smart 02

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smart 02
Spring 2011 # 02 / www.smart.fr
TOD’S
un tenor du luxe
à la Scala de Milan
MYTHIQUE
Santoni
NIXON
à la pointe
de la vague
7 FOR ALL
MANKIND
SMART MAGAZINE # 02 - 5,00 €
ouvre à Lyon
JEREMY
HACKETT
VIVIENNE
WESTWOOD
Stupeurs et tremblement
ÉTOILES DE MAÎTRE
à la Maison Moschino
LE MUSÉE NOMADE
de Trussardi
SMART
FEMME
entre en scène
Smart Femme
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40 rue Juliette Récamier, Lyon 6ème
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Parking rue Vauban
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Tél. 04 78 24 50 49
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9
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SMART
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Ceinture Paul Smith
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smart femme
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SAHARA
TOUR
Saharienne Mason’s
Foulard Fabiana Filipi
Ceinture Aeronautica Militare
Baskets Hogan
SMART FEMME
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SOFITEL LYON BELLECOUR - PHOTOGRAPHE ISSHOGAI
TEL. 01.55.35.20.20
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Blouson Paul Smith
Top soie Coast
Jean Jacob Cohen
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SOFITEL LYON BELLECOUR - PHOTOGRAPHE ISSHOGAI
15
zoom
ASTON
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Sac Hackett Aston Martin
Casque Hackett Aston Martin
Pochette Hackett Aston Martin
Serviette Hackett Aston Martin
smart
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SOFITEL LYON BELLECOUR - PHOTOGRAPHE ISSHOGAI
H A C K E T T. C O M
E S S E N T I A L LY B R I T I S H
L’ E S S E N T I E L B R I T A N N I Q U E
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zoom
THE FIFTIES
Casque Ruby « Belvedère »
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Pull Bikkembergs « 278 »
SMART
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SOFITEL LYON BELLECOUR - PHOTOGRAPHE ISSHOGAI
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CASUAL
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De gauche à droite
TOD’S
MONCLER
BKKEMBERGS
D&G
SMART
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SOFITEL LYON BELLECOUR - PHOTOGRAPHE ISSHOGAI
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POLOS BY
SMART
Premier plan (de gauche à droite)
Polo Ralph Lauren
Polo Trussardi
Polo Bikkembergs
Deuxième plan (de gauche à droite)
Polo Aeronautica Militare
Polo Moncler
Polo Hugo Boss
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smart
SOFITEL LYON BELLECOUR - PHOTOGRAPHE ISSHOGAI
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Casque Moto Andrea Cardone
Casque Nixon « Whip black »
Veste Moncler
SMART
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Chapeau Paul Smith
Montre Nixon « New Digital »
Montre Nixon « Small Player »
Montre Nixon « New Digital »
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17 rue Ferrandière 69002 Lyon
(angle rue des Quatre Chapeaux)
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De gauche à droite
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Santoni « Hammer »
Santoni « Galles »
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distincts synchronisés par un seul organe réglant. le stop seconde foudroyante
breveté permet une mise à l’heure au 1/6e de seconde.
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Boutique Sateen, 82 rue Vendôme, 69006 LYon. teL : 04 78 24 45 68
www.pauLSmith.co.uk
SMART magazine sommaire
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Printemps / été 2011 # 02
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144
Smart Magazine N° 2
Printemps / été 2011
www.smart.fr
Spring 2011 # 02 / www.smart.fr
TOD’S
un tenor du luxe
à la Scala de Milan
MYTHIQUE
Santoni
NIXON
à la pointe
de la vague
7 FOR ALL
MANKIND
SMART MAGAZINE # 02 - 5,00 €
ouvre à Lyon
JEREMY
HACKETT
VIVIENNE
WESTWOOD
Stupeurs et tremblement
Smart
46, bd des Brotteaux
69006 LYON
Tél : + 33 (0)4 78 24 54 93
ÉTOILES DE MAÎTRE
à la Maison Moschino
LE MUSÉE NOMADE
de Trussardi
SMART
FEMME
entre en scène
Directeur de la Publication
Philippe Bettant
142
144
Vitrine
Napapijri s’étoffe
7 For All Mankind
Smart Femme entre en scène
Portrait
Cécile Siméone, de la météo au micro
Vivienne Westwood - Stupeurs et tremblements
Fabricant
7 For All Mankind - Blu Stars
Denim’s Story by Notify
La saga so british de Jeremy Hackett
Mythique Santoni
Horlogerie
Nixon à la pointe de la vague
Mode - Quantum of Solace
Hôtel - La dolce vita s’invite à Edimbourg
Art
Art et Business - Amis Ennemis
Duel de milliardaires esthètes
Les parrains de l’Art
Les chouchous de l’Art contemporain
Le musée nomade de Trussardi
Etoiles de maître à la Maison Moschino
Hôtel Maison Moschino - Dormir… et Rêver
Portrait
Karl Lagerfeld
Spectacle
Tod’s : un ténor du luxe
Expo
L’orient des Femme - Christian Lacroix
Autoportrait d’une lyonnaise
Auto
Escapade Mercedes CLS
Interview
Têtes d’Affiche Arty
Déco
Jean Nouvel - Simple Bridge
Home Sweet Home
Portrait
Marie Canzano
Sport
Les Voiles de St Barth
Yacht
Goldfinger des mers
Cinéma
Musique
Rédactrice en Chef
Jocelyne Vidal
Journalistes
Laurie Baujouen, Lucile Quillet,
Anne-Sophie Meyer, Antoine Scalese,
Bénédicte Burguet, Camille Larbey,
et Jocelyne Vidal
Photographes
Isshogai, Lionel Pinard et Lionel
Montagnier.
Styliste Patrick Boffa
Conception Graphique
Studio MOG DESIGN
Tél : + 33 (0)9 72 19 00 93
www.mog-design.com
Couverture
Photo de Jeremy Hackett
Diffusion
12500 exemplaires. Fichier Smart :
envoi postal (9000 ex) et 3500 ex en
kiosques et en réseau sélectif
Editeur
Tendances Magazine
31, rue de Brest 69002 Lyon
Tél : + 33 (0)4 72 77 86 18
F. Mirabel + 33 (0)6 22 28 93 21
Remerciements
Sandrine Bettant, Silvio Iacovino (Sofitel
Lyon Bellecour),Intercontinental Carlton
Cannes ( Narjiss Falcoz), Marie-Agnès
Deloin (Smart Femme), l’équipe Smart
pour leurs sélections.
Lyon. 97, rue Edouard Herriot - 04 78 37 04 07
Printemps 42, place de la République - 04 72 31 10 98
Artiste Joaillier
montre nacre et diamants
www.mauboussin.fr
Elsa Zylberstein
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édito
Quand l’art habille la mode…
Entre les arts et la mode qui les résume
tous, la frontière n’a jamais été aussi
mince. Les imprimés arty fleurissent sur
les podiums. Les expositions dédiées aux
créateurs ouvrent grandes les fenêtres
de la beauté et du rêve dans les musées.
Cette précieuse bouffée d’art pur dans
un monde de bruit et de fureur, nous la
devons aux créateurs, stylistes qui nous
font partager dans ce numéro, leur relation
quasi - fusionnelle avec les arts plastiques
ou lyriques.
Patron de Tods, Diego della Valle a mis
en scène son savoir-faire à la Scala de
Milan, avant de participer à la restauration
du Colisée. L’art est aussi le fil rouge de
Trussardi dont Béatrice, dirigeante du
groupe éponyme célèbre le centenaire
en multipliant les expositions d’un vrai
musée nomade. Entre Milan et Londres,
nous croiserons aussi les esthètes de
la chaussure de Haute Couture Andrea,
Giuseppe, Illenia Santoni et la nouvelle
icône du luxe britannique Jeremy Hackett.
Philippe Bettant
Rendez-vous ensuite à Paris avec Karl
Lagerfeld photographe, puis avec Christian
Lacroix qui nous fait partager sa vision de
« L’Orient des Femmes » au Musée du
Quai Branly. A Lyon, le détour s’annonce
smartissime, avec l’ouverture de Smart
Femme, la création de la nouvelle boutique
Napapijri, l’arrivée de Seven For All
Manking en bijoux de jeans aux palettes
bleutées…Tous ont l’art de donner des
habits neufs à la mode !
Philippe Bettant
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news
Invitation au voyage
insolite à La Mamounia
Revisitée par le célèbre décorateur Jacques Garcia, la Mamounia a rouvert ses
portes le 29 septembre 2009 au cœur de Marrakech. Entouré d’un parc de huit
hectares délimité par des remparts du XIIème siècle, le mythique palace marocain n’est qu’à cinq minutes de la célèbre Koutoubia et de la fameuse place
Jemaa El Fna.
Dans un style Arabo Andalou alliant tradition marocaine et nouvelles technologies, La Mamounia rajeunie mais toujours fidèle
à ses traditions architecturales, demeure le symbole du raffinement et de l’élégance déclinés par 136 chambres, 71 suites, trois
riads dotés de salons marocains et d’une piscine privative avec
terrasses de 700m2. Le luxe absolu, à découvrir le temps d’une
« Expérience Insolite », un voyage hors norme concocté par la
direction de La Mamounia.
Arrivés à Marrakech en Jet privé, les hôtes sont invités à prendre
place dans la Jaguar Daimler qui les conduit dans l’un des
somptueux riads de La Mamounia. Tout au long de leur séjour,
un majordome disponible 24h/24h répondra à leurs moindres
désirs. La première soirée débute par une dégustation de vins
privée orchestrée par le Chef Sommelier. Sa sélection de grands
crus accompagne un menu gastronomique réglé sur de précieux
accords mets vins.
Après le petit déjeuner au Champagne servi chaque matin sur
la terrasse du riad, les hôtes se verront proposer une expédition
privée en hélicoptère pour découvrir l’Atlas. L’atterrissage est
prévu en plein désert, où un « Bivouac » de luxe sera dressé pour
une nuit digne des mille et une nuits. Au retour à l’hôtel, chacun
pourra se détendre au SPA en jouissant librement de tous les
soins de beauté proposés par La Mamounia.
Un peu plus tard, le chef mixologue, se fera un plaisir de dédier à
chaque hôte un cocktail personnalisé. La soirée commencera par
un dîner à L’Italien ou au Marocain. Un concert de Jazz privé sur
la terrasse du Riad la rendra encore plus magique. Au diapason
de la journée du lendemain, consacrée à une escapade inédite
dans la ville de Marrakech. Occasion pour les hôtes de la Mamounia de découvrir en un lieu tenu secret jusqu’au bout, un artiste,
un styliste ou un artisan qui aura réalisé pour eux une collection
unique. Le rêve à l’état pur !
Expérience insolite à La Mamounia
Réservation : 00 212 524 388 600
E-mail : [email protected]
www.mamounia.com
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Les Lieux de demain
ont une histoire...
Accueillant des hôtes de marque depuis près d’un siècle, l’hôtel InterContinental Carlton Cannes vous
propose 343 chambres climatisées et insonorisées dont 39 suites. Toutes les chambres et suites vue
mer, les chambres vue colline du Palace ont été entièrement rénovées dans un style inspiré de l’esprit
glamour du cinéma Hollywoodien des années 50 empreint de classicisme contemporain.
De même, le Carlton Restaurant, le Restaurant de la Plage, le Carlton Lobby Bar vous accueillent dans
une ambiance élégante et raffinée, où se conjuguent au quotidien les plaisirs du palais.
INTERCONTINENTAL CARLTON CANNES - 58, bd. La Croisette CS40052 - 06414 CANNES cedex
Tél : +33 (0)4 93 06 40 06 - Fax : +33 (0)4 93 06 40 25 - [email protected]
news
Amoureux transis
de la joaillerie
Orfèvre des parures de haute couture, le joaillier défie le caractère éphémère
de la mode en enchâssant un collier d’or blanc, saphirs roses et diamants dans
le Bar de Glace de L’Etage Restaurant MDA de Lozanne. Un joli clin d’œil à la
fraicheur des lignes de bijoux dédiées aux détaillants du monde entier par Joïa.
Ses dirigeants Marco et Jean-Pierre mettent aussi leur savoir-faire au service
du grand public, accueilli dans leur boutique du Carré d’Or. On peut aussi bien
y faire réaliser sur mesure, le bijou de ses rêves que découvrir les nouveaux
modèles de montres Ebel, Victorinox et MeisterSinger, avant de craquer pour les
collections de bagues, colliers, pendentifs et bracelets au design épuré de Joïa.
Joïa 104, rue du Pdt Edouard Herriot 69002 Lyon
Tel. 04 72 56 00 69 | Site : www.joia.fr
Et si vous montiez
photos © Saby Maviel
à l’Etage ?
Rencontre ô
sommet de la science
Claire Bianchin va faire beaucoup de bruit dans la dermocosmétique anti-age. Cette Docteur en Biologie Moléculaire et Cellulaire d’une trentaine d’années seulement a
mis en place un concept novateur, fruit de sept années de
recherche : le complexe multimoléculaire CxOS.
Cette technologie innovante a pour spécificité de replacer
les cellules dans un micro- environnement optimal afin
de leur donner un nouveau souffle. Ce nouveau concept
s’impose en précurseur de la cosmétique cellulaire.
Après avoir collaboré avec le CNRS, l’université de Lyon et
avoir été récompensée par le Ministère de la Recherche,
le Docteur Claire Bianchin propose sa première gamme
de produits de soin anti- age d’exception pour une réparation globale et performante des cellules avec OSCIENCE
by Claire Bianchin. La gamme est complétée par un sérum et une crème généreuse tous types de peaux, pour
mieux lutter contre les signes du temps. Les consommateurs sont déjà conquis.
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Situé à Lozanne, le restaurant l’Etage installé dans un ancien entrepôt industriel vous ouvre ses portes pour une soirée festive entre amis, en famille,
dans un lieu conviviale et décalé.
La carte vous propose 4 menus, 19 € (uniquement à midi), 24 €, 31.90 € et
36 €. Au piano, , le chef, travaille des produits frais et vous offre une cuisine
traditionnelle. Pour vous mettre en appétit, partagez avec gourmandise une
planche de saumon fumé ou de Pata Négra. Pour poursuivre agréablement,
dégustez un dos de Cabillaud façon demi-deuil ou le famùeux filet de boeuf
façon Rossini... et votre plaisir sera total ! La carte des vins recèle des petites merveilles pour accompagner divinement votre repas : Pomerol 2000,
Petrus 1995, un Viognier aux arômes délicats, ou laissez-vous tenter par un
Laurent Perrier Brut classique.
Les enfants aiment l’Etage !!!
Vos enfants, aimeront l’Etage. des maillots de leurs idoles sont exposés, un
écran diffuse des reportages sur les joueurs de l ol.... Et si le repas s’éternise, un espace jeux avec 2 consoles «Wii», un baby-foot transparent et une
table de ping pong (en terrasse) les divertiront.
Une soirée originale
Vous décidez d’inviter votre épouse, votre époux, votre copain ou copine,
vos amis, collaborateurs... choisissez l’insolite en commençant votre soirée
en prenant un verre dans l’unique bar à glace de la Région Rhône-Alpes et
dégustez votre apéritif dans un verre de glace vive... L’instant est à vivre, car
trinquer à -15° avec des amis dans un univers de glace n’est pas courant.
Une soirée à l’Etage est avant tout un grand moment de convivialité, alors
n’hésitez pas à aller y faire un petit tour...
Ouvert de lundi au vendredi midi et les jeudis – vendredis et samedis soirs
Restaurant l’Etage – Route de Lyon – Zac Les Cerisiers – 69380 Lozanne
Tél. 04 72 54 52 54 | www.mda-restaurantletage.com
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La smart branchée.
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exemplaires. Consommations de la smart fortwo nightorange (cycles urbain/ extra-urbain/mixte en l/100 km) : 4,6 à 6,3/4,0 à 4,1/4,3 à 4,9. Emissions de CO2 (g/km) : 98 à 115. (2) Selon
décret n° 2007-1873 dans sa version en vigueur. Mercedes-Benz France - Siren 622 044 287 RCS Versailles - N° ORIAS 07009177
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Un rouge à lèvre
gourmand
Il était jusque-là réservé aux enfants. Un rouge à lèvres parfumé qui teinte les lèvres.
C’est le pari osé mais gagné du grand pâtissier lyonnais : M. Bouillet. Il a réussi à créer un objet glamour
alliant plaisir et fonctionnalité. Pour un maquillage naturel et gourmand, succombez à l’un des cinq
parfums disponibles en fonction de la teinte de votre choix. Chocolat noir (ton noir), vanille (ton blanc),
chocolat au lait (marron foncé), piment d’Espelette (rouge) ou encore caramel (marron clair)… vous
trouverez parmi ces couleurs celle qui s’accordera le mieux à votre peau.
Pâtisserie Bouillet - Tél : 04 78 28 90 89
Plus d’informations : www.chocolatier-bouillet.com
UN JOYAU
DE PREMIÈRE BOUTIQUE
Les ateliers Ruby ouvrent en plein
coeur de Paris leur première boutique au style rétro-futuriste-chic
avec canapés en cuir matelassé
campant dans un décor épuré. A
l’intérieur : collection complète des
casques Ruby, séries limitées, éditions d’art, modèles uniques, motos
d’exception ainsi qu’un petit espace
“cabinet de curiosités” avec des
objets qui collent à l’esprit de la
marque. Le must : le service “costume” qui vous propose de réaliser
votre casque personnalisé. À nous en
faire perdre la tête.
Boutique Ruby - 1 rue Hérold, Paris Ier.
DE beaux jours
le printemps
chez Zoé Bonbon
C’est au 13 de la rue Emile Zola que la petite boutique Zoé Bonbon a
revêtu sa tenue printanière. Les étoffes se mélangent aux perles et
aux nacres; du fluo, du fleuri ... De l’audace, de la joie, du bonheur ...
Les bikinis Guia la Bruna vous transformerons instantanément en
déesse et les ballerines ludiques Pretty Ballerinas feront danser vos
pieds ! Mais attention Tina Lillienthal et ses petites têtes de mort en
argent pourrait vite faire de vous les rebelles de la plage !
ZOE BONBON - 13 rue Emile Zola LYON 2 ème
Tél. 04.72.77.92.16
chez upper shoes
My Little
Lyon,
little society
Le retour des beaux jours rime souvent avec le retour des chaussures bateaux et des mocassins.
Pour l’été 2011, la boutique Upper Shoes vous propose le modèle “Arima”, d’après une ville de
Trinidad & Tobago de l’estimable maison anglaise John Lobb.
Idéal pour le yachting, ces souliers offrent une semelle gomme, un
bout arrondi confortable et des lacets aux embouts métalliques.
Toujours en respect avec les techniques traditionnelles qui ont fait
son succès depuis 1866, la maison John Lobb a travaillé le cuir
de veau spécialement pour être plus résistant aux intempéries.
Qu’on ait le pied marin ou non, ces messieurs seront parfaitement
chaussés.
Boutique Upper Shoes , 8 rue Jean de Tournes, Lyon 2ème
Tél : 04 78 38 39 31 | www.upper-shoes.com
40
Elles sont déjà nombreuses les adeptes
de ce nouveau site, véritable caverne d’Ali
Baba . On y compte 40 voleuses (inscrites)
! Inspiré de la version de la capitale, Lyon
s’est réapproprié le concept venu de la
capitale pour nous livrer tout en subtilité
tous les bons plans en ville, astuces et
conseils pour nos sorties (restaurants,
sportifs, soirées...) ainsi que des idées de
cadeaux, mais également des E-cards et
une application Iphone pour les lyonnaises
branchées qui recherchent le must, là, de
suite, en claquant des doigts.
Rendez vous sur : www.mylittlelyon.com
Nouveau SLK.
Une relation privilégiée avec la route.
Mercedes-Benz Lyon
Lyon Vaise
89/91, rue Marietton
04 72 85 78 00
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Villefranche-sur-Saône
Avenue de l’Europe
04 74 60 49 49
Consommation mixte de 6,1 à 7,1 l/100 km. CO2 de 142 à 167 g/km. Mercedes-Benz France - Siren 622 044 287 R.C.S. Versailles.
news
NEW YORK CITY
HOT SPOT
Le Limelight Market, une ancienne église réhabilitée en galerie marchande, vient d’ouvrir ses
portes à New York. La ville qui ne dort jamais nous prouve à nouveau qu’elle sait se réinventer.
Cette église du XIXe siècle, de style Néogothique, a déjà connu son heure de gloire dans les années 80. Alors inauguré par Andy Warhol, le Limelight fut un haut lieu des fêtes New Yorkaises.
En 2001, la boîte de nuit légendaire ferme définitivement ses portes suite à de nombreux scandales.
Dix ans plus tard le Limelight reprend vie. Après des rénovations qui ont coûté 15 millions de
dollars, la nouvelle destination shopping de New York est née. Les détails religieux et historiques
de l’église ont été révélés et restaurés. De nombreux recoins, escaliers, mezzanines, vous mènent
à la découverte d’une quarantaine de boutiques « corners ». Beauté, mode, décoration, produits
gourmets et restauration sont représentés. Un espace unique à étages multiples où la décoration
très « black and white » contraste avec le lieu. Ne manquez pas les magnifiques « cupcakes »
de chez Butterfly Bake Shop ainsi que la pizzeria Grimaldi, une véritable institution à New York.
Le bottier Hunter présente aussi tous ses modèles. Mon coup de cœur: les bijoux fantaisie Old
Holywood créés par deux jeunes stylistes New Yorkaises.
Cécile Roure Picard
Lyonnaise New yorkaise
Limelight Market Place - 656 Avenue of the Americas (20th street)
Ouvert tous les jours De 10 heures à 21 heures
www.limelightmarketplace.com
Gentlemen Golfeurs
Détente et convivialité sont les maîtres mots du Club Affaires du Gouverneur. De l’informatique à l’automobile, de la restauration à l’horlogerie en passant par la mode et l’œnologie, des décideurs aux activités les plus variées se retrouvent depuis mai 2008 sur les greens du
Club du Gouverneur, QG de l’Association, mais aussi , tous les premiers jeudis du mois, sur les plus beaux parcours de la région.
« Le plaisir de ne jamais disputer les mêmes parties, de croiser les handicaps pour que chacun prenne du plaisir à jouer . » Voilà, selon
Olivier Grégoire, responsable du site Web de l’association, ce qui fait se retrouver de plus en plus nombreux ces gentlemen golfeurs passés
de 25 à 50 membres en un an.
La gent féminine , en la personne de Véronique Speltdoorn, est naturellement la bienvenue au Club Affaires du Gouverneur où les joueurs
sont classés de 7 à 30 en moyenne. Présidé par René Jumel, assisté de Bruno Laval, trésorier, le Golf du Gouverneur a réuni deux cents
participants lors de sa Compétition du 12 septembre dernier. Un succès qu’il ne manquera pas de rééditer avec le même nombre de joueurs
émérites le 11 septembre prochain au Golf du Gouverneur. Avis à tous ceux qui voient la vie en green !
www.golfclubaffaires.fr
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BOSS 0372/S / BOSS 0361/S
Optique Chagrot
48, cours Franklin Roosevelt - Lyon 6ème | Tél. 04 37 24 07 77
129, avenue Maréchal de Saxe - Lyon 3ème | Tél. 04 78 60 43 64
43
news
Double
paire !
Il ne s’agit pas là d’une bonne main au poker mais d’une
bonne action à faire. Le concept est simple : vous achetez une paire de Twins (cf. photo), vous offrez une paire
à un enfant. Si, pour certains, la mode sert à afficher sa
personnalité, la marque Twins permet d’afficher sa philosophie et son choix de vie. Chaque collection est associée
à un « shoe project ». Lorsque la collection est terminée,
l’équipe de Twins se rend dans le pays du « shoe project ».
Elle investit l’ensemble des fonds récoltés pour fabriquer
des chaussures adaptées aux besoins des enfants des
pays en développement.
Twins for peace
Plus d’informations sur le site : www.twinsforpeace.com
Well done*
Wellness Beauty !
C’est un endroit divin, où le temps s’arrête,
le stress s’envole et l’esprit s’abandonne aux
plaisirs de soins divers...Des massages aux
soins en passant par le hammam et le spa, cet
endroit guérira vos maux ou vous apportera
tout simplement un instant de bien-être et de
quiétude avant l’été. Et d’ailleurs, savez-vous
qu’il est conseillé de faire un gommage avant
la belle saison pour mieux bronzer? N’attendez plus ! Joignez l’utile à l’agréable... De plus,
pour les amoureux qui le souhaitent, Wellness
Beauty propose des soins en duo.
Wellness beauty
SPA Wellness Beauty
98, Rue Duguesclin, Lyon 6ème
04 82 53 01 83
Courir pour elles,
courir encore !
Par un dimanche de mai ensoleillé, le domaine de Lacroix Laval a vu sa pelouse se
parsemer de centaines de femmes…fièrement vêtus d’un tee-shirt couleur fuchsia,
symbole de leur implication pour la lutte et
la prévention du cancer féminin. C’était le
21 mai 2010. Nous étions toutes au rendezvous petites et grandes, entre amies ou en
famille, sportive ou tout juste en rémission,
pour « Courir POUR ELLES ». Journée forte
en émotions où le dépassement de soi par le
sport s’est allié à la solidarité avec brio. De
la persévérance, de l’enthousiasme, beaucoup de foi et d’abnégation, c’est comme ça,
que la course a réuni plus de 1 650 femmes !
Grâce à l’achat de dossard par les coureuses
mobilisées, la course a pu reverser 15 000€
de bénéfices aux 4 associations de lutte
contre le cancer.
« Courir POUR ELLES» c’est d’abord une
femme : Sophie Mareau, 9 fois marathonienne, mère de 3 enfants qui est à l’origine de l’initiative. Témoin du décès de deux
44
mamans de l’école de ces enfants emportées par le cancer du sein, Sophie à décidé
d’agir… C’est ce qui a permis de modeler
son projet : organiser une course féminine
dans le Rhône, pour sensibiliser le grand
public à la prévention du cancer par l’activité
physique.
Aujourd’hui, « Courir POUR ELLES, toutes
solidaires » c’est un bureau de 6 copines ,15
membres actifs et 40 ambassadrices…
Elles en sont convaincues : le sport fait du
bien, et comme l’annonce le Plan Cancer
N°2 : l’activité physique est un des meilleurs
moyens de prévention contre le cancer. Les
230 000 nouveaux cas de cancer du sein qui
se déclarent chaque année nous rappelle
que chacune est concernée.
Volontairement et naturellement, elles se
rapprochent de spécialistes, de médecins
oncologues, mais également de centres
hospitaliers, comme les HCL, le Centre
Léon Bérard, l’Hôpital Privé Jean Mermoz,
la Clinique Privée du Tonkin. L’équipe suivra
le travail des bénévoles d’Europa Donna, le
Ruban de l’espoir, Octobre Rose. Au fil des
rencontres, elles réalisent que la course à
pied et la lutte contre le cancer partagent
des valeurs communes : le courage, l’endurance, l’acharnement. Sur un marathon, on
donne tout pour se dépasser, on ne lâche
rien… tout comme pour le combat contre la
maladie. Tout au long des mois de préparation de l’événement, leur chemin croise
des femmes, des coureuses, des mères de
famille, des femmes atteintes du cancer. Le
projet est désormais défini : il sera caritatif et accessible à tous. Un seul message à
retenir : « Venez nombreuses, marcher ou
courir, car c’est toutes et tous ensemble
contre le cancer, que nous donnerons un
sens à cette journée ! »
Une nouvelle édition se profile à l’horizon de
ce printemps 2011 et comme tout beau projet, il mérite que l’on en parle.
Nous sommes donc toutes attendues le
Dimanche 22 mai au Domaine Lacroix-Laval
à Marcy l’Etoile. Et pour celles qui ne pourraient se joindre à la mobilisation, il est possible de participer symboliquement à travers
une simple inscription. Pas de discrimination, les hommes sont eux aussi conviés
comme bénévoles, des stands leur seront
également dédiés sur le village.
Courir POUR ELLES, c’est une journée solidaire, conviviale, devenue le rendez vous
incontournable des femmes contre le cancer
dans la région.
En attendant, gardez la forme !
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pourtant des dernières innovations BMW ConnectedDrive, dont Internet à bord pour communiquer avec
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l’extérieur. Au-delà du style, au-delà de la beauté, elle, c’est l’Allure. www.bmw.fr/allure
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communiqué
Au détour d’un regard…
Voilà une adresse à ne pas perdre de vue.
C’est rue Édouard Herriot que s’est installée l’enseigne Regards Croisés dans
un espace de 85 mètres carrés, élégante
et contemporaine, conçue par l’architecte
d’intérieur Philippe Magnin du Sauzey.
Après Contact Optique et Optique des Créateurs, Evelyne et Philippe Brethes, passionnés par la création optique, apportent une
vision supplémentaire sur les lunettes avec
Regards Croisés. La boutique présente des
marques parmis les plus élégantes : Paul
Smith, Mykita, Lafont, le shop-in-shop
d’Alain Mikli et les collections Starck eyes.
Côté solaire les collections Persol, Emmanuelle khahn, Stella Mc Cartney ou Balenciaga sont à l’honneur.
Soucieux de la qualité et du design des
produits, attentif aux attentes des clients
voulant répondre à leurs problèmes de
46
vue avec un accessoire stylé et distingué,
Richard Montoux dirige la boutique avec
bienveillance pour proposer un service
performant à ceux qui désirent être dans
l’air du temps. On apprécie la sélection
pointue et originale des modèles, qui ravira
à coup sûr celle ou celui qui veut connaître
tous les secrets de ses futures lunettes en
un clin d’œil.
La boutique présente actuellement la collection de lunettes « Femme Toujours » de
Lafont pour l’été. Assumées, féminines,
chics, les montures arborent des coloris
ou des motifs plus osés fauve ou dentelle.
L’homme y trouve aussi son bonheur avec
les lunettes en titane aux lignes fortes et
structurées créés par Thomas Lafont.
Regards Croisés,
50 rue du Président Édouard Herriot,
Lyon 2ème. Métro : Cordeliers.
Tél. : 04 72 31 61 61
Rien ne nous inspire autant
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185 avenue Paul Santy – Lyon – Tél. 04 72 78 88 00
restaurant arty
Joindre l’agréable...
à l’agréable
Le restaurant du musée des Beaux-Arts, le café du musée Gadagne, le restaurant du « Quai des Arts », celui des « Muses de l’Opéra »… Tous ces endroits ont
un point commun. La réponse avec un petit tour d’horizon des restaurants
« Arty » de Lyon.
Les Terrasses
de Saint-Pierre
On pourrait facilement passer la journée
au musée des Beaux-Arts. Pour reprendre
des forces entre deux salles d’exposition,
rendez-vous au 1er étage au café-restaurant : Les Terrasses de Saint-Pierre.
L’équipe jeune et dynamique des Terrasses vous propose toute l’année une
restauration délicate à toute heure. Parmi
les spécialités, vous trouverez un tartare
de boeuf aux parfums de Thaïlande ou
d’Italie, une salade de fèves au saumon
fumé, un fondant au chocolat pur Caraïbe
et Gianduja ou une salade de fruits de saison en dessert. A l’intérieur, un triptyque
monumental de Raoul Dufy, (La Seine, de
Paris à la mer, vers 1937-1940) habille
la salle et nous rappelle subtilement le
caractère exceptionnel du bâtiment. A la
belle saison, la terrasse à l’écart du bruit
de la ville offre un point de vue unique sur
le jardin et les bâtiments du musée.
Les Terrasses de Saint-Pierre
20, place des Terreaux - 69001 Lyon
Réservations : 04 78 39 19 65
Le Café Gadagne
Situé au coeur du Vieux-Lyon et inscrit
au Patrimoine mondial de l’Humanité,
l’ensemble Gadagne abrite deux musées
majeurs : le musée d’histoire de Lyon et
le musée des marionnettes du monde. Au
quatrième et dernier niveau d’un bâtiment
typiquement lyonnais (porte cochère, cour
et ruelle intérieure, escaliers à vis), le café
Gadagne propose une restauration légère
pour ceux qui souhaitent profiter d’un moment de détente, à l’abri du murmure de
la ville après une visite des musées. Aux
beaux jours, la terrasse ombragée sous
les treilles offre une vue privilégiée sur les
jardins de Gadagne.
Gadagne crédits © DR
Le Café Gadagne
1 place du petit Collège - 69005 Lyon
Réservations : 04 78 62 34 60
48
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Le restaurant
du Quai des Arts
Le site des Subsistances propose aux artistes des ateliers, des plateaux de travail,
des salles d’exposition et de spectacle vivant ainsi qu’un restaurant. Situé au coeur
de ce site patrimonial et expérimental, le
restaurant du Quai des Arts vous offre une
vue magnifique et un dépaysement garanti. Entre amis ou en afterwork, vous vous
détendrez sur un transat pour siroter un
cocktail. En couple, vous bénéficierez
d’une ambiance intime et romantique. En
famille, le dimanche, un brunch est servi
avec viennoiseries, confitures maison, terrines et produits de saison. Cet été, toutes
les occasions seront bonnes pour se retrouver au Quai des Arts !
Le restaurant du Quai des Arts
8 bis, quai Saint Vincent - 69001 Lyon
Réservations : 04 72 00 97 36
« Les Muses de l’Opéra »
En arrivant devant l’Opéra il est impossible de les manquer.
Les 8 Muses perchées en haut du magistral Opéra de Lyon
vous attendent. Si le coeur vous en dit et surtout l’appétit, vous
monterez jusqu’au 7ème (ciel) étage où vous atteindrez leur
restaurant.
Les Muses de l’Opéra vous accueillent dans une salle design
à l’ambiance tamisée en harmonie avec l’architecture du bâtiment. Ce restaurant dispose également d’une terrasse très
agréable en été, avec une vue magique sur l’Hôtel de ville,
Fourvière et la colline de la Croix-Rousse. Pour la petite information « people », Pierre Sang Boyer, candidat de l’émission
Top Chef 2011 (M6), y travaille actuellement comme chef de
restaurant.
Les Muses de l’Opéra
1, place de la Comédie – 69001 Lyon
Réservations : 04 72 00 45 58
50
170 Chevaux de légende
170 Chevaux de légende
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NAPAPIJRI S’ÉTOFFE
La marque des grands espaces vient d’en trouver un à sa mesure…
Un nouveau magasin de 270m2, à la décoration calquée sur le nouveau
concept post moderne et chaleureux de Napapijri. Un peu à l’étroit rue
Ferrandière, la marque s’est déplacée au 6, rue de l’Ancienne Préfecture, où elle dispose d’un superbe espace de deux niveaux. L’idéal
pour accueillir l’ensemble des collections homme, femme, enfant, les
lignes de chaussures de Napapijri, ainsi que ses collections de sacs.
Rendez-vous donc au sommet de l’élégance sportive masculine, au
rez-de-chaussée du magasin, féminine et enfantine à l’étage où un
espace détente et son coin bar vous invitent à patienter entre deux
essayages.
Napapijri
6, rue de l’Ancienne Préfecture, Lyon 2ème
Tel. 04 78 92 42 26
52
Ouverture Nouvelle Boutique Napapijri Lyon - 6 Rue De L’ancienne Prefecture
Shop napapijri.com
vitrine
7 FOR ALL MANKIND
OUVRE SA BOUTIQUE A LYON
7 For All Mankind, la marque californienne, leader sur le marché du
jean haut de gamme, a choisi Lyon pour implanter une troisième boutique mono marque en France, après les deux ouvertures de boutiques
à Paris (rue Saint-Honoré en 2009 et rue de Rennes en 2010).
7 For All Mankind a inauguré le marché des jeans haut de gamme aux
États-Unis en automne 2000. Le célèbre “gribouillis” présent sur tous
les jeans est devenu l’emblème de 7 For All Mankind.
La marque a rapidement gagné la faveur du public, de la presse internationale et de célébrités hollywoodiennes. C’est grâce à l’utilisation
d’inscriptions, de tissus et de délavages innovants qu’elle est devenue
un symbole de style et d’élégance.
La boutique 7FAM à Lyon sera située 5, rue Ferrandière, en plein
centre-ville et présentera les collections femme et homme. Le concept
et le design de cette boutique ont été étudiés et développés en conservant l’esprit propre à la marque californienne : détails de luxe, de
moderne et d’élégance.
7 For All Mankind
5 rue Ferrandière - Lyon 2ème
54
dessange.com
SARL PRESQU'ILE BEAUTE - SAINT ANTOINE SARL - DECORA SARL - LYAUTEY SARL : Entreprises indépendantes membres du réseau DESSANGE
PORTRAIT DE FEMMES
LYON 2ème 25, rue Jarente - 04 78 42 99 11 • 1, rue Grenette - 04 78 42 96 08
LYON 4ème 90, Grande rue de la Croix Rousse - 04 78 28 10 10
LYON 6ème 1, quai Général Sarrail - 04 78 24 47 13
dessange.com
55
vitrine
Smart Femme
entre en scène
La règle de trois d’un look de printemps mêlant humour et glamour ?
Les trois espaces Créateur, Sport Chic et City de Smart Femme
56
Marie-Agnès
vitrine
Après avoir accompagné leur homme chez
Smart, les élégantes inversent la proposition. C’est le tour de ces messieurs de les
accompagner juste en face, 40 rue Juliette
Récamier, en bénéficiant tous deux du
service parking de Smart Homme. Espace
phare de Smart Femme, nouvelle boutique
de 200m2 baignée de lumière, l’ univers des
créateurs Viktor et Rolf, Paul Smith et Vivienne Westwood fait assaut de charme. Le
style onirique et sensuel des premiers rivalise d’élégance avec l’esthétisme décalé de
Paul Smith. L’audace un brin provocante de
Vivienne Westwood se laisse apprivoiser en
Red Label, une ligne de robes - bustiers
revisitant la toile de Jouy avec humour et
glamour.
La visite guidée se poursuit dans le sillage
de Marie-Agnès, directrice de la boutique
aux vitrines de vingt mètres ouvertes à
l’angle des rues Vauban et Juliette Récamier. Côté rue Vauban, le casual raffiné
d’Aeronautica Militare et Etiqueta Negra
côtoie l’esprit sport chic des jeans DG, des
pantalons cargo et de leurs sahariennes
griffées Mason’s. A glisser aussi au plus
vite dans la valise du week-end : les bijoux
de jeans aux matières stretch ultra douces
de Jacob Cohen, livrés en coffret avec leur
chatoyant bandana en poche.
Une mode chic et ludique
« Mon propos est de présenter un vestiaire
aux pièces interchangeables, à décliner du
matin au soir, en ajoutant la touche habillée d’une ceinture, d’un foulard ou d’une
pochette griffée », confie Marie-Agnès, une
passionnée de mode qui a fait ses gammes
chez Solys, auprès d’Henri et Suzy Wilner,
avant d’être l’ambassadrice de grands
créateurs de mode masculine et féminine.
Le temps de longer la vaste verrière de
la boutique où la mode rime avec ludique,
vous voici côté city, dans l’univers de Trussardi, Fabiana Filippi ; un prêt à porter de
belle facture ponctué de sublimes robes
en soie de Coast. Des tenues à accessoiriser de chaussures Tod’s, Hogan ou Paul
Smith, de sacs DG et d’originales pochettes
munies de judicieux volets pour vous éviter
de chercher mobile, clés et trousse de maquillage. « Dispenser conseils et astuces à
point nommé, faire en sorte que s’habiller
reste un plaisir , un reflet de l’âme», tel
est l’objectif de Marie-Agnès en ouvrant
grandes les portes de son dressing idéal à
toutes les femmes bien dans leur tête bien
pleine et bien fête !
J.V.
Smart Femme
40, rue Juliette Récamier, Lyon 6ème
Tel. 04 78 24 50 49
57
portrait
Cécile est prête et possède un réel talent
! Les avis sont unanimes ! Son charme
opère, ses paroles nous touchent et sa voix
nous laisse en suspens...
Aujourd’hui elle est sur le point de signer
avec une grande maison de disques mais,
même si on s’appelle Cécile Siméone,qu’on
est belle et qu’on a du talent, la concurrence est rude ,les démarches nombreuses, et le parcours semé d’embûches…
« Mais la sagesse est d’avoir des rêves suffisamment grands pour ne pas les perdre
de vue lorsqu’on les poursuit … » Une citation d’Oscar Wilde qu’elle aime à se répéter et qui est devenue sa devise, pour aller
jusqu’au bout de son rêve.
Cécile Siméone
de la météo au micro
Il est 14h lorsque Cécile rentre dans
l’Horloge, restaurant qu’elle connaît bien
puisque elle y a donné un petit concert
privé récemment. Quelques visages se
tournent vers elle. Sans être véritablement
une « star » on peut dire qu’elle fait partie
des « célébrités lyonnaises » dont on suit la
carrière avec curiosité. Elle porte un jean
tout simple, un petit haut en maille et un
maquillage discret .Son style est juste …
parfait.
Autour d’un café, Cécile me raconte son
parcours depuis son retour à Lyon.
Charles Baudelaire aurait pu dire qu’elle
dégage,
« Douceur, calme et volupté ». Elle se définit pourtant comme une fausse calme …
peut être en raison de ses origines latines,
puisqu’elle est italienne par son père et
espagnole par sa mère.
Apres 15 ans passés à Paris, époque où elle
travaillait entre autre sur Canal + et dans
le milieu télévisuel, elle décide de rentrer
à Lyon sa ville natale afin de se rapprocher
de sa famille. Mère de 2 petite filles à qui
elle consacre beaucoup de temps, elle s’est
58
pourtant lancée dans une nouvelle aventure qui lui tenait à cœur depuis très longtemps : la chanson.
Un challenge d’autant plus grand, que les
places libres sont rares et la musique en
crise…mais ce rêve de toujours, qui a pris
corps suite à sa rencontre avec Patrice
Guillou, auteur compositeur, se concrétise
aujourd’hui . De cette belle collaboration
artistique, ses premières chansons ont vu
le jour, dans un style Pop Rock inspirées
par son vécu, ses filles, son homme et sa
sensibilité.
Elle possède, selon Patrice Guillou un «
don de mélodiste assez rare ». C’est armée
de sa guitare et de sa jolie voix, qu’une
vingtaine de chansons ont été composées.
Elle a déjà fait une dizaine de concerts «
privés » où elle a pu « se faire la main » sur
scène. Une expérience nouvelle, mélange
d’appréhension et d’excitation mais qui
toujours, aboutit au même plaisir ! Plaisir
d’être sur scène, d’interpréter ses chansons et de recevoir enfin le ressenti de son
premier public.
Dans le dressing de Cécile…
« J’ai toujours adoré la mode et l’expérience que j’ai eue avec ma boutique de
Lyon n’a fait que confirmer cette passion.
Trouver des marques, être précurseur de
nouvelles tendances, c’est quelque chose
que j’ai toujours aimé faire …
Malheureusement pour diverses raisons
l’aventure s’est arrêtée un peu vite…
Mais je n’ai pas de regret car je n’aurais
jamais pu me réaliser en tant qu’artiste si
j’avais eu encore le souci d’une boutique à
gérer.
Il faut savoir que depuis l’adolescence je
suis une folle de jeans…
Déjà à l’époque je dévalisais Alain au surplus d’Ainay à la recherche du jean parfait…
Je m’amusais à les découdre pour les
transformer et aujourd’hui encore j’ai dans
mon placard quelques belles pièces chères
à mon cœur !
C’est sans contestation « NOTIFY » qui
remporte mes préférences, leurs coupes
me correspondent à 100%.
Pour le reste, je suis fidèle à ISABELLE
MARANT.
J’adore toutes ses créations .C’est incroyable, car tout ce qu’elle fait semble
crée pour moi, comme si elle lisait dans
mes pensées.
Pour les sacs c’est Balenciaga le plus souvent.
Et en ce moment j’aime aussi particulièrement les baskets montantes.
Pour les chaussures habillées j’ai un
faible pour Sergio Rossi,et pour les bottes
,Golden Goose, une marque encore peu
connue. Sans oublier bien sur NDC, et son
caractère « rock » incontournable.
Pour retrouver les chansons de Cécile ainsi que
ses infos artistiques rdv sur :
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ou sur son site myspace.
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VIVIENNE WESTWOOD
STUPEURS ET TREMBLEMENTS
Tout le monde connaît Viviennne Westwood. Chacun en a l’image de cette
rousse intrépide, touchante, de cette femme qui paraît toujours jeune avec ce
côté un peu barré.
avant de les décolorer. Sa révolution est
en marche. Dès lors, celle qui déclare que
choquer n’a jamais été son intention crée
des pièces bientôt cultes pour rockers et
punks. Parmi ces vêtements inspirés des
Teddy Boys, on retrouve zips, jeans troués,
cuirs et chaines, t shirts à slogan. Assez
destroy.
Bien des choses ont été dites au sujet de
cette ancienne punk, cette pure anglaise
aujourd’hui promue Dame par la reine
d’Angleterre. On a ce regard sur elle, nourri
d’idées préconçues. Un regard lointain. Mademoiselle Agnès dit dans « Habillées pour
l’été » à propos de sa dernière collection
qu’elle n’a toujours pas retrouvé les câbles
qu’elle a pété il y a quelques temps et c’est
tant mieux. Folle au génie créatif ? Non.
Vivienne Westwood dit elle même que l’étiquette « excentrique » est trop réductrice
de sa personne et de son travail. Au fur et
à mesure que l’on se plonge dans l’histoire
de l’icône à l’allure de sorcière, on découvre
une femme cohérente, inspirée. Un génie
pas plus folle que le monde dans lequel
nous vivons. Bien au contraire, Vivienne
Westwood semble incarner la sagesse de
ces personnes confiantes et lucides
LA FOLLE DU DANCING
Née en 1941, Vivienne Isabel Swire croyait
que les portes de la mode lui étaient fermées, faute d’être « du milieu », bien dif-
60
férent de celui de son enfance. Vivienne
grandit à Glossop, dans le Derbyshire. Son
père est fabricant de chaussures. Dans sa
campagne, la vie semble bien morose. Ici
peu de musées, d’expositions et d’art, tout
se rapporte à l’agriculture. Elle s’habille
chez C A, et mixe différentes pièces pour se
créer un look. Son look. Celui qui lui vaudra
le nom de « la folle du dancing ». C’est dire.
LA FOLLE DU DANCING
A 17ans, elle déménage avec sa famille
pour Londres, dans le grand bain. Après
le bac, elle s’inscrit dans une école d’art et
travaille en même temps dans une bijouterie, puis en usine. On la retrouve quelques
années plus tard institutrice, mariée à Derek Westwood et un premier enfant, Benjamin. Il faudra attendre sa rencontre avec
Malcom McLaren en 1965 pour qu’elle se
révèle à elle même. A ses côtés, Vivienne
prend conscience que politique et marketing peuvent faire bon ménage à travers
une médiatisation explosive. Elle quitte
son mari et se coupe les cheveux au rasoir
430 KING ROAD
Depuis leur boutique du 430 King Road,
le couple terrible fait commerce d’objets
des années 50, de disques, vinyles et de
mode. A cette période, la musique rock est
interdite à la radio britannique. La boutique
change de nom dès qu’une nouvelle collection est créée : « Let It Rock », « Too fast
to live Too Young to die », « Sex » lorsque y
seront vendus t shirts porno et dessins SM.
Les collections institutionnalisent le genre
punk avec kilts, clous et cuir, tartan rouge.
La boutique est devenue une référence pour
tous les punks de la ville. On y voit passer
Adam Ant, des Sex Pistols. « World’s End
» sera son nom définitif, avec la collection
Pirate, présentée à l’Olympia de Londres
en 1981. Vivienne annonce la couleur : les
années 80 seront la décennie néo romantique. Petit à petit, Vivienne Westwood est
devenue le symbole de l’avant garde british.
Seulement cet anticonformisme en passe
de devenir trop conforme la lasse. A partir
de 1982, elle délaisse l’univers punk mais
ne se détourne pas de son inspiration première : le monde réel, celui de la rue.
RETOUR VERS LA TRADITION
MODISTE
Elle sera la première anglaise après Mary
Quant à traverser la Manche pour présenter ses collections à Paris, comme celle
crée en collaboration avec Keith Haring
dans la Cour Carrée du Louvre. Fin 1984,
elle se sépare de Malcom McLaren. Elle se
penche alors sur les textiles et coupes traditionnelles anglaises et à l’art des XVII et
XVIII siècles (mettant un point d’honneur la
qualité et la précision des lignes du vêtement). Ce retour vers la tradition tranche
avec l’image que tout le monde peut se faire
d’elle. Mais Vivienne est professionnelle, et
ne préfère pas rentrer dans un système où
tout ce qui est novateur mérite automatiquement un intérêt. Réac, la Westwood ?
Pas pour deux sous : ses collections sont
toujours extravagantes, quand elle ne choi-
portrait
sit pas Pamela Anderson comme égérie.
Un leitmotiv : créer, encore et toujours.
Elle appelle la jeunesse, et les autres aussi,
à se libérer, à expérimenter. A être qui on
est vraiment, comme elle qui a trouvé sa
voie au fil des rencontres. C’est d’ailleurs
en 1989 que son chemin croise celui d’un
de ses étudiants, Andreas Kronthaler. 25
ans les séparent mais cela ne l’empêche
pas de se marier avec celui qui l’aide désormais dans la création de ses collections.
LA ROUSSE LA PLUS CONNUE
AU MONDE
En Janvier 1991, Vivienne Westwood est
choisie pour présenter sa collection à To-
kyo aux côtés de Christian Lacroix, Isaac
Mizrahi, et Francesco Moschino au Sommet de la Mode. Elle reçoit aussi la prestigieuse récompense « British designer of
the year » pour la deuxième année consécutive. En 1992, Vivienne Westwood devient
Membre Senior Honoraire au Royal College
of Arts et elle est faite officier de l’Ordre
de l’Empire Britannique par sa majesté la
Reine. Beau parcours pour la gamine de la
campagne.
Aujourd’hui Vivienne continue de présenter ses collections entre Paris, Londres
et Milan. Elle utilise ses défilés comme
manifestes pour parler de culture et de
politique et plus récemment pour dénoncer
l’urgence d’agir contre les changements
climatiques
Avec elle, pas de préméditation ni spectacle
organisé devant les caméras, la créatrice
sait juste vivre naturellement. Et ainsi toujours surprendre.
L.Q.
61
fabricant
7 FOR ALL MANKIND
BLUE STARS
Héroïnes seventies et american dandies crèvent l’écran de
7 FOR ALL MANKIND. L’icône californienne se joue de la mode
pour mieux la réinventer.
62
fabricant
Magicienne des palettes bleutées et des
silhouettes découpées au scalpel, la
marque 7 FOR ALL MANKIND a inaugurée
en 2000 le marché du denim premium aux
Etats Unis. La perfection des fits (autrement dit des bien aller), la sophistication
des lavages dont la palette va du bleu saturé au gris, en passant par les couleurs de
la terre, la luminosité de l’or et de l’argent
expliquent l’engouement du public pour la
marque présente dans les plus belles boutiques de 80 pays.
Un look net et sexy
au masculin
Propriété depuis 2007 de VF Corporation,
leader mondial de l’Habillement, 7 FOR
ALL MANKIND évolue résolument vers
un denim lifestyle servi par un élargissement de la gamme de produits. Des lignes
Femme, Homme, Sportswear et Accessoires déclinent le look postmoderne de
l’icône de la mode californienne. En version
masculine, la collection Homme SS11 se
pique de trois jeux chromatiques. Painted
in Blue métisse mille nuances de bleus en
résistant à la tentation vintage. Chino Evolution réinterprète le pantalon à travers
de nouvelles alchimies de lavage et finissage sublimant les classiques marrons,
gris, kaki et verts-de-gris. Quant à la ligne
Contempory Denim, elle marie le bleu et le
noir pour frapper les trois coups d’un look
net et sexy.
63
fabricant
De lumineux effets
dressed up au féminin
Pétillantes et effrontées, les lignes Femme
SS11 optent pour la luminosité, fil rouge
d’une collection ornée de petits clous martelés, de cristaux et paillettes appliquées
de manière inédite et précieuse. 7 FOR
ALL MANKIND fait aussi la part belle aux
pantalons chinos, opère la mutation du
vêtement sportif par excellence en must de
l’élégance. Effet « dressed up » assuré par
de soyeuses pièces de denim ultra léger,
rehaussé de fins placages d’or et d’argent.
Pionnière de la légendaire coupe Bootcut,
la marque californienne a la bonne idée
de la réinterpréter ce printemps en cinq
64
coupes destinées à autant de types de
femmes. Opter pour Skinny Bootcut, c’est
s’aventurer en douceur dans la mode du
jean évasé sans renoncer à l’épure d’une
coupe skinny sur un tissu stretch. Moulant
en haut, évasé en bas, le style Charlize fera
craquer les nostalgiques des seventies.
Glamour et confortable, le jean Kimmie ira
comme un gant aux sexy women. Mais les
audacieuses lui préféreront le Dojo, ample
de haut en bas et les « Fashion Players » ne
jureront que par le Crop Flare, subtil compromis entre skinny et pantacourt évasé.
Pas facile de choisir son camp !
Jocelyne Vidal
J.V.
fabricant
Denim’s story
by Notify
Le point commun entre Karl Lagerfeld, Stella Mc Cartney, Ungaro et Vanessa Bruno ?
Tous ont rencontré sur la toile Maurice Ohayon, créateur de Notify.
Diplôme de stylisme en poche, Maurice
Ohayon vient à peine d’ouvrir son atelier
parisien, berceau de sa première marque
« Fétiche » quand le hasard glisse entre
ses mains une certaine toile indigo. Tombé
sous le charme de Sa Majesté Denim, le
jeune créateur consacrera vingt-cinq ans
de sa vie à dompter et mettre en beauté la
belle rebelle.
Artisan du revival jean, Maurice Ohayon
en signe une nouvelle aventure griffée
Notify. Créée à Paris en 2003, la marque
télescope tradition et futur en douceur,
en redonnant du pep’s à l’esprit tailleur.
Toujours l’affût de nouvelles matières
susceptibles d’améliorer le confort et la
résistance à l’usure de la toile de fond de
ses collections « Made in Italy », le créateur de Notify pousse toujours plus haut
la note de l’innovation sans renier ses fondamentaux. De quoi cartonner à l’international, via les boutiques de L’Eclaireur,
Kabuki, le Bon Marché à Paris, en passant
par Jeffrey’s et Scoop à New York, Biffi à
Milan, Luisa Via Roma à Florence.
On ne sera pas étonné de voir les regards
de créateurs de renom se tourner vers le
grand spécialiste du denim. Ainsi Maurice
Ohayon collabore-t-il tour à tour avec Ungaro, Vanessa Bruno et Stella McCartney
avec qui il développe en 2006 la collection
Capsule de Jeans. Deux ans plus tard,
c’est le tour de Karl Lagerfeld de confier
la direction artistique de la ligne « K » à
Maurice Ohayon. Un créateur qui ouvre
grandes les portes de son univers dans les
Ateliers Notify signés Eaha Hadid à Paris
et Ron Arad à Milan.
65
en couverture
jérémy HACKETT
La saga so british
de Jeremy Hackett
L’irrésistible ascension d’un passionné de chine
devenu une icône du luxe britannique dans 24 pays.
66
en couverture
jérémy HACKETT
Quand deux amoureux de fripes chics se
rencontrent à Portobello Road, de quoi
parlent-ils ? De l’art et de la manière de
dénicher des vêtements d’occasion de
qualité. De la rencontre de Jeremy Hackett et Ashley Lloyd au cœur du plus grand
marché aux puces du monde, est né le
premier magasin Hackett, ouvert en 1983
sur Kings Road.
Laboratoire du plus pur style british, la
boutique de Kings Road draîne bientôt une
clientèle de dandies américains, français,
japonais et italiens. L’offre ne pouvant
satisfaire toute la demande de vêtements
d’occasions, Hackett et Lloyd-Jennings se
lancent dans la vente de modèles neufs.
Réalisés en fibres naturelles, ils représentent toujours la quintessence du style
anglais dans sept magasins londoniens
auxquels s’ajoutent d’importants points
de vente en Espagne.
Un vrai look de Gentleman
Du Ready Made in England, à partir de fins
tissus des Iles Britanniques, à la marque
de luxe, il n’y a qu’un pas, franchi en 1991
par Dunhill Holdings PLC. Le futur Richmont Group acquiert alors une participation majoritaire dans Hackett, en complément de ses autres marques Alfred
Dunhill, Chloe et Montblanc. Un apport
qui permet à Hackett d’ouvrir en 1992 sur
Sloane Street, un écrin à la mesure de ses
collections : un somptueux magasin dont
les parquets d’acajou contrastent avec la
pierre blonde de Portland.
Récemment rénové, le magasin de Sloane
Street habille le gentleman Hackett de
pied en cap. De la jaquette à la chemise
polo, du costume de tweed aux boutons de
manchettes en émail et des bretelles aux
bottes de polo « chukka », ce haut lieu de
l’élégance masculine ne laisse rien au hasard : un coiffeur et un tailleur y ont même
installé leurs échoppes.
Le volet équestre,
à bride abattue
La success story de Hackett se poursuit
avec l’ouverture en 1995, de nouveaux magasins à Paris, à Londres et à l’aéroport
d’Heathrow. Autre moyen d’accroître la
clientèle, le lancement de l’activité de gros
génère de belles progressions des ventes
en Ecosse, au Pays de Galles, en Irlande
et en Angleterre. Forte de quinze points
de vente en 1998, la Compagnie Hackett
caracole en tête de l’élégance urbaine et
sportive.
67
en couverture
jérémy HACKETT
Le développement depuis dix ans, d’un
volet équestre lui a également permis
de parrainer William Fox-Pitt, champion
olympique d’équitation et médaille d’or
aux Championnats d’Europe. Mais le nom
de Hackett flotte aussi sur la casaque du
Guards Polo Club de Windsor et sur les
tenues de l’équipe nationale de rugby
d’Angleterre.
Jeremy, arbitre
d’élégances princières
Entre deux victoires de son « poulain »
Johnny Wilkinson, rugbyman d’élite, Hackett poursuit l’ouverture de boutiques à
un rythme accéléré sur Regent Street, à
Harvey Nichols à Londres, à Edimbourg
et Birmingham. La marque se diversifie
en lançant des collections d’accessoires
et de bagages, une ligne de toilette et une
gamme de lunettes de soleil.
68
Rachetée en 2005 au groupe Richmont
Luxury Groods par Pepe Jeans, la marque
s’impose sur le marché mondial comme
icône du luxe british. L’ «Essential British Kit » séduit les gentlemen d’Europe
et d’ailleurs. Présente dans 24 pays avec
50 boutiques et franchises dans le monde
entier, Hackett peaufine son image aristocratique à travers de prestigieux parrainages. Ceux de l’équipe de course Aston
Martin et de l’équipe militaire de polo où
jouèrent les princes William et Harry, ont
toujours Jeremy Hackett pour arbitre des
élégances.
J.V.
mode
Hackett Collection Printemps/été 2011
69
mythe
Mythique
Santoni
Quand la haute tradition de la chaussure rencontre l’art du design, le bébé
est forcément sublime. Plus jeune et trendy que jamais, Santoni met à nos pieds
les chefs d’œuvre du Made in Italy.
Doux objets du plaisir d’unir le savoir-faire
des tailleurs et l’art des créateurs de souliers sur mesure, les modèles de la collection « Limited Edition Capsule » créent
l’événement à la 79ème édition du salon
Pitti Imagine Uomo. Occasion de parcourir une saga de dix décennies, à grands
pas, chaussés de cachemire imprimé de
rayures tennis bleu pastel, bordeaux et
grises…Flash back. Andrea Santoni a seize
ans lorsqu’il quitte l’école pour apprendre
le travail du cuir chez un artisan de Corridonia. Le premier chapitre d’une histoire d’art
et de passion consacre l’habileté technique
d’Andrea Santoni que l’on retrouve bientôt
directeur de production d’une importante
manufacture italienne de chaussures.
Mais, du petit atelier domestique où il créait
pour le plaisir, sa propre ligne de bottines,
Andrea fait en 1975 sa propre entreprise.
Un gage de qualité appréciée par la clientèle en Europe et aux Etats Unis où la firme
70
s’impose dès les années 80 comme une
grande pointure du luxe. Un écrin de choix
lui est dédié en 1989 : une entreprise ultra
moderne de 1500m2 abrite le précieux savoir faire sur lequel Andrea et ses enfants
Giuseppe et Illenia Santoni pérennisent
leur image de marque.
De Tokyo à Moscou,
la mode sur un grand pied
Si d’autres unités vouées aux mocassins,
aux collections Club et aux lignes Femme
ont vu le jour entre 1989 et 2005, la cohérence demeure le mot-clé du développement de la firme dont Giuseppe Santoni
a pris les rênes, aux côtés de sa sœur
Illenia, directeur financier, après avoir
conclu d’importants partenariats en Chine
et au Japon. Ajoutez une joint venture avec
un prestigieux partenaire américain pour
booster de 28% les exportations de l’une
des firmes globales les plus artisanales !
Andrea, son deus ex machina veille toujours en expert, à l’excellence de la production, à la perfection des finitions de
souliers aux découpes savantes, aux coloris aussi uniques que leurs techniques de
teinture artisanale. De quoi susciter l’intérêt des plus grands designers européens
pour des chaussures érigées au rang
d’objets d’art par la Maison Santoni (ses
équipes de maîtres artisans, de stylistes
des différentes lignes Homme, Femme,
Enfant et Accessoires). A l’initiative d’Andrea Santoni une école assure depuis 2005
la transmission du savoir-faire du grand
couturier de la chaussure. De Madison
Avenue à Tokyo et de Milan à Moscou , il
conjugue la tradition à la modernité des
créations qui font marcher la mode sur un
grand pied.
J.V.
mythe
71
horlogerie
Nixon à la pointe
de la vague
La déferlante de nouveautés lancées par Nixon a les reflets changeants des
spots d’Encinitas et Hossegor où la marque californienne cultive le don
d’ubiquité.
Née en 1997 au Sud de la Calfornie, Nixon
a choisi la Mecque française du surf pour
installer il y a dix ans son premier siège
européen. Depuis l’été dernier, un nouveau
bâtiment calqué sur le vaisseau amiral de
la marque à Encinitas, hisse encore plus
haut le pavillon européen d’une marque
leader des montres et accessoires dédiés
à un Lifestyle de first class.
Voilà quatorze ans que le culte de la performance technique a largué les amarres d’un
petit équipage de créateurs de montres
design alors vendues uniquement dans
72
les magasins de glisse et les boutiques de
mode. Distribuée aujourd’hui dans plus
de quarante-cinq pays, la griffe Nixon a
imaginé d’autres signes d’appartenance
que les montres, à l’univers envié des surfeurs musclés et hâlés toute l’année ! Des
lignes d’accessoires et de casques audio
complètent leur panoplie de sportifs à la
tête bien faite, car régulièrement invités à
explorer toutes les formes d’art contemporain à la faveur d’une Nixon Art Mosh.
Ainsi la marque transformait-elle en février
dernier un loft de Münich en galerie géante
prolongée de salles de concert pour servir
aux visiteurs un revigorant cocktail de peinture, graphisme, photos d’art , sculpture et
musique électro-acoustique. Décloisonner
les démarches artistiques avec le concours
de plasticiens sud-africains, américains
et européens, c’est l’objectif de la marque
qui a programmé le 29 avril en Norvège le
prochain Nixon Art Mosh, grand show des
acteurs émergents de la scène artistique
mondiale. n
horlogerie
passport
La nouvelle montre emblématique
de Nixon
Impossible évidemment d’aller surfer
sur les fjords sans glisser dans son sac à
dos l’une des montres futuristes surgies
de l’univers des mangas. The Unit allie la
fonctionnalité à l’audace d’un design digne
d’un beau jouet nippon. Ses atouts ? Une
lunette de ploycarbonate et métal ultra
dur pour résister à une immersion de cent
mètres, un minuteur de compte à rebours,
un chrono, une alarme, la lumière et un
double affichage de l’heure pour séduire
les globe-trotters.
Ils se frotteront les yeux en voyant la température de leur poignet monter à 89°…Pas
de panique, elle s’affiche en Fahrenheit sur
le jouet de haute précision décliné dans les
coloris marines, gris, blancs, jaunes et noirs.
Une rafale de couleurs printanières souffle
aussi sur The Gogo, à voir …et à avoir pour
être vu ! Les inconditionnels du vintage
lui préfèreront la Drab Collection dont les
montres s’usent et se patinent en laissant
leur couche de vernis s’écailler en beauté
sous l’écume des jours.
J.V.
Avec sa fonction unique de reconnaissance
de fuseaux horaires, la toute dernière montre
Nixon est l’objet idéal de tous les globe trotters et jet setters de la planète.
Il suffit de tourner le cadran sur une des 24
villes du globe gravées sur celui-ci pour avoir
l’heure locale à Dubai, Londres, Sao Paulo,ou
encore Paris .Avec son épais bracelet en acier
inoxydable, son mécanisme suisse, sa vitre
en cristal minéral anti-refletet et son cadran
bi-matière, la montre Passport est unique en
terme de technologie et de sophistication.
Disponible en 3 coloris, prix 500/550 euros
73
mode
QUANTUM OF SOLACE
BY SMART
photographe : Isshogai
styliste : patrick BOFFA
mannequin femme : Hinarani © Marylin agency
mannequin homme 1 (bad guy) : Sasha KERSJES © Karin
mannequin homme 2 (good guy) : Vincent PACO
assistante photo : Myo
Makup/coiff : Emeline Oliver
Remerciements
INTERCONTINENTAL CARLTON CANNES, Narjiss Falcoz
74
Sasha
Veste Hugo Boss
Chemise Moschino
Jean Notify
Cravate Hugo Boss
Ceinture Moschino
mode
Hinarani
Veste Vivienne Westwood
Top D&G
Jupe Vivienne Westwood
Chapeau Paul Smith
75
mode
Vincent
Veste Moncler
Pantalon Hugo Boss
T-shirt Aeronautica Militare
76
mode
Sasha : Costume Hugo Boss, Chemise Moschino, Cravate Paul Smith, Ceinture Pal Zileri, Chaussures Paul Smith
Vincent : Veste Hackett, Polo Etiqueta Negra, Pantalon Pal Zileri, Chaussures Hogan
Hinarani : Veste D&G, Foulard D&G léopard, Jupe D&G léopard, Talons Tod’s
77
mode
Vincent
Costume Moschino
Chemise Lagerfeld
Cravate Paul Smith
Ceinture Pal Zileri
78
Hinarani
VTunique Hartford
Foulard Paul Smith
mode
Hinarani : Tunique Paul Smith, Collier
79
mode
Hinarani
Veste D&G
Chemise D&G
80
mode
Hinarani
Veste D&G
Chemise D&G
Chaussures Paul Smith
81
mode
82
mode
Hinarani
Veste D&G
Robe D&G
Chaussures Tod’s
Sasha
Costume Paul Smith
Cravate Breuer
Chemise Paul Smith
Chaussures Paul Smith
Lunettes boss
83
83
mode
Sasha
(escalier)
Costume D&G
Chemise D&G
Noeud papillon
Chaussures Santoni
84
mode
Vincent
(au sol)
Veste cuir Aeronautica Militare
Pantalon Aeronautica Militare
Bagage Bric’s Pininfarina
85
mode
86
vincent
(premier plan)
Veste cuir Aeronautica Militare
Pantalon Aeronautica Militare
Polo Ralph Lauren
Ceinture Moschino
Chaussures Hogan
Sasha
(deuxième plan)
Veste Parajumpers
Chemise Aeronautica Militare
Pantalon Notify
Foulard Hugo Boss
Chaussures Paul Smith
mode
Sasha : Costume D&G, Chemise D&G, Noeud papillon, Chaussures Santoni + Mercedes Classe E Cab
87
art
ART ET BUSINESS
AMIS ENNEMIS
Au coeur d’une époque où la
démocratisation de l’art a déjà fait
ses gammes, on se rend compte que
l’art peut partir du trivial, ou du rien,
que quiconque s’improviserait artiste,
pouvant peut-être devenir un jour,
prophète en son pays. Mais en réalité les
oeuvres qui ont marqué l’histoire de
l’humanité se sont rarement passées de
puissants commanditaires. Ou comment
envisager la place de l’art dans un
monde dominé par l’entreprise, ainsi que
sa relation au profit.
tom ford
88
art
MBW’S DON’T BE CRUEL
Un trio solide
Il est de plus en plus inconvenant de parler d’un artiste sans le relier au réseau
de marché qui le finance et qui le diffuse.
C’est le cas, parmi tant d’autres, de l’industrie du cinéma, et de ses créateurs qui
ne peuvent pas se passer d’un producteur
et d’un distributeur. Les trois instances
doivent nécéssairement collaborer pour
que l’oeuvre vive, et ce n’est pas nouveau:
le marché de l’art s’institutionnalise durant le XVIe siècle d’Henri II, sur une base
de règles qui reste encore solidement ancrée dans les pratiques d’aujourd’hui. Dépendant des effets de cette triade pérenne,
l’artiste se doit d’être appréhendé pour ce
qu’il est, surtout dans une réalité business
lui proposant une contrainte au travers
de laquelle s’exprimerait aujourd’hui son
véritable talent.
Il paraît pourtant difficile d’arriver à définir la part de liberté qui habite son travail, si les règles de la création sont aussi
rudes. Quel pouvoir le mécène a t-il réellement sur l’artiste, et ce dernier mérite
t-il de rester sous son aile? Les grands
financiers de l’art s’investissent à peu
près sur tous les plans. Non seulement
ils achètent, ils possèdent, mais constituent des collections privées qui peuvent
parfois prétendre faire de l’ombre aux institutions muséales traditionnelles. Si de
très célèbres mécènes sont indirectement
responsables de l’aura actuelle d’un artiste - Jean Cocteau et Man Ray auraientils su marquer les esprits sans le soutien
du couple de Noailles?- son rôle peut se
situer au delà d’une simple fonction de
fournisseur du matériau. Le mécène a
aussi un second titre, celui de collectionneur. Celui qui aime s’entourer de belles
choses affirme être un homme heureux,
d’autant plus lorsqu’il s’offre l’audace de
les faire partager. On retrouve là le projet
emblématique de Nasser David Khalili,
qui propose depuis quelques années la
présentation de sa collection de trésors
du monde de l’Islam, qu’il fait tourner
dans le monde entier. Le millionnaire de
l’immobilier garde cette humilité-ci. En
se séparant périodiquement de ses objets
exceptionnels qu’il a réuni une dizaine
d’années durant, il forme là un dessein
pédagogique exceptionnel. Mise au service de la culture populaire, il donne à voir
à tous, l’entreprise qu’il a constituée dans
son coin.
Mais là encore, le rôle et l’ambition d’une
grande collection peut avoir une fonction
encore plus épaisse. Loin de ne chercher qu’à révéler un signe extérieur de
richesse, elle peut être mise au service
d’une véritable stratégie business, et s’appliquer à des besoins d’entreprise. Quand
l’art s’empare du quotidien du monde des
affaires, se développe une course à l’émulation. Le design propose de plus en plus
de solutions esthétiques, pour séduire le
client reçu : impeccabilité d’un hall d’accueil, confort d’une salle de réunion...
Mais les lieux d’investissement aiment se
parer de tableaux de grands maîtres: de
nouveaux enjeux économiques s’ouvrent
alors. Une des collections privées les
plus intéréssantes en Europe, et inscrite
dans un projet business, est celle qu’a
assemblée la Liechtensteinische Landesbank. Possédant des oeuvres signées par
quelques uns des plus grands artistes du
XXe siècle (Hans Arp, Max Bill, Antonio
Tapiés, ...) cette institution bancaire propose par là même un véritable mode de
vie qui consiste à inviter l’homme d’affaire
à regarder et écouter avec précision - ce
qui est nettement accru lorsqu’il est en
contact avec un art de qualité. L’art pour le
business serait alors une échappée salvatrice, une clé d’accès au dialogue et un ingrédient indispensable à la recette du succès. L’homme d’affaire d’aujourd’hui voit
bien en l’art, un atout généreux et signe de
prospérité: d’où la naissance d’un besoin
d’acheter toujours plus.Et quand le business s’empare de l’art, l’art ne pourrait-il
pas lui aussi s’approprier le business pour
en faire son moteur ?
89
art
a single man © Mars Distribution
BANKSY IN LA - 2006
Being good in business is the most fascinating kind of art, making money is Art,
and working is art, and good business is
the best art.
Andy Warhol résume bien là la grande
raison d’être de son oeuvre. En décembre
2010, on chiffre la valeur de sa carrière
à 228 million d’ US$. Le musée d’art
d’Indianapolis lui a même consacré il y a
trois mois une exposition intitulée “Andy
Warhol Enterprises” à travers laquelle on
cherche à transformer l’artiste légendaire
en une figure de businessman organisé. Il
a, au XXe siècle, formé autour de lui une
véritable équipe qu’il dirige et qui l’assiste.
Il a quelques secrétaires pour gérer sa
carrière. Cette dernière, emblématisée
par le symbole de la Factory était pour-
90
tant bel est bien devenue un vrai bureau
(la “Andrew Warhol Enterprises Inc.”). Sa
passion pour le monde des affaires, qui
plus qu’un point de départ à son oeuvre,
en représentait l’ancrage majeur, a fini
par le dépasser, et lui a permis de se hisser au statut de chef d’entreprise.
Pendant féminin et plus contemporain au
pape du Pop Art, Yael Kanarek mène, elle
aussi une quête d’annexion entre l’art et
le monde du business. Se qualifiant ellemême de businessman, elle va créer en
1999 Upgrade!, un réseau immense et
infini reliant des artistes du monde entier
à des associations de curator et de marchands d’art, dans un désir de promouvoir
la création contemporaine. Allant plus loin
dans l’assimilation de son rôle à celui d’un
magnat, elle confiera au Congrès de Menlo
Park (California)* en mars 2000, que son
intention “répond de la même immédiate
attente de générer, de l’argent non, mais
de la culture”. Par ce biais-là, elle donne
à deux types sociaux très différenciés, une
finalité similaire: celle de productivité.
L’art qui doit se vendre coûte que coûte, qui
doit engendrer des bénéfices à tout prix...
n’est-ce pas seulement le début de la mort
de l’art? Quand le talent d’un artiste est
une valeur sûre, est devient bankable, ce
qu’on l’invite à créer n’a t-il pas le risque
de ne devenir que pur commerce? Là est
le danger, lorsque cohabitent de manière
trop étroite business et art - ou du moins
lorsque s’institue le business de l’art. L’artiste vend moins le talent que sa propre
art
Nasser D. Khalili Collection of Islamic Art. © Nour Fondation. Courtesy of the Khalili Family Trust
image: alors l’artiste devient lui-même un
produit, dépourvu de sa liberté. Là encore,
force est de constater qu’il en vient une
remise en question des grands enjeux de
la création. Mais là on touche bien à une
des notions clés de notre culture contemporaine, celle du marketing du génie. On
peut désormais tromper le monde entier
sur la valeur d’un être, et son potentiel
créatif, tant l’art est lui-même nourri d’un
potentiel à s’envelopper d’illusion, ajouter à cela la surpuissance des moyens de
diffusion. Aujourd’hui, devenir artiste peut
se faire en deux temps trois mouvements:
un être en instrumentalise un autre, les
médias créent le buzz, le monde est en
pâmoison. D’où la nécéssité de se former
à une culture visuelle de qualité, pour garder un regard critique sur le monde. D’où
aussi, le grand projet de la Liechtensteinische Landesbank, qui garde foi en l’art,
en tant que puissance pacificatrice... mais
un art de qualité seulement.
Dans son documentaire “Hors les murs”,
nominé aux Oscars 2011, le célèbre street
artist Banksy se met lui-même en scène
dans le rôle du producteur d’un artiste
sans talent, autour de qui le tout Hollywood s’enflamme.
Chronique d’une réussite
Le pari de rallier les vélléités commerciales à une ambition artistique n’est pourtant pas impossible. Certains hommes de
talent s’y sont mesurés, et ont remporté
la manche. Tom Ford, depuis la génération 1990 représente à lui seul cette parfaite synthèse entre le succès marketing
et le talent. De Gucci à Yves Saint-Laurent,
ses créations ont fait le tour du monde, et
ont assuré sa célébrité. Et même en 2004,
lorsqu’il fonde sa compagnie de production Fade to Black et qu’il semble devenir un intouchable et un tout-puissant,
Tom Ford continue à aiguiser ses facultés
artistiques, renouveller un style qui ne
cesse de sublimer et d’émouvoir. Quand,
en 2009, on nous annonce qu’après avoir
rompu –provisoirement- avec le monde de
la mode- il est sur le point de réaliser un
film, la critique se tient aux aguets, peutêtre se prépare t-elle à lui tomber dessus
s’il ne réussit pas le changement de casquette, ce qui aurait risqué de précipiter,
la chute de son pouvoir. Arrive alors sur
les écrans A Single Man, mettant en scène
Colin Firth et Julianne Moore et on comprend alors que Tom Ford est un héros
contemporain dans son genre. Malgré les
allusions commerciales inhérentes à son
projet, il propose un film qui rayonne profondément par sa spiritualité et sa profondeur. On pourrait facilement lui reprocher
le côté vitrine, quasiment étonnant étant
donné le personnage principal, professeur et universitaire, pourtant dotée d’une
collection de costumes et de chaussures
d’une préciosité extrême. Le casting , qui
réunit deux immenses carrières à l’aura
internationale ne se refuse rien lui non
plus. Enfin, on a beaucoup parlé de la
suresthétisation de l’image, ces variations
chromatiques au gré de l’humeur des personnages. Seulement celle-ci ne se passe
jamais d’un fond véritable. Véritable machine à créer du beau, personnification internationale du succès, on aura trouvé en
Tom Ford, un modèle idéal qui aura gagné
la guerre faisant s’opposer la liberté d’un
créateur, et le pouvoir castrateur d’une
industrie.
A.S.
* Le congrès de Menlo Park (10.03.2000) a réuni
hommes d’affaires et artistes contemporains afin
de discuter de stratégies d’entreprises.
91
françois pinault
art
92
art
Duel
d’esthètes
Après s’être disputé les joyaux de la couronne du luxe, Bernard Arnault et
François Pinault ont transposé sur le terrain de l’art leurs batailles de Titan.
Bernard Arnault
chantier de la fondation Louis Vuitton (janvier 2011, Paris)
A la proue du plus puissant navire mondial du luxe, Bernard Arnault pourrait
veiller tranquillement à l’éclat des perles
d’un luxe planétaire : Christian Dior, Louis
Vuitton, une « cash machine » au chiffre
d’affaires évalué à 100 000 € de l’heure
par Yann Kerlau, auteur d’un passionnant
ouvrage sur « Les Dynasties du Luxe. »(1)
Pour son challenger François Pinault, pas
question non plus de s’endormir sur ses
lauriers de sixième fortune de France,
35ème à l’échelle mondiale. Fondateur
du groupe PPR et de la société Artemis,
cet autre tycoon du luxe ne se contente
pas de contrôler le vignoble bordelais de
Château-Latour, le magazine Le Point et
Christie’s, leader mondial des enchères.
Il règne en nouveau doge de Venise sur le
Palazzo Grassi et sur l’imposante Punta
Dogana , aux cimaises offertes aux centaines d’œuvres qui dessinent une cartographie sensible de la collection de François Pinault, désigné par le magazine Art
Review comme la personnalité la plus
influente de l’art contemporain.
De quoi transposer, on l’a deviné, sur le
terrain de l’art, une rivalité consistant
jusqu’ici, à comparer l’éclat des nouveaux joyaux ornant année après année,
les couronnes des empereurs du luxe. Un
éclat jugé un brin provocant par le PDG de
LVMH lorsque Gucci lui préféra François
Pinault, un « Monsieur bois et matériaux »
qui avait plus d’un tour dans son sac. Mais
la fortune aux yeux bandés veillait sur
Bernard Arnault tombé peu après sous le
charme d’une autre belle italienne.
Le doge de Venise
et le prince de Boulogne
La diva romaine Bulgari dont Bernard
Arnault avait suivi l’irrésistible ascension
depuis une dizaine d’années, vient en effet
de convoler en bonne et due forme avec
son acquéreur LVMH. Dans la corbeille
de la mariée ? Le leadership mondial de
la joaillerie et des montres, a confié l’heureux élu, non sans souligner le caractère
tout aussi pacifique de son association à
hauteur de 20%, au capital d’Hermès. Une
autre belle conquête en puissance ?
Après les batailles, place aux travaux de
Titan qui se livrent à l’orée Nord du Bois de
Boulogne. Inscrire la politique de mécénat
du groupe LVMH en « un lieu unique, porteur d’émotion », telle est selon Bernard
Arnault, la vocation de la Fondation Louis
Vuitton pour la Création. Amarré au Jardin d’Acclimatation, le vaisseau de Franck
Gehry, architecte du Musée Guggenheim
de Bilbao, surgira comme par magie de
l’environnement naturel et urbain, jouant
de subtiles correspondances avec le bois,
la rivière et le ciel parisien où s’ amoncellent quelques nuages…
Retardé par le problème de voierie publique soulevé par une association de
défense du Bois de Boulogne, le projet,
activement soutenu par la Mairie de Paris
devrait bénéficier d’une révision du plan
local d’urbanisme. En attendant de découvrir en 2012, les chefs d’œuvre de l’art
du XXème et du XXIème siècle, le grand
public ne manquera pas le détour au Magasin Vuitton du 101 Champs Elysées, un
« incontournable » du tourisme parisien
avec plus de 11 000 visiteurs par jour !
J.V.
93
art
LES PARRAINS
DE L’ART
Photo © Olivier Ouadah
Photo © Ambroise Tézenas
Photo © Philippe Ruault
La tendance au mécénat s’était transférée il y a vingt ans dans le milieu de l’entreprise.
Aujourd’hui, la donne a changé. Elles se développent en parallèle des types de productions
qu’on leur prête communément ou bien s’en sont complètement détachées, selon les différents
cas. Les fondations de la fin du XXe siècle affirment par ce biais-là un vrai désir d’indépendance
et de liberté. Zoom sur deux des établissements les plus prestigieux de notre temps, mêlant deux
politiques de mécénat tout à fait singulières.
La Fondation Cartier pour l’art contemporain : Grand Mécène du Ministère de la Culture.
Madame Christine Albanel, Ministre de la Culture et Monsieur Alain-Dominique Perrin, président de la Fondation
Cartier pour l’art Contemporain.
LA FONDATION CARTIER
Quand on visite la Fondation Cartier, on
oublie toujours de mentionner le titre qui
lui fait immédiatement suite: “pour l’art
contemporain”. Ce n’est pas rien de le
rappeller. Quand on l’entend comme ça on
comprend mieux la vraie implication dont
font preuve les mécènes du groupe Cartier qui cherchent à cerner les contours de
notre société actuelle, et ce dès l’établissement du groupe.
Elle est le fruit du duo audacieux César E
l’artiste qu’on ne présente plus E et Alain
Dominique Perrin qui, en 1984 présidait
encore le groupe Cartier International. La
fusion de l’artiste et de l’homme d’affaire
ont permis la naissance de la célèbre fondation. Dès le départ, ils font le pari de
l’écléctisme en tant que ce dernier constitue une donnée primordiale de l’art d’aujourd’hui, et de notre société en général.
Les premiers dirigeants de la fondation
sont alors reconnus pour leur ambition
94
de diffuser l’art contemporain à tout le
monde afin de le rendre plus accessible.
Constituant un véritable outil de communication, leur programmation vit alors
sur le principe de transdisciplinarité des
genres: on y verra tour àtour s’exposer la
vidéo, la photographie, les installations
éphémères...
Mais le mécénat qu’assure la Fondation
Cartier ne se restreint pas à cela. Son
équipe joue plus un rôle de “producteur”
que de simple sponsor, elle se hisse hors
d’une culture d’entreprise, et se présente
sur tous les terrains de la création: de
l’éclosion de l’idée à sa réalisation. Après
quoi, elle tient à assurer la promotion et la
diffusion des oeuvres fabriquées.
1994 représente un moment fatidique
dans l’histoire de la Fondation Cartier.
C’est l’année du changement. On commande à Jean Nouvel un bâtiment qui
sera localisé au 261, Boulevard Raspail à
Paris. C’est le nouvel espace d’exposition
dont se dotent les mécènes du groupe.
Bâtiment de la Fondation Cartier pour l’art contemporain, boulevard Raspail, Paris, 1994
© Jean Nouvel / Adagp, Paris, 2010
En s’implantant dans la villeEmême leur
projet prend une tournure différente car
le grand public peut accéder bien plus
facilement aux images et aux installations
qu’on leur propose. L’édifice devient alors
un emblème de leur succès, avec son
large écran de verre qui change d’aspect
en fonction des heures de la journée et
qui s’élève derrière le cèdre du Liban que
Châteaubriand avait luiE même planté au
début du XIXe siècle. Ainsi, le mécénat
Cartier peut être fier de sa réussite. Si elle
a soutenu des ensembles d’oeuvres d’artistes confirmés, comme les américains
Gary Hill et David Lynch, la Fondation a
pour politique de révéler des artistes encore méconnus du public. Pour cela, elle
dispose d’une résidence à JouyEenEJosas
(78) dans laquelle elle organise régulièrement des programmes d’ateliers. On
lui sera reconnaissant d’avoir participé à
l’émergence de grandes personnalités de
la scène artistique contemporaine: Pierrick Sorin, vidéaste, à qui elle commande
art
Betty Catroux, Yves Saint Laurent et Loulou de la Falaise, à l’inauguration de la première boutique Saint
Laurent rive gauche, New Bond Street, à Londres, 10 septembre 1969 © Wesley/Keystone/Getty-Images
une installation monumentale en 1994,
Patrick Blanc qu’on associe désormais
systématiquement au bâtiment de Jean
Nouvel après qu’il en a créé le mur végétal. Aussi l’audace de leur programmation
mérite tEelle d’être saluée. En invitant
Seydou Keita et Malick Sidibé au milieu
des années E90, elle permet de nous faire
découvrir la production photographique
du Mali. Et en 2002, c’est grâce à elle que
le public français appréhende l’artiste qui
n’a cessé de monter depuis: Takashi Murakami, qui jouissait alors de sa première
reconnaissance publique en Europe.
LA FONDATION PIERRE BERGÉ
YVES SAINT LAURENT
Les activités menées par la fondation
Pierre Bergé - Yves Saint-Laurent investissent un autre domaine. Il semble important de préciser que l’ouverture au public
de son espace est bien plus récente, 2004,
et qu’elle ne dépend donc pas de la maison de hauteEcouture que Pierre Bergé
a revendu deux ans plus tôt. Le mécénat
lié à cette fondation n’a donc pour sa part
aucune aspiration commerciale ni marketing. Il traduit plutôt une reconversion, un
renouvellement de l’entreprise. Lors de
l’ouverture au public de sa fondation,
Pierre Bergérédige une lettre ouverte
dans laquelle il dit vouloir “transformer
les souvenirs en projets”.
Par le mécénat, l’ancien président de
l’Opéra de Paris s’inscrit alors dans une
suite logique. Ce qui pourrait caractériser
alors l’activité de la fondation Pierre Bergé
- Yves Saint Laurent, c’est sa double mission qui porte à la fois sur le rayonnement
de l’oeuvre de Monsieur Yves Saint-Laurent, en même temps qu’elle va soutenir les actions culturelles. Disposant de
vastes espaces, pour la conservation de
vêtements et d’accessoires, représentant
une collection de 20 000 pièces environ,
l’établissement pourrait se rapprocher
d’une institution muséale, à ce sens. Mais
la volonté d’hommage qui l’anime ne se fait
pas que par la prévervation, mais aussi par
la présentation des oeuvres du créateur
génial. Déjà bientôt une vingtaine d’expositions ont été organisées, dont beaucoup
avaient pour sujet Yves Saint-Laurent
lui-même son inspiration, ses créations
et parfois c’est hors des murs qu’elles
allaient se faire admirer : en Espagne, à
Montréal ou à San Francisco. En complément de cette première activité, on tiendra
à remarquer que la fondation Pierre Bergé
Yves Saint Laurent joue un très grand rôle
dans la vie culturelle, dont elle assure un
grand appui financier. Celui-ci s’effectue
par le second genre d’expositions qu’elle
organise - de type Beaux-Arts - mais aussi
par les deux événements qu’elle soutient:
le festival d’Automne à Paris, et les modules Fondation Pierre Bergé - Yves SaintLaurent au palais de Tokyo. Le premier,
à valeur pluridiscplinaire, défend une
programmation exigeante, se veut commanditaire afin de présenter à Paris des
oeuvres inédites de grands créateurs et
promouvoir l’avant-garde. Le second événement a un tout aussi grand impact, au
service de la jeune génération. Hebergés
pendant un mois au Palais de Tokyo, deux
artistes proposent alors leurs recherches
au public, puis sont invités à illustrer un
numéro du Journal des Arts.
Cet événement de la scène culturelle
parisienne, puisqu’essentiellement soutenu par la fondation, aura d’ailleurs une
connotation historique car pour la première fois, en France, une institution publique donnera le nom du mècène à l’un
de ses programmes: modules Fondation
Pierre Bergé - Yves Saint Laurent. Le
mécénat vu aujourd’hui par Pierre Bergé, c’est alors dépasser les murs de ses
locaux et présenter une fondation qui renoue avec les traditions de la Renaissance,
celles des grands princes qui finançaient
l’art, et voyaient en la culture, un point
d’aboutissement de nos aspirations personnelles. «SAINT LAURENT rive gauche
- La révolution de la mode» se tiendra à la
Fondation Pierre Bergé - Yves Saint Laurent du 5 mars au 17 juillet 2011
95
art
Takashi Murakami (Tokyo, 1962).
Fleur de lotus (rose) - 2008
LES CHOUCHOUS
DE L’ART CONTEMPORAIN
ABCDEFG
Hirst J Koons Murakami
i
L
NOPQRSTUVWXYZ
Leurs initiales se trouvent au coeur de l’alphabet au même titre que leur travail se trouve au coeur
du monde... Retour sur les temps forts dans la carrière de ces trois artistes qui rejouent le pari de la
nouveauté... à la fois chouchous et enfants terribles de l’art contemporain.
Ces trois artistes ont bien des choses en commun, peut-être plus qu ‘on ne le croit. Outre le fait de leur succès international,
seule donnée sur laquelle tout le monde peut objectivement s ‘entendre, on leur trouve des terrains d ‘entente, des motivations similaires. C ‘est peut-être là dedans que réside leur succès... Ils règnent sur le monde du Nord, et en représentant
les trois puissances continentales: Koons en ambassadeur de l ‘Amérique, Hirst pour l‘Europe et Murakami pour l ‘Asie. Les
trois assument l ‘héritage d ‘Andy Warhol et perpétuent une méthode de travail industrialisée sur le principe de la Factory,
s ‘identifiant comme concepteurs, et non en tant qu ‘éxécutants. Les trois portent un oeil cultivé et novateur sur la tradition.
Les trois divisent les foules, sèment l ‘incompréhension, semblent ne pas avoir de limites.
Décryptage.
96
art
DAMIEN HIRST
LES DÉBUTS
Né en 1965, à Bristol (U.K.) Il connaît
une enfance très agitée, et ses parents
avouent avoir très vite perdu le contrôle
de la situation lorsqu ‘il se fait arrêter à
deux reprises pour vol à l ‘étalage. On l
‘inscrit alors dans des cours de dessin,
ce qui va immédiatement le discipliner. Il
part à Londres, achever sa formation à la
Goldsmith University, études qu ‘il finance
en travaillant partiellement dans une
morgue, une expérience qui le marque
profondément. 1991 est l ‘année tournant
pour lui, car s ‘enchaînent les expositions
qui lui sont consacrées: la première dirigée par Tamara Chodzko, à Londres, puis à
l ‘Institut d ‘Art Contemporain de Londres,
enfin à Paris, chez Emmanuel Perrotin.
SES OBSESSIONS
Damien Hirst renoue avec la tradition de
la vanité: l ‘homme placé face à sa propre
condition. Par la multiplication de motifs
tels que le crâne humain, repris directement des diptyques flamands du XVIe
siècle, déjà, puis de manière plus inventive, en figeant les corps d ‘animaux morts
dans du formol. Voyons-y la volonté de saisir l ‘éternité, d ‘arrêter le temps, tout ce à
quoi l ‘homme ne peut se résoudre, quand
il est trop obsédé par la mort.
La quête du beau est une autre constante
dans son oeuvre. Ses objets et propos
se doivent d ‘être glamour, peut-être
pour répondre à l ‘ambition de rendre le
monde l ‘art un peu plus accessible. Cela
ne cherche pas à réduire son travail à des
objets superficiels, mais quand même. La
première impression par laquelle Hirst
veut atteindre son public, se doit de tenir
du wow.
Le travail par série domine la conception
de ses créations, en même temps qu ‘il
développe une approche systématique de
ses sujets. Déclinant le motif jusqu ‘à l
‘épuisement, il saisit-là avec une précision
raffinée les douleurs du corps. En agrandissant des cellules infectées d ‘un cancer ou d ‘autres maladies, il propose des
images jouant de l ‘abstraction formelle,
dont la lecture du titre, ramène à la malheureuse vérité.
SUCCÈS ET SCANDALES
Copieur ?
Artiste associé à de nombreuses polémiques, Damien Hirst se voit par cinq fois
accusé de plagiat. Remettant en cause la
véritable créativité de son travail, ces cinq
affaires qui ont marqué les deux dernières
décennies, vont aussi servir à forger son
Heliconius melpomene in Aster, 2009-2010. Oil on canvas - 18 x 12 inches (45.7 x 30.5 cm)
Photographed by Prudence Cuming Associates © Damien Hirst and Hirst Holdings Ltd, DACS 2011
propre mythe. En situant l ‘oeuvre de l ‘artiste à la frontière insaisissable du ce dont
on s ‘inspire, et du ce qu ‘on recopie, on lui
attribue le statut mystique de ce qui fait le
mystère de la création.
L ‘art de faire parler de soi
Les relations entre Damien Hirst et le
marché de l ‘art sont très fortes. Depuis qu
‘il a coupé le souffle de toute l ‘assemblée
réunie ces 15 et 16 Septembre 2008, chez
Sotheby ‘s Londres, on la classe comme
célébrité bankable et valeur sûre. Il battit ce jour-là un record d ‘enchères sur un
artiste vivant: 198 millions de $ pour une
série de 218 lots. Il avait grâcieusement
donné le contenu de la vente à l ‘étude, et
avait convenu au préalable que le bénéfice
serait directement reversé à l ‘O.N.G. Survival International.
Dernière lubie de la rentrée 2011
Une anecdote parmi tant d ‘autres qui
alimente encore la légende vivante:
la recherche a dévoilé qu ‘une de ses
oeuvres phares (For Heaven ‘s Sake) serait
construite à partir du moulage du crâne d
‘un nouveau-né mort au XIXe siècle. Le
tout, recouvert de 8000 diamants blancs
et roses, montés par Bentley & Skinner,
le même qui travaille pour les joyaux de
la Couronne. Ou comment appréhender le
mécanisme transgressif de création chez
Damien Hirst.
ACTUALITÉ
Damien Hirst, Print Makers, jusqu ‘au 27
février au Bowes Museum, Barnard Castle
(UK) Forgotten Promises, Damien Hirst,
jusqu ‘au 19 Mars 2011 à la Gagosian Gallery, Hong-Kong.
Platinum, pink and white diamonds - 85 x 85 x 100 mm
2011 © Damien Hirst and Hirst Holdings Ltd, DACS 2011
97
art
Dogpool (Logs), 2003 © Jeff Koons – Photo : Mike Bruce/Courtesy Gagosian Gallery
JEFF KOONS
FORMATION ET ORIGINE
Né en 1955 à York en Pennsylvanie, il étudie la peinture à la School of the Art Institute de Chicago, puis au Maryland Institute
College of Art, avant d ‘exercer le métier
de courtier en matières premières à Wall
Street. Il ouvre dans les années -80 un
atelier à SoHo à New York dans lequel il
travaille avec plus de 100 assistants, selon
la méthode de l ‘Art Fabrication, héritière
de l ‘industrie warholienne.
LES GRANDES OBSESSIONS
Une des grandes caractéristiques de
l‘oeuvre de Koons, est le goût pour le
kitsch et l ‘imagerie populaire contemporaine, qu ‘il vise sans cesse à monumentaliser, jusqu ‘à en détruire la préciosité d
‘origine. Par ses motifs de coeurs, ou de
tulipes éclatantes, le travail du matériau
plastique, Koons s ‘approprie la matière
du quotidien, qu ‘il transfigure de façon
quasi-religieuse à une échelle gigantesque. Son oeuvre est à la fois une glorification, et une fuite du réel terrible.
La figure animale parcourt tous les travaux
de Jeff Koons. On la retrouve constamment sous une forme insolite, humanisée,
et d ‘une douceur apparente. Éléphant réduit à des peluches, écrevisses pendues,
la tête à l ‘envers, ou plus emblématiques
encore, les chiens géants domestiqués...
ces images fortes de sens forment autant
de proposition remettant en question les
98
ordres naturels. Passage du dangereux à
l’inoffensif, le bestiaire de Koons traduit
exactement l ‘état d ‘urgence dans lequel
la démesure de l ‘époque moderne a plongé le monde.
Quant à ses effigies humaines, elles sont
généralement rattachées à des situations
dérisoires: comme ces larges sourires figés dans l ‘acier dans ses représentations
d ‘hommes illustres. Les autoportraits de
sa série “Banality” donnent également à
l ‘humanité un visage dont on aurait ôté
toute forme de noblesse.
SUCCÈS ET SCANDALE
Self-marketing
Artiste réputé impossible à interroger ou
à prendre en photo, il provoque une réelle
industrie autour de son image. Matt Chedgey, est son photographe officiel, il le
consulte lorsqu ‘il a des besoins d ‘autopromotion. Très sensible à notre génération hyper-médiatisée, il se met sans
cesse en scène pour mettre en dérision la
notion d ‘artiste à succès. C ‘est comme ça
qu ‘on comprend alors pourquoi il parle de
lui à la troisième personne.
Les liaisons dangereuses
En 1991, il édite la série “Made in Heaven”, qui le met en scène avec son épouse
du moment: la Cicciolina. L ‘artiste et la
star du porno italien se représentent dans
des positions explicites, bien loin d ‘évoquer une intimité conjugale. Le corpus d
‘oeuvres réunit à la fois des photographies
des sculptures en plastique ou en verre
aux formes sensuelles qui reprennent
des positions du kama-sutra. À cela on
retrouve des figurines de chiens domestiqués, banalisant les ébats du couple à
un état animal quotidien. À ce moment de
sa carrière, Jeff Koons devient une figure
controversée.
Une légende vivante
Aujourd ‘hui, son oeuvre est déjà répartie dans une cinquantaine d ‘institutions
et de musées américains et européens.
Il est aussi titulaire d ‘une douzaine de
médailles et récompenses, parmi les plus
prestigieuses qui puissent forger l ‘aura d
‘un artiste contemporain. En 2008, il entre
dans le panthéon des artistes contemporains les plus influents en s ‘installant durant une saison au château de Versailles.
Mais non content de se voir couvert de
toutes les considérations internationales,
il reçoit l ‘honneur ultime en 2010, année
durant laquelle il est nommé membre permanent de la Royal Academy de Londres.
ACTUALITÉ
Jeff Koons a tout récemment fait cesser
la vente de serres-livres pastichant ses
célèbres chiens baudruches dans une galerie de San Francisco, après l ‘avoir attaquée en justice sous prétexte qu ‘il y avait
violation de la propriété intellectuelle.
Doit-on en rire?
art
TAKASHI MURAKAMI
FORMATION ET ORIGINE
Né en 1962, à Tokyo, Murakami grandit au
gré des expositions qu‘il fréquente avec sa
mère qui l‘oblige à rédiger des critiques,
sous peine d ‘être privé de diner, il étudie
la peinture à l‘Université des Beaux-Arts et
de Musique de Tokyo. Il assume l‘influence
d‘Andy Warhol et fonde en 1995 la Hiropon
Factory, actuelle Kaikai Kiki Corporation,
parrainant des jeunes artistes, produisant
et commercialisant leur travail Théorise
et se porte chef de file du mouvement
Superflat, mode d‘expression s ‘inspirant
de l‘univers manga, et voué à souligner la
superficialité de la culture consumériste
japonaise.
SES OBSESSIONS
Un respect de la tradition: comme tout
japonais qui se respecte, le regard vers
l’ancestral est primordial à l‘inspiration
de Murakami. D‘un côté, il maîtrise à la
perfection la technique de peinture sur
fond or (comme sur les paravents et sur
les éventails de l ‘école Rimpa), et reprend
les motifs de chrysanthèmes qui ont fait la
gloire du potier Ogata Kenzan.
Il s‘est façonné une mythologie proprement personnelle, en créant les figures
qu‘on retrouve dans toute son oeuvre:
Kaikai, Kiki, Miss Ko et Inochi, sont
ses propres héros, respectivement un
monstre-lapin, un monstre souris, une
bimbo blonde et un garçon robot. Ajouter
à cela des champignons vénéneux et des
fleurs hyper- stylisées affichant un sourire
démesuré, et vous possédez le répertoire
de l‘inquiétant monde de Murakami.
Laurent le Bon, comissaire de l ‘exposition
Murakami à Versailles, parle de Murakami
comme de l ‘artiste du mouvement et de
la pluridisciplinalité: il n ‘a ni matériau de
précilection, ni ligne droite, et travail sur
tout type de format. Il cultive un goût pour
l‘impermanence et se renouvelle sans
cesse.
Takashi Murakami (Tokyo, 1962). Le monde de la sphere - 2003
entre l ‘Orient et l‘Occident, et réconciliant
l‘art noble et l‘art populaire.
Murakami et Louis Vuitton
Murakami est invité en 2003 à revisiter
l‘éternel monogramme Vuitton. Il y introduit la couleur, y imbrique des motifs
dessinés pour l’occasion (le monogram
cerise, ou le monogramouflage). Depuis,
n‘ayant cessé leur collaboration, ils ouvrent une boutique éphémère en plein
milieu de la rétrospective consacrée à l
‘artiste au MOCA de Los Angeles (2007).
Belle manière de montrer que les frontières s‘écroulent entre les mondes du
musée et du commerce grand public.
Les mangas chez Louis XIV
2009 est l‘année du scandale qui finira
de diviser les deux publics se partageant
amour et haine pour Murakami. Renouveler l ‘expérience de Versailles, repensé
deux ans plus tôt par le numéro 2 de nos
trois agitateurs, risquait encore de provoquer le buzz. Mission accomplie. Si
certains apprécient le décalage temporel
et esthétique, et la relecture de l ‘espace
royal qu‘éxécute Murakami, d ‘autres le
condamnent pour avoir contaminé un
espace sacro-saint de la culture française
par un art assumant son héritage de la
sous- culture nippone.
ACTUALITÉ
Takashi Murakami était présent et l‘un des
invités spécial de la toute première foire
d‘art contemporain à Singapour, ArtStage
Singapore, qui risque de devenir un centre
essentiel du marché de l‘art contemporain
mondial, dirigée par Lorenzo Rudolf (Art
Basel, ShContemporary).
Takashi Murakami (Tokyo, 1962). Taximtre de navigation - 2008
SUCCÈS ET SCANDALE
L‘introduction en France
Emmanuel Perrotin, qui héberge Murakami dans sa galerie, rue de Turenne à
Paris, explique l ‘origine du succès de
l‘artiste japonais par la nature totalement
neuve et inouïe de ses sculptures. Ils se
rencontrent en 1993 sur une foire à Yokohama, et se noue le début d ‘une relation
qui connaîtra un premier apogée en 2000
lorsque la Fondation Cartier lui consacre
une salle lors de l ‘exposition “Un art
Populaire”. Murakami y présente une première partie de son oeuvre, jettant un pont
Takashi Murakami (Tokyo, 1962). DOB dans l’étrange forêt - 1999
99
Trussardi Alla Scala Building in Milan
art
Le musée nomade
de Trussardi
Créée en 2003 pour jouer le rôle d’un musée itinérant, la Fondation Nicola Trussardi a ouvert en début d’année les festivités d’un éblouissant centenaire avec l’exposition « 8 et demi ».
L’art est le fil rouge de la saga centenaire
de Trussardi. Fondée en 1911 par Dante, dirigé aujourd’hui par Béatrice, joli clin d’œil
du destin à l’entreprise d’abord spécialisée
dans les gants de luxe qui signent l’élégance des gens de Lettres, la Maison Trussardi pousse le travail du cuir à une telle
perfection qu’elle devient le fournisseur
100
officiel de la famille royale d’Angleterre.
On ne sera pas étonné qu’un aristocratique lévrier incarne un peu plus tard le
dynamisme et le raffinement de l’entreprise familiale transformée par Nicola
Trussardi, petit-fils de Dante, en puissant
groupe industriel. Diversifiées en direction
des vêtements et accessoires de luxe, ses
activités continuent d’illustrer l’idéal d’excellence inscrit dans l’ADN de Trussardi.
Entre deux collaborations avec le Piccolo
de Milan et les arènes de Vérone, la marque
signe les costumes de Macbeth, inaugure
Palatrussardi, haut lieu du spectacle choisi
par Franck Sinatra pour donner son dernier
concert en Italie.
Trussardi factory – archive image
Beatrice Trussardi - Photo © Julian Haergrave
art
Nicola Trussardi with director Giorgio Strehler
Arrêts sur images de Richard
Avedon et Mario Testino
L’art de la mode se sublime à la rencontre
de tous les autres. Théâtre, littérature,
arts plastiques, photo…Richard Avedon,
Mario Testino, Michel Comte et Steven
Klein véhiculent l’image de la marque qui
n’a de cesse d’innover dans les secteursclés du Made in Italy : la mode, le design,
l’art et la gastronomie. Leur unité de lieu :
Le Palais Marino Alla Scala accueille dès
1996, un show room et une boutique prolongés d’un espace d’expositions, d’une
librairie et d’un restaurant. Un flagship à
la dimension de l’envergure internationale
du groupe dont les lignes Trussardi Jeans,
Home, Baby, Junior, Eyewear, Perfumes,
Trussardi 1911 sont diffusées dans le
monde entier grâce à un réseau de plus
de quatre cents points de vente.
frank sinatra
Mini Trussardi Set Up - 1983
Sous l’impulsion de sa présidente Béatrice
Trussardi, qui représente la quatrième
génération de dirigeants, le groupe s’est
donné de nouveaux moyens d’intensifier
son engagement en faveur de la culture
contemporaine. Créée en 2003 pour jouer
le rôle d’un musée nomade invitant le
public à se mesurer au meilleur de l’art
d’aujourd’hui dans les plus beaux édifices
de Milan, la Fondation Nicola Trussardi a
ouvert en début d’année les festivités d’un
éblouissant centenaire avec l’exposition «
8 et demi ».
Imaginez la parade de treize artistes
phares de l’art contemporain le long des
nefs majestueuses de la Gare Leopolda à
Florence. Sur fond d’inscriptions au néon
zébrant l’espace investi d’un autorportrait volant du haut de ses vingt mètres,
un extraordinaire kaléidoscope de visions
du monde réunit les sculptures immatérielles de Tino Sehgal, le plus jeune artiste
exposé par le Guggenheim de New York et
les interventions surréalistes de Fischli et
Weiss, vainqueurs du Lion d’Or à la Biennale de Venise. Cette dernière, au même
titre que la Tate Modern de Londres, la
Kunsthaus de Münich collaborent régulièrement avec la Fondation Nicola Trussardi, inlassable ambassadrice de l’art
d’aujourd’hui auprès d’un public en rien
limité à celui des fashion addicts.
J.V.
101
mode
Trussardi 1911 Spring Summer Collection
102
art
étoiles de maître
à la Maison Moschino
Rossella Jardini a réuni les univers de la mode
et de la décoration en une authentique œuvre
d’art , l’une des rares que l’on ait le privilège
d’habiter.
Marque élue de l’intelligentsia chic, Moschino fait rimer insolence et élégance à
l’avant-scène internationale de la mode.
Sous les griffes Moschino Cheap and
Chic et Moschino Jeans, rebaptisé Love
Moschino en juin 2008, le fin limier des
tendances a pour muse Rossella Jardini. Chargée de l’image et du style de
la marque depuis 1994, elle fut aussi la
proche collaboratrice de Franco Moschino
avec qui elle lança la ligne « Cadette. »
Totalement investie dans son rôle de «
témoin créatif » de la marque dont elle
perpétue avec passion le style et la philosophie, Rossella Jardini est également
responsable de la promotion et de l’image
des soixante-seize magasins Moschino en
propre et en franchise dans le monde. De
Moscou à Pékin, de Londres à New Delhi,
en passant par Bangkok et Istemboul, une
vingtaine de boutiques monomarques sont
venues renforcer le réseau de distribution traditionnel des magasins multi-enseignes.
Rêves éveillés
Ajoutez les shop-in-shops des prestigieux
Neiman Marcus, Saks et de leurs homologues des cinq continents pour assurer le
rayonnement international des différentes
marques de Moschino qui appose sa
griffe sur des collections de lunettes, de
montres et de bijoux estampillés Moschino
Cheap and Chic. Sans oublier la nouvelle
ligne de casques développée avec Max
Safety Fashion lors du dernier salon de la
moto de Milan. Rien de plus chic donc, que
d’arborer son casque Moschino en enfourchant la monture qui vous propulse au 12
Viale Monte Grappa. L’adresse dont tout le
monde parle à Milan.
Sitôt poussée la porte de la Maison Moschino, hôtel milanais de soixante-cinq
chambres, à l’architecture néo-classique, on éprouve un sentiment de rêve
éveillé. Une impression renforcée par le
décor surréaliste des chambres baptisées Alice’s Room, The Petal Room, Red
Hiding Hood, Forest, Gold…Le nom du
restaurant « Le Clandestino »où officie le
chef Moreno Cedroni, entretient le mystère
jusqu’à l’arrivée de la maîtresse des lieux.
« Quand je rentre ici, confie Rossella Jardini, j’ai l’impression d’être à la maison ;
comme dans tous les lieux familiers, il y
a ici une atmosphère chaude, accueillante
qui semble vous protéger. J’adorerais préserver le lieu tel qu’il est, à la manière
d’une installation, mais je le sais voué par
nature au changement. Pourtant, je crois
qu’il ne trahira jamais ses origines. » Aux
antipodes des autres hôtels, la Maison
Moschino réunit les univers de la mode et
de la décoration en une authentique œuvre
d’art , l’une des rares que les initiés ont le
privilège d’habiter.
J.V.
103
MAISON MOSCHINO
Dormir… et Rêver
Viale Monte Grappa 12
à Milan est l’adresse du
nouvel Hôtel Maison
Moschino conçu par
la marque de mode
mondialement connue.
En créant cet hôtel et
en ajoutant le surnom
“Maison”, Moschino
veut clairement
transformer le repos
de ses invités en un
fabuleux rêve dans
un cadre intime et
personnalisé.
104
hôtel
“Quand je rentre, j’ai l’impression d’être à
la maison. Comme tous les lieux familiers,
son atmosphère chaude et accueillante
vous fait vous sentir protégé. J’adorerai
le préserver juste comme il est, comme
si c’était une installation, mais je sais
que, par nature, il est destiné à changer.
Et pourtant je crois qu’il ne trahira jamais
ses origines. Il est complètement différent
des autres hôtels, et il a aussi le courage
de révéler la maîtrise de haute qualité qui
l’a construit. C’est un endroit spécial, d’ou
le fait qu’il s’appelle Maison Moschino.”
Avec ces mots, Rossella Jardini, la direc-
trice artistique de Moschino, présentait
le dernier projet favori de la marque de
mode: Maison Moschino. Cette “maison
et lieu de contes de fées enchantés” ouvre
les portes de ses 65 chambres, son restaurant “Clandestino” tenu par le Chef
reconnu Moreno Cedroni, son bar, son
“Culti” spa, et sa boutique à Milan.
Situé dans un bâtiment néoclassique,
Maison Moschino est le résultat splendide d’un projet de conception supervisé
par Rossella Jardini en coopération avec
Jo Ann Tan. En appliquant son flair de la
mode et du design à l’industrie de l’hôtel,
Moschino a fait de Maison Moschino un
exemple stellaire d’une nouvelle approche
dans l’hospitalité hôtelière. Le langage
typique de la mode a été transformé et
adapté pour créer des fixations imaginaires et des images surréalistes pour des
chambres dans lesquelles les contes de
fées, qui racontent une histoire optimiste
d’un monde de fantaisie, arrivent dans la
vie tridimensionnelle. “Alice’s Room”, “The
Petal Room”, “Red Riding Hood”, “Forest”,
et “Gold” sont les noms des chambres (16
styles différents).
105
portrait
Karl Lagerfeld
portait d’un homme moderne
Directeur artistique de la maison Chanel
depuis 1983, designer pour Fendi, à la tête
de sa ligne éponyme (pour femme comme
pour homme), et collaborateur sur mille
projets, Karl Lagerfeld, créateur, nous
prouve, au quotidien, qu’il est avant tout un
homme d’action, de terrain, un travailleur
106
acharné au pragmatisme légendaire, qui
fait fi des conventions et insuffle à la mode
un vent de nouveauté au fil des saisons.
C’est à travers le vêtement, et notamment
sa ligne Lagerfeld (distribuée chez Smart)
que Karl Lagerfeld exprime son affection
pour le corps, le beau, les coupes struc-
turées et les matières nobles. Même s’il
se joue et s’amuse avec les codes Chanel
et Fendi, c’est lorsqu’il conçoit des pièces
pour la griffe Lagerfeld que son propre
style peut s’illustrer sans contrainte.
Pièces fitté, monochrome, veste cintrées,
jean skinny, coupes nettes, comme taillées au scalpel : l’androgynisme prime
ici. A l’inverse des pierres, fleurs, tweed
rebrodé de lurex, du bling bling Chanel,
les collections Lagerfeld by Karl Lagerfeld
se veulent minimalistes et intemporelles.
C’est donc un homme à son image que
Karl façonne au fil des ans : au style bien
affirmé, en noir, blanc, beige. Must have
d’un dressing masculin, tout est conçu
pour faciliter les dress codes du quotidien : les vestes coordonnées aux pantalons se désunissent pour se marier à un
jean simple, à un pantalon en lin, lorsque
les pantalons cigarette noirs, parfaits en
costume (l’ensemble signé Lagerfeld),
s’associent à merveille à un polo en piqué
de coton ou à un pull en cachemire. Les.
Mais la couture n’est pas la seule corde
à l’arc surdimensionné du designer allemand. En effet, Karl Lagerfeld est un
« touche-à-tout » dans le domaine des
d’arts.
Photographe et passionné de livre (sa
bibliothèque personnelle compte près
de 300 000 volumes), il a, en 2009, publié
un recueil de photos « Chanel’s Russian
Connection », aux éditions Steidl. Sur
le thème des ballets russes, prisés par
Coco Chanel qui fréquentait le Grand-duc
Dimitri Pavlovitch, cet ouvrage retrace, à
travers une série de photos réalisées par
Karl Lagerfeld, les liens qu’entretenait
Gabrielle Chanel avec la Russie.
Plus récemment, ses talents de photographe se sont illustrés à travers la réalisation du célèbre calendrier Perelli. Au
nom un rien mégalomane « Mythology »,
Karl met en scène des dieux et déesses
gréco-romaines dans une semi nudité.
Cela va de soi. Toujours en presque noir et
blanc. Bien sûr.
Surprenant, agaçant, mystérieux, Karl
Lagerfeld force le respect pour son travail, son talent, mais aussi pour ses prises
de positions tranchantes. Dans le microcosme de la mode, cet iconoclaste anti
langue de bois aime déclarer « mon plus
grand luxe est de n’avoir à me justifier
auprès de personne ». Karl Lagerfeld, où
le seul homme qui peut tout se permettre.
B.B.
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Infographie : Caroline Morandi - Photos : Gilles Pernet
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SPECTACLE
tods backstage video la scala milano 2010
Tod’s, un ténor du luxe
à la Scala de Milan
Rythmé des cent étapes de réalisation d’une
chaussure Tod’s, le ballet des mains d’artistes de cuir
s’est transposé à la Scala de Milan pour mettre en
scène un savoir-faire unique.
108
SPECTACLE
Mr. Diego della Valle & Mr. Gianni Alemanno, Major of Rome
tods backstage video la scala milano 2010
tods backstage video la scala milano 2010
Tournée l’automne dernier en pleine Fashion Week, sous la direction de l’artiste réalisateur
allemand Matthias Zentner, une vidéo révèle l’étonnante chorégraphie de pointes et picots
réglée par Gianluca Schiavoni. Emblématique du Made in Italy, le fameux mocassin aux 133
picots brûle ainsi les planches de l’un des théâtres les plus renommés au monde après avoir
crevé l’écran aux pieds d’ Audrey Hepburn, Cary Grant, Hillary Clinton et Madonna.
Au-delà du film, Tod’s soutient financièrement le berceau spirituel de la danse et de l’opéra
italien en couvrant pour un an, les frais de production des représentations de la Scala de
Milan. Cette collaboration exemplaire illustre la volonté de la Diego Della Valle, président du
groupe leader de la chaussure et de la maroquinerie de luxe, à travers les marques Tod’s,
Hogan et Fay, de poursuivre sa mission de mécène des arts.
109
SPECTACLE
Colisée, Rome
Le sauvetage du Colisée
Après avoir volé au secours de l’art lyrique, Diego Della Valle PDG de Tod’s se
penche au chevet du Colisée, victime du «
cancer de la pierre »infligé par la pollution
engendrée par le passage de 2000 voitures
à l’heure devant l’édifice qui ne reçoit pas
moins de six millions de visiteurs par an.
Le succès du film de Ridley Scott, Gladiator, est passé par là. Mais, si importante
soit-elle, la fréquentation du plus grand
amphithéâtre construit sous l’Empire Romain n’aurait pu assurer son sauvetage,
à l’heure où le budget du Ministère Italien
de la Culture est passé de 7 à 5 milliards
d’euros en deux ans.
Plus fragile que jamais, l’immense patrimoine artistique et archéologique de la
Péninsule qui compte quarante-cinq sites
classés par l’Unesco au Patrimoine de
l’Humanité (contre trente-trois en France)
voit ainsi sa survie liée à la générosité des
110
mécènes. Pour gérer un patrimoine aussi
menacé à Rome qu’à Pompéï où vient de
s’écrouler une villa antique, le Ministère
Italien de la Culture a lancé un appel aux
fondations publiques et privées du pays.
Premier à répondre à cet appel à la générosité, l’entrepreneur Diego Della Valle a
donné l’exemple en proposant de sponsoriser à hauteur de 20 millions d’euros,
les travaux de restauration du Colisée,
cela sans solliciter un remboursement sur
une partie des entrées. Pas question non
plus pour l’empereur du luxe de faire de
la publicité sur l’édifice témoin des règnes
de Vespasien et Titus ! Participer au sauvetage de ce précieux pan d’histoire, c’est
avant tout « un devoir et un plaisir » aux
yeux de celui qui ne se voit pas du tout «
mettre une chaussure Tod’s sur le Colisée »
J.V.
expo
L’ORIENT DES FEMMES
Les Syriennes de Christian Lacroix
Si la rencontre de mode et du musée s’est imposée comme la grande tendance de la
dernière décennie en matière d’exposition, le musée du Quai Branly ne s’y était encore
pas attaché. C’est chose faite, depuis le 8 février, avec L’Orient des Femmes.
Robe d’enfant, Grotte de Hadath (région de la Qadisha), fin du XIIIe siècle
Ministère de la Culture du Liban. Direction générale des Antiquités
Une telle exposition n’a de cesse de remettre l’Orient au goût du jour, et de la
placer comme la véritable inspiration de
l’année 2011. Le musée du Quai Branly
aura pour l’occasion, acquis une trentaine
d’accesoires venant enrichir sa collection
permanente, parmi lesquels robes, manteaux, coiffes et voiles. Mais rappelons que
la maison Chanel avait déjà mis en émoi la
fashion week en ce début d’année, avec sa
collection artisanale Byzance. Mais Christian Lacroix confirmera la tendance dès
Juin 2011, en mettant en vente une collection de mobilier qu’il a dirigé étroitement
avec la maison Sicis, à l’occasion du ArtMosaic Factory de Milan. Il revendique alors
avoir regardé du côté de Ravenne, et s’être
souvenu de l’impératrice Théodora, et de
son amour pour la couleur.
Pour être au goût du jour, il faudra donc se
laisser guider les étoffes, broderies, et fils
d’or de l’Orient des Femmes musée du Quai
Branly, jusqu’au 15 mai 2011.
A.S.
La mise en scène de l’exposition se structure autour de deux axes: un temporel et
l’autre géographique. La première pièce
présentée est une robe de petite fille du
XIIIème siècle, retrouvée au Liban. On termine sur cinq robes blanches du XIXe siècle
brodées de couleurs, disposées comme
bouquet final, tout comme les robes de
mariées qui terminent traditionnellement
les defiles de mode. L’écart historique
entre la première et la dernière des robes
est comblé par une déambulation géographique évoquant tour à tour les costumes
nord-syriens, jordaniens, palestiniens et
bédouins. Le musée du Quai Branly dévoile
une fois de plus une grande qualité dans sa
palette culturelle.
112
L’exposition se veut donc riche à plus d’un
titre, mais c’est surtout par la présentation
du Proche- Orient vu à travers un regard
encore inconnu, que le musée s’attache à
évoluer. L’art vestimentaire de cette région
du monde ne constitue pas l’approche
la plus familière de cette contrée. Mais
comme le précise Hana Chidiac: “ Au delà
de sa portée historique et ethnologique,
L’Orient des Femmes se veut une invitation
à la découverte esthétique de l’art féminin”. Ce n’est donc pas uniquement l’exposition d’un savoir-faire technique, mais ici,
Christian Lacroix a aussi voulu mettre l’institution au service de son ambition primordiale: faire un éloge de la femme et chanter
son amour aux beautés du Levant.
On y verra également des propositions inédites du grand couturier, notamment un
espace de détente au coeur de l’espace. Il
y a conçu les gouaches de style miniature
persane, les poupées en tenue traditionnelle et les banquettes. Mais c’est surtout
sa scénographie qui gagne l’adhésion de
tous. Créée à partir d’un désir de “déambulation poétique”, l’exposition se pare
d’une atmosphère très chaleureuse, et de
lumières feutrées, desquelles émergent
les vêtements, suspendus et immobiles,
comme dans un temps arrêté.
L’ORIENT DES FEMMES direction artistique:
Christian Lacroix Commissariat : Hana Chidiac
Monsieur Christian Lacroix lors du montage de l’exposition L’Orient des femmes vu par
Christian Lacroix au musée du quai Branly, photo Cyril Zannetta
C’est sans conteste l’événement de la rentrée 2011 dans le monde de l’art. Le musée
du Quai Branly, qui possède la plus importante collection d’art extra-européen, a
invité le créateur Christian Lacroix à diriger l’exposition: L’ORIENT DES FEMMES.
En collaboration avec l’experte scientifique
Hana Chidiac, également responsable du
département Afrique du Nord et ProcheOrient dans le même musée, il a conçu un
parcours passionant, dévoilant une nouvelle partie de son inspiration.
portrait
et de nous apprendre l’histoire d’un autre
angle de vue.
Intermédiaire indispensable entre collectionneurs, experts, marchands, il doit être
sans cesse réceptif aux attentes des vendeurs et acheteurs, concilier son amour
pour l’art ainsi que la réalité du marché de
l’art. Car, malgré la crise et tout ce qu’on
en dira, le marché de l’art va bien. Très
bien. Notammen pour l’art chinois qui a
réalisé des prix très importants. C’est sur
ce secteur où les belles surprises sont les
plus nombreuses. Tandis que les pièces
moyennes se vendent plus difficilement, la
sélection se concentre aujourd’hui sur les
objets d’exception qui connaissent une
progression fulgurante dans les ventes
aux enchères.
Tajan garde un champ d’action large, c’est
pourquoi plusieurs journées d’expertise
gratuites sont organisées pour les particuliers avec des thématiques différentes
comme l’art chinois ou les bijoux. Actuellement, la célèbre maison prépare en effet
sa vente événement de bijoux à Monaco le
25 juillet. En amont, François David organise alors une journée dédiée à l’expertise
de bijoux le 14 avril prochain au Sofitel de
Lyon, en plus des autres expertises gratuites de chaque premier jeudi du
mois à la Reine Astrid.
Pour en savoir plus :
[email protected], 06 74 66 50 98
PLAT en porcelaine blanche et émaux en bleu sous
couverte. Chine, époque Yuan, milieu du XIVe siècle.
DIAM. 46,5 CM F HAUT. 7,2 CM,
vendu 1 600 000 euros.
François
David
Après avoir fait ses armes à Paris pendant
10 ans, François David est revenu dans sa
ville natale, à Lyon, en tant qu’expert
d’art et de mobilier sur la région RhôneAlpes pour Tajan, maison de ventes aux
enchères française de renommée internationale.
Focus sur un homme en quête de l’exceptionnel. Après un double cursus commerce et maîtrise d’histoire de l’art, se
plonger professionnellement au cœur du
marché de l’art lui paraissait essentiel.
Aujourd’hui, il cherche, repère, estime
un large panel d’objets d’art pour ensuite pouvoir les mettre en valeur et les
révéler au grand public lors des ventes
aux enchères. Son leitmotiv ? Être toujours curieux et mettre en lumière des
pièces uniques, dont le propriétaire
ignore peutFêtre le potentiel. Avoir l’œil
aux aguets est indispensable, on ne sait
jamais quand ni où la rencontre avec
l’exceptionnel peut avoir lieu. Grand amateur de mobilier et de peinture classiques
par sa formation, son regard est affuté
également pour différents type d’objets :
bijoux, vin, mobilier, arts décoratifs du
XXème siècle… Son expérience lui permet
d’avoir le recul nécessaire pour estimer
objectivement chaque pièce, prenant à la
fois en compte sa qualité, le témoignage
qu’il apporte d’une époque, son histoire
à travers les siècles. Ainsi il appréciera à
sa juste valeur un vase en porcelaine de
Saint-Cloud comme une photographie
de l’artiste contemporain allemand Andreas Gursky. Car l’art a, quelque soit sa
nature,cette faculté de nous surprendre
On connaît un certain nombre de plats de ce type,
notamment exposés au British Museum et à l’Union
des Arts Décoratifs à Paris mais la majorité se
trouve dans la collection d’Ardebil à Téhéran et le
musée du Topkapi Saray à Istanbul. Bien que ces
pièces soient très comparables, il n’y en a pas deux
qui soient exactement semblables. La richesse des
nuances de bleu et la variété des motifs décoratifs
en font une pièce remarquable. Unique.
113
expo
La galerie
Saint-Hubert
Située au 7, avenue du Général Brosset, à
deux pas de l’ancienne gare des Brotteaux,
la galerie d’art Saint-Hubert a été créée en
novembre 1978 par Hubert Kilardjian (autodidacte passionné d’art). Entourée de brasseries prestigieuses, (le Splendid de Georges
Blanc et L’Est de Paul Bocuse) la galerie
Saint-Hubert fait partie des plus anciennes
de la place lyonnaise.
Plus de vingt ans après son ouverture, ce
lieu n’a cessé de croître, en surface (environ 400 m² aujourd’hui) mais aussi en notoriété. Divisée en sept pièces de superficies et
d’ambiances différentes, la galerie permet
aux visiteurs d’apprécier en toute tranquillité
les expositions.
Les espaces sont le plus souvent partagés
entre une exposition temporaire consacrée
à un artiste et les autres oeuvres des expositions permanentes. La galerie présente
des peintres contemporains français, dont
quelques signatures lyonnaises, avec lesquelles elle a su développer des collaborations fidèles tant professionnelles qu’amicales. La galerie Saint-Hubert est l’une des
deux au monde à présenter en permanence
les oeuvres de Jacques Poirier, un modèle
absolu en matière de trompe-l’oeil contemporain. Sa production, très réduite, fait l’objet
d’expositions au succès inouï. Mondialement
connues, ses oeuvres sont déjà exposées
dans de grands musées américains. Pour
information, la prochaine exposition mettra en avant le renommé JacquesCoquillay
(sculpteur) à partir du 25 février.
Galerie Saint-Hubert
7, avenue Général Brosset, Lyon 6ème
Tel. : 04.78.52.00.51 - Fax : 04.78.24.70.76
114
UN SOUS EST UN SOU HUILE SUR TOILE 61X38 CM © Jacques poirier
PETITS OISEAUX HUILE SUR TOILE 61X46 CM © Jacques poirier
LE DEJEUNER HUILE SUR PANNEAU 61x46 CM © Jacques poirier
M a i s o n
d e
V e n t e s
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E n c h è r e s
JOURNÉEs D’EXPERTIsEs
Les
« Orchestrades
Universelles »
10 jours,
500 jeunes musiciens,
5000 spectateurs
Gratuites
et confidentielles sans rendez - vous
Lyon
Toutes spécialités
Tableaux, Mobilier, Objets d’art, Art Déco,
Bijoux, Montres, Livres, Asie, Orient, Vins
Tous les premiers
jeudis du mois
de 10h à 18h
Jeudi 7 avril 2011
Jeudi 5 mai 2011
Jeudi 2 juin 2011
Hôtel La Reine Astrid
24, boulevard des Belges
69006 Lyon
Du 16 au 26 août 2011 se tiendra à Brive la 28ème édition
des « Orchestrades Universelles ».
Le concept de cette manifestation est simple. Pendant 10
jours, 500 jeunes musiciens du monde entier (âgés de
10 à 25 ans) préparent et répètent avec de grands chefs
d’orchestre internationaux. Ensemble, ils imaginent une
création contemporaine et présentent un programme
d’œuvres classiques.
Celles-ci seront interprétées devant plus de 5000 spectateurs pour un grand concert final le jeudi 25 août à
l’Espace des Trois Provinces.
En attendant de pouvoir assister à ce spectacle prometteur, les musiciens se produiront gratuitement dans des
lieux historiques et emblématiques de Brive tout au long
de la semaine.
Journée spéciale
Bijoux de 10h à 18h
Jeudi 14 avril 2011
En présence de notre expert
Chantal Beauvois
Hôtel Sofitel
20, quai du Docteur Gailleton
69002 Lyon
Région Rhône-Alpes
Expertise et inventaire
à domicile sur rendez-vous
L.B
Places pour le concert final à partir de 10€.
Ventes ou réservations par téléphone au 05 55 18 17 40
François David
Responsable Expertise Tajan
Correspondant permanent région Rhône-Alpes
T. 06 74 66 50 98 - [email protected]
37 rue des Mathurins 75008 Paris T. 01 53 30 30 30 www.tajan.com
portrait
Autoportrait
d’une lyonnaise
Marine Palayer , fabricante d’images
Sans cesse en mouvement, Marine Palayer est un vrai couteau suisse à elle seule : photographie,
décoration, styliste… Autoportrait de cette lyonnaise en perpétuel mouvement, au cœur de la
création.
Je me définirais comme «fabricante
d’images» parce qu’avant de photographier, je réalise mon image intégralement.
Le métier de styliste photo de mode et déco
que j’ai pratiqué pendant plus de 10 ans est
à la fois un atout mais aussi une sorte de
«carcan». J’ai besoin de m’occuper moi
-même de mes repérages,de ma mise en
scène,de mon stylisme de A à Z, et comme
je suis très exigeante et que je ne laisse
jamais tomber une bonne idée, ce serait
ingérable d’être en équipe. Je prépare actuellement une nouvelle expo et réfléchis
actuellement à un projet de livre de photos.
Mode, déco, presse ou expos, j’essaie de
rester libre et de me battre pour faire ce qui
me plait, parce que, selon moi, le plaisir est
l’indispensable allié de la réussite.
En déco, dans ma vie de tous les jours c’est
la même chose: quelque soit l’heure, je repeins, je clous, je déplace, je transforme et
quand j’ai une idée rien ne m’arrête.
Du coup mon astuce à moi pour assouvir
ce besoin de changement et de créativité,
c’est de chiner, de retaper, de recycler.
Lampes, banquettes, lits, cadres, chaises,
poignées de portes, tout y passe.... et
mon grand bonheur c’est aussi de chiner
ailleurs,comme à Paris, à New York,en
Italie ou même en asie. Rien de tel pour
apporter de la profondeur d’âme à sa maison, et pour fabriquer des petites histoires
qu’on aura envie de raconter dans un mois
ou dans 3 ans peut-être.
Un jour j’ai accroché à l’entrée de mon
salon un manteau Joseph en cachemire
orange col Claudine,court et très simple, à
coté d’un vieux guéridon un peu travaillé,
déniché aux Puces de la Feyssine...il est
resté là 3 ans! Aussi, régulièrement je
fabrique un décor éphémère dans ma cuisine : au-dessus du plans de travail en béton, j’accroche avec des punaises des laies
de papier peints et quand j’en ai marre je
change tout. Ainsi je ne me lasse pas, je
change d’ambiance sans me ruiner et sans
sortir colle, pinceaux et protections...
Chiner, ça n’est pas acheter des poupées
dans des brouettes de fleurs séchées.
C’est, pour moi, trouver un vieil objet inté-
116
ressant et lui donner une seconde vie dans
un cadre plus «design», plus graphique.
Heureusement cela ne m’empêche pas
d’apprécier vraiment le design pur, comme
celui de Matali Crasset, de Paola Navone,de
Pierre Paulin, d’Eric Jourdan ( que j’ai eu
d’ailleurs le grand plaisir d’habiller pour
une publicité Ligne Roset), ou d’autres
magiciens de la couleur , de la forme, de
la matière. Je m’autorise parfois à craquer
pour des pièces sublimes que j’incorpore
à mon univers, histoire en quelque sorte
de « remettre tout le monde d’accord» et
d’apporter une vraie force sobre et contemporaine au coeur de mon «bazarland».
Hormis ces beaux objets qui peuvent représenter des sommes importantes, je pense
que la réussite d’un joli décor n’est pas une
question de budget mais avant tout une
question de goût, d’inventivité et de «toupet»: il faut oser sortir les objets de leur
fonction première pour les trouver beaux.
Comme ils sortent de leur fonctionnalité et
il n’en reste plus que la forme; à partir de
là, de nombreuses places peuvent leur être
destinées, de manière épurée ou non.
Finalement tout est une question d’oeil!
Marine Palayer
fabricante d’images
117
AUTO
Pierre Bonnet (Zoebonbon), Laurent Bernardeau (Mercedes-benz), Christian Bondis (Camille Albane) et Patrick (Le Prieuré des Sources)
ESCAPADE MERCEDES CLS
AU PRIEURé DES SOURCES
A l ‘initiative de Laurent Bernardeau, responsable marketing et
communication de Mercedes-Benz, Christian Bondis, dirigeant de
Camille Albane et Pierre Bonnet, de Zoé Bonbon ont testé et fêté le
retour d’une pionnière, la Mercedes CLC, sur les routes de la Drôme
Provençale. Arrivés à Auriples-La-Répara, les pilotes ont vu se profiler
les murs séculaires du Prieuré des Sources où les accueillirent
chaleureusement Patrick et le chef Jean-Jacques pour un déjeuner
aux saveurs du sud et du grand sud !
118
AUto
Pierre BONNET (zoé bonbon)
Christian Bondis (Camille Albane)
Au premier contact on se dit que ce coupé est énorme...
Puis en se rapprochant on comprend mieux. C’est une 4
portes avec des faux airs de coupé...
Elle est aussi impressionnante à l’extérieur qu’elle ne
l’est à l’intérieur; de plus le pack AMG lui donne un côté
un peu plus vilain garçon qui lui va très bien. La CLS est
évidemment très agréable à conduire, particulièrement
silencieuse pour un V6 diesel et infiniment confortable.
Elle donne envie de partir loin, très loin dans une
ambiance de luxe et de technologie...
C’est avant tout une belle auto, à l’excellent rapport qualité
prix. Même si la puissance qu’elle pourrait développer
méritait 50CV de plus sous le capot ! A côté de ça, j’ai
particulièrement apprécié le positionnement à droite,
sous le volant, des séquentiels de la boîte automatique,
l’affi chage des zones de limitation de vitesse, l’éclairage
progressif à fi ns liserés bleus et rouges sous le tableau
de bord, sans oublier l’horloge qui ne ressemble à aucune
autre.
119
interview
TêTES D’AFFICHE
ARTY
Laurent Picard et sa galerie itinérante LO4ART n’en finissent pas de nous
émerveiller en dénichant de nouveaux artistes contemporains comme Émilie et
Sara Conca, qui nous bluffent avec des créations à couper le souffle. Focus
sur deux talents à suivre de très près.
LEXA 120X120 © SARA CONCA
Sara Conca, elle, nous vient de New York
et décrit son art comme une échappatoire
au quotidien. Pour elle, l’art engendre
une variété d’interprétations visuelles et
émotionnelles qui révèlent à chacun une
partie de soi. Il a le potentiel d’agir en tant
que miroir de notre société et de nous
mêmes, mais aussi en tant que révélateur
de l’envers du décor dans lequel chacun
évolue quotidiennement. Sara nous confie
exprimer dans chaque pièce une « communion entre le métaphysique et l’émotion humaine ». Elle nous propose ici bien
plus que de la simple contemplation : une
expérience très personnelle, à condition
de se laisser guider par les sensations
éprouvées devant une toile.
120
Quelques questions à Laurent Picard
sur les liaisons dangereuses de l’Art
et du Luxe…
SM : On voit de plus en plus
l’art s’inviter au sein même
des entreprises.
Comment l’expliquez-vous ?
LP : L’art contemporain est un vecteur
très important des valeurs d’une entreprise et également un excellent moyen de
communication, aussi bien à l interne qu
à l’externe. En cela les pays anglo-saxons
ne s’y sont pas trompés, nombre d’entreprises exposent depuis longtemps de
manière temporaire ou permanente des
œuvres d’artistes contemporains. À New
York, la présence de l’art en entreprise
est quasi systématique. Malheureusement
la France et ses entreprises sont très en
retard sur ce phénomène, même avec la
récente loi Aillagon (2003) permettant la
défiscalisation et favorisant ainsi l’acquisition d œuvres contemporaines. La galerie
LO4ART s emploie au quotidien à promouvoir cette loi auprès des décideurs, professions libérales, collectionneurs.
Smart Magazine : Selon vous,
le luxe a-t-il plus besoin de
l’art qu auparavant ?
LP : Déjà à l époque des cours des Rois de
France et d Italie, le mécénat existait en
tant qu assise politique, de vrai pouvoir
pour les souverains. Aujourd hui, des
marques comme Louis Vuitton avec l’artiste Takashi Murakami ou encore Prada,
Cartier et leurs Fondations pour l’Art
Contemporain en sont la descendance
directe. François Pinault et Bernard Arnault sont à la fois les deux plus grands
acteurs du luxe à l’échelle mondiale, mais
aussi les plus gros collectionneurs d art.
Ils exercent un quasi-monopole sur le
financement de l’art contemporain. Il est
clair qu’avec la puissance commerciale
et les retombées médiatiques qu’elles
génèrent, les marques de luxe qui leur appartiennent sont un total faire-valoir pour
les artistes qu’elles élisent. Afin de consolider son leadership, voire de rajeunir son
image, le luxe se doit d’être dans la tendance. Aussi, se nourrir de ce qui se passe
artistiquement autour de lui est indispensable s’il veut se renouveler auprès de ses
clients, qui sont les mêmes que ceux du
marché de l art.
SM :
Aujourd hui, l’artiste doit ?
il être forcément rentable ?
LP : La rentabilité dans l’art est une notion
complexe . Du point de vue de l artiste elle
est omniprésente mais en aucun cas ne
doit devenir une fin en soit. Pour lui, le
Laurent Picard
SWISS INTELLECT 132X97
Émilie vit à Paris et s’inspire du street art.
Elle crée des tableaux immenses à l’effigie
des grands musiciens à l’aide de plaques
d’aluminium, un pochoir et une bombe
grâce à une technique bien particulière
qu’elle nous explique : « tout d’abord, je
récupère des plaques d’imprimerie, je
les ponce, les scie et rivette pour qu’elles
soient aux dimensions que je désire. Ensuite je les vieillis et les patine avec des
colorants, des encres, des pigments...
Au même moment, je prépare mes pochoirspuis effectue un réel travail de recherché, de mise en forme et de découpe
pour donner de la profondeur à l’oeuvre.
Ensuite, je reproduis à la bombe les pochoirs dessus puis appliqué en dégradé
les couleurs enfin une touche finale de
patinage par dessus pour un ultime effet
vintage.”
interview
MARVIN GAYE 100X100 © émilie
MICHAEL JACKSON 100X100 © émilie
SM : L’art se démocratise-t-il
ou reste-t-il un objet destiné
aux élites ?
LP : L’art doit rester avant tout un coup de
cœur et l’émotion qu’il procure l’élément
déclencheur indispensable à toute acquisition. Il est évident qu une toile de Manet,
Rembrandt ou Roy Lichtenstein ne restera
accessible qu’aux plus fortunés, mais fort
heureusement nombres de jeunes artistes
émergents, talentueux et encore abordables, sont tous les jours plus nombreux
sur la scène artistique pour notre plus
grande satisfaction.
fait de vendre ses œuvres d’une manière
conséquente et d’en vivre est déjà une
reconnaissance fabuleuse qui lui permet d
avancer plus librement dans sa recherche
artistique. La rentabilité ne doit pas être
le but ultime à atteindre et encore moins
conditionner son travail au risque d’en
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perdre sa personnalité, son style, son originalité, son âme. Il est triste et fâcheux qu
aujourd hui bon nombre d’artistes soient
devenus des produits marketing, s’inscrivant ainsi fatalement dans la logique du
simple profit via des coups médiatiques,
de la provocation ou des scandales.
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Simple Bridge
Son œuvre s’inscrit dans la tradition des
architectes penseurs et concepteurs d’univers de toutes dimensions. La reconnaissance de son œuvre architecturale lui valut
en 2008 l’attribution du Pritzker Price, pour
l’ensemble de ses réalisations parmi lesquelles se comptent notamment l’Institut du
Monde Arabe, l’Opéra de Lyon, La Fondation
Cartier, la cité Judiciaire à Nantes, la tour
Dentsu à Tokyo, la tour Agbar à Barcelone, le
Musée du Quai Branly, la salle symphonique
de Copenhague… Son travail de designer
s’est développé en parallèle et la plupart
du temps en complément de ses créations
architecturales, dans le but de concevoir
des univers cohérents dans leurs moindres
détails.
Simple Bridge, est l’évidente intention d’une
création limpide, transparente, qui marque
le retour aux formes géométriques traditionnelles : le minimalisme comme moyen
d’accéder à la perfection des formes. Il réinvente le « club », siège confortable et masculin, mais avec une épuration extrême des
formes. Le dessin et la courbe des accoudoirs suffisent à imprimer une dynamique à
l’ensemble.
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portrait
L’exception fait la différence
« Je n’ai vraiment pas envie que tous les intérieurs se ressemblent », confie Marie Canzano.
La décoratrice a forgé son succès sur une écoute attentive des clients.
Une activité servie par des fournisseurs
de renom, tels Pierre Frey, partenaire
privilégié, avec l’ensemble de collections
de tissus, papiers peints, Nobilis, Limited
Edition pour les tapis haut de gamme, Flamant pour les papiers peints et les peintures ou encore Cuir au carré, marque de
dalles de cuir prêtes à poser pour transformer une porte ou une tête de lit.
« La déco , c’est un art de vivre », s’exclame Marie Canzano. Raffinement,
charme et conseils « sur-mesure » sont
les mots clés de la très chic enseigne
créée il y a trente ans par celle qui en a
fait l’adresse incontournable de la décoration à Lyon et ailleurs…La progression
croissante des chantiers d’agencement ou
d’aménagement complet d’appartements,
livrés « clés en main » amène aujourd’hui
Marie et son équipe à intervenir sur l’ensemble de la France.
124
De la Côte d’Azur à la Bretagne, en passant par Megève, Marie est devenue « la »
spécialiste des chantiers de prestige
qu’elle suit de A à Z pour les particuliers
ou les professionnels, en partenariat avec
les architectes, pour la partie décoration
de leurs travaux. La mise en valeur des
collections dans le bel espace de 200m2
de la Place Maréchal Lyautey contribue
naturellement à la progression de l’activité de décoration.
Des intérieurs
chaleureux et vivants
Les textiles d’ameublement représentant
une part importante de l’activité déco, les
rideaux d’Elitis, de Dedar, ZR et des Créations Métaphores côtoient les modèles
d’éditeurs moins connus, tels Sequana
et CC Milano, sélectionnés pour l’originalité et la qualité chromatique de leurs
collections. En matière de créativité et de
service, l’exception fait la différence pour
Marie Canzano qui a forgé son succès sur
une écoute attentive des clients. « Il me
faut connaître leur esprit, leur personnalité, leur façon de vivre, savoir quels mobiliers, quels objets leur sont chers, je n’ai
vraiment pas envie que tous les intérieurs
se ressemblent ! »
Un style Marie Canzano ne s’en dégage
pas moins des demeures où elle privilégie une base de déco neutre réveillée
par des petites touches de couleurs vives.
Les violets, verts anis et orangés jouent
sur les plaids, coussins et abat-jour. Les
rideaux de lin se mettent à l’heure d’été
après avoir réchauffé l’hiver de douillettes
flanelles. Ajoutez les jeux du cuir et du
daim, les associations de matières mates
et brillantes pour créer un intérieur chaleureux et vivant. En mouvement perpétuel
comme l’inspiration de Marie.
Toujours à l’affût de nouvelles associations de couleurs, elle traque les nouveautés pour renouveler fréquemment
ses gammes de produits, dans un secteur
soumis aujourd’hui, au rythme des saisons
comme le Prêt à Porter. Les tendances du
Printemps-Eté ? « D’une part une tendance
ethnique colorée, illustrée de motifs d’inspiration turque, une tendance zen, d’autre
part, avec des tons neutres, déclinés du
blanc au noir », annonce Marie, avant de
s’envoler vers un nouveau chantier !
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communiqué
Diamants
sur canapés
© Isshogai
David Manien a choisi la Galerie Parsua pour ouvrir
son premier espace de vente à Paris
Rebel et fou d’ailes griffées Aston Martin
ou Alfa Romeo…Le style de David Manien
transcende le quotidien avec insolence et
munificence. Le regard acéré porté sur
son temps par ce créateur de mobilier fait
que l’on ne regardera plus jamais comme
avant, un canapé, un lit ou un fauteuil. Sublimées par un design nerveux flirtant avec
l’univers de la compétition automobile et
celui des architectes des années 50, de Le
Corbusier à Richard Neutra, les créations
de David Manien démarrent ce printemps
pied au plancher.
Spécialiste du mobilier contemporain
sur mesure, réalisé en pièces uniques ou
séries limitées, David Manien signe aussi
l’aménagement intérieur de lieux publics,
demeures privées d’une clientèle internationale. Restaurateurs et grands cabinets
d’avocats ont fait appel au savoir faire d’un
créateur aussi à l’aise dans la restauration
et la tapisserie traditionnelles que dans
126
l’architecture d’avant-garde. Ainsi, après
avoir signé le décor du Cabinet d’avocats
Soulier à la Cité Internationale et celui des
restaurants Le Gourmet de Sèze et Le Lei,
David Manien réunit-il toutes les facettes
de son talent dans sa collaboration avec la
boutique Orosa qui lui a confié la réalisation
des mobiliers et accessoires de chambres
de grand luxe.
Un projet de canapé Aston
On ne sera pas étonné que la capitale ait
fait les yeux doux au créateur qui ouvrira
mi- septembre un espace de vente parisien à la Galerie Parsua. Relooké dans
l’esprit Guggenheim, le grand couturier
du tapis contemporain et des tapisseries
d’art a opté pour le mobilier David Manien
côté bureaux et show-room présentant
ses toutes dernières créations. Particulièrement attendue, une ligne de mobiliers revisitant l’esprit des années 50 et de
leurs Mad Men.
Entre deux embardées au salon de l’auto
de Genève, une mine d’idées à ses yeux, au
même titre que le Salon de Milan, « pour
la créativité déployée en matière de décoration et d’innovation des lignes et matériaux de sellerie », David Manien s’apprête
à soumettre à la Maison Aston Martin, son
projet de canapé Aston. Ses lignes s’inspirent de la légendaire calandre, redécouverte à la faveur d’un événement associant
les trois marques Bang & Olufsen, David
Manien et Aston Martin, dans la concession lyonnaise de la vénérable aristocrate
anglaise. Après s’être éclatée dans James
Bond, la voilà parée pour une version 2012
de Diamants sur Canapé.
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A Genas, la boutique Coté Provence Côté Design vous ouvre ses portes pour rénover vos intérieurs
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cette entreprise depuis maintenant 10 ans. Ils se sont chacun appuyés sur le savoir faire artisanal transmis par leurs pères respectifs pour bâtir les fondations de Côté Provence Côté Design.
Chaque projet est suivi par une même personne de A à Z, sans aucune sous-traitance, ce qui permet au client d’avoir le même interlocuteur et exécutant dans la rénovation de ses pièces. Cette
petite entreprise fonctionne avec ces deux hommes du terrain et Murielle Janniard et Jean David
au bureau d’étude pour la conception et collabore avec un noyau d’artisans experts pour assurer
le meilleur conseil à leurs clients. Aujourd’hui ils représentent également la marque Comprex.
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NEWS
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LANCEMENT DU LABEL
« FERRARI APPROVED »
La légendaire marque au cheval cabré innove en lançant un
programme de certification de ses bolides d’occasion. Présentée à
la concession Ferrari Gauduel de Limonest, cette garantie court sur
deux ans, pour les modèles de moins de huit ans.Avant l’apposition
du label « Ferrari Approved », le véhicule est soumis obligatoirement
à190 points de contrôle, sous l’œil exercé du Chef d’atelier Lionel
Rousset Bert. Toute pièce défectueuse est remplacée par une pièce
neuve d’origine, souligne-t-il. Occasion pour Thomas Malaval,
Responsable Communication de la marque en France, de certifier
que ce label garantit et sécurise l’acheteur, gratifié avec « Ferrari
Approved» des mêmes garanties qu’avec un véhicule neuf.
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Laurent Bouvier (Elleixir), François Le Creff (Sivam), Géraldine Carret (Elleixir)
Didier Caudard-Breille (DCB International)
Adepte de l’hybride plutôt que de l’électrique, Toyota et sa marque
premium Lexus taillent leur route, en collant aux réalités écologiques
du moment. Une route qui menait à Champagne au Mont d’Or,
le temps d’un essai en compagnie de François Le Creff, nouveau
directeur de Toyota Sivam et de Didier Caudart-Breille, promoteur de
DCB International et associé à Laurent Bouvier.
Le célèbre chef du Puy d’or à Limonest, Laurent Bouvier, s’est associé
à une sommelière de talent, Géraldine Carret pour créer ELLEIXIR,
nouveau rendez-vous gastronomique de l’ouest lyonnais. A la fois
brasserie et bar à vins, ce lieu moderne et cosy s’est avéré une étape
de choix pour Didier Caudard-Breille, entre Calais et Cannes. A peine
venait-il de signer un premier partenariat pour « Calais Premier »,
le plus grand projet logistique du Nord de Paris, avec 1000 à 2000
emplois à la clé, que le dirigeant de DCB International reprenait
la route en direction de la Croisette, pour l’ouverture du Salon
International de l’Immobilier.
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communiqué
Un premier tour de roue
avenue du 45ème Parallèle
pour la Renault Latitude
Le 29, avenue du 45ème parallèle… Une adresse rêvée pour le lancement de la nouvelle berline Renault Latitude. Truffée d’équipements
de haute technologie, du siège de conducteur massant au diffuseur de
parfum, en passant par la camera de recul, le nouveau fleuron de la
firme au Losange a pris un plaisir évident à parcourir cette « Nationale
7 » qui fait de Paris « un petit faubourg de Valence et la banlieue de
Saint-Paul de Vence. »
Le refrain du fou chantant rythmait il est vrai, la symphonie culinaire de
Michel Chabran. Un « cuisinier paysan», amoureux des bons produits
qu’il sublime de sa note d’originalité. L’autodidacte ami de M. Paul et de
Jean-Paul Lacombe a appris la cuisine avec sa mère et sa grand-mère,
sous les cerisiers de la propriété située à l’orée des terres de Provence,
en contrebas du vignoble de l’Hermitage.
Le temps de transformer le café familial en établissement de prestige,
paré pour accueillir un Spa et accrocher une 4ème Etoile au blason de
son hôtel chaleureux, l’aventurier des saveurs abandonne parfois son
piano pour se livrer à sa passion de l’automobile. Plein cap sur un prochain rallye au Maroc, sur des pistes qui mènent une fois de plus à la
Nationale 7 !
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Gaastra à la barre
des voiles de Saint Barth du 4 au 9 avril
Rôdé au partenariat sportif, le fabricant néerlandais colle à l’actualité en baptisant « Voiles de Saint
Barth » une nouvelle ligne de sportswear mariant la sportivité aux lignes et couleurs de saison
137
137
Saint-Barthélemy
sport
De Newport à Porto Cervo , on ne parle
que d’elles et de leur trophée. Les noms
d’Icap Leopard, de Sojana, Ran et Titan se
murmurent avec insistance dans les coulisses de la deuxième édition des Voiles
de Saint Barth organisées du 4 au 9 avril
prochains, date à laquelle on connaîtra le
vainqueur du trophée Richard Mille remporté l’an dernier par Rambler.
En attendant de voir évoluer 50 Maxi
Yachts et Yachts Classiques sur les eaux
émeraude des Iles sous le Vent, partons à
la rencontre des deux hommes à la barre
de l’édition 2011 des Voiles de Saint Barth.
Directeur général de Gaastra, partenaire
officiel de cet événement nautique majeur,
Emmanuel Galle ne cache pas son plaisir
de rallier « une voile prestigieuse qui cadre
138
avec l’image de notre marque ; en plus, de
nombreux voiliers nord et sud américains
naviguent en avril dans les Caraïbes et
c’est l’opportunité pour notre groupe, de
pénétrer davantage ces marchés. »
Mode et fonctionnalité
Rôdé au partenariat sportif, à la faveur
notamment des Voiles de Saint Tropez
et de la Copa del Rey, Gaastra colle à
l’actualité des Voiles de Saint Barth. La
course baptise en effet une nouvelle ligne
de sportswear mariant la sportivité aux
lignes et couleurs de saison. Inscrite dans
l’ADN de la marque fondée en 1897 par
Douwe Gaastra, un jeune néerlandais passionné de voile, l’alliance de la mode et de
la fonctionnalité demeure le fil rouge des
collections pour hommes, femmes et en-
fants Gaastra Pro et Gaastra Sportswear.
« La puissance du marketing et de l’image
de Gaastra va nous aider à nous faire encore mieux connaître des yachtmen américains et anglo-saxons », estime pour sa
part François Tolède. L’organisateur des
Voiles de Saint Barth se félicite de l’arrivée
d’un groupe dont « les objectifs cadrent
parfaitement avec l’image d’élégance
véhiculée par les voiliers de prestige qui
naviguent à Saint Barth. »Les skippers de
remarquables unités ne se sont pas fait
prier pour rallier les Caraïbes, plein cap
sur Saint Barthélémy, son chapelet d’îles
émergées d’une mer très vivante, avec la
rade de Gustavia bordée de maisons aux
toits rouges en toile de fond.
J.V.
w w w.g a a s tr a .e u
139
Yacht
Goldfinger
des mers
A la barre de BA Corporation et Enjoy Yachting, Brieuc Audebert a un carnet
d’adresses digne de son carnet de bord de dirigeant au long cours.
Mangusta - vue du pont arrière
Brieuc Audebert
Née à bord d’un Optimist de sa Bretagne
natale, sa passion de la mer et des bateaux l’
amène aujourd’hui à piloter les yachts d’habitués du classement « Forbes » des plus
grandes fortunes mondiales. La fréquentation des V.I.P qui composent la clientèle de
ses deux sociétés, BA Corporation et Enjoy
Yachting, n’a en rien entamé la simplicité de
Brieuc Audebert, chef d’entreprises au long
cours.
Au lendemain d’une brillante carrière de
directeur international chez Pothin, Brieuc
Audebert décide de renouer avec une passion mise un temps, entre parenthèse pour
gérer la construction d’immeubles aux
quatre coins de la planète. « Quand il s’agit
d’envoyer des grues pour édifier des tours
de 300m, d’ en assurer la construction avec
des milliers d’ouvriers, on sait ce que sont
140
la logistique et la maintenance ; on apprend
naturellement à gérer le stress et à s’organiser ! »
Expatrié cinq ans en Asie, Brieuc voyage
aussi beaucoup en Océanie, occasion d’apprécier avec un regard de pro, le perfectionnisme de l’hôtellerie locale. Une expérience
mise à profit lors du lancement de sa première société, BA Corporation.
Spécialiste de l’assistance à terre des grands
yachts en escale sur la Côte d’Azur, l’entreprise assure la coordination technique, logistique, financière, ainsi que les démarches légales et fiscales des propriétaires de palaces
flottants. Mais, de la location de limousine
à la réservation de la meilleure table de La
Voile Rouge, il s’agit aussi de répondre aux
moindres désirs d’happy few habitués à être
servis par une nuée de personnes.
Caprices de stars
Comme Brieuc dispose d’un carnet
d’adresses digne de son carnet de bord,
il effectue en un temps record, toutes
les démarches exigées par la simulation
d’une attaque de pirates sur un yacht de
71m, livraison de containers de costumes
incluse sur la plage de Pampelonne! Qu’on
lui demande de transformer en trois jours
un pont de bateau de 500m2 en auberge
espagnole ou de dénicher des cours de
conduite pour la princesse arabe de quinze
ans qui exige de conduire une Porsche et
une Roll’s sur La Croisette, Brieuc trouve
de toute façon, les bons interlocuteurs !
Fort de cette connaissance de l’univers des yachts de luxe, Brieuc a largué
les amarres d’une autre société, Enjoy
Yachting, spécialisée dans la vente de ba-
YACHT
teaux neufs, la location et le courtage de
bateaux d’occasion. Les nouveautés de la
saison ? Un luxueux yacht Numarine de
31m, le « 102 » à la décoration intérieure
griffée Armani. Deux voluptueux canapés
et un jacuzzi investissent le fly bridge doté
d’un poste de commandement additionnel, idéal pour piloter depuis la terrasse.
Deux architectes italiens, Tomaso Spadolini, Umberto Tagliavini et un turc, Can
Yal Man ont conçu le design très contemporain du « 102 » de Numarine dont les
quatre cabines permettent d’emmener dix
personnes en croisière.
Bruce, George et les autres
De quoi patienter en attendant la sortie, au
printemps 2012, du nouveau « 43mètres »
de Numarine, marque distribuée par Enjoy
Yachting , en exclusivité pour la France et
le Benelux. La même exclusivité lui est réservée âr la marque Magazzu, un chantier
familial sicilien qui produit des petites unités de 9 à 18m, alliant les performances
d’un offshore -90 à 95km/heure- au niveau
de finition d’un yacht. C’est un peu la seconde voiture flottante de propriétaires
impatients de rallier la plage ou le port ,
pendant que l’équipage est à la manœuvre
de leur imposant bateau.
Comme le meilleur moyen de choisir l’esquif qui va les emmener en Baie d’Halong
ou au Golfe du Mexique, est de le tester,
VIP et capitaines d’industrie n’hésitent
pas à louer un « 90m » pour la bagatelle
de 100 000€ par jour. Du groupe de sociétés qui fêtent leur troisième année de
croissance en louant un yacht de luxe, à
la famille russe impatiente de trouver des
cannes à pêche à bord du « 5 Etoiles » des
mers loué 140 000€ la semaine, tous les
profils de milliardaires font escale chez
Enjoy Yachting. Le show biz et le cinéma
y ont aussi leurs habitudes, à l’heure de
louer un Mangusta, le genre de bateau
très show off dont raffolent Bruce Willis et
George Clooney .
J.V.
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musique
Eddy Mitchell
Ben L’oncle Soul
En à peine 2 ans, Ben L’oncle Soul, Benjamin Dutertre dans le civil, est en passe
de devenir la nouvelle valeur sûre de la
Soul française. Toute ressemblance avec
une célèbre marque de riz n’est pas fortuite. Ayant récupéré la garde robe de son
grand père, Benjamin se fait rapidement
surnommé « l’oncle Ben » par ses amis.
C’est sous ce pseudonyme qu’il fait ses
débuts sur scène. Mais la marque américaine Uncle Ben’s n’est pas de cet avis
et suite à une sombre histoire de droit,
Benjamin se renomme alors « Ben L’oncle
Soul ». Avec « Soul Wash », son premier
album, il se distingue par ses reprises
décalées des White Stripes, Pink Martini,
Gnarls Barkley, mais aussi des Spice Girls
et Aqua ! A quoi bon se prendre au sérieux
lorsque tout n’est qu’affaire de groove ?
Que ce soit dans son look ou sur son dernier album éponyme, le mot d’ordre est
« élégance ». Ses références sont Stevie
Wonder, Otis Redding, Aretha Franklin
et c’est en digne héritier qu’il reprend le
flambeau de la soul music. Les Victoires
de la musique 2011 ne se sont pas trompées en lui décernant le prix de l’ « artiste
révélation scène de l’année ».
Le 14 avril 2011 au Transbordeur
à Villeurbanne.
Jean-Louis Aubert
Le Rock Français doit à Jean-Louis Aubert
et Téléphone ses lettres de noblesse. Mais
en 1986 après 10 ans de bons et loyaux
services, le groupe raccroche et chacun
vaque à ses propres projets. Sous le nom
d’Aubert’n’Ko, Jean-Louis compose Juste
une illusion, confirmant que son talent
n’en est pas une. Puis, il continue d’ali-
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gner les tubes tels, Voilà c’est fini, Comme
un accord, Milliers Millions Milliard et Alter Ego. En 2003, il est invité sur l’album
de Raphaël, pour le duo Sur La Route.
Dans cette rencontre entre deux générations de la chanson française, leurs voix
se confondent étrangement. Le briscard
aurait-il fait des émules ? Aujourd’hui,
Jean-Louis Aubert continue de porter le
rock français de sa voix un peu rauque,
si identifiable. Son dernier album, «
Roc’Eclaire », a été composé à une époque
où il avait perdu plusieurs de ses proches.
« Mais je ne suis pas parti dans le cafard.
Au contraire, il y avait une émotion profonde, une sorte de joie. C’est le sens du
titre Roc’éclair : il y a un clair obscur qui
donne foi en la vie. » nuance-t-il. La quasi-intégralité des morceaux sont entièrement composés et interprétés par Aubert,
qui alterne guitares, piano, basses, batterie, harmonica. Modeste, il s’étonne
encore de sa longévité : « Je n’en reviens
pas, d’être toujours là » chante-t-il sur
Je Reviens. « Un peu cabossé, mais je l’ai
bien cherché » enchaine-t-il. Les années
passent, quelques rides se creusent, mais
la patine du temps n’a en rien altéré l’éclat
de Jean-Louis Aubert.
Le 22 juin 2011 à la Halle Tony Garnier,
Lyon 7ème.
Lui qui chantait La Dernière Séance a annoncé sa dernière tournée. Eddy Mitchell,
le cow-boy originaire de Belleville, range
le perfecto, déchausse ses santiags et ôte
son stetson pour tirer sa révérence. C’est
donc l’occasion d’applaudir une ultime
fois cette figure sacrée du rock français.
Crooner, rocker, bluesman, Claude Moine
(de son véritable nom) a toujours chanté
l’Amérique qui nous fait rêver : celle du Far
West aux vastes plaines, celle des Tuniques
Bleues et des Indiens, celle de la route 66
traversée en Cadillac. Sa discographie de
34 albums solos, sans compter ceux des
Chaussettes Noires, son premier groupe,
est l’exemple même d’une brillante
constance. Cinéphile averti, il anima sur
FR3 une émission consacrée aux classiques du cinéma américain. Le 7ème art
lui a bien rendu cet amour. Les caméras
de Mocky, Tavernier, Zidi ou Chatiliez l’ont
immortalisé à jamais sur la pellicule. A
l’approche de la septantaine, il commence
à se retourner vers son passé. Dans son
dernier album « Come Back », il chante
qu’il aimerait « avoir 16 ans aujourd’hui ».
Sur L’esprit Grande Prairie, on retrouve à
la production le couple Alain Souchon et
Laurent Voulzy, affectueusement renommées « Souchy & Voulzon » par Eddy Mitchell. Ce beau morceau autobiographique
narre l’histoire du « P’tit Claude » qui ne
rêve que d’aventure. Que les fans se rassurent, Eddy Mitchell quitte la scène mais
compte bien continuer à sortir d’autres
albums.
Le 13 avril à la Halle Tony Garnier,
Lyon 7ème.
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L'abus d'alcool est dangereux pour la santé,consommez avec modération
musique
Véronique Sanson
Si l’on n’ose pas demander son âge à une
grande dame comme Véronique Sanson
on ne peut qu’être admiratif devant sa
carrière. La pianiste-interprète blonde
platine est présente dans le paysage
musical français depuis bientôt quarante
ans ! Au début des seventies, ses deux
premiers albums lui furent offert par
Michel Berger, son pygmalion et compagnon d’alors. Puis c’est l’exil américain,
la passion au bras du chanteur Stephen
Stills (du groupe Crosby, Stills, Nash &
Young). En 14 albums studio, Véronique
Sanson s’est construite une discographie
ponctuée de disques d’or, de concerts à
guichets fermés et surtout riche en tubes
: Amoureuse, Besoin de personne, Ma
révérence, Allah, Rien que l’eau pour ne
citer qu’eux. Depuis, elle est revenue de
tout, même de ses propres démons, qu’ils
soient masculins ou alcoolisées. Elle est
l’une des rares artistes à n’avoir jamais
caché ses problèmes de boisson, sujet
encore tabou concernant les femmes.
Son dernier album est intitulé Plusieurs
Lunes, mais Véronique Sanson n’en reste
pas moins solaire. Ce disque, aux accents
de salsa cubaine, est aussi une histoire de
famille. Le single Qu’on me pardonne à
été, à l’origine, écrit par sa sœur Violaine
pour Johnny Hallyday. Véronique Sanson
invite son fils, Christopher Stills, le temps
d’un duo, sur « Say My Last Goodbye ».
Elle demeure une artiste incontournable
qu’on prend toujours autant de plaisir à
applaudir en concert.
Le 1 avril 2011, à la Bourse du Travail,
Lyon 3ème.
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logne d’un père nigérian et d’une mère
tzigane roumaine, Ayo a vécu à Londres,
New York, Hambourg et Paris. « Ne pas
avoir de pays, c’est être libre » aime-telle à répéter. Ayo semble avoir posé ses
valises à Brügen, en Allemagne, où elle
vit avec son compagnon, Patrice, célèbre
chateur allemand de reggae. En 2006,
elle est révélée au grand public grâce à
son premier disque « Joyfull ». Emmené
par le désormais tube Down on My Knees,
l’album est certifiée disque de platine en
France et Outre-rhin. Deux ans après, elle
transforme l’essai avec le disque « Gravity
at Least ». Sa musique ? Une folk teintée
de jazz, de soul et de sonorités afro. Son
nouvel opus est intitulé « Billie-Eve »,
référence au prénom de sa fille et jeu de
mots avec « Believe ». On y découvre une
Ayo plus rock, amoureuse des guitares
électriques et grande amatrice de reggae
: «Ce troisième album est plus direct, plus
rêche, plus simple » confie-t-elle. Ce tournant musical s’explique aussi par le beau
casting présent sur l’album : la bassiste de
David Bowie, le guitariste de Lenny Kravitz
et Matthieu Chedid, alias –M-. Le single,
bien nommé I’m gonna dance, témoigne
de ce nouveau virage rock. Grâce à son
parcours sans faute, on risque fort d’entendre encore parler d’Ayo. Et de l’écouter
encore chanter.
Le 19 mai 2011 au Transbordeur,
à Villeurbanne.
Ayo
Yann Tiersen
Ce ne serait pas rendre honneur à la
musique d’Ayo en la réduisant sous l’étiquette quelque peu galvaudée de « World
Music ». Pourtant, la belle métisse est
bien une citoyenne du monde. Née à Co-
Lorsqu’on cite Yann Tiersen, immédiatement viennent à l’oreille les délicieuses
ritournelles d’Amélie Poulain. Pourtant,
l’univers musical du multi-instrumentiste
breton est bien plus vaste. Difficile de l’en-
fermer dans un genre, même si les termes
élogieux « avant garde » et « néo-classique » ont souvent été avancés. Immédiatement identifiable par son coté soyeux,
la musique de ce prodige de la mélodie ne
cesse pourtant de se réinventer. Ils sont
nombreux à avoir collaboré avec Tiersen:
Dominique A, Les Têtes Raides, Shannon
Wright, Liz Frazer (des Cocteaux Twins),
Natacha Régnier et d’autres encore. Tout
au long de sa carrière, ce jeune quadra a
eu un rapport très intime avec le Cinéma.
Les cinéphiles reconnaitront ses morceaux dans Alice et Martin d’André Techiné
ou encore La Vie Révée des Anges d’Eric
Zonca. Outre la B.O. du Fabuleux destin d’Amélie Poulain, on lui doit aussi les
magnifiques partitions de Good Bye Lenin
et Tabarly. Pour son dernier album, Dust
Lane, Tiersen s’est alloué une formation
à la hauteur de son talent : 16 musiciens
l’épaulent pour jouer un électro-rock envoutant. Ce tournant musical, quelque peu
déroutant pour les habitués d’Amélie Poulain, n’en est pas moins convaincant. Yann
Tiersen surprend régulièrement le public
venu le voir pour la première fois. Armé
de son violon ou de sa guitare électrique,
soutenu par ses 16 musiciens, il offre toujours une musique énergique, captivante,
enivrante. Aucun risque de s’ennuyer, bien
au contraire.
Le 19 avril 2011 à l’Épicerie Moderne,
à Feyzin.
ZAC les Cer isier s - Route de Lyon
69380 LOZANNE
lounge
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musique
Auren
dans l’arène
Là où le monde de l’économie a perdu une brillante exécutive woman, la musique a gagné une chanteuse à la
sensualité romantique et au spleen lumineux. Diplômée
de l’Edhec, auteur d’un mémoire érudit sur « la musique
et la publicité », cette passionnée de piano, « un prolongement de moi-même » dit-elle volontiers, a vendu son
premier album autoproduit, à plus de 5000 exemplaires.
De festivals en récitals, on retrouve Auren « Belle de
scène » en premières parties de Francis Cabrel au Festival d’Astaffort. A Paris, l’Européen affiche complet pour
le lancement de son premier album « De la Tête aux
pieds. »Après avoir enchaîné les premières parties de
Michael Jones, Gregoire, Nicolas Peyrac et Chris Asaak,
elle s’attelle à l’écriture d’un second album sculpté par
son piano. Avec la complicité de Romain Galland, guitariste et arrangeur issu de la scène rock alternatif, Auren
se jette dans l’arène et se livre sans détour : passionnée,
spontanée et authentique…en future reine de la scène.
matt dusk
en live from
las vegas
Annoncée le 29 mars prochain, la sortie du cinquième album de
Matt Dusk « Live from Las Vegas » revisite un âge d’or musical.
« Ces années où la musique régnait sans haute technologie ni
artifices, j’ai voulu les faire revivre à travers ce double CD/DVD
enregistré en août dernier à l’Hôtel Rio de Las Vegas », confie
le plus élégants des crooners. La marque Pal Zileri n’est pas
hasard la partenaire depuis quatre ans, de Matt Dusk, dont la
carrière connaît une ascension fulgurante.
La prochaine sortie de « Live frome Las Vegas » s’inscrit en droit
fil des valeurs du créateur italien. En toile de fond ? Un beau retour aux sources. C’est en effet au Golden Nugget Casino de Las
Vegas que Matt Dusk fit ses débuts sur scène en 2004, année de
la sortie de son premier album Two Shots devenu disque d’or
au Canada, avec un texte signé de Bono, un autre de U2. Aussi
doué pour la musique que pour l’économie, le jeune diplômé de
l’Université Oscar Peterson a étudié l’art lyrique avant de diversifier son style à 17 ans, sous l’influence de Tony Bennett et Sarah
Vaughan. On ne sera pas étonné de retrouver sa fille Lorna Luft,
dans le duo- événement du nouvel album de Matt Dusk « You’re
nobody till somebody loves you ».
Matt Dusk en costume Pal zileri
146
www.joia.fr
104, rue Président E. Herriot - 69002 Lyon
Tél : 04 72 56 00 69
* VIVRE POUR LA GRANDEUR
CHAQUE ROLEX EST SYMBOLE D’EXCELLENCE. EN 1953, ANNÉE DE SON
L ANCEMENT, L A SUBMARINER FUT L A PREMIÈRE MONTRE ÉTANCHE JUSQU’À
100 MÈTRES. PERFECTIONNÉE PAR LA SUITE, ELLE PEUT DÉSORMAIS PLONGER
JUSQU’À 300 MÈTRES, GRÂCE À LA COURONNE DE REMONTOIR TRIPLOCK,
UN INGÉNIEUX SYSTÈME BREVETÉ À TRIPLE ÉTANCHÉITÉ.
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