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ff Readers Stu Soft Secrets est une édition de Discover Publisher BV - Année 4 - Édition 1 - 2005 GRATUIT Champion de Highlife Cup 2005 La culture en intérieur et extérieur Clones et clonage Le père de la Nederweed La vie du pionnier Kees Hoekert La Cytral une plante sensible mais excellente Great White Shark Soft Secrets 3 Edito La Femme Fatale Du Troisième La N.Y.C Diesel L’Islam et la drogue Actuellement, alors que la moitié des Pays-Bas se laisse envahir par des scénarios défaitistes dans lesquels ‘nos valeurs’ se perdent sous le sceptre fondamentaliste, il est sans doute intéressant de connaître ce que pensent les musulmans du cannabis. Karel Michiels écrit dans les Softs Secrets hollandais: ‘Au sens propre, le Coran n’interdit aux Musulmans que de boire du vin. Certains exégètes ont élargi cette interdiction à tous les stimulants, de l’opium et du cannabis au café et au tabac’. L’explication de cette distinction entre la drogue et le vin réside dans la traduction du mot arabe ‘khamr’ (vin) qui découle de la racine ‘khamara’ et signifie ‘couvrir’. Beaucoup d’exégètes traduisent ‘khamara’ par ‘tout ce qui couvre l’esprit’, donc non seulement le vin (la référence initiale), mais pour plus de facilité toutes les sortes de drogue. L’exégète islamique imam Zarakhshee cite dans l’un de ses livres le fameux docteur Zakariyah Razee qui prétend que la consommation de hasch entraîne des maux de tête, dessèche le sperme, provoque des troubles et des névroses et peut être à l’origine d’une tuberculose. On retrouve ces idées chez certains de leurs semblables et celles-ci sont bravement reprises par de nombreux islamistes occidentaux. N’estil pas drôle que ces messieurs les exégètes aient servi de marchepied à l’ennemi occidental et à leur war on drugs. On passe par contre sous silence les idées de ces mauvais guides et de leurs disciples sur le hasch, moyen de paiement des attentats terroristes (voir Madrid). La N.Y.C Diesel tire ses racines de la Big Apple. Ce cannabis goûte et sent le pamplemousse rose bien mûr. Dès que vous toucherez ses têtes fraiches, vous n’arriverez plus à percevoir les autres senteurs de votre pièce ou jardin. La N.Y.C Diesel vous laissera une saveur exotique, une odeur exotique et une montée exotique. Génétiques: Sativa mexicaine - Afgani Durée de floraison : 10 semaines Récolte: 25 grammes Le fait que les plus grands producteurs mondiaux de hasch et d’opium soient, pratiquement sans exception, des pays musulmans contraste violemment avec tous ces érudits pédants – il y deux mille ans, Jésus, n’avait déjà, que mépris pour les gens de cet acabit. Le Maroc est par exemple le plus grand producteur de hasch au monde alors que l’Afghanistan est depuis peu de nouveau le leader mondial du marché de l’opium. L’Iran, courbé sous le joug de l’Islam, se heurte au gigantesque problème de la drogue. C’est du moins ce qu’avouaient les autorités du pays en 2001. Aux Pays-Bas aussi, il existe de nombreuses coffee shops marocaines où les exploitants et les clients (semblent partager?) partagent les idées néerlandaises sur les drogues douces même si, dans bien des cas, ce ne sont pas des shops où les autochtones entrent facilement. Mais entre-t-on facilement dans une shop de Hells Angels? August de Loor du Bureau-Conseil-Drogue ne vise probablement pas ce genre de shops dans sa lettre au journal Het Parool du 13 novembre dans laquelle il essaie singulièrement de conférer aux coffee shops le rôle d’apaiser les troubles menaçants que traversent les musulmans et les autochtones. De Loor plaide pour la coffee shop comme lieu de rencontres interculturelles. Il avoue rechercher des moyens qui pourraient contribuer à ‘souder’ la société. Un de ces moyens est la coffee shop qui n’attire pas seulement les clients les plus divers: Hollandais, Surinamiens, Turcs, Marocains et autres compatriotes, jeunes et moins jeunes. Les coffee shops sont à bien des égards des lieux de rencontre pour les personnes de toutes cultures. Dans de nombreuses coffee shops on assiste actuellement à des discussions passionnées sur les tensions qui menacent de diviser la société. Le fait d’en parler contribue à abattre les murs. Je pense qu’il est important que les pouvoirs publics voient dans ce moyen inattendu et nonconformiste un instrument d’intégration. Sommaire A vous lecteurs Produits Le festival du chanvre Highlife La culture pour les nuls 4 La culture Weckels : la Cytral Grow avec Jorge Cervantes Weckels : Kees Hoekert Revue de Presse Poster 5 9 11 17 19 22 26 29 33 39 Messieurs les maires, invitez les propriétaires de coffee shops restés dans votre ville et demandez-leur comment ils pourraient contribuer à souder la société’ Naïf? Sur de nombreux sites islamiques, la politique tolérante face à la drogue est la preuve de notre dépravation. Mais si l’on tient compte des nombreux Néerlandais d’origine musulmane qui, en tant que consommateur ou employé, profitent de la politique de tolérance néerlandaise des drogues douces, on peut se demander si c’est bien l’opinion de l’Islamiste néerlandais moyen. Photo: www.somaseeds.nl le courrier du lecteur Soft Secrets 5 PoBox 17250, 1001 JG, Amsterdam, Pays-Bas • E-mail: [email protected] Cher Soft Secrets Bonsoir voiçi une photo de mes petites chéries. Votre journal est une vraie mine d’or continuez comme ca! Bonne continuation a vous tous et un très grand merci pour toutes ces infos. Variétés dans le placard : 1pied mère bonzai de skunk 1#, 1 Purple tops, 1 inconnue, 1 Top 44 et des boutures provenant de tous ces pieds mère. CD de Charleroi (Belgique) Hello! Un ami m’a ramené Ie Soft Secrets d’une excursion en votre beau pays.... Waow, quel journal génial! Sincèrement, vous faites lá un travail remarquable: bonne présentation, qualité des photos, articeles de fond intéressants, tout y est et je dis bravo! Etant moi-méme carinabiculteur je n’ai qu’une envie, celle de vous demander de bien vouloir me compter désormais parmi vos abonnés. Pourriez vous aussi m’envoyer le(s) ancien(s) numéro(s) s’il vous en reste et si eest possible, bien sür. D’avance un tres grand merci á vous. Caisson de ma fabrication (hauteur 120 cm / largeur 75 cm / profondeur 65 cm), il est petit, mais produit suffisamment pour ma femme et moi, consomme peu d’électricité, demande peu d’entretien, alors que demander de plus? Rien... Boris, Bruxelles Bonjour, Fervent lecteur de Soft Secrets, je fus tout d’abord attiré par la photo de cette belle créature posant les seins nus dans votre n°4, mais encore plus par la proposition qui y était faite ! C’est donc sans hésiter que je vous envois 2 photos de Buisson, ma très jolie plante qui a réussi à passer les 1,85m de haut et 1m de large dans un pot de 2 litres !!! Avec bien sûr un petit hommage à Soft Secret. Pour ce qui est de la copine aux seins nus, désolé, elle aurait peut-être accepté mais je suis célibataire depuis peu… J’en déduis que cela me donne droit à 2 sachets de graines HQS ? Si j’ai le choix des graines, j’aimerais de la White Widow et de la Jack Herer. Quoi qu’il en soit, merci beaucoup de me donner l’occasion d’en apprendre plus sur cette plante adorée en lisant vos numéros, et aussi de me permettre d’acquérir des graines de haute qualité ! Je vous enverrai sans faute des photos de ce qu’elles donneront! Cher Soft Secrets, Je me permets de vous écrire afin de vous féliciter, ainsi que votre équipe, pour le journal Soft Secrets. Enfin un journal complet permettant de s’informer sur le cannabis. Y apprécie l’espace d’expression laissé aux lecteurs, les interviews, ainsi que les articles consacrés á la cannabiculture, le regard scientifique porté sur la plante. Malheureusement, compte tenu de la politique répressive et diabolisante á l’égard du cannabis en France, l’accessibilité au Soft Secrets est assez difficile, en dehors des grow shops.Pour finir, je n’est pas pu résister á l’envie de vous présenter mes deux protégées, fruit d’un croisement Shiva /Durban et elles sont en charmante compagnie!!Longue vie á Soft Secrets Plantes baignent dans la lumière. Dans cette case vous obtiendrez de super résultats! La méthode SOG (Sea Of Green) s’applique à une culture intensive sur des plantes dont la période de croissance est brève. Celle-ci réussit avec des plantes à forte croissance, des plantes possédant beaucoup de sative génétique. SENSATIONS VERTES Vertueux massages oú brille Ie chanvre Fréle et cocasse, petit gavroche allumé Herbe des temps fumée le soir á l’ombre Au gré du vent, éveille toi fidéle allié. Ce sont de très belles pointes, elles sont seulement un peu minces. La puissance en watts de la lumière est probablement trop faible ou est-ce tout simplement une sativa? Pierre-Alain, La Cote aux Fées Avis aux cultivateurs clandestins! Souffle á l’oreille ce délicieux mélange Fondateur de l’instant ou je t’ai humé Ma fleur, perle racée, émotion dédoublée Gonflant lajouissance d’une mixture étrange. Haletante comme une première bise au joint Ta découverte fût pour moi une énigmatique Et apaisante virée aux vertiges mutins, Nòble racine verte aux desseins ludiques. Salut au Soft Secrets, Eddy (Bourg-en-Bresse) Ici ces’t la Top 44 (Nirvana) en hydroponic. Vous êtes tenté par un sachet de graines de High Quality Seeds GRATUIT? Peut-être aimeriez-vous cultiver de la Master Kush, de la Holland’s Hope, de la White Widow, de la Olé 47, de la Blueberries , de la Sensi Star, de la Jack Herer ou bien encore de la Neville’s Haze? Oui? Alors envoyez nous une photo de votre jardin, et on vous enverra les graines. Et si votre photo exhibe en plus une copie visible de Soft Secrets, on vous enverra deux sachets de graines HQS de choix. Attendez mieux encore! Si, dans votre jardin, on aperçoit votre femme ou copine les seins nus, vous recevrez trois sachets de premier choix Black Label! (Elles ne sont pas tenues de montrer leur visage). Envoyez toutes vos réponses à Soft Secrets, PO Box 17250, 1001 JG, Amsterdam, Holland ou par email à [email protected] PS: Evidemment, toutes les réponses seront traitées avec la plus grande discrétion. Les noms , les lettres et les adresses seront détruits dès que les graines auront été expédiées. Nous ne publions pas les photos floues, et nous ne sommes pas particulièrement friand des plantes en stade végétatif. Ce sont des têtes que nous voulons voir! Soft Secrets 6 Bonjour à tous, Je trouve que votre journal est génial et très intéressant. C’est la première fois que j’en lis vraiment un (je trouve ça saoulant…) et le vôtre m’a tout de suite plu. Je l’ai trouvé dans un coffeeshop à Maastricht la première fois que j’y suis allée. Bonne continuation. Fanny, Moigny sur Ecole Voila, je vous envoie ces photo de mon jardin secrets en esperant qu’elle vous plaisent bien. Coco, France Des pointes superbes! Utilisez des filets spéciaux au lieu de tuteurs pour soutenir vos plantes. La culture SCROG est la façon idéale d’obtenir la plus grande récolte possible avec peu de plantes. En étêtant les plantes, vous pouvez répartir les têtes sur toute la surface. Salut à toute l’équipe de Soft Secrets, Depuis 2003, grâce à un ami que vous connaissez à Nice, j’ai pu avoir presque tous vos numéros. J’habite en montagne, en plein cœur du Mercantour. J’ai près de 50 ans, je cultive depuis 30 ans en extérieur et depuis 3 ans à l’intérieur. C’est une passion. Je vous joins des photos avec ce courrier. Continuez comme ça, votre journal est génial. Toutes mes amitiés à toute l’équipe, M.D. Bonjour Soft Secrets, Je vous joins par la présente photos et emballages pour le concours. J’achète mes graines dans le coffeeshop à la frontière espagnole. J’habite en montagne à 1200m d’altitude à 60km de Nice. Les photos jointes sont prises à cette altitude. Mme. X, France Salut, Malheureusement, je n’ai pas de petite amie, si ce n’est cette conne « col-vert » qui dévore les limaces de mon “petit jardin”. En espérant vous avoir faire rire avec ces photos. Vous pouvez me faire parvenir 2 sachets (3 si vous avez vraiment ri). Préférences : Jack Herer, Sensi Star, Hollands Hope, ext…. Hervé Vos plantes avaient sans doute besoin d’une plus longue période de croissance. Elles auraient pu ainsi développer des rameaux plus forts, devenir plus robustes et bien garnies et fournir une meilleure récolte. Quel magnifique spectacle, Mère Nature est au travail. Il vous suffit d’attendre que les pointes bien grasses soient bonnes à être récoltées. Connaissez-vous quelque chose de plus facile? Marilyn, Venanson Le bonjour, Big respet à Soft Secrets France, et au cultivateur qui le lise. Laurent, Saint die Des Une photo de ma toute premiere experience en placard, sur les conscilles d’un ami Canabiculteur et surtout du Soft. Longue vie au Soft Secrets ! Stephane, Oullins L’idéal serait que dans votre pièce, les plantes atteignent plus ou moins la même hauteur. Vous pouvez courber les plus hautes pour que la lampe diffuse la lumière à la même hauteur sur toutes les plantes. Plus la lampe est loin des plantes, moins la lumière est intense et plus la récolte est limitée. Cette plante semble avoir souffert de la chaleur. Elle n’est pas aussi compacte qu’elle devrait l’être. Elle promet cependant de fournir des joints délicieux. Salut, Bonjour! Budhha Sister & Mango Xavier, Francheville Et voilà ! Malgré ses fins rameaux, la plante a quand même produit des pointes énormes. Soft Secrets 7 Madame, Monsieur, Je suis très honorée de vous faire parvenir une photo exhibant mon pied de weed ainsi que mes seins et bien entendu, une copie visible de votre magazine. Effectivement, je suis très tentée par des sachets de graines High Quality Seeds. Dans l’attente de nouvelles, Salutations distinguées. Camille, Le Mans, France Un grand merci et bravo a vous tous grace a votre journal si complet j’ai pu cultiver une A5 et une Haze de tres bonne qualiter malgrer le mauvais temps, comme vous pouvez le constater vous avez mes 2 magnifiques bèbès completement denudèe rien que pour vous! S.B., de Liege (Belgique) Iep! Voila une partie de ma recolte de White Widow en subsrat de coco, maintenant je suis passe en hydro avec la meme variete et c’est de la folie l’hydro! Bon trip en perspaective! Longue vie a votre journal et a la prochaine! Tchô! GS, France Bonjour Salut, je vous envoye des photos de mon bonzaï (c’etait pas la grande forme!!). Je trouve votre journal exelent, ne changer pas... Merci. A+ Laurent, France Félicitations pour votre magazine que j’ai récemment découvert et que j’apprécie beaucoup. Ci joint une photo de mes plants laissés libres à eux mêmes dans la nature cet été. Là ils sont en milieu de floraison. Bonne continuation! Manu, France Bonjour Voici une recolte d’interieure de croissement de Jack et White et j’attend avec impatiente la suite. Merci ! Jack & White, France Bonjours Voila je vous envoies c quelques photo pour le coucours ou le lot ai 2 sas de graines. J’espere qu elles vous plairont. Votre mag et genial et vive softsecret De Christy, France Caroline, France Soft Secrets produits Quantumhydro présente le Module de Reproduction La récolte a encore raté? Trop humide? Trop sèche? Des conditions trop difficiles à re-créer? Ne désespérez plus! Quantumhydro vient de sortir son nouveau ‘plug in and play’ module de reproduction. Que vous fassiez des clones aux racines nues ou dans la laine de roche, ce module vous libère de tout soucis et réalisera vos rêves. Un dôme d’humidité haut d’1m70 pour les plantes les plus larges. L’humidité et la température sont réglés par le système lui-même. La pompe à eau tourne 24h/7j et assure une circulation de la chaleur et d’eau suffisante à travers tout le système. Les clones produiront des racines en 14 jours. En adaptant la température, il est possible de programmer la récolte selon votre calendrier. Pour plus d’info : www.quantumhydro.com L’adoucissant pour fumée Réfléchissez une seconde: fumer de l’herbe, du tabac ou les deux ensemble roulés avec un petit morceau de carton pour filtre, nuit à votre santé. Cela semble évident mais la plupart d’entre nous continuent à le faire. On devrait peut-être essayer l’un de ces petits filtres très pratiques. L’adoucissant pour fumée est comme un petit porte-cigarettes équipé, à l’intérieur, de la véritable technologie KoolKore, créé pour piéger les particules indésirées et le goudron qui sans cela aboutiraient dans vos poumons. La partie intérieure est facile à nettoyer et vous lui serez reconnaissants de retenir des quantités alarmantes de goudron et de résidus néfastes de pénétrer votre corps. L’autre atout est son design universel qui tient le joint bien en place et permet de secouer la cendre sans crainte de perdre le pétard qu’elle que soit sa grosseur. Disponible chez www.smokesmootha.co.uk et www.the-head-shop.co.uk Les pipes de fête de DaPiper chez WeedCity.Com Toute pipe qui peut se vanter d’avoir dans son club d’utilisateurs des légendes de la fumette comme Bob Marley, Fleetwood Mac, Aerosmith (même Woody Harrelson) vaut le coup d’œil. Cette édition spéciale de pipes fête trente ans de création et présente une pipe avec un fourneau plaqué or de 22ct pour “exciter le sens de la vue”. Toutes les pipes sont faites à la main à Hawaï à base de Lavastoneware, une céramique unique composée de véritable roche volcanique et cuite à plus de 2300 degrés Fahrenheit. Il en existe six modèles différents : Black Coral, Hanalei Blue, Opal, Gold, Platinum et Purple Haze. Chaque pipe est une pièce unique amoureusement confectionnée et comme il s’agit d’une édition spéciale, elles sont toutes vendues dans un étui de velours mauve avec certificat d’authenticité signé et numéroté par DaPiper lui-même. Chaque fois que vous allumerez votre pipe, vous saurez que vous êtes en bonne compagnie. Disponible sur www.weedcity.com 9 Le multiplicateur Le module pour 10, 20 et 30 plantes a été complètement revu. Composé d’une fibre de verre renforcée par 3mm de propylène, il faudrait le pousser d’une hauteur de 20m pour essayer de l’abîmer! Même le planteur pour 30 plants peut le nettoyer en moins d’un quart d’heure. Growing Furniture et Medigrow sont deux des nombreuses sociétés médicales qui utilisent le Module de Reproduction Quantumhydro. Disponible dans tous les bons grow shops www.quantumhydro.com La nouvelle série de Quintessential Tips Ltd. Le carton est un accessoire relativement nouveau dans le monde de la fumette et en peu de temps, il est devenu un élément indispensable dans l’attirail du fumeur. Plus besoin de déchirer le paquet de Rizla ou de chercher autour pour trouver un morceau de carton qui pourrait convenir car les carnets de carton sont parfaits en tout temps. Quintessential est au Royaume Uni la principale société de production de ces livrets vitaux car leurs cartons sont de la meilleure qualité, de dimension, largeur et épaisseur parfaites. Les dimensions relèvent des préférences personnelles, mais nous pensons que Quintessential les atteint. Dans l’ancien temps, avant que ces livrets de cartons individuels ne soient disponibles, toutes sortes de matériaux finissaient dans les joints. Le problème, c’est qu’ainsi vous ne savez jamais ce que vous fumez. Des cartes imprimées, surtout celles en papier glacé, sont nocives quand elles sont utilisées comme filtre car la fumée réchauffe les composants chimiques et l’encre du carton et provoque des émanations indésirables. Cela peut paraître anodin mais rappelez-vous que tout ce que vous inhalez entre directement et profondément dans vos poumons sans exception. Avec les cartons de Quintessential, vous êtes certains de ne pas respirer de telles substances chimiques. Tous les cartons sont sans chlore et fabriqué à partir de papier recyclé naturel ou de pur chanvre. Après quelques difficultés à trouver un fournisseur de papier de chanvre, le carton 100% pur chanvre est enfin de retour en livret individuel et en paquet Maxi pour des filtres plus larges. Egalement nouveau dans la série, l’édition limitée Holy Rollers. Ceux-ci sont les mêmes que nos cartons préférés mais dispersés dans le livret, il y a les cartons “sacrés” qui comporte un message sage et spirituel qui vous fera rire chaque fois que vous roulerez un joint. Ne vous inquiétez pas, le message est imprimé avec de l’encre comestible et ces cartons sont bien sur sans chlore. “Que soit béni le fumeur de pétard car il laisse entrer la lumière” est un de nos préférés. Malheureusement, un produit aussi bon attire la convoitise des imitateurs et c’est exactement ce qui se passe pour Quintessential. Une compagnie sans scrupules a sorti des copies très ressemblantes pour duper le consommateur. Cherchez le nom et le logo du lotus pour être sur de ne pas tomber sur une contrefaçon. La série complète des cartons Quintessential est vendue par tous les marchands de tabac, les épiceries du coin, les head shops et grow shops à travers tout le pays. Vous pouvez également appeler Quintessential +31 (0)1872 261164 www.quintessentialtips.com 10 Soft Secrets produits Le support pour filtre Filterfast Certaines inventions de l’industrie écologique sont d’une conception et d’une réalisation tellement simple qu’on s’étonne de ne pas y avoir pensez plus tôt. C’est le cas de ce nouveau support pour filtre FilterFast. Au lieu de pendre votre vieux et pesant filtre à charbon au plafond, installez-le solidement et en toute sécurité sur cette construction qui peut être réglée en hauteur et en largeur. Les avantages ne sont pas difficiles à imaginer: on abîme plus le plafond ni les murs, on gagne de l’espace et un filtre est plus en sécurité sur un support que suspendu. Les supports FilterFast peuvent également être fixés solidement au sol, ce qui est très pratique pour un usage dans un grand espace. FilterFast est disponible en noir, recouvert de zinc ou en acier et le fabricant nous informe qu’il peut aussi être personnalisé selon les désirs du client. Il cherche toujours des distributeurs potentiels. Pour toute information, appelez Pieter au +31 (0) 20-493 2753 Le TrimPro et la TrimBox Le TrimPro est la dernière invention en matière de réduction des efforts pour les cultivateurs paresseux et, soyons francs, commerciaux. Après quelques heures, plus personne n’aime trimmer et débroussailler toute une récolte à la paire de ciseaux devient une véritable corvée. C’est pourquoi une débroussailleuse automatique a été développée et TrimPro en est le dernier modèle qui vient de sortir au Canada. Il s’agit en gros d’un ventilateur auquel sont attachés un sac et une grille. Je dis en gros car il est accompagné d’un moteur de 220V et d’une lame rotative en acier trempé, attention aux doigts! Il suffit d’y faire passer les branches dans un sens puis dans l’autre au-dessus de la grille tandis que le ventilateur aspire les feuilles vers le bas et les coupe simultanément. Toutes les feuilles sont récoltées dans le sac ce qui garde le lieu propre et les feuilles sont prêtes pour la confection du hasch.La TrimBox est la version plus petite du TrimPro, créée pour les cultivateurs plus modestes mais qui conservent les mêmes qualités. Ces deux machines sont silencieuses et efficaces pour enlever les feuilles tout en laissent les têtes intactes. Le seul entretien à faire est le nettoyage de la lame. Un travail sans doute fort plaisant puisqu’elle se recouvre de résine! L’attrait particulier du TrimPro est qu’il peut être utilisé par plusieurs personnes en même temps. Cela n’accélère pas seulement le processus mais en fait également une activité sociale. Avec deux ou trois personnes, le TrimPro peut sans aucun doute se manger un passage au travers un énorme tas de ganja en très peu de temps.Ces deux appareils sont composés d’éléments de haute qualité et le TrimPro est muni d’un système d’arrêt automatique de la lame et du courant quand le couvercle est ouvert, pour plus de sécurité. Le Coliseum: pour des récoltes colossales malgré des petits espaces Dire que le Coliseum est capable de doubler la récolte au moment venu est une sous-estimation. En fait, depuis son apparition, le Coliseum a de loin surpassé tous les systèmes de culture à tel point que tripler voir quadrupler le poids des récoltes n’est plus une illusion. Le Coliseum est facile à monter : il suffit d’empiler les modules les uns sur les autres aussi haut que le permet votre local de culture. Oui, le Coliseum est le système par excellence pour multiplier par quatre le rendement de vos plantes au mètre carré tout en gardant le même nombre de lampes. Comme la construction est verticale, l’espace qu’elle occupe est exploité au maximum. Et comme il s’agit d’un système circulaire fermé, il y a moins de perte de lumière que dans les systèmes de culture plats (horizontaux) courants. Ce système convient aux divers substrats de culture tels que la perlite, la vermiculite, les billes hydro, le mapito, etc. L’usager ne doit ainsi pas abandonner le substrat dans lequel il a confiance. Le Coliseum est le résultat de plusieurs années de recherches dans la manière la plus rentable de cultiver menées par des ingénieurs experts dans le domaine de l’agriculture. Un Coliseum de cinq étages convient à la culture de 300 plantes. Nous savons par expérience que ce système donne d’excellents résultats avec la perlite. Si cela est nécessaire, un Coliseum peut être construit spécialement pour vous dans l’espace de votre choix (pour un prix légèrement plus élevé). Info: PK Trading • Tel: +31 (0) 10 280 9878 • Fax: +31 (0) 10 280 9875 www.pktrading.nl Pour toute information supplémentaire: www.trimpro.ca Les bouchons se dévissent en un tour de main Ca arrive à tout le monde. Vous pouvez faire ce que vous voulez, pas moyen d’ouvrir le bouchon du jerrycan ou de ces gros bidons (plein d’engrais ou de trucs du genre). Vos mains sont moites ou grasses ou, tout simplement, le fabricant a trop serré le bouchon. Ces problèmes font dorénavant partie du passé grâce à cette clé robuste et performante. Tous les jerrycans et bidons s’ouvrent en un tour de main. L’outil fait l’homme, n’est-il pas? Avec cette clé, vous ouvrirez réellement tout. Info: Tel: Fax: e-mail: Grow shop De Grote Hand. +31 (0) 13 535 1422. +31 (0) 13 543 7196. [email protected] Le nouveau VSA Fastmover vient encore de sortir une nouveauté. Le tout dernier VSA est illustré ici. Ce VSA de grande valeur et de haute qualité a été développé en collaboration avec TRM Italie. En outre son design attractif et protégé par un matériau synthétique ignifuge, il est très facile à installer et n’a pas de cordes libres. Il y a de belles grosses vis de connexion dessus et un compartiment pour les câbles. Il en existe deux variétés : une version de 400 Watt et une version de 600 Watt. Toutes deux peuvent être livrées avec ou sans fusible. Info: Gavita Nederland • Tel: +31 (0) 297 380 450. • www.fastmover.nl BioMagix de G.H.E Le BioMagix est un innoculum pour racines 100% biologique à base de micro-organismes qui vont agir comme une armée vivante pour protéger les plantes contre les pourritures et autres maladies. Les infections graves de pythium, de fusarium ou de tout autre champignon nuisible peuvent ravager une superbe culture en très peu de temps. Le BioMagix agit préventivement et curativement en colonisant en douceur la région des racines avec une large variété de micro-organismes et de bactéries. Ces minuscules défenseurs poussent sur et autour des racines et créés un mycélium protecteur, une barrière qui stoppe les champignons nuisibles et empêche l’infection des racines. Le méchant champignon est incapable de se reproduire et de se multiplier et finit par mourir. La plante est en sécurité. En même temps, le mélange spécifique de bactéries décompose les matières organiques et les débris et les transforment en source de nourriture directement disponible pour la plante. Le BioMagix fonctionne bien dans la terre dont l’environnement vivant lui permet de se reproduire facilement. En hydroponie, il peut être directement ajouté dans le réservoir toutes les quatre à six semaines mais pour obtenir de meilleurs résultats, il devrait être utilisé conjointement avec le BioFiltre. Le BioFiltre nettoie l’eau du réservoir en continu. On peut créer un environnement de reproduction pour les micro-organismes en ajoutant quelques petites étoiles de mousse spéciales dans la chambre du filtre. Ceci permet à une colonie de s’établir et de se reproduire. Les micro-organismes qui se trouvent sur les étoiles se diluent comme une infusion dans l’eau du réservoir qui passe dans le filtre. Ce mélange est alors directement apporté aux racines. En gardant ces micro-organismes en vie, la plante est protégée en permanence. Disponible chez tous les fournisseurs de G.H.E. Voir www.eurohydro.com pour la liste des distributeurs. Le Festival du chanvre Highlife Soft Secrets 11 Record battu: 14.983 visiteurs! La maturité et l’expertise des cultivateurs hollandais démontrées par l’industrie et les visiteurs A la fin de la journée, le dimanche 23 janvier, le compteur s’est arrêté à 14.983 visiteurs. La dernière édition du Festival du chanvre Highlife (Hennepbeurs) a ainsi démontré qu’il met en place une tendance positive pour les années à venir; le festival continue à grandir. Les témoignages suivants nous viennent des réactions enthousiastes d’exposants et de visiteurs; tout le monde est content des progrès du Festival du chanvre annuel Highlife. Avant même que le festival ne commence le vendredi à 10h, il y a eu un drame: les organisateurs marchaient sur des charbons ardents. Le Conseil communal de la ville d’Utrecht a imposé des règles strictes pour l’événement. La menace planait d’arrêter immédiatement le festival si une seule plante de marijuana s’y trouvait. Durant tout le festival, des inspecteurs de police et des conseillers communaux se sont promenés pour tout surveiller. Mais les exposants ont strictement respecté les règles: pas une seule plante de cannabis n’a été trouvée pendant l’événement. On reparlera de ceci plus tard dans le reportage. ‘Les affaires habituelles’ La consternation du vendredi matin passée, les événements qui ont suivi ont montré que cela allait au moins être le ‘business habituel’. Traditionnellement, le vendredi est principalement destiné aux gens venus pour les affaires et, pour les 125 exposants – là aussi le record est battu, il s’agit d’un jour particulièrement important. C’est la première fois que leurs nouveaux produits et services sont présentés au monde extérieur. De plus, le festival offre l’opportunité de créer des réseaux avec d’anciens amis mais aussi de créer de nouveaux contacts. Jan de Ons Stekje, le sponsor principal, sait cela. L’homme du géant de Rotterdam dans le fast-growing nous a fait remarquer ceci: “Une foire commerciale est essentielle pour la création de réseaux, pour acquérir de nouveaux contacts et pour rencontrer des clients. Pour cette raison, nous avons fait des brochures spéciales contenant des informations spécifiques pour les entrepreneurs qui ont exprimé leur intérêt de collaborer avec nos produits, car après tout, nous sommes des grossistes. Nous avons également investi beaucoup d’énergie dans notre stand qui représente notre carte de visite pour tout le festival.” Ons Stekje: le meilleur stand L’énergie qu’ils ont investi ne l’a pas été pour rien, le stand de Ons Stekje a été déclaré le plus attractif du Festival. “Nous avons voulu nous démarquer des autres compagnies avec notre stand et nos produits”, dit Jan. “Nous voulons donner une image pétillante et sérieuse; c’est très important pour nous. Comme vous pouvez le voir, cela se reflète également dans notre logo. Nous avons choisi un palmier plutôt qu’une feuille de cannabis, par exemple. C’est la question de savoir comment nous voulons être perçus dans le monde.” Ons Stekje a littéralement explosé en deux ans. Le secret de leur succès tient à leur “relation qualité-prix”, selon Jan: “Le prix d’un produit doit correspondre à la qualité du produit. Notre professionnalisme est une des autres raisons de notre succès. Et nous faisons de notre mieux pour que cela reste ainsi.” Jan se dit content du déroulement du Festival. “En outre des visiteurs locaux très nombreux, il y a eu beaucoup de passage de visiteurs venant de l’étranger. Des personnes se sont présentées à notre stand venant d’Italie, d’Angleterre, d’Espagne, de France, d’Allemagne, de Belgique, de Grèce, du Canada, etc. Certains pays d’Europe de l’Est ont également montré de l’intérêt pour la culture; nous avons même parlé avec quelques Russes.” De nombreux contacts Rense d’Atami s’est également dit content du Festival. “Du point de vue des affaires, le Festival s’est bien passé”, nous a-t-il dit. “Nous avons eu beaucoup de nouveaux contacts, également à l’étranger. Le Festival est aussi un bon moyen pour entretenir les contacts que nous avions déjà et de renforcer nos relations avec eux.” Le stand d’Atami a agi comme un aimant pour le public durant tout le Festival. La présence de plusieurs pole-dancers exotiques a sans aucun doute contribué à sa popularité. Les engrais biologiques très populaires Canna tient depuis toujours un rôle important dans le Festival Highlife. Cette année, le stand immense de cette compagnie était visible jusqu’au point le plus éloigné du Festival. En plus de leur stand central sur leurs recherches et cultures, Canna avait un stand uniquement destiné à sa ligne bio. En entrant sur le site, la première chose que les milliers de visiteurs pouvaient voir étaient le super design du stand bio de Canna. L’attention particulière donnée aux engrais biologiques vient du succès croissant de la culture bio, dit Joep de Canna: “On voit très bien que de nombreux cultivateurs souhaitent être plus prudents avec les engrais. La culture bio devient très importante et Bio-Canna suit cette tendance.” La question de savoir si l’herbe cultivée de manière biologique a un autre goût que l’herbe cultivée de manière traditionnelle est très intéressante, dit Joep. “Est-il possible que le cannabis bio ait un autre goût uniquement parce qu’on l’associe au concept bio; ou en d’autres termes, est-ce que c’est seulement dans notre tête?” Joep a également exprimé sa satisfaction du Festival: “Nous sommes ravis, le Festival est comme il a toujours été : un vrai succès.” Il ajoute encore que cette année fut très fructueuse pour le département de recherches de Canna. Les gars de iGrow/IGS étaient également très heureux. John: “Ce fut un grand succès! Non seulement nous avons rencontré de nombreux nouveaux clients mais en plus, nous avons gagné des prix.” Ces magiciens originaires de la ville hollandaise de Best ont remporté le premier prix du meilleur produit avec leur container Grow & Go. Souffler un peu dans le salon de Buddha Les organisateurs ont appris la leçon depuis l’édition précédente du Festival du chanvre. En 2004, il y avait un hall supplémentaire, séparé du reste et entièrement réservé aux divertissements. Cela n’a pas très bien marché. Cette année les zones de divertissements ont dès lors été intégrées à l’ensemble du Festival et rendues plus accessibles. Ceci a non seulement créé une meilleure ambiance mais a également facilité la circulation du public entre les stands. Malgré le nombre de visiteurs beaucoup plus important cette année, il y avait plus d’espace pour circuler. L’accès à la scène et au salon de Buddha situé juste derrière était facilité par l’existence d’”îles de repos” comme le coin jeux et internet qui se trouve maintenant aussi dans le hall du Festival. Cela a plu aussi bien aux visiteurs qu’aux exposants. Alors que l’an passé, les stands Soft Secrets 12 lauréats, tout comme l’an dernier, étaient très compétitifs. Les échantillons sont de très grande qualité et c’est très difficile de choisir entre eux. Une fois de plus, je suis très impressionné.” La Hollande fumante Malgré un intérêt majeur porté aux nombreux produits de culture, l’attention fut également centrée sur les entreprises dédiées à la consommation, aux fumeurs hollandais. Divers stands, comme Sfinx, ont exposé de magnifiques pipes à eau. A d’autres stands, comme Funny Fish, le public pouvait acheter toutes sortes de gadgets pour la fumette comme des pipes, des cendriers, des porte-clés, des montres et chaussettes cannabis. Il y a eu beaucoup de business car les prix étaient bas. Comme l’a fait remarquer un exposant: “Une partie du public n’a pas beaucoup d’argent à dépenser, c’est pourquoi nous proposons des choses à 1, 2 ou 5€.” A côté de la scène, il y avait un espace du Festival où les visiteurs pouvaient se promener et faire du shopping dans une ambiance moins business. Toutes sortes d’étalages étaient installées pour former un genre de bazar où l’on pouvait trouver des bijoux, des vêtements et d’autres gadgets ordonnés. les plus attrayants ont provoqué des bouchons, cette année, malgré les stands qui ont récolté un succès énorme (comme le containers de culture gagnant de Grow & GO et Happy Garden, voir encadré), il restait toujours possible de prendre le temps de discuter et de poser toutes les questions qu’on voulait. De nombreux visiteurs ont apprécié l’espace supplémentaire occupé par le Festival. Attirés par le son relaxant de DJ Perez, de nombreux visiteurs ont été envoûtés par l’ambiance du salon Buddha, hors du brouhaha du Festival, en ont profité pour feuilleter les brochures disponibles à volonté – et surtout pour se sont détendus avec un petit joint (certaines traditions ont été laissées intactes par les autorités). La Coupe Highlife : des lauréats de haute qualité Le point culminant de cette journée fut bien entendu la proclamation des gagnants de la Coupe Highlife 2005. A nouveau, le jury s’est trouvé face à un grand nombre d’échantillons à tester provenant des compagnies participantes qui ont mis le paquet pour présenter leurs meilleures herbes et haschich. DJ Cobus, membre du jury qui l’an dernier a présenté le concours, nous a dit: “La plupart des Les cultivateurs hollandais ont soif de connaissance En outre des nombreux exposants hollandais, les compagnies étrangères étaient également très présentes au Festival. Elles n’ont pas à se plaindre de l’accueil qui leur fut réservé. Byron Sheppard de Future Harvest Development: “Je suis très content. Le public est très enthousiaste. Malgré la longue expérience et la connaissance pointue des hollandais dans la culture, ils restent très ouverts aux idées nouvelles.” Han de PK Tradind fut également très surpris par ce point: “Grâce à l’arrivée sur le marché de nouveaux systèmes de culture, le nôtre étant l’un d’eux bien sûr, on peut voir que les cultivateurs hollandais ne sont pas conservateurs comme ils l’étaient par le passé. Les gens sont ouverts aux nouveaux systèmes de culture, ils ont soif de nouvelles connaissances. Le Festival est l’endroit idéal pour les échanges de savoir.” Cette compagnie propose cette année encore une série de nouveaux produits qui ont été très bien accueillis. Elle a même gagné un prix avec son Coliseum. Tout le monde souriait à PK Trading. Une participation positive Selon ses propres mots, Ibo de Bio Ibo était “un homme satisfait”. Ce fut un bon Festival dit-il, “Je pense que c’était mieux que l’an dernier. Cette année, on pouvait circuler partout facilement. Le festival était très beau; les compagnies ont fait beaucoup d’efforts pour leur présentation et partout, les stands étaient très jolis. Je n’ai rien d’autre à dire, nous avons eu trois jours très chargés et beaucoup de réactions positives et donc, je me répète, je suis un homme satisfait.” Parmi d’autres réactions positives, celle de Bert-Jan de House & Garden, dont l’explosif stimulateur de floraison Shooting Powder a reçu un accueil enthousiaste: “Ce Festival fut un succès pour nous. Nous avons fait de bonnes affaires et sommes très contents.” Le stand de Biobizz fut également fort occupé pendant le Festival. Avec ses produits de culture bio mondialement réputés (tous certifiés SKA/EKO/OMRI), le stand bien situé de la compagnie a reçu de nombreuses visites, nous explique Roy. “Nous n’avons pas à nous plaindre concernant l’intérêt qu’on nous a montré; les affaires ont tourné. Il est flagrant que les produits bio attirent de plus en plus d’attention et nous jouons un rôle de leader dans ce domaine qui ne fait que grandir grâce à cet intérêt.” Souvenir d’enfance Pour terminer ce long reportage, quoi de mieux que quelques mots d’un des organisateurs du Festival, Boy Ramsahai, qui avec un recul de quelques jours s’est déclaré très heureux du déroulement du Festival. “Ce fut un Festival magnifique. Et grâce aux compagnies qui ont beaucoup investi dans leur stand – même les nouveaux arrivants comme Ons Stekje ont fait beaucoup d’efforts, l’allure du Festival était splendide. En même temps, il y a eu plus de visiteurs que les années précédentes et les gens restaient plus longtemps sur place grâce à la partie divertissante du Festiva,l comme le salon de Buddha qui était mieux intégré dans l’ensemble que l’an passé. L’espace global du Festival, en m2, était également plus Un festival du chanvre sans plante de chanvre Les organisateurs du récent festival Highlife du chanvre ont marché sur des charbons ardents. Un festival du chanvre aux Pays-Bas sans une seule plante de marijuana à voir? Comment est-ce possible?, doit se demander tout le monde. L’avocat André Beckers nous l’explique: “Jusqu’il y a peu, on ne considérait pas comme un problème qu’un exposant montre une plante de chanvre durant le festival annuel du chanvre. Ceci a changé en 2004. Plus rien ne sera permis (à partir de maintenant)! Le conseil communal d’Utrecht a durci ses directives locales en matières de cannabis. Concernant la culture de l’herbe, il a adopté la ‘tolérance zéro’. L’organisation d’un festival annuel du chanvre sur leur territoire est furieusement controversée parmi les dirigeants d’Utrecht. Peu de temps avant le Festival de cette année, le Maire a fait savoir qu’il mettrait ses décisions en action. Si une seule infraction à la loi sur l’opium (loi hollandaise sur les narcotiques) était constatée, les organisateurs seraient déclarés responsables et tout le festival auraient été fermé au public. Oui, vous lisez bien. Le Maire ne brandissait pas la menace d’expulser l’exposant ou le visiteur en infraction, mais carrément de fermer tout le festival. La première clause de l’article 13b de la loi sur l’opium donne au Maire, en collaboration avec les autorités gouvernementales, le pouvoir d’agir contre les infractions à la loi sur l’opium si elle a lieu dans un immeuble accessible au public. Heureusement, les organisateurs avaient pris les devants et ont averti les exposants de l’interdiction de la présence de plantes de chanvre et que même fournir ou passer du chanvre (comme cela fut toujours permis) ne serait plus toléré. Le département de police et le conseil ont mené des contrôles rigoureux durant les trois jours du festival. Grâce à la collaboration des exposants et d’un public compréhensif, aucune infraction ne fut rapportée.” grand et l’ambiance très détendue. Ce fut une belle sortie comme à la belle époque et j’ai eu beaucoup de retours positifs. Ainsi, après tout, je suis un homme heureux.” En effet, ce furent trois jours fous et amusants. A la revoyure l’année prochaine! Sponsors Highlife remercie les sponsors suivants: www.onsstekje.nl (sponsor principal) www.atami.com www.biobizz.com www.bioibo.nl www.canna.com www.highqualityseeds.nl www.house-garden.nl www.igrow.nl www.hy-pro.nl Soft Secrets Highlife ut recht 2005 13 14 e NL f i l h g i H l a Le Festiv Soft Secrets La Great White Shark de la Greenhouse Seed Company arrive en tête La Coupe Highlife: de la qualité en abondance Indubitablement, le point culminant du premier jour du festival Highlife fut la présentation de la Coupe Highlife, tant désirée– même si les trophées d’argent scintillant ont été remplacés par d’élégantes plaques commémoratives en verre. En 2002, cette compétition de l’herbe et du hasch fut ré-instaurée à la demande du public après plusieurs années d’absence du Festival. Les fruits de cette décision furent fortement appréciés par les membres du jury même avant la compétition de 2005: près de 90 échantillons généralement de très haute qualité devaient être testés durant la ou les trois semaines précédentes et jugés selon leur aspect, leur goût et leur effet. Un peu moins que l’année dernière où 120 variétés différentes ont nécessité des yeux, des mains et des poumons experts. Heureusement, le jury a délibéré durant la période de Noël et ce furent de bonnes vacances pour ces veinards. Green House Seed Company Hydroland Journaliste de BNN Bio Ibo / Bio-G-Power Sensi Seeds Crystal Garden Exodus / Genesis 't Bunkertje De Vrolijke Gaper Far Out Any Day Sensi Seeds Het Hennep Huis Paradise Seeds Magus Genetics De Bovenstad KC Brains Twins Texte: Jan Sennema / Photos: Peter Verver Une coupe qui ne sera probablement jamais présentée pourrait être celle de la variété d’herbe la plus représentée. Si une telle coupe existait, elle serait sans aucun doute remportée par la Santa Maria. Cette variété incroyablement populaire a occupé pas moins de cinq positions honorables parmi lesquelles deux premiers prix. Il est évident que ceux qui sont dans le secret se tirent en courant avec cette variété – originaire du Brésil – qui allient une récolte généreuse avec un goût sucré et une montée magnifique et active. Ce qui est bien avec ce concours, c’est que l’on y prête également attention à des variétés que l’on rencontre rarement dans les coffeeshops; des variétés créées par et pour des amoureux de têtes de goût et de qualité suprêmes. Comme le fait remarquer Arjan Roskam de la Green Seed Company: “La vie est trop courte pour passer un seul jour à boire du mauvais vin. La vie est également trop courte pour perdre du temps à fumer du mauvais shit.” En effet, ce serait génial si la Coupe pouvait donner une nouvelle impulsion aux coffeeshops pour qu’ils enrichissent les séries qu’ils proposent et qui sont trop souvent peu originales. Comme l’ajoute Gerrit de Magus Genetics: “Bien sûr c’est une honte que le choix soit si limité mais cela se comprend. C’est avant tout une question de demande; la plupart des gens ne sont pas prêts à payer plus de cinq à six euros pour un gramme d’herbe forte.” Les inhabituels le troisième prix de la catégorie hydro. De même pour la modeste graineterie Magus Genetics qui est venue (comme l’an passé) avec un super produit et a cette fois remporté un premier prix pour sa savoureuse Exile. Le magicien de la graine, Gerrit de Magus Genetics affirme: “Nous avons été surpris que l’Exile gagne. Nous nous attendions plutôt à ce que ce soit notre Warlock, ma favorite personnelle. L’Exile est un hybride à 50% Warlock, 25% Northern Lights et 25% White Widow. L’effet est plus corporel que la montée obtenue avec la Warlock. C’est une herbe que vous ne voudrez absolument pas fumer pendant la journée si vous avez encore des choses à faire. En elle-même, son ampleur est limitée mais c’est une belle plante simple compacte.” En dehors du bleu, la troisième place fut accordée au coffeshop Far Out de Dedemsvaart, un shop de qualité qui se réjouit de son étoile décernée par sa région d’origine. La ville de Gorinchen était également représentée en force avec deux shops couronnés. Le Bovenstad a réussi à impressionner le jury avec deux de ces lauréates. De même pour le Vrolijke Gaper qui est a gagné la coupe des vétérans. Le Cristal Garden de Geldermalsen a fait un triomphe et a largement remporté le premier prix dans la catégorie d’herbe en extérieur avec sa Hill Gaze spectaculaire; une performance qui d’après Cristal Garden doit beaucoup à l’engrais exceptionnel Hy-Pro. Grammes-par-Watt Il n’y avait pas que les grands noms dans les positions de tête. Des petites compagnies parfois totalement inconnues ont imposé et consolidé leur renommée. Par exemple, le growshop Het Hennep Huis basé à Apeldoorn qui s’est forgé un nom pour son expertise de tout ce qui touche à la Santa Maria a remporté Les grossistes et fabricants Bio Ibo/BioG-Power continuent à grimper depuis 2004 avec deux premiers prix et un second prix. Le prix le plus honorable fut la seconde place dans la catégorie libre pour la Super Silver Haze, une variété difficile à cultiver et qui n’est pas à la Bio Ibo / Bio-G-Power Soft Secrets portée de n’importe quel cultivateur. Toutes les lauréates gagnantes de Bio Ibo ont été cultivées avec la série complète de produits bio ou hydro de Bio-G-Power et leur propre produit, le Powertop qui leur a donné ce goût savoureux. Mais une bonne récolte ne résulte pas seulement de propriétés génétiques exceptionnelles et d’engrais de haute qualité. Comme le dit Kees de Bio Ibo: “Notre point fort est que nous informons nos consommateurs de manière claire et complète et nous mettons beaucoup d’importance sur la continuité. Nous sommes certainement ouverts à toutes les innovations mais nous ne défendons pas particulièrement les cultures qui utilisent d’énorme quantité d’engrais car nous pensons également aux personnes qui vont fumer le produit. Regardez, la Santa Maria offre une bonne récolte et dès que vous maîtriserez un peu sa culture, vous en tirerez facilement de bons grammes-par-watt. Beaucoup de nos clients peuvent y arriver facilement avec les conseils qu’on leur donne.” “Bienheureux” Les Sensi Seeds, Sensi Growshop et Sensi Smile étaient, ainsi que le veut la tradition, une fois encore présentent dans les hautes strates, cette fois avec un second prix pour la Black Domina, plus un second et un troisième prix pour la Mothers Finest. Le coffeeshop d’Apeldoorn ‘t Bunkertje a même réussi à remporter une première place avec sa Jack Herrer (propriétés génétiques Sensi). “Cette année, nous n’étions pas aussi bien préparés que l’année précédente,” dit Ben Dronkers, le fondateur de Sensi. “Nous sommes donc très contents des résultats et particulièrement depuis que nous avons été si près des coupes espagnole et française moins connues. J’espère que ces concours vont contribuer à la publicité de variétés différentes d’herbe et motiver les cultivateurs à essayer d’autres choses que toujours les mêmes variétés commerciales. Aux Pays-Bas, nous avons un genre de tradition du clonage mais on revient toujours à la graine; après un ou trois ans de clonage, on commence à apercevoir des signes de dégradations des têtes; de la gélatine se forme dans la plante et ce qu’on appelle les ‘flutjes’, des têtes petites et insipides.” La tête dans les nuages La fierté de Limburg, le growshop Exodus (1er prix pour son hasch Isolater) et le coffeeshop Genesis (3ème prix pour le Snowbol) se portent plus que bien sous la direction de leur propriétaire Léon. Vêtu d’un chapeau cow-boy gonflable orange, cet entrepreneur avait encore la tête dans les nuages après la danse effrénée qu’il venait d’expérimenter. Avec un large sourire et une voix rauque, il nous a dit: “Toutes nos participantes ont été cultivées avec des produits Hy-Pro où tout tient en un composant. Si vous cultivez bio, vous avez tout ce qu’il vous faut dans un bidon. Avec d’autres compléments alimentaires, il faut aussi des stimulateurs de racines et tout un fatras de produits.” Sur le hasch Isolater fraîchement couronné, il ajoute: “Notre hasch Isolater est tellement fort que nous faisons attention à qui nous le vendons dans le shop car il ne convient pas à tout le monde. Il n’est pas rare de voir quelqu’un qui se prend une porte et il faut rester attentif à cela quand on vend.” 15 son goût sensationnel et sa montée lente, durable et élevée et c’est aussi un très bon relaxant. La Shéhérazade convient très bien pour l’extérieur même si la récolte tombe aux environs de la mi-octobre, pour les cultures en Hollande, ce sera toujours un peu risqué. En Suisse, elle est très souvent cultivée à l’extérieur et les résultats sont très bons. Elle résiste également très bien aux infections de moisissures. Des grandes propriétés génétiques aventureuses Green House Seed Company La Great White Shark: veni, vidi, vici Sortir de nulle part et remporter le premier prix général n’est pas un mince exploit. Mais c’est exactement ce qu’a fait la Greenhouse Seed Company en dépassant largement tout le monde pour remporter le prix général avec sa Great White Shark (600.3 points). C’est la première fois que cette compagnie internationalement connue participait à la Coupe Highlife. Le plus impressionnant, c’est que toutes les autres lauréates possédaient des propriétés génétiques de Greenhouse. Par exemple, la Super Silver Haze (594.5 points) présentées par Bio Ibo et qui a eu la deuxième place dans la catégorie générale. De même pour la numéro 3 de ce groupe, qui était également de la Super Silver Haze proposée par le coffeshop Twins. Une performance convaincante pour compagnie de graines qui a plus souvent recherché le reconnaissance à l’étranger que dans son propre pays. “J’apprécie beaucoup que d’autres personnes aient gagné des prix pour nous – on ne peut espérer mieux, n’est-ce pas?”, nous dit le propriétaire de Greenhouse, Arjan Roskam avec une fierté méritée. “Je ne m’attendais pas à de tels résultats. Personnellement, j’aurais inscrit la Great White Shark, une Indica, en dernier. Je misais plutôt sur notre White Snow et l’Arjans Haze. Ce n’est pas pour rien que j’ai donné mon nom à cette dernière variété. Je suis convaincu qu’on ne peut pas trouver meilleure herbe. Même si je suis un grand fan de Haze, le goût est bien meilleur et en fait, on ne peut pas comparer une Haze avec une Indica, il y a tellement de différences entre elles. Mais il ne faut pas oublier qu’une telle culture prend du temps. Cela me rappelle qu’il y a neuf ans, quand on a commencé à vendre de l’herbe cultivée en Hollande, tout le monde nous traitaient de fous. Regarde où on en est maintenant…” Des conseils pour les cultivateurs qui voudraient travailler avec la Great White Shark? “L’une des plus grande erreur des cultivateurs hollandais, c’est qu’ils moissonnent leurs plantes après sept ou huit semaines alors qu’il en faudrait 9,5 – ou même une semaine et demi de plus – c’est l’idéal.” “Une vraie herbe blanche” La Shéhérazade de Paradise Seed, impossible à détrôner depuis des années, est arrivée seconde dans la catégorie bio pour les compagnies de graines. Luc de Paradise Seeds déclare: “La Shéhérazade est une véritable herbe blanche mais elle donne des têtes plus grasses que la White Widow par exemple et fleuri généreusement. C’est une culture rapide, facile à mener à bien, même pour un cultivateur inexpérimenté. Ensuite, il y a La conclusion la plus frappante de ce concours excitant, c’est que la Santa Maria est entrain de devenir la variété la plus populaire des herbes cultivées aux Pays-Bas. La combinaison entre la facilité de culture, la haute qualité et le prix raisonnable va certainement lui assurer une plus grande accessibilité dans le menu des coffeeshops. Tout amoureux de beuh qui sait faire la différence et qui dépend des coffeeshops sera heureux avec les lauréates de Genesis, Sensi Smile et ‘t Bunkertje. Toutes ces bonnes affaires ont débarqué avec des propriétés génétiques aventureuses tirant leurs origines de compagnies de graines dominantes. Une bonne synergie entre les coffeeshops et les graineteries dans laquelle tout le monde se sent bien, et le consommateur aussi, une troisième partie souriante. A la grande joie des membres du jury, il n’y avait que peu de variétés commerciales parmi les gagnantes; cette année, des variétés exotiques comme la Mangolian Indica (Sagarmatha Seeds), l’Exile (Magus Genetics),la Super Silver Haze (Greenhouse) ou la Mothers Finest (Sensi Seeds) et la Shéhérazade (Paradise Seeds) ont ravi les fans de têtes coupées de qualité. Des variétés que l’on espère pouvoir trouver dans de nombreux coffeeshops dans un avenir pas top lointain. Le présentateur DJ Cobus en discussion avec le journaliste de BNN Highlife Cup 2005 1 600,3 Great White Shark Green House Seed Company Growshop Hydro 1 564,5 2 563,5 3 562,5 Santa Maria Widow 2004 Santa Maria Bio Ibo Hydroland Het Hennep Huis Growshop Bio 1 579 2 566,8 3 563,3 Jack F1 Mothers Finest Widow ‘ 96 Grow Side Maastricht Sensi Growshop Hydroland Growshop Nederhash 1 581,8 Isolater 2 573,5 Bio Ice Power 3 555,8 Kristal Exodus Bio-G-Power Crystal Garden Coffee 1 2 3 shop Hydro 581 Jack Herrer 567,3 Black Domina 564,8 White Widow t Bunkertje Sensi Smile Catweazle Coffee 1 2 3 shop Bio 561,3 557,3 552 De Vrolijke Gaper De Bovenstad Genesis Coffee 1 2 3 shop Nederhash 580,8 Master Blaster 566,8 Bio Polm Power 552 Santa Maria Hasj Any Day Inpetto Far Out Hydro 1 2 3 seeds 600,3 571 570,8 Great White Shark White Widow Mothers Finest Green House Seed Company Catweazle Sensi Seeds Bio seeds 1 579,5 2 574,3 3 559,5 Exile Sheherazade Mangolian Indica Magus Genetics Paradise Seeds Sagarmatha Seeds Outdoor 1 579 2 555,5 3 555 Hy-Haze KC 39 Pro-Haze Cristal Garden KC Brains De Bovenstad Haze 1 2 3 Super Silver Haze Amnesia Super Silver Haze Bio Ibo De Vrolijke Gaper Twins 594,5 593 590,3 Santa Maria Santa Maria Snowbol 16 e NL f i l h g i H l a Le Festiv Le plus beau stand: Ons Stekje Le grossiste Ons Stekje a bien mérité le premier prix pour le stand le plus beau du Festival du chanvre Highlife. Ce stand rond, artistiquement décoré, s’accordait parfaitement à l’image de marque défendue par Jan de Ons Stekje: “Nous voulons laisser une impression ordonnée et propre et c’est ce que nous essayons d’exprimer avec notre stand. Je suis bien sûr très content que nous ayons remporté un prix avec cela. De la part des organisateurs du Festival, nous voulons féliciter Ons Stekje pour ce premier prix. Ons Stekje grossiste (pas de vente au détail) Tél: + 31 (0) 10 420 2309 Fax: +31 (0) 10-421 2443 www.onsstekje.nl Un Happy Garden dans un container de bateau Les portes du container de culture spectaculaire du growshop Happy Garden d’Eindhoven furent littéralement piétinées pendant les trois jours par les visiteurs curieux et cette popularité s’est traduite par un troisième prix dans la catégorie du meilleur produit. William, le propriétaire, est ravi de cette récompense et dit qu’il a été pris par surprise. “Supercool!” est sa première réaction derrière un large sourire. Ce fut un grand exploit pour un growshop qui a ouvert il y a seulement six mois d’apporter un produit aussi ambitieux sur le marché et de réussir à remporter un prix. En plus, la construction de cette chambre de culture mobile à l’intérieur d’un container de bateau a été terminée seulement une semaine avant le festival… “L’intérêt qu’on lui a montré est énorme”, s’exclame le joyeux jardinier. Ce qui n’est pas si étonnant sachant que le cannabiculteur qui n’a que peut d’expérience peut immédiatement commencer le travail - c’est une vrai plug and play - et en deux mois, il traînera à la maison une récolte de six kilos. En d’autres termes, il aura royalement récupéré son investissement en un tour de mains. Le système très complet et sophistiqué est livré totalement équipé par un transporteur indépendant qui ne sait rien de son utilisation finale - ce qui ajoute une dimension supplémentaire à la discrétion! Ce monstre provocant peint en blanc (d’autres couleurs sont disponibles) est visible au Happy Garden, Leenderweg (numéro 313) à Eindhoven. Happy Garden Tél: +31 (0) 40 2122930 • www.thehappygarden.nl Soft Secrets Grow & Go, faites de la place pour un container de plus L’ambiance au stand d’IGS est festive. “Pour nous, le festival était super”, nous dit John d’IGS. “Nous avons reçu le premier prix pour le meilleur produit mais le plus grand prix de ce festival est dans mon cœur parce que j’ai demandé à ma petite amie de m’épouser! Bien sûr, nous sommes enchantés de ce prix pour notre grow Just ainsi que pour notre armoire de culture, le container Grow & Go. Le Grow & Go est muni d’un certificat TNO pour son système d’extinction d’incendie Firepro, de notre propre système de flux et reflux et de toute une série d’options supplémentaires, comme le système CCTV pour celui qui veut la totale. Je voudrais encore ajouter qu’il faut que les gens sortent et cultivent beaucoup plus de beuh car il y en a trop peu!” Quelques jours après le festival, nous avons appelez le quartier général d’IGS à Best. John était très enthousiaste: “Nous avons des journées chargées mais après le festival, nous avons eu plus clients; il y a eu une pluie de compliments et de commandes par internet et par téléphone. Plein et plein de commandes, aussi d’Espagne et de France – en fait, de toute l’Europe…” Info: I.G.S. • Tél: +31 (0) 499 496090 • Fax: +31 (0) 499 496091 • www.igrow.nl Culture colossale à échelle réduite avec le Coliseum PK Trading est une des autres compagnies surprises d’avoir été honorée pour ses produits. Dans ce cas, il s’agit du second prix pour le meilleur produit avec son système de culture Coliseum. “Pour être honnête, je ne m’intéressais même pas à qui avait gagné des prix”, déclare sobrement Han de PK Trading. “Ainsi, je peux affirmer que c’était une fameuse surprise.” Le Coliseum fut choisi parmi les spectaculaires systèmes de culture de PK au look high-tech, comme les systèmes de culture Eco ou Omega. Il s’agit d’une invention brillante qui au départ d’un design canadien a été développée pour permettre aux gens vivants dans des villes surpeuplées du Tiers Monde de cultiver euxmêmes leurs aliments de base: une récolte maximale sur une surface minimale. On peut facilement placer 300 plants dans cette ‘tour cubique pour plantes’ qui est enluminée par trois 600 watts montées centralement dans des tubes froids. Une récolte allant jusqu’à quatre kilos est rendue possible même pour ceux qui n’ont que modérément les doigts verts. “Au début, je ne croyais pas vraiment dans ce nouveau type de système de culture”, déclare Han. “ Mais maintenant que j’ai pu constater de mes propres yeux comment cela marche, je suis beaucoup plus positif à son égard. Cela fait gagner de l’espace et surtout de l’énergie, ce qui est le plus important maintenant les compagnies grossissent leurs factures.” Info: PK Trading Tél: +31 (0) 10 2809878 • Fax: +31 (0) 10 2809875 www.pktrading.nl Soft Secrets Le Bricoleu r 17 La culture pour les nuls 4ème partie Voici comment construire votre propre espace de culture Dès que les connaissances requises et le matériel sont réunis, nous sommes prêts à organiser notre espace de culture de manière efficace pour y maintenir un climat favorable. Un espace de culture peut être de modèles et de tailles divers mais quel qu’en soit le format, il y a un certain nombre de points essentiels à respecter. Par Bart B. La lumière Imperméable à l’air Pour commencer, nous devons nous assurer que l’espace est totalement opaque à la lumière. Pour arriver au sommet de sa floraison, la plante de cannabis a besoin de 12 heures de nuit interrompues et 12 heures de lumière. Si la période nocturne de 12 heures est interrompue, la récolte sera moins bonne, voire nulle. C’est pourquoi vous devriez rester un moment dans votre espace, si c’est possible, et vous assurer qu’aucune lumière ne filtre. Si c’est le cas, il existe du ruban adhésif opaque pour boucher les trous et les fissures. Un espace qui n’est pas totalement opaque peut faire échouer la récolte car les plantes sont dérangées. Ce qui arrive le plus souvent dans ce cas, c’est la création de plants mâles sur les plants femelles à cause du stress auquel ils ont été exposés. En très peu de temps, quelques fleurs mâles peuvent fertiliser la plantation femelle au complet et en fin de compte, il ne vous reste plus que des têtes pleines de graines. Un bon cultivateur vérifie ses plantes en permanence pour Quand la plante est bien en fleur et a produit de superbes têtes, leur odeur se développe petit à petit. Nos plantes vont commencer à diffuser un parfum puissant ce qui rend d’une importance vitale que l’espace soit complètement imperméable à l’air. L’espace de culture ne doit avoir qu’un minimum de fissures et de trous d’où l’odeur de marihuana pourrait passer et il est préférable qu’il n’y en ait pas du tout. Quand les plantes commencent à sentir, vous irez les voir tellement souvent que vous vous habituerez à l’odeur. Vous serez alors rapidement convaincu qu’elles ne sentent que légèrement, voire pas du tout, tandis que vos voisins ou colocataires souffrent de la puanteur. En outre des aspects sécuritaires de l’imperméabilité à l’air, le contrôle du climat en est un autre aspect très important. La création d’un bon climat est cruciale si vous voulez tirer le meilleur de vos plantes. Ainsi, quand vous construirez votre espace, veillez à ce que non seulement les odeurs ne puissent Les murs sont d’un blanc réfléchissant et on construit un bac à déchets pour récolter les surplus d’eau. On fait une construction en bois que l’on place à environ 15-20 cm au-dessus du sol. enlever toutes les fleurs mâles au bon moment. Il faut plusieurs semaines avant qu’une fleur mâle ne puisse disséminer son pollen. Il arrive aussi fréquemment qu’une plante ait des difficultés à fleurir quand des raies de lumière entrent et elle ne produira alors qu’une maigre récolte. Avant tout, surveillez tous les appareils électriques car les lampes, généralement petites, diffusent une lumière forte qui peut déranger le sommeil nocturne de vos plantes. Collez un morceau de bande adhésive opaque sur toutes les lampes et lumières. pas sortir mais aussi à ce que les courants d’air ne puissent pas entrer. Un troisième élément d’importance est d’empêcher toutes créatures et vermines indésirables d’entrer dans l’espace. Un bon espace de culture est en fait une sorte de cellule de quarantaine dans laquelle rien n’entre ni ne sort sans que vous ne lui disiez. La température Quand les points décrits ci-dessus sont bien en place, nous sommes arrivés au but de la construction d’un espace de culture : un climat idéal dans lequel les plantes peuvent devenir géantes et fleurir rapidement. La température doit être constante et pour cela, il faudra un (ou plusieurs) ventilateurs pour assurer une bonne aération. Les plantes seront ainsi plus épaisses, leur tige plus forte et elles donneront plus que des plantes cultivées sans ventilateurs. Si vous disposez d’un budget conséquent, vous pouvez investir dans un thermostat, un hygrostat ou un thermo-hygrostat. Vous pouvez brancher le thermostat au ventilateur ce qui vous permettra de régler la température maximale désirée – disons 28 degrés – pour votre espace. Si la température dépasse les 28 degrés, le ventilateur se mettra en marche pour refroidir l’espace jusqu’à la température voulue. L’hygrostat peut également être branché au ventilateur pour contrôler l’humidité de l’air. Si l’espace devient trop humide, le ventilateur aspirera l’air jusqu’à ce que le bon niveau soit atteint. Avec un commutateur, vous pouvez régler la vitesse du ventilateur et ainsi, le faire fonctionner en continu à vitesse réduite pour faire entrer de l’air frais en permanence. Afin de réguler l’humidité de l’air, il vous faudra un humidificateur d’air. Ce n’est pas très cher et c’est un investissement l’humidité de l’air augmenter durant les premières semaines est plus facile dans un espace réduit mais vous pouvez toujours essayer dans une pièce entière. C’est bien entendu possible dans une grande pièce mais vous aurez besoin d’un équipement coûteux et comme débutant, vous feriez mieux de commencer avec un petit budget. Bien entendu, vous pouvez aussi dépenser de l’argent pour bien isoler votre local; chacun fait comme il veut. Nous devons également veiller à ce que d’un côté de l’espace, tout au fond, il y ait des trous pour que l’air entre. Ces trous servent à laisser entrer de l’air frais riche en CO2. Au côté opposé, nous plaçons une pompe d’aspiration. Celle-ci aspirera l’air chaud. L’air chaud monte et c’est pourquoi nous plaçons la pompe à l’endroit le plus élevé possible de l’espace. Avec un filtre à charbon placé sur la pompe, on supprime en même temps les odeurs fortes. Le filtre à charbon et la pompe étanche vont ensemble et sont essentiels dans le jardin que nous sommes entrain de construire. Un filtre peut servir pour environ cinq récoltes ou plus ou moins un an. La puissance de la pompe doit correspondre à la taille de l’espace de culture. Il faut donc commencer par calculer le volume de l’espace. Rappelezvous l’école: la longueur x la largeur x Après avoir fixé un film plastique blanc sur les murs, on fixe le même plastique sur notre construction. En faisant cela, nous avons construit un support pour nos plantes. Faites attention de ne pas le trouer avec des objets tranchants. qui en vaut la peine. Cet appareil dispose d’habitude d’un hygrostat incorporé. Dans ce cas, il vous suffit de le régler sur le taux d’humidité voulu et l’humidificateur se charge de le maintenir. Cela créé des miracles surtout pendant la période de croissance. Une plante peut pousser deux fois plus vite dans une atmosphère humide et cela fait gagner du temps dans la phase de croissance. Chauffer une grande pièce ou un petit espace de culture fait un monde de différences. Laisser la hauteur = le volume de votre espace. Choisissez toujours une pompe dont la puissance est légèrement supérieure au volume de l’espace. Ceci peut faire la différence durant les chauds mois d’été et garder votre espace à une température raisonnable. En conséquence, prenez une pompe plus puissante – par exemple, pour un espace de 500 m3, on choisira un ventilateur destiné à un espace de 750 à 1000 m3. Un avantage supplémentaire est qu’en hiver, on peut le laisser tourner plus Soft Secrets 18 Le bac à déchets Pour qu’un mètre carré soit le plus efficace possible, je place un écran réfléchissant tout autour. On peut ainsi mieux contrôler la température et créer un espace totalement opaque à la lumière. doucement et économiser de l’énergie tandis qu’en été, on peut confortablement maintenir la température sous les 30 degrés. Un grand ventilateur qui tourne à la moitié de sa puissance fait beaucoup moins de bruit qu’un petit ventilateur qui tourne à pleine puissance. Et si vous désirez agrandir votre espace plus tard, il n’y a pas besoin d’en racheter un nouveau. Vous ne pourrez jamais acheter un ventilateur trop grand mais bien trop petit. Il est insensé de laisser tourner un ventilateur à fond s’il peut aussi bien remplir l’espace d’air frais en tournant à la moitié de sa puissance. En situant les trous pour l’entrée de l’air du côté opposé de l’appareil, cela créé un courant d’air qui apporte de l’air frais d’une extrémité à l’autre de l’espace en passant au-dessus des plantes. C’est très bon pour les plantes qui profiteront au maximum de l’air frais avant qu’il ne soit vidé de son CO2. Il sera ensuite aspiré et supprimé de l’espace. Afin d’empêcher les parasites d’entrer, on peut boucher les trous d’air avec des bas en nylon et ainsi rien ne peut pénétrer ce qui vous aidera à éviter les infestations plus tard. Mais n’oubliez pas que la lumière ne peut pas passer non plus par ces trous. Pour cela, des tubes courbés en PVC sont très utiles car ils laissent passer l’air mais pas la lumière. Il y a des milliers de façons de faire pour créer un espace bien aéré. Ils sont tous géniaux mais il y a deux choses qu’il faut garder à l’esprit : les entrées d’air se situent de préférence au fond et il faut garder l’espace opaque. Dans le cas où vous ne pourriez vraiment pas faire de trou pour une pompe, la meilleure solution est d’acheter une porte pas chère et d’y faire un trou pour l’extraction d’air. Cette méthode est fréquemment utilisée par des cultivateurs professionnels. Les mètres carrés Assez parlé, il faut se mettre au travail et construire l’espace de culture. Il ne faut pas grand-chose pour cela: un mètre carré suffit et tout le monde a bien ça que ce soit dans le grenier, dans la cave ou dans une chambre d’ami. Ce qu’il nous faut, c’est: une agrafeuse Quand toutes les parois ont été fixées l’une à l’autre, je choisis de faire un bac pour récolter les déchets afin de garder le lieu propre et ainsi diminuer les risques de maladie. pour le bois, une scie, du plastique blanc et noir, un foret, des vis, des ciseaux, quelques planches de bois – et un mètre carré. Nous allons construire un écran autour de l’espace de culture. Si que vous n’utiliser qu’un seul mètre carré dans une grande pièce, il faut séparer l’espace de culture du reste de la pièce qui peut encore servir à autre chose. Si vous ne faites pas cela, toute la pièce sentira quand les plantes seront en fleurs. Avec un écran, la lumière des lampes sera pleinement utilisée et c’est là le plus grand avantage. La lumière que reçoit une plante va fortement déterminer le succès de la récolte. En construisant un écran autour du mètre carré et en le recouvrant de plastique blanc réfléchissant,vous garderez la lumière dans l’espace et sur vos plantes. Si vous ne le faites pas, la lumière va se disperser dans toute la pièce et vous en perdrez une grande partie. Vous assurer que les surfaces autour des plantes soient faites de plastique blanc réfléchissant est la meilleure façon de grossir la récolte. Je ne connais rien de moins cher ni de plus facile. Mylar est le meilleur produit sur le marché actuellement pour réfléchir la lumière sur vos plantes. C’est un peu plus cher que le plastique noir et blanc mais réfléchi jusqu’à 99% de la lumière que donnent vos lampes sur les plantes. Il est très important que votre espace de culture ait des murs réfléchissants que ce soit des murs blancs ou du plastique suspendu ne fait pas de différence. La construction d’un écran ne prend qu’une demi-heure si vous avez tout le matériel nécessaire sous la main. On coupe huit morceaux de bois d’environ 1,20 m de long et six d’environ 1,70 m. Cette longueur (1,70 m) correspond à la hauteur du plafond de ma cave. La longueur que vous choisissez est de préférence un peu plus petite que la hauteur du local où se trouvera l’espace de culture. Si votre pièce mesure 2 mètres de haut alors coupez à une longueur d’environ 1,97 m. En résumé, enlever quelques centimètres à la hauteur de votre local. Il est important qu’il y ait des trous pour laisser entrer l’air frais, de préférence au fond. L’air frais peut ainsi circuler à l’intérieur entre toutes les plantes, de la période de croissance à la floraison et bien au-delà. La première étape est très simple : on fait un cadre de bois en attachant deux morceaux de 1,20 m de large à deux morceaux de 1,70 m (dans mon cas) de haut. Cela va très vite avec un foret électrique. On fait un trou dans chaque morceau puis on les visse ensemble. Quand le cadre est bien fixé, on peut tendre le plastique dessus avec l’agrafeuse. Les excédents peuvent être coupés quand c’est fixé. Nous avons maintenant notre première paroi réfléchissante. A cela, nous devons attacher une paroi de plus, de la même façon, mais en utilisant seulement un morceau de 1,70 m. On utilise le morceau de 1,70m du cadre qu’on vient de faire et on y fixe deux morceaux de 1,20 m et un de 1,70 m. Puis à nouveau, tendre et agrafer le plastique et couper l’excédent. Nous avons maintenant deux côtés de l’écran attaché l’un à l’autre. Ainsi, on ne fait pas des parois qui pendent séparément. On fait la même chose de l’autre côté et construisons là aussi une paroi en la fixant au bois de la première paroi. On obtient alors trois surfaces réfléchissantes solidement attachées l’une à l’autre. Vous pouvez maintenant placer votre construction autour du mètre carré choisi pour votre culture. Comme vous pouvez le remarquer, les parois sont un peu plus grandes que l’espace de culture. C’est pour avoir de la place pour mettre le ventilateur. Pour terminer, on construit une paroi indépendante avec deux planches de 1,20 m et deux de 1,70 m. On la place contre l’ouverture de la boîte à trois parois et l’espace de culture est complètement scellé. Tout ce qu’il vous reste à faire est d’ouvrir la paroi-porte pour surveiller et soigner vos plantes. La lumière des lampes reste de cette façon dans l’espace et vous verrez la différence que cela fait quand vous récolterez. L’odeur des plantes est également conservée à l’intérieur et peut être facilement supprimée à l’aide d’une pompe comportant un filtre. Le reste du local peut ainsi être utilisé à d’autres fins. Les cultivateurs créatifs peuvent euxmêmes faire un véritable bijou de leur espace de culture. Un espace de culture devrait être facile à entretenir et c’est pourquoi je choisis de construire un bac dans lequel les plantes seront posées. Pour cela, on construit un cadre de 1,10 m de large sur une longueur de votre choix et une hauteur de 15 cm. On l’entoure avec le même plastique blanc et noir (pour être certain qu’il n’y a pas et qu’il n’y aura pas de trous dedans). Avec un tel support, la culture se fait plus proprement et cela évite le développement de maladies. Tous les déchets comme de la terre, les feuilles mortes ou les éclaboussures d’eau tomberont directement dedans. Et quand la récolte est terminée, le tout est nettoyé en deux en trois mouvements pour la prochaine culture. Si vous n’utilisez pas un tel bac, comme beaucoup de cultivateurs, votre espace sera rapidement plein de saletés partout. Un tel support est également très utile si vous devez rincer votre moisson. “Rincer”, c’est supprimer les excédents d’engrais de la terre (plantes en pot). En donnant beaucoup d’eau pure aux plantes, on les lave de leur surplus d’engrais et d’éléments nutritifs, ainsi que des sels minéraux qui s’accumulent en cas d’apport excessif d’engrais (les sels se trouvent dans les engrais). Certains cultivateurs rincent leurs plantes tous les quinze jours afin de maintenir la terre la plus saine possible. Avec ce bac, vous pouvez faire ça sans problème et sans mettre de l’eau partout. Vous pouvez aussi, si vous cultivez en terre, remplir le bac d’eau fertilisée et laisser les plantes se servir comme elles l’entendent. C’est la même chose qu’une plante posée dans un sous-pot. En fait, vous avez fait un énorme sous-pot. Les plantes seront ainsi mieux protégées contre les excès d’engrais car elles décideront elles-mêmes de la quantité qu’elles vont absorber. Si vous devez vous absenter pendant trois-quatre jours, il vous suffit de remplir le bac à rabord et elles ont auront assez d’eau pour ces quelques jours. Le bac devient ainsi un système d’arrosage automatique. Plus tard, vous pourrez facilement passer à un système hydroponique. Récapitulatif : notre but est de construire un espace opaque et hermétique dans lequel l’air frais riche en CO2 entre par un côté, circule et ressort par l’autre côté. Une pompe aspirante suffisamment puissante assure la circulation de l’air et un ventilateur mélange l’air frais entrant avec l’air chauffé par les lampes pour que la température soit la même d’un bout à l’autre de l’espace. Il suffit d’y ajouter des murs réfléchissants pour maximiser l’effet de la lumière et un bac pour garder le tout bien propre et le tour est joué. L’espace de culture est prêt à être planté! La prochaine fois, nous nous attèlerons à rendre votre espace de culture opérationnel. Cette série d’articles est faite en collaboration avec Palgron; rencontrez-les sur www.plagron.nl Soft Secrets Grow your o wn La culture en intérieur et extérieur Par Steve Davis Le soleil brille fort en Espagne, Italie et dans d’autres pays européens et la période de culture est tellement longue dans de nombreuses régions de ces pays que la culture en extérieur est de loin la manière la plus populaire de produire de la marijuana. On estime, par exemple, que seulement 15% de la marijuana consommée en Espagne est cultivée en intérieur. La culture en extérieur a de nombreux atouts : le soleil est gratuit. Vous ne devez payer personne pour la lumière qui renforcent vos plantes. Le dioxyde de carbone (CO2) est gratuit. Le ciel et le vent sont gratuits. Les plantes peuvent pousser autant qu’elles le désirent et des cultivateurs doués en extérieur atteignent des récoltes d’un kilo de fleurs séchées et plus par plante. La marijuana en extérieur est la plupart du temps cultivée en pleine terre et certaines personnes pensent religieusement que ce type de marijuana, cultivée en terre sans engrais, est d’une qualité supérieure à celle cultivée en intérieur. Ils pensent que la marijuana provenant de l’extérieur qui a poussé sans engrais chimiques est meilleur que la marijuana cultivée en intérieur avec ou sans engrais et qu’elle est meilleure à celle cultivée en extérieur avec des engrais chimiques. A ce jour, il n’y a aucune preuve empirique qui démontre que l’utilisation d’engrais synthétiques bien dosés produit une sorte différente de marijuana mesurable et inférieure à une marijuana cultivée avec des engrais biologiques. Des botanistes affirment que les plantes absorbent des éléments nutritifs en fonction des caractéristiques chimiques de ces éléments, qu’ils soient ou non présents dans la terre, dans les engrais bio ou synthétiques. Des tests anonymes qui comparent la marijuana soi-disant bio à de la marijuana cultivée avec des engrais chimiques révèlent que même le fumeur le plus érudit ne peut déceler la différence entre les deux. Et des scientifiques qui ont testé la marijuana affirme que les ingrédients actifs dans la marijuana, appelés cannabinoides, sont moléculairement identiques que ce soit dans les plantes cultivées dans des jardins de terre ou hydroponiques ou cultivées en intérieur sans terre, avec ou sans engrais synthétiques. Il est vrai que des techniques de culture inadéquates, que ce soit en intérieur ou en extérieur, peuvent créer des problèmes. Par exemple, de nombreux cultivateurs bio fertilisent leurs plantes avec du guano de chauve-sauris et d’autres substances qui ne sont pas stérilisées. Certaines de ces substances contiennent des bactéries et des maladies qui affectent les consommateurs de marijuana. De nombreux cultivateurs en terre utilisent sans le savoir des sols contaminés par des toxines, des polluants, des métaux lourds et même de la radioactivité. La terre et l’air contiennent des champignons nuisibles qui peuvent également affecter les consommateurs. Il est donc trop facile et surtout inapproprié de déclarer que la meilleure marijuana est celle cultivée à l’extérieur sans additifs synthétiques. Scientifiquement parlant, il est possible de cultiver proprement, en toute sécurité, une marijuana puissante en intérieur ou extérieur, en utilisant des engrais bio, synthétiques ou pas du tout. Mais il reste une question: si le soleil, l’air et le vent sont gratuits et si le climat est favorable, pourquoi quelqu’un habitant dans un pays chaud cultiverait-il en intérieur? Il y a plusieurs réponses a cette question et les voici: LA SECURITE: la marijuana se voit trop facilement à l’extérieur et peut être confisquée ou volée. Si vous cultivez dans votre jardin, sur votre propriété ou celle de quelqu’un d’autre, les gens peuvent voir votre marijuana. Ils peuvent la voler ou vous dénoncer à la police qui peut la confisquer. La police peut vous arrêter. Parcontre, si vous cultivez à l’intérieur, il y a peu de chance qu’un étranger voit vos plantes de marijuana. LE CONTROLE DU CLIMAT: la marijuana pousse le mieux sous une température de 22 à 28 degrés Celsius et avec un taux d’humidité de 40-50%. En extérieur, la plupart des marijuanas ont besoin d’au moins cinq heures d’un soleil puissant durant sa première phase de croissance, que l’on appelle la phase de croissance végétative. Elle a un besoin d’un autre type de lumière et d’un nombre d’heures de lumière du jour différent pour atteindre et achever sa phase de floraison. La marijuana poussera dans des conditions moins que parfaites et si ces conditions sont difficiles, la récolte et la puissance en seront réduites. Dans certains cas, les température, humidité, longueur du jour et qualité de la lumière inadéquats empêchent la production bien utile de fleurs puissantes. La marijuana nécessite aussi des apports en eau et en éléments nutritifs réguliers. Les tombées de pluie ne sont pas prévisibles et les tempêtes peuvent être tellement fortes qu’elles endommagent les plantes. Les cultivateurs des régions arides dépensent beaucoup d’énergie pour apporter de l’eau à leurs plantes. La plupart des cultivateurs ne peuvent pas utiliser le sol tel qu’ils le trouvent. Ils doivent apporter de la terre, la travailler, enlever les pierres, ajouter des éléments nutritifs pour la rendre meilleure à la culture de marijuana. Ceux qui cultivent en intérieur n’ont pas tous ces problèmes. Dans ce cas, vous pouvez contrôler avec précision la température, l’humidité, la longueur du jour, la lumière, les éléments nutritifs et ce dans quoi vos plantes vont pousser. Peu importe l’époque de l’année, vous pouvez toujours maintenir l’été ou la saison des moissons dans votre local de culture. Vous pouvez contrôler la taille de vos 19 plantes avant leur floraison, combien de temps elles fleurissent, de combien sera la récolte. Vous ne pouvez pas exercer tous ces contrôles si vous cultivez en extérieur. Même le plus chanceux des cultivateurs en extérieur doit travailler dur pour obtenir deux bonnes récoltes sur une année. En intérieur, vous pouvez créer des récoltes perpétuelles. Les cultivateurs les plus malins combinent les deux pour tirer le maximum du soleil gratuit à l’extérieur et du soleil électrique à l’intérieur. Il peut en résulter des récoltes énormes tout au long de l’année. L’ENVIRONNEMENT DE CROISSANCE ET LA REGION DES RACINES: L’”environnement de croissance” est en fait le matériau dans lequel vos plantes vont s’enraciner. En extérieur, cet environnement de croissance sera la terre; certains cultivateurs importent de la nouvelle terre ou des substrats non composés de terre. Mais le sol extérieur peut facilement être contaminé par des insectes, des champignons et des maladies néfastes. En intérieur, vous pouvez cultiver dans un environnement stérile comme la laine de roche, les cailloux d’argile, la perlite et la vermiculite. Ces matériaux sont neutres, propres et faciles à utiliser. Ils ont une grande capacité de rétention d’eau et vous permettent de contrôler totalement les éléments nutritifs qui pénètrent vos plantes. Si vous souhaitez recréer un environnement qui reproduit la matrice biologique vivante présente dans les sols sains extérieurs, apporter à votre milieu des champignons, bactéries, enzymes et acides aminés bénéfiques. Des industries d’engrais comme Advanced Nutrients (www.advancednutrients.com) Soft Secrets 20 appelé Scorpion est une sorte de vaccin qui renforce le système immunitaire des plantes pour qu’elles soient mieux préparées à combattre les virus et d’autres attaques. MULTIPLICATION ET POLLEN: La plupart des cultivateurs en extérieur veulent faire pousser de la sinsemilla, une variété de marijuana femelle sans graines et qui développe des fleurs larges et grasses couvertes de résines mais pas remplies de graines. Si les cultivateurs veulent produire des graines, ils veulent le faire dans des circonstances qu’ils contrôlent. Mais de nombreux cultivateurs en extérieur européens disent que leurs fleurs femelles sont imprégnées de pollens errants, dont certains proviennent du Maroc. Si vous cultivez en intérieur, vous pouvez contrôler quel pollen ira sur les fleurs femelles et vous pouvez empêcher le pollen errant de transformer une plante stérile en une plante pleine de graines. Il apparaît évident que la culture en intérieur vous donne la possibilité de contrôler totalement la sécurité et la propreté mais aussi de tirer le maximum de vos plantes. Maintenant, il y a encore certaines personnes qui croient que cultiver en intérieur est difficile, dangereux et pas pratique. Ils pensent aussi que c’est beaucoup plus cher qu’en extérieur. Analysons un cas de culture courant et voyons si ces soucis financiers sont justifiés: Admettons que vous habitez un appartement de 47 mètres carrés. Si vous pouvez dégager un espace de 4 mètres carrés pour la culture, vous pouvez y installer deux lampes puissantes. Ces lampes fourniront assez de lumière pour 45 plantes. Vous devez acheter des pots ou des plateaux pour y mettre vos plantes et de la laine de roche, de la fibre de coco ou un autre matériau pour les y faire pousser. Vous aurez besoin de polythène blanc ou de plastique réfléchissant argenté Mylar pour recouvrir les murs ou encore de rideaux pour entourer les lampes afin que la lumière soit bien centrée sur vos plantes; ceci coûtera environ 50 euros. Il faudra encore un ventilateur circulaire sur pied et un ventilateur aspirant, ainsi qu’un conditionneur d’air et un système pour contrôler les odeurs comme un filtre ionique ou à charbon. proposent divers produits qui colonisent la région des racines et accroît la bioactivité, l’absorption des nutriments et augmente le volume des racines. LE CONTROLE DES NUTRIMENTS: La culture de marijuana peut être accrue par l’utilisation d’une série d’éléments nutritifs, d’hormones, de champignons bénéfiques, d’enzymes et d’autres additifs spécifiques qui n’existent pas dans les sols ordinaires ni dans les engrais biologiques. Les cultivateurs en intérieur peuvent procurer à leurs plantes des nutriments et des additifs qui accroîtront la floraison et la production de résine tout en accélérant le temps de croissance. En extérieur, les cultivateurs tentent de contrôler la plupart des ces facteurs mais un contrôle total est beaucoup plus difficile. Des tests sur de la marijuana en intérieur ont montré qu’elle contenait jusqu’à 35% de THC alors que la marijuana de l’extérieur approche rarement cette puissance. PARASITES ET MALADIES : Si vous cultivez à l’extérieur, il n’y a pas de moyen sûr d’empêcher les attaques de parasites ou de maladies contre vos plantes. Vous pourrez avoir de la chance et ne pas trop perdre face aux vers, arachnides, mouches, chenilles, champignons, virus, limaces, rats, sécheresse, tempête, temps froid, voleurs et autres monstres qui peuvent détruire vos fleurs en quelques jours. Mais la plupart des cultivateurs en extérieur savent que mère-nature peut être cruelle. En intérieur, des techniques attentives et des additifs sûrs peuvent presque complètement empêcher la plupart de ces problèmes et vous pouvez empêcher les insectes de manger vos fleurs sans utiliser de poison. Par exemple, un produit Si vous partez de graines, il vous en faudra une centaine pour commencer. Parmi celles-ci, environ 18 ne germeront pas ou bien les germes mourront rapidement; 82 vont survivre et arriver à la phase de croissance végétative jusqu’à ce que vous changiez l’éclairage pour passer à 12 heures de lumière par jour et déclencher la floraison (les jeunes ont besoin de 18 heurs de lumière par jour pendant environ 6 semaines avant le déclenchement de la floraison). Ensuite, vous apercevrez que près de la moitié de vos jeunes plantes sont des mâles. Tuez les mâles et il vous restera une quarantaine de plantes qui fleuriront après 6-9 semaines. Puis, récoltez et nettoyez environ deux kilos de têtes séchées tous les 15 jours. Si vous voulez la meilleure des récoltes, utilisez des matériaux non terreux pour la culture en intérieur. Ceci améliorera la quantité et la qualité de votre récolte mais il faut investir dans certains produits. L’investissement minimal est de quelques litres d’un programme nutritionnel en deux temps tel que ceux de Advanced Nutrients, le 100% biologique ou le biologique-synthétique “deux plus”. Ces produits conviennent à la nutrition de vos plantes durant la phase végétative et la floraison. Si vous voulez suralimenter votre jardin, achetez des produits qui renforcent et protègent les racines comme le Voodoo Juice, Tarantula, Scorpion ou SensiZyme. Si toutefois, votre budget est réduit, vous pouvez vous contenter du programme nutritif de base. Faisons un peu de math et ajoutons à tout cela le coût de l’électricité. A la fin du premier cycle, vous aurez dépensé 2100 euros pour commencer et entretenir votre culture. Votre herbe puissante vaudra au moins 1800 euros par demi-kilo au gros et 3000 euros par demi-kilo au détail. Ainsi, votre toute première récolte vous aura rapporté au moins 6000 euros de bénéfices net. A partir de là, les frais par cycle de culture diminue de 60% puisqu’il n’y a plus les frais de départ, surtout si vous cultivez au départ de clones et pas de graines. Si vous avez envie de remplir une pièce entière de lampes de culture, peut-être dix lampes de 1000 watts pour un espace de 37 mètres carrés, vous pouvez récolter trois à quatre fois l’an et produire environ 30 kilos de têtes par an et gagner des dizaines de milliers d’euros sur une année. Si ça ne vous intéresse pas de vendre de la marijuana, vous avez quand même gagné de l’argent puisque vous n’avez pas dû en acheter au détail. Votre local de culture en intérieur est également rentable car vous pouvez y cultiver et croiser les meilleures spécialités de marijuana et personnaliser génétiquement le goût et la puissance comme cela vous convient le mieux. Il n’est pas facile de faire des croisements sélectifs en extérieur, voire pas du tout, ni de produire autant de tête par an avec le même niveau de certitude, de sécurité et de contrôles horticoles qu’en intérieur. La culture en intérieur demande un apprentissage et de la patience mais cela ne devrait pas vous empêcher de tenter le coup. Il est beaucoup plus facile de se ruiner ou de se faire dépouiller quand on cultive en extérieur qu’en intérieur et pour de nombreuses raisons, la culture en intérieur est supérieure à la culture en extérieur. Si vous avez encore des hésitations pour la culture en intérieur de marijuana, allez voir les informations fournies par des entreprises comme Advanced Nutrients (leur site www.advancednutrients.com). Ils donnent de nombreuses instructions et ont des vidéos en ligne. Il y a aussi un groupe de discussion avec d’autres cultivateurs qui n’ont pas peur de vous parler des toutes dernières techniques et produits pour une culture moderne de la marijuana. Et surtout, veillez à lire tous les Soft Secrets pour y trouver les dernières nouvelles sur les meilleures façon de cultiver la plus grande des ganjas, l’herbe médicinale de toutes les nations! 22 Soft Secrets weckels Indoor world of wonders Par Weckels, spécialiste de la culture chez Atami La Cytral une plante sensible mais excellente Puisque dans le numéro précédent nous avons parlé de la Big Strawberry, je voudrais dans cette édition-ci continuer avec une autre variété classique blanche. Cette fois, nous allons nous pencher sur la Cytral. Cette variété produit des têtes blanc-cassé et si on la bichonne bien, elle fournit une herbe de très bonne qualité en grande quantité. Mais il faut prendre les conditions de culture au sérieux car la Cytral est une plante extrêmement sensible au stress. Elle ne se contentera pas de nutriments apportés au petit bonheur et nous avons intérêt à la traiter avec attention durant toute sa croissance. Nous devons en effet “guider” gentiment la plante de Cytral et lui fournir petit à petit les nutriments dont elle a besoin. C’est le seul moyen de créer les conditions nécessaires à une bonne récolte mais vous serez généreusement récompensés de vos efforts! La Cytral exigeant beaucoup d’attention, elle n’est pas particulièrement recommandée pour les cannabiculteurs débutants. Bien entendu, cela dépend du degré d’effort que vous êtes prêts à lui consacrer et des connaissances que vous avez pour qu’une plante se sente la plus Hélas, ce n’est pas le cas avec la Cytral qui en comparaison à la K2 et la Top44 est nettement plus exigeante sur la manière dont on la traite. Une Cytral réagit immédiatement quand les nutriments et les stimulants ne lui conviennent pas et vous le montre! Au moindre écart, elle va commencer à changer un peu et alors, en tant que cultivateur, vous devrez garder un œil attentif sur elle. Si par exemple, vous laissez monter l’EC trop rapidement (en augmentant trop vite la quantité d’éléments nutritifs), les extrémités des feuilles vont très vite perdre leur couleur et là, je ne parle que d’un tout petit écart. Le dosage précis des nutriments liquides qu’il faut respecter dépend avant tout du matériau dans lequel vous cultivez. Cela dépendra aussi du plant-mère duquel proviennent les clones. Chaque plant-mère a ses préférences et ses besoins propres mais en général, je vous conseille d’augmenter les nutriments et les stimulants très graduellement. Si vous faites cela petit à petit, en surveillant attentivement la plante, vous pouvez garder les choses sous contrôle. Quand vous aurez cette sensibilité au bout des doigts, vous prendrez de l’assurance et une récolte dorée de Cytral sera à votre portée. Un beau champ de Cytral. La planche sert de support et il y a des cordes qui y sont attachées pour maintenir les têtes bien droites. S’il y a quelqu’un qui sait par expérience comment réussir récolte sur récolte, c’est Lambert. Ce cultivateur à une énorme expérience des variétés sensibles comme la Cytral. Le calcium Si vous veillez à toujours garder l’humidité de l’air entre 70 et 80% durant la période de croissance, vos plantes pousseront comme des choux. confortable possible. Mais un débutant risque de se casser les dents et choisira de préférence des variétés telle que la K2 ou la Top44 qui pardonnent plus facilement les bévues et inadvertances dans la nutrition. Un millimètre de plus ou de moins ne sera pas pour elles le baiser de la mort et même ceux qui veulent seulement s’amuser avec quelques plantes obtiendront une quantité de têtes décentes d’une variété telle que la K2. Pour en revenir aux différentes causes de stress: une autre cause de stress facilement provoquée chez les plantes de Cytral est le manque de calcium. A cause du manque de calcium, les feuilles de la plante restent petites ce qui diminue sa capacité à absorber la lumière. Il en résultera le plus souvent des plantes qui poussent et fleurissent mal. La seule chose que vous puissiez faire dans de telles circonstances est de s’accrocher et de donner aussi vite que possible une pincée de craie aux plantes. Très souvent, il sera déjà trop Soft Secrets En faisant la couche du fond avec des billes hydro, on améliore la rétention d’eau. tard. Quand les feuilles commencent à se développer difficilement et qu’elles se détériorent, il ne nous reste pas grand-chose à faire à part de maintenir les plantes vivantes et les récolter aussi vite que possible. Pour empêcher ce qui vient d’être décrit, il est très important de mélanger assez de craie au sol et plus tard de s’assurer que le liquide nutritif utilisé contient suffisamment de calcium. Les plantes sur les photos ont été cultivées en terre car cela fournira un bon régulateur à la plante de Cytral et la protégera contre les variations de pH et d’EC. Quand vous cultivez des variétés aussi sensibles que la Cytral dans de l’eau, vous vous chargez d’un lourd fardeau car les quantités légèrement trop importantes ou légèrement insuffisantes de nutriments provoquent des variations du pH et de l’EC et un mauvais dosage de stimulants provoquent des réactions plus facilement dans l’eau. Le mélange parfait On remplit les pots avec un mélange de compost, de poudre de sang, de craie et d’excréments de vers. Ceci est le mélange parfait mais soyez prudent avec la poudre de sang. On en utilise qu’une toute petite quantité car c’est très concentré. Il est préférable de faire le mélange de compost et le mélange d’engrais dans des cuves ou des seaux séparés. On fait une première couche dans le fond du pot avec des billes hydro avant d’y superposer le mélange de terre. Ce fond de billes hydro assure une bonne rétention d’eau et surtout, cela améliore considérablement l’absorption d’oxygène (par les racines) car l’air y circule alors plus facilement. C’est deux atouts vont rendre votre Cytral plus heureuse et vous vous en rendrez compte. Concernant la taille des pots, je préfère personnellement ceux d’un volume de 11 litres. Cela peut vous paraître un peu gros mais laisser pousser et fleurir une plante dans un pot de cette taille 23 offre d’habitude une bonne récolte. Les pots plus petits restreignent les plantes et réduisent le poids des têtes d’herbe par plante. Comme les pots de 11 litres (ils peuvent même être plus gros si vous voulez), quand ils sont remplis du mélange de terre, sont beaucoup plus lourds, les plantes pourront devenir plus grandes et elles risquent moins de se renverser. Cela ne peut que vous rendre de meilleure humeur car il n’y a rien de plus énervant que d’essayer de redresser une plante qui s’est renversée dans une forêt tropicale d’autres plantes. Très souvent, une plante qui se renverse abîme aussi celles qui l’entourent et cassent un tas de branches. Un vigoureux tuteur en bambou soutient les lourdes têtes. Les enzymes Comme je l’ai déjà mentionné dans d’autres articles, il y a des inconvénients à utiliser des billes hydro et de la terre, notamment l’accumulation du sel. Il ne faut pas oublier de rincer abondamment les pots avec des enzymes de manière très régulière. Cela élimine les sels accumulés et permet à la Cytral de continuer à pousser et fleurir sans se stresser ou s’empoisonner. Tant que nous parlons de croissance: les plantes de Cytral continuent à pousser un peu après qu’elles soient amenées à fleurir et il est important de ne pas l’oublier car grâce à cela elles peuvent atteindre une grande taille. On laisse également les clones dans leur phase de pré-croissance pendant quatre jours pour qu’ils soient tous de la même taille au moment de fleurir. Les clones atteindront ainsi environ 40 à 50 cm et vous pouvez sans crainte espérer qu’ils atteignent 1,3 mètres durant la période de floraison. C’est important à savoir car tous les cultivateurs ne disposent pas d’un local avec un plafond élevé. Vous ne seriez pas le premier cannabiculteur à laisser grandir ses plantes de Cytral gaiement de plus en plus haut… et encore plus haut au moment de la floraison jusqu’à ce que leurs feuilles se rapprochent dangereusement des lampes. Le temps des fleurs! Nous en sommes maintenant à la période de floraison qui pour la Cytral dure environ neuf semaines. La période de floraison exacte dépend bien Les plantes de Cytral continuent à grandir même après avoir été amenée à la floraison. entendu aussi du moment auquel on a commuté la plante pour la floraison. Ne les laissez pas trop longtemps en pré-croissance; de un à quatre jours suffisent largement. Si à ce stade-là, vous faites en sorte d’avoir un taux d’humidité de l’air d’environ 70 à 80% durant la période de croissance, les plantes vont pousser comme des choux et on pourra les amener à fleurir rapidement. Ceci fonctionne particulièrement bien avec les jeunes clones si on leur donne peu d’eau au début, afin de stimuler les racines à grandir et à rechercher de l’eau. Les clones reçoivent malgré tout assez d’humidité qu’ils trouvent dans l’air (humide) et absorbent grâce à leurs feuilles. On peut réduire ce taux d’humidité de l’air après une semaine ou deux, graduellement. De toute façon, on ne perturbera pas notre sensible Cytral mais on l’habituera en douceur au nouveau climat. Après une semaine ou deux, elles commenceront à développer leurs premières têtes et pour cette raison, une humidité de l’air trop élevée n’est plus souhaitable. Durant toute la période de croissance et de floraison, on maintient la température entre 24 et 28°C. De cette façon, la Cytral se sentira vraiment chez elle et on aura bien démarré son développement. Les têtes vont devenir tellement grosses qu’il va falloir penser à aider les plantes à les porter. Comme je l’ai déjà dit, elles auront atteint une taille assez importante et si elles sont chargées de grosses têtes lourdes, il faudra faire attention qu’elles ne se recourbent pas jusqu’au sol. C’est assez mauvais pour les têtes de fleurs car elles auront ainsi moins de lumière et se développeront plus difficilement. C’est donc une bonne idée de tuteurer les plantes avec des tiges de bambou durant les deux dernières semaines pour maintenir les têtes bien hautes avec des cordes fixées à une planche (voir illustration). On fixe des planches autour de notre espace de culture pour y attacher des cordes. Ceci dupe les plantes et leur fait croire qu’elles ont assez de soutien pour continuer à gonfler le volume et à grossir leurs fleurs. On leur donne très peu d’eau au début pour stimuler les racines à pousser plus vite. 26 vantes r e C e g r o J ec Cultivez av Clones et clonage petites plantes utilisent plus efficacement les lampes HID. La lumière artificielle diminue à raison du carré de la distance ce qui signifie qu’un feuillage qui se situe à 1,20 m du bulbe reçoit 1/14ème (un quatorzième c’est bien ça) autant de lumière que s’il se trouvait à 30 cm. Un feuillage qui est à l’ombre ou qui reçoit moins de lumière pousse plus lentement et de manière disloquée. La marijuana peut être reproduite de manière sexuée ou asexuée. Les graines sont le résultat d’une reproduction sexuée; les clones et les boutures sont le résultat d’une reproduction asexuée ou végétative. En gros, bouturer ou cloner, c’est couper une branche en pleine croissance et lui faire prendre racine. Cloner est la même chose que bouturer et reste le moyen le plus efficace et le plus rentable pour la multiplication du cannabis. (Techniquement, cloner, c’est prendre une cellule d’une plante et l’amener à devenir une plante.) Une fois que le sexe d’une plante est connu et qu’il s’agit d’une femelle âgée d’au moins deux mois, vous êtes prêts à réaliser le clonage, l’art et la science les plus incroyablement productifs à ce jour. Si le climat est mauvais, la plante se développera difficilement et sera toute rabougrie. Tandis que si le local de culture est bien entretenu et que le climat est parfait, ce sont des plantes saines et robustes qui seront récoltées. Le clonage réduit le temps nécessaire à une récolte pour arriver à maturité. Les cultivateurs possèdent en général deux locaux : un pour le clonage, d’environ un quart de la taille de l’autre local utilisé pour la floraison. Les petites plantes en croissance prennent moins de place que les plus vieilles entrain de fleurir. Par exemple, un halogène métal de 250 ou 400 watts pourrait facilement éclairer des plantes en croissance et des clones qui plus tard rempliront une pièce éclairée par trois lampes à vapeurs de sodium de 600 watts. Les lampes fluorescentes sont plus économiques et fonctionnent bien pour faire prendre racine aux clones quand l’halogène est éteint. Si l’on combine des cycles de huit semaines de clonages/floraison en clonant en permanence, on aura une récolte perpétuelle. Une autre possibilité est de prendre un clone tous les deux jours et de récolter une plante tous les deux jours aussi. A chaque fois qu’une plante est coupée, un clone développé est déplacé du local de croissance au local de floraison. Ce rythme procure 60 clones en fleur sur une plage de 90 jours. Il faut 90 jours à partir du moment où le clone est coupé de la plante-mère jusqu’au jour de la récolte. En utilisant cette plage, un cultivateur aura 45 clones et 30 plantes en fleur en même temps. Les clones sont amenés à fleurir quand ils sont petits, 10 à 35 cm de haut. Les Les clones robustes et bien éclairés poussent vite et on moins de chance d’être affectés par les maladies et les parasites. En fait, les clones qui poussent vite se développent plus rapidement que les petits arachnides. La récolte sera terminée avant qu’une infestation d’arachnides n’ait eu le temps de s’installer. Il est également plus facile d’immerger complètement les clones dans un acaricide quand ils sont petits. La population d’acariens diminue fortement quand on plonge les clones dans un acaricide avant de les mettre dans le local de floraison. Les petites cultures de clones faites dans de petits pots sont beaucoup plus faciles à déplacer que les gros récipients quand il faut nettoyer et stériliser le local. Les locaux qui sont désinfectés régulièrement ont moins de problème avec les maladies et les parasites. Les expériences faites avec des clones sont plus conséquentes et plus faciles à contrôler. Les clones génétiquement identiques répondent de la même manière à différents stimuli comme les engrais, la lumière, la taille, etc. Les signaux hormonaux et les boutures 2. Les Cytokinines stimulent la division des cellules. Elles envoient des signaux des racines quant à ce qui est prévoir. 3. Les Gibbérellines signalent plus de 90 événements dont l’élongation des cellules et l’apparition de cellules nouvelles dans les graines. 4. L’hormone de l’acide abscissique (AAB), si elle n’est pas modifiée par d’autres signaux, est généralement le signal d’arrêt pour la croissance des plantes. 5. L’Ethylène prévient le fruit qu’il est mûr et que c’est la fin de la saison. Le stress perturbe les hormones et ralentit la croissance. Les nœuds s’allongent car: • La concentration de gibbérelline est inadéquate • Les différences de température entre le jour et la nuit varient de plus de 3-5 degrés • La concentration de lumière est faible • Les plantes reçoivent trop de lumière • Les plantes peuvent s’allonger aux nœuds pour atteindre la même hauteur que les plantes avoisinantes L’âge des plantes et la croissance des jeunes plants La composition en hormones détermine les capacités d’un clone à produire des racines. Une plante-mère a trois zones d’”âge” hormonal distinctes. Le sommet de la plante et les extrémités des branches sont les parties les plus âgées de la plante. La base et les tiges basses sont par contre les plus âgées concernant les hormones. C’est cette zone qui est à favoriser pour prendre des boutures car la concentration d’hormones y est la meilleure Les boutures répondent à des signaux initiés par des hormones, par la température et la lumière. Les plantes utilisent ces signaux pour interpréter leur environnement et y réagir. Les cultivateurs contrôlent les réponses de leurs plantes avec des hormones synthétiques ou en influençant les hormones naturelles. Voici les cinq hormones principales qui interviennent dans la croissance du cannabis: 1. L’Auxine contrôle la direction dans laquelle poussent les feuilles,vers le ciel ou vers la terre. Les auxines sont des signaux de croissance créés dans une plante et se trouvent en plus forte concentration dans les extrémités en croissance. Les concentrations d’auxine provoquent des comportements spécifiques dans différentes parties de la plantes, comme pousser vers la lumière ou vers le bas. L’auxine qui se trouve dans les extrémités et dans les bourgeons est redirigée dans la semaine qui suit vers la plaie provoquée au moment où on prend un clone. Quand la concentration nécessaire d’auxine est atteinte, un signal est envoyé pour la création de racines, ce qui est primordial pour la croissance. Soft Secrets Une distribution inégale d’hormones de croissance Le volume d’hormones varie en fonction des parties de la plante. Les hormones de croissance des racines sont plus concentrées à la base de la plante près de la tige principale. C’est la partie la plus âgée de la plante mais où se situent le plus d’hormones de racines. Le sommet de la plante contient de plus vieilles hormones et des boutures coupées à cet endroit feront des racines plus lentement. Le milieu de la plante possède un niveau modéré d’hormones. La cultivatrice suisse, Loti, avait l’habitude de fournir en clones les cannabiculteurs locaux. Depuis que la police a saisi ses clones, ces cultivateurs doivent faire leurs clones eux-mêmes. Toute plante femelle peut devenir un stock de clonage, son âge est sans importance. Elle peut avoir poussé d’une graine ou d’un clone. Ce qui est important de se rappeler quand on prend des clones d’une mère, c’est de ne jamais laisser fleurir la mère et de la faire retourner ensuite à la phase de croissance végétative. Gardez plusieurs mères au stade végétatif pour le stock de clonage. Des mères robustes produiront des clones robustes et en bonne santé. Replantez chaque année de nouvelles mères à partir de graines. Les clones ont plus de chance d’être fort et en bonne santé si leur mère n’est pas stressée. Les plants-mères doivent avoir au moins 18 heures de lumière pour conserver des caractéristiques génétiques solides. Le clone est la réplique génétique exacte du plant-mère. Chacune des cellules de la mère contient l’empreinte d’ADN d’elle-même. Des radiations, des produits chimiques et des mauvaises pratiques de culture peuvent endommager cet ADN. L’ADN reste intact sauf s’il est endommagé. Les clones qui poussent difficilement sont généralement le résultat de mauvaises techniques de clonage. Une plante femelle va reproduire à 100 pour cent des femelles identiques à elle. S’ils sont cultivés dans le même environnement, les clones d’une même mère seront eux aussi identiques. Parcontre, les mêmes clones soumis à des environnements différents dans des locaux différents ne se ressembleront pas. Par exemple, un clone d’Indica à larges feuilles qui reçoit peu d’engrais et pousse dans un environnement trop sec sera différent d’un clone-frère parfaitement alimenté qui pousse dans un environnement humide. Cependant, des mutations peuvent apparaître et un stress lié à l’environnement peut occasionnellement être la cause du développement de fleurs mâles sur une plante femelle. Un clone âgé d’un mois provenant d’une plante âgée de six mois n’a pas vraiment un mois, mais six comme sa mère. Ce phénomène n’est pas entièrement compris Les plants-mères La probité dans le stock de clones: 1. Maintenir une période de photosynthèse de 18 heures 2. Les garder sains 3. Une période de croissance de ??? 4. Rempoter 5. La croissance en hydroponie Patrick de la Maison de la Culture près de Zurich vendait des milliers de clones au détail. Les cultivateurs doivent maintenant les faire eux-mêmes. 27 Soft Secrets Transplantez toujours des clones robustes qui ont les racines bien développées. Ce clone est prêt à être installé dans le jardin hydroponique plein de billes d’argile. maladies et d’attaques de parasites. Ne faites jamais de clones à partir d’une plante malade. Ils pousseront lentement et donneront une pauvre récolte. Pour obtenir un meilleur résultat, faites des clones à partir de plantes âgées d’au moins deux mois. Des plantes clonées plus tôt risquent de se développer lentement et difficilement. Des clones tirés de plantes en fleurs produisent rapidement des racines mais ont besoin d’un mois, voire plus, pour revenir à l’état végétatif. Il arrive que ces clones rajeunis fleurissent prématurément et leurs têtes sont plus sensibles aux maladies cryptogamiques. Les clones subissent un stress important et traverse une incroyable transformation quand ils passent d’une extrémité en croissance à une plante qui produit des racines. Leur composition chimique change complètement. La tige qui produisait des feuilles doit maintenant produire des racines pour survivre. Quand ils produisent des racines, les clones n’ont besoin que d’un minimum d’azote mais de plus de phosphore pour améliorer la croissance des racines. Il faut éviter les pulvérisations durant cette période car elles stressent les clones. Divisez la tige des clones pour mieux exposer la zone de cambium, le seul endroit qui produit de nouvelles racines. Une tente humide garde le taux d’humidité à environ 95 pour cent. L’extrémité de cette tente permet le drainage et la circulation de l’air. Les hormones de croissance des racines Quand ils ont des racines, les clones sont plantés en terre avec précaution. mais véridique. Une plante âgée de six mois produit plus de cannabinoides qu’une plante âgée d’un mois. Le taux de THC de la plante se retrouve dans le clone et va continuer à croître très rapidement. Les aspects négatifs Commencez toujours avec la meilleure source de clonage que vous pourrez trouver. Les plants-mères produisent des clones à leur image. Si les plantsmères ne sont pas puissants, que leur récolte pèse peu ou qu’ils ne résistent pas aux maladies ou parasites, les clones partageront leurs faiblesses. Ces faiblesses apparaissent quand on ne cultive qu’une seule variété. Une infestation de parasites ou de maladies non surveillée peut anéantir une culture entière. Conservez les mères en bonne santé. De nombreux cultivateurs pulvérisent préventivement une fois par semaine. Chaque fois qu’un clonage important est effectué, de nouvelles pousses sont amorcées. Ces nouvelles pousses développent des racines saines plus rapidement. Les mères doivent être stimulées en permanence pour qu’elles continuent à produire des pousses. Donnez 10 pour cent de moins d’azote aux mères car une diminution d’azote améliore la croissance des racines sur les clones. Les pulvérisations hebdomadaires préservent les mères des risques de Les racines qui produisent des hormones accélèrent les processus de la plante. Quand la tige d’une bouture développent des racines, elle doit transformer sa production de cellules vertes pour la tige en une production de cellules indifférenciées pour finalement fabriquer des cellules de racines. Les hormones d’enracinement accélèrent la croissance de cellules indifférenciées. Quand elles sont indifférenciées, les cellules se transforment rapidement en cellules de racine. L’acide naphtaleneacétique (ANA), l’acide indole butyrique (AIB) et l’acide dichlorophenoxyacétique-2,4 (2,4 ADP) sont trois substances qui stimulent les cellules indifférenciées. Les hormones d’enracinement vendues dans les commerces contiennent un, deux ou tous ces ingrédients de synthèse et souvent aussi un fongicide préventif. Ces hormones pour les racines se trouvent dans des concentrations diverses. Utilisez toujours les concentrations les plus faibles pour les boutures de jeunes tiges. Utilisez uniquement et une seule fois une solution d’hormones contenant l’AIB. Un surdosage ou une application prolongée va arrêter la création de racines. Les clones dirigent leurs propres auxines vers la plaie provoquée lors du bouturage. Si les hormones artificielles ne se dissipent pas, la concentration sera trop élevée. Ces hormones sont disponibles en liquide, gel ou poudre. Les liquides et les gels sont les plus versatiles, pénètrent les tiges de manière uniforme et sont puissants. La poudre adhère aux tiges de manière irrégulière, pénètre difficilement, stimule la croissance des racines de façon désordonnée et entraîne un plus faible taux de survie. Avant de faire des clones Les petits clones qui comportent peu de feuilles créent des racines plus rapidement que les grandes boutures pleines de feuilles. Les feuilles contiennent de l’humidité au début mais après quelques jours, la tige n’est plus Les dômes d’humidité sont conçus pour des milliers de clones. vous est pas possible de monter une tente humide. Le spray semi-perméable synthétique anti-déshydratant enveloppe les feuilles et laisse sortir les gaz mais pas les vapeurs d’eau. Assurez-vous d’en couvrir le feuillage uniformément lors de l’application. Même en utilisant une cire anti-déshydratation qui enveloppe les feuilles, les clones souffrent d’un stress lié à l’humidité. Veillez à garder la région des racines bien humide. Une humidité mal adaptée peut stopper le développement des racines. Gardez toujours la zone de bouturage propre. Restez éloigné des régions où pourraient se disséminer des spores de champignons. Le Pythium est le pire! Le pythium se développe quand l’humidité et la température sont excessives. Une température entre 18 et 25 degrés C altère la germination de la plupart des spores. Les arachnides, mouches blanches, etc. adorent les jeunes et faibles clones. Les clones infestés devraient être séparés et retirés du local de culture pour éviter les propagations. Un climat plus froid ralentit la reproduction des arachnides et permet d’éviter une invasion. Si une infestation apparaît, appliquez du pyrèthre en aérosol. Rappelez-vous que tos les pesticides, naturels ou non, sont phytotoxiques. Pulvériser les boutures est globalement une mauvaise idée. Si vous devez vraiment le faire, utilisez-en le moins possible quand il fait froid et prenez seulement des produits bio naturels. La dernière chose qui reste à se rappeler est de cultiver plus de clones! Ce clone deviendra vite un plant-mère. capable de leur fournir assez d’humidité et le clone va stresser. Un petit nombre de feuilles est suffisant pour que la photosynthèse fournisse l’énergie nécessaire à la croissance des racines. Les grandes boutures plus riches en amidon produisent des racines plus lentement que les petits clones à fines tiges. L’excès d’amidon dans un sol humide attire les maladies. Les clones à tiges fines ont moins de réserves (d’amidon). De toute façon, ils ont seulement besoin d’une réserve d’énergie pour lancer la croissance des racines. N’utilisez pas d’engrais. Ne tuez pas les clones par gentillesse en leur donnant des éléments nutritifs. Cela ralentirait la création de racines. Le nitrate d’ammonium, un engrais très courant, arrêterait la croissance des racines capillaires. Les engrais contenant des plantes marines et des algues contiennent des hormones (cytokinines) qui renforcent la croissance des cellules vertes et retardent celles des racines. Ne rajoutez pas d’hormones de racines. La concentration de ces hormones dans les clones est critique. Les clones produisent eux-mêmes ces hormones et en rajouter (AIB, auxines et cytokinines) va perturber l’équilibre naturel et ralentir la création de racines. Utilisez un spray qui empêche la déshydratation et uniquement s’il ne Les plants-mères poussent dans un système hydroponique fermé. Les racines ont plein de place pour pousser et les plantes peuvent être retirées individuellement. Cette mer de clones pousse dans une serre à la lumière naturelle. En hiver, le cultivateur allume des lampes à vapeurs de sodium pour allonger la période de photosynthèse à 18 heures. Jorge Cervantes est l’auteur de deux ouvrages : ALL NEW Indoor Marijuana Horticulture: The Indoor Bible, comprenant 200 photos en couleur; ALL NEW, Marijuana Indoors: Five Easy Gardens, Marijuana Outdoors: Guerrilla Growing and Jorge’s Rx. Il écrit dans 12 magazines européens publiés en 6 langues. Les livres de Jorge sont édités en néérlandais, anglais, français, allemand et espagnol. Soft Secrets weckels Indoor world of 29 wonders Par Weckels, le spécialiste de la culture chez Atami Photos de Miranda Birney Le père de la Nederweed La vie du pionnier Kees Hoekert Dans cet article, nous nous pencherons sur la vie d’un vrai pionnier de la cannabiculture. Nous avons déjà parlé dans un article précédent de quelques autres précurseurs et Kees Hoekert était là aussi dès les premiers jours. Il y a tant à dire au sujet de sa vie de cultivateur idéaliste que j’aimerais consacrer entièrement cet article à sa personne. Je commencerai par la période durant laquelle il était toujours enseignant. Des années plus tard, il rencontrera le monde excitant des plantes de marijuana et utilisera ses talents pour attirer l’attention de milliers, voire de dizaines de milliers de touristes et autres personnes intéressées, sur cette plante innocente au combien spéciale. C’est en partie grâce aux efforts de Kees Hoekert que la tolérance néerlandaise est celle que nous connaissons aujourd’hui. Kees a passé son enfance à Nunspeet où il a vécu avec ses parents jusqu’à l’age de 19 ans. Après avoir fait son service militaire obligatoire, il travailla un moment à la mairie de Nunspeet comme employé, mais cette occupation ne satisfaisait pas sa passion. Dès son plus jeune âge, Kees savait parfaitement à quoi il désirait se destiner. La profession d’enseignant lui paraissait la plus intéressante de toutes. Ce n’est que peu de temps après avoir terminé ses études, accompli son service militaire et après son bref passage dans l’administration, qu’il entamera sa carrière d’enseignant au Collège Sint Nicolaas à Amsterdam. Il était alors âgé de 23 ans. Ses intérêts se focalisent principalement sur l’histoire et la géographie. Kees peut passer des heures à discuter d’histoire. En tant que jeune homme, il trouve plus intéressant de se pencher sur la découverte d’autres mondes ainsi que l’étude des divers aspects du passé que d’étudier des histoires de guerres. Durant ses travaux, il se rend compte que l’histoire se répète souvent et de ce fait, permet parfois de prévoir ce qui pourrait se passer. En plus de son intérêt pour l’histoire, il a également une prédilection pour la géographie. Cet attrait était probablement le résultat de son tempérament de voyageur. Rien à ses yeux ne vaut plus qu’un long voyage dans des contrées lointaines, parcourir la planète. Etre loin de la vie quotidienne souvent ennuyeuse; découvrir des nouvelles choses, rencontrer une variété de gens et apprendre des différentes cultures lui semble beaucoup plus attrayant. Kees ne reste jamais longtemps dans une école. Les enseignants manquent et il y avait du boulot à peu près partout. Kees était toujours à l’affut de nouveautés et de changements, et l’idée de rester plusieurs années dans le même établissement avec les mêmes gens le repoussait. C’est grâce au fait que Kees n’était jamais employé dans la même école très longtemps qu’il a pu visiter un grand nombre d’établissements. Ainsi, il enseigna à Alkmaar, Hardewijk (il avait alors 25 ans), Hulshorst, Berzevelt, Beerzevelt ainsi qu’à Zutphen. Kees ne restait jamais dans le même endroit plus de un, trois ou maximum quatre mois. Après quoi, il pensait avoir vu tout ce qu’il y avait à voir et c’était le moment pour lui d’aller découvrir une nouvelle école. Mais Kees Hoekert, un vrai pionnier de la marijuana hollandaise Kees n’a pas abondonné ses aventures de cultivateurs et poursuit ses experiences. C’est seulement après quelques années de bricolage qu’il a réussi à cultiver de belles plantes il prennait toujours un grand plaisir à donner cours et n’aurait pas dédaigné une place de direction, bien que cela ne soit jamais arrivé. Lorsqu’il a commencé à en avoir assez de donner cours – à un moment, on doit décrocher – sa soif de voyager se faisait de plus en plus ressentir. Il réussit à faire une pause de l’enseignement et à partir pour le Maroc en 1953 où il visite Tanger pendant trois semaines. Kees découvre un pays merveilleux et une foule de gens. La plupart lui déconseille, en tant que blanc, de visiter la Casbah (le centre historique de Tanger entouré de murs). Les risques de se faire dépouiller étaient grands pour un touriste comme Kees. Hélas, les gens qui lui ont dit cela ne savait pas de quelle trempe Kees était fait et que cela ne ferait que l’inciter encore plus à tenter l’aventure dans la Casbah. La Casbah Il n’a pas fallu longtemps à Kees, armé seulement d’un sac-à-dos, pour se rendre à la Casbah et découvrir la vérité cachée derrière ces « légendes indiennes ». Après avoir un moment parcourut la zone et comme il faisait très chaud, Kees se décida à entrer dans un petit café pour prendre un rafraichissement. Il n’en croyait pas ses yeux! Il y avait là des gens couchés ou assis partout complètement défoncés qui le regardaient avec des yeux troubles. Ils fumaient un genre de poudre verte dans toutes sortes de pipes différentes. Kees n’était pas le seul étonné; les Marocains ne voyait pas souvent d’homme blanc et furent aussi curieux que lui. Le barman s’empressa de venir à la rencontre de Kees, lui pris son sac-àdos et lui proposa une boisson. Kees fut surpris par une tel accueil et il s’assit. Il commence à discuter avec les quelques mots d’espagnol qu’il connaît et demande au barman s’il peut également essayer l’une des ces drôles de pipe. Après avoir réfléchi un moment, le barman lui en tend une. Il lui explique que la poudre verte se nomme le Kif et que cela se fume beaucoup au Maroc. Curieux, Kees aspire quelques grosses bouffées et attrape un crise de toux. Les Marocains éclatent tous de rire mais sont très sympas. Quand Kees admet que cela lui plait, les gens lui offrent des pipes de tous les côtés. Et cet ainsi que Kees passe tout l’aprèsmidi à fumer jusqu’à l’oubli. Avant de partir, à la fin de l’après-midi, il demande pour acheter de ce Kif. Mais le barman et les autres clients refusent – pour le protéger. « Si nous t’en vendons, tu seras immédiatement arrêté par la police! » lui dit le barman en espagnol. L’arrestation de touristes est un gros business pour le département de la justice. Il lui ont toutefois laissé acheter une pipe car c’est une des seules choses pour laquelle les policiers ne pourront l’embêter. Kees en achète donc une et demande encore une carte postale en arabe pour écrire à ses parents. Le barman lui rédige une carte en arabe que Kees envoit à ses parents avec les meilleurs intentions du monde. Il ne sait pas encore que sa mère va fondre en larmes quand elle l’a recevra. Elle pensait qu’il devait être mort à cause des signes étranges (l’écriture arabe) sur toute la carte. Tous à bord! Kees passe trois ans à voyager durant sa vie. L’idée de voyager en mer le démangeait, c’était un moyen de visiter le monde entier. Il fut payer pour le faire et il rencontra sur sa route de nombreuses personnes différentes. Il prit la mer pour la première fois en 1956. Il travaillait sur la ligne Hollande-Amérique et il visita, parmi d’autres endroits, New York au moins 31 fois. Le bateau sur lequel Kees travaillait était un bateau de passagers. Son travail à bord n’avait rien de spécial mais sa façon de le faire le rendit riche sans le vouloir. Il travaillait comme cireur de chaussures et donc de nuit, ce qui lui permis de faire travailler des gens pour lui. Il monta à bord avec un peu d’argent de poche. Pour commencer, il chercha des passagers qui désiraient qu’on leur cire les chaussures et comme il racontait de belles histoires, il en trouva beaucoup et cela marcha très bien. Kees ne pouvait cirer les chaussurs que la nuit, selon le règlement du bateau et ramasser les chaussures des clients en soirée. Au service du nettoyage du bateau, Kees proposait un petit boulot suplémentaire aux employés. Ces techniciens de surface, comme on les appelle aujourd’hui, qui nettoyaient le jour ciraient les chaussures la nuit en échange d’un petit peu d’argent que leur donnait Kees. Au matin, Kees ramenait les chaussures à leurs propriétaires. Ce fut l’âge d’or pour Kees car il recevait énormément de pourboires des passagers et réussit amasser une petite fortune. Il ramassait des pourboires pour des chaussures qu’il n’avait même pas cirées! Durant l’un de ses derniers voyage en mer, il a rencontré l’écrivain hollandais Jan de Hartog. Jan voyageait beaucoup en mer et écrivait de nombreux ouvrages sur le sujet. Kees s’entendait très bien avec lui et il discutait beaucoup sur toutes sortes de sujets. Jan aussi avait vu une grosse partie du monde et Kees lui raconta qu’il avait toujours rêvé de vivre à Rome ou à Tokyo. Jan lui conseilla cependant d’aller vivre à Paris car il y avait là beaucoup de choses à voir et à découvrir. En outre, le français est une langue facile à apprendre et utile dans le monde entier. Kees le crut et décida de se rendre à Paris et y passa une année (aux environs de 1958). C’est durant cette période que Kees rencontra celle qui allait devenir sa femme. Mais avant cela, Kees voulait encore une fois partir à l’aventure, cette fois en Scandinavie. Kees voulait pardessus tout voir le soleil de minuit. Il en avait entendu parler et ça le fascinait. Il resta un mois à Stockholm et plus tard, cinq mois à Helsinski. Kees n’avait jamais d’adresse fixe où il passait ses vacances. Il allait d’un côté à l’autre, jouant au “où le bateau accostera”. Il était très amicale et de cette façon rencontra beaucoup de gens. Il savait comment dénicher un lieu pour dormir toutes les nuits et sinon, il restait éveillé (là au moins, il fait clair toute la nuit). A la fin de son voyage, il retourna à Paris pour y retrouver la femme de ses rêves. Mais il ne voulait pas vivre à Paris; il en avait assez de la mentalité française et décida de rentrer aux Pays-Bas. Elle le suivit et ils s’installèrent à Amsterdam. Grâce à son expérience de prof, Kees a pu diffuser son message parmi les agriculteurs Soft Secrets 30 C’était en 1960. Ils achetèrent une péniche sur la Wittenburgergracht où il vit encore aujourd’hui. Une vraie maison ne le bottait pas de trop et une péniche lui semblait bien plus aventureux. « C’est ici que la politique de tolérance a commencé », dit Kees. La promotion du chanvre a également connu des bas et il ne fallut pas longtemps au gouvernement hollandais pour se pencher sur la marijuana et les problèmes de drogue qui lui sont associés. La culture de marijuana Son intérêt pour la culture de marijuana devait maintenant commencer. Kees n’avait jamais oublié ses aventures au Maroc et il avait encore une fois deux fumé un joint dans les années qui ont suivi mais il n’avait pas encore fait pousser de plantes. Pas avant qu’il ait reçu des graines d’une connaissance, Paul Olivier. Il acheta un kilo de graines de chanvre dans une animalerie. Ces graines n’étaient évidemment pas d’une très bonne qualité et les faire pousser ne fut pas facile. La première fois, ce fut un fiasco. Il se défoula sur sa femme et l’accusa d’avoir tué ses plantes par ses cris incessants. Mais Kees n’abandonna pas la culture et continua ses expériences. Après quelques années de bricolage, il réussit à faire pousser des belles plantes. D’après lui, elles avaient poussé dans la tranquilité et la paix. Kees ne pouvait cacher sa joie, sa femme était partie avec les enfants rendre visite aux grands-parents à Paris pour tout l’été. Kees était resté chez lui car il en avait marre de Paris et s’amusait bien mieux avec sa culture. Les plantes poussaient et poussaient mais il fallait encore que Kees en développe le goût et ce qu’il cultivait n’était encore que du chanvre. En fait, il avait semé des graines dans presque toutes les jardinières et les parterres de la ville, même dans la jardinière devant le poste de police. Il ne fallut pas longtemps pour que la péniche de Kees ne ressemble plus qu’à un grand champ de chanvre flottant. Les alentours aussi étaient transformés en mer verte. Kees était un grand précuseur et il croyait au principe “paix=joie” et ne se compliquait pas la vie avec des engrais et des sélections. “Tu sèmes toutes les graines de chanvre à la volée un peu partout où c’est possible et tu vois ce qui se passe après.” Kees était aussi fasciné par la myriade manières d’utiliser le chanvre. On pouvait en faire des vêtements, des paravents et sans doute le plus important : du thé avec les fleurs sèchées. Ceci suffit à Kees dans le reste de la Hollande et même endehors. Jasper Grootveld avait toujours aidé kees à promouvoir la marijuana. Ensemble, ils avaient créé la Société de l’Herbe des Pays-Bas avec Kees comme directeur et Jasper comme conseiller. De cette façon, Kees passait moins comme un criminel aux yeux des autorités car il était cadre dans une société. La société était située sur le toit de la péniche de Kees qui se trouvait en face du bureau de police. La Société de l’Herbe des Pays-Bas perdura 15 ans. La Société d’Herbe des Pays-Bas pour s’ateler à en promouvoir l’usage et la culture. Pour lui, la culture de cette plante, oh combien spéciale, rendait la vie plus intéressante. Il fit tout son possible pour rendre la plante de marijuana célèbre dans son pays natal et dans les pays voisins. Riche de son expérience de prof, il trouva les moyens de faire passer la bonne parole auprès des agriculteurs. Mais pour répandre son message au maximum, il lui fallait de la publicité. Et chaque cultivateur d’herbe sait comment cela peut finir. Kees gardait un oeil sur tous les journaux pour attirer l’attention sur la marijuana. “Vous devez vous assurer d’entrer en contact avec la police et la publicité suivra d’elle-même.” Ceci marcha bien pour Kees et il eut un tas de pub jusqu’à l’extérieur des frontières de Hollande. Partout, on suivait les activités de Kees. C’était exactement ce que Kees voulait pour attirre l’attention sur la plante de chanvre. Des esprits élevés Auparavant, la marijuana provenait exclusivement des pays du Tiers Monde et Kees voulait changer cela au plus vite, au grand dam du départment de la justice. Kees était régulièrement emmené au poste de police et devant le tribunal. Mais cela ne dérangeait pas Kees car il pensait bien faire: nommément, défendre et promouvoir une plante innocente. Il était également heureux d’avoir eu une longue expérience de prof car les juges et les experts lui parlaient un peu plus sérieusement. “La marijuana est une herbe et pour cela, elle reviendra toujours” et “c’est pour cela que vous ne pourrez jamais l’interdire”, étaient les phrases les plus utilisées par kees pendant ces procès. Kees espérait ainsi faire douter les experts. En outre, Kees n’avait jamais d’avocat et se défendait lui-même. Un avocat aurait coûté trop cher surtout procès après procès et aucun avocat dans le pays ne connaissait la marijuana aussi bien que Kees Hoekert. Les juges et les experts ne l’impressionnaient pas et il poursuivait ses activités tranquillement. Mais il ne passait sûrement pas inaperçu. Kees et Jasper Grootveld (un activiste hippie) devenait de plus en plus célèbres à Amsterdam, Etant pleinement engagé à poursuivre la promotion de la marijuana, Kees devait trouver de nouveaux moyens pour y arriver Jasper Grootveld, ami de Kees et conseiller de la Société d’Herbe des pays-Bas, écumait les bars d’Amsterdam pour y parler des possibilités du chanvre (des fibres pour les vêtements, du savon, les graines pour l’alimentation et bien entendu, l’herbe). De cette manière, Jasper pouvait voir s’il y avait un marché potentiel et un intérêt pour la plante ainsi qu’orienter les touristes vers la péniche de Kees Hoekert où la promotion était beaucoup plus facile. Peu de temps après, Kees reçut un tas de courrier tous les jours (en plus des amendes) et les touristes arrivaient par centaines sur sa péniche. La mission de Kees et Jasper connut un sursaut quand un bus, appelé le bus magique, commença à amener des hordes de touristes tous les jours. Le bus magique était un bus touristique qui proposait des tours alternatifs et prenaient d’autres routes que les bus normaux ignoraient. Grâce à ce soutien supplémentaire, de longues files de touristes attendaient leur tour pour visiter la péniche de Kees. Cela devenait tellement encombré, que la police du dévier le trafic. Kees jouissait de plaisir. « Ceux qui autrefois saisissaient mes plantes, contrôlent le trafic pour que les gens arrivent bien chez moi! » Kees ne contrôlait que difficilement son enthousiasme et ses qualités de profs l’aidait à expliquer les atouts du chanvre, son histoire et les manières de la cultiver. Quand la visite était terminée, les touristes pouvaient acheter une poignée de marijuana à Kees. Si vous veniez de l’étranger, vous pouviez acheter jusqu’à 23 plantes; pour les habitants de la province hollandaise, c’était dix plantes et les amstellodamiens devaient se contenter de cinq plantes. Les amstellodamiens devant voyager moins loin, cet arrangement favorisait les Soft Secrets étrangers qui pouvaient en ramener pour leurs amis. Les jeunes plants ne coutaient qu’un gulden pièce et se vendaient comme des petits pains. Pour revenir brièvement aux experts dont nous parlions plus haut, c’était aux environs de 1975 (quelques années de culture plus loin) qu’un certain Mr. Toorenaar s’imposa comme soi-disant expert des substances narcotiques. Certains l’avaient même surnommé “l’empereur des substances narcotiques”. Kees était intrigué par cet expert et désirait ardemment le rencontrer. Il obtint un rendez-vous pour parler de marijuana. Toorenaar ne se sentait visiblement pas à l’aise et demanda à Kees : “Mr Hoekert, dans votre truc-là, il y a vraiment du tétrahydrocannabinol?” Kees savait bien sûr que Torrenaar parlait du THC mais répondit non, que cela ne se trouvait pas dans son herbe. Toorenaar acquiesça sagement. Dès ce moment, Kees sut que son ‘expert’ n’y connaissait absolument rien en marijuana. Il y a toujours du THC dans l’herbe et Kees ne pouvait pas prendre au sérieux un expert qui ignorait cela. Il ne servait plus à rien de discuter et il rentra chez lui. 31 Les agents américains Etant pleinement engagé à poursuivre la promotion de la marijuana, Kees devait trouver de nouveaux moyens pour y arriver. Les méthodes devenaient de plus en plus originales: avec des amis suédois, ils ont répandu des kilos de graines de chanvre par avion sur des champs dans les polders de Noordoost. De cette manière, il espérait que le chanvre pousserait partout et que cette plante piquerait la curiosité de ceux qui ne la connaissent pas encore. La promotion du chanvre a aussi connu des bas et il ne fallut pas longtemps avant que le gouvernement hollandais se penche sur la plante et les problèmes de drogue qui lui sont associés. Le ministre Van Agt décida en 1976 d’aller aux Etats-Unis pour s’y renseigner sur leur politique prohibitionniste. Kees était horrifié par cette idée car les Etats-Unis atteignaient les sommets en matière de problèmes de drogues. Les Américains se croyaient très scientifiques mais ils étaient tout sauf ça. Quand en tant que représentant du gouvernement, on vous dit quelque chose sur la politique américaine, il faut entendre excatement FloraKleen de General Hydroponics Tout cultivateur en hydroponique qui connaît les effets des sels sait que le rinçage des plantes avant la récolte est un élément essentiel dans la culture d’une herbe de qualité. Si une plante n’est pas convenablement rincée, son herbe sera dure à fumer et aura un goût chimique désagréable. Ce goût provient des sels chimiques qui restent dans les têtes et va complètement ruiner ce qui aurait pu être une belle fumette. Les cultivateurs traditionnels utilisent de l’eau claire à la fin de la période de floraison pour rincer les nutriments qui se trouvent encore dans la plante. FloraKleen est une solution nettoyante conçue pour faciliter ce processus en dissolvant les excédents de sels qui se sont accumulés dans le système; et ainsi, rendre le processus de rinçage plus efficace ce qui rend l’herbe meilleure à fumer. Ces solutions de rinçage sont ajoutées à l’eau pour que la plante absorbe le mélange dans sa le contraire de ce que vous devez faire et sinon, vous risquez de créer les mêmes problèmes (de drogue) qu’eux ont aux Etats-Unis, selon Kees… Le gouvernement hollandais l’a pourtant compris autrement et a choisi de se faire seconder par trois agents américains de l’ambassade à Den Hague. Leur mission fut de conseiller les Pays-Bas. Le gouvernement hollandais a rassurer les citoyens hollandais en leur disant qu’ils ne devaient pas craindre ces conseillers américains puisqu’ils n’avaient pas le pouvoir d’enquêter. Kees était furieux et trouvait cette attitude lâche et culottée de la part des gouvernements hollandais et américains. Il s’avéra que les agents américains avaient accès à tout ce qu’ils voulaient et qu’en outre, ils n’étaient pas soumis à la législation à laquelle les enquêteurs hollandais étaient soumis en général. Malgré toutes les agitations qu’ils ont tentés de créer autour de l’innocente plante de marijuana, les américains n’ont heureusement jamais réussi à salir le chanvre. Et jusqu’à ce jour, tout-e structure cellulaire où les sels se sont amassés. Là, il peut dissoudre les sels dans l’eau et les rejeter comme déchets. En utilisant un mètre de conductivité au moment du rinçage, vous pouvez surveiller l’évolution de l’activité en testant la solution avant et après son passage dans la plante. Si la conductivité a grimpé durant le processus, c’est qu’elle contient plus de sels résultant du rinçage; et cela signifie qu’elle a pris ces sels dans les plantes. General Hydroponics recommande l’utilisation mensuelle de FloraKeen durant toute la culture aussi bien en hydroponie qu’en terre pour s’assurer qu’il n’y aura pas d’accumulation indésirée de sels. Cela réduit fortement les risques d’avoir de mauvais nutriments encore enfermés. Cela peut être très utile dans des régions où l’eau est dure et dont les taux de calcium et de magnésium sont tellement élevés qu’ils sont déjà excessifs pour les plantes avant même d’y apporter de l’engrais. Si la plante a trop d’un des minéraux, sa capacité à absorber d’autres minéraux est “bloquée” ce qui la rend stressée et chétive. Un rinçage régulier va aider à prévenir l’élévation nocive des nutriments en dissolvant les excédents tous les mois ou quelques. FloraKeen est hautement concentré et peut être utilisé en toute sécurité sur des plantes en croissance dans tous les systèmes. Il peut être utilisé pour dissoudre les minéraux et les sels accumulés à tout moment. Pour plus d’info visitez www.generalhydroponics.com hollandais-e peut fumer son joint en paix. Au fil des ans, les aventures de Kees Hoekert se sont calmées mais à 72 ans, ce n’est pas surprenant. Les belles histoires et récits d’aventures de cannabiculteurs pourtant se poursuivent. Un pionnier comme Kees Hoekert, également surnommé le père de la Nederweed, mérite le respect. Grâce à ses efforts, une politique de la tolérance s’est mise en place aux Pays-Bas et le pays est devenu un leader mondial dans la culture d’herbe de qualité. Jasper Grootveld a également joué un rôle important dans tout ça. Mais cet article est entièrement dédié à Kees Hoekert et c’est pour cette raison que Grootveld n’y fait qu’une petite apparition. Mais lui aussi a fait beaucoup de choses qui méritent notre respect. Il faut encore ajouter que Kees Hoekert et Jasper Grootveld construit les fondements de base de l’image de tolérance des Pays-Bas et lancé l’industrie du tourisme du cannabis actuelle. Pour terminer, je remercie tous ceux qui m’ont aidé à écrire cet article et particulièrement Kees Hoekert lui-même. produits Ces balances sont-elles dans votre poche, ou… Depuis l’apparition des FI (balance Flip Interactive), My Weight a soufflé toutes possibilités de concurrence. 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Cremer Rédaction: Weckels, Bart B., Jorge Cervantes, Jim Stewart, Charlie Stone Mise en page - graphisme: R&B Communicatie, Schijndel, Pays-Bas Cover photo: Great White Shark @ Greenhouse Seed Company Adresse rédaction: Soft Secrets France PoBox 17250, 1001 JG Amsterdam (Pays Bas) E-mail: [email protected] Préface de l’editeur La politique des Pays-Bas concernant le cannabis est très libérale. L’usage du cannabis n’est pas sanctionné par la loi des drogues hollandaise. Beaucoup de communes permettent des coffeeshops où le hash et l’herbe sont vendus. Avec la tolérance des coffeeshops le gouvernement a réussi une séparation des marchés de drogues. Un million de fumeurs visitent les shops ou bien ils ont une petite plantation pour l’ usage personnel. Le consommateur n’est pas à traité comme criminel. Certains politiciens et représentants du gouvernement sont des grands défenseurs de la légalisation du cannabis. D’abord il faut avoir une logue période de normalisation. L’éditeur de Soft Secrets Français se fixe le but d’informer les gens pour contribuer d’une manière positive à la normalisation du cannabis. Dans son journal, il offre de l’ espace à toutes opinions aussi bien les pros que les contras. Cela ne veut pas dire que l’ éditeur est d’ accord avec le contenu de tous les reportages ou annonces. L’ éditeur se désolidarise explicitement des déclarations ou des images qui éveillent l’ impression que de la publicité est faite pour l’ usage ou la production de cannabis. La loi de 11 mars 1957 n’ autorisant, aux termes des alinéas 2 et 3 de l’ article 41, d’une part, que les copies ou reproductions strictement réservées à l’ usage privé du copiste et non destinées à une utilisation collective, et, d’ autre part, que les analyses et les courtes citations dans un but d’ exemple et d’ illustration, toute représentation ou reproduction intégrale ou partielle, faite sans consentement de l’ auteur ou de ses ayants droit ou ayants cause, est illicite (alinéa 1er de l’ article 40). Cette représentation ou reproduction, par quelque procédé que ce soit, constituerait donc une contrefaçon sanctionnée par les articles 425 et suivants du Code Pénal. L’ editeur ne peut pas être rendu responsable pour le contenu et/ou les buts des annonces. La rédaction ne prend aucune responsabilité pour des envois spontanés.