gratuit - Document sans nom

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Readers Stu
Soft Secrets est une édition de Discover Publisher BV - Année 4 - Édition 1 - 2005
GRATUIT
Champion de
Highlife Cup
2005
La culture
en intérieur
et extérieur
Clones
et clonage
Le père de
la Nederweed
La vie du pionnier
Kees Hoekert
La Cytral
une plante sensible
mais excellente
Great White
Shark
Soft Secrets
3
Edito
La Femme Fatale
Du Troisième
La N.Y.C Diesel
L’Islam et la drogue
Actuellement, alors que la moitié des Pays-Bas se laisse envahir par des scénarios
défaitistes dans lesquels ‘nos valeurs’ se perdent sous le sceptre fondamentaliste, il
est sans doute intéressant de connaître ce que pensent les musulmans du cannabis.
Karel Michiels écrit dans les Softs Secrets hollandais: ‘Au sens propre, le Coran
n’interdit aux Musulmans que de boire du vin. Certains exégètes ont élargi cette
interdiction à tous les stimulants, de l’opium et du cannabis au café et au tabac’.
L’explication de cette distinction entre la drogue et le vin réside dans la traduction
du mot arabe ‘khamr’ (vin) qui découle de la racine ‘khamara’ et signifie ‘couvrir’.
Beaucoup d’exégètes traduisent ‘khamara’ par ‘tout ce qui couvre l’esprit’, donc non
seulement le vin (la référence initiale), mais pour plus de facilité toutes les sortes de
drogue. L’exégète islamique imam Zarakhshee cite dans l’un de ses livres le fameux
docteur Zakariyah Razee qui prétend que la consommation de hasch entraîne des
maux de tête, dessèche le sperme, provoque des troubles et des névroses et peut être
à l’origine d’une tuberculose. On retrouve ces idées chez certains de leurs semblables
et celles-ci sont bravement reprises par de nombreux islamistes occidentaux. N’estil pas drôle que ces messieurs les exégètes aient servi de marchepied à l’ennemi
occidental et à leur war on drugs. On passe par contre sous silence les idées de ces
mauvais guides et de leurs disciples sur le hasch, moyen de paiement des attentats
terroristes (voir Madrid).
La N.Y.C Diesel tire ses racines de la Big Apple. Ce cannabis
goûte et sent le pamplemousse rose bien mûr. Dès que vous
toucherez ses têtes fraiches, vous n’arriverez plus à percevoir les
autres senteurs de votre pièce ou jardin. La N.Y.C Diesel vous
laissera une saveur exotique, une odeur exotique et une montée
exotique.
Génétiques:
Sativa mexicaine - Afgani
Durée de floraison : 10 semaines
Récolte:
25 grammes
Le fait que les plus grands producteurs mondiaux de hasch et d’opium soient,
pratiquement sans exception, des pays musulmans contraste violemment avec tous
ces érudits pédants – il y deux mille ans, Jésus, n’avait déjà, que mépris pour les
gens de cet acabit. Le Maroc est par exemple le plus grand producteur de hasch
au monde alors que l’Afghanistan est depuis peu de nouveau le leader mondial du
marché de l’opium. L’Iran, courbé sous le joug de l’Islam, se heurte au gigantesque
problème de la drogue. C’est du moins ce qu’avouaient les autorités du pays en 2001.
Aux Pays-Bas aussi, il existe de nombreuses coffee shops marocaines où les
exploitants et les clients (semblent partager?) partagent les idées néerlandaises sur
les drogues douces même si, dans bien des cas, ce ne sont pas des shops où les
autochtones entrent facilement. Mais entre-t-on facilement dans une shop de Hells
Angels? August de Loor du Bureau-Conseil-Drogue ne vise probablement pas ce
genre de shops dans sa lettre au journal Het Parool du 13 novembre dans laquelle
il essaie singulièrement de conférer aux coffee shops le rôle d’apaiser les troubles
menaçants que traversent les musulmans et les autochtones. De Loor plaide pour
la coffee shop comme lieu de rencontres interculturelles. Il avoue rechercher des
moyens qui pourraient contribuer à ‘souder’ la société.
Un de ces moyens est la coffee shop qui n’attire pas seulement les clients les plus
divers: Hollandais, Surinamiens, Turcs, Marocains et autres compatriotes, jeunes
et moins jeunes. Les coffee shops sont à bien des égards des lieux de rencontre
pour les personnes de toutes cultures. Dans de nombreuses coffee shops on assiste
actuellement à des discussions passionnées sur les tensions qui menacent de
diviser la société. Le fait d’en parler contribue à abattre les murs. Je pense qu’il
est important que les pouvoirs publics voient dans ce moyen inattendu et nonconformiste un instrument d’intégration.
Sommaire
A vous lecteurs
Produits
Le festival du chanvre Highlife
La culture pour les nuls 4
La culture
Weckels : la Cytral
Grow avec Jorge Cervantes
Weckels : Kees Hoekert
Revue de Presse
Poster
5
9
11
17
19
22
26
29
33
39
Messieurs les maires, invitez les
propriétaires de coffee shops restés dans
votre ville et demandez-leur comment ils
pourraient contribuer à souder la société’
Naïf? Sur de nombreux sites islamiques, la
politique tolérante face à la drogue est la
preuve de notre dépravation. Mais si l’on
tient compte des nombreux Néerlandais
d’origine musulmane qui, en tant que
consommateur ou employé, profitent de
la politique de tolérance néerlandaise des
drogues douces, on peut se demander
si c’est bien l’opinion de l’Islamiste
néerlandais moyen.
Photo: www.somaseeds.nl
le courrier
du lecteur
Soft Secrets
5
PoBox 17250, 1001 JG, Amsterdam, Pays-Bas • E-mail: [email protected]
Cher Soft Secrets
Bonsoir voiçi une photo de mes petites chéries. Votre journal est une
vraie mine d’or continuez comme ca! Bonne continuation a vous tous et un très grand
merci pour toutes ces infos. Variétés dans le placard : 1pied mère bonzai de skunk 1#,
1 Purple tops, 1 inconnue, 1 Top 44 et des boutures provenant de tous ces pieds mère.
CD de Charleroi (Belgique)
Hello!
Un ami m’a ramené Ie Soft Secrets
d’une excursion en votre beau pays....
Waow, quel journal génial!
Sincèrement, vous faites lá un travail
remarquable: bonne présentation,
qualité des photos, articeles de fond
intéressants, tout y est et je dis bravo!
Etant moi-méme carinabiculteur je n’ai
qu’une envie, celle de vous demander
de bien vouloir me compter désormais
parmi vos abonnés. Pourriez vous aussi m’envoyer le(s) ancien(s) numéro(s) s’il
vous en reste et si eest possible, bien sür. D’avance un tres grand merci á vous.
Caisson de ma fabrication (hauteur 120 cm / largeur 75 cm / profondeur 65 cm),
il est petit, mais produit suffisamment pour ma femme et moi, consomme peu
d’électricité, demande peu d’entretien, alors que demander de plus? Rien...
Boris, Bruxelles
Bonjour,
Fervent lecteur de Soft Secrets, je fus tout
d’abord attiré par la photo de cette belle
créature posant les seins nus dans votre n°4,
mais encore plus par la proposition qui y était
faite ! C’est donc sans hésiter que je vous
envois 2 photos de Buisson, ma très jolie
plante qui a réussi à passer les 1,85m de haut
et 1m de large dans un pot de 2 litres !!! Avec
bien sûr un petit hommage à Soft Secret.
Pour ce qui est de la copine aux seins nus,
désolé, elle aurait peut-être accepté mais je
suis célibataire depuis peu… J’en déduis que
cela me donne droit à 2 sachets de graines
HQS ? Si j’ai le choix des graines, j’aimerais
de la White Widow et de la Jack Herer. Quoi
qu’il en soit, merci beaucoup de me donner
l’occasion d’en apprendre plus sur cette
plante adorée en lisant vos numéros, et aussi
de me permettre d’acquérir des graines de
haute qualité ! Je vous enverrai sans faute des
photos de ce qu’elles donneront!
Cher Soft Secrets,
Je me permets de vous écrire
afin de vous féliciter, ainsi que
votre équipe, pour le journal
Soft Secrets. Enfin un journal
complet permettant de s’informer
sur le cannabis. Y apprécie
l’espace d’expression laissé
aux lecteurs, les interviews,
ainsi que les articles consacrés
á la cannabiculture, le regard
scientifique porté sur la plante.
Malheureusement, compte tenu
de la politique répressive et diabolisante á l’égard du cannabis en France, l’accessibilité
au Soft Secrets est assez difficile, en dehors des grow shops.Pour finir, je n’est pas pu
résister á l’envie de vous présenter mes deux protégées, fruit d’un croisement Shiva
/Durban et elles sont en charmante compagnie!!Longue vie á Soft Secrets
Plantes baignent dans la lumière. Dans cette case vous obtiendrez de super résultats!
La méthode SOG (Sea Of Green) s’applique à une culture intensive sur des plantes dont
la période de croissance est brève. Celle-ci réussit avec des plantes à forte croissance, des
plantes possédant beaucoup de sative génétique.
SENSATIONS VERTES
Vertueux massages oú brille Ie
chanvre
Fréle et cocasse, petit gavroche
allumé
Herbe des temps fumée le soir á
l’ombre
Au gré du vent, éveille toi fidéle allié.
Ce sont de très belles pointes, elles sont
seulement un peu minces. La puissance en
watts de la lumière est probablement trop
faible ou est-ce tout simplement une sativa?
Pierre-Alain, La Cote aux Fées
Avis aux cultivateurs clandestins!
Souffle á l’oreille ce délicieux
mélange
Fondateur de l’instant ou je t’ai humé
Ma fleur, perle racée, émotion
dédoublée
Gonflant lajouissance d’une mixture
étrange.
Haletante comme une première bise
au joint
Ta découverte fût pour moi une
énigmatique
Et apaisante virée aux vertiges
mutins,
Nòble racine verte aux desseins
ludiques.
Salut au Soft Secrets,
Eddy (Bourg-en-Bresse)
Ici ces’t la Top 44 (Nirvana) en
hydroponic.
Vous êtes tenté par un sachet de graines de High Quality Seeds GRATUIT?
Peut-être aimeriez-vous cultiver de la Master Kush, de la Holland’s Hope,
de la White Widow, de la Olé 47, de la Blueberries , de la Sensi Star, de la
Jack Herer ou bien encore de la Neville’s Haze? Oui? Alors envoyez nous
une photo de votre jardin, et on vous enverra les graines. Et si votre photo
exhibe en plus une copie visible de Soft Secrets, on vous enverra deux sachets
de graines HQS de choix. Attendez mieux encore! Si, dans votre jardin, on
aperçoit votre femme ou copine les seins nus, vous recevrez trois sachets
de premier choix Black Label! (Elles ne sont pas tenues de montrer leur
visage). Envoyez toutes vos réponses à Soft Secrets, PO Box 17250, 1001 JG,
Amsterdam, Holland ou par email à [email protected]
PS: Evidemment, toutes les réponses seront traitées avec la plus grande
discrétion. Les noms , les lettres et les adresses seront détruits dès que les
graines auront été expédiées. Nous ne publions pas les photos floues, et nous
ne sommes pas particulièrement friand des plantes en stade végétatif. Ce sont
des têtes que nous voulons voir!
Soft Secrets
6
Bonjour à tous,
Je trouve que votre journal est génial et
très intéressant. C’est la première fois
que j’en lis vraiment un (je trouve ça
saoulant…) et le vôtre m’a tout de suite
plu. Je l’ai trouvé dans un coffeeshop à
Maastricht la première fois que j’y suis
allée. Bonne continuation.
Fanny, Moigny sur Ecole
Voila, je vous envoie ces photo de mon
jardin secrets en esperant qu’elle vous
plaisent bien.
Coco, France
Des pointes superbes! Utilisez des filets spéciaux au lieu de tuteurs pour soutenir vos plantes.
La culture SCROG est la façon idéale
d’obtenir la plus grande récolte possible
avec peu de plantes. En étêtant les plantes,
vous pouvez répartir les têtes sur toute la
surface.
Salut à toute
l’équipe de
Soft Secrets,
Depuis 2003,
grâce à un
ami que vous
connaissez à
Nice, j’ai pu avoir
presque tous vos
numéros. J’habite
en montagne, en
plein cœur du
Mercantour. J’ai
près de 50 ans, je
cultive depuis 30
ans en extérieur et
depuis 3 ans à l’intérieur. C’est une passion. Je vous joins des photos avec ce courrier.
Continuez comme ça, votre journal est génial. Toutes mes amitiés à toute l’équipe,
M.D.
Bonjour Soft Secrets,
Je vous joins par la présente photos et
emballages pour le concours. J’achète mes
graines dans le coffeeshop à la frontière
espagnole. J’habite en montagne à 1200m
d’altitude à 60km de Nice. Les photos
jointes sont prises à cette altitude.
Mme. X, France
Salut,
Malheureusement, je n’ai pas de petite
amie, si ce n’est cette conne « col-vert
» qui dévore les limaces de mon “petit
jardin”. En espérant vous avoir faire
rire avec ces photos. Vous pouvez me
faire parvenir 2 sachets (3 si vous avez
vraiment ri). Préférences : Jack Herer,
Sensi Star, Hollands Hope, ext….
Hervé
Vos plantes avaient sans doute besoin
d’une plus longue période de croissance.
Elles auraient pu ainsi développer
des rameaux plus forts, devenir plus
robustes et bien garnies et fournir une
meilleure récolte.
Quel magnifique spectacle, Mère Nature
est au travail. Il vous suffit d’attendre que
les pointes bien grasses soient bonnes à être
récoltées. Connaissez-vous quelque chose
de plus facile?
Marilyn, Venanson
Le bonjour,
Big respet à Soft Secrets France, et au
cultivateur qui le lise.
Laurent, Saint die Des
Une photo de ma
toute premiere
experience en
placard, sur les
conscilles d’un
ami Canabiculteur
et surtout du Soft.
Longue vie au Soft
Secrets !
Stephane, Oullins
L’idéal serait que dans votre pièce, les
plantes atteignent plus ou moins la
même hauteur. Vous pouvez courber les
plus hautes pour que la lampe diffuse
la lumière à la même hauteur sur toutes
les plantes. Plus la lampe est loin des
plantes, moins la lumière est intense et
plus la récolte est limitée.
Cette plante semble
avoir souffert de la
chaleur. Elle n’est
pas aussi compacte
qu’elle devrait
l’être. Elle promet
cependant de fournir
des joints délicieux.
Salut,
Bonjour!
Budhha Sister & Mango
Xavier, Francheville
Et voilà ! Malgré ses fins rameaux, la plante
a quand même produit des pointes énormes.
Soft Secrets
7
Madame,
Monsieur,
Je suis très
honorée de
vous faire
parvenir une
photo exhibant
mon pied de
weed ainsi que
mes seins et
bien entendu,
une copie
visible de votre
magazine.
Effectivement,
je suis très
tentée par des
sachets de
graines High
Quality Seeds.
Dans l’attente
de nouvelles,
Salutations
distinguées.
Camille, Le
Mans, France
Un grand merci et bravo a vous tous grace a votre journal si complet j’ai pu
cultiver une A5 et une Haze de tres bonne qualiter malgrer le mauvais temps,
comme vous pouvez le constater vous avez mes 2 magnifiques bèbès completement
denudèe rien que pour vous!
S.B., de Liege (Belgique)
Iep! Voila une
partie de ma
recolte de White
Widow en
subsrat de coco,
maintenant je
suis passe en
hydro avec la
meme variete
et c’est de la
folie l’hydro!
Bon trip en
perspaective!
Longue vie a
votre journal et
a la prochaine!
Tchô! GS,
France
Bonjour
Salut, je vous envoye des photos de
mon bonzaï (c’etait pas la grande
forme!!). Je trouve votre journal
exelent, ne changer pas... Merci.
A+ Laurent, France
Félicitations pour votre magazine
que j’ai récemment découvert et que
j’apprécie beaucoup. Ci joint une
photo de mes plants laissés libres à
eux mêmes dans la nature cet été. Là
ils sont en milieu de floraison. Bonne
continuation!
Manu, France
Bonjour
Voici une recolte
d’interieure de
croissement de Jack
et White et j’attend
avec impatiente la
suite.
Merci !
Jack & White,
France
Bonjours
Voila je vous
envoies c
quelques
photo pour le
coucours ou
le lot ai 2 sas
de graines.
J’espere qu
elles vous
plairont.
Votre mag et
genial et vive
softsecret
De Christy, France
Caroline,
France
Soft Secrets
produits
Quantumhydro présente
le Module de Reproduction
La récolte a encore
raté? Trop humide?
Trop sèche? Des
conditions trop
difficiles à re-créer?
Ne désespérez plus!
Quantumhydro
vient de sortir son
nouveau ‘plug in
and play’ module de
reproduction. Que vous
fassiez des clones aux
racines nues ou dans
la laine de roche, ce
module vous libère de
tout soucis et réalisera
vos rêves. Un dôme d’humidité haut d’1m70 pour les plantes les plus larges.
L’humidité et la température sont réglés par le système lui-même. La pompe à eau
tourne 24h/7j et assure une circulation de la chaleur et d’eau suffisante à travers
tout le système. Les clones produiront des racines en 14 jours. En adaptant la
température, il est possible de programmer la récolte selon votre calendrier.
Pour plus d’info : www.quantumhydro.com
L’adoucissant pour fumée
Réfléchissez
une seconde:
fumer de
l’herbe, du
tabac ou les
deux ensemble
roulés avec un
petit morceau
de carton pour
filtre, nuit à
votre santé.
Cela semble
évident mais
la plupart
d’entre nous
continuent à le faire. On devrait peut-être essayer l’un de ces petits filtres très
pratiques. L’adoucissant pour fumée est comme un petit porte-cigarettes équipé,
à l’intérieur, de la véritable technologie KoolKore, créé pour piéger les particules
indésirées et le goudron qui sans cela aboutiraient dans vos poumons. La partie
intérieure est facile à nettoyer et vous lui serez reconnaissants de retenir des
quantités alarmantes de goudron et de résidus néfastes de pénétrer votre corps.
L’autre atout est son design universel qui tient le joint bien en place et permet de
secouer la cendre sans crainte de perdre le pétard qu’elle que soit sa grosseur.
Disponible chez www.smokesmootha.co.uk et www.the-head-shop.co.uk
Les pipes de fête
de DaPiper chez
WeedCity.Com
Toute pipe qui peut se vanter d’avoir
dans son club d’utilisateurs des
légendes de la fumette comme Bob
Marley, Fleetwood Mac, Aerosmith
(même Woody Harrelson) vaut le coup d’œil. Cette édition spéciale de pipes fête
trente ans de création et présente une pipe avec un fourneau plaqué or de 22ct
pour “exciter le sens de la vue”. Toutes les pipes sont faites à la main à Hawaï
à base de Lavastoneware, une céramique unique composée de véritable roche
volcanique et cuite à plus de 2300 degrés Fahrenheit. Il en existe six modèles
différents : Black Coral, Hanalei Blue, Opal, Gold, Platinum et Purple Haze.
Chaque pipe est une pièce unique amoureusement confectionnée et comme il
s’agit d’une édition spéciale, elles sont toutes vendues dans un étui de velours
mauve avec certificat d’authenticité signé et numéroté par DaPiper lui-même.
Chaque fois que vous allumerez votre pipe, vous saurez que vous êtes en bonne
compagnie.
Disponible sur www.weedcity.com
9
Le multiplicateur
Le module pour 10, 20 et 30
plantes a été complètement revu.
Composé d’une fibre de verre
renforcée par 3mm de propylène,
il faudrait le pousser d’une hauteur
de 20m pour essayer de l’abîmer!
Même le planteur pour 30 plants
peut le nettoyer en moins d’un
quart d’heure. Growing Furniture
et Medigrow sont deux des
nombreuses sociétés médicales qui
utilisent le Module de Reproduction
Quantumhydro.
Disponible dans tous les bons
grow shops
www.quantumhydro.com
La nouvelle série de
Quintessential Tips Ltd.
Le carton est un
accessoire relativement
nouveau dans le monde
de la fumette et en peu
de temps, il est devenu
un élément indispensable
dans l’attirail du fumeur.
Plus besoin de déchirer
le paquet de Rizla ou
de chercher autour pour
trouver un morceau
de carton qui pourrait
convenir car les carnets
de carton sont parfaits en
tout temps. Quintessential
est au Royaume Uni
la principale société
de production de ces
livrets vitaux car leurs
cartons sont de la
meilleure qualité, de
dimension, largeur et
épaisseur parfaites. Les
dimensions relèvent des
préférences personnelles,
mais nous pensons que
Quintessential les atteint.
Dans l’ancien temps,
avant que ces livrets
de cartons individuels
ne soient disponibles, toutes sortes de matériaux finissaient dans les joints. Le
problème, c’est qu’ainsi vous ne savez jamais ce que vous fumez. Des cartes
imprimées, surtout celles en papier glacé, sont nocives quand elles sont utilisées
comme filtre car la fumée réchauffe les composants chimiques et l’encre du
carton et provoque des émanations indésirables. Cela peut paraître anodin mais
rappelez-vous que tout ce que vous inhalez entre directement et profondément
dans vos poumons sans exception. Avec les cartons de Quintessential, vous êtes
certains de ne pas respirer de telles substances chimiques. Tous les cartons sont
sans chlore et fabriqué à partir de papier recyclé naturel ou de pur chanvre. Après
quelques difficultés à trouver un fournisseur de papier de chanvre, le carton 100%
pur chanvre est enfin de retour en livret individuel et en paquet Maxi pour des
filtres plus larges. Egalement nouveau dans la série, l’édition limitée Holy Rollers.
Ceux-ci sont les mêmes que nos cartons préférés mais dispersés dans le livret, il
y a les cartons “sacrés” qui comporte un message sage et spirituel qui vous fera
rire chaque fois que vous roulerez un joint. Ne vous inquiétez pas, le message est
imprimé avec de l’encre comestible et ces cartons sont bien sur sans chlore. “Que
soit béni le fumeur de pétard car il laisse entrer la lumière” est un de nos préférés.
Malheureusement, un produit aussi bon attire la convoitise des imitateurs et c’est
exactement ce qui se passe pour Quintessential. Une compagnie sans scrupules a
sorti des copies très ressemblantes pour duper le consommateur. Cherchez le nom
et le logo du lotus pour être sur de ne pas tomber sur une contrefaçon.
La série complète des cartons Quintessential est vendue par tous les
marchands de tabac, les épiceries du coin, les head shops et grow shops à
travers tout le pays. Vous pouvez également appeler Quintessential +31 (0)1872
261164 www.quintessentialtips.com
10
Soft Secrets
produits
Le support pour filtre Filterfast
Certaines inventions de l’industrie écologique sont d’une conception et d’une réalisation tellement
simple qu’on s’étonne de ne pas y avoir pensez plus tôt. C’est le cas de ce nouveau support pour
filtre FilterFast. Au lieu de pendre votre vieux et pesant filtre à charbon au plafond, installez-le
solidement et en toute sécurité sur cette construction qui peut être réglée en hauteur et en largeur.
Les avantages ne sont pas difficiles à imaginer: on abîme plus le plafond ni les murs, on gagne de
l’espace et un filtre est plus en sécurité sur un support que suspendu. Les supports FilterFast peuvent
également être fixés solidement au sol, ce qui est très pratique pour un usage dans un grand espace.
FilterFast est disponible en noir, recouvert de zinc ou en acier et le fabricant nous informe qu’il peut
aussi être personnalisé selon les désirs du client. Il cherche toujours des distributeurs potentiels.
Pour toute information, appelez Pieter au +31 (0) 20-493 2753
Le TrimPro et la TrimBox
Le TrimPro est la dernière invention
en matière de réduction des efforts
pour les cultivateurs paresseux
et, soyons francs, commerciaux.
Après quelques heures, plus
personne n’aime trimmer et
débroussailler toute une récolte
à la paire de ciseaux devient une
véritable corvée. C’est pourquoi
une débroussailleuse automatique a
été développée et TrimPro en est le
dernier modèle qui vient de sortir
au Canada. Il s’agit en gros d’un ventilateur auquel sont attachés un sac et une grille.
Je dis en gros car il est accompagné d’un moteur de 220V et d’une lame rotative en
acier trempé, attention aux doigts! Il suffit d’y faire passer les branches dans un sens
puis dans l’autre au-dessus de la grille tandis que le ventilateur aspire les feuilles vers
le bas et les coupe simultanément. Toutes les feuilles sont récoltées dans le sac ce qui
garde le lieu propre et les feuilles sont prêtes pour la confection du hasch.La TrimBox
est la version plus petite du TrimPro, créée pour les cultivateurs plus modestes mais
qui conservent les mêmes qualités. Ces deux machines sont silencieuses et efficaces
pour enlever les feuilles tout en laissent les têtes intactes. Le seul entretien à faire est
le nettoyage de la lame. Un travail sans doute fort plaisant puisqu’elle se recouvre
de résine! L’attrait particulier du TrimPro est qu’il peut être utilisé par plusieurs
personnes en même temps. Cela n’accélère pas seulement le processus mais en fait
également une activité sociale. Avec deux ou trois personnes, le TrimPro peut sans
aucun doute se manger un passage au travers un énorme tas de ganja en très peu de
temps.Ces deux appareils sont composés d’éléments de haute qualité et le TrimPro est
muni d’un système d’arrêt automatique de la lame et du courant quand le couvercle est
ouvert, pour plus de sécurité.
Le Coliseum: pour des récoltes
colossales malgré des petits espaces
Dire que le Coliseum est capable de doubler la
récolte au moment venu est une sous-estimation.
En fait, depuis son apparition, le Coliseum a de
loin surpassé tous les systèmes de culture à tel
point que tripler voir quadrupler le poids des
récoltes n’est plus une illusion. Le Coliseum est
facile à monter : il suffit d’empiler les modules les
uns sur les autres aussi haut que le permet votre
local de culture. Oui, le Coliseum est le système par
excellence pour multiplier par quatre le rendement
de vos plantes au mètre carré tout en gardant le
même nombre de lampes. Comme la construction
est verticale, l’espace qu’elle occupe est exploité au
maximum. Et comme il s’agit d’un système circulaire fermé, il y a moins de perte de
lumière que dans les systèmes de culture plats (horizontaux) courants. Ce système
convient aux divers substrats de culture tels que la perlite, la vermiculite, les billes
hydro, le mapito, etc. L’usager ne doit ainsi pas abandonner le substrat dans lequel
il a confiance. Le Coliseum est le résultat de plusieurs années de recherches dans
la manière la plus rentable de cultiver menées par des ingénieurs experts dans le
domaine de l’agriculture. Un Coliseum de cinq étages convient à la culture de 300
plantes. Nous savons par expérience que ce système donne d’excellents résultats
avec la perlite. Si cela est nécessaire, un Coliseum peut être construit spécialement
pour vous dans l’espace de votre choix (pour un prix légèrement plus élevé).
Info: PK Trading • Tel: +31 (0) 10 280 9878 • Fax: +31 (0) 10 280 9875
www.pktrading.nl
Pour toute information supplémentaire: www.trimpro.ca
Les bouchons se
dévissent en un
tour de main
Ca arrive à tout le monde. Vous pouvez faire ce que vous
voulez, pas moyen d’ouvrir le bouchon du jerrycan ou
de ces gros bidons (plein d’engrais ou de trucs du genre).
Vos mains sont moites ou grasses ou, tout simplement,
le fabricant a trop serré le bouchon. Ces problèmes font
dorénavant partie du passé grâce à cette clé robuste et
performante. Tous les jerrycans et bidons s’ouvrent en un tour de main. L’outil fait
l’homme, n’est-il pas? Avec cette clé, vous ouvrirez réellement tout.
Info:
Tel:
Fax:
e-mail:
Grow shop De Grote Hand.
+31 (0) 13 535 1422.
+31 (0) 13 543 7196.
[email protected]
Le nouveau VSA
Fastmover vient encore de sortir une nouveauté. Le tout
dernier VSA est illustré ici. Ce VSA de grande valeur et de
haute qualité a été développé en collaboration avec TRM
Italie. En outre son design attractif et protégé par un matériau synthétique ignifuge, il est
très facile à installer et n’a pas de cordes libres. Il y a de belles grosses vis de connexion
dessus et un compartiment pour les câbles. Il en existe deux variétés : une version de 400
Watt et une version de 600 Watt. Toutes deux peuvent être livrées avec ou sans fusible.
Info: Gavita Nederland • Tel: +31 (0) 297 380 450. • www.fastmover.nl
BioMagix de
G.H.E
Le BioMagix est un
innoculum pour racines
100% biologique à base de
micro-organismes qui vont
agir comme une armée vivante pour protéger les plantes contre les pourritures et
autres maladies. Les infections graves de pythium, de fusarium ou de tout autre
champignon nuisible peuvent ravager une superbe culture en très peu de temps.
Le BioMagix agit préventivement et curativement en colonisant en douceur la
région des racines avec une large variété de micro-organismes et de bactéries. Ces
minuscules défenseurs poussent sur et autour des racines et créés un mycélium
protecteur, une barrière qui stoppe les champignons nuisibles et empêche
l’infection des racines. Le méchant champignon est incapable de se reproduire et
de se multiplier et finit par mourir. La plante est en sécurité. En même temps, le
mélange spécifique de bactéries décompose les matières organiques et les débris et
les transforment en source de nourriture directement disponible pour la plante.
Le BioMagix fonctionne bien dans la terre dont l’environnement vivant lui permet
de se reproduire facilement. En hydroponie, il peut être directement ajouté dans le
réservoir toutes les quatre à six semaines mais pour obtenir de meilleurs résultats,
il devrait être utilisé conjointement avec le BioFiltre. Le BioFiltre nettoie l’eau
du réservoir en continu. On peut créer un environnement de reproduction pour les
micro-organismes en ajoutant quelques petites étoiles de mousse spéciales dans la
chambre du filtre. Ceci permet à une colonie de s’établir et de se reproduire. Les
micro-organismes qui se trouvent sur les étoiles se diluent comme une infusion
dans l’eau du réservoir qui passe dans le filtre. Ce mélange est alors directement
apporté aux racines. En gardant ces micro-organismes en vie, la plante est protégée
en permanence.
Disponible chez tous les fournisseurs de G.H.E. Voir www.eurohydro.com pour
la liste des distributeurs.
Le Festival
du chanvre
Highlife
Soft Secrets
11
Record battu: 14.983 visiteurs!
La maturité et l’expertise des cultivateurs hollandais
démontrées par l’industrie et les visiteurs
A la fin de la journée, le dimanche 23 janvier, le compteur s’est arrêté à 14.983
visiteurs. La dernière édition du Festival du chanvre Highlife (Hennepbeurs) a
ainsi démontré qu’il met en place une tendance positive pour les années à venir; le
festival continue à grandir. Les témoignages suivants nous viennent des réactions
enthousiastes d’exposants et de visiteurs; tout le monde est content des progrès du
Festival du chanvre annuel Highlife.
Avant même que le festival ne commence
le vendredi à 10h, il y a eu un drame: les
organisateurs marchaient sur des charbons
ardents. Le Conseil communal de la ville
d’Utrecht a imposé des règles strictes
pour l’événement. La menace planait
d’arrêter immédiatement le festival si une
seule plante de marijuana s’y trouvait.
Durant tout le festival, des inspecteurs de
police et des conseillers communaux se
sont promenés pour tout surveiller. Mais
les exposants ont strictement respecté les
règles: pas une seule plante de cannabis
n’a été trouvée pendant l’événement.
On reparlera de ceci plus tard dans le
reportage.
‘Les affaires habituelles’
La consternation du vendredi matin
passée, les événements qui ont suivi ont
montré que cela allait au moins être le
‘business habituel’. Traditionnellement,
le vendredi est principalement destiné
aux gens venus pour les affaires et, pour
les 125 exposants – là aussi le record est
battu, il s’agit d’un jour particulièrement
important. C’est la première fois que
leurs nouveaux produits et services sont
présentés au monde extérieur. De plus, le
festival offre l’opportunité de créer des
réseaux avec d’anciens amis mais aussi
de créer de nouveaux contacts. Jan de
Ons Stekje, le sponsor principal, sait cela.
L’homme du géant de Rotterdam dans le
fast-growing nous a fait remarquer ceci:
“Une foire commerciale est essentielle
pour la création de réseaux, pour acquérir
de nouveaux contacts et pour rencontrer
des clients. Pour cette raison, nous avons
fait des brochures spéciales contenant
des informations spécifiques pour les
entrepreneurs qui ont exprimé leur intérêt
de collaborer avec nos produits, car
après tout, nous sommes des grossistes.
Nous avons également investi beaucoup
d’énergie dans notre stand qui représente
notre carte de visite pour tout le festival.”
Ons Stekje: le meilleur stand
L’énergie qu’ils ont investi ne l’a pas
été pour rien, le stand de Ons Stekje a
été déclaré le plus attractif du Festival.
“Nous avons voulu nous démarquer des
autres compagnies avec notre stand et nos
produits”, dit Jan. “Nous voulons donner
une image pétillante et sérieuse; c’est très
important pour nous. Comme vous pouvez
le voir, cela se reflète également dans notre
logo. Nous avons choisi un palmier plutôt
qu’une feuille de cannabis, par exemple.
C’est la question de savoir comment nous
voulons être perçus dans le monde.” Ons
Stekje a littéralement explosé en deux
ans. Le secret de leur succès tient à leur
“relation qualité-prix”, selon Jan: “Le prix
d’un produit doit correspondre à la qualité
du produit. Notre professionnalisme est une
des autres raisons de notre succès. Et nous
faisons de notre mieux pour que cela reste
ainsi.” Jan se dit content du déroulement du
Festival. “En outre des visiteurs locaux très
nombreux, il y a eu beaucoup de passage
de visiteurs venant de l’étranger. Des
personnes se sont présentées à notre stand
venant d’Italie, d’Angleterre, d’Espagne,
de France, d’Allemagne, de Belgique,
de Grèce, du Canada, etc. Certains pays
d’Europe de l’Est ont également montré de
l’intérêt pour la culture; nous avons même
parlé avec quelques Russes.”
De nombreux contacts
Rense d’Atami s’est également dit
content du Festival. “Du point de vue des
affaires, le Festival s’est bien passé”, nous
a-t-il dit. “Nous avons eu beaucoup de
nouveaux contacts, également à l’étranger.
Le Festival est aussi un bon moyen pour
entretenir les contacts que nous avions déjà
et de renforcer nos relations avec eux.”
Le stand d’Atami a agi comme un aimant
pour le public durant tout le Festival.
La présence de plusieurs pole-dancers
exotiques a sans aucun doute contribué à
sa popularité.
Les engrais biologiques très
populaires
Canna tient depuis toujours un rôle
important dans le Festival Highlife.
Cette année, le stand immense de cette
compagnie était visible jusqu’au point
le plus éloigné du Festival. En plus de
leur stand central sur leurs recherches et
cultures, Canna avait un stand uniquement
destiné à sa ligne bio. En entrant sur le
site, la première chose que les milliers de
visiteurs pouvaient voir étaient le super
design du stand bio de Canna. L’attention
particulière donnée aux engrais biologiques
vient du succès croissant de la culture bio,
dit Joep de Canna: “On voit très bien que
de nombreux cultivateurs souhaitent être
plus prudents avec les engrais. La culture
bio devient très importante et Bio-Canna
suit cette tendance.” La question de savoir
si l’herbe cultivée de manière biologique
a un autre goût que l’herbe cultivée de
manière traditionnelle est très intéressante,
dit Joep. “Est-il possible que le cannabis
bio ait un autre goût uniquement parce
qu’on l’associe au concept bio; ou en
d’autres termes, est-ce que c’est seulement
dans notre tête?” Joep a également exprimé
sa satisfaction du Festival: “Nous sommes
ravis, le Festival est comme il a toujours
été : un vrai succès.” Il ajoute encore que
cette année fut très fructueuse pour le
département de recherches de Canna. Les
gars de iGrow/IGS étaient également très
heureux. John: “Ce fut un grand succès!
Non seulement nous avons rencontré de
nombreux nouveaux clients mais en plus,
nous avons gagné des prix.” Ces magiciens
originaires de la ville hollandaise de Best
ont remporté le premier prix du meilleur
produit avec leur container Grow & Go.
Souffler un peu dans le salon de
Buddha
Les organisateurs ont appris la leçon
depuis l’édition précédente du Festival
du chanvre. En 2004, il y avait un
hall supplémentaire, séparé du reste et
entièrement réservé aux divertissements.
Cela n’a pas très bien marché. Cette année
les zones de divertissements ont dès lors
été intégrées à l’ensemble du Festival
et rendues plus accessibles. Ceci a non
seulement créé une meilleure ambiance
mais a également facilité la circulation du
public entre les stands. Malgré le nombre
de visiteurs beaucoup plus important
cette année, il y avait plus d’espace pour
circuler. L’accès à la scène et au salon de
Buddha situé juste derrière était facilité
par l’existence d’”îles de repos” comme
le coin jeux et internet qui se trouve
maintenant aussi dans le hall du Festival.
Cela a plu aussi bien aux visiteurs qu’aux
exposants. Alors que l’an passé, les stands
Soft Secrets
12
lauréats, tout comme l’an dernier, étaient
très compétitifs. Les échantillons sont de
très grande qualité et c’est très difficile de
choisir entre eux. Une fois de plus, je suis
très impressionné.”
La Hollande fumante
Malgré un intérêt majeur porté aux
nombreux produits de culture, l’attention
fut également centrée sur les entreprises
dédiées à la consommation, aux fumeurs
hollandais. Divers stands, comme Sfinx,
ont exposé de magnifiques pipes à eau.
A d’autres stands, comme Funny Fish,
le public pouvait acheter toutes sortes de
gadgets pour la fumette comme des pipes,
des cendriers, des porte-clés, des montres
et chaussettes cannabis. Il y a eu beaucoup
de business car les prix étaient bas. Comme
l’a fait remarquer un exposant: “Une
partie du public n’a pas beaucoup d’argent
à dépenser, c’est pourquoi nous proposons
des choses à 1, 2 ou 5€.” A côté de la
scène, il y avait un espace du Festival où
les visiteurs pouvaient se promener et faire
du shopping dans une ambiance moins
business. Toutes sortes d’étalages étaient
installées pour former un genre de bazar
où l’on pouvait trouver des bijoux, des
vêtements et d’autres gadgets ordonnés.
les plus attrayants ont provoqué des
bouchons, cette année, malgré les stands
qui ont récolté un succès énorme (comme
le containers de culture gagnant de Grow
& GO et Happy Garden, voir encadré), il
restait toujours possible de prendre le temps
de discuter et de poser toutes les questions
qu’on voulait. De nombreux visiteurs ont
apprécié l’espace supplémentaire occupé
par le Festival. Attirés par le son relaxant
de DJ Perez, de nombreux visiteurs ont été
envoûtés par l’ambiance du salon Buddha,
hors du brouhaha du Festival, en ont profité
pour feuilleter les brochures disponibles à
volonté – et surtout pour se sont détendus
avec un petit joint (certaines traditions ont
été laissées intactes par les autorités).
La Coupe Highlife :
des lauréats de haute qualité
Le point culminant de cette journée fut
bien entendu la proclamation des gagnants
de la Coupe Highlife 2005. A nouveau, le
jury s’est trouvé face à un grand nombre
d’échantillons à tester provenant des
compagnies participantes qui ont mis le
paquet pour présenter leurs meilleures
herbes et haschich. DJ Cobus, membre
du jury qui l’an dernier a présenté le
concours, nous a dit: “La plupart des
Les cultivateurs hollandais ont soif
de connaissance
En outre des nombreux exposants
hollandais, les compagnies étrangères
étaient également très présentes au
Festival. Elles n’ont pas à se plaindre
de l’accueil qui leur fut réservé. Byron
Sheppard de Future Harvest Development:
“Je suis très content. Le public est très
enthousiaste. Malgré la longue expérience
et la connaissance pointue des hollandais
dans la culture, ils restent très ouverts
aux idées nouvelles.” Han de PK Tradind
fut également très surpris par ce point:
“Grâce à l’arrivée sur le marché de
nouveaux systèmes de culture, le nôtre
étant l’un d’eux bien sûr, on peut voir
que les cultivateurs hollandais ne sont
pas conservateurs comme ils l’étaient
par le passé. Les gens sont ouverts aux
nouveaux systèmes de culture, ils ont soif
de nouvelles connaissances. Le Festival est
l’endroit idéal pour les échanges de savoir.”
Cette compagnie propose cette année
encore une série de nouveaux produits qui
ont été très bien accueillis. Elle a même
gagné un prix avec son Coliseum. Tout le
monde souriait à PK Trading.
Une participation positive
Selon ses propres mots, Ibo de Bio Ibo
était “un homme satisfait”. Ce fut un bon
Festival dit-il, “Je pense que c’était mieux
que l’an dernier. Cette année, on pouvait
circuler partout facilement. Le festival
était très beau; les compagnies ont fait
beaucoup d’efforts pour leur présentation
et partout, les stands étaient très jolis. Je
n’ai rien d’autre à dire, nous avons eu trois
jours très chargés et beaucoup de réactions
positives et donc, je me répète, je suis un
homme satisfait.” Parmi d’autres réactions
positives, celle de Bert-Jan de House
& Garden, dont l’explosif stimulateur
de floraison Shooting Powder a reçu un
accueil enthousiaste: “Ce Festival fut un
succès pour nous. Nous avons fait de
bonnes affaires et sommes très contents.”
Le stand de Biobizz fut également fort
occupé pendant le Festival. Avec ses
produits de culture bio mondialement
réputés (tous certifiés SKA/EKO/OMRI),
le stand bien situé de la compagnie a reçu
de nombreuses visites, nous explique
Roy. “Nous n’avons pas à nous plaindre
concernant l’intérêt qu’on nous a montré;
les affaires ont tourné. Il est flagrant que
les produits bio attirent de plus en plus
d’attention et nous jouons un rôle de leader
dans ce domaine qui ne fait que grandir
grâce à cet intérêt.”
Souvenir d’enfance
Pour terminer ce long reportage, quoi
de mieux que quelques mots d’un des
organisateurs du Festival, Boy Ramsahai,
qui avec un recul de quelques jours s’est
déclaré très heureux du déroulement du
Festival. “Ce fut un Festival magnifique.
Et grâce aux compagnies qui ont beaucoup
investi dans leur stand – même les
nouveaux arrivants comme Ons Stekje
ont fait beaucoup d’efforts, l’allure du
Festival était splendide. En même temps,
il y a eu plus de visiteurs que les années
précédentes et les gens restaient plus
longtemps sur place grâce à la partie
divertissante du Festiva,l comme le salon
de Buddha qui était mieux intégré dans
l’ensemble que l’an passé. L’espace global
du Festival, en m2, était également plus
Un festival du chanvre sans
plante de chanvre
Les organisateurs du récent festival
Highlife du chanvre ont marché sur
des charbons ardents. Un festival du
chanvre aux Pays-Bas sans une seule
plante de marijuana à voir? Comment
est-ce possible?, doit se demander
tout le monde. L’avocat André Beckers
nous l’explique: “Jusqu’il y a peu, on
ne considérait pas comme un problème
qu’un exposant montre une plante
de chanvre durant le festival annuel
du chanvre. Ceci a changé en 2004.
Plus rien ne sera permis (à partir de
maintenant)! Le conseil communal
d’Utrecht a durci ses directives locales
en matières de cannabis. Concernant
la culture de l’herbe, il a adopté la
‘tolérance zéro’. L’organisation d’un
festival annuel du chanvre sur leur
territoire est furieusement controversée
parmi les dirigeants d’Utrecht. Peu de
temps avant le Festival de cette année,
le Maire a fait savoir qu’il mettrait
ses décisions en action. Si une seule
infraction à la loi sur l’opium (loi
hollandaise sur les narcotiques) était
constatée, les organisateurs seraient
déclarés responsables et tout le festival
auraient été fermé au public. Oui, vous
lisez bien. Le Maire ne brandissait
pas la menace d’expulser l’exposant
ou le visiteur en infraction, mais
carrément de fermer tout le festival.
La première clause de l’article 13b
de la loi sur l’opium donne au Maire,
en collaboration avec les autorités
gouvernementales, le pouvoir d’agir
contre les infractions à la loi sur
l’opium si elle a lieu dans un immeuble
accessible au public. Heureusement,
les organisateurs avaient pris les
devants et ont averti les exposants de
l’interdiction de la présence de plantes
de chanvre et que même fournir ou
passer du chanvre (comme cela fut
toujours permis) ne serait plus toléré.
Le département de police et le conseil
ont mené des contrôles rigoureux
durant les trois jours du festival. Grâce
à la collaboration des exposants et d’un
public compréhensif, aucune infraction
ne fut rapportée.”
grand et l’ambiance très détendue. Ce fut
une belle sortie comme à la belle époque et
j’ai eu beaucoup de retours positifs. Ainsi,
après tout, je suis un homme heureux.”
En effet, ce furent trois jours fous et amusants.
A la revoyure l’année prochaine!
Sponsors
Highlife remercie les sponsors suivants:
www.onsstekje.nl (sponsor principal)
www.atami.com
www.biobizz.com
www.bioibo.nl
www.canna.com
www.highqualityseeds.nl
www.house-garden.nl
www.igrow.nl
www.hy-pro.nl
Soft Secrets
Highlife ut
recht 2005
13
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e NL
f
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h
g
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H
l
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Le Festiv
Soft Secrets
La Great White Shark de la Greenhouse Seed Company arrive en tête
La Coupe Highlife: de la qualité en abondance
Indubitablement, le point culminant du premier jour du festival Highlife fut la
présentation de la Coupe Highlife, tant désirée– même si les trophées d’argent
scintillant ont été remplacés par d’élégantes plaques commémoratives en verre.
En 2002, cette compétition de l’herbe et du hasch fut ré-instaurée à la demande
du public après plusieurs années d’absence du Festival. Les fruits de cette
décision furent fortement appréciés par les membres du jury même avant la
compétition de 2005: près de 90 échantillons généralement de très haute qualité
devaient être testés durant la ou les trois semaines précédentes et jugés selon
leur aspect, leur goût et leur effet. Un peu moins que l’année dernière où 120
variétés différentes ont nécessité des yeux, des mains et des poumons experts.
Heureusement, le jury a délibéré durant la période de Noël et ce furent de
bonnes vacances pour ces veinards.
Green House Seed Company
Hydroland
Journaliste de BNN
Bio Ibo / Bio-G-Power
Sensi Seeds
Crystal Garden
Exodus / Genesis
't Bunkertje
De Vrolijke Gaper
Far Out
Any Day
Sensi Seeds
Het Hennep Huis
Paradise Seeds
Magus Genetics
De Bovenstad
KC Brains
Twins
Texte: Jan Sennema / Photos: Peter Verver
Une coupe qui ne sera probablement
jamais présentée pourrait être celle de la
variété d’herbe la plus représentée. Si une
telle coupe existait, elle serait sans aucun
doute remportée par la Santa Maria. Cette
variété incroyablement populaire a occupé
pas moins de cinq positions honorables
parmi lesquelles deux premiers prix. Il est
évident que ceux qui sont dans le secret
se tirent en courant avec cette variété
– originaire du Brésil – qui allient une
récolte généreuse avec un goût sucré et une
montée magnifique et active.
Ce qui est bien avec ce concours, c’est
que l’on y prête également attention à des
variétés que l’on rencontre rarement dans
les coffeeshops; des variétés créées par et
pour des amoureux de têtes de goût et de
qualité suprêmes. Comme le fait remarquer
Arjan Roskam de la Green Seed Company:
“La vie est trop courte pour passer un
seul jour à boire du mauvais vin. La vie
est également trop courte pour perdre du
temps à fumer du mauvais shit.” En effet,
ce serait génial si la Coupe pouvait donner
une nouvelle impulsion aux coffeeshops
pour qu’ils enrichissent les séries qu’ils
proposent et qui sont trop souvent peu
originales. Comme l’ajoute Gerrit de
Magus Genetics: “Bien sûr c’est une honte
que le choix soit si limité mais cela se
comprend. C’est avant tout une question de
demande; la plupart des gens ne sont pas
prêts à payer plus de cinq à six euros pour
un gramme d’herbe forte.”
Les inhabituels
le troisième prix de la catégorie hydro.
De même pour la modeste graineterie
Magus Genetics qui est venue (comme
l’an passé) avec un super produit et a
cette fois remporté un premier prix pour
sa savoureuse Exile. Le magicien de la
graine, Gerrit de Magus Genetics affirme:
“Nous avons été surpris que l’Exile
gagne. Nous nous attendions plutôt à ce
que ce soit notre Warlock, ma favorite
personnelle. L’Exile est un hybride à 50%
Warlock, 25% Northern Lights et 25%
White Widow. L’effet est plus corporel que
la montée obtenue avec la Warlock. C’est
une herbe que vous ne voudrez absolument
pas fumer pendant la journée si vous avez
encore des choses à faire. En elle-même,
son ampleur est limitée mais c’est une
belle plante simple compacte.”
En dehors du bleu, la troisième place
fut accordée au coffeshop Far Out de
Dedemsvaart, un shop de qualité qui se
réjouit de son étoile décernée par sa région
d’origine. La ville de Gorinchen était
également représentée en force avec deux
shops couronnés. Le Bovenstad a réussi
à impressionner le jury avec deux de ces
lauréates. De même pour le Vrolijke Gaper
qui est a gagné la coupe des vétérans. Le
Cristal Garden de Geldermalsen a fait
un triomphe et a largement remporté le
premier prix dans la catégorie d’herbe en
extérieur avec sa Hill Gaze spectaculaire;
une performance qui d’après Cristal
Garden doit beaucoup à l’engrais
exceptionnel Hy-Pro.
Grammes-par-Watt
Il n’y avait pas que les grands noms
dans les positions de tête. Des petites
compagnies parfois totalement inconnues
ont imposé et consolidé leur renommée.
Par exemple, le growshop Het Hennep
Huis basé à Apeldoorn qui s’est forgé
un nom pour son expertise de tout ce
qui touche à la Santa Maria a remporté
Les grossistes et fabricants Bio Ibo/BioG-Power continuent à grimper depuis
2004 avec deux premiers prix et un
second prix. Le prix le plus honorable fut
la seconde place dans la catégorie libre
pour la Super Silver Haze, une variété
difficile à cultiver et qui n’est pas à la
Bio Ibo / Bio-G-Power
Soft Secrets
portée de n’importe quel cultivateur.
Toutes les lauréates gagnantes de Bio Ibo
ont été cultivées avec la série complète
de produits bio ou hydro de Bio-G-Power
et leur propre produit, le Powertop qui
leur a donné ce goût savoureux. Mais une
bonne récolte ne résulte pas seulement
de propriétés génétiques exceptionnelles
et d’engrais de haute qualité. Comme le
dit Kees de Bio Ibo: “Notre point fort est
que nous informons nos consommateurs
de manière claire et complète et nous
mettons beaucoup d’importance sur la
continuité. Nous sommes certainement
ouverts à toutes les innovations mais nous
ne défendons pas particulièrement les
cultures qui utilisent d’énorme quantité
d’engrais car nous pensons également
aux personnes qui vont fumer le produit.
Regardez, la Santa Maria offre une bonne
récolte et dès que vous maîtriserez un peu
sa culture, vous en tirerez facilement de
bons grammes-par-watt. Beaucoup de nos
clients peuvent y arriver facilement avec
les conseils qu’on leur donne.”
“Bienheureux”
Les Sensi Seeds, Sensi Growshop et
Sensi Smile étaient, ainsi que le veut
la tradition, une fois encore présentent
dans les hautes strates, cette fois avec
un second prix pour la Black Domina,
plus un second et un troisième prix
pour la Mothers Finest. Le coffeeshop
d’Apeldoorn ‘t Bunkertje a même réussi
à remporter une première place avec sa
Jack Herrer (propriétés génétiques Sensi).
“Cette année, nous n’étions pas aussi bien
préparés que l’année précédente,” dit Ben
Dronkers, le fondateur de Sensi. “Nous
sommes donc très contents des résultats
et particulièrement depuis que nous
avons été si près des coupes espagnole et
française moins connues. J’espère que ces
concours vont contribuer à la publicité de
variétés différentes d’herbe et motiver les
cultivateurs à essayer d’autres choses que
toujours les mêmes variétés commerciales.
Aux Pays-Bas, nous avons un genre
de tradition du clonage mais on revient
toujours à la graine; après un ou trois ans
de clonage, on commence à apercevoir
des signes de dégradations des têtes; de
la gélatine se forme dans la plante et ce
qu’on appelle les ‘flutjes’, des têtes petites
et insipides.”
La tête dans les nuages
La fierté de Limburg, le growshop Exodus
(1er prix pour son hasch Isolater) et le
coffeeshop Genesis (3ème prix pour le
Snowbol) se portent plus que bien sous la
direction de leur propriétaire Léon. Vêtu
d’un chapeau cow-boy gonflable orange,
cet entrepreneur avait encore la tête dans
les nuages après la danse effrénée qu’il
venait d’expérimenter. Avec un large
sourire et une voix rauque, il nous a dit:
“Toutes nos participantes ont été cultivées
avec des produits Hy-Pro où tout tient en
un composant. Si vous cultivez bio, vous
avez tout ce qu’il vous faut dans un bidon.
Avec d’autres compléments alimentaires,
il faut aussi des stimulateurs de racines et
tout un fatras de produits.” Sur le hasch
Isolater fraîchement couronné, il ajoute:
“Notre hasch Isolater est tellement fort
que nous faisons attention à qui nous le
vendons dans le shop car il ne convient pas
à tout le monde. Il n’est pas rare de voir
quelqu’un qui se prend une porte et il faut
rester attentif à cela quand on vend.”
15
son goût sensationnel et sa montée lente,
durable et élevée et c’est aussi un très bon
relaxant. La Shéhérazade convient très bien
pour l’extérieur même si la récolte tombe
aux environs de la mi-octobre, pour les
cultures en Hollande, ce sera toujours un
peu risqué. En Suisse, elle est très souvent
cultivée à l’extérieur et les résultats sont
très bons. Elle résiste également très bien
aux infections de moisissures.
Des grandes propriétés génétiques
aventureuses
Green House Seed Company
La Great White Shark:
veni, vidi, vici
Sortir de nulle part et remporter le premier
prix général n’est pas un mince exploit.
Mais c’est exactement ce qu’a fait la
Greenhouse Seed Company en dépassant
largement tout le monde pour remporter
le prix général avec sa Great White Shark
(600.3 points). C’est la première fois
que cette compagnie internationalement
connue participait à la Coupe Highlife. Le
plus impressionnant, c’est que toutes les
autres lauréates possédaient des propriétés
génétiques de Greenhouse. Par exemple,
la Super Silver Haze (594.5 points)
présentées par Bio Ibo et qui a eu la
deuxième place dans la catégorie générale.
De même pour la numéro 3 de ce groupe,
qui était également de la Super Silver Haze
proposée par le coffeshop Twins. Une
performance convaincante pour compagnie
de graines qui a plus souvent recherché le
reconnaissance à l’étranger que dans son
propre pays. “J’apprécie beaucoup que
d’autres personnes aient gagné des prix
pour nous – on ne peut espérer mieux,
n’est-ce pas?”, nous dit le propriétaire
de Greenhouse, Arjan Roskam avec une
fierté méritée. “Je ne m’attendais pas à de
tels résultats. Personnellement, j’aurais
inscrit la Great White Shark, une Indica,
en dernier. Je misais plutôt sur notre White
Snow et l’Arjans Haze. Ce n’est pas
pour rien que j’ai donné mon nom à cette
dernière variété. Je suis convaincu qu’on
ne peut pas trouver meilleure herbe. Même
si je suis un grand fan de Haze, le goût
est bien meilleur et en fait, on ne peut pas
comparer une Haze avec une Indica, il y a
tellement de différences entre elles. Mais
il ne faut pas oublier qu’une telle culture
prend du temps. Cela me rappelle qu’il y a
neuf ans, quand on a commencé à vendre
de l’herbe cultivée en Hollande, tout le
monde nous traitaient de fous. Regarde où
on en est maintenant…” Des conseils pour
les cultivateurs qui voudraient travailler
avec la Great White Shark? “L’une
des plus grande erreur des cultivateurs
hollandais, c’est qu’ils moissonnent leurs
plantes après sept ou huit semaines alors
qu’il en faudrait 9,5 – ou même une
semaine et demi de plus – c’est l’idéal.”
“Une vraie herbe blanche”
La Shéhérazade de Paradise Seed,
impossible à détrôner depuis des années,
est arrivée seconde dans la catégorie bio
pour les compagnies de graines. Luc de
Paradise Seeds déclare: “La Shéhérazade
est une véritable herbe blanche mais
elle donne des têtes plus grasses que
la White Widow par exemple et fleuri
généreusement. C’est une culture rapide,
facile à mener à bien, même pour un
cultivateur inexpérimenté. Ensuite, il y a
La conclusion la plus frappante de ce
concours excitant, c’est que la Santa
Maria est entrain de devenir la variété
la plus populaire des herbes cultivées
aux Pays-Bas. La combinaison entre
la facilité de culture, la haute qualité et
le prix raisonnable va certainement lui
assurer une plus grande accessibilité dans
le menu des coffeeshops. Tout amoureux
de beuh qui sait faire la différence
et qui dépend des coffeeshops sera
heureux avec les lauréates de Genesis,
Sensi Smile et ‘t Bunkertje. Toutes ces
bonnes affaires ont débarqué avec des
propriétés génétiques aventureuses tirant
leurs origines de compagnies de graines
dominantes. Une bonne synergie entre
les coffeeshops et les graineteries dans
laquelle tout le monde se sent bien, et le
consommateur aussi, une troisième partie
souriante. A la grande joie des membres
du jury, il n’y avait que peu de variétés
commerciales parmi les gagnantes; cette
année, des variétés exotiques comme la
Mangolian Indica (Sagarmatha Seeds),
l’Exile (Magus Genetics),la Super Silver
Haze (Greenhouse) ou la Mothers Finest
(Sensi Seeds) et la Shéhérazade (Paradise
Seeds) ont ravi les fans de têtes coupées
de qualité. Des variétés que l’on espère
pouvoir trouver dans de nombreux
coffeeshops dans un avenir pas top lointain.
Le présentateur DJ Cobus en
discussion avec le journaliste de BNN
Highlife Cup 2005
1
600,3
Great White Shark
Green House Seed Company
Growshop Hydro
1
564,5
2
563,5
3
562,5
Santa Maria
Widow 2004
Santa Maria
Bio Ibo
Hydroland
Het Hennep Huis
Growshop Bio
1
579
2
566,8
3
563,3
Jack F1
Mothers Finest
Widow ‘ 96
Grow Side Maastricht
Sensi Growshop
Hydroland
Growshop Nederhash
1
581,8
Isolater
2
573,5
Bio Ice Power
3
555,8
Kristal
Exodus
Bio-G-Power
Crystal Garden
Coffee
1
2
3
shop Hydro
581
Jack Herrer
567,3
Black Domina
564,8
White Widow
t Bunkertje
Sensi Smile
Catweazle
Coffee
1
2
3
shop Bio
561,3
557,3
552
De Vrolijke Gaper
De Bovenstad
Genesis
Coffee
1
2
3
shop Nederhash
580,8
Master Blaster
566,8
Bio Polm Power
552
Santa Maria Hasj
Any Day
Inpetto
Far Out
Hydro
1
2
3
seeds
600,3
571
570,8
Great White Shark
White Widow
Mothers Finest
Green House Seed Company
Catweazle
Sensi Seeds
Bio seeds
1
579,5
2
574,3
3
559,5
Exile
Sheherazade
Mangolian Indica
Magus Genetics
Paradise Seeds
Sagarmatha Seeds
Outdoor
1
579
2
555,5
3
555
Hy-Haze
KC 39
Pro-Haze
Cristal Garden
KC Brains
De Bovenstad
Haze
1
2
3
Super Silver Haze
Amnesia
Super Silver Haze
Bio Ibo
De Vrolijke Gaper
Twins
594,5
593
590,3
Santa Maria
Santa Maria
Snowbol
16
e NL
f
i
l
h
g
i
H
l
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Le Festiv
Le plus beau stand: Ons Stekje
Le grossiste Ons Stekje a bien mérité le
premier prix pour le stand le plus beau
du Festival du chanvre Highlife. Ce stand
rond, artistiquement décoré, s’accordait
parfaitement à l’image de marque défendue
par Jan de Ons Stekje: “Nous voulons laisser
une impression ordonnée et propre et c’est
ce que nous essayons d’exprimer avec notre
stand. Je suis bien sûr très content que nous
ayons remporté un prix avec cela. De la part
des organisateurs du Festival, nous voulons
féliciter Ons Stekje pour ce premier prix.
Ons Stekje grossiste
(pas de vente au détail)
Tél: + 31 (0) 10 420 2309
Fax: +31 (0) 10-421 2443
www.onsstekje.nl
Un Happy Garden dans un
container de bateau
Les portes du
container de culture spectaculaire
du growshop Happy
Garden d’Eindhoven
furent littéralement
piétinées pendant
les trois jours par
les visiteurs curieux
et cette popularité
s’est traduite par un
troisième prix dans
la catégorie du meilleur produit. William,
le propriétaire, est ravi de cette récompense et
dit qu’il a été pris par surprise. “Supercool!” est
sa première réaction derrière un large sourire.
Ce fut un grand exploit pour un growshop qui a
ouvert il y a seulement six mois d’apporter un
produit aussi ambitieux sur le marché et de réussir à remporter un prix. En plus, la construction
de cette chambre de culture mobile à l’intérieur
d’un container de bateau a été terminée seulement une semaine avant le festival… “L’intérêt
qu’on lui a montré est énorme”, s’exclame le
joyeux jardinier. Ce qui n’est pas si étonnant
sachant que le cannabiculteur qui n’a que peut
d’expérience peut immédiatement commencer le travail - c’est une vrai plug and play
- et en deux mois, il traînera à la maison une récolte de six kilos. En d’autres termes,
il aura royalement récupéré son investissement en un tour de mains. Le système très
complet et sophistiqué est livré totalement équipé par un transporteur indépendant qui
ne sait rien de son utilisation finale - ce qui ajoute une dimension supplémentaire à la
discrétion! Ce monstre provocant peint en blanc (d’autres couleurs sont disponibles)
est visible au Happy Garden, Leenderweg (numéro 313) à Eindhoven.
Happy Garden
Tél: +31 (0) 40 2122930 • www.thehappygarden.nl
Soft Secrets
Grow & Go, faites de la place
pour un container de plus
L’ambiance au
stand d’IGS est
festive. “Pour
nous, le festival
était super”, nous
dit John d’IGS.
“Nous avons reçu
le premier prix
pour le meilleur
produit mais le
plus grand prix
de ce festival
est dans mon
cœur parce que
j’ai demandé à
ma petite amie
de m’épouser!
Bien sûr, nous
sommes enchantés de ce prix pour notre
grow Just ainsi que pour notre armoire de
culture, le container Grow & Go. Le Grow
& Go est muni d’un certificat TNO pour son
système d’extinction d’incendie Firepro, de
notre propre système de flux et reflux et de
toute une série d’options supplémentaires,
comme le système CCTV pour celui qui
veut la totale. Je voudrais encore ajouter
qu’il faut que les gens sortent et cultivent
beaucoup plus de beuh car il y en a trop peu!”
Quelques jours après le festival, nous avons
appelez le quartier général d’IGS à Best. John était très enthousiaste: “Nous avons
des journées chargées mais après le festival, nous avons eu plus clients; il y a eu une
pluie de compliments et de commandes par internet et par téléphone. Plein et plein de
commandes, aussi d’Espagne et de France – en fait, de toute l’Europe…”
Info: I.G.S. • Tél: +31 (0) 499 496090 • Fax: +31 (0) 499 496091 • www.igrow.nl
Culture
colossale
à échelle
réduite avec
le Coliseum
PK Trading est une des
autres compagnies surprises
d’avoir été honorée pour
ses produits. Dans ce cas, il
s’agit du second prix pour le meilleur produit
avec son système de culture Coliseum. “Pour
être honnête, je ne m’intéressais même pas à
qui avait gagné des prix”, déclare sobrement
Han de PK Trading. “Ainsi, je peux affirmer
que c’était une fameuse surprise.” Le Coliseum
fut choisi parmi les spectaculaires systèmes
de culture de PK au look high-tech, comme
les systèmes de culture Eco ou Omega. Il
s’agit d’une invention brillante qui au départ
d’un design canadien a été développée pour
permettre aux gens vivants dans des villes
surpeuplées du Tiers Monde de cultiver euxmêmes leurs aliments de base: une récolte
maximale sur une surface minimale. On
peut facilement placer 300 plants dans cette ‘tour cubique pour plantes’ qui est
enluminée par trois 600 watts montées centralement dans des tubes froids. Une
récolte allant jusqu’à quatre kilos est rendue possible même pour ceux qui n’ont
que modérément les doigts verts. “Au début, je ne croyais pas vraiment dans ce
nouveau type de système de culture”, déclare Han. “ Mais maintenant que j’ai pu
constater de mes propres yeux comment cela marche, je suis beaucoup plus positif
à son égard. Cela fait gagner de l’espace et surtout de l’énergie, ce qui est le plus
important maintenant les compagnies grossissent leurs factures.”
Info: PK Trading
Tél: +31 (0) 10 2809878 • Fax: +31 (0) 10 2809875
www.pktrading.nl
Soft Secrets
Le Bricoleu
r
17
La culture pour les nuls 4ème partie
Voici comment construire votre propre espace de culture
Dès que les connaissances requises et le matériel sont réunis, nous sommes prêts à
organiser notre espace de culture de manière efficace pour y maintenir un climat
favorable. Un espace de culture peut être de modèles et de tailles divers mais quel
qu’en soit le format, il y a un certain nombre de points essentiels à respecter.
Par Bart B.
La lumière
Imperméable à l’air
Pour commencer, nous devons nous
assurer que l’espace est totalement opaque
à la lumière. Pour arriver au sommet de sa
floraison, la plante de cannabis a besoin
de 12 heures de nuit interrompues et 12
heures de lumière. Si la période nocturne
de 12 heures est interrompue, la récolte
sera moins bonne, voire nulle. C’est
pourquoi vous devriez rester un moment
dans votre espace, si c’est possible,
et vous assurer qu’aucune lumière ne
filtre. Si c’est le cas, il existe du ruban
adhésif opaque pour boucher les trous
et les fissures. Un espace qui n’est pas
totalement opaque peut faire échouer la
récolte car les plantes sont dérangées. Ce
qui arrive le plus souvent dans ce cas,
c’est la création de plants mâles sur les
plants femelles à cause du stress auquel
ils ont été exposés. En très peu de temps,
quelques fleurs mâles peuvent fertiliser
la plantation femelle au complet et en fin
de compte, il ne vous reste plus que des
têtes pleines de graines. Un bon cultivateur
vérifie ses plantes en permanence pour
Quand la plante est bien en fleur et a
produit de superbes têtes, leur odeur
se développe petit à petit. Nos plantes
vont commencer à diffuser un parfum
puissant ce qui rend d’une importance
vitale que l’espace soit complètement
imperméable à l’air. L’espace de culture
ne doit avoir qu’un minimum de fissures
et de trous d’où l’odeur de marihuana
pourrait passer et il est préférable qu’il
n’y en ait pas du tout. Quand les plantes
commencent à sentir, vous irez les
voir tellement souvent que vous vous
habituerez à l’odeur. Vous serez alors
rapidement convaincu qu’elles ne sentent
que légèrement, voire pas du tout, tandis
que vos voisins ou colocataires souffrent
de la puanteur. En outre des aspects
sécuritaires de l’imperméabilité à l’air, le
contrôle du climat en est un autre aspect
très important. La création d’un bon
climat est cruciale si vous voulez tirer
le meilleur de vos plantes. Ainsi, quand
vous construirez votre espace, veillez à ce
que non seulement les odeurs ne puissent
Les murs sont d’un blanc réfléchissant et on construit un bac à déchets pour récolter les surplus
d’eau. On fait une construction en bois que l’on place à environ 15-20 cm au-dessus du sol.
enlever toutes les fleurs mâles au bon
moment. Il faut plusieurs semaines avant
qu’une fleur mâle ne puisse disséminer son
pollen. Il arrive aussi fréquemment qu’une
plante ait des difficultés à fleurir quand des
raies de lumière entrent et elle ne produira
alors qu’une maigre récolte. Avant tout,
surveillez tous les appareils électriques car
les lampes, généralement petites, diffusent
une lumière forte qui peut déranger le
sommeil nocturne de vos plantes. Collez
un morceau de bande adhésive opaque sur
toutes les lampes et lumières.
pas sortir mais aussi à ce que les courants
d’air ne puissent pas entrer. Un troisième
élément d’importance est d’empêcher
toutes créatures et vermines indésirables
d’entrer dans l’espace. Un bon espace de
culture est en fait une sorte de cellule de
quarantaine dans laquelle rien n’entre ni
ne sort sans que vous ne lui disiez.
La température
Quand les points décrits ci-dessus sont
bien en place, nous sommes arrivés au
but de la construction d’un espace de
culture : un climat idéal dans lequel
les plantes peuvent devenir géantes et
fleurir rapidement. La température doit
être constante et pour cela, il faudra un
(ou plusieurs) ventilateurs pour assurer
une bonne aération. Les plantes seront
ainsi plus épaisses, leur tige plus forte
et elles donneront plus que des plantes
cultivées sans ventilateurs. Si vous
disposez d’un budget conséquent, vous
pouvez investir dans un thermostat,
un hygrostat ou un thermo-hygrostat.
Vous pouvez brancher le thermostat au
ventilateur ce qui vous permettra de
régler la température maximale désirée
– disons 28 degrés – pour votre espace.
Si la température dépasse les 28 degrés,
le ventilateur se mettra en marche pour
refroidir l’espace jusqu’à la température
voulue. L’hygrostat peut également être
branché au ventilateur pour contrôler
l’humidité de l’air. Si l’espace devient
trop humide, le ventilateur aspirera l’air
jusqu’à ce que le bon niveau soit atteint.
Avec un commutateur, vous pouvez
régler la vitesse du ventilateur et ainsi,
le faire fonctionner en continu à vitesse
réduite pour faire entrer de l’air frais en
permanence.
Afin de réguler l’humidité de l’air, il vous
faudra un humidificateur d’air. Ce n’est
pas très cher et c’est un investissement
l’humidité de l’air augmenter durant les
premières semaines est plus facile dans un
espace réduit mais vous pouvez toujours
essayer dans une pièce entière. C’est bien
entendu possible dans une grande pièce
mais vous aurez besoin d’un équipement
coûteux et comme débutant, vous feriez
mieux de commencer avec un petit
budget. Bien entendu, vous pouvez aussi
dépenser de l’argent pour bien isoler votre
local; chacun fait comme il veut.
Nous devons également veiller à ce que
d’un côté de l’espace, tout au fond, il
y ait des trous pour que l’air entre. Ces
trous servent à laisser entrer de l’air
frais riche en CO2. Au côté opposé,
nous plaçons une pompe d’aspiration.
Celle-ci aspirera l’air chaud. L’air
chaud monte et c’est pourquoi nous
plaçons la pompe à l’endroit le plus
élevé possible de l’espace. Avec un
filtre à charbon placé sur la pompe, on
supprime en même temps les odeurs
fortes. Le filtre à charbon et la pompe
étanche vont ensemble et sont essentiels
dans le jardin que nous sommes entrain
de construire. Un filtre peut servir pour
environ cinq récoltes ou plus ou moins
un an. La puissance de la pompe doit
correspondre à la taille de l’espace de
culture. Il faut donc commencer par
calculer le volume de l’espace. Rappelezvous l’école: la longueur x la largeur x
Après avoir fixé un film plastique blanc sur les murs, on fixe le même plastique sur notre
construction. En faisant cela, nous avons construit un support pour nos plantes. Faites attention
de ne pas le trouer avec des objets tranchants.
qui en vaut la peine. Cet appareil dispose
d’habitude d’un hygrostat incorporé. Dans
ce cas, il vous suffit de le régler sur le
taux d’humidité voulu et l’humidificateur
se charge de le maintenir. Cela créé des
miracles surtout pendant la période de
croissance. Une plante peut pousser
deux fois plus vite dans une atmosphère
humide et cela fait gagner du temps dans
la phase de croissance. Chauffer une
grande pièce ou un petit espace de culture
fait un monde de différences. Laisser
la hauteur = le volume de votre espace.
Choisissez toujours une pompe dont la
puissance est légèrement supérieure au
volume de l’espace. Ceci peut faire la
différence durant les chauds mois d’été
et garder votre espace à une température
raisonnable. En conséquence, prenez une
pompe plus puissante – par exemple,
pour un espace de 500 m3, on choisira un
ventilateur destiné à un espace de 750 à
1000 m3. Un avantage supplémentaire est
qu’en hiver, on peut le laisser tourner plus
Soft Secrets
18
Le bac à déchets
Pour qu’un mètre carré soit le plus efficace
possible, je place un écran réfléchissant tout
autour. On peut ainsi mieux contrôler la
température et créer un espace totalement
opaque à la lumière.
doucement et économiser de l’énergie
tandis qu’en été, on peut confortablement
maintenir la température sous les 30
degrés. Un grand ventilateur qui tourne
à la moitié de sa puissance fait beaucoup
moins de bruit qu’un petit ventilateur
qui tourne à pleine puissance. Et si vous
désirez agrandir votre espace plus tard,
il n’y a pas besoin d’en racheter un
nouveau. Vous ne pourrez jamais acheter
un ventilateur trop grand mais bien trop
petit. Il est insensé de laisser tourner un
ventilateur à fond s’il peut aussi bien
remplir l’espace d’air frais en tournant à
la moitié de sa puissance. En situant les
trous pour l’entrée de l’air du côté opposé
de l’appareil, cela créé un courant d’air
qui apporte de l’air frais d’une extrémité
à l’autre de l’espace en passant au-dessus
des plantes. C’est très bon pour les
plantes qui profiteront au maximum de
l’air frais avant qu’il ne soit vidé de son
CO2. Il sera ensuite aspiré et supprimé de
l’espace.
Afin d’empêcher les parasites d’entrer, on
peut boucher les trous d’air avec des bas
en nylon et ainsi rien ne peut pénétrer ce
qui vous aidera à éviter les infestations
plus tard. Mais n’oubliez pas que la
lumière ne peut pas passer non plus par
ces trous. Pour cela, des tubes courbés en
PVC sont très utiles car ils laissent passer
l’air mais pas la lumière.
Il y a des milliers de façons de faire pour
créer un espace bien aéré. Ils sont tous
géniaux mais il y a deux choses qu’il
faut garder à l’esprit : les entrées d’air
se situent de préférence au fond et il
faut garder l’espace opaque. Dans le cas
où vous ne pourriez vraiment pas faire
de trou pour une pompe, la meilleure
solution est d’acheter une porte pas chère
et d’y faire un trou pour l’extraction d’air.
Cette méthode est fréquemment utilisée
par des cultivateurs professionnels.
Les mètres carrés
Assez parlé, il faut se mettre au travail
et construire l’espace de culture. Il
ne faut pas grand-chose pour cela: un
mètre carré suffit et tout le monde a
bien ça que ce soit dans le grenier, dans
la cave ou dans une chambre d’ami.
Ce qu’il nous faut, c’est: une agrafeuse
Quand toutes les parois ont été fixées l’une
à l’autre, je choisis de faire un bac pour
récolter les déchets afin de garder le lieu
propre et ainsi diminuer les risques de
maladie.
pour le bois, une scie, du plastique
blanc et noir, un foret, des vis, des
ciseaux, quelques planches de bois – et
un mètre carré.
Nous allons construire un écran
autour de l’espace de culture. Si que
vous n’utiliser qu’un seul mètre carré
dans une grande pièce, il faut séparer
l’espace de culture du reste de la pièce
qui peut encore servir à autre chose.
Si vous ne faites pas cela, toute la
pièce sentira quand les plantes seront
en fleurs. Avec un écran, la lumière
des lampes sera pleinement utilisée
et c’est là le plus grand avantage.
La lumière que reçoit une plante va
fortement déterminer le succès de la
récolte. En construisant un écran autour
du mètre carré et en le recouvrant
de plastique blanc réfléchissant,vous
garderez la lumière dans l’espace et
sur vos plantes. Si vous ne le faites
pas, la lumière va se disperser dans
toute la pièce et vous en perdrez une
grande partie. Vous assurer que les
surfaces autour des plantes soient faites
de plastique blanc réfléchissant est la
meilleure façon de grossir la récolte.
Je ne connais rien de moins cher ni
de plus facile. Mylar est le meilleur
produit sur le marché actuellement pour
réfléchir la lumière sur vos plantes.
C’est un peu plus cher que le plastique
noir et blanc mais réfléchi jusqu’à 99%
de la lumière que donnent vos lampes
sur les plantes. Il est très important que
votre espace de culture ait des murs
réfléchissants que ce soit des murs
blancs ou du plastique suspendu ne fait
pas de différence.
La construction d’un écran ne prend
qu’une demi-heure si vous avez tout le
matériel nécessaire sous la main. On
coupe huit morceaux de bois d’environ
1,20 m de long et six d’environ 1,70
m. Cette longueur (1,70 m) correspond
à la hauteur du plafond de ma cave.
La longueur que vous choisissez est
de préférence un peu plus petite que
la hauteur du local où se trouvera
l’espace de culture. Si votre pièce
mesure 2 mètres de haut alors coupez
à une longueur d’environ 1,97 m. En
résumé, enlever quelques centimètres à
la hauteur de votre local.
Il est important qu’il y ait des trous pour
laisser entrer l’air frais, de préférence
au fond. L’air frais peut ainsi circuler à
l’intérieur entre toutes les plantes, de la
période de croissance à la floraison et bien
au-delà.
La première étape est très simple :
on fait un cadre de bois en attachant
deux morceaux de 1,20 m de large à
deux morceaux de 1,70 m (dans mon
cas) de haut. Cela va très vite avec
un foret électrique. On fait un trou
dans chaque morceau puis on les visse
ensemble. Quand le cadre est bien fixé,
on peut tendre le plastique dessus avec
l’agrafeuse. Les excédents peuvent être
coupés quand c’est fixé.
Nous avons maintenant notre première
paroi réfléchissante. A cela, nous devons
attacher une paroi de plus, de la même
façon, mais en utilisant seulement un
morceau de 1,70 m. On utilise le morceau
de 1,70m du cadre qu’on vient de faire
et on y fixe deux morceaux de 1,20 m et
un de 1,70 m. Puis à nouveau, tendre et
agrafer le plastique et couper l’excédent.
Nous avons maintenant deux côtés de
l’écran attaché l’un à l’autre. Ainsi,
on ne fait pas des parois qui pendent
séparément. On fait la même chose de
l’autre côté et construisons là aussi une
paroi en la fixant au bois de la première
paroi. On obtient alors trois surfaces
réfléchissantes solidement attachées l’une
à l’autre. Vous pouvez maintenant placer
votre construction autour du mètre carré
choisi pour votre culture.
Comme vous pouvez le remarquer, les
parois sont un peu plus grandes que
l’espace de culture. C’est pour avoir
de la place pour mettre le ventilateur.
Pour terminer, on construit une paroi
indépendante avec deux planches de 1,20
m et deux de 1,70 m. On la place contre
l’ouverture de la boîte à trois parois et
l’espace de culture est complètement
scellé. Tout ce qu’il vous reste à faire est
d’ouvrir la paroi-porte pour surveiller et
soigner vos plantes.
La lumière des lampes reste de cette
façon dans l’espace et vous verrez la
différence que cela fait quand vous
récolterez. L’odeur des plantes est
également conservée à l’intérieur et peut
être facilement supprimée à l’aide d’une
pompe comportant un filtre. Le reste du
local peut ainsi être utilisé à d’autres fins.
Les cultivateurs créatifs peuvent euxmêmes faire un véritable bijou de leur
espace de culture.
Un espace de culture devrait être facile à
entretenir et c’est pourquoi je choisis de
construire un bac dans lequel les plantes
seront posées. Pour cela, on construit
un cadre de 1,10 m de large sur une
longueur de votre choix et une hauteur
de 15 cm. On l’entoure avec le même
plastique blanc et noir (pour être certain
qu’il n’y a pas et qu’il n’y aura pas de
trous dedans). Avec un tel support, la
culture se fait plus proprement et cela
évite le développement de maladies.
Tous les déchets comme de la terre, les
feuilles mortes ou les éclaboussures
d’eau tomberont directement dedans.
Et quand la récolte est terminée,
le tout est nettoyé en deux en trois
mouvements pour la prochaine culture.
Si vous n’utilisez pas un tel bac, comme
beaucoup de cultivateurs, votre espace
sera rapidement plein de saletés partout.
Un tel support est également très utile
si vous devez rincer votre moisson.
“Rincer”, c’est supprimer les excédents
d’engrais de la terre (plantes en pot).
En donnant beaucoup d’eau pure aux
plantes, on les lave de leur surplus
d’engrais et d’éléments nutritifs, ainsi
que des sels minéraux qui s’accumulent
en cas d’apport excessif d’engrais
(les sels se trouvent dans les engrais).
Certains cultivateurs rincent leurs
plantes tous les quinze jours afin de
maintenir la terre la plus saine possible.
Avec ce bac, vous pouvez faire ça sans
problème et sans mettre de l’eau partout.
Vous pouvez aussi, si vous cultivez en
terre, remplir le bac d’eau fertilisée et
laisser les plantes se servir comme elles
l’entendent. C’est la même chose qu’une
plante posée dans un sous-pot. En fait,
vous avez fait un énorme sous-pot. Les
plantes seront ainsi mieux protégées
contre les excès d’engrais car elles
décideront elles-mêmes de la quantité
qu’elles vont absorber. Si vous devez
vous absenter pendant trois-quatre jours,
il vous suffit de remplir le bac à rabord
et elles ont auront assez d’eau pour ces
quelques jours. Le bac devient ainsi un
système d’arrosage automatique. Plus
tard, vous pourrez facilement passer à un
système hydroponique.
Récapitulatif : notre but est de construire
un espace opaque et hermétique dans
lequel l’air frais riche en CO2 entre par
un côté, circule et ressort par l’autre
côté. Une pompe aspirante suffisamment
puissante assure la circulation de l’air et
un ventilateur mélange l’air frais entrant
avec l’air chauffé par les lampes pour
que la température soit la même d’un
bout à l’autre de l’espace. Il suffit d’y
ajouter des murs réfléchissants pour
maximiser l’effet de la lumière et un bac
pour garder le tout bien propre et le tour
est joué. L’espace de culture est prêt à
être planté!
La prochaine fois, nous nous attèlerons
à rendre votre espace de culture
opérationnel.
Cette série
d’articles est faite
en collaboration
avec Palgron; rencontrez-les sur
www.plagron.nl
Soft Secrets
Grow your o
wn
La culture en intérieur et extérieur
Par Steve Davis
Le soleil brille fort en Espagne, Italie
et dans d’autres pays européens et la
période de culture est tellement longue
dans de nombreuses régions de ces pays
que la culture en extérieur est de loin la
manière la plus populaire de produire de
la marijuana. On estime, par exemple,
que seulement 15% de la marijuana
consommée en Espagne est cultivée en
intérieur.
La culture en extérieur a de nombreux
atouts : le soleil est gratuit. Vous ne
devez payer personne pour la lumière
qui renforcent vos plantes. Le dioxyde
de carbone (CO2) est gratuit. Le ciel et
le vent sont gratuits. Les plantes peuvent
pousser autant qu’elles le désirent et des
cultivateurs doués en extérieur atteignent
des récoltes d’un kilo de fleurs séchées et
plus par plante.
La marijuana en extérieur est la plupart du
temps cultivée en pleine terre et certaines
personnes pensent religieusement que
ce type de marijuana, cultivée en terre
sans engrais, est d’une qualité supérieure
à celle cultivée en intérieur. Ils pensent
que la marijuana provenant de l’extérieur
qui a poussé sans engrais chimiques est
meilleur que la marijuana cultivée en
intérieur avec ou sans engrais et qu’elle
est meilleure à celle cultivée en extérieur
avec des engrais chimiques.
A ce jour, il n’y a aucune preuve
empirique qui démontre que l’utilisation
d’engrais synthétiques bien dosés
produit une sorte différente de marijuana
mesurable et inférieure à une marijuana
cultivée avec des engrais biologiques.
Des botanistes affirment que les plantes
absorbent des éléments nutritifs en
fonction des caractéristiques chimiques
de ces éléments, qu’ils soient ou non
présents dans la terre, dans les engrais bio
ou synthétiques. Des tests anonymes qui
comparent la marijuana soi-disant bio à
de la marijuana cultivée avec des engrais
chimiques révèlent que même le fumeur
le plus érudit ne peut déceler la différence
entre les deux.
Et des scientifiques qui ont testé la
marijuana affirme que les ingrédients
actifs dans la marijuana, appelés
cannabinoides, sont moléculairement
identiques que ce soit dans les plantes
cultivées dans des jardins de terre
ou hydroponiques ou cultivées en
intérieur sans terre, avec ou sans engrais
synthétiques.
Il est vrai que des techniques de culture
inadéquates, que ce soit en intérieur ou en
extérieur, peuvent créer des problèmes.
Par exemple, de nombreux cultivateurs
bio fertilisent leurs plantes avec du guano
de chauve-sauris et d’autres substances
qui ne sont pas stérilisées.
Certaines de ces substances contiennent
des bactéries et des maladies qui affectent
les consommateurs de marijuana. De
nombreux cultivateurs en terre utilisent
sans le savoir des sols contaminés par
des toxines, des polluants, des métaux
lourds et même de la radioactivité. La
terre et l’air contiennent des champignons
nuisibles qui peuvent également affecter
les consommateurs. Il est donc trop facile
et surtout inapproprié de déclarer que
la meilleure marijuana est celle cultivée
à l’extérieur sans additifs synthétiques.
Scientifiquement parlant, il est possible
de cultiver proprement, en toute sécurité,
une marijuana puissante en intérieur ou
extérieur, en utilisant des engrais bio,
synthétiques ou pas du tout.
Mais il reste une question: si le soleil, l’air
et le vent sont gratuits et si le climat est
favorable, pourquoi quelqu’un habitant
dans un pays chaud cultiverait-il en
intérieur? Il y a plusieurs réponses a cette
question et les voici:
LA SECURITE:
la marijuana se voit trop facilement
à l’extérieur et peut être confisquée
ou volée. Si vous cultivez dans votre
jardin, sur votre propriété ou celle de
quelqu’un d’autre, les gens peuvent voir
votre marijuana. Ils peuvent la voler ou
vous dénoncer à la police qui peut la
confisquer. La police peut vous arrêter.
Parcontre, si vous cultivez à l’intérieur, il
y a peu de chance qu’un étranger voit vos
plantes de marijuana.
LE CONTROLE DU CLIMAT:
la marijuana pousse le mieux sous une
température de 22 à 28 degrés Celsius
et avec un taux d’humidité de 40-50%.
En extérieur, la plupart des marijuanas
ont besoin d’au moins cinq heures d’un
soleil puissant durant sa première phase
de croissance, que l’on appelle la phase
de croissance végétative. Elle a un besoin
d’un autre type de lumière et d’un nombre
d’heures de lumière du jour différent
pour atteindre et achever sa phase de
floraison. La marijuana poussera dans
des conditions moins que parfaites et si
ces conditions sont difficiles, la récolte
et la puissance en seront réduites. Dans
certains cas, les température, humidité,
longueur du jour et qualité de la lumière
inadéquats empêchent la production bien
utile de fleurs puissantes. La marijuana
nécessite aussi des apports en eau et en
éléments nutritifs réguliers. Les tombées
de pluie ne sont pas prévisibles et les
tempêtes peuvent être tellement fortes
qu’elles endommagent les plantes. Les
cultivateurs des régions arides dépensent
beaucoup d’énergie pour apporter de l’eau
à leurs plantes. La plupart des cultivateurs
ne peuvent pas utiliser le sol tel qu’ils le
trouvent. Ils doivent apporter de la terre,
la travailler, enlever les pierres, ajouter
des éléments nutritifs pour la rendre
meilleure à la culture de marijuana.
Ceux qui cultivent en intérieur n’ont
pas tous ces problèmes. Dans ce cas,
vous pouvez contrôler avec précision la
température, l’humidité, la longueur du
jour, la lumière, les éléments nutritifs et ce
dans quoi vos plantes vont pousser. Peu
importe l’époque de l’année, vous pouvez
toujours maintenir l’été ou la saison des
moissons dans votre local de culture.
Vous pouvez contrôler la taille de vos
19
plantes avant leur floraison, combien de
temps elles fleurissent, de combien sera
la récolte. Vous ne pouvez pas exercer
tous ces contrôles si vous cultivez en
extérieur. Même le plus chanceux des
cultivateurs en extérieur doit travailler dur
pour obtenir deux bonnes récoltes sur une
année. En intérieur, vous pouvez créer des
récoltes perpétuelles. Les cultivateurs les
plus malins combinent les deux pour tirer
le maximum du soleil gratuit à l’extérieur
et du soleil électrique à l’intérieur. Il peut
en résulter des récoltes énormes tout au
long de l’année.
L’ENVIRONNEMENT DE CROISSANCE
ET LA REGION DES RACINES:
L’”environnement de croissance” est
en fait le matériau dans lequel vos
plantes vont s’enraciner. En extérieur,
cet environnement de croissance sera la
terre; certains cultivateurs importent de
la nouvelle terre ou des substrats non
composés de terre. Mais le sol extérieur
peut facilement être contaminé par
des insectes, des champignons et des
maladies néfastes. En intérieur, vous
pouvez cultiver dans un environnement
stérile comme la laine de roche,
les cailloux d’argile, la perlite et la
vermiculite. Ces matériaux sont neutres,
propres et faciles à utiliser. Ils ont une
grande capacité de rétention d’eau et
vous permettent de contrôler totalement
les éléments nutritifs qui pénètrent vos
plantes. Si vous souhaitez recréer un
environnement qui reproduit la matrice
biologique vivante présente dans les sols
sains extérieurs, apporter à votre milieu
des champignons, bactéries, enzymes et
acides aminés bénéfiques. Des industries
d’engrais comme Advanced Nutrients
(www.advancednutrients.com)
Soft Secrets
20
appelé Scorpion est une sorte de vaccin
qui renforce le système immunitaire
des plantes pour qu’elles soient mieux
préparées à combattre les virus et d’autres
attaques.
MULTIPLICATION ET POLLEN:
La plupart des cultivateurs en extérieur
veulent faire pousser de la sinsemilla,
une variété de marijuana femelle sans
graines et qui développe des fleurs larges
et grasses couvertes de résines mais pas
remplies de graines. Si les cultivateurs
veulent produire des graines, ils veulent
le faire dans des circonstances qu’ils
contrôlent. Mais de nombreux cultivateurs
en extérieur européens disent que leurs
fleurs femelles sont imprégnées de pollens
errants, dont certains proviennent du
Maroc. Si vous cultivez en intérieur, vous
pouvez contrôler quel pollen ira sur les
fleurs femelles et vous pouvez empêcher
le pollen errant de transformer une plante
stérile en une plante pleine de graines.
Il apparaît évident que la culture en
intérieur vous donne la possibilité de
contrôler totalement la sécurité et la
propreté mais aussi de tirer le maximum
de vos plantes. Maintenant, il y a
encore certaines personnes qui croient
que cultiver en intérieur est difficile,
dangereux et pas pratique. Ils pensent
aussi que c’est beaucoup plus cher qu’en
extérieur. Analysons un cas de culture
courant et voyons si ces soucis financiers
sont justifiés:
Admettons que vous habitez un
appartement de 47 mètres carrés. Si vous
pouvez dégager un espace de 4 mètres
carrés pour la culture, vous pouvez y
installer deux lampes puissantes. Ces
lampes fourniront assez de lumière pour
45 plantes. Vous devez acheter des pots
ou des plateaux pour y mettre vos plantes
et de la laine de roche, de la fibre de
coco ou un autre matériau pour les y faire
pousser. Vous aurez besoin de polythène
blanc ou de plastique réfléchissant argenté
Mylar pour recouvrir les murs ou encore
de rideaux pour entourer les lampes afin
que la lumière soit bien centrée sur vos
plantes; ceci coûtera environ 50 euros.
Il faudra encore un ventilateur circulaire
sur pied et un ventilateur aspirant, ainsi
qu’un conditionneur d’air et un système
pour contrôler les odeurs comme un filtre
ionique ou à charbon.
proposent divers produits qui colonisent la
région des racines et accroît la bioactivité,
l’absorption des nutriments et augmente le
volume des racines.
LE CONTROLE DES NUTRIMENTS:
La culture de marijuana peut être accrue
par l’utilisation d’une série d’éléments
nutritifs, d’hormones, de champignons
bénéfiques, d’enzymes et d’autres additifs
spécifiques qui n’existent pas dans les sols
ordinaires ni dans les engrais biologiques.
Les cultivateurs en intérieur peuvent
procurer à leurs plantes des nutriments et
des additifs qui accroîtront la floraison et
la production de résine tout en accélérant
le temps de croissance. En extérieur, les
cultivateurs tentent de contrôler la plupart
des ces facteurs mais un contrôle total est
beaucoup plus difficile. Des tests sur de la
marijuana en intérieur ont montré qu’elle
contenait jusqu’à 35% de THC alors
que la marijuana de l’extérieur approche
rarement cette puissance.
PARASITES ET MALADIES :
Si vous cultivez à l’extérieur, il n’y a pas
de moyen sûr d’empêcher les attaques
de parasites ou de maladies contre
vos plantes. Vous pourrez avoir de la
chance et ne pas trop perdre face aux
vers, arachnides, mouches, chenilles,
champignons, virus, limaces, rats,
sécheresse, tempête, temps froid, voleurs
et autres monstres qui peuvent détruire
vos fleurs en quelques jours. Mais la
plupart des cultivateurs en extérieur
savent que mère-nature peut être cruelle.
En intérieur, des techniques attentives
et des additifs sûrs peuvent presque
complètement empêcher la plupart de
ces problèmes et vous pouvez empêcher
les insectes de manger vos fleurs sans
utiliser de poison. Par exemple, un produit
Si vous partez de graines, il vous en
faudra une centaine pour commencer.
Parmi celles-ci, environ 18 ne germeront
pas ou bien les germes mourront
rapidement; 82 vont survivre et arriver à
la phase de croissance végétative jusqu’à
ce que vous changiez l’éclairage pour
passer à 12 heures de lumière par jour
et déclencher la floraison (les jeunes ont
besoin de 18 heurs de lumière par jour
pendant environ 6 semaines avant le
déclenchement de la floraison).
Ensuite, vous apercevrez que près de la
moitié de vos jeunes plantes sont des
mâles. Tuez les mâles et il vous restera
une quarantaine de plantes qui fleuriront
après 6-9 semaines. Puis, récoltez et
nettoyez environ deux kilos de têtes
séchées tous les 15 jours.
Si vous voulez la meilleure des récoltes,
utilisez des matériaux non terreux pour
la culture en intérieur. Ceci améliorera
la quantité et la qualité de votre récolte
mais il faut investir dans certains produits.
L’investissement minimal est de quelques
litres d’un programme nutritionnel en
deux temps tel que ceux de Advanced
Nutrients, le 100% biologique ou le
biologique-synthétique “deux plus”. Ces
produits conviennent à la nutrition de
vos plantes durant la phase végétative et
la floraison. Si vous voulez suralimenter
votre jardin, achetez des produits qui
renforcent et protègent les racines comme
le Voodoo Juice, Tarantula, Scorpion ou
SensiZyme. Si toutefois, votre budget est
réduit, vous pouvez vous contenter du
programme nutritif de base.
Faisons un peu de math et ajoutons à tout
cela le coût de l’électricité. A la fin du
premier cycle, vous aurez dépensé 2100
euros pour commencer et entretenir votre
culture. Votre herbe puissante vaudra au
moins 1800 euros par demi-kilo au gros
et 3000 euros par demi-kilo au détail.
Ainsi, votre toute première récolte vous
aura rapporté au moins 6000 euros de
bénéfices net. A partir de là, les frais par
cycle de culture diminue de 60% puisqu’il
n’y a plus les frais de départ, surtout si
vous cultivez au départ de clones et pas
de graines.
Si vous avez envie de remplir une pièce
entière de lampes de culture, peut-être dix
lampes de 1000 watts pour un espace de
37 mètres carrés, vous pouvez récolter
trois à quatre fois l’an et produire environ
30 kilos de têtes par an et gagner des
dizaines de milliers d’euros sur une année.
Si ça ne vous intéresse pas de vendre de la
marijuana, vous avez quand même gagné
de l’argent puisque vous n’avez pas dû en
acheter au détail. Votre local de culture en
intérieur est également rentable car vous
pouvez y cultiver et croiser les meilleures
spécialités de marijuana et personnaliser
génétiquement le goût et la puissance
comme cela vous convient le mieux.
Il n’est pas facile de faire des croisements
sélectifs en extérieur, voire pas du tout, ni
de produire autant de tête par an avec le
même niveau de certitude, de sécurité et
de contrôles horticoles qu’en intérieur.
La culture en intérieur demande un
apprentissage et de la patience mais cela
ne devrait pas vous empêcher de tenter
le coup. Il est beaucoup plus facile de
se ruiner ou de se faire dépouiller quand
on cultive en extérieur qu’en intérieur et
pour de nombreuses raisons, la culture
en intérieur est supérieure à la culture en
extérieur.
Si vous avez encore des hésitations pour
la culture en intérieur de marijuana, allez
voir les informations fournies par des
entreprises comme Advanced Nutrients
(leur site www.advancednutrients.com).
Ils donnent de nombreuses instructions
et ont des vidéos en ligne. Il y a aussi
un groupe de discussion avec d’autres
cultivateurs qui n’ont pas peur de vous
parler des toutes dernières techniques et
produits pour une culture moderne de la
marijuana.
Et surtout, veillez à lire tous les Soft
Secrets pour y trouver les dernières
nouvelles sur les meilleures façon de
cultiver la plus grande des ganjas, l’herbe
médicinale de toutes les nations!
22
Soft Secrets
weckels
Indoor
world of
wonders
Par Weckels, spécialiste de la culture chez Atami
La Cytral
une plante sensible mais excellente
Puisque dans le numéro précédent nous avons parlé de la Big Strawberry, je voudrais dans cette édition-ci continuer avec une
autre variété classique blanche. Cette fois, nous allons nous pencher sur la Cytral. Cette variété produit des têtes blanc-cassé
et si on la bichonne bien, elle fournit une herbe de très bonne qualité en grande quantité. Mais il faut prendre les conditions
de culture au sérieux car la Cytral est une plante extrêmement sensible au stress. Elle ne se contentera pas de nutriments
apportés au petit bonheur et nous avons intérêt à la traiter avec attention durant toute sa croissance. Nous devons en effet
“guider” gentiment la plante de Cytral et lui fournir petit à petit les nutriments dont elle a besoin. C’est le seul moyen de
créer les conditions nécessaires à une bonne récolte mais vous serez généreusement récompensés de vos efforts!
La Cytral exigeant beaucoup d’attention,
elle n’est pas particulièrement
recommandée pour les cannabiculteurs
débutants. Bien entendu, cela dépend du
degré d’effort que vous êtes prêts à lui
consacrer et des connaissances que vous
avez pour qu’une plante se sente la plus
Hélas, ce n’est pas le cas avec la
Cytral qui en comparaison à la K2 et
la Top44 est nettement plus exigeante
sur la manière dont on la traite. Une
Cytral réagit immédiatement quand
les nutriments et les stimulants ne lui
conviennent pas et vous le montre!
Au moindre écart, elle va commencer
à changer un peu et alors, en tant que
cultivateur, vous devrez garder un œil
attentif sur elle. Si par exemple, vous
laissez monter l’EC trop rapidement
(en augmentant trop vite la quantité
d’éléments nutritifs), les extrémités
des feuilles vont très vite perdre leur
couleur et là, je ne parle que d’un
tout petit écart. Le dosage précis des
nutriments liquides qu’il faut respecter
dépend avant tout du matériau dans
lequel vous cultivez. Cela dépendra
aussi du plant-mère duquel proviennent
les clones. Chaque plant-mère a ses
préférences et ses besoins propres
mais en général, je vous conseille
d’augmenter les nutriments et les
stimulants très graduellement.
Si vous faites cela petit à petit, en
surveillant attentivement la plante, vous
pouvez garder les choses sous contrôle.
Quand vous aurez cette sensibilité
au bout des doigts, vous prendrez de
l’assurance et une récolte dorée de
Cytral sera à votre portée.
Un beau champ de Cytral. La planche
sert de support et il y a des cordes qui y
sont attachées pour maintenir les têtes
bien droites.
S’il y a quelqu’un qui sait par
expérience comment réussir récolte sur
récolte, c’est Lambert. Ce cultivateur
à une énorme expérience des variétés
sensibles comme la Cytral.
Le calcium
Si vous veillez à toujours garder l’humidité
de l’air entre 70 et 80% durant la période de
croissance, vos plantes pousseront comme des
choux.
confortable possible. Mais un débutant
risque de se casser les dents et choisira
de préférence des variétés telle que la
K2 ou la Top44 qui pardonnent plus
facilement les bévues et inadvertances
dans la nutrition. Un millimètre de
plus ou de moins ne sera pas pour
elles le baiser de la mort et même
ceux qui veulent seulement s’amuser
avec quelques plantes obtiendront une
quantité de têtes décentes d’une variété
telle que la K2.
Pour en revenir aux différentes causes
de stress: une autre cause de stress
facilement provoquée chez les plantes
de Cytral est le manque de calcium.
A cause du manque de calcium, les
feuilles de la plante restent petites ce
qui diminue sa capacité à absorber la
lumière. Il en résultera le plus souvent
des plantes qui poussent et fleurissent
mal. La seule chose que vous puissiez
faire dans de telles circonstances est
de s’accrocher et de donner aussi vite
que possible une pincée de craie aux
plantes. Très souvent, il sera déjà trop
Soft Secrets
En faisant la couche
du fond avec des billes
hydro, on améliore la
rétention d’eau.
tard. Quand les feuilles commencent à
se développer difficilement et qu’elles
se détériorent, il ne nous reste pas
grand-chose à faire à part de maintenir
les plantes vivantes et les récolter aussi
vite que possible.
Pour empêcher ce qui vient d’être
décrit, il est très important de mélanger
assez de craie au sol et plus tard de
s’assurer que le liquide nutritif utilisé
contient suffisamment de calcium.
Les plantes sur les photos ont été
cultivées en terre car cela fournira un
bon régulateur à la plante de Cytral et la
protégera contre les variations de pH et
d’EC. Quand vous cultivez des variétés
aussi sensibles que la Cytral dans de
l’eau, vous vous chargez d’un lourd
fardeau car les quantités légèrement trop
importantes ou légèrement insuffisantes
de nutriments provoquent des variations
du pH et de l’EC et un mauvais dosage
de stimulants provoquent des réactions
plus facilement dans l’eau.
Le mélange parfait
On remplit les pots avec un mélange
de compost, de poudre de sang, de
craie et d’excréments de vers. Ceci est
le mélange parfait mais soyez prudent
avec la poudre de sang. On en utilise
qu’une toute petite quantité car c’est
très concentré. Il est préférable de faire
le mélange de compost et le mélange
d’engrais dans des cuves ou des seaux
séparés. On fait une première couche
dans le fond du pot avec des billes hydro
avant d’y superposer le mélange de
terre. Ce fond de billes hydro assure une
bonne rétention d’eau et surtout, cela
améliore considérablement l’absorption
d’oxygène (par les racines) car l’air
y circule alors plus facilement. C’est
deux atouts vont rendre votre Cytral
plus heureuse et vous vous en rendrez
compte.
Concernant la taille des pots, je préfère
personnellement ceux d’un volume de
11 litres. Cela peut vous paraître un
peu gros mais laisser pousser et fleurir
une plante dans un pot de cette taille
23
offre d’habitude une bonne récolte. Les
pots plus petits restreignent les plantes
et réduisent le poids des têtes d’herbe
par plante. Comme les pots de 11 litres
(ils peuvent même être plus gros si
vous voulez), quand ils sont remplis du
mélange de terre, sont beaucoup plus
lourds, les plantes pourront devenir
plus grandes et elles risquent moins
de se renverser. Cela ne peut que vous
rendre de meilleure humeur car il n’y a
rien de plus énervant que d’essayer de
redresser une plante qui s’est renversée
dans une forêt tropicale d’autres plantes.
Très souvent, une plante qui se renverse
abîme aussi celles qui l’entourent et
cassent un tas de branches.
Un vigoureux tuteur en bambou
soutient les lourdes têtes.
Les enzymes
Comme je l’ai déjà mentionné
dans d’autres articles, il y a des
inconvénients à utiliser des billes
hydro et de la terre, notamment
l’accumulation du sel. Il ne faut pas
oublier de rincer abondamment les
pots avec des enzymes de manière
très régulière. Cela élimine les sels
accumulés et permet à la Cytral de
continuer à pousser et fleurir sans se
stresser ou s’empoisonner.
Tant que nous parlons de croissance: les
plantes de Cytral continuent à pousser
un peu après qu’elles soient amenées
à fleurir et il est important de ne pas
l’oublier car grâce à cela elles peuvent
atteindre une grande taille. On laisse
également les clones dans leur phase
de pré-croissance pendant quatre jours
pour qu’ils soient tous de la même
taille au moment de fleurir. Les clones
atteindront ainsi environ 40 à 50 cm et
vous pouvez sans crainte espérer qu’ils
atteignent 1,3 mètres durant la période
de floraison. C’est important à savoir
car tous les cultivateurs ne disposent pas
d’un local avec un plafond élevé. Vous
ne seriez pas le premier cannabiculteur
à laisser grandir ses plantes de Cytral
gaiement de plus en plus haut… et
encore plus haut au moment de la
floraison jusqu’à ce que leurs feuilles
se rapprochent dangereusement des
lampes.
Le temps des fleurs!
Nous en sommes maintenant à la
période de floraison qui pour la Cytral
dure environ neuf semaines. La période
de floraison exacte dépend bien
Les plantes de Cytral continuent à grandir même
après avoir été amenée à la floraison.
entendu aussi du moment auquel on a
commuté la plante pour la floraison.
Ne les laissez pas trop longtemps en
pré-croissance; de un à quatre jours
suffisent largement.
Si à ce stade-là, vous faites en sorte
d’avoir un taux d’humidité de l’air
d’environ 70 à 80% durant la période
de croissance, les plantes vont pousser
comme des choux et on pourra les
amener à fleurir rapidement. Ceci
fonctionne particulièrement bien avec
les jeunes clones si on leur donne peu
d’eau au début, afin de stimuler les
racines à grandir et à rechercher de
l’eau. Les clones reçoivent malgré tout
assez d’humidité qu’ils trouvent dans
l’air (humide) et absorbent grâce à leurs
feuilles.
On peut réduire ce taux d’humidité
de l’air après une semaine ou deux,
graduellement. De toute façon, on ne
perturbera pas notre sensible Cytral
mais on l’habituera en douceur au
nouveau climat. Après une semaine ou
deux, elles commenceront à développer
leurs premières têtes et pour cette
raison, une humidité de l’air trop élevée
n’est plus souhaitable.
Durant toute la période de croissance et
de floraison, on maintient la température
entre 24 et 28°C. De cette façon, la
Cytral se sentira vraiment chez elle et on
aura bien démarré son développement.
Les têtes vont devenir tellement grosses
qu’il va falloir penser à aider les plantes
à les porter. Comme je l’ai déjà dit, elles
auront atteint une taille assez importante
et si elles sont chargées de grosses têtes
lourdes, il faudra faire attention qu’elles
ne se recourbent pas jusqu’au sol. C’est
assez mauvais pour les têtes de fleurs
car elles auront ainsi moins de lumière
et se développeront plus difficilement.
C’est donc une bonne idée de tuteurer
les plantes avec des tiges de bambou
durant les deux dernières semaines
pour maintenir les têtes bien hautes
avec des cordes fixées à une planche
(voir illustration). On fixe des planches
autour de notre espace de culture pour
y attacher des cordes. Ceci dupe les
plantes et leur fait croire qu’elles ont
assez de soutien pour continuer à gonfler
le volume et à grossir leurs fleurs.
On leur donne très peu d’eau au début pour
stimuler les racines à pousser plus vite.
26
vantes
r
e
C
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g
r
o
J
ec
Cultivez av
Clones et clonage
petites plantes utilisent plus efficacement
les lampes HID. La lumière artificielle
diminue à raison du carré de la distance
ce qui signifie qu’un feuillage qui se
situe à 1,20 m du bulbe reçoit 1/14ème
(un quatorzième c’est bien ça) autant de
lumière que s’il se trouvait à 30 cm. Un
feuillage qui est à l’ombre ou qui reçoit
moins de lumière pousse plus lentement
et de manière disloquée.
La marijuana peut être reproduite de
manière sexuée ou asexuée. Les graines
sont le résultat d’une reproduction
sexuée; les clones et les boutures sont le
résultat d’une reproduction asexuée ou
végétative. En gros, bouturer ou cloner,
c’est couper une branche en pleine
croissance et lui faire prendre racine.
Cloner est la même chose que bouturer
et reste le moyen le plus efficace et
le plus rentable pour la multiplication
du cannabis. (Techniquement, cloner,
c’est prendre une cellule d’une plante et
l’amener à devenir une plante.)
Une fois que le sexe d’une plante est
connu et qu’il s’agit d’une femelle âgée
d’au moins deux mois, vous êtes prêts
à réaliser le clonage, l’art et la science
les plus incroyablement productifs à ce
jour. Si le climat est mauvais, la plante
se développera difficilement et sera
toute rabougrie. Tandis que si le local de
culture est bien entretenu et que le climat
est parfait, ce sont des plantes saines et
robustes qui seront récoltées.
Le clonage réduit le temps nécessaire à
une récolte pour arriver à maturité. Les
cultivateurs possèdent en général deux
locaux : un pour le clonage, d’environ un
quart de la taille de l’autre local utilisé
pour la floraison. Les petites plantes en
croissance prennent moins de place que
les plus vieilles entrain de fleurir. Par
exemple, un halogène métal de 250 ou
400 watts pourrait facilement éclairer des
plantes en croissance et des clones qui
plus tard rempliront une pièce éclairée
par trois lampes à vapeurs de sodium de
600 watts. Les lampes fluorescentes sont
plus économiques et fonctionnent bien
pour faire prendre racine aux clones quand
l’halogène est éteint.
Si l’on combine des cycles de huit
semaines de clonages/floraison en
clonant en permanence, on aura une
récolte perpétuelle. Une autre possibilité
est de prendre un clone tous les deux
jours et de récolter une plante tous les
deux jours aussi. A chaque fois qu’une
plante est coupée, un clone développé
est déplacé du local de croissance au
local de floraison. Ce rythme procure
60 clones en fleur sur une plage de 90
jours. Il faut 90 jours à partir du moment
où le clone est coupé de la plante-mère
jusqu’au jour de la récolte. En utilisant
cette plage, un cultivateur aura 45 clones
et 30 plantes en fleur en même temps.
Les clones sont amenés à fleurir quand
ils sont petits, 10 à 35 cm de haut. Les
Les clones robustes et bien éclairés
poussent vite et on moins de chance d’être
affectés par les maladies et les parasites.
En fait, les clones qui poussent vite se
développent plus rapidement que les
petits arachnides. La récolte sera terminée
avant qu’une infestation d’arachnides
n’ait eu le temps de s’installer.
Il est également plus facile d’immerger
complètement les clones dans un acaricide
quand ils sont petits. La population
d’acariens diminue fortement quand on
plonge les clones dans un acaricide avant
de les mettre dans le local de floraison.
Les petites cultures de clones faites dans
de petits pots sont beaucoup plus faciles
à déplacer que les gros récipients quand
il faut nettoyer et stériliser le local. Les
locaux qui sont désinfectés régulièrement
ont moins de problème avec les maladies
et les parasites.
Les expériences faites avec des clones
sont plus conséquentes et plus faciles
à contrôler. Les clones génétiquement
identiques répondent de la même
manière à différents stimuli comme les
engrais, la lumière, la taille, etc.
Les signaux hormonaux et les
boutures
2. Les Cytokinines stimulent la division
des cellules. Elles envoient des signaux
des racines quant à ce qui est prévoir.
3. Les Gibbérellines signalent plus de 90
événements dont l’élongation
des cellules et l’apparition de cellules
nouvelles dans les graines.
4. L’hormone de l’acide abscissique
(AAB), si elle n’est pas modifiée
par d’autres signaux, est généralement
le signal d’arrêt pour la croissance des
plantes.
5. L’Ethylène prévient le fruit qu’il est
mûr et que c’est la fin de la saison.
Le stress perturbe les hormones et ralentit
la croissance.
Les nœuds s’allongent car:
• La concentration de gibbérelline
est inadéquate
• Les différences de température
entre le jour et la nuit varient de
plus de 3-5 degrés
• La concentration de lumière est
faible
• Les plantes reçoivent trop de
lumière
• Les plantes peuvent s’allonger
aux nœuds pour atteindre la
même hauteur que les plantes
avoisinantes
L’âge des plantes et la croissance
des jeunes plants
La composition en hormones détermine
les capacités d’un clone à produire des
racines. Une plante-mère a trois zones
d’”âge” hormonal distinctes. Le sommet
de la plante et les extrémités des branches
sont les parties les plus âgées de la plante.
La base et les tiges basses sont par contre
les plus âgées concernant les hormones.
C’est cette zone qui est à favoriser pour
prendre des boutures car la concentration
d’hormones y est la meilleure
Les boutures répondent à des signaux
initiés par des hormones, par la
température et la lumière. Les plantes
utilisent ces signaux pour interpréter leur
environnement et y réagir. Les cultivateurs
contrôlent les réponses de leurs plantes
avec des hormones synthétiques ou en
influençant les hormones naturelles.
Voici les cinq hormones principales
qui interviennent dans la croissance du
cannabis:
1. L’Auxine contrôle la direction dans
laquelle poussent les feuilles,vers
le ciel ou vers la terre. Les auxines
sont des signaux de croissance créés
dans une plante et se trouvent en plus
forte concentration dans les extrémités
en croissance. Les concentrations
d’auxine provoquent des
comportements spécifiques dans
différentes parties de la plantes,
comme pousser vers la lumière ou vers
le bas.
L’auxine qui se trouve dans les
extrémités et dans les bourgeons est
redirigée dans la semaine qui suit
vers la plaie provoquée au moment où
on prend un clone. Quand la
concentration nécessaire d’auxine
est atteinte, un signal est envoyé pour
la création de racines, ce qui est
primordial pour la croissance.
Soft Secrets
Une distribution inégale d’hormones de
croissance
Le volume d’hormones varie en fonction
des parties de la plante. Les hormones
de croissance des racines sont plus
concentrées à la base de la plante près de
la tige principale. C’est la partie la plus
âgée de la plante mais où se situent le
plus d’hormones de racines. Le sommet
de la plante contient de plus vieilles
hormones et des boutures coupées à cet
endroit feront des racines plus lentement.
Le milieu de la plante possède un niveau
modéré d’hormones.
La cultivatrice suisse, Loti, avait l’habitude
de fournir en clones les cannabiculteurs
locaux. Depuis que la police a saisi ses
clones, ces cultivateurs doivent faire leurs
clones eux-mêmes.
Toute plante femelle peut devenir un stock
de clonage, son âge est sans importance.
Elle peut avoir poussé d’une graine ou
d’un clone. Ce qui est important de se
rappeler quand on prend des clones d’une
mère, c’est de ne jamais laisser fleurir la
mère et de la faire retourner ensuite à la
phase de croissance végétative.
Gardez plusieurs mères au stade végétatif
pour le stock de clonage. Des mères
robustes produiront des clones robustes et
en bonne santé. Replantez chaque année
de nouvelles mères à partir de graines. Les
clones ont plus de chance d’être fort et en
bonne santé si leur mère n’est pas stressée.
Les plants-mères doivent avoir au moins
18 heures de lumière pour conserver des
caractéristiques génétiques solides.
Le clone est la réplique génétique exacte
du plant-mère. Chacune des cellules de
la mère contient l’empreinte d’ADN
d’elle-même. Des radiations, des produits
chimiques et des mauvaises pratiques
de culture peuvent endommager cet
ADN. L’ADN reste intact sauf s’il est
endommagé. Les clones qui poussent
difficilement sont généralement le résultat
de mauvaises techniques de clonage.
Une plante femelle va reproduire à
100 pour cent des femelles identiques
à elle. S’ils sont cultivés dans le même
environnement, les clones d’une même
mère seront eux aussi identiques.
Parcontre, les mêmes clones soumis à
des environnements différents dans des
locaux différents ne se ressembleront
pas. Par exemple, un clone d’Indica à
larges feuilles qui reçoit peu d’engrais
et pousse dans un environnement trop
sec sera différent d’un clone-frère
parfaitement alimenté qui pousse dans
un environnement humide. Cependant,
des mutations peuvent apparaître et
un stress lié à l’environnement peut
occasionnellement être la cause du
développement de fleurs mâles sur une
plante femelle.
Un clone âgé d’un mois provenant d’une
plante âgée de six mois n’a pas vraiment
un mois, mais six comme sa mère. Ce
phénomène n’est pas entièrement compris
Les plants-mères
La probité dans le stock de clones:
1. Maintenir une période de
photosynthèse de 18 heures
2. Les garder sains
3. Une période de croissance de ???
4. Rempoter
5. La croissance en hydroponie
Patrick de la Maison de la Culture près de
Zurich vendait des milliers de clones au
détail. Les cultivateurs doivent maintenant
les faire eux-mêmes.
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Soft Secrets
Transplantez toujours des clones robustes
qui ont les racines bien développées. Ce
clone est prêt à être installé dans le jardin
hydroponique plein de billes d’argile.
maladies et d’attaques de parasites. Ne
faites jamais de clones à partir d’une
plante malade. Ils pousseront lentement et
donneront une pauvre récolte.
Pour obtenir un meilleur résultat, faites
des clones à partir de plantes âgées d’au
moins deux mois. Des plantes clonées plus
tôt risquent de se développer lentement et
difficilement. Des clones tirés de plantes
en fleurs produisent rapidement des
racines mais ont besoin d’un mois, voire
plus, pour revenir à l’état végétatif. Il
arrive que ces clones rajeunis fleurissent
prématurément et leurs têtes sont plus
sensibles aux maladies cryptogamiques.
Les clones subissent un stress important
et traverse une incroyable transformation
quand ils passent d’une extrémité en
croissance à une plante qui produit des
racines. Leur composition chimique
change complètement. La tige qui
produisait des feuilles doit maintenant
produire des racines pour survivre.
Quand ils produisent des racines, les
clones n’ont besoin que d’un minimum
d’azote mais de plus de phosphore pour
améliorer la croissance des racines. Il
faut éviter les pulvérisations durant cette
période car elles stressent les clones.
Divisez la tige des clones pour mieux exposer
la zone de cambium, le seul endroit qui
produit de nouvelles racines.
Une tente humide garde le taux d’humidité
à environ 95 pour cent. L’extrémité de cette
tente permet le drainage et la circulation de
l’air.
Les hormones de croissance des
racines
Quand ils ont des racines, les clones sont
plantés en terre avec précaution.
mais véridique. Une plante âgée de six
mois produit plus de cannabinoides
qu’une plante âgée d’un mois. Le taux de
THC de la plante se retrouve dans le clone
et va continuer à croître très rapidement.
Les aspects négatifs
Commencez toujours avec la meilleure
source de clonage que vous pourrez
trouver. Les plants-mères produisent
des clones à leur image. Si les plantsmères ne sont pas puissants, que leur
récolte pèse peu ou qu’ils ne résistent
pas aux maladies ou parasites, les clones
partageront leurs faiblesses. Ces faiblesses
apparaissent quand on ne cultive qu’une
seule variété. Une infestation de parasites
ou de maladies non surveillée peut
anéantir une culture entière. Conservez
les mères en bonne santé. De nombreux
cultivateurs pulvérisent préventivement
une fois par semaine.
Chaque fois qu’un clonage important
est effectué, de nouvelles pousses
sont amorcées. Ces nouvelles pousses
développent des racines saines plus
rapidement. Les mères doivent être
stimulées en permanence pour qu’elles
continuent à produire des pousses. Donnez
10 pour cent de moins d’azote aux mères
car une diminution d’azote améliore la
croissance des racines sur les clones.
Les pulvérisations hebdomadaires
préservent les mères des risques de
Les racines qui produisent des hormones
accélèrent les processus de la plante.
Quand la tige d’une bouture développent
des racines, elle doit transformer sa
production de cellules vertes pour
la tige en une production de cellules
indifférenciées pour finalement fabriquer
des cellules de racines. Les hormones
d’enracinement accélèrent la croissance
de cellules indifférenciées. Quand elles
sont indifférenciées, les cellules se
transforment rapidement en cellules
de racine. L’acide naphtaleneacétique
(ANA), l’acide indole butyrique (AIB)
et l’acide dichlorophenoxyacétique-2,4
(2,4 ADP) sont trois substances qui
stimulent les cellules indifférenciées. Les
hormones d’enracinement vendues dans
les commerces contiennent un, deux ou
tous ces ingrédients de synthèse et souvent
aussi un fongicide préventif.
Ces hormones pour les racines se trouvent
dans des concentrations diverses. Utilisez
toujours les concentrations les plus
faibles pour les boutures de jeunes tiges.
Utilisez uniquement et une seule fois une
solution d’hormones contenant l’AIB. Un
surdosage ou une application prolongée va
arrêter la création de racines. Les clones
dirigent leurs propres auxines vers la
plaie provoquée lors du bouturage. Si les
hormones artificielles ne se dissipent pas,
la concentration sera trop élevée.
Ces hormones sont disponibles en
liquide, gel ou poudre. Les liquides et
les gels sont les plus versatiles, pénètrent
les tiges de manière uniforme et sont
puissants. La poudre adhère aux tiges de
manière irrégulière, pénètre difficilement,
stimule la croissance des racines de façon
désordonnée et entraîne un plus faible taux
de survie.
Avant de faire des clones
Les petits clones qui comportent peu
de feuilles créent des racines plus
rapidement que les grandes boutures
pleines de feuilles. Les feuilles
contiennent de l’humidité au début mais
après quelques jours, la tige n’est plus
Les dômes d’humidité sont conçus pour des
milliers de clones.
vous est pas possible de monter une
tente humide. Le spray semi-perméable
synthétique anti-déshydratant enveloppe
les feuilles et laisse sortir les gaz mais
pas les vapeurs d’eau. Assurez-vous d’en
couvrir le feuillage uniformément lors
de l’application. Même en utilisant une
cire anti-déshydratation qui enveloppe
les feuilles, les clones souffrent d’un
stress lié à l’humidité. Veillez à garder
la région des racines bien humide. Une
humidité mal adaptée peut stopper le
développement des racines.
Gardez toujours la zone de bouturage
propre. Restez éloigné des régions où
pourraient se disséminer des spores de
champignons. Le Pythium est le pire! Le
pythium se développe quand l’humidité
et la température sont excessives. Une
température entre 18 et 25 degrés C altère
la germination de la plupart des spores.
Les arachnides, mouches blanches, etc.
adorent les jeunes et faibles clones. Les
clones infestés devraient être séparés et
retirés du local de culture pour éviter
les propagations. Un climat plus froid
ralentit la reproduction des arachnides et
permet d’éviter une invasion.
Si une infestation apparaît, appliquez du
pyrèthre en aérosol. Rappelez-vous que
tos les pesticides, naturels ou non, sont
phytotoxiques. Pulvériser les boutures est
globalement une mauvaise idée. Si vous
devez vraiment le faire, utilisez-en le
moins possible quand il fait froid et prenez
seulement des produits bio naturels.
La dernière chose qui reste à se rappeler est
de cultiver plus de clones!
Ce clone deviendra vite un plant-mère.
capable de leur fournir assez d’humidité
et le clone va stresser. Un petit nombre
de feuilles est suffisant pour que la
photosynthèse fournisse l’énergie
nécessaire à la croissance des racines.
Les grandes boutures plus riches en
amidon produisent des racines plus
lentement que les petits clones à fines
tiges. L’excès d’amidon dans un sol
humide attire les maladies.
Les clones à tiges fines ont moins de
réserves (d’amidon). De toute façon,
ils ont seulement besoin d’une réserve
d’énergie pour lancer la croissance des
racines.
N’utilisez pas d’engrais. Ne tuez
pas les clones par gentillesse en leur
donnant des éléments nutritifs. Cela
ralentirait la création de racines. Le
nitrate d’ammonium, un engrais très
courant, arrêterait la croissance des
racines capillaires. Les engrais contenant
des plantes marines et des algues
contiennent des hormones (cytokinines)
qui renforcent la croissance des cellules
vertes et retardent celles des racines.
Ne rajoutez pas d’hormones de racines.
La concentration de ces hormones
dans les clones est critique. Les clones
produisent eux-mêmes ces hormones et
en rajouter (AIB, auxines et cytokinines)
va perturber l’équilibre naturel et ralentir
la création de racines.
Utilisez un spray qui empêche la
déshydratation et uniquement s’il ne
Les plants-mères poussent dans un système
hydroponique fermé. Les racines ont plein
de place pour pousser et les plantes peuvent
être retirées individuellement.
Cette mer de clones pousse dans une serre à
la lumière naturelle. En hiver, le cultivateur
allume des lampes à vapeurs de sodium
pour allonger la période de photosynthèse
à 18 heures.
Jorge Cervantes est l’auteur de
deux ouvrages : ALL NEW Indoor
Marijuana Horticulture: The Indoor
Bible, comprenant 200 photos en
couleur; ALL NEW, Marijuana
Indoors: Five Easy Gardens,
Marijuana Outdoors: Guerrilla
Growing and Jorge’s Rx. Il écrit
dans 12 magazines européens publiés
en 6 langues. Les livres de Jorge
sont édités en néérlandais, anglais,
français, allemand et espagnol.
Soft Secrets
weckels
Indoor
world of
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wonders
Par Weckels, le spécialiste de la culture chez Atami
Photos de Miranda Birney
Le père de la Nederweed
La vie du pionnier Kees Hoekert
Dans cet article, nous nous pencherons sur la vie d’un vrai pionnier de la
cannabiculture. Nous avons déjà parlé dans un article précédent de quelques
autres précurseurs et Kees Hoekert était là aussi dès les premiers jours. Il y a
tant à dire au sujet de sa vie de cultivateur idéaliste que j’aimerais consacrer
entièrement cet article à sa personne. Je commencerai par la période durant
laquelle il était toujours enseignant. Des années plus tard, il rencontrera le
monde excitant des plantes de marijuana et utilisera ses talents pour attirer
l’attention de milliers, voire de dizaines de milliers de touristes et autres
personnes intéressées, sur cette plante innocente au combien spéciale. C’est en
partie grâce aux efforts de Kees Hoekert que la tolérance néerlandaise est celle
que nous connaissons aujourd’hui.
Kees a passé son enfance à Nunspeet
où il a vécu avec ses parents jusqu’à
l’age de 19 ans. Après avoir fait son
service militaire obligatoire, il travailla
un moment à la mairie de Nunspeet
comme employé, mais cette occupation
ne satisfaisait pas sa passion. Dès son
plus jeune âge, Kees savait parfaitement
à quoi il désirait se destiner. La
profession d’enseignant lui paraissait
la plus intéressante de toutes. Ce n’est
que peu de temps après avoir terminé
ses études, accompli son service
militaire et après son bref passage dans
l’administration, qu’il entamera sa
carrière d’enseignant au Collège Sint
Nicolaas à Amsterdam. Il était alors âgé
de 23 ans.
Ses intérêts se focalisent principalement
sur l’histoire et la géographie. Kees
peut passer des heures à discuter
d’histoire. En tant que jeune homme,
il trouve plus intéressant de se pencher
sur la découverte d’autres mondes ainsi
que l’étude des divers aspects du passé
que d’étudier des histoires de guerres.
Durant ses travaux, il se rend compte
que l’histoire se répète souvent et de
ce fait, permet parfois de prévoir ce
qui pourrait se passer. En plus de son
intérêt pour l’histoire, il a également
une prédilection pour la géographie.
Cet attrait était probablement le résultat
de son tempérament de voyageur. Rien
à ses yeux ne vaut plus qu’un long
voyage dans des contrées lointaines,
parcourir la planète. Etre loin de la
vie quotidienne souvent ennuyeuse;
découvrir des nouvelles choses,
rencontrer une variété de gens et
apprendre des différentes cultures lui
semble beaucoup plus attrayant.
Kees ne reste jamais longtemps dans
une école. Les enseignants manquent
et il y avait du boulot à peu près
partout. Kees était toujours à l’affut de
nouveautés et de changements, et l’idée
de rester plusieurs années dans le même
établissement avec les mêmes gens le
repoussait. C’est grâce au fait que Kees
n’était jamais employé dans la même
école très longtemps qu’il a pu visiter
un grand nombre d’établissements.
Ainsi, il enseigna à Alkmaar, Hardewijk
(il avait alors 25 ans), Hulshorst,
Berzevelt, Beerzevelt ainsi qu’à
Zutphen. Kees ne restait jamais dans
le même endroit plus de un, trois ou
maximum quatre mois. Après quoi, il
pensait avoir vu tout ce qu’il y avait à
voir et c’était le moment pour lui d’aller
découvrir une nouvelle école. Mais
Kees Hoekert, un vrai pionnier de la
marijuana hollandaise
Kees n’a pas abondonné
ses aventures de
cultivateurs et poursuit
ses experiences. C’est
seulement après
quelques années de
bricolage qu’il a réussi
à cultiver de belles
plantes
il prennait toujours un grand plaisir à
donner cours et n’aurait pas dédaigné
une place de direction, bien que cela ne
soit jamais arrivé.
Lorsqu’il a commencé à en avoir assez
de donner cours – à un moment, on doit
décrocher – sa soif de voyager se faisait
de plus en plus ressentir. Il réussit à
faire une pause de l’enseignement et
à partir pour le Maroc en 1953 où il
visite Tanger pendant trois semaines.
Kees découvre un pays merveilleux
et une foule de gens. La plupart lui
déconseille, en tant que blanc, de visiter
la Casbah (le centre historique de
Tanger entouré de murs). Les risques de
se faire dépouiller étaient grands pour
un touriste comme Kees. Hélas, les
gens qui lui ont dit cela ne savait pas
de quelle trempe Kees était fait et que
cela ne ferait que l’inciter encore plus à
tenter l’aventure dans la Casbah.
La Casbah
Il n’a pas fallu longtemps à Kees, armé
seulement d’un sac-à-dos, pour se rendre
à la Casbah et découvrir la vérité cachée
derrière ces « légendes indiennes ».
Après avoir un moment parcourut la
zone et comme il faisait très chaud,
Kees se décida à entrer dans un petit
café pour prendre un rafraichissement.
Il n’en croyait pas ses yeux! Il y avait
là des gens couchés ou assis partout
complètement défoncés qui le regardaient
avec des yeux troubles. Ils fumaient un
genre de poudre verte dans toutes sortes
de pipes différentes. Kees n’était pas le
seul étonné; les Marocains ne voyait pas
souvent d’homme blanc et furent aussi
curieux que lui.
Le barman s’empressa de venir à la
rencontre de Kees, lui pris son sac-àdos et lui proposa une boisson. Kees fut
surpris par une tel accueil et il s’assit. Il
commence à discuter avec les quelques
mots d’espagnol qu’il connaît et demande
au barman s’il peut également essayer
l’une des ces drôles de pipe. Après avoir
réfléchi un moment, le barman lui en
tend une. Il lui explique que la poudre
verte se nomme le Kif et que cela se fume
beaucoup au Maroc. Curieux, Kees aspire
quelques grosses bouffées et attrape un
crise de toux. Les Marocains éclatent
tous de rire mais sont très sympas. Quand
Kees admet que cela lui plait, les gens
lui offrent des pipes de tous les côtés.
Et cet ainsi que Kees passe tout l’aprèsmidi à fumer jusqu’à l’oubli. Avant de
partir, à la fin de l’après-midi, il demande
pour acheter de ce Kif. Mais le barman
et les autres clients refusent – pour le
protéger. « Si nous t’en vendons, tu seras
immédiatement arrêté par la police! » lui
dit le barman en espagnol. L’arrestation
de touristes est un gros business pour
le département de la justice. Il lui ont
toutefois laissé acheter une pipe car c’est
une des seules choses pour laquelle les
policiers ne pourront l’embêter. Kees en
achète donc une et demande encore une
carte postale en arabe pour écrire à ses
parents. Le barman lui rédige une carte en
arabe que Kees envoit à ses parents avec
les meilleurs intentions du monde. Il ne
sait pas encore que sa mère va fondre en
larmes quand elle l’a recevra. Elle pensait
qu’il devait être mort à cause des signes
étranges (l’écriture arabe) sur toute la
carte.
Tous à bord!
Kees passe trois ans à voyager durant
sa vie. L’idée de voyager en mer le
démangeait, c’était un moyen de visiter
le monde entier. Il fut payer pour le faire
et il rencontra sur sa route de nombreuses
personnes différentes. Il prit la mer pour
la première fois en 1956. Il travaillait sur
la ligne Hollande-Amérique et il visita,
parmi d’autres endroits, New York au
moins 31 fois. Le bateau sur lequel Kees
travaillait était un bateau de passagers.
Son travail à bord n’avait rien de spécial
mais sa façon de le faire le rendit riche
sans le vouloir. Il travaillait comme cireur
de chaussures et donc de nuit, ce qui lui
permis de faire travailler des gens pour
lui. Il monta à bord avec un peu d’argent
de poche. Pour commencer, il chercha
des passagers qui désiraient qu’on leur
cire les chaussures et comme il racontait
de belles histoires, il en trouva beaucoup
et cela marcha très bien. Kees ne pouvait
cirer les chaussurs que la nuit, selon
le règlement du bateau et ramasser les
chaussures des clients en soirée. Au
service du nettoyage du bateau, Kees
proposait un petit boulot suplémentaire
aux employés. Ces techniciens de surface,
comme on les appelle aujourd’hui, qui
nettoyaient le jour ciraient les chaussures
la nuit en échange d’un petit peu d’argent
que leur donnait Kees. Au matin,
Kees ramenait les chaussures à leurs
propriétaires. Ce fut l’âge d’or pour Kees
car il recevait énormément de pourboires
des passagers et réussit amasser une petite
fortune. Il ramassait des pourboires pour
des chaussures qu’il n’avait même pas
cirées!
Durant l’un de ses derniers voyage en
mer, il a rencontré l’écrivain hollandais
Jan de Hartog. Jan voyageait beaucoup
en mer et écrivait de nombreux ouvrages
sur le sujet. Kees s’entendait très bien
avec lui et il discutait beaucoup sur
toutes sortes de sujets. Jan aussi avait vu
une grosse partie du monde et Kees lui
raconta qu’il avait toujours rêvé de vivre
à Rome ou à Tokyo. Jan lui conseilla
cependant d’aller vivre à Paris car il y
avait là beaucoup de choses à voir et à
découvrir. En outre, le français est une
langue facile à apprendre et utile dans le
monde entier. Kees le crut et décida de
se rendre à Paris et y passa une année
(aux environs de 1958). C’est durant cette
période que Kees rencontra celle qui allait
devenir sa femme. Mais avant cela, Kees
voulait encore une fois partir à l’aventure,
cette fois en Scandinavie.
Kees voulait pardessus tout voir le soleil
de minuit. Il en avait entendu parler et ça
le fascinait. Il resta un mois à Stockholm
et plus tard, cinq mois à Helsinski. Kees
n’avait jamais d’adresse fixe où il passait
ses vacances. Il allait d’un côté à l’autre,
jouant au “où le bateau accostera”. Il était
très amicale et de cette façon rencontra
beaucoup de gens. Il savait comment
dénicher un lieu pour dormir toutes les
nuits et sinon, il restait éveillé (là au
moins, il fait clair toute la nuit).
A la fin de son voyage, il retourna à Paris
pour y retrouver la femme de ses rêves.
Mais il ne voulait pas vivre à Paris; il en
avait assez de la mentalité française et
décida de rentrer aux Pays-Bas. Elle le
suivit et ils s’installèrent à Amsterdam.
Grâce à son expérience
de prof, Kees a pu
diffuser son message
parmi les agriculteurs
Soft Secrets
30
C’était en 1960. Ils achetèrent une
péniche sur la Wittenburgergracht où il
vit encore aujourd’hui. Une vraie maison
ne le bottait pas de trop et une péniche lui
semblait bien plus aventureux. « C’est ici
que la politique de tolérance a commencé
», dit Kees.
La promotion du chanvre a également connu des
bas et il ne fallut pas longtemps au gouvernement
hollandais pour se pencher sur la marijuana et les
problèmes de drogue qui lui sont associés.
La culture de marijuana
Son intérêt pour la culture de marijuana
devait maintenant commencer. Kees
n’avait jamais oublié ses aventures au
Maroc et il avait encore une fois deux
fumé un joint dans les années qui ont
suivi mais il n’avait pas encore fait
pousser de plantes. Pas avant qu’il ait
reçu des graines d’une connaissance,
Paul Olivier. Il acheta un kilo de graines
de chanvre dans une animalerie. Ces
graines n’étaient évidemment pas d’une
très bonne qualité et les faire pousser ne
fut pas facile. La première fois, ce fut
un fiasco. Il se défoula sur sa femme et
l’accusa d’avoir tué ses plantes par ses
cris incessants.
Mais Kees n’abandonna pas la culture et
continua ses expériences. Après quelques
années de bricolage, il réussit à faire
pousser des belles plantes. D’après lui,
elles avaient poussé dans la tranquilité et
la paix. Kees ne pouvait cacher sa joie, sa
femme était partie avec les enfants rendre
visite aux grands-parents à Paris pour
tout l’été. Kees était resté chez lui car il
en avait marre de Paris et s’amusait bien
mieux avec sa culture.
Les plantes poussaient et poussaient mais
il fallait encore que Kees en développe
le goût et ce qu’il cultivait n’était encore
que du chanvre. En fait, il avait semé des
graines dans presque toutes les jardinières
et les parterres de la ville, même dans
la jardinière devant le poste de police.
Il ne fallut pas longtemps pour que la
péniche de Kees ne ressemble plus qu’à
un grand champ de chanvre flottant. Les
alentours aussi étaient transformés en mer
verte. Kees était un grand précuseur et il
croyait au principe “paix=joie” et ne se
compliquait pas la vie avec des engrais
et des sélections. “Tu sèmes toutes les
graines de chanvre à la volée un peu
partout où c’est possible et tu vois ce qui
se passe après.”
Kees était aussi fasciné par la myriade
manières d’utiliser le chanvre. On pouvait
en faire des vêtements, des paravents
et sans doute le plus important : du thé
avec les fleurs sèchées. Ceci suffit à Kees
dans le reste de la Hollande et même endehors. Jasper Grootveld avait toujours
aidé kees à promouvoir la marijuana.
Ensemble, ils avaient créé la Société de
l’Herbe des Pays-Bas avec Kees comme
directeur et Jasper comme conseiller. De
cette façon, Kees passait moins comme un
criminel aux yeux des autorités car il était
cadre dans une société. La société était
située sur le toit de la péniche de Kees qui
se trouvait en face du bureau de police. La
Société de l’Herbe des Pays-Bas perdura
15 ans.
La Société d’Herbe des Pays-Bas
pour s’ateler à en promouvoir l’usage et
la culture. Pour lui, la culture de cette
plante, oh combien spéciale, rendait la vie
plus intéressante. Il fit tout son possible
pour rendre la plante de marijuana
célèbre dans son pays natal et dans les
pays voisins. Riche de son expérience de
prof, il trouva les moyens de faire passer
la bonne parole auprès des agriculteurs.
Mais pour répandre son message au
maximum, il lui fallait de la publicité. Et
chaque cultivateur d’herbe sait comment
cela peut finir. Kees gardait un oeil sur
tous les journaux pour attirer l’attention
sur la marijuana. “Vous devez vous
assurer d’entrer en contact avec la police
et la publicité suivra d’elle-même.” Ceci
marcha bien pour Kees et il eut un tas de
pub jusqu’à l’extérieur des frontières de
Hollande. Partout, on suivait les activités
de Kees. C’était exactement ce que Kees
voulait pour attirre l’attention sur la plante
de chanvre.
Des esprits élevés
Auparavant, la marijuana provenait
exclusivement des pays du Tiers Monde
et Kees voulait changer cela au plus
vite, au grand dam du départment de la
justice. Kees était régulièrement emmené
au poste de police et devant le tribunal.
Mais cela ne dérangeait pas Kees car il
pensait bien faire: nommément, défendre
et promouvoir une plante innocente. Il
était également heureux d’avoir eu une
longue expérience de prof car les juges
et les experts lui parlaient un peu plus
sérieusement. “La marijuana est une herbe
et pour cela, elle reviendra toujours” et
“c’est pour cela que vous ne pourrez
jamais l’interdire”, étaient les phrases
les plus utilisées par kees pendant ces
procès. Kees espérait ainsi faire douter
les experts. En outre, Kees n’avait jamais
d’avocat et se défendait lui-même. Un
avocat aurait coûté trop cher surtout
procès après procès et aucun avocat dans
le pays ne connaissait la marijuana aussi
bien que Kees Hoekert.
Les juges et les experts ne
l’impressionnaient pas et il poursuivait ses
activités tranquillement. Mais il ne passait
sûrement pas inaperçu. Kees et Jasper
Grootveld (un activiste hippie) devenait
de plus en plus célèbres à Amsterdam,
Etant pleinement engagé à poursuivre la
promotion de la marijuana, Kees devait trouver de
nouveaux moyens pour y arriver
Jasper Grootveld, ami de Kees et
conseiller de la Société d’Herbe des
pays-Bas, écumait les bars d’Amsterdam
pour y parler des possibilités du chanvre
(des fibres pour les vêtements, du savon,
les graines pour l’alimentation et bien
entendu, l’herbe). De cette manière,
Jasper pouvait voir s’il y avait un marché
potentiel et un intérêt pour la plante ainsi
qu’orienter les touristes vers la péniche
de Kees Hoekert où la promotion était
beaucoup plus facile.
Peu de temps après, Kees reçut un tas
de courrier tous les jours (en plus des
amendes) et les touristes arrivaient par
centaines sur sa péniche. La mission de
Kees et Jasper connut un sursaut quand
un bus, appelé le bus magique, commença
à amener des hordes de touristes tous
les jours. Le bus magique était un bus
touristique qui proposait des tours
alternatifs et prenaient d’autres routes que
les bus normaux ignoraient. Grâce à ce
soutien supplémentaire, de longues files
de touristes attendaient leur tour pour
visiter la péniche de Kees. Cela devenait
tellement encombré, que la police du
dévier le trafic. Kees jouissait de plaisir.
« Ceux qui autrefois saisissaient mes
plantes, contrôlent le trafic pour que les
gens arrivent bien chez moi! »
Kees ne contrôlait que difficilement
son enthousiasme et ses qualités de
profs l’aidait à expliquer les atouts du
chanvre, son histoire et les manières
de la cultiver. Quand la visite était
terminée, les touristes pouvaient acheter
une poignée de marijuana à Kees. Si
vous veniez de l’étranger, vous pouviez
acheter jusqu’à 23 plantes; pour les
habitants de la province hollandaise,
c’était dix plantes et les amstellodamiens
devaient se contenter de cinq plantes.
Les amstellodamiens devant voyager
moins loin, cet arrangement favorisait les
Soft Secrets
étrangers qui pouvaient en ramener pour
leurs amis. Les jeunes plants ne coutaient
qu’un gulden pièce et se vendaient
comme des petits pains.
Pour revenir brièvement aux experts
dont nous parlions plus haut, c’était
aux environs de 1975 (quelques années
de culture plus loin) qu’un certain Mr.
Toorenaar s’imposa comme soi-disant
expert des substances narcotiques.
Certains l’avaient même surnommé
“l’empereur des substances narcotiques”.
Kees était intrigué par cet expert et
désirait ardemment le rencontrer. Il obtint
un rendez-vous pour parler de marijuana.
Toorenaar ne se sentait visiblement pas à
l’aise et demanda à Kees : “Mr Hoekert,
dans votre truc-là, il y a vraiment du
tétrahydrocannabinol?” Kees savait bien
sûr que Torrenaar parlait du THC mais
répondit non, que cela ne se trouvait pas
dans son herbe. Toorenaar acquiesça
sagement. Dès ce moment, Kees sut que
son ‘expert’ n’y connaissait absolument
rien en marijuana. Il y a toujours du
THC dans l’herbe et Kees ne pouvait pas
prendre au sérieux un expert qui ignorait
cela. Il ne servait plus à rien de discuter
et il rentra chez lui.
31
Les agents américains
Etant pleinement engagé à poursuivre la
promotion de la marijuana, Kees devait
trouver de nouveaux moyens pour y
arriver. Les méthodes devenaient de plus
en plus originales: avec des amis suédois,
ils ont répandu des kilos de graines de
chanvre par avion sur des champs dans les
polders de Noordoost. De cette manière, il
espérait que le chanvre pousserait partout
et que cette plante piquerait la curiosité de
ceux qui ne la connaissent pas encore.
La promotion du chanvre a aussi connu
des bas et il ne fallut pas longtemps
avant que le gouvernement hollandais se
penche sur la plante et les problèmes de
drogue qui lui sont associés. Le ministre
Van Agt décida en 1976 d’aller aux
Etats-Unis pour s’y renseigner sur leur
politique prohibitionniste. Kees était
horrifié par cette idée car les Etats-Unis
atteignaient les sommets en matière de
problèmes de drogues. Les Américains
se croyaient très scientifiques mais
ils étaient tout sauf ça. Quand en tant
que représentant du gouvernement, on
vous dit quelque chose sur la politique
américaine, il faut entendre excatement
FloraKleen de
General Hydroponics
Tout cultivateur en hydroponique
qui connaît les effets des sels sait
que le rinçage des plantes avant
la récolte est un élément essentiel
dans la culture d’une herbe de
qualité. Si une plante n’est pas
convenablement rincée, son herbe
sera dure à fumer et aura un
goût chimique désagréable. Ce
goût provient des sels chimiques
qui restent dans les têtes et va
complètement ruiner ce qui aurait
pu être une belle fumette.
Les cultivateurs traditionnels
utilisent de l’eau claire à la fin de
la période de floraison pour rincer
les nutriments qui se trouvent
encore dans la plante. FloraKleen
est une solution nettoyante conçue
pour faciliter ce processus en dissolvant les excédents de
sels qui se sont accumulés dans le système; et ainsi, rendre
le processus de rinçage plus efficace ce qui rend l’herbe
meilleure à fumer. Ces solutions de rinçage sont ajoutées
à l’eau pour que la plante absorbe le mélange dans sa
le contraire de ce que vous devez faire et
sinon, vous risquez de créer les mêmes
problèmes (de drogue) qu’eux ont aux
Etats-Unis, selon Kees…
Le gouvernement hollandais l’a pourtant
compris autrement et a choisi de se faire
seconder par trois agents américains de
l’ambassade à Den Hague. Leur mission
fut de conseiller les Pays-Bas. Le
gouvernement hollandais a rassurer les
citoyens hollandais en leur disant qu’ils
ne devaient pas craindre ces conseillers
américains puisqu’ils n’avaient pas le
pouvoir d’enquêter.
Kees était furieux et trouvait cette
attitude lâche et culottée de la part des
gouvernements hollandais et américains.
Il s’avéra que les agents américains
avaient accès à tout ce qu’ils voulaient
et qu’en outre, ils n’étaient pas soumis
à la législation à laquelle les enquêteurs
hollandais étaient soumis en général.
Malgré toutes les agitations qu’ils ont
tentés de créer autour de l’innocente
plante de marijuana, les américains
n’ont heureusement jamais réussi à salir
le chanvre. Et jusqu’à ce jour, tout-e
structure cellulaire où les sels se sont amassés. Là, il peut
dissoudre les sels dans l’eau et les rejeter comme déchets.
En utilisant un mètre de conductivité au moment du rinçage,
vous pouvez surveiller l’évolution de l’activité en testant
la solution avant et après son passage dans la plante. Si
la conductivité a grimpé durant le processus, c’est qu’elle
contient plus de sels résultant du rinçage; et cela signifie
qu’elle a pris ces sels dans les plantes.
General Hydroponics recommande l’utilisation mensuelle de
FloraKeen durant toute la culture aussi bien en hydroponie
qu’en terre pour s’assurer qu’il n’y aura pas d’accumulation
indésirée de sels. Cela réduit fortement les risques d’avoir
de mauvais nutriments encore enfermés. Cela peut être très
utile dans des régions où l’eau est dure et dont les taux de
calcium et de magnésium sont tellement élevés qu’ils sont
déjà excessifs pour les plantes avant même d’y apporter de
l’engrais. Si la plante a trop d’un des minéraux, sa capacité
à absorber d’autres minéraux est “bloquée” ce qui la rend
stressée et chétive. Un rinçage régulier va aider à prévenir
l’élévation nocive des nutriments en dissolvant les excédents
tous les mois ou quelques.
FloraKeen est hautement concentré et peut être utilisé en
toute sécurité sur des plantes en croissance dans tous les
systèmes. Il peut être utilisé pour dissoudre les minéraux et
les sels accumulés à tout moment.
Pour plus d’info visitez www.generalhydroponics.com
hollandais-e peut fumer son joint en paix.
Au fil des ans, les aventures de Kees
Hoekert se sont calmées mais à 72
ans, ce n’est pas surprenant. Les
belles histoires et récits d’aventures de
cannabiculteurs pourtant se poursuivent.
Un pionnier comme Kees Hoekert,
également surnommé le père de la
Nederweed, mérite le respect. Grâce à ses
efforts, une politique de la tolérance s’est
mise en place aux Pays-Bas et le pays est
devenu un leader mondial dans la culture
d’herbe de qualité. Jasper Grootveld a
également joué un rôle important dans
tout ça. Mais cet article est entièrement
dédié à Kees Hoekert et c’est pour cette
raison que Grootveld n’y fait qu’une
petite apparition. Mais lui aussi a fait
beaucoup de choses qui méritent notre
respect. Il faut encore ajouter que Kees
Hoekert et Jasper Grootveld construit
les fondements de base de l’image de
tolérance des Pays-Bas et lancé l’industrie
du tourisme du cannabis actuelle.
Pour terminer, je remercie tous ceux
qui m’ont aidé à écrire cet article et
particulièrement Kees Hoekert lui-même.
produits
Ces balances sont-elles
dans votre poche, ou…
Depuis l’apparition
des FI (balance Flip
Interactive), My
Weight a soufflé
toutes possibilités
de concurrence.
Avec ce nouveau
produit, ils ont
à nouveau montré leur position
dominante sur le marché. La FI est
la première des balances de poche
a avoir un ‘affichage animé’. Grâce
à cela, la balance pèse jusqu’à 200
grammes et à partir d’un dixième de
gramme, précisément. Elle est fournie
avec une cuillère et une petite pince
très pratiques. Ajoutez à cela une
garantie de trente ans et vous avez
tous les arguments pour laisser My
Weight entrer dans votre poche.
Info: Kulu Trading.
Tel: +31 (0) 35 – 693 2266.
www.kulutrading.com.
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POWER PLANT
Photo: CCCP
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WHOLESALE
MAGASIN /
SHOP
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0034-972-516119
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0031-73-5223256
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Bertha’s Place
0031-43-3270277
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Bio Bizz
0031-50-5414650
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Bio Hydro Company
0033-5-56394411
24
Bio Nova
0031-416-650082
25
Boerenwagen de
0031-20-6834448
47
Dr. JaJa
0031-6-24781751
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Dutch Passion
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37
Eurogrow
0031-165-520059
34
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0031-13-5435958
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Focus
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Greenstore the
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Growside
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Happy Sas
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High Quality Seeds
0031-73-5479916
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37
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Nirvana
0031-20-3640233
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Plagron
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Q en Q Company
0031-43-3510297
34
Roxy
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Sensi Seeds
0031-10-4763044
Serious Seeds
Vision
28
34
0031-43-3212669
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France 2/05
sorti: avril
15 2005
Soft Secrets Français est une édition de
Discover Publisher BV
Boîte Postale 362, 5460 AJ, Veghel,
Pays-Bas
Tél: 0031- (0)73-549.81.12
Fax: 0031- (0)73-547.97.32
E-mail: [email protected]
Directeur de la publication:
Boy Ramsahai
Rédaction en chef: Clifford C. Cremer
Rédaction:
Weckels, Bart B., Jorge Cervantes,
Jim Stewart, Charlie Stone
Mise en page - graphisme:
R&B Communicatie,
Schijndel, Pays-Bas
Cover photo: Great White Shark @
Greenhouse Seed Company
Adresse rédaction:
Soft Secrets France
PoBox 17250,
1001 JG Amsterdam (Pays Bas)
E-mail: [email protected]
Préface de l’editeur
La politique des Pays-Bas concernant
le cannabis est très libérale. L’usage du
cannabis n’est pas sanctionné par la loi
des drogues hollandaise. Beaucoup de
communes permettent des coffeeshops
où le hash et l’herbe sont vendus.
Avec la tolérance des coffeeshops le
gouvernement a réussi une séparation
des marchés de drogues. Un million
de fumeurs visitent les shops ou bien
ils ont une petite plantation pour l’
usage personnel. Le consommateur
n’est pas à traité comme criminel.
Certains politiciens et représentants
du gouvernement sont des grands
défenseurs de la légalisation du
cannabis. D’abord il faut avoir une
logue période de normalisation.
L’éditeur de Soft Secrets Français se
fixe le but d’informer les gens pour
contribuer d’une manière positive à la
normalisation du cannabis. Dans son
journal, il offre de l’ espace à toutes
opinions aussi bien les pros que les
contras. Cela ne veut pas dire que l’
éditeur est d’ accord avec le contenu
de tous les reportages ou annonces. L’
éditeur se désolidarise explicitement
des déclarations ou des images qui
éveillent l’ impression que de la
publicité est faite pour l’ usage ou la
production de cannabis. La loi de 11
mars 1957 n’ autorisant, aux termes
des alinéas 2 et 3 de l’ article 41, d’une
part, que les copies ou reproductions
strictement réservées à l’ usage privé
du copiste et non destinées à une
utilisation collective, et, d’ autre
part, que les analyses et les courtes
citations dans un but d’ exemple et d’
illustration, toute représentation ou
reproduction intégrale ou partielle,
faite sans consentement de l’ auteur
ou de ses ayants droit ou ayants cause,
est illicite (alinéa 1er de l’ article 40).
Cette représentation ou reproduction,
par quelque procédé que ce soit,
constituerait donc une contrefaçon
sanctionnée par les articles 425 et
suivants du Code Pénal. L’ editeur
ne peut pas être rendu responsable
pour le contenu et/ou les buts des
annonces. La rédaction ne prend
aucune responsabilité pour des envois
spontanés.