CODE DE LA ROUTE 2004
Transcription
CODE DE LA ROUTE 2004
CODE DE LA ROUTE 2004
et
Public relevant de l’apprentissage
des savoirs de base
Document supplétif du dossier « En parlant du code 2002 » réalisé avec le concours de :
-
Odile VALADE, Bernadette BOUCHANE (Centres Sociaux - Floirac)
-
Barbara JUNCA, Agnès GUIGNETTE (Centres Sociaux - Mourenx)
-
Elisabeth TOUZET (Centre Social et Culturel - Orthez)
-
Patrick BLIER (ORFIE - Portets)
-
Fabienne FAVAREL (Centre Social et Culturel - la Benauge)
-
Seng DOUANGPHRACHANG (Foyer Populaire - Lormont)
-
Jean-Michel SIMON (Amicale Laïque - Villeneuve/Lot)
-
Françoise LABORDE (A.F.L – Aire-sur-Adour)
-
Hervé PERE (Passerelle - Périgueux)
-
Alain BOURY (Cellule éducation routière - D.D.E Bordeaux)
-
David FAURE, Martine JEANNEAU (Auto-Ecole Solidaire - Terrasson)
-
Jean-Yves UZUREAU (Pour une Route Sûre - Floirac)
Nos remerciements à toutes les personnes, citées ci-dessus, pour le temps qu’elles ont bien
voulu nous accorder et pour la gentillesse avec laquelle elles ont répondu à nos questions.
Rédaction : Francine DESSIS – CLAP/CRI Aquitaine
Mise en page : Mélanie DELSOL – CLAP/CRI Aquitaine
CLAP / CRI Aquitaine
Décembre 2004
Des questions
2
Pour faire le point :
2-6
•
Actions reconduites,
•
Actions récentes,
•
Nouveaux dispositifs.
6-9
La réforme de l’E.T.G :
•
Les grandes lignes de la réforme,
•
Ce qui n’a pas changé,
•
Ce qui a changé,
Des exemples de changements / témoignages :
•
Difficultés récurrentes,
•
Difficultés repérées,
•
Changements dans les pratiques pédagogiques ?
12-13
Le matériel pédagogique :
•
Des éditeurs,
•
D’autres produits.
13-14
Quelques sites Internet :
•
9-11
Liens vers d’autres sites.
14
A suivre
CLAP / CRI Aquitaine
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$
Réforme du code de la route ? Nouvelle épreuve théorique générale ? Nouveau matériel
pédagogique dans les auto-écoles ? Baisse du taux de réussite au code ?
Au-delà des rumeurs, sont apparues de véritables inquiétudes et préoccupations de la part des
formateurs, salariés ou bénévoles menant les actions de soutien à l’obtention du code de la
route.
Le public, constitué par des apprentis lecteurs français et/ou étrangers, semble éprouver de
réelles difficultés lors de la passation de l’épreuve théorique du code.
Il nous a semblé intéressant de faire le point, ne serait-ce que pour compléter notre première
contribution sur ce sujet. Intitulé « En parlant du code », ce document réalisé en 2002
(et consultable sur le site clap-so.org) s’appuyait sur le témoignage et compte rendu de
structures de la région Aquitaine.
Nous y indiquions, page 20, que l’examen allait changer :
-
Qu’en est il aujourd’hui ?
Sur quoi porte la réforme de l’E.T.G (Epreuve Théorique Générale) ?
Quelles sont les difficultés nouvelles pour les apprenants repérées par les formateurs ?
Cela induit-il des changements dans les approches pédagogiques jusque-là mises en
œuvre ?
Pour nous aider à y voir plus clair, nous avons recueilli le témoignage de formateurs,
d’intervenants de 11 structures aquitaines, menant des actions autour du code. Les pages qui
suivent sont une synthèse des entretiens que nous avons eu avec eux pendant les mois
d’octobre et novembre 2004. Nous y trouvons quelques éléments de réponses, et des pistes de
travail…
Le présent document doit évoluer, s’enrichir d’autres contributions. Nous pensons qu’il est
important de poursuivre la réflexion, peut être sous forme de groupes de travail lors de
réunions inter-organismes qui seront programmées courant 2005. Faites nous part de vos
impressions et de vos besoins à ce sujet.
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96
Tout d’abord un constat.
Depuis plus d’un an, les structures interrogées notent un fort accroissement des demandes de
soutien au code de la part de public en difficultés d’apprentissage.
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Il s’agit de français ou d’étrangers relevant de l’apprentissage des savoirs de base
(Alphabétisation, Français Langue Etrangère, Lutte contre l’illettrisme), inscrits ou non dans
des cours d’auto-école. Les personnes se sentent peu ou pas « outillées » pour passer le code
ou sont en situation d’échec (redoublement des cours de code…).
Face à cette augmentation des demandes, les actions fleurissent… Bien souvent, elles
fonctionnent comme celles répertoriées lors de notre étude publiée en 2002. Elles s’inscrivent
dans la mise en œuvre du projet de l’apprenant (recherche d’autonomie pour les
déplacements) et s’appuient sur un partenariat avec une auto-école présente sur le territoire.
Bien que majoritairement présentes dans les Centres Sociaux, ces actions se sont développées
dans les associations et les organismes de formation. Elles sont d’autant de préalables à la
préparation du code : activités d’apprentissage du vocabulaire, de phrases, puis activités
d’analyse des situations de conduite proposées en diapositives, vidéo ou CD-ROM.
Actions reconduites :
Nous nous sommes rapprochés des structures déjà répertoriées lors de nos travaux précédents
sur le code1. Sur les 8 structures identifiées à l’époque, seulement 3 poursuivent leurs actions
autour du code pour un public relevant des savoirs de base.
Il s’agit des deux Centres Sociaux de Floirac et du Centre Social d’Orthez.
Leur témoignage est intéressant à plus d’un titre. En effet, ces formateurs sont les plus en
capacités, pour rendre compte de changements dans le nouvel examen théorique et pour les
illustrer par des exemples.
Nous verrons plus loin ce qu’ils ont remarqué à ce sujet, notamment les difficultés nouvelles
rencontrées par les apprenants.
Actions récentes :
Par actions récentes, nous entendons les actions mises en place après la réforme de l’E.T.G.
Elles concernent certains Centres Sociaux, associations et organismes de formation.
Les intervenants ne sont pas en situation de nous donner des exemples de nouvelles difficultés
rencontrées par les apprenants. Par contre, leur témoignage est intéressant car il nous rappelle
les difficultés inhérentes au démarrage des apprentissages (difficultés à se projeter dans la
situation proposée, lecture plane de l’image etc…). Nous développerons plus loin ces
exemples de difficultés.
Il nous apparaissait important de souligner que le nombre des actions avait sensiblement
augmenté en 2003/2004 face à une demande croissante de la part d’individus désireux de
passer ou de repasser le code.
1
Centres Sociaux (Mérignac) / Projet pour un quartier (Pau) / M.V.C (Bayonne) / Centre Social (Mourenx) / Centre Social
(Cenon) / Centre Social et Culturel (Orthez) / Alphabet (Port Sainte-Marie) / Centres Sociaux (Floirac).
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Nous avons notamment repéré :
•
ORFIE (Langon), Foyer Populaire (Lormont), Amicale Laïque (Villeneuve/lot),
AFL (Aire-sur-Adour), Passerelle (Périgueux), Centre Social (Bordeaux/
La Benauge).
Des cours de code et d’entraînement à la passation de l’examen y sont organisés, en général à
partir de CD-ROM.
Nouveaux dispositifs :
Un dispositif innovant a vu le jour en 2002.
Il s’agit d’une auto-école associative, située à Terrasson en Dordogne, ce dispositif sous statut
associatif – loi 1901, accueille les salariés de l’association d’insertion INSERMAID, ainsi que
des demandeurs d’emploi orientés par les acteurs sociaux.
Monsieur FAURE, directeur de la structure, nous explique que « INSER’Volant 24 » est une
déclinaison formative d’INSERMAID.
Projet : « créer un projet d’activité lié à l’insertion sociale et professionnelle par le biais du
permis de conduire auprès du public accueilli » 2 2 bis
En 2003, sur le projet code, la structure a accueilli 20 personnes. Sur les 20 personnes, 16 ont
obtenu le code, ce qui correspond à un taux de réussite global de 80%.
Mais voyons plus en détail le profil des apprenants, la durée des apprentissages et le nombre
de passation du code afin de mieux apprécier ces résultats.
Le public accueilli :
Français
17 (dont 13 femmes
et 4 hommes)
Etrangers
3 (dont 2 femmes
et 1 homme)
TOTAL
20 (dont 15 femmes
et 5 hommes)
Profil des apprenants :
•
Sur les 20 personnes présentées :
o 14 étaient en difficultés d’apprentissage
: dont 11 français (illettrés et/ou présentant de grandes difficultés de
concentration / mémorisation).
2
Extrait du compte rendu d’activités 2004 – INSERVOLANT 24
INSERMAID / INSERVOLANT 24 – 19 Place de la libération – B.P. 42 – 24100 TERRASSON
2 bis
L’objectif de l’action, d’une durée de 18 mois, était une remobilisation de l’individu par la mise en œuvre d’un parcours
social et professionnel. Deux monitrices auto-écoles ont été recrutées pour mener à bien le projet, ainsi qu’une personne
chargée de l’accompagnement social
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;
et 3 étrangers relevant du FLE ( Français Langue Etrangère) mais avec de
grandes difficultés de compréhension.
o Et 6 d’un niveau IV et V.
Nombre de passation du code :
•
Sur les 14 personnes en difficultés :
o 10 ont passé le code une fois et 8 l’ont réussi,
o 2 l’ont passé 2 fois et n’ont pas réussi,
o 2 l’ont passé 3 fois et 2 l’ont réussi.
Au total, 10 personnes sur les 14 ont obtenu le code dont 8 du premier coup. Cela correspond
à un taux de réussite avoisinant les 72%.
•
Sur les 6 personnes d’un niveau IV et V :
o 6 réussites dont 5 lors de la première passation.
Sur l’ensemble des 20 personnes présentées à l’examen du code, INSER’VOLANT 24,
comptabilise 16 réussites soit environ 80%. Ce taux, très largement supérieur à la moyenne
nationale enregistrée par les pouvoirs publics dans les auto-écoles, peut surprendre…
La question posée est de savoir comment INSER’VOLANT s’y prend pour atteindre de tels
résultats. Pédagogie nouvelle, démarches spécifiques ?
Durée de la formation :
Il faut replacer l’action d’INSER’VOLANT dans le projet global de la structure support
INSERMAID. Il s’agit d’une action longue de 18 mois, à temps plein, centrée sur l’obtention
du permis de conduire.
Monsieur FAURE, nous a précisé que chaque stagiaire avait globalement bénéficié d’une
moyenne de 200 à 250 heures, dédiées à la préparation de l’examen théorique du code, sur
l’ensemble du stage.
Le nombre d’heures – variable en fonction du statut des apprenants (salariés d’INSERMAID,
demandeurs d’emploi…) et de leur disponibilité – se situait dans une fourchette de dix à
quatorze heures hebdomadaires.
Fonctionnement des cours de code :
•
•
tests d’évaluation de départ (extrait des tests proposés en CD-ROM) afin de repérer les
acquis et les difficultés des apprenants, et de fixer des objectifs individualisés
d’apprentissage.
mise en œuvre des cours à proprement parler à partir de diapositives sur le code de la
route (travail sur les panneaux, les différentes situations de conduite etc…) à peu près
2 heures par jour.
CLAP / CRI Aquitaine
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•
•
•
•
entraînement collectif à partir de DVD, avec présence du formateur qui répond aux
questions des apprenants et gère la vitesse de passation des images, environ 3 à 4 heures
par semaine.
mise en situation d’examen après 3 semaines de cours (<#=?>@ ACB?DEAFHGJILKMA t examen
« blanc » permet de mesurer la progression de l’apprenant et de cibler les points à
retravailler.
puis (re) entraînement collectif, (re) mise en situation d’examen afin d’amener l’apprenant
à passer d’un nombre « x » de fautes au seuil des 5 admises pour l’obtention du code.
lorsque l’apprenant franchit cette étape et seulement à ce moment-là, et s’il se sent prêt,
il est présenté à l’examen.
Quelques commentaires :
L’auto-école associative INSER’VOLANT affiche des résultats très encourageants, du fait de
la conjugaison de plusieurs éléments :
•
•
•
gestion « souple » des parcours dans le temps (200/250 heures, l’apprenant est sécurisé,
il a du temps pour apprendre),
pédagogie individualisée, systématisation des apprentissages,
et s’agissant d’un stage de remobilisation, notons la présence d’activités concourant à
renforcer les apprentissages de base (lecture, calcul, travail sur l’orientation spatiale etc…)
et à restaurer l’estime de soi.
Si le volume d’heures consacré aux cours de code apparaît élevé, comparé à ce qui est
« normalement » pratiqué, il semble évident que le taux de réussite, notamment pour les
publics relevant des savoirs de base, est proportionnel au temps dédié à l’apprentissage.
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Les grandes lignes de la réforme :
Afin d’informer, aussi correctement que possible cette rubrique, nous avons consulté plusieurs
sites Internet, notamment ceux :
•
•
du Ministère de l’Equipement des Transports de l’Aménagement du Territoire3
et celui de l’INSERR (Institut National de Sécurité Routière et de Recherche)4
Nous avons mis en annexe les documents trouvés faisant référence à la réforme de l’E.T.G.
Il s’agit d’une circulaire du ministre de l’équipement en date du 28 mars 2002 et adressée aux
directions de la Sécurité Routière des départements concernés, d’un extrait de dossier de
presse de l’INSERR en date du 8 juillet 2004 et la réponse du ministère adressée au CLAP
suite à un courrier de notre part.
3
4
www.équipement.gouv.fr
www.inserr.org
CLAP / CRI Aquitaine
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La circulaire définit les grandes lignes de la réforme. L’objectif est une « modernisation » tant
du contenu de l’épreuve, que du support utilisé. L’esprit de la réforme est synthétisé dans le
document de l’INSERR, joint en annexe.
Après une phase de février 2001 à 2002 portant sur 8 départements, une étape d’extension à
29 départements a été mise en œuvre, suivi d’une généralisation à l’ensemble du territoire en
2003.
Nous verrons dans le paragraphe « Exemples de changements / témoignages de formateurs »
ce que ceux-ci ont repéré comme modifications générant des difficultés particulières pour les
apprenants.
Avant de nous pencher sur ce qui a changé, voyons tout d’abord ce qui est toujours
d’actualité, ce qui en principe n’a pas subi de changements.
Ce qui n’a pas changé :
L’examen du code :
•
Les conditions pour se présenter à l’examen du code sont toujours identiques
(condition d’âge : 17 ans ½, et délais d’un mois après l’enregistrement du dossier en
préfecture).
•
La passation de l’examen :
o Durée : 1h30 pour 1 séance (18’’par question)
o Nombre de questions : 40
o La répartition des questions par famille (signalisation, priorité,
stationnement…)
o Le nombre de mauvaises réponses : 5
o Images fixes.
Le code non francophone :
Les modalités restent inchangées. Pour plus d’information vous pouvez consulter notre
document de 2002.
Ce qui a changé :
Cette réforme, qui est aujourd’hui étendue à toute la France, consiste en la création d’une
nouvelle base de 200 questions réparties sur 10 séries différentes.
Des situations plus comportementales :
Ces nouvelles situations présentent un caractère plus comportemental.
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Elles font notamment appel aux règles :
•
•
•
•
•
de courtoisie au volant,
de prudence,
de lucidité,
de respect des autres,
de calme (dans le cadre d’une conduite apaisée en toute sécurité),
•
…
Elles testent également le comportement citoyen du conducteur.
Le partage de la route et les autres usagers :
Elles mettent en exergue les règles de partage de la route et attirent particulièrement
l’attention sur toutes les catégories d’usagers notamment les plus vulnérables : piétons,
handicapés, cyclistes… Un comportement sécuritaire à l’approche de ces usagers est alors
privilégié. L’accent est également mis sur la communication avec ces mêmes usagers
automobilistes : prévention, avertissements sonores ou visuels, ralentissement.
De nouveaux thèmes :
De nouveaux thèmes ont été introduits tels que :
•
•
•
•
la fatigue au volant : quels en sont les effets ? Comment lutter contre ?
la vigilance,
la recherche d’indices dans le cadre de situations complexes mettant en présence
plusieurs usagers, différents panneaux ou plusieurs règles à respecter,
ou encore la recherche de signalisations induites et non présentes à l’écran.
Des questions plus contemporaines :
Des questions plus contemporaines ont été introduites : la pastille verte (qui distingue les
moteurs propres), les risques que représentent certains médicaments, les effets des drogues ou
encore l’usage du téléphone mobile. Les innovations techniques des véhicules récents ne sont
pas en reste : ABS, AIRBAGS,…
L’animation des questions :
Enfin, lorsque la situation l’exige, les feux clignotent : indicateurs de changement de
direction, feux tricolores, véhicules d’intervention…
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Sur le plan technique :
Le numéro de la question est cerclé de bleu et ce cercle devient rouge 5 secondes avant
l’expiration du temps imparti à la réponse, ce qui permet aux candidats de mieux gérer leur
temps.
D’après les chiffres fournis par l’INSERR dans la revue de presse citée précédemment, le taux
de réussite à l’examen du code (tout public confondu) en auto-école est passé au niveau
national de 64% à 50% aujourd’hui, on note une chute significative de juin à août 2002,
période de mise en place de la réforme de l’E.T.G.
Nous n’avons pas de chiffres officiels concernant le taux de réussite des publics en difficultés
d’apprentissage. Selon les auto-écoles, il avoisinerait les 5%, 8%… et sur un temps plus long
supérieur à 50 heures, il serait de l’ordre de 15% (cas de redoublement ou plus).
Les structures de proximité (Centres Sociaux, Associations) et organismes de formations,
impliqués dans des actions d’accompagnement au code, avaient un taux de réussite supérieur
à 60%. Aujourd’hui dans certaines structures il est inférieur à 50%.
En Gironde 5 en auto-écoles on constate le même phénomène.
En mai 2002 le taux de réussite avoisinait les 71%, passant progressivement de 58% en
juillet, à 41% en août, pour se stabiliser à 51% à partir du mois de septembre.
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Difficult s r urrentes :
Rappelons ici quelques difficultés rencontrées par les apprenants lors de l’examen du code.
Elles sont de plusieurs ordres :
-
-
5
difficultés à se projeter dans la situation proposée (c’est-à-dire difficultés à
s’extraire du statut de piéton, de passager, pour se mettre au volant du véhicule),
difficultés à réaliser une lecture de l’image « en profondeur de champ ».
En général, le candidat effectue une lecture plane et a des difficultés à repérer
certains indices situés au 2ème, 3ème plan).
difficultés à mémoriser, synthétiser les informations en un temps très court (18’),
difficultés de compréhension de l’énoncé (vocabulaire méconnu),
…
Chiffres fournis par M. BOURY de la cellule Education routière – Bordeaux
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Difficult s nouvelles rep r s :
Les formateurs s’accordent à dire que l’examen théorique n’a pas fondamentalement changé.
Ils notent cependant quelques modifications.
Les questions sont plus contemporaines. Globalement elles tiennent compte de changements
dans l’environnement du conducteur :
•
•
•
introduction de panneaux présents dans le paysage depuis plus d’une décennie
(panneaux carrés à fond bleu indiquant une obligation / panneaux de sens giratoire
avec priorité à gauche etc…),
présence d’un vocabulaire plus technique lié aux nouveaux équipements des véhicules
(ABS, AIRBAG…),
et des thèmes liés à la vigilance (fatigue au volant, risques de somnolence lors de la
prise de médicaments…), à la courtoisie, aux respects des autres, à la pollution, à la
consommation, etc…
Ainsi de nouvelles difficultés pour les apprentis conducteurs sont apparues. Nous les avons
répertoriées en 2 catégories :
•
•
celles liées à la complexité de certains énoncés,
celles liées à l’ambiguïté de certaines situations.
Les énoncés :
•
complexes du fait de l’utilisation d’un vocabulaire emprunté aux règles de sécurité,
aux comportements à tenir en cas d’accidents, au vocabulaire :
o « Refus d’obtempérer »,
o « Périodicité du contrôle technique »,
o « Pour désactiver l’airbag passager ».
•
complexes du fait de la longueur des énoncés qui peuvent contenir une à plusieurs
phrases,
•
complexes du fait de la formulation des questions qui dans certains cas est
ambiguë et nécessiterait une (re)lecture…
o Au moins,
o Je peux je dois.
Quelques exemples :
Situation : circulation sur route départementale
Est-ce que je peux rouler à 60 km/heure
CLAP / CRI Aquitaine
Est-ce que je dois rouler à 90 km/heure
10
-oui
-non
-oui
-non
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Situation : circulation en agglomération
Je dois rouler en feux de position
-oui
-non
Je peux rouler en feux de position
-oui
-non
Situation : circulation en agglomération / je passe sous un tunnel
Quels feux dois-je au moins allumer :
-feux de croisement / de route / …
Les situations :
•
complexes enfin, dans l’appréhension globale de la situation proposée. La recherche
d’indices pertinents est plus laborieuse, car les indices sont plus nombreux, et de leur
analyse et mise en relation dépend de la réponse :
o
o
recherche d’indices dans le cadre de situations complexes mettant en
présence plusieurs usagers, différents panneaux ou plusieurs règles à
respecter,
recherche de signalisations induites et non présentes à l’écran.
Nous avons mis en annexe d’autres exemples de changements. Ils sont extraits de cd-rom,
sites Internet et viennent compléter et/ou illustrer ceux recensés lors de nos entretiens.
Cette rubrique, dont l’objet n’est pas d’être exhaustif, sera enrichie par vos remarques à ce
sujet, lors de rencontres à programmer courant 2005.
Changements dans les pratiques p dagogiques ? :
Dans l’E.T.G ancienne formule, une bonne connaissance du code et de ses applications
permettait de façon relativement satisfaisante d’imaginer la question posée et d’y répondre
sans avoir lu tout l’énoncé.
Le système de bachotage n’est plus possible aujourd’hui. Maintenant, chaque mot compte.
Il faut lever toute ambiguïté de sens… et cela prend du temps.
Dans cet exercice le formateur est très sollicité, il reprend systématiquement tout le
vocabulaire qui pose problème, et chaque fois que possible l’illustre par des exemples,
expressions « plus » faciles. Il fait reformuler l’apprenant pour vérifier la compréhension et
aider à la mémorisation.
Bon nombre de questions oblige l’apprenant à connaître la réglementation et à savoir adapter
son comportement dans une situation donnée. Compte tenu de ces difficultés, les formateurs
se sont adaptés. En général équipés de CD-ROM actualisés, ils travaillent en détail et
systématiquement les situations proposées.
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Des ¤ diteurs :
Pour mener à bien la mise en place de la réforme de l’E.T.G, les pouvoirs publics se sont
dotés d’un nouveau matériel qui peu à peu à pris sa place dans les auto-écoles.
Les CD-ROM, DVD, séries d’entraînement et boîtier-test ont supplanté les diapos et les
perfotests.
Plusieurs éditeurs sont présents sur le marché. Parmi eux :
•
•
•
•
•
ACTIV PERMIS
ENPC
EDISER
RAPIDO
ROUSSEAU
Ils créent les séries de l’examen national et proposent toute une gamme de produits
informatiques et multimédias en général réservée aux professionnels.
A notre connaissance, 2 d’entre eux font également des produits pour les particuliers.
Il s’agit :
•
•
d’EDISER qui a réalisé un CD-ROM code de la route intitulé « Permis Premier ».
Logiciel d’apprentissage et d’entraînement au code,
et de ROUSSEAU qui a réalisé un CD-ROM « Code Rousseau 2005 ».
D’autres produits / ¤ diteurs :
Les CD-ROM, DVD, proposant des séries d’entraînement au code, sont présent dans les
rayons des supermarchés. Entre autres :
•
•
•
« Nouveau code de la route » CD-ROM – Hachette
« Code de la route 2005 » CD-ROM – Micro application
« Code de la route – nouvelle version » - CD-ROM – TF1 Multimédia.
Les « experts »6 consultés à ce sujet insistent sur le fait que pour être sûr d’avoir un produit
conforme au nouvel examen national du code de la route, l’acquéreur doit privilégier les
éditeurs référencés en la matière.
6
(Monsieur FAURE « de l’Auto-Ecole Solidaire » de Terrasson, Monsieur UZUREAU de « Pour une Route
Sûre » de Floirac.
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Soulignons malgré tout un jeu sur le code de la route sorti récemment :
Il s’agit du « permis en question » d’Activ Permis (Cf. annexe).
Il s’adresse à un public jeune, mais son côté ludique et interactif pourrait séduire un public
adulte en difficultés d’apprentissage.
Sous forme de fiches en couleur, il permet d’acquérir les règles du code, et de les appliquer
sur un plateau de jeu présentant des situations rencontrées sur la route.
Actuellement testé par une collègue du Centre Social et Culturel de la Benauge, les personnes
intéressées peuvent se rapprocher d’elle pour connaître ses impressions.
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Nous avons repéré quelques sites Internet dédiés au code de la route. Nous avons seulement
consulté la page d’accueil de ces sites et comparé leur contenu. En général ces sites donnent
des informations pratiques sur les différents permis, le permis à points, la législation en
vigueur (cas de retrait du permis etc…).
Ils proposent une série de tests gratuits, avec à la fin une analyse des résultats obtenus.
Au vu des résultats, le consultant peut s’abonner en ligne pour suivre des cours de code et
d’entraînement avec en général un suivi personnalisé.
Le nombre d’heures proposées varie d’un site à l’autre ainsi que le prix de l’abonnement.
Il est donc souhaitable de consulter plusieurs sites avant d’arrêter son choix.
Ce système de cours en ligne peut intéresser :
•
Toute personne :
o désireuse de mesurer ses capacités et/ou de s’entraîner en vue d’une inscription
à une auto-école,
o ne pouvant se déplacer pour suivre les cours dans une auto-école,
o souhaitant renforcer son apprentissage,
o etc...
Les formateurs que nous avons questionnés sur le sujet, n’utilisent pas ou très peu les sites
Internet d’entraînement au code. Cela sous-entend une relative autonomie en lecture de la part
des apprenants, ce qui n’est pas le cas pour la majorité d’entre eux.
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Deux structures ont recours à ces sites afin de proposer un renforcement des apprentissages
initiés en auto-école. Elles proposent un travail individualisé sur poste informatique, avec
présence du formateur qui reprend les termes, expressions, situations posant problèmes à
l’apprenant. Il s’agit du Foyer Populaire à Lormont et de Passerelle à Périgueux.
Quelques liens vers des sites :
www.code-a-domicile.com
www.lepermis.com
www.code-enligne.com
www.permis-enligne.com
www.sécurité-routière.fr
www.laconduite.com
www.permis-online.fr
www.code-et-route.com
www.toutapprendre.com
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En dehors des conditions administratives, officiellement il n’y a pas de pré-requis pour passer
le code. Dans la pratique il n’en est rien. Les experts 6 consultés sur ce point s’accordent à dire
que les nouvelles exigences de l’examen théorique du code nécessitent un « bon » niveau
CAP.
Certes, les apprenants relevant des savoirs de base ont toujours eu des difficultés lors de
l’obtention du code. Mais par des actions spécifiques d’accompagnement dans le temps, des
activités centrées sur l’analyse des situations, une étroite collaboration avec les auto-écoles de
proximité, les candidats s’en sortaient honorablement.
Aujourd’hui ce n’est apparemment plus suffisant.
Les pouvoirs publics sembleraient se mobiliser sur cette question, mais à ce jour nous n’avons
pas plus de précisions. Eviter que l’écart, entre les niveaux Vbis, VI et les autres, ne se creuse
de façon irréversible, apparaît comme une priorité.
CLAP / CRI Aquitaine
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