lyon reprend ses habitudes
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lyon reprend ses habitudes
1 Bleu Rouge Noir Jaune FOOTBALL AUJOURD’HUI QUAND ZIDANE RENCONTRE UN PRIX NOBEL TENNIS HIGUAIN DIT NON À DOMENECH LYON REPREND SES HABITUDES MASTERS : MAURESMO EN DEMIES (Page 13) (Pages 8 à 11) (Page 14) LYON. – Une semaine après sa défaite à Rennes, et bien que mené par Valenciennes, l’OL (Florent Malouda tente ici de déborder Rudy Haddad) a fini par s’imposer (2-1) hier, en match avancé d’une 13e journée qui se poursuit aujourd’hui avec Lorient-Nancy et Lens-Rennes. (Photo Jean-Louis Fel) LE MAGAZINE *61 ANNÉE - N 19 127 1,80 e o France métropolitaine www.lequipe.fr Samedi 11 novembre 2006 VINGT ANS DE PRISON POUR CÉCILLON M 00103 - 1111 - F: 1,80 E 3:HIKKLA=XUV]UZ:?b@l@l@b@a; (Page 7) LE QUOTIDIEN DU SPORT ET DE L’AUTOMOBILE PRÊTS A BROYER DU NOIR À moins d’un an de la Coupe du monde, le quinze de France joue ce soir (21 heures) à Lyon le premier de ses deux tests contre les implacables All Blacks. Un match terriblement attendu, où les Bleus devront se surpasser face à la meilleure équipe du moment. (Pages 2 à 5, et notre éditorial) Noir Jaune Rouge Rouge Bleu Rouge Bleu Jaune Bleu Jaune L’ÉQUIPE samedi : ALLEMAGNE, 2 ; ANTILLES, LA RÉUNION, 1,3 ; AUTRICHE, 2 ; BELGIQUE, 3 ; ESPAGNE, 3,75 ; GRÈCE, 1,95 ; ITALIE, 3,65 ; LUXEMBOURG, 3 ; PAYS-BAS, 2 ; PORTUGAL CONT., 1,8 . Noir Noir Menés par leur capitaine Richie McCaw (le deuxième en partant de la droite), les Néo-Zélandais, qui ont terrassé les Anglais à Twickenham dimanche dernier (41-20), constituent LA référence absolue. De quoi décupler la motivation d’un quinze de France désireux de s’étalonner face à la meilleure équipe du monde, d’effacer la correction (6-45) reçue au Stade de France en 2004 et de ne pas se laisser impressionner par le haka black. (Photo Iconsport) 2 Bleu Rouge Noir Jaune RUGBY FRANCE - NOUVELLE-ZÉLANDE L’HUMEUR Aujourd’hui, à Lyon, stade de Gerland, en direct sur France 2 21:00 FRANCE Temps voilé. Léger vent d'est et de sud-est (10 km/h). 8˚ C. NOUVELLE-ZÉ ZÉLANDE ÉL Arbitre : M. Dickinson (AUS) 14 Rokocoko 7 McCaw (cap.) ( p) 11 Dominici 3 Hayman y (Auckland (A kland Blue Blues, 23/37, 23/3 6 Bonnaire 1 Marconnet (Canterbury (Canterb Crusade Crusaders, (Stade Français,s, 34 (Stad 34/52, 2, 1,89 m, 98 kg) 1, (Ota ( ago a Highlanders, Highland 26/32, 26 25/45, /45, 1,87 m, 106 kg) (Bou Bourgoin, n, 28/21 (Sta tade Fra a n ç ais, 30/65 5 1,72 m, 77 kg)) 13 C. Smith 1,933 m, 115 kg) 10 Carter 11,92 m, 100 kg) kg 1,83 m, 115 kkg) 12 Jauzion (Wellington Hurricanes, urricanes, ess 5 A. Williams 9 Yachvili (Canterbury (Canterbur Crusaders, usaders, (Toulouse, (Tou se, 28/34, 25/6, /6, 1,86 m, 95 kg) 4 Pelous (cap.) ( p) (Auckland Auckland Blues, 25/37, 2 24/32, /32, 1,78 m, m 91 kg) kg 15 MacDonald (Biarrit arritz, 26/29 6/29 93 m, 95 kg) (Toulo ulouse, 32 32/109 15 J. Laharrague g 1,93 2,02 m, 1112 kg)) ((Canterbury terbury Crusa Crusaders, Crusad Crus 1,82 m, 81 kg) 2 Oliver 2 Szarzewski 8 So’oialo 1,9 ,98 m, 1008 kg) (Perpignan gnan, nan, 28 ans/10 ans/1 sélect lections 28 ans, 41 sé s lections, tions, 1,81 811 m, m 96 kg) (Otagoo Highland Highlanders, 8 Vermeulen (Wellington Wellington Hurrican canes, (Stadee Françaiss, 23/100 1,85 85 m, m 85 kg) 9 Weepu p 3111/49, 1,87 ,87 m, 111 kg) 27/28, /28, 1,90 m, m 107 kg) (Clerm ermont, 27 27/3 1,80 ,80 m, 100 kg) 12 McAlister 13 Fritz 10 Traille (Wellington Hurrica (Wellingto ricanes, 1,89 m, 107 1,8 07 kg) 4 Ryan y (Auckland (Au nd Blues, 23/1 23/10, 5 Pappé 23/13, 1,78 m m, 94 kg) (Toulouse, (T use, 22/9 (Biarritz, tz, 27/46 (Otago Otago Highla Highlanders, 23/7, 23/ 1,80 m, 95 kg) 1,8 ((Castres,, 225/12 1,84 m, 94 kg) kg) 1,944 m, m 98 kg) g) 3 De Villiers 1,99 m, 110 10 kg) 6 Collins 11 Sivivatu 14 Rougerie g 7 Dusautoir 1 Woodcock 1,96 m,, 115 1 kg) (Staade Françaiss, 34/56 (Wellingt ngton Hurrica icanes, (Auckland and Blues, 25 25/24, (Clerm Clermont, 26/4 26/42 (Waikato Chief Chiefs, (Toulouse se, 24/2 25/35, 1,91 91 m, 107 kg kg) 1,84 m, 1055 kg) 1,844 m, 118 kg) 24/9, 1,85 m, 99 kg) 1,94 m, 93 9 kg) 1,88 , m,, 95 kg) g) Entraî aîneur în : Graham Henry Entraî aîneur în : Bernard Laporte LES DIX DERNIERS MATCHES DE LA FRANCE ● 24 juin 2006, au Cap : Afrique du Sud – France, 26-36. ● 17 juin 2006, à Bucarest : Roumanie – France, 14-62. ● 18 mars 2006, à Cardiff : Pays de Galles – France, 16-21. ● 12 mars 2006, au Stade de France : France – Angleterre, 31-6. ● 25 février 2006, au Stade de France : France – Italie, 37-12. ● 11 février 2006, au Stade de France : France – Irlande, 43-31. ● 5 février 2006, à Edimbourg : Écosse – France, 20-16. ● 26 novembre 2005, au Stade de France : France – Afrique du Sud, 26-20. ● 19 novembre 2005, à Toulouse : France – Tonga, 43-8. ● 12 novembre 2005, à Nantes : France – Canada, 50-6. L’ÉDITO ON EN SAURA PLUS de notre envoyé spécial Sedan d Le Havre H 9 5 8 4 11 6 15 13 13 8 Paris Metz Rugby (Top 14), Stadde Frannçais ç s reeçço ça çoitit AAgen 9 5 Lorriennt A Auxerre Foot (L1), reç eçoit ço Nancy Le Manss 9 Foot t (L 1), reç eç ço oi o i t Paris-SG G 5 Nanntes Foot (L1), reç eçoit ç Stt-Étienne ço Ét Dijon jn 16 9 Liimoges imoges La Rochelle 16 9 12 8 Bordeauxx Foot (L1), reeç eço eçoit çoit Auxxerre errre 18 14 17 4 Strasbourg Besançon 6 3 8 4 9 6 Clermontt RRuugby g (Top 14)), reç eçço çooit Moontaubaan Lyo yon 13 Aurillac ill 6 Ruggby, byy, France ce - Nouvelle-Z Nouvelle Nouvelle-Zé Zélande Zél élan Ruugby ((TTop 14), 14) reç re eççooit Bi Biarritz Castres Cas 13 6 V Valence 17 13 Bayonn y ne Montpel Mo t lier o e 159 Rugby (Top 14), reç eçoit ç t Brive Tooulouse ço Nice Rugby (Top 14), Rug FFoott ((L 1), Fo Foot (L (L1), 1) Le temps cet reç eçoit ç ço Perpignan Narb b onn e reç eçoit ço Sedan reç re eçoit eç çoit Soch ço Sochaux après-midi : Rugby (TTop 14), La perturbation, exacte au Ajaccio reç eçoit ço Albi bi rendez-vous, joue dans le classique. Près de la Grande Bleue, les éclaircies, plus belles, font jeu égal avec les nuages. 19 8 LA QUESTION D’HIER Un non de Gonzalo Higuain à l’équipe de France serait-il un camouflet pour Raymond Domenech ? OUI ............................................................................................ 48 % NON ........................................................................................... 52 % (nombre de votants : 101 108) Selon le résultat de vos votes sur lequipe.fr et par SMS. « IL Y A UN MOIS, à propos de ce double France - NouvelleZélande, vous nous disiez : “C’est la bombe atomique.” – (Il rit.) Je dis souvent qu’avant le deuxième test à Saint-Denis, celui de Gerland ne sera pas un round d’observation. Ça va être une guerre. Alors, je précise : une guerre nucléaire ! – Comme Bernard Laporte, vous résumez cette opposition à un affrontement physique ? – Dans ce genre de matches, c’est le mental qui est déterminant. Si on ne met pas cet ingrédient indispensable qu’est l’acharnement dans les plaquages, les zones de combat, on va perdre. La défaite des Anglais à Twickenham, dimanche dernier, l’a confirmé. Les Anglais ont été dominés où il y avait affrontement. À partir de là, parler du reste… – Le reste, c’est quoi au juste ? – La Nouvelle-Zélande reste une équipe tournée vers la récupération du ballon et son utilisation rapide et efficace en contre. Ils écartent le jeu, déplacent vite le ballon avec des joueurs à la vitesse et au gabarit impressionnants. En fait, les générations passent, mais il y a une constante, leur agressivité dans le combat qu’ils avaient un temps délaissée et qu’ils ont remise au goût du jour depuis deux ou trois saisons, tout comme ils ont remis l’accent sur la conquête. Ils usent, fatiguent l’adversaire et, au bout d’un moment, en face, ça craque. Mais ils ne sont pas imbattables. Nous aussi, on a des mecs qui sont costauds, d’autres qui vont vite, qui ont un bon pied, une bonne passe. – Que répondez-vous à tous ceux qui craignent une nouvelle et lourde défaite ? – Que je n’y crois pas. Je suis convaincu que nous sommes autrement armés. Soyons clairs, ils n’ont perdu que deux de leurs vingt-deux derniers matches, ils sont premiers au classement IRB et nous, deuxièmes. Ils sont les favoris, tout simplement. Mais attention, ils ne sont pas intouchables. – Pourquoi pensez-vous, qu’aujourd’hui, le quinze de France est mieux armé qu’il y a deux ans ? – La défaite de 2004 (6-45) a révélé nos manques athlétiques. Personnellement, je n’étais que remplaçant, mais j’ai mis du temps à l’évacuer. Ça a été un traumatisme. Mais, aujourd’hui, on est beaucoup mieux préparés physiquement, individuellement. Psychologiquement, on a davantage de certitudes. Et en termes de jeu, nous avons aussi des repères, de la confiance accumulés. On a quand même gagné le Tournoi, vaincu en Afrique du Sud. Ce n’est pas rien. – Un an avant la Coupe du monde, les trois tests à venir contre les Blacks et l’Argentine doivent-ils être considérés comme une répétition générale ? – Je crois que, au terme de cette tournée, on va être fixés sur pas mal de choses, oui. Ce mois de novembre va être très significatif, si l’on tient compte que l’on va terminer par l’Argentine, notre premier adversaire '' Des fois je me dis : « p… , t’as 34 ans ! » du Mondial. Psychologiquement, ça sera important pour chaque joueur de savoir où on en est. Mais, quoi qu’il arrive, tout ne sera pas écrit pour autant. Souvenez-vous de la demifinale de 1999 à Twickenham. Elle survenait trois mois après une déroute historique à Wellington (7-54). – Ar rêto ns-nous s ur vo tre propre cas. Avec l’accord de Fabien Galthié, vous avez bénéficié d’un programme physique individualisé, d’une reprise en compétition retardée. En ress e n t e z - v o u s l e s b i e n fa i t s aujourd’hui ? – Je crois que ça se voit sur le terrain, non ? Je disais tout à l’heure que nous avions tous progressé individuellement mais, moi, je pense tout simplement que je ne me suis jamais senti aussi bien en termes de condition physique. J’ai du gaz, je sens que j’ai davantage de fraîcheur. Une telle préparation individualisée, ça fait franchir des barrières, c’est très enrichissant. – Le fait que vous ayez trente- Remplaçant lors de la déroute (6-45) face aux Blacks il y a deux ans, Christophe Dominici ne veut pas croire à une répétition de l’histoire : « Ç’a été un traumatisme. Mais, aujourd’hui, on est beaucoup mieux préparés », assure le doyen des trois-quarts français. (Photo Alain de Martignac) LA JOURNÉE DES BLEUS Chez le LOU '' té. Surtout, aujourd’hui, c’est un homme triste de ne plus pouvoir jouer au rugby au niveau qui était le sien. J’ai eu le privilège de le jouer trois fois en 1999. D’abord, contre la NouvelleZélande A à Hamilton et, le samedi suivant, lors du test à Wellington. Puis, en demi-finale à Twickenham. À un contre un, il passait toujours, et pour l’arrêter, il fallait être plusieurs ! Et audelà du jeu, il a contribué à donner une dimension médiatique supplémentaire à son poste et à notre sport, tout simplement. – La Nouvelle-Zélande, les All Blacks semblent être des sujets qui ne vous laissent pas indifférent… – Mon premier souvenir d’eux, c’est la finale mondiale de 1987. C’est beaucoup de choses pour un joueur de rugby que de les affronter. Les Blacks, ça représente tellement... Rien que leur nom en impose, il résonne ! Black, c’est sombre, c’est noir. Tout un symbole. – Comme le haka ? – Le haka, c’est quelque chose que je respecte beaucoup. C’est un rituel qui incarne leur identité. Mais au-delà de ça, il y a quelque chose qui me gêne, c’est la médiatisation qui en est faite aujourd’hui. Déjà avant, il y a les hymnes, puis le haka que tout le monde attend et ce sont eux qui décident quand va commencer le match. Est-ce qu’ils vont faire celui où ils font mine de couper la gorge, est-ce qu’ils vont faire l’autre ? On ne parle que de cela. Mais qu’est-ce qu’on s’en branle ! On en oublierait presque que, derrière, il y a un match de rugby. Or c’est ça le plus important. Et samedi, il ne faudra pas être en retard ! » HAMID IMAKHOUKHENE Laporte : « Nous avons une chance » Henry : « Un arbitrage cohérent » « COMMENT LA FRANCE doit-elle s’y prendre pour battre les All Blacks ? – Nous avons une chance de les battre. À condition d’être performants dans tous les secteurs de jeu, comme eux. Il faut prendre le score et les obliger à se découvrir. Leur force, leur marque de fabrique, c’est la défense. Ils laissent très peu d’espaces. Mais nous avons progressé nous aussi dans ce secteur. – Votre dernière rencontre s’est soldée par une cuisante défaite. Les Blacks 2006 sont plus forts que ceux de 2004 ? – En tout cas, ils ne semblent pas moins forts, vu qu’ils mettent 40 points à tout le monde. Faites leur confiance, ils vont être présents et perfor- « QUEL SERA le secteur de jeu le plus important aujourd’hui ? – Je ne pense pas qu’il y aura un secteur particulier. En vérité, je ne sais pas, mais je sais qu’il y aura deux équipes de qualité, deux équipes classées, si je ne me trompe, première et deuxième au monde et, lorsqu’on a un duel de cette magnitude, ça ne peut que faire un beau spectacle. – Pensez-vous que nous verrons le même écart que lors de votre dernière rencontre en 2004 (6-45) ? – Non, au contraire, je pense que ce sera un match très serré et il faudra attendre les toutes dernières minutes pour connaître le vainqueur. Nous jouons dans un stade de foot, où le public mants tout le match. En revanche, nous, nous sommes plus costauds qu’en 2004. – Vos propos sur les libertés prises par les All Blacks avec le règlement ont provoqué la polémique. C’était le but recherché ? – Non. Simplement, ce que j’ai dit à Joël Jutge, qui est à mes yeux l’un des meilleurs arbitres du monde, c’est qu’il s’est laissé abuser par McCaw. Et il en a convenu. Les bons joueurs savent comment jouer avec les règles. Je pense que les arbitres de touche pourraient intervenir pour signaler des fautes que leur collègue du centre ne peut pas voir. » GILLES NAVARRO PAGE 2 est très proche du terrain, donc les joueurs risquent de rencontrer la même ambiance que lors de la défaite à Marseille en 2000. – Que pensez-vous des controverses soulevées par le camp français concernant l’arbitrage cette semaine ? – Tout ce que nous voulons, c’est un arbitrage cohérent et impartial. Or, lorsqu’on regarde les statistiques, l’équipe qui reçoit bénéficie toujours de davantage de pénalités que l’équipe visiteuse. C’est un fait et il faudra peut-être que les dirigeants mondiaux s’y penchent un peu. » IAN BORTHWICK C’EST SUR LE STADE du Lyon OU (Pro D 2) que Bernard Laporte et ses joueurs ont peaufiné leur préparation pour le premier test contre la NouvelleZélande. Et ce après un voyage sans histoire en TGV, en fin de matinée, depuis la gare de Massy, sous l’escorte de deux agents du GIGN, comme le veut le protocole de la Coupe du monde, qui est en vigueur pour ces tests de novembre. Défense fut une nouvelle fois le maître mot de la stratégie des Français, compte tenu du talent offensif des All Blacks. Notamment sur les phases offensives de la ligne de trois-quarts néo-zélandaise, avec Dan Carter à la baguette, tant à la main qu’au pied, et la menace de l’ailier grand côté. Il s’agissait d’harmoniser les placements, les repères des défenseurs face aux improvisations et aux initiatives de l’ouvreur all black. Ce matin, les Français feront la mise en place au stade de Gerland. – F. D. LA JOURNÉE DES BLACKS Repérage à midi PRIVÉS du Stade Gerland à cause du match de Ligue 1 (Lyon-Valenciennes), les All Blacks n’ont pu faire la traditionnelle séance de repérage hier. C’est ainsi que la délégation néo-zélandaise s’est entraînée en fin de matinée sur le stade de Rillieux-la-Pape au nord de Lyon. Après le déjeuner, puis la conférence de presse de Graham Henry et Richie McCaw, les titulaires avaient quartier libre pour le reste de la journée, tandis que les joueurs non sélectionnés sont partis faire une dégustation de vins de la région. Hier soir, l’entraîneur Graham Henry, rejoint par sa femme Raewyn, a dîné dans un bouchon lyonnais. Aujourd’hui, en attendant le coup d’envoi, les All Blacks auront leur ultime mise en place à Gerland entre 11 h 30 et 12 h30. – I. B. GALTHIÉ AU PAS DE CHARGE. – Consultant sur France Télévisions pour la retransmission ce soir en direct du match France - Nouvelle-Zélande (21 heures, à Lyon), l’entraîneur du Stade Français, Fabien Galthié, sera tout de même dans les tribunes du stade Jean-Bouin à Paris cet aprèsmidi afin d’assister à la rencontre de Championnat Stade Français - Agen, qui débutera à 15 h 10 et se terminera au mieux à 16 h 40. La suite se fera à la course, pour rejoindre la gare de Lyon en scooter où il prendra le TGV de 18 heures pour une arrivée prévue en gare de Lyon Part-Dieu à 20 h 1, où l’attendra un taxi moto qui devrait l’amener à Gerland. – S. T. SAMEDI 11 NOVEMBRE 2006 Bleu Rouge Noir Jaune Rouge LYON – quatre ans n’est pas étranger aux aménagements dont vous avez bénéficié en club. Lors de la Coupe du monde, vous aurez trente-cinq ans, serez le doyen du groupe France. Pensez-vous souvent à votre âge, un sujet de discussion qui vous a souvent irrité ? – Des fois, j’avoue que ça m’interpelle. Je me dis : “P..., t’as trentequatre ans !” Mais on ne peut pas dire que j’y pense souvent. Au contraire, est-ce que j’ai fait péter des élastiques qui me freinaient ? En tout cas, en plus du physique, je n’ai jamais été aussi bien dans ma tête. – Vous suivez de près le Tri Nations, le Super 14. Portez-vous un regard particulier sur le rugby néo-zélandais ? – J’ai une attirance pour ce pays. Leur rugby est moins agressif que celui des Sud-Africains, moins organisé que celui des Australiens, mais il est le plus technique. On y trouve la meilleure qualité de passe, de jeu au pied, les plus beaux changements d’appuis. Ma province préférée du Super 14, c’est les Crusaders, mais l’équipe que j’ai le plus appréciée, ce sont les Auckland Blues des premières années du Super 12 avec Vidiri, Lomu, Lima. Là, il y avait de l’ailier ! J’ai aussi beaucoup aimé Christian Cullen, contre qui j’ai eu le plaisir de jouer. Voilà un arrière qui a marqué des essais que peu d’autres auraient inscrits. Les NéoZélandais ont toujours eu, et ont encore, des joueurs qui sont beaux lorsqu’ils évoluent sur un terrain. C’est cela, ils sont beaux à voir jouer. – L’ailier que vous êtes doit aussi apprécier leurs éléments hors normes qui évoluent à ce poste ? – On met en avant leurs ailiers et ils sont pétris de talent à d’autres postes, oui… En même temps, ils ont les meilleurs Fidjiens, Samoans, Tonguiens. Ils vont chercher les meilleurs joueurs de ces îles et ils s’appellent les All Blacks. Mais, quelque part, ils sont plus qu’un pays. C’est une sélection du Pacifique. Tuigamala, Vidiri, Umaga, Rokocoko, Sivivatu, je pourrais en citer une très longue liste ! Sans parler de Lomu. – Dont vous allez nous parler justement. Vous l’avez croisé à Jean-Bouin récemment lors de Stade Français - Ospreys en Coupe d’Europe. Lui avez-vous parlé ? – Non, on s’est juste salués. Et je le regrette. J’aurais aimé lui dire tout le bien que je pense de lui. C’est quelqu’un qui dégage beaucoup d’humili- Bleu Rouge Doyen du groupe France, il est forcément le plus expérimenté de la ligne de trois-quarts du quinze de France. À trente-quatre ans et 52 sélections, Christophe Dominici a déjà joué à quatre reprises contre les All Blacks, qu’il n’a battus qu’une fois, en octobre1999. C’est diresi le Parisiensait ce quiattendles Bleus ce soir, sur la pelouse de Gerland. Avant le rendez-vous lyonnais, son discours est intéressant. Comme souvent. Jaune Bleu Jaune Brest 306 points marqué ués, és 191 points encaisssés é (+ 115) és CHRISTOPHE DOMINICI, l’ailier gauche du quinze de France, livre ses sentiments sur le match à venir et la spécificité des All Blacks. avec Lens Fooot (L1), reç eççooit Renn nnes 9 victoires, 1 défaite BILAN Noir Noir 12 7 204 points marqué ués, és 367 points encaisssés é (- 163) és LES DIX DERNIERS MATCHES DE LA NOUVELLE-ZÉLANDE 5 novembre 2006, à Twickenham : Angleterre – Nouvelle-Zélande, 20-41. ● 2 septembre 2006, à Rustenburg : Afrique du Sud – Nouvelle-Zélande, 21-20. ● 26 août 2006, à Pretoria : Afrique du Sud – Nouvelle-Zélande, 26-45. ● 19 août 2006, à Auckland : Nouvelle-Zélande – Australie, 34-27. ● 29 juillet 2006, à Brisbane : Australie – Nouvelle-Zélande, 9-13. ● 22 juillet 2006, à Wellington : Nouvelle-Zélande – Afrique du Sud, 35-17. ● 8 juillet 2006, à Christchurch : Nouvelle-Zélande – Australie, 32-12. ● 24 juin 2006, à Buenos Aires : Argentine - Nouvelle-Zélande, 19-25. ● 17 juin 2006, à Auckland : Nouvelle-Zélande – Irlande, 27-17. ● 10 juin 2006, à Hamilton : Nouvelle-Zélande – Irlande, 34-23. ● « On va être fixés » MÉTÉO Cherbourg 7 défaites, 1 nul, 2 victoires 365 points marqué ués, és 159 points encaisssés é (+ 206) és NE fois n’est pas coutume, c’est donc le ballon ovale qui sera en vedette ce soir au stade de Gerland à Lyon, avec le premier des deux test-matches opposant la France à la Nouvelle-Zélande. Pour se concilier les irréductibles supporters du ballon rond, on rappellera toutefois cette comparaison bienvenue qui fait du rugby des All Blacks le pendant du football des Brésiliens. Les affronter est toujours une épreuve de première grandeur, tant les uns et les autres demeurent une référence mondiale quand bien même ils n’en seraient pas – comme c’est d’ailleurs présentement le cas, et sur les deux terrains – les champions. Car si la Nouvelle-Zélande court toujours après la consécration suprême depuis sa victoire initiale lors de la première édition de la Coupe du monde, chez elle en 1987, elle n’en reste pas moins l’équipe modèle et l’équipe à battre. Le jeu qu’elle a su mettre en place depuis deux ans avec quelques éléments au talent exceptionnel, les victoires qu’elle aligne presque sans discontinuer contre les grandes rivales des deux hémisphères suffisent amplement à en faire l’épouvantail de la prochaine Coupe du monde. Celle-ci, faut-il le rappeler, débutera dans dix mois sur notre sol, avec la perspective naturelle qui sied au pays hôte de s’y faire couronner… Pour le quinze de France, investi de cette délicate mission mais également actuelle figure de proue du rugby européen après son succès dans le dernier Tournoi des Six Nations, il importe donc de faire bonne figure, aussi bien ce soir à Lyon que samedi prochain à Saint-Denis. Les interrogations ne manquent pas qui devraient en partie au moins trouver des éléments de réponse dès ce soir : par exemple, valider l’intronisation de Damien Traille au poste de demi d’ouverture après son expérimentation concluante en juin dernier face aux Springboks ; ou encore jauger la capacité physique de Fabien Pelous et, de façon plus générale, celle de l’ensemble du groupe de Bernard Laporte après le gros travail spécifique effectué dans cette voie. Mais, quoi qu’il arrive à Gerland et au Stade de France, on peut être assuré que ces deux matches, leur déroulement et leur résultat pèseront lourdement sur l’ambiance des dix mois à venir. Pour les joueurs eux-mêmes comme pour le public qui se prépare à la fête. 14 11 9 victoires, 1 défaite BILAN U 13 9 LES DIX DERNIERS FRANCE - NOUVELLE-ZÉLANDE ● 27 novembre 2004, au Stade de France : France – Nouvelle-Zélande, 6-45. ● 20 novembre 2003, à Sydney : France - Nouvelle-Zélande, 13-40. ● 28 juin 2003, à Christchurch : Nouvelle-Zélande – France, 31-23. ● 16 novembre 2002, au Stade de France : France- Nouvelle-Zélande, 20-20. ● 30 juin 2001, à Wellington : Nouvelle-Zélande – France, 37-12. ● 18 novembre 2000, à Marseille : France - Nouvelle-Zélande, 42-33. ● 11 novembre 2000, au Stade de France : France - Nouvelle-Zélande, 26-39. ● 31 octobre 1999, à Twickenham : France - Nouvelle-Zélande, 43-31. ● 26 juin 1999, à Wellington : Nouvelle-Zélande – France, 54-7. ● 18 novembre 1995, au Parc des Princes : France - Nouvelle-Zélande, 12-37. 3 RUGBY Bleu Rouge Noir Jaune FRANCE - NOUVELLE-ZÉLANDE La barre est au plus haut Vainqueurs des Sud-Africains en juin, les Bleus vont gravir un échelon dans la difficulté face aux maîtres all blacks. La seconde fut encore plus douloureuse, il y a deux ans, au Stade de France. Une déculottée (6-45) et, surtout, une sensation d’impuissance du Bleu, de domination outrancière du Noir. Peut-on espérer que cet écart gigantesque ait été comblé en deux ans ? Les seules raisons d’y croire viennent d’Afrique du Sud. Là, le 24 juin dernier, au Cap, le quinze de France a remporté sa première victoire dans l’hémisphère Sud depuis 2001 et a brillamment mis fin à l’impressionnante série de treize matches sans défaite à domicile des Springboks (36-26). Au point d’inspirer à Jake White ce commentaire élogieux : « Aujourd’hui, le pack français a montré qu’il est supérieur à celui des Néo-Zélandais. » Peut-on encore se fier au jugement de l’entraîneur des Sud-Africains, la seule équipe à avoir battu les Blacks (21-20, le 2 septembre dernier) cette année ? Deux ans après la monumentale déroute (6-45) subie au Stade de France, les Bleus retrouvent les All Blacks, ce soir à Gerland, pour le premier de leurs deux tests. À moins d’un an de la Coupe du monde, les Néo-Zélandais, qui n’ont concédé que quatre défaites en trois saisons, serviront de révélateur aux Français. LYON – de notre envoyé spécial Les Bleus se souviendront de Wellington 1999 L’inédite troisième ligne du quinze de France devra vite trouver ses marques face à ce qui se fait de mieux au monde. Un drôle de pari. L’AN DERNIER à la même époque, à la veille du test de l’équipe de France contre l’Australie (gagné 26-16), Elvis Vermeulen était aux oubliettes, Thierry Dusautoir ne figurait pas encore sur les listes et Julien Bonnaire finissait de purger une suspension. Yannick Nyanga, Thomas Lièvremont et Rémy Martin (remplaçant aujourd’hui) composaient la troisième ligne des Bleus. Les Néo-Zélandais ont l’habitude de dire que la troisième ligne est une équipe dans l’équipe. Parce qu’elle doit être équilibrée, complémentaire, multitâche. « Dans le passé, nous avons parfois composé des troisième ligne un peu plus axées sur la touche, notamment lorsque Julien Bonnaire jouait en 8, analyse Jacques Brunel, l’adjoint de Bernard Laporte chargé des avants. Celle-là possède peut-être un peu plus de maîtrise du poste. C’est un avantage, notamment dans le jeu spécifique autour de la mêlée. On cherche toujours à conjuguer puissance et mobilité. » Tout le problème a été en une petite semaine d’entraînement de trouver des repères individuels et collectifs. Dusautoir et Bonnaire ont joué ensemble contre la Roumanie (victoire 62-14) au mois de juin, mais c’est tout. Et face à la redoutable triplette Collins-So’oialo-McCaw, qui fit tant de mal aux Français en 2004 (45-6) à Saint-Denis, il n’y a que peu de droit à l’erreur. « Une semaine, c’est court, mais cela doit être suffisant, espère Elvis Vermeulen. On a travaillé en situation sur le terrain, notamment sur la défense autour de la mêlée, un secteur sur lequel on veut mettre l’accent. On essaie de rester dans des choses simples. » Bonnaire : « Les faire tomber tout de suite » Et qui coulent de source suivant le profil des trois hommes. À Elvis Vermeulen le contrôle des ballons derrière la mêlée, à Julien Bonnaire un rôle majeur en touche, à Thierry Dusautoir de se concentrer en priorité sur la défense. Objectif commun : empêcher autant que faire se peut la troisième ligne adverse d’avancer. « Ils ont un gros physique, concède Julien Bonnaire, et cherchent beaucoup plus les intervalles que les Springboks, par exemple. Ils sont plus explosifs. L’idéal, c’est de les faire tomber tout de suite. » Et de ne pas s’oublier sur les placements. Thierry Dusautoir sait que la perfection n’est pas de ce monde : « Forcément, il risque d’y avoir des moments où on a des oublis. Mais si on met de la conviction dans tout ce que l’on fait, cela compense. Nous ne sommes pas l’équipe d’Australie. On n’enchaîne pas des temps de jeu prédéterminés au-delà de deux ou trois. » Mais on sait par exemple que, beaucoup plus qu’en club, dans le jeu courant, les troisième-ligne de l’équipe de France se retrouvent tour à tour sur les ailes, notamment après une touche, attendant que le ballon revienne éventuellement, ce qui leur a d’ailleurs procuré de nombreuses occasions d’essais ces derniers temps. Des réflexes pas toujours évidents à travailler en si peu de temps. Ont-ils beaucoup parlé de ces détails capitaux en dehors des entraînements ? « Les rectifications, elles, doivent se faire sur le terrain, en situation de jeu », avance Elvis Vermeulen. « Sur le plan de l’homogé- néité, et c’est le cas quelle que soit leur composition d’équipe, les Blacks, qui travaillent avec le même groupe depuis novembre dernier, auront un avantage sur nous, affirme Jacques Brunel. Nous, on va jouer en fonction de notre composition. » Et probablement un peu plus autour de la mêlée que par le passé proche. Car il ne fait pas de doute que la façon de restreindre la liberté de Richie McCaw a été évoquée. La solution la plus simple est, bien entendu, de l’obliger à plaquer dans la première zone, pour éviter de le retrouver très vite au grand large. À dix mois de la Coupe du monde, il ne fait pas de doute qu’Elvis Vermeu- len (trois sélections) et Thierry Dusautoir (deux sélections dont une, tronquée, contre les Springboks) passent un test capital face aux plus sévères des examinateurs. Et Elvis Vermeulen résume bien l’état d’esprit en concluant : « Surtout, je veux sortir du terrain sans rien avoir à regretter. » – H. B. « Le haka fait partie du folklore » FABIEN PELOUS (*), le capitaine des Bleus, craint les Blacks… pendant le match, pas avant. « LE HAKA, POUR MOI, FAIT PARTIE du folklore du rugby. Sans plus. Le haka ou sa version actuelle plus guerrière, le kapa O pango, je trouve ça sympa pour le spectateur ou le téléspectateur, mais pour celui qui est sur le terrain, le plus important, c’est ce qui vient tout de suite après le haka… Surtout, il ne faut pas se laisser impressionner par leur chant de guerre. Parce que, si tu es déjà impressionné ou intimidé par le haka, qu’est-ce que ce sera au moment du coup d’envoi… Si ces chants t’impressionnent, il ne faut pas vouloir jouer ensuite contre les Blacks, ce n’est pas la peine ! Le plus dur n’est pas d’écouter ou de regarder les joueurs néo-zélandais, non. Le plus dur, justement, commence lorsque les chants se sont tus et que le match a débuté. Là, tu peux commencer à avoir peur ! Leur chant rituel ne m’a jamais véritablement impressionné, ni laissé de souvenir impérissable. Au moment de l’exécution de leur danse sacrée, tu peux avoir deux types de comportement : soit tu leur tournes le dos, mais ce serait un manque de respect. Pourquoi les offenser alors qu’ils tiennent à perpétuer leurs traditions ? Et puis, on ne va pas les énerver davantage ! Pas besoin de ça avant le match… Ou alors, tu les regardes faire en te préparant à ce qui va suivre. Au moment du haka, je me tiens face à eux. Je les regarde exécuter leur danse ancestrale et c’est tout. SAMEDI 11 NOVEMBRE 2006 Mon premier haka, je l’ai vécu avec l’équipe de France universitaires, en 1992, année où nous sommes devenus champions du monde. Ensuite, j’en ai vécu neuf avec le quinze de France. Et j’ai même gagné trois fois et demie contre eux… Pourquoi “et demie” ? Mais parce qu’on a fait match nul une fois contre eux (20-20, le 16 novembre 2002, à SaintDenis). Pas mal comme palmarès contre les Blacks, non ? D’un autre côté, c’est un peu normal, j’ai une longue carrière derrière moi. » – G. N. (*) Cent neuf sélections depuis 1995, trois victoires, un nul et cinq défaites contre les All Blacks. Australie (126 m.) 84 v., 5 n., 37 d. 66,67 France (41 m.) 30 v.,, 1 n.,, 10 d. 73,17 Angleterre (29 m.) 22 v.,, 1 n.,, 6 d. 75,86 Pays de Galles (22 m.) 19 v.,, 0 n.,, 3 d. 86,36 Écosse (25 m.) 23 v.,, 2 n.,, 0 d. 92 Argentine (13 m.) 12 v.,, 1 n.,, 0 d. 92,31 Irlande (20 m.) 19 v.,, 1 n.,, 0 d. 95 Mondial, quatre mois plus tard (43-31 pour les Français). De cet épisode dantesque, il ne reste plus beaucoup d’acteurs encore en scène ce soir (les titulaires Pelous, Dominici et Oliver, les remplaçants Ibanez et Kelleher). En revanche, ceux du samedi noir de 2004 à SaintDenis sont omniprésents chez les Blacks (dix titulaires, quatre remplaçants) et restent majoritaires chez les Bleus (huit titulaires et deux remplaçants). Manquent des blessés de part et d’autre (Howlett et Somerville chez les Néo-Zélandais, Michalak, Harinordoquy et Thion côté français) et les « oubliés » pour ce match, mais toujours dans les tablettes de Laporte : Bruno et Betsen. On se souvient qu’en 2004, les Blacks avaient inventé une stratégie pour contourner le problème que leur posait le « plaqueur gratteur » du Biarritz Olympique : ne pas ouvrir directement sur leur perle de numéro 10, Daniel Carter. Cette fois, c’est le staff français qui a pris les devants face au poison d’en face, le capitaine Richie McCaw. Mais pas sur le terrain de Gerland ; sur celui, plus glissant, de l’accusation, non pas de tricherie (on reste dans les limites de la courtoisie), mais de « jouer avec la règle », tout en bénéficiant de « la mansuétude des arbitres ». On verra, ce soir, si la seconde tactique vaut la première et si, après avoir concassé du Bok, elle permet aux Bleus de broyer du noir. CHRISTIAN JAURENA LAPORTE ET MASO VOIENT L’ARBITRE CET APRÈS-MIDI. – Bernard Laporte et Jo Maso, l’entraîneur et le manager des Bleus, rencontreront Stuart Dickinson, l’arbitre australien, comme c’est l’usage avant les matches internationaux, cet après-midi à 14 heures dans un hôtel lyonnais. Ils lui demanderont notamment des précisions sur son arbitrage sur certaines phases de jeu. C’est l’Irlandais Alain Rolland, juge de touche, qui assurera la traduction. – F. D. La chambre noire BIEN SÛR, IL Y A LE HAKA, la fougère argentée et le maillot noir, le dernier (avec celui de la France) à être vierge de toute publicité. Tous éléments de la légende qui rendent cette équipe immédiatement identifiable et à nulle autre pareille. Mais, sans l’essentiel, tout cela ne serait rien. L’essentiel, c’est qu’il n’y a jamais eu de petite équipe black. Des plus ou moins fortes, des plus ou moins talentueuses, oui. Mais, depuis plus de cent ans, personne n’a jamais bénéficié d’un jour « où ils n’y étaient pas », comme on a pu le dire à propos d’autres, et notamment de l’équipe de France. Pour battre les Blacks, il faut à tout coup être meilleurs ou aussi bons qu’ils le sont dans l’engagement, la détermination et l’intelligence. Trois domaines dans lesquels eux ont été, sont et seront toujours présents. Qu’on lâche sur les deux premiers points, et c’est l’avalanche qui vous engloutit, comme en juin 1999 et en novembre 2004. Qu’on soit inférieurs sur le troisième, et il ne vous reste que des regrets. « En rugby, le muscle le plus important se situe entre les deux oreilles », a un jour dit Andy Haden, deuxième-ligne all black des années 80. On parle bien entendu ici d’intelligence collective, celle notamment qui guide les courses des joueurs sans ballon, qui oriente la lecture du jeu de ceux qui le possèdent, qui décrypte la faille dans l’armure de l’adversaire en une nanoseconde. C’est pour cela que les rencontres entre les deux équipes ont toujours été fascinantes, car ce sont ces mêmes qualités que l’on prête à l’équipe de France dans ses bons jours. C’est pour cela aussi que l’équipe de France a dû attendre 1979 pour battre pour la première fois son adversaire sur son sol, alors qu’elle avait réussi l’exploit dès sa première tentative, en 1958, en Afrique du Sud. Plus que jamais, les All Blacks sont le révélateur ultime, la chambre noire, celle où apparaissent à coup sûr tous les défauts. D’autant plus que, depuis 2003, ils ne se sont plus contentés de leur supériorité intrinsèque, mais ils ont rebâti les fondements de leur jeu, l’ont à nouveau dépouillé, privilégiant l’efficacité maximale, ce qui ne nuit pas du tout à la beauté. Et, tout en conservant des flamboyantes années 90 ce que l’on pourrait appeler le black flair, amené en partie par les joueurs d’origine polynésienne, les Rokocoko, les Sivivatu et autres. Et qui n’a rien à envier à celui supposé des Français. De Nantes 1986 à Twickenham 1999, en passant par la tournée de 1994, ce n’est pas d’abord grâce au French flair mais en raison de leur capacité à soutenir le bras de fer physique et tactique que les Bleus sont parvenus à faire mettre genou à terre à leurs adversaires. Ils le savent mieux que quiconque. Mais, entre savoir et pouvoir… LA CHRONIQUE DU JEU HENRI BRU LA QUESTION DU JOUR Les deux tests face aux Blacks sont-ils déterminants pour les Bleus en vue de la Coupe du monde ? Pour voter, connectez-vous sur www.lequipe.fr entre 6 heures et 22 heures ou envoyez OUI ou NON par SMS au 61008 (0,34 euro + coût d’un SMS). PAGE 3 Bleu Rouge Noir Jaune Rouge Un trio à accorder 54,29 Bleu Rouge Lors de la semaine de préparation à Marcoussis, Julien Bonnaire a eu l’occasion de se tester sur les touches. Un secteur de jeu où il devra briller ce soir pour priver les All Blacks de ballons. (Photo Franck Nataf) Afrique du Sud (70 m.) 38 v., 3 n., 29 d. Jaune Bleu Jaune Deux arguments peuvent le conforter. Le premier tient du secret médical, de l’analyse sanguine effectuée sur chacun des joueurs français qui tendrait à conclure qu’ils sont tous en forme, en tout cas bien plus frais et forts qu’ils ne l’étaient, il y a deux ans, avant leur débâcle. Le second tient de la stratégie du staff néozélandais, qui n’alignera pas, ce soir à Gerland, son équipe la plus performante en laissant, notamment, sur le banc le talonneur Keven Mealamu, le deuxième-ligne Chris Jack, le demi de mêlée Byron Kelleher, le centre Aaron Mauger et l’arrière Malili Muliaina. Graham Henry et ses adjoints ont en effet procédé à dix changements entre la formation qui s’est jouée des Anglais, dimanche à Twickenham (20-41), et celle qui commencera la rencontre ce soir à Lyon. Comme prévu, puisqu’ils avaient annoncé, avant la tournée, qu’ils entendaient faire tourner leur effectif sur les deux premiers matches avant de dégager une « équipe type » pour les deux derniers, face aux Français le 18 novembre, puis face aux Gallois le 25 et, surtout, pour la dernière ligne droite conduisant au Mondial. On y revient, forcément, même si Fabien Pelous, du haut de sa 110e sélection (à un match seulement du record national de Philippe Sella), refuse de voir plus loin que le match qui vient : « La Coupe du monde est une compétition en soi, où toutes les équipes bénéficient du même état de préparation, ce qui est unique. » N’empêche, nombre de ses équipiers et adversaires s’accordent pour estimer que le vainqueur de ce double affrontement entre les deux principaux favoris du Mondial en retirera un important avantage psychologique. À voir, car, faut-il le rappeler, c’est dans la déroute de juin 1999 à Wellington (54-7) que les Bleus avaient puisé leur conviction (et les Blacks leur suffisance) pour la surprise qu’on sait en demi-finale du % Contre : Noir Noir TRENTE VICTOIRES pour les All Blacks, dix pour les Bleus et un match nul (20-20 en 2002 au Stade de France). Dans le ciel d’un siècle d’affrontements entre Néo-Zélandais et Français, le long nuage blanc (le nom maori de la NouvelleZélande) domine largement l’azur. Il faut remonter loin, déjà six ans, pour trouver trace de la dernière (et unique de l’ère Laporte) victoire (42-33 à Marseille) face à ceux qu’on surnomme, pour leur rendre hommage, « les Brésiliens du rugby ». On oublie ainsi l’essentiel, à savoir que les Brésiliens du foot ont remporté cinq Coupes du monde, alors que les All Blacks enragent, après leur triomphe initial en 1987, de leurs échecs répétés au pire en demifinales (1991, 1999, 2003), au mieux en finale (1995). Mais la « magie » opère toujours et il n’y a pas que les mythiques haka et maillot noir à la fougère argentée pour l’expliquer. Le phénomène est palpable, autant par le résultat que par le plaisir que les joueurs des antipodes procurent au spectateur. Il fut un temps où, avant 1998, on surnommait, avec autant d’ironie que de désappointement, l’équipe de France de foot la « championne du monde des matches amicaux ». Ce titre, en rugby, on peut sans conteste l’attribuer éternellement aux All Blacks. Ils l’ont encore emporté haut la main depuis le dernier Mondial : trente-trois matches pour vingt-neuf victoires et quatre défaites (une face à l’Australie et trois face aux Sud-Africains). Et s’en inquiéter à moins d’un an de la Coupe du monde 2007 en France. Le match de Gerland, ce soir, prend forcément des allures de répétition générale. Quand il fut nommé, voilà trois ans, à la tête de la sélection néozélandaise, Graham Henry ne reçut qu’une mission : « Mettre la barre plus haut ». Autrement dit, redevenir champions du monde. Pareillement déçus et sortis du Mondial australien en demi-finale, les Français et leur entraîneur reconduit affichent le même dessein. Depuis cet échec partagé, les deux équipes ne se sont croisées que deux fois. La première, les Bleus et leur encadrement l’ont esquivée, en n’accordant pas tout le respect qui se doit à leur adversaire, lors du match pour la troisième place de la Coupe du monde 2003 (40-13). La marque noiree (Pourcentage de victoires des NéoZélandais face aux grandes nations) s) 4 Bleu Rouge Noir Jaune RUGBY FRANCE - NOUVELLE-ZÉLANDE Cinq moments d’exception Du succès inaugural de 1954 à la demi-finale de Coupe du monde en 1999, retour sur cinq victoires des Bleus face aux Néo-Zélandais. Les All Blacks ont souventexposé les faiblesses et les vanités du rugby français, et la balance des confrontations entre les deux nations est largement déficitaire pour nos couleurs. Mais ces adversaires impitoyables ont aussi parfois permis aux Bleus d’exprimer ce qu’ils avaient de meilleur. Ils ont été les accoucheurs d’une identité française où se mêlentune lectureunique de jeu et un goût pour le combat qui flirte aussi avec les interdits, comme à Nantes en 1986. De la première victoire des hommes de Jean Le bilan des Bleus Prat au coup de tonnerre de Twickenface aux All Blacks ham en passant par l’« essai du bout (41 matches)) du monde » des pirates de Philippe Saint-André, nous sommes revenus 10 victoires avec leurs acteurs sur cinq succès 1nul d’anthologie. 30 défaites Score moyen France 13 23 Nouvelle-Zélande FRANCE - NOUVELLE-ZÉLANDE : 3-0 À Colombes, le 27 février 1954 « Pétrus et château-lafite » Lucien MIAS (deuxième-ligne et capitaine de l’équipe de France, 29 sélections entre 1951 et 1959) : « Les All Blacks, pour nous, c’étaient des anim aux mythiques. Nous étions dans l’ignorance totale. Les Maoris ? Nous savions tout juste que c’étaient des tribus polynésiennes. Les méthodes néop r o f e s s i o nnelles n’existaient pas. Nous “montions” à Paris, le mercredi soir. Nous faisions des repas pantagruéliques. C’était excessif. Nous sortions d’une époque de disette. L’entraînement, c’était pour quelques photos, pour faire plaisir aux journalistes. Le jeudi soir, nous allions au cinéma. On voyait Danielle Darrieux, Jean Marais, Jean Gabin. Il n’y avait pas de mondanités. Avant le match, Roger Leroux (le manager de l’époque), disait en substance : “Les petits, je compte sur vous. Il faut gagner.” Dans le cinq de devant, ça ne parlait pas. Il y avait des gars comme Chevallier, avec de grandes mains, un grand nez. Il n’était pas là pour redoubler l’ailier. Le rugby, ce n’était qu’un jeu. De cette victoire, je retiens surtout que ce fut une tache dans le palmarès des Blacks. Ce ne fut pas la victoire du siècle. À la vérité, ils n’avaient pas réussi leur match. Ils étaient moins durs que les Springboks, mais ils avaient un jeu d’avants très au point. André Boniface, qui débutait et qui avait eu peu de ballons, était impressionnant. En fait, ils étaient plus forts que nous. Et puis, il y a eu le banquet. Pour moi qui venais du Languedoc, c’était exceptionnel de boire du pétrus et du château-lafite. » – F. D. Marqueur. – France : 1 E, J. Prat. 1954 NOUVELLE-ZÉLANDE - FRANCE : 19-24 À Auckland, le 14 juillet 1979 DU 6 NOV. 2006 AU 31 MAI 2007 11000 000 PLACES À GAGNER AVEC LA GMF POUR LA COUPE DU MONDE DE RUGBY 2007 740 places pour les matches de poule d’une valeur de 100 € TTC chacune à 195 € TTC chacune. 304 places pour les 1/4, 1/2 et finales d’une valeur de 140 € TTC chacune à 498 € TTC chacune. GMF Assurances - Société anonyme au capital de 181 385 440 euros entièrement versé. RCS Paris B 398 972 901-APE 660 E. Entreprise régie par le Code des assurances. Siège social : 76 rue de Prony 75857 Paris cedex 17. SAGA EVENTS / Crédit photo : Getty Images - Mike Powell / AFP: Greg Wood - Peter Parks - Damien Meyer - Fred Dufour / TM © Rugby World Cup Limited. 1986 - 2006. All rights reserved. Document non contractuel. Marqueurs. – Nouvelle-Zélande : 2 E, S. Wilson, Mourie ; 3 B et 1 T, B. Wilson. France : 4 E, Averous, Codorniou, Caussade, Gallion ; 1 B, Aguirre ; 1 D et 1 T, Caussade. Jeu-concours gratuit sans obligation d’achat ouvert à tous. Le règlement est adressé gratuitement à toutes personnes en faisant la demande auprès de Maître Legrain. Huissier de Justice, 51 rue Renequin 75017 Paris. 2 grands tirages au sort les 24 février 2007 et 9 juin 2007. Dates limites de participation : les 15 février 2007 17H et 31 mai 2007 17H. Toutes les informations dans les Agences GMF ou sur www.assurement-rugby.com www.assurement-rugby.com FRANCE - NOUVELLE-ZÉLANDE : 16-3 À Nantes, le 15 novembre 1986 « Ils n’avaient pas pris du jus de pomme » Wayne SHELFORD (troisième-ligne centre des Blacks, 22 sélections de 1983 à 1990) : « Lorsque les Français sont sortis de ce tunnel à Nantes, j’ai senti qu’il allait se passer quelque chose. Rien que de regarder dans leurs yeux. Pour moi, ils n’avaient pas pris que du jus de pomme. Au coup d’envoi, ils ont tapé loin dans nos 22 et au point de chute ils nous ont matraqués. Ils nous ont intimidés physiquement. C’est le jeu. C’est ce que nous faisons aux autres tout le temps. C’est le match le plus brutal que j’aie disputé au niveau international, le plus violent en dehors du rugby maori. J’ai récolté trois blessures différentes. D’abord, après cinq minutes, j’ai pris un coup de pied en plein visage et j’ai perdu trois dents du fond. Ensuite, en plongeant dans un regroupement, Garuet m’a donné un coup de tête d’une telle force que j’ai eu pendant quinze jours l’empreinte de mon bandeau imprimé sur le front. Et pour finir Dubroca m’a raclé les “roustons”. Le vestiaire après le match était comme une zone de guerre. Il y avait du sang partout. Quand j’ai enlevé mon slip, j’avais un testicule qui pendait au niveau de ma cuisse. J’avais une déchirure en forme de fer à cheval dans le scrotum et j’ai eu de la chance de ne pas perdre un testicule. Ce match est inscrit comme un point noir dans notre histoire, mais il a été notre inspiration, la clé de notre victoire en Coupe du monde. “ Remember Nantes ” a été notre devise. Nous ne voulions qu’une chose : que la France arrive en finale en 1987 pour que nous puissions la châtier à l’Eden Park. Et c’est ce que nous avons fait (29-9). » 1986 Marqueurs. – France : 2 E Lorieux, Charvet, 2 B et 1 T Bérot. Nouvelle-Zélande : 1 B Crowley. PAGE 4 Philippe SAINT-ANDRÉ (ailier de l’équipe de France, 69 sélections de 1990 à 1997) : « Au premier test à Christchurch, les NéoZélandais ne nous avaient pas pris au sérieux et ils sont retombés les pieds sur terre. À l’Eden Park, après le toss, Sean Fitzpatrick que je connaissais bien, m’écrase la main. Et là, je rentre aux vestiaires et je dis : “Les gars, ça va être l’enfer.” Effectivement, d’entrée on est emportés mais leur buteur Cooper loupe deux pénalités faciles. Émile (Ntamack) fait une interception et on mène à la mi-temps (13-9) alors qu’on n’avait rien fait et on avait des problèmes en mêlée. À la mi-temps, je dis à Olivier (Merle) : “Merluche, trouve une solution !” On repart et à la mêlée suivante, le pilier droit Richard Loe fait une petite sieste. Les Blacks reprennent l’avantage, jouent l’occupation du terrain et je vois le temps passer. Jean-Luc Sadourny a un ballon, il ne relance pas et je lui mets un saxo. Le ballon d’après arrive sur moi dans les 22 mètres. Je n’ai pas trop de solutions. J’ai deux Twingos à la place des pieds et je tente la relance du bout du monde. Et là, tout marche comme dans un rêve. Abdel (Benazzi), qui est le roi pour rentrer dans les murs, se prend pour Jo Maso et André Boniface, passe les bras et sert “Milou” (Ntamack). Puis, il y a la passe de Laurent Cabannes, la chistera de Yann Delaigue et à la fin Acco qui aurait pu marquer tout seul mais qui offre l’essai à Jean-Luc. Cette seule action représente le patrimoine et la culture du rugby français : être capable de marquer un essai qui ne part de rien, ce mélange typique d’avants et de trois-quarts, passes croisées, sur un pas, de flair. C’est un souvenir exceptionnel. » 1994 Marqueurs. – Nouvelle-Zélande : 1 E Fitzpatrick ; 5 B Cooper. France : 2 E Ntamack, Sadourny ; 3 B Lacroix (2), Deylaud ; 2 T Lacroix, Deylaud. FRANCE - NOUVELLE-ZÉLANDE : 43-31 À Twickenham, le 31 octobre 1999 « Dans le moindre détail » Fabien GALTHIÉ (demi de mêlée raclée qu’on s’est transcendés. Après de l’équipe de France, 64 sélections de le haka et avant le coup d’envoi, on a 1991 à 2003) : « On s’est retrouvés le chanté une deuxième fois la Marseillundi après les quarts de finale, et avec laise. Je me souviens de beaucoup de quelques joueurs, on a décidé de regards. On était prêts. Même quand prendre la cassette de notre raclée de on est menés 17-10 à la mi-temps, Wellington (54-7) et de désosser le même quand ils passent à 24-10, on match. Personne ne nous donnait la est toujours dans la partie. Je me soumoindre chance viens d’une phrase mais nous avons de Marc Lièvreidentifié leurs faimont dans le vesblesses et préparé tiaire. Lui qui ne le match dans le parlait jamais a moindre détail. martelé : “RegarNous avions décidez leurs yeux, ils dé par exemple ont peur.” En deud’être très dur sur xième mi-temps, les rucks parce vent dans le dos, qu’en face il y avait nous avons pris Josh Kronfeld qui l’initiative. Notre était très efficace pack avançait tout pour gratter des le temps. Il y a eu ballons. On avait la série de désigné Cédric “Titou”. Puis Soulette et Marc l’essai de DominiLièvremont pour ci, né d’une être très agressifs relance dans le dans cette zone. La fermé. Là aussi, on deuxième chose qui est déteravait vu que les Blacks ne minante ce jour-là, c’était les lacunes défendait pas bien. Bref, cette victoire de la défense néo-zélandaise. Elle n’est pas due au hasard. On a gagné défendait très bien au bord mais elle se parce qu’on a vraiment détaillé leur jeu contentait de contrôler au large. On et parce que le jour J, on a su se transavait tellement peur de prendre une cender. » Marqueurs. – France : 4 E Lamaison, Dominici, Dourthe, Bernat-Salles ; 3 B, 2 D, 4 T Lamaison. Nouvelle-Zélande : 2 E Lomu ; 4 B, 2 T Mehrtens. 1999 SAMEDI 11 NOVEMBRE 2006 Bleu Rouge Noir Jaune Rouge 1979 Bleu Rouge Jean-Michel AGUIRRE (arrière de l’équipe de France, 39 sélections de 1971 à 1980) : « J’ai le souvenir d’un match très accompli, d’un match rêvé où nous avons réalisé ce que nous avions travaillé. Nous avions perdu le premier test (23-9) et nous avions eu le sentiment d’un grand loupé. Pour la première fois, je crois, dans l’histoire de l’équipe de France, nous avons revu le match à la vidéo et nous nous en étions servis comme d’un outil. Le groupe s’est préparé de manière inhabituelle. Pendant la semaine, Jean-Pierre Rives a pris en charge l’entraînement. Il imposait un rythme terrible lors des footings, et les cadres – Jean-Pierre, Patou (Paparemborde), moi – se sont beaucoup investis. Il y avait beaucoup de jeunes joueurs dans cette équipe : Codorniou, Dintrans, Dubroca, Costes, et il s’est créé une belle alchimie. Avant la rencontre, nous avions fait des choses atypiques. J’étais sorti avec les trois-quarts et nous étions allés sur le terrain annexe répéter nos lancements, travailler la défense, puis nous étions rentrés au milieu de la foule. Au vestiaire, il régnait une atmosphère de sérénité qui s’est retrouvée dans notre début de match. On a envoyé du jeu de partout, des relances, des attaques en première main. On a marqué des essais que l’on voyait venir de loin. Le rugby que nous avons pratiqué était une préfiguration du jeu moderne, avec de l’alternance, de la continuité, des prises d’initiative. Pendant plus d’une heure, ç’a été l’euphorie. Malheureusement, je n’enquille pas au pied, et il faut un retour de Frédéric Costes pour nous sauver du retour des All Blacks. La suite, c’est une troisième mi-temps assez tranquille entre nous, à notre hôtel, où nous n’avions plus de chambre, puis après, trois jours de bringue monumentale à Tahiti. » – A. D. « La relance du bout du monde » Jaune Bleu Jaune « Le match rêvé » NOUVELLE-ZÉLANDE - FRANCE : 20-23 À Auckland, le 3 juillet 1994 Noir Noir Le dimanche 31 octobre 1999, en demi-finale de la Coupe du monde, les Français créent la sensation en éliminant les All Blacks de Lomu (43-31). Les Brouzet, De Villiers et Galthié (de gauche à droite) se sont employés pour terrasser les Néo-Zélandais. Une victoire qui restera peut-être comme la plus belle et la plus inattendue de leurs dix succès contre les Blacks. (Photo Jean-Marc Pochat) 5 Bleu Rouge Noir Jaune RUGBY FRANCE - NOUVELLE-ZÉLANDE Le soldat McCaw COUPE DU MONDE 2007 (qualifications) MAROC -NAMIBIE Le Maroc au pied du mur AUJOURD’HUI, à 15 h 30 (14 h 30, heure locale), au stade du COC, à Casablanca. Arbitre : M. Poite (FRA) « Même le frère du roi nous a appelés ! » Bruno Barrero, l’entraîneur du Maroc, et toute son équipe ressentent la pression de l’événement. Ils reçoivent, cet après-midi à Casablanca, la Namibie, dans une rencontre qualificative pour la Coupe du monde. Le match aller, à Windhoek, samedi 28 octobre, avait tourné à l’avantage des locaux (25-7). Éprouvés par plus de vingt-quatre heures de voyage, peu préparés aux 2 000 mètres d’altitude, les Marocains avaient manqué d’agressivité, et n’avaient pu profiter de dix minutes de supériorité numérique, à 15 contre 13. « La qualification pourrait permettre au rugby marocain d’avoir un peu plus de moyens. On sait qu’on a cette responsabilité », concède Jalil Narjissi, le capitaine du Maroc et talonneur d’Agen, qui sera le seul joueur du Top 14. La marge de 18 points a ouvert à la Namibie la voie royale d’une troisième participation d’affilée à la Coupe du monde. Mais les Marocains, qui n’ont jamais participé à une Coupe du monde, convoitent eux aussi un billet qui mène droit dans la poule de la France. – A. Bo. Richie McCaw, le meilleur troisième-ligne du monde, est issu d’une famille dont deux générations ont risqué leur vie sur le sol français. LYON – de notre envoyé spécial Pilote à neuf ans Richard McCAW Nouvelle-Zélande Vingt-cinq ans ; né le 31 décembre 1980, à Oamaru. 1,88 m ; 104 kg. Poste : troisième-ligne. Club : Canterbury Crusaders. 45 sélections. Débuts internationaux : le 17 novembre 2001, contre l’Irlande (victoire, 29-40). Dernière sélection : le 5 novembre 2006, contre l’Angleterre (victoire, 20-41). RÉSULTATS Accusé cette semaine par le staff français de jouer avec les limites de la règle, Richie McCaw, le capitaine des All Blacks, a défrayé la chronique. Aujourd’hui, il entend encore faire parler de lui. Sur le terrain cette fois. (Photo Didier Fèvre) SAMEDI 11 NOVEMBRE 2006 LIGUE CELTE. – Hier : Newport-Édimbourg, 17-10 ; Border-Llanelli, 13-19 ; Leinster-Glasgow, 38-23. Classement : 1. Ulster, 29 points (8 matches) ; 2. Llanelli, 28 (7) ; 3. Leinster, 26 (8) ; 4. Édimbourg, 20 (8) ; 5. Neath-Swansea, 18 (6) ; 6. Connacht, 17 (8) ; 7. Newport, 15 (7) ; 8. Glasgow, 15 (9) ; 9. Cardiff, 14 (6) ; 10. Munster, 9 (7) ; 11. Border, 6 (8). CHA MP I ONN AT D ’ANG LE TE R RE (7e journée). – Hier : Bristol-Sale, 15-9 ; Newcastle-Harlequins, 3-14 ; London Irish Gloucester, 11-22. Aujourd’hui : WorcesterNorthampton. Demain : London Wasps Bath, Saracens-Leicester. Classement : 1. Gloucester, 26 pts ; 2. Bristol, 26 ; 3. Sale, 22 ; 4. Wasps, 20 ; 5. Leicester, 20 ; 6. London Irish, 13 ; 7. Saracens, 13 ; 8. Harlequins, 11 ; 9. Bath, 11 ; 10. Northampton, 10 ; 11. Newcastle, 10 ; 12. Worcester, 2. PAGE 5 Bleu Rouge Noir Jaune Rouge IAN BORTHWICK LE PORTUGAL POUR UN EXPLOIT. – Aujourd’hui à 16 heures (heure française), la Géorgie rencontre le Portugal à Tbilissi (match retour le 25 novembre à Lisbonne). Le vainqueur sera directement qualifié en tant qu’Europe 3 tandis que le vaincu disputera un barrage contre le perdant de Namibie-Maroc. « C’est le match d’une vie », a confié Tomaz Morais, l’entraîneur portugais. Les Géorgiens partent favoris : en mars, ils avaient écrasé les Portugais 40-0. – B. Ma. Bleu semaine, lorsque le camp français l’a accusé de tricher sur les phases de plaqueur-plaqué, il faut bien plus que cela pour le déstabiliser. « Je commence à avoir l’habitude et les Français ne sont pas les premiers à essayer d’influencer l’arbitre avant un match comme cela, confia-t-il hier. Je sais ce que j’ai à faire, je sais comment nous allons jouer contre la France et je sais jusqu’où je peux aller pour ne pas être sanctionné par l’arbitre. C’est ce que j’ai toujours fait et ce que je continuerai à faire. De toute façon, s’il y a le moindre souci avec l’arbitre, je m’adapterai en fonction de ce qu’il nous dit. Sinon, on est fichus. » Quant au petit coquelicot qui, après le 11 novembre 2000 (victoire néo-zélandaise, 26-39) et le 27 novembre 2004 (6-45), figure pour la troisième fois sur le maillot noir, nul doute que McCaw y trouvera aujourd’hui un supplément de motivation. Au nom des siens. « Nous savons que l’Armistice est important pour les Français. Mais il est presque aussi important pour nous, observe-t-il. En portant le coquelicot, nous rendons hommage à tous ceux qui sont tombés au champ d’honneur et pour moi, je n’ai aucun mal à comprendre l’importance de ce qu’ils ont fait. C’est pour ça que contre la France, nous essayerons tout simplement d’en être dignes. » Jaune Jaune Rouge C’est que, depuis toujours, Richie McCaw est marqué par les avions de chasse et l’aviation en général. Car, si son arrière-grand-père, Alexander s’est battu dans l’enfer des tranchées de la Somme pendant la Première Guerre, son grand-père Jim était pilote de chasse lors du deuxième conflit mondial. Aviateur hautement décoré, commandant d’une unité chère au cœur des Néo-Zélandais, l’escadron 486, dont la devise en Maori est « Hiwa Hau Maka » (« Gare aux vents sauvages »), Jim McCaw est touché au-dessus de Paris par les tirs de la DCA allemande en octobre 1943 mais réussit à ramener son avion en Angleterre. En juillet 1944, aux manettes d’un Hawker Typhoon de la RAF, il a réussi dans une seule après-midi audessus du Kent, à détourner quatre V 1, les sinistres bombes volantes allemandes destinées à exploser sur Londres. Forcément le petit Richie est marqué à tout jamais par l’expérience de son grand-père. Titulaire d’un brevet de pilote, à l’âge de neuf ans, il montait déjà dans les planeurs au-dessus des plaines de Central Otago. Aujourd’hui encore, le vol en planeur fait partie de ses loisirs préférés. Il possède également un brevet de pilote, et lors d’une tournée en Angleterre, McCaw en a profité pour visiter le musée de la RAF à Hendon, où est exposé le Typhoon piloté par son grand-père. Guerrier dans l’âme, Richie McCaw est donc un homme avec une mission, fier de ses origines et conscient de son héritage. Et même s’il s’est trouvé au centre d’une controverse en début de Noir Bleu Noir LORSQU’IL ENFILERA son maillot no 7 avant le match aujourd’hui, Richie McCaw passera ses doigts sur le coquelicot brodé sur la manche droite. Et au toucher de ses fils rouges, symboles impérissables du sang des soldats néo-zélandais versé sur le sol français, le capitaine des All Blacks aura une pensée émue pour ses aïeux, pour son grand-père Jim et son arrièregrand-père Alexander, deux anciens combattants qui sont venus de l’autre extrémité de la Terre pour mener un combat sur le sol et dans les airs français. Un combat autrement plus meurtrier que le sien, certes, mais dans son rôle de troisième-ligne aile, exposé aux mano a mano et aux tirs croisés de l’ennemi, McCaw ne peut s’empêcher de trouver certains parallèles dans l’expérience de ses ancêtres. Et d’y puiser une source profonde de motivation. « Pour nous, ce coquelicot est un moyen de nous relier au pays, et de rappeler les sacrifices qui ont forgé notre caractère national, confie-t-il. C’est un moyen aussi de me rappeler que je représente mon pays, et c’est quelque chose que je ne dois jamais oublier. » Quant à son rôle de guerrier des temps modernes, McCaw ne veut tout de même pas forcer le trait. « Il ne faut pas pousser la ressemblance trop loin, car les enjeux ne sont pas les mêmes, prévient-il. Quand nos soldats sont venus ici, que ce soit en 14-18 ou en 40, ils ne savaient jamais s’ils allaient rentrer au pays. Tous les jours, ils mettaient leur vie en péril et ils ne savaient pas ce que le destin leur réservait, alors que nous, nous savons plus ou moins ce qui va nous arriver. Nous, au moins, nous savons que nous allons retourner à la maison. » En l’occurrence, la maison pour Richie McCaw est un bungalow discret entouré d’une pelouse dans le modeste quartier de Shirley, dans la ville de Christchurch. Sur la pelouse, pas de relax, mais des kayaks, dans le garage pas de ballons de rugby, mais des vélos et des clubs de golf, et sur les murs du salon, pas de maillot, ni de photos de rugby. Juste une grande photo encadrée d’un Spitfire, le légendaire avion de chasse britannique de la Deuxième Guerre mondiale. 6 RUGBY TOP 14 (13 journée) e Bleu Rouge Noir Jaune TOULOUSE - BOURGOIN : 25-15 Toulouse a eu peur LE POINT Paris en danger LE POIDS DES ABSENTS. – Le Stade Français est assuré du titre de champion d’automne mais il entame, cet après-midi face à Agen, sa parenthèse de souffrance. Privés de treize joueurs, les Parisiens vont devoir serrer la garde. Les Agenais sont dans une bonne dynamique, mais il leur manque leur talisman Caucaunibuca. CLERMONT SUR SA LANCÉE. – Les Clermontois, qui restent sur quatre succès, ont le vent en poupe, et les Montalbanais ont rarement été en réussite à Marcel-Michelin où ils ont encaissé 44 points de moyenne lors de leurs cinq dernières visites. « BIS » POUR BIARRITZ ? – L’an passé, les Biarrots s’étaient imposés chez les Castrais (13-9). Cette fois, les Tarnais seront contraints de se passer de leur attelage Nallet-Papé, retenu par les Bleus, en deuxième ligne. DUELS AU FOND DE LA CLASSE. – Les Bayonnais, scotchés à la dernière place, n’ont évidemment pas le droit à l’erreur face aux Brivistes, également en position de relégable. Autre bagarre cruciale pour le maintien : Narbonne-Albi. Les Toulousains ont attendu les dernières minutes pour inscrire l’essai libérateur, mais Michalak, qui effectuait sa rentrée, est de nouveau sorti sur blessure. TOULOUSE BOURGOIN : 25-15 Stade Ernest-Wallon. Temps couvert. Pelouse en bon état. 13 000 spectateurs. Arbitre : M. Bessot (Limousin). TOULOUSE : 1 E, F. Maka (78e) ; 1 T (78e), 6 B (4e, 15e, 21e, 41e, 49e, 71e), Courrent. BOURGOIN : 5 B (11e, 18e, 26e, 38e, 52e), Boyet. Évolution du score : 3-0, 3-3, 6-3, 6-6, 9-6, 9-9, 9-12 (mi-temps), 12-12, 15-12, 15-15, 18-15, 25-15. TOULOUSE: Baby – Clerc,Kunavore, Garbajosa (Huget, 79e), Médard – (o) Courrent(Mermoz,36e),(m)Michalak (Courrent, 36e) – Nyanga (F. Maka, 62e), F. Maka (Lamboley, 62e), Bouilhou– Lamboley (Brennan,62e), MilloChluski – Poux, Bru (cap.) (Servat, 68 e ), Human. Entraîneurs : G. Novès, S. Laïrle et Ph. Rougé-Thomas. BOURGOIN : Denos – Nicolas, Boussès, Coetzee, David (Carmona, 78e) – (o) Boyet, (m) M. Forest – Rennie, Jooste (Petrilli, 41e), Frier (cap.) – Fèvre, Williams (Monzeglio, 77e) – Cardinali (Sourgens, 62e), Cabello, Peyron (Cardinali, 74 e). Entraîneurs : Ch. Urios, G. Tourlonias et G. Doorey. HIER 25-15 AUJOURD'HUI 15h10 TOULOUSE BOURGOIN STADE FRANÇAIS AGEN (En direct sur Canal +) 18h30 NARBONNE CASTRES BAYONNE MONTPELLIER ALBI BIARRITZ BRIVE PERPIGNAN 18h45 CLERMONT MONTAUBAN (en direct sur Canal + Sport) TOULOUSE – de notre envoyé spécial TOTAL CLASSEMENT Pts J. G. 1 Stade Français 46 12 10 0 2 348 201 +147 4 2 2 Clermont 38 12 8 0 4 347 173 +174 4 2 3 Toulouse 37 13 8 1 4 274 217 +57 2 1 4 Biarritz 34 12 7 0 5 273 177 +96 2 4 5 Bourgoin 31 13 6 0 7 296 238 +58 3 4 6 Montauban 31 12 6 1 5 226 202 +24 1 4 7 Perpignan 31 12 7 0 5 208 183 +25 2 1 8 Agen 28 12 6 0 6 204 210 -6 1 3 9 10 TOULOUSE. – Sous le regard du Berjallien David, Frédéric Michalak peut se prendre la tête entre les mains. Après 36 minutes de jeu, celui qui jouait hier soir à la mêlée pour son retour après huit semaines d’arrêt a encore été touché au genou droit. Même s’il se disait rassuré après le match, l’international toulousain passera des examens aujourd’hui. (Photo Fred Mons) Réalisation Creative-agency © Photo FNMF / N.Mergui vé in extremis par Mikaël Forest (75e), les Toulousains s’installèrent dans les vingt mètres adverses. S’ensuivait une touche, captée par Lamboley, sur laquelle le pack rouge et noir n’était pas loin d’aplatir dans l’en-but. Une mêlée plus tard, Courrent, excellent hier soir, se saisissait du ballon, slalomait avant de servir Finau Maka pour un essai qui libérait le public d’Ernest-Wallon (78e). « Il fallait s’accrocher », racontera le héros du match, Valentin Courrent, auteur d’un sans-faute au pied, sept sur sept, vingt points inscrits, et très inspiré dans ses choix. « On a voulu jouer en début de rencontre, poursuivait-il, mais le ballon glissant a réfréné nos envies. Nous avons choisi alors de nous reposer sur les fondamentaux : occupation du terrain et jeu au pied. En fin de rencontre, un petit trou s’est ouvert dans la défense de Bourgoin et on l’a pris. » Jusque-là, la rencontre s’était cantonnée dans un petit périmètre. Haché menu par le sifflet de M. Bessot, le jeu ne parvint jamais à se décrisper. Et comme dans le duel à distance, Boyet le Berjallien et Courrent le Toulousain faisaient jeu égal, le chassé croisé se poursuivit jusqu’à l’éclair de Médard... Philippe Rougé-Thomas, l’entraîneur des trois quarts toulousains, rendait hommage à ses joueurs, à « leur envie de ne pas perdre ». Côté berjallien, Benjamin Boyet résumait le sentiment général. « C’est frustrant, déclarait l’ouvreur isérois. On tient 75 minutes et, sur un ballon perdu, on prend un essai. Nous lâchons encore des points en route. Désormais, il va falloir s’arracher pour viser la qualification. » GILLES NAVARRO c. diff. B.o. B.d. Albi 25 12 6 0 6 137 205 -68 0 1 Castres 23 12 4 1 7 216 262 -46 1 4 11 Montpellier 22 12 4 1 7 189 293 -104 1 3 12 Narbonne 20 12 4 0 8 257 346 -89 1 3 13 Brive 19 12 4 0 8 166 270 -104 0 3 14 Bayonne 12 12 3 0 9 173 337 -164 0 0 PROCHAINES JOURNÉES 14e JOURNÉE. – Vendredi 17 novembre : Montpellier-Stade Français (20 h 30, en direct sur Canal + Sport). Samedi 18 novembre : Clermont-Biarritz (15 h 10, en direct sur Canal +) ; Bourgoin-Agen ; Bayonne-Albi ; Toulouse-Brive ; NarbonneMontauban (18 h 30) ; Castres-Perpignan (18 h 45, en direct sur Canal + Sport). 15e JOURNÉE. – Vendredi 24 novembre : Albi-Toulouse (20 h 30, en direct sur Canal + Sport) ; Stade Français-Castres (20 heures). Samedi 25 novembre : Brive-Bourgoin ; Montauban-Bayonne ; Agen-Montpellier ; Biarritz-Narbonne (18 h 30) ; Perpignan-Clermont (20 heures, en direct sur Canal + Sport). RÉALISATEURS RÈGLEMENT 1. B. James (Clermont), 165 points 2. Rosalen (Narbonne), 150 3. Boyet (Bourgoin, + 15), 130 Les quatre premiers en demi-finales. Les 13e et 14e r el ég u és e n P r o D 2. 4 points pour une victoire, 2 pour un nul, 0 pour une défaite. 1 point de bonus pour chaque équipe qui inscrira au moins 4 essais et/ou perdra par 7 points ou moins. Les six premiers qual i f i é s p o u r l a C o u pe d’Europe. En cas de victoire d’un club français en Coupe d’Europe, sept clubs sont qualifiés. MARQUEURS 1. Rougerie (Clermont), 5 essais. 2. Vainqueur (Agen), Serre (Albi), Boussès (Bourgoin), Milford (Castres),... 4 essais. BUTEURS (pourcentage de réussite, au moins 30 tentatives) 1. Teulet (Castres), 86,4 % (38/44) 2. Yachvili (Biarritz), 81,6 % (40/49) 3. Boyet (Bourgoin), 80 % (40/50) STADE FRANÇAIS - AGEN NARBONNE - ALBI Jeanjean, ce revenant Arrivé au Stade Français à l’intersaison, l’ancien Toulousain fera ses débuts parisiens à l’arrière contre Agen. Mutualité Française, AUJOURD’HUI, 15 H 10, STADE JEAN-BOUIN (en direct sur Canal +) partenaire médical du XV de France. STADE FRANÇAIS : 15 Jeanjean – 14 Arias, 13 Glas, 12 Messina, 11 Dallan – 10 Skrela, 9 Albouy – 7 Burban, 8 Rabadan, 6 Viljoen – 5 Marchois, 4 Auradou (cap.) – 3 Ledesma, 2 Blin, 1 Montes. Entraîneurs : F. Galthié et F. Landreau. Remplaçants: 16 Le Provost, 17 Weber, 18 M. James, 19 Samo, 20 Saubade, 21 Fillol, 22 Lacroix. AGEN : 15 Elhorga – 14 Vainqueur, 13 C. Stoltz, 12 Mignardi, 11 Lafforgue – 10 Miquel, 9 Morlaës(cap.) – 7 Culine,8 Soucaze, 6 Som – 5 Badenhorst,4 W. Stoltz – 3 Galasso, 2 Tiatia, 1 Van Niekerk. Entraîneurs : D. Faugeron et L. Van der Linden. Remplaçants : 16 Guinazu, 17 Cabarry, 18 Yukes, 19 Ostiglia, 20 Fulton, 21 Gelez, 22 Mirande. Arbitre : M. Mene (Provence). Solidaires. Organisme régi par le Code de la Mutualité. Comme les joueurs du XV de France, pour gagner choisissez le bon partenaire. POUR FABIEN GALTHIÉ, les mois de novembre se suivent et se ressemblent. Privé de 18 joueurs (13 sélectionnés et 5 blessés) et malgré l’été qui lambine jeudi matin sur les gradins du stade Jean-Bouin, lors de la mise en place, l’entraîneur parisien n’est pas rayonnant. « Nous ne pouvons pas nous entraîner », regrette-t-il. Fabrice Landreau, son complice chargé de la préparation des avants, poursuit : « Avec Viljoen (joker médical), arrivé mardi, Rabadan qui n’a pas joué depuis cinq mois et Burban absent depuis plusieurs semaines, nous allons commencer le match avec une troisième ligne qui va manquer de repères et de rythme. » À quelques mètres d’eux sur la pelouse, Nicolas Jeanjean (vingtcinq ans, 9 sélections), qui n’a jamais pu honorer son contrat avec le Stade Français en compétition, s’étire longuement. Il savoure. La semaine dernière, il a reçu l’aval médical pour un match avec les Espoirs : « Ça s’est plutôt bien passé. » En clair, la fin d’une année de galère consécutive à une inflammation récurrente du tendon d’Achille, avec seulement soixantesept minutes jouées en Championnat avec le Stade Toulousain sur 2 240 possibles. Sans compter les Pour les matchs internationaux, la FFR fait confiance aux équipes médicales de la Mutualité Française. www.mutualite.fr PAGE 6 960 passées dans les tribunes depuis la reprise avec le Stade Français. En l’absence de Juan Hernandez et d’Ignacio Corleto, sélectionnés avec l’Argentine, il est titulaire à l’arrière. « Il était temps que je justifie la confiance que les dirigeants parisiens m’ont accordée en me faisant signer, reconnaît-il. Je ressens une forme de libération. » Arrière, un poste où il s’était révélé avec tempérament pour sa première sélection avec les Bleus, à Johannesburg le 17 juin 2001 et une victoire inattendue (23-32), et qu’il occupa épisodiquement au Stade Toulousain, avec lequel il fut champion de France la même année. Au Stade Français, Nicolas Jeanjean retrouve le goût du rugby à travers de petits plaisirs. Lors de la mise en place, il s’est livré sans retenue sur les ballons hauts. « Je dois beaucoup au Stade Toulousain, mais ce que je vis au Stade Français me remet les pieds sur terre. L’anonymat, prendre le sac pour aller à l’entraînement, laver les affaires sont des détails qui font prendre conscience que je suis toujours joueur. Et cela me motive. » Un autre plaisir moins simple qu’il aimerait goûter : « La victoire ». Seule certitude, il sera champion d’automne. SERGE TYNELSKI AUJOURD’HUI, 18 H 30, PARC DES SPORTS ET DE L’AMITIÉ NARBONNE:Nadau–Noutary,Benassis,Mazars,Candelon–(o)Rosalen,(m)Balue – Bisaro, Labit (cap.), Haare – Eksteen,Springgay – Ducalcon, Rofes, Mololo. Entraîneurs : P. Chadebech et R. Sonnes. Remplaçants : Algret, Tournaire, Tomiki, Beaux, Uys, Seron, Ruiz. ALBI : Manca – Prats, Bowker, Senio, Fili – (o) Hough, (m) Pages – Misse, Clément (cap.), Farani – Guicherd, Guffroy – Pulu, Ribes, Stankovich.Entraîneurs : E. Béchu, D. Blach et Ph. Laurent. Remplaçants : Saby, Viol, Méla, Maréchal, Ducos, Boulogne, Subra. Arbitre : M. Berdos (Île-de-France). CASTRES - BIARRITZ AUJOURD’HUI, 18 H 30, STADE PIERRE-ANTOINE CASTRES:Cermeno ou Teulet –Milford,Carballo,McIntyre,Christophers– (o) Ross, (m) Laussucq (cap.) – Tabacco, Faure, Puricelli – Ghezal, Capo Ortega – Saayman, Roumieu, Forestier. Entraîneurs : L. Seigne et U. Mola. Remplaçants (à choisir parmi) : Terrain, Castex, Vosloo, Bias, Fourcade, Marticorena, Peyras, Teulet ou Cermeno. BIARRITZ: Brusque – Bidabé,Cabannes,Lison, Bobo – (o)Peyrelongue, (m)J. Dupuy – Padro, Noirot, Betsen – Couzinet, Carpentier – Avril, August (cap.), Lealamanua. Entraîneurs : P. Lagisquet et J. Delmas. Remplaçants : Denoyelle, Moala, Wessels, Forestier, B. Dambielle, Bosch, Acebes. Arbitre : M. Jutge (Midi-Pyrénées). BAYONNE - BRIVE AUJOURD’HUI, 18 H 30, STADE JEAN-DAUGER BAYONNE: Thiéry – Gerber,Dourthe (cap.),Audrin, Lhande– (o) Vermis, (m) Tilloles – Massabeau, Baget, Bernad – Bergez, Linde – Tomuli, Héguy, Coetzee. Entraîneurs : X. Péméja, J.-F. Beltran et J.-P. Élissalde. Remplaçants : Laurent, Iguinitz, Tewhata, Davies, Rouet, Fromont, V. Inigo. BRIVE : Dalla Riva – Sid, Valbon (cap.), Fanolua, Bolavucu – (o) Donnelly, (m) Clark – Gerber,Chouly,Van Rensburg–Domingo,VanZyl – Lemalu,Campo,Harbut.Entraîneurs : T. Lane et R. Crespy. Remplaçants (à choisir parmi) : Pani, Lafond, Forgues, Bonvoisin, Péjoine, Orquera, Bonetti, Oliveirinha, Donguy. Arbitre : M. Maciello (Côte d’Azur). MONTPELLIER - PERPIGNAN AUJOURD’HUI, 18 H 30, STADE SABATHÉ MONTPELLIER : Sarraméa – Kuzbik, Lubbe, Taele, Arbo – (o) Lespinas, (m) Buada – Galtier (cap.), Macurdy, Ouedraogo – Hancke, Bert – Baïocco, Diomandé, Petit. Entraîneurs : D. Nourault, A. Hyardet et E. Tissot. Remplaçants : Caudullo, Toleafoa ou Decamps, Mathieu, Russell, J. Tomas, Aucagne, Stoïca. PERPIGNAN : Grandclaude – Bomati, Snyman, N. Laharrague, Naulu – (o) Meyer, (m) S. Dupuy – Parks, Bortolaso, Le Corvec (cap.) – Olibeau, Gaston – Bozzi, Konieck, Chobet.Entraîneurs:Ph.BoheretF.Azéma.Remplaçants:Guirado,Mas,Astruc, Perez, Mélé, Grammatico, Aniès. Arbitre : M. Hadj-Bachir (Auvergne). CLERMONT - MONTAUBAN AUJOURD’HUI, 18 H 45, STADE MARCEL-MICHELIN (en direct sur Canal + Sport) MONTAUBAN : 15 Duffau – 14 Cassin, 13 Viard, 12 Smith, 11 Cech – 10 Fauqué (cap.), 9 Garcia – 7 Diarra, 8 Raynaud, 6 Caballero – 5 Bado, 4 Rolland – 3 Sa, 2 Arganèse, 1 Henn. Entraîneurs : L. Labit et L. Travers. Remplaçants : 16 Testa, 17 Delboulbès, 18 Frost, 19 Brignoni, 20 Soldan, 21 Albert ou Figueiredo, 22 Mitu. CLERMONT : 15 Floch – 14 Esterhuizen, 13 Chanal, 12 Marsh, 11 Malzieu – 10B. James,9 Mignoni(cap.)– 7 Audebert,8 Broomhall,6 Cudmore– 5 Jacquet, 4Privat – 3 Zirakashvili, 2 Miguel, 1 Emmanuelli.Entraîneurs : V. Cotter et J.-P. Laparra. Remplaçants: 16 Falières,17Domingo,18 Dieudé,19Etien,20 Troncon,21 Péclier, 22 Combezou. Arbitre : M. Dubes (Côte d’Argent). SAMEDI 11 NOVEMBRE 2006 Bleu Rouge Noir Jaune Rouge en fin de match. Sur la seule action dangereuse de la rencontre, une relance de Médard suivi d’un coup de pied de déplacement vers Clerc, sau- p. Bleu internationaux (neuf, dont six Français), Toulouse a longtemps bafouillé avant de trouver l’ouverture dans la défense renforcée des Berjalliens P. Jaune Rouge Jaune à l’ouverture et de faire glisser Valentin Courrent en numéro 9. Cette réorganisation ne facilita pas la tâche des Toulousains. Privé de ses N. Noir Bleu Noir UNE OCCASION, un essai. Difficile de faire plus efficace. Hier, face à Bourgoin, le Stade Toulousain a assuré l’essentiel, la victoire (25-15), avec néanmoins une grosse ombre au tableau : la sortie de Frédéric Michalak après trente six minutes. Le demi d’ouverture international qui effectuait son retour à la compétition, à la mêlée cette fois, après huit semaines d’indisponibilité due à une entorse du ligament latéral interne du genou droit, est d’abord resté au sol en se prenant la tête entre les mains après avoir été plaqué par Jooste. On crut que son genou, largement bandé, n’avait pas tenu. « J’ai entendu craquer et j’ai eu peur », avoua-t-il à la fin du match. Michalak devra passer des examens pour déterminer la gravité de ce nouvel accident qui ne peut qu’inquiéter. Hier soir, il voulut continuer la rencontre, mais après quatre minutes, Guy Novès décida prudemment de faire entrer le jeune Maxime Mermoz 7 Bleu Rouge Noir Jaune RUGBY PROCÈS CÉCILLON Vingt ans ! Marc Cécillon a été condamné à vingt ans de prison pour le meurtre de sa femme. Il pourrait faire appel. GRENOBLE – de notre envoyé spécial GRENOBLE. – « Mon client est abasourdi. On a un délai de dix jours pour maudire nos juges, mais nous prendrons une décision avant », a déclaré après le verdict Me Richard Zelmati, l’avocat de Marc Cécillon, laissant entendre qu’il allait faire appel. (Photo Henry Porchier/ le Dauphiné libéré/ PQR) « Marc Cécillon n’a pas qu’une part d’ombre » Quand nous avons un coup écran plat de grande marque JEAN-CHRISTOPHE COLLIN MATCHES INTERNATIONAUX ANGLETERRE - ARGENTINE IRLANDE - AFRIQUE DU SUD AUJOURD’HUI, 17 HEURES, À LONDRES, TWICKENHAM (en direct sur Canal + Sport) ANGLETERRE : Balshaw – Sackey, Noon, Allen, Cohen – (o) Hodgson, (m) Perry – Moody, Sanderson, Corry (cap.) – Kay, Grewcock – White, Chuter, Freshwater. Remplaçants: Mears, Turner, Palmer, Lund, Richards, Flood, Lewsey. Entraîneur : A. Robinson. ARGENTINE : Hernandez – Nuñez-Piossek, Avramovic, Tiesi, Cora – (o) Contepomi, (m) Pichot (cap.) – Leguizamon, Longo, J.F. Lobbe – Albacete, I.F. Lobbe – Hasan, Ledesma, Ayerza. Remplaçants : Basualdo, Scelzo, Lozada, Schusterman, Miranda,Todeschini,Agulla. Entraîneur: M. Loffreda. Arbitre : M. Deaker (NZL). AUJOURD’HUI, 18 HEURES, À DUBLIN, LANSDOWNE ROAD IRLANDE : Dempsey – Horgan, O’Driscoll (cap.), D’Arcy, Trimble – O’Gara (o), Stringer (m) – Wallace,Leamy, N. Best – O’Connell, O’Callaghan – Hayes, R. Best, Horan. Remplaçants : Sheahan, Young, O’Kelly, Easterby, Boss, Wallace, Murphy. Entraîneur : E. O’Sullivan. AFRIQUE DU SUD : Fortuin – J. Pretorius, Habana, De Villiers, Steyn – (o) A. Pretorius,(m) Januarie – Smith,Spies, Rossouw–Van denBerg,Ackermann–Van derLinde,Smit (cap.), Sephaka. Remplaçants : Ralepelle, Botha, Muller, Cronje, Pienaar, Olivier, Pietersen. Entraîneur : J. White. Arbitre : M. Honiss (NZL) L’ENTRAÎNEUR ANGLAIS, Andy Robinson, a décidé de faire confiance à son équipe, qui a pourtant connu la plus large défaite de son histoire face aux Blacks à Twickenham (41-20), dimanche dernier. Seul le pilier Perry Freshwater remplace Sheridan, blessé. Les Anglais auront pour mission de ne pas concéder un septième revers de rang (ce qui serait la pire série depuis 1971-1972). Les Pumas, privés de Borges et Roncero, débutent avec sept joueurs qui évoluent en Top 14. « Battre le champion du monde serait quelque chose d’énorme », reconnaît le capitaine Agustin Pichot. Le bilan des Argentins contre l’Angleterre est de deux victoires, un nul et huit défaites. À L’IMAGE DE L’AUSTRALIE, l’Afrique du Sud profite de cette tournée pour effectuer quelques expérimentations : Fortuin, Steyn et Jaco Pretorius honorent leurs premières sélections tandis que Habana se retrouve au centre face à O’Driscoll et Spies en 8. La dernière fois que les deux équipes s’étaient retrouvées, les Irlandais l’avaient emporté à Lansdowne Road (17-12, le 13 novembre 2004). Les Irlandais, au grand complet, veulent continuer à rivaliser contre les équipes du Tri Nations : « Nous essayons de nous débarrasser de notre complexe d’infériorité vis-à-vis de l’hémisphère Sud. Nous saurons bientôt si nous y sommes parvenus », affirme le capitaine Brian O’Driscoll. – B. Ma. de cœur pour un nous le faisons savoir D LC ! ! cm 7 10 2299€ 1999 ITALIE - AUSTRALIE AUJOURD’HUI, 15 HEURES, À ROME, STADE FLAMINIO ITALIE : Peens – Robertson, Canale, Mi. Bergamasco, Canavosio – (o) Pez, (m) Griffen – Ma. Bergamasco, Parisse, Zanni – Bortolami (cap), Dellape – Castrogiovanni, Festuccia,Lo Cicero.Remplaçants: Ghiraldini,Nieto,Del Fava,Sole,Picone, Scanavacca, Pozzebon. Entraîneur : Pierre Berbizier. AUSTRALIE : Latham – Rathbone, Mortlock (cap), Larkham, Tuqiri – (o) Rogers, (m) Giteau – G. Smith, Palu, Elsom – Chisholm, Sharpe – Shepherdson, Cannon, Baxter. Remplaçants : Moore, Henderson, Campbell, Hoiles, Valentine, Gerrard, Shepherd. Entraîneur : John Conolly. Arbitre : M. Owens (GAL). ÉCOSSE - ROUMANIE AUJOURD’HUI, 15 H 30, À ÉDIMBOURG, MURRAYFIELD ÉCOSSE : Southwell – Webster, Di Rollo, Dewey, S. Lamont – (o) Godman, Blair – Brown, Beattie, J. White (cap) – Murray, Hines – Murray, Hall, Kerr. Remplaçants : Lawson, Jacobsen, C. Smith, Hamilton, Callam, Cusiter, Paterson. Entraîneur : F. Hadden. ROUMANIE: Vlaicu – Brezoianu,Dascalu, Gontineac,Teodorescu– (o) Dimofte,(m) Calafeteaunu – Ratiu, Tonita, Corodeaunu – Petre, Socol (cap.) – B. Balan, Tincu, P. Balan. Remplaçants : Mavrodin, Paulica, Popescu, Ursache, Lupu, Tofan, Gal. Entraîneur : D. Santamans, G. Savat et Ph. Bérot. Arbitre : M. Goddard (AUS). PAYS DE GALLES - SÉLECTION DU PACIFIQUE AUJOURD’HUI, 15 H 30, À CARDIFF, MILLENNIUM STADIUM PAYS DE GALLES : K. Morgan – Byrne, Parker, Hook, M. Jones – (o) Sweeney, (m) M. Philips – Ga. Thomas, Popham, Wyn Jones – Sidoli, M. Owen – Horsman, R. Thomas, Du. Jones (cap.). Remplaçants : H. Bennett, Ad. Jones, Ge. Jenkins, Jo. Thomas, Cooper, Ga. Evans, Sh. Williams. Entraîneur : Ga. Jenkins. SÉLECTION DU PACIFIQUE : Ligairi (FID) – Fa’atau (SAM), Rabeni (FID), Mapasua (SAM),Tagicakibau(SAM)–(o)Pisi(SAM),(m)Rauluni(FID)–Latu(TON),Pole(TON), Sititi (SAM) – Leo (SAM), Raiwalui (FID) (cap.) – Taumoepeau (TON), Schwalger (SAM), Va’a (SAM). Remplaçants : Lutui (TON), C. Johnson (SAM), Molitika (TON), Taione (TON), Poluleuligaga (SAM), Bai (FID), Ratuvou (FID). Entraîneur : P. Lam. Arbitre : M. Barnes (ANG) CAUCAUNIBUCA REJOINT LA SÉLECTION DU PACIFIQUE. – Rupeni Caucaunibuca, l’ailier d’Agen, a finalement rejoint la sélection du Pacifique hier soir à Cardiff, après être passé par Paris et Amsterdam. « Mais j’ignore s’il jouera contre les Gallois », avouait Laurent Lubrano, le directeur général d’Agen, hier soir. « Caucau » avait égaré son passeport et ce n’est qu’hier, seulement, qu’il a pu obtenir un visa. – A. R. Fondateur : Jacques GODDET Direction, administration, rédaction, ventes et publicité commerciale : 4, rue Rouget-de-Lisle, 92793 Issyles-Moulineaux Cedex 9. Tél. : 01-40-93-20-20 S.A. INTRA-PRESSE Capital : 2.150.620 . Durée : 99 ans. Principal associé : S.A. Éditions P. AMAURY. Président du Conseil d’administration : Marie-Odile AMAURY. S.N.C. L’EQUIPE Capital : 50 000 . Durée : 99 ans du 12 avril 1985. Siège social : 4, rue Rouget-de-Lisle, 92793 Issy-lesMoulineaux Cedex 9. Gérant : Christophe CHENUT. Principal associé : S.A. INTRA-PRESSE. Directeur général, Directeur de la publication : Christophe CHENUT Directeur des rédactions : Claude DROUSSENT Directeur de la rédaction du quotidien : Michel DALLONI VENTE : Tél : 01-40-93-20-05 Allemagne, 2 ; Andorre, 2,15 ; Antilles, la Réunion, 1,30 ; Autriche, 2 ; Belgique, 3 ; Canada, 2,75 CAD ; Côte d’Ivoire, 2 500 CFA ; Danemark, 15 DKK ; Espagne, 3,75 ; États-Unis, 2,5 $ ; Gabon, 1 400 CFA ; Grande-Bretagne, 1,30 £ ; Grèce, 1,95 ; Italie, 3,65 ; Luxembourg, 3 ; Maroc, 10 MAD ; Pays-Bas, 2 ; Portugal, 1,80 ; Sénégal, 1 400 CFA ; Suisse, 3,80 FS ; Tunisie, 1,50 DIN. € 42 PF 7621 D Spécialement conçu pour la qualité d'image ce produit doté de la technologie pixel+2HD offre une netteté absolue,un niveau de détail et une profondeur exceptionnelle. Equipé d'un adaptateur TNT intégré, de deux connectiques HDMI et d'un port USB le monde numérique est déjà chez vous. ABONNEMENTS : Tél. : 01-55-56-70-60. 22, rue René Boulanger, 75472 Paris Cedex 10. France métropolitaine, lundi à samedi, 6 mois : 154,5 ; 1 an : 309 . Lundi à dimanche, 6 mois : 179,10 ; 1 an : 358,20 . ÉTRANGER : nous consulter. Modifications : joindre dernière bande. Publicité commerciale : MANCHETTE SPORTS, Tél. : 01-40-93-24-99. www.group-digital.fr Petites annonces : 25, av. Michelet, 93408 St-Ouen Cedex. Tél. : 01-40-10-52-15. Commission paritaire no 1207I82523 ISSN 0153-1069 SA IMAGE SON M U LT I M É D I A MÉNAGER Tirage du vendredi 10 novembre 2006 : 403 697 exemplaires SAMEDI 11 NOVEMBRE 2006 PAGE 7 Bleu Rouge Noir Jaune Rouge l’esprit d’Initiés Bleu Rouge table y passera cinq minutes. » Enfin, il va plaider le drame passionnel et énoncer le verdict d’affaires similaires de personnages connus qui ont tué leur femme. Le boxeur Carlos Monzon, onze ans, le chanteur Bertrand Canta, huit ans, l’ancien patron de l’écurie Larousse, Didier Calmels, six ans. Puis il a conclu en montrant les trois livres consacrés à la vie de Cécillon en s’adressant aux jurés : « C’est vous qui allez en écrire la fin, vous qui allez dire à ses filles dans quel délai il va les rejoindre… Je dois aller chercher en vous votre part d’humanité, donnez-la-moi. Lui a imploré le pardon mais c’est à ses filles de lui accorder. Oserai-je vous demander la pitié ? » De pitié, il n’y a pas eu. La justice, selon la formule consacrée, est passée. Jaune Bleu Jaune Mais son propos a été plus efficace lorsqu’elle s’est ainsi adressée à Marc Cécillon qui a durant toute la semaine affirmé qu’il n’avait pas voulu tuer sa femme : « Vous avez vidé votre chargeur sur votre femme et vous osez prétendre que vous n’avez pas voulu la tuer. (...) Vous lui dites alors “je t’aime” mais c’est à un cadavre que vous dites je t’aime, monsieur Cécillon. » Poursuivant : « J’ai attendu l’ultime qualité, la prise de responsabilité. Vous demander pardon mais pourquoi ? L’important, c’est de dire ce que vous avez fait et après de demander pardon. » Égratignant ensuite ce monde du rugby qui, dit-elle, « est un monde où l’on s’explique entre hommes à coups de poing, où l’on aligne les apéritifs. C’est normal, on est des hommes. La femme, c’est pour le repos du guerrier. » Ce que l’avocat général a enfin reproché à Cécillon, c’est de se prévaloir de certaines valeurs et au final de faire preuve de lâcheté en ne reconnaissant pas l’intention de son acte. « On va peut-être, ici, être les premiers à vous demander de vous comporter en homme ! » On savait la tâche du défenseur de l’ancien international (quarante-sept ans, 46 sélections) difficile. Du reste, a-t-il souffert lorsqu’il fallut expliquer les faits. Mais en assises, on juge aussi la personne, ce qui l’a amené à commettre l’acte. Maître Zelmati fut plus à son aise dans ce registre. « Car Marc Cécillon n’a pas qu’une part d’ombre, il a aussi une part de lumière », souligna-t-il. Il va ensuite exposer l’accumulation de ses blessures narcissiques qui vont entraîner sa déchéance. « Pendant huit ans, Cécillon va rester dans l’antichambre de l’équipe de France car Jacques Fouroux préfère mettre des hommes à lui. » Il pointera sa deuxième blessure : le manque de reconnaissance du club de Bourgoin où il avait passé l’essentiel de sa carrière et de son président Pierre Martinet. « C’est Beaurepaire, dit-il, qui organisera son jubilé. Le CSBJ ne fera rien. Le traiteur intrai- Noir Noir ELLE S’EST JETÉE en pleurs à son cou. Lui a parlé doucement à l’oreille dans le charivari d’une salle d’audience décontenancée par le verdict qui venait de tomber. Elle avait la veille imploré la cour de ne pas lui enlever son père trop longtemps. Même s’il avait tué sa mère, peut-être justement parce qu’il avait tué sa mère. Angélique, la fille aînée, ne voulait pas perdre ses deux parents. Mais ce cri n’a pas été entendu par les jurés de la cour d’assises de l’Isère. Ceux-ci (cinq femmes, quatre hommes et trois juges professionnels, le président et ses deux assesseurs femmes) ont répondu par l’affirmative à tous les chefs d’accusation, et notamment la préméditation. Et ainsi condamné « dans la sincérité de leur conscience » Marc Cécillon à vingt ans de réclusion criminelle pour ce qui est donc l’assassinat à Saint-Savin (Isère), dans la nuit du 7 au 8 août, de sa femme Chantal. Le colosse de Bourgoin, l’ancien capitaine du quinze de France, l’homme qui avait renversé tant de montagnes sur tous les terrains du monde, s’est alors effondré en lui-même. Il avait dit, juste avant que la cour ne se retire pour délibérer : « J’accepterai la sentence. » Mais elle était lourde, la sentence. Plus que les quinze ans demandés par l’avocat général, Françoise PavanDubois, et hier soir, maître Zelmati, l’avocat de Cécillon, évoquait la possibilité de faire appel. À deux pas, sa mère pleurait tête baissée. De l’autre côté de la rangée centrale, qui toute la semaine n’avait jamais été une séparation entre les deux familles comme d’ordinaire dans ce genre de procès, Céline, la fille cadette, demeurait stoïque. Elle avait dit à son père qu’elle ne lui pardonnerait pas. Jamais. Elle n’est pas allée le voir à cet instant-là. Toute la salle, du reste, demeura ainsi prostrée. Les anciens équipiers, les Cassagne, Daudé, ne disaient mot. Beaucoup de gens de Bourgoin étaient ainsi venus pour suivre cette dernière journée d’audience, qui avait débuté avec les avocats des parties civiles, et s’était poursuivie avec l’avocat général. Le réquisitoire de celle-ci évoqua peu l’homme Cécillon. Elle s’est surtout attachée à démontrer avec une certaine efficacité la préméditation du geste dont la définition – « un dessein formé avant l’action de commettre un crime ou un délit » – correspondait en l’occurrence à beaucoup d’éléments du drame. Ensuite, le réquisitoire constitua davantage une leçon de morale que de justice. Mais le jury y a été sensible. Elle a rendu également Marc Cécillon responsable de son destin. Ainsi, elle a pris le contre-exemple de Marc Cécillon en la personne de Serge Blanco, quelqu’un « au potentiel limité mais qui ne s’est pas surestimé lors de sa reconversion et qui a su retourner à l’anonymat. Il y a des millions de gens qui vivent comme ça ». Peindre Blanco, président de la Ligue et chef d’entreprise prospère, en pauvre petit homme ordinaire, la démonstration était plutôt déconcertante ! 8 FOOTBALL LIGUE 1 (13 journée) e Bleu Rouge Noir Jaune LYON - VALENCIENNES : 2-1 Ça rappelle quelque chose Les Lyonnais l’ont une nouvelle fois emporté dans les dernières minutes. Mais leur prestation n’a pas franchement rassuré. 0-1 : Savidan (76e) 1-1 : Cris (85e) 2-1 : Squillaci (86e) LYON – de notre envoyé spécial permanent COMME IL Y A DEUX SEMAINES face au PSG en Coupe de la Ligue, Lyon a ménagé le suspense mais s’est encore fait sacrément peur hier soir à Gerland face à Valenciennes. Enc ore me né a u sc ore à la 85e minute, à la suite d’un exploit de Savidan, l’OL a dû puiser dans ses réserves et son inextinguible orgueil pour éviter une deuxième défaite d’affilée. Une situation que l’OL n’a plus connue depuis la saison 2002-03 avec deux revers consécutifs à Nantes (0-1) et contre Monaco (1-3). Comme contre Paris, Lyon a même trouvé le moyen de marquer deux fois en l’espace de deux minutes (85e et 86e) pour arracher une onzième victoire dont Houllier et les siens veulent croire qu’elle donne le départ d’une nouvelle série. Mais l’accouchement de ce onzième succès en treize journées fut décidément bien laborieux. Et les sorties sur blessures de Benzema (16e) puis Govou (53e), victimes l’un et l’autre d’un problème musculaire à la cuisse gauche, accréditent encore un peu plus la thèse que Lyon est décidément moins fringant aujourd’hui qu’il n’a pu l’être. Benzema et Govou blessés Certes, avec une frappe contrée de Källström d’abord (4e) puis un sauvetage de Bezzaz sur sa ligne ensuite (5e), Lyon s’était donné les moyens d’ouvrir le score rapidement. Et la supériorité initiale des joueurs de couloir rhodaniens paraissait de bon augure, même si devant Penneteau, Rippert et plus encore Chelle fai- saient bonne garde. L’ennui, c’est que si les Lyonnais monopolisèrent ensuite le ballon dans les proportions attendues (70 % de possession de balle à la mi-temps), il y eut bien trop de déchets, d’approximations, notamment dans le dernier geste, pas assez de vitesse également, pour que Penneteau et les siens, bien regroupés et préparés à subir, soient vraiment mis au supplice. Pour ne rien arranger, dès la 16e minute, Benzema devait donc céder sa place à Wiltord, et voyait aussi probablement remise à plus tard sa première convocation en équipe de France. Et si Wiltord, d’une frappe en pivot (23e), puis Tiago (31e) tentèrent leurs chances avec un certain à-propos avant la mi-temps, le plan valenciennois fonctionnait finalement parfaitement bien à ce moment-là. Les trois corners d’affilée obtenus par le leader dès la reprise confirmèrent bien sûr que Lyon était décidé à forcer le verrou le plus vite possible. Mais comme en première période, le feu devint braise. Govou sorti sur blessure (53e) – et lui aussi incertain pour France-Grèce –, c’est le jeune Loïc Rémy qui fut alors chargé de le remplacer côté droit. Et Carew ? Il lui fallut attendre la 71e minute et la sortie de Källström pour se lancer dans la bataille. Cinq minutes plus tard, celle-ci prenait néanmoins une drôle de tournure avec le but de Savidan, exploitant la seule erreur de Cris. Mais il est dit, comme Houllier aime à le répéter, qu’une grande équipe n’a pas le droit de perdre deux matches de suite. À la 85e minute, Malouda centrait, et Cris, avide de réparer sa bévue défensive, surgissait au second poteau pour lober Penneteau. Premier coup de massue sur les têtes valenciennoises, qui n’étaient pas au bout de leur peine. Car une minute plus tard, c’est Toulalan qui mettait dans le paquet, tandis que l’autre défenseur central de l’OL, Squillaci, profitait du faible renvoi de Penneteau par-dessus la tête de Carew pour placer le ballon au ras du poteau droit de Penneteau sans que Rippert ne puisse rien faire, sinon s’empêtrer dans le filet. Valenciennes était à genou. Lyon pouvait exulter de nouveau. Mais le coup est décidément passé très près. CLAUDE CHEVALLY ÉQUIPE DE FRANCE Benzema forfait, Govou aussi ? C’EST UN COUP DUR pour l’OL, mais c’est aussi une immense déception pour Benzema. Convoqué pour la première fois en équipe de France par Raymond Domenech en perspective du match amical des Bleus face à la Grèce, mercredi prochain, le jeune attaquant lyonnais ne pourra pas répondre à la convocation. Il s’est sérieusement blessé à la cuisse gauche, hier soir, et devrait être absent durant au moins trois semaines : « J’espère que c’est une élongation, explique Gérard Houllier. Dans ce cas-là, c’est trois semaines. Si c’est une déchirure, ce sera bien plus long. Mais il faut attendre qu’il passe une IRM. » Govou a également ressenti une douleur dans le haut de la cuisse gauche. « C’est moins grave, raconte Houllier. A priori, c’est une contracture. Mais je ne pense pas qu’il puisse jouer mercredi. » – S. Ta. HIER Lyon - Valenciennes ............ 2-1 AUJOURD’HUI 17 H 15 Bordeaux - Auxerre (Canal +) 20 HEURES Le Mans - Paris-SG Lens - Rennes Lorient - Nancy Nantes - Saint-Étienne Nice - Sochaux Toulouse - Sedan (Ces six matches sur Foot +) DEMAIN 18 HEURES Troyes - Monaco (Canal + Sport) 21 HEURES Lille - Marseille (Canal +) Classement Pts J. G. N. P. p. — — — — — — 1. Lyon 34 13 11 1 1 29 2. Nancy 22 12 6 4 2 12 3. Lille 21 12 6 3 3 19 4. Lens 21 12 6 3 3 19 5. Sochaux 21 12 6 3 3 17 6. Marseille 20 12 6 2 4 19 7. Saint-Étienne 20 12 6 2 4 19 8. Toulouse 18 12 5 3 4 16 9. Bordeaux 18 12 6 0 6 16 10. Le Mans 17 12 4 5 3 16 11. Lorient 16 12 4 4 4 11 12. Paris-SG 15 12 4 3 5 14 13. Rennes 15 12 4 3 5 10 14. Valenciennes 14 13 4 2 7 13 15. Auxerre 13 12 3 4 5 13 16. Nice 11 12 3 2 7 11 17. Troyes 10 12 2 4 6 12 18. Nantes 10 12 2 4 6 9 19. Sedan 9 12 1 6 5 15 20. Monaco 8 12 2 2 8 9 c. — 10 7 12 14 15 12 15 16 17 17 13 16 12 20 18 15 16 16 22 16 Diff. — +19 +5 +7 +5 +2 +7 +4 0 -1 -1 -2 -2 -2 -7 -5 -4 -4 -7 -7 -7 PROCHAINE JOURNÉE. – Samedi 18 novembre, 17 h 15 : Sochaux-Lille (Canal +). 20 h 30 : Lens-Nantes ; Monaco-Lorient ; Nancy-Troyes ; ParisSG - Bordeaux ; Rennes-Le Mans ; Saint-Étienne - Nice ; Sedan-Lyon (ces sept matches sur Foot + et en multiplex sur Canal +). Dimanche 19 novembre, 18 heures : Auxerre-Toulouse (Canal + Sport). 21 heures : Marseille-Valenciennes (Canal +). LYON. – 86e minute de jeu : Squillaci (poing levé) vient de marquer, Toulalan (à gauche) et Malouda hurlent leur joie. Pour Bourgeois (à l’arrière-plan) et Valenciennes, le rêve est passé. (Photo Jean-Louis Fel) GÉRARD HOULLIER, privé sur blessure de Fred et Benzema, souhaite que l’OL recrute un autre attaquant. « La question de l’attaquant va devenir une priorité » LYON – de notre envoyé spécial LYON COUPET (6,5) : un tacle décisif en dehors de sa surface et une sortie aérienne impeccable en fin de match. Rien d’autre à signaler. Présent, au final, quand l’OL a eu besoin de lui. CLERC (4,5) : il a bien pris son couloir d’entrée mais il disparut très vite et commit une erreur de transmission qui aurait pu coûter cher. SQUILLACI (7) : intransigeant dans le combat et auteur du but de la victoire. CRIS (6) : lui aussi fut impeccable dans les duels jusqu’à ce qu’il s’oublie sur le but de Savidan. Il s’est rattrapé en égalisant. ABIDAL (5,5) : après un début délicat, il fut mieux en jambes avant de connaître de nouvelles difficultés en fin de rencontre. TIAGO (5) : franchement quelconque. TOULALAN (5,5) : des erreurs dans ses choix et dans son jeu vers l’avant. Mais une présence défensive importante. KÄLLSTRÖM (4,5) : de l’envie et de l’activité. Mais un déchet considérable. Remplacé par CAREW (71e). GOVOU (5,5) : comme Benzema un peu plus tôt, il a ressenti une douleur à la cuisse gauche et a été remplacé par RÉMY (55e). Il s’était encore montré impressionnant physiquement en début de match. Mais après vingt-cinq minutes, on ne le vit plus assez. BENZEMA (non noté) : après un début de rencontre où il affirma encore toute sa facilité technique, il s’est blessé à la cuisse gauche et a cédé sa place à WILTORD (note : 5) (16e). Ce dernier a encore beaucoup tenté, sans grande réussite. MALOUDA (5) : quinze très bonnes minutes. Un manque de fluidité dans ses prises de balle par la suite et des prises de risques mal négociées. Présent sur le premier but, malgré tout. VALENCIENNES PENNETEAU (5) : peu d’arrêts à effectuer, mais une belle présence aérienne, jusqu’à cette erreur sur le but de Squillaci qui change tout (87e). MATER (4,5) : sans cesse berné durant une demi-heure, il a eu le mérite de rebondir et s’en est mieux sorti par la suite. CHELLE (7) : imposant athlétiquement, tranchant dans ses interventions, il a été capital pour son équipe. RIPPERT (6) : moins en vue que son coéquipier de l’axe central, mais lui aussi a plutôt bien maîtrisé les attaquants lyonnais. BEZZAZ (3,5) : dépassé, avec ou sans le ballon. DOUMENG (5,5) : positionné devant la défense, il a compensé quelques trous. Parfois à la limite, quand même. HADDAD (4,5) : il a travaillé pour bloquer son couloir. Mais il n’a rien produit dans le jeu. SAEZ (5) : il a beaucoup couru, beaucoup sauté. C’est à saluer, mais rien de rare, malgré tout. ROUDET (5) : il a assez vite trouvé le moyen d’empêcher Clerc d’apporter le surnombre. Lui aussi s’est contenté de défendre. DUFRESNE (4,5) : dans une position reculée, il a multiplié les efforts défensifs. Il a voulu donner de la vitesse au jeu lorsqu’il a eu le ballon, sans aucun succès. SAVIDAN (7) : que lui demander de plus ? Il a joué tout seul devant durant quatre-vingt-dix minutes et a trouvé le moyen de marquer un but, qui permit à Valenciennes de croire en la victoire. SÉBASTIEN TARRAGO Sébastien SQUILLACI (Lyon) : « Les fins de match nous réussissent. À l’arrivée, ce sont trois points qui font du bien. On ne s’est jamais découragés. Vu le nombre d’occasions qu’on se procurait, on a toujours pensé que ça finirait par nous sourire. Je suis évidemment content d’avoir réussi à marquer. J’espère que ça arrivera d’autres fois. » – C. C. Antoine KOMBOUARÉ (entraîneur de Valenciennes) : « C’est très décevant quand on voit le match qu’on fait. Au pire, on aurait dû prendre un point. On a fait un match énorme jusqu’à la 86e minute. Après, Lyon a eu les ressources mentales pour revenir et gagner. C’est la force des grandes équipes et des grands joueurs. Je ne sais pas si Cris veut la mettre là, et puis Squillaci, c’est pire. Mais bravo à eux, ils sont là, et nous aussi, on n’avait qu’à être là. On a bien sûr un énorme sentiment d’injustice. Mais quand je vois mes joueurs se comporter comme ça, avec autant de solidarité, j’ai envie de les féliciter. » – S. Ta. LORIENT - NANCY « C’est ça, le bonheur » Nancy voyage en seconde CHRISTIAN GOURCUFF jouit à Lorient d’une liberté d’action qu’il n’aurait pas forcément ailleurs. Pour le moment, il s’en contente. Intraitables à domicile, les Nancéiens n’ont encore remporté aucune victoire à l’extérieur. Tout le contraire de la saison dernière. LORIENT – NANCY – de notre correspondant permanent « APRÈS PARIS (3-2), lors de la première journée, Lorient s’est imposé à Marseille (1-0) la semaine dernière. Qu’est-ce que cela vous inspire ? – Notre victoire à Marseille, elle est construite. On a contrôlé. Notre seule chance, c’était d’être plus forts collectivement. L’OM a des individualités de qualité mais on a été plus forts collectivement. – Le collectif reste toujours votre credo. – Prenez Lyon. Cette équipe survole la L 1 car elle est faite de grands joueurs qui forment un collectif très fort. Certaines équipes possèdent des individualités mais le collectif n’existe pas. Elles ont alors des problèmes pour répondre à leurs ambitions. D’autres équipes, comme Nancy, présentent de grosses valeurs collectives. Elles tiennent la route et peuvent jouer un rôle. – Les promus s’expriment-ils mieux ces dernières saisons ? – Surtout ceux qui ont gardé leur effectif. C’était le cas de Nancy, du Mans et de Troyes, dans une moindre mesure, la saison passée. C’est globalement le cas de Valenciennes et Sedan cette saison. Une équipe de L 2 peut poser beaucoup de problèmes à des équipes de L 1, même sur une saison, si elle parvient à maintenir son niveau de motivation. Des gars qui découvrent la L 1 sont plus enthousiastes. La supposée différence technique ne compense pas la différence de motivation. En L 1 avant, la hiérarchie, hormis pour la première place, était plus établie. Les petits devaient se contenter de faire des coups. – Vous ne citez pas Lorient. – Nous, nous sommes passés par tous les états. Entre les blessures et le recrutement tardif, j’ai connu la pire intersaison de ma carrière. Là-dessus, on réalise un mois d’août très prometteur puis nous avons un creux. Là, on doute. Les deux dernières victoires nous ont reboostés. – Êtes-vous toujours partant pour une aventure dans un club plus huppé que Lorient ? – Il est normal d’aspirer au très haut niveau. Mais j’ai appris, avec l’âge, que le bonheur n’était pas forcément là. Le plus important, c’est d’être heureux tous les jours dans son travail. C’est très valorisant de bosser avec des gens qui adhèrent à ce que vous proposez. C’est même ça, le bonheur. Il faut préserver le terrain des parasitages extérieurs. Ici, je le peux. C’est lié au poids de l’histoire. J’ai pu choisir mon effectif, aussi. C’est fondamental. La première année, un entraîneur part avec un groupe donné. Ensuite, il rectifie le tir. Regardez Puel à Lille… Le choix des joueurs, c’est capital. Quand Lacombe prend le PSG, il a un effectif et au départ, il doit faire avec. – Vous entraîneriez le PSG ? – On est devant le PSG. (Rires.) Je suis certain, à mon âge, que les ambitions ne se situent plus au même niveau. Un jeune entraîneur rêve de promotion. Pour moi, ce n’est plus… (Il réfléchit.) En fait, mon ambition, c’est de rendre mon équipe la plus performante possible. À Marseille, on n’a pas gagné la Coupe du monde. Mais c’est une grosse satisfaction. – Quelle équipe aimeriez-vous diriger ? – Actuellement, quand je regarde le foot français, il n’y a vraiment pas beaucoup de clubs qui me fassent rêver. À part à Lyon, il y a presque partout des problèmes qui ne concernent pas directement mais plombent le terrain. Quand je vois Nantes, Paris ou Monaco, je me dis que dans les clubs à petits moyens, l’ambiance de travail est plus saine, qu’on est plus près de ce qu’est le foot. » RAPHAËL RAYMOND PAGE 8 de notre correspondant permanent D’UNE SAISON SUR L’AUTRE, les mérites que l’on attribue à une équipe sont déroutants. Troisième meilleure équipe en déplacement la saison dernière, derrière Lyon et Bordeaux, Nancy n’a toujours pas gagné à l’extérieur cette année, une incongruité dans le haut du classement. À domicile en revanche, l’équipe de Pablo Correa a déjà fait mieux qu’en 2005-2006 avec six victoires, contre cinq la saison passée. « L’an dernier, on a surtout gagné des matches à l’extérieur en décembrejanvier contre des équipes européennes, Auxerre (1-0), Lens (2-1), Rennes (2-0), qui avaient donc joué plus de matches que nous », relativise Correa. Autre tentative d’explication, la particularité du calendrier de Nancy, qui a démarré son Championnat avec deux réceptions, converties en victoires. « En ayant déjà gagné à domicile, on peut se contenter du point du nul à l’extérieur, estime le milieu Benjamin Gavanon. Peut-être que pendant nos matches à l’extérieur, à un moment, il nous vient à l’esprit qu’il vaut mieux tenir le point du nul si on n’arrive pas à marquer. L’an dernier, comme on ne gagnait pas chez nous, on savait qu’il fallait aller chercher une victoire. » Et puis les mauvaises statistiques nancéiennes masquent des performances correctes. Souvent, Nancy aurait pu revenir avec une victoire, que ce soit à Saint-Étienne (0-1), Toulouse (2-2) ou Paris (0-0). « Quand on revoit ces matches, cela s’est joué sur des détails, sur des erreurs de notre part », souligne le latéral Michaël Chrétien. « Mis à part à Lyon, on a toujours eu l’occasion de ramener des points, confirme Gavanon. Peut-être qu’il faut être plus méchant dans le dernier geste, la dernière passe. » Zerka : « Un manque de concentration » Un manque de réalisme offensif (Zerka à Saint-Étienne, Dosunmu à Paris) a souvent privé Nancy de l’ouverture du score. Nancy a aussi payé son incapacité chronique à tenir sereinement un résultat, encaissant un but dans le temps additionnel à Toulouse alors que les Lorrains évoluaient en supériorité numérique. « Il y a peut-être un manque de concentration sur les fins de match, un manque d’attention, c’est un peu rageant », concède Moncef Zerka. Si Nancy ne gagne pas, il n’a perdu que deux fois en cinq matches (SaintÉtienne et Lyon, 0-1 chaque fois), signe que sa solidité défensive s’exporte bien. « Quand on va à l’extérieur, on a toujours envie d’être costauds défensivement, précise Chrétien. On va plus vite avec des victoires, mais le rythme victoire à domicile, nul à l’extérieur est assez intéressant. » « Je préfère qu’on ne gagne pas plutôt que de gagner un match et perdre quatre fois derrière », soutient aussi Gavanon. Lorient, plus mauvaise équipe sur sa pelouse derrière Monaco, présente-til le profil de la première victime ? « Ce n’est jamais facile d’aller gagner à Marseille, eux l’ont réussi (1-0), souligne Correa. Je me méfie de l’élan que peut donner cette victoire. Il vaut mieux jouer à Lorient qu’à Lyon, mais de là à dire qu’on peut gagner facilement, il y a un grand pas. » De toute façon, jusqu’à présent rien n’a été facile pour Nancy. LIONEL DANGOUMAU SAMEDI 11 NOVEMBRE 2006 Bleu Rouge Noir Jaune Rouge de notre envoyé spécial Bleu Rouge LYON – Jaune Bleu Jaune LES JOUEURS. – Coupable sur le but de Savidan, le Brésilien, impérial par ailleurs, est allé lui-même égaliser. Noir Noir Cris rattrape sa faute « QU’AVEZ-VOUS PENSÉ de cette rencontre ? – Le match était mal engagé, mais l’équipe a eu les ressources mentales pour faire la différence. J’en suis très heureux, car le haut niveau exige des qualités importantes à ce niveau-là. À 0-1, on a continué à y croire. Si on en était resté là, ça aurait été un hold-up, mais dans le foot, les holdup, ça existe. Moi, je me suis dit : bon, au mieux, on va égaliser. Et puis on a gagné. Encore une fois, ce sont les tripes qui ont fait la différence. Ce genre de match existe. L’équipe qui défend s’accroche, et celle qui domine devient plus nerveuse, plus frustrée et elle joue moins juste. – Vous semblez moins rayonnant, en ce moment. – On est moins bien, on manque un peu de fraîcheur. Le côté gauche a été étincelant durant trois mois et demi. Là, ça va un peu moins bien, mais ce ne sont pas des machines. L’équipe a remporté 34 points sur 39 possibles. On ne va pas la blâmer… – Ce soir, Sidney Govou et Karim Benzema se sont blessés. Fred récupère d’un claquage. L’idée de recruter un attaquant au mercato fait-elle son chemin ? – On va voir quelle est l’étendue des dégâts. Mais on voit bien que pour aller le plus haut possible, il faut un effectif important. Prendre un attaquant en plus me semble nécessaire. – Est-ce une priorité ? – La question de l’attaquant va devenir une priorité pour Jean-Michel Aulas (*), je pense. Il faut anticiper. Là, ça commence à faire beaucoup. – Y a-t-il un problème avec John Carew, qui est entré très tardivement, malgré ces blessures ? – Aucun. Je suis content qu’on me le demande. S’il n’a pas joué tout de suite, c’est parce qu’on dominait et que ses caractéristiques n’étaient pas les plus adaptées sur le moment. C’est tout. J’ai préféré faire entrer Sylvain (Wiltord) et Rémy qui sont meilleurs dans le petit jeu. – Alou Diarra ne joue quasiment jamais. Le reverra-t-on ? – Il fait partie de l’équipe, et je compte sur lui. Il progresse, il apprend. On a besoin de lui. Peutêtre qu’il jouera le quart de finale, la demi-finale et la finale de la Ligue des champions. En football, ça va vite. – Mais aura-t-il la patience d’attendre ? – S’il ne l’a pas, c’est qu’il n’a pas le mental pour le très haut niveau. (Il se lève et commence à partir, avant d’ajouter.) Mais je ne crois pas que ce soit le cas. » – S. Ta. (*) À l’autre bout du vestiaire, le président de l’OL, annonçait justement qu’il allait réfléchir à la question avec son entraîneur : « Le contexte nous y oblige. Mais pour l’instant, nous n’avons ni nom ni piste. Quoi qu’il en soit, il faudrait évidemment trouver un joueur n’ayant pas encore participé à la Ligue des champions. » 9 FOOTBALL LIGUE 1 (13 journée) e Bleu Rouge Noir Jaune LE MANS - PARIS-SG Où va Paris ? LENS - RENNES Pas vraiment maître à domicile, le PSG voyage mal. Et n’a que 5 points d’avance sur le premier relégable. Faim de Carrière La soif de jeu de l’ex-international, trente-trois ans, n’est pas satisfaite à Lens où il aimerait pourtant finir sa carrière. DIMANCHE DERNIER, après ParisSG - Lens (1-3), Éric Carrière et Nicolas Gillet s’attardèrent au pied de la tribune d’où la fameuse « Marseillaise lensoise » fut reprise par 2 000 voix pour célébrer la cinquième victoire de rang des Sang et Or au Parc (3-1). « Ça m’a fait plaisir de prendre du plaisir ce soir-là », raconte Carrière, qui a les faveurs des supporters (*). Francis Collado, l’un des directeurs généraux du RCL, attendait les deux amis à la sortie du terrain. Carrière et Collado, qui s’apprécient, tombèrent dans les bras l’un de l’autre. Les blessures du Tunisien Jemaa et du Brésilien Jussiê, et l’emploi à temps partiel d’un système à une seule pointe et trois milieux offensifs, ont permis au meneur de jeu de s’extraire du banc. Mais c’est lui seul qui s’est réinstallé sous les feux de l’actualité par ses performances face à Osasuna (3-1), en Coupe de l’UEFA, et surtout, trois jours plus tard, contre le PSG. Débutera-t-il à nouveau, ce soir, devant Rennes ? « J’ai beaucoup d’espoirs, même si je m’attends un peu à tout », répond-il. Carrière et son entraîneur Francis Gillot n’ont jamais été proches. Depuis le début de la saison, le second l’a titularisé pour tous les matches de Coupe (trois en Coupe de l’UEFA, deux en Coupe de la Ligue), mais seulement deux fois en Championnat. « Au mercato, tout est envisageable » En septembre, Carrière a sollicité une rencontre commune avec le coach, le président Gervais Martel et Francis Collado, pour leur exposer « (son) analyse de la situation ». « C’est Gervais Martel qui est venu me chercher à Lyon il y a deux ans, rappelle-t-il. Je ne lui ai pas demandé de changer les choses, j’ai fait un constat. » Le constat qu’il jouait trop peu en L 1. Malgré sa bonne condition physique, son abnégation à l’entraînement, ses qualités propres qui ont fait le bonheur de Nantes, de Lyon, et même de l’équipe de France (10 sélections, 5 buts, en 2001 et 2002). Et en dépit de son attachement au Racing, où il aimerait « terminer sa carrière pas avant trois à quatre ans » (il en a 33), car il espère être « de ceux qui emmèneront Lens en Ligue des champions ». La réalité, aujourd’hui, c’est que son contrat s’achève en juin 2007. « Au mercato, tout est envisageable, reconnaît-il. Des personnes qui ne sont pas bloquées par mon âge sont intéressées, mais au niveau du challenge, ce n’est pas ce qui me tente le plus. En début de saison, j’ai eu des propositions du Qatar et des Émirats arabes, mais ce n’est pas là-bas que j’aurais assouvi ma passion du foot. Lens, c’est le top pour jouer au foot, pas pour regarder (depuis le banc)… » Avec son gabarit modeste, Carrière détonne dans le football de haut niveau qui s’arme toujours plus de muscles et de vitesse. Le sujet n’est pas nouveau. Il avait été recalé au concours d’entrée à « sport-études » en raison de ses qualités athlétiques insuffisantes. « Le petit joueur de 63 kg, quand il fait sa séance de musculation, il fait sourire ses partenaires, glisse-t-il. Lens a une culture de jeu athlétique, mais on ne m’a pas fait venir pour prendre des ballons de la tête et courir vite. Je me bats contre ce problème en expliquant que je peux courir longtemps et apporter quelque chose de différent. » Instinct du jeu, conservation du ballon, passes millimétrées… Tout ce qu’on connaît de lui. JEAN-LUC GATELLIER (*) 82 % des personnes participant à un sondage sur le site lensois.com estiment qu’il mérite d’être titulaire. Les Parisiens, à l’image ici de Bonaventure Kalou et Amara Diané (à droite, Charles Itandje), ont connu une grosse désillusion dimanche face à Lens au Parc (1-3). À tel point qu’ils ont tout intérêt à ne pas rentrer bredouilles de la Sarthe. (Photo Patrick Boutroux) HIER, C’EST LA RHÉTORIQUE marine qui aidait Guy Lacombe à définir le parcours du PSG cette saison. « Depuis notre défaite au Parc contre l’OM (1-3), on a changé de cap et il faut continuer dans cette voie-là », déclarait l’entraîneur parisien. Depuis cette défaite face à Marseille, Paris a engrangé onze points en sept journées, trois matches gagnés, deux nuls, deux perdus, mais n’a jamais réussi à battre une équipe mieux classée que lui. Depuis cette défaite, Paris a remporté sa seule rencontre à l’extérieur sous l’ère Lacombe à Monaco (2-1), désormais scotché à la dernière place, mais n’est pas pour autant parvenu à s’imposer dans des rendez-vous qui auraient pu propulser l’équipe dans la première partie du classement, comme contre Nancy (0-0) ou Lens (1-3) au Parc. Bref, depuis son « changement de cap », le PSG a peut-être, selon son entraîneur, réalisé quelques progrès dans le jeu, mais il ne dégage toujours pas une grande sérénité à l’extérieur ni une forte autorité à domicile. Cette fois, Paris se déplace au Mans, invaincu au stade Léon-Bollet cette saison. Aujourd’hui, dans le nouveau paysage de la L 1, une victoire du PSG dans la Sarthe ressemblerait presque à un petit exploit. « Gagner, ce serait une performance », avoue Lacombe comme une confirmation. Et voilà Paris, 70 M de budget, 20 000 abonnés, une masse salariale qui approche celle d’un club de Ligue des champions, réduit à rêver de vaincre un adversaire au budget de 22,5 M, qui vit seulement la troisième année de son existence parmi l’élite. L’un des plus mauvais départs « Quand on me dit que Le Mans est un petit, moi, ça me choque », rétorque l’entraîneur parisien. Le plus choquant consiste surtout à constater que ces deux clubs, aux ambitions naturelles tellement éloignées, bataillent dans la même cour. NANTES - SAINT-ÉTIENNE Autre facteur d’étonnement : Lacombe voit dans les défaites, « non méritées » à Saint-Étienne, (0-1) et contre Lens « un bon, voire un excellent contenu ». Dans cette quête d’excellence, il n’hésite pas à façonner de nouvelles carrières à certains joueurs. Ainsi, en quelques mois, il a reconverti le défenseur central tchèque David Rozehnal en milieu défensif avec, pour le moment, un succès relatif. Il a développé la polyvalence de Sylvain Armand, qui préférerait sans doute se fixer à un poste. Depuis quatre matches, il a aussi installé Édouard Cissé, d’habitude voué à la récupération, en position de latéral droit, ce que le joueur ne goûte qu’avec modération. « C’est un métier où il faut prendre des risques, explique alors l’entraîneur. On doit envisager des solutions, trouver un équilibre d’équipe. Et quand on voit une évidence, il faut avoir le courage de le faire. » L’évidence, jusqu’à présent, c’est que Paris est plus proche de Nantes, le premier club relégable (5 points), que du premier strapontin pour la Ligue des champions (6 points). L’évidence, c’est aussi que le PSG, après douze journées, offre quasiment le plus mauvais début de saison de son histoire (seul celui de 1998-99 fut moins bon avec un point de moins). Mais son entraîneur jouit d’une tranquillité rarement constatée dans ce club. L’an dernier, sensi- blement à la même époque, le président du club, Pierre Blayau, le prédécesseur d’Alain Cayzac, s’inquiétait de la cadence de son équipe et assurait qu’à ce rythme, le PSG filait droit en Coupe Intertoto. Laurent Fournier, au bilan pourtant plus flatteur, n’avait pas conservé sa place d’entraîneur. Son successeur n’est pas placé dans les mêmes dispositions. Ce déplacement au Mans pourrait toutefois renvoyer le PSG à une réalité un peu plus sinistre. « C’est un match important, comme tous ceux du PSG, reconnaît Lacombe. On y va pour gagner, mais l’issue de cette rencontre donnera ce qu’on mérite. » Et pour l’instant, le PSG est douzième. DAMIEN DEGORRE Le Mans en quête d’inédit CETTE SAISON, les Manceaux ne sont jamais parvenus à s’imposer deux fois de suite en Championnat. Après leur dernière victoire à Auxerre (3-2), les joueurs de Frédéric Hantz se voient aujourd’hui proposer ce challenge. Pour cela, il faudra venir à bout du Paris-SG. Une formation qui ne semble pas encore avoir trouvé son équilibre, si l’on en croit l’entraîneur du MUC 72 : « Je pense que l’important sur ce match est de croquer dans la pomme, de se faire plaisir, d’aller de l’avant. Paris est une équipe qui recherche encore son équilibre. Les Parisiens sont capables de produire de très belles séquences de jeu mais ils peuvent parfois aussi être friables. On peut donc leur poser des problèmes et ce même si nous avons des blessés et des suspendus. » TOULOUSE - SEDAN Saïdou garde le brassard À la recherche d’un deuxième souffle EO NE FAIT PAS DANS LE SOCIAL. – Georges Eo, qui avait retiré le brassard à Loïc Guillon pour le confier à Mauro Cetto, doit maintenant composer avec l’absence de celui-ci. « Concernant le capitaine, c’est moi qui décide, affirme Eo. Un point, c’est tout. Et ce soir, ce sera encore Alioum Saïdou. » L’attribution du brassard semblant susciter quelques discussions dans le groupe, l’entraîneur a clos le débat en déclarant qu’il n’était pas « une assistante sociale ». KESERÜ DE RETOUR. – Utilisé seulement deux fois (et comme remplaçant) depuis le début de saison, le jeune attaquant roumain réapparaît sur le banc. « Son retour me fait très plaisir, glisse Georges Eo. C’est quelqu’un de talent. C’est un joueur très jeune et il est monté très vite. Il a beaucoup progressé. Il est de plus en plus rationnel dans son jeu. Mais le jeu demande qu’il participe un minimum, dans le replacement notamment. » LES FOURMIS DE PIQUIONNE. – Suspension purgée, Frédéric Piquionne retrouve « avec appétit » sa place dans le groupe stéphanois. « Il faut absolument que, après notre victoire sur Toulouse (3-0), on commence une série, qu’on enchaîne enfin à l’extérieur pour pouvoir prendre vraiment position dans le haut du classement. Après m’être fait bêtement expulser à Troyes, je me sens des fourmis dans les jambes et j’ai une petite revanche à prendre », indique l’avant-centre des Verts (4 buts, 4 passes). Revenu plus vite que prévu après une blessure au genou, Julien Sablé postule évidemment en milieu de terrain, mais entre lui, Landrin et Hautcœur, l’un des trois se retrouvera remplaçant ce soir à la Beaujoire. PROMESSE NON TENUE ? – En match de préparation en juillet, Nantes avait dominé Saint-Étienne à Cholet (3-0). Cela ressemblait à une promesse. « Contrairement à ce qu’on pourrait penser, ce succès ne nous a pas fait de mal, a reconnu Georges Eo. C’est vrai, il a probablement généré une certaine attente autour de nous. » – Ph. C., C. C. ELMANDER, LE RETOUR DE MONSIEUR PLUS. – Victime d’une lésion musculaire à la cuisse gauche face à Monaco, le 21 octobre, Johan Elmander est rétabli. Même s’il a été affaibli par une angine et qu’il se dit « à 80 % de ses moyens », le Suédois retrouve sa place à la pointe de l’attaque toulousaine. Sans son meilleur passeur (4 passes décisives), le TFC a accumulé les défaites (deux en Championnat, une en Coupe de la Ligue). Et encaissé huit buts en trois matches. SE SENTIR BIEN CHEZ SOI. – Le Stadium est le stade de L 1 qui présente le deuxième plus mauvais taux de remplissage (48,98 %, 17 883 spectateurs de moyenne, devant Auxerre). Cette désaffection s’explique (en partie) par les résultats en dents de scie (deux victoires, deux nuls et une défaite à domicile) d’une équipe toulousaine moins inhibée lorsqu’elle est en voyage (trois succès et un nul en sept déplacements). « Savoir gérer des matches fait partie de l’apprentissage du haut niveau », assure Élie Baup. « Il faut parvenir à trouver plus de sécurité dans notre jeu », confirme Dominique Arribagé. ALIOU CISSÉ, LE RELANCEUR ? – Faute d’avoir trouvé un accord avec les dirigeants toulousains pour le prêt de Nabil Taïder, Sedan a enrôlé Aliou Cisssé (31 ans). Après un exil de quatre ans en Angleterre (à Birmingham City et Portsmouth), l’ex-capitaine du Sénégal retrouve un club où il avait brillé, en National, lors de la saison 1997-1998. Parviendra-t-il à dynamiser une équipe relégable pour la cinquième fois en douze journées et qui est celle de L 1 qui encaisse le plus de buts à l’extérieur (quatorze en cinq déplacements) ? HUIS CLOS POUR UN NOUVEAU DÉPART. – Hier après-midi, les Toulousains se sont entraînés à huis clos sur la pelouse du Stadium. Les suspensions de Bergougnoux, Mathieu et Mansaré ont obligé Baup à huiler de nouveaux automatismes. Mais l’entraîneur toulousain voulait aussi rappeler à ses joueurs « qu’un nouveau cycle débute et que l’on repart de zéro ». « Il faut trouver un deuxième souffle », a répété Baup tout au long de la semaine. – E. C. (avec N. S et P. R.) Les Manceaux ne pourront en effet pas compter sur Laurent Bonnart (déchirure des adducteurs), Paulo André (tendon rotulien), ni Yohann Pelé blessé à l’orteil. Frédéric Hantz devra également se passer des services d’Olivier Thomas et Ndri Romaric, tous les deux suspendus. Hantz devra donc s’appuyer sur les jeunes, mais cette solution ne semble pas le contrarier outre mesure : « Les jeunes qui jouent aujourd’hui sont prêts pour la L 1. Sinon je ne ferais pas appel à eux. De toute façon, cet été, on avait décidé de renforcer le banc pour pouvoir avoir des possibilités en cas de besoin. C’est le cas aujourd’hui. » Pour cette rencontre de gala, 13 000 billets avaient déjà été vendus hier en fin d’après-midi. – J.-Ph. C. et C. L LE WEEK-END dernier, son équipe a signé une performance inédite cette saison en Europe. Mais Pierre Dréossi n’est pas du genre à se laisser abattre par une défaite ou à s’enflammer après une victoire, même face à Lyon (1-0). Dès la fin du match, le manager breton a donc tempéré l’enthousiasme ambiant en mettant en rapport les trois points acquis avec les deux tuiles du jour. Cheville vrillée, Olivier Monterrubio avait dû abandonner ses coéquipiers après 25 minutes de jeu. Dans les derniers instants de la partie, John Mensah le rejoignit prématurément à l’infirmerie. L’un et l’autre devraient y passer le mois de novembre. C’est assez injuste pour Monterrubio, buteur le plus prolifique et passeur le plus efficace depuis le début de la saison, c’est assez flatteur, aussi, pour ses remplaçants potentiels, Sylvain Marveaux et Daniel Moreira : cette semaine, c’est surtout de l’absence de Mensah dont il fut question. Quand son solide défenseur est sur le terrain, la défense rennaise présente un tout autre visage. C’était vrai la saison passée, ça l’est encore depuis la reprise. Arrivé à Rennes en janvier, Mensah a joué 12 matches de L 1 en 2005-2006. Bilan : 8 victoires, 3 nuls, 1 défaite, 9 buts encaissés contre 40 lors des 26 rencontres jouées sans lui. Cette saison, Mensah a raté les quatre premiers matches. Rennes a pris 8 buts et marqué un point. Il a disputé les huit sui- vants. Rennes n’a encaissé que 4 buts et engrangé 14 points. « On a beaucoup moins de certitude aujourd’hui que la semaine passée, admit Dréossi, jeudi. Les absences de Mensah et de Monterrubio nous affaiblissent. Avant Lyon, j’avais dit que notre programme était compliqué mais que nous avions les armes pour y répondre. Désormais, nous avons des armes différentes. J’espère qu’elles seront aussi efficaces. » Pour remplacer Mensah dans l’axe, Dréossi a pensé un moment à décaler Melchiot. Mais il devrait finalement relancer Faty. Entre celui qui était annoncé il y a peu comme le futur immense défenseur central français et le Stade Rennais, c’est un peu la rencontre de la dernière chance. Faty n’est pas titulaire, il arrive en fin de contrat en juin prochain et prétend que la Juventus de Didier Deschamps l’attend les bras grands ouverts. Cette semaine, Dréossi lui a recommandé, en tête à tête, de « montrer ses qualités sur le terrain aussi bien qu’il l’a fait en dehors ». Il l’a également privé de point presse, jeudi. Dans cette affaire, le manager rennais joue sur du velours. Faty passe à travers à Lens et la hiérarchie instaurée est justifiée. S’il répond présent, cela incitera peut-être ses fans à verser une indemnité de transfert à Rennes pour le recruter dès le mercato d’hiver. Cela contribuera surtout au redressement de son équipe. Avec un point glané en cinq déplacement, Rennes est, avec Monaco, Nice, Valenciennes et Sedan, la formation la moins performante à l’extérieur. RAPHAËL RAYMOND NICE - SOCHAUX En pleine santé SOCHAUX VA BIEN… – Sochaux reste sur quatre victoires de suite (cinq si on ajoute la qualification en Coupe de la Ligue face à Dijon, 5-0) et Alain Perrin aimerait bien ramener un petit quelque chose du Ray pour entretenir la dynamique et rester en embuscade au classement avant de recevoir Lille et Marseille à Bonal. Rien d’impossible : les Doubistes (3 victoires, 2 nuls et 1 défaite) ont les meilleures stats de la L 1 à l’extérieur derrière Lyon. …NICE VA MIEUX. – Un point lors des six premiers matches, dix lors des six suivants, ça s’arrange pour le Gym qui a pris son premier point à l’extérieur à Monaco (0-0) et qui domine à nouveau son sujet à domicile comme le prouvent les trois succès consécutifs face à Valenciennes (2-0), Lorient (3-0) et l’OM (2-1). « On est très performants au stade du Ray où on n’a subi qu’une seule défaite en un an et encore contre une équipe lyonnaise au pic de sa forme. On entend le rester », affirme Frédéric Antonetti. UN GROUPE RECONSTITUÉ. – La semaine dernière, Nice a joué le derby sans plusieurs joueurs cadres. Ça n’a pas empêché le Gym de réussir un match convaincant. « J’ai vu que je pouvais compter sur un groupe élargi avec des jeunes qui ont démontré qu’ils étaient à la hauteur », se réjouit Antonetti pas mécontent toutefois de récupérer Balmont, Rool et Varrault de retour de suspension. Seul Abardonado, qui souffre du mollet gauche, fera encore défaut. DU NOUVEAU DEVANT. – S’ils sont si performants loin de leurs bases, les Sochaliens le doivent en particulier à leurs attaquants qui ont toujours réussi à trouver le chemin des filets. La doublette Le Tallec-Alvaro Santos, le plus souvent alignée, sera dissociée à Nice pour cause de suspension de l’international Espoirs. Pour lui succéder, Alain Perrin devrait faire confiance à Julien Quercia que René Girard vient d’appeler en sélection Espoirs. – J.-P. Riv. et C. M. SAMEDI 11 NOVEMBRE 2006 Marseille devrait faire appel Pape Diouf a laissé entendre, hier, que l’OM pourrait faire appel de sa condamnation à disputer un match à huis clos, suite à la grave blessure dont a été victime un pompier lors du match Nice-Marseille du 29 octobre. « A priori, on peut penser que l’on va faire appel, a déclaré le président de l’OM. On pourrait se diriger vers cela, même si ce n’est qu’un avis que j’exprime. » Pape Diouf a par ailleurs de nouveau vivement critiqué la sanction prononcée par la commission de discipline de la LFP : « J’ai la nette impression que cette décision était arrêtée. Qu’elle était comme une réponse donnée à un tam-tam médiatique. La commission serait sortie grandie en expliquant que l’OM n’était passible d’aucune sanction, qu’un coupable a été trouvé. » MONACO : LA RUMEUR HODDLE. – Après Abel Braga, dont la presse brésilienne annonce l’arrivée en Principauté fin décembre, c’est au tour de Glenn Hoddle d’apparaître sur la scène. Ancien joueur de l’ASM (1987-1991), ancien sélectionneur de l’Angleterre (1996-1999) et candidat déclaré à la succession de Jacques Santini en équipe de France en 2004, Hoddle, quarante-neuf ans, qui a aussi dirigé Chelsea, Tottenham et Wolverhampton jusqu’en juillet dernier, serait en contact avec les dirigeants monégasques. Une annonce démentie par Jean Luc Ettori, le directeur sportif du club, qui fut le partenaire de l’Anglais sous le maillot rouge et blanc. – J.-P. Riv. RANGERS : LE GUEN CONFORTÉ PAR SON PRÉSIDENT. – Malgré les mauvais résultats de son équipe, le président des Glasgow Rangers, David Murray, a opposé hier une fin de non-recevoir aux appels au limogeage de son entraîneur Paul Le Guen, assurant que le Français serait à la tête de l’équipe à « long terme ». « J’évaluerai la situation à la fin de la saison, mais je ne vois aucune raison de paniquer. Je n’ai aucune intention de changer d’avis et j’espère que Paul non plus », a déclaré Murray. Actuellement troisièmes à quinze points du leader, le Celtic, les Rangers accueillent Dunfermline cet après-midi. REAL MADRID : RONALDO ENCORE BLESSÉ. – Victime d’une entorse du ligament latéral interne du genou gauche jeudi soir face à Ecjia (D 3) lors des seizièmes de finale retour de la Coupe d’Espagne (5-1), Ronaldo pourrait être éloigné des terrains jusqu’à janvier 2007. RÉSULTAT POSITIF DE 1,3 MILLION D’EUROS POUR LA LFP. – Les comptes de l’exercice 2005-2006 de la Ligue, approuvés hier à l’unanimité par le conseil d’administration, ont abouti sur un résultat net positif de 1,3 M. En hausse, ce montant est comparable à ceux de 2000 (1,3 M) et de 2001 (1,5 M). Le total des produits d’exploitation a augmenté de 51 % (227,7 M), les produits des droits audiovisuels de 55 % (224,3 M). Au chapitre des charges, les redistributions nettes aux clubs s’élèvent à 205,5 M (+ 55%) alors que les frais de fonctionnement administratif ont baissé de 2,5 M (– 15 %). – M. Ch. PARIS EN LIGNE : INTERDICTION MAINTENUE. – La décision prise le 29 septembre lors d’un CA téléphonique d’interdire aux clubs la publicité des sites de paris en ligne avait été contestée sur le fond mais surtout sur la forme par quelques clubs concernés. Les membres du CA réunis physiquement, hier matin, ont « confirmé à l’unanimité » cette décision. – M. Ch. SAGNOL RÉTABLI. – Absent mercredi dernier lors de la défaite du Bayern Munich à domicile face à Hanovre (0-1), Willy Sagnol sera de retour cet après-midi sur la pelouse de Leverkusen lors de la douzième journée de Bundesliga. L'international, qui a pris l'avion avec ses coéquipiers hier soir, s'est donc remis de ses problèmes au genou. – A. Me. DES BILLETS POUR FRANCE-GRÈCE. – Des billets restent encore disponibles pour le match amical France-Grèce, mercredi prochain au Stade de France (prix des places : 20, 35, 50, 70 euros). PAGE 9 Bleu Rouge Noir Jaune Rouge de notre correspondant permanent Bleu RENNES – Jaune Les Rennais ont fait chuter Lyon le week-end dernier, mais ils ont aussi perdu Mensah et Monterrubio. Ce n’est pas rien. Noir Rouge Jaune Bleu Noir L’exploit coûte cher 10 Bleu Rouge Noir Jaune FOOTBALL LIGUE 1 (13 journée) e TOTAL HIER LYONe CLASSEMENT VALENCIENNESe 2-1 Cris (85 ) Squillaci (86e) Pts J. Savidan (76 ) AUJOURD'HUI 17 H 15 BORDEAUX AUXERRE 20 HEURES LE MANS LENS LORIENT NANTES NICE TOULOUSE PARIS-SG RENNES NANCY SAINT-ÉTIENNE SOCHAUX SEDAN DEMAIN 18 HEURES TROYES MONACO 21 HEURES LILLE MARSEILLE Nice - Sochaux Toulouse - Sedan Troyes - Monaco 01-02 02-03 03-04 04–05 05-06 1-1 0-1 2-0 0-0 1-0 — — 0-1 — 0-0 2-0 1-0 2-1 5-2 0-0 2-0 3-0 0-2 1-2 0-0 — — — — — — — — — — — — — 0-0 1-1 — — 3-0 2-2 — 0-4 G. BUTS N. P. p. c. diff. J. 1-0 — — 2-1 — — 1-2 — 1-2 SAMEDI 18 NOVEMBRE 17 H 15 Sochaux - Lille (Canal +) 20 H 30 Lens - Nantes Monaco - Lorient Nancy - Troyes Paris-SG - Bordeaux Rennes - Le Mans Saint-Étienne - Nice Sedan - Lyon (ces sept matches sur Foot + et en multiplex sur Canal +) DIMANCHE 19 NOVEMBRE SAMEDI 25 NOVEMBRE 17 H 15 Troyes - Marseille (Canal +) 20 HEURES Bordeaux - Saint-Étienne Lille - Monaco Lorient - Sochaux Nice - Sedan Toulouse - Rennes (ces cinq matches sur Foot +) DIMANCHE 26 NOVEMBRE PASSEURS 1. Gakpe (Monaco), 5 passes. 2. Malouda (Lyon) ; Niang (Marseille) ; Piquionne (Saint-Étienne) ; Elmander (Toulouse) ; Lachuer (Troyes), 4 passes. 7. Matsui (Le Mans) ; A. Keita (Lille) ; Le Pen (Lorient) ; Källström, Juninho (Lyon) ; Ribéry (Marseille) ; Kalou (Paris-SG) ; Monterrubio (Rennes) ; Landrin (SaintÉtienne) ; Lachor (Sedan) ; Birsa (Sochaux) ; Mansaré (Toulouse), 3 passes. 19. Kahlenberg, Sagna (Auxerre) ; Faubert (Bordeaux) ; Romaric, Samassa (Le Mans) ; Aruna , Boukari, Demont, Jemaa (Lens) ; Gignac (Lorient) ; Fred, Tiago (Lyon) ; Diallo, Rossi (Nantes) ; Rothen (Paris-SG) ; P. Feindouno (Saint-Étienne) ; Belhadj (Sedan) ; J. Leroy (Sochaux) ; Bratu, Dufresne (Valenciennes), 2 passes. LILLE - MARSEILLE (demain) Odemwingie titulaire ? ODEMWINGIE devrait retrouver sa place à la pointe de l’attaque. Même s’il n’a pas marqué à Valenciennes (3-0), son entrée en jeu (58e minute) a pesé sur la défense adverse. Le reste de l’équipe ne subira pas de gros changements. Dumont, toujours en délicatesse avec son genou droit (séquelles de cicatrisation), va passer deux à trois semaines de rééducation dans une clinique de Saint-Raphaël. – M. Bo. Équipe probable : Sylva – Chalmé, Plestan, Schmitz, Tafforeau (cap.) – Cabaye, Makoun – A. Keita, Bodmer, M. Robail ou Debuchy – Odemwingie. Civelli revient M’BAMI ET ZUBAR suspendus, c’est une équipe amoindrie qui se présentera à Lille. « C’est un handicap, admet Émon, mais nous avons des solutions de rechange. » Oruma devrait prendre place au milieu, alors que Civelli effectuera son retour dans l’axe au côté de Beye. A priori, il ne devrait pas y avoir de changement tactique. Émon compte surtout sur un état d’esprit différent : « Mais la vérité se trouvera toujours sur le terrain. » – H. F. Équipe probable : Carrasso – Bocaly, Beye (cap.), Civelli, Taiwo – Cana, Oruma, Ribéry – Nasri, Bamogo ou Pagis, Niang. TROYES - MONACO (demain) Furlan hésite L’ENTRAÎNEUR TROYEN attendra le dernier entraînement, cet après-midi, avant d’arrêter la composition de l’équipe qu’il alignera contre Monaco. JeanMarc Furlan a retenu un groupe de dix-sept joueurs, au sein desquels il puisera ses onze titulaires en fonction de la disposition tactique qu’il adoptera, un 4-4-2 classique, son système en losange habituel en 4-1-3-2 ou un 4-2-3-1 utilisé quelquefois depuis le début du Championnat. Paisley, suspendu, devrait être remplacé par Enza Yamissi, alors que Grau a toutes les chances de se voir confirmé dans les buts. Dans le groupe réapparaît l’attaquant international tunisien, Ziad Jaziri, qu’un genou douloureux avait éloigné des terrains depuis huit semaines. – J.-P. K. L’équipe possible : Grau – D. Ferreira, Kouassi, Faye, Enza Yamissi – Matuidi – Amzine, Nivet, Danic – I. Bangoura, Jaziri. Cufré forfait ? CUFRÉ A PASSÉ des examens échographiques qui ont confirmé une lésion musculaire à la cuisse droite ; il est forfait et devrait passer de nouveaux examens dans une dizaine de jours. Kallon (genou) et Nimani (claquage) ont repris mais ce sera sans doute trop juste. Si Bernardi est suspendu, Ménez (genou) et Grax (ménisque) sont à disposition du groupe. – E. Ba. L’équipe probable : Roma – Modesto, Bolivar, Givet (cap.), Dos Santos – Perez, Plasil ou Touré, Meriem, Ménez – Vargas, Gakpé ou Di Vaio. c. J. G. N. P. p. c. 34 13 11 1 1 29 10 +19 6 5 1 0 12 4 7 6 0 1 17 6 2. Nancy 22 12 6 4 2 12 7 +5 7 6 1 0 10 3 5 0 3 2 2 4 3. Lille 21 12 6 3 3 19 12 +7 5 4 0 1 10 3 7 2 3 2 9 9 4. Lens 21 12 6 3 3 19 14 +5 6 4 2 0 8 2 6 2 1 3 11 12 5. Sochaux 21 12 6 3 3 17 15 +2 6 3 1 2 7 8 6 3 2 1 10 7 6. Marseille 20 12 6 2 4 19 12 +7 6 4 0 2 10 6 6 2 2 2 9 6 7. Saint-Étienne 20 12 6 2 4 19 15 +4 7 5 0 2 13 7 5 1 2 2 6 8 8. Toulouse 18 12 5 3 4 16 16 0 5 2 2 1 7 4 7 3 1 3 9 12 9. Bordeaux 18 12 6 0 6 16 17 -1 6 5 0 1 12 6 6 1 0 5 4 11 10. Le Mans 17 12 4 5 3 16 17 -1 6 2 4 0 8 6 6 2 1 3 8 11 11. Lorient 16 12 4 4 4 11 13 -2 5 2 1 2 5 5 7 2 3 2 6 8 12. Paris-SG 15 12 4 3 5 14 16 -2 7 3 1 3 10 11 5 1 2 2 4 5 13. Rennes 15 12 4 3 5 10 12 -2 7 4 2 1 9 5 5 0 1 4 1 7 14. Valenciennes 14 13 4 2 7 13 20 -7 6 4 1 1 9 5 7 0 1 6 4 15 8 15. Auxerre 13 12 3 4 5 13 18 -5 7 2 3 2 8 10 5 1 1 3 5 16. Nice 11 12 3 2 7 11 15 -4 5 3 1 1 9 6 7 0 1 6 2 9 17. Troyes 10 12 2 4 6 12 16 -4 5 2 2 1 9 6 7 0 2 5 3 10 18. Nantes 10 12 2 4 6 9 16 -7 6 2 2 2 6 8 6 0 2 4 3 8 19. Sedan 9 12 1 6 5 15 22 -7 7 1 5 1 8 8 5 0 1 4 7 14 20. Monaco 8 12 2 2 8 9 16 -7 6 2 1 3 7 9 6 0 1 5 2 7 En direct sur Foot + Stade du Moustoir 20 : 00 Lorient Arbitre : M. Ruffray En 35 visites, Saint-Étienne n’a gagné que 3 fois à Nantes en L 1, en mai 1964 (3-1), novembre 1987 (3-2) et décembre 1999 (1-0). C’est peu, d’autant que le FCNA, lui, s’est imposé 9 fois à Geoffroy-Guichard ! le bilan des Nantes – Saint-Étienne en L 1 22 victoires pour Nantes, 10 nuls, 3 victoires pour Saint-Étienne. Nancy Lens 15 11 AAbidaal 5,55 Malouda ouda 5 Källsströ tröm 4,5 Hadddad 4,55 5 CChelle Ch elle 7 Saaaviiidan dann Saaez Doumennngg Pennet etteeaau au Benzee Benzema 7 DDufresne ufres 5 55,,,55 5 non nnot nooté té cap., ap., 44,5 Riipp pppert ert 6 Criss 6 Coupet u t Tooulaaalan 6,,55 6, 5,5 5, 5,5 Sqquillaaci aci 7 Tiaago Ti 5 Clercc 4,5 Govou cap., p., 5, 5,5 Rouudet 5 Remplacements. – 16e : Benzema par WILTORD (note : 5) ; 55e : Govou par RÉMY ; 72e : Källström par CAREW. Non utilisés : Vercoutre (g.), Caçapa, Réveillère, A. Diarra. Entraîneur : G. Houllier. Le Pen caap. 7 Maater 4,,5 Bezzzzaz zaz 3,,5 Remplacements. – 82e : Haddad par BOURGEOIS ; 88e : Doumeng par KHARROUBI ; 90e : Saez par HASSLI. Non utilisés : Grondin (g.), D. Traoré, Dossevi. Entraîneur : A. Kombouaré. LES BUTS 0-1 : SAVIDAN (76e). – Sur un contre, Savidan prend de vitesse Cris, évite son tacle, puis élimine Squillaci d’un crochet dans la surface pour marquer du gauche d’un tir à ras de terre qui trompe Coupet sur sa gauche. 1-1 : CRIS (85e). – Centre de Malouda depuis la droite que Rippert dévie de la tête vers le second poteau. Cris reprend d’une tête croisée qui lobe Penneteau et trouve le petit filet opposé. 2-1 : SQUILLACI (86e). – Gêné par Carew, Penneteau laisse échapper un ballon aérien. Dans la surface, Squillaci le récupère et lobe le gardien d’un tir en pivot du droit qui touche le poteau droit avant d’entrer. Ew wolo 20 Chréétien Vignal Vi iignall 3 3 13 Saaï aïfïfi 20 Meeddjanni 23 Mansouri nsour Duuchem min 17 5 6 24 Abrriel Jallet Les cinq derniers matches : N. P. P. G. G. Remplaçants : Ré. Riou (g.) (30), Ayari (22), Moullec (8), Namouchi (27), M’Bodji (19), Barry (18), Marlet (12). Entraîneur : C. Gourcuff. Absents : Audard (g.) (cheville), Ciani (cuisse), Marchal (genou), Boutruche, Fiorèse (reprise), Bourhani (convalescent), Recorbet (talon), Barrientos, Pédron, Yesso, Pinard (choix de l’entraîneur). Suspendus : aucun. 9 27 Kim m Saugget Les cinq derniers matches : G. N. G. P. G. Remplaçants : Sorin (g.) (16), Lécluse (4), Biancalani (8), Macaluso (13), N’Guémo (26), Zerka (11) ou I. Dia (10), Dosunmu (22). Entraîneur : P. Correa. Absents : Bérenguer (cuisse), Brison (reprise), Sarkisian (genou), Adailton (cheville), Guerriero, Hamdani, K. Keita, Chouleur, Rudolf, Sapina (choix de l’entraîneur). Suspendus : aucun. Bérenguer forfait Défense remaniée Malgré sa bonne prestation à Marseille (1-0), Riou laisse sa place dans le but à Cappone. Ciani et Marchal forfaits, Genton et Medjani seront associés en charnière centrale pour la première fois cette saison. – G. J. LES CARTONS 4 AVERTISSEMENTS. – Valenciennes : Mater (26e, charge sur Malouda), Saez (68e, obstruction sur Källström), Dufresne (82e, antijeu), Bezzaz (86e, antijeu). Bérenguer est forfait en raison d’une petite contusion à la cuisse droitequi daterait du match contre le Wisla Cracovie (2-1), le 2 novembre. Elle ne l’avait pas empêché de jouer contre Bordeaux (2-1) mais une IRM passée jeudi a révélé une petite déchirure. Correa a préféré le préserver. Devant André Luiz Silva, Correa devrait donc associer Duchemin et Gavanon. – L. D. Seee. Kei Se. Keita Hillton tonn cap.. 30 En direct sur Foot + 20 : 00 Nice Sochaux Nantes Arbitre : M. Bré 2 26 Kantté 1 Llooorrris iis 17 7 Quer Que uer errcia Pitaaauu Beellion onn 23 19 DD. Di Diaakit kité Vah V hiirua 15 19 12 AAlvaaro Santos AAn. Ya Yahia ha Santo Sène n 14 KKon oné 8 Balmo Balmont 24 Z Ziani Fannni 21 Les cinq derniers matches : P. G. P. G. N. Remplaçants : Grégorini (g.) (16), Apam (25), So. Camara (9), Échouafni (6), Ederson (10), Moussilou (11), Veigneau (3). Entraîneur : F. Antonetti. Absents : Abardonado (mollet), Fauconnier (genou), Gace, Larbi, Moreau, Scotto, I. Touré, M. Traoré (choix de l’entraîneur). Suspendus : aucun. Retour des cadres Abardonado, qui reprendra mardi prochain avec le groupe, est le seul absent. Les rentrées de Balmont, Rool, Varrault (suspension purgée) et Veigneau élargissent le choix offert à Antonetti. Celui-ci devrait cependant reconduire l’équipe restant sur trois succès au Ray. Kanté, qui a abrégé l’entraînement hier suite à une douleur aux adducteurs, devrait être opérationnel. – Ja. G. 31 Signorino Si norino i Picchot J. Leroyy 7 Roool 5 3 28 5 VVarrraultlt caap. cap Briiant Br ant 2 Afffolllabi abi 16 Riiche iche herrtt 13 Riche Brréchet c c pp. cap 30 AAd. Co Coulib u baly 23 Kovacevic vacev 7 26 Bouukari Demont emon 5 14 25 8 Saïïddoou cap.. R Rossi Ilan N’Daw D Cubilier Cub bilier e Quercia d’entrée ? Bordeaux 6 24 Enakkaarhi rhiire Mavub Mavuba Pe Pe Perea 16 Ramé amé caapp. p 14 Micoud coud 3 Hennrriquue 5 FFernando ernand 18 8 Faubert aubert Alonso 12 9 Planus de retour Bordeaux n’en finit plus avec les blessés. Après Cid dans la semaine, c’était le tour de Darcheville hier. Laslandes le remplace dans le groupe et Planus revient enfin. Toutefois, Ricardo l’estime trop juste et Henrique est prêt. L’accumulation des forfaits laisse penser à une reconduction du système en 4-5-1 vu à Nancy (1-2), qui a satisfait le coach malgré la défaite. – L. L. 6 16 maara Landrin ndrin Z. Caam 16 8 Ilungg Ilunga Ebondo bondo 18 29 13 1 En direct sur Foot + Arbitre : M. Ledentu Paris-SG 16 Rooccche he Loouvvvion Louv onn 25 Baasa cap. 23 Calvé 22 7 8 M sui Mats Panccrate É. Ciissé G afiffite Graf it 14 20 15 20 Kalouu Chan Kal Ch ntômee Coutadeur outad Lucaau 9 25 Is. Bangoura goura Rothhen Les cinq derniers matches : G. P. N. P. P. Remplaçants : Sauvage (g.) (30), Martin (15) ou Jaurès (3), F. Thomas (14), Is. Ba (8), Mou N’Diaye (19) ou Pieroni (9), A. Traoré (27). Entraîneur : J. Fernandez. Absents : Mignot (adducteurs), Radet (pubalgie), Kahlenberg (genou), Jelen (convalescent), Basso (dos), Bolf (choix de l’entraîneur). Suspendu : Kaboul. Les cinq derniers matches : P. N. P. N. G. Remplaçants : Ferrand (g.) (1), Cerdan (15), Loriot (8), Sessegnon (28), Douillard (26), Fanchone (17), Samassa (19). Entraîneur : F. Hantz. Absents : Romaric (suspendu par le club), Bonnart, De Melo (adducteurs), Pelé (orteil), Paulo André (genou), Baal (choix de l’entraîneur). Suspendu : O. Thomas. Sans Jelen Les débuts de Camara Jean Fernandez a emmené un groupe de dix-sept joueurs hier après-midi à Bordeaux. Jelen, qui a repris en début de semaine, n’a pas fait le déplacement. Kaboul suspendu et Mignot blessé, Kalabane et Grichting devraient se retrouver en défense centrale. – J.-P. G. Arrivé de Parme (prêt), l’international guinéen, Ibrahima Camara, devrait faire ses débuts. Avec de nombreuses absences et la suspension de Romaric, sanctionné par le club, Hantz alignera une équipe remaniée, avec Calvé et Louvion entre autres. Coutadeur (cheville) est opérationnel. L’ancien Parisien, Lucau, sera peut-être associé à Grafite. – Ch. L. Prix des places : 9, 10, 14, 20, 26, 32 et 42 Rozeehnall 10 PAGE 10 22 28 19 21 Belhhadj 27 Boutabout abou F ho Fabin Badiianne 15 Lacho Lachor Les cinq derniers matches : P. G. G. P. P. Remplaçants : Benvegnu (g.) (30), Dao (24), Sirieix (14), Taïder (19), Robic (18), Pentecôte (22), Akpa-Akpro (15). Entraîneur : É. Baup. Absents : Congré (pied), Santos (ischiojambiers), A. Camara (choix de l’entraîneur). Suspendus : Mathieu, Mansaré, Bergougnoux. Les cinq derniers matches : G. P. N. P. N. Remplaçants : Trévisan (g.) (16), Mokake (10), Jau (7), Maurice-Belay (27), Le Moigne (6), Hamed (20), Job (14). Entraîneur : J. Pasqualetti. Absents : Noro, Al. Yahia, Sartre (genou), Ouadah (hernie discale), Bastien, Abdou, Thicot (choix de l’entraîneur). Suspendus : aucun. Ça bouge à gauche Aliou Cissé et Marin titulaires En raison des suspensions de Mathieu et Mansaré, Baup doit reconstruire son flanc gauche. En défense, Aubey glissera du centre vers le côté et laissera la place à Fofana dans l’axe. Au milieu, Bonnet sera le pendant de Fabinho, qui profite de la suspension de Bergougnoux pour retrouver le onze de départ. – N. S. Ayant obtenu sa lettre de sortie de la Fédération anglaise, Aliou Cissé sera titularisé en milieu de terrain. En raison de la suspension d’Amalfitano contre Lyon, Pasqualetti met au repos Le Moigne. Une mesure de précaution aussi dans la mesure où l’ex-Toulonnais compte deux cartons jaunes. Marin revient dans le onze de départ et Jau rejoint le banc. – P. R. 6 Spectacle agréable. Spectacle très agréable. Spectacle exceptionnel. Un joueur doit avoir joué au moins quarante-cinq minutes pour être noté. Arrrmand rm mand 1 L re Land Landr reau au Yepes Yep 33 ccapp. Muluumbu cap 26 Draamé Les cinq derniers matches : P. G. N. G. P. Remplaçants : Alonzo (g.) (16), S. Traoré (17), Paulo César (28), Diané (11), C. Rodriguez (21), B. Mendy (5), Baning (27). Entraîneur : G. Lacombe. Absents : Hellebuyck, N’Gog (choix de l’entraîneur). Suspendus : Frau, Pauleta. Cissé toujours à droite Cissé devrait évoluer la cinquième fois de suite au poste de latéral droit, Mendy n’étant pas encore prêt, selon son entraîneur, à disputer quatre-vingt-dix minutes. Guy Lacombe a rencontré les deux joueurs ensemble pour leur expliquer le fondement de ses choix. En l’absence de Pauleta (dernier match de suspension), le coach parisien devrait aligner Kalou en pointe, avec Chantôme en soutien. – D. D. Prix des places : de 10 à 45 9 4 Hénin nn 1 18 cap. ap RRegnau egnau gnauuult AAmalfitano malfi lfi o lfit Pujol Pujo jl Elman Elm mander ma d Pujol Spectacle sans intérêt. Spectacle médiocre. Spectacle moyen. 4 24 Fisch Fischer 25 AA. Ciissé Prix des places : 8, 10, 14, 20 et 26 20 : 00 Stade Léon-Bollée Ducourtioux court Marin 6 13 Une équipe classique 11 Battlles Dou ouuche che hez 4 25 Arrribbag a é caap. cap p Dieeuze 23 Avec quelle défense ? Ib. CCama Ib Camara Coooool ol Mathis this Pier i roni oni ni ou M 4 Mooou. N’Daye M 7 Grriichhtingg (19)) (19) Be. Be ee. Ch Cheyroou caap. 3 11 Jaurès r ouu A é Akal M ti (15) Martin ((155)) Les cinq derniers matches : P. G. P. G. P. Remplaçants : Valverde (g.) (30), Ducasse (19), Obertan (32), Laslandes (7), Marange (23), Planus (27), Francia (10). Entraîneur : Ricardo. Absents : Smicer, Dalmat (cuisse), Chamakh (genou), Jemmali, Cid (adducteurs), Darcheville (mollet), Olimpa, Trémoulinas, Baysse (choix de l’entraîneur). Suspendus : aucun. 19 Sedan 2 17 BBonnet Em mana 20 Foofaaanaa Avec les retours des suspendus et blessés, hormis Perrin et Sakho, Hasek a dû faire des choix pour composer son groupe : Guarin, Dabo et Sall iront renforcer l’équipe réserve. Concernant les titulaires, le Tchèque devrait revenir à une composition d’équipe classique, même si Heinz a effectué un intérim remarquable. – J.-Y. D. 29 SSaagna Niculae ou Mouu. N’Daye (19)) 26 25 Pedrretti Kaaalaaabane banee Wendel 12 Aubey Les cinq derniers matches : G. P. G. P. G. Remplaçants : Viviani (g.) (1), Bilos (29), B. Gomis (18), Perquis (5), F. Diawara (22), Hautcœur (17), Heinz (20). Entraîneur : I. Hasek. Absents : Perrin (genou), Piatti, Guarin, Sall, Sakho, Dabo (choix de l’entraîneur). Suspendus : aucun. Auxerre Le Mans 21 17 21 En direct sur Canal + Arbitre : M. Layec JJurietti uriett i tt tti 13 Janno Jano not ot En direct sur Foot + Arbitre : M. Kalt Prix des places : 12, 20, 30 et 40 17 : 15 3 Edm man Faty, le retour 20 : 00 Stadium Diatt Diatta Di tt Les cinq derniers matches : P. P. P. G. N. Remplaçants : N’Dy Assembe (g.) (33), Das Neves (26), Ca (23), Da Rocha (8), Savinaud (15), Boukhari (10), Keserü (28). Entraîneur : G. Eo. Absents : Heurtebis (tête), Cetto (cuisse), Norbert (tibia), Stojkovic (dos), El-Mourabet, Capoue, Mhadhbi, Dimitrijevic, Oliech, Adriano (choix de l’entraîneur). Suspendus : aucun. Cetto (cuisse) n’est pas encore rétabli. Eo devra donc choisir entre Guillon, Savinaud et Das Neves pour épauler Pierre. Le reste de l’équipe ne devrait pas changer. Ca et Keserü réintègrent le groupe, le second étant même un titulaire potentiel. – Ph. C. Br. Ch Cheyrou 26 Marveaux veaux ou DD. Moreira oreira (10)) Hadji indisponible, Dréossi n’a retenu que 17 joueurs. Faty fait son retour, sans doute titulaire. Pour suppléer Monterrubio qui, comme Mensah, sort du groupe vainqueur de Lyon (1-0), Marveaux pourrait être préféré à Moreira, dont la dernière titularisation remonte au 30 septembre, à Sedan (1-0). – R. R. Hogggnooonn 11 5 Faaty Hilton revient Sablé ablé cap. p D rnis Der i 30 Pouppllin Poup in Gillot ne devrait pas reconduire la même équipe que celle victorieuse au Parc (3-1) dimanche dernier. Les deux principaux changements devraient concerner la défense centrale, où Hilton, de retour de suspension, retrouvera sa place au détriment de Gillet, et l’attaque, où Cousin, auteur d’un doublé contre Paris, pourrait être titularisé à la place d’Aruna. – J.-L. G. 2 21 22 É. Didot id t caapp. Les cinq derniers matches : P. G. G. P. G. Remplaçants : Revault (g.) (1), Perrier-Doumbé (2), Danzé (12), Briand (19), Sow (29), Marveaux (26) ou Moreira (10). Entraîneur : P. Dréossi. Absents : Adailton (mollet), Monterrubio (cheville), Mensah (cuisse), Hadji, Jeunechamp, Am. Coulibaly (genou), N’Guéma, C. N’Diaye (g.), Kembo-Ekoko, Mvuemba (choix de l’entraîneur). Suspendus : aucun. 4 W msso Wilhelmsson Prix des places : 8, 12, 17, 20 et 33 Stade Jacques-Chaban-Delmas Dia Dia ialloo Piq P qquion uion onnne 7 U akaa Utak 6 G. BBouurilloon G. 14 Les cinq derniers matches : P. N. N. G. G. Remplaçants : Chabbert (g.) (1), Ramos (2), Barul (6), Gillet (5), Si. Keita (21), Jussiê (11), Aruna (27). Entraîneur : F. Gillot. Absents : Jemaa (convalescent), MonnetPaquet, Diane, Zayatte, Hermach (choix de l’entraîneur). Suspendus : aucun. 27 9 Guilllonn ou ou Savina a auud ((1 (15) 17 Sochaux, qui reste sur quatre succès en Championnat, aimerait ne pas repartir bredouille de Nice, afin d’aborder les matches à domicile contre Lille et Marseille en bonne position. Perrin retrouve Pichot, qui devrait être titularisé à droite de la défense. Le Tallec étant suspendu, Alvaro Santos pourrait être associé en attaque au nouveau sélectionné Espoirs Julien Quercia. – C. M. 13 Faé 18 Les cinq derniers matches : P. G. G. G. G. Remplaçants : J. Gavanon (g.) (1), Tosic (3), Mézague (10), Isabey (12), El-Bounadi (23), Birsa (24), Erding (26). Entraîneur : A. Perrin. Absents : Dagano (reprise), Lonfat (cuisse), Brunel (genou), Potillon (choix de l’entraîneur). Suspendu : Le Tallec. P Feindoun P. Fein no 6 9 Saint-Étienne Toulouse 14 Pay ayyet 24 Pieerre En direct sur Foot + Arbitre : M. Fautrel Mbbbia ia Prix des places : 11,50 ; 22,50 ; 26,50 ; 32, 46 et 56 20 : 00 Stade de la Beaujoire 15 Mellchiott Coussinn Cou CCarrriè ière 4 24 Sorlin 17 10 Itttaandj djje Prix des places : 7,50 ; 12,50 ; 14,50 ; 20,50 et 27,50 Stade du Ray 18 Thomert mert 8 DDiaaakhat akkhaté 1 Braaacigl cigli ciglliiaaannnoo Curb u bbelo elo Andréé Luiz iz 28 cap. 21 va Puyyggrrenierr Giggnac 24 Silllva BB. GGavaanon Geennton ton onn 1 Capppone pon ponee 24 10 I. Dia ou ZZerkaa (11) (11 7 Rennes Arbitre : M. Cailleux Temps frais. Pelouse en bon état. 39 833 spectateurs. Arbitre : M. Jaffredo. Morell M En direct sur Foot + 20 : 00 Stade Félix-Bollaert AGENDA DEMAIN VENDREDI 17 NOVEMBRE LIGUE 1 (13e journée, matches décalés) Voir ci-dessus. LUNDI 13 NOVEMBRE LIGUE 2 (17e journée) Voir page 12. NATIONAL (15e journée) Voir page 12. SAMEDI 18 NOVEMBRE LIGUE 2 (16e journée, match décalé) Voir page 12. LIGUE 1 (14e journée) Voir ci-dessus. NATIONAL (15e journée, suite) Voir page 12. MARDI 14 NOVEMBRE ÉQUIPE DE FRANCE ESPOIRS (match amical) 18 HEURES Suède - France, à Hässleholm. MERCREDI 15 NOVEMBRE ÉQUIPE DE FRANCE (match amical) DIMANCHE 19 NOVEMBRE LIGUE 1 (14e journée, matches décalés) Voir ci-dessus. LIGUE 2 (17e journée, match décalé) Voir page 12. LUNDI 20 NOVEMBRE 21 HEURES France - Grèce, à Saint-Denis, Stade de France (TF 1). LIGUE 2 (17e journée, match décalé) Voir page 12. SAMEDI 11 NOVEMBRE 2006 Bleu Rouge Noir Jaune Rouge 1. Is. Bangoura (Le Mans) ; Aruna (Lens), 7 buts. 3. Pauleta (Paris-SG), 6 buts. 4. Darcheville (Bordeaux) ; Odemwingie (Lille) ; Fred, Juninho (Lyon) ; Pagis (Marseille) ; Savidan (+ 1) (Valenciennes), 5 buts. 10. Jussiê (Lens) ; Bodmer (Lille) ; Gignac (Lorient) ; Benzema, Malouda (Lyon) ; Niang (Marseille) ; P. Feindouno, Ilan, Piquionne (Saint-Étienne) ; Alvaro Santos, Ziani (Sochaux) ; Batlles (Toulouse), 4 buts. 22. Mathis (Auxerre) ; Wendel (Bordeaux) ; Grafite (Le Mans) ; A. Keita (Lille) ; Tiago (Lyon) ; Bamogo (Marseille) ; B. Gavanon (Nancy) ; Payet (Nantes) ; Ederson (Nice) ; Monterrubio (Rennes) ; Noro, Pujol (Sedan) ; Emana, Fabinho (Toulouse) ; Gigliotti, Nivet (Troyes), 3 buts. 38. Akalé, Be. Cheyrou, Pieroni (Auxerre) ; Chamakh, Faubert, Micoud, Perea (Bordeaux) ; Romaric, Samassa (Le Mans) ; Cousin, Demont, Se. Keita (Lens) ; Cabaye, Fauvergue (Lille) ; Fiorèse, Saïfi (Lorient) ; Cris (+ 1), Squillaci (+ 1), Wiltord (Lyon) ; Maoulida, Taiwo (Marseille) ; Kallon (Monaco) ; Curbelo, Zerka (Nancy) ; Rossi (Nantes) ; Bellion, Varrault (Nice) ; Frau (Paris-SG) ; Briand, Utaka (Rennes) ; B. Gomis (Saint-Étienne) ; Belhadj, Marin (Sedan) ; Birsa, Quercia, Sène (Sochaux) ; Sanz (Troyes) ; Dufresne, Roudet (Valenciennes), 2 buts. p. Bleu Rouge Jaune BUTEURS P. BUTS Jaune 18 HEURES Le Mans - Lens (Canal + Sport) Valenciennes - Nancy Nantes - Paris-SG (Ces deux matches sur Foot +) 21 HEURES Lyon - Auxerre (Canal +) N. MATCHES Noir Bleu Noir 18 HEURES Auxerre - Toulouse (Canal + Sport) 21 HEURES Marseille - Valenciennes (Canal +) 15e JOURNÉE BUTS 1. Lyon PROCHAINES JOURNÉES 14e JOURNÉE G. A Nantes, les Verts rient souvent jaune EXTERIEUR MATCHES LYON - VALENCIENNES : 2-1 (0-0) LES CINQ DERNIÈRES SAISONS Bordeaux - Auxerre Le Mans - Paris-SG Lens - Rennes Lille - Marseille Lorient - Nancy Lyon - Valenciennes Nantes - Saint-Étienne DOMICILE MATCHES 11 FOOTBALL LIGUE 1 (13 journée) e Bleu Rouge Noir Jaune BORDEAUX - AUXERRE fauteuil Faubert, arrière toute Un pour deux AUXERRE En prenant du recul, dans sa réflexion comme sur le terrain, le Bordelais a retrouvé la forme. BORDEAUX – de notre correspondante BORDEAUX RETROUVE Auxerre avec l’espoir que l’histoire se répète. Fin octobre, à l’Abbé-Deschamps, les Girondins avaient éliminé de la Coupe de la Ligue de pâles Bourguignons (1-0). Cette soirée avait été aussi celle de Julien Faubert, titularisé de nouveau comme arrière droit. Un poste qu’il n’occupait plus qu’accidentellement depuis la saison dernière, conforté dans son choix de se fixer au milieu par une sélection médiatisée et couronnée d’un but en équipe de France en fin d’été. En effet, le système tactique utilisé par Ricardo, avec Johan Micoud derrière deux pointes, l’élimine d’une place de titulaire au milieu de terrain, ses qualités étant par trop éloignées des énormes exigences tactiques du poste. C’est d’ailleurs Alonso ou Fernando qui ont officié à droite dans ce schéma, reléguant Faubert sur le banc. Sa polyvalence – il a été formé comme défenseur central puis latéral – lui a permis de se recaser dans le onze de départ, à la place de Jurietti qui, par le jeu des chaises musicales, repart côté gauche. « C’est vrai que tactiquement, je n’ai pas les qualités du poste de milieu. De derrière par contre, le couloir se libère, j’ai plus d’espaces et je bénéficie d’un point d’ancrage avec Jo (Micoud) ou Fernando. En m’appuyant sur eux, j’ai moins de déchet dans mon jeu, je peux mieux relancer, les ballons joués sont mieux négociés. Et puis, le plus important, c’est de jouer. » AUXERRE – de notre envoyé spécial « Mon début de saison n’a pas été bon » Une sélection, un but en tant que milieu : c’est pourtant comme arrière droit que Julien Faubert a repris des couleurs ces dernières semaines au sein des Girondins. (Photo Alain Mounic/L’Équipe) AUJOURD’HUI Hambourg (16) - M’Gladbach (14) Schalke 04 (3) - Mayence (17) Leverkusen (9) - Bayern Munich (6) (15 h 30, TPS Star) Hertha Berlin (5) - Bochum (17) Eintr. Francfort (8) - Bielefeld (7) Wolfsburg (9) - Cottbus (11) DEMAIN Hanovre (15) - VfB Stuttgart (2) (17 heures, TPS Foot) Aix-la-Chapelle (13) - Nuremberg (12) ESPAGNE (10e journée) AUJOURD’HUI Manchester City (14) - Newcastle (19) (13 h 45, TPS Foot) Chelsea (2) - Watford (17) (16 heures, TPS Foot) Everton (7) - Aston Villa (6) Middlesbrough (16) - West Ham (15) Portsmouth (4) - Fulham (9) Sheffield Utd (18) - Bolton (3) Wigan (11) - Charlton (20) Blackburn (13) - Manchester Utd (1) (18 h 15, TPS Foot) DEMAIN Reading (12) - Tottenham (10) (14 h 30, TPS Foot) Arsenal (5) - Liverpool (8) (17 heures, TPS Star) BELGIQUE (12e journée) HIER AUJOURD’HUI Atletico Madrid (9) - Villarreal (8) Valence CF (5) - Athletic Bilbao (17) (22 heures, Sport +) DEMAIN Real Sociedad (20) - Esp. Barcelone (15) Betis Séville (18) - Levante (13) Getafe (6) - Majorque (10) Tarragone (19) - La Corogne (7) Celta Vigo (11) - Rec. Huelva (12) Santander (14) - FC Séville (1) Osasuna (16) - Real Madrid (4) (19 heures, Sport +) FC Barcelone (2) - Saragosse (3) (21 heures, Canal + Sport) SUISSE (Coupe, hu i t ième s d e fin al e ). – AUJOURD’HUI : Grasshopper Zurich Thoune ; Yverdon (D 2) - FC Zurich. DEMAIN : Young Boys Berne - Sion ; Chiasso (D 2) - Wil (D 2) ; Lucerne - Schaffhouse ; Winterthur (D 2) - Aarau ; Delémont (D 2) Saint-Gall ; Beaulmes (D 2) - FC Bâle. ! moins de 500 € (*) Après huit journées, la Ligue 1 était bien en tête en valeur absolue (201 buts marqués). À la moyenne de buts par match, la Bundesliga (18 clubs) restait cependant plus prolifique (2,76 contre 2,51 en France). Il y avait alors moins de penalties en Ligue 1 (25) qu’en Angleterre et en Italie (27) ; moins de cartons jaunes (359) et rouges (18) qu’en Espagne (454 et 40) et en Italie (413 et 32). ANGLETERRE (12e journée) HIER Werder Brême (1) - Bor. Dortmund (4) .... 1-3 Buts. – WERDER BRÊME : Klose (29e) ; BOR. DORTMUND : Frei (7e), Tinga (53e), Kruska (85e s.p.). ne faussent pas la compétition. Maintenant, cela ne signifie pas que tout est parfait et qu’il n’y a pas du travail à effectuer, notamment quant à l’uniformité de l’arbitrage, ce que je suis le premier à reconnaître. » Frédéric Thiriez, le président de la LFP, a lui aussi souligné que ces comparatifs démontraient qu’il n’y avait « pas d’excès de la part des arbitres français » et permettaient « de relativiser les critiques émises sur la sévérité des arbitres », avant d’en appeler « au respect mutuel ». « On peut commenter ou critiquer, mais pas jeter le discrédit sur l’arbitrage », a conclu Thiriez. En attendant, les consignes de début de saison – lutte contre les pertes de temps, protection des joueurs sur les tacles et gestion des surfaces de réparation et non « nettoyage », comme le soulignait Batta – resteront d’actualité. – R. Po. de cœur pour un enregistreur DVD HDD 160 Go avec HDMI nous le faisons savoir ! Westerlo (4) - Genk (1) ................................. 0-1 AUJOURD’HUI FC Bruges (3) - Charleroi (5) Roulers (13) - FC Brussels (10) Anderlecht (2) - Cercle Bruges (15) Beveren (16) - La Gantoise (7) Mouscron (9) - Lokeren (12) Saint-Trond (17) - Lierse (18) GB Anvers (8) - Zulte-Waregem (14) DEMAIN Mons (11) - Standard de Liège (6) ÉCOSSE (14e journée) AUJOURD’HUI Aberdeen (4) - Motherwell (10) Dundee Utd (11) - Kilmarnoc (6) Hibernian (8) - Inverness (5) Glasgow Rangers (3) - Dunfermline (12) DEMAIN Saint-Mirren (9) - Celtic Glasgow (1) LUNDI Falkirk (7) - Heart of Midlothian (2) ITALIE (11e journée) AUJOURD’HUI Fiorentina (19) - Atalanta Bergame (4) (18 heures, Sport +) AC Milan (16) - AS Rome (3) (20 h 30, Canal + Sport) DEMAIN Ascoli (17) - Empoli (10) Catane (8) - Livourne (6) Lazio Rome (13) - Udinese (9) Messine (7) - Cagliari (11) Palerme (2) - Torino (14) (15 heures, Canal + Sport) Sampdoria Gênes (12) - Chievo Vérone (18) Sienne (5) - Reggina (20) Parme (15) - Inter Milan (1) RDR-HX825 Existe sans HDMI, réf. RDRHX 725 Ce graveur DVD à disque dur Sony allie une grande capacité d’enregistrement de 160 Go qui vous permettra d’enregistrer jusqu’à 249 heures de programme, une simplicité de programmation inégalée avec le Guide des Programmes S E R I E B ( 1 1e j o u r n é e ) . – AUJOURD’HUI : Juventus Turin-Pescara. La Juventus Turin, pénalisée de neuf points, est 4e (sur 22) de Serie B avec 17 points (sachant que les 3e, 4e, 5e et 6e places sont synonymes de barrages pour l’accession en Serie A), et à 2 points de la deuxième place, qui permet l’accession directe. GUIDE+ et une qualité d’image incomparable grâce à sa connectique HDMI et à l’upscaler qui vous permettront de profiter d’une résolution HD. PAYS-BAS (12e journée) HIER NAC Breda (9) - Heerenveen (7) ................ 1-1 AUJOURD’HUI Roda JC (8) - Waalwijk (16) AZ Alkmaar (3) - Heracles Almelo (12) Exc. Rotterdam (11) - NEC Nimègue (13) www.group-digital.fr DEMAIN Ajax Amsterdam (1) - PSV Eindhoven (2) Willem II (15) - Feyenoord (6) Sparta Rotterdam (18) - ADO La Haye (17) Twente (4) - Groningue (5) Vitesse Arnhem (14) - Utrecht (10) LIGUE DES CHAMPIONS D’AFRIQUE (finale retour). – AUJOURD’HUI, à Rades, Sfax (TUN) - Al-Ahly (EGY) (aller : 1-1). I M A G E S O N M U LT I M É D I A M É N A G E R SAMEDI 11 NOVEMBRE 2006 PAGE 11 Bleu Rouge Noir Jaune Rouge un coup Une rencontre arbitres-entraîneurs ALLEMAGNE (12e journée) Quand nous avons LAWRENCE LEENHARDT LFP MARC BATTA, le directeur national de l’arbitrage, s’est exprimé hier matin devant le conseil d’administration de la LFP après les nombreuses polémiques autour de l’arbitrage qui ont marqué le début de la saison. « J’ai parlé pendant une demi-heure de ce que l’on faisait, montré des images, rappelé les directives du début de saison et les consignes de l’UEFA. J’ai dit que je ne venais pas vendre une politique, ni acheter un pardon. J’ai enfin proposé une rencontre entre les entraîneurs et les arbitres le 3 janvier prochain à l’occasion de notre stage au Touquet. » Un face-à-face qui aura lieu également un peu plus tard entre les arbitres et les entraîneurs de L 2. Mais Marc Batta a surtout tiré profit de statistiques comparatives des Championnats en Allemagne, Angleterre, Espagne, France et Italie, établies, après huit journées, par la Ligue. Recensant les buts marqués, les penalties sifflés et réussis, les cartons jaunes et rouges, il en ressort que le Championnat de France est en tête pour les buts marqués (*), et seulement pour les buts marqués. « Nous sommes avant-derniers pour les penalties sifflés et pour les cartons rouges, dit Batta. Preuve que contrairement aux critiques formulées par certains, les décisions arbitrales l’esprit d’Initiés Bleu Rouge malaise. Justement, garde-t-il la même lucidité sur l’équipe de France, désormais ? « Évidemment, ce changement complique les choses avec le must du must, Willy Sagnol. Mais je crois en mes chances. Derrière lui, c’est ouvert. Comme tous ceux qui ont été appelés une fois, j’attends la liste. Selon mes performances et les résultats du club, il peut y avoir de bonnes situations. » Et ce n’est pas son absence de la liste de France-Grèce qui va le freiner. Faubert a remis les gaz. FRANCK LE DORZE Jaune Bleu Jaune tôt en récompense de la saison passée, l’autocritique était plutôt courageuse. « Les repères du défenseur, je ne les ai jamais perdus. Physiquement, je ne me suis jamais senti aussi bien, dans le sens ou, avec seulement deux ans de L 1, j’ai appris à répéter mes efforts sur 90 minutes. Je sais aussi que je peux énormément progresser à ce poste, sans être prétentieux. Je m’y plais. Je retrouve ma confiance et je suis prêt à repartir de plus belle. » Une confiance qui, encore une fois, s’était effilochée au quotidien de ses prestations, sans que les Bleus ne masquent le ILS SONT CERTAINEMENT les deux joueurs auxerrois à s’être serrés le plus souvent la main depuis le début de la saison. Le Belge Luigi Pieroni et le Roumain Daniel Niculae se partagent, en effet, la seule place d’attaquant de pointe dans le système (4-2-3-1) mis en place par Jean Fernandez, leur entraîneur. Et quand l’un sort en cours de match, l’autre lui succède assez souvent (quatre fois en L 1, une en Coupe de la Ligue, une en Coupe de l’UEFA). Surtout, les deux attaquants n’ont encore jamais commencé un match de Championnat côte à côte, se partageant quelques minutes communes (120 en douze journées) en fonction des événements, notamment de résultats à inverser. Fernandez s’est ainsi interrogé sur leur complémentarité… la réponse ayant été apportée par ses choix très clairs. Les intéressés ne les partagent pas complètement, évidemment influencés par leur souhait d’être davantage titulaires. « Même si nos jeux sont assez proches, je pense que l’on peut évoluer ensemble, surtout à domicile, car on ne sait pas très bien défendre, reconnaît Pieroni, dans sa troisième saison au club sans s’être encore totalement imposé. Daniel est peut-être un peu plus à l’aise techniquement que moi. Mais, en général, c’est toujours plus facile de jouer à deux. » Son coéquipier, qui n’a jamais évolué seul devant au Rapid Bucarest, acquiesce. « Je serais très content de jouer avec Luigi car je pense que l’on peut être complémentaires, estime Niculae, vingt-quatre ans. Lui est plus buteur, alors que j’aime davantage participer aux offensives. Mais la concurrence concerne tout le monde. Et à l’image de l’équipe, je ne peux être satisfait de mes performances. » Cette recrue, le choix réfléchi du recruteur Daniel Rolland mais que Jean Fernandez ne connaissait pas, a pourtant suscité d’emblée les espoirs de son entraîneur, qui l’a titularisé entre la 6e et la 11e journée, lui ayant l a is s é a u p a r a v a n t q u e l q u e s semaines d’acclimatation. Seulement, il n’a marqué qu’une fois en Championnat (deux en Coupe de l’UEFA). Même s’il ne s’agit pas d’un buteur (32 réalisations en 112 matches de D 1 roumaine), ses prestations sont pour l’instant décevantes. Celles de Pieroni, qui lui n’a pas l’excuse de l’adaptation, ne sont guère plus séduisantes. S’il s’est distingué contre des équipes européennes de second rang (4 buts), il tarde à confirmer un exercice 2005-2006 où il avait marqué à douze reprises. Mais ses statistiques bourguignonne s (20 buts en 74 matches de L 1) ne le désignent pas non plus comme un véritable finisseur. « C’est vrai que j’aspirais à être titulaire et à être aussi efficace que l’an dernier », regrette l’international belge de vingt-six ans. Si le décevant classement de l’AJA (15e) doit beaucoup à une défense trop fébrile, ses actuelles carences offensives ne lui permettent plus de les compenser. D’autant que le Polonais Ireneusz Jelen, qui s’était rendu indispensable avant sa blessure, n’est pas encore apte à retrouver le flanc droit. En attendant, le meilleur buteur auxerrois est le milieu Lionel Mathis qui, avec trois réalisations, a déjà égalé son meilleur total sur une saison. Noir Noir Julien Faubert refuse toutefois de mettre uniquement sur le compte du changement tactique girondin sa reconversion, même s’il admet que la coïncidence est heureuse. « J’y pensais déjà bien avant, expliquet-il. Je voyais bien que j’étais serré de près cette saison, que j’avais moins d’espaces. Les gens me le répétaient mais je n’étais pas convaincu. Il m’a fallu une prise de conscience personnelle pour comprendre que je me sentirai mieux derrière. Franchement, même si j’ai été appelé en équipe de France, mon début de saison n’a pas été bon. Je voyais bien que mes performances étaient loin de ce qu’espéraient les gens et de ce que j’attendais, moi. » Si la sélection était effectivement venue un peu à contre-courant, plu- Bien qu’en mal d’efficacité, Auxerre n’évolue qu’avec un seul joueur en pointe, Pieroni ou Niculae. Et aucun ne s’impose. 12 FOOTBALL LIGUE 2 (16 journée) e Bleu Rouge Noir Jaune AC AJACCIO - BASTIA : 0-1 Bastia, patron de Corse HIER Le Sporting a logiquement battu l’ACA, mais aura quand même du mal à jouer les premiers rôles. laient à n’en plus finir. Le technicien hollandais, en repensant au football total qui était un peu le sien dans les années 70, a dû parfois se demander ce qu’il faisait dans cette galère. Après deux victoires d’affilée, l’ACA entendait poursuivre sa série. Mais la prophétie de Simondi, l’entraîneur adjoint de Krol, la veille du match – « Si on perd contre Bastia, notre série n’aura servi à rien » – s’est révélée exacte. Le début de match fut pourtant trompeur. Avec son jeu en mouvement, l’équipe d’Ajaccio entrait mieux dans ce derby coloré, engagé mais relativement correct sur la pelouse et dans les tribunes (hormis une ou deux bombes agricoles et quelques fumigènes). Mais si l’ACA pratiquait du jeu, c’était de façon stérile, la défense bastiaise restant bien en place. Il fallut une erreur individuelle, celle de Maire, pour voir l’ACA se montrer dangereux. Mais Rocchi butait sur Ejidé, le gardien bastiais (10e). Une des seules occasions ajacciennes avec ce sauvetage de Maire, le défenseur bastiais devançant Mandrichi sur le point de marquer dans le but vide (36e). C’était trop peu. Abusant de longs ballons pour André trop seul, le Sporting allait enfin sortir de sa réserve après vingt-cinq minutes. Et Casoni allait pouvoir pester une nouvelle fois contre le manque de réalisme de ses joueurs, récurrent depuis le début de saison. La menace fantôme avait pour nom Ben Saada : une frappe écrasée (26e), une autre frappe sans AC AJACCIO - BASTIA : 0-1 (0-0) Tempsdoux. Pelouseen mauvaisétat. 6 500 spectateurs environ. Arbitre : M. Chapron. But : Née (58e). Avertissements. – AC Ajaccio : Rocchi (11e, jeu dur sur Bridonneau), Mandrichi (48e, simulation et contestation), Scarpelli (68e, antijeu), Collin (68e, tacle en retard sur Barthélémy) ; Bastia: Ben Saada(23e, tacle en retard sur Laurenti), Bridonneau (49e, accrochage sur Scarpelli). AC AJACCIO : Roux – Dujeux, Laurenti, Dzodic, Collin (cap.) – Rocchi, Rodrigo, Pierazzi (Khiter, 66e), Chafni (Lacombe, 71e) – Mandrichi, Scarpelli (Kolar, 78e). Entraîneur : R. Krol. BASTIA : Ejidé – Marester, Meniri, Maire,Bridonneau–Barthélémy,Ghisolfi, Ga. Coulibaly (Y. Gomez, 81e), F. Mendy – Ben Saada (Née, 52e), André (cap.). Entraîneur : B. Casoni. AJACCIO – de notre envoyé spécial ON SE GARDERA BIEN de dire que Bastia est redevenu hier soir un candidat à la Ligue 1, ou même que le Sporting est parti pour une remontée fantastique au classement. Avec cette victoire à Ajaccio, Bastia est le patron en Corse et c’est déjà beaucoup pour l’équipe de Casoni, qui n’avait pris que neuf points sur trente-trois possibles depuis le 18 août et qui se retrouve aujourd’hui à dix points de la troisième place. Pour acquérir son statut de chef de l’île et dépasser l’ACA au classement, le Sporting a pu compter sur l’étrange passivité de l’équipe de Ruud Krol. Après n’avoir rien montré en première mitemps, les Ajacciens n’ont pas fait mieux après l’ouverture du score adverse signée Frédéric Née (58e), alors même que les joueurs bastiais recu- AJACCIO. – Le Bastiais Éric Marester stoppe l’Ajaccien Kamel Chafni. Les Bleus du Sporting ont signé chez leurs voisins une troisième victoire à l’extérieur cette saison. (Photo Michel Luccioni/Nice Matin/PQR) STRASBOURG LIBOURNE-ST-SEURIN : 2-1 (0-0) 17 HEURES Martigues - Angers Paris FC - Châtellerault 19 H 30 Vannes - Cannes 20 HEURES Cherbourg - Pau Nîmes - Romorantin Toulon - Raon-l’Étape Beauvais - Clermont AUJOURD’HUI CNFE Clairefontaine (6) - Saint-Brieuc (5) (15 heures) DEMAIN Condé-sur-Noireau (7) - Montpellier (1) (14 heures) Juvisy (2) - Compiègne (9) (15 heures) Hénin-Beaumont (11) - La Roche-sur-Yon (8) (15 heures) Soyaux (4) - Toulouse (12) (15 heures) Lyon (3) - Paris-SG (10) (15 heures) Artur JORGE (entraîneur de Créteil) : « Nous avons eu notre chance de l’emporter, eux aussi sur quelques occasions ont réussi à nous mettre en danger. Nous n’avons pris que un point cette semaine, c’est léger au niveau comptable mais on s’améliore et dans les prochaines semaines, l’équipe sera encore plus performante. » Rudi GARCIA (entraîneur de Dijon) : « C’est un point satisfaisant à l’extérieur face à une équipe de Créteil très entreprenante et qui nous a causé beaucoup de soucis. Nous avons su faire preuve d’une bonne maîtrise collective pour conserver ce match nul et c’est bien là l’essentiel. » GROUPE A P. — 3 3 4 3 4 6 5 4 4 4 6 5 4 6 4 8 5 7 6 7 p. — 30 22 16 18 14 15 23 26 16 17 15 14 18 15 12 13 15 16 5 8 c. Diff. — — 18 +12 13 +9 11 +5 9 +9 10 +4 15 0 22 +1 20 +6 15 +1 13 +4 24 -9 15 -1 20 -2 18 -3 13 -1 21 -8 16 -1 25 -9 12 -7 18 -10 PROCHAINE JOURNÉE. – Vendredi 17 novembre, 20 heures : LouhansCuiseaux - Toulon ; Entente SSG-Sète ; Boulogne-sur-Mer - Beauvais ; PauParis FC ; Angers-Yzeure. Samedi 18 novembre, 18 heures : Romorantin-Cherbourg. 20 heures : Raonl’Étape - Vannes ; Clermont-Laval ; En cas d’égalité de points, les équipes sont Châtellerault-Martigues ; Cannes- départagées par la différence de buts Nîmes. particulière. DIVISION 1 FEMMES (7e journée) CRÉTEIL n’a toujours pas battu Dijon en Ligue 2. Pourtant, ce n’est pas faute d’avoir essayé. Baha, très entreprenant tout au long de la rencontre, ouvrait le score sur penalty (15e). Plus sûrs de leur jeu depuis l’arrivée sur le banc d’Artur Jorge, les Cristoliens se laissaient surprendre par Avezac qui profitait d’une erreur défensive d’Argelier pour égaliser (34e). Loin d’être démobilisé, Créteil repartait de l’avant. Vareilles, décidément maudit, trouvait la transversale dijonnaise (44e) et Baha échouait d’un rien dans sa tentative de lob (45e + 3). Sur sa lancée, l’USCL obtenait trois nouvelles balles de break. Salze (66e, 90e) et Baha (69e) ne pouvaient concrétiser l’excellente prestation d’ensemble des Val-de-Marnais. – S. F. LES GRENOBLOIS ont renoué avec un succès qui les fuyait depuis la 9e journée. En profitant des largesses d’une défense rémoise calée trop haut et de l’inconsistance du pressing des milieux champenois, les Dauphinois ont trouvé trois fois la faille en première période. Yanev ouvrait le bal en reprenant un centre de Chapuis. Giraudon trompait ensuite son propre gardien. Enfin, Chapuis remportait son duel avec Liébus. La tête du même Chapuis corsait l’addition avant l’heure de jeu sur un excellent service d’Akrour et Kermorgant parachevait la victoire grenobloise en taclant le ballon sur un centre de Stinat. Entretemps, Féret avait réduit l’écart mais sans empêcher Reims de concéder un lourd revers (5 buts en 1 match), alors que la défense marnaise en avait juste pris huit en quinze journées. – G. G. Yvon POULIQUEN (coach Grenoble) : « C’est bien, mais il ne faut pas être euphorique. Je ne l’étais pas quand on était dans les trois premiers. Je ne le serai pas après ce succès. » Thierry FROGER (coach Reims) : « Quand un match tourne aussi mal, c’est dur de se relever. Surtout quand on n’a pas l’envie. Je vous laisserai analyser le poids des absences. » Temps frais. Terrain en bon état. 9 619 spectateurs. Arbitre : M. Cotrel. But : Malm (26e s.p.). Avertissements. – Châteauroux : Trapasso (45e + 1, antijeu), Ahamada (81e, jeu dangereux sur Mainfroi), Moutaouakil (90e + 3, jeu dangereux sur Ab. Cissé) ; Montpellier : Godemèche (39e, tacle à retardement sur Vandenbossche), Chakouri (45e, jeu dangereux sur Sako), Pionnier (78e, antijeu), Ab. Cissé (86e, contestation). CHATEAUROUX:Fernandez – Moutaouakil, Viator, Babin, Ateba (ElJadeyaoui, 81e) – Trapasso (Mulenga, 53e), Sidibé, Vandenbossche (cap.), Sako(Bayod, 86e)–Mauricio,Ahamada. Entraîneur : C. Daury. MONTPELLIER : Pionnier – Chakouri, NGambi, Cambon, Mainfroi – Delaye (F. Mendy, 93e), Godemèche, Carotti (cap.), Neumann (Darbion, 90e) – Malm (Atik, 79e), Ab. Cissé. Entraîneur : J.-F. Domergue. L’HISTOIRE de penalties a tourné en faveur de Montpellier. Le premier transformépar Malm (26e), le second de Mauricio stoppé par Pionnier (61e) ont permis aux Héraultais de décrocher leur première victoire à l’extérieur de la saison. Les hommes de Jean-François Domergue entamaient les débats avec beaucoup de maîtrise collective. Sur un coup franc anodin, Cissé était bousculé par Moutaouakil et Malm transformait. Assez ternes jusque-là, les Castelroussins tentaient de revenir immédiatement. Mais là encore, ils se heurtaient inéluctablement à leur lacune du moment : le manque de réalisme. La seconde période, à sens unique, n’y changeait rien. Trop brouillons, manquant d’imagination, les Berrichons n’y arrivent décidément plus. – F. L. Cédric DAURY (entraîneur de Châteauroux) : « C’est une grosse déception car les joueurs ont tout essayé mais il nous a manqué le geste final. Je n’ai rien à reprocher à mes hommes si ce n’est la finition où nous avons une nouvelle fois péché. » Jean-François DOMERGUE (entraîneur de Montpellier) : « C’est notre deuxième victoire d’affilée mais surtout notre première à l’extérieur. Le groupe l’a méritée car les joueurs ont montré une grosse envie et de la solidarité. » c. — 6 12 11 15 19 14 13 19 21 21 18 19 24 17 20 21 19 24 21 23 Diff. — +16 +14 +11 +5 +6 +9 +4 +1 -1 +2 -3 0 -10 -3 -4 -6 -10 -13 -6 -12 BUTEURS 1. Lesage (Le Havre), 10 buts. 2. B. Gueye (Metz), 8 buts. 3. P. Cissé (Metz) ; Fauré (Reims), 7 buts. 5. Meslin (Bastia) ; K. Traoré (Le Havre), 6 buts. PROCHAINE JOURNÉE. – Vendredi 17 novembre, 20 heures : Amiens-Tours ; Bastia-Grenoble ; Dijon-Le Havre ; Libourne-Saint-Seurin - Gueugnon ; Montpellier-Créteil ; Niort-Guingamp ; Reims-Istres. 20 h 30 : Caen-Châteauroux (Eurosport). Dimanche 19 novembre, 16 heures : Metz-AC Ajaccio (Eurosport). Lundi 20 novembre, 20 h 30 : Brest-Strasbourg (Eurosport). GUINGAMP - AMIENS : 2-3 (1-1) ISTRES - BREST : 1-1 (0-1) TOURS - NIORT : 1-0 (0-0) Temps froid. Pelouse souple. 7 500 spectateurs environ. Arb. : M. Fraise. Buts. – GUINGAMP : Haquin (42 e ), S oumah (76 e ) ; AMIENS : Casartelli (21e), Leye (58e), Heitzmann (83e). Avertissements. – Guingamp : Truchet (85e, contestation) ; Amiens : De Freitas (23e, tacle appuyésur Jouffre),Leye(26e, tacle en retard sur B. Robert), Fayolle (40e, tacle en retard sur Bisconti). Expulsion. – Guingamp : P. Remy, entraîneur (80e). GUINGAMP : Debès (cap.)– Truchet, Leugueun, Sikimic, Koscielny – Bisconti, Jouffre (Pinto Borges, 42e), Sitruk, B. Robert (Soumah, 73e) – Haquin, Caggiano (Y. Rivière, 46e). Entraîneur : P. Remy. AMIENS : Merville – Martins Pereira, Casartelli, Sami, Boche – Levrat, De Freitas (cap.), Buron (Kinkela, 79e), Giresse (D. Vairelles, 85e) – Fayolle (Heitzmann,59e), Leye. Ent. : L. Batelli A Fos-sur-mer. Temps froid. Pelouse en excellent état. 2 500 spectateurs environ. Arbitre : M. Gautier. Buts. – ISTRES : Viale (86e). BREST : Bigné (34e). Avertissements. – Istres : Zambernardi (20e, jeu dangereux), Aboub (45 + 3, antijeu), Coulibaly (64e, tacle irrégulier). Brest : Auriac (45 + 2, obstruction), Socrier (70e, antijeu). Expulsion : Istres : Suriano (90e + 1, antijeu sur De Carvalho). ISTRES : Ru. Riou (cap.) – Ma. Coulibaly, Canet, El Brazi, Zambernardi (Suriano, 72e) – Maurel (Viale, 56e), Aboub, Sichi, Aubanel (M’Futi, 38e) – Goussé, Souari. Entraîneur : B. Rodriguez. BREST : Elana – Poulard, Charpenet, Oliveira, Randriana – Bigné, Auriac, Guégan (cap.), Liabeuf (Josse, 88e) – De Carvalho (Bouchu,90 + 2), Socrier (N’Jock, 84e). Entraîneur : T. Goudet. Temps frais. Pelouse en bon état. 3 772 spectateurs. Arbitre : M. Guillard. Buts : Maréval (79e). Avertissements. – Tours : Mandanne (35e, antijeu), Leray (65e, tacle par-derrière sur Gonzales), Collet (87e, jeu dur sur Couturier) ; Niort : Couturier (32e, jeu dur sur Mandanne), Gagnier (54e, antijeu), Biger (78e, tacle illicite sur Himmer). TOURS : Raimbault – Himmer, Tokéné, Benatia (Maréval, 75e), Leray – Collet (Pedemonte, 87e), Rodriguez, Fleurival, Diop (Tavares, 61e) – Vairelles, Mandanne. Entraîneur : A. Falette. NIORT : Klein – Vincelot, Couturier, J. Chapuis, Ferrier – Gonzales (Konate, 76e), Bouard, Periatambée, Biger ; Gagnier (Leroy, 76e), Obiorah ( R i v i è r e , 6 0e ) . E n t r a î n e u r : P. Hinschberger. À LA PAUSE, Brest n’avait pas montré grand-chose mais menait grâce à un but opportuniste de Bigné (34e), initiateur et finisseur d’une action au départ anodine. Éternel recommencement pour Istres qui, comme contre Gueugnon mardi (0-1), se trouvait mené. Le « tout pour l’attaque » des Istréens butait sur des Brestois sérieux et bien organisés qui manquaient par Socrier (57e) et Auriac (82e) de tuer le match. Les Provençaux se déchaînaient en fin de match et égalisaient à la 86e par Viale. Puis étaient à deux doigts de l’emporter, El Brazi et Souari manquant dans les ultimes minutes deux ballons en or. – J.-P. T. C’EST FAIT. Tours a mis fin à une série de sept défaites de suite et a repris le droit d’espérer en Ligue 2. Mais que ce fut dur ! La première mi-temps se révéla sans grand relief, si ce n’est quelques envolées de Himmer, un tir de Diop renvoyé du poing par Klein (13e) et une déviation de Mandanne (44e) face à des Chamois trop prudents. La première occasion fut néanmoins niortaise avec une tête à bout portant de Gagnier, mal cadrée (54e). Tours répliqua par Tavares, qui buta sur un Klein inspiré (70e). La délivrance survint à la 79e minute sur un coup franc de 40 mètres de Maréval, que laissa filer la défense niortaise, ce qui surprit Klein. Rivière ratait la balle d’égalisation (86e). – J.-E. Z. À CAUSE d’une grande naïveté sur les coups de pied arrêtés, Guingamp a concédé un échec embêtant dans l’optique du maintien. Amiens avait réussi une bonne entame, et sur un coup franc de De Freitas, le défenseur argentin Casartelli ouvrait le score de la tête (21e). Haquin égalisait suite à une grosse erreur amiénoise consécutive à une touche de Koscielny (42e). À la reprise, un coup franc de Giresse était repris victorieusement par Leye (58e). Guingamp, courageux, égalisait par son remplaçant Soumah, qui reprenait un bon ballon d’Haquin (76e). Les Amiénois ne se satisfaisaient pas de ce résultat et Heitzmann, de la tête, reprenait victorieusement un centre de Giresse (83e). Un but qui met Guingamp dans une situation très délicate, alors qu’Amiens a remporté sa quatrième victoire à l’extérieur. Patrick REMY (coach de Guingamp) : « On a plutôt fait un bon match. On perd à cause des coups de pied arrêtés. Mon exclusion ? Elle est anecdotique compte tenu du résultat. » Ludovic BATELLI (coach d’Amiens) : « À la mi-temps, j’avais le sentiment que nous devions gagner. Nous avons su aller de l’avant jusqu’au bout. » – D. R. Bernard RODRIGUEZ (entraîneur d’Istres) : « C’est un match symptomatique d’une équipe en plein doute. Notre élan de révolte de la fin aurait pu permettre de l’emporter. » Thierry GOUDET (entraîneur de Brest) : « On voulait prendre un point, après, on espérait mieux. Et à la fin, on a failli pleurer. » Albert FALETTE (entraîneur de Tours) : « Tours a été déterminé du début à la fin et a récolté une victoire méritée. Coup de chapeau à mes joueurs, car ce n’était pas facile après notre série noire. » Phi l i p p e H IN S C H B E RG ER (entraîneur de Niort) : « On savait que ça allait être un match de Coupe. On a rarement été mis en danger mais, comme souvent, cela se joue sur un coup de pied arrêté. » CFA 2 (10e journée) GROUPE C GROUPE A GROUPE C GROUPE E GROUPE G AUJOURD’HUI HIER AUJOURD’HUI AUJOURD’HUI AUJOURD’HUI AUJOURD’HUI Strasbourg B (14) - Nancy B (10) (16 heures) Besançon (2) - Calais (4) (18 heures) Mulhouse (9) - Lens B (13) (18 heures) Vesoul (18) - Compiègne (5) (18 heures) Dunkerque (11) - Schiltigheim (15) (18 heures) Bayonne (1) - Anglet (5) ................ 2-0 Valenciennes B (1) - Feignies (7) (15 heures) Wasquehal (5) - Cambrai (12) (15 heures) Laon (14) - Saint-Omer (13) (18 h 30) Armentières (4) - Arras (10) (18 h 30) Roye (11) - Reims B (16) (19 heures) Corte (13) - Manosque (6) (14 h 30) AC Ajaccio B (7) - Imphy-Decize (9) (15 heures) Gueugnon B (1) - Échirolles (10) (15 heures) Porto-Vecchio (16) - Bourg-Péronnas (4) (18 heures) Villefranche-sur-S. (11) - Montélimar (14) (18 heures) Grenoble B (3) - Chasselay-Mts-d’Or (8) (18 heures) Niort B (4) - Cognac (10) (18 heures) Blagnac (12) - Limoges (16) (18 heures) Les Sables-d’Ol. (8) - Mont-de-Marsan (6) (18 h 30) Lib.-St-Seurin B (5) - Cugnaux (14) (18 h 30) Tarbes (3) - Fontenay-le-C. (1) (19 heures) Luçon (2) - FC Bas. Arcachon (11) (19 h 30) Agen (13) - Aurillac B (15) (20 heures) Carcassonne (9) - Toulouse-Fontaines (7) (20 heures) La Montagnarde (6) - Saint-Lô (1) (16 heures) Locminé (15) - Lamballe (14) (18 heures) La Vitréenne (9) - Changé (3) (18 heures) Avranches (11) - Mayenne (13) (18 heures) Laval B (4) - Alençon (12) (18 heures) Saint-Brieuc (8) - Lorient B (10) (18 h 30) Châteaubriant (16) - Le Poiré-sur-Vie (2) (19 heures) La Roche-sur-Yon (5) - Brest B (7) (19 heures) DEMAIN Sochaux B (3) - Épernay (12) (15 heures) Levallois (16) - Lille B (1) (15 heures) Metz B (8) - Saint-Quentin (17) (15 heures) Lesquin (7) - Épinal (6) (15 heures) GROUPE B AUJOURD’HUI CA Bastia (13) - Montpellier B (18) (14 h 30) Lyon B (10) - Jura Sud (7) (15 heures) Cassis-Carnoux (11) - Saint-Priest (4) (15 heures) GFCO Ajaccio (14) - Gap (2) (18 heures) Fréjus (1) - Endoume (16) (18 heures) Le Pontet (12) - Saint-Étienne B (17) (18 heures) Arles (3) - Croix-de-Savoie (6) (18 heures) Agde (9) - Monaco B (5) (19 heures) DEMAIN Nice B (8) - Montceau (15) (15 heures) AUJOURD’HUI Stade Bordelais (4) - Rodez (2) (18 heures) Moulins (10) - Le Mans B (7) (18 h 30) Orléans (15) - Les Herbiers (17) (19 heures) Brive (18) - Montluçon (11) (19 h 30) Aurillac (16) - Luzenac (14) (20 heures) DEMAIN Nantes B (13) - Albi (6) (15 heures) Balma (9) - St-Georges-Les Ancizes (12) (15 heures) Toulouse B (8) - Bordeaux B (4) (15 heures) GROUPE D AUJOURD’HUI Poissy (14) - Pontivy (16) (15 heures) Quevilly (18) - Rouen (15) (17 heures) Sénart-Moissy (5) - AS Vitré (12) (17 heures) Villemomble (1) - Red Star (11) (18 heures) Plabennec (10) - Bois-Guillaume (3) (18 heures) Pacy-sur-Eure (4) - Paris-SG B (13) (18 heures) Dieppe (9) - Ste-Geneviève-desBois (6) (18 heures) Concarneau (17) - Guingamp B (7) (19 heures) DEMAIN DEMAIN Sedan B (2) - Taissy (8) (15 heures) Marck (3) - Noisy-le-Sec (9) (15 heures) Reims Ste-Anne (15) - Créteil B (16) (15 heures) GROUPE B AUJOURD’HUI Dijon B (6) - Pont-de-Roide (9) (18 heures) Colmar (10) - Vauban-Strasbourg (2) (18 heures) Haguenau (11) - Pontarlier (15) (18 heures) Amnéville (8) - Troyes B (1) (18 heures) La Chapelle-St-Luc (12) - Besançon B (16) (18 h 30) Saint-Dié (7) - Selongey (3) (20 heures) DEMAIN Algrange (13) - Belfort (4) (15 heures) Jarville (13) - Illzach (5) (15 heures) DEMAIN Clermont B (12) - Andrézieux (2) (15 heures) Nîmes B (5) - Chalon-sur-S. (15) (15 heures) GROUPE D AUJOURD’HUI Marseille B (5) - Bastia B (4) (15 heures) Menton (3) - EF Bastia (16) (15 heures) Draguignan (11) - Borgo (12) (16 heures) Hyères (1) - La Valette-du-Var (14) (17 heures) Rhône-Vallées (15) - Lyon-La Duchère (10) (18 heures) L’Île-Rousse (6) - Marignane (7) (19 heures) DEMAIN Saint-Chinian (9) - Saint-Raphaël (13) (15 heures) Consolat Marseille (2) - AS Minguettes (8) (15 heures) GROUPE F GROUPE H AUJOURD’HUI Viry-Châtillon (15) - St-Pryvé-St-Hil. (5) (18 heures) Dreux (13) - Châteauroux B (4) (18 heures) Carquefou (2) - Orléans B (12) (18 h 30) Blois (6) - Avoine-Beaumont (10) (19 heures) Thouars (8) - Arménienne Issy (3) (20 heures) Châtellerault B (7) - Vierzon (16) (20 heures) DEMAIN Angers B (14) - Sens (11) (15 heures) Auxerre C (9) - Racing CF 92 (1) (15 heures) AUJOURD’HUI Amiens AC (8) - Évreux (16) (15 heures) Ivry (4) - Amiens B (5) (18 heures) Les Lilas (6) - Ouistreham (15) (18 heures) Entente SSG B (7) - Abbeville (11) (18 heures) Mondeville (13) - Mantes (9) (18 heures) Caen B (1) - Quevilly B (10) (18 heures) DEMAIN Oissel (12) - Dives (2) (15 heures) Le Havre B (3) - Cherbourg B (14) (15 heures) Rennes B (8) - Auxerre B (2) (15 heures) PAGE 12 SAMEDI 11 NOVEMBRE 2006 Bleu Rouge Noir Jaune Rouge AUJOURD’HUI Temps frais. Pelouse en bon état. 5 070 spectateurs. Arbitre : M. Lecellier. Buts. – GRENOBLE : Yanev (13e), Giraudon(33e, c.s.c.), C. Chapuis (37e, 52e), Kermorgant (84e) ; REIMS : Féret (68e). Avertissements. – Grenoble : Matheus (88e, antijeu), H. Baldé (54e, jeu dangereux) ; Reims : Deaux (89e, jeu dangereux). GRENOBLE : Wimbée - J. Stinat, S. Pelé, Matheus (cap.), Robin Kamissoko, Juan, O. Sarr - Yanev (Kermorgant, 80e) - Akrour, C. Chapuis (Dja Djedje, 75e). Entraîneur : Y. Pouliquen. REIMS : Liébus - Fontenette, H. Baldé (Deaux, 62e), Chicaut, Giraudon Bo n n a l, B u rl e , F é r e t , Ie ls c h (Comminges, 73e) - Fauré (cap.) (Lundblad, 69e), Baléguhé. Entraîneur : T. Froger. CHÂTEAUROUX MONTPELLIER : 0-1 (0-1) 1. Metz 2. Caen 3. Strasbourg 4. Dijon 5. Grenoble 6. Le Havre 7. Reims 8. Châteauroux 9. Amiens 10. Bastia 11. AC Ajaccio 12. Montpellier 13. Gueugnon 14. Brest 15. Libourne-St-S. 16. Niort 17. Créteil 18. Istres 19. Guingamp 20. Tours Classement Pts J. G. N. P. p. — — — — — — 38 15 12 2 1 22 33 16 9 6 1 26 32 16 9 5 2 22 29 16 8 5 3 20 26 16 7 5 4 25 25 15 6 7 2 23 25 16 7 4 5 17 25 16 7 4 5 20 24 16 7 3 6 20 22 16 6 4 6 23 20 16 5 5 6 15 18 16 5 3 8 19 18 16 5 3 8 14 16 16 3 7 6 14 16 16 4 4 8 16 15 16 3 6 7 15 15 16 3 6 7 9 13 16 3 4 9 11 11 16 2 5 9 15 11 16 3 2 11 11 Bleu Rouge Sète - Louhans-Cuiseaux ......... 1-2 Yzeure - Boulogne-sur-Mer...... 3-2 Laval - Entente SSG .................. 2-2 Classement Pts J. G. N. — — — — 1. Boulogne ......... 29 14 9 2 2. Laval.................. 25 14 7 4 3. Angers............... 25 13 8 1 4. Paris FC ........... 24 13 7 3 5. Nîmes................ 23 13 7 2 6. Louhans-C. ...... 22 14 7 1 7. Sète ................... 21 14 6 3 8. Clermont .......... 19 13 5 4 9. Beauvais .......... 19 13 5 4 10. Toulon .............. 17 13 4 5 11. Romorantin ..... 17 13 5 2 12. Cannes ............. 16 13 4 4 13. Entente SSG ... 16 14 3 7 14. Châtellerault ... 15 13 4 3 15. Raon-l'Étape... 15 13 3 6 16. Vannes ............. 15 13 5 0 17. Pau .................... 14 13 3 5 18. Yzeure .............. 13 14 3 4 19. Martigues ........ 11 13 2 5 20. Cherbourg ....... 8 13 1 5 Temps frais. Terrain en bon état. 4 000 spectateurs environ. Arbitre : M. Ennjimi. Buts. – CRÉTEIL : Baha (15e s.p.). DIJON : Avezac (34e). Avertissements.–Créteil:L.Bah(20e,tacle dangereux), Lavoyer (75e, tacle dangereux), J. Perez (83e, tacle par-derrière). Dijon : A. Ba (13e, antijeu), Vosahlo (49e, tacle par-derrière). CRÉTEIL : Trivino – Loja, Salze, Danjou (cap.), Argelier (Dolores, 53e) – J. Perez, L. Bah (El-Omari, 80e), Lavoyer, Khenniche – Baha (Terrier, 80e), Vareilles. Entraîneur : A. Jorge. DIJON : Mouko – Vosahlo (Ponge, 63e), A. Ba, Tacalfred, Grégoire (cap.) – Asuar, Larcier, Linarès, Poyet – Avezac (Masson, 70e), Abwo (Mangione, 57e). Entraîneur : R. Garcia. CFA (12e journée) NATIONAL (14e journée) HIER GRENOBLE - REIMS : 5-1 (3-0) 20 H 30 Le Havre - Metz (Eurosport) Jaune Bleu Jaune Temps froid. Pelouse souple. 12 166 spectateurs. Arbitre : M. Buquet. Buts. – STRASBOURG : Cohade (73es.p.), Tum (90e + 4) ; LIBOUR NE-SAINT-SEU RIN : Deranja (66e s.p.). Avertissements. – Strasbourg : Tum (90e + 2, antijeu) ; Libourne-Saint-Seurin: Begeorgi(28e, jeu dur sur Abdessadki), Faivre (44e, tacle dangereux sur Abdessadki), Douence (61e, tacle par-derrière sur Mouloungui ; 82e, tacle à retardement sur Mouloungui), Deranja (croche-pied sur Abou, 76e). Expulsion. – Libourne-Saint-Seurin : Douence (82e, 2e avertissement). STRASBOURG : Cassard – Deroff, Bellaïd, Strasser, Abou – Abdessadki (cap.) (Mathlouthi, 75e ), Lacour (Johansen,56e), Cohade,Mouloungui – Gameiro (Rangelov, 63e), Tum. Entraîneur : J.-P. Papin. LIBOUR NE-SAINT-SEU RIN : Salin – Rambier, Douence, V. Kouassi (cap.), Polovanec – Y. Kébé (Moura, 66e), Delchie, Faivre, Gragnic (Livramento, 74e) – Deranja (Brillaut, 83e), Begeorgi. Entraîneur : D. Tholot. LES STRASBOURGEOIS ont décroché leur neuvième victoire à l’arraché, hier face aux promus de Libourne, mal récompensés. Les hommes de Tholot furent les premiers dangereux par Begeorgi (5e) puis Kébé (8e), ou sur un centre que Gragnic n’était pas loin de convertir (12e). Côté alsacien, on ne s’illustrait qu’épisodiquement. La dernière demi-heure montait en intensité. Bellaïd laissait traîner la main sur un tacle et Deranja ouvrait la marque sur le penalty qui s’en suivait (66e). Cohade répondait du tac au tac après une faute de Rambier sur Mouloungui (73e). Strasbourg poussait. Et après une double parade exceptionnelle devant Cohade et Mathlouthi (90e), Salin s’inclinait sur une volée croisée de Tum. – Fr. N. Jean-Pierre PAPIN (entraîneur de Strasbourg) : « C’est une victoire importante sur le plan comptable, mais encore plus sur le plan mental. Je tire un grand coup de chapeau à mon groupe dont je suis très fier ce soir. » Didier THOLOT (entraîneur de Libourne-Saint-Seurin) : « Mon groupe a fait le match qu’il fallait pendant une heure et quart. On a fait jeu égal avec un prétendant à la montée. La défaite est dure à encaisser. Pas sûr qu’il y a penalty sur le premier but strasbourgeois. » CRÉTEIL - DIJON : 1-1 (1-1) Ruud KROL (entraîneur de l’AC Ajaccio) : « Je pense que le but inscrit par Bastia est entaché d’une faute de main. Il nous a déstabilisés. Cela dit, je crois que nous avons mal digéré les efforts produits lors de nos trois matches en huit jours. » Bernard CASONI (entraîneur de Bastia) : « Notre victoire est parfaitement méritée. Nous avons montré beaucoup de choses au niveau de l’état d’esprit, de la combativité. Gardons-nous, toutefois, de nous enflammer parce que nous avons gagné un match. Il faut conserver cet état d’esprit. » – D. F. LUNDI Noir Noir NOUVELLE DÉFAITE à domicile pour les Gueugnonnais, la cinquième en huit rencontres, face à une équipe de Caen qui a mérité sa victoire. Pourtant, le but inscrit par Gouffran sur une bonne remise de Raineau (45e) a été longuement contesté par les Gueugnonnais. La reprise de la tête de l’attaquant caennais, repoussée par Peiser sous la transversale, n’ayant pas donné l’impression d’avoir franchi entièrement la ligne. Ce but, validé par l’arbitre de touche, a suffi aux visiteurs pour vaincre ; logique si on prend en compte les occasions manquées par Compan seul face à Peiser (4e et 22e), Gouffran (38e), Samson (58e) et enfin Florentin (75e). En face, au crédit des Gueugnonnais, une tête de Colleau (15e), une occasion franche par Niflore (32e) et une frappe hors cadre de Marty (85e). C’est bien peu. – G. B. Victor ZVUNKA (entraîneur de Gueugnon) : « Caen est une équipe qui a d’énormes qualités. Pourtant je retiens de ce match que nous perdons sur un but qui n’a pas été marqué. Nous n’avions pas besoin de cela. Je me serais contenté en effet du 0-0. » Franck DUMAS (entraîneur de Caen) : « Il n’est jamais facile de ramener quelque chose de Gueugnon et a fortiori de prendre les trois points. Je suis fier de mes joueurs qui ont eu une superbe réaction après le match en demi-teinte contre Créteil. » VINCENT GARCIA RECTIFICATIF. – La Corse compte 275 000 habitants et non pas 160 000 comme indiqué par erreur dans notre édition d’hier. Toutes nos excuses à nos lecteurs. UN QUART D’HEURE DE RETARD. – Le match d’hier, diffusé en direct sur Eurosport, a débuté avec un quart d’heure de retard en raison de la retransmission de la rencontre du Masters féminin entre Mauresmo et Henin. Une décision approuvée par les délégués de la Ligue. ILS ONT DIT GUEUGNON - CAEN : 0-1 (0-1) Temps froid. Pelouse en bon état. 2 7 72 sp e c t at e ur s . A r bi t r e : M. Auroux. But : Gouffran (45e). Avertissements. – Gueugnon : Adam (62e, faute sur Grandin), Correia (87e, contestation) ; Caen : Florentin (76e, tacle dangereux sur Colleau), Thiam (87e, contestationdu banc de touche), Samson (90e + 4, antijeu). Expulsion. – Caen : Branger (préparateur physique, 87e). GUEUGNON : Peiser – Rodrigues, F. Adam, Morestin, Correia (cap.) – Marty, Tsoumou, Colleau, Loukhiar (Acédo, 67e) – Dr. Coulibaly (White, 56e), Niflore (L. Touré, 64e). Entraîneur : V. Zvunka. CAEN : Planté – Seube (cap.), Thiam (Valero, 73e), Sorbon, Hengbart – Raineau (Florentin, 46e ), Proment, G. Leca, Grandin – Compan (Samson, 46e), Gouffran. Entraîneur : F. Dumas. puissance alors qu’il pouvait venir défier Roux (29e), et surtout un caviar de Ghisolfi dans l’axe, mal exploité d’une frappe du gauche à ras de terre (40e). Échaudé, Casoni décidait de remplacer son attaquant par Née en début de seconde période. Un coup gagnant puisque le « vieux briscard » se chargeait d’inscrire le seul but du match d’un plat du pied gauche, alors que l’ACA réclamait une main préalable de Barthélémy (58e). Bastia reculait, Ajaccio poussait mollement. Une frappe de Lacombe était sortie par Ejidé (79e), qui venait de sauver son équipe pour la deuxième fois de la semaine, après le match contre Le Havre mardi (1-1). Kolar frappait à côté (87e). Khiter oubliait Rocchi seul au second poteau (90e). Les supporters bastiais pouvaient crier : « On est chez nous ! » L’hôte ajaccien était vraiment trop accueillant hier soir. Gueugnon - Caen ................... 0-1 Strasbourg - Lib.-St-Seurin ..... 2-1 Créteil - Dijon ......................... 1-1 Grenoble - Reims .................... 5-1 Châteauroux - Montpellier ..... 0-1 Guingamp - Amiens ............... 2-3 AC Ajaccio - Bastia ................. 0-1 Istres - Brest ........................... 1-1 Tours - Niort ........................... 1-0 13 Bleu Rouge Noir Jaune FOOTBALL ÉQUIPE DE FRANCE Higuain joue la montre L’attaquant de River a refusé de rejoindre les Bleus mais espère pouvoir bénéficier d’une nouvelle chance, plus tard. BUENOS AIRES – de notre envoyé spécial TOUT VA TROP VITE pour la famille Higuain, débordée de tous côtés depuis que Gonzalo, l’attaquant vedette de River Plate, né à Brest il y a dix-huit ans, s’est retrouvé dans la ligne de mire de l’équipe de France. « Il y a d’abord eu ses deux buts contre Boca Juniors, ensuite sa convocation en équipe de France (jeudi) et maintenant une offre concrète du Real Madrid », confesse son père, Jorge, l’ancien défenseur du Stade Brestois, qui suit de très près sa carrière. Face à une surexposition médiatique, le déchaînement des télés, des radios, les unes des journaux, le jeune Higuain (prononcez Igoua-ine) a pris peur. En famille, après avoir « soupesé les conséquences, on a préféré le protéger, nous a expliqué son père. Gonzalo est timide. Trop pour relever un défi comme celui-là. Rendez-vous compte, il y a six mois, il jouait encore en équipe réserve de River ». Hier, en réponse à la convocation de la FFF, il a donc adressé une lettre par fax, pleine de circonlocutions et de formules de politesse à... Claude Simonet, qu’il croyait toujours président de la FFF. Dans cette lettre, que L’Équipe s’est procurée (voir ci-dessous), il explique les raisons d’un refus « qu’il faut interpréter autrement, parce qu’on espère que Gonzalo aura une autre chance. Il est français, oui ou non ? ». Higuain père : « Le Real est notre priorité, point » Avec mon plus grand respect, Je, soussigné Jorge Nicolas Higuain, père du jeune Gonzalo, joueur du CA River Plate, ai l’honneur de m’adresser à vous, monsieur le Président de la FFF, afin de vous transmettre et, à travers vous, au sélectionneur, mon énorme reconnaissance pour avoir convoqué mon fils Gonzalo en équipe nationale. Malgré la fierté de mon fils d’avoir reçu cette distinction, nous avons pris une décision en famille, en respectant sa décision personnelle, et dans ce sens il est de mon devoir de vous communiquer que, en raison des nombreuses et intenses expériences professionnelles traversées en peu de temps par Gonzalo, et en raison de son jeune âge, je considère que ce n’est pas le moment propice pour assumer une responsabilité de cette amplitude. Je tiens à préciser qu’en aucune manière Gonzalo ne se refuse à intégrer l’équipe de France. C’est tout le contraire et j’espère qu’à l’avenir, avec un statut professionnel mieux défini et consolidé, il sera à nouveau appelé. En vous renouvelant notre fierté et notre reconnaissance pour cette convocation, je vous prie d’accepter mes salutations et toute ma considération. JORGE NICOLAS HIGUAIN TÉLÉVISION Le communiqué de Domenech C’est sur le site Internet de la Fédération que le sélectionneur a réagi après avoir pris connaissance du fax envoyé par le père de Gonzalo Higuain. Voici, en intégralité, le texte publié par la FFF. « COMPTE TENU de sa situation, j’aurais compris et respecté le choix de Gonzalo Higuain si celui-ci avait annoncé qu’il souhaitait jouer pour la sélection nationale argentine. J’avoue que je suis surpris par cette " non-décision ". Il s’est revendiqué français et, comme tout joueur français, il doit répondre présent quand il est convoqué en équipe de France, quel que soit son club et son passé. Je souhaitais profiter de ce match amical de mercredi au Stade de France face à la Grèce, qui n’avait aucune incidence sur son avenir international, pour évoquer avec lui la situation. Je ne lui demandais pas de choisir mais juste de venir discuter, pour nous permettre à tous les deux de nous faire un avis, à une période internationale où il était possible de réaliser ce type de démarche. J’attends une réponse de sa part et j’espère que la raison l’emportera. » RAYMOND DOMENECH ne ferme pas encore la porte. Mais il veut que Higuain choisisse clairement entre la France et l’Argentine. L’Équipe a rencontré Raymond Domenech hier, en début d’après-midi. À ce moment de la journée, le sélectionneur n’avait pas encore pris connaissance du fax (voir cicontre) qui confirme par écrit les propos que le père de Gonzalo Higuain avait tenus la veille, à Buenos Aires. Mais Raymond Domenech anticipait déjà un éventuel refus. « S’IL NE VIENT PAS, s’expose-t-il à des sanctions ? – Je n’extrapole pas. On verra ce que le joueur va dire. – Avez-vous imaginé qu’il puisse refuser la sélection ? N’avez-vous pas cherché à obtenir des garanties avant de le sélectionner ? – Il est français. Il fait savoir au monde entier qu’il est français et que la France ne l’a pas vu jouer. S’il est français, il est sélectionnable. Donc, je le sélectionne. Après, je ne vais pas mener de tractations. Quand je prends Benzema, je ne demande pas s’il est français. Il est français, je le sélectionne. Je fais pareil avec tout le monde. – En cas d’absence, quelle sera votre attitude ? – On va en discuter avec le président (Jean-Pierre Escalettes, le président de la Fédération). Mais Higuain est assujetti aux mêmes règles que les autres. RUGBY À XIII MAGAZINE SKI ALPIN Sport + 120 min Rediff. mercredi à 12 h Eurosport 60 min Championnat d’Angleterre. 12 e journée. Chelsea-Watford. FOOTBALL RUGBY FOOTBALL 11.00 Masters F 2006. Round robin. 4 e jour. À Madrid (ESP). TENNIS Eurosport 75 min BEACH-SOCCER Eurosport 2 105 min Rediff. à 18 h 45 SKI ALPIN FOOTBALL FOOTBALL Championnat d’Angleterre. 12 e journée. Manchester City - Newcastle. TPS Foot 120 min Masters F 2006. Demi-finales. À Madrid (ESP). Canal + 55 min JOUR DE RUGBY Canal + 45 min HOCKEY SUR GLACE TPS Foot 125 min M 6 70 min Rediff. mercredi à 12 h BASKET Canal + Sport 120 min NHL. Vancouver Canucks - Calgary Flames. 14.15 Ligue des champions H. 1 re phase. 6 e journée. Tchekhov (RUS) - Flensburg (ALL). 19.50 Foot + 150 min À ne pas rater. Rediff. à 21 h Canal + 120 min Rediff. demain à 11 h 30 Canal + Sport BASKET 20.00 NBA. Washington Wizards - Milwaukee Bucks. France Info. À .8 et à .38 de chaque heure, chronique sportive. 7.12 et 8.42 Europe 1. Sports. 8.8 France Inter. Journal des sports. 10. RMC. À vos marques. 14. RMC. Intégrale Sport. 15. Sud Radio. Sud Radio Sports. 17. RMC. Intégrale Foot. 18. RTL. RTL Foot (multiplex Ligue 1). 19. RMC. Intégrale Foot. 19.30 Europe 1. Multiplex. 20. France Inter (GO). Interfootball.22. RMC After Foot. 23.15 France Inter. Intersports. Rediff. demain à 10 NBA TV (Sport +) 120 min Rediff. demain à 21 h 04.00 NASN 150 min Rediff. demain à 12 h 30 ZAP Intéressant. Eurosport 2 90 min 15.00 À voir. LE COIN DES RADIOS 03.00 HOCKEY SUR GLACE M 6 30 min INFOSPORT NASN 180 min NBA. Phoenix Suns - Memphis Grizzlies. 19.05 Ligue 1. 13 e journée. Le Mans - Paris-SG (152) ; Lens-Rennes (153) ; Lorient-Nancy (154) ; Nantes - Saint-Étienne (155) ; Nice-Sochaux (156) ; Toulouse-Sedan (157). 01.00 NHL. Toronto Maple Leafs - Montréal Canadiens. Rediff. à 0 h 15 Invité : Frank Leboeuf. 23.40 Sport + 120 min Top 14. 13 e journée. Clermont-Montauban. FOOTBALL Rediff. demain à 7 h 45 22.45 Rediff. à 22 h Eurosport 210 min 14.00 Sport + 120 min Eurosport 2 90 min 18.40 TURBO 14.00 Rediff. demain à 7 h 22.00 JOUR DE FOOT 6. Édition du week-end. 8.30 Match après match. 15. Un jour avec… Frantz Granvorka (rediff. à 16.). 19. La Grande Édition WE. 20. Édition du WE. 22. La Grande Édition WE. 23.30 La Grande Édition WE, avec la Page Foot. 0. La Grande Édition WE. 6. Le journal en continu. NASN 210 min Championnat d’Espagne. 10 e journée. Valence - Athletic Bilbao. 18.10 RUGBY France 2 120 min 21.30 FOOTBALL 18.00 Championnat d’Angleterre. 12 e journée. Blackburn - Manchester United. Canal + Sport 95 min NCAA. Florida - South Carolina. Canal + Sport 100 min Ligue des champions H. 1 re phase. 6 e journée. Celje (SLV) - Gummersbach (ALL). Eurosport 75 min 13.40 L’ÉQUIPE TV 20.10 21.00 FOOT US 17.15 Championnat d’Italie. 11 e journée. Fiorentina - Atalanta Bergame. Rediff. à 17 h 30 RUGBY Canal + 120 min Sport + 165 min 12.45 Coupe du monde. Slalom F. 2 e manche. À Levi (FIN). Test-match. France - Nouvelle-Zélande. À Lyon. Rediff. demain à 7 h 50 Ligue 1. 13 e journée. Bordeaux-Auxerre. FOOTBALL 12.30 Coupe du monde. Demi-finales. À Rio de Janeiro (BRE). TPS Foot 125 min 17.15 HANDBALL 11.00 Masters F 2006. Demi-finales du double. À Madrid (ESP). Stade Français - Agen. LA LISTE DES 24 JOUEURS CONVOQUÉS PAR DOMENECH. – Pour France-Grèce (amical), mercredi 15 novembre, 21 heures (TF 1), à SaintDenis, Stade de France. Gardiens : Coupet (Lyon), Landreau (Paris-SG) ; défenseurs : Abidal, Clerc (Lyon), Escudé (FC Séville, ESP), Evra (Manchester United, ANG), Gallas (Arsenal, ANG), Mexès (AS Rome, ITA), Sagnol (Bayern Munich, ALL), Thuram (FC Barcelone, ESP) ; milieux : A. Diarra, Govou, Malouda, Toulalan, Wiltord (Lyon), Makelele (Chelsea, ANG), Mavuba (Bordeaux), Vieira (Inter Milan, ITA), Higuain (River Plate, ARG), Ribéry (Marseille) ; attaquants : Anelka (Bolton, ANG), Benzema (Lyon), Henry (Arsenal, ANG), Saha (Manchester United, ANG). 20.40 Championnat d’Italie. 11 e journée. AC Milan - AS Rome. 17.00 TENNIS Sport + 90 min FOOTBALL TPS Star 135 min 15.55 Test-match. Angleterre-Argentine. À Twickenham. Top 14. 13 e journée. ÉTIENNE MOATTI France 3 5 min 15.15 Japon - Serbie-Monténégro. À Nagoya (JAP). RUGBY – Les footballeurs sont habitués à ce genre de truc. Quand un joueur arrive, ils jugent sur pièces. Les footballeurs n’ont pas de préjugés. – S’il vient et joue contre la Grèce, il reste sélectionnable par l’Argentine. Le saviezvous avant de le convoquer car, il y a encore quarante-huit heures, la FFF ne semblait pas très sûre des règles en vigueur ? – On a beau poser la question à la FIFA, c’est flou. Personne ne sait au juste. Normalement, un match amical ne bloque pas un joueur. Sur ce que j’ai lu et compris, c’est la règle. C’est un texte traduit de l’anglais au suisse. Mais ce n’est pas traduit du suisse au français… » Rediff. à 16 h Championnat d’Allemagne. 12 e journée. Bayer Leverkusen - Bayern Munich. 10.00 TOUT LE SPORT L’Équipe TV 26 min Eurosport 30 min 10.00 Championnat du monde F. 2 e tour. Poule E. HANDBALL – Estimez-vous possible d’avoir été manipulé, qu’il se soit servi de l’équipe de France pour forcer les portes de la sélection argentine ? – Je ne me pose pas la question. Ce n’est pas un problème pour moi. Il est dans un bon club argentin, il marque des buts. S’il était en Chine, ce serait 15.00 Au sommaire : Frantz Granvorka. FOOTBALL 09.30 Coupe du monde. Slalom F. 1 re manche. À Levi (FIN). VOLLEY-BALL UN JOUR AVEC... 08.00 « Avant Ski » 100 % FOOT « S’il n’est pas là, on avisera » pareil... Dans cette affaire, comme je l’ai dit, à lui de choisir ! – Pensez-vous qu’il va venir ? – Je ne sais pas si Makelele va venir, si Henry va venir. Je suis dans la même situation avec les uns et les autres. Ils sont convoqués lundi à midi. C’est à ce moment-là qu’on fait le bilan : qui est là, qui n’est pas là. Si Higuain est là, tant mieux. S’il n’est pas là, on avisera. – Il avait été question de laisser Makelele à la disposition de son club pour des matches moins importants, comme cette rencontre amicale entre la France et la Grèce. Finalement, il est sélectionné... – Dans son club, ils ont trois jours de repos. Cela fera trois jours de repos avec nous, ce sera aussi bien. – Cela veut dire qu’il ne jouera pas ? – Non. Les trois jours de repos, c’est dimanche, lundi et mardi... – Vous restez donc sur une position très ferme vis-à-vis de Chelsea. – Je ne peux pas dire pour Higuain qu’il est sélectionnable, que je le sélectionne et qu’il doit venir. Et puis dire que Makelele est sélectionnable mais qu’il a le droit de ne pas venir. La règle est la même pour tout le monde. Après, je gère. J’ai pris exprès vingt-quatre joueurs pour pouvoir m’organiser. – Comment les autres joueurs peuvent-ils percevoir l’arrivée éventuelle d’Higuain, totalement inconnu, dont on s’interroge sur le niveau réel ? LA SÉLECTION DE « L’ÉQUIPE » Tri Nations. Nouvelle-Zélande - Grande-Bretagne. À Wellington. TENNIS – Étiez-vous persuadé qu’il avait envie de venir ? – Je ne discute même pas le problème de l’envie. Quand un mec te dit qu’il est français, qu’il est sélectionnable en équipe de France, j’ai le droit de le sélectionner. C’est tout. – Vous avez montré à plusieurs reprises votre fermeté quand vous avez convoqué certains joueurs, même contre leur gré. Si Higuain ne vient pas, renoncerez-vous à le sélectionner ou sera-t-il, au contraire, tout de même convoqué pour le match suivant ? – J’attends. Car s’il refuse la sélection, ça veut dire qu’il veut être argentin et que je ne peux plus le sélectionner. Jusqu’à présent, il laissait planer le doute. Désormais, il est obligé de choisir. Soit il est français, soit il est argentin. Soit il vient là avec l’équipe de France et il accepte d’être français, soit il est argentin et on ne se pose plus la question. Sport + 120 min SAMEDI 11 NOVEMBRE 2006 Les cases vertes correspondent aux retransmissions en direct. Ce soir 23 : 00 LA GRANDE ÉDITION WEEK-END > FRANCE - NOUVELLE-ZÉLANDE Retrouvez les analyses de notre consultant, Laurent Bénézech. > RUGBY PAGE 13 Bleu Rouge Noir Jaune Rouge Copie au sélectionneur national, M. Raymond Domenech GUY ROGER « J’attends » Bleu Monsieur le Président de la FFF, Claude Simonet mais mon arrière-grand-père était de quelque part là-bas. S’il fallait chercher une solution de ce côté-là, on le ferait. Mais mon “Pipita” aujourd’hui est français et c’est tout ce qui nous reste à Nancy, sa mère, et à moi, d’un magnifique séjour à Brest. Et je ferai tout pour protéger ça, le plus longtemps possible. » Jaune Rouge Jaune LA LETTRE ENVOYÉE À LA FFF Déchirés entre deux sélections, sollicités par le Real, Gonzalo Higuain et son père, Jorge (à gauche), ont décidé de se laisser du temps pour choisir. Et l’ont fait savoir par le biais d’un communiqué adressé à la FFF (en médaillon). (Photo Bertand Mahé/Presse Sports) Noir Bleu Noir Quelques heures après l’arrivée du fax de Jorge Higuain au siège de la Fédération française, Raymond Domenech a à son tour pris la plume pour répondre par un communiqué sur le site Internet de la FFF (voir cidessous). Il y a fait part de sa surprise devant la position de la famille Higuain, rappelé sa position et conclu par un « J’espère que la raison l’emportera », comme pour souligner l’incohérence de la démarche de la famille Higuain. Joint par téléphone en fin de journée, « Pipa » Higuain n’a pourtant pas infléchi sa ligne de conduite. « Je pensais avoir été clair et poli dans ma lettre, a-t-il affirmé. Si Domenech est fâché, c’est son problème, pas le mien. Je refuse d’entrer dans ce jeu- là. Je confirme que, pour Gonzalo, ce n’est pas encore le moment de dire oui. J’ai tout dit. On a été sincères et je ne peux pas en faire davantage. » Le père dit avoir agi pour le bien de son rejeton et pour évacuer « une pression qui menaçait de nous écraser tous ». Il en plaisante, même : « Vous faites quoi quand, en même temps, la tour Eiffel vous fait de l’œil, notre obélisque vous trouve beau et las Cibeles, à Madrid, vous ouvrent les bras ? L’équipe de France nous intéresse toujours mais la Seleccion argentine est celle du cœur. Ce n’est pas facile de prendre une décision pour toute la vie. Surtout quand rien ne presse. Tout ce que je veux, c’est que mon fils soit heureux. » Et il fait des pieds et des mains pour assurer le bonheur de celui que tout le monde s’arrache. Sans perdre de vue le sésame accroché aux crampons du fiston : un passeport communautaire. « Une chance inouïe qui nous ouvre aujourd’hui les portes du Real Madrid », annonce-t-il. Une lettre de Predrag Mijatovic, le directeur sportif merengue, est arrivée la semaine dernière sur le bureau du président de River Plate. La proposition madrilène est la suivante : 15 millions d’euros et un contrat de sept ans. Seul inconvénient, River, criblé de dettes, a déjà vendu la moitié des droits du futur transfert du jeune Higuain à MSI, un groupe d’investisseurs européens, et le club a encaissé 6 millions de dollars (4,66 millions d’euros). « Je ne sais pas ce qu’ils espèrent de cette transaction, précise Higuain père, mais ils oublient que mon fils était mineur et que, sans ma signature, personne ne peut rien faire. Ni le président ni ces investisseurs russes ou je ne sais d’où. Et ils savent très bien que je n’ai rien signé. Dans leur contrat, plusieurs clauses m’ont paru bizarres et j’ai dit non. Aujourd’hui, le Real est notre priorité, point. » L’attaquant de River pourrait partir dès le mercato d’hiver pour remplacer l’Italien Cassano, en disgrâce. « Personnellement, je préférerais qu’ils attendent encore un peu, poursuit le paternel. Sur une échelle de zéro à cent, Gonzalo monte à peine les premiers barreaux. Et avec Daniel (Passarella, l’entraîneur de River), je sais qu’il va apprendre beaucoup. » En veine de confidences, tout sourire, Pipa Higuain ajoute ceci : « Saviezvous que notre nom est d’origine basque ? Ne me demandez pas si c’est de Bilbao ou de Saint-Sébastien, 14 Bleu Rouge Noir Jaune TENNIS MADRID (Masters, WTA Tour, indoor) La vraie Mauresmo C’est à la bagarre que la Française a jugulé la fougue de Justine Henin (4-6, 7-6, 6-2) pour accéder aux demi-finales. MADRID – de notre envoyé spécial AMÉLIE MAURESMO première de sa poule et qualifiée pour les demifinales du Masters… Non, ce n’est pas une plaisanterie ! Mais qui l’eût cru avant qu’elle ne joue son premier match à Madrid, qui l’eût cru après son horrible défaite face à Nadia Petrova ou même après sa victoire remportée 6-4 au troisième set sur Martina Hingis, la peur au ventre ? Mauresmo elle-même parlait d’une sorte de miracle après sa victoire en trois sets serrés sur Justine Henin (4-6, 7-6, 6-2). Hier, elle jouait à quitte ou double. Perdante, elle terminait quatrième et dernière de son groupe, gagnante, elle se qualifiait pour les demi-finales. Mais surtout, si elle devait perdre face à la joueuse qui a le plus de chances de lui succéder au classement, il lui fallait montrer pour elle-même, pour le public, pour ses fans, qu’elle était capable de réagir après une fin de saison difficile. Elle voulait terminer sa saison sur une bonne note, avec un capital confiance reconstitué. « Au-delà de la victoire, je suis contente d’avoir réussi à concrétiser ce que me répétait Loïc depuis que j’avais perdu contre Petrova, jubilait la numéro 1 mondiale. J’étais vraiment mal après cette défaite et je n’envisageais pas l’avenir avec optimisme dans ce tournoi. Et puis Loïc a bien insisté en me disant que si j’étais une vraie championne, je ne devais pas fuir, ne pas laisser tomber au milieu du tournoi, mais faire face. » Les paroles du coach ont porté au-delà de toute espérance puisque sa joueuse a gagné les deux matches suivants en cédant à chaque fois le premier set. Encore fragile mais décidée face à Martina Hingis jeudi soir, Mauresmo montra son vrai visage de championne hier contre Henin. Oh, elle ne réalisa pas le match du siècle car on vit un peu de tout durant les trois sets : du panache durant les deux premières minutes du match (une balle de 3-0), de la souffrance ensuite lorsque Henin sortit le grand jeu en bombardant son adversaire sous tous les angles durant près d’un set et demi, de la révolte quand celle-ci reprit son break de retard au deuxième set, et – Avez-vous senti chez Amélie une “extramotivation” ? – Si l’on fait allusion au fait de battre Hingis et Henin spécialement, non. Le problème pour elle était simple : je gagne, je suis qualifiée ; je perds, je suis dans l’avion. Il lui fallait une victoire, maintenant elle est en confiance. Le match contre Hingis l’a relancée. Amélie n’a plus rien à DOMINIQUE BONNOT RÉSULTATS Dotation : 3 000 000 dollars GROUPE JAUNE Petrova (RUS) b. Mauresmo 6-2, 6-2 ; Henin (BEL) b. Hingis (SUI) 6-2, 6-7 (5-7), 6-1 ; Hingis b. Petrova 6-4, 3-6, 6-3 ; Henin b. Petrova 6-4, 6-4 ; Mauresmo b. Hingis 3-6, 6-1, 6-4 ; Mauresmo b. Henin 4-6, 7-6 (7-3), 6-2. Classement : 1. Mauresmo (2 v./1 d.) ; 2. Henin (2 v./1 d.) ; 3. Hingis (1 v./2 d.) ; 4. Petrova (1 v./2 d.). La Française, à égalité avec la Belge, termine première de son groupe au bénéfice de leur confrontation directe. GROUPE ROUGE Sharapova (RUS) b. Dementieva (RUS) 6-1, 6-4 ; Kuznetsova (RUS) b. Dementieva 7-5, 6-3 ; Sharapova b. Clijsters (BEL) 6-4, 6-4 ; Clijsters b. Kuznetsova 6-1, 6-1 ; Sharapova b. Kuznetsova 6-1, 6-4 ; Clijsters b. Dementieva 6-4, 6-0. Classement : 1. Sharapova (3 v./0 d.) ; 2. Clijsters (2 v./1 d.) ; 3. Kuznetsova (1 v./2 d.) ; 4. Dementieva (0 v./3 d.). PROGRAMME Aujourd’hui, demi-finales, 14 heures : Sharapova-Henin. Pas avant 16 heures : MauresmoClijsters. Demain : finale à partir de 16 heures. FACE-À-FACE Mauresmo-Clijsters : 5-8. Sharapova-Henin : 2-4. ELLES ONT DIT MASTERS HOMMES Sharapova : « Numéro 1 ou 2 ? Pas de différence ! » Le Maître et les élèves « Je suis la seule à avoir gagné mes trois matches de poule. Le plus dur a été contre Kim (Clijsters). Je pense que j’ai progressé par rapport à ces deux dernières années, mais que je suis encore perfectible. C’est vrai que je suis contente d’avoir pu enchaîner trois matches en restant en pleine possession de mes moyens physiques. Je me sens plus puissante, plus forte. (…) Le fait d’affronter Justine en demi-finale, avec l’enjeu de la place de première mondiale, ne me touche pas particulièrement. Pour moi, c’est un match comme un autre. Finir numéro 1 ou numéro 2, je ne fais pas de différence car je considère que j’ai fait une grande année. Je suis sûre que, quoi qu’il arrive, je ne serai pas déçue. Ça va être un grand match. Je l’ai battue en finale de l’US Open et j’espère donner le meilleur de moi-même et m’imposer à nouveau. (…) Ce qui arrive à Amélie est facile à comprendre. Quand vous avez été tenue éloignée des courts pendant un certain temps, c’est très difficile d’affronter directement une des meilleures joueuses du monde. Peu importe que vous vous soyez bien entraînée, rien ne remplace la compétition. Et bien sûr, à son niveau, plus vous jouez, mieux vous jouez. Amélie est une des meilleures joueuses du monde et elle est intelligente. Elle a été capable de mettre tout ça de côté et de ne plus penser qu’à remporter ses deux matches suivants pour rester dans la course. » Kim CLIJSTERS : « Je suis un peu comme Amélie, surprise de me retrouver en demi-finale compte tenu de mon manque de compétition. Après un premier match difficile contre Maria (Sharapova), j’ai vraiment bien joué dans les deux suivants. Je me sens bien en jambes, je ne fais pas trop de fautes, mon service fonctionne. Retrouver Amélie ne va pas être facile car la manière dont elle a repris le contrôle de son jeu est impressionnante. J’ai vu la fin de son match contre Justine, c’était du très bon tennis. » PARMI LES ENJEUX POSÉS par leMasters qui commencera demain à 13 heures, heure de Shanghai (soit 6 heures du matin en France), par un remake de la finale 2005 FedererNalbandian, figure l’incontournable question du circuit : qui pour battre le Maître ? Car le Suisse, même entouré par les sept meilleurs de ses pairs, semble avoir de la marge pour établir son record personnel du nombre de titres obtenus en une saison. Pour l’instant, le numéro 1 mondial l’a égalé en le portant à onze (sur seize tournois disputés), dont trois Grands Chelems et quatre Masters Series. Forfait à Bercy après son succès à Bâle, il s’est accordé un peu de répit. Abordant ainsi l’ultime compétition dans un état physique incomparable eu égard à celui de l’année dernière, où sa blessure à la cheville l’avait sûrement handicapé dans sa finale perdue en cinq sets face à David Nalbandian. « Cette fois-ci, j’ai confiance à cent pour cent dans ma condition physique », a assuré le Suisse. Gaffe ! Dans son groupe, Nalbandian vient de perdre 6-0 leur dernier set disputé à Madrid et Ljubicic et Roddick restent sur sept défaites consécutives. Dans l’autre groupe, Nadal, seul tombeur du Suisse cette saison avec Murray, n’a plus atteint le dernier carré d’un tournoi depuis Wimbledon. Blake (0-5) et Robredo (0-6) n’ont jamais battu Federer, de même que Davydenko (0-8). Mais le Russe, impitoyable vainqueur du Masters Series de Paris, semble être l’homme en forme de cette fin de saison. Et si c’est c’était lui qui pouvait causer la surprise ? LES GROUPES SIMPLE GROUPE ROUGE : Federer (SUI), Ljubicic (CRO), Roddick (USA), Nalbandian (ARG) GROUPE OR : Nadal (ESP), Davydenko (RUS), Robredo (ESP), Blake (USA) DOUBLE GROUPE ROUGE : B. Bryan-M. Bryan (USA), Hanley-Hullyett (AUSZIM), Damm-Paes (RTC-IND), Erlich-Ram (ISR) GROUPE OR : Björkman-Mirnyi (SUE-BLR), Knowles-Nestor (BAHCAN), Santoro-Zimonjic (SER), Fyrstenberg-Matkowski (POL) Tous les joueurs ou équipes d’un même groupe s’affrontent et les deux premiers de chaque poule sont qualifiés pour les demi-finales. PROGRAMME Demain, à partir de 6 heures : Federer-Nalbandian ; Ljubicic - Roddick ; Bryan-Bryan Erlich-Ram ; Hanley-Ullyett - Damm-Paes. Lundi, à partir de 7 heures : Björkman-Mirnyi - Fyrstenberg-Matkowski ; Knowles-Nestor - Santoro-Zimonjic. Pas avant 12 heures : Nadal-Blake ; Davydenko-Robredo. FACE-À-FACE Federer-Nalbandian : 7-6. Roddick-Ljubicic : 5-3. AFFAIRE COFIDIS Dernière passe d’armes Les avocats des prévenus n’ont pas épargné, hier, Cofidis et la Fédération, accusés d’avoir fermé les yeux sur le dopage. LE PROCÈS COFIDIS s’est terminé comme il avait commencé. Lundi matin, en ouverture d’audience devant la douzième chambre correctionnelle de Nanterre, la présidente avait dû statuer sur une demande collégiale d’irrecevabilité de partie civile de la Fédération française de cyclisme et de Cofidis. Selon les avocats de plusieurs prévenus, les instances fédérales n’avaient aucune raison de demander des dommages et intérêts (15 000 euros) et les dirigeants nordistes ne pouvaient arguer sur la forme d’une « atteinte directe à leur image ». Une demande prise en considération par le tribunal, qui décidait d’en tenir compte à l’issue des débats après examen sur le fond. Il était donc évident que les avocats allaient, dans leurs plaidoiries, en remettre une couche, brandissant ce qui était revenu comme un leitmotiv au long des cinq jours de débats : instances et dirigeants de Cofidis ne pouvaient ignorer les pratiques dopantes de certains coureurs et s’en sont accommodés sans broncher. Ce qui fut fait, avec des arguments parfois approximatifs. D’entrée, Me Paul-Albert Iweins, l’avocat de David Millar, donnait mollement le la : « Je ne pense pas que l’équipe Cofidis poussait les gens au dopage, mais elle n’a pas fait assez pour le combattre. » Dans la foulée, Me Pierre Mairat, l’avocat de Bob Madejak, montait singulièrement d’un ton : « Les deux parties civiles ont une responsabilité non négligeable et auraient dû en rendre compte dans le box aux côtés des pré- venus. » S’en prenant aux fédérations (« Ces petites baronnies ») et surtout à Cofidis (« Ils sont dans le déni, refusent de faire leur mea culpa et ont l’indécence de jouer les chevaliers blancs »), il martelait sans trembler sa ligne de défense : « Il ne s’agit pas ici de s’affranchir de la responsabilité des coureurs, encore moins de mon client, mais comprendre qu’au départ le système est perverti par quatre piliers : argent, pouvoir, gloire et spectacle. » Puis vint le conseil de Robert Sassone, Me Benjamin Louzier, qui lui aussi avait enfilé les gants : « La société Cofidis se moque du tribunal. » Et de citer, au sujet de l’atteinte à l’image, l’augmentation de son chiffre d’affaires malgré le scandale (83 millions d’euros en 2001, 113 en 2004, 133 en 2005). Assis derrière leur pupitre, les deux avocats des parties civiles levaient les yeux au ciel et prenaient des notes. Et Me Champagne, le conseil de Philippe Gaumont, allait porter l’estocade. Jugement en délibéré au 19 janvier Dans une plaidoirie pleine de souffle, à l’image de l’éloquence de son client dans le bureau du juge d’instruction, il appuyait là où ça fait mal. « Philippe Gaumont parle, il brise la loi du silence, mais il n’a plus rien à perdre. Il ne crache pas dans la soupe, cette soupe, il ne la supporte plus, alors, il la recrache. » Jonglant avec les formules chocs (« On a parlé à l’égard de Cofidis de politique de l’autruche et l’autruche demande 500 000 euros de dommages et intérêts, de qui se moquet- on ? » ; ou bien à propos de la charte éthique que chaque coureur était tenu de signer – « Cofidis invente le contrat masquant », il concluait, dans un ultime effet : « Personne n’a jamais dit que vous aviez incité les coureurs à se doper, mais vous avez fermé les yeux car cela vous arrangeait. » Fin du premier round. À la reprise, Mes Raymond Dehors (Cofidis) et Paul Mauriac (FFC) prévenaient la cour qu’ils souhaitaient user du droit de réplique, qui consiste à revenir à la barre pour « rectifier certaines erreurs sans plaider à nou- DAVID MILLAR est ressorti du procès apaisé et tourné vers l’avenir. « Je suis soulagé » « QUE PENSEZ-VOUS DU PROCÈS, sachant que le procureur a demandé, jeudi, votre relaxe ? – Je m’attendais au pire. Je savais que ce serait un passage difficile à traverser. Mais, chaque jour, je me suis senti mieux à l’audience. Je pense que tout ça m’a apporté quelque chose. J’ai également essayé d’avancer des solutions pour lutter contre le dopage. Au final, je suis soulagé. C’est la conclusion d’une longue affaire, qui m’aura gâché une bonne partie de ma carrière (il a été suspendu deux ans). – Avez-vous appris quelque chose durant ces cinq jours ? – Ça m’a surtout rappelé des choses douloureuses et j’ai beaucoup de regrets… Mais je veux répéter qu’il n’y avait pas de système de dopage organisé au sein de Cofidis. En revanche, il n’y avait pas de système antidopage organisé. C’est simple, on ne parlait jamais de dopage. Chacun pouvait faire ce qu’il voulait dans son coin. En plus, il n’y avait pas d’entraîneurs. Si on en voulait un, il fallait aller voir à l’extérieur, avec toutes les dérives que vous savez. – Vous mettez donc en cause les dirigeants de l’époque… – Oui, Alain Bondue (l’ancien manager) avait une attitude très irresponsable. Il ne se souciait absolument pas de la santé des coureurs. C’est le médecin (Jean-Jacques Menuet) qui s’occupait de nous, de son mieux. « Si mon patron me demande mon ADN, je le ferai » – Vous dites avoir tenté cette semaine d’apporter des solutions pour lutter contre le dopage… – Selon moi, il n’y a pas de manque de contrôles, ni de faute de l’UCI, de la FFC ou d’autres fédérations. C’est aux équipes de prendre les choses en main, d’être “pro actives”, comme j’ai dit. Il faut commencer par parler du dopage. Parce qu’on n’en parle jamais… Alors que, tous les jours, il faudrait répéter : “Pas de dopage ! Pas de dopage !” Quand je suis arrivé au premier stage de Saunier Duval (son équipe) en début de saison, je l’ai dit à Mauro Gianetti (le directeur sportif). Et il le fait. C’est un premier pas. Autre exemple : interdisons une fois pour toutes les piqûres de récupération au sein des équipes. Il faut arrêter avec cette culture. – Vous avez beaucoup cité en modèle l’équipe nationale britannique… – J’ai en effet la chance de bénéficier d’un environnement parfait au vélodrome de Manchester. L’équipe nationale m’a aidé à me reconstruire. On a tout sur place depuis trois, quatre ans : des entraîneurs, des nutritionnistes, des psychologues, etc. Avec un principe : c’est une honte de penser au dopage. – Selon vous, est-ce que Cofidis a changé depuis 2004 ? Vous avez entendu le discours du manager, Éric Boyer… PAGE 14 – Pour moi, ce n’est qu’un discours. Après cette affaire, l’équipe Cofidis, qui dispose d’un gros budget, pouvait être avant-gardiste dans le domaine de la lutte antidopage. Mais il n’y a pas eu de véritable réaction. Il fallait déjà restructurer toute l’équipe. C’est très représentatif du monde du vélo en général : on attend que les choses se tassent pour continuer un peu comme avant. – Que pensez-vous, enfin, des tests ADN (*) comme armes supplémentaires dans la lutte antidopage ? – Cette décision doit être prise au sein de chaque équipe. On ne peut pas en faire une règle généralisée. C’est quelque chose de trop délicat, de trop intime. Mais moi, si mon patron me le demande, je le ferai. Ça ne me pose aucun problème. » JÉRÉMIE ARBONA (*) Ils ont été rendus obligatoires pour tout coureur sur décision des managers d’équipe, le 25 octobre dernier. Mais nombre de coureurs protestent au nom de l’atteinte à leur vie privée. veau ». Ils mettaient tour à tour le doigt sur quelques hésitations de leurs « adversaires » (« Je veux bien qu’on se gausse de l’évolution positive du chiffre d’affaires de Cofidis, mais c’est le fruit du travail de deux mille personnes qui s’identifient à leur équipe sportive », précisera ainsi Me Dehors) avant de conclure : « Quand la Fédé peut, elle fait », (Me Mauriac), et « Nous sommes fiers d’avoir affronté un fléau qui affecte le sport que nous aimons et défendons » (Me Dehors). Restait alors à David Millar, seul prévenu dont le procureur avait, la veille, demandé la relaxe, à conclure les débats – le jugement a été mis en délibéré au 19 janvier 2007 – en souhai- tant des jours meilleurs : « Le cyclisme avait sûrement besoin de toucher le fond pour changer. » Ces cinq jours d’audiences parfois ronronnantes, où les coureurs ont sans doute été trop souvent érigés en victimes et où aucune révélation n’est venue s’ajouter à un dossier d’instruction riche mais tronqué (*), ont porté cette espérance qui, souhaitons-le, ne sera pas qu’un énième vœu pieu. JEAN-PIERRE BIDET (*) Le juge Richard Pallain avait regretté « une omerta formidable », déploré avoir « jamais eu un dossier avec autant de problèmes de procédure ou de management », concluant que « judiciairement, c’est la montagne accouchant d’une souris ». LES « P’TITS GARS D’AUBER » EN BALADE. – La traditionnelle « Balade des P’tits Gars d’Auber »-la Francilienne se tiendra demain au départ du Parc départemental de Clichy-sous-Bois en région parisienne, à partir de 9 heures. Comme chaque année la randonnée cycliste d’Auber (une boucle de 30 kilomètres et une autre de 70), à laquelle participent notamment les professionnels de l’équipe (Brouzes, Haddou, Mazet, Médérel), sera placée sous le signe de la lutte contre la mucoviscidose. GONZALEZ ET PINO SE RETROUVENT. – Alvaro Pino et Santos Gonzalez, qui s’étaient côtoyés chez Phonak, vont de nouveau coopérer la saison prochaine. Pino, écarté de l’équipe suisse en même temps que le manageur, Urs Freuler, suite aux cas de dopage successifs, sera en effet le directeur sportif d’une nouvelle équipe Continental espagnole, Team Karpin Galicia. Santos Gonzalez (écarté de Phonak à cause de paramètres anormaux lors de la Vuelta 2005, et qui courait cette année dans l’équipe 3 Molinos, dissoute en cours de saison suite à plusieurs affaires de dopage) s’est engagé avec cette formation, tout comme David Herrero (Euskaltel). BOTERO EN CONTINENTAL. – Rentré en Colombie depuis qu’il a été écarté en juin de l’équipe Phonak en raison de l’apparition de son nom dans l’affaire Puerto, Santiago Botero va poursuivre sa carrière dans son pays. Le champion du monde du contre-la-montre 2002 s’est entendu avec UNE-Orbitel, une nouvelle équipe Continental. SAMEDI 11 NOVEMBRE 2006 Bleu Rouge Noir Jaune Rouge « Elle veut montrer son vrai visage » perdre. Elle vient de très loin. Elle monte en puissance. Elle joue sur sa surface favorite. Tout peut arriver. – Y a-t-il un attachement spécial à l’épreuve parce que c’est là que tout a commencé l’an dernier ? – Je pense surtout qu’Amélie avait à cœur de finir l’année en beauté. Ne pas se qualifier pour les demi-finales du Masters quand on a gagné deux Grands Chelems, ça la fichait mal ! Elle veut montrer son vrai visage. Elle nous fait un remake de l’an dernier “Philadelphie-Masters” en trois jours au lieu de quinze (la Française avait gagné les deux épreuves après une période noire). Passer du fond du trou à un niveau incroyable. Maintenant, qu’elle s’éclate ! Elle peut perdre contre n’importe laquelle des joueuses qui restent, il n’y aura rien de honteux. » ALAIN DEFLASSIEUX Bleu construire ses points. Elle aurait joué Justine en deuxième match, elle ne se serait pas qualifiée. Je comptais sur les deux sets avec le sparringpartner espagnol mercredi : deux sets + deux sets + deux sets… Avec six sets dans les pattes, Amélie est capable de faire des trucs assez invraisemblables. En fait, elle s’est laissé abattre cinq minutes mardi, et puis elle a eu une réaction d’orgueil. Malgré quelques imperfections bien pardonnables compte tenu de son manque de compétition et de confiance à son arrivée à Madrid, Mauresmo fit la course en tête au troisième set et n’eut besoin que d’une balle de match pour en finir. « Ça, c’est du miracle ! », s’exclama-t-elle en plaisantant avec les journalistes français. « Sincèrement, je suis contente de la manière dont les choses ont tourné. L’année dernière, j’avais eu de gros problèmes durant l’automne mais je m’étais réveillée la semaine avant le Masters (en gagnant le tournoi de Philadelphie). Cette année, c’est au cours du Masters que je retrouve un jeu et une attitude qui ressemblent à quelque chose. Maintenant que je suis en demi-finales, il faut essayer de faire durer le plaisir. » Pour le faire durer, Amélie Mauresmo devra battre Kim Clijsters, qui relève, comme elle, de blessure. « On connaît la ténacité de Kim, rappelait la Française. Dès son tournoi de rentrée, la semaine dernière à Hasselt, elle s’est imposée. Et hier (jeudi) elle a sorti un match extraordinaire pour mettre 6-1, 6-1 à Kuznetsova. Je la connais bien, nous avons eu des matches accrochés par le passé et ça ne sera pas facile. » Même si elle s’est imposée lors de leurs trois dernières rencontres, Mauresmo devra donc se méfier terriblement de la Belge qui, malgré son intention de mettre fin à sa carrière à la fin de la saison prochaine ou même avant, est décidée à jouer à fond jusqu’au bout. Cette demi-finale, assez inattendue, surprend cependant moins que l’autre puisque, comme Justine Henin termine finalement deuxième de son groupe, elle devra dès aujourd’hui se mesurer à Maria Sharapova, première du sien. Ce match, dont tout le monde prédisait qu’il serait la finale, ne manquera pas de sel puisque la Russe est la seule joueuse qui puisse prétendre empêcher la Belge de terminer la saison à la première place mondiale. Pour cela, Sharapova devra d’abord éliminer Henin puis remporter le tournoi. « Ça promet d’être dur, prévoyait cette dernière. Je viens de jouer un match éprouvant contre Amélie et je ne veux pas penser aux conséquences du résultat de ce match sur le classement. Une seule chose compte pour moi : la victoire. » Jaune Rouge Jaune CYCLISME break (elle ne céda pas un seul point sur son service pour l’emporter 7-3). Ensuite, au troisième set, je suis restée bien concentrée et j’ai réalisé que petit à petit Justine cédait. » Noir Bleu Noir « ÊTES-VOUS SOULAGÉ ? – Soulagé et content. Ce fut un gros match. Arriver à jouer à ce niveau-là comparé au niveau du premier jour contre Petrova, ça m’impressionne. Justine jouait très bien, mettait une pression d’enfer. Amélie a gagné 15 km/h de moyenne au service. Elle a été constante, et présente physiquement, mais ça, après ses trois mois de vacances, c’est un peu normal (Rires.) ! – À la suite de la défaite contre Petrova, votre optimisme ne semblait pas entamé. Sur quoi comptiez-vous pour voir Amélie sortir du trou ? – La chance, c’est qu’elle ait affronté Hingis au deuxième match. Elle a permis à Amélie de retrouver du rythme, de prendre le temps de quelques fautes et même si effectivement j’ai laissé passer une ou deux occasions, j’ai fait un beau tie- MADRID. – Bien mal partie dans ce Masters, Amélie Mauresmo a opéré un rétablissement spectaculaire pour affronter en demi-finale Kim Clijsters, qu’elle a battue lors de leurs trois dernières confrontations. (Photo Jean-Marc Pochat) « Tout peut arriver » de notre envoyée spéciale pouvait tourner en ma faveur, racontait Mauresmo. Justine ne frappait plus aussi fort, elle faisait Mauresmo : « Ça, c’est du miracle ! » LOÏC COURTEAU, épaté par la réaction d’orgueil de sa joueuse, aborde le week-end avec confiance. MADRID – pour finir, une farouche volonté de l’emporter. « C’est en fin de deuxième set que j’ai senti que le match 15 Bleu Rouge Noir Jaune SKI ALPIN COUPE DU MONDE – SLALOM FEMMES Des Bleues new-look Tout a changé en équipe de France féminine. L’objectif est fixé aux Mondiaux 2009 de Val-d’Isère. En attendant, il faudra s’aguerrir. LEVI – (FIN) C’est dans cette optique qu’ont été appelés en renfort des coaches issus de la Coupe d’Europe et des juniors, comme Laurent Chrétien (vitesse) avec l’appui du jeune retraité Christophe Saïoni, Pascal Silvestre (géant et slalom) ou encore Anthony Séchaud, promu aux manettes d’un groupe de polyvalentes (dont Anne-Sophie Barthet) extrêmement observé et important pour la suite : « La pluridisciplinarité, s’engager dans deux disciplines au moins, c’est l’avenir, lance Dimier. C’est notre labo, notre moyen de revenir vite et en densité à haut niveau. » de notre envoyé spécial « ON PARLE DU STAFF ou des skieuses ? » Yves Dimier s’interroge. Le chantier est si vaste que le nouveau directeur technique alpin (DTA) du ski français ne sait encore par quel bout nos questions l’abordent. Tout était à refaire chez des filles en souffrance la saison dernière, et tout est en passe d’être refait. Mais ça va prendre du temps. Chacun s’en donne, mais sait que l’échéance ne peut excéder 2009 et ces si attendus Championnats du monde à Val-d’Isère. Alors, on bosse et on espère. La révolution est partie d’un constat : « Le dialogue ne passait plus, relève Dimier. La saison dernière, mon œil était encore un peu extérieur, mais je me disais qu’il aurait fallu tenter un coup de poker, comme au foot, peutêtre provoquer un déclic en changeant l’encadrement avant les Jeux. » L’encadrement est resté, et Turin 2006, malgré le courage d’une Montillet sans réussite, n’a pas apporté de réconfort aux Bleues, trop profondément ancrées dans les mauvais résultats. « La compétence des entraîneurs n’était pas en cause, poursuit le DTA, c’était simplement une question de climat, devenu trop délétère en raison de l’usure du discours. » Exit Lionel Finance, le patron des femmes, et les responsables de la vitesse (Xavier Fournier) et du groupe technique (Philippe Martin). Et bienvenue à Jean-Philippe Vulliet, de retour aux affaires après deux ans consacrés aux descendeuses suisses. « Pilou (Vulliet) et moi avons immédiatement eu la même analyse, confie Dimier. La France n’a plus beaucoup de filles, seulement des individualités. Alors, plutôt que tenter de continuer à passer pour une grande nation, il vaut mieux s’effacer un peu et remettre les moyens sur les jeunes. Surtout que celles qui arrivent ont du talent… » LEVI. – En reconstruction, l’équipe de France féminine compte sur sa jeune génération de slalomeuses : Nastasia Noens, en bas à gauche, puis dans le sens inverse des aiguilles d’une montre, Florine de Leymarie, Aurélie Santon, Sandrine Aubert, Vanessa Vidal, Anne-Sophie Barthet. (Photo Zoom) ANJA PAERSON a encore un appétit d’ogre. Ni l’absence de Kostelic ni son genou opéré ne la perturbent. événement est une chance unique dans une carrière, j’en ai conscience. Ce sera un grand moment pour la Suède tout entière. Je veux être de cette fête. Mais c’est dans trois mois… – Janica Kostelic (vainqueur de la Coupe du monde 2006 et qui fait un break d’un an) n’est pas au départ. Qu’est-ce que cela change ? – Beaucoup de choses, bien sûr. Le duel n’aura pas lieu. Mais je n’ai pas besoin de Janica pour me motiver, et il y a suffisamment de filles très fortes pour me trouver d’autres rivales. Ce ne sera pas une promenade de santé pour moi. – À qui pensez-vous ? – Aux mêmes que vous : Kildow, Hosp, Schild, Mancuso, Götschl… » – P. Laf. PATINAGE ARTISTIQUE BOXE PONSÉRO EN RETARD. – Après avoir chuté deux fois dans le programme court hier, à Nanjing, Yannick Ponséro occupe la cinquième place provisoire de la Coupe de Chine, deuxième et dernier Grand Prix au programme de sa saison. À la surprise générale, c’est le Bélarusse Sergueï Davydov qui est en tête, mais restent en lice pour la victoire finale l’Américain Evan Lysacek, médaillé de bronze aux Mondiaux ces deux dernières années, deuxième à moins d’un point, voire le Canadien Emanuel Sandhu (4e à 6 pts). Klitschko rêve de grandeur Après l’originale : 1. Belbin-Agosto (USA), 95,65 ([imposée] 36,75 + 58,90 [originale]) ; 2. Do mni na-S hab alin (RUS), 95 ,28 (36,86 + 58,42) ;… 5. Carron-Jost, 75,86 (28,25 + 47,61). AUJOURD’HUI : libre FEMMES à partir de 16 heures (9 heures, heure française), libre DANSE à partir de 18 heures (11 heures), libre HOMMES à partir de 20 h 30 (13 h 30). JEUX OLYMPIQUES REPÉRAGES EFFECTUÉS. – Pour la soixantaine de DTN, présidents de Fédération ou représentants de la préparation olympique et paralympique (POP), l’heure était hier à la satisfaction. À l’issue de trois journées de repérage à Pékin, les cadres de l’olympisme français saluaient unanimement l’avancement des travaux en vue des Jeux de 2008. Cependant, quelques notes discordantes se faisaient entendre. Côté canoë-kayak, par exemple, on s’inquiétait surtout de la capacité de réaction des interlocuteurs chinois face à l’imprévu : « Les structures seront impeccables, mais la capacité d’adaptation, c’est une autre histoire, expliquait Philippe Graille, DTN de la discipline. J’ai peur que si des problèmes se posent pendant les épreuves, les réponses n’arrivent qu’après la fin des Jeux. » Cette mission de préparation a permis en outre à la plupart des fédérations de mettre dès aujourd’hui en place leur stratégie d’entraînement pour les semaines précédant les Jeux. – S. B. ÉLITE HOMMES. – AUJOURD’HUI : Aixles-Bains - Montpellier ; Taverny-Sète ; Noisyle-Sec - Reims ; Strasbourg-Marseille ; Nice - Liv ry-Garg an. Clas seme nt : 1. Marseille, 9 points (+ 44) ; 2. Nice, 8 (+ 17) ; 3. Montpellier, 8 (+ 15) ; 4. Sète, 7 ; 5. Strasbourg, 6 (+ 2) ; 6. Reims, 6 (– 9) ; 7. Noisy-le-Sec, 5 (– 14) ; 8. Taverny, 5 (– 23) ; 9. Aix-les-Bains, 3 (– 14) ; 10. Livry-Gargan, 2 (– 18). SNOWBOARD COUPE DU MONDE. – Après Landgraaf (HOL) et Sölden (AUT), le mois dernier, la Coupe du monde de snowboard s’arrête aujourd’hui à Stockholm. Une troisième étape dédiée au Big Air (discipline non olympique) à laquelle participeront, côté français, Mathieu Crépel, vainqueur de la Coupe du monde de halfpipe 2005, et Sylvain Dufour, vicechampion de France de géant parallèle cette année. PATINAGE DE VITESSE COUPE DU MONDE. – Pour l’ouverture de la saison à Heerenveen aux Pays-Bas, le champion du monde de roller Alexis Contin, dix-neuf ans, a terminé hier neuvième de la finale B du 1 500 m (1’51’’84), remportée par l’Allemand Tobias Schneider (1’48’’95), tandis que Pascal Briand n’a fini qu’à la dix-huitième place. Les deux patineurs nantais s’alignent aujourd’hui sur 5 000 m. Le Hollandais Wennemars s’est imposé dans la finale A du 1500 m (1’45’’96) devant le champion olympique américain du 1000 m Shani Davis. CHAMPIONNAT IBF DES LOURDS Pour s’imposer comme le véritable leader de la catégorie, l’Ukrainien tentera de battre l’invaincu Américain Calvin Brock, ce soir à New York. APRÈS LES RETRAITES de l’Anglais Lennox Lewis et de Mike Tyson, les poids lourds se cherchent un patron. En effet, aucun des champions mondiaux actuels, l’Ukrainien Vladimir Klitschko en IBF, l’invaincu Russe Nikolaï Valuev en WBA ou les Américains Oleg Maskaev et Shannon Briggs en WBC et en WBO, ne s’est véritablement imposé. « Pour être digne du titre le plus prestigieux de la boxe, ils doivent s’affronter entre eux, estime l’Américain Kerry Davis, chef des sports de la chaîne de télévision HBO. S’ils ne le peuvent pas, qu’ils défendent leur titre contre les meilleurs challengers possibles. Et, surtout, ils doivent se comporter d’une manière exemplaire. Aujourd’hui, Klitschko, de par sa personnalité et ses qualités sportives, est le mieux placé pour renforcer le prestige des lourds. » Klitschko (30 ans, 109,3 kg, 1,98 m, 46 victoires, dont 41 avant la limite, 3 défaites), qui versera une partie de sa bourse à l’UNESCO, défend sa ceinture IBF face à l’invaincu américain Calvin Brock (31 ans, 101,800 kg, 1,88 m), ce soir au Madison Square Garden de New York. « Arrêtons de dire que la catégorie des lourds est faible, s’emporte Brock. Au contraire, elle est bourrée d’hommes de valeur. C’est pourquoi les titres n’arrêtent pas de changer de mains. » Battu au premier tour des Jeux Olympiques de 2000, Brock a remporté ses vingt-neuf combats professionnels (dont vingt-deux avant la limite), en particulier face à ses compatriotes, Clifford Etienne et Jameel McCline, ou l’invaincu ouzbek, Timor Ibragimov. Quant à Klitschko, il défend la première fois la ceinture conquise en avril face à l’Américain Chris Byrd. En plus de s’affirmer comme le véritable numéro 1, l’Ukrainien, qui vit à Los Angeles, tentera de préserver la suprématie des ex-Soviétiques sur la catégorie, en dépit de la défaite du Bélarusse Sergueï Lyakhovich contre Briggs, la semaine dernière. « Redonner un titre de plus à l’Amérique, remarque Brock, n’est pas mon souci. Ce qui m’intéresse, c’est que je gagne pour moi. Ensuite, je veux défier les autres champions. » – A.-A. F. AUJOURD’HUI (la nuit prochaine en France). – Demi-finale IBF des super-plume (12 × 3) : Kevin Kelley (USA)-Manuel Medina (MEX). Championnat WIBA-WBC des super-moyens femmes (10 × 2) : Laila Ali (USA)-Shelley Burton (USA). Championnat IBF des lourds (12 × 3) : Klitschko (UKR)Brock (USA). EURO POUR MOUCHI. – Abandonné par Frédéric Klose, le titre européen des welters sera disputé entre le Belge Jackson Osei Bonsu (25 ans, 23 victoires, dont 20 avant la limite, 1 défaite) et le Lorrain Nordine Mouchi (34 ans, 29 victoires, dont 19 avant la limite, 3 défaites). Le promoteur, Michel Acariès, espère présenter ce Championnat en janvier ou en février. VOLLEY-BALL MONDIAL : LES BLEUS DÉJÀ À PIED D’ŒUVRE. – Arrivés mercredi à Wajima, petite ville japonaise sur la côte ouest de l’île d’Honshu, au terme de 23 heures de voyage, les joueurs de l’équipe de France prennent peu à peu leurs marques. Au programme, ce week-end : musculation et réglages du jeu offensif. Les Bleus débuteront le Championnat du monde par un match délicat face à la Grèce, le vendredi 17 novembre. – G. De. LA SÉLECTION GRECQUE CONNUE. – La Grèce, premier adversaire de la France au Mondial (17 novembre-3 décembre au Japon), a fait sa révolution. Le sélectionneur, Kostas Haritonidinis, a en effet écarté trois joueurs incontournables ces dernières années : le réceptionneur-attaquant et capitaine Giourdas ainsi que les centraux Tsakiropoulos et Chatziantoniou. LE GROUPE. – Passeurs : Kournetas et Prousalis. Pointus : Roumeliotis et Kravarik. Réceptionneurs-attaquants : Baev, Christofidelis, Lappas, Kiriakidis. Centraux : Pantaleon, Andradis, Smaragdis (ou Soultanopoulos). Libero : Stefanou. SOICA ÉCARTÉ. – Au plus mal en Championnat (0 victoire après 8 journées), Avignon a décidé de confier, au moins provisoirement pendant la Coupe de la Ligue et la césure du Mondial, la responsabilité technique de son équipe à José Amet, l’adjoint de Cornel Soica. – R. De. SAMEDI 11 NOVEMBRE 2006 NEW YORK. – Vladimir Klitschko (à droite) défend pour la première fois la ceinture IBF conquise en avril dernier. Sera-t-il le prochain patron des lourds ? (Photo Teddy Blackburn/Reuters) R ÉUN I O N D ’H É NI N-B EAU M O NT (10 novembre). – Quart de finale de la Coupe de la Ligue des mi-lourds (8 × 3) : Achille Omang b. David Greter au× points. Moyens (6 × 3) : Akim Mehidi b. Joseph Sarkodie (SEM) aux points. Plume (6 × 3) : Farid Chebabha b. Joseph Gabris (SLQ), K.-O. au 2e round. Championnat de France des plume (10 × 3) : Frédéric Bonifai (challenger) b. Karim Ketoun (champion), arrêt de l’arbitre au 2e round. RÉUNION D’HARTLEPOOL (ANG, 10 novembre). – Welters (8 × 3) : Kevin Anderson (ANG) b. Anthony Guillet aux points. Championnat IBF des super-coq (12 × 3): Steve Molitor (CAN, cochallenger) b. Michael Hunter (GBR, cochallenger), arrêt de l’arbitre au 4e round. RUGBY À XIII CH AMP IONNAT DE F R ANCE . – AUJOURD’HUI : Villefranche-Cahors - Carpentras, UTC - Saint-Gaudens, Limoux-Carcassonne. DEMAIN : Lézignan - Lyon-Villeurbanne. LUNDI : Pia-Toulouse. Classement : 1. UTC, 12 points ; 2. Toulouse, 12 ; 3. Carcassonne, 11 ; 4. Saint-Gaudens, 11 ; 5. Pia, 10 ; 6. Villeneuve, 9 ; 7. Limoux, 9 ; 8. Villefranche-Cahors, 9 ; 9. Lézignan, 9 ; 10. Carpentras, 4 ; 11. Lyon-Villeurbanne, 4. HOCKEY SUR GLACE LA FRANCE DÉMARRE BIEN. – Les Bleus ont très bien entamé, hier à Budapest, le tournoi EIHC en défaisant nettement la Lituanie (8-2) dans une partie où Eddy Ferhi, le gardien français, a réalisé 20 arrêts. FRANCE - LITUANIE : 8-2 (3-0 ; 2-1 ; 3-1) Arbitres : MM. Gebei, Abonyi, Wolf ; 600 spectateurs environ. Pénalités. – France : 6 min (3 × 2’). Lituanie : 14 min (7 × 2’). Buts. – FRANCE : 3’19’’, Tardif (Meunier) ; 5’59’’, Gras (Meunier) ; 15’20’’, Hecquefeuille (Desrosiers) ; 26’37’’, Desrosiers ; 29’17’’, Bonnard (Zwickel), sup. num. ; 43’59’’, Gras (Besch) ; 45’15’’, Desrosiers (Amar) ; 56’55’’, M. Rozenthal (Zwickel ; F. Rozenthal). LITUANIE : 25’53’’, Lelenas (Aliukonis) ; 47’37’’, Lelenas (Aliukonis), sup. num. HIER : France - Lituanie, 8-2 ; Hongrie - Slovénie, 7-1. AUJOURD’HUI : France - Slovénie (15 h 30) ; Hongrie - Lituanie. DEMAIN : Slovénie - Lituanie ; Hongrie - France (17 h 30). NHL (saison régulière). – JEUDI : Boston Toronto, 4-6 ; Philadelphia - NY Islanders, 1-3 ; Carolina - Washington, 5-0 ; New Jersey Chicago, 2-1 (t.a.b.) ; Columbus - Saint Louis, 4-2 ; Phoenix - Dallas, 0-1 ; Vancouver - Anaheim, 0-6 ; Los Angeles - San Jose, 3-7. PATRICK LAFAYETTE (avec B. L.) Helsinki N 200 km PROGRAMME AUJOURD’HUI.–SlalomFEMMES: 1re manche à 10 heures (11 heures, heure finlandaise) ; 2e manche à 13 heures (14 heures). Favorites : Paerson (SUE, dossard no 3) ; Schild(AUT,2) ; Hosp(AUT,1) ; Poutiainen (FIN, 7) ; Zettel (AUT, 6). Principaux dossards : Borssen (SUE, 4) ; Kildow (USA, 5) ; Jelusic (CRO, 8) ; Kirchgasser (AUT, 9) ; Zahrobska (RTC, 10) ; Ottosson (SUE), 14) ; Görgl (AUT, 16) ; Fleiss (CRO, 17) ; Bergmann (ALL, 18) ; De Leymarie (19) ; Vidal (23) ; Barthet (26) ; Aubert (27) ; Mazé (SLV, 31) ; M. Riesch (ALL, 34) ; Santon (43) ; Noens (56) ; Gius (ITA, 58). Principales absentes : Kostelic (CRO), saison sabbatique ; Mancuso (USA), choix ; Götschl (AUT), choix ; Schleper (USA), saison sabbatique ; Pequegnot (genou). DEMAIN. – Slalom HOMMES : 1re manche à 10 heures (11 heures, heure finlandaise) ; 2e manche à 13 heures (14 heures, heure). Fin de carrière pour Nyberg Le vétéran suédois Fredrik Nyberg (37 ans) va devoir mettre un terme à sa carrière, selon Matias Eriksson, son entraîneur national, après avoir gravement chuté hier à l’entraînement en Autriche. Nyberg souffre d’un problème ligamentaire au genou qui a nécessité une intervention chirurgicale urgente. « Il voulait, selon son entraîneur, achever sa carrière à domicile, aux Mondiaux d’Are, en février, il ne pourra pas malheureusement aller jusque-là. » C’en est donc sportivement fini du vainqueur de sept épreuves de Coupe du monde qui remporta sa dernière victoire en 2001 lors du géant de Kranjska Gora avant de devenir le plus vieux coureur à monter sur un podium, à trente-six ans, en 2005, en terminant troisième du géant d’Adelboden. À noter qu’il a réussi, en février dernier, une dernière belle performance en atteignant la cinquième place du géant olympique de Sestrières pour sa cinquième participation aux Jeux d’hiver. MOTO SUPERCROSS DE BERCY Pourcel retrouve son public DE RETOUR d’un long périple l’ayant successivement mené au Japon puis aux États-Unis, Christophe Pourcel a retrouvé avec plaisir, hier soir, l’enceinte du Palais Omnisports de Paris Bercy pour la première des trois journées du Supercross éponyme. Depuis son sacre acquis voilà deux mois lors du GP de France à Ernée, le champion du monde MX 2 n’a guère eu le temps de chômer ! Après un stage intensif d’anglais, il s’est envolé pour le Japon, où les responsables de l’usine Kawasaki l’attendaient pour fêter son titre, mais aussi pour tester le matériel avec lequel il défendra sa couronne la saison prochaine. « Je suis resté là-bas une semaine et, avec les ingénieurs, nous avons testé différentes motos. J’ai terminé mon séjour en disputant la finale du Championnat japonais, que j’ai remportée au guidon de ma moto de Grand Prix équipée de pièces usine », confiait le Français qui, sitôt cette séance de travail achevée, s’est envolé pour la Californie où il a pris ses marques pour l’avenir. S’il courra encore sur le Vieux Continent l’an prochain, l’avenir de Pourcel passe en effet par les États-Unis où il évoluera à temps complet dès 2008. D’une durée de trois ans, son contrat avec Kawasaki stipule en effet que 2007 sera une saison de transition, avec une participation aux premiers Supercross américains au sein du team Pro Circuit. « Je connaissais déjà les États-Unis pour y avoir roulé en 80 cm3 et, après une journée passée avec mon agent, je suis allé rouler sur les pistes supercross Kawasaki. J’avais vraiment envie de rouler et j’ai pu me préparer dans de bonnes conditions pour Bercy, notamment en travaillant sur les réglages des suspensions », confie le Français qui rechigne à parler des excellents chronos signés sur le terrain de jeu de ses futurs équipiers américains. Mais ses performances ont conforté dans ses choix Mitch Payton, le patron du team Kawasaki Pro Circuit, qui n’a pas hésité à expédier une moto spéciale pour Bercy. « À l’origine, je devais rouler avec un moteur d’entraînement mais, en fait, le team a décidé de me confier un moteur de course puissant, presque trop pour un circuit comme Bercy, précise Christophe Pourcel qui, pour rien au monde, n’aurait voulu manquer le rendez-vous parisien. Dès lundi, je repars aux ÉtatsUnis mais je me devais de faire cet aller-retour à Bercy. Je suis heureux d’être là et d’étrenner mon titre devant le public français. Maintenant il est hors de question de prendre trop de risques, car j’ai un programme chargé avec les premiers supercross américains début janvier, avant de revenir en Europe préparer la saison de Grand Prix. » PASCAL HAUDIQUERT TRIATHLON COUPE DU MONDE : DERNIÈRE ÉTAPE. – New Plymouth, en Nouvelle-Zélande, accueille, dans la nuit d’aujourd’hui à demain (à partir de 0 h 15 heure française), la dernière manche de la Coupe du monde 2006. Quel que soit le résultat de cette ultime étape, l’Espagnol Javier Gomez et la Portugaise Vanessa Fernandes sont assurés de l’emporter au général. Pour le clan tricolore, il s’agira de confirmer la bonne forme générale du moment. À l’instar de celle de Cédric Fleureton, cinquième à Cancun (MEX), il y a une semaine. À New Plymouth (NZL), Coupe du monde (distance olympique) : 1 500 m de natation, 40 km de vélo, 10 km de course à pied. Français engagés. – HOMMES : Fleureton, Moulai, Pierreclaud, Dodet. FEMMES : Péon, Harrison. AVIRON REPRISE POUR LES CHAMPIONS. – La saison 2006-2007 débute véritablement aujourd’hui, pour les rameurs internationaux, avec une tête de rivière (course contre la montre) disputée à Toul sur 5 800 mètres. Les champions du monde du deux de couple, Adrien Hardy et Jean-Baptiste Macquet, s’y aligneront en skiff, tout comme dans l’épreuve féminine Sophie Balmary, qui reste sur une victoire voici deux semaines à la prestigieuse Head of the Charles de Boston. La nouveauté du jour vient du deux sans barreur poids légers, où les champions du monde 2005 du quatre sans barreur P.L. ont permuté : Jean-Christophe Bette fait désormais équipe avec Fabien Tilliet alors que Jérémy Pouge rame en compagnie de Franck Solforosi. PAGE 15 Bleu Rouge Noir Jaune Rouge « COMMENT VA votre genou (on lui a retiré un cartilage du genou gauche en fin de saison dernière) ? – Ça va ! En tout cas, on va savoir si ça va ! Il n’y a pas de meilleur test qu’un slalom de Coupe du monde, sur une piste aussi dure. Il n’y a rien qui puisse taper plus et solliciter autant l’articulation. Ce matin (hier), je me suis bien livrée à l’entraînement et je n’ai pas ressenti de douleur. – Les séquelles de l’opération ne vous gênent donc plus ? – Certains jours, ça me titille un peu. Mais c’est surtout dérangeant pour la préparation physique, je dois parfois limiter mes charges de travail. À ski, je n’ai pas trop de soucis, je peux adapter un peu ma technique, je compose et je ne suis pas handicapée. Demain (aujourd’hui), au départ, je serai à cent pour cent ! – Quel est votre objectif cet hiver ? – Mon père (Anders, son entraîneur) et moi sommes une fois de plus tombés d’accord : je vais tout courir et tenter de tout gagner ! J’ai toujours eu ce point de vue, c’est mon moteur, ne rien lâcher, ne rien rater. Et, si ça se passe bien, je serai dans le coup au classement général. J’ai déjà des gros globes (ceux de 2004 et 2005), mais je ne suis pas rassasiée. – Les Mondiaux ont lieu chez vous, à Are (3-18 février). Est-ce un but suprême ? – J’en mesure l’importance, l’attente qui m’accompagnera. Mais je me concentrerai dessus le moment venu. Skier à domicile lors d’un tel 22 LLa Suédoise A Paerson Anja eet la Croate Janica ca Kostelic ont dom dominé le slalom mondial depuis 2002, remportant 22 des 36 courses disputées dans la discipline. Pourtant, 2003-2004 fut une saison blanche pour Kostelic, blessée et malade, alors qu’en 2004-2005 le duo laissa échapper 6 des 8 épreuves (essentiellement au profit de la Finlandaise Tanja Poutiainen). C’est dire que l’année sabbatique que s’octroie la Croate ouvre des perspectives à Paerson… ou à ses rivales ! Le départ des glorieuses anciennes, Carole Montillet et Christel Pascal, a à la fois soulevé le couvercle et laissé Ingrid Jacquemod (surtout depuis la récente blessure au genou de Laure Pequegnot) seule leader. « Ça peut révéler Ingrid, avance Vulliet, créer un appel d’air, mais ce n’est pas certain. Elle a la valeur pour réussir, mais elle est assez secrète, possède un côté un peu illisible… Les premières courses, la concernant, seront déterminantes. » Mais Jacquemod n’est pas du voyage à Levi, les piquets ne sont pas encore de son domaine et ses rendez-vous, depuis l’annulation du géant de Sölden (Autriche), sont repoussés à la tournée nord-américaine dans deux semaines. Dimier : « Ingrid fait partie de la reconstruction collective, elle a déjà à se reconstruire individuellement après ses déceptions de l’hiver dernier. » Il convient donc de s’adresser d’abord aux six filles engagées en Finlande, un contingent important pour le groupe slalom, qui n’a guère baissé de pied : « L’objectif, c’est de gagner des quotas, de s’aguerrir, de faire de l’expérience », annonce Dimier. « L’idée, c’est d’en avoir le plus possible qui jouent et prennent la qualif, explique Pascal Silvestre. Et puis, au cours de la dernière phase de préparation, qui s’est déroulée dans d’excellentes conditions, j’ai senti que Florine (de Leymarie), après le forfait de Laure (Pequegnot), commençait à comprendre que, maintenant, c’est son tour… » Pour qu’on parle bientôt plus des skieuses que du staff. Bleu de notre envoyé spécial WATER-POLO iq u e Jaune Rouge Jaune LEVI – ELOI SEUL RESCAPÉ. – Hier à l’Open d’Allemagne, à Bayreuth, Damien Eloi n’a pas fait de détails face à l’Allemand Stehle. Le sociétaire de Levallois affronte aujourd’hui au deuxième tour l’Autrichien Gardos, 49e joueur mondial. Patrick Chila a été éliminé d’entrée par le Slovène Tokic, mais est en lice aujourd’hui en double, associé à l’Autrichien Schlager, champion du monde 2003. OPEN D’ALLEMAGNE (Bayreuth, 8-12 novembre). – Premier tour : Eloi (no 35) Stehle (ALL, no 259), 4-0 ; Tokic (SLV, no 73) Chila (no 33), 4-2. C erc l e A rct Noir Bleu Noir Anja Paerson était disponible et détendue en s’asseyant hier dans un profond fauteuil de l’hôtel Sirkantähti. On l’a sentie déterminée et déjà dans ses courses. Un seul petit détail clochait : son ébouriffante coiffure, mi-blonde, mi-brune, très curieuse. Mais de là à oser enfairelaremarqueau « Bombardier »deTärnaby… On apréféré l’écouter parler deses énormes et permanentes ambitions hivernales. TENNIS DE TABLE SU De Leymarie espérée « Tout gagner ! » COUPE DE CHINE (Nanjing, 9-11 novembre). – HOMMES. Court : 1. Davydov (BLR), 69,45 pts ; 2. Lysacek (USA), 69,20 ; 3. Smith (USA), 63,77 ; 4. Sandhu (CAN), 63,55 ; 5. Ponséro, 62,90. COUPLES. Classement final : 1. Shen Xue-Zhao Hongbo (CHN), 193,59 pts (68,90 [court] + 124,69 [libre]) ; 2. Pang Qing-Tong Jian (CHN), 172,56 (62,00 + 110,56) ; 3. Savchenko-Szolkowy (ALL), 171,63 (58,64 + 112,99). DANSE. Levi (Finlande)) 16 Bleu Rouge Noir Jaune Noir Jaune Rouge Rouge Bleu Rouge Bleu Jaune Bleu Jaune SAMEDI 11 NOVEMBRE 2006 Noir Noir PAGE 16 17 Bleu Rouge Noir Jaune BASKET PRO A (10 journée) e Le coup d’Etat permanent HIER Le Havre - Gravelines ............. 96-75 AUJOURD’HUI 20 HEURES Cholet - Reims Pau-Orthez - Roanne Paris - Le Mans Nancy - Orléans Chalon - Bourg Besançon - Hyères-Toulon Clermont - Strasbourg La hiérarchie de la Pro A est en désordre. Les petits frétillent et les gros déraillent. Explications. AUSSI DÉROUTANTE que palpitante, la Pro A vit dans la précarité hiérarchique. Après neuf journées, un quart de la saison régulière, les trois derniers champions de France, Pau, Strasbourg et Le Mans, cumulent 37 % de victoires et ne sont toujours pas éligibles pour les play-offs, que seuls les huit premiers disputeront. Au total, dix-sept grosses prises ont été enregistrées, deux par semaine. Ce soir, Roanne défiera Pau, tombeur cette semaine du champion d’Europe (CSKA Moscou), avec la conviction de pouvoir imposer son jeu frénétique en Béarn, chose impensable par le passé. Clermont recevra Strasbourg en rêvant d’un nouveau coup de filet. Déjà observée ces trois ou quatre dernières saisons, la tendance d’un dérèglement climatique en Pro A s’accentue. Le tout sous un ciel pourtant bien dégagé sur le front européen (10 succès français en 13 matches dans les 3 épreuves). Tentatives d’explications du paradoxe. L’OUVERTURE AUX AMÉRICAINS Depuis l’an dernier, la Pro A a ouvert ses portes au marché américain dans la limite de quatre joueurs au plus. L’inépuisable vivier fournit une maind’œuvre homogène, économique et ultraproductive. C’est certainement la raison majeure du nivellement des valeurs. Car, c’est mathématique, quatre Américains bien choisis multiplient les menaces offensives. Et les possibilités de changement, moins permissives que par le passé, obligent les clubs à un recrutement scrupuleux. « Les clubs travaillent de mieux en mieux dans le recrutement, la détection (scouting). Tout le monde a le nez fin. Comme le montre Roanne, avec trois très bons Américains, tu as 50 % voire plus de ton équipe », remarque Éric Girard, le coach de Strasbourg. « Cela a bénéficié aux équipes les moins riches. Le marché s’est ouvert, les informations sont meilleures, et les clubs se sont donné les moyens pour le scouting », relève Francis Charneux, coach d’Hyères. Autre apport des Américains : l’état d’esprit, l’insouciance, la flamme. « Nos Ricains, ils ne savent pas ce que représentent Pau, l’ASVEL, Le Mans et les grosses équipes. Ils jouent face à eux sans stress », glisse Jean-Denys Choulet, le chef de Chorale roannais. DEMAIN 15 HEURES Dijon - ASVEL (TPS Star) PROCHAINE JOURNÉE. – Samedi 18 novembre (20 heures) : OrléansDijon ; Reims-Chalon ; Bourg-Le Havre ; Gravelines-Clermont ; Roanne-Besançon ; ASVEL-Cholet ; Hyères - Nancy ; Le Mans-Strasbourg. Dimanche 19 : Paris - Pau (15 heures, TPS Star). Salyers, Pellin, Spencer, Badiane (de g. à dr.) et leurs amis roannais bousculent la hiérarchie de la Pro A, même si ce jour-là, face à l’ASVEL de Troutman, Foirest et Sy, ils n’ont pas eu le dernier mot (81-77). (Photo Marc Francotte) par des équipes ayant cogité une semaine sur le jeu de leur future proie. « J’ai trouvé les gros que l’on a affrontés moins prêts, moins intenses qu’à une époque », observe Charneux. « Je pense que l’ordre va être rétabli sur la durée. Je n’ai jamais vu depuis quatre, cinq ans, un effectif comme celui de Pau cette année. En France, pas une équipe ne devrait leur arriver à la cheville… » tranche toutefois le madré Choulet avant le rendez-vous de son équipe ce soir en Béarn. Peutêtre une manière d’amadouer l’ours palois et de tromper sa vigilance… ARNAUD LECOMTE LE HAVRE s’est hissé provisoirement à la quatrième place de Pro A hier soir en sonnant son concurrent direct Gravelines (96-75). Le STB confirme son beau succès de la journée précédente, à Strasbourg. Ravi, Christian Monschau expliquait : « Après un premier quart-temps où les règles n’ont pas été respectées, tout s’est ensuite passé comme nous l’avions prévu. » Sur l’impulsion de Tony Stanley (31 points à 10/16 dont 6/8 à 3 points, 7 rebonds, 35 d’évaluation), de Sherman Gay (27 points, 7 fautes provoquées, 30 d’évaluation) et d’un John Cox efficace aux baguettes en l’absence de Babacar Cissé (15 points, 8 p.d.), Le Havre passait un 18-6 aux Gravelinois entre les 15e et 20e minutes (de 29-29 à 47-35). Ces derniers tentaient en vain une zone press au début du troisième acte, mais les locaux étaient déjà loin. Frédéric Sarre pouvait fulminer : « Ce soir, je ressens plus de colère que de frustration. On n’a pas eu assez de volonté et d’intensité. » – P. Go. EN DIRECT DE LA PRO A « Le poil à gratter » Skelin s’en va JEAN-DENYS CHOULET, l’entraîneur du surprenant leader Roanne, explique la recette de la Chorale. HIER Saint-Étienne- Rouen ................. 86-71 Nantes - Limoges......................... 71-68 Aix-Maurienne- Quimper ........... 66-54 Brest - Saint-Quentin .................. 85-78 Classement : 1. Vichy et Brest, 13 pts ; 3. Nanterre, Limoges, Nantes, Rouen et SaintQuentin, 12 ; 8. Boulazac, Châlons, Mulhouse, Aix-Maur., Quimper et St-Étienne, 11 ; 14. Angers, Antibes, Levallois et Évreux, 10 ; 18. Poitiers, 9. PROCHAINE JOURNÉE. – Vendredi 17 novembre, à 20 heures : Saint-Quentin - Châlons ; Levallois-Nantes ; Évreux - Aix-Maurienne ; Antibes-Nanterre. Samedi 18, à 20 heures : Limoges-Poitiers ; Mulhouse-Vichy ; Rouen-Angers ; Boulazac - Saint-Étienne ; Quimper-Brest. LIGUE FÉMININE (7e journée) AUJOURD’HUI 20 HEURES Challes - Saint-Amand Arras - Clermont Bourges - Mourenx Valenciennes - Mondeville DEMAIN 15 HEURES Tarbes - Villeneuve-d’Ascq Calais - Montpellier 16 HEURES Aix - Nice Classement : 1. Mondeville, 11 pts ; 2. Aix, 11 ; 3. Valenciennes, 10 ; 4. Villeneuve-d'Ascq, 10 ; 5. Bourges, 10 ; 6. Montpellier, 10 ; 7. Calais, 9 ; 8. Challes, 9 ; 9. Clermont, 8 ; 10. Arras, 8 ; 11. Saint-Amand, 8 ; 12. Tarbes, 8 ; 13. Mourenx, 8 ; 14. Nice, 6. PROCHAINE JOURNÉE. – Samedi 18 novembre, à 20 heures : NiceCalais ; Mondeville-Challes ; Valenciennes-Mourenx ; Montpellier-Arras ; Saint-Amand - Tarbes ; ClermontBourges. Dimanche 19, 16 heures : Villeneuve-d’Ascq - Aix. PARIS - LE MANS CHALON - BOURG AUJOURD’HUI, 20 HEURES, STADE PIERRE-DE-COUBERTIN. Arbitres, MM. Castano, Lepercq, C. Vauthier. Aprèsneufmatchesdisputésavec LeManscette saison (six en Pro A, trois en Euroligue), le pivot croate Mate Skelin (2,12 m) aquittéhier leclubsarthois.DépartprématurépuisqueSkelin, joker médical d’Alain Koffi, était sous contrat jusqu’au 19 novembre.Skelin s’est engagéjusqu’à la fin de saison avec le Lukoil Academic Sofia (BUL), qualifié en Coupe ULEB, et le club sarthois se voyait mal retenir le joueur au regard des services rendus par le Croate. Son absence risque de se faire sentir, d’autant que, si Alain Koffi a repris l’entraînement cette semaine,son retourà la compétitionn’estpasencorearrêté et il serait surprenant qu’il soit pleinement efficace dès la minovembre. Côté parisien, la venue du Mans motive la troupe où le centre Ndongo N’Diaye a été touché au genou cette semaine mais sera au rendez-vous. – D. L. AUJOURD’HUI, 20 HEURES, SALLE DU COLISÉE. Arbitres, MM. Bretagne, Roman, Karaquillo. Chalon n’a pas connu d’alerte cette semaine… à part son coach, Grégor Beugnot, tenaillé par une grippe. Les Burgiens sont diminués à l’intérieur. Kelvin Howell est indisponible pour cinq semaines. À partir de lundi, il portera un corset. Son remplaçant pourrait signer ce week-end. Quant à Sindjelic, il est au repospourquinze jours. AndreOwensdonneraun coup de main à l’intérieur, du coup, Lesly Bengaber et Jeremy Kelly mèneront le jeu. – P. De. et Ph. Se. NANCY - ORLÉANS AUJOURD’HUI, 20 HEURES, PALAIS DES SPORTS JEAN-WEILLE. Arbitres, MM. Bichon, Jean, Mlle Julien. Victor Samnick (lésion au mollet) fera sa rentrée devant Orléans, où Terence Dials a ménagé sa cheville en début de semaine mais tiendra sa place. – G. Gai. et P. Bo. ARNAUD LECOMTE CC Harrison forfait BESANÇON - HYÈRES-TOULON AUJOURD’HUI, 20 HEURES, PALAIS DES SPORTS. Arbitres, MM. Greva, Supiot, Blanc. Besançon a travaillé sur l’adresse dans la semaine tout en ménageant Ford et Éléléara (entorses)mais qui tiendront leur place. Côté hyérois, une grosse incertitude demeure concernant Derrick Obasohan, victime d’un choc à l’entraînement jeudiet souffrant d’un gros hématomeà un genou. Il effectuera un test avant le match. – P. La. et P. Sa. AUJOURD’HUI, 20 HEURES, PALAIS DES SPORTS Arbitres, MM. Mateus, Bardera, Dubois. CC HARISSON (entorse d’une cheville) est forfait. Gordon Herbert alignera donc Miles, Bauer, Johnsen et Wright. Du côté roannais, le meneur pressenti, Domenico Marcario, disputera un probable dernier match avec Lausanne ce soir, mais n’a pas encore formalisé d’accord avec Roanne. CLERMONT - STRASBOURG AUJOURD’HUI, 20 HEURES, MAISON DES SPORTS. Arbitres, MM. Conderanne, Guedin, Bansard. Les Alsaciens Mike Smith et Gauthier Darrigand retrouvent le club où ils jouaient l’an passé et dont le classement souffre toujours d’une série de six défaites. Après deux succès surprises au Havre et au Mans, Jean-Aimé Toupane a tenté, cette semaine, de prévenir tout relâchement. – P. Qui. et R. Sch. CHOLET - REIMS AUJOURD’HUI, 20 HEURES, SALLE DE LA MEILLERAIE. Arbitres, MM. Radonjic, Maestre, Betton. Cholet est en forme, même si Bardet en a encore pour une dizaine de jours pour retrouver sa plénitude. Le Slovène Stipe Modric, en butte à des problèmes familiaux, est reparti chez lui. Le club suit d’autres pistes pour trouver un renfort. L’infirmerie rémoise se vide : Thomas Andrieux jouera à Cholet son premier match officiel sous les couleurs rémoises (depuis son arrivée en 2005-06). Ce sera également la première du joker Nicki Arinze, le remplaçant de Feaster. – P.-M. Ba. et Y. Do. HANDBALL NBA EXPRESS AUJOURD’HUI 20 HEURES Châlons-en-Champagne - Boulazac Angers - Nanterre Levallois - Antibes Poitiers - Mulhouse Vichy - Évreux car je n’ai pas un effectif à rallonge. – Vous allez probablement signer un meneur de complément (l’Italo-Canadien Domenico Marcario) pour épauler Pellin et pas un meneur américain comme prévu à l’intersaison. Pourquoi ? – Je ne voulais pas un Américain qui mette vingt points par match car Marco Pellin a prouvé qu’il méritait d’être là. Et surtout, si je blesse un de mes intérieurs français, je pourrais aller chercher un Américain, car je ne trouverai jamais un remplaçant français ou même européen sur ce poste. » Min Pts Tirs 3pts Lf Ro-Rd Pd 39 15 6/15 3/9 - 0-3 8 16 7 3/5 1/3 - 0-1 2 36 27 9/14 1/4 8/10 2-1 1 1 - - - - - 17 0 0/3 - - - 15 4 2/3 - - 1-2 39 31 10/16 6/8 5/7 0-7 3 25 8 4/9 0/2 0/2 0-4 1 3 - - - - - 9 4 2/3 - - 2-1 1 200 96 36/68 11/26 13/19 5-19 16 Min Pts Tirs 3pts Lf Ro-Rd Pd Le Pellec 11 5 2/4 1/2 - - P. Morlende 8 4 1/4 0/2 2/2 0-1 Paulding 32 19 9/13 1/3 0/3 3-2 Rigaux 3 0 0/1 0/1 - 0-1 2 Essart 32 4 1/6 0/4 2/2 0-2 10 Nsonwu 22 12 5/7 - 2/5 3-8 Gautier 28 12 4/8 2/4 2/4 2-2 1 Adomaïtis 7 2 1/3 - - 0-1 Turner 18 2 0/2 - 2/2 1-3 1 Schmitt 11 0 0/1 - - 0-1 4 Brun 28 15 6/11 3/5 - 2-4 1 TOTAL 200 75 29/60 7/21 10/18 11-25 19 96-75 (16-20 ; 31-15 ; 23-16 ; 26-24) Ecarts.- LEH : +24 (39e) ; GRA : +5 (6e, 13e, 14e) Spec. : 2800. Arb. : MM. Viator, Bissang et Koog. Cox Causeur Gay Cayol Curti A. Traoré Stanley Tucker Duport Miller TOTAL Dallas souffle enfin LES RÉSULTATS Cleveland-Chicago : 113-94 ; Golden State - New Orleans-Oklahoma : 121-116 ; Phoenix-Dallas : 112-119. LE FAIT DU JOUR D’un côté, Mike D’Antoni, entraîneur de l’année en 2005 ; de l’autre, Avery Johnson, honoré en 2006. Sur le terrain, les Phoenix Suns et les Dallas Mavericks pour leurs retrouvailles depuis la dernière finale de la Conférence Ouest. Deux équipes ayant cumulé ensemble… une seule petite victoire en neuf rencontres depuis le début de la saison (1-4 pour Phoenix et 0-4 pour Dallas). Le match fut arraché finalement par Dallas, une nouvelle fois porté par Dirk Nowitzki (35 pts, 7 rbds) et Jason Terry (30 pts). En face, Steve Nash frôlait un embarrassant triple double (20 pts, 9 p.d. et 10 ballons… perdus !), alors que Boris Diaw retrouvait des couleurs. Avec cette victoire, les Mavericks mettaient fin à une série de huit défaites d’affilée, si on englobe leurs quatre revers en conclusion de la dernière finale NBA. LES FRANÇAIS Les Hornets, dernière équipe invaincue, ont perdu à Golden State. Mike PIETRUS a été omniprésent (18 pts à 7/12, dont 4/8 à 3 pts, 5 p.d., 5 rbds, 1 int. et en 39 min.). Boris DIAW, lui, a renoué avec ses standards de l’an passé (13 pts à 4/7 et 5/6 aux l.f., 5 p.d., 4 rbds, en 34 min.). LES NEWS Opéré du genou gauche il y a 18 mois, Kenyon Martin (Denver), retrouvait ses sensations. Mais une inflammation l’oblige maintenant à se faire opérer du genou droit dans les prochains jours. Son indisponibilité est estimée de six à huit semaines. M’Gannem choisit Montpellier joueur, au charisme indéniable. » Un vrai demi-centre, fin dans sa relation avec les pivots, surtout lorsque l’un d’eux se nomme Issam Tej, complice de toujours à l’Espérance de Tunis, en sélection, puis à Sélestat, où les deux ont laissé une trace indélébile. « Heykel a cette capacité de bonifier le jeu de toute une équipe, poursuit Patrice Canayer. Sa vision du hand est proche de celle vers laquelle nous tendons. Il a aussi une approche psychologique des gens particulièrement intéressante. » À bientôt trente ans, après deux saisons passées chez le voisin nîmois, le meneur tunisien donne, en tout cas, une nouvelle orientation à sa carrière. « J’ai envie de gagner des titres, de jouer la COUPE DE L’EHF HOMMES (3e tour retour). – AUJOURD’HUI (18 heures) : Presov (SLQ) - Dunkerque. Aller : 28-31. DEMAIN (19 heures) : Hafnarfjördur (ISL) - Paris. Aller : 24-34. Huitièmes de finale les 2-3 et les 9-10 décembre. GROUPE D. – AUJOURD’HUI: Tchekhov (RUS) - Flensburg-Handewitt (ALL). DEMAIN : Zagreb (CRO) - Skopje (MCD). CE SERA DONC Montpellier. Ni Chambéry, ni Paris, ni même l’un des mastodontes européens. Le message est d’ailleurs sans équivoque. La signature apposée, hier, par Heykel M’Gannem sur un contrat d’une durée de quatre saisons à compter du 1er juillet 2007 dit toute l’ambition du Montpellier Handball. « L’objectif est de bâtir l’équipe la plus forte possible pour la Coupe d’Europe, résume le manager général Patrice Canayer. Heykel correspond au profil. Il est un excellent COUPE DES COUPES HOMMES (3e tour retour). – AUJOURD’HUI (18 h 30) : Vardar Skopje (MCD) - Ivry. Aller : 29-36. Huitièmes de finale les 2-3 et les 9-10 décembre. Ligue des champions, affirme-t-il. Montpellier est une opportunité réelle. Les structures, l’appétit, la présence de joueurs tunisiens, tout m’a attiré dans le projet. » – P. P. LIGUE DES CHAMPIONS HOMMES (6e et dernière journée) GROUPE A. – AUJOURD’HUI : Veszprem (HON) - Sarajevo (BOS) ; Bystrica (SLQ) - Pampelune (ESP). GROUPE B. – AUJOURD’HUI : Ciudad Real (ESP) - Brest (BLR) ; Schaffhausen (SUI) - Szeged (HON). GROUPE F. – AUJOURD’HUI : Celje (SLV) - Gummersbach (ALL) ; Reykjavik (ISL) - Sandefjord (NOR). GROUPE G. – AUJOURD’HUI : Barcelone (ESP) - Athènes (GRE) ; DEMAIN : Kozina (SLV) - Hammarby (SUE). GROUPE H. – AUJOURD’HUI : Yuzhny (UKR) - Bregenz (AUT) ; DEMAIN : Montpellier - Valladolid (ESP). Class. : 1. Valladolid, 9 pts ; 2. Montpellier, 8 ; 3. Yuzhny, 2 ; 4. Bregenz, 1. Les deux premiers de chaque groupe sont qualifiés pour les huitièmes de finale (2, 3 et 9, 10 décembre). Déjà qualifiés : Pampelune, Veszprem, Ciudad Real, Kolding, Chambéry, Flensburg, Kiel, Gummersbach, Celje, Barcelone, Valladolid, Montpellier. ÉLANDE Z E L L E - NOUV FRANCE I E D O S I ÉP . B LA C K S EUR DES P S A P INICI N’A W : DOM ? INTERVIE B LA C K S TR E LES T A B T N E E : COM M É. A N A LY S E INTIMIT EN TOUT : E C N A DE FR QUINZE SAMEDI 11 NOVEMBRE 2006 CETTE SEMAINE PAGE 17 Bleu Rouge Noir Jaune Rouge PRO B (8e journée) On a recruté de bons défenseurs, Cazalon, Soliman, Niakaté, et même Salyers. Si on finissait huitième ou neuvième défense, on ferait une très bonne saison, mais je ne suis pas sûr qu’on y arrive. – Allez-vous revoir vos ambitions à la hausse ? – Cette semaine, on a préparé ce déplacement à Pau, où on a plus de chances de perdre que de gagner. On n’est pas devenus une des grosses équipes du Championnat, mais on joue bien au basket en ce moment. De là à penser à mieux, faut pas rêver. Cela peut aussi aller très, très vite dans l’autre sens. Si je venais à blesser Pellin ou Spencer, ce serait un gros problème 96 75 Bleu – Quelle est la recette roan- l’autre, ce qui ne m’était jamais arrivé depuis que j’entraîne. – Comment qualifiez-vous votre style de jeu ? D’ultra-offensif ? – La défense ne me passionne pas. Ce n’est pas un truc où il y a la patte du coach, contrairement à l’attaque, qui est plus stratégique. Je m’implique beaucoup dans le secteur offensif. Je ne peux pas concevoir un basket attractif, pour les joueurs ou les spectateurs, avec une balle gelée pendant 22 secondes. Les gens pensent qu’on ne joue qu’en première intention, mais on a aussi des systèmes adaptés aux qualités de nos joueurs. On shoote peut-être vite, mais ce n’est jamais du “hourra-basket”, du playground, c’est travaillé à l’entraînement. – Avec une attention un peu nouvelle en défense ? – Tout à fait. Si on veut monter dans la hiérarchie, il faut prendre moins de points. L’an passé, on avait du talent offensif mais une défense défaillante. Cette année notre meneur “Marco” Pellin défend sur le porteur de balle, et ça encourage tout le monde à le faire. LE HAVRE GRAVELINES Jaune Rouge Jaune – Je suis surpris surtout par l’ampleur, par le fait qu’on n’ait perdu qu’un seul match. On avait déjà fait une saison plus que correcte la saison passée. Cette année, on a essayé de conserver une partie des cadres. Mais on ne s’attendait pas à être premiers après neuf journées. On aurait été très contents avec huit victoires à la trêve. naise ? Le talent des joueurs, l’alchimie collective ? – Le talent. Ce qui a tout changé, c’est l’ouverture aux Américains ! Je n’en ai que trois cette année mais pour trouver trois Français de leur niveau, c’était impossible dans les équipes que j’ai coachées ces dernières années. Pour Clermont ou Bourg, c’est pareil. On est quelques-uns comme ça, à être un peu le poil à gratter des gros. Aujourd’hui, je peux prendre trois ou quatre “Ricains” aussi bons que ceux de Pau. Et j’ai pu en garder d’une année sur c. — 624 699 688 730 628 770 694 664 662 658 654 703 707 652 623 668 702 700 Noir Bleu Noir « ÊTES-VOUS SURPRIS de voir la Chorale en tête du classement au quart du Championnat ? p. — 727 817 706 741 690 774 689 664 592 647 654 689 651 603 598 665 715 604 Le Havre confirme PAU-ORTHEZ - ROANNE La Chorale est le tube de l’automne de la Pro A. Strasbourg, Gravelines, Le Mans, entre autres, ont déjà subi la loi des « choristes » de Jean-Denys Choulet (48 ans, 9e saison en Pro A, 7e à Roanne), sensations de ce début de saison. Les voici coleaders après neuf journées (1 défaite, 77-81, à Villeurbanne) et au seuil d’un déplacement à Pau. Avec trois Américains très performants, dont les deux top-scoreurs du Championnat, Dewarick Spencer (22,8 pts) et Aaron Harper (19,3), déjà présents l’an passé (9es, meilleur classement du club depuis 1992), les Roannais, quatorzième budget de la division (2,3 millions d’euros), brouillent les cartes, livrant un jeu prolifique en attaque (90,8 pts par match) que revendique pleinement leur entraîneur. P. — 1 1 2 4 3 5 4 4 5 5 5 5 6 6 6 6 6 8 LE HAVRE - GRAVELINES : 96-75 DES TÉNORS ÉTOURDIS Les petits ont donc vite sauté sur les occasions. D’autant que l’élite, rêveuse, prend son temps. Peut-être l’effet d’une formule de compétition avec play-offs et surtout finale sur un match sec qui a rendu plausible, depuis deux ans, les épopées tardives, du type de celles vécues par Strasbourg (3e de la saison régulière) et Nancy (8e), finalistes en 2005, mais aussi Le Mans (5e), champion 2006, cinquième après les 34 journées de Championnat. En somme, rien ne sert de partir, il faut courir à point. « C’est un peu l’opposé du foot, où la hiérarchie est vite connue. Tout peut être remis en question en play-offs. Du coup, les gros ne paniquent pas, même si leurs débuts sont difficiles », sourit Éric Girard. Tous les weekends, au sortir ou avant des matches européens, qui semblent mieux ciblés cette saison, les ténors sont attendus Classement Pts J. G. — — — 1. Nancy ..................... 17 9 8 Roanne ................... 17 9 8 3. Chalon .................... 16 9 7 4. Le Havre ............... 16 10 6 5. ASVEL ..................... 15 9 6 6. Gravelines ............. 15 10 5 7. Hyères-Toulon .... 14 9 5 Paris .................. 14 9 5 9. Bourg-en-Bresse ........ 13 9 4 Dijon .................. 13 9 4 Orléans ............. 13 9 4 Pau .................... 13 9 4 13. Besançon ......... 12 9 3 Cholet ............... 12 9 3 Clermont .......... 12 9 3 Le Mans ........... 12 9 3 Strasbourg ....... 12 9 3 18. Reims ................ 10 9 1 18 Bleu Rouge Noir Jaune BATEAUX ROUTE DU RHUM Jourdain touche au but Sauf incident la nuit dernière, le skipper de « Sill-&-Veolia », suivi de Le Cam, devait rallier Pointe-à-Pitre en vainqueur des monocoques. Roland JOURDAIN Au terme d’un final lent et éprouvant autour de la Guadeloupe, Roland Jourdain, quarante-deux ans, situé à moins de 5 milles de l’arrivée, était sur le point de décrocher, la nuit dernière en France, sa première grande victoire en solitaire. Mais le redoutable Jean Le Cam («VM-Matériaux»), auteur d’un retour spectaculaire, se tenait toujours en embuscade quelques milles derrière. 42 ans, né le 28 avril 1964, à Quimper. 1994 : 1er Transat AG2R (Figaro Bénéteau, avec J. Le Cam). 1995 : 1er Transat Jacques-Vabre (multicoque, avec P. Vatine). 2000 : 2e Transat anglaise en solitaire (monocoque). 2001 : 1er Transat Jacques-Vabre (monocoque, avec G. Le Cléac’h) ; 3e du Vendée Globe . 2002 : 4e Route du Rhum (monocoque). 2003 : 2e Transat Jacques-Vabre. (monocoque, avec A. Thomson). 2005 : 1er Calais Round Britain Race (monocoque, course en équipage) ; 2e Transat Jacques-Vabre (monocoque, avec MacArthur). 2006 : 1er Route du Rhum (monocoque). POINTE-À-PITRE – de notre envoyé spécial CLASSEMENT ATHLÉTISME PASCAL SIDOINE Le Cam beau joueur AUTEUR D’UNE REMONTÉE EXCEPTIONNELLE avant et autour de la Guadeloupe, hier soir, Jean Le Cam sera toutefois resté deuxième derrière son copain Jourdain, dans cette Route du Rhum 2006, catégorie monocoques 60 pieds. Le matin de son arrivée, le skipper de VM-Matériaux avait pris le temps de livrer son sentiment sur cette course. « Quoi qu’il arrive, je serai content. Mon objectif était de me trouver à moins de 100 milles de “Bilou” (Roland Jourdain) en arrivant sur la Guadeloupe, j’en avais 40… Au final, cette course aura donc été une belle histoire. Depuis trois jours derrière Bilou, c’était de la vitesse pure. Il fallait tout le temps “être dessus” pour faire avancer la machine. J’ai rarement autant travaillé sur un bateau, cela ressemblait plus à un Figaro qu’à un Vendée Globe mais c’est bien, parce que, dans ces conditions, tu apprends beaucoup sur ton bateau et il est clair que tout le travail de développement que nous avons fait dessus, eh bien, ç’a payé… C’est la première fois que je finis une Route du Rhum, donc je suis content d’être là où je suis : deuxième de la Route du Rhum, y’a pire dans la vie ! Deuxième comme au Vendée Globe : Jourdain est au Rhum ce que Riou était au Vendée et moi, je suis à chaque fois deuxième, celui qui fait qu’il y a un premier. En tout cas, ce que je retiendrai, c’est quand tu es grand-voile haute et gennaker de 250 m², par 30 nœuds de vent et tout seul à la barre... Là, tu te dis : “C’est hallucinant !” C’est un peu “Allô la Terre ? ici la Lune !” » AUTOMOBILE CROSS LA SAISON 2006-2007 de cross débutera cet après-midi, en catimini, à Oeiras, au Portugal. Quelques bons Kényans quasiment anonymes (Ronald Rutto ou Abraham Cherono) y affronteront les meilleurs Portugais, dont l’ex-étoile continentale Paulo Guerra, quintuple champion d’Europe. D’un point de vue international, la « star » du jour devrait être la championne du monde du steeple, l’Ougandaise Dorcus Inzikuru. C’est dire s’il n’y aura pas forcément de quoi s’emballer. Mais il est vrai que la saison promet d’être encore longue d’ici aux Mondiaux de Mombasa (Kenya), le 24 mars prochain, soit dans quatre mois. Les Français ne feront leur rentrée que lors des deux prochains weekends, à la RATP, à Allonnes, à GujanMestras ou à Leffrinckoucke, sites qualificatifs pour les Championnats d’Europe de San Giorgio, le 10 décembre. Du côté de Milan, les Bleus joueront leur va-tout hivernal. « On aura un titre à défendre (par équipes hommes) et un autre à aller chercher (par équipes femmes) », rappelle Patricia Djaté-Taillard, la responsable du demi-fond national. En revanche, on n’attendra rien, ou pas grand-chose, des Français sur la scène mondiale. « Mais pour la vie du cross, il est important d’être représenté dans les grands Championnats et l’idée est donc a priori d’y envoyer une équipe seniors, celle qui aura le meilleur potentiel, à condition qu’elle ait une stratégie de préparation collective », précise DjatéTaillard. Lors de Mondiaux 2007 d’où disparaîtra le cross court, les accessits promettent d’être d’autant plus inaccessibles que l’on prévoit un peloton africain particulièrement compact à Mombasa, lors d’une grande première en terre kényane. Au pays du cross roi, un nouveau héros pourrait naître. D’une part parce que les Kényans, sevrés de titres individuels depuis la dernière des cinq levées de Paul Tergat, en 1999, n’auront pas le droit à l’erreur à domicile. D’autre part parce que, après cinq années de domination sans partage (cinq doublés court-long), l’Éthiopien Kenenisa Bekele devrait laisser son trône vacant. « Pas parce que c’est au Kenya mais parce que je souhaite maintenant passer à autre chose », disait-il après son nouveau triomphe à Fukuoka, en mars dernier. On le comprend d’autant mieux que cet exploit majeur n’a même pas été retenu, hier, parmi les trois principales performances de l’année par la Fédération internationale. À la différence des 91,59 m qui ont fait du CALENDRIER 2006-2007 Novembre. AUJOURD’HUI : Oeiras (IAAF, POR) ; 19 : RATP (Fontenay-lès-Briis), Maine libre (Allonnes) ; 26 : Sud-Ouest (Gujan-Mestras), Acier (Leffrinckoucke), Llodio (IAAF, ESP). Décembre. 3 : Les Mureaux ; 10 : CHAMPIONNATS D’EUROPE (San Giorgio, ITA) ; 17 : Bruxelles (IAAF). Janvier. 6 : Belfast (IAAF) ; 13 : Édimbourg (IAAF) ; 14 : Ouest-France (Le Mans) ; 21 : Séville (IAAF). Février. 10 : Mombasa (IAAF, KEN) ; 11 : Diekirch (IAAF, LUX) ; 25 : Albufeira (IAAF, POR). Mars. 4 : CHAMPIONNATS DE FRANCE (Vichy) ; San Vittore (IAAF, ITA) ; 24 : CHAMPIONNATS DU MONDE (Mombasa, KEN). Norvégien Andreas Thorkildsen le sixième lanceur de javelot de l’histoire… RALLYE-RAID – DESERT CHALLENGE Un retournement est-il envisageable ? « Kenenisa n’a pas changé d’avis mais c’est vrai que, avec la Fédération éthiopienne, on ne sait jamais », glisse Jos Hermens, l’agent de la star. Les Éthiopiens, qui avaient su convaincre un Haile Gebreselassie réticent dans le passé, pourraient faire pression sur le prodige pour une question de prestige national chez le grand voisin kényan. Pour l’heure, Kenenisa tournerait un film plutôt mystérieux sur sa vie, du côté d’Addis-Abeba. « Mais je n’en sais pas plus », avoue Hermens, apparemment impuissant à maîtriser l’agenda de son déroutant client. Bekele a en tout cas prévu de renouer avec la compétition en janvier, lors de deux cross, peut-être Édimbourg et Séville. Avec quelles ambitions ? Seul le petit phénomène le sait. NICOLAS HERBELOT LA FINALE MONDIALE MENACÉE ? – Les organisateurs de la Finale mondiale, à Stuttgart les 7 et 8 septembre, ont annoncé hier un déficit de 650 000 euros, près de deux fois supérieur à celui prévu. Supposés accueillir les deux prochaines éditions (2007 et 2008), ils demandent une aide accrue à la Fédération internationale. « Si cela ne fonctionne pas, je vois une menace sur l’avenir de cette finale », a déclaré Andreas Kroll, le président de l’organisation allemande. Dans la fournaise de Dubaï, les Pajero ont écrasé la course, Alphand s’imposant devant Peterhansel. DUBAÏ – (EAU) de notre envoyé spécial UN VAINQUEUR en autos, un champion du monde en motos, les spécialistes français de rallye-raid ont, une nouvelle fois, montré leurs qualités dans ce Desert Challenge. Hier, possiblement dans l’endroit le plus écrasé de soleil de Dubaï où était jugée l’arrivée, Luc Alphand, qui avait commencé l’année par une victoire au Dakar, l’a terminée sur un succès dans les Émirats arabes unis. Et David Casteu, quatrième au général après une course prudente mais sûre, s’est adjugé le titre de champion du monde FIM de rallye-raid. Au-delà de la victoire d’Alphand, toujours associé à Gilles Picard (« C’est toujours bon de gagner, surtout après le gros crash que j’avais eu en Tunisie »), cette très chaude semaine aura vu une solide démonstration du team Mitsubishi à deux mois du départ du Dakar 2007 : succès du Haut-Alpin, donc, mais aussi deuxième place au général et première victoire en spéciale pour le tout nouveau Pajero MPR 13, confié ici à Stéphane Peterhansel et JeanPaul Cottret. Sans un choc malencontreux contre une dune dans la première spéciale, qui priva le dernier-né de Mitsubishi de direction assistée et rejeta « Peter » loin au classement, la confrontation entre l’ancien et le nouveau modèle aurait été plus soutenue. Cependant, dans la troisième spéciale, les deux coéquipiers firent une partie du parcours ensemble. Conclusion d’Alphand : « Si Stéphane n’avait pas eu ce problème, je PAGE 18 P GOLF HSBC Champions (circuit européen 2007, hommes) Le Tigre vous salue bien Éblouissant, le numéro 1 mondial a égalé le record du parcours (– 8) pour se hisser dans le trio de tête. SHANGHAI – (CHN) Avec ou sans Bekele ? Mitsubishi au zénith L’empereur des labours devrait disputer des cross en janvier mais pas les Mondiaux de mars, au Kenya. À moins que… POINTE-À-PITRE. – Roland Jourdain était hier soir sur le point de franchir, enfin, la ligne d’arrivée. Mais il avait dans son sillage le « VM-Matériaux », de son ami Jean Le Cam. Les deux hommes dans la pétole se livraient un dernier duel. (Photo Pierre Lablatinière) pense que j’aurais eu du mal à le suivre. Je suis presque obligé de “surrouler” avec l’ancienne voiture. » Peterhansel aussi aurait aimé faire la course en tête. « Deuxième, ce n’est pas une bonne place », déclara-t-il une fois la ligne d’arrivée franchie. « Mais c’est mieux que dixième comme moi, non ? » lui répliqua Carlos Sainz, nettement plus frais hier qu’à l’arrivée des autres spéciales. Une place de dixième pour l’Espagnol, avec quand même trois victoires en spéciale, et un abandon pour Ari Vatanen, le bilan est maigre pour le team VW. Seul réconfort, la quatrième place de Carlos SousaAndy Schulz sur un Race Touareg 2 d’ancienne génération du Team Lagos, également entretenu par l’équipe technique d’usine. Beaucoup plus convaincante fut la démonstration de Jean-Louis Schlesser, troisième au général, et le tir groupé des deux BMW X 3 du team X-raid, Al-Attiyah - Guehennec, cinquième, et Kleinschmidt-Thörner, sixième. Privé du sourire sarcastique d’Henri Magne, décédé lors du Rallye du Maroc, il y a six mois, le Desert Challenge fut éclairé par celui de David Casteu. Si la course fut gagnée par Marc Coma, au pic de sa forme en ce moment, le Niçois se para donc de la couronne de champion du monde de la spécialité, succédant justement à l’Espagnol au palmarès. Pour sa première année complète comme pilote officiel de l’équipe KTM Gauloises, Casteu a bien rempli son office. ANDRÉ-JACQUES DEREIX RÉSULTATS AUTOS. – ES 5 : 1. Schlesser-Guigou (Buggy Schlesser), les 123 km en 1 h 4’50’’ ; 2. Sainz-Périn (ESP, VW), à 0’39’’ ; 3. Masuoka-Maimon (JAP, Mitsubishi), à 1’50’’ ; etc. ES 6 : 1. Sainz-Périn, les 164 km 1 h 35’14’’ ; 2. Peterhansel-Cottret (Mitsubishi), à 2’19’’ ; 3. Al Attiyah-Guehennec, à 2’21’’ ; etc. Classement final : 1. Alphand-Picard (Mitsubishi), 16 h 51’15’’ ; 2. Peterhansel-Cottret, à 15’58’’ ; 3. Schlesser-Guigou, à 36’26’’ ; 4. Sousa-Schulz (VW Race), à 39’57’’ ; 5. AlAttiyah - Guehennec (QAT, BMW), à 1 h 10’53’’ ; … 10. Sainz-Périn, à 4 h 21’29’’ ; etc. MOTOS. – ES 5 : 1. Esteve (ESP), les 123 km en 1 h 11’42’’ ; 2. Czachor (POL), à 5’24’’ ; 3. Viladoms (ESP), à 5’54’’ ; etc. ES 6 : Esteve (ESP), les 164 km en 1 h 40’29’’ ; 2. Verhoeven (HOL), 1’31’’ ; 3. De Azevedo (BRE), à 3’41’’ ; etc. Classement final : 1. Coma (ESP), 18 h 2’17’’ ; 2. Despres, à 14’18’’ ; 3. Viladoms, à 23’52’’ ; 4. Casteu, à 30’30’’ ; 5. Blais (USA), à 31’3’’ (tous sur KTM) ; etc. CHAMPCAR : BOURDAIS EN PREMIÈRE LIGNE. – Meilleur chrono de la 1re qualification, hier lors du Grand Prix de Mexico concluant la saison de ChampCar, Sébastien Bourdais est désormais assuré de s’élancer demain en première ligne. Nelson Philippe, l’autre Français engagé, a pour sa part obtenu le 7e temps. La deuxième qualification aura lieu aujourd’hui de 21 à 22 heures et le départ de la course sera donné dimanche à 21 heures (heures françaises). de notre envoyé spécial « PIAO LANG ! » En chinois dans le texte : « Quelle splendeur ! » S’agissant de Tiger Woods, la valise à superlatifs est depuis longtemps épuisée. Mais hier, sur les greens du Sheshan Golf Club, elle s’est enrichie d’une onomatopée supplémentaire. Tant l’incroyable retour du Tigre, bien mal en point jeudi, a mis en extase le bon peuple de Shanghai sous une chaleur tropicale. Pointé la veille à sept coups du leader, Woods a réussi hier un des come-back qui ont fait sa légende. Avec une carte de 64, record du parcours égalé : sept birdies, un eagle, à peine gâché par un bogey sur le retour ! Le voilà revenu dans le tiercé de tête du tournoi, à une encablure du Sud-Africain Retief Goosen et à deux coups du toujours surprenant Indien Jyoti Randhawa. Après les trois premiers trous, Tiger Woods semblait parti pour la même journée cauchemar que la veille avec un petit jeu défaillant et des putts ratés d’un millième de poil. Mais ratés quand même. « J’étais alors très énervé. Je venais de rater deux approches faciles au fer 8. Des erreurs impardonnables. Oui, impardonnables ! » maugréait le numéro 1 mondial, alors très énervé. Même, fait rare, ostensiblement furibard. Au trou no 4, piqué au vif, aiguillé aussi par l’état de grâce au putting de son partenaire du jour, l’autre Indien en grande forme, Jeev Singh, le maître se réveillait et enquillait quatre birdies de suite avec des coups d’approche qui tombaient tous entre 1 mètre et 1,50 m du drapeau. La machine était lancée. Irrésistible. Et encore. Avec un peu de réussite supplémentaire et sans quelques putts manqués d’un cheveu d’ange, Tiger Woods aurait pu rendre une carte historique. « Huit sous le par, c’est un score exceptionnel. Je devrais être ravi. Mais, aussi effrayant que cela puisse paraître, je pense que j’aurais pu faire bien mieux. À mon avis, j’aurais dû ajouter au moins trois birdies supplémentaires, assurait-t-il, tout de même satisfait de revenir dans le tournoi. Par rapport au premier jour, je me suis réglé. Je contrôle mieux ma distance. J’espère garder ce même état d’esprit ce week-end et réussir plein de birdies. Car, vous savez, on n’a rien trouvé de mieux pour gagner un tournoi. » Bourdy décolle Reposé après cinq semaines de break, en piste pour remporter son septième tournoi de suite en stroke-play (sur seize disputés cette année), Tiger Woods, qui a dîné jeudi avec son nouveau « super-ami » Roger Federer, se réjouit du face-à-face qui l’attend ce week-end avec Retief Goosen, l’un de ses meilleurs ennemis. « Il travaille avec un nouvel entraîneur et revient bien en cette fin de saison. Ce sera dur. “Goose” est toujours extrêmement dur à décramponner, assurait l’Américain. Quant à moi, je ne suis pas loin de la forme que j’avais voilà cinq semaines lors de l’American Express Championships. Pour ce qui fut, selon moi, comme ma meilleure semaine de golf de la saison. » Côté français, la bonne surprise est venue du minot, Grégory Bourdy, vingt-quatre ans. Pestant la veille sur l’imprécision de ses approches et la faiblesse de son putting, le Bordelais a magnifiquement réagi. Avec une carte de 68, il se rapproche des meilleurs. « Mon fonds de jeu est solide. J’ai été bon sur mon point fort, la mise en jeu, et beaucoup plus consistant sur les chips. Si je putte un peu mieux ce week-end je peux viser une place dans les dix. Ce serait beau, non ? » UGO VIANNEY HSBC CHAMPIONS (Shanghai [CHN], Sheshan International Golf Club, circuit européen 2007, hommes, 3 935 423 , 9-12 novembre). – Deuxième tour (par 144) : 1. Randhawa (IND), 134 (65 + 69) ; 2. Goosen (AFS), 135 (68 + 67) ; 3. Woods (USA), 136 (72 + 64), Campbell (NZL), 136 (66 + 70) ; 5. Harrington (IRL), 136 (66 + 70) ; … 10. Bickerton (ANG), 139 (68 + 71), Donald (ANG), 139 (70 + 69), Furyk (USA), 139 (73 + 66), Montgomerie (ECO), 139 (69 + 70) ; … 23. Bourdy, 141 (73 + 68) ; 41. Van de Velde, 145 (74 + 71)... SAMEDI 11 NOVEMBRE 2006 Bleu Rouge Noir Jaune Rouge Jourdain devait couper la ligne après quelque douze jours de mer, soit environ quatre jours et demi après le multicoque de Lionel Lemonchois (Gitana 11). Comme son grand frère à trois coques, bien que dans des proportions moins impressionnantes, le skipper s’apprêtait à établir un nouveau record de l’épreuve en battant d’environ vingt-quatre heures le chrono d’Ellen MacArthur, vainqueur de l’édition 2002 sur Kingfisher en 13 j 13 h 31’. Preuve supplémentaire de la traversée express des monos Imoca, il faisait quasiment jeu égal avec le chrono du trimaran rail de grand-voile dans l’édition 2000-2001, quille défectueuse en 2004-2005. Quoi qu’il dût advenir hier, Jourdain aura donné une belle démonstration de son talent et de son sang-froid dans cette Route du Rhum. Dans le trio de tête mené par Jean-Pierre Dick (Virbac-Paprec) dès le départ de Saint-Malo, il sut saisir sa chance sur le plan tactique en prenant la décision de suivre une route plus sud que ses adversaires, juste avant les Açores. Trahi par sa bôme cassée en deux peu de temps après, il ne se laissa pas abattre et réalisa au contraire une incroyable réparation en désossant quasiment tout l’intérieur de son bateau, de la bannette aux lattes de grand-voile de rechange, aux montants de la table à cartes et de la cuisinette ! Plus rien ne devait dès lors le stopper dans sa route victorieuse. Même les redoutables caprices d’Éole ne semblaient plus hier soir en mesure de le priver de son succès annoncé. Bleu Rouge Du suspense jusqu’au bout Primagaz de Laurent Bourgnon en 1998 (12 j 8 h 41’). À quarante-deux ans, Roland Jourdain était donc sur le point de décrocher sa première grande victoire en solitaire. Longtemps dans l’ombre de ses potes de la « Vallée des fous », Michel Desjoyeaux et Jean Le Cam, celui que tout le monde surnomme « Bilo » se dirigeait vers un triomphe mérité venant compléter un palmarès déjà bien fourni, tant en solo (2e de la Transat anglaise 2000, 3e du Vendée Globe 2000-01, 4e du Rhum 2002) qu’en double (1er Transat Jacques-Vabre 1995 en multi avec Vatine, 2e Transat JacquesVabre 2005 avec MacArthur, 2e Jacques-Vabre 2003 avec Thomson). Apprécié pour sa bonhomie, son humour, ses bons mots et sa chaleur humaine, le Quimpérois était en passe de prouver qu’il était, avant tout, de la veine des grands compétiteurs et de mettre un terme à une série noire qui le priva de réussite ces dernières années, notamment dans le Vendée Globe : problème de vis de Jaune Bleu Jaune suivre encore plusieurs heures. Contraint de tirer des bords, il se rapprochait péniblement de la ligne. À moins de trois milles du but vers 18 h 30 (23 h 30), sauf rebondissement de dernière minute, la victoire ne semblait plus pouvoir lui échapper, d’autant que Le Cam se débattait lui aussi dans des vents légers une dizaine de milles derrière. ROUTE DU RHUM (Saint-Malo - Pointe-àPitre, départ le 29 octobre). – Positions hier à 21 heures. Multicoques ORMA : 1. Lemonchois (Gitana 11), en 7 j 17 h 19’6’’ ; 2. Bidégorry (Banque-Populaire), à 11 h 6’1’’ du leader. 3. Coville (Sodeb’O), à 20 h 29’18’’ ; 4. Desjoyeaux (Géant), à 20 h 19’56’’ ; 5. Cammas (Groupama 2), à 1 j 36’11’’ ; 6. Bourgnon (Brossard), à 1 j 7 h 21’9’’ ; 7. Gautier (Foncia), à 1 j 22 h 55’34’’ ; 8. Thélier (RégionGuadeloupe-Terres-de-passions), à 3 j 18 h 37’45’’ ; 9. Koch (Sopra-Group), à 4 j 7 h 40’35’’. Encore en mer : 10. Duprey (Gitana 12), à 18,7 m. de l’arrivée ; 11. Lamiré (Madinina), à 1 2184,9 m. de Vorsent. Abandon : Ravussin (Orange Project). Monocoques IMOCA : 1. Jourdain (Sill&-Veolia), à 14,6 milles de l’arrivée ; 2. Le Cam (VM-Matériaux), à 1,9 m. du leader ; 3. Dick (Virbac-Paprec), à 36,1 m. ; 4. Le Cléac’h (Brit-Air), à 92, 3 m. ; 5. Wavre (SUI,Temenos), à 151,8 m. ; 6. Thompson (GBR, Artemis), à 215,5 m. ; 7. Liardet (Roxy), à 615,4 m. ; 8. Guillemot (Safran), à 664,5 m. ; 9. Dejeanty (Maisonneuve-Basse-Normandie, à 912 m. ; 10. Fiston (Adriana-Karembeu-Paris), à 1 331,6 m. Abandons : Riou (PRB) et Beyou (Delta-Dore). Multis classe 2 : 1. Escoffier (CrêpesWhaou), 11 j 17 h 28’11’’, etc. Multis classe 3 : 1. Antoine (Imagine-Institut-des-Maladies-Génétiques) ; à 1 212,1 m. de l’arrivée, etc. Monos Classe 40 : 1. Sharp (Philsharpracing.com), à 946,2 m. de l’arrivée, etc. Monos classe 1 : 1. Guennec (JeunesDirigeants), à 1 464,9 m. de l’arrivée, etc. Monos classe 2 : 1. Stone (GBR, Artforms), à 991,9 m. de l’arrivée, etc. Monos classe 3 : 1. Kleinjans (BEL, Roaring-Forty), à 1 433,8 m. de l’arrivée, etc. Noir Noir QUATRE-VINGT-HUIT milles, puis quarante, puis dix-neuf, la tension était palpable, hier au centre de presse installé place de la Victoire, dans le pavillon de la Région Guadeloupe, ancien presbytère de 1865 aux allures des grandes demeures bourgeoises construites entièrement en bois et aux couleurs pastels. En tête depuis samedi, Roland Jourdain (Sill-&-Veolia) n’en finissait pas de voir fondre son avance sur Jean Le Cam (VM-Matériaux) depuis son approche le long des côtes antillaises. Deux fois moins rapide que son rival à une trentaine de milles de l’arrivée – 4 nœuds contre 7,8 –, il tentait de s’extirper des calmes de la côte sous le vent afin de doubler la bouée de Basse-Terre et de filer vers Vieux Fort et le salvateur canal des Saintes. Le suspense allait crescendo et le dénouement devenait alors de plus en plus incertain. Le roi Jean, triple vainqueur de la Solitaire du Figaro et acteur principal du dernier Vendée Globe (2e derrière Vincent Riou), se préparait-il à coiffer sur le fil son copain de Port-la-Forêt ? Celui qui depuis le départ de Saint-Malo s’indignait du côté aléatoire du tour de la Guadeloupe et du risque pris par les organisateurs de voir la victoire se jouer sur un coup de poker ap rè s 3 5 00 m il l es ( env ir o n 6 500 km) de course allait-il en être le grand bénéficiaire ? Chacun retenait son souffle quand la nouvelle est venue depuis les flots turquoise et surchauffées où Nicolas de Castro, boat captain, escortait en canot pneumatique Sill-&-Veolia : à quelque 25 milles de l’arrivée, vers 13 heures (18 heures à Paris) Jourdain glissait de nouveau à 8 nœuds de moyenne au milieu de poissons volants. Quinze minutes plus tard, il passait Basse-Terre, que Le Cam ne devait virer que vers 15 h 20 (20 h 20), plus de deux heures après. Sauf incident, ultime trou d’air ou rencontre malencontreuse avec un filet de pêcheur, il se trouvait a priori à l’abri du terrible retour de Le Cam. Le calvaire du Bigouden, tout à la marche de son bateau et resté silencieux depuis plus de vingt-quatre heures, devait cependant se pour- 19 Bleu Rouge Noir Jaune Noir Jaune Rouge Rouge Bleu Rouge Bleu Jaune Bleu Jaune PAGE 19 Noir Noir SAMEDI 11 NOVEMBRE 2006 20 Bleu Rouge Noir Jaune NATATION MEETING DE BORDEAUX (grand bassin) Samedi 11 novembre 2006 Manaudou à mi-temps Pour son retour en grand bassin, la championne olympique a réussi un bon 800 m mais bafouillé son 1 500 m. BORDEAUX – de notre envoyé spécial Veldhuis se presse MARLEEN VELDHUIS est déjà en forme : hier à Gênes, lors de la deuxième des trois étapes du Grand Prix d’Italie en petit bassin, la Néerlandaise a amélioré son record personnel sur 100 m (distance dont elle fut vice-championne d’Europe en août dernier à Budapest) en s’imposant en 52’’64, meilleur chrono mondial de la saison. À un mois des Championnats d’Europe en petit bassin à Helsinki (7-10 décembre), Anne-Sophie Le Paranthoen a, elle aussi, signé le meilleur chrono de sa carrière sur 50 m brasse. Vainqueur de la course en 31’’72, elle s’est approchée à un dixième du record de France détenu par Aude Heinrich depuis… 1993. Dans un 100 m privé du champion du monde et d’Europe italien Filippo Magnini – la réunion de Gênes n’étant pas aussi lucrative que celle de Viareggio, où il avait effectué une rentrée victorieuse la veille –, le Marseillais Fabien Gilot s’est classé à une encourageante troisième place. Pas de fausse note non plus pour Sophie Huber, vainqueur hier à Saint-Dizier (petit bassin) sur 800 m (8’28’’89) pour sa toute première course de la saison. '' Si le peu d’occases que tu as, tu ne les nages pas correctement… (Philippe Lucas) '' tion, c’est des repères. » Voilà quelques jours, Laure Manaudou insistait : « Chaque course prépare les Championnats du monde. » Ce 1 500 m ne l’aura pas franchement rapprochée de Melbourne, en mars prochain. Dans cinq mois à peine. Demain, à l’échelle de la natation ! Philippe Lucas prévient d’ailleurs : « Ça va arriver vite ! » Surtout que, d’ici à l’Australie, les sorties en grand bassin se feront très rares. « Bordeaux puis une Coupe de France en janvier et une autre en février et basta, résume Lucas. Et le petit bain, c’est bien beau mais… c’est pas pareil. Il faut quand même se réveiller. Si le peu d’occases que tu as, tu ne les nages pas correctement… » Sûr que Laure aura entendu le message. Qu’elle mettra même tout son orgueil aujourd’hui (100 m dos, 200 m, 200 m 4 nages) et surtout demain, dimanche de retrouvailles avec le 400 m, pour faire oublier cette absence. Pour des journées à plein temps ! BORDEAUX. – Après une semaine d’entraînement très chargée, Laure Manaudou a fait une rentrée en grand bain en demi-teinte. Elle aura sans doute à cœur aujourd’hui et demain de satisfaire davantage son entraîneur Philippe Lucas. (Photo Nicolas Luttiau) RÉSULTATS MEETING DE BORDEAUX (grand bassin, 10-12 novembre). – HOMMES. 800 m : 1. Pannier, 8’8’’70. 1 500 m : 1. Rostoucher, 15’25’’18 ; 2. Strohmeyer, 15’34’’37. 400 m 4 nages : 1. Pannier, 4’29’’96 ; 2. Henri, 4’29’’98. FEMMES. 800 m : 1. Manaudou, 8’35’’15 ; 2. Balmy, 8’47’’25 ; 3. Baron, 8’54’’48 ; … 5. Etienne, 8’58’’15. 1 500 m : 1. Manaudou, 17’1’’05. 400 m 4 nages : 1. Muffat, 4’50’’63 ; 2. De Ronchi, 4’56’’88 ; 3. Baron, 4’59’’75. Forfait : Manaudou. BENOÎT LALLEMENT de notre envoyé spécial Bleu Rouge Noir Jaune sans autre objectif que les Championnats de France. « Elle a une superbe qualité de glisse et un mouvement facile, précise Martinez. Cette année, elle va faire plus de quatre nages et de demi-fond avant, peut-être, de faire un choix pour Pékin. » Pour le moment, sa préférence va vers le 400 m et le 200 m, où elle a abaissé son record de plus d’une seconde à Rio (2’0’’44). Mais, pour franchir le cap, il faudra gérer les études, souvent délaissées par les juniors ambitieux. Élève en première ES, Ophélie-Cyriell reste lucide : « Je veux déjà le bac, c’est important d’avoir un bagage. » Et c’est une fille qui a déjà vécu aux quatre coins du monde (la Réunion, Côte-d’Ivoire, Allemagne, Guadeloupe…) qui le dit. PASCAL GLO MEETING DE SAINT-DIZIER (petit bassin, 10-12 novembre). – FEMMES. 800 m : 1. Huber, 8’28’’89 ; … 3. Dietrich, 8’43’’60 ; 4. Muller, 8’48’’81. Toutes françaises. Rouge « BIEN SÛR, JE ME SUIS déjà imaginée gagner en 2008 mais perdre aussi, derrière des jeunes de 1989 ou de 1990. » Dans la bouche d’une Manaudou qui n’avait alors pas vingt ans, la réflexion amuse. Intouchable en France, elle peut voir pointer sereinement la relève qui a brillé cet été. À ses côtés, moulinant des bras au milieu des bancs en bois de la chambre d’appel du 800 m, Ophélie-Cyriell Etienne, seize ans, en est l’un des symboles. Triple championne du monde juniors à Rio en août (200 m, 4 × 100 m et 4 × 200 m) et, un mois plus tôt, médaillée d’argent (100 m) et de bronze (200 m et 4 × 100 m 4 nages) de Championnats d’Europe plus relevés, l’Alsacienne de Molsheim-Mutzig ne veut pas pour autant s’attarder sur le sujet : « C’est du passé. Je ne veux pas m’enfermer dedans, ça me fait peur. » Entraînée au pôle de Font-Romeu par Richard Martinez, qui la décrit « discrète, humble et curieuse », elle fréquente depuis peu le gratin de la natation tricolore. Son coach lui a bien conseillé de « se concentrer sur ce qu’elle a à faire », mais elle n’a pas pu s’empêcher de jeter un œil sur les deux championnes d’Europe (Baron et Manaudou) : « Je les trouve toujours inaccessibles, impressionnantes. Je ne suis pas encore chez les grandes. » Pour y parvenir, à raison de cinq heures d’entraînement quotidien dans le sillage de Céline Couderc, il lui faudra s’étoffer physiquement – elle en est à « l’éducation de la musculation » – et techniquement dès cette saison, Bleu Jaune Rouge AUJOURD’HUI. – À Bordeaux, piscine Judaïque, rue Léon-Blum. Séries à partir de 9 h 30, finales àpartir de 17 heures : 50 m FEMMES,50 m papillonHOMMES et F, 50 m dos H, 50 m brasse F, 400 m H, 200 m 4 nages F, 200 m papillon H et F, 200 m dos H, 100 m dos F, 100 m brasse H, 200 m brasse F, 100 m H, 200 m F. BORDEAUX – Jaune Bleu Noir PROGRAMME Etienne change de monde RÉSULTATS MEETING DE GÊNES (petit bassin, ITA, 10 novembre). – HOMMES. 50 m : 1. Foster (GBR), 21’’56 ; … 8. Bousquet, 22’’64. 100 m : 1. Neethling (AFS), 48’’70 ; … 3. Gilot, 48’’86. 200 m : 1. Neethling (AFS), 1’47’’33 ; … 3. Gilot, 1’47’’53. 50 m brasse : 1. Lisogor (UKR), 27’’49 ; 2. Terrin (ITA), 27’’50. 200 m brasse : 1. Bossini (ITA), 2’8’’77. 50 m papillon : 1. Goldin (ITA), 24’’11 ; 2. Breus (UKR) et Bousquet, 24’’19. FEMMES. 50 m : 1. Veldhuis (HOL), 24’’39 ; 2. Alshammar (SUE), 24’’45. 100 m : 1. Veldhuis (HOL), 52’’64 ; 2. Pellegrini (ITA), 55’’02. 200 m : 1. Pellegrini (ITA), 1’56’’78 ; … 5. N’Guessan, 2’1’’76. 200 m dos : 1. Amshennikova (UKR), 2’6’’85. 50 m brasse : 1. Le Paranthoen, 31’’72. 400 m 4 nages : 1. Klochkova (UKR), 4’40’’66. Prochaine épreuve du Grand Prix d’Italie : Travagliato, demain. Noir C’ÉTAIT LA FIN d’une journée de labeur et de transhumance. De Canet, dès l’aube, à Bordeaux, à la nuit largement tombée. Ainsi résumée par coach Lucas : « Début de l’entraînement à 6 h 30 pour six kilomètres trois cents puis cinq heures de bus pour venir jusqu’ici. » Assez pour user les plus âpres. Mais certainement pas suffisant pour amadouer certaines exigences, et particulièrement celle de l’homme au débardeur noir. Pas question de badiner avec cette sortie-là. La première en grand bassin. La première d’importance sur la route des Mondiaux. Et puisque Laure Manaudou a choisi le meeting girondin pour lancer ses premiers vrais messages chronométriques de la saison autant que les avertissements à la concurrence soient clairs. Même en plein travail ! Franchement, tout avait bien commencé. Un 800 m de fière allure. À sa main. 8’35’’15, bien équilibré, à seize secondes certes de son record d’Europe de l’été dernier (8’19’’29), mais tellement mieux que ses deux précédents baptêmes saisonniers, à Bordeaux déjà, 8’42’’75 en 2005 et 8’52’’45 en janvier dernier. Philippe Lucas y alla même de son approbation : « Je lui avais demandé de nager moins de 8’40’’ et techniquement c’était bien ! » Du coup, pour ne pas trop surcharger la soirée et surtout lui permettre d’aller se coucher sur un joli 1 500 m, Lucas avait rayé sa belle de Canet du 400 m 4 nages initialement prévu entre les deux marathons. Un brin de répit pour rien. Ou presque. Car le 1 500 m de la septuple médaillée des Championnats d’Europe fut assez dilettante pour rendre Lucas chafouin. Plus que le temps – 17’1’’05 à comparer aux 16’3’’01 de son record de France –, c’est la manière, ou plutôt l’absence de manière, qui irrita l’homme aux chronos. « Elle n’a pas nagé », lâchait-il. Et pourquoi ? « Elle n’avait pas envie… » Lucas ne voulait pas lui chercher d’excuses même s’il notait en regardant sa montre, qui indiquait 21 h 40 : « La journée a été un peu longue, et elle a fait une bonne semaine d’entraînement avec notamment une très bonne série hier. » N’empêche, Lucas n’accepte pas ce manque d’allant et l’a fait savoir à son prodige en rentrant à l’hôtel. « Là, c’est la tronche et ça devient plus son problème que le mien, jugeait-il. Et il faut toujours dire la vérité. » Les mots sont forts même si le ton est calme. L’heure n’est évidemment pas à l’inquiétude pour la suite. D’autant que, la semaine dernière, la sortie en petit bassin à Rouen avait rassuré la demoiselle sur le boulot effectué en sprint et sur les coulées, notamment en dos. Mais, comme le confiait Philippe Lucas, qui ne lui lâche rien : « Venir en meeting pour faire des courses qui ne servent à rien, ça handicape plus qu’autre chose. La compéti-