COMMUNE DE PORT DES BARQUES - Pégase Poitou
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COMMUNE DE PORT DES BARQUES - Pégase Poitou
Novembre 2011 Décembre 2012 DREAL Poitou-Charentes Zones de Solidarité en Charente Maritime Etude des sites de 3 communes après déconstruction pour leur aménagement environnemental COMMUNE DE PORT DES BARQUES Erwan Le Cornec - GEOS AEL 18 rue Camille Desmoulins 94230 Cachan 12 rue du Maréchal Foch 56410 Etel 11 rue Hoche 49100 Angers Sommaire Introduction 7 1 . dIAGNOSTIC URBAIN ET PAYSAGER 11 1.1 Contexte et paysage 1.1.a Contexte 11 1.1.b Grand paysage 1.1.c Avant/après déconstruction 1.2 hydrographie et relief 13 1.3 géologie 13 1.4 histoire de l’occupation humaine du littoral 1.4.a XVII et XVIIIe siècles 13 1.4.b Le XIXe siècle 1.4.c Le XXe siècle 1.5 axes de circulation structurants 15 1.6 tourisme et loisirs 15 1.7 protections environnementales 17 1.8 projets urbains 17 1.9 tempêtes et projets de défense 1.9.a Historique des tempêtes 17 1.9.b Tempête Xynthia 1.9.c Perspectives - tempêtes et niveau marin 1.9.d Nature du trait de côte et projets de défense 1.10 zones de solidarité 1.10.a Emprises 19 1.10.b Espaces de projet immédiat cartographie au 1:12 500e 21 à 37 2 . eNJEUX 39 2.1 enjeux communs à l’aménagement de toute zone de solidarité 39 2.2 enjeux spécifiques à la commune de Port des barques 41 2.1.a Respecter la mémoire des lieux 2.1.b Limiter la vulnérabilité des personnes et des biens 2.1.c Proposer un nouvel usage 2.1.d Mettre en place un projet processus 2.1.e Entretenir la mémoire du risque 2.2.a Créer un lieu social et partagé au coeur du village 2.2.b Mettre en valeur la gestion des eaux pluviales 2.2.c Initier un projet de réaménagement du talweg de la commune, du Pied du Coteau jusqu’à l’écluse du Maréchat Etude d’aménagement des sites de trois communes après déconstruction pour leur aménagement environnemental - Commune de Port des Barques 3 carte des paysages après déconstruction 43 3 . Scénarios 3.1 Les ZDS dans les orientations d’aménagement de l’ensemble du talweig 45 3.2 Le pied du coteau 3.3 les tamaris 4 . VOLET HYDRaulique 4.1 impact hydraulique du projet 4.2 nature du trait de côte 5 . fAISABILITE DU Scénario RETENU 5.1 Le pied du coteau 5.2 Les tamaris Etude d’aménagement des sites de trois communes après déconstruction pour leur aménagement environnemental - Commune de Port des Barques 45 47 49 51 51 51 53 53 55 5 Charron Anse de l’Aiguillon ILE DE Ré La Rochelle Port Aytré Angoulins Ile d’Aix Ile d’Oléron Ile Madame Rochefort Port des Barques n 5 km Les trois communes de l’étude sur le littoral de Charente-Maritime Introduction Un évènement naturel traumatisant Remontant les côtes du Portugal, la tempête Xynthia a touché le littoral de la Charente-Maritime et de la Vendée dans la nuit du 27 au 28 février 2010. Se combinant à la marée haute de fort coefficient et aux basses pressions, elle a provoqué en pleine nuit une catastrophe naturelle d’une ampleur remarquable entrainant d’importantes pertes matérielles et le décès de plus de 50 personnes avant de poursuivre sa route vers le Nord de l’Europe. Cette tempête a mis en évidence des secteurs littoraux urbanisés particulièrement vulnérables et extrêmement dangereux pour la population. Les plus dangereuses ont été classées «Zone de Solidarité» (ZDS) afin d’être déconstruites, les autres ont été classées en «Zone de Prescriptions Spéciales» (ZPS), pour lesquelles les habitations font l’objet de prescriptions de mise en sécurité, architecturales notamment (création de zone-refuge...). Sur les ZDS, l’Etat a pris deux engagements conformément au FPRNM (Fonds de prévention des Risques Naturels Majeurs - dit Fonds Barnier) : racheter les habitations à l’aide de ce fond et les déconstruire. En parallèle, l’Etat a mis en place un Atelier Littoral National dont la réflexion territoriale trouve aujourd’hui une continuité à travers la présente mission d’étude lancée par la DREAL PoitouCharentes. Les zones de solidarité Les rachats par l‘Etat ont permis de commencer les déconstructions à l’automne 2011. De larges morceaux de ville perdent ainsi leur caractère habité, et l’usage futur de ces espaces reste à définir. Quelle nouvelle vocation donner à ces sites ? Quels nouveaux usages (ou retours d’usages anciens) proposer aux habitants tout en limitant la vulnérabilité des personnes et des biens? Cette mission a pour objectif de lancer une réflexion pré-opérationnelle, en Charente-Maritime, sur trois communes pilotes, Charron, Aytré et Port des Barques, présentant des zones de solidarité aux dispositions urbaines, paysagères et littorales différentes, afin de tester la faisabilité, rapide mais durable, d’aménagements environnementaux sobres et qualitatifs. Approche et démarche de projet • * un décor serait un pastiche de scènes littorales, ou rurales, important des objets typiques ou vernaculaires pour créer une scénographie artificielle **une décoration serait la transformation des sites en parc ou jardin d’agrément exotique, important des essences et des structures végétales ou des mobiliers en contradiction avec le site. ***expression empruntée à Philippe Panerai, architecte et urbaniste. Réparer les espaces L’objectif de l’étude est de proposer un ou plusieurs scénarios d’aménagement environnemental des zones de solidarité, pour ne pas laisser sans vocation d’anciens lieux d’habitation, doublement traumatisés, par la tempête d’abord, par les déconstructions ensuite. Ce projet et son origine imposent de fait une certaine modestie, une politesse vis à vis du site et de ses usagers. Cette démarche d’aménagement de sites abimés, qui ont été le théâtre de pertes et de peines, doit donc être un travail par touche, attentif et respectueux. Sans être sanctuarisés, ces quartiers doivent garder une certaine mémoire de l’évènement, car ils resteront des secteurs dangereux, à risques (inondation et submersion). Ils doivent pourtant faire partie de la commune, et se fondre dans la frange littorale, le site naturel ou agricole environnant. • Redonner de l’attractivité Encore aujourd’hui plaie ouverte dans le paysage, les zones de solidarité doivent devenir demain un nouvel espace positif à rendre familier, leur aménagement est une opportunité d’enrichir la ville, les paysages, les milieux naturels... Leur nouvelle vocation peut s’avérer naturelle, agricole ou de loisir en plein air, dans tous les cas la prise en compte des besoins très particuliers de chaque commune et de chaque secteur communal est essentielle. Chaque projet, sur mesure, intégre les usages actuels qui peuvent perdurer, et ceux rendus possibles par les déconstructions. • Paysage durable Les propositions d’aménagement initial et leur mode de gestion doivent assurer la valorisation paysagère, urbaine et environnementale des sites, les rendant à la fois fonctionnels et agréables. L’enjeu est la mise en place d’un paysage durable. Pour cela, il ne devra être ni un décor* ni une décoration** et rechercher l’économie de moyens dans la fourniture, la création, l’installation et l’entretien des aménagements. Le projet de paysage en milieu peu ou pas urbanisé n’est pas un jardin, ce n’est pas un espace créé d’un coup, ou par une seule personne. Ce n’est pas un projet-objet, qui verrait la définition d’un projet unique et complet «mis à la place» des quartiers déconstruits, et ne laissant pas de possibilité d’adaptation dans le temps. Un paysage est modelé et entretenu spontanément par les usages qu’il accueille et dans le temps long. Cet urbanisme de l’espace non-bâti, que l’on pourrait appeler projet-processus***, initie à la fois de grandes orientations directrices (définit les usages) et quelques aménagements simples et immédiats. Il est en mesure d’accepter l’évolution du projet à long terme. Il nécessite la conscience partagée par tous les acteurs locaux d’un processus de mise en œuvre à la fois modeste par ses moyens et ambitieux par ses objectifs. • Gouvernance et Projet collectif La démarche de projet proposée est à la fois collective et partenariale. L’émergence du projet est le fruit des échanges entre l’Etat, les collectivités et l’équipe pluri-disciplinaire choisie pour mener l’étude (ou groupement), réunis en un même atelier de travail. L’équipe-projet ainsi composée regroupe au minimum les communes, le groupement, la DREAL (Maitrise d’Ouvrage), et la DDTM (copilotage). Ce mode de fonctionnement produit une vision collective indispensable à la réussite du projet-processus. Etude d’aménagement des sites de trois communes après déconstruction pour leur aménagement environnemental - Commune de Port des Barques 7 FOURAS SAINT LAURENT de la Prée Marais de Flandre Ile Madame Fort de la Pointe La Pointe de Surgères La Pa ss ea ux Les Raux Bo euf Chapelle La cale des Anses La cale en Charente La Charente s Les Fontaines Syndicat d'Initiative Terrains de sports Camping Ecole la Garenne Mairie Station d'Epuration ZDS du pied du coteau La Fosse aux Mâts Le Petit Poste L'ilôt Pierre Menue ZDS des Tamaris Lac des Rouches Les Mays PORT DES BARQUES Fort du Peu La Bosse Le Maréchat Piédemont Chapelle Le Fort Chagnaud Carrelets L'Etelon La cale de Piédemont Font Renaud Les Trois Moulins SAINT NAZAIRE sur Charente Mairie Camping Le Grand Village Segrienne Zone ostréicole de Montportail Port des barques - Contexte urbain et toponymie N Ech. : 1 / 12 500e 0 125 250 500m Etude d’aménagement des sites de trois communes après déconstruction pour leur aménagement environnemental - Commune de Port des Barques 1km La Bernardière 9 1 . diagnostic urbain et paysager L’étude porte sur trois communes au contexte géographique et urbain différents, avec des emprises en zone de solidarité différentes, mais son objectif entre autres est de tester une méthodologie transposable à d’autres municipalités. C’est pourquoi les thèmes abordés, mais aussi l’échellecartographiqueetparconséquentlepérimètred’étudedudiagnostic sont identiques à Aytré, Charron et Port des Barques : 1/12500e, soit un cadrage d’environ 5 km x 3.5km présenté en A3. 1.1 conteXte et paysage 1.1 a contexte Port des Barques - rue du 11 Novembre (1) La commune de Port aux Barques (1868 habitants en 2009 Insee RP2009) est située sur une presqu’ile en rive sud de l’estuaire de la Charente. Côté mer, on aperçoit d’un côté l’ile Madame, que l’on peut rejoindre à marée basse, et en face la pointe de la Fumée (commune de Fouras). Côté terre, les méandres du fleuve Charente mènent à Rochefort. Le bourg ancien est implanté sur un mouvement de terrain à quelquesmètresd’altitudejusteauborddel’eau,lesextensionsrécentes ont colonisés peu à peu le plateau à partir des hameaux historiques. Les Zones de Solidarité de Port des Barques se trouvent à l’intérieur du tissu urbain, plus éloignées du rivage que le reste du bourg. Entre le quartier dit du Pied du Coteau et l’écluse du Maréchat s’étirent des terrains de faible altitude, d’anciens marais parfois remblayés, dans lesquels se sont installés des espaces ostréicoles, des prés et des champs, et des pavillons. Lors de la submersion, les eaux ont rejoint ce secteur par l’est via le quartier ostréicole. Elles ont mis plusieurs jours à s’évacuer. 1.1 b grand paysage Port des Barques - rue du 11 Novembre (2) Fort de la Pointe La Pointe de Surgères La Pa ss ea ux Bo euf La Charente s 3 Chapelle La cale des Anses Syndicat d'Initiative Terrains de sports Camping la Garenne Lac des Rouches Station d'Epuration Ecole Le Petit Poste Mairie 1 Les Mays PORT DES BARQUES Fort du Peu 2 1.1 c avant/après déconstruction La Bosse Le Maréchat Piédemont Chapelle Le Fort Chagnaud Carrelets Une seule route permet d’accéder à Port des Barques, en traversant Saint Nazaire. Le visiteur cherche spontanément à rejoindre le bord de l’eau, et emprunte naturellement l’avenue de la République puis l’avenue de l’Ile Madame, qui longent le rivage et conduisent à la Passe aux Boeufs. Là, la vue est large, on embrasse du regard l’estuaire de la Charente de tous côtés, les paysages balnéaires vous accueillent même en hiver: plage, falaise, pins maritimes, chemin côtier, ateliers ostréicoles... A l’intérieur des terres, le village est étendu et varié: le bourg ancien est composé de maisons mitoyennes, avec étage et pas de porte surélevé, avec quelques commerces; au-delà, ce sont tout à la fois d’anciennes fermes et des pavillons de tous styles, quant aux espaces agricoles, ils sont plutôt bocagers à faible altitude, et largement ouverts et céréaliers sur le plateau. Sur le littoral sud de la presqu’ile, l’avenue de l’Océan longe la falaise et donne à voir un beau panorama avec sa succession de carrelets. La cale de Piédemont Localisation des points de vue - croquis ci-contre Font Renaud PortdesBarques-PlageprèsdelaPasseauxBoeufs(3) Etude d’aménagement des sites de trois communes après déconstruction pour leur aménagement environnemental - Commune de Port des Barques Les quartiers du Pied du Coteau et des Tamaris sont implantés le long de la rue du 11 novembre, côté Nord. Côté sud de la rue, les terrains sont un peu plus hauts et les maisons ne sont pas concernées par les déconstructions. D’une rue symétrique jusque là, avec pavillons, haies et clôtures de part et d’autre (1), les travaux de déconstruction créent une rue disymétrique, telle qu’un peu plus loin (2) : à droite un quartier habité, avec trottoir et bordures, à gauche des terrains ouverts avec fossé et haie bocagère. 11 Le Coteau Habitat individuel en développement Bourg ancien Habitat dense Alt.4m Alt.5m Avenue de la République Alt.3m Rue Voltaire Rue Georges Sand Rue Victor Hugo Alt.3m Rue Paul Doumer Alt.5m Rue du Pied du Coteau Rue du 11 Novembre Alt.11m Quartier résidentiel Habitat individuel et jardins Zone de Solidarité Rue du Pied du Coteau Alt.4m 115m Zone de Solidarité Rue des Tamaris Le Coteau Habitat individuel et jardins Marais Arrièresdes jardins privés Quartier mixte (habitat-artisanat- ateliers ostréicoles...) Fossé Alt.3m 110m Alt.3m Alt.3m Alt.5m Boulevard de la Charente Alt.3m Avenue de la République Alt.4m Rue Lafayette Rue du 11 Novembre Alt.10m Alt.4m 1.2 Hydrographie et relief carte -2 La presqu’ile de Port des Barques est un relief (15m NGF environ) qui s’avance vers le littoral, plonge dans l’estran pour réémerger 1 km plus à l’ouest et former l’Ile Madame. La côte sud est plus abrupte (falaises) que les côtes nord et ouest qui descendent en pente douce vers l’estuaire de la Charente. La commune ne présente pas une richesse hydrographique aussi complexe et étendue que ses voisines Saint Nazaire ou Saint Laurent, mais on distingue un secteur, à la fois de faible altitude (3m NGF environ) et encore aujourd’hui parcouru de fossés, le talweg, dont les Zones de Solidarité constituent l’extrêmité Ouest. Le talweg communique avec l’estuaire par le chenal du Maréchat. 1.3 geologie carte -3 Le cadre géologique est étroitement lié au relief. La partie haute de la presqu’île qui s’étend de Saint-Nazaire à Port-des-Barques, selon une orientation de Sud-Est en Nord-Ouest, est formée de terrains d’âge Crétacé (Secondaire) de nature principalement calcaire, marno-calcaire, marneuse et gréseuse. Le travail de sape, mais aussi d’apports fluviatiles, de la Charente, conjugué aux phénomènes hydrosédimentaires marins a participé à la formation de ce rivage constitué de matériaux alluvionnaires et de cordons littoraux. En effet, sur ces terrains et falaises sont venus se déposer : • des cordons littoraux à dominante de sable coquillier au niveau de l’actuel centre-ville et à l’extrémité de la pointe de Piédemont, • des vases de slikke, contemporaines, d’origine fluviatile dominante, sur l’ensemble des fonds intertidaux et subtidaux. Le sous-sol des Zones de Solidarité est un cordon littoral sur sable coquillier, en limite de la formation géologique principale (calcaires argileux et marnes). Extrait de la carte d’Etat Major, 1846 1.4 histoire de l’occupation humaine du littoral La reconstitution de l’évolution de la configuration du rivage de la commune est réalisée par la fusion de différentes informations recueillies auprès : - des Archives Municipales et des écomusées, - de la Médiathèque de La Rochelle, - des Archives Départementales de Charente-Maritime, - des universités de Poitiers et de La Rochelle, - de la DDTM de La Rochelle, - du Service Historique de la Défense de Rochefort, - de la Bibliothèque Nationale, - du Service Hydrographique et Océanographique de la Marine, - du BRGM et de l’Institut Géographique National et de Météo-France, - des particuliers, passionnés d’histoire... Extrait de la carte d’Etat Major, 1895 Les informations recueillies permettent de distinguer trois périodes dans l’évolution du paysage qui s’offre à nous aujourd’hui. Etude d’aménagement des sites de trois communes après déconstruction pour leur aménagement environnemental - Commune de Port des Barques 1.4.a XVII et XVIIIe siècles Le village de Port-des-Barques apparaît sur les cartes anciennes du début du 17ème siècle. Il s’agit d’un hameau de la commune de Saint-Nazaire. Au cours de cette période, les activités du hameau sont principalement : - la pêche, à marée basse sur l’estran mais également sur le plan d’eau abrité par les îles ; - l’agriculture, notamment l’élevage sur le rivage et la culture de céréales (présence de nombreux moulins sur le relief de Piédemont) ; - la saliculture. En 1666, la ville de Rochefort est créée avec l’arsenal maritime et militaire. Cette nouvelle cité stimule l’activité de Port-des-Barques qui prend de l’ampleur et qui transforme le paysage littoral. Le port devient un lieu d’approvisionnement pour la ville (développement de la pêche et du cabotage) et sa position stratégique en fait une protection avancée de l’arsenal contre les expéditions anglaises et hollandaises. Plusieurs installations militaires s’établissent à l’embouchure de la Charente (pour la défense des côtes) : - Le Fort de Piédemont (à la pointe du même nom) - Le Fort Chagneau (au centre de la presqu’île, sur le point le plus haut) - La Redoute ou fort de l’Ile Madame - Le Fort Lupin (1683) - Le Fort de la Pointe (1672, en face sur le rivage de Fouras) Au 18ème siècle, l’activité fluviale s’accentue. Les bateaux sont construits et entretenus à Rochefort. Ils pouvaient être chargés et déchargés à Port-des-Barques. 1.4.b XIXe siècle C’est l’époque de l’essor de l’ostréiculture et de la mytiliculture. En 1857 sont créés en faveur de 106 individus un nombre égal de viviers et claires à huîtres sur le littoral du Syndicat de Saint-Nazaire. Le marché des produits de la mer se développe avec la découverte de nouvelles techniques de collecte du naissain (1863) et l’efficacité des transports (chemin de fer). A la fin du 18ème siècle, une jetée est réalisée, devant le village. Elle s’étend depuis le trait de côte jusqu’à la ligne de basse mer pour faciliter les débarquements de la pêche. L’ouvrage est amélioré en 1866 puis en 1880. Au cours de cette période, des ouvrages de défense côtière devant le village ancien sont implantés et renforcés. A partir des années 1850, des particuliers demandent l’autorisation d’établir des cabanes de baigneurs. C’est le début de l’activité touristique. Dans le même temps, l’arsenal rochefortais décline, son activité décroît (il fermera ses portes en 1927). Fort Lupin est délaissé depuis le 18ème siècle, le Fort Madame est démilitarisé en 1918 et transformé en 1920 en prison d’accueil. Puis c’est le tour de Fort Chagnaud en 1930 (jamais terminé) : il est détruit, le terrain est égalisé et retourne à l’agriculture. Le Fort Piédemont sera emporté par le recul de la falaise. 1.4.c XXe siècle Le 20ème siècle est marqué par le dynamisme de l’activité conchylicole. En 1922, 82 bateaux sont rattachés à Port-des-Barques. La 13 Extrait de la carte des environs de Rochefort et de l’embouchure de la Charente, Claude Masse, 1720 jetée est l’équipement indispensable à l’activité de pêche et de conchyliculture (huîtres et moules). En 1930, elle est surélevée et une estacade est construite dans son prolongement pour palier les problèmes liés à l’ensablement et à l’envasement de l’ouvrage. Jusque dans les années 1950, on note la présence de claires, en bordure de l’estuaire (devant et à l’Est du village), à la Garenne, dans l’Ile Madame et enfin à la Fontaine Royale. Par ailleurs, plusieurs parcs de captage sont placés à l’Ouest de l’Ile Madame, en face de Piédemont et de Montportail. 1.5 Axes de circulation structurants carte -5 On accède à Port des Barques en traversant le village de Saint Nazaire, le plus souvent via la RD 125. Cet axe conduit naturellement à l’avenue de la République, puis à l’avenue de l’Ile Madame en longeant le littoral nord, pour aboutir au passage vers l’île, La Passe aux Boeufs. C’est un axe très fréquenté, notamment en saison. En suivant la côte, et en empruntant l’avenue de l’Océan en belvédère sur le rivage sud, on effectue un itinéraire en boucle qui revient vers Saint Nazaire. Les axes structurants de circulation de la commune se situent en périphérie, le long du rivage, ils ne passent ni par le centre du village ni par les zones de solidarité. Ces secteurs sont donc plutôt en retrait de la circulation, ils sont parcourus et donc visibles surtout par le voisinage proche. En 1947, le hameau de Port-des-Barques devient une commune autonome de sa voisine Saint-Nazaire. De nouvelles zones ostréicoles se développent: - dans les années 1950, aux Anses, avec la construction d’une jetée qui assure un abri pour les embarcations et protège la côte. - dans les années 1970, à Montportail, sur une surface de 38 ha. La transformation des anciens marais salants en claires ostréicoles permet 50 installations ostréicoles. Par ailleurs, la municipalité autorise la construction de cabanes ostréicoles dans les claires de la Garenne. Enfin, plusieurs aménagements touristiques sont réalisés à partir des années 70 : - une retenue d’eau de mer (Les Anses), en 1971. - un plan artificiel d’eau douce, le lac des Rouches (lieu de pêche et de promenade) en 1979, - le camping de la Garenne (300 emplacements sur 7 ha) en 1980, - l’aire de stationnement et les descentes à la plage de la Garenne en 1981, - l’Ecomusée en 1994, - l’extension, dans les années 2000, de la retenue d’eau de mer. 1.6 Tourisme et loisirs carte -6- Le bâti de Port-des-Barques est localisé, au début du 20ème siècle, sur le cordon dunaire qui s’étire parallèlement à la Charente, au plus proche de sa raison d’être, l’activité maritime et fluviale. Des hameaux existent déjà sur le plateau : La Bosse, Le Maréchat, Font Renaud, Piédemont. Par la suite, avec la création de la commune en 1947, c’est surtout le hameau principal de Port-des-Barques qui se développe, le long de la Charente vers l’est. Cartes postales anciennes L’offre de loisirs et les points d’intérêt touristique suivent les axes de circulation structurants : ils sont principalement implantés le long des grands axes, sur le rivage et donc plutôt en périphérie du bourg. Il s’agit principalement d’activités balnéaires familiales (plage, activités nautiques, baignade dans la retenue d’eau de mer des Anses, animations saisonnières, écomusée, promenade), complétées par l’attrait du passage vers l’Ile Madame, qui draine, lui, davantage de visiteurs, toute l’année mais sur de courtes durées. Une Opération Grand Site est en cours d’élaboration sur l’estuaire de la Charente. Les zones de solidarité se trouvent à l’écart des pôles touristiques ou de loisirs et ne sont pas directement concernées par les projets liés à ce secteur d’activité. A partir des années 1970, l’extension urbaine se développe sur le plateau, à partir des hameaux anciens et du bourg principal mais aussi dans des secteurs d’altitude plus basse et dans le talweg marécageux. Les Zones de Solidarité font partie de ces secteurs urbanisés récemment. Retenue d’eau de mer, Cale des Anses Etude d’aménagement des sites de trois communes après déconstruction pour leur aménagement environnemental - Commune de Port des Barques 15 Les grands paysages non-bâtis de Port des Barques : 1 - l’estuaire de la Charente et la vue sur l’Ile Madame 2 - le bocage du talweg marécageux 3 - le plateau agricole 1.7 protections environnementales carte -7 Les espaces maritimes et fluviaux autour de la commune de Port des Barques sont identifiés comme patrimoine naturel et protégés (Natura 2000 Basse Vallée de la Charente et Natura 2000 Marais de Brouage et Marais Nord d’Oléron). Sur terre, une partie de la commune entre Les Fontaines et Pierre Menue est en zone Natura 2000 (Basse Vallée de la Charente). Les côtes de la commune sont en zone ND, de même que certaines parcelles agricoles au contact de la commune de Saint Nazaire : le document d’urbanisme communal actuel protège le rivage et la coupure urbaine avec le village voisin. L’Ile Madame est un Site Classé. Les zones de solidarité ne sont pas directement concernées par des périmètres de protection environnementale. La ZDS des tamaris est immédiatement au contact d’une zone NDi (zone naturelle protégée inondable). Vue sur l’Ile Madame 1.8 projets urbains carte -8 Les projets urbains de la commune sont essentiellement orientés vers l’accueil de nouveaux habitants sur le plateau. Une zone artisanale est en projet du côté du lieu dit des Fontaines. La collecte et la gestion des eaux pluviales a fait l’objet d’une étude à l’échelle communale (UNIMA - 2010). Une première étude du Schéma Directeur d’Assainissement pluvial, proposait, compte tenu de l’insuffisance de certains collecteurs, d’envisager un renforcement de la structure actuelle. Sur le bassin versant du centre ville, les aménagements concernaient la mise en place d’un système de traitement des eaux et la modification d’une partie des conduites existantes. D’après les conclusions de cette étude, un dispositif de traitement des eaux pluviales (fossé - bassin - roselière) pourrait prendre place dans les parcelles en zone NDi au voisinage de la zone de solidarité des Tamaris. Après pompage, les eaux seraient rejetées vers la Charente à travers l’exutoire actuel. La commune étudie les modalités d’un aménagement global du talweg du Pied du Coteau jusqu’à l’écluse du Maréchat et aux Fontaines, en fonction des opportunités foncières à court ou moyen terme. 1.9 Tempêtes et projets de défense carte -9 1.9.a.Historique des tempêtes La liste suivante, non exhaustive, recense les principaux événements qui ont touché la commune de Port-des-Barques. ● 22 octobre 1820 « Les dégradations qui ont eu lieu à cette côte sont assez considérables car il y a eu sur 700 m de longueur d’emporté et de 5 à 6 m de largeur (…) » Source : Rapport de l’Ingénieur d’arrondissement des Ponts et Chaussées pour les dégradations faites suite à l’ouragan du 22 octobre 1820- Marennes le 18 mars 1821, Archives Départementale) ● 2 mars 1873 « (…) Lors de la tempête qui sévit le 2 courant, la rue qui longe le mur de quai du Port des Barques, en aval de l’amorce de la jetée, a été submergée par l’eau de mer et quelques maisons ont été envahies par les Etude d’aménagement des sites de trois communes après déconstruction pour leur aménagement environnemental - Commune de Port des Barques eaux (…) » Source : Ordre de service de l’Ingénieur Ordinaire des Ponts et Chaussées, 11 mars 1873 « (…) Cette grande marée coïncidant avec une violente tempête de NNO a occasionné, en élevant les eaux à une hauteur qu’elles n’avaient pas atteintes depuis bien des années, de graves désastres sur le littoral du département (…) Source : Ordre de service de l’Ingénieur Ordinaire des Ponts et Chaussées, 6 septembre 1873 ● Novembre et décembre 1876 « Les coups de vent successifs de la fin de l’année 1876, particulièrement ceux des 6 et 9 novembre et 31 décembre ont élevé les marée à une hauteur inusitée. Les lames déferlant sur la plage et poussées par les vents violents d’ouest venaient déraciner les chaussées du chemin vicinal et renverser le petit mur récemment établi pour la protection de ce chemin, en amont de la jetée (…) » Source : Ordre de service de l’Ingénieur Ordinaire des Ponts et Chaussées, 2 février 1877 ● 13 et 14 mars 1937 « (…) Les tempêtes des 13 et 14 mars, coïncidant avec une forte maline (coefficient 112), ont occasionné de nombreux dégâts sur nos côtes (…) La digue de Montportail n’a pas souffert, mais la dune a été attaquée au nord et au sud de l’ouvrage et les propriétés ont été submergées (…) » Source : Délibération du Conseil Général de Charente Inférieure – Séance du 21 avril 1937 ● 14 et 15 février 1957 « (…) De très nombreux dégâts ont été constatés, autant chez les particuliers que sur le domaine public (…) dommages causés au domaine public : brèche ouverte sur le chemin communal qui relie la Passe aux Bœufs à la Passe aux Filles, brèche ouverte dans la digue de la Garenne et inondation de 50 ha, dégradation de la jetée sur 30 m (…) ». Source : Mairie de Port-des-Barques, courrier de Mr le Maire à Mr le Préfet, le 26 février 1957 ● Début novembre 1967 « (…) la récente tempête vient, une fois encore, d’éprouver sérieusement la zone littorale de Port-des-Barques (…) » Source : Mairie de Port-desBarques, courrier de Mr le Maire à Mr le Député, le 24 novembre 1967 ● 5 et 6 février 1974 « (…) la tempête a provoqué trois brèches dans les enrochements de la défense des côtes de Port-des-Barques : l’une dans la baie de FondRenaud (15 m de large), la seconde de 30 m de large sur la côte de la Garenne, et la troisième au Calvaire (…) ». Source : Mairie de Port-desBarques, lettre de Mr le Maire à Mr le Préfet, le 7 février 1974 ● 11 et 12 janvier 1978 « Mr le Maire expose que la tempête des 11 et 12 janvier 1978 a très fortement endommagé les côtes de l’Ile Madame et de Montportail (…) » Source : Mairie de Port-des-Barques, Délibération du Conseil Municipal du 28/03/1978 ● début septembre 1995 « Le Maire expose à l’Assemblée que suite au coup de vent du début septembre, de nombreux endroits de notre côte ont subi des dégâts très importants nécessitant d’urgence la mise en place de protection, particulièrement devant la côte sud de l’Ile Madame et devant la plage nord du camping (…) Source : Mairie de Port-des-Barques, Délibération du Conseil Municipal du 15/09/1995 17 ● 27 décembre 1999 « (…) Pas un secteur n’a été épargné. Certains ont cependant été plus durement touchés que d’autres, principalement ceux qui ont subi le razde-marée (…) Sur le territoire de la commune, c’est presque 200 maisons qui ont été inondées, ainsi que tous les établissements ostréicoles (…) Source : Mairie de Port-des-Barques, Compte rendu du Conseil Municipal du 27/12/1999. L’augmentation du niveau marin est encore très mal connue et fait l’objet de vives controverses car celuici est soumis à plusieurs phénomènes difficilement quantifiables comme la vitesse de fonte des glaciers et des terres glaciaires qui font l’objet de nombreuses théories (Rohling, 2008). 1.9.b Tempête Xynthia Le niveau de l’eau dans l’estuaire de la Charente est monté jusqu’à 4,40 NGF ce qui correspond sensiblement à l’altitude des traces relevées en bord de Charente aux endroits non exposés au clapot. Le front de Charente a été inondé par quelques décimètres d’eau et des écoulements se sont produits par les rues perpendiculaires. Toutefois, la plus grande partie de l’eau qui a envahi la cuvette est arrivée par l’est, à travers une zone ostréicole. En arrière du bourg ancien, le niveau de l’eau dans les quartiers urbanisés n’a guère dépassé 4,00 NGF : la cuvette n’a pas eu le temps de se remplir complètement avant que la marée redescende. Cela a néanmoins conduit à des inondations de plus d’un mètre au-dessus du terrain naturel. Les zones les plus impactées sont d’une part à l’ouest du talweg, dans l’axe des rues du Pied du Coteau, du 11 novembre, des Tamaris, et d’autre part à l’est, le quartier du Petit Poste. Les constats réalisés ont conduit à mesurer des hauteurs d’eau oscillant suivant les parcelles entre 0,80 et 1,20 m, et c’est dans le lotissement des Tamaris et celui de la rue du Pied du Coteau qu’ont été relevées les hauteurs de submersion supérieures à 1m les plus nombreuses. La montée des eaux a été relativement progressive mais l’essorage très lent. Au reflux de la mer, les zones les plus basses ont connu un phénomène de rétention des eaux durant plusieurs jours. (source : Rapport détaillé relatif au site de Port-des-Barques, Henri Maillot et Jacques Nadeau, janvier 2011) l’Observatoire Météorologique Mondial - 2012). 1.9.d Nature du trait de côte et projets de défense Le trait côte est caractérisé par l’alternance de falaise et de défense côtière. Suite au constat de la tempête « Xynthia » : « L’état dégradé des protections des digues de Charente et l’inexistence des protections sur la digue des fontaines ont engendré une forte submersion de la commune » (EGIS, 2O11), des travaux d’urgence ont été entrepris sur les zones détériorées dans le cadre du plan ORSEC. A moyen terme, le scénario retenu pour la protection du littoral consiste à limiter les franchissements en renforçant la protection littorale existante et à créer une ceinture anti submersion à l’Est, le tracé de celleci n’étant pas encore complètement défini. 1.10 zones de solidarité 1.9.c Perspectives - tempêtes et niveau marin « Aucune tendance ne se dégage de façon très précise sur l’évolution des tempêtes.[…] Les connaissances sur l’érosion/accrétion des côtes dans un contexte de changement climatique sont faibles et nécessitent des efforts de recherche afin de pouvoir mettre en place les possibles évolutions en fonction des scénarii climatiques.» carte -10- 1.10.Emprises Port des Barques est la commune de cette étude dont les surfaces en Zones de Solidarité sont les plus réduites : 2.5 hectares, dont l’altimétrie varie entre 2.70 et 3.40 m NGF, au coeur du village, au contact et à la vue des riverains. 1.10.b Espaces de projet immédiat Les parcelles acquises par l’Etat se limitent aux habitations, soit un peu plus de 1.8 hectares, ou 73% de l’ensemble des surfaces en ZDS. A Port des Barques, seule une habitation reste en attente de déconstruction, dans la ZDS du Pied du Coteau et les rues ne font a priori pas partie du foncier racheté par l’Etat. La quasi-totalité des périmètres en zone de solidarité constitue un espace de projet immédiat. «Impacts à long terme du changement climatique sur le littoral métropolitain» édité sous le numéro 55 d’octobre 2011 dans la collection «Etudes et documents» du Commissariat Général au Développement Durable du ministère en charge du Développement durable. Concernant le niveau marin, depuis la fin du 19ème siècle, on assiste à une surélévation estimée à +1,5 mm/an, soit 15 cm en un siècle, d’après les données du marégraphe de Brest. On estime en 2009 que cette élévation pourrait atteindre 50 cm d’ici 2100, avec une large marge d’incertitude allant d’un minimum de 30 cm à un maximum de 100 cm (Verger F. 2009). Or, les estimations considéraient jusqu’à maintenant une hausse des températures de l’ordre de 2°C supplémentaires en 2100, alors que la probabilité d’une hausse de 4°C se précise aujourd’hui (rapport de la Banque Mondiale sur les conséquences du réchauffement climatique - novembre 2012), et que la production de gaz à effet de serre ne diminue pas (rapport de Etude d’aménagement des sites de trois communes après déconstruction pour leur aménagement environnemental - Commune de Port des Barques ZDS du Pied du Coteau en mars 2012 19 FOURAS SAINT LAURENT de la Prée Marais de Flandre Ile Madame Fort de la Pointe La Pointe de Surgères La Pa ss ea ux Les Raux Bo euf La cale en Charente La Charente s écluse du Maréchat La cale des Anses Les Fontaines La Fosse aux Mâts Le Petit Poste la Garenne L'ilôt Pierre Menue Lac des Rouches Les Mays PORT DES BARQUES Fort du Peu La Bosse Le Maréchat Piédemont Le Fort Chagnaud L'Etelon La cale de Piédemont Font Renaud Les Trois Moulins Le Grand Village Segrienne Zone ostréicole de Montportail Port des barques - 2 - hydrographie et relief N Ech. : 1 / 12 500e 0 125 250 500m 1km SAINT NAZAIRE sur Charente La Bernardière C2c : Calcaires et grès C3a : Calcaires argileux et marnes grises Fw : Alluvions fluviatiles siliceuses, anciennes FMya : Alluvions fluvio-marines FMyb : Vases silteuses brunes (limons) Mfzb : Vase de slikke My : Cordon littoral sur sable coquillier Mz : Cordon littoral Source : BRGM Port des barques - 3 - géologie N Ech. : 1 / 12 500e 0 125 250 500m 1km La Charente en Charente Evolution historique du bâti Les Fontaines La Fosse aux Mâts Le Petit Poste Pierre Menue Source : base de données DDTM 17 PORT DES BARQUES La Bosse Le Maréchat Piédemont La cale iédemont Le Fort Chagnaud L'Etelon Font Renaud Les Trois Moulins SAINT sur C FOURAS SAINT LAURENT de la Prée Marais de Flandre Ile Madame Fort de la Pointe La Pointe de Surgères La Pa ss ea ux Les Raux Bo euf La Charente s La cale en Charente Les Fontaines La cale des Anses La Fosse aux Mâts Le Petit Poste la Garenne L'ilôt Pierre Menue Lac des Rouches Les Mays PORT DES BARQUES Fort du Peu La Bosse Le Maréchat Piédemont Le Fort Chagnaud L'Etelon La cale de Piédemont Font Renaud Les Trois Moulins Le Grand Village Segrienne Port des barques - 4 - evolution historique du bâti N Ech. : 1 / 12 500e 0 125 250 500m 1km Zone ostréicole de Montportail SAINT NAZAIRE sur Charente La Bernardière FOURAS SAINT LAURENT de la Prée Marais de Flandre Ile Madame Fort de la Pointe La Pointe de Surgères La Pa ss ea ux Les Raux Bo euf La cale en Charente La Charente s Avenue de l'Ile Madame La cale des Anses Aven ue de la Les Fontaines Répu bliqu La Fosse aux Mâts e Le Petit Poste la Garenne L'ilôt Pierre Menue Lac des Rouches Les Mays Fort du Peu PORT DES BARQUES La Bosse Le Maréchat Piédemont Aven ue La cale de Piédemont Le Fort Chagnaud de l'O L'Etelon céan D1 25 Font Renaud Les Trois Moulins Le Grand Village Segrienne Zone ostréicole de Montportail Port des barques - 5 - axes structurants N Ech. : 1 / 12 500e 0 125 250 500m 1km SAINT NAZAIRE sur Charente La Bernardière FOURAS SAINT LAURENT de la Prée Marais de Flandre Ile Madame Fort de la Pointe La Pointe de Surgères La Pa ss ea ux Bo euf La Charente s Plage et Sports nautiques La cale des Anses Piscine d'eau de mer Les Raux Espace paysager et animations saisonnières Ecomusée Restaurant La cale en Charente Départ de promenades en bateau Les Fontaines La Fosse aux Mâts Restaurants Le Petit Poste Guinguettela Garenne Aire de Espace Campingcars Pique-nique Lac Les Mays des Rouches PORT DES BARQUES Fort du Peu L'ilôt Pierre Menue La Bosse Le Maréchat Espace Pique-nique Piédemont Le Fort Chagnaud L'Etelon La cale de Piédemont Font Renaud Les Trois Moulins Le Grand Village Segrienne Zone ostréicole de Montportail Port des barques - 6 - modes doux et loisirs N Ech. : 1 / 12 500e 0 125 250 500m 1km SAINT NAZAIRE sur Charente La Bernardière Source : PLU des communes et données DREAL FOURAS SAINT LAURENT de la Prée Marais de Flandre Ile Madame Fort de la Pointe La Pointe de Surgères La Les Raux Natura 2000 Pa ss Basse Vallée de la Charente ea ux Site Classé Bo euf La cale en Charente La Charente s Ile Madame et Port des Barques ND NDa Les Fontaines NDi La cale des Anses Le Petit Poste la Garenne NDr Fort du Peu Les Mays L'ilôt Pierre Menue NDi Lac des Rouches La Fosse aux Mâts Natura 2000 ND Basse Vallée de la Charente PORT DES BARQUES NDr La Bosse Le Maréchat Piédemont ND Le Fort Chagnaud L'Etelon ND La cale de Piédemont Natura 2000 Font Renaud Les Trois Moulins Marais de Brouage et Marais Nord d'Oléron ND NDr Le Grand Village Segrienne Port des barques - 7 - Protections environnementales N Ech. : 1 / 12 500e 0 125 250 500m 1km Zone ostréicole de Montportail SAINT NAZAIRE sur Charente La Bernardière Source : PLU ou Service Urbanisme des communes FOURAS SAINT LAURENT de la Prée Marais de Flandre Ile Madame Fort de la Pointe La Pointe de Surgères La Pa ss ea ux Les Raux Bo euf La cale en Charente La Charente s Les Fontaines La cale des Anses SEMDA la Garenne Ancien SIVU Gendarmerie Traitement des eaux pluviales lot. privé les Maurines Lac des Rouches Les Mays Les Grandes Versennes ZAC? Fort du Peu lot. privé Le Petit Poste déconstruction La Fosse aux Mâts Zone artisanale Pierre Menue (projet) L'ilôt terrain L'Eglise PORT DES BARQUES La Bosse terrain Brassaud Le Maréchat Piédemont Le Fort Chagnaud L'Etelon La cale de Piédemont Font Renaud Les Trois Moulins Le Grand Village Segrienne Zone ostréicole de Montportail Port des barques - 8 - projets urbains N Ech. : 1 / 12 500e 0 125 250 500m 1km SAINT NAZAIRE sur Charente La Bernardière Source : DREAL, CG17, Etude EGIS 2011 FOURAS SAINT LAURENT de la Prée Marais de Flandre Ile Madame Fort de la Pointe La Pointe de Surgères La Pa ss ea ux Les Raux Bo euf La Charente s Digue de l'avenue de L'Ile Madame La cale en Charente Batardeau Digue des Fontaines Digue de la Charente Les Fontaines La cale des Anses Le Petit Poste la Garenne Pierre Menue Lac des Rouches Fort du Peu La Fosse aux Mâts Les Mays PORT DES BARQUES L'ilôt Levée de Terre La Bosse Le Maréchat Piédemont Le Fort Chagnaud L'Etelon La cale de Piédemont Font Renaud Les Trois Moulins Le Grand Village Segrienne Port des barques - 9 - emprise xynthia et projets de défense N Ech. : 1 / 12 500e 0 125 250 500m 1km Zone ostréicole de Montportail SAINT NAZAIRE sur Charente La Bernardière Composition schématique des Zones de Solidarité Parcelle cultivée Terrains non-bâtis Local d’activité Point dur Limite de la Zone de Solidarité Rue Parcelle publique Parcelle cultivée Sentier piéton FOURAS SAINT LAURENT de la Prée Marais de Flandre Ile Madame Fort de la Pointe La Pointe de Surgères La Pa ss ea ux Les Raux Bo euf La Charente s La cale en Charente Les Fontaines La cale des Anses 2.5 ha la Garenne 195m 125m Le Petit Poste L'ilôt Pierre Menue 140m Lac des Rouches La Fosse aux Mâts Les Mays Fort du Peu PORT DES BARQUES La Bosse Le Maréchat Piédemont Le Fort Chagnaud L'Etelon La cale de Piédemont Font Renaud Les Trois Moulins Le Grand Village Segrienne Zone ostréicole de Montportail Port des barques - 10 - zones de solidarité N Ech. : 1 / 12 500e 0 125 250 500m 1km SAINT NAZAIRE sur Charente La Bernardière 2 . Enjeux 2.1 Enjeux communs à l’aménagement de toute zone de solidarité Le diagnostic complet mené pareillement sur les trois communes de l’étude (mêmes thèmes et même échelle), combiné aux rencontres avec les acteurs locaux principaux, a permis de faire émerger des enjeux communs, quel que soit le site ou la commune concernée, et des enjeux spécifiques au contexte urbain et paysager de chaque commune. 2.1.a Respecter la mémoire des lieux L’acquisition puis la déconstruction par l’Etat des habitations en Zone de Solidarité doit éviter de faire table rase. Pour adoucir l’acte de déconstruire d’anciens lieux de vie, et pour préserver une forme de mémoire de ces lieux, nous proposons la conservation préventive des arbres, haies ou bosquets correspondant à une palette végétale en accord avec les alentours non-bâtis, en bon état sanitaire et pouvant être conservés sans gêner les travaux de déconstruction. Dès le début de l’étude, nous avons proposé aux communes de les marquer pour les préserver. Ainsi les parcelles ne restent pas «nues» en attendant la mise en oeuvre des projets. Cette démarche représente également un gain de temps, en assurant la transition avec les futures plantations, qui mettront plusieurs années avant d’avoir une belle ampleur. Plus largement, les éléments qui assurent la cohérence paysagère et environnementale des sites avec les alentours non-bâtis doivent être préservés : le réseau hydrographique, les haies bocagères, les arbres remarquables... tout ce qui peut participer dès à présent à «occuper», à «meubler» de façon cohérente les espaces déconstruits en attente d’un nouvel usage. Par contre, les essences ornementales, les trottoirs et l’éclairage public sont des motifs associés à l’espace bâti dont il faut rapidement interroger la conservation. 2.1.b Limiter la vulnérabilité des personnes et des biens Les zones de solidarité restent des zones de grand danger. C’est pourquoi les aménagements doivent limiter l’exposition des personnes et des biens au risque de submersion : pas de constructions fermées susceptibles d’occupation nocturne ou permanente, usages et usagers pris en compte dans le Plan de Communal de Sauvegarde, transparence hydraulique... Les évènements tempétueux, qui ne manqueront pas de se répéter à nouveau, risquent de s’accentuer dans les années à venir, selon les prévisions d’élévation du niveau marin, consécutive du changement climatique. Le trait de côte actuel se verra modifié, c’est pourquoi il faut dès maintenant envisager des aménagements sobres, peu coûteux, nonpérennes. 2.1.c Proposer un nouvel usage Les anciens quartiers résidentiels représentent d’importantes surfaces, au voisinage de quartiers toujours habités. Ils doivent retrouver un statut cohérent avec les espaces riverains et les futurs projets d’aménagement. Etude d’aménagement des sites de trois communes après déconstruction pour leur aménagement environnemental - Commune de Port des Barques La réalisation d’un paysage durable et cohérent dans les espaces déconstruits passe par la mise en place d’usages susceptibles de créer et d’entretenir spontanément les paysages recherchés. Le retour à des usages passés, d’avant l’urbanisation, sont parfois en décalage avec les activités contemporaines. Les usages en présence dans les espaces non-bâtis alentours peuvent être envisagés dans les parcelles déconstruites, si les emprises et les caractéristiques paysagères à préserver sont compatibles. Sinon, des usages originaux doivent être imaginés. 2.1.d Mettre en place un projet processus La décision de déconstruire, les rachats sur le Fonds Barnier, et les travaux de déconstruction ont été des actions relativement rapides au regard de l’évolution urbaine des communes. En deux ans, des dizaines d’années de développement urbain ont été effacées. L’objectif est donc de ne pas figer les aménagements trop rapidement après les déconstructions, ni de laisser à un seul concepteur ou un seul usager la possibilité d’intervenir sur les sites, afin de retrouver un rythme de transformation du paysage apaisé, et une variété de fonctionnement enrichie du nombre d’acteurs mobilisés. Pour l’aménagement durable des sites déconstruits, le choix d’un projet-processus consiste: - à engager quelques actions concrètes, modestes mais immédiates, - à définir les grandes orientations d’aménagement (ou usages) en consultant l’ensemble des acteurs locaux, - à intégrer les impacts probables du changement climatique sur les secteurs vulnérables du littoral, - à prendre le temps de concevoir et de mettre progressivement en place un projet partagé et évolutif. Pour toutes ces raisons, le choix du projet-processus est la garantie de la création d’un paysage, et non d’un décor. 2.1.e Entretenir la mémoire du risque A terme, les paysages recréés ne doivent pas faire oublier la submersion qui a conduit à la déconstruction de quartiers résidentiels. La tempête Xynthia en 2010 n’était pas un évènement isolé, et le risque tempétueux perdure, associé aux conséquences prévisibles du changement climatique sur le niveau marin. Les dispositifs de type Plan de Prévention des Risques, Plan Communal de Sauvegarde, entretien des digues... peuvent être complétés par une culture locale du risque, visible sur le terrain. Sans forcément proposer des monuments ou des sanctuaires, la pose de plaques commémoratives ou de panneaux pédagogiques peut être envisagée. L’établissement, la matérialisation et la protection de repères de submersion est une obligation règlementaire. Un repère Xynthia 2010 a été frappé à la demande de l’Etat par la Monnaie de Paris et peut donc être utilisé à cet effet. 39 La commune de Port des Barques, une partie de son talweg et les zones de solidarité. Au fond, l’Ile Madame. Photo : Erwan Le Cornec - Mars 2012 2.2 Enjeux spécifiques à la commune de Port des barques 2.2.a Créer un lieu social et partagé au coeur du village L’aménagement des zones de solidarité est l’opportunité de créer un espace public ouvert et partagé à l’intérieur du village de Port des Barques. La zone de solidarité du Pied du Coteau se prête particulièrement bien à ce programme, car elle est accessible directement depuis la place de la Mairie par les rues d’Aunis et du Pied du Coteau, voies moins circulées que la rue du 11 novembre. Les réflexions de la commune sur la création de jardins familiaux pourraient par exemple prendre place à cet endroit. D’autres programmes d’espaces publics ouverts peuvent être étudiés, du moment qu’ils respectent les préconisations du Plan de Prévention du Risque Inondation (PPRI) et limitent la vulnérabilité des personnes et des biens (pas de construction définitive et fermée, pas de présence humaine permanente ou nocturne...). Entretenir la mémoire du risque - pistes de réflexion OBJECTIF : rappeler l’ampleur de la submersion par un repère physique auquel on puisse comparer les dimensions de l’espace alentour et sa propre taille. Eviter la création de stèles ou de monuments, préférer la réalisation et l’entretien de multiples repères sobres et discrets. => à sceller solidement et selon des prescriptions spécifiques sur un support maconné vertical à proximité des Zones de Solidarité (éviter la création d’une maçonnerie) «En ce qui concerne la culture et la mémoire du risque, le plan submersion rapides inclut la pose de repères de limite de submersion marine pour conserver la mémoire de cet événement dramatique. Un modèle spécifique «Xynthia» a été défini par le ministère et réalisé en collaboration avec la Monnaie de Paris. Les premiers exemplaires de ce disque de bronze de 80 mm de diamètre ont été fabriqués et [...] mis à la disposition des communes, responsables de leurs poses.» => à peindre ou à graver sur tout support perenne vertical dans les Zones de Solidarité (tronc d’arbre, piquet de cloture, mât d’éclairage...) => à planter et à tailler dans les Zones de Solidarité selon un gabarit correspondant à la hauteur de submersion Xynthia 2.2.b Mettre en valeur la gestion des eaux pluviales Les zones de solidarité se situent à l’extrêmité ouest du talweg de la commune, ces parties basses anciennement marécageuses et chemin naturel de l’eau de la commune. Aujourd’hui, les paysages du talweg sont un peu moins homogènes et alternent claires ostréicoles, parcelles remblayées et cultivées, prés et pavillons. Une partie des fossés et les haies bocagères qui y sont associées subsistent. L’étude pour l’aménagement des zones de solidarité re-questionne les propositions de l’étude UNIMA de gestion et de traitement des eaux pluviales (2010) en mettant à disposition de nouveaux espaces de projet. Les deux études peuvent se nourrir l’une de l’autre pour mettre en valeur la gestion des eaux pluviales de la commune et pour rendre à nouveau lisible le chemin naturel de l’eau à partir des zones de solidarité. 2.2.c Initier un projet de réaménagement du talweg de la commune, du Pied du Coteau jusqu’à l’écluse du Maréchat La commune est attentive aux disponibilités foncières qui pourraient se concrétiser à court ou moyen terme dans tout le secteur du talweg, au moins jusqu’à l’écluse du Maréchat. Un espace potentiel de projet bien plus large que les zones de solidarité se dessine alors pour la commune, qui pourrait requalifier les paysages et les usages de l’ensemble du talweg de façon cohérente. L’enjeu est donc également l’inscription du projet dans le cadre réglementaire particulier de l’estuaire de la Charente (PAPI, PPRI-PPRL, Natura 2000, Site classé, Grand Site...). Une fiche action intitulée «Amélioration de la vidange hydraulique de Port des Barques» a été élaborée à ce titre dans le cadre du Programme d’Actions de Prévention des Inondations (PAPI) validé en juillet 2012. Elle vise à «optimiser le lagunage gravitaire dans la coulée verte» et à «privilégier les ouvrages de transfert paysagers à ciel ouvert». Ce projet représente également une opportunité de recréer un environnement naturel ou semi-naturel, de favoriser la biodiversité et les milieux humides à proximité de l’estuaire de la Charente. L’aménagement des zones de solidarité constitue donc l’amorce de ce projet plus large. repérage basique, discret et peu coûteux alternative possible dans certains des aménagements paysagers envisagés source www.developpement-durable.gouv.fr Etude d’aménagement des sites de trois communes après déconstruction pour leur aménagement environnemental - Commune de Port des Barques 41 Vers la Fontaine Lupin Vers la Fontaine Lupin Port des Fontaines Capitainerie Vers la Fontaine Lupin 3.50 3.45 4.00 3.20 4.00 Ecluse Office du Tourisme 3.80 de Mairie s 4.00 es de l’A tey 3.60 au be m Ra rt lbe eA lle au eG ld ra 3.50 né Gé du rue supprimée 3.10 ue 11.00 Av en 3.15 Itinéraire cyclable balisé existant Itinéraire modes doux à aménager ou créer Fossé existant - à conserver Hypothèse de bassin - gestion des eaux pluviales en gravitaire - nmb et position à étudier Hypothèse d’acquisition foncière par la commune 20 100m n x de ode ux d 5.00 e la 8.30 3.20 ux s t ha éc M la 3.45 Rue 3.10 3.10 Fontaine s 3.70 à 4.00 Rue de la 5.50 4.50 5.00 3.00 4.20 hare du P 5.50 Rue se Bos 4.00 3.90 3.10 4.20 ev 4.00 A Phare Ch Trames et grands principes d’aménagement Trames : cheminements et hydrographie 6.50 Voirie existante Voirie existante en ZDS - conservation ? hare Itinéraire cyclable balisé existant 5.00 3.80 3.15 La Bosse 6.50 3.90 Voirie existante en ZDS - conservation ? 5.00 0 Itinéraire cyclable balisé existant Itinéraire modes doux à aménager ou créer Fossé existant - à conserver Hypothèse de bassin - gestion des eaux pluviales en gravitaire - nmb et position à étudier Hypothèse d’acquisition foncière par la commune 6.50 6.60 5.00 11.00 pluviales en gravitaire - nmb et position à étudier Hypothèse d’acquisition foncière par la commune Voirie existante 3.80 4.00 Fossé existant - à conserver Trames et grands principes d’aménagementHypothèse de bassin - gestion des eaux 7.60 11.00 4.50 Itinéraire modes doux à aménager ou créer PORT DES BARQUES Trames : cheminements et hydrographie 6.50 4.00 PORT DES BARQUES 3.15 du P 7.60 ie al 3.00 3.00 Pierre Menue 5.00 5.50 5.00 aux 4.50 5.50 3.70 à 4.00 3.10 Fontaine al Rejet dans hat réc le chenal et Ma l du évacuation en ena2.20 h C Roselière gravitaire e ie a de lle he Ec 3.00 e 3.50 Ru 6.60 Mair ar au airie e a Gr 3.50 la M 2.70 s do in em Ch 3.00 (projet) nd ra né Iti 3.60 a ér 4.00 Zone Artisanale é lis ba a cl cy ba ne Voirie existante Légende Voirie existante en ZDS - conservation ? 4.50 nt M i Pe Trames : cheminements et hydrographie eme à 13.00 min te 5.00 12.00 3.20 e bl n Iti har r on PORT DES BARQUES Trames et grandes orientations d’aménagement Trames et grands principes d’aménagement Che M 3.10 11.00 5.40 dou mbre 8.30 de 3.50 12.00 ove 3.45 2.30 2.70 3.00 2.90 ue R 5.50 13.00 3.30 du 1 1N 2.70 5.40 3.00 3.40 rue conservée? 9.00 Rue 2.80 3.10 aire 12.00 3.20 5.50 uP 2.30 ire c cy e bl la et végétation spontanée) Quartier du Pré du Rivage (déconstruit) 3.50 3.10 Naz e d2.70 9.00 e l’ Es JARDIN PUBLIC tra n 3.00 (+/- 9000m²) (prairies 3.30 inondables mine men t Mo et haies champêtres) des 3.00 aint 8.00 3.00 Ru 3.40 Che 3.00 3.15 eS 3.10 (+/- 5000m²) ue d es embre 3.30 3.60 2.70 3.50 2.90 3.00 ed n Ave Ru on Rue des Tamaris PAYSAGE OSTRÉICOLE 3.40 Ru 3.00 3.00 2.90 3.60 Retrocession à la commune 2.80 PAYSAGE DE BOCAGE rue supprimée 3.40 rue conservée? 11 Nov Po 3.50 3.00 dh élé 9.00 0 ou sM (prairies inondables et haies champêtres) Pr de Rue du etit uP ed Ru 4.30 3.00 (+/- 9000m²) 8.00 Accès 2.80 conservé Jardins familiaux 2.80 e 4.00 3.40 ire 3.50 Rejet dans le chenal et évacuation en 2.20 Roselière ostréicoles (parcelles gravitaire 3.30 ste PAYSAGE DE BOCAGE Atlantic Aménagement 3.20 Atlantic Aménagement 3.50 Retrocession à la commune 3.80 re ed 4.00 Ru 3.10 4.00 4.30 3.70 4.00 é lis 2.70 (parcellesdu ostréicoles et végétation spontanée) 3.60 3.40 3.70 2.80 PAYSAGE OSTRÉICOLE 2.90 3.50 (+/- 5000m²) Prairie dans 1er u 3.00 Pie (paturée?) d d temps 3.00 uC EDF oteBassin EP? 2.70 3.30 au (11 600m²) JARDIN PUBLIC Ru 3.00 3.40 le balisé Itinéraire cyclab 3.60 er Accès 2.80 conservé Jardins familiaux 2.80 9.00 lerc tte Pi 3.30 8.50 3.60 3.30 Lec Prairie dans 1er temps (paturée?) Bassin EP? 3.30 (11 600m²) is Bibliothèque hal 3.80 3.45 3.60 Port à sec des Fontaines Site ostréicoles des Fontaines 3.40 moz Rue Jean Mer3.15 aréc Lafaye e 3.60 Rue 3.30 Lya u un (Habitat, jardins privés et publics) 3.20 du M ti hal Ru PAYSAGE URBAIN Rue usse es Cle Ru ol 5.40 ue 3.00 e Ec aréc Etude pour l’aménagement des ZDS - J Colin / GEOS / Hydratec - Mars 2012 e du M Poste 4.00 publiq 3.00 4.00 3.60 4.00 3.20 3.70 0 20 100m n 20 100m n Etude pour l’aménagement des ZDS - J Colin / GEOS / Hydratec - Mars 2012 an Fr e Ru G Rivière 3.60 2.50 la Ré 2.70 3.60 Station d’épuration 3.40 Etude pour l’aménagement des ZDS - J Colin / GEOS / Hydratec - Mars 2012 ço is Ra PAYSAGE URBAIN Rue (Habitat, jardins privés et publics) Square 3.20 Ru 3.90 e de Phare JJ Ro be lai s 3.80 la Cha Boulevard de Aven u Rue Rue 3.70 rente Georg du M 3.90 le balisé e Itinéraire cyclab Boulevard de la Charent Rue al Fo 4.00 ly e Lo an 3.45 3.45 3.30 Ecomusée Pierr Br Rue rd au ua mence do 3.40 3.15 3.00 Site ostréicoles des Mathes ch eE 2.50 en Square Veillot 3.70 Ru 2.80 Ch République aréch Avenue de la 3.70 3.50 (photo réalisée par E. Le Cornec le 27 mars 2012) 3 . Scénarios Ile Madame Mairie Jardin public Jardins familiaux Prairie Port des Barques Un seul scénario s’est imposé pour les deux zones de solidarité de la commune de Port des Barques, les souhaits de la commune et les recommandations de l’équipe s’accordant rapidement et simplement. L’emprise réduite des espaces à réaménager et l’évidence du contexte urbain et paysager ont facilité l’élaboration d’un projet cohérent à court comme à moyen terme. 3.1 Les zones de solidarité dans les orientations d’aménagement de l’ensemble du talweg Bocage Les zones de solidarité du Pied du Coteau et des Tamaris sont situées au bout du talweg, au cœur du territoire communal, et immédiatement au contact du bourg. Le souhait de la commune rejoint le point de vue de l’équipe : les zones de solidarité sont à considérer à l’échelle du talweg, en lien avec le fonctionnement hydraulique naturel. Dans la vision d’ensemble de ce secteur d’altimétrie plus basse, les espaces de projet potentiels pour un aménagement paysager lié à la gestion des eaux pluviales sont multiples. Les zones de solidarité représentent des espaces de projet immédiat, de même que les logements sociaux du lieu dit du Pré du Rivage appartenant à Atlantique Aménagement, déconstruits, et dont le terrain d’environ 0.7 hectares sera rétrocédé à la commune. Ce secteur est également caractérisé par la présence de terrains non-bâtis classés en zone rouge de type RS1 par le PPRN (application anticipée par arrêté préfectoral datée du 6 octobre 2011). La valorisation paysagère et l’optimisation hydraulique du talweg pourrait être étudiée à moyen terme dans le cadre d’un aménagement d’utilité publique pour la gestion des eaux pluviales. Un scénario d’aménagement de l’ensemble du talweg est envisageable: en tenant compte des disponibilités foncières, nouvelles et possibles à moyen terme, un développement nouveau des préconisations de l’étude de l’UNIMA peut être proposé, accompagné d’une valorisation paysagère du chemin naturel de l’eau. Du pied du coteau au chenal du Maréchat, le talweg peut devenir le support d’une transition paysagère: d’un paysage urbain jardiné à un paysage de bocage inondable rappelant les anciens marais, puis aux espaces ostréicoles pour aboutir à l’exutoire naturel du Maréchat sur la Charente. L’écoulement naturel des eaux pluviales pourrait être retrouvé, passant dans ces paysages par des bassins successifs, et utilisant les fossés existants. A cette stratégie douce de gestion des eaux pluviales, une continuité des cheminements en mode doux (piétons/cycles) peut être ajoutée, donnant lieu à un nouvel itinéraire pédagogique et d’agrément à destination des habitants comme des visiteurs: le chemin du talweg. Perspective projet Etude d’aménagement des sites de trois communes après déconstruction pour leur aménagement environnemental - Commune de Port des Barques 45 ZDS du PIed du Coteau - nettoyage fin des débris de déconstruction - couverture des sols : semis d’une prairie fleurie, d’une fétuque, ou paillage. ZDS des Tamaris - nettoyage fin des débris de déconstruction - couverture des sols : semis d’une prairie fleurie, d’une fétuque, ou paillage. Accès propriétés privées maintenus Réduire la chaussée à 4m de large ? fossé existant chaussée et éclairage à supprimer arbre conservé Surface en enrobé conservée pour accès et retournement (dont ramassageOM) 6m fossé à créer Supprimer chaussée dès que l’accès à la maison restante est inutile (supprimer la haie) fossé existant fossé à créer fossé à créer tamaris à conserver arrêt de bus Plan des travaux complémentaires aux déconstructions et des aménagements immédiats n 0 10m 50m 3.2 le pied du coteau Emprise de la ZDS: 1.4ha Emprise des déconstructions : 1 ha (77% de la ZDS) Entourée par le tissu pavillonnaire du village, et à deux pas de la mairie par la rue de l’Aunis, la Zone de Solidarité du Pied du Coteau se prête à un usage urbain, en lien avec les habitants. C’est le site où peut prendre place le lieu social identifié dans la partie «Enjeux», et devenir également le point de départ du chemin du talweg. Au sud, le contact avec la rue du 11 novembre et les riverains en fait un lieu de forte visibilité, qui impose un traitement de qualité. Au Nord et à l’Ouest, la limite est composée de jardins arrières, dont la variété des clôtures crée plus ou moins de vis à vis, à corriger. A l’Est, les déconstructions ont ouvert un contact direct et assez large avec la rue Pierre Proudhon. Le scénario retenu prévoit la création, au sud, d’un jardin public ouvert, et l’installation possible de quelques jardins familiaux au nord. Les arbres d’ornement conservés serviraient de base à davantage de plantations à moyen terme et l’ensemble assurerait la qualité visuelle du site tout en ayant un rôle de filtre. Les sols seraient enherbés. La rue du Pied du Coteau serait maintenue jusqu’aux portails nécessitant un accès et serait ensuite redimensionnée au gabarit d’un chemin piéton (avec changement du traitement de surface) jusqu’à la rue Proudhon. Ce chemin forme le début du chemin du talweg, en suivant le tracé historique de l’ancien fossé (qui traversait le bocage en ligne droite d’ouest en est, sous l’actuelle rue du Pied du Coteau). A l’ouest, une nouvelle section de rue permettrait de rejoindre la rue du 11 novembre, évitant de créer un cul-de sac. Une aire de retournement avec un parking vélos et plus loin quelques stationnements-minute assureraient l’accessibilité au jardin et aux éventuels jardins familiaux. En limite, la plantation d’une haie champêtre et fleurie assurerait la tranquillité des voisins tout en favorisant la biodiversité. Enfin, un fossé de ceinture permettrait de contrôler les accès au site en évitant l’installation d’une clôture et s’accorderait avec les bords de route existants plus loin sur la rue du 11 novembre. Travaux réalisés dans le cadre des déconstructions - conservation de certains arbres, marqués au préalable en concertation avec la commune - fossé de ceinture - épierrage grossier Aménagement à court terme => créer un espace public très simple et facile d’entretien En attendant la déconstruction de la dernière habitation restante, la rue du pied du coteau est maintenue. Pour assumer durablement leur rôle paysager, les arbres existants conservés doivent être confortés (paillage sur 10cm d’épais, sur 3m² environ autour du pied). Des plantations nouvelles peuvent être réalisées (haies champêtres en limite, arbres hautetige au centre), en veillant à préserver les espaces de projet futurs. Le sol doit être préparé et semé de manière à assurer un couvert végétal correspondant à un jardin public facile d’entretien. Quelque éléments de mobilier peuvent être posés : bancs, corbeilles. Aménagement à moyen terme => mettre en conformité les circulations automobiles et modes doux Une fois la dernière habitation rachetée et déconstruite, la modification de la rue du Pied du Coteau et la création d’une nouvelle voie nord-sud peuvent être engagées. Ces travaux seront l’occasion de questionner le maintien ou la transformation du mobilier d’éclairage. Des jardins familiaux peuvent être installés dans la partie nord si une association se constitue pour en assurer l’encadrement. Si non, ce secteur demeure une partie du jardin public. Au-delà => s’intégrer qualitativement au projet de gestion des eaux pluviales Dans le cadre du projet de gestion des eaux pluviales, la partie sud de la zone de solidarité du Pied du Coteau pourrait éventuellement accueillir un premier bassin. Toutefois, cette perspective n’est pas à favoriser absolument, car elle impacterait fortement les espaces accessibles au public. Privilégier un premier bassin de petite dimension ou le passage d’un fossé paysagé. Etude d’aménagement des sites de trois communes après déconstruction pour leur aménagement environnemental - Commune de Port des Barques 47 rue nou vel le jardins familiaux prairie jardin public passage piéton à prévoir franchissement à prévoir arrêt de bus Esquisse du projet n 0 10m 50m 3.3 les Tamaris Emprise de la ZDS: 1.1ha Emprise des déconstructions : 0.7 ha (66% de la ZDS) Légende Engazonnement Arbres existants conservés Plantations nouvelles Limite avec le voisinage à traiter (haie libre par exemple) La Zone de Solidarité des Tamaris se situe à l’interface entre le bourg et le bocage. C’est, depuis les déconstructions, la première parcelle non-bâtie à l’ouest du talweg. Son aménagement serait l’occasion de retrouver un peu de surfaces herbeuses entourées de fossés dans l’emprise des anciens marais. Jardin familial (+/- 50m²) Parking vélos et stationnement minute Chemin du talweg (modes doux piétons/cycles) Le scénario retenu prévoit la création d’une prairie inondable, à l’image des usages anciens. Les signes visibles du parcellaire résidentiel récent disparaitraient au profit d’une grande parcelle entourée de fossés identique au parcellaire historique. La voirie et le mobilier d’éclairage seraient supprimés. Le bosquet de tamaris et les arbres correspondants à une palette végétale champêtre seraient conservés. Un fossé de ceinture permettrait de contrôler les accès au site en évitant l’installation d’une clôture et s’accorderait avec les bords de route existants plus loin sur la rue du 11 novembre. Etat des sols après déconstruction - restauration et entretien Les sols en présence dans les Zones de Solidarité après déconstruction sont fortement remaniés et grossièrement nivelés, avec un aspect de sol de remblai suite à des apports de sols extérieurs au site. Ils présentent encore en surface et en profondeur des débris de nature diverse (béton, verre, câbles…), Le passage des engins et le mélange des gravats au sol existant a globalement créé un substrat inerte, inapte en l’état à recevoir dans de bonnes conditions semis et plantations. Depuis la fin des chantiers, des annuelles opportunistes se sont développées, donnant aux sites un aspect de friche qu’il n’est pas souhaitable de voir perdurer. Dans un premier temps, la priorité sera de faciliter les opérations d’entretien. En attendant d’envisager des aménagements paysagers quels qu’ils soient, les sols doivent présenter une surface correctement nettoyée de tous débris (verre, béton, câbles...) et nivelée, afin de permettre l’accès et la circulation lors des travaux d’entretien : nettoyage approfondi, epierrement complémentaire manuel ou mécanique, fauchage et évacuation des déchets de fauche... Dans le cas de Port des Barques, un certain nombre d’actions stratégiques peuvent être mises en place en attendant la mise en oeuvre des aménagements, et profiter de cette période pour préparer les sols à recevoir semis et plantations dans de bonnes conditions (structure et activité biologique du sol). L’objectif est de ne pas laisser à nu, ou à la merci des adventices les terrains déconstruits, en attendant les aménagements futurs, et de restaurer progressivement la vie biologique des sols. Deux actions sont possibles : - Le semis : mélange de trois graminées minimum, rustiques et adaptées au terrain, il est destiné à végétaliser densément, rapidement et à peu de frais les terrains, à limiter le développement des adventices, à couvrir les sols (perméabilité /protection) et à favoriser la biologie du sol. - Le paillage : Déchets verts de feuillus broyés – issus des travaux d’élagage et d’abattage de travaux menés sur la commune par exemple. Le broyat est épandu sur les terrains en remplacement d’un semis de couverture, si la saison est inadaptée à cette intervention (période de gel ou de sécheresse). L’épaisseur minimum devra être de 5 cm. Travaux réalisés dans le cadre des déconstructions - conservation de certains arbres, marqués au préalable en concertation avec la commune - déconstruction de la voirie - suppression d’une haie de conifères - fossé de ceinture - épierrage grossier Aménagement à court terme => créer un pré de fauche Avec la déconstruction de la voirie et la réalisation de fossés, la zone de solidarité des Tamaris est quasiment prête à devenir un pré. Le fossé doit toutefois être modifié pour suivre au plus près possible la limite foncière en conservant le bosquet de tamaris. Les sols doivent être préparés et semés d’une prairie rustique de milieu humique. Certains des arbres conservés, marqués par la commune en l’absence de l’équipe, sont inadaptés à un paysage de bocage (palmier, herbes de la pampa...), ils doivent être supprimés ou transplantés. Les autres arbres peuvent être conservés s’ils ne gênent pas le passage d’engins de semis et de fauche (les transplanter si possible dans le jardin du Pied du Coteau). Le développement de ligneux (frênes, saules, tamaris...) le long des fossés sur une bande de 2 mètres environ doit être admise (emprise nonfauchée, installation spontanée) ou créée (plantations). Aménagement à moyen terme => étudier la faisabilité d’une pâture Pour limiter l’entretien mécanique et animer le paysage, la recherche d’un entretien par pâturage est à engager (convention de gestion). Les fossés seront accompagnés d’une haie bocagère spontanée, qui devraient rendre une clôture superflue. Au-delà => s’intégrer qualitativement au projet de gestion des eaux pluviales Dans le cadre du projet de gestion des eaux pluviales, la zone de solidarité des Tamaris pourrait accueillir un des bassins par exemple. Il faudra veiller à la qualité paysagère de l’ouvrage, et à sa bonne intégration dans la trame bocagère existante. L’apport de terre végétale prélevée à l’extérieur des sites n’est pas recommandée. Il sera préférable d’amender les sols existants ou la terre végétale du stock au moment des aménagements selon les besoins. Etude d’aménagement des sites de trois communes après déconstruction pour leur aménagement environnemental - Commune de Port des Barques 49 4 . Volet hydraulique 4.1 Impact hydraulique du projet Les terrains en zone de solidarité se situent à l’altitude la plus basse du secteur et communiquent avec l’estuaire par le chenal du Maréchat. Les zones déconstruites auront ainsi un rôle de stockage naturel des eaux en cas de submersion marine ou de crue extrême de la Charente. Le projet n’intégrant aucun aménagement structurant, les écoulements se feront sans contrainte facilitant ainsi l’évacuation des eaux en cas d’événement exceptionnel. Le drainage sera d’autant plus facilité par la création de fossés et la reprise du projet de Schéma Directeur d’Assainissement Pluvial avec la création de bassins de décantation et un cheminement gravitaire des écoulements des eaux de pluies vers le chenal du Maréchat. L’exutoire devra toutefois être équipé d’un clapet anti-retour afin de ne pas inonder le secteur lors des marées de vives-eaux exceptionnelles. * A noter également que, le projet visant à un retour à des terrains naturels, les sols seront de fait « désimperméabilisés» et protégés d’un couvert végétal freinant ainsi le ruissellement de l’eau le long des pentes. Cette nouvelle capacité d’infiltration limitera l’érosion des sols, les coulées d’eau boueuse et le risque d’inondation. * A partir des données de LITTO 3D, un profil théorique d’un système de fossés pour une vidange gravitaire, du bassin de traitement des eaux de ruissellement placé sur les parcelles de la zone de solidarité vers le chenal du Maréchat, a été tracé : Les points les plus bas se situent aux alentours de + 2.50 m NGF comme pour le projet initial. La pente générale entre le point A et J est de 0,2%, ce qui peut être suffisant pour une évacuation en gravitaire. Cependant, du point A au point G, la pente n’est que de 0,025%, il faudrait donc peut-être prévoir un curage et un recalibrage du chenal jusqu’à mi chemin entre le point H et I afin d’avoir une pente générale de 0,1%. En tout cas, il ne faudra pas avoir des vitesses d’écoulement inférieurs à 0,2 m/s. Par ailleurs, il sera nécessaire d’équiper le système d’un clapet anti-retour (au niveau du point H par exemple) pour ne pas laisser la marée pénétrer dans le fossé de vidange. Observation cartographique - faisabilité altimétrique d’un cheminement gravitaire des eaux pluviales - Source LITTO 3D Observation cartographique sommaire à titre de vérification préalable - faisabilité altimétrique d’un cheminement gravitaire des eaux pluviales entre les ZDS et le Chenal du Maréchat - ne peut se substituer aux études complètes nécessaires 4.2 Nature du trait de côte Le trait de côte n’est pas concerné par le projet puisque les zones de solidarité se situent en retrait par rapport au littoral. Profil correspondant au cheminement étudié - tracé rouge du document ci-dessus Etude d’aménagement des sites de trois communes après déconstruction pour leur aménagement environnemental - Commune de Port des Barques 51 5 . Faisabilité Emprise de la ZDS: 1.4ha Emprise des déconstructions : 1 ha (77% de la ZDS) Estimation générale du coût des travaux - inclus 10% divers - ZDS PIED DU COTEAU (hors cheminement modes doux) ENTRE 166 500 ET 233 000€ HT 5.1 le pied du coteau Partie jardin public (9000m²) Propriétaire: Etat Gestionnaire: Commune de Port des Barques Mode de Gestion: Bail gratuit, conventionné et à long terme. ex: bail emphytéotique ou convention de gestion Etat/Commune donnant l’usufruit des terrains concernés à la commune de Port des Barques. Estimation des couts des travaux ENTRE 106 500 et 152 000€ HT PREPARATION DES SOLS ET ENGAZONNEMENT (8000m²) nettoyage et épierrement soigné, préparation du sol, semis, arrosage et première tonte entre 30 000€ et 32 000€ HT PLANTATIONS confortement d’une quinzaine d’arbres existants (paillage), fourniture et plantation de haies champêtres, fourniture et plantation d’une quinzaine d’arbres haute-tige, y compris fosse de plantation, paillage et garantie de reprise d’un an entre 17 500 et 21 000€ HT AMENAGEMENTs DE VOIRIE Création d’une chaussée nouvelle et d’un espace de stationnement minute, d’une aire de retournement en bicouche coloré ou en enrobé noir, redimensionnement de la rue du pied du coteau (dépose des bordures, décapage, découpage jusqu’au fdf, mise à niveau des regards), suppression du barreau nord-sud entre 35 000 et 65 000€ HT MOBILIER Bancs et corbeilles, éclairage sécuritaire et fonctionnel - type espace piéton - sur 180 ml Etudes complémentaires à prévoir Maitrise d’oeuvre complète - conception d’aménagement du jardin (10% du coût des travaux) entre 24 000 et 34 000€ HT entre 10 000 et 15 000€ HT Cout de l’entretien par an (3 premières années) Description de l’entretien: Le jardin public présente l’avantage d’un espace d’un seul tenant, composé de deux strates végétales simples : engazonnement et arbres haute-tige, ce qui simplifie l’entretien. La tonte peut être régulière dans certains secteurs, moins fréquente dans d’autres afin de limiter les dépenses d’entretien et diversifier à peu de frais les ambiances du jardin. Un ramassage des résidus de déconstruction pourra être nécessaire avant chaque tonte au cours des premières années. TONTE 9 passages par an, inclus ramassage et évacuation des déchets (dont résidus de déconstruction éventuels), et finitions NETTOYAGE DES VOIRIES 12 passages par an, ramassage et évacuation des feuilles et déchets divers ELAGAGE D’ENTRETIEN (1 fois en 3 ans) suppression des branches mortes, dépérissantes ou mal orientées, ramassage et évacuation Etude d’aménagement des sites de trois communes après déconstruction pour leur aménagement environnemental - Commune de Port des Barques entre 3 000 et 4 500€ HT/ an entre 100 et 115€ HT/ an entre 2 000 et 3 000€ HT 53 Partie jardins familiaux (5000m²) Propriétaire: Etat Gestionnaire: Commune de Port des Barques + association (à créer) Mode de Gestion: d’une part entre l’Etat et la Commune : bail gratuit, conventionné, à long terme (semblable à la partie jardin public) d’autre part entre la Commune et l’Association en charge des jardins : bail gratuit, conventionné, renouvelable régulièrement (ex: tous les 9 ans) Estimation des couts des travaux ENTRE 45 000€ ET 60 000€ HT PREPARATION DES SOLS ET ENGAZONNEMENT (5000m²) nettoyage et épierrement soigné, préparation du sol, + hors parcelles de jardins : semis, arrosage et première tonte entre 18 000 et 21 500€ HT PLANTATIONS confortement d’une dizaine d’ arbres existants (paillage), fourniture et plantation de haie champêtre, y compris fosse de plantation, paillage et garantie de reprise d’un an entre 11 500 et 16 000€ HT MOBILIER Clôtures des jardins (en grillage et poteau bois ou treillis soudé bas), création d’un point d’eau, fourniture et pose d’un cabanon entre 15 000 et 22 000€ HT Etudes complémentaires à prévoir Maitrise d’oeuvre complète - conception d’aménagement des jardins familiaux (9% du coût des travaux) Analyse biologique approfondie des sols, avant création des jardins (forfait) entre 4 000 et 5 500€ HT 800 à 2000€ HT Cout de l’entretien par an (3 premières années) Description de l’entretien: Les jardins familiaux évoluent en fonction des saisons, sous la responsabilité de leur locataire. Les clôtures ne devraient normalement pas nécessiter d’intervention particulière d’entretien les trois premières années (sauf malveillance). L’entretien se limite ici à des travaux de tonte des pelouses (dont il faut encourager la gestion différenciée), au ramassage manuel des résidus de déconstruction, et à l’élagage des arbres vieillissant ou abîmés. Les haies doivent être de port libre et composées d’essence naturellement adaptées à l’espace disponible, pour réduire fortement les travaux de taille. TONTE 9 passages par an, inclus ramassage et évacuation des déchets (dont résidus de déconstruction éventuels), et finitions ELAGAGE D’ENTRETIEN (1 fois en 3 ans) suppression des branches mortes, dépérissantes ou mal orientées, ramassage et évacuation entre 2 500 et 3 500€ HT/an entre 600 et 800€ HT Chemin modes doux (170 ml complémentaires du Pied du Coteau aux Tamaris) Propriétaire : Etat et Commune de Port des Barques selon les secteurs Gestionnaire : Commune de Port des Barques Estimation des couts des travaux CREATION D’UN CHEMIN MODES DOUX (larg 4m) terrassement complémentaire, compactage, essai de portance, fourniture et mise en place des matériaux (bicouche coloré ou enrobé noir piétons) entre 16 000 et 23 000€ HT entre 16 000€ et 23 000€ HT Cout de l’entretien par an (3 premières années) NETTOYAGE 12 passages par an, ramassage et évacuation des feuilles et déchets divers entre 100€ et 115€ HT/ an 5.2 Les Tamaris Emprise de la ZDS: 1.1ha Emprise des déconstructions : 7600m² (66% de la ZDS) Estimation générale du coût des travaux ZDS LES TAMARIS ENTRE 3 500 ET 6 000€ HT Prairie (9500m²) Propriétaire: Etat Gestionnaire: Commune de Port des Barques Mode de Gestion: Convention Etat/SAFER sous forme de bail rural avec convention de mise à disposition de la commune pour un projet d’intérêt public à moyen terme (gestion des eaux pluviales) ou Convention entre l’Etat et la Commune de type bail gratuit, conventionné, à long terme, complété, entre la Commune et un agriculteur local, d’une convention de type prêt à usage sur bien foncier (location à titre gratuit) permettant la mise à disposition de la commune pour un projet d’intérêt public à moyen terme (gestion des eaux pluviales) Estimation des couts des travaux PREPARATION DES SOLS ET SEMIS D’UNE PRAIRIE transplantation ou abattage d’une partie des arbres existants, épierrement soigné et préparation du sol (passage herse, broyeur de pierre, amendement, labour) et semis, TERRASSEMENT reprofilage du fossé ENTRE 3 500 ET 6 000€ HT entre 2 000€ et 4 000€ HT entre 1 500 et 2 000€ HT Etudes complémentaires à prévoir Cout de l’entretien par an (3 premières années): Description de l’entretien: L’entretien de la prairie les trois premières années se limite à permettre le développement d’une couverture végétale sur l’ensemble de la surface, et au ramassage manuel des résidus de déconstruction. Un fauchage annuel ou bi-annuel est suffisant. Les haies bocagères et les fossés seront à entretenir tous les 5 à 7 ans. FAUCHAGE 1 à 2 passages par an, le produit de fauche est mis en balles et peut être donné au faucheur entre 50 et 100€ HT/ an zones de solidarité - commune de port des barques Estimation générale du coût des travaux - ensemble des aménagements (inclus 10% divers)* estimation des coûts de maitrise d’oeuvre et études complémentaires estimation des couts d’entretien sur 3 ans ** ENTRE 188 000 ET 265 000€ HT entre 15 000 et 23 000€ HT entre 20 000 et 30 000€ HT * Ici, l’estimation considère des arbres de force 18/20 et des arbustes de 80/100 à la plantation, l’effet paysager est immédiat mais coûteux. Les coûts d’aménagement peuvent être fortement réduits, principalement le poste Plantations, si les arbres et arbustes sont plantés jeunes (ex: baliveaux pour les arbres, 40/60 pour les arbustes). ** les coûts d’entretien sont élevés : des nettoyages complémentaires ne manqueront pas d’être nécessaires au cours des premières années suite aux déconstructions, et tous les espaces enherbés du jardin public boisé sont considérés dans cette estimation comme tondus 9 fois par an (entretien soutenu). Ces coûts peuvent être fortement réduits en adoptant une gestion différenciée des «pelouses», distinguant fauche annuelle ou bi-annuelle et tonte systématique en fonction des usages souhaités. Etude d’aménagement des sites de trois communes après déconstruction pour leur aménagement environnemental - Commune de Port des Barques 55