Quelques repères
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Quelques repères
Notre ville dispose d’un riche passé historique. Lens, une ville façonnée par la mine il y a 150 ans Il a configuré le visage de Lens aujourd’hui : les cités minières, témoins de l’exploitation charbonnière ; les quartiers tels que la Résidence Sellier ou la Grande Résidence, représentatifs des tendances architecturales des années 1960 ; la gare, bâtiment centenaire rescapé des conflits du 20ème siècle ; l’université Jean Perrin, au sein des anciens Grands Bureaux, siège social des Houillères ;… 1852 : Lens, ville forte historiquement organisée autour de la Souchez et des voies romaines, voit ses premières fosses apparaître. Des corons linéaires jusqu’aux cités pavillonnaires d’aprèsguerre, les compagnies minières conçoivent l’espace de manière rationnelle : emplacement des logements ouvriers du fond et du jour, position des maisons des porions, des écoles, des églises, des dispensaires, des terrains de jeux... Chaque cité étant autonome, les communications entre la cité et la ville sont inexistantes. Lens porte encore les marques de cette rationalisation de l’espace. Desservie par un réseau européen autoroutier et ferroviaire, située à proximité de l’aéroport international de Lille, Lens occupe une position centrale au cœur d’une agglomération de plus de 300 000 habitants. Source : archives communales Lens Chaque jour, nous nous appuyons sur ces atouts pour dessiner l’avenir de notre ville. Les années ZUP, une logique "d’urgence" A court terme, des projets tels que la restructuration du Quartier des Gares et l’implantation du Louvre Lens vont se concrétiser. Ils s’inscrivent dans ce que l’on nomme le PLU : le Plan Local d’Urbanisme. Il s’agit d’une vision d’ensemble des évolutions de Lens pour les dix prochaines années. L’objectif est de permettre un développement harmonieux et cohérent, tout en préservant les richesses patrimoniales. 1958 : création d’habitations verticales pour répondre au manque cruel de logements dû au baby-boom. Dans les années 60, apparaissent les premières ZUP*, aux habitations plus lumineuses et plus agréables que les vieux logements sans confort de la ville ancienne. Mais cette architecture faite de tours et de barres est mal adaptée aux exigences d’aujourd’hui sur le cadre de vie. Chacun d’entre-nous va y participer : la ville, par son engagement à respecter certaines règles architecturales et de respect de l’environnement, mais aussi chaque citoyen lensois. Propriétaire, locataire, commerçant, nous avons l’avenir de Lens, notre avenir entre nos mains. Ce document expose pourquoi le PLU a été adopté, ce que cela signifie, et quels en sont les objectifs. Le paysage lensois perturbé par la logique économique des années 70 1970 : rassemblement des unités de production, fermeture des mines, le bassin minier est restructuré. Pour faciliter l’implantation d’entreprises de reconversion comme l’usine Renault à Lambres-les-Douai ou la Française de Mécanique à Douvrin, et permettre l’accès des ouvriers à leur nouveau lieu de travail, l’A21 voit le jour. Les terrils utilisés pour la construction des autoroutes disparaissent, la vallée perd de son attrait après la disparition de la Souchez, remblayée pour la construction de l’A21. Dès 1975, en périphérie de ville, des zones d’activités commerciales s’installent sur d’anciens sites miniers et parfois sur des zones agricoles. Au 21ème siècle, Lens exploite ses potentiels Objectif : valoriser la ville parc et le potentiel architectural légué par l’histoire. Aujourd’hui, la ville mise sur son potentiel végétal et architectural (la cohérence et la préservation des principaux espaces verts de l’agglomération, la réorganisation des habitats, la rénovation du patrimoine architectural…). Quelques repères... Si vous avez des projets de construction ou de rénovation, je vous invite à consulter les fiches pratiques proposées dans cette plaquette. Elles vous guideront pour affiner votre ou vos idées. De plus, les membres du service urbanisme et stratégie foncière sont à votre disposition pour vous accompagner dans la préparation et la concrétisation de vos projets. Pendant 150 ans, la mine a forgé les hommes et fabriqué des paysages. Puis c’est l’industrie qui a pris le dessus détruisant ces paysages. Aujourd’hui Lens veut reprendre son destin en main et construire son projet de Ville sans renier son passé ! * Zones à urbaniser en priorité 3 Lens en chiffres Lens, une ville pleine de richesses Dans un rayon de 100 kilomètres vivent près de sept millions d’habitants dont près d’1,7 millions de jeunes en âge scolaire. Le tissu associatif et culturel est très dense sur le territoire. La population est jeune et diversifiée, plusieurs vagues d’immigration l’ont formée. Lens, aujourd’hui prête à prendre son destin en main, a donc tous les atouts pour se moderniser et préparer son avenir. Le passé minier, un héritage fort Depuis les années 1970, et aujourd’hui encore, nombreux sont ceux qui veulent se débarasser des vestiges de notre passé minier perçus comme des nuisances visuelles. Cette tendance à effacer toute trace de la mine est désormais dénoncée. Les corons sont et resteront des emblèmes forts de la région ! Leur apport dans le paysage, leur architecture caractéristique, la mémoire du travail qu’ils évoquent nous obligent à les respecter. Lens, une ville centre Une position géographique stratégique Autrefois enclavée, la ville bénéficie aujourd’hui d’une position géographique stratégique et d’une accessibilité optimale. Pourquoi ? Parce qu’elle dispose depuis longtemps d’un important réseau autoroutier, aujourd’hui doublé d’un réseau ferroviaire et de la proximité avec un aéroport international qui raccourcissent toutes les distances. Quelques exemples de liaisons sont éloquents : 8 TGV directs par jour à une heure de Paris actuellement, mais bien plus à l’horizon 2008, un réseau ferré doté de trains express régionaux de qualité ainsi qu’un réseau routier interurbain dense. Le plan de rénovation du quartier des gares rendra encore plus attractifs les déplacements ferroviaires à Lens. Les voyageurs en train arriveront dans un paysage urbain dynamisé par le développement d’activités tertiaires nouvelles. Pour preuve, l’association Bassin Minier UNESCO 2005, soutenue par la Communaupôle de Lens-Liévin, œuvre afin qu’une partie du territoire soit classée au patrimoine mondial de l’UNESCO au titre des "paysages culturels évolutifs". L’agglomération de Lens est reconnue comme Pays d’Art et d’Histoire depuis janvier 2008. Ce label, attribué par le ministre de la culture et de la communication, qualifie les territoires qui s’engagent dans une démarche active de connaissance, de conservation, de soutien ou de création de leur patrimoine architectural et de leur cadre de vie. Ce label conforterait Lens dans sa volonté de s’inscrire dans un projet de développement durable, visant à transmettre aux générations futures les témoins de leur histoire. Une richesse architecturale Lens bénéficie d’un patrimoine architectural varié construit par l’histoire, aujourd’hui ce patrimoine constitue l’une des principales richesses de la ville. Maisons art déco, cités minières, cités jardins, maisons de la reconstruction… autant de styles qui composent la ville et qui méritent d’être connus et valorisés. Des bâtiments remarquables Lens dispose de bâtiments remarquables : la gare symbole de l’art déco, la maison syndicale des mineurs, les Grands bureaux (anciens sièges des houillères) sont des bâtiments inscrits à l’inventaire supplémentaire des Monuments historiques. De gros équipements et commerces centralisants L’hôpital, l’université, la gare, la piscine olympique… sont autant d’équipements à vocation locale et régionale qui font bénéficier Lens d’une position centrale au cœur de l’agglomération. Ses nombreux commerces lui sont également favorables. 5 lens, une ville a la hauteur de son projet Deux équipements vont bientôt permettre de renforcer le rayonnement de la ville de Lens et de confirmer la qualité de son offre en équipements. Des projets à court terme (2007/2010) Le Louvre Chargée d’histoire, la fosse 9 accueillera très prochainement un équipement d’envergure internationale : le Louvre ! Le pôle gare Dans une stratégie de centralité, Lens développe actuellement un pôle majeur de transport autour de la gare, et enrichit l’offre en équipements grâce au projet Apollo, équipement d’agglomération. À travers ce projet, la gare se repositionne sur le secteur tertiaire mais ne prend ni la place des commerces ni leurs locaux. Ce nouveau "pôle gare" favorise le renforcement du pôle tertiaire et la création d’un pôle culturel. Le partage des espaces publics viendra définir la nouvelle place du transport en commun, vecteur de réunion et de liaison de ces équipements du centre ville. Les projets ANRU Décidée à garantir à ses habitants une mixité sociale et fonctionnelle, Lens prévoit des projets de renouvellement urbain, dont certains ont déjà démarré. Sont concernés les quartiers de la résidence Sellier et Montgré, ainsi que le quartier de la Grande résidence. Quel changement ? Démolition de certaines tours, reconstruction de logements, et désenclavement afin d’aérer les quartiers, valorisation des commerces de proximité, développement des transports et des espaces verts. Misant sur ses atouts actuels et ses projets à venir, Lens a décidé de prendre son destin en main : la ville va se développer à un rythme soutenu ces 10 prochaines années. Comment ? D’abord grâce à un projet de ville bien pensé, traduit dans le plan local d’urbanisme, le PLU, (remplaçant l’ancien plan d’occupation des sols) et notamment dans le projet d’aménagement et de développement durable, le PADD. (à échéance 2015) Rendre le centre ville et les pôles commerciaux plus attractifs, L’aménagement des entrées de ville et autres quartiers Faire rayonner les grands équipements sur l’agglomération, Lens entend aménager ses entrées de ville et autres quartiers afin d’être plus accessible. À l’avenir, ce souhait se traduira notamment par la rénovation et la valorisation du quartier Van Pelt qui accueillera davantage d’habitats et activités tertiaires. également, la ville de Lens mène une réflexion à très court terme sur le réaménagement de la place du marché Roger Salengro. Les projets ANRU donneront également naissance à un quartier de ville sur une ancienne friche industrielle : la friche NEXANS située à proximité immédiate du centre ville (habitat et équipements publics et privés, dans le domaine du service restant à définir). Faciliter les déplacements et le lien urbain entre les quartiers, Valoriser les entrées de ville et les déplacements piétons, vélos et transports en commun, Mettre en valeur les richesses architecturales de la ville, Un tramway à l’horizon 2015 ? Et des projets privés… De nombreux investisseurs privés s’impliqueront également dans la dynamique de Lens en adhérant à son projet de ville ainsi hôtels, commerces, restaurants, équipements sportifs et culturels, prestations de services, actuellement en projet, devraient voir le jour et participer à l’évolution et à l’amélioration de notre paysage urbain. Le PLU, traduction du projet de ville, répond à plusieurs objectifs : Renforcer l’attractivité de la ville dans son bassin géographique, Des projets à long terme Lens s’inscrit aujourd’hui dans un véritable projet de développement durable et de respect de son environnement. Elle réfléchit donc d’ores et déjà à la création d’un transport en commun en site propre, bus ou tram. Les travaux devraient commencer en 2009… Quels objectifs pour le projet de ville ? Valoriser la trame verte. A nouvelles attentes, nouveau projet… Après avoir rayonné dans tout le bassin minier grâce à la mine, Lens doit faire face à une nouvelle donne pour assurer son développement et renforcer son attractivité. La ville comme ses habitants souhaite tenir compte des évolutions économiques, sociales et environnementales des 10 dernières années. Elle affiche clairement son désir de s’engager dans un projet de développement durable. Pour répondre à ces nouvelles attentes, l’ancien plan d’occupation des sols POS est remplacé par le plan local d’urbanisme, le PLU. 7 t concrètement ? E Quelques exemples… Un centre ville différent Pour dynamiser son centre ville, Lens mise sur la valorisation des activités existantes et sur le développement d’activités tertiaires et de services, grâce aux projets de la Gare, de la cité Montgré, du quartier Van Pelt… La ville recherchera toute solution dans le centre ville pour plus de confort d’achat, de convivialité et d’originalité. Le centre ville se démarquera des pôles commerciaux périphériques. La qualité d’accès au centre doit aussi être améliorée : positionner une locomotive commerciale, développer l’hôtellerie, réorganiser le stationnement, la circulation et partager l’espace public entre les différents modes de transport sont autant de chantiers en cours ou à venir. Une ville plus attractive Une ville plus attractive, c’est d’abord mieux valoriser les espaces verts et dessiner une trame verte dans toute la ville, intégrer les pistes cyclables, faire de la place aux piétons. Grâce à la trame verte, les parcs et jardins seront enfin connectés aux pôles de vie de la ville. Une ville plus attractive, c’est aussi mettre en valeur les atouts patrimoniaux, valoriser les entrées de ville, veiller à préserver la qualité des façades, des clôtures, des bâtiments donnant sur les espaces publics. C’est mettre en valeur le patrimoine situé le long des axes routiers et des cheminements, c’est développer les cheminements réservés aux modes doux. Donner à Lens une dimension métropolitaine Lens mettra en valeur ses grands équipements existants : Stade, Université, Gare, Hôpital, Piscine olympique… en aménageant des sites qui les accueillent et en améliorant leur accessibilité. Dans les années à venir : le projet de la Gare et le projet du Musée du Louvre. Pour recevoir sur son territoire de nouvelles populations, Lens devra également développer une capacité d’accueil en construisant dans l’idéal jusqu’à 160 nouveaux logements de qualité et diversifiés par an. Valoriser les quartiers tout en les inscrivant dans la ville Des opérations de renouvellement urbain auront lieu dans les quartiers. Les liaisons inter-quartiers seront renforcées, des liens nord-sud entre le quartier nord et le centre ville et est-ouest entre Lens et Liévin seront créés, les effets de rupture provoqués par l’autoroute seront attenués. Lens s’attache également à développer des modes doux : partage de voirie pour cyclistes, piétons, voitures, valorisation des commerces de proximité et des équipements et services présents sur le quartier. Quel changement pour moi ? Le projet de ville permettra à chaque Lensois de se sentir appartenir à une ville dynamique et rayonnante. Commerçants et entreprises en retireront des bénéfices financiers. L’accès et la circulation y seront plus faciles, ce qui en plus des rénovations urbaines améliorera le cadre de vie de chacun. C’est un projet ambitieux qui doit remporter la fierté et la participation des lensois. PROJET DE VILLE La valorisation des quartiers passe également par l’incitation à des réhabilitations du patrimoine bâti. Quelques Repères… Le projet de ville reprend quelques principes simples : Conserver et valoriser certaines cités minières, Prolonger la tradition de la diversité des typologies d’habitat, Faire évoluer le paysage lensois Le paysage de Lens n’offre pas de vastes espaces naturels, ou à haute valeur écologique. Son identité et sa richesse reposent principalement sur son ancienne activité minière. Les évolutions paysagères, nécessaires, vont respecter ses souvenirs forts du passé. Prendre en compte la dimension environnement dans les projets Faire connaître certaines entités urbaines remarquables telles que la place Jean Jaurès, Mettre en valeur les ambiances de places de village comme lieux de convivialité et identitaires, Protéger et mettre en valeur les parcs, jardins, espaces verts, alignements d’arbres… Préserver les trames urbaines construisant des perspectives sur des éléments architecturaux ou urbains particuliers, Pour donner une dimension durable à son projet de ville, Lens prendra en compte l’eau en contribuant par exemple au traitement des eaux pluviales. La ville développera également des projets urbains respectant l’environnement et s’intégrant au paysage. Elle incitera les constructeurs à recourir à des techniques "durables". 9 Le centre ville dispose d’un patrimoine architectural remarquable essentiellement de style "art-déco". Le PLU a le souci de le protéger et de mettre en valeur ce patrimoine. omment reconnaître C de l’art déco ? Ayez l’œil sur… Votre façade Elle est dépouillée, enduite, lisse, claire, géométrique, verticale, les motifs sont stylisés, ne cherchez plus vous possédez une maison art déco. Vos couleurs Elles sont animées par le simple relief de jeux de plans et de pans coupés (bow-window, pilastres, balcons) ? Les motifs sont renforcés par des couleurs éclatantes et contrastées, ou des panneaux de mosaïques ? Votre maison est de style art déco. Quelques exemples d’applications du PLU La façade Les éléments ajoutés, détails architecturaux et ornements contribuent à renforcer la personnalité propre de chaque immeuble. Chaque propritaire de maison "art déco" s’attachera entre autres à préserver : Les éléments ajoutés Balcon, bow-window, lucarne, pignon, cheminée… ou éléments en retrait (loggia…), Les éléments courants Faîtage, rive de toiture, débords de toiture, corniches, frises, appuis…, Les éléments décoratifs caractéristiques de cette typologie (panneaux de mosaïques…). Les matériaux Portez une attention particulière aux arêtes, aux angles, aux détails. Tout effet de texture mécanique enduit à la tyrolienne, enduit gratté, enduit riblé, etc... est interdit. Le choix des couleurs L’objectif est de renforcer et de mettre en valeur les caractères individuels et propres à chaque façade (structure et composition, plans, décors…). Pour votre choix de couleur, vous devez donc vous rapprocher de la couleur d’origine : Les couleurs claires ou légèrement saturées sont réservées aux surfaces importantes enduites, Préservez… …l’identité unique de la façade en mettant en valeur tous les éléments personnalisés et spécifiques qui la composent et restaurez de la manière la plus fidèle possible. Les jeux de plans, le soubassement… peuvent être soulignés par des nuances de la teinte de base. Quelques exemples d’immeubles Art Déco Après la Grande guerre (1914-1918) qui a détruit Lens, le mouvement régionaliste1 s’exprime majoritairement dans les nouveaux fronts de rue : de ce mouvement sont nées les maisons dites "traditionnelles" ou "de ville". Comment reconnaître une maison de ville ? Ayez l’œil sur… Votre façade et celle de vos voisins Des façades jointives se succèdent, avec les mêmes caractéristiques architecturales principales (conception, gabarits, percements, matériaux…). La façade est ordonnancée, composée en travées régulières ou hiérarchisées ? Vous disposez d’une maison traditionnelle encore appelée "Maison de ville". Vos matériaux Votre maison de ville est composée de matériaux locaux, de briques, qui permettent un jeu de modénature2 (motifs, encadrement des baies...). Les enduits (en soubassement), la tuile et l’ardoise (en couverture), la céramique, la mosaïque et la brique vernissée (sur les décors) sont très présents. Quelques exemples d’applications du PLU La façade Les maisons au sein de la même séquence varient tout de même de l’une à l’autre grâce à des éléments ajoutés, grâce à des détails architecturaux, grâce à des ornements. Chaque propriétaire de maison de ville devra donc préserver pour la personnalité de la maison : Les éléments saillants Balcon, balconnets, lucarne…, Les éléments courants Faîtage, arêtier, corniches, bandeaux, linteaux métalliques ou béton, ancres, encadrement de baies, appuis…, Les éléments caractéristiques Pignon décoratif, membron de brisis, consoles de débords de toiture, corbeaux ou consoles de façade, frontons, arcs, clefs, lambres, lambrequins… Les matériaux Les façades traditionnelles et homogènes des maisons de ville sont composées de plusieurs "matériaux" d’ornementation : fleurons, cabochons ou dentelle métallique de couverture, briques vernissées, briques moulurées, faïences. Préservez… …la cohérence architecturale des lignées de maisons de ville. Tous vos projets de rénovation devront prendre en compte les caractéristiques de la séquence reproduite d’une maison à l’autre et contribuer au renforcement de la qualité de l’ensemble de la séquence. Les adaptations mineures autorisées ne devront pas remettre en cause la qualité de la séquence. La maison de ville peut donc faire l’objet d’opérations groupées. Mouvement né pendant l’immédiat après guerre Proportion et galbe des moulures d’une corniche 1 2 Ces matériaux ainsi que les effets particuliers de soubassement devront être préservés voire restaurés. Quelques exemples de maisons de ville C’est à l’issue de la 2e Guerre mondiale, que sont apparues les maisons dites "de la reconstruction", pour faire face à la pénurie de logements. Ces maisons, témoins de l’histoire, seront préservées grâce au PLU. Comment reconnaître une maison "de la reconstruction" ? Ayez l’œil sur… Votre façade L’esthétique générale de votre maison est extrêmement simplifiée et basée principalement sur un travail d’horizontalité ? Le rez-de-chaussée est différencié des étages, les fenêtres sont formées en bandeaux ou répétées à l’identique ? Votre maison date de la reconstruction ! Les similarités avec les autres maisons Les immeubles "de la reconstruction" se ressemblent beaucoup. Leur style est assez homogène car les matériaux et les détails architecturaux sont "standardisés". On retrouve ainsi largement les profils ou encadrements en béton… Si vous constatez ces similitudes avec d’autres maisons, vous disposez d’un patrimoine de la reconstruction. Quelques exemples d’applications du PLU La façade Pour valoriser votre patrimoine, veillez à préserver : Les continuités horizontales Soubassement, baies horizontales, bandeaux, corniches, attique…, Les continuités verticales Baies verticales, superpositions de baies ou de balcons…, Les éléments ajoutés Balcon, bow-window… ou éléments en retrait, Les éléments courants Chéneau béton, linteau casquette ou brique, encadrement de baies béton, balconnets, jardinières béton, auvent béton… Le choix des couleurs L’objectif est la mise en valeur des éléments standardisés caractéristiques de ce style. Veillez donc à utiliser des matériaux naturels (briques…) et à les maintenir dans leur teinte d’origine. Les bétons non peints devront rester bruts après simple lavage suivi éventuellement d’une protection pour traiter les problèmes d’étanchéité des parements. Seuls les éléments menuisés seront peints en utilisant des teintes soutenues dans une homogénéité d’ensemble de la façade. Utilisez des ferronneries de teinte foncée, notamment pour les portes d’entrées. Préservez… …et restituez les éléments caractéristiques du style architectural. Les immeubles doivent être traités de la même manière et les adaptations mineures autorisées ne devront pas remettre en cause cette homogénéité. Quelques exemples de maisons de la reconstruction Les maisons des mines sont très présentes à Lens et dans les villes avoisinantes. Ces maisons construites à la fin du 19e siècle pour améliorer l’organisation de l’exploitation minière formaient des cités indépendantes. Après la première guerre mondiale, les cités minières ont été détruites et reconstruites sous forme d’habitat unifamilial : maisons jumelées dans une cité jardin, ou additionnées en bande, respectant un même modèle. Ces maisons, témoins et symboles de l’histoire de Lens, seront préservées grâce au PLU. Comment reconnaître une maison des mines? Ayez l’œil sur… Le style de votre maison Rationnelle, répétée, confortable, et économique (maçonneries de briques, parpaings de schistes, tuiles) mais composée de détails architecturaux, de volumétries diverses, la maison des mines est facilement reconnaissable. Reste à identifier le type de votre cité minière : cité jardin ou cité pavillonnaire ? Les cités jardins sont moins denses que les cités pavillonnaires et leurs formes sont différentes. Dans les cités jardins, les maisons sont positionnées de manière plus variée sur la parcelle et une importance plus grande est accordée au jardin et au confort en général, à l’extérieur comme à l’intérieur du logement. Quelques exemples d’applications du PLU Les clôtures des cités jardins Les clôtures admises seront nécessairement constituées de dispositif à claire-voie ou grillage (pas de blanc !) doublé d’une haie composée d’essences variées choisies parmi celles proposées (par exemple : hêtres,…) Toute suppression de clôture végétale sur rue et sur jardin est interdite. Toute modification devra respecter la nature des clôtures de la rue, sans toutefois excéder une hauteur de 1,20 m, y compris un soubassement plein de 0,50 m maximum. Les clôtures séparatives des jardins ne devront pas excéder une hauteur de 1,50 m. Les matériaux en façade Les matériaux destinés à être recouverts d’un revêtement ou d’un enduit ne peuvent être utilisés à nu (briques creuses, parpaing…). Il en va de même pour les matériaux tels que les bardages en PVC, tôles ou similaires, les plaquettes murales d’imitation pierre ou brique en façade. Les matériaux en couverture Les couvertures devront approcher celles qui existent déjà et celles des constructions environnantes. Les matériaux Si votre maison date de l’époque minière, ses matériaux alors sont simples et leur mise en œuvre soignée, ce qui crée un caractère sobre respectant l’esprit d’unité de chaque cité. Seul un travail de "faux colombage", enduit ou peint, vient égayer certaines façades, renforçant une hiérarchie dans une même cité ou entre cités concurrentes. Préservez… …La sobriété et la simplicité des effets de votre maison. Les préconisations du PLU veilleront particulièrement à la préservation des cités jardins. Les matériaux ondulés opaques ou translucides (tôles sidérurgiques, plaques en ciment, tôles plastiques) ne peuvent pas être utilisés en couverture, sauf pour les constructions annexes de faibles dimensions (abris d’outils…) non visibles depuis l’espace public. Quelques exemples de maisons des mines L’activité commerciale de Lens se concentre autour d’un axe majeur, le boulevard Emile Basly et la rue du Maréchal Leclerc, complété par quelques rues proches (rue de Paris et rue de la paix) et par deux autres axes péricentraux (rue Lannoy et place Salengro), sans oublier le pôle des gares. Le long de ces axes commerciaux, les commerces occupent souvent les rez-de-chaussée des immeubles d’habitation. Trois types de façades Aujourd’hui, les visiteurs avertis repèrent trois types de façades disctincts en centre ville : Les façades intégrées au bâtiment sans en charger la typologie d’origine ; la façade respecte les percements, la modénature et les matériaux des étages, Les façades nécessitant l’adaptation de la typologie du bâtiment d’accueil, mais uniquement au niveau de la façade du rez-de-chaussée, Les commerces s’installant au devant de la façade, au moyen d’appliques, de plaquages de styles et de matériaux de qualité très variable ; ces commerces s’autorisent une composition indépendante des étages. Fuite en avant… Pour attirer le chaland, le commerçant tente d’utiliser le maximum de la façade. Les enseignes, à l’origine intégrées à la vitrine, tendent à prendre de plus en plus d’embonpoint dans une course sans fin au plus voyant, souvent au détriment de la qualité des façades et des espaces publics. Quelques exemples d’applications du PLU Pour étendre un commerce Lorsque l’activité commerciale s’étend sur un ou plusieurs étages, la façade commerciale ancienne ne doit pas se développer jusqu’aux étages. Une simple signalisation apposée sur les baies des étages suffit à identifier le commerce. En cas de transformation ou de regroupement de deux ou de plusieurs rez-de-chaussée mitoyens en un seul commerce, la façade ancienne de qualité sera conservée. La cohérence architecturale et parcellaire sera respectée. Intégrer des ajouts ou des éléments techniques Les commerçants souhaitant intégrer des éléments récents (vitrages feuilletés, volets roulants intérieurs, éclairages, stores…) veilleront à ne pas altérer la qualité de la vitrine ou de la devanture existante. Quelques critères à prendre en compte Que demande le PLU ? respect des caractères d’un immeuble ou Le des caractères de sa typologie, Lorsqu’un commerçant rénove son commerce, il modifie souvent la structure et la modénature de la façade, et peut entraîner la rupture de l’harmonie générale de l’immeuble. Le voisinage et les façades commerciales mitoyennes, Tous les commerçants d’une part considèreront désormais l’immeuble dans son ensemble et l’identifieront (style, époque de construction, matériaux de mise en œuvre, décoration…) et d’autre part, ils auront à cœur de concevoir un projet d’aménagement en parfait accord avec la typologie de l’immeuble, notamment dans les typologies remarquables à Lens (art déco, de la reconstruction ou traditionnel). La position de l’immeuble. Quelques exemples de façades commerciales Avis à tous les constructeurs L’architecture de votre construction doit se nourrir des typologies existantes à Lens, décrites dans le titre V "Lexique et modalités d’application de l’article 11", ainsi que l’annexe "Volet patrimoine du PLU". Vous veillerez à ce que vos constructions ne nuisent pas - par leur situation, par leur architecture, par leurs dimensions ou par leur aspect extérieur à l’environnement immédiat et aux paysages. Quelques dispositions générales applicables à la construction neuve L’aspect des constructions neuves devra être en relation directe avec les immeubles environnants ; le raccordement aux édifices voisins tiendra compte de la modénature, des égouts de toit et des niveaux d’étages, Les façades "arrières" et les constructions annexes (garage…) doivent être traités en harmonie avec les façades "avant", en fonction des vues depuis l’espace public, Les citernes de gaz et mazout tout comme les installations similaires doivent être placées en des lieux où elles sont peu visibles depuis les voies publiques et masquées par un écran de verdure, Les antennes paraboliques ne sont autorisées qu’en toiture, regroupées et invisibles depuis l’espace public. Repérez votre zone d’habitation ou de commerce Pour optimiser son patrimoine végétal et architectural, Lens a repéré toutes les surfaces qui caractérisent la ville, et a procédé ensuite à un découpage du territoire en plusieurs zones : zone naturelle (zone N), zones urbaines (zone U), zones à urbaniser (zone AU). Chaque zone est soumise aux dispositions générales, mais aussi à des dispositions particulières à sa situation. Alors, repérez vous, êtes-vous en zone urbaine, en zone naturelle, en zone à urbaniser ? Et dans quelle zone précisemment, en zone UA ? UB… ? Quelques applications particulières Implantations par rapport aux voies publiques Dans les zones UA, UB et UK, les constructions doivent très souvent être édifiées à l’alignement de la voie, Dans les zones UC, les constructions doivent être édifiées avec un recul minimum de 3 mètres ; toutefois, en façade des rues Auriol, Alain, Bayle et dans leur prolongement (cf. le schéma d’aménagement de la Grande résidence), les constructions neuves doivent s’implanter à l’alignement des voies, Dans les zones UD, les constructions doivent être édifiées soit à l’alignement de la voie, soit en retrait par rapport aux voies publiques (selon qu’il s’agisse d’une zone UD1, UD2…), Dans les zones UE et UL et dans l’ensemble de la zone N, les constructions doivent s’implanter soit à l’alignement, soit avec un recul d’au moins 5 mètres par rapport à la voie, Dans les zones UH, les constructions doivent être édifiées avec un recul minimum de 40 mètres par rapport à l’axe des autoroutes A21 et A211, avec un recul minimum de 10 mètres par rapport aux autres voies, En zone UI1, les constructions doivent être édifiées avec un recul minimum de 30 mètres par rapport à l’axe des autoroutes A21 et A211, soit à l’alignement, soit avec un recul minimum de 5 mètres par rapport à l’emprise des autres voies. En zone UI2, les constructions doivent être édifiées avec un recul minimum de 30 mètres par rapport à l’axe des autoroutes A21 et A211, avec un recul de 5 mètres par rapport à l’emprise des autres voies, En zone UJ, les constructions doivent être édifiées avec un recul minimum de 40 mètres par rapport à l’axe des autoroutes A21 et A211, soit à l’alignement, soit avec un recul minimum de 10 mètres par rapport aux autres voies, En zone AU1, les constructions doivent être édifiées avec un recul minimum de 30 mètres par rapport à l’axe des autoroutes A21 et A 211. Par rapport aux autres voies et emprises publiques, les constructions doivent être édifiées avec un recul minimum de 5 mètres. 1 Règlement du PLU Hauteur maximale des constructions En zone UA, UB, UC, UE1, UE2, UE4, UJ et UK, la hauteur maximale des constructions, mesurée à partir du point le plus haut du terrain naturel au pied de la construction jusqu’au faîtage de la toiture est fixée à 18 mètres au-dessus du sol naturel, En zone UD et UE3, la hauteur maximale des constructions, mesurée à partir du point le plus haut du terrain naturel au pied de la construction jusqu’au faîtage de la toiture est fixée à 12 mètres, Les occupations et utilisations des sols interdites Dans les zones AU, les constructions qui ne sont pas liées et nécessaires à l’exploitation agricole des terres sont interdites. Le stationnement des vélos Dans la zone UK, des espaces clos de stationnement de vélos correspondant aux besoins doivent intégrer les constructions. En zone UH et UI, la hauteur maximale des constructions, mesurée à partir du point le plus haut du terrain naturel au pied de la construction jusqu’au faîtage de la toiture est fixée à 15 mètres, Dans les zones UL, des espaces suffisants pour le stationnement des vélos correspondant aux besoins devront être intégrés aux constructions d’équipements administratifs, culturels, et à usage de commerce. En zone UU, la hauteur maximale des constructions ne doit pas dépasser 15 mètres au faîtage : trois niveaux droits (rez-de-chaussée plus deux étages, plus combles habitables ou un étage en retrait). Dans les zones UJ, des espaces de stationnement suffisant de vélos correspondant aux besoins doivent intégrer les constructions de logements collectifs, d’équipements scolaires, culturels sportifs ou d’administration, ainsi que les constructions à usage d’activités. Pour les constructions de logements collectifs et les établissements d’enseignement, l’aire de stationnement de vélos devra être close et couverte. Les réseaux énergétiques Dans l’ensemble des zones U, le constructeur privilégiera le raccordement aux réseaux de chaleur existants non saturés. Electricité et téléphone Toutes les lignes électriques, téléphoniques et câblées doivent être enterrées. Les branchements privés à ces réseaux doivent l’être également. Zone à vocation économique es grands équipements L (Université, CHR, Lycée, etc...) à valoriser dans leur environnement Cités minières Préserver la ville parc, cités jardins Jardin de l’université Projet de renouvellement urbain de la grande résidence Valoriser les cités minières remarquables d’un point de vue architectural Zone verte loisir Préserver les zones naturelles Centre ville élargi Site Louvre Stade Bollaert Gare "Plan évolutif - carte ci-contre arrêtée en 2006".