le bassin régional d'étudiants est d'un bon niveau ; il devrait être possible de l'élargir
nationalement, voire à l'international avec quelques aides.
Bio-informatique
z
Appréciation : B
L’objectif pédagogique de la formation est clair : une adaptation d’un master CCI à la bio-informatique
permettant à des diplômés de biologie d’acquérir des compétences en informatique.
La formation fait le choix résolu de la professionnalisation. De ce point de vue, donc, les objectifs scientifiques
passent au second plan. Néanmoins, sur la partie bio-informatique, le placement prévu concerne des PME innovantes
et des laboratoires de recherche. Il y a là une petite contradiction qu’il faudrait peut-être retravailler.
La formation vise d’abord le placement en bio-informatique, mais s’attache aussi à rendre les diplômés
attractifs en informatique en général, ce qui est très bien. Encore une fois, l’accent très fort vers la
professionnalisation alors que le placement en bio-informatique vise un milieu fortement teinté par la recherche
paraît fragiliser les débouchés de la formation. Toutefois, ce cursus est encore trop jeune pour que le bilan permette
d’en juger.
Compte tenu des contraintes, on ne peut que saluer le travail réalisé. Il n’en demeure pas moins que l’objectif
est ambitieux : former des non-informaticiens à du développement logiciel requérant les techniques les plus
avancées. Le pari est risqué.
Il faut bien sûr accepter l’idée qu’un master informatique puisse comporter une très forte proportion de
modules non-informatiques. Sinon, cette formation est similaire aux masters CCI, en amenant sur le marché du travail
des bac+5 qui n’ont pas ce niveau en informatique. Pour le placement en bio-informatique, cela se justifie par la
double compétence claire.
Points forts :
•
Équipe pédagogique.
•
Adossement recherche.
Points faibles :
•
Débouchés.
•
Flux.
La spécialité est jeune : il faut donc probablement lui laisser le temps de faire ses preuves. Lors du prochain
quadriennal, voire à mi-parcours, cependant, il faudra examiner très sérieusement les flux et le devenir des diplômés
pour voir si cela justifie une telle formation.
5
Méthodes informatiques appliquées à la gestion des entreprises
(MIAGE)
z
Appréciation : A
Cette spécialité est déclinée en quatre parcours thématiques bien identifiés avec des métiers porteurs. Les
thématiques des parcours sont en adéquation avec les forces du laboratoire. Toutefois, ceci n’est valable qu’en M2,
puisque c’est à ce niveau que la différenciation se fait ; or une part non négligeable du flux de M1 ne passe pas en M2
(pas loin de la moitié des admis de M1 selon les chiffres sur internet). Les objectifs professionnels et les débouchés
sont clairement établis, pertinents et crédibles.
L’organisation pédagogique des cursus est convaincante. Plusieurs modalités sont proposées, par la formation
continue et par la formation à distance. Les trois premiers semestres sont en tronc commun ; seul le quatrième
introduit un choix de parcours. Les flux imposent ce type d’organisation. Le contenu est en adéquation avec les
objectifs et pertinents en termes de métiers.
Une des forces de ce genre de diplôme est son aspect professionnalisant.
Les effectifs en M1 sont en forte chute depuis les quatre dernières années. Par ailleurs, la jonction M1/M2 ne
paraît pas encore complètement réalisée, plusieurs M1 choisissant de s’arrêter à ce niveau. Pour la cohérence d’une
formation de niveau master, ce point doit faire l’objet d’une attention particulière.
Point fort :
•
Adéquation au marché du travail.
•
Adossement aux thématiques de recherche du laboratoire.
Point faible :
•
Diminution des effectifs et articulation M1/M2 au niveau des flux.
En conclusion, les besoins du marché du travail et l’adéquation de la formation avec ceux-ci justifient
largement un avis favorable. Il faut cependant surveiller attentivement l’évolution des effectifs et compléter au
niveau des flux l’articulation M1/M2. Les objectifs en termes de flux (54 en M1 et 36 en M2) paraissent difficiles à
atteindre compte tenu de l’évolution récente.
Compétence complémentaire en informatique (CCI)
z
Appréciation : A
Les objectifs professionnels et les débouchés sont clairs et pertinents : donner une compétence en
informatique à des étudiants formés à d’autres domaines scientifiques.
Le contenu est en bonne adéquation avec les objectifs et le positionnement de la formation. On aurait pu
introduire au moins une UE portant sur le calcul scientifique pour capitaliser sur la formation précédente des
étudiants.
Le flux est clairement un point inquiétant du dossier. On se demande si le nombre d’inscrits de 2006-2007
supérieur à l’année précédente est un épiphénomène (dernière année dont on possède des chiffres, sans qu’on donne
les chiffres de diplômés ni d’insertion à la fin de l’année) qui ne permet pas d’appuyer la crédibilité de l’objectif de
18 étudiants pour le prochain quadriennal.
6
Points forts :
•
Adéquation avec la demande du marché du travail.
•
Contenu pédagogique qui reprend bien les fondamentaux de l’informatique.
Point faible :
•
Effectifs.
En conclusion, il s’agit d’une poursuite d’études importante pour les étudiants des domaines scientifiques
concernés. En revanche, il faut surveiller l’évolution des effectifs : à 18, la formation se justifie, mais si le nombre de
diplômés demeure sous les 10, l’offre de formation de ce type pourrait devoir être revue régionalement.
Optimisation en recherche opérationnelle
z
Appréciation : A
Les objectifs pédagogiques sont clairs et pertinents. Les objectifs scientifiques spécifiques s’appuient sur une
recherche dynamique à Nantes dans ce domaine.
Le côté professionnel/recherche de la spécialité paraît renforcer mutuellement ces deux modalités. Le manque
d’un bilan des formations précédentes ne permet cependant pas de juger des débouchés.
L’organisation pédagogique des cursus est très claire et pertinente. On note cependant un point à surveiller :
l’anglais comme langue d’enseignement en M2. Si le pari du label international échoue, l’utilisation de l’anglais peut
couper la formation de son vivier de recrutement local. De nombreux étudiants français sont incapables de suivre des
cours en anglais en M2, et cette contrainte pourrait faire s’effondrer très rapidement la spécialité faute d’effectifs
suffisants. Les contenus sont bien conçus. L’importance accordée à la formation en informatique est essentielle.
Le dossier montre une bonne sensibilité aux aspects professionnalisants, mais seul un bilan de l’implication des
partenaires professionnels autant dans la formation que dans l’embauche des diplômés permettra de juger.
Les aspects formation à la recherche sont clairement une force de ce dossier.
Le flux est indéniablement une faiblesse du projet. Ce sera un point à surveiller attentivement.
Points forts :
•
Équipe pédagogique.
•
Adossement recherche.
Points faibles :
•
Les effectifs attendus sont faibles.
•
La formation remplaçant des formations recherche et professionnelle qui ont existé, le dossier ne
fournit pas de bilan permettant de se faire une idée du potentiel de recrutement ou de débouchés.
En conclusion, la spécialité pourrait être mise en place pour donner une assise à un domaine de recherche
important à Nantes. En revanche, il faudra surveiller attentivement les flux et voir si le pari international proposé se
réalise bel et bien.
7
Habilitation des diplômes
Masters – Vague B
ACADÉMIE : NANTES
Établissement : Nantes
Demande n° 20043510
Domaine : Sciences, technologies, santé
Mention : Ingénierie chimique et agroalimentaire
Avis Aeres
Appréciation (A, B ou C): A
Avis global : (sur la mention et l’offre de formation)
Ce master très complet aborde sous le thème général de l’ingénierie chimique et agroalimentaire des domaines
variés allant de la chimie fine à la nutrition humaine en passant par le génie des procédés alimentaires, le génie de
l’environnement et les biotechnologies marines. Il tient une place importante sur l’échiquier régional et national,
porté par l’université de Nantes et ses établissements associés (St Nazaire, La Roche sur Yon) en co-habilitation, selon
les spécialités, avec 2 partenaires privilégiés (ENITIAA et ENVN).
La formation est ambitieuse par l’ampleur des champs abordés. Elle est généralement bien construite, ayant
dans plusieurs cas fait ses preuves ces dernières années. Les spécialités visant les risques et la qualité sont
particulièrement bien venues. Les compléments « latéraux » vers la chimie fine et la nutrition humaine sont originaux
dans cet ensemble et intéressants. L’adossement « recherche » est d’excellente qualité.
Les flux prévus, de l’ordre de la centaine d’étudiants, sont réalistes si l’on se réfère aux statistiques obtenues
sur les spécialités déjà existantes. L’avis est très favorable.
Points forts :
•
L’ambition et la complémentarité des domaines de formation.
•
L’adossement à de (très) bonnes équipes de recherches.
•
Le corps d’enseignants-chercheurs, en nombre, couvre bien les champs de formation ouverts.
•
Les deux stages (en entreprise le plus souvent, ou en recherche) de 6 mois (M1 et M2).
Points faibles :
•
La disparité entre les spécialités.
•
La mobilisation d’autres acteurs locaux pourrait être accrue.
•
La dispersion géographique des acteurs sur de nombreux sites.
2
Avis par spécialité
Bioprocédés et biotechnologies marines
z
Appréciation : A
Cette spécialité vise la formation de spécialistes des bioprocédés en biotechnologies marines et transformation
des produits marins, avec une forte demande régionale, significative, y compris pour l’aquaculture et consolide la
filière Génie des procédés, avec une orientation originale sur les bioprocédés et les produits marins.
Cette jeune formation (2 ans d’existence), à dominante professionnelle, mobilise plusieurs partenaires
universitaires du site de Saint-Nazaire, de l’ENITIAA, de L’ENVN et de l’IFREMER dans un réseau de coopération, elle a
fait ses preuves et s’appuie sur plusieurs UMR de qualité.
La première promotion (16 diplômés) est sortie il y a seulement 5 mois, le placement de ces étudiants étant
assuré. Les potentialités des débouchés demanderont cependant à être confirmées par la suite. L’avis est favorable.
Points forts :
•
L’excellent et large réseau d’équipes de recherche.
•
La participation de l’IFREMER.
•
Une formation originale correspondant probablement à des débouchés pertinents.
Point faible :
•
La faiblesse du volume de TP.
Chimie fine et thérapeutique
z
Appréciation : A
Il s’agit d’une formation de qualité qui peut néanmoins être améliorée pour la rendre plus lisible vis-à-vis du
monde professionnel ou de la recherche.
Il est recommandé de simplifier les calculs des coefficients et d’orienter les UE vers des ECTS identiques quelle
que soit l’option.
Points forts :
•
Une version améliorée d’une spécialité professionnelle qui fonctionnait bien.
•
Un travail important de liens avec l’industrie et avec des laboratoires étrangers.
•
Une architecture scientifique cohérente, mais qui doit être plus lisible.
Point faible :
•
La présentation du dossier en rend sa compréhension difficile.
3
Conception, formulation, production de produits alimentaires
innovants
z
Appréciation : B
Cette formation vise à la conception et à la formulation des aliments ainsi qu’à l’intégration des innovations
dans ces domaines, en particulier celles relatives aux composés d’arôme. L’objectif est de former des cadres
polyvalents aptes à occuper différents métiers dans les IAA.
Les volets Conception et Formulation sont bien mis en relief, mais l’apport des connaissances de bases en
science des aliments semble limité. Un très large éventail de professionnels est requis pour intervenir dans la
formation (33 % de temps). On note une position fortement dominante des enseignants de l’ENITIAA parmi les
partenaires intervenants. L’ouverture est sans doute insuffisante vis-à-vis d’autres partenaires tels que l’INRA, le
CNRS voire l’IFREMER.
Les flux envisagés sont de 20 à 25, ce qui semble fort ambitieux pour une création.
L’avis est réservé. Il est possible de mieux construire cette spécialité qui pourrait apparaître comme un
parcours professionnel au sein de la spécialité « Science de l'aliment - nutrition humaine ».
Point fort :
•
L’originalité de l’objectif de formation susceptible de correspondre à certains métiers des IAA.
Points faibles :
•
La faible participation d’enseignants autres que ceux de l’ENITIAA.
•
Des débouchés assez pointus et donc, sujets à des incertitudes.
•
L’adossement à la recherche est perfectible.
Génie des procédés : environnement agroalimentaire
z
Appréciation : A
Cette formation vise la maîtrise des connaissances fondamentales en Génie des procédés et l’application aux
domaines de l’environnement et de l’agro alimentaire. Elle est aussi bien à destination du monde professionnel qu’à
celui de la recherche.
Les métiers concernés vont de la R&D à la production en incluant la qualité et le management d’ateliers et
d’unités de production.
Elle est constituée d’un solide tronc commun, bien structuré, débouchant sur 3 parcours en M2 dont un
« recherche ». La place des TP (44 ou 50 h selon le parcours) pourrait être accrue. Par ailleurs, la dominante
agroalimentaire n’est peut être pas le point le plus fort. On note un bon niveau d’intervention d’acteurs du monde
industriel.
Le flux prévu est de 20 étudiants/an dont 70 % originaires de la région. Ce niveau semble bien adapté. Il est
recommandé de ne pas monter au-delà ; 18 diplômés ont été formés entre 2004 et 2006 avec 80 % en poursuite
d’étude dont 50 % en doctorat ; 10 % sont en recherche d’emploi. L’adossement à la recherche est très bon, voire
excellent (UMR CNRS 6144 GEPEA). L’avis est favorable.
Point fort :
•
La bonne synergie entre partenaires.
4
Point faible :
•
La formation au niveau des 3 dominantes est quantitativement assez limitée et le volet
agroalimentaire peut être un peu plus faible que les autres.
Gestion des risques, santé/sécurité, environnement
z
Appréciation : A
Cette formation vise la gestion des risques au sein des entreprises avec une double approche : connaissances
en chimie et biologie, aspects technologiques et sociologiques des risques. Elle présente une originalité certaine.
Cette orientation correspond à celle de l’université de Nantes et privilégie la santé au travail ainsi que la gestion des
organisations des ressources qui devient d’actualité de par la progression des recherches interdisciplinaires dans le
domaine des risques.
L’objectif professionnel est la maîtrise de la globalité des risques au sein des entreprises en situation de
production industrielle et concerne un large éventail de domaines industriels (Pharmacie, chimie, IAA, cosmétique...).
La formation comprend un tronc commun unique avec 7 UE traitant de la connaissance, de la caractérisation et de la
gestion des risques appliqués à la santé, à la sécurité et à l’environnement. La place significative pour les TP (70h sur
400) est cohérente avec le caractère concret voulu pour cette formation. Il n’y a, par contre, pas de formation en
chimie et biologie dont les connaissances sont considérées comme acquises en M1 ou dans les écoles d’ingénieurs.
Projets individuels et stages à caractère industriel ont une place significative. L’équipe pédagogique comprend des
professionnels d’horizons très variés. Leur contribution à la formation est importante (30 % du temps).
Les flux envisagés sont de d’environ 20 étudiants/an, ce qui est réaliste au vu des résultats passés. On note un
très bon taux d’emploi, en particulier en CDI. L’avis est très favorable.
Points forts :
•
Une formation originale, bien ciblée, correspondant à une demande professionnelle.
•
Une formation réellement professionnalisante.
Point faible :
•
Les pré-requis en chimie et biologie peuvent limiter certains recrutements ou pénaliser certains
étudiants.
Management de la qualité et de la sécurité des aliments dans
les IAA
z
Appréciation : A
Cette formation professionnelle qui a largement fait ses preuves, est axée en priorité sur le management de
l’environnement et de la sécurité des aliments. L’objectif est de former des cadres des IAA spécialisés dans la gestion
de la qualité et de la sécurité des aliments, de l’environnement des usines, assurant des fonctions de responsables AQ
(assurance qualité) et QHSE (qualité, hygiène, sécurité, environnement).
Les aspects professionnalisants de cette formation sont très affirmés, avec une implication notable de
professionnels dans la formation (36 % du volume horaire).
Les flux sont de 20 à 25 étudiants par an, sans difficultés de placement.
La contribution de l’ENVN reste cependant assez modeste et on pourrait certainement rechercher plus
d’ouverture vers d’autres partenaires régionaux. L’avis est très favorable.
5
Points forts :
•
Elle correspond à une demande et à des débouchés professionnels.
•
Le bon ancrage avec le monde industriel.
•
Une formation qui a fait ses preuves depuis plusieurs années.
•
La forte orientation « Management » et la place importante accordée aux TP.
Point faible :
•
L’ouverture locale sur la recherche et d’autres établissements qui pourrait être améliorée.
Science de l’aliment et nutrition humaine (SANH)
z
Appréciation : B
L’avis est favorable pour cette spécialité, mais il est impératif de faire un suivi plus attentif du devenir des
étudiants « sortant » de la spécialité, sur plusieurs années.
Il faut veiller également à ne pas ouvrir trop de parcours « recherche » compte tenu du faible flux d’étudiants.
La réflexion sur la mise en place d’un parcours couvrant la sécurité des produits alimentaires à mi-parcours est
encouragée, mais l’avis sur ce projet est jugé prématuré, compte tenu des données fournies dans le dossier.
L’évaluation de cette demande sera à faire sur la base d’un dossier spécifique, au moment opportun.
Points forts :
•
L‘approche intégrée alliant nutrition et nutrition préventive à des aspects liés à la connaissance et à
l’élaboration des aliments.
•
L’appui d’un réseau d’équipes d’enseignement et de recherche complémentaires et souvent
reconnues ayant la volonté d’un regroupement en pôle scientifique.
•
La participation des chercheurs à la formation pour les parcours professionnels.
•
La réalisation d’un projet préprofessionnel avant le stage pour le parcours professionnel.
•
Le soutien de nombreuses industries pour l’accueil des étudiants du parcours « DAS » en stage de 6
mois.
Points faibles :
•
Le très large spectre de formation qui place des aspects importants en option et risque d’introduire
certains déséquilibres.
•
Une formation récente qui doit encore faire ses preuves.
•
Le projet du parcours « HMICA » est encore prématuré.
•
Mieux définir la participation des industriels dans le parcours professionnel « DAS ».
6
Recommandations
•
Améliorer le profil de recrutement des étudiants en M2.
•
Améliorer l’ouverture internationale.
•
Faire participer davantage les chercheurs des EPST aux équipes pédagogiques.
•
Homogénéiser (si possible par le haut) la place des travaux pratiques précédant les stages.
•
Revoir certaines spécialités plus faibles ou fragiles.
7
Habilitation des diplômes
Masters – Vague B
ACADÉMIE : NANTES
Établissement : Nantes
Demande n° 20043511
Domaine : Sciences, technologies, santé
Mention : Mathématiques et applications
Avis Aeres
Appréciation (A, B ou C ): A
Avis global : (sur la mention et l’offre de formation)
Cette offre de formation est une reconduction à l’identique de formations existantes. Elle se présente sous la
forme de deux spécialités « Mathématiques fondamentales et appliquées » à orientation recherche, et « Ingénierie
mathématique » à orientation professionnelle. La première spécialité est en co-habilitation au niveau M2 avec les
universités d’Angers et de Bretagne–Sud (UBS). La deuxième est en co-habilitation avec l’université d’Angers au
niveau M2.
L’adossement recherche se répartit sur l’excellente UMR Jean Leray à Nantes, sur la très bonne l’UMR LAREMA
à Angers et sur l’EA de bonne qualité LMAM de l’UBS à Vannes. Les deux premières font partie d’une fédération de
recherche CNRS (avec une EA du Mans) et ont une longue tradition de collaboration. Le LMAM entretient des rapports
scientifiques avec ces deux UMR et a d’ailleurs pour objectif son rattachement à la fédération. La co-habilitation est
très cohérente et il faut veiller à ce qu’elle profite à tous les partenaires en termes de futurs doctorants par exemple.
Ce master présente une offre de formation alléchante, particulièrement excellente dans la spécialité
traditionnelle « mathématiques fondamentales et appliquées », et très bien ciblée dans la spécialité
« Ingénierie mathématique ».
Les flux attendus sont réalistes au vu des effectifs actuels (qui sont en légère augmentation) : environ 55 en M1
(30 venant de Nantes) et 30 en M2 (25 de la région). L’apport de l’UBS n’est pas bien indiqué.
La structure globale de la mention est lisible malgré une complexité apparente compte tenu du fait que les
premières années existent dans les trois universités partenaires et que la seconde année se fait à Nantes (sauf pour la
spécialité Ingénierie mathématique pour laquelle une formation équivalente semble exister à Vannes). L'effort de
mise en commun des moyens est louable.
En ce qui concerne la partie purement nantaise de la mention, les spécialités “Mathématiques fondamentales
et appliquées” et “Ingénierie mathématique” sont séparées dès le semestre 1 du M1, ce qui peut être regrettable : y
a-t-il vraiment une distinction nette entre les étudiants entrant en master avec un objectif de professionnalisation en
ingénierie mathématique et ceux entrant en master ayant en vue une thèse (éventuellement dans un aspect appliqué
des mathématiques) ?
2
Points forts :
•
Richesse, cohérence et variété de l’offre de formation.
•
Les contenus des programmes, bien détaillés, sont particulièrement remarquables dans la spécialité
« Mathématiques fondamentales et appliquées ».
•
Simplicité et lisibilité de l’organisation du cursus.
•
Excellent adossement à la recherche.
•
Solidité de l’équipe pédagogique.
•
Partenariat avec Angers et Bretagne-Sud, ce qui devrait élargir le vivier.
•
Lien transdisciplinaire avec l’ENITIAA (Ecole nationale d'ingénieurs des techniques des industries
agricoles et alimentaires) et la physique-chimie dans la spécialité professionnelle.
Points faibles :
•
L'absence totale de mutualisation entre les deux spécialités au niveau M1 pour la partie nantaise de la
formation.
•
Manque de précision sur la contribution respective des trois partenaires en M2.
•
Dans la spécialité « Ingénierie mathématique », les liens avec le milieu industriel sont certainement à
intensifier, et le devenir professionnel des diplômés n’est pas assez détaillé.
3
Avis par spécialité
Mathématiques fondamentales et appliquées (recherche)
z
Appréciation : A
Cette spécialité est la seule de la région proche à dispenser une formation de mathématiques fondamentales et
appliquées en vue de l'agrégation ou d'une thèse après une licence de mathématiques. Elle souffre de la concurrence
au niveau régional plus lointain avec Rennes, mais les partenariats mis en place entre Nantes, Angers et Vannes, sous
la forme d'une co-habilitation, forment une très bonne réponse à ce problème et devraient assurer un flux raisonnable
d'étudiants.
L’équipe pédagogique, issue des laboratoires d’adossement déjà mentionnés, est très bonne.
Les contenus sont remarquablement bien pensés, riches, variés, originaux, réellement alléchants. En M1, les
trois cours de base à 9 ECTS ciblent bien les thèmes importants : l’UE de géométrie différentielle en particulier
contient bien des points trop peu souvent abordés ; les cours de 8 ECTS ont des contenus bien choisis, avec des points
originaux ; le cours d’histoire des maths est très bienvenu. Une rotation est prévue pour les cours de M2 qui utilisent
fort bien les compétences reconnues de l’équipe pédagogique.
Les points forts, faibles et recommandations sont ceux de la mention se rapportant à cette spécialité.
Ingénierie mathématique.( professionnelle)
z
Appréciation : A
Cette spécialité offre une formation sérieuse et bien ciblée. Elle vise une double compétence en
Modélisation/calcul scientifique ou Probabilité/statistiques et en outils informatiques.
Le bilan montre un flux global peu élevé (entre 10 et 17 en M1 et une douzaine en M2), mais stable en
moyenne et tout à fait viable. Le taux de réussite est correct. La co-habilitation en M2 avec l’université d’Angers
devrait intensifier le vivier, mais on ne sait pas quels sont les étudiants inscrits à Nantes et ceux inscrits à Angers.
Suite logique de la licence de mathématiques, c’est aussi une formation destinée à des étudiants issus de la
licence de mécanique, de l’EPUN (Ecole polytechnique de l’Université de Nantes), et de l’ENITIAA. Les formations
similaires géographiquement proches sont à Rennes 1 et à l’Université de Bretagne Sud.
Son adossement à l’environnement industriel n’est pas assez explicite dans la mesure où cette spécialité est
résolument professionnalisante. L’insertion professionnelle des étudiants n’est pas bien connue : on ne connaît le
devenir que de 4 étudiants sur 10 en 2004-2005, 8 sur 10 en 2005-2006, et 4 sur 9 en 2006-2007. On note seulement 2
ou 3 CDD/CDI chaque année.
Les points forts, faibles et recommandations reprennent ceux de la mention se rapportant à cette spécialité
4
Recommandations
•
Il conviendrait de bien faire apparaître la contribution de chacun des trois partenaires en M2.
•
En ce qui concerne la partie nantaise du master, il faudrait :
1)
réfléchir à la mise en place d'une part de tronc commun, au moins au premier semestre de
première année, afin d'accompagner de façon plus souple l'orientation des étudiants ;
2)
harmoniser les formats (en ECTS essentiellement) des UE des différentes spécialités (ou, le
cas échéant, justifier les différences constatées).
5
Habilitation des diplômes
Masters – Vague B
ACADÉMIE : NANTES
Établissement : Nantes
Demande n° 20043512
Domaine : Sciences, technologies,santé
Mention : Physique et EEA
Avis Aeres
Appréciation (A, B ou C ): A
Avis global : (sur la mention et l’offre de formation)
Ce master est une restructuration thématique au sein d’une même mention de différents masters déjà
existants. Cela conduit à une mention très « large » en termes de domaines scientifiques couverts et à des
positionnements différenciés qui sont plus ou moins clairs selon les spécialités. Le M1 montre pour chaque parcours un
positionnement et une construction clairs. Il correspond à la reconduction de l’existant. Le M2 est une
restructuration. Il apparaît désormais plus de cohérence thématique et un meilleur lien avec l’environnement
national. Une spécialité de M2 est demandée en création, elle est justifiée et bien construite.
Cette formation scientifique de niveau bac+5 en physique et EEA est en accord avec l’intitulé de mention, mais
elle reste très générale. Les objectifs sont plus ou moins resserrés selon les spécialités.
Les métiers visés sont ceux de cadre scientifique. L’affichage est plus ou moins clair selon la spécialité, voire
le parcours.
L’adossement à la recherche est très bon. Les principaux laboratoires concernés sont : SUBATECH ( UMR 6457),
IREENA (EA1770), LAMP (EA3825), IMN (UMR6502)n LGMPA (EA2664), LT (UMR6607) et des laboratoires dans la région
Grand Ouest (SATIE, IPR, IETR et SCR à Rennes ou encore LIMAT à Lorient).
L’organisation pédagogique montre une structure de master multi-« branches », avec trois parcours de M1
différenciés : Physique , EEA et Physique-Chimie, et cinq spécialités de M2. Il s’agit de « branches parallèles »
rassemblées dans un même master à l’intitulé « large » de façon totalement indépendante.
L’organisation est indépendante pour les trois parcours de M1 qui conduisent à des spécialités précises. Dans
chaque cas, il y a un tronc commun important et des enseignements d’option et de spécialisation.
Les M2 affichent une « ouverture » des différentes spécialités aux différents parcours de M1, mais cela nuit à la
lisibilité. Il n’y a aucun tronc commun apparent entre spécialités ni en M1, ni en M2.
L’ouverture internationale de ce master est simplement mentionnée pour toutes les spécialités de M2.
2
Les effectifs attendus semblent un peu surestimés compte tenu de l’historique : 90 étudiants en M1 pour trois
parcours (65 antérieurement). Ils sont projetés à 100 étudiants pour les cinq spécialités de M2.
Points forts : (déclinés suivant les spécialités)
•
Spécialité ARS : formation originale, ouverture vers le domaine médical.
•
Spécialité CNANO : synergie avec l’environnement régional (Grand Ouest), visibilité nationale.
•
Spécialité SEGE : ouverture internationale.
•
Spécialité ENR : création demandée et justifiée par le contexte.
•
Spécialité CEO : soutien industriel fort.
Points faibles :
•
La co-existence des M1 est un regroupement artificiel plus qu’une synergie.
•
Les flux sont à conforter (surestimation par rapport à l’existant).
•
Les flux reposent essentiellement sur un public « école d’ingénieur » pour certaines spécialités.
•
L’option Automatique de M1 EEA manque de justification, notamment dans les spécialités de M2.
3
Avis par spécialité
Applications et recherches subatomiques
z
Appréciation : B
Cette formation est à finalité professionnelle et recherche en physique subatomique et rayonnements
ionisants. Elle comporte une originalité intéressante qui est l’offre aux “reçus collés” de médecine. Cette offre
mériterait cependant d’être mieux précisée.
Cette spécialité est spécialement cohérente avec le parcours M1 Physique.
Les cibles métiers sont clairement identifiés : recherche en physique subatomique ou ingénieur expert en
radioprotection et dans l’utilisation des rayonnements ionisants.
La formation à la recherche apparaît au travers de l’appui du laboratoire de physique et médecine (INSERM) et
l’adossement à la recherche se fait principalement au laboratoire SUBATECH (UMR 6457).
L’adossement au milieu socio-professionnel est effectif, en particulier par le partenariat avec le milieu
médical. Il apparaît cependant peu de retours quantifiés. Les liens avec le tissu socio-professionnel demandent à être
renforcés.
Le cursus est organisé et cohérent. Le S9 comporte un tronc commun de 180 h suivi d’un parcours professionnel
ou recherche de 200 h. Le tronc commun scientifique est solide. Il comporte 80 h d’ouverture (projet, langues
vivante).
Les effectifs sont relativement faibles, surtout dans le cas de l’hypothèse basse (16 étudiants pour deux
parcours). L’insertion est bonne pour le parcours recherche. Le premier bilan d’insertion pour la finalité
professionnelle est encourageant, mais la création est récente et ne permet pas d’avoir du recul.
Points forts :
•
Offre de formation cohérente et bien construite.
•
Spécificité de la formation sur le plan régional.
Points faibles :
•
Flux un peu faibles.
•
Lien avec les industriels pour le parcours professionnel.
•
Il conviendrait de mieux préciser la co-habilitation avec l’Ecole des Mines.
Nanosciences, nanomatériaux et nanotechnologies (C’NANO)
z
Appréciation : A
Cette formation est en cohérence avec les M1 de Nantes, Rennes et Lorient. Elle est à finalité indifférenciée
recherche et professionnelle et son originalité vient en partie de son caractère miultisite.
Les métiers visés sont, en plus de l’enseignement et de la recherche, ceux d’ingénieur en PME-PMI utilisant ou
souhaitant utiliser les nanomatériaux, ainsi que dans les grandes entreprises du secteur des semiconducteurs et des
technologies de l’information et de la communication.
4
La formation à la recherche, dans le choix de la finalité recherche, se fait au travers du stage en laboratoire en
fin de cursus. L’adossement à la recherche implique les principaux laboratoires nantais , rennais, et lorientais dans le
domaine : IMN (UMR6502), IREENA (EA1770), LGMPA (EA2664), INRA-BIA (UR 1268), IPR(UMR 6251), IETR(UMR6164),
SCR( UMR6226) et LIMAT.
L’organisation pédagogique montre un semestre S9 académique avec un tronc commun et une spécificité selon
le site, (120 h tronc commun + 90 h pratique + 80 h spécifique par site) ainsi qu’un projet et des enseignements
d’ouverture, notamment la connaissance du milieu industriel. Le dernier semestre est constitué d’un long stage.
Les contenus sont très orientés vers l’étude des matériaux et sont en bonne adéquation avec les axes de
recherche des laboratoires support. Une des richesses de cette spécialité vient de la diversité introduite par la
participation de trois universités.
Les flux attendus sont de 16 étudiants pour la première année avec pour objectif d’atteindre 25 étudiants à
terme. Ces effectifs sont donc un peu faibles pour trois sites.
Points forts :
•
Mise en synergie des compétences locales.
•
Offre de formation originale sur un secteur porteur.
•
Bonne visibilité à l’échelle nationale.
•
Partenariat interuniversitaire.
Points faibles :
•
Difficultés inhérentes à toute formation multisite.
•
La coordination est à parfaire.
•
Un conseil de perfectionnement avec des réunions régulières d’équipes pédagogiques intersite est
nécessaire.
Conception, mise en œuvre et qualité des composants
électroniques et optoélectroniques
z
Appréciation : A
Cette formation est à finalité professionnelle et relativement généraliste sur le domaine des composants
électroniques et optoélectroniques. L’insertion dans l’offre LMD apparaît clairement et positionne cette spécialité à
la suite du M1, parcours EEA, option électronique. L’articulation M1-M2 est évidente.
Les métiers visés sont ceux d’ingénieur généraliste pour l’industrie électronique, les télécommunications, mais
aussi l’aéronautique, l’équipement, et l’automobile. On constate une claire adéquation entre l’intitulé et les
débouchés professionnels.
L’adossement à la recherche est bon, il se fait en appui aux laboratoires IREENA, LAMP et IMN.
Les liens avec les industriels sont nombreux et bien établis. L’adossement au tissu socio-professionnel est
assuré par l’accueil de stagiaires et une très forte participation des industriels à l’enseignement (47 %).
Les cours fournissent une base scientifique solide avec une professionnalisation importante (150 h) et un long
stage. Tout l’enseignement est en tronc commun pour ce M2. Les programmes sont très cohérents avec les objectifs
métiers. La répartition est équilibrée en cours magistraux, travaux dirigés, et travaux pratiques avec en plus un projet
en relation avec l’industrie.
Les flux sont d’une dizaine d’étudiants. Ces flux sont établis, mais un peu faibles, ce qui ne pose pas de
problème puisque toutes les UE sont obligatoires. L’insertion professionnelle est très bonne.
5
Points forts
•
Formation équilibrée.
•
Très fort partenariat industriel.
•
Excellente intégration dans la profession, débouchés assurés pour les diplomés.
Point faible :
•
Flux un peu faible.
Energies nouvelles et renouvelables
z
Appréciation : A
Cette spécialité est demandée en création. Elle apparaît en cohérence avec le LMD et en suite logique du M1,
parcours physique–chimie. Le dossier est sommaire sur la justification de cette formation dans son environnement. On
distingue deux parcours : l’un « recherche », l’autre « professionnel ».
Les métiers visés sont ceux d’ingénieur dans le domaine des systèmes de fournitures énergétiques, dans la
gestion et la maîtrise de l’énergie et des dispositifs de conversion et du stockage de l’énergie.
La formation à la recherche se fait uniquement au travers d’un stage en laboratoire pour le parcours
recherche, sans UE spécifique.
L’adossement à la recherche est assuré par les laboratoires support : LAMP, IMN et LGMPA.
Les liens avec le tissu socio-professionnel se fait efficacement par une participation active des industriels à
l’enseignement (25 %).
L’organisation pédagogique présente un semestre S9 académique avec 500 h cours pour le parcours
professionnel et de 300 h pour le parcours recherche, suivi d’un long stage.
Les flux annoncés sont de 22 étudiants, mais uniquement 10 en local. Les recrutements extérieurs semblent
surestimés. Cette formation en demande de création ne fournit par conséquent pas de bilan sur l’insertion
professionnelle.
Points forts :
•
C’est une formation originale avec un fort potentiel en termes de retombées économiques.
•
Un label international est proposé.
•
Cette formation est construite en partenariat avec les industriels du secteur.
Points faibles :
•
Les flux sont à construire.
•
La spécificité « recherche » est mal définie.
Systèmes électroniques et génie électrique
z
Appréciation : A
Le positionnement de cette formation est clair et cohérent. Elle se présente comme une suite naturelle du M1,
parcours EEA. Cette formation est également ouverte aux élèves d’école d’ingénieurs.
6
La finalité recherche n’est pas inscrite dans l’intitulé, mais apparaît clairement dans la description des
parcours. L’orientation recherche est très forte avec deux thèmes principaux : d’une part les systèmes électroniques
et d’autre part le génie électrique.
Les métiers cibles sont l’insertion dans des laboratoires de recherche universitaires ou de grands groupes
industriels, ou encore comme responsable d’études en laboratoire.
La formation à la recherche se fait aux travers d’études bibliographiques et de séminaires. L’adossement à la
recherche est très clair : il se fait en appui aux laboratoires nantais (LPCM, IREENA, IMN), mais aussi au laboratoire
SATIE.
Les cours sont bien construits et cohérents avec un tronc commun et deux parcours correspondant aux
orientations mentionnées : systèmes électroniques ou génie électrique. Le tronc commun scientifique représente 80
h, auxquelles s’ajoutent une synthèse bibliographique, 170 heures en option, un séminaire et enfin un stage long. Le
parcours est donc à construire par l’étudiant par un choix multiple d’options et fournit une diversité intéressante.
Les flux sont appréciables, mais il sont constitués pour deux tiers d’élèves ingénieurs. Les étudiants en
provenance du M1 sont très peu nombreux. Le devenir des étudiants est essentiellement celui de la poursuite en
thèse. Le dossier est très sommairement renseigné sur ce point.
En conclusion, cette formation est équilibrée et très clairement orientée recherche. Pour un label
indifférencié, il faut renforcer les liens avec les industriels.
Point fort :
•
Ouverture internationale très forte.
Points faibles :
•
Les flux sont très dépendants des écoles d’ingénieur.
•
Il y a peu de liens explicites avec les industriels (même au niveau recherche).
7
Habilitation des diplômes
Masters – Vague B
ACADÉMIE : NANTES
Établissement : Nantes
Demande n° 20043514
Domaine : Sciences, technologies, santé
Mention : Biologie - Santé
Avis Aeres
Appréciation (A, B ou C): A
Avis global : (sur la mention et l’offre de formation)
Le master « Biologie-Santé » s’inscrit pleinement dans le cadre de la recherche biomédicale à Nantes. Cela
s’est traduit par une restructuration importante de l’offre de formation par rapport au précédent master (la fusion de
parcours en M1 avec la mise en place de modules options « animale » versus « végétale » et le rattachement du
parcours « Biologie-Ecologie » à une autre mention de master).
Ce master s’est assuré de pouvoir proposer à certains étudiants M1 du parcours « Sciences biologiques » de
poursuivre en M2 à Rennes (ou dans les autres établissements du Grand Ouest co-habilités pour cette spécialité) dans
le domaine de la biologie végétale intégrative. C’est une excellente initiative qui soulève néanmoins des questions
quand à l’organisation du M1. On peut en effet s’interroger sur la pertinence de maintenir les 3 options « végétales »
offertes au niveau du M1, mutualisées avec un parcours « Biologie » du master « Sciences de la terre, de l’univers et
de l’environnement ». Ces options attirent moins de 10 étudiants par an. Ne serait-il pas plus raisonnable de
conseiller aux étudiants nantais désireux de réaliser un master dans le domaine de la biologie végétale de s’inscrire
directement dans l’un des établissements du Grand Ouest co-habilités pour cette spécialité, en ne co-habilitant que le
M2 afin d’assurer les stages de formation par la recherche dans les laboratoires Nantais.
Quelques interrogations existent également sur l’ouverture de certains parcours sans pour autant remettre en
cause la forte cohérence de l’offre de formation dans le domaine de la recherche biomédicale à Nantes.
Ce master devrait permettre un rapprochement encore plus fort entre les UFR de Sciences et de Médecine en
termes de proposition de formations au niveau de la 1ère année, avec néanmoins des différences qui subsistent et qui
font l’objet des recommandations formulées ci-dessous.
Points forts :
•
La forte spécificité du master avec une bonne lisibilité par rapport aux forces des équipes nantaise
dans le domaine de la santé.
2
•
Les efforts sur une proposition en M1 avec une partie importante de tronc commun au sein des 2
parcours afin d’éviter une spécialisation trop précoce.
•
Une commission pédagogique (le responsable de la formation, responsables de spécialités, un
représentant de l’Ecole Doctorale, des représentants de l’industrie et un secrétaire) assure
l’information (une journée « Portes ouvertes pour les L3 », la création et le suivi d’un site Web).
•
Le suivi « personnalisé » et l’orientation des étudiants (ex : évaluation à la fin du 1er semestre de M1
pour trouver l’adéquation entre le projet professionnel de l’étudiant et les résultants obtenus) et la
définition (et l’application) des critères d’entrée en M2.
•
La réunion annuelle de cette commission pédagogique élargie à des représentants de l’industrie, à des
chercheurs des EPST… .
•
La mise en place d’une évaluation des formations par l’université de Nantes.
Points faibles :
•
Il n’existe pas de mutualisation forte des enseignements entre les parcours M1 « Sciences
biologiques » et « Sciences médicales ».
•
Le positionnement du végétal en termes d’offre de formation en M1.
•
Les parcours au sein des spécialités de M2 manquent de mutualisation.
•
La demande prématurée de création d’un nouveau parcours à mi-quadriennal dans la spécialité
« SANH ».
•
Le manque récurrent de données sur le devenir des étudiants à la sortie de ces spécialités ou après
quelques années (les poursuites en thèse financées pour les spécialités « recherche », les délais
d’insertion et le niveau de recrutement dans l’industrie pour la spécialité professionnelle….).
3
Avis par spécialité
Biologie, biotechnologies et recherche thérapeutique (BBRT)
z
Appréciation : A
L’avis est favorable pour cette spécialité compte tenu de la qualité des enseignements en termes de contenu
et du socle de laboratoires d’accueil pour la réalisation du stage de 6 mois.
Il est néanmoins surprenant de constater que cet enseignement soit réalisé exclusivement sous forme de cours
magistraux au niveau d’un master de 2ème année.
Points forts :
•
Les évaluations écrites et orales mettent l’accent sur l’analyse, l’intégration et la discussion de
données scientifiques.
•
Les objectifs sont clairs et pertinents pour l’évaluation des épreuves écrites pour les UE du 1er
semestre.
•
La formation est cohérente en termes de contenus.
•
Les informations du Site WEB sont pertinentes.
Points faibles :
•
La formation ne dispense que des cours magistraux.
•
Le dossier ne mentionne aucune donnée sur le devenir des étudiants (nombre de poursuite en thèse à
Nantes ou en France…).
Biologie végétale intégrative : gêne, plante agrosystème
(BioVIGPA)
z
Appréciation : A
Il s’agit d’une spécialité cohabilitée entre les différents partenaires du Grand Ouest (Rennes 1, Agrocampus,
Angers, Poitiers…), l’objectif étant d’améliorer la lisibilité de cette formation en sciences du végétal dans la région. Il
faut saluer les efforts faits entre les différents partenaires pour créer cette formation qui est solide, pertinente et
bien en adéquation avec les forces existantes dans le domaine au sein du Grand Ouest.
On peut seulement regretter que les professionnels du secteur (nombreux dans la région) ne soient pas plus
impliqués dans la formation. L’avis est très favorable.
Points forts :
•
La volonté de créer une formation « Végétal Grand Ouest » mutualisée entre les écoles d’ingénieurs et
les universités.
•
Les stages de M1 et de M2 en laboratoires ou sur le terrain.
•
Le très bon adossement de la formation à la recherche par de nombreux laboratoires labellisés.
•
La proportion entre tronc commun et options est bien équilibré en M1.
4
•
Un flux d’étudiants réaliste.
•
Une très bonne lisibilité nationale.
Points faibles :
•
6 parcours (et 14 UE) en S9 pour 50 étudiants. Cela est peut-être trop.
•
Le bilan du devenir des diplômés n’est pas indiqué, de même que l’origine des étudiants (notamment
sur le M2).
•
Il aurait fallu mieux préciser la participation de chacun des partenaires dans le M2.
•
Une implication insuffisante des professionnels dans la formation.
Développement et contrôle des produits de santé (DCPS)
z
Appréciation : B
L’avis est favorable pour cette spécialité avec cependant une interrogation sur la pertinence des parcours
« Dispositifs médicaux » et « Sécurité microbiologique et toxicologique des produits de santé », sans étude sérieuse du
devenir des étudiants ayant effectué ces parcours, notamment « Dispositifs médicaux ». Seul un très fort taux de
placement en CDI à la fin du master peut permettre de justifier ces parcours pour un effectif de seulement 6
étudiants inscrits.
Le nouveau parcours « SMTPS » semble répondre à une demande des industriels. Il est complémentaire du
parcours 2 « plus traditionnel » mais complètement séparé en termes d’unité d’enseignement à valider. Certains
contenus pédagogiques pourraient être communs et il serait judicieux, pour assurer une certaine polyvalence à la
sortie de ce master, de concevoir un tronc commun entre ces deux parcours couvrant par exemple, la réglementation
et techniques mises en œuvre dans une démarche qualité, des produits de santé. Une réorganisation entre ces deux
parcours apparaît nécessaire.
Points forts :
•
Le fort encrage dans le milieu de l’industrie pharmaceutique et cosmétique.
•
L’adossement à un pôle de compétitivité dans le domaine.
•
La participation de nombreux professionnels dans l’ensemble des disciplines du parcours
« Cosmétologie ».
•
Le projet tuteuré avant le stage.
•
La recherche de stage par l’étudiant.
Points faibles :
•
Le dossier ne mentionne pas de données sur le devenir des étudiants à la sortie de leur master.
•
Il n’existe pas de TP pour le parcours « Dispositifs médicaux ».
5
Sciences de l’aliment et nutrition humaine (SANH)
z
Appréciation : B
L’avis est favorable pour cette spécialité, mais il est impératif de faire un suivi plus attentif du devenir des
étudiants « sortant » de la spécialité, sur plusieurs années.
Il faut veiller également à ne pas ouvrir trop de parcours « recherche » compte tenu du faible flux d’étudiants.
La réflexion sur la mise en place d’un parcours couvrant la sécurité des produits alimentaires à mi-parcours est
encouragée, mais l’avis sur ce projet est jugé prématuré, compte tenu des données fournies dans le dossier.
L’évaluation de cette demande sera à faire sur la base d’un dossier spécifique, au moment opportun.
Points forts :
•
L’adossement à un réseau de laboratoires ayant la volonté d’un regroupement en pôle scientifique.
•
La participation des chercheurs à la formation pour les parcours professionnel.
•
La réalisation d’un projet préprofessionnel avant le stage pour le parcours professionnel.
•
Le soutien de nombreuses industries pour l’accueil des étudiants du parcours « DAS » en stage de 6
mois.
Points faibles :
•
Le projet du parcours « HMICA » est encore prématuré.
•
Mieux définir la participation des industriels dans le parcours professionnel « DAS ».
6
Recommandations
•
D’une façon générale, le suivi du devenir des étudiants doit être mis en place, de façon
professionnelle, pour l’ensemble des spécialités.
•
Concernant un (meilleur) rapprochement entre les formations en sciences médicales et celles en
sciences biologiques, les recommandations suivantes peuvent être formulées quant à l’organisation
des cursus :
•
o
Il est surprenant de lire dans ce dossier que l’entrée en M1 « BS » parcours « Sciences
médicales » soit ouverte dès la 2ème année de la formation initiale en Médecine, Pharmacie,
Odontologie et Sages-femmes et dès la 1ère année de l’école vétérinaire. Cela entérine donc
plusieurs inscriptions en M1 puisque la validation du 2ème cycle d’études (Médecine,
Pharmacie, Odontologie, Médecine Vétérinaire, Sage-femme) est requise pour valider son M1.
Ce point doit être éclairci et repris par rapport aux textes en vigueur sur les conditions
générales d’inscription en 1ère année du diplôme de master en France.
o
L’objectif majeur du M1 étant l’initiation des étudiants à la recherche scientifique ou
médicale, les responsables de 1ère année sont encouragés à privilégier la validation du module
intitulé « Travail d’étude et de recherche » par la réalisation d’un stage de recherche et non
d’un travail bibliographique dans la limite des capacités d’accueil de stagiaires pour une
période de 2 mois. Ce module donnant lieu à la rédaction d’un mémoire et d’une soutenance
orale notées, il aurait été intéressant de préciser les taux relatifs de ces deux notes dans la
note finale. De plus, ce module devrait compter le même nombre d’ECTS quelque soit le
parcours de M1. Cela passerait aussi par une harmonisation à 10 crédits ECTS pour toutes les
UEC optionnelles.
o
On peut regretter que les objectifs de stage en M1 pour le parcours « Sciences médicales »
soient plus restreints par rapport à ceux décrits pour le parcours « Sciences biologiques ».
o
Une mutualisation dans l’offre de formations en M1 est à encourager car il n’existe aucun
module optionnel commun entre les parcours et/ou UFR concernés. A la lecture des
descriptifs, de nombreux modules optionnels qui ne nécessitent pas de pré-requis
« Médecine » ou qui ne sont pas trop focalisés sur des approches médicales mais qui sont
uniquement ouvert aux étudiants du parcours « Sciences médicales », pourraient être
proposés aux étudiants du parcours « Sciences biologiques ».
o
Compte tenu du nombre important de modules optionnels proposés en 2ème semestre, du
nombre potentiel d’inscrits en M1 dans le parcours « Sciences médicales » et d’une validation
souvent en 2 ans de ce M1 par les étudiants médecins, il convient de réfléchir sur le nombre
d’inscrits minimum pour procéder à l’ouverture de ces unités d’enseignement en M1.
Plus spécifiquement, on peut formuler les recommandations suivantes :
o
Prévoir globalement plus de TD dans ce master. Une révision des ratios cours
magistraux/TD/TP s’impose dans de nombreux parcours des spécialités et plus spécialement
en « SANH ».
o
Harmoniser l’évaluation des stages entre les différentes spécialités « recherche ».
o
Stabiliser un maximum de parcours dans le temps afin de réaliser sur plusieurs années une
étude complète du devenir des étudiants de ce master.
7
Habilitation des diplômes
Masters – Vague B
ACADÉMIE : NANTES
Établissement : Nantes
Demande n° 20043515
Domaine : Sciences, technologies, santé
Mention : Chimie
Avis Aeres
Appréciation (A, B ou C ): A
Avis global : (sur la mention et l’offre de formation)
Il s’agit d’un master dont les objectifs sont clairement définis et en parfaite adéquation avec l’environnement
scientifique . L’ensemble du projet est lisible et attractif pour les étudiants locaux et extérieurs.
Points forts :
•
Lisibilité, attractivité et pertinence scientifique des trois spécialités proposées.
•
Bonne association avec les forces de la recherche.
•
Le travail consistant à apporter aux étudiants des ouvertures sur le monde professionnel est réel.
•
Le choix des intervenants est pertinent.
•
Les modules d’ouverture sur l’entreprise et la gestion linguistique sont importants et bien construits.
•
L’aspect analyse industrielle est une bonne spécialité à conserver et à améliorer.
•
Bon taux de placement (70 %) des étudiants aussi bien en master recherche qu’en master
professionnel.
Points faibles :
•
Un excès de modules, de parcours et de titres illisibles (85 UE, ACBPI, CFT, ENR !!).
•
La partie EN est confuse et non structurée.
•
Visibilité scientifique nationale et internationale insuffisante de certains responsables des spécialités
(en particulier pour le M1 et pour les parcours recherche des M2).
•
Les relations internationales sont absentes
2
Avis par spécialité
Analyse et contrôle : des biomolécules aux produits industriels
z
Appréciation : A
L’objectif est de former de jeunes scientifiques performants en analyse et caractérisation des molécules et des
matériaux en leur donnant les bases théoriques et pratiques nécessaires pour utiliser des appareils d’analyse évolués
tels qu’ils existent dans l’industrie et les laboratoires universitaires.
Points forts :
•
Secteur qui correspond à un besoin permanent avec une forte évolution technique et scientifique liée
aux mondes professionnel et administratif (Europe, Reach).
•
L’approche est cohérente et le lien avec le monde professionnel réel.
Points faibles :
•
Pas de lien à l’international.
•
Les efforts pour avoir un flux de chercheurs ou de thésards doivent être renforcés.
•
Le lien avec le secteur de la production, les aspects automatisation et de contrôle doivent être
envisagés.
•
Le flux d’étudiants reste modeste vis-à-vis des 41 enseignants-chercheurs.
Recommandation :
•
Il faut renforcer le lien avec l’Ecole Nationale Vétérinaire.
Chimie fine et thérapeuthique (CFT)
z
Appréciation : A
Il s’agit d’une formation de qualité qui peut néanmoins être améliorée pour la rendre plus lisible vis-à-vis du
monde professionnel ou de la recherche.
Points forts :
•
Version améliorée d’une spécialité professionnelle qui fonctionnait bien.
•
Un travail important de liens avec l’industrie et avec des laboratoires étrangers.
•
Une architecture scientifique cohérente, mais qui doit être plus lisible.
Point faible :
•
La présentation du dossier en rend sa compréhension difficile.
3
Recommandation :
•
Simplifier les calculs des coefficients et orienter les UE vers des ECTS identiques quelle que soit
l’option.
Energies nouvelles et renouvelables (ENR)
z
Appréciation : B
L’objectif de cette spécialité est de fournir aux étudiants une formation bi-polaire et équilibrée en physique et
chimie.
Point fort :
•
C’est une thématique attractive et potentiellement valorisable en termes de débouchés.
Points faibles :
•
Ensemble construit par addition d’UE sans lien et éloigné totalement du M1 orienté chimie.
•
Les responsables du M2 manquent de visibilité scientifique pour assurer la direction d’un master
recherche.
•
Risque d’effectifs insuffisants pour les M2 professionnel et recherche.
Recommandation :
•
Bon projet sur les plans scientifique et pédagogique qui mérite d’être expérimenté sur quelques
années en fixant des garde-fous sur le nombre minimal d’étudiants requis pour ouvrir la formation. A
revoir en liaison avec un master sciences pour l’ingénieur (Ecole Centrale de Nantes par exemple).
•
Ce secteur doit être développé pour engager les formations énergies renouvelables, mais avec une
culture énergétique et ingénierie solide et structurée.
4
Recommandations
•
Le dossier doit être amélioré et simplifié : l’étudiant doit pouvoir comprendre ce qui lui est proposé
et l’employeur exige de lire rapidement le cursus de ceux que l’on a diplômé. La balkanisation des
enseignements en micromodules est absurde ; les UE devraient être de même poids pour éviter les
comptabilités auxquelles on doit ensuite se livrer pour le diplôme.
•
Le choix de formation avec les programmes ERASMUS devrait être encouragé pour donner de l’essor à
la connaissance européenne.
•
L’aspect chimie thérapeutique devrait être adossée à une partie procédé.
5
Habilitation des diplômes
Masters – Vague B
ACADÉMIE : NANTES
Établissement : Nantes
Demande n° : 20043516
Domaine : Sciences, technologies, santé
Mention : Terre et environnement
Avis Aeres
Appréciation (A, B ou C ): A
Avis global : (sur la mention et l’offre de formation)
Cette mention couvre un champ disciplinaire vaste, depuis la biologie de l'environnement jusqu'à la
géophysique spatiale. Les débouchés de cette mention sont multiples et vont de la géologie appliquée, l'aménagement
du territoire et la gestion de l'environnement jusqu'à des disciplines plus fondamentales traitant des mécanismes de la
production des écosystèmes ou de la formation et de l'évolution des planètes.
La structuration en deux spécialités indifférenciées recherche/professionnel et le partenariat avec d’autres
universités (Louvain, Nancy et Brest) permettent de mutualiser une partie importante des enseignements (31 % en M1
et 53 % en M2). Le M1 est organisé en trois parcours, dont un ("Sciences de la vie et de la terre"), commun aux deux
spécialités, qui conduit plus de la moitié de ses effectifs (≈ 34 étudiants) vers les formations d'enseignement de l'IUFM
qui vient d'être rattaché à l'Université de Nantes.
Cette mention s’intègre bien dans le contexte universitaire de Nantes. Des passerelles sont prévues vers
d’autres mentions de la même université en fin de M1 et des UE sont mutualisées avec d’autres mentions. Il s’agit
d’une mention relativement cohérente, qui a su, en occupant des domaines bien ciblés terre et environnement,
montrer une cohérence et créer des ponts entre la biologie et les sciences de la terre.
Points forts :
•
Dossier clair, bien présenté, bien argumenté.
•
Mutualisation importante.
•
Une ouverture internationale sur certains parcours.
Point faible :
•
L’insertion professionnelle semble faible, malgré la présence notable de professionnels dans les
enseignements.
2
Avis par spécialité
Planètes et environnement
z
Appréciation : A
Il s’agit de la seule spécialité des Sciences de la terre de l’Académie de Nantes ; elle se place dans le cadre du
PRES métropolitain "Nantes Atlantique Université".
Elle mutualise des enseignements de quatre universités : Nantes, Louvain, Nancy, Brest ainsi qu'avec l’Institut
de Géographie et d’Aménagement Régional de l’Université de Nantes (IGARUN). Le Laboratoire Central des Ponts et
Chaussée de Nantes-Bouguenais est son principal soutien professionnel.
Son objectif est de former les futurs chercheurs et ingénieurs qui seront capables de traiter les données
planétaires des prochaines années, mais aussi les futurs géologues spécialisés dans le traitement et la gestion des
données environnementales.
Cette spécialité est structurée en trois parcours "Planétologie", "Géodynamique terrestre" et "Géoenvironnement" qui reposent sur un tronc commun d'outils physiques et expérimentaux de caractérisation des
matériaux planétaires. Le parcours planétologie est très orienté vers les grands programmes spatiaux européens, alors
que la partie cartographie est plus diversifiée et que la géologie de l'environnement semble naissante. Une
mutualisation poussée avec le master "Géographie" de l'IGARUN est proposée dans un parcours "Cartographie et
gestion de l'environnement" pour ouvrir les étudiants de sciences vers des problématiques de gestion des territoires.
La spécialité est bien présentée et bien construite, et elle est justifiée sur la partie planétologie par la recherche et
sur la partie cartographie par le nombre d'étudiants.
Points forts :
•
Structure bien pensée pour la mutualisation.
•
Bon adossement à la recherche sur un des parcours (Planétologie) et équipe reconnue sur la
cartographie (IGARUN).
Points faibles :
•
Problème du devenir des étudiants.
•
Thèmes traités un peu trop distants les uns des autres.
Écosystèmes et bioproduction
z
Appréciation : B
Il s’agit de l’unique offre de biologie de l'environnement fondamentale et appliquée de l'Université de Nantes
et dans le cadre du PRES métropolitain "Nantes Atlantique Université". Cette formation est soutenue par les membres
du Pôle Mer et Littoral de l'Université de Nantes.
La première année a pour objectif principal l’initiation à la recherche fondamentale et appliquée dans le
domaine d'étude de la bioproduction dans les Écosystèmes. En deuxième année, le parcours 'Bioproduction et
bioproduits des écosystèmes marins" met l'accent sur la gestion et la valorisation de la biomasse produite par les
ressources marines, et sur les études d'amélioration de bioproduits marins valorisables. Le parcours "Cartographie et
bioproduction des écosystèmes" est dédié à la gestion des écosystèmes grâce à la mutualisation d'UE avec le parcours
"Cartographie et gestion de l'environnement", plus particulièrement soutenu par l'IGARUN.
3
Si la spécialité est bien présentée et bien structurée, la bioproduction et la cartographie attirent peu
d'étudiants et surtout ne les placent pas très bien. Un effort important dans la professionnalisation doit être fait.
Points forts :
•
La présentation et l’organisation sont claires et lisibles pour l'étudiant.
•
La mutualisation est importante.
•
Les contenus sont tout à fait en adéquation avec les objectifs.
Points faibles :
•
Les flux sont relativement faibles.
•
Le placement des étudiants est mauvais.
•
Le parcours cartographie spécifique au milieu marin n'est peut-être pas très adapté.
4
Habilitation des diplômes
Masters – Vague B
ACADÉMIE : NANTES
Établissement : Nantes
Demande n° 20043518
Domaine : Sciences, technologies, santé
Mention : Sciences mécaniques appliquées
Avis Aeres
Appréciation (A, B ou C ): C
Avis global : (sur la mention et l’offre de formation)
L’objectif de cette mention est d’apporter aux étudiants, dès la première année, une formation scientifique
solide dans le domaine de la mécanique appliquée et l’acquisition d’un niveau nécessaire pour suivre les spécialités
de la seconde année.
En deuxième année, il s’agit d’initier les étudiants dans divers domaines plus spécialisés : génie civil,
mécanique numérique, ensembles métalliques et composites complexes, conception de systèmes et de produits,
hydrodynamique, énergétique et propulsion, thermique et énergétique.
Cette mention est articulée en six spécialités : Mécanique numérique des structures (recherche &
professionnelle), Génie civil (recherche & professionnelle), Hydrodynamique énergétique et propulsion (recherche),
Ensembles métalliques et composites complexes (recherche), Conception de systèmes et de produits (recherche),
Thermique et énergétique (recherche).
Il est prévu un effectif un total de 200 étudiants dans les six nouvelles spécialités de M2 recherche. On attend
cependant une baisse sur les effectifs en génie civil si une formation d’ingénieur s’ouvre à Polytech de Nantes.
L’ouverture internationale est manifeste pour le parcours « Erasmus Mundus », mais beaucoup plus
problématique pour le parcours SMA International pour lequel on ne dispose d’aucune base pour prévoir les
recrutements.
Il s’agit de la transformation d’un dossier existant de master co-habilité Université de Nantes–Ecole Centrale ;
la transformation concerne la réorganisation partielle et/ou l’intitulé de certaines spécialités afin de les rendre plus
lisibles en se fondant sur l’expérience passée. Ce master contient essentiellement six spécialités dans le domaine des
sciences mécaniques appliquées et un parcours concernant l’acquisition de compétences complémentaires en
informatique dont le détail ne se trouve pas dans le dossier.
L’ensemble proposé est cohérent et attire un nombre suffisant d’étudiants dans chacune des spécialités ; il
existe cependant un dossier très semblable, mais pas identique présenté par l’Ecole Centrale et l’Université de
Nantes.
2
Point fort :
•
Grande lisibilité grâce au label Erasmus Mundus.
Points faibles :
•
Absence d’accord entre les deux établissements pour proposer un seul dossier de co-habilitation.
•
Absence de bilan sur le devenir sur les étudiants.
•
Le dossier est globalement très incomplet.
3
Avis par spécialité
Mécanique numérique des structures
z
Appréciation : C
Les objectifs pédagogiques de cette spécialité ne sont pas décrits dans le dossier et il n’y a aucun bilan sur le
devenir des étudiants.
Une ouverture internationale apparaît dans le cadre du parcours Erasmus Mundus.
Point fort :
•
Demande assez forte dans ce secteur.
Points faibles :
•
Aucun positionnement national.
•
Dossier très incomplet.
•
Pas de suivi des étudiants.
Recommandation :
•
Il conviendrait de présenter un dossier correctement renseigné et de revoir, en concertation entre les
deux établissements porteurs, les deux organisations R&P d’une part, et recherche et international
d’autre part, qui sont toutes les deux pertinentes, mais pour lesquelles il n’y a aucun arbitrage.
•
Le parcours Erasmus Mundus vient d’être habilité ; il n’est donc pas nécessaire de fournir une nouvelle
appréciation de ce parcours, qui est manifestement de haut niveau.
Génie civil
z
Appréciation : B
Les objectifs pédagogiques de cette spécialité sont de fournir les bases nécessaires à un travail de recherche
ou un travail en entreprise dans le domaine du génie civil.
Sur le parcours professionnel, l’insertion professionnelle semble bonne.
Points forts :
•
Flux d’étudiants important sur le parcours professionnel.
Points faibles :
•
Absence de passerelle entre les parcours recherche et professionnel.
Recommandation :
•
Il conviendrait de présenter un dossier correctement renseigné pour y apporter une expertise.
4
Hydrodynamique, énergétique et propulsion
z
Appréciation : C
Les objectifs pédagogiques de cette spécialité ne sont pas décrits dans le dossier, l’adossement à la recherche
n’est pas explicité et il n’y a aucun bilan sur le devenir des étudiants.
Point fort :
•
La thématique de la spécialité est conforme au contexte local.
Points faibles :
•
Aucun positionnement national.
•
Dossier très incomplet.
•
Pas de suivi des étudiants.
Recommandation :
•
Il conviendrait de présenter un dossier correctement renseigné pour y apporter une expertise.
Ensembles métalliques et composites complexes
z
Appréciation : C
Les objectifs pédagogiques de cette spécialité ne sont pas décrits dans le dossier, l’adossement à la recherche
n’est pas explicité et il n’y a aucun bilan sur le devenir des étudiants.
Cette formation semble originale et devrait offrir des débouchés assez larges en plasturgie et industrie des
composites.
Point fort :
•
Formation originale en cohérence avec le pôle de compétitivité.
Points faibles :
•
Aucun positionnement national.
•
Dossier très incomplet.
•
Pas de suivi des étudiants.
Recommandation :
•
Il conviendrait de présenter un dossier correctement renseigné pour y apporter une expertise.
5
Conception de systèmes et de produits
z
Appréciation : C
Les objectifs pédagogiques de cette spécialité ne sont pas décrits dans le dossier, l’adossement à la recherche
n’est pas explicité et il n’y a aucun bilan sur le devenir des étudiants.
Le positionnement local de cette spécialité devrait être précisé.
Points faibles :
•
Aucun positionnement national.
•
Nombre de parcours élévé.
•
Pas de suivi des étudiants.
Recommandation :
•
Il conviendrait de présenter un dossier correctement renseigné pour y apporter une expertise.
Thermique et énergétique
z
Appréciation : C
Les objectifs pédagogiques de cette spécialité ne sont pas décrits dans le dossier et il n’y a aucun bilan sur le
devenir des étudiants.
L’adossement à la recherche semble satisfaisant même s’il n’est pas précisé.
Point fort :
•
Thématique pour laquelle les débouchés semblent importants.
Points faibles :
•
Aucun positionnement national.
•
Dossier très incomplet.
•
Pas de suivi des étudiants.
Recommandation :
•
Il conviendrait de présenter un dossier correctement renseigné pour y apporter une expertise.
6
Recommandations
Ce master doit être co-habilité entre l’Ecole Centrale et l’Université de Nantes afin de :
•
S'appuyer sur des formations M1 locales en nombre suffisant.
•
Augmenter les compétences pédagogiques et de recherche des équipes concernées.
•
Offrir aux étudiants un large potentiel de recherche, en appui sur une industrie locale forte et bien
structurée (pôles de compétitivité).
Il est donc tout à fait impératif de ne proposer qu’un seul dossier Centrale-Université qui comprendrait tous les
masters M2 recherche et les parcours M1 Internationaux (M1 International et Erasmus Mundus) en co-habilitation, mais
qui comprendrait également les spécialités spécifiquement universitaires, M1 généraliste et M2 professionnel portés
uniquement par l’université ; s’il est légitime pour Centrale de ne pas s’intéresser à ces parcours, il serait aberrant de
les sortir du dossier : en effet, toutes les spécialités proposées en M2 recherche doivent s’appuyer sur au moins un M1
local (celui décrit dans ce dossier est cohérent avec une partie des M2 recherche) et les parcours internationaux sont
insuffisants en l’occurrence.
Il n'est pas légitime de proposer deux dossiers concurrents ; il est tout à fait pertinent et donc fortement
recommandé d'inclure les spécialités M1 et professionnelles dans le dossier, même si ces spécialités spécifiques ne
sont habilitées que par l'Université (dont c'est précisément le rôle de fournir de tels parcours).
Dans la maquette proposant ces deux parcours, il semble effectivement que, compte tenu des programmes, les
passerelles entre professionnel et recherche semblent impossibles ; est-ce grave si ces parcours permettent de
répondre à un besoin industriel avéré ?
Les deux dossiers sont très gros, le master offrant un très grand nombre de spécialités et de parcours ; même si
le nombre d'étudiants attendus paraît tout à fait satisfaisant, la diversité des programmes est difficile à bien cerner
pour les évaluateurs et donc a fortiori par les étudiants ; il serait plus simple de proposer des options plutôt que des
parcours dans certaines spécialités. Par ailleurs, la partie commune à ces différentes spécialités semble plus faible
que ce qui est recommandé.
Certaines spécialités ne sont pas cohérentes entre les deux dossiers (spécialité Mécanique numérique par
exemple), même s’il s’agit d’une spécialité Erasmus Mundus, lui donnant une grande lisibilité internationale ;
l’organisation globale des parcours M2 recherche doit être également acceptée par les deux établissements. Il leur
appartient de trancher entres les deux solutions proposées qui semblent tout autant pertinentes.
Le parcours professionnel Génie civil se retrouvera en concurrence directe avec un parcours Ingénieur qui doit
prochainement ouvrir à Polytech'Nantes ; ce point mérite d'être commenté par l'université (transition ?).
7
Habilitation des diplômes
Masters – Vague B
ACADÉMIE : NANTES
Établissement : Nantes
Demande n° 20043525
Domaine : Sciences Humaines et sociales
Mention : Géographie
Avis Aeres
Appréciation (A, B ou C ): B
Avis global : (sur la mention et l’offre de formation)
Ce master regroupe 5 spécialités.
Le master pluridisciplinaire est construit autour de thèmes tels que la gestion des espaces littoraux et la
gouvernance territoriale. Dans les deux domaines, l'université de Nantes dispose d'une solide expérience. Il s'agit d'un
master qui en M1 inscrit 70 étudiants et 120 en M2. Le recrutement en M2 est très large, national, voire international.
Le master offre trois spécialités professionnalisantes, celles-ci sont la prolongation de ce qui existait déjà, tandis que
les deux spécialités recherche résultent d'un remaniement des offres du master antérieur.
Ce master est adossé à des laboratoires connus et actifs, IGARUN par exemple, mais aussi à des laboratoires de
droit-sciences politiques et de sciences- techniques.
L'articulation professionnalisation-recherche demanderait à être améliorée au sein du master notamment entre
les spécialités 2 et 4.
Il serait certainement souhaitable de refondre les deux spécialités 2 et 4 en une seule, avec un tronc commun
solide et deux parcours, l'un recherche et l'autre professionnel.
La dimension internationale du master reste aussi à développer ou à mieux présenter.
Les outils géomatiques sont bien présents dans ce master, cependant il paraît indispensable de les associer à
des problématiques géographiques, ils risquent en effet d'être envisagés en eux-mêmes, largement déconnectés du
questionnement géographique ou pluridisciplinaire.
Ce dernier aspect et la qualité inégale des spécialités composant le master conduisent à proposer un avis B.
2
Points forts :
•
La pluridisciplinarité autour du thème littoral.
•
Une longue tradition dans ce domaine.
•
Une bonne insertion régionale.
•
Une équipe pédagogique et de recherche de qualité.
Points faibles :
•
L'ouverture internationale est à développer.
•
L'outil géomatique bien présent doit être mieux articulé avec les problématiques environnementales
ou d'aménagement.
•
Les relations entre les spécialités 2 et 4 sont à revoir. Il serait utile de rapprocher ces deux spécialités
pour n'en faire qu'une mieux ciblée.
3
Avis par spécialité
Socétés, aménagement et gouvernance des territoires
z
Appréciation : A
Cette spécialité a pour but de former des professionnels de l'aménagement et du développement en
privilégiant les méthodes et les outils de diagnostic et de conduite de projet. La formation est polyvalente, elle traite
notamment des institutions, des acteurs, d'économie et d'environnement socioculturel.
Elle s'appuie sur le laboratoire CESTAN. L'accent est mis sur l'apprentissage des pratiques professionnelles :
diagnostic, conduite de projet.
Le parcours recherche s'appuie sur un stage en laboratoire.
La spécialité apparaît très bien structurée, elle permet une très bonne insertion professionnelle. Pourtant, il
conviendrait de renforcer encore la pluridisciplinarité. La charge de cours semble très élevée en option recherche.
L'ensemble de la spécialité est de grande qualité.
Points forts :
•
Une spécialité bien structurée.
•
Une bonne insertion professionnelle.
Point faibles :
•
Parcours recherche trop lourd en terme de formation.
•
Transdisciplinarité à renforcer encore.
Terres et mers atlantiques, nature et société
z
Appréciation : B
Il s'agit de former des généralistes des milieux océaniques et littoraux allant du fonctionnement du littoral à
l'aménagement littoral.
La formation semble centrée sur le monde atlantique, ce qui demanderait plus de justification.
Les débouchés sont insuffisamment précisés et on peut se demander s'il n'y a pas doublon avec la spécialité 4
"développement durable, conflits d'usagers et gestion intégrée des zones côtières".
La formation assez classique distingue enseignements théoriques, méthodologiques, apprentissage des outils
géomatiques et encadrement de mémoire de recherche ou rapport de stage. L'enseignement, qui paraît un peu décalé
par rapport aux approches globales, ne privilégie pas assez une démarche systémique, il demeure trop cloisonné aux
détriments des enjeux environnementaux notamment, de la gouvernance, de l'ingénierie territoriale.
La professionnalisation semble limitée dans la formation, le nombre de professionnels intervenants paraît très
faible.
En outre, cette formation demanderait un ancrage pluridisciplinaire.
4
Cette spécialité semble plutôt construite avec un objectif recherche, il faudrait qu'elle s'ouvre impérativement
à la pluridisciplinarité et qu'elle fusionne avec la spécialité 4, avec laquelle elle fait largement doublon pour le volet
professionnalisant.
Cette spécialité est à repenser et à fondre avec la spécialité 4.
Point fort :
•
Des enseignements et des enseignants indiscutablement de qualité.
Points faibles :
•
Les aspects systémiques sont à privilégier.
•
Eviter les approches cloisonnées.
•
La professionnalisation est à conforter.
•
La transdisciplinarité est à développer absolument.
•
Regrouper cette spécialité et la spécialité 4.
Cartographie et gestion des espaces à fortes contraintes
z
Appréciation : B
Cohabilitation éventuelle avec UFR Sciences et techniques de l'Université de Nantes.
Il s'agit de former des spécialistes des données spatialisées hétérogènes, grâce à la maîtrise des outils
géomatiques. Les champs d'application qui concernent cette spécialité sont peu lisibles. Les espaces à fortes
contraintes sont un titre commode pour aborder des thématiques comme la mécanique des sols, l'agriculture intensive
ou les milieux urbains, choix qui reflètent vraisemblablement l'origine variée et les intérêts spécifiques des
enseignants et des étudiants.
Autour de l'outil sont réunis des spécialistes de SHS, STU, SVT. Deux laboratoires sont impliqués dans la
formation LETG et LPGN.
Une large place est donnée à l'acquisition des compétences techniques, juridiques et réglementaires. Un stage
de 5 mois minimum est aussi demandé.
Cette spécialité gagnerait à mieux définir ses objets d'études auxquels s'appliquent la technologie et l'outil.
Elle ne doit pas prendre l'outil pour un objet scientifique, il lui faut donc mieux définir les objets géographiques et la
manière dont l'outil géomatique permet de les aborder, de les mieux comprendre. Un effort devrait être fait dans ce
sens.
Points forts :
•
L’acquisition de connaissances techniques.
•
Stages longs.
•
La transdisciplinarité.
Points faibles :
•
Risque de former des techniciens peu compétents en "gestion".
•
Les objets d'études environnementaux et en aménagement demandent à être recentrés, renforcés, à
devenir le point central que la technique permettra de mieux "lire", de mieux aborder.
5
Développement durable, conflits d’usages et gestion intégrée
des zones côtières.
z
Appréciation : B
Il s'agit de former des généralistes des littoraux grâce à une approche pluridisciplinaire indispensable pour une
véritable démarche d'aménagement intégré. Les savoirs fondamentaux empruntés aux sciences de l'environnement et
aux sciences des territoires mériteraient d'être étoffés.
Dans l'équipe, l'implication des professionnels est considérable, une collaboration et un partenariat entre
l'université et les acteurs institutionnels de la gestion territoriale apparaissent fondamentales.
Cette spécialité s'appuie sur d'autres UFR de l'université de Nantes, pharmacie, sciences et techniques, droit,
science économique, gestion.
La formation est pertinente, ouverte, riche. Elle répond bien à la demande professionnelle.
La dimension recherche est nettement en retrait. L'approche fondamentale sur le fonctionnement des milieux
océaniques et littoraux gagnerait à être étoffée.
L'association avec la spécialité 2 paraît indispensable.
Points forts
•
Une bonne implication des professionnels.
•
L’approche pluridisciplinaire.
Points faibles
•
Les analyses fondamentales du fonctionnement des littoraux sont à développer.
•
Une association avec la spécialité 2 est à envisager.
Villes et territoires : politiques et pratiques de l’urbanisme
z
Appréciation : A
Cette spécialité prépare aux métiers touchant à la ville. La pluridisciplinarité est au centre de la formation
(droit, sciences politiques…). La formation est très cohérente, elle s'appuie sur de solides pôles de recherche. Le
cursus est intéressant, il associe cours, TD, voyages d'études, mise en situation professionnelle collective et
individuelle. Des ateliers de projet sont réalisés.
La professionnalisation est omniprésente, elle prime largement sur la formation recherche. Les débouchés sont
nombreux. La spécialité attire un nombre important d'étudiants. C’est une spécialité de qualité.
Points forts :
•
Une bonne cohérence du projet.
•
Le pôle de recherche est de qualité.
•
La professionnalisation est bonne.
Points faibles :
•
Developper la dimension européenne.
•
Etablir des relations plus étroites avec les formations équivalentes, ailleurs en France.
6
Habilitation des diplômes
Masters – Vague B
ACADÉMIE : NANTES
Établissement : Nantes
Demande n° 20081499
Domaine : Arts, lettres, langues
Mention : Langues étrangères appliquées
Avis Aeres
Appréciation (A, B ou C ): B
Avis global : (sur la mention et l’offre de formation)
La mention, à visée clairement professionnelle, offre quatre spécialités dont deux transformations et deux
créations. Cette reconfiguration apparaît globalement porteuse et oriente bien la formation vers des besoins,
régionaux en particulier. Les spécialités articulées proposent un bon éventail et sont assez bien choisies par rapport à
la population d’étudiants cible. La spécialité « Juriste trilingue » à cheval sur deux domaines est une innovation
prometteuse.
L’avis est favorable mais réservé pour le dossier en l’état : au niveau de la structure générale, il manque une
justification solide de la structure globale du master (LEA + LEA-Droit qui garde une structure tubulaire et n’offre pas
de passerelle pour les étudiants venant de LEA en M2) et une réflexion sur les mutualisations possibles au niveau du
M1. Un repositionnement de la spécialité « Logistique internationale » et un renforcement de l’équipe dans ce
domaine d’application est à penser. Le projet « Tourisme d’affaire international » est également à préciser.
On note également que les titres des spécialités ne traduisent pas aussi clairement l’orientation principale sur
les langues qui est un atout de cette formation. Il peut donc y avoir un risque de malentendu vis-à-vis d’étudiants
surtout attirés par la spécialisation professionnelle affichée en M2, plus que par les langues. Ce point est
d’importance dans la mesure où il s’agit là d’un point fort de la formation : la maîtrise des langues et la capacité à
travailler dans un environnement multiculturel est un atout, où des linguistes disposant d’une culture gestionnaire
trouvent des débouchés.
Les enseignements sont bien structurés, les contenus adaptés aux objectifs. La possibilité de s’orienter en M2
vers un master davantage tourné vers la recherche est envisagée pour les deux masters, même s’il n’y a pas de
formation à la recherche dans le master. Il est cependant difficile de juger de l’adéquation et de la qualité des
contenus dans la mesure où le programme des UE n’est pas détaillé.
Les effectifs des spécialités LEA sont conformes aux « standards », mais ceux de la formation LEA-Droit
paraissent relativement faibles : une attention particulière sera à porter à cette question, d’autant que les
mutualisations de cours en M1 avec d’autres masters ne sont pas mentionnées.
2
Le positionnement dans l’environnement académique – continuité du niveau L, LEA et bidisciplinaire -, semble
satisfaisant. L’équipe pédagogique comporte peu de personnels de rang A mais une adéquation des spécialités à
l’enseignement est assurée largement par l’intervention de professionnels. L’ouverture internationale apporte un bon
soutien à la formation.
Points forts :
•
Une formation M de LEA répondant à l’attente de la mention, bien intégrée dans le parcours LMD et
offrant des débouchés réalistes. Fortement structurée par un choix judicieux de domaines
d’application, en évolution, et susceptible de satisfaire la demande du marché du travail.
•
Une authentique formation M bidisciplinaire, LEA+Droit, avec les défauts mais les qualités de ce type
de positionnement.
•
L’ouverture internationale est clairement un atout des deux pans de la formation.
Points faibles :
•
La spécialisation dans les domaines d’application, compte tenu du volume horaire accordé aux
matières techniques et compte tenu de la production scientifique de l’équipe pédagogique
permanente du master. La formation aux matières d’application, qui requièrent des connaissances
techniques et dont l’évolution rapide suppose une veille active, repose beaucoup sur les
professionnels et les stages, ce qui ne garantit pas toujours la qualité des contenus, surtout au niveau
master.
•
Il s’agit de deux masters en un. Pourquoi présenter la 4ème spécialité dans le Master LEA sachant
qu’elle n’est pas accessible aux étudiants du M1 LEA ? Une séparation des deux formations, ou une
meilleure structuration de passerelles possibles, clarifieraient le périmètre et l’identité pédagogique
du diplôme.
•
Le positionnement de la spécialité « Logistique internationale » demande à être affiné.
•
Compte tenu de ce qui est présenté dans le dossier, il est impossible de porter un avis sur la spécialité
« Tourisme international ».
•
Master LEA-Droit : des effectifs relativement faibles en M1 et une structure tubulaire.
3
Avis par spécialité
Commerce international
z
Appréciation : A
Avis favorable pour cette spécialité classique des formations LEA qui bénéficie de l’expérience d’un DESS
depuis 2000 et a fait ses preuves, maintenant judicieusement étoffée sur la mention commerce.
Les objectifs professionnels et les débouchés sont classiques en commerce international ; l’insertion semble
bonne (mais les statistiques du dossier ne sont pas très claires). Il est difficile de juger de l’adéquation et de la
qualité des contenus des enseignements eux-mêmes dans la mesure où le programme des UE n’est pas détaillé. La
formation professionnelle est solide.
Les effectifs sont satisfaisants. L’équipe pédagogique est solide, surtout dans le domaine linguistique, mais le
dossier ne fournit pas d’information spécifique à la spécialité, à part son responsable.
Points forts :
•
Les langues et l’ouverture à l’international.
•
L’expérience de l’équipe.
•
La compatibilité avec la « culture » des étudiants de LEA.
•
Le taux d’insertion.
Points faibles :
•
La durée du stage (3 mois) est un peu courte.
•
La spécialisation repose sur les professionnels plus que sur les membres de l’équipe permanente (le
rang A ne figure pas dans l’encadrement).
Tourisme d’affaires international
z
Appréciation : C
En l’absence de précisions sur le projet, il n’est pas possible de donner un avis favorable à cette spécialité. Le
dossier est très incomplet, il pourrait être facomplété sans doute aisément.
Cette nouvelle spécialité pour les étudiants de LEA semble relativement cohérente par rapport à leurs
compétences et leur culture, et les objectifs professionnels bien ciblés. Il s’agit certainement d’un projet prometteur
et répondant à un besoin. Mais le dossier ne fournit aucun élément sur l’organisation du cursus ou le contenu des
enseignements. Le responsable de la spécialité relève de la 9ème section (Littérature française), ce qui semble peu en
adéquation avec la spécialité, comme l’indiquent également ses publications. Rien n’est dit sur l’adossement
recherche ou sur l’équipe pédagogique.
Points forts :
•
Une spécialité en phase avec LEA.
•
Des débouchés originaux.
4
Point faible :
•
Dossier incomplet au niveau de la structure pédagogique et des enseignements du cursus.
Juriste trilingue
z
Appréciation : B
Il s’agit d’une spécialité qui se place en continuité avec la licence bi-disciplinaire Droit-Langues, et qui semble
intéressante à développer dans son contexte de l’offre globale de formation. L’affichage est à clarifier
éventuellement : la formation semble privilégier le bilinguisme et prévoir le trilinguisme comme simple possibilité –
l’intitulé « bilingue ou trilingue » serait plus approprié.
L’avis est plutôt favorable pour cette formation aux objectifs pédagogiques clairs. Les contenus
d’enseignement permettent cependant difficilement de juger de leur adéquation et de leur qualité dans la mesure où
le programme des UE n’est pas détaillé (seul l’intitulé est donné, même dans l’annexe à la demande). Les stages
proposés sont également limités à un seul, en semestre 4, et les partenariats avec le milieu professionnel sont à
développer. S’agissant d’une création, aucune perspective n’est possible quant aux flux et à l’insertion mais les
débouchés semblent plausibles.
L’adossement recherche comporte 7 laboratoires mais le dossier ne fournit pas de précision sur la manière dont
ces laboratoires participent à la spécialité. La formation est portée par deux responsables compétents dans chacune
des deux spécialisations, et l’équipe pédagogique offre un bon encadrement.
Points forts :
•
Une initiative remarquable construisant un diplôme original et de qualité, où les langues trouvent une
application et le droit international un soutien nécessaire.
•
La cohérence du parcours LMD.
•
L’équipe est bi-disciplinaire et deux UFR compétentes portent le projet.
Points faibles :
•
La formation semble privilégier le bilinguisme et prévoir le trilinguisme comme simple possibilité. La
mention cependant implique le trilinguisme : un affichage plus clair serait nécessaire.
•
La question reste de savoir si les débouchés seront au rendez-vous. L’expérience est à tenter.
Logistique internationale
z
Appréciation : B
Peu de recul est possible à cette date sur cette spécialité ouverte en 2005-2006, mais les taux d’insertion
semblent d’ores et déjà très positifs. Dans cette situation favorable, un certain nombre de points paraissent possibles
à améliorer dans la maquette, et l’avis est globalement favorable mais avec quelques réserves.
Il s’agit d’une spécialité nouvelle pour les LEA, justifiée par le caractère international de la logistique et
répondant à un besoin. La logistique, compte tenu de ses aspects techniques et gestionnaires complexes, n’est
cependant pas une discipline « évidente » pour les LEA. Le positionnement de la spécialité doit par conséquent, être
plus clairement travaillé pour la rendre plus attractive vis-à-vis des étudiants de LEA et des recruteurs. Le titre de la
spécialité devrait également afficher plus clairement le caractère trilingue de la formation qui est un atout à
valoriser. L’équipe, solide en langues, est plus faible en logistique et devrait être renforcée dans ce domaine
d’application.
5
Les objectifs professionnels affichés sont liés à la gestion, l’organisation et au management de la chaîne des
opérations logistiques à dimension internationale. Ces débouchés, plausibles pour des étudiants ayant fait un M1 de
gestion, le sont moins pour des étudiants issus de la filière linguistes. Le contenu « spécialisé » du M2 est par ailleurs
un peu faible et le fait que la responsabilité d’enseignements logistique soit confiée à des professionnels pose le
problème du niveau académique des contenus. Si les aspects appliqués sont a priori garantis, les aspects théoriques le
sont moins. Il est également difficile de juger de l’adéquation et de la qualité des contenus dans la mesure où le
programme des UE n’est pas détaillé.
La formation professionnelle elle-même est bien organisée et le versant recherche a été ménagé dans le cursus
mais l’enseignement de langue ne comprend pas de complément de type « civilisation », ce qui peut manquer pour
des reconversions éventuelles.
Points forts :
•
La spécialité constitue un nouveau débouché pour les étudiants de LEA. Compte tenu de la dimension
internationale de la logistique, la maîtrise des langues et la double compétence sont donc un
positionnement intéressant. L’initiative est heureuse et répond à une demande.
•
Bonne implantation dans le milieu professionnel. Les placements sont très bons.
Points faibles :
•
Comme tous les diplômes LEA, le point faible est la spécialisation dans les domaines d’application,
compte tenu du volume horaire accordé aux matières techniques. Dans un domaine comme la
logistique, qui exige de solides connaissances en modélisation, en RO, en analyse de données et en
informatique, la culture des étudiants de LEA peut être un frein d’une part à l’orientation des
étudiants de LEA vers cette spécialité, d’autre part au recrutement des diplômés par les entreprises à
la recherche de profils plus spécialisés (issus de filières en sciences de l’ingénieur ou du management).
•
L’aspect culturel dans les langues manque un peu (pour des reconversions éventuelles).
•
Nombre d’inscrits relativement faible pour le moment.
6
Recommandations
•
Pour la mention dans son ensemble : construire une justification pédagogique plus solide de la
structure globale (deux masters en un, avec un master LEA-Droit tubulaire). Une séparation des deux
formations ou une meilleure structuration de passerelles possibles, clarifieraient le périmètre et
l’identité pédagogique du diplôme.
•
Renforcer l’adossement à une recherche spécifique.
•
Il est difficile de juger de l’adéquation et de la qualité des contenus dans la mesure où le programme
des UE n’est pas détaillé dans les dossiers par spécialités (seul l’intitulé est donné, même dans
l’annexe à la demande).
•
Le dossier de la spécialité « Tourisme d’affaires international » est à compléter.
•
Le positionnement de la spécialité « Logistique internationale » demande à être affiné. Une meilleure
valorisation de l’aspect linguistique serait utile dans cette réflexion. L’intitulé est à reconsidérer pour
éviter les malentendus possibles.
7
Habilitation des diplômes
Masters – Vague B
ACADÉMIE : NANTES
Établissement : Nantes
Demande n° 20081501
Domaine : Arts, lettres et langues
Mention : Information et communication
Avis Aeres
Appréciation (A, B ou C): A
Avis global : (sur la mention et l’offre de formation)
La palette de métiers à laquelle il forme embrasse large. Elle concerne les métiers et fonctions de chargé des
relations presse/publiques, de chargé de mission à la communication, de responsable de communication
externe/interne, de journaliste/rédacteur de presse d’entreprise, de chargé de communication
événementielle/projets culturels, mais aussi, dans un registre plus technique, de chargé de production, d’assistant,
de technicien PAO ou de maquettiste infographiste.
Les effectifs attendus sont réalistes.
L’équipe pédagogique est composée à part égale d’enseignants-chercheurs et de professionnels intervenant
ponctuellement sur leurs domaines de spécialité.
L’offre de formation ne concerne ici que des masters professionnels. Du coup, même si l’adossement à la
recherche est mentionné, il reste parfois un peu incertain, d’autant plus que des laboratoires de recherche différents
sont concernés par les formations. Les synergies possibles entre eux pourraient être plus visibles. Mais, les
enseignements théoriques ainsi que l’équipe pédagogique semblent être garants de la rigueur scientifique de ce
master, d’autant que les étudiants reçoivent une initiation à la recherche en communication. Il est d’ailleurs à noter
que plusieurs poursuites d’études ont débouché sur l’obtention d’un doctorat en infocom.
Ce master bénéficie d’une bonne cohérence d’ensemble, quant aux contenus, aux finalités professionnelles, à
l’équipe pédagogique. Les responsables ont su prendre en compte, tout à la fois, les exigences de contenu des
sciences de l’information et de la communication, et les nécessités techniques à même de favoriser l’insertion
professionnelle, ou la poursuite d’études dans une filière recherche. Il est adossé à une équipe pédagogique
pluridisciplinaire, il est parfaitement inséré dans le tissu professionnel local et régional, il s’inscrit, et dans son
recrutement et dans ses débouchés, dans une logique de partenariat avec les acteurs locaux, offrant cependant la
possibilité à ses étudiants de poursuivre leurs études. Toutefois, comme à chaque fois qu’il s’agit de créations,
l’adéquation de la formation aux débouchés et l’insertion professionnelle des étudiants devra faire l’objet d’un suivi
attentif de la part des responsables des formations.
2
Point fort :
•
Caractère innovant de deux des trois spécialités, formation à des problématiques porteuses.
Points faibles :
•
L’adossement à la recherche à mieux préciser sans doute.
•
L’absence de tronc commun entre les spécialités.
•
Les problèmes de présentation de la maquette, dans les documents transmis. Les erreurs, oublis ou
incohérences de forme relevés, rendent cette maquette difficile à exploiter. Il est décevant qu’un
diplôme formant des rédacteurs n’ait pas fait cet effort de lisibilité qui aurait mis le cursus en valeur.
3
Avis par spécialité
Eco design des usages et des services
z
Appréciation : B
Cohabilitation avec l’Ecole Nationale Supérieure d’Architecture de Nantes (ENSA) et l’Ecole Régionale des
Beaux-Arts de Nantes (ERBAN).
C’est une demande de création. Ce master propose une articulation innovante entre une pratique et un
développement des méthodes coopératives liées à l’ingénierie des services dans des secteurs spécialisés. Il développe
des compétences transversales chez des étudiants de formations différentes (Architecture, Beaux-Arts, Sciences de
l’information…). Il s’agit pour les étudiants de concevoir, de réaliser et de mettre en œuvre des services et/ou des
événements porteurs des nouvelles pratiques en mobilisant les technologies de l’information et les nouveaux
matériaux dans des secteurs variés d’activités. Les étudiants acquièrent les compétences dans : l’expertise d’un
contexte social, économique, culturel, l’établissement de préconisations sur les dispositifs à mettre en place en
fonction des objectifs recherchés, le conseil dans les domaines de l’économie, du développement durable des espaces
publics, l’utilisation des outils numériques de conception et de réalisation pour la création de nouveaux services, la
mise en place des actions de diffusion en réseaux via les TIC auprès des différents publics…
La spécialité peut apporter une spécialisation utile aux étudiants ayant fait un parcours de licence en
information communication, architecture ou arts plastiques.
Par l’intermédiaire du CERCI (EA 3824, Centre de Recherche sur les Conflits d'Interprétation) de l’Université de
Nantes, ce master pourra bénéficier d’un soutien dans le domaine de la recherche. Mais l’adossement à la recherche
gagnerait à être mieux précisé.
La question des débouchés réels de cet ambitieux pari de création d’un master vraiment transversal, reste
ouverte.
Points forts :
•
Caractère innovant de la formation dans un secteur en émergence, celui du développement durable et
de la communication.
•
Mise en projet des étudiants dès le début de la formation.
•
De nombreuses entreprises et institutions du secteur sont partenaires a priori de ce diplôme.
Points faibles :
•
Pour une formation de niveau master, on pourrait attendre que les enseignements en méthodologie de
gestion de projet ne portent pas seulement sur des TP ou des mises en situation.
•
La formation ne comporte pas l’élaboration d’un réel mémoire d’étude et de recherche, même si elle
propose d’associer les étudiants à des recherches-actions.
4
Information et communication dans l’espace local et régional
z
Appréciation : A
Diplôme en cohabilitation avec l’Université Catholique de l’Ouest (Angers) et dirigé par un de ses enseignants.
Transformation justifiée d’un cursus qui s’arrêtait à la maîtrise en cursus complet LMD en communication
généraliste, il s’agit donc de facto, d’une demande de création.
Il s’agit de former des généralistes de la communication événementielle, stratégique et locale. Les débouchés
sont classiques : chargés de communication et métiers connexes. La formation repose sur un tronc commun en M1 et
deux parcours en M2 (communication d’entreprises/management et marketing de l’événementiel local et régional).
Les effectifs prévus : 30 à 60 étudiants en M1, non renseigné en M2.
Appui sur l’équipe de recherche « Communication locale et identités » (IRFA-UCO).
Avis très favorable, la spécialité n’a pas d’équivalent au niveau de l’académie.
Rédacteur et concepteur de contenu multimédia
z
Appréciation : A
La spécialité a été créée récemment (en 2005). La formation correspond à des métiers émergents dans le
domaine de la communication numérique. Il s’agit de former des professionnels de la production de contenus, aussi
bien dans le domaine de la culture que pour les médias, et surtout des webjournalistes (avec une orientation presse
écrite ou audiovisuelle) ou des rédacteurs Web.
Les effectifs attendus sont corrects. En M1, 50 étudiants. En M2, 25 étudiants.
L’adossement à la recherche est prévu dans le cadre du CERCI (Centre d’Etudes et de Recherche sur les
Conflits d’Interprétation, EA 3824) et inclut la participation des étudiants à des projets de recherche appliquée.
Avis favorable, même si la spécialité est en concurrence avec d’autres formations régionales et qu’il lui faut
quelques années supplémentaires pour s’affirmer dans le domaine professionnel.
Points forts :
•
Affirmation claire de la dimension stratégique éditoriale en multimédia.
•
Partenariat fort avec le monde professionnel, avec des projets à dimension professionnalisante, un
stage de 1,5 mois en M1 et de 4 mois en M2.
•
Production d’un mémoire d’étude et de recherche en M2.
Point faible :
•
L’insertion professionnelle des étudiants peut rester fragile. L’insertion professionnelle des étudiants
du M2 en 2006/07 n’est pas excellente mais l’enquête effectuée reste partielle.
5
Recommandations
•
Lors de l’expertise, on a pu rencontrer de grosses difficultés à trouver les informations dans
l’ensemble hétérogène qui a été livré, tant d’un point de vue formel qu’en termes de logiciels. Le
dossier serait à reprendre pour être rationalisé et rendu parfaitement lisible.
6
Habilitation des diplômes
Masters – Vague B
ACADÉMIE : NANTES
Établissement : Nantes
Demande n°20081610
Domaine : Droit, économie, gestion
Mention : Droit économique
Avis Aeres
Appréciation (A, B ou C ): A
Avis global : (sur la mention et l’offre de formation)
La mention « droit économique » compte deux spécialités en M1, 4 en M2. Le projet vise à assurer la visibilité
d'une mention droit économique, dont certains éléments existaient précédemment (Droit économique communautaire
et international) au sein de la mention Droit public, ainsi que les M2 de Droit agro-alimentaire et de Droit Maritime et
Océanique qui sont rattachés au droit des affaires dans le quadriennal précédent.
S'agissant des objectifs et débouchés professionnels, les promoteurs de la mention entendent non seulement
œuvrer à la constitution (ou au maintien) d'un vivier de doctorants, mais aussi aider à l'acquisition par les étudiants de
compétences spécifiques favorisant leur insertion professionnelle.
Le choix d'une recomposition conduite à travers le prisme d'une approche plus économique du droit devrait
permettre de s'affranchir de la dichotomie, parfois stérilisante, privé/public. L’approche globale du droit économique
est un véritable atout. Les étudiants se doivent d'être des juristes polyvalents avant d’être des publicistes ou des
privatistes. Par ailleurs, le parti "méthodologique" visant à appréhender les problématiques faisant l'objet des diverses
spécialités à l'aune d'une analyse tenant compte des contraintes internationales et communautaires paraît très
pertinente. Ce souci de concevoir la formation dans un environnement très ouvert est singulièrement prégnant dans le
cas, par exemple, du Master juriste trilingue.
L'organisation pédagogique est dans l'ensemble cohérente et les contenus adaptés aux objectifs pédagogiques
sont assignés à la formation.
Selon les spécialités, l'adossement à la recherche répond à des choix dont les justifications sont plus ou moins
évidentes. La mention considérée bénéficiera toutefois de l'expérience d'une équipe pédagogique solide placée sous la
responsabilité d'un collègue très éminent.
2
Points forts :
•
Caractère transdisciplinaire de la formation procédant d'une judicieuse relativisation de la distinction
droit public/droit privé.
•
La combinaison droit économique/droit communautaire est très importante dans le contexte juridique
actuelle.
•
Ouverture internationale.
•
Les enseignements proposés sont adaptés aux objectifs.
Points faibles :
•
La démonstration de l’existence des flux annoncés devra être apportée.
•
Peu d’informations statistiques sur le devenir professionnel des étudiants.
L’avis est favorable.
3
Avis par spécialité
Droit des activités économiques
z
Appréciation : A
Une spécialité s'articulant autour d'un tronc commun d’enseignements assorti de deux options : "droit de la
concurrence et de la consommation" et "droit de l'agro-alimentaire". L’option "droit de la concurrence et de la
consommation" paraît sensiblement plus généraliste que la seconde.
Il s'agit d'une formation très professionnalisante, particulièrement dans sa dimension "agro-alimentaire", dont
les responsables se targuent d'avoir inséré 80 % des étudiants dans les trois mois suivant la fin de leurs études. Dans
cette perspective, on relève une bonne implication des professionnels ce qui constitue un gage d'adéquation des
enseignements aux attentes du marché.
La spécialité s'inscrit clairement dans la continuité d'un M1 bien conçu. Il y a là le signe d'une puissante volonté
de "filiérisation".
L'organisation pédagogique est cohérente et les contenus pédagogiques adaptés aux objectifs fixés.
Points forts :
•
Master reposant sur une équipe pédagogiquement « solide » dont l’expérience constitue un point fort.
•
Implication satisfaisante des professionnels dans l'équipe pédagogique.
•
Adaptation de la formation à l’environnement économico-juridique.
•
Profil de spécialisation porteur en termes de débouchés professionnels.
•
La sélection des étudiants et le nombre de ces derniers suffisamment restreint pour permettre de
délivrer des diplômes de qualité.
Point faible :
•
Pas de démonstration de la possibilité d’accroître le flux actuel (14) grâce à l’option concurrence et
consommation qui peut tout aussi bien affaiblir l’option droit de l’agroalimentaire.
L’avis est favorable. Le principal atout de cette spécialité est bien entendu sa dimension économique. Ce
rattachement transdisciplinaire est aujourd’hui indispensable. Ce Master permet ainsi de former des juristes de haut
niveau dans un domaine très spécifique. Les débouchés offerts semblent démontrer la qualité de la formation. Son
avenir paraît garanti.
Droit économique international et communautaire
z
Appréciation : B
L'objectif poursuivi ici est d’ « approfondir l'étude de la dimension internationale et communautaire du droit
économique, soit afin d’en devenir des spécialistes, soit afin de mieux comprendre les interactions existant entre le
droit économique interne et le droit économique international et communautaire ». Il est vrai que cette formulation
demeure vague (que faut-il entendre par " compréhension des interactions ") et affectée d'une contradiction interne
(le champ très vaste du droit économique paraissant interdire par essence la spécialisation).
4
La création d'un Master 2 Droit économique international et communautaire doit, et cet élément est de nature
à éclairer d'un jour favorable le projet, permettre aux étudiants des filières tant de droit public que de droit privé de
suivre une formation approfondie en droit économique international et communautaire.
Le dossier mentionne divers partenariats dont l'utilité est incontestable au regard des objectifs assignés
(notamment en termes d'insertion professionnelle). Il convient toutefois de nuancer le propos, en remarquant que
l'accueil que la Cour de justice de Luxembourg accorde aux étudiants nantais relève moins d'un "partenariat" que de la
politique de communication que cette institution conduit à destination de l'ensemble des formations en droit
communautaire lui adressant une demande en ce sens.
On note la volonté des promoteurs de ce diplôme de tenir compte des attentes du milieu socio-économique
local et régional. Se fondant sur une enquête de la CCI, le dossier examiné fait état des besoins des entreprises de la
Région (conseils juridiques ou d’informations réglementaires à l’international). Il met également en avant les dires du
Service Développement économique de la CCI de Vendée regrettant le manque de juristes de formation économique
capables de permettre l’accompagnement juridique des entreprises (notamment des Pays de l’Est). Il y a là
éventuellement le signe de l'émergence d'un gisement d'emploi.
Points forts :
•
Articulation droit communautaire/droit international économique.
•
Double finalité : recherche et professionnalisation.
Points faibles :
•
Un projet scientifique un peu vague.
•
Faible implication des professionnels dans la formation.
•
Débouchés professionnels identifiés de manière très générale.
Des objectifs scientifiques et des débouchés professionnels qui gagneraient à être précisés.
Droit et sécurité des activités maritimes et océaniques
z
Appréciation : A
Il s'agit d'une spécialité rare visant à former des juristes de haut niveau dans le domaine du droit et de la
sécurité des activités maritimes et océaniques.
Les objectifs et débouchés professionnels sont bien identifiés. Outre des emplois directement liés à l'objet de
la formation (administration des affaires maritimes, expertises maritimes, inspection des ports …), celle-ci permettra
aux étudiants se destinant à des trajectoires professionnelles plus classiques (avocature, magistrature …) d'acquérir
des compétences complémentaires susceptibles d'être aisément valorisées.
Cette spécialité s'inscrit dans une tradition ancienne d'enseignement du droit de la mer et des activités
maritimes à Nantes. Les responsables de ce master ont, en outre, développé d'étroites relations de partenariat avec
l'École de la marine marchande de Nantes, l'Administration des affaires maritime ou divers services portuaires. Ces
liens assurent à la formation une dimension très professionnalisante.
L'adossement à la recherche est satisfaisant dans la mesure où le diplôme s'appuie sur une équipe de très
grande qualité (EA 1165) déployant avec bonheur son activité dans une « niche » thématique comptant peu de
spécialistes.
5
Points forts :
•
Formation existant depuis 1966.
•
Véritable originalité disciplinaire visant à la formation de juriste de haut niveau dans un domaine très
spécifique.
Juriste trilingue
z
Appréciation : B
Il s’agit d’une spécialité qui se place en continuité avec la licence bi-disciplinaire Droit-Langues, et qui semble
intéressante à développer dans son contexte de l’offre globale de formation. L’affichage est à clarifier
éventuellement : la formation semble privilégier le bilinguisme et prévoir le trilinguisme comme simple possibilité –
l’intitulé « bilingue ou trilingue » serait plus approprié.
L’avis est plutôt favorable pour cette formation aux objectifs pédagogiques clairs. Les contenus
d’enseignement permettent cependant difficilement de juger de leur adéquation et de leur qualité dans la mesure où
le programme des UE n’est pas détaillé (seul l’intitulé est donné, même dans l’annexe à la demande). Les stages
proposés sont également limités à un seul, en semestre 4, et les partenariats avec le milieu professionnel sont à
développer. S’agissant d’une création, aucune perspective n’est possible quant aux flux et à l’insertion mais les
débouchés semblent plausibles.
L’adossement recherche comporte 7 laboratoires mais le dossier ne fournit pas de précision sur la manière dont
ces laboratoires participent à la spécialité. La formation est portée par deux responsables compétents dans chacune
des deux spécialisations, et l’équipe pédagogique offre un bon encadrement.
Points forts :
•
Une initiative remarquable construisant un diplôme original et de qualité, où les langues trouvent une
application et le droit international un soutien nécessaire.
•
La cohérence du parcours LMD.
•
L’équipe est bi-disciplinaire et deux UFR compétentes portent le projet.
Points faibles :
•
La formation semble privilégier le bilinguisme et prévoir le trilinguisme comme simple possibilité. La
mention cependant implique le trilinguisme : un affichage plus clair serait nécessaire.
•
La question reste de savoir si les débouchés seront au rendez-vous. L’expérience est à tenter.
6
Habilitation des diplômes
Masters – Vague B
ACADÉMIE : NANTES
Établissement : Nantes
Demande n°20081613
Domaine : Droit, économie, gestion
Mention : Analyse et politique économique
Avis Aeres
Appréciation (A, B ou C ): C
Avis global : (sur la mention et l’offre de formation)
L’accent est placé sur le « développement » et se décline, selon les trois spécialités, en « développement
durable » (DED), « développement européen et international » (DEEI), « développement local et de l’emploi » (DELE).
Points forts :
•
La rédaction d’un mémoire en M1.
•
La cohérence affichée des spécialités autour du thème du « développement ».
•
La spécialité « économie du développement local et de l’emploi ».
Points faibles :
•
L’intitulé général du Master, qui a été modifié, semble trop géneral alors que toutes les spécialités
font référence au « développement ». Un titre plus « lisible », précis et informatif, incluant ce mot de
« développement », serait souhaitable.
•
Organisation très inégale des enseignements selon les spécialités, la spécialité la plus cohérente étant
celle, professionnelle, du « développement local et de l’emploi ».
En raison des motifs développés ci-dessus et dans les fiches spécifiques aux spécialités, et malgré la cohérence
affichée au niveau des intitulés, l’avis est défavorable, sauf modification des maquettes des spécialités relatives au
« développement durable » et au « développement européen et international ».
2
Avis par spécialité
Développement économique européen et international
Appréciation : C
Points forts :
•
Accent sur les langues vivantes.
•
Semestre à l’étranger.
Points faibles :
•
L’aspect « européen », qui est souligné dans le titre, semble un peu anecdotique.
•
Très faible différenciation entre la filière recherche et celle professionnelle : seul le choix entre
mémoire et stage semble partager ces voies.
•
Nombre et qualité des intervenants extérieurs, notamment en provenance du monde de la banque et
de la finance ? (Aucun détail n’est fourni à ce sujet).
•
Aspect trop général des enseignements dispensés au premier semestre à Nantes. Pas de détails sur le
contenu des études à l’étranger (second semestre).
Il semblerait que la spécialisation des étudiant(e)s soit insuffisante au regard des débouchés affichés (le M1
ayant une structure généraliste traditionnelle en science économique).
Economie du développement local et de l’emploi
Appréciation : A
La spécialité permet l’acquisition de connaissances théoriques et pratiques sur les problèmes de l’emploi et
leur environnement institutionnel. Elle permet égalament l’exercice à la responsabilité opérationnelle dans le
développement local. Organisation de projets, travail en équipe.
Points forts :
•
Programme professionnalisant, aux enseignements bien ciblés, tant économiques qu’institutionnels et
juridiques.
•
Nombreux intervenants extérieurs, de provenances diverses.
Points faibles :
•
Il est fait mention, dans le point 5 du projet, d’une « orientation recherche » : mais elle est toute
formelle, dans une formation essentiellement professionnelle.
•
Apparemment, l’enseignement d’au moins une langue vivante est abandonné ici. Cela peut être
pénalisant, même au niveau « local »...
3
Economie du développement durable
Appréciation : C
Thème porteur et important (mais que beaucoup d’Universités tentent, semble-t-il, de promouvoir
actuellement).
Points faibles :
•
Peu de différenciation entre les parcours « recherche » et « professionnel ».
•
L’aspect « professionnel » semble marginal dans la formation.
•
Faible volume horaire consacré aux interventions d’intervenants extérieurs.
•
Le programme des enseignements, même relevant d’un parcours « recherche », ne semble pas
convaincant.
L’avis est défavorable, si l’organisation du projet demeure en l’état.
4
Habilitation des diplômes
Masters – Vague B
ACADÉMIE : NANTES
Établissement : Nantes
Demande n°20081615
Domaine : Droit, économie, gestion
Mention : Comptabilité contrôle audit
Avis Aeres
Appréciation (A, B ou C ): C
Avis global : (sur la mention et l’offre de formation)
La mention vise à former aux métiers de l’expertise comptable, de l’audit et du Contrôle de Gestion. L’intitulé
de la mention pose un problème de principe.
Point fort :
•
Equipe pédagogique et l’équipe de recherche sous-jacente.
Point faible :
•
Effectifs étudiants à renforcer.
L’évaluation globale C se justifie par le problème de l’architecture de la mention et de sa dénomination. Il
faut rappeler en effet que l’appellation CCA est indissociable de l’attribution de dispenses pour les examens
comptables nationaux (DCG et surtout DSCG). Or ces dispenses sont accordées à des parcours qui destinent les
étudiants aux métiers de l’expertise comptable et de l’audit et qui sont de véritables parcours dédiés à ces métiers.
Ici, l’Université de Nantes retient une appellation CCA au niveau de la mention qui englobe d’une part une spécialité
Comptabilité-Audit, mais aussi une spécialité Contrôle de Gestion. Cette dernière, placée sous le chapeau CCA, peut
ainsi faire bénéficier ses étudiants des dispenses accordées aux appellations CCA alors qu’elle ne destine en rien les
étudiants aux métiers de la Comptabilité. Par exemple, la spécialité ne comporte aucun enseignement juridique ou
fiscal. Cela paraît totalement contradictoire avec la doctrine jusqu’ici retenue par la Commission consultative auprès
du Ministre pour la formation professionnelle des experts-comptables. Le maintien de cette organisation exigerait dès
lors de l’Université de Nantes qu’elle refasse passer son dossier devant la dite Commission pour faire valider cette
architecture et ses dispenses. Aussi, afin d’éviter cette situation, il paraît préférable de modifier l’intitulé de la
mention qui pourrait être « Comptabilité et Contrôle de gestion » et de limiter l’appellation « Comptabilité-ContrôleAudit » - qui est aujourd’hui en quelque sorte « labellisée » - à la seule spécialité véritablement dédiée à la
2
préparation aux métiers de l’expertise comptable et de l’audit et qui, seule, justifie l’attribution de dispenses
d’épreuves avec les examens comptables nationaux.
3
Avis par spécialité
Comptabilité audit
z
Appréciation : C
Les objectifs sont corrects. Il s’agit de la spécialité classique préparant aux métiers de l’expertise comptable
et de l’audit sur la base des anciennes MSTCF.
La spécialité présentée est une spécialité classique de préparation aux métiers de l’audit et de la comptabilité
de type CCA telle qu’on la rencontre dans une petite trentaine d’Universités françaises. La difficulté réside ici dans
l’appellation de la spécialité qui doit être revue impérativement. (Voir Recommandations sur la fiche d’évaluation de
la mention). Cette exigence incontournable justifie l’évaluation globale.
On attirera l’attention des responsables de la spécialité sur le fait que l’éventualité d’une délocalisation de la
formation au Bénin et au Vietnam suppose le dépôt d’un dossier en Commission consultative pour faire valider les
dispenses avec les examens comptables nationaux.
Contrôle de gestion
z
Appréciation : A
Il s’agit d’une spécialité cohérente qui ne pose pas de difficulté particulière. Il est effectivement souhaitable
que les effectifs se renforcent un peu par rapport au passé. Le positionnement de la spécialité dans une mention dont
l’appellation doit cependant être modifiée est bon.
Points forts :
•
Equipe pédagogique.
•
Adossement à une équipe de chercheurs reconnus dans le domaine.
•
Professionnalisation.
•
Initiation à la recherche.
Points faibles :
•
Insertion des étudiants.
•
Flux attendus.
4
Habilitation des diplômes
Masters – Vague B
ACADÉMIE : NANTES
Établissement : Nantes
Demande n° 20081616
Domaine : Droit, économie, gestion
Mention : Santé - social
Avis Aeres
Appréciation (A, B ou C): A
Avis global : (sur la mention et l’offre de formation)
Il s’agit d’une demande de renouvellement pour les parcours professionnels « Ingénierie et gestion des
interventions sociales » et « Santé publique et management des services de santé », et d’une demande de création
pour les parcours Recherche « Santé publique et management des services de santé » et la spécialité « Soins primaires
et santé des populations ».
Ce master est cohérent avec l’environnement de l’université de Nantes et les structures présentes dans cette
région (Ecole Nationale de Santé Publique de Rennes, Centre de Recherche en Gestion Nantes Atlantique, Ecole des
Mines de Nantes).
Adossé sur une expérience forte de formation de cadres dans le domaine sanitaire et social, le domaine
couvert par ce master s’élargit au management des services de santé et à la recherche sur les services ou systèmes de
santé. Plusieurs possibilités de débouchés professionnels et plusieurs thématiques de recherche sont proposées dans
ce master qui couvre le champ de l’organisation, de la gestion, de l’intervention et de la recherche dans le domaine
sanitaire et social.
Points forts :
•
Les objectifs scientifiques sont clairement établis dans le domaine des sciences sociales (sciences de
gestion, économie, psychologie, sociologie, philosophie) et des sciences de santé publique
(épidémiologie, économie de santé, prévention...).
•
L’intégration originale du master et du CAFDES ou du master et du DEIS en étroite collaboration avec
les acteurs régionaux de la formation au travail social.
•
La bonne implantation du master professionnel de management des services de santé.
•
L’ouverture du master sur la formation continue.
•
L’ancienneté de la spécialité « Ingénierie de l’intervention sociale ».
2
•
Le projet scientifique est pertinent mais une étude des flux attendus et des débouchés professionnels
est nécessaire pour mesurer et objectiver la nécessité de positionner cette filière de recherche en
médecine générale, au niveau d’une spécialité ou bien au niveau d’un parcours d’une spécialité.
•
La recherche d’autres partenaires scientifiques au niveau national et international, par exemple en
santé publique, est nécessaire.
•
L’équipe est très complète et suffisamment diversifiée pour aborder les théories et les méthodes
envisagées dans ce master.
•
La diversité des enseignants tant dans leur appartenance académique que dans leurs implantations
professionnelles est en pleine cohérence avec la variété des terrains professionnels et des objets de
recherche concernés par cette thématique.
•
La richesse des contenus pédagogiques et leur facilité d’intégration permet des parcours satisfaisant
pour chaque objectif professionnel.
•
Les terrains de stage sont nombreux et la reconnaissance nationale de certaines formations
professionnelles est un atout.
•
Les relations explicites qui existent avec des universités en Norvège, Ecosse, Angleterre, Italie,
Belgique et Madagascar.
•
La part entre le tronc commun et les UE spécifiques est équilibrée.
•
90 étudiants sont attendus dans les différentes spécialités avec un recrutement portant sur CV et
lettre de motivation.
•
Plusieurs débouchés très précis sont identifiés notamment pour les cadres du travail social et de
l’intervention sociale mais aussi dans les domaines de recherche (chargés d’étude, enseignants
chercheurs...).
Points faibles :
•
La faiblesse de l’adossement Recherche : le tissu scientifique et la notoriété de certaines équipes de
recherche peuvent paraître moins convaincant que le contenu pédagogique.
•
Il n’existe pas de comité de pilotage de la mention du master garantissant une cohésion de la mention
et de son organisation pédagogique, au sein d’un assemblage regroupant UFR médicale, UFR
psychologie et différents partenaires.
•
Le faible niveau de recrutement pour une mention (45 étudiants envisagés en M1, dont seulement 25
en formation initiale), alors que la base du recrutement concerne théoriquement toutes les licences
(SHS, SST, SJES).
•
Des dynamiques individuelles fortes mais pas encore constituées en dynamique collective (d’équipe
pouvant accueillir des doctorants).
•
La part relativement faible accordée aux méthodes quantitatives.
3
Avis par spécialité
Gestion des organismes de protection et d’assurance sociale
Voir l’avis de la mention « Gestion et administration publiques », dossier de demande n°20043480 de
l’établissement de Nantes.
Ingénierie et gestion des interventions sociales
z
Appréciation : A
La spécialité « IGIS » présente deux parcours « MOIS » (Management) et « CDIS » (Conseil). Elle propose une
intégration avec les deux diplômes phares du travail social du CAFDES et du DEIS, tous deux de niveau 1. Elle dispose
d’une notoriété dans la formation à l’intervention sociale, liée à l’ancienneté de son implantation s’appuyant sur la
capitalisation de l’expérience de la MST « Intervention et développement social ».
L’« IGIS » se situe sur un secteur d’activité en développement, ouvrant des perspectives intéressantes de
débouchés professionnels, tant sur le plan de la direction d’établissements que sur le plan des métiers de conseil et
d’assistance au pilotage et à l’évaluation des politiques publiques sociales.
Il s’agit d’un très bon parcours professionnel qui bénéficie d’une solide expérience et qui est très attractif
auprès des étudiants.
Points forts :
•
L’ancienneté et la connaissance du champ de l’intervention sociale (bon réseau de partenaires, appui
sur des diplômes anciens MST…).
•
La professionnalisation de la formation (stage, intervenants extérieurs, comité de pilotage
pédagogique, méthodes pédagogiques, études de cas…).
•
Le contenu est pluridisciplinaire en accord avec les exigences professionnelles des métiers de
direction et de conseil visés ; le contenu pédagogique est bien adapté.
•
L’équilibre entre la mutualisation et la spécialisation des deux parcours.
•
L’accompagnement des étudiants dans leur projet individuel de formation (atelier de suivi…).
•
La spécialité est largement ouverte à la formation continue (aménagement pédagogique d’une
semaine par mois).
•
Les stages sont bien adaptés aux débouchés.
•
Les liens avec l’Ecole Nationale de Santé Publique, avec l’ARRIFTS, l’IFRAMES, l’ENSO.
•
La visibilité concernant l’adossement à la recherche est satisfaisante.
•
L’équipe pédagogique est bien adaptée et expérimentée dans le domaine.
•
Les flux d’étudiants sont corrects avec 35 à 40 étudiants par an.
•
Le bilan du devenir des étudiants fait état d’un taux de réussite de 75 à 80 % sachant 95 % des
diplômés intègrent une activité professionnelle.
Points faibles :
•
L’adossement à la recherche est limité.
•
La description de l’UE stage n’est pas assez documenté (lieu, thème, tutorat…).
•
L’intégration du master avec le CAFDES et le DEIS est insuffisamment renseignée.
4
•
Le dossier ne comporte pas d’information sur l’offre de formation en matière d’enseignement à
distance.
•
Le dossier manque d’un tableau récapitulatif des transformations opérées entre la version 2006 et la
version 2008.
•
Le responsable du parcours n’est pas précisé.
Santé publique et management des services de santé
z
Appréciation : Parcours professionnel = A, Parcours Recherche = C
Cette spécialité propose de créer un parcours recherche en évaluation et gestion des services de santé. Son
objectif est de former des médecins aux principes de la nouvelle gouvernance.
L’appréciation est favorable pour le parcours professionnel « HLPS ». Toutefois, il serait souhaitable qu’un
comité pédagogique « professionnel » en M2 soit constitué pour valider le contenu des parcours et proposer des
réorientations. Des partenariats avec le secteur privé et le secteur médico-social (proche du sanitaire, ex/ EHPAD)
pourraient être trouvés pour élargir le recrutement. De même, l’accueil d’étudiants issus de la formation continue
devrait être renforcé afin de promouvoir les mobilités professionnelles. Enfin, il serait souhaitable d’établir des
conventions avec le CHU.
L’avis pour le parcours recherche « REGES » est défavorable. Il est indispensable de préciser et de
constituer auparavant une équipe solide (HDR…) labellisée, avant de proposer un parcours Recherche. Le projet
scientifique de cette équipe devrait apparaître clairement dans le dossier et démontrer que l’équipe n’est pas une
agrégation de dynamiques individuelles mais bien une dynamique collective. Peut-être qu’à mi contrat, la demande
pourrait être réévaluée, en fonction de l’appui scientifique reçu par l’Université de Nantes dans le cadre du
quadriennal et des progrès accomplis pour former une équipe de recherche sur le thème. Un rapprochement avec la
spécialité Recherche « Soins primaire et santé des populations » serait judicieux du point de vue de l’organisation
pédagogique, de la mutualisation des unités d’enseignement, de l’individualisation des parcours des étudiants, du
projet scientifique de recherche en santé publique.
Points forts :
•
Le parcours professionnel « HPLS ».
•
L’appui sur l’ancienneté du master « MSS-PNEI » ouvert en 2004, dont les résultats en termes
d’insertion sont très bons.
•
La formation répond à un besoin croissant d’amélioration des compétences gestionnaires dans le
milieu sanitaire.
•
Le rapprochement avec la spécialité « Ingénierie et gestion des interventions sociales » est judicieux
en termes de mutualisation des moyens, de proximité des contenus et métiers identifiés, et
d’opportunités d’individualisation des parcours des étudiants.
•
L’approche pédagogique pluridisciplinaire en 1ère année, puis spécialisée en 2nd année, est cohérente.
•
La place laissée à la professionnalisation (stage, suivi des étudiants, recherche-action…) est gage
d’une bonne insertion future des diplômés.
•
Le devenir des diplômés est satisfaisant pour le parcours professionnel.
Points faibles :
•
L’adossement à la recherche est inexistant : Il n’existe pas encore d’équipe de recherche constituée.
De plus, le nombre potentiel de HDR est très faible.
•
Les partenaires sont identifiés sans précision de la nature de ces partenariats (conventions…).
5
•
Il existe des dynamiques individuelles fortes mais pas encore constituées en dynamique collective.
•
Le flux attendu est de 10 étudiants en parcours professionnel et de 10 en parcours Recherche.
•
Il n’y a pas d’option.
Soins primaires et santé des populations – spécialité Recherche
z
Appréciation : B
Les objectifs pédagogiques consistent à former des chercheurs en soins primaires maîtrisant les bases
conceptuelles en bio-psycho-social et les méthodes scientifiques quantitatives et qualitatives de l’épidémiologie et
des sciences humaines et sociales. Une étude des flux attendus et des débouchés professionnels est nécessaire pour
mesurer et objectiver la nécessité de positionner cette filière de recherche en médecine générale au niveau d’une
spécialité ou bien d’un parcours d’une spécialité. Il serait nécessaire de réaliser une réorganisation pédagogique pour
permettre des individualisations des parcours, des mutualisations avec d’autres spécialités du master mention santésocial. Un rapprochement avec le parcours Recherche « REGES » serait judicieux du point de vue de l’organisation
pédagogique, de la mutualisation des unités d’enseignement, de l’individualisation des parcours des étudiants, du
projet scientifique de recherche en santé publique.
Points forts :
•
Le projet pédagogique de la 2nd année est clairement exprimé (bases conceptuelles, outils
scientifiques, démarche de recherche et production scientifique).
•
Les partenariats sont identifiés avec des UFR et des équipes d’accueil sur l’ensemble du territoire
national.
•
La méthode retenue pour la formation à la recherche repose principalement sur une formation
conceptuelle (1 semaine par mois) pour acquérir les bases de la sociologie, de l’anthropologie, de
l’épidémiologie et les méthodes scientifiques associées, ainsi que sur une formation pratique (stage
dans une unité labellisée) conduisant à la rédaction d’un article scientifique.
•
La formation s’inscrit sur deux domaines « SST » et « SHS », dans une démarche transversale
rapprochant UFR de psychologie et de sociologie d’une part, et UFR médicale (département de
recherche en médecine générale) d’autre part. Cette offre n’a pas d’équivalent sur Nantes.
Points faibles :
•
L’absence de flux attendu d’étudiants en amont comme en aval.
•
Une codirection uniquement médicale d’une spécialité qui se veut à l’intersection « SHS » et « SST ».
•
L’absence d’adossement Recherche en santé publique auprès d’équipe recherche de ce domaine.
•
L’absence de mutualisation des enseignements en 2ème année.
•
L’absence de possibilité d’individualisation des parcours (UE optionnelles, semestrialisation).
•
Les contenus sont très disparates sous prétexte de multidisciplinarité.
•
Le bilan du devenir des étudiants n’est pas organisé.
•
Les liens pédagogiques avec d'autres écoles et instituts impliqués dans la formation ne sont pas
mentionnés.
•
L’équipe pédagogique a une expérience de la recherche très faible.
6
Recommandations
•
Rapprocher le parcours Recherche « REGES » de la spécialité « Santé publique et management des
services de santé » et la spécialité Recherche « Soins primaires et santé des populations » permettrait
de tester la solidité du flux attendu et des débouchés professionnels, de mutualiser les enseignements
d’épistémologie, de santé publique, soins primaires et de méthodologie de la recherche (coût
moindre, émulation plus forte…) et d’offrir l’opportunité d’individualisation des parcours étudiants en
deux domaines de recherche « Médecine générale et soins primaires » et « Gestion et évaluation des
services de santé ». Ce rapprochement doit être préparé et envisagé éventuellement à mi-parcours
selon le degré de renforcement de l’adossement recherche des deux projets.
•
Pour la spécialité « Santé publique et management des services de santé » :
o
•
Une réévaluation à mi-parcours pourrait être envisagée selon l’évolution du renforcement
envisagé par l’université de Nantes sur cette thématique de recherche.
Pour la spécialité « Soins primaires et santé des populations » :
o
Une étude des flux attendus et des débouchés professionnels est nécessaire pour mesurer et
objectiver la nécessité de positionner cette filière de recherche en médecine générale au
niveau d’une spécialité ou bien d’un parcours d’une spécialité.
o
Réaliser une réorganisation pédagogique pour permettre des individualisations des parcours,
des mutualisations avec d’autres spécialités du master mention santé-social.
o
La rapprocher du parcours Recherche « REGES » du point de vue de l’organisation
pédagogique, de la mutualisation des unités d’enseignement, de l’individualisation des
parcours des étudiants, du projet scientifique de recherche en santé publique.
7
Réponse du président
Nantes, le jeudi 29 mai 2008
N/Réf. : YL/GLD/2008-01/n°544
Copie : Monsieur Jacques Bourdon
Monsieur Alain Menand
Directeur de la section des formations et des
diplômes
AERES
20 rue Vivienne
75002 Paris
Monsieur le Directeur,
Suite à votre courrier du 29 avril 2008 sur l’évaluation des Masters présentés par l’Université de
Nantes, je vous prie de trouver ci-joint la réponse de l’Université. Deux documents accompagnent
cette lettre :
Une réponse globale de l’Université de Nantes sur les grands axes de progression notés par les
experts ainsi qu’une réponse aux avis défavorables (C).
Une annexe comportant, domaine par domaine, des réponses plus précises aux remarques des
experts sur les mentions et spécialités évaluées (B) et (C).
Je tiens à remercier, au nom de l’Université de Nantes, les experts, pour la qualité du travail
effectué.
Je vous prie de croire, Monsieur le Directeur, en l’assurance de mes sentiments les meilleurs.
Université de Nantes
Réponse AERES-Masters
Préambule :
L’offre de formation niveau master soumise à l’expertise de l’AERES a été élaborée en
veillant au respect des objectifs suivants (note de cadrage formation interne : septembre 2006)
– éviter les redondances ou concurrences internes dans le cas d’une offre multiple dans un
même secteur disciplinaire, tout en parvenant à une complémentarité ; la recherche de
mutualisations et de passerelles a été une exigence constante.
– concevoir l’offre de formation en relation étroite et en cohérence avec l’offre de
recherche, dans le cadre des axes stratégiques définis par l’établissement ;
– offrir une formation de haute qualité en lien avec une grande exigence académique et le
souci d’une insertion réelle.
Le résultat global, au niveau de l’établissement, met en évidence que l’université de Nantes
propose une offre de qualité, comme le montre le tableau suivant :
Mentions
Spécialités
A
20
60
B
8
47
C
3
12*
Le présent courrier de réponse traitera, tout d’abord, des axes généraux dégagés de l’analyse
des expertises, ensuite seront abordés les cas spécifiques dont l’expertise est défavorable c'està-dire C. Une annexe générale présente, par domaine de formation, des réponses plus précises
pour les avis B et C.
L’université souhaite attirer l’attention sur la mention « Finances et Affaires Internationales »
pour laquelle existe une erreur dans les avis transmis. Une lecture attentive du contenu des
avis montre une inversion des avis. Ainsi, ce n’est pas la spécialité « gestion des risques et
clientèle entreprise » qui est C mais la spécialité « Banque, chargé de clientèle
professionnels ». L’Université répondra donc sur cette spécialité.
1. Les axes généraux de l’expertise
Les avis et recommandations de l’AERES rencontrent un certain nombre d’objectifs que
l’Université de Nantes a choisi de développer en priorité dans son projet de contrat
quadriennal 2008-2011. Quatre thématiques transversales relevées par les experts constituent
des priorités particulières de l’établissement pour 2008-2011.
1.1. La professionnalisation des formations
Préparer à l’insertion professionnelle des étudiants est une des orientations stratégiques de
l’Université de Nantes depuis la mise en place du LMD. Constatant un retard en termes de
professionnalisation de son offre de formation, retard souligné d’ailleurs par le comité
d’évaluation, l’Université de Nantes a doublé l’offre de formation professionnalisante en
2004. Pour le contrat à venir, la ligne stratégique impulsée visait à conforter cet axe et à
limiter le nombre d’ouverture. Des discussions suivies avec la DGES ont permis d’aboutir à
une offre équilibrée pour une université de la taille de celle de Nantes.
01/07/2008
1
Université de Nantes
Réponse AERES-Masters
Pour autant l’Université de Nantes peine à assurer le suivi de l’insertion des étudiants
nécessaire à une bonne adéquation de l’offre de formation master.
C’est pourquoi, dans le cadre de son projet de contrat pluriannuel l’université a souhaité
porter ses efforts sur :
– l’identification des formations en terme de métiers cibles et d’acquisition de
compétences, afin que nos diplômes soient reconnus par les acteurs économiques et
sociaux ; dans cette perspective, le travail sur la déclinaison des diplômes sous forme de
compétences et la mise en place d’un « carnet de route universitaire et professionnel »
doit aider les étudiants à mieux se positionner à l’issue de leur formation ;
– L’intégration d’unités d’enseignement préprofessionnelles dans les cursus, le contenu de
ces unités pouvant évoluer pour s’adapter aux besoins ;
– L’association des professionnels à la définition des contenus, à l’évaluation et au suivi
des formations par la mise en place de conseil de perfectionnement au plus proche des
mentions.
– le développement de partenariats et de conventions pour favoriser les stages des
étudiants ;
– le suivi de l’orientation et de l’insertion professionnelle des étudiants par une
restructuration et un renforcement important du SUIO appelé à devenir une direction de
l’orientation, des stages et de l’insertion.
1.2. Internationaliser les formations
L’Université de Nantes est engagée dans une dynamique d’internationalisation des
formations : 13 nouvelles formations à double diplôme ont été créées durant le quadriennal
2004-2007 ; 3349 étudiants étrangers ont été accueillis en 2006-2007, soit 10,46% des
effectifs étudiants contre 8% en 2002-2003. La mobilité sortante, même si elle a doublé
durant le quadriennal 2004-2007, reste insuffisante (2,71% des effectifs étudiants seulement
sont aidés financièrement). Des structures innovantes dédiées à la politique internationale
(Conseil Universitaire des Relations Internationales, commissions de secteurs géographiques,
Institut de Recherche et Formation en Français Langue Etrangère, Maison des Echanges
Internationaux et de la Francophonie) permettent d’envisager l’amélioration de l’accueil et de
l’accompagnement des étudiants et des chercheurs étrangers et la préparation de la mobilité
sortante.
L’Université de Nantes entend poursuivre et intensifier une politique ambitieuse de relations
internationale pour accroître l’attractivité et la reconnaissance européenne et internationale de
ses formations au niveau master :
– en structurant une politique globale de l’enseignement des langues pour non spécialistes,
– en développant la qualité des formations, en cohérence avec les spécificités des
laboratoires de recherche et la qualité de l’insertion professionnelle, avec des
expérimentations en anglais,
– en développant des formations en co-diplômation, avec pour objectif de voir accréditer
au moins un master Erasmus Mundus par domaine de formation pour le prochain
quadriennal,
– en développant l’aide à la mobilité sortante et entrante des étudiants.
Enfin l’université de Nantes propose depuis 2004 un label international. Ce concept
correspond à l’intégration de la mobilité internationale des étudiants dans la structure
pédagogique des programmes de formation. L’objectif est de faire en sorte, qu’à terme, tout
étudiant ayant obtenu le diplôme de master ait bénéficié d’une expérience de formation
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Université de Nantes
Réponse AERES-Masters
universitaire internationale d’au moins un semestre (unités d’enseignement et/ou stage). Cette
expérience doit être validée dans le diplôme de master et valorisée à travers le supplément au
diplôme par la mention de la spécificité de la formation dispensée à l’étranger.
1.3. Une démarche qualité
De manière générale, l’Université de Nantes a souhaité s’engager dans une démarche plus
qualitative que quantitative sur l’ensemble de ses diplômes.
– en généralisant l’évaluation interne et externe des enseignements, des formations et de
l’insertion afin de prendre des décisions étayées, le quadriennal qui s’achève à vu la
mise en place d’un outil d’évaluation informatisé qui a vocation à se déployer dès 20082009.
– en renforçant l’accès à la documentation pour les étudiants,
– en organisant et structurant le suivi des parcours des étudiants au sein de chacune des
formations.
1.4. La gestion des flux d’étudiants
Dès 2003, le Conseil d’Administration de l’Université a statué sur les seuils minimum pour
l’ouverture des formations et au-delà des Unités d’enseignements. Cette décision avait été
rendue nécessaire pour une bonne maîtrise des heures complémentaires, tout en préservant la
possibilité à l’Université de soutenir des filières stratégiquement nécessaires mais à faible flux
d’étudiants. Le Conseil d’Administration actuel devra tout naturellement revoir les seuils
d’ouverture dans la perspective de l’offre de formation 2008-2011.
2. Les expertises défavorables
Seront traitées dans un premier temps, les trois mentions ayant reçu un avis défavorable (C)
ainsi que les spécialités de ces mentions. Dans un second temps, l’argumentaire de
l’Université portera sur les spécialités C (hors celles des mentions C) par domaine de
formation.
2.1. Les mentions ayant un avis défavorable (C)
Trois mentions ont un avis C après expertise : « Comptabilité, contrôle, audit », « Analyse et
politique économique » et « Sciences mécaniques appliquées », toutes trois importantes pour
l’Université de Nantes de par leur positionnement.
2.1.1. Mention « Comptabilité, contrôle, Audit »
Il s’agit pour cette mention d’un problème d’intitulé à la fois de la mention et des spécialités.
L’Université de Nantes, en accord avec le responsable de la mention, souscrit pleinement à
l’avis donné par les experts. Le parcours CCA a été construit dès 2007 et a obtenu de la
commission nationale compétente toutes les dispenses possibles pour l’obtention du diplôme
professionnel « Diplôme Supérieur de Comptabilité et de Gestion » (DSCG). Dans un second
temps il est apparu judicieux d’offrir aux étudiants deux parcours professionnels au sein d’une
seule mention.
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Université de Nantes
Réponse AERES-Masters
Ce parcours comporte un tronc commun d’enseignements important au premier semestre du
Master 1 puis une spécialisation de plus en plus poussée les semestres suivants, l’une
conduisant aux métiers de l’expertise comptable, l’autre au métier de contrôleur de gestion. Il
a, de plus, été envisagé à terme d’ouvrir une troisième spécialisation qui offrirait aux étudiants
la voie des métiers de l’audit. Ceci explique le choix erroné de la mention telle qu’elle a été
proposée.
Nous adoptons l’intitulé suivant pour la mention : « Comptabilité et contrôle ».
Les intitulés suivants seront retenus pour les deux spécialités :
– « Comptabilité, Contrôle, Audit ».
– « Contrôle de Gestion ».
2.1.2. Mention « Analyse et politique économique »
La mention « Analyse et Politique Economique » a été expertisé C. Ce master porte 3
spécialités dont deux ont été expertisées C. La réponse concerne dans un premier temps la
mention et ensuite les deux spécialités :
L’intitulé du Master est jugé trop général et insuffisamment précis et informatif. Le
nouvel intitulé « Analyse et Politique Economique » du Master « Economie et Gestion du
Développement Durable » vise, d’une part, à se conformer aux recommandations du Comité
d’Expertise Pédagogique des Projets d’Etablissement (CEPPE) par le choix d’un nom de
mention dans la liste qu’il a proposé et, d’autre part, à refléter un changement dans son
contenu. Par l’inclusion du terme Analyse économique, nous voulons renforcer l’identité
disciplinaire et fonctionnelle du diplôme vis-à-vis de nos futurs diplômés et de l’ensemble des
acteurs de la vie économique et sociale (entreprises, organismes et administration)
susceptibles de les employer. Le terme Politique renvoie à l’analyse des politiques
économiques, sociales et environnementales que nous proposons d’enseigner. Bien qu’en
accord avec l’avis de l’AERES concernant le caractère général de l’appellation « Analyse et
Politique Economique », il nous semble important de la conserver, comme plusieurs
universités en France, afin de permettre aux étudiants de bien identifier notre formation dans
l’offre de formation nationale en sciences économiques.
La différenciation des filières recherche et professionnelle des spécialités
« Développement européen et international » et « Développement durable » est jugée
trop faible. Les deux spécialités visent à former des économistes qui, quelle que soit l’issue
de leur Master, doivent maîtriser les théories économiques en lien avec leur spécialité et les
techniques quantitatives, outils incontournables de l’évaluation économique. Ceci explique
que tous les étudiants aient à valider tous les enseignements de leur spécialité. De même, le
contact avec les professionnels est indispensable pour les étudiants des deux options. C’est
pourquoi nous n’avons pas souhaité les réserver aux seuls étudiants du parcours professionnel.
La différenciation des parcours recherche et professionnels est néanmoins opérée par
l’obligation pour les seuls étudiants du parcours professionnel de faire un stage en entreprise
et pour ceux du parcours recherche de rédiger un mémoire de recherche. De plus, le choix du
parcours sera déterminé à l’issue d’une discussion avec chaque étudiant au cours du premier
semestre. Dans cette logique, des formes claires de différenciation sont prévues dans chaque
parcours et des cours à dominante sont définis, avec des pondérations différentes suivant les
parcours choisis (voir annexe 1, p.41-42). Enfin, dans le cadre de la réforme LMD, les études
doctorales seront accompagnées de cours spécifiques.
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Université de Nantes
Réponse AERES-Masters
¾ Spécialité « Développement européen et international »
Les points faibles de la spécialité tiennent en premier lieu au caractère européen de la
formation, secondaire dans la maquette. Le qualificatif « européen » avait été inséré en raison
des universités partenaires, et non des spécificités de l'enseignement. Pour tenir compte de la
remarque de l'AERES, nous proposons que ce Master 2, centré sur les problèmes pratiques et
analytiques de la mondialisation, s’intitule dorénavant Economie de la Mondialisation
(EdM).
Concernant les intervenants extérieurs, des contacts ont été pris depuis un an en vue de
l’intégration dans l’équipe pédagogique des acteurs régionaux du développement économique
international, notamment Mme Henaff (Chargée de recherches à l'IRD), Mme Faou
(Directrice du World Trade Center de Nantes, service de la CCI) et M. Blanc (Directeur de la
Délégation Régionale du commerce extérieur), et de professionnels de la Délégation
Régionale de la Coface et de l’Action Economique de la Région Pays de la Loire. Parmi ces
contacts, quatre personnes ont déjà donné leur accord pour des cycles de conférences.
Les cours dispensés sont jugés trop généraux. Ils ont en conséquence été scindés de façon à
faire apparaître clairement les enseignements et les formations spécifiques abordés dans le M2
(voir annexe 1 p.41). L’absence de détails sur les cours à l’étranger relevée par l’AERES
est due à la grande variété des cours selon les universités d’accueil (une vingtaine
d’universités sont concernées). Il est toutefois indiqué (i) que les choix des cours sont validés
par le responsable de formation au regard du parcours choisi par l'étudiant, et (ii) que trois au
moins des quatre enseignements du second semestre doivent être clairement spécialisés dans
le parcours choisi (professionnalisant versus recherche). Pour les étudiants étrangers restant à
l'IEMN - IAE au second semestre, les cours professionnalisant peuvent être choisis dans le
M2 Economie du développement local et de l'emploi, ainsi que dans les cours à portée
internationale des M2 de gestion. Les cours du parcours recherche peuvent être choisis en
particulier parmi les enseignements du parcours Economie du Développement Durable.
¾ Spécialité « Économie du Développement Durable »
Les points faibles de la spécialité tiennent à son contenu jugé trop peu « professionnalisant »
et peu convaincant. Nous souhaitons apporter ici quelques éclaircissements sur le contenu des
enseignements, trop peu développé dans le dossier de demande d’habilitation. Les cours
dispensés dans cette spécialité visent à acquérir et maîtriser les outils d’analyse nécessaires à
l’étude des conditions économiques, sociales et environnementales du développement
durable. Cette spécialité se tourne donc résolument vers la formation à l’évaluation
économique qui nous conduit, dans chaque cours, à proposer un équilibre entre éléments
théoriques et applications. Pour répondre à la critique de l’AERES, les intitulés des cours ont
été modifiés de façon à faire ressortir leur contenu (voir annexe 1 p.42) et leur place vis-à-vis
des trois axes du développement durable (économie, environnement et social). La formation
se décline en méthodes quantitatives (économétrie), analyse du développement économique
(Échanges et stratégie internationale des firmes, Analyse et modélisation de la mondialisation,
Analyse des transferts intergénérationnels, Croissance durable), des politiques de
l’environnement (économie industrielle de l’environnement) et de la justice sociale
(évaluation des politiques d’emploi et de formation, Analyse du secteur dans but lucratif).
La participation des professionnels sera, comme le suggère l’AERES, renforcée. Des
conférences seront organisées dès la rentrée de façon à proposer en moyenne 3 heures de
conférence par semaine d’enseignement, soit 72 heures (au lieu de 48). Des contacts ont été
pris depuis un an avec l’Insee Pays de la Loire, l’Observatoire Economique et Social de la
Région Pays de Loire et le Port Autonome de Nantes Saint Nazaire, acteurs et demandeurs
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Université de Nantes
Réponse AERES-Masters
d’évaluations d’indicateurs de développement durable locaux, et le Commissariat Général du
Développement Durable, en particulier sur la question de l’évaluation dans le domaine des
transports. Ces professionnels se sont d’ores et déjà engagés à participer aux cycles de
conférences. Nos efforts nous portent aujourd’hui vers des spécialistes de notation des
entreprises, de l’économie solidaire et des responsables du développement durable
d’entreprises.
2.1.3. Le master « Sciences mécaniques appliquées »
Ce master est en cohabilitation entre l’Université de Nantes et l’Ecole centrale de Nantes.
Compte tenu du « très grand nombre de spécialités et parcours » et de la « diversité des
programmes présentés » dans les 2 projets initiaux, les deux établissements ont convenus de
présenter 2 mentions complémentaires de Master (Professionnels/Recherche) pour lesquelles
nous allons solliciter des habilitations conjointes : une mention « Sciences Mécanique
Appliquées » portée par l’Ecole Centrale et une mention « Génie Civil » portée par
l’Université. Ces 2 mentions de Master en mécanique et génie civil s’inscrivent dans une
histoire longue de coopération entre les deux établissements au travers des formations
communes portées par l’un ou par l’autre, successivement, du DEA Génie Mécanique, des
différents DESS dont OMEGA, puis des M2 de Génie Civil porté par l’Université et SMA
porté par l’Ecole Centrale.
Le Master « Génie Civil et développement durable» se déploiera quant à lui selon 3
spécialités, elles-mêmes à valence à la fois Professionnelle et Recherche : « Travaux publics
et maritimes », « Matériaux de construction» et « Bâtiment et aménagement», cette dernière
spécialité ayant vocation à être transférée dans la formation d’ingénieur dans les 2 ans.
Les 2 dossiers présentés prendront mieux en compte le « positionnement national » des
Masters et de leurs spécialités et leur « positionnement par rapport au tissu socio-économique
local ».
La mention de licence « Physique appliquée », défendue par l’Université de Nantes et ayant
eu une expertise favorable de l’AERES a, bien entendu, vocation à préparer au mieux les
étudiants pour cette mention.
2.2. Les spécialités ayant un avis défavorable (C)
Si l’on excepte les spécialités des mentions « Comptabilité, contrôle, audit », « Analyse et
politique économique » et « Sciences mécaniques appliquées », 4 spécialités présentées par
l’Université ont un avis défavorable (C).
2.2.1. Spécialité « Tourisme d’affaire International »
Cette spécialité de la mention Langues Etrangères Appliquée (LEA) avait été inscrite dans
l’offre de formation pour une ouverture en cours de contrat. Ainsi, la présentation générale de
la spécialité avait pour but de mettre en évidence la complémentarité d’ensemble dans la
perspective d’ouverture ultérieure.
2.2.2.. Spécialité « Banque chargé de clientèle professionnels, en alternance »
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Université de Nantes
Réponse AERES-Masters
La spécialité, reprenant essentiellement le référentiel du CFPB et de l’AFB, a reçu une
appréciation C, nous conduisant à apporter des modifications plus marquées pour répondre
aux critiques faites.
Si le master 1 banque autorise une insertion professionnelle dans le secteur bancaire à son
issue, sa vocation première est de dispenser les bases nécessaires au suivi des enseignements
de M2, tant en interne (gestion des risques et clientèle entreprise, gestion de patrimoine) qu’en
externe (autres masters 2 de finance). Le M1 alternance quant à lui, nécessite que les
apprentis s’insèrent très rapidement dans l’entreprise dont ils sont salariés, ce qui conduit à un
contenu et un rythme d’enseignement différents du M1 banque.
Pour le niveau master 2, la spécialité chargé de clientèle professionnels alternance est
orientée « front-office» - négociation ; elle est tournée particulièrement vers la banque de
détail, le réseau bancaire, les professionnels ; elle répond à une attente tant nationale que
locale et se trouve renforcée dans cette dimension par la spécificité alternance, qui est pour
nous une modalité de suivi d’une spécialité et non une spécialité en soi. La spécialité gestion
des risques et clientèle entreprises, quant à elle, traite du risque de l’entreprise dans une
optique essentiellement bancaire mais également adaptée à d’autres secteurs d’activité
(conseil etc.), comme l’atteste l’insertion professionnelle de nos étudiants. Cette spécialité
englobe une dimension « back office » qui ouvre également à des métiers de services centraux
(analyste engagements, audit interne etc.). Par conséquent la spécialité chargé de clientèle
professionnels alternance constitue une offre différente de la spécialité gestion des risques et
clientèle entreprises.
Des modifications ont cependant été apportées à la spécialité chargé de clientèle
professionnels alternance pour suivre les recommandations de l’AERES. Elles portent sur le
contenu et l’équipe pédagogique.
En master 1, nous avons légèrement réorganisé la maquette, diminué un cours à dimension
professionnelle et créé un cours « macroéconomie financière » assuré par un enseignantchercheur en économie.
En master 2, nous avons augmenté le contenu académique en créant différents cours : analyse
financière (28h par un enseignant-chercheur en gestion), modélisation de la firme bancaire
(14h par un enseignant-chercheur en économie), statistique et analyse de données (14h par un
enseignant-chercheur en économie), produits financiers dérivés et structurés (14h par un
enseignant-chercheur en économie). Certains cours à approche professionnelle ont été réduits
afin de permettre ces créations.
Par ailleurs, nous avons attribué certains cours jusqu’alors faits par des professionnels à des
universitaires : gestion des risques de marché, droit des sociétés et droit des procédures
collectives. Le cours contrôle de gestion sera dispensé par un binôme professionnel enseignant-chercheur. Au final, au-delà du renforcement académique du contenu
pédagogique, la part des intervenants universitaires passe de 5% à 48%. Cependant, le
contenu professionnel de cette spécialité, noyau préconisé par le CFPB-AFB, demeure présent
et représente environ 45 jours d’enseignements sur les 80 que propose la formation M2. Les
documents sur ces évolutions sont en annexe 2 (p.44).
2.2.3. La spécialité « psychologie cognitive : Evaluation cognitive et clinique »
L’Université de Nantes à la chance d’être une université pluridisciplinaire avec santé. La
démarche transversale, déjà bien amorcées lors du quadriennal qui s’achève et de la mise en
place du LMD, se conforte lors de cette contractualisation. Ainsi l’Université souhaitait
développer, à la demande des acteurs, les relations entre le secteur santé et les autres secteurs
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Université de Nantes
Réponse AERES-Masters
de l’université. Ceci se traduit pour cette contractualisation par la mise en place d’une
mention « santé, social » et de la spécialité « psychologie cognitive : Evaluation cognitive et
clinique ».
L’Université de Nantes a soutenu l’élaboration de cette spécialité pour plusieurs raisons. La
première raison est la volonté de diversifier les débouchés des étudiants de Psychologie : en
effet une enquête réalisée auprès des professionnels de la région montrait un réel besoin de
psychologues formés à l’évaluation cognitive et clinique.
La seconde est le souci d’avoir un positionnement original sur la carte de formation des
psychologues, complémentaire avec les formations de psychologie de l’Université d’Angers
et au-delà, celle de Rennes 2. Nous avons pris bonne note des remarques formulées par
l’AERES concernant la formation innovante que nous proposons et nous souhaitons apporter
les éléments d’information suivants.
Š « Pas de spécialiste en neuropsychologie, ni en psychologie des handicaps, ni en
psychologie du vieillissement dans l’équipe nantaise ».
En ce qui concerne les ressources propres à l’équipe enseignante du diplôme, les profils
individuels des membres de l’équipe n’ont pas été détaillés dans le dossier soumis faute de
place; cette équipe peut cependant se prévaloir d’une variété de pratiques professionnelles sur
des durées significatives, en particulier :
- neuropsychologue en réadaptation fonctionnelle et handicap (Luc Jagot et Françoise
Michon)
- psychologue territoriale (Nadège Verrier)
- psychologue clinicienne en gériatrie et en CMPP (Bénédicte Courty)
- psychologue clinicien en milieu hospitalier et handicap moteur (Vincent Bréjard)
- psychologue clinicien spécialiste des TCC (Abdel-Halim Boudoukha recruté
dernièrement)
- psychologue clinicien en psychiatrie adulte (Franck Salomé)
- psychologue clinicienne en gériatrie (Claire-Marie Verdon-Best)
Ces pratiques professionnelles, qui nourrissent à l’heure actuelle l’enseignement en cycles L
et M, trouveraient leur aboutissement naturel en année de M2.
Š « L’articulation avec la clinique est quasi inexistante ».
Le souci de l’articulation avec la clinique apparaît de manière très nette à la fois :
- au niveau des contenus d’enseignement proposés (cf. UE M2-2 à UE M2-7)
- au niveau de la composition de l’équipe enseignante (elle inclut 4 MCF de
psychologie clinique et 2 PAST)
Š « Les forces ne sont pas suffisantes pour soutenir une telle formation du côté de la
psychologie cognitive nantaise (d’où une forte demande de collaboration avec la médecine) ».
La volonté de faire largement appel aux intervenants extérieurs s’explique non pas par un
déficit de ressources au niveau de l’équipe enseignante (1 PR, 11 MCF et 2 PAST), mais bien
par un souci d’ancrage fort au plan du tissu régional, de façon à optimiser la formation et
l’insertion professionnelle des étudiants. Par ailleurs, en fonction du contexte régional des
formations en psychologie, les postes des spécialités qui ne seraient pas habilités vont être
déployés pour celle-ci.
En synthèse, le diplôme offre de notre point de vue, les garanties d’une formation alliant
compétences dans le domaine des pratiques cliniques et maîtrise des outils d’évaluation
cognitive.
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Université de Nantes
Réponse AERES-Masters
2.2.4. Spécialité « Psychologie clinique et pathologique : clinique psychanalytique du lien
social »
Cette spécialité est habilitée depuis 1992 et a été habilitée pendant quatre quadriennaux
successifs. Plusieurs anciens étudiants sont actuellement professionnels et interviennent dans
cette formation, ce qui renforce l’ancrage local, mais aussi le lien avec le milieu professionnel
et les institutions de soin. L’orientation de cette formation est claire et reste portée par la
même équipe pédagogique.
S’il est devenu maintenant indispensable pour des psychologues cliniciens d’avoir bénéficié
d’une approche ne se limitant pas à une seule orientation épistémologique, il ne semble pas
judicieux de supprimer totalement cette orientation. L’Université de Nantes propose une
habilitation pour, au minimum, deux années de cette spécialité afin de prendre le temps de
retravailler le dossier en lien avec les autres spécialités du master. L’absence de suivi des
étudiants devrait être résolue par le dispositif de suivi qui doit se déployer sur l’ensemble des
formations de l’Université. Les réponses du responsable de cette spécialité aux remarques des
experts se trouvent dans le document annexé.
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MASTER DE L’UNIVERSITE DE NANTES :
REPONSES DETAILLEES AUX AVIS B ET C DE L’AERES
I. DOMAINE DROIT ECONOMIE GESTION .............................................................. 4
1.1. Mention Droit privé et sciences criminelles ................................................................................................. 4
Spécialité Droit des affaires................................................................................................................................ 4
Spécialité Droit notarial...................................................................................................................................... 4
Spécialité Droit des opérations immobilières ..................................................................................................... 5
1.2. Mention Droit économique............................................................................................................................ 5
Spécialité Droit économique international et communautaire ............................................................................ 5
Spécialité Juriste trilingue................................................................................................................................... 6
1.3. Mention Droit social....................................................................................................................................... 6
1.4. Mention Droit public et sciences politiques ................................................................................................. 6
Spécialité Droit de l’environnement et du développement durable. ................................................................... 6
Spécialité Droit international et européen - Droit fondamentaux ....................................................................... 7
Spécialité Politiques publiques ........................................................................................................................... 7
1.5. Mention Analyse et politique économique ................................................................................................... 8
Spécialité « Développement européen et international ».................................................................................... 8
Spécialité « Économie du Développement Durable » ........................................................................................ 9
1.6. Mention Finances et affaires internationales............................................................................................... 9
Spécialité Gestion de patrimoine ...................................................................................................................... 10
Spécialité Finance Vietnam et Sud-Est asiatique.............................................................................................. 10
Spécialité Banque chargé de clientèle professionnels, en alternance................................................................ 10
1.7. Mention Management.................................................................................................................................. 11
Spécialité Marketing des Produits et Services de Santé.................................................................................... 12
Spécialité Projet d’innovation et Entrepreneuriat ............................................................................................. 12
Spécialité Master Administration des Entreprises ............................................................................................ 12
Spécialité Management international franco-chinois........................................................................................ 13
1.8. Mention Gestion et Administration publiques .......................................................................................... 13
Spécialité Gestion des organismes de protection et d’assurance sociales......................................................... 13
Spécialité Ingénierie en projets européens et internationaux............................................................................ 14
1.9. Mention COMPTABILITÉ CONTRÔLE [ex Comptabilité, Contrôle, Audit]...................................... 15
1.10. Mention Santé, Social................................................................................................................................. 15
Spécialité Soins primaires et santé des populations.......................................................................................... 15
Spécialité Santé publique et management des services de santé....................................................................... 16
II. DOMAINE ARTS LETTRES LANGUES .............................................................. 18
2.1. Mention Langues et Langages..................................................................................................................... 18
Spécialité Didactique des langues étrangères ................................................................................................... 18
Spécialité Identités linguistiques, représentations nationales et transferts culturels (IRT) ............................... 18
Master de l’université de Nantes : réponses détaillées aux avis B et C de l’AERES
2.2. Mention LEA ................................................................................................................................................ 19
Spécialité Logistique Internationale ................................................................................................................. 19
Spécialité Juriste Trilingue ............................................................................................................................... 19
Spécialité Tourisme d’Affaire International ..................................................................................................... 19
2.3. Mention Lettres et Philosophie ................................................................................................................... 19
Spécialité Lettres classiques ............................................................................................................................. 20
2.4. Mention Information communication ........................................................................................................ 20
Spécialité Eco-design des usages et des services.............................................................................................. 20
2.5. Mention culture et société............................................................................................................................ 21
Spécialité Master médiation culturelle et communication internationale ......................................................... 21
III. DOMAINE SCIENCES HUMAINES ET SOCIALES ........................................... 21
3.1. Mention Géographie .................................................................................................................................... 21
Spécialité Cartographie et gestion des espaces à fortes contraintes.................................................................. 21
Spécialité nouvelle Terres et Mers Atlantiques, Développement durable et gestion intégrée des zones côtières
.......................................................................................................................................................................... 22
3.2. Sciences de l’éducation et de la formation ................................................................................................. 22
Spécialité Métiers, pratiques et recherches en éducation et formation ............................................................. 22
Spécialité Stratégie et ingénierie de la formation d’adultes (SIFA).................................................................. 23
Spécialité Direction et encadrement dans les organisations de formation et d'insertion................................... 23
Spécialité Développement des capacités d'apprentissage et remédiations pédagogiques ................................. 23
3.4. Mention psychologie .................................................................................................................................... 23
Spécialité Psychologie : Approches fondamentales et appliquées.................................................................... 23
Spécialité Psychologie de l’enfant et de l’adolescent : interactions, développement, et dysfonctionnement. .. 24
Parcours nantais de « Pratiques Cliniques et Santé Mentale » de la Spécialité « Psychologie Clinique » de
l’Université d’Angers. ...................................................................................................................................... 24
Spécialité Psychologie cognitive : évaluation cognitive et clinique ................................................................. 24
Spécialité Psychologie Clinique et pathologique : clinique psychanalytique du lien social............................. 25
3.5. Mention Sciences et techniques des activités physiques et sportives ....................................................... 26
3.6. Mention sociologie........................................................................................................................................ 26
Spécialité Recherche et métiers de l’expertise sociologique. ........................................................................... 26
IV. DOMAINE SCIENCES, SANTE, TECHNOLOGIE.............................................. 27
4.1. Master Histoire des Sciences et des Techniques :...................................................................................... 27
4.2. Master Informatique.................................................................................................................................... 28
Spécialité Bio-informatique.............................................................................................................................. 28
4.3. Ingénierie chimique et agro-alimentaire .................................................................................................... 30
Spécialité Conception, Formulation, Production de Produits Alimentaires Innovants..................................... 30
Spécialité Sciences de l’aliment et nutrition humaine (SANH)........................................................................ 31
Spécialité SAHN, option Hygiène Microbiologiques et Chimique des Aliments (HMICA)............................ 33
4.4. Mention Physique et EEA .......................................................................................................................... 35
M1 EEA – Option Automatique ....................................................................................................................... 35
Spécialité Applications et Recherches Subatomiques (ARS) ........................................................................... 35
4.5. Biologie- Santé .............................................................................................................................................. 37
Master 1 Biologie-Santé ................................................................................................................................... 37
2
Master de l’université de Nantes : réponses détaillées aux avis B et C de l’AERES
Parcours professionnel DAS............................................................................................................................. 38
Spécialité SAHN, option Hygiène Microbiologiques et Chimique des Aliments (HMICA)............................ 38
Spécialité Développement et Contrôle des Produits de Santé (DCPS)............................................................. 38
4.6. Master Chimie .............................................................................................................................................. 39
Spécialité Energies Nouvelles et Renouvelables (ENR)................................................................................... 39
4.7. Terre et environnement ............................................................................................................................... 40
Spécialité Ecosystèmes et Bioproduction (EB) ................................................................................................ 40
3
Master de l’université de Nantes : réponses détaillées aux avis B et C de l’AERES
Les responsables des mentions et les porteurs de projets remercient les experts de leurs remarques et
observations et prennent acte des suggestions et critiques formulées. Les réponses et compléments
d’information porteront quasi exclusivement sur les mentions ou spécialités ayant eu un avis B ou un
avis C. Cela ne signifie nullement, bien au contraire, que les conseils ne seront pas suivis d’effets pour
les autres cas non évoqués ci-après.
I. DOMAINE DROIT ECONOMIE GESTION
1.1. Mention Droit privé et sciences criminelles
L’enseignement en langues étrangères a été renforcé depuis la dernière offre de formation. Cet
enseignement classique sera doublé d’un enseignement par jeu d’autoformation, la Faculté installe
pour la rentrée prochaine un nouveau laboratoire conçu pour l’autoformation avec un encadrement par
les enseignants du Département de langues et d’informatique.
Les partenariats avec les professionnels sont organisés de manière suivie et institutionnelle. Il en va de
tous les masters, dont le M1 Droit des affaires et M2 notarial. Ils ont été renforcés au cours du dernier
contrat (barreaux de l’Ouest, notariat, juridictions de droit privé et public, chambres de commerce,
chambres de métiers, entreprises, etc.).
Le caractère des masters n’est pas ambigu (Recherche/professionnel). Chaque master doit, sous l’étroit
contrôle du Responsable de la formation et de l’équipe pédagogique qui l’entoure, permettre aux
étudiants de s’orienter vers la recherche ou, pour certains d’entre eux, de se diriger vers une voie
professionnelle accentuée. D’où la possibilité offerte d’un stage assorti d’un mémoire de stage ou d’un
mémoire de recherche de facture classique.
Pour les avis « B » :
Spécialité Droit des affaires
Quelques documents n’ont pas été communiqués dans le dossier. Ils sont disponibles (équipe
pédagogique universitaire étoffée, matières enseignées et organisation des semestres, rattachement au
laboratoire de Droit privé de la Faculté (IRDP, dir. prof. Yvon Desdevises). A souligner le recrutement
d’un professeur de Droit des Affaires pour encadrer ce master à compter du mois de septembre 2008
(élection par la commission de spécialistes de droit privé du 14 mai 2008).
La formation a pour objet de former des juristes en management et gestion, susceptibles d’assister et
de conseiller des dirigeants de sociétés ou de groupes dans les domaines juridiques attendus par les
dirigeants d’entreprises. L’enseignement est adapté au tissu d’entreprises de l’arc Ouest,
essentiellement formé de PME jeunes, dynamiques et en forte croissance, ayant un fort besoin
d’encadrement et de conseil accompagnant leur développement.
Spécialité Droit notarial
La suggestion consistant à rapprocher les deux masters 2 a été entendue. Toutefois la fusion ne semble
pas réalisable en l’état. Le master 2 notarial est la première année d’étude de l’ensemble de la
formation professionnelle notariale (voie universitaire) ouvrant sur le Diplôme Supérieur du Notariat.
La formation obéit dans sa structure au décret 73-609 du 5 juillet modifié relatif aux conditions
d’accès aux fonctions de notaire dont les dispositions viennent d’être reconduites par l’arrêté du 28
avril 2008 relatif au DSN.
Les partenariats avec la profession notariale et ses instances régionales et nationales sont fortement
affirmés et ont contribué à la conclusion d’une convention assurant création et fonctionnement dans
les locaux de la Faculté de Droit d’une formation conduisant à la délivrance du DSN. Par ailleurs, la
filière notariale est principalement adossée au laboratoire de recherche de Droit privé de la Faculté
qu’est l’Institut de Recherches en Droit privé (IRDP, dir. Prof. Yvon Desdevises).
4
Master de l’université de Nantes : réponses détaillées aux avis B et C de l’AERES
L’équipe universitaire étoffée est complétée par un ensemble de professionnels principalement issus
du CRIDON-Ouest et des études notariales de cette même aire. L’enseignement en Droit
communautaire n’est pas négligé. Il est dispensé à l’intérieur de chaque cours fondamental (droit de la
famille, droit des contrats et des obligations, droit commercial général, droit des sociétés…) et non
dans un seul enseignement au contenu qui a semblé artificiel au plan pédagogique.
Spécialité Droit des opérations immobilières
Le master 2 est conçu comme un temps de spécialisation à l’issue de formations juridiques classiques
et de celles sanctionnées par le diplôme national de l’Institut de la Construction et de l’Habitat (ICH)
du Conservatoire National des Arts et Métiers. Dans cet esprit, le volume horaire de chaque cours
répond à un souci de spécialisation et non de formation initiale. Selon les souhaits formulés dans
l’expertise, la maquette sera remaniée pour faire entrer un enseignement en droit immobilier de
l’environnement. Quant au droit des assurances, il est intégré dans le cours de « responsabilité et de
garanties » qui dispose du volume horaire le plus important du master (30 heures).
L’implication des professionnels sera forte à côté d’une équipe d’enseignants universitaires spécialisés
rattachée au laboratoire IRDP. Lesdits professionnels forment un vivier réuni près l’ICH-Ouest,
formation partenaire de l’Université de Nantes et de la Faculté de Droit depuis plus de vingt années.
Le master Droit des opérations immobilières prépare à des métiers distincts du master 2 notarial, d’où
une formation conçue sur un mode différent quoique présentant des similitudes d’apparence. Le droit
des opérations immobilières est avant tout conçu comme un temps de spécialisation, terme d’une
formation, alors que le master 2 notarial est pensé comme l’ouverture dans la formation notariale
d’une durée minimale de trois années. Le master « immobilier » est également créé pour accueillir des
titulaires du master 1 notarial et d’autres masters de droit privé qui entendent évoluer vers la spécialité
du montage d’opérations immobilières.
On doit souligner la forte demande des professionnels, y compris des notaires, pour que soit mise en
place cette formation universitaire dans une région où le bâtiment constitue un fort potentiel
(ensembles immobiliers à fin de résidence principale et secondaire).
1.2. Mention Droit économique
Le responsable de la mention prend acte des « points faibles », à savoir le développement d’une
mention dynamique et transversale, comme une invitation à dynamiser une filière qui entend être un
nouvel atout de la Faculté de Droit.
Pour les avis « B » :
Spécialité Droit économique international et communautaire
Dépassant la césure traditionnelle Droit privé/droit public, ce master redéployé entend former des
juristes spécialisés en droit économique international et communautaire. L’approche comparatiste,
l’étude des interdépendances entre les ordres juridiques seront particulièrement privilégiés.
Les domaines d’intervention rejoignent des axes de recherche de l’UMR Droit et Changement social
(UMR 3128 CNRS) qui rassemble des juristes de toutes spécialités, aux côtés d’historiens, de
sociologues et de politistes. A côté des équipes de recherche (Travail et solidarité, Environnement et
aménagement durable des territoires, Justice et politique pénale), deux programmes sont menés en lien
plus étroit avec ce master (Aspects juridiques et politiques de l’action de l’Union européenne dans le
domaine de la sécurité des personnes et des biens ; Santé, responsabilité et vulnérabilité). Un lien avec
le Centre de Droit Maritime et Océanique, autre laboratoire de la Faculté, s’impose comme allant de
soi.
5
Master de l’université de Nantes : réponses détaillées aux avis B et C de l’AERES
A côté de l’équipe des enseignants universitaires qui doit s’étoffer pour la prochaine rentrée
(recrutement d’un professeur à la mutation en cours), plusieurs professionnels de haut niveau ont
donné leur accord (avocate spécialisée dans le droit des étrangers, juriste d’entreprise près les
institutions et les organisations professionnelles européennes basé à Bruxelles, Haut fonctionnaire du
Ministère de l’Economie et des Finances (questions économiques et monétaire), etc.
Les étudiants qui ont suivi cette formation à la Faculté de Droit de Nantes (dans sa phase maîtrise puis
master) ont opté pour les professions d’avocat spécialisé, les organisations professionnelles nationales
ou européennes, les services de la CEE… Une demande des organisations professionnelles et des
entreprises régionales pour créer ou étoffer des services juridiques est identifiée. Les métiers du droit
fondés sur une approche internationale et communautaire sont également prisés d’étudiants qui ont pu,
lors de leur cursus antérieur, bénéficier des séjours à l’étranger dans le cadre des échanges
internationaux et européens fortement encouragés par l’Université de Nantes et la Faculté de Droit.
Spécialité Juriste trilingue
La formation est originale et suscite un intérêt sans cesse croissant des étudiants. Cette filière créée
grâce aux partenariats qu’offre l’Université de Nantes, ouverte lors du précédent contrat, poursuit une
progression notable. Les rapports avec les professionnels justifient le bien fondé de l’expérience.
L’énoncé trilingue, soit deux langues étrangères en plus de la langue nationale, semble parfaitement
convenir comme intitulé de cette formation. Il est perçu comme parfaitement lisible par les étudiants.
1.3. Mention Droit social
Les conseils donnés correspondent à des réflexions menées récemment par l’équipe pédagogique de
cette mention.
L’option Droit de la santé s’entend comme un parcours nouveau qui justifiera, comme demandé, la
mise en place d’un cours de Droit de la santé mutualisé au M1 de Droit social et de Droit public.
1.4. Mention Droit public et sciences politiques
L’architecture générale Droit public et Science politique tient compte d’une évolution de la Faculté de
Droit. La science politique qui, à la Faculté, a été intégrée plus tardivement que le Droit public, tend à
s’en dégager de manière progressive. Des recrutements récents (et d’autres attendus prochainement) et
une volonté de répondre à des attentes clairement exprimées d’étudiants, justifient le développement
de la Science politique au niveau master poursuivant logiquement des enseignements dispensés au
cours des trois premières années de licence.
La construction d’un axe d’enseignement et de recherche s’inscrit dans la durée. Il importe de
concevoir un projet structurant de cette nature sur un ensemble de contrats quadriennaux. C’est à cette
mission que s’est attelé le Département de Droit public et de Science politique de la Faculté, tout en
procédant à la rénovation de son offre de formation en Droit public.
Spécialité Droit de l’environnement et du développement durable.
La vision proche d’un excès de classicisme au regard des ambitions affichées est liée à la modestie de
présentation du dossier. Un adossement au DU « conduite d’agenda 21 » et la création d’un Pôle de
développement durable dans le cadre régional, installé dans des locaux de la Métropole de Nantes,
sont deux éléments attestant d’évolutions sensibles de cette formation. Une ouverture à l’international
avec un ensemble de conventions d’échanges d’enseignants-chercheurs et d’étudiants, récemment
conclues (Montréal, Québec, Rio…), et le recrutement d’un nouveau professeur (entrée en fonction au
6
Master de l’université de Nantes : réponses détaillées aux avis B et C de l’AERES
premier septembre 2008) participent du déploiement progressif de cette formation d’excellence à la
Faculté qui, à terme, doit devenir l’un des pôles transversaux de l’Université de Nantes.
Pour les avis « B » :
Spécialité Droit international et européen - Droit fondamentaux
Les remarques concernant ce master s’entendent parfaitement. Toutefois, deux éléments de réponse
peuvent être apportés.
L’adossement à la recherche doit être conçu moins en pôle de recherche comme s’il s’agissait d’un
enseignement traditionnel dispensé en présence d’étudiants, mais en pôle d’échanges. La nature même
du mode de transmission des connaissances implique la création d’une dynamique transversale. La
recherche s’inscrit également dans le dispositif pédagogique original. La production de modules
numérisés de formation, mis à la disposition des étudiants en ligne et par CD-Rom, créés par des
spécialistes des thèmes traités, complétés par un réseau de tuteurs encadrant des mémoires et animant
des forums pédagogiques, constitue un véritable exercice de recherche de transmission des savoirs
(Science de l’éducation). Cette expérience a pour objet d’être étendue, reprise en tout ou en partie, par
plusieurs facultés de droit. L’Université de Nantes souhaite être le pivot pédagogique d’un
enseignement à distance de qualité de dimension internationale portant sur les droits fondamentaux.
Elle s’est donné les moyens humains et matériels pour ce faire.
L’image de la dispersion des contenus est également liée à un enseignement à distance destiné à un
public beaucoup plus large que celui d’un master traditionnel. Reste qu’un resserrement est possible
autour d’une équipe nantaise d’enseignants-chercheurs renouvelée et réactive.
Spécialité Politiques publiques
La relative jeunesse de cette formation contribue à expliquer certaines « faiblesses » notées au cours
de l’évaluation, notamment une certaine proximité des disciplines de Droit public. Cette mutualisation
s’atténue progressivement, et l’effort de visibilité renforcée au bénéfice des enseignements de la
Science politique sera poursuivi, même si la mutualisation de certains enseignements juridiques
renvoie à une préoccupation de cohérence pédagogique (couplage politique locale, droit de la
décentralisation et finances locales). Le projet pédagogique correspond à une problématique identifiée
autour des politiques publiques conduites au niveau local (d’où les rapprochements fructueux avec
d’autres masters comme Villes et territoires ou DACT).
Le rattachement de ce master à la recherche est clairement identifié dans le cadre de l’UMR Droit et
Changement Social à laquelle les politistes apportent leur concours pour toutes recherches
pluridisciplinaires. Ces concours sont particulièrement attendus dans les quatre équipes qui structurent
le laboratoire. En outre, les politistes de la faculté apparaissent progressivement comme un groupe de
recherche en tant que tel ; en témoignent le récent colloque « Cosmopolitisme », et les projets en cours
(colloque « Gouvernance et participation »). Il convient de souligner la restructuration du pôle
« local » à laquelle les politistes sont fortement impliqués.
Soulignons également les liens étroits et multipliés au cours des quatre dernières années avec les
milieux professionnels et les divers acteurs de la vie politique régionale et locale. Des projets de
conférences professionnelles sont bien engagés et soutenus par la Faculté.
La Faculté de Droit et des Sciences politiques de Nantes, poursuivant son ouverture en enseignement
et en recherche, compte, dans cet esprit, sur les apports du groupe des enseignants-chercheurs
politistes qui doit, dans un temps proche, s’étoffer. Il s’agit d’une équipe émergente à laquelle sont
sensibles et attentifs les directeurs de laboratoires de recherche et la direction de la faculté.
7
Master de l’université de Nantes : réponses détaillées aux avis B et C de l’AERES
1.5. Mention Analyse et politique économique
L’intitulé du Master est jugé trop général et insuffisamment précis et informatif. Le nouvel
intitulé « Analyse et Politique Economique » du Master « Economie et Gestion du Développement
Durable » vise, d’une part, à se conformer aux recommandations du Comité d’Expertise Pédagogique
des Projets d’Etablissement (CEPPE) par le choix d’un nom de mention dans la liste qu’il a proposé et,
d’autre part, à refléter un changement dans son contenu. Par l’inclusion du terme Analyse économique,
nous voulons renforcer l’identité disciplinaire et fonctionnelle du diplôme vis-à-vis de nos futurs
diplômés et de l’ensemble des acteurs de la vie économique et sociale (entreprises, organismes et
administration) susceptibles de les employer. Le terme Politique renvoie à l’analyse des politiques
économiques, sociales et environnementales que nous proposons d’enseigner. Bien qu’en accord avec
l’avis de l’AERES concernant le caractère général de l’appellation « Analyse et Politique
Economique », il nous semble important de la conserver, comme plusieurs universités en France, afin
de permettre aux étudiants de bien identifier notre formation dans l’offre de formation nationale en
sciences économiques.
La différenciation des filières recherche et professionnelle des spécialités « Développement
européen et international » et « Développement durable » est jugée trop faible. Les deux
spécialités visent à former des économistes qui, quelle que soit l’issue de leur Master, doivent
maîtriser les théories économiques en lien avec leur spécialité et les techniques quantitatives, outils
incontournables de l’évaluation économique. Ceci explique que tous les étudiants aient à valider tous
les enseignements de leur spécialité. De même, le contact avec les professionnels est indispensable
pour les étudiants des deux options. C’est pourquoi nous n’avons pas souhaité les réserver aux seuls
étudiants du parcours professionnel.
La différenciation des parcours recherche et professionnels est néanmoins opérée par l’obligation pour
les seuls étudiants du parcours professionnel de faire un stage en entreprise et pour ceux du parcours
recherche de rédiger un mémoire de recherche. De plus, le choix du parcours sera déterminé à l’issue
d’une discussion avec chaque étudiant au cours du premier semestre. Dans cette logique, des formes
claires de différenciation sont prévues dans chaque parcours et des cours à dominante sont définis,
avec des pondérations différentes suivant les parcours choisis (voir annexe 1). Enfin, dans le cadre de
la réforme LMD, les études doctorales seront accompagnées de cours spécifiques.
Pour les avis « C » :
Spécialité « Développement européen et international »
Les points faibles de la spécialité tiennent en premier lieu au caractère européen de la formation,
secondaire dans la maquette. Le qualificatif « européen » avait été inséré en raison des universités
partenaires, et non des spécificités de l'enseignement. Pour tenir compte de la remarque de l'AERES,
nous proposons que ce Master 2, centré sur les problèmes pratiques et analytiques de la
mondialisation, s’intitule dorénavant Economie de la Mondialisation (EdM).
Concernant les intervenants extérieurs, des contacts ont été pris depuis un an en vue de l’intégration
dans l’équipe pédagogique des acteurs régionaux du développement économique international,
notamment Mme Henaff (Chargée de recherches à l'IRD), Mme Faou (Directrice du World Trade
Center de Nantes, service de la CCI) et M. Blanc (Directeur de la Délégation Régionale du commerce
extérieur), et de professionnels de la Délégation Régionale de la Coface et de l’Action Economique de
la Région Pays de la Loire. Parmi ces contacts, quatre personnes ont déjà donné leur accord pour des
cycles de conférences.
Les cours dispensés sont jugés trop généraux. Ils ont en conséquence été scindés de façon à faire
apparaître clairement les enseignements et les formations spécifiques abordés dans le M2 (voir annexe
1). L’absence de détails sur les cours à l’étranger relevée par l’AERES est due à la grande variété
des cours selon les universités d’accueil (une vingtaine d’universités sont concernées). Il est toutefois
indiqué (i) que les choix des cours sont validés par le responsable de formation au regard du parcours
choisi par l'étudiant, et (ii) que trois au moins des quatre enseignements du second semestre doivent
être clairement spécialisés dans le parcours choisi (professionnalisant versus recherche). Pour les
étudiants étrangers restant à l'IEMN - IAE au second semestre, les cours professionnalisant peuvent
8
Master de l’université de Nantes : réponses détaillées aux avis B et C de l’AERES
être choisis dans le M2 Economie du développement local et de l'emploi, ainsi que dans les cours à
portée internationale des M2 de gestion. Les cours du parcours recherche peuvent être choisis en
particulier parmi les enseignements du parcours Economie du Développement Durable.
Spécialité « Économie du Développement Durable »
Les points faibles de la spécialité tiennent à son contenu jugé trop peu « professionnalisant » et peu
convaincant. Nous souhaitons apporter ici quelques éclaircissements sur le contenu des
enseignements, trop peu développé dans le dossier de demande d’habilitation. Les cours dispensés
dans cette spécialité visent à acquérir et maîtriser les outils d’analyse nécessaires à l’étude des
conditions économiques, sociales et environnementales du développement durable. Cette spécialité se
tourne donc résolument vers la formation à l’évaluation économique qui nous conduit, dans chaque
cours, à proposer un équilibre entre éléments théoriques et applications. Pour répondre à la critique de
l’AERES, les intitulés des cours ont été modifiés de façon à faire ressortir leur contenu (voir annexe 1)
et leur place vis-à-vis des trois axes du développement durable (économie, environnement et social).
La formation se décline en méthodes quantitatives (économétrie), analyse du développement
économique (Échanges et stratégie internationale des firmes, Analyse et modélisation de la
mondialisation, Analyse des transferts intergénérationnels, Croissance durable), des politiques de
l’environnement (économie industrielle de l’environnement) et de la justice sociale (évaluation des
politiques d’emploi et de formation, Analyse du secteur dans but lucratif).
La participation des professionnels sera, comme le suggère l’AERES, renforcée. Des conférences
seront organisées dès la rentrée de façon à proposer en moyenne 3 heures de conférence par semaine
d’enseignement, soit 72 heures (au lieu de 48). Des contacts ont été pris depuis un an avec l’Insee Pays
de la Loire, l’Observatoire Economique et Social de la Région Pays de Loire et le Port Autonome de
Nantes Saint Nazaire, acteurs et demandeurs d’évaluations d’indicateurs de développement durable
locaux, et le Commissariat Général du Développement Durable, en particulier sur la question de
l’évaluation dans le domaine des transports. Ces professionnels se sont d’ores et déjà engagés à
participer aux cycles de conférences. Nos efforts nous portent aujourd’hui vers des spécialistes de
notation des entreprises, de l’économie solidaire et des responsables du développement durable
d’entreprises.
1.6. Mention Finances et affaires internationales
De façon générale, comme l’avis global AERES le reconnaît, ce master a les défauts de ses qualités,
c’est-à-dire une forte professionnalisation et bonne insertion professionnelle versus une orientation
scientifique insuffisante. Ceci s’explique par le passé de ce master issu de formations de type IUP. La
réorientation s’opère progressivement en renforçant ou réorientant le corps professoral, tout en
respectant la contrainte de reconnaissance professionnelle essentielle à l’insertion des étudiants,
devenue un des axes prioritaires des universités françaises.
Les propositions faites pour les trois spécialités notées B ou C tiennent compte de la faiblesse
scientifique : le nombre de cours dispensés par des enseignants chercheurs augmente, ce qui favorise
le transfert des connaissances académiques. De même, nous nous engageons à introduire à n+2 une
passerelle (modules) vers la recherche en finance (économie et gestion) pour toutes nos spécialités.
Concernant la remarque relative à l’ouverture sur la recherche, l’effort est actuellement en cours,
puisque trois enseignants-chercheurs en finance ont été recrutés depuis 4 ans et que nous allons
bénéficier à la rentrée prochaine d’un MC (recrutement en cours) et de deux nouveaux Professeurs
travaillant sur cette thématique.
En master 1 banque, la part des interventions professionnels / universitaires a été réexaminée en
faveur d’un meilleur équilibre conformément aux recommandations de l’AERES. Ainsi, les cours de
Droit des Sociétés et de Droit et approche patrimoniale de la famill (75 h CM) sont assurés par un
enseignant-chercheur nouvellement recruté à l’Université de Nantes. Le cours de Marchés de capitaux
sera en partie animé par un Professeur en économie. Ainsi, les parts respectives des enseignements
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Master de l’université de Nantes : réponses détaillées aux avis B et C de l’AERES
assurés par des professionnels (65%) et par les universitaires (35%) témoignent du renforcement de
l’approche académique (les évolutions sont à la disposition des évaluateurs).
Pour les avis « B » :
Spécialité Gestion de patrimoine
Le volume horaire assuré par des enseignants-chercheurs a été révisé à la hausse, ce qui a permis
d’augmenter également le nombre d’intervenants académiques.
Dans le détail, les modifications suivantes ont été apportées : le cours « Droit des biens et des
placements immobiliers » est désormais assuré par un enseignant académique de l’université. Les cours
« Conseil en placements financiers » et « Gestion du patrimoine professionnel » sont désormais
dispensés, à parts égales, par un binôme enseignant-chercheur de l’université – enseignant extérieur.
Les volumes horaires des cours suivants ont été augmentés : « Environnement économique de la gestion
de patrimoine » (15h à 21h), « Principes d'allocation d'actifs » (15h à 21h), « Droit de la famille, des
régimes matrimoniaux et droit successoral » (25h à 35h) et « Gestion du patrimoine professionnel »
(20h à 30h). En contrepartie, les cours suivants ont vu leur volume horaire légèrement diminué : « Droit
des biens et des placements immobiliers » (20h à 15h), « Fiscalité des biens et des placements
immobiliers » (18h à 15h), « Droit des assurances de personne et de la retraite / Assurance vie » (30h à
24h), « Transmission des patrimoines professionnels » (20h à 18h), « Diagnostic patrimonial » (40h à
32h) et « Conférence : la déontologie du conseil en gestion de patrimoine » (6h à 3h).
Ces modifications permettent ainsi de diminuer le volume horaire dispensé par des professionnels,
hors encadrement des stages, de 77% à 64%, sans modifier le volume horaire total étudiant (les
évolutions, ainsi que le niveau de qualification des intervenants extérieurs, sont à la disposition des
évaluateurs).
Spécialité Finance Vietnam et Sud-Est asiatique
Concernant la faible implication des intervenants professionnels, nous soulignons que Mme la
Directrice de l’assurance-dépôt du Vietnam anime un module et que l’ancien gouverneur de la banque
du Vietnam assurera une intervention. La faible part des enseignants-chercheurs français par rapport à
celle des vietnamiens s’explique par le fait que ces derniers, compte tenu du public, jouent un rôle
important de transfert de connaissances académiques de base et de positionnement dans le contexte
asiatique, les intervenants français apportant une valeur ajoutée liée à la connaissance du
secteur bancaire.
De manière générale, tout accroissement de la part « française » pose la question de l’équilibre
financier et de la disponibilité des intervenants académiques comme professionnels pour qui une
absence de près d’une semaine peut être problématique. Quant aux enseignants-chercheurs
vietnamiens, nous précisons qu’ils sont tous docteurs ou Ph.D., issus majoritairement d’Universités
françaises (tous les CV sont à disposition des évaluateurs).
Pour l’avis « C » :
Spécialité Banque chargé de clientèle professionnels, en alternance
La spécialité, reprenant essentiellement le référentiel du CFPB et de l’AFB, a reçu une appréciation C,
nous conduisant à apporter des modifications plus marquées pour répondre aux critiques faites.
Si le master 1 banque autorise une insertion professionnelle dans le secteur bancaire à son issue, sa
vocation première est de dispenser les bases nécessaires au suivi des enseignements de M2, tant en
interne (gestion des risques et clientèle entreprise, gestion de patrimoine) qu’en externe (autres masters
2 de finance). Le M1 alternance quant à lui, nécessite que les apprentis s’insèrent très rapidement dans
l’entreprise dont ils sont salariés, ce qui conduit à un contenu et un rythme d’enseignement différents
du M1 banque.
Pour le niveau master 2, la spécialité chargé de clientèle professionnels alternance est orientée « frontoffice» - négociation ; elle est tournée particulièrement vers la banque de détail, le réseau bancaire, les
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Master de l’université de Nantes : réponses détaillées aux avis B et C de l’AERES
professionnels ; elle répond à une attente tant nationale que locale et se trouve renforcée dans cette
dimension par la spécificité alternance, qui est pour nous une modalité de suivi d’une spécialité et non
une spécialité en soi. La spécialité gestion des risques et clientèle entreprises, quant à elle, traite du
risque de l’entreprise dans une optique essentiellement bancaire mais également adaptée à d’autres
secteurs d’activité (conseil etc.), comme l’atteste l’insertion professionnelle de nos étudiants. Cette
spécialité englobe une dimension « back office » qui ouvre également à des métiers de services
centraux (analyste engagements, audit interne etc.). Par conséquent la spécialité chargé de clientèle
professionnels alternance constitue une offre différente de la spécialité gestion des risques et clientèle
entreprises.
Des modifications ont cependant été apportées à la spécialité chargé de clientèle professionnels
alternance pour suivre les recommandations de l’AERES. Elles portent sur le contenu et l’équipe
pédagogique.
En master 1, nous avons légèrement réorganisé la maquette, diminué un cours à dimension
professionnelle et créé un cours « macroéconomie financière » assuré par un enseignant-chercheur en
économie.
En master 2, nous avons augmenté le contenu académique en créant différents cours : analyse
financière (28h par un enseignant-chercheur en gestion), modélisation de la firme bancaire (14h par
un enseignant-chercheur en économie), statistique et analyse de données (14h par un enseignantchercheur en économie), produits financiers dérivés et structurés (14h par un enseignant-chercheur en
économie). Certains cours à approche professionnelle ont été réduits afin de permettre ces créations.
Par ailleurs, nous avons attribué certains cours jusqu’alors faits par des professionnels à des
universitaires : gestion des risques de marché, droit des sociétés et droit des procédures collectives. Le
cours contrôle de gestion sera dispensé par un binôme professionnel - enseignant-chercheur. Au final,
au-delà du renforcement académique du contenu pédagogique, la part des intervenants universitaires
passe de 5% à 48%. Cependant, le contenu professionnel de cette spécialité, noyau préconisé par le
CFPB-AFB, demeure présent et représente environ 45 jours d’enseignements sur les 80 que propose la
formation M2. Les documents sur ces évolutions sont en annexe 2.
1.7. Mention Management
Dimension internationale.
En M1, sur un effectif de 150 étudiants, 25 effectuent leur année complète à l’étranger, dans le cadre
des accords Erasmus ou de partenariats mis en place à l’initiative de notre Institut. Nous accueillons,
pour la même année un nombre équivalent d’étudiants étrangers. D’autre part, le nombre
d’enseignements dispensés en anglais par des enseignants de l’Institut va s’accroître dans la nouvelle
maquette. Cela est encore plus net dans le parcours « Sciences de Gestion » où trois enseignements
sont désormais en anglais. Cet effort a été rendu possible par la montée en puissance d’un Diplôme
d’Université Franco-Américain où économistes et gestionnaires se sont mis à la tâche pour enseigner
en anglais à des étudiants venus des Etats-Unis.
La dimension internationale est également importante dans différents M2 de cette mention :
– Un partenariat entre une Université de Géorgie (USA) et la spécialité Management de projet en
NTIC a permis de proposer tout l’enseignement du 1er semestre en anglais et de favoriser les
échanges par l’accueil et l’envoi d’étudiants entre Nantes et Atlanta ;
– Le Master « Management International Franco-Chinois » a, par nature, une dimension importante
à l’International ;
– Le Master « Administration des Entreprises » accueille de très nombreux étudiants chinois et
existe en diplôme délocalisé (diplôme de l’Université de Nantes) à Sofia en Bulgarie depuis des
années ;
– De très nombreux étudiants étrangers sont accueillis dans les différents Masters de cette mention.
Mieux différencier les spécialités « Conseil en organisation et en management des ressources
humaines » et « Métiers du conseil et de la recherche », qui, toutes deux, incorporent le conseil,
mais pour lesquelles on ne perçoit pas clairement la différenciation. Le M2 « Conseil en
organisation et en management des ressources humaines » s’inscrit clairement dans le domaine
11
Master de l’université de Nantes : réponses détaillées aux avis B et C de l’AERES
spécifique de la gestion des Ressources Humaines. Son objectif est de compléter l’offre existante à
dominante juridique (Faculté de Droit) pour former des experts en organisation du travail,
management de projet et conduite du changement, afin qu’ils puissent mener à bien des interventions
de conseil et d’ingénierie au sein des entreprises. Le M2 « Métiers du conseil et de la recherche »
témoigne de la volonté d’élargir une formation issue de l’ancien DEA de Gestion et préparant aux
métiers d’enseignants chercheurs. Les champs d’intervention en matière de conseil et les domaines
d’investigation, dans le champ de la recherche, concernent l’ensemble des disciplines de gestion.
L’expérience de « formation à la recherche par la recherche » constitue un atout précieux pour les
étudiants, qu’ils peuvent redéployer dans le secteur des entreprises et de organisation. Depuis sa
création en septembre 2000 le DEA puis le M2 Recherche ont accueilli sur Nantes et Angers 125
étudiants. Fin 2007, donc en 7 ans, 27 étudiants se sont inscrits en thèse et 6 ont déjà soutenu leur
doctorat. 3 sont actuellement Maître de Conférences.
Pour les avis « B » :
Spécialité Marketing des Produits et Services de Santé
Les experts de l’AERES mentionnent, à juste titre, en premier point faible le flux des étudiants de ce
Master avec des promotions de 10 à 15 personnes. Ce flux, des premières années, s’explique par la
montée en puissance du diplôme. En effet, l’effectif des promotions montre une progression : 15
étudiants pour 2003-2204, 19 étudiants pour 2004-2005, 20 étudiants pour 2006-2007, 19 étudiants
pour 2007-2008. Seule l’année 2005-2006 a connu une baisse d’effectif (12 étudiants), liée au fait que
7 candidats retenus nous ont fait part une semaine avant la date de rentrée de leur désistement. Ces 7
désistements tardifs ne nous ont pas permis de retenir d’autres candidats sur la liste complémentaire.
Enfin, il faut noter que le nombre de candidatures d’étudiants pour intégrer ce Master ne cesse
d’augmenter avec plus de 60 candidats ces deux dernières années.
Le deuxième point faible cité par les experts de l’AERES concerne l’absence d’étude des débouchés
pour les deux dernières promotions. Cette étude, réalisée chaque année, n’a pas été mentionnée faute
de place, mais elle est à disposition des experts. Elle nous a de plus été demandée à deux reprises cette
année : dans le cadre de l’audit de certification de cette formation par la société SGS et pour le
classement SMBG des meilleurs Masters sur le plan national.
Spécialité Projet d’innovation et Entrepreneuriat
Les experts de l’AERES soulignent l’absence d’étude des débouchés. Cette étude, réalisée chaque
année, n’a pas été mentionnée faute de place, mais elle est à disposition des experts. Elle nous a de
plus été demandée cette année dans le cadre de l’audit de certification de cette formation par la société
SGS. Enfin, cette étude conforte une grande lisibilité des débouchés professionnels, qui concernent
précisément les métiers et les univers d’activité précisés dans la maquette.
Spécialité Master Administration des Entreprises
A propos de l’adossement à la recherche, comme cela est rappelé dans le rapport d’expertise, ce
master double compétence offre aux étudiants une formation généraliste au management et à la gestion
afin de favoriser leur polyvalence professionnelle. Par conséquent, il n’est pas dédié à une spécialité
du management à partir de laquelle il est possible de focaliser des recherches. Néanmoins, on peut
souligner l’articulation enseignement-recherche selon deux points de vue. D’une part, les différents
intervenants chercheurs enrichissent leurs enseignements de leurs travaux de recherche, par exemple
en stratégie, en marketing, en analyse financière et contrôle de gestion. D’autre part, certains
enseignements offrent des terrains de recherches, notamment pour celles qui sont menées sur
l’observation des prises de décisions en gestion et sur les liens entre individu et entreprise et qui
portent en particulier sur l’analyse des déterminants culturels, la formation accueillant des étudiants
asiatiques.
A propos des débouchés des étudiants peu analysés, il faut préciser qu’une étude n’a pas été
mentionnée pour limiter le développement de la présentation du Master mais elle reste à la disposition
12
Master de l’université de Nantes : réponses détaillées aux avis B et C de l’AERES
des experts. Il est prévu de la systématiser chaque année. Elle a été demandée notamment lors de
l’audit de certification par la société SGS qui en était chargée.
Spécialité Management international franco-chinois
Une étude, réalisée chaque année et présentée en 2008 lors de l’audit de ce master dans le cadre de la
certification obtenue, n’a pas été mentionnée faute de place. Elle est à la disposition des experts.
La dimension interculturelle de l’enseignement (étudiants français et chinois, travaillant ensemble lors
de nombreuses situations pédagogiques), les périodes de stage de ces étudiants en Chine ont conduit à
constituer une équipe d’enseignants chercheurs et de praticiens biculturels ; elles offrent l’opportunité
de mener des recherches qui portent sur les liens entre les comportements au travail, les situations de
gestion et la performance.
1.8. Mention Gestion et Administration publiques
L’ancrage professionnel est peut-être à améliorer par des conventionnements et une implication
professionnelle dans la formation.
Les métiers préparés par ces masters concernent la sphère publique et parapublique. Les organismes
sociaux et le secteur « non lucratif » sont donc, eux aussi, concernés.
Pour les métiers de l’administration au sens classique, les trois fonctions publiques, Etat, Hospitalière
et Territoriale, l’insertion professionnelle passe par la préparation aux concours organisée en
partenariat étroit avec l’IPAG et l’équipe enseignante de la Licence Administration Publique. Comme
en témoigne le programme, un grand nombre de matières, en particulier dans le parcours « fonction
publique », participent étroitement à cette préparation. Le nombre de reçus aux concours, dont celui
des IRA, en témoignent.
Le développement d’emplois contractuels, où bien souvent les mêmes compétences sont requises,
nous conforte dans cette orientation pédagogique générale.
Notes de synthèse, travaux de groupe sur un dossier, interrogations orales contribuent à
l’apprentissage des méthodes, ils sont appréciés par nos étudiants. Les interventions de professionnels
du secteur, hauts fonctionnaires territoriaux, magistrats des tribunaux administratifs et experts liés à
ces domaines, donnent aux étudiants une ouverture sur les enjeux et les contraintes des métiers vers
lesquels ils se dirigent. Ces dimensions pédagogiques seront renforçés lors du nouveau quadriennal,
suite aux bilans effectués depuis 2 ans dans le cadre des conseils annuels de perfectionnement qui
réunissent, avant les jurys, tous les intervenants.
Pour ceux qui choisissent plus particulièrement la fonction publique territoriale, l’accès privilégié des
étudiants issus du M1 GAP au M2 Droit et Administration des collectivités territoriales (inscrit
auparavant dans la même mention) est un atout pour leur insertion professionnelle. Ils bénéficient
d’enseignements spécialisés réalisés par des professionnels du secteur, chargés de mission,
responsables de projets, dans les différents départements des collectivités territoriales.
Pour les autres sphères d’activité, organismes et associations liées au service public, l’ancrage
professionnel est bien évidemment plus concentré dans l’année de M2.
Pour les avis « B » :
Spécialité Gestion des organismes de protection et d’assurance sociales
Il n’y a pas de points faibles signalés comme tels, mais un constat - « flux relativement faible » et une
recommandation - « retravailler le suivi professionnel des étudiants ».
Le Master Gestion et Administration publiques, spécialité Gestion des Organismes de Protection et
d'Assurance Sociales connaît une montée en puissance très prometteuse. Le nombre de candidatures et
l'effectif des étudiants est en augmentation : 15 étudiants ont suivi la Master en 2006-2007, 22
étudiants dont 4 en formation continue en 2007-2008.
La quasi-totalité des étudiants de la promotion 2006-2007 ont un emploi en CDD :
une est inspectrice de recouvrement, 2 sont recrutés pour être responsable d'unités en Urssaf, un est
responsable du service comptable dans une CPAM, une travaille dans une société de service, une autre
13
Master de l’université de Nantes : réponses détaillées aux avis B et C de l’AERES
dans une société de conseil en matière de prévoyance, une est chargée de mission dans une association à
vocation sociale, une est conseillère sociale en CAF, 2 sont en procédure de recrutement et sur le point
de finaliser un recrutement de conseillère d'action sociale en CAF, une suit la préparation aux concours
de l'IPAG, une effectue un master 2 en gestion des établissements de santé afin de retourner ensuite
dans son pays d'origine pour y gérer une structure sanitaire.
Cette année 2007-2008, la presque totalité des stages suivis actuellement par les 22 étudiants sont en
organismes de sécurité sociale (CRAM, CPAM, CAF, URSSAF, UGECAM). 2 offres de stages n'ont
pas pu être satisfaites, tous les étudiants ayant un stage lorsqu'elles sont arrivées.
Pour la première fois cette année, il a été organisé "Les 1ères rencontres des métiers de la protection
sociale" afin de favoriser la rencontre entre les professionnels et les étudiants. Une cinquantaine
d'étudiants y ont participé ainsi que de nombreux professionnels des organismes sociaux dont le
directeur adjoint de l'UCANSS qui souhaite développer une coopération accrue avec le master
GOPAS.
L'annuaire des étudiants et des anciens est enrichi chaque année (coordonnées électroniques
notamment) et ainsi chaque offre d'emploi reçue à l'IEMN-IAE peut être communiquée aux "anciens"
étudiants qui le souhaitent.
Spécialité Ingénierie en projets européens et internationaux
Deux remarques : « le non suivi des personnes diplômés » et « la non-existence à priori
d’accords et de conventions à l’international ».
La première promotion du master 2 a terminé sa formation en septembre 2007, c’est-à-dire après la
rédaction de notre dossier. Nous disposons désormais six mois après leur départ de l’Université de
premières statistiques sur leur devenir professionnel. Le suivi de leur parcours est un effet une de nos
préoccupations essentielles, de manière à parvenir dans les deux ans qui viennent à une idée précise de
leur insertion professionnelle. Les étudiants sont directement interrogés par courrier électronique six
mois après leur sortie de diplôme. Un questionnaire écrit leur sera adressé un an, puis deux ans après
leur sortie.
Onze étudiants, soit 55% de la promotion, ont trouvé un emploi en CDI ou CDD long dans le domaine
visé.
Deux dans le service Europe du Conseil régional de Picardie.
Deux étudiantes hongroises au ministère des Affaires étrangères hongrois, à Budapest
Deux dans les services internationaux d’entreprises, dont l’un à l’étranger
Deux dans des associations travaillant sur l’international et l’aide au développement à Nantes et à Paris
Trois dans des associations ou des institutions travaillant à la gestion de projets ou de fonds européens à
Nantes et à Paris.
Trois étudiants, soit 15%, ont choisi de partir en mission d’aide au développement à l’international,
dans des associations sous forme de CDD court ou de bénévolat (Brésil et Pérou), ou en SVI
(Philippines).
Deux étudiants, soit 10%, sont partis en Europe dans le cadre de perfectionnement linguistique ou de
volontariat associatif (Londres et Bruxelles). Ils seront en recherche d’emplois à compter de l’été 2008.
Deux étudiants, soit 10%, préparent les concours administratifs. Enfin, deux étudiants, soit 10%, sont en
recherche d’emplois depuis six mois, pour le moment sans succès.
Pour les conventions et les accords internationaux, notre formation de M2 est basée sur un premier
semestre de cours intensif, avec plusieurs séjours de terrain. Tout départ à l’étranger est impossible
durant ce semestre, où 50% des intervenants sont des professionnels. Nous avons tout de même un
séjour collectif d’une semaine à Bruxelles et nous avons prévu cette année un séjour de 10 jours à
Dakar pour l’évaluation d’une coopération décentralisée de la Ville de Nantes. Le second semestre
s’effectue entièrement sous forme de stage long. En 2008, cinq de nos dix-huit étudiants (28%)
effectuent leurs stages à l’étranger (2 à Bruxelles, 1 à Bath, 1 à Montréal, 1 à Dakar). Le M2 réserve
tous les ans au moins deux places à des étudiants étrangers. Aucune convention spécifique n’a encore
été signée, car elles n’apporteraient rien de plus à la formation de Master 2 telle qu’elle existe
actuellement. Par contre, elles pourraient être utile en M1, dans le cadre du parcours Europe et
international. La question sera à l’étude dans les prochaines années.
14
Master de l’université de Nantes : réponses détaillées aux avis B et C de l’AERES
1.9. Mention COMPTABILITÉ CONTRÔLE [ex Comptabilité, Contrôle, Audit]
Le porteur de projet souscrit pleinement à l’avis donné par les experts de l’AERES.
Le parcours CCA a été construit dès 2007 et a obtenu de la commission nationale compétente toutes
les dispenses possibles pour l’obtention du diplôme professionnel « Diplôme Supérieur de
Comptabilité et de Gestion » (DSCG). Dans un second temps, il nous est apparu judicieux, avec le
responsable du master « Contrôle de Gestion », d’offrir aux étudiants deux parcours professionnels au
sein d’une seule mention.
Ce parcours comporte un tronc commun d’enseignements important au premier semestre du Master 1
puis une spécialisation de plus en plus poussée les semestres suivants, l’une conduisant aux métiers de
l’expertise comptable, l’autre au métier de contrôleur de gestion.
Il a, de plus, été envisagé à terme d’ouvrir une troisième spécialisation qui offrirait aux étudiants la
voie des métiers de l’audit. Ceci explique le choix erroné de la mention telle qu’elle a été proposée.
Nous proposons les intitulés suivants pour les deux spécialités :
– Comptabilité, Contrôle, Audit.
– Contrôle de Gestion.
1.10. Mention Santé, Social
Pour l’avis « B » :
Spécialité Soins primaires et santé des populations
Bien qu’ouverte à de nombreux candidats potentiels, cette formation est destinée prioritairement aux
futurs enseignants chercheurs de la spécialité médicale qu’est la médecine générale, dont le champ
d’application est par nature holistique en conjuguant l’ensemble des données biomédicales et
psychosociales inhérentes au patient. Cependant, on peut imaginer que les détenteurs de ce diplôme
puissent intégrer des équipes de recherche aussi bien en recherche clinique médicale qu’en recherche
en sociologie, anthropologie ou psychologie, domaines qui ont peu d’accès réels aux milieux
médicaux et en particulier des soins primaires. Ils pourront faire bénéficier ces équipes de leur
approche globale des déterminants des soins et de la santé. La médecine générale n’est pas la santé
publique comme la santé publique n’est pas la médecine générale. Cette dernière intègre dans son
expression la santé publique au même titre que les autres disciplines médicales pour ce qui est de la
part biomédicale de son champ d’application. Si la réorganisation des masters de l’Université de
Nantes a conduit à la création d’une mention Santé-Social dans laquelle s’intègre notre projet, ce
dernier n’est pas une deuxième année du master 1 Social-Santé mais est bien une spécialité totalement
indépendante des parcours 1 et 2 du master 2 Santé Publique Management des Services de Santé.
A ce titre, la réorganisation pédagogique ou le rapprochement avec le parcours « REGES » nous paraît
être sans objet, ce d’autant que les thématiques de l’UE 2 de notre projet sont du domaine des bio
statistiques de façon générale et non axées spécifiquement sur les services de santé telles qu’elles le
sont dans le parcours recherche « REGES »
Réponses aux points faibles mentionnés :
* L’absence de flux attendu d’étudiants en amont comme en aval. Le nombre attendu des
étudiants, comme il est mentionné dans le projet, est de 30 par an, correspondant à un peu moins de 1
candidat par an et par faculté de médecine en France
Une codirection uniquement médicale d’une spécialité qui se veut à l’intersection SHS et SST.
Cette formation étant destinée prioritairement à de futurs enseignants chercheurs de la discipline
médecine générale, cette formation est co-dirigée par le Pr Claude Rougeron, enseignant de médecine
générale, docteur en éthique. Le comité de direction qui assumera la responsabilité pédagogique du
master comporte des médecins mais aussi des sociologues, des psychologues et une bio statisticienne.
15
Master de l’université de Nantes : réponses détaillées aux avis B et C de l’AERES
L’absence d’adossement Recherche en santé publique auprès d’équipe recherche de ce domaine.
Nous aurions souhaité intégrer une équipe Nantaise de recherche en santé publique mais
malheureusement nous n’en disposons pas actuellement. Il a semblé suffisant d’avoir un adossement
recherche auprès de quatre laboratoires dont les activités sont directement en rapport avec la
formation : Laboratoire de Biostatistique, recherche clinique et mesures subjectives en santé, ERSSCa,
Labécd et CENS.
Les contenus sont disparates sous prétexte de multidisciplinarité. La multidisciplinarité est
l’essence même de l’activité de soins primaires. La prise en compte de l’ensemble de ces données
multidisciplinaires est essentielle pour permettre à un futur chercheur s’intéressant à cette thématique
d’inférer l’ensemble des paramètres à l’origine d’une prise de décision dans le domaine des soins
primaires et de la santé des populations.
Le bilan du devenir des étudiants n’est pas organisé. Le suivi du devenir des étudiants est bien
envisagé.
Les liens pédagogiques avec d’autres écoles et instituts impliqués dans la formation ne sont pas
mentionnés. Toutes les UFR et équipes partenaires dans ce master sont notées et détaillées dans le
document « MR Soins Primaires Santé des Populations 04-12-07 annexes »
L’équipe pédagogique à une expérience de la recherche très faible. Les membres du comité de
direction sont responsables d’unités labellisées, sont enseignants de médecine générale dont les
dossiers de titres et travaux comportent tous de nombreuses publications en rapport avec la discipline
et dont certains ont été chercheurs dans des unités INSERM, sont chercheurs en psychologie et en
sociologie
Pour l’avis « C » (parcours recherche REGES) :
Spécialité Santé publique et management des services de santé
L’avis valide une approche pédagogique progressive valorisant le potentiel nantais avec une approche
pluridisciplinaire en M1 puis spécialisée en M2. Il a bien identifié la place laissée à la
professionnalisation en M2 et souligne l’importance que nous attachons à la recherche-action dans ce
cadre. Ce point aussi nous fait trouver sévère la note « C » accordée au parcours recherche REGES.
La recommandation formulée pour notre spécialité est la suivante : « une réévaluation à miparcours pourrait être envisagée selon l’évolution du renforcement envisagé par l’université de
Nantes sur cette thématique de recherche ». Nous avons la ferme intention de saisir cette
opportunité et nous espérons avoir obtenu la reconnaissance d’une équipe de recherche sur les services
de santé d’ici là. Nous ne pourrons pas maintenir au-delà une offre de M1 orientée sur la recherche sur
les services de santé dans le master de sciences biologiques et médicales qui vient d’être réhabilité
sans pouvoir offrir de débouchés au niveau M2R. Ce serait priver le monde médical de la possibilité
d’une formation accessible à l’exercice des responsabilités conférées par les réformes successives par
la prise de recul indispensable que seule permet réellement une problématisation exigeante dans le
cadre d’un travail de recherche.
Nous sommes par ailleurs tout à fait ouverts à la réflexion que supposerait la recommandation faite à
la spécialité « soins primaires et santé des populations » qui viserait à « la rapprocher du parcours
recherche « REGES » du point de vue de l’organisation pédagogique, de la mutualisation des unités
d’enseignement, de l’individualisation des parcours des étudiants, du projet de recherche en santé
publique ».
Les points faibles soulevés sont les suivants :
« L’adossement à la recherche est inexistant ». Il n’existe effectivement pas d’équipe labellisée de
recherche sur les services de santé mais il existe un potentiel qui nous amène à répondre à l’ Appel à
16
Master de l’université de Nantes : réponses détaillées aux avis B et C de l’AERES
projets « Recherche sur les services de santé » de l’Institut de Recherche en Santé Publique pour le
soutien d’une équipe de recherche émergente axée sur l’amélioration de l’efficience et de l’équité des
services de santé. Il est vrai que le potentiel de HDR est faible mais cette situation est caractéristique
de l’ensemble des villes de faculté du grand ouest et Nantes singulièrement dont le pool d’enseignantschercheurs dans les disciplines concernées est minimal (un PU en 46.01 et une MCF en 6ème section).
Elle relève de mesures volontaristes d’appui prises au plus haut niveau. Ces mesures ne viendront pas
si nous ne cherchons pas à convaincre de leur impérieuse nécessité : il est impensable que cette grande
interrégion n’ait pas un potentiel de ressources et d’expertise à la hauteur de son dynamisme et de ses
ambitions d’autant que Nantes est devenu le CHU leader du groupe HUGO (hôpitaux universitaires du
grand ouest).
« Les partenariats sont identifiés sans précision de la nature de ces partenariats ». Il est vrai que
la plupart des partenariats sont informels mais leur pérennité est attestée dans le programme
d’enseignement et notamment le cycle de séminaires internationaux comparatifs des systèmes de santé
et des méthodes de régulation, qui existent depuis le début du DESS en 2002. Ils alimentent d’ailleurs
des réponses à appels à projet de recherche, notamment celui de l’IreSP. Par ailleurs, des recherches
comparatives sont en cours entre la France et l’Irlande (UCD-UN), dont les premiers résultats ont déjà
donné lieu à sélection à des congrès internationaux à comité de sélection (5th International Conference
on Accounting, Auditing and Management in Public Sector Reforms, Amsterdam, sept 2008 ; 27ème
congrès international du CIRIEC - Centre International de Recherche et d’Information sur l’économie
sociale, publique et coopérative - Séville, Sept 08).
Nous poserons la question de l’opportunité de la formalisation du partenariat pédagogique avec le
CHU de Nantes lors de l’installation du nouveau directeur général. Une convention de recherche a été
signée récemment pour la mise en œuvre d’un protocole sur organisation du travail et santé (volet
hôpital d’un programme de recherche financé par l’ANR conduit par le Centre de Recherche en
Gestion Nantes Atlantique ).
« Il existe des dynamiques individuelles fortes mais pas encore constituées en dynamique
collective ». Nous notons avec plaisir la reconnaissance de dynamiques individuelles fortes. La
dynamique collective devrait être plus apparente avec la constitution du dossier d’équipe émergente
qui mettra en avant :
– la dynamique propre de l’équipe hospitalo-universitaire de santé publique en partenariat avec son
environnement sanitaire (registre des cancers, comité d’éducation pour la santé, réseau qualité,
etc) qui se traduit par le gain de projets de recherche sur appels d’offres nationaux et une
valorisation scientifique qui monte en puissance ;
– la coopération entre santé publique et sciences de gestion (CRGNA) concrétisée par notre
participation au programme santé et organisation du travail soutenu par l’ANR et l’association de
Nathalie Halgand aux travaux sur les comparaisons de performances hospitalières portés par
l’OMS et soutenus par la HAS et le ministère de la santé. L’équipe est par ailleurs associée au
projet de recherche financé par la HAS visant à explorer les liens entre contexte organisationnel et
managérial, et appropriation des recommandations professionnelles (projet baptisé THEOREM)
« Le flux attendu est de 10 étudiants en parcours professionnel et de 10 en parcours recherche ».
Nos exigences pédagogiques et la sélection d’un public recruté parmi les candidats à des fonctions de
management de haut niveau nous conduisent à limiter volontairement nos capacités d’accueil.
L’importance accordée notamment aux travaux de recherche-action et leur encadrement lourd
imposent notamment ces limites. Inversement la mutualisation d’un tronc commun débouchant sur
deux parcours spécifiés permet d’assurer la viabilité de cette offre.
« Il n’y a pas d’option ». Il nous semble que l’existence de deux parcours peut en tenir lieu à ce stade.
Il est probable que nous serons amenés à étoffer l’offre pédagogique, par exemple pour ce qui relève
de l’offre de formation de niveau 2 en éducation thérapeutique au sens de l’OMS, c’est-à-dire à
destination des coordinateurs de plates-formes ou de programmes lourds d’éducation du patient.
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Master de l’université de Nantes : réponses détaillées aux avis B et C de l’AERES
II. DOMAINE ARTS LETTRES LANGUES
2.1. Mention Langues et Langages
Le choix actuel d’une première année avec des parcours différenciés dans les quatre spécialités est dû
à la nécessité d’assurer une cohérence avec chacun des parcours proposés en deuxième année, en
fonction des débouchés spécifiques de chacun des parcours et des liens qui existent entre les parcours
professionnels et la recherche fondamentale développée dans chacune des spécialités.
Néanmoins, un tronc commun pourrait se développer au cours du plan pluriannuel, à partir des
passerelles déjà existantes, au niveau de l’acquisition des compétences transversales requises par
l’étude des langues et du contact des langues et des compétences liées aux pratiques de recherche
fondamentale et professionnelle.
Pour les avis « B » :
Spécialité Didactique des langues étrangères
Il serait souhaitable d'affirmer davantage la spécificité de DlE par rapport aux autres spécialités
du Master, et surtout du FLE. La masse des enseignements propres à la spécialité par rapport à
l’ensemble de l'offre de formation est faible. Cette spécialité pourrait définir un parcours
professionnalisant au sein de l’une des autres spécialités du master, identités linguistiques ou
FLE.
La spécificité de cette spécialité, par rapport à la spécialité FLE, est de s’adresser aux spécialistes des
langues étrangères, notamment des anglicistes et des hispanistes. En s’intégrant la spécialité FLE, elle
perdrait sa propre visibilité, et ne contribuerait pas à rendre la spécialité FLE plus cohérente ; en effet,
il paraît paradoxal de ranger une spécialité à vocation multilingue à l’intérieur d’une spécialité
monolingue. Enfin, la spécialité Identités linguistiques a sa propre cohérence, qui serait bouleversée
par l’introduction de la didactique.
La disparition du parcours de recherche en DLE risquerait de briser la dynamique de recherche dans ce
domaine : de nombreuses thèses à l’UFR de Langues de Nantes ont été effectuées en DLE ces
dernières années et nous avons plusieurs excellents étudiants qui souhaitent s’inscrire dès l’année
prochaine dans le parcours recherche de cette spécialité avec le projet de préparer des thèses en
didactique des langues étrangères par la suite.
Nous proposons de renforcer le parcours recherche en M2 de la manière suivante : l’UE 91 « Gestion
humaine et matérielle des centres de langues » deviendra l’UE 91 « Didactique en contexte ». Le
contenu de cette UE sera élargi pour traiter des questions didactiques communes aux deux parcours.
Elle comportera notamment un CM (assuré par M.-F. Narcy-Combes) visant à préparer l’étudiant au
travail de terrain qui est indispensable pour le parcours recherche (mémoire du 2e semestre) ainsi que
le parcours professionnel (stage du 2e semestre). De même l’UE93 TICEL comporte un CM (assuré
par J. Buck) qui traite les aspects didactiques des TICEL. Enfin les outils informatiques abordés dans
cette UE (notamment le CM de J. Rézeau sur les concordanciers) seront très utiles pour les deux
parcours.
Spécialité Identités linguistiques, représentations nationales et transferts culturels (IRT)
Il est souhaitable que la recherche se développe davantage et se munisse d'une équipe d'accueil
propre.
L’enquête menée sur la promotion 2005-2006 a montré un taux de poursuite en thèse tout à fait
correct : 14 inscrits en thèse sur 36 et 3 inscriptions en projet. L’appui du master sur une seule équipe
d’accueil propre (au lieu de trois actuellement) est une piste de réflexion. La mise en œuvre est plus
18
Master de l’université de Nantes : réponses détaillées aux avis B et C de l’AERES
délicate puisqu’elle aboutirait soit à une redéfinition de la structuration de la recherche à l’intérieur de
l’UFR Langues, soit à une marginalisation de certaines équipes. Il est peu probable que les esprits
soient prêts à mener cette redéfinition dans des délais brefs. Une recomposition aurait aussi
inévitablement des incidences sur l’équipe pédagogique.
2.2. Mention LEA
Les quatre spécialités du master LEA s’inscrivent pleinement dans le cadre de la charte de
l’Association Nationale des Langues Etrangères Appliquées, à savoir des formations fondées sur
l’enseignement de 2 langues étrangères et de matières dites d’application, en l’occurrence: commerce,
logistique, tourisme d’affaire et droit. Des passerelles sont développées entre spécialités.
Pour les avis « B » :
Spécialité Logistique Internationale
Concernant le renforcement de l’équipe, un poste de MCF en section 6, fléché « Logistique
Internationale » et affecté au département LEA de l’UFR de Langues, est ouvert au concours pour
cette année universitaire (recrutement en cours).
L’aspect culturel des langues est pris en compte par des cours de civilisation, à hauteur de 20 heures
CM, programmés dans chacune des langues.
Enfin, sur le positionnement de la spécialité, l’objectif n’est pas de former des spécialistes en
modélisation, recherche opérationnelle ou analyse des données mais des cadres trilingues ayant de
solides connaissances en logistique globale ou supply chain management (i.e. un enseignement en
largeur), capables d’évoluer à l’international. Ce profil est très demandé à l’heure actuelle, comme en
témoigne l’excellente insertion professionnelle des 2 premières promotions.
Spécialité Juriste Trilingue
L’architecture initialement tubulaire est modifiée par l’introduction de passerelles entre les niveaux
M1 et M2, avec jury de sélection. Par ailleurs, certains cours de langues en M1 seront mutualisés.
Pour l’avis « C » :
Spécialité Tourisme d’Affaire International
Le dossier initialement proposé n’avait pas pour but l’habilitation immédiate de cette spécialité (cf.
remarque 2, page 3 du dossier). La finalité était uniquement d’inscrire, dès à présent, cette dernière
dans l’offre de formation générale LEA de l’Université de Nantes, afin de pouvoir, dans les deux
années à venir, élaborer un dossier complet qui sera soumis à une demande d’une habilitation
spécifique. A l’heure actuelle, le dossier est - et reste - incomplet.
2.3. Mention Lettres et Philosophie
Chacune des spécialités de ce master est consciente de progrès à faire en matière d’ouverture
professionnalisante. La spécialité Littérature française et comparée compte développer son
information sur le devenir des étudiants de M, , en lien avec le Service universitaire d’information et
d’orientation. Elle envisage une augmentation des ECTS attribués à l’option préprofessionnalisante de
M1, afin de la rendre plus attractive. Des aménagements à mi-parcours sont envisagés pour développer
telle ou telle UE de cette option. De même le Département de philosophie s’efforce, en collaboration
avec le SUIO, de présenter aux étudiants, de la manière la plus exhaustive, les diverses voies
d’insertion professionnelle qui se présentent à eux. Le recrutement de nouveaux enseignants
chercheurs (cette année et dans les années qui viennent) permettra peut-être de mettre en place des
passerelles avec d’autres disciplines (droit ou sciences économiques, en particulier) ce qui pourrait
conduire à adjoindre à ce Master des enseignements non philosophiques permettant une plus grande
polyvalence.
19
Master de l’université de Nantes : réponses détaillées aux avis B et C de l’AERES
Pour l’avis « B » :
Spécialité Lettres classiques
Le département de Lettres anciennes est conscient des améliorations à apporter à sa maquette mais
aussi à l’esprit de ses études. Sans rien abdiquer à son credo humaniste, il souhaite ne plus s’en tenir à
des formations visant la seule préparation aux concours de l’enseignement ou à une recherche
autonome. De fait, le projet, bien avancé, de développer un parcours, voire une nouvelle licence autour
des « métiers du tourisme dans le monde méditerranéen » va permettre d’apporter au département
l’ouverture qui lui manquait. Au niveau des masters, en vue d’instaurer des passerelles attractives et
d’être vraiment pluridisciplinaires, nous avons décidé d’insérer dans la prochaine maquette des
enseignements obligatoires de géographie, de droit et de langues vivantes du monde méditerranéen
(espagnol, italien, grec moderne, arabe, etc.). Ce projet proposé en amont à la commission
d’évaluation des licences aboutira en aval à la création d’un master Pro.
2.4. Mention Information communication
Pour l’avis « B » :
Spécialité Eco-design des usages et des services
Est ajouté enfin un mémoire de recherche qui fera l'objet d'une soutenance dans l'UED 16 "Stage M2
et mémoire de recherche". Le stage implique la rédaction d’un rapport d’activité et d’un mémoire de
recherche qui feront l’objet d’une double soutenance.
Renforcer la méthodologie de gestion de projet. Un cours de « méthodologie du projet collaboratif »
(10h CM) est inséré dans l'UED 2 « Projets et Méthodes 1 ». Ce cours exposera le concept
d’ingénierie et les processus de conception de services initiés à partir d’une construction sociale.
Préciser la thématique et l'environnement de la recherche.
La recherche dans le Master se déploie autour d'une « Recherche-Innovation » (R&I). Il faut entendre
par là un développement d’aptitudes conceptuelles liées à la formation de nouvelles problématiques
dans le cadre d’une résolution de problème dans le secteur des usages et des services. La Recherche
Innovation se situe au croisement de la recherche action et la recherche valorisation. La Recherche
Innovation repose sur une collaboration des différents acteurs humains et non-humains (dispositifs)
dans une perspective qui prend en compte les formes diverses de la participation. Ainsi, la dimension
transversale et interdisciplinaire qui cadre la recherche du Master dans son programme fort peut être
qualifiée par la thématique d’une « économie de la contribution ». Dans cette perspective, « Les
entretiens des nouveaux mondes industriels » organisés annuellement au Centre Pompidou et la
démarche de la sociologie de la traduction du CCI de l’Ecole des Mines de Paris demeurent des
références et des lignes d’orientation pour les travaux et mémoires des étudiants. L’environnement
cognitif et sociétal des services devra, dans la perspective de la R&I, être corrélé à la mise en culture
du territoire par la valorisation des capacités ou « capabilités » (Sen) de ses habitants à développer des
contributions. Pour cette raison, et autour de cette thématique de la contribution, la richesse de
l’environnement de recherche du master Eco-Design des Services et des Usages est lié au nombre et à
la qualité des institutions parties prenantes dans l’organisation de la formation.
Introduire un mémoire de recherche indépendant du rapport de stage. Le stage implique la
rédaction d’un rapport d’activité et d’un mémoire de recherche qui feront l’objet d’une double
soutenance. Le mémoire de recherche devra apporter sur le plan académique des éléments de réflexion
sur les méthodes et les résultats obtenus dans champ de la pratique. Par une approche
pluridisciplinaire, le mémoire devra contribuer au développement d’une « techno-culture » ou
« culture technique » (Simondon) qui doit faire la liaison entre les sciences sociales et les pratiques de
l’ingénierie. A ce titre, le mémoire s’inscrit dans le champ plus vaste et des sciences de l’information
et de la communication (SIC) et des sciences de l’homme et des techniques (SHT) ; il se conçoit aussi
20
Master de l’université de Nantes : réponses détaillées aux avis B et C de l’AERES
à travers une réflexion sur le développement territoriale et sa valorisation dans lequel le design des
services contribue à renforcer la participation de tous les acteurs dans le déploiement d’une
« intelligence territoriale collective ».
Le stage est comptabilisé pour 6 crédits en M1 et pour 30 crédits en M2. Une note au mois égale à 10
est nécessaire tant pour le rapport d’activité que pour le mémoire de recherche pour obtenir le
diplôme.
2.5. Mention culture et société
L’ouverture internationale est une priorité pour ce quadriennal : les porteurs de projet ont engagé des
contacts avec d’autres universités européennes et souhaitent créer de nouveaux doubles diplômes.
Concernant l’adossement à la recherche, les quatre masters de la mention sont adossés à des équipes
de recherche des trois UFR concernées par le master (CRINI et CERCI pour l’UFR de langues, CENS
pour l’UFR de sociologie, CRHIA pour l’UFR d’histoire qui a aussi un partenariat avec
GEOLITTOMER). Le master est lié à un programme de recherche intitulé Patrimoine et Identité,
développé dans le cadre du CPER 2008-2011.
Pour l’avis « B » :
Spécialité Master médiation culturelle et communication internationale
Les premiers diplômés (sortis en septembre 2006) trouvent des emplois de nature très diverse
requérant souvent une grande polyvalence (on trouve des diplômés dans des galeries d’art, des musées,
des associations culturelles, des offices de tourisme, des théâtres, journalisme ; les postes occupés ont
variés : production, chargés de projets, chargés de communication, traduction). Cette spécialité vise à
développer chez les étudiants une large palette de connaissances et de compétences, ce qui leur
permettra de faire face à des environnements professionnels en évolution constante.
III. DOMAINE SCIENCES HUMAINES ET SOCIALES
3.1. Mention Géographie
La spécialité « Terres et Mers Atlantiques, nature et sociétés » et la spécialité « Développement
durable, conflits d’usages et gestion intégrée des zones côtières » sont fusionnées, comme le
recommande l’AERES. Cette nouvelle spécialité porte le titre « Terres et Mers Atlantiques,
Développement durable et gestion intégrée des zones côtières ».
Pour les avis « B » :
Spécialité Cartographie et gestion des espaces à fortes contraintes
L’outil Systèmes d’Informations Géographiques proposé ici est un outil à la disposition des étudiants,
dans le domaine de l’environnement. L’essentiel de nos enseignements en SIG sont consacrés à
structurer les données des étudiants, issus d’horizon différenciés, à gérer de nombreuses données du
géosystème comme ils ont à le faire en situation professionnelle (données Insee, pédologiques,
géologiques, environnementales…), avec des outils informatiques variés.
Cependant, la dimension géographique n’est nullement négligée et souvent en relation avec les
enseignements généraux. À titre d’exemple, dans les fondamentaux de géographie, nous étudions la
vulnérabilité des littoraux aux pollutions (chroniques et catastrophiques). L’entrée est géographique :
aléas, enjeux, risques et vulnérabilité à différentes échelles, du global au local. Puis, les impacts sur
l’environnement sont appréhendés avant d’intégrer d’autres paramètres comme ceux de gestion des
21
Master de l’université de Nantes : réponses détaillées aux avis B et C de l’AERES
territoires susceptibles d’amplifier ou de réduire ces risques. La mise en musique autour des SIG
consiste à tenter une cartographie de la vulnérabilité des littoraux en intégrant des paramètres
environnementaux mais aussi socio-économiques (exploitation des données à l’aide d’outil SIG).
Spécialité nouvelle Terres et Mers Atlantiques, Développement durable et gestion intégrée
des zones côtières
Elle vise à conserver et à renforcer la dimension pluridisciplinaire de l’ancienne spécialité 4, tout en
insistant sur les analyses fondamentales qui faisaient la spécificité de la spécialité 2. Il s’agit donc de
maintenir un important volet recherche, largement ouvert aux problématiques géographiques des
interfaces Terres-Mers, aux diverses échelles de leur compréhension (de la zone côtière aux façades
océaniques), tout en centrant le volet professionnel sur les zones côtières, selon une démarche
résolument pluridisciplinaire.
Cette spécialité fusionnée s’adosse fondamentalement au laboratoire LETG Littoral, Environnement,
Télédétection, Géomatique, UMR 6554 du CNRS, dont le pôle nantais (Géolittomer) est partie
prenante dans la mise en œuvre d’un projet de recherche habilité pour 2008-2011 sur le thème des
dynamiques des systèmes complexes à l’interface entre nature et société.
La structure générale de cette spécialité fusionnée a été revue :
– Un tronc commun, représentant près de la moitié des enseignements, permet de bien exposer
l’approche fondamentale des milieux d’interface Terres-Mers, tout en orientant l’analyse vers
l’objectif du développement durable et les pratiques de gestion susceptibles d’atteindre cet
objectif. Cette partie est étayée par une offre diversifiée de formation sur les outils et méthodes
(géomatique, traitement des données, atelier de terrain, langues). Par ailleurs, une mise à niveau
des pratiques (cartographie par ordinateur, méthodes d’analyse économique et juridique) est
prévue pour les étudiants qui se destinent à la filière professionnelle, étant donné leur origine
disciplinaire variée, alors que cette mise à niveau est facultative pour les étudiants de la filière
recherche.
– Une filière recherche, disciplinaire, vise l’approfondissement des connaissances géographiques
des interfaces Terres-Mers, dans la perspective éventuelle de la préparation du doctorat. Cette
filière débouche sur la rédaction d’un mémoire de recherche sur les thématiques des cours et
séminaires proposés pendant l’année.
– Une filière professionnelle, un peu plus étoffée en nombre d’heures de cours, porte sur
l’approfondissement des connaissances pluridisciplinaires de l’environnement côtier (biologie,
écotoxicologie, économie, droit). Ces cours sont illustrés par des ateliers transversaux et par un
apprentissage des étudiants à la conduite de projets. Cette filière débouche sur un stage en milieu
professionnel, sanctionné par un rapport de stage (durée minimale de quatre mois, encadré par un
maître de stage professionnel et un tuteur universitaire).
3.2. Sciences de l’éducation et de la formation
Les réponses sont présentées par spécialités.
Pour les avis « B » :
Spécialité Métiers, pratiques et recherches en éducation et formation
Le suivi des étudiants de M2 se renforce et est une priorité pour ce quadriennal.
L’ouverture internationale déjà ancienne du master de sciences de l’éducation se développe dans
plusieurs directions :
– ERASMUS et accueil d’étudiants étrangers. Le département compte à ce jour 5 accords bilatéraux
d’échange d’étudiants et d’enseignants : trois avec des universités italiennes, un avec une
université espagnole et un avec une université tchèque. Chaque année, plusieurs étudiants de
master 1 bénéficient de ces accords. Par ailleurs, sur les quatre dernières années trois étudiants de
Master ont bénéficié d’une mobilité dans le cadre de CREPUQ. En 2007-2008, le master 1
accueille 12% d’étudiants étrangers et le master 2 plus de 25%, originaires d’Algérie, de Chine,
d’Espagne, d’Italie, du Maroc, de Syrie…
22
Master de l’université de Nantes : réponses détaillées aux avis B et C de l’AERES
–
–
Master EMETT. Le programme EMETT (European Master for European Teacher Training, 20072009, programme LLL), a été approuvé par la Commission Européenne en septembre 2007. Il
réunit 8 universités européennes. Cette ouverture internationale de la formation permettra aux
étudiants d’effectuer un semestre à l’étranger et d’obtenir un diplôme conjoint
Coopération et échange avec des laboratoires étrangers. Des relations de partenariat suivi ont été
établies avec plusieurs laboratoires étrangers, notamment dans le cadre du réseau international
OPEN : LABRIPROF (Université de Montréal), CRIFE (Université Laval), LIFE (Université de
Genève), GIRSEF (Université catholique de Louvain), Université d’Egée (Rhodes), Ca Foscari
(Venise), Université de Natal, etc. Les contacts sont en cours en vue d’institutionnaliser à brève
échéance ces coopérations scientifique afin de développer soit des échanges systématiques, soit
des séjours de recherche de moyenne durée pour les étudiants de master (et de doctorat).
Spécialité Stratégie et ingénierie de la formation d’adultes (SIFA)
La spécificité du public – souvent des professionnels en reprise d’études - explique les relativement
faibles taux de réussite (réinscriptions multiples pour le mémoire).
La composition de l'équipe pédagogique est reprécisée.
Spécialité Direction et encadrement dans les organisations de formation et d'insertion
Pour consolider les effectifs, des actions de communication dans un cadre régional sont prévues pour
améliorer la visibilité de la formation.
Le porteur de projet reformule les objectifs de formation
Le renforcement de la mutualisation est envisagé concernant la sociologie des organisations et la
démarche comparatiste en éducation et formation.
Spécialité Développement des capacités d'apprentissage et remédiations pédagogiques
Concernant l’ouverture internationale, plusieurs enseignements du master ont pour objectif d’ouvrir à
d’autres contextes, qu’ils soient européens ou internationaux (semestre 2, enseignements « l’ingénierie
pédagogique dans les pays anglophones » et « la scolarisation des élèves à besoins éducatifs
spécifiques en Europe » ; semestre 4, enseignement « les différentes approches des nouveaux métiers
de la formation et de leur contexte d’encadrement en France et en Europe », mutualisé entre
l’université de Nantes et les Facultés libres de l’Ouest). Les échanges ERASMUS avec des universités
européennes sont encouragés ainsi que ceux prévus par une convention signée avec l’Université du
Québec à Rimouski.
Un groupe de travail est constitué afin d’évaluer les débouchés professionnels de la formation :
insertion des étudiants, accompagnement au cours de la formation.
Les étudiants qui participent au Master, mention « Sciences de l’éducation et de la formation »,
spécialité DCARP « Développement des Capacités d’Apprentissage et Remédiations Pédagogiques »
s’inscrivent à l’Université d’Etat de Nantes car elle seule a autorité à délivrer le diplôme du master. Ils
s’inscrivent également à l’UCO d’Angers, habilitée à dispenser les enseignements du master DCARP.
Le jury est présidé par un représentant de l’Université de Nantes. Il est composé à parité d’enseignants
de l’Université de Nantes et d’enseignants de l’UCO d’Angers.
3.4. Mention psychologie
L’avis global de l’AERES reprend les points faibles de chacune des spécialités. La réponse est faite
spécialité par spécialité.
Pour les avis « B » :
Spécialité Psychologie : Approches fondamentales et appliquées
Le titre de la spécialité recherche est modifié comme suit : « Psychologie: approches fondamentales ».
23
Master de l’université de Nantes : réponses détaillées aux avis B et C de l’AERES
La capacité d'accueil proposée correspond à un maximum possible (30 étudiants, soit un maximum de
15 par site), en référence au nombre maximum d'étudiants sélectionnés à Nantes lors des habilitations
précédentes pour un M2R mutualisé avec Rennes 2.
Le parcours « Santé » est supprimé, mais il faut noter néanmoins les éléments suivants :
Au niveau de l’Université de Nantes, les travaux relatifs à la psychologie de la santé ont connu un
essor récent et sont fondés sur une collaboration qui implique diverses structures de recherche locales
(ERSSCa, GERMES, CHU Nantes), régionales (HUGO, Cancéropole Grand Ouest) et nationales
(INSERM, La Ligue, ANRS, UMR 912, INCa, Sidaction). De ce fait, depuis deux années, le nombre
d’étudiants en M2R et de doctorants engagés sur des thématiques de santé a progressé tout en
permettant la réalisation de leurs stages au sein d’institutions de santé.
Dans la mesure l’ouverture du parcours « santé » ne semble pas envisageable dans l’état actuel des
choses, l’équipe va proposer, pour le prochain quadriennal, une offre de formation professionnalisante
en psychologie de la santé, telle qu’elle peut être trouvée dans d’autres universités et cela afin de
proposer une offre de formation novatrice sur Nantes et au niveau régional qui réponde à une réelle
demande estudiantine mais aussi des professionnels de terrain.
Nous proposons une première maquette de spécialité « psychologie de la santé » en pièce jointe
(annexe 3).
Spécialité Psychologie de l’enfant et de l’adolescent : interactions, développement, et
dysfonctionnement.
Concernant l’adossement à la recherche, les enseignants-chercheurs statutaires sont tous membres
d’un laboratoire labellisé (EA 3259 et ERT 50). La co-direction est assurée par MM. Bernoussi (Pr.) et
Guimard (MCF, directeur de l’ERT 50).
La formation par la recherche est réalisée par la note théorique de synthèse du mémoire professionnel,
formation à l’Anglais et aux TIC.
La dimension clinique dans la formation est assurée par les modules théoriques « développement
affectif », « troubles des fonctions cognitives » et le module pratique « examen psychologique et
neuropsychologique ». Le volume total est de 68 heures équivalent TD (MT: 48 h ; MP: 20h).
Note : le taux d’insertion est de 75% et non de 100% comme indiqué par erreur.
Parcours nantais de « Pratiques Cliniques et Santé Mentale » de la Spécialité « Psychologie
Clinique » de l’Université d’Angers.
Comme le souligne l’avis de l’AERES, ce parcours est important pour plusieurs raisons : la formation
proposée, l’adossement à la recherche et le lien régional.
Localement, le parcours est porté par 4 MCF ; mais il est soutenu par la Psychiatrie et la
pédopsychiatrie nantaise (Prs J.L. Venisse et M. Amar vont y intervenir), et dans un premier temps,
des enseignements sont mutualisés entre Nantes et Angers.
Pour l’avenir, l’UFR dispose de 2 postes de PR vacants, dont un en Psychologie clinique et
pathologique (PR 1967) qui seront affectés très vite à ce parcours, ainsi qu’un poste de PAST qui lui
sera attribué dès le mois de septembre 2008.
Pour les spécialités qui ont reçu un avis C :
Spécialité Psychologie cognitive : évaluation cognitive et clinique
Nous avons pris bonne note des remarques formulées par l’AERES concernant la formation innovante
que nous proposons et nous souhaitons apporter les éléments d’information suivants.
Š « Pas de spécialiste en neuropsychologie, ni en psychologie des handicaps, ni en psychologie du
vieillissement dans l’équipe nantaise ».
En ce qui concerne les ressources propres à l’équipe enseignante du diplôme, les profils individuels
des membres de l’équipe n’ont pas été détaillés dans le dossier soumis faute de place; cette équipe
24
Master de l’université de Nantes : réponses détaillées aux avis B et C de l’AERES
peut cependant se prévaloir d’une variété de pratiques professionnelles sur des durées significatives,
en particulier :
– neuropsychologue en réadaptation fonctionnelle et handicap (Luc Jagot et Françoise Michon)
– psychologue territoriale (Nadège Verrier)
– psychologue clinicienne en gériatrie et en CMPP (Bénédicte Courty)
– psychologue clinicien en milieu hospitalier et handicap moteur (Vincent Bréjard)
– psychologue clinicien spécialiste des TCC (Abdel-Halim Boudoukha recruté dernièrement)
– psychologue clinicien en psychiatrie adulte (Franck Salomé)
– psychologue clinicienne en gériatrie (Claire-Marie Verdon-Best)
Ces pratiques professionnelles, qui nourrissent à l’heure actuelle l’enseignement en cycles L et M,
trouveraient leur aboutissement naturel en année de M2.
Š « L’articulation avec la clinique est quasi inexistante ».
Le souci de l’articulation avec la clinique apparaît de manière très nette à la fois :
– au niveau des contenus d’enseignement proposés (cf. UE M2-2 à UE M2-7)
– au niveau de la composition de l’équipe enseignante (elle inclut 4 MCF de psychologie clinique et
2 PAST)
Š « Les forces ne sont pas suffisantes pour soutenir une telle formation du côté de la psychologie
cognitive nantaise (d’où une forte demande de collaboration avec la médecine) ».
La volonté de faire largement appel aux intervenants extérieurs s’explique non pas par un déficit de
ressources au niveau de l’équipe enseignante (1 PR, 11 MCF et 2 PAST), mais bien par un souci
d’ancrage fort au plan du tissu régional, de façon à optimiser la formation et l’insertion professionnelle
des étudiants. Par ailleurs, en fonction du contexte régional des formations en psychologie, les postes
des spécialités qui ne seraient pas habilités vont être déployés pour celle-ci.
En synthèse, le diplôme offre de notre point de vue, les garanties d’une formation alliant compétences
dans le domaine des pratiques cliniques et maîtrise des outils d’évaluation cognitive.
Spécialité Psychologie Clinique et pathologique : clinique psychanalytique du lien social.
1Lien au Master 1
Le Master II est toujours, comme il l’a été, en relation à un tronc commun d’enseignements différents,
de la clinique et d’autres disciplines, choisis par les étudiants (UE1 et UE2).
2L’orientation théorique et éthique
En relation à des concepts établis (inconscient, transfert, pulsion…) la clinique psychanalytique est
elle-même confrontée à d’autres savoirs : psychologie sociale et anthropologique culturelle ; histoire
de l’art ; philosophie ; art de la mise en scène… etc.
3L’insertion professionnelle
Faute de personnel pour faire des statistiques pointues, nous pouvons, au vu des années antérieures,
faire le constat suivant : dans la première année qui suit le diplôme, 30 % des étudiants trouve une
activité rémunérée (plutôt CDD, quelques CDI) – 50 % sur la deuxième année et 10 à 20 % au-delà.
4Les responsables de la formation sont « repérables » par :
– leur publication et organisation de journées et thèmes (cela tous les ans !),
– des travaux individuels et en collectif (publications internes ou externes) à l’Université de Nantes,
On relève encore un ouvrage, à paraître, en octobre aux P.U. de Rennes (« Autisme et psychose… »).
5Les responsables de la formation développent des liens avec les Collègues de Rennes II à
l’occasion de journées, publications ; participation à des soutenances de thèses, régulièrement…
Quatre des enseignants titulaires du M2 sont inscrits dans le EA 4050 de Rennes II, faute d’avoir pu
obtenir une équipe de recherche en propre (projet présenté en 2006) à l’Université de Nantes.
25
Master de l’université de Nantes : réponses détaillées aux avis B et C de l’AERES
L’intérêt de l’offre de l’Université de Nantes ne réside pas dans l’uniformisation des savoirs et des
pratiques pour de futurs praticiens de la clinique en milieu institutionnel de psychopathologie.
3.5. Mention Sciences et techniques des activités physiques et sportives
La réponse aux avis de l’AERES doit être prise en charge par Rennes II. On relève que le suivi des
étudiants nantais sortis depuis 2006 existe déjà.
3.6. Mention sociologie
Spécialité Recherche et métiers de l’expertise sociologique.
1) Organisation pédagogique. L’enseignement, qui comporte 8 UE (M1 et M2), conformément aux
thématiques et aux méthodologies développées au CENS, vise à faire acquérir une autonomie dans la
capacité de recherche depuis la formulation de questions sociologiques jusqu’au recueil de matériaux
empiriques et aux analyses finales.
2) Débouchés. Cette orientation est clairement positionnée sur les carrières d’excellence académique
(chercheur, ingénieur de recherche, enseignant-chercheur…) donc vers le niveau D, même si elle
délivre des compétences propres aux métiers de la sociologie pouvant s’employer dans des organismes
extérieurs (privés ou publics). L’UFR de sociologie de l’Université de Nantes et le CENS se
caractérisent par la production de thèses de grande qualité permettant à ses jeunes docteurs de bien
s’insérer dans le milieu professionnel de la sociologie (liste disponible des thèses et des emplois
obtenus par des docteurs depuis 2003).
26
Master de l’université de Nantes : réponses détaillées aux avis B et C de l’AERES
IV. DOMAINE SCIENCES, SANTE, TECHNOLOGIE
Pour ce domaine, 12 mentions étaient proposées à l’expertise. 2 mentions sont portées sont portées par
L’Ecole Centrale de Nantes établissement principal (Automatisme et systèmes de production et
Sciences et Techniques des environnements urbains) et dont les réponses seront adressées par
l’établissement porteur. Une mention (Santé, social) est affichée dans plusieurs domaines et est traitée
dans le cadre de son domaine d’expertise c'est-à-dire Droit, Economie, Gestion.
La mention Sciences Mécaniques Appliquées (évaluée C) qui doit être travaillée en commun
avec l’Ecole Centrale de Nantes fera l’objet d’une réponse séparée.
4.1. Master Histoire des Sciences et des Techniques :
La spécificité du master HST est rendue possible grâce à la dimension pluridisciplinaire de ce
laboratoire, qui associe l’épistémologie et l’histoire des sciences et des techniques. Une spécialisation
trop poussée de ce master lui ferait perdre sa spécificité qui explique l’intérêt qu’il suscite en
particulier auprès des étudiants scientifiques, intéressés par les professions de l’enseignement, de la
culture et du patrimoine scientifique et technique. Le dispositif de formation vise à rendre possible et
vivante cette dimension pluridisciplinaire.
Les étudiants se spécialisent dans le cadre du mémoire, pour la préparation duquel ils sont encadrés
par des historiens des différentes disciplines, chercheurs du Centre François Viète qui sont également
enseignants-chercheurs dans les IUFM de Nantes, Brest et Caen..
Deux unités d’enseignement sont obligatoires (UEF). Dans une première unité, les étudiants ont des
séances de formation à la médiathèque de Nantes, qui possède un fonds ancien important, ainsi qu’aux
archives départementales. Les séances sont encadrées par des chercheurs, des archivistes et des
conservateurs. Les différents lieux de culture et de patrimoine scientifique et technique sont aussi
exploités, avec l’organisation de visites et de journées d’études (par exemple dans la Ville de
Rochefort). La seconde unité concerne la transmission des savoirs scientifiques et techniques.
Un des débouchés du master HST est le doctorat, puis l’enseignement supérieur. Ce débouché dépend
des offres qui seront faites au cours des années à venir dans l’enseignement supérieur. Le master HST,
ancré dans une UFR des sciences et des techniques et lié aux IUFM régionaux, est une voie privilégiée
vers les enseignements d’histoire des sciences et des techniques auprès des étudiants et des professeurs
de ces disciplines. Les autres débouchés concernent les métiers de la culture et du patrimoine
scientifique et technique. La double formation, scientifique et technique, du master HST est
appréciable de ce point de vue.
L’enseignement à distance HSTED sera mis en place à la rentrée 2008. La première campagne
d’information a donné de bons résultats, avec déjà une cinquantaine d’étudiants intéressés. Les
candidatures proviennent de toute la France, y compris de l’Ile de la Réunion, et de l’étranger.
L’ouverture à l’international commencera à la rentrée 2009. Une aide sera faite auprès de l’AUF. Il est
prévu la mise en place d’un collège pédagogique international composé d’universitaires étrangers, qui
seront associés au master HSTED, et l’utilisation de campus numériques. Cette ouverture sera
accompagnée de collaborations inter-universitaires au niveau doctoral.
Le descriptif des UE avait été joint au dossier.
27
Master de l’université de Nantes : réponses détaillées aux avis B et C de l’AERES
4.2. Master Informatique
Spécialité Bio-informatique
L’insertion professionnelle
Le tableau des insertions professionnelles et poursuite d’études des diplômés bac+5 fourni dans le
dossier d’habilitation reposait sur des informations de septembre 2007 obtenues lors des soutenances
de mémoires de stages. Le sondage d'avril 2008 a fourni les résultats qui situent le Master BioInformatique parmi les formations qui insèrent leurs étudiants, et ce, dans des postes conformes à la
formation reçue :
3 CDI chefs de projets (dont deux dans le privé); 2 CDD Ingénieur d'études (Institut Pasteur, Inserm), le
premier voué à une transformation en CDI, le deuxième accompagné d'offres multiples de poursuite, y
compris en thèse, y compris à l'étranger, jusqu'ici déclinées; 3 thèses (dont une en CDI), un CDD au
Canada; une absence de réponse. Huit diplômés sur neuf occupent donc actuellement un emploi CDD
ou CDI, et nos étudiants et diplômés sont crédibles à l'étranger (confirmé cette année encore par un
stage se déroulant aux USA).
C'est donc la presque totalité des diplômés qui sont insérés professionnellement, et ce sont même 4
étudiants sur 9 qui ont décroché d'emblée un CDI, fait suffisamment rare en bio-informatique pour être
mentionné.
Le sondage d'avril 2008 a d'ailleurs révélé que les délais d'obtention du premier emploi ont en fait été
courts : 4 emplois pourvus immédiatement suite au stage (thèse en CDI, privé, Institut Pasteur,
Inserm) ; 3 thèses démarrées consécutivement à la dernière année de Master ; 5 mois pour l'un des CDI
privés. Parmi les réponses obtenues, pour les CDD hors thèse et les CDI, les rémunérations varient
entre 23 et 29 Keuros.
« La formation fait le choix résolu de la professionnalisation. De ce point de vue, donc, les
objectifs scientifiques passent au second plan. Néanmoins, sur la partie bio-informatique, le
placement prévu concerne les PME innovantes et des laboratoires de recherche. Il y a là une
petite contradiction qu'il faudrait peut-être retravailler ».
Cette opposition entre professionnalisation et activités scientifiques nous semble établir un clivage
dépassé par notre formation. En effet, d'une part, les employeurs de nos diplômés, privés ou publics,
expriment une demande forte en matière de services rendus par des professionnels spécifiquement
formés au traitement d'un type particulier d'information; mais ils peuvent demander aussi des prises de
décision, du recul, une capacité à mettre en œuvre une méthodologie pour atteindre des objectifs
scientifiques. Les enseignements de bio-informatique du programme du Master 2 intègrent pleinement
cette dimension scientifique.
D'autre part, menées dans le privé ou dans le public, des activités de recherche en bio-informatique
abouties mènent nécessairement à la création de logiciels et plateformes qui ne sauraient se limiter à
des prototypes. Concurrence et/ou niveau des publications exigent la mise en œuvre de compétences
relevant de l'ingénierie logicielle.
Simultanément nous jouons résolument la carte de la professionnalisation. Les étudiants attirés par
notre formation s'y inscrivent parce que leur projet professionnel est celui d'ingénieur d'étude,
d'ingénieur de recherche ou de chef de projet, dans le domaine de la bio-informatique, mais pas
seulement. Le Master Professionnel nantais est d'autant plus lisible du point de vue de ce critère que
nous revendiquons une spécificité nantaise - l'acquisition de compétences en bio-informatique alliées à
celle de compétences confirmées en informatique -. L'opportunité de poursuivre par une thèse n'est
d'ailleurs pas fermée, comme le montrent actuellement trois doctorants de la promotion 2006-2007, ce
qui constitue pour la formation une reconnaissance en matière de pertinence scientifique de son
contenu.
Stratégiquement, dans le contexte de concurrence entre Masters de Bio-informatique, de fermeture de
certains d'entre eux, notre choix raisonné est d'offrir une formation lisible (professionnelle) et
attractive (débouchés existants). Nous savons pertinemment que le nombre d'étudiants motivés par une
poursuite en thèse, puis par une carrière de chercheur, n'est pas de nature à justifier deux sous-parcours
au sein de la formation. De plus, il existe un Master de Bio-informatique à Rennes, plutôt axé
Recherche, que nous ne souhaitons pas concurrencer. Nos publics respectifs sont parfaitement ciblés.
28
Master de l’université de Nantes : réponses détaillées aux avis B et C de l’AERES
Pour résumer, nous connaissons très bien les attentes de nos étudiants, caractérisées par les trois points
suivants : (1) a priori, pousser les études jusqu'à un niveau Bac+5, mais pas au-delà; (2) arriver sur le
marché du travail avec une étiquette « ingénieur »; (3) suivre une formation suffisamment longue pour
apporter un niveau crédible en informatique à des étudiants n'ayant aucun pré-requis en informatique
en arrivant en M1. Parce que nous interrogeons fréquemment nos étudiants sur leurs attentes, nous
savons qu'outre sa spécificité en bio-informatique, le Master de Bio-Informatique attire des étudiants
de première formation scientifique non informatique qui recherchent plutôt un Master double
compétence se déroulant sur deux années, ce en quoi se rapproche notre formation (trois trimestres
d'informatique), plutôt qu'une formation à rythme jugé trop rapide par eux, comme celle dispensée en
Master Compétence Complémentaire en Informatique.
Ne pas se couper des autres spécialités du master et penser à organiser des ponts et des parcours
mixtes avec l'optimisation, la MIAGE et la Bio-Informatique.
Notre formation repose à dessein sur un vivier de biologistes motivés par la bio-informatique et/ou
l'informatique. Elle n'a pas vocation à former des bio-informaticiens à partir de mathématiciens,
statisticiens ou informaticiens. D'une part, la demande des étudiants dans ce secteur est anecdotique ;
d'autre part une parfaite connaissance des attentes des secteurs privé et public en matière de profil-type
de bio-informaticien nous confirme dans l'idée que ce sont principalement des biologistes formés à la
bio-informatique qui sont effectivement demandés et recrutés.
A ce titre, la recommandation figurant pour la spécialité du Master « architectures logicielles », «ne
pas se couper des autres spécialités du master et penser à organiser des ponts et des parcours mixtes
avec l'optimisation, la MIAGE et la Bio-Informatique » appelle les commentaires suivants :
1)
Nous avons déjà tenté des mutualisations avec des formations relevant de l' « informatique
pure ». Nos étudiants ne progressent pas au même rythme, n'ont pas le même vocabulaire et ne
visent de toute manière pas les mêmes objectifs en termes d'emplois. De plus, nous devons
travailler, avec succès jusqu'à présent, avec des promotions hétérogènes (plusieurs types de L3
suivis). Il est peu souhaitable de rajouter des difficultés supplémentaires. Du fait de contraintes de
temps, nécessairement, certains des enseignements du Master Bio-informatique arrivent en Bac
+5, qui sont vus en Bac +3 dans d'autres parcours.
2)
Si la notion de « parcours mixte », correspondant à de la mutualisation, nous semble déjà
problématique, la notion de pont avec le Master de Bio-informatique ne nous paraît pas du tout
réaliste. En revanche, si leurs responsables jugent une telle opportunité réalisable et surtout
susceptible d'intéresser un effectif suffisant d'étudiants d'un Master d'informatique « pur » tentés
par de la bio-informatique théorique, nous encourageons vivement la création d'une telle option,
destinée à des étudiants avancés sur le plan algorithmique, à côté d'un Master Professionnel
dévolu à des biologistes.
« Il n'en demeure pas moins que l'objectif est ambitieux : former des non-informaticiens à du
développement logiciel requérant les techniques les plus avancées. Le pari est risqué ».
Forts de notre expérience (Master professionnel de Bio-informatique de Clermont-Ferrand), nous
pouvons affirmer qu'il est possible de transférer connaissances et savoir-faire en informatique, mêmes
pointus, à des non-informaticiens, avec du temps. Si l'on écarte des modules comme la compilation,
les réseaux, la théorie des graphes avancée, qui ne seront jamais enseignés dans notre formation, car
ne correspondant ni aux demandes des employeurs potentiels ni à celles des étudiants, nous
n'identifions pas quelles pourraient être les techniques les plus avancées qu'un non-informaticien ne
serait pas à même de s'approprier, à terme. Pour ne citer que quelques exemple, nos étudiants sont
volontairement rompus à la programmation en multiples langages, suivent un cursus très complet en
bases de données (y compris administration poussée), suivent le même enseignement technologies
XML que les étudiants du Master CCI.
« Il faut bien sûr accepter l'idée qu'un master informatique puisse comporter une très forte
proportion de modules non-informatiques. Sinon, cette formation est similaire aux masters CCI,
en amenant sur le marché du travail des bac+5 qui n'ont pas ce niveau en informatique. »
Construit en collaboration avec le Département de Biologie de l'Université de Nantes, le Master M1
Informatique pour la Biologie comporte un premier semestre commun avec le Master M1 Sciences
29
Master de l’université de Nantes : réponses détaillées aux avis B et C de l’AERES
Biologiques et Médicales. Les trois autres semestres de notre formation en deux ans sont consacrés à
de l'informatique, majoritairement, et à de la bio-informatique. Loin de nous sembler « très forte », la
proportion de modules non-informatiques nous semble telle qu'au contraire, notre formation est
reconnue attirer des étudiants identifiant en ce Master Bio-informatique une formation crédible en
informatique parce que proposant un socle réel de modules d'informatique, au lieu d'un saupoudrage
d'enseignements dits tels. Cette caractéristique distingue le Master nantais d'autres formations de bioinformatique, davantage axées sur la bio-analyse, et lui permet de s'affirmer comme piste sérieuse pour
les étudiants (et leurs futurs employeurs) soucieux d'acquérir une compétence en informatique, au lieu
d'une compétence complémentaire en informatique, dispensée en seulement un an. Cette
caractéristique vaut également à la formation d'attirer des étudiants extérieurs à Nantes.
Nous avons répondu ci-dessus sur la distinction Master Bio-informatique/Master CCI en évoquant le
profil-type de l'étudiant non informaticien demandeur d'une formation en informatique en deux ans
plutôt qu'en un an.
4.3. Ingénierie chimique et agro-alimentaire
Risque de disparité entre les spécialités. Le risque de dispersion est limité par la mutualisation d'un
bon nombre d'enseignements au niveau M1 et M2. La complémentarité harmonieuse de ces parcours
et spécialités est également démontrée par les cursus internes M1-M2 très variés (voir l'organigramme
du master).
La mobilisation d'autres acteurs locaux pourrait être accrue. Nous sommes particulièrement
ouverts à cette idée et la participation déjà importante d'enseignant chercheurs de l'Enitiaa et de l'École
Vétérinaire de Nantes pourrait encore être renforcée et des contacts dans ce sens avec l'INRA et
l'IFREMER de Nantes sont en cours. Dans le cadre des formations agroalimentaires une réflexion,
menée sous l'égide de l'INRA, est très avancée pour proposer avec l'Université de Rennes,
Agrocampus, l'ENITIAA et l'ENVN un partenariat qui verrait l'offre de formation de ce domaine mise
en cohérence au niveau interrégional (Grand Ouest). Cela permettrait d'offrir une lisibilité améliorée
de nos formations auprès des étudiants, des grands organismes de recherche et des industriels
La dispersion géographique sur plusieurs sites. Elle est pour une part volontaire afin de favoriser
l'interdisciplinarité et la mutualisation avec d'autres formations de l'université de Nantes (master Droit
Économique: spécialité Droit des activités économiques (options Droit de l'agroalimentaire et Droit de
la Concurrence et de la Consommation), et Master Droit de l'environnement) et d'autres établissements
(3ème année ingénieur Enitiaa, Certificat d’Etudes Approfondies Vétérinaires de l'ENVN).
Spécialité Conception, Formulation, Production de Produits Alimentaires Innovants
L’apport des connaissances de base en science des aliments semble limité. Les connaissances de
base en sciences des aliments font partie des pré-requis à l’entrée dans la spécialité, comme cela est le
cas, à titre d’exemple, pour les candidats issus de la spécialité le M1-ICA « Biologie appliquée à
l’agroalimentaire B3A ». Cependant des rappels pourront être intégrés dans les chapitres introductifs
de certains modules notamment le module "Notions générales" (UE1) (en "Biosécurité des aliments"
et "Bases de nutrition") et les modules « Les additifs en formulation (UE3) » et « Génie de la
formulation (UE4) ».
Cette spécialité pourrait apparaître comme un parcours professionnel au sein de la spécialité
"Science de l’Aliment – Nutrition Humaine (SANH)." Cette remarque est tout à fait fondée. La
formation est également destinée à s’ouvrir à l’alternance en bon accord avec les partenaires
industriels qui ont participé à l’élaboration du projet. Cette ouverture à l’alternance nous avait amené à
proposer l’ouverture de cette spécialité indépendamment de la spécialité SANH afin de pouvoir
30
Master de l’université de Nantes : réponses détaillées aux avis B et C de l’AERES
élaborer le planning permettant l’alternance hors des contraintes de mutualisation. Toutefois,
l’intégration du M2 CFPPAI au sein de la spécialité SANH est à l’étude. Une fusion nous apparaît
envisageable à moyen terme (à mi-parcours). Si une réorganisation et une mutualisation de certaines
UE dans un projet global et concerté apparaît difficile à concrétiser à court terme (rentrée 2008),
l'équipe pédagogique du master est ouverte à toute demande concrète dans ce sens et différentes
réunions des deux équipes pédagogiques concernées sont programmées courant mai et juin 2008.
Participation d’enseignants autres que ceux de l’ENITIAA : Différents contacts ont déjà été pris
pour renforcer la part d’intervenants universitaires ou chercheurs d’autres d’établissements ou
institutions et élargir l’adossement à des équipes de recherches reconnues dans les domaines
concernés. Nous pouvons dès à présent proposer de nouveaux intervenants qui viendront enrichir
l'équipe enseignante.
Nom
Céline Gallen
Jean-Marie Bard
Mireille. Cardinal
Christine Chopin
Claude Genot
Marc Anton
Grade
Etablissement d’origine
Nature des enseignements
dispensés - UE concernées
Université de Nantes - CRGNA
Marketing sur les modes de
Institut d'Economie et de Management
consommation alimentaire (UE1)
de Nantes - IAE
Université de Nantes Faculté de
Aliments fonctionnels (UE5)
Pr
pharmacie – laboratoire de biochimie
Cadre
de Département STAM
Perception de la flaveur (UE2)
IFREMER Nantes
recherche
MC
Cadre de
recherche
DR
DR
Département STAM
IFREMER Nantes
UBIA, INRA Nantes
UBIA, INRA Nantes
Maitrise des interactions alimentsprocédés-flaveurs (UE4)
Physicochimie de la formulation
(UE4)
Physicochimie de la formulation
(UE4)
Débouchés "pointus". La formation est centrée sur l’acquisition de connaissances et de compétences
techniques et technologiques en conception, formulation et production de produits alimentaires
innovants et devrait permettre aux futurs diplômés de se positionner dans des fonctions à l’interface
conception/formulation et formulation/production notamment dans les entreprises de type PME/PMI.
Ces entreprises qui constituent la majeur des entreprises du secteur agroalimentaire (70% ont moins de
20 salariés et 90% ont moins de 250 salariés) ont été sondées au moment de l'élaboration de cette
nouvelle spécialité et ont montré un soutien franc à cette création et nous ont assurés de la pertinence
en termes de débouchés. Dans ces PME, il existe une véritable attente pour un cadre à même d'assurer
le lien entre les attentes du consommateur pour proposer la formulation de nouveaux produits qui
puissent être en cohérence vis-à-vis des moyens de production de l'entreprise et qui soit à même
d'assurer ce transfert technologique vers la production.
Flux envisagés ambitieux. Les flux envisagés de 20 à 25 peuvent effectivement apparaître ambitieux
pour une création. Ces flux sont en fait envisagés en "régime de croisière" et seront plutôt de l'ordre de
15 à 20 étudiants pour les premières promotions. Il existe néanmoins un réel "bassin de recrutement"
interne au niveau M1 (B3A et MACQ) où actuellement bon nombre de nos étudiants vont chercher à
l'extérieur ce type de formation.
Spécialité Sciences de l’aliment et nutrition humaine (SANH)
Pour cette spécialité commune aux masters "Ingénierie Chimique et Agroalimentaire" et "Biologie
Santé" deux axes majeurs existent un axe Science de l'Aliment rattaché plus spécifiquement au master
ICA et un axe Nutrition Humaine rattaché plus spécifiquement au master BS.
31
Master de l’université de Nantes : réponses détaillées aux avis B et C de l’AERES
Une formation récente qui doit encore faire ses preuves / suivi des étudiants. Cette formation n'est
ouverte que depuis 2006 et un suivi des étudiants est donc forcément limité. Les étudiants issus de la
première promotion sont tous actuellement en thèse (95%) ou en formation à l’étranger (5%).
Le très large spectre de formation qui place des aspects importants en option risque d’introduire
un déséquilibre. La construction des divers parcours au sein d'une seule et même spécialité peut faire
apparaître l'articulation des formations autour d'un tronc commun comme trop morcelée. Dans la
réalité cette articulation fonctionne très bien et la lisibilité de chaque option est assurée. Néanmoins
c'est pour éviter de complexifier la structure que nous avions proposé de ne pas intégrer la spécialité
"Conception, Formulation, Production de Produits Alimentaires Innovants" dans l'axe "Science de
l'Aliment ".
Parcours DAS : mieux définir la participation des industriels: Les industriels participant à ce
parcours viennent de l’ensemble des horizons concernés par ce parcours : producteurs d’ingrédients,
producteurs d’aliments finis, producteurs de compléments alimentaires, prestataires de recherche
clinique. Ce parcours est plus spécifiquement rattaché au master Biologie Santé et les annexes
pédagogiques CV des intervenants sont disponibles auprès du responsable du master BS.
AFSSA Ploufragan
ESMISAB
ADRIA
Quimper
INRA, , ENSP
CEMAGREF
Agrocampus Rennes
IUT
SECURIPOLE ALIMENTAIRE
(= 11 unités/laboratoires appartenant à
ENVN, ENITIAA, IFREMER, INRA,
AUDENCIA, Université) Nantes/St
Nazaire/la Roche sur Yon, intégré à PONAN
Etablissements, réseaux de partenaires potentiels 32
Master de l’université de Nantes : réponses détaillées aux avis B et C de l’AERES
Spécialité SAHN, option Hygiène Microbiologiques et Chimique des Aliments (HMICA)
Argumentaire pour une ouverture en cours de contrat.
L'équipe du master ICA note que l'AERES encourage la création du parcours HMICA mais réserve
pour le moment son avis jugeant le dossier fourni pas assez complet pour une évaluation définitive.
Il est vrai que dans le cadre d'un master très riche en formation comme l'est le master ICA il était
difficile de fournir tous les arguments dans le cadre imposé. D'autre part, la demande d'ouverture à miparcours a été délibérément faite en ce sens de façon à permettre à la réflexion de se poursuivre. Cette
ouverture à mi-parcours se justifie également par le contexte actuel de restructuration des
établissements du Projet Commun Ouest d'une part et du Pôle Nantais Aliment Nutrition d'autre part et
également par la nécessaire maturation du projet pédagogique à l’échelle des deux régions (Bretagne
& Pays-de-la-Loire). En conséquence, l'avis de l'AERES de proposer un dossier pour évaluation
spécifique en cours de contrat, permettant une ouverture potentielle en 2010, nous parait pertinent.
Néanmoins il nous semble que c'est déjà un projet solide qui est proposé dans le cadre de ce parcours
qui répond à une attente au niveau interrégional au niveau de la formation à la recherche. Ce
contexte permettra d'assurer un flux d'étudiant suffisant et un nombre d'équipes d'accueil en
bonne adéquation,
Autrefois implicite et non exprimée, l’hygiène des aliments est aujourd’hui une véritable exigence
sociétale à laquelle les différents maillons de la chaîne de l’alimentation de l’homme, les pouvoirs
publics et les scientifiques se doivent d’apporter des réponses et des garanties.
L’hygiène des aliments contient une forte connotation réglementaire ("food law" 178/02) indissociable
d’une approche pluridisciplinaire d’Analyse des Risques imposée aux états. La sécurité des aliments
est définie comme "l'assurance que les aliments ne causeront pas de dommages au
consommateur quand ils sont préparés et/ou consommés conformément à l'usage auquel ils sont
destinés". L'assurance de l'innocuité (chimique et microbiologique) du produit fini (i.e l'aliment
ingéré!) s'obtient par une succession de mesures de maîtrise qui devraient être prises tout au long de la
chaîne de l'alimentation de l'homme. L'idéal serait que toutes ces mesures soient concertées et
acceptées par tous les acteurs de cette chaîne.
La profonde évolution du contexte de la sécurité des aliments, évoquée ci-dessus, a nécessité la mise
au point d’outils spécifiques, méthodes de détection et de typage sensibles et spécifiques par exemple.
Par ailleurs les techniques de génomique, de transcriptomique, de protéomique et de métabolomique
investissent dorénavant le champ de la sécurité microbiologique et chimique des aliments, de même
que les méthodes traditionnellement dévolues à la chimie analytique pour l'étude des flux de
métabolites par exemple (fluxolome). Les compétences sur cet ensemble de techniques, d'approches et
de questionnements scientifiques dans le domaine sont aujourd'hui disponibles en régions Bretagne et
Pays-de-la-Loire, au sein des laboratoires :
- d'établissements de recherche ou centre techniques comme l'INRA, l'IFREMER, le CEMAGREF,
l'AFSSA, l'ADRIA…
- des universités de Nantes et de Rennes
- des établissements d'enseignements et de recherche du PCO (ENVN, ENITIAA, Agrocampus, INH)
ou hors PCO (ESMISAB, ENSP…)
Les établissements et laboratoires évoqués ci-dessus associés à l’important tissu agro-industriel local
montrent tout le potentiel du Grand Ouest à favoriser les approches intégrées et intégratives en matière
de recherche en Hygiène Microbiologique et Chimique des Aliments.
L’objectif du parcours HMICA, est de former des professionnels de la recherche dans les domaines de
l'assurance de l'innocuité (chimique et microbiologique) de l’aliment. Il s’agit de connaitre, d’évaluer
et maitriser les dangers chimiques et microbiologiques tout au long de la chaîne de l'alimentation de
l'homme.
En ce qui concerne la sécurité microbiologique, les approches intégrées prennent en compte le suivi
des populations de pathogènes dans l’ensemble de la filière, comprenant éventuellement le portage
33
Master de l’université de Nantes : réponses détaillées aux avis B et C de l’AERES
animal; une approche génétique, prenant en compte les relations entre le pouvoir pathogène, la niche
écologique, le comportement, les stress subis etc…; l’évaluation de la virulence et l'étude de ses
mécanismes, qui ne concernent plus seulement le domaine médical. Pour l'ensemble des microorganismes: l’écologie microbienne, dynamique des populations microbiennes dans les filières de
production et de transformation ; les interactions entre flore pathogène et flore naturelle, d’altération
ou technologique, comportement dans des écosystèmes particuliers (biofilms ou matrices
alimentaires); l’influence de différents stress inhérents à la production et à la transformation sur la
physiologie des bactéries; la prévision du comportement bactérien dans les aliments (microbiologie
prévisionnelle par exemple).
L’alimentation expose le consommateur à de multiples substances naturelles ou synthétiques présentes
de façon volontaire ou involontaire et pouvant avoir des effets indésirables sur la santé en fonction des
doses d’exposition mais aussi de la nature des mélanges de composés présents. Les approches
prennent en compte les méthodes de dosage de substances toxiques (par ex. les mycotoxines, les
dioxines, les métaux lourds, les nitrates, les chloropropanols,...) et les moyens de maitrise associés.
Éléments de contexte et d’analyse
- Le Projet Commun Ouest (PCO) rassemblant les 4 établissements du sup-agricole sous tutelle
DGER dans l'ouest conduit une réflexion, avec les Universités des deux régions (Bretagne & Paysde-la-Loire), sur l'offre de formations au niveau Master recherche dans le domaine de l'aliment et de la
nutrition. Cette réflexion a montré qu’il n’existait pas de recouvrement d’une option HMICA avec
l’existant dans le grand ouest.
- le Pôle Nantais Aliment Nutrition (PONAN) a décidé que l'un des éléments fédérateurs de son
action devait être la création ou le renforcement de Master Recherche dans les domaines des
sciences de l'alimentation (sciences des aliments, nutrition, relation aliment-santé, comportements
alimentaires…).
-Le Sécuripôle Alimentaire, labellisé Pôle Thématique de Recherche par l'ENVN, constitue
aujourd'hui un réseau de 11 laboratoires de recherches situés à Nantes et à la Roche-sur-Yon ayant
placé tout ou partie de leurs activités dans le domaine de la Sécurité (chimique ou microbiologique)
des Aliments.
-Dans le domaine de la Sécurité des Aliments (Chimique & Microbiologique), en termes de ressources
disponibles (intervenants, laboratoire d'accueil, stages de recherche…) et d’étudiants (Universités,
ENVN, ENITIAA, Agrocampus, ESMISAB, ENSP…), la somme des acteurs potentiels dans les
deux régions Pays-de-la-Loire & Bretagne représente une masse critique suffisante pour permettre
la pérennisation d'un flux d'étudiants (# 10/an) formés à et par la recherche dans une nouvelle option
"Sécurité des Aliments"
Architecture générale de l'option HMICA
L'architecture générale de cette option sera basée sur le tryptique Connaître/Evaluer/Maîtriser les
dangers et les enseignements spécifiques proposés seront les suivants :
A - Dangers biologiques
Connaître (15-20h)
– les agents bactériens
– les virus
– les agents parasitaires
– les bactéries d'altération
Evaluer (20 - 25h)
– les méthodes de détection/identification/quantification
– les grands mécanismes pathogéniques
– les principales stratégies d'adaptation/survie
Maîtriser (15h)
34
Master de l’université de Nantes : réponses détaillées aux avis B et C de l’AERES
–
–
–
–
Méthodes physiques de décontamination
Méthodes chimiques de décontamination
Biopréservation
Stratégies vaccinales, compétition/exclusion, flores de barrières
B - Dangers chimiques
Connaître (10 h)
– les résidus de substances interdites
– les résidus de médicaments vétérinaires
– les biotoxines (mycotoxines, phycotoxines)
– les résidus de produits phytosanitaires
– les métaux lourds
– les polluants organiques persistants
Evaluer (8 h)
– les méthodes de détection/identification/quantification
Maîtriser (10 h)
– fixation de limites maximales pour les résidus
– fixation de limites maximales tolérées pour les contaminants
– système de surveillance et de contrôle
– principe ALARA
4.4. Mention Physique et EEA
M1 EEA – Option Automatique
L'option automatique de M1 EEA manque de justification, notamment dans les spécialités de
M2. Les débouchés du M1 EEA option auto se situent dans des M2 de deux mentions :
a) mention « Physique et EEA », dans la spécialité M2 SEGE (option Génie électrique)
b) mention « ASP » (Automatique et Systèmes de Production), spécialité ARSI (Automatique,
Robotique; Signal et Images).
Ce master ASP est une cohabilitation Ecole Centrale de Nantes, Ecole des Mines de Nantes,
Université de Nantes. Il est porté par l’ECN. Il recrute chaque année depuis 15 ans (anciennes
habilitations, MEEA, DEA AII) jusqu'à 3 à 6 étudiants du M1 EEA option Automatique, avec
régulièrement des poursuites en thèse. Ce M2 ne faisant pas partie de la mention Physique et EEA
n'apparait pas explicitement dans le dossier. mais le lien avec le M1 EEA est bien identifié dans l'avis
AERES sur le master ASP. Un effort sera fait au niveau de la présentation de l'offre sur le site web
pour faire apparaître clairement ce débouché aux étudiants.
Il faut ajouter les poursuites en école d'ingénieur à Polytech'Nantes (EPUN), principalement dans
l'option Génie électrique.
Spécialité Applications et Recherches Subatomiques (ARS)
Depuis l’élaboration du dossier d’habilitation, nous sommes en mesure de préciser, qualitativement et
quantitativement, un certain nombre d’indicateurs quant aux liens avec les industriels et le milieu
professionnel ainsi que les flux potentiels d’étudiants ; notamment dans le secteur de la santé avec
l’accès au Diplôme de Qualification en Physique Radiologique et Médicale (DQPRM).
Insertion professionnelle et DQPRM : physicien médical
Le master « Rayonnements Ionisants et Applications » (RIA) a été inscrit sur la liste des diplômes
compatibles avec l’exercice des missions de la personne spécialisée en radio physique médicale
35
Master de l’université de Nantes : réponses détaillées aux avis B et C de l’AERES
(par arrêté du 26 juillet 2007) ; c’est l’une des quatre formations en France (avec Toulouse, Paris et
Lyon/Grenoble) permettant l’inscription au concours d’entrée au Diplôme de Qualification en
Physique Radiologique et Médicale. Ce diplôme est obligatoire pour exercer le métier de physicien
médical, dont la mission principale est de garantir la qualité et la sécurité dans l’utilisation médicale
des rayonnements ionisants. Environ 50 physiciens médicaux sont formés par an, ce nombre étant
appelé à augmenter sensiblement dans les années à venir.
Huit étudiants du master RIA se sont présentés au concours d’accès au DQPRM 2008 ; ils ont tous été
classés, le dernier à la 47ème place, ce qui fait du master RIA le seul parmi les 4 avec 100% de
réussite. Ce résultat, dépassant nos espérances pour une première participation, confirme la bonne
adéquation du programme pédagogique du master avec les compétences nécessaires pour former les
physiciens médicaux. Il assure de plus une insertion professionnelle garantie pour les étudiants
concernés. Ces derniers sont pour la plupart en stage dans des hôpitaux ou des centres de lutte contre
le cancer (Nantes, Nice, Strasbourg, Paris).
Liens avec les industriels et le monde professionnel.
Au delà de la physique médicale, les cibles métiers, clairement identifiées lors de la mise en place de
la formation, ont été confirmées par les propositions de stage que nous avons reçus ainsi que le
placement des premiers étudiants diplômés :
• exemple d’entreprises d’accueil de stagiaires : des PME (LEMER PAX à Carquefou,
QUALIFORMED à La Roche/Yon, UNI-VERT TECH INC. au Canada), des groupes
industriels (EDF, VALLOUREC), des grands organismes (IRSN, ANDRA) et autres
structures (ARRONAX, École Vétérinaire de Nantes, SUBATECH).
• autres entreprises nous ayant directement proposé des stages : GE Healthcare, AREVA,
Smiths Detection.
• les premiers diplômés ont tous trouvé une situation en moins de trois mois : en conseil,
ingénierie et service (Thémis Ingénierie, Inatis, Odaxys/Infotel), en centre de radiothérapie,
comme ingénieur projet (ARRONAX), de recherche (SUBATECH) et radioprotection
(Autorité de Sûreté Nucléaire).
En à peine un an et demi, nous avons réussi à constituer ce tissu industriel, qui va bien évidemment
s’enrichir dans un secteur à très fort potentiel de développement.
Citons également les autres professionnels intervenant directement dans le programme pédagogique
(APERCORA, IRSN, INRS, CEA) et lors d’étude de cas sur site (IONISOS à Sablé/Sarthe, AREVA à
La Hague, Centre René Gauducheau à Saint-Herblain).
Flux d’étudiants
En particulier grâce à l’accès au DQPRM, le nombre d’étudiants devient potentiellement très
important et l’hypothèse basse (16 étudiants) n’est plus d’actualité. Pour la rentrée 2008, nous avons
déjà été contactés au niveau du M2ARS, avant même les procédures d’inscription, par plus de 30
candidats d’horizons différents (M1 de Nantes, autres M1, élèves ingénieurs, reprise d’études et
formation continue). Parmi ceux-ci figurent des étudiants ayant tenté « médecine » ; au delà de la
simple information à destination des « reçus collés » de médecine, il serait certainement judicieux de
formaliser une filière menant au M2ARS, et ainsi au DQPRM.
Ces dernières années, nous avons accueilli en M2P et M2R, outres des « nantais », des étudiants en
provenance Rennes, Caen, Paris, Lyon et d’Allemagne (Erasmus). De plus, nous incitons et inciterons,
dans la mesure du possible, les étudiants à s’inscrire dès le M1 pour une plus grande cohérence du
parcours au niveau Master.
Co-habilitation avec l’école des mines des Nantes (EMN)
Si ce sujet n’a pas été suffisamment développé dans le dossier d’habilitation, c’est qu’il s’agit d’un
partenariat réussi, fort et de longue date entre les deux établissements signe d'une synergie réelle et
efficace. Cette co-habilitation, basée sur un partage des « valeurs » entre les deux établissements,
permet d’optimiser les coûts et d’accroître visibilité et reconnaissance, notamment au sein de la future
école doctorale 3MPL. Elle se traduit concrètement par :
– une participation des enseignants-chercheurs de l’université et de l’école des mines ;
– une localisation multi site pour tirer profit des infrastructures et des équipements ;
36
Master de l’université de Nantes : réponses détaillées aux avis B et C de l’AERES
–
–
–
des interventions mutualisées avec l’option « nucléaire : technologies, sureté et environnement »
de l’EMN (radioprotection, risque et acceptabilité, conférences) ;
l’inscription d’étudiants (2 à 3) de l’école des mines en double diplôme. pour l’orientation
recherche
la poursuite en doctorat, notamment au sein du laboratoire SUBATECH, avec des sources de
financement diversifiées.
4.5. Biologie- Santé
Master 1 Biologie-Santé
Positionnement du domaine végétal en termes d’offre de formation de M1.
La politique régionale et inter-régionale est de maintenir l’enseignement de physiologie végétale en
M1 dans toutes les universités participant au Master 2 BioVIGPA.
Initiation des étudiants à la recherche scientifique ou médicale
Nous encourageons tous les étudiants à réaliser un stage de recherche, et ce dans le cadre des limites
d’accueil de stagiaires dans les différents laboratoires de recherche et structures médicales nantais. Les
étudiants ont bien sûr la possibilité de réaliser leur stage hors de Nantes et dans l’industrie. Nous leur
offrons aussi pour ceux qui le souhaitent des stages bibliographiques, mais le travail bibliographique
reste une exception. Concernant la notation de ces stages, coefficient 1 pour le rapport et coefficient 1
pour la soutenance.
Les objectifs du stage en M1 parcours Sciences médicales seront alignés sur ceux du stage de M1
parcours Sciences biologiques.
Mutualisation entre les parcours Sciences Médicales et Sciences Biologiques
- La volonté de mutualisation existe, elle sera accentuée dans les prochaines années. Elle reste en
pratique difficile à réaliser. En effet, les UE dispensées dans le parcours médical sont adaptées à la
formation initiale avec une contrainte de planning majeure. Nous n’avons pu, pour cette habilitation,
proposer aux étudiants de médecine l’accès à des UE du parcours Sciences Biologiques dans la mesure
où les contraintes horaires de celles-ci sont incompatibles avec leur formation initiale.
- Nous soulignons cependant la mutualisation forte qui existe au sein du parcours Sciences Médicales
impliquant de nombreux enseignants de pharmacie, odontologie, médecine et vétérinaire.
Entrée en M1 BS parcours Sciences Médicales dès la deuxième année de Médecine
En se référant à l'arrêté du 24 juin 1987, article 3: "par décision du président de l'université, sur
proposition du responsable de l'enseignement, peuvent s'inscrire à un ou plusieurs certificats de la
maîtrise de sciences biologiques et médicales : les étudiants qui ont été admis à s'inscrire en deuxième
année des études médicales, pharmaceutiques ou odontologiques". Bien que ce texte concerne la
maîtrise, il reste applicable pour le master. Dès que les étudiants ont acquis les 2 UE d'enseignement,
ils sont inscrits pour ordre car le diplôme ne peut leur être délivré qu'après validation du DCEM4
(équivalent du 2ème cycle).
Par mesure d’équité, les étudiants d’école vétérinaire étant titulaire d’un Bac +2 et inscrits en 1ère
année d’école vétérinaire sont également acceptés.
Nombre de modules optionnels dans le parcours sciences médicales
L’engouement du parcours Sciences Médicales est la principale raison de l’ouverture de nouvelles UE
et répond à une demande des étudiants afin de s’adapter au nombre d’inscrits et de varier les thèmes
proposés.
4.5.2. Spécialité Sciences de l’aliment et nutrition humaine (SANH)
Voir supra en 4.3.
Un formation récente qui doit encore faire ses preuves :
37
Master de l’université de Nantes : réponses détaillées aux avis B et C de l’AERES
La spécialité SANH une jeune formation qui est en place depuis 2006. Les étudiants issus de la
première promotion sont tous actuellement en thèse (95%) ou en formation à l’étranger (5%) pour un
meilleur ciblage par rapport à leur formation future. Etant donnée le peu d’année de vie de SANH. Le
suivi des étudiants est prévu à l’avenir.
Parcours professionnel DAS
Mieux définir la participation des industriels. Les industriels participant à ce parcours viennent de
l’ensemble des horizons concernés par ce parcours : producteurs d’ingrédients, producteurs d’aliments
finis, producteurs de compléments alimentaires, prestataires de recherche clinique.
Les objectifs de leur participation à la formation sont donc les suivants :
– Fournir aux étudiants un aperçu des différents secteurs industriels concernés
– Fournir aux étudiants une vision globale des différents problèmes posés à ces industriels en
fonction de leur spécialité
– Partager les expériences acquises dans le dépôt de dossiers de mise sur le marché ou d’allégation
– Rappeler, au travers de cas concrets, la réglementation s’appliquant au développement des
aliments santé
Le très large spectre de formation qui place des aspects importants en option risque d’introduire
un déséquilibre.
Si nous avions bien compris la remarque, nous pensons que les différents parcours dans SANH sont
très complémentaires d’une part entre l’option NH destinée à un formation recherche et DAS à une
formation professionnel et d’autre part une forte complémentarité entre le parcours Science de
l’Aliment et les deux parcours NH et DAS.
Spécialité SAHN, option Hygiène Microbiologiques et Chimique des Aliments (HMICA)
Argumentaire pour une ouverture en cours de contrat.
Voir supra en 4.3. mention ICA.
Spécialité Développement et Contrôle des Produits de Santé (DCPS)
Jusqu’à ce jour, le Master 2 « Développement et Contrôle des Produits de Santé » comportait 5
parcours. Le parcours « Aliment Santé » s’intègre dans le prochain plan quadriennal dans le Master
« Santé Animale Nutrition Humaine » pour plus de cohérence. La volonté de demeurer à nombre de
parcours constant et le constat Il est d’un manque en termes de contrôle microbiologique et de risque
afférents aux produits de santé, nous ont amenés à proposer le parcours « Sécurité microbiologique et
toxicologique des produits de santé » pour la nouvelle habilitation. Ce parcours permettra aux
étudiants qui feront ce choix d'être opérationnels dans le domaine de la sécurité microbiologique tant
au niveau de la recherche que des emplois industriels associés, de se former en expérimentation
animale, de la théorie à la pratique (formation diplômante), pour ensuite développer de façon
autonome des travaux de recherche, puis intégrer des structures de recherche ou professionnelles
travaillant dans le domaine de l'expérimentation animale. Cette spécialité utilise au mieux les
compétences locales de l'École Nationale Vétérinaire de Nantes et les ressources en recherche des
équipes d'accueil INSERM...
Il s’agira enfin de former des professionnels des Contrôles Qualité, domaines en pleine expansion qui
cherchent des personnes ressources pour occuper les emplois nombreux, actuels et à venir, y compris
dans les secteurs de la recherche biomédicale ou agroalimentaire.
En ce qui concerne le parcours qui porte sur les dispositifs médicaux (DM), il est important de resituer
le contexte. Le marché mondial de ces produits de santé est aujourd’hui supérieur à 200 milliards
d’euros. Il concerne aussi bien les établissements de santé publics ou privés que les praticiens libéraux
(médecins, pharmaciens, infirmiers, kinésithérapeutes). En France, cette industrie emploie environ 35
000 salariés pour un nombre d’entreprises compris entre 200 et 350. Ces entreprises ont des tailles très
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Master de l’université de Nantes : réponses détaillées aux avis B et C de l’AERES
variables, de la PME à la multinationale. La croissance annuelle des chiffres d’affaires est en moyenne
supérieure à 10% par an. Les produits distribués peuvent être répartis selon les secteurs d’activités
suivants : matériel chirurgical, optique, ophtalmologie, imagerie médicale, biomatériaux, laboratoires,
informatique et télémédecine. Il y a donc de nombreux débouchés pour les étudiants.
Le contexte réglementaire est récent et depuis 1998 un marquage CE par un organisme notifié est
obligatoire pour mettre ces produits sur le marché. Le parcours « Dispositifs médicaux » couvre les
besoins de cette industrie pour laquelle il n’existe pas de formation spécifique. Il permet aux étudiants
de s’insérer dans un département affaires réglementaires. La connaissance des pathologies qui
nécessitent des dispositifs médicaux permet aux étudiants, aux travers d’enseignements réalisés par
des professionnels et en milieu hospitalier, de comprendre les concepts des dispositifs et leurs
conditions d’utilisation. Cet enseignement est essentiel car les professionnels de l’industrie du DM
assurent fréquemment la formation des utilisateurs à leurs produits. Les enseignements d’Assurance
qualité et de bonnes pratiques de fabrication permettent une insertion dans un département production
industriel. Un module spécifique de stérilisation est assuré. Il couvre les procédés de stérilisation
applicables, les procédures de validation spécifiques, les contrôles et les référentiels assurance qualité.
L’enseignement de la connaissance du milieu hospitalier, de la pharmaco-économie et du
remboursement des DM correspond à une forte demande des professionnels qui doivent prendre en
compte ces éléments dans les plans de développement des produits. L’enseignement est destiné à un
vaste public : scientifiques qui veulent intégrer les services réglementaires, marketing et vente des
dispositifs médicaux et professionnels de santé qui souhaitent s’orienter vers ces industries en fin de
cursus.
4.6. Master Chimie
Spécialité Energies Nouvelles et Renouvelables (ENR)
En préambule, il est à noter deux appréciations différentes pour la spécialité ENR (Energies Nouvelles
et Renouvelables), commune aux mentions "Chimie" et "Physique & EEA" (les dossiers étaient
identiques dans les deux mentions et mentionnaient la double appartenance). La première appréciation
est B, alors que la seconde, totalement différente, est A.
Dans l'appréciation A, il est souligné "elle (la spécialité ENR) apparaît en cohérence avec le LMD et
en suite logique du M1, parcours physique-chimie. A l'inverse, dans l'appréciation B, il est indiqué que
"l'ensemble est éloigné totalement du M1 orienté chimie". Nous tenons à souligner que la spécialité
ENR a été construite pour être une suite logique du parcours physique-chimie, lequel procure une
formation équilibrée (50/50) entre la physique et la chimie et n'est en rien orienté chimie. Pour preuve,
il est très fréquent que des étudiants du M1 physique-chimie actuel s'orientent vers des spécialités
purement physique (matériaux, etc.), mais aussi vers des spécialités purement chimie (analytique,
etc.). Nous pensons que les étudiants ayant suivi un M1 parcours physique-chimie disposent de tous
les pré-requis pour réussir dans la spécialité ENR.
Par ailleurs, comme point positif de l'appréciation A il est souligné la "proposition d'un label
international". A l'inverse, dans l'appréciation B, il est indiqué pour l'ensemble de la mention chimie
que "les relations internationales sont absentes". De façon générale, il existe dans notre dossier un
paragraphe "international" pour chaque parcours du M1 et pour chaque spécialité de M2 mentionnant
les aspects internationaux des formations (stage à l'étranger, mention internationale spécifique
décernée aux étudiants ayant fait preuve de mobilité, etc.). Par ailleurs, pour chaque spécialité de M2 il
est prévu un recrutement à l'international (2 étudiants). Il nous est donc difficile de comprendre les
motivations de la seconde appréciation.
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Master de l’université de Nantes : réponses détaillées aux avis B et C de l’AERES
Toujours pour la spécialité ENR, il est regretté dans l'avis AENER que la formation à la recherche ne
se fasse qu'au travers du stage en laboratoire et qu'il n'y ait pas d'UE spécifiques recherche. Il nous est
difficile de comprendre qu'au moment où on cherche à faire disparaître nationalement la dichotomie
Recherche / Professionnel, on puisse regretter cette absence de disparité. A partir du moment où des
étudiants ayant suivi un parcours "P" ont la possibilité de s'inscrire en thèse et où des étudiants ayant
suivi un parcours "R" peuvent souhaiter intégrer directement le monde du travail, nous pensons que la
différentiation R/P devient quelque peu obsolète et que les modules de haut niveau proposés préparent
les étudiants aussi bien à la recherche (académique ou industrielle) qu'à un emploi de cadre. Par
ailleurs, mutualiser entièrement les modules permet d'ouvrir des parcours recherche avec peu
d'étudiants, ce qui n'est pas possible avec des modules spécifiques (tout au moins avec les règles
d'ouverture de formation de l'université de Nantes).
Finalement, au sujet de la remarque sur l'absence de "visibilité nationale et internationale" de certains
responsables, il est à noter que l'université de Nantes souhaite que les vrais acteurs des formations,
c'est-à-dire ceux qui assurent au quotidien leur mise en oeuvre, soient nommés responsables de
formation, plutôt que des personnalités de rang A qui pourraient être utilisées comme prête-noms.
Nous remarquons d'ailleurs que cette remarque n'apparaît pas dans les évaluations des autres mentions
qui appliquent pourtant les mêmes principes.
4.7. Terre et environnement
Spécialité Ecosystèmes et Bioproduction (EB)
Les statistiques fournies pour l'insertion professionnelle du parcours "Bioproduction et bioproduits des
écosystèmes marins" (BBEM) porte sur un master R intitulé "Mécanismes et Finalisation de la
Production Marine" qui était une spécialité de la mention "Sciences Biologies et Médicales". C'est
parce que cette spécialité s'articulait mal dans sa mention d'origine qu'elle a été intégrée à la mention
"Terre et Environnement". C'est grâce à une refonte complète des enseignements qui s'organiseront à
partir de 2008 sur deux années complètes que nous voulons corriger les erreurs de la maquette
précédente.
Malheureusement une erreur s'est glissée. Les chiffres portés sur la ligne "Reprise d’études en Master
1" correspond en fait aux nombres d'étudiants s'inscrivant en thèse à la sortie du master R, ce qui est
un très bon résultat. Une liste complète des étudiants concernés est jointe en fin de texte, page
suivante.
Le parcours "cartographie et bioproduction des écosystèmes" (CBE) est nouveau et proposé en
réponse à une demande des étudiants et des entreprises. Il pourrait ne pas apparaître et se fondre dans
un jeu d'options. Nous pensons qu'une identification claire par un nom de parcours facilite le
placement des étudiants. Ce parcours aura aussi l'intérêt principal d'éviter aux étudiants de perdre une
année voir deux, en cumulant des masters recherche de biologie, de haut niveau en biologie, avec des
masters professionnels d'environnement aux outils SIG enseigné par la pratique. Nous avons toujours
refusé les cumuls de master dans la spécialité actuelle "cartographie et gestion des espaces à fortes
contraintes", en revanche nous avons identifié une forte demande sur ce thème.
Pour accentuer le contraste entre les deux parcours de deuxième année de cette spécialité nous
proposons de replacer dans le parcours CBE l'UE "Principes avancés et mécanismes de la production
marine" par l'UE "Identification et modélisation des données en géographie" commun avec le master
de géographie. Par ce rééquilibrage vers la gestion des données spatiales nous pensons faciliter
davantage l'insertion des étudiants dans des cabinets d'étude et dans des collectivités territoriales.
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