BTS CPI-IPM 1ère année
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BTS CPI-IPM 1 ère année 27 mars 2015 sortie à la Biennale internationale du design de Saint Etienne : « Le sens du beau » L’EXPO DU MATIN (visite guidée) : Tu nais, tuning, tu meurs au musée d’art et d’industrie. Avec un titre à l’humour décalé qui joue sur les sens et sons des mots, cette exposition prend à la lettre et avec malice le thème de la Biennale en tentant de rapprocher deux pratiques qu’à priori presque tout oppose : le design et le tuning. Et le tuning interroge de manière étonnante notre relation à l’objet. Visiteurs que nous étions, nous nous sommes chacun frayé un chemin à la rencontre de ces objets singuliers (parfois très beaux) et de ces démarches insolites entre design, art contemporain et simples « trouvailles » d’amateurs. Photo de Simon Davidson (Australie) Bob, 2012 Une des magnifiques photos relatant « la culture tuning » : ici, l’univers des courses de voitures à travers des clichés de « burnouts » (burnout : le fait de faire tourner les roues d'un véhicule en brûlant la gomme des pneumatiques.) Sculpture en acier et bois de Maxime Lamarche (France) Soft Serve boat, 2013 Transformation d’une remorque de bateau. On dirait du cuir mais non ! C’est le travail de la matière qui donne cet aspect-là. Sorte de prototype à mi-chemin entre une esthétique post-apocalyptique à la Mad-Max, et un projet tuning digne de Dubaï (l’empire du luxe). Sorte aussi de vaisseau fantôme haute couture. (Soft serve étant le nom d’une glace italienne…) Pour ceux qui veulent en savoir plus : http://www.biennale-design.com/saint-etienne/2015/fr/biennale-in/?ev=tu-nais-tuning-tumeurs-16 LES DEUX EXPOS DE L’APRÈS-M (visites guidées aussi) : Serial Beauty à la Cité du design – Bâtiment H «Si la beauté est traditionnellement associée à l’unicité d’une chose ou d’un événement, une nouvelle notion de « beauté sérielle » s’impose aujourd’hui. Le sens du beau devient ici l’espace – personnel et public – de compréhension et d’interactions entre individus et communautés. » (extrait du programme du « In » de la biennale) Ainsi à travers une sélection de produits conçus par vingt designers de tous pays créés à destination de soixante entreprises du monde entier (selon des processus de production à chaque fois bien différents), nous avons découvert comment ces créateurs – en lien avec les industriels – cherchent à sortir d’une esthétique du prêt-à-consommer anonyme pour construire une nouvelle « éthique » du produit et même une nouvelle culture industrielle. Benjamin Hubert (France ) pour Bitossi (fabriquant italien), Seams* collection, 2014 Vaisselles avec « coutures apparentes » : il s’agit en fait de céramiques composées de moulages que le designer a voulu laisser visibles, créant ainsi une impression de plastique voire même de caoutchouc. * coutures en anglais Pour ceux qui veulent en savoir plus : http://www.biennale-design.com/saint-etienne/2015/fr/biennale-in/?ev=serial-beauty-13 Hypervital à la Cité du design – espace Platine Expo « coup de cœur » pour certains Le commissaire de l’exposition, Benjamin Loyauté, présente ainsi cette série d’œuvres : « L’exposition se veut avant tout une zone de débat pour éveiller la curiosité des visiteurs et générer chez eux de l’affect, leur faire vivre une expérience sensorielle générant une réflexion. » Ces objets, parfois de haute technologie, parfois conçus très simplement « avec les moyens du bord » témoignent de la période que nous vivons : « période de très forte créativité, d’inventions et de productions intenses » (Benjamin Loyauté). Ils bousculent notre rapport au monde, interrogent notre époque, notre civilisation industrielle et notre civilisation tout entière – dans ses différents pans : médecine, philosophie, écologie, géo-politique, histoire, outils, sciences, etc. Cette foule d’inventions nous invite à réfléchir à nos comportements et à nos réels besoins ; une phrase de Tolstoï introduit l’exposition, qui donne le ton : « Tout le monde pense à changer le monde mais personne ne songe à se changer soi-même ». (La guerre et la paix) Sculpture en bambou et plastique de Massoud Hassani (Pays-Bas), Mine Kafon 2011 Propulsée par le vent, cette boule de deux mètres de diamètre est constituée de 150 bâtons de bambous qui se terminent chacun par un disque en plastique adhérant au sol. Elle ressemble à une œuvre d’art contemporain évoquant le pissenlit. Il suffit de la pousser pour qu’elle se mette en marche, faisant exploser les mines sur son passage. Un GPS installé dans sa partie centrale, en métal, enregistre le trajet de la boule. Les bâtons de bambou sont faciles à remplacer, et le prototype a déjà obtenu des tests concluants aux PaysBas, ainsi que dans le sud du Maroc. La «mine kafon», mise en place par un designer industriel de 29 ans, est une sphère antimines potentiellement révolutionnaire. Son nom est tiré de l’expression «kafondan», «quelque chose qui explose» en dari, la langue maternelle de l’inventeur. Cet engin peu coûteux pourrait sauver des milliers de vies en Afghanistan, pays d’origine d’Hassani, d’où il est parti avec sa famille à l’âge de 15 ans pour se réfugier aux PaysBas. Pour ceux qui veulent en savoir plus : http://www.biennale-design.com/saint-etienne/2015/fr/biennale-in/?ev=hypervital-9
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