L`impact tourangeau

Transcription

L`impact tourangeau
8
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
VOLLEY-BALL L’ÉQUIPE DE L’ANNÉE 2005 – MONDE
Le Brésil, encore
Vainqueurs de la Ligue mondiale et de la Grand Champion’s Cup, les champions olympiques colorent fortement l’équipe planétaire.
CES QUATRE-LÀ sont des incontournables. Piliers de la sélection
brésilienne – meilleure équipe de la
planète depuis 2001 –, leurs palmarès ne souffrent d’aucune fausse
note. Ricardo, le si fin passeur et
capitaine, Gustavo, le massif central,
Sergio, le pétillant libero, Giba, le
bondissant réceptionneur-attaquant, y ont même ajouté, en cette
année postolympique dépourvue de
grande échéance, une Ligue mondiale supplémentaire et la Grand
Champion’s Cup, rendez-vous quadriennal de prestige. Les quatre compères figurent donc logiquement de
nouveau dans notre équipe de
l’année. Ce quatuor évolue au sein
de la prestigieuse Serie A 1 italienne
où il porte le flambeau d’une Seleçao
qui sort chaque année de nouveaux
jeunes pétris de talent, et ces cadres
sont extrêmement précieux pour le
sélectionneur Bernardo Rezende,
l’homme de tous les succès auriverde. On imagine bien ces quatre-là
pousser l’aventure jusqu’aux Jeux de
Pékin 2008, pour achever leur carrière internationale en apothéose.
PASSEUR
Le coup d’œil et la finesse dans l’art
de distiller les ballons caractérisent
Ricardo. Et le leadership en prime
pour le capitaine de la sélection brésilienne qui, après avoir grandi dans
l’ombre de Mauricio, a empoigné
depuis deux ans les commandes,
affirmant un axe offensif privilégié
avec son grand pote Giba.
RÉCEPTIONNEURS-ATTAQUANTS
des hommes clés du sélectionneur
transalpin Gian-Paolo Montali et
remplace dans notre équipe le Russe
Sergueï Tetioukhine. Le réceptionneur-attaquant tourangeau, Slobodan Boskan, vainqueur de la Ligue
des champions et médaillé de bronze
avec la Serbie-Monténégro à l’Euro,
n’est pas loin des deux élus.
CENTRAUX
Année bien
remplie pour
Gustavo, ici
au smash
lors de la finale
des JO
d’Athènes,
en 2004,
remportée face
à l’Italie. Auteur
d’un beau
doublé CoupeChampionnat
en Italie avec
son club
de Trévise,
le central
brésilien a en
plus remporté
Ligue mondiale
et Grand
Champion’s
Cup avec
sa sélection.
(Photo Alain
de Martignac)
Là aussi, un Italien chasse un Russe.
Luigi Mastrangelo, l’homme fort du
block transalpin, meilleur contreur
de l’Euro, retrouve logiquement une
place laissée l’an passé au longiligne
Moscovite Alexeï Koulechov, privé
de terrain depuis plusieurs mois en
raison de soucis cardiaques mais qui
vient tout juste de reprendre la compétition au sein de la Ligue russe
avec son équipe du Dynamo Moscou. Quant à Gustavo, le Brésilien à
l’envergure dissuasive, il s’est offert
le luxe du doublé italien de Trévise,
en plus de ses succès en sélection.
POINTU
En pointe, Ivan Miljkovic est, à vingtsix ans, enfin récompensé. Meilleur
joueur, marqueur et serveur d’une
Ligue mondiale où la sélection serbo-monténégrine n’a buté qu’en
finale face au Brésil (3-1), l’attaquant de la formation italienne de
Macerata est un redoutable alliage
de puissance et de hauteur. Lorsqu’il
déploie ses 2,06 m, sa lourde frappe
donne le tournis aux meilleurs
contreurs de la planète. Propulsé très
jeune au plus haut niveau international, le Serbo-Monténégrin a confirmé sa pleine maturité, à domicile,
à Belgrade, en portant les siens vers
le bronze continental, et en s’adjugeant par ailleurs le trophée de meilleur serveur de l’Euro.
LIBERO
Sergio conserve son poste. Et il n’y a
pas photo. L’exubérant Brésilien,
épatant de tonicité, remonte un
maximum de ballons, avec toujours
cette capacité à absorber la puissance du service adverse pour offrir
au passeur le maximum d’options.
MANUELA ECHILLEY
SERGIO
Libero (BRE)
Palmarès 2005
Ligue mondiale
Grand Champion’s Cup
Championnat dd’Am
Améérique ddu Suud
des nations
Cl b 2005
Club
Plaisance (ITA)
Réceptionneur-attaquant
(BRE)
Central (BRE)
Passeur (BRE)
Clubb 2005
Club 2005
Modènne (ITA)
Trévise (ITA)
1,92 m
Club 2005
Palmar
lm ès 2005
Liguee mondiale
Grandd Champion’s Cup
Cham
mpionnat d’Amérique du Sud
des nations
n
Palmarèès 2005
Palmar
Ligue
g mondiale Grand Champion’s Cup
Championnat d’Amérique du S
des nations
Championnat d’Italie Coupe
Alberto CISOLLA
Luigi
g MASTRANGELO
1,97
, m
CClub 2005
Trévise (ITA)
Palmarès 2005
Championnat d’Europe des nations
Meilleur joueur de l’Euro
Championnat d’Italie Coupe d’Italie
Palmarès 2005
Ligue mondiale
Grand Champion’s Cup
Championnat d’Amérique du Sud des nnations
Ivan MILJKOVIC
Pointu (SEM)
ntral (ITA)
Rééceptionneurc
att
tttaquant (ITA)
( )
Cuneo (ITA)
( )
Clubs 2005
Club 2005
Macerata (ITA)
Modène (ITA)
Macerata (ITA)
Palmarès 2005
Palmarès 2005
Championnat d’Europe des nations
Meilleur contreur de l’Euro
Finaliste de la Ligue mondiale
Meilleur joueur, marqueur
et serveur de la Ligue mondiale
3e de l'Euro, meilleur serveur de l'Euroo
Clubs 2005
Tours, Dynamo
Moscou (RUS)
( )
Slobodan BOSKAN
Réceptionn
p neur-attaquant
(SEM))
1,99 m
Clubb 2005
Tourss
Tour
Pallmarès 2005
Oliver KIEFFER
Central (FRA)
Clubs 2005
Paris, Poitiers
P l ès 2005
Palmar
nééantt
Philippe
pp BARCA-CYSIQUE
Réceptionneur-attaquant
p
(FRA))
1,95 m
Club 2005
Cannes
P l ès 2005
Palmarè
Championnat de France
Loï
oïc
ïc DE KERGRET
Alexandre SLOBODA
Passeur
as
(FRA)
Central (BRE/FRA)
Club 2005
Club 2005
Vladimir NIKOLOV
P
Pointu
(BUL)
Club 2005
Tours
Tours
Palmarès 2005
Ligue des champions
Coupe de France
Palmarès 2005
Palmarès 2005
Ligue des champions
Coupe de France
Ligue des champions
Coupe de France
Tours
L’impact tourangeau
La victoire de Tours en Ligue des champions a fortement influencé la composition
de l’équipe idéale issue de la Pro A.
ELLE RESSEMBLE fortement à sa devancière.
À une exception près, notre jury (*) a désigné la
même équipe Pro A qu’il y a un an. Seule nouveauté, l’arrivée du réceptionneur-attaquant
Philippe Barca-Cysique à la place du Tchèque
Jiri Novak. Un changement qui vient récompenser le retour au premier plan de
Cannes – champion de France en mai dernier,
dix ans après son dernier sacre au terme d’une
finale au scénario incroyable contre Sète (huit
balles de titre sauvées).
L’éviction de Novak ne remet pas en cause la
valeur intrinsèque d’un joueur clé de la Pro A et
du Paris Volley. Elle reflète plutôt une année
bien terne pour le club de la capitale, privé de
trophée pour la première fois depuis sa création lors de l’été 1998. Sinon, comme l’an passé, la réussite tourangelle a fortement influencé les choix.
Et l’échec en demi-finale du Championnat face
à Sète est à peine venu ternir la magnifique victoire en Ligue des champions sur les terres
grecques d’Iraklis Salonique, cela une semaine
après avoir balayé Tourcoing chez lui en finale
de la Coupe de France. Le TVB reste la place
forte du volley hexagonal. Ses joueurs, qui
occupent cinq places sur sept, demeurent des
références.
PASSEUR
Ainsi Loïc De Kergret a-t-il logiquement conservé sa pole-position à la passe, devançant nettement la révélation brésilienne Rafael Redwitz,
l’extraverti, chambreur à ses heures, finaliste
du Championnat avec Sète et qui a rejoint Paris
cet été. À trente-cinq ans, l’ex-international
français (215 sélections) est un modèle de longévité, dont l’expérience est un précieux atout
pour le TVB.
RÉCEPTIONNEURS-ATTAQUANTS
En réception-attaque, le Tourangeau Slobodan
Boskan a surclassé tous ses rivaux. Champion
olympique en 2000 et d’Europe en 2001 avec la
génération dorée yougoslave, le désormais
Serbo-Monténégrin séduit par l’étendue de
son registre de jeu : extrêmement stable en
réception, « Bole » est aussi un joueur d’une
rare intelligence, qui ne tremble jamais sur les
ballons chauds. À ses côtés donc, le Cannois
Barca-Cysique, longtemps à la lutte avec
Hichem Guemmadi, de plus en plus stable en
réception mais sans doute victime de l’omniprésence des Tourangeaux. Champion de
France 2005, l’international français, dont le
jeu complet repose sur de belles qualités physiques, est devenu le baromètre du collectif
azuréen, y compris lors d’un automne 2005 difficile.
CENTRAUX
Au centre, Oliver Kieffer et Alexandre Sloboda
ont conservé leur place, même si Lubomir Stanek, qui a porté Sète vers la finale de Pro A au
printemps avant de connaître un automne plus
délicat, a bien failli intégrer l’équipe. L’ex-Parisien, qui a migré vers Poitiers cet été, n’a certes
rien gagné en 2005 mais il demeure un élément
clé tant en club qu’en équipe de France, avec
notamment une belle réussite au block où sa
lecture du jeu fait merveille. Le Franco-Brésilien a lui été décisif au Final Four de la Ligue des
champions. Impeccable à l’attaque et très
propre au contre, sa régularité demeure un
atout de choix pour Tours.
POINTU
En pointe, Vladimir Nikolov n’a pas de rival en
Pro A. Le puissant Bulgare de Tours, meilleur
joueur du Final Four de la Ligue des champions
et désigné attaquant no 1 de la planète par le
quotidien sportif italien La Gazzetta dello Sport
à la sortie de l’hiver, est souvent un gage d’efficacité, notamment sur les ballons décisifs.
LIBERO
Au poste de libero, le départ de Hubert Henno
pour la Russie et le Dynamo Moscou à l’intersaison n’a pas fait oublier l’envergure de
l’international français. Référence mondiale à
son poste, Henno, qui possède le plus beau palmarès du volley français, a été l’un des piliers
de la belle saison de Tours et tente, depuis
octobre, de convaincre ses nouveaux partenaires russes, aux qualités physiques hors
norme au service et au filet, de l’importance de
la réception et de la défense, alors que son successeur au TVB, le Serbo-Monténégrin Vasa
Mijic, compère de Boskan lors des succès yougoslaves aux JO 2000 et à l’Euro 2001, prend de
plus en plus d’ampleur sous ses nouvelles couleurs. – M. E.
(*) Notre jury est constitué de la rubrique volleyball de « L’Équipe », ainsi que de nos correspondants dans les différents clubs de Pro A : Christian
Aspe, René Bernard, Bernard Boireaud, Henri
Brissot, Jean-Philippe Carrolaggi, Raoul Devaux,
Janine Gianaria, Jean-Michel Izoird, Gaëlle Laurent, Nicolas Maviel, Katherine Natton, Marc
Sevignon et Laurent Soulier.
La saga continue... Après l’AS Saint-Étienne, le Paris - Saint-Germain, l’Olympique de Marseille et le FC Nantes
Atlantique, 4 nouveaux clubs rejoignent la collection « Un club à la Une ». Réunis dans un coffret original,
découvrez 20 Unes historiques de L’Équipe et un livret pour revivre les grandes heures de votre club.
4 CLUBS À LA UNE
UN CLUB, UN COFFRET. 25 €. PARTOUT OÙ L’ON VEND DES LIVRES ET SUR WWW.LEQUIPE.FR
PAGE 8
VENDREDI 23 DÉCEMBRE 2005
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
Rouge
Palmarès 2005
Ligue des champions
Coupe de France
Bleu
Rouge
Jaune
Hubert HENNO
Libero (FRA)
Jaune
L’ÉQUIPE DE L’ANNÉE 2005 – PRO A
Noir
Bleu
Noir
Giba, donc, l’élastique Brésilien,
accompagné par l’Italien Alberto
Cisolla, le symbole de la double réussite de Trévise (Coupe et Championnat d’Italie) et champion d’Europe
avec une Squadra Azzurra titrée
reine du Vieux Continent pour la
deuxième fois d’affilée… Élu meilleur joueur de l’Euro, Cisolla semble
atteindre, à vingt-huit ans, son plein
épanouissement. Le jeune joueur
propulsé soudainement sur le
devant de la scène internationale au
lendemain des JO de Sydney (2000),
dépassé par ce succès trop précoce
au point de disparaître un temps de
l’équipe nationale, est devenu l’un
GIBA
GUSTAVO
RICARDO
FOOTBALL
1
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
PARIS-SG :
BLAYAU
RÉFLÉCHIT
TRANSFERT :
DI VAIO
ARRIVE
À MONACO
(Page 5)
ITALIE :
ENQUÊTE SUR
LE RACISME
(Page 6)
(Page 7)
(Photo Franck Nataf)
(Photo Stéphane Mantey)
(Photo Richiardi/Presse Sports)
T 00106 - 1223 - F: 0,80 E
3:HIKKLA=[UU]U^:?b@m@m@d@a;
Vendredi 23 décembre 2005 LE QUOTIDIEN DU SPORT ET DE L’AUTOMOBILE
*
60e ANNÉE - No 18 807 -
0,80 France
métropolitaine
LE RUGBY FAIT BOUM
BILANS 2005
Dans le sillage du Stade Toulousain, champion d’Europe en titre, qui reçoit aujourd’hui Bourgoin (18 h 45)
pour le compte de la 13e journée du Top 14, c’est tout le Championnat de France de rugby qui a franchi
un palier cette saison en séduisant un public toujours plus large. (Pages 2 à 4)
(Photo Franck Nataf)
NATATION :
MANAUDOU
ET LES
AUTRES
PAERSON
ET ROCCA
RÈGNENT
SUR LE
SLALOM
(Page 11)
BASKET
En cette fin d’année 2005, tous les indicateurs de popularité sont au vert pour le rugby français, et pas seulement à Toulouse (ci-dessus), sa locomotive naturelle. La moyenne de spectateurs
pour les rencontres de l’élite flirte avec les 10 000 (33 % d’augmentation par rapport à la saison dernière) et Toulon, dernier du Top 14, joue à guichets fermés à domicile ! (Photo Pierre Lahalle)
Une assurance vie
qui vous fait payer des frais d’entrée,
c’est une histoire
qui commence mal
UN JOLI
CADEAU
DE NOËL
POUR PAU
(Page 10)
ING Direct (vie)
■
0€
de droits d’entrée et sur tous les versements
■
+ 25,08 %
sur 3 ans*
pour une répartition prudente sur une sélection de fonds alliant
performance et sécurité : Fonds Euro Épargne, ING Direct CAC 40,
Fidelity Europe, Fidelity Monde et Tocqueville Value Europe
POUR OUVRIR UN AUTRE CONTRAT D’ASSURANCE VIE
0 810 610 410 www.ingdirect.fr
* Se référer au détail de la répartition sur le site www.ingdirect.fr. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures.
L’ÉQUIPE semaine : ALLEMAGNE, 2 ; ANTILLES, LA RÉUNION, 1,3 ; AUTRICHE, 2 ; BELGIQUE, 1,5 ; ESPAGNE, 1,75 ; GRÈCE, 1,95 ; ITALIE, 1,7 ; LUXEMBOURG, 1,5 ; PAYS-BAS, 2 ; PORTUGAL CONT., 1,8 .
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
Rouge
SKI ALPIN
Bleu
Rouge
(Page 8)
Jaune
Bleu
Jaune
VOLLEY :
LA GRANDE
ANNÉE
DU BRÉSIL
Noir
Noir
(Page 12)
2
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
RUGBY TOP 14 (13 journée)
LE DESSIN
e
Une lame de fond
Depuis le début de saison, le Top 14 et la Pro D 2 connaissent un énorme succès populaire. Explications.
Avec une hausse de 28 %
de spectateurs dans les
stades, le rugby connaît
un engouement
saisissant depuis le début
de la saison. Cette
envolée a bien sûr été
concrétisée par le record
de 79 502 spectateurs
établi lors du match
Stade Français Toulouse. Mais le
phénomène dépasse
l’événement parisien et
les chiffres attestent
d’une montée en
puissance plus profonde.
L’ÉDITO
LE SKI FRANÇAIS
EN HIBERNATION
D
Amiens
3
2
4
1
Mettz
Sttade
tade Frrançais ((Pariss)
b (T
(Top 14)
14), reç
eçoit
çoit M
Montpellier
t lli r
Rennes RRugby
1
0
0
-2
4
0
Nantes
Tours
ours
2
-1
Strasbourg
Auxerre
3
1
La RRochelle
hell
h lle
Aggen
e
RRugby
gby
by (T
(Top 14),
14
14)
reç
eçoit
çooiti Toulon
T l
6
2
3
-3
CCleermon
ontt
R b (Top
Rugby
(Topp 14
14)),
reç
eçoit
ço Bayyonnee
4
-2
3
0
1
-1
4
1
Président de la Ligue nationale de rugby (LNR) depuis sa création
en 1998, Serge Blanco se réjouit évidemment de la hausse d’intérêt
populaire pour le Top 14 – qui a succédé au Top 16 cette saison – et
s’avoue persuadé que son « produit » va encore grandir. Même si le
rugby doit prendre garde à ne pas brûler les étapes. C’est ce qu’il nous
a dit, mercredi, à l’issue de l’assemblée générale financière de la LNR
(qui laisse apparaître un bénéfice après impôts de 25 000 euros, avec
un chiffre d’affaires de 42,2 millions d’euros), dans un hôtel de
Blagnac, en banlieue toulousaine.
BLAGNAC –
de notre envoyé spécial
3
-1
Grenoble
12
3
Caasstres
ess
Biaarritzz
Toulouse
ou ousee
RRugby
b (TTop 14
14),
Nice
R b (T
Rugby
(Top
TTop 14
14),
RRugby
b (T
(Top 14
14),
reç
eçoit
ç Pau
ço
au
10
reç
eçoit
ço Narbonne
reç
eçoit
ço Bourgoin 10
Marseille
3
1
Le temps cet
Peerpigna
p g aann
après-midi :
b (Top
(T p 14
14),
de la grisaille sur la moitié nord du pays et soleill RRugby
Ajaccio 134
reç
eçoit
eç
çoit Brive
ço
sur tout le reste. Du brouillard persistera tout au re
long de la Garonne.
LA QUESTION D’HIER
L’année 2005 marquera-t-elle l’histoire
de la lutte contre le dopage ?
OUI ............................................................................................. 31 %
NON ........................................................................................... 69 %
(nombre de votants : 39 756)
Selon le résultat de vos votes sur lequipe.fr et par SMS.
7 054
6 233
3 932
3 726
6 752
9 365
7 334
4 434
1998-1999
(24 clubs)
Moyen
(saison 2
2005-2006
Top 14,
rès 12 j.)
21 896
3
Ligue 1
Foot :nçaise
ue 2
ig
L
:
frf a
Foot nçaise
t
a
a
f
fr
ionn
Chamisp de rugby
angla
b
ière)..
La locomotive parisienne
La
L’amour
amour du maillot
(Moyenne de spectateurs par match
à domicile cette saison et évolution
par rapport à 2004-2005)
(Nombre d’abonnés par club cette
saison et évolution par rapport
à 2004-2005)
1. Stade Français, 19 772 (+ 109 %)
2. Toulouse, 16 798 (+ 22 %)
3. Toulon, 13 267 (+ 63 %)
4. Perpignan, 11 925 (+ 9 %)
5. Clermont, 11 354 (+ 10 %)
6. Bayonne, 9 325 (+ 28 %)
7. Brive, 7 170 (— 4 %)
8. Bourgoin, 6 578 (+ 6 %)
9. Agen, 6 509 (— 9 %)
10. Narbonne 6 472 (+ 5 %)
11. Biarritz, 6 081 (— 7 %)*
12. Montpellier, 5 853 (+ 20 %)
13. Pau, 5 836 (— 9 %)
14. Castres, 5 769 (+ 19 %)
1. Perpignan, 9 437 (+ 9 %)
2. Toulouse, 9 052 (+ 14 %)
3. Toulon 9 027 (+ 69 %)
4. Clermont, 6 525 (+ 6 %)
5. Stade Français, 5 492 (+ 9 %)
6. Bayonne, 3 957 (+ 70 %)
7. Bourgoin, 3 944 (+ 14 %)
8. Narbonne, 3 867 (+ 23 %)
9. Brive, 3 735 (+ 26 %)
10. Montpellier, 3 649 (— 5 %)
11. Agen, 3 576 (— 5 %)
12. Castres, 3 529 (+ 36 %)
13. Biarritz, 3 318 (0 %)
14. Pau, 3 197 (— 9 %)
* Le stade de Biarritz est en travaux (capacité actuelle : 7 700 places).
En attirant
79 502 spectateurs
au Stade de France,
le match Stade
Français-Toulouse
a établi un record
d’affluence pour
une rencontre
de saison régulière,
tous sports
confondus. Prochain
défi : faire aussi
bien pour la venue
de Biarritz le 4 mars.
(Photo Michel Deschamps)
Besanççon
Besan
Lyon
(Évolution de la moyenne de spectateurs par match en Championnat de France)
« CES 28 % D’AUGMENTATION
des spectateurs vous surprennent ?
– Je suis satisfait parce qu’on attire de
plus en plus de gens qui viennent voir
quelque chose de différent. Le rugby
épouse vraiment les formes du professionnalisme. Pour certains, c’est du
sport, pour d’autres, un spectacle,
mais, quoi qu’il en soit, on reste dans
une zone sécuritaire intéressante.
Même si ça crie, hurle et siffle, il n’y a
pas d’agressivité. Il n’y a pas ce côté
révolté où l’on va pour manifester
sa haine.
– Vous avez peur que cela survienne dans vos stades ?
– Il faut éviter. On a mis en place la
charte de convivialité (1) qui fait sourire mais…
– Cette charte, est-ce un gadget ?
– Non. On a besoin d’avoir des
moments de plaisir sans se demander
s’il va arriver une catastrophe ou pas,
même si sur le terrain on continue
à jouer viril mais correct. On doit
entendre des chants, voir de la couleur.
C’est pour ça que la charte de convivialité est intéressante. Notre sport est
basé sur la responsabilité des gens, les
présidents de clubs et les acteurs,
qu’ils soient joueurs ou arbitres. Si un
arbitre fait des ronds de jambe et en
rajoute, cela ne peut pas marcher non
plus.
– Vous êtes devenu, derrière la
L 1 de football et désormais nettement devant la L 2 (6 320 spectateurs de moyenne), le deuxième championnat français…
– Mais c’est notre but ! J’ai la conviction, et l’ai répété en assemblée générale mercredi, que nous devons être
le sport no 2 en France. Et il faut qu’on
le soit encore plus, avec une place qui
ne pourra pas être remise en question.
Je me bats pour ça, que ce ne soit pas
un épiphénomène. En 1998, quand la
Ligue a été créée, on me disait : « Tu es
un doux rêveur. » J’annonçais des
chiffres que j’ai toujours tenus. Je suis
complètement convaincu qu’on va
encore se développer.
– Comment appréciez-vous le
grand coup réussi par Stade
Français contre Toulouse le
15 octobre (2) et le second à venir
contre Biarritz (63 000 places
déjà vendues), le 4 mars ?
– À la Ligue, on s’est véritablement
mis dans la peau de la réussite du
Stade Français. Nous n’avons pas le
droit, nous, ni aucun club, que le Stade
Français échoue quand il va au Stade
PAGE 2
de France. Je ne peux pas supporter un
tel échec ! Je veux que ces matches
soient une réussite populaire. On a la
chance d’avoir un “laboratoire”
exceptionnel avec Paris.
– Vous imaginez un jour le Stade
Français résident du Stade de
France ou du Parc des Princes ?
– Il ne faut pas brûler les étapes. À la
Ligue, je me suis battu face à des gens
qui disaient que je ne voulais pas faire
ça ou ça. On a dit qu’il fallait d’abord
mettre en place les structures.
Aujourd’hui, un club seul n’est pas
capable d’organiser seul de tels
matches, tout le temps. Mais il faut
savoir utiliser certains stades de “proximité”.
« Tout le monde
devra nous aider »
– C’est-à-dire ?
– Paris joue habituellement à JeanBouin, mais doit pouvoir de temps en
temps aller faire un tour au Parc des
Princes si le jardinier et M. Blayau (3)
comprennent que c’est important pour
les relations entre sports. Au même
titre, le Stade Toulousain peut aller de
temps en temps au Stadium, Agen
éventuellement à Bordeaux, Biarritz
à Saint-Sébastien, Bourgoin à Lyon…
– Vous approchez les
10 000 spectateurs de moyenne,
mais n’allez-vous pas être rapidement coincé par la capacité
des stades ?
– On est actuellement en discussion
avec l’Association des maires de
France pour discuter au cas par cas. On
comprend très bien qu’on ne peut pas
imposer un minimum de capacité pour
un stade.
– Quinze mille spectateurs de
moyenne en Top 14, c’est un
rêve ?
– (Il rit.) Mais non, on va y venir rapidement, très vite à 15 000. J’en suis
sûr. Déjà, en aménageant les stades,
comme à Biarritz (c’est en cours),
Bayonne (le conseil municipal a voté
des travaux en ce sens en début de
semaine), ou Bourgoin, on aura
15 000 places presque partout. Et on
aura ces stades de proximité.
– Vous avez peur, pour le succès
du Top 14, de la saison qui suivra
la Coupe du monde,
en 2007-2008 ?
– La Coupe du monde va accentuer
l’envie de rugby des gens. Mais il nous
faut de la complicité. Il n’est pas question que l’équipe de France aille en
tournée en juin 2008 alors qu’on aura
repoussé le début de la saison du
Championnat et fait tous les sacrifices
possibles et imaginables. Tout le
monde devra nous aider, à commencer
par la Fédération.
ARNAUD REQUENNA
(1) La charte de convivialité prévoit
notamment que les deux équipes doivent impérativement entrer côte à côte
sur le terrain, afin d’éviter que les visiteurs soient sifflés ; le speaker du stade
est tenu d’inciter les spectateurs à respecter les tentatives des buteurs
adverses ; s’il diffuse un extrait musical pour saluer les points de son
équipe, le club local doit en faire de
même pour son hôte.
(2) 79 502 spectateurs au Stade de
France, record national, tous sports
collectifs confondus, pour une rencontre de saison régulière.
(3) Le président du Paris Saint-Germain avait refusé de louer le Parc des
Princes au Stade Français, en octobre,
arguant que la pelouse pourrait être
abîmée, compte tenu des conditions
atmosphériques à cette période
de l’année.
FRÉDÉRIC THIRIEZ, président de la Ligue nationale
de football, salue le boom du Top 14.
« Chapeau Blanco ! »
« JE ME RÉJOUIS DU SUCCÈS DU TOP 14. Bravo à la LNR pour son travail.
Chapeau Blanco. Ce succès du Top 14 ne m’inquiète pas, car notre affluence
moyenne en L 1 est encore plus du double (21 896 spectateurs, record absolu
pour un Championnat à 20 clubs), et pour moi, nous ne sommes pas concurrents mais complémentaires. C’est un peu comme au cinéma : qu’importe le
film qu’ils vont voir, pourvu que les gens y aillent. Pareil pour nos stades : que
les gens aillent au rugby ou au foot, on y gagnera tous. Personnellement, je
n’ai pas le temps de me rendre aux matches de rugby, mais je les regarde à la
télévision dès que je peux, le Top 14 comme l’équipe de France. Le Stade Français - Toulouse (le 15 octobre) au Stade de France, c’était formidable ! Au
football, on a des choses à prendre sur le rugby, en matière d’ambiance et de
respect dans les stades. » – A. R.
RENÉ LE GOFF, président de la Ligue nationale de
basket, souhaite s’inspirer de la réussite du rugby.
« Copier le modèle »
« JE SUIS RAVI ET ADMIRATIF du succès du Top 14. J’ai été trésorier du
Racing Club de France de 1984 à 1992 et j’ai souvenir des matches à Colombes
avec 1 000 spectateurs… Quand nous avons été champions de France en
1990, nous avons reçu un chèque de 50 000 francs. (7 600 euros. À titre de
comparaison, le Biarritz Olympique a reçu 1,7 million d’euros pour la saison
2004-2005). Étant Parisien, il m’arrive d’aller voir jouer le Stade Français. Ah,
si j’avais un Max Guazzini président du Paris Basket Racing…
Je ne suis pas du tout jaloux du succès du rugby qui prouve qu’il y a de la place
en France derrière le football. Nous, au basket, sommes un sport de salle et
n’entrons pas en concurrence frontale avec le rugby. On essaie, modestement,
de copier le modèle du rugby. S’il y a plus de monde dans les stades, c’est parce
que la poule unique à 14 a rendu le Championnat formidablement attractif,
mais c’est aussi parce que les matches réalisent de bonnes audiences télé et
que les gens ont ensuite envie d’y assister. Il n’y a pas de fatalité. » – A. R.
EN DIRECT
suivez tous les matches sur www.lequipe.fr
FAITES LE TOUR DES STADES
VENDREDI 23 DÉCEMBRE 2005
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
Rouge
Le Havree
Lille
le
+ 238 % de hausse en sept ans !
Bleu
Rouge
Brest
5
0
JEAN-CHRISTOPHE COLLIN
(*) Le contrat LNR-Canal court jusqu’à
l’issue de la saison 2006/2007.
Le public s’enflamme pour le Top 14
Jaune
Bleu
Jaune
5
5
7
3
Un spectacle en outre joué dans des
villes qui souvent n’offrent pas
d’autres grands spectacles culturels ou
sportifs concurrents comme à Perpignan, Biarritz, Clermont, Toulon, Narbonne, Agen… Sport spectaculaire
donc télégénique ce qui a contribué
concomitamment à son succès populaire. Les stades se remplissent et les
canapés aussi contrairement à l’idée
reçue selon laquelle la télé vide les
enceintes. Ainsi le match événement
du 15 octobre aux 79 502 spectateurs
pour Stade Français - Toulouse, a été
suivi par 1,4 million de téléspectateurs. Désormais Canal + retransmet
trois matches par week-end qui, a
terme, nourrissent les stades. « Après
avoir vu les joueurs à la télé, explique
Éric Bayle le responsable du rugby sur
Canal, qui diffuse le Championnat
pour 20 millions d’euros par an (*), on
a envie de les voir en vrai. »
Mais, inversement, cette médiatisation n’a été possible que par l’évolution structurelle de ce sport. « Le changement de formule du Championnat a
été déterminant, poursuit Bayle. Le
Top 14 est désormais une compétition
« Vite à 15000 de moyenne »
vec
8
5
Cherbourg
Voir les joueurs
en vrai
lisible qu’il est donc plus simple
d’exposer. » Ensuite l’évolution du
jeu, avec le professionnalisme, vers
plus de spectacle a été l’autre versant
de cette réussite. « Le temps de jeu a
été multiplié par deux depuis 1995,
explique Patrick Wolf, vice-président
de la LNR. Un facteur essentiel pour
l’intérêt du spectateur et du téléspectateur. « Grâce à ce nouveau statut,
insiste Bayle, nous avons plus de facilité de programmation et notamment en
prime time quand les cases sont disponibles. Si bien que, désormais, les
audiences évoluent entre 600 000 et
plus d’un million de téléspectateurs. »
En résulte un effet d’amplification
médiatique et d’affluence dans les
stades. « Au début, poursuit Bayle, on
plaçait toujours nos caméras côté tribunes vides pour ne montrer que les
tribunes remplies. Aujourd’hui nous
n’avons plus ce problème. »
Parallèlement, un énorme travail des
clubs et de la Ligue a permis d’accompagner ce mouvement. « On a œuvré
sur l’accueil des spectateurs dans les
stades, sur l’ouverture à des nouveaux
publics, notamment féminin, sur le
spectacle sportif. Mais l’on arrive
aujourd’hui à une saturation des structures d’accueil. » Le Top 14 est en effet
victime de son propre succès. Les
stades, désormais de véritables lieux
de vie tout au long de la semaine avec
des séminaires, des magasins, des restaurants, sont devenus trop petits et
les clubs n’ont plus de place à offrir à
leurs annonceurs pour s’exposer.
« Nous n’avons plus de loges disponibles ni de place sur les maillots,
explique Marcel Dagrenat. Nous avons
refait le stade récemment mais cela ne
suffit plus, nous avons 9 600 sièges et
9 500 abonnés… Mais si, en 2000,
j’avais demandé une enceinte de
20 000 places on m’aurait
enfermé… »
SERGE BLANCO, président de la Ligue, fixe les objectifs à atteindre à court terme.
LA MÉTÉO
7
7
demeure une certaine violence de
l’affrontement physique pour attirer
l’œil. » « On retrouve dans le Top 14
une violence qui correspond à
l’époque mais effectivement maîtrisée, explique le publicitaire Franck
Tapiro, président d’Hémisphère droit.
D’abord on se serre la main, après on
se rentre dedans et on se sert à nouveau la main. C’est un affrontement
dans le respect. Le rugby n’a ainsi pas
peur de ses traditions mais il les a
modernisées. Dans le Top 14, on a gardé la passe en arrière mais on a fait
évoluer tout le reste. Le rugby est en
cela l’un des rares sports qui a su
s’adapter à son époque pour faire de ce
Championnat un vrai spectacle qui
ravit les annonceurs. »
Noir
Noir
ANS CINQUANTE-DEUX jours se disputera à
Sestrières, en Italie, la descente olympique hommes,
première épreuve de ski alpin des XVIes Jeux Olympiques
d’hiver. Or, en l’état actuel des choses, les chances
françaises de bien y figurer sont très minces.
Elles ne sont d’ailleurs pas meilleures dans les autres
disciplines d’un sport qui revint en 2002 de Salt Lake City
paré de deux médailles d’or – celles de Carole Montillet
en descente et de Jean-Pierre Vidal en slalom – et de
deux autres en argent, obtenues par Laure Péquegnot et
Sébastien Amiez en slalom. La performance des skieurs
français fut même à ce point remarquable qu’il fallut
remonter aux Jeux Olympiques de 1968, à Grenoble, pour
trouver trace d’un bilan plus élogieux.
Cette quinzaine flamboyante passée dans les montagnes
Rocheuses américaines fut malheureusement sans
lendemain. Ainsi, que ce soit en 2003 ou en février
dernier, pas un Français n’est parvenu, individuellement,
à accéder à un podium lors des Championnats du monde.
Et si, en Coupe du monde, les résultats d’ensemble furent
un peu moins tragiques au cours des deux dernières
saisons – 7 victoires sur environ 150 possibles –,
l’exercice en cour n’a, lui, véritablement rien
d’encourageant.
La simple lecture des chiffres en atteste. Seul Stéphane
Tissot, 2e en slalom à Beaver Creek, a terminé dans les
trois premiers d’une course. Plus significatif encore :
garçons et filles confondus, il n’est que Jean-Pierre Vidal,
5e à Madonna di Campiglio, Laure Péquegnot, 4e à Aspen,
Carole Montillet, 6e et 10e à Val-d’Isère, Antoine
Dénériaz, 7e à Val Gardena, et Ingrid Jacquemod, 8e en
géant, mercredi, à Spildelruv Mlyn, à avoir réussi à se
glisser depuis octobre dans le top 10 d’une épreuve.
Le plus inquiétant tient en ce que, hormis Stéphane
Tissot, Antoine Dénériaz et Ingrid Jacquemod, tous les
hommes et femmes cités ici, sont au bout de leur carrière
et devraient définitivement ranger leurs skis de
compétition en mars prochain.
C’est dire si durant les quatre années qui viennent de
s’écouler le ski français n’a, semble-t-il, pas pu – ou su –
se renouveler. Au point qu’il paraît aujourd’hui en
hibernation, ce qui n’est vraiment pas de saison.
Car s’il est vrai qu’un improbable titre olympique du type
de celui de Jean-Luc Crétier en 1998 peut à tout moment
dévaler des sommets de Sestrières, une hirondelle n’a
jamais fait de printemps. Dans les Alpes françaises encore
moins qu’ailleurs.
IL Y A LES CHIFFRES, froids comme
décembre, 33 % de public en plus par
rapport à la saison dernière dans le
Top 14 depuis le début de l’année. Et
12 % en Pro D 2. Et puis il y a les
hommes et les femmes qui font ces
pourcentages. Comme Olivier, 39 ans,
haut fonctionnaire, grand amateur de
sport, débarqué entre Saône et Loire
pour des raisons professionnelles, il se
rend évidemment à Gerland mais va
parfois passer son samedi dans les tribunes du Lyon Université Club,
modeste 11e de la Pro D 2. « J’y vais
avec mes enfants, raconte Olivier. En
dehors du fait qu’ils y apprennent une
sémantique assez fleurie, il se passe
toujours quelque chose durant un
match de rugby, quel que soit le niveau
de jeu, même en deuxième division. On
est proche du terrain et l’engagement
physique donne un spectacle assez
impressionnant dont les enfants sont
demandeurs d’autant qu’il y a désormais une représentation des héros de
ce sport comme Michalak qui
n’existait pas avant, ou du moins pas
comme ça. »
Plus radical encore comme exemple de
nouveau spectateur, celui de JeanChristophe, 40 ans, vigneron. Arrivé
depuis peu dans la région toulonnaise,
chaque samedi il se rend à Mayol
comme le dimanche il va à la messe.
« Les valeurs de ce sport sont vendues
et survendues et les enfants y sont sensibles, explique ce néo-supporter. La
première chose : on sait que la bagarre
aura lieu sur le terrain et non pas dans
les tribunes. Après, cela me permet de
transmettre ces valeurs à mes enfants
par procuration, ils apprennent par
eux-mêmes, par leur simple présence
dans le stade, le respect de l’autre (parfois relatif à Toulon), le courage, la
loyauté, la persévérance. Enfin, la
complexité des règles amène de la
communication entre les gens, on
commente, on questionne autour de
soi, et petit à petit on a l’impression de
rentrer dans un cercle d’initiés. »
Et les résultats catastrophiques du RCT
n’entament pas son enthousiasme
naissant. Chaque week-end, le dernier
du Championnat fait stade comble
avec 13 267 spectateurs de moyenne.
Et c’est ainsi partout sur tous les stades
du Top 14 où l’on compte 9 365 spectateurs par rencontre contre 7 033 l’an
passé à pareille époque (7 334 sur la
saison). Inouï. « C’est simple, en janvier 2000, explique Marcel Dagrenat,
le président de Perpignan, nous avions
1 575 abonnés, nous en avons désormais 9 500 (9 437 exactement)… »
« Plusieurs raisons à ce succès, note
Georges Vigarello, professeur à Paris V
et spécialiste du spectacle sportif. Le
rugby est un jeu extraordinairement
visuel, l’une des plus belles formules
de mise en image d’une confrontation
de groupe. En même temps, le
Championnat a réussi à maîtriser ses
violences, les joueurs qui s’affichent
sur les calendriers montrent en cela
qu’ils ne sont plus des brutes mais possèdent une esthétique. Toutefois, il
3
RUGBY TOP 14 (13 journée)
e
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
TOULOUSE - BOURGOIN
« Mon poste, c’est dix »
FRÉDÉRIC MICHALAK s’est affirmé à l’ouverture des Bleus. Même s’il jouera numéro 9 ce soir, en l’absence d’Élissalde.
Son portrait géant trône désormais sur un des murs du Stade
Ernest-Wallon, comme celui de
Zinédine Zidane à Marseille,
visible depuis le périphérique
toulousain. Frédéric Michalak,
enfant du Stade Toulousain,
est aujourd’hui une icône du
sport dans la Ville rose. Point
commun avec son illustre aîné
du football : sa simplicité, son
humilité. Au service de son club
de toujours, c’est avecle numéro 9 qu’il pénétrera sur la
pelouse pour le match choc de
la journée du Top 14 contre
Bourgoin, en l’absence de
Jean-Baptiste Élissalde, blessé
au genou gauche. D’autant
plus facilement que, pour lui, le
débat qui a si souvent animé le
rugby français quant à savoir à
quel poste il serait le plus performant, est clos. Son avenir
est définitivement en dix. Il le
dit haut et fort.
salde ensuite, m’a beaucoup servi.
– Delaigue, dont vous avez été
la doublure la saison passée en
équipe de France, pendant le
Tournoi…
– C’est un joueur aux côtés de qui
on peut beaucoup apprendre. Je le
connais très bien (Delaigue était à
Toulouse entre 1997 et 2004). J’ai
d’abord été son demi de mêlée à
Toulouse, j’ai progressé en le voyant
jouer. Il y a toujours eu une confiance
mutuelle. On a beaucoup échangé.
Sa concurrence, l’an dernier en
équipe de France, n’a pas été un
frein, au contraire, elle m’a stimulé.
– Et quelle importance donnez-vous à votre association
avec Jean-Baptiste Élissalde à
Toulouse et en équipe de
France dans votre progression ?
– Elle compte beaucoup, car on
commence vraiment à bien se
connaître et cela se ressent sur le jeu.
« Je rêve de jouer
dans le Super 14 »
– Enviez-vous la situation d’un
Brian O’Driscoll, qui vient de
resigner pour deux ans avec la
fédération irlandaise et qui
enchaîne les saisons à vingt,
vingt-cinq matches de
moyenne ?
– Non. J’ai la chance d’évoluer dans
un club qui joue les premiers rôles,
qui me fait vivre chaque saison des
phases finales en Championnat
comme en Coupe d’Europe. De
côtoyer régulièrement l’équipe de
France (il est le seul joueur à avoir
participé aux douze dernières ren-
TOULOUSE –
de notre envoyé spécial
Frédéric MICHALAK 18 H 45
Toulouse - Bourgoin
(en direct sur Canal +)
– Oui. J’ai toujours en tête le projet
d’aller jouer dans l’hémisphère Sud
après la Coupe du monde. Je rêve de
jouer le Super 14. Je sais que ce sera
compliqué pour l’Australie et la Nouvelle-Zélande car, là-bas, ils protègent leurs joueurs et ils ne font pas
jouer dans leurs équipes des joueurs
non sélectionnables. C’est plus
ouvert en Afrique du Sud avec les
joueurs étrangers. On verra. Il n’y a
pas de contact précis pour l’instant.
C’est juste un projet qui me tient à
cœur. Ce pourrait être tout de suite
après la Coupe du monde, pour la
saison 2007-2008, ou alors la saison
suivante, 2008-2009 (*).
– Vous savez quand même
que, financièrement, ce n’est
pas d’aller jouer dans le Sud qui
est le plus intéressant…
– Cela tombe bien, je n’en fais pas
une affaire d’argent. Je pense simplement que c’est une aventure qui
peut me faire encore progresser. »
JULIEN SCHRAMM
(*) Il est sous contrat avec le Stade
Toulousain jusqu’à juin 2007.
Classement
Pts J. G. N. P.
— — — — —
1. Toulouse ..... 42 12 9 0 3
2. Perpignan.... 41 12 9 0 3
3. Biarritz ......... 39 12 8 0 4
4. St. Français. 38 12 8 0 4
5. Bourgoin ...... 37 12 8 0 4
6. Castres ........ 34 12 7 0 5
7. Clermont...... 31 12 7 0 5
8. Brive ............ 29 12 6 1 5
9. Agen ............ 24 12 5 0 7
10. Narbonne .... 21 12 5 0 7
11. Bayonne ...... 17 12 3 1 8
12. Montpellier... 16 12 3 0 9
13. Pau .............. 13 12 3 0 9
14. Toulon ......... 12 12 2 0 10
p.
—
348
312
264
280
275
319
296
189
282
237
212
199
205
172
c.
—
219
186
159
198
199
216
260
238
303
368
300
243
381
320
B.
—
6
5
7
6
5
6
3
3
4
1
3
4
1
4
PROCHAINE JOURNÉE. – Vendredi 6 janvier : Stade Français - Narbonne
(20 h 30, en direct sur Canal +). Samedi 7 janvier : Agen - Perpignan (15 h 10, en
direct sur Canal +), Castres - Montpellier (17 h 30, en direct sur Canal + Sport),
Bourgoin - Brive, Clermont - Pau, Biarritz - Toulon, Toulouse - Bayonne (18 h 30).
Les quatre premiers en demi-finales. Les 13e et 14e relégués en Pro D 2. 4 points pour
une victoire, 2 pour un nul, 0 pour une défaite. Un point de bonus pour chaque équipe
qui inscrira au moins 4 essais et/ou perdra par 7 points ou moins. Les six premiers
qualifiés pour la Coupe d’Europe. En cas de victoire d’un club français en Coupe
d’Europe, sept clubs sont qualifiés.
LE POINT
Quel champion
d’automne ?
« Maintenant, dans ma tête, c’est clair et définitif : mon poste, c’est numéro 10. Le débat est clos, affirme Frédéric Michalak. Je me suis installé définitivement à l’ouverture. Simplement, je suis toujours capable de dépanner en numéro 9 quand le club en a besoin. » Ce sera le cas
ce soir, en l’absence de Jean-Baptiste Élissalde, blessé au genou gauche.
(Photo Pierre Lahalle)
Toulouse veut confirmer
Le leader joue pour le titre de champion d’automne... en hiver, devant des Berjalliens peu à l’aise chez les grands.
AUJOURD’HUI, À TOULOUSE, 18 H 45,
STADE ERNEST-WALLON
(en direct sur Canal +)
TOULOUSE : 15 Thomas – 14 Clerc, 13 Jauzion, 12 Fritz, 11 Heymans – 10 Dubois,
9 Michalak – 7 Nyanga, 8 I. Maka, 6 Bouilhou (cap.) – 5 Brennan, 4 Millo-Chluski –
3 Hasan, 2 McFarland, 1 Poux. Entraîneurs : G. Novès, S. Laïrle et Ph. Rougé-Thomas. Remplaçants : 16 Bru, 17 Menkarska, 18 Ledévédec, 19 Montauriol, 20 Mermoz, 21 Kunavore, 22 Garbajosa.
BOURGOIN : 15 Carmona – 14 A. Forest, 13 Coux, 12 Venditti, 11 Janin – 10 Boyet,
9 M. Forest–7 Petrilli,8Jooste, 6 Baluc-Rittener– 5 Papé, 4Pierre – 3 Peyron,2 Cabello, 1 Milloud. Entraîneurs: Ch. Urios et G. Tourlonnias. Remplaçants: 16 Kinchagishvili, 17 Cardinali, 18 Montagnat ou Loftus, 19 Monzeglio, 20 Campeggia,
21 Davis, 22 Péclier ou Giorgadze.
Arbitre : M. Darrière (Côte Basque).
PREMIER EN EUROPE, premier en
France. Ce soir, au Stade Ernest-Wallon, Toulouse a l’occasion de marquer encore une fois les esprits au
terme d’une première partie de saison rondement menée... si le brouillard qui s’est abattu depuis hier sur
la Ville rose le permet, pour devenir
champion d’automne... en hiver et
succéder à Perpignan. « Un véritable
exploit, résume Guy Novès, l’entraîneur toulousain. À part ce match nul
aux Wasps en Coupe d’Europe et
cette défaite à Brive en Champion-
– Envisagez-vous de quitter un
jour ce club de Toulouse qui
compte tant pour vous ?
nat, on ne peut être que satisfait de
notre parcours. J’aurais signé des
deux mains en début de saison
pour un tel bilan à ce moment-là de
l’année. »
Leader du Top 14 depuis la première
journée (le 20 août), le Stade Toulousain n’a pas lâché son emprise, malgré les blessés et ses nombreux
joueurs sélectionnés. Ce match
contre Bourgoin, seul véritable choc
de cette dernière journée de la phase
aller, devrait le confirmer. Match
d’autant plus important pour Tou-
louse que c’est un concurrent direct
dans la course à la qualification pour
les demi-finales qui se présente ce
soir. Un concurrent qui veut en finir
avec son image d’équipe fragile à
l’extérieur, même si son récent
voyage à Dublin en Coupe d’Europe
et la correction reçue face au Leinster
(53-7, le 10 décembre) peuvent laisser supposer qu’elle n’a pas encore
atteint cet objectif.
« Mais la Coupe d’Europe et le
Championnat, ce n’est pas la même
chose, rappelle Guy Novès, qui se
méfie beaucoup des Berjalliens.
Perdre lourdement au Leinster, ça
peut arriver à n’importe qui, je me
rappelle que nous aussi nous nous y
sommes cassé les dents. Je n’oublie
pas qu’en face de nous on a un gros
morceau chez qui on a pris la grêle la
saison passée. Une équipe de Bourgoin extrêmement complète. Très
forte devant, avec un excellent jeu au
pied et de la vitesse derrière. En
Championnat, loin de ses bases,
c’est une équipe qui a évolué. Elle
n’est pas une abonnée aux demi-
finales depuis plusieurs années par
hasard. »
Reste que Bourgoin ne s’est plus
imposé chez un ténor du Championnat depuis sa victoire à Paris en
octobre 2003 (22-36, pendant la
Coupe du monde). Les Berjalliens
s’imposent à l’extérieur, mais ils le
font plus souvent chez des hôtes plus
accessibles que ne le sont les champions d’Europe en titre : Montpellier,
Béziers, Auch, Pau et Narbonne la
saison passée, Pau et Narbonne
cette saison.
« De toute façon, on veut rester
invaincus chez nous, poursuit Novès,
et finir l’année en tête du Top 14. On
s’est donc mobilisés pour ce dernier
match de l’année. » Avec ce qui lui
reste de joueurs valides dans un
effectif amputé de plusieurs éléments d’importance : Pelous, Servat,
Human, Lamboley, McCullen et
Finau Maka devant, Elissalde, Baby,
Poitrenaud, et Jeanjean derrière.
Mais ce qu’il reste au Stade Toulousain, beaucoup de clubs de l’élite le
BROUILLARD GIVRANT SUR TOULOUSE DEPUIS
DEUX JOURS. – Un risque existe que le match entre le Stade
Toulousain et Bourgoin ne puisse pas se jouer ce soir. Si la
pelouse du stade Ernest-Wallon a été bâchée hier vers
17 heures en raison des températures négatives, c’est le
brouillard givrant qui pourrait poser problème. Hier, à
l’heure du match, la visibilité était très réduite sur Toulouse
et, si de telles conditions devaient se renouveler ce soir, le
match ne pourrait pas avoir lieu. Mais les prévisions météo
font état d’un réchauffement (7 degrés) pour cet après-midi.
– J. S.
NOVÈS ENTRAÎNEUR DE L’ANNÉE POUR LES BRITANNIQUES. – Les médias britanniques ont élu récemment
Guy Novès entraîneur de l’année. Le manager toulousain
VENDREDI 23 DÉCEMBRE 2005
lui envient, notamment Bourgoin,
pour qui les absences en troisième
ligne de Bonnaire et Frier (blessés)
pèseront certainement plus lourd
dans la balance.
Toulouse présentera donc encore
une fois ce soir une équipe très compétitive. « Assez en tout cas pour
faire la maille », comme dit Novès.
En embuscade, Bourgoin ne doit
pourtant rien lâcher, car une défaite
à ce moment de la saison marquerait
une première rupture dans le haut du
tableau. – J. S.
recevra sa récompense le 16 janvier à Londres, au Café
Royal, à l’occasion de la soirée annuel des Rugby Writers,
association des journalistes de la presse spécialisée en
Grande-Bretagne. « Venant des Britanniques, je trouve ça
assez extraordinaire, déclare Novès. Ça me fait très plaisir, je
prends ça comme une marque de reconnaissance, de ce que
représente le stade en Europe et du travail réalisé dans le
club. Cela rejaillit sur tout mon staff. » – J. S.
ÉLISSALDE INDISPONIBLE TROIS SEMAINES.
– Touché au genou gauche et remplacé en fin de match, vendredi dernier devant Édimbourg, Jean-Baptiste Élissalde ne
rejouera pas « avant trois semaines ou un mois », a-t-on
appris hier auprès de Guy Novès. – J. L.
QUI SERA CHAMPION D’AUTOMNE ? – Cinq clubs peuvent empocher le titre
honorifique de champion d’automne : Toulouse, Perpignan, Biarritz, le Stade Français et Bourgoin. Si les cas de figure sont très nombreux et complexes, les Toulousains, qui ont toujours été leaders depuis la première journée, sont les mieux placés pour succéder à Perpignan. Il leur suffit pour cela de l’emporter, même sans
bonus. À noter qu’il est possible que les cinq équipes se retrouvent à égalité de
points.
CHOC À ERNEST-WALLON. – Les Toulousains, invaincus à domicile depuis le
13 novembre 2004 (défaite contre Narbonne, 16-8), reçoivent Bourgoin, qui n’a
plus gagné chez un gros bras depuis le 25 octobre 2003 au Stade Français (victoire
36-22).
LES GROS AU CHAUD. – Excepté Toulouse-Bourgoin, les rencontres de la dernière journée des matches aller proposent des duels a priori faciles pour les ténors
du Championnat. Perpignan, Biarritz, Castres, le Stade Français et Clermont
seront en quête d’un précieux point de bonus.
MONTPELLIER REVANCHARD. – Atomisé 82-12 la saison dernière à JeanBouin (record en poule unique), Montpellier va tenter de faire meilleure figure
cette fois-ci face au Stade Français qui aligne Skrela et sa recrue Du Plooy. – B. Ma.
STADE FRANÇAIS - MONTPELLIER
AUJOURD’HUI, 18 H 30, STADE JEAN-BOUIN
STADE FRANÇAIS : Hernandez – Dominici, Skrela, Messina, Borges – (o) Penaud,
(m) Williams– Rabadan,Sowerby,Bergamasco –Du Plooy, Auradou(cap.) – Montès,
Kayser, Roncero. Entraîneurs : F. Galthié, F. Landreau et S. Meehan. Remplaçants : Blin, Marconnet, James, Jéchoux, Mir. Bergamasco, Sarraméa, Fillol ou
Bouhraoua.
MONTPELLIER : Bénazech – Bortolussi, Lubbe, Stoïca, Logerot – (o) Lespinas, (m)
Buada– Vallée(cap.),Mathieu, Durand– Bert,Hancke– Vigna,Diomandé,Brugnaut.
Entraîneur : D. Nourault. Remplaçants : Grelon, Frou, Nouchi, Gorgodze, Crane,
Aucagne, Alcalde.
Arbitre : M. Dubès (Côte d’Argent).
BIARRITZ - NARBONNE
AUJOURD’HUI, 18 H 30, STADE AGUILERA
BIARRITZ: Brusque – Gobelet,Bidabé, Lison, Bobo – (o) Peyrelongue, (m) J. Dupuy –
Baget, Th. Lièvremont (cap.), Dusautoir – Couzinet, Olibeau – Avril, August, Balan.
Entraîneurs : P. Lagisquet et J. Delmas. Remplaçants : Noirot, Lecouls, Booyse,
Chouchan, Yachvili, Hegarty, B. Dambielle.
NARBONNE : Nadau – Nègre-Gauthier, T. Van Rensburg, Desbrosse, Patey – (o)
Rosalen, (m) Balue – Haare, Bédès, Tomiki – Bortolami (cap.), Springgay – Hooper,
Algret, A. Martinez. Entraîneurs : J.-F. Beltran et M. Delpoux. Remplaçants :
Hooper, Ducalcon ou Mololo, Hunter, Bisaro, Séron, Ruiz, Mazars.
Arbitre : M. Rosich (Armagnac-Bigorre).
LE TOP 14 CONTINUE EN PAGE 4
PAGE 3
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
Rouge
18 H 30
Agen - Toulon
(en direct sur Canal + Sport)
Castres - Pau
Biarritz - Narbonne
Perpignan - Brive
Clermont - Bayonne
Stade Français - Montpellier
– Non, ce ne sont que des accidents
de jeu. En plus, à chaque fois, j’ai
bien récupéré.
Bleu
Rouge
Jaune
AUJOURD’HUI
– Vous êtes-vous parfois posé
la question de savoir si ces
blessures étaient dues à une
surcharge de travail ?
Jaune
Stade Toulousain.
Vingt-trois ans ; né le 16 octobre 1982
à Toulouse.
1,80 m ; 81 kg.
Demi d’ouverture.
Formé au club.
Débuts internationaux : France Af rique du Sud (20-10) , le
10 novembre 2001.
Dernière sélection : France Af rique du Sud (26-10) , le
26 novembre 2005.
Équipe de France : 37 sélections
(27 fois titulaire), 238 points (8 E, 5 D,
37 B, 36 T).
Palmarès : champion de France
(2001), Coupe d’Europe (2003, 2005),
Grand Chelem (2002, 2004).
contres des Bleus). J’aime la compétition, les gros matches. Plus il y en a,
plus j’aime ça. Je sais bien que tout
est question d’équilibre entre la préparation et la compétition, qu’on ne
peut pas enchaîner les saisons
comme l’a fait Yannick Jauzion l’an
passé (41 matches), mais j’ai besoin
des matches pour progresser.
Enchaîner les rencontres de haut
niveau me permet d’avancer. En
plus, j’ai eu des blessures, à la cheville notamment, qui m’ont obligé,
l’an dernier comme cette saison, à
me mettre au repos. Je n’ai donc
jamais eu la sensation de trop jouer.
Noir
Bleu
Noir
« VOUS ALLEZ JOUER demi de
mêlée contre Bourgoin. Cela
vous pose-t-il un problème ?
– Aucun. Car jouer pour le Stade
Toulousain, quel que soit le numéro
sur le maillot, est un honneur pour
moi. Je joue dans ce club depuis les
poussins, mon rêve a toujours été de
jouer pour l’équipe première. Et puis,
je n’oublie pas que c’est à la mêlée
que Guy (Novès) m’a donné ma
chance la première fois. C’est ce
poste qui m’a fait découvrir. Maintenant, dans ma tête, c’est clair et définitif : mon poste, c’est numéro 10. Le
débat est clos. Même si je sais que
certains préfèreraient me voir en
neuf. Même certains de mes partenaires me disent qu’ils préfèrent
jouer avec moi quand je suis à la
mêlée. Mais je me suis installé définitivement à l’ouverture. Simplement,
je suis toujours capable de dépanner
en numéro 9 quand le club en a
besoin.
– Pensez-vous avoir franchi un
palier cette saison ?
– Oui, je commence forcément à
prendre de la bouteille. Parce que je
joue beaucoup plus régulièrement
en dix avec Toulouse. J’ai trente-sept
sélections en équipe de France ; tout
ce vécu me sert, je vois des choses
aujourd’hui sur le terrain que je ne
voyais pas avant. Par rapport à la
Coupe du monde 2003, c’est sûr, j’ai
évolué. J’ai grandi. J’ai conscience
que j’ai encore beaucoup de progrès
à faire, surtout quand on voit ce que
sont capables de réaliser les
All Blacks aujourd’hui dans le jeu. Là,
tu te dis : continue de travailler. De
toute façon, je me suis toujours remis
en question, même après des bons
matches. Mais ce dont je suis sûr,
c’est que je ne stagne pas. Je sens
aussi qu’on se pose moins de questions sur ma valeur en dix, tout simplement parce que je suis meilleur
qu’il y a deux ans, même s’il peut
encore arriver d’être mauvais sur un
match. Ça arrive, ça arrivera encore.
L’important, c’est d’être le plus régulier possible dans la performance, de
donner confiance à mes partenaires
et à mes entraîneurs. Je me sens de
mieux en mieux. Je commence à
prendre du plaisir dans la maîtrise
tactique d’un match. L’apprentissage de ce poste ne se fait pas du jour
au lendemain. Mais côtoyer des
joueurs comme Yann Delaigue à mes
débuts, ou Jean-Baptiste Élis-
Jean-Ba est un joueur très fort techniquement, capable de passer de
neuf en dix très facilement, un peu
comme moi. Il sait tout faire, il a
beaucoup d’expérience, il dynamise
beaucoup. Il me rend la vie plus facile
sur le terrain. On ne peut pas être
performant tout seul.
– La présence d’Élissalde, ou
de Yachvili, comme cela a pu
être le cas en équipe de France,
vous décharge aussi de la responsabilité du buteur…
– Je ne vois pas ça comme ça. Buter,
ce n’est pas un poids de plus pour
moi. Simplement, Jean-Baptiste et
Dimitri sont excellents dans cet exercice. Tout ce que je peux dire, c’est
que le jeu au pied est un aspect très
important du jeu, surtout quand on
joue ouvreur. C’est un travail que je
fais régulièrement avec Toulouse.
4
RUGBY TOP 14 (13 journée)
e
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
PERPIGNAN - BRIVE
Le nouveau défi d’Edmonds
Après huit mois d’indisponibilité, l’Australien de l’USAP doit désormais relever le challenge imposé par les frères Laharrague.
PERPIGNAN - BRIVE
Manny EDMONDS AUJOURD’HUI, 18 H 30, STADE AIMÉ-GIRAL
PERPIGNAN : Edmonds – Bourret, Hume, Grandclaude, Naulu – (o) N. Laharrague,
(m) S. Dupuy – Goutta (cap.), Tonita, Vaki – Bortolaso, Gaston – Mas, Tincu, Debaty.
Entraîneurs : Ph. Boher et Ph. Ducousso. Remplaçants : Chobet, Konieck, Porcu,
Alvarez-Kairelis, Durand, Pez, Cermeno.
BRIVE : Dalla Riva – Donguy, Bonetti, Valbon, Sid – (o) Sadourny, (m) Clark – J. Bonvoisin (cap.), Azoulaï, Mallier – Manhès, Van Rensburg – Capdevielle, Djoudi,
Toderasc. Entraîneurs : L. Rodriguez, D. Faugeron et L. Segura. Remplaçants :
Pani, D. Rodriguez, Van Zyl, Chouly, Péjoine, Petitjean, Leite.
Arbitre : M. Jutge (Midi-Pyrénées).
(AUS)
Perpignan
Demi d’ouverture/arrière
Vingt-huit ans, né le 12 avril 1977
à Ashburton (NZL)
1,82 m ; 85 kg.
Club précédent : New South Wales
Waratahs (AUS).
Équipe nationale : 2 sélections
(1 fois titulaire), 23 points (2 E, 1 B,
5 T).
Première sélection : AustralieTonga (74-0), le 22 septembre 1998.
Dernière sélection : Afrique du
Sud - Australie (20-15), le 28 juillet
2001.
PERPIGNAN –
de notre envoyé spécial
JULIEN LAHARRAGUE et Manny
Edmonds ont déjeuné ensemble,
hier à La Brasserie du Stade, bistrot
situé dans l’enceinte d’Aimé-Giral.
L’arrière international de l’USAP,
convalescent, avait sans doute
quelques tuyaux à donner à l’Australien sur son ancien club briviste,
adversaire des Perpignanais ce soir.
Revenu au jeu le 12 novembre dernier à Montpellier, après huit mois
d’indisponibilité pour soigner une
fracture du péroné droit, Edmonds a
remplacé Laharrague juste quelques
jours avant que ce dernier, sous le
maillot du quinze de France, ne se
blesse au genou contre les Tonga.
En attendant de jouer enfin
ensemble – au mieux, en mars – les
deux hommes échangent leurs expériences au gré de déjeuners en commun. « Ce repos, c’est peut-être un
bien pour Julien, glisse Edmonds. Il
sera en pleine bourre pour la fin de
saison et surtout pour 2007. » L’Australien estime que, dans la frénésie
des calendriers européens, ces
pauses forcées peuvent parfois avoir
quelque chose de salutaire. « Avant
ma fracture du tibia, j’étais fatigué,
concède-t-il, physiquement et psychologiquement. J’ai beaucoup joué
ces dernières années. Pour moi, la
différence fondamentale entre les
deux hémisphères, c’est le nombre et
la répétition des matches. Ma blessure m’a permis de souffler. Les premières semaines, je ne venais plus au
stade, je ne regardais même plus les
matches. Et quand j’ai recommencé
à m’entraîner et à courir, je l’ai fait
tout seul, dans mon coin. J’avais
besoin d’autre chose, moi qui vivais
et respirais rugby depuis l’âge de
seize ans. »
Mais, une fois rétabli, le joueur
vedette de l’USAP n’a pas retrouvé
pour autant son poste d’ouvreur.
C’est que la fratrie Laharrague a mis
son empreinte sur le jeu d’attaque
perpignanais et le cadet, Nicolas, stimulé par l’arrivée de l’aîné, Julien, a
su tirer profit de sa titularisation à
l’ouverture pour prendre une autre
envergure. « Ça, c’est tout bénéf’
pour l’équipe, constate sportivement Edmonds. Nicolas est bon.
Mais j’espère que bientôt, je retrouverais mon meilleur niveau pour lui
mettre aussi de la pression. Cela me
stimule. » En attendant, il a récupéré
le numéro 15 qui était le sien avec
l’Australie « A » ou qu’il portait lors
de ses premiers matches avec Perpignan, en 2002. « C’est mieux de
reprendre la compétition à l’arrière,
poursuit-il, car j’ai moins à plaquer.
Ma reprise se fait en douceur. Et puis
je n’ai pas la pression du buteur sur
les épaules. » Manny Edmonds n’est
pas disposé pour autant à abandonner son poste de prédilection. « Je
suis du genre joueur, et c’est forcé-
Longtemps blessé, Manny Edmonds revient au bon moment. À l’arrière ou à l’ouverture, le talent offensif de l’Australien est indispensable
à l’USAP.
(Photo Franck Nataf)
ment en 10 que je me régale le plus,
le poste où tu peux prendre le plus
d’initiatives. »
Les huit mois passés à récupérer un
usage presque parfait de sa jambe
droite lui ont permis de réfléchir à
son apport dans le groupe, à son jeu
aussi. Et à se prendre à rêver que,
lorsque l’USAP sera au complet, le
groupe ira peut-être enfin au bout de
ses rêves les plus fous. « L’équipe a
mûri par rapport à la saison passée,
juge-t-il. On appréhende mieux
toutes les situations. » Il sait ainsi
que la venue de Brive, pour la dernière sortie de l’année à Aimé-Giral,
ne sera pas de tout repos. « C’est une
équipe qui ne lâche rien, prévient
Edmonds. Et puis, nous avons laissé
au repos Hines, Robertson, Le Corvec, Freshwater, qui ont beaucoup
joué depuis le début. Mais bon, avec
le retour d’Alvarez-Kairelis, de Goutta, de Tonita en 8, on est bien
armés… » La richesse de l’effectif
perpignanais est aussi l’une de ses
forces, cette saison.
GILLES NAVARRO
AGEN - TOULON
TOUS SPORTS
ÉTOILES DU SPORT
L’athlétisme
et le rugby brillent
LA PLAGNE –
de notre envoyée spéciale
LUI, QUI EST AU FIRMAMENT du
sport français, regarde avec envie les
jeunes espoirs des Étoiles du sport,
réunis à La Plagne cette semaine.
Touché par sa filleule, Manuela Galtier, Ladji Doucouré, champion du
monde du 110 m haies en titre,
semble regretter l’insouciance de ses
débuts : « Je me revois à travers eux.
Tout est allé si vite pour moi... On est
tiré vers le haut alors qu’on voudrait
encore rester en bas ! » Il assume
pourtant fièrement son rôle de parrain, prodiguant moult conseils à la
jeune athlète, spécialiste de la longueur et du 100 m haies. Et elle le
lui rend bien : dans l’épreuve du
bûcheron, qui consistait à scier un
tronçon de bois, Ladji Doucouré a
failli renoncer. « C’est elle qui
m’encourageait ! » dit-il.
Une belle complicité est née entre
ces deux-là, à l’image de ces Étoiles
Ces étoiles ont à elles seules signé les plus belles pages du football européen. Les 38 lauréats
du Ballon d’Or France Football reviennent sur leur parcours, analysent leur carrière et le football
d’aujourd’hui. Des témoignages rares pour un ouvrage exceptionnel.
50 ANS DE BALLON D’OR. 424 PAGES. 45 €. EN LIBRAIRIE.
PAGE 4
du sport, qui ont couronné, hier soir,
Manuela Galtier et Jean Monribot
(rugby), premiers ex aequo après les
délibérations du jury. Notés à la fois
sur leurs performances sportives et
sur leur comportement (agressivité,
persévérance, motivation ou encore
solidarité), ils se sont imposés
devant Torann Maizeroi, représentant du taekwondo. Une récompense qu’ils ont goûtée à sa juste
mesure, la qualifiant de « cerise sur
le gâteau ».
Car, pour tous, l’essentiel était ailleurs. En s’échangeant les numéros
de téléphone et en se promettant de
suivre la carrière des uns et des
autres, ils ont tissé des liens d’amitié.
« Rencontrer Serge Betsen, mon
idole, est le plus beau cadeau que
l’on pouvait me faire, confie Jean.
Je vais l’appeler, le croiser à Marcoussis. C’est un peu le père Noël
avant l’heure ! »
GAËTANE MORIN
STÉPHANE DIAGANA PRÉCISE. – Si Stéphane Diagana a bien été
contacté pour soutenir l’organisation des Jeux Olympiques de 2016 en
Afrique, il n’y a pas donné suite. « Je pense que ce serait prématuré, expliquet-il. Il faut se donner du temps, accompagner l’Afrique dans cette préparation
et former les gens, de manière à ce que les compétences acquises pour les Jeux
soient ensuite réinjectées dans d’autres domaines. Cela n’est envisageable
qu’à l’horizon 2024 ou 2028. » Une échéance certes lointaine, mais à laquelle
il faut songer dès maintenant.
Stéphane Diagana dit : « Aujourd’hui, il y a un anneau olympique qui est complètement oublié. Il faut faire pression pour que le CIO s’engage à confier les
Jeux à l’Afrique à une date précise, en n’ouvrant les candidatures qu’aux pays
de ce continent. L’organisation pourrait d’ailleurs être confiée à plusieurs
villes différentes, à l’image des Mondiaux de football. Ce serait un choix politique, lourd de sens. » D’où l’idée d’une pétition, qui devrait circuler parmi les
athlètes avant d’être adressée au CIO.
PERPIGNAN : UN ARGENTIN À
L’ESSAI. – À la suite du licenciement
du Canadien James Pritchard, dont
l’affaire ira certainement devant les
prud’hommes, Perpignan a mis un
ailier polyvalent argentin à l’essai.
Juan Martin Berberian, qui jouait à
San Isidro, est arrivé à Aimé-Giral
mercredi. Une décision devrait
intervenir très rapidement. – G. N.
AGEN : OSTIGLIA NE RESTERA
PAS. – Recruté à la mi-octobre
comme joker médical du capitaine
Matthieu Lièvremont (tendon
d’Achille), l’international argentin
Lucas Ostiglia, qui avait signé
jusqu’à la fin décembre 2005, ne
sera pas conservé au sein de
l’effectif lot-et-garonnais. Il livrera,
ce soir contre Toulon, son dernier
match sous les couleurs agenaises.
« Dans la mesure où Matthieu
Lièvremont, qui a reçu hier le feu
vert de la faculté, va reprendre au
tout début janvier, il fallait faire un
choix. Une sage décision dictée par
des contraintes budgétaires », a
simplement commenté le directeur
général Laurent Lubrano. – Ch. D.
LIGUE CELTIQUE (9e journée). –
Swansea Ospreys - Cardiff : 9-28.
Classement : 1. Munster, 32 pts ;
2. Ulster, 30 ; 3. Édimbourg, 27 ;
4. Leinster, 26 ; 5. The Borders et
Glasgow, 22 ; 7. Cardiff, 20 ;
8. Llanelli, 19 ; 9. Ospreys , 17 ;
10. Gwent Dragons, 15 ;
11. Connacht, 6.
Fondateur : Jacques GODDET
Direction, administration, rédaction, ventes et publicité
commerciale : 4, rue Rouget-de-Lisle, 92793 Issy-lesMoulineaux Cedex 9.
Tél. : 01-40-93-20-20
Télex 631.653. CCP Paris 9.427.90-C.
S.A. INTRA-PRESSE
Capital : 2.150.620 . Durée : 99 ans.
Principal associé : S.A. Éditions P. AMAURY.
Président du Conseil d’administration :
Philippe AMAURY.
S.N.C. L’EQUIPE
Capital : 50 000 . Durée : 99 ans du 12 avril 1985.
Siège social : 4, rue Rouget-de-Lisle, 92793 Issy-lesMoulineaux Cedex 9. Gérant : Christophe CHENUT.
Principal associé : S.A. INTRA-PRESSE.
Directeur général,
Directeur de la publication : Christophe CHENUT
Directeur des rédactions : Claude DROUSSENT
Directeur de la rédaction du quotidien : Michel DALLONI
VENTE : Tél : 01-40-93-20-05
Allemagne, 2 ; Andorre, 1 ; Antilles, la Réunion,
1,30 ; Autriche, 2 ; Belgique, 1,50 ; Canada,
2,75 CAD ; Côte-d’Ivoire, 1 400 CFA ; Danemark,
15 DKK ; Espagne, 1,75 ; États-Unis, 2,5 $ ; Gabon,
1 400 CFA ; Grande-Bretagne, 1,30 £ ; Grèce : 1,95 ;
Italie, 1,70 ; Luxembourg, 1,50 ; Maroc, 10 MAD ;
Pays-Bas, 2 ; Portugal, 1,8 ; Sénégal, 1 400 CFA ;
Suisse, 2,30 FS ; Tunisie, 1,40 DIN.
ABONNEMENTS : Tél. : 01-55-56-70-60.
22, rue René Boulanger, 75472 Paris Cedex 10.
France Métropolitaine, lundi à samedi, 6 mois : 154,5 ;
1 an : 309 .
Lundi à dimanche, 6 mois : 179,10 ; 1 an : 358,20 .
ÉTRANGER : nous consulter.
Modifications : joindre dernière bande.
Publicité commerciale :
MANCHETTE SPORTS, Tél. : 01-40-93-24-99.
Petites annonces : 25, av. Michelet,
93408 St-Ouen Cedex. Tél. : 01-40-10-52-15.
Commission paritaire
no 1207I82523 ISSN 0153-1069.
SE
Tirage du jeudi 22 décembre 2005 :
407 430 exemplaires
VENDREDI 23 DÉCEMBRE 2005
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
Rouge
CLERMONT - BAYONNE
AUJOURD’HUI, 18 H 30, STADE MARCEL-MICHELIN
CLERMONT: Floch –Rougerie(cap.),Canale,Marsh, Paulse–(o)Jones,(m) Mignoni
– Dieudé, Vermeulen, Broomhall – Privat, Vigouroux – Zirakashvili, Ledesma, Emmanuelli. Entraîneurs : Ph. Agostini et J.-P. Lappara. Remplaçants : Miguel, Scelzo,
Jacquet, Audebert, Longo, Moreau ou Chanal, P.-M. Garcia ou Malzieu.
BAYONNE : Fromont – Thiery, Inigo, Vermis ou R. Dourthe, Lhande – (o) Fraser, (m)
Siro – Davies, Gratchev, Lafaiali’i – Bergez, Tewhata – Weissels, Laurent, Coetzee.
Entraîneurs : G.Doucet, X. Péméja et P. Alvarez. Remplaçants : Heguy, Usandisaga, Garcia, Cléda, Combes, Astarloa ou R. Dourthe, Rouet.
Arbitre : M. Berdos (Île-de-France).
Après Benjamin Boyet, qui a resigné
en début de semaine pour deux
années supplémentaires, Bourgoin
prépare l’avenir. Le CSBJ s’est mis
d’accord avec Glenn Davis. Le centre
néo-zélandais jouera deux années
supplémentaires (une ferme, une en
option) dans l’Isère. D’autre part, les
discussions se poursuivent avec le
pilier gauche international Olivier
Milloud, contacté par de nombreux
clubs anglais. Elles seraient en
bonne voie de concrétisation. – G. N.
Bleu
Rouge
AUJOURD’HUI, 18 H 30, STADE PIERRE-ANTOINE
CASTRES : Teulet – Milford, Marticorena, Raffault, Christophers – (o) Delaigue, (m)
Albouy – Volley, Faure, Puricelli – Nallet, Capo Ortega – Meeuws (cap.), Vigneaux,
Hoeft. Entraîneurs : L. Seigne et Ph. Bérot. Remplaçants (à choisir parmi) :
Giorgadze, Casteix, Attoub, Ghezal, Froment, Taussac, Ropati, Montoro.
PAU : Dumitras – M. Dourthe, Cabannes, Cassin, Diarra – (o) Quesada, (m) Cibray –
Tabacco, Manta, Forgues – Rudzki, Boutaty – Sourgens, Terrain (cap.), Laperne.
Entraîneurs : Th. Mentières et Y. Vignette. Remplaçants : Guatieri, Tiatia,
Morgan, Epito, Darbo, Puyo, Cistacq.
Arbitre : M. Pellaprat (Provence).
Davis rempile
Jaune
Bleu
Jaune
CASTRES - PAU
BOURGOIN
Noir
Noir
AUJOURD’HUI, 18 H 30, STADE ARMANDIE (en direct sur Canal + Sport)
AGEN : 15 Lafforgue (cap.) – 14 Mirande, 13 C. Stoltz, 12 Ahotaeiloa,
11 Caucaunibuca – 10 Miquel, 9 Morlaës – 7 Yukes, 8 Fonua, 6 Ostiglia – 5 Koulemine, 4 Dellape – 3 Galasso, 2 Rué, 1 Crenca. Entraîneurs : Ch. Lanta, Ch. Deylaud
et R. Sonnes. Remplaçants : 16 Narjissi, 17 Califano, 18 Blanco, 19 Culine, 20 Ratuva, 21 Tilloles, 22 Larguet.
TOULON : 15 Grimaud – 14 Buchet, 13 Douy, 12 Arniaud, 11 Tutard – 10 Pearson,
9 Loustau – 7 Espagno, 8 Karele, 6 Labadze – 5 Bernard, 4 Vervoort – 3 Guinazu,
2 Traversa (cap.), 1 J. Louw. Entraîneurs : A. Hueber et Th. Louvet. Remplaçants :
16 Fitzgerald, 17 J. Garcia, 18 Mérabet, 19 Kroetfle, 20 Sourice,21 Marfaing,22 Comba ou Servien.
Arbitre : M. Matheu (Armagnac-Bigorre).
5
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
FOOTBALL
Blayau repense à Lacombe
Après l’élimination de la Coupe de la Ligue, le président du Paris-SG songe au remplacement de Laurent Fournier par Guy Lacombe.
AU LENDEMAIN de la défaite de
son équipe à Toulouse (0-2), mercredi en huitièmes de finale de la Coupe
de la Ligue, Pierre Blayau n’aurait
encore rien décidé concernant l’avenir de Laurent Fournier à la tête du
PSG. Il continue d’affirmer à ses collaborateurs que rien ne sera tranché
avant le 26 décembre, à la veille de
l’entretien qu’il doit avoir avec son
entr a în eur , a ctu el lem ent en
vacances en Russie. Rien n’est décidé, mais la réflexion de Pierre Blayau
se serait radicalisée depuis l’élimination en Coupe de la Ligue, ressentie
par le président comme une nouvelle
désillusion.
Si Pierre Blayau a, comme tout le
monde, noté les progrès dans le jeu
de son équipe et apprécié la prestation de l’Uruguayen Cristian Rodriguez, on ne peut pas dire que cela ait
suffi à le rapprocher de Laurent Fournier, plus que jamais dans son collimateur. Ce qu’il reproche à son
entraîneur sur le match de Toulouse ? Essentiellement la défaite,
suffisante à ses yeux pour réactiver
l’opération de son remplacement,
publiquement envisagée après le
match de Rennes (2-0), gelée après
celui d’Ajaccio (1-1) et aujourd’hui
relancée après la défaite en Coupe
de la Ligue.
Avant l’élimination à Toulouse, la
tendance était pourtant au maintien
de Laurent Fournier, pour plusieurs
raisons : la position du club en Championnat, à un point de la deuxième
place, le refus de Paul Le Guen de
prendre la succession et les difficultés à trouver un entraîneur suffisamment charismatique pour tenir le
choc et le public du Parc des Princes
en cas de contre-performances à la
rentrée. À moins d’un fiasco au Stadium, Fournier était donc pressenti
pour rester l’entraîneur du PSG, le
4 janvier contre Sochaux, avec une
Pierre Blayau, le président délégué du PSG (au premier
plan, devant Jean-Michel Moutier, responsable de la
section professionnelle), semble encore s’interroger.
Mais sur quoi ? Sur la nécessité de remplacer Fournier ?
Ou, déjà, sur le nom de son successeur ?
(Photo Bernard Papon)
pression décuplée et un objectif très
clair : profiter d’un calendrier a priori
facile au mois de janvier (Sochaux,
Toulouse, Troyes, Nice et Strasbourg, tous classés au-delà de la
quatorzième place) pour s’échapper
et prendre ses distances avec le troisième. Une voie sur laquelle Canal +
est plutôt enclin à s’engager, car,
dans l’esprit de l’actionnaire majoritaire, il n’est point d’autre salut
qu’une arrivée de Paul Le Guen, en
cas de départ de Laurent Fournier.
Question d’image et de prévention
des risques.
Guy Lacombe,
autre consultant
de Canal +
Depuis le match de Toulouse, qui
s’est soldé par une élimination sans
tourner au fiasco, Pierre Blayau
n’arrive pas à se résoudre à ce scénario de stabilité, trop soft à son goût.
Pas persuadé que le PSG de Laurent
Fournier soit assuré de profiter des
faveurs du calendrier, le président
voudrait agir vite afin de présenter
un nouvel entraîneur à ses troupes,
dès la reprise, le 28 décembre. Au
pis, il lui reste donc six jours pour
faire affaire, mais avec qui ?
La première option reste celle de
Paul Le Guen, mais Pierre Blayau a
déjà essuyé deux refus, un au mois
de mai dernier et l’autre la semaine
dernière. Hier soir, le président
n’avait toujours pas relancé l’ancien
entraîneur de l’OL, mais restait tenté
de le faire. Osera-t-il un troisième
essai alors que l’on dit Le Guen inflexible sur sa position et toujours
extrêmement sceptique à s’engager
dans un tel contexte ? Lui seul le sait.
Le deuxième choix, menant à Guy
Lacombe, aurait quant à lui déjà été
relancé. Hier, Pierre Blayau aurait
ainsi parlé deux fois à l’ancien entraîneur sochalien.
Si l’on ne doute pas que Lacombe,
actuellement consultant pour
Canal +, soit tenté par le défi parisien, et si Blayau décide de jouer
cette carte – à défaut de celle de
Le Guen mais de préférence à celle
de Fournier –, il va désormais lui falloir convaincre l’actionnaire majoritaire de l’opportunité de ce changement. En lui expliquant notamment
comment un entraîneur ignorant
tout du contexte parisien – Guy
Lacombe – fera forcément mieux
qu’un ancien de la maison, soutenu
par 80 % de ses joueurs et par un
bilan correct en Ligue 1.
« Guy Lacombe entraîne depuis
quinze ans, il a un palmarès »,
assure Blayau en privé face à l’inexpérience de Fournier, auquel il
reproche, entre autres, de ne pas
faire jouer certains joueurs à leurs
postes et de ne pas être capable de
créer l’effet de surprise dans les gros
matches.
L’incertitude persiste, le feuilleton
rebondit, mais la balle est toujours
dans le camp de Pierre Blayau. Avant
d’être bientôt transmise aux dirigeants de Canal + ?
RÉGIS TESTELIN (avec J. T. et D. D.)
ÉQUIPE DE FRANCE
Le Mexique et le Danemark en amical
WENGER HAUSSE LE TON CONTRE LAPORTA. – Sur BBC Radio Five hier,
Arsène Wenger a demandé au FC Barcelone de se montrer plus respectueux
des règles dans sa volonté de recruter Thierry Henry la saison prochaine.
Échaudé par certains propos du président du Barça, Joan Laporta, qui clame
dans la presse anglaise sa volonté de faire venir Henry en Catalogne par tous
les moyens, le manager français d’Arsenal a notamment déclaré : « S’ils
veulent le faire signer, ils doivent nous appeler, parce qu’il est sous contrat
avec nous pour encore dix-huit mois […]. C’est déloyal et dérangeant. Cela
démontre un manque de respect. Je pense que tous les présidents, qu’ils
soient de Barcelone ou de Doncaster (3e Division anglaise), doivent respecter
les règles en vigueur dans le football. »
COMMISSION DE DISCIPLINE. – LIGUE 1. – Trois matches ferme : Ilunga
(Saint-Étienne) ; deux matches ferme et un match avec sursis : Aruna (Lens) ;
deux matches ferme : Lécluse (Nancy) ; un match ferme et un avec sursis :
Capoue (Nantes), De Melo (Le Mans) ; un match ferme : Kalou (Paris- SG),
Zokora (Saint-Étienne), Cana (Marseille).
LIGUE 2. – Un match ferme : Stinat (Dijon), Sauget (Bastia), M. Leroy (Laval),
Celdran (Amiens), Linares (Dijon), Kimbembe (Créteil), Flachez (Valenciennes),
Belhadj (Sedan), Ielsch (Reims), Pinto-Borges (Guingamp), Ducourtioux et Noro
(Sedan).
SAGNA INDISPONIBLE AU
MOINS DEUX MOIS. – L’Auxerrois
Bacary Sagna, blessé mercredi soir
en Coupe de la Ligue contre Le Mans
(1-1, 1-4 aux t.a.b.) a passé une IRM
hier. Le défenseur, qui souffre d’une
entorse de la cheville droite, sera
très probablement opéré ce matin.
Son indisponibilité devrait osciller
entre deux et trois mois. – J.-P. G.
L 1 : MATCHES TÉLÉVISÉS. – La
LFP a communiqué le programme
des matches télévisés pour les 22e,
23e et 24e journées de Ligue 1.
22e journée. – Samedi 14 janvier,
17 h 15 : Nancy - Lyon (Canal +) ;
dimanche 15 janvier, 18 heures :
Paris-SG - Troyes (Canal + Sport) ;
20 h 45 : Marseille - Rennes
(Canal +). 23e journée. – Samedi
21 janvier, 17 h 15 : AC Ajaccio Marseille (Canal +) ; dimanche
22 janvier, 18 heures : Lens Monaco (Canal + Sport) ; 20 h 45 :
Lyon - Auxerre (Canal +).
24e journée. – Samedi 28 janvier,
17 h 15 : Bordeaux - Lens (Canal +) ;
dimanche 29 janvier, 18 heures :
Lille - Metz (Canal + Sport) ;
20 h 45 : Monaco - Lyon (Canal +).
Par ailleurs le programme des 21e et
22e journées de L 2 a été modifié. Le
mardi 10 janvier (20 h 35,
Eurosport), Lorient - Guingamp
remplace Grenoble - Valenciennes.
Le vendredi 13 janvier (20 h 35,
Eurosport), Sedan - Istres sera
retransmis à la place de
Valenciennes - Caen, qui est décalé
au dimanche 15 janvier (15 h 30,
Eurosport), au lieu de Reims Châteauroux.
ROMORANTIN : ENTRAÎNEUR
VIRÉ PUIS RÉINTÉGRÉ. – Quelques
minutes après une victoire à
Libourne-Saint-Seurin (1-0), vendredi
dernier, Ludovic Lidon, l’entraîneur
de Romorantin (16e de National),
recevait un coup de téléphone de
son président, Jean-Claude Guémon,
lui signifiant qu’il était licencié.
Mais, face au tollé suscité par cette
décision, notamment chez les
joueurs, le comité directeur du club
solognot s’est réuni lundi et a
finalement voté pour la reconduction
de Lidon.
AGENDA
MARDI 3 JANVIER 2006
LIGUE 2
(20e
journée)
20 H 30
Amiens (12) - Caen (6)
Brest (9) - Montpellier (15)
Châteauroux (7) - Le Havre (11)
Clermont (19) - Dijon (10)
Guingamp (17) - Istres (18)
Laval (16) - Lorient (4)
Reims (14) - Grenoble (8)
Sète (20) - Sedan (1)
Valenciennes (2) - Gueugnon (13)
20 H 30
Le Mans (11) - Metz (18)
Lille (8) - AC Ajaccio (19)
Nancy (12) - Bordeaux (3)
Nantes (13) - Rennes (10)
Nice (14) - Toulouse (15)
Paris-SG (6) - Sochaux (17)
Saint-Étienne (9) - Troyes (16)
(ces sept matches sur Foot +)
20 H 45
Marseille (7) - Lens (2) (Canal +)
JEUDI 5 JANVIER
20 H 35
Créteil (5) - Bastia (3) (Eurosport)
MERCREDI 4 JANVIER
LIGUE 1 (20e journée, match
décalé)
LIGUE 1 (20e journée)
18 H 15
Strasbourg (20) - Lyon (1) (Canal +)
20 H 45
Auxerre (4) - Monaco (5)
(Canal + Sport)
Classement
Pts J. G. N. P. p.
— — — — — —
1. Lyon
44 19 13 5 1 30
2. Lens
32 19 7 11 1 27
3. Bordeaux 32 19 8 8 3 17
4. Auxerre 32 19 10 2 7 26
5. Monaco 31 19 9 4 6 19
6. Paris-SG 31 19 9 4 6 23
7. Marseille 31 19 9 4 6 21
8. Lille
30 19 8 6 5 26
9. Saint-Étienne 29 19 7 8 4 18
10. Rennes 26 19 8 2 9 21
11. Le Mans 25 19 7 4 8 17
12. Nancy
24 19 7 3 9 20
13. Nantes 23 19 6 5 8 18
14. Nice
22 19 5 7 7 13
15. Toulouse 22 19 6 4 9 18
16. Troyes 21 19 5 6 8 17
17. Sochaux 21 19 5 6 8 12
18. Metz
14 19 2 8 9 11
19. AC Ajaccio 13 19 2 7 10 10
20. Strasbourg 11 19 1 8 10 10
c.
—
13
14
11
21
13
18
21
15
12
30
16
16
20
17
24
23
18
27
23
22
Diff.
—
+17
+13
+6
+5
+6
+5
0
+11
+6
-9
+1
+4
-2
-4
-6
-6
-6
-16
-13
-12
Réseau Clubs Bouygues Telecom - 16-18, Avenue de l'Europe - 78944 Vélizy - RCBT - SA au capital de 21 660 000€ - RCS Versailles 423 032 598 -
Guingamp (L 2)-Le Mans ; Toulouse-Monaco ; Nice-Bordeaux ;
Nancy-AC Ajaccio.
Les matches auront lieu sur le terrain du premier club nommé mardi 17
et mercredi 18 janvier 2006.
Appels
illimités
vers tous les fixes
dès 18h et tout le week-end
avec
(1)
SAMSUNG D500
Le produit de l’année
€
9
(2)
Pour toute souscription d’un Forfait Expression
1h30 ou plus, engagement 12 mois minimum.
•
•
•
•
Design slider*
Appareil photo mégapixel
Lecteur MP3
Bluetooth ®
Pour connaître la boutique Club la plus proche :
www.clubs.bouyguestelecom.fr
Appel gratuit depuis un fixe
(1) Série limitée depuis le 28/11/05 et prolongée jusqu’au 22/01/06. Appels illimités du lundi au vendredi de 18h à minuit et toute la journée le week-end et les jours fériés nationaux, exclusivement entre 2 personnes physiques et à usage privé.
Appels métropolitains (hors N° courts, spéciaux, échanges de données notamment i-modeTM). Facturation à la seconde après la 1ère minute indivisible (hors N° courts, spéciaux et internationaux facturés par paliers de 30 secondes après la
1ère minute indivisible). La cession des appels ainsi que les appels depuis et vers plateformes téléphoniques et boîtiers radio sont interdits. Conditions et tarifs dans le chéquier disponible en magasin. (2) Valable jusqu’au 24 décembre 2005. *Ecran coulissant.
VENDREDI 23 DÉCEMBRE 2005
PAGE 5
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
Rouge
Toulouse-Monaco en affiche
L’ARBITRE AGRESSÉ DANS LA
LOIRE PORTE PLAINTE. – Le jeune
arbitre qui avait été roué de coups
par des joueurs et des supporters du
club de La Ricamarie-Montrambert,
près de Saint-Étienne (voir L’Équipe
du 22 décembre), a déposé plainte
auprès de la police hier. Par ailleurs,
deux joueurs de dix-sept ans et un
entraîneur du club ont été placés en
garde à vue dans la soirée. Le
parquet de Saint-Étienne envisage
d’ouvrir une information judiciaire
pour « violences dans une enceinte
sportive ».
MARADONA ARRÊTÉ À
L’AÉROPORT DE RIO. – Diego
Maradona, qui revenait d’un match
de bienfaisance, organisé par Zico en
faveur des enfants pauvres, a été
arrêté hier à l’aéroport de Rio de
Janeiro. Selon la police fédérale,
après avoir manqué son vol retour
pour Buenos Aires, il aurait détruit
une partie de la salle d’attente pour
VIP et manqué de respect aux
policiers intervenus pour le calmer.
Libéré après avoir passé des tests
d’alcoolémie, Maradona a dû
s’engager à rembourser les dégâts.
VANDEREYCKEN NOUVEAU
SÉLECTIONNEUR DE LA BELGIQUE.
– René Vandereycken a été désigné,
hier, sélectionneur de la Belgique par
l’Union belge de football. Son contrat
court jusqu’en juin 2008. L’ancien
international belge (60 sélections) et
entraîneur d’Anderlecht ou encore du
Standard de Liège succède à Aimé
Anthuenis, qui n’était pas parvenu à
qualifier les Diables Rouges pour la
Coupe du monde 2006.
ADRIANO EST RESTÉ EN
OBSERVATION À L’HÔPITAL.
– L’attaquant de l’Inter, Adriano,
hospitalisé mercredi soir à Milan, à la
suite d’un violent choc à la tête avec
un défenseur adverse, lors du match
de Serie A contre Empoli (4-1), est
resté toute la journée d’hier en
observation, avant de regagner son
domicile en début de soirée. Les
examens n’ont rien révélé de grave
mais l’international brésilien a dû
différer son retour au pays pour les
fêtes.
Bleu
Rouge
COUPE DE LA LIGUE (quarts de finale, tirage au sort)
Jaune
Bleu
Jaune
quelques jours par le comité de gestion de l’équipe de
France : Jamaïque, Paraguay, Finlande, Canada, Chine et
Japon. Concernant leur programme de préparation, les
Bleus devraient se retrouver aux alentours du 21-22 mai
pour participer à un stage d’oxygénation à Tignes
(Savoie) avant de rentrer à Paris pour le match du 27. Ils
devraient ensuite préparer à Clairefontaine le match du
31 mai. Un deuxième stage pourrait logiquement avoir
lieu ensuite jusqu’au 7 juin. Les Bleus rejoindront enfin
leur camp de base d’Aerzen-Hameln, le 8 juin, soit cinq
jours avant leur premier match de la Coupe du monde (le
13 juin, contre la Suisse, à Stuttgart).
Noir
Noir
En plus de la Slovaquie à Saint-Denis le 1er mars
prochain, les Bleus affronteront le Mexique et le
Danemark en matches amicaux préparatoires à la Coupe
du monde 2006. France-Mexique aura lieu le samedi 27
mai au Stade de France à 21 heures. Lors du tirage du
Mondial allemand, le 9 décembre à Leipzig, le Mexique
était également tête de série. Le France-Danemark, lui,
est prévu le mercredi 31 mai à 21 heures au stade
Bollaert, à Lens, dans le cadre du centenaire des Sang et
Or. Le lieu et l’adversaire du quatrième et dernier match
de préparation des Bleus, prévu le mercredi 7 juin, n’ont
pas encore été déterminés par la FFF. L’adversaire
pourrait cependant se trouver dans une liste établie il y a
6
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
FOOTBALL
L’Italie face au racisme
Les actes racistes empoisonnent le climat de la Serie A et des Championnats des divisions inférieures. Enquête.
En quelques semaines, deux gestes spectaculaires ont appelé
l’Italie du foot à un examen de conscience. D’abord le ras-le-bol de
Marc Zoro. Excédé par les cris de singe que lui réservaient les supporters de l’Inter, l’Ivoirien de Messine a pris le ballon et s’est dirigé vers l’arbitre dans l’intention de quitter le terrain. Puis le salut
fasciste que le joueur de la Lazio Paolo Di Canio a adressé deux
week-ends de suite à ses supporters. Intolérable. Comme les
insultes racistes entendues chaque dimanche sur les terrains de
Serie A, mais aussi dans les divisions inférieures. Patrice Evra a
connu cette atmosphère lors de ses débuts professionnels en Italie. « Il ne faut surtout pas tomber dans le piège de penser que les
Italiens sont des racistes », affirme pourtant le Monégasque. Mais
comment en est-on arrivé là ?
MILAN, ROME –
de notre envoyée spéciale
LE CONTEXTE ITALIEN
d’exclusion : l’ultra ne se désolidarise jamais des membres de son
groupe et s’oppose à tous ceux qui
n’en font pas partie.
Celui qui ne suit pas le mouvement
du groupe n’est donc pas un « vrai »
ultra. Or les supporters les plus politisés sont souvent les plus impliqués
dans l’organisation du virage. C’est
le cas des Irriducibili de la Lazio (dont
deux chefs se disent fascistes), qui
comptent environ 300 inscrits et font
la loi dans une tribune de 5 000 personnes. Dans l’émission qu’ils animent chaque jour sur une des radios
romaines consacrées au foot, des
messages politiques passent sans en
avoir l’air. « Ils ne parlent jamais
directement de fascisme parce que
c’est interdit, explique Guido Liguori. Mais ils en emploient le langage,
par exemple l’expression onore a
(honneur à). » Le « onore a
Di Canio » est le slogan du moment
sur les ondes. De même, dans le fanzine distribué les jours de match, une
page est consacrée à un fait d’histoire du fascisme.
PROVOCATION
ET RÈGLEMENTS
DE COMPTES
Dans son livre, Tim Parks raconte
qu’il a dû interdire à son fils, lorsque
celui-ci était petit, de participer aux
cris de singe avec lesquels les ultras
du Hellas accueillent les adversaires
de couleur. « Il ne se rendait pas
compte du sens de ces cris et avait
l’habitude de reprendre tous les
chants. À Vérone, les jeunes préfèrent souvent le Hellas au Chievo,
parce qu’il est réputé pour être un
club de méchants. La transgression
de l’interdit est un plaisir offert par le
stade. On y joue la comédie, on se
défoule, on dit ce qu’on ne peut pas
dire ailleurs. Il y a des racistes dans
les ultras du Hellas, mais la grande
majorité ne l’est pas. Jamais je ne les
ai vus agresser un Noir. J’en ai connu
un dont la petite amie était noire et
qui continuait à lancer les cris. »
Les insultes n’ont pas toujours le
racisme pour fondement et surgissent en fonction des intérêts.
« L’insulte raciale, donc la plus blessante, touche d’abord les joueurs
adverses, ceux qu’il faut déstabiliser », constate Tim Parks. Elle est
beaucoup plus rare envers les
joueurs de son équipe. Ainsi, Ousmane Dabo, qui évolue à la Lazio, n’a
jamais subi d’insultes racistes. À
l’ i nv er s e de s o n co éq u i pi e r
Fabio Liverani, pourtant né à Rome
et premier métis à avoir joué en
sélection d’Italie (il y a fait ses débuts
le 25 avril 2001), lors de sa première
saison (aujourd’hui, il est un des
chouchous du virage). La faute aux
couleurs de l’AS Rome : il avait été
photographié en train de fêter le titre
du club rival, quelques jours avant de
signer à la Lazio.
LES DÉFAILLANCES
DES AUTORITÉS
En infligeant un match de suspension à Di Canio pour le salut fasciste
qu’il a répété lors de Lazio-Juve, la
Fédération italienne ne risque pas de
passer pour la plus sévère d’Europe.
Mais elle est déjà allée plus loin que
la simple amende donnée au même
joueur pour le même geste en janvier
dernier. « Il commence à y avoir une
prise de conscience des dirigeants,
note Matteo Patrono, journaliste au
quotidien il Manifesto. Jusqu’à présent, ils prenaient le problème un
peu à la légère, considérant qu’il
s’agissait d’actes isolés qu’il valait
mieux ignorer. »
Franco Carraro, le président de la
Fédération, a reconnu récemment :
« Nous devons vaincre une sousculture présente dans certaines
franges de supporters. L’Italie n’est
pas raciste, mais certains épisodes
risquent de nuire à l’image de notre
pays. » Et de peser sur sa candidatu r e p ou r l’ or ga ni s a tio n d e
l’Euro 2012.
L’UEFA, qui fera son choix l’an prochain, est très sensible aux questions
de sécurité. Dans une interview à
la Repubblica, Michel Platini,
membre du comité exécutif de
l’UEFA, a prévenu : « L’Italie peut
l’emporter, mais, d’ici là, il faudra
nettoyer vos stades, à l’intérieur
comme à l’extérieur. »
Le pays ne semble pourtant pas
dépourvu d’arsenal législatif. Les
policiers peuvent interdire à un supporter de se rendre au stade sans
l’appui d’une décision de justice et
les spectateurs sont obligés de présenter une carte d’identité à l’entrée.
En revanche, les interventions des
forces de l’ordre au sein des virages
sont rares, y compris lorsqu’un drapeau nazi y est exhibé. « En Italie, on
veut donner l’impression d’être dur,
mais on ne l’est pas vraiment,
témoigne Tim Parks. C’est illégal de
sortir un drapeau nazi dans un stade.
Ceux qui le font en Angleterre sont
filmés et arrêtés. Ici, le coupable ne
craint pas grand-chose. Les arbitres
sont censés arrêter les matches en
cas d’insultes racistes, mais aucun
n’a osé le faire. Pendant un moment,
on considérait même que, si des
spectateurs couvraient les cris de
singe en sifflant, le club n’était pas
puni. Alors, les ultras alternaient les
cris et les sifflets... »
La sanction la plus souvent utilisée
face aux cris racistes consiste à
mettre des amendes au club. Avec un
effet pervers. « Comme la plupart
des ultras détestent leur président,
qui incarne à leurs yeux le footbusiness et n’a jamais assez d’argent
pour recruter, ça leur donne plutôt
envie de continuer », constate
Parks.
« Les arbitres devraient interrompre
la partie dès que ces insultes com-
certains en profitent pour régler leurs
comptes politiques.
– Comment avez-vous perçu le
geste de Marc Zoro ?
– Comme la révolte des banlieues, il
est la preuve que la nouvelle génération vit cela plus durement que nous.
Nous nous faisions une raison parce
que nous étions aimés, aidés.
Aujourd’hui, les gens se sentent
incompris, rejetés. Ils ne peuvent plus
tolérer cela. Le geste de Zoro est un
appel au secours. Il faut que la banlieue brûle pour que les gens réfléchissent à ses problèmes. Et il faut
qu’un joueur fasse ce geste pour que
les instances du foot réfléchissent.
Avant, elles savaient ce qui se passait
mais laissaient courir. Aujourd’hui,
les médias montrent et analysent
tout. Elles ne peuvent plus fermer les
yeux.
– Aujourd’hui, les images les
plus inquiétantes viennent
d’Italie…
– Mais ce n’est pas un problème italien. Là-bas, les supporters sont plus
passionnés, plus politisés, plus actifs.
Alors, le phénomène est amplifié.
Mais souvenez-vous de ce qui est
arrivé à Nyarko, en Angleterre (*).
On ne doit plus tolérer cela. Les autorités italiennes et européennes doivent mettre de l’ordre. Di Canio veut
nous faire croire qu’il fait coucou
alors qu’il fait le salut fasciste. Il se
fout de la gueule des gens. Alors, il
faut être très sévère. Lorsque les attaquants étaient agressés sur des
tacles par derrière, on avait décidé de
sanctionner les auteurs de ces gestes.
Pourquoi ne fait-on pas la même
chose avec les comportements
racistes ? » – C. Ru.
(*) À Everton, le Ghanéen avait été la
cible de supporters. Lors d’un match,
l’un d’eux était venu sur le terrain pour
lui proposer de jouer à sa place. Le
joueur avait envisagé d’arrêter sa carrière.
PAGE 6
Pourquoi Di Canio a les mains libres
POUR COMPRENDRE pourquoi Paolo Di Canio est défendu par son club après avoir accompli le salut fasciste lors des
deux derniers matches de la Lazio, il faut se souvenir des
conditions de son retour à Rome en 2004. La Lazio venait
alors d’être sauvée de la faillite par Claudio Lotito. Pour renflouer les caisses, le nouveau président a supprimé des privilèges accordés par ses prédécesseurs aux Irriducibili, groupe
d’ultras très influent et proche de l’extrême droite. Dans le
même temps, il a dû se séparer de nombreux joueurs importants. Pour calmer la frustration des supporters, il a alors fait
revenir celui qu’ils réclamaient depuis plusieurs années. Di
Canio, né à Rome, assistait aux matches de la Lazio au milieu
des Irriducibili avant de débuter avec la Lazio en Serie A en
1988. Le jour de son retour, 7 000 personnes se pressaient
au centre d’entraînement pour le remercier.
Son efficacité et son engagement sur le terrain n’ont fait que
renforcer sa popularité, qui ne se limite pas aux supporters
les plus politisés. Mais la Lazio, elle, n’est pas encore revenue au premier plan et les banderoles réclamant le départ de
Lotito côtoient désormais les calicots à la gloire de Di Canio.
Profitant de ce rapport de forces, Di Canio laisse libre cours à
des idées politiques qu’il a toujours revendiquées mais qu’il
n’a jamais exprimées de la sorte lorsqu’il jouait à la Juve ou à
l’AC Milan. D’autant qu’il ne manque pas d’appuis. Ses deux
saluts ont suscité la compréhension d’une partie du monde
politique italien. Le porte-parole d’Alleanza Nazionale, le
parti de Gianfranco Fini (no 2 du gouvernement Berlusconi
après avoir pris ses distances avec l’extrême droite ces dernières années), a en effet déclaré : « Un joueur est libre de
saluer ses supporters comme il l’entend. »
Le salut fasciste est bien interdit par la constitution italienne,
mais pas le salut romain utilisé par les empereurs dans la
Rome antique. Problème : le geste, qui a été repris par Mussolini, est le même. Mais, selon la loi, il ne peut être considéré comme fasciste que s’il s’accompagne d’autres symboles,
comme par exemple le mot Duce. Une nuance avec laquelle
Di Canio n’a peut-être pas fini de jouer. Même si des
supporters « modérés » viennent de lancer une pétition
pour réclamer sa mise à l’écart du groupe. – C. Ru.
LA FIFA EXIGE LES PIÈCES DE SON DOSSIER. – Hier,
la Fédération internationale a demandé à la Fédération italienne de lui remettre les pièces du dossier de Paolo Di Canio.
Dans un communiqué, la FIFA déclare souhaiter à présent
« s’assurer qu’il rende compte de son geste au regard du
code d’éthique adopté en 2004 et des mesures disciplinaires
qu’il comprend ».
VENDREDI 23 DÉCEMBRE 2005
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
Rouge
– Quelles « choses » ?
– En France, quand il y avait des
Noirs dans l’équipe adverse, nos supporters les insultaient. Je ne comprenais pas que mes dirigeants tolèrent
ça. Mais au stade, même en tribune
présidentielle, on a toujours accepté
d’entendre des mots que l’on ne dit
pas ailleurs. Moi, comme les autres
joueurs noirs de l’époque, je me
disais que c’était un moyen de déstabiliser l’adversaire et je faisais avec.
Mais je n’avais pas envie d’emmener
mon fils au stade. À force de tolérer
cela à petites doses, le problème a
pris de l’ampleur. Aujourd’hui, le
contexte social est plus complexe, les
joueurs étrangers plus nombreux et
Arrivé en Italie à quinze ans, Marc Zoro a joué à la Salernitana avant de rejoindre Messine en janvier 2002. Le 27 novembre, lors de la venue de l’Inter, le
défenseur ivoirien a décidé de dire stop : las d’entendre les supporters milanais l’insulter et faire des cris de singe lorsqu’il touchait le ballon, il a voulu
quitter le terrain. Il est revenu sur sa décision à la demande de ses partenaires et de certains de ses adversaires (ici Adriano).
(Photo Richiardi/Presse Sports)
Juillet 1981 : l’Ivoirien François
Zahoui, recruté par Ascoli, devient le
premier Africain à évoluer en Italie.
Il est surnommé le « Petit Nègre » par
le président du club.
1989 : l’Udinese renonce à engager
le joueur israélien Ronny Rosenthal
en voyant des insultes antisémites sur
les murs de la ville (« Rosenthal au
four ! »)
Mars 1990 : des supporters de l’Inter
sont arrêtés pour l’agression d’étrangers. Le dimanche suivant, un drapeau
nazi est déployé dans les tribunes de
San Siro.
21 janvier 1992 : à Rome, des NordAfricains sont attaqués à coups de couteau par des ultras de la Lazio.
Été 1992 : la Lazio engage un joueur
noir, l’international néerlandais Aaron
Winter. Près du centre d’entraînement,
des inscriptions « Winter Raus » apparaissent sur les murs. Ces insultes cessent après que le joueur a assuré qu’il
n’est pas d’origine juive.
Avril 1996 : les dirigeants du Hellas
Vérone (Serie B) annoncent l’engagement du joueur noir Michael Ferrier
(originaire du Surinam) en cas de montée. Lors du derby face au Chievo, des
ultras du Hellas habillés comme des
membres du Ku Klux Klan exhibent un
mannequin noir habillé en footballeur,
pendu, accompagné d’une banderole :
« Le Noir, ils vous l’ont offert. Maintenant, il doit nettoyer le stade. » Le club
renoncera à engager le joueur.
Décembre 1998 : un arbitre dit à
Oshadogan, métis et international
Espoirs italien de Foggia (Serie C) :
« Tu n’es qu’un Marocain, tu ne peux
pas comprendre. » Recruté par
l’AS Rome, il en part rapidement, après
avoir été accueilli par cette banderole :
« Non à la mondialisation dans le calcio. Italien ? Non, nègre ! Oshadogan
raus ! »
Février 2000 : Bari-Torino. Une
bagarre éclate entre le Turinois Diawara et le joueur de Bari Garzya. Le
premier est soupçonné d’avoir craché
sur le second. Eugenio Fascetti, entraîneur de Bari, livre ce commentaire :
« Son crachat pourrait être infecté.
Certains feraient mieux de rester
chez eux. »
17 octobre 2000 : lors de LazioArsenal, Vieira est victime d’insultes
racistes de la part de Mihajlovic,
suspendu deux matches par l’UEFA.
30 janvier 2001 : le président du Hellas Vérone, Giambattista Pastorello,
déclare qu’il ne peut pas engager de
joueur noir à cause de ses supporters.
29 avril 2001 : lors de Roma-Lazio,
une banderole sortie dans le virage de
la Lazio désigne ainsi les adversaires :
« Équipe de Noirs, virage de Juifs. »
26 mai 2001 : des supporters de Trévise quittent le stade en criant : « Nous
ne voulons pas du Noir », lorsque leur
entraîneur fait entrer le Nigérian Omolade. Lors du match suivant, les
joueurs de Trévise se maquillent le
visage en noir pour afficher leur
soutien à Omolade.
Décembre 2004 : le stade de la Lazio
est suspendu en raison notamment
d’insultes racistes de la part des supporters lors d’un match de Coupe de
l’UEFA face au Partizan Belgrade (2-2).
6 janvier 2005 : Paolo Di Canio, le
joueur de la Lazio, qui ne cache pas son
adhésion aux idées fascistes, effectue
le salut fasciste en se tournant vers ses
supporters. La Fédération lui inflige
une amende de 10 000 euros.
27 novembre 2005 : le joueur ivoirien de Messine Marc Zoro ne supporte
plus les cris de singe que lui lancent des
supporters de l’Inter. Il décide de quitter le terrain. Des joueurs le persuadent d’y renoncer.
11 décembre 2005 : Di Canio effectue à nouveau le salut fasciste à la
fin d’un match à Livourne, bastion
communiste. La Fédération a ouvert
une enquête. Le joueur a récidivé
samedi dernier, à Rome, face à la Juve,
et pris un match de suspension.
– C. Ru.
Bleu
Rouge
FRANÇOIS ZAHOUI, premier Africain
à avoir évolué en Serie A, demande
aux autorités une plus grande fermeté.
« AVEZ-VOUS ÉTÉ victime de
racisme lors de vos deux saisons en Italie ?
– Je n’ai jamais connu les cris et les
insultes qui existent aujourd’hui.
Juste une grande curiosité. J’étais le
premier Noir que mes coéquipiers
rencontraient. J’étais aussi le premier
en ville et des enfants demandaient à
me toucher. Mais cela faisait plutôt
de moi le chouchou. Ce qui se passe
aujourd’hui me désole. Mais je pense
que cette dérive n’est pas propre à
l’Italie. Quand j’ai joué en France, j’ai
entendu des choses dans les stades
qu’on n’aurait pas dû accepter. On a
toléré trop de choses dans le foot et
on le paye aujourd’hui.
(1) Le nombre d’immigrés était de
355 431 en 1982 et de 1 388 000
en 2000. D’importantes vagues de
régularisations onteu lieu depuis, dont
une d’environ 700 000 personnes
en 2003. Ces dernières années, les flux
les plus importants provenaient
d’Albanie, du Maroc et de Roumanie.
(2) Le parti dirigé par Umberto Bossi
réclame une autonomie pour les
régions du Nord et reproche à l’État de
trop assister les régions du Sud.
(3) Il a publié un livre sur le sujet avec
Antonio Smargiasse : Calcio et Neocalcio, géopolitique du foot en Italie.
(4) Formation d’extrême droite, ouvertement fasciste, fondée en 1997. Dans
son programme figure le rapatriement
des immigrés dans leur pays.
Jaune
Bleu
Jaune
En Italie, la politique a toujours été
très présente dans les stades. Jusque
dans les années 1970, la gauche, et
surtout le Parti communiste, encadrait et servait de référence à de
nombreuses associations d’ultras.
« Après 1968, le discours de la
gauche est devenu plus intellectuel,
explique le sociologue romain Guido
Liguori, qui étudie les aspects
sociaux du foot (3). Elle s’est mise à
regarder le foot comme une chose
sans grande importance et a laissé
l’espace libre pour des formations
populistes et d’extrême droite qui
n’avaient pas honte de “travailler”
au stade. »
En 2000, Roberto Fiore, un des leaders de Forza Nuova (4), groupe
d’extrême droite, expliquait ainsi sa
stratégie envers les ultras : « Le stade
est un aspect du tissu social dans
lequel nous faisons un travail politique. Cela nous fait plaisir d’être une
référence pour ces garçons. La
gauche, mais aussi la soi-disant
droite les traitent comme des rebuts
de la société qu’il faut au mieux éduquer. Nous nous efforçons de donner
des valeurs et des racines à leur
colère. » Des petits groupes de militants politiques très organisés ont
ainsi infiltré les virages avec pour seul
but de faire passer leurs idées, mais
en prenant bien soin de placer la passion pour le club au premier plan.
Si la Lazio – confrontée au problème
depuis les années 1970 – et l’Inter
apparaissent aujourd’hui comme les
plus touchées, l’extrême droite travaille dans tous les s tades.
L’AS Rome, dont les virages étaient
réputés à gauche, n’y a pas échappé.
L’année dernière, les ultras les plus
politisés des deux clubs romains ont
même fêté le nouvel an ensemble.
En 1981, le Championnat italien ne comptait que onze joueurs étrangers. Parmi eux, l’Ivoirien François Zahoui, recruté par Ascoli. En deux
saisons,le premier Africain d’Italie n’a été aligné qu’à onze reprises en
Serie A avant de partir pour la France, où il a joué à Nancy et Toulon. Il
est aujourd’hui entraîneur de l’Africa Sports, à Abidjan.
CÉLINE RUISSEL (avec G. Vi.)
CHRONOLOGIE
L’EXTRÊME DROITE
INFILTRE LES VIRAGES
« On a toléré
trop de choses »
mencent et l’arrêter définitivement
si cela continue », préconise Evra.
« Priver les ultras de match, c’est ce
qui les touche le plus, confirme
Parks. À Vérone, le stade a été suspendu une fois en raison des insultes
racistes et, dans les semaines qui ont
suivi, celles-ci s’étaient calmées. »
Mais la Fédération ne semble pas
prête à généraliser une telle sanction. « Avant d’arrêter une partie, il
faut considérer si les insultes viennent d’une majorité ou d’une minorité, assure Franco Carraro. Ce ne
serait pas juste de punir une équipe
et une ville à cause de l’ignorance de
quelques-uns que nous devons éloigner des stades. »
Noir
Noir
« Ici, ils ont déjà du mal à se supporter entre eux, alors pourquoi ce serait
différent pour les immigrés ? » Cette
phrase, prononcée – sous couvert
d’anonymat – par un Français évoluant dans le Championnat italien,
sonne volontairement comme une
provocation. Mais elle a le mérite de
planter un décor très différent du
contexte français. L’unité italienne
date de 1861 et le concept d’une
nation unique reste abstrait pour
nombre de ses habitants, souvent
très attachés à leur région. Le clivage
le plus fort oppose le Nord au Sud et
insulter quelqu’un pour son origine
est chose courante. Des « terroni »
(« culs-terreux ») infligés aux Napolitains aux « Slavi di merda »
(« Slaves de m... ») lancés aux gens
du Frioul, cette réalité a été observée
de près par l’écrivain anglais
Tim Parks, installé à Vérone depuis
près de vingt-cinq ans, professeur à
l’université de Milan et supporter du
Hellas (Serie B), dont les ultras sont
réputés comme les plus durs et
racistes d’Italie. Pendant la saison 2000-01, il a fait tous les déplacements avec le groupe des Brigate
Gialloblu et raconté cette expérience
dans le livre Une saison de Vérone.
« Les Italiens s’insultent à longueur
de journée, dit-il. Au stade, c’est la
meilleure façon de déstabiliser
l’adversaire et l’insulte territoriale
est la règle. Cela devient grave
quand l’insulte est raciale. Il y a
quelques semaines, j’ai failli quitter
le stade tant les cris de singe me mettaient mal à l’aise. Mais cela relève
de l’inconscience, de l’ignorance
aussi, car ces supporters n’ont pas
grandi dans une société multiculturelle comme les Anglais et les
Français. »
Patrice Evra l’a constaté à Marsala,
en Sicile (Serie C1, équivalent du
National), où il a joué lorsqu’il avait
dix-huit ans. « J’étais le seul Noir du
Championnat, raconte le Monégasque, né à Dakar. Des gens m’invitaient chez eux juste parce qu’il
n’avaient jamais vu quelqu’un
comme moi. Quand j’ai eu mon premier téléphone portable, certains
m’ont demandé si je savais m’en servir. Je crois qu’ils en étaient restés
aux documentaires sur les Papous
dans la jungle. C’est dommage, mais
cela relève surtout de l’ignorance.
J’ai entendu des cris de singe au
stade, mais, dans la vie de tous les
jours, je ne me suis jamais senti
agressé. Et, quand quelqu’un
m’appelait “nero” (le Noir), je le surnommais “bianco” (Blanc). »
L’expérience de l’Ivoirien Serge Dié
fut plus douloureuse. En 2001,
l’ancien Niçois a quitté Avellino
(Serie C1) après avoir été agressé par
des supporters remontés par les
mauvais résultats et qui lui reprochaient de ne plus avoir la tête au
club. « La police avait dû intervenir,
se souvient-il. Le club voulait que je
reste, mais, moi, je trouvais cela trop
dangereux. »
« Ici, l’immigration, surtout noire,
est une expérience nouvelle (1), avec
tous les blocages que cela comporte,
reconnaît Parks. La France et
l’Angleterre ont connu ça il y a quarante ans et n’ont pas encore réglé
tous leurs problèmes. Elles n’ont
donc pas le droit de juger l’Italie
d’aujourd’hui. » En France, selon
une étude commandée par la Commission nationale consultative des
droits de l’homme, publiée lundi dernier par le Monde, une personne sur
trois « dirait d’elle-même qu’elle est
raciste ».
L’intégration à l’italienne ne se
déroule pas sans heurts. Dans beaucoup d’esprits, le Noir reste le vendeur ambulant. Les discriminations
dans la recherche d’un emploi ou
d’un logement sont accentuées dans
les régions du Nord, comme la Vénétie (où se situe Vérone), où la Ligue
du Nord (2) a rassemblé plus de 43 %
des voix lors des dernières élections
régionales, en 2003.
« Lorsque ma femme cherchait une
chambre en ville pour un Américain,
plusieurs personnes lui ont demandé
s’il était noir, se souvient Parks. Le
problème, c’est que les autorités ne
montrent pas l’exemple. Très peu de
gens de couleur sont embauchés
dans le sect eur public. » Le
5 décembre dernier, la Cour de cassation a annulé la condamnation
pour « injure aggravée par des
motifs de haine raciale » d’un habitant de Trieste âgé de vingt-cinq ans
qui avait traité une personne de
« sale nègre ». La Cour a considéré
que ces mots ne traduisaient pas une
discrimination, mais exprimaient
une « réaction générique d’antipathie ».
Comme si la proximité politique
dépassait les rivalités traditionnelles. Un phénomène que semble
confirmer l’apparition de banderoles
à la gloire de Di Canio dans le virage
réservé aux supporters de la Juventus, samedi dernier à Rome, lors de
Lazio-Juve (1-1).
Qu’est-ce que l’extrême droite vient
chercher dans les stades ? D’abord
un espace où elle peut s’exprimer
avec une certaine impunité.
« Contrairement à l’Angleterre, les
virages restent des zones où tu peux
faire ce qui est interdit ailleurs, par
exemple fumer de la drogue ou sortir
un drapeau nazi, explique Tim Parks.
Les policiers se risquent rarement au
cœur de la tribune. » Deuxième
avantage : la visibilité. « La grande
majorité du virage n’adhère pas aux
idées de ces petits groupes, mais elle
est utilisée par eux, a ss ure
Guido Liguori. Quand un drapeau est
porté par quelques hommes, on a
l’impression que tous les gens
autour sont associés à ce geste. Et
puis, ils utilisent parfaitement les
médias. Une banderole raciste exposée quelques minutes dans un stade
a toutes les chances d’être reprise
par tous les médias européens. C’est
un moyen de propagande très
efficace. »
Les virages sont un terrain d’autant
plus accessible aux formations
d’extrême droite que la culture ultra
se fonde elle aussi sur une logique
7
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
FOOTBALL JOURNAL DES TRANSFERTS
Di Vaio s’annonce à Monaco
Hier, l’attaquant italien de Valence a déclaré rejoindre, pour un prêt de six mois, l’ASM, qui refuse de confirmer pour l’instant.
COMME PRÉVU, Marco Di Vaio a
annoncé hier matin son départ de
Valence pour un prêt de six mois avec
option d’achat (estimée à 6 millions
d’euros) à l’AS Monaco, au cours
d’une conférence de presse donnée en
toute décontraction dans les installations du club valencian, avec une
petite coupe de champagne pour fêter
ses adieux. Comme prévu, aussi,
l’ASM n’a pas souhaité confirmer
l’arrivée de l’attaquant italien (29 ans,
23 sélections), repoussant toute
annonce officielle à l’ouverture du
mercato, le 1er janvier 2006. « C’est en
très bonne voie, mais ce n’est pas
fait », insiste Gérard Brianti, vice-président de l’ASM, en charge du recrutement. Après s’être donné du mal tout
l’été pour dénicher un attaquant
(Baros, Fred, Djibril Cissé, Lucarelli
furent notamment approchés) puis vu
peiner Chevanton et Adebayor pour
trouver le chemin des filets, Monaco
semble pourtant avoir réussi un joli
coup en attirant Di Vaio, très peu utilisé cette saison par Quique Sanchez
Flores, son entraîneur à Valence, et
également convoité par l’Inter, l’OM
et plusieurs clubs anglais. « Je souhaitais rejoindre un club où il y avait une
place pour moi, expliquait hier le
Romain, formé à la Lazio. J’ai discuté
avec Francesco Guidolin, l’entraîneur
de Monaco, et nous nous sommes mis
d’accord. Je vais avoir l’opportunité de
jouer et c’est pour moi le plus important. Monaco est une bonne équipe et
je suis impatient de débuter avec
eux. »
Guidolin est ravi
Après une première
saison correcte à
Valence (29 matches et
11 buts), Marco Di Vaio
(ici opposé au gardien
de Numancia Juanma
Barrera) a ensuite été
victime de l’efficacité du
duo Villa-Aimar en
pointe et ses apparitions
se font faites plus rares.
« Je souhaitais rejoindre
un club où il y a une
place pour moi », dit-il.
Le voilà donc à Monaco.
(Photo José Jordan/AFP)
Marco DI VAIO
Italie
Vingt-neuf ans ; né le 15 juillet 1976 à
Rome.
1,78 m ; 76 kg.
Attaquant.
Clubs : Lazio Rome
(1993- nov. 1995), Hellas Vérone
(nov. 1995-1996), Bari (1996-1997),
Salernitana (1997-1999), Parme
( 19 9 9- 2 0 02 ) , J u v e n t us T u r i n
(2002-2004), Valence CF (ESP, depuis
2004).
Palmarès : champion d’Italie (2003),
vainqueur de la Coupe d’Italie
(2002) ; vainqueur de la Supercoupe
d’Europe (2004).
1re sélection : Italie-Maroc (1-0), le
5 septembre 2001.
14 sélections, 2 buts.
176 matches, 74 buts en Serie A ;
70 matches, 25 buts en Serie B ;
34 matches, 11 buts en Liga ;
27 matches,8 buts en Ligue des champions ; 21 matches, 12 buts en Coupe
de l’UEFA.
STÉPHANE KOHLER (avec Y. R.)
LA QUESTION DU JOUR
L’arrivée de l’attaquant italien Marco Di Vaio
à Monaco est-elle un vrai plus pour
le Championnat de France de Ligue 1 ?
contrat de l’international portugais s’élèverait à au moins
10 millions euros. Et son salaire actuel à Moscou atteint les
300 000 euros mensuels net d’impôt.
Monaco peut-il s’aligner ? Pas évident. Le club de la Principauté trouverait peut-être les moyens de financer cette arrivée en cas de départ d’Emmanuel Adebayor. L’arrivée de
Di Vaio pourrait le précipiter, même si Guidolin assure :
« “Cheva” (Chevanton) et Emmanuel restent avec nous. On
a besoin de plusieurs attaquants puisqu’on a des ambitions
dans quatre compétitions. » En tout cas, Monaco ne le laissera pas partir à moins de 8 millions d’euros, prix réclamé à
West Ham l’été dernier. Le joueur n’est pas contre un transfert à cinq mois de la Coupe du monde. L’Angleterre apparaît
comme la destination la plus plausible pour l’attaquant
togolais. – D. D. (avec S. K.)
Pancrate tout près d’Auxerre
Après avoir repoussé les sollicitations de Nancy, Fabrice Pancrate se retrouve tout
proche de l’AJ Auxerre. Le club bourguignon a entamé hier des discussions avec les
dirigeants parisiens sur la base d’un transfert dont l’indemnité devrait avoisiner les
2 millions d’euros. Les négociations, qui se poursuivaient hier soir, pourraient
aboutir aujourd’hui. L’attaquant, lié au PSG jusqu’en 2008, signerait alors avec
l’AJA un contrat dont la durée s’élèverait a priori à trois ans et demi. – J. T.
BORDEAUX : RICARDO
COMPTE SUR DARCHEVILLE. –
Ricardo a déclaré avoir eu une conversation avec Jean-Claude Darcheville
avant la rencontre de Coupe de la
Ligue contre Nantes (3-1), mardi, au
sujet d’un éventuel départ. « Il m’a dit
qu’il avait envie de rester et je ne pense
pas qu’il va partir », a précisé l’entraîneur bordelais, qui a ajouté ne pas
attendre ni avoir demandé de changement, à moins d’un départ imprévu.
Jean-Claude Darcheville, en fin de
contrat en juin 2006, a reçu une proposition des Glasgow Rangers. – L. L.
SAINT-ÉTIENNE : MAZURE
DANS L’ATTENTE. – L’attaquant stéphanois Sébastien Mazure ne sait pas
encore si son avenir à court terme
passe par Saint-Étienne. « Je dois avoir
une conversation avec Élie Baup pour
savoir quelles sont ses intentions me
concernant, explique le joueur. Pour le
moment, je suis un peu dans le flou. »
Plusieurs clubs de Ligue 1 seraient
intéressés. – D. D.
LE REAL MADRID VEUT LUQUE.
– Le Real Madrid aimerait se faire prêter jusqu’à la fin de la saison l’attaquant espagnol de Newcastle Albert
Luque, selon la radio Cadena Ser.
Luque, gaucher de vingt-sept ans, a
ESPAGNE (17e journée)
PORTUGAL (16e journée)
MARDI
FC BARCELONE
CELTA VIGO
2-0
Eto'o (38e, 57e)
MERCREDI
REAL MADRID
1-2
Ronaldo (68e)
SANTANDER
Ayoze (21e)
Melo (28e)
BETIS SÉVILLE
3-0
ALAVÉS
Fernando (45e+ 3)
Xisco (64e)
Joaquin (86e)
SARAGOSSE
3-2
Ewerthon (49e s.p.,
58e)
D. Milito (77e)
LA COROGNE
Etxeberria (47e)
Tristan (85e)
REAL SOCIEDAD
ATHL. BILBAO
Lacruz (21e)
1-2
ESP. BARCELONE
Fredson (76e)
Armando Sa (83e)
2-0
CADIX
1-0
FC SÉVILLE
MALAGA
0-0
VILLARREAL
VALENCE CF
3-0
MAJORQUE
Gabilondo (7e)
Xabi Prieto (75e s.p.)
GETAFE
Güiza (37e)
Albelda (46e)
Villa (66e)
Fabio Aurelio (80e)
HIER
OSASUNA
R. Garcia (29e)
Romeo (34e)
2-1
été transféré du Deportivo La Corogne
à Newcastle à la fin août pour 14 millions d’euros, avec un contrat portant
sur cinq saisons.
WEST HAM RÊVE DE SAHA. –
Selon The Daily Mirror, le manager de
West Ham, Alan Pardew, serait disposé à aligner 11 millions d’euros pour
engager l’attaquant international
français de Manchester United Louis
Saha.
DIABATÉ EN CONTACT AVEC
CLERMONT. – Clermont Foot, dixneuvième et avant-dernier de Ligue 2,
est en contact avancé avec Lassina
Diabaté. Champion de France 1999
avec Bordeaux, le milieu défensif international ivoirien s’entraîne actuellement avec la réserve girondine.
À trente et un ans, l’ancien joueur
d’Auxerre, Portsmouth et de l’AC Ajaccio garde toujours l’ambition de
retrouver les Éléphants à six mois de
la Coupe du monde. – H. P.
ATL. MADRID
M. Petrov (26e)
Classement
Pts J. G. N. P. p. c. Diff.
1. FC Barcelone ... 40 17 12 4 1 43 14 +29
2. Osasuna ............ 38 17 12 2 3 25 16 +9
3. Valence CF ....... 32 17 9 5 3 26 17 +9
4. Villarreal ............ 30 17 8 6 3 25 16 +9
5. La Corogne ....... 29 17 8 5 4 24 16 +8
6. Real Madrid ..... 29 17 9 2 6 29 19 +10
7. Celta Vigo ......... 26 17 8 2 7 18 21 -3
8. FC Séville ......... 26 17 7 5 5 17 13 +4
9. Getafe ................ 24 17 7 3 7 23 23 0
10. Real Sociedad . 21 17 6 3 8 26 34 -8
11. Saragosse ......... 21 17 4 9 4 20 22 -2
12. Atl. Madrid ....... 19 17 4 7 6 18 19 -1
13. Santander ......... 19 17 4 7 6 14 20 -6
14. Esp. Barcelone . 18 17 4 6 7 15 21 -6
15. Malaga .............. 17 17 4 5 8 22 23 -1
16. Majorque ........... 16 17 4 4 9 16 28 -12
17. Athl. Bilbao ....... 15 17 3 6 8 18 23 -5
18. Betis Séville ...... 15 17 3 6 8 13 24 -11
19. Cadix ............... 14 17 3 5 9 11 21 -10
20. Alavés .............. 12 17 2 6 9 14 27 -13
BUTEURS.– 1. Eto’o (FC Barcelone),
17 buts ; 2. Ronaldinho (FC Barcelone) ;
Villa (Valence CF), 10 buts ; 4. Tristan (La
Corogne) ; Ronaldo (Real Madrid),
9 buts ; 6. Baiano (Celta Vigo) ; Riquelme
(Villarreal), 7 buts, etc.
PROCHAINE JOURNÉE. – Samedi 7 et
dimanche 8 janvier 2006 : Villarreal Real Madrid, FC Séville - Malaga, CadixGetafe, Celta Vigo - Real Sociedad, Esp.
Barcelone - FC Barcelone, Athl. Bilbao L a C o r o g n e , A l av é s - S a r ag o s s e ,
Majorque - Betis Séville, Atl. Madrid Valence CF, Osasuna-Santander.
1880
100% laine
MARDI
1950
50% laine
50% coton
1970
20% laine
80% coton
2000
20% acrylique
80% coton
SportingPortugal - Rio Ave ................. 3-0
MERCREDI
Paços Ferreira- Maritimo Funchal ...... 1-2
U. Leiria - Naval ................................... 2-1
AcadémicaCoimbra - Belenenses....... 0-1
Gil Vicente - Braga .............................. 2-1
V. Setubal - Benfica ............................. 0-1
HIER
Boavista - Nacional Funchal ............... 0-3
Penafiel- Estrela Amadora ................. 0-1
Guimaraes- FC Porto .......................... 0-2
Classement : 1. FC Porto, 37 pts ; 2.
Nacional Funchal, 33 ; 3. Benfica, 31 ; 4.
Sporting Portugal, 30 ; 5. Braga, 29 ; 6. V.
Setubal, 29 ; 7. Boavista, 23 ; 8. Maritimo
Funchal, 21 ; 9. U. Leira, 21 ; 10. Paços
Ferreira, 21 ; 11. Belenenses, 20 ; 12. Rio
Ave, 20 ; 13. Estrala Amadora, 19 ; 14.
Academia Coimbra, 18 ; 15. Gil Vicente,
17 ; 16. Guimaraes, 14 ; 17. Naval, 11 ;
18. Penafiel, 7.
Retrouvez absolument
toutes les évolutions du football
de 1870 à nos jours.
Du 26 au 31 décembre dans L’Équipe.
PAYS-BAS
(Coupe, 8es de finale)
MARDI : PSV EINDHOVEN - Twente, 3-0 ;
MAASTRICHT VV (D 2) - Willem II, 3-1 ;
HELMOND SPORT (D 2) - Ajax Amsterdam
B (D 3), 2-1 ; HEERENVEEN - VVV Venlo (D
2), 2-0. MERCREDI : RODA JC - Feyenoord, 1-0 ; AZ ALKMAAR - NEC Nimègue,
2-0. HIER : FC Eindhoven (D 2) - AJAX
AMSTERDAM, 1-6 ; GRONINGUE - FC
Volendam (D 2), 3-0.
En capitales les clubs qualifiés. Les quarts
de finale aurontlieu le mercredi1erfévrier.
légende le sport.
VENDREDI 23 DÉCEMBRE 2005
PAGE 7 P
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
Rouge
APRÈS AVOIR OBTENU le prêt de l’attaquant italien Marco Di Vaio, l’AS Monaco pourrait réaliser un second gros
coup lors du prochain mercato. Gérard Brianti, le vice-président du club, est actuellement en Russie, où il négocie avec
le Dynamo Moscou le transfert du milieu international portugais Maniche. Âgé de vingt-huit ans, le vainqueur de la Ligue
des champions avec le FC Porto, contre Monaco en finale
(3-0), en 2004 n’est pas heureux en Russie, où il n’a joué que
douze matches de Championnat (2 buts).
Arrivé l’été dernier en échange de 16 millions d’euros, il ne
s’est jamais vraiment adapté à son nouveau mode de vie. Un
retour en Europe occidentale ne serait pas pour lui déplaire.
Milieu défensif physique et très polyvalent, Maniche correspond au profil recherché par l’entraîneur italien Francesco
Guidolin. Seulement, le rachat des deux dernières années de
Bleu
Rouge
Jaune
L’ASM veut aussi Maniche
Jaune
Pour voter, connectez-vous sur www.lequipe.fr ou envoyez
OUI ou NON par SMS au 61008 (0,34 euro + coût d’un SMS).
Noir
Bleu
Noir
Moins prudent que ses dirigeants ou
peut-être pas au courant des
consignes de silence, Guidolin a lui
aussi exprimé sa satisfaction depuis
son lieu de vacances : « C’est une nouvelle importante pour le club car
Di Vaio est un très bon joueur, qui a
prouvé ses qualités de buteur en Italie.
Si on veut que Monaco ait de grandes
ambitions, il nous faut avoir des
joueurs bien placés au classement des
buteurs. À Valence, il n’a pas eu de
chance, mais j’espère qu’il va jouer
comme il a su le faire en Serie A. C’est
un attaquant rapide, technique, qui ne
se contente pas d’attendre le ballon
dans la surface. Il peut jouer seul en
pointe ou en tournant autour d’un
autre attaquant. Et c’est un bon gars, il
ne posera aucuns problèmes. » Dithyrambique, Guidolin a le même agent
que Di Vaio : Alessandro Moggi, fils de
Luciano Moggi, directeur général de la
Juventus. Après les réseaux de l’ère
Campora et ceux de l’ère Deschamps,
Monaco se tourne donc ouvertement
vers la filière italienne, en l’occurrence
la très puissante écurie Moggi.
L’ASM devrait finalement prendre en
charge la totalité de l’imposant salaire
de Di Vaio (estimé à 200 000 euros
mensuels à Valence), qui ne compte
pas retourner en Espagne en juin prochain. Après une première saison correcte démarrée sous les ordres de
Claudio Ranieri (29 matches et
11 buts), Di Vaio a ensuite été victime
de l’efficacité du duo Villa-Aimar en
pointe. Ranieri assure : « Marco ne
m’a pas déçu, son passage en Liga
n’est pas un échec et je n’ai aucun
doute quant à sa réussite à Monaco. »
Ce droitier au gabarit lambda
(1,78 m ; 76 kg) avait éclaté à Parme
au début des années 2000. « Il aime
par-dessus tout jouer en contre et je
n’ai pu que me féliciter de son sérieux
et de son travail. On ne marque pas
35 buts en deux saisons de Serie A par
hasard », se souvient Renzo Ulivieri,
qui le dirigea à l’époque. Transféré à la
Juventus en 2002 pour 26 millions
d’euros, il démarra bien, mais un traumatisme crânien, des soucis tactiques
et la concurrence de Trezeguet et
Del Piero freinèrent sa progression,
même s’il fut sacré champion d’Italie
en 2003 et inscrivit 18 buts en deux
saisons. Après le Championnat
d’Europe 2004, il signa donc à
Valence, pour 10,5 millions d’euros,
sans parvenir à devenir incontournable, en club comme en équipe
nationale, où Marcello Lippi ne fait
plus appel à lui, lui préférant Gilardino, Toni, Cassano ou Iaquinta. À six
mois de la Coupe du monde, Di Vaio,
frais physiquement et autorisé à jouer
les 16es de finale de la Coupe de l’UEFA
avec l’ASM, cherchera donc à se relancer sur le Rocher, à moins d’un spectaculaire désaccord de dernière minute.
9
FOOTBALL
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
LIGUE DES CHAMPIONS HOMMES (1er tour, 7e journée)
MAASEIK - CANNES : 2-3
Le joli casse de Cannes
Mené deux manches à rien, le champion de France a encore trouvé les ressources pour s’imposer.
MAASEIK - CANNES : 2-3
(25-19 ; 25-19 ; 23-25 ; 23-25 ; 11-15)
POULE C
MERCREDI
2 500 spectateurs environ. Arbitres : MM. Ilbeyli (TUR) et Antonov (BUL). Points marqués:210 (107 + 103).Durée: 1h 48’ (1er set : 24’ ; 2e : 21’ ; 3e :24’ ; 4e :25’ ; 5e :14’).
MAASEIK.– 6 aces (Stoykov, 3) ; 16 contres gagnants (Wiebel, 8) ; 66/139 attaques
gagnantes (Horstink, 22/43) ; 33 fautes directes (dont 17 au service).
Six de départ : Pinheiro (3) puis Éloi ; Wiebel (16) puis Éloi ; Stoykov (18) ; Horstink
(24) ; Van Dijk (12) puis Devoldre (3) ; Paulides (8) puis Roex (cap., 4). Libero : Lambourne. Entraîneur : A. Kristiansson.
CANNES.– 3 aces (Meneau, J.-P. Ndaki Mboulet et Gibert) ; 8 contres gagnants
(Gibert, 3) ; 63/133 attaques gagnantes (M. Novotny, 17/32) ; 23 fautes directes
(dont 13 au service).
Six de départ : Le Marrec (cap., 3) ; Meneau (5) ; Barca-Cysique (14) ; M. Novotny
(19) puis Bernier (1) puis Berriri ; J.-P. Ndaki Mboulet (18) ; Gibert (14) puis Berriri.
Libero : Schalk. Entraîneur : L. Tillie.
MAASEIK – (BEL)
de notre envoyé spécial
TÉLÉVISION
VOLLEY-BALL
MAGAZINE
BASKET
BEACH SOCCER
mique de succès, dans la continuité
de nos deux matches face à Düren. »
Invaincu depuis cinq rencontres
(avec les succès en Championnat à
Avignon et face à Montpellier),
Cannes le miraculé tient désormais
les clefs de son avenir européen
entre ses mains. Une nouvelle victoire face à Vienne, le 4 janvier,
devrait ainsi suffire à l’expédier en
play-offs. Pour son adversaire du
soir, en revanche, les choses se compliquent singulièrement, surtout que
le club historique (fondé en 1960) de
la province de Limbourg n’a pas remporté le moindre match de Ligue des
champions à domicile – il a déjà étrillé en quatre sets par Düren et Trévise.
Des considérations auxquelles la formation azuréenne ne songe guère ce
matin. Après un début de saison
poussif et malgré un fonds de jeu
encore trop irrégulier, elle a tout de
même réussi à se sortir d’une spirale
négative, tant en Pro A qu’à l’étage
Marek Novotny, ici à l’attaque face au Bulgare Kostadin Stoykov lors du match aller, a réclamé les ballons et les a bien utilisés pour aller
chercher une victoire savoureuse car elle place Cannes en position idéale dans sa poule européenne.
(Photo Serge Haouzi/Nice Matin/PQR)
supérieur. Cette capacité de réaction
confirme qu’il faudra continuer à
compter avec Cannes en 2006. Voilà
une bonne nouvelle pour le volleyball français.
TENNIS
RÉSULTATS
Au lendemain de la suspension de Mariano Puerta, la presse de son pays reste sous le choc de la sanction.
COUPE DE LA CEV HOMMES (8es de finale retour). – HIER : Czestochowa (POL) - TOURCOING, 0-3 (22-25, 14-25, 20-25) (aller, 2-3).
Il y aura un duel franco-français en quart de finale de la Coupe de la CEV hommes puisque Tourcoing y affrontera Paris (match aller dans la capitale le 10, 11 ou 12 janvier 2006 ; retour dans le
Nord la semaine suivante). Par conséquent, une équipe française participera à la finale à quatre
(4 et 5 mars), dont l’organisateur sera désigné le 25 janvier.
LE REGARD DUBITATIF, les mains
posées sur les hanches, Mariano Puerta paraît groggy. Le cliché, qui date de
Roland-Garros, est en une de Clarin,
le quotidien le plus populaire d’Argentine. Le titre est plus qu’informatif :
« Puerta : la sanction la plus dure de
l’histoire du tennis. » Les huit ans de
suspension infligés à Mariano Puerta
ont assommé les Argentins et leur
presse. La Nacion, un quotidien
conservateur de Buenos Aires qui titre
« Le cauchemar de Puerta », a même
comparé cette sanction avec celle
subie par Diego Maradona, contrôlé
positif à l’éphédrine lors de la Coupe
du monde de football 1994 : « Comme
pour Diego Maradona en 1994, la
sanction infligée à Mariano Puerta est
l’un des coups les plus durs portés au
sport argentin. » Le communiqué de
presse envoyé par Mariano Puerta en
toute fin de journée est bien entendu
présent dans tous les quotidiens
argentins. Le joueur y déclare : « Avec
la décision de ce tribunal, j’ai sauvé
mon nom et mon honneur de sportif,
puisque le jugement stipule bien que je
n’ai pas eu l’intention de tricher.
La prise de ce produit a été accidentelle
et non intentionnelle. Cette sanction
est si injuste que le tribunal lui-même
me conseille de faire appel. Je suis
convaincu de mon innocence et prêt
à poursuivre mon combat. »
Si Mariano Puerta a réussi à contenir sa
colère, ce n’est pas vraiment le cas de
LIGUE DES CHAMPIONS FEMMES (1er tour, 7e journée). – POULE B. HIER : Kalisz
(POL) - VG Istanbul (TUR), 2-3 (25-22, 22-25, 25-23, 14-25, 13-15). Classement : 1. Pérouse
(ITA), 13 pts ; 2. Bakou (AZE) et VG Istanbul, 12 ; 4. Kalisz, 10 ; Tenerife (ESP), 9 ; 6. M. Zagreb
(CRO), 7.
Les trois premiers de chaque poule accèdent à un tour unique de play-offs à six.
LE MONDIAL 2010 HOMMES
EN ITALIE. – La Fédération
internationale (FIVB) a annoncé hier
avoir trouvé un accord avec son
homologue italienne pour
l’organisation du Championnat du
monde hommes en 2010. En outre,
la FIVB et la RAI se sont entendues
sur l’exclusivité des droits de
retransmission audiovisuelle ; un
accord définitif devrait être signé en
janvier prochain. Rappelons que les
éditions 2006 féminine (du
31 octobre au 16 novembre) et
masculine (du 17 novembre au
3 décembre) se tiendront au Japon.
Par ailleurs, les Mondiaux 2007 de
beach-volley auront lieu à Gstaad
(Suisse).
MONTPELLIER : TROIS JOUEURS
À L’ESSAI. – Exit la piste Chmill ! Le
joker médical ukrainien attendu à
Montpellier a mis le cap sur les
Émirats arabes unis. Les dirigeants
du MUC sont donc repartis en quête
de l’oiseau rare. Deux joueurs
biélorusses et un croate sont
attendus dans l’Hérault le lundi
DOPAGE
L’Argentine assommée
GUILLAUME DEGOULET
26 décembre et participeront à la
reprise de l’entraînement le mercredi
28. Après quelques jours d’essai, le
club fera signer son joker médical et
peut-être même son renfort du
mercato. Les nouvelles sont
rassurantes du côté de Loïc Geiler,
opéré de l’épaule droite mercredi à
Montpellier par le professeur
Teissier. La blessure est moins grave
que prévue et le jeune
réceptionneur-attaquant (21 ans)
pourrait reprendre l’entraînement
dans trois mois. – R. Ber.
IRM POUR SAMICA. – Le Poitevin
Guillaume Samica passera un nouvel
examen IRM aujourd’hui afin de
déterminer la gravité de sa blessure
à la cheville droite. Victime d’une
entorse le 6 novembre, en
Championnat, à Tours, le
réceptionneur-attaquant avait repris
la compétition le 10 décembre face
à Paris, mais un examen IRM de
contrôle passé le 13 avait révélé un
œdème au niveau de l’astragale, le
privant de All-Star Game le
week-end dernier.
ATHLÉTISME
MOTO
Eurosport 60 min
« En garde ! »
19.30
Sport + 30 min
MAGAZINE
20.00
son beau-père, Quique Estevanez,
interviewé par le quotidien sportif Olé.
Morceaux choisis : « La décision est
absurde. C’est une belle connerie.
Il doit être jugé sérieusement et non
pas par la Fédération, qui ne prend que
des décisions politiques. Il va continuer à se battre. Il s’entraîne en pensant à l’Open d’Australie. » Olé a d’ailleurs consacré, lui aussi, sa une à cette
suspension.
« Un mélange
de comédie
et de tragédie »
Pour une fois, la petite balle jaune a
donc eu sa première page dans un quotidien qui ne jure que par le ballon
rond. On y voit Mariano Puerta à terre,
le nez dans la terre ocre de la porte
d’Auteuil, avec pour seul titre :
« Out ! » Dans Olé comme dans
La Nacion, le très controversé Dario
Lecman, ex-haltérophile, préparateur
physique de Puerta lors de RolandGarros, monte au créneau pour
défendre son ami : « Mariano ne
mérite pas ça. Jamais je n’ai rencontré
un sportif qui s’entraîne si fort. Il est
dur au mal. Sa défense est un peu
naïve ? Pas du tout, je crois en ce que
dit Mariano. »
Un autre ami de Puerta, Gaston Gaudio, d’habitude peu loquace dans la
presse, a lui aussi tenu à le soutenir
publiquement : « Huit ans, c’est
comme une suspension à vie pour un
joueur de vingt-sept ans. Il venait de
réaliser une année extraordinaire et il
était revenu au tout premier plan.
Recevoir une telle sanction, c’est le
pire qui pouvait lui arriver. » Et Gaudio
d’ajouter à propos du fantôme du
dopage qui rôde autour du tennis
argentin : « Les contrôles sont désormais si pointus qu’il est devenu impossible de contrôler tout ce que l’on fait
dans une journée (sic). Peux-tu être
certain de ce que contient ta nourriture
ou ta boisson ? Tout peut arriver. »
En tout cas, selon Olé, « cette fin
d’année est une véritable pièce de
théâtre pour le tennis argentin. Un
mélange de comédie et de tragédie.
David Nalbandian gagne le Masters
quelques semaines avant que Mariano
Puerta reçoive la plus lourde des sanctions dans l’histoire du tennis. »
ALEXANDRE JUILLARD
HINGIS MET LES BOUCHÉES TRIPLES. – Déjà annoncée partante pour le
tournoi de Gold Coast (du 1er au 7 janvier 2006), Martina Hingis disputera
deux autres épreuves dans l’hémisphère Sud : Sydney (du 8 au 14 janvier) et,
surtout, l’Open d’Australie (du 16 au 29 janvier), tournois pour lesquels elle
bénéficiera d’une invitation. « Nous sommes ravis de pouvoir de nouveau
accueillir Martina chez nous et de lui offrir une wild-card », a indiqué Graig
Watson, le directeur du tournoi de Sydney. Trois fois lauréate de cette
épreuve (1997, 2001, 2002), la Suissesse, ancienne numéro 1 mondiale, avait
annoncé fin novembre son retour à la compétition.
FEDERER TAPE LE CENT. – À coup sûr numéro 1 mondial lundi, Roger
Federer occupera alors ce rang pour la centième semaine de suite (il n’a pas
été détrôné depuis le 2 février 2004). Le Suisse se positionnera ainsi en
quatrième position dans l’histoire du classement ATP, derrière Jimmy Connors
(160 semaines d’affilée), Ivan Lendl (157) et Pete Sampras (102), qu’il
dépassera d’ailleurs dès la fin de l’Open d’Australie, quelle que soit sa
performance à Melbourne.
BEDANOVA À LA RETRAITE. – Daja Bedanova, 295e joueuse mondiale, a
annoncé hier qu’elle mettait un terme à sa carrière. À vingt-deux ans, la
Tchèque peine trop à se remettre d’une série de blessures. « Je suis
profondément navrée de ce choix, mais tout est fini maintenant, a-t-elle
confié au quotidien pragois Sport. Dans la situation actuelle, c’est la meilleure
chose que je puisse faire. Il me reste à trouver un nouveau programme pour
ma vie. »
Seizième mondiale en juillet 2002, Bedanova avait remporté le tournoi de
Bratislava (en 2000) et atteint les quarts de finale à l’US Open en 2001.
ESPN CLASSIC SPORT. 19 heures. Foot. Finale C 1 1976 : Bayern Munich - Saint-Étienne. 60’.
20.10
France 3 10 min
MAGAZINE
20.25
« Jour de rugby »
Canal + 30 min
Rediff. à 22 h 45
FOOTBALL
16.30
Sport + 30 min
MAGAZINE
17.00
« Made in France »
Rétrospective de la saison de supertourisme.
Canal + Sport 115 min
2 e test-match 1994.
Nouvelle-Zélande - France.
RUGBY
Canal + 100 min
Rediff. à 21 h 20 Canal+ Sport
Canal + 120 min
Rediff. demain à 16 h 45 Canal+ Sport
ESPN Classic Sport 60 min
04.30
NBA.
Seattle Supersonics - Dallas Mavericks.
19.00
À voir.
NBA + 120 min
Rediff. demain à 7 h 30
ZAP
Intéressant.
19.00
AB Moteurs 60 min
19.15
Coupe d’Europe des clubs champions 1992-1993.
Marseille - AC Milan (ITA).
02.05
BASKET
Eurosport 2 30 min
« Racing & Rallye Action »
Résumé de la saison (3 e partie).
Eurosport 5 min
NBA.
Cleveland Cavaliers - Indiana Pacers.
19.00
Coupe d’Europe des clubs champions 1976. Finale.
Bayern Munich (ALL) - Saint-Étienne. Voir article.
22.30
BASKET
L’Équipe TV 26 min
« The Euroleague Basketball Show »
ESPN Classic Sport 90 min
« L’invité olympique est...»
Invitée : Carole Montillet.
19.00
« Match après match »
Best of.
Motors TV 30 min
21.00
MAGAZINE
18.45
TPS Foot 100 min
20.55
Sport + 90 min
18.25
Championnat de France Top 14. 13 e journée.
Toulouse-Bourgoin.
20.45
Coupe de la Ligue anglaise. Quart de finale.
Birmingham - Manchester United.
Rediff. à 23 h 45
TPS Foot 75 min
À ne pas rater.
Les cases vertes
correspondent aux
retransmissions
en direct.
On ressort les beaux Verts
Sport + 30 min
TOUT LE SPORT
Sport + 60 min
Championnat de France Top 14. 13 e journée.
Agen-Toulon.
RUGBY
« NBA Action »
15.00
Championnat du monde 2005 d’Enduro.
Résumé de la saison.
RUGBY
MAGAZINE
Sport + 90 min
Sport + 90 min
Corrida de Noël.
À Issy-les-Moulineaux.
FOOTBALL
POULE B. HIER : Kladno (RTC) - Friedrichshafen (ALL), 0-3 (15-25, 20-25, 17-25).
Classement : 1. Tours, 11 pts ; 2. D. Moscou (RUS), 9 ; 3. Friedrichshafen, 9 ; 4.
Olympiakos (GRE), 8 ; 5. Kladno, 5.
Les trois premiers de chaque poule accèdent à un premier tour de play-offs à douze.
12.00
Coupe d’Europe.
À Moscou (RUS).
MAGAZINE
PROCHAINE JOURNÉE. – MERCREDI 4 JANVIER 2006 : Cannes-Vienne
(19 heures) ; Düren-Maaseik (19 h 30).
Exempt : Trévise.
10.30
Euroligue H. 1ere phase.
Pau-Orthez - Partizan Belgrade (SEM).
FOOTBALL
Diff.
—
+6
+3
-4
0
-5
09.00
« Dakar Challenge »
MAGAZINE
P.
—
1
2
4
3
4
LA SÉLECTION DE « L’ÉQUIPE »
Ligue des champion H.
7 e journée. Cannes - Maaseik (BEL).
MAGAZINE
G.
—
5
4
2
2
1
Ce soir 18 : 30
INFORMATION
> LA GRANDE ÉDITION
Michaël Jeremiasz sur le plateau de Gaëlle Millon
> TENNIS
FIORENTINA, Eintracht Francfort,
Partizan Belgrade, Atletico Madrid,
Leeds United, Borussia Mönchengladbach, FC Bruges, Malmö, AS Rome,
Sampdoria Gênes, Bayer Leverkusen,
AS Monaco. Ces clubs de football ont
un point commun : chacun, dans son
histoire, a joué une seule finale de la
Coupe d’Europe des champions, la
fameuse C 1 (devenue Ligue des champions pour accueillir nombre de battus), et l’a perdue. Une performance
pour arriver à ce stade, certes, mais
qui, défaite oblige, n’a rendu aucune
de ces formations mythiques dans le
pays dont elle dispute le Championnat.
Un club pourtant a échappé au destin
des douze précités : l’AS Saint-Étienne.
Si les Verts ont eux aussi joué et perdu
une seule finale de C 1, leur jolie aventure les aura élevés au rang de héros
(qui allèrent jusqu’à défiler sur les
Champs-Élysées après leur échec),
avant qu’ils ne deviennent carrément
mythiques dans le paysage du sport
français.
Ainsi, malgré la défaite, les nostalgiques de ces années vertes auront
plaisir à retrouver aujourd’hui, grâce à
ESPN, l’Hampden Park de Glasgow
La hache de glace
ARTE. Samedi, 13 h 15. Doc. Les Grands Duels du sport. 43’.
AVANT DE DÉGUSTER LA BÛCHE de Noël demain soir, les fans de hockey pourront préparer leur palais en s’offrant un peu de glace dès le midi. Dans sa série des
Grands Duels du sport, Arte programme en effet la « série du siècle » qui opposa,
en 1972, la crème des hockeyeurs réunie pour la première fois sur une patinoire :
Canada et URSS. Convoquant moult témoignages des protagonistes de l’époque,
Jean-Christophe Klotz conte le récit passionnant de ces huit matches qui, en pleine
guerre froide, dépassaient le cadre du sport. Une série à suspense au terme de
laquelle la faucille et le marteau furent à une petite rondelle de jouer à coupecoupe avec la feuille d’érable, les pros de NHL se heurtant au collectif impressionnant du bloc soviétique et à ses contre-attaques fulgurantes. Jusqu’à ce que
le buteur Paul Henderson, à 5-5 dans le match décisif à Moscou, ne vienne briser
l’égalité entre les deux pays (3 victoires chacun, 1 nul) à 34’’ de la sirène, sauvant
l’honneur national du Canada tout en stimulant les hormones de son partenaire
Phil Esposito : « Quand Henderson a marqué ce but, de toute ma vie je n’ai jamais
été aussi proche de rouler un patin à un mec ! »
JOCELYN LERMUSIEAUX
VENDREDI 23 DÉCEMBRE 2005
pour un résumé d’une heure de cette
finale du 12 mai 1976. Le Saint-Étienne
d’Herbin et de Larqué y affrontait le
double tenant du titre, le Bayern
Munich entraîné par Cramer et commandé par Beckenbauer. Que se passa-t-il précisément ? On vous le laissera redécouvrir – ou découvrir pour les
plus jeunes. Ceux-ci noteront qu’à
quelques secondes du coup d’envoi,
des gamins pénétrèrent tranquillement sur la pelouse pour demander
aux Verts des autographes.
BERNARD DOLET
L’ÉQUIPE TV
6. Édition du matin. 10. Édition de la journée. 11. Page rugby (rediff. à 14. et 16.).
18.30 La GrandeÉdition. 19. Match après
match(rediff. à 20., 21., 22. et 0.15). Best
of. 22.30 Édition de la nuit.
INFOSPORT
6. La Matinale Sport. 10. Le Journal en
continu. 18. La Grande Heure.
LE COIN DES RADIOS
Toute la journée. France Info. À 8 et à 38
de chaque heure, chronique sportive.
6.40 et 7.40 France Inter. 6.45 RTL. Le
Journal des sports. 7.40 Europe 1. Sports.
16. RMC. Les Drôles de Dames (rediff. à
21.).18. RMC. Intégrale sport. 18. Sud
Radio. Rugby & Compagnie. 18.53 RTL
Mégasport. 19.30 RMC. Les Rétros sports
2005. 20. Europe 1. Europe Sport. 20.
RTL. RTL Foot.
PAGE 9
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
Rouge
ligne Laurent Tillie, l’entraîneur cannois. J’avais d’ailleurs prévenu les gars
de cette éventualité juste après notre
victoire à Düren. Dans la même situation, j’aurais peut-être aussi procédé
ainsi. » Reste que cette situation interpelle quant à l’équité sportive : que
feront ainsi les Trévisans lors de leurs
derniers matches européens, contre
Cannes et à Düren, début janvier ?
« Les Italiens risquent de jouer à fond
contre nous, car ils seront à domicile,
et d’envoyer une équipe bis en Allemagne », poursuit Tillie.
Autant d’interrogations qui n’intéressent guère le club de la Ville peinte,
autour duquel bruissent des rumeurs
relatives à l’organisation de la finale à
quatre de la prestigieuse compétition,
garantie d’une qualification directe
pour le dernier carré continental. Officiellement, la Confédération européenne ne décidera de cette attribution qu’à l’issue de la phase de poule.
Mais, dans ces conditions, on comprend mieux que conserver la première
place du groupe ne soit pas l’une des
priorités de Trévise ! – G. De.
J.
—
6
6
6
5
5
Bleu
INTOUCHABLES jusqu’alors – cinq
matches, autant de victoires –, les Italiens de Trévise, mathématiquement
qualifiés pour les play-offs de la Ligue
des champions, ont étrangement chuté mercredi soir à Vienne (1-3). Une
défaite en forme de cadeau de Noël
pour les joueurs de l’ex-entraîneur
parisien Pavel Tresnak, gratifiés de
leur premier succès européen cette saison, mais surtout un cadeau empoisonné pour les trois autres formations
de la poule C (Cannes, Maaseik et
Düren).
Car le revers des Transalpins complique encore un peu plus les choses
dans un groupe déjà fort indécis. Dans
la capitale autrichienne, l’équipe de
Daniele Bagnoli a évolué sans ses
quatre éléments de classe mondiale (le
passeur Valerio Vermiglio, le pointu
Alessandro Fei, le réceptionneur
Alberto Cisolla et le central brésilien
Gustavo), restés chez eux et remplacés
par quatre Espoirs. Cette configuration
aura au moins eu le mérite de faire
jouer le jeune passeur français Bertrand Carletti.
« Ça ne m’étonne pas du tout, sou-
Classement
Pts
—
1. Trévise ...................... 11
2. AS Cannes ............. 10
3. Maaseik .................... 8
4. Düren ........................ 7
5. Vienne ....................... 6
Jaune
Rouge
Jaune
Trévise pose question
Maaseik(BEL) - Cannes ............... 2-3
Exempt : Düren (ALL).
Noir
Bleu
Noir
IL FAUT CROIRE que Cannes voue
une véritable passion aux tie-breaks.
Face à Maaseik, le champion de
France a disputé sa cinquième
manche décisive en six rencontres de
Ligue des champions ! Un exercice
fort bien négocié hier soir sur le parquet flamand grâce à Marek Novotny, transfiguré dans l’ultime set.
Parfois irritant, trop souvent inconstant depuis le début de la saison, le
réceptionneur-attaquant tchèque a
sorti une prestation de qualité au
filet (7 sur 8 à l’attaque et 1 block
gagnant face à Hortsink) pour offrir à
ses coéquipiers un quatrième succès
européen cette saison (3-2).
Pas le plus brillant, ni le plus convaincant, loin de là. « On sait qu’on est
télévisés alors on en profite, on fait
durer le plaisir » , s’amusait Laurent
Tillie, l’entraîneur azuréen, enfin
détendu. « Les cinq sets, c’est notre
marque de fabrique, abondait Loïc
Le Marrec, son passeur. Certaines
équipes déchirent tout le monde 3-0,
nous, on bouffe les adversaires à
l’usure. Cette victoire, inespérée, ce
n’est pas loin d’être le casse du
siècle ! Dans ce match, on est passé
par tous les sentiments : on s’est
engueulé, on a failli désespérer et
puis, finalement, je peux vous dire
que tout le monde est ravi d’être
là ! »
Une joie d’autant plus compréhensible que les Cannois sont passés
tout près du KO. Menés deux
manches à rien, les joueurs de Tillie
semblaient dans l’incapacité de réagir face au jeu varié proposé par la
formation flamande. Pas de block,
trop peu de défense, aucun service
gagnant : le collectif azuréen ne donnait pas le sentiment de disputer une
rencontre capitale de Coupe
d’Europe, dans une poule par ailleurs
relancée par l’attitude du favori, Trévise, déjà qualifié pour le premier
tour des play-offs, début février 2006
(voir par ailleurs). Et puis, brusquement, sans que l’on comprenne vraiment pourquoi, le jeu offensif de
Maaseik s’est éteint. Un peu comme
si, deux sets durant, les Belges
avaient joué en surrégime. Une habitude dont les Flamands sont coutumiers cette saison dans leur Championnat, où ils se retrouvent assez
largement distancés par Roulers,
l’autre représentant national en
Ligue des champions, et Lennick.
« Au fil du match, on a aussi commencé à jouer plus intelligemment,
analysait Marek Novotny. Quant à
moi, j’ai besoin de jouer, de toucher
des ballons au filet. Réceptionner,
défendre, ça ne me suffit pas. Je suis
d’abord un attaquant. Dès que Loïc
m’a distribué davantage de ballons,
je suis pleinement entré dans la partie. »
Un léger ajustement tactique qui a
beaucoup mieux fonctionné que les
options retenues lors des premiers
sets, à savoir surcharger le meilleur
attaquant adverse Robert Hortsink
de réceptions pour le fatiguer et ne
pas hésiter à passer par le centre,
quitte à forcer un peu les fixations.
Beaucoup plus physique que ses coéquipiers, le puissant Néerlandais a
en effet tenu le choc en réception. Et,
doté d’un geste d’attaque d’une
explosivité inouïe, il faillit éteindre
toutes les velléités des champions de
France. « Nous n’avons pas envie
d’être tributaire des résultats de qui
que ce soit pour nous qualifier, expliquait le capitaine Le Marrec. Alors
nous avons refusé de céder. Nous
sommes engagés dans une dyna-
Vienne (AUT) - Trévise (ITA) ........... 3-1
HIER
10
BASKET EUROLIGUE HOMMES (1
er
tour, 8e journée)
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
PAU-ORTHEZ - PARTIZAN BELGRADE : 77-69
Avec les bons vieux !
GROUPE A
MERCREDI
Bologne (ITA) - Vitoria (ESP)........ 86-66
Strasbourg- AEK Athènes ....... 70-66
HIER
Kaunas(LIT) - Ljubljana (SLV) ...... 80-79
Bamberg(ALL) - Trévise(ITA) ...... 92-85
Emmené par ses anciens Frédéric Fauthoux et Thierry Gadou, Pau a remporté son deuxième succès européen.
PAU –
de notre envoyé spécial
LA FLAMME DANSE toujours.
Hier, l’Élan a empoché avec vaillance
et entrain son premier succès à domicile en Euroligue depuis... janvier 2005 ! Un long jeûne que les
Palois ont donc stoppé en croquant
de tendres Belgradois, déjà scalpés à
l’aller et orphelins hier de leur chef
de famille, le pivot Dusan Milojevic,
blessé à un genou et finalement resté
au pays.
Même si ce succès ne peut être rangé
au rayon des performances du siècle,
il fait forcément du bien aux têtes
paloises. « C’est bien de gagner. On
avait un peu perdu cette sensation »,
souriait d’ailleurs Didier Gadou, le
coach de l’Élan. En plus, et ce n’est
pas le plus mince des bénéfices, cette
victoire permet de maintenir l’Élan
en éveil dans la compétition. Avec un
deuxième succès en huit matches
européens cette saison, Pau reste en
effet en course, à une victoire de
Sienne, cinquième du groupe C, où il
ne s’est incliné que de cinq points
(77-72) à l’aller...
Le ciel n’est donc plus si noir que
cela. Mais on conviendra qu’hier le
Partizan n’avait pas la puissance de
feu d’un croiseur. Pau, lui, a été
appliqué durant trente minutes. Soucieux de défendre haut, de mettre du
rythme, de se glisser dans les intervalles, les Palois ont déchiré sans
trop de mal le voile défensif serbomonténégrin, à tel point que Lonnie
Cooper était déjà à dix passes à la mitemps !
« Lueur
de fin d’année »
Mais, pour installer l’Élan dans son
beau costume de vainqueur, ce sont
d’abord les deux papies de la maison, les gardiens du temple, Thierry
Gadou et Freddy Fauthoux, qui prirent les affaires en main dans le deuxième quart-temps. Sur sa lancée du
All-Star Game, le Petitou, Soulier
d’Or du tir primé à Bercy, touchait
deux cœurs de cible. Le frère du
coach, lui, retrouvait ses jambes de
jouvenceau, interceptait, perforait,
agressait et dunkait ! « Didier a pioché dans le banc. Peut-être que l’on
était un peu plus frais que les autres
Très chers Spurs...
LES RÉSULTATS
Orlando-New Jersey,
85-96 ; PhiladelphieGolden State, 111-100 ;
Indiana-LA Clippers,
97-75 ; New York-San Antonio, 96-109 ;
Boston-Utah, 101-89 ; Memphis-Portland, 89-79 ; Minnesota - New
Orleans/Oklahoma City, 88-69 ; HoustonToronto, 81-94 ; Denver-Washington,
110-116.
LE FAIT DU JOUR
Tony PARKER (18
points à 7/10 aux tirs,
4/7 aux l.f., 10 passes
et 4 rebonds et 1 balle
perdue en 29 minutes) et les Spurs,
après deux défaites d’affilée, n’ont fait
qu’une bouchée des Knicks qui enchaînent une septième défaite de rang.
« On a remis les choses à leur place,
résumait Parker, auteur de son quatrième double-double du mois. On a
bien joué collectivement ce soir, avec
plein d’énergie. »
LES FRANÇAIS
Boris DIAW pourrait
reperdre sa place de
titulaire au profit de
Ja m es J o n es a f i n
d’espacer un peu plus le jeu des Suns.
LES NEWS
Marcus Camby
marche vers sa première sélection au AllStar Game. Même une
absence de trois matches en raison
d’une entorse d’un doigt n’a pas ralenti l’intérieur de Denver, encore omniprésent face à Washington avec 23
points, 11 rebonds, 6 interceptions et 4
contres.
Steve Nash : « Il n’y a eu aucune offre
officielle. Tout cela est né d’une question d’un journaliste anglais. Je n’ai
rien demandé. Est-ce que je vais accepter ? Honnêtement, je n’en sais rien.
C’est très loin, 2012. J’y réfléchirai
quand il sera temps, mais je suis ouvert
à toutes les propositions. Qui sait,
j’aurai peut-être accepté une offre du
Canada... »
PARIS FAIT APPEL. – À la suite de la décision de la commission juridique
et de discipline de la Ligue nationale – perte du match remporté à Strasbourg
lors de la 9e journée de Pro A le 13 novembre dernier pour un problème de
qualification de joueur –, le Paris Basket Racing a indiqué qu’il ferait appel et
qu’il ne « souhaitait pas faire de commentaire ». Ce recours sera examiné par
la chambre d’appel de la Fédération française.
MIKE JONES À GRAVELINES. – L’ailier américain Mike Jones (30 ans,
1,92 m), en provenance de Brest, sera bien Gravelinois jusqu’à la fin de la
saison, a confirmé le coach nordiste Fabrice Courcier. Dans l’effectif, il
remplacera Marc Salyers. Le contrat devrait être officialisé par le BCM dès la
reprise de l’entraînement, le 27 décembre. Pour Fabrice Courcier : « Il ne faut
pas se fier aux dernières statistiques de Mike Jones sur les six derniers mois à
Brest (14 pts, mais à 1/4 à 3 points de moy.), mais plutôt à ce qu’il a réussi les
précédentes saisons à Fenerbahçe ou en Pro B à Nantes. Avec Gravelines, on
peut espérer qu’il sera un point de fixation supplémentaire. » – H. L.
c.
—
572
582
627
585
612
598
606
649
LR Vilnius (LIT) - C. Zagreb (CRO). 80-52
HIER
Sopot (POL) - M. Tel-Aviv(ISR) .... 59-81
EP Istanbul(TUR) - Milan(ITA) .... 85-57
Olymp. (GRE) - Barcelone(ESP) ... 80-68
Pts
—
1. EP Istanbul .......... 14
Vilnius .................... 14
3. Tel Aviv ................. 13
4. Olympiakos ........... 12
Zagreb .................... 12
6. Barcelone ............. 11
7. Milan ...................... 10
Sopot ...................... 10
J.
—
8
8
8
8
8
8
8
8
G.
—
6
6
5
4
4
3
2
2
P.
—
2
2
3
4
4
5
6
6
p.
—
596
617
695
596
529
606
551
568
c.
—
573
549
639
594
590
584
619
610
PROCHAINE JOURNÉE. – Mercredi 4 janvier : Milan - LR Vilnius, C. Zagreb Sopot. Jeudi 5 janvier : M. Tel-Aviv - Olympiakos, Barcelone - EP Istanbul.
GROUPE C
MERCREDI
Panath. (GRE) - Ü. Istanbul .......... 85-69
Sienne(ITA) - CSKAMoscou........ 66-75
Malaga (ESP)- R. Madrid (ESP) ... 71-61
HIER
Pau - P. Belgrade (SEM) ............. 77-69
Pts
—
1. Panathinaïkos ...... 15
2. CSKA Moscou ...... 14
Malaga .................. 14
4. R. Madrid ............. 13
5. Sienne .................... 11
6. Pau-Orthez ........ 10
Ü. Istanbul ............ 10
8. P. Belgrade .......... 9
J.
—
8
8
8
8
8
8
8
8
G.
—
7
6
6
5
3
2
2
1
P.
—
1
2
2
3
5
6
6
7
p.
—
670
617
612
551
552
531
529
520
c.
—
577
509
572
531
578
591
599
625
PROCHAINEJOURNÉE. – Mercredi 4 janvier : P. Belgrade - Sienne ; CSKA Moscou - Panathinaïkos ; Ü. Istanbul - Malaga ; Real Madrid - Pau-Orthez.
KAUNAS - LJUBLJANA : 80-79 (20-19 ; 19-23 ; 20-17 ; 21-20)
KAUNAS : Ginevicius (7), Freeman (14), T. Beard (11), D. Lavrinovic (19), Maciulis (4), Cota (5),
Jankunas (7), Silinskis (2), Serapinas (8), Ayuso (3). Entr. : A. Sireika.
LJUBLJANA : Poljak (7), Szewczyk (3), Rizvic (5), Rannikko (10), Morovic (5), Dijan (2), Halperin
(17), Oliver (21), D. Drobjnak (9). Entr. : Z. Sagadin.
BAMBERG - TRÉVISE : 92-85 (15-24 ; 27-25 ; 23-19 ; 27-17)
BAMBERG : Ensminger (6), Mallet (20), Stafford (5), Helmanis (6), Garrett (17), Phelps (10),
Archibong (5), Begley, Nelson (23). Entr. : D. Bauermann.
TRÉVISE : Siskauskas (19), Soragna (7), Mordente (3), Slokar (7), Nicholas (28), Goree (4), P.
Popovic (17). Entr. : D. Blatt.
SOPOT - M. TEL-AVIV : 59-81 (16-19 ; 16-15 ; 14-20 ; 13-27)
SOPOT : Nemeth (3), Masiulis (9), Dylewicz (4), Dalmau (8), Wojcik (7), Jagodnik (16), M.
Andersen (3), Pacesas (3), Nordgaard (6). Entr. : E. Kijewski.
M. TEL AVIV : Baston (11), Sharp (10), Vujcic (9), A. Parker (19), Burstein (8), Shason, Solomon
(17), Penney (2), Arnold (2), Green (3). Entr. : P. Gershon.
EP ISTANBUL - MILAN : 85-57 (20-12 ; 15-16 ; 22-17 ; 28-12)
EP ISTANBUL : Arslan, Domercant (21), Prkacin (14), Abi, Yilmaz, Gonlum (3), Granger (13),
Peker (5), M. Popovic (29). Entr. : O. Mahmuti.
MILAN : Vukcevic (3), Schultze (12), Shumpert (6), Coldebella, Bulleri (14), Galanda (12), D.
Fajardo, Calabria (10), Gigena. Entr. : L. Lardo.
PAU. – Drozdov s’envole au dunk sous le regard de Rupert (à gauche) et malgré Suput (n° 8),
c’est Pau qui termine l’année avec un sourire en Euroligue et confirme son succès de l’aller.
(Photo Tadeuz Kluba/Sud-Ouest/PQR)
HANDBALL
À l’heure du hara-kiri
Pontault entre
Kos et Créteil
UN ACCORD A ÉTÉ TROUVÉ, en
début de semaine, entre l’arrière droit
croate Igor Kos (28 ans), libéré par
Flensburg (ALL), et l’US Créteil, qui
pourrait donc aligner un redoutable
buteur à la reprise du Championnat, en
février prochain. Pourtant, le président
Lentier n’a confirmé que des
« contacts » avec l’ancien joueur de
Chambéry et de Livry-Gargan. Et pour
cause, ce recrutement est devenu
incertain depuis que le joueur s’est
souvenu avoir quelques devoirs auprès
de Pontault-Combault : Kos s’était en
effet engagé avec les Seine-et-Marnais, fin août 2005, mais le contrat
signé était devenu caduc quelques
jours plus tard. « Nous n’avons pas pu
faire valoir ce contrat car nous n’avions
pas obtenu la libération de son ancien
club, Kozina », explique Armell Reffait, présidente de Pontault.
Au dernier moment, Kozina avait préféré l’offre des Allemands de Flensburg. Quatre mois plus tard, les Pontellois ont toujours en main le contrat
signé stipulant que sa validité est
conditionnée par la libération de tout
engagement. Et, surtout, Flensburg a
décidé de libérer son joueur le
27 décembre. « Igor Kos a un contrat
avec nous jusqu’à juin 2007, poursuit
Armell Reffait. J’ai prévenu Créteil que
je m’opposais à ce recrutement. » Sauf
que Pontault a déjà engagé un joker à
l’automne et ne peut déposer ce
contrat à la Ligue nationale. « Je
cherche à dissuader Igor Kos de revenir
en France dans un club concurrent,
poursuit la présidente. Maintenant, si
un club nous propose de racheter ce
contrat, je ne m’y opposerai pas. »
L’affaire dépend surtout de la clause
exacte mentionnée dans le contrat
signé l’été dernier. Créteil pourrait
aussi obliger Pontault à honorer ce
contrat de travail (et donc à payer le
joueur), mais ferait alors une croix sur
ce recrutement précieux. – G. Lo.
Mao Asada, quinze ans, favorite pour le titre de championne du Japon ce weekend.
(Photo Richard Martin)
par Mao Asada, qui, sans aucune pression, puisqu’elle ne peut participer aux
Jeux en raison de ses quinze ans, pourrait tranquillement être sacrée championne du Japon et tenter au passage
d’être la première femme à réussir
deux triples axels dans un programme
libre. – S. Tu.
DAMBIER DANS L’ATTENTE. – Frédéric Dambier a été reçu hier pendant plus d’une
heure en compagnie de son avocat et de l’avocat de la Fédération française par le conciliateur du CNOSF. « Je crois qu’il a compris les tenants et les aboutissants de cette
affaire », estimait hier soir le patineur tourangeau, qui souhaite que le résultat du test
de mardi lors duquel il a été exclu de la sélection pour les Championnats d’Europe soit
invalidé. Il devrait être fixé ce matin au plus tard.
HOCKEY SUR GLACE
NHL (saison régulière). – VENDREDI : NY Islanders - New Jersey, 4-2 ; Columbus-Dallas,
3-5 ; Chicago-Nashville, 1-6 ; Calgary - Los Angeles, 2-5 ; Vancouver-Edmonton, 6-7 ; Anaheim Saint Louis, 6-3. CLASSEMENTS DES CONFÉRENCES. – Conférence Est : 1. Ottawa, 49 pts ;
2. Carolina, 46 ; 3. NY Rangers (leader de la Division Atlantique), 44 ; 4. Buffalo, 47 ; 5. Philadelphie, 43 ; 6. Montréal, 40 ; 7. Tampa Bay, 39 ; 8. Toronto, 37 ; 9. NY Islanders, 36 ; 10. New Jersey, 35 ; 11. Atlanta, 32 ; 12. Boston, 28 ; 13. Florida, 28 ; 14. Pittsburgh, 23 ; 15. Washington, 22.
Conférence Ouest : 1. Detroit, 49 ; 2. Dallas, 45 ; 3. Vancouver (leader de la Division NordOuest), 44 ; 4. Nashville, 47 ; 5. Los Angeles, 45 ; 6. Edmonton, 44 ; 7. Calgary, 42 ; 8. Anaheim,
38 ; 9. Colorado, 37 ; 10. San José, 34 ; 11. Phoenix, 34 ; 12. Minnesota, 32 ; 13. Chicago, 28 ;
14. Columbus, 19 ; 15. Saint Louis, 18.
ATAJEVAS EN SUISSE. – Libéré par
Paris, l’arrière gauche lituanien Nerijus
Atajevas (24 ans) a signé à Schaffhausen
(Suisse). Le contrat prend effet au 1er janvier 2006 et court jusqu’au 30 juin 2007.
LE MEILLEUR DES 50 FINALES
DE COUPE D’EUROPE
DANS UN DVD DE PRESTIGE
OLYMPIAKOS - BARCELONE : 80-68 (23-12 ; 21-19 ; 13-15 ; 23-22)
OLYMPIAKOS : Edney (16), Papamakarios (5) ; Lewis (7), Hatzis (8), Seibutis (2), Barlos (3),
Vasilopoulos (8), Agadakos (2), Schortsanitis (8), Zizic (18), Harisis (3). Entr. : J. Kazlauskas.
BARCELONE : Basile, Fucka (11), Trias (4), Marconato (8), S. Williams (17), Navarro (10), Vujanic (2), De La Fuente (12), Kakiouzis (2), Thornton (2), R. Grimau. Entr. : D. Ivanovic.
BOXE
CYCLISME
Morelon renonce à l’Italie
FIN NOVEMBRE, Daniel Morelon,
retiré de ses fonctions d’entraîneur des
sprinteurs français (pôle de Hyères),
avait annoncé qu’il deviendrait, à partir de la mi-janvier, le nouveau coach
du sprint italien sur piste, à la demande
de Silvio Martinello, le DTN transalpin.
Le Bressan, âgé de soixante et un ans
et retraité de la fonction publique au
31 décembre, avait donné son accord
verbal. Ne restait plus, une fois sur
place, qu’à signer le contrat. Mais, hier
matin, Morelon a envoyé un fax à Martinello lui indiquant qu’il avait finalement choisi de rester à Hyères, pour
occuper la fonction de directeur du
vélodrome Toulon-Provence-Méditerranée, à partir du 1er janvier, au moins
pendant deux ans. Pourquoi ce revire-
ment ? « Ce n’est pas une question
d’argent, précise d’abord Morelon. Je
suis très gêné vis-à-vis des Italiens, qui
ont été vraiment corrects avec moi. En
plus, le boulot qu’on me proposait me
correspondait davantage. Mais, après
réflexion, je pense qu’il est difficile de
travailler loin de chez soi. Les gens de
Hyères ont également su me retenir.
Beaucoup sont venus me voir pour me
dire qu’ils étaient déçus ou étonnés
de ma décision. Le côté affectif a pris
le dessus. Dans le même temps, j’ai
obtenu une réponse concernant mon
futur statut à Hyères : le club (le VS
Hyèrois) m’embauchera aux conditions que j’attendais. Cela dit, je reste
ouvert à toute forme de collaboration
avec les Italiens. » – J. A.
DU BEAU MONDE À HÉNIN-BEAUMONT. – Francis Mourey, le champion de
France de cyclo-cross, John Gadret, son prédécesseur, et Julien Absalon, champion olympique et du monde de VTT, seront les principales têtes d’affiche du cyclo-cross de HéninBeaumont (Pas-de-Calais), qui a lieu aujourd’hui, vendredi, à 15 heures, sur le site des
Pommiers. Mourey, récent vainqueur du Challenge national, cherchera à entretenir sa
bonne forme actuelle sans puiser dans ses réserves. Pour Gadret, qui vient d’observer une
période de dix jours sans compétition dans la foulée de sa quatrième place obtenue le
11 décembre à Igorre, en Coupe du monde, il s’agit d’une reprise avant la sixième manche
du Superprestige, disputée demain à Diegem, en Belgique. Absalon, quant à lui, n’a
aucune prétention en cyclo-cross cette année, si ce n’est se maintenir en condition pendant l’hiver et améliorerses éventuels points faibles en vue de la prochaine saison de VTT.
BIATHLON
LES ÉTRANGERS À L’HONNEUR.
– La Française Sandrine Bailly et le
Norvégien Ole-Einar Björndalen sont
les deux grands vainqueurs des Championnats d’Italie, qui se sont achevés
hier sur la piste de San Sicario, où se
dérouleront, en février, les Jeux Olympiques. Après leur succès en sprint, ils
ont dominé la poursuite. Mais Bailly
jugeait son second « titre » transalpin
pas « mérité » dans la mesure où elle
a commis quatre fautes au dernier tir
debout. « J’ai essayé un truc qui n’a
pas marché, constatait-elle. J’ai voulu
me parler en tirant chaque balle. Je suis
déçue mais je sais maintenant que ce
genre de petit truc n’est pas bien pour
moi. Je dois rester concentrée sur
des choses simples, laisser faire mon
naturel. » Deuxième d’une poursuite
écrasée par Björndalen, Defrasne a
testé hier un nouveau modèle de skis,
qui pourrait convenir au profil particulier de la piste, une longue descente
suivie d’une grande remontée.
Defrasne et Bailly seront de nouveau
en piste le 30 décembre à Gelsenkirchen, en Allemagne, pour un relais
mixte par nations. – A. La.
RÉSULTATS
CHAMPIONNATS D’ITALIE (San Sicario,
22 décembre 2005). – HOMMES. Poursuite
(12,5 km) : 1. Björndalen (NOR), 35’13’’9
(4 tours de pénalité) : 2. Defrasne, à 3’9’’3
(3) ; 3. Pallhuber (ITA, champion d’Italie), à
5’5’’5 (6) ; 4. Vuillermoz (ITA), à 5’35’’1 (5) ;
5. De Lorenzi (ITA), à 5’42’’ (3). FEMMES.
Poursuite (10 km) : 1. Bailly, 36’34’’2 (6) ;
2. Ponza (ITA, championne d’Italie), à 41’’5
(3) ; 3. N. Santer (ITA), à 1’26’’6 (5) ; 4. S.
Santer (ITA), à 2’5’’9 (5).
PANTIN SOUTIENT MORMECK. –
Bertrand Kern ne comprend pas. Le maire
de Pantin (Seine-Saint-Denis), ville où est
licencié Jean-Marc Mormerck, qui doit
défendre son titre de champion du monde
des lourds légers le 7 janvier à New York
contre l’Américain Bell, ne comprend pas
pourquoi ce combat n’est pas télévisé sur
une chaîne hertzienne.Alors il a envoyé en
début de semaine une lettre à Jacques
Chirac, le président de la République, afin
que celui-ci « use de son influence pour
que ce match, dont la portée dépasse le
cadre strictement sportif, soit diffusé à la
télévisionfrançaise. (...) À l’heure où notre
jeunesse semble désorientée, poursuit le
maire de Pantin, tiraillée entre la volonté
farouche d’intégrationet la tentation d’un
repli communautaire et générationnel qui
mettrait à bas la cohésion nationale, ce
combat a valeur d’exemple, il est porteur
d’espoirs. » – B. V.
SANAVIA AUX POINTS. – Ex-champion WBC des super-moyens, l’Italien
Cristian Sanavia (30 ans, 36 victoires,
3 défaites) a battu aux points Christophe
Karogoz (24 ans, 10 victoires, 3 nuls,
9 défaites), mardi dernier à Bergame.
RÉSULTATS
Super-welters (8 × 3) : Luca Messi (ITA) b.
Louis Mimoune aux points. Super-moyens
(8 × 3) : Sanavia (ITA) b. Karogoz aux
points. Welters (6 × 3) : Luciano Abis (ITA)
b. Bertrand Souleyras, arrêt de l’arbitre au
4e round. Moyens (6 × 3) : Vedran Akrap
(CRO) b. Sylvestre Marianini aux points.
HOCKEY
SUR GAZON
TOURNÉE ARGENTINE: UNE RÉACTION TROP TARDIVE. – Mercredi,
l’équipe de France masculine a conclu sa
tournée argentine par une ultime défaite
face à son hôte (2-3). Menés 2-0 à l’issue
d’une première mi-temps où ils furent
incapables de prendre le moindre tir, les
Bleus réagirent après la reprise. À la
40e minute, Matthieu Durchon, sur action,
permit ainsi aux Français de garder
l’espoir. Mais un nouveau but argentin
(48e) condamnait les Tricolores malgré un
dernier but de Frédéric Soyez à trois
minutes de la fin. La prochaine étape de
préparation des Bleus en vue du tournoi
de Changzhou (Chine), en avril, qualificatif à la Coupe du monde, est désormais
fixé du 14 au 27 janvier en Malaisie.
BON DE COMMANDE
À RETOURNER SOUS ENVELOPPE AFFRANCHIE ACCOMPAGNÉ DE VOTRE RÈGLEMENT À :
BOUTIQUE FRANCE FOOTBALL - 22, rue René-Boulanger – 75472 Paris cedex 10
NOM .................................................................................. PRÉNOM ....................................................................
ADRESSE ..............................................................................................................................................................
CODE POSTAL
VILLE ..............................................................................................................
TÉL. ................................................. E-MAIL ......................................................................................................
95 MIN
LES BUTS
LES STARS
RÉÉDITION
LE
EXCEPTIONNEL
DE
1956
À AUJOURD’HUI
+
20
MIN
DE BONUS SUR
+
LES FINALES
DE 1976
ET 1993
LIVRET
16 PAGES
TOUTES LES
FINALES
TOUTES LES
STATISTIQUES
9,90 €
RT
FRAIS DE PO
INCLUS
Je commande........ DVD au prix unitaire de 9,90 € TTC (frais de port inclus), soit un total de......... €
■ Je joins mon règlement par chèque bancaire ou postal à l'ordre de « Boutique France Football ».
■ Je désire recevoir en plus une facture acquittée.
J'ai bien noté que ma commande me sera expédiée environ 2 semaines après l’enregistrement de mon règlement. Pour tout renseignement complémentaire, vous pouvez contacter le service clientèle de France Football
à l'adresse ci-dessus ou par téléphone au 01 55 56 70 54 ou par mail : [email protected]
Offre valable jusqu’au 31 mai 2006 dans la limite des stocks disponibles et exclusivement en France métropolitaine et Dom-Tom. Nous
vous rappelons que conformément à la loi Informatique et Libertés (art. 34 du 6 janvier 1978), vous disposez d’un droit d’accès, de
modification ou de rectification et de suppression des données qui vous concernent. Vous disposez d'un délai de rétraction de
7 jours pour retourner votre commande à compter de la réception du DVD. Celui-ci vous sera échangé ou remboursé sur demande.
Dans le cadre de nos partenariats commerciaux, nous pouvons être amenés à transmettre vos coordonnées à des tiers. Si vous ne
souhaitez pas recevoir d’informations commerciales, merci de nous en faire part en cochant la case suivante ■ .
RCS Nanterre B 332 978 485
PAGE 10
VENDREDI 23 DÉCEMBRE 2005
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
Rouge
San Antonio en récital
p.
—
589
654
659
614
580
589
526
620
Bleu
NBA EXPRESS
MERCREDI
PATINAGE ARTISTIQUE
GROSSE TENSION au Japon où les
Championnats nationaux, qui se
déroulent d’aujourd’hui à dimanche,
vont permettre de délivrer les billets
pour les Jeux Olympiques de Turin
(10-26 février). Une semaine après la
finale du Grand Prix, les patineurs vont
se retrouver dans la même enceinte, le
somptueux Yoyogi National Gymnasium de Tokyo, pour de très belles
bagarres, promesses de hara-kiri pour
les sélectionneurs qui ne se fieront
peut-être pas uniquement au résultat
de l’épreuve pour faire leurs choix.
Chez les messieurs, qui débutent dès
aujourd’hui avec le programme court,
une seule place est à pourvoir et ils
sont au moins trois à vouloir l’obtenir.
Daisuke Takahashi, le favori, vainqueur du Skate America et troisième
de la finale samedi dernier, Nobunari
Oda, le très prometteur champion du
monde juniors, et Takeshi Honda,
médaillé de bronze aux mondiaux
2002 et 2003.
Chez les dames, qui disputeront le
court demain, elles sont quatre pour
trois places : la championne du monde
2004, Shizuka Arakawa, la championne du monde juniors 2004, Miki
Ando, la double médaillée de bronze
mondiale Fumie Suguri, blessée à
l’aine à l’intersaison, et Yukari Nakano, troisième de la finale du Grand
Prix. Mais elles risquent toutes de se
faire une nouvelle fois voler la vedette
P.
—
2
3
3
3
4
5
6
6
Jaune
Rouge
Jaune
signature d’autographes, etc.) pour
que les Spurs soient accessibles au
grand public. Malgré le prix des places,
la location a démarré très fort et les
12 000 places en vente (sur 14 000)
devraient trouver preneurs, d’autant
plus que le Maccabi pourrait en acheter environ 2 000 pour ses supporters.
Pour le match des Spurs à l’ASVEL, le
5 octobre, la priorité est donnée aux
abonnés et partenaires du club
puisque la rencontre sera incluse dans
l’abonnement de la saison prochaine
dont la vente débute le 5 janvier 2006.
Les licenciés FFBB, eux, bénéficient
d’une offre qui inclue trois matches de
la fin de la présente saison et le match
des Spurs pour 100 euros.
Par ailleurs, 760 packs proposant le
match NBA et cinq rencontres de fin de
saison (Chalon, Dijon, Strasbourg,
Le Mans et le premier tour des playoffs) pour 140 euros sont en vente
depuis vendredi. Enfin, environ
300 places à 15 euros seront vendues à
des familles défavorisées par l’intermédiaire de la mairie de Villeurbanne.
Autant dire qu’il ne devrait pas en rester beaucoup lorsque la vente au
public ouvrira, le 31 mai (tarif : de 40 à
140 euros). – M. Ba. et Ar. L.
GROUPE B
77
69
Min Pts Tirs 3pts Lf Ro-Rd Pd
Fauthoux
18 9 3/3 3/3 - 0-1 1
Harrison
35 11 3/10 1/6 4/5 1-4 1
Drozdov
29 13 6/9 1/2 - 4-3 1
S. Cissé
4 0 0/1 - - - Cooper
32 12 3/8 1/4 5/5 - 12
Rupert
21 7 3/6 - 1/2 1-2 T. Gadou
22 12 4/6 1/3 3/4 0-2 2
Sales
13 6 1/4 - 4/4 1-1 2
Lux
24 7 3/5 - 1/2 2-2 4
Varem
2 0 0/1 - - 0-1 TOTAL
200 77 26/53 7/18 18/22 9-16 23
Min Pts Tirs 3pts Lf Ro-Rd Pd
Tripkovic
31 11 5/12 1/5 - 1-3 5
Bogdanovic 29 7 3/5 1/2 - 1-7 1
Loncar
23 13 5/6 2/2 1/1 1-3 2
Perovic
29 14 5/8 - 4/7 1-2 1
Suput
34 9 2/7 1/3 4/4 2-0 2
Stefanovic
4 - - - - - 1
Borovnjak
1 - - - - - Velikovic
8 3 1/1 1/1 - 0-1 Pekovic
19 12 5/6 - 2/2 1-5 G. Brown
22 0 0/2 0/1 - - 4
TOTAL
200 69 26/47 6/14 11/14 7-21 16
77-69 (16-16, 25-10, 22-17, 14-26)
Écarts. – PAU : +20 (28e et 30e) ; BEL : +2 (1re et 15e).
Spect. : 6 200. Arb. : Sahin (TUR), Paternico (ITA), Ozols
(LET).
G.
—
6
5
5
5
4
3
2
2
PROCHAINE JOURNÉE. – Mercredi 4 janvier : Ljubljana - Bamberg. Jeudi 5
janvier : Trévise - Strasbourg, AEK Athènes - F. Bologne, Vitoria - Kaunas.
DAVID LORIOT
PAU-ORTHEZ
P. BELGRADE
J.
—
8
8
8
8
8
8
8
8
Noir
Bleu
Noir
LES PLACES pour le match San Antonio Spurs-Maccabi Tel-Aviv du
8 octobre prochain à Bercy sont en
vente depuis lundi et les tarifs pratiqués (98 euros les moins chères, 124 et
144 euros les deux autres catégories)
sont rédhibitoires pour beaucoup
d’amateurs de basket.
Le succès du dernier passage des Spurs
à Paris le 8 octobre 2003 est à l’origine
de cette politique tarifaire. « On est
au-dessous ou au même niveau que les
autres villes européennes qui vont
accueillir des matches de ce type, se
défend David Rotschild, de C2B Productions, organisateur de l’événement. Dans l’absolu, cela peut paraître
cher, mais un spectacle des Rolling
Stones, c’est 130 euros, et là, c’est
comme si on avait trois ou quatre Mick
Jagger. » Ces tarifs ont été fixés avec
l’accord des trois partenaires (C2B,
Bercy, NBA). Guillaume Leroy, de la
NBA Europe, admet que « c’est un peu
cher », mais assure que la NBA dispose
d’un quota de places (entre 1 000 et
2 000) qui seront mises à disposition
d’associations par le biais de la Mairie
de Paris.
La NBA devrait toutefois organiser
beaucoup d’événements hors match
(entraînements avec des jeunes,
et que notre expérience nous a aidés
à jouer ce genre d’équipes », constatait humblement Thierry Gadou.
Dans la foulée de ses bons vieux,
l’Élan capitalisait un 19-2 dans les
cinq dernières minutes du deuxième
quart-temps et virait à la pause avec
trois quarts de succès en poche
(41-26, 20e).
Le deuxième acte serait à peu près
géré, même si l’Élan, soudain fébrile,
se faisait peur dans le dernier quarttemps, encaissant un 0-11 et laissant
le Partizan haleter encore (63-55,
34e). Mais, cette fois, Pau évitait de
bâcler l’histoire. « C’est une lueur de
fin d’année. J’espère que ce succès
va apporter encore davantage de
motivation et d’envie », estimait le
cadet de la famille Gadou.
En tout cas, le basket français pouvait bomber le torse. Avec deux succès en Euroligue cette semaine, ce
qui ne s’était plus vu depuis plus de
deux ans, il avait presque l’air d’un
grand.
Pts
—
1. Kaunas .................. 14
2. F. Bologne ............ 13
Trévise ................... 13
Vitoria ..................... 13
5. Bamberg ............... 12
6. Strasbourg ......... 11
7. AEK Athènes ........ 10
Ljubljana ............... 10
11
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
SKI ALPIN COUPE DU MONDE – SLALOM HOMMES
Le patron, c’est Rocca
SLALOM FEMMES
Troisième victoire de rang pour l’Italien en trois slaloms cette saison. Miller, de nouveau éliminé,
perd la tête du général et son sang-froid avec.
KRANJSKA GORA – (SLV)
RÉSULTATS
COUPE DU MONDE HOMMES. (Kranjska
Gora [SLO], 22 décembre). – Slalom : 1.
Rocca (ITA), 1’35’’98 ; 2. Grandi (CAN),
1’36’’62 ; 3. Ligety (USA), 1’36’’65 ; 4.
Schoenfelder (AUT), 1’37’’06 ; 5. Palander
(FIN), 1’37’’19 ; 6. Brolenius (SUE), 1’37’’54 ;
7. Yuasa (JAP), 1’37’’59 ; 8. Pranger (AUT),
1’37’’61 ; 9. Hansson (SUE) et Vidal,
1’37’’64 ; 11. Myhrer (SUE), 1’37’’67 ; 12.
Grubelnik (SLO), 1’37’’77 ; 13. Jansrud
(NOR), 1’37’’78 ; 14. Sasaki (JAP), 1’37’’87 ;
15. Cochran (USA), 1’37’’90 ; 16. Moelgg
(ITA), 1’37’’98 ; 17. Larsson (SUE), 1’38’’21 ;
18. Svindal (NOR), 1’38’’27 ; 19. Bourgeat,
1’38’’28 ; 20. Neureuther (ALL), 1’38’’31 ; 21.
Vajdic (SLO), 1’38’’45 ; 22. Trejbal (CZE),
1’38’’48 ; 23. Tissot, 1’38’’49 ; 24. Gorza
(SLO), 1’38’’74 ; 25. Herbst (AUT), 1’38’’76 ;
26. Janyk (CAN), 1’48’’07 ; 27. Matt (AUT),
1’53’’05 ; 28. Kostelic (CRO), 1’54’’77. –
28 classés.
Abandons : Walchhofer (AUT), Grange,
1re manche ; Raich (AUT), 2e manche.
1re manche : 1. Raich, 46’’40 ; 2. Palander,
46’’47 ; 3. Rocca, 46’’91 ; 4. Matt, 46’’95 ; 5.
Kostelic, 47’’05; ... 9. Vidal, 47’’46 ; ... 13.
Tissot, 48’’02 ; ... 26. Bourgeat, 48’’72 ; ...
31. Llorach, 48’’88 ; … 60. Miller, 49’’84.
2e manche : 1. Yuasa, 48’’86 ; 2. Brolenius,
48’’89 ; 3. Grubelnik, 48’’95 ; 4. Cochran,
49’’04 ; 5. Rocca, 49’’07 ; 6. Grandi, 49’’18 ;
7. Ligety, 49’’28 ; … 11. Bourgeat, 49’’56 ;
12. Svindal, 49’’57 ; … 20. Vidal, 50’’18 ; …
23. Tissot, 50’’47.
Température : 0 °C au départ, 0 °C à l’arrivée.
Temps nuageux, neige dure.
de notre envoyé spécial
0 + 0 + 0 = LA TÊTE À BODE.
L’équation aura fonctionné à fond,
en ce mid-week de Miller-misère en
Slovénie. Déjà chou blanc à Alta
Badia dimanche, puis mercredi dans
le géant, l’atypique Américain est
encore allé à la faute hier matin dans
le slalom. Se mélangeant les spatules
à l’entrée du mur final, il connaissait
ainsi sa troisième élimination d’affilée, dans la spécialité, depuis le
début de la saison, incapable de finir
seize des dix-huit derniers slaloms
qu’il a disputés, toutes compétitions
confondues. La tête à Bode était donc
mise à prix, à la suite de ce nouveau
raté, mais ce n’est finalement pas
Raich, pourtant royal en première
manche, qui se l’offrira, mais le courageux et discret Svindal, qui reprend
les commandes de la Coupe du
monde en s’accrochant, dans la blessure et la souffrance, aux maigres
points que rapporte une 18e place. Le
Globe, c’est clair, n’a guère l’éclat du
cristal en ce moment, et il faut chercher dans les aventures individuelles
les palpitations du ski mondial.
Mais, avant d’en venir à celle de Giorgio Rocca, un dernier œil sur la
bouille grincheuse d’un Miller à
l’arrêt, qui passera aujourd’hui une
IRM pour en savoir plus sur son
genou gauche qu’il dit grippé. « S’ils
ne reviennent pas sur leur décision, je
me retire de la Coupe du monde !
tempêtait le Kid de Franconia. Je n’ai
rien à faire avec des gens pareils ! »
Motif de ce nouveau débordement
verbal envers les dirigeants de la FIS,
son refus de soumettre ses chaussures à un contrôle réglementaire à
l’issue de sa première manche cataclysmique (à 3’’44 du vainqueur),
Bode ayant été sur-le-champ
condamné à une amende de
1 000 francs suisses (760 euros environ) par le jury. Ses démêlés avec la
Fédération internationale tournent
donc encore au vinaigre.
L’ombre de Tomba
Coupe du monde
2005-2006 Hommes
- GGéénéral -
- Slalom -
(après 3 / 10)
1. ROCCA (ITA), 300 ; 2. Ligety (USA), 160 ;
3. Grandi (CAN), 130 ; 4. Palander (FIN),
105 ; 5. Tissot, 88 ; … 25. Bourgeat, 31.
Prochain slalom : dimanche 8 janvier 2006,
à Adelboden (SUI).
Coupe du monde
Femmes
2005-2006
- GGéénéral -
(après 11 / 36)
1.
502
2. J. Kostelic (CRO)
492
3. Paerson (SUE)
440
4. Meissnitzer (AUT)
422
5. Kildow (USA)
390
6. Zettel (AUT)
295
7. Fischbacher (AUT)
253
8. Mancuso (USA)
225
9. Styger (SUI)
210
10. Rienda Contreras (ESP)
178
… 22. Jacquemod, 125 ; 24. Montillet,
113 ; 34. Pequegnot, 74 ; etc.
Prochaine ététape : mercredi 28 (géant)
et jeudi 29 décembre
dééc
(slalom), à Lienz (AUT).
- Slalom -
(après 2 / 9)
1. PAERSON (SUE), 200 ; 2. J. Kostelic
(CRO), 160 ; 3. Zettel (AUT), 105 ; 4. Gerg
(ALL), 95 ; 5. Pequegnot, 74 ; …
15. De Leymarie, 29 ; 32. Pascal, 6 ;
33. Barthet, 5.
ATHLÉTISME
AUTOMOBILE
Le chassé-croisé des stages
« Je suis chanceux »
En quête de bonnes conditions d’entraînement, les Français sont désormais de plus en plus nombreux
à passer une partie de l’hiver à l’étranger.
LES FRANÇAIS globe-trotters, ça ne
surprend plus personne. Autrefois
réservée à une poignée de privilégiés,
la préparation hivernale à l’étranger
s’est largement démocratisée.
Du coup, la plupart des athlètes commencent à prendre leurs habitudes.
Ainsi, Mehdi BAALA est rentré en
milieu de semaine de Potchefstroom,
en Afrique du Sud, où il s’était déjà rendu ces dernières années. Après avoir
travaillé son foncier en compagnie du
spécialiste du 3 000 m steeple, Vincent LE DAUPHIN, le Strasbourgeois
va maintenant retrouver les pistes couvertes. Comme l’an passé, il ira en Allemagne, sur les tourniquets de Karlsruhe, Sarrebruck ou Mannheim, pour
effectuer des séances plus rythmées
dans la perspective de sa rentrée en
salle, début février. « Mais il repartira
dès les premiers jours de janvier en
Afrique du Sud », précise son entraîneur, Jean-Michel Dirringer. Même s’il
change souvent d’avis, Bouabdellah
TAHRI a pour l’instant décidé
d’accompagner Baala en Afrique du
Sud début janvier. Il est vrai que Potchefstroom permet de se préparer
dans les meilleures conditions. Les
athlètes sont logés dans de petits
appartements, non loin du stade. Les
journées, sur le même fuseau horaire
que Paris, sont chaudes et ensoleillées.
Le campus et les installations sportives
sont modernes et pratiques pour un
séjour peu onéreux, comparé au coût
d’un stage aux Antilles. C’est sans
aucun doute ce qui a séduit le groupe
de François Pépin. Parti début
décembre avec ses compagnons
d’entraînement, Marc RAQUIL et
Adrianna LAMALLE,Leslie
DJHONE rentre aujourd’hui de Potchefstroom. « C’était vraiment un bon
stage, qui a permis de ressouder le
groupe », estime le recordman de
France du 400 m (44’’64). Le groupe
est mis au repos pour Noël. « François
va nous laisser tranquilles jusqu’à mardi prochain, continue Djhone. Après on
verra, rien n’est prévu dans l’immédiat. »
Barber reste
à Los Angeles
Origine domienne oblige, Ronald
POGNON et Christine ARRON passent les fêtes de fin d’année en famille,
aux Antilles. Le premier en Martinique,
la seconde en Guadeloupe. Le recordman de France du 100 m (9’’99) est
ainsi déjà sur place pour le stage de
trois semaines prévu avec son entraîneur, Guy Ontanon, et ses collègues
Mehdi BAALA
Naman
man KEITA
KE
Los Angeles
Potchefstroom
Los Angeles (États-Unis)
i)
Paris
(États-Unis)
(Afrique du Sud))
Strasbourg
Potchefstroom
Hind DEHIBA
Albuquerque
(États-Unis)
Ladji DOUCOURÉ
OUCOURÉ
Christine
ne ARRON
A
Paris Guadeloupee
Paris
Tenerife
(Î(Îles
Îl Canaries)
Leslie DJHONE
HONE
et Marc
arc RAQUIL
R
Potchefstroom
Ronald POGNO
POGNON
(Afrique du Sud))
Paris Martinique
d’entraînement dès le 5 janvier.
« C’est l’idéal pour moi, se réjouit
le sprinteur. Je suis avec les miens et
ensuite j’enchaîne pour bien travailler.
L’an dernier, j’appréhendais, je me
disais que je ne serai peut-être pas trop
tranquille en étant chez moi, mais ça
s’est très bien passé. Le groupe est isolé et les conditions sont parfaites. »
Nantie des plans d’entraînement
d’Ontanon, la recordwoman d’Europe
du 100 m (10’’73) poursuit seule sa
préparation en Guadeloupe. Elle a prévu de revenir en métropole autour du
20 janvier afin de participer au meeting de Mondeville, le 29. Un peu plus
STÉPHANE SARRAZIN, qui ne sera engagé que sur quatre rallyes
l’an prochain, savoure, malgré tout, son bonheur de pilote officiel Subaru.
Papa d’un adorable Pablo depuis moins de deux mois, Stéphane Sarrazin vient de terminer une séance d’essais au volant de la Subaru
Impreza WRC 2006 en vue du Monte-Carlo. Contacté par Mitsubishi
avant que la marque aux trois diamants renonce au WRC, l’ancien
pilote de circuit a décidé de rester au côté de Petter Solberg. Avec un
programme allégé par rapport à 2005 (quatre rallyes asphalte), mais
un rôle élargi puisqu’il devient pilote de développement de Pirelli.
Les Franççais à l’étranger
Eunice
ce BARBERR
RALLYE
haut, mais au bord de l’océan Pacifique, deux autres athlètes s’épanouissent sous le soleil. Le médaillé de
bronze des JO 2004 sur 400 m haies,
Naman KEITA, est rentré hier de Los
Angeles pour se retrouver en famille,
après sept semaines d’entraînement
auprès du champion olympique de sa
discipline, Felix Sanchez. En revanche,
la quintuple médaillée mondiale,
Eunice BARBER, préfère rester aux
États-Unis. Même option pour Hind
DEHIBA, qui fêtera le nouvel an
à 1 800 m d’altitude, très précisément
à Albuquerque, au Nouveau-Mexique,
où elle côtoie le champion d’Europe
Paris
Espoirs 2003 du 1 500 m, Mounir
YEMMOUNI, et le corecordman
d’Europe du marathon (2 h 6’36’’),
Benoît ZWIERZCHIEWSKI. Elle est
installée aux États-Unis depuis le
18 novembre et reviendra le 9 janvier à
Paris pour disputer, deux jours plus
tard à Rochefort, les Championnats de
France militaires. « Hind court en
moyenne 140 km par semaine et fait
beaucoup plus de musculation que l’an
dernier », explique son mari et entraîneur, Fodil Dehiba. D’autres fondeurs,
parmi lesquels le médaillé de bronze
des derniers Championnats d’Europe
de cross, Driss MAAZOUZI, la
VENDREDI 23 DÉCEMBRE 2005
médaillée de bronze du 1 500 m aux
Championnats du monde, Bouchra
GHEZIELLE, attendent le 10 janvier,
date du désormais classique stage
national de demi-fond à Montegordo,
au Portugal, pour goûter à l’entraînement au soleil. Non loin de là, le champion du monde du 110 m haies affinera
sa préparation en compagnie de ses
collègues du groupe dirigé par Renaud
Longuèvre. Ladji DOUCOURÉ sera
en effet en stage du 3 au 15 janvier
à Tenerife, dans les îles Canaries.
VIRGINIE SAINTE-ROSE
(avec C. B., P. Ly et H. G)
« VOUS SORTEZ DE TROIS jours
d’essais au volant de la version 2006 de l’Impreza WRC.
Qu’en pensez-vous ?
– On a essayé plein de choses, mais
j’ai eu des petits soucis : je suis sorti. Ça
a un peu gâché les essais, que l’on
reprendra en janvier. Mais la voiture
m’a paru efficace et facile à piloter. Je
suis impatient d’être au MonteCarlo…
– Vous débuterez la saison à
Monaco, mais votre rôle va se
limiter aux manches asphalte ?
– Pour l’instant, oui. Je dois faire le
Monte-Carlo, donc, puis la Corse, la
Catalogne et l’Allemagne. Mais ce programme peut évoluer en fonction de
mes résultats ou d’éventuels partenaires qui amèneraient de l’argent. Sur
les cinq premiers rallyes, il y a trois
asphalte (Monte-Carlo, Catalogne,
Corse), donc, si je suis bien classé au
Championnat, je peux espérer être aligné sur les rallyes terre qui suivent.
– Êtes-vous déçu de ne pas être
retenu pour les manches terre,
surface sur laquelle vous avez
encore beaucoup à apprendre ?
– Déçu, je l’ai été sur le coup, lorsqu’on m’a dit que pour des raisons
budgétaires il ne pouvait y avoir trois
Impreza WRC sur toutes les manches.
Je n’ai disputé que trois rallyes terre
dans ma carrière et effectué seulement
un jour et demi d’essais ! Je n’ai pas pu
prouver grand-chose. Mais, quand je
vois que des pilotes comme Duval ou
Märtin se retrouvent à pied, je me dis
que même avec un programme allégé
je suis chanceux d’être pilote professionnel en 2006.
« Je débute
dans la discipline »
– Quel bilan tirez-vous de votre
saison 2005 ?
– Si l’on excepte le Monte-Carlo, qui
fut le rallye de toutes les galères, je suis
satisfait de mes performances sur goudron, même si je suis déçu des résultats
bruts. En Allemagne, j’étais bien parti
avant une panne de frein à main et je
finis huitième. La Corse est mon rallye
le plus abouti, avec une sixième place,
et, en Catalogne, j’étais bien placé
lorsque je sors de la route. C’est le plus
mauvais souvenir de ma saison. Mais
nous devons admettre que
l’Impreza 2005 n’était pas au niveau
où nous l’attendions. Il y a eu une
petite erreur dans la conception que
nous ne pouvions corriger, car il aurait
fallu une nouvelle homologation. La
F 1 : Paffett, pilote
d’essai chez McLaren
Chez McLaren, c’est un peu Noël tous les jours. Depuis le
passage de son futur nouveau sponsor, Vodafone, les
nouvelles se multiplient. Lundi, l’écurie annonçait Alonso
en 2007. Mardi, elle embauchait l’Anglais Gary Paffett,
champion en titre de DTM, comme second pilote d’essai.
Il devrait remplacer Alex Wurz au côté de Pedro de La
Rosa. Gary Paffett, vingt-quatre ans, est une vieille
connaissance de l’équipe de Ron Dennis. Ses premiers
tests à bord d’une McLaren datent de 2000. « Je suis très
excité par cette opportunité déclarait celui qui fut
champion d’Allemagne de F 3. C’est le point culminant de
mes relations continuelles avec McLaren et Mercedes.
Mes efforts ont été reconnus par l’une des plus grandes
équipes de F 1 et c’est un sentiment fantastique pour
moi. » Quant à Alex Wurz, son avenir est pour l’instant
incertain chez McLaren. « Nous sommes toujours en
discussion avec Alex Wurz à propos de son avenir et nous
allons annoncer nos intentions au moment opportun »,
précise d’ailleurs Martin Whitmarsh dans le même
communiqué.
voiture était difficile à piloter. Il fallait
se sortir les tripes pour aller chercher
un temps. Du coup, la part de risques
augmente...
– Et sur la terre ?
– Je sais qu’il a fallu deux ans à Petter
(Solberg) pour être à l’aise sur la terre.
Chris Atkinson (son équipier chez
Subaru, 3e au Japon et 4e en Australie)
a fait de bons temps, mais aussi plusieurs sorties de route. En arrivant au
Rallye de Grande-Bretagne, je n’étais
pas monté dans la voiture version terre
depuis trois mois. J’étais perdu. C’est
dur de retrouver ses automatismes...
Bien sûr, si l’on me compare à Petter, à
Seb (Loeb) ou à Grönholm, je suis à la
rue sur la terre. Mais comparez mes
temps à ceux de Carlsson lorsqu’il roulait lui aussi sur une Subaru : il a été
officiel Peugeot sur la terre et j’étais
dans ses temps. Ça m’a rassuré. On me
compare souvent aux top pilotes, mais
il ne faut pas oublier que je débute
dans la discipline !
– Vous avez un nouveau
copilote ?
– Oui, Stéphane Prévost (l’ancien
copilote du Belge François Duval). Il a
une grosse expérience du Championnat du monde. Dès qu’on s’est vus, il y
a tout de suite eu un bon feeling. Et,
quand j’ai pris le volant, il a vite compris mes notes. Je pense sincèrement
que ça va coller entre nous et qu’il va
me faire progresser. Une nouvelle voiture, un nouveau copilote, je suis vraiment impatient d’être au MonteCarlo. »
JÉRÔME BOURRET
KUBICA, 3e PILOTE BMW. – Le champion 2005 des
World Series by Renault a signé avec l’écurie
germano-suisse pour devenir son pilote essayeur l’an
prochain. Robert Kubica sera également présent le
vendredi de Grand Prix pour conduire la troisième
BMW-Sauber. « C’est une incroyable opportunité pour
moi, commente le Polonais de vingt et un ans. Pour un
jeune pilote comme moi, la règle de la 3e voiture est du
pain béni. Avant, j’aurais dû me contenter de faire rouler
la voiture la semaine sur des circuits d’essai. Maintenant,
je vais avoir la chance d’apprendre les 19 circuits et
d’être présent dans le paddock les week-ends de Grand
Prix. Je vais pouvoir montrer ce que je vaux. » Et si les
résultats sont bons, le Polonais serait alors en pole pour
remplacer Villeneuve dont le contrat s’arrête à la fin de
l’année.
MORT DE KEITH DUCKWORTH. – Keith Duckworth,
cofondateur de Cosworth avec Mike Costin en 1958 est
décédé dimanche à l’âge de soixante-douze ans. Les
moteurs conçus par Cosworth propulsèrent 14 pilotes
vers le titre mondial entre 1968 et 1994. Cosworth
poursuivra son parcours en F 1 l’année prochaine puisque
c’est le moteur qu’a choisi Williams (V 8) et Toro Rosso
(V 10) pour la saison 2006.
PAGE 11
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
Rouge
TOUS ONT FAIT LE BOULOT, mais ça n’a pas suffi. Vidal, neuvième (« du beau
ski mais, pour jouer au-dessus, je dois prendre plus de risques »), Bourgeat, dixneuvième (malgré « deux bas de manches ratés »), et Tissot, vingt-troisième (et
« à contretemps sur le second tracé »), avaient toutes chances de passer le cut et y
sont parvenus sans éclat. La mission était beaucoup plus difficile pour Llorach et
Grange, avec leurs dossards 66 et 72. Ils ont échoué avec les honneurs. Gaëtan
trente et unième et premier éliminé, Jean-Baptiste en enfourchant en vue de la
banderole alors qu’il exprimait l’énorme potentiel de ses vingt ans et avait un
temps de passage canon…
« C’est frustrant ! déplorait Thierry Meynet, leur chef de groupe. Et pénalisant
puisque, même si on peut encore espérer, sans trop y croire, un sursis pour Adelboden (le 8 janvier), leur non-qualification va réduire à quatre notre quota pour les
prochains slaloms de Coupe du monde… On paye la note du passé ! »
Meynet subit donc de plein fouet et concrètement ce paradoxe du ski français,
à l’ouvrage pour reconstruire ses fondations tandis que le toit s’en va par plaques,
séquelle de ses querelles et immobilismes récurrents. Il va falloir, comme l’affirme
Meynet, « se battre pour reconquérir des places, et on le fera ! ». Il va falloir
composer aussi avec cette peau de chagrin, qui limitera à une seule place, aux
côtés des trois leaders, les possibilités des talents montants (Grange, Anselmet,
Llorach…) d’engranger leur indispensable expérience. D’autant que la concurrence avec Amiez, qui rêve d’un dernier gros coup olympique à Sestrières, reste
vive. – P. Laf.
1.
450
2. Miller (USA)
442
3. Raich (AUT)
430
4. Walchhofer (AUT)
420
5. Rahlves (USA)
389
6. Aamodt (NOR)
373
7. Maier (AUT)
363
8. Guay (CAN)
344
9. F. Strobl (AUT)
333
10. Rocca (ITA)
328
… 32. Dénériaz, 97 ; 35. Tissot, 88 ;
41. Vidal, 79 ; 45. Bertrand, 61 ;
48. R. Burtin, 56 ; etc.
Prochaine ététape : jeudi 29 décembre
(descente), à Bormio (ITA).
RÉSULTATS
COUPE DU MONDE FEMMES (Spindleruv
Mlyn [RTC], le 22 décembre). – Slalom :
1. Paerson (SUE), 1’38’’49 ; 2. Kostelic (CRO),
1’38’’98 ; 3. Schild (AUT), 1’39’’76 ; 4. A. Gerg
(ALL), 1’40’’40 ; 5. Zettel (AUT), 1’40’’49 ;
6. Poutiainen (FIN), 1’40’’59 ; 7. Hosp (AUT),
1’41’’10 ; 8. Zahrobska (RTC), 1’41’’27 ;
9. Mancuso (USA), 1’41’’36 ; 10. Koznick
(USA), 1’41’’48 ; 11. Pequegnot, 1’41’’56 ;
12. Bergmann (ALL), 1’41’’63 ; 13. Stiegler
(USA), 1’41’’66 ; 14. Kildow (USA), 1’41’’73 ;
15. Ottosson (SUE), 1’41’’78 ; 16. Zuzulova
(SLQ), 1’41’’88 ; 17. Richardson (USA),
1’41’’90 ; 18. Pietilae-Holmner (SUE),
1’41’’94 ; 19. Raita (FIN), 1’41’’96 ; 20. Costazza (ITA), 1’42’’05 ; 21. Fleiss (CRO),
1’42’’28 ; 22. Borssen (SUE), 1’42’’29 ;
23. Nef (SUI), 1’42’’38 ; 24. Mölgg (ITA),
1’42’’56 ; 25. Pascal, 1’42’’66 ; 26. De Leymarie, 1’42’’71 ; 27. Ertl (ALL), 1’42’’86 ;
28. Jelusic (CRO), 1’43’’05 ; 29. Blieninger
(ALL), 1’43’’07 ; 30. Hrstkova (CZE)
1’43’’27. – Trente classées.
1re manche : 1. Paerson, 48’’05 ; 2. Kostelic,
48’’61 ; 3. Schild, 48’’8 0 ; 4. A. Gerg, 49’’05 ;
5. Zettel, 49’’26 ; ... 9. Pascal, 50’’05 ;
10. Pequegnot, 50’’16 ; 17. De Leymarie,
50’’75 ; 46. Barthet, 52’’26 ; 47. Vidal,
52’’27.
2e manche : 1. Mancuso, 50’’10 ; 2. Hosp,
50’’12 ; 3. Kostelic, 50’’37 ; 4. Richardson,
50’’38 ; 5. Pietilae-Holmner, et Zuzulova,
50’’42 ; 7. Paerson, 50’’44 ; ... 11. Schild,
50’’96 ; 18. Pequegnot, 51’’40 ; 25. De Leymarie, 51’’96 ; 30. Pascal, 52’’61.
Température : – 4 oC au départ, – 1 oC à l’arrivée. Temps nuageux, neige fraîche.
carrière en géant. Mais dès la
manche initiale piquetée par son
paternel, Anja la Suédoise afficha ses
énormes ambitions, devançant de
0’’56 son unique rivale. « Ce fut un
très bon parcours », commentera-telle sobrement. Kostelic n’avait pourtant pas dit son dernier mot, se balançant à cœur et à skis sur une neige
salement amochée lors du deuxième
acte, soignant la forme et le chrono.
Mais il en faut décidément plus pour
déstabiliser Paerson. Vainqueur du
premier slalom de l’hiver devant…
Kostelic, elle ignora les creux et
bosses qui défilaient sous les skis
pour plonger avec une épatante maîtrise, à vingt-quatre ans, vers sa
vingt-huitième victoire. Pour 0’’56.
« Ce fut un grand combat », se
réjouit Paerson. Mais le plus beau
compliment viendra de sa dauphine
du jour : « J’ai bien skié mais Anja,
elle, a skié comme une folle ! » Cette
plaisante folie accessible à si peu,
accessible à elles deux… – B. L.
Bleu
Rouge
PATRICK LAFAYETTE
Des Bleus à l’âme
(après 15 / 38)
PAS LA PEINE de se fatiguer à leur
chercher des adversaires capables de
venir les taquiner. Quand elles skient
comme hier sur la Cerna de Spindleruv Mlyn, c’est-à-dire à leur niveau,
Anja Paerson et Janica Kostelic sont
seules au monde. Intouchables. Ce
n’est pas l’Autrichienne Schild, vaillante troisième d’un slalom venté sur
une piste à détérioration rapide, qui
contredira. Ni Laure Pequegnot, finalement onzième. Le chrono s’avère
ainsi un juge impitoyable qui raconte
l’écart entre les deux sœurs de glisse
et de panache et la troupe de leurs
poursuivantes. Schild pointe à 1’’27
de la tête, l’Allemande Gerg (4e) à
1’’91 et la suite à deux secondes,
voire beaucoup plus (la 30e à 4’’78).
Restait à savoir qui des deux filles à
papa – elles sont toutes les deux
coachées par leur père – allait inscrire son nom à ce premier slalom de
Coupe du monde organisé en République tchèque. Janica la Croate avait
pour elle la confiance puisée dans sa
victoire de la veille, la première de sa
Jaune
Bleu
Jaune
arrive pas à la cheville. Lui était déjà
une star à vingt-deux ans, moi j’ai dû
attendre mon vingt-septième anniversaire pour commencer à gagner...
Nous ne sommes pas sur la même
planète ! »
Quand Alberto la Bomba électrisait
les foules, Giorgio le Roc n’obtient
qu’une attention polie. Et Tomba
avait ensuite gagné les trois suivants,
avant de s’imposer au général...
« Moi, j’ai du mal à passer janvier »,
rappelle celui qui, malgré ses succès,
est toujours à la recherche d’un...
sponsor ! « Si ça vous intéresse... »
Sur son autre planète, Rocca le travailleur se fixe des objectifs à sa
mesure : « Demain, je pars à Sestrières essayer la piste de descente,
en vue du combiné des Jeux. Même si
je sais que la pression sera sur mon
slalom ! » Joyeux Noël, Giorgio !
Creek, Madonna et, maintenant,
Kranjska Gora : « La plus belle reste
M a d o n n a , d an s u n e c h a u d e
ambiance à la maison. Ici, j’ai plus
peiné, notamment en première
manche, et je profite de la sortie de
Benni... »
À ses côtés, Grandi, nouveau podium
d’une équipe canadienne qui n’en
finit pas d’épater, et Ligety, ce « Baby
Miller » qui arrive en bas, de plus en
plus fort, ne sont pas d’accord. « Oui,
c’est vrai, leur concède-t-il, j’ai la
forme en ce moment, je suis en pleine
confiance, jamais mon ski n’a été si
bon... » Il en rougirait presque de lancer ça, Giorgio le timide, qui ne soutient pas la comparaison qu’on pourrait entamer avec Tomba, le dernier
avant lui (en 1994-95) à s’être imposé dans les trois premiers slaloms de
l’hiver. « J’aime quand on me parle
de lui, avoue Rocca, mais je ne lui
La Suédoise, impeccable malgré les conditions
difficiles, a été la seule capable de priver Kostelic
d’un doublé tchèque.
Noir
Noir
Mais le triomphe de Rocca ne mérite
pas d’y perdre en retentissement.
« C’est le plus beau cadeau de Noël
que je pouvais faire à Giacomo, don
du Ciel, bébé aux trois victoires ! »
lançait le beau Giorgio à un parterre
de journalistes transalpins en pâmoison. Giacomo, son premier enfant, né
au cœur de l’automne, aura donc
démarré dans la vie avec ce collier de
succès d’un papa gâteau, trois cents
points en trois épreuves, à Beaver
KRANJSKA GORA. – Troisième slalom de la saison, troisième victoire pour Giorgio Rocca, qui ne laisse que les
accessits à ses adversaires.
(Photo Srdjan Zivulovic/Reuters)
Seule
Paerson…
12
NATATION
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
BILAN 2005
Vendredi 23 décembre 2005
Du Bleu plein les yeux
Cette année 2005 a été marquée par les titres mondiaux de Laure Manaudou (400 m) et Solenne Figuès (200 m).
Popov à la retraite,
Van den Hoogenband
blessé, Thorpe en congés,
la saison post-olympique
aurait pu être terne.
Pourtant, Hackett
ou Peirsol ont
magnifiquement repris
le flambeau, tandis que
les Français, Laure
Manaudou en tête, ont
une nouvelle fois brillé.
CE N’EST PAS UN CHAPITRE,
mais tout un volume de l’histoire de
la natation mondiale qui s’est
conclu en cette année 2005. Les saisons post-olympiques sont toujours
propices aux arrêts de carrière,
celle-là n’a pas dérogé à la règle.
Coup sur coup, deux légendes ont
remisé le maillot.
Ce fut d’abord Franziska Van Almsick qui se retira en toute discrétion,
contrastant ainsi avec l’immense
médiatisation qui avait accompagné son parcours aquatique depuis
1992 et sa médaille d’argent olympique sur 200 m à quatorze ans seulement. Durant ses douze années de
carrière, l’Allemande raflera tout ou
presque sur sa distance fétiche (elle
médaillés olympiques ont ainsi été
récompensés aux Championnats du
monde, prouvant ainsi qu’Athènes
n’était pas un coup en passant, mais
bel et bien le début d’un réel élan.
Ces quatre-là forment vraiment la
base d’une équipe de France douée
et conquérante.
Si Hugues Duboscq n’a rien changé
en s’octroyant le bronze sur 100 m
brasse, Malia Metella est, elle, passée de l’argent sur 50 m au même
métal sur 100 m. Quant à Solenne
Figuès, elle a fait le grand saut sur
200 m : médaillée de bronze à
Athènes, elle est devenue championne du monde à Montréal l’été
dernier. L’aboutissement, à vingtsix ans, d’une carrière longue et
régulière. La Toulousaine n’était
pas la nageuse potentiellement la
plus rapide de cette finale planétaire. Elle se servit donc de son
expérience, de son sens tactique
pour faire la nique à toutes ses
adversaires.
Un or en forme de fruit de la
patience. Tout le contraire, en
somme, de Laure Manaudou. À dixhuit ans, alors que sa carrière au
plus haut niveau se compte encore
en mois, la Melunaise accumule
titres et records comme on collectionne les pin’s.
Et pourtant, que cette année 2005
a été difficile à gérer ! Passée directement du rang de bonne nageuse
hexagonale à celui d’icône du sport
français, Manaudou a été tout près
d’ ex plos er.
Mal conseillée, mal
entourée,
elle a u rait
même pu,
selon ses
dires, arrêter
sa carrière.
Elle s’est finalement retrouvée en
février, à l’occasion d’un stage en
Guadeloupe. Elle s’est remise
sérieusement au travail et son
talent naturel a de nouveau pu
s’exprimer. Mais tout cela n’a tenu
qu’à un fil. Un souffle de 29 centièmes de seconde. Pour cette
marge, minime à l’échelle d’un
400 m, la jeune femme a pu nager la
finale des Championnats du monde
le 24 juillet, dans le rôle de la huitième et dernière qualifiée après les
séries du matin. On n’ose imaginer
ce qui se serait passé si le chronomètre s’était arrêté trois dixièmes
de seconde plus tard…
Laure Manaudou a finalement profité à plein de cette invitation
in extremis à nager l’après-midi. En
tête du début à la fin, elle a ajouté
un titre mondial à ses ors olympique
et européen de 2004. Une trilogie
dorée impressionnante. Fatiguée
nerveusement plus que physiquement après son exploit, Laure ne
nagera plus aucune course individuelle lors de ces Mondiaux.
Les Mondiaux de Montréal
ont prouvé qu’Athènes n’était
pas un coup en passant,
mais le début d’un réel élan
pour la natation française
jeune femme y parvienne en cette
année 2006.
Cette saison marquera également
le retour de deux grandes figures de
la natatio n mondiale. Deux
absents, par choix pour l’un, pour
cause de blessure pour l’autre.
Après sept années au plus haut
niveau, Ian Thorpe a décidé de
prendre quelques mois sabbatiques. Après les Jeux d’Athènes et
son double sacre sur 200 et 400 m,
l’Australien s’est éloigné des bas-
sins. Il y est revenu doucement en
août et a effectué son retour en
compétition le 19 novembre. Un
retour convaincant. Reste à savoir si
Thorpe retrouvera l’envie de se surpasser, surtout dans des disciplines
où il a déjà tout gagné. En son
absence, son compatriote Grant
Hackett a d’ailleurs pris les clés du
demi-fond, réalisant un triplé
400-800-1 500 m inédit aux Championnats du monde.
Ian Thorpe pourrait donc tout à fait
se consacrer au 100 m, où il a déjà
obtenu des accessits mondiaux et
olympique. Là, il croisera la route
de l ’au tr e r ev en ant , P iet er
Van den Hoogenband. Le double
champion olympique du 100 m a été
opéré d’une hernie discale en mai et
a donc manqué les Championnats
du monde, seul titre qui manque à
son palmarès.
Un mot enfin sur Michael Phelps.
L’immense star des Jeux d’Athènes
a connu une saison plus anodine
pour lui. Aucun record du monde et
cinq titres planétaires, mais trois en
relais. Sèchement battu sur 100 m
papillon, il a connu des désillusions
sur des disciplines qu’il maîtrise
moins (400 m). Sa victoire sur 200 m
(en l’absence de Thorpe et VDH,
donc) prouve qu’il ne faut surtout
pas l’enterrer. 2006, année sans
rendez-vous mondial, pourrait lui
permettre de s’attaquer de nouveau
aux chronos.
SYLVIE JOSSE
LES TOPS
Graant
Hackett
(AUS)
25 anns,
né le 9 mai 1980
à Gold Coast.
1,98 m ; 95 kg.
Entraaîneur
aîn
î
: Denis Cotterell.
CM
M : 1err (400 m
m, 800 m et 1 500 m,
m
2005) ; 2e (200 m, 2005) ;
3e (relais 4 x 200 m, 2005).
Longtemps dauphin de Ian Thorpe
sur 400 m, il a profité de l’absence
de son compatriote à Montréal pour
s’octroyer son premier titre mondial
sur cette distance et lui chiper le
record du monde du 800 m
(7’38”65). Auteur d’un triplé inédit
400 m-800 m-1 500 m et maître
incontesté du demi-fond, on ne le
verra pas en 2006 en raison d’une
opération à l’épaule droite.
Lauure
Manaudou
19 anns,
née lee 9 octobre
1986 à Villeurbanne.
1,80 m ; 64 kg.
Entraaîneur
aîn
î
: Philippe Lucas.
CM
M : 1re (400 m, 2005).
CE petit bassin : 1re (400 m, 800 m
et 100 m dos, 2005).
Un an après les Jeux Olympiques qui
l’avaient révélée mais au bout d’une
saison cahoteuse, la patronne de la
natation tricolore a su trouver les
ressources pour empocher le titre
mondial du 400 m. Comme elle est
repartie sur de meilleures bases
après l’été, son Euro en petit bassin
a tourné à la démonstration ce moisci, avec notamment deux records du
monde, sur 400 m (3’56”79)
et 800 m (8’11”25).
Aaron
Peirsol
(USA)
22 anns,
né le 23 juillet
1983 à Irvine.
1,85 m ; 90 kg
Entraaîneurs
aîn
î
: Dave Salo et Eddie Reese.
CM
M : 1err (100 m dos,
dos 200 m dos
et relais 4 x 100 m 4 nages, 2005).
Dans l’ombre de Michael Phelps, le
beau gosse californien accumule les
titres sur les épreuves de dos.
Invaincu sur 200 m dos en grand
Championnat depuis 2001, il a
encore amélioré à Montréal ses deux
records du monde (53”17 sur 100 m
et 1’54”66 sur 200 m). Intouchable,
à part, peut-être, par l’Autrichien
Markus Rogan.
Chiffres
Les
nouvelles
tes
têtes
Les
blessés
bless
Katie HOFF
(États-Unis)
Pieter VAN DEN HOOGENBAND
(Pays-Bas)
À seize ans, l’Américaine a profité de l’absence de la
taulière du 4 nages, l’Ukrainienne Klochkova, pour
s’emparer des titres mondiaux des 200 et 400 m
4 nages. Elle y a mis la manière en signant des chronos
de très haute volée. Le duel entre les deux jeunes
femmes promet beaucoup à l’avenir.
Souffrant d’une hernie discale, le double champion
olympique du 100 m a été opéré en mai. Du coup, il n’a
pas participé aux Championnats du monde, lui qui
court toujours après le titre planétaire du 100 m. Pour
son retour en compétition, le 1er décembre, le Néerlandais a signé un magnifique 200 m (1’46’’23) avant
de lever le pied sur 100 m (49’’34).
Filippo MAGNINI
(Italie)
C’était un brasseur anonyme, il s’est mis au sprint voici quatre ans seulement. À vingt-trois ans, le Romain a
décroché le titre mondial du 100 m en signant le quatrième chrono de l’histoire. Cet hiver, il y a ajouté l’or
européen et le record continental en petit bassin.
Sébastien ROUAULT
À dix-neuf ans, pour ses premiers Mondiaux, Rouault
a atteint les finales des 800 m et 1 500 m. Une performance porteuse d’espoirs pour celui qui a choisi de
s’exiler aux États-Unis l’année dernière. Son objectif
annoncé est une médaille aux Championnats
d’Europe l’été prochain.
Camille MUFFAT
LES FLOPS
Fréédérick
Bouusquet
24 anns,
né le 8 avril 1981
à Perrpignan
1,88 m ; 83 kg.
Entraaîneur
aîn
î
: Dave Marsh.
CM
M : 9e (100 m
m, 2005) ; 7e (50 m
m,
2005).
Depuis son incroyable temps lancé
sur 100 m en relais au cours des
Championnats du monde 2003,
Bousquet n’a jamais confirmé en
individuel en grand bassin. Le talent
est là, ses 47”03 ou son record du
monde du 50 m petit bassin le
prouvent mais, une fois encore,
l’étudiant américain a péché lors du
grand rendez-vous de l’année, ne
parvenant pas, une fois de plus, à se
qualifier pour la finale du 100 m.
Natalie
Couughlin
Fedderica
Pelllegrini
( S
(USA)
23 anns ;
née lee 23 août
1982 à Vallejo.
1,80 m ; 60 kg.
Entraaîneur
aîn
î
: Teri McKeever.
CM
M : 1re (relais 4 x 200 m,
m 2005) ;
2e (100 m et relais 4 x 100 m
4 nages, 2005) ; 3e (100 m dos
et relais 4 x 100 m, 2005).
Les cinq médailles rapportées
de Montréal sont un trompe-l’œil.
Car aucun titre individuel n’est venu
étayer la moisson réalisée par la
Californienne, battue sur 100 m par
l’Australienne Henry et sur 100 m
dos par la Zimbabwéenne Coventry
et l’Allemande Buschschulte. Parfois
présentée comme le pendant féminin
de Michael Phelps, Coughlin en est
encore loin.
( )
(ITA)
17 anns,
née lee 5 août
1988 à Mirano.
1,78 m ; 60 kg.
Entraaîneur
aîn
î
: Massimiliano Di Mito.
CM
M : 2e (200 m,
m 2005).
2005)
CE petit bassin : 1re (200 m,
2005) ; 3e (400 m, 2005).
Star en Italie, la jeune femme peine
encore à se construire un palmarès à
la hauteur. Battue par Solenne
Figuès sur 200 m à Montréal alors
qu’elle se présentait avec la
meilleure performance mondiale, elle
n’a eu droit qu’à une demi-victoire
chez elle à Trieste en petit bassin
(ex aequo avec la Suédoise Lillhage).
Mais il s’agit de la toute première
victoire de sa carrière…
Elle s’est révélée en battant Laure Manaudou sur
200 m 4 nages et en lui chipant son record aux Championnats de France en avril. Restée sagement dans les
rangs juniors, la jeune fille de seize ans a enlevé le titre
européen dans sa catégorie d’âge. Elle va désormais
devoir s’affirmer chez « les grands ».
Alexandre
POPOV
(Russie)
Les
retrait
retraités
Le plus grand
sprinteur de tous
les temps, tant par son palmarès que par
sa longévité, a été rattrapé par son âge,
mais aussi par une motivation en perte
de vitesse. Ses trois titres de champion
du monde en 2003 présageaient de Jeux
d’Athènes plus flamboyants. Malheureusement, il a achevé sa carrière sur
une élimination en séries du 50 m et en
demi-finale du 100 m.
Franck ESPOSITO
Monstre de longévité, il fut le leader de
la natation française avant l’émergence
de Manaudou, Figuès and Co. Parfois
irrégulier mais toujours attachant, le
toujours recordman d’Europe (grand
bassin) et recordman du monde petit
bassin du 200 m papillon n’a jamais
accroché de titre olympique ou mondial.
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
Malia METELLA
Inflammation du cartilage du thorax, voilà la blessure
dont a souffert la Guyanaise et qui l’a contrainte à une
interruption de trois semaines d’entraînement à partir
de la mi-octobre. Depuis un mois et demi, la vicechampionne du monde du 100 m s’est remise tout
doucement à l’eau. Son retour à la compétition est
prévu pour la mi-janvier.
Otylia JEDRZEJCZAK
(Pologne)
À vingt et un ans, elle venait de conquérir un deuxième
titre mondial, assorti d’un record tout aussi planétaire
sur 200 m papillon. Otlylia Jedrzejczak a été victime
d’un accident de la route le 1er octobre. Touchée à la
tête et à la colonne vertébrale, la Polonaise ne souffre
finalement d’aucune lésion grave. C’est surtout psychologiquement qu’elle a été touchée : son jeune frère
est mort dans l’accident alors qu’elle était au volant.
Sa rééducation se poursuit et la jeune femme espère
disputer les Championnats d’Europe l’été prochain.
Franziska VAN ALMSICK
(Allemagne)
Révélation des Jeux de Barcelone 1992
(quatre médailles à 14 ans), la jolie
« Franzi » a connu ensuite une carrière
en dents de scie : championne du
monde du 200 m (distance dont elle
détient encore le record du monde)
en 1994 et 18 fois championne
d’Europe (relais compris), il lui manquera à jamais un titre olympique individuel.
Hannah STOCKBAUER
(Allemagne)
À seulement vingt-trois ans, et après des
Jeux Olympiques ratés, celle qui fut élue
deux fois sportive de l’année dans son
pays a annoncé la fin de sa carrière
début octobre, au terme d’une année
sabbatique. Elle laisse derrière elle cinq
titres mondiaux (800 m et 1 500 m
en 2001 et 2003, 400 m en 2003) et un
record d’Europe (16’0’’18).
Le premier record du monde
(800 m) chip
chipéé à Ian Thorpe par
son compatriote et éternel
second Grant Hackett.
Le nombre de titres
individuels décrochés par
Michael
Phelps
aux
Championnats du monde (200 m,
200 m 4 nages) contre quatre (100 m
papillon, 200 m papillon, 200 m
4 nages, 400 m 4 nages) l’été
précédent aux Jeux Olympiques
Troisième titre mondial
d’affilée pour Aaron Peirsol
sur 200 m dos.
À vingt-deux ans seulement.
Le nombre de médailles (or
sur 100 m dos et 200 m dos,
argent sur 200 m 4 nages et
400 m 4 nages) remportées par Kirsty
Coventry aux Championnats du
monde. Les quatre premières de
l’histoire pour le Zimbabwe.
Le rang final de la France
au classement des nations
à l’issue des Championnats
du monde. Avec deux médailles d’or,
une d’argent, une de bronze, les
Bleus obtiennent le meilleur total de
leur histoire.
RECORDS DU MONDE
HOMMES
800 m : 7’38’’65 par Grant Hackett (AUS),
le 27 juillet à Montréal.
100 m dos : 53’’17 par Aaron Peirsol (USA),
le 2 avril à Indianapolis.
200 m dos : 1’54’’66 par Aaron Peirsol (USA), le 28 juillet à Montréal.
50 m papillon : 23’’01 par Roland Schoeman (AFS), le 24 juillet à
Montréal ; 22’’96 par Roland Schoeman (AFS) le 25 juillet à Montréal.
100 m papillon : 50’’40 par Ian Crocker (USA), le 30 juillet à Montréal.
FEMMES
50 m dos : 28’’19 par Janine Pietsch (ALL), le 25 mai à Berlin.
50 m brasse : 30’’45 par Jade Edmistone (AUS), le 31 juillet à Montréal.
100 m brasse : 1’6’’20 par Jessica Hardy (USA), le 25 juillet à Montréal.
200 m brasse : 2’21’’72 par Leisel Jones (AUS), le 29 juillet à Montréal.
200 m papillon : 2’5’’61 par Otylia Jedrzejczak (POL), le 28 juillet à
Montréal.
RECORDS D’EUROPE
HOMMES
800 m : 7’46’’64 par Yuri Prilukov (RUS), le 27 juillet à Montréal.
50 m papillon: 23’’38 par Sergueï Breus (UKR), le 25 juillet à Montréal.
200 m 4 nages : 1’57’’61 par Laszlo Cseh (HON), le 28 juillet à Montréal.
400 m 4 nages : 4’10’’10 par Laszlo Cseh (HON), le 7 juin à Canet-enRoussillon ; 4’9’’63 par Laszlo Cseh (HON), le 31 juillet à Montréal.
Les
records
battus
Les
phrases
« La vie sans la natation sera peut-être difficile,
mais je m’y suis préparé. C’est comme lorsqu’on lit
un livre et qu’on arrive à la fin. On le range et on
passe à autre chose. »
Alexandre POPOV, le 29 janvier, jour de
l’annonce officielle de sa retraite.
« J’aime être au fond du trou et repartir de
zéro. »
Franck ESPOSITO, le 6 avril, jour de l’annonce de
sa retraite.
« Cela a tourné au calvaire. Je ne pouvais
presque plus marcher. Même assis dans ma voiture,
je ne tenais plus. Je devais m’arrêter et m’allonger
un moment par terre sur le trottoir. »
Pieter VAN DEN HOOGENBAND, le 16 mai,
après s’être fait opérer d’une hernie discale.
« Je parle très souvent comme une femme âgée,
car je me sens plus vieille que je le suis. »
Franziska VAN ALMSICK, le 21 mai, six mois
après sa retraite.
« Après les Jeux, je n’ai pas été bien entourée. Il y
a des gens qui préféraient que j’arrête la natation. »
Laure MANAUDOU, le 6 juin, avant la fête olympique sur les Champs-Élysées.
« J’ai montré à ceux qui ne croyaient pas en moi
que j’étais capable d’assumer. »
« C’est la première fois que je pleure parce que je
gagne. »
Laure MANAUDOU, le 24 juillet, jour de sa victoire sur 400 m aux Championnats du monde.
« C’est agréable d’avoir la sensation de vivre
quelque chose d’exceptionnel. Quand ça finit
bien. »
Philippe LUCAS, le 26 juillet, au lendemain de la
victoire de Laure Manaudou sur 400 m aux Championnats du monde.
« Même ma mère ne sait pas à quel point il m’a
manqué. »
Malia METELLA, le 29 juillet, après sa médaille
d’argent aux Mondiaux sur 100 m, en parlant de son
père disparu.
« Dire des conneries, c’est bon pour la santé. »
Aaron PEIRSOL, le 29 juillet, après un nouveau
doublé 100 m dos-200 m dos aux Championnats du
monde.
« Ce 4 novembre 2003, je suis “mort” une première fois. »
Domenico FIORAVANTI, le 20 octobre, à propos
de l’interdiction de nager prononcée par les médecins italiens à cause de ses problèmes cardiaques.
« Quand je fais mes 14 kilomètres par jour,
je pense davantage aux femmes qu’aux Jeux de
Pékin ou à Van den Hoogenband. »
Filippo MAGNINI, champion du monde du 100 m,
le 8 décembre, début des Championnats d’Europe
petit bassin à Trieste.
Rouge
des 800 et 400 m. Démoli plus que
battu : deux secondes de mieux
pour l’un, près de trois pour l’autre.
Reste à convertir tout cela en grand
bassin et à s’attaquer ainsi au
record du monde mythique du
400 m, propriété de Janet Evans
depuis 1988. Manaudou l’avait
approché à une seconde et demie
lors de son sacre olympique ; les
derniers centièmes seront certainement les plus difficiles à gagner,
mais tout semble réuni pour que la
Bleu
Après cinq semaines de vacances,
c’est une Laure Manaudou reposée
et tranquille qui a repris le chemin
de l’entraînement. Moins sollicitée
médiatiquement, plus stable et
mieux entourée dans sa vie personnelle, elle a de nouveau pu travailler
sereinement. Et cela a porté ses
fruits dès la saison en petit bassin.
Les 8 et 9 décembre, elle a ainsi
décroché ses premiers titres européens petit bain, mais surtout battu
coup sur coup les records du monde
Jaune
Rouge
Jaune
Championne olympique en 2004, Laure Manaudou se devait de confirmer son statut de nouvelle star en 2005. Elle l’a fait. En dix-neuf mois au sommet, le papillon tatoué
sur son omoplate est devenu une référence.
(Photo Stéphane Mantey)
Noir
Bleu
Noir
conserve encore aujourd’hui le
record du monde, battu une dernière fois en 2002), tout sauf le titre
olympique.
L’autre mégaretraité de l’année se
nomme Alexandre Popov. Lui a vraiment tout gagné en sprint, et plutôt
deux fois qu’une. À trente-trois ans,
le quadruple champion olympique
et sextuple champion du monde
(entre autres exploits) s’est éclipsé
en début d’année avec le sentiment
du devoir accompli, sans regrets.
Des regrets, Franck Esposito dit n’en
avoir aucun. Lui aussi a pris sa
retraite en 2005, après quatorze
années au plus haut niveau (la
même incroyable longévité que
Popov). Sa fin de carrière en demiteinte ne doit surtout pas faire
oublier toutes les médailles et les
records engrangés, ce rôle de leader
de la natation française assumé à
une époque où la vague bleue était
bien moins dense qu’aujourd’hui.
Car cette année 2005 a confirmé de
belle manière la bonne santé de la
natation française. Les quatre