lyon reprend ses habitudes

Transcription

lyon reprend ses habitudes
1
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
FOOTBALL
AUJOURD’HUI
QUAND
ZIDANE
RENCONTRE
UN PRIX
NOBEL
TENNIS
HIGUAIN
DIT NON
À DOMENECH
LYON REPREND
SES HABITUDES
MASTERS :
MAURESMO
EN DEMIES
(Page 13)
(Pages 8 à 11)
(Page 14)
LYON. – Une semaine après sa défaite à Rennes, et bien que mené par
Valenciennes, l’OL (Florent Malouda tente ici de déborder Rudy Haddad)
a fini par s’imposer (2-1) hier, en match avancé d’une 13e journée
qui se poursuit aujourd’hui avec Lorient-Nancy et Lens-Rennes.
(Photo Jean-Louis Fel)
LE MAGAZINE
*61 ANNÉE - N 19 127 1,80 e
o
France métropolitaine
www.lequipe.fr
Samedi 11 novembre 2006
VINGT ANS DE PRISON
POUR CÉCILLON
M 00103 - 1111 - F: 1,80 E
3:HIKKLA=XUV]UZ:?b@l@l@b@a;
(Page 7)
LE QUOTIDIEN DU SPORT ET DE L’AUTOMOBILE
PRÊTS A BROYER DU NOIR
À moins d’un an de la Coupe du monde, le quinze de France joue ce soir (21 heures) à Lyon le premier de ses deux tests contre les implacables All Blacks.
Un match terriblement attendu, où les Bleus devront se surpasser face à la meilleure équipe du moment. (Pages 2 à 5, et notre éditorial)
Noir
Jaune
Rouge
Rouge
Bleu
Rouge
Bleu
Jaune
Bleu
Jaune
L’ÉQUIPE samedi : ALLEMAGNE, 2 ; ANTILLES, LA RÉUNION, 1,3 ; AUTRICHE, 2 ; BELGIQUE, 3 ; ESPAGNE, 3,75 ; GRÈCE, 1,95 ; ITALIE, 3,65 ; LUXEMBOURG, 3 ; PAYS-BAS, 2 ; PORTUGAL CONT., 1,8 .
Noir
Noir
Menés par leur capitaine Richie McCaw (le deuxième en partant de la droite), les Néo-Zélandais, qui ont terrassé les Anglais à Twickenham dimanche dernier (41-20), constituent LA référence absolue. De quoi décupler la motivation d’un quinze de France désireux de s’étalonner face à la meilleure équipe du monde, d’effacer la correction (6-45) reçue au Stade de France en 2004 et de ne pas se laisser impressionner par le haka black.
(Photo Iconsport)
2
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
RUGBY FRANCE - NOUVELLE-ZÉLANDE
L’HUMEUR
Aujourd’hui, à Lyon, stade de Gerland, en direct sur France 2
21:00
FRANCE
Temps voilé.
Léger vent d'est et
de sud-est (10 km/h).
8˚ C.
NOUVELLE-ZÉ
ZÉLANDE
ÉL
Arbitre :
M. Dickinson (AUS)
14 Rokocoko
7 McCaw (cap.)
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11 Dominici
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1,89 m, 107
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1,94 m, 93
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Entraî
aîneur
în : Graham Henry
Entraî
aîneur
în : Bernard Laporte
LES DIX DERNIERS MATCHES DE LA FRANCE
● 24 juin 2006, au Cap : Afrique du Sud – France, 26-36.
● 17 juin 2006, à Bucarest : Roumanie – France, 14-62.
● 18 mars 2006, à Cardiff : Pays de Galles – France, 16-21.
● 12 mars 2006, au Stade de France : France – Angleterre, 31-6.
● 25 février 2006, au Stade de France : France – Italie, 37-12.
● 11 février 2006, au Stade de France : France – Irlande, 43-31.
● 5 février 2006, à Edimbourg : Écosse – France, 20-16.
● 26 novembre 2005, au Stade de France : France – Afrique du Sud, 26-20.
● 19 novembre 2005, à Toulouse : France – Tonga, 43-8.
● 12 novembre 2005, à Nantes : France – Canada, 50-6.
L’ÉDITO
ON EN SAURA
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de notre envoyé spécial
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après-midi :
Rugby (TTop 14),
La perturbation, exacte au
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rendez-vous, joue dans le
classique. Près de la Grande Bleue, les
éclaircies, plus belles, font jeu égal avec les nuages.
19
8
LA QUESTION D’HIER
Un non de Gonzalo Higuain à l’équipe
de France serait-il un camouflet
pour Raymond Domenech ?
OUI ............................................................................................ 48 %
NON ........................................................................................... 52 %
(nombre de votants : 101 108)
Selon le résultat de vos votes sur lequipe.fr et par SMS.
« IL Y A UN MOIS, à propos de ce
double France - NouvelleZélande, vous nous disiez : “C’est
la bombe atomique.”
– (Il rit.) Je dis souvent qu’avant le
deuxième test à Saint-Denis, celui de
Gerland ne sera pas un round d’observation. Ça va être une guerre. Alors,
je précise : une guerre nucléaire !
– Comme Bernard Laporte, vous
résumez cette opposition à un
affrontement physique ?
– Dans ce genre de matches, c’est le
mental qui est déterminant. Si on ne
met pas cet ingrédient indispensable
qu’est l’acharnement dans les plaquages, les zones de combat, on va
perdre. La défaite des Anglais à Twickenham, dimanche dernier, l’a confirmé. Les Anglais ont été dominés où il y
avait affrontement. À partir de là, parler du reste…
– Le reste, c’est quoi au juste ?
– La Nouvelle-Zélande reste une
équipe tournée vers la récupération du
ballon et son utilisation rapide et efficace en contre. Ils écartent le jeu,
déplacent vite le ballon avec des
joueurs à la vitesse et au gabarit
impressionnants. En fait, les générations passent, mais il y a une
constante, leur agressivité dans le
combat qu’ils avaient un temps délaissée et qu’ils ont remise au goût du jour
depuis deux ou trois saisons, tout
comme ils ont remis l’accent sur la
conquête. Ils usent, fatiguent l’adversaire et, au bout d’un moment, en face,
ça craque. Mais ils ne sont pas imbattables. Nous aussi, on a des mecs qui
sont costauds, d’autres qui vont vite,
qui ont un bon pied, une bonne passe.
– Que répondez-vous à tous
ceux qui craignent une nouvelle
et lourde défaite ?
– Que je n’y crois pas. Je suis convaincu que nous sommes autrement
armés. Soyons clairs, ils n’ont perdu
que deux de leurs vingt-deux derniers
matches, ils sont premiers au classement IRB et nous, deuxièmes. Ils sont
les favoris, tout simplement. Mais
attention, ils ne sont pas intouchables.
– Pourquoi pensez-vous,
qu’aujourd’hui, le quinze de
France est mieux armé qu’il y a
deux ans ?
– La défaite de 2004 (6-45) a révélé
nos manques athlétiques. Personnellement, je n’étais que remplaçant,
mais j’ai mis du temps à l’évacuer. Ça a
été un traumatisme. Mais,
aujourd’hui, on est beaucoup mieux
préparés physiquement, individuellement. Psychologiquement, on a
davantage de certitudes. Et en termes
de jeu, nous avons aussi des repères,
de la confiance accumulés. On a quand
même gagné le Tournoi, vaincu en
Afrique du Sud. Ce n’est pas rien.
– Un an avant la Coupe du
monde, les trois tests à venir
contre les Blacks et l’Argentine
doivent-ils être considérés
comme une répétition générale ?
– Je crois que, au terme de cette tournée, on va être fixés sur pas mal de
choses, oui. Ce mois de novembre va
être très significatif, si l’on tient
compte que l’on va terminer par
l’Argentine, notre premier adversaire
''
Des fois je me dis :
« p… , t’as 34 ans ! »
du Mondial. Psychologiquement, ça
sera important pour chaque joueur de
savoir où on en est. Mais, quoi qu’il
arrive, tout ne sera pas écrit pour
autant. Souvenez-vous de la demifinale de 1999 à Twickenham. Elle survenait trois mois après une déroute
historique à Wellington (7-54).
– Ar rêto ns-nous s ur vo tre
propre cas. Avec l’accord de
Fabien Galthié, vous avez bénéficié d’un programme physique
individualisé, d’une reprise en
compétition retardée. En ress e n t e z - v o u s l e s b i e n fa i t s
aujourd’hui ?
– Je crois que ça se voit sur le terrain,
non ? Je disais tout à l’heure que nous
avions tous progressé individuellement mais, moi, je pense tout simplement que je ne me suis jamais senti
aussi bien en termes de condition physique. J’ai du gaz, je sens que j’ai
davantage de fraîcheur. Une telle préparation individualisée, ça fait franchir
des barrières, c’est très enrichissant.
– Le fait que vous ayez trente-
Remplaçant lors de
la déroute (6-45) face
aux Blacks il y a
deux ans,
Christophe Dominici
ne veut pas croire
à une répétition de
l’histoire : « Ç’a été
un traumatisme. Mais,
aujourd’hui, on est
beaucoup mieux
préparés », assure
le doyen des
trois-quarts français.
(Photo Alain de Martignac)
LA JOURNÉE DES BLEUS
Chez le LOU
''
té. Surtout, aujourd’hui, c’est un
homme triste de ne plus pouvoir jouer
au rugby au niveau qui était le sien. J’ai
eu le privilège de le jouer trois fois
en 1999. D’abord, contre la NouvelleZélande A à Hamilton et, le samedi suivant, lors du test à Wellington. Puis, en
demi-finale à Twickenham. À un
contre un, il passait toujours, et pour
l’arrêter, il fallait être plusieurs ! Et audelà du jeu, il a contribué à donner une
dimension médiatique supplémentaire à son poste et à notre sport, tout
simplement.
– La Nouvelle-Zélande, les All
Blacks semblent être des sujets
qui ne vous laissent pas indifférent…
– Mon premier souvenir d’eux, c’est la
finale mondiale de 1987. C’est beaucoup de choses pour un joueur de rugby que de les affronter. Les Blacks, ça
représente tellement... Rien que leur
nom en impose, il résonne ! Black,
c’est sombre, c’est noir. Tout un symbole.
– Comme le haka ?
– Le haka, c’est quelque chose que je
respecte beaucoup. C’est un rituel qui
incarne leur identité. Mais au-delà de
ça, il y a quelque chose qui me gêne,
c’est la médiatisation qui en est faite
aujourd’hui. Déjà avant, il y a les
hymnes, puis le haka que tout le
monde attend et ce sont eux qui décident quand va commencer le match.
Est-ce qu’ils vont faire celui où ils font
mine de couper la gorge, est-ce qu’ils
vont faire l’autre ? On ne parle que de
cela. Mais qu’est-ce qu’on s’en
branle ! On en oublierait presque que,
derrière, il y a un match de rugby. Or
c’est ça le plus important. Et samedi,
il ne faudra pas être en retard ! »
HAMID IMAKHOUKHENE
Laporte :
« Nous avons une chance »
Henry :
« Un arbitrage cohérent »
« COMMENT LA FRANCE doit-elle s’y
prendre pour battre les All Blacks ?
– Nous avons une chance de les battre. À condition d’être performants dans tous les secteurs de
jeu, comme eux. Il faut prendre le score et les obliger à se découvrir. Leur force, leur marque de
fabrique, c’est la défense. Ils laissent très peu
d’espaces. Mais nous avons progressé nous aussi
dans ce secteur.
– Votre dernière rencontre s’est soldée
par une cuisante défaite. Les Blacks 2006
sont plus forts que ceux de 2004 ?
– En tout cas, ils ne semblent pas moins forts, vu
qu’ils mettent 40 points à tout le monde. Faites
leur confiance, ils vont être présents et perfor-
« QUEL SERA le secteur de jeu le plus
important aujourd’hui ?
– Je ne pense pas qu’il y aura un secteur particulier. En vérité, je ne sais pas, mais je sais qu’il y
aura deux équipes de qualité, deux équipes classées, si je ne me trompe, première et deuxième au
monde et, lorsqu’on a un duel de cette magnitude, ça ne peut que faire un beau spectacle.
– Pensez-vous que nous verrons le même
écart que lors de votre dernière rencontre
en 2004 (6-45) ?
– Non, au contraire, je pense que ce sera un
match très serré et il faudra attendre les toutes
dernières minutes pour connaître le vainqueur.
Nous jouons dans un stade de foot, où le public
mants tout le match. En revanche, nous, nous
sommes plus costauds qu’en 2004.
– Vos propos sur les libertés prises par les
All Blacks avec le règlement ont provoqué
la polémique. C’était le but recherché ?
– Non. Simplement, ce que j’ai dit à Joël Jutge,
qui est à mes yeux l’un des meilleurs arbitres du
monde, c’est qu’il s’est laissé abuser par McCaw.
Et il en a convenu. Les bons joueurs savent comment jouer avec les règles. Je pense que les
arbitres de touche pourraient intervenir pour
signaler des fautes que leur collègue du centre ne
peut pas voir. »
GILLES NAVARRO
PAGE 2
est très proche du terrain, donc les joueurs risquent de rencontrer la même ambiance que lors
de la défaite à Marseille en 2000.
– Que pensez-vous des controverses soulevées par le camp français concernant
l’arbitrage cette semaine ?
– Tout ce que nous voulons, c’est un arbitrage
cohérent et impartial. Or, lorsqu’on regarde les
statistiques, l’équipe qui reçoit bénéficie toujours
de davantage de pénalités que l’équipe visiteuse.
C’est un fait et il faudra peut-être que les dirigeants mondiaux s’y penchent un peu. »
IAN BORTHWICK
C’EST SUR LE STADE du Lyon OU
(Pro D 2) que Bernard Laporte et ses
joueurs ont peaufiné leur préparation
pour le premier test contre la NouvelleZélande. Et ce après un voyage sans
histoire en TGV, en fin de matinée,
depuis la gare de Massy, sous l’escorte
de deux agents du GIGN, comme le
veut le protocole de la Coupe du
monde, qui est en vigueur pour ces
tests de novembre.
Défense fut une nouvelle fois le maître
mot de la stratégie des Français,
compte tenu du talent offensif des All
Blacks. Notamment sur les phases
offensives de la ligne de trois-quarts
néo-zélandaise, avec Dan Carter à la
baguette, tant à la main qu’au pied, et
la menace de l’ailier grand côté. Il
s’agissait d’harmoniser les placements, les repères des défenseurs face
aux improvisations et aux initiatives de
l’ouvreur all black. Ce matin, les Français feront la mise en place au stade de
Gerland. – F. D.
LA JOURNÉE DES BLACKS
Repérage à midi
PRIVÉS du Stade Gerland à cause du
match de Ligue 1 (Lyon-Valenciennes),
les All Blacks n’ont pu faire la traditionnelle séance de repérage hier. C’est
ainsi que la délégation néo-zélandaise
s’est entraînée en fin de matinée sur le
stade de Rillieux-la-Pape au nord de
Lyon. Après le déjeuner, puis la conférence de presse de Graham Henry et
Richie McCaw, les titulaires avaient
quartier libre pour le reste de la journée, tandis que les joueurs non sélectionnés sont partis faire une dégustation de vins de la région. Hier soir,
l’entraîneur Graham Henry, rejoint par
sa femme Raewyn, a dîné dans un bouchon lyonnais. Aujourd’hui, en attendant le coup d’envoi, les All Blacks
auront leur ultime mise en place à Gerland entre 11 h 30 et 12 h30. – I. B.
GALTHIÉ AU PAS DE CHARGE.
– Consultant sur France Télévisions
pour la retransmission ce soir en direct
du match France - Nouvelle-Zélande
(21 heures, à Lyon), l’entraîneur du
Stade Français, Fabien Galthié, sera
tout de même dans les tribunes du
stade Jean-Bouin à Paris cet aprèsmidi afin d’assister à la rencontre de
Championnat Stade Français - Agen,
qui débutera à 15 h 10 et se terminera
au mieux à 16 h 40. La suite se fera à la
course, pour rejoindre la gare de Lyon
en scooter où il prendra le TGV de
18 heures pour une arrivée prévue en
gare de Lyon Part-Dieu à 20 h 1, où
l’attendra un taxi moto qui devrait
l’amener à Gerland. – S. T.
SAMEDI 11 NOVEMBRE 2006
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
Rouge
LYON –
quatre ans n’est pas étranger
aux aménagements dont vous
avez bénéficié en club. Lors de la
Coupe du monde, vous aurez
trente-cinq ans, serez le doyen
du groupe France. Pensez-vous
souvent à votre âge, un sujet de
discussion qui vous a souvent
irrité ?
– Des fois, j’avoue que ça m’interpelle. Je me dis : “P..., t’as trentequatre ans !” Mais on ne peut pas dire
que j’y pense souvent. Au contraire,
est-ce que j’ai fait péter des élastiques
qui me freinaient ? En tout cas, en plus
du physique, je n’ai jamais été aussi
bien dans ma tête.
– Vous suivez de près le Tri
Nations, le Super 14. Portez-vous
un regard particulier sur le rugby
néo-zélandais ?
– J’ai une attirance pour ce pays. Leur
rugby est moins agressif que celui des
Sud-Africains, moins organisé que
celui des Australiens, mais il est le plus
technique. On y trouve la meilleure
qualité de passe, de jeu au pied, les
plus beaux changements d’appuis. Ma
province préférée du Super 14, c’est les
Crusaders, mais l’équipe que j’ai le
plus appréciée, ce sont les Auckland
Blues des premières années du
Super 12 avec Vidiri, Lomu, Lima. Là, il
y avait de l’ailier ! J’ai aussi beaucoup
aimé Christian Cullen, contre qui j’ai
eu le plaisir de jouer. Voilà un arrière
qui a marqué des essais que peu
d’autres auraient
inscrits. Les NéoZélandais ont toujours eu, et ont
encore, des
joueurs qui sont
beaux lorsqu’ils évoluent sur un terrain. C’est cela, ils sont beaux à voir
jouer.
– L’ailier que vous êtes doit aussi apprécier leurs éléments hors
normes qui évoluent à ce poste ?
– On met en avant leurs ailiers et ils
sont pétris de talent à d’autres postes,
oui… En même temps, ils ont les meilleurs Fidjiens, Samoans, Tonguiens. Ils
vont chercher les meilleurs joueurs de
ces îles et ils s’appellent les All Blacks.
Mais, quelque part, ils sont plus qu’un
pays. C’est une sélection du Pacifique.
Tuigamala, Vidiri, Umaga, Rokocoko,
Sivivatu, je pourrais en citer une très
longue liste ! Sans parler de Lomu.
– Dont vous allez nous parler
justement. Vous l’avez croisé à
Jean-Bouin récemment lors de
Stade Français - Ospreys en
Coupe d’Europe. Lui avez-vous
parlé ?
– Non, on s’est juste salués. Et je le
regrette. J’aurais aimé lui dire tout le
bien que je pense de lui. C’est quelqu’un qui dégage beaucoup d’humili-
Bleu
Rouge
Doyen du groupe France, il est forcément le plus expérimenté
de la ligne de trois-quarts du quinze de France. À trente-quatre
ans et 52 sélections, Christophe Dominici a déjà joué à quatre
reprises contre les All Blacks, qu’il n’a battus qu’une fois, en
octobre1999. C’est diresi le Parisiensait ce quiattendles Bleus
ce soir, sur la pelouse de Gerland. Avant le rendez-vous lyonnais, son discours est intéressant. Comme souvent.
Jaune
Bleu
Jaune
Brest
306 points marqué
ués,
és 191 points encaisssés
é (+ 115)
és
CHRISTOPHE DOMINICI, l’ailier gauche du quinze de France, livre ses sentiments sur le match
à venir et la spécificité des All Blacks.
avec
Lens
Fooot (L1), reç
eççooit Renn
nnes
9 victoires, 1 défaite
BILAN
Noir
Noir
12
7
204 points marqué
ués,
és 367 points encaisssés
é (- 163)
és
LES DIX DERNIERS MATCHES DE LA NOUVELLE-ZÉLANDE
5 novembre 2006, à Twickenham : Angleterre – Nouvelle-Zélande, 20-41.
● 2 septembre 2006, à Rustenburg : Afrique du Sud – Nouvelle-Zélande, 21-20.
● 26 août 2006, à Pretoria : Afrique du Sud – Nouvelle-Zélande, 26-45.
● 19 août 2006, à Auckland : Nouvelle-Zélande – Australie, 34-27.
● 29 juillet 2006, à Brisbane : Australie – Nouvelle-Zélande, 9-13.
● 22 juillet 2006, à Wellington : Nouvelle-Zélande – Afrique du Sud, 35-17.
● 8 juillet 2006, à Christchurch : Nouvelle-Zélande – Australie, 32-12.
● 24 juin 2006, à Buenos Aires : Argentine - Nouvelle-Zélande, 19-25.
● 17 juin 2006, à Auckland : Nouvelle-Zélande – Irlande, 27-17.
● 10 juin 2006, à Hamilton : Nouvelle-Zélande – Irlande, 34-23.
●
« On va être fixés »
MÉTÉO
Cherbourg
7 défaites, 1 nul, 2 victoires
365 points marqué
ués,
és 159 points encaisssés
é (+ 206)
és
NE fois n’est pas coutume, c’est donc le ballon ovale
qui sera en vedette ce soir au stade de Gerland à
Lyon, avec le premier des deux test-matches opposant la
France à la Nouvelle-Zélande. Pour se concilier les
irréductibles supporters du ballon rond, on rappellera
toutefois cette comparaison bienvenue qui fait du rugby
des All Blacks le pendant du football des Brésiliens. Les
affronter est toujours une épreuve de première
grandeur, tant les uns et les autres demeurent une
référence mondiale quand bien même ils n’en seraient
pas – comme c’est d’ailleurs présentement le cas, et sur
les deux terrains – les champions.
Car si la Nouvelle-Zélande court toujours après la
consécration suprême depuis sa victoire initiale lors de
la première édition de la Coupe du monde, chez elle en
1987, elle n’en reste pas moins l’équipe modèle et
l’équipe à battre. Le jeu qu’elle a su mettre en place
depuis deux ans avec quelques éléments au talent
exceptionnel, les victoires qu’elle aligne presque sans
discontinuer contre les grandes rivales des deux
hémisphères suffisent amplement à en faire l’épouvantail
de la prochaine Coupe du monde.
Celle-ci, faut-il le rappeler, débutera dans dix mois sur
notre sol, avec la perspective naturelle qui sied au pays
hôte de s’y faire couronner… Pour le quinze de France,
investi de cette délicate mission mais également actuelle
figure de proue du rugby européen après son succès
dans le dernier Tournoi des Six Nations, il importe donc
de faire bonne figure, aussi bien ce soir à Lyon que
samedi prochain à Saint-Denis.
Les interrogations ne manquent pas qui devraient en
partie au moins trouver des éléments de réponse dès ce
soir : par exemple, valider l’intronisation de Damien
Traille au poste de demi d’ouverture après son
expérimentation concluante en juin dernier face aux
Springboks ; ou encore jauger la capacité physique de
Fabien Pelous et, de façon plus générale, celle de
l’ensemble du groupe de Bernard Laporte après le gros
travail spécifique effectué dans cette voie.
Mais, quoi qu’il arrive à Gerland et au Stade de France,
on peut être assuré que ces deux matches, leur
déroulement et leur résultat pèseront lourdement sur
l’ambiance des dix mois à venir. Pour les joueurs
eux-mêmes comme pour le public qui se prépare
à la fête.
14
11
9 victoires, 1 défaite
BILAN
U
13
9
LES DIX DERNIERS FRANCE - NOUVELLE-ZÉLANDE
● 27 novembre 2004, au Stade de France : France – Nouvelle-Zélande, 6-45.
● 20 novembre 2003, à Sydney : France - Nouvelle-Zélande, 13-40.
● 28 juin 2003, à Christchurch : Nouvelle-Zélande – France, 31-23.
● 16 novembre 2002, au Stade de France : France- Nouvelle-Zélande, 20-20.
● 30 juin 2001, à Wellington : Nouvelle-Zélande – France, 37-12.
● 18 novembre 2000, à Marseille : France - Nouvelle-Zélande, 42-33.
● 11 novembre 2000, au Stade de France : France - Nouvelle-Zélande, 26-39.
● 31 octobre 1999, à Twickenham : France - Nouvelle-Zélande, 43-31.
● 26 juin 1999, à Wellington : Nouvelle-Zélande – France, 54-7.
● 18 novembre 1995, au Parc des Princes : France - Nouvelle-Zélande, 12-37.
3
RUGBY
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
FRANCE - NOUVELLE-ZÉLANDE
La barre est au plus haut
Vainqueurs des Sud-Africains en juin, les Bleus vont gravir un échelon dans la difficulté face aux maîtres all blacks.
La seconde fut encore plus douloureuse, il y a deux ans, au Stade de
France. Une déculottée (6-45) et,
surtout, une sensation d’impuissance du Bleu, de domination
outrancière du Noir. Peut-on espérer
que cet écart gigantesque ait été
comblé en deux ans ?
Les seules raisons d’y croire viennent
d’Afrique du Sud. Là, le 24 juin dernier, au Cap, le quinze de France a
remporté sa première victoire dans
l’hémisphère Sud depuis 2001 et a
brillamment mis fin à l’impressionnante série de treize matches sans
défaite à domicile des Springboks
(36-26). Au point d’inspirer à Jake
White ce commentaire élogieux :
« Aujourd’hui, le pack français a
montré qu’il est supérieur à celui des
Néo-Zélandais. » Peut-on encore se
fier au jugement de l’entraîneur des
Sud-Africains, la seule équipe à avoir
battu les Blacks (21-20, le 2 septembre dernier) cette année ?
Deux ans après
la monumentale déroute
(6-45) subie au Stade
de France, les Bleus
retrouvent les All Blacks,
ce soir à Gerland, pour
le premier de leurs deux
tests. À moins d’un an
de la Coupe du monde,
les Néo-Zélandais,
qui n’ont concédé
que quatre défaites
en trois saisons,
serviront de révélateur
aux Français.
LYON –
de notre envoyé spécial
Les Bleus
se souviendront
de Wellington 1999
L’inédite troisième ligne du quinze de France devra vite trouver ses marques face à ce qui se fait
de mieux au monde. Un drôle de pari.
L’AN DERNIER à la même époque,
à la veille du test de l’équipe de
France contre l’Australie (gagné
26-16), Elvis Vermeulen était aux
oubliettes, Thierry Dusautoir ne figurait pas encore sur les listes et Julien
Bonnaire finissait de purger une suspension. Yannick Nyanga, Thomas
Lièvremont et Rémy Martin (remplaçant aujourd’hui) composaient la
troisième ligne des Bleus.
Les Néo-Zélandais ont l’habitude de
dire que la troisième ligne est une
équipe dans l’équipe. Parce qu’elle
doit être équilibrée, complémentaire, multitâche. « Dans le passé,
nous avons parfois composé des troisième ligne un peu plus axées sur la
touche, notamment lorsque Julien
Bonnaire jouait en 8, analyse
Jacques Brunel, l’adjoint de Bernard
Laporte chargé des avants. Celle-là
possède peut-être un peu plus de
maîtrise du poste. C’est un avantage, notamment dans le jeu spécifique autour de la mêlée. On cherche
toujours à conjuguer puissance et
mobilité. »
Tout le problème a été en une petite
semaine d’entraînement de trouver
des repères individuels et collectifs.
Dusautoir et Bonnaire ont joué
ensemble contre la Roumanie (victoire 62-14) au mois de juin, mais
c’est tout. Et face à la redoutable triplette Collins-So’oialo-McCaw, qui
fit tant de mal aux Français en 2004
(45-6) à Saint-Denis, il n’y a que peu
de droit à l’erreur. « Une semaine,
c’est court, mais cela doit être suffisant, espère Elvis Vermeulen. On a
travaillé en situation sur le terrain,
notamment sur la défense autour de
la mêlée, un secteur sur lequel on
veut mettre l’accent. On essaie de
rester dans des choses simples. »
Bonnaire :
« Les faire tomber
tout de suite »
Et qui coulent de source suivant le
profil des trois hommes. À Elvis Vermeulen le contrôle des ballons derrière la mêlée, à Julien Bonnaire un
rôle majeur en touche, à Thierry
Dusautoir de se concentrer en priorité sur la défense. Objectif commun :
empêcher autant que faire se peut la
troisième ligne adverse d’avancer.
« Ils ont un gros physique, concède
Julien Bonnaire, et cherchent beaucoup plus les intervalles que les
Springboks, par exemple. Ils sont
plus explosifs. L’idéal, c’est de les
faire tomber tout de suite. »
Et de ne pas s’oublier sur les placements. Thierry Dusautoir sait que la
perfection n’est pas de ce monde :
« Forcément, il risque d’y avoir des
moments où on a des oublis. Mais si
on met de la conviction dans tout ce
que l’on fait, cela compense. Nous ne
sommes pas l’équipe d’Australie. On
n’enchaîne pas des temps de jeu prédéterminés au-delà de deux ou
trois. »
Mais on sait par exemple que, beaucoup plus qu’en club, dans le jeu courant, les troisième-ligne de l’équipe
de France se retrouvent tour à tour
sur les ailes, notamment après une
touche, attendant que le ballon
revienne éventuellement, ce qui leur
a d’ailleurs procuré de nombreuses
occasions d’essais ces derniers
temps. Des réflexes pas toujours évidents à travailler en si peu de temps.
Ont-ils beaucoup parlé de ces détails
capitaux en dehors des entraînements ? « Les rectifications, elles,
doivent se faire sur le terrain, en
situation de jeu », avance Elvis Vermeulen. « Sur le plan de l’homogé-
néité, et c’est le cas quelle que soit
leur composition d’équipe, les
Blacks, qui travaillent avec le même
groupe depuis novembre dernier,
auront un avantage sur nous, affirme
Jacques Brunel. Nous, on va jouer en
fonction de notre composition. » Et
probablement un peu plus autour de
la mêlée que par le passé proche. Car
il ne fait pas de doute que la façon de
restreindre la liberté de Richie
McCaw a été évoquée. La solution la
plus simple est, bien entendu, de
l’obliger à plaquer dans la première
zone, pour éviter de le retrouver très
vite au grand large.
À dix mois de la Coupe du monde, il
ne fait pas de doute qu’Elvis Vermeu-
len (trois sélections) et Thierry
Dusautoir (deux sélections dont une,
tronquée, contre les Springboks)
passent un test capital face aux plus
sévères des examinateurs. Et Elvis
Vermeulen résume bien l’état
d’esprit en concluant : « Surtout, je
veux sortir du terrain sans rien avoir
à regretter. » – H. B.
« Le haka fait partie du folklore »
FABIEN PELOUS (*), le capitaine des Bleus, craint les Blacks… pendant le match,
pas avant.
« LE HAKA, POUR MOI, FAIT PARTIE du folklore
du rugby. Sans plus. Le haka ou sa version actuelle
plus guerrière, le kapa O pango, je trouve ça sympa
pour le spectateur ou le téléspectateur, mais pour
celui qui est sur le terrain, le plus important, c’est ce
qui vient tout de suite après le haka… Surtout, il ne
faut pas se laisser impressionner par leur chant de
guerre. Parce que, si tu es déjà impressionné ou intimidé par le haka, qu’est-ce que ce sera au moment du
coup d’envoi… Si ces chants t’impressionnent, il ne
faut pas vouloir jouer ensuite contre les Blacks, ce
n’est pas la peine ! Le plus dur n’est pas d’écouter ou
de regarder les joueurs néo-zélandais, non. Le plus
dur, justement, commence lorsque les chants se sont
tus et que le match a débuté. Là, tu peux commencer
à avoir peur ! Leur chant rituel ne m’a jamais véritablement impressionné, ni laissé de souvenir impérissable.
Au moment de l’exécution de leur danse sacrée, tu
peux avoir deux types de comportement : soit tu leur
tournes le dos, mais ce serait un manque de respect.
Pourquoi les offenser alors qu’ils tiennent à perpétuer leurs traditions ? Et puis, on ne va pas les énerver
davantage ! Pas besoin de ça avant le match… Ou
alors, tu les regardes faire en te préparant à ce qui va
suivre. Au moment du haka, je me tiens face à eux. Je
les regarde exécuter leur danse ancestrale et c’est
tout.
SAMEDI 11 NOVEMBRE 2006
Mon premier haka, je l’ai vécu avec l’équipe de
France universitaires, en 1992, année où nous
sommes devenus champions du monde. Ensuite, j’en
ai vécu neuf avec le quinze de France. Et j’ai même
gagné trois fois et demie contre eux… Pourquoi “et
demie” ? Mais parce qu’on a fait match nul une fois
contre eux (20-20, le 16 novembre 2002, à SaintDenis). Pas mal comme palmarès contre les Blacks,
non ? D’un autre côté, c’est un peu normal, j’ai une
longue carrière derrière moi. » – G. N.
(*) Cent neuf sélections depuis 1995, trois victoires,
un nul et cinq défaites contre les All Blacks.
Australie (126 m.)
84 v., 5 n., 37 d.
66,67
France (41 m.)
30 v.,, 1 n.,, 10 d.
73,17
Angleterre (29 m.)
22 v.,, 1 n.,, 6 d.
75,86
Pays de Galles (22 m.)
19 v.,, 0 n.,, 3 d.
86,36
Écosse (25 m.)
23 v.,, 2 n.,, 0 d.
92
Argentine (13 m.)
12 v.,, 1 n.,, 0 d.
92,31
Irlande (20 m.)
19 v.,, 1 n.,, 0 d.
95
Mondial, quatre mois plus tard
(43-31 pour les Français).
De cet épisode dantesque, il ne reste
plus beaucoup d’acteurs encore en
scène ce soir (les titulaires Pelous,
Dominici et Oliver, les remplaçants
Ibanez et Kelleher). En revanche,
ceux du samedi noir de 2004 à SaintDenis sont omniprésents chez les
Blacks (dix titulaires, quatre remplaçants) et restent majoritaires chez les
Bleus (huit titulaires et deux remplaçants). Manquent des blessés de part
et d’autre (Howlett et Somerville
chez les Néo-Zélandais, Michalak,
Harinordoquy et Thion côté français)
et les « oubliés » pour ce match,
mais toujours dans les tablettes de
Laporte : Bruno et Betsen.
On se souvient qu’en 2004, les
Blacks avaient inventé une stratégie
pour contourner le problème que
leur posait le « plaqueur gratteur »
du Biarritz Olympique : ne pas ouvrir
directement sur leur perle de numéro 10, Daniel Carter. Cette fois, c’est
le staff français qui a pris les devants
face au poison d’en face, le capitaine
Richie McCaw. Mais pas sur le terrain de Gerland ; sur celui, plus glissant, de l’accusation, non pas de tricherie (on reste dans les limites de la
courtoisie), mais de « jouer avec la
règle », tout en bénéficiant de « la
mansuétude des arbitres ». On verra, ce soir, si la seconde tactique vaut
la première et si, après avoir concassé du Bok, elle permet aux Bleus de
broyer du noir.
CHRISTIAN JAURENA
LAPORTE ET MASO VOIENT
L’ARBITRE CET APRÈS-MIDI. – Bernard Laporte et Jo Maso, l’entraîneur
et le manager des Bleus, rencontreront
Stuart Dickinson, l’arbitre australien,
comme c’est l’usage avant les matches
internationaux, cet après-midi à
14 heures dans un hôtel lyonnais. Ils lui
demanderont notamment des précisions sur son arbitrage sur certaines
phases de jeu. C’est l’Irlandais Alain
Rolland, juge de touche, qui assurera
la traduction. – F. D.
La chambre noire
BIEN SÛR, IL Y A LE HAKA, la fougère argentée et le maillot noir, le dernier (avec celui de la France) à être
vierge de toute publicité. Tous éléments de la légende qui rendent cette
équipe immédiatement identifiable et
à nulle autre pareille. Mais, sans
l’essentiel, tout cela ne serait rien.
L’essentiel, c’est qu’il n’y a jamais eu
de petite
équipe
black. Des
plus ou
moins fortes, des plus ou moins talentueuses, oui. Mais, depuis plus de cent
ans, personne n’a jamais bénéficié
d’un jour « où ils n’y étaient pas »,
comme on a pu le dire à propos
d’autres, et notamment de l’équipe de
France.
Pour battre les Blacks, il faut à tout
coup être meilleurs ou aussi bons qu’ils
le sont dans l’engagement, la détermination et l’intelligence. Trois domaines
dans lesquels eux ont été, sont et
seront toujours présents. Qu’on lâche
sur les deux premiers points, et c’est
l’avalanche qui vous engloutit, comme
en juin 1999 et en novembre 2004.
Qu’on soit inférieurs sur le troisième,
et il ne vous reste que des regrets. « En
rugby, le muscle le plus important se
situe entre les deux oreilles », a un jour
dit Andy Haden, deuxième-ligne
all black des années 80. On parle bien
entendu ici d’intelligence collective,
celle notamment qui guide les courses
des joueurs sans ballon, qui oriente la
lecture du jeu de ceux qui le possèdent,
qui décrypte la faille dans l’armure de
l’adversaire en une nanoseconde.
C’est pour cela que les rencontres
entre les deux équipes ont toujours été
fascinantes, car ce sont ces mêmes
qualités que l’on prête à l’équipe de
France dans ses bons jours. C’est pour
cela aussi que l’équipe de France a dû
attendre 1979 pour battre pour la première fois son adversaire sur son sol,
alors qu’elle avait réussi l’exploit dès
sa première tentative, en 1958,
en Afrique du
Sud.
Plus que jamais, les All Blacks sont le
révélateur ultime, la chambre noire,
celle où apparaissent à coup sûr tous
les défauts. D’autant plus que, depuis
2003, ils ne se sont plus contentés de
leur supériorité intrinsèque, mais ils
ont rebâti les fondements de leur jeu,
l’ont à nouveau dépouillé, privilégiant
l’efficacité maximale, ce qui ne nuit
pas du tout à la beauté.
Et, tout en conservant des flamboyantes années 90 ce que l’on pourrait appeler le black flair, amené en
partie par les joueurs d’origine polynésienne, les Rokocoko, les Sivivatu et
autres. Et qui n’a rien à envier à celui
supposé des Français. De Nantes 1986
à Twickenham 1999, en passant par la
tournée de 1994, ce n’est pas d’abord
grâce au French flair mais en raison de
leur capacité à soutenir le bras de fer
physique et tactique que les Bleus sont
parvenus à faire mettre genou à terre à
leurs adversaires. Ils le savent mieux
que quiconque. Mais, entre savoir et
pouvoir…
LA CHRONIQUE DU JEU
HENRI BRU
LA QUESTION DU JOUR
Les deux tests face aux Blacks
sont-ils déterminants pour les Bleus
en vue de la Coupe du monde ?
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PAGE 3
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
Rouge
Un trio à accorder
54,29
Bleu
Rouge
Lors de la semaine de préparation à Marcoussis, Julien Bonnaire a eu l’occasion de se tester sur les touches. Un secteur de jeu où il devra
briller ce soir pour priver les All Blacks de ballons.
(Photo Franck Nataf)
Afrique du Sud (70 m.)
38 v., 3 n., 29 d.
Jaune
Bleu
Jaune
Deux arguments peuvent le conforter. Le premier tient du secret médical, de l’analyse sanguine effectuée
sur chacun des joueurs français qui
tendrait à conclure qu’ils sont tous
en forme, en tout cas bien plus frais
et forts qu’ils ne l’étaient, il y a deux
ans, avant leur débâcle. Le second
tient de la stratégie du staff néozélandais, qui n’alignera pas, ce soir
à Gerland, son équipe la plus performante en laissant, notamment, sur
le banc le talonneur Keven Mealamu, le deuxième-ligne Chris Jack, le
demi de mêlée Byron Kelleher, le
centre Aaron Mauger et l’arrière
Malili Muliaina.
Graham Henry et ses adjoints ont en
effet procédé à dix changements
entre la formation qui s’est jouée des
Anglais, dimanche à Twickenham
(20-41), et celle qui commencera la
rencontre ce soir à Lyon. Comme prévu, puisqu’ils avaient annoncé,
avant la tournée, qu’ils entendaient
faire tourner leur effectif sur les deux
premiers matches avant de dégager
une « équipe type » pour les deux
derniers, face aux Français le
18 novembre, puis face aux Gallois le
25 et, surtout, pour la dernière ligne
droite conduisant au Mondial.
On y revient, forcément, même si
Fabien Pelous, du haut de sa
110e sélection (à un match seulement du record national de Philippe
Sella), refuse de voir plus loin que le
match qui vient : « La Coupe du
monde est une compétition en soi,
où toutes les équipes bénéficient du
même état de préparation, ce qui est
unique. » N’empêche, nombre de
ses équipiers et adversaires s’accordent pour estimer que le vainqueur
de ce double affrontement entre les
deux principaux favoris du Mondial
en retirera un important avantage
psychologique. À voir, car, faut-il le
rappeler, c’est dans la déroute de
juin 1999 à Wellington (54-7) que les
Bleus avaient puisé leur conviction
(et les Blacks leur suffisance) pour la
surprise qu’on sait en demi-finale du
%
Contre :
Noir
Noir
TRENTE VICTOIRES pour les All
Blacks, dix pour les Bleus et un match
nul (20-20 en 2002 au Stade de
France). Dans le ciel d’un siècle
d’affrontements entre Néo-Zélandais et Français, le long nuage blanc
(le nom maori de la NouvelleZélande) domine largement l’azur. Il
faut remonter loin, déjà six ans, pour
trouver trace de la dernière (et
unique de l’ère Laporte) victoire
(42-33 à Marseille) face à ceux qu’on
surnomme, pour leur rendre hommage, « les Brésiliens du rugby ».
On oublie ainsi l’essentiel, à savoir
que les Brésiliens du foot ont remporté cinq Coupes du monde, alors
que les All Blacks enragent, après
leur triomphe initial en 1987, de
leurs échecs répétés au pire en demifinales (1991, 1999, 2003), au mieux
en finale (1995).
Mais la « magie » opère toujours et
il n’y a pas que les mythiques haka et
maillot noir à la fougère argentée
pour l’expliquer. Le phénomène est
palpable, autant par le résultat que
par le plaisir que les joueurs des antipodes procurent au spectateur. Il fut
un temps où, avant 1998, on surnommait, avec autant d’ironie que
de désappointement, l’équipe de
France de foot la « championne du
monde des matches amicaux ». Ce
titre, en rugby, on peut sans conteste
l’attribuer éternellement aux
All Blacks. Ils l’ont encore emporté
haut la main depuis le dernier Mondial : trente-trois matches pour
vingt-neuf victoires et quatre
défaites (une face à l’Australie et
trois face aux Sud-Africains). Et s’en
inquiéter à moins d’un an de la
Coupe du monde 2007 en France.
Le match de Gerland, ce soir, prend
forcément des allures de répétition
générale. Quand il fut nommé, voilà
trois ans, à la tête de la sélection néozélandaise, Graham Henry ne reçut
qu’une mission : « Mettre la barre
plus haut ». Autrement dit, redevenir champions du monde. Pareillement déçus et sortis du Mondial australien en demi-finale, les Français et
leur entraîneur reconduit affichent le
même dessein. Depuis cet échec partagé, les deux équipes ne se sont
croisées que deux fois. La première,
les Bleus et leur encadrement l’ont
esquivée, en n’accordant pas tout le
respect qui se doit à leur adversaire,
lors du match pour la troisième place
de la Coupe du monde 2003 (40-13).
La marque noiree
(Pourcentage de victoires des NéoZélandais face aux grandes nations)
s)
4
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
RUGBY FRANCE - NOUVELLE-ZÉLANDE
Cinq moments d’exception
Du succès inaugural de 1954 à la demi-finale de Coupe du monde en 1999, retour sur cinq victoires des Bleus face aux Néo-Zélandais.
Les All Blacks ont souventexposé les faiblesses et les vanités du rugby
français, et la balance des confrontations entre les deux nations est
largement déficitaire pour nos couleurs. Mais ces adversaires impitoyables ont aussi parfois permis aux Bleus d’exprimer ce qu’ils
avaient de meilleur. Ils ont été les accoucheurs d’une identité française où se mêlentune lectureunique de jeu et un goût pour le combat
qui flirte aussi avec les interdits, comme à Nantes en 1986. De la première victoire des hommes de Jean
Le bilan des Bleus Prat au coup de tonnerre de Twickenface aux All Blacks ham en passant par l’« essai du bout
(41 matches))
du monde » des pirates de Philippe
Saint-André, nous sommes revenus
10 victoires
avec leurs acteurs sur cinq succès
1nul
d’anthologie.
30 défaites
Score moyen
France 13 23 Nouvelle-Zélande
FRANCE - NOUVELLE-ZÉLANDE : 3-0
À Colombes, le 27 février 1954
« Pétrus et château-lafite »
Lucien MIAS (deuxième-ligne et capitaine
de l’équipe de France,
29 sélections entre 1951
et 1959) : « Les All Blacks,
pour nous, c’étaient des
anim aux mythiques.
Nous étions dans l’ignorance totale. Les Maoris ?
Nous savions tout juste
que c’étaient des tribus
polynésiennes. Les
méthodes néop r o f e s s i o nnelles n’existaient pas. Nous “montions” à Paris, le mercredi soir. Nous faisions des repas
pantagruéliques. C’était excessif. Nous sortions d’une époque de disette. L’entraînement,
c’était pour quelques photos, pour faire plaisir aux journalistes. Le jeudi soir, nous allions au
cinéma. On voyait Danielle Darrieux, Jean Marais, Jean Gabin. Il n’y avait pas de mondanités.
Avant le match, Roger Leroux (le manager de l’époque), disait en substance : “Les petits, je
compte sur vous. Il faut gagner.” Dans le cinq de devant, ça ne parlait pas. Il y avait des gars
comme Chevallier, avec de grandes mains, un grand nez. Il n’était pas là pour redoubler
l’ailier. Le rugby, ce n’était qu’un jeu. De cette victoire, je retiens surtout que ce fut une tache
dans le palmarès des Blacks. Ce ne fut pas la victoire du siècle. À la vérité, ils n’avaient pas
réussi leur match. Ils étaient moins durs que les Springboks, mais ils avaient un jeu d’avants
très au point. André Boniface, qui débutait et qui avait eu peu de ballons, était impressionnant. En fait, ils étaient plus forts que nous. Et puis, il y a eu le banquet. Pour moi qui venais
du Languedoc, c’était exceptionnel de boire du pétrus et du château-lafite. » – F. D.
Marqueur. – France : 1 E, J. Prat.
1954
NOUVELLE-ZÉLANDE - FRANCE : 19-24
À Auckland, le 14 juillet 1979
DU 6 NOV. 2006 AU 31 MAI 2007
11000
000 PLACES À GAGNER AVEC LA GMF
POUR LA COUPE DU MONDE DE RUGBY 2007
740 places pour les matches de poule d’une valeur de 100 € TTC chacune à 195 € TTC chacune.
304 places pour les 1/4, 1/2 et finales d’une valeur de 140 € TTC chacune à 498 € TTC chacune.
GMF Assurances - Société anonyme au capital de 181 385 440 euros entièrement versé. RCS Paris B 398 972 901-APE 660 E.
Entreprise régie par le Code des assurances. Siège social : 76 rue de Prony 75857 Paris cedex 17.
SAGA EVENTS / Crédit photo : Getty Images - Mike Powell / AFP: Greg Wood - Peter Parks - Damien Meyer - Fred Dufour /
TM © Rugby World Cup Limited. 1986 - 2006. All rights reserved. Document non contractuel.
Marqueurs. – Nouvelle-Zélande : 2 E, S. Wilson, Mourie ; 3 B et 1 T, B. Wilson. France : 4 E,
Averous, Codorniou, Caussade, Gallion ; 1 B, Aguirre ; 1 D et 1 T, Caussade.
Jeu-concours gratuit sans obligation d’achat ouvert à
tous. Le règlement est adressé gratuitement à toutes
personnes en faisant la demande auprès de Maître
Legrain. Huissier de Justice, 51 rue Renequin 75017 Paris.
2 grands tirages au sort les 24 février 2007 et 9 juin 2007.
Dates limites de participation : les 15 février 2007 17H et
31 mai 2007 17H. Toutes les informations dans les
Agences GMF ou sur www.assurement-rugby.com
www.assurement-rugby.com
FRANCE - NOUVELLE-ZÉLANDE : 16-3
À Nantes, le 15 novembre 1986
« Ils n’avaient pas pris
du jus de pomme »
Wayne SHELFORD (troisième-ligne centre des Blacks,
22 sélections de 1983 à 1990) :
« Lorsque les Français sont sortis de ce tunnel à
Nantes, j’ai senti
qu’il allait se passer
quelque chose. Rien que de
regarder dans leurs yeux. Pour
moi, ils n’avaient pas pris que
du jus de pomme. Au coup
d’envoi, ils ont tapé loin dans
nos 22 et au point de chute ils
nous ont matraqués. Ils nous
ont intimidés physiquement.
C’est le jeu. C’est ce que nous
faisons aux autres tout le
temps. C’est le match le plus
brutal que j’aie disputé au
niveau international, le plus
violent en dehors du rugby
maori. J’ai récolté trois blessures différentes. D’abord,
après cinq minutes, j’ai pris un coup de pied en plein visage et j’ai perdu trois dents
du fond. Ensuite, en plongeant dans un regroupement, Garuet m’a donné un coup
de tête d’une telle force que j’ai eu pendant quinze jours l’empreinte de mon bandeau imprimé sur le front. Et pour finir Dubroca m’a raclé les “roustons”. Le vestiaire après le match était comme une zone de guerre. Il y avait du sang partout.
Quand j’ai enlevé mon slip, j’avais un testicule qui pendait au niveau de ma cuisse.
J’avais une déchirure en forme de fer à cheval dans le scrotum et j’ai eu de la
chance de ne pas perdre un testicule. Ce match est inscrit comme un point noir
dans notre histoire, mais il a été notre inspiration, la clé de notre victoire en Coupe
du monde. “ Remember Nantes ” a été notre devise. Nous ne voulions qu’une
chose : que la France arrive en finale en 1987 pour que nous puissions la châtier à
l’Eden Park. Et c’est ce que nous avons fait (29-9). »
1986
Marqueurs. – France : 2 E Lorieux, Charvet, 2 B et 1 T Bérot. Nouvelle-Zélande : 1 B Crowley.
PAGE 4
Philippe SAINT-ANDRÉ
(ailier de l’équipe de France,
69 sélections de 1990 à 1997) : « Au
premier test à Christchurch, les NéoZélandais ne nous avaient pas pris au
sérieux et ils sont retombés les pieds
sur terre. À l’Eden Park, après le toss,
Sean Fitzpatrick que je connaissais
bien, m’écrase la main. Et là, je rentre
aux vestiaires et je dis : “Les gars, ça va
être l’enfer.” Effectivement, d’entrée
on est emportés mais leur buteur Cooper loupe deux pénalités faciles. Émile
(Ntamack) fait une interception et on
mène à la mi-temps (13-9) alors qu’on
n’avait rien fait et on avait des problèmes en mêlée. À la mi-temps, je dis
à Olivier (Merle) : “Merluche, trouve
une solution !” On repart et à la mêlée
suivante, le pilier droit Richard Loe fait
une petite sieste. Les Blacks reprennent l’avantage, jouent l’occupation
du terrain et je vois le temps passer.
Jean-Luc Sadourny a un ballon,
il ne relance pas et je lui mets un
saxo. Le ballon d’après arrive sur moi
dans les 22 mètres. Je n’ai pas trop de
solutions. J’ai deux Twingos à la place
des pieds et je tente la relance du bout
du monde. Et là, tout marche comme
dans un rêve. Abdel (Benazzi), qui est
le roi pour rentrer dans les murs, se
prend pour Jo Maso et André Boniface,
passe les bras et sert “Milou” (Ntamack). Puis, il y a la passe de Laurent
Cabannes, la chistera de Yann Delaigue et à la fin Acco qui aurait pu marquer tout seul mais qui offre l’essai à
Jean-Luc. Cette seule action représente le patrimoine et la culture du rugby français : être capable de marquer
un essai qui ne part de rien, ce mélange
typique d’avants et de trois-quarts,
passes croisées, sur un pas, de flair.
C’est un souvenir exceptionnel. »
1994
Marqueurs. – Nouvelle-Zélande : 1 E Fitzpatrick ; 5 B Cooper. France : 2 E Ntamack, Sadourny ;
3 B Lacroix (2), Deylaud ; 2 T Lacroix, Deylaud.
FRANCE - NOUVELLE-ZÉLANDE : 43-31
À Twickenham, le 31 octobre 1999
« Dans le moindre détail »
Fabien GALTHIÉ (demi de mêlée
raclée qu’on s’est transcendés. Après
de l’équipe de France, 64 sélections de
le haka et avant le coup d’envoi, on a
1991 à 2003) : « On s’est retrouvés le
chanté une deuxième fois la Marseillundi après les quarts de finale, et avec
laise. Je me souviens de beaucoup de
quelques joueurs, on a décidé de
regards. On était prêts. Même quand
prendre la cassette de notre raclée de
on est menés 17-10 à la mi-temps,
Wellington (54-7) et de désosser le
même quand ils passent à 24-10, on
match. Personne ne nous donnait la
est toujours dans la partie. Je me soumoindre chance
viens d’une phrase
mais nous avons
de Marc Lièvreidentifié leurs faimont dans le vesblesses et préparé
tiaire. Lui qui ne
le match dans le
parlait jamais a
moindre détail.
martelé : “RegarNous avions décidez leurs yeux, ils
dé par exemple
ont peur.” En deud’être très dur sur
xième mi-temps,
les rucks parce
vent dans le dos,
qu’en face il y avait
nous avons pris
Josh Kronfeld qui
l’initiative. Notre
était très efficace
pack avançait tout
pour gratter des
le temps. Il y a eu
ballons. On avait
la série de
désigné Cédric
“Titou”. Puis
Soulette et Marc
l’essai de DominiLièvremont pour
ci, né d’une
être très agressifs
relance dans le
dans cette zone. La
fermé. Là aussi, on
deuxième chose qui est déteravait vu que les Blacks ne
minante ce jour-là, c’était les lacunes
défendait pas bien. Bref, cette victoire
de la défense néo-zélandaise. Elle
n’est pas due au hasard. On a gagné
défendait très bien au bord mais elle se
parce qu’on a vraiment détaillé leur jeu
contentait de contrôler au large. On
et parce que le jour J, on a su se transavait tellement peur de prendre une
cender. »
Marqueurs. – France : 4 E Lamaison, Dominici, Dourthe, Bernat-Salles ; 3 B, 2 D, 4 T Lamaison.
Nouvelle-Zélande : 2 E Lomu ; 4 B, 2 T Mehrtens.
1999
SAMEDI 11 NOVEMBRE 2006
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
Rouge
1979
Bleu
Rouge
Jean-Michel AGUIRRE
(arrière de l’équipe de France,
39 sélections de 1971 à 1980) :
« J’ai le souvenir
d’un match très
accompli, d’un
match rêvé où nous
avons réalisé ce que nous
avions travaillé. Nous avions
perdu le premier test (23-9) et
nous avions eu le sentiment
d’un grand loupé. Pour la première fois, je crois, dans l’histoire de l’équipe de France,
nous avons revu le match à la
vidéo et nous nous en étions
servis comme d’un outil. Le
groupe s’est préparé de
manière inhabituelle. Pendant
la semaine, Jean-Pierre Rives a
pris en charge l’entraînement.
Il imposait un rythme terrible
lors des footings, et les cadres
– Jean-Pierre, Patou (Paparemborde), moi – se sont beaucoup investis. Il y avait beaucoup de jeunes joueurs
dans cette équipe : Codorniou, Dintrans, Dubroca, Costes, et il s’est créé une belle
alchimie. Avant la rencontre, nous avions fait des choses atypiques. J’étais sorti
avec les trois-quarts et nous étions allés sur le terrain annexe répéter nos lancements, travailler la défense, puis nous étions rentrés au milieu de la foule. Au
vestiaire, il régnait une atmosphère de sérénité qui s’est retrouvée dans notre
début de match. On a envoyé du jeu de partout, des relances, des attaques en
première main. On a marqué des essais que l’on voyait venir de loin. Le rugby que
nous avons pratiqué était une préfiguration du jeu moderne, avec de l’alternance,
de la continuité, des prises d’initiative. Pendant plus d’une heure, ç’a été l’euphorie. Malheureusement, je n’enquille pas au pied, et il faut un retour de Frédéric
Costes pour nous sauver du retour des All Blacks. La suite, c’est une troisième
mi-temps assez tranquille entre nous, à notre hôtel, où nous n’avions plus de
chambre, puis après, trois jours de bringue monumentale à Tahiti. » – A. D.
« La relance
du bout du monde »
Jaune
Bleu
Jaune
« Le match rêvé »
NOUVELLE-ZÉLANDE - FRANCE : 20-23
À Auckland, le 3 juillet 1994
Noir
Noir
Le dimanche 31 octobre 1999, en demi-finale
de la Coupe du monde, les Français créent
la sensation en éliminant les All Blacks de Lomu
(43-31). Les Brouzet, De Villiers et Galthié
(de gauche à droite) se sont employés
pour terrasser les Néo-Zélandais. Une victoire
qui restera peut-être comme la plus belle
et la plus inattendue de leurs dix succès
contre les Blacks. (Photo Jean-Marc Pochat)
5
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
RUGBY FRANCE - NOUVELLE-ZÉLANDE
Le soldat
McCaw
COUPE DU MONDE 2007
(qualifications)
MAROC -NAMIBIE
Le Maroc
au pied du mur
AUJOURD’HUI, à 15 h 30 (14 h 30,
heure locale), au stade du COC, à Casablanca. Arbitre : M. Poite (FRA)
« Même le frère du roi nous a appelés ! » Bruno Barrero, l’entraîneur du
Maroc, et toute son équipe ressentent
la pression de l’événement. Ils reçoivent, cet après-midi à Casablanca, la
Namibie, dans une rencontre qualificative pour la Coupe du monde.
Le match aller, à Windhoek, samedi
28 octobre, avait tourné à l’avantage
des locaux (25-7). Éprouvés par plus de
vingt-quatre heures de voyage, peu
préparés aux 2 000 mètres d’altitude,
les Marocains avaient manqué
d’agressivité, et n’avaient pu profiter
de dix minutes de supériorité numérique, à 15 contre 13.
« La qualification pourrait permettre
au rugby marocain d’avoir un peu plus
de moyens. On sait qu’on a cette responsabilité », concède Jalil Narjissi, le
capitaine du Maroc et talonneur
d’Agen, qui sera le seul joueur du
Top 14. La marge de 18 points a ouvert
à la Namibie la voie royale d’une troisième participation d’affilée à la
Coupe du monde. Mais les Marocains,
qui n’ont jamais participé à une Coupe
du monde, convoitent eux aussi un billet qui mène droit dans la poule de la
France. – A. Bo.
Richie McCaw, le meilleur troisième-ligne
du monde, est issu d’une famille dont deux
générations ont risqué leur vie sur le sol français.
LYON –
de notre envoyé spécial
Pilote à neuf ans
Richard McCAW
Nouvelle-Zélande
Vingt-cinq ans ; né le 31 décembre
1980, à Oamaru.
1,88 m ; 104 kg.
Poste : troisième-ligne.
Club : Canterbury Crusaders.
45 sélections.
Débuts internationaux : le
17 novembre 2001, contre l’Irlande
(victoire, 29-40).
Dernière sélection : le 5 novembre
2006, contre l’Angleterre (victoire,
20-41).
RÉSULTATS
Accusé cette semaine par le staff français de jouer avec les limites de la règle, Richie McCaw, le capitaine des All Blacks,
a défrayé la chronique. Aujourd’hui, il entend encore faire parler de lui. Sur le terrain cette fois.
(Photo Didier Fèvre)
SAMEDI 11 NOVEMBRE 2006
LIGUE CELTE. – Hier : Newport-Édimbourg, 17-10 ; Border-Llanelli, 13-19 ; Leinster-Glasgow, 38-23. Classement : 1. Ulster,
29 points (8 matches) ; 2. Llanelli, 28 (7) ;
3. Leinster, 26 (8) ; 4. Édimbourg, 20 (8) ;
5. Neath-Swansea, 18 (6) ; 6. Connacht, 17
(8) ; 7. Newport, 15 (7) ; 8. Glasgow, 15 (9) ;
9. Cardiff, 14 (6) ; 10. Munster, 9 (7) ;
11. Border, 6 (8).
CHA MP I ONN AT D ’ANG LE TE R RE
(7e journée). – Hier : Bristol-Sale, 15-9 ;
Newcastle-Harlequins, 3-14 ; London Irish Gloucester, 11-22. Aujourd’hui : WorcesterNorthampton. Demain : London Wasps Bath, Saracens-Leicester. Classement :
1. Gloucester, 26 pts ; 2. Bristol, 26 ; 3. Sale,
22 ; 4. Wasps, 20 ; 5. Leicester, 20 ; 6. London Irish, 13 ; 7. Saracens, 13 ; 8. Harlequins,
11 ; 9. Bath, 11 ; 10. Northampton, 10 ; 11.
Newcastle, 10 ; 12. Worcester, 2.
PAGE 5
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
Rouge
IAN BORTHWICK
LE PORTUGAL POUR UN EXPLOIT.
– Aujourd’hui à 16 heures (heure française), la Géorgie rencontre le Portugal à
Tbilissi (match retour le 25 novembre à
Lisbonne). Le vainqueur sera directement
qualifié en tant qu’Europe 3 tandis que le
vaincu disputera un barrage contre le perdant de Namibie-Maroc. « C’est le match
d’une vie », a confié Tomaz Morais,
l’entraîneur portugais. Les Géorgiens partent favoris : en mars, ils avaient écrasé les
Portugais 40-0. – B. Ma.
Bleu
semaine, lorsque le camp français l’a
accusé de tricher sur les phases de plaqueur-plaqué, il faut bien plus que cela
pour le déstabiliser. « Je commence à
avoir l’habitude et les Français ne sont
pas les premiers à essayer d’influencer
l’arbitre avant un match comme cela,
confia-t-il hier. Je sais ce que j’ai à
faire, je sais comment nous allons
jouer contre la France et je sais jusqu’où je peux aller pour ne pas être
sanctionné par l’arbitre. C’est ce que
j’ai toujours fait et ce que je continuerai à faire. De toute façon, s’il y a le
moindre souci avec l’arbitre, je
m’adapterai en fonction de ce qu’il
nous dit. Sinon, on est fichus. »
Quant au petit coquelicot qui, après le
11 novembre 2000 (victoire néo-zélandaise, 26-39) et le 27 novembre 2004
(6-45), figure pour la troisième fois sur
le maillot noir, nul doute que McCaw y
trouvera aujourd’hui un supplément
de motivation. Au nom des siens.
« Nous savons que l’Armistice est
important pour les Français. Mais il est
presque aussi important pour nous,
observe-t-il. En portant le coquelicot,
nous rendons hommage à tous ceux
qui sont tombés au champ d’honneur
et pour moi, je n’ai aucun mal à comprendre l’importance de ce qu’ils ont
fait. C’est pour ça que contre la France,
nous essayerons tout simplement d’en
être dignes. »
Jaune
Jaune
Rouge
C’est que, depuis toujours, Richie
McCaw est marqué par les avions de
chasse et l’aviation en général. Car, si
son arrière-grand-père, Alexander
s’est battu dans l’enfer des tranchées
de la Somme pendant la Première
Guerre, son grand-père Jim était pilote
de chasse lors du deuxième conflit
mondial. Aviateur hautement décoré,
commandant d’une unité chère au
cœur des Néo-Zélandais, l’escadron
486, dont la devise en Maori est
« Hiwa Hau Maka » (« Gare aux vents
sauvages »), Jim McCaw est touché
au-dessus de Paris par les tirs de la
DCA allemande en octobre 1943 mais
réussit à ramener son avion en Angleterre. En juillet 1944, aux manettes
d’un Hawker Typhoon de la RAF, il a
réussi dans une seule après-midi audessus du Kent, à détourner quatre
V 1, les sinistres bombes volantes allemandes destinées à exploser sur
Londres. Forcément le petit Richie est
marqué à tout jamais par l’expérience
de son grand-père. Titulaire d’un brevet de pilote, à l’âge de neuf ans, il
montait déjà dans les planeurs au-dessus des plaines de Central Otago.
Aujourd’hui encore, le vol en planeur
fait partie de ses loisirs préférés. Il possède également un brevet de pilote, et
lors d’une tournée en Angleterre,
McCaw en a profité pour visiter le
musée de la RAF à Hendon, où est
exposé le Typhoon piloté par son
grand-père.
Guerrier dans l’âme, Richie McCaw est
donc un homme avec une mission, fier
de ses origines et conscient de son
héritage. Et même s’il s’est trouvé au
centre d’une controverse en début de
Noir
Bleu
Noir
LORSQU’IL ENFILERA son maillot
no 7 avant le match aujourd’hui, Richie
McCaw passera ses doigts sur le
coquelicot brodé sur la manche droite.
Et au toucher de ses fils rouges, symboles impérissables du sang des soldats néo-zélandais versé sur le sol
français, le capitaine des All Blacks
aura une pensée émue pour ses aïeux,
pour son grand-père Jim et son arrièregrand-père Alexander, deux anciens
combattants qui sont venus de l’autre
extrémité de la Terre pour mener un
combat sur le sol et dans les airs français. Un combat autrement plus meurtrier que le sien, certes, mais dans son
rôle de troisième-ligne aile, exposé
aux mano a mano et aux tirs croisés de
l’ennemi, McCaw ne peut s’empêcher
de trouver certains parallèles dans
l’expérience de ses ancêtres. Et d’y puiser une source profonde de motivation. « Pour nous, ce coquelicot est un
moyen de nous relier au pays, et de
rappeler les sacrifices qui ont forgé
notre caractère national, confie-t-il.
C’est un moyen aussi de me rappeler
que je représente mon pays, et c’est
quelque chose que je ne dois jamais
oublier. »
Quant à son rôle de guerrier des temps
modernes, McCaw ne veut tout de
même pas forcer le trait. « Il ne faut
pas pousser la ressemblance trop loin,
car les enjeux ne sont pas les mêmes,
prévient-il. Quand nos soldats sont
venus ici, que ce soit en 14-18 ou en 40,
ils ne savaient jamais s’ils allaient rentrer au pays. Tous les jours, ils mettaient leur vie en péril et ils ne savaient
pas ce que le destin leur réservait, alors
que nous, nous savons plus ou moins
ce qui va nous arriver. Nous, au moins,
nous savons que nous allons retourner
à la maison. » En l’occurrence, la maison pour Richie McCaw est un bungalow discret entouré d’une pelouse
dans le modeste quartier de Shirley,
dans la ville de Christchurch. Sur la
pelouse, pas de relax, mais des kayaks,
dans le garage pas de ballons de rugby,
mais des vélos et des clubs de golf, et
sur les murs du salon, pas de maillot, ni
de photos de rugby. Juste une grande
photo encadrée d’un Spitfire, le légendaire avion de chasse britannique de la
Deuxième Guerre mondiale.
6
RUGBY TOP 14 (13 journée)
e
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
TOULOUSE - BOURGOIN : 25-15
Toulouse a eu peur
LE POINT
Paris en danger
LE POIDS DES ABSENTS. – Le Stade Français est assuré du titre de champion d’automne mais il entame, cet après-midi face à Agen, sa parenthèse de
souffrance. Privés de treize joueurs, les Parisiens vont devoir serrer la garde.
Les Agenais sont dans une bonne dynamique, mais il leur manque leur talisman Caucaunibuca.
CLERMONT SUR SA LANCÉE. – Les Clermontois, qui restent sur quatre
succès, ont le vent en poupe, et les Montalbanais ont rarement été en réussite
à Marcel-Michelin où ils ont encaissé 44 points de moyenne lors de leurs cinq
dernières visites.
« BIS » POUR BIARRITZ ? – L’an passé, les Biarrots s’étaient imposés
chez les Castrais (13-9). Cette fois, les Tarnais seront contraints de se passer
de leur attelage Nallet-Papé, retenu par les Bleus, en deuxième ligne.
DUELS AU FOND DE LA CLASSE. – Les Bayonnais, scotchés à la dernière
place, n’ont évidemment pas le droit à l’erreur face aux Brivistes, également
en position de relégable. Autre bagarre cruciale pour le maintien :
Narbonne-Albi.
Les Toulousains ont attendu les dernières minutes pour inscrire l’essai libérateur, mais Michalak, qui effectuait
sa rentrée, est de nouveau sorti sur blessure.
TOULOUSE BOURGOIN : 25-15
Stade Ernest-Wallon. Temps couvert.
Pelouse en bon état. 13 000 spectateurs. Arbitre : M. Bessot (Limousin).
TOULOUSE : 1 E, F. Maka (78e) ; 1 T
(78e), 6 B (4e, 15e, 21e, 41e, 49e, 71e),
Courrent. BOURGOIN : 5 B (11e, 18e,
26e, 38e, 52e), Boyet.
Évolution du score : 3-0, 3-3, 6-3,
6-6, 9-6, 9-9, 9-12 (mi-temps), 12-12,
15-12, 15-15, 18-15, 25-15.
TOULOUSE: Baby – Clerc,Kunavore,
Garbajosa (Huget, 79e), Médard – (o)
Courrent(Mermoz,36e),(m)Michalak
(Courrent, 36e) – Nyanga (F. Maka,
62e), F. Maka (Lamboley, 62e), Bouilhou– Lamboley (Brennan,62e), MilloChluski – Poux, Bru (cap.) (Servat,
68 e ), Human. Entraîneurs :
G. Novès, S. Laïrle et Ph. Rougé-Thomas.
BOURGOIN : Denos – Nicolas, Boussès, Coetzee, David (Carmona, 78e) –
(o) Boyet, (m) M. Forest – Rennie,
Jooste (Petrilli, 41e), Frier (cap.) –
Fèvre, Williams (Monzeglio, 77e) –
Cardinali (Sourgens, 62e), Cabello,
Peyron (Cardinali, 74 e). Entraîneurs : Ch. Urios, G. Tourlonias et
G. Doorey.
HIER
25-15
AUJOURD'HUI
15h10
TOULOUSE
BOURGOIN
STADE FRANÇAIS
AGEN
(En direct sur Canal +)
18h30
NARBONNE
CASTRES
BAYONNE
MONTPELLIER
ALBI
BIARRITZ
BRIVE
PERPIGNAN
18h45
CLERMONT
MONTAUBAN
(en direct sur Canal +
Sport)
TOULOUSE –
de notre envoyé spécial
TOTAL
CLASSEMENT
Pts
J.
G.
1
Stade Français
46
12
10
0
2 348 201 +147
4
2
2
Clermont
38
12
8
0
4 347 173 +174
4
2
3
Toulouse
37
13
8
1
4 274 217
+57
2
1
4
Biarritz
34
12
7
0
5 273 177
+96
2
4
5
Bourgoin
31
13
6
0
7 296 238
+58
3
4
6
Montauban
31
12
6
1
5 226 202
+24
1
4
7
Perpignan
31
12
7
0
5 208 183
+25
2
1
8
Agen
28
12
6
0
6 204 210
-6
1
3
9
10
TOULOUSE. – Sous le regard du Berjallien David, Frédéric Michalak peut se prendre la tête entre les mains. Après 36 minutes de jeu, celui qui
jouait hier soir à la mêlée pour son retour après huit semaines d’arrêt a encore été touché au genou droit. Même s’il se disait rassuré après
le match, l’international toulousain passera des examens aujourd’hui.
(Photo Fred Mons)
Réalisation Creative-agency © Photo FNMF / N.Mergui
vé in extremis par Mikaël Forest
(75e), les Toulousains s’installèrent
dans les vingt mètres adverses.
S’ensuivait une touche, captée par
Lamboley, sur laquelle le pack rouge
et noir n’était pas loin d’aplatir dans
l’en-but. Une mêlée plus tard, Courrent, excellent hier soir, se saisissait
du ballon, slalomait avant de servir
Finau Maka pour un essai qui libérait
le public d’Ernest-Wallon (78e).
« Il fallait s’accrocher », racontera le
héros du match, Valentin Courrent,
auteur d’un sans-faute au pied, sept
sur sept, vingt points inscrits, et très
inspiré dans ses choix. « On a voulu
jouer en début de rencontre, poursuivait-il, mais le ballon glissant a
réfréné nos envies. Nous avons choisi alors de nous reposer sur les fondamentaux : occupation du terrain et
jeu au pied. En fin de rencontre, un
petit trou s’est ouvert dans la
défense de Bourgoin et on l’a pris. »
Jusque-là, la rencontre s’était cantonnée dans un petit périmètre.
Haché menu par le sifflet de M. Bessot, le jeu ne parvint jamais à se
décrisper. Et comme dans le duel à
distance, Boyet le Berjallien et Courrent le Toulousain faisaient jeu égal,
le chassé croisé se poursuivit jusqu’à
l’éclair de Médard...
Philippe Rougé-Thomas, l’entraîneur des trois quarts toulousains,
rendait hommage à ses joueurs, à
« leur envie de ne pas perdre ». Côté
berjallien, Benjamin Boyet résumait
le sentiment général. « C’est frustrant, déclarait l’ouvreur isérois. On
tient 75 minutes et, sur un ballon
perdu, on prend un essai. Nous
lâchons encore des points en route.
Désormais, il va falloir s’arracher
pour viser la qualification. »
GILLES NAVARRO
c.
diff.
B.o. B.d.
Albi
25
12
6
0
6 137 205
-68
0
1
Castres
23
12
4
1
7 216 262
-46
1
4
11
Montpellier
22
12
4
1
7 189 293
-104
1
3
12
Narbonne
20
12
4
0
8 257 346
-89
1
3
13
Brive
19
12
4
0
8 166 270
-104
0
3
14
Bayonne
12
12
3
0
9 173 337
-164
0
0
PROCHAINES JOURNÉES
14e JOURNÉE. – Vendredi 17 novembre : Montpellier-Stade Français (20 h 30,
en direct sur Canal + Sport). Samedi 18 novembre : Clermont-Biarritz (15 h 10, en
direct sur Canal +) ; Bourgoin-Agen ; Bayonne-Albi ; Toulouse-Brive ; NarbonneMontauban (18 h 30) ; Castres-Perpignan (18 h 45, en direct sur Canal + Sport).
15e JOURNÉE. – Vendredi 24 novembre : Albi-Toulouse (20 h 30, en direct sur
Canal + Sport) ; Stade Français-Castres (20 heures). Samedi 25 novembre :
Brive-Bourgoin ; Montauban-Bayonne ; Agen-Montpellier ; Biarritz-Narbonne
(18 h 30) ; Perpignan-Clermont (20 heures, en direct sur Canal + Sport).
RÉALISATEURS
RÈGLEMENT
1. B. James (Clermont), 165 points
2. Rosalen (Narbonne), 150
3. Boyet (Bourgoin, + 15), 130
Les quatre premiers en
demi-finales. Les 13e et 14e
r el ég u és e n P r o D 2.
4 points pour une victoire,
2 pour un nul, 0 pour une
défaite. 1 point de bonus
pour chaque équipe qui inscrira au moins 4 essais et/ou
perdra par 7 points ou
moins. Les six premiers qual i f i é s p o u r l a C o u pe
d’Europe. En cas de victoire
d’un club français en Coupe
d’Europe, sept clubs sont
qualifiés.
MARQUEURS
1. Rougerie (Clermont), 5 essais.
2. Vainqueur (Agen), Serre (Albi), Boussès (Bourgoin), Milford (Castres),... 4 essais.
BUTEURS
(pourcentage de réussite,
au moins 30 tentatives)
1. Teulet (Castres), 86,4 % (38/44)
2. Yachvili (Biarritz), 81,6 % (40/49)
3. Boyet (Bourgoin), 80 % (40/50)
STADE FRANÇAIS - AGEN
NARBONNE - ALBI
Jeanjean,
ce revenant
Arrivé au Stade Français à l’intersaison,
l’ancien Toulousain fera ses débuts parisiens
à l’arrière contre Agen.
Mutualité Française,
AUJOURD’HUI, 15 H 10, STADE JEAN-BOUIN
(en direct sur Canal +)
partenaire médical du XV de France.
STADE FRANÇAIS : 15 Jeanjean – 14 Arias, 13 Glas, 12 Messina, 11 Dallan – 10
Skrela, 9 Albouy – 7 Burban, 8 Rabadan, 6 Viljoen – 5 Marchois, 4 Auradou (cap.) – 3
Ledesma, 2 Blin, 1 Montes. Entraîneurs : F. Galthié et F. Landreau. Remplaçants:
16 Le Provost, 17 Weber, 18 M. James, 19 Samo, 20 Saubade, 21 Fillol, 22 Lacroix.
AGEN : 15 Elhorga – 14 Vainqueur, 13 C. Stoltz, 12 Mignardi, 11 Lafforgue –
10 Miquel, 9 Morlaës(cap.) – 7 Culine,8 Soucaze, 6 Som – 5 Badenhorst,4 W. Stoltz –
3 Galasso, 2 Tiatia, 1 Van Niekerk. Entraîneurs : D. Faugeron et L. Van der Linden.
Remplaçants : 16 Guinazu, 17 Cabarry, 18 Yukes, 19 Ostiglia, 20 Fulton, 21 Gelez,
22 Mirande.
Arbitre : M. Mene (Provence).
Solidaires.
Organisme régi par le Code de la Mutualité.
Comme les joueurs du XV de France,
pour gagner
choisissez le bon partenaire.
POUR FABIEN GALTHIÉ, les mois de
novembre se suivent et se ressemblent. Privé de 18 joueurs (13 sélectionnés et 5 blessés) et malgré l’été qui
lambine jeudi matin sur les gradins du
stade Jean-Bouin, lors de la mise en
place, l’entraîneur parisien n’est pas
rayonnant. « Nous ne pouvons pas
nous entraîner », regrette-t-il. Fabrice
Landreau, son complice chargé de la
préparation des avants, poursuit :
« Avec Viljoen (joker médical), arrivé
mardi, Rabadan qui n’a pas joué
depuis cinq mois et Burban absent
depuis plusieurs semaines, nous allons
commencer le match avec une troisième ligne qui va manquer de repères
et de rythme. »
À quelques mètres d’eux sur la
pelouse, Nicolas Jeanjean (vingtcinq ans, 9 sélections), qui n’a jamais
pu honorer son contrat avec le Stade
Français en compétition, s’étire longuement. Il savoure. La semaine dernière, il a reçu l’aval médical pour un
match avec les Espoirs : « Ça s’est plutôt bien passé. » En clair, la fin d’une
année de galère consécutive à une
inflammation récurrente du tendon
d’Achille, avec seulement soixantesept minutes jouées en Championnat
avec le Stade Toulousain sur
2 240 possibles. Sans compter les
Pour les matchs internationaux,
la FFR fait confiance
aux équipes médicales
de la Mutualité Française.
www.mutualite.fr
PAGE 6
960 passées dans les tribunes depuis la
reprise avec le Stade Français.
En l’absence de Juan Hernandez et
d’Ignacio Corleto, sélectionnés avec
l’Argentine, il est titulaire à l’arrière.
« Il était temps que je justifie la
confiance que les dirigeants parisiens
m’ont accordée en me faisant signer,
reconnaît-il. Je ressens une forme de
libération. »
Arrière, un poste où il s’était révélé
avec tempérament pour sa première
sélection avec les Bleus, à Johannesburg le 17 juin 2001 et une victoire
inattendue (23-32), et qu’il occupa
épisodiquement au Stade Toulousain,
avec lequel il fut champion de France la
même année.
Au Stade Français, Nicolas Jeanjean
retrouve le goût du rugby à travers de
petits plaisirs. Lors de la mise en place,
il s’est livré sans retenue sur les ballons
hauts. « Je dois beaucoup au Stade
Toulousain, mais ce que je vis au Stade
Français me remet les pieds sur terre.
L’anonymat, prendre le sac pour aller à
l’entraînement, laver les affaires sont
des détails qui font prendre conscience
que je suis toujours joueur. Et cela me
motive. » Un autre plaisir moins
simple qu’il aimerait goûter : « La victoire ». Seule certitude, il sera champion d’automne.
SERGE TYNELSKI
AUJOURD’HUI, 18 H 30, PARC DES SPORTS ET DE L’AMITIÉ
NARBONNE:Nadau–Noutary,Benassis,Mazars,Candelon–(o)Rosalen,(m)Balue
– Bisaro, Labit (cap.), Haare – Eksteen,Springgay – Ducalcon, Rofes, Mololo. Entraîneurs : P. Chadebech et R. Sonnes. Remplaçants : Algret, Tournaire, Tomiki,
Beaux, Uys, Seron, Ruiz.
ALBI : Manca – Prats, Bowker, Senio, Fili – (o) Hough, (m) Pages – Misse, Clément
(cap.), Farani – Guicherd, Guffroy – Pulu, Ribes, Stankovich.Entraîneurs : E. Béchu,
D. Blach et Ph. Laurent. Remplaçants : Saby, Viol, Méla, Maréchal, Ducos,
Boulogne, Subra.
Arbitre : M. Berdos (Île-de-France).
CASTRES - BIARRITZ
AUJOURD’HUI, 18 H 30, STADE PIERRE-ANTOINE
CASTRES:Cermeno ou Teulet –Milford,Carballo,McIntyre,Christophers– (o) Ross,
(m) Laussucq (cap.) – Tabacco, Faure, Puricelli – Ghezal, Capo Ortega – Saayman,
Roumieu, Forestier. Entraîneurs : L. Seigne et U. Mola. Remplaçants (à choisir
parmi) : Terrain, Castex, Vosloo, Bias, Fourcade, Marticorena, Peyras, Teulet ou
Cermeno.
BIARRITZ: Brusque – Bidabé,Cabannes,Lison, Bobo – (o)Peyrelongue, (m)J. Dupuy
– Padro, Noirot, Betsen – Couzinet, Carpentier – Avril, August (cap.), Lealamanua.
Entraîneurs : P. Lagisquet et J. Delmas. Remplaçants : Denoyelle, Moala, Wessels, Forestier, B. Dambielle, Bosch, Acebes.
Arbitre : M. Jutge (Midi-Pyrénées).
BAYONNE - BRIVE
AUJOURD’HUI, 18 H 30, STADE JEAN-DAUGER
BAYONNE: Thiéry – Gerber,Dourthe (cap.),Audrin, Lhande– (o) Vermis, (m) Tilloles
– Massabeau, Baget, Bernad – Bergez, Linde – Tomuli, Héguy, Coetzee. Entraîneurs : X. Péméja, J.-F. Beltran et J.-P. Élissalde. Remplaçants : Laurent, Iguinitz,
Tewhata, Davies, Rouet, Fromont, V. Inigo.
BRIVE : Dalla Riva – Sid, Valbon (cap.), Fanolua, Bolavucu – (o) Donnelly, (m) Clark –
Gerber,Chouly,Van Rensburg–Domingo,VanZyl – Lemalu,Campo,Harbut.Entraîneurs : T. Lane et R. Crespy. Remplaçants (à choisir parmi) : Pani, Lafond, Forgues,
Bonvoisin, Péjoine, Orquera, Bonetti, Oliveirinha, Donguy.
Arbitre : M. Maciello (Côte d’Azur).
MONTPELLIER - PERPIGNAN
AUJOURD’HUI, 18 H 30, STADE SABATHÉ
MONTPELLIER : Sarraméa – Kuzbik, Lubbe, Taele, Arbo – (o) Lespinas, (m) Buada –
Galtier (cap.), Macurdy, Ouedraogo – Hancke, Bert – Baïocco, Diomandé, Petit.
Entraîneurs : D. Nourault, A. Hyardet et E. Tissot. Remplaçants : Caudullo, Toleafoa ou Decamps, Mathieu, Russell, J. Tomas, Aucagne, Stoïca.
PERPIGNAN : Grandclaude – Bomati, Snyman, N. Laharrague, Naulu – (o) Meyer,
(m) S. Dupuy – Parks, Bortolaso, Le Corvec (cap.) – Olibeau, Gaston – Bozzi, Konieck,
Chobet.Entraîneurs:Ph.BoheretF.Azéma.Remplaçants:Guirado,Mas,Astruc,
Perez, Mélé, Grammatico, Aniès.
Arbitre : M. Hadj-Bachir (Auvergne).
CLERMONT - MONTAUBAN
AUJOURD’HUI, 18 H 45, STADE MARCEL-MICHELIN
(en direct sur Canal + Sport)
MONTAUBAN : 15 Duffau – 14 Cassin, 13 Viard, 12 Smith, 11 Cech – 10 Fauqué
(cap.), 9 Garcia – 7 Diarra, 8 Raynaud, 6 Caballero – 5 Bado, 4 Rolland – 3 Sa, 2 Arganèse, 1 Henn. Entraîneurs : L. Labit et L. Travers. Remplaçants : 16 Testa,
17 Delboulbès, 18 Frost, 19 Brignoni, 20 Soldan, 21 Albert ou Figueiredo, 22 Mitu.
CLERMONT : 15 Floch – 14 Esterhuizen, 13 Chanal, 12 Marsh, 11 Malzieu –
10B. James,9 Mignoni(cap.)– 7 Audebert,8 Broomhall,6 Cudmore– 5 Jacquet, 4Privat – 3 Zirakashvili, 2 Miguel, 1 Emmanuelli.Entraîneurs : V. Cotter et J.-P. Laparra.
Remplaçants: 16 Falières,17Domingo,18 Dieudé,19Etien,20 Troncon,21 Péclier,
22 Combezou.
Arbitre : M. Dubes (Côte d’Argent).
SAMEDI 11 NOVEMBRE 2006
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
Rouge
en fin de match. Sur la seule action
dangereuse de la rencontre, une
relance de Médard suivi d’un coup de
pied de déplacement vers Clerc, sau-
p.
Bleu
internationaux (neuf, dont six Français), Toulouse a longtemps bafouillé avant de trouver l’ouverture dans
la défense renforcée des Berjalliens
P.
Jaune
Rouge
Jaune
à l’ouverture et de faire glisser
Valentin Courrent en numéro 9.
Cette réorganisation ne facilita pas
la tâche des Toulousains. Privé de ses
N.
Noir
Bleu
Noir
UNE OCCASION, un essai. Difficile
de faire plus efficace. Hier, face à
Bourgoin, le Stade Toulousain a
assuré l’essentiel, la victoire (25-15),
avec néanmoins une grosse ombre
au tableau : la sortie de Frédéric
Michalak après trente six minutes.
Le demi d’ouverture international
qui effectuait son retour à la compétition, à la mêlée cette fois, après
huit semaines d’indisponibilité due à
une entorse du ligament latéral
interne du genou droit, est d’abord
resté au sol en se prenant la tête
entre les mains après avoir été plaqué par Jooste. On crut que son
genou, largement bandé, n’avait pas
tenu. « J’ai entendu craquer et j’ai eu
peur », avoua-t-il à la fin du match.
Michalak devra passer des examens
pour déterminer la gravité de ce nouvel accident qui ne peut qu’inquiéter.
Hier soir, il voulut continuer la rencontre, mais après quatre minutes,
Guy Novès décida prudemment de
faire entrer le jeune Maxime Mermoz
7
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
RUGBY PROCÈS CÉCILLON
Vingt ans !
Marc Cécillon a été condamné à vingt ans de prison pour le meurtre de sa femme. Il pourrait faire appel.
GRENOBLE –
de notre envoyé spécial
GRENOBLE. –
« Mon client est
abasourdi.
On a un délai
de dix jours pour
maudire nos juges,
mais nous
prendrons
une décision
avant », a déclaré
après le verdict
Me Richard
Zelmati, l’avocat
de Marc Cécillon,
laissant entendre
qu’il allait faire
appel.
(Photo
Henry Porchier/
le Dauphiné libéré/
PQR)
« Marc Cécillon
n’a pas qu’une
part d’ombre »
Quand nous avons
un coup
écran plat de grande marque
JEAN-CHRISTOPHE COLLIN
MATCHES INTERNATIONAUX
ANGLETERRE - ARGENTINE
IRLANDE - AFRIQUE DU SUD
AUJOURD’HUI, 17 HEURES, À LONDRES,
TWICKENHAM (en direct sur Canal + Sport)
ANGLETERRE : Balshaw – Sackey, Noon, Allen, Cohen –
(o) Hodgson, (m) Perry – Moody, Sanderson, Corry (cap.) –
Kay, Grewcock – White, Chuter, Freshwater. Remplaçants:
Mears, Turner, Palmer, Lund, Richards, Flood, Lewsey.
Entraîneur : A. Robinson.
ARGENTINE : Hernandez – Nuñez-Piossek, Avramovic,
Tiesi, Cora – (o) Contepomi, (m) Pichot (cap.) – Leguizamon,
Longo, J.F. Lobbe – Albacete, I.F. Lobbe – Hasan, Ledesma,
Ayerza. Remplaçants : Basualdo, Scelzo, Lozada, Schusterman, Miranda,Todeschini,Agulla. Entraîneur: M. Loffreda.
Arbitre : M. Deaker (NZL).
AUJOURD’HUI, 18 HEURES,
À DUBLIN, LANSDOWNE ROAD
IRLANDE : Dempsey – Horgan, O’Driscoll (cap.), D’Arcy,
Trimble – O’Gara (o), Stringer (m) – Wallace,Leamy, N. Best –
O’Connell, O’Callaghan – Hayes, R. Best, Horan. Remplaçants : Sheahan, Young, O’Kelly, Easterby, Boss, Wallace,
Murphy. Entraîneur : E. O’Sullivan.
AFRIQUE DU SUD : Fortuin – J. Pretorius, Habana, De Villiers, Steyn – (o) A. Pretorius,(m) Januarie – Smith,Spies, Rossouw–Van denBerg,Ackermann–Van derLinde,Smit (cap.),
Sephaka. Remplaçants : Ralepelle, Botha, Muller, Cronje,
Pienaar, Olivier, Pietersen. Entraîneur : J. White.
Arbitre : M. Honiss (NZL)
L’ENTRAÎNEUR ANGLAIS, Andy Robinson, a décidé de
faire confiance à son équipe, qui a pourtant connu la plus
large défaite de son histoire face aux Blacks à Twickenham
(41-20), dimanche dernier. Seul le pilier Perry Freshwater
remplace Sheridan, blessé. Les Anglais auront pour mission
de ne pas concéder un septième revers de rang (ce qui serait
la pire série depuis 1971-1972). Les Pumas, privés de Borges
et Roncero, débutent avec sept joueurs qui évoluent en
Top 14. « Battre le champion du monde serait quelque chose
d’énorme », reconnaît le capitaine Agustin Pichot. Le bilan
des Argentins contre l’Angleterre est de deux victoires, un
nul et huit défaites.
À L’IMAGE DE L’AUSTRALIE, l’Afrique du Sud profite de
cette tournée pour effectuer quelques expérimentations :
Fortuin, Steyn et Jaco Pretorius honorent leurs premières
sélections tandis que Habana se retrouve au centre face à
O’Driscoll et Spies en 8. La dernière fois que les deux équipes
s’étaient retrouvées, les Irlandais l’avaient emporté à Lansdowne Road (17-12, le 13 novembre 2004). Les Irlandais, au
grand complet, veulent continuer à rivaliser contre les
équipes du Tri Nations : « Nous essayons de nous débarrasser de notre complexe d’infériorité vis-à-vis de l’hémisphère
Sud. Nous saurons bientôt si nous y sommes parvenus »,
affirme le capitaine Brian O’Driscoll. – B. Ma.
de cœur pour un
nous le
faisons savoir
D
LC
!
!
cm
7
10
2299€
1999
ITALIE - AUSTRALIE
AUJOURD’HUI, 15 HEURES, À ROME, STADE FLAMINIO
ITALIE : Peens – Robertson, Canale, Mi. Bergamasco, Canavosio – (o) Pez, (m) Griffen – Ma. Bergamasco, Parisse, Zanni – Bortolami (cap), Dellape – Castrogiovanni,
Festuccia,Lo Cicero.Remplaçants: Ghiraldini,Nieto,Del Fava,Sole,Picone, Scanavacca, Pozzebon. Entraîneur : Pierre Berbizier.
AUSTRALIE : Latham – Rathbone, Mortlock (cap), Larkham, Tuqiri – (o) Rogers,
(m) Giteau – G. Smith, Palu, Elsom – Chisholm, Sharpe – Shepherdson, Cannon,
Baxter. Remplaçants : Moore, Henderson, Campbell, Hoiles, Valentine, Gerrard,
Shepherd. Entraîneur : John Conolly.
Arbitre : M. Owens (GAL).
ÉCOSSE - ROUMANIE
AUJOURD’HUI, 15 H 30, À ÉDIMBOURG, MURRAYFIELD
ÉCOSSE : Southwell – Webster, Di Rollo, Dewey, S. Lamont – (o) Godman, Blair –
Brown, Beattie, J. White (cap) – Murray, Hines – Murray, Hall, Kerr. Remplaçants :
Lawson, Jacobsen, C. Smith, Hamilton, Callam, Cusiter, Paterson. Entraîneur :
F. Hadden.
ROUMANIE: Vlaicu – Brezoianu,Dascalu, Gontineac,Teodorescu– (o) Dimofte,(m)
Calafeteaunu – Ratiu, Tonita, Corodeaunu – Petre, Socol (cap.) – B. Balan, Tincu,
P. Balan. Remplaçants : Mavrodin, Paulica, Popescu, Ursache, Lupu, Tofan, Gal.
Entraîneur : D. Santamans, G. Savat et Ph. Bérot.
Arbitre : M. Goddard (AUS).
PAYS DE GALLES - SÉLECTION DU PACIFIQUE
AUJOURD’HUI, 15 H 30, À CARDIFF, MILLENNIUM STADIUM
PAYS DE GALLES : K. Morgan – Byrne, Parker, Hook, M. Jones – (o) Sweeney,
(m) M. Philips – Ga. Thomas, Popham, Wyn Jones – Sidoli, M. Owen – Horsman,
R. Thomas, Du. Jones (cap.). Remplaçants : H. Bennett, Ad. Jones, Ge. Jenkins,
Jo. Thomas, Cooper, Ga. Evans, Sh. Williams. Entraîneur : Ga. Jenkins.
SÉLECTION DU PACIFIQUE : Ligairi (FID) – Fa’atau (SAM), Rabeni (FID), Mapasua
(SAM),Tagicakibau(SAM)–(o)Pisi(SAM),(m)Rauluni(FID)–Latu(TON),Pole(TON),
Sititi (SAM) – Leo (SAM), Raiwalui (FID) (cap.) – Taumoepeau (TON), Schwalger
(SAM), Va’a (SAM). Remplaçants : Lutui (TON), C. Johnson (SAM), Molitika (TON),
Taione (TON), Poluleuligaga (SAM), Bai (FID), Ratuvou (FID). Entraîneur : P. Lam.
Arbitre : M. Barnes (ANG)
CAUCAUNIBUCA REJOINT LA SÉLECTION DU PACIFIQUE. – Rupeni Caucaunibuca, l’ailier d’Agen, a finalement rejoint la sélection du Pacifique hier soir à
Cardiff, après être passé par Paris et Amsterdam. « Mais j’ignore s’il jouera contre
les Gallois », avouait Laurent Lubrano, le directeur général d’Agen, hier soir.
« Caucau » avait égaré son passeport et ce n’est qu’hier, seulement, qu’il a pu
obtenir un visa. – A. R.
Fondateur : Jacques GODDET
Direction, administration, rédaction, ventes et publicité commerciale : 4, rue Rouget-de-Lisle, 92793 Issyles-Moulineaux Cedex 9.
Tél. : 01-40-93-20-20
S.A. INTRA-PRESSE
Capital : 2.150.620 . Durée : 99 ans.
Principal associé : S.A. Éditions P. AMAURY.
Président du Conseil d’administration :
Marie-Odile AMAURY.
S.N.C. L’EQUIPE
Capital : 50 000 . Durée : 99 ans du 12 avril 1985.
Siège social : 4, rue Rouget-de-Lisle, 92793 Issy-lesMoulineaux Cedex 9. Gérant : Christophe CHENUT.
Principal associé : S.A. INTRA-PRESSE.
Directeur général,
Directeur de la publication : Christophe CHENUT
Directeur des rédactions : Claude DROUSSENT
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VENTE : Tél : 01-40-93-20-05
Allemagne, 2 ; Andorre, 2,15 ; Antilles, la Réunion, 1,30 ; Autriche, 2 ; Belgique, 3 ; Canada,
2,75 CAD ; Côte d’Ivoire, 2 500 CFA ; Danemark,
15 DKK ; Espagne, 3,75 ; États-Unis, 2,5 $ ; Gabon,
1 400 CFA ; Grande-Bretagne, 1,30 £ ; Grèce, 1,95 ;
Italie, 3,65 ; Luxembourg, 3 ; Maroc, 10 MAD ;
Pays-Bas, 2 ; Portugal, 1,80 ; Sénégal,
1 400 CFA ; Suisse, 3,80 FS ; Tunisie, 1,50 DIN.
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no 1207I82523 ISSN 0153-1069
SA
IMAGE
SON
M U LT I M É D I A
MÉNAGER
Tirage du vendredi 10 novembre 2006 : 403 697 exemplaires
SAMEDI 11 NOVEMBRE 2006
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Bleu
Rouge
Noir
Jaune
Rouge
l’esprit d’Initiés
Bleu
Rouge
table y passera cinq minutes. » Enfin,
il va plaider le drame passionnel et
énoncer le verdict d’affaires similaires de personnages connus qui ont
tué leur femme. Le boxeur Carlos
Monzon, onze ans, le chanteur Bertrand Canta, huit ans, l’ancien patron
de l’écurie Larousse, Didier Calmels,
six ans. Puis il a conclu en montrant
les trois livres consacrés à la vie de
Cécillon en s’adressant aux jurés :
« C’est vous qui allez en écrire la fin,
vous qui allez dire à ses filles dans
quel délai il va les rejoindre… Je dois
aller chercher en vous votre part
d’humanité, donnez-la-moi. Lui a
imploré le pardon mais c’est à ses
filles de lui accorder. Oserai-je vous
demander la pitié ? » De pitié, il n’y a
pas eu. La justice, selon la formule
consacrée, est passée.
Jaune
Bleu
Jaune
Mais son propos a été plus efficace
lorsqu’elle s’est ainsi adressée à
Marc Cécillon qui a durant toute la
semaine affirmé qu’il n’avait pas
voulu tuer sa femme : « Vous avez
vidé votre chargeur sur votre femme
et vous osez prétendre que vous
n’avez pas voulu la tuer. (...) Vous lui
dites alors “je t’aime” mais c’est à un
cadavre que vous dites je t’aime,
monsieur Cécillon. » Poursuivant :
« J’ai attendu l’ultime qualité, la
prise de responsabilité. Vous demander pardon mais pourquoi ? L’important, c’est de dire ce que vous avez
fait et après de demander pardon. »
Égratignant ensuite ce monde du
rugby qui, dit-elle, « est un monde où
l’on s’explique entre hommes à
coups de poing, où l’on aligne les
apéritifs. C’est normal, on est des
hommes. La femme, c’est pour le
repos du guerrier. »
Ce que l’avocat général a enfin reproché à Cécillon, c’est de se prévaloir de
certaines valeurs et au final de faire
preuve de lâcheté en ne reconnaissant pas l’intention de son acte. « On
va peut-être, ici, être les premiers à
vous demander de vous comporter
en homme ! »
On savait la tâche du défenseur de
l’ancien international (quarante-sept
ans, 46 sélections) difficile. Du reste,
a-t-il souffert lorsqu’il fallut expliquer les faits. Mais en assises, on juge
aussi la personne, ce qui l’a amené à
commettre l’acte. Maître Zelmati fut
plus à son aise dans ce registre. « Car
Marc Cécillon n’a pas qu’une part
d’ombre, il a aussi une part de
lumière », souligna-t-il. Il va ensuite
exposer l’accumulation de ses blessures narcissiques qui vont entraîner
sa déchéance. « Pendant huit ans,
Cécillon va rester dans l’antichambre
de l’équipe de France car Jacques
Fouroux préfère mettre des hommes
à lui. »
Il pointera sa deuxième blessure : le
manque de reconnaissance du club
de Bourgoin où il avait passé l’essentiel de sa carrière et de son président
Pierre Martinet. « C’est Beaurepaire,
dit-il, qui organisera son jubilé. Le
CSBJ ne fera rien. Le traiteur intrai-
Noir
Noir
ELLE S’EST JETÉE en pleurs à son
cou. Lui a parlé doucement à l’oreille
dans le charivari d’une salle
d’audience décontenancée par le
verdict qui venait de tomber. Elle
avait la veille imploré la cour de ne
pas lui enlever son père trop longtemps. Même s’il avait tué sa mère,
peut-être justement parce qu’il avait
tué sa mère. Angélique, la fille aînée,
ne voulait pas perdre ses deux
parents. Mais ce cri n’a pas été entendu par les jurés de la cour d’assises de
l’Isère. Ceux-ci (cinq femmes, quatre
hommes et trois juges professionnels, le président et ses deux assesseurs femmes) ont répondu par
l’affirmative à tous les chefs d’accusation, et notamment la préméditation. Et ainsi condamné « dans la sincérité de leur conscience » Marc
Cécillon à vingt ans de réclusion criminelle pour ce qui est donc l’assassinat à Saint-Savin (Isère), dans la nuit
du 7 au 8 août, de sa femme Chantal.
Le colosse de Bourgoin, l’ancien capitaine du quinze de France, l’homme
qui avait renversé tant de montagnes
sur tous les terrains du monde, s’est
alors effondré en lui-même. Il avait
dit, juste avant que la cour ne se retire
pour délibérer : « J’accepterai la sentence. »
Mais elle était lourde, la sentence.
Plus que les quinze ans demandés par
l’avocat général, Françoise PavanDubois, et hier soir, maître Zelmati,
l’avocat de Cécillon, évoquait la possibilité de faire appel. À deux pas, sa
mère pleurait tête baissée. De l’autre
côté de la rangée centrale, qui toute
la semaine n’avait jamais été une
séparation entre les deux familles
comme d’ordinaire dans ce genre de
procès, Céline, la fille cadette,
demeurait stoïque. Elle avait dit à son
père qu’elle ne lui pardonnerait pas.
Jamais. Elle n’est pas allée le voir à
cet instant-là. Toute la salle, du reste,
demeura ainsi prostrée. Les anciens
équipiers, les Cassagne, Daudé, ne
disaient mot. Beaucoup de gens de
Bourgoin étaient ainsi venus pour
suivre cette dernière journée
d’audience, qui avait débuté avec les
avocats des parties civiles, et s’était
poursuivie avec l’avocat général.
Le réquisitoire de celle-ci évoqua
peu l’homme Cécillon. Elle s’est surtout attachée à démontrer avec une
certaine efficacité la préméditation
du geste dont la définition – « un
dessein formé avant l’action de commettre un crime ou un délit » – correspondait en l’occurrence à beaucoup d’éléments du drame.
Ensuite, le réquisitoire constitua
davantage une leçon de morale que
de justice. Mais le jury y a été sensible. Elle a rendu également Marc
Cécillon responsable de son destin.
Ainsi, elle a pris le contre-exemple de
Marc Cécillon en la personne de
Serge Blanco, quelqu’un « au potentiel limité mais qui ne s’est pas surestimé lors de sa reconversion et qui a
su retourner à l’anonymat. Il y a des
millions de gens qui vivent comme
ça ». Peindre Blanco, président de la
Ligue et chef d’entreprise prospère,
en pauvre petit homme ordinaire, la
démonstration était plutôt déconcertante !
8
FOOTBALL LIGUE 1 (13 journée)
e
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
LYON - VALENCIENNES : 2-1
Ça rappelle quelque chose
Les Lyonnais l’ont une nouvelle fois emporté dans les dernières minutes. Mais leur prestation n’a pas franchement rassuré.
0-1 : Savidan (76e)
1-1 : Cris (85e)
2-1 : Squillaci (86e)
LYON –
de notre envoyé spécial
permanent
COMME IL Y A DEUX SEMAINES
face au PSG en Coupe de la Ligue,
Lyon a ménagé le suspense mais
s’est encore fait sacrément peur hier
soir à Gerland face à Valenciennes.
Enc ore me né a u sc ore à la
85e minute, à la suite d’un exploit de
Savidan, l’OL a dû puiser dans ses
réserves et son inextinguible orgueil
pour éviter une deuxième défaite
d’affilée. Une situation que l’OL n’a
plus connue depuis la saison
2002-03 avec deux revers consécutifs à Nantes (0-1) et contre Monaco
(1-3). Comme contre Paris, Lyon a
même trouvé le moyen de marquer
deux fois en l’espace de deux
minutes (85e et 86e) pour arracher
une onzième victoire dont Houllier et
les siens veulent croire qu’elle donne
le départ d’une nouvelle série. Mais
l’accouchement de ce onzième succès en treize journées fut décidément bien laborieux. Et les sorties sur
blessures de Benzema (16e) puis
Govou (53e), victimes l’un et l’autre
d’un problème musculaire à la cuisse
gauche, accréditent encore un peu
plus la thèse que Lyon est décidément moins fringant aujourd’hui
qu’il n’a pu l’être.
Benzema et Govou
blessés
Certes, avec une frappe contrée de
Källström d’abord (4e) puis un sauvetage de Bezzaz sur sa ligne ensuite
(5e), Lyon s’était donné les moyens
d’ouvrir le score rapidement. Et la
supériorité initiale des joueurs de
couloir rhodaniens paraissait de bon
augure, même si devant Penneteau,
Rippert et plus encore Chelle fai-
saient bonne garde. L’ennui, c’est
que si les Lyonnais monopolisèrent
ensuite le ballon dans les proportions attendues (70 % de possession
de balle à la mi-temps), il y eut bien
trop de déchets, d’approximations,
notamment dans le dernier geste,
pas assez de vitesse également, pour
que Penneteau et les siens, bien
regroupés et préparés à subir, soient
vraiment mis au supplice. Pour ne
rien arranger, dès la 16e minute, Benzema devait donc céder sa place à
Wiltord, et voyait aussi probablement remise à plus tard sa première
convocation en équipe de France. Et
si Wiltord, d’une frappe en pivot
(23e), puis Tiago (31e) tentèrent leurs
chances avec un certain à-propos
avant la mi-temps, le plan valenciennois fonctionnait finalement parfaitement bien à ce moment-là.
Les trois corners d’affilée obtenus
par le leader dès la reprise confirmèrent bien sûr que Lyon était décidé à
forcer le verrou le plus vite possible.
Mais comme en première période, le
feu devint braise. Govou sorti sur
blessure (53e) – et lui aussi incertain
pour France-Grèce –, c’est le jeune
Loïc Rémy qui fut alors chargé de le
remplacer côté droit. Et Carew ? Il lui
fallut attendre la 71e minute et la sortie de Källström pour se lancer dans
la bataille. Cinq minutes plus tard,
celle-ci prenait néanmoins une drôle
de tournure avec le but de Savidan,
exploitant la seule erreur de Cris.
Mais il est dit, comme Houllier aime à
le répéter, qu’une grande équipe n’a
pas le droit de perdre deux matches
de suite. À la 85e minute, Malouda
centrait, et Cris, avide de réparer sa
bévue défensive, surgissait au
second poteau pour lober Penneteau. Premier coup de massue sur les
têtes valenciennoises, qui n’étaient
pas au bout de leur peine. Car une
minute plus tard, c’est Toulalan qui
mettait dans le paquet, tandis que
l’autre défenseur central de l’OL,
Squillaci, profitait du faible renvoi de
Penneteau par-dessus la tête de
Carew pour placer le ballon au ras du
poteau droit de Penneteau sans que
Rippert ne puisse rien faire, sinon
s’empêtrer dans le filet. Valenciennes était à genou. Lyon pouvait
exulter de nouveau. Mais le coup est
décidément passé très près.
CLAUDE CHEVALLY
ÉQUIPE DE FRANCE
Benzema forfait, Govou aussi ?
C’EST UN COUP DUR pour l’OL, mais c’est aussi une
immense déception pour Benzema. Convoqué pour la première fois en équipe de France par Raymond Domenech en
perspective du match amical des Bleus face à la Grèce, mercredi prochain, le jeune attaquant lyonnais ne pourra pas
répondre à la convocation. Il s’est sérieusement blessé à la
cuisse gauche, hier soir, et devrait être absent durant au
moins trois semaines : « J’espère que c’est une élongation,
explique Gérard Houllier. Dans ce cas-là, c’est trois
semaines. Si c’est une déchirure, ce sera bien plus long. Mais
il faut attendre qu’il passe une IRM. »
Govou a également ressenti une douleur dans le haut de la
cuisse gauche. « C’est moins grave, raconte Houllier. A priori, c’est une contracture. Mais je ne pense pas qu’il puisse
jouer mercredi. » – S. Ta.
HIER
Lyon - Valenciennes ............ 2-1
AUJOURD’HUI
17 H 15
Bordeaux - Auxerre (Canal +)
20 HEURES
Le Mans - Paris-SG
Lens - Rennes
Lorient - Nancy
Nantes - Saint-Étienne
Nice - Sochaux
Toulouse - Sedan
(Ces six matches sur Foot +)
DEMAIN
18 HEURES
Troyes - Monaco (Canal + Sport)
21 HEURES
Lille - Marseille (Canal +)
Classement
Pts J. G. N. P. p.
— — — — — —
1. Lyon
34 13 11 1 1 29
2. Nancy
22 12 6 4 2 12
3. Lille
21 12 6 3 3 19
4. Lens
21 12 6 3 3 19
5. Sochaux 21 12 6 3 3 17
6. Marseille 20 12 6 2 4 19
7. Saint-Étienne 20 12 6 2 4 19
8. Toulouse 18 12 5 3 4 16
9. Bordeaux 18 12 6 0 6 16
10. Le Mans 17 12 4 5 3 16
11. Lorient 16 12 4 4 4 11
12. Paris-SG 15 12 4 3 5 14
13. Rennes 15 12 4 3 5 10
14. Valenciennes 14 13 4 2 7 13
15. Auxerre 13 12 3 4 5 13
16. Nice
11 12 3 2 7 11
17. Troyes 10 12 2 4 6 12
18. Nantes 10 12 2 4 6 9
19. Sedan
9 12 1 6 5 15
20. Monaco 8 12 2 2 8 9
c.
—
10
7
12
14
15
12
15
16
17
17
13
16
12
20
18
15
16
16
22
16
Diff.
—
+19
+5
+7
+5
+2
+7
+4
0
-1
-1
-2
-2
-2
-7
-5
-4
-4
-7
-7
-7
PROCHAINE JOURNÉE. – Samedi 18 novembre, 17 h 15 : Sochaux-Lille
(Canal +). 20 h 30 : Lens-Nantes ; Monaco-Lorient ; Nancy-Troyes ; ParisSG - Bordeaux ; Rennes-Le Mans ; Saint-Étienne - Nice ; Sedan-Lyon (ces
sept matches sur Foot + et en multiplex sur Canal +). Dimanche
19 novembre, 18 heures : Auxerre-Toulouse (Canal + Sport). 21 heures :
Marseille-Valenciennes (Canal +).
LYON. – 86e minute de jeu : Squillaci
(poing levé) vient de marquer, Toulalan
(à gauche) et Malouda hurlent leur joie.
Pour Bourgeois (à l’arrière-plan)
et Valenciennes, le rêve est passé.
(Photo Jean-Louis Fel)
GÉRARD HOULLIER, privé sur blessure
de Fred et Benzema, souhaite que l’OL recrute
un autre attaquant.
« La question de l’attaquant
va devenir une priorité »
LYON –
de notre envoyé spécial
LYON
COUPET (6,5) : un tacle décisif en dehors de sa
surface et une sortie aérienne impeccable en fin
de match. Rien d’autre à signaler. Présent, au
final, quand l’OL a eu besoin de lui.
CLERC (4,5) : il a bien pris son couloir d’entrée
mais il disparut très vite et commit une erreur de
transmission qui aurait pu coûter cher.
SQUILLACI (7) : intransigeant dans le combat
et auteur du but de la victoire.
CRIS (6) : lui aussi fut impeccable dans les
duels jusqu’à ce qu’il s’oublie sur le but de Savidan. Il s’est rattrapé en égalisant.
ABIDAL (5,5) : après un début délicat, il fut
mieux en jambes avant de connaître de nouvelles difficultés en fin de rencontre.
TIAGO (5) : franchement quelconque.
TOULALAN (5,5) : des erreurs dans ses choix
et dans son jeu vers l’avant. Mais une présence
défensive importante.
KÄLLSTRÖM (4,5) : de l’envie et de l’activité.
Mais un déchet considérable. Remplacé par
CAREW (71e).
GOVOU (5,5) : comme Benzema un peu plus
tôt, il a ressenti une douleur à la cuisse gauche
et a été remplacé par RÉMY (55e). Il s’était
encore montré impressionnant physiquement
en début de match. Mais après vingt-cinq
minutes, on ne le vit plus assez.
BENZEMA (non noté) : après un début de
rencontre où il affirma encore toute sa facilité
technique, il s’est blessé à la cuisse gauche et a
cédé sa place à WILTORD (note : 5) (16e). Ce
dernier a encore beaucoup tenté, sans grande
réussite.
MALOUDA (5) : quinze très bonnes minutes.
Un manque de fluidité dans ses prises de balle
par la suite et des prises de risques mal négociées. Présent sur le premier but, malgré tout.
VALENCIENNES
PENNETEAU (5) : peu d’arrêts à effectuer,
mais une belle présence aérienne, jusqu’à cette
erreur sur le but de Squillaci qui change tout
(87e).
MATER (4,5) : sans cesse berné durant une
demi-heure, il a eu le mérite de rebondir et s’en
est mieux sorti par la suite.
CHELLE (7) : imposant athlétiquement, tranchant dans ses interventions, il a été capital
pour son équipe.
RIPPERT (6) : moins en vue que son coéquipier
de l’axe central, mais lui aussi a plutôt bien maîtrisé les attaquants lyonnais.
BEZZAZ (3,5) : dépassé, avec ou sans le ballon.
DOUMENG (5,5) : positionné devant la
défense, il a compensé quelques trous. Parfois
à la limite, quand même.
HADDAD (4,5) : il a travaillé pour bloquer son
couloir. Mais il n’a rien produit dans le jeu.
SAEZ (5) : il a beaucoup couru, beaucoup sauté. C’est à saluer, mais rien de rare, malgré tout.
ROUDET (5) : il a assez vite trouvé le moyen
d’empêcher Clerc d’apporter le surnombre. Lui
aussi s’est contenté de défendre.
DUFRESNE (4,5) : dans une position reculée, il
a multiplié les efforts défensifs. Il a voulu donner de la vitesse au jeu lorsqu’il a eu le ballon,
sans aucun succès.
SAVIDAN (7) : que lui demander de plus ? Il a
joué tout seul devant durant quatre-vingt-dix
minutes et a trouvé le moyen de marquer un
but, qui permit à Valenciennes de croire en la
victoire.
SÉBASTIEN TARRAGO
Sébastien SQUILLACI (Lyon) : « Les fins de match nous réussissent. À
l’arrivée, ce sont trois points qui font du bien. On ne s’est jamais découragés.
Vu le nombre d’occasions qu’on se procurait, on a toujours pensé que ça finirait par nous sourire. Je suis évidemment content d’avoir réussi à marquer.
J’espère que ça arrivera d’autres fois. » – C. C.
Antoine KOMBOUARÉ (entraîneur de Valenciennes) : « C’est très décevant quand on voit le match qu’on fait. Au pire, on aurait dû prendre un point.
On a fait un match énorme jusqu’à la 86e minute. Après, Lyon a eu les ressources mentales pour revenir et gagner. C’est la force des grandes équipes et
des grands joueurs. Je ne sais pas si Cris veut la mettre là, et puis Squillaci, c’est
pire. Mais bravo à eux, ils sont là, et nous aussi, on n’avait qu’à être là. On a
bien sûr un énorme sentiment d’injustice. Mais quand je vois mes joueurs se
comporter comme ça, avec autant de solidarité, j’ai envie de les féliciter. » –
S. Ta.
LORIENT - NANCY
« C’est ça, le bonheur »
Nancy voyage en seconde
CHRISTIAN GOURCUFF jouit à Lorient d’une liberté d’action
qu’il n’aurait pas forcément ailleurs. Pour le moment, il s’en contente.
Intraitables à domicile, les Nancéiens n’ont encore remporté aucune victoire
à l’extérieur. Tout le contraire de la saison dernière.
LORIENT –
NANCY –
de notre correspondant permanent
« APRÈS PARIS (3-2), lors de la première journée, Lorient s’est imposé à Marseille (1-0) la
semaine dernière. Qu’est-ce que cela vous
inspire ?
– Notre victoire à Marseille, elle est construite. On a
contrôlé. Notre seule chance, c’était d’être plus forts
collectivement. L’OM a des individualités de qualité
mais on a été plus forts collectivement.
– Le collectif reste toujours votre credo.
– Prenez Lyon. Cette équipe survole la L 1 car elle est
faite de grands joueurs qui forment un collectif très
fort. Certaines équipes possèdent des individualités
mais le collectif n’existe pas. Elles ont alors des problèmes pour répondre à leurs ambitions. D’autres
équipes, comme Nancy, présentent de grosses
valeurs collectives. Elles tiennent la route et peuvent
jouer un rôle.
– Les promus s’expriment-ils mieux ces dernières saisons ?
– Surtout ceux qui ont gardé leur effectif. C’était le
cas de Nancy, du Mans et de Troyes, dans une
moindre mesure, la saison passée. C’est globalement
le cas de Valenciennes et Sedan cette saison. Une
équipe de L 2 peut poser beaucoup de problèmes à
des équipes de L 1, même sur une saison, si elle parvient à maintenir son niveau de motivation. Des gars
qui découvrent la L 1 sont plus enthousiastes. La supposée différence technique ne compense pas la différence de motivation. En L 1 avant, la hiérarchie, hormis pour la première place, était plus établie. Les
petits devaient se contenter de faire des coups.
– Vous ne citez pas Lorient.
– Nous, nous sommes passés par tous les états.
Entre les blessures et le recrutement tardif, j’ai connu
la pire intersaison de ma carrière. Là-dessus, on réalise un mois d’août très prometteur puis nous avons
un creux. Là, on doute. Les deux dernières victoires
nous ont reboostés.
– Êtes-vous toujours partant pour une aventure dans un club plus huppé que Lorient ?
– Il est normal d’aspirer au très haut niveau. Mais j’ai
appris, avec l’âge, que le bonheur n’était pas forcément là. Le plus important, c’est d’être heureux tous
les jours dans son travail. C’est très valorisant de bosser avec des gens qui adhèrent à ce que vous proposez. C’est même ça, le bonheur. Il faut préserver le
terrain des parasitages extérieurs. Ici, je le peux. C’est
lié au poids de l’histoire. J’ai pu choisir mon effectif,
aussi. C’est fondamental. La première année, un
entraîneur part avec un groupe donné. Ensuite, il rectifie le tir. Regardez Puel à Lille… Le choix des
joueurs, c’est capital. Quand Lacombe prend le PSG, il
a un effectif et au départ, il doit faire avec.
– Vous entraîneriez le PSG ?
– On est devant le PSG. (Rires.) Je suis certain, à mon
âge, que les ambitions ne se situent plus au même
niveau. Un jeune entraîneur rêve de promotion. Pour
moi, ce n’est plus… (Il réfléchit.) En fait, mon ambition, c’est de rendre mon équipe la plus performante
possible. À Marseille, on n’a pas gagné la Coupe du
monde. Mais c’est une grosse satisfaction.
– Quelle équipe aimeriez-vous diriger ?
– Actuellement, quand je regarde le foot français, il
n’y a vraiment pas beaucoup de clubs qui me fassent
rêver. À part à Lyon, il y a presque partout des problèmes qui ne concernent pas directement mais
plombent le terrain. Quand je vois Nantes, Paris ou
Monaco, je me dis que dans les clubs à petits moyens,
l’ambiance de travail est plus saine, qu’on est plus
près de ce qu’est le foot. »
RAPHAËL RAYMOND
PAGE 8
de notre correspondant
permanent
D’UNE SAISON SUR L’AUTRE, les
mérites que l’on attribue à une équipe
sont déroutants. Troisième meilleure
équipe en déplacement la saison dernière, derrière Lyon et Bordeaux,
Nancy n’a toujours pas gagné à
l’extérieur cette année, une incongruité dans le haut du classement. À
domicile en revanche, l’équipe de
Pablo Correa a déjà fait mieux qu’en
2005-2006 avec six victoires, contre
cinq la saison passée.
« L’an dernier, on a surtout gagné des
matches à l’extérieur en décembrejanvier contre des équipes européennes, Auxerre (1-0), Lens (2-1),
Rennes (2-0), qui avaient donc joué
plus de matches que nous », relativise Correa. Autre tentative d’explication, la particularité du calendrier de
Nancy, qui a démarré son Championnat avec deux réceptions, converties
en victoires. « En ayant déjà gagné à
domicile, on peut se contenter du
point du nul à l’extérieur, estime le
milieu Benjamin Gavanon. Peut-être
que pendant nos matches à l’extérieur, à un moment, il nous vient à
l’esprit qu’il vaut mieux tenir le point
du nul si on n’arrive pas à marquer.
L’an dernier, comme on ne gagnait
pas chez nous, on savait qu’il fallait
aller chercher une victoire. »
Et puis les mauvaises statistiques
nancéiennes masquent des performances correctes. Souvent, Nancy
aurait pu revenir avec une victoire,
que ce soit à Saint-Étienne (0-1), Toulouse (2-2) ou Paris (0-0). « Quand on
revoit ces matches, cela s’est joué sur
des détails, sur des erreurs de notre
part », souligne le latéral Michaël
Chrétien. « Mis à part à Lyon, on a
toujours eu l’occasion de ramener des
points, confirme Gavanon. Peut-être
qu’il faut être plus méchant dans le
dernier geste, la dernière passe. »
Zerka : « Un manque
de concentration »
Un manque de réalisme offensif (Zerka à Saint-Étienne, Dosunmu à Paris)
a souvent privé Nancy de l’ouverture
du score. Nancy a aussi payé son incapacité chronique à tenir sereinement
un résultat, encaissant un but dans le
temps additionnel à Toulouse alors
que les Lorrains évoluaient en supériorité numérique. « Il y a peut-être un
manque de concentration sur les fins
de match, un manque d’attention,
c’est un peu rageant », concède Moncef Zerka.
Si Nancy ne gagne pas, il n’a perdu
que deux fois en cinq matches (SaintÉtienne et Lyon, 0-1 chaque fois),
signe que sa solidité défensive
s’exporte bien. « Quand on va à
l’extérieur, on a toujours envie d’être
costauds défensivement, précise
Chrétien. On va plus vite avec des victoires, mais le rythme victoire à domicile, nul à l’extérieur est assez intéressant. » « Je préfère qu’on ne gagne
pas plutôt que de gagner un match et
perdre quatre fois derrière », soutient
aussi Gavanon.
Lorient, plus mauvaise équipe sur sa
pelouse derrière Monaco, présente-til le profil de la première victime ?
« Ce n’est jamais facile d’aller gagner
à Marseille, eux l’ont réussi (1-0), souligne Correa. Je me méfie de l’élan
que peut donner cette victoire. Il vaut
mieux jouer à Lorient qu’à Lyon, mais
de là à dire qu’on peut gagner facilement, il y a un grand pas. » De toute
façon, jusqu’à présent rien n’a été
facile pour Nancy.
LIONEL DANGOUMAU
SAMEDI 11 NOVEMBRE 2006
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
Rouge
de notre envoyé spécial
Bleu
Rouge
LYON –
Jaune
Bleu
Jaune
LES JOUEURS. – Coupable sur le but de Savidan, le Brésilien, impérial par ailleurs, est allé lui-même égaliser.
Noir
Noir
Cris rattrape sa faute
« QU’AVEZ-VOUS PENSÉ de
cette rencontre ?
– Le match était mal engagé, mais
l’équipe a eu les ressources mentales
pour faire la différence. J’en suis très
heureux, car le haut niveau exige des
qualités importantes à ce niveau-là.
À 0-1, on a continué à y croire. Si on
en était resté là, ça aurait été un
hold-up, mais dans le foot, les holdup, ça existe. Moi, je me suis dit : bon,
au mieux, on va égaliser. Et puis on a
gagné. Encore une fois, ce sont les
tripes qui ont fait la différence. Ce
genre de match existe. L’équipe qui
défend s’accroche, et celle qui
domine devient plus nerveuse, plus
frustrée et elle joue moins juste.
– Vous semblez moins rayonnant, en ce moment.
– On est moins bien, on manque un
peu de fraîcheur. Le côté gauche a
été étincelant durant trois mois et
demi. Là, ça va un peu moins bien,
mais ce ne sont pas des machines.
L’équipe a remporté 34 points sur 39
possibles. On ne va pas la blâmer…
– Ce soir, Sidney Govou et
Karim Benzema se sont blessés. Fred récupère d’un claquage. L’idée de recruter un
attaquant au mercato fait-elle
son chemin ?
– On va voir quelle est l’étendue des
dégâts. Mais on voit bien que pour
aller le plus haut possible, il faut un
effectif important. Prendre un attaquant en plus me semble nécessaire.
– Est-ce une priorité ?
– La question de l’attaquant va devenir une priorité pour Jean-Michel
Aulas (*), je pense. Il faut anticiper.
Là, ça commence à faire beaucoup.
– Y a-t-il un problème avec John
Carew, qui est entré très tardivement, malgré ces blessures ?
– Aucun. Je suis content qu’on me le
demande. S’il n’a pas joué tout de
suite, c’est parce qu’on dominait et
que ses caractéristiques n’étaient
pas les plus adaptées sur le moment.
C’est tout. J’ai préféré faire entrer
Sylvain (Wiltord) et Rémy qui sont
meilleurs dans le petit jeu.
– Alou Diarra ne joue quasiment jamais. Le reverra-t-on ?
– Il fait partie de l’équipe, et je
compte sur lui. Il progresse, il
apprend. On a besoin de lui. Peutêtre qu’il jouera le quart de finale, la
demi-finale et la finale de la Ligue
des champions. En football, ça va
vite.
– Mais aura-t-il la patience
d’attendre ?
– S’il ne l’a pas, c’est qu’il n’a pas le
mental pour le très haut niveau. (Il se
lève et commence à partir, avant
d’ajouter.) Mais je ne crois pas que
ce soit le cas. » – S. Ta.
(*) À l’autre bout du vestiaire, le président de l’OL, annonçait justement qu’il
allait réfléchir à la question avec son
entraîneur : « Le contexte nous y
oblige. Mais pour l’instant, nous
n’avons ni nom ni piste. Quoi qu’il en
soit, il faudrait évidemment trouver un
joueur n’ayant pas encore participé à
la Ligue des champions. »
9
FOOTBALL LIGUE 1 (13 journée)
e
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
LE MANS - PARIS-SG
Où va Paris ?
LENS - RENNES
Pas vraiment maître à domicile, le PSG voyage mal. Et n’a que 5 points d’avance sur le premier relégable.
Faim
de Carrière
La soif de jeu de l’ex-international,
trente-trois ans, n’est pas satisfaite à Lens
où il aimerait pourtant finir sa carrière.
DIMANCHE DERNIER, après ParisSG - Lens (1-3), Éric Carrière et Nicolas
Gillet s’attardèrent au pied de la tribune d’où la fameuse « Marseillaise
lensoise » fut reprise par 2 000 voix
pour célébrer la cinquième victoire de
rang des Sang et Or au Parc (3-1). « Ça
m’a fait plaisir de prendre du plaisir ce
soir-là », raconte Carrière, qui a les
faveurs des supporters (*). Francis Collado, l’un des directeurs généraux du
RCL, attendait les deux amis à la sortie
du terrain. Carrière et Collado, qui
s’apprécient, tombèrent dans les bras
l’un de l’autre.
Les blessures du Tunisien Jemaa et du
Brésilien Jussiê, et l’emploi à temps
partiel d’un système à une seule pointe
et trois milieux offensifs, ont permis au
meneur de jeu de s’extraire du banc.
Mais c’est lui seul qui s’est réinstallé
sous les feux de l’actualité par ses performances face à Osasuna (3-1), en
Coupe de l’UEFA, et surtout, trois jours
plus tard, contre le PSG.
Débutera-t-il à nouveau, ce soir,
devant Rennes ? « J’ai beaucoup
d’espoirs, même si je m’attends un peu
à tout », répond-il. Carrière et son
entraîneur Francis Gillot n’ont jamais
été proches. Depuis le début de la saison, le second l’a titularisé pour tous les
matches de Coupe (trois en Coupe de
l’UEFA, deux en Coupe de la Ligue),
mais seulement deux fois en Championnat.
« Au mercato, tout
est envisageable »
En septembre, Carrière a sollicité une
rencontre commune avec le coach, le
président Gervais Martel et Francis Collado, pour leur exposer « (son) analyse
de la situation ». « C’est Gervais Martel qui est venu me chercher à Lyon il y a
deux ans, rappelle-t-il. Je ne lui ai pas
demandé de changer les choses, j’ai
fait un constat. » Le constat qu’il jouait
trop peu en L 1. Malgré sa bonne condition physique, son abnégation à
l’entraînement, ses qualités propres
qui ont fait le bonheur de Nantes, de
Lyon, et même de l’équipe de France
(10 sélections, 5 buts, en 2001 et
2002). Et en dépit de son attachement
au Racing, où il aimerait « terminer sa
carrière pas avant trois à quatre ans »
(il en a 33), car il espère être « de ceux
qui emmèneront Lens en Ligue des
champions ».
La réalité, aujourd’hui, c’est que son
contrat s’achève en juin 2007. « Au
mercato, tout est envisageable, reconnaît-il. Des personnes qui ne sont pas
bloquées par mon âge sont intéressées,
mais au niveau du challenge, ce n’est
pas ce qui me tente le plus. En début de
saison, j’ai eu des propositions du
Qatar et des Émirats arabes, mais ce
n’est pas là-bas que j’aurais assouvi ma
passion du foot. Lens, c’est le top pour
jouer au foot, pas pour regarder (depuis
le banc)… »
Avec son gabarit modeste, Carrière
détonne dans le football de haut niveau
qui s’arme toujours plus de muscles et
de vitesse. Le sujet n’est pas nouveau. Il
avait été recalé au concours d’entrée à
« sport-études » en raison de ses qualités athlétiques insuffisantes. « Le petit
joueur de 63 kg, quand il fait sa séance
de musculation, il fait sourire ses partenaires, glisse-t-il. Lens a une culture de
jeu athlétique, mais on ne m’a pas fait
venir pour prendre des ballons de la
tête et courir vite. Je me bats contre ce
problème en expliquant que je peux
courir longtemps et apporter quelque
chose de différent. » Instinct du jeu,
conservation du ballon, passes millimétrées… Tout ce qu’on connaît de lui.
JEAN-LUC GATELLIER
(*) 82 % des personnes participant à
un sondage sur le site lensois.com estiment qu’il mérite d’être titulaire.
Les Parisiens, à l’image ici de Bonaventure Kalou et Amara Diané (à droite, Charles Itandje), ont connu une grosse désillusion dimanche face à Lens au Parc (1-3).
À tel point qu’ils ont tout intérêt à ne pas rentrer bredouilles de la Sarthe.
(Photo Patrick Boutroux)
HIER, C’EST LA RHÉTORIQUE
marine qui aidait Guy Lacombe à
définir le parcours du PSG cette saison. « Depuis notre défaite au Parc
contre l’OM (1-3), on a changé de
cap et il faut continuer dans cette
voie-là », déclarait l’entraîneur parisien. Depuis cette défaite face à Marseille, Paris a engrangé onze points
en sept journées, trois matches
gagnés, deux nuls, deux perdus,
mais n’a jamais réussi à battre une
équipe mieux classée que lui. Depuis
cette défaite, Paris a remporté sa
seule rencontre à l’extérieur sous
l’ère Lacombe à Monaco (2-1),
désormais scotché à la dernière
place, mais n’est pas pour autant
parvenu à s’imposer dans des rendez-vous qui auraient pu propulser
l’équipe dans la première partie du
classement, comme contre Nancy
(0-0) ou Lens (1-3) au Parc.
Bref, depuis son « changement de
cap », le PSG a peut-être, selon son
entraîneur, réalisé quelques progrès
dans le jeu, mais il ne dégage toujours pas une grande sérénité à
l’extérieur ni une forte autorité à
domicile.
Cette fois, Paris se déplace au Mans,
invaincu au stade Léon-Bollet cette
saison. Aujourd’hui, dans le nouveau paysage de la L 1, une victoire
du PSG dans la Sarthe ressemblerait
presque à un petit exploit. « Gagner,
ce serait une performance », avoue
Lacombe comme une confirmation.
Et voilà Paris, 70 M de budget,
20 000 abonnés, une masse salariale qui approche celle d’un club de
Ligue des champions, réduit à rêver
de vaincre un adversaire au budget
de 22,5 M, qui vit seulement la
troisième année de son existence
parmi l’élite.
L’un des plus
mauvais départs
« Quand on me dit que Le Mans est
un petit, moi, ça me choque »,
rétorque l’entraîneur parisien. Le
plus choquant consiste surtout à
constater que ces deux clubs, aux
ambitions naturelles tellement éloignées, bataillent dans la même cour.
NANTES - SAINT-ÉTIENNE
Autre facteur d’étonnement :
Lacombe voit dans les défaites,
« non méritées » à Saint-Étienne,
(0-1) et contre Lens « un bon, voire
un excellent contenu ».
Dans cette quête d’excellence, il
n’hésite pas à façonner de nouvelles
carrières à certains joueurs. Ainsi, en
quelques mois, il a reconverti le
défenseur central tchèque David
Rozehnal en milieu défensif avec,
pour le moment, un succès relatif. Il a
développé la polyvalence de Sylvain
Armand, qui préférerait sans doute
se fixer à un poste. Depuis quatre
matches, il a aussi installé Édouard
Cissé, d’habitude voué à la récupération, en position de latéral droit, ce
que le joueur ne goûte qu’avec
modération. « C’est un métier où il
faut prendre des risques, explique
alors l’entraîneur. On doit envisager
des solutions, trouver un équilibre
d’équipe. Et quand on voit une évidence, il faut avoir le courage de le
faire. » L’évidence, jusqu’à présent,
c’est que Paris est plus proche de
Nantes, le premier club relégable (5
points), que du premier strapontin
pour la Ligue des champions (6
points). L’évidence, c’est aussi que le
PSG, après douze journées, offre
quasiment le plus mauvais début de
saison de son histoire (seul celui de
1998-99 fut moins bon avec un point
de moins). Mais son entraîneur jouit
d’une tranquillité rarement constatée dans ce club. L’an dernier, sensi-
blement à la même époque, le président du club, Pierre Blayau, le
prédécesseur d’Alain Cayzac,
s’inquiétait de la cadence de son
équipe et assurait qu’à ce rythme, le
PSG filait droit en Coupe Intertoto.
Laurent Fournier, au bilan pourtant
plus flatteur, n’avait pas conservé sa
place d’entraîneur.
Son successeur n’est pas placé dans
les mêmes dispositions. Ce déplacement au Mans pourrait toutefois renvoyer le PSG à une réalité un peu plus
sinistre. « C’est un match important,
comme tous ceux du PSG, reconnaît
Lacombe. On y va pour gagner, mais
l’issue de cette rencontre donnera
ce qu’on mérite. » Et pour l’instant,
le PSG est douzième.
DAMIEN DEGORRE
Le Mans en quête d’inédit
CETTE SAISON, les Manceaux ne sont jamais parvenus
à s’imposer deux fois de suite en Championnat. Après leur
dernière victoire à Auxerre (3-2), les joueurs de Frédéric
Hantz se voient aujourd’hui proposer ce challenge. Pour
cela, il faudra venir à bout du Paris-SG. Une formation qui
ne semble pas encore avoir trouvé son équilibre, si l’on en
croit l’entraîneur du MUC 72 : « Je pense que l’important
sur ce match est de croquer dans la pomme, de se faire
plaisir, d’aller de l’avant. Paris est une équipe qui
recherche encore son équilibre. Les Parisiens sont
capables de produire de très belles séquences de jeu mais
ils peuvent parfois aussi être friables. On peut donc leur
poser des problèmes et ce même si nous avons des blessés et des suspendus. »
TOULOUSE - SEDAN
Saïdou garde
le brassard
À la recherche
d’un deuxième souffle
EO NE FAIT PAS DANS LE SOCIAL. – Georges Eo, qui avait retiré
le brassard à Loïc Guillon pour le confier à Mauro Cetto, doit maintenant composer avec l’absence de celui-ci. « Concernant le capitaine, c’est moi qui décide, affirme Eo. Un point, c’est tout. Et ce soir,
ce sera encore Alioum Saïdou. » L’attribution du brassard semblant
susciter quelques discussions dans le groupe, l’entraîneur a clos le
débat en déclarant qu’il n’était pas « une assistante sociale ».
KESERÜ DE RETOUR. – Utilisé seulement deux fois (et comme
remplaçant) depuis le début de saison, le jeune attaquant roumain
réapparaît sur le banc. « Son retour me fait très plaisir, glisse
Georges Eo. C’est quelqu’un de talent. C’est un joueur très jeune et il
est monté très vite. Il a beaucoup progressé. Il est de plus en plus
rationnel dans son jeu. Mais le jeu demande qu’il participe un minimum, dans le replacement notamment. »
LES FOURMIS DE PIQUIONNE. – Suspension purgée, Frédéric
Piquionne retrouve « avec appétit » sa place dans le groupe stéphanois. « Il faut absolument que, après notre victoire sur Toulouse
(3-0), on commence une série, qu’on enchaîne enfin à l’extérieur
pour pouvoir prendre vraiment position dans le haut du classement.
Après m’être fait bêtement expulser à Troyes, je me sens des fourmis dans les jambes et j’ai une petite revanche à prendre », indique
l’avant-centre des Verts (4 buts, 4 passes). Revenu plus vite que
prévu après une blessure au genou, Julien Sablé postule évidemment en milieu de terrain, mais entre lui, Landrin et Hautcœur, l’un
des trois se retrouvera remplaçant ce soir à la Beaujoire.
PROMESSE NON TENUE ? – En match de préparation en juillet,
Nantes avait dominé Saint-Étienne à Cholet (3-0). Cela ressemblait
à une promesse. « Contrairement à ce qu’on pourrait penser, ce
succès ne nous a pas fait de mal, a reconnu Georges Eo. C’est vrai, il
a probablement généré une certaine attente autour de nous. »
– Ph. C., C. C.
ELMANDER, LE RETOUR DE MONSIEUR PLUS. – Victime d’une
lésion musculaire à la cuisse gauche face à Monaco, le 21 octobre,
Johan Elmander est rétabli. Même s’il a été affaibli par une angine et
qu’il se dit « à 80 % de ses moyens », le Suédois retrouve sa place à la
pointe de l’attaque toulousaine. Sans son meilleur passeur (4 passes
décisives), le TFC a accumulé les défaites (deux en Championnat, une
en Coupe de la Ligue). Et encaissé huit buts en trois matches.
SE SENTIR BIEN CHEZ SOI. – Le Stadium est le stade de L 1 qui
présente le deuxième plus mauvais taux de remplissage (48,98 %,
17 883 spectateurs de moyenne, devant Auxerre). Cette désaffection
s’explique (en partie) par les résultats en dents de scie (deux victoires,
deux nuls et une défaite à domicile) d’une équipe toulousaine moins
inhibée lorsqu’elle est en voyage (trois succès et un nul en sept déplacements). « Savoir gérer des matches fait partie de l’apprentissage du
haut niveau », assure Élie Baup. « Il faut parvenir à trouver plus de
sécurité dans notre jeu », confirme Dominique Arribagé.
ALIOU CISSÉ, LE RELANCEUR ? – Faute d’avoir trouvé un accord
avec les dirigeants toulousains pour le prêt de Nabil Taïder, Sedan a
enrôlé Aliou Cisssé (31 ans). Après un exil de quatre ans en Angleterre
(à Birmingham City et Portsmouth), l’ex-capitaine du Sénégal
retrouve un club où il avait brillé, en National, lors de la saison
1997-1998. Parviendra-t-il à dynamiser une équipe relégable pour la
cinquième fois en douze journées et qui est celle de L 1 qui encaisse le
plus de buts à l’extérieur (quatorze en cinq déplacements) ?
HUIS CLOS POUR UN NOUVEAU DÉPART. – Hier après-midi, les
Toulousains se sont entraînés à huis clos sur la pelouse du Stadium.
Les suspensions de Bergougnoux, Mathieu et Mansaré ont obligé
Baup à huiler de nouveaux automatismes. Mais l’entraîneur toulousain voulait aussi rappeler à ses joueurs « qu’un nouveau cycle
débute et que l’on repart de zéro ». « Il faut trouver un deuxième
souffle », a répété Baup tout au long de la semaine. – E. C. (avec N. S
et P. R.)
Les Manceaux ne pourront en effet pas compter sur Laurent Bonnart (déchirure des adducteurs), Paulo André
(tendon rotulien), ni Yohann Pelé blessé à l’orteil. Frédéric Hantz devra également se passer des services d’Olivier
Thomas et Ndri Romaric, tous les deux suspendus. Hantz
devra donc s’appuyer sur les jeunes, mais cette solution
ne semble pas le contrarier outre mesure : « Les jeunes
qui jouent aujourd’hui sont prêts pour la L 1. Sinon je ne
ferais pas appel à eux. De toute façon, cet été, on avait
décidé de renforcer le banc pour pouvoir avoir des possibilités en cas de besoin. C’est le cas aujourd’hui. » Pour
cette rencontre de gala, 13 000 billets avaient déjà été
vendus hier en fin d’après-midi. – J.-Ph. C. et C. L
LE WEEK-END dernier, son équipe a
signé une performance inédite cette
saison en Europe. Mais Pierre Dréossi
n’est pas du genre à se laisser abattre
par une défaite ou à s’enflammer après
une victoire, même face à Lyon (1-0).
Dès la fin du match, le manager breton
a donc tempéré l’enthousiasme
ambiant en mettant en rapport les trois
points acquis avec les deux tuiles du
jour. Cheville vrillée, Olivier Monterrubio avait dû abandonner ses coéquipiers après 25 minutes de jeu. Dans les
derniers instants de la partie, John
Mensah le rejoignit prématurément à
l’infirmerie. L’un et l’autre devraient y
passer le mois de novembre.
C’est assez injuste pour Monterrubio,
buteur le plus prolifique et passeur le
plus efficace depuis le début de la saison, c’est assez flatteur, aussi, pour ses
remplaçants potentiels, Sylvain Marveaux et Daniel Moreira : cette
semaine, c’est surtout de l’absence de
Mensah dont il fut question. Quand son
solide défenseur est sur le terrain, la
défense rennaise présente un tout
autre visage.
C’était vrai la saison passée, ça l’est
encore depuis la reprise. Arrivé à
Rennes en janvier, Mensah a joué
12 matches de L 1 en 2005-2006.
Bilan : 8 victoires, 3 nuls, 1 défaite,
9 buts encaissés contre 40 lors des
26 rencontres jouées sans lui. Cette saison, Mensah a raté les quatre premiers
matches. Rennes a pris 8 buts et marqué un point. Il a disputé les huit sui-
vants. Rennes n’a encaissé que 4 buts
et engrangé 14 points. « On a beaucoup moins de certitude aujourd’hui
que la semaine passée, admit Dréossi,
jeudi. Les absences de Mensah et de
Monterrubio nous affaiblissent. Avant
Lyon, j’avais dit que notre programme
était compliqué mais que nous avions
les armes pour y répondre. Désormais,
nous avons des armes différentes.
J’espère qu’elles seront aussi efficaces. »
Pour remplacer Mensah dans l’axe,
Dréossi a pensé un moment à décaler
Melchiot. Mais il devrait finalement
relancer Faty. Entre celui qui était
annoncé il y a peu comme le futur
immense défenseur central français et
le Stade Rennais, c’est un peu la rencontre de la dernière chance. Faty n’est
pas titulaire, il arrive en fin de contrat
en juin prochain et prétend que la
Juventus de Didier Deschamps l’attend
les bras grands ouverts. Cette semaine,
Dréossi lui a recommandé, en tête à
tête, de « montrer ses qualités sur le
terrain aussi bien qu’il l’a fait en
dehors ». Il l’a également privé de
point presse, jeudi. Dans cette affaire,
le manager rennais joue sur du velours.
Faty passe à travers à Lens et la hiérarchie instaurée est justifiée. S’il répond
présent, cela incitera peut-être ses fans
à verser une indemnité de transfert à
Rennes pour le recruter dès le mercato
d’hiver. Cela contribuera surtout au
redressement de son équipe. Avec un
point glané en cinq déplacement,
Rennes est, avec Monaco, Nice, Valenciennes et Sedan, la formation la moins
performante à l’extérieur.
RAPHAËL RAYMOND
NICE - SOCHAUX
En pleine santé
SOCHAUX VA BIEN… – Sochaux reste sur quatre victoires de
suite (cinq si on ajoute la qualification en Coupe de la Ligue face à
Dijon, 5-0) et Alain Perrin aimerait bien ramener un petit quelque
chose du Ray pour entretenir la dynamique et rester en embuscade au classement avant de recevoir Lille et Marseille à Bonal.
Rien d’impossible : les Doubistes (3 victoires, 2 nuls et 1 défaite)
ont les meilleures stats de la L 1 à l’extérieur derrière Lyon.
…NICE VA MIEUX. – Un point lors des six premiers matches,
dix lors des six suivants, ça s’arrange pour le Gym qui a pris son
premier point à l’extérieur à Monaco (0-0) et qui domine à nouveau son sujet à domicile comme le prouvent les trois succès
consécutifs face à Valenciennes (2-0), Lorient (3-0) et l’OM (2-1).
« On est très performants au stade du Ray où on n’a subi qu’une
seule défaite en un an et encore contre une équipe lyonnaise au
pic de sa forme. On entend le rester », affirme Frédéric Antonetti.
UN GROUPE RECONSTITUÉ. – La semaine dernière, Nice a
joué le derby sans plusieurs joueurs cadres. Ça n’a pas empêché
le Gym de réussir un match convaincant. « J’ai vu que je pouvais
compter sur un groupe élargi avec des jeunes qui ont démontré
qu’ils étaient à la hauteur », se réjouit Antonetti pas mécontent
toutefois de récupérer Balmont, Rool et Varrault de retour de suspension. Seul Abardonado, qui souffre du mollet gauche, fera
encore défaut.
DU NOUVEAU DEVANT. – S’ils sont si performants loin de leurs
bases, les Sochaliens le doivent en particulier à leurs attaquants
qui ont toujours réussi à trouver le chemin des filets. La doublette
Le Tallec-Alvaro Santos, le plus souvent alignée, sera dissociée à
Nice pour cause de suspension de l’international Espoirs. Pour lui
succéder, Alain Perrin devrait faire confiance à Julien Quercia que
René Girard vient d’appeler en sélection Espoirs. – J.-P. Riv. et
C. M.
SAMEDI 11 NOVEMBRE 2006
Marseille devrait faire appel
Pape Diouf a laissé entendre, hier, que l’OM pourrait faire appel de sa
condamnation à disputer un match à huis clos, suite à la grave blessure dont
a été victime un pompier lors du match Nice-Marseille du 29 octobre. « A
priori, on peut penser que l’on va faire appel, a déclaré le président de l’OM.
On pourrait se diriger vers cela, même si ce n’est qu’un avis que j’exprime. »
Pape Diouf a par ailleurs de nouveau vivement critiqué la sanction prononcée
par la commission de discipline de la LFP : « J’ai la nette impression que cette
décision était arrêtée. Qu’elle était comme une réponse donnée à un tam-tam
médiatique. La commission serait sortie grandie en expliquant que l’OM
n’était passible d’aucune sanction, qu’un coupable a été trouvé. »
MONACO : LA RUMEUR HODDLE.
– Après Abel Braga, dont la presse
brésilienne annonce l’arrivée en
Principauté fin décembre, c’est au
tour de Glenn Hoddle d’apparaître
sur la scène. Ancien joueur de l’ASM
(1987-1991), ancien sélectionneur de
l’Angleterre (1996-1999) et candidat
déclaré à la succession de Jacques
Santini en équipe de France en 2004,
Hoddle, quarante-neuf ans, qui a
aussi dirigé Chelsea, Tottenham et
Wolverhampton jusqu’en juillet
dernier, serait en contact avec
les dirigeants monégasques. Une
annonce démentie par Jean Luc
Ettori, le directeur sportif du club,
qui fut le partenaire de l’Anglais sous
le maillot rouge et blanc. – J.-P. Riv.
RANGERS : LE GUEN CONFORTÉ
PAR SON PRÉSIDENT. – Malgré
les mauvais résultats de son équipe,
le président des Glasgow Rangers,
David Murray, a opposé hier une fin
de non-recevoir aux appels au
limogeage de son entraîneur Paul
Le Guen, assurant que le Français
serait à la tête de l’équipe à « long
terme ». « J’évaluerai la situation
à la fin de la saison, mais je ne vois
aucune raison de paniquer. Je n’ai
aucune intention de changer d’avis
et j’espère que Paul non plus »,
a déclaré Murray. Actuellement
troisièmes à quinze points du leader,
le Celtic, les Rangers accueillent
Dunfermline cet après-midi.
REAL MADRID : RONALDO
ENCORE BLESSÉ. – Victime d’une
entorse du ligament latéral interne
du genou gauche jeudi soir face à
Ecjia (D 3) lors des seizièmes de
finale retour de la Coupe d’Espagne
(5-1), Ronaldo pourrait être éloigné
des terrains jusqu’à janvier 2007.
RÉSULTAT POSITIF DE
1,3 MILLION D’EUROS POUR LA
LFP. – Les comptes de l’exercice
2005-2006 de la Ligue, approuvés
hier à l’unanimité par le conseil
d’administration, ont abouti sur
un résultat net positif de 1,3 M.
En hausse, ce montant est
comparable à ceux de 2000 (1,3 M)
et de 2001 (1,5 M). Le total des
produits d’exploitation a augmenté
de 51 % (227,7 M), les produits
des droits audiovisuels de 55 %
(224,3 M). Au chapitre des charges,
les redistributions nettes aux clubs
s’élèvent à 205,5 M (+ 55%) alors
que les frais de fonctionnement
administratif ont baissé de 2,5 M
(– 15 %). – M. Ch.
PARIS EN LIGNE : INTERDICTION
MAINTENUE. – La décision prise le
29 septembre lors d’un CA
téléphonique d’interdire aux clubs la
publicité des sites de paris en ligne
avait été contestée sur le fond mais
surtout sur la forme par quelques
clubs concernés. Les membres du CA
réunis physiquement, hier matin, ont
« confirmé à l’unanimité » cette
décision. – M. Ch.
SAGNOL RÉTABLI. – Absent
mercredi dernier lors de la défaite
du Bayern Munich à domicile face
à Hanovre (0-1), Willy Sagnol sera
de retour cet après-midi sur la
pelouse de Leverkusen lors de la
douzième journée de Bundesliga.
L'international, qui a pris l'avion
avec ses coéquipiers hier soir, s'est
donc remis de ses problèmes au
genou. – A. Me.
DES BILLETS POUR
FRANCE-GRÈCE. – Des billets
restent encore disponibles pour le
match amical France-Grèce, mercredi
prochain au Stade de France (prix
des places : 20, 35, 50, 70 euros).
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Bleu
Rouge
Noir
Jaune
Rouge
de notre correspondant
permanent
Bleu
RENNES –
Jaune
Les Rennais ont fait chuter Lyon le week-end
dernier, mais ils ont aussi perdu Mensah
et Monterrubio. Ce n’est pas rien.
Noir
Rouge
Jaune
Bleu
Noir
L’exploit
coûte cher
10
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
FOOTBALL LIGUE 1 (13 journée)
e
TOTAL
HIER
LYONe
CLASSEMENT
VALENCIENNESe
2-1
Cris (85 )
Squillaci (86e)
Pts
J.
Savidan (76 )
AUJOURD'HUI
17 H 15
BORDEAUX
AUXERRE
20 HEURES
LE MANS
LENS
LORIENT
NANTES
NICE
TOULOUSE
PARIS-SG
RENNES
NANCY
SAINT-ÉTIENNE
SOCHAUX
SEDAN
DEMAIN
18 HEURES
TROYES
MONACO
21 HEURES
LILLE
MARSEILLE
Nice - Sochaux
Toulouse - Sedan
Troyes - Monaco
01-02 02-03 03-04 04–05 05-06
1-1
0-1
2-0
0-0
1-0
—
—
0-1
—
0-0
2-0
1-0
2-1
5-2
0-0
2-0
3-0
0-2
1-2
0-0
—
—
—
—
—
—
—
—
—
—
—
—
—
0-0
1-1
—
—
3-0
2-2
—
0-4
G.
BUTS
N.
P.
p.
c.
diff.
J.
1-0
—
—
2-1
—
—
1-2
—
1-2
SAMEDI 18 NOVEMBRE
17 H 15
Sochaux - Lille (Canal +)
20 H 30
Lens - Nantes
Monaco - Lorient
Nancy - Troyes
Paris-SG - Bordeaux
Rennes - Le Mans
Saint-Étienne - Nice
Sedan - Lyon
(ces sept matches sur Foot + et en multiplex sur Canal +)
DIMANCHE 19 NOVEMBRE
SAMEDI 25 NOVEMBRE
17 H 15
Troyes - Marseille (Canal +)
20 HEURES
Bordeaux - Saint-Étienne
Lille - Monaco
Lorient - Sochaux
Nice - Sedan
Toulouse - Rennes
(ces cinq matches sur Foot +)
DIMANCHE 26 NOVEMBRE
PASSEURS
1. Gakpe (Monaco), 5 passes.
2. Malouda (Lyon) ; Niang (Marseille) ; Piquionne (Saint-Étienne) ; Elmander
(Toulouse) ; Lachuer (Troyes), 4 passes.
7. Matsui (Le Mans) ; A. Keita (Lille) ; Le Pen (Lorient) ; Källström, Juninho (Lyon) ;
Ribéry (Marseille) ; Kalou (Paris-SG) ; Monterrubio (Rennes) ; Landrin (SaintÉtienne) ; Lachor (Sedan) ; Birsa (Sochaux) ; Mansaré (Toulouse), 3 passes.
19. Kahlenberg, Sagna (Auxerre) ; Faubert (Bordeaux) ; Romaric, Samassa (Le
Mans) ; Aruna , Boukari, Demont, Jemaa (Lens) ; Gignac (Lorient) ; Fred, Tiago
(Lyon) ; Diallo, Rossi (Nantes) ; Rothen (Paris-SG) ; P. Feindouno (Saint-Étienne) ;
Belhadj (Sedan) ; J. Leroy (Sochaux) ; Bratu, Dufresne (Valenciennes), 2 passes.
LILLE - MARSEILLE (demain)
Odemwingie titulaire ?
ODEMWINGIE devrait retrouver sa place à la pointe de l’attaque. Même s’il
n’a pas marqué à Valenciennes (3-0), son entrée en jeu (58e minute) a pesé sur
la défense adverse. Le reste de l’équipe ne subira pas de gros changements.
Dumont, toujours en délicatesse avec son genou droit (séquelles de cicatrisation), va passer deux à trois semaines de rééducation dans une clinique de
Saint-Raphaël. – M. Bo.
Équipe probable : Sylva – Chalmé, Plestan, Schmitz, Tafforeau (cap.) –
Cabaye, Makoun – A. Keita, Bodmer, M. Robail ou Debuchy – Odemwingie.
Civelli revient
M’BAMI ET ZUBAR suspendus, c’est une équipe amoindrie qui se présentera
à Lille. « C’est un handicap, admet Émon, mais nous avons des solutions de
rechange. » Oruma devrait prendre place au milieu, alors que Civelli effectuera son retour dans l’axe au côté de Beye. A priori, il ne devrait pas y avoir de
changement tactique. Émon compte surtout sur un état d’esprit différent :
« Mais la vérité se trouvera toujours sur le terrain. » – H. F.
Équipe probable : Carrasso – Bocaly, Beye (cap.), Civelli, Taiwo – Cana,
Oruma, Ribéry – Nasri, Bamogo ou Pagis, Niang.
TROYES - MONACO (demain)
Furlan hésite
L’ENTRAÎNEUR TROYEN attendra le dernier entraînement, cet après-midi,
avant d’arrêter la composition de l’équipe qu’il alignera contre Monaco. JeanMarc Furlan a retenu un groupe de dix-sept joueurs, au sein desquels il puisera
ses onze titulaires en fonction de la disposition tactique qu’il adoptera, un
4-4-2 classique, son système en losange habituel en 4-1-3-2 ou un 4-2-3-1
utilisé quelquefois depuis le début du Championnat. Paisley, suspendu,
devrait être remplacé par Enza Yamissi, alors que Grau a toutes les chances de
se voir confirmé dans les buts. Dans le groupe réapparaît l’attaquant international tunisien, Ziad Jaziri, qu’un genou douloureux avait éloigné des terrains
depuis huit semaines. – J.-P. K.
L’équipe possible : Grau – D. Ferreira, Kouassi, Faye, Enza Yamissi – Matuidi – Amzine, Nivet, Danic – I. Bangoura, Jaziri.
Cufré forfait ?
CUFRÉ A PASSÉ des examens échographiques qui ont confirmé une lésion
musculaire à la cuisse droite ; il est forfait et devrait passer de nouveaux examens dans une dizaine de jours. Kallon (genou) et Nimani (claquage) ont
repris mais ce sera sans doute trop juste. Si Bernardi est suspendu, Ménez
(genou) et Grax (ménisque) sont à disposition du groupe. – E. Ba.
L’équipe probable : Roma – Modesto, Bolivar, Givet (cap.), Dos Santos –
Perez, Plasil ou Touré, Meriem, Ménez – Vargas, Gakpé ou Di Vaio.
c.
J.
G.
N.
P.
p.
c.
34
13
11
1
1
29
10
+19
6
5
1
0
12
4
7
6
0
1
17
6
2. Nancy
22
12
6
4
2
12
7
+5
7
6
1
0
10
3
5
0
3
2
2
4
3. Lille
21
12
6
3
3
19
12
+7
5
4
0
1
10
3
7
2
3
2
9
9
4. Lens
21
12
6
3
3
19
14
+5
6
4
2
0
8
2
6
2
1
3
11
12
5. Sochaux
21
12
6
3
3
17
15
+2
6
3
1
2
7
8
6
3
2
1
10
7
6. Marseille
20
12
6
2
4
19
12
+7
6
4
0
2
10
6
6
2
2
2
9
6
7. Saint-Étienne
20
12
6
2
4
19
15
+4
7
5
0
2
13
7
5
1
2
2
6
8
8. Toulouse
18
12
5
3
4
16
16
0
5
2
2
1
7
4
7
3
1
3
9
12
9. Bordeaux
18
12
6
0
6
16
17
-1
6
5
0
1
12
6
6
1
0
5
4
11
10. Le Mans
17
12
4
5
3
16
17
-1
6
2
4
0
8
6
6
2
1
3
8
11
11. Lorient
16
12
4
4
4
11
13
-2
5
2
1
2
5
5
7
2
3
2
6
8
12. Paris-SG
15
12
4
3
5
14
16
-2
7
3
1
3
10
11
5
1
2
2
4
5
13. Rennes
15
12
4
3
5
10
12
-2
7
4
2
1
9
5
5
0
1
4
1
7
14. Valenciennes
14
13
4
2
7
13
20
-7
6
4
1
1
9
5
7
0
1
6
4
15
8
15. Auxerre
13
12
3
4
5
13
18
-5
7
2
3
2
8
10
5
1
1
3
5
16. Nice
11
12
3
2
7
11
15
-4
5
3
1
1
9
6
7
0
1
6
2
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17. Troyes
10
12
2
4
6
12
16
-4
5
2
2
1
9
6
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0
2
5
3
10
18. Nantes
10
12
2
4
6
9
16
-7
6
2
2
2
6
8
6
0
2
4
3
8
19. Sedan
9
12
1
6
5
15
22
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7
1
5
1
8
8
5
0
1
4
7
14
20. Monaco
8
12
2
2
8
9
16
-7
6
2
1
3
7
9
6
0
1
5
2
7
En direct sur Foot +
Stade du Moustoir
20 : 00
Lorient
Arbitre : M. Ruffray
En 35 visites, Saint-Étienne n’a gagné que 3 fois à Nantes en L 1,
en mai 1964 (3-1), novembre 1987 (3-2) et décembre 1999
(1-0). C’est peu, d’autant que le FCNA, lui, s’est imposé 9 fois à
Geoffroy-Guichard !
le bilan des Nantes – Saint-Étienne en L 1
22 victoires pour Nantes, 10 nuls, 3 victoires pour Saint-Étienne.
Nancy Lens
15
11
AAbidaal
5,55
Malouda
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5
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4,5
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4,5
Govou
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p., 5,
5,5
Rouudet
5
Remplacements. – 16e : Benzema par WILTORD (note : 5) ; 55e : Govou par RÉMY ;
72e : Källström par CAREW.
Non utilisés : Vercoutre (g.), Caçapa, Réveillère, A. Diarra.
Entraîneur : G. Houllier.
Le Pen
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7
Maater
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3,,5
Remplacements. – 82e : Haddad par BOURGEOIS ; 88e : Doumeng par KHARROUBI ; 90e :
Saez par HASSLI.
Non utilisés : Grondin (g.), D. Traoré,
Dossevi.
Entraîneur : A. Kombouaré.
LES BUTS
0-1 : SAVIDAN (76e). – Sur un contre, Savidan prend de vitesse Cris, évite son tacle, puis élimine
Squillaci d’un crochet dans la surface pour marquer du gauche d’un tir à ras de terre qui trompe
Coupet sur sa gauche.
1-1 : CRIS (85e). – Centre de Malouda depuis la droite que Rippert dévie de la tête vers le second
poteau. Cris reprend d’une tête croisée qui lobe Penneteau et trouve le petit filet opposé.
2-1 : SQUILLACI (86e). – Gêné par Carew, Penneteau laisse échapper un ballon aérien. Dans la
surface, Squillaci le récupère et lobe le gardien d’un tir en pivot du droit qui touche le poteau droit
avant d’entrer.
Ew
wolo
20
Chréétien
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3
3
13
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20
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17
5
6
24
Abrriel
Jallet
Les cinq derniers matches : N. P. P. G. G.
Remplaçants : Ré. Riou (g.) (30), Ayari (22),
Moullec (8), Namouchi (27), M’Bodji (19),
Barry (18), Marlet (12).
Entraîneur : C. Gourcuff.
Absents : Audard (g.) (cheville), Ciani
(cuisse), Marchal (genou), Boutruche, Fiorèse
(reprise), Bourhani (convalescent), Recorbet
(talon), Barrientos, Pédron, Yesso, Pinard
(choix de l’entraîneur).
Suspendus : aucun.
9
27
Kim
m
Saugget
Les cinq derniers matches : G. N. G. P. G.
Remplaçants : Sorin (g.) (16), Lécluse (4),
Biancalani (8), Macaluso (13), N’Guémo (26),
Zerka (11) ou I. Dia (10), Dosunmu (22).
Entraîneur : P. Correa.
Absents : Bérenguer (cuisse), Brison (reprise),
Sarkisian (genou), Adailton (cheville), Guerriero, Hamdani, K. Keita, Chouleur, Rudolf, Sapina
(choix de l’entraîneur).
Suspendus : aucun.
Bérenguer forfait
Défense remaniée
Malgré sa bonne prestation à Marseille (1-0), Riou laisse sa place dans le
but à Cappone. Ciani et Marchal forfaits, Genton et Medjani seront associés en charnière centrale pour la première fois cette saison. – G. J.
LES CARTONS
4 AVERTISSEMENTS. – Valenciennes : Mater (26e, charge sur Malouda), Saez (68e, obstruction
sur Källström), Dufresne (82e, antijeu), Bezzaz (86e, antijeu).
Bérenguer est forfait en raison d’une
petite contusion à la cuisse droitequi
daterait du match contre le Wisla Cracovie (2-1), le 2 novembre. Elle ne
l’avait pas empêché de jouer contre
Bordeaux (2-1) mais une IRM passée
jeudi a révélé une petite déchirure.
Correa a préféré le préserver. Devant
André Luiz Silva, Correa devrait donc
associer Duchemin et Gavanon. – L. D.
Seee. Kei
Se.
Keita
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cap..
30
En direct sur Foot +
20 : 00
Nice
Sochaux Nantes
Arbitre : M. Bré
2
26
Kantté
1
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24
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21
Les cinq derniers matches : P. G. P. G. N.
Remplaçants : Grégorini (g.) (16), Apam
(25), So. Camara (9), Échouafni (6), Ederson
(10), Moussilou (11), Veigneau (3).
Entraîneur : F. Antonetti.
Absents : Abardonado (mollet), Fauconnier
(genou), Gace, Larbi, Moreau, Scotto, I. Touré,
M. Traoré (choix de l’entraîneur).
Suspendus : aucun.
Retour des cadres
Abardonado, qui reprendra mardi prochain avec le groupe, est le seul
absent. Les rentrées de Balmont, Rool,
Varrault (suspension purgée) et Veigneau élargissent le choix offert à
Antonetti. Celui-ci devrait cependant
reconduire l’équipe restant sur trois
succès au Ray. Kanté, qui a abrégé
l’entraînement hier suite à une douleur
aux adducteurs, devrait être opérationnel. – Ja. G.
31
Signorino
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J. Leroyy
7
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5
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Bordeaux
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Alonso
12
9
Planus de retour
Bordeaux n’en finit plus avec les blessés. Après Cid dans la semaine, c’était
le tour de Darcheville hier. Laslandes le
remplace dans le groupe et Planus
revient enfin. Toutefois, Ricardo
l’estime trop juste et Henrique est prêt.
L’accumulation des forfaits laisse penser à une reconduction du système en
4-5-1 vu à Nancy (1-2), qui a satisfait le
coach malgré la défaite. – L. L.
6
16
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16
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29
13
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En direct sur Foot +
Arbitre : M. Ledentu
Paris-SG
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23
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14
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9
25
Is. Bangoura
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Rothhen
Les cinq derniers matches : G. P. N. P. P.
Remplaçants : Sauvage (g.) (30), Martin (15)
ou Jaurès (3), F. Thomas (14), Is. Ba (8),
Mou N’Diaye (19) ou Pieroni (9), A. Traoré (27).
Entraîneur : J. Fernandez.
Absents : Mignot (adducteurs), Radet (pubalgie), Kahlenberg (genou), Jelen (convalescent), Basso (dos), Bolf (choix de l’entraîneur).
Suspendu : Kaboul.
Les cinq derniers matches : P. N. P. N. G.
Remplaçants : Ferrand (g.) (1), Cerdan (15),
Loriot (8), Sessegnon (28), Douillard (26),
Fanchone (17), Samassa (19).
Entraîneur : F. Hantz.
Absents : Romaric (suspendu par le club), Bonnart, De Melo (adducteurs), Pelé (orteil), Paulo
André (genou), Baal (choix de l’entraîneur).
Suspendu : O. Thomas.
Sans Jelen
Les débuts de Camara
Jean Fernandez a emmené un groupe
de dix-sept joueurs hier après-midi à
Bordeaux. Jelen, qui a repris en début
de semaine, n’a pas fait le déplacement. Kaboul suspendu et Mignot
blessé, Kalabane et Grichting
devraient se retrouver en défense centrale. – J.-P. G.
Arrivé de Parme (prêt), l’international guinéen, Ibrahima Camara,
devrait faire ses débuts. Avec de
nombreuses absences et la suspension de Romaric, sanctionné par le
club, Hantz alignera une équipe
remaniée, avec Calvé et Louvion
entre autres. Coutadeur (cheville)
est opérationnel. L’ancien Parisien,
Lucau, sera peut-être associé à Grafite. – Ch. L.
Prix des places : 9, 10, 14, 20, 26, 32 et 42
Rozeehnall
10
PAGE 10
22
28
19
21
Belhhadj
27
Boutabout
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Fabin
Badiianne
15
Lacho
Lachor
Les cinq derniers matches : P. G. G. P. P.
Remplaçants : Benvegnu (g.) (30), Dao
(24), Sirieix (14), Taïder (19), Robic (18),
Pentecôte (22), Akpa-Akpro (15).
Entraîneur : É. Baup.
Absents : Congré (pied), Santos (ischiojambiers), A. Camara (choix de l’entraîneur).
Suspendus : Mathieu, Mansaré, Bergougnoux.
Les cinq derniers matches : G. P. N. P. N.
Remplaçants : Trévisan (g.) (16), Mokake
(10), Jau (7), Maurice-Belay (27), Le Moigne
(6), Hamed (20), Job (14).
Entraîneur : J. Pasqualetti.
Absents : Noro, Al. Yahia, Sartre (genou), Ouadah (hernie discale), Bastien, Abdou, Thicot
(choix de l’entraîneur).
Suspendus : aucun.
Ça bouge à gauche
Aliou Cissé et Marin
titulaires
En raison des suspensions de Mathieu
et Mansaré, Baup doit reconstruire
son flanc gauche. En défense, Aubey
glissera du centre vers le côté et laissera la place à Fofana dans l’axe. Au
milieu, Bonnet sera le pendant de
Fabinho, qui profite de la suspension
de Bergougnoux pour retrouver le
onze de départ. – N. S.
Ayant obtenu sa lettre de sortie de la
Fédération anglaise, Aliou Cissé sera
titularisé en milieu de terrain. En raison
de la suspension d’Amalfitano contre
Lyon, Pasqualetti met au repos
Le Moigne. Une mesure de précaution
aussi dans la mesure où l’ex-Toulonnais compte deux cartons jaunes.
Marin revient dans le onze de départ et
Jau rejoint le banc. – P. R.
6
Spectacle agréable.
Spectacle très agréable.
Spectacle exceptionnel.
Un joueur doit avoir joué au moins quarante-cinq minutes pour être noté.
Arrrmand
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1
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Yepes
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33
ccapp.
Muluumbu cap
26
Draamé
Les cinq derniers matches : P. G. N. G. P.
Remplaçants : Alonzo (g.) (16), S. Traoré (17),
Paulo César (28), Diané (11), C. Rodriguez (21),
B. Mendy (5), Baning (27).
Entraîneur : G. Lacombe.
Absents : Hellebuyck, N’Gog (choix de l’entraîneur).
Suspendus : Frau, Pauleta.
Cissé toujours à droite
Cissé devrait évoluer la cinquième
fois de suite au poste de latéral droit,
Mendy n’étant pas encore prêt,
selon son entraîneur, à disputer
quatre-vingt-dix minutes. Guy
Lacombe a rencontré les deux
joueurs ensemble pour leur expliquer le fondement de ses choix. En
l’absence de Pauleta (dernier match
de suspension), le coach parisien
devrait aligner Kalou en pointe, avec
Chantôme en soutien. – D. D.
Prix des places : de 10 à 45
9
4
Hénin
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1
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Spectacle sans intérêt.
Spectacle médiocre.
Spectacle moyen.
4
24
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25
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Prix des places : 8, 10, 14, 20 et 26
20 : 00
Stade Léon-Bollée
Ducourtioux
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6
13
Une équipe classique
11
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Avec quelle défense ?
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((155))
Les cinq derniers matches : P. G. P. G. P.
Remplaçants : Valverde (g.) (30), Ducasse
(19), Obertan (32), Laslandes (7), Marange
(23), Planus (27), Francia (10).
Entraîneur : Ricardo.
Absents : Smicer, Dalmat (cuisse), Chamakh
(genou), Jemmali, Cid (adducteurs), Darcheville (mollet), Olimpa, Trémoulinas, Baysse
(choix de l’entraîneur).
Suspendus : aucun.
19
Sedan
2
17
BBonnet
Em
mana
20
Foofaaanaa
Avec les retours des suspendus et
blessés, hormis Perrin et Sakho, Hasek
a dû faire des choix pour composer son
groupe : Guarin, Dabo et Sall iront renforcer l’équipe réserve. Concernant les
titulaires, le Tchèque devrait revenir à
une composition d’équipe classique,
même si Heinz a effectué un intérim
remarquable. – J.-Y. D.
29
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Niculae ou
Mouu. N’Daye
(19)) 26
25
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12
Aubey
Les cinq derniers matches : G. P. G. P. G.
Remplaçants : Viviani (g.) (1), Bilos (29),
B. Gomis (18), Perquis (5), F. Diawara (22),
Hautcœur (17), Heinz (20).
Entraîneur : I. Hasek.
Absents : Perrin (genou), Piatti, Guarin, Sall,
Sakho, Dabo (choix de l’entraîneur).
Suspendus : aucun.
Auxerre Le Mans
21
17
21
En direct sur Canal +
Arbitre : M. Layec
JJurietti
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13
Janno
Jano
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En direct sur Foot +
Arbitre : M. Kalt
Prix des places : 12, 20, 30 et 40
17 : 15
3
Edm
man
Faty, le retour
20 : 00
Stadium
Diatt
Diatta
Di
tt
Les cinq derniers matches : P. P. P. G. N.
Remplaçants : N’Dy Assembe (g.) (33), Das
Neves (26), Ca (23), Da Rocha (8), Savinaud
(15), Boukhari (10), Keserü (28).
Entraîneur : G. Eo.
Absents : Heurtebis (tête), Cetto (cuisse),
Norbert (tibia), Stojkovic (dos), El-Mourabet,
Capoue, Mhadhbi, Dimitrijevic, Oliech, Adriano
(choix de l’entraîneur).
Suspendus : aucun.
Cetto (cuisse) n’est pas encore rétabli.
Eo devra donc choisir entre Guillon,
Savinaud et Das Neves pour épauler
Pierre. Le reste de l’équipe ne devrait
pas changer. Ca et Keserü réintègrent
le groupe, le second étant même un
titulaire potentiel. – Ph. C.
Br. Ch
Cheyrou
26
Marveaux
veaux ou
DD. Moreira
oreira (10))
Hadji indisponible, Dréossi n’a retenu que 17 joueurs. Faty fait son
retour, sans doute titulaire. Pour
suppléer Monterrubio qui, comme
Mensah, sort du groupe vainqueur
de Lyon (1-0), Marveaux pourrait
être préféré à Moreira, dont la dernière titularisation remonte au 30
septembre, à Sedan (1-0). – R. R.
Hogggnooonn
11
5
Faaty
Hilton revient
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30
Pouppllin
Poup
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Gillot ne devrait pas reconduire la
même équipe que celle victorieuse
au Parc (3-1) dimanche dernier. Les
deux principaux changements
devraient concerner la défense centrale, où Hilton, de retour de suspension, retrouvera sa place au détriment de Gillet, et l’attaque, où
Cousin, auteur d’un doublé contre
Paris, pourrait être titularisé à la
place d’Aruna. – J.-L. G.
2
21
22
É. Didot
id t
caapp.
Les cinq derniers matches : P. G. G. P. G.
Remplaçants : Revault (g.) (1), Perrier-Doumbé (2), Danzé (12), Briand (19), Sow (29), Marveaux (26) ou Moreira (10).
Entraîneur : P. Dréossi.
Absents : Adailton (mollet), Monterrubio (cheville), Mensah (cuisse), Hadji, Jeunechamp,
Am. Coulibaly (genou), N’Guéma, C. N’Diaye
(g.), Kembo-Ekoko, Mvuemba (choix de
l’entraîneur).
Suspendus : aucun.
4
W msso
Wilhelmsson
Prix des places : 8, 12, 17, 20 et 33
Stade Jacques-Chaban-Delmas
Dia
Dia
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P qquion
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7
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Utak
6
G. BBouurilloon
G.
14
Les cinq derniers matches : P. N. N. G. G.
Remplaçants : Chabbert (g.) (1), Ramos (2),
Barul (6), Gillet (5), Si. Keita (21), Jussiê
(11), Aruna (27).
Entraîneur : F. Gillot.
Absents : Jemaa (convalescent), MonnetPaquet, Diane, Zayatte, Hermach (choix de
l’entraîneur).
Suspendus : aucun.
27
9
Guilllonn ou
ou
Savina
a auud ((1
(15)
17
Sochaux, qui reste sur quatre succès en
Championnat, aimerait ne pas repartir
bredouille de Nice, afin d’aborder les
matches à domicile contre Lille et Marseille en bonne position. Perrin
retrouve Pichot, qui devrait être titularisé à droite de la défense. Le Tallec
étant suspendu, Alvaro Santos pourrait être associé en attaque au nouveau sélectionné Espoirs Julien Quercia. – C. M.
13
Faé
18
Les cinq derniers matches : P. G. G. G. G.
Remplaçants : J. Gavanon (g.) (1), Tosic (3),
Mézague (10), Isabey (12), El-Bounadi (23),
Birsa (24), Erding (26).
Entraîneur : A. Perrin.
Absents : Dagano (reprise), Lonfat (cuisse),
Brunel (genou), Potillon (choix de l’entraîneur).
Suspendu : Le Tallec.
P Feindoun
P.
Fein no
6
9
Saint-Étienne Toulouse
14
Pay
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24
Pieerre
En direct sur Foot +
Arbitre : M. Fautrel
Mbbbia
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Prix des places : 11,50 ; 22,50 ; 26,50 ; 32, 46 et 56
20 : 00
Stade de la Beaujoire
15
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4
24
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17
10
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Prix des places : 7,50 ; 12,50 ; 14,50 ; 20,50 et 27,50
Stade du Ray
18
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21
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ton
onn
1
Capppone
pon
ponee
24
10
I. Dia ou
ZZerkaa (11)
(11
7
Rennes
Arbitre : M. Cailleux
Temps frais. Pelouse en bon état. 39 833 spectateurs. Arbitre : M. Jaffredo.
Morell
M
En direct sur Foot +
20 : 00
Stade Félix-Bollaert
AGENDA
DEMAIN
VENDREDI 17 NOVEMBRE
LIGUE 1
(13e journée, matches décalés)
Voir ci-dessus.
LUNDI 13 NOVEMBRE
LIGUE 2 (17e journée)
Voir page 12.
NATIONAL (15e journée)
Voir page 12.
SAMEDI 18 NOVEMBRE
LIGUE 2
(16e journée, match décalé)
Voir page 12.
LIGUE 1 (14e journée)
Voir ci-dessus.
NATIONAL (15e journée, suite)
Voir page 12.
MARDI 14 NOVEMBRE
ÉQUIPE DE FRANCE ESPOIRS
(match amical)
18 HEURES
Suède - France, à Hässleholm.
MERCREDI 15 NOVEMBRE
ÉQUIPE DE FRANCE
(match amical)
DIMANCHE 19 NOVEMBRE
LIGUE 1
(14e journée, matches décalés)
Voir ci-dessus.
LIGUE 2
(17e journée, match décalé)
Voir page 12.
LUNDI 20 NOVEMBRE
21 HEURES
France - Grèce, à Saint-Denis, Stade
de France (TF 1).
LIGUE 2
(17e journée, match décalé)
Voir page 12.
SAMEDI 11 NOVEMBRE 2006
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
Rouge
1. Is. Bangoura (Le Mans) ; Aruna (Lens), 7 buts.
3. Pauleta (Paris-SG), 6 buts.
4. Darcheville (Bordeaux) ; Odemwingie (Lille) ; Fred, Juninho (Lyon) ; Pagis (Marseille) ; Savidan (+ 1) (Valenciennes), 5 buts.
10. Jussiê (Lens) ; Bodmer (Lille) ; Gignac (Lorient) ; Benzema, Malouda (Lyon) ;
Niang (Marseille) ; P. Feindouno, Ilan, Piquionne (Saint-Étienne) ; Alvaro Santos,
Ziani (Sochaux) ; Batlles (Toulouse), 4 buts.
22. Mathis (Auxerre) ; Wendel (Bordeaux) ; Grafite (Le Mans) ; A. Keita (Lille) ;
Tiago (Lyon) ; Bamogo (Marseille) ; B. Gavanon (Nancy) ; Payet (Nantes) ; Ederson (Nice) ; Monterrubio (Rennes) ; Noro, Pujol (Sedan) ; Emana, Fabinho (Toulouse) ; Gigliotti, Nivet (Troyes), 3 buts.
38. Akalé, Be. Cheyrou, Pieroni (Auxerre) ; Chamakh, Faubert, Micoud, Perea
(Bordeaux) ; Romaric, Samassa (Le Mans) ; Cousin, Demont, Se. Keita (Lens) ;
Cabaye, Fauvergue (Lille) ; Fiorèse, Saïfi (Lorient) ; Cris (+ 1), Squillaci (+ 1), Wiltord (Lyon) ; Maoulida, Taiwo (Marseille) ; Kallon (Monaco) ; Curbelo, Zerka
(Nancy) ; Rossi (Nantes) ; Bellion, Varrault (Nice) ; Frau (Paris-SG) ; Briand, Utaka
(Rennes) ; B. Gomis (Saint-Étienne) ; Belhadj, Marin (Sedan) ; Birsa, Quercia, Sène
(Sochaux) ; Sanz (Troyes) ; Dufresne, Roudet (Valenciennes), 2 buts.
p.
Bleu
Rouge
Jaune
BUTEURS
P.
BUTS
Jaune
18 HEURES
Le Mans - Lens (Canal + Sport)
Valenciennes - Nancy
Nantes - Paris-SG
(Ces deux matches sur Foot +)
21 HEURES
Lyon - Auxerre (Canal +)
N.
MATCHES
Noir
Bleu
Noir
18 HEURES
Auxerre - Toulouse (Canal + Sport)
21 HEURES
Marseille - Valenciennes (Canal +)
15e JOURNÉE
BUTS
1. Lyon
PROCHAINES JOURNÉES
14e JOURNÉE
G.
A Nantes, les Verts rient souvent jaune
EXTERIEUR
MATCHES
LYON - VALENCIENNES : 2-1 (0-0)
LES CINQ DERNIÈRES SAISONS
Bordeaux - Auxerre
Le Mans - Paris-SG
Lens - Rennes
Lille - Marseille
Lorient - Nancy
Lyon - Valenciennes
Nantes - Saint-Étienne
DOMICILE
MATCHES
11
FOOTBALL LIGUE 1 (13 journée)
e
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
BORDEAUX - AUXERRE
fauteuil
Faubert, arrière toute Un
pour deux
AUXERRE
En prenant du recul, dans sa réflexion comme sur le terrain, le Bordelais a retrouvé la forme.
BORDEAUX –
de notre correspondante
BORDEAUX RETROUVE Auxerre
avec l’espoir que l’histoire se répète.
Fin octobre, à l’Abbé-Deschamps, les
Girondins avaient éliminé de la
Coupe de la Ligue de pâles Bourguignons (1-0). Cette soirée avait été
aussi celle de Julien Faubert, titularisé de nouveau comme arrière droit.
Un poste qu’il n’occupait plus
qu’accidentellement depuis la saison dernière, conforté dans son
choix de se fixer au milieu par une
sélection médiatisée et couronnée
d’un but en équipe de France en fin
d’été. En effet, le système tactique
utilisé par Ricardo, avec Johan
Micoud derrière deux pointes, l’élimine d’une place de titulaire au
milieu de terrain, ses qualités étant
par trop éloignées des énormes exigences tactiques du poste. C’est
d’ailleurs Alonso ou Fernando qui
ont officié à droite dans ce schéma,
reléguant Faubert sur le banc. Sa
polyvalence – il a été formé comme
défenseur central puis latéral – lui a
permis de se recaser dans le onze de
départ, à la place de Jurietti qui, par
le jeu des chaises musicales, repart
côté gauche. « C’est vrai que tactiquement, je n’ai pas les qualités du
poste de milieu. De derrière par
contre, le couloir se libère, j’ai plus
d’espaces et je bénéficie d’un point
d’ancrage avec Jo (Micoud) ou Fernando. En m’appuyant sur eux, j’ai
moins de déchet dans mon jeu, je
peux mieux relancer, les ballons
joués sont mieux négociés. Et puis, le
plus important, c’est de jouer. »
AUXERRE –
de notre envoyé spécial
« Mon début de saison
n’a pas été bon »
Une sélection, un but en tant que milieu : c’est pourtant comme arrière droit que Julien Faubert a repris des couleurs ces dernières
semaines au sein des Girondins.
(Photo Alain Mounic/L’Équipe)
AUJOURD’HUI
Hambourg (16) - M’Gladbach (14)
Schalke 04 (3) - Mayence (17)
Leverkusen (9) - Bayern Munich (6)
(15 h 30, TPS Star)
Hertha Berlin (5) - Bochum (17)
Eintr. Francfort (8) - Bielefeld (7)
Wolfsburg (9) - Cottbus (11)
DEMAIN
Hanovre (15) - VfB Stuttgart (2)
(17 heures, TPS Foot)
Aix-la-Chapelle (13) - Nuremberg (12)
ESPAGNE (10e journée)
AUJOURD’HUI
Manchester City (14) - Newcastle (19)
(13 h 45, TPS Foot)
Chelsea (2) - Watford (17)
(16 heures, TPS Foot)
Everton (7) - Aston Villa (6)
Middlesbrough (16) - West Ham (15)
Portsmouth (4) - Fulham (9)
Sheffield Utd (18) - Bolton (3)
Wigan (11) - Charlton (20)
Blackburn (13) - Manchester Utd (1)
(18 h 15, TPS Foot)
DEMAIN
Reading (12) - Tottenham (10)
(14 h 30, TPS Foot)
Arsenal (5) - Liverpool (8)
(17 heures, TPS Star)
BELGIQUE (12e journée)
HIER
AUJOURD’HUI
Atletico Madrid (9) - Villarreal (8)
Valence CF (5) - Athletic Bilbao (17)
(22 heures, Sport +)
DEMAIN
Real Sociedad (20) - Esp. Barcelone (15)
Betis Séville (18) - Levante (13)
Getafe (6) - Majorque (10)
Tarragone (19) - La Corogne (7)
Celta Vigo (11) - Rec. Huelva (12)
Santander (14) - FC Séville (1)
Osasuna (16) - Real Madrid (4)
(19 heures, Sport +)
FC Barcelone (2) - Saragosse (3)
(21 heures, Canal + Sport)
SUISSE (Coupe,
hu i t ième s d e fin al e ). –
AUJOURD’HUI : Grasshopper Zurich Thoune ; Yverdon (D 2) - FC Zurich.
DEMAIN : Young Boys Berne - Sion ; Chiasso
(D 2) - Wil (D 2) ; Lucerne - Schaffhouse ;
Winterthur (D 2) - Aarau ; Delémont (D 2) Saint-Gall ; Beaulmes (D 2) - FC Bâle.
!
moins de
500 €
(*) Après huit journées, la Ligue 1 était bien en tête en valeur
absolue (201 buts marqués). À la moyenne de buts par match, la
Bundesliga (18 clubs) restait cependant plus prolifique (2,76
contre 2,51 en France). Il y avait alors moins de penalties en
Ligue 1 (25) qu’en Angleterre et en Italie (27) ; moins de cartons
jaunes (359) et rouges (18) qu’en Espagne (454 et 40) et en Italie
(413 et 32).
ANGLETERRE (12e journée)
HIER
Werder Brême (1) - Bor. Dortmund (4) .... 1-3
Buts. – WERDER BRÊME : Klose (29e) ; BOR.
DORTMUND : Frei (7e), Tinga (53e), Kruska
(85e s.p.).
ne faussent pas la compétition. Maintenant, cela ne signifie
pas que tout est parfait et qu’il n’y a pas du travail à effectuer, notamment quant à l’uniformité de l’arbitrage, ce que
je suis le premier à reconnaître. »
Frédéric Thiriez, le président de la LFP, a lui aussi souligné
que ces comparatifs démontraient qu’il n’y avait « pas
d’excès de la part des arbitres français » et permettaient
« de relativiser les critiques émises sur la sévérité des
arbitres », avant d’en appeler « au respect mutuel ».
« On peut commenter ou critiquer, mais pas jeter le discrédit
sur l’arbitrage », a conclu Thiriez.
En attendant, les consignes de début de saison – lutte contre
les pertes de temps, protection des joueurs sur les tacles et
gestion des surfaces de réparation et non « nettoyage »,
comme le soulignait Batta – resteront d’actualité. – R. Po.
de cœur pour un
enregistreur DVD HDD 160 Go avec HDMI
nous le faisons savoir
!
Westerlo (4) - Genk (1) ................................. 0-1
AUJOURD’HUI
FC Bruges (3) - Charleroi (5)
Roulers (13) - FC Brussels (10)
Anderlecht (2) - Cercle Bruges (15)
Beveren (16) - La Gantoise (7)
Mouscron (9) - Lokeren (12)
Saint-Trond (17) - Lierse (18)
GB Anvers (8) - Zulte-Waregem (14)
DEMAIN
Mons (11) - Standard de Liège (6)
ÉCOSSE (14e journée)
AUJOURD’HUI
Aberdeen (4) - Motherwell (10)
Dundee Utd (11) - Kilmarnoc (6)
Hibernian (8) - Inverness (5)
Glasgow Rangers (3) - Dunfermline (12)
DEMAIN
Saint-Mirren (9) - Celtic Glasgow (1)
LUNDI
Falkirk (7) - Heart of Midlothian (2)
ITALIE (11e journée)
AUJOURD’HUI
Fiorentina (19) - Atalanta Bergame (4)
(18 heures, Sport +)
AC Milan (16) - AS Rome (3)
(20 h 30, Canal + Sport)
DEMAIN
Ascoli (17) - Empoli (10)
Catane (8) - Livourne (6)
Lazio Rome (13) - Udinese (9)
Messine (7) - Cagliari (11)
Palerme (2) - Torino (14)
(15 heures, Canal + Sport)
Sampdoria Gênes (12) - Chievo Vérone (18)
Sienne (5) - Reggina (20)
Parme (15) - Inter Milan (1)
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Existe sans HDMI,
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La Juventus Turin, pénalisée de neuf points,
est 4e (sur 22) de Serie B avec 17 points
(sachant que les 3e, 4e, 5e et 6e places sont
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PAYS-BAS (12e journée)
HIER
NAC Breda (9) - Heerenveen (7) ................ 1-1
AUJOURD’HUI
Roda JC (8) - Waalwijk (16)
AZ Alkmaar (3) - Heracles Almelo (12)
Exc. Rotterdam (11) - NEC Nimègue (13)
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DEMAIN
Ajax Amsterdam (1) - PSV Eindhoven (2)
Willem II (15) - Feyenoord (6)
Sparta Rotterdam (18) - ADO La Haye (17)
Twente (4) - Groningue (5)
Vitesse Arnhem (14) - Utrecht (10)
LIGUE DES CHAMPIONS D’AFRIQUE
(finale retour). – AUJOURD’HUI, à Rades,
Sfax (TUN) - Al-Ahly (EGY) (aller : 1-1).
I M A G E S O N M U LT I M É D I A M É N A G E R
SAMEDI 11 NOVEMBRE 2006
PAGE 11
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
Rouge
un coup
Une rencontre
arbitres-entraîneurs
ALLEMAGNE (12e journée)
Quand nous avons
LAWRENCE LEENHARDT
LFP
MARC BATTA, le directeur national de l’arbitrage, s’est
exprimé hier matin devant le conseil d’administration de la
LFP après les nombreuses polémiques autour de l’arbitrage
qui ont marqué le début de la saison. « J’ai parlé pendant
une demi-heure de ce que l’on faisait, montré des images,
rappelé les directives du début de saison et les consignes de
l’UEFA. J’ai dit que je ne venais pas vendre une politique, ni
acheter un pardon. J’ai enfin proposé une rencontre entre les
entraîneurs et les arbitres le 3 janvier prochain à l’occasion
de notre stage au Touquet. » Un face-à-face qui aura lieu
également un peu plus tard entre les arbitres et les entraîneurs de L 2.
Mais Marc Batta a surtout tiré profit de statistiques comparatives des Championnats en Allemagne, Angleterre,
Espagne, France et Italie, établies, après huit journées, par la
Ligue. Recensant les buts marqués, les penalties sifflés et
réussis, les cartons jaunes et rouges, il en ressort que le
Championnat de France est en tête pour les buts marqués (*), et seulement pour les buts marqués.
« Nous sommes avant-derniers pour les penalties sifflés et
pour les cartons rouges, dit Batta. Preuve que contrairement
aux critiques formulées par certains, les décisions arbitrales
l’esprit d’Initiés
Bleu
Rouge
malaise. Justement, garde-t-il la
même lucidité sur l’équipe de
France, désormais ? « Évidemment,
ce changement complique les choses
avec le must du must, Willy Sagnol.
Mais je crois en mes chances. Derrière lui, c’est ouvert. Comme tous
ceux qui ont été appelés une fois,
j’attends la liste. Selon mes performances et les résultats du club, il
peut y avoir de bonnes situations. »
Et ce n’est pas son absence de la liste
de France-Grèce qui va le freiner.
Faubert a remis les gaz.
FRANCK LE DORZE
Jaune
Bleu
Jaune
tôt en récompense de la saison passée, l’autocritique était plutôt courageuse. « Les repères du défenseur, je
ne les ai jamais perdus. Physiquement, je ne me suis jamais senti aussi
bien, dans le sens ou, avec seulement deux ans de L 1, j’ai appris à
répéter mes efforts sur 90 minutes.
Je sais aussi que je peux énormément progresser à ce poste, sans être
prétentieux. Je m’y plais. Je retrouve
ma confiance et je suis prêt à repartir
de plus belle. » Une confiance qui,
encore une fois, s’était effilochée au
quotidien de ses prestations, sans
que les Bleus ne masquent le
ILS SONT CERTAINEMENT les
deux joueurs auxerrois à s’être serrés
le plus souvent la main depuis le
début de la saison. Le Belge Luigi Pieroni et le Roumain Daniel Niculae se
partagent, en effet, la seule place
d’attaquant de pointe dans le système (4-2-3-1) mis en place par Jean
Fernandez, leur entraîneur. Et quand
l’un sort en cours de match, l’autre lui
succède assez souvent (quatre fois en
L 1, une en Coupe de la Ligue, une en
Coupe de l’UEFA).
Surtout, les deux attaquants n’ont
encore jamais commencé un match
de Championnat côte à côte, se partageant quelques minutes communes (120 en douze journées) en
fonction des événements, notamment de résultats à inverser. Fernandez s’est ainsi interrogé sur leur complémentarité… la réponse ayant été
apportée par ses choix très clairs.
Les intéressés ne les partagent pas
complètement, évidemment influencés par leur souhait d’être davantage
titulaires. « Même si nos jeux sont
assez proches, je pense que l’on peut
évoluer ensemble, surtout à domicile, car on ne sait pas très bien
défendre, reconnaît Pieroni, dans sa
troisième saison au club sans s’être
encore totalement imposé. Daniel est
peut-être un peu plus à l’aise techniquement que moi. Mais, en général,
c’est toujours plus facile de jouer à
deux. »
Son coéquipier, qui n’a jamais évolué
seul devant au Rapid Bucarest,
acquiesce. « Je serais très content de
jouer avec Luigi car je pense que l’on
peut être complémentaires, estime
Niculae, vingt-quatre ans. Lui est plus
buteur, alors que j’aime davantage
participer aux offensives. Mais la
concurrence concerne tout le monde.
Et à l’image de l’équipe, je ne peux
être satisfait de mes performances. »
Cette recrue, le choix réfléchi du
recruteur Daniel Rolland mais que
Jean Fernandez ne connaissait pas, a
pourtant suscité d’emblée les espoirs
de son entraîneur, qui l’a titularisé
entre la 6e et la 11e journée, lui ayant
l a is s é a u p a r a v a n t q u e l q u e s
semaines d’acclimatation. Seulement, il n’a marqué qu’une fois en
Championnat (deux en Coupe de
l’UEFA). Même s’il ne s’agit pas d’un
buteur (32 réalisations en 112
matches de D 1 roumaine), ses prestations sont pour l’instant décevantes.
Celles de Pieroni, qui lui n’a pas
l’excuse de l’adaptation, ne sont
guère plus séduisantes. S’il s’est distingué contre des équipes européennes de second rang (4 buts), il
tarde à confirmer un exercice
2005-2006 où il avait marqué à
douze reprises. Mais ses statistiques
bourguignonne s (20 buts en
74 matches de L 1) ne le désignent
pas non plus comme un véritable
finisseur. « C’est vrai que j’aspirais à
être titulaire et à être aussi efficace
que l’an dernier », regrette l’international belge de vingt-six ans.
Si le décevant classement de l’AJA
(15e) doit beaucoup à une défense
trop fébrile, ses actuelles carences
offensives ne lui permettent plus de
les compenser. D’autant que le Polonais Ireneusz Jelen, qui s’était rendu
indispensable avant sa blessure,
n’est pas encore apte à retrouver le
flanc droit. En attendant, le meilleur
buteur auxerrois est le milieu Lionel
Mathis qui, avec trois réalisations, a
déjà égalé son meilleur total sur une
saison.
Noir
Noir
Julien Faubert refuse toutefois de
mettre uniquement sur le compte du
changement tactique girondin sa
reconversion, même s’il admet que
la coïncidence est heureuse. « J’y
pensais déjà bien avant, expliquet-il. Je voyais bien que j’étais serré de
près cette saison, que j’avais moins
d’espaces. Les gens me le répétaient
mais je n’étais pas convaincu. Il m’a
fallu une prise de conscience personnelle pour comprendre que je me
sentirai mieux derrière. Franchement, même si j’ai été appelé en
équipe de France, mon début de saison n’a pas été bon. Je voyais bien
que mes performances étaient loin
de ce qu’espéraient les gens et de ce
que j’attendais, moi. »
Si la sélection était effectivement
venue un peu à contre-courant, plu-
Bien qu’en mal d’efficacité, Auxerre n’évolue
qu’avec un seul joueur en pointe, Pieroni ou Niculae.
Et aucun ne s’impose.
12
FOOTBALL LIGUE 2 (16 journée)
e
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
AC AJACCIO - BASTIA : 0-1
Bastia, patron de Corse
HIER
Le Sporting a logiquement battu l’ACA, mais aura quand même du mal à jouer les premiers rôles.
laient à n’en plus finir. Le technicien hollandais, en repensant au football total
qui était un peu le sien dans les années
70, a dû parfois se demander ce qu’il faisait dans cette galère. Après deux victoires d’affilée, l’ACA entendait poursuivre sa série. Mais la prophétie de
Simondi, l’entraîneur adjoint de Krol, la
veille du match – « Si on perd contre
Bastia, notre série n’aura servi à
rien » – s’est révélée exacte.
Le début de match fut pourtant trompeur. Avec son jeu en mouvement,
l’équipe d’Ajaccio entrait mieux dans ce
derby coloré, engagé mais relativement
correct sur la pelouse et dans les tribunes (hormis une ou deux bombes
agricoles et quelques fumigènes). Mais
si l’ACA pratiquait du jeu, c’était de
façon stérile, la défense bastiaise restant bien en place. Il fallut une erreur
individuelle, celle de Maire, pour voir
l’ACA se montrer dangereux. Mais Rocchi butait sur Ejidé, le gardien bastiais
(10e). Une des seules occasions ajacciennes avec ce sauvetage de Maire, le
défenseur bastiais devançant Mandrichi sur le point de marquer dans le but
vide (36e). C’était trop peu.
Abusant de longs ballons pour André
trop seul, le Sporting allait enfin sortir
de sa réserve après vingt-cinq minutes.
Et Casoni allait pouvoir pester une nouvelle fois contre le manque de réalisme
de ses joueurs, récurrent depuis le
début de saison. La menace fantôme
avait pour nom Ben Saada : une frappe
écrasée (26e), une autre frappe sans
AC AJACCIO - BASTIA :
0-1 (0-0)
Tempsdoux. Pelouseen mauvaisétat.
6 500 spectateurs environ. Arbitre :
M. Chapron. But : Née (58e). Avertissements. – AC Ajaccio : Rocchi (11e,
jeu dur sur Bridonneau), Mandrichi
(48e, simulation et contestation),
Scarpelli (68e, antijeu), Collin (68e,
tacle en retard sur Barthélémy) ; Bastia: Ben Saada(23e, tacle en retard sur
Laurenti), Bridonneau (49e, accrochage sur Scarpelli).
AC AJACCIO : Roux – Dujeux, Laurenti, Dzodic, Collin (cap.) – Rocchi,
Rodrigo, Pierazzi (Khiter, 66e), Chafni
(Lacombe, 71e) – Mandrichi, Scarpelli
(Kolar, 78e). Entraîneur : R. Krol.
BASTIA : Ejidé – Marester, Meniri,
Maire,Bridonneau–Barthélémy,Ghisolfi, Ga. Coulibaly (Y. Gomez, 81e), F.
Mendy – Ben Saada (Née, 52e), André
(cap.). Entraîneur : B. Casoni.
AJACCIO –
de notre envoyé spécial
ON SE GARDERA BIEN de dire que
Bastia est redevenu hier soir un candidat à la Ligue 1, ou même que le Sporting est parti pour une remontée fantastique au classement. Avec cette victoire
à Ajaccio, Bastia est le patron en Corse
et c’est déjà beaucoup pour l’équipe de
Casoni, qui n’avait pris que neuf points
sur trente-trois possibles depuis le
18 août et qui se retrouve aujourd’hui à
dix points de la troisième place.
Pour acquérir son statut de chef de l’île
et dépasser l’ACA au classement, le
Sporting a pu compter sur l’étrange passivité de l’équipe de Ruud Krol. Après
n’avoir rien montré en première mitemps, les Ajacciens n’ont pas fait
mieux après l’ouverture du score
adverse signée Frédéric Née (58e), alors
même que les joueurs bastiais recu-
AJACCIO. – Le Bastiais Éric Marester stoppe l’Ajaccien Kamel Chafni. Les Bleus du Sporting ont signé chez leurs
voisins une troisième victoire à l’extérieur cette saison.
(Photo Michel Luccioni/Nice Matin/PQR)
STRASBOURG LIBOURNE-ST-SEURIN :
2-1 (0-0)
17 HEURES
Martigues - Angers
Paris FC - Châtellerault
19 H 30
Vannes - Cannes
20 HEURES
Cherbourg - Pau
Nîmes - Romorantin
Toulon - Raon-l’Étape
Beauvais - Clermont
AUJOURD’HUI
CNFE Clairefontaine (6) - Saint-Brieuc (5) (15 heures)
DEMAIN
Condé-sur-Noireau (7) - Montpellier (1) (14 heures)
Juvisy (2) - Compiègne (9) (15 heures)
Hénin-Beaumont (11) - La Roche-sur-Yon (8) (15 heures)
Soyaux (4) - Toulouse (12) (15 heures)
Lyon (3) - Paris-SG (10) (15 heures)
Artur JORGE (entraîneur de Créteil) : « Nous avons eu notre chance de
l’emporter, eux aussi sur quelques
occasions ont réussi à nous mettre en
danger. Nous n’avons pris que un point
cette semaine, c’est léger au niveau
comptable mais on s’améliore et dans
les prochaines semaines, l’équipe sera
encore plus performante. »
Rudi GARCIA (entraîneur de
Dijon) : « C’est un point satisfaisant à
l’extérieur face à une équipe de Créteil
très entreprenante et qui nous a causé
beaucoup de soucis. Nous avons su
faire preuve d’une bonne maîtrise collective pour conserver ce match nul et
c’est bien là l’essentiel. »
GROUPE A
P.
—
3
3
4
3
4
6
5
4
4
4
6
5
4
6
4
8
5
7
6
7
p.
—
30
22
16
18
14
15
23
26
16
17
15
14
18
15
12
13
15
16
5
8
c. Diff.
— —
18 +12
13 +9
11 +5
9 +9
10 +4
15 0
22 +1
20 +6
15 +1
13 +4
24 -9
15 -1
20 -2
18 -3
13 -1
21 -8
16 -1
25 -9
12 -7
18 -10
PROCHAINE JOURNÉE. – Vendredi
17 novembre, 20 heures : LouhansCuiseaux - Toulon ; Entente SSG-Sète ;
Boulogne-sur-Mer - Beauvais ; PauParis FC ; Angers-Yzeure. Samedi
18 novembre, 18 heures : Romorantin-Cherbourg. 20 heures : Raonl’Étape - Vannes ; Clermont-Laval ; En cas d’égalité de points, les équipes sont
Châtellerault-Martigues ; Cannes- départagées par la différence de buts
Nîmes.
particulière.
DIVISION 1 FEMMES (7e journée)
CRÉTEIL n’a toujours pas battu Dijon
en Ligue 2. Pourtant, ce n’est pas faute
d’avoir essayé. Baha, très entreprenant tout au long de la rencontre,
ouvrait le score sur penalty (15e). Plus
sûrs de leur jeu depuis l’arrivée sur le
banc d’Artur Jorge, les Cristoliens se
laissaient surprendre par Avezac qui
profitait d’une erreur défensive
d’Argelier pour égaliser (34e). Loin
d’être démobilisé, Créteil repartait de
l’avant. Vareilles, décidément maudit,
trouvait la transversale dijonnaise
(44e) et Baha échouait d’un rien dans
sa tentative de lob (45e + 3). Sur sa
lancée, l’USCL obtenait trois nouvelles
balles de break. Salze (66e, 90e) et
Baha (69e) ne pouvaient concrétiser
l’excellente prestation d’ensemble des
Val-de-Marnais. – S. F.
LES GRENOBLOIS ont renoué avec
un succès qui les fuyait depuis la
9e journée. En profitant des largesses
d’une défense rémoise calée trop haut
et de l’inconsistance du pressing des
milieux champenois, les Dauphinois
ont trouvé trois fois la faille en première période. Yanev ouvrait le bal en
reprenant un centre de Chapuis. Giraudon trompait ensuite son propre gardien. Enfin, Chapuis remportait son
duel avec Liébus. La tête du même
Chapuis corsait l’addition avant
l’heure de jeu sur un excellent service
d’Akrour et Kermorgant parachevait la
victoire grenobloise en taclant le ballon sur un centre de Stinat. Entretemps, Féret avait réduit l’écart mais
sans empêcher Reims de concéder un
lourd revers (5 buts en 1 match), alors
que la défense marnaise en avait juste
pris huit en quinze journées. – G. G.
Yvon POULIQUEN (coach Grenoble) : « C’est bien, mais il ne faut pas
être euphorique. Je ne l’étais pas
quand on était dans les trois premiers.
Je ne le serai pas après ce succès. »
Thierry FROGER (coach Reims) :
« Quand un match tourne aussi mal,
c’est dur de se relever. Surtout quand
on n’a pas l’envie. Je vous laisserai
analyser le poids des absences. »
Temps frais. Terrain en bon état.
9 619 spectateurs. Arbitre : M. Cotrel.
But : Malm (26e s.p.). Avertissements.
– Châteauroux : Trapasso (45e + 1,
antijeu), Ahamada (81e, jeu dangereux sur Mainfroi), Moutaouakil
(90e + 3, jeu dangereux sur Ab. Cissé) ; Montpellier : Godemèche (39e,
tacle à retardement sur Vandenbossche), Chakouri (45e, jeu dangereux sur Sako), Pionnier (78e, antijeu),
Ab. Cissé (86e, contestation).
CHATEAUROUX:Fernandez – Moutaouakil, Viator, Babin, Ateba (ElJadeyaoui, 81e) – Trapasso (Mulenga,
53e), Sidibé, Vandenbossche (cap.),
Sako(Bayod, 86e)–Mauricio,Ahamada. Entraîneur : C. Daury.
MONTPELLIER : Pionnier – Chakouri, NGambi, Cambon, Mainfroi –
Delaye (F. Mendy, 93e), Godemèche,
Carotti (cap.), Neumann (Darbion,
90e) – Malm (Atik, 79e), Ab. Cissé.
Entraîneur : J.-F. Domergue.
L’HISTOIRE de penalties a tourné en
faveur de Montpellier. Le premier transformépar Malm (26e), le second de Mauricio stoppé par Pionnier (61e) ont permis aux Héraultais de décrocher leur
première victoire à l’extérieur de la saison. Les hommes de Jean-François
Domergue entamaient les débats avec
beaucoup de maîtrise collective. Sur un
coup franc anodin, Cissé était bousculé
par Moutaouakil et Malm transformait.
Assez ternes jusque-là, les Castelroussins tentaient de revenir immédiatement. Mais là encore, ils se heurtaient
inéluctablement à leur lacune du
moment : le manque de réalisme. La
seconde période, à sens unique, n’y
changeait rien. Trop brouillons, manquant d’imagination, les Berrichons n’y
arrivent décidément plus. – F. L.
Cédric DAURY (entraîneur de
Châteauroux) : « C’est une grosse
déception car les joueurs ont tout
essayé mais il nous a manqué le geste
final. Je n’ai rien à reprocher à mes
hommes si ce n’est la finition où nous
avons une nouvelle fois péché. »
Jean-François DOMERGUE
(entraîneur de Montpellier) : « C’est
notre deuxième victoire d’affilée mais
surtout notre première à l’extérieur. Le
groupe l’a méritée car les joueurs ont
montré une grosse envie et de la solidarité. »
c.
—
6
12
11
15
19
14
13
19
21
21
18
19
24
17
20
21
19
24
21
23
Diff.
—
+16
+14
+11
+5
+6
+9
+4
+1
-1
+2
-3
0
-10
-3
-4
-6
-10
-13
-6
-12
BUTEURS
1. Lesage (Le Havre), 10 buts.
2. B. Gueye (Metz), 8 buts.
3. P. Cissé (Metz) ; Fauré (Reims),
7 buts.
5. Meslin (Bastia) ; K. Traoré
(Le Havre), 6 buts.
PROCHAINE JOURNÉE. – Vendredi 17 novembre, 20 heures :
Amiens-Tours ; Bastia-Grenoble ;
Dijon-Le Havre ; Libourne-Saint-Seurin - Gueugnon ; Montpellier-Créteil ; Niort-Guingamp ; Reims-Istres.
20 h 30 : Caen-Châteauroux (Eurosport). Dimanche 19 novembre,
16 heures : Metz-AC Ajaccio
(Eurosport). Lundi 20 novembre,
20 h 30 : Brest-Strasbourg (Eurosport).
GUINGAMP - AMIENS :
2-3 (1-1)
ISTRES - BREST : 1-1
(0-1)
TOURS - NIORT : 1-0
(0-0)
Temps froid. Pelouse souple.
7 500 spectateurs environ. Arb. :
M. Fraise. Buts. – GUINGAMP :
Haquin (42 e ), S oumah (76 e ) ;
AMIENS : Casartelli (21e), Leye (58e),
Heitzmann (83e). Avertissements. –
Guingamp : Truchet (85e, contestation) ; Amiens : De Freitas (23e, tacle
appuyésur Jouffre),Leye(26e, tacle en
retard sur B. Robert), Fayolle (40e,
tacle en retard sur Bisconti). Expulsion. – Guingamp : P. Remy, entraîneur (80e).
GUINGAMP : Debès (cap.)– Truchet,
Leugueun, Sikimic, Koscielny – Bisconti, Jouffre (Pinto Borges, 42e),
Sitruk, B. Robert (Soumah, 73e) –
Haquin, Caggiano (Y. Rivière, 46e).
Entraîneur : P. Remy.
AMIENS : Merville – Martins Pereira,
Casartelli, Sami, Boche – Levrat, De
Freitas (cap.), Buron (Kinkela, 79e),
Giresse (D. Vairelles, 85e) – Fayolle
(Heitzmann,59e), Leye. Ent. : L. Batelli
A Fos-sur-mer. Temps froid. Pelouse
en excellent état. 2 500 spectateurs
environ. Arbitre : M. Gautier. Buts.
– ISTRES : Viale (86e). BREST : Bigné
(34e). Avertissements. – Istres : Zambernardi (20e, jeu dangereux), Aboub
(45 + 3, antijeu), Coulibaly (64e, tacle
irrégulier). Brest : Auriac (45 + 2, obstruction), Socrier (70e, antijeu). Expulsion : Istres : Suriano (90e + 1, antijeu
sur De Carvalho).
ISTRES : Ru. Riou (cap.) – Ma. Coulibaly, Canet, El Brazi, Zambernardi
(Suriano, 72e) – Maurel (Viale, 56e),
Aboub, Sichi, Aubanel (M’Futi, 38e) –
Goussé, Souari. Entraîneur : B. Rodriguez.
BREST : Elana – Poulard, Charpenet,
Oliveira, Randriana – Bigné, Auriac,
Guégan (cap.), Liabeuf (Josse, 88e) –
De Carvalho (Bouchu,90 + 2), Socrier
(N’Jock, 84e). Entraîneur : T. Goudet.
Temps frais. Pelouse en bon état.
3 772 spectateurs. Arbitre : M. Guillard. Buts : Maréval (79e). Avertissements. – Tours : Mandanne (35e, antijeu), Leray (65e, tacle par-derrière sur
Gonzales), Collet (87e, jeu dur sur
Couturier) ; Niort : Couturier (32e, jeu
dur sur Mandanne), Gagnier (54e,
antijeu), Biger (78e, tacle illicite sur
Himmer).
TOURS : Raimbault – Himmer, Tokéné, Benatia (Maréval, 75e), Leray –
Collet (Pedemonte, 87e), Rodriguez,
Fleurival, Diop (Tavares, 61e) – Vairelles, Mandanne. Entraîneur :
A. Falette.
NIORT : Klein – Vincelot, Couturier,
J. Chapuis, Ferrier – Gonzales
(Konate, 76e), Bouard, Periatambée,
Biger ; Gagnier (Leroy, 76e), Obiorah
( R i v i è r e , 6 0e ) . E n t r a î n e u r :
P. Hinschberger.
À LA PAUSE, Brest n’avait pas montré
grand-chose mais menait grâce à un
but opportuniste de Bigné (34e), initiateur et finisseur d’une action au départ
anodine. Éternel recommencement
pour Istres qui, comme contre Gueugnon mardi (0-1), se trouvait mené. Le
« tout pour l’attaque » des Istréens
butait sur des Brestois sérieux et bien
organisés qui manquaient par Socrier
(57e) et Auriac (82e) de tuer le match.
Les Provençaux se déchaînaient en fin
de match et égalisaient à la 86e par
Viale. Puis étaient à deux doigts de
l’emporter, El Brazi et Souari manquant dans les ultimes minutes deux
ballons en or. – J.-P. T.
C’EST FAIT. Tours a mis fin à une série
de sept défaites de suite et a repris le
droit d’espérer en Ligue 2. Mais que ce
fut dur ! La première mi-temps se révéla sans grand relief, si ce n’est
quelques envolées de Himmer, un tir
de Diop renvoyé du poing par Klein
(13e) et une déviation de Mandanne
(44e) face à des Chamois trop prudents. La première occasion fut néanmoins niortaise avec une tête à bout
portant de Gagnier, mal cadrée (54e).
Tours répliqua par Tavares, qui buta
sur un Klein inspiré (70e). La délivrance
survint à la 79e minute sur un coup
franc de 40 mètres de Maréval, que
laissa filer la défense niortaise, ce qui
surprit Klein. Rivière ratait la balle
d’égalisation (86e). – J.-E. Z.
À CAUSE d’une grande naïveté sur les
coups de pied arrêtés, Guingamp a
concédé un échec embêtant dans
l’optique du maintien. Amiens avait
réussi une bonne entame, et sur un
coup franc de De Freitas, le défenseur
argentin Casartelli ouvrait le score de
la tête (21e). Haquin égalisait suite à
une grosse erreur amiénoise consécutive à une touche de Koscielny (42e). À
la reprise, un coup franc de Giresse
était repris victorieusement par Leye
(58e). Guingamp, courageux, égalisait
par son remplaçant Soumah, qui reprenait un bon ballon d’Haquin (76e). Les
Amiénois ne se satisfaisaient pas de ce
résultat et Heitzmann, de la tête,
reprenait victorieusement un centre de
Giresse (83e). Un but qui met Guingamp dans une situation très délicate,
alors qu’Amiens a remporté sa quatrième victoire à l’extérieur.
Patrick REMY (coach de Guingamp) : « On a plutôt fait un bon
match. On perd à cause des coups de
pied arrêtés. Mon exclusion ? Elle est
anecdotique compte tenu du résultat. »
Ludovic BATELLI (coach
d’Amiens) : « À la mi-temps, j’avais le
sentiment que nous devions gagner.
Nous avons su aller de l’avant jusqu’au
bout. » – D. R.
Bernard RODRIGUEZ (entraîneur
d’Istres) : « C’est un match symptomatique d’une équipe en plein doute.
Notre élan de révolte de la fin aurait pu
permettre de l’emporter. »
Thierry GOUDET (entraîneur de
Brest) : « On voulait prendre un point,
après, on espérait mieux. Et à la fin, on
a failli pleurer. »
Albert FALETTE (entraîneur de
Tours) : « Tours a été déterminé du
début à la fin et a récolté une victoire
méritée. Coup de chapeau à mes
joueurs, car ce n’était pas facile après
notre série noire. »
Phi l i p p e H IN S C H B E RG ER
(entraîneur de Niort) : « On savait que
ça allait être un match de Coupe. On a
rarement été mis en danger mais,
comme souvent, cela se joue sur un
coup de pied arrêté. »
CFA 2 (10e journée)
GROUPE C
GROUPE A
GROUPE C
GROUPE E
GROUPE G
AUJOURD’HUI
HIER
AUJOURD’HUI
AUJOURD’HUI
AUJOURD’HUI
AUJOURD’HUI
Strasbourg B (14) - Nancy B (10)
(16 heures)
Besançon (2) - Calais (4) (18 heures)
Mulhouse (9) - Lens B (13) (18 heures)
Vesoul (18) - Compiègne (5)
(18 heures)
Dunkerque (11) - Schiltigheim (15)
(18 heures)
Bayonne (1) - Anglet (5) ................ 2-0
Valenciennes B (1) - Feignies (7)
(15 heures)
Wasquehal (5) - Cambrai (12)
(15 heures)
Laon (14) - Saint-Omer (13) (18 h 30)
Armentières (4) - Arras (10) (18 h 30)
Roye (11) - Reims B (16) (19 heures)
Corte (13) - Manosque (6) (14 h 30)
AC Ajaccio B (7) - Imphy-Decize (9)
(15 heures)
Gueugnon B (1) - Échirolles (10)
(15 heures)
Porto-Vecchio (16) - Bourg-Péronnas
(4) (18 heures)
Villefranche-sur-S. (11) - Montélimar
(14) (18 heures)
Grenoble B (3) - Chasselay-Mts-d’Or
(8) (18 heures)
Niort B (4) - Cognac (10) (18 heures)
Blagnac (12) - Limoges (16)
(18 heures)
Les Sables-d’Ol. (8) - Mont-de-Marsan
(6) (18 h 30)
Lib.-St-Seurin B (5) - Cugnaux (14)
(18 h 30)
Tarbes (3) - Fontenay-le-C. (1)
(19 heures)
Luçon (2) - FC Bas. Arcachon (11)
(19 h 30)
Agen (13) - Aurillac B (15) (20 heures)
Carcassonne (9) - Toulouse-Fontaines
(7) (20 heures)
La Montagnarde (6) - Saint-Lô (1)
(16 heures)
Locminé (15) - Lamballe (14)
(18 heures)
La Vitréenne (9) - Changé (3)
(18 heures)
Avranches (11) - Mayenne (13)
(18 heures)
Laval B (4) - Alençon (12) (18 heures)
Saint-Brieuc (8) - Lorient B (10)
(18 h 30)
Châteaubriant (16) - Le Poiré-sur-Vie
(2) (19 heures)
La Roche-sur-Yon (5) - Brest B (7)
(19 heures)
DEMAIN
Sochaux B (3) - Épernay (12)
(15 heures)
Levallois (16) - Lille B (1) (15 heures)
Metz B (8) - Saint-Quentin (17)
(15 heures)
Lesquin (7) - Épinal (6) (15 heures)
GROUPE B
AUJOURD’HUI
CA Bastia (13) - Montpellier B (18)
(14 h 30)
Lyon B (10) - Jura Sud (7) (15 heures)
Cassis-Carnoux (11) - Saint-Priest (4)
(15 heures)
GFCO Ajaccio (14) - Gap (2) (18 heures)
Fréjus (1) - Endoume (16) (18 heures)
Le Pontet (12) - Saint-Étienne B (17)
(18 heures)
Arles (3) - Croix-de-Savoie (6)
(18 heures)
Agde (9) - Monaco B (5) (19 heures)
DEMAIN
Nice B (8) - Montceau (15) (15 heures)
AUJOURD’HUI
Stade Bordelais (4) - Rodez (2)
(18 heures)
Moulins (10) - Le Mans B (7) (18 h 30)
Orléans (15) - Les Herbiers (17)
(19 heures)
Brive (18) - Montluçon (11) (19 h 30)
Aurillac (16) - Luzenac (14) (20 heures)
DEMAIN
Nantes B (13) - Albi (6) (15 heures)
Balma (9) - St-Georges-Les Ancizes
(12) (15 heures)
Toulouse B (8) - Bordeaux B (4)
(15 heures)
GROUPE D
AUJOURD’HUI
Poissy (14) - Pontivy (16) (15 heures)
Quevilly (18) - Rouen (15) (17 heures)
Sénart-Moissy (5) - AS Vitré (12)
(17 heures)
Villemomble (1) - Red Star (11)
(18 heures)
Plabennec (10) - Bois-Guillaume (3)
(18 heures)
Pacy-sur-Eure (4) - Paris-SG B (13)
(18 heures)
Dieppe (9) - Ste-Geneviève-desBois (6) (18 heures)
Concarneau (17) - Guingamp B (7)
(19 heures)
DEMAIN
DEMAIN
Sedan B (2) - Taissy (8) (15 heures)
Marck (3) - Noisy-le-Sec (9) (15 heures)
Reims Ste-Anne (15) - Créteil B (16)
(15 heures)
GROUPE B
AUJOURD’HUI
Dijon B (6) - Pont-de-Roide (9)
(18 heures)
Colmar (10) - Vauban-Strasbourg (2)
(18 heures)
Haguenau (11) - Pontarlier (15)
(18 heures)
Amnéville (8) - Troyes B (1) (18 heures)
La Chapelle-St-Luc (12) - Besançon B
(16) (18 h 30)
Saint-Dié (7) - Selongey (3) (20 heures)
DEMAIN
Algrange (13) - Belfort (4) (15 heures)
Jarville (13) - Illzach (5) (15 heures)
DEMAIN
Clermont B (12) - Andrézieux (2)
(15 heures)
Nîmes B (5) - Chalon-sur-S. (15)
(15 heures)
GROUPE D
AUJOURD’HUI
Marseille B (5) - Bastia B (4) (15 heures)
Menton (3) - EF Bastia (16) (15 heures)
Draguignan (11) - Borgo (12)
(16 heures)
Hyères (1) - La Valette-du-Var (14)
(17 heures)
Rhône-Vallées (15) - Lyon-La Duchère
(10) (18 heures)
L’Île-Rousse (6) - Marignane (7)
(19 heures)
DEMAIN
Saint-Chinian (9) - Saint-Raphaël (13)
(15 heures)
Consolat Marseille (2) - AS Minguettes
(8) (15 heures)
GROUPE F
GROUPE H
AUJOURD’HUI
Viry-Châtillon (15) - St-Pryvé-St-Hil. (5)
(18 heures)
Dreux (13) - Châteauroux B (4)
(18 heures)
Carquefou (2) - Orléans B (12) (18 h 30)
Blois (6) - Avoine-Beaumont (10)
(19 heures)
Thouars (8) - Arménienne Issy (3)
(20 heures)
Châtellerault B (7) - Vierzon (16)
(20 heures)
DEMAIN
Angers B (14) - Sens (11) (15 heures)
Auxerre C (9) - Racing CF 92 (1)
(15 heures)
AUJOURD’HUI
Amiens AC (8) - Évreux (16) (15 heures)
Ivry (4) - Amiens B (5) (18 heures)
Les Lilas (6) - Ouistreham (15)
(18 heures)
Entente SSG B (7) - Abbeville (11)
(18 heures)
Mondeville (13) - Mantes (9)
(18 heures)
Caen B (1) - Quevilly B (10) (18 heures)
DEMAIN
Oissel (12) - Dives (2) (15 heures)
Le Havre B (3) - Cherbourg B (14)
(15 heures)
Rennes B (8) - Auxerre B (2) (15 heures)
PAGE 12
SAMEDI 11 NOVEMBRE 2006
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
Rouge
AUJOURD’HUI
Temps frais. Pelouse en bon état.
5 070 spectateurs. Arbitre : M. Lecellier. Buts. – GRENOBLE : Yanev (13e),
Giraudon(33e, c.s.c.), C. Chapuis (37e,
52e), Kermorgant (84e) ; REIMS : Féret
(68e). Avertissements. – Grenoble :
Matheus (88e, antijeu), H. Baldé (54e,
jeu dangereux) ; Reims : Deaux (89e,
jeu dangereux).
GRENOBLE : Wimbée - J. Stinat,
S. Pelé, Matheus (cap.), Robin Kamissoko, Juan, O. Sarr - Yanev
(Kermorgant, 80e) - Akrour, C. Chapuis (Dja Djedje, 75e). Entraîneur :
Y. Pouliquen.
REIMS : Liébus - Fontenette, H. Baldé
(Deaux, 62e), Chicaut, Giraudon Bo n n a l, B u rl e , F é r e t , Ie ls c h
(Comminges, 73e) - Fauré (cap.)
(Lundblad, 69e), Baléguhé. Entraîneur : T. Froger.
CHÂTEAUROUX MONTPELLIER : 0-1
(0-1)
1. Metz
2. Caen
3. Strasbourg
4. Dijon
5. Grenoble
6. Le Havre
7. Reims
8. Châteauroux
9. Amiens
10. Bastia
11. AC Ajaccio
12. Montpellier
13. Gueugnon
14. Brest
15. Libourne-St-S.
16. Niort
17. Créteil
18. Istres
19. Guingamp
20. Tours
Classement
Pts J. G. N. P. p.
— — — — — —
38 15 12 2 1 22
33 16 9 6 1 26
32 16 9 5 2 22
29 16 8 5 3 20
26 16 7 5 4 25
25 15 6 7 2 23
25 16 7 4 5 17
25 16 7 4 5 20
24 16 7 3 6 20
22 16 6 4 6 23
20 16 5 5 6 15
18 16 5 3 8 19
18 16 5 3 8 14
16 16 3 7 6 14
16 16 4 4 8 16
15 16 3 6 7 15
15 16 3 6 7 9
13 16 3 4 9 11
11 16 2 5 9 15
11 16 3 2 11 11
Bleu
Rouge
Sète - Louhans-Cuiseaux ......... 1-2
Yzeure - Boulogne-sur-Mer...... 3-2
Laval - Entente SSG .................. 2-2
Classement
Pts J. G. N.
— — — —
1. Boulogne ......... 29 14 9 2
2. Laval.................. 25 14 7 4
3. Angers............... 25 13 8 1
4. Paris FC ........... 24 13 7 3
5. Nîmes................ 23 13 7 2
6. Louhans-C. ...... 22 14 7 1
7. Sète ................... 21 14 6 3
8. Clermont .......... 19 13 5 4
9. Beauvais .......... 19 13 5 4
10. Toulon .............. 17 13 4 5
11. Romorantin ..... 17 13 5 2
12. Cannes ............. 16 13 4 4
13. Entente SSG ... 16 14 3 7
14. Châtellerault ... 15 13 4 3
15. Raon-l'Étape... 15 13 3 6
16. Vannes ............. 15 13 5 0
17. Pau .................... 14 13 3 5
18. Yzeure .............. 13 14 3 4
19. Martigues ........ 11 13 2 5
20. Cherbourg ....... 8 13 1 5
Temps frais. Terrain en bon état.
4 000 spectateurs environ. Arbitre :
M. Ennjimi. Buts. – CRÉTEIL : Baha
(15e s.p.). DIJON : Avezac (34e). Avertissements.–Créteil:L.Bah(20e,tacle
dangereux), Lavoyer (75e, tacle dangereux), J. Perez (83e, tacle par-derrière). Dijon : A. Ba (13e, antijeu),
Vosahlo (49e, tacle par-derrière).
CRÉTEIL : Trivino – Loja, Salze, Danjou (cap.), Argelier (Dolores, 53e) –
J. Perez, L. Bah (El-Omari, 80e),
Lavoyer, Khenniche – Baha (Terrier,
80e), Vareilles. Entraîneur : A. Jorge.
DIJON : Mouko – Vosahlo (Ponge,
63e), A. Ba, Tacalfred, Grégoire (cap.)
– Asuar, Larcier, Linarès, Poyet – Avezac (Masson, 70e), Abwo (Mangione,
57e). Entraîneur : R. Garcia.
CFA (12e journée)
NATIONAL (14e journée)
HIER
GRENOBLE - REIMS :
5-1 (3-0)
20 H 30
Le Havre - Metz (Eurosport)
Jaune
Bleu
Jaune
Temps froid. Pelouse souple.
12 166 spectateurs. Arbitre :
M. Buquet. Buts. – STRASBOURG :
Cohade (73es.p.), Tum (90e + 4) ;
LIBOUR NE-SAINT-SEU RIN :
Deranja (66e s.p.). Avertissements. –
Strasbourg : Tum (90e + 2, antijeu) ;
Libourne-Saint-Seurin: Begeorgi(28e,
jeu dur sur Abdessadki), Faivre (44e,
tacle dangereux sur Abdessadki),
Douence (61e, tacle par-derrière sur
Mouloungui ; 82e, tacle à retardement sur Mouloungui), Deranja
(croche-pied sur Abou, 76e). Expulsion. – Libourne-Saint-Seurin :
Douence (82e, 2e avertissement).
STRASBOURG : Cassard – Deroff,
Bellaïd, Strasser, Abou – Abdessadki
(cap.) (Mathlouthi, 75e ), Lacour
(Johansen,56e), Cohade,Mouloungui
– Gameiro (Rangelov, 63e), Tum.
Entraîneur : J.-P. Papin.
LIBOUR NE-SAINT-SEU RIN :
Salin – Rambier, Douence, V. Kouassi
(cap.), Polovanec – Y. Kébé (Moura,
66e), Delchie, Faivre, Gragnic (Livramento, 74e) – Deranja (Brillaut, 83e),
Begeorgi. Entraîneur : D. Tholot.
LES STRASBOURGEOIS ont décroché
leur neuvième victoire à l’arraché, hier
face aux promus de Libourne, mal récompensés. Les hommes de Tholot furent les
premiers dangereux par Begeorgi (5e) puis
Kébé (8e), ou sur un centre que Gragnic
n’était pas loin de convertir (12e). Côté
alsacien, on ne s’illustrait qu’épisodiquement. La dernière demi-heure montait en
intensité. Bellaïd laissait traîner la main
sur un tacle et Deranja ouvrait la marque
sur le penalty qui s’en suivait (66e).
Cohade répondait du tac au tac après une
faute de Rambier sur Mouloungui (73e).
Strasbourg poussait. Et après une double
parade exceptionnelle devant Cohade et
Mathlouthi (90e), Salin s’inclinait sur une
volée croisée de Tum. – Fr. N.
Jean-Pierre PAPIN (entraîneur de
Strasbourg) : « C’est une victoire importante sur le plan comptable, mais encore
plus sur le plan mental. Je tire un grand coup
de chapeau à mon groupe dont je suis très
fier ce soir. »
Didier THOLOT (entraîneur de
Libourne-Saint-Seurin) : « Mon groupe a
fait le match qu’il fallait pendant une heure
et quart. On a fait jeu égal avec un prétendant à la montée. La défaite est dure à
encaisser. Pas sûr qu’il y a penalty sur le premier but strasbourgeois. »
CRÉTEIL - DIJON : 1-1
(1-1)
Ruud KROL (entraîneur de l’AC Ajaccio) : « Je pense que le but inscrit par Bastia est
entaché d’une faute de main. Il nous a déstabilisés. Cela dit, je crois que nous avons mal
digéré les efforts produits lors de nos trois matches en huit jours. »
Bernard CASONI (entraîneur de Bastia) : « Notre victoire est parfaitement méritée.
Nous avons montré beaucoup de choses au niveau de l’état d’esprit, de la combativité.
Gardons-nous, toutefois, de nous enflammer parce que nous avons gagné un match. Il
faut conserver cet état d’esprit. » – D. F.
LUNDI
Noir
Noir
NOUVELLE DÉFAITE à domicile pour
les Gueugnonnais, la cinquième en
huit rencontres, face à une équipe de
Caen qui a mérité sa victoire. Pourtant,
le but inscrit par Gouffran sur une
bonne remise de Raineau (45e) a été
longuement contesté par les Gueugnonnais. La reprise de la tête de
l’attaquant caennais, repoussée par
Peiser sous la transversale, n’ayant pas
donné l’impression d’avoir franchi
entièrement la ligne. Ce but, validé par
l’arbitre de touche, a suffi aux visiteurs
pour vaincre ; logique si on prend en
compte les occasions manquées par
Compan seul face à Peiser (4e et 22e),
Gouffran (38e), Samson (58e) et enfin
Florentin (75e). En face, au crédit des
Gueugnonnais, une tête de Colleau
(15e), une occasion franche par Niflore
(32e) et une frappe hors cadre de Marty
(85e). C’est bien peu. – G. B.
Victor ZVUNKA (entraîneur de
Gueugnon) : « Caen est une équipe qui
a d’énormes qualités. Pourtant je
retiens de ce match que nous perdons
sur un but qui n’a pas été marqué.
Nous n’avions pas besoin de cela. Je
me serais contenté en effet du 0-0. »
Franck DUMAS (entraîneur de
Caen) : « Il n’est jamais facile de ramener quelque chose de Gueugnon et a
fortiori de prendre les trois points. Je
suis fier de mes joueurs qui ont eu une
superbe réaction après le match en
demi-teinte contre Créteil. »
VINCENT GARCIA
RECTIFICATIF. – La Corse compte
275 000 habitants et non pas 160 000
comme indiqué par erreur dans notre
édition d’hier. Toutes nos excuses à
nos lecteurs.
UN QUART D’HEURE DE
RETARD. – Le match d’hier, diffusé en
direct sur Eurosport, a débuté avec un
quart d’heure de retard en raison de la
retransmission de la rencontre du Masters féminin entre Mauresmo et Henin.
Une décision approuvée par les délégués de la Ligue.
ILS ONT DIT
GUEUGNON - CAEN :
0-1 (0-1)
Temps froid. Pelouse en bon état.
2 7 72 sp e c t at e ur s . A r bi t r e :
M. Auroux. But : Gouffran (45e). Avertissements. – Gueugnon : Adam (62e,
faute sur Grandin), Correia (87e,
contestation) ; Caen : Florentin (76e,
tacle dangereux sur Colleau), Thiam
(87e, contestationdu banc de touche),
Samson (90e + 4, antijeu). Expulsion.
– Caen : Branger (préparateur physique, 87e).
GUEUGNON : Peiser – Rodrigues,
F. Adam, Morestin, Correia (cap.) –
Marty, Tsoumou, Colleau, Loukhiar
(Acédo, 67e) – Dr. Coulibaly (White,
56e), Niflore (L. Touré, 64e). Entraîneur : V. Zvunka.
CAEN : Planté – Seube (cap.), Thiam
(Valero, 73e), Sorbon, Hengbart – Raineau (Florentin, 46e ), Proment,
G. Leca, Grandin – Compan (Samson,
46e), Gouffran. Entraîneur : F. Dumas.
puissance alors qu’il pouvait venir
défier Roux (29e), et surtout un caviar de
Ghisolfi dans l’axe, mal exploité d’une
frappe du gauche à ras de terre (40e).
Échaudé, Casoni décidait de remplacer
son attaquant par Née en début de
seconde période. Un coup gagnant
puisque le « vieux briscard » se chargeait d’inscrire le seul but du match
d’un plat du pied gauche, alors que
l’ACA réclamait une main préalable de
Barthélémy (58e). Bastia reculait, Ajaccio poussait mollement. Une frappe de
Lacombe était sortie par Ejidé (79e), qui
venait de sauver son équipe pour la
deuxième fois de la semaine, après le
match contre Le Havre mardi (1-1).
Kolar frappait à côté (87e). Khiter
oubliait Rocchi seul au second poteau
(90e). Les supporters bastiais pouvaient
crier : « On est chez nous ! » L’hôte
ajaccien était vraiment trop accueillant
hier soir.
Gueugnon - Caen ................... 0-1
Strasbourg - Lib.-St-Seurin ..... 2-1
Créteil - Dijon ......................... 1-1
Grenoble - Reims .................... 5-1
Châteauroux - Montpellier ..... 0-1
Guingamp - Amiens ............... 2-3
AC Ajaccio - Bastia ................. 0-1
Istres - Brest ........................... 1-1
Tours - Niort ........................... 1-0
13
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
FOOTBALL ÉQUIPE DE FRANCE
Higuain joue la montre
L’attaquant de River a refusé de rejoindre les Bleus mais espère pouvoir bénéficier d’une nouvelle chance, plus tard.
BUENOS AIRES –
de notre envoyé spécial
TOUT VA TROP VITE pour la famille
Higuain, débordée de tous côtés
depuis que Gonzalo, l’attaquant
vedette de River Plate, né à Brest il y a
dix-huit ans, s’est retrouvé dans la
ligne de mire de l’équipe de France.
« Il y a d’abord eu ses deux buts
contre Boca Juniors, ensuite sa
convocation en équipe de France
(jeudi) et maintenant une offre
concrète du Real Madrid », confesse
son père, Jorge, l’ancien défenseur
du Stade Brestois, qui suit de très près
sa carrière.
Face à une surexposition médiatique,
le déchaînement des télés, des
radios, les unes des journaux, le
jeune Higuain (prononcez Igoua-ine)
a pris peur. En famille, après avoir
« soupesé les conséquences, on a
préféré le protéger, nous a expliqué
son père. Gonzalo est timide. Trop
pour relever un défi comme celui-là.
Rendez-vous compte, il y a six mois, il
jouait encore en équipe réserve de
River ».
Hier, en réponse à la convocation de
la FFF, il a donc adressé une lettre par
fax, pleine de circonlocutions et de
formules de politesse à... Claude
Simonet, qu’il croyait toujours président de la FFF. Dans cette lettre, que
L’Équipe s’est procurée (voir ci-dessous), il explique les raisons d’un
refus « qu’il faut interpréter autrement, parce qu’on espère que Gonzalo aura une autre chance. Il est français, oui ou non ? ».
Higuain père :
« Le Real est
notre priorité, point »
Avec mon plus grand respect,
Je, soussigné Jorge Nicolas Higuain, père du jeune Gonzalo, joueur du
CA River Plate, ai l’honneur de m’adresser à vous, monsieur le Président
de la FFF, afin de vous transmettre et, à travers vous, au sélectionneur,
mon énorme reconnaissance pour avoir convoqué mon fils Gonzalo en
équipe nationale.
Malgré la fierté de mon fils d’avoir reçu cette distinction, nous avons pris
une décision en famille, en respectant sa décision personnelle, et dans ce
sens il est de mon devoir de vous communiquer que, en raison des nombreuses et intenses expériences professionnelles traversées en peu de
temps par Gonzalo, et en raison de son jeune âge, je considère que ce
n’est pas le moment propice pour assumer une responsabilité de cette
amplitude.
Je tiens à préciser qu’en aucune manière Gonzalo ne se refuse à intégrer
l’équipe de France. C’est tout le contraire et j’espère qu’à l’avenir, avec un
statut professionnel mieux défini et consolidé, il sera à nouveau appelé.
En vous renouvelant notre fierté et notre reconnaissance pour cette
convocation, je vous prie d’accepter mes salutations et toute ma considération.
JORGE NICOLAS HIGUAIN
TÉLÉVISION
Le communiqué
de Domenech
C’est sur le site Internet de la Fédération
que le sélectionneur a réagi après avoir
pris connaissance du fax envoyé par le
père de Gonzalo Higuain. Voici, en intégralité, le texte publié par la FFF.
« COMPTE TENU de sa situation, j’aurais
compris et respecté le choix de Gonzalo Higuain
si celui-ci avait annoncé qu’il souhaitait jouer
pour la sélection nationale argentine. J’avoue
que je suis surpris par cette " non-décision ". Il
s’est revendiqué français et, comme tout joueur
français, il doit répondre présent quand il est
convoqué en équipe de France, quel que soit
son club et son passé. Je souhaitais profiter de
ce match amical de mercredi au Stade de France
face à la Grèce, qui n’avait aucune incidence sur
son avenir international, pour évoquer avec lui
la situation. Je ne lui demandais pas de choisir
mais juste de venir discuter, pour nous permettre à tous les deux de nous faire un avis, à
une période internationale où il était possible
de réaliser ce type de démarche. J’attends une
réponse de sa part et j’espère que la raison
l’emportera. »
RAYMOND DOMENECH ne ferme pas encore la porte. Mais il veut que Higuain choisisse
clairement entre la France et l’Argentine.
L’Équipe a rencontré Raymond Domenech
hier, en début d’après-midi. À ce moment
de la journée, le sélectionneur n’avait pas
encore pris connaissance du fax (voir cicontre) qui confirme par écrit les propos
que le père de Gonzalo Higuain avait
tenus la veille, à Buenos Aires. Mais Raymond Domenech anticipait déjà un éventuel refus.
« S’IL NE VIENT PAS, s’expose-t-il à des
sanctions ?
– Je n’extrapole pas. On verra ce que le joueur va
dire.
– Avez-vous imaginé qu’il puisse refuser
la sélection ? N’avez-vous pas cherché à
obtenir des garanties avant de le sélectionner ?
– Il est français. Il fait savoir au monde entier
qu’il est français et que la France ne l’a pas vu
jouer. S’il est français, il est sélectionnable. Donc,
je le sélectionne. Après, je ne vais pas mener de
tractations. Quand je prends Benzema, je ne
demande pas s’il est français. Il est français, je le
sélectionne. Je fais pareil avec tout le monde.
– En cas d’absence, quelle sera votre attitude ?
– On va en discuter avec le président (Jean-Pierre
Escalettes, le président de la Fédération). Mais
Higuain est assujetti aux mêmes règles que les
autres.
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6. Édition du week-end. 8.30 Match
après match. 15. Un jour avec…
Frantz Granvorka (rediff. à 16.). 19. La
Grande Édition WE. 20. Édition du WE.
22. La Grande Édition WE. 23.30 La
Grande Édition WE, avec la Page Foot.
0. La Grande Édition WE.
6. Le journal en continu.
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Test-match.
France - Nouvelle-Zélande. À Lyon.
Rediff. demain à 7 h 50
Ligue 1. 13 e journée.
Bordeaux-Auxerre.
FOOTBALL
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Coupe du monde.
Demi-finales. À Rio de Janeiro (BRE).
TPS Foot 125 min
17.15
HANDBALL
11.00
Masters F 2006. Demi-finales du double.
À Madrid (ESP).
Stade Français - Agen.
LA LISTE DES 24 JOUEURS CONVOQUÉS
PAR DOMENECH. – Pour France-Grèce (amical),
mercredi 15 novembre, 21 heures (TF 1), à SaintDenis, Stade de France. Gardiens : Coupet (Lyon),
Landreau (Paris-SG) ; défenseurs : Abidal, Clerc
(Lyon), Escudé (FC Séville, ESP), Evra (Manchester
United, ANG), Gallas (Arsenal, ANG), Mexès
(AS Rome, ITA), Sagnol (Bayern Munich, ALL), Thuram (FC Barcelone, ESP) ; milieux : A. Diarra,
Govou, Malouda, Toulalan, Wiltord (Lyon), Makelele (Chelsea, ANG), Mavuba (Bordeaux), Vieira
(Inter Milan, ITA), Higuain (River Plate, ARG), Ribéry (Marseille) ; attaquants : Anelka (Bolton,
ANG), Benzema (Lyon), Henry (Arsenal, ANG),
Saha (Manchester United, ANG).
20.40
Championnat d’Italie. 11 e journée.
AC Milan - AS Rome.
17.00
TENNIS
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Test-match.
Angleterre-Argentine. À Twickenham.
Top 14. 13 e journée.
ÉTIENNE MOATTI
France 3 5 min
15.15
Japon - Serbie-Monténégro. À Nagoya (JAP).
RUGBY
– Les footballeurs sont habitués à ce genre de
truc. Quand un joueur arrive, ils jugent sur pièces.
Les footballeurs n’ont pas de préjugés.
– S’il vient et joue contre la Grèce, il reste
sélectionnable par l’Argentine. Le saviezvous avant de le convoquer car, il y a
encore quarante-huit heures, la FFF ne
semblait pas très sûre des règles en
vigueur ?
– On a beau poser la question à la FIFA, c’est flou.
Personne ne sait au juste. Normalement, un
match amical ne bloque pas un joueur. Sur ce que
j’ai lu et compris, c’est la règle. C’est un texte traduit de l’anglais au suisse. Mais ce n’est pas traduit du suisse au français… »
Rediff. à 16 h
Championnat d’Allemagne. 12 e journée.
Bayer Leverkusen - Bayern Munich.
10.00
TOUT LE SPORT
L’Équipe TV 26 min
Eurosport 30 min
10.00
Championnat du monde F. 2 e tour. Poule E.
HANDBALL
– Estimez-vous possible d’avoir été manipulé, qu’il se soit servi de l’équipe de
France pour forcer les portes de la sélection argentine ?
– Je ne me pose pas la question. Ce n’est pas un
problème pour moi. Il est dans un bon club argentin, il marque des buts. S’il était en Chine, ce serait
15.00
Au sommaire :
Frantz Granvorka.
FOOTBALL
09.30
Coupe du monde.
Slalom F. 1 re manche. À Levi (FIN).
VOLLEY-BALL
UN JOUR AVEC...
08.00
« Avant Ski »
100 % FOOT
« S’il n’est pas là,
on avisera »
pareil... Dans cette affaire, comme je l’ai dit, à lui
de choisir !
– Pensez-vous qu’il va venir ?
– Je ne sais pas si Makelele va venir, si Henry va
venir. Je suis dans la même situation avec les uns
et les autres. Ils sont convoqués lundi à midi. C’est
à ce moment-là qu’on fait le bilan : qui est là, qui
n’est pas là. Si Higuain est là, tant mieux. S’il n’est
pas là, on avisera.
– Il avait été question de laisser Makelele
à la disposition de son club pour des
matches moins importants, comme cette
rencontre amicale entre la France et la
Grèce. Finalement, il est sélectionné...
– Dans son club, ils ont trois jours de repos. Cela
fera trois jours de repos avec nous, ce sera aussi
bien.
– Cela veut dire qu’il ne jouera pas ?
– Non. Les trois jours de repos, c’est dimanche,
lundi et mardi...
– Vous restez donc sur une position très
ferme vis-à-vis de Chelsea.
– Je ne peux pas dire pour Higuain qu’il est sélectionnable, que je le sélectionne et qu’il doit venir.
Et puis dire que Makelele est sélectionnable mais
qu’il a le droit de ne pas venir. La règle est la même
pour tout le monde. Après, je gère. J’ai pris exprès
vingt-quatre joueurs pour pouvoir m’organiser.
– Comment les autres joueurs peuvent-ils
percevoir l’arrivée éventuelle d’Higuain,
totalement inconnu, dont on s’interroge
sur le niveau réel ?
LA SÉLECTION DE « L’ÉQUIPE »
Tri Nations.
Nouvelle-Zélande - Grande-Bretagne. À Wellington.
TENNIS
– Étiez-vous persuadé qu’il avait envie de
venir ?
– Je ne discute même pas le problème de l’envie.
Quand un mec te dit qu’il est français, qu’il est
sélectionnable en équipe de France, j’ai le droit de
le sélectionner. C’est tout.
– Vous avez montré à plusieurs reprises
votre fermeté quand vous avez convoqué
certains joueurs, même contre leur gré. Si
Higuain ne vient pas, renoncerez-vous à le
sélectionner ou sera-t-il, au contraire,
tout de même convoqué pour le match
suivant ?
– J’attends. Car s’il refuse la sélection, ça veut
dire qu’il veut être argentin et que je ne peux plus
le sélectionner. Jusqu’à présent, il laissait planer
le doute. Désormais, il est obligé de choisir. Soit il
est français, soit il est argentin. Soit il vient là avec
l’équipe de France et il accepte d’être français,
soit il est argentin et on ne se pose plus la question.
Sport + 120 min
SAMEDI 11 NOVEMBRE 2006
Les cases vertes
correspondent aux
retransmissions
en direct.
Ce soir 23 : 00
LA GRANDE ÉDITION WEEK-END
> FRANCE - NOUVELLE-ZÉLANDE
Retrouvez les analyses de notre consultant, Laurent Bénézech.
> RUGBY
PAGE 13
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
Rouge
Copie au sélectionneur national,
M. Raymond Domenech
GUY ROGER
« J’attends »
Bleu
Monsieur le Président
de la FFF, Claude Simonet
mais mon arrière-grand-père était de
quelque part là-bas. S’il fallait chercher une solution de ce côté-là, on le
ferait. Mais mon “Pipita”
aujourd’hui est français et c’est tout
ce qui nous reste à Nancy, sa mère, et
à moi, d’un magnifique séjour à
Brest. Et je ferai tout pour protéger
ça, le plus longtemps possible. »
Jaune
Rouge
Jaune
LA LETTRE ENVOYÉE À LA FFF
Déchirés entre deux sélections, sollicités par le Real, Gonzalo Higuain et son père, Jorge (à gauche), ont décidé de se laisser du temps pour choisir. Et l’ont fait savoir
par le biais d’un communiqué adressé à la FFF (en médaillon).
(Photo Bertand Mahé/Presse Sports)
Noir
Bleu
Noir
Quelques heures après l’arrivée du
fax de Jorge Higuain au siège de la
Fédération française, Raymond
Domenech a à son tour pris la plume
pour répondre par un communiqué
sur le site Internet de la FFF (voir cidessous). Il y a fait part de sa surprise
devant la position de la famille
Higuain, rappelé sa position et conclu
par un « J’espère que la raison
l’emportera », comme pour souligner l’incohérence de la démarche de
la famille Higuain.
Joint par téléphone en fin de journée,
« Pipa » Higuain n’a pourtant pas
infléchi sa ligne de conduite. « Je
pensais avoir été clair et poli dans ma
lettre, a-t-il affirmé. Si Domenech est
fâché, c’est son problème, pas le
mien. Je refuse d’entrer dans ce jeu-
là. Je confirme que, pour Gonzalo, ce
n’est pas encore le moment de dire
oui. J’ai tout dit. On a été sincères et
je ne peux pas en faire davantage. »
Le père dit avoir agi pour le bien de
son rejeton et pour évacuer « une
pression qui menaçait de nous écraser tous ». Il en plaisante, même :
« Vous faites quoi quand, en même
temps, la tour Eiffel vous fait de l’œil,
notre obélisque vous trouve beau et
las Cibeles, à Madrid, vous ouvrent
les bras ? L’équipe de France nous
intéresse toujours mais la Seleccion
argentine est celle du cœur. Ce n’est
pas facile de prendre une décision
pour toute la vie. Surtout quand rien
ne presse. Tout ce que je veux, c’est
que mon fils soit heureux. »
Et il fait des pieds et des mains pour
assurer le bonheur de celui que tout
le monde s’arrache. Sans perdre de
vue le sésame accroché aux crampons du fiston : un passeport communautaire. « Une chance inouïe qui
nous ouvre aujourd’hui les portes du
Real Madrid », annonce-t-il. Une
lettre de Predrag Mijatovic, le directeur sportif merengue, est arrivée la
semaine dernière sur le bureau du
président de River Plate. La proposition madrilène est la suivante :
15 millions d’euros et un contrat de
sept ans. Seul inconvénient, River,
criblé de dettes, a déjà vendu la moitié des droits du futur transfert du
jeune Higuain à MSI, un groupe
d’investisseurs européens, et le club
a encaissé 6 millions de dollars
(4,66 millions d’euros). « Je ne sais
pas ce qu’ils espèrent de cette transaction, précise Higuain père, mais ils
oublient que mon fils était mineur et
que, sans ma signature, personne ne
peut rien faire. Ni le président ni ces
investisseurs russes ou je ne sais
d’où. Et ils savent très bien que je n’ai
rien signé. Dans leur contrat, plusieurs clauses m’ont paru bizarres et
j’ai dit non. Aujourd’hui, le Real est
notre priorité, point. »
L’attaquant de River pourrait partir
dès le mercato d’hiver pour remplacer l’Italien Cassano, en disgrâce.
« Personnellement, je préférerais
qu’ils attendent encore un peu, poursuit le paternel. Sur une échelle de
zéro à cent, Gonzalo monte à peine
les premiers barreaux. Et avec Daniel
(Passarella, l’entraîneur de River), je
sais qu’il va apprendre beaucoup. »
En veine de confidences, tout sourire,
Pipa Higuain ajoute ceci : « Saviezvous que notre nom est d’origine
basque ? Ne me demandez pas si
c’est de Bilbao ou de Saint-Sébastien,
14
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
TENNIS MADRID (Masters, WTA Tour, indoor)
La vraie Mauresmo
C’est à la bagarre que la Française a jugulé la fougue de Justine Henin (4-6, 7-6, 6-2) pour accéder aux demi-finales.
MADRID –
de notre envoyé spécial
AMÉLIE MAURESMO première de
sa poule et qualifiée pour les demifinales du Masters… Non, ce n’est
pas une plaisanterie ! Mais qui l’eût
cru avant qu’elle ne joue son premier match à Madrid, qui l’eût cru
après son horrible défaite face à
Nadia Petrova ou même après sa
victoire remportée 6-4 au troisième
set sur Martina Hingis, la peur au
ventre ? Mauresmo elle-même parlait d’une sorte de miracle après sa
victoire en trois sets serrés sur Justine Henin (4-6, 7-6, 6-2). Hier, elle
jouait à quitte ou double. Perdante,
elle terminait quatrième et dernière
de son groupe, gagnante, elle se
qualifiait pour les demi-finales. Mais
surtout, si elle devait perdre face à la
joueuse qui a le plus de chances de
lui succéder au classement, il lui fallait montrer pour elle-même, pour le
public, pour ses fans, qu’elle était
capable de réagir après une fin de
saison difficile. Elle voulait terminer
sa saison sur une bonne note, avec
un capital confiance reconstitué.
« Au-delà de la victoire, je suis
contente d’avoir réussi à concrétiser
ce que me répétait Loïc depuis que
j’avais perdu contre Petrova, jubilait
la numéro 1 mondiale. J’étais vraiment mal après cette défaite et je
n’envisageais pas l’avenir avec optimisme dans ce tournoi. Et puis Loïc a
bien insisté en me disant que si
j’étais une vraie championne, je ne
devais pas fuir, ne pas laisser tomber
au milieu du tournoi, mais faire
face. » Les paroles du coach ont porté au-delà de toute espérance
puisque sa joueuse a gagné les deux
matches suivants en cédant à
chaque fois le premier set. Encore
fragile mais décidée face à Martina
Hingis jeudi soir, Mauresmo montra
son vrai visage de championne hier
contre Henin. Oh, elle ne réalisa pas
le match du siècle car on vit un peu
de tout durant les trois sets : du
panache durant les deux premières
minutes du match (une balle de 3-0),
de la souffrance ensuite lorsque
Henin sortit le grand jeu en bombardant son adversaire sous tous les
angles durant près d’un set et demi,
de la révolte quand celle-ci reprit son
break de retard au deuxième set, et
– Avez-vous senti chez Amélie
une “extramotivation” ?
– Si l’on fait allusion au fait de
battre Hingis et Henin spécialement,
non. Le problème pour elle était
simple : je gagne, je suis qualifiée ; je
perds, je suis dans l’avion. Il lui fallait
une victoire, maintenant elle est en
confiance. Le match contre Hingis l’a
relancée. Amélie n’a plus rien à
DOMINIQUE BONNOT
RÉSULTATS
Dotation : 3 000 000 dollars
GROUPE JAUNE
Petrova (RUS) b. Mauresmo 6-2, 6-2 ; Henin
(BEL) b. Hingis (SUI) 6-2, 6-7 (5-7), 6-1 ;
Hingis b. Petrova 6-4, 3-6, 6-3 ; Henin b.
Petrova 6-4, 6-4 ; Mauresmo b. Hingis 3-6,
6-1, 6-4 ; Mauresmo b. Henin 4-6, 7-6 (7-3),
6-2.
Classement : 1. Mauresmo (2 v./1 d.) ;
2. Henin (2 v./1 d.) ; 3. Hingis (1 v./2 d.) ;
4. Petrova (1 v./2 d.).
La Française, à égalité avec la Belge, termine
première de son groupe au bénéfice de leur
confrontation directe.
GROUPE ROUGE
Sharapova (RUS) b. Dementieva (RUS) 6-1,
6-4 ; Kuznetsova (RUS) b. Dementieva 7-5,
6-3 ; Sharapova b. Clijsters (BEL) 6-4, 6-4 ;
Clijsters b. Kuznetsova 6-1, 6-1 ; Sharapova b.
Kuznetsova 6-1, 6-4 ; Clijsters b. Dementieva
6-4, 6-0.
Classement : 1. Sharapova (3 v./0 d.) ;
2. Clijsters (2 v./1 d.) ; 3. Kuznetsova
(1 v./2 d.) ; 4. Dementieva (0 v./3 d.).
PROGRAMME
Aujourd’hui, demi-finales,
14 heures : Sharapova-Henin. Pas
avant 16 heures : MauresmoClijsters.
Demain : finale à partir de 16 heures.
FACE-À-FACE
Mauresmo-Clijsters : 5-8.
Sharapova-Henin : 2-4.
ELLES ONT DIT
MASTERS HOMMES
Sharapova : « Numéro 1
ou 2 ? Pas de différence ! »
Le Maître et les élèves
« Je suis la seule à avoir gagné mes trois matches de poule. Le plus dur a été contre
Kim (Clijsters). Je pense que j’ai progressé par rapport à ces deux dernières années,
mais que je suis encore perfectible. C’est vrai que je suis contente d’avoir pu
enchaîner trois matches en restant en pleine possession de mes moyens physiques. Je me sens plus puissante, plus forte. (…) Le fait d’affronter Justine en
demi-finale, avec l’enjeu de la place de première mondiale, ne me touche pas particulièrement. Pour moi, c’est un match comme un autre. Finir numéro 1 ou numéro 2, je ne fais pas de différence car je considère que j’ai fait une grande année. Je
suis sûre que, quoi qu’il arrive, je ne serai pas déçue. Ça va être un grand match. Je
l’ai battue en finale de l’US Open et j’espère donner le meilleur de moi-même et
m’imposer à nouveau. (…) Ce qui arrive à Amélie est facile à comprendre. Quand
vous avez été tenue éloignée des courts pendant un certain temps, c’est très difficile d’affronter directement une des meilleures joueuses du monde. Peu importe
que vous vous soyez bien entraînée, rien ne remplace la compétition. Et bien sûr, à
son niveau, plus vous jouez, mieux vous jouez. Amélie est une des meilleures
joueuses du monde et elle est intelligente. Elle a été capable de mettre tout ça de
côté et de ne plus penser qu’à remporter ses deux matches suivants pour rester
dans la course. »
Kim CLIJSTERS : « Je suis un peu comme Amélie, surprise de me retrouver en
demi-finale compte tenu de mon manque de compétition. Après un premier match
difficile contre Maria (Sharapova), j’ai vraiment bien joué dans les deux suivants.
Je me sens bien en jambes, je ne fais pas trop de fautes, mon service fonctionne.
Retrouver Amélie ne va pas être facile car la manière dont elle a repris le contrôle
de son jeu est impressionnante. J’ai vu la fin de son match contre Justine, c’était du
très bon tennis. »
PARMI LES ENJEUX POSÉS par leMasters qui commencera demain à 13 heures, heure de Shanghai (soit 6 heures du
matin en France), par un remake de la finale 2005 FedererNalbandian, figure l’incontournable question du circuit : qui
pour battre le Maître ? Car le Suisse, même entouré par les
sept meilleurs de ses pairs, semble avoir de la marge pour
établir son record personnel du nombre de titres obtenus en
une saison. Pour l’instant, le numéro 1 mondial l’a égalé en
le portant à onze (sur seize tournois disputés), dont trois
Grands Chelems et quatre Masters Series. Forfait à Bercy
après son succès à Bâle, il s’est accordé un peu de répit.
Abordant ainsi l’ultime compétition dans un état physique
incomparable eu égard à celui de l’année dernière, où sa
blessure à la cheville l’avait sûrement handicapé dans sa
finale perdue en cinq sets face à David Nalbandian. « Cette
fois-ci, j’ai confiance à cent pour cent dans ma condition physique », a assuré le Suisse. Gaffe ! Dans son groupe, Nalbandian vient de perdre 6-0 leur dernier set disputé à Madrid et
Ljubicic et Roddick restent sur sept défaites consécutives.
Dans l’autre groupe, Nadal, seul tombeur du Suisse cette saison avec Murray, n’a plus atteint le dernier carré d’un tournoi
depuis Wimbledon. Blake (0-5) et Robredo (0-6) n’ont jamais
battu Federer, de même que Davydenko (0-8). Mais le Russe,
impitoyable vainqueur du Masters Series de Paris, semble
être l’homme en forme de cette fin de saison. Et si c’est
c’était lui qui pouvait causer la surprise ?
LES GROUPES
SIMPLE
GROUPE ROUGE : Federer (SUI), Ljubicic (CRO), Roddick (USA), Nalbandian (ARG)
GROUPE OR : Nadal (ESP), Davydenko (RUS), Robredo (ESP), Blake
(USA)
DOUBLE
GROUPE ROUGE : B. Bryan-M. Bryan (USA), Hanley-Hullyett (AUSZIM), Damm-Paes (RTC-IND), Erlich-Ram (ISR)
GROUPE OR : Björkman-Mirnyi (SUE-BLR), Knowles-Nestor (BAHCAN), Santoro-Zimonjic (SER), Fyrstenberg-Matkowski (POL)
Tous les joueurs ou équipes d’un même groupe s’affrontent et les deux
premiers de chaque poule sont qualifiés pour les demi-finales.
PROGRAMME
Demain, à partir de 6 heures : Federer-Nalbandian ; Ljubicic - Roddick ; Bryan-Bryan Erlich-Ram ; Hanley-Ullyett - Damm-Paes.
Lundi, à partir de 7 heures :
Björkman-Mirnyi - Fyrstenberg-Matkowski ;
Knowles-Nestor - Santoro-Zimonjic.
Pas avant 12 heures : Nadal-Blake ; Davydenko-Robredo.
FACE-À-FACE
Federer-Nalbandian : 7-6.
Roddick-Ljubicic : 5-3.
AFFAIRE COFIDIS
Dernière passe d’armes
Les avocats des prévenus n’ont pas épargné, hier, Cofidis et la Fédération, accusés d’avoir fermé les yeux sur le dopage.
LE PROCÈS COFIDIS s’est terminé
comme il avait commencé. Lundi
matin, en ouverture d’audience devant
la douzième chambre correctionnelle
de Nanterre, la présidente avait dû statuer sur une demande collégiale d’irrecevabilité de partie civile de la Fédération française de cyclisme et de Cofidis.
Selon les avocats de plusieurs prévenus, les instances fédérales n’avaient
aucune raison de demander des dommages et intérêts (15 000 euros) et les
dirigeants nordistes ne pouvaient
arguer sur la forme d’une « atteinte
directe à leur image ». Une demande
prise en considération par le tribunal,
qui décidait d’en tenir compte à l’issue
des débats après examen sur le fond. Il
était donc évident que les avocats
allaient, dans leurs plaidoiries, en
remettre une couche, brandissant ce
qui était revenu comme un leitmotiv au
long des cinq jours de débats : instances et dirigeants de Cofidis ne pouvaient ignorer les pratiques dopantes
de certains coureurs et s’en sont
accommodés sans broncher. Ce qui fut
fait, avec des arguments parfois
approximatifs.
D’entrée, Me Paul-Albert Iweins, l’avocat de David Millar, donnait mollement le la : « Je ne pense pas que
l’équipe Cofidis poussait les gens au
dopage, mais elle n’a pas fait assez
pour le combattre. »
Dans la foulée, Me Pierre Mairat, l’avocat de Bob Madejak, montait singulièrement d’un ton : « Les deux parties
civiles ont une responsabilité non
négligeable et auraient dû en rendre
compte dans le box aux côtés des pré-
venus. » S’en prenant aux fédérations
(« Ces petites baronnies ») et surtout à
Cofidis (« Ils sont dans le déni, refusent de faire leur mea culpa et ont
l’indécence de jouer les chevaliers
blancs »), il martelait sans trembler sa
ligne de défense : « Il ne s’agit pas ici
de s’affranchir de la responsabilité des
coureurs, encore moins de mon client,
mais comprendre qu’au départ le système est perverti par quatre piliers :
argent, pouvoir, gloire et spectacle. »
Puis vint le conseil de Robert Sassone,
Me Benjamin Louzier, qui lui aussi avait
enfilé les gants : « La société Cofidis se
moque du tribunal. » Et de citer, au
sujet de l’atteinte à l’image, l’augmentation de son chiffre d’affaires malgré
le scandale (83 millions d’euros en
2001, 113 en 2004, 133 en 2005).
Assis derrière leur pupitre, les deux
avocats des parties civiles levaient les
yeux au ciel et prenaient des notes. Et
Me Champagne, le conseil de Philippe
Gaumont, allait porter l’estocade.
Jugement en délibéré
au 19 janvier
Dans une plaidoirie pleine de souffle, à
l’image de l’éloquence de son client
dans le bureau du juge d’instruction, il
appuyait là où ça fait mal. « Philippe
Gaumont parle, il brise la loi du silence,
mais il n’a plus rien à perdre. Il ne
crache pas dans la soupe, cette soupe,
il ne la supporte plus, alors, il la
recrache. » Jonglant avec les formules
chocs (« On a parlé à l’égard de Cofidis
de politique de l’autruche et l’autruche
demande 500 000 euros de dommages et intérêts, de qui se moquet- on ? » ; ou bien à propos de la charte
éthique que chaque coureur était tenu
de signer – « Cofidis invente le contrat
masquant », il concluait, dans un
ultime effet : « Personne n’a jamais dit
que vous aviez incité les coureurs à se
doper, mais vous avez fermé les yeux
car cela vous arrangeait. » Fin du premier round.
À la reprise, Mes Raymond Dehors
(Cofidis) et Paul Mauriac (FFC) prévenaient la cour qu’ils souhaitaient user
du droit de réplique, qui consiste à
revenir à la barre pour « rectifier certaines erreurs sans plaider à nou-
DAVID MILLAR est ressorti du procès apaisé et tourné vers l’avenir.
« Je suis soulagé »
« QUE PENSEZ-VOUS DU PROCÈS, sachant
que le procureur a demandé, jeudi, votre
relaxe ?
– Je m’attendais au pire. Je savais que ce serait
un passage difficile à traverser. Mais, chaque
jour, je me suis senti mieux à l’audience. Je pense
que tout ça m’a apporté quelque chose. J’ai également essayé d’avancer des solutions pour lutter
contre le dopage. Au final, je suis soulagé. C’est la
conclusion d’une longue affaire, qui m’aura
gâché une bonne partie de ma carrière (il a été
suspendu deux ans).
– Avez-vous appris quelque chose durant
ces cinq jours ?
– Ça m’a surtout rappelé des choses douloureuses et j’ai beaucoup de regrets… Mais je veux
répéter qu’il n’y avait pas de système de dopage
organisé au sein de Cofidis. En revanche, il n’y
avait pas de système antidopage organisé. C’est
simple, on ne parlait jamais de dopage. Chacun
pouvait faire ce qu’il voulait dans son coin. En
plus, il n’y avait pas d’entraîneurs. Si on en voulait
un, il fallait aller voir à l’extérieur, avec toutes les
dérives que vous savez.
– Vous mettez donc en cause les dirigeants de l’époque…
– Oui, Alain Bondue (l’ancien manager) avait
une attitude très irresponsable. Il ne se souciait
absolument pas de la santé des coureurs. C’est le
médecin (Jean-Jacques Menuet) qui s’occupait de
nous, de son mieux.
« Si mon patron me demande
mon ADN, je le ferai »
– Vous dites avoir tenté cette semaine
d’apporter des solutions pour lutter
contre le dopage…
– Selon moi, il n’y a pas de manque de contrôles,
ni de faute de l’UCI, de la FFC ou d’autres fédérations. C’est aux équipes de prendre les choses en
main, d’être “pro actives”, comme j’ai dit. Il faut
commencer par parler du dopage. Parce qu’on
n’en parle jamais… Alors que, tous les jours, il
faudrait répéter : “Pas de dopage ! Pas de
dopage !” Quand je suis arrivé au premier stage
de Saunier Duval (son équipe) en début de saison,
je l’ai dit à Mauro Gianetti (le directeur sportif). Et
il le fait. C’est un premier pas. Autre exemple :
interdisons une fois pour toutes les piqûres de
récupération au sein des équipes. Il faut arrêter
avec cette culture.
– Vous avez beaucoup cité en modèle
l’équipe nationale britannique…
– J’ai en effet la chance de bénéficier d’un environnement parfait au vélodrome de Manchester.
L’équipe nationale m’a aidé à me reconstruire. On
a tout sur place depuis trois, quatre ans : des
entraîneurs, des nutritionnistes, des psychologues, etc. Avec un principe : c’est une honte de
penser au dopage.
– Selon vous, est-ce que Cofidis a changé
depuis 2004 ? Vous avez entendu le discours du manager, Éric Boyer…
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– Pour moi, ce n’est qu’un discours. Après cette
affaire, l’équipe Cofidis, qui dispose d’un gros
budget, pouvait être avant-gardiste dans le
domaine de la lutte antidopage. Mais il n’y a pas
eu de véritable réaction. Il fallait déjà restructurer
toute l’équipe. C’est très représentatif du monde
du vélo en général : on attend que les choses se
tassent pour continuer un peu comme avant.
– Que pensez-vous, enfin, des tests
ADN (*) comme armes supplémentaires
dans la lutte antidopage ?
– Cette décision doit être prise au sein de chaque
équipe. On ne peut pas en faire une règle généralisée. C’est quelque chose de trop délicat, de trop
intime. Mais moi, si mon patron me le demande,
je le ferai. Ça ne me pose aucun problème. »
JÉRÉMIE ARBONA
(*) Ils ont été rendus obligatoires pour tout coureur sur décision des managers d’équipe, le
25 octobre dernier. Mais nombre de coureurs protestent au nom de l’atteinte à leur vie privée.
veau ». Ils mettaient tour à tour le
doigt sur quelques hésitations de leurs
« adversaires » (« Je veux bien qu’on
se gausse de l’évolution positive du
chiffre d’affaires de Cofidis, mais c’est
le fruit du travail de deux mille
personnes qui s’identifient à leur
équipe sportive », précisera ainsi
Me Dehors) avant de conclure :
« Quand la Fédé peut, elle fait »,
(Me Mauriac), et « Nous sommes fiers
d’avoir affronté un fléau qui affecte le
sport que nous aimons et défendons »
(Me Dehors).
Restait alors à David Millar, seul prévenu dont le procureur avait, la veille,
demandé la relaxe, à conclure les
débats – le jugement a été mis en délibéré au 19 janvier 2007 – en souhai-
tant des jours meilleurs : « Le cyclisme
avait sûrement besoin de toucher le
fond pour changer. » Ces cinq jours
d’audiences parfois ronronnantes, où
les coureurs ont sans doute été trop
souvent érigés en victimes et où
aucune révélation n’est venue s’ajouter à un dossier d’instruction riche mais
tronqué (*), ont porté cette espérance
qui, souhaitons-le, ne sera pas qu’un
énième vœu pieu.
JEAN-PIERRE BIDET
(*) Le juge Richard Pallain avait
regretté « une omerta formidable »,
déploré avoir « jamais eu un dossier
avec autant de problèmes de procédure ou de management », concluant
que « judiciairement, c’est la montagne accouchant d’une souris ».
LES « P’TITS GARS D’AUBER » EN BALADE. – La traditionnelle « Balade
des P’tits Gars d’Auber »-la Francilienne se tiendra demain au départ du Parc
départemental de Clichy-sous-Bois en région parisienne, à partir de 9 heures.
Comme chaque année la randonnée cycliste d’Auber (une boucle de
30 kilomètres et une autre de 70), à laquelle participent notamment les
professionnels de l’équipe (Brouzes, Haddou, Mazet, Médérel), sera placée
sous le signe de la lutte contre la mucoviscidose.
GONZALEZ ET PINO SE RETROUVENT. – Alvaro Pino et Santos Gonzalez,
qui s’étaient côtoyés chez Phonak, vont de nouveau coopérer la saison
prochaine. Pino, écarté de l’équipe suisse en même temps que le manageur,
Urs Freuler, suite aux cas de dopage successifs, sera en effet le directeur
sportif d’une nouvelle équipe Continental espagnole, Team Karpin Galicia.
Santos Gonzalez (écarté de Phonak à cause de paramètres anormaux lors de
la Vuelta 2005, et qui courait cette année dans l’équipe 3 Molinos, dissoute
en cours de saison suite à plusieurs affaires de dopage) s’est engagé avec
cette formation, tout comme David Herrero (Euskaltel).
BOTERO EN CONTINENTAL. – Rentré en Colombie depuis qu’il a été écarté
en juin de l’équipe Phonak en raison de l’apparition de son nom dans l’affaire
Puerto, Santiago Botero va poursuivre sa carrière dans son pays. Le champion
du monde du contre-la-montre 2002 s’est entendu avec UNE-Orbitel, une
nouvelle équipe Continental.
SAMEDI 11 NOVEMBRE 2006
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
Rouge
« Elle veut montrer
son vrai visage »
perdre. Elle vient de très loin. Elle
monte en puissance. Elle joue sur sa
surface favorite. Tout peut arriver.
– Y a-t-il un attachement spécial à l’épreuve parce que c’est
là que tout a commencé l’an
dernier ?
– Je pense surtout qu’Amélie avait à
cœur de finir l’année en beauté. Ne
pas se qualifier pour les demi-finales
du Masters quand on a gagné deux
Grands Chelems, ça la fichait mal !
Elle veut montrer son vrai visage. Elle
nous fait un remake de l’an dernier
“Philadelphie-Masters” en trois
jours au lieu de quinze (la Française
avait gagné les deux épreuves après
une période noire). Passer du fond du
trou à un niveau incroyable. Maintenant, qu’elle s’éclate ! Elle peut
perdre contre n’importe laquelle des
joueuses qui restent, il n’y aura rien
de honteux. »
ALAIN DEFLASSIEUX
Bleu
construire ses points. Elle aurait joué
Justine en deuxième match, elle ne
se serait pas qualifiée. Je comptais
sur les deux sets avec le sparringpartner espagnol mercredi : deux
sets + deux sets + deux sets… Avec
six sets dans les pattes, Amélie est
capable de faire des trucs assez
invraisemblables. En fait, elle s’est
laissé abattre cinq minutes mardi, et
puis elle a eu une réaction d’orgueil.
Malgré quelques imperfections
bien pardonnables compte tenu
de son manque de compétition et de
confiance à son arrivée à Madrid,
Mauresmo fit la course en tête au
troisième set et n’eut besoin que
d’une balle de match pour en
finir. « Ça, c’est du miracle ! »,
s’exclama-t-elle en plaisantant avec
les journalistes français. « Sincèrement, je suis contente de la manière
dont les choses ont tourné. L’année
dernière, j’avais eu de gros problèmes durant l’automne mais je
m’étais réveillée la semaine avant le
Masters (en gagnant le tournoi de
Philadelphie). Cette année, c’est au
cours du Masters que je retrouve un
jeu et une attitude qui ressemblent à
quelque chose. Maintenant que je
suis en demi-finales, il faut essayer
de faire durer le plaisir. »
Pour le faire durer, Amélie Mauresmo devra battre Kim Clijsters, qui
relève, comme elle, de blessure.
« On connaît la ténacité de Kim,
rappelait la Française. Dès son tournoi de rentrée, la semaine dernière à
Hasselt, elle s’est imposée. Et hier
(jeudi) elle a sorti un match extraordinaire pour mettre 6-1, 6-1 à
Kuznetsova. Je la connais bien, nous
avons eu des matches accrochés par
le passé et ça ne sera pas facile. »
Même si elle s’est imposée lors de
leurs trois dernières rencontres,
Mauresmo devra donc se méfier
terriblement de la Belge qui, malgré
son intention de mettre fin à sa carrière à la fin de la saison prochaine
ou même avant, est décidée à jouer
à fond jusqu’au bout.
Cette demi-finale, assez inattendue,
surprend cependant moins que
l’autre puisque, comme Justine
Henin termine finalement deuxième
de son groupe, elle devra dès
aujourd’hui se mesurer à Maria
Sharapova, première du sien.
Ce match, dont tout le monde prédisait qu’il serait la finale, ne manquera pas de sel puisque la Russe est la
seule joueuse qui puisse prétendre
empêcher la Belge de terminer la
saison à la première place mondiale.
Pour cela, Sharapova devra d’abord
éliminer Henin puis remporter le
tournoi. « Ça promet d’être dur,
prévoyait cette dernière. Je viens
de jouer un match éprouvant contre
Amélie et je ne veux pas penser
aux conséquences du résultat de
ce match sur le classement. Une
seule chose compte pour moi : la
victoire. »
Jaune
Rouge
Jaune
CYCLISME
break (elle ne céda pas un seul point
sur son service pour l’emporter 7-3).
Ensuite, au troisième set, je suis restée bien concentrée et j’ai réalisé
que petit à petit Justine cédait. »
Noir
Bleu
Noir
« ÊTES-VOUS SOULAGÉ ?
– Soulagé et content. Ce fut un gros
match. Arriver à jouer à ce niveau-là
comparé au niveau du premier jour
contre Petrova, ça m’impressionne.
Justine jouait très bien, mettait une
pression d’enfer. Amélie a gagné
15 km/h de moyenne au service. Elle
a été constante, et présente physiquement, mais ça, après ses trois
mois de vacances, c’est un peu normal (Rires.) !
– À la suite de la défaite contre
Petrova, votre optimisme ne
semblait pas entamé. Sur quoi
comptiez-vous pour voir Amélie sortir du trou ?
– La chance, c’est qu’elle ait affronté Hingis au deuxième match. Elle a
permis à Amélie de retrouver du
rythme, de prendre le temps de
quelques fautes et même si effectivement j’ai laissé passer une ou
deux occasions, j’ai fait un beau tie-
MADRID. – Bien mal partie dans ce Masters, Amélie Mauresmo a opéré un rétablissement spectaculaire pour affronter en demi-finale Kim
Clijsters, qu’elle a battue lors de leurs trois dernières confrontations.
(Photo Jean-Marc Pochat)
« Tout peut arriver »
de notre envoyée spéciale
pouvait tourner en ma faveur,
racontait Mauresmo. Justine ne
frappait plus aussi fort, elle faisait
Mauresmo : « Ça,
c’est du miracle ! »
LOÏC COURTEAU, épaté par la réaction d’orgueil de sa joueuse, aborde
le week-end avec confiance.
MADRID –
pour finir, une farouche volonté de
l’emporter. « C’est en fin de deuxième set que j’ai senti que le match
15
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
SKI ALPIN COUPE DU MONDE – SLALOM FEMMES
Des Bleues new-look
Tout a changé en équipe de France féminine. L’objectif est fixé aux Mondiaux 2009 de Val-d’Isère. En attendant, il faudra s’aguerrir.
LEVI – (FIN)
C’est dans cette optique qu’ont été
appelés en renfort des coaches issus de
la Coupe d’Europe et des juniors,
comme Laurent Chrétien (vitesse) avec
l’appui du jeune retraité Christophe
Saïoni, Pascal Silvestre (géant et slalom) ou encore Anthony Séchaud,
promu aux manettes d’un groupe de
polyvalentes (dont Anne-Sophie Barthet) extrêmement observé et important pour la suite : « La pluridisciplinarité, s’engager dans deux disciplines
au moins, c’est l’avenir, lance Dimier.
C’est notre labo, notre moyen de revenir vite et en densité à haut niveau. »
de notre envoyé spécial
« ON PARLE DU STAFF ou des
skieuses ? » Yves Dimier s’interroge.
Le chantier est si vaste que le nouveau
directeur technique alpin (DTA) du ski
français ne sait encore par quel bout
nos questions l’abordent. Tout était à
refaire chez des filles en souffrance la
saison dernière, et tout est en passe
d’être refait. Mais ça va prendre du
temps. Chacun s’en donne, mais sait
que l’échéance ne peut excéder 2009 et
ces si attendus Championnats du
monde à Val-d’Isère. Alors, on bosse et
on espère.
La révolution est partie d’un constat :
« Le dialogue ne passait plus, relève
Dimier. La saison dernière, mon œil
était encore un peu extérieur, mais je
me disais qu’il aurait fallu tenter un
coup de poker, comme au foot, peutêtre provoquer un déclic en changeant
l’encadrement avant les Jeux. »
L’encadrement est resté, et Turin 2006,
malgré le courage d’une Montillet sans
réussite, n’a pas apporté de réconfort
aux Bleues, trop profondément ancrées
dans les mauvais résultats. « La compétence des entraîneurs n’était pas en
cause, poursuit le DTA, c’était simplement une question de climat, devenu
trop délétère en raison de l’usure du
discours. » Exit Lionel Finance, le
patron des femmes, et les responsables
de la vitesse (Xavier Fournier) et du
groupe technique (Philippe Martin). Et
bienvenue à Jean-Philippe Vulliet, de
retour aux affaires après deux ans
consacrés aux descendeuses suisses.
« Pilou (Vulliet) et moi avons immédiatement eu la même analyse, confie
Dimier. La France n’a plus beaucoup de
filles, seulement des individualités.
Alors, plutôt que tenter de continuer à
passer pour une grande nation, il vaut
mieux s’effacer un peu et remettre les
moyens sur les jeunes. Surtout que
celles qui arrivent ont du talent… »
LEVI. – En reconstruction, l’équipe de France féminine compte sur sa jeune génération de slalomeuses : Nastasia Noens, en bas à gauche,
puis dans le sens inverse des aiguilles d’une montre, Florine de Leymarie, Aurélie Santon, Sandrine Aubert, Vanessa Vidal, Anne-Sophie
Barthet.
(Photo Zoom)
ANJA PAERSON a encore un appétit d’ogre. Ni l’absence de Kostelic ni son genou opéré ne la perturbent.
événement est une chance unique dans une carrière, j’en ai conscience. Ce sera un grand
moment pour la Suède tout entière. Je veux être
de cette fête. Mais c’est dans trois mois…
– Janica Kostelic (vainqueur de la Coupe
du monde 2006 et qui fait un break d’un
an) n’est pas au départ. Qu’est-ce que cela
change ?
– Beaucoup de choses, bien sûr. Le duel n’aura
pas lieu. Mais je n’ai pas besoin de Janica pour me
motiver, et il y a suffisamment de filles très fortes
pour me trouver d’autres rivales. Ce ne sera pas
une promenade de santé pour moi.
– À qui pensez-vous ?
– Aux mêmes que vous : Kildow, Hosp, Schild,
Mancuso, Götschl… » – P. Laf.
PATINAGE ARTISTIQUE
BOXE
PONSÉRO EN RETARD. – Après avoir chuté deux fois dans le programme
court hier, à Nanjing, Yannick Ponséro occupe la cinquième place provisoire de la
Coupe de Chine, deuxième et dernier Grand Prix au programme de sa saison. À la
surprise générale, c’est le Bélarusse Sergueï Davydov qui est en tête, mais restent
en lice pour la victoire finale l’Américain Evan Lysacek, médaillé de bronze aux
Mondiaux ces deux dernières années, deuxième à moins d’un point, voire le Canadien Emanuel Sandhu (4e à 6 pts).
Klitschko rêve de grandeur
Après l’originale : 1. Belbin-Agosto (USA),
95,65 ([imposée] 36,75 + 58,90 [originale]) ;
2. Do mni na-S hab alin (RUS), 95 ,28
(36,86 + 58,42) ;… 5. Carron-Jost, 75,86
(28,25 + 47,61).
AUJOURD’HUI : libre FEMMES à partir de
16 heures (9 heures, heure française), libre
DANSE à partir de 18 heures (11 heures), libre
HOMMES à partir de 20 h 30 (13 h 30).
JEUX OLYMPIQUES
REPÉRAGES EFFECTUÉS. – Pour la soixantaine de DTN, présidents de Fédération ou représentants de la préparation olympique et paralympique (POP),
l’heure était hier à la satisfaction. À l’issue de trois journées de repérage à Pékin,
les cadres de l’olympisme français saluaient unanimement l’avancement des travaux en vue des Jeux de 2008. Cependant, quelques notes discordantes se faisaient entendre. Côté canoë-kayak, par exemple, on s’inquiétait surtout de la
capacité de réaction des interlocuteurs chinois face à l’imprévu : « Les structures
seront impeccables, mais la capacité d’adaptation, c’est une autre histoire, expliquait Philippe Graille, DTN de la discipline. J’ai peur que si des problèmes se posent
pendant les épreuves, les réponses n’arrivent qu’après la fin des Jeux. » Cette
mission de préparation a permis en outre à la plupart des fédérations de mettre dès
aujourd’hui en place leur stratégie d’entraînement pour les semaines précédant
les Jeux. – S. B.
ÉLITE HOMMES. – AUJOURD’HUI : Aixles-Bains - Montpellier ; Taverny-Sète ; Noisyle-Sec - Reims ; Strasbourg-Marseille ;
Nice - Liv ry-Garg an. Clas seme nt :
1. Marseille, 9 points (+ 44) ; 2. Nice,
8 (+ 17) ; 3. Montpellier, 8 (+ 15) ; 4. Sète,
7 ; 5. Strasbourg, 6 (+ 2) ; 6. Reims,
6 (– 9) ; 7. Noisy-le-Sec, 5 (– 14) ;
8. Taverny, 5 (– 23) ; 9. Aix-les-Bains,
3 (– 14) ; 10. Livry-Gargan, 2 (– 18).
SNOWBOARD
COUPE DU MONDE. – Après
Landgraaf (HOL) et Sölden (AUT), le
mois dernier, la Coupe du monde de
snowboard s’arrête aujourd’hui à
Stockholm. Une troisième étape
dédiée au Big Air (discipline non
olympique) à laquelle participeront,
côté français, Mathieu Crépel, vainqueur de la Coupe du monde de halfpipe 2005, et Sylvain Dufour, vicechampion de France de géant parallèle
cette année.
PATINAGE
DE VITESSE
COUPE DU MONDE. – Pour
l’ouverture de la saison à Heerenveen
aux Pays-Bas, le champion du monde
de roller Alexis Contin, dix-neuf ans,
a terminé hier neuvième de la finale B
du 1 500 m (1’51’’84), remportée
par l’Allemand Tobias Schneider
(1’48’’95), tandis que Pascal Briand
n’a fini qu’à la dix-huitième place.
Les deux patineurs nantais s’alignent
aujourd’hui sur 5 000 m. Le Hollandais
Wennemars s’est imposé dans la finale
A du 1500 m (1’45’’96) devant le
champion olympique américain du
1000 m Shani Davis.
CHAMPIONNAT IBF DES LOURDS
Pour s’imposer comme le véritable leader de la catégorie, l’Ukrainien tentera de battre
l’invaincu Américain Calvin Brock, ce soir à New York.
APRÈS LES RETRAITES de l’Anglais
Lennox Lewis et de Mike Tyson, les
poids lourds se cherchent un patron.
En effet, aucun des champions mondiaux actuels, l’Ukrainien Vladimir
Klitschko en IBF, l’invaincu Russe
Nikolaï Valuev en WBA ou les Américains Oleg Maskaev et Shannon Briggs
en WBC et en WBO, ne s’est véritablement imposé.
« Pour être digne du titre le plus prestigieux de la boxe, ils doivent s’affronter
entre eux, estime l’Américain Kerry
Davis, chef des sports de la chaîne de
télévision HBO. S’ils ne le peuvent pas,
qu’ils défendent leur titre contre les
meilleurs challengers possibles. Et,
surtout, ils doivent se comporter d’une
manière exemplaire. Aujourd’hui,
Klitschko, de par sa personnalité et ses
qualités sportives, est le mieux placé
pour renforcer le prestige des lourds. »
Klitschko (30 ans, 109,3 kg, 1,98 m,
46 victoires, dont 41 avant la limite,
3 défaites), qui versera une partie de sa
bourse à l’UNESCO, défend sa ceinture
IBF face à l’invaincu américain Calvin
Brock (31 ans, 101,800 kg, 1,88 m), ce
soir au Madison Square Garden de
New York. « Arrêtons de dire que la
catégorie des lourds est faible,
s’emporte Brock. Au contraire, elle est
bourrée d’hommes de valeur. C’est
pourquoi les titres n’arrêtent pas de
changer de mains. »
Battu au premier tour des Jeux
Olympiques de 2000, Brock a remporté
ses vingt-neuf combats professionnels
(dont vingt-deux avant la limite), en
particulier face à ses compatriotes,
Clifford Etienne et Jameel McCline, ou
l’invaincu ouzbek, Timor Ibragimov.
Quant à Klitschko, il défend la première fois la ceinture conquise en avril
face à l’Américain Chris Byrd.
En plus de s’affirmer comme le véritable numéro 1, l’Ukrainien, qui vit à
Los Angeles, tentera de préserver la
suprématie des ex-Soviétiques sur la
catégorie, en dépit de la défaite du
Bélarusse Sergueï Lyakhovich contre
Briggs, la semaine dernière. « Redonner un titre de plus à l’Amérique,
remarque Brock, n’est pas mon souci.
Ce qui m’intéresse, c’est que je gagne
pour moi. Ensuite, je veux défier les
autres champions. » – A.-A. F.
AUJOURD’HUI (la nuit prochaine en France).
– Demi-finale IBF des super-plume
(12 × 3) : Kevin Kelley (USA)-Manuel Medina
(MEX). Championnat WIBA-WBC des
super-moyens femmes (10 × 2) : Laila Ali
(USA)-Shelley Burton (USA). Championnat
IBF des lourds (12 × 3) : Klitschko (UKR)Brock (USA).
EURO POUR MOUCHI. –
Abandonné par Frédéric Klose, le titre
européen des welters sera disputé
entre le Belge Jackson Osei Bonsu
(25 ans, 23 victoires, dont 20 avant la
limite, 1 défaite) et le Lorrain Nordine
Mouchi (34 ans, 29 victoires, dont 19
avant la limite, 3 défaites). Le promoteur, Michel Acariès, espère présenter
ce Championnat en janvier ou en
février.
VOLLEY-BALL
MONDIAL : LES BLEUS DÉJÀ À PIED D’ŒUVRE. – Arrivés mercredi à Wajima, petite ville japonaise sur la côte ouest de l’île d’Honshu, au terme de 23 heures
de voyage, les joueurs de l’équipe de France prennent peu à peu leurs marques. Au
programme, ce week-end : musculation et réglages du jeu offensif. Les Bleus
débuteront le Championnat du monde par un match délicat face à la Grèce, le
vendredi 17 novembre. – G. De.
LA SÉLECTION GRECQUE CONNUE. – La Grèce, premier adversaire de la
France au Mondial (17 novembre-3 décembre au Japon), a fait sa révolution. Le
sélectionneur, Kostas Haritonidinis, a en effet écarté trois joueurs incontournables
ces dernières années : le réceptionneur-attaquant et capitaine Giourdas ainsi que
les centraux Tsakiropoulos et Chatziantoniou. LE GROUPE. – Passeurs : Kournetas et Prousalis. Pointus : Roumeliotis et Kravarik. Réceptionneurs-attaquants : Baev, Christofidelis, Lappas, Kiriakidis. Centraux : Pantaleon, Andradis, Smaragdis (ou Soultanopoulos). Libero : Stefanou.
SOICA ÉCARTÉ. – Au plus mal en Championnat (0 victoire après 8 journées),
Avignon a décidé de confier, au moins provisoirement pendant la Coupe de la
Ligue et la césure du Mondial, la responsabilité technique de son équipe à José
Amet, l’adjoint de Cornel Soica. – R. De.
SAMEDI 11 NOVEMBRE 2006
NEW YORK. – Vladimir Klitschko (à droite) défend pour la première fois la ceinture IBF conquise en avril dernier. Sera-t-il le
prochain patron des lourds ? (Photo Teddy Blackburn/Reuters)
R ÉUN I O N D ’H É NI N-B EAU M O NT
(10 novembre). – Quart de finale de la
Coupe de la Ligue des mi-lourds (8 × 3) :
Achille Omang b. David Greter au× points.
Moyens (6 × 3) : Akim Mehidi b. Joseph
Sarkodie (SEM) aux points. Plume (6 × 3) :
Farid Chebabha b. Joseph Gabris (SLQ),
K.-O. au 2e round. Championnat de France
des plume (10 × 3) : Frédéric Bonifai
(challenger) b. Karim Ketoun (champion),
arrêt de l’arbitre au 2e round.
RÉUNION D’HARTLEPOOL (ANG,
10 novembre). – Welters (8 × 3) : Kevin
Anderson (ANG) b. Anthony Guillet aux
points. Championnat IBF des super-coq
(12 × 3): Steve Molitor (CAN, cochallenger)
b. Michael Hunter (GBR, cochallenger), arrêt
de l’arbitre au 4e round.
RUGBY À XIII
CH AMP IONNAT DE F R ANCE . –
AUJOURD’HUI : Villefranche-Cahors - Carpentras, UTC - Saint-Gaudens, Limoux-Carcassonne. DEMAIN : Lézignan - Lyon-Villeurbanne. LUNDI : Pia-Toulouse.
Classement : 1. UTC, 12 points ; 2. Toulouse,
12 ; 3. Carcassonne, 11 ; 4. Saint-Gaudens,
11 ; 5. Pia, 10 ; 6. Villeneuve, 9 ; 7. Limoux,
9 ; 8. Villefranche-Cahors, 9 ; 9. Lézignan, 9 ;
10. Carpentras, 4 ; 11. Lyon-Villeurbanne, 4.
HOCKEY
SUR GLACE
LA FRANCE DÉMARRE BIEN. – Les
Bleus ont très bien entamé, hier à Budapest, le tournoi EIHC en défaisant nettement la Lituanie (8-2) dans une partie où
Eddy Ferhi, le gardien français, a réalisé
20 arrêts.
FRANCE - LITUANIE : 8-2 (3-0 ; 2-1 ; 3-1)
Arbitres : MM. Gebei, Abonyi, Wolf ; 600 spectateurs environ.
Pénalités. – France : 6 min (3 × 2’). Lituanie :
14 min (7 × 2’). Buts. – FRANCE : 3’19’’, Tardif
(Meunier) ; 5’59’’, Gras (Meunier) ; 15’20’’,
Hecquefeuille (Desrosiers) ; 26’37’’, Desrosiers ; 29’17’’, Bonnard (Zwickel), sup. num. ;
43’59’’, Gras (Besch) ; 45’15’’, Desrosiers
(Amar) ; 56’55’’, M. Rozenthal (Zwickel ; F.
Rozenthal). LITUANIE : 25’53’’, Lelenas (Aliukonis) ; 47’37’’, Lelenas (Aliukonis), sup. num.
HIER : France - Lituanie, 8-2 ; Hongrie - Slovénie, 7-1. AUJOURD’HUI : France - Slovénie
(15 h 30) ; Hongrie - Lituanie. DEMAIN : Slovénie - Lituanie ; Hongrie - France (17 h 30).
NHL (saison régulière). – JEUDI : Boston Toronto, 4-6 ; Philadelphia - NY Islanders, 1-3 ;
Carolina - Washington, 5-0 ; New Jersey Chicago, 2-1 (t.a.b.) ; Columbus - Saint Louis,
4-2 ; Phoenix - Dallas, 0-1 ; Vancouver - Anaheim, 0-6 ; Los Angeles - San Jose, 3-7.
PATRICK LAFAYETTE (avec B. L.)
Helsinki
N
200 km
PROGRAMME
AUJOURD’HUI.–SlalomFEMMES:
1re manche à 10 heures (11 heures,
heure finlandaise) ; 2e manche à
13 heures (14 heures).
Favorites : Paerson (SUE, dossard
no 3) ; Schild(AUT,2) ; Hosp(AUT,1) ;
Poutiainen (FIN, 7) ; Zettel (AUT, 6).
Principaux dossards : Borssen
(SUE, 4) ; Kildow (USA, 5) ; Jelusic
(CRO, 8) ; Kirchgasser (AUT, 9) ; Zahrobska (RTC, 10) ; Ottosson (SUE),
14) ; Görgl (AUT, 16) ; Fleiss (CRO,
17) ; Bergmann (ALL, 18) ; De Leymarie (19) ; Vidal (23) ; Barthet
(26) ; Aubert (27) ; Mazé (SLV, 31) ;
M. Riesch (ALL, 34) ; Santon (43) ;
Noens (56) ; Gius (ITA, 58).
Principales absentes : Kostelic
(CRO), saison sabbatique ; Mancuso
(USA), choix ; Götschl (AUT), choix ;
Schleper (USA), saison sabbatique ;
Pequegnot (genou).
DEMAIN. – Slalom HOMMES :
1re manche à 10 heures (11 heures,
heure finlandaise) ; 2e manche à
13 heures (14 heures, heure).
Fin de carrière pour Nyberg
Le vétéran suédois Fredrik Nyberg (37 ans) va devoir mettre un terme à sa
carrière, selon Matias Eriksson, son entraîneur national, après avoir
gravement chuté hier à l’entraînement en Autriche. Nyberg souffre d’un
problème ligamentaire au genou qui a nécessité une intervention chirurgicale
urgente. « Il voulait, selon son entraîneur, achever sa carrière à domicile, aux
Mondiaux d’Are, en février, il ne pourra pas malheureusement aller
jusque-là. » C’en est donc sportivement fini du vainqueur de sept épreuves
de Coupe du monde qui remporta sa dernière victoire en 2001 lors du géant
de Kranjska Gora avant de devenir le plus vieux coureur à monter sur
un podium, à trente-six ans, en 2005, en terminant troisième du géant
d’Adelboden. À noter qu’il a réussi, en février dernier, une dernière belle
performance en atteignant la cinquième place du géant olympique de
Sestrières pour sa cinquième participation aux Jeux d’hiver.
MOTO SUPERCROSS DE BERCY
Pourcel retrouve
son public
DE RETOUR d’un long périple l’ayant
successivement mené au Japon puis
aux États-Unis, Christophe Pourcel a
retrouvé avec plaisir, hier soir,
l’enceinte du Palais Omnisports de
Paris Bercy pour la première des trois
journées du Supercross éponyme.
Depuis son sacre acquis voilà deux
mois lors du GP de France à Ernée, le
champion du monde MX 2 n’a guère
eu le temps de chômer ! Après un
stage intensif d’anglais, il s’est envolé
pour le Japon, où les responsables de
l’usine Kawasaki l’attendaient pour
fêter son titre, mais aussi pour tester le
matériel avec lequel il défendra sa couronne la saison prochaine. « Je suis
resté là-bas une semaine et, avec les
ingénieurs, nous avons testé différentes motos. J’ai terminé mon séjour
en disputant la finale du Championnat
japonais, que j’ai remportée au guidon
de ma moto de Grand Prix équipée de
pièces usine », confiait le Français qui,
sitôt cette séance de travail achevée,
s’est envolé pour la Californie où il a
pris ses marques pour l’avenir.
S’il courra encore sur le Vieux Continent l’an prochain, l’avenir de Pourcel
passe en effet par les États-Unis où il
évoluera à temps complet dès 2008.
D’une durée de trois ans, son contrat
avec Kawasaki stipule en effet que
2007 sera une saison de transition,
avec une participation aux premiers
Supercross américains au sein du team
Pro Circuit. « Je connaissais déjà les
États-Unis pour y avoir roulé en 80 cm3
et, après une journée passée avec mon
agent, je suis allé rouler sur les pistes
supercross Kawasaki. J’avais vraiment
envie de rouler et j’ai pu me préparer
dans de bonnes conditions pour Bercy,
notamment en travaillant sur les
réglages des suspensions », confie le
Français qui rechigne à parler des
excellents chronos signés sur le terrain
de jeu de ses futurs équipiers américains. Mais ses performances ont
conforté dans ses choix Mitch Payton,
le patron du team Kawasaki Pro Circuit, qui n’a pas hésité à expédier une
moto spéciale pour Bercy. « À l’origine, je devais rouler avec un moteur
d’entraînement mais, en fait, le team a
décidé de me confier un moteur de
course puissant, presque trop pour un
circuit comme Bercy, précise Christophe Pourcel qui, pour rien au monde,
n’aurait voulu manquer le rendez-vous
parisien. Dès lundi, je repars aux ÉtatsUnis mais je me devais de faire cet
aller-retour à Bercy. Je suis heureux
d’être là et d’étrenner mon titre devant
le public français. Maintenant il est
hors de question de prendre trop de
risques, car j’ai un programme chargé
avec les premiers supercross américains début janvier, avant de revenir
en Europe préparer la saison de Grand
Prix. »
PASCAL HAUDIQUERT
TRIATHLON
COUPE DU MONDE : DERNIÈRE ÉTAPE. – New Plymouth, en Nouvelle-Zélande,
accueille, dans la nuit d’aujourd’hui à demain (à partir de 0 h 15 heure française), la
dernière manche de la Coupe du monde 2006. Quel que soit le résultat de cette ultime
étape, l’Espagnol Javier Gomez et la Portugaise Vanessa Fernandes sont assurés de
l’emporter au général. Pour le clan tricolore, il s’agira de confirmer la bonne forme générale du moment. À l’instar de celle de Cédric Fleureton, cinquième à Cancun (MEX), il y a
une semaine.
À New Plymouth (NZL), Coupe du monde (distance olympique) : 1 500 m de natation, 40 km de vélo,
10 km de course à pied. Français engagés. – HOMMES : Fleureton, Moulai, Pierreclaud, Dodet.
FEMMES : Péon, Harrison.
AVIRON
REPRISE POUR LES CHAMPIONS. – La saison 2006-2007 débute véritablement aujourd’hui, pour les rameurs internationaux, avec une tête de rivière
(course contre la montre) disputée à Toul sur 5 800 mètres. Les champions du
monde du deux de couple, Adrien Hardy et Jean-Baptiste Macquet, s’y aligneront
en skiff, tout comme dans l’épreuve féminine Sophie Balmary, qui reste sur une
victoire voici deux semaines à la prestigieuse Head of the Charles de Boston. La
nouveauté du jour vient du deux sans barreur poids légers, où les champions du
monde 2005 du quatre sans barreur P.L. ont permuté : Jean-Christophe Bette fait
désormais équipe avec Fabien Tilliet alors que Jérémy Pouge rame en compagnie
de Franck Solforosi.
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« COMMENT VA votre genou (on lui a retiré un cartilage du genou gauche en fin de
saison dernière) ?
– Ça va ! En tout cas, on va savoir si ça va ! Il n’y a
pas de meilleur test qu’un slalom de Coupe du
monde, sur une piste aussi dure. Il n’y a rien qui
puisse taper plus et solliciter autant l’articulation.
Ce matin (hier), je me suis bien livrée à l’entraînement et je n’ai pas ressenti de douleur.
– Les séquelles de l’opération ne vous
gênent donc plus ?
– Certains jours, ça me titille un peu. Mais c’est
surtout dérangeant pour la préparation physique,
je dois parfois limiter mes charges de travail. À
ski, je n’ai pas trop de soucis, je peux adapter un
peu ma technique, je compose et je ne suis pas
handicapée. Demain (aujourd’hui), au départ, je
serai à cent pour cent !
– Quel est votre objectif cet hiver ?
– Mon père (Anders, son entraîneur) et moi
sommes une fois de plus tombés d’accord : je vais
tout courir et tenter de tout gagner ! J’ai toujours
eu ce point de vue, c’est mon moteur, ne rien
lâcher, ne rien rater. Et, si ça se passe bien, je serai
dans le coup au classement général. J’ai déjà des
gros globes (ceux de 2004 et 2005), mais je ne
suis pas rassasiée.
– Les Mondiaux ont lieu chez vous, à Are
(3-18 février). Est-ce un but suprême ?
– J’en mesure l’importance, l’attente qui
m’accompagnera. Mais je me concentrerai dessus le moment venu. Skier à domicile lors d’un tel
22
LLa Suédoise
A Paerson
Anja
eet la Croate
Janica
ca Kostelic ont dom
dominé le slalom
mondial depuis 2002, remportant 22
des 36 courses disputées dans la
discipline. Pourtant, 2003-2004 fut une
saison blanche pour Kostelic, blessée et
malade, alors qu’en 2004-2005 le duo
laissa échapper 6 des 8 épreuves
(essentiellement au profit de la
Finlandaise Tanja Poutiainen). C’est dire
que l’année sabbatique que s’octroie la
Croate ouvre des perspectives à
Paerson… ou à ses rivales !
Le départ des glorieuses anciennes,
Carole Montillet et Christel Pascal, a
à la fois soulevé le couvercle et laissé
Ingrid Jacquemod (surtout depuis la
récente blessure au genou de Laure
Pequegnot) seule leader. « Ça peut
révéler Ingrid, avance Vulliet, créer
un appel d’air, mais ce n’est pas certain. Elle a la valeur pour réussir, mais
elle est assez secrète, possède un côté
un peu illisible… Les premières
courses, la concernant, seront déterminantes. »
Mais Jacquemod n’est pas du voyage à
Levi, les piquets ne sont pas encore de
son domaine et ses rendez-vous,
depuis l’annulation du géant de Sölden
(Autriche), sont repoussés à la tournée
nord-américaine dans deux semaines.
Dimier : « Ingrid fait partie de la reconstruction collective, elle a déjà à se
reconstruire individuellement après ses
déceptions de l’hiver dernier. »
Il convient donc de s’adresser d’abord
aux six filles engagées en Finlande, un
contingent important pour le groupe
slalom, qui n’a guère baissé de pied :
« L’objectif, c’est de gagner des quotas, de s’aguerrir, de faire de l’expérience », annonce Dimier. « L’idée,
c’est d’en avoir le plus possible qui
jouent et prennent la qualif, explique
Pascal Silvestre. Et puis, au cours de la
dernière phase de préparation, qui
s’est déroulée dans d’excellentes
conditions, j’ai senti que Florine
(de Leymarie), après le forfait de Laure
(Pequegnot), commençait à comprendre que, maintenant, c’est son
tour… » Pour qu’on parle bientôt plus
des skieuses que du staff.
Bleu
de notre envoyé spécial
WATER-POLO
iq u e
Jaune
Rouge
Jaune
LEVI –
ELOI SEUL RESCAPÉ. – Hier à
l’Open d’Allemagne, à Bayreuth,
Damien Eloi n’a pas fait de détails
face à l’Allemand Stehle. Le sociétaire
de Levallois affronte aujourd’hui au
deuxième tour l’Autrichien Gardos,
49e joueur mondial. Patrick Chila a
été éliminé d’entrée par le Slovène
Tokic, mais est en lice aujourd’hui
en double, associé à l’Autrichien
Schlager, champion du monde 2003.
OPEN D’ALLEMAGNE (Bayreuth, 8-12
novembre). – Premier tour : Eloi (no 35) Stehle (ALL, no 259), 4-0 ; Tokic (SLV, no 73) Chila (no 33), 4-2.
C erc l e A rct
Noir
Bleu
Noir
Anja Paerson était disponible et détendue en s’asseyant hier dans un profond fauteuil de
l’hôtel Sirkantähti. On l’a sentie déterminée et déjà dans ses courses. Un seul petit détail
clochait : son ébouriffante coiffure, mi-blonde, mi-brune, très curieuse. Mais de là à oser
enfairelaremarqueau « Bombardier »deTärnaby… On apréféré l’écouter parler deses
énormes et permanentes ambitions hivernales.
TENNIS
DE TABLE
SU
De Leymarie espérée
« Tout gagner ! »
COUPE DE CHINE (Nanjing,
9-11 novembre). – HOMMES. Court : 1. Davydov (BLR), 69,45 pts ; 2. Lysacek (USA),
69,20 ; 3. Smith (USA), 63,77 ; 4. Sandhu
(CAN), 63,55 ; 5. Ponséro, 62,90. COUPLES.
Classement final : 1. Shen Xue-Zhao Hongbo
(CHN), 193,59 pts (68,90 [court] + 124,69
[libre]) ; 2. Pang Qing-Tong Jian (CHN),
172,56 (62,00 + 110,56) ; 3. Savchenko-Szolkowy (ALL), 171,63 (58,64 + 112,99). DANSE.
Levi
(Finlande))
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SAMEDI 11 NOVEMBRE 2006
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BASKET PRO A (10 journée)
e
Le coup d’Etat permanent
HIER
Le Havre - Gravelines ............. 96-75
AUJOURD’HUI 20 HEURES
Cholet - Reims
Pau-Orthez - Roanne
Paris - Le Mans
Nancy - Orléans
Chalon - Bourg
Besançon - Hyères-Toulon
Clermont - Strasbourg
La hiérarchie de la Pro A est en désordre. Les petits frétillent et les gros déraillent. Explications.
AUSSI DÉROUTANTE que palpitante, la Pro A vit dans la précarité
hiérarchique. Après neuf journées, un
quart de la saison régulière, les trois
derniers champions de France, Pau,
Strasbourg et Le Mans, cumulent
37 % de victoires et ne sont toujours
pas éligibles pour les play-offs, que
seuls les huit premiers disputeront.
Au total, dix-sept grosses prises ont
été enregistrées, deux par semaine.
Ce soir, Roanne défiera Pau, tombeur
cette semaine du champion d’Europe
(CSKA Moscou), avec la conviction de
pouvoir imposer son jeu frénétique en
Béarn, chose impensable par le passé.
Clermont recevra Strasbourg en
rêvant d’un nouveau coup de filet.
Déjà observée ces trois ou quatre dernières saisons, la tendance d’un dérèglement climatique en Pro A s’accentue. Le tout sous un ciel pourtant bien
dégagé sur le front européen (10 succès français en 13 matches dans les 3
épreuves). Tentatives d’explications
du paradoxe.
L’OUVERTURE
AUX AMÉRICAINS
Depuis l’an dernier, la Pro A a ouvert
ses portes au marché américain dans
la limite de quatre joueurs au plus.
L’inépuisable vivier fournit une maind’œuvre homogène, économique et
ultraproductive. C’est certainement
la raison majeure du nivellement des
valeurs. Car, c’est mathématique,
quatre Américains bien choisis multiplient les menaces offensives.
Et les possibilités de changement,
moins permissives que par le passé,
obligent les clubs à un recrutement
scrupuleux. « Les clubs travaillent de
mieux en mieux dans le recrutement,
la détection (scouting). Tout le monde
a le nez fin. Comme le montre
Roanne, avec trois très bons Américains, tu as 50 % voire plus de ton
équipe », remarque Éric Girard, le
coach de Strasbourg. « Cela a bénéficié aux équipes les moins riches. Le
marché s’est ouvert, les informations
sont meilleures, et les clubs se sont
donné les moyens pour le scouting »,
relève Francis Charneux, coach
d’Hyères. Autre apport des Américains : l’état d’esprit, l’insouciance, la
flamme. « Nos Ricains, ils ne savent
pas ce que représentent Pau, l’ASVEL,
Le Mans et les grosses équipes. Ils
jouent face à eux sans stress », glisse
Jean-Denys Choulet, le chef de Chorale roannais.
DEMAIN 15 HEURES
Dijon - ASVEL (TPS Star)
PROCHAINE JOURNÉE. – Samedi
18 novembre (20 heures) : OrléansDijon ; Reims-Chalon ; Bourg-Le Havre ;
Gravelines-Clermont ; Roanne-Besançon ; ASVEL-Cholet ; Hyères - Nancy ;
Le Mans-Strasbourg. Dimanche 19 :
Paris - Pau (15 heures, TPS Star).
Salyers, Pellin, Spencer, Badiane (de g. à dr.) et leurs amis roannais bousculent la hiérarchie de la Pro A, même si
ce jour-là, face à l’ASVEL de Troutman, Foirest et Sy, ils n’ont pas eu le dernier mot (81-77). (Photo Marc Francotte)
par des équipes ayant cogité une
semaine sur le jeu de leur future proie.
« J’ai trouvé les gros que l’on a affrontés moins prêts, moins intenses qu’à
une époque », observe Charneux.
« Je pense que l’ordre va être rétabli
sur la durée. Je n’ai jamais vu depuis
quatre, cinq ans, un effectif comme
celui de Pau cette année. En France,
pas une équipe ne devrait leur arriver
à la cheville… » tranche toutefois le
madré Choulet avant le rendez-vous
de son équipe ce soir en Béarn. Peutêtre une manière d’amadouer l’ours
palois et de tromper sa vigilance…
ARNAUD LECOMTE
LE HAVRE s’est hissé provisoirement
à la quatrième place de Pro A hier soir
en sonnant son concurrent direct Gravelines (96-75). Le STB confirme son
beau succès de la journée précédente,
à Strasbourg. Ravi, Christian Monschau expliquait : « Après un premier
quart-temps où les règles n’ont pas été
respectées, tout s’est ensuite passé
comme nous l’avions prévu. » Sur
l’impulsion de Tony Stanley (31 points
à 10/16 dont 6/8 à 3 points, 7 rebonds,
35 d’évaluation), de Sherman Gay
(27 points, 7 fautes provoquées,
30 d’évaluation) et d’un John Cox efficace aux baguettes en l’absence de
Babacar Cissé (15 points, 8 p.d.),
Le Havre passait un 18-6 aux Gravelinois entre les 15e et 20e minutes (de
29-29 à 47-35). Ces derniers tentaient
en vain une zone press au début du
troisième acte, mais les locaux étaient
déjà loin. Frédéric Sarre pouvait fulminer : « Ce soir, je ressens plus de colère
que de frustration. On n’a pas eu assez
de volonté et d’intensité. » – P. Go.
EN DIRECT DE LA PRO A
« Le poil à gratter »
Skelin s’en va
JEAN-DENYS CHOULET, l’entraîneur du surprenant leader Roanne, explique la recette de la Chorale.
HIER
Saint-Étienne- Rouen ................. 86-71
Nantes - Limoges......................... 71-68
Aix-Maurienne- Quimper ........... 66-54
Brest - Saint-Quentin .................. 85-78
Classement : 1. Vichy et Brest, 13 pts ; 3. Nanterre, Limoges, Nantes, Rouen et SaintQuentin, 12 ; 8. Boulazac, Châlons, Mulhouse, Aix-Maur., Quimper et St-Étienne, 11 ;
14. Angers, Antibes, Levallois et Évreux, 10 ; 18. Poitiers, 9.
PROCHAINE JOURNÉE. – Vendredi 17 novembre, à 20 heures : Saint-Quentin - Châlons ; Levallois-Nantes ; Évreux - Aix-Maurienne ; Antibes-Nanterre.
Samedi 18, à 20 heures : Limoges-Poitiers ; Mulhouse-Vichy ; Rouen-Angers ;
Boulazac - Saint-Étienne ; Quimper-Brest.
LIGUE FÉMININE (7e journée)
AUJOURD’HUI
20 HEURES
Challes - Saint-Amand
Arras - Clermont
Bourges - Mourenx
Valenciennes - Mondeville
DEMAIN
15 HEURES
Tarbes - Villeneuve-d’Ascq
Calais - Montpellier
16 HEURES
Aix - Nice
Classement : 1. Mondeville, 11 pts ;
2. Aix, 11 ; 3. Valenciennes, 10 ; 4. Villeneuve-d'Ascq, 10 ; 5. Bourges, 10 ; 6.
Montpellier, 10 ; 7. Calais, 9 ; 8.
Challes, 9 ; 9. Clermont, 8 ; 10. Arras,
8 ; 11. Saint-Amand, 8 ; 12. Tarbes, 8 ;
13. Mourenx, 8 ; 14. Nice, 6.
PROCHAINE JOURNÉE. – Samedi
18 novembre, à 20 heures : NiceCalais ; Mondeville-Challes ; Valenciennes-Mourenx ; Montpellier-Arras ;
Saint-Amand - Tarbes ; ClermontBourges. Dimanche 19, 16 heures :
Villeneuve-d’Ascq - Aix.
PARIS - LE MANS
CHALON - BOURG
AUJOURD’HUI, 20 HEURES, STADE PIERRE-DE-COUBERTIN. Arbitres, MM. Castano, Lepercq, C. Vauthier.
Aprèsneufmatchesdisputésavec LeManscette saison (six en
Pro A, trois en Euroligue), le pivot croate Mate Skelin (2,12 m)
aquittéhier leclubsarthois.DépartprématurépuisqueSkelin,
joker médical d’Alain Koffi, était sous contrat jusqu’au
19 novembre.Skelin s’est engagéjusqu’à la fin de saison avec
le Lukoil Academic Sofia (BUL), qualifié en Coupe ULEB, et le
club sarthois se voyait mal retenir le joueur au regard des services rendus par le Croate. Son absence risque de se faire sentir, d’autant que, si Alain Koffi a repris l’entraînement cette
semaine,son retourà la compétitionn’estpasencorearrêté et
il serait surprenant qu’il soit pleinement efficace dès la minovembre. Côté parisien, la venue du Mans motive la troupe
où le centre Ndongo N’Diaye a été touché au genou cette
semaine mais sera au rendez-vous. – D. L.
AUJOURD’HUI, 20 HEURES, SALLE DU COLISÉE.
Arbitres, MM. Bretagne, Roman, Karaquillo.
Chalon n’a pas connu d’alerte cette semaine… à part son
coach, Grégor Beugnot, tenaillé par une grippe. Les Burgiens
sont diminués à l’intérieur. Kelvin Howell est indisponible
pour cinq semaines. À partir de lundi, il portera un corset. Son
remplaçant pourrait signer ce week-end. Quant à Sindjelic, il
est au repospourquinze jours. AndreOwensdonneraun coup
de main à l’intérieur, du coup, Lesly Bengaber et Jeremy Kelly
mèneront le jeu. – P. De. et Ph. Se.
NANCY - ORLÉANS
AUJOURD’HUI, 20 HEURES, PALAIS DES SPORTS
JEAN-WEILLE. Arbitres, MM. Bichon, Jean, Mlle Julien.
Victor Samnick (lésion au mollet) fera sa rentrée devant
Orléans, où Terence Dials a ménagé sa cheville en début de
semaine mais tiendra sa place. – G. Gai. et P. Bo.
ARNAUD LECOMTE
CC Harrison forfait
BESANÇON - HYÈRES-TOULON
AUJOURD’HUI, 20 HEURES, PALAIS DES SPORTS.
Arbitres, MM. Greva, Supiot, Blanc.
Besançon a travaillé sur l’adresse dans la semaine tout en
ménageant Ford et Éléléara (entorses)mais qui tiendront leur
place. Côté hyérois, une grosse incertitude demeure concernant Derrick Obasohan, victime d’un choc à l’entraînement
jeudiet souffrant d’un gros hématomeà un genou. Il effectuera un test avant le match. – P. La. et P. Sa.
AUJOURD’HUI, 20 HEURES, PALAIS DES SPORTS
Arbitres, MM. Mateus, Bardera, Dubois.
CC HARISSON (entorse d’une cheville) est forfait. Gordon Herbert alignera donc
Miles, Bauer, Johnsen et Wright. Du côté roannais, le meneur pressenti, Domenico
Marcario, disputera un probable dernier match avec Lausanne ce soir, mais n’a pas
encore formalisé d’accord avec Roanne.
CLERMONT - STRASBOURG
AUJOURD’HUI, 20 HEURES, MAISON DES SPORTS.
Arbitres, MM. Conderanne, Guedin, Bansard.
Les Alsaciens Mike Smith et Gauthier Darrigand retrouvent le
club où ils jouaient l’an passé et dont le classement souffre
toujours d’une série de six défaites. Après deux succès surprises au Havre et au Mans, Jean-Aimé Toupane a tenté, cette
semaine, de prévenir tout relâchement. – P. Qui. et R. Sch.
CHOLET - REIMS
AUJOURD’HUI, 20 HEURES, SALLE DE LA MEILLERAIE.
Arbitres, MM. Radonjic, Maestre, Betton.
Cholet est en forme, même si Bardet en a encore pour une
dizaine de jours pour retrouver sa plénitude. Le Slovène Stipe
Modric, en butte à des problèmes familiaux, est reparti chez
lui. Le club suit d’autres pistes pour trouver un renfort. L’infirmerie rémoise se vide : Thomas Andrieux jouera à Cholet son
premier match officiel sous les couleurs rémoises (depuis son
arrivée en 2005-06). Ce sera également la première du joker
Nicki Arinze, le remplaçant de Feaster. – P.-M. Ba. et Y. Do.
HANDBALL
NBA EXPRESS
AUJOURD’HUI 20 HEURES
Châlons-en-Champagne - Boulazac
Angers - Nanterre
Levallois - Antibes
Poitiers - Mulhouse
Vichy - Évreux
car je n’ai pas un effectif à rallonge.
– Vous allez probablement
signer un meneur de complément (l’Italo-Canadien
Domenico Marcario) pour épauler Pellin et pas un meneur américain comme prévu à l’intersaison. Pourquoi ?
– Je ne voulais pas un Américain qui
mette vingt points par match car
Marco Pellin a prouvé qu’il méritait
d’être là. Et surtout, si je blesse un de
mes intérieurs français, je pourrais
aller chercher un Américain, car je ne
trouverai jamais un remplaçant français ou même européen sur ce poste. »
Min Pts Tirs 3pts Lf Ro-Rd Pd
39 15 6/15 3/9 - 0-3 8
16 7 3/5 1/3 - 0-1 2
36 27 9/14 1/4 8/10 2-1 1
1 - - - - - 17 0 0/3 - - - 15 4 2/3 - - 1-2 39 31 10/16 6/8 5/7 0-7 3
25 8 4/9 0/2 0/2 0-4 1
3 - - - - - 9 4 2/3 - - 2-1 1
200 96 36/68 11/26 13/19 5-19 16
Min Pts Tirs 3pts Lf Ro-Rd Pd
Le Pellec
11 5 2/4 1/2 - - P. Morlende
8 4 1/4 0/2 2/2 0-1 Paulding
32 19 9/13 1/3 0/3 3-2 Rigaux
3 0 0/1 0/1 - 0-1 2
Essart
32 4 1/6 0/4 2/2 0-2 10
Nsonwu
22 12 5/7 - 2/5 3-8 Gautier
28 12 4/8 2/4 2/4 2-2 1
Adomaïtis
7 2 1/3 - - 0-1 Turner
18 2 0/2 - 2/2 1-3 1
Schmitt
11 0 0/1 - - 0-1 4
Brun
28 15 6/11 3/5 - 2-4 1
TOTAL
200 75 29/60 7/21 10/18 11-25 19
96-75 (16-20 ; 31-15 ; 23-16 ; 26-24)
Ecarts.- LEH : +24 (39e) ; GRA : +5 (6e, 13e, 14e)
Spec. : 2800. Arb. : MM. Viator, Bissang et Koog.
Cox
Causeur
Gay
Cayol
Curti
A. Traoré
Stanley
Tucker
Duport
Miller
TOTAL
Dallas souffle enfin
LES RÉSULTATS
Cleveland-Chicago : 113-94 ; Golden State - New
Orleans-Oklahoma : 121-116 ; Phoenix-Dallas : 112-119.
LE FAIT DU JOUR
D’un côté, Mike D’Antoni, entraîneur de l’année en 2005 ; de
l’autre, Avery Johnson, honoré en 2006. Sur le terrain, les Phoenix
Suns et les Dallas Mavericks pour leurs retrouvailles depuis la dernière finale de la Conférence Ouest. Deux équipes ayant cumulé
ensemble… une seule petite victoire en neuf rencontres depuis le début de la
saison (1-4 pour Phoenix et 0-4 pour Dallas). Le match fut arraché finalement par
Dallas, une nouvelle fois porté par Dirk Nowitzki (35 pts, 7 rbds) et Jason Terry
(30 pts). En face, Steve Nash frôlait un embarrassant triple double (20 pts, 9 p.d. et
10 ballons… perdus !), alors que Boris Diaw retrouvait des couleurs. Avec cette
victoire, les Mavericks mettaient fin à une série de huit défaites d’affilée, si on
englobe leurs quatre revers en conclusion de la dernière finale NBA.
LES FRANÇAIS
Les Hornets, dernière équipe invaincue, ont perdu à Golden State.
Mike PIETRUS a été omniprésent (18 pts à 7/12, dont 4/8 à 3 pts,
5 p.d., 5 rbds, 1 int. et en 39 min.). Boris DIAW, lui, a renoué avec
ses standards de l’an passé (13 pts à 4/7 et 5/6 aux l.f., 5 p.d., 4 rbds, en 34 min.).
LES NEWS
Opéré du genou gauche il y a 18 mois, Kenyon Martin
(Denver), retrouvait ses sensations. Mais une inflammation
l’oblige maintenant à se faire opérer du genou droit dans les prochains jours. Son indisponibilité est estimée de six à huit semaines.
M’Gannem choisit Montpellier
joueur, au charisme indéniable. » Un
vrai demi-centre, fin dans sa relation
avec les pivots, surtout lorsque l’un
d’eux se nomme Issam Tej, complice
de toujours à l’Espérance de Tunis,
en sélection, puis à Sélestat, où les
deux ont laissé une trace indélébile.
« Heykel a cette capacité de bonifier
le jeu de toute une équipe, poursuit
Patrice Canayer. Sa vision du hand
est proche de celle vers laquelle nous
tendons. Il a aussi une approche
psychologique des gens particulièrement intéressante. » À bientôt
trente ans, après deux saisons passées chez le voisin nîmois, le meneur
tunisien donne, en tout cas, une nouvelle orientation à sa carrière. « J’ai
envie de gagner des titres, de jouer la
COUPE DE L’EHF HOMMES (3e tour retour). – AUJOURD’HUI
(18 heures) : Presov (SLQ) - Dunkerque. Aller : 28-31. DEMAIN (19 heures) :
Hafnarfjördur (ISL) - Paris. Aller : 24-34.
Huitièmes de finale les 2-3 et les 9-10 décembre.
GROUPE D. – AUJOURD’HUI: Tchekhov (RUS) - Flensburg-Handewitt (ALL).
DEMAIN : Zagreb (CRO) - Skopje (MCD).
CE SERA DONC Montpellier. Ni
Chambéry, ni Paris, ni même l’un des
mastodontes européens. Le message est d’ailleurs sans équivoque.
La signature apposée, hier, par Heykel M’Gannem sur un contrat d’une
durée de quatre saisons à compter
du 1er juillet 2007 dit toute l’ambition du Montpellier Handball.
« L’objectif est de bâtir l’équipe la
plus forte possible pour la Coupe
d’Europe, résume le manager général Patrice Canayer. Heykel correspond au profil. Il est un excellent
COUPE DES COUPES HOMMES (3e tour retour). – AUJOURD’HUI
(18 h 30) : Vardar Skopje (MCD) - Ivry. Aller : 29-36.
Huitièmes de finale les 2-3 et les 9-10 décembre.
Ligue des champions, affirme-t-il.
Montpellier est une opportunité
réelle. Les structures, l’appétit, la
présence de joueurs tunisiens, tout
m’a attiré dans le projet. » – P. P.
LIGUE DES CHAMPIONS HOMMES (6e et dernière journée)
GROUPE A. – AUJOURD’HUI : Veszprem (HON) - Sarajevo (BOS) ; Bystrica
(SLQ) - Pampelune (ESP).
GROUPE B. – AUJOURD’HUI : Ciudad
Real (ESP) - Brest (BLR) ; Schaffhausen
(SUI) - Szeged (HON).
GROUPE F. – AUJOURD’HUI : Celje
(SLV) - Gummersbach (ALL) ; Reykjavik
(ISL) - Sandefjord (NOR).
GROUPE G. – AUJOURD’HUI : Barcelone (ESP) - Athènes (GRE) ; DEMAIN :
Kozina (SLV) - Hammarby (SUE).
GROUPE H. – AUJOURD’HUI : Yuzhny (UKR) - Bregenz (AUT) ; DEMAIN :
Montpellier - Valladolid (ESP).
Class. : 1. Valladolid, 9 pts ; 2. Montpellier, 8 ; 3. Yuzhny, 2 ; 4. Bregenz, 1.
Les deux premiers de chaque groupe sont qualifiés pour les huitièmes de finale (2,
3 et 9, 10 décembre). Déjà qualifiés : Pampelune, Veszprem, Ciudad Real, Kolding,
Chambéry, Flensburg, Kiel, Gummersbach, Celje, Barcelone, Valladolid,
Montpellier.
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QUINZE
SAMEDI 11 NOVEMBRE 2006
CETTE SEMAINE
PAGE 17
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
Rouge
PRO B (8e journée)
On a recruté de bons défenseurs, Cazalon, Soliman, Niakaté, et même
Salyers. Si on finissait huitième ou neuvième défense, on ferait une très
bonne saison, mais je ne suis pas sûr
qu’on y arrive.
– Allez-vous revoir vos ambitions à la hausse ?
– Cette semaine, on a préparé ce
déplacement à Pau, où on a plus de
chances de perdre que de gagner. On
n’est pas devenus une des grosses
équipes du Championnat, mais on joue
bien au basket en ce moment. De là à
penser à mieux, faut pas rêver. Cela
peut aussi aller très, très vite dans
l’autre sens. Si je venais à blesser Pellin
ou Spencer, ce serait un gros problème
96
75
Bleu
– Quelle est la recette roan-
l’autre, ce qui ne m’était jamais arrivé
depuis que j’entraîne.
– Comment qualifiez-vous votre
style de jeu ? D’ultra-offensif ?
– La défense ne me passionne pas. Ce
n’est pas un truc où il y a la patte du
coach, contrairement à l’attaque, qui
est plus stratégique. Je m’implique
beaucoup dans le secteur offensif. Je
ne peux pas concevoir un basket
attractif, pour les joueurs ou les spectateurs, avec une balle gelée pendant
22 secondes. Les gens pensent qu’on
ne joue qu’en première intention, mais
on a aussi des systèmes adaptés aux
qualités de nos joueurs. On shoote
peut-être vite, mais ce n’est jamais du
“hourra-basket”, du playground, c’est
travaillé à l’entraînement.
– Avec une attention un peu
nouvelle en défense ?
– Tout à fait. Si on veut monter dans la
hiérarchie, il faut prendre moins de
points. L’an passé, on avait du talent
offensif mais une défense défaillante.
Cette année notre meneur “Marco”
Pellin défend sur le porteur de balle, et
ça encourage tout le monde à le faire.
LE HAVRE
GRAVELINES
Jaune
Rouge
Jaune
– Je suis surpris surtout par l’ampleur,
par le fait qu’on n’ait perdu qu’un seul
match. On avait déjà fait une saison
plus que correcte la saison passée.
Cette année, on a essayé de conserver
une partie des cadres. Mais on ne
s’attendait pas à être premiers après
neuf journées. On aurait été très
contents avec huit victoires à la trêve.
naise ? Le talent des joueurs,
l’alchimie collective ?
– Le talent. Ce qui a tout changé, c’est
l’ouverture aux Américains ! Je n’en ai
que trois cette année mais pour trouver trois Français de leur niveau, c’était
impossible dans les équipes que j’ai
coachées ces dernières années. Pour
Clermont ou Bourg, c’est pareil. On est
quelques-uns comme ça, à être un peu
le poil à gratter des gros. Aujourd’hui,
je peux prendre trois ou quatre
“Ricains” aussi bons que ceux de Pau.
Et j’ai pu en garder d’une année sur
c.
—
624
699
688
730
628
770
694
664
662
658
654
703
707
652
623
668
702
700
Noir
Bleu
Noir
« ÊTES-VOUS SURPRIS de voir la
Chorale en tête du classement au
quart du Championnat ?
p.
—
727
817
706
741
690
774
689
664
592
647
654
689
651
603
598
665
715
604
Le Havre confirme
PAU-ORTHEZ - ROANNE
La Chorale est le tube de l’automne de la Pro A. Strasbourg, Gravelines, Le Mans, entre autres, ont déjà subi la loi des « choristes » de
Jean-Denys Choulet (48 ans, 9e saison en Pro A, 7e à Roanne), sensations de ce début de saison. Les voici coleaders après neuf journées
(1 défaite, 77-81, à Villeurbanne) et au seuil d’un déplacement à Pau.
Avec trois Américains très performants, dont les deux top-scoreurs du
Championnat, Dewarick Spencer (22,8 pts) et Aaron Harper (19,3),
déjà présents l’an passé (9es, meilleur classement du club depuis
1992), les Roannais, quatorzième budget de la division (2,3 millions
d’euros), brouillent les cartes, livrant un jeu prolifique en attaque
(90,8 pts par match) que revendique pleinement leur entraîneur.
P.
—
1
1
2
4
3
5
4
4
5
5
5
5
6
6
6
6
6
8
LE HAVRE - GRAVELINES : 96-75
DES TÉNORS ÉTOURDIS
Les petits ont donc vite sauté sur les
occasions. D’autant que l’élite,
rêveuse, prend son temps. Peut-être
l’effet d’une formule de compétition
avec play-offs et surtout finale sur un
match sec qui a rendu plausible,
depuis deux ans, les épopées tardives, du type de celles vécues par
Strasbourg (3e de la saison régulière)
et Nancy (8e), finalistes en 2005, mais
aussi Le Mans (5e), champion 2006,
cinquième après les 34 journées de
Championnat. En somme, rien ne sert
de partir, il faut courir à point. « C’est
un peu l’opposé du foot, où la hiérarchie est vite connue. Tout peut être
remis en question en play-offs. Du
coup, les gros ne paniquent pas,
même si leurs débuts sont difficiles »,
sourit Éric Girard. Tous les weekends, au sortir ou avant des matches
européens, qui semblent mieux ciblés
cette saison, les ténors sont attendus
Classement
Pts J. G.
— — —
1. Nancy ..................... 17 9 8
Roanne ................... 17 9 8
3. Chalon .................... 16 9 7
4. Le Havre ............... 16 10 6
5. ASVEL ..................... 15 9 6
6. Gravelines ............. 15 10 5
7. Hyères-Toulon .... 14 9 5
Paris .................. 14 9 5
9. Bourg-en-Bresse ........ 13 9 4
Dijon .................. 13 9 4
Orléans ............. 13 9 4
Pau .................... 13 9 4
13. Besançon ......... 12 9 3
Cholet ............... 12 9 3
Clermont .......... 12 9 3
Le Mans ........... 12 9 3
Strasbourg ....... 12 9 3
18. Reims ................ 10 9 1
18
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
BATEAUX ROUTE DU RHUM
Jourdain touche au but
Sauf incident la nuit dernière, le skipper de « Sill-&-Veolia », suivi de Le Cam, devait rallier Pointe-à-Pitre en vainqueur des monocoques.
Roland JOURDAIN Au terme d’un final lent
et éprouvant autour de
la Guadeloupe, Roland
Jourdain, quarante-deux
ans, situé à moins de
5 milles de l’arrivée, était
sur le point de décrocher,
la nuit dernière en
France, sa première
grande victoire en
solitaire. Mais le
redoutable Jean Le Cam
(«VM-Matériaux»),
auteur d’un retour
spectaculaire, se tenait
toujours en embuscade
quelques milles derrière.
42 ans,
né le 28 avril 1964, à Quimper.
1994 : 1er Transat AG2R
(Figaro Bénéteau, avec J. Le Cam).
1995 : 1er Transat Jacques-Vabre
(multicoque, avec P. Vatine).
2000 : 2e Transat anglaise en solitaire
(monocoque).
2001 : 1er Transat Jacques-Vabre
(monocoque, avec G. Le Cléac’h) ;
3e du Vendée Globe .
2002 : 4e Route du Rhum
(monocoque).
2003 : 2e Transat Jacques-Vabre.
(monocoque, avec A. Thomson).
2005 : 1er Calais Round Britain Race
(monocoque, course en équipage) ;
2e Transat Jacques-Vabre (monocoque, avec MacArthur).
2006 : 1er Route du Rhum
(monocoque).
POINTE-À-PITRE –
de notre envoyé spécial
CLASSEMENT
ATHLÉTISME
PASCAL SIDOINE
Le Cam
beau joueur
AUTEUR D’UNE REMONTÉE EXCEPTIONNELLE avant et autour de la
Guadeloupe, hier soir, Jean Le Cam sera toutefois resté deuxième derrière son
copain Jourdain, dans cette Route du Rhum 2006, catégorie monocoques
60 pieds.
Le matin de son arrivée, le skipper de VM-Matériaux avait pris le temps de
livrer son sentiment sur cette course.
« Quoi qu’il arrive, je serai content. Mon objectif était de me trouver à moins
de 100 milles de “Bilou” (Roland Jourdain) en arrivant sur la Guadeloupe, j’en
avais 40… Au final, cette course aura donc été une belle histoire. Depuis trois
jours derrière Bilou, c’était de la vitesse pure. Il fallait tout le temps “être dessus” pour faire avancer la machine. J’ai rarement autant travaillé sur un
bateau, cela ressemblait plus à un Figaro qu’à un Vendée Globe mais c’est
bien, parce que, dans ces conditions, tu apprends beaucoup sur ton bateau et il
est clair que tout le travail de développement que nous avons fait dessus, eh
bien, ç’a payé… C’est la première fois que je finis une Route du Rhum, donc je
suis content d’être là où je suis : deuxième de la Route du Rhum, y’a pire dans la
vie ! Deuxième comme au Vendée Globe : Jourdain est au Rhum ce que Riou
était au Vendée et moi, je suis à chaque fois deuxième, celui qui fait qu’il y a un
premier. En tout cas, ce que je retiendrai, c’est quand tu es grand-voile haute
et gennaker de 250 m², par 30 nœuds de vent et tout seul à la barre... Là, tu te
dis : “C’est hallucinant !” C’est un peu “Allô la Terre ? ici la Lune !” »
AUTOMOBILE
CROSS
LA SAISON 2006-2007 de cross
débutera cet après-midi, en catimini,
à Oeiras, au Portugal. Quelques bons
Kényans quasiment anonymes
(Ronald Rutto ou Abraham Cherono)
y affronteront les meilleurs Portugais, dont l’ex-étoile continentale
Paulo Guerra, quintuple champion
d’Europe. D’un point de vue international, la « star » du jour devrait être
la championne du monde du steeple,
l’Ougandaise Dorcus Inzikuru. C’est
dire s’il n’y aura pas forcément de
quoi s’emballer. Mais il est vrai que
la saison promet d’être encore longue d’ici aux Mondiaux de Mombasa
(Kenya), le 24 mars prochain, soit
dans quatre mois.
Les Français ne feront leur rentrée
que lors des deux prochains weekends, à la RATP, à Allonnes, à GujanMestras ou à Leffrinckoucke, sites
qualificatifs pour les Championnats
d’Europe de San Giorgio, le
10 décembre. Du côté de Milan, les
Bleus joueront leur va-tout hivernal.
« On aura un titre à défendre (par
équipes hommes) et un autre à aller
chercher (par équipes femmes) »,
rappelle Patricia Djaté-Taillard, la
responsable du demi-fond national.
En revanche, on n’attendra rien, ou
pas grand-chose, des Français sur la
scène mondiale. « Mais pour la vie
du cross, il est important d’être
représenté dans les grands Championnats et l’idée est donc a priori d’y
envoyer une équipe seniors, celle qui
aura le meilleur potentiel, à condition qu’elle ait une stratégie de préparation collective », précise DjatéTaillard.
Lors de Mondiaux 2007 d’où disparaîtra le cross court, les accessits promettent d’être d’autant plus inaccessibles que l’on prévoit un peloton
africain particulièrement compact à
Mombasa, lors d’une grande première en terre kényane. Au pays du
cross roi, un nouveau héros pourrait
naître. D’une part parce que les
Kényans, sevrés de titres individuels
depuis la dernière des cinq levées de
Paul Tergat, en 1999, n’auront pas le
droit à l’erreur à domicile. D’autre
part parce que, après cinq années de
domination sans partage (cinq doublés court-long), l’Éthiopien Kenenisa Bekele devrait laisser son trône
vacant. « Pas parce que c’est au
Kenya mais parce que je souhaite
maintenant passer à autre chose »,
disait-il après son nouveau triomphe
à Fukuoka, en mars dernier. On le
comprend d’autant mieux que cet
exploit majeur n’a même pas été
retenu, hier, parmi les trois principales performances de l’année par la
Fédération internationale. À la différence des 91,59 m qui ont fait du
CALENDRIER 2006-2007
Novembre. AUJOURD’HUI : Oeiras (IAAF, POR) ; 19 : RATP (Fontenay-lès-Briis), Maine libre
(Allonnes) ; 26 : Sud-Ouest (Gujan-Mestras), Acier (Leffrinckoucke), Llodio (IAAF, ESP).
Décembre. 3 : Les Mureaux ; 10 : CHAMPIONNATS D’EUROPE (San Giorgio, ITA) ; 17 : Bruxelles
(IAAF). Janvier. 6 : Belfast (IAAF) ; 13 : Édimbourg (IAAF) ; 14 : Ouest-France (Le Mans) ; 21 :
Séville (IAAF). Février. 10 : Mombasa (IAAF, KEN) ; 11 : Diekirch (IAAF, LUX) ; 25 : Albufeira
(IAAF, POR). Mars. 4 : CHAMPIONNATS DE FRANCE (Vichy) ; San Vittore (IAAF, ITA) ; 24 : CHAMPIONNATS DU MONDE (Mombasa, KEN).
Norvégien Andreas Thorkildsen le
sixième lanceur de javelot de l’histoire…
RALLYE-RAID – DESERT CHALLENGE
Un retournement est-il envisageable ? « Kenenisa n’a pas changé
d’avis mais c’est vrai que, avec la
Fédération éthiopienne, on ne sait
jamais », glisse Jos Hermens, l’agent
de la star. Les Éthiopiens, qui avaient
su convaincre un Haile Gebreselassie
réticent dans le passé, pourraient
faire pression sur le prodige pour une
question de prestige national chez le
grand voisin kényan. Pour l’heure,
Kenenisa tournerait un film plutôt
mystérieux sur sa vie, du côté
d’Addis-Abeba. « Mais je n’en sais
pas plus », avoue Hermens, apparemment impuissant à maîtriser
l’agenda de son déroutant client.
Bekele a en tout cas prévu de
renouer avec la compétition en janvier, lors de deux cross, peut-être
Édimbourg et Séville. Avec quelles
ambitions ? Seul le petit phénomène
le sait.
NICOLAS HERBELOT
LA FINALE MONDIALE
MENACÉE ? – Les organisateurs de
la Finale mondiale, à Stuttgart les 7
et 8 septembre, ont annoncé hier un
déficit de 650 000 euros, près de
deux fois supérieur à celui prévu.
Supposés accueillir les deux
prochaines éditions (2007 et 2008),
ils demandent une aide accrue à la
Fédération internationale. « Si cela
ne fonctionne pas, je vois une
menace sur l’avenir de cette finale »,
a déclaré Andreas Kroll, le président
de l’organisation allemande.
Dans la fournaise de Dubaï, les Pajero ont écrasé la course, Alphand s’imposant
devant Peterhansel.
DUBAÏ – (EAU)
de notre envoyé spécial
UN VAINQUEUR en autos, un
champion du monde en motos, les
spécialistes français de rallye-raid
ont, une nouvelle fois, montré leurs
qualités dans ce Desert Challenge.
Hier, possiblement dans l’endroit le
plus écrasé de soleil de Dubaï où
était jugée l’arrivée, Luc Alphand,
qui avait commencé l’année par une
victoire au Dakar, l’a terminée sur un
succès dans les Émirats arabes unis.
Et David Casteu, quatrième au général après une course prudente mais
sûre, s’est adjugé le titre de champion du monde FIM de rallye-raid.
Au-delà de la victoire d’Alphand,
toujours associé à Gilles Picard
(« C’est toujours bon de gagner, surtout après le gros crash que j’avais eu
en Tunisie »), cette très chaude
semaine aura vu une solide démonstration du team Mitsubishi à deux
mois du départ du Dakar 2007 : succès du Haut-Alpin, donc, mais aussi
deuxième place au général et première victoire en spéciale pour le
tout nouveau Pajero MPR 13, confié
ici à Stéphane Peterhansel et JeanPaul Cottret.
Sans un choc malencontreux contre
une dune dans la première spéciale,
qui priva le dernier-né de Mitsubishi
de direction assistée et rejeta
« Peter » loin au classement, la
confrontation entre l’ancien et le
nouveau modèle aurait été plus soutenue. Cependant, dans la troisième
spéciale, les deux coéquipiers firent
une partie du parcours ensemble.
Conclusion d’Alphand : « Si Stéphane n’avait pas eu ce problème, je
PAGE 18 P
GOLF
HSBC Champions (circuit européen 2007, hommes)
Le Tigre
vous salue bien
Éblouissant, le numéro 1 mondial a égalé
le record du parcours (– 8) pour se hisser
dans le trio de tête.
SHANGHAI – (CHN)
Avec ou sans Bekele ? Mitsubishi au zénith
L’empereur des labours devrait disputer des cross en janvier mais
pas les Mondiaux de mars, au Kenya. À moins que…
POINTE-À-PITRE. – Roland
Jourdain était hier soir sur
le point de franchir, enfin,
la ligne d’arrivée. Mais il
avait dans son sillage le
« VM-Matériaux », de son
ami Jean Le Cam. Les deux
hommes dans la pétole se
livraient un dernier duel.
(Photo Pierre Lablatinière)
pense que j’aurais eu du mal à le
suivre. Je suis presque obligé de
“surrouler” avec l’ancienne voiture. »
Peterhansel aussi aurait aimé faire la
course en tête. « Deuxième, ce n’est
pas une bonne place », déclara-t-il
une fois la ligne d’arrivée franchie.
« Mais c’est mieux que dixième
comme moi, non ? » lui répliqua
Carlos Sainz, nettement plus frais
hier qu’à l’arrivée des autres spéciales. Une place de dixième pour
l’Espagnol, avec quand même trois
victoires en spéciale, et un abandon
pour Ari Vatanen, le bilan est maigre
pour le team VW. Seul réconfort, la
quatrième place de Carlos SousaAndy Schulz sur un Race Touareg 2
d’ancienne génération du Team
Lagos, également entretenu par
l’équipe technique d’usine.
Beaucoup plus convaincante fut la
démonstration de Jean-Louis Schlesser, troisième au général, et le tir
groupé des deux BMW X 3 du team
X-raid, Al-Attiyah - Guehennec, cinquième, et Kleinschmidt-Thörner,
sixième.
Privé du sourire sarcastique d’Henri
Magne, décédé lors du Rallye du
Maroc, il y a six mois, le Desert Challenge fut éclairé par celui de David
Casteu. Si la course fut gagnée par
Marc Coma, au pic de sa forme en ce
moment, le Niçois se para donc de la
couronne de champion du monde de
la spécialité, succédant justement à
l’Espagnol au palmarès. Pour sa première année complète comme pilote
officiel de l’équipe KTM Gauloises,
Casteu a bien rempli son office.
ANDRÉ-JACQUES DEREIX
RÉSULTATS
AUTOS. – ES 5 : 1. Schlesser-Guigou
(Buggy Schlesser), les 123 km en 1 h 4’50’’ ;
2. Sainz-Périn (ESP, VW), à 0’39’’ ; 3. Masuoka-Maimon (JAP, Mitsubishi), à 1’50’’ ; etc.
ES 6 : 1. Sainz-Périn, les 164 km 1 h 35’14’’ ;
2. Peterhansel-Cottret (Mitsubishi), à 2’19’’ ;
3. Al Attiyah-Guehennec, à 2’21’’ ; etc.
Classement final : 1. Alphand-Picard (Mitsubishi), 16 h 51’15’’ ; 2. Peterhansel-Cottret, à
15’58’’ ; 3. Schlesser-Guigou, à 36’26’’ ; 4.
Sousa-Schulz (VW Race), à 39’57’’ ; 5. AlAttiyah - Guehennec (QAT, BMW), à
1 h 10’53’’ ; … 10. Sainz-Périn, à
4 h 21’29’’ ; etc.
MOTOS. – ES 5 : 1. Esteve (ESP), les
123 km en 1 h 11’42’’ ; 2. Czachor (POL), à
5’24’’ ; 3. Viladoms (ESP), à 5’54’’ ; etc.
ES 6 : Esteve (ESP), les 164 km en
1 h 40’29’’ ; 2. Verhoeven (HOL), 1’31’’ ; 3.
De Azevedo (BRE), à 3’41’’ ; etc.
Classement final : 1. Coma (ESP),
18 h 2’17’’ ; 2. Despres, à 14’18’’ ; 3. Viladoms, à 23’52’’ ; 4. Casteu, à 30’30’’ ; 5. Blais
(USA), à 31’3’’ (tous sur KTM) ; etc.
CHAMPCAR : BOURDAIS EN
PREMIÈRE LIGNE. – Meilleur chrono
de la 1re qualification, hier lors du
Grand Prix de Mexico concluant la
saison de ChampCar, Sébastien
Bourdais est désormais assuré de
s’élancer demain en première ligne.
Nelson Philippe, l’autre Français
engagé, a pour sa part obtenu le
7e temps. La deuxième qualification
aura lieu aujourd’hui de 21 à
22 heures et le départ de la course
sera donné dimanche à 21 heures
(heures françaises).
de notre envoyé spécial
« PIAO LANG ! » En chinois dans le
texte : « Quelle splendeur ! » S’agissant de Tiger Woods, la valise à superlatifs est depuis longtemps épuisée.
Mais hier, sur les greens du Sheshan
Golf Club, elle s’est enrichie d’une onomatopée supplémentaire. Tant
l’incroyable retour du Tigre, bien mal
en point jeudi, a mis en extase le bon
peuple de Shanghai sous une chaleur
tropicale.
Pointé la veille à sept coups du leader,
Woods a réussi hier un des come-back
qui ont fait sa légende. Avec une carte
de 64, record du parcours égalé : sept
birdies, un eagle, à peine gâché par un
bogey sur le retour ! Le voilà revenu
dans le tiercé de tête du tournoi, à une
encablure du Sud-Africain Retief Goosen et à deux coups du toujours surprenant Indien Jyoti Randhawa.
Après les trois premiers trous, Tiger
Woods semblait parti pour la même
journée cauchemar que la veille avec
un petit jeu défaillant et des putts ratés
d’un millième de poil. Mais ratés
quand même. « J’étais alors très énervé. Je venais de rater deux approches
faciles au fer 8. Des erreurs impardonnables. Oui, impardonnables ! » maugréait le numéro 1 mondial, alors très
énervé. Même, fait rare, ostensiblement furibard.
Au trou no 4, piqué au vif, aiguillé aussi
par l’état de grâce au putting de son
partenaire du jour, l’autre Indien en
grande forme, Jeev Singh, le maître se
réveillait et enquillait quatre birdies de
suite avec des coups d’approche qui
tombaient tous entre 1 mètre et 1,50 m
du drapeau. La machine était lancée.
Irrésistible.
Et encore. Avec un peu de réussite supplémentaire et sans quelques putts
manqués d’un cheveu d’ange, Tiger
Woods aurait pu rendre une carte historique. « Huit sous le par, c’est un
score exceptionnel. Je devrais être
ravi. Mais, aussi effrayant que cela
puisse paraître, je pense que j’aurais
pu faire bien mieux. À mon avis,
j’aurais dû ajouter au moins trois birdies supplémentaires, assurait-t-il,
tout de même satisfait de revenir dans
le tournoi. Par rapport au premier jour,
je me suis réglé. Je contrôle mieux ma
distance. J’espère garder ce même état
d’esprit ce week-end et réussir plein de
birdies. Car, vous savez, on n’a rien
trouvé de mieux pour gagner un tournoi. »
Bourdy décolle
Reposé après cinq semaines de break,
en piste pour remporter son septième
tournoi de suite en stroke-play (sur
seize disputés cette année), Tiger
Woods, qui a dîné jeudi avec son nouveau « super-ami » Roger Federer, se
réjouit du face-à-face qui l’attend ce
week-end avec Retief Goosen, l’un de
ses meilleurs ennemis. « Il travaille
avec un nouvel entraîneur et revient
bien en cette fin de saison. Ce sera dur.
“Goose” est toujours extrêmement
dur à décramponner, assurait l’Américain. Quant à moi, je ne suis pas loin de
la forme que j’avais voilà cinq
semaines lors de l’American Express
Championships. Pour ce qui fut, selon
moi, comme ma meilleure semaine de
golf de la saison. »
Côté français, la bonne surprise est
venue du minot, Grégory Bourdy,
vingt-quatre ans. Pestant la veille sur
l’imprécision de ses approches et la faiblesse de son putting, le Bordelais a
magnifiquement réagi. Avec une carte
de 68, il se rapproche des meilleurs.
« Mon fonds de jeu est solide. J’ai été
bon sur mon point fort, la mise en jeu,
et beaucoup plus consistant sur les
chips. Si je putte un peu mieux ce
week-end je peux viser une place dans
les dix. Ce serait beau, non ? »
UGO VIANNEY
HSBC CHAMPIONS (Shanghai [CHN], Sheshan International Golf Club, circuit européen 2007,
hommes, 3 935 423 , 9-12 novembre). – Deuxième tour (par 144) : 1. Randhawa (IND), 134
(65 + 69) ; 2. Goosen (AFS), 135 (68 + 67) ; 3. Woods (USA), 136 (72 + 64), Campbell (NZL), 136
(66 + 70) ; 5. Harrington (IRL), 136 (66 + 70) ; … 10. Bickerton (ANG), 139 (68 + 71), Donald
(ANG), 139 (70 + 69), Furyk (USA), 139 (73 + 66), Montgomerie (ECO), 139 (69 + 70) ; … 23.
Bourdy, 141 (73 + 68) ; 41. Van de Velde, 145 (74 + 71)...
SAMEDI 11 NOVEMBRE 2006
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
Rouge
Jourdain devait couper la ligne après
quelque douze jours de mer, soit
environ quatre jours et demi après le
multicoque de Lionel Lemonchois
(Gitana 11). Comme son grand frère
à trois coques, bien que dans des
proportions moins impressionnantes, le skipper s’apprêtait à établir un nouveau record de l’épreuve
en battant d’environ vingt-quatre
heures le chrono d’Ellen MacArthur,
vainqueur de l’édition 2002 sur Kingfisher en 13 j 13 h 31’. Preuve supplémentaire de la traversée express des
monos Imoca, il faisait quasiment
jeu égal avec le chrono du trimaran
rail de grand-voile dans l’édition
2000-2001, quille défectueuse en
2004-2005.
Quoi qu’il dût advenir hier, Jourdain
aura donné une belle démonstration
de son talent et de son sang-froid
dans cette Route du Rhum. Dans le
trio de tête mené par Jean-Pierre
Dick (Virbac-Paprec) dès le départ de
Saint-Malo, il sut saisir sa chance sur
le plan tactique en prenant la décision de suivre une route plus sud que
ses adversaires, juste avant les
Açores. Trahi par sa bôme cassée en
deux peu de temps après, il ne se laissa pas abattre et réalisa au contraire
une incroyable réparation en désossant quasiment tout l’intérieur de
son bateau, de la bannette aux lattes
de grand-voile de rechange, aux
montants de la table à cartes et de la
cuisinette ! Plus rien ne devait dès
lors le stopper dans sa route victorieuse. Même les redoutables
caprices d’Éole ne semblaient plus
hier soir en mesure de le priver de son
succès annoncé.
Bleu
Rouge
Du suspense
jusqu’au bout
Primagaz de Laurent Bourgnon en
1998 (12 j 8 h 41’).
À quarante-deux ans, Roland Jourdain était donc sur le point de décrocher sa première grande victoire en
solitaire. Longtemps dans l’ombre
de ses potes de la « Vallée des
fous », Michel Desjoyeaux et Jean Le
Cam, celui que tout le monde surnomme « Bilo » se dirigeait vers un
triomphe mérité venant compléter
un palmarès déjà bien fourni, tant en
solo (2e de la Transat anglaise 2000,
3e du Vendée Globe 2000-01, 4e du
Rhum 2002) qu’en double (1er Transat Jacques-Vabre 1995 en multi
avec Vatine, 2e Transat JacquesVabre 2005 avec MacArthur, 2e
Jacques-Vabre 2003 avec Thomson).
Apprécié pour sa bonhomie, son
humour, ses bons mots et sa chaleur
humaine, le Quimpérois était en
passe de prouver qu’il était, avant
tout, de la veine des grands compétiteurs et de mettre un terme à une
série noire qui le priva de réussite ces
dernières années, notamment dans
le Vendée Globe : problème de vis de
Jaune
Bleu
Jaune
suivre encore plusieurs heures.
Contraint de tirer des bords, il se rapprochait péniblement de la ligne. À
moins de trois milles du but vers
18 h 30 (23 h 30), sauf rebondissement de dernière minute, la victoire
ne semblait plus pouvoir lui échapper, d’autant que Le Cam se débattait lui aussi dans des vents légers
une dizaine de milles derrière.
ROUTE DU RHUM (Saint-Malo - Pointe-àPitre, départ le 29 octobre). – Positions hier
à 21 heures.
Multicoques ORMA : 1. Lemonchois
(Gitana 11), en 7 j 17 h 19’6’’ ; 2. Bidégorry
(Banque-Populaire), à 11 h 6’1’’ du leader. 3.
Coville (Sodeb’O), à 20 h 29’18’’ ; 4. Desjoyeaux (Géant), à 20 h 19’56’’ ; 5. Cammas
(Groupama 2), à 1 j 36’11’’ ; 6. Bourgnon
(Brossard), à 1 j 7 h 21’9’’ ; 7. Gautier (Foncia), à 1 j 22 h 55’34’’ ; 8. Thélier (RégionGuadeloupe-Terres-de-passions), à 3 j 18 h
37’45’’ ; 9. Koch (Sopra-Group), à 4 j 7 h
40’35’’. Encore en mer : 10. Duprey (Gitana
12), à 18,7 m. de l’arrivée ; 11. Lamiré (Madinina), à 1 2184,9 m. de Vorsent. Abandon :
Ravussin (Orange Project).
Monocoques IMOCA : 1. Jourdain (Sill&-Veolia), à 14,6 milles de l’arrivée ; 2. Le
Cam (VM-Matériaux), à 1,9 m. du leader ; 3.
Dick (Virbac-Paprec), à 36,1 m. ; 4. Le Cléac’h
(Brit-Air), à 92, 3 m. ; 5. Wavre (SUI,Temenos), à 151,8 m. ; 6. Thompson (GBR, Artemis), à 215,5 m. ; 7. Liardet (Roxy), à
615,4 m. ; 8. Guillemot (Safran), à 664,5 m. ;
9. Dejeanty (Maisonneuve-Basse-Normandie, à
912 m. ; 10. Fiston (Adriana-Karembeu-Paris),
à 1 331,6 m. Abandons : Riou (PRB) et
Beyou (Delta-Dore).
Multis classe 2 : 1. Escoffier (CrêpesWhaou), 11 j 17 h 28’11’’, etc.
Multis classe 3 : 1. Antoine (Imagine-Institut-des-Maladies-Génétiques) ; à 1 212,1 m.
de l’arrivée, etc.
Monos Classe 40 : 1. Sharp (Philsharpracing.com), à 946,2 m. de l’arrivée, etc.
Monos classe 1 : 1. Guennec (JeunesDirigeants), à 1 464,9 m. de l’arrivée, etc.
Monos classe 2 : 1. Stone (GBR, Artforms), à 991,9 m. de l’arrivée, etc. Monos
classe 3 : 1. Kleinjans (BEL, Roaring-Forty), à
1 433,8 m. de l’arrivée, etc.
Noir
Noir
QUATRE-VINGT-HUIT milles, puis
quarante, puis dix-neuf, la tension
était palpable, hier au centre de
presse installé place de la Victoire,
dans le pavillon de la Région Guadeloupe, ancien presbytère de 1865
aux allures des grandes demeures
bourgeoises construites entièrement
en bois et aux couleurs pastels. En
tête depuis samedi, Roland Jourdain
(Sill-&-Veolia) n’en finissait pas de
voir fondre son avance sur Jean Le
Cam (VM-Matériaux) depuis son
approche le long des côtes antillaises.
Deux fois moins rapide que son rival
à une trentaine de milles de l’arrivée
– 4 nœuds contre 7,8 –, il tentait de
s’extirper des calmes de la côte sous
le vent afin de doubler la bouée de
Basse-Terre et de filer vers Vieux Fort
et le salvateur canal des Saintes. Le
suspense allait crescendo et le
dénouement devenait alors de plus
en plus incertain. Le roi Jean, triple
vainqueur de la Solitaire du Figaro et
acteur principal du dernier Vendée
Globe (2e derrière Vincent Riou), se
préparait-il à coiffer sur le fil son
copain de Port-la-Forêt ? Celui qui
depuis le départ de Saint-Malo
s’indignait du côté aléatoire du tour
de la Guadeloupe et du risque pris
par les organisateurs de voir la victoire se jouer sur un coup de poker
ap rè s 3 5 00 m il l es ( env ir o n
6 500 km) de course allait-il en être
le grand bénéficiaire ?
Chacun retenait son souffle quand la
nouvelle est venue depuis les flots
turquoise et surchauffées où Nicolas
de Castro, boat captain, escortait en
canot pneumatique Sill-&-Veolia : à
quelque 25 milles de l’arrivée, vers
13 heures (18 heures à Paris) Jourdain glissait de nouveau à 8 nœuds
de moyenne au milieu de poissons
volants. Quinze minutes plus tard, il
passait Basse-Terre, que Le Cam ne
devait virer que vers 15 h 20
(20 h 20), plus de deux heures après.
Sauf incident, ultime trou d’air ou
rencontre malencontreuse avec un
filet de pêcheur, il se trouvait a priori
à l’abri du terrible retour de Le Cam.
Le calvaire du Bigouden, tout à la
marche de son bateau et resté silencieux depuis plus de vingt-quatre
heures, devait cependant se pour-
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NATATION MEETING DE BORDEAUX (grand bassin)
Samedi 11 novembre 2006
Manaudou à mi-temps
Pour son retour en grand bassin, la championne olympique a réussi un bon 800 m mais bafouillé son 1 500 m.
BORDEAUX –
de notre envoyé spécial
Veldhuis
se presse
MARLEEN VELDHUIS est déjà en
forme : hier à Gênes, lors de la
deuxième des trois étapes du Grand
Prix d’Italie en petit bassin, la Néerlandaise a amélioré son record personnel
sur 100 m (distance dont elle fut
vice-championne d’Europe en août
dernier à Budapest) en s’imposant en
52’’64, meilleur chrono mondial de la
saison. À un mois des Championnats
d’Europe en petit bassin à Helsinki
(7-10 décembre), Anne-Sophie Le
Paranthoen a, elle aussi, signé le meilleur chrono de sa carrière sur 50 m
brasse. Vainqueur de la course en
31’’72, elle s’est approchée à un
dixième du record de France détenu
par Aude Heinrich depuis… 1993.
Dans un 100 m privé du champion du
monde et d’Europe italien Filippo
Magnini – la réunion de Gênes n’étant
pas aussi lucrative que celle de Viareggio, où il avait effectué une rentrée victorieuse la veille –, le Marseillais
Fabien Gilot s’est classé à une encourageante troisième place. Pas de
fausse note non plus pour Sophie
Huber, vainqueur hier à Saint-Dizier
(petit bassin) sur 800 m (8’28’’89) pour
sa toute première course de la saison.
''
Si le peu d’occases
que tu as, tu ne les
nages pas
correctement…
(Philippe Lucas)
''
tion, c’est des repères. » Voilà
quelques jours, Laure Manaudou
insistait : « Chaque course prépare les
Championnats du monde. » Ce
1 500 m ne l’aura pas franchement
rapprochée de Melbourne, en mars
prochain. Dans cinq mois à peine.
Demain, à l’échelle de la natation !
Philippe Lucas prévient d’ailleurs :
« Ça va arriver vite ! » Surtout que,
d’ici à l’Australie, les sorties en grand
bassin se feront très rares. « Bordeaux
puis une Coupe de France en janvier et
une autre en février et basta, résume
Lucas. Et le petit bain, c’est bien beau
mais… c’est pas pareil. Il faut quand
même se réveiller. Si le peu d’occases
que tu as, tu ne les nages pas correctement… »
Sûr que Laure aura entendu le message. Qu’elle mettra même tout son
orgueil aujourd’hui (100 m dos,
200 m, 200 m 4 nages) et surtout
demain, dimanche de retrouvailles
avec le 400 m, pour faire oublier cette
absence. Pour des journées à plein
temps !
BORDEAUX. – Après une semaine d’entraînement très chargée, Laure Manaudou a fait une rentrée en grand bain en demi-teinte. Elle aura
sans doute à cœur aujourd’hui et demain de satisfaire davantage son entraîneur Philippe Lucas.
(Photo Nicolas Luttiau)
RÉSULTATS
MEETING DE BORDEAUX (grand bassin,
10-12 novembre). – HOMMES. 800 m :
1. Pannier, 8’8’’70. 1 500 m : 1. Rostoucher,
15’25’’18 ; 2. Strohmeyer, 15’34’’37. 400 m
4 nages : 1. Pannier, 4’29’’96 ; 2. Henri,
4’29’’98. FEMMES. 800 m : 1. Manaudou,
8’35’’15 ; 2. Balmy, 8’47’’25 ; 3. Baron,
8’54’’48 ; … 5. Etienne, 8’58’’15. 1 500 m :
1. Manaudou, 17’1’’05. 400 m 4 nages :
1. Muffat, 4’50’’63 ; 2. De Ronchi, 4’56’’88 ;
3. Baron, 4’59’’75. Forfait : Manaudou.
BENOÎT LALLEMENT
de notre envoyé spécial
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
sans autre objectif que les Championnats de France.
« Elle a une superbe qualité de glisse et un mouvement facile, précise Martinez. Cette année, elle va
faire plus de quatre nages et de demi-fond avant,
peut-être, de faire un choix pour Pékin. » Pour le
moment, sa préférence va vers le 400 m et le 200 m,
où elle a abaissé son record de plus d’une seconde à
Rio (2’0’’44).
Mais, pour franchir le cap, il faudra gérer les études,
souvent délaissées par les juniors ambitieux. Élève en
première ES, Ophélie-Cyriell reste lucide : « Je veux
déjà le bac, c’est important d’avoir un bagage. » Et
c’est une fille qui a déjà vécu aux quatre coins du
monde (la Réunion, Côte-d’Ivoire, Allemagne,
Guadeloupe…) qui le dit.
PASCAL GLO
MEETING DE SAINT-DIZIER (petit bassin,
10-12 novembre). – FEMMES. 800 m : 1. Huber,
8’28’’89 ; … 3. Dietrich, 8’43’’60 ; 4. Muller,
8’48’’81. Toutes françaises.
Rouge
« BIEN SÛR, JE ME SUIS déjà imaginée gagner en
2008 mais perdre aussi, derrière des jeunes de 1989
ou de 1990. » Dans la bouche d’une Manaudou qui
n’avait alors pas vingt ans, la réflexion amuse. Intouchable en France, elle peut voir pointer sereinement
la relève qui a brillé cet été. À ses côtés, moulinant
des bras au milieu des bancs en bois de la chambre
d’appel du 800 m, Ophélie-Cyriell Etienne, seize ans,
en est l’un des symboles. Triple championne du
monde juniors à Rio en août (200 m, 4 × 100 m et
4 × 200 m) et, un mois plus tôt, médaillée d’argent
(100 m) et de bronze (200 m et 4 × 100 m 4 nages) de
Championnats d’Europe plus relevés, l’Alsacienne de
Molsheim-Mutzig ne veut pas pour autant s’attarder
sur le sujet : « C’est du passé. Je ne veux pas m’enfermer dedans, ça me fait peur. »
Entraînée au pôle de Font-Romeu par Richard
Martinez, qui la décrit « discrète, humble et
curieuse », elle fréquente depuis peu le gratin de la
natation tricolore. Son coach lui a bien conseillé de
« se concentrer sur ce qu’elle a à faire », mais elle n’a
pas pu s’empêcher de jeter un œil sur les deux championnes d’Europe (Baron et Manaudou) : « Je les
trouve toujours inaccessibles, impressionnantes. Je
ne suis pas encore chez les grandes. » Pour y parvenir, à raison de cinq heures d’entraînement quotidien
dans le sillage de Céline Couderc, il lui faudra s’étoffer physiquement – elle en est à « l’éducation de la
musculation » – et techniquement dès cette saison,
Bleu
Jaune
Rouge
AUJOURD’HUI. – À Bordeaux, piscine Judaïque, rue Léon-Blum. Séries à partir de
9 h 30, finales àpartir de 17 heures : 50 m FEMMES,50 m papillonHOMMES et F, 50 m
dos H, 50 m brasse F, 400 m H, 200 m 4 nages F, 200 m papillon H et F, 200 m dos H,
100 m dos F, 100 m brasse H, 200 m brasse F, 100 m H, 200 m F.
BORDEAUX –
Jaune
Bleu
Noir
PROGRAMME
Etienne change de monde
RÉSULTATS
MEETING DE GÊNES (petit bassin, ITA,
10 novembre). – HOMMES. 50 m : 1. Foster
(GBR), 21’’56 ; … 8. Bousquet, 22’’64.
100 m : 1. Neethling (AFS), 48’’70 ; … 3. Gilot,
48’’86. 200 m : 1. Neethling (AFS), 1’47’’33 ;
… 3. Gilot, 1’47’’53. 50 m brasse : 1. Lisogor
(UKR), 27’’49 ; 2. Terrin (ITA), 27’’50. 200 m
brasse : 1. Bossini (ITA), 2’8’’77. 50 m papillon : 1. Goldin (ITA), 24’’11 ; 2. Breus (UKR) et
Bousquet, 24’’19. FEMMES. 50 m : 1. Veldhuis
(HOL), 24’’39 ; 2. Alshammar (SUE), 24’’45.
100 m : 1. Veldhuis (HOL), 52’’64 ; 2. Pellegrini
(ITA), 55’’02. 200 m : 1. Pellegrini (ITA),
1’56’’78 ; … 5. N’Guessan, 2’1’’76. 200 m
dos : 1. Amshennikova (UKR), 2’6’’85. 50 m
brasse : 1. Le Paranthoen, 31’’72. 400 m
4 nages : 1. Klochkova (UKR), 4’40’’66.
Prochaine épreuve du Grand Prix d’Italie : Travagliato, demain.
Noir
C’ÉTAIT LA FIN d’une journée de
labeur et de transhumance. De Canet,
dès l’aube, à Bordeaux, à la nuit largement tombée. Ainsi résumée par
coach Lucas : « Début de l’entraînement à 6 h 30 pour six kilomètres trois
cents puis cinq heures de bus pour
venir jusqu’ici. » Assez pour user les
plus âpres. Mais certainement pas suffisant pour amadouer certaines exigences, et particulièrement celle de
l’homme au débardeur noir. Pas question de badiner avec cette sortie-là. La
première en grand bassin. La première
d’importance sur la route
des Mondiaux. Et puisque
Laure Manaudou a choisi le
meeting girondin pour lancer ses premiers vrais messages chronométriques de
la saison autant que les
avertissements à la concurrence soient clairs. Même
en plein travail !
Franchement, tout avait
bien commencé. Un 800 m de fière
allure. À sa main. 8’35’’15, bien équilibré, à seize secondes certes de son
record d’Europe de l’été dernier
(8’19’’29), mais tellement mieux que
ses deux précédents baptêmes saisonniers, à Bordeaux déjà, 8’42’’75 en
2005 et 8’52’’45 en janvier dernier.
Philippe Lucas y alla même de son
approbation : « Je lui avais demandé
de nager moins de 8’40’’ et techniquement c’était bien ! » Du coup, pour ne
pas trop surcharger la soirée et surtout
lui permettre d’aller se coucher sur un
joli 1 500 m, Lucas avait rayé sa belle
de Canet du 400 m 4 nages initialement prévu entre les deux marathons.
Un brin de répit pour rien. Ou presque.
Car le 1 500 m de la septuple médaillée des Championnats d’Europe fut
assez dilettante pour rendre Lucas
chafouin. Plus que le temps – 17’1’’05
à comparer aux 16’3’’01 de son record
de France –, c’est la manière, ou plutôt
l’absence de manière, qui irrita
l’homme aux chronos. « Elle n’a pas
nagé », lâchait-il. Et pourquoi ? « Elle
n’avait pas envie… » Lucas ne voulait
pas lui chercher d’excuses même s’il
notait en regardant sa montre, qui
indiquait 21 h 40 : « La journée a été
un peu longue, et elle a fait une bonne
semaine d’entraînement avec notamment une très bonne série hier. »
N’empêche, Lucas n’accepte pas ce
manque d’allant et l’a fait savoir à son
prodige en rentrant à l’hôtel. « Là,
c’est la tronche et ça devient plus son
problème que le mien, jugeait-il. Et il
faut toujours dire la vérité. » Les mots
sont forts même si le ton est calme.
L’heure n’est évidemment pas à
l’inquiétude pour la suite. D’autant
que, la semaine dernière, la sortie en
petit bassin à Rouen avait rassuré la
demoiselle sur le boulot effectué en
sprint et sur les coulées, notamment
en dos. Mais, comme le confiait Philippe Lucas, qui ne lui lâche rien :
« Venir en meeting pour faire des
courses qui ne servent à rien, ça handicape plus qu’autre chose. La compéti-