L`impact tourangeau
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L`impact tourangeau
8 Bleu Rouge Noir Jaune VOLLEY-BALL L’ÉQUIPE DE L’ANNÉE 2005 – MONDE Le Brésil, encore Vainqueurs de la Ligue mondiale et de la Grand Champion’s Cup, les champions olympiques colorent fortement l’équipe planétaire. CES QUATRE-LÀ sont des incontournables. Piliers de la sélection brésilienne – meilleure équipe de la planète depuis 2001 –, leurs palmarès ne souffrent d’aucune fausse note. Ricardo, le si fin passeur et capitaine, Gustavo, le massif central, Sergio, le pétillant libero, Giba, le bondissant réceptionneur-attaquant, y ont même ajouté, en cette année postolympique dépourvue de grande échéance, une Ligue mondiale supplémentaire et la Grand Champion’s Cup, rendez-vous quadriennal de prestige. Les quatre compères figurent donc logiquement de nouveau dans notre équipe de l’année. Ce quatuor évolue au sein de la prestigieuse Serie A 1 italienne où il porte le flambeau d’une Seleçao qui sort chaque année de nouveaux jeunes pétris de talent, et ces cadres sont extrêmement précieux pour le sélectionneur Bernardo Rezende, l’homme de tous les succès auriverde. On imagine bien ces quatre-là pousser l’aventure jusqu’aux Jeux de Pékin 2008, pour achever leur carrière internationale en apothéose. PASSEUR Le coup d’œil et la finesse dans l’art de distiller les ballons caractérisent Ricardo. Et le leadership en prime pour le capitaine de la sélection brésilienne qui, après avoir grandi dans l’ombre de Mauricio, a empoigné depuis deux ans les commandes, affirmant un axe offensif privilégié avec son grand pote Giba. RÉCEPTIONNEURS-ATTAQUANTS des hommes clés du sélectionneur transalpin Gian-Paolo Montali et remplace dans notre équipe le Russe Sergueï Tetioukhine. Le réceptionneur-attaquant tourangeau, Slobodan Boskan, vainqueur de la Ligue des champions et médaillé de bronze avec la Serbie-Monténégro à l’Euro, n’est pas loin des deux élus. CENTRAUX Année bien remplie pour Gustavo, ici au smash lors de la finale des JO d’Athènes, en 2004, remportée face à l’Italie. Auteur d’un beau doublé CoupeChampionnat en Italie avec son club de Trévise, le central brésilien a en plus remporté Ligue mondiale et Grand Champion’s Cup avec sa sélection. (Photo Alain de Martignac) Là aussi, un Italien chasse un Russe. Luigi Mastrangelo, l’homme fort du block transalpin, meilleur contreur de l’Euro, retrouve logiquement une place laissée l’an passé au longiligne Moscovite Alexeï Koulechov, privé de terrain depuis plusieurs mois en raison de soucis cardiaques mais qui vient tout juste de reprendre la compétition au sein de la Ligue russe avec son équipe du Dynamo Moscou. Quant à Gustavo, le Brésilien à l’envergure dissuasive, il s’est offert le luxe du doublé italien de Trévise, en plus de ses succès en sélection. POINTU En pointe, Ivan Miljkovic est, à vingtsix ans, enfin récompensé. Meilleur joueur, marqueur et serveur d’une Ligue mondiale où la sélection serbo-monténégrine n’a buté qu’en finale face au Brésil (3-1), l’attaquant de la formation italienne de Macerata est un redoutable alliage de puissance et de hauteur. Lorsqu’il déploie ses 2,06 m, sa lourde frappe donne le tournis aux meilleurs contreurs de la planète. Propulsé très jeune au plus haut niveau international, le Serbo-Monténégrin a confirmé sa pleine maturité, à domicile, à Belgrade, en portant les siens vers le bronze continental, et en s’adjugeant par ailleurs le trophée de meilleur serveur de l’Euro. LIBERO Sergio conserve son poste. Et il n’y a pas photo. L’exubérant Brésilien, épatant de tonicité, remonte un maximum de ballons, avec toujours cette capacité à absorber la puissance du service adverse pour offrir au passeur le maximum d’options. MANUELA ECHILLEY SERGIO Libero (BRE) Palmarès 2005 Ligue mondiale Grand Champion’s Cup Championnat dd’Am Améérique ddu Suud des nations Cl b 2005 Club Plaisance (ITA) Réceptionneur-attaquant (BRE) Central (BRE) Passeur (BRE) Clubb 2005 Club 2005 Modènne (ITA) Trévise (ITA) 1,92 m Club 2005 Palmar lm ès 2005 Liguee mondiale Grandd Champion’s Cup Cham mpionnat d’Amérique du Sud des nations n Palmarèès 2005 Palmar Ligue g mondiale Grand Champion’s Cup Championnat d’Amérique du S des nations Championnat d’Italie Coupe Alberto CISOLLA Luigi g MASTRANGELO 1,97 , m CClub 2005 Trévise (ITA) Palmarès 2005 Championnat d’Europe des nations Meilleur joueur de l’Euro Championnat d’Italie Coupe d’Italie Palmarès 2005 Ligue mondiale Grand Champion’s Cup Championnat d’Amérique du Sud des nnations Ivan MILJKOVIC Pointu (SEM) ntral (ITA) Rééceptionneurc att tttaquant (ITA) ( ) Cuneo (ITA) ( ) Clubs 2005 Club 2005 Macerata (ITA) Modène (ITA) Macerata (ITA) Palmarès 2005 Palmarès 2005 Championnat d’Europe des nations Meilleur contreur de l’Euro Finaliste de la Ligue mondiale Meilleur joueur, marqueur et serveur de la Ligue mondiale 3e de l'Euro, meilleur serveur de l'Euroo Clubs 2005 Tours, Dynamo Moscou (RUS) ( ) Slobodan BOSKAN Réceptionn p neur-attaquant (SEM)) 1,99 m Clubb 2005 Tourss Tour Pallmarès 2005 Oliver KIEFFER Central (FRA) Clubs 2005 Paris, Poitiers P l ès 2005 Palmar nééantt Philippe pp BARCA-CYSIQUE Réceptionneur-attaquant p (FRA)) 1,95 m Club 2005 Cannes P l ès 2005 Palmarè Championnat de France Loï oïc ïc DE KERGRET Alexandre SLOBODA Passeur as (FRA) Central (BRE/FRA) Club 2005 Club 2005 Vladimir NIKOLOV P Pointu (BUL) Club 2005 Tours Tours Palmarès 2005 Ligue des champions Coupe de France Palmarès 2005 Palmarès 2005 Ligue des champions Coupe de France Ligue des champions Coupe de France Tours L’impact tourangeau La victoire de Tours en Ligue des champions a fortement influencé la composition de l’équipe idéale issue de la Pro A. ELLE RESSEMBLE fortement à sa devancière. À une exception près, notre jury (*) a désigné la même équipe Pro A qu’il y a un an. Seule nouveauté, l’arrivée du réceptionneur-attaquant Philippe Barca-Cysique à la place du Tchèque Jiri Novak. Un changement qui vient récompenser le retour au premier plan de Cannes – champion de France en mai dernier, dix ans après son dernier sacre au terme d’une finale au scénario incroyable contre Sète (huit balles de titre sauvées). L’éviction de Novak ne remet pas en cause la valeur intrinsèque d’un joueur clé de la Pro A et du Paris Volley. Elle reflète plutôt une année bien terne pour le club de la capitale, privé de trophée pour la première fois depuis sa création lors de l’été 1998. Sinon, comme l’an passé, la réussite tourangelle a fortement influencé les choix. Et l’échec en demi-finale du Championnat face à Sète est à peine venu ternir la magnifique victoire en Ligue des champions sur les terres grecques d’Iraklis Salonique, cela une semaine après avoir balayé Tourcoing chez lui en finale de la Coupe de France. Le TVB reste la place forte du volley hexagonal. Ses joueurs, qui occupent cinq places sur sept, demeurent des références. PASSEUR Ainsi Loïc De Kergret a-t-il logiquement conservé sa pole-position à la passe, devançant nettement la révélation brésilienne Rafael Redwitz, l’extraverti, chambreur à ses heures, finaliste du Championnat avec Sète et qui a rejoint Paris cet été. À trente-cinq ans, l’ex-international français (215 sélections) est un modèle de longévité, dont l’expérience est un précieux atout pour le TVB. RÉCEPTIONNEURS-ATTAQUANTS En réception-attaque, le Tourangeau Slobodan Boskan a surclassé tous ses rivaux. Champion olympique en 2000 et d’Europe en 2001 avec la génération dorée yougoslave, le désormais Serbo-Monténégrin séduit par l’étendue de son registre de jeu : extrêmement stable en réception, « Bole » est aussi un joueur d’une rare intelligence, qui ne tremble jamais sur les ballons chauds. À ses côtés donc, le Cannois Barca-Cysique, longtemps à la lutte avec Hichem Guemmadi, de plus en plus stable en réception mais sans doute victime de l’omniprésence des Tourangeaux. Champion de France 2005, l’international français, dont le jeu complet repose sur de belles qualités physiques, est devenu le baromètre du collectif azuréen, y compris lors d’un automne 2005 difficile. CENTRAUX Au centre, Oliver Kieffer et Alexandre Sloboda ont conservé leur place, même si Lubomir Stanek, qui a porté Sète vers la finale de Pro A au printemps avant de connaître un automne plus délicat, a bien failli intégrer l’équipe. L’ex-Parisien, qui a migré vers Poitiers cet été, n’a certes rien gagné en 2005 mais il demeure un élément clé tant en club qu’en équipe de France, avec notamment une belle réussite au block où sa lecture du jeu fait merveille. Le Franco-Brésilien a lui été décisif au Final Four de la Ligue des champions. Impeccable à l’attaque et très propre au contre, sa régularité demeure un atout de choix pour Tours. POINTU En pointe, Vladimir Nikolov n’a pas de rival en Pro A. Le puissant Bulgare de Tours, meilleur joueur du Final Four de la Ligue des champions et désigné attaquant no 1 de la planète par le quotidien sportif italien La Gazzetta dello Sport à la sortie de l’hiver, est souvent un gage d’efficacité, notamment sur les ballons décisifs. LIBERO Au poste de libero, le départ de Hubert Henno pour la Russie et le Dynamo Moscou à l’intersaison n’a pas fait oublier l’envergure de l’international français. Référence mondiale à son poste, Henno, qui possède le plus beau palmarès du volley français, a été l’un des piliers de la belle saison de Tours et tente, depuis octobre, de convaincre ses nouveaux partenaires russes, aux qualités physiques hors norme au service et au filet, de l’importance de la réception et de la défense, alors que son successeur au TVB, le Serbo-Monténégrin Vasa Mijic, compère de Boskan lors des succès yougoslaves aux JO 2000 et à l’Euro 2001, prend de plus en plus d’ampleur sous ses nouvelles couleurs. – M. E. (*) Notre jury est constitué de la rubrique volleyball de « L’Équipe », ainsi que de nos correspondants dans les différents clubs de Pro A : Christian Aspe, René Bernard, Bernard Boireaud, Henri Brissot, Jean-Philippe Carrolaggi, Raoul Devaux, Janine Gianaria, Jean-Michel Izoird, Gaëlle Laurent, Nicolas Maviel, Katherine Natton, Marc Sevignon et Laurent Soulier. La saga continue... Après l’AS Saint-Étienne, le Paris - Saint-Germain, l’Olympique de Marseille et le FC Nantes Atlantique, 4 nouveaux clubs rejoignent la collection « Un club à la Une ». Réunis dans un coffret original, découvrez 20 Unes historiques de L’Équipe et un livret pour revivre les grandes heures de votre club. 4 CLUBS À LA UNE UN CLUB, UN COFFRET. 25 €. PARTOUT OÙ L’ON VEND DES LIVRES ET SUR WWW.LEQUIPE.FR PAGE 8 VENDREDI 23 DÉCEMBRE 2005 Bleu Rouge Noir Jaune Rouge Palmarès 2005 Ligue des champions Coupe de France Bleu Rouge Jaune Hubert HENNO Libero (FRA) Jaune L’ÉQUIPE DE L’ANNÉE 2005 – PRO A Noir Bleu Noir Giba, donc, l’élastique Brésilien, accompagné par l’Italien Alberto Cisolla, le symbole de la double réussite de Trévise (Coupe et Championnat d’Italie) et champion d’Europe avec une Squadra Azzurra titrée reine du Vieux Continent pour la deuxième fois d’affilée… Élu meilleur joueur de l’Euro, Cisolla semble atteindre, à vingt-huit ans, son plein épanouissement. Le jeune joueur propulsé soudainement sur le devant de la scène internationale au lendemain des JO de Sydney (2000), dépassé par ce succès trop précoce au point de disparaître un temps de l’équipe nationale, est devenu l’un GIBA GUSTAVO RICARDO FOOTBALL 1 Bleu Rouge Noir Jaune PARIS-SG : BLAYAU RÉFLÉCHIT TRANSFERT : DI VAIO ARRIVE À MONACO (Page 5) ITALIE : ENQUÊTE SUR LE RACISME (Page 6) (Page 7) (Photo Franck Nataf) (Photo Stéphane Mantey) (Photo Richiardi/Presse Sports) T 00106 - 1223 - F: 0,80 E 3:HIKKLA=[UU]U^:?b@m@m@d@a; Vendredi 23 décembre 2005 LE QUOTIDIEN DU SPORT ET DE L’AUTOMOBILE * 60e ANNÉE - No 18 807 - 0,80 France métropolitaine LE RUGBY FAIT BOUM BILANS 2005 Dans le sillage du Stade Toulousain, champion d’Europe en titre, qui reçoit aujourd’hui Bourgoin (18 h 45) pour le compte de la 13e journée du Top 14, c’est tout le Championnat de France de rugby qui a franchi un palier cette saison en séduisant un public toujours plus large. (Pages 2 à 4) (Photo Franck Nataf) NATATION : MANAUDOU ET LES AUTRES PAERSON ET ROCCA RÈGNENT SUR LE SLALOM (Page 11) BASKET En cette fin d’année 2005, tous les indicateurs de popularité sont au vert pour le rugby français, et pas seulement à Toulouse (ci-dessus), sa locomotive naturelle. La moyenne de spectateurs pour les rencontres de l’élite flirte avec les 10 000 (33 % d’augmentation par rapport à la saison dernière) et Toulon, dernier du Top 14, joue à guichets fermés à domicile ! (Photo Pierre Lahalle) Une assurance vie qui vous fait payer des frais d’entrée, c’est une histoire qui commence mal UN JOLI CADEAU DE NOËL POUR PAU (Page 10) ING Direct (vie) ■ 0€ de droits d’entrée et sur tous les versements ■ + 25,08 % sur 3 ans* pour une répartition prudente sur une sélection de fonds alliant performance et sécurité : Fonds Euro Épargne, ING Direct CAC 40, Fidelity Europe, Fidelity Monde et Tocqueville Value Europe POUR OUVRIR UN AUTRE CONTRAT D’ASSURANCE VIE 0 810 610 410 www.ingdirect.fr * Se référer au détail de la répartition sur le site www.ingdirect.fr. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures. L’ÉQUIPE semaine : ALLEMAGNE, 2 ; ANTILLES, LA RÉUNION, 1,3 ; AUTRICHE, 2 ; BELGIQUE, 1,5 ; ESPAGNE, 1,75 ; GRÈCE, 1,95 ; ITALIE, 1,7 ; LUXEMBOURG, 1,5 ; PAYS-BAS, 2 ; PORTUGAL CONT., 1,8 . Bleu Rouge Noir Jaune Rouge SKI ALPIN Bleu Rouge (Page 8) Jaune Bleu Jaune VOLLEY : LA GRANDE ANNÉE DU BRÉSIL Noir Noir (Page 12) 2 Bleu Rouge Noir Jaune RUGBY TOP 14 (13 journée) LE DESSIN e Une lame de fond Depuis le début de saison, le Top 14 et la Pro D 2 connaissent un énorme succès populaire. Explications. Avec une hausse de 28 % de spectateurs dans les stades, le rugby connaît un engouement saisissant depuis le début de la saison. Cette envolée a bien sûr été concrétisée par le record de 79 502 spectateurs établi lors du match Stade Français Toulouse. Mais le phénomène dépasse l’événement parisien et les chiffres attestent d’une montée en puissance plus profonde. L’ÉDITO LE SKI FRANÇAIS EN HIBERNATION D Amiens 3 2 4 1 Mettz Sttade tade Frrançais ((Pariss) b (T (Top 14) 14), reç eçoit çoit M Montpellier t lli r Rennes RRugby 1 0 0 -2 4 0 Nantes Tours ours 2 -1 Strasbourg Auxerre 3 1 La RRochelle hell h lle Aggen e RRugby gby by (T (Top 14), 14 14) reç eçoit çooiti Toulon T l 6 2 3 -3 CCleermon ontt R b (Top Rugby (Topp 14 14)), reç eçoit ço Bayyonnee 4 -2 3 0 1 -1 4 1 Président de la Ligue nationale de rugby (LNR) depuis sa création en 1998, Serge Blanco se réjouit évidemment de la hausse d’intérêt populaire pour le Top 14 – qui a succédé au Top 16 cette saison – et s’avoue persuadé que son « produit » va encore grandir. Même si le rugby doit prendre garde à ne pas brûler les étapes. C’est ce qu’il nous a dit, mercredi, à l’issue de l’assemblée générale financière de la LNR (qui laisse apparaître un bénéfice après impôts de 25 000 euros, avec un chiffre d’affaires de 42,2 millions d’euros), dans un hôtel de Blagnac, en banlieue toulousaine. BLAGNAC – de notre envoyé spécial 3 -1 Grenoble 12 3 Caasstres ess Biaarritzz Toulouse ou ousee RRugby b (TTop 14 14), Nice R b (T Rugby (Top TTop 14 14), RRugby b (T (Top 14 14), reç eçoit ç Pau ço au 10 reç eçoit ço Narbonne reç eçoit ço Bourgoin 10 Marseille 3 1 Le temps cet Peerpigna p g aann après-midi : b (Top (T p 14 14), de la grisaille sur la moitié nord du pays et soleill RRugby Ajaccio 134 reç eçoit eç çoit Brive ço sur tout le reste. Du brouillard persistera tout au re long de la Garonne. LA QUESTION D’HIER L’année 2005 marquera-t-elle l’histoire de la lutte contre le dopage ? OUI ............................................................................................. 31 % NON ........................................................................................... 69 % (nombre de votants : 39 756) Selon le résultat de vos votes sur lequipe.fr et par SMS. 7 054 6 233 3 932 3 726 6 752 9 365 7 334 4 434 1998-1999 (24 clubs) Moyen (saison 2 2005-2006 Top 14, rès 12 j.) 21 896 3 Ligue 1 Foot :nçaise ue 2 ig L : frf a Foot nçaise t a a f fr ionn Chamisp de rugby angla b ière).. La locomotive parisienne La L’amour amour du maillot (Moyenne de spectateurs par match à domicile cette saison et évolution par rapport à 2004-2005) (Nombre d’abonnés par club cette saison et évolution par rapport à 2004-2005) 1. Stade Français, 19 772 (+ 109 %) 2. Toulouse, 16 798 (+ 22 %) 3. Toulon, 13 267 (+ 63 %) 4. Perpignan, 11 925 (+ 9 %) 5. Clermont, 11 354 (+ 10 %) 6. Bayonne, 9 325 (+ 28 %) 7. Brive, 7 170 (— 4 %) 8. Bourgoin, 6 578 (+ 6 %) 9. Agen, 6 509 (— 9 %) 10. Narbonne 6 472 (+ 5 %) 11. Biarritz, 6 081 (— 7 %)* 12. Montpellier, 5 853 (+ 20 %) 13. Pau, 5 836 (— 9 %) 14. Castres, 5 769 (+ 19 %) 1. Perpignan, 9 437 (+ 9 %) 2. Toulouse, 9 052 (+ 14 %) 3. Toulon 9 027 (+ 69 %) 4. Clermont, 6 525 (+ 6 %) 5. Stade Français, 5 492 (+ 9 %) 6. Bayonne, 3 957 (+ 70 %) 7. Bourgoin, 3 944 (+ 14 %) 8. Narbonne, 3 867 (+ 23 %) 9. Brive, 3 735 (+ 26 %) 10. Montpellier, 3 649 (— 5 %) 11. Agen, 3 576 (— 5 %) 12. Castres, 3 529 (+ 36 %) 13. Biarritz, 3 318 (0 %) 14. Pau, 3 197 (— 9 %) * Le stade de Biarritz est en travaux (capacité actuelle : 7 700 places). En attirant 79 502 spectateurs au Stade de France, le match Stade Français-Toulouse a établi un record d’affluence pour une rencontre de saison régulière, tous sports confondus. Prochain défi : faire aussi bien pour la venue de Biarritz le 4 mars. (Photo Michel Deschamps) Besanççon Besan Lyon (Évolution de la moyenne de spectateurs par match en Championnat de France) « CES 28 % D’AUGMENTATION des spectateurs vous surprennent ? – Je suis satisfait parce qu’on attire de plus en plus de gens qui viennent voir quelque chose de différent. Le rugby épouse vraiment les formes du professionnalisme. Pour certains, c’est du sport, pour d’autres, un spectacle, mais, quoi qu’il en soit, on reste dans une zone sécuritaire intéressante. Même si ça crie, hurle et siffle, il n’y a pas d’agressivité. Il n’y a pas ce côté révolté où l’on va pour manifester sa haine. – Vous avez peur que cela survienne dans vos stades ? – Il faut éviter. On a mis en place la charte de convivialité (1) qui fait sourire mais… – Cette charte, est-ce un gadget ? – Non. On a besoin d’avoir des moments de plaisir sans se demander s’il va arriver une catastrophe ou pas, même si sur le terrain on continue à jouer viril mais correct. On doit entendre des chants, voir de la couleur. C’est pour ça que la charte de convivialité est intéressante. Notre sport est basé sur la responsabilité des gens, les présidents de clubs et les acteurs, qu’ils soient joueurs ou arbitres. Si un arbitre fait des ronds de jambe et en rajoute, cela ne peut pas marcher non plus. – Vous êtes devenu, derrière la L 1 de football et désormais nettement devant la L 2 (6 320 spectateurs de moyenne), le deuxième championnat français… – Mais c’est notre but ! J’ai la conviction, et l’ai répété en assemblée générale mercredi, que nous devons être le sport no 2 en France. Et il faut qu’on le soit encore plus, avec une place qui ne pourra pas être remise en question. Je me bats pour ça, que ce ne soit pas un épiphénomène. En 1998, quand la Ligue a été créée, on me disait : « Tu es un doux rêveur. » J’annonçais des chiffres que j’ai toujours tenus. Je suis complètement convaincu qu’on va encore se développer. – Comment appréciez-vous le grand coup réussi par Stade Français contre Toulouse le 15 octobre (2) et le second à venir contre Biarritz (63 000 places déjà vendues), le 4 mars ? – À la Ligue, on s’est véritablement mis dans la peau de la réussite du Stade Français. Nous n’avons pas le droit, nous, ni aucun club, que le Stade Français échoue quand il va au Stade PAGE 2 de France. Je ne peux pas supporter un tel échec ! Je veux que ces matches soient une réussite populaire. On a la chance d’avoir un “laboratoire” exceptionnel avec Paris. – Vous imaginez un jour le Stade Français résident du Stade de France ou du Parc des Princes ? – Il ne faut pas brûler les étapes. À la Ligue, je me suis battu face à des gens qui disaient que je ne voulais pas faire ça ou ça. On a dit qu’il fallait d’abord mettre en place les structures. Aujourd’hui, un club seul n’est pas capable d’organiser seul de tels matches, tout le temps. Mais il faut savoir utiliser certains stades de “proximité”. « Tout le monde devra nous aider » – C’est-à-dire ? – Paris joue habituellement à JeanBouin, mais doit pouvoir de temps en temps aller faire un tour au Parc des Princes si le jardinier et M. Blayau (3) comprennent que c’est important pour les relations entre sports. Au même titre, le Stade Toulousain peut aller de temps en temps au Stadium, Agen éventuellement à Bordeaux, Biarritz à Saint-Sébastien, Bourgoin à Lyon… – Vous approchez les 10 000 spectateurs de moyenne, mais n’allez-vous pas être rapidement coincé par la capacité des stades ? – On est actuellement en discussion avec l’Association des maires de France pour discuter au cas par cas. On comprend très bien qu’on ne peut pas imposer un minimum de capacité pour un stade. – Quinze mille spectateurs de moyenne en Top 14, c’est un rêve ? – (Il rit.) Mais non, on va y venir rapidement, très vite à 15 000. J’en suis sûr. Déjà, en aménageant les stades, comme à Biarritz (c’est en cours), Bayonne (le conseil municipal a voté des travaux en ce sens en début de semaine), ou Bourgoin, on aura 15 000 places presque partout. Et on aura ces stades de proximité. – Vous avez peur, pour le succès du Top 14, de la saison qui suivra la Coupe du monde, en 2007-2008 ? – La Coupe du monde va accentuer l’envie de rugby des gens. Mais il nous faut de la complicité. Il n’est pas question que l’équipe de France aille en tournée en juin 2008 alors qu’on aura repoussé le début de la saison du Championnat et fait tous les sacrifices possibles et imaginables. Tout le monde devra nous aider, à commencer par la Fédération. ARNAUD REQUENNA (1) La charte de convivialité prévoit notamment que les deux équipes doivent impérativement entrer côte à côte sur le terrain, afin d’éviter que les visiteurs soient sifflés ; le speaker du stade est tenu d’inciter les spectateurs à respecter les tentatives des buteurs adverses ; s’il diffuse un extrait musical pour saluer les points de son équipe, le club local doit en faire de même pour son hôte. (2) 79 502 spectateurs au Stade de France, record national, tous sports collectifs confondus, pour une rencontre de saison régulière. (3) Le président du Paris Saint-Germain avait refusé de louer le Parc des Princes au Stade Français, en octobre, arguant que la pelouse pourrait être abîmée, compte tenu des conditions atmosphériques à cette période de l’année. FRÉDÉRIC THIRIEZ, président de la Ligue nationale de football, salue le boom du Top 14. « Chapeau Blanco ! » « JE ME RÉJOUIS DU SUCCÈS DU TOP 14. Bravo à la LNR pour son travail. Chapeau Blanco. Ce succès du Top 14 ne m’inquiète pas, car notre affluence moyenne en L 1 est encore plus du double (21 896 spectateurs, record absolu pour un Championnat à 20 clubs), et pour moi, nous ne sommes pas concurrents mais complémentaires. C’est un peu comme au cinéma : qu’importe le film qu’ils vont voir, pourvu que les gens y aillent. Pareil pour nos stades : que les gens aillent au rugby ou au foot, on y gagnera tous. Personnellement, je n’ai pas le temps de me rendre aux matches de rugby, mais je les regarde à la télévision dès que je peux, le Top 14 comme l’équipe de France. Le Stade Français - Toulouse (le 15 octobre) au Stade de France, c’était formidable ! Au football, on a des choses à prendre sur le rugby, en matière d’ambiance et de respect dans les stades. » – A. R. RENÉ LE GOFF, président de la Ligue nationale de basket, souhaite s’inspirer de la réussite du rugby. « Copier le modèle » « JE SUIS RAVI ET ADMIRATIF du succès du Top 14. J’ai été trésorier du Racing Club de France de 1984 à 1992 et j’ai souvenir des matches à Colombes avec 1 000 spectateurs… Quand nous avons été champions de France en 1990, nous avons reçu un chèque de 50 000 francs. (7 600 euros. À titre de comparaison, le Biarritz Olympique a reçu 1,7 million d’euros pour la saison 2004-2005). Étant Parisien, il m’arrive d’aller voir jouer le Stade Français. Ah, si j’avais un Max Guazzini président du Paris Basket Racing… Je ne suis pas du tout jaloux du succès du rugby qui prouve qu’il y a de la place en France derrière le football. Nous, au basket, sommes un sport de salle et n’entrons pas en concurrence frontale avec le rugby. On essaie, modestement, de copier le modèle du rugby. S’il y a plus de monde dans les stades, c’est parce que la poule unique à 14 a rendu le Championnat formidablement attractif, mais c’est aussi parce que les matches réalisent de bonnes audiences télé et que les gens ont ensuite envie d’y assister. Il n’y a pas de fatalité. » – A. R. EN DIRECT suivez tous les matches sur www.lequipe.fr FAITES LE TOUR DES STADES VENDREDI 23 DÉCEMBRE 2005 Bleu Rouge Noir Jaune Rouge Le Havree Lille le + 238 % de hausse en sept ans ! Bleu Rouge Brest 5 0 JEAN-CHRISTOPHE COLLIN (*) Le contrat LNR-Canal court jusqu’à l’issue de la saison 2006/2007. Le public s’enflamme pour le Top 14 Jaune Bleu Jaune 5 5 7 3 Un spectacle en outre joué dans des villes qui souvent n’offrent pas d’autres grands spectacles culturels ou sportifs concurrents comme à Perpignan, Biarritz, Clermont, Toulon, Narbonne, Agen… Sport spectaculaire donc télégénique ce qui a contribué concomitamment à son succès populaire. Les stades se remplissent et les canapés aussi contrairement à l’idée reçue selon laquelle la télé vide les enceintes. Ainsi le match événement du 15 octobre aux 79 502 spectateurs pour Stade Français - Toulouse, a été suivi par 1,4 million de téléspectateurs. Désormais Canal + retransmet trois matches par week-end qui, a terme, nourrissent les stades. « Après avoir vu les joueurs à la télé, explique Éric Bayle le responsable du rugby sur Canal, qui diffuse le Championnat pour 20 millions d’euros par an (*), on a envie de les voir en vrai. » Mais, inversement, cette médiatisation n’a été possible que par l’évolution structurelle de ce sport. « Le changement de formule du Championnat a été déterminant, poursuit Bayle. Le Top 14 est désormais une compétition « Vite à 15000 de moyenne » vec 8 5 Cherbourg Voir les joueurs en vrai lisible qu’il est donc plus simple d’exposer. » Ensuite l’évolution du jeu, avec le professionnalisme, vers plus de spectacle a été l’autre versant de cette réussite. « Le temps de jeu a été multiplié par deux depuis 1995, explique Patrick Wolf, vice-président de la LNR. Un facteur essentiel pour l’intérêt du spectateur et du téléspectateur. « Grâce à ce nouveau statut, insiste Bayle, nous avons plus de facilité de programmation et notamment en prime time quand les cases sont disponibles. Si bien que, désormais, les audiences évoluent entre 600 000 et plus d’un million de téléspectateurs. » En résulte un effet d’amplification médiatique et d’affluence dans les stades. « Au début, poursuit Bayle, on plaçait toujours nos caméras côté tribunes vides pour ne montrer que les tribunes remplies. Aujourd’hui nous n’avons plus ce problème. » Parallèlement, un énorme travail des clubs et de la Ligue a permis d’accompagner ce mouvement. « On a œuvré sur l’accueil des spectateurs dans les stades, sur l’ouverture à des nouveaux publics, notamment féminin, sur le spectacle sportif. Mais l’on arrive aujourd’hui à une saturation des structures d’accueil. » Le Top 14 est en effet victime de son propre succès. Les stades, désormais de véritables lieux de vie tout au long de la semaine avec des séminaires, des magasins, des restaurants, sont devenus trop petits et les clubs n’ont plus de place à offrir à leurs annonceurs pour s’exposer. « Nous n’avons plus de loges disponibles ni de place sur les maillots, explique Marcel Dagrenat. Nous avons refait le stade récemment mais cela ne suffit plus, nous avons 9 600 sièges et 9 500 abonnés… Mais si, en 2000, j’avais demandé une enceinte de 20 000 places on m’aurait enfermé… » SERGE BLANCO, président de la Ligue, fixe les objectifs à atteindre à court terme. LA MÉTÉO 7 7 demeure une certaine violence de l’affrontement physique pour attirer l’œil. » « On retrouve dans le Top 14 une violence qui correspond à l’époque mais effectivement maîtrisée, explique le publicitaire Franck Tapiro, président d’Hémisphère droit. D’abord on se serre la main, après on se rentre dedans et on se sert à nouveau la main. C’est un affrontement dans le respect. Le rugby n’a ainsi pas peur de ses traditions mais il les a modernisées. Dans le Top 14, on a gardé la passe en arrière mais on a fait évoluer tout le reste. Le rugby est en cela l’un des rares sports qui a su s’adapter à son époque pour faire de ce Championnat un vrai spectacle qui ravit les annonceurs. » Noir Noir ANS CINQUANTE-DEUX jours se disputera à Sestrières, en Italie, la descente olympique hommes, première épreuve de ski alpin des XVIes Jeux Olympiques d’hiver. Or, en l’état actuel des choses, les chances françaises de bien y figurer sont très minces. Elles ne sont d’ailleurs pas meilleures dans les autres disciplines d’un sport qui revint en 2002 de Salt Lake City paré de deux médailles d’or – celles de Carole Montillet en descente et de Jean-Pierre Vidal en slalom – et de deux autres en argent, obtenues par Laure Péquegnot et Sébastien Amiez en slalom. La performance des skieurs français fut même à ce point remarquable qu’il fallut remonter aux Jeux Olympiques de 1968, à Grenoble, pour trouver trace d’un bilan plus élogieux. Cette quinzaine flamboyante passée dans les montagnes Rocheuses américaines fut malheureusement sans lendemain. Ainsi, que ce soit en 2003 ou en février dernier, pas un Français n’est parvenu, individuellement, à accéder à un podium lors des Championnats du monde. Et si, en Coupe du monde, les résultats d’ensemble furent un peu moins tragiques au cours des deux dernières saisons – 7 victoires sur environ 150 possibles –, l’exercice en cour n’a, lui, véritablement rien d’encourageant. La simple lecture des chiffres en atteste. Seul Stéphane Tissot, 2e en slalom à Beaver Creek, a terminé dans les trois premiers d’une course. Plus significatif encore : garçons et filles confondus, il n’est que Jean-Pierre Vidal, 5e à Madonna di Campiglio, Laure Péquegnot, 4e à Aspen, Carole Montillet, 6e et 10e à Val-d’Isère, Antoine Dénériaz, 7e à Val Gardena, et Ingrid Jacquemod, 8e en géant, mercredi, à Spildelruv Mlyn, à avoir réussi à se glisser depuis octobre dans le top 10 d’une épreuve. Le plus inquiétant tient en ce que, hormis Stéphane Tissot, Antoine Dénériaz et Ingrid Jacquemod, tous les hommes et femmes cités ici, sont au bout de leur carrière et devraient définitivement ranger leurs skis de compétition en mars prochain. C’est dire si durant les quatre années qui viennent de s’écouler le ski français n’a, semble-t-il, pas pu – ou su – se renouveler. Au point qu’il paraît aujourd’hui en hibernation, ce qui n’est vraiment pas de saison. Car s’il est vrai qu’un improbable titre olympique du type de celui de Jean-Luc Crétier en 1998 peut à tout moment dévaler des sommets de Sestrières, une hirondelle n’a jamais fait de printemps. Dans les Alpes françaises encore moins qu’ailleurs. IL Y A LES CHIFFRES, froids comme décembre, 33 % de public en plus par rapport à la saison dernière dans le Top 14 depuis le début de l’année. Et 12 % en Pro D 2. Et puis il y a les hommes et les femmes qui font ces pourcentages. Comme Olivier, 39 ans, haut fonctionnaire, grand amateur de sport, débarqué entre Saône et Loire pour des raisons professionnelles, il se rend évidemment à Gerland mais va parfois passer son samedi dans les tribunes du Lyon Université Club, modeste 11e de la Pro D 2. « J’y vais avec mes enfants, raconte Olivier. En dehors du fait qu’ils y apprennent une sémantique assez fleurie, il se passe toujours quelque chose durant un match de rugby, quel que soit le niveau de jeu, même en deuxième division. On est proche du terrain et l’engagement physique donne un spectacle assez impressionnant dont les enfants sont demandeurs d’autant qu’il y a désormais une représentation des héros de ce sport comme Michalak qui n’existait pas avant, ou du moins pas comme ça. » Plus radical encore comme exemple de nouveau spectateur, celui de JeanChristophe, 40 ans, vigneron. Arrivé depuis peu dans la région toulonnaise, chaque samedi il se rend à Mayol comme le dimanche il va à la messe. « Les valeurs de ce sport sont vendues et survendues et les enfants y sont sensibles, explique ce néo-supporter. La première chose : on sait que la bagarre aura lieu sur le terrain et non pas dans les tribunes. Après, cela me permet de transmettre ces valeurs à mes enfants par procuration, ils apprennent par eux-mêmes, par leur simple présence dans le stade, le respect de l’autre (parfois relatif à Toulon), le courage, la loyauté, la persévérance. Enfin, la complexité des règles amène de la communication entre les gens, on commente, on questionne autour de soi, et petit à petit on a l’impression de rentrer dans un cercle d’initiés. » Et les résultats catastrophiques du RCT n’entament pas son enthousiasme naissant. Chaque week-end, le dernier du Championnat fait stade comble avec 13 267 spectateurs de moyenne. Et c’est ainsi partout sur tous les stades du Top 14 où l’on compte 9 365 spectateurs par rencontre contre 7 033 l’an passé à pareille époque (7 334 sur la saison). Inouï. « C’est simple, en janvier 2000, explique Marcel Dagrenat, le président de Perpignan, nous avions 1 575 abonnés, nous en avons désormais 9 500 (9 437 exactement)… » « Plusieurs raisons à ce succès, note Georges Vigarello, professeur à Paris V et spécialiste du spectacle sportif. Le rugby est un jeu extraordinairement visuel, l’une des plus belles formules de mise en image d’une confrontation de groupe. En même temps, le Championnat a réussi à maîtriser ses violences, les joueurs qui s’affichent sur les calendriers montrent en cela qu’ils ne sont plus des brutes mais possèdent une esthétique. Toutefois, il 3 RUGBY TOP 14 (13 journée) e Bleu Rouge Noir Jaune TOULOUSE - BOURGOIN « Mon poste, c’est dix » FRÉDÉRIC MICHALAK s’est affirmé à l’ouverture des Bleus. Même s’il jouera numéro 9 ce soir, en l’absence d’Élissalde. Son portrait géant trône désormais sur un des murs du Stade Ernest-Wallon, comme celui de Zinédine Zidane à Marseille, visible depuis le périphérique toulousain. Frédéric Michalak, enfant du Stade Toulousain, est aujourd’hui une icône du sport dans la Ville rose. Point commun avec son illustre aîné du football : sa simplicité, son humilité. Au service de son club de toujours, c’est avecle numéro 9 qu’il pénétrera sur la pelouse pour le match choc de la journée du Top 14 contre Bourgoin, en l’absence de Jean-Baptiste Élissalde, blessé au genou gauche. D’autant plus facilement que, pour lui, le débat qui a si souvent animé le rugby français quant à savoir à quel poste il serait le plus performant, est clos. Son avenir est définitivement en dix. Il le dit haut et fort. salde ensuite, m’a beaucoup servi. – Delaigue, dont vous avez été la doublure la saison passée en équipe de France, pendant le Tournoi… – C’est un joueur aux côtés de qui on peut beaucoup apprendre. Je le connais très bien (Delaigue était à Toulouse entre 1997 et 2004). J’ai d’abord été son demi de mêlée à Toulouse, j’ai progressé en le voyant jouer. Il y a toujours eu une confiance mutuelle. On a beaucoup échangé. Sa concurrence, l’an dernier en équipe de France, n’a pas été un frein, au contraire, elle m’a stimulé. – Et quelle importance donnez-vous à votre association avec Jean-Baptiste Élissalde à Toulouse et en équipe de France dans votre progression ? – Elle compte beaucoup, car on commence vraiment à bien se connaître et cela se ressent sur le jeu. « Je rêve de jouer dans le Super 14 » – Enviez-vous la situation d’un Brian O’Driscoll, qui vient de resigner pour deux ans avec la fédération irlandaise et qui enchaîne les saisons à vingt, vingt-cinq matches de moyenne ? – Non. J’ai la chance d’évoluer dans un club qui joue les premiers rôles, qui me fait vivre chaque saison des phases finales en Championnat comme en Coupe d’Europe. De côtoyer régulièrement l’équipe de France (il est le seul joueur à avoir participé aux douze dernières ren- TOULOUSE – de notre envoyé spécial Frédéric MICHALAK 18 H 45 Toulouse - Bourgoin (en direct sur Canal +) – Oui. J’ai toujours en tête le projet d’aller jouer dans l’hémisphère Sud après la Coupe du monde. Je rêve de jouer le Super 14. Je sais que ce sera compliqué pour l’Australie et la Nouvelle-Zélande car, là-bas, ils protègent leurs joueurs et ils ne font pas jouer dans leurs équipes des joueurs non sélectionnables. C’est plus ouvert en Afrique du Sud avec les joueurs étrangers. On verra. Il n’y a pas de contact précis pour l’instant. C’est juste un projet qui me tient à cœur. Ce pourrait être tout de suite après la Coupe du monde, pour la saison 2007-2008, ou alors la saison suivante, 2008-2009 (*). – Vous savez quand même que, financièrement, ce n’est pas d’aller jouer dans le Sud qui est le plus intéressant… – Cela tombe bien, je n’en fais pas une affaire d’argent. Je pense simplement que c’est une aventure qui peut me faire encore progresser. » JULIEN SCHRAMM (*) Il est sous contrat avec le Stade Toulousain jusqu’à juin 2007. Classement Pts J. G. N. P. — — — — — 1. Toulouse ..... 42 12 9 0 3 2. Perpignan.... 41 12 9 0 3 3. Biarritz ......... 39 12 8 0 4 4. St. Français. 38 12 8 0 4 5. Bourgoin ...... 37 12 8 0 4 6. Castres ........ 34 12 7 0 5 7. Clermont...... 31 12 7 0 5 8. Brive ............ 29 12 6 1 5 9. Agen ............ 24 12 5 0 7 10. Narbonne .... 21 12 5 0 7 11. Bayonne ...... 17 12 3 1 8 12. Montpellier... 16 12 3 0 9 13. Pau .............. 13 12 3 0 9 14. Toulon ......... 12 12 2 0 10 p. — 348 312 264 280 275 319 296 189 282 237 212 199 205 172 c. — 219 186 159 198 199 216 260 238 303 368 300 243 381 320 B. — 6 5 7 6 5 6 3 3 4 1 3 4 1 4 PROCHAINE JOURNÉE. – Vendredi 6 janvier : Stade Français - Narbonne (20 h 30, en direct sur Canal +). Samedi 7 janvier : Agen - Perpignan (15 h 10, en direct sur Canal +), Castres - Montpellier (17 h 30, en direct sur Canal + Sport), Bourgoin - Brive, Clermont - Pau, Biarritz - Toulon, Toulouse - Bayonne (18 h 30). Les quatre premiers en demi-finales. Les 13e et 14e relégués en Pro D 2. 4 points pour une victoire, 2 pour un nul, 0 pour une défaite. Un point de bonus pour chaque équipe qui inscrira au moins 4 essais et/ou perdra par 7 points ou moins. Les six premiers qualifiés pour la Coupe d’Europe. En cas de victoire d’un club français en Coupe d’Europe, sept clubs sont qualifiés. LE POINT Quel champion d’automne ? « Maintenant, dans ma tête, c’est clair et définitif : mon poste, c’est numéro 10. Le débat est clos, affirme Frédéric Michalak. Je me suis installé définitivement à l’ouverture. Simplement, je suis toujours capable de dépanner en numéro 9 quand le club en a besoin. » Ce sera le cas ce soir, en l’absence de Jean-Baptiste Élissalde, blessé au genou gauche. (Photo Pierre Lahalle) Toulouse veut confirmer Le leader joue pour le titre de champion d’automne... en hiver, devant des Berjalliens peu à l’aise chez les grands. AUJOURD’HUI, À TOULOUSE, 18 H 45, STADE ERNEST-WALLON (en direct sur Canal +) TOULOUSE : 15 Thomas – 14 Clerc, 13 Jauzion, 12 Fritz, 11 Heymans – 10 Dubois, 9 Michalak – 7 Nyanga, 8 I. Maka, 6 Bouilhou (cap.) – 5 Brennan, 4 Millo-Chluski – 3 Hasan, 2 McFarland, 1 Poux. Entraîneurs : G. Novès, S. Laïrle et Ph. Rougé-Thomas. Remplaçants : 16 Bru, 17 Menkarska, 18 Ledévédec, 19 Montauriol, 20 Mermoz, 21 Kunavore, 22 Garbajosa. BOURGOIN : 15 Carmona – 14 A. Forest, 13 Coux, 12 Venditti, 11 Janin – 10 Boyet, 9 M. Forest–7 Petrilli,8Jooste, 6 Baluc-Rittener– 5 Papé, 4Pierre – 3 Peyron,2 Cabello, 1 Milloud. Entraîneurs: Ch. Urios et G. Tourlonnias. Remplaçants: 16 Kinchagishvili, 17 Cardinali, 18 Montagnat ou Loftus, 19 Monzeglio, 20 Campeggia, 21 Davis, 22 Péclier ou Giorgadze. Arbitre : M. Darrière (Côte Basque). PREMIER EN EUROPE, premier en France. Ce soir, au Stade Ernest-Wallon, Toulouse a l’occasion de marquer encore une fois les esprits au terme d’une première partie de saison rondement menée... si le brouillard qui s’est abattu depuis hier sur la Ville rose le permet, pour devenir champion d’automne... en hiver et succéder à Perpignan. « Un véritable exploit, résume Guy Novès, l’entraîneur toulousain. À part ce match nul aux Wasps en Coupe d’Europe et cette défaite à Brive en Champion- – Envisagez-vous de quitter un jour ce club de Toulouse qui compte tant pour vous ? nat, on ne peut être que satisfait de notre parcours. J’aurais signé des deux mains en début de saison pour un tel bilan à ce moment-là de l’année. » Leader du Top 14 depuis la première journée (le 20 août), le Stade Toulousain n’a pas lâché son emprise, malgré les blessés et ses nombreux joueurs sélectionnés. Ce match contre Bourgoin, seul véritable choc de cette dernière journée de la phase aller, devrait le confirmer. Match d’autant plus important pour Tou- louse que c’est un concurrent direct dans la course à la qualification pour les demi-finales qui se présente ce soir. Un concurrent qui veut en finir avec son image d’équipe fragile à l’extérieur, même si son récent voyage à Dublin en Coupe d’Europe et la correction reçue face au Leinster (53-7, le 10 décembre) peuvent laisser supposer qu’elle n’a pas encore atteint cet objectif. « Mais la Coupe d’Europe et le Championnat, ce n’est pas la même chose, rappelle Guy Novès, qui se méfie beaucoup des Berjalliens. Perdre lourdement au Leinster, ça peut arriver à n’importe qui, je me rappelle que nous aussi nous nous y sommes cassé les dents. Je n’oublie pas qu’en face de nous on a un gros morceau chez qui on a pris la grêle la saison passée. Une équipe de Bourgoin extrêmement complète. Très forte devant, avec un excellent jeu au pied et de la vitesse derrière. En Championnat, loin de ses bases, c’est une équipe qui a évolué. Elle n’est pas une abonnée aux demi- finales depuis plusieurs années par hasard. » Reste que Bourgoin ne s’est plus imposé chez un ténor du Championnat depuis sa victoire à Paris en octobre 2003 (22-36, pendant la Coupe du monde). Les Berjalliens s’imposent à l’extérieur, mais ils le font plus souvent chez des hôtes plus accessibles que ne le sont les champions d’Europe en titre : Montpellier, Béziers, Auch, Pau et Narbonne la saison passée, Pau et Narbonne cette saison. « De toute façon, on veut rester invaincus chez nous, poursuit Novès, et finir l’année en tête du Top 14. On s’est donc mobilisés pour ce dernier match de l’année. » Avec ce qui lui reste de joueurs valides dans un effectif amputé de plusieurs éléments d’importance : Pelous, Servat, Human, Lamboley, McCullen et Finau Maka devant, Elissalde, Baby, Poitrenaud, et Jeanjean derrière. Mais ce qu’il reste au Stade Toulousain, beaucoup de clubs de l’élite le BROUILLARD GIVRANT SUR TOULOUSE DEPUIS DEUX JOURS. – Un risque existe que le match entre le Stade Toulousain et Bourgoin ne puisse pas se jouer ce soir. Si la pelouse du stade Ernest-Wallon a été bâchée hier vers 17 heures en raison des températures négatives, c’est le brouillard givrant qui pourrait poser problème. Hier, à l’heure du match, la visibilité était très réduite sur Toulouse et, si de telles conditions devaient se renouveler ce soir, le match ne pourrait pas avoir lieu. Mais les prévisions météo font état d’un réchauffement (7 degrés) pour cet après-midi. – J. S. NOVÈS ENTRAÎNEUR DE L’ANNÉE POUR LES BRITANNIQUES. – Les médias britanniques ont élu récemment Guy Novès entraîneur de l’année. Le manager toulousain VENDREDI 23 DÉCEMBRE 2005 lui envient, notamment Bourgoin, pour qui les absences en troisième ligne de Bonnaire et Frier (blessés) pèseront certainement plus lourd dans la balance. Toulouse présentera donc encore une fois ce soir une équipe très compétitive. « Assez en tout cas pour faire la maille », comme dit Novès. En embuscade, Bourgoin ne doit pourtant rien lâcher, car une défaite à ce moment de la saison marquerait une première rupture dans le haut du tableau. – J. S. recevra sa récompense le 16 janvier à Londres, au Café Royal, à l’occasion de la soirée annuel des Rugby Writers, association des journalistes de la presse spécialisée en Grande-Bretagne. « Venant des Britanniques, je trouve ça assez extraordinaire, déclare Novès. Ça me fait très plaisir, je prends ça comme une marque de reconnaissance, de ce que représente le stade en Europe et du travail réalisé dans le club. Cela rejaillit sur tout mon staff. » – J. S. ÉLISSALDE INDISPONIBLE TROIS SEMAINES. – Touché au genou gauche et remplacé en fin de match, vendredi dernier devant Édimbourg, Jean-Baptiste Élissalde ne rejouera pas « avant trois semaines ou un mois », a-t-on appris hier auprès de Guy Novès. – J. L. QUI SERA CHAMPION D’AUTOMNE ? – Cinq clubs peuvent empocher le titre honorifique de champion d’automne : Toulouse, Perpignan, Biarritz, le Stade Français et Bourgoin. Si les cas de figure sont très nombreux et complexes, les Toulousains, qui ont toujours été leaders depuis la première journée, sont les mieux placés pour succéder à Perpignan. Il leur suffit pour cela de l’emporter, même sans bonus. À noter qu’il est possible que les cinq équipes se retrouvent à égalité de points. CHOC À ERNEST-WALLON. – Les Toulousains, invaincus à domicile depuis le 13 novembre 2004 (défaite contre Narbonne, 16-8), reçoivent Bourgoin, qui n’a plus gagné chez un gros bras depuis le 25 octobre 2003 au Stade Français (victoire 36-22). LES GROS AU CHAUD. – Excepté Toulouse-Bourgoin, les rencontres de la dernière journée des matches aller proposent des duels a priori faciles pour les ténors du Championnat. Perpignan, Biarritz, Castres, le Stade Français et Clermont seront en quête d’un précieux point de bonus. MONTPELLIER REVANCHARD. – Atomisé 82-12 la saison dernière à JeanBouin (record en poule unique), Montpellier va tenter de faire meilleure figure cette fois-ci face au Stade Français qui aligne Skrela et sa recrue Du Plooy. – B. Ma. STADE FRANÇAIS - MONTPELLIER AUJOURD’HUI, 18 H 30, STADE JEAN-BOUIN STADE FRANÇAIS : Hernandez – Dominici, Skrela, Messina, Borges – (o) Penaud, (m) Williams– Rabadan,Sowerby,Bergamasco –Du Plooy, Auradou(cap.) – Montès, Kayser, Roncero. Entraîneurs : F. Galthié, F. Landreau et S. Meehan. Remplaçants : Blin, Marconnet, James, Jéchoux, Mir. Bergamasco, Sarraméa, Fillol ou Bouhraoua. MONTPELLIER : Bénazech – Bortolussi, Lubbe, Stoïca, Logerot – (o) Lespinas, (m) Buada– Vallée(cap.),Mathieu, Durand– Bert,Hancke– Vigna,Diomandé,Brugnaut. Entraîneur : D. Nourault. Remplaçants : Grelon, Frou, Nouchi, Gorgodze, Crane, Aucagne, Alcalde. Arbitre : M. Dubès (Côte d’Argent). BIARRITZ - NARBONNE AUJOURD’HUI, 18 H 30, STADE AGUILERA BIARRITZ: Brusque – Gobelet,Bidabé, Lison, Bobo – (o) Peyrelongue, (m) J. Dupuy – Baget, Th. Lièvremont (cap.), Dusautoir – Couzinet, Olibeau – Avril, August, Balan. Entraîneurs : P. Lagisquet et J. Delmas. Remplaçants : Noirot, Lecouls, Booyse, Chouchan, Yachvili, Hegarty, B. Dambielle. NARBONNE : Nadau – Nègre-Gauthier, T. Van Rensburg, Desbrosse, Patey – (o) Rosalen, (m) Balue – Haare, Bédès, Tomiki – Bortolami (cap.), Springgay – Hooper, Algret, A. Martinez. Entraîneurs : J.-F. Beltran et M. Delpoux. Remplaçants : Hooper, Ducalcon ou Mololo, Hunter, Bisaro, Séron, Ruiz, Mazars. Arbitre : M. Rosich (Armagnac-Bigorre). LE TOP 14 CONTINUE EN PAGE 4 PAGE 3 Bleu Rouge Noir Jaune Rouge 18 H 30 Agen - Toulon (en direct sur Canal + Sport) Castres - Pau Biarritz - Narbonne Perpignan - Brive Clermont - Bayonne Stade Français - Montpellier – Non, ce ne sont que des accidents de jeu. En plus, à chaque fois, j’ai bien récupéré. Bleu Rouge Jaune AUJOURD’HUI – Vous êtes-vous parfois posé la question de savoir si ces blessures étaient dues à une surcharge de travail ? Jaune Stade Toulousain. Vingt-trois ans ; né le 16 octobre 1982 à Toulouse. 1,80 m ; 81 kg. Demi d’ouverture. Formé au club. Débuts internationaux : France Af rique du Sud (20-10) , le 10 novembre 2001. Dernière sélection : France Af rique du Sud (26-10) , le 26 novembre 2005. Équipe de France : 37 sélections (27 fois titulaire), 238 points (8 E, 5 D, 37 B, 36 T). Palmarès : champion de France (2001), Coupe d’Europe (2003, 2005), Grand Chelem (2002, 2004). contres des Bleus). J’aime la compétition, les gros matches. Plus il y en a, plus j’aime ça. Je sais bien que tout est question d’équilibre entre la préparation et la compétition, qu’on ne peut pas enchaîner les saisons comme l’a fait Yannick Jauzion l’an passé (41 matches), mais j’ai besoin des matches pour progresser. Enchaîner les rencontres de haut niveau me permet d’avancer. En plus, j’ai eu des blessures, à la cheville notamment, qui m’ont obligé, l’an dernier comme cette saison, à me mettre au repos. Je n’ai donc jamais eu la sensation de trop jouer. Noir Bleu Noir « VOUS ALLEZ JOUER demi de mêlée contre Bourgoin. Cela vous pose-t-il un problème ? – Aucun. Car jouer pour le Stade Toulousain, quel que soit le numéro sur le maillot, est un honneur pour moi. Je joue dans ce club depuis les poussins, mon rêve a toujours été de jouer pour l’équipe première. Et puis, je n’oublie pas que c’est à la mêlée que Guy (Novès) m’a donné ma chance la première fois. C’est ce poste qui m’a fait découvrir. Maintenant, dans ma tête, c’est clair et définitif : mon poste, c’est numéro 10. Le débat est clos. Même si je sais que certains préfèreraient me voir en neuf. Même certains de mes partenaires me disent qu’ils préfèrent jouer avec moi quand je suis à la mêlée. Mais je me suis installé définitivement à l’ouverture. Simplement, je suis toujours capable de dépanner en numéro 9 quand le club en a besoin. – Pensez-vous avoir franchi un palier cette saison ? – Oui, je commence forcément à prendre de la bouteille. Parce que je joue beaucoup plus régulièrement en dix avec Toulouse. J’ai trente-sept sélections en équipe de France ; tout ce vécu me sert, je vois des choses aujourd’hui sur le terrain que je ne voyais pas avant. Par rapport à la Coupe du monde 2003, c’est sûr, j’ai évolué. J’ai grandi. J’ai conscience que j’ai encore beaucoup de progrès à faire, surtout quand on voit ce que sont capables de réaliser les All Blacks aujourd’hui dans le jeu. Là, tu te dis : continue de travailler. De toute façon, je me suis toujours remis en question, même après des bons matches. Mais ce dont je suis sûr, c’est que je ne stagne pas. Je sens aussi qu’on se pose moins de questions sur ma valeur en dix, tout simplement parce que je suis meilleur qu’il y a deux ans, même s’il peut encore arriver d’être mauvais sur un match. Ça arrive, ça arrivera encore. L’important, c’est d’être le plus régulier possible dans la performance, de donner confiance à mes partenaires et à mes entraîneurs. Je me sens de mieux en mieux. Je commence à prendre du plaisir dans la maîtrise tactique d’un match. L’apprentissage de ce poste ne se fait pas du jour au lendemain. Mais côtoyer des joueurs comme Yann Delaigue à mes débuts, ou Jean-Baptiste Élis- Jean-Ba est un joueur très fort techniquement, capable de passer de neuf en dix très facilement, un peu comme moi. Il sait tout faire, il a beaucoup d’expérience, il dynamise beaucoup. Il me rend la vie plus facile sur le terrain. On ne peut pas être performant tout seul. – La présence d’Élissalde, ou de Yachvili, comme cela a pu être le cas en équipe de France, vous décharge aussi de la responsabilité du buteur… – Je ne vois pas ça comme ça. Buter, ce n’est pas un poids de plus pour moi. Simplement, Jean-Baptiste et Dimitri sont excellents dans cet exercice. Tout ce que je peux dire, c’est que le jeu au pied est un aspect très important du jeu, surtout quand on joue ouvreur. C’est un travail que je fais régulièrement avec Toulouse. 4 RUGBY TOP 14 (13 journée) e Bleu Rouge Noir Jaune PERPIGNAN - BRIVE Le nouveau défi d’Edmonds Après huit mois d’indisponibilité, l’Australien de l’USAP doit désormais relever le challenge imposé par les frères Laharrague. PERPIGNAN - BRIVE Manny EDMONDS AUJOURD’HUI, 18 H 30, STADE AIMÉ-GIRAL PERPIGNAN : Edmonds – Bourret, Hume, Grandclaude, Naulu – (o) N. Laharrague, (m) S. Dupuy – Goutta (cap.), Tonita, Vaki – Bortolaso, Gaston – Mas, Tincu, Debaty. Entraîneurs : Ph. Boher et Ph. Ducousso. Remplaçants : Chobet, Konieck, Porcu, Alvarez-Kairelis, Durand, Pez, Cermeno. BRIVE : Dalla Riva – Donguy, Bonetti, Valbon, Sid – (o) Sadourny, (m) Clark – J. Bonvoisin (cap.), Azoulaï, Mallier – Manhès, Van Rensburg – Capdevielle, Djoudi, Toderasc. Entraîneurs : L. Rodriguez, D. Faugeron et L. Segura. Remplaçants : Pani, D. Rodriguez, Van Zyl, Chouly, Péjoine, Petitjean, Leite. Arbitre : M. Jutge (Midi-Pyrénées). (AUS) Perpignan Demi d’ouverture/arrière Vingt-huit ans, né le 12 avril 1977 à Ashburton (NZL) 1,82 m ; 85 kg. Club précédent : New South Wales Waratahs (AUS). Équipe nationale : 2 sélections (1 fois titulaire), 23 points (2 E, 1 B, 5 T). Première sélection : AustralieTonga (74-0), le 22 septembre 1998. Dernière sélection : Afrique du Sud - Australie (20-15), le 28 juillet 2001. PERPIGNAN – de notre envoyé spécial JULIEN LAHARRAGUE et Manny Edmonds ont déjeuné ensemble, hier à La Brasserie du Stade, bistrot situé dans l’enceinte d’Aimé-Giral. L’arrière international de l’USAP, convalescent, avait sans doute quelques tuyaux à donner à l’Australien sur son ancien club briviste, adversaire des Perpignanais ce soir. Revenu au jeu le 12 novembre dernier à Montpellier, après huit mois d’indisponibilité pour soigner une fracture du péroné droit, Edmonds a remplacé Laharrague juste quelques jours avant que ce dernier, sous le maillot du quinze de France, ne se blesse au genou contre les Tonga. En attendant de jouer enfin ensemble – au mieux, en mars – les deux hommes échangent leurs expériences au gré de déjeuners en commun. « Ce repos, c’est peut-être un bien pour Julien, glisse Edmonds. Il sera en pleine bourre pour la fin de saison et surtout pour 2007. » L’Australien estime que, dans la frénésie des calendriers européens, ces pauses forcées peuvent parfois avoir quelque chose de salutaire. « Avant ma fracture du tibia, j’étais fatigué, concède-t-il, physiquement et psychologiquement. J’ai beaucoup joué ces dernières années. Pour moi, la différence fondamentale entre les deux hémisphères, c’est le nombre et la répétition des matches. Ma blessure m’a permis de souffler. Les premières semaines, je ne venais plus au stade, je ne regardais même plus les matches. Et quand j’ai recommencé à m’entraîner et à courir, je l’ai fait tout seul, dans mon coin. J’avais besoin d’autre chose, moi qui vivais et respirais rugby depuis l’âge de seize ans. » Mais, une fois rétabli, le joueur vedette de l’USAP n’a pas retrouvé pour autant son poste d’ouvreur. C’est que la fratrie Laharrague a mis son empreinte sur le jeu d’attaque perpignanais et le cadet, Nicolas, stimulé par l’arrivée de l’aîné, Julien, a su tirer profit de sa titularisation à l’ouverture pour prendre une autre envergure. « Ça, c’est tout bénéf’ pour l’équipe, constate sportivement Edmonds. Nicolas est bon. Mais j’espère que bientôt, je retrouverais mon meilleur niveau pour lui mettre aussi de la pression. Cela me stimule. » En attendant, il a récupéré le numéro 15 qui était le sien avec l’Australie « A » ou qu’il portait lors de ses premiers matches avec Perpignan, en 2002. « C’est mieux de reprendre la compétition à l’arrière, poursuit-il, car j’ai moins à plaquer. Ma reprise se fait en douceur. Et puis je n’ai pas la pression du buteur sur les épaules. » Manny Edmonds n’est pas disposé pour autant à abandonner son poste de prédilection. « Je suis du genre joueur, et c’est forcé- Longtemps blessé, Manny Edmonds revient au bon moment. À l’arrière ou à l’ouverture, le talent offensif de l’Australien est indispensable à l’USAP. (Photo Franck Nataf) ment en 10 que je me régale le plus, le poste où tu peux prendre le plus d’initiatives. » Les huit mois passés à récupérer un usage presque parfait de sa jambe droite lui ont permis de réfléchir à son apport dans le groupe, à son jeu aussi. Et à se prendre à rêver que, lorsque l’USAP sera au complet, le groupe ira peut-être enfin au bout de ses rêves les plus fous. « L’équipe a mûri par rapport à la saison passée, juge-t-il. On appréhende mieux toutes les situations. » Il sait ainsi que la venue de Brive, pour la dernière sortie de l’année à Aimé-Giral, ne sera pas de tout repos. « C’est une équipe qui ne lâche rien, prévient Edmonds. Et puis, nous avons laissé au repos Hines, Robertson, Le Corvec, Freshwater, qui ont beaucoup joué depuis le début. Mais bon, avec le retour d’Alvarez-Kairelis, de Goutta, de Tonita en 8, on est bien armés… » La richesse de l’effectif perpignanais est aussi l’une de ses forces, cette saison. GILLES NAVARRO AGEN - TOULON TOUS SPORTS ÉTOILES DU SPORT L’athlétisme et le rugby brillent LA PLAGNE – de notre envoyée spéciale LUI, QUI EST AU FIRMAMENT du sport français, regarde avec envie les jeunes espoirs des Étoiles du sport, réunis à La Plagne cette semaine. Touché par sa filleule, Manuela Galtier, Ladji Doucouré, champion du monde du 110 m haies en titre, semble regretter l’insouciance de ses débuts : « Je me revois à travers eux. Tout est allé si vite pour moi... On est tiré vers le haut alors qu’on voudrait encore rester en bas ! » Il assume pourtant fièrement son rôle de parrain, prodiguant moult conseils à la jeune athlète, spécialiste de la longueur et du 100 m haies. Et elle le lui rend bien : dans l’épreuve du bûcheron, qui consistait à scier un tronçon de bois, Ladji Doucouré a failli renoncer. « C’est elle qui m’encourageait ! » dit-il. Une belle complicité est née entre ces deux-là, à l’image de ces Étoiles Ces étoiles ont à elles seules signé les plus belles pages du football européen. Les 38 lauréats du Ballon d’Or France Football reviennent sur leur parcours, analysent leur carrière et le football d’aujourd’hui. Des témoignages rares pour un ouvrage exceptionnel. 50 ANS DE BALLON D’OR. 424 PAGES. 45 €. EN LIBRAIRIE. PAGE 4 du sport, qui ont couronné, hier soir, Manuela Galtier et Jean Monribot (rugby), premiers ex aequo après les délibérations du jury. Notés à la fois sur leurs performances sportives et sur leur comportement (agressivité, persévérance, motivation ou encore solidarité), ils se sont imposés devant Torann Maizeroi, représentant du taekwondo. Une récompense qu’ils ont goûtée à sa juste mesure, la qualifiant de « cerise sur le gâteau ». Car, pour tous, l’essentiel était ailleurs. En s’échangeant les numéros de téléphone et en se promettant de suivre la carrière des uns et des autres, ils ont tissé des liens d’amitié. « Rencontrer Serge Betsen, mon idole, est le plus beau cadeau que l’on pouvait me faire, confie Jean. Je vais l’appeler, le croiser à Marcoussis. C’est un peu le père Noël avant l’heure ! » GAËTANE MORIN STÉPHANE DIAGANA PRÉCISE. – Si Stéphane Diagana a bien été contacté pour soutenir l’organisation des Jeux Olympiques de 2016 en Afrique, il n’y a pas donné suite. « Je pense que ce serait prématuré, expliquet-il. Il faut se donner du temps, accompagner l’Afrique dans cette préparation et former les gens, de manière à ce que les compétences acquises pour les Jeux soient ensuite réinjectées dans d’autres domaines. Cela n’est envisageable qu’à l’horizon 2024 ou 2028. » Une échéance certes lointaine, mais à laquelle il faut songer dès maintenant. Stéphane Diagana dit : « Aujourd’hui, il y a un anneau olympique qui est complètement oublié. Il faut faire pression pour que le CIO s’engage à confier les Jeux à l’Afrique à une date précise, en n’ouvrant les candidatures qu’aux pays de ce continent. L’organisation pourrait d’ailleurs être confiée à plusieurs villes différentes, à l’image des Mondiaux de football. Ce serait un choix politique, lourd de sens. » D’où l’idée d’une pétition, qui devrait circuler parmi les athlètes avant d’être adressée au CIO. PERPIGNAN : UN ARGENTIN À L’ESSAI. – À la suite du licenciement du Canadien James Pritchard, dont l’affaire ira certainement devant les prud’hommes, Perpignan a mis un ailier polyvalent argentin à l’essai. Juan Martin Berberian, qui jouait à San Isidro, est arrivé à Aimé-Giral mercredi. Une décision devrait intervenir très rapidement. – G. N. AGEN : OSTIGLIA NE RESTERA PAS. – Recruté à la mi-octobre comme joker médical du capitaine Matthieu Lièvremont (tendon d’Achille), l’international argentin Lucas Ostiglia, qui avait signé jusqu’à la fin décembre 2005, ne sera pas conservé au sein de l’effectif lot-et-garonnais. Il livrera, ce soir contre Toulon, son dernier match sous les couleurs agenaises. « Dans la mesure où Matthieu Lièvremont, qui a reçu hier le feu vert de la faculté, va reprendre au tout début janvier, il fallait faire un choix. Une sage décision dictée par des contraintes budgétaires », a simplement commenté le directeur général Laurent Lubrano. – Ch. D. LIGUE CELTIQUE (9e journée). – Swansea Ospreys - Cardiff : 9-28. Classement : 1. Munster, 32 pts ; 2. Ulster, 30 ; 3. Édimbourg, 27 ; 4. Leinster, 26 ; 5. The Borders et Glasgow, 22 ; 7. Cardiff, 20 ; 8. Llanelli, 19 ; 9. Ospreys , 17 ; 10. Gwent Dragons, 15 ; 11. Connacht, 6. Fondateur : Jacques GODDET Direction, administration, rédaction, ventes et publicité commerciale : 4, rue Rouget-de-Lisle, 92793 Issy-lesMoulineaux Cedex 9. Tél. : 01-40-93-20-20 Télex 631.653. CCP Paris 9.427.90-C. S.A. INTRA-PRESSE Capital : 2.150.620 . Durée : 99 ans. Principal associé : S.A. Éditions P. AMAURY. Président du Conseil d’administration : Philippe AMAURY. S.N.C. L’EQUIPE Capital : 50 000 . Durée : 99 ans du 12 avril 1985. Siège social : 4, rue Rouget-de-Lisle, 92793 Issy-lesMoulineaux Cedex 9. Gérant : Christophe CHENUT. Principal associé : S.A. INTRA-PRESSE. Directeur général, Directeur de la publication : Christophe CHENUT Directeur des rédactions : Claude DROUSSENT Directeur de la rédaction du quotidien : Michel DALLONI VENTE : Tél : 01-40-93-20-05 Allemagne, 2 ; Andorre, 1 ; Antilles, la Réunion, 1,30 ; Autriche, 2 ; Belgique, 1,50 ; Canada, 2,75 CAD ; Côte-d’Ivoire, 1 400 CFA ; Danemark, 15 DKK ; Espagne, 1,75 ; États-Unis, 2,5 $ ; Gabon, 1 400 CFA ; Grande-Bretagne, 1,30 £ ; Grèce : 1,95 ; Italie, 1,70 ; Luxembourg, 1,50 ; Maroc, 10 MAD ; Pays-Bas, 2 ; Portugal, 1,8 ; Sénégal, 1 400 CFA ; Suisse, 2,30 FS ; Tunisie, 1,40 DIN. ABONNEMENTS : Tél. : 01-55-56-70-60. 22, rue René Boulanger, 75472 Paris Cedex 10. France Métropolitaine, lundi à samedi, 6 mois : 154,5 ; 1 an : 309 . Lundi à dimanche, 6 mois : 179,10 ; 1 an : 358,20 . ÉTRANGER : nous consulter. Modifications : joindre dernière bande. Publicité commerciale : MANCHETTE SPORTS, Tél. : 01-40-93-24-99. Petites annonces : 25, av. Michelet, 93408 St-Ouen Cedex. Tél. : 01-40-10-52-15. Commission paritaire no 1207I82523 ISSN 0153-1069. SE Tirage du jeudi 22 décembre 2005 : 407 430 exemplaires VENDREDI 23 DÉCEMBRE 2005 Bleu Rouge Noir Jaune Rouge CLERMONT - BAYONNE AUJOURD’HUI, 18 H 30, STADE MARCEL-MICHELIN CLERMONT: Floch –Rougerie(cap.),Canale,Marsh, Paulse–(o)Jones,(m) Mignoni – Dieudé, Vermeulen, Broomhall – Privat, Vigouroux – Zirakashvili, Ledesma, Emmanuelli. Entraîneurs : Ph. Agostini et J.-P. Lappara. Remplaçants : Miguel, Scelzo, Jacquet, Audebert, Longo, Moreau ou Chanal, P.-M. Garcia ou Malzieu. BAYONNE : Fromont – Thiery, Inigo, Vermis ou R. Dourthe, Lhande – (o) Fraser, (m) Siro – Davies, Gratchev, Lafaiali’i – Bergez, Tewhata – Weissels, Laurent, Coetzee. Entraîneurs : G.Doucet, X. Péméja et P. Alvarez. Remplaçants : Heguy, Usandisaga, Garcia, Cléda, Combes, Astarloa ou R. Dourthe, Rouet. Arbitre : M. Berdos (Île-de-France). Après Benjamin Boyet, qui a resigné en début de semaine pour deux années supplémentaires, Bourgoin prépare l’avenir. Le CSBJ s’est mis d’accord avec Glenn Davis. Le centre néo-zélandais jouera deux années supplémentaires (une ferme, une en option) dans l’Isère. D’autre part, les discussions se poursuivent avec le pilier gauche international Olivier Milloud, contacté par de nombreux clubs anglais. Elles seraient en bonne voie de concrétisation. – G. N. Bleu Rouge AUJOURD’HUI, 18 H 30, STADE PIERRE-ANTOINE CASTRES : Teulet – Milford, Marticorena, Raffault, Christophers – (o) Delaigue, (m) Albouy – Volley, Faure, Puricelli – Nallet, Capo Ortega – Meeuws (cap.), Vigneaux, Hoeft. Entraîneurs : L. Seigne et Ph. Bérot. Remplaçants (à choisir parmi) : Giorgadze, Casteix, Attoub, Ghezal, Froment, Taussac, Ropati, Montoro. PAU : Dumitras – M. Dourthe, Cabannes, Cassin, Diarra – (o) Quesada, (m) Cibray – Tabacco, Manta, Forgues – Rudzki, Boutaty – Sourgens, Terrain (cap.), Laperne. Entraîneurs : Th. Mentières et Y. Vignette. Remplaçants : Guatieri, Tiatia, Morgan, Epito, Darbo, Puyo, Cistacq. Arbitre : M. Pellaprat (Provence). Davis rempile Jaune Bleu Jaune CASTRES - PAU BOURGOIN Noir Noir AUJOURD’HUI, 18 H 30, STADE ARMANDIE (en direct sur Canal + Sport) AGEN : 15 Lafforgue (cap.) – 14 Mirande, 13 C. Stoltz, 12 Ahotaeiloa, 11 Caucaunibuca – 10 Miquel, 9 Morlaës – 7 Yukes, 8 Fonua, 6 Ostiglia – 5 Koulemine, 4 Dellape – 3 Galasso, 2 Rué, 1 Crenca. Entraîneurs : Ch. Lanta, Ch. Deylaud et R. Sonnes. Remplaçants : 16 Narjissi, 17 Califano, 18 Blanco, 19 Culine, 20 Ratuva, 21 Tilloles, 22 Larguet. TOULON : 15 Grimaud – 14 Buchet, 13 Douy, 12 Arniaud, 11 Tutard – 10 Pearson, 9 Loustau – 7 Espagno, 8 Karele, 6 Labadze – 5 Bernard, 4 Vervoort – 3 Guinazu, 2 Traversa (cap.), 1 J. Louw. Entraîneurs : A. Hueber et Th. Louvet. Remplaçants : 16 Fitzgerald, 17 J. Garcia, 18 Mérabet, 19 Kroetfle, 20 Sourice,21 Marfaing,22 Comba ou Servien. Arbitre : M. Matheu (Armagnac-Bigorre). 5 Bleu Rouge Noir Jaune FOOTBALL Blayau repense à Lacombe Après l’élimination de la Coupe de la Ligue, le président du Paris-SG songe au remplacement de Laurent Fournier par Guy Lacombe. AU LENDEMAIN de la défaite de son équipe à Toulouse (0-2), mercredi en huitièmes de finale de la Coupe de la Ligue, Pierre Blayau n’aurait encore rien décidé concernant l’avenir de Laurent Fournier à la tête du PSG. Il continue d’affirmer à ses collaborateurs que rien ne sera tranché avant le 26 décembre, à la veille de l’entretien qu’il doit avoir avec son entr a în eur , a ctu el lem ent en vacances en Russie. Rien n’est décidé, mais la réflexion de Pierre Blayau se serait radicalisée depuis l’élimination en Coupe de la Ligue, ressentie par le président comme une nouvelle désillusion. Si Pierre Blayau a, comme tout le monde, noté les progrès dans le jeu de son équipe et apprécié la prestation de l’Uruguayen Cristian Rodriguez, on ne peut pas dire que cela ait suffi à le rapprocher de Laurent Fournier, plus que jamais dans son collimateur. Ce qu’il reproche à son entraîneur sur le match de Toulouse ? Essentiellement la défaite, suffisante à ses yeux pour réactiver l’opération de son remplacement, publiquement envisagée après le match de Rennes (2-0), gelée après celui d’Ajaccio (1-1) et aujourd’hui relancée après la défaite en Coupe de la Ligue. Avant l’élimination à Toulouse, la tendance était pourtant au maintien de Laurent Fournier, pour plusieurs raisons : la position du club en Championnat, à un point de la deuxième place, le refus de Paul Le Guen de prendre la succession et les difficultés à trouver un entraîneur suffisamment charismatique pour tenir le choc et le public du Parc des Princes en cas de contre-performances à la rentrée. À moins d’un fiasco au Stadium, Fournier était donc pressenti pour rester l’entraîneur du PSG, le 4 janvier contre Sochaux, avec une Pierre Blayau, le président délégué du PSG (au premier plan, devant Jean-Michel Moutier, responsable de la section professionnelle), semble encore s’interroger. Mais sur quoi ? Sur la nécessité de remplacer Fournier ? Ou, déjà, sur le nom de son successeur ? (Photo Bernard Papon) pression décuplée et un objectif très clair : profiter d’un calendrier a priori facile au mois de janvier (Sochaux, Toulouse, Troyes, Nice et Strasbourg, tous classés au-delà de la quatorzième place) pour s’échapper et prendre ses distances avec le troisième. Une voie sur laquelle Canal + est plutôt enclin à s’engager, car, dans l’esprit de l’actionnaire majoritaire, il n’est point d’autre salut qu’une arrivée de Paul Le Guen, en cas de départ de Laurent Fournier. Question d’image et de prévention des risques. Guy Lacombe, autre consultant de Canal + Depuis le match de Toulouse, qui s’est soldé par une élimination sans tourner au fiasco, Pierre Blayau n’arrive pas à se résoudre à ce scénario de stabilité, trop soft à son goût. Pas persuadé que le PSG de Laurent Fournier soit assuré de profiter des faveurs du calendrier, le président voudrait agir vite afin de présenter un nouvel entraîneur à ses troupes, dès la reprise, le 28 décembre. Au pis, il lui reste donc six jours pour faire affaire, mais avec qui ? La première option reste celle de Paul Le Guen, mais Pierre Blayau a déjà essuyé deux refus, un au mois de mai dernier et l’autre la semaine dernière. Hier soir, le président n’avait toujours pas relancé l’ancien entraîneur de l’OL, mais restait tenté de le faire. Osera-t-il un troisième essai alors que l’on dit Le Guen inflexible sur sa position et toujours extrêmement sceptique à s’engager dans un tel contexte ? Lui seul le sait. Le deuxième choix, menant à Guy Lacombe, aurait quant à lui déjà été relancé. Hier, Pierre Blayau aurait ainsi parlé deux fois à l’ancien entraîneur sochalien. Si l’on ne doute pas que Lacombe, actuellement consultant pour Canal +, soit tenté par le défi parisien, et si Blayau décide de jouer cette carte – à défaut de celle de Le Guen mais de préférence à celle de Fournier –, il va désormais lui falloir convaincre l’actionnaire majoritaire de l’opportunité de ce changement. En lui expliquant notamment comment un entraîneur ignorant tout du contexte parisien – Guy Lacombe – fera forcément mieux qu’un ancien de la maison, soutenu par 80 % de ses joueurs et par un bilan correct en Ligue 1. « Guy Lacombe entraîne depuis quinze ans, il a un palmarès », assure Blayau en privé face à l’inexpérience de Fournier, auquel il reproche, entre autres, de ne pas faire jouer certains joueurs à leurs postes et de ne pas être capable de créer l’effet de surprise dans les gros matches. L’incertitude persiste, le feuilleton rebondit, mais la balle est toujours dans le camp de Pierre Blayau. Avant d’être bientôt transmise aux dirigeants de Canal + ? RÉGIS TESTELIN (avec J. T. et D. D.) ÉQUIPE DE FRANCE Le Mexique et le Danemark en amical WENGER HAUSSE LE TON CONTRE LAPORTA. – Sur BBC Radio Five hier, Arsène Wenger a demandé au FC Barcelone de se montrer plus respectueux des règles dans sa volonté de recruter Thierry Henry la saison prochaine. Échaudé par certains propos du président du Barça, Joan Laporta, qui clame dans la presse anglaise sa volonté de faire venir Henry en Catalogne par tous les moyens, le manager français d’Arsenal a notamment déclaré : « S’ils veulent le faire signer, ils doivent nous appeler, parce qu’il est sous contrat avec nous pour encore dix-huit mois […]. C’est déloyal et dérangeant. Cela démontre un manque de respect. Je pense que tous les présidents, qu’ils soient de Barcelone ou de Doncaster (3e Division anglaise), doivent respecter les règles en vigueur dans le football. » COMMISSION DE DISCIPLINE. – LIGUE 1. – Trois matches ferme : Ilunga (Saint-Étienne) ; deux matches ferme et un match avec sursis : Aruna (Lens) ; deux matches ferme : Lécluse (Nancy) ; un match ferme et un avec sursis : Capoue (Nantes), De Melo (Le Mans) ; un match ferme : Kalou (Paris- SG), Zokora (Saint-Étienne), Cana (Marseille). LIGUE 2. – Un match ferme : Stinat (Dijon), Sauget (Bastia), M. Leroy (Laval), Celdran (Amiens), Linares (Dijon), Kimbembe (Créteil), Flachez (Valenciennes), Belhadj (Sedan), Ielsch (Reims), Pinto-Borges (Guingamp), Ducourtioux et Noro (Sedan). SAGNA INDISPONIBLE AU MOINS DEUX MOIS. – L’Auxerrois Bacary Sagna, blessé mercredi soir en Coupe de la Ligue contre Le Mans (1-1, 1-4 aux t.a.b.) a passé une IRM hier. Le défenseur, qui souffre d’une entorse de la cheville droite, sera très probablement opéré ce matin. Son indisponibilité devrait osciller entre deux et trois mois. – J.-P. G. L 1 : MATCHES TÉLÉVISÉS. – La LFP a communiqué le programme des matches télévisés pour les 22e, 23e et 24e journées de Ligue 1. 22e journée. – Samedi 14 janvier, 17 h 15 : Nancy - Lyon (Canal +) ; dimanche 15 janvier, 18 heures : Paris-SG - Troyes (Canal + Sport) ; 20 h 45 : Marseille - Rennes (Canal +). 23e journée. – Samedi 21 janvier, 17 h 15 : AC Ajaccio Marseille (Canal +) ; dimanche 22 janvier, 18 heures : Lens Monaco (Canal + Sport) ; 20 h 45 : Lyon - Auxerre (Canal +). 24e journée. – Samedi 28 janvier, 17 h 15 : Bordeaux - Lens (Canal +) ; dimanche 29 janvier, 18 heures : Lille - Metz (Canal + Sport) ; 20 h 45 : Monaco - Lyon (Canal +). Par ailleurs le programme des 21e et 22e journées de L 2 a été modifié. Le mardi 10 janvier (20 h 35, Eurosport), Lorient - Guingamp remplace Grenoble - Valenciennes. Le vendredi 13 janvier (20 h 35, Eurosport), Sedan - Istres sera retransmis à la place de Valenciennes - Caen, qui est décalé au dimanche 15 janvier (15 h 30, Eurosport), au lieu de Reims Châteauroux. ROMORANTIN : ENTRAÎNEUR VIRÉ PUIS RÉINTÉGRÉ. – Quelques minutes après une victoire à Libourne-Saint-Seurin (1-0), vendredi dernier, Ludovic Lidon, l’entraîneur de Romorantin (16e de National), recevait un coup de téléphone de son président, Jean-Claude Guémon, lui signifiant qu’il était licencié. Mais, face au tollé suscité par cette décision, notamment chez les joueurs, le comité directeur du club solognot s’est réuni lundi et a finalement voté pour la reconduction de Lidon. AGENDA MARDI 3 JANVIER 2006 LIGUE 2 (20e journée) 20 H 30 Amiens (12) - Caen (6) Brest (9) - Montpellier (15) Châteauroux (7) - Le Havre (11) Clermont (19) - Dijon (10) Guingamp (17) - Istres (18) Laval (16) - Lorient (4) Reims (14) - Grenoble (8) Sète (20) - Sedan (1) Valenciennes (2) - Gueugnon (13) 20 H 30 Le Mans (11) - Metz (18) Lille (8) - AC Ajaccio (19) Nancy (12) - Bordeaux (3) Nantes (13) - Rennes (10) Nice (14) - Toulouse (15) Paris-SG (6) - Sochaux (17) Saint-Étienne (9) - Troyes (16) (ces sept matches sur Foot +) 20 H 45 Marseille (7) - Lens (2) (Canal +) JEUDI 5 JANVIER 20 H 35 Créteil (5) - Bastia (3) (Eurosport) MERCREDI 4 JANVIER LIGUE 1 (20e journée, match décalé) LIGUE 1 (20e journée) 18 H 15 Strasbourg (20) - Lyon (1) (Canal +) 20 H 45 Auxerre (4) - Monaco (5) (Canal + Sport) Classement Pts J. G. N. P. p. — — — — — — 1. Lyon 44 19 13 5 1 30 2. Lens 32 19 7 11 1 27 3. Bordeaux 32 19 8 8 3 17 4. Auxerre 32 19 10 2 7 26 5. Monaco 31 19 9 4 6 19 6. Paris-SG 31 19 9 4 6 23 7. Marseille 31 19 9 4 6 21 8. Lille 30 19 8 6 5 26 9. Saint-Étienne 29 19 7 8 4 18 10. Rennes 26 19 8 2 9 21 11. Le Mans 25 19 7 4 8 17 12. Nancy 24 19 7 3 9 20 13. Nantes 23 19 6 5 8 18 14. Nice 22 19 5 7 7 13 15. Toulouse 22 19 6 4 9 18 16. Troyes 21 19 5 6 8 17 17. Sochaux 21 19 5 6 8 12 18. Metz 14 19 2 8 9 11 19. AC Ajaccio 13 19 2 7 10 10 20. Strasbourg 11 19 1 8 10 10 c. — 13 14 11 21 13 18 21 15 12 30 16 16 20 17 24 23 18 27 23 22 Diff. — +17 +13 +6 +5 +6 +5 0 +11 +6 -9 +1 +4 -2 -4 -6 -6 -6 -16 -13 -12 Réseau Clubs Bouygues Telecom - 16-18, Avenue de l'Europe - 78944 Vélizy - RCBT - SA au capital de 21 660 000€ - RCS Versailles 423 032 598 - Guingamp (L 2)-Le Mans ; Toulouse-Monaco ; Nice-Bordeaux ; Nancy-AC Ajaccio. Les matches auront lieu sur le terrain du premier club nommé mardi 17 et mercredi 18 janvier 2006. Appels illimités vers tous les fixes dès 18h et tout le week-end avec (1) SAMSUNG D500 Le produit de l’année € 9 (2) Pour toute souscription d’un Forfait Expression 1h30 ou plus, engagement 12 mois minimum. • • • • Design slider* Appareil photo mégapixel Lecteur MP3 Bluetooth ® Pour connaître la boutique Club la plus proche : www.clubs.bouyguestelecom.fr Appel gratuit depuis un fixe (1) Série limitée depuis le 28/11/05 et prolongée jusqu’au 22/01/06. Appels illimités du lundi au vendredi de 18h à minuit et toute la journée le week-end et les jours fériés nationaux, exclusivement entre 2 personnes physiques et à usage privé. Appels métropolitains (hors N° courts, spéciaux, échanges de données notamment i-modeTM). Facturation à la seconde après la 1ère minute indivisible (hors N° courts, spéciaux et internationaux facturés par paliers de 30 secondes après la 1ère minute indivisible). La cession des appels ainsi que les appels depuis et vers plateformes téléphoniques et boîtiers radio sont interdits. Conditions et tarifs dans le chéquier disponible en magasin. (2) Valable jusqu’au 24 décembre 2005. *Ecran coulissant. VENDREDI 23 DÉCEMBRE 2005 PAGE 5 Bleu Rouge Noir Jaune Rouge Toulouse-Monaco en affiche L’ARBITRE AGRESSÉ DANS LA LOIRE PORTE PLAINTE. – Le jeune arbitre qui avait été roué de coups par des joueurs et des supporters du club de La Ricamarie-Montrambert, près de Saint-Étienne (voir L’Équipe du 22 décembre), a déposé plainte auprès de la police hier. Par ailleurs, deux joueurs de dix-sept ans et un entraîneur du club ont été placés en garde à vue dans la soirée. Le parquet de Saint-Étienne envisage d’ouvrir une information judiciaire pour « violences dans une enceinte sportive ». MARADONA ARRÊTÉ À L’AÉROPORT DE RIO. – Diego Maradona, qui revenait d’un match de bienfaisance, organisé par Zico en faveur des enfants pauvres, a été arrêté hier à l’aéroport de Rio de Janeiro. Selon la police fédérale, après avoir manqué son vol retour pour Buenos Aires, il aurait détruit une partie de la salle d’attente pour VIP et manqué de respect aux policiers intervenus pour le calmer. Libéré après avoir passé des tests d’alcoolémie, Maradona a dû s’engager à rembourser les dégâts. VANDEREYCKEN NOUVEAU SÉLECTIONNEUR DE LA BELGIQUE. – René Vandereycken a été désigné, hier, sélectionneur de la Belgique par l’Union belge de football. Son contrat court jusqu’en juin 2008. L’ancien international belge (60 sélections) et entraîneur d’Anderlecht ou encore du Standard de Liège succède à Aimé Anthuenis, qui n’était pas parvenu à qualifier les Diables Rouges pour la Coupe du monde 2006. ADRIANO EST RESTÉ EN OBSERVATION À L’HÔPITAL. – L’attaquant de l’Inter, Adriano, hospitalisé mercredi soir à Milan, à la suite d’un violent choc à la tête avec un défenseur adverse, lors du match de Serie A contre Empoli (4-1), est resté toute la journée d’hier en observation, avant de regagner son domicile en début de soirée. Les examens n’ont rien révélé de grave mais l’international brésilien a dû différer son retour au pays pour les fêtes. Bleu Rouge COUPE DE LA LIGUE (quarts de finale, tirage au sort) Jaune Bleu Jaune quelques jours par le comité de gestion de l’équipe de France : Jamaïque, Paraguay, Finlande, Canada, Chine et Japon. Concernant leur programme de préparation, les Bleus devraient se retrouver aux alentours du 21-22 mai pour participer à un stage d’oxygénation à Tignes (Savoie) avant de rentrer à Paris pour le match du 27. Ils devraient ensuite préparer à Clairefontaine le match du 31 mai. Un deuxième stage pourrait logiquement avoir lieu ensuite jusqu’au 7 juin. Les Bleus rejoindront enfin leur camp de base d’Aerzen-Hameln, le 8 juin, soit cinq jours avant leur premier match de la Coupe du monde (le 13 juin, contre la Suisse, à Stuttgart). Noir Noir En plus de la Slovaquie à Saint-Denis le 1er mars prochain, les Bleus affronteront le Mexique et le Danemark en matches amicaux préparatoires à la Coupe du monde 2006. France-Mexique aura lieu le samedi 27 mai au Stade de France à 21 heures. Lors du tirage du Mondial allemand, le 9 décembre à Leipzig, le Mexique était également tête de série. Le France-Danemark, lui, est prévu le mercredi 31 mai à 21 heures au stade Bollaert, à Lens, dans le cadre du centenaire des Sang et Or. Le lieu et l’adversaire du quatrième et dernier match de préparation des Bleus, prévu le mercredi 7 juin, n’ont pas encore été déterminés par la FFF. L’adversaire pourrait cependant se trouver dans une liste établie il y a 6 Bleu Rouge Noir Jaune FOOTBALL L’Italie face au racisme Les actes racistes empoisonnent le climat de la Serie A et des Championnats des divisions inférieures. Enquête. En quelques semaines, deux gestes spectaculaires ont appelé l’Italie du foot à un examen de conscience. D’abord le ras-le-bol de Marc Zoro. Excédé par les cris de singe que lui réservaient les supporters de l’Inter, l’Ivoirien de Messine a pris le ballon et s’est dirigé vers l’arbitre dans l’intention de quitter le terrain. Puis le salut fasciste que le joueur de la Lazio Paolo Di Canio a adressé deux week-ends de suite à ses supporters. Intolérable. Comme les insultes racistes entendues chaque dimanche sur les terrains de Serie A, mais aussi dans les divisions inférieures. Patrice Evra a connu cette atmosphère lors de ses débuts professionnels en Italie. « Il ne faut surtout pas tomber dans le piège de penser que les Italiens sont des racistes », affirme pourtant le Monégasque. Mais comment en est-on arrivé là ? MILAN, ROME – de notre envoyée spéciale LE CONTEXTE ITALIEN d’exclusion : l’ultra ne se désolidarise jamais des membres de son groupe et s’oppose à tous ceux qui n’en font pas partie. Celui qui ne suit pas le mouvement du groupe n’est donc pas un « vrai » ultra. Or les supporters les plus politisés sont souvent les plus impliqués dans l’organisation du virage. C’est le cas des Irriducibili de la Lazio (dont deux chefs se disent fascistes), qui comptent environ 300 inscrits et font la loi dans une tribune de 5 000 personnes. Dans l’émission qu’ils animent chaque jour sur une des radios romaines consacrées au foot, des messages politiques passent sans en avoir l’air. « Ils ne parlent jamais directement de fascisme parce que c’est interdit, explique Guido Liguori. Mais ils en emploient le langage, par exemple l’expression onore a (honneur à). » Le « onore a Di Canio » est le slogan du moment sur les ondes. De même, dans le fanzine distribué les jours de match, une page est consacrée à un fait d’histoire du fascisme. PROVOCATION ET RÈGLEMENTS DE COMPTES Dans son livre, Tim Parks raconte qu’il a dû interdire à son fils, lorsque celui-ci était petit, de participer aux cris de singe avec lesquels les ultras du Hellas accueillent les adversaires de couleur. « Il ne se rendait pas compte du sens de ces cris et avait l’habitude de reprendre tous les chants. À Vérone, les jeunes préfèrent souvent le Hellas au Chievo, parce qu’il est réputé pour être un club de méchants. La transgression de l’interdit est un plaisir offert par le stade. On y joue la comédie, on se défoule, on dit ce qu’on ne peut pas dire ailleurs. Il y a des racistes dans les ultras du Hellas, mais la grande majorité ne l’est pas. Jamais je ne les ai vus agresser un Noir. J’en ai connu un dont la petite amie était noire et qui continuait à lancer les cris. » Les insultes n’ont pas toujours le racisme pour fondement et surgissent en fonction des intérêts. « L’insulte raciale, donc la plus blessante, touche d’abord les joueurs adverses, ceux qu’il faut déstabiliser », constate Tim Parks. Elle est beaucoup plus rare envers les joueurs de son équipe. Ainsi, Ousmane Dabo, qui évolue à la Lazio, n’a jamais subi d’insultes racistes. À l’ i nv er s e de s o n co éq u i pi e r Fabio Liverani, pourtant né à Rome et premier métis à avoir joué en sélection d’Italie (il y a fait ses débuts le 25 avril 2001), lors de sa première saison (aujourd’hui, il est un des chouchous du virage). La faute aux couleurs de l’AS Rome : il avait été photographié en train de fêter le titre du club rival, quelques jours avant de signer à la Lazio. LES DÉFAILLANCES DES AUTORITÉS En infligeant un match de suspension à Di Canio pour le salut fasciste qu’il a répété lors de Lazio-Juve, la Fédération italienne ne risque pas de passer pour la plus sévère d’Europe. Mais elle est déjà allée plus loin que la simple amende donnée au même joueur pour le même geste en janvier dernier. « Il commence à y avoir une prise de conscience des dirigeants, note Matteo Patrono, journaliste au quotidien il Manifesto. Jusqu’à présent, ils prenaient le problème un peu à la légère, considérant qu’il s’agissait d’actes isolés qu’il valait mieux ignorer. » Franco Carraro, le président de la Fédération, a reconnu récemment : « Nous devons vaincre une sousculture présente dans certaines franges de supporters. L’Italie n’est pas raciste, mais certains épisodes risquent de nuire à l’image de notre pays. » Et de peser sur sa candidatu r e p ou r l’ or ga ni s a tio n d e l’Euro 2012. L’UEFA, qui fera son choix l’an prochain, est très sensible aux questions de sécurité. Dans une interview à la Repubblica, Michel Platini, membre du comité exécutif de l’UEFA, a prévenu : « L’Italie peut l’emporter, mais, d’ici là, il faudra nettoyer vos stades, à l’intérieur comme à l’extérieur. » Le pays ne semble pourtant pas dépourvu d’arsenal législatif. Les policiers peuvent interdire à un supporter de se rendre au stade sans l’appui d’une décision de justice et les spectateurs sont obligés de présenter une carte d’identité à l’entrée. En revanche, les interventions des forces de l’ordre au sein des virages sont rares, y compris lorsqu’un drapeau nazi y est exhibé. « En Italie, on veut donner l’impression d’être dur, mais on ne l’est pas vraiment, témoigne Tim Parks. C’est illégal de sortir un drapeau nazi dans un stade. Ceux qui le font en Angleterre sont filmés et arrêtés. Ici, le coupable ne craint pas grand-chose. Les arbitres sont censés arrêter les matches en cas d’insultes racistes, mais aucun n’a osé le faire. Pendant un moment, on considérait même que, si des spectateurs couvraient les cris de singe en sifflant, le club n’était pas puni. Alors, les ultras alternaient les cris et les sifflets... » La sanction la plus souvent utilisée face aux cris racistes consiste à mettre des amendes au club. Avec un effet pervers. « Comme la plupart des ultras détestent leur président, qui incarne à leurs yeux le footbusiness et n’a jamais assez d’argent pour recruter, ça leur donne plutôt envie de continuer », constate Parks. « Les arbitres devraient interrompre la partie dès que ces insultes com- certains en profitent pour régler leurs comptes politiques. – Comment avez-vous perçu le geste de Marc Zoro ? – Comme la révolte des banlieues, il est la preuve que la nouvelle génération vit cela plus durement que nous. Nous nous faisions une raison parce que nous étions aimés, aidés. Aujourd’hui, les gens se sentent incompris, rejetés. Ils ne peuvent plus tolérer cela. Le geste de Zoro est un appel au secours. Il faut que la banlieue brûle pour que les gens réfléchissent à ses problèmes. Et il faut qu’un joueur fasse ce geste pour que les instances du foot réfléchissent. Avant, elles savaient ce qui se passait mais laissaient courir. Aujourd’hui, les médias montrent et analysent tout. Elles ne peuvent plus fermer les yeux. – Aujourd’hui, les images les plus inquiétantes viennent d’Italie… – Mais ce n’est pas un problème italien. Là-bas, les supporters sont plus passionnés, plus politisés, plus actifs. Alors, le phénomène est amplifié. Mais souvenez-vous de ce qui est arrivé à Nyarko, en Angleterre (*). On ne doit plus tolérer cela. Les autorités italiennes et européennes doivent mettre de l’ordre. Di Canio veut nous faire croire qu’il fait coucou alors qu’il fait le salut fasciste. Il se fout de la gueule des gens. Alors, il faut être très sévère. Lorsque les attaquants étaient agressés sur des tacles par derrière, on avait décidé de sanctionner les auteurs de ces gestes. Pourquoi ne fait-on pas la même chose avec les comportements racistes ? » – C. Ru. (*) À Everton, le Ghanéen avait été la cible de supporters. Lors d’un match, l’un d’eux était venu sur le terrain pour lui proposer de jouer à sa place. Le joueur avait envisagé d’arrêter sa carrière. PAGE 6 Pourquoi Di Canio a les mains libres POUR COMPRENDRE pourquoi Paolo Di Canio est défendu par son club après avoir accompli le salut fasciste lors des deux derniers matches de la Lazio, il faut se souvenir des conditions de son retour à Rome en 2004. La Lazio venait alors d’être sauvée de la faillite par Claudio Lotito. Pour renflouer les caisses, le nouveau président a supprimé des privilèges accordés par ses prédécesseurs aux Irriducibili, groupe d’ultras très influent et proche de l’extrême droite. Dans le même temps, il a dû se séparer de nombreux joueurs importants. Pour calmer la frustration des supporters, il a alors fait revenir celui qu’ils réclamaient depuis plusieurs années. Di Canio, né à Rome, assistait aux matches de la Lazio au milieu des Irriducibili avant de débuter avec la Lazio en Serie A en 1988. Le jour de son retour, 7 000 personnes se pressaient au centre d’entraînement pour le remercier. Son efficacité et son engagement sur le terrain n’ont fait que renforcer sa popularité, qui ne se limite pas aux supporters les plus politisés. Mais la Lazio, elle, n’est pas encore revenue au premier plan et les banderoles réclamant le départ de Lotito côtoient désormais les calicots à la gloire de Di Canio. Profitant de ce rapport de forces, Di Canio laisse libre cours à des idées politiques qu’il a toujours revendiquées mais qu’il n’a jamais exprimées de la sorte lorsqu’il jouait à la Juve ou à l’AC Milan. D’autant qu’il ne manque pas d’appuis. Ses deux saluts ont suscité la compréhension d’une partie du monde politique italien. Le porte-parole d’Alleanza Nazionale, le parti de Gianfranco Fini (no 2 du gouvernement Berlusconi après avoir pris ses distances avec l’extrême droite ces dernières années), a en effet déclaré : « Un joueur est libre de saluer ses supporters comme il l’entend. » Le salut fasciste est bien interdit par la constitution italienne, mais pas le salut romain utilisé par les empereurs dans la Rome antique. Problème : le geste, qui a été repris par Mussolini, est le même. Mais, selon la loi, il ne peut être considéré comme fasciste que s’il s’accompagne d’autres symboles, comme par exemple le mot Duce. Une nuance avec laquelle Di Canio n’a peut-être pas fini de jouer. Même si des supporters « modérés » viennent de lancer une pétition pour réclamer sa mise à l’écart du groupe. – C. Ru. LA FIFA EXIGE LES PIÈCES DE SON DOSSIER. – Hier, la Fédération internationale a demandé à la Fédération italienne de lui remettre les pièces du dossier de Paolo Di Canio. Dans un communiqué, la FIFA déclare souhaiter à présent « s’assurer qu’il rende compte de son geste au regard du code d’éthique adopté en 2004 et des mesures disciplinaires qu’il comprend ». VENDREDI 23 DÉCEMBRE 2005 Bleu Rouge Noir Jaune Rouge – Quelles « choses » ? – En France, quand il y avait des Noirs dans l’équipe adverse, nos supporters les insultaient. Je ne comprenais pas que mes dirigeants tolèrent ça. Mais au stade, même en tribune présidentielle, on a toujours accepté d’entendre des mots que l’on ne dit pas ailleurs. Moi, comme les autres joueurs noirs de l’époque, je me disais que c’était un moyen de déstabiliser l’adversaire et je faisais avec. Mais je n’avais pas envie d’emmener mon fils au stade. À force de tolérer cela à petites doses, le problème a pris de l’ampleur. Aujourd’hui, le contexte social est plus complexe, les joueurs étrangers plus nombreux et Arrivé en Italie à quinze ans, Marc Zoro a joué à la Salernitana avant de rejoindre Messine en janvier 2002. Le 27 novembre, lors de la venue de l’Inter, le défenseur ivoirien a décidé de dire stop : las d’entendre les supporters milanais l’insulter et faire des cris de singe lorsqu’il touchait le ballon, il a voulu quitter le terrain. Il est revenu sur sa décision à la demande de ses partenaires et de certains de ses adversaires (ici Adriano). (Photo Richiardi/Presse Sports) Juillet 1981 : l’Ivoirien François Zahoui, recruté par Ascoli, devient le premier Africain à évoluer en Italie. Il est surnommé le « Petit Nègre » par le président du club. 1989 : l’Udinese renonce à engager le joueur israélien Ronny Rosenthal en voyant des insultes antisémites sur les murs de la ville (« Rosenthal au four ! ») Mars 1990 : des supporters de l’Inter sont arrêtés pour l’agression d’étrangers. Le dimanche suivant, un drapeau nazi est déployé dans les tribunes de San Siro. 21 janvier 1992 : à Rome, des NordAfricains sont attaqués à coups de couteau par des ultras de la Lazio. Été 1992 : la Lazio engage un joueur noir, l’international néerlandais Aaron Winter. Près du centre d’entraînement, des inscriptions « Winter Raus » apparaissent sur les murs. Ces insultes cessent après que le joueur a assuré qu’il n’est pas d’origine juive. Avril 1996 : les dirigeants du Hellas Vérone (Serie B) annoncent l’engagement du joueur noir Michael Ferrier (originaire du Surinam) en cas de montée. Lors du derby face au Chievo, des ultras du Hellas habillés comme des membres du Ku Klux Klan exhibent un mannequin noir habillé en footballeur, pendu, accompagné d’une banderole : « Le Noir, ils vous l’ont offert. Maintenant, il doit nettoyer le stade. » Le club renoncera à engager le joueur. Décembre 1998 : un arbitre dit à Oshadogan, métis et international Espoirs italien de Foggia (Serie C) : « Tu n’es qu’un Marocain, tu ne peux pas comprendre. » Recruté par l’AS Rome, il en part rapidement, après avoir été accueilli par cette banderole : « Non à la mondialisation dans le calcio. Italien ? Non, nègre ! Oshadogan raus ! » Février 2000 : Bari-Torino. Une bagarre éclate entre le Turinois Diawara et le joueur de Bari Garzya. Le premier est soupçonné d’avoir craché sur le second. Eugenio Fascetti, entraîneur de Bari, livre ce commentaire : « Son crachat pourrait être infecté. Certains feraient mieux de rester chez eux. » 17 octobre 2000 : lors de LazioArsenal, Vieira est victime d’insultes racistes de la part de Mihajlovic, suspendu deux matches par l’UEFA. 30 janvier 2001 : le président du Hellas Vérone, Giambattista Pastorello, déclare qu’il ne peut pas engager de joueur noir à cause de ses supporters. 29 avril 2001 : lors de Roma-Lazio, une banderole sortie dans le virage de la Lazio désigne ainsi les adversaires : « Équipe de Noirs, virage de Juifs. » 26 mai 2001 : des supporters de Trévise quittent le stade en criant : « Nous ne voulons pas du Noir », lorsque leur entraîneur fait entrer le Nigérian Omolade. Lors du match suivant, les joueurs de Trévise se maquillent le visage en noir pour afficher leur soutien à Omolade. Décembre 2004 : le stade de la Lazio est suspendu en raison notamment d’insultes racistes de la part des supporters lors d’un match de Coupe de l’UEFA face au Partizan Belgrade (2-2). 6 janvier 2005 : Paolo Di Canio, le joueur de la Lazio, qui ne cache pas son adhésion aux idées fascistes, effectue le salut fasciste en se tournant vers ses supporters. La Fédération lui inflige une amende de 10 000 euros. 27 novembre 2005 : le joueur ivoirien de Messine Marc Zoro ne supporte plus les cris de singe que lui lancent des supporters de l’Inter. Il décide de quitter le terrain. Des joueurs le persuadent d’y renoncer. 11 décembre 2005 : Di Canio effectue à nouveau le salut fasciste à la fin d’un match à Livourne, bastion communiste. La Fédération a ouvert une enquête. Le joueur a récidivé samedi dernier, à Rome, face à la Juve, et pris un match de suspension. – C. Ru. Bleu Rouge FRANÇOIS ZAHOUI, premier Africain à avoir évolué en Serie A, demande aux autorités une plus grande fermeté. « AVEZ-VOUS ÉTÉ victime de racisme lors de vos deux saisons en Italie ? – Je n’ai jamais connu les cris et les insultes qui existent aujourd’hui. Juste une grande curiosité. J’étais le premier Noir que mes coéquipiers rencontraient. J’étais aussi le premier en ville et des enfants demandaient à me toucher. Mais cela faisait plutôt de moi le chouchou. Ce qui se passe aujourd’hui me désole. Mais je pense que cette dérive n’est pas propre à l’Italie. Quand j’ai joué en France, j’ai entendu des choses dans les stades qu’on n’aurait pas dû accepter. On a toléré trop de choses dans le foot et on le paye aujourd’hui. (1) Le nombre d’immigrés était de 355 431 en 1982 et de 1 388 000 en 2000. D’importantes vagues de régularisations onteu lieu depuis, dont une d’environ 700 000 personnes en 2003. Ces dernières années, les flux les plus importants provenaient d’Albanie, du Maroc et de Roumanie. (2) Le parti dirigé par Umberto Bossi réclame une autonomie pour les régions du Nord et reproche à l’État de trop assister les régions du Sud. (3) Il a publié un livre sur le sujet avec Antonio Smargiasse : Calcio et Neocalcio, géopolitique du foot en Italie. (4) Formation d’extrême droite, ouvertement fasciste, fondée en 1997. Dans son programme figure le rapatriement des immigrés dans leur pays. Jaune Bleu Jaune En Italie, la politique a toujours été très présente dans les stades. Jusque dans les années 1970, la gauche, et surtout le Parti communiste, encadrait et servait de référence à de nombreuses associations d’ultras. « Après 1968, le discours de la gauche est devenu plus intellectuel, explique le sociologue romain Guido Liguori, qui étudie les aspects sociaux du foot (3). Elle s’est mise à regarder le foot comme une chose sans grande importance et a laissé l’espace libre pour des formations populistes et d’extrême droite qui n’avaient pas honte de “travailler” au stade. » En 2000, Roberto Fiore, un des leaders de Forza Nuova (4), groupe d’extrême droite, expliquait ainsi sa stratégie envers les ultras : « Le stade est un aspect du tissu social dans lequel nous faisons un travail politique. Cela nous fait plaisir d’être une référence pour ces garçons. La gauche, mais aussi la soi-disant droite les traitent comme des rebuts de la société qu’il faut au mieux éduquer. Nous nous efforçons de donner des valeurs et des racines à leur colère. » Des petits groupes de militants politiques très organisés ont ainsi infiltré les virages avec pour seul but de faire passer leurs idées, mais en prenant bien soin de placer la passion pour le club au premier plan. Si la Lazio – confrontée au problème depuis les années 1970 – et l’Inter apparaissent aujourd’hui comme les plus touchées, l’extrême droite travaille dans tous les s tades. L’AS Rome, dont les virages étaient réputés à gauche, n’y a pas échappé. L’année dernière, les ultras les plus politisés des deux clubs romains ont même fêté le nouvel an ensemble. En 1981, le Championnat italien ne comptait que onze joueurs étrangers. Parmi eux, l’Ivoirien François Zahoui, recruté par Ascoli. En deux saisons,le premier Africain d’Italie n’a été aligné qu’à onze reprises en Serie A avant de partir pour la France, où il a joué à Nancy et Toulon. Il est aujourd’hui entraîneur de l’Africa Sports, à Abidjan. CÉLINE RUISSEL (avec G. Vi.) CHRONOLOGIE L’EXTRÊME DROITE INFILTRE LES VIRAGES « On a toléré trop de choses » mencent et l’arrêter définitivement si cela continue », préconise Evra. « Priver les ultras de match, c’est ce qui les touche le plus, confirme Parks. À Vérone, le stade a été suspendu une fois en raison des insultes racistes et, dans les semaines qui ont suivi, celles-ci s’étaient calmées. » Mais la Fédération ne semble pas prête à généraliser une telle sanction. « Avant d’arrêter une partie, il faut considérer si les insultes viennent d’une majorité ou d’une minorité, assure Franco Carraro. Ce ne serait pas juste de punir une équipe et une ville à cause de l’ignorance de quelques-uns que nous devons éloigner des stades. » Noir Noir « Ici, ils ont déjà du mal à se supporter entre eux, alors pourquoi ce serait différent pour les immigrés ? » Cette phrase, prononcée – sous couvert d’anonymat – par un Français évoluant dans le Championnat italien, sonne volontairement comme une provocation. Mais elle a le mérite de planter un décor très différent du contexte français. L’unité italienne date de 1861 et le concept d’une nation unique reste abstrait pour nombre de ses habitants, souvent très attachés à leur région. Le clivage le plus fort oppose le Nord au Sud et insulter quelqu’un pour son origine est chose courante. Des « terroni » (« culs-terreux ») infligés aux Napolitains aux « Slavi di merda » (« Slaves de m... ») lancés aux gens du Frioul, cette réalité a été observée de près par l’écrivain anglais Tim Parks, installé à Vérone depuis près de vingt-cinq ans, professeur à l’université de Milan et supporter du Hellas (Serie B), dont les ultras sont réputés comme les plus durs et racistes d’Italie. Pendant la saison 2000-01, il a fait tous les déplacements avec le groupe des Brigate Gialloblu et raconté cette expérience dans le livre Une saison de Vérone. « Les Italiens s’insultent à longueur de journée, dit-il. Au stade, c’est la meilleure façon de déstabiliser l’adversaire et l’insulte territoriale est la règle. Cela devient grave quand l’insulte est raciale. Il y a quelques semaines, j’ai failli quitter le stade tant les cris de singe me mettaient mal à l’aise. Mais cela relève de l’inconscience, de l’ignorance aussi, car ces supporters n’ont pas grandi dans une société multiculturelle comme les Anglais et les Français. » Patrice Evra l’a constaté à Marsala, en Sicile (Serie C1, équivalent du National), où il a joué lorsqu’il avait dix-huit ans. « J’étais le seul Noir du Championnat, raconte le Monégasque, né à Dakar. Des gens m’invitaient chez eux juste parce qu’il n’avaient jamais vu quelqu’un comme moi. Quand j’ai eu mon premier téléphone portable, certains m’ont demandé si je savais m’en servir. Je crois qu’ils en étaient restés aux documentaires sur les Papous dans la jungle. C’est dommage, mais cela relève surtout de l’ignorance. J’ai entendu des cris de singe au stade, mais, dans la vie de tous les jours, je ne me suis jamais senti agressé. Et, quand quelqu’un m’appelait “nero” (le Noir), je le surnommais “bianco” (Blanc). » L’expérience de l’Ivoirien Serge Dié fut plus douloureuse. En 2001, l’ancien Niçois a quitté Avellino (Serie C1) après avoir été agressé par des supporters remontés par les mauvais résultats et qui lui reprochaient de ne plus avoir la tête au club. « La police avait dû intervenir, se souvient-il. Le club voulait que je reste, mais, moi, je trouvais cela trop dangereux. » « Ici, l’immigration, surtout noire, est une expérience nouvelle (1), avec tous les blocages que cela comporte, reconnaît Parks. La France et l’Angleterre ont connu ça il y a quarante ans et n’ont pas encore réglé tous leurs problèmes. Elles n’ont donc pas le droit de juger l’Italie d’aujourd’hui. » En France, selon une étude commandée par la Commission nationale consultative des droits de l’homme, publiée lundi dernier par le Monde, une personne sur trois « dirait d’elle-même qu’elle est raciste ». L’intégration à l’italienne ne se déroule pas sans heurts. Dans beaucoup d’esprits, le Noir reste le vendeur ambulant. Les discriminations dans la recherche d’un emploi ou d’un logement sont accentuées dans les régions du Nord, comme la Vénétie (où se situe Vérone), où la Ligue du Nord (2) a rassemblé plus de 43 % des voix lors des dernières élections régionales, en 2003. « Lorsque ma femme cherchait une chambre en ville pour un Américain, plusieurs personnes lui ont demandé s’il était noir, se souvient Parks. Le problème, c’est que les autorités ne montrent pas l’exemple. Très peu de gens de couleur sont embauchés dans le sect eur public. » Le 5 décembre dernier, la Cour de cassation a annulé la condamnation pour « injure aggravée par des motifs de haine raciale » d’un habitant de Trieste âgé de vingt-cinq ans qui avait traité une personne de « sale nègre ». La Cour a considéré que ces mots ne traduisaient pas une discrimination, mais exprimaient une « réaction générique d’antipathie ». Comme si la proximité politique dépassait les rivalités traditionnelles. Un phénomène que semble confirmer l’apparition de banderoles à la gloire de Di Canio dans le virage réservé aux supporters de la Juventus, samedi dernier à Rome, lors de Lazio-Juve (1-1). Qu’est-ce que l’extrême droite vient chercher dans les stades ? D’abord un espace où elle peut s’exprimer avec une certaine impunité. « Contrairement à l’Angleterre, les virages restent des zones où tu peux faire ce qui est interdit ailleurs, par exemple fumer de la drogue ou sortir un drapeau nazi, explique Tim Parks. Les policiers se risquent rarement au cœur de la tribune. » Deuxième avantage : la visibilité. « La grande majorité du virage n’adhère pas aux idées de ces petits groupes, mais elle est utilisée par eux, a ss ure Guido Liguori. Quand un drapeau est porté par quelques hommes, on a l’impression que tous les gens autour sont associés à ce geste. Et puis, ils utilisent parfaitement les médias. Une banderole raciste exposée quelques minutes dans un stade a toutes les chances d’être reprise par tous les médias européens. C’est un moyen de propagande très efficace. » Les virages sont un terrain d’autant plus accessible aux formations d’extrême droite que la culture ultra se fonde elle aussi sur une logique 7 Bleu Rouge Noir Jaune FOOTBALL JOURNAL DES TRANSFERTS Di Vaio s’annonce à Monaco Hier, l’attaquant italien de Valence a déclaré rejoindre, pour un prêt de six mois, l’ASM, qui refuse de confirmer pour l’instant. COMME PRÉVU, Marco Di Vaio a annoncé hier matin son départ de Valence pour un prêt de six mois avec option d’achat (estimée à 6 millions d’euros) à l’AS Monaco, au cours d’une conférence de presse donnée en toute décontraction dans les installations du club valencian, avec une petite coupe de champagne pour fêter ses adieux. Comme prévu, aussi, l’ASM n’a pas souhaité confirmer l’arrivée de l’attaquant italien (29 ans, 23 sélections), repoussant toute annonce officielle à l’ouverture du mercato, le 1er janvier 2006. « C’est en très bonne voie, mais ce n’est pas fait », insiste Gérard Brianti, vice-président de l’ASM, en charge du recrutement. Après s’être donné du mal tout l’été pour dénicher un attaquant (Baros, Fred, Djibril Cissé, Lucarelli furent notamment approchés) puis vu peiner Chevanton et Adebayor pour trouver le chemin des filets, Monaco semble pourtant avoir réussi un joli coup en attirant Di Vaio, très peu utilisé cette saison par Quique Sanchez Flores, son entraîneur à Valence, et également convoité par l’Inter, l’OM et plusieurs clubs anglais. « Je souhaitais rejoindre un club où il y avait une place pour moi, expliquait hier le Romain, formé à la Lazio. J’ai discuté avec Francesco Guidolin, l’entraîneur de Monaco, et nous nous sommes mis d’accord. Je vais avoir l’opportunité de jouer et c’est pour moi le plus important. Monaco est une bonne équipe et je suis impatient de débuter avec eux. » Guidolin est ravi Après une première saison correcte à Valence (29 matches et 11 buts), Marco Di Vaio (ici opposé au gardien de Numancia Juanma Barrera) a ensuite été victime de l’efficacité du duo Villa-Aimar en pointe et ses apparitions se font faites plus rares. « Je souhaitais rejoindre un club où il y a une place pour moi », dit-il. Le voilà donc à Monaco. (Photo José Jordan/AFP) Marco DI VAIO Italie Vingt-neuf ans ; né le 15 juillet 1976 à Rome. 1,78 m ; 76 kg. Attaquant. Clubs : Lazio Rome (1993- nov. 1995), Hellas Vérone (nov. 1995-1996), Bari (1996-1997), Salernitana (1997-1999), Parme ( 19 9 9- 2 0 02 ) , J u v e n t us T u r i n (2002-2004), Valence CF (ESP, depuis 2004). Palmarès : champion d’Italie (2003), vainqueur de la Coupe d’Italie (2002) ; vainqueur de la Supercoupe d’Europe (2004). 1re sélection : Italie-Maroc (1-0), le 5 septembre 2001. 14 sélections, 2 buts. 176 matches, 74 buts en Serie A ; 70 matches, 25 buts en Serie B ; 34 matches, 11 buts en Liga ; 27 matches,8 buts en Ligue des champions ; 21 matches, 12 buts en Coupe de l’UEFA. STÉPHANE KOHLER (avec Y. R.) LA QUESTION DU JOUR L’arrivée de l’attaquant italien Marco Di Vaio à Monaco est-elle un vrai plus pour le Championnat de France de Ligue 1 ? contrat de l’international portugais s’élèverait à au moins 10 millions euros. Et son salaire actuel à Moscou atteint les 300 000 euros mensuels net d’impôt. Monaco peut-il s’aligner ? Pas évident. Le club de la Principauté trouverait peut-être les moyens de financer cette arrivée en cas de départ d’Emmanuel Adebayor. L’arrivée de Di Vaio pourrait le précipiter, même si Guidolin assure : « “Cheva” (Chevanton) et Emmanuel restent avec nous. On a besoin de plusieurs attaquants puisqu’on a des ambitions dans quatre compétitions. » En tout cas, Monaco ne le laissera pas partir à moins de 8 millions d’euros, prix réclamé à West Ham l’été dernier. Le joueur n’est pas contre un transfert à cinq mois de la Coupe du monde. L’Angleterre apparaît comme la destination la plus plausible pour l’attaquant togolais. – D. D. (avec S. K.) Pancrate tout près d’Auxerre Après avoir repoussé les sollicitations de Nancy, Fabrice Pancrate se retrouve tout proche de l’AJ Auxerre. Le club bourguignon a entamé hier des discussions avec les dirigeants parisiens sur la base d’un transfert dont l’indemnité devrait avoisiner les 2 millions d’euros. Les négociations, qui se poursuivaient hier soir, pourraient aboutir aujourd’hui. L’attaquant, lié au PSG jusqu’en 2008, signerait alors avec l’AJA un contrat dont la durée s’élèverait a priori à trois ans et demi. – J. T. BORDEAUX : RICARDO COMPTE SUR DARCHEVILLE. – Ricardo a déclaré avoir eu une conversation avec Jean-Claude Darcheville avant la rencontre de Coupe de la Ligue contre Nantes (3-1), mardi, au sujet d’un éventuel départ. « Il m’a dit qu’il avait envie de rester et je ne pense pas qu’il va partir », a précisé l’entraîneur bordelais, qui a ajouté ne pas attendre ni avoir demandé de changement, à moins d’un départ imprévu. Jean-Claude Darcheville, en fin de contrat en juin 2006, a reçu une proposition des Glasgow Rangers. – L. L. SAINT-ÉTIENNE : MAZURE DANS L’ATTENTE. – L’attaquant stéphanois Sébastien Mazure ne sait pas encore si son avenir à court terme passe par Saint-Étienne. « Je dois avoir une conversation avec Élie Baup pour savoir quelles sont ses intentions me concernant, explique le joueur. Pour le moment, je suis un peu dans le flou. » Plusieurs clubs de Ligue 1 seraient intéressés. – D. D. LE REAL MADRID VEUT LUQUE. – Le Real Madrid aimerait se faire prêter jusqu’à la fin de la saison l’attaquant espagnol de Newcastle Albert Luque, selon la radio Cadena Ser. Luque, gaucher de vingt-sept ans, a ESPAGNE (17e journée) PORTUGAL (16e journée) MARDI FC BARCELONE CELTA VIGO 2-0 Eto'o (38e, 57e) MERCREDI REAL MADRID 1-2 Ronaldo (68e) SANTANDER Ayoze (21e) Melo (28e) BETIS SÉVILLE 3-0 ALAVÉS Fernando (45e+ 3) Xisco (64e) Joaquin (86e) SARAGOSSE 3-2 Ewerthon (49e s.p., 58e) D. Milito (77e) LA COROGNE Etxeberria (47e) Tristan (85e) REAL SOCIEDAD ATHL. BILBAO Lacruz (21e) 1-2 ESP. BARCELONE Fredson (76e) Armando Sa (83e) 2-0 CADIX 1-0 FC SÉVILLE MALAGA 0-0 VILLARREAL VALENCE CF 3-0 MAJORQUE Gabilondo (7e) Xabi Prieto (75e s.p.) GETAFE Güiza (37e) Albelda (46e) Villa (66e) Fabio Aurelio (80e) HIER OSASUNA R. Garcia (29e) Romeo (34e) 2-1 été transféré du Deportivo La Corogne à Newcastle à la fin août pour 14 millions d’euros, avec un contrat portant sur cinq saisons. WEST HAM RÊVE DE SAHA. – Selon The Daily Mirror, le manager de West Ham, Alan Pardew, serait disposé à aligner 11 millions d’euros pour engager l’attaquant international français de Manchester United Louis Saha. DIABATÉ EN CONTACT AVEC CLERMONT. – Clermont Foot, dixneuvième et avant-dernier de Ligue 2, est en contact avancé avec Lassina Diabaté. Champion de France 1999 avec Bordeaux, le milieu défensif international ivoirien s’entraîne actuellement avec la réserve girondine. À trente et un ans, l’ancien joueur d’Auxerre, Portsmouth et de l’AC Ajaccio garde toujours l’ambition de retrouver les Éléphants à six mois de la Coupe du monde. – H. P. ATL. MADRID M. Petrov (26e) Classement Pts J. G. N. P. p. c. Diff. 1. FC Barcelone ... 40 17 12 4 1 43 14 +29 2. Osasuna ............ 38 17 12 2 3 25 16 +9 3. Valence CF ....... 32 17 9 5 3 26 17 +9 4. Villarreal ............ 30 17 8 6 3 25 16 +9 5. La Corogne ....... 29 17 8 5 4 24 16 +8 6. Real Madrid ..... 29 17 9 2 6 29 19 +10 7. Celta Vigo ......... 26 17 8 2 7 18 21 -3 8. FC Séville ......... 26 17 7 5 5 17 13 +4 9. Getafe ................ 24 17 7 3 7 23 23 0 10. Real Sociedad . 21 17 6 3 8 26 34 -8 11. Saragosse ......... 21 17 4 9 4 20 22 -2 12. Atl. Madrid ....... 19 17 4 7 6 18 19 -1 13. Santander ......... 19 17 4 7 6 14 20 -6 14. Esp. Barcelone . 18 17 4 6 7 15 21 -6 15. Malaga .............. 17 17 4 5 8 22 23 -1 16. Majorque ........... 16 17 4 4 9 16 28 -12 17. Athl. Bilbao ....... 15 17 3 6 8 18 23 -5 18. Betis Séville ...... 15 17 3 6 8 13 24 -11 19. Cadix ............... 14 17 3 5 9 11 21 -10 20. Alavés .............. 12 17 2 6 9 14 27 -13 BUTEURS.– 1. Eto’o (FC Barcelone), 17 buts ; 2. Ronaldinho (FC Barcelone) ; Villa (Valence CF), 10 buts ; 4. Tristan (La Corogne) ; Ronaldo (Real Madrid), 9 buts ; 6. Baiano (Celta Vigo) ; Riquelme (Villarreal), 7 buts, etc. PROCHAINE JOURNÉE. – Samedi 7 et dimanche 8 janvier 2006 : Villarreal Real Madrid, FC Séville - Malaga, CadixGetafe, Celta Vigo - Real Sociedad, Esp. Barcelone - FC Barcelone, Athl. Bilbao L a C o r o g n e , A l av é s - S a r ag o s s e , Majorque - Betis Séville, Atl. Madrid Valence CF, Osasuna-Santander. 1880 100% laine MARDI 1950 50% laine 50% coton 1970 20% laine 80% coton 2000 20% acrylique 80% coton SportingPortugal - Rio Ave ................. 3-0 MERCREDI Paços Ferreira- Maritimo Funchal ...... 1-2 U. Leiria - Naval ................................... 2-1 AcadémicaCoimbra - Belenenses....... 0-1 Gil Vicente - Braga .............................. 2-1 V. Setubal - Benfica ............................. 0-1 HIER Boavista - Nacional Funchal ............... 0-3 Penafiel- Estrela Amadora ................. 0-1 Guimaraes- FC Porto .......................... 0-2 Classement : 1. FC Porto, 37 pts ; 2. Nacional Funchal, 33 ; 3. Benfica, 31 ; 4. Sporting Portugal, 30 ; 5. Braga, 29 ; 6. V. Setubal, 29 ; 7. Boavista, 23 ; 8. Maritimo Funchal, 21 ; 9. U. Leira, 21 ; 10. Paços Ferreira, 21 ; 11. Belenenses, 20 ; 12. Rio Ave, 20 ; 13. Estrala Amadora, 19 ; 14. Academia Coimbra, 18 ; 15. Gil Vicente, 17 ; 16. Guimaraes, 14 ; 17. Naval, 11 ; 18. Penafiel, 7. Retrouvez absolument toutes les évolutions du football de 1870 à nos jours. Du 26 au 31 décembre dans L’Équipe. PAYS-BAS (Coupe, 8es de finale) MARDI : PSV EINDHOVEN - Twente, 3-0 ; MAASTRICHT VV (D 2) - Willem II, 3-1 ; HELMOND SPORT (D 2) - Ajax Amsterdam B (D 3), 2-1 ; HEERENVEEN - VVV Venlo (D 2), 2-0. MERCREDI : RODA JC - Feyenoord, 1-0 ; AZ ALKMAAR - NEC Nimègue, 2-0. HIER : FC Eindhoven (D 2) - AJAX AMSTERDAM, 1-6 ; GRONINGUE - FC Volendam (D 2), 3-0. En capitales les clubs qualifiés. Les quarts de finale aurontlieu le mercredi1erfévrier. légende le sport. VENDREDI 23 DÉCEMBRE 2005 PAGE 7 P Bleu Rouge Noir Jaune Rouge APRÈS AVOIR OBTENU le prêt de l’attaquant italien Marco Di Vaio, l’AS Monaco pourrait réaliser un second gros coup lors du prochain mercato. Gérard Brianti, le vice-président du club, est actuellement en Russie, où il négocie avec le Dynamo Moscou le transfert du milieu international portugais Maniche. Âgé de vingt-huit ans, le vainqueur de la Ligue des champions avec le FC Porto, contre Monaco en finale (3-0), en 2004 n’est pas heureux en Russie, où il n’a joué que douze matches de Championnat (2 buts). Arrivé l’été dernier en échange de 16 millions d’euros, il ne s’est jamais vraiment adapté à son nouveau mode de vie. Un retour en Europe occidentale ne serait pas pour lui déplaire. Milieu défensif physique et très polyvalent, Maniche correspond au profil recherché par l’entraîneur italien Francesco Guidolin. Seulement, le rachat des deux dernières années de Bleu Rouge Jaune L’ASM veut aussi Maniche Jaune Pour voter, connectez-vous sur www.lequipe.fr ou envoyez OUI ou NON par SMS au 61008 (0,34 euro + coût d’un SMS). Noir Bleu Noir Moins prudent que ses dirigeants ou peut-être pas au courant des consignes de silence, Guidolin a lui aussi exprimé sa satisfaction depuis son lieu de vacances : « C’est une nouvelle importante pour le club car Di Vaio est un très bon joueur, qui a prouvé ses qualités de buteur en Italie. Si on veut que Monaco ait de grandes ambitions, il nous faut avoir des joueurs bien placés au classement des buteurs. À Valence, il n’a pas eu de chance, mais j’espère qu’il va jouer comme il a su le faire en Serie A. C’est un attaquant rapide, technique, qui ne se contente pas d’attendre le ballon dans la surface. Il peut jouer seul en pointe ou en tournant autour d’un autre attaquant. Et c’est un bon gars, il ne posera aucuns problèmes. » Dithyrambique, Guidolin a le même agent que Di Vaio : Alessandro Moggi, fils de Luciano Moggi, directeur général de la Juventus. Après les réseaux de l’ère Campora et ceux de l’ère Deschamps, Monaco se tourne donc ouvertement vers la filière italienne, en l’occurrence la très puissante écurie Moggi. L’ASM devrait finalement prendre en charge la totalité de l’imposant salaire de Di Vaio (estimé à 200 000 euros mensuels à Valence), qui ne compte pas retourner en Espagne en juin prochain. Après une première saison correcte démarrée sous les ordres de Claudio Ranieri (29 matches et 11 buts), Di Vaio a ensuite été victime de l’efficacité du duo Villa-Aimar en pointe. Ranieri assure : « Marco ne m’a pas déçu, son passage en Liga n’est pas un échec et je n’ai aucun doute quant à sa réussite à Monaco. » Ce droitier au gabarit lambda (1,78 m ; 76 kg) avait éclaté à Parme au début des années 2000. « Il aime par-dessus tout jouer en contre et je n’ai pu que me féliciter de son sérieux et de son travail. On ne marque pas 35 buts en deux saisons de Serie A par hasard », se souvient Renzo Ulivieri, qui le dirigea à l’époque. Transféré à la Juventus en 2002 pour 26 millions d’euros, il démarra bien, mais un traumatisme crânien, des soucis tactiques et la concurrence de Trezeguet et Del Piero freinèrent sa progression, même s’il fut sacré champion d’Italie en 2003 et inscrivit 18 buts en deux saisons. Après le Championnat d’Europe 2004, il signa donc à Valence, pour 10,5 millions d’euros, sans parvenir à devenir incontournable, en club comme en équipe nationale, où Marcello Lippi ne fait plus appel à lui, lui préférant Gilardino, Toni, Cassano ou Iaquinta. À six mois de la Coupe du monde, Di Vaio, frais physiquement et autorisé à jouer les 16es de finale de la Coupe de l’UEFA avec l’ASM, cherchera donc à se relancer sur le Rocher, à moins d’un spectaculaire désaccord de dernière minute. 9 FOOTBALL Bleu Rouge Noir Jaune LIGUE DES CHAMPIONS HOMMES (1er tour, 7e journée) MAASEIK - CANNES : 2-3 Le joli casse de Cannes Mené deux manches à rien, le champion de France a encore trouvé les ressources pour s’imposer. MAASEIK - CANNES : 2-3 (25-19 ; 25-19 ; 23-25 ; 23-25 ; 11-15) POULE C MERCREDI 2 500 spectateurs environ. Arbitres : MM. Ilbeyli (TUR) et Antonov (BUL). Points marqués:210 (107 + 103).Durée: 1h 48’ (1er set : 24’ ; 2e : 21’ ; 3e :24’ ; 4e :25’ ; 5e :14’). MAASEIK.– 6 aces (Stoykov, 3) ; 16 contres gagnants (Wiebel, 8) ; 66/139 attaques gagnantes (Horstink, 22/43) ; 33 fautes directes (dont 17 au service). Six de départ : Pinheiro (3) puis Éloi ; Wiebel (16) puis Éloi ; Stoykov (18) ; Horstink (24) ; Van Dijk (12) puis Devoldre (3) ; Paulides (8) puis Roex (cap., 4). Libero : Lambourne. Entraîneur : A. Kristiansson. CANNES.– 3 aces (Meneau, J.-P. Ndaki Mboulet et Gibert) ; 8 contres gagnants (Gibert, 3) ; 63/133 attaques gagnantes (M. Novotny, 17/32) ; 23 fautes directes (dont 13 au service). Six de départ : Le Marrec (cap., 3) ; Meneau (5) ; Barca-Cysique (14) ; M. Novotny (19) puis Bernier (1) puis Berriri ; J.-P. Ndaki Mboulet (18) ; Gibert (14) puis Berriri. Libero : Schalk. Entraîneur : L. Tillie. MAASEIK – (BEL) de notre envoyé spécial TÉLÉVISION VOLLEY-BALL MAGAZINE BASKET BEACH SOCCER mique de succès, dans la continuité de nos deux matches face à Düren. » Invaincu depuis cinq rencontres (avec les succès en Championnat à Avignon et face à Montpellier), Cannes le miraculé tient désormais les clefs de son avenir européen entre ses mains. Une nouvelle victoire face à Vienne, le 4 janvier, devrait ainsi suffire à l’expédier en play-offs. Pour son adversaire du soir, en revanche, les choses se compliquent singulièrement, surtout que le club historique (fondé en 1960) de la province de Limbourg n’a pas remporté le moindre match de Ligue des champions à domicile – il a déjà étrillé en quatre sets par Düren et Trévise. Des considérations auxquelles la formation azuréenne ne songe guère ce matin. Après un début de saison poussif et malgré un fonds de jeu encore trop irrégulier, elle a tout de même réussi à se sortir d’une spirale négative, tant en Pro A qu’à l’étage Marek Novotny, ici à l’attaque face au Bulgare Kostadin Stoykov lors du match aller, a réclamé les ballons et les a bien utilisés pour aller chercher une victoire savoureuse car elle place Cannes en position idéale dans sa poule européenne. (Photo Serge Haouzi/Nice Matin/PQR) supérieur. Cette capacité de réaction confirme qu’il faudra continuer à compter avec Cannes en 2006. Voilà une bonne nouvelle pour le volleyball français. TENNIS RÉSULTATS Au lendemain de la suspension de Mariano Puerta, la presse de son pays reste sous le choc de la sanction. COUPE DE LA CEV HOMMES (8es de finale retour). – HIER : Czestochowa (POL) - TOURCOING, 0-3 (22-25, 14-25, 20-25) (aller, 2-3). Il y aura un duel franco-français en quart de finale de la Coupe de la CEV hommes puisque Tourcoing y affrontera Paris (match aller dans la capitale le 10, 11 ou 12 janvier 2006 ; retour dans le Nord la semaine suivante). Par conséquent, une équipe française participera à la finale à quatre (4 et 5 mars), dont l’organisateur sera désigné le 25 janvier. LE REGARD DUBITATIF, les mains posées sur les hanches, Mariano Puerta paraît groggy. Le cliché, qui date de Roland-Garros, est en une de Clarin, le quotidien le plus populaire d’Argentine. Le titre est plus qu’informatif : « Puerta : la sanction la plus dure de l’histoire du tennis. » Les huit ans de suspension infligés à Mariano Puerta ont assommé les Argentins et leur presse. La Nacion, un quotidien conservateur de Buenos Aires qui titre « Le cauchemar de Puerta », a même comparé cette sanction avec celle subie par Diego Maradona, contrôlé positif à l’éphédrine lors de la Coupe du monde de football 1994 : « Comme pour Diego Maradona en 1994, la sanction infligée à Mariano Puerta est l’un des coups les plus durs portés au sport argentin. » Le communiqué de presse envoyé par Mariano Puerta en toute fin de journée est bien entendu présent dans tous les quotidiens argentins. Le joueur y déclare : « Avec la décision de ce tribunal, j’ai sauvé mon nom et mon honneur de sportif, puisque le jugement stipule bien que je n’ai pas eu l’intention de tricher. La prise de ce produit a été accidentelle et non intentionnelle. Cette sanction est si injuste que le tribunal lui-même me conseille de faire appel. Je suis convaincu de mon innocence et prêt à poursuivre mon combat. » Si Mariano Puerta a réussi à contenir sa colère, ce n’est pas vraiment le cas de LIGUE DES CHAMPIONS FEMMES (1er tour, 7e journée). – POULE B. HIER : Kalisz (POL) - VG Istanbul (TUR), 2-3 (25-22, 22-25, 25-23, 14-25, 13-15). Classement : 1. Pérouse (ITA), 13 pts ; 2. Bakou (AZE) et VG Istanbul, 12 ; 4. Kalisz, 10 ; Tenerife (ESP), 9 ; 6. M. Zagreb (CRO), 7. Les trois premiers de chaque poule accèdent à un tour unique de play-offs à six. LE MONDIAL 2010 HOMMES EN ITALIE. – La Fédération internationale (FIVB) a annoncé hier avoir trouvé un accord avec son homologue italienne pour l’organisation du Championnat du monde hommes en 2010. En outre, la FIVB et la RAI se sont entendues sur l’exclusivité des droits de retransmission audiovisuelle ; un accord définitif devrait être signé en janvier prochain. Rappelons que les éditions 2006 féminine (du 31 octobre au 16 novembre) et masculine (du 17 novembre au 3 décembre) se tiendront au Japon. Par ailleurs, les Mondiaux 2007 de beach-volley auront lieu à Gstaad (Suisse). MONTPELLIER : TROIS JOUEURS À L’ESSAI. – Exit la piste Chmill ! Le joker médical ukrainien attendu à Montpellier a mis le cap sur les Émirats arabes unis. Les dirigeants du MUC sont donc repartis en quête de l’oiseau rare. Deux joueurs biélorusses et un croate sont attendus dans l’Hérault le lundi DOPAGE L’Argentine assommée GUILLAUME DEGOULET 26 décembre et participeront à la reprise de l’entraînement le mercredi 28. Après quelques jours d’essai, le club fera signer son joker médical et peut-être même son renfort du mercato. Les nouvelles sont rassurantes du côté de Loïc Geiler, opéré de l’épaule droite mercredi à Montpellier par le professeur Teissier. La blessure est moins grave que prévue et le jeune réceptionneur-attaquant (21 ans) pourrait reprendre l’entraînement dans trois mois. – R. Ber. IRM POUR SAMICA. – Le Poitevin Guillaume Samica passera un nouvel examen IRM aujourd’hui afin de déterminer la gravité de sa blessure à la cheville droite. Victime d’une entorse le 6 novembre, en Championnat, à Tours, le réceptionneur-attaquant avait repris la compétition le 10 décembre face à Paris, mais un examen IRM de contrôle passé le 13 avait révélé un œdème au niveau de l’astragale, le privant de All-Star Game le week-end dernier. ATHLÉTISME MOTO Eurosport 60 min « En garde ! » 19.30 Sport + 30 min MAGAZINE 20.00 son beau-père, Quique Estevanez, interviewé par le quotidien sportif Olé. Morceaux choisis : « La décision est absurde. C’est une belle connerie. Il doit être jugé sérieusement et non pas par la Fédération, qui ne prend que des décisions politiques. Il va continuer à se battre. Il s’entraîne en pensant à l’Open d’Australie. » Olé a d’ailleurs consacré, lui aussi, sa une à cette suspension. « Un mélange de comédie et de tragédie » Pour une fois, la petite balle jaune a donc eu sa première page dans un quotidien qui ne jure que par le ballon rond. On y voit Mariano Puerta à terre, le nez dans la terre ocre de la porte d’Auteuil, avec pour seul titre : « Out ! » Dans Olé comme dans La Nacion, le très controversé Dario Lecman, ex-haltérophile, préparateur physique de Puerta lors de RolandGarros, monte au créneau pour défendre son ami : « Mariano ne mérite pas ça. Jamais je n’ai rencontré un sportif qui s’entraîne si fort. Il est dur au mal. Sa défense est un peu naïve ? Pas du tout, je crois en ce que dit Mariano. » Un autre ami de Puerta, Gaston Gaudio, d’habitude peu loquace dans la presse, a lui aussi tenu à le soutenir publiquement : « Huit ans, c’est comme une suspension à vie pour un joueur de vingt-sept ans. Il venait de réaliser une année extraordinaire et il était revenu au tout premier plan. Recevoir une telle sanction, c’est le pire qui pouvait lui arriver. » Et Gaudio d’ajouter à propos du fantôme du dopage qui rôde autour du tennis argentin : « Les contrôles sont désormais si pointus qu’il est devenu impossible de contrôler tout ce que l’on fait dans une journée (sic). Peux-tu être certain de ce que contient ta nourriture ou ta boisson ? Tout peut arriver. » En tout cas, selon Olé, « cette fin d’année est une véritable pièce de théâtre pour le tennis argentin. Un mélange de comédie et de tragédie. David Nalbandian gagne le Masters quelques semaines avant que Mariano Puerta reçoive la plus lourde des sanctions dans l’histoire du tennis. » ALEXANDRE JUILLARD HINGIS MET LES BOUCHÉES TRIPLES. – Déjà annoncée partante pour le tournoi de Gold Coast (du 1er au 7 janvier 2006), Martina Hingis disputera deux autres épreuves dans l’hémisphère Sud : Sydney (du 8 au 14 janvier) et, surtout, l’Open d’Australie (du 16 au 29 janvier), tournois pour lesquels elle bénéficiera d’une invitation. « Nous sommes ravis de pouvoir de nouveau accueillir Martina chez nous et de lui offrir une wild-card », a indiqué Graig Watson, le directeur du tournoi de Sydney. Trois fois lauréate de cette épreuve (1997, 2001, 2002), la Suissesse, ancienne numéro 1 mondiale, avait annoncé fin novembre son retour à la compétition. FEDERER TAPE LE CENT. – À coup sûr numéro 1 mondial lundi, Roger Federer occupera alors ce rang pour la centième semaine de suite (il n’a pas été détrôné depuis le 2 février 2004). Le Suisse se positionnera ainsi en quatrième position dans l’histoire du classement ATP, derrière Jimmy Connors (160 semaines d’affilée), Ivan Lendl (157) et Pete Sampras (102), qu’il dépassera d’ailleurs dès la fin de l’Open d’Australie, quelle que soit sa performance à Melbourne. BEDANOVA À LA RETRAITE. – Daja Bedanova, 295e joueuse mondiale, a annoncé hier qu’elle mettait un terme à sa carrière. À vingt-deux ans, la Tchèque peine trop à se remettre d’une série de blessures. « Je suis profondément navrée de ce choix, mais tout est fini maintenant, a-t-elle confié au quotidien pragois Sport. Dans la situation actuelle, c’est la meilleure chose que je puisse faire. Il me reste à trouver un nouveau programme pour ma vie. » Seizième mondiale en juillet 2002, Bedanova avait remporté le tournoi de Bratislava (en 2000) et atteint les quarts de finale à l’US Open en 2001. ESPN CLASSIC SPORT. 19 heures. Foot. Finale C 1 1976 : Bayern Munich - Saint-Étienne. 60’. 20.10 France 3 10 min MAGAZINE 20.25 « Jour de rugby » Canal + 30 min Rediff. à 22 h 45 FOOTBALL 16.30 Sport + 30 min MAGAZINE 17.00 « Made in France » Rétrospective de la saison de supertourisme. Canal + Sport 115 min 2 e test-match 1994. Nouvelle-Zélande - France. RUGBY Canal + 100 min Rediff. à 21 h 20 Canal+ Sport Canal + 120 min Rediff. demain à 16 h 45 Canal+ Sport ESPN Classic Sport 60 min 04.30 NBA. Seattle Supersonics - Dallas Mavericks. 19.00 À voir. NBA + 120 min Rediff. demain à 7 h 30 ZAP Intéressant. 19.00 AB Moteurs 60 min 19.15 Coupe d’Europe des clubs champions 1992-1993. Marseille - AC Milan (ITA). 02.05 BASKET Eurosport 2 30 min « Racing & Rallye Action » Résumé de la saison (3 e partie). Eurosport 5 min NBA. Cleveland Cavaliers - Indiana Pacers. 19.00 Coupe d’Europe des clubs champions 1976. Finale. Bayern Munich (ALL) - Saint-Étienne. Voir article. 22.30 BASKET L’Équipe TV 26 min « The Euroleague Basketball Show » ESPN Classic Sport 90 min « L’invité olympique est...» Invitée : Carole Montillet. 19.00 « Match après match » Best of. Motors TV 30 min 21.00 MAGAZINE 18.45 TPS Foot 100 min 20.55 Sport + 90 min 18.25 Championnat de France Top 14. 13 e journée. Toulouse-Bourgoin. 20.45 Coupe de la Ligue anglaise. Quart de finale. Birmingham - Manchester United. Rediff. à 23 h 45 TPS Foot 75 min À ne pas rater. Les cases vertes correspondent aux retransmissions en direct. On ressort les beaux Verts Sport + 30 min TOUT LE SPORT Sport + 60 min Championnat de France Top 14. 13 e journée. Agen-Toulon. RUGBY « NBA Action » 15.00 Championnat du monde 2005 d’Enduro. Résumé de la saison. RUGBY MAGAZINE Sport + 90 min Sport + 90 min Corrida de Noël. À Issy-les-Moulineaux. FOOTBALL POULE B. HIER : Kladno (RTC) - Friedrichshafen (ALL), 0-3 (15-25, 20-25, 17-25). Classement : 1. Tours, 11 pts ; 2. D. Moscou (RUS), 9 ; 3. Friedrichshafen, 9 ; 4. Olympiakos (GRE), 8 ; 5. Kladno, 5. Les trois premiers de chaque poule accèdent à un premier tour de play-offs à douze. 12.00 Coupe d’Europe. À Moscou (RUS). MAGAZINE PROCHAINE JOURNÉE. – MERCREDI 4 JANVIER 2006 : Cannes-Vienne (19 heures) ; Düren-Maaseik (19 h 30). Exempt : Trévise. 10.30 Euroligue H. 1ere phase. Pau-Orthez - Partizan Belgrade (SEM). FOOTBALL Diff. — +6 +3 -4 0 -5 09.00 « Dakar Challenge » MAGAZINE P. — 1 2 4 3 4 LA SÉLECTION DE « L’ÉQUIPE » Ligue des champion H. 7 e journée. Cannes - Maaseik (BEL). MAGAZINE G. — 5 4 2 2 1 Ce soir 18 : 30 INFORMATION > LA GRANDE ÉDITION Michaël Jeremiasz sur le plateau de Gaëlle Millon > TENNIS FIORENTINA, Eintracht Francfort, Partizan Belgrade, Atletico Madrid, Leeds United, Borussia Mönchengladbach, FC Bruges, Malmö, AS Rome, Sampdoria Gênes, Bayer Leverkusen, AS Monaco. Ces clubs de football ont un point commun : chacun, dans son histoire, a joué une seule finale de la Coupe d’Europe des champions, la fameuse C 1 (devenue Ligue des champions pour accueillir nombre de battus), et l’a perdue. Une performance pour arriver à ce stade, certes, mais qui, défaite oblige, n’a rendu aucune de ces formations mythiques dans le pays dont elle dispute le Championnat. Un club pourtant a échappé au destin des douze précités : l’AS Saint-Étienne. Si les Verts ont eux aussi joué et perdu une seule finale de C 1, leur jolie aventure les aura élevés au rang de héros (qui allèrent jusqu’à défiler sur les Champs-Élysées après leur échec), avant qu’ils ne deviennent carrément mythiques dans le paysage du sport français. Ainsi, malgré la défaite, les nostalgiques de ces années vertes auront plaisir à retrouver aujourd’hui, grâce à ESPN, l’Hampden Park de Glasgow La hache de glace ARTE. Samedi, 13 h 15. Doc. Les Grands Duels du sport. 43’. AVANT DE DÉGUSTER LA BÛCHE de Noël demain soir, les fans de hockey pourront préparer leur palais en s’offrant un peu de glace dès le midi. Dans sa série des Grands Duels du sport, Arte programme en effet la « série du siècle » qui opposa, en 1972, la crème des hockeyeurs réunie pour la première fois sur une patinoire : Canada et URSS. Convoquant moult témoignages des protagonistes de l’époque, Jean-Christophe Klotz conte le récit passionnant de ces huit matches qui, en pleine guerre froide, dépassaient le cadre du sport. Une série à suspense au terme de laquelle la faucille et le marteau furent à une petite rondelle de jouer à coupecoupe avec la feuille d’érable, les pros de NHL se heurtant au collectif impressionnant du bloc soviétique et à ses contre-attaques fulgurantes. Jusqu’à ce que le buteur Paul Henderson, à 5-5 dans le match décisif à Moscou, ne vienne briser l’égalité entre les deux pays (3 victoires chacun, 1 nul) à 34’’ de la sirène, sauvant l’honneur national du Canada tout en stimulant les hormones de son partenaire Phil Esposito : « Quand Henderson a marqué ce but, de toute ma vie je n’ai jamais été aussi proche de rouler un patin à un mec ! » JOCELYN LERMUSIEAUX VENDREDI 23 DÉCEMBRE 2005 pour un résumé d’une heure de cette finale du 12 mai 1976. Le Saint-Étienne d’Herbin et de Larqué y affrontait le double tenant du titre, le Bayern Munich entraîné par Cramer et commandé par Beckenbauer. Que se passa-t-il précisément ? On vous le laissera redécouvrir – ou découvrir pour les plus jeunes. Ceux-ci noteront qu’à quelques secondes du coup d’envoi, des gamins pénétrèrent tranquillement sur la pelouse pour demander aux Verts des autographes. BERNARD DOLET L’ÉQUIPE TV 6. Édition du matin. 10. Édition de la journée. 11. Page rugby (rediff. à 14. et 16.). 18.30 La GrandeÉdition. 19. Match après match(rediff. à 20., 21., 22. et 0.15). Best of. 22.30 Édition de la nuit. INFOSPORT 6. La Matinale Sport. 10. Le Journal en continu. 18. La Grande Heure. LE COIN DES RADIOS Toute la journée. France Info. À 8 et à 38 de chaque heure, chronique sportive. 6.40 et 7.40 France Inter. 6.45 RTL. Le Journal des sports. 7.40 Europe 1. Sports. 16. RMC. Les Drôles de Dames (rediff. à 21.).18. RMC. Intégrale sport. 18. Sud Radio. Rugby & Compagnie. 18.53 RTL Mégasport. 19.30 RMC. Les Rétros sports 2005. 20. Europe 1. Europe Sport. 20. RTL. RTL Foot. PAGE 9 Bleu Rouge Noir Jaune Rouge ligne Laurent Tillie, l’entraîneur cannois. J’avais d’ailleurs prévenu les gars de cette éventualité juste après notre victoire à Düren. Dans la même situation, j’aurais peut-être aussi procédé ainsi. » Reste que cette situation interpelle quant à l’équité sportive : que feront ainsi les Trévisans lors de leurs derniers matches européens, contre Cannes et à Düren, début janvier ? « Les Italiens risquent de jouer à fond contre nous, car ils seront à domicile, et d’envoyer une équipe bis en Allemagne », poursuit Tillie. Autant d’interrogations qui n’intéressent guère le club de la Ville peinte, autour duquel bruissent des rumeurs relatives à l’organisation de la finale à quatre de la prestigieuse compétition, garantie d’une qualification directe pour le dernier carré continental. Officiellement, la Confédération européenne ne décidera de cette attribution qu’à l’issue de la phase de poule. Mais, dans ces conditions, on comprend mieux que conserver la première place du groupe ne soit pas l’une des priorités de Trévise ! – G. De. J. — 6 6 6 5 5 Bleu INTOUCHABLES jusqu’alors – cinq matches, autant de victoires –, les Italiens de Trévise, mathématiquement qualifiés pour les play-offs de la Ligue des champions, ont étrangement chuté mercredi soir à Vienne (1-3). Une défaite en forme de cadeau de Noël pour les joueurs de l’ex-entraîneur parisien Pavel Tresnak, gratifiés de leur premier succès européen cette saison, mais surtout un cadeau empoisonné pour les trois autres formations de la poule C (Cannes, Maaseik et Düren). Car le revers des Transalpins complique encore un peu plus les choses dans un groupe déjà fort indécis. Dans la capitale autrichienne, l’équipe de Daniele Bagnoli a évolué sans ses quatre éléments de classe mondiale (le passeur Valerio Vermiglio, le pointu Alessandro Fei, le réceptionneur Alberto Cisolla et le central brésilien Gustavo), restés chez eux et remplacés par quatre Espoirs. Cette configuration aura au moins eu le mérite de faire jouer le jeune passeur français Bertrand Carletti. « Ça ne m’étonne pas du tout, sou- Classement Pts — 1. Trévise ...................... 11 2. AS Cannes ............. 10 3. Maaseik .................... 8 4. Düren ........................ 7 5. Vienne ....................... 6 Jaune Rouge Jaune Trévise pose question Maaseik(BEL) - Cannes ............... 2-3 Exempt : Düren (ALL). Noir Bleu Noir IL FAUT CROIRE que Cannes voue une véritable passion aux tie-breaks. Face à Maaseik, le champion de France a disputé sa cinquième manche décisive en six rencontres de Ligue des champions ! Un exercice fort bien négocié hier soir sur le parquet flamand grâce à Marek Novotny, transfiguré dans l’ultime set. Parfois irritant, trop souvent inconstant depuis le début de la saison, le réceptionneur-attaquant tchèque a sorti une prestation de qualité au filet (7 sur 8 à l’attaque et 1 block gagnant face à Hortsink) pour offrir à ses coéquipiers un quatrième succès européen cette saison (3-2). Pas le plus brillant, ni le plus convaincant, loin de là. « On sait qu’on est télévisés alors on en profite, on fait durer le plaisir » , s’amusait Laurent Tillie, l’entraîneur azuréen, enfin détendu. « Les cinq sets, c’est notre marque de fabrique, abondait Loïc Le Marrec, son passeur. Certaines équipes déchirent tout le monde 3-0, nous, on bouffe les adversaires à l’usure. Cette victoire, inespérée, ce n’est pas loin d’être le casse du siècle ! Dans ce match, on est passé par tous les sentiments : on s’est engueulé, on a failli désespérer et puis, finalement, je peux vous dire que tout le monde est ravi d’être là ! » Une joie d’autant plus compréhensible que les Cannois sont passés tout près du KO. Menés deux manches à rien, les joueurs de Tillie semblaient dans l’incapacité de réagir face au jeu varié proposé par la formation flamande. Pas de block, trop peu de défense, aucun service gagnant : le collectif azuréen ne donnait pas le sentiment de disputer une rencontre capitale de Coupe d’Europe, dans une poule par ailleurs relancée par l’attitude du favori, Trévise, déjà qualifié pour le premier tour des play-offs, début février 2006 (voir par ailleurs). Et puis, brusquement, sans que l’on comprenne vraiment pourquoi, le jeu offensif de Maaseik s’est éteint. Un peu comme si, deux sets durant, les Belges avaient joué en surrégime. Une habitude dont les Flamands sont coutumiers cette saison dans leur Championnat, où ils se retrouvent assez largement distancés par Roulers, l’autre représentant national en Ligue des champions, et Lennick. « Au fil du match, on a aussi commencé à jouer plus intelligemment, analysait Marek Novotny. Quant à moi, j’ai besoin de jouer, de toucher des ballons au filet. Réceptionner, défendre, ça ne me suffit pas. Je suis d’abord un attaquant. Dès que Loïc m’a distribué davantage de ballons, je suis pleinement entré dans la partie. » Un léger ajustement tactique qui a beaucoup mieux fonctionné que les options retenues lors des premiers sets, à savoir surcharger le meilleur attaquant adverse Robert Hortsink de réceptions pour le fatiguer et ne pas hésiter à passer par le centre, quitte à forcer un peu les fixations. Beaucoup plus physique que ses coéquipiers, le puissant Néerlandais a en effet tenu le choc en réception. Et, doté d’un geste d’attaque d’une explosivité inouïe, il faillit éteindre toutes les velléités des champions de France. « Nous n’avons pas envie d’être tributaire des résultats de qui que ce soit pour nous qualifier, expliquait le capitaine Le Marrec. Alors nous avons refusé de céder. Nous sommes engagés dans une dyna- Vienne (AUT) - Trévise (ITA) ........... 3-1 HIER 10 BASKET EUROLIGUE HOMMES (1 er tour, 8e journée) Bleu Rouge Noir Jaune PAU-ORTHEZ - PARTIZAN BELGRADE : 77-69 Avec les bons vieux ! GROUPE A MERCREDI Bologne (ITA) - Vitoria (ESP)........ 86-66 Strasbourg- AEK Athènes ....... 70-66 HIER Kaunas(LIT) - Ljubljana (SLV) ...... 80-79 Bamberg(ALL) - Trévise(ITA) ...... 92-85 Emmené par ses anciens Frédéric Fauthoux et Thierry Gadou, Pau a remporté son deuxième succès européen. PAU – de notre envoyé spécial LA FLAMME DANSE toujours. Hier, l’Élan a empoché avec vaillance et entrain son premier succès à domicile en Euroligue depuis... janvier 2005 ! Un long jeûne que les Palois ont donc stoppé en croquant de tendres Belgradois, déjà scalpés à l’aller et orphelins hier de leur chef de famille, le pivot Dusan Milojevic, blessé à un genou et finalement resté au pays. Même si ce succès ne peut être rangé au rayon des performances du siècle, il fait forcément du bien aux têtes paloises. « C’est bien de gagner. On avait un peu perdu cette sensation », souriait d’ailleurs Didier Gadou, le coach de l’Élan. En plus, et ce n’est pas le plus mince des bénéfices, cette victoire permet de maintenir l’Élan en éveil dans la compétition. Avec un deuxième succès en huit matches européens cette saison, Pau reste en effet en course, à une victoire de Sienne, cinquième du groupe C, où il ne s’est incliné que de cinq points (77-72) à l’aller... Le ciel n’est donc plus si noir que cela. Mais on conviendra qu’hier le Partizan n’avait pas la puissance de feu d’un croiseur. Pau, lui, a été appliqué durant trente minutes. Soucieux de défendre haut, de mettre du rythme, de se glisser dans les intervalles, les Palois ont déchiré sans trop de mal le voile défensif serbomonténégrin, à tel point que Lonnie Cooper était déjà à dix passes à la mitemps ! « Lueur de fin d’année » Mais, pour installer l’Élan dans son beau costume de vainqueur, ce sont d’abord les deux papies de la maison, les gardiens du temple, Thierry Gadou et Freddy Fauthoux, qui prirent les affaires en main dans le deuxième quart-temps. Sur sa lancée du All-Star Game, le Petitou, Soulier d’Or du tir primé à Bercy, touchait deux cœurs de cible. Le frère du coach, lui, retrouvait ses jambes de jouvenceau, interceptait, perforait, agressait et dunkait ! « Didier a pioché dans le banc. Peut-être que l’on était un peu plus frais que les autres Très chers Spurs... LES RÉSULTATS Orlando-New Jersey, 85-96 ; PhiladelphieGolden State, 111-100 ; Indiana-LA Clippers, 97-75 ; New York-San Antonio, 96-109 ; Boston-Utah, 101-89 ; Memphis-Portland, 89-79 ; Minnesota - New Orleans/Oklahoma City, 88-69 ; HoustonToronto, 81-94 ; Denver-Washington, 110-116. LE FAIT DU JOUR Tony PARKER (18 points à 7/10 aux tirs, 4/7 aux l.f., 10 passes et 4 rebonds et 1 balle perdue en 29 minutes) et les Spurs, après deux défaites d’affilée, n’ont fait qu’une bouchée des Knicks qui enchaînent une septième défaite de rang. « On a remis les choses à leur place, résumait Parker, auteur de son quatrième double-double du mois. On a bien joué collectivement ce soir, avec plein d’énergie. » LES FRANÇAIS Boris DIAW pourrait reperdre sa place de titulaire au profit de Ja m es J o n es a f i n d’espacer un peu plus le jeu des Suns. LES NEWS Marcus Camby marche vers sa première sélection au AllStar Game. Même une absence de trois matches en raison d’une entorse d’un doigt n’a pas ralenti l’intérieur de Denver, encore omniprésent face à Washington avec 23 points, 11 rebonds, 6 interceptions et 4 contres. Steve Nash : « Il n’y a eu aucune offre officielle. Tout cela est né d’une question d’un journaliste anglais. Je n’ai rien demandé. Est-ce que je vais accepter ? Honnêtement, je n’en sais rien. C’est très loin, 2012. J’y réfléchirai quand il sera temps, mais je suis ouvert à toutes les propositions. Qui sait, j’aurai peut-être accepté une offre du Canada... » PARIS FAIT APPEL. – À la suite de la décision de la commission juridique et de discipline de la Ligue nationale – perte du match remporté à Strasbourg lors de la 9e journée de Pro A le 13 novembre dernier pour un problème de qualification de joueur –, le Paris Basket Racing a indiqué qu’il ferait appel et qu’il ne « souhaitait pas faire de commentaire ». Ce recours sera examiné par la chambre d’appel de la Fédération française. MIKE JONES À GRAVELINES. – L’ailier américain Mike Jones (30 ans, 1,92 m), en provenance de Brest, sera bien Gravelinois jusqu’à la fin de la saison, a confirmé le coach nordiste Fabrice Courcier. Dans l’effectif, il remplacera Marc Salyers. Le contrat devrait être officialisé par le BCM dès la reprise de l’entraînement, le 27 décembre. Pour Fabrice Courcier : « Il ne faut pas se fier aux dernières statistiques de Mike Jones sur les six derniers mois à Brest (14 pts, mais à 1/4 à 3 points de moy.), mais plutôt à ce qu’il a réussi les précédentes saisons à Fenerbahçe ou en Pro B à Nantes. Avec Gravelines, on peut espérer qu’il sera un point de fixation supplémentaire. » – H. L. c. — 572 582 627 585 612 598 606 649 LR Vilnius (LIT) - C. Zagreb (CRO). 80-52 HIER Sopot (POL) - M. Tel-Aviv(ISR) .... 59-81 EP Istanbul(TUR) - Milan(ITA) .... 85-57 Olymp. (GRE) - Barcelone(ESP) ... 80-68 Pts — 1. EP Istanbul .......... 14 Vilnius .................... 14 3. Tel Aviv ................. 13 4. Olympiakos ........... 12 Zagreb .................... 12 6. Barcelone ............. 11 7. Milan ...................... 10 Sopot ...................... 10 J. — 8 8 8 8 8 8 8 8 G. — 6 6 5 4 4 3 2 2 P. — 2 2 3 4 4 5 6 6 p. — 596 617 695 596 529 606 551 568 c. — 573 549 639 594 590 584 619 610 PROCHAINE JOURNÉE. – Mercredi 4 janvier : Milan - LR Vilnius, C. Zagreb Sopot. Jeudi 5 janvier : M. Tel-Aviv - Olympiakos, Barcelone - EP Istanbul. GROUPE C MERCREDI Panath. (GRE) - Ü. Istanbul .......... 85-69 Sienne(ITA) - CSKAMoscou........ 66-75 Malaga (ESP)- R. Madrid (ESP) ... 71-61 HIER Pau - P. Belgrade (SEM) ............. 77-69 Pts — 1. Panathinaïkos ...... 15 2. CSKA Moscou ...... 14 Malaga .................. 14 4. R. Madrid ............. 13 5. Sienne .................... 11 6. Pau-Orthez ........ 10 Ü. Istanbul ............ 10 8. P. Belgrade .......... 9 J. — 8 8 8 8 8 8 8 8 G. — 7 6 6 5 3 2 2 1 P. — 1 2 2 3 5 6 6 7 p. — 670 617 612 551 552 531 529 520 c. — 577 509 572 531 578 591 599 625 PROCHAINEJOURNÉE. – Mercredi 4 janvier : P. Belgrade - Sienne ; CSKA Moscou - Panathinaïkos ; Ü. Istanbul - Malaga ; Real Madrid - Pau-Orthez. KAUNAS - LJUBLJANA : 80-79 (20-19 ; 19-23 ; 20-17 ; 21-20) KAUNAS : Ginevicius (7), Freeman (14), T. Beard (11), D. Lavrinovic (19), Maciulis (4), Cota (5), Jankunas (7), Silinskis (2), Serapinas (8), Ayuso (3). Entr. : A. Sireika. LJUBLJANA : Poljak (7), Szewczyk (3), Rizvic (5), Rannikko (10), Morovic (5), Dijan (2), Halperin (17), Oliver (21), D. Drobjnak (9). Entr. : Z. Sagadin. BAMBERG - TRÉVISE : 92-85 (15-24 ; 27-25 ; 23-19 ; 27-17) BAMBERG : Ensminger (6), Mallet (20), Stafford (5), Helmanis (6), Garrett (17), Phelps (10), Archibong (5), Begley, Nelson (23). Entr. : D. Bauermann. TRÉVISE : Siskauskas (19), Soragna (7), Mordente (3), Slokar (7), Nicholas (28), Goree (4), P. Popovic (17). Entr. : D. Blatt. SOPOT - M. TEL-AVIV : 59-81 (16-19 ; 16-15 ; 14-20 ; 13-27) SOPOT : Nemeth (3), Masiulis (9), Dylewicz (4), Dalmau (8), Wojcik (7), Jagodnik (16), M. Andersen (3), Pacesas (3), Nordgaard (6). Entr. : E. Kijewski. M. TEL AVIV : Baston (11), Sharp (10), Vujcic (9), A. Parker (19), Burstein (8), Shason, Solomon (17), Penney (2), Arnold (2), Green (3). Entr. : P. Gershon. EP ISTANBUL - MILAN : 85-57 (20-12 ; 15-16 ; 22-17 ; 28-12) EP ISTANBUL : Arslan, Domercant (21), Prkacin (14), Abi, Yilmaz, Gonlum (3), Granger (13), Peker (5), M. Popovic (29). Entr. : O. Mahmuti. MILAN : Vukcevic (3), Schultze (12), Shumpert (6), Coldebella, Bulleri (14), Galanda (12), D. Fajardo, Calabria (10), Gigena. Entr. : L. Lardo. PAU. – Drozdov s’envole au dunk sous le regard de Rupert (à gauche) et malgré Suput (n° 8), c’est Pau qui termine l’année avec un sourire en Euroligue et confirme son succès de l’aller. (Photo Tadeuz Kluba/Sud-Ouest/PQR) HANDBALL À l’heure du hara-kiri Pontault entre Kos et Créteil UN ACCORD A ÉTÉ TROUVÉ, en début de semaine, entre l’arrière droit croate Igor Kos (28 ans), libéré par Flensburg (ALL), et l’US Créteil, qui pourrait donc aligner un redoutable buteur à la reprise du Championnat, en février prochain. Pourtant, le président Lentier n’a confirmé que des « contacts » avec l’ancien joueur de Chambéry et de Livry-Gargan. Et pour cause, ce recrutement est devenu incertain depuis que le joueur s’est souvenu avoir quelques devoirs auprès de Pontault-Combault : Kos s’était en effet engagé avec les Seine-et-Marnais, fin août 2005, mais le contrat signé était devenu caduc quelques jours plus tard. « Nous n’avons pas pu faire valoir ce contrat car nous n’avions pas obtenu la libération de son ancien club, Kozina », explique Armell Reffait, présidente de Pontault. Au dernier moment, Kozina avait préféré l’offre des Allemands de Flensburg. Quatre mois plus tard, les Pontellois ont toujours en main le contrat signé stipulant que sa validité est conditionnée par la libération de tout engagement. Et, surtout, Flensburg a décidé de libérer son joueur le 27 décembre. « Igor Kos a un contrat avec nous jusqu’à juin 2007, poursuit Armell Reffait. J’ai prévenu Créteil que je m’opposais à ce recrutement. » Sauf que Pontault a déjà engagé un joker à l’automne et ne peut déposer ce contrat à la Ligue nationale. « Je cherche à dissuader Igor Kos de revenir en France dans un club concurrent, poursuit la présidente. Maintenant, si un club nous propose de racheter ce contrat, je ne m’y opposerai pas. » L’affaire dépend surtout de la clause exacte mentionnée dans le contrat signé l’été dernier. Créteil pourrait aussi obliger Pontault à honorer ce contrat de travail (et donc à payer le joueur), mais ferait alors une croix sur ce recrutement précieux. – G. Lo. Mao Asada, quinze ans, favorite pour le titre de championne du Japon ce weekend. (Photo Richard Martin) par Mao Asada, qui, sans aucune pression, puisqu’elle ne peut participer aux Jeux en raison de ses quinze ans, pourrait tranquillement être sacrée championne du Japon et tenter au passage d’être la première femme à réussir deux triples axels dans un programme libre. – S. Tu. DAMBIER DANS L’ATTENTE. – Frédéric Dambier a été reçu hier pendant plus d’une heure en compagnie de son avocat et de l’avocat de la Fédération française par le conciliateur du CNOSF. « Je crois qu’il a compris les tenants et les aboutissants de cette affaire », estimait hier soir le patineur tourangeau, qui souhaite que le résultat du test de mardi lors duquel il a été exclu de la sélection pour les Championnats d’Europe soit invalidé. Il devrait être fixé ce matin au plus tard. HOCKEY SUR GLACE NHL (saison régulière). – VENDREDI : NY Islanders - New Jersey, 4-2 ; Columbus-Dallas, 3-5 ; Chicago-Nashville, 1-6 ; Calgary - Los Angeles, 2-5 ; Vancouver-Edmonton, 6-7 ; Anaheim Saint Louis, 6-3. CLASSEMENTS DES CONFÉRENCES. – Conférence Est : 1. Ottawa, 49 pts ; 2. Carolina, 46 ; 3. NY Rangers (leader de la Division Atlantique), 44 ; 4. Buffalo, 47 ; 5. Philadelphie, 43 ; 6. Montréal, 40 ; 7. Tampa Bay, 39 ; 8. Toronto, 37 ; 9. NY Islanders, 36 ; 10. New Jersey, 35 ; 11. Atlanta, 32 ; 12. Boston, 28 ; 13. Florida, 28 ; 14. Pittsburgh, 23 ; 15. Washington, 22. Conférence Ouest : 1. Detroit, 49 ; 2. Dallas, 45 ; 3. Vancouver (leader de la Division NordOuest), 44 ; 4. Nashville, 47 ; 5. Los Angeles, 45 ; 6. Edmonton, 44 ; 7. Calgary, 42 ; 8. Anaheim, 38 ; 9. Colorado, 37 ; 10. San José, 34 ; 11. Phoenix, 34 ; 12. Minnesota, 32 ; 13. Chicago, 28 ; 14. Columbus, 19 ; 15. Saint Louis, 18. ATAJEVAS EN SUISSE. – Libéré par Paris, l’arrière gauche lituanien Nerijus Atajevas (24 ans) a signé à Schaffhausen (Suisse). Le contrat prend effet au 1er janvier 2006 et court jusqu’au 30 juin 2007. LE MEILLEUR DES 50 FINALES DE COUPE D’EUROPE DANS UN DVD DE PRESTIGE OLYMPIAKOS - BARCELONE : 80-68 (23-12 ; 21-19 ; 13-15 ; 23-22) OLYMPIAKOS : Edney (16), Papamakarios (5) ; Lewis (7), Hatzis (8), Seibutis (2), Barlos (3), Vasilopoulos (8), Agadakos (2), Schortsanitis (8), Zizic (18), Harisis (3). Entr. : J. Kazlauskas. BARCELONE : Basile, Fucka (11), Trias (4), Marconato (8), S. Williams (17), Navarro (10), Vujanic (2), De La Fuente (12), Kakiouzis (2), Thornton (2), R. Grimau. Entr. : D. Ivanovic. BOXE CYCLISME Morelon renonce à l’Italie FIN NOVEMBRE, Daniel Morelon, retiré de ses fonctions d’entraîneur des sprinteurs français (pôle de Hyères), avait annoncé qu’il deviendrait, à partir de la mi-janvier, le nouveau coach du sprint italien sur piste, à la demande de Silvio Martinello, le DTN transalpin. Le Bressan, âgé de soixante et un ans et retraité de la fonction publique au 31 décembre, avait donné son accord verbal. Ne restait plus, une fois sur place, qu’à signer le contrat. Mais, hier matin, Morelon a envoyé un fax à Martinello lui indiquant qu’il avait finalement choisi de rester à Hyères, pour occuper la fonction de directeur du vélodrome Toulon-Provence-Méditerranée, à partir du 1er janvier, au moins pendant deux ans. Pourquoi ce revire- ment ? « Ce n’est pas une question d’argent, précise d’abord Morelon. Je suis très gêné vis-à-vis des Italiens, qui ont été vraiment corrects avec moi. En plus, le boulot qu’on me proposait me correspondait davantage. Mais, après réflexion, je pense qu’il est difficile de travailler loin de chez soi. Les gens de Hyères ont également su me retenir. Beaucoup sont venus me voir pour me dire qu’ils étaient déçus ou étonnés de ma décision. Le côté affectif a pris le dessus. Dans le même temps, j’ai obtenu une réponse concernant mon futur statut à Hyères : le club (le VS Hyèrois) m’embauchera aux conditions que j’attendais. Cela dit, je reste ouvert à toute forme de collaboration avec les Italiens. » – J. A. DU BEAU MONDE À HÉNIN-BEAUMONT. – Francis Mourey, le champion de France de cyclo-cross, John Gadret, son prédécesseur, et Julien Absalon, champion olympique et du monde de VTT, seront les principales têtes d’affiche du cyclo-cross de HéninBeaumont (Pas-de-Calais), qui a lieu aujourd’hui, vendredi, à 15 heures, sur le site des Pommiers. Mourey, récent vainqueur du Challenge national, cherchera à entretenir sa bonne forme actuelle sans puiser dans ses réserves. Pour Gadret, qui vient d’observer une période de dix jours sans compétition dans la foulée de sa quatrième place obtenue le 11 décembre à Igorre, en Coupe du monde, il s’agit d’une reprise avant la sixième manche du Superprestige, disputée demain à Diegem, en Belgique. Absalon, quant à lui, n’a aucune prétention en cyclo-cross cette année, si ce n’est se maintenir en condition pendant l’hiver et améliorerses éventuels points faibles en vue de la prochaine saison de VTT. BIATHLON LES ÉTRANGERS À L’HONNEUR. – La Française Sandrine Bailly et le Norvégien Ole-Einar Björndalen sont les deux grands vainqueurs des Championnats d’Italie, qui se sont achevés hier sur la piste de San Sicario, où se dérouleront, en février, les Jeux Olympiques. Après leur succès en sprint, ils ont dominé la poursuite. Mais Bailly jugeait son second « titre » transalpin pas « mérité » dans la mesure où elle a commis quatre fautes au dernier tir debout. « J’ai essayé un truc qui n’a pas marché, constatait-elle. J’ai voulu me parler en tirant chaque balle. Je suis déçue mais je sais maintenant que ce genre de petit truc n’est pas bien pour moi. Je dois rester concentrée sur des choses simples, laisser faire mon naturel. » Deuxième d’une poursuite écrasée par Björndalen, Defrasne a testé hier un nouveau modèle de skis, qui pourrait convenir au profil particulier de la piste, une longue descente suivie d’une grande remontée. Defrasne et Bailly seront de nouveau en piste le 30 décembre à Gelsenkirchen, en Allemagne, pour un relais mixte par nations. – A. La. RÉSULTATS CHAMPIONNATS D’ITALIE (San Sicario, 22 décembre 2005). – HOMMES. Poursuite (12,5 km) : 1. Björndalen (NOR), 35’13’’9 (4 tours de pénalité) : 2. Defrasne, à 3’9’’3 (3) ; 3. Pallhuber (ITA, champion d’Italie), à 5’5’’5 (6) ; 4. Vuillermoz (ITA), à 5’35’’1 (5) ; 5. De Lorenzi (ITA), à 5’42’’ (3). FEMMES. Poursuite (10 km) : 1. Bailly, 36’34’’2 (6) ; 2. Ponza (ITA, championne d’Italie), à 41’’5 (3) ; 3. N. Santer (ITA), à 1’26’’6 (5) ; 4. S. Santer (ITA), à 2’5’’9 (5). PANTIN SOUTIENT MORMECK. – Bertrand Kern ne comprend pas. Le maire de Pantin (Seine-Saint-Denis), ville où est licencié Jean-Marc Mormerck, qui doit défendre son titre de champion du monde des lourds légers le 7 janvier à New York contre l’Américain Bell, ne comprend pas pourquoi ce combat n’est pas télévisé sur une chaîne hertzienne.Alors il a envoyé en début de semaine une lettre à Jacques Chirac, le président de la République, afin que celui-ci « use de son influence pour que ce match, dont la portée dépasse le cadre strictement sportif, soit diffusé à la télévisionfrançaise. (...) À l’heure où notre jeunesse semble désorientée, poursuit le maire de Pantin, tiraillée entre la volonté farouche d’intégrationet la tentation d’un repli communautaire et générationnel qui mettrait à bas la cohésion nationale, ce combat a valeur d’exemple, il est porteur d’espoirs. » – B. V. SANAVIA AUX POINTS. – Ex-champion WBC des super-moyens, l’Italien Cristian Sanavia (30 ans, 36 victoires, 3 défaites) a battu aux points Christophe Karogoz (24 ans, 10 victoires, 3 nuls, 9 défaites), mardi dernier à Bergame. RÉSULTATS Super-welters (8 × 3) : Luca Messi (ITA) b. Louis Mimoune aux points. Super-moyens (8 × 3) : Sanavia (ITA) b. Karogoz aux points. Welters (6 × 3) : Luciano Abis (ITA) b. Bertrand Souleyras, arrêt de l’arbitre au 4e round. Moyens (6 × 3) : Vedran Akrap (CRO) b. Sylvestre Marianini aux points. HOCKEY SUR GAZON TOURNÉE ARGENTINE: UNE RÉACTION TROP TARDIVE. – Mercredi, l’équipe de France masculine a conclu sa tournée argentine par une ultime défaite face à son hôte (2-3). Menés 2-0 à l’issue d’une première mi-temps où ils furent incapables de prendre le moindre tir, les Bleus réagirent après la reprise. À la 40e minute, Matthieu Durchon, sur action, permit ainsi aux Français de garder l’espoir. Mais un nouveau but argentin (48e) condamnait les Tricolores malgré un dernier but de Frédéric Soyez à trois minutes de la fin. La prochaine étape de préparation des Bleus en vue du tournoi de Changzhou (Chine), en avril, qualificatif à la Coupe du monde, est désormais fixé du 14 au 27 janvier en Malaisie. BON DE COMMANDE À RETOURNER SOUS ENVELOPPE AFFRANCHIE ACCOMPAGNÉ DE VOTRE RÈGLEMENT À : BOUTIQUE FRANCE FOOTBALL - 22, rue René-Boulanger – 75472 Paris cedex 10 NOM .................................................................................. PRÉNOM .................................................................... ADRESSE .............................................................................................................................................................. CODE POSTAL VILLE .............................................................................................................. TÉL. ................................................. E-MAIL ...................................................................................................... 95 MIN LES BUTS LES STARS RÉÉDITION LE EXCEPTIONNEL DE 1956 À AUJOURD’HUI + 20 MIN DE BONUS SUR + LES FINALES DE 1976 ET 1993 LIVRET 16 PAGES TOUTES LES FINALES TOUTES LES STATISTIQUES 9,90 € RT FRAIS DE PO INCLUS Je commande........ DVD au prix unitaire de 9,90 € TTC (frais de port inclus), soit un total de......... € ■ Je joins mon règlement par chèque bancaire ou postal à l'ordre de « Boutique France Football ». ■ Je désire recevoir en plus une facture acquittée. J'ai bien noté que ma commande me sera expédiée environ 2 semaines après l’enregistrement de mon règlement. Pour tout renseignement complémentaire, vous pouvez contacter le service clientèle de France Football à l'adresse ci-dessus ou par téléphone au 01 55 56 70 54 ou par mail : [email protected] Offre valable jusqu’au 31 mai 2006 dans la limite des stocks disponibles et exclusivement en France métropolitaine et Dom-Tom. Nous vous rappelons que conformément à la loi Informatique et Libertés (art. 34 du 6 janvier 1978), vous disposez d’un droit d’accès, de modification ou de rectification et de suppression des données qui vous concernent. Vous disposez d'un délai de rétraction de 7 jours pour retourner votre commande à compter de la réception du DVD. Celui-ci vous sera échangé ou remboursé sur demande. Dans le cadre de nos partenariats commerciaux, nous pouvons être amenés à transmettre vos coordonnées à des tiers. Si vous ne souhaitez pas recevoir d’informations commerciales, merci de nous en faire part en cochant la case suivante ■ . RCS Nanterre B 332 978 485 PAGE 10 VENDREDI 23 DÉCEMBRE 2005 Bleu Rouge Noir Jaune Rouge San Antonio en récital p. — 589 654 659 614 580 589 526 620 Bleu NBA EXPRESS MERCREDI PATINAGE ARTISTIQUE GROSSE TENSION au Japon où les Championnats nationaux, qui se déroulent d’aujourd’hui à dimanche, vont permettre de délivrer les billets pour les Jeux Olympiques de Turin (10-26 février). Une semaine après la finale du Grand Prix, les patineurs vont se retrouver dans la même enceinte, le somptueux Yoyogi National Gymnasium de Tokyo, pour de très belles bagarres, promesses de hara-kiri pour les sélectionneurs qui ne se fieront peut-être pas uniquement au résultat de l’épreuve pour faire leurs choix. Chez les messieurs, qui débutent dès aujourd’hui avec le programme court, une seule place est à pourvoir et ils sont au moins trois à vouloir l’obtenir. Daisuke Takahashi, le favori, vainqueur du Skate America et troisième de la finale samedi dernier, Nobunari Oda, le très prometteur champion du monde juniors, et Takeshi Honda, médaillé de bronze aux mondiaux 2002 et 2003. Chez les dames, qui disputeront le court demain, elles sont quatre pour trois places : la championne du monde 2004, Shizuka Arakawa, la championne du monde juniors 2004, Miki Ando, la double médaillée de bronze mondiale Fumie Suguri, blessée à l’aine à l’intersaison, et Yukari Nakano, troisième de la finale du Grand Prix. Mais elles risquent toutes de se faire une nouvelle fois voler la vedette P. — 2 3 3 3 4 5 6 6 Jaune Rouge Jaune signature d’autographes, etc.) pour que les Spurs soient accessibles au grand public. Malgré le prix des places, la location a démarré très fort et les 12 000 places en vente (sur 14 000) devraient trouver preneurs, d’autant plus que le Maccabi pourrait en acheter environ 2 000 pour ses supporters. Pour le match des Spurs à l’ASVEL, le 5 octobre, la priorité est donnée aux abonnés et partenaires du club puisque la rencontre sera incluse dans l’abonnement de la saison prochaine dont la vente débute le 5 janvier 2006. Les licenciés FFBB, eux, bénéficient d’une offre qui inclue trois matches de la fin de la présente saison et le match des Spurs pour 100 euros. Par ailleurs, 760 packs proposant le match NBA et cinq rencontres de fin de saison (Chalon, Dijon, Strasbourg, Le Mans et le premier tour des playoffs) pour 140 euros sont en vente depuis vendredi. Enfin, environ 300 places à 15 euros seront vendues à des familles défavorisées par l’intermédiaire de la mairie de Villeurbanne. Autant dire qu’il ne devrait pas en rester beaucoup lorsque la vente au public ouvrira, le 31 mai (tarif : de 40 à 140 euros). – M. Ba. et Ar. L. GROUPE B 77 69 Min Pts Tirs 3pts Lf Ro-Rd Pd Fauthoux 18 9 3/3 3/3 - 0-1 1 Harrison 35 11 3/10 1/6 4/5 1-4 1 Drozdov 29 13 6/9 1/2 - 4-3 1 S. Cissé 4 0 0/1 - - - Cooper 32 12 3/8 1/4 5/5 - 12 Rupert 21 7 3/6 - 1/2 1-2 T. Gadou 22 12 4/6 1/3 3/4 0-2 2 Sales 13 6 1/4 - 4/4 1-1 2 Lux 24 7 3/5 - 1/2 2-2 4 Varem 2 0 0/1 - - 0-1 TOTAL 200 77 26/53 7/18 18/22 9-16 23 Min Pts Tirs 3pts Lf Ro-Rd Pd Tripkovic 31 11 5/12 1/5 - 1-3 5 Bogdanovic 29 7 3/5 1/2 - 1-7 1 Loncar 23 13 5/6 2/2 1/1 1-3 2 Perovic 29 14 5/8 - 4/7 1-2 1 Suput 34 9 2/7 1/3 4/4 2-0 2 Stefanovic 4 - - - - - 1 Borovnjak 1 - - - - - Velikovic 8 3 1/1 1/1 - 0-1 Pekovic 19 12 5/6 - 2/2 1-5 G. Brown 22 0 0/2 0/1 - - 4 TOTAL 200 69 26/47 6/14 11/14 7-21 16 77-69 (16-16, 25-10, 22-17, 14-26) Écarts. – PAU : +20 (28e et 30e) ; BEL : +2 (1re et 15e). Spect. : 6 200. Arb. : Sahin (TUR), Paternico (ITA), Ozols (LET). G. — 6 5 5 5 4 3 2 2 PROCHAINE JOURNÉE. – Mercredi 4 janvier : Ljubljana - Bamberg. Jeudi 5 janvier : Trévise - Strasbourg, AEK Athènes - F. Bologne, Vitoria - Kaunas. DAVID LORIOT PAU-ORTHEZ P. BELGRADE J. — 8 8 8 8 8 8 8 8 Noir Bleu Noir LES PLACES pour le match San Antonio Spurs-Maccabi Tel-Aviv du 8 octobre prochain à Bercy sont en vente depuis lundi et les tarifs pratiqués (98 euros les moins chères, 124 et 144 euros les deux autres catégories) sont rédhibitoires pour beaucoup d’amateurs de basket. Le succès du dernier passage des Spurs à Paris le 8 octobre 2003 est à l’origine de cette politique tarifaire. « On est au-dessous ou au même niveau que les autres villes européennes qui vont accueillir des matches de ce type, se défend David Rotschild, de C2B Productions, organisateur de l’événement. Dans l’absolu, cela peut paraître cher, mais un spectacle des Rolling Stones, c’est 130 euros, et là, c’est comme si on avait trois ou quatre Mick Jagger. » Ces tarifs ont été fixés avec l’accord des trois partenaires (C2B, Bercy, NBA). Guillaume Leroy, de la NBA Europe, admet que « c’est un peu cher », mais assure que la NBA dispose d’un quota de places (entre 1 000 et 2 000) qui seront mises à disposition d’associations par le biais de la Mairie de Paris. La NBA devrait toutefois organiser beaucoup d’événements hors match (entraînements avec des jeunes, et que notre expérience nous a aidés à jouer ce genre d’équipes », constatait humblement Thierry Gadou. Dans la foulée de ses bons vieux, l’Élan capitalisait un 19-2 dans les cinq dernières minutes du deuxième quart-temps et virait à la pause avec trois quarts de succès en poche (41-26, 20e). Le deuxième acte serait à peu près géré, même si l’Élan, soudain fébrile, se faisait peur dans le dernier quarttemps, encaissant un 0-11 et laissant le Partizan haleter encore (63-55, 34e). Mais, cette fois, Pau évitait de bâcler l’histoire. « C’est une lueur de fin d’année. J’espère que ce succès va apporter encore davantage de motivation et d’envie », estimait le cadet de la famille Gadou. En tout cas, le basket français pouvait bomber le torse. Avec deux succès en Euroligue cette semaine, ce qui ne s’était plus vu depuis plus de deux ans, il avait presque l’air d’un grand. Pts — 1. Kaunas .................. 14 2. F. Bologne ............ 13 Trévise ................... 13 Vitoria ..................... 13 5. Bamberg ............... 12 6. Strasbourg ......... 11 7. AEK Athènes ........ 10 Ljubljana ............... 10 11 Bleu Rouge Noir Jaune SKI ALPIN COUPE DU MONDE – SLALOM HOMMES Le patron, c’est Rocca SLALOM FEMMES Troisième victoire de rang pour l’Italien en trois slaloms cette saison. Miller, de nouveau éliminé, perd la tête du général et son sang-froid avec. KRANJSKA GORA – (SLV) RÉSULTATS COUPE DU MONDE HOMMES. (Kranjska Gora [SLO], 22 décembre). – Slalom : 1. Rocca (ITA), 1’35’’98 ; 2. Grandi (CAN), 1’36’’62 ; 3. Ligety (USA), 1’36’’65 ; 4. Schoenfelder (AUT), 1’37’’06 ; 5. Palander (FIN), 1’37’’19 ; 6. Brolenius (SUE), 1’37’’54 ; 7. Yuasa (JAP), 1’37’’59 ; 8. Pranger (AUT), 1’37’’61 ; 9. Hansson (SUE) et Vidal, 1’37’’64 ; 11. Myhrer (SUE), 1’37’’67 ; 12. Grubelnik (SLO), 1’37’’77 ; 13. Jansrud (NOR), 1’37’’78 ; 14. Sasaki (JAP), 1’37’’87 ; 15. Cochran (USA), 1’37’’90 ; 16. Moelgg (ITA), 1’37’’98 ; 17. Larsson (SUE), 1’38’’21 ; 18. Svindal (NOR), 1’38’’27 ; 19. Bourgeat, 1’38’’28 ; 20. Neureuther (ALL), 1’38’’31 ; 21. Vajdic (SLO), 1’38’’45 ; 22. Trejbal (CZE), 1’38’’48 ; 23. Tissot, 1’38’’49 ; 24. Gorza (SLO), 1’38’’74 ; 25. Herbst (AUT), 1’38’’76 ; 26. Janyk (CAN), 1’48’’07 ; 27. Matt (AUT), 1’53’’05 ; 28. Kostelic (CRO), 1’54’’77. – 28 classés. Abandons : Walchhofer (AUT), Grange, 1re manche ; Raich (AUT), 2e manche. 1re manche : 1. Raich, 46’’40 ; 2. Palander, 46’’47 ; 3. Rocca, 46’’91 ; 4. Matt, 46’’95 ; 5. Kostelic, 47’’05; ... 9. Vidal, 47’’46 ; ... 13. Tissot, 48’’02 ; ... 26. Bourgeat, 48’’72 ; ... 31. Llorach, 48’’88 ; … 60. Miller, 49’’84. 2e manche : 1. Yuasa, 48’’86 ; 2. Brolenius, 48’’89 ; 3. Grubelnik, 48’’95 ; 4. Cochran, 49’’04 ; 5. Rocca, 49’’07 ; 6. Grandi, 49’’18 ; 7. Ligety, 49’’28 ; … 11. Bourgeat, 49’’56 ; 12. Svindal, 49’’57 ; … 20. Vidal, 50’’18 ; … 23. Tissot, 50’’47. Température : 0 °C au départ, 0 °C à l’arrivée. Temps nuageux, neige dure. de notre envoyé spécial 0 + 0 + 0 = LA TÊTE À BODE. L’équation aura fonctionné à fond, en ce mid-week de Miller-misère en Slovénie. Déjà chou blanc à Alta Badia dimanche, puis mercredi dans le géant, l’atypique Américain est encore allé à la faute hier matin dans le slalom. Se mélangeant les spatules à l’entrée du mur final, il connaissait ainsi sa troisième élimination d’affilée, dans la spécialité, depuis le début de la saison, incapable de finir seize des dix-huit derniers slaloms qu’il a disputés, toutes compétitions confondues. La tête à Bode était donc mise à prix, à la suite de ce nouveau raté, mais ce n’est finalement pas Raich, pourtant royal en première manche, qui se l’offrira, mais le courageux et discret Svindal, qui reprend les commandes de la Coupe du monde en s’accrochant, dans la blessure et la souffrance, aux maigres points que rapporte une 18e place. Le Globe, c’est clair, n’a guère l’éclat du cristal en ce moment, et il faut chercher dans les aventures individuelles les palpitations du ski mondial. Mais, avant d’en venir à celle de Giorgio Rocca, un dernier œil sur la bouille grincheuse d’un Miller à l’arrêt, qui passera aujourd’hui une IRM pour en savoir plus sur son genou gauche qu’il dit grippé. « S’ils ne reviennent pas sur leur décision, je me retire de la Coupe du monde ! tempêtait le Kid de Franconia. Je n’ai rien à faire avec des gens pareils ! » Motif de ce nouveau débordement verbal envers les dirigeants de la FIS, son refus de soumettre ses chaussures à un contrôle réglementaire à l’issue de sa première manche cataclysmique (à 3’’44 du vainqueur), Bode ayant été sur-le-champ condamné à une amende de 1 000 francs suisses (760 euros environ) par le jury. Ses démêlés avec la Fédération internationale tournent donc encore au vinaigre. L’ombre de Tomba Coupe du monde 2005-2006 Hommes - GGéénéral - - Slalom - (après 3 / 10) 1. ROCCA (ITA), 300 ; 2. Ligety (USA), 160 ; 3. Grandi (CAN), 130 ; 4. Palander (FIN), 105 ; 5. Tissot, 88 ; … 25. Bourgeat, 31. Prochain slalom : dimanche 8 janvier 2006, à Adelboden (SUI). Coupe du monde Femmes 2005-2006 - GGéénéral - (après 11 / 36) 1. 502 2. J. Kostelic (CRO) 492 3. Paerson (SUE) 440 4. Meissnitzer (AUT) 422 5. Kildow (USA) 390 6. Zettel (AUT) 295 7. Fischbacher (AUT) 253 8. Mancuso (USA) 225 9. Styger (SUI) 210 10. Rienda Contreras (ESP) 178 … 22. Jacquemod, 125 ; 24. Montillet, 113 ; 34. Pequegnot, 74 ; etc. Prochaine ététape : mercredi 28 (géant) et jeudi 29 décembre dééc (slalom), à Lienz (AUT). - Slalom - (après 2 / 9) 1. PAERSON (SUE), 200 ; 2. J. Kostelic (CRO), 160 ; 3. Zettel (AUT), 105 ; 4. Gerg (ALL), 95 ; 5. Pequegnot, 74 ; … 15. De Leymarie, 29 ; 32. Pascal, 6 ; 33. Barthet, 5. ATHLÉTISME AUTOMOBILE Le chassé-croisé des stages « Je suis chanceux » En quête de bonnes conditions d’entraînement, les Français sont désormais de plus en plus nombreux à passer une partie de l’hiver à l’étranger. LES FRANÇAIS globe-trotters, ça ne surprend plus personne. Autrefois réservée à une poignée de privilégiés, la préparation hivernale à l’étranger s’est largement démocratisée. Du coup, la plupart des athlètes commencent à prendre leurs habitudes. Ainsi, Mehdi BAALA est rentré en milieu de semaine de Potchefstroom, en Afrique du Sud, où il s’était déjà rendu ces dernières années. Après avoir travaillé son foncier en compagnie du spécialiste du 3 000 m steeple, Vincent LE DAUPHIN, le Strasbourgeois va maintenant retrouver les pistes couvertes. Comme l’an passé, il ira en Allemagne, sur les tourniquets de Karlsruhe, Sarrebruck ou Mannheim, pour effectuer des séances plus rythmées dans la perspective de sa rentrée en salle, début février. « Mais il repartira dès les premiers jours de janvier en Afrique du Sud », précise son entraîneur, Jean-Michel Dirringer. Même s’il change souvent d’avis, Bouabdellah TAHRI a pour l’instant décidé d’accompagner Baala en Afrique du Sud début janvier. Il est vrai que Potchefstroom permet de se préparer dans les meilleures conditions. Les athlètes sont logés dans de petits appartements, non loin du stade. Les journées, sur le même fuseau horaire que Paris, sont chaudes et ensoleillées. Le campus et les installations sportives sont modernes et pratiques pour un séjour peu onéreux, comparé au coût d’un stage aux Antilles. C’est sans aucun doute ce qui a séduit le groupe de François Pépin. Parti début décembre avec ses compagnons d’entraînement, Marc RAQUIL et Adrianna LAMALLE,Leslie DJHONE rentre aujourd’hui de Potchefstroom. « C’était vraiment un bon stage, qui a permis de ressouder le groupe », estime le recordman de France du 400 m (44’’64). Le groupe est mis au repos pour Noël. « François va nous laisser tranquilles jusqu’à mardi prochain, continue Djhone. Après on verra, rien n’est prévu dans l’immédiat. » Barber reste à Los Angeles Origine domienne oblige, Ronald POGNON et Christine ARRON passent les fêtes de fin d’année en famille, aux Antilles. Le premier en Martinique, la seconde en Guadeloupe. Le recordman de France du 100 m (9’’99) est ainsi déjà sur place pour le stage de trois semaines prévu avec son entraîneur, Guy Ontanon, et ses collègues Mehdi BAALA Naman man KEITA KE Los Angeles Potchefstroom Los Angeles (États-Unis) i) Paris (États-Unis) (Afrique du Sud)) Strasbourg Potchefstroom Hind DEHIBA Albuquerque (États-Unis) Ladji DOUCOURÉ OUCOURÉ Christine ne ARRON A Paris Guadeloupee Paris Tenerife (Î(Îles Îl Canaries) Leslie DJHONE HONE et Marc arc RAQUIL R Potchefstroom Ronald POGNO POGNON (Afrique du Sud)) Paris Martinique d’entraînement dès le 5 janvier. « C’est l’idéal pour moi, se réjouit le sprinteur. Je suis avec les miens et ensuite j’enchaîne pour bien travailler. L’an dernier, j’appréhendais, je me disais que je ne serai peut-être pas trop tranquille en étant chez moi, mais ça s’est très bien passé. Le groupe est isolé et les conditions sont parfaites. » Nantie des plans d’entraînement d’Ontanon, la recordwoman d’Europe du 100 m (10’’73) poursuit seule sa préparation en Guadeloupe. Elle a prévu de revenir en métropole autour du 20 janvier afin de participer au meeting de Mondeville, le 29. Un peu plus STÉPHANE SARRAZIN, qui ne sera engagé que sur quatre rallyes l’an prochain, savoure, malgré tout, son bonheur de pilote officiel Subaru. Papa d’un adorable Pablo depuis moins de deux mois, Stéphane Sarrazin vient de terminer une séance d’essais au volant de la Subaru Impreza WRC 2006 en vue du Monte-Carlo. Contacté par Mitsubishi avant que la marque aux trois diamants renonce au WRC, l’ancien pilote de circuit a décidé de rester au côté de Petter Solberg. Avec un programme allégé par rapport à 2005 (quatre rallyes asphalte), mais un rôle élargi puisqu’il devient pilote de développement de Pirelli. Les Franççais à l’étranger Eunice ce BARBERR RALLYE haut, mais au bord de l’océan Pacifique, deux autres athlètes s’épanouissent sous le soleil. Le médaillé de bronze des JO 2004 sur 400 m haies, Naman KEITA, est rentré hier de Los Angeles pour se retrouver en famille, après sept semaines d’entraînement auprès du champion olympique de sa discipline, Felix Sanchez. En revanche, la quintuple médaillée mondiale, Eunice BARBER, préfère rester aux États-Unis. Même option pour Hind DEHIBA, qui fêtera le nouvel an à 1 800 m d’altitude, très précisément à Albuquerque, au Nouveau-Mexique, où elle côtoie le champion d’Europe Paris Espoirs 2003 du 1 500 m, Mounir YEMMOUNI, et le corecordman d’Europe du marathon (2 h 6’36’’), Benoît ZWIERZCHIEWSKI. Elle est installée aux États-Unis depuis le 18 novembre et reviendra le 9 janvier à Paris pour disputer, deux jours plus tard à Rochefort, les Championnats de France militaires. « Hind court en moyenne 140 km par semaine et fait beaucoup plus de musculation que l’an dernier », explique son mari et entraîneur, Fodil Dehiba. D’autres fondeurs, parmi lesquels le médaillé de bronze des derniers Championnats d’Europe de cross, Driss MAAZOUZI, la VENDREDI 23 DÉCEMBRE 2005 médaillée de bronze du 1 500 m aux Championnats du monde, Bouchra GHEZIELLE, attendent le 10 janvier, date du désormais classique stage national de demi-fond à Montegordo, au Portugal, pour goûter à l’entraînement au soleil. Non loin de là, le champion du monde du 110 m haies affinera sa préparation en compagnie de ses collègues du groupe dirigé par Renaud Longuèvre. Ladji DOUCOURÉ sera en effet en stage du 3 au 15 janvier à Tenerife, dans les îles Canaries. VIRGINIE SAINTE-ROSE (avec C. B., P. Ly et H. G) « VOUS SORTEZ DE TROIS jours d’essais au volant de la version 2006 de l’Impreza WRC. Qu’en pensez-vous ? – On a essayé plein de choses, mais j’ai eu des petits soucis : je suis sorti. Ça a un peu gâché les essais, que l’on reprendra en janvier. Mais la voiture m’a paru efficace et facile à piloter. Je suis impatient d’être au MonteCarlo… – Vous débuterez la saison à Monaco, mais votre rôle va se limiter aux manches asphalte ? – Pour l’instant, oui. Je dois faire le Monte-Carlo, donc, puis la Corse, la Catalogne et l’Allemagne. Mais ce programme peut évoluer en fonction de mes résultats ou d’éventuels partenaires qui amèneraient de l’argent. Sur les cinq premiers rallyes, il y a trois asphalte (Monte-Carlo, Catalogne, Corse), donc, si je suis bien classé au Championnat, je peux espérer être aligné sur les rallyes terre qui suivent. – Êtes-vous déçu de ne pas être retenu pour les manches terre, surface sur laquelle vous avez encore beaucoup à apprendre ? – Déçu, je l’ai été sur le coup, lorsqu’on m’a dit que pour des raisons budgétaires il ne pouvait y avoir trois Impreza WRC sur toutes les manches. Je n’ai disputé que trois rallyes terre dans ma carrière et effectué seulement un jour et demi d’essais ! Je n’ai pas pu prouver grand-chose. Mais, quand je vois que des pilotes comme Duval ou Märtin se retrouvent à pied, je me dis que même avec un programme allégé je suis chanceux d’être pilote professionnel en 2006. « Je débute dans la discipline » – Quel bilan tirez-vous de votre saison 2005 ? – Si l’on excepte le Monte-Carlo, qui fut le rallye de toutes les galères, je suis satisfait de mes performances sur goudron, même si je suis déçu des résultats bruts. En Allemagne, j’étais bien parti avant une panne de frein à main et je finis huitième. La Corse est mon rallye le plus abouti, avec une sixième place, et, en Catalogne, j’étais bien placé lorsque je sors de la route. C’est le plus mauvais souvenir de ma saison. Mais nous devons admettre que l’Impreza 2005 n’était pas au niveau où nous l’attendions. Il y a eu une petite erreur dans la conception que nous ne pouvions corriger, car il aurait fallu une nouvelle homologation. La F 1 : Paffett, pilote d’essai chez McLaren Chez McLaren, c’est un peu Noël tous les jours. Depuis le passage de son futur nouveau sponsor, Vodafone, les nouvelles se multiplient. Lundi, l’écurie annonçait Alonso en 2007. Mardi, elle embauchait l’Anglais Gary Paffett, champion en titre de DTM, comme second pilote d’essai. Il devrait remplacer Alex Wurz au côté de Pedro de La Rosa. Gary Paffett, vingt-quatre ans, est une vieille connaissance de l’équipe de Ron Dennis. Ses premiers tests à bord d’une McLaren datent de 2000. « Je suis très excité par cette opportunité déclarait celui qui fut champion d’Allemagne de F 3. C’est le point culminant de mes relations continuelles avec McLaren et Mercedes. Mes efforts ont été reconnus par l’une des plus grandes équipes de F 1 et c’est un sentiment fantastique pour moi. » Quant à Alex Wurz, son avenir est pour l’instant incertain chez McLaren. « Nous sommes toujours en discussion avec Alex Wurz à propos de son avenir et nous allons annoncer nos intentions au moment opportun », précise d’ailleurs Martin Whitmarsh dans le même communiqué. voiture était difficile à piloter. Il fallait se sortir les tripes pour aller chercher un temps. Du coup, la part de risques augmente... – Et sur la terre ? – Je sais qu’il a fallu deux ans à Petter (Solberg) pour être à l’aise sur la terre. Chris Atkinson (son équipier chez Subaru, 3e au Japon et 4e en Australie) a fait de bons temps, mais aussi plusieurs sorties de route. En arrivant au Rallye de Grande-Bretagne, je n’étais pas monté dans la voiture version terre depuis trois mois. J’étais perdu. C’est dur de retrouver ses automatismes... Bien sûr, si l’on me compare à Petter, à Seb (Loeb) ou à Grönholm, je suis à la rue sur la terre. Mais comparez mes temps à ceux de Carlsson lorsqu’il roulait lui aussi sur une Subaru : il a été officiel Peugeot sur la terre et j’étais dans ses temps. Ça m’a rassuré. On me compare souvent aux top pilotes, mais il ne faut pas oublier que je débute dans la discipline ! – Vous avez un nouveau copilote ? – Oui, Stéphane Prévost (l’ancien copilote du Belge François Duval). Il a une grosse expérience du Championnat du monde. Dès qu’on s’est vus, il y a tout de suite eu un bon feeling. Et, quand j’ai pris le volant, il a vite compris mes notes. Je pense sincèrement que ça va coller entre nous et qu’il va me faire progresser. Une nouvelle voiture, un nouveau copilote, je suis vraiment impatient d’être au MonteCarlo. » JÉRÔME BOURRET KUBICA, 3e PILOTE BMW. – Le champion 2005 des World Series by Renault a signé avec l’écurie germano-suisse pour devenir son pilote essayeur l’an prochain. Robert Kubica sera également présent le vendredi de Grand Prix pour conduire la troisième BMW-Sauber. « C’est une incroyable opportunité pour moi, commente le Polonais de vingt et un ans. Pour un jeune pilote comme moi, la règle de la 3e voiture est du pain béni. Avant, j’aurais dû me contenter de faire rouler la voiture la semaine sur des circuits d’essai. Maintenant, je vais avoir la chance d’apprendre les 19 circuits et d’être présent dans le paddock les week-ends de Grand Prix. Je vais pouvoir montrer ce que je vaux. » Et si les résultats sont bons, le Polonais serait alors en pole pour remplacer Villeneuve dont le contrat s’arrête à la fin de l’année. MORT DE KEITH DUCKWORTH. – Keith Duckworth, cofondateur de Cosworth avec Mike Costin en 1958 est décédé dimanche à l’âge de soixante-douze ans. Les moteurs conçus par Cosworth propulsèrent 14 pilotes vers le titre mondial entre 1968 et 1994. Cosworth poursuivra son parcours en F 1 l’année prochaine puisque c’est le moteur qu’a choisi Williams (V 8) et Toro Rosso (V 10) pour la saison 2006. PAGE 11 Bleu Rouge Noir Jaune Rouge TOUS ONT FAIT LE BOULOT, mais ça n’a pas suffi. Vidal, neuvième (« du beau ski mais, pour jouer au-dessus, je dois prendre plus de risques »), Bourgeat, dixneuvième (malgré « deux bas de manches ratés »), et Tissot, vingt-troisième (et « à contretemps sur le second tracé »), avaient toutes chances de passer le cut et y sont parvenus sans éclat. La mission était beaucoup plus difficile pour Llorach et Grange, avec leurs dossards 66 et 72. Ils ont échoué avec les honneurs. Gaëtan trente et unième et premier éliminé, Jean-Baptiste en enfourchant en vue de la banderole alors qu’il exprimait l’énorme potentiel de ses vingt ans et avait un temps de passage canon… « C’est frustrant ! déplorait Thierry Meynet, leur chef de groupe. Et pénalisant puisque, même si on peut encore espérer, sans trop y croire, un sursis pour Adelboden (le 8 janvier), leur non-qualification va réduire à quatre notre quota pour les prochains slaloms de Coupe du monde… On paye la note du passé ! » Meynet subit donc de plein fouet et concrètement ce paradoxe du ski français, à l’ouvrage pour reconstruire ses fondations tandis que le toit s’en va par plaques, séquelle de ses querelles et immobilismes récurrents. Il va falloir, comme l’affirme Meynet, « se battre pour reconquérir des places, et on le fera ! ». Il va falloir composer aussi avec cette peau de chagrin, qui limitera à une seule place, aux côtés des trois leaders, les possibilités des talents montants (Grange, Anselmet, Llorach…) d’engranger leur indispensable expérience. D’autant que la concurrence avec Amiez, qui rêve d’un dernier gros coup olympique à Sestrières, reste vive. – P. Laf. 1. 450 2. Miller (USA) 442 3. Raich (AUT) 430 4. Walchhofer (AUT) 420 5. Rahlves (USA) 389 6. Aamodt (NOR) 373 7. Maier (AUT) 363 8. Guay (CAN) 344 9. F. Strobl (AUT) 333 10. Rocca (ITA) 328 … 32. Dénériaz, 97 ; 35. Tissot, 88 ; 41. Vidal, 79 ; 45. Bertrand, 61 ; 48. R. Burtin, 56 ; etc. Prochaine ététape : jeudi 29 décembre (descente), à Bormio (ITA). RÉSULTATS COUPE DU MONDE FEMMES (Spindleruv Mlyn [RTC], le 22 décembre). – Slalom : 1. Paerson (SUE), 1’38’’49 ; 2. Kostelic (CRO), 1’38’’98 ; 3. Schild (AUT), 1’39’’76 ; 4. A. Gerg (ALL), 1’40’’40 ; 5. Zettel (AUT), 1’40’’49 ; 6. Poutiainen (FIN), 1’40’’59 ; 7. Hosp (AUT), 1’41’’10 ; 8. Zahrobska (RTC), 1’41’’27 ; 9. Mancuso (USA), 1’41’’36 ; 10. Koznick (USA), 1’41’’48 ; 11. Pequegnot, 1’41’’56 ; 12. Bergmann (ALL), 1’41’’63 ; 13. Stiegler (USA), 1’41’’66 ; 14. Kildow (USA), 1’41’’73 ; 15. Ottosson (SUE), 1’41’’78 ; 16. Zuzulova (SLQ), 1’41’’88 ; 17. Richardson (USA), 1’41’’90 ; 18. Pietilae-Holmner (SUE), 1’41’’94 ; 19. Raita (FIN), 1’41’’96 ; 20. Costazza (ITA), 1’42’’05 ; 21. Fleiss (CRO), 1’42’’28 ; 22. Borssen (SUE), 1’42’’29 ; 23. Nef (SUI), 1’42’’38 ; 24. Mölgg (ITA), 1’42’’56 ; 25. Pascal, 1’42’’66 ; 26. De Leymarie, 1’42’’71 ; 27. Ertl (ALL), 1’42’’86 ; 28. Jelusic (CRO), 1’43’’05 ; 29. Blieninger (ALL), 1’43’’07 ; 30. Hrstkova (CZE) 1’43’’27. – Trente classées. 1re manche : 1. Paerson, 48’’05 ; 2. Kostelic, 48’’61 ; 3. Schild, 48’’8 0 ; 4. A. Gerg, 49’’05 ; 5. Zettel, 49’’26 ; ... 9. Pascal, 50’’05 ; 10. Pequegnot, 50’’16 ; 17. De Leymarie, 50’’75 ; 46. Barthet, 52’’26 ; 47. Vidal, 52’’27. 2e manche : 1. Mancuso, 50’’10 ; 2. Hosp, 50’’12 ; 3. Kostelic, 50’’37 ; 4. Richardson, 50’’38 ; 5. Pietilae-Holmner, et Zuzulova, 50’’42 ; 7. Paerson, 50’’44 ; ... 11. Schild, 50’’96 ; 18. Pequegnot, 51’’40 ; 25. De Leymarie, 51’’96 ; 30. Pascal, 52’’61. Température : – 4 oC au départ, – 1 oC à l’arrivée. Temps nuageux, neige fraîche. carrière en géant. Mais dès la manche initiale piquetée par son paternel, Anja la Suédoise afficha ses énormes ambitions, devançant de 0’’56 son unique rivale. « Ce fut un très bon parcours », commentera-telle sobrement. Kostelic n’avait pourtant pas dit son dernier mot, se balançant à cœur et à skis sur une neige salement amochée lors du deuxième acte, soignant la forme et le chrono. Mais il en faut décidément plus pour déstabiliser Paerson. Vainqueur du premier slalom de l’hiver devant… Kostelic, elle ignora les creux et bosses qui défilaient sous les skis pour plonger avec une épatante maîtrise, à vingt-quatre ans, vers sa vingt-huitième victoire. Pour 0’’56. « Ce fut un grand combat », se réjouit Paerson. Mais le plus beau compliment viendra de sa dauphine du jour : « J’ai bien skié mais Anja, elle, a skié comme une folle ! » Cette plaisante folie accessible à si peu, accessible à elles deux… – B. L. Bleu Rouge PATRICK LAFAYETTE Des Bleus à l’âme (après 15 / 38) PAS LA PEINE de se fatiguer à leur chercher des adversaires capables de venir les taquiner. Quand elles skient comme hier sur la Cerna de Spindleruv Mlyn, c’est-à-dire à leur niveau, Anja Paerson et Janica Kostelic sont seules au monde. Intouchables. Ce n’est pas l’Autrichienne Schild, vaillante troisième d’un slalom venté sur une piste à détérioration rapide, qui contredira. Ni Laure Pequegnot, finalement onzième. Le chrono s’avère ainsi un juge impitoyable qui raconte l’écart entre les deux sœurs de glisse et de panache et la troupe de leurs poursuivantes. Schild pointe à 1’’27 de la tête, l’Allemande Gerg (4e) à 1’’91 et la suite à deux secondes, voire beaucoup plus (la 30e à 4’’78). Restait à savoir qui des deux filles à papa – elles sont toutes les deux coachées par leur père – allait inscrire son nom à ce premier slalom de Coupe du monde organisé en République tchèque. Janica la Croate avait pour elle la confiance puisée dans sa victoire de la veille, la première de sa Jaune Bleu Jaune arrive pas à la cheville. Lui était déjà une star à vingt-deux ans, moi j’ai dû attendre mon vingt-septième anniversaire pour commencer à gagner... Nous ne sommes pas sur la même planète ! » Quand Alberto la Bomba électrisait les foules, Giorgio le Roc n’obtient qu’une attention polie. Et Tomba avait ensuite gagné les trois suivants, avant de s’imposer au général... « Moi, j’ai du mal à passer janvier », rappelle celui qui, malgré ses succès, est toujours à la recherche d’un... sponsor ! « Si ça vous intéresse... » Sur son autre planète, Rocca le travailleur se fixe des objectifs à sa mesure : « Demain, je pars à Sestrières essayer la piste de descente, en vue du combiné des Jeux. Même si je sais que la pression sera sur mon slalom ! » Joyeux Noël, Giorgio ! Creek, Madonna et, maintenant, Kranjska Gora : « La plus belle reste M a d o n n a , d an s u n e c h a u d e ambiance à la maison. Ici, j’ai plus peiné, notamment en première manche, et je profite de la sortie de Benni... » À ses côtés, Grandi, nouveau podium d’une équipe canadienne qui n’en finit pas d’épater, et Ligety, ce « Baby Miller » qui arrive en bas, de plus en plus fort, ne sont pas d’accord. « Oui, c’est vrai, leur concède-t-il, j’ai la forme en ce moment, je suis en pleine confiance, jamais mon ski n’a été si bon... » Il en rougirait presque de lancer ça, Giorgio le timide, qui ne soutient pas la comparaison qu’on pourrait entamer avec Tomba, le dernier avant lui (en 1994-95) à s’être imposé dans les trois premiers slaloms de l’hiver. « J’aime quand on me parle de lui, avoue Rocca, mais je ne lui La Suédoise, impeccable malgré les conditions difficiles, a été la seule capable de priver Kostelic d’un doublé tchèque. Noir Noir Mais le triomphe de Rocca ne mérite pas d’y perdre en retentissement. « C’est le plus beau cadeau de Noël que je pouvais faire à Giacomo, don du Ciel, bébé aux trois victoires ! » lançait le beau Giorgio à un parterre de journalistes transalpins en pâmoison. Giacomo, son premier enfant, né au cœur de l’automne, aura donc démarré dans la vie avec ce collier de succès d’un papa gâteau, trois cents points en trois épreuves, à Beaver KRANJSKA GORA. – Troisième slalom de la saison, troisième victoire pour Giorgio Rocca, qui ne laisse que les accessits à ses adversaires. (Photo Srdjan Zivulovic/Reuters) Seule Paerson… 12 NATATION Bleu Rouge Noir Jaune BILAN 2005 Vendredi 23 décembre 2005 Du Bleu plein les yeux Cette année 2005 a été marquée par les titres mondiaux de Laure Manaudou (400 m) et Solenne Figuès (200 m). Popov à la retraite, Van den Hoogenband blessé, Thorpe en congés, la saison post-olympique aurait pu être terne. Pourtant, Hackett ou Peirsol ont magnifiquement repris le flambeau, tandis que les Français, Laure Manaudou en tête, ont une nouvelle fois brillé. CE N’EST PAS UN CHAPITRE, mais tout un volume de l’histoire de la natation mondiale qui s’est conclu en cette année 2005. Les saisons post-olympiques sont toujours propices aux arrêts de carrière, celle-là n’a pas dérogé à la règle. Coup sur coup, deux légendes ont remisé le maillot. Ce fut d’abord Franziska Van Almsick qui se retira en toute discrétion, contrastant ainsi avec l’immense médiatisation qui avait accompagné son parcours aquatique depuis 1992 et sa médaille d’argent olympique sur 200 m à quatorze ans seulement. Durant ses douze années de carrière, l’Allemande raflera tout ou presque sur sa distance fétiche (elle médaillés olympiques ont ainsi été récompensés aux Championnats du monde, prouvant ainsi qu’Athènes n’était pas un coup en passant, mais bel et bien le début d’un réel élan. Ces quatre-là forment vraiment la base d’une équipe de France douée et conquérante. Si Hugues Duboscq n’a rien changé en s’octroyant le bronze sur 100 m brasse, Malia Metella est, elle, passée de l’argent sur 50 m au même métal sur 100 m. Quant à Solenne Figuès, elle a fait le grand saut sur 200 m : médaillée de bronze à Athènes, elle est devenue championne du monde à Montréal l’été dernier. L’aboutissement, à vingtsix ans, d’une carrière longue et régulière. La Toulousaine n’était pas la nageuse potentiellement la plus rapide de cette finale planétaire. Elle se servit donc de son expérience, de son sens tactique pour faire la nique à toutes ses adversaires. Un or en forme de fruit de la patience. Tout le contraire, en somme, de Laure Manaudou. À dixhuit ans, alors que sa carrière au plus haut niveau se compte encore en mois, la Melunaise accumule titres et records comme on collectionne les pin’s. Et pourtant, que cette année 2005 a été difficile à gérer ! Passée directement du rang de bonne nageuse hexagonale à celui d’icône du sport français, Manaudou a été tout près d’ ex plos er. Mal conseillée, mal entourée, elle a u rait même pu, selon ses dires, arrêter sa carrière. Elle s’est finalement retrouvée en février, à l’occasion d’un stage en Guadeloupe. Elle s’est remise sérieusement au travail et son talent naturel a de nouveau pu s’exprimer. Mais tout cela n’a tenu qu’à un fil. Un souffle de 29 centièmes de seconde. Pour cette marge, minime à l’échelle d’un 400 m, la jeune femme a pu nager la finale des Championnats du monde le 24 juillet, dans le rôle de la huitième et dernière qualifiée après les séries du matin. On n’ose imaginer ce qui se serait passé si le chronomètre s’était arrêté trois dixièmes de seconde plus tard… Laure Manaudou a finalement profité à plein de cette invitation in extremis à nager l’après-midi. En tête du début à la fin, elle a ajouté un titre mondial à ses ors olympique et européen de 2004. Une trilogie dorée impressionnante. Fatiguée nerveusement plus que physiquement après son exploit, Laure ne nagera plus aucune course individuelle lors de ces Mondiaux. Les Mondiaux de Montréal ont prouvé qu’Athènes n’était pas un coup en passant, mais le début d’un réel élan pour la natation française jeune femme y parvienne en cette année 2006. Cette saison marquera également le retour de deux grandes figures de la natatio n mondiale. Deux absents, par choix pour l’un, pour cause de blessure pour l’autre. Après sept années au plus haut niveau, Ian Thorpe a décidé de prendre quelques mois sabbatiques. Après les Jeux d’Athènes et son double sacre sur 200 et 400 m, l’Australien s’est éloigné des bas- sins. Il y est revenu doucement en août et a effectué son retour en compétition le 19 novembre. Un retour convaincant. Reste à savoir si Thorpe retrouvera l’envie de se surpasser, surtout dans des disciplines où il a déjà tout gagné. En son absence, son compatriote Grant Hackett a d’ailleurs pris les clés du demi-fond, réalisant un triplé 400-800-1 500 m inédit aux Championnats du monde. Ian Thorpe pourrait donc tout à fait se consacrer au 100 m, où il a déjà obtenu des accessits mondiaux et olympique. Là, il croisera la route de l ’au tr e r ev en ant , P iet er Van den Hoogenband. Le double champion olympique du 100 m a été opéré d’une hernie discale en mai et a donc manqué les Championnats du monde, seul titre qui manque à son palmarès. Un mot enfin sur Michael Phelps. L’immense star des Jeux d’Athènes a connu une saison plus anodine pour lui. Aucun record du monde et cinq titres planétaires, mais trois en relais. Sèchement battu sur 100 m papillon, il a connu des désillusions sur des disciplines qu’il maîtrise moins (400 m). Sa victoire sur 200 m (en l’absence de Thorpe et VDH, donc) prouve qu’il ne faut surtout pas l’enterrer. 2006, année sans rendez-vous mondial, pourrait lui permettre de s’attaquer de nouveau aux chronos. SYLVIE JOSSE LES TOPS Graant Hackett (AUS) 25 anns, né le 9 mai 1980 à Gold Coast. 1,98 m ; 95 kg. Entraaîneur aîn î : Denis Cotterell. CM M : 1err (400 m m, 800 m et 1 500 m, m 2005) ; 2e (200 m, 2005) ; 3e (relais 4 x 200 m, 2005). Longtemps dauphin de Ian Thorpe sur 400 m, il a profité de l’absence de son compatriote à Montréal pour s’octroyer son premier titre mondial sur cette distance et lui chiper le record du monde du 800 m (7’38”65). Auteur d’un triplé inédit 400 m-800 m-1 500 m et maître incontesté du demi-fond, on ne le verra pas en 2006 en raison d’une opération à l’épaule droite. Lauure Manaudou 19 anns, née lee 9 octobre 1986 à Villeurbanne. 1,80 m ; 64 kg. Entraaîneur aîn î : Philippe Lucas. CM M : 1re (400 m, 2005). CE petit bassin : 1re (400 m, 800 m et 100 m dos, 2005). Un an après les Jeux Olympiques qui l’avaient révélée mais au bout d’une saison cahoteuse, la patronne de la natation tricolore a su trouver les ressources pour empocher le titre mondial du 400 m. Comme elle est repartie sur de meilleures bases après l’été, son Euro en petit bassin a tourné à la démonstration ce moisci, avec notamment deux records du monde, sur 400 m (3’56”79) et 800 m (8’11”25). Aaron Peirsol (USA) 22 anns, né le 23 juillet 1983 à Irvine. 1,85 m ; 90 kg Entraaîneurs aîn î : Dave Salo et Eddie Reese. CM M : 1err (100 m dos, dos 200 m dos et relais 4 x 100 m 4 nages, 2005). Dans l’ombre de Michael Phelps, le beau gosse californien accumule les titres sur les épreuves de dos. Invaincu sur 200 m dos en grand Championnat depuis 2001, il a encore amélioré à Montréal ses deux records du monde (53”17 sur 100 m et 1’54”66 sur 200 m). Intouchable, à part, peut-être, par l’Autrichien Markus Rogan. Chiffres Les nouvelles tes têtes Les blessés bless Katie HOFF (États-Unis) Pieter VAN DEN HOOGENBAND (Pays-Bas) À seize ans, l’Américaine a profité de l’absence de la taulière du 4 nages, l’Ukrainienne Klochkova, pour s’emparer des titres mondiaux des 200 et 400 m 4 nages. Elle y a mis la manière en signant des chronos de très haute volée. Le duel entre les deux jeunes femmes promet beaucoup à l’avenir. Souffrant d’une hernie discale, le double champion olympique du 100 m a été opéré en mai. Du coup, il n’a pas participé aux Championnats du monde, lui qui court toujours après le titre planétaire du 100 m. Pour son retour en compétition, le 1er décembre, le Néerlandais a signé un magnifique 200 m (1’46’’23) avant de lever le pied sur 100 m (49’’34). Filippo MAGNINI (Italie) C’était un brasseur anonyme, il s’est mis au sprint voici quatre ans seulement. À vingt-trois ans, le Romain a décroché le titre mondial du 100 m en signant le quatrième chrono de l’histoire. Cet hiver, il y a ajouté l’or européen et le record continental en petit bassin. Sébastien ROUAULT À dix-neuf ans, pour ses premiers Mondiaux, Rouault a atteint les finales des 800 m et 1 500 m. Une performance porteuse d’espoirs pour celui qui a choisi de s’exiler aux États-Unis l’année dernière. Son objectif annoncé est une médaille aux Championnats d’Europe l’été prochain. Camille MUFFAT LES FLOPS Fréédérick Bouusquet 24 anns, né le 8 avril 1981 à Perrpignan 1,88 m ; 83 kg. Entraaîneur aîn î : Dave Marsh. CM M : 9e (100 m m, 2005) ; 7e (50 m m, 2005). Depuis son incroyable temps lancé sur 100 m en relais au cours des Championnats du monde 2003, Bousquet n’a jamais confirmé en individuel en grand bassin. Le talent est là, ses 47”03 ou son record du monde du 50 m petit bassin le prouvent mais, une fois encore, l’étudiant américain a péché lors du grand rendez-vous de l’année, ne parvenant pas, une fois de plus, à se qualifier pour la finale du 100 m. Natalie Couughlin Fedderica Pelllegrini ( S (USA) 23 anns ; née lee 23 août 1982 à Vallejo. 1,80 m ; 60 kg. Entraaîneur aîn î : Teri McKeever. CM M : 1re (relais 4 x 200 m, m 2005) ; 2e (100 m et relais 4 x 100 m 4 nages, 2005) ; 3e (100 m dos et relais 4 x 100 m, 2005). Les cinq médailles rapportées de Montréal sont un trompe-l’œil. Car aucun titre individuel n’est venu étayer la moisson réalisée par la Californienne, battue sur 100 m par l’Australienne Henry et sur 100 m dos par la Zimbabwéenne Coventry et l’Allemande Buschschulte. Parfois présentée comme le pendant féminin de Michael Phelps, Coughlin en est encore loin. ( ) (ITA) 17 anns, née lee 5 août 1988 à Mirano. 1,78 m ; 60 kg. Entraaîneur aîn î : Massimiliano Di Mito. CM M : 2e (200 m, m 2005). 2005) CE petit bassin : 1re (200 m, 2005) ; 3e (400 m, 2005). Star en Italie, la jeune femme peine encore à se construire un palmarès à la hauteur. Battue par Solenne Figuès sur 200 m à Montréal alors qu’elle se présentait avec la meilleure performance mondiale, elle n’a eu droit qu’à une demi-victoire chez elle à Trieste en petit bassin (ex aequo avec la Suédoise Lillhage). Mais il s’agit de la toute première victoire de sa carrière… Elle s’est révélée en battant Laure Manaudou sur 200 m 4 nages et en lui chipant son record aux Championnats de France en avril. Restée sagement dans les rangs juniors, la jeune fille de seize ans a enlevé le titre européen dans sa catégorie d’âge. Elle va désormais devoir s’affirmer chez « les grands ». Alexandre POPOV (Russie) Les retrait retraités Le plus grand sprinteur de tous les temps, tant par son palmarès que par sa longévité, a été rattrapé par son âge, mais aussi par une motivation en perte de vitesse. Ses trois titres de champion du monde en 2003 présageaient de Jeux d’Athènes plus flamboyants. Malheureusement, il a achevé sa carrière sur une élimination en séries du 50 m et en demi-finale du 100 m. Franck ESPOSITO Monstre de longévité, il fut le leader de la natation française avant l’émergence de Manaudou, Figuès and Co. Parfois irrégulier mais toujours attachant, le toujours recordman d’Europe (grand bassin) et recordman du monde petit bassin du 200 m papillon n’a jamais accroché de titre olympique ou mondial. Bleu Rouge Noir Jaune Malia METELLA Inflammation du cartilage du thorax, voilà la blessure dont a souffert la Guyanaise et qui l’a contrainte à une interruption de trois semaines d’entraînement à partir de la mi-octobre. Depuis un mois et demi, la vicechampionne du monde du 100 m s’est remise tout doucement à l’eau. Son retour à la compétition est prévu pour la mi-janvier. Otylia JEDRZEJCZAK (Pologne) À vingt et un ans, elle venait de conquérir un deuxième titre mondial, assorti d’un record tout aussi planétaire sur 200 m papillon. Otlylia Jedrzejczak a été victime d’un accident de la route le 1er octobre. Touchée à la tête et à la colonne vertébrale, la Polonaise ne souffre finalement d’aucune lésion grave. C’est surtout psychologiquement qu’elle a été touchée : son jeune frère est mort dans l’accident alors qu’elle était au volant. Sa rééducation se poursuit et la jeune femme espère disputer les Championnats d’Europe l’été prochain. Franziska VAN ALMSICK (Allemagne) Révélation des Jeux de Barcelone 1992 (quatre médailles à 14 ans), la jolie « Franzi » a connu ensuite une carrière en dents de scie : championne du monde du 200 m (distance dont elle détient encore le record du monde) en 1994 et 18 fois championne d’Europe (relais compris), il lui manquera à jamais un titre olympique individuel. Hannah STOCKBAUER (Allemagne) À seulement vingt-trois ans, et après des Jeux Olympiques ratés, celle qui fut élue deux fois sportive de l’année dans son pays a annoncé la fin de sa carrière début octobre, au terme d’une année sabbatique. Elle laisse derrière elle cinq titres mondiaux (800 m et 1 500 m en 2001 et 2003, 400 m en 2003) et un record d’Europe (16’0’’18). Le premier record du monde (800 m) chip chipéé à Ian Thorpe par son compatriote et éternel second Grant Hackett. Le nombre de titres individuels décrochés par Michael Phelps aux Championnats du monde (200 m, 200 m 4 nages) contre quatre (100 m papillon, 200 m papillon, 200 m 4 nages, 400 m 4 nages) l’été précédent aux Jeux Olympiques Troisième titre mondial d’affilée pour Aaron Peirsol sur 200 m dos. À vingt-deux ans seulement. Le nombre de médailles (or sur 100 m dos et 200 m dos, argent sur 200 m 4 nages et 400 m 4 nages) remportées par Kirsty Coventry aux Championnats du monde. Les quatre premières de l’histoire pour le Zimbabwe. Le rang final de la France au classement des nations à l’issue des Championnats du monde. Avec deux médailles d’or, une d’argent, une de bronze, les Bleus obtiennent le meilleur total de leur histoire. RECORDS DU MONDE HOMMES 800 m : 7’38’’65 par Grant Hackett (AUS), le 27 juillet à Montréal. 100 m dos : 53’’17 par Aaron Peirsol (USA), le 2 avril à Indianapolis. 200 m dos : 1’54’’66 par Aaron Peirsol (USA), le 28 juillet à Montréal. 50 m papillon : 23’’01 par Roland Schoeman (AFS), le 24 juillet à Montréal ; 22’’96 par Roland Schoeman (AFS) le 25 juillet à Montréal. 100 m papillon : 50’’40 par Ian Crocker (USA), le 30 juillet à Montréal. FEMMES 50 m dos : 28’’19 par Janine Pietsch (ALL), le 25 mai à Berlin. 50 m brasse : 30’’45 par Jade Edmistone (AUS), le 31 juillet à Montréal. 100 m brasse : 1’6’’20 par Jessica Hardy (USA), le 25 juillet à Montréal. 200 m brasse : 2’21’’72 par Leisel Jones (AUS), le 29 juillet à Montréal. 200 m papillon : 2’5’’61 par Otylia Jedrzejczak (POL), le 28 juillet à Montréal. RECORDS D’EUROPE HOMMES 800 m : 7’46’’64 par Yuri Prilukov (RUS), le 27 juillet à Montréal. 50 m papillon: 23’’38 par Sergueï Breus (UKR), le 25 juillet à Montréal. 200 m 4 nages : 1’57’’61 par Laszlo Cseh (HON), le 28 juillet à Montréal. 400 m 4 nages : 4’10’’10 par Laszlo Cseh (HON), le 7 juin à Canet-enRoussillon ; 4’9’’63 par Laszlo Cseh (HON), le 31 juillet à Montréal. Les records battus Les phrases « La vie sans la natation sera peut-être difficile, mais je m’y suis préparé. C’est comme lorsqu’on lit un livre et qu’on arrive à la fin. On le range et on passe à autre chose. » Alexandre POPOV, le 29 janvier, jour de l’annonce officielle de sa retraite. « J’aime être au fond du trou et repartir de zéro. » Franck ESPOSITO, le 6 avril, jour de l’annonce de sa retraite. « Cela a tourné au calvaire. Je ne pouvais presque plus marcher. Même assis dans ma voiture, je ne tenais plus. Je devais m’arrêter et m’allonger un moment par terre sur le trottoir. » Pieter VAN DEN HOOGENBAND, le 16 mai, après s’être fait opérer d’une hernie discale. « Je parle très souvent comme une femme âgée, car je me sens plus vieille que je le suis. » Franziska VAN ALMSICK, le 21 mai, six mois après sa retraite. « Après les Jeux, je n’ai pas été bien entourée. Il y a des gens qui préféraient que j’arrête la natation. » Laure MANAUDOU, le 6 juin, avant la fête olympique sur les Champs-Élysées. « J’ai montré à ceux qui ne croyaient pas en moi que j’étais capable d’assumer. » « C’est la première fois que je pleure parce que je gagne. » Laure MANAUDOU, le 24 juillet, jour de sa victoire sur 400 m aux Championnats du monde. « C’est agréable d’avoir la sensation de vivre quelque chose d’exceptionnel. Quand ça finit bien. » Philippe LUCAS, le 26 juillet, au lendemain de la victoire de Laure Manaudou sur 400 m aux Championnats du monde. « Même ma mère ne sait pas à quel point il m’a manqué. » Malia METELLA, le 29 juillet, après sa médaille d’argent aux Mondiaux sur 100 m, en parlant de son père disparu. « Dire des conneries, c’est bon pour la santé. » Aaron PEIRSOL, le 29 juillet, après un nouveau doublé 100 m dos-200 m dos aux Championnats du monde. « Ce 4 novembre 2003, je suis “mort” une première fois. » Domenico FIORAVANTI, le 20 octobre, à propos de l’interdiction de nager prononcée par les médecins italiens à cause de ses problèmes cardiaques. « Quand je fais mes 14 kilomètres par jour, je pense davantage aux femmes qu’aux Jeux de Pékin ou à Van den Hoogenband. » Filippo MAGNINI, champion du monde du 100 m, le 8 décembre, début des Championnats d’Europe petit bassin à Trieste. Rouge des 800 et 400 m. Démoli plus que battu : deux secondes de mieux pour l’un, près de trois pour l’autre. Reste à convertir tout cela en grand bassin et à s’attaquer ainsi au record du monde mythique du 400 m, propriété de Janet Evans depuis 1988. Manaudou l’avait approché à une seconde et demie lors de son sacre olympique ; les derniers centièmes seront certainement les plus difficiles à gagner, mais tout semble réuni pour que la Bleu Après cinq semaines de vacances, c’est une Laure Manaudou reposée et tranquille qui a repris le chemin de l’entraînement. Moins sollicitée médiatiquement, plus stable et mieux entourée dans sa vie personnelle, elle a de nouveau pu travailler sereinement. Et cela a porté ses fruits dès la saison en petit bassin. Les 8 et 9 décembre, elle a ainsi décroché ses premiers titres européens petit bain, mais surtout battu coup sur coup les records du monde Jaune Rouge Jaune Championne olympique en 2004, Laure Manaudou se devait de confirmer son statut de nouvelle star en 2005. Elle l’a fait. En dix-neuf mois au sommet, le papillon tatoué sur son omoplate est devenu une référence. (Photo Stéphane Mantey) Noir Bleu Noir conserve encore aujourd’hui le record du monde, battu une dernière fois en 2002), tout sauf le titre olympique. L’autre mégaretraité de l’année se nomme Alexandre Popov. Lui a vraiment tout gagné en sprint, et plutôt deux fois qu’une. À trente-trois ans, le quadruple champion olympique et sextuple champion du monde (entre autres exploits) s’est éclipsé en début d’année avec le sentiment du devoir accompli, sans regrets. Des regrets, Franck Esposito dit n’en avoir aucun. Lui aussi a pris sa retraite en 2005, après quatorze années au plus haut niveau (la même incroyable longévité que Popov). Sa fin de carrière en demiteinte ne doit surtout pas faire oublier toutes les médailles et les records engrangés, ce rôle de leader de la natation française assumé à une époque où la vague bleue était bien moins dense qu’aujourd’hui. Car cette année 2005 a confirmé de belle manière la bonne santé de la natation française. Les quatre