Quelques repères

Transcription

Quelques repères
Notre ville dispose d’un riche passé historique.
Lens, une ville façonnée
par la mine il y a 150 ans
Il a configuré le visage de Lens aujourd’hui : les cités minières,
témoins de l’exploitation charbonnière ; les quartiers tels que
la Résidence Sellier ou la Grande Résidence, représentatifs des
tendances architecturales des années 1960 ; la gare, bâtiment
centenaire rescapé des conflits du 20ème siècle ; l’université
Jean Perrin, au sein des anciens Grands Bureaux, siège social
des Houillères ;…
1852 : Lens, ville forte historiquement organisée autour
de la Souchez et des voies romaines, voit ses premières
fosses apparaître.
Des corons linéaires jusqu’aux cités pavillonnaires d’aprèsguerre, les compagnies minières conçoivent l’espace de
manière rationnelle : emplacement des logements ouvriers
du fond et du jour, position des maisons des porions, des
écoles, des églises, des dispensaires, des terrains de jeux...
Chaque cité étant autonome, les communications entre
la cité et la ville sont inexistantes. Lens porte encore
les marques de cette rationalisation de l’espace.
Desservie par un réseau européen autoroutier et ferroviaire,
située à proximité de l’aéroport international de Lille, Lens
occupe une position centrale au cœur d’une agglomération
de plus de 300 000 habitants.
Source : archives communales Lens
Chaque jour, nous nous appuyons sur ces atouts pour dessiner
l’avenir de notre ville.
Les années ZUP,
une logique "d’urgence"
A court terme, des projets tels que la restructuration du
Quartier des Gares et l’implantation du Louvre Lens vont se
concrétiser. Ils s’inscrivent dans ce que l’on nomme le PLU :
le Plan Local d’Urbanisme. Il s’agit d’une vision d’ensemble des
évolutions de Lens pour les dix prochaines années. L’objectif est
de permettre un développement harmonieux et cohérent, tout
en préservant les richesses patrimoniales.
1958 : création d’habitations verticales pour répondre
au manque cruel de logements dû au baby-boom. Dans les années 60, apparaissent les premières ZUP*, aux
habitations plus lumineuses et plus agréables que les vieux
logements sans confort de la ville ancienne. Mais cette
architecture faite de tours et de barres est mal adaptée aux
exigences d’aujourd’hui sur le cadre de vie.
Chacun d’entre-nous va y participer : la ville, par son engagement
à respecter certaines règles architecturales et de respect de
l’environnement, mais aussi chaque citoyen lensois. Propriétaire,
locataire, commerçant, nous avons l’avenir de Lens, notre
avenir entre nos mains. Ce document expose pourquoi le PLU
a été adopté, ce que cela signifie, et quels en sont les objectifs.
Le paysage lensois
perturbé par la logique
économique des années 70
1970 : rassemblement des unités de production,
fermeture des mines, le bassin minier est restructuré. Pour faciliter l’implantation d’entreprises de reconversion
comme l’usine Renault à Lambres-les-Douai ou la Française
de Mécanique à Douvrin, et permettre l’accès des ouvriers
à leur nouveau lieu de travail, l’A21 voit le jour. Les terrils
utilisés pour la construction des autoroutes disparaissent, la
vallée perd de son attrait après la disparition de la Souchez,
remblayée pour la construction de l’A21.
Dès 1975, en périphérie de ville, des zones d’activités
commerciales s’installent sur d’anciens sites miniers et
parfois sur des zones agricoles.
Au 21ème siècle,
Lens exploite ses potentiels
Objectif : valoriser la ville parc et le potentiel architectural
légué par l’histoire.
Aujourd’hui, la ville mise sur son potentiel végétal
et architectural (la cohérence et la préservation des
principaux espaces verts de l’agglomération, la réorganisation
des habitats, la rénovation du patrimoine architectural…).
Quelques repères...
Si vous avez des projets de construction ou de rénovation,
je vous invite à consulter les fiches pratiques proposées dans
cette plaquette. Elles vous guideront pour affiner votre ou vos
idées. De plus, les membres du service urbanisme et stratégie
foncière sont à votre disposition pour vous accompagner dans
la préparation et la concrétisation de vos projets.
Pendant 150 ans, la mine a forgé
les hommes et fabriqué des paysages.
Puis c’est l’industrie qui a pris
le dessus détruisant ces paysages.
Aujourd’hui Lens veut reprendre
son destin en main et construire son
projet de Ville sans renier son passé !
*
Zones à urbaniser en priorité
3
Lens en chiffres
Lens, une ville
pleine de richesses
Dans un rayon de 100 kilomètres vivent près de sept millions
d’habitants dont près d’1,7 millions de jeunes en âge scolaire.
Le tissu associatif et culturel est très dense sur le territoire.
La population est jeune et diversifiée, plusieurs vagues
d’immigration l’ont formée. Lens, aujourd’hui prête à
prendre son destin en main, a donc tous les atouts pour
se moderniser et préparer son avenir.
Le passé minier, un héritage fort
Depuis les années 1970, et aujourd’hui encore, nombreux
sont ceux qui veulent se débarasser des vestiges de notre
passé minier perçus comme des nuisances visuelles.
Cette tendance à effacer toute trace de la mine est
désormais dénoncée.
Les corons sont et resteront des emblèmes forts de la
région ! Leur apport dans le paysage, leur architecture
caractéristique, la mémoire du travail qu’ils évoquent
nous obligent à les respecter.
Lens, une ville centre
Une position géographique stratégique
Autrefois enclavée, la ville bénéficie aujourd’hui d’une position
géographique stratégique et d’une accessibilité optimale.
Pourquoi ? Parce qu’elle dispose depuis longtemps d’un
important réseau autoroutier, aujourd’hui doublé d’un
réseau ferroviaire et de la proximité avec un aéroport
international qui raccourcissent toutes les distances.
Quelques exemples de liaisons sont éloquents :
8 TGV directs par jour à une heure de Paris actuellement,
mais bien plus à l’horizon 2008, un réseau ferré doté de
trains express régionaux de qualité ainsi qu’un réseau routier
interurbain dense.
Le plan de rénovation du quartier des gares rendra
encore plus attractifs les déplacements ferroviaires à
Lens. Les voyageurs en train arriveront dans un paysage
urbain dynamisé par le développement d’activités tertiaires
nouvelles.
Pour preuve, l’association Bassin Minier UNESCO 2005,
soutenue par la Communaupôle de Lens-Liévin, œuvre
afin qu’une partie du territoire soit classée au patrimoine
mondial de l’UNESCO au titre des "paysages culturels
évolutifs".
L’agglomération de Lens est reconnue comme Pays d’Art
et d’Histoire depuis janvier 2008. Ce label, attribué par le
ministre de la culture et de la communication, qualifie les
territoires qui s’engagent dans une démarche active de
connaissance, de conservation, de soutien ou de création
de leur patrimoine architectural et de leur cadre de vie. Ce
label conforterait Lens dans sa volonté de s’inscrire dans un
projet de développement durable, visant à transmettre aux
générations futures les témoins de leur histoire.
Une richesse architecturale
Lens bénéficie d’un patrimoine architectural varié construit
par l’histoire, aujourd’hui ce patrimoine constitue l’une
des principales richesses de la ville. Maisons art déco,
cités minières, cités jardins, maisons de la reconstruction…
autant de styles qui composent la ville et qui méritent d’être
connus et valorisés.
Des bâtiments remarquables
Lens dispose de bâtiments remarquables : la gare symbole de
l’art déco, la maison syndicale des mineurs, les Grands bureaux
(anciens sièges des houillères) sont des bâtiments inscrits
à l’inventaire supplémentaire des Monuments historiques.
De gros équipements et commerces
centralisants
L’hôpital, l’université, la gare, la piscine olympique… sont
autant d’équipements à vocation locale et régionale qui
font bénéficier Lens d’une position centrale au cœur
de l’agglomération. Ses nombreux commerces lui sont
également favorables.
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lens, une ville a la hauteur de son projet
Deux équipements vont bientôt permettre de renforcer
le rayonnement de la ville de Lens et de confirmer
la qualité de son offre en équipements.
Des projets à court terme
(2007/2010)
Le Louvre
Chargée d’histoire, la fosse 9 accueillera très prochainement
un équipement d’envergure internationale : le Louvre !
Le pôle gare
Dans une stratégie de centralité, Lens développe actuellement un pôle majeur de transport autour de la gare,
et enrichit l’offre en équipements grâce au projet Apollo,
équipement d’agglomération. À travers ce projet, la gare se
repositionne sur le secteur tertiaire mais ne prend ni la place
des commerces ni leurs locaux.
Ce nouveau "pôle gare" favorise le renforcement du pôle
tertiaire et la création d’un pôle culturel. Le partage des
espaces publics viendra définir la nouvelle place du transport en commun, vecteur de réunion et de liaison de ces
équipements du centre ville.
Les projets ANRU
Décidée à garantir à ses habitants une mixité sociale et
fonctionnelle, Lens prévoit des projets de renouvellement
urbain, dont certains ont déjà démarré. Sont concernés
les quartiers de la résidence Sellier et Montgré, ainsi que
le quartier de la Grande résidence. Quel changement ?
Démolition de certaines tours, reconstruction de logements,
et désenclavement afin d’aérer les quartiers, valorisation des
commerces de proximité, développement des transports et
des espaces verts.
Misant sur ses atouts actuels et ses projets à venir, Lens
a décidé de prendre son destin en main : la ville va se
développer à un rythme soutenu ces 10 prochaines
années. Comment ? D’abord grâce à un projet de ville
bien pensé, traduit dans le plan local d’urbanisme, le
PLU, (remplaçant l’ancien plan d’occupation des sols)
et notamment dans le projet d’aménagement et de
développement durable, le PADD.
(à échéance 2015)
Rendre le centre ville et les pôles
commerciaux plus attractifs,
L’aménagement des entrées de ville
et autres quartiers
Faire rayonner les grands
équipements sur l’agglomération,
Lens entend aménager ses entrées de ville et autres quartiers
afin d’être plus accessible. À l’avenir, ce souhait se traduira
notamment par la rénovation et la valorisation du quartier Van
Pelt qui accueillera davantage d’habitats et activités tertiaires.
également, la ville de Lens mène une réflexion à très court
terme sur le réaménagement de la place du marché Roger
Salengro. Les projets ANRU donneront également naissance
à un quartier de ville sur une ancienne friche industrielle : la
friche NEXANS située à proximité immédiate du centre ville
(habitat et équipements publics et privés, dans le domaine
du service restant à définir).
Faciliter les déplacements et le lien
urbain entre les quartiers,
Valoriser les entrées de ville et les
déplacements piétons, vélos et
transports en commun,
Mettre en valeur les richesses
architecturales de la ville,
Un tramway à l’horizon 2015 ?
Et des projets privés…
De nombreux investisseurs privés s’impliqueront également
dans la dynamique de Lens en adhérant à son projet de
ville ainsi hôtels, commerces, restaurants, équipements
sportifs et culturels, prestations de services, actuellement
en projet, devraient voir le jour et participer à l’évolution et à
l’amélioration de notre paysage urbain.
Le PLU, traduction
du projet de ville, répond
à plusieurs objectifs :
Renforcer l’attractivité de la ville
dans son bassin géographique,
Des projets à long terme
Lens s’inscrit aujourd’hui dans un véritable projet de développement durable et de respect de son environnement. Elle
réfléchit donc d’ores et déjà à la création d’un transport en
commun en site propre, bus ou tram. Les travaux devraient
commencer en 2009…
Quels objectifs
pour le projet de ville ?
Valoriser la trame verte.
A nouvelles attentes,
nouveau projet…
Après avoir rayonné dans tout le bassin minier grâce à la
mine, Lens doit faire face à une nouvelle donne pour assurer
son développement et renforcer son attractivité.
La ville comme ses habitants souhaite tenir compte des
évolutions économiques, sociales et environnementales
des 10 dernières années. Elle affiche clairement son désir
de s’engager dans un projet de développement durable.
Pour répondre à ces nouvelles attentes, l’ancien plan
d’occupation des sols POS est remplacé par le plan
local d’urbanisme, le PLU.
7
t concrètement ?
E
Quelques exemples…
Un centre ville différent
Pour dynamiser son centre ville, Lens mise sur la valorisation
des activités existantes et sur le développement
d’activités tertiaires et de services, grâce aux projets
de la Gare, de la cité Montgré, du quartier Van Pelt…
La ville recherchera toute solution dans le centre ville pour
plus de confort d’achat, de convivialité et d’originalité.
Le centre ville se démarquera des pôles commerciaux
périphériques. La qualité d’accès au centre doit aussi
être améliorée : positionner une locomotive commerciale,
développer l’hôtellerie, réorganiser le stationnement, la
circulation et partager l’espace public entre les différents modes
de transport sont autant de chantiers en cours ou à venir.
Une ville plus attractive
Une ville plus attractive, c’est d’abord mieux valoriser
les espaces verts et dessiner une trame verte dans toute
la ville, intégrer les pistes cyclables, faire de la place aux
piétons. Grâce à la trame verte, les parcs et jardins seront
enfin connectés aux pôles de vie de la ville.
Une ville plus attractive, c’est aussi mettre en valeur
les atouts patrimoniaux, valoriser les entrées de ville,
veiller à préserver la qualité des façades, des clôtures, des
bâtiments donnant sur les espaces publics. C’est mettre en
valeur le patrimoine situé le long des axes routiers et des
cheminements, c’est développer les cheminements réservés
aux modes doux.
Donner à Lens
une dimension métropolitaine
Lens mettra en valeur ses grands équipements existants :
Stade, Université, Gare, Hôpital, Piscine olympique… en
aménageant des sites qui les accueillent et en améliorant
leur accessibilité. Dans les années à venir : le projet de la
Gare et le projet du Musée du Louvre.
Pour recevoir sur son territoire de nouvelles populations,
Lens devra également développer une capacité d’accueil
en construisant dans l’idéal jusqu’à 160 nouveaux logements
de qualité et diversifiés par an.
Valoriser les quartiers
tout en les inscrivant dans la ville
Des opérations de renouvellement urbain auront lieu
dans les quartiers. Les liaisons inter-quartiers seront
renforcées, des liens nord-sud entre le quartier nord et le
centre ville et est-ouest entre Lens et Liévin seront créés, les
effets de rupture provoqués par l’autoroute seront attenués.
Lens s’attache également à développer des modes
doux : partage de voirie pour cyclistes, piétons, voitures,
valorisation des commerces de proximité et des équipements
et services présents sur le quartier.
Quel changement
pour moi ?
Le projet de ville permettra à chaque
Lensois de se sentir appartenir à une
ville dynamique et rayonnante.
Commerçants et entreprises en
retireront des bénéfices financiers.
L’accès et la circulation y seront plus
faciles, ce qui en plus des rénovations
urbaines améliorera le cadre de vie de
chacun. C’est un projet ambitieux
qui doit remporter la fierté et la
participation des lensois.
PROJET DE VILLE
La valorisation des quartiers passe également par l’incitation
à des réhabilitations du patrimoine bâti.
Quelques Repères…
Le projet de ville reprend quelques principes simples :
Conserver et valoriser
certaines cités minières,
Prolonger la tradition de la diversité
des typologies d’habitat,
Faire évoluer le paysage lensois
Le paysage de Lens n’offre pas de vastes espaces naturels,
ou à haute valeur écologique. Son identité et sa richesse
reposent principalement sur son ancienne activité minière.
Les évolutions paysagères, nécessaires, vont respecter ses
souvenirs forts du passé.
Prendre en compte la dimension
environnement dans les projets
Faire connaître certaines entités
urbaines remarquables telles que
la place Jean Jaurès,
Mettre en valeur les ambiances
de places de village comme lieux
de convivialité et identitaires,
Protéger et mettre en valeur
les parcs, jardins, espaces verts,
alignements d’arbres…
Préserver les trames urbaines
construisant des perspectives
sur des éléments architecturaux
ou urbains particuliers,
Pour donner une dimension durable à son projet de ville,
Lens prendra en compte l’eau en contribuant par exemple
au traitement des eaux pluviales.
La ville développera également des projets urbains respectant
l’environnement et s’intégrant au paysage. Elle incitera les
constructeurs à recourir à des techniques "durables".
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Le centre ville dispose d’un patrimoine architectural remarquable essentiellement de style
"art-déco". Le PLU a le souci de le protéger et de
mettre en valeur ce patrimoine.
omment reconnaître
C
de l’art déco ? Ayez l’œil sur…
Votre façade
Elle est dépouillée, enduite, lisse, claire, géométrique, verticale,
les motifs sont stylisés, ne cherchez plus vous possédez
une maison art déco.
Vos couleurs Elles sont animées par le simple relief de jeux de plans et
de pans coupés (bow-window, pilastres, balcons) ?
Les motifs sont renforcés par des couleurs éclatantes
et contrastées, ou des panneaux de mosaïques ?
Votre maison est de style art déco.
Quelques exemples
d’applications du PLU
La façade
Les éléments ajoutés, détails architecturaux
et ornements contribuent à renforcer
la personnalité propre de chaque immeuble.
Chaque propritaire de maison "art déco"
s’attachera entre autres à préserver :
Les éléments ajoutés
Balcon, bow-window, lucarne, pignon,
cheminée… ou éléments en retrait (loggia…),
Les éléments courants
Faîtage, rive de toiture, débords de toiture,
corniches, frises, appuis…,
Les éléments décoratifs
caractéristiques de cette typologie
(panneaux de mosaïques…).
Les matériaux
Portez une attention particulière
aux arêtes, aux angles, aux détails.
Tout effet de texture mécanique
enduit à la tyrolienne, enduit gratté,
enduit riblé, etc... est interdit.
Le choix des couleurs
L’objectif est de renforcer et de mettre en
valeur les caractères individuels et propres
à chaque façade (structure et composition,
plans, décors…).
Pour votre choix de couleur, vous devez donc
vous rapprocher de la couleur d’origine :
Les couleurs claires
ou légèrement saturées sont réservées
aux surfaces importantes enduites,
Préservez…
…l’identité unique de la façade en mettant en valeur tous
les éléments personnalisés et spécifiques qui la composent
et restaurez de la manière la plus fidèle possible.
Les jeux de plans, le soubassement…
peuvent être soulignés par des nuances
de la teinte de base.
Quelques exemples d’immeubles Art Déco
Après la Grande guerre (1914-1918) qui a détruit
Lens, le mouvement régionaliste1 s’exprime majoritairement dans les nouveaux fronts de rue :
de ce mouvement sont nées les maisons dites
"traditionnelles" ou "de ville".
Comment reconnaître
une maison de ville ?
Ayez l’œil sur…
Votre façade et celle de vos voisins
Des façades jointives se succèdent, avec les mêmes
caractéristiques architecturales principales (conception,
gabarits, percements, matériaux…). La façade est ordonnancée, composée en travées régulières ou hiérarchisées ?
Vous disposez d’une maison traditionnelle encore appelée
"Maison de ville".
Vos matériaux
Votre maison de ville est composée de matériaux locaux,
de briques, qui permettent un jeu de modénature2 (motifs,
encadrement des baies...). Les enduits (en soubassement),
la tuile et l’ardoise (en couverture), la céramique, la mosaïque
et la brique vernissée (sur les décors) sont très présents.
Quelques exemples
d’applications du PLU
La façade
Les maisons au sein de la même séquence
varient tout de même de l’une à l’autre grâce
à des éléments ajoutés, grâce à des détails
architecturaux, grâce à des ornements.
Chaque propriétaire de maison de ville
devra donc préserver pour la personnalité
de la maison :
Les éléments saillants
Balcon, balconnets, lucarne…,
Les éléments courants
Faîtage, arêtier, corniches, bandeaux, linteaux
métalliques ou béton, ancres, encadrement
de baies, appuis…,
Les éléments caractéristiques
Pignon décoratif, membron de brisis,
consoles de débords de toiture, corbeaux
ou consoles de façade, frontons, arcs, clefs,
lambres, lambrequins…
Les matériaux
Les façades traditionnelles et homogènes
des maisons de ville sont composées de
plusieurs "matériaux" d’ornementation :
fleurons, cabochons ou dentelle métallique
de couverture, briques vernissées, briques
moulurées, faïences.
Préservez…
…la cohérence architecturale des lignées de maisons de
ville. Tous vos projets de rénovation devront prendre en
compte les caractéristiques de la séquence reproduite
d’une maison à l’autre et contribuer au renforcement de
la qualité de l’ensemble de la séquence. Les adaptations
mineures autorisées ne devront pas remettre en cause la
qualité de la séquence. La maison de ville peut donc faire
l’objet d’opérations groupées.
Mouvement né pendant l’immédiat après guerre
Proportion et galbe des moulures d’une corniche
1
2
Ces matériaux ainsi que les effets particuliers
de soubassement devront être préservés
voire restaurés.
Quelques exemples de maisons de ville
C’est à l’issue de la 2e Guerre mondiale, que sont
apparues les maisons dites "de la reconstruction",
pour faire face à la pénurie de logements. Ces
maisons, témoins de l’histoire, seront préservées
grâce au PLU.
Comment reconnaître
une maison
"de la reconstruction" ?
Ayez l’œil sur…
Votre façade
L’esthétique générale de votre maison est extrêmement
simplifiée et basée principalement sur un travail d’horizontalité ?
Le rez-de-chaussée est différencié des étages, les fenêtres
sont formées en bandeaux ou répétées à l’identique ? Votre
maison date de la reconstruction !
Les similarités avec les autres maisons
Les immeubles "de la reconstruction" se ressemblent beaucoup. Leur style est assez homogène car les matériaux et
les détails architecturaux sont "standardisés". On retrouve
ainsi largement les profils ou encadrements en béton…
Si vous constatez ces similitudes avec d’autres maisons,
vous disposez d’un patrimoine de la reconstruction.
Quelques exemples
d’applications du PLU
La façade
Pour valoriser votre patrimoine,
veillez à préserver :
Les continuités horizontales
Soubassement, baies horizontales, bandeaux,
corniches, attique…,
Les continuités verticales
Baies verticales, superpositions de baies
ou de balcons…,
Les éléments ajoutés
Balcon, bow-window… ou éléments en retrait,
Les éléments courants
Chéneau béton, linteau casquette ou brique,
encadrement de baies béton, balconnets,
jardinières béton, auvent béton…
Le choix des couleurs
L’objectif est la mise en valeur
des éléments standardisés caractéristiques
de ce style. Veillez donc à utiliser des matériaux
naturels (briques…) et à les maintenir dans
leur teinte d’origine.
Les bétons non peints devront rester bruts
après simple lavage suivi éventuellement
d’une protection pour traiter les problèmes
d’étanchéité des parements.
Seuls les éléments menuisés seront peints
en utilisant des teintes soutenues dans
une homogénéité d’ensemble de la façade.
Utilisez des ferronneries de teinte foncée,
notamment pour les portes d’entrées.
Préservez…
…et restituez les éléments caractéristiques du style
architectural. Les immeubles doivent être traités de la même
manière et les adaptations mineures autorisées ne devront
pas remettre en cause cette homogénéité.
Quelques exemples de maisons de la reconstruction
Les maisons des mines sont très présentes à
Lens et dans les villes avoisinantes. Ces maisons
construites à la fin du 19e siècle pour améliorer
l’organisation de l’exploitation minière formaient
des cités indépendantes.
Après la première guerre mondiale, les cités
minières ont été détruites et reconstruites
sous forme d’habitat unifamilial : maisons
jumelées dans une cité jardin, ou additionnées
en bande, respectant un même modèle. Ces
maisons, témoins et symboles de l’histoire
de Lens, seront préservées grâce au PLU.
Comment reconnaître
une maison des mines?
Ayez l’œil sur…
Le style de votre maison
Rationnelle, répétée, confortable, et économique (maçonneries de briques, parpaings de schistes, tuiles) mais composée de détails architecturaux, de volumétries diverses,
la maison des mines est facilement reconnaissable. Reste
à identifier le type de votre cité minière : cité jardin ou
cité pavillonnaire ? Les cités jardins sont moins denses
que les cités pavillonnaires et leurs formes sont différentes.
Dans les cités jardins, les maisons sont positionnées de
manière plus variée sur la parcelle et une importance plus
grande est accordée au jardin et au confort en général,
à l’extérieur comme à l’intérieur du logement.
Quelques exemples
d’applications du PLU
Les clôtures
des cités jardins
Les clôtures admises seront nécessairement
constituées de dispositif à claire-voie ou
grillage (pas de blanc !) doublé d’une haie
composée d’essences variées choisies parmi
celles proposées (par exemple : hêtres,…)
Toute suppression de clôture végétale
sur rue et sur jardin est interdite.
Toute modification devra respecter la nature
des clôtures de la rue, sans toutefois excéder
une hauteur de 1,20 m, y compris
un soubassement plein de 0,50 m maximum.
Les clôtures séparatives des jardins ne
devront pas excéder une hauteur de 1,50 m.
Les matériaux en façade
Les matériaux destinés à être recouverts d’un
revêtement ou d’un enduit ne peuvent être utilisés
à nu (briques creuses, parpaing…). Il en va de
même pour les matériaux tels que les bardages
en PVC, tôles ou similaires, les plaquettes murales
d’imitation pierre ou brique en façade.
Les matériaux en couverture
Les couvertures devront approcher celles
qui existent déjà et celles des constructions
environnantes.
Les matériaux
Si votre maison date de l’époque minière, ses matériaux
alors sont simples et leur mise en œuvre soignée, ce qui crée
un caractère sobre respectant l’esprit d’unité de chaque
cité. Seul un travail de "faux colombage", enduit ou peint,
vient égayer certaines façades, renforçant une hiérarchie
dans une même cité ou entre cités concurrentes.
Préservez…
…La sobriété et la simplicité des effets de votre maison.
Les préconisations du PLU veilleront particulièrement
à la préservation des cités jardins.
Les matériaux ondulés opaques
ou translucides (tôles sidérurgiques,
plaques en ciment, tôles plastiques)
ne peuvent pas être utilisés en couverture,
sauf pour les constructions annexes
de faibles dimensions (abris d’outils…)
non visibles depuis l’espace public.
Quelques exemples de maisons des mines
L’activité commerciale de Lens se concentre autour
d’un axe majeur, le boulevard Emile Basly et la rue
du Maréchal Leclerc, complété par quelques rues
proches (rue de Paris et rue de la paix) et par deux
autres axes péricentraux (rue Lannoy et place
Salengro), sans oublier le pôle des gares.
Le long de ces axes commerciaux, les commerces occupent souvent les rez-de-chaussée des
immeubles d’habitation.
Trois types de façades
Aujourd’hui, les visiteurs avertis
repèrent trois types de façades
disctincts en centre ville :
Les façades intégrées au bâtiment sans en charger
la typologie d’origine ; la façade respecte les percements,
la modénature et les matériaux des étages,
Les façades nécessitant l’adaptation de la typologie
du bâtiment d’accueil, mais uniquement au niveau de
la façade du rez-de-chaussée,
Les commerces s’installant au devant de la façade, au
moyen d’appliques, de plaquages de styles et de matériaux
de qualité très variable ; ces commerces s’autorisent une
composition indépendante des étages.
Fuite en avant…
Pour attirer le chaland, le commerçant tente d’utiliser
le maximum de la façade. Les enseignes, à l’origine
intégrées à la vitrine, tendent à prendre de plus en plus
d’embonpoint dans une course sans fin au plus voyant,
souvent au détriment de la qualité des façades et des
espaces publics.
Quelques exemples
d’applications du PLU
Pour étendre un commerce
Lorsque l’activité commerciale s’étend sur
un ou plusieurs étages, la façade
commerciale ancienne ne doit pas se
développer jusqu’aux étages. Une simple
signalisation apposée sur les baies des étages
suffit à identifier le commerce.
En cas de transformation ou de regroupement de
deux ou de plusieurs rez-de-chaussée mitoyens
en un seul commerce, la façade ancienne
de qualité sera conservée. La cohérence
architecturale et parcellaire sera respectée.
Intégrer des ajouts ou
des éléments techniques
Les commerçants souhaitant intégrer
des éléments récents (vitrages feuilletés,
volets roulants intérieurs, éclairages, stores…)
veilleront à ne pas altérer la qualité
de la vitrine ou de la devanture existante.
Quelques critères
à prendre en compte
Que demande le PLU ?
respect des caractères d’un immeuble ou
Le
des caractères de sa typologie,
Lorsqu’un commerçant rénove son commerce, il modifie
souvent la structure et la modénature de la façade, et peut
entraîner la rupture de l’harmonie générale de l’immeuble.
Le voisinage et les façades commerciales mitoyennes,
Tous les commerçants d’une part considèreront désormais
l’immeuble dans son ensemble et l’identifieront (style,
époque de construction, matériaux de mise en œuvre,
décoration…) et d’autre part, ils auront à cœur de concevoir un
projet d’aménagement en parfait accord avec la typologie
de l’immeuble, notamment dans les typologies remarquables
à Lens (art déco, de la reconstruction ou traditionnel).
La position de l’immeuble.
Quelques exemples de façades commerciales
Avis à tous les constructeurs
L’architecture de votre construction doit se nourrir
des typologies existantes à Lens, décrites dans
le titre V "Lexique et modalités d’application de
l’article 11", ainsi que l’annexe "Volet patrimoine du
PLU". Vous veillerez à ce que vos constructions ne
nuisent pas - par leur situation, par leur architecture,
par leurs dimensions ou par leur aspect extérieur à l’environnement immédiat et aux paysages.
Quelques dispositions
générales applicables
à la construction neuve
L’aspect des constructions neuves devra être en relation
directe avec les immeubles environnants ; le raccordement
aux édifices voisins tiendra compte de la modénature, des
égouts de toit et des niveaux d’étages,
Les façades "arrières" et les constructions annexes
(garage…) doivent être traités en harmonie avec les façades
"avant", en fonction des vues depuis l’espace public,
Les citernes de gaz et mazout tout comme les installations
similaires doivent être placées en des lieux où elles sont
peu visibles depuis les voies publiques et masquées par
un écran de verdure,
Les antennes paraboliques ne sont autorisées qu’en
toiture, regroupées et invisibles depuis l’espace public.
Repérez votre zone
d’habitation ou de commerce
Pour optimiser son patrimoine végétal et architectural,
Lens a repéré toutes les surfaces qui caractérisent la
ville, et a procédé ensuite à un découpage du territoire en
plusieurs zones : zone naturelle (zone N), zones urbaines
(zone U), zones à urbaniser (zone AU).
Chaque zone est soumise aux dispositions générales, mais
aussi à des dispositions particulières à sa situation.
Alors, repérez vous, êtes-vous en zone urbaine, en zone
naturelle, en zone à urbaniser ?
Et dans quelle zone précisemment, en zone UA ? UB… ?
Quelques applications
particulières
Implantations par rapport
aux voies publiques
Dans les zones UA, UB et UK, les constructions doivent
très souvent être édifiées à l’alignement de la voie,
Dans les zones UC, les constructions doivent être
édifiées avec un recul minimum de 3 mètres ; toutefois,
en façade des rues Auriol, Alain, Bayle et dans leur
prolongement (cf. le schéma d’aménagement de la Grande
résidence), les constructions neuves doivent s’implanter à
l’alignement des voies,
Dans les zones UD, les constructions doivent être
édifiées soit à l’alignement de la voie, soit en retrait par
rapport aux voies publiques (selon qu’il s’agisse d’une
zone UD1, UD2…),
Dans les zones UE et UL et dans l’ensemble de la zone N,
les constructions doivent s’implanter soit à l’alignement, soit
avec un recul d’au moins 5 mètres par rapport à la voie,
Dans les zones UH, les constructions doivent être
édifiées avec un recul minimum de 40 mètres par rapport à
l’axe des autoroutes A21 et A211, avec un recul minimum
de 10 mètres par rapport aux autres voies,
En zone UI1, les constructions doivent être édifiées
avec un recul minimum de 30 mètres par rapport à l’axe
des autoroutes A21 et A211, soit à l’alignement, soit avec
un recul minimum de 5 mètres par rapport à l’emprise des
autres voies. En zone UI2, les constructions doivent être
édifiées avec un recul minimum de 30 mètres par rapport
à l’axe des autoroutes A21 et A211, avec un recul de
5 mètres par rapport à l’emprise des autres voies,
En zone UJ, les constructions doivent être édifiées avec
un recul minimum de 40 mètres par rapport à l’axe des
autoroutes A21 et A211, soit à l’alignement, soit avec un
recul minimum de 10 mètres par rapport aux autres voies,
En zone AU1, les constructions doivent être édifiées
avec un recul minimum de 30 mètres par rapport à l’axe
des autoroutes A21 et A 211. Par rapport aux autres voies
et emprises publiques, les constructions doivent être
édifiées avec un recul minimum de 5 mètres.
1
Règlement du PLU
Hauteur maximale des constructions
En zone UA, UB, UC, UE1, UE2, UE4, UJ et UK,
la hauteur maximale des constructions, mesurée à partir
du point le plus haut du terrain naturel au pied de la
construction jusqu’au faîtage de la toiture est fixée à
18 mètres au-dessus du sol naturel,
En zone UD et UE3, la hauteur maximale des constructions, mesurée à partir du point le plus haut du terrain
naturel au pied de la construction jusqu’au faîtage de
la toiture est fixée à 12 mètres,
Les occupations et utilisations des sols
interdites
Dans les zones AU, les constructions qui ne sont pas liées
et nécessaires à l’exploitation agricole des terres sont
interdites.
Le stationnement des vélos
Dans la zone UK, des espaces clos de stationnement
de vélos correspondant aux besoins doivent intégrer les
constructions.
En zone UH et UI, la hauteur maximale des constructions,
mesurée à partir du point le plus haut du terrain naturel au
pied de la construction jusqu’au faîtage de la toiture est
fixée à 15 mètres,
Dans les zones UL, des espaces suffisants pour le
stationnement des vélos correspondant aux besoins
devront être intégrés aux constructions d’équipements
administratifs, culturels, et à usage de commerce.
En zone UU, la hauteur maximale des constructions
ne doit pas dépasser 15 mètres au faîtage : trois niveaux
droits (rez-de-chaussée plus deux étages, plus combles
habitables ou un étage en retrait).
Dans les zones UJ, des espaces de stationnement
suffisant de vélos correspondant aux besoins doivent intégrer
les constructions de logements collectifs, d’équipements
scolaires, culturels sportifs ou d’administration, ainsi
que les constructions à usage d’activités. Pour les
constructions de logements collectifs et les établissements
d’enseignement, l’aire de stationnement de vélos devra
être close et couverte.
Les réseaux énergétiques
Dans l’ensemble des zones U, le constructeur privilégiera le
raccordement aux réseaux de chaleur existants non saturés.
Electricité et téléphone
Toutes les lignes électriques, téléphoniques et câblées
doivent être enterrées.
Les branchements privés à ces réseaux doivent l’être
également.
Zone à vocation
économique
es grands équipements
L
(Université, CHR, Lycée,
etc...) à valoriser dans
leur environnement
Cités minières
Préserver la ville parc,
cités jardins
Jardin de l’université
Projet
de renouvellement urbain
de la grande résidence
Valoriser les cités minières
remarquables d’un point
de vue architectural
Zone verte loisir
Préserver
les zones naturelles
Centre ville élargi
Site Louvre
Stade
Bollaert
Gare
"Plan évolutif - carte ci-contre arrêtée en 2006".