courses hippiques de Vertou

Transcription

courses hippiques de Vertou
bel été à vertou !
1895-2015
120e anniversaire des courses hippiques
Toutes ces épreuves se déroulaient déjà sur
la prairie de Portillon en bordure de la Sèvre
aménagée chaque année en « champ de
courses » sur lequel les gentlemen ou jockeys n’avaient pas le droit de courir, puisque
le règlement des Courses réservait la monte
aux propriétaires des chevaux engagés, à
leurs amis ou domestiques.
Durant l’entre-deux guerres, les courses
font la part belle aux loisirs. Les épreuves
sont toujours sensiblement les mêmes. Le
prix du Conseil Municipal de Vertou, qui a
remplacé le Prix de la Ville de Vertou, et le
Prix de Portillon sont des épreuves de trot
monté ou attelé. L’usage du fouet est interdit, mais les gentlemen et les jockeys ne
sont plus exclus de la compétition.
Le succès va grandissant mais la Seconde
Guerre Mondiale voit les pur-sangs remplacés par des chevaux de labour.
Après la guerre, les activités de la société
reprennent sous la présidence de Daniel
Baillergeau fils, de Ernest Guichet, Maire à
l’époque. Il participe activement à la relance
des courses et prend d’ailleurs la présidence de la société en 1960. Luc Dejoie,
alors trésorier, lui succédera 10 ans plus
tard. C’est à partir de 1963, afin de relancer
la manifestation, qu’on décide de doubler
les courses. Désormais, elles se déroulent
sur deux jours, le dernier week-end d’août.
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La Société des Courses de Vertou a été créée
le 7 août 1895. Un petit retour dans le passé nous apprend qu’en 1902, les courses
se déroulaient en septembre et ne duraient
qu’un jour. Elles débutaient à 14 heures par
le Prix de la Ville de Vertou, au trot monté.
Le gagnant recevait un prix de 125 francs et
un objet d’art, offert par le Marquis de Dion,
député de la circonscription.
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n 1895-2015
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Le dernier week-end d’août,
l’hippodrome de « Portillon »
célébrera le 120e anniversaire des
courses hippiques. Malgré son âge
avancé, la Société des Courses est
toujours aussi active. Vertou Magazine tient à saluer tous les bénévoles qui, au fil des années, se sont
relayés pour entretenir la bonne
forme de l’une des premières sociétés du département et de la plus
ancienne association de Vertou.
éd
Quatorze courses rassemblent un nombre
de partants plus important chaque année.
En 1968, le record des engagements est
atteint avec 400 chevaux engagés soit une
moyenne de 30 par course.
Des aménagements progressifs
A partir de 1986, sous l’impulsion de Maurice Richard, Secrétaire de la Société des
Courses, une équipe de bénévoles s’emploie à installer les stands, à délimiter la
piste et à régler les problèmes administratifs
en tous genres.
1987 marque le début d’aménagements qui
se poursuivront sans discontinuer jusqu’en
1992. Les travaux entrepris ont profondément modifié l’hippodrome de Portillon qui
jusque là était resté à l’état de prairie. C’est
ainsi qu’une crémaillère en béton destinée
à recevoir les bancs, remplace l’ancienne
en bois et que le tracé de la piste devient
permanent grâce à un système de jalons en
plastique à la place des anciens poteaux de
bois.
Cette époque marque un tournant dans la
modernisation des courses avec l’informatisation des paris, l’achat de préfabriqués
pour remplacer les bâtiments en bois de
1963, la mise à disposition d’une salle
pour la presse et la construction d’une tour
fixe pour les photographes. Le virage de la
Pierre Percée et celui bordé par la D105
sont relevés et un pesage ainsi que des
Christian Boisnard,
driver, entraîneur
et Président du Comité Régional du Trot.
« Mon père a débuté à l'âge de 40 ans en tant
qu'amateur dans les années 60 et il est devenu
professionnel dans les années 70. Il m’a transmis
sa passion et j'ai couru ma première course à l'âge
de 16 ans. Je me suis véritablement consacré aux
chevaux en succédant à mon père en 1983, année
de mon mariage, et j'ai pris mes couleurs en 1990.
Un driver est la personne installée sur le sulky dans
les épreuves de trot attelé. Pour être un bon driver,
il faut être calme et serein mais également très
réactif. Même si certains font des carrières très
longues et montent toujours à 70 ans, les jeunes
dans ce métier ont davantage de facilités et de
réactivité. Ils sont de mieux en mieux formés grâce
aux écoles telles que Graignes, Grosbois et bien
d'autres.
C’est un métier qui demande une bonne condition
physique et une grande disponibilité. Je cours
environ 250 courses par an et parcours beaucoup
de kilomètres. Habitué des courses de Vertou, je
tiens à souligner la qualité du sol que les bénévoles
remettent en état chaque année. C’est un champ
de courses assez technique, réservé aux chevaux
qui aiment les terrains herbeux et qui tournent bien
à droite.
Ce que j’aime à l’hippodrome de Vertou, c’est l’ambiance autour des courses. Il y a une bonne équipe
de bénévoles et un président dynamique. C’est le
secret de la longévité et de la réussite des courses
de Vertou depuis 120 ans. Le public vient nombreux
et chaque année nous avons des petites attentions
en plus de nos récompenses. Ça fait la différence !
Et je serai encore présent cette année pour fêter les
120 ans des courses hippiques de Vertou ».
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vertou magazine N° 314 • JUILLET-aoÛT 2015
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Dossier
bel été à vertou !
••• suite de la page 11
Gérard Delépine,
71 ans, ancien jockey
« Enfant, j’allais sur les champs de course
avec mes parents. C’est là que j’ai été
touché par la passion du cheval. Dès 14 ans,
je réalisais mes premières courses en tant
que jockey. J’ai couru pour la première fois à
Vertou en 1960, j’avais 16 ans. J’y ai monté
durant toute ma carrière professionnelle
et j’en garde d’excellents souvenirs. A
l’hippodrome de Portillon, où les gens se
retrouvaient pour la passion des chevaux
avant tout et les paris ensuite, l'ambiance
était très familiale. Je me souviens du parcours particulièrement serré, où les virages
étaient très courts. C’était un petit champ
de course qui tournait beaucoup. Dans le
jargon on appelait ça des « tourniquets ».
Je n’ai vraiment que des bons souvenirs de
cette époque. Le lundi était un jour particulier pour nous, car ce jour là nous montions
pour le plaisir.
Le milieu des courses a évolué. Dans les
années 60, c’était un milieu avec beaucoup
de noblesse, surtout les propriétaires de
chevaux. Cela s’est démocratisé et ouvert
à tout le monde. Aujourd’hui les sommes
engagées et les enjeux sont importants. Il y
a des courses tous les jours, alors qu’avant
c’était uniquement le week-end et le lundi.
Les chevaux font des carrières plus courtes
car on les pousse jusqu’à leurs limites. Avant
on prenait son temps et on s’adaptait à
l’expérience de sa monture.
Lorsque je me suis arrêté, à 37 ans, j’ai un
moment voulu quitter le métier mais à 71
ans, la passion est toujours là. C’est un beau
métier…j’ai passé les meilleurs moments de
ma vie sur les champs de course ! »
vestiaires pour les jockeys sont construits.
Ajoutons à cela la mise en place d’un « plateau » (estrade) pour les propriétaires de chevaux engagés en « lices » (clôtures) devant le
pari mutuel. Enfin en 1992, les haies utilisées pour les courses d’obstacles son remplacées par des neuves.
2012-2013 : modernisation
de l’hippodrome
La 120e édition des Courses Hippiques
se déroulera le dimanche 30 et lundi 31 août
à l’hippodrome de Portillon.
Départ des courses chaque jour à 14h. Entrée
payante 5 €, gratuit pour les moins de 18 ans.
Les travaux ont porté sur deux interventions
majeures : l’augmentation de la courbure des
Contact : société des courses
06 85 32 35 43.
Lexique
Trot : allure rapide et
régulière d'un cheval qui se
déplace dans une diagonale
à deux temps. Au temps
1, l'antérieur gauche se
pose sur le sol simultanément au postérieur
droit. Au temps 2, c'est la
diagonale "antérieur droit /
postérieur gauche" qui est
en contact avec le sol.
Jockey : personne qui
monte un trotteur lors des
épreuves de trot monté.
Sulky : roadster ou attelage léger à deux roues,
le sulky est composé
d'un pont sur lequel est
installé le "conducteur",
Plus d’informations :
appelé driver, et de deux
brancards qui longent
les flancs du cheval. Ils
sont fixés au harnais, une
ceinture qui entoure le
thorax du cheval.
Driver : personne installée sur le sulky dans les
épreuves de trot attelé.
Surface : il existe
deux grands types de
surfaces pour les courses
au trot : les pistes en
herbe et les pistes en
sable ou assimilé (mâchefer, pouzzolane, sable de
carrière, etc.).
Source : http://www.cheval-francais.eu/fr/le-trot-de-a-a-z/le-trotteur-francais/lexique-du-trot.html
Dominique Chevalier,
ancien commerçant de
Vertou et membre actif
des cavalcades.
Cavalcade
n 120 ans de courses
hippiques à l’honneur
Cette année, la cavalcade
fera l’honneur aux 120 ans
des courses hippiques de
Portillon en mettant en scène
les années 1900 à travers un
défilé costumé de chevaux et
d’attelages. Pour l’occasion
l’association vertavienne
« Vertou ses chevaux » a
préparé quelques surprises à
découvrir à partir de 11h30
au parc du Loiry, puis tout au
long du parcours qui s’arrêtera
place Saint Martin et place du
Marché.
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virages et donc la modification du tracé de
la piste, son élargissement et une rehausse
des virages de piste afin d’obtenir une pente
intérieure compatible avec la vitesse des chevaux.
Avec les performances croissantes des chevaux, la piste de l’hippodrome ne répondait
plus aux normes exigées par la Fédération des
Courses Hippiques, qui a demandé le réaménagement de la piste existante. La Société
des Courses, propriétaire de l’hippodrome,
a donc réalisé les travaux afin de pérenniser
l’événement, encadré par des dizaines de
bénévoles qui entretiennent l’hippodrome de
Portillon, le terrain, les gradins, les espaces
ouverts aux parieurs et ceux accueillant les
chevaux.
vertou magazine N° 314 • JUILLET-aoÛT 2015
« Avec mon compère André Ferré, nous avons eu
l’idée de nous déguiser lors de la cavalcade pour
le 100 e anniversaire des courses hippiques. à
cette occasion, nous étions chargés de l’animation
et cette année là, nous avons rencontré un gros
succès avec nos déguisements des années 1900.
Chaque année, nous étions chargés de trouver de
nouveaux thèmes pour animer la cavalcade qui lance
le premier jour des festivités des courses hippiques
et qui se déroule le jour de la commémoration de
la Libération de Vertou. Les courses hippiques sont
pour nous des souvenirs inoubliables avec, le lundi, la
cabane de Dédé et Dodo et la guinguette que nous
animions avec les commerçants du centre ville. La
cavalcade est indissociable des courses hippiques
et pour ce 120 e anniversaire je souhaite à cette
formidable manifestation de perdurer dans la bonne
humeur et le respect de chacun ! »