Les origines du tir à l`arc

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Les origines du tir à l`arc
« Fondée le 20 Septembre 2013 »
LA
FAMILLE DE LA DHUYS
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« Les origines de l’arc »
Edition : Octobre 2014
Les Chevaliers
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Famille de La Dhuys : Edition d’Octobre 2014
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DES DONNÉES CLIMATIQUES
La glaciation Würm couvre l’amplitude de la période de –80 000 ans à –10 300 ans environ. Le maximum
glacière se situe entre -22 000 et -18 500 ans.
Il est à noter que l’Homme abandonne les terres du Nord de l’Europe durant le maximum glacière et se
réfugie alors au sud de la France, l’Espagne et le Portugal.
Cette glaciation laisse la place à une période inter-glacière actuelle appelée période géologique du Holocène.
Le réchauffement climatique qui s’amorce donc vers -18 500 ans fait disparaitre les zones glacières et
Inlandsis situés au Nord de l’Europe pour faire place à une toundra, terre dépourvue d’arbres et couverte de
lichens et de mousses.
Plus au sud, la toundra fait place à la taïga, une forêt peu épaisse de pins et de bouleaux nains.
La remontée du niveau des mers s’amorce à la fin de la glacière d’environ cent vingt de mètres pour se
stabiliser au niveau actuel atteint il y a environ 6 000 ans.
Les animaux présents sont les grands herbivores migrateurs comme le Mammouth, le Rhinocéros laineux, le
Bison, l’Auroch et (le Renne est présent plutôt sur les périodes mini-glacières).
L’Homme reconquière le nord de l’Europe,
Il est alors un chasseur-cueilleur durant la période appelée magdalénienne (Période dite des chasseurs de
Rennes) qui couvre les datations de 18 500 à 10 500 ans avant le présent. Cette période présente des
périodes mini glacières et des périodes de réchauffement.
L’époque du Mésolithique succède à l’époque du Magdalénien.
Elle est marquée par de nouveaux changements climatiques qui deviennent plus chauds, correspondant à la
période climatique du Boréal qui marque le développement de la forêt au détriment des taïgas et toundras.
Les grands herbivores migrateurs tels que le Mammouth, le Rhinocéros laineux, l’Auroch disparaissent
(extinction des espèces du holocène) et laissent place aux grands mammifères de la forêt tels que le Cerf,
le Sanglier, l’Ours brun, le Loup, le Lynx etc.…
Les sociétés humaines se développent en activités d’agricultures sans domestication des espèces végétales
en lieu et place des groupes de chasseurs-cueilleurs magdaléniens. Des activités de prédations et de
cueillettes sont toujours encore présentes. Les habitats se fixent surtout au rythme des saisons le long des
cours d’eau, des rivières et des fleuves.
L’époque du Mésolithique laisse place à celle du Néolithique vers 6500 ans avant le présent.
Le Néolithique marque le début de la sédentarisation des habitats, de la maitrise de l’agriculture et de la
domestication des espèces végétales et animales.
Le Mésolithique et le Néolithique correspondent à l’expansion rapide de l’espèce humaine.
LES ORIGINES DE L’ARC
Il est très difficile de dater avec exactitude l’apparition, de la sagaie et du propulseur, de la flèche et de l’arc
car ils sont principalement composés de bois, de tendons, d’os et de cordes.
Ces matériaux étant périssables et dégradables dans l’environnement peu d’exemplaires de ces outils nous
sont parvenus jusqu'à nous.
La sagaie est une lance composée d’une longue tige pouvant avoir une longueur de plus de 2 mètres munis
probablement d’un empennage et de pointes microlitiques. Il lui est associé un propulseur de jet, un
élément de bois d’une longueur de 50 centimètres environ assurant un prolongement du bras de l’homme
chasseur qui permettrait d’augmenter la portée de la Sagaie.
La longueur de la sagaie, l’amplitude du geste du lancé et la portée devaient être utilisées sur un terrain
plutôt dégagé de type toundra, taïga, savane ou prairie.
Cette dernière avait la puissance qui permettait d’occire un gibier à une quarantaine de mètres environ.
Le milieu boisé quant à lui, laisse peu de place au mouvement du propulseur qui demande une amplitude du
bras de «jet» et de la trajectoire de la sagaie qui de part sa longueur est souvent freinée ou déviée par la
végétation.
Un arc quant à lui, permet de rester plus statique, immobile au moment de l’affût, et de part la décoche de
la flèche ce qui évite d’émettre des mouvements de grande amplitude. La flèche possède les mêmes
caractéristiques de construction que la sagaie mais elle est toutefois plus courte.
L’arc et la flèche seraient donc plutôt un type d’arme employé sur des terrains forestiers plus ou moins
denses. Toutefois ils furent surement utilisés en terrain découvert au mésolithique par des hommes
postaient sur les iles des rivières pour abattre les animaux allant se désaltérer aux bords des rives.
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Le Magdalénien et le Mésolithique : La genèse de l’arc
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La petite taille de certaines pointes microlithiques (pointes en pierre) découvertes à Gravette, pourrait faire
penser que flèches ou sagaies existent depuis au moins 20 000 ans.
Il est à noter que les pointes les plus anciennes proviennent de Tunisie et dateraient de 50 000 ans mais
sans savoir si elles furent utilisées sur des sagaies ou sur des flèches.
La flèche la plus ancienne trouvée à ce jour, est datée de la fin du paléolithique supérieur (12 680 / 11 590
cal BP avant le présent) et provient de Stellmoor 2 dans la vallée d’Ahrensbourg au nord de Hambourg en
Allemagne.
La flèche faite en pin était composée d’un long tube principal et d’un tube avant de 15-20 centimètres
munis d’une pointe en quartz.
Sur des peintures rupestres situées en péninsule ibérique datables d’environ de 10 000 ans, l’on peut
attester de l’usage de l’arc.
Des artefacts reconnus comme des arcs ont été découverts dans les marais de Holmegaard au Danemark
dans les années 1940. Les deux arcs découverts (Un arc entier mais fracturé et une moitié d’un autre)
furent réalisés en orme d’une section médiane en forme de D d’une taille de 1.50 m de long sont du type
flatbow. Ils sont datés de la fin du Boréal (soit 8 800 cal BP avant le présent)
D’autres exemplaires d’arcs et de flèches plus ou moins fragmentaires furent découverts dans des
tourbières, des rivières ou des zones lacustres du Danemark, d’Angleterre, de Suisse et de France.
Ces artefacts sont datables de 8 000 ans environ qui prouvent irréfutablement la présence et l’utilisation
des arcs durant la période du Mésolithique.3
Des découvertes plus récentes dans les années 1976-1978 à Mannheim-Vogelstang en Allemagne, deux
artefacts en bois de pin laissant apparaître des modifications artificielles furent attribuées comme étant des
arcs.4 La datation serait de 17 500 à 18 000 ans (17 737 +- 165 cal BP) ce qui pourrait laisser supposer la
présence de l’usage de l’arc dès le début du Magdalénien 5 à la fin du paléolithique supérieur. 6
Toutefois, les artefacts découverts à Mannheim-Vogelstang ne sont pas assez complets pour
authentifier d’une manière certaine comme étant des arcs.
Artefacts en bois de pin provenant de Mannheim-Vogelstang
( 17 500 ans ~ 18 000 ans )
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Robert Roth : HISTOIRE DE L’ARCHERIE Arc et Arbalète
Ce lieu de fouilles archéologiques fait aujourd’hui partie de Hambourg (arrondissement Hambourg-Wandsbek)
Mésolithique d’Europe Nord occidental daté de 10 500 à 6 500 ans avant le présent
ScienceDirect.com : le plus vieil arc du monde ? - Une pièce intéressante en provenance de Mannheim (Allemagne)
Magdalénien (Âge du Renne) daté de 18 500 à 10 500 ans avant le présent
Paléolithique supérieur daté de 37 000 à 10 500 ans avant le présent
ScienceDirect.com : le plus vieil arc du monde ? - Une pièce intéressante en provenance de Mannheim (Allemagne)
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Peinture rupestre de Cueva de Los Caballos, Castellon
Péninsule Ibérique
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Peinture rupestre de la grotte de Saltadora à Valltorta
en Espagne.9
Dessins des arcs du Holmegaard (Danemark)10
La révolution néolithique et la sédentarisation qui en découle, l’Homme protégea ses cultures et ses
élevages des intrusions d’animaux sauvages, mais aussi des tribus voisines contre les vols, pillages.
Cette situation amène l’Homme à utiliser l’arc comme arme pour se défendre.
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Wikipédia : Cie d’arc de Chennevières – Robert Roth : HISTOIRE DE L’ARCHERIE Arc et Arbalète
Wikipédia : 1 ère Cie d’arc d’Aix-les-Bains – Site Internet
Wikipédia : Les arcs du Holmegaard
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Puis l’arc fut utilisé finalement comme arme de guerre. Cette arme se retrouve largement répandue dans
l’antiquité.
L’arc simple droit (en bois) se retrouve en Egypte antique, mais aussi sur le Continent Africain, Américain,
en Polynésie, en Malaisie et aux Philippines.
En Europe du Nord, le grand arc en If s’est rendu célèbre au moyen-âge.
Les arcs composés concernent plutôt les régions du Proche-Orient.
Ils associent les différentes caractéristiques d’un bois ou bambou pour absorber la traction et la
compression soumis aux matériaux.
Il est répandu chez les Sumériens, les Assyriens, les Perses, les Scythes, les Carthaginois et les Parthes.
Mais c’est surtout doute l’Asie qui est le berceau de l’arc composé avec l’arc Sino-Mongol.
Les Mongols inventent l’arc composite (plusieurs matériaux associés suivant leurs caractéristiques
mécaniques)
L’impossibilité d’avoir des grands arcs puissants pour la pratique du tir à cheval, l’arc doit être de petite
taille.
Pour obtenir une puissance importante (portée de jet de plus de 300 mètres) l’arc sera composé de
tendons, de nerfs pour l’élasticité, de la corne, de l’os pour la résistance à la compression.
Il faudra attendre le XXe siècle pour que ces types de matériaux soient supplantés par nos matériaux
composites modernes.
On peut aussi citer l’arc coréen héritier de l’origine sino-Mongol
L’arc japonais est aussi un arc composé mais de bambous uniquement, ce qui implique plutôt un arc long et
non court.
N’ayant pas de bovidés, les Japonais ne pouvait utiliser ni de la corne ni des tendons.
Les Huns, mais aussi les Sarrasins employèrent des copies d’arcs composites sino-mongols. Appelés Arcs
Turquois par les Francs, ce type d’arc fit des ravages dans les rangs des Romains au Bas-Empire et des
Croisés au Moyen-âge lors des guerres saintes.
L’exception :
Il est à noter qu’il n’ait pas une peuplade à travers le monde qui n’ait pas utilisé cette arme à l’exception
des peuplades aborigènes du continent de l’Australie qui inventèrent le boomerang et qui se
contentèrent de cette arme.
Mythologies Grecque et Romaine :
Dans les mythologies Grecque et Romaine, Apollon est le dieu des archers, ainsi que de la peste et du soleil,
considéré métaphoriquement comme tirant des flèches invisibles. Artémis (Diane), déesse des zones
sauvages et de la chasse, et Eros (Cupidon), dieu de l’amour sont souvent représentés avec un arc.
Les premières représentations du héros Héraclès (Hercule) le dépeignent comme un archer, ainsi qu’Ulysse.
11
Autres mythes et légendes :
Les archers sont des divinités ou des héros dans plusieurs autres mythologies, tel qu’Egil ou Agilaz, un frère
du dieu forgeron Völund dans la mythologie nordique, ainsi que dans des légendes telles Guillaume Tell, le
héros Danois Palnatoki ou Robin des Bois.
L’Arménien Haïk, le Babylonien Marduk, Arjuna l’Indien, et Arash Le persan ont été archers.
Yi, l’archer apparaît dans plusieurs mythes primitifs chinois, et le personnage historique Zhou Tong maître
archer sous la Dynastie Song apparait sous de nombreuses formes de fiction.
Des personnages légendaires, comme Drona, sont représenté comme des maîtres en archerie.
Des personnages mythologiques tels qu’Eklavya, Karna, Rama, Lakshmana, Bharat et Shatrughan sont
également associés à l’arc. 12
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Wikipédia : Histoire du tir à l’arc : 2
Wikipédia : Histoire du tir à l’arc : 2
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L’ARC ET L’HISTOIRE DE FRANCE
L’arc fut adopté comme arme militaire peu avant le règne de Clovis.
Charlemagne comprenant la valeur de l’arc au combat en fit un équipement obligatoire. Dans ces
capitulaires, il crée les premières compagnies mais qui disparaissent à sa mort en 814. 13
Les Normands remettent au goût de jour cette arme à la guerre. Guillaume le Conquérant et ses archers
normands remportent la bataille de Hastings située en Angleterre contre le roi Harold Godwinson le 14
octobre 1066.14
Bataille de Hastings en Angleterre entre Guillaume le Conquérant et Harold Godwinson en 1066
Archers normands en action
Tapisserie de Bayeux - scène 51 - Musée de la tapisserie de Bayeux15
Dès le XIe siècle, les habitants des bourgs se dotent de milices civiles pour faire face à l’insécurité des
campagnes.
C’est par une ordonnance datée de 1369 du roi Charles V, que les anciennes confréries militaires de Saint
Sébastien sont transformées en compagnies d’archers et d’arbalétriers. Elles doivent s’exercer aux tirs à
l’arc et à l’arbalète.
Elles deviennent confréries avec règles, statuts et leurs membres prêtaient le serment traditionnel des
nobles chevaliers.16
« Ses sujets prennent et s’entendent à prendre leurs jeux et ébattements à eux exercer et
habiliter en fait de traiets (flèches) d’Arcs et Arbalètes en beaux lieux et places convenables à ce,
dans les villes et terroirs du Royaume et fassent leurs dons (prix) au milieu tréant (meilleur tireur)
et leurs Fêtes et joies comme bon leur semblera ……. Ordre est donné aux sénéchaux, Baillis,
Prévôts et autres Officiers du Royaume de mettre en exécution la dite ordonnance de point en
point sous peine d’encourir notre indignation »17
La Chevalerie de l’arc est née
Face à l’épée des chevaliers issue de la noblesse, l’arc fut donc l’arme du peuple des bourgs, des villages et
des fantassins.18
À la mort de Charles V, son fils Charles VI sous la pression de l’aristocratie fait cesser le tir à l’arc car cette
arme fut jugée en concurrence face à la noblesse d‘épée.
« Si ensemble se mettent les archers, ils seront plus puissants que princes et nobles »19
13
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18
19
L’union, compagnie d’Arc de Rosny-sous-Bois 2008 : 3.
L’Union, compagnie d’Arc de Rosny-sous-bois 2008 : 3.
Wikipédia : Musée de la tapisserie de Bayeux
Guy Martignon 1999 : 194.
L’Union, compagnie d’arc de Rosny-sous-Bois 2008 : 6.
Meaux, Musée Bossuet 2002 :
L’Union, Compagnie d’Arc de Rosny-sous-Bois 2008 : 4
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Cet abandon de cette arme à la guerre se paye durement à la bataille d’Azincourt en 1415, car les archers
anglais participent à la défaite de la chevalerie de noblesse française à pied et à cheval.20
Alors Charles VII par ordonnance royale du 26 avril 1448 donna à certaines milices le statut de francsarchers.
Chaque ville prélève alors un nombre d’archers proportionnel à sa population pour leur habileté et non pour
leur condition sociale.
Cette armée de réserve devait à la première réquisition se mettre à la disposition du roi et s’engageait à
s’équiper à ses propres frais. Les francs-archers sont exemptés pour cela des impôts (Dîme, gabelle).
Les Francs-archers surnommés aussi Francs-taupins parce ce qu’ils se déplaçaient à pied en se cachant
comme des taupes, défendirent alors les cités mais bientôt aussi les frontières du royaume de France.21
Cela permet au Roi de disposer rapidement d’environ 16 000 archers et ces archers sont :
« Eslus (élus) et choisis parmi les plus droiets (adroits) et aisés pour le faiet et l’exercice de l’Arc
qui se pouvant trouver en chaque paroisse sans avoir égard, ni faveur à la richesse et aux
requêtes que l’on pourrait sur ce faire …… »22
En temps de paix revenue ils furent employés à la garde des châteaux, des bourgs et villages, et à la police
des foires.
Représentation d’un archer à l’époque médiévale
23
Dès le XIIIe siècle, les soldats se dotent d’un grand arc droit (appelé Long Bow d’origine anglaise datant
probablement du XIIe siècle), de deux cordes et d’un carquois de douze à dix huit flèches, d’une dague et
d’un Chapel de fer (Casque plat), d’une salade (casque en forme de bol en usage XVe-XVIe siècle).
Les arcs étaient fabriqués avec du bois d’if ou de viorne et les flèches en bois de frêne, de pin ou de mélèze
d’une longueur de 4 palmes à 4 palmes et demi soit environ 1 mètre.
L’empennage est en plumes d’oie, de poule ou de paon.
La pointe était en fer de différentes formes suivant l’objectif à atteindre.
La corde était réalisée en fibres de chanvre ou parfois de boyaux.24
La portée des arcs pouvait atteindre 300 mètres sous certaines conditions.
L’arbalète n’apparaît en occident qu’au XIe siècle mais cette arme est connue et largement utilisée par les
romains. Les arbalétriers sont présents dès les premières croisades.
À la fin du XIIe siècle, l’arbalète connut une grande diffusion sur terre comme sur mer auprès de cavaliers
et des gens à pied. Cette arme puissante mais lourde, lente à réarmer, n’était que peu utilisée dans les
rangs des batailles rangées.
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L’Union, Compagnie d’Arc de Rosny-sous-Bois 2008 : 4
Meaux, Musée Bossuet 2002 :
L’Union, Compagnie d’Arc de Rosny-sous-Bois 2008 : 5
Meaux, Musée Bossuet 2002 :
Meaux, Musée Bossuet 2002 :
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C’est pourquoi, elles étaient plutôt idéales lors les sièges pour l’attaque ou la défense des châteaux et des
citées par les tirs précis qu’elles produisaient.
Son utilisation fut interdite par le Pape Innocent II lors du Second Concile de Latran en 1139.
Jugées très meurtrières, elles ne devaient alors seulement n’être utilisées que dans les guerres contre les
infidèles.25
En octobre 1480, Louis XI supprima les francs-archers.
Ils furent réhabilités par Charles VIII et maintenus par Louis XII.
Ainsi dissous, recomposés suivant les évènements politiques et des guerres, les francs-archers sont
supprimés définitivement en 1535 par François 1er.
Seule la garde Ecossaise conserve ses archers et arbalétriers.
Sous l’ancien régime à partir du XVIe siècle, face aux progrès des armes à feu, les archers et arbalétriers ne
furent plus appelés sur les champs des batailles.
Ils continuent à se constituer en sociétés ou confréries, moitié civiles, moitié militaires, se chargent encore
de préserver toutefois les villes, du pillage, du désordre, préservent les châteaux, servant d’escortes aux
convois et se trouvaient sous l’autorité municipale. 26
Mais aussi le tir à l’arc devient une pratique qui fait aussi d’une manière sportive et ludique.
Ainsi, en 1524, afin d’occuper la jeunesse, le Roy des arquebusiers du Puy inventa le tir à
l’oiseau qui se pratiquait chaque lundi de Pentecôte et où le vainqueur était exonéré de l’impôt
sur une année.
Cette journée était considérée comme une journée de grande fête, prétexte à de nombreuses
réjouissances 27
Enluminure représentant le tir à la perche sur papegai (sans date)
28
Gravure laissant apparaître des archers de la Ville de Paris s’entraînant dans les fossés de l’Abbaye Sainte
Geneviève au Mont vers la Porte Saint Jacques
Plan de Paris réalisé par TRUCHET et HOYAU vers 1551.29
25
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28
29
Meaux, Musée Bossuet 2002 :
Meaux, Musée Bossuet 2002 :
1ère Compagnie de Tir à l’Arc d’Aix-les-Bains : site internet
Wikipédia :
L’union, compagnie d’Arc de Rosny-sous-Bois 2008 : 7
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En 1733, Monseigneur Henry Charles Arnaud de POMPONNE en l’abbaye de Saint-Médard-Les-Soissons dont
il était l’Abbé commendataire, promulgue l’édition originale des « Statuts et Règlements Généraux pour
toutes les Compagnies du Noble Jeu de L’Arc et Confréries de Saint Sébastien dans le Royaume
de France »
En 1786, une ordonnance du Duc de Montmorency-Luxembourg, réglemente le corps des chevaliers de l’arc
de la Ville de Paris.
Les évènements de la révolution et le décret du 13 juin 1790 prononcent la suppression de tous les corps de
milices bourgeoises, jugés trop féodales. Les archers et leurs organisations sont dissous, biens et registres
saisis ainsi que les uniformes, insignes et drapeaux détruits.
C’est pour cela qu’il n’existe que très peu d’archives concernant la vie des compagnies d’arc avant 1790.
La Compagnie d’Arc de Fontainebleau possède la preuve de son existence en 1675.
Celle des Chevaliers-Tireurs de Chambéry fut fondée en 1509.
LES ORIGINES DE NOS COMPAGNIES ACTUELLES
Du XIXe siècle à nos jours
Il faut attendre 1804 pour qu’un mouvement de rénovation commence, mais c’est surtout sous la
Restauration de la monarchie (règnes de Louis XVIII, de Charles X) pour revoir ces confréries se
reconstituer en compagnies afin d’exercer la pratique du tir à l’arc. Elle est faite sous la forme sportive en
conservant l’étique initiale des règles de la chevalerie de l’arc d’origine moyenâgeuse, de ses codes moraux,
de fraternité et de loyauté.
Elles renaissent principalement uniquement en Flandre, en Artois, en Picardie, en Île de France.
Elles organisent tournois, concours et fêtes.
Les compagnies se réunissent en regroupement à caractère régional qui prend le terme de Ronde de l’Aisne,
de l’Oise, de la Somme, de l’Île de France et le terme de Famille de Paris, de Vincennes, de Beauté, de la
Brie, de Noisy-le-Sec en vue principalement d’organiser leurs bouquets provinciaux.
En 1863, la Famille de Paris publia des nouveaux statuts qui apportaient quelques modifications nécessaires
aux besoins de l’époque. Ces règlements écartent toutes références religieuses et rapprochent la chevalerie
d’arc plutôt vers des structures du compagnonnage.
Le 12 juin 1898, à l’occasion du bicentenaire de la Compagnie d’Arc de Fontainebleau, que fut créé le
premier Championnat de France, organisé par son capitaine M. Victor Cordier et M. Jay, capitaine de la
Compagnie de Saint-Pierre-de-Montmartre de Paris.
Le 09 avril 1899, le capitaine de la Compagnie d’Arc de Saint-Pierre-Montmartre (M. Jay) et quelques
capitaines de Compagnies de l’Oise, de la Seine fondèrent la Fédération des compagnies de l’Ile de
France sous la présidence de M. Jay.
En 1911, ce titre fut changé en celui de Fédération des Compagnies d’Arc de France pour devenir en
1928 la Fédération française de tir à l’arc (FFTA).30
En 1931, la Fédération International de Tir à l’Arc (FITA) est fondée en Pologne, et regroupe la
France, la République Tchèque, La Suède, la Hongrie, l’Italie, la Pologne et les États Unis. Elle compte
maintenant à ce jour 140 pays.31
Clubs de tir à l’arc voient le jour en parallèle des anciennes compagnies d’arc.
Mais la survie des compagnies de nos jours maintient toutefois la tradition de la chevalerie notamment par
les transmissions des usages par les anciens archers.
De nos jours, l’organisation comprend des clubs et des compagnies déclarés en association à la loi 1901.
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L’Union, Compagnie d’Arc de Rosny sous Bois 2008 : 10.
Wikipédia : Histoire du tir à l’arc : 7.
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2013
Année de création d’une nouvelle famille
Famille de la Dhuys
Une nouvelle famille est crée le 20 septembre 2013, lors d’une assemblée générale qui s’est tenue à Gagny.
Elle porte le nom de Famille de la Dhuys et comporte à ce jour 9 compagnies fondatrices.
La compagnie de Villemomble y adhère tout comme les compagnies de Rosny sous Bois, Tremblay en
France, Montfermeil, Gagny, Bagnolet-Belleville, Coubron-Vaujours, Bondy, Montreuil 2 ème.
Une Bannière pour cette nouvelle Famille :
Une bannière de la famille et une écharpe de président furent créées.
La bannière fut dessinée par Léa Pedetti de la Compagnie de Villemomble.
Cette bannière et cette écharpe furent inaugurées et remises au président de la Famille De La Dhuys (Ivan
Letanneur) lors des journées médiévales de Montfermeil qui se sont tenues le dimanche 29 juin 2014.
Description Héraldique de la bannière de La Famille de La Dhuys
Ecu de forme française ancienne au champ d’or
En cœur, une cible d’argent posée sur un angle chargée de deux annelets de sable et d’or
brochant sur un arc bandé horizontal d’or et d’une croisure de flèches aussi d’or
Aux flancs dextre et senestre deux arcs bandés affrontés de gueules munis de leur flèche d’or
En chef, le mot « Famille » en lettres onciales d’azur, en pointe en mêmes lettres et même
émail, les mots « De la Dhuys »
En chef aussi, en lettres onciales d’azur, les mots « Tradition, Honneur et courtoisie »
En pointe aussi, en mêmes lettres et même émail, les mots « Fondée en 2013 »
Bannière de la Famille de La Dhuys : Création Léa PEDETTI (2014)
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Représentation de Sébastien percé de flèches
Andréa Mantegna (1431-1506) : Renaissance Italienne vers 1480 – Musée du Louvre32
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Wikipédia : Saint Sébastien
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LE SAINT PATRON DES ARCHERS
Saint Sébastien
33
Né à Narbonne vers 260, Sébastien est un gaulois d’origine mais c’est à Milan qu’il fut élevé dans la foi
chrétienne.
À Rome il est pris en affection par les Empereurs Dioclétien et Maximien Hercule qui le nomment en la
qualité de Capitaine de la Garde Prétorienne ignorant qu’il est chrétien.
Mais chrétien de cœur, il visitait les croyants qui étaient en prison.
Vers l’An 288, Il est dénoncé et refuse de renoncer à sa foi.
Dioclétien lui reprocha sa traîtrise et donna l’ordre à ses soldats l’ordre de l’exécuter.
Il est fait attacher à un poteau pour qu’il serve de cible vivante aux archers.
Mais selon la légende, ayant beaucoup d’estime pour leur chef, les archers auraient évités les coups mortels
si bien que Sébastien, bien que couvert de flèches, ne succomba pas à ses blessures.
Une veuve nommée Irène, venue initialement pour l‘ensevelir, l’emmène et le soigne.
Le voilà guéri, il se rendit auprès de l’empereur pour lui reprocher sa cruauté à l’égard des chrétiens.
Dioclétien l’appréhende et il est roué de coups jusqu'à la mort et son corps jeté dans les égouts de Rome.
Son corps fut retrouvé par des chrétiens, et ses ossements furent disséminés dans plusieurs cathédrales ou
églises catholiques comme reliques à travers le continent.
Saint Sébastien est représenté debout le plus souvent, attaché à un poteau ou à un arbre et percé de
flèches. Il est parfois vieux et barbu, mais le plus souvent d’âge juvénile, tantôt vêtu ou tantôt nu.
Durant le tout le Moyen-Âge et même ultérieurement, ses représentations se sont multipliées à cause de la
peur bien réelle de la peste et grâce aux confréries d’archers très nombreuses.
Parce qu’il a servi de cible vivante aux flèches de ses bourreaux, il devient le patron des archers, des
arbalétriers, des arquebusiers en l’an 825 sous le règne de Charles le Chauve, mais aussi des aiguilletiers,
des tapissiers, des marchands de ferraille.
Le Pape Eugène II confie aux archers le transfert de ses reliques dans l’Abbaye Royale de Saint-Médard à
Soissons
Saint Sébastien est le patron des pestiférés suite aux miracles qu’il fit pendant la peste de Rome en 680.
On l’invoquait enfin contre les hérétiques et les ennemies de la religion, pour les agonisants et dans les
combats.
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Meaux, Musée Bossuet 2002 : - Wikipédia : Saint Sébastien
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Famille de La Dhuys : Edition d’Octobre 2014
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Bataille d’Azincourt : miniature vers 1480, Bibliothèque Nationale de France (BNF)
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Wikipédia :
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Famille de La Dhuys : Edition d’Octobre 2014
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