COMMUNE DE PORT DES BARQUES - Pégase Poitou

Transcription

COMMUNE DE PORT DES BARQUES - Pégase Poitou
Novembre 2011 Décembre 2012
DREAL Poitou-Charentes
Zones de Solidarité en Charente Maritime
Etude des sites de 3 communes après déconstruction pour leur aménagement environnemental
COMMUNE DE PORT DES BARQUES
Erwan Le Cornec - GEOS AEL
18 rue Camille Desmoulins 94230 Cachan
12 rue du Maréchal Foch 56410 Etel
11
rue
Hoche
49100
Angers
Sommaire
Introduction
7
1 . dIAGNOSTIC URBAIN ET PAYSAGER
11
1.1 Contexte et paysage
1.1.a Contexte
11
1.1.b Grand paysage
1.1.c Avant/après déconstruction
1.2 hydrographie et relief
13
1.3 géologie
13
1.4 histoire de l’occupation humaine du littoral
1.4.a XVII et XVIIIe siècles
13
1.4.b Le XIXe siècle
1.4.c Le XXe siècle
1.5 axes de circulation structurants
15
1.6 tourisme et loisirs
15
1.7 protections environnementales
17
1.8 projets urbains
17
1.9 tempêtes et projets de défense
1.9.a Historique des tempêtes
17
1.9.b Tempête Xynthia
1.9.c Perspectives - tempêtes et niveau marin
1.9.d Nature du trait de côte et projets de défense
1.10 zones de solidarité
1.10.a Emprises
19
1.10.b Espaces de projet immédiat
cartographie au 1:12 500e
21 à 37
2 . eNJEUX 39
2.1 enjeux communs à l’aménagement de toute zone de solidarité
39
2.2 enjeux spécifiques à la commune de Port des barques 41
2.1.a Respecter la mémoire des lieux
2.1.b Limiter la vulnérabilité des personnes et des biens
2.1.c Proposer un nouvel usage
2.1.d Mettre en place un projet processus
2.1.e Entretenir la mémoire du risque
2.2.a Créer un lieu social et partagé au coeur du village
2.2.b Mettre en valeur la gestion des eaux pluviales
2.2.c Initier un projet de réaménagement du talweg de la commune, du Pied du Coteau jusqu’à l’écluse du Maréchat
Etude d’aménagement des sites de trois communes après déconstruction pour leur aménagement environnemental - Commune de Port des Barques
3
carte des paysages après déconstruction
43
3 . Scénarios 3.1 Les ZDS dans les orientations d’aménagement de l’ensemble du talweig
45
3.2 Le pied du coteau
3.3 les tamaris
4 . VOLET HYDRaulique
4.1 impact hydraulique du projet
4.2 nature du trait de côte
5 . fAISABILITE DU Scénario RETENU
5.1 Le pied du coteau
5.2 Les tamaris
Etude d’aménagement des sites de trois communes après déconstruction pour leur aménagement environnemental - Commune de Port des Barques
45
47
49
51
51
51
53
53
55
5
Charron
Anse de
l’Aiguillon
ILE DE Ré
La Rochelle
Port
Aytré
Angoulins
Ile d’Aix
Ile d’Oléron
Ile Madame
Rochefort
Port des Barques
n
5 km
Les trois communes de l’étude sur le littoral de Charente-Maritime
Introduction
Un évènement naturel traumatisant
Remontant les côtes du Portugal, la tempête Xynthia a touché le littoral
de la Charente-Maritime et de la Vendée dans la nuit du 27 au 28 février 2010.
Se combinant à la marée haute de fort coefficient et aux basses pressions, elle
a provoqué en pleine nuit une catastrophe naturelle d’une ampleur remarquable
entrainant d’importantes pertes matérielles et le décès de plus de 50 personnes
avant de poursuivre sa route vers le Nord de l’Europe. Cette tempête a mis
en évidence des secteurs littoraux urbanisés particulièrement vulnérables et
extrêmement dangereux pour la population.
Les plus dangereuses ont été classées «Zone de Solidarité» (ZDS)
afin d’être déconstruites, les autres ont été classées en «Zone de Prescriptions
Spéciales» (ZPS), pour lesquelles les habitations font l’objet de prescriptions de
mise en sécurité, architecturales notamment (création de zone-refuge...).
Sur les ZDS, l’Etat a pris deux engagements conformément au FPRNM
(Fonds de prévention des Risques Naturels Majeurs - dit Fonds Barnier) : racheter
les habitations à l’aide de ce fond et les déconstruire. En parallèle, l’Etat a mis
en place un Atelier Littoral National dont la réflexion territoriale trouve aujourd’hui
une continuité à travers la présente mission d’étude lancée par la DREAL PoitouCharentes.
Les zones de solidarité
Les rachats par l‘Etat ont permis de commencer les déconstructions à
l’automne 2011. De larges morceaux de ville perdent ainsi leur caractère habité,
et l’usage futur de ces espaces reste à définir. Quelle nouvelle vocation donner à
ces sites ? Quels nouveaux usages (ou retours d’usages anciens) proposer aux
habitants tout en limitant la vulnérabilité des personnes et des biens?
Cette mission a pour objectif de lancer une réflexion pré-opérationnelle,
en Charente-Maritime, sur trois communes pilotes, Charron, Aytré et Port
des Barques, présentant des zones de solidarité aux dispositions urbaines,
paysagères et littorales différentes, afin de tester la faisabilité, rapide mais
durable, d’aménagements environnementaux sobres et qualitatifs.
Approche et démarche de projet
•
* un décor serait un pastiche de scènes littorales, ou rurales, important des objets
typiques ou vernaculaires pour créer une scénographie artificielle
**une décoration serait la transformation des sites en parc ou jardin d’agrément exotique,
important des essences et des structures végétales ou des mobiliers en contradiction
avec le site.
***expression empruntée à Philippe Panerai, architecte et urbaniste.
Réparer les espaces
L’objectif de l’étude est de proposer un ou plusieurs scénarios d’aménagement environnemental des zones de solidarité, pour ne pas laisser sans
vocation d’anciens lieux d’habitation, doublement traumatisés, par la tempête
d’abord, par les déconstructions ensuite. Ce projet et son origine imposent de fait
une certaine modestie, une politesse vis à vis du site et de ses usagers.
Cette démarche d’aménagement de sites abimés, qui ont été le théâtre
de pertes et de peines, doit donc être un travail par touche, attentif et respectueux.
Sans être sanctuarisés, ces quartiers doivent garder une certaine mémoire de
l’évènement, car ils resteront des secteurs dangereux, à risques (inondation et
submersion). Ils doivent pourtant faire partie de la commune, et se fondre dans
la frange littorale, le site naturel ou agricole environnant.
•
Redonner de l’attractivité
Encore aujourd’hui plaie ouverte dans le paysage, les zones de
solidarité doivent devenir demain un nouvel espace positif à rendre familier, leur
aménagement est une opportunité d’enrichir la ville, les paysages, les milieux
naturels... Leur nouvelle vocation peut s’avérer naturelle, agricole ou de loisir
en plein air, dans tous les cas la prise en compte des besoins très particuliers
de chaque commune et de chaque secteur communal est essentielle. Chaque
projet, sur mesure, intégre les usages actuels qui peuvent perdurer, et ceux
rendus possibles par les déconstructions.
•
Paysage durable
Les propositions d’aménagement initial et leur mode de gestion doivent
assurer la valorisation paysagère, urbaine et environnementale des sites, les
rendant à la fois fonctionnels et agréables.
L’enjeu est la mise en place d’un paysage durable. Pour cela, il ne devra
être ni un décor* ni une décoration** et rechercher l’économie de moyens dans
la fourniture, la création, l’installation et l’entretien des aménagements.
Le projet de paysage en milieu peu ou pas urbanisé n’est pas un jardin,
ce n’est pas un espace créé d’un coup, ou par une seule personne. Ce n’est pas
un projet-objet, qui verrait la définition d’un projet unique et complet «mis à la
place» des quartiers déconstruits, et ne laissant pas de possibilité d’adaptation
dans le temps. Un paysage est modelé et entretenu spontanément par les usages
qu’il accueille et dans le temps long. Cet urbanisme de l’espace non-bâti, que
l’on pourrait appeler projet-processus***, initie à la fois de grandes orientations
directrices (définit les usages) et quelques aménagements simples et immédiats.
Il est en mesure d’accepter l’évolution du projet à long terme. Il nécessite la
conscience partagée par tous les acteurs locaux d’un processus de mise en
œuvre à la fois modeste par ses moyens et ambitieux par ses objectifs.
•
Gouvernance et Projet collectif
La démarche de projet proposée est à la fois collective et partenariale.
L’émergence du projet est le fruit des échanges entre l’Etat, les collectivités et
l’équipe pluri-disciplinaire choisie pour mener l’étude (ou groupement), réunis
en un même atelier de travail. L’équipe-projet ainsi composée regroupe au
minimum les communes, le groupement, la DREAL (Maitrise d’Ouvrage), et la
DDTM (copilotage). Ce mode de fonctionnement produit une vision collective
indispensable à la réussite du projet-processus.
Etude d’aménagement des sites de trois communes après déconstruction pour leur aménagement environnemental - Commune de Port des Barques
7
FOURAS
SAINT LAURENT
de la Prée
Marais
de Flandre
Ile Madame
Fort de
la Pointe
La Pointe de Surgères
La
Pa
ss
ea
ux
Les Raux
Bo
euf
Chapelle
La cale
des Anses
La cale
en Charente
La Charente
s
Les Fontaines
Syndicat d'Initiative
Terrains
de sports
Camping
Ecole
la Garenne
Mairie
Station
d'Epuration
ZDS du pied
du coteau
La Fosse
aux Mâts
Le Petit Poste
L'ilôt
Pierre Menue
ZDS des Tamaris
Lac
des Rouches
Les Mays
PORT DES BARQUES
Fort
du Peu
La Bosse
Le Maréchat
Piédemont
Chapelle
Le Fort Chagnaud
Carrelets
L'Etelon
La cale
de Piédemont
Font Renaud
Les Trois Moulins
SAINT NAZAIRE
sur Charente
Mairie
Camping
Le Grand Village
Segrienne
Zone ostréicole
de Montportail
Port des barques - Contexte urbain et toponymie
N
Ech. : 1 / 12 500e
0
125
250
500m
Etude d’aménagement des sites de trois communes après déconstruction pour leur aménagement environnemental - Commune de Port des Barques
1km
La Bernardière
9
1 . diagnostic urbain et paysager
L’étude porte sur trois communes au contexte géographique et urbain différents, avec des emprises en zone de solidarité différentes, mais
son objectif entre autres est de tester une méthodologie transposable à
d’autres municipalités. C’est pourquoi les thèmes abordés, mais aussi
l’échellecartographiqueetparconséquentlepérimètred’étudedudiagnostic sont identiques à Aytré, Charron et Port des Barques : 1/12500e,
soit un cadrage d’environ 5 km x 3.5km présenté en A3.
1.1 conteXte et paysage
1.1 a contexte
Port des Barques - rue du 11 Novembre (1)
La commune de Port aux Barques (1868 habitants en 2009 Insee RP2009) est située sur une presqu’ile en rive sud de l’estuaire de
la Charente. Côté mer, on aperçoit d’un côté l’ile Madame, que l’on peut
rejoindre à marée basse, et en face la pointe de la Fumée (commune
de Fouras). Côté terre, les méandres du fleuve Charente mènent à
Rochefort. Le bourg ancien est implanté sur un mouvement de terrain à
quelquesmètresd’altitudejusteauborddel’eau,lesextensionsrécentes
ont colonisés peu à peu le plateau à partir des hameaux historiques.
Les Zones de Solidarité de Port des Barques se trouvent à
l’intérieur du tissu urbain, plus éloignées du rivage que le reste du bourg.
Entre le quartier dit du Pied du Coteau et l’écluse du Maréchat s’étirent
des terrains de faible altitude, d’anciens marais parfois remblayés, dans
lesquels se sont installés des espaces ostréicoles, des prés et des
champs, et des pavillons. Lors de la submersion, les eaux ont rejoint ce
secteur par l’est via le quartier ostréicole. Elles ont mis plusieurs jours à
s’évacuer.
1.1 b grand paysage
Port des Barques - rue du 11 Novembre (2)
Fort de
la Pointe
La Pointe de Surgères
La
Pa
ss
ea
ux
Bo
euf
La Charente
s
3
Chapelle
La cale
des Anses
Syndicat d'Initiative
Terrains
de sports
Camping
la Garenne
Lac
des Rouches
Station
d'Epuration
Ecole
Le Petit Poste
Mairie
1
Les Mays
PORT DES BARQUES
Fort
du Peu
2
1.1 c avant/après déconstruction
La Bosse
Le Maréchat
Piédemont
Chapelle
Le Fort Chagnaud
Carrelets
Une seule route permet d’accéder à Port des Barques, en traversant Saint Nazaire. Le visiteur cherche spontanément à rejoindre le bord
de l’eau, et emprunte naturellement l’avenue de la République puis l’avenue de l’Ile Madame, qui longent le rivage et conduisent à la Passe aux
Boeufs. Là, la vue est large, on embrasse du regard l’estuaire de la Charente de tous côtés, les paysages balnéaires vous accueillent même en
hiver: plage, falaise, pins maritimes, chemin côtier, ateliers ostréicoles...
A l’intérieur des terres, le village est étendu et varié: le bourg ancien est
composé de maisons mitoyennes, avec étage et pas de porte surélevé,
avec quelques commerces; au-delà, ce sont tout à la fois d’anciennes
fermes et des pavillons de tous styles, quant aux espaces agricoles, ils
sont plutôt bocagers à faible altitude, et largement ouverts et céréaliers
sur le plateau. Sur le littoral sud de la presqu’ile, l’avenue de l’Océan
longe la falaise et donne à voir un beau panorama avec sa succession de
carrelets.
La cale
de Piédemont
Localisation des points de vue - croquis ci-contre
Font Renaud
PortdesBarques-PlageprèsdelaPasseauxBoeufs(3)
Etude d’aménagement des sites de trois communes après déconstruction pour leur aménagement environnemental - Commune de Port des Barques
Les quartiers du Pied du Coteau et des Tamaris sont implantés le
long de la rue du 11 novembre, côté Nord. Côté sud de la rue, les terrains
sont un peu plus hauts et les maisons ne sont pas concernées par les
déconstructions. D’une rue symétrique jusque là, avec pavillons, haies et
clôtures de part et d’autre (1), les travaux de déconstruction créent une
rue disymétrique, telle qu’un peu plus loin (2) : à droite un quartier habité,
avec trottoir et bordures, à gauche des terrains ouverts avec fossé et haie
bocagère.
11
Le Coteau
Habitat individuel
en développement
Bourg ancien
Habitat dense
Alt.4m
Alt.5m
Avenue de la République
Alt.3m
Rue Voltaire
Rue Georges Sand
Rue Victor Hugo
Alt.3m
Rue Paul Doumer
Alt.5m
Rue du Pied du Coteau
Rue du 11 Novembre
Alt.11m
Quartier résidentiel
Habitat individuel et jardins
Zone de Solidarité
Rue du Pied du Coteau
Alt.4m
115m
Zone de Solidarité
Rue des Tamaris
Le Coteau
Habitat individuel et jardins
Marais
Arrièresdes
jardins privés
Quartier mixte (habitat-artisanat- ateliers ostréicoles...)
Fossé
Alt.3m
110m
Alt.3m
Alt.3m
Alt.5m
Boulevard de la Charente
Alt.3m
Avenue de la République
Alt.4m
Rue Lafayette
Rue du 11 Novembre
Alt.10m
Alt.4m
1.2 Hydrographie et relief carte -2
La presqu’ile de Port des Barques est un relief (15m NGF environ) qui s’avance vers le littoral, plonge dans l’estran pour réémerger 1
km plus à l’ouest et former l’Ile Madame. La côte sud est plus abrupte (falaises) que les côtes nord et ouest qui descendent en pente douce vers
l’estuaire de la Charente. La commune ne présente pas une richesse
hydrographique aussi complexe et étendue que ses voisines Saint Nazaire ou Saint Laurent, mais on distingue un secteur, à la fois de faible
altitude (3m NGF environ) et encore aujourd’hui parcouru de fossés, le
talweg, dont les Zones de Solidarité constituent l’extrêmité Ouest. Le
talweg communique avec l’estuaire par le chenal du Maréchat.
1.3 geologie carte -3
Le cadre géologique est étroitement lié au relief. La partie haute
de la presqu’île qui s’étend de Saint-Nazaire à Port-des-Barques, selon
une orientation de Sud-Est en Nord-Ouest, est formée de terrains d’âge
Crétacé (Secondaire) de nature principalement calcaire, marno-calcaire,
marneuse et gréseuse.
Le travail de sape, mais aussi d’apports fluviatiles, de la Charente, conjugué aux phénomènes hydrosédimentaires marins a participé
à la formation de ce rivage constitué de matériaux alluvionnaires et de
cordons littoraux.
En effet, sur ces terrains et falaises sont venus se déposer :
• des cordons littoraux à dominante de sable coquillier au niveau de
l’actuel centre-ville et à l’extrémité de la pointe de Piédemont,
• des vases de slikke, contemporaines, d’origine fluviatile dominante, sur
l’ensemble des fonds intertidaux et subtidaux.
Le sous-sol des Zones de Solidarité est un cordon littoral sur
sable coquillier, en limite de la formation géologique principale (calcaires
argileux et marnes).
Extrait de la carte d’Etat Major, 1846
1.4 histoire de l’occupation humaine
du littoral
La reconstitution de l’évolution de la configuration du rivage de la
commune est réalisée par la fusion de différentes informations recueillies
auprès :
- des Archives Municipales et des écomusées,
- de la Médiathèque de La Rochelle,
- des Archives Départementales de Charente-Maritime,
- des universités de Poitiers et de La Rochelle,
- de la DDTM de La Rochelle,
- du Service Historique de la Défense de Rochefort,
- de la Bibliothèque Nationale,
- du Service Hydrographique et Océanographique de la Marine,
- du BRGM et de l’Institut Géographique National et de Météo-France,
- des particuliers, passionnés d’histoire...
Extrait de la carte d’Etat Major, 1895
Les informations recueillies permettent de distinguer trois périodes dans
l’évolution du paysage qui s’offre à nous aujourd’hui.
Etude d’aménagement des sites de trois communes après déconstruction pour leur aménagement environnemental - Commune de Port des Barques
1.4.a XVII et XVIIIe siècles
Le village de Port-des-Barques apparaît sur les cartes anciennes du début du 17ème siècle. Il s’agit d’un hameau de la commune de
Saint-Nazaire. Au cours de cette période, les activités du hameau sont
principalement :
- la pêche, à marée basse sur l’estran mais également sur le plan d’eau
abrité par les îles ;
- l’agriculture, notamment l’élevage sur le rivage et la culture de céréales
(présence de nombreux moulins sur le relief de Piédemont) ;
- la saliculture.
En 1666, la ville de Rochefort est créée avec l’arsenal maritime
et militaire. Cette nouvelle cité stimule l’activité de Port-des-Barques qui
prend de l’ampleur et qui transforme le paysage littoral. Le port devient
un lieu d’approvisionnement pour la ville (développement de la pêche et
du cabotage) et sa position stratégique en fait une protection avancée
de l’arsenal contre les expéditions anglaises et hollandaises. Plusieurs
installations militaires s’établissent à l’embouchure de la Charente (pour
la défense des côtes) :
- Le Fort de Piédemont (à la pointe du même nom)
- Le Fort Chagneau (au centre de la presqu’île, sur le point le plus haut)
- La Redoute ou fort de l’Ile Madame
- Le Fort Lupin (1683)
- Le Fort de la Pointe (1672, en face sur le rivage de Fouras)
Au 18ème siècle, l’activité fluviale s’accentue. Les bateaux sont
construits et entretenus à Rochefort. Ils pouvaient être chargés et déchargés à Port-des-Barques.
1.4.b XIXe siècle
C’est l’époque de l’essor de l’ostréiculture et de la mytiliculture.
En 1857 sont créés en faveur de 106 individus un nombre égal de viviers
et claires à huîtres sur le littoral du Syndicat de Saint-Nazaire. Le marché
des produits de la mer se développe avec la découverte de nouvelles
techniques de collecte du naissain (1863) et l’efficacité des transports
(chemin de fer). A la fin du 18ème siècle, une jetée est réalisée, devant le
village. Elle s’étend depuis le trait de côte jusqu’à la ligne de basse mer
pour faciliter les débarquements de la pêche. L’ouvrage est amélioré en
1866 puis en 1880. Au cours de cette période, des ouvrages de défense
côtière devant le village ancien sont implantés et renforcés.
A partir des années 1850, des particuliers demandent l’autorisation d’établir des cabanes de baigneurs. C’est le début de l’activité touristique. Dans le même temps, l’arsenal rochefortais décline, son activité
décroît (il fermera ses portes en 1927). Fort Lupin est délaissé depuis le
18ème siècle, le Fort Madame est démilitarisé en 1918 et transformé en
1920 en prison d’accueil. Puis c’est le tour de Fort Chagnaud en 1930
(jamais terminé) : il est détruit, le terrain est égalisé et retourne à l’agriculture. Le Fort Piédemont sera emporté par le recul de la falaise.
1.4.c XXe siècle
Le 20ème siècle est marqué par le dynamisme de l’activité
conchylicole. En 1922, 82 bateaux sont rattachés à Port-des-Barques. La
13
Extrait de la carte des environs de Rochefort et de l’embouchure de la Charente, Claude Masse, 1720
jetée est l’équipement indispensable à l’activité de pêche et de conchyliculture (huîtres et moules). En 1930, elle est surélevée et une estacade
est construite dans son prolongement pour palier les problèmes liés à
l’ensablement et à l’envasement de l’ouvrage. Jusque dans les années
1950, on note la présence de claires, en bordure de l’estuaire (devant et
à l’Est du village), à la Garenne, dans l’Ile Madame et enfin à la Fontaine
Royale. Par ailleurs, plusieurs parcs de captage sont placés à l’Ouest de
l’Ile Madame, en face de Piédemont et de Montportail.
1.5 Axes de circulation structurants carte -5
On accède à Port des Barques en traversant le village de Saint
Nazaire, le plus souvent via la RD 125. Cet axe conduit naturellement à
l’avenue de la République, puis à l’avenue de l’Ile Madame en longeant
le littoral nord, pour aboutir au passage vers l’île, La Passe aux Boeufs.
C’est un axe très fréquenté, notamment en saison.
En suivant la côte, et en empruntant l’avenue de l’Océan en
belvédère sur le rivage sud, on effectue un itinéraire en boucle qui revient
vers Saint Nazaire.
Les axes structurants de circulation de la commune se situent
en périphérie, le long du rivage, ils ne passent ni par le centre du village
ni par les zones de solidarité. Ces secteurs sont donc plutôt en retrait de
la circulation, ils sont parcourus et donc visibles surtout par le voisinage
proche.
En 1947, le hameau de Port-des-Barques devient une commune
autonome de sa voisine Saint-Nazaire.
De nouvelles zones ostréicoles se développent:
- dans les années 1950, aux Anses, avec la construction d’une jetée qui
assure un abri pour les embarcations et protège la côte.
- dans les années 1970, à Montportail, sur une surface de 38 ha. La
transformation des anciens marais salants en claires ostréicoles permet 50 installations ostréicoles. Par ailleurs, la municipalité autorise la
construction de cabanes ostréicoles dans les claires de la Garenne.
Enfin, plusieurs aménagements touristiques sont réalisés à partir des
années 70 :
- une retenue d’eau de mer (Les Anses), en 1971.
- un plan artificiel d’eau douce, le lac des Rouches (lieu de pêche et de
promenade) en 1979,
- le camping de la Garenne (300 emplacements sur 7 ha) en 1980,
- l’aire de stationnement et les descentes à la plage de la Garenne en
1981,
- l’Ecomusée en 1994,
- l’extension, dans les années 2000, de la retenue d’eau de mer.
1.6 Tourisme et loisirs carte -6-
Le bâti de Port-des-Barques est localisé, au début du 20ème
siècle, sur le cordon dunaire qui s’étire parallèlement à la Charente,
au plus proche de sa raison d’être, l’activité maritime et fluviale. Des
hameaux existent déjà sur le plateau : La Bosse, Le Maréchat, Font
Renaud, Piédemont. Par la suite, avec la création de la commune en
1947, c’est surtout le hameau principal de Port-des-Barques qui se
développe, le long de la Charente vers l’est.
Cartes postales anciennes
L’offre de loisirs et les points d’intérêt touristique suivent les axes
de circulation structurants : ils sont principalement implantés le long
des grands axes, sur le rivage et donc plutôt en périphérie du bourg.
Il s’agit principalement d’activités balnéaires familiales (plage, activités
nautiques, baignade dans la retenue d’eau de mer des Anses, animations
saisonnières, écomusée, promenade), complétées par l’attrait du passage
vers l’Ile Madame, qui draine, lui, davantage de visiteurs, toute l’année
mais sur de courtes durées.
Une Opération Grand Site est en cours d’élaboration sur l’estuaire
de la Charente.
Les zones de solidarité se trouvent à l’écart des pôles touristiques
ou de loisirs et ne sont pas directement concernées par les projets liés à
ce secteur d’activité.
A partir des années 1970, l’extension urbaine se développe sur
le plateau, à partir des hameaux anciens et du bourg principal mais aussi
dans des secteurs d’altitude plus basse et dans le talweg marécageux. Les
Zones de Solidarité font partie de ces secteurs urbanisés récemment.
Retenue d’eau de mer, Cale des Anses
Etude d’aménagement des sites de trois communes après déconstruction pour leur aménagement environnemental - Commune de Port des Barques
15
Les grands paysages non-bâtis de Port des Barques :
1 - l’estuaire de la Charente et la vue sur l’Ile Madame
2 - le bocage du talweg marécageux
3 - le plateau agricole
1.7 protections environnementales carte -7
Les espaces maritimes et fluviaux autour de la commune de Port
des Barques sont identifiés comme patrimoine naturel et protégés (Natura 2000 Basse Vallée de la Charente et Natura 2000 Marais de Brouage
et Marais Nord d’Oléron).
Sur terre, une partie de la commune entre Les Fontaines et Pierre Menue est en zone Natura 2000 (Basse Vallée de la Charente). Les
côtes de la commune sont en zone ND, de même que certaines parcelles
agricoles au contact de la commune de Saint Nazaire : le document d’urbanisme communal actuel protège le rivage et la coupure urbaine avec
le village voisin. L’Ile Madame est un Site Classé.
Les zones de solidarité ne sont pas directement concernées par
des périmètres de protection environnementale. La ZDS des tamaris
est immédiatement au contact d’une zone NDi (zone naturelle protégée
inondable).
Vue sur l’Ile Madame
1.8 projets urbains carte -8
Les projets urbains de la commune sont essentiellement orientés
vers l’accueil de nouveaux habitants sur le plateau. Une zone artisanale
est en projet du côté du lieu dit des Fontaines.
La collecte et la gestion des eaux pluviales a fait l’objet d’une
étude à l’échelle communale (UNIMA - 2010). Une première étude du
Schéma Directeur d’Assainissement pluvial, proposait, compte tenu de
l’insuffisance de certains collecteurs, d’envisager un renforcement de la
structure actuelle. Sur le bassin versant du centre ville, les aménagements concernaient la mise en place d’un système de traitement des
eaux et la modification d’une partie des conduites existantes. D’après les
conclusions de cette étude, un dispositif de traitement des eaux pluviales (fossé - bassin - roselière) pourrait prendre place dans les parcelles
en zone NDi au voisinage de la zone de solidarité des Tamaris. Après
pompage, les eaux seraient rejetées vers la Charente à travers l’exutoire
actuel.
La commune étudie les modalités d’un aménagement global du
talweg du Pied du Coteau jusqu’à l’écluse du Maréchat et aux Fontaines,
en fonction des opportunités foncières à court ou moyen terme.
1.9 Tempêtes et projets de défense carte -9
1.9.a.Historique des tempêtes
La liste suivante, non exhaustive, recense les principaux événements qui ont touché la commune de Port-des-Barques.
● 22 octobre 1820
« Les dégradations qui ont eu lieu à cette côte sont assez considérables
car il y a eu sur 700 m de longueur d’emporté et de 5 à 6 m de largeur
(…) » Source : Rapport de l’Ingénieur d’arrondissement des Ponts et
Chaussées pour les dégradations faites suite à l’ouragan du 22 octobre
1820- Marennes le 18 mars 1821, Archives Départementale)
● 2 mars 1873
« (…) Lors de la tempête qui sévit le 2 courant, la rue qui longe le mur
de quai du Port des Barques, en aval de l’amorce de la jetée, a été submergée par l’eau de mer et quelques maisons ont été envahies par les
Etude d’aménagement des sites de trois communes après déconstruction pour leur aménagement environnemental - Commune de Port des Barques
eaux (…) » Source : Ordre de service de l’Ingénieur Ordinaire des Ponts
et Chaussées, 11 mars 1873
« (…) Cette grande marée coïncidant avec une violente tempête de NNO
a occasionné, en élevant les eaux à une hauteur qu’elles n’avaient pas
atteintes depuis bien des années, de graves désastres sur le littoral du
département (…) Source : Ordre de service de l’Ingénieur Ordinaire des
Ponts et Chaussées, 6 septembre 1873
● Novembre et décembre 1876
« Les coups de vent successifs de la fin de l’année 1876, particulièrement
ceux des 6 et 9 novembre et 31 décembre ont élevé les marée à une hauteur inusitée. Les lames déferlant sur la plage et poussées par les vents
violents d’ouest venaient déraciner les chaussées du chemin vicinal et
renverser le petit mur récemment établi pour la protection de ce chemin,
en amont de la jetée (…) » Source : Ordre de service de l’Ingénieur Ordinaire des Ponts et Chaussées, 2 février 1877
● 13 et 14 mars 1937
« (…) Les tempêtes des 13 et 14 mars, coïncidant avec une forte maline
(coefficient 112), ont occasionné de nombreux dégâts sur nos côtes (…)
La digue de Montportail n’a pas souffert, mais la dune a été attaquée au
nord et au sud de l’ouvrage et les propriétés ont été submergées (…) »
Source : Délibération du Conseil Général de Charente Inférieure – Séance du 21 avril 1937
● 14 et 15 février 1957
« (…) De très nombreux dégâts ont été constatés, autant chez les particuliers que sur le domaine public (…) dommages causés au domaine
public : brèche ouverte sur le chemin communal qui relie la Passe aux
Bœufs à la Passe aux Filles, brèche ouverte dans la digue de la Garenne
et inondation de 50 ha, dégradation de la jetée sur 30 m (…) ». Source :
Mairie de Port-des-Barques, courrier de Mr le Maire à Mr le Préfet, le 26
février 1957
● Début novembre 1967
« (…) la récente tempête vient, une fois encore, d’éprouver sérieusement
la zone littorale de Port-des-Barques (…) » Source : Mairie de Port-desBarques, courrier de Mr le Maire à Mr le Député, le 24 novembre 1967
● 5 et 6 février 1974
« (…) la tempête a provoqué trois brèches dans les enrochements de
la défense des côtes de Port-des-Barques : l’une dans la baie de FondRenaud (15 m de large), la seconde de 30 m de large sur la côte de la
Garenne, et la troisième au Calvaire (…) ». Source : Mairie de Port-desBarques, lettre de Mr le Maire à Mr le Préfet, le 7 février 1974
● 11 et 12 janvier 1978
« Mr le Maire expose que la tempête des 11 et 12 janvier 1978 a très
fortement endommagé les côtes de l’Ile Madame et de Montportail (…) »
Source : Mairie de Port-des-Barques, Délibération du Conseil Municipal
du 28/03/1978
● début septembre 1995
« Le Maire expose à l’Assemblée que suite au coup de vent du début
septembre, de nombreux endroits de notre côte ont subi des dégâts très
importants nécessitant d’urgence la mise en place de protection, particulièrement devant la côte sud de l’Ile Madame et devant la plage nord
du camping (…) Source : Mairie de Port-des-Barques, Délibération du
Conseil Municipal du 15/09/1995
17
● 27 décembre 1999
« (…) Pas un secteur n’a été épargné. Certains ont cependant été plus
durement touchés que d’autres, principalement ceux qui ont subi le razde-marée (…) Sur le territoire de la commune, c’est presque 200 maisons qui ont été inondées, ainsi que tous les établissements ostréicoles
(…) Source : Mairie de Port-des-Barques, Compte rendu du Conseil Municipal du 27/12/1999.
L’augmentation du niveau marin
est encore très mal connue et fait l’objet de vives controverses car celuici est soumis à plusieurs phénomènes difficilement quantifiables comme
la vitesse de fonte des glaciers et des terres glaciaires qui font l’objet de
nombreuses théories (Rohling, 2008).
1.9.b Tempête Xynthia
Le niveau de l’eau dans l’estuaire de la Charente est monté
jusqu’à 4,40 NGF ce qui correspond sensiblement à l’altitude des traces
relevées en bord de Charente aux endroits non exposés au clapot. Le
front de Charente a été inondé par quelques décimètres d’eau et des
écoulements se sont produits par les rues perpendiculaires. Toutefois, la
plus grande partie de l’eau qui a envahi la cuvette est arrivée par l’est, à
travers une zone ostréicole.
En arrière du bourg ancien, le niveau de l’eau dans les quartiers
urbanisés n’a guère dépassé 4,00 NGF : la cuvette n’a pas eu le temps
de se remplir complètement avant que la marée redescende.
Cela a néanmoins conduit à des inondations de plus d’un mètre
au-dessus du terrain naturel. Les zones les plus impactées sont d’une
part à l’ouest du talweg, dans l’axe des rues du Pied du Coteau, du 11
novembre, des Tamaris, et d’autre part à l’est, le quartier du Petit Poste.
Les constats réalisés ont conduit à mesurer des hauteurs d’eau
oscillant suivant les parcelles entre 0,80 et 1,20 m, et c’est dans le lotissement des Tamaris et celui de la rue du Pied du Coteau qu’ont été
relevées les hauteurs de submersion supérieures à 1m les plus nombreuses.
La montée des eaux a été relativement progressive mais l’essorage très lent. Au reflux de la mer, les zones les plus basses ont connu
un phénomène de rétention des eaux durant plusieurs jours.
(source : Rapport détaillé relatif au site de Port-des-Barques, Henri
Maillot et Jacques Nadeau, janvier 2011)
l’Observatoire Météorologique Mondial - 2012).
1.9.d Nature du trait de côte et projets de défense
Le trait côte est caractérisé par l’alternance de falaise et de défense côtière. Suite au constat de la tempête « Xynthia » : « L’état dégradé des protections des digues de Charente et l’inexistence des protections sur la digue des fontaines ont engendré une forte submersion de
la commune » (EGIS, 2O11), des travaux d’urgence ont été entrepris sur
les zones détériorées dans le cadre du plan ORSEC.
A moyen terme, le scénario retenu pour la protection du littoral
consiste à limiter les franchissements en renforçant la protection littorale
existante et à créer une ceinture anti submersion à l’Est, le tracé de celleci n’étant pas encore complètement défini.
1.10 zones de solidarité
1.9.c Perspectives - tempêtes et niveau marin
« Aucune tendance ne se dégage de façon très précise sur l’évolution des tempêtes.[…] Les connaissances sur l’érosion/accrétion des
côtes dans un contexte de changement climatique sont faibles et nécessitent des efforts de recherche afin de pouvoir mettre en place les
possibles évolutions en fonction des scénarii climatiques.»
carte -10-
1.10.Emprises
Port des Barques est la commune de cette étude dont les surfaces en Zones de Solidarité sont les plus réduites : 2.5 hectares, dont
l’altimétrie varie entre 2.70 et 3.40 m NGF, au coeur du village, au contact
et à la vue des riverains.
1.10.b Espaces de projet immédiat
Les parcelles acquises par l’Etat se limitent aux habitations, soit
un peu plus de 1.8 hectares, ou 73% de l’ensemble des surfaces en ZDS.
A Port des Barques, seule une habitation reste en attente de déconstruction, dans la ZDS du Pied du Coteau et les rues ne font a priori pas partie
du foncier racheté par l’Etat.
La quasi-totalité des périmètres en zone de solidarité constitue
un espace de projet immédiat.
«Impacts à long terme du changement climatique sur le littoral métropolitain» édité sous
le numéro 55 d’octobre 2011 dans la collection «Etudes et documents» du Commissariat
Général au Développement Durable du ministère en charge du Développement durable.
Concernant le niveau marin, depuis la fin du 19ème siècle, on
assiste à une surélévation estimée à +1,5 mm/an, soit 15 cm en un siècle, d’après les données du marégraphe de Brest.
On estime en 2009 que cette élévation pourrait atteindre 50 cm d’ici
2100, avec une large marge d’incertitude allant d’un minimum de 30 cm
à un maximum de 100 cm (Verger F. 2009).
Or, les estimations considéraient jusqu’à maintenant une hausse
des températures de l’ordre de 2°C supplémentaires en 2100, alors que
la probabilité d’une hausse de 4°C se précise aujourd’hui (rapport de la
Banque Mondiale sur les conséquences du réchauffement climatique - novembre 2012),
et que la production de gaz à effet de serre ne diminue pas (rapport de
Etude d’aménagement des sites de trois communes après déconstruction pour leur aménagement environnemental - Commune de Port des Barques
ZDS du Pied du Coteau en mars 2012
19
FOURAS
SAINT LAURENT
de la Prée
Marais
de Flandre
Ile Madame
Fort de
la Pointe
La Pointe de Surgères
La
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ux
Les Raux
Bo
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La cale
en Charente
La Charente
s
écluse
du Maréchat
La cale
des Anses
Les Fontaines
La Fosse
aux Mâts
Le Petit Poste
la Garenne
L'ilôt
Pierre Menue
Lac
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Les Mays
PORT DES BARQUES
Fort
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La Bosse
Le Maréchat
Piédemont
Le Fort Chagnaud
L'Etelon
La cale
de Piédemont
Font Renaud
Les Trois Moulins
Le Grand Village
Segrienne
Zone ostréicole
de Montportail
Port des barques - 2 - hydrographie et relief
N
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250
500m
1km
SAINT NAZAIRE
sur Charente
La Bernardière
C2c : Calcaires et grès
C3a : Calcaires argileux et marnes grises
Fw : Alluvions fluviatiles siliceuses, anciennes
FMya : Alluvions fluvio-marines
FMyb : Vases silteuses brunes (limons)
Mfzb : Vase de slikke
My : Cordon littoral sur sable coquillier
Mz : Cordon littoral
Source : BRGM
Port des barques - 3 - géologie
N
Ech. : 1 / 12 500e
0
125
250
500m
1km
La Charente
en Charente
Evolution historique du bâti
Les Fontaines
La Fosse
aux Mâts
Le Petit Poste
Pierre Menue
Source : base de données DDTM 17
PORT DES BARQUES
La Bosse
Le Maréchat
Piédemont
La cale
iédemont
Le Fort Chagnaud
L'Etelon
Font Renaud
Les Trois Moulins
SAINT
sur C
FOURAS
SAINT LAURENT
de la Prée
Marais
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Ile Madame
Fort de
la Pointe
La Pointe de Surgères
La
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Les Raux
Bo
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La Charente
s
La cale
en Charente
Les Fontaines
La cale
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La Fosse
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Le Petit Poste
la Garenne
L'ilôt
Pierre Menue
Lac
des Rouches
Les Mays
PORT DES BARQUES
Fort
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La Bosse
Le Maréchat
Piédemont
Le Fort Chagnaud
L'Etelon
La cale
de Piédemont
Font Renaud
Les Trois Moulins
Le Grand Village
Segrienne
Port des barques - 4 - evolution historique du bâti
N
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500m
1km
Zone ostréicole
de Montportail
SAINT NAZAIRE
sur Charente
La Bernardière
FOURAS
SAINT LAURENT
de la Prée
Marais
de Flandre
Ile Madame
Fort de
la Pointe
La Pointe de Surgères
La
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Les Raux
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La cale
en Charente
La Charente
s
Avenue de l'Ile Madame
La cale
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de la
Les Fontaines
Répu
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La Fosse
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e
Le Petit Poste
la Garenne
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PORT DES BARQUES
La Bosse
Le Maréchat
Piédemont
Aven
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La cale
de Piédemont
Le Fort Chagnaud
de l'O
L'Etelon
céan
D1
25
Font Renaud
Les Trois Moulins
Le Grand Village
Segrienne
Zone ostréicole
de Montportail
Port des barques - 5 - axes structurants
N
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1km
SAINT NAZAIRE
sur Charente
La Bernardière
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de la Prée
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la Pointe
La Pointe de Surgères
La
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ux
Bo
euf
La Charente
s
Plage et
Sports nautiques
La cale
des Anses
Piscine
d'eau de mer
Les Raux
Espace paysager
et animations saisonnières
Ecomusée
Restaurant
La cale
en Charente
Départ de promenades
en bateau
Les Fontaines
La Fosse
aux Mâts
Restaurants
Le Petit Poste
Guinguettela Garenne
Aire de
Espace
Campingcars
Pique-nique
Lac
Les Mays
des Rouches
PORT DES BARQUES
Fort
du Peu
L'ilôt
Pierre Menue
La Bosse
Le Maréchat
Espace
Pique-nique
Piédemont
Le Fort Chagnaud
L'Etelon
La cale
de Piédemont
Font Renaud
Les Trois Moulins
Le Grand Village
Segrienne
Zone ostréicole
de Montportail
Port des barques - 6 - modes doux et loisirs
N
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500m
1km
SAINT NAZAIRE
sur Charente
La Bernardière
Source : PLU des communes et données DREAL
FOURAS
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Marais
de Flandre
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la Pointe
La Pointe de Surgères
La
Les Raux
Natura 2000
Pa
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Basse Vallée de la Charente
ea
ux
Site Classé
Bo
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La cale
en Charente
La Charente
s
Ile Madame et Port des Barques
ND
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Les Fontaines
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La cale
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L'ilôt
Pierre Menue
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La Fosse
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Natura 2000
ND
Basse Vallée de la Charente
PORT DES BARQUES
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La Bosse
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Piédemont
ND
Le Fort Chagnaud
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ND
La cale
de Piédemont
Natura 2000
Font Renaud
Les Trois Moulins
Marais de Brouage et Marais Nord d'Oléron
ND
NDr
Le Grand Village
Segrienne
Port des barques - 7 - Protections environnementales
N
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1km
Zone ostréicole
de Montportail
SAINT NAZAIRE
sur Charente
La Bernardière
Source : PLU ou Service Urbanisme des communes
FOURAS
SAINT LAURENT
de la Prée
Marais
de Flandre
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Fort de
la Pointe
La Pointe de Surgères
La
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ss
ea
ux
Les Raux
Bo
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La cale
en Charente
La Charente
s
Les Fontaines
La cale
des Anses
SEMDA
la Garenne
Ancien SIVU
Gendarmerie
Traitement des
eaux pluviales
lot. privé
les Maurines
Lac
des Rouches
Les Mays
Les Grandes
Versennes
ZAC?
Fort
du Peu
lot. privé
Le Petit Poste
déconstruction
La Fosse
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Zone artisanale
Pierre Menue
(projet)
L'ilôt
terrain L'Eglise
PORT DES BARQUES
La Bosse
terrain Brassaud
Le Maréchat
Piédemont
Le Fort Chagnaud
L'Etelon
La cale
de Piédemont
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Les Trois Moulins
Le Grand Village
Segrienne
Zone ostréicole
de Montportail
Port des barques - 8 - projets urbains
N
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SAINT NAZAIRE
sur Charente
La Bernardière
Source : DREAL, CG17, Etude EGIS 2011
FOURAS
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la Pointe
La Pointe de Surgères
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ux
Les Raux
Bo
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La Charente
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Digue de l'avenue
de L'Ile Madame
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en Charente
Batardeau
Digue des Fontaines
Digue de la Charente
Les Fontaines
La cale
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Le Petit Poste
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PORT DES BARQUES
L'ilôt
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Terre
La Bosse
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Le Fort Chagnaud
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Port des barques - 9 - emprise xynthia et projets de défense
N
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1km
Zone ostréicole
de Montportail
SAINT NAZAIRE
sur Charente
La Bernardière
Composition schématique des Zones de Solidarité
Parcelle
cultivée
Terrains
non-bâtis
Local
d’activité
Point dur
Limite de la Zone
de Solidarité
Rue
Parcelle publique
Parcelle
cultivée
Sentier
piéton
FOURAS
SAINT LAURENT
de la Prée
Marais
de Flandre
Ile Madame
Fort de
la Pointe
La Pointe de Surgères
La
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Les Raux
Bo
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La Charente
s
La cale
en Charente
Les Fontaines
La cale
des Anses
2.5 ha
la Garenne
195m
125m
Le Petit Poste
L'ilôt
Pierre Menue
140m
Lac
des Rouches
La Fosse
aux Mâts
Les Mays
Fort
du Peu
PORT DES BARQUES
La Bosse
Le Maréchat
Piédemont
Le Fort Chagnaud
L'Etelon
La cale
de Piédemont
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Les Trois Moulins
Le Grand Village
Segrienne
Zone ostréicole
de Montportail
Port des barques - 10 - zones de solidarité
N
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500m
1km
SAINT NAZAIRE
sur Charente
La Bernardière
2 . Enjeux
2.1 Enjeux communs à l’aménagement de
toute zone de solidarité
Le diagnostic complet mené pareillement sur les trois communes de
l’étude (mêmes thèmes et même échelle), combiné aux rencontres avec les acteurs locaux principaux, a permis de faire émerger des enjeux communs, quel
que soit le site ou la commune concernée, et des enjeux spécifiques au contexte
urbain et paysager de chaque commune.
2.1.a Respecter la mémoire des lieux
L’acquisition puis la déconstruction par l’Etat des habitations
en Zone de Solidarité doit éviter de faire table rase. Pour adoucir l’acte
de déconstruire d’anciens lieux de vie, et pour préserver une forme de
mémoire de ces lieux, nous proposons la conservation préventive des
arbres, haies ou bosquets correspondant à une palette végétale en accord avec les alentours non-bâtis, en bon état sanitaire et pouvant être
conservés sans gêner les travaux de déconstruction. Dès le début de
l’étude, nous avons proposé aux communes de les marquer pour les
préserver. Ainsi les parcelles ne restent pas «nues» en attendant la mise
en oeuvre des projets. Cette démarche représente également un gain de
temps, en assurant la transition avec les futures plantations, qui mettront
plusieurs années avant d’avoir une belle ampleur.
Plus largement, les éléments qui assurent la cohérence paysagère et environnementale des sites avec les alentours non-bâtis doivent être préservés : le réseau hydrographique, les haies bocagères,
les arbres remarquables... tout ce qui peut participer dès à présent à
«occuper», à «meubler» de façon cohérente les espaces déconstruits en
attente d’un nouvel usage.
Par contre, les essences ornementales, les trottoirs et l’éclairage
public sont des motifs associés à l’espace bâti dont il faut rapidement
interroger la conservation.
2.1.b Limiter la vulnérabilité des personnes et des biens
Les zones de solidarité restent des zones de grand danger. C’est
pourquoi les aménagements doivent limiter l’exposition des personnes
et des biens au risque de submersion : pas de constructions fermées
susceptibles d’occupation nocturne ou permanente, usages et usagers
pris en compte dans le Plan de Communal de Sauvegarde, transparence
hydraulique...
Les évènements tempétueux, qui ne manqueront pas de se répéter à nouveau, risquent de s’accentuer dans les années à venir, selon
les prévisions d’élévation du niveau marin, consécutive du changement
climatique. Le trait de côte actuel se verra modifié, c’est pourquoi il faut
dès maintenant envisager des aménagements sobres, peu coûteux, nonpérennes.
2.1.c Proposer un nouvel usage
Les anciens quartiers résidentiels représentent d’importantes surfaces, au voisinage de quartiers toujours habités. Ils doivent retrouver un statut cohérent avec les espaces riverains et les futurs projets
d’aménagement.
Etude d’aménagement des sites de trois communes après déconstruction pour leur aménagement environnemental - Commune de Port des Barques
La réalisation d’un paysage durable et cohérent dans les espaces
déconstruits passe par la mise en place d’usages susceptibles de créer et
d’entretenir spontanément les paysages recherchés.
Le retour à des usages passés, d’avant l’urbanisation, sont parfois en décalage avec les activités contemporaines. Les usages en présence dans les espaces non-bâtis alentours peuvent être envisagés dans
les parcelles déconstruites, si les emprises et les caractéristiques paysagères à préserver sont compatibles. Sinon, des usages originaux doivent
être imaginés.
2.1.d Mettre en place un projet processus
La décision de déconstruire, les rachats sur le Fonds
Barnier, et les travaux de déconstruction ont été des actions relativement
rapides au regard de l’évolution urbaine des communes. En deux ans,
des dizaines d’années de développement urbain ont été effacées.
L’objectif est donc de ne pas figer les aménagements trop
rapidement après les déconstructions, ni de laisser à un seul concepteur
ou un seul usager la possibilité d’intervenir sur les sites, afin de retrouver
un rythme de transformation du paysage apaisé, et une variété de
fonctionnement enrichie du nombre d’acteurs mobilisés.
Pour l’aménagement durable des sites déconstruits, le choix d’un
projet-processus consiste:
- à engager quelques actions concrètes, modestes mais immédiates,
- à définir les grandes orientations d’aménagement (ou usages) en consultant l’ensemble des acteurs locaux,
- à intégrer les impacts probables du changement climatique sur les secteurs vulnérables du littoral,
- à prendre le temps de concevoir et de mettre progressivement en place
un projet partagé et évolutif.
Pour toutes ces raisons, le choix du projet-processus est la garantie de la création d’un paysage, et non d’un décor.
2.1.e Entretenir la mémoire du risque
A terme, les paysages recréés ne doivent pas faire oublier la submersion qui a conduit à la déconstruction de quartiers résidentiels. La
tempête Xynthia en 2010 n’était pas un évènement isolé, et le risque tempétueux perdure, associé aux conséquences prévisibles du changement
climatique sur le niveau marin.
Les dispositifs de type Plan de Prévention des Risques, Plan
Communal de Sauvegarde, entretien des digues... peuvent être complétés
par une culture locale du risque, visible sur le terrain. Sans forcément
proposer des monuments ou des sanctuaires, la pose de plaques
commémoratives ou de panneaux pédagogiques peut être envisagée.
L’établissement, la matérialisation et la protection de repères de
submersion est une obligation règlementaire. Un repère Xynthia 2010 a
été frappé à la demande de l’Etat par la Monnaie de Paris et peut donc
être utilisé à cet effet.
39
La commune de Port des Barques, une partie de son talweg et les zones de solidarité. Au fond, l’Ile Madame. Photo : Erwan Le Cornec - Mars 2012
2.2 Enjeux spécifiques
à la commune de Port des barques
2.2.a Créer un lieu social et partagé au coeur du village
L’aménagement des zones de solidarité est l’opportunité
de créer un espace public ouvert et partagé à l’intérieur du village de
Port des Barques. La zone de solidarité du Pied du Coteau se prête
particulièrement bien à ce programme, car elle est accessible directement
depuis la place de la Mairie par les rues d’Aunis et du Pied du Coteau,
voies moins circulées que la rue du 11 novembre. Les réflexions de la
commune sur la création de jardins familiaux pourraient par exemple
prendre place à cet endroit.
D’autres programmes d’espaces publics ouverts peuvent être
étudiés, du moment qu’ils respectent les préconisations du Plan de
Prévention du Risque Inondation (PPRI) et limitent la vulnérabilité des
personnes et des biens (pas de construction définitive et fermée, pas de
présence humaine permanente ou nocturne...).
Entretenir la mémoire du risque - pistes de réflexion
OBJECTIF : rappeler l’ampleur de la submersion par un repère physique auquel on puisse comparer les dimensions de l’espace alentour et sa
propre taille. Eviter la création de stèles ou de monuments, préférer la réalisation et l’entretien de multiples repères sobres et discrets.
=> à sceller solidement et selon des prescriptions
spécifiques sur un support maconné vertical à proximité des Zones de Solidarité (éviter la création d’une
maçonnerie)
«En ce qui concerne la culture et la mémoire du risque, le
plan submersion rapides inclut la pose de repères de limite
de submersion marine pour conserver la mémoire de cet
événement dramatique. Un modèle spécifique «Xynthia» a
été défini par le ministère et réalisé en collaboration avec la
Monnaie de Paris. Les premiers exemplaires de ce disque
de bronze de 80 mm de diamètre ont été fabriqués et [...]
mis à la disposition des communes, responsables de leurs
poses.»
=> à peindre ou à graver sur tout support
perenne vertical dans les Zones de Solidarité
(tronc d’arbre, piquet de cloture, mât d’éclairage...)
=> à planter et à tailler dans les Zones de Solidarité selon un gabarit correspondant à la hauteur de submersion Xynthia
2.2.b Mettre en valeur la gestion des eaux pluviales
Les zones de solidarité se situent à l’extrêmité ouest du talweg de
la commune, ces parties basses anciennement marécageuses et chemin
naturel de l’eau de la commune. Aujourd’hui, les paysages du talweg
sont un peu moins homogènes et alternent claires ostréicoles, parcelles
remblayées et cultivées, prés et pavillons. Une partie des fossés et les
haies bocagères qui y sont associées subsistent.
L’étude pour l’aménagement des zones de solidarité re-questionne
les propositions de l’étude UNIMA de gestion et de traitement des eaux
pluviales (2010) en mettant à disposition de nouveaux espaces de projet.
Les deux études peuvent se nourrir l’une de l’autre pour mettre en valeur
la gestion des eaux pluviales de la commune et pour rendre à nouveau
lisible le chemin naturel de l’eau à partir des zones de solidarité.
2.2.c Initier un projet de réaménagement du talweg de la
commune, du Pied du Coteau jusqu’à l’écluse du Maréchat
La commune est attentive aux disponibilités foncières qui
pourraient se concrétiser à court ou moyen terme dans tout le secteur
du talweg, au moins jusqu’à l’écluse du Maréchat. Un espace potentiel
de projet bien plus large que les zones de solidarité se dessine alors
pour la commune, qui pourrait requalifier les paysages et les usages de
l’ensemble du talweg de façon cohérente. L’enjeu est donc également
l’inscription du projet dans le cadre réglementaire particulier de l’estuaire
de la Charente (PAPI, PPRI-PPRL, Natura 2000, Site classé, Grand
Site...).
Une fiche action intitulée «Amélioration de la vidange hydraulique
de Port des Barques» a été élaborée à ce titre dans le cadre du Programme
d’Actions de Prévention des Inondations (PAPI) validé en juillet 2012.
Elle vise à «optimiser le lagunage gravitaire dans la coulée verte» et à
«privilégier les ouvrages de transfert paysagers à ciel ouvert». Ce projet
représente également une opportunité de recréer un environnement
naturel ou semi-naturel, de favoriser la biodiversité et les milieux humides
à proximité de l’estuaire de la Charente.
L’aménagement des zones de solidarité constitue donc l’amorce
de ce projet plus large.
repérage basique,
discret et peu coûteux
alternative possible dans certains des
aménagements paysagers envisagés
source www.developpement-durable.gouv.fr
Etude d’aménagement des sites de trois communes après déconstruction pour leur aménagement environnemental - Commune de Port des Barques
41
Vers la
Fontaine Lupin
Vers la
Fontaine Lupin
Port
des Fontaines
Capitainerie
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3.50
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Office du Tourisme
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Itinéraire cyclable balisé existant
Itinéraire modes doux à aménager ou créer
Fossé existant - à conserver
Hypothèse de bassin - gestion des eaux
pluviales en gravitaire - nmb et position à étudier
Hypothèse d’acquisition foncière
par la commune
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Trames et grands principes d’aménagement
Trames : cheminements et hydrographie
6.50
Voirie existante
Voirie existante en ZDS - conservation ?
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Itinéraire cyclable balisé existant
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Voirie existante en ZDS - conservation ?
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Itinéraire cyclable balisé existant
Itinéraire modes doux à aménager ou créer
Fossé existant - à conserver
Hypothèse de bassin - gestion des eaux
pluviales en gravitaire - nmb et position à étudier
Hypothèse d’acquisition foncière
par la commune
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pluviales en gravitaire - nmb et position à étudier
Hypothèse d’acquisition foncière
par la commune
Voirie existante
3.80
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Fossé existant - à conserver
Trames et grands principes d’aménagementHypothèse de bassin - gestion des eaux
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Itinéraire modes doux à aménager ou créer
PORT DES BARQUES
Trames : cheminements et hydrographie
6.50
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PORT DES BARQUES
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(projet)
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Zone Artisanale
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Voirie existante
Légende
Voirie existante en ZDS - conservation ?
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Trames : cheminements et hydrographie
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PORT DES BARQUES
Trames et grandes orientations d’aménagement
Trames et grands principes d’aménagement
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PAYSAGE OSTRÉICOLE
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DE BOCAGE
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évacuation en 2.20
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3.20
Atlantic Aménagement
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Retrocession
à la commune
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Etude pour l’aménagement des ZDS - J Colin / GEOS / Hydratec - Mars 2012
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Etude pour l’aménagement des ZDS - J Colin / GEOS / Hydratec - Mars 2012
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Etude pour l’aménagement des ZDS - J Colin / GEOS / Hydratec - Mars 2012
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(photo réalisée par E. Le Cornec le 27 mars 2012)
3 . Scénarios
Ile Madame
Mairie
Jardin public
Jardins familiaux
Prairie
Port des Barques
Un seul scénario s’est imposé pour les deux zones de solidarité
de la commune de Port des Barques, les souhaits de la commune et
les recommandations de l’équipe s’accordant rapidement et simplement.
L’emprise réduite des espaces à réaménager et l’évidence du contexte
urbain et paysager ont facilité l’élaboration d’un projet cohérent à court
comme à moyen terme.
3.1 Les zones de solidarité dans les
orientations d’aménagement de l’ensemble
du talweg
Bocage
Les zones de solidarité du Pied du Coteau et des Tamaris
sont situées au bout du talweg, au cœur du territoire communal, et
immédiatement au contact du bourg.
Le souhait de la commune rejoint le point de vue de l’équipe : les
zones de solidarité sont à considérer à l’échelle du talweg, en lien avec
le fonctionnement hydraulique naturel. Dans la vision d’ensemble de ce
secteur d’altimétrie plus basse, les espaces de projet potentiels pour un
aménagement paysager lié à la gestion des eaux pluviales sont multiples.
Les zones de solidarité représentent des espaces de projet immédiat, de
même que les logements sociaux du lieu dit du Pré du Rivage appartenant
à Atlantique Aménagement, déconstruits, et dont le terrain d’environ
0.7 hectares sera rétrocédé à la commune. Ce secteur est également
caractérisé par la présence de terrains non-bâtis classés en zone rouge
de type RS1 par le PPRN (application anticipée par arrêté préfectoral
datée du 6 octobre 2011). La valorisation paysagère et l’optimisation
hydraulique du talweg pourrait être étudiée à moyen terme dans le cadre
d’un aménagement d’utilité publique pour la gestion des eaux pluviales.
Un scénario d’aménagement de l’ensemble du talweg est
envisageable: en tenant compte des disponibilités foncières, nouvelles et
possibles à moyen terme, un développement nouveau des préconisations
de l’étude de l’UNIMA peut être proposé, accompagné d’une valorisation
paysagère du chemin naturel de l’eau.
Du pied du coteau au chenal du Maréchat, le talweg peut devenir
le support d’une transition paysagère: d’un paysage urbain jardiné à un
paysage de bocage inondable rappelant les anciens marais, puis aux
espaces ostréicoles pour aboutir à l’exutoire naturel du Maréchat sur la
Charente. L’écoulement naturel des eaux pluviales pourrait être retrouvé,
passant dans ces paysages par des bassins successifs, et utilisant les
fossés existants. A cette stratégie douce de gestion des eaux pluviales,
une continuité des cheminements en mode doux (piétons/cycles) peut être
ajoutée, donnant lieu à un nouvel itinéraire pédagogique et d’agrément à
destination des habitants comme des visiteurs: le chemin du talweg.
Perspective projet
Etude d’aménagement des sites de trois communes après déconstruction pour leur aménagement environnemental - Commune de Port des Barques
45
ZDS du PIed du Coteau
- nettoyage fin des débris de déconstruction
- couverture des sols : semis d’une prairie fleurie,
d’une fétuque, ou paillage.
ZDS des Tamaris
- nettoyage fin des débris de déconstruction
- couverture des sols : semis d’une prairie fleurie,
d’une fétuque, ou paillage.
Accès propriétés
privées maintenus
Réduire la chaussée à
4m de large ?
fossé existant
chaussée et éclairage
à supprimer
arbre conservé
Surface en enrobé
conservée pour accès
et retournement (dont
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fossé à créer
Supprimer chaussée dès
que l’accès à la maison
restante est inutile
(supprimer la haie)
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arrêt de bus
Plan des travaux complémentaires aux déconstructions et des aménagements immédiats
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50m
3.2 le pied du coteau
Emprise de la ZDS: 1.4ha
Emprise des déconstructions : 1 ha (77% de la ZDS)
Entourée par le tissu pavillonnaire du village, et à deux pas de la mairie
par la rue de l’Aunis, la Zone de Solidarité du Pied du Coteau se prête à
un usage urbain, en lien avec les habitants. C’est le site où peut prendre
place le lieu social identifié dans la partie «Enjeux», et devenir également
le point de départ du chemin du talweg.
Au sud, le contact avec la rue du 11 novembre et les riverains
en fait un lieu de forte visibilité, qui impose un traitement de qualité. Au
Nord et à l’Ouest, la limite est composée de jardins arrières, dont la variété des clôtures crée plus ou moins de vis à vis, à corriger. A l’Est, les
déconstructions ont ouvert un contact direct et assez large avec la rue
Pierre Proudhon.
Le scénario retenu prévoit la création, au sud, d’un jardin public
ouvert, et l’installation possible de quelques jardins familiaux au nord.
Les arbres d’ornement conservés serviraient de base à davantage de
plantations à moyen terme et l’ensemble assurerait la qualité visuelle du
site tout en ayant un rôle de filtre. Les sols seraient enherbés. La rue du
Pied du Coteau serait maintenue jusqu’aux portails nécessitant un accès
et serait ensuite redimensionnée au gabarit d’un chemin piéton (avec
changement du traitement de surface) jusqu’à la rue Proudhon. Ce chemin forme le début du chemin du talweg, en suivant le tracé historique
de l’ancien fossé (qui traversait le bocage en ligne droite d’ouest en est,
sous l’actuelle rue du Pied du Coteau). A l’ouest, une nouvelle section de
rue permettrait de rejoindre la rue du 11 novembre, évitant de créer un
cul-de sac. Une aire de retournement avec un parking vélos et plus loin
quelques stationnements-minute assureraient l’accessibilité au jardin et
aux éventuels jardins familiaux. En limite, la plantation d’une haie champêtre et fleurie assurerait la tranquillité des voisins tout en favorisant la
biodiversité. Enfin, un fossé de ceinture permettrait de contrôler les accès au site en évitant l’installation d’une clôture et s’accorderait avec les
bords de route existants plus loin sur la rue du 11 novembre.
Travaux réalisés dans le cadre des déconstructions
- conservation de certains arbres, marqués au préalable en concertation
avec la commune
- fossé de ceinture
- épierrage grossier
Aménagement à court terme
=> créer un espace public très simple et facile d’entretien
En attendant la déconstruction de la dernière habitation restante, la rue
du pied du coteau est maintenue. Pour assumer durablement leur rôle
paysager, les arbres existants conservés doivent être confortés (paillage
sur 10cm d’épais, sur 3m² environ autour du pied). Des plantations nouvelles peuvent être réalisées (haies champêtres en limite, arbres hautetige au centre), en veillant à préserver les espaces de projet futurs. Le
sol doit être préparé et semé de manière à assurer un couvert végétal
correspondant à un jardin public facile d’entretien. Quelque éléments de
mobilier peuvent être posés : bancs, corbeilles.
Aménagement à moyen terme
=> mettre en conformité les circulations automobiles et modes
doux
Une fois la dernière habitation rachetée et déconstruite, la modification
de la rue du Pied du Coteau et la création d’une nouvelle voie nord-sud
peuvent être engagées. Ces travaux seront l’occasion de questionner
le maintien ou la transformation du mobilier d’éclairage. Des jardins familiaux peuvent être installés dans la partie nord si une association se
constitue pour en assurer l’encadrement. Si non, ce secteur demeure une
partie du jardin public.
Au-delà
=> s’intégrer qualitativement au projet de gestion des eaux
pluviales
Dans le cadre du projet de gestion des eaux pluviales, la partie sud de la
zone de solidarité du Pied du Coteau pourrait éventuellement accueillir
un premier bassin. Toutefois, cette perspective n’est pas à favoriser absolument, car elle impacterait fortement les espaces accessibles au public. Privilégier un premier bassin de petite dimension ou le passage d’un
fossé paysagé.
Etude d’aménagement des sites de trois communes après déconstruction pour leur aménagement environnemental - Commune de Port des Barques
47
rue
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jardins familiaux
prairie
jardin public
passage piéton
à prévoir
franchissement
à prévoir
arrêt de bus
Esquisse du projet
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10m
50m
3.3 les Tamaris
Emprise de la ZDS: 1.1ha
Emprise des déconstructions : 0.7 ha (66% de la ZDS)
Légende
Engazonnement
Arbres existants conservés
Plantations nouvelles
Limite avec le voisinage à traiter (haie libre par exemple)
La Zone de Solidarité des Tamaris se situe à l’interface entre le
bourg et le bocage. C’est, depuis les déconstructions, la première parcelle
non-bâtie à l’ouest du talweg. Son aménagement serait l’occasion de
retrouver un peu de surfaces herbeuses entourées de fossés dans
l’emprise des anciens marais.
Jardin familial (+/- 50m²)
Parking vélos et stationnement minute
Chemin du talweg (modes doux piétons/cycles)
Le scénario retenu prévoit la création d’une prairie inondable, à
l’image des usages anciens. Les signes visibles du parcellaire résidentiel
récent disparaitraient au profit d’une grande parcelle entourée de fossés
identique au parcellaire historique. La voirie et le mobilier d’éclairage
seraient supprimés. Le bosquet de tamaris et les arbres correspondants
à une palette végétale champêtre seraient conservés. Un fossé de
ceinture permettrait de contrôler les accès au site en évitant l’installation
d’une clôture et s’accorderait avec les bords de route existants plus loin
sur la rue du 11 novembre.
Etat des sols après déconstruction - restauration et entretien
Les sols en présence dans les Zones de Solidarité après déconstruction sont fortement remaniés et grossièrement nivelés, avec un aspect de
sol de remblai suite à des apports de sols extérieurs au site. Ils présentent encore en surface et en profondeur des débris de nature diverse (béton,
verre, câbles…), Le passage des engins et le mélange des gravats au sol existant a globalement créé un substrat inerte, inapte en l’état à recevoir dans
de bonnes conditions semis et plantations. Depuis la fin des chantiers, des annuelles opportunistes se sont développées, donnant aux sites un aspect
de friche qu’il n’est pas souhaitable de voir perdurer.
Dans un premier temps, la priorité sera de faciliter les opérations d’entretien. En attendant d’envisager des aménagements paysagers quels
qu’ils soient, les sols doivent présenter une surface correctement nettoyée de tous débris (verre, béton, câbles...) et nivelée, afin de permettre l’accès
et la circulation lors des travaux d’entretien : nettoyage approfondi, epierrement complémentaire manuel ou mécanique, fauchage et évacuation des
déchets de fauche...
Dans le cas de Port des Barques, un certain nombre d’actions stratégiques peuvent être mises en place en attendant la mise en oeuvre des
aménagements, et profiter de cette période pour préparer les sols à recevoir semis et plantations dans de bonnes conditions (structure et activité biologique du sol). L’objectif est de ne pas laisser à nu, ou à la merci des adventices les terrains déconstruits, en attendant les aménagements futurs, et de
restaurer progressivement la vie biologique des sols. Deux actions sont possibles :
- Le semis : mélange de trois graminées minimum, rustiques et adaptées au terrain, il est destiné à végétaliser densément, rapidement et à peu
de frais les terrains, à limiter le développement des adventices, à couvrir les sols (perméabilité /protection) et à favoriser la biologie du sol.
- Le paillage : Déchets verts de feuillus broyés – issus des travaux d’élagage et d’abattage de travaux menés sur la commune par exemple.
Le broyat est épandu sur les terrains en remplacement d’un semis de couverture, si la saison est inadaptée à cette intervention (période de gel ou de
sécheresse). L’épaisseur minimum devra être de 5 cm.
Travaux réalisés dans le cadre des déconstructions
- conservation de certains arbres, marqués au préalable en concertation
avec la commune
- déconstruction de la voirie
- suppression d’une haie de conifères
- fossé de ceinture
- épierrage grossier
Aménagement à court terme
=> créer un pré de fauche
Avec la déconstruction de la voirie et la réalisation de fossés, la zone de
solidarité des Tamaris est quasiment prête à devenir un pré. Le fossé doit
toutefois être modifié pour suivre au plus près possible la limite foncière
en conservant le bosquet de tamaris. Les sols doivent être préparés et
semés d’une prairie rustique de milieu humique. Certains des arbres
conservés, marqués par la commune en l’absence de l’équipe, sont
inadaptés à un paysage de bocage (palmier, herbes de la pampa...),
ils doivent être supprimés ou transplantés. Les autres arbres peuvent
être conservés s’ils ne gênent pas le passage d’engins de semis et de
fauche (les transplanter si possible dans le jardin du Pied du Coteau).
Le développement de ligneux (frênes, saules, tamaris...) le long des
fossés sur une bande de 2 mètres environ doit être admise (emprise nonfauchée, installation spontanée) ou créée (plantations).
Aménagement à moyen terme
=> étudier la faisabilité d’une pâture
Pour limiter l’entretien mécanique et animer le paysage, la recherche d’un
entretien par pâturage est à engager (convention de gestion). Les fossés
seront accompagnés d’une haie bocagère spontanée, qui devraient
rendre une clôture superflue.
Au-delà
=> s’intégrer qualitativement au projet de gestion des eaux
pluviales
Dans le cadre du projet de gestion des eaux pluviales, la zone de solidarité
des Tamaris pourrait accueillir un des bassins par exemple. Il faudra
veiller à la qualité paysagère de l’ouvrage, et à sa bonne intégration dans
la trame bocagère existante.
L’apport de terre végétale prélevée à l’extérieur des sites n’est pas recommandée. Il sera préférable d’amender les sols existants ou la
terre végétale du stock au moment des aménagements selon les besoins.
Etude d’aménagement des sites de trois communes après déconstruction pour leur aménagement environnemental - Commune de Port des Barques
49
4 . Volet hydraulique
4.1 Impact hydraulique du projet
Les terrains en zone de solidarité se situent à l’altitude la plus
basse du secteur et communiquent avec l’estuaire par le chenal du Maréchat. Les zones déconstruites auront ainsi un rôle de stockage naturel
des eaux en cas de submersion marine ou de crue extrême de la Charente. Le projet n’intégrant aucun aménagement structurant, les écoulements se feront sans contrainte facilitant ainsi l’évacuation des eaux en
cas d’événement exceptionnel.
Le drainage sera d’autant plus facilité par la création de fossés et
la reprise du projet de Schéma Directeur d’Assainissement Pluvial avec
la création de bassins de décantation et un cheminement gravitaire des
écoulements des eaux de pluies vers le chenal du Maréchat. L’exutoire
devra toutefois être équipé d’un clapet anti-retour afin de ne pas inonder
le secteur lors des marées de vives-eaux exceptionnelles. *
A noter également que, le projet visant à un retour à des terrains
naturels, les sols seront de fait « désimperméabilisés» et protégés d’un
couvert végétal freinant ainsi le ruissellement de l’eau le long des pentes.
Cette nouvelle capacité d’infiltration limitera l’érosion des sols, les coulées d’eau boueuse et le risque d’inondation.
* A partir des données de LITTO 3D, un profil théorique d’un système
de fossés pour une vidange gravitaire, du bassin de traitement des
eaux de ruissellement placé sur les parcelles de la zone de solidarité
vers le chenal du Maréchat, a été tracé :
Les points les plus bas se situent aux alentours de + 2.50 m
NGF comme pour le projet initial.
La pente générale entre le point A et J est de 0,2%, ce qui peut
être suffisant pour une évacuation en gravitaire.
Cependant, du point A au point G, la pente n’est que de
0,025%, il faudrait donc peut-être prévoir un curage et un recalibrage
du chenal jusqu’à mi chemin entre le point H et I afin d’avoir une pente
générale de 0,1%. En tout cas, il ne faudra pas avoir des vitesses
d’écoulement inférieurs à 0,2 m/s.
Par ailleurs, il sera nécessaire d’équiper le système d’un clapet anti-retour (au niveau du point H par exemple) pour ne pas laisser
la marée pénétrer dans le fossé de vidange.
Observation cartographique - faisabilité altimétrique d’un cheminement gravitaire des eaux pluviales - Source LITTO 3D
Observation cartographique sommaire à titre de vérification préalable - faisabilité altimétrique d’un cheminement gravitaire des eaux pluviales entre les ZDS et le Chenal du
Maréchat - ne peut se substituer aux études complètes nécessaires
4.2 Nature du trait de côte
Le trait de côte n’est pas concerné par le projet puisque les zones
de solidarité se situent en retrait par rapport au littoral.
Profil correspondant au cheminement étudié - tracé rouge du document ci-dessus
Etude d’aménagement des sites de trois communes après déconstruction pour leur aménagement environnemental - Commune de Port des Barques
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5 . Faisabilité
Emprise de la ZDS: 1.4ha
Emprise des déconstructions : 1 ha (77% de la ZDS)
Estimation générale du coût des travaux - inclus
10% divers - ZDS PIED DU COTEAU (hors cheminement modes doux)
ENTRE 166 500 ET 233 000€ HT
5.1 le pied du coteau
Partie jardin public (9000m²)
Propriétaire: Etat
Gestionnaire: Commune de Port des Barques
Mode de Gestion: Bail gratuit, conventionné et à long terme.
ex: bail emphytéotique ou convention de gestion Etat/Commune donnant l’usufruit des terrains concernés à la commune de Port des Barques.
Estimation des couts des travaux
ENTRE 106 500 et 152 000€ HT
PREPARATION DES SOLS ET ENGAZONNEMENT (8000m²)
nettoyage et épierrement soigné, préparation du sol, semis, arrosage et première tonte
entre 30 000€ et 32 000€ HT
PLANTATIONS
confortement d’une quinzaine d’arbres existants (paillage), fourniture
et plantation de haies champêtres, fourniture et plantation d’une quinzaine
d’arbres haute-tige, y compris fosse de plantation, paillage et garantie de reprise d’un an
entre 17 500 et 21 000€ HT
AMENAGEMENTs DE VOIRIE
Création d’une chaussée nouvelle et d’un espace de stationnement minute,
d’une aire de retournement en bicouche coloré ou en enrobé noir, redimensionnement
de la rue du pied du coteau (dépose des bordures, décapage, découpage jusqu’au fdf,
mise à niveau des regards), suppression du barreau nord-sud
entre 35 000 et 65 000€ HT
MOBILIER
Bancs et corbeilles, éclairage sécuritaire et fonctionnel - type espace piéton - sur 180 ml
Etudes complémentaires à prévoir
Maitrise d’oeuvre complète - conception d’aménagement du jardin (10% du coût des travaux)
entre 24 000 et 34 000€ HT
entre 10 000 et 15 000€ HT
Cout de l’entretien par an (3 premières années)
Description de l’entretien:
Le jardin public présente l’avantage d’un espace d’un seul tenant, composé de deux strates végétales simples : engazonnement et arbres haute-tige, ce qui simplifie
l’entretien. La tonte peut être régulière dans certains secteurs, moins fréquente dans d’autres afin de limiter les dépenses d’entretien et diversifier à peu de frais les
ambiances du jardin. Un ramassage des résidus de déconstruction pourra être nécessaire avant chaque tonte au cours des premières années.
TONTE
9 passages par an, inclus ramassage et évacuation des déchets (dont résidus de déconstruction éventuels), et finitions NETTOYAGE DES VOIRIES
12 passages par an, ramassage et évacuation des feuilles et déchets divers
ELAGAGE D’ENTRETIEN (1 fois en 3 ans)
suppression des branches mortes, dépérissantes ou mal orientées, ramassage et évacuation
Etude d’aménagement des sites de trois communes après déconstruction pour leur aménagement environnemental - Commune de Port des Barques
entre 3 000 et 4 500€ HT/ an
entre 100 et 115€ HT/ an
entre 2 000 et 3 000€ HT
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Partie jardins familiaux (5000m²)
Propriétaire: Etat
Gestionnaire: Commune de Port des Barques + association (à créer)
Mode de Gestion: d’une part entre l’Etat et la Commune : bail gratuit, conventionné, à long terme (semblable à la partie jardin public)
d’autre part entre la Commune et l’Association en charge des jardins : bail gratuit, conventionné, renouvelable régulièrement (ex: tous les 9 ans)
Estimation des couts des travaux ENTRE 45 000€ ET 60 000€ HT
PREPARATION DES SOLS ET ENGAZONNEMENT (5000m²)
nettoyage et épierrement soigné, préparation du sol, + hors parcelles de jardins : semis,
arrosage et première tonte
entre 18 000 et 21 500€ HT
PLANTATIONS
confortement d’une dizaine d’ arbres existants (paillage), fourniture
et plantation de haie champêtre, y compris fosse de plantation,
paillage et garantie de reprise d’un an
entre 11 500 et 16 000€ HT
MOBILIER
Clôtures des jardins (en grillage et poteau bois ou treillis soudé bas),
création d’un point d’eau, fourniture et pose d’un cabanon
entre 15 000 et 22 000€ HT
Etudes complémentaires à prévoir
Maitrise d’oeuvre complète - conception d’aménagement des jardins familiaux (9% du coût des travaux)
Analyse biologique approfondie des sols, avant création des jardins (forfait)
entre 4 000 et 5 500€ HT
800 à 2000€ HT
Cout de l’entretien par an (3 premières années)
Description de l’entretien:
Les jardins familiaux évoluent en fonction des saisons, sous la responsabilité de leur locataire. Les clôtures ne devraient normalement pas nécessiter d’intervention
particulière d’entretien les trois premières années (sauf malveillance). L’entretien se limite ici à des travaux de tonte des pelouses (dont il faut encourager la gestion
différenciée), au ramassage manuel des résidus de déconstruction, et à l’élagage des arbres vieillissant ou abîmés. Les haies doivent être de port libre et composées
d’essence naturellement adaptées à l’espace disponible, pour réduire fortement les travaux de taille.
TONTE
9 passages par an, inclus ramassage et évacuation des déchets (dont résidus de déconstruction éventuels), et finitions ELAGAGE D’ENTRETIEN (1 fois en 3 ans)
suppression des branches mortes, dépérissantes ou mal orientées, ramassage et évacuation
entre 2 500 et 3 500€ HT/an
entre 600 et 800€ HT
Chemin modes doux (170 ml complémentaires du Pied du Coteau aux Tamaris)
Propriétaire : Etat et Commune de Port des Barques selon les secteurs
Gestionnaire : Commune de Port des Barques
Estimation des couts des travaux
CREATION D’UN CHEMIN MODES DOUX (larg 4m)
terrassement complémentaire, compactage, essai de portance, fourniture et
mise en place des matériaux (bicouche coloré ou enrobé noir piétons)
entre 16 000 et 23 000€ HT
entre 16 000€ et 23 000€ HT
Cout de l’entretien par an (3 premières années)
NETTOYAGE
12 passages par an, ramassage et évacuation des feuilles et déchets divers
entre 100€ et 115€ HT/ an
5.2 Les Tamaris
Emprise de la ZDS: 1.1ha
Emprise des déconstructions : 7600m² (66% de la ZDS)
Estimation générale du coût des travaux ZDS LES TAMARIS
ENTRE 3 500 ET 6 000€ HT
Prairie (9500m²)
Propriétaire: Etat
Gestionnaire: Commune de Port des Barques
Mode de Gestion: Convention Etat/SAFER sous forme de bail rural avec convention de mise à disposition de la commune pour un projet d’intérêt public à moyen terme
(gestion des eaux pluviales)
ou Convention entre l’Etat et la Commune de type bail gratuit, conventionné, à long terme, complété, entre la Commune et un agriculteur local, d’une convention de
type prêt à usage sur bien foncier (location à titre gratuit) permettant la mise à disposition de la commune pour un projet d’intérêt public à moyen terme (gestion des
eaux pluviales)
Estimation des couts des travaux PREPARATION DES SOLS ET SEMIS D’UNE PRAIRIE
transplantation ou abattage d’une partie des arbres existants, épierrement soigné et
préparation du sol (passage herse, broyeur de pierre, amendement, labour) et semis, TERRASSEMENT
reprofilage du fossé ENTRE 3 500 ET 6 000€ HT
entre 2 000€ et 4 000€ HT
entre 1 500 et 2 000€ HT
Etudes complémentaires à prévoir
Cout de l’entretien par an (3 premières années):
Description de l’entretien:
L’entretien de la prairie les trois premières années se limite à permettre le développement d’une couverture végétale sur l’ensemble de la surface, et au ramassage
manuel des résidus de déconstruction. Un fauchage annuel ou bi-annuel est suffisant. Les haies bocagères et les fossés seront à entretenir tous les 5 à 7 ans.
FAUCHAGE
1 à 2 passages par an, le produit de fauche est mis en balles et peut être donné au faucheur
entre 50 et 100€ HT/ an
zones de solidarité - commune de port des barques
Estimation générale du coût des travaux - ensemble des aménagements (inclus 10% divers)*
estimation des coûts de maitrise d’oeuvre et études complémentaires estimation des couts d’entretien sur 3 ans **
ENTRE 188 000 ET 265 000€ HT
entre 15 000 et 23 000€ HT
entre 20 000 et 30 000€ HT
* Ici, l’estimation considère des arbres de force 18/20 et des arbustes de 80/100 à la plantation, l’effet paysager est immédiat mais coûteux. Les coûts d’aménagement peuvent être fortement réduits, principalement le poste Plantations, si les arbres et arbustes sont plantés jeunes (ex: baliveaux pour les arbres, 40/60 pour les arbustes).
** les coûts d’entretien sont élevés : des nettoyages complémentaires ne manqueront pas d’être nécessaires au cours des premières années suite aux déconstructions, et tous les espaces enherbés du jardin public boisé sont considérés dans cette estimation comme tondus 9 fois par an (entretien soutenu). Ces coûts peuvent être fortement réduits en adoptant une
gestion différenciée des «pelouses», distinguant fauche annuelle ou bi-annuelle et tonte systématique en fonction des usages souhaités.
Etude d’aménagement des sites de trois communes après déconstruction pour leur aménagement environnemental - Commune de Port des Barques
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