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& N°23-Novembre 2011 Plan B, Les Eurobonds Fabrice de CHOLET U n Fonds Européen de Stabilité Financière à 1000 milliards d’euros, une décote de 50% sur la dette grecque, une recapitalisation des banques. Faut-il considérer que les mesures adoptées le 27 octobre dernier sont pérennes ou bien que l’Europe cherche encore à gagner du temps ? Le prochain plan de soutien passera peut-être par la création d’obligations publiques européennes (« euro-obligations ou eurobonds »). Que faut-il en penser ? En décembre 2010, l’idée d’enrayer la crise de la dette de la zone euro par des euro-obligations avait fait sourire. En coulisses, on se moquait d’une proposition émanant d’un Luxembourgeois, Jean-Claude Juncker et surtout de Giulio Tremonti, le ministre de l’Economie d’un pays (l’Italie) dont la dette culminait alors à 1800 milliards d’euros. L’été dernier, les taux d’intérêts payés par l’Italie et l’Espagne ont grimpé à plus de 6%. Pour lutter contre cette dérive, le Fonds Européen de Stabilité Financière (FESF) ne suffisait pas à rassurer… c’est d’ailleurs pourquoi il a été renforcé fin octobre. L’émission d’euro-obligations constituerait, selon certains experts, une des solutions au problème que connaît la zone euro. Il s’agirait d’obligations émises par un organisme central et dont le produit serait affecté aux pays de la zone au fur et à mesure de l’apparition de leurs besoins de financement. Le remboursement de ces instruments serait conjointement garanti par tous les pays de la zone euro. Leur avantage paraît évident : toutes les échéances de tous les pays de la zone euro seraient honorées sans qu’il soit nécessaire que des fonds spéciaux soient négociés sous la pression des marchés. Deux des inconvénients majeurs des euro-obligations sont également connus. Le premier est qu’un taux d’intérêt unique serait supérieur à celui que des pays comme l’Allemagne paient aujourd’hui. Il est donc nécessaire que les pays qui seraient pénalisés par la création des euro-obligations acceptent de l’être (au nom de la solidarité ou comme moindre coût de la résolution des crises des dettes souveraines). Par ailleurs, et c’est le second inconvénient, les gouvernements des pays dont l’endettement est excessif, sachant qu’ils emprunteront quoi qu’il arrive au taux des eurobonds, seront peu incités à appliquer les mesures désagréables nécessaires au rétablissement de leurs finances. Malheureusement, à ces deux inconvénients s’ajoute le risque d’un déraillement de l’euro. En effet, si l’endettement de certains pays continue de croître (et ce ne sont pas les eurobonds qui les feront décroître), le moment arrivera où il faudra reconnaître leur incapacité à rembourser ce qu’ils doivent. La Grèce, à laquelle les autres pays de la zone euro et le FMI prêtent à des taux soutenables depuis 2010, aurait déjà dû retrouver la croissance et voir son déficit budgétaire diminuer. Or, ce n’est pas ce que l’on constate. D’après les dernières prévisions, son économie se contractera en 2012 pour la quatrième année consécutive, et son endettement, réduit d’environ 160% du PIB à 120% par les abandons de créance acceptées par les banques fin octobre, se remettra à augmenter. Il est tout à fait possible qu’Athènes soit de nouveau dans l’incapacité de rembourser sa dette dans le futur. Dans cette situation de dégradation continue, si la Grèce finançait ses déficits publics en recourant aux euro-obligations, les pays solvables devraient financer ad vitam aeternam une dette croissante. Et si d’autres pays se trou- vaient dans la même situation, les gouvernements européens dont les finances publiques sont saines devraient –indirectement– prendre en charge une fraction croissante d’un fardeau de plus en plus lourd, ce qui pèserait immanquablement sur la légitimité politique des eurobonds, et sur la qualité de leur signature (renchérissement du coût des emprunts). Dans le scénario catastrophe d’un défaut des euro-obligations, ces dernières auraient été un canal de transmission de la contagion. Il apparaît donc que les eurobonds empêcheraient bien la récurrence de crises de refinancement mais à condition que tous les pays de la zone euro réussissent à réduire leur endettement. C’est d’ailleurs ce à quoi travaillent les gouvernements européens, puisque parallèlement au renforcement de la solidarité financière à travers le FESF, des mesures strictes de contrôle budgétaire sont mises en place. Si malgré cela, les déficits continuaient à croitre, la création d’euro-obligations conduirait à une « mégacrise ». Enfin, nos dirigeants ne cessent de critiquer les produits à effet de levier et veulent même taxer les transactions financières. N’ont-ils pas eux-mêmes favorisé ce système à outrance, afin de pouvoir emprunter de l’argent pour essayer de relancer la « croissance » ? Nous sommes dans ce qu’on appelle communément de la « cavalerie » et c’est bien pour cela que notre vision à court et moyen terme des marchés reste prudente. Notre expertise à sélectionner les titres les moins sensibles à cette dégradation de l’environnement économique prend tout son sens. Je terminerai par une citation de Sherlock Holmes « Une fois que vous avez éliminé l’impossible, ce qui reste, même l’improbable doit être vrai ». Fabrice de CHOLET 1 C o n j o n c t u r e d ’ & S t r a t é g i e i n v e s t i ss e m e n t Des marchés tombés sur la dette de rétablir durablement la confiance. D Vincent GUENZI epuis l’été dernier, le risque d’insolvabilité de la Grèce est devenu réel au vu de ses difficultés économiques. La cure de rigueur, imposée aux pays très endettés, est devenue menaçante pour la croissance et risque d’anéantir les efforts de réduction de leurs déficits. Progressivement, la contagion a touché le Portugal, puis l’Espagne et l’Italie. Face à toutes ces craintes, les autorités européennes ont réagi au mois de juillet en redéployant les missions du Fonds Européen de Stabilité Financière (FESF). En contrepartie du soutien de ce dernier aux quatre pays touchés, les créanciers privés ont accepté de perdre 21% sur la valeur de leurs créances sur l’Etat grec. Dans un premier temps, cet accord a été salué par les marchés. Pourtant, rapidement, cet accord est apparu insuffisant. Ne sachant comment le système financier pouvait résister, les investisseurs ont fui les actions pour se réfugier sur les emprunts des Etats encore bien notés. La baisse des indices a été générale pour atteindre 20 à 30%, le secteur bancaire européen étant le plus attaqué. Les marchés financiers ont paniqué car la faillite d’un Etat de la zone euro n’était pas prévue dans les Traités. Ce faisant, ils ont amené les gouvernements européens à prendre conscience de la nécessité d’un plan de sauvetage global, dont l’annonce a permis de stabiliser les marchés en octobre avant même la tenue du sommet européen (le 26 octobre). Ce plan prévoit un abandon partiel des dettes de la Grèce à 50%, oblige la plupart des grandes banques à augmenter leur capital pour supporter ces pertes et éviter des faillites en cascade. Enfin, l’augmentation de la force de frappe du FESF à 1000 milliards d’euros est destinée à soutenir à la fois les banques et les emprunts des pays menacés. Mais il n’est pas certain que ce plan, moins ambitieux qu’il n’y paraît, permette 2 Le problème de l’endettement public a également concerné les États-Unis. Démocrates et Républicains ayant été incapables de trouver un accord crédible de réduction du déficit budgétaire, les emprunts d’Etat ont perdu leurs notes AAA ce qui obligera le pays à s’engager sur la voie de la rigueur. La croissance ne pourra plus être stimulée. Au même moment, des statistiques économiques décevantes publiées aux Etats-Unis y ont accru la probabilité de récession. Confrontés à cette dégradation, en pleine crise des dettes européennes, les marchés financiers ont commencé à paniquer comme en 2008. Crise passagère ou plus durable ? La probabilité d’un retour rapide en récession a été exagérée. D’ailleurs, les derniers indicateurs réels publiés montrent que la dégradation est lente et irrégulière. Mais la croissance économique devrait être faible pendant plusieurs années dans les pays développés. Les pays émergents resteront les principaux moteurs de la croissance mondiale, si l’inflation y baisse suffisamment, et ceci aidera sans doute des pays exportateurs de biens d’équipement comme l’Allemagne. Ainsi, les situations économiques seront sans doute très hétérogènes selon les zones géographiques. Toutes les difficultés ne disparaîtront pas rapidement. Par exemple, la France et les Etats-Unis semblent les prochaines cibles s’ils ne réduisent pas leurs dépenses publiques. Pour autant, tous les Etats ne feront pas faillite. Seulement quelques-uns feront partiellement défaut comme les pays d’Amérique Latine dans la décennie 1980. Les autres pays, solvables, devront s’habituer à vivre avec des taux plus élevés. Stratégie d’investissement : prudence, opportunisme et flexibilité Les entreprises font plutôt état d’un maintien de leur activité et de stocks faibles. Leur situation de trésorerie est bonne. Pour ces raisons, même si elles s’avouent prudentes et attentistes, elles n’attendent pas d’effondrement de leurs ventes comme en 2008/09. Ainsi, les niveaux de valorisation, assez bas, peuvent constituer des forces de rappel et alimenter de vives reprises techniques des marchés à court terme. Pourtant, le ralentissement économique nous paraît avéré. La digestion des excès du passé, c’est-à-dire le désendettement des acteurs publics et privés, va être lente. Les marchés actions sont dans une tendance baissière et il convient de rester prudent. Les incertitudes et les doutes vont peser longtemps et entraîner des phases de pessimisme et de soulagement. Il faut donc éviter de céder à la panique lors des séances de forte baisse et plutôt attendre de meilleures occasions pour alléger les portefeuilles. A court terme, nous sommes redevenus un plus peu plus favorables aux actions européennes qui avaient plus baissé que les actions américaines. Au sein des pays émergents, l’Amérique Latine et le Brésil semblent les mieux orientés. Au niveau des secteurs européens, nous privilégions, pour le moyen terme, les secteurs Santé, Technologie, Alimentation/Boissons, les Télécoms et le Pétrole. Les taux des obligations privées, convertibles ou à haut rendement ont retrouvé des niveaux attractifs pour des échéances courtes (2 à 3 ans). Nous apprécions toujours les obligations des pays émergents. On ne peut acheter des emprunts d’Etat allemands ou français aujourd’hui que pour se couvrir d’un risque de récession, qui n’est pas définitivement écarté. Retrouvez chaque mois notre Stratégie d’Investissement sur le site www.cholet-dupont.fr. N’hésitez pas à interroger régulièrement votre conseiller sur les produits et les valeurs que nous avons sélectionnés pour investir pendant cette période d’incertitude. Enfin, pourquoi ne pas confier la gestion de votre portefeuille à nos équipes qui ont justement réussi à limiter sensiblement l’impact de la crise ? Vincent GUENZI A c t u a l i t é P a t r i m o n i a l e les nouveautés fiscales Après une année chargée en annonces gouvernementales, deux lois de finances rectificatives pour 2011, nous terminons la fin d’année avec le projet de loi de finances pour 2012. Nous vous présentons ici un petit résumé des nombreuses mesures fiscales annoncées. Nous sommes à votre disposition pour discuter de leur impact sur votre situation patrimoniale personnelle. 1. Impôt de Solidarité sur la Fortune (ISF) - Hausse du seuil d’imposition à : - 1,3 millions d’euros dès 2011 - 1,330 millions d’euros en 2012 - Taxation dès le 1er euro - Mise en place d’un nouveau barème à 2 taux (taux fixe) : - patrimoine < 3 M € : 0,25 % - patrimoine > 3 M € : 0,50 % - Barème 2012 avec effet de lissage Valeur du patrimoine net taxable Calcul rapide - à partir de l’imposition des revenus 2011 b. Contributions sociales - le taux passe de 12,3 % à 13,5 % c. Deuxième coup de rabot sur les niches fiscales - taux : 15 % - réductions d’impôt : Scellier, souscriptions au capital de PME, FCPI, FIP, SOFICA - Investissements réalisés à compter du 1er janvier 2012 d. Plus-values immobilières (hors résidence principale qui reste exonérée) - allongement de la durée de détention pour l’application de l’abattement Abattement 0% pour les 5 premières années de détention 2 % par année de détention entre la 6ème et la 17ème année de détention < 1 330 000 € Exonération 4 % par année de détention entre la 18ème et la 24ème année de détention Entre 1 330 000 et 1 432 513 € P X 0,25 % - (25069 – (7 X P X 0,25%)) 8 % par année de détention entre la 25ème et la 30ème année de détention Entre 1 432 514 et 3 059 999 € P X 0,25 % Entre 3 060 000 et 3 263 999 € P X 0,5 % - (122400 – (7,5 X P X 0,5 %)) > 3 264 000 € P X 0,5 % - Simple mention de la valeur du patrimoine net taxable sur la déclaration de revenus dès 2012 pour les patrimoines inférieurs à 3 M €. 2. Bouclier fiscal - Suppression du bouclier fiscal à compter de 2013 - Fin du remboursement et obligation d’auto liquider la créance sur l’ISF. 3. Impôt sur le revenu (IR) a. Contribution dite « exceptionnelle sur les très hauts revenus » - 3 % sur la fraction du revenu fiscal de référence (RFR) comprise entre 250 000 € et 500 000 € pour les contribuables célibataires, veufs, séparés ou divorcés (entre 500 000 € et 1 M€ pour les contribuables soumis à imposition commune) ; - 4 % sur la fraction du RFR supérieure à 500 000 € pour les contribuables célibataires, veufs, séparés ou divorcés (à 1 M€ pour les contribuables soumis à imposition commune). - mécanisme de lissage - déclarée, contrôlée et recouvrée selon les mêmes règles qu’en matière d’IR - exonération de : . 20 % après 15 ans de détention . 24 % après 17 ans de détention . 52 % après 24 ans de détention . 100% après 30 ans de détention - exonération lors de la 1ère cession de la résidence secondaire si les deux conditions cumulatives suivantes sont remplies : . le cédant ne devrait pas avoir été propriétaire de sa résidence principale dans les 4 années qui précèdent la cession de la résidence secondaire ; . le cédant devrait remployer les sommes perçues dans l’acquisition ou la construction de sa résidence principale, dans les 24 mois qui suivent la cession. e. Prélèvement forfaitaire libératoire sur les dividendes et les intérêts - porté de 19 % à 24 % en 2012. 4. Successions et donations - Hausse de 5 points des 2 dernières tranches du barème applicable en ligne directe : Assiette de taxation Taux de 902 838 € à 1 805 677 € 35 % > 40 % > 1 805 677 € 40 % > 45 % - Suppression des réductions de droits liées à l’âge du donateur - Maintien de la réduction de droits 50 % pour les donations d’entreprises consenties en pleine propriété par un donateur âgé de moins de 70 ans, et ayant lieu dans le cadre d’un pacte Dutreil - Rapport fiscal des donations de moins de 10 ans en appliquant un abattement sur la valeur des biens ayant fait l’objet de la donation, à hauteur de : . 10 % si la donation est passée depuis plus de six ans et moins de sept ans . 20 % si la donation est passée depuis plus de sept ans et moins de huit ans . 30 % si la donation est passée depuis plus de huit ans et moins de neuf ans . 40 % si la donation est passée depuis plus de neuf ans - Relèvement de la limite d’âge du donateur de 65 à 80 ans pour les dons familiaux d’espèces, renouvelables tous les 10 ans. 5. Assurance vie - Création d’une tranche d’imposition supplémentaire pour les contrats souscrits avant 70 ans : Fraction taxable après abattement < 902 838 € > 902 838 € Taux 20 % 25 % - Pour les contrats souscrits avant 70 ans : en cas de démembrement de la clause bénéficiaire, usufruitiers et nus-propriétaires sont imposés et se partagent l’abattement de 152 500 €. Ainsi, non seulement les nuspropriétaires n’échappent plus à la taxation, mais ils ne bénéficient que d’une quote-part de l’abattement de 152 500 €. - Souscription de contrats d’assurance vie par des non résidents : le bénéficiaire est assujetti aux prélèvements de 20 et 25 % dès lors : - qu’il a, au moment du décès, son domicile fiscal en France, et qu’il l’a eu pendant au moins six années au cours des dix années précédant le décès, - ou que l’assuré a, au moment du décès, son domicile fiscal en France. L’exonération n’est maintenue que si l’assuré décédé et le bénéficiaire ne sont pas résidents français. Julia NORCIA 3 A c t u a l i t é P a t r i m o n i a l e Quelques idées de placement de diversification Les versements effectués sur un PERP sont déductibles de votre revenu global. Julia NORCIA Au regard des dispositifs pris par l’Etat pour réduire le déficit public, il est important de faire le point sur votre situation patrimoniale et fiscale d’ici à la fin de l’année. Chaque cas est unique mais l’objectif commun et récurrent reste de gérer votre patrimoine dans un cadre fiscal correspondant à votre situation. Si un investissement ne doit jamais se faire pour des raisons purement fiscales, le cadre fiscal doit être pris en compte dans le choix et la date d’un placement. Voici quelques investissements qu’il est préférable de faire avant la fin de l’année afin de bénéficier d’allégements fiscaux. Votre gérant et notre équipe patrimoniale sont à votre disposition pour vous conseiller. 1. Les Fonds Communs de Placement dans l’Innovation (FCPI) et Fonds d’Investissement de Proximité (FIP) Vous pouvez diversifier votre patrimoine financier en recherchant le potentiel de performances supérieures à celles des fonds traditionnels tout en bénéficiant d’une réduction d’impôt sur le revenu pouvant atteindre jusqu’à 10 560 € 1. Au terme de la période de conservation, les plus-values de cession sont exonérées d’impôt (hors prélèvements sociaux). Chaque année, Cholet Dupont sélectionne une gamme de FCPI et FIP. Demandez à votre gérant de vous la communiquer ! Attention ! Les FCPI et FIP sont des outils de diversification qui s’adressent à des investisseurs avertis. Ces produits sont par nature des produits à risques qui ne devraient pas représenter plus de 5 à 10 % des actifs patrimoniaux. 2. Le Plan d’Epargne Retraite Populaire (PERP) La souscription d’un PERP vous permet de vous constituer une retraite complémentaire tout en bénéficiant d’une déduction fiscale. 1 Pour un investissement en FCPI et en FIP par un couple soumis à une imposition commune 4 Quelle que soit l’activité professionnelle, les versements effectués sur un PERP sont déductibles pour chaque époux dans la limite de 10 % des revenus d’activité professionnelle nets de frais professionnels de l’année précédente ou de 10 % du plafond annuel de la Sécurité sociale. Les revenus d’activité ne seront retenus que dans la limite de 8 fois le plafond annuel de la Sécurité sociale (plafond égal à 35 352 € en 2011). De plus, les sommes versées sur un PERP échappent à l’impôt sur la fortune. Cholet Dupont peut vous proposer une offre spécifique et originale de PERP : le Plan Retraite Patrimoines Privés. Celui-ci a été construit sur le principe des contrats d’assurance-vie de type multi-supports multigestionnaires. A ce titre, il offre un choix de supports d’investissements très large (fonds en €, SICAV et FCP) émis par différentes sociétés de gestion. 3. Les Sociétés Civiles de Placement Immobilier (SCPI) L’acquisition de parts de SCPI fiscales vous permet d’effectuer un placement proche de celui de la « pierre », tout en bénéficiant d’une réduction d’impôt. Pour une souscription de parts de SCPI Scellier BBC (bâtiments basse consommation), une souscription effectuée en 2011 donne droit à une réduction d’impôt de 22 % (contre 13 % pour des parts de SCPI Scellier non BBC), sous conditions. Cet avantage fiscal, dont le premier ministre vient d’annoncer la suppression fin 2012, est à étudier en fonction de votre taux marginal d’imposition. Cholet Dupont à travers ses partenariats a élargi son offre et vous propose aujourd’hui une sélection de SCPI fiscales ou de rendement. 4. Les dons à des fondations Vous pouvez participer à la réalisation de projets philanthropiques tout en bénéficiant d’une déductibilité fiscale. En effet, une réduction d’impôt de 66 % vous est accordée pour l’ensemble des dons affectés à toutes les causes d’intérêt général. L’assiette de la réduction est plafonnée à 20 % de votre revenu imposable. Lorsque vous dépassez ce plafond, vous avez la possibilité de reporter sur 5 ans l’avantage fiscal. Dans ce cadre, un don à notre fondation Obélisque sous l’égide de la Fondation de France peut bénéficier à des organismes philanthropiques qui vous intéressent. Infos Pacte Dutreil : Le dispositif Dutreil permet sous certaines conditions d’exonérer en partie de droits de mutation à titre gratuit la transmission de titres de sociétés exerçant une activité industrielle, commerciale, artisanale, agricole ou libérale, ainsi que dans la limite de 2 niveaux d’interposition, les titres d’une société interposée. Les pactes ont été assouplis : vous êtes dirigeant, n’hésitez pas à solliciter auprès de votre gérant privé un entretien pour examiner votre cas avant la fin de l’année. Nous sommes à votre disposition pour réaliser ces investissements mais également pour effectuer toutes les simulations d’impôt sur le revenu que vous souhaitez. Même si la fin de l’année arrive à grands pas, nous avons encore le temps avec vous de mettre en place des dispositifs d’optimisation adaptés à votre situation. Plus généralement, Cholet Dupont accompagne ses clients dans l’organisation de leur patrimoine, et dans la sélection des meilleures solutions d’investissement (gestion d’actifs financiers, non coté, immobilier, « pierre papier », assurance vie…). Julia NORCIA N’oubliez pas les incontournables : - Donation au profit de vos enfants ou au profit de votre conjoint : l’abattement est désormais renouvelable tous les 10 ans ! - Contrat d’assurance vie : souscrivez et versez le capital avant votre 70ème anniversaire pour bénéficier d’une fiscalité successorale avantageuse - Dons familiaux de sommes d’argent : renouvelables désormais tous les 10 ans avant votre 80ème anniversaire, vous pouvez gratifier vos enfants, petits enfants, neveux/nièces. 16, place de la madeleine - 75008 paris - tél. : 01 53 43 19 00 - cholet-dupont.fr T é m o i g n a g e Philippe Lesueur, gérant de fonds chez Cholet Dupont Philippe LESUEUR Entretien avec Philippe Lesueur, gérant des fonds « CD France Expertise » et « CD Europe Expertise » Dominique Branchu, Directeur de la Gestion Privée : Philippe Lesueur, vous avez repris la gestion de CD Europe Expertise et de CD France Expertise depuis 3 ans. Ces fonds Actions ont remarquablement bien résisté depuis le début de la crise et sont en tête des classements des fonds de même catégorie. Pourriezvous nous expliquer la politique qui préside à leur gestion ? Philippe Lesueur : Nous pensons qu’il y a un renouvellement lent mais sans fin des opportunités d’investissement. Dans une économie moderne, la bourse est un instrument essentiel pour faire se rencontrer de façon fluide l’épargne et les besoins de financement des entreprises. Malgré une apparence chaotique dominée par les espoirs et les peurs à court terme, la bourse identifie pourtant assez bien les tendances économiques lourdes sous-jacentes : des activités nouvelles se développent alors que des activités anciennes déclinent. Si, quelle que soit la phase du cycle de vie d’une industrie (émergence, croissance, maturité, déclin), il est possible d’articuler un cas d’investissement, nous évitons les stades de l’émergence (domaine du capitalrisque) et du déclin (domaine très difficile à gérer). Nous croyons ainsi qu’il est possible de positionner et redéployer de façon continue un portefeuille sur des tendances économiques longues favorables et reconnues par la bourse, lui conférant ainsi la capacité à dépasser naturellement dans la durée les àcoups conjoncturels. DB : Votre objectif est donc de privilégier une croissance saine et régulière et vous recherchez la plus faible volatilité possible. PL : Nous cherchons à faire fructifier raisonnablement une épargne investie en actions. L’épargnant est pour nous quelqu’un qui investit plus ou moins régulièrement des sommes dont il ne pense pas avoir besoin dans un futur proche. Il investit lorsqu’il dispose de ces sommes (pas lorsque la bourse est au plus bas) et il désinvestit lorsqu’il a besoin de cette épargne (pas lorsque la bourse est au plus haut). Ces dates sont généralement imprévisibles et les situations des différents détenteurs des parts d’un fonds commun de placement sont totalement différentes. Plutôt que de chercher à maximiser la performance entre deux dates particulières, nous visons ainsi à assurer une trajectoire la plus régulière possible entre n’importe quelles dates suffisamment éloignées pour raisonnablement espérer délivrer une performance positive. Nous ne visons pas les profits à court terme, ni à « surfer » sur toutes les modes qui animent les marchés. DB : Quelle stratégie adoptez vous pour parvenir à ce résultat ? PL : Nous maintenons la masse du portefeuille sur les tendances longues les plus favorables. Nous concentrons nos efforts sur trois axes précis : 1) La compréhension stratégique des entreprises : dynamique du marché client, environnement concurrentiel, technologique et réglementaire, modèle financier, organisation et direction… 2) La reconnaissance boursière : d’une part, il ne sert à rien en bourse d’avoir raison avant les autres, d’autre part, des titres structurellement intéressants peuvent rester à l’écart des thèmes dominants en bourse pour des périodes longues. 3) L’équilibre du portefeuille : la diversification reste selon nous la meilleure façon de gérer le risque. A contrario nous ne parions pas sur un événement hypothétique. Nous ne changeons pas d’avis au gré des humeurs de marché. Nous ne tentons pas de profiter de mouvements de marché à court terme. Nous n’utilisons pas les produits dérivés ou les couvertures. Nous n’investissons pas dans des titres peu liquides. DB : Pourquoi avoir choisi « Expertise » comme dénomination de ces fonds actions ? PL : Par définition, une tendance longue et reconnue ne s’inverse pas du jour au lendemain mais lorsqu’elle s’inverse, il convient de prendre des décisions tranchées. La tentation de prédire un retournement est forte mais, même correctement anticipé, il est présomptueux de penser pouvoir dire à quel moment il adviendra. A l’inverse, une analyse systématique et factuelle de nombreuses situations observées de retournement, conduit au développement d’une expertise constituant une aide précieuse à la décision. Ceci permet de redéployer le portefeuille au rythme lent des déplacements relatifs de tendance reconnus par la bourse. C’est la clé de la gestion « expertise ». Dominique Branchu, vous êtes le Directeur de la Gestion Privée de Cholet Dupont, comment recommandez vous d’utiliser la gamme « Expertise » dans la gestion des comptes ? La gamme « Expertise » comme d’autres fonds de la maison, peut être utilisée comme le noyau dur de la composition des portefeuilles. Sa stabilité permet d’avoir une gestion plus opportuniste sur le reste du portefeuille : lignes directes, petites capitalisations, fonds thématiques ou géographiques…