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[RAVI] - [Press] www.ravi.fr.st [email protected] www.myspace.com/ivar999 www.oppositeprod.com ravi c/o gaël marguerin 28 rue Branville 14000 Caen « Des disques comme il en arrive peu fréquemment » Velvet « Ravi s'impose aujourd'hui sans demander la permission » Positive Rage « Le matin, pour la pêche. Le soir, pour la rage. La journée, pour sa multitude d’ambiances. C’en est trop. J’abdique. J’y retourne. "En boucle, s’il vous plaît… !" » Melodick.com « Leur disque est une aubade au punk, aux mélodies froides et colorées d'emo. Tout dans la justesse de ton. » Punk Rawk « Des mélodies accrocheuses, un entrain qui n'a pas besoin de perfusion de boissons énergétiques pour emballer » Rock Sound Core and co webzine En 2004 les Caennais de Ravi s’étaient posé en espoir de la scène emo/punk rock française avec leur album «Designing New Circles», avec des titres frais, spontanés et à forte teneur en rock’n’roll. Digne successeur de groupes comme Seven Hate ou Second Rate (RIP tous les deux), leur précédent opus était encore un peu trop hanté par ses influences. Les revoilà donc cette année pour nous présenter leur nouvel opus «Wreck The Compass», et si une chose est sûre, c’est que leur musique est toujours aussi agréable. Très accrocheuse dès la première écoute, leur musique est toujours aussi étincelante et a cette fois ci évolué vers des contrées encore plus rock et pop, sans pour autant laisser de côté leur amour pour le punk, l’émo ou encore le hardcore. Juste que leur musique s’est encore plus diversifiée et s’ouvre à des horizons différents, comme sur le featuring avec Samprass , «The Honest Lie», aux accents de pur rock français, parfois presque rock festif. Les accents pop et émo (dans le sens noble du terme) plus développés donnent des mélodies nettement plus évidentes, comme sur le très bon «Pass The Day» au refrain magnifique rappelant The Anniversary. Et quand le rock est à l’honneur le groupe se lâche pour donner naissance au furieux «No Miles Dreamer» ou au rapide et rentre dedans «No Runners» que les Flying Donuts ne renieraient pas, sans oublier «Idyllic Peack» sentant le Hot Water Music par moment. On est émerveillé par tant de mélodies aussi faciles, aussi prenantes, comme sur le splendide «Televised», chanson qui vous prend aux tripes dès la première note où les fantômes des Get Up Kids viennent vous chatouiller les oreilles. La bande n’hésite pas non plus à escalader les pentes du post-hardcore comme sur «Killing Time» et surtout «Closer Together» tout en revirant sur des refrains plus pop ou punk. Le final, de toute beauté, vous emmènera pendant plus de onze minutes de pur bonheur au travers d’une compo enivrante comme par permis, à la fois magnifiquement pop et furieusement punk qui fera penser à du Jawbox croisé avec du Samiam. Bref, l’éclectisme est toujours ultra présent sans que pour autant l’homogénéité soit perturbée. Le travail sur les deux voix est toujours aussi parfait, et les harmonies vocales sont de toutes beautés, donnant vie et couleur aux compositions. Tantôt se faisant la réplique, d’autre fois en simple écho, ou simplement en duo, elles contribuent nettement à la qualité des mélodies. Sans oublier une meilleure prod qui met plus en valeur les guitares, permettant ainsi de distinguer plus facilement ce que jouent les deux guitares. Sonnant juste, la prod n’en fait pas trop non plus, histoire de ne pas gâcher l’authenticité des compos. En gros, rien à redire. Avec cet album, Ravi peut nettement oser se mettre au même niveau que les ténors du styles outre Atlantique, voire même leur faire un peu d’ombre. Avec ce cd il a su trouver un réel équilibre entre ses influences diverses pour pondre un album encore meilleur que le précédent. Ce «Wreck The Compass» très varié et qui fait défiler les genres dans une superbe osmose et sans réel défaut se veut très attirant et risque de faire l’unanimité très rapidement. Genevapunkska webzine Cela fait déjà un bout de temps que Ravi se ballade dans le paysage indé français et il n’est pas franchement étonnant de retrouver le groupe de Caen sur Opposite Prod, le label des Burning Heads qui commence à multiplier les bonnes sorties avec les albums de Gravity Slaves et Trouble Every Day. Deuxième album de Ravi, précédé d’une petite série de EP et splits, Wreck the Compass ne fait que confirmer la présence du combo dans la première division française du rock n' roll. On écoute les douze morceaux avec un sentiment persistant d’instabilité, on subit les sautes d’humeurs de Ravi, ses envies de mélodies ou de bruit (mais surtout de mélodies!), la nonchalance de son chanteur. Ravi n’est pas une machine à riff, son arme c’est plutôt une savante combinaison d’urgence et d’émotion. On aurait appelé ça de l’emo-punk il y a quelques années, mais ce mot est aujourd’hui bien trop connoté. Il y a du Samiam et du Engine Down là-dedans, mais aussi du plus rugueux, du Fugazi, des trucs de chez Deep Elm (Latterman, Clair de Lune, Sounds Like Violence) ou Jade Tree (Despistado, Loved Ones, Challenger). Les meilleurs moments de Wreck the Compass s’appellent "The Pain of Tomorrow is the Party of Today", "Closer Together" ou "Pass the Day", et la présence de Pierre des Burning Heads vient agrémenter deux titres (la punk-hardcore "No Runners" et la mélo "The Honest Lie"). Malgré quelques longueurs et un chant pas toujours au top, Wreck the Compass est un vrai disque de qualité. Et il transpire un esprit qui nous plaît : une approche DIY, un indie-punk-rock joué avec les tripes, loin des tendances et des calculs. MaL (06/07) Metalorgie webzine Ravi nous vient de Caen, ville prolifique en groupe emo punk / hardcore de qualité (Amanda Woodward, The Apollo program). Jusqu'en 2000, Ravi se contente d'autoproductions mais affirme son style en 2001 avec un EP (We Also Are What We Have Ruined) d'une qualité remarquable mélangeant emo et assauts punk rock. Trois ans plus tard, Ravi accouche de son premier album, Designing New Circles, et vient se positionner au sein des formations françaises les plus talentueuses en la matière. Une révélation. 2005 voit l'édition d'un Split CD, cette fois en compagnie des Bisontins de Lost Cowboy Heroes, formation ayant vu le jour en 2004. Le deuxième album de Ravi, intitulé Wreck The Compass, sort chez Opposite Prod. en mars 2007. Après Gravity Slaves, autre groupe d'emo-punk français, c'est au tour de Ravi de rejoindre le label Opposite Prod. et de bénéficier ainsi de l'expérience précieuse de Pierre "Pete Samprass" des Burning Heads. Après l'enthousiasmant Designing New Circles, le groupe se devait d'engendrer un nouvel opus qui le confirmerait comme l'une des valeurs sûres de la scène européenne. Avec Wreck The Compass, c'est chose faite. Dans cet album, Ravi parvient à synthétiser toutes les influences dont il est issu (At The Drive-In, The Get Up Kids, Burning Heads, The Bronx, Hot Water Music...), tous les styles précédemment développés et explorés (punk-rock, rockin'hardcore, emo, pop, hardcore) et à atteindre une homogénéité qui lui confère une réelle maturité et une véritable identité. Sur un ton général plus pop et plus rock, le groupe réussit adroitement à allier l'énergie et la rugosité avec la tendresse et l'émotion, proposant douze titres inspirés, emplis de nuances, denses et harmonieux. Les mélodies, d'une qualité remarquable, rayonnent sur cet album tant au niveau des guitares que du chant, où les deux voix, le plus souvent claires, parfois légèrement éraillées, alternent, se rejoignent, s'entremêlent et se relaient, apportant saveur et richesse aux compositions, parsemées de refrains accrocheurs (à noter que Pierre des Burning Heads prête sa voix sur "The Honest Lie" et "No Runners"). Sur des riffs puissants, rageurs, parfois tendus, toujours efficaces, viennent ondoyer des mélodies fines et subtiles, étincelantes et pétillantes, enthousiastes et entêtantes ("The Honest Lie"), qui ne tombent jamais dans la facilité ni la mièvrerie. On se laisse envoûter dès la première écoute par ces cascades mélodiques et l'enchantement se poursuit bien au-delà du terme de l'album. La dérive, au fil des chansons, dans une multitude de sentiments et de sensations, passant de l'aigre-douceur ("The Honest Lie") à une joie mesurée ("Fire Up The Place", "Closer together"), de la mélancolie ("Televised") à la rage ("No Runners"), et ce, souvent dans un même morceau ("To Lie With It"), donne à cet album une intensité particulière et touchante, qui ne peut laisser indifférent. Par ailleurs, enregistré au studio de la Souleuvre, Wreck The Compass bénéficie d'une production impeccable, oeuvre d'Antony Josse et Guillaume Dousseau, apportant le relief nécessaire à ce genre musical. Qu'il s'agisse de brûlots punk-rock ou de balades, Ravi nous offre, dans ce deuxième album, des chansons au goût de la vie, qui sonnent justes et authentiques, sans que les sentiments et les émotions ne soient exacerbés ou surjoués. Wreck The Compass est incontestablement une très belle réussite, proposant un torrent de tubes en puissance, enlevés et profonds, qui pose désormais Ravi comme l'un des groupes phares de la scène emo-punk européenne. punk4dummies webzine Wreck The Compass - Ravi Le VOILA ! Pour leur nouvel album nommé « Wreck The Compass » les Caennais de Ravi ont mis la barre assez haute ! Pas piqués des hannetons, les quatres membres du groupe sortent cette nouvelle ‘rage’ sur Opposite Prod, de leur copain Pierre dès Burning Heads. Sans prise de tête, cet album envoie du bois des les premières minutes, guitares puissantes, mélodiques et riffs qui feront saliver Mamie, batterie énergique et basse bondissante, rien de mieux pour accompagner la voix criarde et efficace de bruno, et les accompagnements de Fra. Cet album est un des albums phare de ce début d’année en tous cas pour ma paroisse. Douze titres qui passent les uns après les autres, dont certains accompagnés par Pierre alias Pete Samprass (‘The Honest Lie’ et ‘No Runners’), mais aussi des plus mélodique comme ‘Televised’. Toujours influencé par les Hot Water Music ou bien encore les At the Drive in, le groupe balance des titres grandioses ‘Idyllic Peak’, ‘Fire Up The Place’, ou bien encore ‘Closer Together’ qui avec ses changements de rythmes feraient même danser Mamie en fauteuil ! En tous cas le groupe ne se contente pas de se cacher en studio pour produire un aussi bon album, les Ravi sont avant tout un groupe aimant la scène, alors si tu veux te faire une véritable idée va les voir en live avec Mamie tu verras elle aimera !! xsilence.net webzine Ce quatuor venu de Caen nous livre ici son deuxième album: Wreck The Compass. La rencontre des Ravi avec les Burning Heads a pu permettre la sortie de l'album sur le label de ces derniers (Opposite Prod) et je salue cette initiative qui mets le pied à l'étrier d'un groupe détonant. Après un premier opus intitulé Designing New Circles déjà savoureux mais peut être un peu trop tributaire des influences, on a affaire avec Wreck The Compass à l'album de la prise d'identité concrète et de la libération d'un potentiel énorme. On est dans un rock énergique, mélodique et affirmé. Chaque morceau se révèle d'une efficacité redoutable et donne envie de voir la formation en live qui est son exercice de prédilection. Le travail de composition de Bruno, le guitariste/chanteur, a véritablement porté ses fruits. Son univers musical tout en restant proche de totems comme At The Drive-in, The Get Up Kids, Hot Water Music ou Against Me s'est formidablement étoffé. Son souci d'apporter de la richesse aux parties a été constant. Quand au chant avec le double vocal de Fra le bassiste, la solution a été trouvée, son intervention implémente une hargne et une audace digne des MC5. Ce disque ne retombe jamais et l'expérience des musiciens liés par l'amitié depuis l'adolescence s'entend autant que leur envie d'en découdre sur la scène. Leur histoire est déjà grande et belle ; avec une étape comme Wreck The Compass leur parcours le sera également, car saint rock'n roll veille sur eux ! Parfait : 17/20 par Karibou Tousentong webzine Wreck the compass (Opposite prod. 2007) Même avant la sortie de ce nouvel album, le groupe RAVI semblait faire l’unanimité dans la scène punk-rock indé française. Avant d’écouter quoi que ce soit sur galette, je n’avais entendu que du bien sur ces Caennais. Et en général, quand tous les avis convergent, on est rarement déçu. Et puis il y a eu «Designing the circles» en 2004, une excellente entrée en matière, le 45t partagé avec Gas drummers, Aside et Atomic garden, et l’excellent split avec les regrettés Lost cowboy heroes. Tomber sur un très bon disque avec Wreck the compass semblait chose évidente. C’est le cas. Ravi est retourné au studio de la Souleuvre enregistrer avec Anthony Josse et Guillaume Dousseau, et c’est Pierre des Burning heads qui s’est occupé du mixage. Mieux, il a posé sa patte sur le disque et sa voix sur deux titres. Et c’est sur son label Opposite prod., qui confirme son bon goût, sa pertinence et son importance au fil des sorties, que le disque débarque. On sent que Ravi a beaucoup travaillé pour coucher ces 12 titres sur bandes, condensés d’énergie et de mélodies implacables. Les impeccables références, annoncées volontiers (At the drive-in, Hot water music, Get-up kids… et Burning heads sans doute) ont bien été digérées ; et cet amas d’influences prestigieuses ne ressurgit qu’à certains moments, preuve que le groupe a trouvé un style personnel. Des titres aussi variés et réussis que "To lie with it", "No miles dreamer", "No runners" ou "Killing time" l’attestent. Le côté rentre-dedans des guitares a été savamment dosé, et les deux voix se complètent à merveille, leur permettant de garder leurs culs entre une certaine nostalgie de l’emocore vieille école, et la hargne mélodique du punk-rock actuel. Même si le résultat final est peut-être moins percutant que le «Renewed attack» des Flying donuts sorti l’an dernier (toute proportions gardées car style différent), Ravi franchit un sérieux palier avec cet album, qui figurera sûrement parmi les meilleurs disques français de cette année 2007. *Ecouter des extraits sur www.myspace.com/ivar999 *Infos : www.Ravi.fr.st / www.Oppositeprod.com >> W-fenec.org (janvier 2006) www.w-fenec.org Alors que je mets en forme la chronique du split CD Ravi / Lost Cowboy Heroes, ces derniers ont déposé les armes. L'aventure est terminée pour le groupe bisontin qui avait pourtant tout pour nous faire vibrer quelques années, mais voilà, Nasty Samy et Billy the Kill ont préféré tout arrêter au "bon" moment (mais existe-t-il un bon moment pour arrêter un super groupe ?) plutôt que de s'enliser dans une relation musicale qui aurait mené à des rancoeurs et des prises de tête. Mais ce n'est pas à nous de juger tout ça, et prenons ce dernier effort discographique comme une ultime preuve de leur talent. Les Lost Cowboy Heroes nous présentent, pour ceux qui ne les connaissent pas, les Ravi. Et inversement. East coast, west coast, punk vitaminé contre punk pop à l'ancienne, la connexion est établie, et même si les deux groupes ne jouent pas dans la même cour, preuve est que ce disque est tout à fait cohérent et intéressant. Honneur aux Caennais de Ravi et leur rock survitaminé qui joue avec le feu. Putain, que c'est bon ! D'entrée, "Morning pm" envoie le bois, façon punk rock incontrôlable. Moi qui ne suis pas fan du chant hurlé, je prends un pied gigantesque à l'écoute de ce morceau high energy dans un esprit Flying Donuts. Vous voyez le truc quoi ! Guitares rock, bass batt' monumentales, mélodies en veux-tu en voilà, hargne et riff bétons, on est dans le vrai. Et Ravi ne lâche pas le morceau avec "Crocodile dandy", titre énorme, qui démarre mid tempo pour finir dans une folie furieuse. Le son n’est pas agressif, pas de la disto métalleuse, juste du rock, enfin que du rock ! Mon dieu, que Lemmy serait fier de nos groupes ! Et Ravi, après avoir oeuvré dans le registre "morceau défonce" va nous la faire "lovin' song". "Hail fellow well met", dans un registre proche de Samiam ou des Hot Water démontre par A + B qu'il maitrise la volupté et la mélodie, même si ceux dont le chant un peu burné pourra les rebuter un peu. Bah, ils ne savent pas ce qu'ils perdent. Pour boucler la boucle et compléter le carré gagnant, une géniale reprise des Buzzcocks avec "Fast car" à la basse frissonnante et aux sons de guitares résolument punks ! Yeah baby ! Même pas le temps de se reposer que les sulfureux Lost Cowboy Heroes déboulent avec leurs 'tiags crados et leurs chapeaux poussiéreux. Dès l'intro, on a vite compris que les bisontins n'ont pas envie de rire. Le chant de Fred est démoniaque, jamais entendu ça, la batt' de Brioux est puissante et les guitares toujours au rendez-vous. Enorme. Et que dire du morceau suivant, je veux dire, LE putain de morceau qui laissera Lost Cowboy Heroes dans les annales du rock indie. "Leaving home" possède tout : le riff parfait, la mélodie ultime, le refrain génial et le solo de guitare incontrôlable. Ouais, je sais, j'ai l'impression d'en faire beaucoup, mais pour les fans des pistolleros, ce titre fera très certainement partie du top trois des compos du groupe. Le troisième morceau des gars de Besak, "Fortune teller", lâchera un peu de leste pour mieux atteindre ton coeur. Il est toujours question de mélodie et de rock à tendance punk pop. Fred s'affirme de plus en plus au chant, et nous offre des passages complètement inédits. Qui s'en plaindra ? Certainement pas moi. Et malheureusement, c'est déjà terminé avec "Empty room" qui joue encore et toujours dans un registre bien connu des amateurs du groupe. Certes, Lost Cowboy Heroes prend des risques avec des morceaux riches et complets, au détriment du simple refrain percutant et du riff répété en boucle. Mais voilà la force du quatuor qui n'acceptait pas le compromis mais qui n'écoutait que son coeur pour se faire plaisir, nous faire plaisir !!! Ravi, Lost Cowboy Heroes, deux écoles, deux façons de penser la musique, mais une même passion pour le rock à l'état pur, le punk à l'état dur, la pop à l'état sur. A écouter à fond et, comble de la perfection, en visionnant l'excellente interview croisée des gaziers dans le Kerosène number 6. gui de champi >> Metalorgie (janvier 2006) www.metalorgie.com A contrario de certains Split CD où l'on a la désagréable sensation que chaque formation ne fait que lâcher ses compos, ici, Caennais et Bisontins prouvent qu'il est possible de travailler de concert, en offrant quelque chose de frais, péchu, tout en restant homogène. When Ravi Meets Lost Cowboy Heroes...ou l'inverse. Honneur aux Desperados avec cette participation succédant à un premier album (We Only Wrote These Songs For Us), et un 45t intitulé This Is Besançon Not Paris. Pour la petite histoire, Lost Cowboy Heroes voit le jour en 2004, suite à la séparation de Second Rate, et inclut d'ailleurs deux membres de ces derniers. Certains prennent part à d'autres formations telles Hawaii Samurai, Brent, ou bien encore Waterguns pour ne citer qu’eux. Durant une dizaine de minutes, LCH alterne les styles, dépoussiérant la scène Power-Pop avec "Fortuna Teller": brève intro acoustique, chant clair expressif aux montées nerveuses, le tout servant un refrain accrocheur. De quoi ravir les amateurs du rock indé '90s, ou plus récemment, de Sexypop. A côté de cela, les Cowboys savent changer d'allure pour mieux passer au galop tel "Until You Die" qui intègre une rythmique orientée Pop/Punk Rock, ou choisissent de ralentir la cadence comme sur le Stoner "Leaving Home". Mise en bouche dans l’optique de mieux marier les deux genres, comme c’est le cas sur "Empty Room". Au travers de ces 4 titres, l'auditeur aura parfois du mal à s'imprégner des mélodies, mais LCH a su intégrer des nuances de chant, un son de gratte bien crunchy, des effets Rock'n'Roll (solo, fuzz), bref, ces petites choses qui donnent une saveur particulière au tout, et qui demandent juste un peu de temps pour taquiner votre ouïe. Quant à Ravi, depuis la sortie de Designing New Circles, qui en avait d’ailleurs laissé plus d'un sur le carreau, ces derniers axent ici leurs compos sur des traits Rockin'HxC barrés et intenses. Ceux séduits par la diversité de leur premier opus risqueront d'être un peu déçu, mais si "Fuck Friend" et "Tommyguns For Tommy Rots" ne vous avaient pas laissés indifférent, la déception ne saura pas de mise sur ce Split. Hormis la reprise assez conventionnelle des Buzzcocks ("Fast Cars"), les trois morceaux présentés se placent bien au dessus du lot: rythme effréné, sing along écorché, riffs incisifs, Ravi ne fait pas dans la demi-mesure. Rock'n'Roll, les Caennais osent un mix' plutôt Pop/Folk-EmoPunk (ouf !) qui laissent sur le cul: "Hail Fellow Well Met". Une gratte sèche qui donne la réplique à des braillements, conférant à l’ensemble une atmosphère inquiétante. 'Houston We [Still] Have A Drinking Problem". Belle hommage au Rock que ce Split, Ravi s'y rassemble, proposant des titres plus homogènes, et tout aussi savoureux qu'auparavant, pendant que Lost Cowboy Heroes dégaine à tout va, avec plus ou moins de réussite. 2006 promet une succession d’albums pour le moins attendus. >> Bokson.net – chronique + interview (septembre 2005) Avec chacun un album très remarqué, une bonne poignée de titres partagés entre compilations et 45t, cette belle union discographique entre Ravi et Lost Cowboys Heroes ne pouvait que faire des étincelles et défriser mémé. Chaque groupe y va ici de ses quatre titres inédits, enregistrés pour l'occasion, et confirme tous les espoirs placés en lui. Ravi ouvre le bal, pied au plancher, et prouve qu'il a encore évolué depuis "Designing New Circles", son premier album déjà bien abouti mais à la personnalité encore trop effacée. Cette fois, le combo se libère, les riffs tournent, les accords rugissent, les deux chants presque hurlés contribuent à l'ambiance tendue de chacun des titres tout en n'omettant pas d'apporter ce côté rageur mais mélodique qui fait toute la force du combo de Caen. Pas ici de punk mélodique pré pubère, ni de rock n'roll vieillissant mais de l'énergie pure qui fait mouche, à base de rock, de hardcore et de pop, le tout jouée dans une urgence jouissive. Ravi, en plus de "Fast Cars", reprise des Buzzcocks, balance insolemment ce qui est sûrement les trois meilleurs morceaux de sa discographie. Idem pour Lost Cowboy Heroes qui enchaîne dans un registre assez similaire bien que plus rock n'roll quand Ravi préfère le hardcore. La surprise est donc moindre car la recette reste assez identique à celle de son premier album, mais la confirmation est belle et généreuse, les six cordes distribuant toujours les nasty riffs et accentuant ce côté 90's palpable, entre autres, sur l'excellent "Leaving Home". Ce split tient donc toutes ses promesses. Ravi et Lost Cowboy Heroes étaient faits pour se rencontrer, c'est une certitude à l'écoute de ces huit titres formant un tout homogène et cohérent. Après une telle démonstration, suivie d'une tournée commune qui méritera tout autant le détour, on n'a pas fini d'entendre parler du rock en France. Un split indispensable qui réconciliera quelques générations de rockeurs… Matthieu >> STNT.org (décembre 2005) A peine remis de leur saisissant premier album les Caennais de Ravi reviennent à la charge en compagnie de leurs amis de Lost Cowboys Heroes pour une bonne petite décharge d ‘émo punk rock mélodique…dont ils ont le secret, les uns comme les autres. Ravi ouvre le bal par un « morning pm » bien rentre dedans affirmant plus que jamais leur passion pour l’œuvre de Hot Water Music. Sur « hail fellow well » le ton se fait plus pop, Samiam ou the Get Up Kids ne sont pas loin. Ravi nous quitte sur l’excellente reprise des essentiels Buzzcocks « fast cars ». En attendant un prochain long jet ces quatre titres nous rappellent, si besoin était, à quel point Ravi arrive à viser juste à chacun de ses pas discographiques. En cette belle et douce année 2005 Lost Cowboys Heroes a sorti un premier album inégal mais recelant malgré tout quelques hits. Du coup pour éviter de perdre la main les gars de Besançon (avec des ex Second Rate dedans) nous remettent le couvert avec des chansons qui sentent bon l’indie rock des années 1990 (Mega City Four, Superchunk, Dinausor Jr…) avec un esprit garage punk (Hard Ons, Hoodoo Gurus…) qui secoue sacrément le léger feeling pop de l’ensemble. Loin des hypes et buzz du moment, ce fort sympathique split cd sait rappeler à quel point enfiler les kilomètres, les bières, les fringues pleines de sueur est un bonheur qui se partage… Greg >> Kerosène n° 6 - chronique + interview (été 2005) Comme vous avez pu le lire dans leur interview commune, les caennais de Ravi et les bisontins de Lost Cowboy Heroes nous ont concocté un split CD comme on les aime. Une belle pochette et deux bons groupes qui nous livrent chacun 4 morceaux. Ça démarre fort avec Ravi qui balance d'entrée et d'affilée deux brûlots de punk-core qui mettent tout de suite en jambes. Les deux voix alternent puis se chevauchent sur une musique rentre dedans, très catchy et on ne peut être qu'admiratif devant le résultat obtenu Le troisième titre rappelle que Ravi possède aussi une fibre sensible et est aussi très à l'aise sur ce terrain-là. Quant au 4ème morceau, c'est une reprise de l'universel « Fast Cars » des Buzzcocks, exécuté à la perfection. >> Melodick.com (janvier 2005) www.liabilitywebzine.com Ce nouveau split cd entre Ravi et Lost Cowboy Heroes fait très agréablement écho à celui qui, en son temps, avait été salué d’une seule et même voix par la presse spécialisée, à savoir le justement nommé « This machine kills emo-kids » où Second Rate croisait fièrement le fer avec Flying Donuts. Cette résonance, on la doit évidemment au fait que Lost Cowboy Heroes comporte dans sa formation d’anciens Second Rate (Fred au chant et à la basse, Nasty Samy à la six cordes) et que musicalement Ravi évolue dans les mêmes eaux troubles que les Donuts, mais également (et surtout) grâce à l’excellence des deux formations et des compositions qu’elles nous offrent. Ces dernières nous confortent dans nos choix et la position qui est la notre, à savoir la défense d’une certaine scène française, de groupes crédibles tant en studio que sur scène, loin de toute hype, convaincu et convaincant, sincères et avançant à pas de géant de 45 tours en concert, de split en album. Ici, chaque formation nous propose 4 titres, que de la nouveauté (exception faite de la reprise des Buzzcocks par Ravi) prouvant ainsi qu’on peut être prolifique sans ronger sur le qualitatif ! Ce sont les caennais de Ravi qui ouvrent le bal avec, il faut bien le dire, une réussite totale, un tiercé gagnant avec en apothéose un « hail fellow well met » tendu, comme une caresse à fleur de plaie. A l’écoute de ces trois nouvelles compositions, on est pris dans un tourment de guitares tantôt rock, noise ou punk qui nous cajolent ou au contraire nous secouent au gré des morceaux et leurs structures savamment évolutives. La reprise des Buzzcocks elle, est très fidèle à l’originale et bien exécutée. Malgré cela, elle s’avère dispensable et l’on aurait souhaité la voir remplacée par une autre composition originale tant le niveau de trois autres convainc. Lost Cowboy Heroes est un groupe de scène, ils vivent pour ça. Il n’y a qu’à les avoir vus ne serait-ce qu’une seule fois en concert pour s’en persuader. Sur support audio, c’est une autre paire de manche. Avec un premier album fort sympathique (« We only wrote these songs for us » toujours disponible et toujours sympathique) mais enregistré à l’arrache (et voulu en tant que tel), il n’était pas aisé de dire comment évoluerait le futur discographique de ses desperados de l’Est hexagonale. So what ? La prod’, mec, la prod’ .Voilà la première chose qui saute aux oreilles en comparaison de leur précédente livraison. La production a été soignée, ample et claire, elle permet d’apprécier enfin dignement les multiples saveurs de leur indie rock mâtiné de power pop directement connecté aux 90’s. Les LCH entame donc leur partie toutes guitares dehors par un morceau assez rentre dedans mais qui ne convainc qu’à moitié, le chant de Fred montrant ses limites supportant mal les montées et se noyant dans ce magma sonore. Fort heureusement, dès « Leaving home » les Bisontins reprennent du poil de la bête et nous réjouissent au son d’un mid-tempo articulé autour d’un riff vicieux et d’une basse très clashienne. On retrouve aussi avec beaucoup de bonheur ces extraits de films samplés qui faisaient déjà tout le charme du Rate en son temps et un pur solo bien rock’n roll qui Samy sait nous pondre qu’on l’envie lui en prend. Les deux morceaux qui suivent sont du même acabit, avec une mention toute spéciale pour l’intro acoustique magnifique de « Fortune teller » qui annonce une chanson puissante et racée. Si le fantôme du Rate plane encore sur le combo (la faute à Sam et à ses guitares, son jeu, ses gimmicks), il se dissipe de plus en plus pour laisser apparaître au fil des sorties une personnalité qui s’affine et un groupe qui se bonifie. En toute logique la prochaine devrait nous asseoir. B. Birt >> Rock Sound n°132 (janvier 2005) Ravi a été l’une des plus grandes surprises de 2004. Après avoir avancé en mode glandouille pendant ses premières années d’existences, le groupe de Caen s’est subitement retrouvé dans une phase vertigineusement ascendante à la suite de la parution de son premier album Designing New Circles, soit cinquante minute d’emo rock’n’roll de premier choix. Depuis Ravi sillonne la France de long en large et cumule les projets. Outre un second album d’ici à la fin de l’année, un 45t quatre titres aux côtés d’Atomic Garden de Clermont-Ferrand, des Espagnols de Gas Drummers et des Portugais d’Aside est en finalisation ainsi qu’un split CD huit titres avec Lost Cowboy Heroes. Des premières parties de UK Subs et des Bellrays sont également à prévoir. Vous n’avez pas fini d’entendre parler de Ravi. >> Velvet Magazine n°3 (septembre 2004) - interview Des disques comme il en arrive peu fréquemment. Quelques démos révélatrices d’un talent certain et puis l’album : Designing New Circles. Un nom qui claque, un son qui ne dépareille pas et surtout un défilé de chansons toutes plus jouissives les unes que les autres. Là où le punk se laisse immiscer par des mélodies à fleur de peaux, là encore où la voix hurle avant de s’apaiser. Pour de manière générale laisser transparaître une culture musicale, aussi vaste que passionnante, qui aurait assimilé aussi bien l’héritage rock indépendant français, qu’américain. Ils s’appellent Ravi, viennent de Caen, et on l’espère s’apprêtent à susciter l’intérêt général. La rumeur a commencer à enfler avec We also are whar we have ruined, précédante démo qui avait reçu un accueil plus qu’encourageant : « les echos que nous avons eu alors nous ont beaucoup surpris et forcément encouragés. Même si nous avions déjà décidé que nous ferions cet album, cela a quelque part engagé une dynamique dans le groupe. Certaines chroniques du disque ont mis en exergue certains défauts, ont souligné des qualités et nous avons essayé de tenir compte de ces avis. C’est à ce moment là aussi que le line-up du groupe a changé et très vite nous nous sommes rassemblés autour d’un projet à court terme : l’enregistrement d’un véritable album. Nous avons fait le tri dans les morceaux existants et nous nous sommes engagés dans la composition de nouveaux morceaux ». Symptomatique d’une génération capable d’écouter les Smiths autant que Converge, Ravi aime à décloisonner les genres musicaux du binaire : « qu’un morceau sente la rose, la bière ou la sueur, à partir du moment où il nous fait dresser les poils sur les bras, qu’on se sent bien à le jouer, nous l’intégrons à notre set et l’assumons jusqu’au bout. On compose un peu selon notre humeur en fait. Evidemment ce n’est pas toujours confortable à manier et cela brûle parfois les doigts mais cela nous plaît ». Et quitte à courir parfois le risque de s’embraser en plein vol, Ravi ose. Un piano en prélude d’une décharge émotionnelle électrique, une guitare aux limites du stoner et du rock’n roll pour conclure l’album, ou encore des accélérations dignes du passé « hardcore mélodique » qu’on devine toujours bien présent. « Notre style n’a pas vraiment subi d’évolutions majeures telles qu’on pourrait l’entendre. Il a mûri naturellement : on a commencé, comme beaucoup de groupe à cette époque par faire du punk mélo, puis on a affiné le style jusqu’à notre dernière démo. Un changement de line-up nous a conduit à refaire tout notre set, nos influences se sont élargies, et nous sommes devenus plus tolérants aux influences et aux envies de chacun. Nos morceaux se sont durcis tout en s’allégeant. Avant plus il y avait de plans dans morceau meilleur il était. Aujourd’hui nous sommes parvenus à d’avantage de sobriété. Plus rock n’roll en somme ». Alors tout naturellement, on pense autant aux Flying Donuts, aux Burning Heads, Unlogistic qu’à Robocop Kraus, Texas is the reason ou encore Sensefield. Et pourquoi pas à Prohibition, comme sur un enregistrement passé où le groupe s’était offert la présence d’un saxo. Preuve s’il en est que le groupe se refuse à mettre tout obstacle à sa musique. Une liberté qui à un prix, celle du travail et de l’acharnement que le groupe à pu mettre à profit pendant des journées entières dans le studio de la Souleuvre (un nouveau pôle nord ?) pour un résultat sonore maîtrisé à la hauteur de leurs ambitions. « Perdus dans la campagne normande, on a pu s’isoler pour bosser à fond, faire des journées de 9 heure à 4 heures du matin. On y a rencontré Antony et Guillaume, deux gars passionnés qui se sont vraiment investis dans la réalisation du disque. Malgré le fait que nous ayons été leur première production rock, ils ont fait un boulot incroyable. Ils ont collé à notre désir d’avoir un son très acoustique on ne voulait pas d’un truc super produit qui aurait nuit à la cohérence de l’album. On a pu bosser le son des morceaux indépendamment les uns des autres, jouer sur beaucoup de matériels différents ». Fort de ce premier album en guise de carte de visite rêvée, les Ravi sont peut-être promis à un avenir brillant. Car si la reconnaissance d’une certaine scène indé leur semble aujourd’hui acquise, il faut prier pour qu’un public plus vaste penche ses oreilles sur la formation. Car, à part une poignée d’initiés, qui se souvient encore des Bushmen, Six pack ou encore Shaggy Hound, qui pourtant en leur temps ont eux aussi livré des témoignages rocks vifs et incroyablement riches. Des disques qui, on ne le répétera jamais assez, n’ont rien à envier à certaines pointures US. « C’est vrai que ces groupes avaient beaucoup de talent et ont influencé pas mal de monde, tout comme Tomy et Keneda. Certains groupes arrivent à tirer leur épingle du jeu, tels les Burning Heads ou nos amis d’Amanda Woodward (qui reviennent d’une grosse tournée aux USA) mais pour séduire le grand public, même si le rock revient à la mode aujourd’hui, il faut jouer des morceaux formatés couplet – refrain, avec un son lui aussi formaté, des gueules formatées et un discours lui aussi formaté. La scène indé est indé précisément parce qu’elle se construit dans la confidentialité, pour ce qui est de la France tout du moins, et qu’elle ne se sent bien qu’à l’écart du reste. Bien évidemment on a tous envie que notre musique plaise au plus grand nombre « mais nous on fait du rock et si ça sonne c’est déjà bien ». Bref pour se consoler de toutes les merdes qui sortent on boit et on rock ». Alors, buvons ensemble chers amis, et osons affirmer - quitte à faire dans la redite – que le rock français s’est toujours construit hors des sentiers battus que les maisons de disques s’échinent à bâtir. Et que le caractère abject et éphémère d’un Kinito n’aura jamais raison d’une certaine scène française, depuis longtemps vivier de talents intarissable. Laissons leur le mot de la fin : « keep on rockin’everybody and stay tuned ! ». Emmanuel Guinot >> Positive Rage (décembre 2004) www.positiverage.com Comme ils nous reviennent les petits gars de Caen ! Partis outsiders, pas loin derrière leurs potes d'Apollo Program et d'Amanda Woodward, les gars de Ravi s'imposent aujourd'hui sans demander la permission. Déjà l'artwork de l'album est bien classe ! Ensuite, leur emopunk n'a plus rien à envier à personne, et pourtant, il y en a du monde dans cette case. Ça sonne, ça envoie sévère, ça place de la mélodie, ça se permet même des guitares bien fines et du piano, ça se permet aussi quelques plans rock'n'roll, et ça va jusqu'à finir en drum'n'bass (et d'autres morceaux cachés… peut-être un peu trop d'ailleurs ; on s'y perd)… bref, ces mecs-là sont, à mon avis, arrivés là où ils le souhaitaient. Personnellement, je pense qu'ils gagneraient à sortir de certains schémas trop mélodiques ou trop speed, surtout aux vues de certaines intros (les guitares d'intro de "up & ground" sont sublimes) ou certains breaks qui montrent encore de la réserve. Ensuite, ce que j'en dis moi, y en a bien qui aiment toujours le skate-core californien, alors vous savez… Une chose est sûre : question punk/hardcore avec des émotions et de la mélodie dedans, Ravi nous pond là un album qui marque, et ce n'était pas gagné d'avance. Joli coup. Mathieu >> Metalorgie.com (juillet 2004) www.metalorgie.com Ravi nous vient de Caen, ville prolifique en groupe emo punk / hardcore de qualité (Amanda Woodward, The Apollo program). Jusqu'en 2000, Ravi se contente d'autoproductions mais affirme son style en 2001 avec un EP (We also are what we have ruined) d'une qualité remarquable mélangeant emo et assauts punk rock. 3 ans plus tard, Ravi accouche de son premier album et vient se positionner au sein des formations françaises les plus talentueuses en la matière. Une révélation ! Fort de leur précédent EP d'une qualité certaine, Ravi poursuit son exploration d'un style "emo pop punk rock'n rollesque" avec cette fois ci un production à la hauteur de leurs ambitions. Designing new circles est de ces albums étincelants et sauvages qui n'aiment pas être en laisse et préfère évoluer à vive allure, à l'air frais, sur tous les terrains, avec à chaque fois la même aisance (déconcertante !). "Up&Around" lance les premières étoiles avec une guitare et une basse se répondant vivement donnant à l'ensemble un coté pop punk. On pense à un The Get Up Kids endurci aux pilules "punk rock". Le traitement est plutôt efficace car dès "Fuck Friend", Ravi appuie méchamment sur l'accélérateur. Cette fois ci, ce sont les défunts Second Rate et Seven Hate qui viennent à l'esprit. L'album est à l'image de ces 2 titres, alternant sans cesse les partitions émoïques aux accents pop ("Granted") et les titres plus rapides et davantage punk rock ("No miles driver"). Ravi se laisse même aller aux rythmes rock'n roll, histoire de pimenter un peu la recette ("Courtesy off"). Bien entendu, il faut apprécier le changement et l'éclectisme pour apprécier pleinement la galette. C'est l'émerveillement devant l'immense travail réalisé aux niveaux des vocalises errant avec grâce dans l'ensemble des styles précités. Les voix vont chatouiller les pentes rocailleuses d'un Hot Water Music ("Point of return"), surfer des vagues plus pop et traverser de longues plaines aux vents violents un tantinet posthardcore ("Tommyguns for tommy rots"). L'héritage provient aussi bien de "la maison" que de part delà l'océan offrant un résultat très hétérogène. L'ensemble pourra donc clairement déstabiliser les plus ancrés d'entre nous, mais une fois la bête apprivoisée, on appréciera de plus en plus ce véritable "défilé de mode" de compositions toutes plus attrayantes les unes que les autres. Au terme de la ronde, les plus majestueuses de ces dames daigneront faire apparition. La paire très emo "Artificial lights 1 et 2", introduite par un piano tendant progressivement l'atmosphère, a de quoi tirer une larme. Le double chant y est émotionnel à souhait, les guitares mettent à genoux...on a bien du mal à remettre un pied devant l'autre suite à une telle trempe ! Ces gars de Caen ont décidé de nous en mettre plein la vue et la réussite est totale. Designing new circles ne retrace peut être pas toutes les lignes du punk rock mais montre clairement que les productions d'ici bas n'ont rien à envier à celles d'outre Atlantique en la matière. Dernières remarques : le digipack a de la classe et la piste cachée vaut son pesant d'or ! Manu >> Melodick.com (juillet 2004) www.melodick.com Il y a tout d'abord l'ennui généré par des disques qui s'amoncellent, à côté de nos enceintes. Ces disques sans âme. Ces productions emo, post hardcore, hardcore… avec toujours les mêmes bios, les mêmes influences. Alors bien sûr, dans cet amas de « nouvelles sensations d’une semaine », il y a parfois de vraies étincelles. De vrais coups de cœur. Mais parfois, la surprise est ailleurs. Là où on ne l’attend pas. De ce côté-ci même de l’atlantique… à Caen exactement. Côté pop, Elevate Newton’s Theory avait réussi en l’espace d’un album 10 titres à détrôner sans mal, dans nos cœurs tout du moins, les derniers Get Up Kids ou Taking Back Sunday. Et voilà, aujourd’hui Ravi venir donner un grand coup de pied dans la fourmilière. Pas de fausse modestie : on s’en était un peu douté, au vu de la qualité de leurs précédente démo, et également si l’on en croyait le bouche à oreille qui jouait d’entrée en leur faveur. Mais là, tout d’un coup, c’est merveilleux. Le disque démarre : d’emblée, ça bastonne. De la pop mise sous tension punk. Du hardcore qui se bastonne avec de l’émo. Ca vit, c’est racé, puissant. On sent l’envie de jouer, l’envie de se donner à fond. On devine les influences, en vrac de Burning Heads à Unlogistic, de Flying Donuts à Samiam, des labels Jade Tree à Dischord. Bref, on sent une grande culture rock derrière. C’est d’ailleurs peut-être la raison pour laquelle le groupe évite habilement les clichés, et la facilité. Mieux, les bougres se renouvellent au gré des 11 chansons qui composent cet album. Depuis son arrivée dans nos oreilles, il ne nous lâche plus. Le matin, pour la pêche. Le soir, pour la rage. La journée, pour sa multitude d’ambiances. C’en est trop. J’abdique. J’y retourne. "En boucle, s’il vous plaît… !" Manu >> Defrock (juillet 2004) Le doux climat de Caen serait-il propice au rock’n’roll ? Après Creep AC, Amanda Woodward et The Apollo Program, voici que Ravi se pointe avec ses amplis et son premier album «Designing New Circles» sous le bras. Le digipack est mignon comme tout, on sent que le groupe s’est appliqué et investi humainement (21 jours en studio !). Pourtant, le groupe n’est pas né de la dernière pluie et existe depuis maintenant huit ans. Musicalement, on sent que le groupe a eu le temps de digérer ses influences, la scène emo US en tête (Get Up Kids, Jimmy Eat World, Samiam, Fugazi, Jawbox…), mais aussi française (Sixpack, Seven Hate, Burning Heads). Pour un premier album, Ravi vient d’engendrer un disque étonnement mûr, fait de mélodies emopop inspirées, soutenues par une rythmique sacrément punk-rock et par deux voix assez complémentaires. Jamais linéaire, leur musique recèle de breaks et de montées en puissance. Et même si les titres emo "passe-partout" sont plutôt légion, le groupe a suffisamment de feeling pour ne pas tomber dans la banalité. Un gros clin d’œil aux Burning Heads sur «no miles driver» et son punk-rock des familles, un «tommy guns for tommy rots» aux sonorités hardcoreuses, une intro au piano sur «artificial lights» et son refrain rageur, ainsi qu’un trip rock’n’roll et un remix electro dub sur «courtesy off». Ravi a bien compris comment attirer l’attention de son auditeur. Un auditeur pas totalement séduit mais agréablement surpris. Julien >> Punk Rawk (juillet 2004) Le coup du lapin, c'est usant ! A force de prendre des grands coups derrière les oreilles par des malabars qui surgissent sans prévenir, on se méfie. On a beau être sur ses gardes, il y en a toujours un pour prendre à revers. Le dernier en date est de Caen et s'appelle Ravi. Leur disque est une aubade au punk, aux mélodies froides et colorées d'emo. Tout dans la justesse de ton. Le quatuor n'a rien du tendron de l'année. Il opère discrètement depuis bien longtemps, mais ce n'est qu'avec la publication de Designing new Circles, son premier album que son nom nous arrive. On sent les influences assimilées et l'expérience consommée. Ravi se comporte comme un vrai groupe punk, mais derrière la façade, pointent d'autres paramètres essentiels : "on pourrait dire de notre style qu'il est emo n'roll donc rock, mais c'est vrai que la section rythmique est branchée punk. Pour autant, on essaie de ne pas se mettre de barrière. Si on arrive à mettre du punk dans un refrain ultra pop et que ça plaise, on a réussi." Derrière un discours bien ourlé, il est facile de lever le voile sur la principale motivation des caennais. On leur laisse le soin de se découvrir eux-mêmes : "on se sent proche de Jimmy Eat World et Promise Ring pour les mélodies, mais aussi de Joshua, Sensefield, Get Up Kids ... Le premier album de Burning Airlines a été une base de travail pour notre son basse - batterie. Certains d'entre nous apprécient ces groupes, d'autres les ont en horreur. Parmi nous, il y en a qui adorent les ruts, damned, buzzcocks, adverts, dead kennedys, samiam, fugazi, jawbox, hot water music, blur, his hero is gone, burning heads, seven hate, D4; Face to Face, etc ... On ne démarre jamais un morceau en se disant qu'on va le faire sonner punk. Ca peut être très emo à la base et on le triture jusqu'à obtenir quelque chose qui percute, genre coller une rythmique punk sur un arpège pleureur. C'est vrai que le punk et le rock sont deux parties essentielles de notre musique." Ravi fait partie de cette génération de groupe qui a embrayé derrière les toujours référents Six Pack : "on a presque commencé en même temps qu'eux. En ce qui nous concerne, nous avons été long à nous mettre en confiance. Nous cherchions en premier lieu à prendre du plaisir jusqu'à ce que nous commencions à enregistrer et à jouer. Aujourd'hui, nous nous sentons véritablement mûrs." On les félicite de ne rien avoir précipité, c'est Designing New Circles qui bénéficie de cette longue et saine maturation. >> X Rock + sampler (juillet 2004) Ravi sévit depuis huit ans et ci-devant, s'en vient nous présenter son tout premier album. Croyez bien que tout le plaisir et l'honneur sont pour nous. Les caennais ne s'offusquent pas du millésime punk qu'on ne manquera pas de leur affubler alors que même l'oreille non mélomane entendra d'autres sonorités. "C'est le sempiternel problème des étiquettes. Ca ne nous choque pas le moins du monde d'être assimilé au punk. On se voit plutôt comme un groupe d'emo n'roll. On est aussi fan de la scène emo US, mais aussi de certains groupes de punks anglais. Ce que tu relèves comme étant du punk dans notre musique, c'est l'énergie que nous dégageons. Le punk a toujours eu une place importante et c'est normal que ça se retrouve dans nos compos. En fait, on aime les belles mélodies qui font dresser les poils sur les bras, mais nous avons aussi des frissons quand les riffs se durcissent." Ravi s'aventure à quelques heureuses incartades telle cette superbe intro au piano qui se suffit à elle même sur "Artificial lights".... "Ca permet d'aérer le disque. Les morceaux calmes et les harmonies ne nous font pas peur." Voilà un groupe qui ose, confiant en l'expérience acquise par un designing new circles magnifique. Chronique: La Normandie de Stone et Charden n'est plus tout à fait la même. Les vaches doivent brouter une herbe irradiée et donner du lait nocif, bu par tous les petits normands, à en croire les résultats d'analyse. Il aura fallu huit ans à Ravi pour produire son premier album. C'est assez de temps pour ne pas avoir réfléchi. Designing new circles propose une emopop très en vogue chez les labels comme Jade tree, combinée avec des cris de colère punk admis par la respectable DIschord. Ravi a tout pour être le digne successeur de Six Pack et Somerset, trop tôt disparus dans les deux cas. Le quatuor s'inscrit dans une ligne éditoriale identique en laissant un peu plus de liberté à des sons plus agressifs, plus mordants sans se départir de ses mélodies froides et incisives mais toujours terriblement précises. Plus ce disque est joué fort, plus grande est son envergure. Succombez ou excomuniez-vous de vous-même de notre secte, mécréants. Patrick Foulhoux >> Bokson.net (juillet 2004) www.bokson.net La scène rock française se régénère. Les disparitions tragiques de Second Rate ou Seven Hate laissent déjà la place libre à de nouveaux groupes tout aussi prometteurs, parmi lesquels on peut compter Ravi. Groupe de Caen amoureux de toutes les formes du rock, allant du hardcore à la pop en passant par le punk et l'émo, ces quatre lascars, se payant même le luxe d'un interlude piano, se sauvent du "groupe de plus" en laissant clairement de côté les stéréotypes et gimmicks d'un genre devenu très à la mode. Pas ici de révélation au potentiel commercial, mais bien une simple formation rock généreuse. En effet, les morceaux sont longs, laissent apparaître un vrai travail de composition. Rares sont les titres autoroute, quelques breaks venant toujours rebooster l'auditeur distrait, le tout avec une énergie très palpable, digne des premières expériences ou rien n'est à perdre. Si on tique à la première écoute sur la production que l'on pourrait qualifier de légère, c'est au fil des écoutes que l'on se rend compte que réside là aussi la personnalité de Ravi. Encore une fois, pas de grosses guitares surplombant le tout mais un mix brut très rock n'roll comme peuvent parfois l'adopter les Burning Heads. Tiens en parlant de ces derniers, on pourra peut être reprocher à Ravi de ne pas parvenir à se détacher de ses racines sûrement trop ancrées dans le hardcore mélodique, les morceaux étant parfois un peu trop précipités. Reste que les caennais ont gravi une nouvelle marche depuis leur premier et plus adolescent "We Also Are What We Have Ruined" (à l'image de "Point Of No Return" présent sur les deux disques) et que ce "Designing New Circles", à l'image des excellents "Fuck Friend" et "No Miles Driver") pourrait bien vite les faire figurer aux côtés des têtes de liste frenchies que sont les Dead Pop Club ou les Flying Donuts. En attendant de mettre allemands et ricains à l'amende lors d'un prochain album qui devrait cette fois faire l'unanimité. Mathieu >> Rocksound (juin 2004) Alors que Jeremie Chatelain porte des jeans toués, que Steevy se prend pour une rockstar en s'égosillant sur AC/DC sur M6 et que les majors signent des ersatz de groupes ricains en français, le public se perd sur la situation réelle du rock hexagonal. Bien heureusement, une scène alternative existe et se bat avec des moyens artisanaux. Après les baffes que furent les albums des Loisirs, Bananas at the Audience ou encore Servo et Elevate Newton's Theory, un nouveau trublion vient grossir ces rangs. Basé à caen, Ravi a pris son temps avant de se lancer dans l'épreuve du premier album. Sans conquête de l'univers dans son agenda, il n'avait certes aucune raison de se presser. Une sage décision à l'écoute de "designing new circles". Evoluant dans un post-hardcore teinté de pépites d'emocore, Ravi donne écho aux get Up Kids, The Anniversary, Robocop Kraus et Burning heads. Des mélodies accrocheuses, un entrain qui n'a pas besoin de perfusion de boissons énergétiques pour emballer et un premier disque qui, on l'éspère trouvera preneur auprès d'un public curieux. Une preuve de plus que les directeurs artistiques ont décidément de la merde dans les conduits auditifs. Olivier Portnoi >> Liability Webzine (juin 2004) www.liabilitywebzine.com Ravi ce sont cinq gars de Caen, ville d’origine des déjà cultes Amanda Woodward, et de ceux qui sont en passe de le devenir : Apollo Program. Ravi c’est aussi deux demos autoproduites, un EP, et enfin cet album, Designing New Circles, sorti cette année sur les labels Chimères et Emergence. Cinquante minutes de punk rock, d’emo, de screamo, de hardcore mélodique, etc. Tout ça concentré dans douze titres qui dépassent souvent les cinq minutes, rare pour du punk rock. Ravi ne se fixe pas de limite et explore plusieurs terrains, tantôt en pente douce, tantôt en pente brute, mais toujours équipé avec des Converses un peu flinguées. On pense a beaucoup de beau monde, aussi bien leurs voisins d’Amanda Woodward que les mythiques At The Drive In ou même Hot Water Music et Sunny Day Real Estate. Des ambiances variées, des mélodies toujours précises et inspirées, des rythmiques punk récurentes, aussi bien sur des titres mélancoliques, comme Dead Letter, que sur des titres hardcore/punk plus hargneux comme Tommyguns For Tommy Rots ou Courtesy Off. Des titres longs, mais aux structures évoluées et originales, on peut passer d’un couplet punkisant à un refrain rock mélodique, on va toujours de surprises en surprises, Ravi gatte nos oreilles et nous prouve que le genre dans lequel ils évoluent sait se renouveler. Le son est excellent, les voix enraillées se superposent quelques fois, avec ce chant en anglais qui renforce l’ambiance "baskettes et casquette sous le soleil californien", les guitares ne faiblissent jamais hésitantes entre riffs puissants et rock’n’roll à fond les manettes ou petits effets aiguës dignes des meilleurs groupes de college rock américains du milieu des années 90. Soulignons également la présence d’auto-remix et autres surprises farfelues sur le tout dernier titre qui dure plus de quinze minutes, un joli cadeau ! Bref, douze titres cent pour cent punk rock mais étonnamment variés. On peut malgré tout reprocher à ce disque son manque d'homogénéité ainsi qu'un son de basse pas assez gras, mais là c’est du pinaillage car les défauts sont quasi inexistants chez ce groupe, n’importe quel fan de punk rock tombera amoureux de Ravi ! En tous cas impossible de s’ennuyer, malgré la longueur a priori rebutante de ce premier album. Johann >> L'Art Scene (juin 2004) www.lartscene.com Voilà un premier album qui sait se faire entendre ! Bruyant et coloré de compositions tonitruantes, le rock est à l'honneur et Ravi use d'un talent certain dans cet exercice. "Designing new circles" est composé de 12 chansons, toutes en anglais. Les textes parlent des sentiments et des rapports entres les individus, de manière désabusée et rageuse. D'un rythme soutenu, l'album garde une certaine stabilité, sans pour autant sombrer dans un style unique et trop monolithique; bien au contraire ! Le groupe de Caen fait preuve d'imagination et de brio dans sa manière d'interpréter leur style "écorché vif". A l'écoute de l'album, on est surpris à chaque nouveau titre, c'est très captivant. Tendances emocore, hausses de tempo frôlant le hardcore… tout ça fait bon ménage et Ravi laisse une empreinte personnelle et convaincante. A écouter de suite ! Véro >> CAFZIC n°35 (juin 2004) Ravi " Designing new circles " (Emergence Records/Chimère Records) Trouvé dans les bacs du CAFEMUSIC' ! Probablement déjà l'un des meilleurs albums rock'n'roll de l'année 2004 ! Ravi a réussi, pour ce premier véritable album sortant après 3 démos parues en 1999, 2000 et 2001, une sorte de compilation monstrueuse mettant en scène l'esprit héroïque des Hot Water Music, Burning Heads, Seven Hate version dernier album, NRA, etc... On y trouve donc un côté punk-rock expressif et enragé, des parties ultra mélodiques ou alternent chant lead et contre chant monstrueux, du rock'n'roll sauvage et pulsionnel, de l'emo comme on aime, etc... Ravi c'est un peu de tout ça, mais comme ça vient du fond des tripes, avec un esprit parfois bien hardcore, on finit par oublier toutes les influences pour donner à l'ensemble une consistance et une originalité certaine. L'impact de ce disque est tel que rien qu'à l'écoute, on finirait par se croire en plein concert... D'ailleurs ça me tarde de les voir ! Ecouter le dernier morceau jusqu'au bout, le 12ème, il y a une ribambelle de surprises. >> Not Everyone Agrees (Avril 2004) www.noteveryoneagrees.fr.st Album du mois? de l'année? Difficile à dire en une poignée de phrases tout le bien que je pense de ce premier album. La première démo du groupe caennais nous avait déjà fait forte impression (elle vient d'ailleurs d'être réeditée en pressage chez emergence chimères , les mêmes qui éditent l'album). Pour parler de cet album (qui sort ces jours), il n'y a rien à jeter. D'entrée, le groupe surprend par sa maîtrise, parfaitement mise en valeur par une production sans faille. On pense assez à leurs collègues d'Amanda woodward, tandis que le deuxième titre, fuck friend rappelle le meilleur de Jr ewing. De titre en titre, la surprise est au rendez-vous, le groupe touchant un peu à tout, avec brio et génie! No miles driver et son coté burning heads, le tube en acier Feelings change so fast et le magnifique artificial lights en 2 parties, font de ce disque un premier essai transformé haut la main. On retrouve même Point of no return ce qui nous permet de voir la marge de progression du groupe depuis la démo. Achetez ce disque est un acte obligé pour tout amateur de punk, post hardcore, emo... rock quoi, car ce disque franchit les barrières et transcende les styles! Tenez le vous pour dit! Arno >> Positive rage (janvier 2003) www.positiverage.com Avec toutes les productions de ce style que nous recevons en ce moment, j'ai vraiment l'impression que "l'emotionnal hardcore" prend de plus en plus d'ampleur en France. Après Loisirs, Myra Lee, The Apollo Program, et j'en passe, voici Ravi. Derrière son nom à consonance indienne, le groupe n'est pas du style à introduire le sitar dans sa musique. Ravi serait plutôt du genre énervé. Émotifs comme on dit, mais souvent énervés. Les premières notes s'inscrivent parfaitement dans cette nouvelle scène, particulièrement active en Allemagne, mais, malgré de très bonnes idées, des défauts viennent rapidement perturber la donne. Si Ravi semble s'orienter vers une musique dite émotive, et accepte les baisses de tempo (Skin Deep Emotion), le groupe semble toujours encré dans une culture foncièrement hardcore qui les force à accélérer le tempo. Du coup, si les parties plus posées sont de bonne facture, trop souvent, le groupe ne va pas au fond du temps. Les choses sont précipitées et on perd la force des mélodies. Reste en plus, à mon avis, une accroche néfaste au hardcore mélodique qui ressort légèrement ici et là, ce qui retire de la tension. Le premier titre est particulièrement représentatif : après un début réussi pourquoi partir sur cette partie linéaire et sans intérêt ? Et quand on voit les excellentes idées que ces messieurs ont quand ils se posent, je crois que les choix vont s'imposer à eux. Mg >> Not Everyone Agrees www.noteveryoneagrees.fr.st Première démo pour ce jeune groupe de Caen. Dans un style emocore à consonances punk et noise, ce qui frappe à première vue, c'est un artwork super soigné du plus bel effet! La musique ne déçoit pas non plus. Entre un at the drive-in des débuts et la scène française indé de la fin des années 90, la musique de Ravi percute l'oreille dès la première écoute. Les morceaux sont efficaces mais surtout variés ce qui fait que l'on ne s'ennuie pas à coté du poste. La première plage dans un style assez classique est déjà fort convaincante mais c'est à la quatrième plage, précédée de deux brûlots punk rock écorchés vifs, que l'on rentre dans une atmosphère lancinante et captivante qui n'est pas sans rappelez Prohibition .Le dernier titre est quand à lui mon préféré, me remémorant le meilleur de Sixpack. Avec ce premier 5 titres (il y a en plus une petite plage cachée bien marrante...) Ravi fait mouche et gageons que si ils s'accrochent, ils arriveront sûrement à des sommets. >> Melodick / Nobrainnoheadhache (décembre 2002) www.melodick.com Magnifique surprise que ce maxi d'un groupe qui nous était jusqu'alors inconnu. Dès les premières notes, Ravi parvient à convaincre. Ce mélange d'emo puissant, de punk mélo et de post-hardcore trouve dans ces 5 titres un dosage parfait. Oh certes, cette formation en provenance de Caen n'est pas sans nous rappeler du beau monde : des mythiques Hot Water Music (dans l'utilisation des guitares) aux nouvelles références telles Flying Donuts (pour la voix, le côté pêchu...), Amanda Woodward et autres Vanilla (pour la puissance émotionnelle qui habite les morceaux), on pense à beaucoup de monde. Mais cela ne nous empêche nullement de nous laisser prendre au jeu voire même d'être surpris quand le groupe, à la manière d'un Prohibition hésitant, introduit quelques notes de son saxo dans son rock ou quand il s'adonne à des remix ludiques de deux de ces oeuvres. Mais nous ne pourrions réduire les avantages de Ravi à cela. Car, les points positifs abondent : bon enregistrement, emballage créatif, paroles intéressantes... mais surtout intensité incroyable et compositions toutes plus catchy les unes que les autres. On attend un peu plus de personnalité de la suite et on est en droit d'espérer beaucoup... Ravi est bien parti pour s'imposer comme l'une des prochaines nouvelles valeurs de la scène indé française. Manu >> RockSound (décembre 2002) Décidément l’emocore ne cesse de faire des émules. Nouveau venu de la scène francaise, Ravi, malgré son nom aux connotations indiennes n’a rien à voir avec la sitar, le tabla ou le poulet tandoori. Ravi vient de Caen, en est à sa troisième démo et loue les qualités du post-hardcore. Rythmique soutenue, envolées mélodiques, chant gueulé, accélérations hardcore mélo proches parfois d’un MovieLife, d’un Flying Donuts ou d’un Hot Water Music (voir d’un UncommonMenFromMars sur l’intro de « Iron Minded »). « We also are what we have ruined » ne laisse pas une seconde de répit. A noter la pochette entièrement artisanale et plutôt joliment agencée ainsi que la présence de Fra, le chanteur-guitariste de Creep-AC au poste de bassiste >> Unhurt (novembre 2002) www.unhurt.fr.fm Encore et encore un artwork remarquable pour une démo. Ce groupe de Caen, livre là 5 titres tout à fait satisfaisants, servis par un son parfait. Ca va d’un emo urgent et crié comme sur l’intro de «point of no return» à du hardcore mélodique précis et technique «iron minded». D’un coté je préfère les cotés plus midtempo et plus écorchés, bien sûr, mais j’avoue que même les morceaux punk-rock me plaisent bien. A coté de ça, il y a «skin deep emotion» qui peut faire penser à VANILLA pour le coté mélancolique du chant et les arpèges à la guitare, voire même PROHIBITION pour le saxo. Quand même, le meilleur pour la fin : des auto-remix en version new wave midi et drum n’bass, je trouve ça assez marrant. C’est même surprenant qu’il n’y ait pas plus de groupes qui fassent de telles expérimentations débiles et gratuites, surtout sur des supports aussi libres que les CDR… HL >> STNT (octobre 2002) www.stnt.org Ravitaillement ! Ya des jours on se lève du pied droit... ravi ! Ces caennais signent ici une des meilleures démos du moment pour tout ce qui concerne le rock frais énergique et... ravigotant ! Ce qui est marrant, c'est que dernièrement, ce style de musique venait tout droit d'Allemagne... ROBOCOP KRAUS en ligne de mire ! Entre du rock Emo, un côté punk/garage rafraîchissant et ce côté hyper mélodique et bien rock’n’roll que dépècent les ROBOCOP... voix éraillé, sachant prendre ici la saveur de l'écorché du SPY VERSUS SPY et là celui du beau crooner pop accompagné d'un saxo qui n'hésite pas à rappeler quelques frasques des derniers PROHIBITION... RAVI possède en plus la chaleur du son... le mastering est d'ailleurs des plus convaincants ! Et quand je vous dirai que le packaging joue dans la cour des plus étonnants que l'on ai jamais reçu, il n'y a plus qu'une chose à faire.... RAVIr sa RAVIoli au fond du RAVIn à RAVI ! oui bon...choper le disque ni plus ni moins ! Ca en vaut la chandelle de bon matin ! Erwan >> Wil records (octobre 2002) Alors la Ravi, c'est la grosse claque dans ma gueule, je ne connaissais pas ce groupe, je ne sais même pas si ils avaient sorti d'autres choses avant ce 5 titres (honte a moi) mais je peux vous certifier que c'est du super bon. Déjà l'artwork du cd est vraiment tres bien fait (c’est assez rare pour le noter) mais surtout musicalement, ce groupe de Caen a vraiment un potentiel incroyable. On ne s'ennuie pas une seconde au long de ces 5 titres, des chansons parfois lentes, parfois tres speed, un chant crié a l'occasion ou plus calme, intros ravageuses, guitares et changements de rythme bien sentis et refrains "singalong". Pour les situer je dirai qu'il ya chez eux une part de Jimmy eat world (période Static prevails/Clarity) sur "Skin deep emotion", un peu de Second Rate aussi surtout sur le titre "fancy?" et aussi un peu de Thrice ou de the Movielife aussi dans les passages les plus rapides et olschool, sur les titres "iron minded"et "lost ground" notamment. Mais à vrai dire je trouve que ce groupe dégage déjà un truc bien personnel et une grande maturité dans la composition des chansons. Moi qui croyais pendant longtemps que les groupes français ne jouaient pas dans la même division que les combos américains, je me rends compte maintenant que ce n'est plus tout à fait le cas. Ravi a même a mon sens toutes les qualités pour devenir le porte drapeau de cette scène française en plein renouveau depuis quelques temps avec d'excellents groupes comme Dead Pop Club, Second Rate, Carving, Flying Donuts, Soup Toxic (je suis un gros lêche-cul!) ou encore Didn’t (comprendra qui pourra, désolé! et salut a vous mes boys) et maintenant Ravi, en tout cas c'est ce que je leur souhaite. Vivement la suite... François >> World of Illusion (octobre 2002) www.worldofillusions.fr.st Après de nombreux et excellent groupes de la region de caen (amanda woodward,the appolo program ..) c'est au tour de ravi de nous en faire voir de toutes les couleurs.Tout nouveau jeune groupe et déja très talentueux .5 titres qui s'écoutes d'une simplicité et qui envoi un mélange à la fois de punk melodique et d'emo.Tout ça emballé dans un magnifique concept fait mains.les caenais nous prouvent encore une fois leur savoir faire en matière d'emo punk.En tout qu'a moi j'attend la suite avec impatience! >> Le Monde Libertaire (octobre 2002) Terminons en beauté avec cette magnifique production, partagée entre deux labels qui denièrement nous avaient plutôt habitués à des choses très violentes. We also are we have ruined, ainsi s’intitule le mini-cd (5 titres) de Ravi . Là, si les guitares restent saturées, le tempo parfois accéléré et si le chanteur met de temps à autre ses cordes vocales à rude épreuve (notamment sur « lost ground », le titre le plus classiquement punk du CD), l’ensemble conserve en permanence une superbe délcatesse, qui atteint presque un paroxysme – si je puis dire – dans « skin deep emotion », précieuse ballade chaloupantentre volutes de saxophone et murs de guitares. Rares sont les groupes comme Ravi qui, quels que soient les riffs plaqués, grattent toujours quelques cords sensibles , et font ainsi naître des atmosphères chargées d’émotions, qu’elles soient légères ou poignantes. Et rares sont ceux, également, qui mettent tant de soin aux parties vocales de leurs morceaux. En somme le genre de disque qui prend par les sentiments. André Sulfide [RAVI] - [Disco] www.ravi.fr.st [email protected] www.myspace.com/ivar999 www.oppositeprod.com ravi c/o gaël marguerin 28 rue Branville 14000 Caen 2007 Wreck the compass 12 titres Opposite rds / Codaex distribution Enregistré au studio de la Souleuvre Mixé par Pit Sampras à Bou DC 2005 split CD avec : Lost Cowboy Heroes 1. To lie with it 2. Fire up the place 3. Pass the day 4. No miles dreamer 5. The honest lie (feat. Samprass) 6. Televised 7. The pain of tomorrow is the party of today 8. No runners (feat. Samprass) 9. Killing time 10. Closer together 11. Idyllic peak 12. What we've always feared 1. Morning PM 2. Crocodile Dandy 3. Hail fellow well met 4. Fast cars (buzzcocks cover) 4 titres Enregistré au studio de la Souleuvre 2005 1. Closer together split 45 tours avec : Atomic Garden (Clermont Fd.), Gas Drummers (Esp.) et Aside (Port.) 1 titre – Teddy Bear Rds Enregistré au studio de la Souleuvre 2004 Designing new circles 12 titres – 53’ 54’’ Chimères Rds / Emergence Rds Enregistré au studio de la Souleuvre 2001 We also are what we have ruined 5 titres – 16’ 43’’ Chimères Rds / Emergence Rds enregistré au studio.cave 1. Up&around 2. Fuck friend 3. Non committal answers 4. No miles driver 5. Granted 6. Dead letter 7. Feelings change so fast 8. Tommyguns for tommy rots 9. Point of no return 10. Artificial lights 1 11. Artificial lights 2 12. Courtesy off 1. Point of no return 2. Iron minded 3. Lost ground 4. Skin deep emotion 5. fancy ? 2000 1. 20 something 2. Contradiction 20 Something 2 titres – 8’ 07’’ autoproduction enregistré au studio.cave 1999 Just another situation 6 titres – 22’ 55’’ autoproduction enregistré au studio.cave 1. Casualty 2. Older, better life 3. Muchless 4. If it's a man 5. Dead Letter 6. Miracle [RAVI] - [Bio] www.ravi.fr.st [email protected] www.myspace.com/ivar999 www.oppositeprod.com ravi c/o gaël marguerin 28 rue Branville 14000 Caen Quelque part, entre un At-the-drive-in des débuts, la scène indé française de la fin des années 90, et les groupes de la scène de Gainseville, la musique de Ravi percute l’oreille dès la première écoute. Avec des morceaux branchés au 220v, aux chants erraillés et aux riffs ravageurs, ou des morceaux plus calmes laissant place aux mélodies, guitares, changements de rythmes bien sentis et refrains « sing along », Ravi est l’une des nouvelles valeurs de la scène indé française. Plusieurs disques sous le bras, c’est en se confrontant au public que la musique de Ravi trouve toute sa densité et sa pleine dimension. De la rencontre de quatre musiciens en 1998 et d’une amitié profonde est née une musique originale, personnelle et tranchée. Une cassette et trois disques plus tard, sort en Mars 2004 Designing new circles son premier album sur Chimères rds et Emergence rds. Un accueil enthousiaste de la presse, des professionnels et du public a permis le succès de ce disque malgré une unique distribution dans le réseau indépendant. Cet album marque une étape déterminante pour Ravi. De nouvelles envies, un peu de temps et peut-être d’érosion ont profondément changé sa musique. Ambiancée et énergique à la fois, encadrée par deux chants alternant leads, chœurs et contre chœurs, elle se nourrit d’un Rock n’Roll rugueux, d’un culture punk-rock et de références pop plus tendres qui font souffler sur le genre un vent frais et nouveau. Défendu sur scène au cours de nombreux concerts, Ravi s'entoure à l'époque d'une jeune structure de booking professionnelle « les tontons tourneurs » pour diffuser encore d'avantage le groupe sur scène et prendre le relais d'une travail alors réalisé par les membres du groupe. Cette collaboration s'arrêtera un an plus tard n'ayant pas répondu aux attentes du groupe. Après 2 splits RAVI / Lost Cowboy Heroes (vampire rds / Omnivox / Dumb Inc / Overcome Distribution) et RAVI / Gas Drummers / Aside/ Atomic Garden (TeddyBear Rds) et sa sélection pour l’édition des Jeunes Charrues 2005, Ravi poursuit sa route et sort son nouvel album “Wreck the compass” sur OPPOSITE PROD le 8 Mars 2007. Enregistré eu studio de la Souleuvre comme le précédent album, par Antony Josse et Guillaume Dousseau, cet album a bénéficié de l’aide de Pierre « Pete Samprass » des Burning Heads qui est venu prêter main forte pour l’enregistrement et poser sa voix sur deux titres. C’est d’ailleurs lui qui s'est chargé du mixage de l’album. En bénéficiant de l’oreille et de l’expérience d’un grand nom de la scène rock indé française Ravi s’accorde avec sa volonté de s’entourer de personnes de qualité, pour toujours et encore diffuser sa musique le plus possible et de la meilleur manière qui soit. Ravi a faim, une volonté et une envie à toute épreuve et compte bien mettre tous les atouts de son côté pour faire de cette nouvelle étape une réussite. Références : Hot Water Music, The Get Up Kids, Robocop Kraus, The Bronx, Refused, Burning Airlines, At The Drive In, Burning Heads, Jaw Box, Samiam, Against Me. RAVI : Bruno CHAOUCH – Guitare Chant, François PATIN – Basse Chant, Antoine CARATINI – Batterie, Gaël MARGUERIN - Guitare