N°101 - DVSM
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www.dvsm.fr NUMERIQUE ET DISTRIBUTION La saga de la première décennie numérique Second épisode Philips Elégance et performance, de la valeur en rayon * TVANALOGIQUE L'après switch-off a commencé TÉLÉCOMS GUIDAGES GPS Un créneau qui change de rythme La dynamique reste présente PHOTO NUMÉRIQUE Les rayons en fête * Du sens et de la simplicité - Téléviseur 42PDL7906H/12 N° 101 – Décembre 2011 – Janvier 2012 - 8,90 euros S O M M A I R E 6 DVSM INFOS La chronique au jour le jour du monde de la distribution EGP multimédia 20 LES COÛTS BAS ! La promo toute nue toute crue, telle que l’ont vécue les clients ces jours derniers et il y a 10 ans 48 NOTRE DOSSIER TÉLÉCOMS, SECOND 24 L’ANALOGIQUE, C’EST FINI VOLET L’un des rares secteurs à afficher de réelles croissances commenté par ses animateurs Les ondes en ont terminé avec les signaux à l’ancienne 29 LG DYNAMISE SA STRATÉGIE 52 LES SYSTÈMES GPS BIEN DANS LEUR La firme met les bouchées doubles sur la TV connectée et la 3D ÉPOQUE Le guidage ne plie pas, et gagne même des adeptes, tant côté clients que distributeurs 30 L’INVITÉ : FRANSAT 56 CLARION VOIT LOIN ET PRÈS À LA FOIS Pour recevoir la TNT et bien davantage, une solution satellite gratuite qui va encore faire bien des clients heureux Avec des armes technologiques puissantes, le constructeur table sur le long terme et sur une proximité optimisée avec le réseau 32 58 LE GUIDAGE SUIVANT NAVTEQ LA RENCONTRE DES PERFORMANCES ET DU DESIGN De l’Ambilight au 21/9, la gamme Philips mise plus que jamais sur des différenciations qui valorisent les ventes Marc Guérin, de Navteq Europe, brosse un panorama du guidage assez réconfortant 60 RÉGLEMENTATION : DANGERS EN DÉPLACEMENT ! Indispensable pour les collaborateurs qui se déplacent à l’étranger, pour un jour ou pour longtemps 36 ASTON : VOCATION SATELLITE A la découverte d’une entreprise purement française, et à la pointe de la TV numérique 62 JOUONS LE JEU : FAIRE COMME SI La simulation est l’autre maillon fort du marché ludique. Regard sur une décennie de ventes essentielles et quelques oublis dans les rayons 66 PRODUITS NUMÉRIQUES : INTOUCHABLES ? Dans 10 ans, le numérique nourrira-t-il encore ceux qui en distribuent produits et services ? 39 NOUVELLE IMAGE : RAYONS EN FÊTE DVSM, Distribution, Ventes & Services Magazine N° 101 La photo numérique affiche une bonne image, malgré quelques difficultés en coulisses Parution du 14 décembre 2011. Prix du numéro : 8,90 euros. Abonnements : un an (10 numéros) : 89 euros Deux ans (20 numéros) : 178 euros. 41 FUJIFILM VA NOUS FAIRE LA PEAU ! RÉDACTION, PUBLICITÉ, ADMINISTRATION, ABONNEMENTS : Des pixels aux collagènes, il n’y a qu’un pas que Fujifilm est en train de franchir BP 50119 - 93271 Sevran Cedex. Tél. : 01 43 83 41 24 Fax : 01 43 83 26 33 - Email : [email protected] RÉDACTEUR EN CHEF : Yves Dupré. ASSISTANTE : Véronique Duhamel. PRINCIPAUX COLLABORATEURS : Geneviève Beauvarlet, Maria Geyer, André Jull, Christophe Perrier, Jérôme Larpège. DIRECTEUR ARTISTIQUE, 1 RÉDACTEUR GRAPHISTE : Max Pagis. COORDINATION : Elvire Legras 42 LA MÉTHODE NIKON Bruno Chappotteau, de Nikon France, détaille les options de la marque et évoque le marché ER 44 LE HOME-CINÉMA SE PROJETTE SUR L’AVENIR Un bon film, une bonne installation : les clients en redemandent PUBLICITÉ : au support. Imprimé en France. Dépôt légal : à date de parution. ISNN, 1626-7702. * DVSM, Distribution, Ventes & Services Magazine est une publication éditée par Retail Dynamik France* SARL. 73-75, rue de la Plaine. 75020 - Paris. GÉRANT, DIRECTEUR DE LA PUBLICATION : B. Sailliard. Reproduction, même partielle, interdite. Tous droits réservés pour tous pays * Marques déposées. Distribution, Ventes & Services Magazine n° 101 3 E D I T O A vec l’année qui s’achève, notre regard sur la première décennie du numérique intégral et son vécu dans les enseignes laisse désormais la place au démarrage d’une nouvelle époque. Celleci devrait s’avérer au moins aussi riche que la précédente. Mais une sérieuse différence s’impose à présent, dont bien peu nombreux étaient ceux qui, voici dix ans, en auraient prédit la nature. 2001 était un millésime rempli de promesses et d’espoirs, grâce à la numérisation naissante, à une atmosphère économique euphorique, et aux promesses que le grand marché et sa monnaie unique mettaient en évidence. 2011 se termine sur une visibilité de l’évolution des marchés et même des produits que les acteurs, d’une manière générale, estiment ne pas dépasser le très court terme. Mais plus grave et plus inattendu, c’est notre monnaie unique qui jette sur l’ensemble de notre avenir l’ombre d’un immense et inquiétant point d’interrogation. Face à la grande agitation des responsables politiques européens, qui n’est pas sans évoluer chaque jour un peu plus vers une sorte d’acharnement thérapeutique pour une monnaie malade, comment ne pas s’inquiéter de la situation. Les experts et spécialistes semblent dépassés par l’ampleur du malaise et ne pas trop savoir par quelle méthode le combattre. Cela va jusqu’à des prophéties de disparition de notre jeune euro. Une hypothèse dont il faut mesurer, sans aller plus loin que le cadre de notre propre métier, les conséquences qu’elle pourrait entraîner. Car dans l’instant où cette devise laisserait la place à un retour à des parités nationales, les soucis commenceraient avec une dislocation de toutes les structures tarifaires. On imagine alors la complexité de la tâche, alors que des quantités d’entreprises depuis 2001 se sont organisées avec des plates-formes logistiques et de livraisons européennes. Et que dire des complications inévitables pour les firmes qui ont même déjà opté pour des filiales uniquement européennes. Non seulement elles auraient à gérer des clientèles dans des devises différentes, mais de surcroît avec des parités, par rapport à des monnaies asiatiques par exemple, ayant évolué et fluctuant de manières différentes selon les lieux de destination. On peut aussi s’effrayer à la vision de ce que deviendraient les prix des produits. L’hypothèse d’un euro-franc fortement dévalué par rapport à l’euro abandonné ferait à coup sûr, en France, immédiatement grimper la valeur de nombreux produits importés, soit l’essentiel de YVES DUPRÉ ceux avec lesquels nous travaillons. Effet terrible, à ajouter à l’ensemble des frais résultant des rédacteur en chef manœuvres liées à la conversion, et pourquoi pas, à un petit coup de pouce sur la TVA. L’énumération de ces conséquences probables pourrait encore se prolonger. N’en rajoutons pas, et contentons-nous de constater que l’espoir d’il y a 10 ans a cédé la place à une lourde angoisse. Les experts semblent eux-mêmes perdus, et les responsables politiques avec eux, hésitant entre deux options : conserver l’euro, et c’est le naufrage probable, ou l’oublier, et c’est la catastrophe quasi certaine. D’une manière désormais inévitable, chacun a bien compris que cet épisode ne sera pas sans conséquence coûteuse. En guise de triple A, c’est plutôt à un triple «aïe !» qu’il faut se préparer. Mais, comme cela se dit familièrement, le pire n’est jamais sûr. 쐍 Tout, mais pas ça ! [email protected] Distribution, Ventes & Services Magazine n° 101 5 DVSM-INFOS OR ET PLATINE adroitement le leur décrire, argumenter sur ses mérites. Sans parler de ceux qui, imbécilement, ne songeraient qu'à en raboter l'étiquette ! Et pourtant, il s'en vendra. Et certains de vos confrères n'auront même que quelques coups de fil à passer ou SMS à envoyer, avec un message presque laconique mais suffisant : « elle est arrivée », pour que les ventes soient dans la poche. La marge aussi. Alors, nouvelle, bien sûr, puisqu'elle vient d'arriver dans la gamme de la célèbre firme américaine, et bonne parce que chez Macintosh, c'est comme chez Bentley, Lasserre ou Cartier, on ne sait pas réellement faire autrement que du bon et largement audelà. Toutefois, après avoir admiré ce maillon riche d'une chaîne haute fidélité hors du commun, chacun peut réaliser que dans les rayons, bien d'autres produits, à leur échelle, commencent aussi à accrocher le regard des visiteurs par le rêve. Moteur des ventes bien plus puissant que les usages débordants, les performances extrêmes, les connectivités décoiffantes ou les prix qui rampent sous les moquettes, ce petit aiguillon des envies scintille dans l'esprit de tout chaland. C'est le métier de tout professionnel, dans un espace de vente, que de savoir le faire jaillir l'étincelle. Quitte à s'appuyer sur la vision des objets d'exception pour titiller des pulsions qui ne demandent qu'à se manifester. Voici une vraie bonne nouvelle.Vous l'avez sous les yeux, elle est très réconfortante.Voici pourquoi. Loin des performances en promos records sur produits diffusés à très large échelle, cette affaire qui tourne est un produit dont les arguments commencent par un rêve, celui des clients, tel le rêve des bambins devant des jouets merveilleux, s'évadant vers d'impalpables fantasmes ludiques. Si les enfants se disent qu'ils n'auront jamais ce joujou qui illumine leur regard parce que Papa Noël n'apporte pas des présents comme ça dans sa hotte, les grands bambins audiophiles ne voient dans leur espoir très souvent impossible qu'une seule nuance. Ce n'est pas le vieux bonhomme rouge à barbe blanche qui place ce rêve trop haut vers les nuages, mais le dernier relevé de compte laconiquement évocateur de certaines rigueurs pas seulement hinernales. Plus de 12 000 euros pour une platine qui ne lit que des disques analogiques, ce serait l'équivalent d'un saut à l'élastique bancaire, sensation forte assurée mais pas exempte d'un réel danger. Alors, pourquoi placer en ouverture de ce magazine cette mécanique pour disques signée Macintosh ? Bien sûr, la plupart des lecteurs de ce magazine, professionnels du terrain, n'ont pas les clients pour ce genre d'objet et d'ailleurs, sans doute ne sauraient-ils que mal- Distribution, Ventes & Services Magazine n° 101 6 ENERGIE À PROFUSION Elle est bien agréable, dynamique. Mais elle ne à exploiter, toute cette vit pas de l’air du temps. panoplie d’équipements Varta, marque reconnue mobiles que nos clients dans le domaine de s’approprient avec l’énergie nomade bien accumulée, dispose de solutions élégantes à proposer aux chalands friands de mobilité. Citons par exemple le chargeur solaire (Solar Charger) qui permet de remplir de puissance deux AA en versions Ni-Mh. Sous son PIONEER : LES MAINS LIBRES ET À L’ÉCRAN Le dernier-né de la gamme des autoradios dotés de la fonction Bluetooth de Pioneer patronyme coloré, porte la référence DEH-4400BT. A vendre moins de 150 euros, c’est un condensé parfait « Rainbow » (arc-en-ciel) et très équilibré de ce que sait faire ce constructeur célèbre. Il réalise la synthèse entre recharge vite et bien deux des fonctions typiquement « autoradio », dont l’exploitation dynamique des annonces éléments de même sur le trafic routier, une excellente reproduction de son qui compense les pertes liées à technologie, tandis que la la compression du signal, et des fonctions mains-libres très performantes. V-Man Home Station est Parallèlement, Pioneer a lancé une puissante campagne de communication dédiée à son « App-Radio », avec un spot diffusé sur des grandes chaînes de télévision, dont TF1. BOULANGER : BOBINES DU CHEF 쐍 une véritable station- coloris disponibles. donc dotés d’un micro service pour équipements Le Memphis obéit au intégré et d’un adaptateur qui permet de basculer On ne peut qu’être admiratif face à l’esprit créatif de mobiles, baladeurs, principe de casque fermé, l’enseigne nordique pour mettre en valeur les pro- consoles, téléphones, etc. léger et pliable, équipé facilement de l’écoute de duits. Les initiatives se multiplient de jour en jour. Elle est de surcroît livrée cette fois-ci d’oreillettes musique aux appels sur Observez par exemple l’astucieuse utilisation d’un avec une panoplie pivotantes. Avec toujours Skype. Mentionnons aussi miroir dans le rayon des casques. Une idée adroite de connecteurs lui deux coloris disponibles. les piles iGo Green, par pour donner envie aux messieurs de voir quelles permettent d’être Les Detroit qui ne laquelle le fournisseur bobines ils peuvent se mettre sur la tête sans man- couplée aux équipements viennent pas de Gibraltar mise à fond sur l’écologie. quer d'élégance. Bobines (de haut-parleurs ou d'écou- de nombreuses marques sont des éléments Pour ce faire, il a décidé teurs, bien sûr) en forme de couvre-chef que les connues. intra-auriculaires livrés de bannir les métaux avec 4 tailles d’oreillettes, lourds comme le nickel ou toujours proposés selon le cadmium. A la place, ces 쐍 iGo aime Skype deux coloris disponibles piles exploitent du zinc et La petite marque également. Tous sont du manganèse. 쐍 qui monte lance une gamme de casques et d’écouteurs taillés pour Skype. Elle comprend quatre modèles : le City, un casque fermé, pliable et équipé d’un réducteur de bruit actif. Deux finitions sont clientes hésiteront moins à essayer, sûres grâce à disponibles (marron/or cette vision limpide de pouvoir illico réorganiser une et blanc/rouge). Le Miami éventuelle mèche rebelle. Et, comme cela peut se est un modèle moins constater, cette forme de présentation est aussi très cossu au design rétro, efficace pour retenir l'attention de tout badaud équipé d’une armature déambulant le regard vide dans les allées au cœur des métallique légère et linéaires. d’oreillettes rembourrées. 쐍 Avec là encore deux Distribution, Ventes & Services Magazine n° 101 7 왘왘 DVSM-I N F O S BOULANGER À DOMUS : SUPERBE ! une progression de 14 % électronique et en du chiffre d’affaires global électroménager, qui était de l’électronique grand une filiale de la holding public sur le marché de Kesa, a été cédée à Belle réussite pour la notre voisin. Le téléviseur OpCapita, un investisseur conversion du magasin ex- en reste le point fort et indépendant. Comet était Saturn en Boulanger au l’un des moteurs de cette en quelque sorte la centre commercial expansion, avec cousine anglaise de Darty, Domus. Ce n’était pas le probablement 9 millions avec un parc d’environ plus facile à remodeler d’unités qui auront été 250 points de vente. On se compte tenu de sa surface vendues en un an. Les rappelle que Kesa avait immense répartie sur trois consommateurs pris le relais suite à la niveaux, espace que l’on allemands auront cession des activités aurait pu imaginer un peu notamment acheté d’équipements de la vaste pour le concept de 1,3 million de téléviseurs maison par Kingfisher, Boulanger. Lequel n’est 3D, tandis que les smartTV actionnaire se repliant d’ailleurs pas encore commencent à faire une principalement sur totalement intégré. Il percée significative. Castorama. Darty et Van Comme sur les autres Den Borre, sa filiale belge, marron ocre typique des L'Allemagne en pleine dynamique tablettes et quelques pays européens devenant points de vente Boulanger Outre-Rhin, les prévisions autres produits bien en son activité majeure, Kesa s’agit d’un passage à la exploitant) bien plus nouvelle enseigne, fait chaleureux et accueillant que le sol plastique marchés européens, ainsi que quelques autres les smartphones, les activités dans d’autres « natifs ». Pour en voir signées GFU (une sorte vogue assureront le pourrait opérer un retour davantage sur ce point de d’équivalence de notre complément de cet sur notre sol national. vente, il suffit de se rendre Simavelec) pour l’année exercice qui pourrait sur www.dvsm.fr, rubrique 2011 qui ont été contraster avec la Olympus aux prises avec la justice japonaise « Des points de vente récemment publiées morosité dans laquelle se à visiter ». permettent d’attendre trouve le nôtre propre 쐍 쐍 marché, surtout en valeur. Ce n’est pas une petite Preuve que le pire n’est affaire qui malmène la rapidement, mais avec pas toujours inévitable, société japonaise Olympus soin, ce qui donne un pourvu que l’on se donne dont les médias ensemble lumineux, les moyens de l’éviter. économiques révèlent agréable, où la sensation 쐍 que sa direction reconnaît trouver le sol (la moquette Kesa s'est séparé de Comet héritée de l’ancien Les turbulences semble-t-il de dissimuler économiques poursuivent des pertes importantes. Il leurs méfaits. Suite à un serait étonnant que cette état du marché très affaire n’ait pas des de bonne équilibre est omniprésente. Et nous en profitons pour persister à L’OLED, PROCHAINE ÉTAPE POUR LES ÉCRANS ? Un marché a toujours besoin de nouveauté. Si les écrans LCD avec rétro-éclairage LED sont en pleine dynamique, le chant du cygne pour les LCD classiques devrait permettre à la nouvelle famille qui attend en embuscade de se propager avoir falsifié ses comptes depuis une vingtaine d’années. Le but de cette manipulation était détérioré sur le territoire conséquences britannique, la GSS importantes sur le devenir d’outre-Manche Comet, de cette belle marque du spécialisée en monde de la photo. 쐍 d’une manière plus massive. C’est ce que l’on peut déduire des mouvements qui animent les sphères industrielles asiatiques, et c'est peut-être même ce qui explique aussi la stratégie de certaines marques importantes de ne pas poursuivre des investissements sur des productions d'écrans LCD promises à l’obsolescence à relativement court terme, sauf pour les équipements d'entrée de gamme, les moins rentables. Pour les rayons TV, c’est probablement l’annonce de l’arrivée de nouveaux produits dont les performances sur le plan visuel vont se voir. Une bonne occasion de tabler sur un retour à de meilleures profitabilités. Au minimum, Samsung et LG seraient de cette nouvelle aventure, tout comme Sony et Toshiba, et peut-être même Hitachi. 쐍 왘왘 Distribution, Ventes & Services Magazine n° 101 8 DVSM-I N F O S simplicité sans commune DARTY : LE POIDS DU CLIC Darty en ligne tourne bien. Le site de l'enseigne GSS réaliserait des ventes équivalentes à celles d’au moins 25 magasins. En effet, selon les communiqués et informations qui ont accompagné l’annonce de la cession de Comet par Kesa, il a été mentionné que les ventes en lignes de Darty représentaient environ 12 % de son activité, soit un niveau comparable à la moyenne de 25 à 26 magasins de son réseau. CHRONO STOCK RÉ-INVENTE L’EAU CHAUDE 쐍 est de fonctionner à chaque matin à la l’électricité. Avec un conquête des poubelles moteur de 103 000 watts parisiennes mus par des mesure avec ce que représentent les installations de lignes de tramways qui, à l’heure présente, achèvent bien des avenues commerçantes dans nos centres de villes. Progrès ? 쐍 Quand les photons contrôlent les photons La jolie plaquette de cette pratique a déjà été (équivalent à la batteries au plomb. C’est de la technologie Chrono Stock est bien utilisée, notamment il y a consommation d’environ Silencieux et ne fondamentale, au niveau conçue. Elle explique, plus de... 35 ans, au cœur 1 200 téléviseurs dégageant pas le moindre le plus intime de la R&D, ré-explique et sur-explique de l’heure de gloire de la de 40 pouces) il épuise en flux gazeux polluant, ils mais cela a une le concept imaginé par hi-fi, par une enseigne qui une centaine de côtoyaient dans certaines importance considérable. deux entrepreneurs qui évoque forcément des Des chercheurs ont n’oublient pas de se souvenirs aux découvert qu’une lumière présenter comme des professionnels d’un (flux de photons) qui se pionniers. Leur principe certain âge : King Musique. déplace dans une fibre repose sur l’ouverture de Chrono Stock met en optique peut tout magasins « éphémères ». œuvre des outils qui simplement -si l’on peut En fait de nouveauté, il étaient du domaine de la dire- être interrompue par s’agit plus simplement de science-fiction il y a la mise en œuvre de ce que l’on appelle depuis quelques décennies, quelques autres photons. des décennies la « location comme un site Internet, Voilà qui pourrait changer foraine ». Dans des locaux dont même le cordonnier bien des choses dans le du coin dispose à notre travail avec la fibre époque. Une initiative optique, le véhicule le plus globalement classique, kilomètres l’énergie avenues des autobus tout manière un peu excessive stockée dans trois aussi silencieux, capables hauts débits dans l’avenir. sur le plan de sa assemblages de batteries de parcourir des Cette découverte n’est description. Quelle de 150 kWh chacun. kilométrages illimités, pas seulement à plaquette aurait édité C’est laborieux, et surtout, sauf par l’épuisement du considérer à propos du cette équipe si elle s’était cela rappelle à ceux chauffeur. Ces trolleybus conducteur passif, mais trouvée à bord de la qui ont connu avaient pour avantage de implique qu’un composant peut devenir caravelle d’un certain la capitale (entre autres) pouvoir être mis en dans les années 50 qu’une service avec des aussi bien passif qu’actif. armada de camions partait infrastructures d’une Respirez ! 쐍 compenser l’absence de Sita fait ça depuis longtemps ! loyers réels, et aux Voici peut-être encore locataires commerçants une de ces innombrables sommaire - permet au propriétaire des murs de l’acheminement de très Christophe Colomb ! commerciaux vacants, l’installation - forcément prometteur pour mais portée d’une de réaliser un peu de initiatives à travers business, tout en lesquelles certains garantissant un départ imaginent avoir créé ce rapide si un preneur qui... existait déjà il y a « normal » se présente bien longtemps. Carrefour pour occuper a récemment présenté un durablement les lieux. beau camion Renault tout Même dans l’électronique, neuf dont la particularité 쐍 왘왘 Distribution, Ventes & Services Magazine n° 101 10 DVSM-I N F O S MOTOROLA : RAZR ET XOOM 2 À L’HONNEUR ! COMBIEN D’HEURES PAR SEMAINE POUR UNE PASSION ? Le Motorola RAZR fait Motorola Xoom 2 Media partie des derniers Edition embarque un smartphones annoncés affichage 8,2’’ avec angles par le fabricant Motorola de vision larges pour Mobility. Le smartphone visionner de la vidéo à joue sur sa finesse plusieurs, un processeur extrême, de 7,1 mm, et dual core 1,2 GHz avec son riche équipement : 1 Go de RAM, les affichage Super AMOLED connectivités sans fil 4,3 pouces HD, processeur dual core 1,2 GHz, 1 Go de RAM, connectivités sans fil Wi-Fi et Bluetooth 4.0, APN intégré avec capteur de 8 megapixels capable d’enregistrer de la vidéo en 720p, le tout sous Dans le domaine des loisirs, se côtoient des utilisateurs occasionnels et d’autres plus assidus. Ces derniers constituent la base d’une clientèle qui dépense davantage que la moyenne des clients. Exemple : vous le trouverez en passant par www.dvsm.fr, et en cliquant sur l’un de nos sites cousins : www.MiniEnd.com . On y constate que des amateurs assidus de miniatures électriques (automobiles) de la famille baptisée « slot racing » (ça va très vite) sont capables de consacrer plus de 14 heures par semaine à leur dada. Motorola France sort également ses deux nouvelles tablettes Motorola Xoom 2 (10,1 pouces) et Motorola Xoom Une piste de réflexion intéressante quand on sait que dans le numérique, autre domaine où les loisirs liés à la technique sont très répandus, se retrouvent des passionnés de photos, de vidéo, des cinéphiles, des mélomanes, des amateurs de simulation de vol, des fanas de son extrême pour l’automobile… et beaucoup d’autres. Domaines - ou niches pour lesquels les offres en rayon sont totalement ou presque inexistantes. Vous êtes en quête de valeur ? Android 2.3.5 Gingerbread. 쐍 2 MediaEdition ( 8,2’’ ). La Motorola Xoom 2 reprend les grandes lignes de la première Xoom, offrant un affichage 10,1’’ et un processeur dual core WiFi et Bluetooth, un APN 1,2 GHz et 1 Go de RAM, 5 megapixels au dos et ont une position proche avec les connectivités WiFi un APN 1,3 megapixel de celle d’un standard. et Bluetooth, un APN 5 en façade, pour 6 heures Apple -et son dirigeant megapixels au dos et un d’autonomie annoncée. récemment disparu- APN 1,3 megapixel en Les deux tablettes n’avait jamais fait mystère façade, un traitement utilisent Android 3.2 de tout le mal qu’il pensait contre les éclaboussures Honeycomb et seront de ce logiciel et de ses et une épaisseur de à vendre avant promoteurs. seulement 8,8 mm. La la fin de l’année. 쐍 쐍 C'EST À LIRE Ce petit ouvrage publié chez les Editions d’Orga- ÇA TANGUE CHEZ ADOBE nisation (Eyrolles) est un véritable petit guide utile et surtout simple pour ceux qui, comme son titre L’éditeur de logiciels aussi ne plus poursuivre l’indique, veulent « Réussir une activité sur Internet ». célèbres comme ses développements du Richard Volodarski y aborde sans détour les princi- Photoshop ou Illustrator langage Flash, qui permet paux aspects d’un sujet qu’il connaît à la perfection, n’est pas dans une de placer de la vidéo sur même les points auxquels certains oublient de pen- période très heureuse. Internet. En fait, Flash est ser avec trop d’insistance : penser un modèle éco- Alors que cette firme, désormais totalement dont le nom vient de celui déstabilisé par la volonté trafic de qualité. Conseils, astuces, lexique, adresses utiles, rien ne manque dans cette micro-bible, qui n’a rien d’inutile, à l’heure ou le nombre des internautes ne nomique, créer un site attractif, et y générer un de la pierre en indien persistante d’Apple de ne (d’Amérique) a annoncé pas en faire usage sur ses cesse de s’accroître et où il devient essentiel d’avoir de la méthode pour les inter- la suppression de smartphones et ses peller et les motiver. 750 postes, elle indique tablettes qui, pour l’heure, 쐍 왘왘 Distribution, Ventes & Services Magazine n° 101 12 DVSM-I N F O S NUMÉRIQUE : ALERTE AU TSUNAMI FISCAL affirment les animateurs de l’enseigne. Cette petite machine donne accès à Cela n’a échappé à N’en doutons pas un l’ensemble de la personne : l’Etat a besoin instant, celles-ci existent. bibliothèque de d’argent, de beaucoup Il y a la pollution, l’énergie Virginmega.fr. L’enseigne d’argent. Une nécessité à économiser, les pauvres revendique un catalogue qui, dans un pays qui a un auteurs et autres ayants- de 85 000 livres en problème avec les droits. D’où les ballons prélèvements obligatoires d’essais lancés récemment 2012 pour « ses qualités comme d’autres en ont un - et qui n’ont pas exceptionnelles avec l’alcool, ne peut tardé à interpeller en matière de design français, soit « proche de l’intégralité de l’offre qu’inciter nos la presse quotidienne - : de produits grand public. » Virgin Megastore : des livres au kilo ! responsables à rechercher un bonus-malus pour Ce clavier figurait À la veille des fêtes de fin dans chaque molécule de l’électroménager, parmi près de d’année, Virgin Megastore comptant les ouvrages 3 000 produits en a choisi d’entrer dans la disponibles en anglais. compétition dans la bataille de la liseuse. Ainsi, Virgin va également catégorie Informatique. l’enseigne propose à ses intégrer des titres de « Nous avons été clients le Kindle d’Amazon, presse, comme sur le très honorés d’apprendre qui est aujourd’hui la Kindle, dont le catalogue que le clavier solaire liseuse la plus vendue au en français atteint sans fil K750 avait reçu monde avec 9 millions aujourd’hui 44 000 titres. le prix iF Product Design », d’unités (notamment aux Ces deux liseuses de très se réjouit Thibaud Nolf, Etats-Unis). Même bonne aventure ont été responsable de la famille démarche pour le Cybook mises en rayon à la mi- de produits Claviers Odyssey en partenariat novembre dans les et Ensembles avec Bookeen, « Il s’agit de magasins parisiens puis (clavier + souris) pour la liseuse électronique la sur l’ensemble du plus rapide au monde », territoire. l’économie le moindre téléviseurs inclus, la zone EMEA chez atome imposable. Cela n’a l’imposition du trafic sur Logitech. Le clavier solaire non plus échappé à Internet, etc. Si vous avez sans fil récompensé personne, il existe dans les d’autres idées, merci de se charge avec la lumière activités numériques des les garder pour vous. ambiante sans luminosité segments qui 쐍 croissance. Evidemment, pour y trouver la Le clavier solaire sans fil justification d’une Logitech Wireless est conçu pour minimiser éventuelle ponction, il Solar Keyboard K750 a reçu son empreinte faut de bonnes excuses. le prix IF Product Design écologique. vigoureux en matière de L’offre atteint un total de 150 000 titres, en 쐍 extérieure directe Logitech : un rayon qui réchauffe maintiennent un rythme numérique disponible dans notre langue ». nécessaire. Enfin, de la conception sans PVC à l’emballage entièrement recyclable, cet accessoire 쐍 ECO-SYSTÈMES COMMUNIQUE FORT Eco-systèmes a lancé une nouvelle campagne nous avions annoncé le lancement sont désor- d’information nationale en faveur du recy- mais disponibles partout en France et permet- clage des appareils électriques et électro- tent de déposer en toute simplicité les petits niques usagés. Du 23 novembre et jusqu'à la appareils électriques et électroniques, mais mi-décembre, cette campagne aura eu pour aussi les piles et batteries ou encore les car- mission d’inciter le grand public à utiliser par- touches d’imprimantes usagées. Afin de tou- tout en France les nouveaux espaces « ici je cher un large public pendant cette période de recycle » en libre accès dans les magasins. fin d’année, propice aux achats importants de Initiés par Eco-systèmes avec 29 enseignes de produits électriques et électroniques, Eco-sys- la distribution, les espaces « ici je recycle » ont tèmes a choisi de multiplier les supports de eux aussi pour objectif de promouvoir le recy- communication, allant de la radio à la presse clage en facilitant le geste d’apport volontaire nationale et régionale, ainsi que la diffusion de des consommateurs. Les 3 500 espaces dont brochures dans diverses villes de France. Distribution, Ventes & Services Magazine n° 101 14 쐍 왘왘 DVSM-I N F O S alors une décoration productivité de façon Netgear : un adaptateur Wi-Fi multimédia universel adaptée à son modèle de significative. Le nouvel adaptateur smartphone, et la coque De plus, tous les modèles Netgear permet de réalisée lui est expédiée de la gamme sont équipés connecter tous les sous quelques jours. d’un chargeur appareils multimédia automatique de dotés d’une prise réseau Celui-ci se connecte alors ainsi aux dirigeants de sur le site dont le lien lui petites entreprises est communiqué. Il choisit d’augmenter leur 쐍 PERSONNALISER LES MOBILES documents. Classique ! Ethernet, quelle que soit Le système à cartouches leur marque, au réseau d’encre séparées Wi-Fi et à Internet. « DURABrite Ultra », Facile à installer, il est où seule la couleur doté d’une antenne Wi-Fi épuisée est remplacée, permet de réaliser des économies importantes. C’est la promesse La manœuvre est simple. Les dépenses sont encore d’Omenex, à travers la Vous vendez une carte réduites par une carte « Click and Print ». pré-payée à votre client. consommation d’énergie modeste que confirme la certification ENERGY STAR. YAMAHA : C’EST DANS L’AIR Les multifonctions Epson Stylus Office BX630FW et BX935FWD disposent Epson au bureau et Wi-Fi et sont fournis Epson confirme son avec la solution Epson d’interfaces Ethernet engagement dans le Connect pour une secteur des petites impression simple entreprises avec la sortie et sans fil depuis un de trois nouvelles smartphone ou une imprimantes tablette tactile. Les multifonctions : les Epson utilisateurs peuvent en Stylus Office BX305FW outre imprimer où qu’ils Plus, BX630FW et soient dans le monde, en « dual band » utilisant les BX935FWD. Les modèles envoyant par e-mail des deux bandes de BX630FW et BX935FWD documents et des fréquences de 2,4 GHz et impriment très illustrations directement de 5 GHz pour le rapidement et permettent à l’imprimante. streaming vidéo. 쐍 Compact (8,16 cm x 6,2 cm x 1,79 cm), intégré dans un petit boîtier au design élégant laqué noir, le nouvel adaptateur ne nécessite pas de CD d’installation pour la connexion au réseau sans fil. Un bouton ‘Push N’ L’air que l’on respire comme celui de la chanson. Connect’ permet d’établir L’application AV-Controller qui a été lancée par Yamaha la liaison avec la « box » et il y a quelques mois pour des amplis audio-vidéo et des de sécuriser les lecteurs de Blu-Ray de la marque vient de s’enrichir transmissions sans fil d’une fonction baptisée Music Play, qui fonctionne aussi d’une simple pression. bien sous iOS que sous Android. Les clients qui possè- L’adaptateur peut être dent les équipements évoqués peuvent dès maintenant alimenté soit par une prise faire la mise à jour. électrique soit via 쐍 un port USB. Distribution, Ventes & Services Magazine n° 101 16 쐍 DVSM-I N F O S Sony a trouvé la parade à OLYMPUS EN POINTE cette boulimique attitude, grâce à deux chargeurs Dans un communiqué pudiquement succinct, Olym- USB portables (CP-A2LS et pus revendique la première place sur le marché des ELS) compatibles avec compacts en France, en citant les données d'un panel tous les smartphones, de distributeurs fort réputé. Le créateur du Pen ajoute même... oui ! Soit par « qu’Olympus est la seule marque qui progresse en le secteur, soit par volume et en valeur (52 % en volume et 32 % en valeur) et un ordinateur, ils puisent qu'elle s'est classée n°1 en volume en octobre avec une énergie qui s’emporte 13,1 % de parts de marché) ». « Ces chiffres confirment la bonne dynamique de la marque. Entre bons résultats et nouvelle campagne TV, la société Olympus garde le cap. » 쐍 NINTENDO : UNE 3D TRÈS EXPOSÉE Après Paris, c’est au tour seront les prochains de Bordeaux et de Lille lieux à accueillir d’exposer sur 3DS, l’exposition après les trois grands noms de son succès parisien. l’agence Magnum Photos 쐍 Nintendo. Martin Parr, Les smartphones évitent la panne sèche Gueorgui Pinkhassov, Les téléviseurs intelligents non-utilisation d’un an ! Thomas Dworzak ont un petit Et si le smartphone ont en effet utilisé inconvénient : ils peuvent a une petite fringale, l’appareil photo de la s’avérer gourmands. il peut s’alimenter. qui ont réalisé des photographies originales en 3D avec la console ensuite où l’on veut et dont il reste au moins 80 % même après une 쐍 Nintendo 3DS pour produire une série exclusive d’une trentaine de clichés qui explorent des univers très différents PRADA ET LG ELECTRONICS PARTENAIRES et révèlent les possibilités qu’offre la 3D en matière de photographie. Arrêt sur l’image Galerie à Bordeaux et la New Square Gallery à Lille qui SFR : CARTES SIM POUR RÉGINE ! Laissez parler les p'tits papiers… Parler au téléphone, bien sûr, ce qui donne à la chanson de Serge Gainsbourg qu'a chanté Régine un air nouveau. SFR En 2007, LG lançait avec Prada le premier téléphone au lance une sorte de proptotype de carte SIM dont le monde entièrement tactile. Début 2008, la marque corps de carte, 100 % naturel, est constitué unique- était même leader du segment sur le marché fran- ment de composants végétaux recyclables, biodé- çais, et puis l'iPhone est arrivé... Pradatras ? Que gradables et compostables. Cette carte SIM papier propose les mêmes critères de nenni ! Prada et LG Electronics viennent de renouve- qualité et de fonctionnalité que la carte SIM plastique classique, tout en réduisant ler leur accord de partenariat dans le domaine de la son empreinte écologique (réduction de près de 30 % des émissions de gaz à téléphonie mobile lors d’une cérémonie organisée à effets de serre tout au long de son cycle de vie, d'après une étude menée pour Séoul en Corée. Les deux entreprises souhaitent déve- SFR par Codde, Groupe Bureau Veritas). Depuis le 17 novembre, 10 000 cartes SIM lopper un nouveau téléphone, le Prada LG 3.0, dont le papier sont progressivement mises en circulation et adressées aux clients de SFR, lancement sur le marché est prévu pour début 2012. dans le cadre du renouvellement ou de l'ouverture d'une ligne. Une première LG disposera d’un contrat d’exclusivité avec Prada étape avant sa généralisation. pour ce mobile positionné luxe. 쐍 Distribution, Ventes & Services Magazine n° 101 18 쐍 P U B S E T C ATA L O G U E S Coûts bas ! Exploits ou manœuvres déraisonnables ? Allons, bas les masques ! S’il convient de tout faire pour retrouver de « la valeur », comme cela est souvent exprimé dans les enseignes qui vendent de l’électronique, la compétitivité est également un ingrédient d’attractivité incontournable et totalement obligatoire. Elle l’est aujourd’hui comme hier, ce qui nous permet aussi de mesurer grâce à un furtif regard dans le rétroviseur de notre Saga 2000-2011, le chemin parcouru par l’électronique, ses produits et ses prix « promo ». Les clients aiment bien faire de bonnes affaires, et le prix record reste une valeur sûre dans l’attirail des générateurs de trafic. En outre, chacun sait que, selon les circonstances, ce ne sont pas forcément les produits dont les étiquettes sont les plus laminées qui génèrent les marges les plus courtes. Si l’on y ajoute le temps passé pour réaliser une vente, souvent quelques secondes, rarement avec une intervention autre qu’anecdotique du vendeur, l’attrait du produit en promotion extrême culmine vite dans les valeurs les plus hautes. N’oublions jamais que la profitabilité réelle reste proportionnelle à la marge brute pondérée par les efforts (coûts en ressources humaines) et les frais que nécessitent la réalisation de tout acte de vente. Quoi de plus confortable qu’une belle persuasion et de motivation plus performante et même par certains côtés diabolique. On n’attrape pas les mouches avec du vinaigre. C’est indispensable, car naturellement, moins les produits sont vendus cher, plus la marge et la profitabilité sont réduites en valeur brute. box-palette en TG qui tourne toute seule, comme une horloge ? Il subsiste toutefois une autre facette importante dans l’apparition des prix les plus compétitifs hautement mis en évidence dans les rayons et dans la communication. Il s’agit de l’empreinte laissée dans l’esprit du public, surtout en électronique, où les « mauvais produits », peu performants ou d’une fiabilité médiocre, sont devenus quasi inexistants. Une fois rapportés au Le 32 pouces bien ordinaire A 299 euros, le 32 pouces bien en place dans le catalogue « Cadorama » de Conforama édité pour Noël se range dans la moyenne, la routine, le train-train du linéaire télé, ce dans le plus petit des grands formats, ou défunts francs pour se donner une idée bien perçue de la valeur d’un produit. 159,90 euros pour un combiné TV-DVD a quelque chose de révolutionnaire pour bien des chalands, cette valeur donnant une autre vision des progrès technologiques réalisés par l’industrie. Il y a moins de 15 ans, il aurait fallu compter 6 à 7 fois cette somme pour s’offrir un simple lecteur de DVD. Et bien moins de temps encore pour mettre la main sur un petit TV LCD à prix d’or qui n’aurait de toute façon pas été, comme celui-ci, en HD. MAGNÉTOSCOPE : UN VRAI 4 TÊTES CHINOIS la plus grande des petites diagonales.Voilà qui positionne cet échelon du produit à un niveau sans commune mesure avec ce qu’il était il y a une décennie. Mais nous sommes au cœur des sorties de caisses les plus nombreuses. domicile de leurs acquéreurs, les équipements qui figurent dans cette petite compilation ont de bonnes chances de rendre la totalité des services qu’en attendaient les clients. Lesquels seront dès lors incités à s’interroger : cela valait-il la peine de dépenser davantage ? Où sont les mérites des produits vendus beaucoup plus chers ? Ce qui revient à souligner, une fois encore, que pour plus de valeur, l’enseigne doit savoir aussi mettre en place une stratégie de démonstration, de Saba tous les records chez Confo ! « En gros, ça fait mille balles », dirait l’un de ces innombrables consommateurs qui, aujourd’hui encore, font la conversion avec nos vieux et Distribution, Ventes & Services Magazine n° 101 20 10 ans avant l’an 2000, un magnétoscope à 3 500 francs (530 euros) constituait un vrai scandale. En 2000, alors que le DVD monte déjà bien en puissance, le magnétoscope se prépare à vivre une fin de carrière en fanfare,avec des volumes annuels frisant les 3 millions de pièces.Les promos dans le genre de celle-ci, pour un 4 têtes HI-FI à 1 590 euros, y seront pour beaucoup. P U B S E T C ATA L O G U E S Promotion : l’épier dans le Tati ! Dans les enseignes ou rayons spécialisées, chacun se croit à l’abri des coûts tordus. Et pourtant, certains intrus ne se gênent pas pour faire de l’œil à nos clients rien qu’à LE PC DANS TOUTE SA SPLENDEUR Rien ne lui manque : un moniteur géant de 17 pouces (!), un processeur classe Formule 1, la lecture des DVD-Rom : pour moins de 8 000 francs, (1 200 euros environ) c’est presque du gâchis ! La valeur s’envole ! bœuf pour chien, etc. De plus, pour un 42 pouces en 1080p, la barre n’est pas placée bien haut, Que pouvait-on vendre à 2 600 francs il y a dix ans, dans cet esprit ? nous. La preuve, avec cet APN d’une marque anonyme, certes, mais avec un capteur malgré tout de 14 mégapixels, des tirages en prime, pour seulement 39,90 euros chez..Tati ! Preuve que les promos inattendues ne sont pas des clichés. Cora mise sur l’écran de la ceinture L’enseigne de grande distribution alimentaire n’est pas la seule à faire de l’appel avec des téléviseurs. Mais voir un 106 cm à « trois neuf neuf » sur la première page d’un catalogue est symbolique. Elle démontre que l’image TV promotionnelles de quelques produits supposés masculino-attractifs à des prix re-supposés à tomber par terre. A 70 euros moins un centime rendu (ça c’est commode, en caisse) ce combiné n’oublie pratiquement rien. Mais les clients ne sont pas si rares à savoir que pour des budgets hélas aussi terre à terre, et même davantage, ils peuvent s’offrir des équipements de marques A. C’est une sorte de non-promo d’un non-spécialiste pour client non-connaisseurs, bien sûr dans une non-marque. La preuve par Autobacs A 59 euros, ce Kenwood démontre ce qui est dit dans le petit chapitre sur Lidl. Certes, ce combiné n’est pas Bluetooth, mais il propose une puissance qui donnera quand même des résultats plus gratifiants s’il est associé à des gamelles, pardon... à des transducteurs de qualité honnête. D’ailleurs, pour la dent bleue, le même centre auto propose des petits accessoires indépendants pour moins de 30 euros. Lidl des jeunes Voilà encore une petite combine à la mode Lidl qui dure, preuve qu’elle est certainement efficace. On ne change pas une méthode gagnante.Tout magasin à bas prix (hard discounter pour ceux qui ont la langue de Shakespeare bien pendue), tel le maître queux avec son piment d’Espelette, saupoudre avec délicatesse et sans excès chacune de ses bonnes feuilles reste aujourd’hui encore un sujet assez attractif pour inciter le lecteur - et pas seulement la lectrice - de cette promo BAL à contempler les étiquettes des petits pois, cornichons, burgers à l’oignon halal, œufs pas fêlés à 3,80 les… 30, yaourts, jambon de Paris très très peu salé, croquettes au Distribution, Ventes & Services Magazine n° 101 22 Tous les records peuvent être battus Pourtant, à 19,90, le combiné autoradio sans mécanique vu dans le catalogue Autobacs, mais avec quand même « slot » pour carte SD et connecteur USB, est hors de portée du premier venu en matière de promos décoiffantes. Il fera le bonheur des automobilement faibles, mais ne fera pas remonter le prix moyen du marché.Toutefois, peut-on faire remarquer que techniquement, ce qu’il propose n’est pas si mal. Avec une bonne clé ou carte mémoire, il permet des heures interminables d’une lecture que ne procurait aucun combiné CD classique, et encore moins les caprices en bandes désorganisées des combinés cassettes dont les ventes étaient encore vigoureuses il y a dix ans. P U B S E T C ATA L O G U E S Même l’agitateur se fait mettre en boîtes… …boîtes aux lettres bien sûr, comme tout le monde ou presque. Et avec ce lecteur Blu-ray Panasonic à 99 euros, nous voici certes face à un prix bas, mais aussi et surtout devant un autre symbole de l’évolution des valeurs dans l’électronique de loisirs. Il fallait dépenser 2,7 fois plus pour s’offrir le lecteur de DVD de But évoqué ici même, et encore faut-il tenir compte dans cet écart de l’évolution d’un certain nombre d’autres prix Blu-ray vendu à la FNAC, il se contente de 73 litres de l’onctueux carburant que, coup de chance, son automobile absorbe avec beaucoup plus de retenue qu’à l’heure du Y2K ! CAMÉSCOPE LUMIÈRE COMPRISE Belle machine proposée à un niveau accessible à tous.En 2001, ce superbe Hi8 (large bande mais analogique) a quand même bien des atouts, dont sa capacité à projeter de la lumière. Dix ans plus tard, un numérique de la même marque ne se contente pas de faire jaillir de la lumière, il projette aussi les images… LE DVD EN PLEIN BOOM, ET MÊME BOOM BOOM ! 2001 : SUPER 32 POUCES ! 2002 arrive et l’euro aussi (existera-t-il encore quand ce magazine sera entre vos mains…?) ce qui rend commode la comparaison. Avec une diagonale de 82 pouces, nous sommes pratiquement au sommet de la hiérarchie cathodique. Et à 1 360 euros, proche des sommets des dépenses possibles dans la génération des tubes. Et pourtant, c’est une promo ! Dans la même zone de prix, il est possible de vendre aujourd’hui du 46 pouces (140 cm) en HD 1080p, compatible avec la 3D. dans des produits de la vie courante (sans parler du Super sans plomb ou du litre de mazout pour les chaudières).Ainsi, pour la valeur du lecteur de But à 1790 francs, un automobiliste pouvait mettre 340 litres de gazole dans son véhicule.Avec ce qu’il retire aujourd’hui de sa tirelire pour rapporter chez lui le Micro prix, prix micro Si l’on convertit en francs, la valeur de ce notebook certes de petite taille (15 pouces), admettons-le, d’entrée de gamme, soyons objectifs, puisé dans la collection de la cousine « low-cost » de Boulanger, Electro Dépôt, cela donne quand même - 1 895 francs un niveau qui, en rapport prix / prestations aurait été vertigineux il y a dix ans, et est encore assez attrayant de nos jours. Qui se rappelle l’époque - bien antérieure à l’an 2000 où votre magazine préféré annonçait que les notebooks deviendraient inéluctablement les moins chers des ordinateurs à vendre ? Distribution, Ventes & Services Magazine n° 101 24 But avait fait fort ! Mais ce brave lecteur à seulement 1 790 francs bien solides, ne savait pas vers quel destin l’emmenait le couple fournisseurs - revendeurs, qui a réussi quelques saisons plus tard à faire culminer - à l’envers - les étiquettes jusqu’aux alentours de 39, voire 29 euros. Les clients passaient en caisse en en prenant 2, 3, 4… enfin, assez pour en mettre en réserve au congélateur. Plus des prix, du délire. Mais n’oublions jamais ceci : même très basse, toute valeur sur une étiquette correspond à un prix possible. T É L É V I S I O N N U M É R I Q U E Télévision « Switch off » analogique : La fin Victoire pour les râteaux : ils ont sauvé leur avenir, et échappent à un destin piteux de simples perchoirs pour volatiles en escale. Mais cette victoire a ses revers. Le basculement dans le numérique définitif de la télé hertzienne de grand-papa n'a rien à voir avec une simple conversion de l'analogique à la nouvelle technologie. Cette source d'images arrive désormais chez les clients que grâce à une complémentarité entre les bons vieux brins classiques, le cuivre, la fibre et le satellite. Ce qui est l'opposé d'une mauvaise nouvelle pour bien des professionnels. Depuis quelques jours, la télévision d’hier, et même d’avant-hier a donc vécu. L’abandon des transmissions hertziennes analogiques, arrivé à son terme fin novembre, tourne une page et ajoute à notre saga 2000-2011 l’un de ses ingrédients les plus pimentés. Pour ce qui revêt le plus d’importance, c’est-à-dire la vision perçue par la clientèle de cet univers à travers la période de transition menée sur une demi-douzaine d’années, on peut parler d’une entrée dans le nouveau monde. Dans de nombreux esprits, le nouveau monde, c’est l’Amérique, et c’est bien dans ce sens que nous utilisons cette expression. Car ce revirement technique a conditionné une métamorphose longtemps retardée sur notre sol. « L’antenne, c’est comme la veste d’un costume : ce n’est pas parce qu’elle est grande qu’elle est bien, mais parce qu’elle est exactement sur mesure ». Avec le numérique, la réception terrestre est devenue moins « chatouilleuse ». Mais en cas de souci, la réception n’est jamais moyenne. Elle est ou elle n’est pas. C’est cette réalité qui lui vaut d’être heureusement secourue grâce au ciel et… à ses satellites. Dommage, la TV numérique est partie sur une confusion envers les clients Comme l’ont dit et répété maintes fois tous les consommateurs au cours de ces années, avant le numérique, le maigre menu du téléspectateur de chez nous se limitait à cinq chaînes en clair et une à péage. Mais la technologie n’avait rien à voir avec cette situation. Dans les années 70, alors que se propageait à petits pas vers la province la version couleur de notre « deuxième chaîne », et que la troisième naissait aux forceps, le nouveau monde en était déjà à une multiplicité de programmes. Cela se passait même avant que la télécommande ait fait son apparition. La boîte noire à côté du téléviseur était aussi répandue dans les ménages américains que bien d’autres instruments domestiques, un rotacteur un peu ferme avec une bonne cinquantaine de positions permettant de passer d’une chaîne à une autre. Sans traverser l’Atlantique,des pays plus proches,comme la Belgique, avaient aussi un accès à un ensemble capté par le même moyen, englobé localement sous le vocable de Distribution, Ventes & Services Magazine n° 101 26 télédistribution. Ces allusions à un passé télévisuel auquel l’Hexagone a été soustrait pour des raisons qui n’ont rien à voir avec la technique n’ont d’autre but que de souligner que le large choix de chaînes n’est pas ou n’aurait pas dû être le symbole de la télévision numérique. Ce qui a forcément induit un axe de confusion dans l’esprit de la clientèle profane, la plus nombreuse, dans une période au cours de laquelle les ruptures technologiques dans ce même domaine ont été innombrables et pas toujours simples à assimiler par cette même clientèle. de la préhistoire Les râteaux ont donc été sauvés, et avec eux, le travail de ceux qui les installent. Retenez ce détail. A l’heure où l’on se demande comment faire la liste des gaspillages d’un certain passé, voilà un élément à ranger dans la colonne des choix économiquement très discutables. Une chance donc pour les installateurs de râteaux, car l’arrivée de l’ADSL leur avait donné à juste titre du vague à l’âme.Avec un câble dans « la prise du téléphone », un vers le téléviseur et le dernier dans la prise du courant électrique, la Box réduisait à néant leur sang-froid pour escalader les toitures, leur savoir-faire pour mettre en place la descente, leur technicité pour régler le tout aux conditions optimales de la réception dont on sait qu’elles diffèrent d’un endroit à un autre en fonction de mille et un paramètres. Mais aujourd’hui, nous nous retrouvons avec trois modes d’accès au téléviseur pour les collections multiples de chaînes. Le haut débit, une solution d’autant plus logique en zone urbaine qu’elle s’accompagne aussi des incontournables fournitures d’accès au Web et du téléphone résidentiel, cerise sur le gâteau. Un ensemble pertinent notamment dans le collectif, pour d’évidentes questions d’économies d’échelles. Mais dès que l’on sort des villes, le tableau s’assombrit. Les distances et le nombre de foyers connectés rendant aléatoires les débits. Surfer ou regarder la TV, il faut souvent choisir. Quant au haut débit en zone un peu plus rurale, il n’en est pas question, même si quelques dirigeants politiques dopés à l’élixir des perspectives électorales, et ayant toujours du mal à com- prendre ce que gaspiller signifie, s’époumonent de leur volonté de transporter le haut débit partout jusqu’au cœur des forêts ! Même la fibre, dans les zones pavillonnaires, reste une sorte de rêve presque utopique, au moins pour un très large moyen terme. Satellite : le vent en poupe « J’avais la télévision avec une box de chez Free », nous raconte un consommateur résidant dans l’une de ces zones pavillonnaires proche de l’Isle-Adam (95). « Un soir, je me suis rendu compte que le débit avait baissé, et que la télé ne passait plus. J’ai contacté Free, mais ces c... là (sic) m’ont envoyé balader en me soulignant que dans le contrat, il est stipulé que le débit n’est pas garanti. Comme ici, la TNT ne passe pas ou pas bien et que les voisins comme des installateurs me l’ont déconseillée, j’en suis venu au satellite. Avec un décodeur TNT-Sat, j’ai une excellente réception de toute la TNT et une incroyable cargaison de chaînes ». Ce témoignage recueilli en novembre dernier met l’accent sur la troisième voie, celle qui aurait sans doute dû être bien mieux considérée. Car, il convient de rendre à César ce qui lui appartient, il faut rappeler que le satellite a apporté sur notre territoire bien avant le numérique terrestre ces nouveautés que sont la multiplicité des canaux et la qualité des transmissions numériques.(1) Les foyers qui se sont équipés bien avant l’an 2000 d’un récepteur pour un bouquet de Canal Satellite ou de TPS avaient depuis longtemps oublié ce que voulait dire « la neige sur l’écran » ou des couleurs baveuses, voire les « étincelles » dans l’image quand le fils du voisin mettait en marche le moteur de sa motobylette quelque peu traficotée. Tout comme ils ont oublié aussi les charmes d’une réception correcte qui soudain se dégradait, parce qu’un promoteur immobilier avait fait ériger un beau et haut bâtiment s’incrustant comme un jean-foutre sur l’axe émetteur-râteau (risque qui reste présent avec la TNT). Aujourd’hui, le satellite a repris des couleurs. Et son avenir est assuré. Car l’avenir de la télévision passe par une évolutivité constante. Les débats qui s’animent à propos de l’arrivée de nouvelles chaînes sur la TNT le démontrent. Pour moins d’une dizaine de canaux, il va falloir à nouveau imposer des box aux consommateurs. Rappelons qu’au cours des trois années les plus récentes, 2011 inclus, ce sont quand même 25 millions de nos clients qui sont passés en caisse pour régler l’achat d’un bel écran plat tout neuf, qui pourrait nécessiter dès les prochains mois la présence d’un nouvel adaptateur ! Les « vous auriez pu me le dire » risquent de pleuvoir ! Si des étapes sont inévitables pour les adeptes du râteau numérisé, elles le seront aussi pour les milliers d’émetteurs terrestres avec un délai de réalisation et des coûts de structures qui sont, en résultantes pour les sociétés qui transmettent des programmes, dans des rapports qui ressemblent à ceux séparant le prix d’un billet de 1ère classe et celui d’un siège dans une Lancer la TNT était une chose, arrêter l’analogique une opération plus délicate, qu’en septembre 2009, Michel Boyon, président du CSA, Nathalie Kosciusko-Morizet, alors secrétaire d’Etat en charge de la prospective et du développement numérique, et Frédéric Mitterrand, ministre de la Culture, avaient lancée d’une manière assez spectaculaire. 왘왘 Distribution, Ventes & Services Magazine n° 101 27 T É L É V I S I O N N U M É R I Q U E Nick Stubbs, directeur général d’Astra France, nous a régulièrement apporté des informations, sans cesse plus encourageantes, a propos du développement de TNT-Sat. low-cost quand on prend l’avion pour un joli voyage. Avec probablement un cap de 6 millions de foyers captant finalement la TNT via le satellite prévisible pour la fin 2012, ce véhicule céleste est loin d’avoir dit son dernier mot.Au moins deux raisons justifient cette perspective. La première est liée aux solutions récentes qui permettent, notamment grâce à l’emploi de la fibre optique, d’apporter du signal venu du satellite dans le collectif, avec un coût par logement équipé très concurrentiel par rapport à toutes les solutions classiques. De surcroît, cette formule qu’Astra nous avait présentée dans une version très concrète il y a quelques mois (voir DVSM n° 94, décembre 2010 janvier 2011), apporte une très grande souplesse au consommateur, qui peut opter pour des formules de TNT simples ou de packages plus complets. La seconde raison du futur incontournable des solutions satellite tient dans leur aptitude à aller vers d’autres usages innovants, comme la télévision de rattrapage ou la vidéo à la demande. Nous en reparlons dans les pages qui suivent. Mais rappelons, à titre d’exemple, le rôle d’outil qu’Orange a attribué au satellite pour proposer aux clients triple play des services complets d’excellente qualité sur 100 % du territoire. Un axe constructif pour la distribution et les installateurs En devenant plus complète, plus performante, plus abondante, plus impliquante pour l’utilisateur, la télévision et son ou Dans le secteur de l’ADSL, la complémentarité entre modes de diffusion est une réalité, à l’exemple de ce que Jean Bernard Willem, directeur des contenus chez Orange, nous a décrit de l’usage des satellites d’Eutelsat et d’Astra, et des initiatives prises envers les réseaux d’antennistes. ses téléviseurs deviennent forcément moins simples que quand il s’agissait seulement d’appuyer sur un bouton marche-arrêt et de choisir entre 1 et 5 (ou 6). C’est à ce niveau que le distributeur doit faire preuve d’un professionnalisme qui sera inéluctablement rémunérateur. Les enseignes de vente pure (les magasins) doivent se doter du savoir nécessaire pour aiguiller les clients vers les bonnes voies, et éventuellement vers les bons partenaires pour des installations qui dépassent ce que peuvent faire les clients, même s’ils sont de bons bricoleurs. Non seulement il y a et il y aura des râteaux (quand même) et des paraboles à installer, mais ce chapitre un peu physique et « mécanique » se complète par celui que l’on peut globalement qualifier de « paramétrage ». Car au terme Distribution, Ventes & Services Magazine n° 101 28 de toute opération commerciale, l’objectif est bien d’avoir un client qui maîtrise les usages de son installation sans stress, confortablement, d’autant plus que ce bon fonctionnement conditionnera de plus en plus la consommation des contenus, qui font vivre les opérateurs. Inutile de souligner à quel point ces derniers seront volontaires pour épauler le terrain si celui-ci les aide à faire vivre leurs offres. S’il fallait retenir de la période 20002011 un trait majeur dans l’évolution du monde de la télévision, il serait certainement de cet ordre. Au-delà des écrans plats, de la haute définition, de la 3D, en somme, des évolutions techniques et des transformations sur le plan des transmissions des signaux, le segment du téléviseur ne peut plus se résumer à la vente de beaux équipements d’une manière « sèche ». L’imbrication contenant-contenu devient un impératif absolu. « Mais tout de même, est-ce aux spécialistes du hardware de pousser les contenus ? » feront observer certains professionnels, encore peu convaincus de cette réalité. La réponse est pourtant positive car du reste, que vendrait-on sans ces contenus ? Sans aller jusqu’à la fusion, pressentie de-ci de-là, ne serait-ce qu’à travers l’arrivée redoutée mais pour l’heure non réalisée d’un acteur californien qui, comme pour les téléphones mobiles ou les baladeurs musicaux, aurait créé son univers global hard et soft, et en préservant la très constructive notion de hiérarchie dans les performances du hardware, l’avenir se situe inéluctablement dans une meilleure proximité entre toutes les parties qui entrent dans la motivation du consommateur. Un client qui fait l’acquisition d’un téléviseur le fait non pour la technique, mais pour ce qu’il va pouvoir regarder. Et ce téléviseur, qui en une décennie a vu sa diagonale doubler ou tripler, fait aussi partie du style de vie de chacun, au salon, à la cuisine, dans la chambre... Quelle aventure ! 쐍 (1) Il y a eu deux bonds qualitatifs dans ce qui est transmis en télévision. Le premier, déjà acquis à l’ère du satellite, était celui de la transmission. Puis, est venu celui de ce que les chaînes envoient vers les systèmes d’émission. La production est, elle aussi, devenue numérique, ce qui n’était pas le cas dans les années 90. Un détail que le satellite avait fort bien géré, mais la TNT en rodage un peu moins, avec des effets de saturation que l’on observait de-ci de-là, pas toujours faciles à justifier, dans les linéaires, lorsque les clients posaient des questions. F I R M E S Après d’excellents résultats enregistrés au cours l’année 2011, le constructeur coréen entend s'installer sur la plus haute marche du podium mondial du marché des téléviseurs 3D d’ici la fin 2012. Lumières sur une stratégie offensive et une panoplie d'armes qui se révèle convaincante. LG : 3D et SmartTV pour doper les recettes L’année 2011 aura été un excellent cru pour LG Electronics France, comme l’a souligné Eric Surdej (directeur général de LGE pour l’Hexagone). La marque revendique en effet une position de n°1 (s’appuyant sur la source GfK) sur le secteur très concurrentiel de l’audio/ vidéo. « LG enregistre des croissances à 2 chiffres depuis maintenant trois ans », s’est-il félicité avant d’ajouter : « LG a su gagner la place de leader sur le segment très porteur de la 3D. En 2011, cette Eric Surdej souligne l’intérêt économique de la 3D pour les enseignes. Alexandre Fourmond insiste sur l’incitation à la connexion des smart TV chez les clients équipés. technique du relief a représenté 8 % des volumes des ventes mais elle a pesé 22 % dans la valeur. En 2012, les volumes vont représenter 20 % des quantités vendues pour 46 % du CA. » LG a cru très vite en la 3D. Le constructeur a été non seulement partenaire de films réalisés en 3D (Avatar, Largo Winch) mais sur ses téléviseurs, il a su aussi développer la technologie polarisée, qu’il estime plus fiable et plus simple à utiliser pour le grand public. LG a par ailleurs décliné une gamme très complète d’écrans 3D disponibles dans toutes les tailles (du 23 au 60 pouces) et toutes les technologies d’images, sans oublier bien sûr les 1000 corners 3D installés dans la distribution en seulement trois mois. Des efforts qui se sont révélés payants et à la fin du mois d’octobre 2011, LG revendiquait 30 % de parts de marché sur ce segment de la 3D. TV connectée et 3D, même combat ! En 2012, le taux d’équipement des ménages en écrans plats sera de l’ordre de 70 %. Par rapport à un prix moyen pour l’ensemble du marché estimé à 409 euros, celui d’un écran plat 3D grimpe à 920 euros. La 3D est donc un Distribution, Ventes & Services Magazine n° 101 29 excellent moyen pour redonner du relief aux recettes. Mais pour LG, la 3D n’est pas le seul cheval de bataille. « Il va maintenant falloir poser la question suivante :votre téléviseur 3D est-il connecté ? » insiste Alexandre Fourmond (directeur marketing pour LG). « Car, souligne-t-il à dessein, la 3D fait partie de la Smart TV ». 52 % des Smart TV sont réellement connectés. Ce n’est certes pas si mal. Mais il y a moyen de faire mieux. Le développement de la gamme des téléviseurs connectés est donc une priorité pour le constructeur. Des partenariats stratégiques vont être mis en place afin d’enrichir l’offre de contenus. Les téléviseurs 3D LG vont vite évoluer vers une architecture plus ouverte. La télécommande gyroscopique Magic Control sera enrichie de nouvelles fonctionnalités. Le développement de la Hbb TV va participer pleinement à cette montée en puissance. Sur la présentation et la mise en avant de la TV connectée, la distribution devra bien évidemment se montrer plus déterminée et plus dynamique, mais là encore, Alexandre Fourmond reste résolument optimiste et il souligne l’effort déjà entrepris en ce sens par certaines enseignes (Boulanger, notamment). Dans la reconquête de la valeur et pour bien aborder 2012, la TV connectée et la 3D sont désormais indissociables. Tel est le message que LG tient désormais à faire passer. 쐍 L’ I N V I T É Fransat à l'heure du « La fin qui n’en est pas une ! Le « switchoff » qui est aujourd’hui derrière nous n’a pas pour conséquence de réduire à néant ce qui peut et même doit être proposé au public. Le passage de la télévision française au tout numérique a vu l’essor dans le paysage audiovisuel du service d’accès à la TNT gratuite par satellite de Fransat, qui d’emblée souligne qu’après une période de forte intensité commerciale stimulée par l’arrêt de l’analogique, l’année 2012 verra le maintien d’une forte dynamique de ventes d’équipements de réception labellisés aux couleurs de cette plate-forme satellite, tandis que de nouveaux services viendront compléter l’offre de programmes. Jean-Luc Deroudilhe, directeur général de Fransat souligne les perspectives porteuses de l’offre Fransat, pour l’après extinction de l’analogique. Acteur majeur dans le développement de la réponse via le satellite pour la réception de la TNT, Fransat a déployé des moyens importants pour faire connaître et promouvoir ses atouts et ses différences auprès du public,épaulant d'une manière très efficace les professionnels du terrain. Jean-Luc Deroudilhe, directeur général de Fransat SA, nous fait partager la vision qu'il retient de cette période importante, qui ne prend pas fin avec l'arrêt technique des transmissions numériques. Distribution, Ventes & Services Magazine n° 101 30 DVSM : Quel bilan tirez-vous pour Fransat de cette période de processus national d’extinction de la télévision analogique qui s’est achevé le 29 novembre dernier ? Jean-Luc Deroudilhe : Le lancement en juin 2009 du service Fransat d’accès à la TNT gratuite par satellite a coïncidé avec le démarrage du calendrier national de passage progressif des 24 régions françaises à la télévision tout numérique, dans une logique de complémentarité de couverture avec celle du réseau hertzien terrestre. Emise sur la position de satellite historique 5°Ouest et en continuité de la diffusion des 6 chaînes nationales analogiques, la plate-forme Fransat a, durant ces deux dernières années, pleinement démontré ce rôle structurel de complément des réseaux terrestres, en délivrant un «service antenne» d’accès universel à la télévision numérique gra- switt-off » Le site Fransat détaille les chaînes accessibles et donne aux consommateurs toutes les informations qui peuvent leur être utiles. La réception via Fransat permet aussi l’accès au bouquet Bis tuite française à déjà plus d’un million de foyers équipés à ce jour. Le bouquet a agrégé durant cette même période, en extension de l’offre de la TNT gratuite nationale, un éventail croissant de chaînes TV locales et thématiques et de stations de radio. La gamme d’équipements labellisés compatibles pour la réception de l’offre s’est parallèlement considérablement élargie pour atteindre un choix actuel de 35 références de décodeurs SD ou HD de plus la vente démultipliée de décodeurs car il n’est pas nécessaire de modifier les paraboles (avec LNB universel) déjà pointées à 5°Ouest, et il est possible d’alimenter facilement en multiroom chacun des postes TV du foyer avec autant de décodeurs associés. En proposant des équipements labellisés Fransat, le revendeur a d’autre part l’assurance de fournir à ses clients des produits ouverts et interopérables avec d’autres offres TV par satellite, qu’elles Les enseignes ont le plus souvent bien relayé les détails de l’offre. avec des fonctionnalités variées (PVR Ready, 3D Ready, distribution CPL, double ou tri-tuner, etc.) et d’une quinzaine de modèles de stations de télédistribution collective. DVSM : Quels sont les atouts de l’offre Fransat ? J-L. D. : Les avantages de l’offre Fransat sont de plusieurs ordres. Elle est sans abonnement mais aussi, et c’est un aspect important pour les revendeurs, sans limite de durée. Fransat leur facilite soient gratuites ou payantes (sous réserve du même système de contrôle d’accès), et quels que soient les satellites reçus. Il est par exemple possible d’abonner le téléspectateur Fransat à l’offre Bis.TV sans modifier son équipement initial. Par ailleurs, l’antenne satellite pointée sur AB3 permet de recevoir, en complément de Fransat, l’offre de la TV d’Orange accessible avec le décodeur de l’opérateur dans le cadre de son service triple play. On notera enfin que la réception Fransat peut être couplée sur Distribution, Ventes & Services Magazine n° 101 31 une même antenne parabolique avec le service d’Internet à haut débit par satellite Tooway d’Eutelsat, de sorte que le triple play 100 % satellite peut être proposé par les antennistes. DVSM : Quels sont vos axes de développements pour 2012 et dans l’après switch off ? J-L. D. : Le marché de la vente d’équipements de réception Fransat sera stimulé tout au long de l’année 2012 par de multiples opportunités commerciales : des foyers restent à être encore numérisés, notamment les résidences secondaires, d’autres souffrent d’une réception hertzienne imparfaite du fait de brouillages persistants et qui peut nécessiter le recours au satellite. D’autre part, la réception TV multi-room se généralise, les clients Fransat actuels en SD (simple définition) vont se convertir progressivement à la HD. Fransat prépare en outre une série d’innovations en matière de solutions à valeur ajoutée de réception par satellite, à la fois pour l’individuel et pour le collectif. L’année 2012 verra également l’arrivée de nouveaux services TV gratuits et payants complémentaires, linéaires et à la demande, qui viendront renforcer l’écosystème de diffusion audiovisuelle constitué autour de Fransat sur la position orbitale 5°ouest d’Eutelsat. 쐍 S T R AT É G I E S D E M A R Q U E S Philips, l'image et le design : Les plus hautes performances dans un écrin Au cœur d’une période où le volume des ventes de téléviseurs s'oriente sur une tendance moins porteuse,le moment est venu de mettre dans les rayons des atouts capables de donner un coup de fouet à la valeur.C’est sur cet axe que la gamme Philips voit sa stratégie optimisée pour les prochains mois,avec des armes allant du concept Ambilight au format 21/9 pour cinéphiles,en passant par les traitements d'image exclusifs,la qualité du son et le design.Une offre sachant se différencier au service d'ambitions affirmées sur l'ensemble des segments du marché. Le marché du téléviseur arrive à une étape importante. Il vient de vivre une longue période dominée par des ventes exceptionnellement fortes en volumes sous l’effet d’une demande intense liée aux récentes transitions majeures, comme le passage au tout numérique et l’arrivée de la haute définition. Des perspectives différentes sont désormais à prendre en compte. Encore qu’en marge de ces grands changements, tout n’est pas sombre pour les prochains mois. Si « l’après-révolution » du tout numérique risque de se conjuguer aux effets négatifs de la crise, « 2012 arrive avec la promesse d’une certaine dynamique » souligne-t-on chez le fabricant au logo bleu. La qualité de l’image en priorité Il y aura notamment des évènements sportifs qui ont toujours dopé les ventes, dont l’Euro 2012 pour le football puis les Jeux Olympiques, presque dans son prolongement immédiat. Mais plus que jamais, la stratégie de Philips pour le présent et les saisons prochaines va s’apDistribution, Ventes & Services Magazine n° 101 32 puyer sur des axes favorables à une remontée en valeur. Le principal atout sur lequel va s’appuyer cette stratégie est la qualité de l’image. La marque a à son actif des performances reconnues, notamment dans des traitements d’image, pour lesquels elle n’a cessé depuis des années de poursuivre ses efforts de recherche et de développement. « C’est la première demande des consommateurs » justifie le constructeur pour une qualité qu’il est pourtant parfois difficile de mettre en valeur en magasin. L’habitude dans les enseignes a en effet été prise de montrer des contenus issus des meilleures sources possibles. C’est à l’heure actuelle très souvent le cas avec le Blu-ray. Ce qui est bien naturel, montrer les meilleures performances possibles des produits est une démarche élémentaire. Mais dans la vie quotidienne, l’utilisateur va aussi regarder des images moins bonnes, comme Le concept Ambilight, une véritable innovation qui réunit l’écran au cadre de vie. par exemple certains signaux issus de sources connectées. C’est dans la diffu- vices réellement pertinents et de qualité », des haut-parleurs réellement perforsion de contenus d’une qualité moindre nous rassure-t-on à ce sujet. Concernant mants dans des épaisseurs particulièreque l’aptitude des traitements d’image la 3D, Philips souligne être l’une des ment faibles. Ce qui n’est pas forcément évoqués s’avère particulièrement inté- rares marques ayant choisi de proposer cohérent avec l’attente des clients qui, ressante. « Plus la source est mauvaise, à la clientèle les deux technologies, qui avec l’agrandissement des tailles d’éplus la capacité de nos traitements res- ne répondent pas seulement à des argu- crans, ont aussi amplifié leurs envies de sort », argumente le constructeur, à la ments de prix. « La 3D avec les lunettes grand spectacle au salon, à travers le manière d’une boutade... qui n’en est pas actives, que nous appelons 3D MAX, et home cinéma, une motivation indissoune. Chacun sait qu’une fois en service, celle qui met en œuvre des lunettes pas- ciable de l’obtention d’un son de qualité. sives à verres polarisés, la 3D « Nous voulons pour notre part propol’utilisateur sera forcément Easy, ont des rendus diffé- ser des équipements dans lesquels la amené à regarder des émisrents dans la perception du qualité du son est en cohérence avec sions d’une qualité technique relief. Avec des lunettes ac- celle de l’image. Nous gérons cela à tramoyenne, et sa déception tives, l’effet est plus profond, vers le pied, dans lequel sont intégrés peut alors être immense s’il mais l’utilisateur peut régler des circuits amplificateurs et des caisobtient des résultats médiol’amplitude de l’effet en par- sons de grave, miniaturisés, mais très efficres. « Comme le savent d’ailticulier s’il souhaite regarder caces. » leurs les professionnels du Philips est couronné un programme long, comme terrain, Philips a atteint des depuis 20 ans par l’EISA niveaux de performances pour sa qualité d’image. un film, et qu’il éprouve l’en- Le téléviseur vie d’avoir une vision plus dans le cadre de vie reconnus même en conditions minimales. Mais l’offre de la marque douce.Avec la 3D Easy, les lunettes passe distingue aussi sur les meilleures sives sont plus légères et n’ont pas à être Bien sûr, quand on évoque les produits images actuelles, notamment par des rechargées ». Il y adonc bien une diffé- Philips, c’est aussi le concept exclusif résultats spectaculaires dans la fluidité rence de coût, mais il est hors de ques- Ambilight qui vient à l’esprit. « C’est une des séquences en mouvement ou encore tion pour autant de parler de « 3D du véritable innovation » insiste le construcdans les contrastes ou la colorimétrie. pauvre ». A noter aussi que pour les teur. Elle a été développée avec pour Depuis 20 ans, Philips s’est d’ailleurs vu lunettes actives, Philips a choisi d’en faire appui des études menées auprès de décerner chaque année par l’EISA les la recharge directement sur le téléviseur, consommateurs et portant sur le confort visuel ». Le procédé a cependant prix récompensant la meilleure image. via un connecteur USB. Ce qui démontre notre souci de main- La tendance qui voit se multiplier les aussi bénéficié d’une autre véritable cultenir cet avantage ». Lors du dernier pal- écrans d’une finesse extrême fait sou- ture propre à la Philips : celle de l’émarès, c’est le 46PFL9706 qui a été cou- vent du son la première victime, puisqu’il clairage. Sa spécialité mondialement ronné pour la saison 2011-2012, qualifié est pratiquement impossible de placer reconnue dans le domaine des lampes et par les spécialistes de la presse européenne de téléviseur 3D offrant la meilleure qualité d’image. Smart TV et 3D aussi en pointe, et de bons résultats bien entendus Ce qui ne signifie nullement que les autres atouts attendus sur des téléviseurs en 2012 soient oubliés. La TV connectée est en plein épanouissement. « Nous allons poursuivre nos développements dans ce sens, et investir dans des partenariats qui vont permettre d’apporter aux consommateurs des ser- DesignLine : un dessin pur et raffiné. 왘왘 Distribution, Ventes & Services Magazine n° 101 33 S T R AT É G I E S D E La fonction SmartTV est intégrée à l’immense majorité des modèles, et sera encore davantage présente dans les prochaines collections. des luminaires l’a inéluctablement conduite à une maîtrise unique dans l’appréhension des cadres de vie, le « lifestyle ». Un atout spécifique qui mérite une attention particulière, car il révèle les raisons qui conduisent la firme à considérer le téléviseur comme un objet du cadre de vie, aussi bien quand il est éteint (dans ce cas, la dalle noire n’est pas toujours ce que souhaite le plus l’utilisateur) que quand il fonctionne. C’est bien dans cette optique qu’il faut comprendre le concept de l’Ambilight, par lequel est proposée à la clientèle une manière de regarder le spectacle de l’écran en y intégrant son univers familier. Un concept qu’à l’évidence, elle apprécie. « Nous avons des études qui nous montrent que l’Ambilight serait régulièrement choisi pour un renouvellement par des utilisateurs qui en ont déjà été équipés, et dont un certain nombre révèlent aussi qu’ils en ont découvert l’ensemble du charme et des qualités chez eux, à l’usage ». D’une manière globale, le design fait donc aussi partie des axes sur lesquels se concentrent les développements chez Philips, avec de surcroît « l’avantage que nous avons d’être positionnés surtout en tant qu’industriel européen, ce qui nous donne une meilleure proximité à l’égard des consommateurs ». M A R Q U E S grandi ces dernières années. En innovation technique, comme pour le design, la firme investit, « et c’est un atout que de pouvoir disposer comme c’est le cas de nos quatre centres de recherche dans le monde consacrés à la télévision. Philips s’applique à développer des innovations qui ont du vrai sens pour les utilisateurs, et dans le respect, comme le souligne notre slogan (du sens et de la simplicité), d’une totale facilité de mise en œuvre et d’utilisation, le tout étant accessible à n’importe quel néophyte ». Une innovation qui est aussi conduite avec la prise en compte de la durabilité. « Nous savons bien que les utilisateurs ne changent pas leurs téléviseurs au même rythme que leurs smartphones ». Ainsi se configure donc une stratégie qui va se poursuivre, et même s’amplifier. Philips a l’ambition pour le court terme et au-delà de figurer parmi les principaux acteurs du marché, et donc, souligne s’il en était besoin sa volonté de s’adresser à l’ensemble des cibles, l’ensemble des segments du marché. Sa démarche consiste par conséquent à répondre aux attentes de toutes les familles d’enseignes, avec des produits adaptés à leurs positionnements respectifs. C’est ainsi que la hiérarchie des modèles est construite, à travers les lignes qui se déclinent des 9000 puis 8000, 7000 jus- qu’à la série 3000. La gamme 9000 est la plus aboutie techniquement. A ses systèmes d’amélioration de l’image, s’ajoute un traitement très particulier visant à éliminer les réflexions lumineuses. Elle est dotée de la restitution en 3D MAX active, tout comme la série 8000, la série 7000 étant pour sa part en 3D Easy passive. Mentionnons aussi l’élégante DesignLine qui ne manquera pas d’accrocher bien des regards. La fonction Smart TV est présente sur tous les modèles des gammes 6 à 9000, et sera d’ailleurs étendue lors de la sortie des modèles de la saison prochaine, au printemps. Une offre qui ne sera pas en rupture complète avec celle d’aujourd’hui, mais qui prolongera la déclinaison qui se fait régulièrement dans le domaine des développements techniques. Un peu comme cela se pratique dans l’univers de l’automobile, où les technologies issues de la compétition se transposent d’abord sur les hauts de gammes puis s’appliquent progressivement aux produits standards, « Nous apportons chaque saison à des téléviseurs plus accessibles ce qui distinguait auparavant les plus perfectionnés.» Voilà le rideau déjà un peu levé sur un programme dans lequel les professionnels vont pouvoir agir selon un souhait devenu omniprésent : faire remonter la valeur, sur l’ensemble des segments du marché. 쐍 L’innovation au service d’une gamme large Ce qui fait la force de la marque tient donc dans cette convergence entre des performances dont on a la certitude qu’elles apporteront le meilleur ressenti possible face aux images, et l’intégration au cadre de vie. Le téléviseur n’est plus un objet que l’on cache, et il a beaucoup 21/9 : un format d’exception pour clients cinéphiles Voilà encore une véritable innovation, exclusive. Ce format est sans le moindre doute un produit pour une cible assez limitée, celle des véritables amateurs de cinéma. Le 21/9, qui est un 58 pouces, est le seul téléviseur capable de restituer en mode intégral les films en format cinémascope ou équivalent. Ce haut de gamme va plus loin que le simple accroissement d’une diagonale classique, permettant d’associer un encombrement qui reste raisonnable, et une véritable largeur d’image là où elle se justifie, voire s’impose. « C’est un marché dont la cible est restreinte, mais très intéressant », qui adresse une clientèle éprise de culture, et disposés à investir pour la qualité. Distribution, Ventes & Services Magazine n° 101 34 R E N C O N T R E Si l’ADSL a pris une place importante dans le créneau de la réception TV, donnant la réplique à une TNT qui vient de mettre un point final à la vie de l’analogique, le satellite reste une troisième voie importante. Aston, entreprise française, cultive ses différences en se consacrant uniquement à cette réception venue du ciel. Aston : Stéphane Nitenberg, DG d’Aston, nous fait découvrir une firme qui ne se contente pas d’une activité sur les sentiers battus. Vocation satellite Bagnolet, à l’est de la capitale, n’est pas forcément le lieu où l’on s’attend à découvrir le siège d’une société totalement imprégnée de high tech et de technologies numériques. « Aston est une entreprise assez singulière et atypique » reconnaît d’emblée Stéphane Nitenberg, son directeur général. « C’est une société qui a un seul actionnaire, son fondateur, Nacer Kabouya, lequel est extrêmement actif, passionné par le produit ». Aston, PME bien de chez nous, compte « une petite centaine de personnes, et c’est une véritable entreprise indus- trielle. C’est presque unique dans ce secteur d’activité. Nous disposons de nos propres moyens de production, et tous les développements sont faits maison ». De fait, les ingénieurs de l’entreprise sont sur place, à Bagnolet. « Nous avons une gamme relativement restreinte, et pour tous nos modèles, nous développons les aspects techniques, hardware et software, ainsi que le design. Nous investissons dans l’esthétique, nous créons nos propres moules ». Voilà en soi une véritable découverte, et qui laisse entrevoir une approche assez sensiblement différente de ce qui se rencontre le plus souvent dans cette activité, avec de nombreux produits issus ou réalisés en Asie. « Il y a chez Aston une véritable culture d’entreprise, et une forte personnalité, très identifiée auprès de ses clients ». Valeur ajoutée indispensable Naturellement, une stratégie dans cet esprit impose quelques règles. L’une des préoccupations d’Aston est d’éviter la dispersion. « Nous ne cherchons pas spécialement à nous diversifier » indique EN PLEINE PHASE AVEC L’ACTUALITÉ DE LA TV Anticipant l’arrêt de des transmissions analogiques sur le satellite Atlantic Bird 3 et en intégrant l’arrivée annoncée de nouvelles chaînes HD de la TNT gratuite (arrivée prévue de six nouvelles chaînes HD d’ici Juin 2012), la firme de Bagnolet a enrichi de nouveautés importantes et accompagné d’initiatives sa gamme Fransat. Avec ses nouvelles références, la firme revendique aujourd’hui le statut d’unique fabricant proposant un large choix aux consommateurs avec une offre complète de récepteurs HD labellisés, innovants et performants, dont les Diva HD Easy et Diva HD Premium (incluant la fonction d’enregistrement sur disque dur externe). Une gamme dédiée à Fransat qui continue de s’élargir en recevant en cette fin d’année le Xena HD Twin, récepteur enregistreur à double tuner. Ajoutons qu’avec sa fonction « 3D Ready », les utilisateurs peuvent également capter et regarder (bien sûr via un écran TV 3D) tous les programmes satellites diffusés en relief. Il ne faut pas oublier un peu de promotion. Depuis le début du mois de novembre et jusqu’à la fin de l’année, Aston a bâti des offres promotionnelles sur ses récepteurs Diva HD Easy et Diva HD Premium chez les revendeurs / installateurs et dans certaines enseignes (Darty, Leroy Merlin...) avec à la clé pour les clients des chèques cadeaux Kadeos de 15 à 25 euros. 쐍 Distribution, Ventes & Services Magazine n° 101 36 L’offre Aston pour TNT Sat répond aux offres des principaux opérateurs. Avec Astra, TNT SAT est accompagné de la fonctionnalité Canal Ready. Les dernières nouveautés de la marque arrivent très en phase avec les ultimes extinctions de l’analogique, terrestre comme sur le satellite Atlantic Bird 3. de produits : les récepteurs satellite numériques, et les modules PCMCIA. » Pour cette seconde catégorie, Stéphane Nitenberg relève que « si on parle assez peu de PCMCIA en France, cela va évoluer rapidement.Tous les téléviseurs ou presque sont désormais équipés de ce connecteur, et ils vont permettre grâce à lui de faire « disparaître le décodeur ». C’est non seulement une solution intéressante car elle réduit l’installation, mais c’est aussi moins onéreux, et très simplificateur pour l’utilisateur, qui pilote tout avec une seule télécommande. » sans hésiter Stéphane Nitenberg, qui ajoute que la firme, qui a toujours développé sa croissance par ses propres moyens, sans croissance externe, est autofinancée. « Notre entreprise n’a pas de dette ». Et logiquement, sa démarche s’inscrit dans une prudence habile : « Nous n’investissons qu’en fonction de nos moyens ». Vers un futur technologique très porteur Ce cadre de fonctionnement assez inhabituel ne peut non plus échapper à quelques principes, une sorte de discipline, qui conduit Aston à ne se concentrer « que sur des solutions où une valeur ajoutée est intégrable ». Pas question de se mêler à un univers où les prix les plus bas servent de ligne d’horizon. Néanmoins, le créneau dans lequel travaille la société bagnoletaise est luimême inscrit dans la logique maison. « Quand la diffusion de la TNT par satel- A Bagnolet, les ingénieurs de la R&D d’Aston développent hard et soft pour les produits maisons. lite a démarré, il se prévoyait un million de foyers utilisateurs. Nous en sommes fin 2011 à 5 millions. Il faut sortir du raisonnement que l’on rencontre dans les grandes agglomérations et dans la région parisienne. Il y a en France et il y aura toujours des endroits où l’ADSL n’arrivera pas, et où la TNT ne passera pas ou mal. Pour tous les consommateurs qui résident dans ces lieux très nombreux, le satellite est la seule solution ». « C’est pour cela que nous travaillons aujourd’hui sur deux principales familles Distribution, Ventes & Services Magazine n° 101 37 Autre précision qui mérite l’attention : « Il n’y a pour ce genre de décodeur que quatre fabricants au monde, dont Aston ». Et le directeur général d’Aston confie que la marque fera prochainement des annonces fortes pour le marché français. Car bien sûr, Aston déploie aussi ses activités au-delà des frontières. « Les produits PCMCIA représentent 80 % de notre CA à l’export ». A propos du créneau de la réception TV et notamment du satellite, Stéphane Nitenberg souligne encore un point 왘왘 R E N C O N T R E important : « il ne faut pas opposer la box et le satellite ». Selon lui, ce sont des solutions complémentaires mais non concurrentes. Elles se justifient en fonction des couvertures. Au-delà de cette observation, nous revenons vite dans les desseins de l’entreprise de Bagnolet, consistant à travailler sur des schémas où une valeur ajoutée peut-être apportée. Clé des réflexions : les clients, leurs attentes, et une impérative nécessité de simplicité. La simplicité et le souci du détail « L’innovation est au cœur de notre stratégie, mais elle n’a de valeur que si elle est compréhensible par le client ». Ainsi, dans le passé, Aston avait cultivé sa différence avec des décodeurs pour les bouquets dont l’offre n’a pas été accueillie sans quelques émotions du côté des opérateurs. « Nous ne voulions pas choisir à la place du client. Nous avions donc, quand il y avait CanalSatellite et TPS, conçu des décodeurs pouvant accueillir deux cartes, pour que les clients puissent recevoir soit l’un, soit l’autre, ou même les deux à la fois ». Ce qui, pour ce dernier cas de figure, simplifiait fortement la tâche de l’utilisateur, car une installation avec deux décodeurs, ASTON : DES NOMS ! Le BZ 82015 et le HD BRX 624 n’existent pas dans la gamme du spécialiste de la réception satellite. « Tous nous produits portent des noms », souligne Stéphane Nitenberg : Simban Diva, Wamba, Xena, Prixa... Tout de même plus sympa, non ? En tout cas, c’est plus commode pour parler d’un équipement, plus facile à retenir par un client. 쐍 deux télécommandes, les câblages... quelle angoisse ! Cette anecdote est aussi un indicateur de « la liberté d’action à l’égard des opérateurs à laquelle nous sommes très attachés », précise Stéphane Nitenberg, non par esprit de défi, mais toujours dans la ligne stratégie de l’entreprise, qui consiste à apporter des solutions à ce dont ont envie les clients. Ceux-ci ne cherchent pas des concepts techniques, mais ils « souhai- Aston déploie beaucoup d’énergie sur un créneau nouveau et très prometteur, celui des cartes PCMCIA, déjà très utilisé dans certains pays. tent pouvoir accéder à des offres, qui sont les véritables moteurs du marché ». Un client, à travers un équipement, cherche à voir sur son téléviseur ce qui le motive, en programmes, contenu et usages. Ainsi, les innovations maison se succèdent, avec toujours quelque chose de différenciant d’une manière concrète pour l’utilisateur : réception simple ou double tuner, normale ou HD, couplée au Blu-ray, compatible avec la 3D, etc. « Et nous travaillons aujourd’hui sur une solution de télévision de rattrapage par satellite » indique Stéphane Nitenberg, soulignant les partenariats développés avec les opérateurs, « Fransat, dont nous sommes partenaire historique, comme CanalSat. » Les offres des opérateurs sont structurantes pour le marché Il n’est pas étonnant qu’Aston, avec cette activité, ait aussi une attitude et un regard sur ce qui se passe sur le terrain. Avec à l’évidence un souhait : « l’offre des opérateurs est structurante sur ce Distribution, Ventes & Services Magazine n° 101 38 marché. Les rayons devraient être articulés sur cette réalité » estime notre interlocuteur, qui considère que les hiérarchies par prix échelonnant des équipements de natures diverses dans les rayons sont bien moins efficaces. Aston dispose d’une équipe de commerciaux, basés à Bagnolet, et affirme un souci de proximité avec son réseau. La société nourrit une activité s’appuyant sur des actions autour des produits. « Mais nous ne sommes pas très axés sur des opérations sur les prix » prévient Stéphane Nitenberg, soulignant encore le souci de la valeur. Dans le court terme, « nous voulons renforcer notre communication digitale » explique-t-il, citant notamment une nouvelle version du site Aston en préparation. Tout comme se construit à l’heure actuelle un Internet « pour être en contact avec notre distribution, un lien personnalisable, que nous souhaitons établir d’une manière permanente et utile. Aston vise aussi une présence sur les réseaux sociaux. « Nous y allons, de manière progressive ». 쐍 LA NOUVELLE IMAGE L’IMAGE NUMÉRIQUE ET SES MARCHÉS En hypermarché (Carrefour Planète), le rayon photo numérique change totalement de profil. P HOTO NUMÉRIQUE : RAYONS EN FÊTE Sous l'impulsion de facteurs multiples, les rayons de la photo numérique sont en train de bouger. Cela se remarque plus particulièrement en cette fin 2011, alors que les conditions de livraisons sont ce que savent les professionnels. De partout, surgissent les indices d'une énergie qui aura sans doute pour effet de ne pas faire de la saison des fête une défaite. Il n’y a pas que l’actualité des constructeurs « Nous avons beaucoup de ruptures, les même un peu « embarras du choix » pour ou les chiffres d’un panel dans la vie d’un fournisseurs ont du mal à nous livrer » les plus acharnés parmi les aficionados des pixels savamment capturés. Il va falloir marché. Ce qui change, ce qui évolue ou indique, fataliste, le vendeur d’une GSS n’évolue pas, face au regard des clients, est réputée agitatrice. Les professionnels du tenir la distance, en attendant un retour à aussi un élément essentiel. C’est peut-être terrain s’attendaient à cette période com- de meilleures disponibilités sur le matériel. même le plus décisif. Toutes les initiatives pliquée dont ils connaissent les causes. Les prises en amont, depuis les bureaux de R&D catastrophes naturelles ont décimé des jusqu’à l’arrivée des produits en rayons ou pans entiers de l’appareil de production de linéaires, n’ont d’intérêt qu’à travers cet l’industrie. La pénible épreuve japonaise a Mais il n’y a pas que ce constat susceptible instant ultime où le chaland est en pré- été suivie des effets dévastateurs des inon- de retenir l’attention. Il se trouve en effet sence de l’objet qu’il convoite ou va convoi- dations en Thaïlande. Dommage, car le que dans ses propres dispositions, le com- ter tôt ou tard. Or, cette saison le rappelle : « plateau » de cette fin d’année est riche. merce dans notre pays vit une phase de Des rayons qui se réinventent c’est parfois quand les conditions sont un Nouveautés, innovations, fonctions se sont mutation. Le plus spectaculaire des chan- peu plus difficiles qu’à l’accoutumée que les accumulées au point de rendre l’offre très gements provient de la grande distribution volontés se déchaînent et se démultiplient. attractive pour le public en général, et alimentaire. Les hypermarchés, qui se cher- Distribution, Ventes & Services Magazine n° 101 39 왘왘 L A N O U V E L L E I M A G E L’IMAGE NUMÉRIQUE ET SES MARCHÉS A part pour les collectionneurs, l’idée de la vitrine de grand-papa est bien oubliée. chent sur de nombreux plans, ont revu leur copie sur plusieurs familles de produits, Le rayon est limpide et lisible (Géant). dont les équipements techniques. Sans ambiguïté, l’émergence du concept Planète de Carrefour apparaît comme une La libre prise en main progresse d’une manière sensible. sorte de symbole de cette renaissance. Ayant à l’évidence évacué l’idée de se séparer de secteurs qui non seulement génèrent du trafic, mais enrichissent celui-ci des Toutefois, l’activité de ruche dont tout d’aller prendre en main ces nouveautés, là cibles masculines jeunes utiles à tous les observateur attentif peut être témoin a où elles ne sont pas dans un bocal ? Pour la autres rayons, ayant aussi fait une croix aussi pour origine un dynamisme sans égal photo, l’expression « libre-toucher » ne suf- définitive sur l’arme de la promo domi- de la part de cette industrie, qui a réussi à fit d’ailleurs pas. Et du reste, une étape nante, le Net étant bien plus à même de faire vivre des nouveaux concepts, a remis supplémentaire serait encore à franchir : pratiquer le discount au long cours, c’est à en selle des formules que l’on croyait obso- celle de la mise sous tension systématique un retour sur une vision plus qualitative lètes (les bridges par exemple), amélioré - très rare - , tant il est vrai que sur un APN que se livre l’enseigne, suivie dans sa dé- d‘une manière sensible pas mal de perfor- non alimenté, on ne voit pas grand chose. marche par des expériences observées par mances, et ajouté des perfectionnements Mais on en voit quand même un peu, et tous (concurrents et fournisseurs) dans qui sont à coup sûr plus motivants que c’est déjà ça : où sont les commandes, d’autres grandes surfaces, Auchan en par- ceux qui fleurissaient allègrement voici quels sont les connecteurs, sans oublier la ticulier. quelques saisons. Faire de la vidéo HD, dis- texture, l’agrément de ce que le futur utilisateur mettra au contact de son épiderme Or, un peu comme dans une partie de domi- poser d’un téléobjectif puissant, voir les nos, un changement en entraîne d’autres. images dans un viseur innovant ou sur un ou plus simplement encore le poids. La photo numérique est désormais l’objet très bel écran « live view » est certainement Dans un rayon, la place n’est pas illimitée. d’attentions particulières sur une fraction plus fascinant que de reconnaître le visage Nous avons remarqué quelques idées inté- importante du terrain. Ce qui a d’ailleurs du chien de la famille. ressantes et élégantes consistant à jouer pour effet de créer une distorsion négativement perçue à l’égard de ceux qui, au contraire, n’ont pas encore décidé de trans- avec la très petite taille des compacts, et La prise en main dans les rayons gagne du terrain former leur approche. En clair, là où rien ne avec leurs couleurs, dans des mises en place peu encombrantes et très attractives. En clair, le rayon photo numérique bouge, ça se voit ! Il y a au moins une GSS C’est donc en partant d’un environnement est en train de vivre sa révolution. Ce qui dans ce cas, qui aurait pourtant intérêt matériel très riche que les rayons se réin- est un point excellent pour le marché, qui - peut-être - à cuisiner ses rayons de reflex, ventent. Nous pourrions faire une longue aura totalement modifié son image d’ici hybrides et autres APN autrement que sous liste de références ayant alimenté l’actu- peu si le mouvement se prolonge. Toutes vitrine, mais chacun voit midi à sa porte. Il alité tout au long des mois récents, dont le les catégories de produits numériques ne arrive que des transformations soient déci- public intéressé a forcément entendu par- sont pas forcément adaptées à des révi- dées si tardivement que le mauvais pli est ler, et qu’il rêve de voir en vrai de vrai. sions de concepts aussi significatives. déjà pris quand on les engage. Comment ne pas résister à la tentation Dommage... Distribution, Ventes & Services Magazine n° 101 40 쐍 R I D E S E T F UJIFILM : P I X E L S LA PEAU L'entrée dans un nouveau marché pour un leader du monde de la photo est une évolution industriellement assez courante, pour ne pas dire banale. Celle que prépare Fujifilm pour 2012, la France devant y jouer un rôle de tête de pont occidental, ne manquera pas d'avoir un certain retentissement.Au point qu'elle pourrait être interprétée comme une prise de distance à l'égard du monde des pixels. D'où l'affirmation du contraire, avec même la perspective d'un renforcement des activités de la firme dans le domaine de l'image. Le Fujifilm XS-1 Premium, dernier né de l’offre Fujifilm, est un bridge doté d’un capteur 2/3 de pouce EXR-CMOS de 12 Mp, équipé un zoom manuel 26x (24-624 mm). Avec un viseur électronique très lumineux, un écran orientable et une finition excellente, il est dans la droite ligne des bridges qui ont assuré le succès de la marque dans ce créneau. Le groupe Fujifilm va bien. Cette affirma- l’astaxanthine, molécule naturelle antioxy- tion dans une période compliquée comme dante (provenant d’une algue marine), et celle vécue actuellement n’est pas seule- qui n’est efficace que si elle est soumise à ment une formule passe-partout. Elle un traitement baptisé micronisation, lequel résume idéalement un assez long exposé relève d’une technique parfaitement maî- prise de vue. « Non, il n’en est pas question, tenu voici quelques jours par Renaud trisée par très peu d’entreprises dans le bien au contraire » scande Renaud Thierry. Thierry, PDG de Fujifilm France, qui avait monde, dont Fujifilm. Promis, nous n’allons pour objectif de rassurer non pas face aux pas plus loin dans cette exploration du circonstances présentes, mais juste avant monde des particules qui nous entraîne société nippone au regard du monde de la Bonne tenue sur un marché dynamique que surgisse au grand jour une initiative loin de nos électrons et photons favoris. Ce qui va faire du buzz et qui aurait pu être qu’il faut retenir en revanche est que Et pour cause. Fujifilm s’est plutôt bien interprétée de manière erronée. Fujifilm va se lancer sur le créneau des comporté sur un marché au sein duquel « Notre groupe consacre beaucoup de son crèmes anti-âge, armé des collagènes et voici quelques années, des spécialistes avi- potentiel de R&D à certaines molécules », astaxanthine dont elle sait superbement sés ne lui accordaient pas forcément un avenir aussi brillant, à cause de son posi- rappelle-t-il, soulignant l’orientation historique de la firme pour quelques branches tionnement justement... très associé à d’une chimie de pointe. Logique : la photo l’argentique, la chimie. Domaine du support fut durant toute sa vie argentique une dis- argentique qu’elle n’a pas déserté. « S’il n’en cipline étroitement liée à la chimie. Il faut reste qu’un, nous avons toujours dit que ce parallèlement rappeler que Fujifilm est serait Fujifilm », commente Renaud Thierry, aussi une entreprise très ancrée dans la décrivant mille et une dispositions pour production d’équipements médicaux ser- permettre au film de vivre encore ce qui vant au diagnostic et aux actions curatives. peut être vécu (et répondre ainsi à une Radiographie, mammographie, endosco- demande encore présente). Pour 2011, les pie, études sur l’ADN sont autant d’axes sur réalités ont été incontournables, comme lesquels la firme japonaise déploie une acti- pour beaucoup d’acteurs du métier. « Nous vité nourrie, ce qui participe à sa bonne santé économique. Dans le domaine de la photo, « souvenons-nous que les premiers matériaux du film sont les collagènes », Renaud Thierry, patron de Fujifilm pour la France, rassure : l’arrivée de la société dans le domaine des cosmétiques ne l’empêchera pas, au contraire, de se maintenir et même d’amplifier sa position dans le domaine de la photo. avons souffert sur certaines livraisons. Mais nous sommes dans une activité où l’ensemble des acteurs a bien participé à la dynamique du marché. Je trouve d’ailleurs rappelle encore Renaud Thierry, ce depuis assurer la production, ce dès le mois de 1934. Nous nous approchons du sujet. « Il février. à cette dynamique. Les volumes se main- faut savoir que si les photos, au fil des L’offensive ne se fera pas sous la marque tiennent ». Pour appuyer cette remarque, années, résistent à tout, et notamment au Fujifilm, mais « l’Astalift ». La première salve le patron de Fujifilm en France note que soleil, c’est grâce aux antioxydants. » Cette médiatique sera tirée le 19 février prochain, « notre pays est le deuxième au monde par fois-ci, nous y sommes. Les collagènes, pro- et elle aura bien en revanche pour auteur la le nombre de visiteurs dans l’organisation téines complexes, sont de cette famille, qui société spécialiste de la photo. La première d’événements liés à la photo. Le salon cet comme chacun sait, ne sont pas seulement initiative sera suivie d’un plan d’action automne en a attiré 75 000, ce qui est signi- exploitées pour la chimie photographique. continu et puissant, s’appuyant entre autres ficatif ». Alors que la marque vient de lancer Cette dernière, il est important d’insister sur des évènements majeurs, comme par son tout dernier bridge (le format qui croît sur ce point, n’est d’ailleurs pas défunte exemple le Festival de Cannes. le plus et que Fujifilm a largement dyna- suite numérique, C’est donc dès le mois de février qu’auraient misé), son équipe souligne que ses parts de puisque les tirages de clichés, notamment pu, sans ce préalable à la grande annonce, marché en 2011 ont été en constante pro- pour le grand public, sont dans de grandes surgir des commentaires venus d’observa- gression, se plaçant en 2e position en sep- proportions réalisés sur papier photo. teurs insuffisamment informés, se croyant tembre dernier, avec 14,3 % des ventes. Entre aussi en scène une autre vedette, dans le vrai en évoquant à tort un repli de la Une firme qui n’a pas une ride ! à l’émergence du Distribution, Ventes & Services Magazine n° 101 41 que le marché français répond plutôt bien 쐍 왘왘 L A N O U V E L L E I M A G E L’IMAGE NUMÉRIQUE ET SES MARCHÉS N IKON : UNE VISION DE SPÉCIALISTE Spécialiste du reflex et marque légendaire de la photographie, Nikon a pris son temps pour entrer sur le plus inédit des créneaux de la prise de vue. Une démarche à replacer dans la vision très réfléchie dont fait preuve le constructeur à propos de son marché. Sans détour, Bruno Chappotteau tranche : « Hybride, cela veut tout dire et rien dire. Nous préférons parler de compacts à objectifs interchangeables ». Cela ressemblerait presque à un simple détail de vocabulaire, mais c’est tout le contraire. Bruno Chappeautteau le souligne : le compact à objectif interchangeable ne doit pas devenir une alternative au reflex. candidatures à la magistrature suprême : Le premier du genre, le Nikon 1, devrait crédibiliser cette famille d’APN sur le marché. qui va venir sur cette nouvelle gamme ? Qui y résiste ? Alors qu’elle n’a pas encore pris une position de premier plan dans les ventes. Comme si ces arrivées déterminaient une sorte de survie probable des firmes concernées. Mais la photo est un vaste domaine, qui a beaucoup changé au cours de la récente décennie. Des familles D’ailleurs, dans les produits techniques important. Nous tenons à garder nos posi- de produits se sont ressaisies, comme les pour le grand public, les définitions n’ont tions, et à éviter une identification de ce bridges. « Le bridge est en quelque sorte rien d’innocent. Il y a des nuances que tous nouveau concept comme étant une alter- inclus dans le compact, au sens large, » les professionnels connaissent entre des native au reflex. Certains pensent d’ailleurs commente Bruno Chappotteau qui sou- expressions telles que « chaîne stéréo et que l’hybride va remplacer le reflex. Ce ligne que « c’est un produit qui fonctionne chaîne hi-fi », « autoradio et audio-mobile », n’est pas notre vision. Les deux concepts très bien depuis 2-3 ans. Chacun a d’ailleurs « portable ou transportable», «mobile ou peuvent parfaitement cohabiter ». pu observer un gros retour de Nikon sur ce nomade » etc. Des précautions de langage que l’on retrouve au cœur de la stratégie commerciale, et qui conditionnent l’en- segment du bridge, qui a fort bien été ré- Longue gestation, mûre reflexion semble du contexte dans lequel peut évo- inventé. Nous y avons désormais une part de marché nettement supérieure à 20 % ». La raison de ce succès est bien sûr liée aux luer un produit. Ainsi, dans la photo, le L’arrivée de la marque dans ce nouveau performances des appareils, mais aussi et directeur commercial pour Nikon France créneau a été longuement et mûrement surtout à leurs atouts de simplicité. explique : « compact à objectif interchan- préparée. Elle était déjà évoquée sans Un argument qui nous fait revenir sur le geable démontre bien que nous sommes détour il y a plus d’un an, lors de la thème du compact à objectif interchan- dans une montée en gamme, à partir du Photokina 2010. Il faut dire que les médias geable, dans lequel la simplicité est aussi compact ». Alors que l’autre appellation, sont très impatients sur ce thème extrê- un axe déterminant. « Grâce à cette for- qui s’est répandue très vite dans le métier, mement ponctuel, guettant les annonces mule, nous allons intéresser d’autres clien- évoque plutôt une déclinaison du reflex. des uns et des autres comme certains de tèles. Nous allons au-delà de la cible du « Pour nous, spécialistes du reflex, c’est leurs confrères attendent les annonces de reflex. Nous pensons à une clientèle beau- Distribution, Ventes & Services Magazine n° 101 42 coup plus jeune et beaucoup plus fémi- la photo, c’est le smartphone que tout le nine. Ne serait-ce que par la légèreté et monde a dans la poche. Il intervient pour la l’encombrement, et même par les coloris, 5 petite photo que l’on fait avec un compact en la circonstance, alors qu’en reflex, à part pas cher. Il est donc très important de faire quelques exceptions, la couleur est monter en compétence et en possibilités presque toujours noire, celle du sérieux photographiques des consommateurs de par excellence. » compacts ». Pas d’ambiguïté, Nikon cultive donc le L’avenir est bien à construire sans retard, compact à objectif interchangeable dans alors que le métier est encore un peu l’esprit qui a accompagné depuis des étourdi par les évolutions qui ont marqué années le développement de la photo en la période 2000 - 2011, aussi spectaculaires version numérique. « Nous sommes passés pour la distribution que pour la photo à d’une époque où il y avait un appareil par Vers un marché de l’APN qui doit surveiller la concurrence potentielle des smartphones. ménage à la situation actuelle où il y a presque un appareil par individu », souligne Bruno Chappotteau, qui rappelle de cette façon que le marché ne peut s’envisager désormais que par un ciblage affiné des utilisateurs potentiels. La simplification était incontournable pour conquérir des Le P 7100, compact expert, est presque, dans sa définition marché, l’opposé idéal du compact à objectif interchangeable. La géométrie de l’offre se recompose sur le marché de l’APN. segments de clientèles de mieux en mieux définis, aussi bien dans ou hors des populations de passionnés. « C’est pourquoi le N1 est volontairement très dépouillé. Nous avons voulu gommer tout ce qui pourrait y apparaître comme anxiogène ». Cependant, Bruno Chappotteau ne dissimule pas l’importance de l’arrivée de Nikon sur ce créneau. « Nous y entrons après beaucoup d’autres. C’est un gros challenge travers le basculement argentique-numé- outil superbe pour cela : c’est la tablette, pour nous, mais l’arrivée d’une marque rique. Bruno Chappotteau se rappelle de la qui permet de montrer beaucoup de aussi historique que Nikon sur ce concept famille des spécialistes photo, qui a « litté- choses : des clichés, des appareils, des va le crédibiliser ». ralement fondu de 6 000 à 600 points de panoplies d’accessoires. » Une lente mais inexorable transformation positive du marché vente environ ! » Parallèlement, il y a eu Pour l’avenir, Bruno Chappotteau songe l’arrivée d’Internet, « qui a été violente. Avec encore aux smartphones qui, avec des cap- un concept différent et des coûts moindres, teurs de 8 Mp, commencent à se faire rela- les écarts de prix pour un même appareil tivement performants, mais auxquels il pouvaient atteindre 25, 30 %, et plus dans manque des atouts sur les zooms et La géométrie de l’équipement de l’amateur certains cas. » Mais aujourd’hui, deux évolu- quelques fonctions. La photo doit mainte- prend donc une forme qui se recompose tions sont à noter : « le cross-channel se nir une avance nette dans ce sens, et avec les saisons et les évolutions de développe. Les pur-players du Net ouvrent prendre en compte ce qui est apprécié des concepts. Les tailles et les formules ten- des points de vente physiques, et les utilisateurs : « le partage rapide et très dant à se répartir selon deux axes, l’ un al- enseignes en classiques ont désormais facile des photos est une vraie piste. Il faudra lant des utilisateurs profanes aux amateurs leurs sites. Celles qui ne disposent pas cet que l’APN devienne un équipement com- avertis, croisé par l’autre conduisant du instrument sont des enseignes appelées à municant » capable aussi d’entrer dans l’ère petit appareil léger à celui plus encom- disparaître ». du « cloud », afin de garantir une conserva- brant apte à des exercices photogra- Parallèlement, Bruno Chappotteau sou- tion des clichés à court et à long terme. « La phiques complexes, appréciés par les ama- ligne aussi l’émergence d’une autre trans- photo doit évoluer encore vers plus de teurs éclairés. Le rôle du compact expert, formation : « On assiste sur Internet à ce simplicité. L’ergonomie n’est pas encore par exemple, apparaît comme « le second qui avait été vécu dans les magasins en dur idéale sur de nombreux appareils. Il faut boîtier. Le P 7100, reconnu comme un appa- avec des acteurs qui jouent le jeu de purs des interfaces très simples ». Si les écrans reil de référence dans ce domaine, est discounters, des multispécialistes, et désor- tactiles semblent moins constituer une petit, mais l’amateur peut y retrouver mais des purs spécialistes de la photo ». Il perspective réellement motivante, « il reste presque tout ce qui lui est familier sur son évoque aussi ce que les clients peuvent des améliorations à apporter pour que reflex ». Ces évolutions sont importantes voir dans les rayons, « où le résultat n’est l’utilisateur puisse encore mieux faire de pour le marché, et particulièrement pour certainement pas assez exposé. Nous inci- bonnes photos en toutes circonstances, le moyen terme. Car, souligne Bruno tons les professionnels de la distribution à même s’il y a eu déjà beaucoup de progrès Chappotteau, « le grand danger qui guette améliorer ce point. Il existe d’ailleurs un dans ce sens, grâce aux capteurs CMOS ». Distribution, Ventes & Services Magazine n° 101 43 쐍 AUDIO V I D É O Home Cinema : Toujours de l’avenir Après une période faste dans les années 90, le marché du Home Cinema a montré quelques signes d’essoufflement qui l’ont conduit à fortement évoluer pour recentrer son offre vers des produits plus compacts et privilégiant l’intégration. Mais c’est toujours un marché dynamique et multiforme, les points de ventes devant veiller à ne pas perdre de vue cette caractéristique essentielle… Sur l’année 2011 et dans un contexte économique pour le moins difficile, le marché du Home Cinema fait beaucoup mieux que résister. En effet, il demeure toujours bien orienté avec 670 000 pièces attendues tous systèmes confondus (du 2.1 au 5.1 sans oublier les barres de son). La croissance sera d’environ 4 % avec un chiffre d’affaires estimé à 156 millions d’euros. Pour Olivier Humbaire (directeur général de Pioneer) : « C’est un marché qui profite des relais de croissance technologiques ». La généralisation des écrans plats et l’arrivée de la 3D sont des facteurs incitatifs qui poussent en effet les utilisateurs à mettre leur installation sonore en conformité avec l’image pour recréer à domicile un spectacle total. Sur 2011, Olivier Baharian (responsable marketing pour le groupe Harman) dis- tingue deux périodes. « Les premiers mois ont été très calmes, concède-t-il, au point qu’au 1er juillet, notre objectif fiscal n’était pas rempli. A l’inverse, les mois de juillet, août et septembre ont été particulièrement bons sur toutes les familles de produits et pour toutes les marques (Harman-Kardon, JBL) du groupe ». Le Home Cinema sait s’adapter Le marché du Home Cinema est bien loin d’être un marché figé et au cours de ces dernières années, on a vu sans cesse apparaître de nouvelles applications avec, en premier lieu, les améliorations technologiques apportées aux différents formats de son mais aussi avec le lancement de nouveaux produits et de nouveaux concepts. Arrivée au début des années 2000, à Distribution, Ventes & Services Magazine n° 101 44 l’initiative de Yamaha et reprise par l’ensemble des constructeurs, la barre de son ou Soundbar en est la parfaite illustration. C’était le premier exemple d’intégration réussie et l’équipement rêvé pour venir compléter la vente d’un écran plat. Après une première légère perte de croissance, elle a su corriger le tir en intégrant le lecteur DVD ou Bluray. Un exemple suivi par les autres équipements Home Cinema qui, à leur tour, se sont mis à intégrer le lecteur DVD dans un premier temps puis Blu-ray ensuite. Pour Patrick Moncet (Home Video Senior Product Manager chez Sony) : « A la fin de l’année, il se sera vendu plus de systèmes Home Cinema avec Blu-Ray que de systèmes avec DVD intégré. Le switch s’est encore accéléré avec la 3D ». Et de conclure : « Les systèmes Home Cinema avec Blu-ray per- Home cinéma et écrans réunis : l’union logique, non pas chez un « enseigne spécialiste », mais dans un Carrefour Planète tout neuf. Olivier Humbaire, Pioneer : « ce marché profite des relais de croissance technologiques. » mettent de monter en valeur ». Le 5.1 représente encore plus de 40 % du marché en volumes et Sony reste bien sûr très présent sur ce segment, précise-t-il avant de constater toutefois que la France est désormais le seul pays où il se vend plus d’équipements 2.1 que de systèmes 5.1. Décriés par les puristes au moment où ils sont apparus, les systèmes 2.1 et 3.1 n’ont pourtant cessé de progresser. L’intégration et le design prévalent de plus en plus et le fameux WAF (Woman’s Acceptance Factor) a bien évidemment son mot à dire. Une marque comme Sony l’a fort bien compris avec un petit système comme le BDV-L600, très peu encombrant, assez élégant et facile à installer grâce à sa liaison sans fil. Cabasse joue également la carte de l’intégration et les dernières propositions du célèbre acousticien vont en ce sens. C’est notamment le cas du petit système Olivier Baharian, de Harman France, plaide pour un bouton magique… La démo reste essentielle ! CinéOle spécialement conçu pour les écrans plats et qui se compose de deux petits satellites 2 voies coaxiaux de forme sphérique (seulement 13 cm de diamètre) et d’un subwoofer avec HP de grave et modules de pré-amplification et amplification. Il suffit d’ajouter une télécommande universelle et un jeu complet Le cinéma sans l’écran : est-ce bien une communication pertinente ? Ce panurgisme dans la communication a quelque chose d’incompréhensible. Imaginerait-on promouvoir des costumes en ne montrant que le veston, mais pas le pantalon ? de connectique dont un capteur IR déporté et l’on obtient un petit système à la fois discret, esthétique et aux performances acoustiques très honorables. Le tout pour un prix public conseillé de 999 euros. Un vendeur habile saura faire valoir ses avantages et un tel système pourra facilement accompagner la vente d’un écran plat. C’est en tout cas la stratégie préconisée par Frédéric Lebreton (directeur commercial & marketing pour Cabasse) qui rappelle que : « l’intérêt d’un système sonore ressort instantanément quand il est étroitement lié à l’image. En ce sens, nous dit-il, la progression des ventes d’écrans plats et du Bluray sert le marché du Home Cinema ». Il est cependant dommage mais inévitable de constater que l’arrivée de la 3D n’ait pas plus bénéficié aux systèmes Home Cinema. Et ce d’autant que : « La quasi-totalité des systèmes Home Cinema Samsung sont compatibles 3D », souligne Nicolas Ferry (chef de groupe TV et Audio-Vidéo pour Samsung). Pour Frédéric Lebreton (Cabasse),le mar- Yamaha a été le défricheur et le premier développeur commun de la demande en barres de son, un produit qui mériterait d’ailleurs une meilleure exposition aux yeux des chalands. Distribution, Ventes & Services Magazine n° 101 45 왘왘 A U D I O V I D É O ché du Home Cinema peut s’appuyer sur plusieurs propositions : les systèmes Home Cinema traditionnels 5.1, le système Home Cinema que l’on complète à partir d’enceintes déjà existantes, l’intégration maximale avec de petits ensembles de qualité mais peu intrusifs et qui viennent naturellement s’intégrer dans un salon sans nuire à la décoration du lieu. Et il perçoit même une quatrième voie avec le marché encore naissant de l’enceinte encastrée mais qui s’est développé depuis déjà pas mal d’années dans d’autres pays. Il totalise ainsi 25 % à 30 % des parts de marché, aux Etats-Unis. « Dans les années à venir, nous dit-il, ce marché peut représenter une opportunité intéressante pour les revendeurs traditionnels qui pourront l’associer à des activités domotiques ». De son côté, Lionel Nunney (directeur général de Bower & Wilkins France) souligne que le marché du Home Cinema est loin d’être en perte de vitesse : « La demande pour les installations de haut de gamme est toujours là ! », se félicitet-il avant de préciser que c’est un marché sur lequel la distribution spécialisée a plus que jamais son mot à dire. « Les intégrateurs audiovisuels qui connaissent bien leur métier et savent répondre aux demandes de leur clientèle remplissent parfaitement leur rôle et leur carnet de commandes ne désemplit pas. Ils réalisent des installations complètes en associant les solutions de vidéo projection aux systèmes Home Cinema. En période de crise, observe-t-il, la valeur et la pérennité de la marque sont des facteurs déterminants pour une clientèle avertie, exigeante et prête à engager des dépenses dès lors qu’il s’agit d’investir dans une installation de qualité ». Une constatation rassurante pour un marché que certains voient déjà en butte à l’érosion des prix (il est vrai que le prix moyen d’une installation Home Cinema se situe aujourd’hui aux alentours de 260 euros). Olivier Humbaire (Pioneer) se montre lui aussi, assez optimiste. « C’est un marché qui est moins sensible que d’autres aux prix agressifs, remarque-t-il. Ce n’est certes pas un marché des plus dynamiques, mais du système 2.1 à l’installation 5.1, tous les modèles restent encore possibles et imaginables. Le bon comportement de l’équipement 2.1 ou 5.1 est plutôt lié au type de distribution, Home Cinema : Toujours observe-t-il. Il y a toujours une demande forte pour les amplis audio-vidéo ». Et il pointe au passage une prise de parts de marché notable de la marque avec des produits multifonctions, facilement paramétrables et bénéficiant désormais d’une ouverture réseau qui les rend capables de communiquer avec tous les produits iPod et ainsi donc en mesure de satisfaire toutes les attentes de l’utilisateur. Distribution : les spécialistes font la course en tête Qu’il s’agisse de hi-fi pure ou de Home Cinema, les hypermarchés n’ont jamais eu la réputation d’avoir une culture audiophile très marquée. Et leur action autour du Home Cinema a surtout consisté, il y a quelques années, à proposer à certaines périodes des packs 5.1 à prix cassés, prenant ainsi le risque de faire basculer le marché dans une spirale déflationniste. Rien d’étonnant par conséquent de voir la grande distribution observer une attitude attentiste et présentation que même bien des GSS pourraient envier. La vente sur Internet n’est certes pas insignifiante mais elle demeure cependant assez marginale pour des produits dont les meilleurs arguments de vente résident dans le conseil et la démonstration. Rien d’étonnant par conséquent à ce que le marché du Home Cinema reste encore et toujours une affaire de spécialistes. Certains indépendants (tels que Cobra ou Magma, sur Paris) ont acquis une réputation qui n’a rien d’usurpée. Ils savent en effet combler les attentes d’une clientèle passionnée et résolument technophile, qui se rend dans ces magasins avec l’assurance de profiter de conseils avisés, agrémentés d’écoutes comparatives en auditorium (pratique devenue malheureusement de plus en plus rare). Les multispécialistes (Fnac, Darty,Boulanger,notamment) n’ont certes pas une approche aussi perfectionniste et personnalisée mais ils sont néanmoins capables de présenter un vrai choix de produits en offrant tout à la fois un éventail complet de systèmes (et de tarifs) à leur clientèle. On peut toutefois regretter que la présence des systèmes Home Cinema au rayon des écrans TV ne se soit pas plus généralisée. Certains points de vente tentent l’expérience mais de façon timide et encore trop ponctuelle. Le Home Cinema mérite d’être mis en scène pour donner de la voix aux écrans plats Lionel Nunney, B&W : le haut de gamme home cinéma reste porteur. rester en retrait sur des familles de produits qu’elle connaît peu et autour desquels elle ne souhaite pas beaucoup s’investir et mobiliser les énergies. Certains hypermarchés (Auchan ou Carrefour, le plus fréquemment) font quelquefois figure d’exception mais le manque d’espace et les contraintes logistiques les empêchent trop souvent de pousser plus loin l’expérience. L’approche des versions Planète de Carrefour pourrait cependant changer la donne, car l’enseigne y travaille sur les produits techniques avec une qualité de Distribution, Ventes & Services Magazine n° 101 46 Le traitement acoustique a toujours été le point faible des téléviseurs. Avec l’avènement des écrans plats et la disparition conjointe des haut-parleurs latéraux, cela ne s’est jamais autant vérifié. La présence des systèmes Home Cinema dans les rayons TV devrait donc être systématiquement envisagée, d’autant que certaines marques ont non seulement conçu de la PLV mais aussi des installations convaincantes pour démontrer toute la raison d’être d’un système Home Cinema. C’est par exemple le cas du groupe Harman qui met à disposition des points de vente un ingénieux système, très efficace et très simple à utiliser pour un client. Il lui suffit juste d’appuyer sur un gros bouton poussoir afin de couper le son ou le faire venir et constater ainsi immédiatement l’apport d’un système de l’avenir Home Cinema pour regarder un film sur DVD ou Blu-ray. Une première vague de quinze magasins des enseignes Fnac, Darty ou Boulanger va prochainement adopter le « bouton magique » nous apprend Olivier Baharian (Harman). Pour sa part, Nicolas Ferry (Samsung), nous dit que des PLV exposables en magasins ont été conçues autour de bundles TV + système Home Cinema. « Des espaces de démonstration les plus élégants possibles ont été également créés L’enseigne qui laisse du home cinéma (plusieurs jours) dans cette situation peu incitatrice pourrait rougir de honte, mais c’est déjà sa couleur… Frédéric Lebreton, Cabasse, souligne que le home cinéma peut s’appréhender sous plusieurs axes de propositions. pour pouvoir être facilement exposés en magasin et apporter une démo convaincante à la clientèle », nous précise-t-il. Les aides à la vente existent. Outre la démonstration et les informations apportées, elles permettent d’animer un rayon, d’intéresser la clientèle et de rompre avec la monotonie symétrique de linéaires bien peu accueillants. En s’acharnant à ne pas vouloir les mettre en place, les magasins n’auraient vraiment aucune excuse. Les équipements de Home Cinema n’ont jamais été aussi divers. Ils sont aptes à séduire tous les types de clientèles. Mais la distribution doit maintenant s’organiser et faire des efforts pour 2001 : cette jolie installation frisait à l'époque le barre des 1000 euros. Le cinéma dans le salon était encore attaché à une notion de valeur, héritée des années Laserdisc et des premiers millésimes du DVD. En s’y prenant bien, la femme ne pourrait-elle pas aussi devenir l’avenir de l’home cinéma ? mettre à profit des produits susceptibles d’apporter un peu de valeur ajoutée et venir opportunément s’associer aux ventes des écrans plats qui affichent certes une image irréprochable mais qui demeurent affligés d’une criante aphonie pourtant facile à corriger. Le Home Cinema conserve toute sa raison d’être et à ce titre, il mériterait un meilleur traitement se traduisant par une mise en valeur plus adéquate dans les linéaires. 쐍 Christophe Perrier Parler de cinéma face à un écran cathodique avait quand même un aspect audacieux. Mais n’oublions pas qu’il y a dix ans, le home cinéma avait déjà été développé en France depuis des années, autour du Laserdisc. Distribution, Ventes & Services Magazine n° 101 47 TÉLÉCOMS t Second vole Smartphones, tablettes : Tout le monde en mobi-Net ! Qui parle encore de téléphonie mobile ? De moins en moins de consommateurs,assurément.Nous sommes dans une nouvelle vie du sans fil. Côté professionnel, c'est une autre histoire. Alors qu'un nouveau compétiteur est en passe de s'installer à la table de jeu, les opérateurs vivent une sorte de veillée d'armes en relative obscurité, les réseaux de distribution ayant une vision très partagée entre performances et interrogations.Le mobile et le net ont fait leur jonction. La fin d’année dans l’univers des télécoms présente un panorama à deux visages. Mais il est certain que l’arrivée de Free en tant que nouvel opérateur, à défaut d’inquiéter, préoccupe. Chacun fait donc contre cette nouvelle fortune bon cœur. Début décembre, au moins un opérateur interrogé à propos de la visibilité sur l’avenir de ce grand domaine estime celle-ci à trois semaines ! C’est bien sûr une boutade. Il y a quelques mois, le nouvel entrant avait fait des annonces médiatiquement très abondamment colportées. « Sauf que depuis, les niveaux de tarification ont changé, et rien ne prouve que les différentiels plus ou moins promis à cette époque seront de la même ampleur ». Les attitudes sont d’ailleurs un peu divergentes selon que l’interlocuteur interrogé sur cette arrivée appartient à la famille des opérateurs ou à celle de la distribution. « C’est comme quand on a une nouvelle marque de téléviseurs ou de soda, simplifie un chef de rayon en GSA. On est là pour vendre tout, il y a de la place, on peut toujours pousser les rayons. Mais comme Free fonctionne sans la distribution pour ses autres produits, nous avons l’habitude aussi de faire sans certains animateurs du marché. » Côté opérateurs, l’argument de compétitivité est bien sûr davantage redouté. Certes, un opérateur qui assure le service, incluant les infrastructures, n’a pas un coût nul. Il ne peut jouer les low-cost éternellement. Mais il peut cependant partir à la conquête de parts de marché par tous les moyens et Distribution, Ventes & Services Magazine n° 101 48 pendant ce temps de conquête, les autres fournisseurs souffrent. Dommage que cela se produise maintenant, pensent quand même quelques acteurs du métier. Peut-être observentils l’état des affaires dans d’autres secteurs, et prennent la croissance de leur créneau comme un privilège qu’il aurait été prudent de ne pas trop bousculer. Car comparé à l’ensemble smartphones - tablettes - ADSL et tout ce qui s’intègre dans cette convergence, rien, fin 2011, n’est aussi efficace pour canaliser les motivations de la clientèle, qui ont peutêtre été par ailleurs un peu émoussées sous l’effet des multiples métamorphoses du secteur de la TV et de quelques autres. La saison est par ailleurs grisâtre, c’est la crise. Dans les ménages Les GSA sont très dynamiques pour attirer la clientèle. Elles excellent aussi dans le libre-service dédié au pré-payé, un concept qui réalise déjà la moitié des ventes de type d’abonnement qu’elles totalisent. Les rayons de smartphones gagnent en attrait et en lisibilité. soit les tirelires sonnent le creux, et tant pis, soit elles sont pleines, et on n’y touche pas trop. Car les sujets anxiogènes, comme l’emploi, le maintien de la rémunération de l’épargne ou les pers- pectives fiscales pullulent. Il faut réellement sortir un très grand jeu pour séduire la clientèle d’une manière non platonique. Coté télécoms,c’est un autre décor :« nous sommes entrés dans le mass-market, avec un taux de possession de 100 % en téléphonie mobile » tranche Philippe Bachman, directeur commercial grand public de SFR. « Et nous avons en France pour le haut débit des taux de pénétration qui sont les plus élevés d’Europe et du monde. La France a finalement refait son retard sur l’équipement Internet à la maison en seulement quelques années ». Les mobiles et les usages séduisent. Et ils se mêlent au jeu de l’ADSL, ayant luimême profité des mutations dans le domaine de la télévision, dont l’arrêt de l’analogique. Cette vague porteuse nous incite à regarder dans le rétroviseur. « Nous avions fini le 20e siècle avec une ère du tout mobile qui se diffusait à travers une distribution très importante. Ce mobile était roi, la demande forte, mais n’exigeait pas une distribution très segmentée » évoqueYann Deguet, directeur des relations commerciales de Bouygues Telecom. La voix dominait, mais il n’a pas fallu attendre bien longtemps avant de voir la « data » pousser doucement la porte de ce secteur. « Nous avons été un SFR LANCE SON WINDOWS PHONE, L’INTERNET 7 Microsoft et SFR poursuivent leur partenariat, initié il y a plus de 2 ans, en lançant le Windows Phone « Internet 7 » commercialisé à partir de 9,90 euros avec un forfait Carré Web 2h. Il est également proposé à partir de 49 euros HT aux clients entreprises de SFR Business Team. Le Windows phone « Internet 7 » est doté d'un écran haute-résolution de 4,3 pouces et dispose d'un processeur de 1 GHz. Ce modèle est pourvu d'un APN 5 mégapixels avec un flash et une radio FM. Il donne accès à près de 35 000 applications disponibles sur Marketplace ainsi qu'aux quatre principales applications SFR : SFR TV, SFR GPS, SFR WiFi (accès à près de 4 millions de Hotspots WiFi) et SFR Mon Compte. Il permet de retrouver l'univers d'un PC au travers des applications : Microsoft Office, Messenger, Hotmail, Internet Explorer. Enfin, 25 Go de stockage en ligne sont proposés gratuitement pour y sauvegarder du contenu. 쐍 peu des précurseurs, avec chez Bouygues le lancement de l’iMode » ajoute-t-il. Ce standard, lancé en mode « normal » en 2002 et en mode rapide en 2005, commençait à montrer que qu’il serait possible de proposer à la clientèle. Le Wap était aussi de cette même génération, un peu plus gauche, celle de ce que l’on pourrait appeler la data balbutiante. Parallèlement, les offres ont évolué, « elle se sont un peu complexifiées », admet BOUYGUES TELECOM LANCE UNE APPLI MEDIA CENTER POUR TABLETTE En janvier prochain, Bouygues Telecom proposera gratuitement à ses clients disposant du haut-débit l’application Media Center Box, à installer sur leur iPad ou leur tablette Android. Elle enrichira les fonctions de partage de contenus numériques du Media Center lancé en janvier dernier. L’appli permet de lire sur une tablette, grâce à sa connexion Wi-Fi, les fichiers multimédias stokés sur un PC, une clé USB ou un disque dur connectés à la Bbox. Elle permet aussi de les diffuser sur les différents lecteurs du foyer. Media Center Box accepte tous les formats de fichier (JPG, Mpeg-4, MKV, etc.) si les codecs correspondants sont installés sur la tablette ou le terminal de lecture sélectionné. En revanche, l'application ne permet pas d’accéder à la VOD ni aux chaînes de télévision, pour des questions de gestion des droits. Mais des négociations pour proposer une offre complète pour l’année 2012 sont en cours. L’opérateur prévoit déjà des améliorations, comme des play-lists intelligentes (regroupant par exemple les morceaux les plus écoutés) ou la possibilité de gérer plusieurs flux. Cette option permettrait par exemple de lancer, avec la tablette, un concert sur une chaîne hi-fi tout en affichant un diaporama sur un téléviseur. 쐍 왘왘 Distribution, Ventes & Services Magazine n° 101 49 T É L É C O M S Yann Deguet, ce qui a imposé aux réseaux de s’organiser, de se professionnaliser. Une tendance qui va se poursuivre tout au long de la décennie, et qui reste d’ailleurs d’actualité. D’autant que la révolution est quand même venue de cette nouveauté arrivée de Californie. Personne ne conteste le rôle joué par l’iPhone dans la ments du ménage », et devenus de plus en plus des produits personnels. Essentiel : on ne s’adresse pas commercialement à une entité familiale comme à un consommateur individuel. Dire que les métiers ont évolué est donc une faible expression. Tout les spécialistes ont observé les migrations colossales des ventes, avec SONY ERICSSON MISE SUR LA CONVERGENCE Le fabricant qui désormais est entièrement la propriété de Sony, entend se démarquer en proposant des services convergents et multi-écrans. Comment ? En capitalisant sur les forces de Sony que sont le hardware (TV, consoles de jeu, tablettes, smartphones), les contenus (films, jeux...) et les services (PSN, Sony Entertainmement Network). En un mot, la convergence…« L'ère du smartphone telle qu'elle a été initiée par Apple en 2007 est terminée. A présent démarre un nouveau cycle, celui de la convergence, et nous pensons être les mieux placés pour le proposer », commente David Mignot, directeur général Sony Ericsson France, Belgique & Luxembourg. « L’objectif de Sony est de créer un univers de divertissement dans lequel les produits et les contenus fusionnent de manière simple et spectaculaire. Dans les mois à venir, plus de 90 % de nos gammes seront connectables toutes catégories confondues. A l’image de notre nouvelle plate-forme « Sony Entertainment Network, nous pouvons aujourd’hui proposer à nos clients d’accéder à de la musique, des films, des jeux ou à leur contenus personnels n’importe où, n’importe quand et ce, depuis une multitude de produits. Les nouvelles tablettes Sony et les nouveaux smartphones Sony Ericsson Xperia illustrent parfaitement cette véritable convergence », ajoute Philippe Citroën, DG Sony France. 쐍 propulsion de cet usage de la data, qui a transporté le domaine des télécoms jusqu’à sa condition actuelle. « Nous étions avec le mobile dans le contexte d’un produit personnel. Et nous avons doucement évolué vers des offres qui s’adressent désormais à des foyers » souligne Philippe Bachman. Une évolution qui est dans un sens opposé à celui suivi depuis des années par les équipements de l’EGP, initialement « équipe- une distribution « qui reste assez atomisée, comptant toujours des milliers de points de vente, mais qui ne sont plus les mêmes » souligne Philippe Bachman. « Les réseaux indépendants liés à des grossistes qui pouvaient jadis faire des volumes sur le matériel et des prix compétitifs ont disparu, au fur et à mesure, alors que régulièrement, les offres exigeaient davantage de conseil et d’accompagnement, confirme Yann Deguet. On FNAC La Défense : l’Espace SFR est juste à l’entrée du magasin. voit aujourd’hui les réseaux d’opérateurs se démarquer de plus en plus ». Selon Philippe Bachman, nous en sommes même arrivés à « un véritable cataclysme. Les réseaux d’opérateurs ont pris plus de la moitié du marché et sont devenus dominants. C’est une sorte de prolongement de la marque ».Voilà qui confirme ce que nous avancions il y a déjà plusieurs mois à propos de points de vente hors de ces réseaux d’opérateurs, et qui avaient conscience de ne pas avoir bien pris le virage de cette nouvelle époque des télécoms. Il nous semblait que le consommateur ne trouvait pas le lieu assez légitime (ou pas assez légitimisé) pour communiquer avec un interlocuteur clé dans ce domaine : l’opérateur. « C’est exact, les gens ont besoin d’être accompagnés, et ils estiment que ces réseaux propriétaires sont les endroits les mieux adaptés pour qu’on leur parle de télécommunications ». « Le reste de la distribution s’est organisé, ou pas organisé, d’ailleurs, poursuit Philippe Bachman. Nous avons aujour- Voilà une architecture de rayon qui ne devait plus être extrêmement efficace. Distribution, Ventes & Services Magazine n° 101 50 Yann Deguet, Bouygues Telecom : les réseaux n’ont cessé de devoir se professionnaliser Philippe Bachman, SFR : on est passé de mobiles personnels à une panoplie télécoms très famille. d’hui une sorte de tri-polarisation, avec les réseaux propriétaires, les spécialistes télécoms qui se sont organisés, et la distribution grand public. Les hypermarchés, dans cette catégorie restent un formidable aspirateur à clients. » Ce n’est pas nouveau, c’est du côté des GSS que les choses sont moins faciles. D’où des initiatives, comme celle qui vient de se concrétiser, entre SFR et la FNAC. « Cette enseigne avait formidablement bien réussi avec la téléphonie mobile de première génération, mais elle a ensuite moins bien négocié le virage de la data. Et plutôt que de tenter de faire ce qu’elle ne parvenait pas à réaliser d’elle-même, elle a opté pour une formule à travers laquelle nous allons prendre en main ce conseil et cet accompagnement du client » résume en substance Philippe Bachman. Une dizaine de magasins FNAC auront franchi ce pas dès la fin de l’année, et l’ensemble du réseau de l’agitateur aura adopté cette solution courant 2012. Une initiative « qui fait du bruit dans les enseignes, et pourrait donner des idées ». Si nos lecteurs nous y autorisent, nous évoquerons un autre point sur lequel nous avions déjà attiré l’attention. Les rayons dans l’électronique convergente restent trop souvent cloisonnés les uns par rapport aux autres, dans des structures rigides très mal adaptées à la diffusion de produits et de services destinés de plus en plus souvent à être associés. C’est certainement une différence importante qui existe entre réseaux d’opérateurs et magasins d’enseignes diverses. Ce qui ne nous éloigne nullement des offres, bien au contraire. Dans les changements qui ont marqué cette activité, « le dernier point fort est celui marqué par l’arrivée massive des offres quadruple play. Bouygues était bien dans le sens de l’histoire avec son produit Ideo, souligne Yann Deguet. De fait, avec la vente de fixe et d’ADSL, nous nous retrouvons globalement au cœur du foyer, avec la Bbox. Le sort de la tablette est un peu à part. Elle est plutôt utilisée au foyer, mais presque toujours en Wi-Fi. Pour elle, la 3G n’est pas tota- lement obligatoire, car de nombreux smartphones ont en outre une fonction modem ». De surcroît, Yann Deguet ne dissimule pas que selon lui, le modèle de l’utilisation de la tablette n’est pas encore totalement déterminé. « Samsung qui lance avec Galaxy Note un produit intermédiaire, un peu smartphone, un peu tablette, tend à démontrer cette réalité ». Pour SFR, le constat du rapprochement du foyer a déjà été évoqué. Philippe Bachman en souligne la pertinence en évoquant les offres Multi-Packs, qui permettent à des consommateurs d’économiser en regroupant les éléments de leur vie communicante. La vie ? Mais oui, bien sûr ! C’est sans doute là que se situe la plus significative des métamorphoses survenues en une dizaine d’années. Le portable de l’an 2000 était un instrument, un outil, une version quelque peu miracle permettant d’appeler sans le moindre fil. Aujourd’hui, et alors « que le smartphone explose, et que les individus manifestent de plus en plus d’appétence à son égard, il faut constater que cet instrument est devenu un compagnon de la vie de tous les jours, presque un prolongement de l’utilisateur » poseYann Deguet. Cette condition est acquise et ne sera sans doute plus jamais abandonnée. Les applications chaque jour plus nombreuses entrent dans le vécu de tous. Même si les formes changent, et même si, comme le profère Philippe Bachman , « bien malin qui peut dire comment et avec quels instruments se consommeront les services de télécommunication dans 5 ans », ils ne disparaîtront plus. 쐍 18,3 MILLIONS DE MOBINAUTES EN FRANCE ! La nouvelle étude Mobile Consumer Insight de l’Institut Médiamétrie sur la téléphonie et les services mobiles délivre des chiffres et pourcentages significatifs sur l’équipement, l’accès et les usages des Français en mobilité connectée. On compte ainsi aujourd’hui dans notre pays 18,3 millions de mobinautes pour 39,4 millions d’internautes, soit une augmentation de 34 % de mobinautes en un an. Plus de 40 % des possesseurs de téléphones mobiles sont aujourd’hui équipés de smartphones (soit 27 % de plus qu’il y a 6 mois). Les mobinautes nouvellement équipés privilégient aujourd’hui des smartphones sous Android. Ainsi, pour la première fois, le système d’exploitation mobile de Google dépasse en France iOS. Android est aujourd’hui majoritaire chez les 25-34 ans. Parmi les mobinautes qui ont déjà téléchargé des applications, 98 % en ont déjà téléchargé des gratuites ; ils étaient 86 %, il y a un an. Parmi les catégories d’applications les plus appréciées : les applis de jeux et de divertissement arrivent en 1ère position. La presse et l’information arrivent en 3e place. La géolocalisation est très utilisée par les 25-34 ans qui activent cette fonction systématiquement pour 17 %. En ce qui concerne les tablettes, 4,2 % des Français de 15 ans et plus constituent la population principale d’utilisateurs de tablettes en France. La plupart du temps, les consommateurs d’ardoises magiques sont des individus de sexe masculin, âgés de 35 ans à 49 ans habitant en Ile-de-France, mariés ou en couple. 쐍 Distribution, Ventes & Services Magazine n° 101 51 Navigation : Le GPS maintient le cap En dépit d’un contexte économique défavorable, le marché du GPS parvient encore à réaliser des performances très honorables. Les marques leaders confortent leurs positions et s’appliquent à coller au plus près des besoins des utilisateurs. Dans un même esprit, les acteurs de la distribution ont tenu, pour la plupart, à recentrer leur offre. Le GPS a su trouver sa voie tout en se laissant la possibilité d’explorer de nouveaux chemins. A fin 2011, le marché du GPS comptabilisera vraisemblablement 1, 8 million d’unités vendues (contre environ 2 millions, l’année passée). « Avec une décroissance somme toute assez légère d’environ 5 % sur la totalité du marché, l’année 2011 a été moins défavorable que ne le laissaient présager certaines prévisions plus alarmistes »,se félicite Eric Bernard (directeur général de Garmin). « L’augmentation de nos parts de marché a largement compensé l’érosion des ventes », renchérit Philippe Berne (chef produit chez Garmin). En France et en Europe, le marché du GPS portable reste sous la domination des marques leaders avec en tête l’inamovible Tom-Tom, suivi de près par ses deux principaux challengers que sont Garmin et Mio. « Garmin a enregistré de très belles progressions en France » souligne Eric Bernard qui fait par ailleurs remarquer que certains marchés (notamment ceux du Royaume-Uni et de l’Europe du sud mais aussi le marché nord-américain) ont été plus réactifs à la crise et se sont donc affaissés plus rapidement. Comparativement, le marché français aurait donc été épargné et la dynamique Distribution, Ventes & Services Magazine n° 101 52 ne se serait pas enrayée aussi vite ou aussi brutalement qu’ailleurs.Et cela ne tient pas seulement au fait que le taux d’équipement du marché français demeure encore sous la barre des 50 % (à ce sujet, il est d’ailleurs intéressant de noter que la pénétration est moindre en Amérique du Nord qu’en Europe). « L’année 2011 nous a apporté une bonne surprise, se réjouit Arnaud Pezeron (directeur marketing chez Tom-Tom). Et c’est encore plus flagrant quand on compare avec d’autres secteurs de l’EGP qui ont connu une forte récession » prix étant très faible, pour 10 ou 15 euros supplémentaires, le client préfère avoir une carte de l’Europe. Nous préconisons le système de la carte à vie qui se met en place pour la fin d’année. Tout acheteur d’un de nos GPS offrant ce nouveau service aura par conséquent droit à une mise à jour gratuite ». Une option également proposée par Mio. « L’offre Navman peut se situer en dessous de 100 euros mais les produits Mio seront toujours positionnés au-dessus de 99 euros »,nous affirme SamuelVals (directeur général de Mio) qui nous rappelle par ailleurs que depuis le 1er novembre,les produits de la gamme Spirit bénéficient de la cartographie à vie. C’est indéniablement là une tendance marquante suivie par bon nombre de constructeurs, en cette fin « Comme beaucoup de marchés de l’EGP, le GPS a connu et connaît encore une forte et constante érosion des prix. La valeur moyenne se situe aux alentours de 145 euros et un produit sur trois est proposé à moins de 100 euros », souligne Arnaud Pezeron. Le cœur du marché se situe aujourd’hui entre 100 et 200 euros. « C’est dans cette tranche de prix que Garmin veut prendre position avec un prix moyen de vente à plus de 150 euros sur l’ensemble de nos produits », nous dit Philippe Berne (Garmin). « On ne peut pas nier que le prix ait un très fort impact sur l’acte d’achat,concède Stéphane Marciano (directeur commercial pour Mappy /Logicom), le marché est extrêmement concurrentiel et cela nous conduit parfois malheureusement à des dérives de prix excessives desquelles il faut tenter de sortir ». Pour ce faire, plusieurs axes peuvent être envisagés. Cela peut passer par l’augmentation des tailles d’écrans. « Les GPS avec écran de 3,5 pouces ont moins la cote, se réjouit-il, il se vend de plus en plus de produits munis d’écrans de 4,3 pouces ou même 5 pouces ». En revanche, c’est sans complexe que Roger David Lellouche (directeur général de Takara) revendique la recherche du meilleur prix. « Nous nous appliquons à mettre sur le marché des produits au prix très attractif mais toujours performants et faciles à utiliser », explique-t-il. Un prix qui fait l’objet de toutes les attentions et qui n’a pas empêché la marque (très présente dans le réseau des Car accessoiristes) de progresser de 4,1 % en valeur sur le marché français, au cours de l’année 2011. De son côté,Eric Bernard (Garmin) constate que : « La différenciation entre les produits est aujourd’hui assez faible. On manque d’innovations technologiques », regrette-t-il. Il n’est pas pour autant question pour la marque d’aller se battre sur des offres à moins de 100 euros. La cartographie, enjeu majeur dans la bataille du GPS Le constructeur a mis en place une autre stratégie. Ainsi,à la fin d’année,une offre de remboursement de 30 euros est offerte sur quatre modèles (Nüvi 2340 LMT,2460 LMT, 2590 LMT et 3790 LMT). Ces appareils sont par ailleurs livrés avec les cartes européennes et le service de mise à jour cartographique à vie est inclus. Tous les constructeurs semblent vouloir mettre l’accent sur la cartographie. C’est notamment le cas de Mappy. « En France, 80 % des acheteurs de GPS ne sortent pas du territoire, nous dit Stéphane Marciano (Mappy/Logicom) mais le différentiel de Distribution, Ventes & Services Magazine n° 101 53 De nombreuses promotions tournent autour du thème des mises à jour. d’année.Toutefois,Arnaud Pezeron (TomTom) apporte un bémol et tient à se démarquer. « Notre politique est un peu différente, explique-t-il, la cartographie a un coût et il n’est pas question pour nous de brader nos cartes car c’est la quintessence d’une solution de navigation. Nous sommes aussi cartographes et depuis 2006, nous avons déployé la technologie Map Share qui permet des mises à jour gratuites. L’objectif, c’est d’accélérer le rythme de ces mises à jour et de proposer des forfaits. Pour le prix d’achat d’une carte, le client peut avoir ainsi droit à deux ans de mise à jour. C’est rassurant pour 왘왘 Avec adresse, Medion s’appuie sur le segment dit « outdoor », autrement dit, les activités de plein air telles que randonnée, VTT, etc. Comme ses concurrents, Alpine, avec des modèles superbes, ouverts aux accessoires communicants que de nombreux consommateurs ont désormais dans leur poche, adopte l’appellation « station multimédia ». l’acheteur surtout quand on sait que le temps d’utilisation d’un GPS est en moyenne de quatre ans et qu’une carte perd chaque année 15 % de la pertinence de ses données ». Pour se différencier et faire naître de nouveaux usages, certains constructeurs misent sur la polyvalence du produit. C’est notamment le cas de Mio qui fut le premier à « re-proposer » un GPS avec tuner TNT intégré (VDO Dayton l’avait fait il y a quelques années, mais cette marque issue de le reprise de l’ancienne division automobile de Philips, revendue à VDO, semble s’être évaporée au fil de ses successives reprises).Malgré un succès mitigé, le constructeur n’a pas abandonné la partie. « Nous avons été précurseurs en ce domaine mais les premiers produits n’étaient pas adaptés à la mobilité, reconnaît Samuel Vals (Mio), toutefois, avec une réception en broadcast numérique et plus de contenus offerts, ce type de produits serait en mesure d’offrir une complémentarité intéressante. Les nouvelles normes nous laissent de l’espoir pour ces GPS un peu atypiques mais qui peuvent séduire un certain type de clientèle ». Et de souligner qu’en Asie du sud-est, la proportion des ventes de GPS avec TV intégrée est beaucoup plus importante qu’en Europe. « Un axe de développement qui ne sera pas suivi par Tom-Tom, nous affirme Arbaud Pezeron (Tom-Tom), la fonctionnalité multimédia n’est pas prioritairement recherchée par l’utilisateur. Le contexte légal confirme cette tendance. Chez TomTom, on préfère renforcer la sécurité et optimiser la conduite avec l’activation de l’Info Trafic. On continue par conséquent de se focaliser sur le bitume ». Mais le bitume est aussi emprunté par les deux roues. Et Tom-Tom propose le Rider, un GPS à l’attention des motards. « Le Rider est un produit pour un usage plutôt urbain, nous précise Arnaud Pezeron, c’est encore un marché de niche mais un marché toutefois important. Il n’est pas question de le quitter. Nous allons continuer ». Une volonté partagée par Garmin. « Le segment moto est encore un marché de niche et les volumes y sont moins importants, analyse Eric Bernard (Garmin) mais c’est un marché très important pour la marque. Nous avons 4 produits à la gamme, connus et reconnus par les motards. Ils sont étanches et utilisables avec des sante », résume Arnaud Pezeron. Ayant subi de plein fouet la déferlante des GPS portables, les équipements de navigation embarquée s’étaient retrouvés au bord de l’asphyxie. En 2011, ils ont ressorti la tête de l’eau, donnant tort à tous ceux qui les croyaient définitivement portés disparus. « Les systèmes de navigation ont bien progressé en 2011, nous confirme Nicolas Mougenot (directeur général d’Alpine France). Et ce, notamment grâce Selon nos constatations, Mio a réussi une « Mini » opération promotionnelle ayant une visibilité maxi ! gants. Pour Garmin, 2012 sera une année très riche pour le segment moto ». Un autre secteur connaît des développements intéressants, celui de l’outdoor. Il nous éloigne certes de l’univers de l’électronique embarquée et s’adresse en priorité aux enseignes de magasins de sport ou de randonnée mais il offre une complémentarité intéressante et permet d’enrichir un rayon. Une embellie pour la navigation embarquée Mio développe une offre par l’intermédiaire de sa marque Magellan (qui fut pionnière, en ce domaine). Et de son côté, Tom-Tom a passé un partenariat avec Nike. « Pour le GPS, c’est là une nouvelle forme de croissance intéresDistribution, Ventes & Services Magazine n° 101 54 à une baisse des prix significative ». Ils sont en effet descendus sous la barre des 1 000 euros et il n’est plus rare désormais de les trouver à 890 euros et même 790 euros. « La distribution se montre globalement moins frileuse pour installer des systèmes dans les véhicules », souligne-t-il avant de préciser : « Cela tient aussi au fait que la plupart des fabricants de système de navigation embarquée développent des gammes de produits Double Din moins anxiogènes à installer. Les appareils sont connectables avec le smartphone.Ils bénéficient de la même interface graphique mais sur un écran plus large. C’est à la fois plus convivial et plus ergonomique ».Selon le club de l’électronique embarquée, de janvier à septembre 2011, la progression enregistrée est de 21 % en volumes et de 8 % en valeur. Pour sa part, Olivier Humbaire (directeur général de Pioneer) considère que :« L’électronique embarquée doit être communicante. Nous sommes dans une approche novatrice avec l’App Radio. Le meilleur moyen c’est d’adapter l’électronique embarquée au produit en vogue, le smartphone. Après l’App Radio, la prochaine étape sera de s’ouvrir à Android et aux autres technologies ». Et d’insister : « La force d’un tel système, c’est d’offrir de plus en plus d’applications. L’Info Trafic, l’info routière en temps réel... La cartographie est un élément parfaitement maîtrisé avec l’actualisation et les mises à jour disponibles ». Et il conclut sur cette observation : « L’entertainment est passé de mode. Le conducteur recherche la sécurité et le confort de conduite. Il bénéficie désormais de la reconnaissance vocale qu’il peut reprendre avec le smartphone. Au-delà de la navigation qui devient fonction plus que produit, la vraie demande, Certains rayons ont-ils encore toute l’attractivité qu’on en attend ? annonce pour avril prochain, une plateforme qui tournera sur Android. La navigation embarquée est en train de vivre une véritable révolution technologique et pour les installateurs, c’est là une manne aussi précieuse qu’inespérée. La généralisation du Double Din et les solutions innovantes proposées par les constructeurs offrent de belles perspectives aux professionnels qui voudront faire l’effort de s’investir sur ces marchés d’avenir. Le concept Navgate de Pioneer reste une valeur sûre du marché de l’embarqué. c’est de ramener l’info et de la gérer au mieux pour savoir par exemple s’il y a encore de la place dans tel parking de la ville ou pour connaître le prix de l’essence dans la prochaine station-service ». Les étapes suivantes seront l’affichage sur le pare-brise (annoncée pour fin 2012) puis l’image holographique et en 3D déjà expérimentée au Japon et qui devrait arriver en Europe, à l’horizon 2013. En attendant et pour sensibiliser le public à la possibilité d’utiliser l’iPhone dans l’habitacle de la voiture, une campagne TV a été lancée sur TF1 et BFM TV pour la fin de l’année. Sans oublier une attente de la clientèle. « L’intégration doit être la plus parfaite possible,précise Olivier Humbaire, comme si le système était intégré d’origine ». De son côté, Nicolas Mougenot (Alpine) Dans tous les circuits de distribution, on a assisté à une rationalisation des linéaires en partie facilitée par la quasi disparition des no names et le recentrage du marché sur les acteurs majeurs. Le temps où certains intervenants tentaient un coup d’essai semble bien fini. Ne subsistent que les grands noms du secteur, les constructeurs spécialisés qui ont su capitaliser sur leur expérience et leur savoir-faire. Distribution : Le retour des hypermarchés Pour la distribution,la situation s’en trouve ainsi singulièrement assainie et les offres en magasins y gagnent en cohérence. Les multi spécialistes réalisent de gros volumes et sont toujours très bien placés en valeur. Le choix est au rendez-vous et ils Distribution, Ventes & Services Magazine n° 101 55 ont la place de mettre en valeur les familles de produits complémentaires (GPS outdoor, par exemple). Les hypermarchés maintiennent leur présence et s’ils continuent ponctuellement à pratiquer les prix d’appels, ils le font de manière moins systématique. Ils ont su enrichir leurs linéaires et étoffer leur discours. Les Car Accessoiristes (Norauto, FeuVert,etc.) demeurent très actifs même si certains magasins ont un peu revu leurs linéaires à la baisse pour renouer avec les produits plus traditionnels (autoradios, amplis, enceintes) de l’électronique embarquée. Les ventes sur Internet ne connaissent plus les fortes dynamiques des années passées (même pour un produit désormais bien connu, il est plus rassurant d’avoir un vrai dialogue et quelques conseils avec un vendeur) mais sont toutefois créditées de 15 % de parts de marché. Bien que parvenu à maturité, le marché du GPS est encore capable d’innover et d’étonner. Rappelons qu’il ne s’agit pas encore exclusivement d’un marché de remplacement puisque l’on estime le taux d’équipement à moins de 50 % du parc automobile. Il y a donc encore de la marge ! La navigation embarquée est un marché très dynamique et en pleine évolution pour lequel les installateurs ont assurément leur mot à dire. En Italie, pays d’Europe où le réseau des installateurs auto a mieux survécu qu’en France, il s’est vendu en 2011 plus de systèmes de navigation embarquée que dans l’Hexagone. La culture de l’automobile est très présente en Italie mais tous les Italiens ne roulent pas en Ferrari ou en Lamborghini. Les systèmes de navigation embarquée sont adaptables sur tous les types de véhicules.Voilà qui devrait convaincre les spécialistes auto qui n’auraient pas encore pris le virage de l’installation. 쐍 Christophe Perrier R E N C O N T R E Récemment, Clarion annonçait une initiative quelque peu atypique dans le domaine de l’électronique embarquée : la reconstitution d’une équipe commerciale dédiée au réseau. Richard Faÿs, directeur commercial de Clarion pour la France et la Belgique, nous fait partager sa vision encourageante à propos d’un marché bien plus porteur qu’on peut parfois l’imaginer. Stations multimédia performantes, faciles à intégrer et à des budgets abordables sont les fers de lance de l’offre Clarion. Clarion : Sur la route du futur Verra-t-on encore des automobiles dans quelques années ? La réponse à cette question est inéluctablement positive. Et d’ailleurs, Richard Faÿs, qui a en charge les activités de l’aftermarket de Clarion pour la France et la Belgique, ne repousse pas une arithmétique limpide. L’âge moyen du parc de véhicules particuliers en France est de l’ordre de 7 à 8 ans, et plus de 31 millions d’automobiles le composent. Chaque année, il se vend sur notre territoire quelque 2 millions de voitures neuves. Ainsi, vers 20162018, il y aura quelques millions de véhicules encore très corrects de leur état, et qui feront l’objet de transactions sur le segment de l’occasion. Mais à la différence des automobiles entrées dans le parc il y a 5 ans, 10 ans ou davantage, celles-ci seront de la génération « digitale », et utilisées par des automobilistes de plus en plus accoutumés aux usages numériques et connectés. Le segment de l’électronique embarquée est probablement celui qui, au sein de l’EGP, offre l’une des meilleures certitudes de pérennité. Mais sur ce segment comme partout ailleurs, la situation économique joue les courants hostiles. « Nous subissons quelque chose de terrible : il y a une baisse qui se confirme, en volume et en valeur » constate Richard Faÿs. Mais « nous voyons quand même des signes encourageants. Si sur le CD Player et le car audio, la situation est morose, il n’en va pas de même pour tout ce qui concerne le multimédia et la navigation. Exister parallèlement à la première monte Je pense que ce marché va reprendre un peu de vigueur, grâce aux marques qui s’intéressent à ces produits, et qui les proposent. Clarion fait partie de cette famille ». Néanmoins, il ne faut pas se masquer certaines réalités. « Le premier concurrent de Clarion, c’est la première monte » souligne le patron de la marque pour l’Hexagone, qui décrit un secteur également devenu plus compliqué parce que l’on y rencontre de plus en plus de produits à bas coûts, et des concurrents nouveaux, comme des fabricants de PND qui ont abordé à leur tour le segment des constructeurs automobiles. Autre aspect important : la chute de la visibilité des produits d’électronique embarquée. « Je pense que les GSS ont abandonné parce que la demande était moins forte ». La FNAC a été la première à faire l’impasse sur ce rayon, nous rappelle Richard Faÿs, et d’autres ont suivi ou se sont repliés sur des offres LE FUTUR À LA LOUPE « Il est probable que d’ici 3 à 4 ans, nous assistions à un renouveau du marché aussi important que celui que nous avons connu dans le domaine de la télévision, lors du passage du tube cathodique à l’écran plat ». Richard Faÿs songe en osant cette prophétie à une électronique embarquée apportant dans l’habitacle autant de choses à l’utilisateur qu’en apportent les produits connectés, le « Cloud computing », etc. Avec pour les enseignes de l’aftermarket un atout déjà bien identifié : la rapidité dans l’apport des nouvelles techniques et des nouveaux usages à la clientèle, ce que l’industrie automobile, par sa nature, n’intégrera que bien plus lentement. 쐍 Distribution, Ventes & Services Magazine n° 101 56 mutlimédia entraient dans la danse du numérique pour l’habitacle, cela ne ferait pas grimper le marché ni à 8 ni même à 5 millions de pièces (volumes respectifs du téléviseur et de la photo numérique). Alors : désertion du facing pour cause de volumes vendus insuffisants, ou ventes encalminées par raréfaction du marke- montage vient vite à l’esprit. « Le problème de la mise en place n’existe pratiquement plus » tranche Richard Faÿs, prenant pour exemple le NX 501E, un système extrêmement complet ». Il n’y a plus comme par le passé à aller chercher les informations de tachymétrie du côté des roues. L’installation se fait au moyen Richard Faÿs, en dépit des mauvais moments récents, est convaincu d’un avenir porteur pour l’électronique embarquée. très succinctes. « Cette vague de replis s’est opérée face au centres autos, qui depuis des années détiennent plus de 70 % du marché en valeur, notamment sur le combiné CD ». Un retour tant attendu Mais cette domination révèle aussi une face cachée inattendue du créneau qui devrait inciter à une certaine réflexion. Les quelques enseignes, Feu Vert, Norauto, Leclerc Auto et Autobacs qui composent l’essentiel de cette catégorie Avec le NX501E, en vedette dans la gamme Clarion, c’est la station multimédia aboutie par excellence que le constructeur a réalisée. Il réunit toutes les fonctions qu’un client peut attendre d’un tel objet. Le futur est déjà présent. Avec le FZ501E l’audio se dématérialise sur la route. Doté d’un port USB en façade pour la connexion filaire à tout appareil audio portatif, son mode Bluetooth 2.0 permet de lire en streaming tout fichier audio enregistré sur un téléphone ou autre lecteur audio également équipé de la fonction Bluetooth. Confort et sécurité devant aller de paire, tous les autoradios Bluetooth de Clarion sont équipés d’un microphone intégré faisant du produit un kit mains libres de voiture qui ne nécessite aucune installation complémentaire. d’enseignes, se partagent un marché qui est toujours nettement au-dessus d’un millions de pièces, pour le seul aftermarket ». Ce qui revient à constater qu’en ventes unitaires par point de vente, les combinés et autres « mechaless » (combinés sans mécaniques, ni CD, ni bien sûr, cassettes !) tournent à des rythmes très comparables à ceux des produits réputés plus en vogue, de la console de jeu jusqu’au téléviseur en passant par l’APN. Certes, si tous les points de vente de l’univers de l’EGP- ting de l’offre ? Richard Faÿs reconnaît qu’il est difficile de trancher dans cette version audiomobile de l’œuf et de la poule. Mais comment ne pas remarquer qu’une station multimédia avec navigation se vend pour deux fois le prix d’un téléviseur à écran plat banal, et de 5 à 10 fois (selon les promos) celui d’un appareil photo numérique compact du ventre du marché. Naturellement, quand on évoque les produits pour l’automobile et leur diffusion dans la distribution, le souci du Distribution, Ventes & Services Magazine n° 101 57 de connecteurs simples. Pour récupérer les commandes au volant et les fonctions liées aux véhicules, nous avons toute une panoplie d’interfaces, des petits boîtiers très simples à mettre en œuvre «. Un montage qui est accessible à beaucoup de bons bricoleurs, et qui représente une opération rapide pour tout professionnel. Cette commodité est sans le moindre doute à l’origine d’un phénomène qui, lui aussi, est réconfortant. « Les ventes d’électronique embarquée sont en croissance sur les sites en ligne, et certaines GSS célèbres qui avaient abandonné l’autoradio en rayon en revendent à nouveau grâce à Internet. » Ce qui incite Richard Faÿs à imaginer possibles des retours vers une mise en place en points de vente physiques, au moins dans certaines implantations situées de manière favorable. Il reste que l’avenir de l’électronique embarquée passe par une profonde évolution technologique, ce qui suppose des 왘왘 R E N C O N T R E capacités de développement à la hauteur des enjeux futurs. Un atout que Clarion possède. « Nous pouvons assurer des développement extrêmement performants, par la savoir-faire de l’entreprise et aussi grâce à notre maison-mère Hitachi, assure Richard Faÿs. Nous n’avons pas à cacher que nous bénéficions de cet adossement à un groupe industriel puissant ayant autant de compétences. » Et d’évoquer l’historique autoradio PC, sorti en 2001 (et monté à bord de certains hauts de gamme Citroën). Plus récemment, le Mind n’avait-il pas tout d’une tablette avant la lettre, n’attendant plus qu’une 3G alors encore naissante ? La sortie de produits d’avant-garde est un exercice dont les retombées se retrouvent dans les équipements à diffusion plus large. « Cela sera sans doute plus complexe d’ici quelques années pour les marques n’ayant pas la capacité de développer des équipements plus technologiques encore ». Tout en évoquant ce proche avenir, nous n’avons pas quitté le terrain des yeux. Les perspectives évoquées seront à court terme des réalités pour le réseau. D’où cette importance de la mise sur pied d’une équipe, afin d’installer une relation suivie, et d’aider les vendeurs, les épauler. « Nous avons aussi prévu des cycles de formation, qui ont déjà commencé, et vont se renforcer. Pour bien vendre un produit, il faut savoir en parler, et pour cela, bien le connaître. » 쐍 Navigation et cartographie : Cartes sur table Depuis des applications de plus en plus nombreuses pour smartphones et tablettes jusqu'aux systèmes de guidage GPS portables ou embarqués, navigation routière ou piétonne, tout un univers vit autour de la cartographie qui est devenue un ingrédient fondamental des usages de la mobilité numérique. Marc Guérin, de la société Navteq, brosse un panorama de ce vaste domaine, promis à des développements d'ampleur. En une dizaine d’années, celles de la décennie que nous venons de vivre, le guidage GPS a pris une ampleur que l’on aurait pas osé pronostiquer en l’an 2000. L’apparition des PND, après une assez éphémère génération de guidages couplés aux PDA (Personal Digital Assistants) qui avait ouvert le bal, a connu une progression spectaculaire, pour ne pas dire explosive. Ceux-là allaient-ils devenir des produits « étoiles filantes », comme certaines innovations vite retombées dans les ventes après des effervescences feux de paille ? « Nous avons vu appa- raître au début des GPS mobiles à des prix encore élevés, proches de 1 000 euros, se rappelle Marc Guérin, directeur Europe Channel Sales Consumer de Navteq, Puis, comme c’est presque toujours le cas dans l’électronique, les prix ont fortement baissé. Aujourd’hui, et après 8 ans d’existence de ce segment, il reste bien présent. En 2011, il se sera vendu 1,9 million de pièces. Cela reste un marché très important ». A l’heure actuelle, on estime chez Navteq le parc aux alentours de 6 à 7 millions d’unités, en tenant compte de la taille du Distribution, Ventes & Services Magazine n° 101 58 Marc Guérin, de Navteq Europe, nous éclaire sur les perspectives porteuses du guidage GPS sous toutes ses formes. Le dernier né de Nokia (Lumia 800, sous OS Windows Phone) offre bien sûr la navigation. Quand celle-ci devient piétonne, elle apporte des fonctions spécifiques : « elle vous fait traverser un parc, là où la navigation auto vous le fait contourner ». Elle utilise aussi les transports en commun. marché au cours des 3 ou 4 dernières années. Car aujourd’hui, nous sommes dans une logique de renouvellement, même si le parc automobile, qui est de 37 millions de véhicules en France, particuliers et professionnels inclus, paraît encore modestement équipé : « Il reste beaucoup de potentiel ». Cependant, l’idée selon laquelle finalement, des automobilistes qui ne font qu’un usage local de leur véhicule sur des trajets qu’ils connaissent bien n’auraient pas besoin d’être guidés, ce qui pourrait limiter la taille de la cible, est une vision non pertinente. « Aujourd’hui, le guidage ne se justifie pas seulement pour des trajets d’un point à un autre, souligne en substance Marc Guérin. Ce qui prend de plus en plus d’importance pour les utilisateurs tient dans les informations sur le trafic. L’agglomération parisienne qui est la plus encombrée d’Europe, donne à ceux qui y résident une idée fausse sur la manière dont les utilisateurs voient cette fonction. » Ainsi, avec 12 millions d’habitants, cette zone urbaine qui est la plus importante d’Europe (devant celle de Londres), les Parisiens y estiment souvent les encombrements de province comme des broutilles. Qu’est-ce qu’un bouchon où l’on reste coincé seulement 10 minutes, face aux heures quotidiennement perdues dans la capitale et ses abords ? Les smartphones sont entrés dans la danse « Les infos trafic ont une importance majeure même là où certains considèrent les blocages comme négligeables. C’est un axe très bien identifié pour la croissance, tout comme les contenus intégrés, et même l’agrandissement des tailles d’écrans. La taille de 5 pouces, qui est deve- nue très répandue aux USA, commence à bien progresser en Europe ». Pour Navteq, filiale de Nokia, cette réalité ne peut pas être prise pour une mauvaise nouvelle. Les tenants du marché du PND pourraient voir les choses autrement. « Nous n’avons à ce jour aucune étude démontrant que les smartphones viendraient grignoter sur le marché des PND, indique Marc Guérin, qui n’exclut toutefois pas que cela puisse s’observer dans l’avenir, mais avec des limites. Il y a plusieurs éléments qui, pour l’heure, rendent peu probable un effet de basculement. A commencer par la taille des écrans. Les smartphones sont dans l’ensemble dotés d’écrans de 3,5 pouces ». Ce calibre (c’est la taille de celui de l’iPhone 4S) pourra difficilement être dépassé ou le sera de peu à cause d’une contrainte toute simple : un smartphone doit pouvoir vivre dans la poche de son utilisateur. Et un autre handicap a été identifié : le vendeur dans un rayons téléphonie hésite sur le guidage, car « il y a dans un smartphone une partie intégrée, qui ne fait appel à aucun trafic de données, mais aussi une partie communicante, qui pourrait consommer de la « data ». Il y a toujours une crainte de voir un client revenir mécontent du fait d’une explosion possible de sa facture ». Il reste que le smartphone est bien « l’autre » instrument de mobilité utilisé pour de la navigation, et il s’impose davantage comme un équipement complémentaire du PND plus que comme un concurrent. « Il peut même devenir la source d’une motivation pour un GPS portable. Un utilisateur peut découvrir la fonction sur le smartphone et se décider à acquérir un PND plus confortable, plus pratique, qui laisse le téléphone mobile disponible pour d’autres fonctions communicantes ». La navigation GPS embarquée, en volume de marché aftermarket, reste relativement faible en quantités comparée au créneau du PND, « mais elle prend quand même de l’ampleur, et elle devient encore plus importante si on l’on prend en compte la première monte ». En somme, voilà toute une série de produits qui ont un futur prometteur dans les rayons, dans le sens où le guidage est devenu une sorte de « fonction physiologique » de l’individu de l’ère numérique. « On ne peut pas imaginer un utilisateur abandonnant le guidage GPS après s’y être familiarisé. » 쐍 Avertisseurs de radar : FAUX-NEZ-TIQUEMENT PLUS PAREILS Ils avertissent toujours, mais il faudra insister davantage pour les vendre Les avertisseurs de radars ont vécu. Dans les rayons comme dans les publicités, chacun s’organise avec les formules. « Avertisseurs de zone de danger », « assistants d’aide à la conduite », tout y passe et s’il n’y avait le repère que constitue le produit dans le rayon, déjà bien connu, où sa photo dans une publicité, il y aurait bien peu de chances pour que le chaland reconnaisse ou identifie l’instrument et sa finalité. Un équipement dont l’efficacité est, elle aussi, associée à beaucoup de flou. Il n’est d’ailleurs pas impossible que les autorités aient manœuvré avec malice quand au printemps, feignant de prendre en compte la colère des utilisateurs et des fabricants, elles ont semblé lâcher du lest en acceptant le concept de ces « aides » à la conduite. Mais le but recherché, qui n’est autre que d’éviter que les automobilistes ralentissent une fois avertis de la présence d’un radar fixe ou mobile, n’a jamais été perdu de vue. Aujourd’hui, ce sont des zones dangereuses qui sont au menu, dont les localisations devraient être communiquées par l’administration. Parmi elles, certaines sont équipées d’un radar, d’autre non. Mais en les multipliant presque à l’infini, l’effet obtenu sera de noyer les machines à verbaliser dans un océan de zones sans doute dangereuses mais vierges de tout contrôle. Selon le Parisien / Aujourd’hui en France, la collection d’environ 250 zones par département déjà répertoriées devrait à court terme être encore enrichie, les préfets étant invités à une sorte de zèle sur ce plan. L’objectif à peine dissimulé est de rendre ces instruments quasi inutiles. Nous avions estimé lors des tractations du début de l’été que cet équipement était probablement condamné. Ce qui se produit au cours de cette fin d’année semble hélas le confirmer. À moins que de nouvelles astuces permettent à nouveau de redonner aux automobilistes la seule et unique motivation d’achat efficace pour cette famille d’appareils : éviter de perdre stupidement quelques points dans un excès de vitesse infinitésimal, n’ayant rien à voir avec la sécurité. 쐍 Distribution, Ventes & Services Magazine n° 101 59 R É G L E M E N TAT I O N La sécurité des collaborateurs à l’étranger Confier des missions à l'étranger à des collaborateurs et salariés d'une entreprise, pour des durées courtes ou plus longues,n'est pas une initiative à conduire à la légère.Des soucis administratifs complexes jusqu'aux réels risques physiques, la palette des mésaventures est vaste, et les conséquences peuvent parfois être graves, voire catastrophiques.La FICIME nous éclaire sur ce sujet important. La question de la mobilité internationale des collaborateurs et de leur sécurité à l’étranger redevient d’actualité, après quelques années d’accalmie, conséquence du contexte économique qui poussait les entreprises à privilégier les visioconférences aux déplacements. Fort de ce constat, et eu égard au fait que cette mobilité intervient dans un contexte politique international tendu, l’employeur se doit plus que jamais de gérer la sécurité de ses collaborateurs à l’étranger en ayant toujours à l’esprit deux grands principes : la responsabilité civile et pénale de l’entreprise envers la sécurité de ses salariés, et l’obligation d’information des salariés sur les risques liés à leur mission. Trois conseils pour aider l’employeur Il convient tout d’abord d’anticiper la gestion des risques et de prendre en compte les dangers du contexte international qui sont à l’heure présente essentiellement de trois ordres. Le premier est de nature politique (guerre, ter- rorisme, prises d’otages, enlèvements). L’actualité de ces dernières saisons l’a largement démontré. Le second risque est d’ordre sanitaire. Nous en avons beaucoup parlé au cours des années passées dans le magazine et dans la Lettre de DVSM. Grippe aviaire, chikungunya, virus H1N1 sont au Créée en 1909, la FICIME - Fédération des Entreprises Internationales de la Mécanique et de l’Electronique - est l’organisation professionnelle qui regroupe les acteurs internationaux du marché français des biens durables et d’équipements dans la mécanique et l’électronique. Filiales françaises de groupes internationaux, l’environnement économique conduit les entreprises françaises à envoyer leurs salariés en mission à l’étranger. Ce qui a conduit le service douane et le service droit social de la FICIME à réunir ses adhérents autour de ce thème, lors d’une rencontre riche en témoignages d’entreprises. Cette rencontre a permis aux adhérents de la FICIME d’échanger d’une part sur les enjeux juridiques avec une avocate spécialisée, et d’autre part sur les aspects pragmatiques du sujet avec le responsable de la sécurité des salariés d’un grand groupe français. 쐍 Distribution, Ventes & Services Magazine n° 101 60 nombre des menaces mais ce ne sont pas les seules. Enfin, 2011 a remis en lumières les risques que l’on peut qualifier de climatiques (tsunami en Asie du sud-est, nucléaire au Japon). Dans sa démarche de prévention des risques et de préparation des déplacements, l’employeur ne doit pas se dire que sa responsabilité ne sera pas engagée en cas d’incident, du fait que le déplacement soit à l’étranger. Tout employeur est soumis de manière générale à l’égard de la sécurité de tout collaborateur à une obligation de résultat. Les recours des collaborateurs victimes ou ayants droits contre leurs entreprises sont d’ailleurs de plus en plus fréquents. La faute inexcusable résultera de la conscience que l’employeur avait du danger et de l’absence de mesure prise pour assurer la sécurité de ses salariés et les préserver dudit danger. Il est donc très important d’entrer dans une démarche de gestion des risques des projets de déplacements, démarche bien connue dans les pays anglo-saxons. Identifier le contour des risques et prouver l’efficacité des moyens mis en place L’identification est recommandée autour de trois objectifs que l’employeur ne doit pas perdre de vue : - Stratégique : il faut évaluer l’environnement sécuritaire, quitte à faire appel à des sociétés privées de sécurité qui connaissent bien les risques par pays - Opérationnel : il faut mettre en place des mesures de sécurité sur place et sur- tout prouver l’efficacité des dispositifs de protection adoptés. Il s’agit de retenir des dispositifs (humains et/ou matériels) adaptés au cas par cas, pour la protection des personnes en déplacement dans des régions sensibles (procédure de déplacement, accueil, sensibilisation, hébergement et déplacements validés). - Pédagogique : l’employeur se doit de préconiser les bons comportements à ses collaborateurs.A cette fin, il est tou- La FICIME – Fédération des Entreprises Internationales de la Mécanique et de l’Electronique – à laquelle est affilié le SECIMAVI, regroupe plus de 250 entreprises générant 290 000 emplois et réalisant un chiffre d’affaires total estimé à 45 milliards d’euros. Avec une très forte représentativité dans les secteurs des biens durables, la FICIME offre un accompagnement et un soutien aux entreprises à travers une large gamme de services dans le domaine juridique, droit social, douane, environnement, formation, technique, statistiques, documentation. FICIME CONSEIL apporte la gestion individuelle des plans de formation. Pour toute information : 01 44 69 40 82 ou www.ficime.org 쐍 jours recommandé de prévoir des écrits, non contestables en cas d’incidents. A titre d’exemple, il est toujours bon de rappeler le respect des consignes de sécurité dans les aéroports, les règles des déplacements sur place, comme par exemple privilégier les taxis ou les voitures avec chauffeurs à la location de véhicules, le respect des lois et coutumes du pays d’accueil, le fait d’éviter de manière générale tout mouvement de foule et manifestation et surtout, il est fort recommandé de ne jamais jouer au héros en cas d’agression ! Les risques administratifs existent aussi Il convient en outre de prévoir contractuellement les incidences sur la qualification de la relation de travail et la vie personnelle du collaborateur. Il est impératif de mener des réflexions sur l’intérêt de soumettre le contrat de travail à la loi étrangère, sur l’attribution de primes d’expatriation, de prises en charge spécifiques en matière d’assurances et de frais de santé. Il faut enfin mettre en place les écrits avec beaucoup de rigueur, ce qui évitera le cas échéant les contentieux. 쐍 SAUVEGARDONS LES DIMANCHES Fin novembre : depuis plusieurs semaines, les professionnels déplorent une fréquentation trop souvent infinitésimale dans les galeries marchandes, ce qui n’arrange rien en cette année 2011 qui, à bien des égards, peut-être qualifiée d’épouvantable. Mais heureusement, il reste les week-ends. Selon nos constatations, ceux-ci redonnent le moral, notamment les dimanches, où dans plusieurs établissements et zones commerciales, la foule est présente. Parkings bien occupés, chalands qui déambulent les bras chargés de paquets : voilà un contraste réconfortant au regard de moments bien calmes vécus récemment. Mais alors que la distribution tente de compenser les effets d’une situation morose, d’autres professionnels, ceux de la politique, semblent être tentés de revenir sur des autorisations d’ouvertures dominicales. Le « travailler moins en épuisant les tirelires » n’est pas un rêve oublié, en dépit des terrains dangereux dans lesquels ce genre de théorie nous a entraînés. Revenir à des diman- ches inactifs serait sans aucun doute un coup de grâce pour des pans importants du commerce. Faut-il le rappeler : un magasin doit pouvoir être en pleine activité quand les clients sont disponibles. De même, faudrait-il souligner que s’engager pour un travail dans le cadre d’une activité commerciale implique, comme dans un bon nombre d’autres métiers, d’être sur le pont aux moments où d’autres se reposent ? Comment comprendre les attentes de professionnels dans des enseignes qui, au bout du compte, souhaiteraient ne travailler qu’à des horaires ressemblant à ceux des emplois administratifs ? Reste que les parlementaires qui semblent s’agiter autour de ce thème, et dont l’assiduité dans leurs hémicycles montrent qu’ils ont souvent une vision très détendue des tâches qui leur sont confiées, reviennent avec un engagement qui frappe les esprits, même s’il relève d’une franche démagogie. Votez pour nous, on vous offre la sieste ! 쐍 Distribution, Ventes & Services Magazine n° 101 61 JEUX VIDÉOS LOISIRS INTERACTIFS Simulations : Comme si c'était vrai ! Dès qu’il s’agit de simulation, la technique numérique fait des miracles ! On se mouille sans risque, le danger est oublié. marquant. L’Entraîneur a acquis sa notoriété grâce sa crédibilité, son exhaustivité et aux innombrables heures de jeu que pouvait compter une partie. Cela a également été l’occasion pour les supporters de clubs de seconde zone de jouer avec leur équipe favorite grâce à la simulation de divisions inférieures. En résumé, le jeu de gestion footballistique était entré dans une nouvelle ère grâce à l’Entraîneur 3. LORS que 2012, année riche en événements sportifs majeurs, approche à grands pas, est-il nécessaire de rappeler le rôle dans les ventes et le CA de tout ce qui peut s'inscrire dans l'univers de la simulation ? Des logiciels aux accessoires, voilà de quoi motiver tous les prospects sensibles à un art et un passe-temps largement partagé : faire comme si ! Petite promenade entre hier et aujourd'hui, sans oublier demain… A Avec le jeu de rôle, le jeu de simulation est l’un des segments du marché qui se porte le mieux. Logique quand on détecte dans les authentiques attentes du joueur moyen l’omniprésence du fantasme consistant à vivre une autre vie. Devenir le temps d’une partie coureur automobile, pilote de ligne ou encore une super star du football est perçu comme le must absolu. Les studios de développement ayant depuis longtemps identifié cette appétence, des titres physiques et massivement multijoueurs devenus cultes ont vu le jour ces dix dernières années.Ainsi, l’Entraîneur 3 sur PC (1999) s’installe en rayon. Les plus jeunes joueurs de Football Manager ignorent souvent qu’avant d’être connue sous ce nom, la série se nommait l’Entraîneur. S’il est aujourd’hui dépassé à tous les niveaux, l’Entraîneur 3 est certainement l’opus le plus Delta Novembre, autorisé finale 26 gauche En 2002 Flight Simulator présentait sa nouvelle version du simulateur de vol civil ultra-réaliste de Distribution, Ventes & Services Magazine n° 101 62 Microsoft, la référence du genre. Cette nouvelle version était véritablement révolutionnaire. Elle intégrait la gestion du contrôle aérien (ATC) en temps réel et interactive, ainsi que des décors et des effets graphiques qui tiraient parti de la nouvelle technologie « AutoGen » de Microsoft. On y retrouvait également de nouveaux avions, dont le Boeing 747-400, le Cessna Caravan (en configuration classique et hydravion) et l’avion d’entraînement mondialement connu, le Cessna 172S Skyhawk. Dix ans plus tard, le soft est encore bien plus attrayant (la version 2011 devient « Flight »), surtout pour les passionnés de vol et les adhérents d’aéroclubs, que la distribution snobe et ignore superbement (on évalue à environ 8 000 par an les adhésions à ces associations), se limitant pour l’essentiel à mettre en place le logiciel, et encore. Seul, Surcouf avait bien géré ce créneau, sous la houlette du pilote inimitable par son savoir-faire de la Boutique de l’aviateur, sèchement et stupidement remercié pour de simples raisons de rémunération, par une direction qui n’a à l’évidence rien compris à ce type de marché ni à son intérêt commercial. Sachez qu’il y a aussi des simulations de chemin de fer, qui séduisent dans les rangs des adeptes de la simulation pure comme dans ceux des modélistes ferroviaires.Trackmania, qui sortait un an plus tard sur PC, a marqué son époque et surtout l’histoire des jeux de courses massivement multijoueurs. Il est également parvenu à populariser le contre-la-montre, un concept auquel le grand public peinait à accrocher. Mais sa principale qualité fut de proposer aux joueurs eux-mêmes de créer des circuits pour les partager en ligne. La communauté s’est donc chargée de bâtir une solide réputation à Trackmania dont le principe était simple : se connecter à l’un des innombrables serveurs utilisateurs et se défier à coups de chrono sur des circuits répartis sur trois environnements. Le jeu offrait aussi trois jouabilités différentes, ce qui plut tout particulièrement. Prise en main hyper intuitive, physique et surréaliste ont été les ingrédients à l’origine de cette recette reprise dans les différentes éditions qui ont suivi. À partir de 2005, nous solide expérience, le développeur nippon avait tout mis en œuvre pour s’assurer de commercialiser une référence durable et absolue sur le marché du jeu de courses. Le résultat est assez bluffant puisqu’en comparaison avec les autres jeux du genre, GT 4 offrait une durée de vie démesurée, que ce soit grâce aux courses d’endurance de assistons à la naissance de titres hyper réalistes, au point qu’il devient parfois difficile de faire la distinction entre des images du 7e art et d’autres venant du jeu vidéo. De plus, la jouabilité devient plus stratégique, plus professionnelle, à l’image de Horse Racing Manager 2 sur PC sorti en 2006. Attention, avec la pluie, ça glisse ! Sur ce soft, on retrouvait toute la magie de l’univers des courses hippiques avec du management sportif dans une véracité unique en son genre ! Le joueur pouvait choisir d’être propriétaire d’écurie, jockey ou parieur. Horse Racing Manager 2 proposait le meilleur de la course hippique et de la gestion d’écurie avec un réalisme saisissant.Toujours en 2005, Gran Turismo 4 sur PS2 était le titre le plus abouti jamais proposé par Polyphony (Sony Computer Entertainment). Fort d’une plusieurs heures ou au garage de plus de 700 modèles accessible au joueur. Si la série était critiquée pour son manque de réalisme en termes d’IA, son avance sur la concurrence était indiscutable. Les versions actuelles qui, à l’heure des radars, permettent aussi aux amateurs de vitesse et de sensations fortes de foncer dans le brouillard sans avoir à redouter ni le flash gendarmesque ni les conséquences d’une violente sortie de route, apportent un réalisme dont on imagine mal comment il pourra encore être amplifié. Et pourtant, il le sera... On a ga - gné ! on a ga - gné ! Le sport reste porteur, car les produits prennent régulièrement le sillage de la forte médiatisation des grandes compétitions. Avec l’Euro (football) et les Jeux olympiques, 2012 s’annonce pourteuse. Pro Evolution Soccer 6 sur PC et PS2 (2006), fut un épisode que Konami a vraiment soigné sur PS2. Les suivants n’auront plus la priorité du développeur nippon. De fait, il reste pour L’auto concerne presque tous les individus. Les accessoires à vendre dans ce domaine sont innombrables, et parfois d’une valeur confortable, comme les sièges. 왘왘 Distribution, Ventes & Services Magazine n° 101 63 tous les amoureux de la franchise un excellent souvenir, comme un âge d’or. Pro Evolution Soccer atteignait une qualité et un équilibre attaque/défense hors du commun. Son IA avait beaucoup impressionné par sa capacité à varier son jeu et surtout, à profiter de la moindre erreur de la part du joueur pour enfiler des buts comme des perles sur un collier. De plus, il fut le tout premier PES à compter la Ligue 1 Orange parmi ses licences, ce que les fans hexagonaux réclamaient depuis des années. Encore aujourd’hui, jouer à PES 6 est un vrai plaisir. 2008 vit Shaun White Snowboarding : Road Trip sortir, jeu de snowboard étant le premier du genre de la licence d’Ubisoft sur Wii. La Motion Board était utilisée de façon pertinente et l’on y dévalait les pentes de poudreuse avec d’autant plus de plaisir. Pro Cycling Manager - Tour De France dans les bacs en 2009 sur PC/PSP/XB360, proposait de vivre une nouvelle grande saison riche de plus de 180 courses. À la tête de l’une des 65 équipes officielles ou bien encore aux commandes d’une équipe entièrement créée par le joueur, il fallait se lancer à l’assaut des plus grands défis : remporter un grand Tour, faire grimper la cote d’un « espoir » ou confirmer un grand champion. Les objectifs ne manquaient pas et permettaient au passionné de jouer comme il l’entendait. PT Boats : Knights Of The Sea (2009) sur PC était basé sur une version améliorée du moteur déjà utilisé dans Pirates Des Caraïbes, PT Boats transposait cette fois l’action au milieu de la missions d’initiation permettent de découvrir les bases du métier. Une fois aguerri, le joueur peut enfin se lancer dans le mode carrière et gérer sa propre exploitation agricole. Élevage d’animaux, cultures, vente de produits frais, tout est fidèlement restitué dans Seconde Guerre Mondiale pour faire revivre les plus grandes batailles navales de l’histoire. Dans DCS : Black Shark PC (2009), il était temps de prendre les commandes du Kamov KA50 : le seul hélicoptère birotor avec siège éjectable.A l’honneur la possibilité de Un peu terre à terre cette sim-agraire ? Bien d’autres pistes seront sans doute explorées, tôt ou tard, dans ce genre ludique inépuisable. cette simulation agricole. Ce jeu inclut un mode de gestion avancée, ainsi, le joueur doit gérer ses recettes et ses investissements, afin de faire l’acquisition de matériel et véhicules agricoles qui permettront à son exploitation de se développer dans les meilleures conditions. Mentionnons aussi une nouvelle année et un nouvel épisode pour la série des SBK, le jeu de courses de motos développé par Milestone.Au programme : nouvelle direction artistique, mise à jour du modèle de conduite afin de répondre au mieux aux attentes des clients, ainsi qu’une amélioration visuelle de l’ensemble (menus, environnements, effets de lumières, etc.). Côté pistes, voler dans la région du Caucase Ouest en compagnie d’avions, hélicoptères, chars et divers véhicules fidèlement reproduits, ainsi que de piloter à l’intérieur du cockpit où toutes les commandes étaient activables à la souris ou en vue à la 3e personne. Et bien sûr jouer en ligne, en coopération ou en affrontement, avec un maximum de 64 personnes, tout un autobus ! Aller avec la fermière labourer dans les champs Cette année, nous aurons assisté à la naissance de Farming Simulator sur PC, qui propose d’endosser les bottes d’un véritable agriculteur, vindiou ! En début de jeu, une série de Distribution, Ventes & Services Magazine n° 101 64 tous les tracés, tous les pilotes, toutes les catégories de motos, ainsi que toutes les écuries de la saison 2011 seront au rendez-vous de cette version 2011, disponible sur XB360/PC/PS3... A bien l’observer, comment ne pas réaliser que le jeu, même en version vidéo, sur console, ordinateur ou autre machine, s’inscrit dans l’éternelle histoire qui va du jeu des enfants aux jeux de société, et que l’électronique n’a fait que reprendre à sa manière. On peut donc sans réserve tabler sur sa pérennité au long cours. Dans les années à venir, cet univers n’échappera pas aux vagues des ruptures technologiques. La 3D commence à s’y installer. Le « cloud » y est presque déjà, sans être nommément désigné. Les commandes sans accessoire (Kinect) l’anime avec succès, mais avec des limites : conduire un bolide sans un volant, (lequel, si possible, vibrerait méchamment au passage des chaos), n’a aucun intérêt. Tout ce qui fait le charme de ce domaine est cependant lié autant aux idées créatrices qu’à la technique pure. Comme pour le cinéma, la technique ne suffit pas au succès. C’est ce qui nous oblige à garder à l’esprit que les succès dans les linéaires restent imprévisibles. Un créateur réalisant quelque chose de génial et très simple peut faire exploser les scores, et les échafaudages numériques les plus vertigineux peuvent être des échecs. Nous attendons avec impatience une foule de produits aussi géniaux qu’attractifs techniquement. C’est le jeu ! 쐍 M.G E T A P R È S ? Produits numériques : merce par Internet vient utilement compléter le commerce physique, évolution qui ne fera certainement que s’amplifier, notamment sous l’influence des smartphones. Fin 2011, ils apparaissent encore aux yeux du public comme des nouveautés spectaculaires. Mais ils seront d’ici moins de 5 ans totalement banalisés et ouverts à de nombreuses pratiques en ligne. Il est même possible d’imaginer que celles-ci puisse se développer à travers des habitudes inédites jusque dans... les rayons physiques eux-mêmes. Intouchables ? En réalisant cette saga 2000-2011, nous avons cherché à savoir comment le futur pourrait désormais se dessiner.Pour le volet technique de l'univers du numérique, il se pourrait bien que, comme cela se dit familièrement, nous n’ayons encore rien vu ! Mais pour la distribution, les grandes lignes seront maintenues. En 2000, nous avions envisagé à travers dix questions clés la probable vie des produits, de la distribution et de ceux qui y travaillent en ce début du siècle. Allions-nous vers plus ou moins de vendeurs, des marges encore réduites, des ventes en ligne capables de tout changer ? L’une de ces questions semblant alors déterminer les réponses à toutes les autres : le marché de l’électronique grand public pouvait-il encore progresser ?Autant d’interrogations qui pourraient être à nouveau d’actualité. Mais souvenons-nous… Alors que les taux de possession frôlaient la saturation sur de nombreuses familles d’équipements, nous avions eu l’audace d’annoncer une poursuite vigoureuse de l’élargissement du marché, en juxtaposant une croissance démographique non négligeable associée à une obsolescence des équipements en parc installé, entraînant une demande vigoureuse sur tout ce qui était alors naissant. L’Hexagone venait tout juste de franchir le cap de 60 millions d’âmes. Depuis, au moins 5 millions de consommateurs nouveaux sont à dénombrer, et sur de nombreux créneaux, les consommateurs sont à nouveau peu équipés en produits d’aujourd’hui. Car l’essentiel de ce que nous vendons actuellement n’existait pas il y a 10 ans. Le potentiel reste donc dans les grandes lignes assez comparable à celui qui était identifiable en 2000. La croissance démographique tient bon, l’innovation aussi. Avant même d’avoir à évoquer les équipements, les perspectives sont donc bien orientées. Ce que nous avons observé depuis lors nous montre aussi que dans les grandes lignes, les règles de la distribution n’ont finalement pas été fondamentalement métamorphosées. Il y a toujours des vendeurs, des promos, des ouvertures et de temps à autres des fermetures. Le commerce en ligne, que certains voyaient déjà comme la vague qui allait tout submerger, n’a fait sombrer aucun navire (il n’en va pas de même de quelques ruptures technologiques : photo numérique, dématérialisation des contenus...). Plus étonnant : à la différence de ce qui était attendu, le com- autre nouveauté qui piaffe déjà dans l’arrière-boutique de l’industrie : l’holographie. Ceux qui ont attentivement visité l’IFA en septembre dernier ont même pu en entrevoir quelques prototypes. Imaginons par exemple un GPS relevant de cette technique, couplé à un positionnement devenu précis au centimètre, et voilà un marché du Matériel : le vertige nous guette Si, un petit matin de l’an 2000, nous avions décrit sans la moindre futurologie racoleuse ce que chacun utilise quotidiennement en 2011, nous n’aurions pas échappé à quelques index tournicotant sur des tempes incrédules. Alors, pour la suite de l’aventure, osons ! Côté téléviseurs, c’est d’abord facile : un non connecté et non 3D d’ici quelques saisons seront déjà des vieux nanards, et même les LCD, qui pourraient assez vite laisser la place aux OLED, appelés à animer de nouveaux bouleversements du secteur des écrans. Celui-ci attend aussi des montées en définitions assez vertigineuses, qui seront certainement déjà d’actualité vers 2020. Sans oublier une autre Retrouvez sur l’intégralité des questions de l’an 2000, les réponses d’hier et celles d’aujourd’hui : - 1- Le marché de l’EGP peut-il encore progresser ? - 2 - L’EGP va-t-elle changer de visage ? - 3 - Les ventes en ligne vont-elles tout changer ? - 4 - Les emplois des vendeurs et des responsables de rayons sont-ils menacés ? - 5 - Les clients vont-ils devenir plus exigeants ? - 6 - Restera-t-il une place pour les petits revendeurs ? - 7 - Les marges vont-elles se réduire ou s’accroître ? - 8 - Faudra-t-il ouvrir tous les dimanches ? - 9 - Les revenus dans la distribution peuvent-ils progresser ? - 10 - Peut-on faire une carrière dans la distribution des produits électroniques grand public ? 쐍 guidage à recomposer intégralement. Comme à la fin des années 90, des myriades de développements techniques en sont d’ores et déjà à des stades avancés. Et comme cela s’est produit en une décennie, tout en laisse présager une arrivée sur le marché et dans les habitudes des consommateurs beaucoup plus rapide que les prévisionnistes le laissent entendre. Ayant encore en mémoire les réactions des professionnels parmi les plus compétents trouvant déraisonnables nos convictions de voir un jour des ordinateurs dans tous les foyers, puis des téléphones mobiles dans toutes les poches, et même des GPS dans presque toutes les voitures (cela remonte bien au-delà des 10 années les plus récentes), nous n’avons aucune raison de changer nos habitudes : l’avenir reste porteur, et le travail pour ceux qui veulent y participer abondant. L’avenir est à nous. 쐍 Jonathan Toutautan Distribution, Ventes & Services Magazine n° 101 66 Vite ! Il faut , s’abonner à DVSM c’est la saison des économies ! Electronique grand public, Electronique embarquée, Micro informatique, Multimédia, Soho, Télécommunications, Loisirs interactifs, Logiciels, Services en ligne, Accessoires Enseignes, marchés, rayons, chiffres, dossiers spéciaux, enquêtes, reportages, interviews, nouveautés, produits, technologies Chaque mois dans DVSM, toute l’actualité des professionnels de la distribution S’abonner à DVSM, à La Lettre de DVSM, ou aux deux à la fois, c’est l’affaire d’un clic sur www.dvsm.fr Important : Vos abonnements peuvent être pris en compte dans le budget formation de votre entreprise, conformément aux dispositions résultant de la circulaire du Ministère du Travail n° 147, du 17/08/1989, relative à la formation professionnelle. 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