Télécharger Patrimoine et Conjoncture N° 23

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Télécharger Patrimoine et Conjoncture N° 23
&
N°23-Novembre 2011
Plan B,
Les Eurobonds
Fabrice
de CHOLET
U
n Fonds Européen de Stabilité Financière à 1000 milliards
d’euros, une décote de 50% sur
la dette grecque, une recapitalisation
des banques. Faut-il considérer que les
mesures adoptées le 27 octobre dernier sont pérennes ou bien que l’Europe
cherche encore à gagner du temps ?
Le prochain plan de soutien passera
peut-être par la création d’obligations
publiques européennes (« euro-obligations ou eurobonds »). Que faut-il en
penser ?
En décembre 2010, l’idée d’enrayer la
crise de la dette de la zone euro par
des euro-obligations avait fait sourire.
En coulisses, on se moquait d’une proposition émanant d’un Luxembourgeois,
Jean-Claude Juncker et surtout de Giulio
Tremonti, le ministre de l’Economie d’un
pays (l’Italie) dont la dette culminait alors
à 1800 milliards d’euros.
L’été dernier, les taux d’intérêts payés
par l’Italie et l’Espagne ont grimpé à plus
de 6%. Pour lutter contre cette dérive, le
Fonds Européen de Stabilité Financière
(FESF) ne suffisait pas à rassurer… c’est
d’ailleurs pourquoi il a été renforcé fin
octobre.
L’émission d’euro-obligations constituerait, selon certains experts, une des solutions au problème que connaît la zone
euro. Il s’agirait d’obligations émises par
un organisme central et dont le produit
serait affecté aux pays de la zone au
fur et à mesure de l’apparition de leurs
besoins de financement. Le remboursement de ces instruments serait conjointement garanti par tous les pays de la
zone euro.
Leur avantage paraît évident : toutes les
échéances de tous les pays de la zone
euro seraient honorées sans qu’il soit
nécessaire que des fonds spéciaux soient
négociés sous la pression des marchés. Deux des inconvénients majeurs
des euro-obligations sont également
connus. Le premier est qu’un taux d’intérêt unique serait supérieur à celui que
des pays comme l’Allemagne paient aujourd’hui. Il est donc nécessaire que les
pays qui seraient pénalisés par la création des euro-obligations acceptent de
l’être (au nom de la solidarité ou comme
moindre coût de la résolution des crises
des dettes souveraines). Par ailleurs, et
c’est le second inconvénient, les gouvernements des pays dont l’endettement
est excessif, sachant qu’ils emprunteront quoi qu’il arrive au taux des eurobonds, seront peu incités à appliquer les
mesures désagréables nécessaires au
rétablissement de leurs finances.
Malheureusement, à ces deux inconvénients s’ajoute le risque d’un déraillement de l’euro. En effet, si l’endettement
de certains pays continue de croître (et
ce ne sont pas les eurobonds qui les
feront décroître), le moment arrivera où
il faudra reconnaître leur incapacité à
rembourser ce qu’ils doivent. La Grèce,
à laquelle les autres pays de la zone euro
et le FMI prêtent à des taux soutenables
depuis 2010, aurait déjà dû retrouver la
croissance et voir son déficit budgétaire
diminuer. Or, ce n’est pas ce que l’on
constate. D’après les dernières prévisions, son économie se contractera en
2012 pour la quatrième année consécutive, et son endettement, réduit d’environ
160% du PIB à 120% par les abandons
de créance acceptées par les banques
fin octobre, se remettra à augmenter. Il
est tout à fait possible qu’Athènes soit de
nouveau dans l’incapacité de rembourser
sa dette dans le futur.
Dans cette situation de dégradation
continue, si la Grèce finançait ses déficits publics en recourant aux euro-obligations, les pays solvables devraient
financer ad vitam aeternam une dette
croissante. Et si d’autres pays se trou-
vaient dans la même situation, les gouvernements européens dont les finances
publiques sont saines devraient –indirectement– prendre en charge une fraction
croissante d’un fardeau de plus en plus
lourd, ce qui pèserait immanquablement
sur la légitimité politique des eurobonds,
et sur la qualité de leur signature (renchérissement du coût des emprunts).
Dans le scénario catastrophe d’un défaut
des euro-obligations, ces dernières auraient été un canal de transmission de la
contagion.
Il apparaît donc que les eurobonds empêcheraient bien la récurrence de crises de
refinancement mais à condition que tous
les pays de la zone euro réussissent à réduire leur endettement. C’est d’ailleurs
ce à quoi travaillent les gouvernements
européens, puisque parallèlement au
renforcement de la solidarité financière à
travers le FESF, des mesures strictes de
contrôle budgétaire sont mises en place.
Si malgré cela, les déficits continuaient
à croitre, la création d’euro-obligations
conduirait à une « mégacrise ».
Enfin, nos dirigeants ne cessent de critiquer les produits à effet de levier et
veulent même taxer les transactions
financières. N’ont-ils pas eux-mêmes
favorisé ce système à outrance, afin
de pouvoir emprunter de l’argent pour
essayer de relancer la « croissance » ?
Nous sommes dans ce qu’on appelle
communément de la « cavalerie » et
c’est bien pour cela que notre vision à
court et moyen terme des marchés reste
prudente.
Notre expertise à sélectionner les titres
les moins sensibles à cette dégradation
de l’environnement économique prend
tout son sens.
Je terminerai par une citation de Sherlock Holmes « Une fois que vous avez
éliminé l’impossible, ce qui reste, même
l’improbable doit être vrai ».
Fabrice de CHOLET
1
C
o n j o n c t u r e
d
’
&
S
t r a t é g i e
i n v e s t i ss e m e n t
Des marchés
tombés sur la dette
de rétablir durablement la confiance.
D
Vincent
GUENZI
epuis l’été dernier, le risque d’insolvabilité de la Grèce est devenu réel
au vu de ses difficultés économiques.
La cure de rigueur, imposée aux pays
très endettés, est devenue menaçante
pour la croissance et risque d’anéantir
les efforts de réduction de leurs déficits.
Progressivement, la contagion a touché
le Portugal, puis l’Espagne et l’Italie. Face
à toutes ces craintes, les autorités européennes ont réagi au mois de juillet en
redéployant les missions du Fonds Européen de Stabilité Financière (FESF). En
contrepartie du soutien de ce dernier aux
quatre pays touchés, les créanciers privés
ont accepté de perdre 21% sur la valeur
de leurs créances sur l’Etat grec. Dans
un premier temps, cet accord a été salué
par les marchés. Pourtant, rapidement,
cet accord est apparu insuffisant. Ne sachant comment le système financier pouvait résister, les investisseurs ont fui les
actions pour se réfugier sur les emprunts
des Etats encore bien notés. La baisse des
indices a été générale pour atteindre 20 à
30%, le secteur bancaire européen étant
le plus attaqué.
Les marchés financiers ont paniqué car
la faillite d’un Etat de la zone euro n’était
pas prévue dans les Traités. Ce faisant, ils
ont amené les gouvernements européens
à prendre conscience de la nécessité d’un
plan de sauvetage global, dont l’annonce
a permis de stabiliser les marchés en
octobre avant même la tenue du sommet
européen (le 26 octobre). Ce plan prévoit
un abandon partiel des dettes de la Grèce
à 50%, oblige la plupart des grandes
banques à augmenter leur capital pour
supporter ces pertes et éviter des faillites
en cascade. Enfin, l’augmentation de la
force de frappe du FESF à 1000 milliards
d’euros est destinée à soutenir à la fois les
banques et les emprunts des pays menacés. Mais il n’est pas certain que ce plan,
moins ambitieux qu’il n’y paraît, permette
2
Le problème de l’endettement public
a également concerné les États-Unis.
Démocrates et Républicains ayant été
incapables de trouver un accord crédible
de réduction du déficit budgétaire, les emprunts d’Etat ont perdu leurs notes AAA
ce qui obligera le pays à s’engager sur la
voie de la rigueur. La croissance ne pourra plus être stimulée. Au même moment,
des statistiques économiques décevantes
publiées aux Etats-Unis y ont accru la probabilité de récession. Confrontés à cette
dégradation, en pleine crise des dettes
européennes, les marchés financiers ont
commencé à paniquer comme en 2008.
Crise passagère ou plus durable ? La probabilité d’un retour rapide en récession a
été exagérée. D’ailleurs, les derniers indicateurs réels publiés montrent que la dégradation est lente et irrégulière. Mais la
croissance économique devrait être faible
pendant plusieurs années dans les pays
développés. Les pays émergents resteront les principaux moteurs de la croissance mondiale, si l’inflation y baisse suffisamment, et ceci aidera sans doute des
pays exportateurs de biens d’équipement
comme l’Allemagne. Ainsi, les situations
économiques seront sans doute très hétérogènes selon les zones géographiques.
Toutes les difficultés ne disparaîtront pas
rapidement. Par exemple, la France et les
Etats-Unis semblent les prochaines cibles
s’ils ne réduisent pas leurs dépenses publiques. Pour autant, tous les Etats ne feront pas faillite. Seulement quelques-uns
feront partiellement défaut comme les
pays d’Amérique Latine dans la décennie
1980. Les autres pays, solvables, devront
s’habituer à vivre avec des taux plus élevés.
Stratégie d’investissement :
prudence, opportunisme et flexibilité
Les entreprises font plutôt état d’un maintien de leur activité et de stocks faibles.
Leur situation de trésorerie est bonne.
Pour ces raisons, même si elles s’avouent
prudentes et attentistes, elles n’attendent
pas d’effondrement de leurs ventes
comme en 2008/09. Ainsi, les niveaux de
valorisation, assez bas, peuvent constituer des forces de rappel et alimenter de
vives reprises techniques des marchés à
court terme.
Pourtant, le ralentissement économique
nous paraît avéré. La digestion des excès
du passé, c’est-à-dire le désendettement
des acteurs publics et privés, va être
lente. Les marchés actions sont dans
une tendance baissière et il convient de
rester prudent. Les incertitudes et les
doutes vont peser longtemps et entraîner
des phases de pessimisme et de soulagement. Il faut donc éviter de céder à la
panique lors des séances de forte baisse
et plutôt attendre de meilleures occasions
pour alléger les portefeuilles.
A court terme, nous sommes redevenus
un plus peu plus favorables aux actions
européennes qui avaient plus baissé que
les actions américaines. Au sein des pays
émergents, l’Amérique Latine et le Brésil
semblent les mieux orientés. Au niveau
des secteurs européens, nous privilégions, pour le moyen terme, les secteurs
Santé, Technologie, Alimentation/Boissons, les Télécoms et le Pétrole. Les taux
des obligations privées, convertibles ou à
haut rendement ont retrouvé des niveaux
attractifs pour des échéances courtes (2 à
3 ans). Nous apprécions toujours les obligations des pays émergents. On ne peut
acheter des emprunts d’Etat allemands
ou français aujourd’hui que pour se couvrir d’un risque de récession, qui n’est pas
définitivement écarté.
Retrouvez chaque mois notre Stratégie
d’Investissement sur le site www.cholet-dupont.fr. N’hésitez pas à interroger
régulièrement votre conseiller sur les
produits et les valeurs que nous avons
sélectionnés pour investir pendant cette
période d’incertitude. Enfin, pourquoi ne
pas confier la gestion de votre portefeuille
à nos équipes qui ont justement réussi à
limiter sensiblement l’impact de la crise ?
Vincent GUENZI
A
c t u a l i t é
P
a t r i m o n i a l e
les nouveautés
fiscales
Après une année chargée en annonces
gouvernementales, deux lois de finances
rectificatives pour 2011, nous terminons la
fin d’année avec le projet de loi de finances
pour 2012. Nous vous présentons ici un
petit résumé des nombreuses mesures
fiscales annoncées. Nous sommes à
votre disposition pour discuter de leur
impact sur votre situation patrimoniale
personnelle.
1. Impôt de Solidarité sur la Fortune
(ISF)
- Hausse du seuil d’imposition à :
- 1,3 millions d’euros dès 2011
- 1,330 millions d’euros en 2012
- Taxation dès le 1er euro
- Mise en place d’un nouveau barème à 2 taux
(taux fixe) :
- patrimoine < 3 M € : 0,25 %
- patrimoine > 3 M € : 0,50 %
- Barème 2012 avec effet de lissage
Valeur du patrimoine
net taxable
Calcul
rapide
- à partir de l’imposition des revenus 2011
b. Contributions sociales
- le taux passe de 12,3 % à 13,5 %
c. Deuxième coup de rabot sur les niches
fiscales
- taux : 15 %
- réductions
d’impôt :
Scellier,
souscriptions au capital de PME, FCPI,
FIP, SOFICA
- Investissements réalisés à compter du
1er janvier 2012
d. Plus-values immobilières
(hors résidence principale qui reste
exonérée)
- allongement de la durée de détention
pour l’application de l’abattement
Abattement
0% pour les 5 premières années de détention
2 % par année de détention entre la 6ème
et la 17ème année de détention
< 1 330 000 €
Exonération
4 % par année de détention entre la 18ème
et la 24ème année de détention
Entre 1 330 000
et 1 432 513 €
P X 0,25 % - (25069 –
(7 X P X 0,25%))
8 % par année de détention entre la 25ème
et la 30ème année de détention
Entre 1 432 514
et 3 059 999 €
P X 0,25 %
Entre 3 060 000
et 3 263 999 €
P X 0,5 % - (122400 –
(7,5 X P X 0,5 %))
> 3 264 000 €
P X 0,5 %
- Simple mention de la valeur du
patrimoine net taxable sur la
déclaration de revenus dès 2012 pour
les patrimoines inférieurs à 3 M €.
2. Bouclier fiscal
- Suppression du bouclier fiscal à
compter de 2013
- Fin du remboursement et obligation
d’auto liquider la créance sur l’ISF.
3. Impôt sur le revenu (IR)
a. Contribution dite « exceptionnelle sur
les très hauts revenus »
- 3 % sur la fraction du revenu fiscal
de référence (RFR) comprise entre
250 000 € et 500 000 € pour les
contribuables célibataires, veufs,
séparés ou divorcés (entre 500 000 € et
1 M€ pour les contribuables soumis à
imposition commune) ;
- 4 % sur la fraction du RFR supérieure
à 500 000 € pour les contribuables
célibataires, veufs, séparés ou divorcés
(à 1 M€ pour les contribuables soumis
à imposition commune).
- mécanisme de lissage
- déclarée, contrôlée et recouvrée selon
les mêmes règles qu’en matière d’IR
- exonération de :
. 20 % après 15 ans de détention
. 24 % après 17 ans de détention
. 52 % après 24 ans de détention . 100% après 30 ans de détention
- exonération lors de la 1ère cession de
la résidence secondaire si les deux
conditions cumulatives suivantes sont
remplies :
. le cédant ne devrait pas avoir
été propriétaire de sa résidence
principale dans les 4 années qui
précèdent la cession de la résidence
secondaire ;
. le cédant devrait remployer les
sommes perçues dans l’acquisition
ou la construction de sa résidence
principale, dans les 24 mois qui
suivent la cession.
e. Prélèvement forfaitaire libératoire sur
les dividendes et les intérêts
- porté de 19 % à 24 % en 2012.
4. Successions et donations
- Hausse de 5 points des 2 dernières
tranches du barème applicable en
ligne directe :
Assiette de taxation
Taux
de 902 838 € à
1 805 677 €
35 % > 40 %
> 1 805 677 €
40 % > 45 %
- Suppression des réductions de droits
liées à l’âge du donateur
- Maintien de la réduction de droits
50 % pour les donations d’entreprises
consenties en pleine propriété par
un donateur âgé de moins de 70 ans,
et ayant lieu dans le cadre d’un pacte
Dutreil
- Rapport fiscal des donations de moins
de 10 ans en appliquant un abattement
sur la valeur des biens ayant fait l’objet
de la donation, à hauteur de :
. 10 % si la donation est passée depuis
plus de six ans et moins de sept ans
. 20 % si la donation est passée depuis
plus de sept ans et moins de huit ans
. 30 % si la donation est passée depuis
plus de huit ans et moins de neuf ans
. 40 % si la donation est passée depuis
plus de neuf ans
- Relèvement de la limite d’âge du
donateur de 65 à 80 ans pour les dons
familiaux d’espèces, renouvelables
tous les 10 ans.
5. Assurance vie
- Création d’une tranche d’imposition
supplémentaire pour les contrats
souscrits avant 70 ans :
Fraction taxable
après abattement
< 902 838 €
> 902 838 €
Taux
20 %
25 %
- Pour les contrats souscrits avant
70 ans : en cas de démembrement
de
la
clause
bénéficiaire,
usufruitiers et nus-propriétaires
sont imposés et se partagent
l’abattement de 152 500 €.
Ainsi, non seulement les nuspropriétaires n’échappent plus à la
taxation, mais ils ne bénéficient que
d’une quote-part de l’abattement
de 152 500 €.
- Souscription
de
contrats
d’assurance vie par des non
résidents : le bénéficiaire est
assujetti aux prélèvements de 20 et
25 % dès lors :
- qu’il a, au moment du décès, son
domicile fiscal en France, et qu’il
l’a eu pendant au moins six années
au cours des dix années précédant
le décès,
- ou que l’assuré a, au moment
du décès, son domicile fiscal en
France.
L’exonération n’est maintenue que si
l’assuré décédé et le bénéficiaire
ne sont pas résidents français.
Julia NORCIA
3
A
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P
a t r i m o n i a l e
Quelques idées de placement
de diversification
Les versements effectués sur un PERP sont
déductibles de votre revenu global.
Julia
NORCIA
Au regard des dispositifs pris par l’Etat pour
réduire le déficit public, il est important de
faire le point sur votre situation patrimoniale
et fiscale d’ici à la fin de l’année. Chaque cas
est unique mais l’objectif commun et récurrent reste de gérer votre patrimoine dans un
cadre fiscal correspondant à votre situation.
Si un investissement ne doit jamais se faire
pour des raisons purement fiscales, le cadre
fiscal doit être pris en compte dans le choix
et la date d’un placement. Voici quelques
investissements qu’il est préférable de faire
avant la fin de l’année afin de bénéficier
d’allégements fiscaux. Votre gérant et notre
équipe patrimoniale sont à votre disposition
pour vous conseiller.
1. Les Fonds Communs de Placement
dans l’Innovation (FCPI) et Fonds d’Investissement de Proximité (FIP)
Vous pouvez diversifier votre patrimoine
financier en recherchant le potentiel de
performances supérieures à celles des
fonds traditionnels tout en bénéficiant d’une
réduction d’impôt sur le revenu pouvant atteindre jusqu’à 10 560 € 1.
Au terme de la période de conservation, les
plus-values de cession sont exonérées d’impôt (hors prélèvements sociaux).
Chaque année, Cholet Dupont sélectionne
une gamme de FCPI et FIP. Demandez à
votre gérant de vous la communiquer !
Attention ! Les FCPI et FIP sont des outils de
diversification qui s’adressent à des investisseurs avertis. Ces produits sont par nature des produits à risques qui ne devraient
pas représenter plus de 5 à 10 % des actifs
patrimoniaux.
2. Le Plan d’Epargne Retraite Populaire
(PERP)
La souscription d’un PERP vous permet de
vous constituer une retraite complémentaire
tout en bénéficiant d’une déduction fiscale.
1 Pour un investissement en FCPI et en FIP par un
couple soumis à une imposition commune
4
Quelle que soit l’activité professionnelle, les
versements effectués sur un PERP sont déductibles pour chaque époux dans la limite
de 10 % des revenus d’activité professionnelle nets de frais professionnels de l’année
précédente ou de 10 % du plafond annuel de
la Sécurité sociale. Les revenus d’activité ne
seront retenus que dans la limite de 8 fois le
plafond annuel de la Sécurité sociale (plafond égal à 35 352 € en 2011).
De plus, les sommes versées sur un PERP
échappent à l’impôt sur la fortune.
Cholet Dupont peut vous proposer une offre
spécifique et originale de PERP : le Plan
Retraite Patrimoines Privés. Celui-ci a été
construit sur le principe des contrats d’assurance-vie de type multi-supports multigestionnaires. A ce titre, il offre un choix de
supports d’investissements très large (fonds
en €, SICAV et FCP) émis par différentes sociétés de gestion.
3. Les Sociétés Civiles de Placement
Immobilier (SCPI)
L’acquisition de parts de SCPI fiscales vous
permet d’effectuer un placement proche
de celui de la « pierre », tout en bénéficiant
d’une réduction d’impôt.
Pour une souscription de parts de SCPI
Scellier BBC (bâtiments basse consommation), une souscription effectuée en 2011
donne droit à une réduction d’impôt de 22 %
(contre 13 % pour des parts de SCPI Scellier
non BBC), sous conditions.
Cet avantage fiscal, dont le premier ministre
vient d’annoncer la suppression fin 2012, est
à étudier en fonction de votre taux marginal
d’imposition.
Cholet Dupont à travers ses partenariats a
élargi son offre et vous propose aujourd’hui
une sélection de SCPI fiscales ou de rendement.
4. Les dons à des fondations Vous pouvez participer à la réalisation de
projets philanthropiques tout en bénéficiant
d’une déductibilité fiscale. En effet, une réduction d’impôt de 66 % vous est accordée
pour l’ensemble des dons affectés à toutes
les causes d’intérêt général.
L’assiette de la réduction est plafonnée à 20
% de votre revenu imposable. Lorsque vous
dépassez ce plafond, vous avez la possibilité
de reporter sur 5 ans l’avantage fiscal.
Dans ce cadre, un don à notre fondation
Obélisque sous l’égide de la Fondation de
France peut bénéficier à des organismes
philanthropiques qui vous intéressent.
Infos Pacte Dutreil :
Le dispositif Dutreil permet sous certaines
conditions d’exonérer en partie de droits
de mutation à titre gratuit la transmission
de titres de sociétés exerçant une activité
industrielle,
commerciale,
artisanale,
agricole ou libérale, ainsi que dans la limite
de 2 niveaux d’interposition, les titres d’une
société interposée.
Les pactes ont été assouplis : vous êtes
dirigeant, n’hésitez pas à solliciter auprès
de votre gérant privé un entretien pour
examiner votre cas avant la fin de l’année.
Nous sommes à votre disposition pour
réaliser ces investissements mais également pour effectuer toutes les simulations
d’impôt sur le revenu que vous souhaitez.
Même si la fin de l’année arrive à grands
pas, nous avons encore le temps avec vous
de mettre en place des dispositifs d’optimisation adaptés à votre situation. Plus
généralement, Cholet Dupont accompagne
ses clients dans l’organisation de leur patrimoine, et dans la sélection des meilleures
solutions d’investissement (gestion d’actifs
financiers, non coté, immobilier, « pierre
papier », assurance vie…).
Julia NORCIA
N’oubliez pas les incontournables :
- Donation au profit de vos enfants ou au profit de votre conjoint : l’abattement est désormais
renouvelable tous les 10 ans !
- Contrat d’assurance vie : souscrivez et versez le capital avant votre 70ème anniversaire pour
bénéficier d’une fiscalité successorale avantageuse
- Dons familiaux de sommes d’argent : renouvelables désormais tous les 10 ans avant votre
80ème anniversaire, vous pouvez gratifier vos enfants, petits enfants, neveux/nièces.
16, place de la madeleine - 75008 paris - tél. : 01 53 43 19 00 - cholet-dupont.fr
T
é m o i g n a g e
Philippe Lesueur, gérant
de fonds chez Cholet Dupont
Philippe
LESUEUR
Entretien avec Philippe Lesueur, gérant
des fonds « CD France Expertise » et
« CD Europe Expertise »
Dominique Branchu, Directeur de la
Gestion Privée : Philippe Lesueur,
vous avez repris la gestion de CD
Europe Expertise et de CD France
Expertise depuis 3 ans. Ces fonds
Actions ont remarquablement bien
résisté depuis le début de la crise
et sont en tête des classements des
fonds de même catégorie. Pourriezvous nous expliquer la politique qui
préside à leur gestion ?
Philippe Lesueur : Nous pensons
qu’il y a un renouvellement lent mais
sans fin des opportunités d’investissement. Dans une économie moderne, la bourse est un instrument
essentiel pour faire se rencontrer de
façon fluide l’épargne et les besoins
de financement des entreprises. Malgré une apparence chaotique dominée par les espoirs et les peurs à
court terme, la bourse identifie pourtant assez bien les tendances économiques lourdes sous-jacentes : des
activités nouvelles se développent
alors que des activités anciennes
déclinent. Si, quelle que soit la phase
du cycle de vie d’une industrie (émergence, croissance, maturité, déclin),
il est possible d’articuler un cas d’investissement, nous évitons les stades
de l’émergence (domaine du capitalrisque) et du déclin (domaine très difficile à gérer).
Nous croyons ainsi qu’il est possible
de positionner et redéployer de façon
continue un portefeuille sur des tendances économiques longues favorables et reconnues par la bourse, lui
conférant ainsi la capacité à dépasser
naturellement dans la durée les àcoups conjoncturels.
DB : Votre objectif est donc de privilégier une croissance saine et régulière
et vous recherchez la plus faible volatilité possible.
PL : Nous cherchons à faire fructifier
raisonnablement une épargne investie en actions. L’épargnant est pour
nous quelqu’un qui investit plus ou
moins régulièrement des sommes
dont il ne pense pas avoir besoin dans
un futur proche. Il investit lorsqu’il
dispose de ces sommes (pas lorsque
la bourse est au plus bas) et il désinvestit lorsqu’il a besoin de cette
épargne (pas lorsque la bourse est
au plus haut). Ces dates sont généralement imprévisibles et les situations des différents détenteurs des
parts d’un fonds commun de placement sont totalement différentes.
Plutôt que de chercher à maximiser
la performance entre deux dates particulières, nous visons ainsi à assurer
une trajectoire la plus régulière possible entre n’importe quelles dates
suffisamment éloignées pour raisonnablement espérer délivrer une performance positive.
Nous ne visons pas les profits à court
terme, ni à « surfer » sur toutes les
modes qui animent les marchés.
DB : Quelle stratégie adoptez vous
pour parvenir à ce résultat ?
PL : Nous maintenons la masse du
portefeuille sur les tendances longues
les plus favorables. Nous concentrons
nos efforts sur trois axes précis :
1) La compréhension stratégique des
entreprises : dynamique du marché
client, environnement concurrentiel,
technologique et réglementaire, modèle financier, organisation et direction… 2) La reconnaissance boursière : d’une part, il ne sert à rien en
bourse d’avoir raison avant les autres,
d’autre part, des titres structurellement intéressants peuvent rester
à l’écart des thèmes dominants en
bourse pour des périodes longues.
3) L’équilibre du portefeuille : la
diversification reste selon nous la
meilleure façon de gérer le risque.
A contrario nous ne parions pas sur
un événement hypothétique. Nous
ne changeons pas d’avis au gré des
humeurs de marché. Nous ne tentons pas de profiter de mouvements
de marché à court terme. Nous n’utilisons pas les produits dérivés ou les
couvertures. Nous n’investissons pas
dans des titres peu liquides.
DB : Pourquoi avoir choisi « Expertise » comme dénomination de ces
fonds actions ?
PL : Par définition, une tendance
longue et reconnue ne s’inverse pas
du jour au lendemain mais lorsqu’elle
s’inverse, il convient de prendre des
décisions tranchées. La tentation de
prédire un retournement est forte
mais, même correctement anticipé, il
est présomptueux de penser pouvoir
dire à quel moment il adviendra. A
l’inverse, une analyse systématique
et factuelle de nombreuses situations observées de retournement,
conduit au développement d’une
expertise constituant une aide précieuse à la décision. Ceci permet de
redéployer le portefeuille au rythme
lent des déplacements relatifs de tendance reconnus par la bourse. C’est
la clé de la gestion « expertise ».
Dominique Branchu, vous êtes le
Directeur de la Gestion Privée de
Cholet Dupont, comment recommandez vous d’utiliser la gamme
« Expertise » dans la gestion des
comptes ?
La gamme « Expertise » comme
d’autres fonds de la maison, peut
être utilisée comme le noyau dur
de la composition des portefeuilles.
Sa stabilité permet d’avoir une gestion plus opportuniste sur le reste du
portefeuille : lignes directes, petites
capitalisations, fonds thématiques ou
géographiques…