Territorialisation du potentiel en énergies renouvelables dans

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Territorialisation du potentiel en énergies renouvelables dans
UMR 5602 CNRS
Université de Toulouse
MASTER 2
Mention
Spécialité
Parcours
Géographie et Aménagement
Géographie de l’Environnement et
du Paysage
Parcours B : Dynamiques et enjeux
contemporains des environnements
et des paysages
Rapport de stage
Territorialisation du potentiel
en énergies renouvelables
dans le Tarn-et-Garonne
ARGELES Benjamin
Sous la direction de :
PORTET Claire
SEBASTIEN Léa
Soutenu le
10 septembre 2013
Résumé
Les énergies renouvelables occupent une place importante dans la vie politique et économique de
la France. Ce mouvement date d’une vingtaine d’année, naissant lors du Sommet de Rio en 1992.
Depuis l’avènement du nouveau Président de la République, le concept de transition énergétique
est né. Il fait référence à la réduction de la part du nucléaire, de 80 % aujourd’hui à 50 % de la
consommation finale en 2050, qui se voit dédoublée de la hausse de la part des énergies
renouvelables (50 % de la consommation finale en 2050). Pour parfaire ces ambitions, le
gouvernement a institué la création de schémas régionaux climat-air-énergie (SRCAE) qui ont
pour mission de potentialiser le développement de ces énergies. Or, l’échelle reste régionale, de
ce fait, les départements éprouvent des difficultés à entreprendre une politique énergétique
efficace car ils ne connaissent pas quel est le potentiel dans leur territoire. Ainsi est née cette
étude, du besoin de la Direction départementale des Territoires de Tarn-et-Garonne de disposer
d’une connaissance en la matière. L’objectif de cette étude est de territorialiser au mieux chaque
énergie renouvelable retenue dans le SRCAE de Midi-Pyrénées. La méthode consiste à décliner
le SRCAE au niveau départemental en reprenant intégralement la méthodologie. Cependant,
l’étude va plus loin puisqu’elle étudie d’autres objectifs, libres de date, aux méthodologies
diverses et variées. Une synthèse a été produite qui permet d’identifier, par un niveau
départemental ou infra-départemental (entités paysagères), la contribution de chaque énergie. Les
résultats sont considérables puisque la production d’énergie renouvelable envisagée représente le
double de celle d’aujourd’hui. Le scénario énergétique de 2050 est atteint.
Abstract
Renewables energy prominently in the political and economic life of France. This movement date
twenty years, emerging at the Rio Summit in 1992. Since the advent of the new President of the
Republic, the concept of energy transition is born. It refers to the reduction of the share of nuclear
power from 80% today to 50% of final consumption in 2050, which is seen split the increase in
the share of renewable energy (50% of final consumption in 2050 ). To complete these goals, the
government has instituted the creation of regional climate-air-energy diagrams (SRCAE) whose
mission is to potentiate the development of these energies. However, the regional scale is,
therefore, departments find it difficult to undertake an effective energy policy because they do not
know what is the potential in their territory. Thus was born this study, the need for the
Departmental Territories of Tarn-et-Garonne to have a knowledge of the subject. The objective of
this study is to better territorialize each renewable energy retained in the SRCAE Midi-Pyrenees.
The method is to decline the departmental level SRCAE fully using the methodology. However,
the study goes further by exploring other targets, free date, the many and varied methodologies.
A summary has been produced that identifies, by a county or sub-county level (landscape units),
the contribution of each energy. The results are significant because renewable energy considered
is double that of today. The energy scenario in 2050 is reached.
« Dessiner le monde de demain, c’est ainsi travailler à préparer l’avenir bien plus que le prévoir.
C’est changer radicalement de regard, s’apercevoir que demain est déjà largement en germe
dans le présent et que cette émergence est partout, affleure de toutes parts. C’est une occasion
unique de se sentir dans l’air du temps, et pas n’importe lequel, puisque c’est celui qui vient. »
Mathieu Baudin, historien et prospectiviste de formation, directeur de l’Institut des futurs
souhaitables
AVANT-PROPOS :
Ce travail est un extrait de l’étude complète qui sera présentée en interne mais aussi en pôle
énergie départemental et régional avec des acteurs variés tel que l’ADEME, la DREAL, les DDT
de la Région Midi-Pyrénées, la DRAAF, les CAUE, les CCI… J’insiste bien sur le mot extrait car
certaines sous-partie non pu être développé faute d’espace disponible dans ce rapport de stage.
Les points, non développés concernant les objectifs, restent cependant peu nombreux et la
méthodologie générale ne s’en trouve nullement affectée.
Cette étude aura nécessité beaucoup d’énergie sur un thème vaste qui aura mobilisé toutes mes
forces. Cependant, je n’aurais pu arriver à une telle richesse et qualité sans l’aide de toute une
structure qui s’est montrée accueillante et disponible lorsque le temps manquait. Je n’aurais pu
arriver à terme de cette longue épreuve sans l’aide de ma maitre de stage, Claire Portet, chef
de service du Bureau prospective et conseil en aménagement qui en plus de sa sympathie
naturelle, s’est montrée comme ma deuxième maman en me conseillant dès que l’hésitation me
gagnait. Toutes les cartes si bien présentées, n’auraient pu être présente sans un excellent
cartographe, Jacques Ramond, qui ne comptait pas les heures pour jongler entre la demande
émanant de la DDT et mes besoins en couches SIG. J’ai également une pensée pour Sylvie
Sousbanc qui aurait aimé participer de façon plus prononcée à cette étude si son état de santé
lui avait permis. La coopération interne a dépassé les frontières du BPCA pour mobiliser des
personnes telles que François Duquesne (sous-directeur de la Direction départementale des
Territoires), Henri Bouysses (Service Connaissance et Aménagement Durable des
Territoires), Christian Capelle (chef de service adjoint de ce même service), Claude
Chochon (chef du Bureau de la Police de l’eau), Nelly Pons (Chef du service biodiversité),
Gilles Agrech, Antoine Bereni et Olivier Boyer, un grand merci à eux pour leur
soutien.
Cette étude n’aurait été possible sans l’aide et la conviction de mes deux anciens maitres de
stage : Jean Marc Antoine (maître de conférence à l’Université Toulouse II-Le Mirail) et
Anne Peltier (maître de conférence à l’Université Toulouse II-Le Mirail). Ils ont su être de
bons conseils lorsqu’ils m’ont évité de dévier à un moment où le doute m’avait envahi. Je
n’aurais sans doute pas écrit ce rapport sans eux. Ce travail, que j’ai tenté d’emmener de la plus
belle des manières, est aussi en partie pour les remercier de leurs confiances. Cette même
confiance que m’avais faite part Rosa Maria Azura alors directrice de l’Institut FrancoArgentin de l’Université Nationale de Cuyo, l’une des personnes sur lesquelles je pouvais
compter à Mendoza, en Argentine. Je compte également avoir une reconnaissance spéciale à
Diego Bombal, enseignant-chercheur sur les notions d’urbanisme à l’Université Nationale de
Cuyo, avec qui je garde des liens étroits et afin de les honorer, je m’engage personnellement à
traduire ce rapport en espagnol pour sa diffusion de l’autre côté de l’Atlantique. De façon
générale, c’est énormément de personnes que je remercie pour cette superbe année passée à
Mendoza.
Mais une fois rentrée, je n’ai pas regretté de revenir à l’Université du Mirail et ce parce que
l’atmosphère du master était sympathique. J’aurais tout connu de bénéfique lors de cette
deuxième année de master : les fous rires, les moments d’entraide, les bonnes surprises
et…l’amour. Ainsi, je tiens à exprimer toute ma reconnaissance à Marine Roustan pour son
amour inépuisable et dépassant la distance qui pouvait nous séparer. Elle sut m’insuffler l’énergie
nécessaire cette étude.
Je finirai ces remerciements par la base de tout cet environnement si plaisant, ma famille.
Toujours présent et d’une aide au combien précieuse, je les remercie de savoir guider ma petite
embarcation quand la tempête tente de la faire échouer.
Sur ceux, il est temps pour moi de vous souhaiter une très bonne lecture de ce rapport et de vous
remercier d’en avoir entrepris la lecture.
SOMMAIRE :
Liste des sigles
page 3
Glossaire
page 6
Introduction
page 8
Première partie : Une étude sur le potentiel des énergies renouvelables
de Tarn-et-Garonne dépassant les documents cadres régionaux
page 10
A. Un territoire d’une grande diversité sous de multiples
influences : le Tarn-et-Garonne
B. Une étude abritée par la Direction Départementale des Territoires
C. L’énergie au centre des préoccupations passées, récentes et futures
D. Le schéma régional aux ambitions multiples
E. Quand éolien rime avec contraintes
F. Une zone d’étude au raccordement aisé
G. Une mission qui se libère de toute temporalité
Deuxième partie : Etude des producteurs d’électricité
A. Sans nouvelle installation, l’hydroélectricité garde-t-elle un potentiel ?
B. Pour une charte éolienne départementale
Troisième partie : Une mixité des apports énergétique
page
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page 36
page 37
page 45
page 56
A. Le solaire : une radiation indissociable du bâti
B. La méthanisation : entre vrai apports et faux espoirs
page 57
page 68
Quatrième partie : Les énergies renouvelables calorifiques
page 73
A. Un procédé de combustion historique
B. La géothermie : une diversité de procédé
C. L’outil Galliléo de l’Ademe
Cinquième partie : A l’encontre des idées préconçues, le Tarn-et-Garonne
dispose d’un potentiel en énergie renouvelable intéressant
A. Un fort potentiel départemental garant d’un mix énergétique
B. Assimilation de l’étude à une échelle plus fine pour
une meilleure prise en main par les collectivités
C. Une véritable transition énergétique pour le Tarn-et-Garonne
page 74
page 76
page 77
page 84
page 85
page 88
page 99
1
Conclusion
page 101
Annexes
page 103
Table des cartes
page 115
Table des figures et illustrations
page 116
Table des photographies
page 117
Table des tableaux
page 118
Sitiographie
page 120
Références bibliographiques
page 121
Compte rendus entretiens
page 126
Cahier des charges
page 132
Diagramme de Gant et suivi de Gant
page 133
2
LISTE DES SIGLES
A-I
A20 :
Autoroute numéro 20
A62 :
Autoroute numéro 62
ADEME :
Agence de l’environnement et de la maitrise de l’énergie
AOP :
Appellation d’origine protégée
APPB :
Arrêté préfectoral de protection de biotope
BPCA :
Bureau prospective et conseil en aménagement
CAUE :
Conseil d’architecture, d’urbanisme et d’environnement
CCI :
Chambre de commerce et d’industrie
CESI :
Chauffe-eau solaire individuel
DDA :
Direction départementale de l’agriculture
DDE :
Direction départementale de l’équipement
DDEA :
Direction départementale de l’équipement et de l’agriculture
DDT :
Direction départementale des Territoires
DDT82 :
Direction départementale des Territoires de Tarn-et-Garonne
DREAL :
Direction régionale de l'environnement, de l'aménagement et du logement
DTA :
Direction territoriale en aménagement
Enr :
Energie renouvelable
ERDF :
Electricité Réseau Distribution France
GES :
Gaz à effet de serre
GR65 :
chemin de grande randonnée numéro 65
GWh :
Gigawatt-heure
IGN :
Institut géographique national
INSEE :
Institut national de la statistique et des études économiques
3
K - SRC
Ktep :
Kilo tonne d’équivalent pétrole
KW :
Kilowatt
KWc :
Kilowatt-crête
LGV :
Ligne à grande vitesse
MW :
Mégawatt
MWc :
Mégawatt-crête
MWh :
Mégawatt-heure
ONF :
Office national des forêts
PAC :
Pompe à chaleur
PCET :
Plan climat-énergie territorial
PET :
Paquet énergie climat
PLU :
Plan local d’urbanisme
PMB :
Puissance maximale brute
PNAQ :
Plan national d'allocation des quotas français
PPR :
Plan de prévention des risques
PPRI :
Plan de prévention des risques d’inondation
PSD :
Plancher solaire direct
RTE :
Réseau de transport d’électricité
S3REnr :
Schéma régional de raccordement au réseau des énergies renouvelables
SCADT :
Service connaissance et aménagement durable des Territoires
SCOT :
Schéma de cohérence territoriale
SIG :
Système d’information géographique
SNCF :
Société nationale des chemins de fer français
SRCAE :
Schéma régional climat-air-énergie
4
SRE - Z
SRE :
Schéma régional éolien
Tep :
Tonne d’équivalent pétrole
TER :
Train express régional
TGV :
Train à grande vitesse
VLH :
Very low head
VMC :
Ventilation mécanique contrôlée
W:
Watt
ZDE :
Zone de développement de l’éolien terrestre
ZNIEFF :
Zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique
ZPPAUP :
Zone de protection du patrimoine architectural, urbain et paysager
5
GLOSSAIRE :
A-P
Aquifère : nappes phréatiques présentes en abondance, elle peut être continue ou discontinue,
son pouvoir calorifique est utilisé par la géothermie.
Chauffe-eau solaire individuel (CESI) : Il capte l’énergie du soleil pour la transformer en
chaleur et couvrir les besoins en eau chaude.
Chemin de grande randonnée 65 (GR65) : chemin reliant Le Puy-en-Velay à Saint-Jacques de
Compostelle, il passe par Lauzerte, Moissac et Auvillar dans le Tarn-et-Garonne.
Digestat : élément phyique qui reste après la fermentation de la biomasse, il est utilisé comme
engrais naturels dans certaines cultures.
Direction départementale des Territoires (DDT) : service déconcentré sous l’autorité du
Préfet, elle met en œuvre les politiques publiques d’aménagement et de développement durables
des territoires.
Efficacité énergétique : concept lié à la réduction des pertes de réseaux, c’est l’un des enjeux
futurs avec la transition et la sobriété énergétique.
Energie renouvelable (Enr) : énergie qui ne porte pas atteinte au milieu.
Fermentescible : matière pouvant être transformée et valorisée en énergie par la méthanisation.
Karstique : qui relève du karst (sols calcaires).
Modules photovoltaïques : panneaux photovoltaïques.
Orogénique : qui relève de l’orogénèse (la formation de massif montagneux).
Plan national d'allocation des quotas français (PNAQ) : système de quotas d’émissions
concernant les industries de l’acier, de la métallurgie, de la cimenterie et du pétrole.
Pompe à chaleur (PAC) : Procédé qui puise l’énergie du sol ou de l’eau pour réchauffer une part
de l’habitation.
Postes sources : Transformateurs électriques qui connectent les installations de production aux
réseaux.
Potentiel : gain de production (ou de puissance) envisageable compte tenu des contraintes, de la
ressource et des lois qui entourent une énergie.
6
R-Z
Régime de concession : régime spécifique aux installations hydrauliques, pour bénéficier de
tarifs d’achats avantageux, le renouvellement doit se traduire par des travaux portant sur
l’efficacité de la structure.
Ressource : production (ou puissance) maximale compte tenu des éléments naturels et physiques.
Scénario ADEME : vision énergétique qui s’inscrit dans deux dates différentes : 2030 et 2050.
Schéma régional climat air énergie (SRCAE) : crée lors des lois Grenelle, il dresse un bilan
énergétique régional et potentialise chaque énergie renouvelable en vue d’un accompagnement au
développement de celle-ci.
Schéma régional de raccordement au réseau des énergies renouvelables (S3REnr) :
complétant le SRCAE, ce document permet d’identifier les possibilités de raccordement des
énergies renouvelables. Il définit, également, la quote-part.
Schéma régional éolien (SRE) : venant en annexe du SRCAE, il étudie le potentiel mais aussi
les contraintes liées à l’implantation éolienne.
Sobriété énergétique : concept qui se rattache à la baisse de consommation.
Tarif d’achat spécifique : Tarifs d’achat plus élevé que la moyenne découlant d’une aide
nationale en faveur des énergies renouvelables.
Tonne équivalent pétrole (Tep) : mesure privilégiée du domaine de l’énergie, elle ne figure pas
sur la liste des mesures internationales mais est employée par l’ADEME et l’Agence
internationale de l’énergie.
Transition énergétique : concept récent qui se rattache à la transformation du paysage
énergétique français, tout particulièrement au recul du nucléaire et à la hausse de la part des
énergies renouvelables dans la consommation finale.
Very Low Head (VLH) : turbine adaptée aux faibles débits et faibles chutes d’eau, elle permet
d’avoir un rendement de l’ordre de 80 % et n’affiche pratiquement aucune mortalité sur les
poissons.
Watt (W) : unité de mesure internationale des productions d’électricité
Watt-crête : unité de mesure des installations photovoltaïques
Zones de développement de l’éolien terrestre (ZDE) : ensembles de communes faisant l’objet
de tarif de rachats spécifiques au vu de l’étude menée lors du SRE.
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INTRODUCTION :
Durant ma seconde année de master Géographie de l’Environnement et du Paysage, il m’a été
donné l’occasion de pouvoir étudier les perceptions mais aussi la question de la gouvernance du
canal des deux mers. L’approche fût territorialisé selon trois territoires distincts : le seuil de
Naurouze, Ramonville Saint-Agne et Castelsarrasin-Moissac. C’est le dernier territoire qui a
retenu mon attention. L’exercice consistait entre autre à mener des parcours commentés et des
entretiens. C’est lors d’un entretien effectué à la Direction départementale des Territoires (DDT)
du Tarn-et-Garonne que s’est dessiné mon stage. En effet, lors de l’interview de Jean-Louis
Roldès, nous avons abordé l’opportunité de pouvoir faire un stage au sein de sa structure et peu
après la discussion, j’ai fait la connaissance de Claire Portet qui n’est autre que ma maitre de
stage actuelle. C’est ainsi que nous avons précisé ensemble le futur stage et le rendus possible
tout en prenant connaissance, pour ma part, des attentes de la DDT sur le sujet ainsi que des
textes cadres.
C’est donc avec une certaine sympathie, que je suis revenu dans ce département qui commençait
à m’être familier. Le Tarn-et-Garonne fait partie de la Région Midi-Pyrénées, dans sa partie sud,
il dessine les limites de la Haute-Garonne tandis qu’il côtoie la région de l’Aquitaine dans sa
partie ouest. Le département est d’abord un carrefour stratégique dans le Sud-Ouest français
puisqu’il voit en son paysage deux axes d’infrastructures majeurs venir se rejoindre pour n’en
former plus qu’un : l’axe Paris-Bordeaux-Toulouse et l’axe Paris-Limoges-Toulouse. A ceux-ci
se rajoutent des axes régionaux. Mais le Tarn-et-Garonne c’est aussi le département où se
rejoignent d’une part les Pyrénées et le Massif Central et d’autre part l’océan Atlantique et la
Méditerranée. Les paysages qui en découlent, façonnent le plus jeune département de France
métropolitain, par leurs immenses variétés donnant une impression de « melting-pot » du SudOuest français.
Parmi les acteurs publics chargés d’animer ce territoire, figure ma structure d’accueil, la
Direction départementale du Territoire. Cette dernière est l’héritière de l’ancienne fusion de la
Direction départementale de l’agriculture et de la Direction départementale de l’équipement. En
plus de son siège au quai de Verdun, elle possède deux antennes, l’une à Castelsarrasin et l’autre
à Caussade. Le service qui m’a accueilli s’appelle le Service Connaissance et Aménagement
Durable des Territoires (SCADT) issu lui-même d’une fusion de deux anciens services. Au sein
de ce service, figurent 6 bureaux. J’étais rattaché au Bureau Prospective et Conseil en
Aménagement (BPCA). Il traite de missions variées telles que la future Ligne à Grande Vitesse
Bordeaux-Toulouse, le recyclage des déchets, les autorisations de créations ou d’extensions de
centres commerciaux, l’avis paysager, les nuisances sonores et les énergies. C’est dans ce dernier
thème que s’insère mon stage puisqu’il traite du potentiel des énergies renouvelables dans le
Tarn-et-Garonne.
En outre, l’énergie est un terme qui fait référence à « une force de travail appliquée à un système
de production ». On distingue plusieurs types d’énergies. L’énergie fossile est de nature limitée.
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Elle peut prendre l’apparence du pétrole, du gaz ou bien du charbon, par exemple. Elle fût utilisée
en masse au 18ème siècle et donna naissance à la première révolution industrielle. Elle est
aujourd’hui fortement remise en question, notamment à cause du réchauffement climatique dont
elle en est la première responsable. Face à ces combustibles fortement émetteurs de gaz à effet de
serre, le marché a distingué de nouvelles énergies, les énergies propres. Le nucléaire a rejoint
l’hydroélectricité dans le club qui était jusqu’à présent fermé. Ces énergies n’émettent aucun gaz
à effet de serre en phase de production d’énergie. Mais la question de la dangerosité du nucléaire
a conduit le marché à une nouvelle distinction linguistique. C’est ainsi que sont apparues les
énergies renouvelables. Leurs ressources sont considérées comme ne portant pas atteintes au
milieu dans lequel elles se trouvent.
Très vite, les politiques se sont emparées de ces questions et c’est lors du sommet de Rio de
Janeiro en 1992, qu’est apparu un mouvement international en faveur des énergies renouvelables.
Ce mouvement naissant était renforcé par l’idée de réduction des gaz à effet de serre (GES)
promulgué par le protocole de Kyoto, cinq ans après. Petit à petit, la conscience énergétique s’est
transmise à l’échelon européen avec le Paquet climat adopté en 2008. Puis, la France a décliné
cette logique de réduction des GES tout en ayant pour objectif le développement des énergies
renouvelables (lois Grenelle 1 et 2). En 2012, chaque région française s’est vu confiée la lourde
tâche de faire un schéma régional climat air énergie (SRCAE) dans les années à venir. La Région
Midi-Pyrénées est l’une des toutes premières régions à avoir fait approuvé son texte régional
cadre. Conformément à la loi, celui-ci est complété par d’autres textes cadres tel que le schéma
régional éolien (SRE) et le schéma régional de raccordement au réseau des énergies
renouvelables (S3REnr).
Or, ces déclinaisons restent régionales, mis à part pour le SRE. Les données, les objectifs, les
recommandations et les avis en aménagement du territoire gardent, donc, une visée régionale et
non locale. Cette absence de vision locale peut constituer un frein à l’aménagement du territoire
au niveau départemental, niveau qui garantirait une cohésion territoriale. La DDT 82 a donc
ressenti le besoin de décliner localement ce SRCAE. Ce qui pose comme question : quelles sont
ces énergies renouvelables ? Quelles sont leurs caractéristiques, leurs contraintes mais aussi plus
précisément leurs avantages et leurs inconvénients ? Vient ensuite l’interrogation portant sur le
potentiel de ces énergies et quelles peuvent-être leurs utilisations au sein du département.
Pour répondre à ces demandes, le rapport comprendra cinq parties. Dans un premier temps, nous
présenterons l’environnement (terrain d’étude, structure d’accueil, les textes sur lequel on
s’appuie) tout en exposant la mission confiée et la méthodologie générale retenue. La deuxième
partie s’efforcera de répondre à la question du potentiel des énergies renouvelables destinées à la
production d’électricité. Puis, on s’intéressera aux énergies qui sont mixtes, elles peuvent autant
produire de l’électricité que produire de la chaleur. Viendront, par la suite, les énergies
productrices de chaleur, elles seront traitées dans une quatrième partie. Enfin, la cinquième et
dernière partie fera la synthèse de tous les résultats obtenus et exposera le point de vue final sur
chaque producteur dans le tableau énergétique final du Tarn-et-Garonne.
9
PREMIERE PARTIE :
UNE ETUDE SUR LE POTENTIEL DES ENERGIES
RENOUVELABLES DE TARN-ET-GARONNE
DEPASSANT LES DOCUMENTS CADRES REGIONAUX
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Pour pouvoir se forger une idée sur un quelconque potentiel au niveau des énergies renouvelables
en Tarn-et-Garonne, il faut pouvoir disposer d’une connaissance du territoire d’étude mais aussi
des documents pouvant régir ce thème dans lequel s’insère cette étude. Ainsi, la première souspartie traite du territoire d’étude sous divers aspects pour pouvoir
A. Un territoire d’une grande diversité sous de multiples
influences : le Tarn-et-Garonne
Carte 1 : Présentation de Tarn-et-Garonne
1) Situation :
Le terrain d’étude correspond au département du Tarn-et-Garonne. Ce dernier fait partie de la
Région Midi-Pyrénées, dans le Sud-Ouest français. Il intègre la partie centre-ouest de la Région.
Il borde au sud le Gers et la Haute-Garonne, fixe les limites dans sa partie est des départements
voisins du Tarn et de l’Aveyron. Tandis qu’au nord, c’est avec le Lot qu’ils forment une limite
administrative. Enfin, dans sa partie est, le département effleure la Région Aquitaine et le
département du Lot-et-Garonne.
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2) Généralités :
Le département date de la venue de Napoléon qui de passage à Montauban, ordonne la création
d’un nouveau département : le Tarn-et-Garonne. Pour le créer, les dirigeants de l’époque ont pris
des territoires des circonscriptions voisines que sont le Lot-et-Garonne, le Lot, le Gers, la HauteGaronne et l’Aveyron. Le Tarn-et-Garonne a donc été créé en 1808 et comporte une préfecture :
Montauban, et une sous-préfecture : Castelsarrasin. Occupant une superficie de 3 718 kilomètres
carrés pour 229 277 habitants en 2010 (selon l’INSEE), notre terrain d’étude affiche, donc, une
densité de 62 habitants aux kilomètres carrés. Le territoire est parcourus par de nombreux cours
d’eau qu’il soit un fleuve (la Garonne) ou qu’ils soient des rivières (Tarn, Aveyron, Gimone,
Arrats et Barguelonne). A ceci, se rajoute le canal latéral à la Garonne qui unit Toulouse à
l’Océan Atlantique et le canal de Montech qui unit le canal latéral au Tarn à hauteur de
Montauban.
3) Caractéristiques :
La zone d’étude est structurée par deux grands axes de circulation qui viennent se juxtaposer pour
n’en former plus qu’un, ce qui lui prête une position idéale de carrefour stratégique. En effet,
grâce à la carte n°1, il est aisé de repérer les deux grands axes : Toulouse-Bordeaux-Paris et
Toulouse-Limoges-Paris qui se rejoignent au sud de Montauban, au niveau de Bressols, afin de
rallier Toulouse. L’axe qui part vers le nord, est composé de l’ancienne Nationale 20, de
l’autoroute A20 (l’Occitane) et d’une voie ferrée. C’est la porte d’entrée vers le Quercy, Cahors
et le Limousin. L’axe qui part vers l’ouest et le sud, pourrait être surnommé le corridor tarn-etgaronnais tant les infrastructures y sont nombreuses. L’autoroute A62 (l’autoroute des deuxmers), la route D 813, le canal latéral à la Garonne et une voie ferrée occupent cet espace
relativement étranglé entre les derniers coteaux du Quercy et de la Lomagne. Le projet de ligne à
grande vitesse Bordeaux-Toulouse enmpruntera aussi ce « couloir »A ceci se rajoutent d’autres
axes régionaux Montauban-Auch, Montauban-Albi et Caussade-Rodez. Le département est donc
un carrefour stratégique à l’échelle régionale. C’est un territoire, également marqué par la
proximité immédiate de Toulouse, qui est à moins de 45 minutes de Montauban. C’est donc un
atout économique mais aussi un inconvénient pour l’occupation des sols (mitage rural).
Montauban profite à plein de ce rapprochement et enregistre des taux de croissance
démographique élevé. Elle se place aujourd’hui comme la deuxième ville de la Région MidiPyrénées avec plus de 55 000 habitants. Le reste du territoire est partagé entre une urbanisation
diffuse dans les plaines et une ruralité parfois bien marquée lors des premières hauteurs.
L’économie s’est forgée autour de deux secteurs. En premier lieu, l’agriculture est très présente
avec les cultures maraichères, fruitières et viticoles autour des vallées de la Garonne et du Tarn
(melons Boyer à Moissac, Pommes Lomagne à Castelsarrasin, vignobles du Fronton vers
Grisolles). D’ailleurs le Tarn-et-Garonne est le premier producteur national de : prunes, melons,
cerises, raisins, noisettes, kiwis, nectarines et pommes! Plus récent, le secteur tertiaire est apparu
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et se concentre actuellement entre Bressols et Montauban (avec Pro A Pro Distribution à
Montauban et Intermarché Midi-Pyrénées à Bressols).
4) Forte spécificité :
Massif Central
Atlantique
Méditerrannée
Pyrénées
Figure 1 : Schéma des influences climatiques et orogéniques
Le Tarn-et-Garonne comporte une spécificité très forte puisqu’il voit s’entrecouper quatre
influences en son sein (voir la figure n°1) ; deux influences climatiques et deux influences
orogéniques. En effet, l’influence atlantique prédominante dans tout le sud-ouest français se voit,
ici, perturbé par l’influence méditerranéenne. Le Cers, vent dominant de l’ouest, est toujours
d’actualité mais souffle plus faiblement dans la région montalbanaise tandis que l’Autan, vent de
sud-est, étend parfois son rayon d’action dans le sud du département. Le Cers provient de l’Océan
Atlantique et l’Autan de la Mer Méditerranée. Il n’est pas rare que les plaines de la vallée du Tarn
subissent des inondations dues à des précipitations maritimes venant des épisodes cévenols. De
plus, ici, se complètent les influences des Pyrénées et du Massif Central. Le Massif Central porte
son empreinte par les reliefs karstiques du Causse, les pierres blanches du Quercy et la rudesse du
Rouergue. L’Aveyron serpente à travers ces entités par de profondes gorges et quitte son Massif
Central natal que lorsqu’il entre dans la commune de Montricoux. Les Pyrénées forgent, malgré
leur éloignement, le paysage avec le prolongement du Lauraguais à l’extrême sud du
département. La Lomagne, la vallée de la Garonne ainsi que les coteaux de Monclar témoignent
de l’empreinte certaine de la chaine tertiaire. La vallée de la Garonne (secteur de Valence d’Agen
à Saint Nicolas de la Grave), la vallée du Tarn (de la confluence à l’Aveyron) et la basse vallée
de l’Aveyron délimitent la zone de partage entre les deux massifs, très clairement visible à l’œil
nu.
13
5) Climat :
Les données météorologiques ne peuvent être très fines pour le Tarn-et-Garonne puisqu’il ne
dispose pas de stations météorologiques publiant des rapports annuels. Malgré tout, Montauban
est situé entre Agen et Toulouse, on peut donc en déduire des chiffres théoriques qui, une fois
affinés par des observations météorologiques, architecturales et biogéographiques, permettent de
définir un climat type. Le climat de la zone d’étude est un océanique dégradé (ou océanique
aquitain dégradé). Autrement dit, l’influence atlantique est bien présente sur le territoire, en
témoigne l’importance du vent dominant d’ouest, le Cers. Il provient de l’Océan Atlantique et est
souvent associé à une dépression, synonyme de pluie. Ce dernier souffle 25 jours à Toulouse et
25 jours à Agen, Montauban se situe au milieu de ces deux zones. La pluviométrie y est donc
relativement importante durant la période novembre-mai, période de recharge des nappes. La
sécheresse estivale est d’actualité, on observe un minimum pluviométrique en juillet-août. Or, les
sécheresses estivales deviennent croissantes. Les températures hivernales sont relativement
douces. L’ensoleillement est généreux comme le montrent les chiffres : 1900 à 2000 heures.
Cependant, l’océan est loin et son action s’altère par le jeu de la continentalité et des influences
méditerranéennes. La continentalité permet aux températures de s’élever durant l’été
météorologique avec des maximales dépassant aisément les 25°C le jour. Les précipitations sont
plus faibles que sur le pourtour océanique avec seulement 750 mm contre 900 pour Arcachon.
Enfin, la Méditerranée n’est jamais trop loin et s’amuse à vouloir le rappeler, surtout lorsque le
vent d’Autan s’invite sur les terrasses surchauffées du Frontonnais. En effet, il souffle plus
souvent sur le Frontonnais où la pluviométrie est moins forte, en témoigne l’architecture des
anciennes maisons. Parfois, l’Autan étend son rayon d’action et arrive jusqu’à dépasser les
limites du Tarn-et-Garonne, Bordeaux conserve une dizaine de jours par an de vent de sud-est. Ce
vent est associé au passage d’une dépression dans le Golfe de Gascogne qui oriente les vents au
sud, les Pyrénées faisant obstacle à la circulation atmosphérique, le vent a deux options : s’élever
ou contourner. En s’élevant, par effet de foehn, il s’assèche et élève les températures du piémont
pyrénéen. En contournant la chaîne tertiaire, il prend l’orientation est avant d’être aspiré par le
vide dans le couloir entre les Pyrénées et le Massif Central (Montagne Noire et Monts de
l’Espinouse), ainsi se forme le vent d’Autan. Obligé de s’élever au seuil de Naurouze et autres
cols (Fenille et Rodomouls), il accélère et se réchauffe tout en laissant son humidité sur le
Biterrois ou le Narbonnais.
6) Entités Paysagères :
Il est question, dans ce point, de traiter des entités paysagères issues de l’Atlas Folléa, ces entités
sont remises en question et affinées lors de pages 88 à 98. L’Atlas présente 32 unités paysagères
qui peuvent se résumer en 10 entités dont en voici leurs caractéristiques.
_ La vallée de l’Aveyron : L’Aveyron arrive peu avant sa rencontre avec le Viaur, en terre tarnet-garonnaise. Il sculpte un paysage d’une très grande beauté dans des terrains d’abord anciens
puis par la suite karstiques. Se frayant un chemin, il creuse de magnifiques gorges avant de
14
former une large plaine, peu après Bruniquel, où l’agriculture est reine. Les villes principales sont
: Laguépie, Saint Antonin Noble Val, Négrepelisse et Albias.
_ La vallée de la Bonnette : Cette entité est la plus petite du département mais l’une des plus
intéressantes d’un point de vue géologique. En effet, la vallée de la Bonnette sépare deux entités
bien distinctes : le Causse et le Rouergue. On retrouve donc la présence d’une faille courant nordsud. On compte également la présence de pierres calcaires jeunes (tertiaire) et de karst très
anciens (secondaire). La ville principale est Caylus.
Carte 2 : Les entités paysagères de Tarn-et-Garonne d'après l'étude Folléa
_ Le Causse : Ce territoire de vastes espaces arides où l’agriculture se fait petite, n’est qu’un
prolongement des grands causses lotois. L’abondance de pierres calcaires dans les constructions
trahit la structure karstique du sous-sol. La ville principale est Septfonds.
_ Les Coteaux et Terrasses du Tarn-et-Garonne : Le relief est légèrement vallonné mais l’altitude
reste très modeste (le plus souvent inférieur à 200 mètres). La position de surplomb de ces terres
permet de pouvoir embrasser du regard la vallée de la Garonne aussi bien que la vallée du Tarn.
La ville la plus importante est Montech.
15
_ La vallée de la Garonne : Elle est l’une des entités les plus peuplées du département. Elle
concentre les grands axes de circulation (autoroutes, LGV, routes nationales, canal latéral à la
Garonne). Les terres sont souvent de caractères inondables. L’agriculture est omniprésente, avec
de grandes étendues cultivés où la céréaliculture côtoie les cultures maraichères (melons,
pommes, pêches,…). Valence d’Agen, Castelsarrasin et Grisolles sont les villes les plus
significatives de cette entité.
_ La Lomagne : Ce vaste territoire est vallonné avec des hauteurs pouvant atteindre les 300
mètres. L’agriculture céréalière porte son empreinte sur le paysage. Territoire de collines et
profondes vallées étroites, elle est parcourue par la vallée de la Gimone où se situe la principale
ville, Beaumont de Lomagne.
_ Les coteaux de Monclar : Ce paysage coincé entre la vallée du Tarn et celle de l’Aveyron
présente de multiples facettes : agricole (vers la vallée du Tarn), soumis à la périurbanisation
(vers Montauban) ou sous couvert forestier (vers la vallée de l’Aveyron). Le Tescou traverse
cette entité où Monclar de Quercy en est la ville principale.
_ Le Quercy : Cet espace de pierres blanches calcaires est marqué par une agriculture de petites
surfaces. Les vallées sont orientées nord-est à sud-ouest et partent rejoindre la Garonne. Les
limites du Quercy sont abruptes au sud où le dénivelé entre les coteaux du Quercy et la Garonne
est de deux cents mètres environ. Lauzerte et Montaigu de Quercy sont les villes les plus
importantes.
_ Le Rouergue : Terres de vastes étendues, le Rouergue n’est pas une terre très accueillante, elle
est dure comme les roches de son sous-sol qui proviennent des mouvements orogéniques du
Massif Central. L’agriculture a cédé la place à l’élevage. C’est l’entité la plus haute du
département avec une altitude avoisinant les 500 mètres dans la commune de Castanet. C’est
également un vide démographique où la ville la plus importante possède 550 habitants.
_ La vallée du Tarn : Parfaite opposée du Rouergue, c’est le territoire le plus peuplé du
département avec notamment Montauban. L’agriculture est très présente tout comme les autres
espaces anthropisés (urbanisation, mitage rural, industrie, activités tertiaires).
B. Une étude abritée par la Direction
Départementale des Territoires
La Direction Départementale des Territoires (DDT) est situé au 2 quai de Verdun à Montauban.
Elle est issue de la fusion de deux anciennes directions départementales : la DDA et la DDE. Elle
comptait 190 agents au 1 mars 2013 qui se partageaient les locaux (à l’exception des DTA de
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Caussade et Castelsarrasin-Moissac). Comme le montre le schéma, la DDT est sous l’autorité du
Préfet, elle met en œuvre les politiques publiques d’aménagement et de développement durables
des territoires. Pour aider le Tarn-et-Garonne à tirer profit de la métropolisation toulousaine, la
DDT veille aux équilibres sociaux et territoriaux. Le souhait est, également, de replacer les
activités agricoles et rurales au cœur du développement économique départemental. Pour ce faire,
elle est organisée en 6 services, trois DTA, un paysagiste conseil (non remplacé depuis juin 2013)
et un architecte conseil. Les trois DTA sont celles de Montauban, Caussade et CastelsarrasinMoissac. Il existe six services. Le Service Interministériel Départemental des Systèmes
d’Information et de Communication (SIDSIC) est chargé du matériel informatique. Le Secrétariat
Général (SG) s’occupe des ressources humaines ainsi que de l’aspect financier. Le Service
Economie Agricole et Rurale (SEAR) promouvoît le développement agricole et propose un suivi
pour les PAC (Politiques Agricoles Communes). Le Service Urbanisme, Habitat et Rénovation
Urbaine (SUHRU) s’occupe de la rénovation urbaine, des logements indignes, des contentieux
avec l’Etat en matière de logement et des politiques sociales en logement. Le Service Eau et
Biodiversité (SEB) s’intéresse au respect des zones humides, au respect de la loi sur l’eau, aux
autorisations de barrages ainsi qu’à la qualité des cours d’eau. Enfin, le service qui m’a accueilli,
le Service Connaissance et Aménagement Durable des Territoires (SCADT), possède des
missions très variées puisqu’il est le résultat d’une fusion de deux services. Les missions confiées
au SCADT sont : la sécurité routière, la formation des instructeurs du permis de conduire, l’étude
des PPR, l’avis sur les PLU, SCOT et Paysages ainsi que la mise des données sous format SIG.
Ce service comporte un chargé de mission Paysages et 6 bureaux dont le Bureau Prospective et
Conseil en Aménagement. C’est ce bureau qui m’a accueilli. Les thèmes qui sont étudiés sont
tout autant divers que celui du SCADT puisqu’il passe en revue les énergies, les avis paysagers,
les mobilités (future LGV par exemple), les CDAC des centres commerciaux et la question des
déchets.
17
Préfet
Préfecture
Direction Départementale
des Territoires
&
Sous-préfecture
DDT
SIDSIC
Paysagiste et
Architecte
conseils
Direction
SG
DTA
SEAR
SUHRU
SEB
SCADT








Assistantes
Chargé de mission paysages
BIGCT
BGEE
BPCA
BPRNT
BCISR
BER
18
C. L’énergie au centre des préoccupations passées, récentes
et futures
1) Des engagements mondiaux en demi-teintes :
Le premier grand rendez-vous sur les énergies renouvelables date de 1992, c’est le sommet de
Rio de Janeiro. Il fût le premier sommet instaurateur d’une ligne de conduite sur
l’environnement. Il s’est donné pour objectif de stabiliser les émissions de gaz à effet de serre
pour éviter que l’humanité connaisse des perturbations anthropiques. Précurseur du protocole de
Kyoto, il se prêtait comme autre objectif, de baisser les émissions de gaz à effet de serre. En effet,
l’idée était d’obliger les pays industrialisés à renouer avec leur niveau d’émission de gaz à effet
de serre de 1990. Malgré l’instauration de trois conventions portant sur la diversité biologique, le
changement climatique et la désertification, le sommet de Rio 1992 garde un bilan mitigé. En
effet, la non-coopération de certains pays industrialisés restera comme un échec. Ceci étant dit, ce
sommet sera avant-gardiste et montrera la voie aux politiques environnementales internationales.
S’en suit, en 1997, le Protocole de Kyoto. Ce traité environnemental fût adopté par 180 pays dont
38 pays industrialisés. Les pays signataires se sont engagés à réduire leurs émissions de gaz à
effet de serres pour renouer avec la quantité de GES (gaz à effet de serre) en 1990. L’Union
Européenne s’est engagée pour sa part à réduire de 8 % ses émissions de gaz à effet de serre, au
contraire des Etats-Unis qui ne l’ont pas ratifié. En plus de cet objectif de diminution, le
Protocole prévoyait un fond pour soutenir les projets dans les pays en voie de développement.
Mais ce traité ne sera jamais honorer par les pays signataires, ce qui obligera une prolongation de
la date butoir. Désormais, l’échéance est prévue pour 2020. A ce jour, seul le Japon et l’Union
Européenne sont sur le point d’atteindre leurs objectifs de réduction parmi les pays industrialisés.
Au début du 21ème siècle, en 2002 pour être plus précis, se déroule le sommet de Johannesbourg.
Il fût appelé sommet mondial sur le développement durable. Considéré comme un échec par les
ONG environnementales, il a néanmoins mis d’actualités l’utilisation d’énergies renouvelables
telles que le solaire ou l’éolien que ce soit dans les pays industrialisés ou dans les pays en voie de
développement, pour garantir des approvisionnements propres.
2) Une Europe volontairement engagée :
L’Union Européenne s’est engagée avec l’adoption du Paquet Energie Climat (PET) en 2008 à
créer une politique européenne basée sur l’association énergie-environnement. Son échéance
arrivera en 2020. Le PET est souvent simplifié aux trois vingt : réduction de 20 % des émissions
de gaz à effet de serre, augmentation de 20 % de l’efficacité énergétique et une part de 20 %
d’énergies renouvelables dans la consommation finale énergétique. En ce sens, l’Union
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Européenne va plus loin que les engagements internationaux. Elle s’engage plus fortement dans
la réduction des émissions de GES. Pour y arriver, elle a misé sur une baisse de la consommation
en réduisant significativement l’énergie perdue (non consommée), c’est l’efficacité énergétique.
Cette dernière va de l’énergie non produite par les turbines d’une centrale hydro-électrique à la
perte de l’énergie fatale (chaleur non utilisée) par une entreprise en passant par l’énergie perdue
dans le réseau ou gaspillée. Ce concept est plutôt récent, tout comme le recours aux énergies
renouvelables (Enr) pour abaisser les GES. Réduire la consommation sera peut-être plus aisé
dans un environnement démographique stable mais le délaissement progressif des centrales
thermiques et nucléaires devra être compensé par d’autres énergies. C’est ici que la part
croissante des énergies renouvelables trouve toute sa place.
Mais le PET de l’Union Européenne est encore plus contraignant et vise des secteurs clés pour
réussir les engagements pris. En effet, un grand marché de quotas d’émissions a été créé en 2013
pour une fin programmée en 2020. Ce marché devra permettre au secteur industriel de réduire ses
GES de 21 %. Les secteurs du bâtiment, des transports, de l’agriculture et des déchets devront
s’acquitter d’une baisse de 10 %. Hors de ces données chiffrées, la Commission européenne a
publié un livre blanc sur l’adaptation au changement climatique. A ceci se rajoute, la création
d’un groupe de pilotage (IASG) en 2013 pour la conception d’une stratégie d’adaptation globale
au changement climatique et la préconisation d’une contribution financière pour accompagner les
pays en développement au changement climatique.
3) La France décidée à tourner une page de son histoire ?
La France, prudente en matière de politique environnementale, semble s’être enfin décidée à
suivre le mouvement international. Les lois Grenelle vont dans ce sens. La loi Grenelle 1 qui date
de 2009 fixe les objectifs de l’Etat dans le domaine de l’environnement. Elle se concentre sur
trois secteurs : le bâtiment, l’énergie et les transports. Elle acte l’application du Paquet Energie
Climat à l’échelle nationale, notamment la règle des trois 20 (réduction des gaz à effet de serre,
meilleure efficacité énergétique et proportion des énergies renouvelables dans la consommation
finale). Enfin, elle introduit l’exercice du Bilan Carbone aux institutions privées ainsi qu’aux
produits de la grande distribution.
La loi Grenelle 2, instaurée en 2010, pousse la réflexion environnementale et énergétique encore
plus loin. Elle préconise la création de Plan Climat-Energie Territorial (PCET) pour les
collectivités territoriales de moins de 50 000 habitants, au-delà, les PCET deviennent
obligatoires. Le Bilan Carbone devient obligatoire pour les organismes publics. Le mot d’ordre
est d’engager la France vers la transition énergétique (sobriété, efficacité et énergies
renouvelables). Pour ce faire, la loi promulgue l’obligation pour une région française de disposer
de son Schéma Régional Climat Air Energie (SRCAE), de son Schéma de Raccordement au
Réseau des Energies Renouvelables (S3REnr) et de son Schéma Régional Eolien (SRE). Enfin, la
mesure phare de ce Grenelle 2, c’est la diminution annoncée de la part du nucléaire de 75 à 50 %
d’ici 2025.
20
Dans le cadre du grand débat national sur la transition énergétique de 2013, l’ADEME a élaboré
deux scénarios, le premier en 2030 et le second en 2050. Le scénario ADEME 2030 est basé sur
le volontariat socio-économique. De façon plus précise, ce scénario est basé sur une nonintervention de l’Etat par une loi qui fixerait des contraintes environnementales. Il ne prend pas
en compte le changement climatique. Il fixe comme objectif une réduction de 33% de GES par
rapport à 1990 et une réduction de 20 % de la consommation finale d’énergie (efficacité
énergétique). La part des énergies renouvelables dans la consommation finale serait de 34 %
contre environ 13% aujourd’hui. L’étude de l’ADEME fait ressortir une forte pénétration de la
biomasse, de l’éolien, de l’hydroélectricité et de la méthanisation. Le secteur qui accomplirait les
plus gros progrès serait le secteur du bâtiment.
A plus long terme, le Scénario ADEME 2050 pose le principe de l’objectif du facteur 4. En effet,
il n’exclut pas une politique interventionniste de l’Etat pour diviser par quatre les émissions de
gaz à effet de serre. L’étude prend en compte le changement climatique dans ses calculs et sa
méthodologie. Les résultats obtenus sont conséquents puisque la baisse des émissions de gaz à
effet de serre serait de 74 % et celle de la consommation finale d’énergie de 48 %. Gros
contributeurs à ces résultats, les énergies renouvelables pèseraient pour 70 % de la consommation
finale. La biomasse, l’éolien et le photovoltaïque seraient les trois énergies les plus représentées
dans le mix énergétique. Le bâtiment et les transports réaliseraient de gros efforts.
4) Des partenaires locaux impliqués :
Les collectivités locales du Tarn-et-Garonne se sont mobilisées dès la première loi Grenelle 1
pour poursuivre l’élan national à une échelle plus locale. La Chambre de Commerce et
d’Industrie (CCI) a publié un bilan carbone départemental en 2010. Le département émettrait plus
de 2 millions de tonnes de gaz à effet de serre avec une nette prépondérance des secteurs du BTP
(bâtiment et travaux publics) et de l’activité des ménages (déplacement travail et loisirs). En
effet, plus de 30% des émissions de GES proviennent du seul déplacement des personnes, le
département étant très affecté par ce problème. Le plus grand contributeur est la Communauté
d’Agglomération du Grand Montauban avec plus de 200 000 tonnes émises par an. Les second
plus gros émetteurs individuels sont le Pays de Serres et le Pays Midi Quercy avec plus de 2
tonnes émises par habitants dans l’année. Suite à l’analyse de ces données, la CCI a mis à
disposition un livre blanc départemental.
La même année, le Pays Midi Quercy a lancé son PCET (Plan Climat-Energie Territorial). Ce
pays de 43 700 habitants est l’un des plus dynamiques de la région. Ayant moins de 50 000
habitants, le PCET était facultatif pour cette collectivité. Mais l’engagement des élus lors du plan
énergie 2006-2009 a contribué à la naissance du PCET et son adoption en 2010 après un an
d’élaboration. Les secteurs des transports et de l’agriculture sont les postes les plus émetteurs
dans cette entité à dominante rurale. Le syndicat mixte du pays Midi Quercy s’est engagé à
diminuer ses émissions de GES de 7% pour 2013 par rapport à 2010.
21
Un an après, en 2011, la Communauté d’Agglomération du Grand Montauban se voit confirmé
l’adoption du PCET qu’elle avait entamé trois ans auparavant. Avec plus de 70 000 habitants,
cette collectivité était sous l’obligation d’en produire un. Il est à noter que c’est le second bassin
d’emplois de la région Midi-Pyrénées. La Communauté d’Agglomération émet chaque année
241 000 tonnes de carbone soit plus de 3 tonnes de carbone émises par habitant et par an. Le
transport et le chauffage sont les postes les plus importants. L’engagement de la communauté de
la Communauté d’Agglomération du Grand Montauban porte sur une diminution des gaz à effet
de serre de 20% d’ici 2020 et par 4 d’ici 2050.
La DDT du Tarn-et-Garonne a présenté, courant 2013, son bilan carbone issu des trois lieux
différents (le siège et les deux DTA). Pour ce faire, il a été pris en compte l’énergie consommée,
les fournitures achetées, les déplacements effectués, les immobilisations et les déchets produits.
Cela donne au final 583 tonnes émises soit près de 3 tonnes par agent et par an. Les principaux
contributeurs sont les déplacements, l’informatique et l’énergie consommée. L’objectif de la
DDT est de diviser ses émissions par 4 tout en indexant cette réduction sur la croissance des
activités.
D. Le schéma régional aux ambitions multiples
1) Le SRCAE, qu’est-ce que c’est ? :
Le Schéma Régional Climat Air Energie (SRCAE) est un document cadre élaboré de façon
conjointe par l’Etat et la Région. De ce fait, ces deux coordinateurs sont le préfet de région et le
président du conseil régional. « Les schémas régionaux du climat, de l’air et de l’énergie
(SRCAE) sont introduits par l’article 68 de la loi du 12 juillet 2010 portant engagement national
pour l’environnement. Les SRCAE permettent la mise en place d’une approche globale et
intégrée au niveau territorial» (Les collectivités territoriales au cœur des politiques énergie,
climat et air, 2012). « Document stratégique de cadrage régional à destination de l'État, des
collectivités, du monde économique et de la société civile» (SRCAE Midi-Pyrénées), il est l’un
des éléments les plus forts du Grenelle de l’Environnement. Il doit permettre à l’Etat de mener
des politiques stratégiques et de renforcer la coopération Etat-Région, et de façon plus
exhaustive, la coopération Etat-Collectivités Territoriales sur l’aménagement du territoire. Il se
fait la substitution de l’ancien plan régional tout en se faisant l’écho, en l’intégrant, du schéma
régional des énergies renouvelables explicité par la loi du 3 août 2009 mettant en œuvre le
Grenelle de l’environnement.
2) Composition :
Le SRCAE est composé d’un document général qui fait état d’un rapport d’analyse et de
perspectives sur le climat, l’air et l’énergie. Il y figure un bilan énergétique, un listing des
émissions des GES, une analyse climatique du futur et un état des lieux de la qualité de l’air. A
ceci se rajoute, une étude sur l’efficacité énergétique possible et sur le développement des
22
énergies renouvelables. Sa prospection s’établit jusqu’à 2020 et 2050. On retrouve dans le
SRCAE Midi-Pyrénées : un développement des 7 thèmes que l’on a précédemment cités, une
synthèse des 7 enjeux capitaux à l’échelle régionale, les 5 objectifs stratégiques et les 48
orientations. Il est complété par des annexes dont la plus importante est le schéma régional éolien
qui fixe les zones favorables à l’éolien.
3) Contenu idéologique :
 Réduction des gaz à effet
de serre
 Toits verts
 Sobriété énergétique
 Extension des
forêts
 Efficacité énergétique
 Energies renouvelables
 Isolation des
bâtiments
 Anticiper les impacts du
changement climatique
 Politiques préventives
 Protection de la société
 Réduire la vulnérabilité
des territoires
Illustration 1 : La synergie atténuation-adaptation d'après la stratégie d'adaptation de la ville de Toronto
Cette illustration est une version légèrement retouché de l’esquisse Atténuation-Adaptation
d’après la source Stratégie d’adaptation de Toronto). Il correspond à l’idée sur laquelle ont été
construits les schémas régionaux. Plus précisément, il traduit les deux idées principales
fondatrices de la réflexion : l’atténuation (en jaune) et l’adaptation (en bleu). L’atténuation
correspond aux moyens d’actions de la société humaine à limiter son empreinte dévastatrice sur
le milieu dans lequel il vit. Pour ce faire, l’homme s’engage à réduire les émissions de gaz à effet
de serre, principal responsable du réchauffement climatique. Il mise sur trois instruments
possibles : la sobriété énergétique (moins consommer), l’efficacité énergétique (réduction des
pertes d’énergies) et le développement des énergies renouvelables (produire autrement). Les
énergies renouvelables devraient augmenter de 50 % entre 2008 et 2020. L’adaptation est la
stratégie adoptée devant l’inévitable changement climatique, elle consiste à savoir vivre avec le
changement climatique. Or ceci nécessite d’anticiper les bouleversements futurs, de protéger au
mieux la société avec des politiques préventives qui serviront également à réduire la vulnérabilité
des territoires face aux risques naturels et autres phénomènes. Cependant, certaines actions sont à
23
la lisière des deux idées fondatrices, c’est le cas de l’extension des forêts, des travaux portant sur
l’isolation des bâtiments et de la création de toits verts.
4) Portée juridique du document :
L’illustration n°2, présente l’importance du Schéma Régional Climat Air Energie. En effet, on
peut voir que le SRE et le S3REnr sont élaboré dans l’optique de facilité la mise en œuvre du
document cadre. Le premier identifie les zones favorables à l’éolien où la création de Zones de
Développement Eolien (ZDE) est permises. Cependant les ZDE ont disparu courant mai 2013. Le
SRE garde une valeur puisqu’il liste les contraintes diverses et variées à l’implantation
d’éoliennes. Le S3REnr permet la mise en réseau des énergies renouvelables dans le circuit
électrique français. Les divers documents environnementaux tels que les plans de protection de
l’atmosphère ou les plans de déplacements urbains doivent prendre en compte les orientations
fixées par le SRCAE. Les PCET qui sont pris en compte par les Schémas de Cohérence
Territoriale (SCOT) ainsi que les Plan Local d’Urbanisme (PLU), sont dans l’obligation d’être
révisé pour être en conformité avec le SRCAE. Ce dernier est donc un texte cadre à portée
régionale.
Illustration 2 : Portée du SRCAE extrait du SRCAE Midi-Pyrénées
24
5) Le SRCAE et les énergies renouvelables :
 L’électricité :
Energie
Eolien
Objectifs
régionaux
ambitieux
(en puissance)
15 MW
(objectif
départemental
ambitieux)
Hydroélectricité Méthanisation
+ 400 MW
9 MW
Solaire
photovoltaïque
1 000 MW
Tableau 1 : Contribution des énergies produisant de l'électricité (MW = Mégawatt), source : SRCAE
Midi-Pyrénées.
_ L’énergie éolienne :
L’énergie éolienne est l’énergie qui convertit l’énergie du vent en énergie électrique via une
génératrice. La force du vent est captée par les pales d’une éolienne. Pour cette énergie, le
SRCAE affiche un potentiel départemental défini dans le Schéma Régional Eolien. La Région
Midi-Pyrénées dispose de régions très ventées qui se limitent malheureusement au seuil du
Lauraguais et aux monts du Massif Central. Le Tarn-et-Garonne est, selon le SRCAE, pas
vraiment disposé à un développement massif de l’énergie éolienne puisque l’objectif ambitieux
est de 15 MW. Ce qui équivaut à l’installation de six machines. Il convient de noter que l’objectif
minimaliste éolien pour le département est de 0 MW.
_ L’hydroélectricité :
Il s’agit, ici, d’utiliser la force des cours d’eau pour faire de l’électricité via une turbine et un
alternateur. Ce procédé est connu depuis longtemps et figure encore aujourd’hui parmi les
meilleures formes de production de courant électrique. L’objectif régional ambitieux est de 400
MW et de 300 MW en minimaliste. La région dispose d’un très fort potentiel avec ses deux
montagnes : le Massif Central et les Pyrénées. Or, le Tarn-et-Garonne est exclu de ces deux zones
montagneuses ce qui bien sûr, limitera sa contribution au potentiel régional. Le mode de calcul
est basé sur les centrales en fin de concession. Les experts régionaux ont fondé l’augmentation de
puissance sur le renouvellement de ces concessions.
_ La méthanisation :
La méthanisation est une autre forme de produire de l’électricité. Cette fois-ci, on ne fera pas
appel à un des éléments naturels mais plutôt à un mix de matières tantôt végétales tantôt issues de
l’activité humaine. En effet, le gisement est multiple et peut prendre la forme de débris végétaux,
déchets agricoles, organiques et urbains. La fermentation de ces produits entraîne une production
d’électricité. La Région est fortement dotée en matières potentiellement fermentescibles avec une
agriculture prédominante associée à un couvert forestier important. Le département du Tarn-etGaronne présente l’avantage de posséder en son territoire une agriculture maraichère et céréalière
25
très présente (le département est le premier producteur national de beaucoup de fruits). Les
industries agro-alimentaires font partie du paysage industriel. Le potentiel paraît donc élevé pour
notre zone d’étude.
_ Le solaire photovoltaïque :
Nous avons vu que nous pouvions produire de l’électricité avec l’eau et le vent. Or, nous avons
oublié le soleil. En effet, le rayonnement du soleil constant et surpuissant permet de produire de
l’électricité. Il existe deux types d’installations possibles : en toiture ou au sol. Midi-Pyrénées
possède un ensoleillement généreux qui n’échappe pas à notre territoire. L’avantage de
l’ensoleillement est d’être quasi-constant sur tout le territoire. Le SRCAE prévoit 800 MW de
puissance sur les toitures et 200 MW de puissance pour les centrales au sol, ce qui en cumulé
nous donne 1 000 MW.
 La chaleur :
Energie
Bois-énergie
Géothermie
Méthanisation
Potentiel
ambitieux
(en puissance)
270 ktep
90 ktep
4 500 ktep
Solaire
thermique
10 ktep
Tableau 2 : Contribution en chaleur des énergies renouvelables (ktep = kilo tonnes équivalent pétrole),
source : SRCAE Midi-Pyrénées.
_ Le bois-énergie :
Pour produire de la chaleur, on peut utiliser le bois comme le faisait nos ancêtres, il y a des
centaines d’années. Le bois est issu de forêt, haies et vignes. Ce bois constitue la majorité du
gisement. Une fois chauffé et consumé, il dégage une forte chaleur. Midi-Pyrénées est fortement
pourvus en couvert forestier et haies (pour séparer les cultures) ce qui lui octroie un potentiel
assez élevé. Le Tarn-et-Garonne dispose d’un gisement en bois de moyenne ampleur.
_ La géothermie :
La géothermie est possible en Midi-Pyrénées tout comme en Tarn-et-Garonne. En effet, les
terrains argileux et sédimentaires sont prédisposés à la géothermie car ils disposent d’abondantes
ressources aquifères. Ces eaux plus chaudes peuvent être mises à profit pour chauffer les
habitations. Il est également possible de chauffer sa maison sans présence d’aquifère, grâce à la
seule utilisation de la chaleur du sol.
_ La méthanisation :
Comme on l’a vu précédemment, on peut produire de l’électricité avec des déchets. Ce processus
de fermentation, dégage une forte chaleur qui une fois injectée dans un réseau, peut servir de
chauffage pour un ensemble de lotissements ou logements.
26
_ Le solaire thermique :
On conserve la même source de gisement, à savoir le soleil, que le solaire photovoltaïque. Il n’est
plus question de produire de l’électricité mais de la chaleur. L’ensoleillement permet de chauffer
l’eau qui sert comme eau domestique mais aussi pour chauffer (via un plancher adapté) une
habitation par exemple.
E. Quand éolien rime avec contraintes
1) Qu’est-ce que le SRE ?
Le Schéma Régional Eolien est une annexe au SRCAE. Il est obligatoire pour les régions et doit
accompagner le SRCAE pour définir un potentiel éolien départemental. Il définissait les zones
favorables à l’éolien qui était une étape indissociable et nécessaire à la création d’une ZDE (zone
de développement éolien). La ZDE était une condition obligatoire pour bénéficier des tarifs
d’achats avantageux Depuis la disparition des ZDE en mai 2013 par la loi Brottes, les zones
favorables à l’éolien n’ont que peu de lisibilité aux yeux des professionnels. Ces zones favorisent,
en principe, l’autorisation ICPE (Installation classée pour la protection de l’environnement) tout
en ne l’interdisant pas pour les autres zones.
2) Contraintes prises en compte :
Le SRE liste les contraintes et les affecte de couleurs. Les couleurs peuvent être noires, rouges,
oranges ou vertes. La couleur noire reflète l’interdiction totale. Le rouge traduit une forte
contrainte qui se révèle incompatible avec l’éolien. L’orange est une contrainte moyenne, elle
oblige l’entreprise à réaliser une étude poussée d’implantation. Le vert est une faible contrainte,
l’éolien ne peut être refusé au simple motif du SRE. Pour ce thème, il est utile de se servir de
l’annexe n°1.
 Les contraintes techniques :
Il s’agit d’aborder les contraintes émanant de l’aviation, de la défense et de la météorologie. En
effet, les éoliennes sont des obstacles à la circulation aérienne et leur taille, supérieure à 100
mètres de haut en bout de pales, obligent les pilotes à s’en éloigner. Pour éviter tout accident, les
aérodromes et aéroports sont interdits aux éoliennes tout comme leurs zones de dégagement. Les
zones d’entrainement pour l’armée de l’air dont la célèbre Run Cévennes sont interdites au
développement éolien. Enfin, une éolienne perturbe les ondes et entre en conflit avec les radars
liés à l’aviation (guidage des avions) et à la météorologie (communication avec les satellites). La
carte ci-dessus, reflète l’ensemble de ces limites au niveau régional.
27
Carte 3 : La synthèse des contraintes techniques, extraite du SRE Midi-Pyrénées
 Les contraintes du patrimoine :
Carte 4 : Synthèse des contraintes architecturales et paysagères, extraite du SRE Midi-Pyrénées
28
Les contraintes liées au patrimoine comprennent les sites classés, les monuments historiques, les
ZPPAUP (Zones de protection du patrimoine architectural, urbain et paysager), les sites inscrits
et les Parcs Naturels Régionaux. L’éolien est un élément structurant le paysage et qui peut entrer
en concurrence avec des monuments anciens et des paysages sauvegardés. L’idée est d’éviter
l’implantation d’éolienne avec ce type de paysages et donc d’éviter les phénomènes de covisibilités destructrices.
 Les contraintes liées à la biodiversité :
Carte 5 : La synthèse des contraintes environnementales, extraite du SRE Midi-Pyrénées
Le SRE traite dans cette partie, l’éolien et l’environnement. Autrement dit, il définit les zones où
le développement éolien n’est pas supportable compte tenu du fait qu’il dégrade la faune et la
flore environnante. Pour ce faire, il a été pris en compte les APPB (Arrêté Préfectoral de
Protection de Biotope), le Parc National des Pyrénées, les ZNIEFF (Zone Naturelle d’Intérêt
Ecologique, Faunistique et Floristique), les zones humides et les réserves biologiques. En outre,
le SRE considère une forte présence de chiroptères ou d’oiseaux comme étant un facteur restrictif
pour l’éolien. Une implantation éolienne peut être refusée au motif d’une très forte présence de
ces animaux.
29
 La synthèse des contraintes :
La superposition des trois cartes vu précédemment et de la carte des sensibilités paysagères
donne une carte de synthèse des contraintes où l’on peut facilement identifier les zones exclues à
l’éolien (couleurs noires ou rouges), celles qui font l’objet d’attentions particulières (couleur
orange). La couleur verte permet une étude simplifiée à l’implantation mais ne garantit en aucun
cas l’aboutissement d’un projet. Cette carte finale est sans aucun doute la partie la plus
intéressante du Schéma Régional Eolien depuis la suppression des ZDE qui a rendu dénué
d’intérêt le recensement des communes favorables à l’énergie tirée du vent.
Carte 6 : La synthèse des contraintes présentes sur la Région Midi-Pyrénées, extraite du SRE Midi-Pyrénées
F. Une zone d’étude au raccordement aisé
1) Qu’est-ce que le S3REnr ?
Le Schéma Régional de Raccordement aux Réseaux des Energies renouvelables (S3REnr) est un
document qui vient en appui du Schéma Régional Climat-Air-Energie. En effet, le S3REnr est
une annexe du SRCAE, il permet la réalisation de ce dernier. Elaboré par le gestionnaire du
réseau de transport d’électricité (RTE) et de l’opérateur électrique historique (ERDF, ex-EDF), il
fut approuvé le 7 février 2013 par le Préfet de Région, Michel Comet. Il se compose d’un plan de
réception et de transport des énergies renouvelables à l’intérieur du parc électrique français. Il
30
localise les postes sources. Ces derniers sont des postes de transformation qui réceptionnent et
alimentent le réseau électrique selon les normes de courant en vigueur. Le S3REnr garantit une
capacité d’accueil et de transformation destinée aux énergies renouvelables, c’est la capacité
réservée par poste. Destiné à encourager le développement de ces énergies, les postes sources
sont géo-référencés dans une carte destinée à faciliter la lecture de ce document. Cependant, il
existe des postes sources qui doivent être augmentés en puissance, d’autres sont à créer tant la
demande est potentiellement forte. Les postes sources à créer ou aménagé sont énumérés et
présentés avec un calendrier prévisionnel. Les travaux à faire sont financé via une quote-part
définie au niveau régional.
2) Localisation des postes sources :
Carte 7 : Localisation des postes sources en Midi-Pyrénées, extraite du S3Renr Midi-Pyrénées
Cette carte, tirée du Schéma Régional de Raccordement aux Réseaux des Energies renouvelables
de Midi-Pyrénées, présente l’ensemble des postes sources présentant une capacité réservée. Il y
figure, également, les lignes électriques. La zone à l’intérieur correspond approximativement au
Tarn-et-Garonne. Le département comporte un grand poste source qui correspond à la ville de
Montauban. A la première lecture de cette carte, le département est plutôt bien pourvu en postes
sources, aucune zone ne semble souffrir de désert électrique (aucun poste sur un rayon d’une
dizaine de kilomètres).
31
3) Capacité réservée par postes :
Nom Poste
Beaumont-deLomagne
Castelsarrasin
Finhan
Lauzerte
Lere
Le Luc
Matras
Montauban
Saint Antonin Noble
Val
Valence d’Agen
Total Tarn-etGaronne
Total Région
Part du 82 dans la
Région (en %)
Potentiel de
raccordement
(au 15/11/12)
Capacité réservée
effective fin 2018
57
9
56
61
57
133
59
64
134
5
11
16
8
5
5
35
33
23 (13)
0
7
653
124 (114)
7 741
1705 (849)
8
7 (13)
Tableau 3 : Potentiel de raccordement et capacité réservée pour le département de Tarn-et-Garonne,
source : S3REnr Midi-Pyrénées. Toutes les unités sont en MW sauf la dernière ligne qui est en
pourcentage. Il figure entre parenthèses, les valeurs fin 2012.
Le tableau présenté ci-dessus, a été élaboré à partir du S3REnr de Midi-Pyrénées. Il montre les
capacités réservées ainsi que le potentiel de raccordement par poste. Un seul poste doit faire
l’objet de travaux significatifs, il s’agit du poste de Saint Antonin Noble Val. Les travaux
apporteraient 10 MW supplémentaires pour la capacité réservée au poste. A première vue, le
département n’est pas richement pourvus en capacité réservée au regard de la comparaison avec
la Région. Il pèse pour seulement 7 % de la capacité réservée régionale soit inférieur à la
moyenne (égale à 100/8, soit 12,5 %). Cependant, notre zone d’étude semble être plus
intéressante pour les valeurs concernant la fin de l’année 2012. Sa part est égale à la moyenne
avec 13%.
4) La quote-part :
Comme nous l’avons vu précédemment, certains postes doivent faire l’objet de travaux. En effet,
le réseau électrique français a été créé, pour sa grande majorité, durant les Trente Glorieuses.
Mais l’avènement des énergies renouvelables durant les années 2000, a redimensionné
géographiquement et quantitativement les besoins d’accueils, de transformations et d’injection
dans le réseau. En outre, ce sont le plus souvent des zones de désert démographique qui sont
privilégiées, notamment par l’éolien. Les départements pyrénéens ont leurs postes saturés car ils
32
produisent beaucoup d’électricité via l’hydroélectricité. Or, la population étant faible dans les
vallées pyrénéennes, les postes sont restés dimensionnés pour la population et l’apport en
production. Les travaux sont nécessaires pour pouvoir accroitre la production. Le plus gros point
noir est celui du Massif Central. Ce territoire était faiblement doté en poste source (hormis les
secteurs hydroélectriques type Pareloup, vallée de la Truyère,…). L’explosion des énergies
renouvelables a changé et compliqué les choses. L’Aveyron est friand de nouvelles technologies
et animé par un fort désir d’auto-alimentation. Les politiques ont, du coup, développé, sans se
soucier du problème de raccordement, les parcs éoliens. Ils se sont aperçus, un peu sur le tard,
que les pales de certaines éoliennes ne pouvaient tourner faute de raccordement. De surcroît, ce
problème s’est répété dans une moindre mesure dans le secteur des Monts de Lacaune et des
Monts de l’Espinouse (Tarn). Aujourd’hui, pour garantir le développement des énergies
renouvelables, RTE et ERDF sont obligés de recourir à de grands travaux pour aménager ou créer
de nouveaux postes. Pour financer ces projets au niveau régional, le système de la quote-part a
été retenu. Il consiste à faire payer d’une manière mutualisé les producteurs d’électricité. La
quote-part a été défini à 0,0699 euros le watt. Dorénavant, pour un raccordement au réseau le
producteur d’électricité payera 69,9 euros le mégawatt. C’est l’une des quote-parts les plus
élevées en France.
G. Une mission qui se libère de toute temporalité
1) Mission
 Mission initiale
Le Tarn-et-Garonne est fortement structuré par des voies de communications (voie ferrée,
autoroutes, routes et canal). Il est en outre soumis à l’arrivée de nouveaux équipements qui vont
transformer le territoire physiquement et en termes de pratiques sociales (LGV et nouvelles zones
d’activités). Tout ceci renforcent la pression foncière sur des paysages aussi variés que fragiles,
comme nous l’avons vu précédemment dans la présentation du département. La politique
paysagère adoptée est d’accompagner l’évolution des paysages et de les préserver lorsqu’ils sont
jugés emblématiques. On voit là toute la difficulté du développement des énergies renouvelables
(en particulier de l’éolien ou du photovoltaïque). Le développement doit se faire en
harmonisation avec cette politique paysagère. Malheureusement, la Direction départementale des
Territoires enregistre, aujourd’hui, de nombreuses prospections sur lesquelles elle n’a encore à ce
jour aucune vision stratégique.
La mission consiste à renforcer la vision stratégique de l’Etat, le Dire de l’Etat face aux
sollicitations portées par les entrepreneurs. Plutôt que de répondre au coup par coup, la mission
devra donner les moyens à l’Etat de développer, en amont, une vision d’ensemble, transversale,
proactive, articulant les différents enjeux en termes d’aménagement du territoire. L’objectif de
l’étude est de donner aux services de la DDT une vision globale et stratégique des potentialités de
développement des énergies renouvelables à travers la déclinaison du Schéma Régional Climat33
Air-Energie de Midi-Pyrénées approuvé en 2012. Dans un souci d’anticipation, cette étude est
l’occasion de constituer une formation-action de tous les services de la DDT et tout
particulièrement de son réseau territorial chargé du conseil en aménagement. Les différentes
énergies, présentes dans le SRCAE de Midi-Pyrénées, doivent être prises en compte.
L’étude devra s’appuyer sur les textes réglementaires que sont le SRCAE, SRE et le S3REnr.
L’intérêt sera de les vulgariser (sur le volet Enr) pour en faciliter leur appropriation par les
différents services internes de la DDT. La mission tentera de territorialiser à un niveau infradépartemental les différentes énergies étudiées. Pour ces dernières, il s’agira de décliner les
caractéristiques techniques, les points forts et points faibles de leur utilisation ainsi que des
exemples d’implantations et d’orientations qui pourraient guider les chargés de projets dans leur
rôle de conseil en aménagement. Un zoom particulier sera fait sur les délaissés de terrain situés
entre la future ligne LGV et l’A62 : quel potentiel pour l’implantation d’éoliennes ou de
panneaux photovoltaïques?
L’étude comprendra, notamment, des fiches synthétiques par type d’énergies ainsi qu’un
important travail cartographique via des logiciels SIG. Sa durée sera de 4 mois.
 Evolution de la temporalité :
Le SRCAE est un texte cadre qui contient une perspective relativement limitée s’agissant des
énergies renouvelables, puisqu’il prend comme date 2020. Or, 2020 c’est demain. Nombre de
projets ne peuvent émerger pour 2020 mais le pourraient après cette échéance. On touche là, la
spécificité de cette étude. En effet, elle ne repose sur aucune date précise, se délestant d’une
réduction du potentiel par la question de la faisabilité évaluée sur un temps précis. Elle pose la
question du potentiel des énergies renouvelables, dans son ensemble, sur le département. Le
SRCAE n’est pas pour autant délaissé, il est hautement valorisé. Il fait l’objet d’une déclinaison
départementale. Ceci étant dit, pour des énergies productrices d’électricité, la nécessité de
prendre un horizon plus lointain s’est faite sentir (voir les parties des énergies concernées).
2) Méthodologie générale
 Déclinaison départementale du SRCAE
Dans cette étude, nous sommes partis sur une étude des différentes énergies retenues au niveau
national et qui figure dans le SRCAE de Midi-Pyrénées à la page 70. Une partie de cette étude
prend soin de décliner le SRCAE au niveau départemental. Nous avons repris intégralement la
méthode prise par le texte cadre pour étudier un objectif 2020 au sujet de l’hydroélectricité.
L’éolien est déjà prêté d’un objectif 2020 par le SRE. Nous nous sommes donc attachés à
appliquer les contraintes retenues dans le SRE tout en redéfinissant quelques notions. Tout
comme l’éolien, le traitement du photovoltaïque a été fortement influencé par une vision très
locale du territoire. La méthanisation s’appuie sur l’étude menée par Solagro et le Conseil
Régional et se superpose à l’analyse du SRCAE. Les autres énergies calorifiques reprennent
34
l’outil Galiléo développé par l’ADEME pour l’élaboration des scénarios énergétiques 2030 et
2050. Cet outil a largement contribué à l’élaboration du SRCAE de Midi-Pyrénées.
 Vision prospective :
C’est l’une des grandes valeurs ajoutées de cette étude départementale. En effet, elle ne fait pas
que reprendre une méthodologie issue du SRCAE mais creuse le sujet des énergies renouvelables
en faisant la part belle à de multiples productions écrites venant de destinations variées. De ces
multiples ouvrages et rapports, l’étude affine la méthodologie issue du SRCAE ou dégage un
nouvel ensemble de méthode. C’est ainsi que l’hydroélectricité est traité à une vision bien plus
lointaine. Il s’agissait sur ce thème de voir l’étendu du potentiel envisageable. Au détour d’une
conversation, il m’a été donné l’occasion de prendre connaissance d’un nouveau mode de
productions d’électricité via les cours d’eau : la VLH (Very low head). Pour l’éolien, j’ai mis des
contraintes supplémentaires qui ne sont pas prise en compte dans le SRCAE. Etudiant en
géographie de l’environnement et du paysage, le traitement du paysage et de l’éolien (insertion et
protection paysagère) a logiquement retenu mon attention. Ce thème est très peu traité et il
manque une importante connaissance en la matière. Le photovoltaïque a été étudié selon une
vision plus large que 2020 en intégrant le futur impact de la Ligne à Grande Vitesse (LGV) sur le
département.
3) Discrimination à l’aide des postes sources :
Avant de faire l’étude par type d’énergie renouvelable, une première contrainte sévit pour les
productions d’électricité. Effectivement, chaque production d’électricité doit être raccordée au
réseau (confère le S3REnr). Or, ce raccordement se fait via des postes sources. Le S3REnr a
cartographié ces postes ayant une capacité réservée aux énergies renouvelables. Le raccordement
se fait via des fils, le plus souvent enterré, ce qui coute cher. Ils coutent 5 000 le mètre soit
5 millions d’euros le kilomètres. Dans ces proportions, on comprend vite l’intérêt d’être dans un
rayon proche du poste. Les industriels prennent pour référence, une distance de 5 kilomètres et de
10 kilomètres. Si la puissance est moindre, le rayon aura pour limite 5 kilomètres. Cependant,
nous visons, dans cette étude, une production électrique assez conséquente. J’ai donc préféré le
rayon de 10 kilomètres autour des postes sources, au-delà, les projets ont une rentabilité plus
incertaine compte tenu de la quote-part régionale élevée ainsi que du possible dépassement de la
capacité réservée. L’annexe n°3 reprend la carte des postes sources, leurs rayons de 10 kilomètres
tout en le transposant sur un découpage par bassin de vie. En effet, il est préférable d’implanter
les productions d’électricité avec les bassins de consommation. L’INSEE a revu en 2012 son
découpage par bassin de vie. Le bassin de vie représente le plus petit territoire dans lequel des
échanges s’effectuent. Il été donc judicieux de partir sur ce découpage qui va au-delà des simples
limites départementales et régionales.
35
DEUXIEME PARTIE :
ETUDE DES PRODUCTEURS D’ELECTRICITE
36
A. Sans nouvelle installation, l’hydroélectricité garde-t-elle un
potentiel ?
L’hydroélectricité occupe la seconde place dans la production d’électricité. La France s’était
dotée d’une politique ambitieuse en termes de construction de barrage. Aujourd’hui, la création
de nouveau barrage est nulle, de ce fait, il faut se concentrer sur les installations actuelles. Or, si
l’on ne crée pas de potentiel supplémentaire, peut-on espérer produire plus avec les ouvrages
d’aujourd’hui ?
1) Présentation :
La production d’hydroélectricité est le fruit de la conversion de l’énergie d’une chute d’eau en
électricité. Autrement dit, on utilise la force motrice de l’eau. L'eau qui s’accumule dans les
barrages ou qui est dérivé via les prises d'eau, constitue une force disponible pour entraîner la
turbine d'une génératrice. Cette énergie naturelle devient cinétique puis mécanique avant de
devenir électrique. En effet, cette turbine accouplée à un alternateur convertit l'énergie mécanique
en énergie électrique. C’est aujourd’hui, la deuxième source d’électricité au niveau national. Elle
assure régulièrement plus de 10% de la production nationale d’électricité, derrière le nucléaire. Il
s’agit de la première énergie renouvelable en électricité.
2) Dénomination des ouvrages hydrauliques :
L’hydraulique est qualifiée par plusieurs dénominations. Il existe, en premier lieu, le type
d’hydraulique. C’est ainsi que l’on diffère les unités hydrauliques en fonction de leur puissance.
La micro-hydraulique est souvent peu étudiée car elle comporte l’ensemble des unités
hydrauliques ayant une puissance inférieure à 100 KW. Cet ensemble sert presque exclusivement
la couverture des besoins électriques et se dirige donc vers de l’autoconsommation. L’étude,
n’ayant pour but d’étudier la sobriété ainsi que l’efficacité énergétique, écarte donc ce type
d’installations. La petite hydraulique concerne les installations inférieures à 10 MW (1 MW =
1000 KW) mais supérieures à 100 KW. Elle est l’une des composantes majeures du paysage
électrique français, de par sa forte présence. La production d’électricité est modeste et la plage de
production étroite. En effet, elle s’implante souvent sur des rivières au débit peu élevé et au
module pouvant être irrégulier (période d’étiage). Durant les périodes d’étiage (seuil minimal du
cours d’eau), la production d’électricité n’est plus assurée. La grande hydraulique est le reflet des
centrales ayant une puissance supérieure à 10 MW. Elles sont moins nombreuses que leurs
homologues précités mais garantissent l’essentiel de la production hydro-électrique française.
Types d’installations
Puissance
Micro-hydraulique
< 100 KW
Rendement
<60 %
Petite hydraulique
Grande hydraulique
Entre 100 et 10 000 Plus de 10 000 KW
KW
Entre 60 % et 75 %
80 %
Tableau 4 : Dénomination des installations
37
3) Etat des lieux :
Pour mesurer le vrai potentiel hydroélectrique envisageable dans le département du Tarn-etGaronne, il fallait s’approprier l’emplacement actuel des centrales produisant de l’électricité mais
aussi celles qui en produisaient par le passé. Grâce à l’apport d’un fichier TAB (fichier table) par
le bureau de la Police de l’Eau (DDT), il m’a été possible de créer une carte de recensement des
ouvrages du département, que l’on peut retrouver en annexe 5. J’ai donc opéré une distinction
entre les centrales actives et inactives du département par une différence de couleur mais aussi de
taille du cercle. Les anciennes installations apparaissent en violet et sont d’importance moindre.
Les centrales actives ont un cercle plus grand et sont de couleur verte. Afin de mieux situer ces
ouvrages, j’ai opté pour une couche commune avec les communes concernées par les ouvrages
produisant de l’électricité en jaune. A ceci, j’ai rajouté les cours d’eau et canaux du département.
Il est intéressant de pouvoir identifier, à l’aide de cette carte, la présence de plus d’une trentaine
de centrales actives. Le nombre d’anciens moulins est conséquent. Les centrales du département
ont une durée de fonctionnement comprise entre 3000 et 4000 heures par an car elles sont toutes
des centrales au fil de l’eau.
4) Catégorisation des usages
Puis, il a fallu catégoriser les fonctions de ces centrales actives afin de pouvoir voir lesquelles
produisaient de l’électricité (voir l’annexe n°5). J’ai donc opéré une distinction par couleur
puisque leurs fonctions étaient déjà renseignées sur le fichier transmis par le Bureau de la Police
de l’Eau. Plus précisément, on retrouve en bleu, les centrales produisant de l’électricité. En jaune,
apparaissent celles ayant une fonction diverse, il n’en existe que deux dans le département, le
moulin de Saux sur la Barguelonne qui conserve des fonctions irrigatrices et l’usine
hydroélectrique de Montricoux. Cette dernière pratique l’autoconsommation, en effet, elle
alimente en électricité une minoterie. Enfin, les couleurs blanches reflètent les centrales actives
qui n’affichent pas de fonctions connues par nos services de la DDT. Autrement dit, seules les
centrales en bleu requièrent notre attention dans cette étude. Il est intéressant de noter que la
production d’électricité se concentre sur les trois cours d’eau principaux : Garonne, Tarn et
Aveyron. Le débit des autres cours d’eau est trop faible et subit de graves périodes d’étiage ce qui
compromet la rentabilité de l’installation. Une centrale implantée sur le département du Tarn,
l’usine des Vignieres a rejoint notre étude car elle est gérée par la DDT82 et raccordée au Tarnet-Garonne, ainsi, elle rentre dans le potentiel du département et ce malgré sa position.
5) Déclinaison du SRCAE :
L’objectif SRCAE est le seul objectif daté de l’étude. Il reprend, en effet, la date de 2020
commune au SRCAE. Le but est ici de pouvoir décliner au niveau départemental le Schéma
Régional Climat-Air-Energie. J’ai entièrement repris la méthodologie issue du texte cadre. Sur
les 25 centrales hydroélectriques présentes sur le territoire d’étude, seules celles qui sont en
régime de concession sont prise en compte. Ce qui réduit le nombre d’ouvrages retenus à 4. Les
38
concessions sont souvent renouvelées et doivent faire l’objet de travaux pour garantir un tarif
d’achat. Plus précisément, il s’agit d’obliger le futur propriétaire à engager des travaux portant
sur la structure ou sur l’équipement. Ces travaux sont la condition sinequanone à la souscription
d’un tarif d’achat spécifique. Or sur les quatre centrales en concession, seule une devra faire
l’objet d’un renouvellement, il s’agit de la centrale de Lagarde. Pour chiffrer cet objectif SRCAE,
j’ai appliqué le coefficient de meilleur rendement énergétique issu du SRCAE. Je me suis appuyé
sur un document de la DREAL qui a servi à l’élaboration du potentiel régional présent dans le
SRCAE. Ils ont défini un ratio de 15% de puissance potentielle en plus. Ce ratio a été validé par
les professionnels. Afin de pouvoir calculer le potentiel, j’ai donc appliqué le ratio sur la centrale
de Lagarde.
 Puissance Maximale Brute (PMB) :
Cours d’eau
Commune
Tarn
Villemade
TOTAL
Nom de
l’ouvrage
PMB 2013
(KW)
Lagarde
1 109
1 109
PMB
envisageable
(KW)
1 275
1 275
Gain de
puissance
(KW)
166
166
Tableau 5 : Déclinaison hydraulique du SRCAE en puissance (1 KW = 1 000 W)
Pour calculer la PMB envisageable de l’ouvrage, j’ai pris la PMB présente dans le tableau N°5.
Cette donnée se retrouve dans la colonne PMB 2013. J’ai, par la suite, appliqué le coefficient de
15 %. Ce qui nous donne la PMB envisageable. Par soustraction de cette donnée avec la PMB
2013, nous avons le gain de puissance obtenu.
Exemple de la centrale de Lagarde :
Gain de puissance (G) = PMB envisageable (PMBe) – PMB 2013 soit G = PMBe – 1 109
Or PMBe = 1, 15 PMB 2013
Donc G = (1 109 x 1, 15) – 1 109 = 1275 – 1 109 = 166
 Production potentielle:
Cours d’eau
Commune
Villemade
TOTAL
Nom de
l’ouvrage
Production
(MWh)
Lagarde
2 911
2 911
Production
envisagée
(MWh)
3 347
3 347
Gain de
production
(MWh)
436
436
Tableau 6 : Déclinaison hydraulique du SRCAE en production (1MWh = 1 000 KWh = 1 000 000 Wh)
La production électrique s’exprime en mégawattheure. Pour calculer la production d’une centrale,
il faut multiplier la puissance maximale brute de la centrale par sa durée de fonctionnement tout
en prenant en compte le rendement de l’équipement hydroélectrique. La durée de fonctionnement
39
d’une centrale au fil de l’eau relevant de la petite hydraulique est en moyenne de 3 500 heures de
fonctionnement, comme on a pu le voir précédemment. A cela, il faut tenir compte du rendement
des turbines qui est de l’ordre de 60 % pour les installations inférieures à 500 KW, égale à 70 %
pour les installations comprises entre 500 et 1 000 KW et aux environs de 75 % pour les centrales
supérieures à 1 000 KW. Pour obtenir la production, il faut multiplier la PMB 2013 par le
rendement de l’usine ainsi que la durée de fonctionnement. Il ne faut pas oublier de diviser le
résultat par mille pour pouvoir être en MWh. Exemple de la centrale de Lagarde :
Production = (PMB 2013 x durée de fonctionnement x rendement installation) / 1 000
Production = (1109 x 3 500 x 0,75) / 1000 = 2 911 MWh
6) Objectif Ambitieux :
Cet objectif est également libre de toute date. Il fait appel à une intervention sélective de la DDT.
En effet, il s’agit de concentrer les efforts sur les centrales ayant une puissance supérieure à 1 000
KW. Ces centrales affichent de bon taux de rendement qui permettent l’application du meilleur
rendement énergétique. Les travaux nécessaires à sa réalisation peuvent être parfaitement absorbé
tant la rentabilité est bonne. J’ai repris les centrales en concession, qui ne nécessitent pas
d’intervention de la part de la DDT étant donné le mode d’attribution des tarifs d’achat. La pente
d’eau de Montech est également reprise tout comme les anciens moulins pouvant être réhabilités.
 Puissance maximale brute (PMB) :
Pour calculer la PMB envisageable des ouvrages en concession et des centrales supérieures à 1
000 KW, il suffit de se tourner vers les objectifs précédents. Cette méthode a été assortie d’un
exemple, voir l’objectif SRCAE. Pour la réhabilitation des anciens moulins, j’ai dissocié les
moulins en fonction du cours d’eau. Les installations présentes dans le secteur de la moyenne
vallée de l’Aveyron produisent peu d’électricité par rapport aux autres secteurs. J’ai donc pris la
moyenne du secteur pour les ouvrages sur l’Aveyron. Elle est de 453 KW. Le Tarn produisant
beaucoup d’électricité, j’ai décidé de reprendre la moyenne départementale de production des
moulins qui est de 474 KW. La Pente d’eau de Montech a déjà fait l’objet d’une analyse très
poussée par le Bureau d’Etude EAUCEA pour le compte de l’Agence Adour-Garonne. Nous
avons utilisés leurs chiffres.
40
PMB 2013
(KW)
PMB
envisagée
(KW)
Gain de
puissance
(KW)
96 828
111 352
14 524
1 193
1 989
1 372
2 287
179
298
2 218
2 551
333
Dpih Lagarde
1 108
1 274
166
Palisse
Corbarieu
1 373
1 351
1 579
1 554
206
203
Montech
Pente d’eau
0
435
435
SaintAntoninNoble-Val
Varen
Laguépie
Montauban
TOTAL
La Peyrière
0
453
453
Le Salet
0
453
453
Varen
L’Isoule
Sapiacou
0
0
0
106 060
453
453
474
124 690
453
453
474
18 630
Cours d’eau
Commune
Tarn &
Garonne
Voir annexe
n°4
Bruniquel
Negrepelisse
Aveyron
Moissac
Tarn
Tarn
Canal latéral
à la Garonne
Aveyron
Tarn
Barry
d’Islemade
Montauban
Corbarieu
Nom de
l’ouvrage
Centrales en
concession
Caussanus
Negrepelisse
Sainte
Livrade
Tableau 7 : Objectif hydraulique ambitieux en puissance
Exemple des anciens moulins :
Pour avoir une idée de puissance plus précise, j’ai fait la moyenne de la puissance délivrée à EDF
par l’ensemble des moulins du département (voir les observations de l’annexe n°5) soit :
(Total de la puissance délivrée à EDF par tous les moulins x 1,15) / Nombre de moulins :
5 693/ 12 = 474 KW
Enfin, toujours dans un souci de reflet optimal du secteur où le projet pourrait avoir lieu, j’ai
calculé la puissance délivrée à ERDF via le nombre de moulins du secteur. Pour l’Aveyron, on a
quatre projets différents mais tous situés dans la même zone (de la limite avec l’Aveyron à la
vallée de la Bonnette). Ce secteur comporte cinq installations déjà recensées, ce qui nous donne
comme formule pour dégager la puissance moyenne du secteur :
((Lexos + Contillou + Gué + Pailhas + Vignieres) x 1,15) / Nombre d’installations dans le
secteur = 2 265 / 5 = 453 KW
41
 Production potentielle :
Cours d’eau
Tarn &
Garonne
Aveyron
Tarn
Tarn
Canal latéral
à la Garonne
Aveyron
Tarn
Commune
Nom de
l’ouvrage
Voir annexe n°5
Centrales en concession
Bruniquel
Caussanus
Negrepelisse Negrepelisse
Sainte
Moissac
Livrade
Barry
Dpih Lagarde
d’Islemade
Montauban
Palisse
Corbarieu
Corbarieu
Production
(MWh)
Production
envisagée
(MWh)
Gain de
production
(MWh)
289 903
332 583
42 680
3 132
5 221
3 602
6 003
470
782
5 822
6 696
874
2 910
3 344
434
3 604
3 546
4 145
4 079
541
533
Montech
Pente d’eau
0
6 578
6 578
SaintAntoninNoble-Val
Varen
Laguépie
Montauban
TOTAL
La Peyrière
0
1 087
1 087
Le Salet
0
1 087
1 087
Varen
L’Isoule
Sapiacou
0
0
0
307 328
1 087
1 087
1 138
372 516
1 087
1 087
1 138
65 188
Tableau 8 : Objectif hydraulique ambitieux en production
Pour calculer la production des centrales en concession et des centrales de plus de 1 000 KW, il
faut multiplier la puissance maximale brute de la centrale par sa durée de fonctionnement tout en
prenant en compte le rendement de l’équipement hydroélectrique (voir la déclinaison du
SRCAE). Il ne faut pas oublier de diviser le résultat par mille pour pouvoir être en MWh. Le
principe est le même pour les moulins reconvertis, excepté que la durée de fonctionnement a été
portée à 4 000 heures, étant donné la faible puissance des ouvrages. Le rendement est de 60%, La
pente d’eau de Montech a été calculée dans l’étude Eaucéa.
7) Synthèse des résultats :
Suite aux études faites sur les différents objectifs, nous pouvons y voir plus clair sur le potentiel
hydroélectrique départemental. En effet, grâce au tableau n°9, il parait évident que la simple
déclinaison du SRCAE dans le Tarn-et-Garonne n’a pas de sens tant le potentiel est négligeable.
L’objectif Modéré basé sur une intervention réduite de la DDT affiche un potentiel intéressant
alors qu’il se base uniquement sur la pente d’eau de Montech, une réhabilitation libre des moulins
(pas d’objectif de puissance contraignant) et sur les quatre centrales sous régime de concession.
L’objectif retenu, qui est dénommé « Ambitieux » va plus loin car en plus de l’objectif précédent,
il transpose l’application du meilleur rendement énergétique aux centrales ayant une puissance
supérieure à 1MW. Enfin il existe deux autres objectifs difficilement atteignable car mobilisant
42
tout le potentiel. En effet, ce dernier porte sur toutes les centrales supérieures à 100 KW de
puissance. Le dernier objectif relate une modification future de la loi sur l’eau. Comme ce n’est
pas encore acté, cet objectif a été séparé et non incorporé à l’objectif audacieux. Le terme VLH a
été défini dans le glossaire. La carte n° 8 : « Territorialisation du potentiel ambitieux en
hydroélectricité », page 44, permet de situer la vision retenue à l’intérieur du département. On
peut s’apercevoir que la Garonne est moins concernée, en raison des aspects évoqués lors de la
réhabilitation des moulins.
Puissance
(MW)
Production
SRCAE
Part dans
le SRCAE
Ordre de
grandeur
de
l’objectif
(MW)
Nature de
l’objectif
Ordre de
grandeur
de
l’objectif
(GWh)
Part dans
le SRCAE
SRCAE
Objectif régional = + 300 MW
0,07 %
5%
7%
8%
8%
0,2
15
20
25
25
Déclinaison
SRCAE
Modéré
Ambitieux
Audacieux
Spécifique
VLH
0,5
50
65
180
190
0,08 %
8%
11 %
30 %
32 %
Objectif régional = + 600 GWh
Tableau 9 : Synthèse des objectifs hydrauliques
43
44
B. Pour une charte éolienne départementale
1) Présentation
Illustration 3 : Composition et taille d'une éolienne
Il existe deux types d’éoliennes, les éoliennes à axe horizontal (les plus communes) et les
éoliennes à axe vertical. Parmi les éoliennes à axe horizontal, on distingue deux sous-catégories :
celles off-shore (dans la mer) et celles on-shore (sur la terre ferme). Les éoliennes horizontales
peuvent adopter une silhouette à deux ou trois pales. Leurs tailles oscillent entre 60 mètres et 200
mètres. Cependant, la taille communément adoptée pour les parcs éoliens se situe entre 100 et
120 mètres pour la nacelle (voir l’image de gauche). Les éoliennes à axe vertical font l’objet de
toutes les attentions esthétiques et sont plutôt réservée à un usage domestique. L’illustration n°3
permet de visualiser les éoliennes à axe horizontal. Parmi ces éoliennes, on distingue deux
niveaux de puissance : petit éolien (taille inférieure à 50 mètres et grand éolien pour une taille
supérieure à 50 mètres.
Le principe de fonctionnement de l'éolienne s’avère plutôt simple: le vent met en mouvements les
pales (en rouge sur l’image de droite) qui elles font tourner le générateur (en bleu) par le biais
d’un multiplicateur d’énergie (en noir). Par la suite, le générateur convertit l’énergie mécanique
du vent en énergie électrique. L’électricité ainsi produite suit le mat de l’éolienne vers le réseau
électrique (en jaune). L’éolienne affiche donc trois phases distinctes : la conversion mécanique
(pales), la conversion mécanique-électrique (générateur) et la mise à disposition de l’électricité
obtenue (armoire de couplage ou batterie de stockage).
2) Déclinaison du SRCAE
Le Schéma Régional Eolien (SRE) est une annexe au SRCAE dont il est obligatoire. Nous avons
pu le voir un peu plus en détail dans la première partie. Il définit des objectifs chiffrés concernant
la puissance éolienne par département. C’est sans surprise les départements à forte présence
45
d’éoliennes qui se voient affectées du potentiel le plus grand. L’Aveyron possède un objectif de
557 MW et le Tarn dispose de 687 MW. L’implantation d’un parc éolien prend en moyenne 7 ans
entre la prospection et la mise en marche du parc, quand le projet n’est pas attaqué par de vives
associations. De ce fait c’est sans surprise que le département du Tarn-et-Garonne se voit attribué
15 MW comme objectif de puissance éolienne raccordée pour 2020. En effet, lors de
l’élaboration du SRE, en 2012, aucune éolienne n’était recensée. Prenant en compte le délai
moyen de 7 ans, on comprend pourquoi les instances régionales n’ont pas été très optimistes avec
cette zone d’étude. A ce jour, le 7 juillet 2013, le paysage n’est marqué par aucune nacelle. Une
seule éolienne devrait vraisemblablement conduire à un dépôt de permis dans le nord du
département. Un mât de mesure, condition préalable pour juger de la rentabilité du projet, a été
autorisé dans une autre commune. Tout ceci ne devrait cependant pas inverser la tendance qui
éloigne le Tarn-et-Garonne de ses objectifs 2020. Le potentiel n’est pas vraiment territorialisé, on
ne peut savoir où se cache les 15 MW, seul une carte présente les zones favorables au
développement éolien qui figure en annexe 2.
3) Approche paysagère de la perception éolienne
 Une nécessité
L’éolien est souvent considéré comme une énergie renouvelable d’avenir car elle affiche des taux
de rentabilité élevée, des coûts d’entretien dérisoire et une production élevée. Pourtant son
développement s’est souvent vu freiner par les antécédents en matière d’insertion paysagère. En
effet, son développement dans le paysage français a démarré de façon brusque dans les années
2000. A l’époque, les services de l’Etat n’avait pas su voir venir le spectre de l’éolienne et les
possibles détériorations paysagères qui en découlèrent. Or, plus de 10 ans après la société
française se retrouve structurée par de multiples associations anti-éoliennes. Ces associations
n’hésitent plus à trainer en justices les projets de parcs devant la cour de justice française et
même européenne. Devant cette méfiance toujours plus croissante, le développement de cette
énergie devient paradoxalement une nécessité tant l’enjeu de l’indépendance énergétique est fort.
Or, si le gouvernement entend bien favoriser l’éolien (en témoigne l’annexe obligatoire au
SRCAE, le Schéma Régional Eolien), les mentalités n’ont jamais été aussi négatives et
farouchement opposées au développement de cette énergie renouvelables. Si l’on prête attention
aux arguments de ces associations, le thème de la détérioration du paysage, qui constitue une
externalité négative tant sur le plan financier (perte de valeur du terrain) que sur le plan visuel
(environnement détruit), se retrouve être au centre des préoccupations. Ceci explique pourquoi
l’étude s’attachera à étudier, protéger ou accompagner les paysages du département à la logique
éolienne.
 Une prise de conscience difficile pour les politiques :
Malgré ce que nous venons de voir ci-dessus, les collectivités territoriales et l’Etat ne semblent
pas avoir défini à sa juste valeur le volet paysage dans la politique éolienne. En effet, il suffit de
comparer les traitements paysagers pris par les différentes collectivités pour s’en persuader. J’ai
donc décidé de retenir le SRE des régions Midi-Pyrénées, Aquitaine, Languedoc-Roussillon et
46
Auvergne afin de les comparer en vue d’une approche paysagère à retenir. On constate que la
Région Aquitaine ne traite pas du paysage en tant que tel, elle se contente de reprendre les
contraintes obligatoires et fixées par l’Etat. Ces contraintes ne reflètent pas une vraie prise de
conscience du paysage. La Région Midi-Pyrénées reprend très logiquement ces contraintes mais
y ajoute un soupçon de traitement paysager avec la carte des sensibilités paysagères présentes en
annexe n°6. Cependant, il est impossible de déterminer pourquoi telle entité paysagère comporte
une faible sensibilité ou une forte sensibilité. Ces critères surfaciques sont simplement qualitatif
et sans aucun fondement apparent. Le Languedoc-Roussillon traite le paysage de façon
arrangeante avec l’éolien. En effet, il définit des zones ayant une contrainte très forte, la majeure
partie de celles-ci sont constituées d’unités paysagères ayant de fortes contraintes
environnementales. L’Aude et la Lozère sont clairement avantagées par leurs études
départementales. Le traitement est ici incomplet car reposant sur une discrimination
essentiellement environnementale et non visuelle. Quid de la protection des zones touristiques, de
certains sentiers de randonnées ou des visions emblématiques de la région ? La Région Auvergne,
pour sa part, prend en compte la structure géologique du sol. Elle exclue toute implantation
paysagère sur des terrains volcaniques, marquant là sa spécificité par rapport à d’autres régions.
Elle associe à ce diagnostic paysager les contraintes environnementales et les positions de
dominance. Cette dernière région semble prendre en compte le paysage de façon plus complète
que ses homologues. Cependant, le Tarn-et-Garonne ayant un territoire relativement plat et non
volcanique, ne peut se prêter à cette méthodologie qui reste cependant à mon goût légèrement
incomplet tant dans le domaine touristique que dans le domaine visuel.
 Ponctuel, surfacique, linéaire : un traitement paysager complexe pour appréhender la
protection du paysage :
La première chose lorsqu’il s’agit de traiter de l’implantation paysagère de parc éolien, est de
parler protection du paysage. En effet, le paysage peut prendre plusieurs formes qui sont tirées de
l’histoire liée à l’empreinte humaine. Un territoire peut être entièrement artificialisé, sur un
processus de retour à la nature ou bien sauvegardé de l’empreinte humaine. Il s’agit donc, ici, de
savoir quel paysage est à protéger et exclure du développement éolien. Pour mener à bien cette
réflexion, il est conseillé de définir la notion de paysage. Le paysage est décrit par le Larousse
comme étant une « Étendue spatiale, naturelle ou transformée par l'homme, qui présente une
certaine identité visuelle ou fonctionnelle » ou encore comme une « Vue d'ensemble que l'on a
d'un point donné ». Ceci étant dit, la notion de paysage est indissociable de la géographie. Le
tableau ci-dessous expose les principales citations de géographes sur le sujet.
47
Nom des auteurs
Définition du paysage
La face de la terre, Armand Colin, 1988, « le paysage répondait à l'orientation de la
Philippe et Geneviève Pinchemel
géographie vers le concret, le visible, vers
l'observation du terrain, la saisie en direct de la
"réalité géographique" ».
Les mots de la géographie, dictionnaire « Paysage : Étym.: ce que l'on voit du pays,
critique, Reclus-La Documentation Française, (…) le paysage est donc une apparence et une
1992, Roger Brunet et Robert Ferras
représentation. II n'est de paysage que perçu.
Certains de ses éléments n'ont pas attendu
l'humanité pour exister; mais s'ils composent
un paysage, c'est à la condition qu'on les
regarde. Seule la représentation les fait
paysage. »
Histoire du paysage français, de la Préhistoire « C'est autrement dit, ce qui est perceptible
à nos jours, Tallandier, 1983, Jean-Robert Pitte par les sens et pas seulement la vue, qui garde
toutefois une place prééminente. »
Le Paysage selon le laboratoire THEMA
« un groupe encore plus important insiste sur
la perception que les individus et les groupes
en ont, très fréquemment dans une perspective
esthétique. »
La théorie du paysage en France (1974 – 1994) « On posera donc que le paysage est très
sous la direction d’Alain Roger
précisément et tout simplement ce qui se voit.
Cette définition est aussi nécessaire que
banale. »
Hugonie G. (dir), 1991, Géographie-lycée, aide « Concept d'abord visuel et statique »
à la mise en oeuvre des programmes, CRDP
Versailles, (page 55)
Tableau 10 : Définition du paysage par les géographes
Finalement, la notion de paysage est indissociable du sens de la vue, les mots s’y référent figurent
en rouge dans les citations. Mais ces réflexions, certes fort intéressantes, restent malgré tout
générales. Or, la géographie demeure un peu en retrait du questionnement de la place de l’éolien
dans le paysage. A ce jour, les textes et réflexions manquent. Si bien que ce sont bien souvent les
politiques qui tentent de s’emparer de la question, avec le succès mitigé que l’on a vu. Malgré
tout, deux collectivités territoriales ont retenu mon attention : la DDT de la Lozère et la Région
Bourgogne. L’étude faite par le bureau d’étude Cassini pour la DDT de Lozère étudie le paysage
à travers des concepts novateurs tel que la notion de co-visibilité et les points de vue.
Malheureusement, les points de vue font l’objet d’une simple liste sans analyse ni représentation.
La Région Bourgogne dans son Atlas Eolien de 2005 prend le parti de lister les points de vue, là
encore sans analyse ni représentation, et ajoute la notion de longueur de vue par unité auquel elle
ajoute un adjectif qualitatif. Ces deux collectivités ont fait l’effort de tendre vers une nouvelle
approche de l’éolien que je ne peux que m’efforcer de creuser et de transposer sur le Tarn-etGaronne.
48
Comme je l’ai évoqué précédemment, même si le paysage ne se résume pas à la seule notion de
la vision, elle lui y attribue une place importante. Aujourd’hui, nombre de projets éoliens déjà en
service sont vivement critiqué pour leurs insertions dans le paysage et la vision qui s’en trouve
altéré. Or, ce passé dénué de protection et de prise en compte paysagère n’a pas donné suite à une
réponse de la part de l’Etat. Les futurs projets restent tributaires de cette décennie vide de
préoccupation paysagère. Une étude menée par le CAUE de l’Aude, « Perception du paysage et
éoliennes, la parole aux habitants du Lauragais », porte son attention aux habitants de ces
territoires éoliens. Les conclusions de cette enquête sont édifiantes, malgré la vive opposition que
peuvent porter certains riverains sur ces machines, à la question finale « Aujourd’hui accepteriezvous l’installation d’un parc éolien non loin de votre habitation ? », les réponses portent sur oui à
85 % (une grande majorité ayant répondu oui à condition d’être informé). Ceci démontre
l’acceptabilité à long terme du résidant, du pratiquant de ce paysage. Le résidant porte une
représentation mentale de son environnement proche, un seul arbre coupé peut arriver à le
perturber tant ceci altère son paysage de tous les jours, du coup que dire de l’éolienne. Mais le
résidant possède cette faculté de pouvoir se reconstituer, de façon inconsciente, un autre paysage
proche dans lequel l’arbre coupé ou l’éolienne ferait partie intégrante du paysage. Si le résidant
peut voir l’éolienne de façon positive, le touriste lui, est plus perçus comme quelqu’un subissant
l’éolien. En effet, celui-ci véhiculera l’image du département à travers la France et d’autres pays
du monde. Il est de ce fait très important de ne pas affecter son séjour dans la zone d’étude.
Comment affecte-t-on le paysage avec une éolienne de plus de 120 mètres de haut ? Par la vue
principalement. Il est donc nécessaire de louer une attention particulière à la vision que pourra
avoir le touriste dans le département. Or, le paysage est un véritable tableau impressionniste. Tout
comme lui, il est composé de multiples points qui même s’ils sont d’un nombre fini pourraient
être considéré comme infini tant leur nombre est élevé. Il suffit de se déplacer d’un mètre pour
avoir une vision différente (affectée par un arbre, réduite par le dénivelé ou dégagé par l’entrée
dans une clairière). Je vois, ici, toute la complexité de la chose et du traitement à faire. Il est
clairement impossible de traiter tous les points de vue du département qui correspondent aux
points de ce tableau impressionniste. La méthode consistera à étudier les points représentatifs du
département emprunté par le touriste potentiel. Une base de point de vue existe dans les PLU. En
effet, les communes peuvent inscrire sur leurs PLU les points de vue mais elles n’y sont pas
forcées. Ce qui complique la chose est aussi la méthodologie exhaustive retenue. Une seconde
base comporte des points de vue reconnus par l’IGN (Institut Géographique National) et
cartographiés par Michelin dans ses cartes routières. La carte routière étant un allié indéfectible
de tout touriste, ces points de vue constituent donc une priorité dans cette étude. Ils sont d’ordre
ponctuels (lieu du point de vue) et surfaciques (champs de vision). Les études paysagères sur
l’éolien se préoccupent peu des activités de plein-air, or certains chemins de randonnées sont des
sentiers qui font la part belle aux paysages où Dame Nature est reine. Ces sentiers souhaitent
s’affranchir des fortes empreintes humaines. Le chemin de grande randonnée 65 appartient à cette
catégorie de sentiers inviolables. Ce chemin relie le Puy-en-Velay à Saint-Jacques de
Compostelle en passant dans le département par Lauzerte, Moissac et Auvillar. Le pèlerin qui
effectue cet éprouvant voyage, est là pour rallier la destination finale tout en profitant des
49
paysages traversés. Ce sentier de randonnée est donc à protéger de toute implantation abusive
d’éoliennes qui pourrait entacher le paysage qui doit ici rester imperméable à une forte empreinte
humaine. Ce traitement fera appel à de la linéarité (sentier du GR65) et du surfacique (vision
rapprochée). Enfin, il m’apparait évident de protéger les grandes zones touristiques du
département, je reprendrai à ce titre, celles qui figurent dans l’atlas économique du Tarn-etGaronne fait par la Chambre de Commerce et d’Industrie. Le traitement sera surfacique.
 Point de vue remarquable
Comme nous avons pu le voir antérieurement, j’ai choisis de protéger le paysage par les points de
vue. Ceux-ci étaient déjà cartographiés par l’IGN et Michelin. J’ai décidé de retenir ceux étant
sur une route fréquentée, un village ou muni d’une table d’orientation. Je suis donc parti sur le
terrain armé d’un appareil photographique pour effectuer une série de photo du point de vue tout
en complétant un tableau descriptif (Annexe n°7). Ce dernier permet de catégoriser le point de
vue dans l’une des deux classes. A titre d’exemple, nous prenons la commune de Montalzat, voir
la photo page 97. Ce point de vue se situe depuis une table d’orientation perchée. L’accessibilité
est moyenne car l’accès se fait via des réseaux secondaires et il manque des indications depuis les
axes prioritaires. Ce point de vue n’était pas répertorié par l’IGN, il a été complété sur le terrain.
L’aménagement est faible, nous pouvons bien disposer d’une table d’orientation mais celle-ci est
en ruine et sans aucune information. Ceci étant dit, le lieu offre une vue remarquablement
dégagée depuis ce promontoire et de nombreuses entités du département se dévoilent sous l’œil.
En effet, le champ de vision excède les 180° pour afficher un 300° (record départemental) et
couvre 6 entités paysagères. Ce point de vue est représentatif de la catégorie 2.
Une fois, ces points de vue catégorisé, il a fallu définir un rayon de protection. Pour ce faire je me
suis appuyé sur l’étude faite par la DDT de Lozère. J’ai complété ce travail avec une analyse des
photographies prises. Effectivement, sur le terrain, la méthode photographique consistait à
prendre une série de photo de tout le champ de vision, des photographies panoramiques et des
photos avec un zoom x5. Voici un tableau présentant le travail de la DDT48.
Vue
Distance
Perception
Proche
0 – 1 km
forte prégnance
visuelle.
Semi-rapprochée
1 – 3,5 km
Place notoire dans le
paysage
Eloignée
Supérieur à 3,5 km
Insignifiant dans le
paysage
Tableau 41 : Perception des éoliennes, d'après le Ministère de l'Environnement 2001
J’ai complété ce travail par l’étude photographique. Grace à des repères visuels, j’ai rapporté la
taille d’une éolienne à diverses distances. Le territoire du Tarn-et-Garonne est fort différent de
celui de la Lozère, moins de dénivelé, pas de position de dominance importante, pas de covisibilité entre massifs. Ceci explique la différence de résultat. L’éolienne conserve une visibilité,
depuis le point de vue, jusqu’à une distance de 3,5 km. Ceci constitue le rayon de protection pour
les catégories 1. Les catégories 2 reflètent les meilleurs endroits où l’on peut observer le
département, ils sont donc à protéger de toute présence notoire dans le paysage. J’ai donc analysé
jusqu’où, la prégnance visuelle opérait sur une photographie ayant un zoom x5 puisque ceci
50
correspond au zoom moyen des appareils disposant de fonctions prises de photos. Or, ce zoom
correspond, également à la limite visuelle provenant de l’œil sur un terrain ayant un faible
dénivelé. Cette distance est égale à 7 km.
 GR 65
Morphologie du
relief
Structures du
paysage
Quercy Blanc et
Pays de Serres
Plateau ondulé
Agricultures de
petites surfaces
avec présences
de bosquets
Coteaux du BasQuercy
Vallées creusées
avec présences
de collines
Garonne au pied
du Quercy
Vallée
Unité paysagère
Garonne
gasconne
Large vallée
Terrasses hautes
Plaine inclinée
Agriculture en
minorité,
couverture
forestière
importante
Grand champs
agricoles et
nombreuses
infrastructures
Grand champs
agricoles
marquées par
l’anthropisation
Agriculture
Echelles de
perception
Champs de
vision large en
crête, plus
restreint en
vallée
Classe
Vues longues
Champs de
vision variable
Vues courtes
Champs de
vision à petite
échelle
Vues courtes
Champs de
vision large
Vues moyennes
Champs de
vision large
Vues moyennes
Tableau 12 : Traitement paysager par unités paysagères
S’agissant du chemin de grande randonnée, la protection du paysage ne peut se baser sur des
points de vue mais sur l’ensemble des vues possibles. Pour ce faire, il s’agit de fructifier le travail
de terrain réalisé dans le département en définissant des longueurs de vue. Ces dernières
reflèteront la vue possible depuis chaque unité paysagère. On se concentrera sur la morphologie
du relief et la structure du paysage. Ceci nous permettra de définir une échelle de perception. Ce
travail sera étendu à chaque unité paysagère du département en vue d’un accompagnement à
l’implantation de parcs éoliens. Dans ce mémoire, il ne sera pas question d’exposer le travail sur
toutes les unités paysagères mais seulement pour celles qui sont traversées par le GR65. La
méthodologie est la même. Chaque vue longue sera attribuée d’une distance de 7 km autour du
sentier comme protection paysagère. Pour les vues inférieures, ce tampon a été ramené à 3,5 km.
Il convient de noter que ces distances proviennent de l’étude faite dans les points remarquables.
51
52
 Zones touristiques
Pour la définition de zones touristiques, j’ai repris celles qui étaient prise en compte dans l’atlas
économique de la CCI. J’ai opéré une distinction à l’égard de la nature du tourisme. L’éolien
n’est pas incompatible avec certaines formes de tourisme mais le devient, très clairement,
lorsqu’il s’agit d’un tourisme religieux ou porté sur les châteaux. Ces deux dernières formes de
tourisme ont été retenues.
 Carte finale de la sensibilité paysagère au regard de l’éolien
La carte n°9, permet d’identifier toutes les protections paysagères qui ont été mise en place au
sujet de l’implantation éolienne. Les différents paramètres ont été définis dans les parties
antérieures. Nous pouvons remarquer que le sud du département est peu concerné par ces
mesures à l’inverse des entités paysagères du nord du département.
 Cartographie des contraintes par communes
J’ai repris les contraintes prises en compte par le SRE de Midi-Pyrénées en l’affinant grâce aux
sources présentes en internes à la DDT. Le choix de la représentation s’est fait par commune. En
effet, cette cartographie s’avère être d’une redoutable utilité. Une commune rouge est proscrite de
tout développement éolien. L’orange met en garde qu’une partie de la commune est sous
interdiction. Enfin le vert renseigne sur la forte probabilité qu’un projet puisse se concrétiser.
Pour arriver à la carte finale de synthèse, il a suffi de superposer trois cartes. Ces trois cartes de
synthèse intermédiaire sont présentes en annexe n°8. La carte finale figure sur la page suivante.
Sur ce document ne figure pas le périmètre des 500 mètres autour des habitations. Ils ont été
géoréférencés et pris en compte dans l’élaboration des objectifs. Il a été également décidé de
rehausser le niveau de protection des zones humides à la couleur rouge ce qui interdit toute
destruction de ces milieux si riches et devenus rares. Il était inacceptable de faire un
développement des énergies renouvelables au détriment de la nature. Cependant, les zones
humides ne peuvent constituer un frein aux parcs éoliens car leurs tailles sont dérisoires. Du
coup, il a été convenu d’en prendre note au cas par cas, une échelle plus fine est plus adaptée.
C’est pour cette raison qu’elles ne figurent pas dans la carte.
 Spatialisation de l’éolien par objectif
Une fois ces contraintes définies et territorialisées, il s’agit de définir des zones d’étude éolienne.
Nous sommes partis de l’idée naturelle qu’il était souhaitable d’implanter des éoliennes dans le
département, étant donné l’engouement national. Or, ces machines peuvent impactées le paysage.
La position initiale a été de définir des zones favorables à l’implantation éolienne. Ces zones
favorables d’un point de vue paysager, se retrouve être des terres coincées entre les axes de
circulations (A62, A20, LGV, canal latéral). C’est l’objectif modéré. Plus conséquent en terme de
surface, l’objectif ambitieux reprend l’objectif modéré tout en le complétant de la liste des
communes vertes issues de la carte finale des contraintes. Cette vision implique un
développement raisonné de l’éolien. L’objectif audacieux va plus loin puisqu’il étudie le
l’implantation maximale dans le département au regard des contraintes nationales mais aussi
locales.
53
54
4) Objectif Ambitieux
Pour l’objectif ambitieux, j’ai repris les résultats de l’objectif Modéré (absent de ce rapport, pour
des raisons définies dans l’avant-propos, mais bel et bien calculé) qui est de 32,5 MW en
puissance et 65 000 MWh en production. La liste des communes vertes comprend 10 communes.
De la carte du périmètre des 500 mètres, j’ai relevé toutes les distances supérieures à 1 km
(nécessaire à l’implantation de cinq éoliennes) pour éviter le mitage. En effet, pour des raisons de
concentration et de rentabilité, le seuil des cinq éoliennes a été retenu. Quatre projets ont été
retenus : Escazeaux, Maumusson, Sérignac et Gensac. Sur ces quatre projets, il est inutile de
vérifier toutes les contraintes puisque ces communes sont de couleur verte dans la synthèse des
contraintes.
Commune
Nombre d’éoliennes
Puissance (en MW)
Escazeaux
Maumusson
Gensac
Sérignac
Objectif Modéré
(2 parcs)
Total
7
5
5
6
17,5
12,5
12,5
15
Production (en
GWh)
35
25
25
30
13
32,5
65
36
90
180
Tableau 13 : Objectif éolien ambitieux
5) Synthèse résultat
Objectifs
Puissance (MW)
Part dans le
SRCAE (%)
Production
(GWh)
Déclinaison
SRCAE
15
Modéré
Ambitieux
Audacieux
32,5
90
160
2
4
11
19
30
65
180
320
Tableau 14 : Synthèse des différents objectifs
La simple déclinaison du SRCAE ne permettait d’envisager un développement de l’éolien. Les
15 MW étaient ridicule et correspondait à un parc de 6 éoliennes. L’objectif modéré se place
comme une alternative intéressante puisque son impact se limite à une zone d’implantation
énergétique favorable. Néanmoins, devant la faiblesse du nombre de parcs éoliens (seulement 6
parcs) et la puissance potentiellement engendrée (90 MW), l’objectif ambitieux dispose d’un
rapport puissance – projet extrêmement intéressant. Je retiens donc cet objectif ambitieux pour le
Tarn-et-Garonne.
55
TROISIEME PARTIE :
UNE MIXITE DES APPORTS
ENERGETIQUE
56
A. Le solaire : une radiation indissociable du bâti
Le soleil est l’un des éléments qui fait partie de notre quotidien. Son pouvoir est inépuisable, il
permet de produire de l’électricité comme de la chaleur. Le solaire dispose de trois technologies
distinctes : le photovoltaïque, le thermique et le thermodynamique. La dernière technologie n’a
pas été étudiée car elle nécessite un très fort ensoleillement. Pour cette étude, le photovoltaïque et
le thermique seront détaillés via une grande sous-partie pour chacune de ces techniques.
Le solaire photovoltaïque :
1) Définition :
Le solaire photovoltaïque est la conversion de l’énergie radiative offerte par le soleil en courant
électrique. L’installation peut être résumée en deux parties. La première partie correspond au
panneau, appelé module photovoltaïque. C’est ici que l’énergie radiative est piégée et
transformée en électricité. L’onduleur permet d’adapter cette électricité à la tension du réseau.
L’installation de panneaux peut se faire soit sur toiture (intégré au bâti), soit sur parking
(ombrière) soit sur le sol.
2) Les technologies possibles :
Aujourd’hui, trois technologies possibles s‘offrent au particulier ou à l’industriel. Leurs
rendements diffèrent assez nettement, de plus de 20% pour le monocristallin à environ 10% pour
les panneaux en silicium amorphe. Reste que ces résultats sont des résultats de laboratoires. Cela
veut dire que l’efficacité réelle de ces panneaux est sensiblement inférieure, proche de 15% pour
les techniques aux cristallins et à peine inférieure au 10% pour celle au silicium.
Afin d’accroître le rendement des unités photovoltaïques, les chercheurs ont mis au point un
procédé : le solaire concentré. Etant donné qu’il est peu possible d’agir sur l’efficacité même des
panneaux photovoltaïques, les chercheurs ont mis au point un procédé pour concentrer le
rayonnement diffus du soleil sur une petite surface. Le gain de production est significatif et
permet de remplacer les composants les plus chers par des composants moins cher tout en ne
perdant pas de puissance maximale par rapport à une installation classique. L’avantage est donc
financier. Quant à l’installation, elle nécessite des lentilles ou optiques disposées sur le sol.
3) Déclinaison SRCAE :
 Méthodologie générale
Le Schéma Régional Climat-Air-Energie prévoit une puissance régionale installée de 750 MW au
minimum et de 1 000 MW au maximum. Ces valeurs sont très élevées et se répartissent selon une
part de 80 % pour les toitures et 20 % pour le photovoltaïque au sol. Le potentiel n’est pas
territorialisé, ce qui nécessite de décliner l’étude sur le département pour avoir une idée du
potentiel mobilisable. Pour décliner le SRCAE, je suis parti de l’idée de développer
exclusivement les modules sur toiture. L’impact paysager est quasi-inexistant sur ce type
57
d’intégration, ce qui évite d’impacter directement le paysage. De plus, j’ai pris soin de prendre
toutes les toitures industrielles et commerciales. Ces toits n’ont aucune utilité et sont pour la
plupart non-esthétique. Le particulier n’a pas été sollicité dans cette étude, car la surface
minimale pour produire de l’électricité de façon rentable, de nos jours, est de l’ordre de 5 000 m².
Car, les toits peuvent être en double pente, et de ce fait, seul la moitié la plus judicieusement
placée peut être prise en compte. Les serres agricoles n’ont pas été retenues car le mode de
réalisation pose un problème économique et éthique. En effet, quand un agriculteur décide de
prêter sa toiture à une société solaire, il n’est plus propriétaire durant la durée du bail. Il n’a pas
son mot à dire s’agissant de la technologie retenue. Il peut se trouver dans l’impossibilité de
produire telles ou telles cultures sous une serre ainsi dotée, ce qui peut s’avérer problématique.
Afin d’éviter ce type de problèmes, les serres agricoles ne rentrent pas dans la base de donnée de
l’étude. Il en est de même pour les hangars agricoles. Les services de l’Etat se sont parfois montré
peu prudent sur la création d’hangar photovoltaïque, ce qui ne fût pas le cas en Tarn-et-Garonne.
Une fois que les hangars monopente surdimensionnés se sont répandus, effectuant une rupture
avec le paysage agricole où les hangars sont double-pente, l’Etat est venu interdire ce genre de
construction par l’instauration de doctrines régionales. Mais le problème n’est toujours pas réglé,
même si les hangars doivent conserver un ratio minimum d’un tiers, deux tiers. En effet, on
assiste à la création de hangar surdimensionné pour leurs usages qui se retrouve à moitié vide et
où la pente bien orientée (équipée de modules) fait deux fois l’autre pente. Pour cet aspect se
souciant peu de sa fonction initiale, les hangars n’ont pas été retenus. Enfin les ombrières ne
peuvent être transposées sur le département tant la surface de parking doit être grande.
 Calcul du coefficient de rendement :
Une fois, les composantes, qui serviront au calcul, identifiées, il est possible de dégager le
potentiel. Le tableau n°15 présente les résultats. Afin de le comprendre, il s’agit de détailler la
méthode de calcul. Le premier filtre, qui opère, est celui de la surface de toiture. Je n’ai retenu
que les surfaces supérieures ou égales à 5 000 mètres carrés. En deçà de cette valeur repère, la
rentabilité pourrait être compromise. Le filtre a pu être mis en place grâce à la base de données
interne présente au sein de la Direction départementale du Territoire. Le nombre d’entreprises
issues de ce premier filtre s’élève à une quarantaine d’entreprises. Le second filtre concerne la
possibilité du projet. En effet, un tel investissement se traduit par une forte dépense supérieure à
une dizaine de millions d’euros. Il est parfois obligatoire de renforcer la structure pour compenser
le surpoids lié au montage des modules photovoltaïques. Si l’entreprise se retrouve dans la
rentabilité annoncée et qu’elle possède les fonds suffisants pour mener à bien un tel projet, elle
sera intéressée par ce procédé. Reste que les données sur les capacités financières ne sont pas
faciles à avoir et elles se révèlent souvent insuffisantes. Un organisme indépendant permet de
connaitre le chiffre d’affaire des entreprises les plus grosses. Celles qui étaient en dessous des 10
millions d’euros de chiffre d’affaire sont ignorées par l’étude tout comme celles où l’information
manquait. Il ne reste plus que 14 entreprises dans le département. Ceci correspond à 16
bâtiments. Chaque bâtiment a été analysé par photographie aérienne, seul moyen de pouvoir
apercevoir ces toits. La première phase du calcul se base sur le type de toit. En effet, il existe trois
58
types de toits possibles. Un toit est éventuellement monopente (absent du tableau N°15), double
pente et terrasse. Un toit double pente réduit, en général, la surface utile de 50%. Seule la partie
ayant une exposition suffisante est retenue. Un toit terrasse possède l’avantage d’avoir 100% de
sa surface utile. L’orientation est également importante puisqu’elle participe au calcul du
coefficient de rendement. Une orientation plein sud à 30° est l’exposition optimale, le coefficient
de rendement est égale à 1. Un toit terrasse possède 100 % de sa superficie utile mais doit se
contenter d’un coefficient de 0,93. Ci-dessous, figure une illustration reflétant les divers
coefficients.
 Dégagement de la puissance :
Pour dégager la puissance moyenne par toiture, je me suis référé à deux exemples issus du Tarnet-Garonne : l’un dans la commune de Bouloc, l’autre dans la commune de Sérignac.
L’installation photovoltaïque présente à Bouloc, dispose d’une superficie utile de 1 300 m². Ils
ont posé 704 modules d’une puissance totale de 137,28 KWc. Cela revient à poser 0,1056 KWc
par mètres carrés. On aura fait 137,28 / 1 300. Le second projet dispose d’une puissance de 250
KWc pour 2000 m². Le Kilowattcrête par m² est de 0,125. Si l’on fait une moyenne des deux
projets, on arrive à une valeur de 0,1153 KWc par mètres carrés. Pour définir la puissance, il
suffit de multiplier la superficie utile avec le KWc/m² trouvé. Autrement dit, si l’on prend la
société Les Jardins du Midi, la superficie totale est de 8 000m², or seulement 4 000m² sont
exploitables (superficie utile). On multiplie 4 000 par 0,1153 et l’on trouve la puissance de 461
KWc. Afin d’harmoniser les résultats avec les autres énergies, il suffit de diviser par 1000 et on
obtient 0,461 MWc.
 Dégagement de la production :
Une fois, la puissance connue, je multiplie cette donnée par cette formule :
Puissance (en KWc) x apport du soleil par KWc x coefficient de rendement = production
annuelle en KWh/an
L’apport du soleil par kilowattcrête en Tarn-et-Garonne est égal à 1 300 KW par Kwc, selon les
professionnels déjà implantés dans le département. Ce chiffre est égal quel que soit la position
dans la zone d’étude. Le coefficient de rendement a déjà été traité antérieurement. Prenons
l’exemple de la société Les Jardins du Midi. La puissance est de 461 KWc, je le multiplie par
1 300 puis par 0,96. Cette technique donne 575 330 KWh/an. Je divise ce résultat par 1 000 et
j’obtiens 575 MWh/an (j’ai arrondis le résultat final à l’unité).
Par addition des chiffres issus de la colonne puissance, l’objectif modéré dispose de 13, 121 MW.
Le SRCAE comptabilise l’objectif en ajoutant à la puissance déjà en service, la puissance
potentielle. La puissance du Tarn-et-Garonne atteint 40 MW au 7 juillet 2013. L’objectif SRCAE
est ainsi égal à 53 MW, soit environ 55 MW. Cependant, il est parfois difficile d’équiper ces toits
59
Commune
Superficie
(en m²)
Chiffre
d’affaires (en
millions
d’euros)
Type toit
Superficie
utile (en m²)
Orientation
Pente (en
degrés)
Coefficient
de
rendement
Puissance
(en MWc)
Production
annuelle (en
MWh/an)
8 000
15
Double pente
4 000
Sud-est
30
0,96
0,461
575
Alcoa
France
12 400
37
Double pente
6 200
Sud-est
30
0,96
0,715
892
Pommes
Lomagne
10 500
16
Double pente
3 150
Sud-ouest
30
0,96
Terrasse
4 200
Aucune
0
0,93
0,847
1038
Electro
Diesel
5 400
117
Terrasse
5 400
Aucune
0
0,93
0,623
753
Distribution
Artel
10 000
24
Double pente
5 000
Ouest-Sudouest
30
0,93
0,577
698
Double pente
7 900
Sud-Sud-est
30
0,98
0,911
1161
Double pente
2 120
Sud-est
30
0,96
Double pente
530
Sud-Sudouest
30
0,98
0,306
384
Nom
société
Beaumont-de- Les Jardins
Lomagne
du Midi
Castelsarrasin
15 800
Caussade
Moissac
Guima
Palfinger
TOTAL
37
Caussade
Semence
13 800
120
Double pente
6 900
Sud-est
30
0,96
0,796
993
Mourgues
Fruits
5 100
22
Double pente
2 550
Sud-est
30
0,96
0,294
367
Pro A Pro
Distribution
21 700
184
Terrasse
21 700
Aucune
0
0,93
2,502
3025
Terrasse
20 300
Aucune
0
0,93
2,341
2830
Double pente
3 350
Sud-est
30
0,96
0,386
482
Double pente
9 000
Sud-est
30
0,96
1,038
1295
Double pente
2 320
Sud-Sud-est
30
0,98
Terrasse
1 160
Ouest-est
30
0,9
0,401
497
Sodibag
Montauban
5 300
20 300
6 700
79
Audis
18 000
68
Maf
Agrobotic
5 800
54
Cassignol
Bricolage
9 000
11
Double pente
5 400
Sud
30
1
0,623
810
Tga 82
5 200
23
Double pente
2 600
Sud-est
30
0,96
0,3
374
173 000
807
13,121
16 147
113 780
60
Tableau 15 : photovoltaïque intégré au bâti existant
61
pour des raisons techniques, économiques ou bien juridiques. Le potentiel serait plus facile à
mobiliser si l’hypothèse d’une installation photovoltaïque était pensée plus en amont.
4) Objectif Ambitieux :
Si l’objectif SRCAE était assorti d’une date, 2020. J’ai adopté une vision plus lointaine, tout en
prenant en compte l’inconvénient de cette déclinaison sur les toits actuels. Comme nous avons pu
le voir, il peut être difficile de mener à bien certains projets issus de la déclinaison du SRCAE. Je
pense qu’il serait plus facile d’anticiper sur les grands projets d’urbanisme tel que les
constructions de nouveaux quartiers. Le Tarn-et-Garonne ne comporte pas de très grands projets
connus à ce jour, hormis un. En effet, la LGV arrivera vraisemblablement courant 2030 (la date
ne fait qu’être repoussée) et s’accompagnera de la construction d’une nouvelle gare à double
étage mixant le TGV et le TER. Cette nouvelle construction s’insèrera dans un tout nouveau
quartier. Or, la SNCF arbore un changement de politique énergétique et la Région Midi-Pyrénées
souhaite persévérer vers une production énergétique toujours plus verte. Ce projet est donc
l’occasion de penser le développement des énergies renouvelables en amont et d’effectuer les
investissements nécessaires pour sa réalisation. J’ai à ma disposition le plan du futur quartier avec
les densités par hectare. J’ai donc assorti chaque densité par une nature de bâti selon les normes
issues du Ministère au Logement. Deux communes sont concernées, Bressols et Montauban. Les
habitats sont à majorité individuels pour la commune de Bressols. La préfecture du Tarn-etGaronne dispose d’habitats individuels mais aussi de petits collectifs. S’ajoutent à l’habitat un
parc des expositions à Bressols et des établissements d’enseignement dans la ville du Musée
Ingres. J’ai appliqué la même méthode de calcul sachant que la pente moyenne pour les
habitations est de 45° et que la pente optimale pour les toitures industrielles ou commerciales est
de 0°. Les résultats se retrouvent dans le tableau N°16. L’objectif ambitieux rajoute 25 MW de
puissance supplémentaire à l’objectif SRCAE. Le total est donc de 78 MW soit environ 80 MW.
5) Objectif Audacieux :
J’avais opté jusque-là pour du photovoltaïque intégré au bâti pour des raisons paysagères. Or, la
zone d’implantation énergétique favorable définie dans le volet éolien représente une opportunité
de développement. L’implantation au sol pose un énorme problème de consommation d’espace
agricole, qui plus est dans un département comme le Tarn-et-Garonne. Or, la zone d’implantation
favorable est constituée de parcelles qui seront impactées par la future LGV ou qui se seront
coincées entre de grands axes de circulations. Pour la question paysagère, je reprends
intégralement le travail fait sur les points de vue et le GR 65 tout en adoptant un périmètre de
protection réduit à 3,5 km pour les points de vue. Ceci découle de la moindre hauteur d’un
module photovoltaïque (guère plus de deux mètres) par rapport à une éolienne (120 mètres de
haut). Enfin, les installations électriques au sol sont sensibles aux cas de submersion. J’ai donc
repris l’intégralité des PPRI départementaux. Les PPRI excluent tout développement des
centrales photovoltaïques au sol.
62
J’ai sélectionné 4 projets afin de respecter la doctrine départementale qui vise à limiter
l’expansion de cette technologie. Les projets se situent à moins de 5 km d’un poste source et
restent proches des plus fortes densités. En effet, c’est un gros plus pour le parc photovoltaïque
de pouvoir être à proximité d’une zone de consommation, ceci évite au gestionnaire du réseau de
devoir gérer à distance l’offre et la demande.
Commune
Superficie en hectare
Puissance en MWc
Bressols
Castelferrus
22
18
4,7
16,5
61,2
8,5
7
2
6,5
24
Montauban
TOTAL
Production annuelle
en GWh
11
9,1
2,6
8,4
31,1
Tableau 17 : Photovoltaïque au sol
La superficie correspond aux parcelles sélectionnées. La puissance est obtenue en multipliant la
superficie par 0,38. Ce nombre provient des moyennes entre la superficie et la puissance des
parcs éoliens au niveau régional. Une fois, la puissance obtenue, j’ai multiplié cette dernière par
l’apport du soleil qui est de 1 300 KW par KWc. Ainsi j’obtiens la production annuelle en MWh.
L’objectif Audacieux rajoute donc 24 MW supplémentaire à l’objectif Ambitieux. J’ai donc
obtenu un total de 104 MW soit environ 105 MW pour cet objectif.
6) Synthèse des résultats
Objectifs
Ordre de grandeur
de la puissance totale
(MWc)
Part dans le SRCAE
(%)
SRCAE
Ambitieux
Audacieux
55
80
105
7
11
14
Tableau 18 : Synthèse des différents objectifs du photovoltaïque
La simple déclinaison du SRCAE dans le Tarn-et-Garonne permet, déjà, de mobiliser un potentiel
non négligeable de 55 MWc. Cet exercice reste cependant trop restreint tant la nécessité
d’adopter une vision prospective apparait nécessaire. En effet, l’étude en amont d’installation de
panneaux photovoltaïque permet un gain élevé en puissance mobilisable. Surtout, cette vision
solutionne les freins au développement de cette technique intégrée au bâti. L’objectif Audacieux
surclasse les autres objectifs, et ce surtout en termes de production gagnée. Il étudie le
développement du photovoltaïque au sol. Cette technique est peu recommandée pour un
département comme le Tarn-et-Garonne. Néanmoins, la politique passée qui était accueillante
envers ces projets a nourri le nombre de propositions faites par les entrepreneurs privés. Doit-on
se priver de cet apport ? Je ne pense pas. L’étude porte sur trois grands projets et un petit projet.
Autrement dit, elle est loin d’impacter massivement le département tout en offrant plus de
diversité énergétique à un moment où cette idée de mix énergétique prend de plus en plus
63
d’importance. La carte n°11, ci-dessous, permet d’apprécier la répartition de l’implantation de
panneaux photovoltaïques retenus par l’étude. L’espace est inégalement structuré par ces
modules.
Carte 11 : Implantation possible de panneaux photovoltaïques dans le Tarn-et-Garonne selon les trois
objectifs
Le solaire thermique
1) Les différentes technologies :
Le solaire thermique c’est l’utilisation du soleil à des fins calorifique. Pour y parvenir, nous
avons besoin d’un Chauffe-Eau Solaire Individuel (ou CESI), il en existe deux grandes familles :
les CESI simple et les CESI avec système auxiliaire de chauffage. La première grande famille est
adaptée aux régions chaudes (subtropical et méditerranéen) car elle est très vulnérable au gel.
C’est néanmoins la solution la plus simple et la plus économique. La seconde famille est la
solution la mieux adaptée aux régions tempérés ou froides car elle annule la vulnérabilité au gel.
En effet, elle comporte une solution antigel, un vase d’expansion avec contrôleur de température
et enfin un chauffage d’appoint. Cette solution est plus couteuse que la précédente car plus
64
complexe. Par la suite, il est possible de coupler le CESI avec un plancher solaire pour augmenter
la température intérieure de la maison.
Illustration 4 : Le CESI simple
Illustration 5 : Le Cesi avec système auxiliaire de
chauffage
Comme on a pu le voir précédemment, il existe deux grandes familles de CESI et une extension
possible avec le chauffage solaire. Le CESI fonctionne à l’énergie dégagée par le soleil. Le CESI
simple, comme on peut le voir sur le schéma à gauche, est composé d’un capteur posé sur le toit
de la maison, d’un ballon, d’une pompe de circulation, d’une entrée et sortie d’eau. L’eau froide
entre dans le ballon. Ensuite elle est en partie envoyée via une pompe vers le capteur thermique.
Ce dernier capte les rayons du soleil en les concentrant et chauffe l’eau. Cette eau rentre de
nouveau dans le ballon (ou accumulateur) qui est la plupart du temps à l’extérieur contrairement
au schéma. L’eau chaude étant plus légère que l’eau froide, elle reste en surface et alimente donc
par la sortie d’eau de la partie supérieure, la maison en eau chaude. Le CESI avec système
auxiliaire de chauffage est légèrement différent puisqu’il ne chauffe pas d’eau potable mais une
solution glycolée (antigel). Le circuit de chauffage est donc totalement hermétique même s’il fait
toujours appel au capteur thermique. Cette solution utilise cependant un chauffage d’appoint (voir
le schéma de droite). La sortie de l’eau utilise le même procédé de stratification verticale que le
CESI simple. Il est important de noter que l’eau contenu dans le ballon est potable. Pour
l’extension concernant le chauffage solaire type PSD (Plancher Solaire Direct), on rajoute un
circuit de chauffage dans le plancher, sa température oscille entre 30°C (en entrée) et 20°C (en
sortie). Ce procédé est visible en tant que circuit de chauffage dans le schéma.
2) Conditions de fonctionnement :
Les CESI fonctionnent quel que soit la saison comme le montre ce tableau. Cependant, on
observe bel et bien une perte d’efficacité en hiver (seulement 30% de la puissance disponible).
Or, c’est à cette période que les besoins se font le plus sentir. Si la disponibilité en eau chaude
n’est pas vraiment entamée avec une eau chaude de 40°C, le chauffage solaire ne peut
65
malheureusement parvenir à maintenir une température adéquate dans l’habitation. Il apparait très
clairement que dans cette configuration, une source calorifique d’appoint sera nécessaire (gaz
naturel ou bois).
Saison
Hiver
Printemps
Automne
70
Température
de 40
sortie
(en C)
Puissance calorifique 31
(en %)
/ Eté
130
54
100
Tableau 19 : Contribution des CESI
On peut éventuellement mettre en place une citerne de stockage d’eau chaude mais celle-ci ne
pourra remplacer les jours sans soleil d’hiver. En effet, c’est là que le bât blesse, des journées
consécutives sans soleil rendent le système peu efficace avec des températures de sortie
inférieures à 30°C. En été le système nécessite d’être couvert pour éviter de surchauffer et de
produire une eau supérieure à 130°C qui à long terme entrainerait sa perte. Une autre option serait
d’évacuer ce surplus de chaleur par un radiateur externe. L’exemple type est la piscine chauffée.
Ainsi, au lieu de ne pas utiliser le système ou d’accepter de perdre son pouvoir calorifique, on le
mettrait à profit pour chauffer la piscine extérieure. L’automne et le printemps sont les deux
saisons propices à son utilisation.
3) Résultat ADEME et SRCAE :
Département
Tarn-etGaronne
TOTAL
REGIONAL
Réseaux de
chaleur
Logements
collectifs
Hôpitaux
Maisons de
retraites
Etablissements
scolaires
0
3 283
362
640
333
17 086
91 851
10 125
9 047
9 315
Tableau 10 : Déclinaison du SRCAE, partie 1, d'après l'outil Galliléo
Département
Tarn-etGaronne
TOTAL
REGIONAL
Piscines
Salles de
sport
Etablissements
thermaux
Hôtels
Campings
452
548
0
801
33
8 761
15 344
4 199
26 002
672
Tableau 20 : Déclinaison du SRCAE, partie 2, d'après l'outil Galliléo
66
Centres
commerciaux
Bureaux
Aéroports
Bâtiments
publics
Parcs
de
loisirs
967
78
2 491
0
620
0
15 575
2 787
69 695
4 481
17 347
0
Département Restauration
Tarn-etGaronne
TOTAL
REGIONAL
Tableau 20 : Déclinaison du SRCAE, partie 3, d'après l'outil Galliléo
Département
Tarn-et-Garonne
TOTAL REGIONAL
TOTAL en tep
10 607
302 287
TOTAL en %
4
100
Tableau 20: Déclinaison du SRCAE, partie 4, d'après l'outil Galliléo
L’ADEME a réalisé un important travail sur les diverses sources de chaleur, à laquelle le solaire
thermique n’a pas échappé Il figure, dans les tableaux 20, l’extrait concernant la synthèse des
résultats issus de l’outil Galliléo. Cet outil sera explicité dans la partie suivante qui fera la part
belle aux énergies calorifiques. Sur les 3 553 tep pouvant être alloués aux énergies renouvelables,
seul 107 tonnes équivalentes pétrole (tep) sont affectés au solaire thermique. L’industrie dispose
d’un effort de 26 tep (voir l’outil Galliléo). Enfin, l’objectif concernant l’habitat individuel
correspond au double de celui du collectif soit 98 tonnes équivalentes pétrole. Cette dernière
formule est tirée du SRCAE. L’objectif SRCAE est donc de 231 tep pour le Tarn-et-Garonne, soit
environ 250 tep.
4) Objectif ambitieux :
Or, l’objectif SRCAE se base sur l’outil Galliléo. La méthodologie est approuvée par l’ADEME
et le Ministère de l’Ecologie, du Développement durable et de l’Energie, elle fait donc référence.
Cependant, la base de données de l’outil développé pour l’ADEME Midi-Pyrénées présente des
oublis nombreux et plutôt inquiétants. J’ai donc pris comme base de données, les sources internes
de la DDT. Enfin, j’ai repris la consommation accessible totale pour cet objectif. Je reviendrai sur
cet outil et la méthodologie adoptée dans la quatrième partie. Le tertiaire se voit doter d’une
contribution revisitée de 497 tep, l’industrie de 129 tep et l’individuel progresse à 452 tep. En
ajoutant ces trois données, j’obtiens l’objectif ambitieux qui est de 1 078 tep soit environ 1 100
tep.
5) Synthèse des résultats :
Objectif
Production (en tep)
Part dans le SRCAE (en %)
Déclinaison SRCAE
250
3
Ambitieux
1 100
12
Tableau 21 : Synthèse des différentes objectifs pour le solaire thermique
67
La différence de potentiel entre la déclinaison et l’objectif peut paraitre surprenante mais elle est
justifiée par la faisabilité. Autrement dit, pour le SRCAE, il n’a été retenu qu’un pourcentage de
tous les projets possibles. Pour l’objectif Ambitieux, tout le potentiel mobilisable a été retenu, ce
qui m’emmène à garder comme vision pour le solaire thermique, la vision ambitieuse.
A. La méthanisation : entre vrai apports et faux espoirs
On voit souvent la méthanisation comme le remède miracle face aux immenses déchets produits
par l’homme. La société y voit une merveilleuse invention capable de préserver l’environnement,
les élus y voient une solution d’avenir à développer massivement. Mais qu’en est-il réellement ?
1) Présentation
Illustration 6 : Ressources fermentiscibles
Dans le terme « biomasse », on repère tout d’abord le préfixe « boi » qui fait référence au bois.
En effet, la biomasse est une énergie faisant appel à toutes les sources de bois mais pas
seulement. Comme le montre le schéma situé sur la gauche, les ressources potentielles sont
diverses et variées, provenant de différents secteurs tel que l’agriculture, l’industrie et l’habitat
humain. L’activité agricole fournit de par ses déchets organiques (exploitation forestière, partie
des plantes et animaux non valorisées) une grande contribution. L’industrie fournit via ses
déchets non recyclables une contribution supplémentaire. Mais le plus grand contributeur avec
l’agricole est l’habitat humain, c’est-à-dire les boues issues du traitement des eaux usées ainsi que
les déchets non recyclables solides. Tout ceci est collecté pour être transformé en biogaz. Sa
fonction pourra être de chauffer une ou plusieurs habitations et produire de l’électricité, ou dans
le cas d’un mix de biomasse (diverses provenances) être injecté dans le réseau de gaz naturel. La
matière qui reste après méthanisation, le digestat, sert à être épandu en retour sur les sols
68
agricoles, contribuant à conserver leurs valeurs agronomiques. Il existe également une autre
forme de mise valeur de la biomasse, le biocarburant mais cette énergie est aujourd’hui
totalement dépassée.
2) Quelle ressource pour quelle utilité ?
La méthanisation fait appel à la biomasse fermentescible c’est-à-dire aux lisiers, résidus liquides,
déchets organiques et solides urbains non recyclables. La fermentation se produit naturellement à
base de micro-organisme. Le produit final est composé de méthane et de gaz carbonique. On
pourra en faire comme utilisation : du carburant, du gaz ou de l’électricité. La combustion du
biogaz se pratique pour produire de l’électricité. C’est le principe de la cogénération. Autrement
dit, la combustion du biogaz entraine de la chaleur qui sous forme de vapeur fait tourner une
turbine et par la suite, un alternateur (production d’électricité). Cette forme de méthanisation
permet de produire de l’électricité et de la chaleur. Enfin, une autre utilisation permet de
réinjecter du biogaz dans le réseau de gaz naturel, ceci alimentera le chauffage, eau chaude ou
accompagnera la cuisson des aliments chez les particuliers.
3) La méthanisation : dans quel contexte ?
Le contexte général mondial est à la réduction du changement climatique ce qui passe par une
réduction des gaz à effet de serre. Les villes ne cessent de s’étaler et la société humaine produit
de façon exponentielle des déchets de toutes formes (agricoles, industriels, urbains,…). Il se pose
aujourd’hui la question du recyclage de certains d’entre eux, question qui reste malheureusement
sans réponse dans l’état actuel des connaissances. Si l’on ne peut pas les recycler, peut-on les
valoriser afin d’en tirer un profit pour la société ? La biomasse répond à cette dernière question
tout comme à la réduction des gaz à effet de serre.
La France est l’un des grands pays agricoles européens et mondiaux, le pays dispose de plusieurs
types de cultures sur son sol. Or, il est également l’un des pays ayant la plus grande couverture
forestière au niveau européen (27 % de son territoire soit 15 millions d’hectares). La forêt
française progresse de plus 0,4% par an avec un accroissement végétal naturel de 112m3.
Développer la biomasse serait un moyen de valoriser ces deux ressources (résidus agricoles et
exploitation forestière) afin de produire soit de la chaleur soit de l’électricité. De plus, ce serait
également un moyen d’entretenir plus efficacement le massif forestier qui est fortement morcelé,
72,5 % de la forêt française était privée en 2011. Le Tarn-et-Garonne dispose de 688 km² de
forêts ce qui le place parmi les départements les moins pourvus en massif forestier (15ème
surface forestière la plus petite parmi les départements français). Ceci pourrait constituer un frein
au développement de la biomasse en Tarn-et-Garonne mais si on visualise la carte, on s’aperçoit
que la surface apparait concentrée sur le Pays des Serres et le Causse du Quercy avec plus de la
moitié de la surface forestière départementale. A ceci se rajoute l’importance de la surface des
terres agricoles qui témoignent là du potentiel de développement de la biomasse à des fins de
69
méthanisation. La biomasse pourrait également être développée pour le chauffage via des réseaux
de chaleur.
Carte 12 : Localisation des unités régionales de méthanisation existantes, extraite de
la présentation sur la méthanisation du 28 septembre 2012
La carte présente ci-dessus, fait l’inventaire des différentes installations de méthanisation. Dans
le département, il n’existe qu’une seule grosse unité, la Drimm de Montech qui produit de
l’électricité. Une demande d’injection de gaz fût autorisée mais aucune suite ne fût donnée par
l’entreprise elle-même. La nouvelle venue, Arterris (absente de la carte) fait partie des unités de
modeste importance en méthanisation, son rayon d’action est de 24 kilomètres. Enfin, trois unités
de méthanisation individuelle, qui sont destinées à de l’autoconsommation, existent dans le
territoire d’étude dont la très médiatique méthanisation des melons Boyer.
4) Choix du terrain d’étude :
Pour étudier la création de nouvelles unités, je suis parti de la réflexion régionale sur cette énergie
entreprise par la Région Midi-Pyrénées en partenariat avec Solagro. Cette étude verra le jour fin
2013, elle est aujourd’hui en phase de relecture. Néanmoins, deux zones favorables ont été
identifiées dans le Tarn-et-Garonne : le pays Montalbanais et le Pays Midi Quercy. Le Pays
70
Montalbanais est déjà fortement doté puisque deux unités se partagent la part du gâteau avec la
Drimm de Montech et Arterris. Le Pays Midi Quercy n’a toujours pas d’unité dédiée. Enfin
d’intenses prospections ont lieu de la part de sociétés espagnoles et gersoises sur les alentours de
Moissac. Les avantages de ce territoire ne sont plus à démontrer et il me parait opportun de
retenir, pour l’étude, deux zones : Moissac et le Pays Midi Quercy.
5) Objectif SRCAE :
Le Schéma Régional Climat-Air-Energie a identifié un potentiel régional de 21 400 tep à travers
une installation de 50 unités dont 4 réinjecterait du gaz. Le département Tarn-et-Garonne
contribue à 8 % des déchets régionaux. On peut considérer que le département est concerné par 8
pour cent de ce potentiel soit 1 712 tep. La répartition est décrite comme tel par le SRCAE :
16 400
5 700
Electricité
4 500
Chauffage
4 500
Injection gaz
x 0, 35
x 0, 27
x 0, 77
x 0, 23
5 000
X 0, 9
Si l’on considère que le potentiel département est égal à 8 % des 21 400 tonnes équivalentes
pétrole, ceci nous donne comme valeurs pour l’électricité : 456 tep et pour le chauffage : 360 tep.
Le gaz n’aurait que peu d’intérêt, seul quatre installations seraient concernées dans la région.
L’objectif SRCAE comprendrait donc une unité de méthanisation supplémentaire d’une
puissance de 0,7 MW (soit environ 1 MW). Elle serait implantée, selon l’étude Solagro, dans le
Pays Midi Quercy. Sa production serait de 360 tep en chauffage et 5 656 KWh.
6) Objectif ambitieux :
Selon les dernières constations de Solagro, le potentiel mobilisable en Midi-Pyrénées serait l’un
des plus élevé de l’hexagone. Néanmoins, comme nous l’avons vu, seul deux zones font l’objet
d’un potentiel fort dans le département : Moissac et Pays Midi Quercy. Comprenant la Drimm de
Montech et Arterris comme unités de méthanisation, la ressource est plus faible que dans d’autre
département. Le seuil de rentabilité d’une unité de méthanisation se situe aux alentours de 1 MW
de puissance. C’est la puissance retenue pour le projet de Moissac. Le Pays Midi Quercy
possédant une ressource intéressante, la puissance retenue est de 3 MW soit l’équivalent du projet
de la société Arterris. L’étude d’une réinjection de gaz est concluante pour le projet de 3 MW.
L’objectif ambitieux ferait état d’une puissance cumulée de 4 MW (soit environ 5 MW). La
production cumulée serait d’environ 30 GWh (29,5 GWh) et 3 320 tep.
71
Projet
Electricité (en GWh)
Pays Midi Quercy
22
Moissac
TOTAL
7,5
29, 5
Chauffage (comprend
l’injection de gaz)(en tep)
2 842 (dont 1 381 d’injection
gaz)
478
3 320
Tableau 22 : Contribution de l'objectif
7) Synthèse des résultats
Objectifs
Electricité (en GWh)
Chauffage + gaz (en tep)
SRCAE
5
400
Ambitieux
30
3 300
Tableau 23 : Synthèse des différents objectifs en méthanisation
La déclinaison SRCAE prête une ressource intéressante au département qui se voit portée plus
haut par l’objectif ambitieux. Pour la méthanisation, j’ai décidé de retenir l’objectif le plus
conséquent tant sa faisabilité est élevée. La territorialisation de ces deux unités s’observe dans la
carte n°13.
Carte 13: Potentiel de méthanisation en Tarn-et-Garonne
72
QUATRIEME PARTIE :
LES ENERGIES RENOUVELABLES
CALORIFIQUES
73
A.
Un procédé de combustion historique
Le bois-énergie reprend un procédé de combustion historiquement basé sur la ressource en bois,
la biomasse ligneuse : bois, paille, bagasse, branchage, écorces… La combustion dégage de la
chaleur qui peut être produite soit par cheminées et poêles (ancien procédé) soit par une centrale
de chauffage pour de l’énergie calorifique collective (tendance actuelle). Elle figure dans le top 5
des énergies utilisées pour le chauffage (derrière le gaz et l’électricité). Dans un contexte
énergétique différent, la France accompagne son développement. Mais que se cache-t-il derrière
ce thème ? Quel potentiel mobilisable pour une si faible couverture forestière départemental ?
1) Bois-énergie et forêt, une réduction linguistique réductrice de sens
La forêt représente la majorité de la ressource utilisable dans la combustion à destination de
chauffer un espace. Parmi ces forêts, seules celles qui assurent des fonctions productives et les
bosquets de production sont répertoriés comme mobilisables. En effet, de nombreuses
couvertures forestières (5,2 % du territoire national) assurent des fonctions protectrices (érosion
des sols, défense incendies, récréation, inondation, biotope) et ne sont, de ce fait, non
comptabilisées. Elles sont souvent d’accès difficile. Comme le montre l’illustration ci-dessous,
l’arbre est découpé en 4 sections. La partie la plus importante construite du tronc sert pour le bois
d’œuvre (l’ameublement principalement). Les grandes tiges, non adaptées pour le bois d’œuvre,
servent à l’industrie (papier, cellulose,…). Les branches sont utilisées pour la combustion à des
fins calorifiques. Les petites branches et branchages ne sont pas valorisés pour la plupart. Seul,
une infime partie sera épandue comme fertiliseur naturel du sol. On assiste à une forte
augmentation des résineux pour des
valeurs de croissance rapide.
Néanmoins, parler des forêts, ce
serait oublier de mentionner les
ressources ligneuses qui ne sont pas
forestières.
En
effet,
elles
représentent de façon cumulée
l’autre tiers manquant. Elles
possèdent la caractéristique de
pouvoir se trouver sur des territoires
urbains. Leurs valorisations s’est
faite de façon récente ces dernières
années mais elles restent malgré
tout relativement méconnue. La
haie est l’exemple frappant du
manque de considération. Elément
typique du paysage rural, elle
délimite le plus souvent des
Illustration 7 : La découpe par ressource d'un arbre,
extraite de l'ADEME 2009
74
parcelles et s’aligne sur des centaines de mètres voir des kilomètres. Les haies doivent être
taillées toutes les 3 à 15 ans. Les effets bénéfiques sont connus. Elles permettent de couper le
vent, elles ont fait l’objet d’une réintroduction massive dans le Lauraguais pour diminuer les
effets du vent d’Autan. Le bétail se sert de ces plantations comme protection.
2) Le paradoxe départemental du bois :
Carte 14 : Logements utilisant le bois comme combustible de chauffage principal en Midi-Pyrénées,
source : Arpe Midi-Pyrénées
Comme cités précédemment, lors de l’étude de la méthanisation, le Tarn-et-Garonne dispose de
seulement 688 km² de forêts ce qui le place parmi les départements les moins pourvus en massif
forestier (15ème surface forestière la plus petite parmi les départements français). La couverture
forestière ne dépasse pas les 20 %. De ce fait, il est clair que cela constitue le plus grand frein à
son développement massif dans le département. L’étude menée par le SDE 82 (Syndicat des
énergies) identifie une maigre ressource équivalente à 49 000 tep avec une répartition de 2/3
forêts-bocages. Et pourtant sa très bonne desserte par de grands axes de circulation permet
d’envisager d’étendre le rayon de collecte bien au-delà des pures limites administratives. De
nombreux foyers existent dans un rayon proche du territoire d’étude : la forêt de résineux des
Landes, les forêts de la Grésigne, Bouconne, Buzet,… Malgré ce contexte départemental peu
favorable, la combustion du bois est répandue, avec une prépondérance marquée pour les
communes rurales, comme le montre la carte N°14. En effet, les entités du Rouergue et du
Causse utilisent abondamment cette énergie puisque nombre de communes apparaissent en vert
foncé, synonyme d’une part supérieure à 50 % de logements chauffés au bois. La consommation
départementale est évaluée à 39 000 tep dont une écrasante majorité provient du résidentiel
individuel.
75
Si le département ne possède que peu de ressources ligneuses, il dispose d’un territoire traversé
par trois grand cours d’eau qui se rejoignent pour n’en former plus qu’un. Ce territoire irrigué est
prédisposé à la pratique d’une autre énergie calorifique : la géothermie.
B.
La géothermie : une diversité de procédé
« Du grec gêo (terre) et thermos (chaud), la géothermie consiste à exploiter la chaleur stockée
dans le sous-sol de notre planète. Cette énergie est potentiellement considérable » (Atlas sur la
géothermie très basse énergie dans le département de Tarn-et-Garonne, rapport final du BRGM)
En premier lieu, il existe, selon le degré de la nappe, quatre types de géothermie :
x
La géothermie haute température. La nappe a une température supérieure à 150°C. Etant
donné qu’elle possède une chaleur élevée, elle peut produire de l’électricité en faisant
tourner une turbine par le simple jeu de la vapeur. Ces nappes sont inexistantes dans le
département.
x La géothermie à température moyenne. La nappe a une température qui se situe entre 100
et 150°C. Elle permet la production d’électricité via l’intégration d’un liquide qui peut
être facilement porter à ébullition. La vapeur entraîne là aussi une turbine.
x La géothermie à basse température concerne les nappes d’une température allant de 50°C
à 100°C. La contribution au chauffage remplace la production d’électricité.
x La géothermie à très basse température concerne les nappes d’une température comprise
entre 10°C et 50°C. Ici, on ajoute une pompe à chaleur (PAC) pour puiser la chaleur du
sol. Le département comporte de nombreuses nappes de ce type. Il serait donc intéressant
de connaître les différentes PAC possibles.
En second lieu, la géothermie connaît plusieurs procédés utilisant soit l’eau, soit le sol soit l’air.
Le tableau, ci-dessous, fait la synthèse de ces divers procédés de pompe à chaleur (PAC).
Procédés PAC
Coût
Eau chaude
sanitaire
Caractéristiques
diverses
Mesuré
Eau
glycolée/eau ou
eau/eau
Cher
Possible
Possible
Possible
Quantité
importante de
liquide
frigorigène fort
libérateur de gaz
à effet de serre
Peu de liquide
frigorigène
Possibilité de
l’adapter à un
réseau de
chauffage central
Peu de liquide
frigorigène
Nuisance sonore
possible
Sol/sol ou
sol/eau
Air/eau
Mesuré
Tableau 24 : Les procédés de PAC
La carte n°15 qui figure sur l’autre page permet de visualiser où mettre une PAC eau/eau.
76
Carte 15 : Le potentiel géothermique des nappes alluviales, source : BRGM 2007
B. L’outil Galliléo de l’Ademe
1) Quelle méthode pour des énergies calorifiques où l’emplacement n’est
pas dicté par telle ou telle contrainte ?
L’étude des énergies renouvelables telle que le bois-énergie, le solaire thermique et la géothermie
pose une réflexion sur la méthode à choisir. En effet, j’ai traité dans ce rapport des énergies qui
étaient jusqu’à présent dictées et contraintes par des éléments physiques territorialisés. Ainsi,
l’hydroélectricité se limite aux installations déjà présentes, l’éolien possède une quarantaine de
contraintes à l’implantation, le photovoltaïque suit des logiques de rentabilité et la méthanisation
s’implante là où les dessertes sont les meilleures. Or, lorsqu’il s’agit de chauffer une maison au
bois, on ne peut se résoudre à limiter son développement à tel ou telle maison. La combustion au
bois peut s’appliquer sur n’importe quel territoire et de ce fait devient difficile à territorialiser. La
ressource peut être réduite comme dans le cas du Tarn-et-Garonne mais ne devient en aucun cas
un frein à son développement. Car comme nous l’avons vu antérieurement, la ressource est
facilement transportable ce qui en fait une ressource mobile. Le solaire thermique possède la
même caractéristique, à savoir le fait d’être transposable sur toutes les régions. Il va même plus
loin dans l’installation puisqu’il peut s’implanter dans des zones reculées où les dessertes
77
deviennent absentes, le meilleur exemple concerne l’établissement de panneau solaire sur les toits
des refuges. La géothermie, pour sa part, est une énergie contrainte par les structures du sol. Plus
précisément, la présence de nappes alluviales permet une meilleure puissance calorifique. Ceci
aurait pu empêcher son développement dans d’autres parties du département mais ce serait
oublier la géothermie par l’air ou par le sol. Cela étant dit, le pouvoir calorifique de l’air est faible
et de ce fait son utilité devient négligeable. Ce n’est pas le cas des procédés utilisant la chaleur du
sol. Or, les terrains karstiques ne se prêtent que difficilement au jeu de la géothermie. Ces
énergies illustrent donc la complexité de leur étude afin de mettre en lumière un potentiel.
Le besoin croissant de quantifier un potentiel pour des dates futures (2020 et 2030) a conduit
l’ADEME a engagé une réflexion sur la question. La méthode a consisté à identifier les postes où
les dépenses énergétiques étaient les plus fortes. Les établissements d’accueils aux touristes
(hôtels, restaurant, piscines et camping) figurent dans la liste d’étude tout comme les grands lieux
d’échanges (centre commerciaux, aéroports et bureau). Le Bureau d’étude Galliléo a répertorié
toutes ces installations au niveau régional. Il les a catégorisé selon des critères quantitatifs
(nombre de lits pour les hôpitaux) ou des critères qualitatifs (piscines découvrables, présence de
fosse à plongée pour les piscines). Grâce à des ratios moyens de consommation par type
d’établissements affinés de ratios supplémentaires par sous-catégories, l’outil Galliléo définit des
objectifs ciblés à atteindre pour la date de 2020. Les résultats sont présentés sous forme de
consommation accessible. Les dates de présentation retenues sont 2013 et 2020. Les chiffres sont
ensuite ordonnés selon le type d’établissement (hôpital, piscine, camping, aéroport,…) et le
département concerné. Le total des consommations accessibles par établissements est cumulé
pour l’objectif départemental chauffage. Suite à cela, la répartition est présentée selon les
différentes énergies renouvelables (solaire thermique, bois-énergie et géothermie) avec
illustration de la contribution de Tarn-et-Garonne au total de la Région Midi-Pyrénées.
2) Objectif SRCAE :
¾ Contribution du tertiaire :
Département
Tarn-etGaronne
TOTAL
REGIONAL
Réseaux de
chaleur
Logements
collectifs
Hôpitaux
Maisons de
retraites
Etablissements
scolaires
0
3 283
362
640
333
17 086
91 851
10 125
9 047
9 315
Tableau 25 : Déclinaison du SRCAE, d’après l’outil ADEME, partie 1
Les réseaux de chaleur de Négrepelisse et de Montauban ne sont pas pris pour l’étude car ils
fonctionnent déjà aux énergies renouvelables (biomasse et méthanisation). Les logements
collectifs sont de grands consommateurs de chauffage, c’est le poste de dépense le plus important
au niveau régional et au niveau départemental. Les maisons de retraites constituent également un
poste d’absorption représentatif.
78
Pour le tableau N°25, l’absence de thermes dans le département conduit à un zéro pointé dans
cette colonne. Les campings, certes nombreux, ne consomment de la chaleur que pour l’eau
chaude ce qui explique la faible valeur. Les salles de sport sont nombreuses dans la zone d’étude
tout comme les hôtels, ce qui induit une consommation accessible élevée. Cependant, l’hôtellerie
est le second poste de dépense au niveau régional mais se limite à la quatrième place dans le
Tarn-et-Garonne. Ceci illustre bien le tourisme qui reste un tourisme de passage. Les touristes
s’arrêtent mais ne dorment pas dans le département, du coup la capacité hôtelière s’en ressent.
Département
Tarn-etGaronne
TOTAL
REGIONAL
Piscines
Salles de
sport
Etablissements
thermaux
Hôtels
Campings
452
548
0
801
33
8 761
15 344
4 199
26 002
672
Tableau 25 : Déclinaison du SRCAE, d’après l’outil ADEME, partie 2
Centres
commerciaux
Bureaux
Aéroports
Bâtiments
publics
Parcs
de
loisirs
967
78
2 491
0
620
0
15 575
2 787
69 695
4 481
17 347
0
Département Restauration
Tarn-etGaronne
TOTAL
REGIONAL
Tableau 25 : Déclinaison du SRCAE, d’après l’outil ADEME, partie 3
Le second poste d’absorption de chaleur est celui des bureaux avec 2 491 tep consommée en
chaleur. La restauration arrive à la troisième place départementale ce qui traduit une économie
culinaire bien ancrée. La consommation totale accessible atteint les 10 607 tonnes équivalentes
pétrole mais seule une partie de cette consommation peut être couverte par des énergies
renouvelables à l’horizon 2020. Le tableau N°25 partie 4, met en lumière la contribution de
chaque énergie.
Objectif 2020 par filières (en tep)
Energies
renouvelables
Tarn-etGaronne
Région
Biomasse
Géothermie
Solaire
Objectif 2020
total
2 662
784
107
3 553
68 050
20 036
2 730
90 816
Tableau 25 : Déclinaison du SRCAE, d’après l’outil ADEME, partie 4
La contribution du tertiaire au total 2020 fait apparaitre une forte pénétration de la biomasse
(75%) et une part très faible du solaire thermique (seulement 3 % de l’objectif 2020 total). La
géothermie couvre le quart des consommations départementales atteignables pour 2020.
¾ Contribution du secteur industriel :
79
Consommation accessible à l’horizon 2020 (en tep) par type de secteurs
Secteurs avec
Secteurs
Secteurs
usage
Collectivité
Sites PNAQ
Total
chauffage des
agricoles
industriel de
bâtiments
la chaleur
Tarn-et1 240
7 610
2 106
1 967
12 923
Garonne
92 836
153 347
56 789
1 967
304 939
Région
Tableau 25 : Déclinaison du SRCAE, d’après l’outil ADEME, partie 5
Le tableau N°25, partie 5, permet de comprendre quelle est la part du Tarn-et-Garonne dans la
consommation accessible régionale. La prépondérance régionale du secteur avec usage industriel
(industrie agroalimentaire et chimie) reste respectée au niveau du département. Sur les 12 924 tep
de consommation accessible, seul 1 921 font partie de l’objectif 2020.
Objectif 2020 par filières (en tep)
Energies
renouvelables
Tarn-etGaronne
Région
Biomasse
Géothermie
Solaire
Objectif 2020
total
1 825
71
26
1 921
44 067
1 703
635
90 815
Tableau 25 : Déclinaison du SRCAE, d’après l’outil ADEME, partie 6
Dans le secteur industriel, on peut parler de suprématie concernant la biomasse puisqu’elle
couvre 95 % des besoins de chauffage dans l’industrie et l’agriculture. La géothermie et le solaire
sont marginal avec respectivement 4 % et 1 % de part dans la contribution.
¾ Synthèse objectif SRCAE :
Energies
Tertiaire (en tep)
Industrie et agriculture (en
tep)
TOTAL (en tep)
Biomasse
2 662
Géothermie
784
1 825
71
4 487
855
Tableau 26: Synthèse de la déclinaison, source : Outil Galliléo
3) Adoption d’une vision libre de date : l’objectif ambitieux :
Si les résultats de l’outil Galliléo sont en adéquation parfaite avec la vision du SRCAE qui prend
comme date 2020, l’étude que je mène pour la Direction départementale des Territoires de Tarnet-Garonne a pour objectif de voir plus loin que cette date. Ceci redéfini les résultats pour ces
énergies renouvelables. J’ai repris les consommations accessibles totales pour 2020 et j’ai
appliqué la même proportion que nous avons vue précédemment. Néanmoins, le chiffre de la
colonne des aéroports a attiré mon attention. Ce chiffre est égal à zéro ce qui signifie que le Tarnet-Garonne n’abrite aucun aéroports. Or, il existe deux aéroports dans le département. Ce qui m’a
conduit à vérifier les établissements dans la base de données de l’outil. Mon pressentiment s’est
80
retrouvé avéré puisque je me suis aperçu que la base de données ne contenait aucun aéroport pour
le Tarn-et-Garonne. J’ai donc entrepris un vrai travail minutieux pour vérifier toutes les données
du tertiaire. Je me suis appuyé sur des données issues de la Direction de la recherche, des études,
de l’évaluation et des statistiques (Drees) ainsi que du fichier national des établissements
sanitaires et sociaux (FINESS) et des données émanant du Ministère des Sports, de la Jeunesse,
de l'Éducation populaire et de la Vie associative. Enfin, j’ai valorisé les données internes à la
DDT. Ceci a emmenée à une refonte importante de la base de données avec par exemple : cinq
fois plus de centres commerciaux, trois fois plus de salles multisports, deux fois plus d’hôpitaux,
maisons de retraites et piscines. La consommation totale accessible à 2020 pour le tertiaire
s’évalue désormais à 16 651 tep au lieu de 10 607 tep sur le Tarn-et-Garonne.
Il figure dans les tableaux N°27, des données en bleu, elles reflètent les modifications apportées à
la base de données initiale issue de l’outil Galliléo.
Département
Tarn-etGaronne
TOTAL
REGIONAL
Réseaux de
chaleur
Logements
collectifs
Hôpitaux
Maisons de
retraites
Etablissements
scolaires
0
4 503
848
1 280
488
17 086
93 071
10 973
9 687
9 470
Tableau 27 : Contribution calorifique des énergies, d’après l’outil Galliléo, partie 1
Département
Tarn-etGaronne
TOTAL
REGIONAL
Piscines
Salles de
sport
Etablissements
thermaux
Hôtels
Campings
1 131
1 644
0
801
33
9 440
16 440
4 199
26 002
672
Tableau 27: Contribution calorifique des énergies, d’après l’outil Galliléo, partie 2
Centres
commerciaux
Bureaux
Aéroports
Bâtiments
publics
Parcs
de
loisirs
967
547
3 417
52
850
0
15 575
2 787
70 621
4 533
17 577
0
Département Restauration
Tarn-etGaronne
TOTAL
REGIONAL
Tableau 27: Contribution calorifique des énergies, d’après l’outil Galliléo, partie 3
81
4) La bois-énergie, roi de la combustion renouvelable :
Objectifs
Energies
Tertiaire (en
tep)
Industrie et
agriculture (en
tep)
TOTAL (en tep)
Part dans le
SRCAE (%)
Déclinaison du SRCAE
Bois-énergie
Géothermie
Ambitieux
Bois-énergie
Géothermie
2 662
784
12 421
3 643
1 825
71
12 273
517
4 487
855
24 694
4 160
1
1
4
7
Tableau 28 : Synthèse des différents objectifs concernant la biomasse et la géothermie
La contribution du bois-énergie est la plus importante, équivalente à six fois la géothermie pour
l’objectif Ambitieux. Ce dernier a été retenu tant l’importance du chauffage dans la
consommation finale est avérée. La carte n°16, permet d’identifier, à travers une territorialisation
des principaux postes de consommation, que le potentiel mobilisable se retrouve lié à une donnée
démographique.
82
83
CINQUIEME PARTIE :
A L’ENCONTRE DES IDEES PRECONÇUES,
LE TARN-ET-GARONNE DISPOSE D’UN
POTENTIEL EN ENERGIE RENOUVELABLE
INTERESSANT
84
Suite à la définition de méthode et d’analyse par énergie, cette cinquième partie fait la part belle
au travail de synthèse afin de présenter les résultats. Ces derniers seront dans un premier temps
exposé à un niveau départemental. Je proposerai, par la suite, une autre façon d’illustrer les
nombres à un niveau infra-départemental. Enfin, il me semble non dénué d’intérêt de mettre en
parallèle l’étude avec le scénario énergétique de 2050.
A. Un fort potentiel départemental garant d’un mix énergétique :
1) Une déclinaison SRCAE, bien que timide, porteuse d’espoir :
Potentiel par type d’énergie
Biomasse
Eolien
Géothermie
Hydroélectricité
Méthanisation
Solaire
TOTAL
Electricité (en ktep)
/
7,9
/
0,1
1,3
3,9
Chaleur (en ktep)
4,5
/
0,9
/
0,35
0,25
13,2
6
Tableau 29 : Synthèse de la déclinaison départementale du SRCAE
Production par type d'énergie (en ktep)
Méthanisation
7%
Hydraulique
Solaire
1%
20%
Géothermie
5%
Autre
31%
Eolien
41%
Biomasse
23%
Solaire
1%
Méthanisation
2%
Illustration 8 : Production par type d'énergie de la déclinaison du SRCAE
Le tableau N°29 permet d’apprécier la déclinaison départementale du SRCAE. La puissance
obtenue est de 30 MW et 6 ktep. Néanmoins, si l’on prête attention à l’illustration n°8, on
constate une part importante de la biomasse qui avec 23 % représente les trois-quarts du potentiel
calorifique mobilisable. L’éolien couvre presque la moitié de l’objectif SRCAE, le solaire
85
dispose d’une part représentative. Il est intéressant de pouvoir identifier la diversité des énergies
mobilisées, 5 énergies à plus de 5 % de pénétration. Cependant, ceci est le reflet de la distribution
du potentiel obtenu et non celui de la production finale envisagée en Tarn-et-Garonne. Car
malgré les 19 ktep (ou 50 GWh) d’obtenus en production, l’objectif reste loin des plus de 5 000
ktep produit chaque année par la centrale de Golfech. Il convient donc d’adopter une posture plus
ouverte sur les énergies renouvelables et d’étudier un potentiel plus large. La vision après 2020
s’impose comme la synthèse des divers objectifs retenus dont je vais faire le résumé dans la
prochaine sous-partie.
2) Une mutation énergétique en cours :
Potentiel par type d’énergie
Biomasse
Eolien
Géothermie
Hydroélectricité
Méthanisation
Solaire
TOTAL
Electricité (en ktep)
/
47,4
/
17,1
7,9
20,5
Chaleur (en ktep)
24,7
/
4,2
/
3,3
1,1
92,9
33,3
Tableau 20 : Synthèse des objectifs retenus
Production par type d'énergie (en ktep)
Méthanisaton Hydraulique
13%
6%
Géothermie
3%
Solaire
16%
Autre
27%
Biomasse
20%
Solaire
1%
Méthanisation
3%
Eolien
38%
Illustration 9 : Répartition des divers objectifs retenus
86
87
L’étude met en avant un potentiel très élevé d’énergies renouvelables sans aucune discrimination
tant l’importance du mix énergétique est présent. En effet, chaque secteur est mis à contribution,
et ce même l’hydraulique souvent considérée comme étant dénuée de perspective d’évolution.
L’éolien garde le leadership en apport productif et devance assez nettement les autres
contributeurs. Néanmoins, on assiste à un mix énergétique encore plus élevé que sur la simple
déclinaison du SRCAE avec quatre énergies à plus de 10% contre seulement trois dans la vision
précédente. En outre, le terme de mutation énergétique est indissociable de la hausse de
production identifiée. L’apport, ici obtenu, est plus de cinq fois plus important que les résultats
issus de la méthodologie du SRCAE. Il serait intéressant de pouvoir présenter ces nombres à une
échelle plus fine qui pourrait retenir l’attention des collectivités locales. Ainsi est venue l’idée
d’adopter une présentation par entités paysagères.
B. Assimilation de l’étude à une échelle plus fine pour une
meilleure prise en main par les collectivités :
1) Affinités géographiques :
Pour étudier les énergies renouvelables à un niveau infra-départemental, j’ai décidé de partir des
unités paysagères. Les raisons de ce choix sont multiples. La première est technique, il fallait
trouver une limite facilement identifiable et aux frontières fixées pour pouvoir mener à bien une
étude infra-départementale. Il était également important de ne pas tomber sous une quelconque
influence politique, c’est ici, que j’ai évacué les choix des pays, des intercommunalités ou tout
autre artefact politique. Les seules limites possibles étaient les unités paysagères ou les
communes. L’autre raison portait sur la nécessité d’avoir une limite qui recoupe le plus possible
les données météorologiques (le vent), les données paysagères (zones de protections, impact
paysager), les données géomorphologiques (qualité du sous-sol, présences de nappes), les
données biogéographiques (végétation, faune), les données hydrologiques (cours d’eau) et les
données architecturales (bâtît). Là, le choix s’est définitivement fait. En effet, les unités
paysagères recoupent totalement ou au minimum majoritairement ces données.
Cependant, il existe plusieurs atlas paysagers connus à ce jour. Chaque organisme a ses propres
unités paysagères (ONF, CAUE, DDT, ancienne DDA). Le travail fût donc de définir un support
pertinent pour pouvoir passer à l’étude approfondie. Concrètement, l’atlas paysager de la DDT,
issue de Bertrand Follea, était le travail le plus récent disponible et par ailleurs le plus en accord
avec toutes les données à respecter. En effet, l’atlas paysager date de 1999 et a été légèrement
revue en 2009, ce qui en fait un texte référence pour tous les services de la DDT mais y compris
pour les autres organismes tel le CAUE et le Conseil Général. Je suis donc parti de cet atlas
paysager auquel j’ai confronté les autres travaux.
Malheureusement, il n’est à mon goût pas assez pertinent par endroit et nécessite une adaptation à
une autre vision que lui avaient surement prêtée ses concepteurs. Voilà pourquoi le travail suivant
fût de remanié cet atlas paysager, en accord avec le chargé mission Paysage de la DDT. Le
88
découpage choisis reprend les grandes entités paysagères issues de l’atlas paysager Follea. Les
entités paysagères sont des regroupements d’unités paysagères. Les unités paysagères
rassemblent sur un territoire donné les mêmes composantes d’un paysage identique (nature des
sols, végétation, climat, topographie, architecture, histoire humaine, société, culture, organisation
spatiale…). Les entités tentent de regrouper plusieurs unités paysagères en vue d’éviter un
morcellement important. Afin d’y voir une meilleure lecture à une échelle plus large, elles
concilient les composantes du territoire. Les modifications portent sur les entités paysagères mais
aussi sur les unités. Ceci étant dit, seul le nord-ouest du département ne varie pas mais pour le
reste du département, de nombreuses modifications ont été apportées. Il s’agit de se reporter à la
carte N° 2 p 15 et à la carte N°17 présente sur la page suivante.
2) Une meilleure cohérence territoriale
L’unité paysagère de la vallée de la Gimone a été scindée en deux partie, il me paraissait évident
de rattacher la basse Gimone avec les plaines garonnaises tant les caractéristiques du sous-sol et
du sol mais également la topographie l’intègrent parfaitement dans ce vaste espace de plaines. La
basse Gimone a donc été créé en tant qu’unité paysagère et intégré dans l’entité de la Garonne.
Quant à la partie amont, elle fait clairement partie de la Lomagne. La scission de la vallée de la
Gimone en deux s’est faite en suivant les limites topographiques et orographiques. La grande
entité paysagère de la vallée de l’Aveyron a été également scindée en trois parties. Là encore, on
est en présence de deux rivières distinctes. D’une part une rivière descendant le Massif Central et
peinant à se chercher un chemin dans cette succession d’entités paysagères (Ségala, Rouergue et
Causse pour le Tarn-et-Garonne). Puis l’Aveyron finit par pouvoir étaler ses eaux dans une plaine
assez large, il entre ici de plein pied dans le bassin aquitain et se jette, par la suite dans le Tarn. Il
rejoint donc les entités du Rouergue dans sa partie amont et le Causse lorsqu’il se fraye un
chemin à travers de somptueuses gorges.
Par la suite, j’ai opéré une fusion de plusieurs grandes entités paysagères. Il s’agit de réunir la
vallée du Tarn, la basse vallée de l’Aveyron et la vallée de la Garonne. En effet, ces trois grandes
entités paysagères se ressemblent et conservent des caractéristiques communes (présences de
nappes aquifères, même bâtit, une forte urbanisation, une vocation agricole et industrielle). J’ai
également rajouté à cette nouvelle grande entité paysagère, les terrasses du Tarn et de la Garonne
tant leurs dissociation de cet espace de vallée est trop faible pour constituer une entité à part
entière. J’ai nommé cette grande entité : les Trois Vallées en référence aux trois grands cours
d’eau qui animent ce territoire.
Puis j’ai dissocié les collines du Frontonnais de l’entité des trois vallées. En effet, ces collines
présentes au sud du département, appartiennent à une grande entité paysagère qui est plus
caractéristique de la Haute-Garonne ou de l’Aude, le Lauraguais. Nous retrouvons au Frontonnais
les mêmes spécificités architecturales et météorologiques que le Lauraguais, voilà pourquoi j’ai
créé une entité paysagère du même nom que celle présente plus au sud. Il n’est qu’un
89
prolongement nord du Lauraguais comme le montre la forte présence du vent d’Autan et les toits
de tuiles moins pentus que ses homologues départementaux.
Le résultat final fait état de 7 entités paysagères et de trois villes. Ces dernières prennent le nom
de Montauban, Castelsarrasin et Caussade. Pour les entités paysagères, nous retrouvons les
territoires issus du Massif Central : le Quercy, le Causse, les coteaux de Monclar et le Rouergue.
Ils forment ensemble la partie nord du département et marque l’empreinte du Massif Central sur
celui-ci. La partie sud du département est marquée par la formation des Pyrénées et de ses
conséquences. Autrement dit, on y trouve la Lomagne et le Lauraguais. Au milieu de cette
rencontre Massif Central – Pyrénées, la Garonne s’écoule en formant une large plaine. En effet,
la plaine de la Garonne et de ses affluents délimitent l’influence des deux systèmes montagneux
en Tarn-et-Garonne.
90
91
3) Le Causse :
Bien plus représentative du département voisin, le Lot, l’entité du Causse porte l’empreinte
indéniable du Massif Central en son sein. Elle est très bien indentifiable au regard de sa géologie
si particulière. En effet, le terrain est karstique ce qui se traduit par une végétation d’une extrême
diversité. Les orchidées peuplent ce milieu où le taux d’endémisme est très fort. Bien que le sol
soit pauvre, le genévrier commun (Juniperus Communis) a su y établir son fief. Les étendues
relativement planes, les plateaux calcaires, cachent des lavrognes, une zone humide riche en
biodiversité. Celles-ci marquent par leurs fortes présences d’eau, une opposition avec les
pelouses sèches si présentes dans ces étendues inhospitalières. Pourtant, l’homme a su occupé cet
espace. Certes dans le Tarn-et-Garonne, il s’est retranché là où l’eau était présente. De ce fait, les
peuplements se sont concentrés dans la vallée de la Bonnette (Caylus), celle de l’Aveyron (SaintAntonin-Noble-Val) ou bien les pentes du Causse (Septfonds). Pourtant, les vallées sont bien
souvent fortement encaissées et creusent même des gorges à l’instar de l’Aveyron ou de la Vère.
On comprend ici que la géothermie n’est donc pas possible (présence de karst) mais que le
potentiel hydroélectrique peut être emmené à se développer pour profiter des chutes d’eau
disponibles. Les pentes du Causse sont propices à l’implantation d’une grande unité de
méthanisation, du fait de la présence d’une conduite de gaz, d’une ressource et de la proximité de
l’autoroute A20.
Production retenue
Hydraulique
Méthanisation
Solaire
Biomasse
TOTAL
En ktep
0,7
8,64
0,06
1,76
11,16
Répartition en %
6
77
1
16
100
Tableau 31 : Contribution énergétique du Causse
92
4) Le Frontonnais (ou Lauraguais) :
Le Frontonnais est une entité que le Tarn-et-Garonne partage avec la Haute-Garonne. Il couvre
une superficie assez faible et deux communes, Fabas et Campsas en assurent le peuplement.
Surtout connu pour son activité viticole et l’appellation AOP Fronton, cet espace est composé de
sols datant du quaternaire, les boulbènes. Les boulbènes sont des terres riches en silice et argile,
et de ce fait sont peu adaptées à l’agriculture. En outre, elles affichent un fort taux d’acidité.
Cependant, ceci n’a pas affecté la prospérité du vignoble constitué de le Négrette, cépage
principal des vins de l’appellation AOP. Les paysages sont ouverts et aucune présence massive
d’arbres ne vient couper la vue. La couverture forestière est faible et se limite à la séparation des
champs agricoles ou à la préservation des sols face à l’érosion. Le peuplement est faible et
concentré dans les deux communes précitées. Les installations sociales et de santé manquent,
aucun établissement n’a été répertorié dans la base de données qui a servi pour mobiliser le
potentiel des énergies calorifiques (excepté la méthanisation). Le secteur industriel est inexistant
mais pourra être emmené à se développer du fait de la situation entre les deux pôles (Montauban
et Toulouse). La production d’électricité n’est pas envisageable dans cette entité : pas de grands
cours d’eau, contraintes techniques à l’implantation d’éoliennes et hautes valeurs des terres
viticoles (ce qui excluent le photovoltaïque au sol).
Production retenue
Géothermie
Solaire
Biomasse
TOTAL
En ktep
0,01
0,01
0,12
0,14
Répartition en %
3
5
92
100
Tableau 32 : Contribution énergétique du Frontonnais
93
5) La Lomagne :
La Lomagne est historiquement lié à la Gascogne dont elle était un fief au Moyen-Age. Le relief
façonne les terres en vallées et collines (avec des visions sur les Pyrénées comme le montre la
photo que j’ai prise). Les terres sont très diversifiées allant de la boulbène froide au terrefort. La
couleur que prennent ces terres est brune mais également vert. En effet, la couverture forestière
est assez importante et se concentre dans des bosquets préservés de l’agriculture. Cette dernière
est très présente dans le paysage avec une prédominance pour la culture céréalière et
d’oléagineux (blé, colza et tournesols) et la culture de l’ail blanc. L’industrie a donc tiré parti de
ce choix agraire et a accompagné l’ouverture de la Lomagne vers l’extérieur. L’exemple le plus
frappant de cette ouverture via les industries agro-alimentaires et la céréaliculture, reste la
création d’une ligne de chemin de fer reliant la ville de Beaumont-de-Lomagne à la vallée de la
Garonne. Les densités humaines restent concentrées dans des villes peu importantes, hormis
Beaumont et Lavit. En outre, les villages se situent à moitié de la pente. Ceci a pour effet de
libérer des espaces pour l’implantation d’éolienne qui trouvent un terrain vallonné et venté, car
offrant des secteurs exposés au Cers et l’Autan. Le potentiel calorifique suit la logique de
concentration dans les grands centres urbains.
Production retenue
Eolien
Géothermie
Solaire
Biomasse
TOTAL
En ktep
30
0,48
0,19
3,2
33,87
Répartition en %
89
1
1
9
100
Tableau 33 : Contribution énergétique de la Lomagne
94
6) Les coteaux de Monclar (ou Quercy vert) :
Les coteaux de Monclar se situent entre la vallée de l’Aveyron et celle du Tarn, ils sont souvent
désignés sous un autre terme : le Quercy vert pour marquer leur appartenance au Massif Central.
Cependant, les terrains argilo-calcaires du Quercy ne forment plus le terrain, nous sommes en
présence de terrains stampiens (marne et argiles à graviers). Le relief est fortement vallonné avec
des hauteurs où la vue porte sur le Lauraguais ou sur la forêt de la Grésigne qui domine le
paysage. Sur la photo, prise depuis le point de vue de Puygaillard-de-Quercy, la vue porte
jusqu’au village de Puycelsi distant d’environ 7 kilomètres. Cet ensemble collinaire possède une
très forte couverture forestière, d’où le surnom de Quercy vert, qui n’empêche pas l’agriculture
d’être présente. Les vallées sont creusées et s’articulent de façon ramifiées en direction du
Tescou, le cours d’eau emblématique de ce territoire. Sa puissance est trop faible pour garantir un
potentiel hydraulique. Quant à l’implantation de centrales photovoltaïques au sol, elle est
difficilement envisageable tant les notions de co-visibilités sont fortes.
Production retenue
Géothermie
Solaire
Biomasse
TOTAL
En ktep
0,07
0,02
0,43
0,52
Répartition en %
13
4
83
100
Tableau 34 : Contribution énergétique des coteaux de Monclar
95
7) Le Quercy :
Le Quercy est un vaste ensemble tertiaire où les plateaux calcaires laissent peu à peu leurs places
aux coteaux mêlés d’argiles et de calcaire. Les vallées sont creusées et se dirigent vers le sudouest en direction de la Garonne. Ces vallées parallèles donnent le surnom de « Pays de Serres »
à une partie de cette entité. Les territoires fertiles subissent les limites de la géologie (terrains
karstiques) et de la topographie. La céréaliculture occupe le nord de l’entité tandis que
l’arboriculture est plus ressemblante des coteaux du Quercy. La présence de cours d’eau est
nombreuse mais le faible débit de ces rivières, qui plus est inconstant, ne permet pas de produire
de l’électricité en vue d’une réinjection dans le réseau. L’urbanisation couvre l’entité de façon
relativement homogène mais les espaces vides de peuplement subsistent ce qui pourrait laisser
présager un développement éolien. Pourtant, les contraintes, qui sont contraire à l’implantation
d’éolienne, se superposent. Ceci a pour effet de ne retenir aucun parc éolien pour l’entité du
Quercy dans l’objectif cible de l’étude. Le photovoltaïque au sol se prête peu au jeu du relief
collinaire, les notions de co-visibilités sont nombreuses. En outre, ces modules solaires pourraient
avoir comme conséquence une artificialisation des petites terres agricoles ou des bosquets si
caractéristiques de ce territoire. La méthanisation est peu opportune dans un paysage d’une faible
agriculture, ayant une desserte peu évidente et des vides de ressources. Le Quercy peut tirer profit
de la présence de quelques villes ayant une modeste démographie. Certes, nous ne sommes pas en
présence de grandes villes mais le taux d’équipement (centre commercial à Lauzerte, trois
entreprises sélectionnées à Caussade) est relativement important au vu de la taille des villes.
Production retenue
Géothermie
Solaire
Biomasse
TOTAL
En ktep
0,65
0,82
3,46
4,93
Répartition en %
13
17
70
100
Tableau 35 : Contribution énergétique du Quercy
96
8) Le Rouergue :
Le Rouergue est souvent considéré comme la porte officielle du Massif Central en venant de
l’ouest, sa ressemblance avec l’Aveyron tout proche est frappante, pas si étonnant que cette partie
fût annexée par le Tarn-et-Garonne en 1870. Le calcaire du Causse disparait progressivement
après la vallée de la Bonnette, que l’on peut considérer comme la frontière entre les deux entités.
Les formations secondaires du Jurassique inférieur assurent l’intérim avant l’arrivée des
premières terres issues de l’ère Primaire. En effet, les grès et marnes laissent place aux terres
froides limoneuses et caillouteuses où le schiste n’est jamais trop loin que ce soit dans la
composition du sous-sol ou bien de l’architecture. Le manque de vent et les nombreuses
contraintes environnementales (très forte présence de chiroptères) ne peuvent permettre un
développement de l’éolien. Les énergies calorifiques pâtissent du manque de villes importantes,
Laguépie, plus grande ville de l’entité, atteint les 700 habitants. Finalement, c’est l’Aveyron qui
en traversant ce milieu au relief accidenté constitue la principale ressource.
Production retenue
Hydraulique
Géothermie
Solaire
Biomasse
TOTAL
En ktep
0,57
0,04
0,01
0,24
0,86
Répartition en %
66
5
1
28
100
Tableau 36 : Contribution énergétique du Rouergue
97
9) Les Trois Vallées :
L’entité des Trois Vallées est l’un des plus importantes sur un plan surfacique. Elle mêle
habilement les vues longues depuis les premières hauteurs encadrant le lit des cours d’eau à des
vues courtes depuis les grands champs agricoles. En effet, le terrain quaternaire, constitué de
sables, sédiments et argiles, est favorable à une mise en culture de fruits, légumes et céréales. La
population est concentrée dans les grandes villes : Montauban, Castelsarrasin, Moissac, Auvillar
et Valence d’Agen. Cependant, l’habitat prédomine, avec l’agriculture, ce territoire tant il se
dissémine partout. Le mitage rural est très fort et la pression foncière se renforce de jour en jour.
Cependant, il reste possible d’implanter des éoliennes sans impacter l’harmonie du paysage
(nombreux point de vue depuis les coteaux du Quercy comme le montre la photo prise depuis la
table d’orientation de Boudou). Ce constat est également valable pour l’implantation de
photovoltaïque au sol dans la zone favorable d’implantation énergétique définie à la page 53. Les
énergies calorifiques sont favorisées par un fort tissu industriel, un fort taux d’équipement des
centres urbains et une importante agriculture. Ainsi, la méthanisation, déjà bien implantée,
participe à la contribution productive de l’entité. La présence de grandes nappes dans le sous-sol
autorise une forme de géothermie, très compétitive face à la biomasse. En outre, la traversée de la
Garonne, du Tarn et de l’Aveyron, confère un fort potentiel hydroélectrique qui a été retenu dans
l’étude. Pour conclure, la diversité énergétique est impressionnante, toutes les énergies sont
représentées.
Production retenue
Hydraulique
Eolien
Méthanisation
Géothermie
Solaire
Biomasse
TOTAL
En ktep
14,28
17,11
2,45
2,93
20,29
15,46
72,52
Répartition en %
20
24
3
4
28
21
100
Tableau 37 : Contribution énergétique des Trois Vallées
98
Les résultats provenant de l’étude sont intéressants pour un département comme le Tarn-etGaronne qui connait actuellement une part de 21 % d’énergie renouvelable contre 79 % de
nucléaire. Néanmoins, avant de terminer le rapport de cette étude, il me parait non dénué de sens
de la rattacher aux visions énergétiques françaises. L’ADEME a récemment élaboré une vision à
2030 et à 2050. La dernière vision est le portrait portant sur les énergies, le plus lointain existant
à ce jour.
C. Une véritable transition énergétique pour le Tarn-et-Garonne :
L’ADEME, dans sa vision 2050, dresse un tableau sur la production et la consommation
d’énergie en demandant un effort notable sur des secteurs clés : les transports et le bâtiment. La
grande particularité de ce rapport est de préconiser, en accord avec les récents dires du Président
de la République, de remettre au goût du jour la spécificité française, le nucléaire. L’idée serait de
ramener le nucléaire à une valeur proche de 50 % et du même coup, proposer une valeur de 50 %
pour les énergies renouvelables à l’horizon 2050.
Cependant, les chiffres sur la démographie départementale se projettent à une date 2030. Il est
donc impossible de pouvoir calculer la consommation du Tarn-et-Garonne pour 2050, en se
basant sur le nombre de ménage. J’ai donc décidé de rester à une vision 2030 pour illustrer
l’apport de l’étude. Selon le Schéma Régional Climat-Air-Energie, la consommation finale
d’énergie s’élève à 6 170 ktep en 2010. Or la Région Midi-Pyrénées affiche 1 287 951 ménages.
Par division de la consommation finale par le nombre de ménages régionaux, j’obtiens la
consommation finale par ménage, soit 4,79 tonnes équivalent pétrole par ménages. Selon la
vision ADEME 2030, la France, sans mesures contraignantes (lois ou décrets), devrait voir sa
consommation énergétique finale baisser de 20 % par rapport à 2010. Ceci permet d’envisager
une baisse de 20 % sur la consommation finale par ménage. Le nombre passerait de 4,79 tep à
3,83 tep par ménages. Cependant cette baisse pourrait être contrariée par une hausse
démographique. L’attractivité du département n’est plus à démontrer et l’INSEE, dans ses
perspectives démographiques départementales à l’horizon 2030, le place parmi les départements
ayant le plus fort taux d’évolution démographique. Le Tarn-et-Garonne devrait, selon le scénario
central, abriter en son sein 259 570 habitants en 2030 contre 229 277 en 2010. Le nombre de
ménage devrait suivre la même tendance que la population avec un nombre de 114 547 ménages
dans le territoire d’étude. Pour connaitre la consommation finale du Tarn-et-Garonne, j’ai
multiplié la consommation finale moyenne d’un ménage en 2030 par le nombre de ménages en
2030. Le département consommera 438 715 tonnes équivalent pétrole. A ceci, il convient de
rajouter l’impact de la future ligne LGV qui ralliera Toulouse à Bordeaux en 2030. Connaissant
la consommation estimée de la ligne TGV et les quatre postes d’alimentation de celle-ci, j’ai
appliqué un ratio lié à la puissance du poste d’alimentation. Concrètement, un peu plus de 20 %
de la ligne sera alimentée par le futur poste de Bressols. Il faudra faire appel à 47 055 tep
99
supplémentaires pour alimenter la LGV, ce qui rehausse la consommation finale départementale à
485 770 tep.
Aujourd’hui, la production d’énergie renouvelable en Tarn-et-Garonne est estimée à 100 000 tep,
soit 21 % de la consommation finale en 2010. Les divers objectifs retenus par énergie, apporte
une contribution supplémentaire de 33 300 tep pour le chauffage et 92 900 tep pour l’électricité
soit une production d’énergie renouvelable estimée à 226 200 tep. Pour le restant, 259 570 tep, le
nucléaire serait utilisé. De ce fait, on obtient une part d’énergie renouvelable portée à 47 % et une
part de nucléaire représentant 53 %. L’ampleur de la contribution de l’étude n’est donc plus à
démontrer puisqu’elle fait plus que doubler la part d’énergie renouvelable et fait baisser la part du
nucléaire à un niveau semblable à la vision 2050 de l’ADEME. L’apport est considérable et
engage le Tarn-et-Garonne dans la transition énergétique, terme qui se fait l’écho du changement
du paysage énergétique français.
100
CONCLUSION :
A l’heure, où je rédige ces ultimes phrases de ce rapport, les ministres réfléchissent, sous
commande du Président de la République, à la France de 2025. L’un des trois thèmes à traiter
porte sur la transition énergétique, concept crée et relayé depuis l’accès à la présidence de
François Hollande. Il fait référence à la redistribution des rôles dans la production énergétique.
L’enjeu est de taille, il faut réduire la facture liée à l’importation de gaz et de pétrole, dans ce
contexte économique morose, cette parole trouve un écho inespéré. L’effort porte sur un recul du
nucléaire à un niveau avoisinant les 50 % pendant que les énergies renouvelables porteraient
leurs contributions à 50 %. Ce contexte de hausse des énergies renouvelables n’est pas nouveau,
le mouvement est ancien. En effet, le Sommet de Rio de 1992 a donné naissance à un processus
qui ne fera que prendre de l’ampleur. Après une prise de conscience timide, le Japon et l’Union
Européenne ont provoqué une accélération de l’implantation d’énergie renouvelable dans le
monde et les BRIC (Brésil-Russie-Inde-Chine) ont suivis la tendance. La France a enclenché sa
politique verte lors du premier Grenelle de l’Environnement, suivis du second qui donnera
naissance aux schémas régionaux climat-air-énergie (SRCAE). Ces derniers se font l’écho de la
politique nationale à un niveau régional en analysant la consommation d’énergie mais aussi
l’augmentation de production des énergies renouvelables.
Or, ceci reste à une échelle trop grande, comment les territoires locaux peuvent-ils mettre en
marche une transition énergétique sans savoir quel est leur potentiel dans leur propre territoire ?
Cette question, la Direction départementale du Tarn-et-Garonne, se l’est posée. A titre
d’exemple, le Tarn-et-Garonne fût longtemps oublié par les entreprises opérant dans l’énergie
éolienne, compte-tenu des caractéristiques climatiques. Les administrations et collectivités
territoriales ne se soucièrent guère de la question, pensant que les éoliennes n’allaient pas
dépasser les frontières administratives de l’Aveyron et du Tarn. Lorsque les premiers regards se
portèrent sur le département, ce fût la surprise, quelle réponse donner à ces investisseurs privés ?
La question de cette étude s’est donc faite en réponse à ce besoin interne. L’étude a analysé
toutes les énergies renouvelables retenues par le schéma régional climat-air-énergie à un niveau
départemental en transposant la méthodologie issue du SRCAE tout en analysant d’autres
perspectives et méthodologies. La contribution de cette étude est significative dans ses objectifs
retenus puisqu’elle fait plus que doubler la part des énergies renouvelables dans la consommation
finale du Tarn-et-Garonne. En outre, le scénario énergétique de 2050 (confère la vision
énergétique de l’ADEME) serait atteint avec une part d’énergie renouvelables de 47 % et une part
de nucléaire de 53 %. Cette étude s’insère parfaitement dans la transition énergétique entamée au
niveau national.
Cependant, réduire cette étude à un concept de transition énergétique serait réduire son apport. En
effet, l’étude empreinte d’une certaine identité géographique, s’efforce de territorialiser les
énergies en abusant de cartes, de traiter l’éolien et le territoire en se référant à la notion de
paysage, de présenter les résultats par des entités paysagères revues. Les réflexions manquent sur
101
la notion de paysage et d’éolien, cette étude est un document qui pourra nourrir la réflexion de
par son approche différente des documents régionaux actuels. L’idée n’est pas de remettre en
question ces documents mais de les compléter afin que lorsque la refonte du SRCAE de MidiPyrénées, en 2017, la prise en compte du paysage soit traiter avec la même attention que la faite
cette étude.
102
ANNEXES :
103
ANNEXE N°1 : Recensement des contraintes qui rendent incompatible le développement éolien
(source : Schéma régional éolien) :
Catégorie contrainte
Techniques
Patrimoniale
Environnementale
Climatique
Nature contrainte
Protection du Réseau Très Basse Altitude (RTBA)
Run Cévennes rouge (4 km de large)
Radars de protection (rayon de 5 km)
Radars météorologiques (rayon 5 km)
Radar de détection des aéronefs (rayon 5 km)
Radar de coordination aérienne (rayon 30 km)
Radar de dialogue avec les aéronefs (rayon 5 km)
Plan de servitudes aéronautiques
Procédures spécifiques des aérodromes
Système de navigation pour le positionnement des avions
(rayon 2km)
Périmètre de 500 mètres autour des monuments historiques
Périmètre des sites inscrits
Périmètre des sites classés
Périmètre des projets de sites classés
ZPPAUP
Sensibilité paysagère forte
Parc Naturel régional
Parc National
APPB
Réserve naturelle régionale
Réserves de biosphère
Zones de protection spéciale (ZPS)
Sensibilité maximale pour les chiroptères
Présence de certaines espèces de chiroptères
Sensibilité maximale pour l’avifaune
Présence de certaines espèces d’avifaune
Gisement éolien inférieur à 4m/s à 50 mètres de haut
104
ANNEXE N°2 : Cartographie des zones favorables au développement de l’éolien
105
ANNEXE N°3 : Localisation des postes sources à l’intérieur des bassins de vie :
106
ANNEXE N°4 : Liste des centrales hydroélectriques du département :
Cours d’eau
Commune
Montauban
Saint-MartinLaguépie
Aveyron
Laguépie
Varen
Saint-AntoninNoble-Val
Bruniquel
Aveyron
Bioule
Negrepelisse
Albias
L’Honor-De-Cos
Reynies
Corbarieu
Montauban
Tarn
Villemade
Barry d’Islemade
Moissac
Labastide-SaintPierre
Garonne
Malause
Golfech
Nom de
l’ouvrage
Moulin d’
Escudié
Vigniere
Moulin de
Contillou
Moulin du Gué
Moulin de
Lexos-Haut
Moulin de
Pailhas
Moulin des
Ondes
Caussanus
Moulin des
Istournels
Moulin Les
Bordes
Bioule
Negrepelisse
Moulin d’Albias
Moulin de
Loubejac
Saliens S.A.
Corbarieu
Dpih Sapiac
Palisse
Dpih Albaredes
Puissance
Maximale Brute
Observations
428
Moulin
490
Hors du
département
mais gérée par la
DDT82 et
raccordé en 82 //
moulin
200
Moulin
485
Moulin
323
Moulin
490
Moulin
370
Moulin
1193
340
Moulin
500
Moulin
474
1989
125
Moulin
282
Moulin
1299
1351
400
1373
420
Concession
Shem Site de
Lagarde
1109
Concession
Dpih Lagarde
Sainte Livrade
1108
2218
Moulin du Claux
937
Dpih Golfech
barrage Malause
Dpih Golfech
Concession
Moulin
600
94 000
Concession
107
ANNEXE N°5 : Cartographie de la catégorisation des centrales actives :
N
108
ANNEXE N°6 : Carte de la sensibilité paysagère régionale, extrait du SRE Midi-Pyrénées
109
ANNEXE N°7 : Description des points de vue retenus dans l’étude :
Légende :
: Les Trois Vallées
: Le Quercy
: La Lomage
: Les Pyrénées
: Forêt de la Grésigne
: Le Causse
: Le Rouergue
: Le Ségala
: Les coteaux de Monclar
: Le Gers
: La Haute-Garonne
: La Montagne Noire
Degré
de la
vision
Entités
vues
Classe
de
point
de vue
Commune
Point de vue
Auvillar
Table
d’orientation
Excellente
Elevé
Excellente
180°
1
Beaumontde-Lomagne
Route
Bonne
Aucun
Bonne
90°
1
Beaupuy
Ville
Moyenne
Aucun
Plutôt
mauvaise
< 90°
1
Bonne
Elevé
Excellente
180°
2
Excellente
Elevé
Excellente
180°
2
Excellente
Elevé
Excellente
180°
2
Moyenne
Bonne
Aucun
Faible
> 180 °
< 90°
1
1
Bonne
Aucun
Excellente
Bonne
Plutôt
mauvaise
180 °
1
Castanet
Caylus
Table
d’orientation
Ville (place)
Ville
(château)
Sommet
Route
Cazals
Route
Boudou
Bruniquel
Accessibilité Aménagement
Qualité
de la
vision
110
CordesTolosanes
LacapelleLivron
Table
d’orientation
Moyenne
Elevé
Excellente
> 180 °
2
Ville (église)
Moyenne
Faible
Excellente
180 °
2
Excellente
Elevé
Excellente
90°
1
Bonne
Aucun
Excellente
90 °
1
Excellente
Elevé
Excellente
135°
2
Excellente
Faible
Excellente
90°
1
Excellente
Bonne
Aucun
Aucun
90°
180°
1
1
Bonne
Aucun
< 90°
1
Bonne
Aucun
Excellente
Bonne
Plutôt
mauvaise
Plutôt
mauvaise
< 90°
1
Moyenne
Faible
Excellente
300 °
2
Moyenne
Elevé
Excellente
135°
1
Excellente
Elevé
< 90°
1
Excellente
Elevé
Bonne
Plutôt
mauvaise
180 °
1
Excellente
Elevé
Bonne
90°
1
Bonne
Elevé
Excellente
90°
1
Moyenne
Faible
Plutôt
mauvaise
135 °
1
Moyenne
Faible
Bonne
90°
1
Excellente
Elevé
Excellente
180°
2
Excellente
Elevé
90°
1
< 90°
1
180°
1
Le Causé
Table
d’orientation
Route
Ville
(Barbacane)
Ville
(l’Eveillé)
Ville (Sud)
Route
Leojac
Route
Lafrançaise
Lauzerte
Mirabel
Montalzat
Montjoi
Montpezat
Parisot
Picquecos
Poupas
Route
(église)
Table
d’orientation
Table
d’orientation
Ville (mairie)
Table
d’orientation
Table
d’orientation
Table
d’orientation
Table
d’orientation
Puygaillardde-Quercy
Ville
Puylaroque
Table
d’orientation
Ville (Sud)
Quercogoalle
Ville
Moyenne
Aucun
Roquecor
SaintAntoineNoble-Val
Saint-Projet
Ville
Bonne
Faible
Excellente
Plutôt
mauvaise
Excellente
Table
d’orientation
Excellente
Faible
Bonne
135 °
2
Route
Moyenne
Aucun
< 90°
1
Savenes
Route
Bonne
Aucun
Bonne
Plutôt
mauvaise
< 90°
1
111
Annexe N°8 : Cartographie des différentes catégories de contrainte :
112
113
114
TABLE DES CARTES :
Carte 1 : Présentation de Tarn-et-Garonne
page 11
Carte 2 : Les entités paysagères de Tarn-et-Garonne d'après l'étude Folléa
page 15
Carte 3 : La synthèse des contraintes techniques, extraite du SRE Midi-Pyrénées
page 28
Carte 4 : Synthèse des contraintes architecturales et paysagères,
page 28
extraite du SRE Midi-Pyrénées
Carte 5 : La synthèse des contraintes environnementales,
page 29
extraite du SRE Midi-Pyrénées
Carte 6 : La synthèse des contraintes présentes sur la Région Midi-Pyrénées,
page 30
extraite du SRE Midi-Pyrénées
Carte 7 : Localisation des postes sources en Midi-Pyrénées,
page 31
extraite du S3Renr Midi-Pyrénées
Carte 8 : Territorialisation du potentiel hydraulique
page 44
Carte 9 : Sensibilité paysagère départementale au regard de l’éolien
page 52
Carte 10 : Cartographie finale des contraintes par communes
page 53
Carte 11 : Implantation possible de panneaux photovoltaïques dans
page 64
le Tarn-et-Garonne selon les trois objectifs
Carte 12 : Localisation des unités régionales de méthanisation existantes,
page 70
extraite de la présentation sur la méthanisation du 28 septembre 2012
Carte 13 : Potentiel de méthanisation en Tarn-et-Garonne
page 72
Carte 14 : Logements utilisant le bois comme combustible de
page 75
chauffage principal en Midi-Pyrénées, source : Arpe Midi-Pyrénées
Carte 15 : Le potentiel géothermique des nappes alluviales, source : BRGM 2007
page 77
Carte 16 : Territorialisation du potentiel calorifique
page 83
Carte 17 : Territorialisation des différents objectifs retenus par énergies
page 87
115
TABLE DES FIGURES ET ILLUSTRATIONS
Figure 1 :
Schéma des influences climatiques et orogéniques
Illustration 1 : La synergie atténuation-adaptation d'après la stratégie
page 13
page 23
d'adaptation de la ville de Toronto
Illustration 2 : Portée du SRCAE extrait du SRCAE Midi-Pyrénées
page 24
Illustration 3 : Composition et taille d'une éolienne
page 45
Illustration 4 : Le CESI simple
page 65
Illustration 5 : Le Cesi avec système auxiliaire de chauffage
page 65
Illustration 6 : Ressources fermentiscibles
page 68
Illustration 7 : La découpe par ressource d'un arbre, extraite de l'ADEME 2009
page 74
Illustration 8 : Production par type d'énergie de la déclinaison du SRCAE
page 85
Illustration 9 : Répartition des divers objectifs retenus
page 86
116
TABLE DES PHOTOGRAPHIES
En couverture Point de vue de la table d’orientation de Boudou, source : Argelès Benjamin
Page 10
Eglise d’Auvillar, source Argelès Benjamin
Page 10
Point de vue depuis la table d’orientation de Saint-Antonin-Noble-Val,
source : Argelès Benjamin
Page 36
Centrale hydraulique de Saint-Antonin-Noble-Val, source : Trautmann Francis
Page 37
Eoliennes sur le sol allemand, source : Gerard Vogt
Page 56
Entrepot viticole équipé de panneaux photovoltaïque, source : Trautmann Francis
Page 56
Montage pour illustrer le recyclage, source : Trautmann Francis
Page 73
Buches en pleine phase de combustion, source : Ademe
Page 73
Source du Par, à Chaudes-Aigues, source : Roustan Marine
Page 84
Point de vue depuis Montpezat-de-Quercy, source : Argelès Benjamin
Page 84
Illustration de la transition énergétique, source : inconnue
Page 93
Panorama depuis la table d’orientation de Saint-Antonin-Noble-Val,
source : Argelès Benjamin
Page 94
Vignes de la commune de Campsas, source : passion-tarn-et-garonne.info
Page 95
Point de vue depuis Le Causé, source : Argelès Benjamin
Page 96
Point de vue depuis Puygaillard-de-Quercy, source : Argelès Benjamin
Page 97
Panorama depuis la table d’orientation de Montalzat, source : Argelès Benjamin
Page 98
Point de vue de Feneyrols, source : Argelès Benjamin
Page 99
Point de vue de la table d’orientation de Boudou, source : Argelès Benjamin
117
TABLE DES TABLEAUX :
Tableau 1 :
Contribution des énergies produisant de l'électricité (MW = Mégawatt),
source : SRCAE Midi-Pyrénées.
Tableau 2 :
page 25
Contribution en chaleur des énergies renouvelables
(ktep = kilo tonnes équivalent pétrole), source : SRCAE Midi-Pyrénées. page 26
Tableau 3 :
Potentiel de raccordement et capacité réservée pour le département
de Tarn-et-Garonne, source : S3REnr Midi-Pyrénées.
page 32
Tableau 4 :
Dénomination des installations
page 37
Tableau 5 :
Déclinaison hydraulique du SRCAE en puissance
page 39
Tableau 6 :
Déclinaison hydraulique du SRCAE en production
page 39
Tableau 7 :
Objectif hydraulique ambitieux en puissance
page 41
Tableau 8 :
Objectif hydraulique ambitieux en production
page 42
Tableau 9 :
Synthèse des objectifs hydrauliques
page 43
Tableau 10 : Définition du paysage par les géographes
page 48
Tableau 11 : Perception des éoliennes, d'après le Ministère de l'Environnement 2001 page 50
Tableau 12 : Traitement paysager par unités paysagères
page 51
Tableau 13 : Objectif éolien ambitieux
page 55
Tableau 14 : Synthèse des différents objectifs
page 55
Tableau 15 : Photovoltaïque intégré au bâti existant
page 60
Tableau 16 : Photovoltaïque intégré au futur bâti
page 61
Tableau 17 : Photovoltaïque au sol
page 63
Tableau 18 : Synthèse des différents objectifs du photovoltaïque
page 63
Tableau 19 : Contribution des CESI
page 66
Tableau 20 : Déclinaison du SRCAE, d'après l'outil Galliléo
page 66-67
118
Tableau 21 : Synthèse des différents objectifs pour le solaire thermique
page 67
Tableau 22 : Contribution de l'objectif
page 72
Tableau 23 : Synthèse des différents objectifs en méthanisation
page 72
Tableau 24 : Les procédés de PAC
page 76
Tableau 25 : Déclinaison du SRCAE, d’après l’outil ADEME.
page 78-80
Tableau 26: Synthèse de la déclinaison, source : Outil Galliléo
page 80
Tableau 27 : Contribution calorifique des énergies, d’après l’outil Galliléo
page 81
Tableau 28 : Synthèse des différents objectifs concernant la biomasse et la géothermie page 82
Tableau 29 : Synthèse de la déclinaison départementale du SRCAE
page 85
Tableau 30 : Synthèse des objectifs retenus
page 86
Tableau 31 : Contribution énergétique du Causse
page 92
Tableau 32 : Contribution énergétique du Frontonnais
page 93
Tableau 33 : Contribution énergétique de la Lomagne
page 94
Tableau 34 : Contribution énergétique des coteaux de Monclar
page 95
Tableau 35 : Contribution énergétique du Quercy
page 96
Tableau 36 : Contribution énergétique du Rouergue
page 97
Tableau 37 : Contribution énergétique des Trois Vallées
page 98
119
SITIOGRAPHIE :
ADEME :
http://www2.ademe.fr
CAUE 82 :
http://www.caue-mp.fr/82
CCI 82 :
http://www.montauban.cci.fr/
CERCAD:
http://www.cercad.fr/
DREAL Midi-Pyrénées :
http://www.midi-pyrenees.developpement-durable.gouv.fr/
INSEE :
http://www.insee.fr/fr/
Météo France :
http://france.meteofrance.com/
Ministère de l’ecologie, du développement durable et de l’énergie:
http://www.developpement-durable.gouv.fr/
URCO :
http://www.caue-mp.fr/
Intranet DDT de l’Aveyron et de Tarn-et-Garonne
Intranet du Ministère de l’écologie, du développement durable et de l’énergie
120
BIBLIOGRAPHIE :
x Textes cadres :
ADEME : 2012, Contribution de l’ADEME à l’élaboration de visions énergétiques à 2030-2050,
8 novembre 2012, 32 p.
DREAL et REGION MIDI-PYRENEES : 2012, Schéma régional climat-air-énergie de MidiPyrénées, juin 2012, 100 p.
DREAL et REGION MIDI-PYRENEES : 2012, Schéma régional éolien de Midi-Pyrénées, juin
2012, 114 p.
FOLLEA B. : 2009, Atlas des paysages de Tarn-et-Garonne, octobre 2009, 152 p.
RESEAU DE TRANSPORT D’ELECTRICITE (RTE) : 2013, Schéma régional de raccordement
au réseau des énergies renouvelables de la Région Midi-Pyrénées, janvier 2013, 96 p.
x Hydroélectricité :
ADEME et AGENCE DE L’EAU ADOUR-GARONNE : 2007, Etude d'évaluation du potentiel
hydroélectrique du bassin Adour Garonne, décembre 2007, 64 p.
AGENCE DE L’EAU ADOUR-GARONNE : 2007, Evaluation et prise en compte du potentiel
hydroélectrique, 3 décembre 2007, 27 p.
DREAL : 2009, Liste des centrales bénéficiant des tarifs d’achats spécifiques, novembre 2009,
8 p.
x Eolien :
ADEME et LE CONSEIL REGIONAL DE LA BOURGOGNE : 2005, Atlas éolien de la Région
Bourgogne, janvier 2005, 83 p.
CAUE DE L’AUDE : 2006, Perception du paysage et éoliennes, la parole aux habitants du
Lauragais, mars 2006, 23 p.
CAUE DE LA DROME, Rhône-Alpes énergie et le Parc Naturel Régional du Vercors : 2005,
Eolien et Paysage : proposition de volet de cahier des charges pour l’élaboration des chartes
paysagères du territoire du Parc Naturel Régional du Vercors, mars 2005, 33 p.
COMITE CONSULTATIF D’EUROBATS : 2006, Eoliennes et Chiroptères : Recommandations
pour la planification des projets et les études d’impact, avril 2006, 29 p.
121
DIRECTION DEPARTEMENTALE DES TERRITOIRES DE LA LOZERE : 2011, Etude des
sensibilités paysagère et naturaliste au regard de l’éolien industriel en Lozère, avril 2011, 288 p.
FEDERATION DES ENTREPRISES PUBLIQUES LOCALES, SYNDICAT DES ENERGIES
RENOUVELABLES ET FRANCE ENERGIE EOLIENNE : 2010, Les Epl et l’éolien :
modalités d’intervention des collectivités territoriales, août 2010, 36 p.
MINISTERE DE L’ECOLOGIE, DU DEVELOPPEMENT DURABLE, DES TRANSPORTS
ET DU LOGEMENT : 2011, Instruction administrative des projets éoliens, mai 2011, 337 p.
NADAÏ A. : 2010, Politiques éoliennes et paysages, janvier 2010, Centre International de
Recherche sur l‘Environnement et le Développement (CIRED), 85 p.
SYNDICAT DES ENERGIES RENOUVELABLES : 2006, Eolienne et Territoires : signal
architectural du développement durable, avril 2006, 2 p.
SYNDICAT DES ENERGIES RENOUVELABLES ET FRANCE ENERGIE EOLIENNE :
2010, Synthèse sur l’investissement participatif dans les parcs éolien en France, juin 2010, 8 p.
URCO LORRAINE : 2009, Eléments de jurisprudence relatifs au grand éolien dans le paysage,
septembre 2009, 32 p.
x Méthanisation :
ADEME : 2006, Méthanisation à la ferme, avril 2006, 16 p
ORDIMIP : 2012, Présentation de la politique de la Région Midi-Pyrénées en faveur de la
méthanisation, septembre 2012, 7 p.
x Solaire :
ADEME : 2012, Systèmes photovoltaïques en toiture de bâtiments, novembre 2012, 4 p.
CAUE DE L’AVEYRON : 2007, Atelier intégration paysagère des bâtiments agricoles, avril
2007, 24 p.
DIRECTION DEPARTEMENTALE DES TERRITOIRES DE L’AVEYRON : 2010, Les
principes généraux de l'énergie solaire photovoltaïque, avril 2010, 7 p.
DIRECTION DEPARTEMENTALE DES TERRITOIRES DE L’AVEYRON : 2010, Atouts et
contraintes du territoire aveyronnais, avril 2010, 10 p.
DIRECTION DEPARTEMENTALE DES TERRITOIRES DE L’AVEYRON : 2010,
Recommandations pour une bonne intégration environnementale et paysagère des installations
photovoltaïques au sol, avril 2010, 12 p.
122
DIRECTION DEPARTEMENTALE DES TERRITOIRES DE L’AVEYRON : 2010,
Développement des énergies renouvelables en Aveyron réflexion cadre sur l'énergie solaire
photovoltaïque, avril 2010, 21 p.
DREAL MIDI-PYRENEES : 2010, Note de cadrage des services de l’Etat pour l’instruction des
projets solaires photovoltaïques en Région Midi Pyrénées, avril 2010, 12 p.
INTERNATIONAL ENERGY AGENCY : 2006, Compared assessment of selected
environmental indicators of photovoltaic electricity in OECD cities, mai 2006, 56 p.
PARC NATUREL REGIONAL DU HAUT-LANGUEDOC : 2009, Les paysages de l’énergie :
Aide à la décision pour l’implantation d’unités photovoltaïques dans le PNR du Haut-Languedoc,
février 2009, 22 p.
PARC NATUREL REGIONAL DE LORRAINE : 2010, Petit guide de préconisations : le
photovoltaïque, juin 2010, 32 p.
x Bois-énergie :
ADEME : 2009, Biomasse forestière, populicole et bocagère disponible pour l’énergie à
l’horizon 2020, novembre 2009, 105 p.
SDE 82 ET QUERCY ENERGIE : 2009, Structuration de la filière bois-énergie pour le Tarn-etGaronne, novembre 2009, 124 p.
MINISTERE DE L’AGRICULTURE ET DE LA PECHE : 2006, Inventaire forestier national :
Tarn-et-Garonne, décembre 2006, 142 p.
OFFICE NATIONAL DES FORETS : 2011, Rapport de développement durable, octobre 2011,
24 p.
x Géothermie :
BUREAU DE RECHERCHES GEOLOGIQUES ET MINIERES (BRGM) : 1980, Possibilités
d’utilisations des nappes d’eau souterraines peu profondes par pompes à chaleur : Tarn-etGaronne, juin 1980, 28 p.
BRGM : 2007, Outils d’aide à la décision en matière de géothermie très basse et basse énergie
(nappes alluviales et thermalisme) dans le département de Tarn-et-Garonne, octobre 2007,
143 p.
x Livres transversaux :
ACKET C., VAILLANT J. : 2011, Les Energies renouvelables : état des lieux et perspectives,
Paris : Technip, 282 p.
123
AUVERLOT D., BERGOUGNOUX J., HOSSIE G. : 2012, Des technologies compétitives au
service du développement durable, Paris : La documentation française, 469 p.
BARRE B. : 2007, Atlas des énergies : quels choix pour quel développement ?, Paris :
Autrement, 79 p.
BRUNET R. ET FERRAS R. : 1992, Les mots de la géographie, dictionnaire critique, Paris :
Reclus-La Documentation Française, 518 p.
LEGAULT A. : 2007, Pétrole, gaz et les autres énergies, Paris : Technip, 308 p.
PINCHEMEL P. ET G. : 1988, La face de la terre, Paris : Armand Colin, 517 p.
PITTE J.R. : 2011, Histoire du paysage français, de la Préhistoire à nos jours, Paris : Tallandier,
440 p.
ROGER A. : 2009, La théorie du paysage en France (1974 – 1994), Champ Vallon : Seyssel,
463 p.
VERNIER J. : 2009, Les Energies renouvelables, Paris : Presses Universitaires Françaises, 127 p.
x Transversal :
ASSOCIATION NEGAWATT : 2011, Scénario Négawatt 2011, 17 octobre 2011, 28 p.
COMMISSION EUROPEENNE : 2011, Feuille de route pour l'énergie à l'horizon 2050, 15
décembre 2011, 25 p.
GLOBAL CHANCE : 2013, La situation énergétique de la France : état des lieux, 18 février
2013, 11 p.
GREENPEACE : 2013, Scénario de transition énergétique, février 2013, 27 p.
MINISTERE DE L’ECOLOGIE, DU DEVELOPPEMENT DURABLE, DES TRANSPORTS
ET DU LOGEMENT : 2010, Plan d’action de la France en matière d’efficacité énergétique,
novembre 2010, 256 p.
MINISTERE DE L’ECOLOGIE, DE L’ENERGIE, DU DEVELOPPEMENT DURABLE ET DE
LA MER : 2009, Plan d'action national en faveur des énergies renouvelables : Période 20092020, Juin 2009, 120 p.
UNION FRANÇAISE DE L’ELECTRICITE : 2011, Electricité 2030 : Quel choix pour la
France ?, mars 2011, 28 p.
URCO : 2005, Atlas de Paysage, octobre 2005, 2 p.
124
x Autres références bibliographiques :
CLER, RESEAUX ACTION CLIMAT FRANCE ET HESPUL : 2010, Note de position du RACF, du CLER et d'HESPUL sur le guide pour la co-élaboration des schémas régionaux du climat,
de l'air et de l'énergie (SRCAE) propose par le Ministère de l’Ecologie de l’Energie du
Développement durable et de la Mer (MEEDDM), octobre 2010, 10 p.
DIRECTION DEPARTEMENTALE DES TERRITOIRES DE TARN-ET-GARONNE : 2012,
Projet de service, 2 juillet 2012, 21 p.
DIRECTION DEPARTEMENTALE DES TERRITOIRES DE TARN-ET-GARONNE : 2013,
Tableau de bord de la direction, juin 2013, 14 p.
MINISTERE DE L’ECOLOGIE, DE L’ENERGIE, DU DEVELOPPEMENT DURABLE ET DE
LA MER : 2010, Guide pour la co-élaboration des SRCAE, septembre 2010, 41 p.
MINISTERE DE L’ECOLOGIE, DU DEVELOPPEMENT DURABLE, DES TRANSPORTS
ET DU LOGEMENT : 2010, le Grenelle de l’Environnement, novembre 2010, 20 p.
MINISTERE DE L'ÉCOLOGIE, DU DEVELOPPEMENT DURABLE ET DE L’ÉNERGIE :
2012, Les collectivités territoriales au cœur des politiques énergie, climat et air, novembre 2012,
2 p.
MINISTERE DE L’ECOLOGIE, DU DEVELOPPEMENT DURABLE, DES TRANSPORTS
ET DU LOGEMENT : 2010, Synthèse et principales mesures, novembre 2010, 5 p.
125
COMPTE RENDUS ENTRETIEN :
126
Compte rendu entretien CAUE : mardi 14 mai 14h
Personnes interrogées :
Jean Pierre Font : responsable de l’Espace Info Énergie au CAUE 82
Émilien Jouve : chargé de mission PCET au Conseil Général du Tarn-et-Garonne
Cet entretien avait pour but de pouvoir avoir une vision départementales des énergies
renouvelables de façon locale extérieure à la DDT et d’associer un des partenaires du pôle
énergie. La vision de Jean Pierre Font était particulièrement intéressante puisqu’il parlait plus de
sobriété que d’énergies renouvelables. Pour lui la sobriété énergétique est une priorité. Le CAUE
intègre un volet énergie de façon systématique pour le bâtiment. Mais si un logement est neuf, le
CAUE ne voit aucun intérêt à l’équiper, par exemple, de panneaux solaires puisqu’il satisfait les
normes RT2012. Si c’est une rénovation, le CAUE semble intéressé par l’idée de promouvoir les
énergies renouvelables.
Pour le volet énergies renouvelables, le CAUE et donc le Conseil Général semble avoir des
préférences comme des délaissés.
La géothermie est peu privilégiée pour les habitations individuelles, très clairement, il décourage
ce type d’installations car trop chère. Le prix élevé provient de la demande hautement qualitative
du CAUE ( PAC sur pied et de type verticale). La technique qu’il recommande est d’utiliser du
sable sur les terrains argileux. Il recommande la géothermie pour des petits collectifs et des
collectivités. Les prix sont partagés pour le premier et l’impact financier est moindre pour le
second. La zone dite privilégiée est finalement assez maigre : seul Castelsarrasin, Moissac et
l’agglomération montalbanaise sont concernées. L’éolien est peu regardé au vu des réticences du
président du conseil général du Tarn-et-Garonne sur ce sujet. Il affiche selon le CAUE plus
d’inconvénients que d’atouts et constitue la seule énergie verte qui pose problème, pour reprendre
un terme évoqué par Jean-Pierre Font. Le respect des couloirs de migrations a été évoqué dans la
liste des points à surveiller. La hauteur de l’éolienne a été jugée à 180 mètres de hauteur, ce qui
place donc l’éolienne au-dessus des crêtes de la Lomagne ou bien des coteaux du Quercy. Il en
découle une acceptabilité sociale et paysagère très difficile voir impossible que l’absence de
vision dûe à l’humidité de l’air ne peut effacer. (Or, les 180 mètres correspondent à une hauteur
en bout de pale et non du rotor). Si l’éolienne fait 180 mètres en bout de pale, le rotor se situera à
120 mètres. Il existe également de plus petites éoliennes.
Pour l’hydroélectricité, il a été convenu d’approfondir les connaissances sur les sites inactifs
comme les vieux moulins pour voir s’il est possible de dégager un surplus de puissance.
Le photovoltaïque a été également évoqué, mais de façon succincte. La biomasse fût un sujet
vivement abordé, le CAUE fait preuve ici de beaucoup d’intérêt. Il nous a cité l’exemple de
Caylus et du Pays Midi Quercy pour le bois énergie et des melons Boyer à Moissac pour la
méthanisation. Le défi relevé par le Pays Midi Quercy, il est vrai, est relativement exemplaire. En
effet, la quasi-totalité des forêts servant le plan bois énergie mis en place sont privées. Ce qui
pose le problème de la gestion de la ressource. Problème aujourd’hui réglé puisque c’est une
totale réussite ! La filière bois est désormais en place dans le département, il ne manque qu’à
accompagner l’élan par d’autres projets. De plus, les élus sont motivés à privilégier la biomasse
pour le chauffage d’équipements publics comme les lotissements. Pour la méthanisation, le
127
CAUE nous a appris que le Conseil Régional est sur le point de faire une expertise très fine du
potentiel régional, Lionel Barthe nous a été suggéré comme personne à rencontrer.
Plusieurs pistes ont été évoquées durant l’entretien :
Ó se renseigner sur le plan Garonne
Ó voir le processus de méthanation (sujet qui intéresse le CAUE)
Ó se renseigner sur le scénario Négawatt et notamment la méthanation
Ó Voir Energie City pour explications locales
Ó Voir RFF pour une implantation d’énergies renouvelables à proximité de la LGV
Ó Monter un site interactif à partir des cartes et fiches produites
Enfin, il convient de noter que cette rencontre nous a permis d’obtenir l’atlas des paysages de
l’URCO et donc d’affiner les grandes unités paysagères que l’on prendra pour la suite de l’étude.
128
Compte rendus entretien DREAL 15 mai 16H30 :
Personne interrogée : Frédéric Berly, chef de division énergie à la Dreal Midi-Pyrénées
L’intérêt de cet entretien était double : d’une part avoir la vision de la DREAL sur le
développement des énergies renouvelables en Tarn-et-Garonne et d’autre part pouvoir collecter
de la donnée. Cet entretien s’est révélé grandement intéressant car ce fût une mine d’information.
Frédéric Berly nous a suggéré de voir la rubrique « carto DREAL » sur le site intranet de la
DREAL auquel nous avons accès. Pour les différentes énergies renouvelables, il existe des
travaux intéressants. Pour la géothermie, la DREAL a effectué une synthèse régionale qui leur a
servi pour faire le SRCAE. Leur travail s’appuyait sur les conditions d’accès (présence d’un
potentiel) et d’un potentiel de consommation car la ressource n’est pas déplaçable. Ce qui
constitue un réel problème car s’en fait une ressource exclusivement locale. Pour le
photovoltaïque, le Parc Naturel du Haut-Languedoc a fait un important travail méthodologique
qui consistait à trouver une méthode applicable en toutes circonstances. Pour ce faire, le parc a
étudié le potentiel photovoltaïque sur un village en particulier.
Pour le bois énergie, c’est très difficile et même impossible de cartographier le potentiel. En effet,
la ressource est certes assez localisée mais peut être déplaçable à souhait. Ceci étant dit, la
rentabilité d’une installation bois-énergie n’est due qu’aux subventions et règlementations
financières (dont la taxe carbone), Frédéric Berly nous a pris comme exemple l’entreprise
d’AIRBUS qui se chauffe aux bois-énergie. Plus tard, la hausse du prix de l’énergie rentabilisera
surement ce type d’installation.
Pour la méthanisation, SOLAGRO est en train de faire une étude poussée sur le potentiel régional
avec la Région Midi-Pyrénées. Ils se concentrent sur trois types de ressources différentes : les
déchets agro-alimentaires, l’horticulture et la présence de réseaux de gaz. Ainsi, ils dégagent des
zones d’implantation favorables, sachant que le plus gros secteur demandeur de chaleur est
l’agro-alimentaire.
Pour l’hydroélectricité, la DREAL a effectué un travail qui portait à vouloir accroitre le
rendement énergétique des centrales. Ils ont répertorié toutes les centrales de moins de 12MW,
celles qui bénéficient des obligations de tarifs d’achats. Enfin, pour le solaire thermique, la
DREAL, lors de la conception du SRCAE, s’est appuyée sur une étude poussée de l’ADEME.
C’est une formule qui permet de dégager l’économie d’énergie réalisée par les plus gros
consommateurs d’eau chaude tels que les cliniques, les hôpitaux ou bien les maisons de retraites.
129
Certains points ou suggestion ont également fait partie du débat :
x
x
x
Contacter Jean-Luc Monseyron de la DREAL pour avoir des données climatiques plus
poussées
Voir le travail réalisé par le bureau d’étude Axel pour le SICOVAL sur l’adoption locale
du SRCAE
Restitution publique de ce travail jeudi 30 mai 17h au SICOVAL
Certains exemples de villes mentionnées :
x
x
Arfons, village devenu riche par le photovoltaïque et l’éolien
Village aveyronnais concerné par les territoires délaissés de l’autoroute A75
Energies électriques à étudier :
x
x
x
x
Hydroélectrique
Photovoltaïque
Eolien
Biomasse
Energies pour la chaleur à étudier :
x
x
x
Biomasse
Géothermie
Méthanisation
Deux défis futurs à relever :
x
x
Le stockage de l’énergie (notamment la chaleur qui est une ressource le plus souvent
locale), réserver la biomasse et la méthanisation pour les endroits délaissés par la
géothermie ? Assurer une complémentarité entre différentes sources de chaleur ?
L’autoconsommation devra être plus encouragée
130
Compte rendu entretien CCI : lundi 18 juin 14h30
Personnes interrogées :
Florian Julien Saint Amand : conseiller environnement à la CCI du Tarn-et-Garonne
Cet entretien a été fait à mi-territorialisation des énergies renouvelables sur le département du
Tarn-et-Garonne. Il devait servir à conforter et affiner la méthodologie choisie pour le
photovoltaïque. Il était également un moyen de confronter les premiers résultats à des experts
autre que ceux de la DDT.
Concernant le photovoltaïque, Mr Julien Saint Amand s’est satisfait de la méthodologie adoptée
mais a tenu à emmètre quelques nuances tel que la structure du bâti. En effet, le poids de
l’installation intégrée au bâti ne peut être supportée par n’importe quel toit subissant la logique de
réduction des coûts. Le secteur qui allège les coûts au maximum concernant le bâti est le secteur
de la logistique. La solidité nécessaire à l’installation solaire nécessiterait des travaux visant à
renforcer la charpente, ce qui est envisageable mais impose un coût. Impossible à visualiser, il
reste dubitatif sur la méthode à adopter pour identifier les toits pouvant supporter un tel ouvrage
et n’entrevoit que la méthode au cas par cas. Là, ou pour lui il y a un potentiel à ne pas négliger,
c’est sur les futures zones d’activités et industrielles. Car là l’État, peut agir et promouvoir un bâti
qui supporterait le photovoltaïque. Par la suite, nous avons abordé la méthanisation où il avait
connaissance d’un rapport méthanisation fait par l’ADEME. Ce rapport avait dégagé une
méthodologie applicable à tout type de territoire. Aujourd’hui le secteur de la méthanisation est
en plein développement et le département du Tarn-et-Garonne comptabilise une grande unité
(Montech) et deux petites unités locales (Boyer à Moissac et Pays-Midi Quercy). Or les
difficultés que connaît Montech pour injecter du gaz dans le réseau de gaz naturel freine l’essor
du secteur dans le département. Et la concurrence frappe aux portes, Auch prospecte en direction
de Montauban, tout comme certaines entreprises espagnoles. Il prône d’ailleurs une position plus
détachée de la logique expansionniste de ce secteur en préférant encourager la méthanisation
locale, plus porteuse d’emplois. En effet, le rayon de 60 km d’une grande unité de méthanisation
engloberait tout le département et réduirait à néant tout autres projets.
Par la suite, Mr Julien Saint Amand a dévoilé deux concepts qui lui était cher et qui se véhicule
hors de nos frontières. Le premier concept est celui de la chaleur fatale. Il fait référence à la
récupération de l’énergie dégagée par les serres, les fours industriels, l’industrie agro-alimentaire,
entreprises de céramique, les entreprises effectuant la cuisson. Il s’agirait d’engager un processus
d’énergie circulaire pour le reprendre le terme de la CCI. L’exemple pris lors de l’entretien était
celui de l’entreprise Villeroy & Bosh à Valence d’Agen qui est une grosse entreprise de
céramique et qui nécessite donc de gros fours industriels. L’idée serait de récupérer cette chaleur
pour chauffer une partie de la ville de Valence via un réseau de chaleur à mettre en place. On
pourrait tenter de promouvoir l’instauration de réseaux de chaleur lors des opérations de
réfections des réseaux souterrains.
La seconde idée originale développée portait sur l’hydrogène. Il nous a conseillé de se reporter à
l’étude faite par une doctorante.
Deux études intéressantes à se procurer :
Étude ORDIMIP sur les bio-déchets et Conseil Général sur la méthanisation
131
CAHIER DES CHARGES :
Total par
domaine
(jour)
Taches
Début
Fin
Durée
(jours)
Textes règlementaires
11-mars
18-mars
8
Lectures bibliographiques
11-mars
30-avril
51
18-mars
08-avril
29
14-mars
22-mars
9
Conception des fiches énergies
18-mars
26-avril
40
Recensement des acteurs
17-avr
26-avril
10
Formation QGIS
18-avr
19-avril
2
Entretiens
02-mai
18-juin
48
Calcul du potentiel par énergie
13-mai
12-juillet
60
Formation QGIS 2
19-juin
19-juin
1
Territorialisation
27-mai
2-août
67
Soutenance en CODIR
8-juillet
8-juillet
1
Soutenance à l’Université
10-septembre
10-septembre
1
26-septembre
1
4-octobre
1
18-octobre
1
5
18-octobre
-
330
Conception d'une maquette de
fiche
Conception des fiches textes
cadres
Présentation de l’étude en
26-septembre
interne (DDT)
Présentation de l’étude en pôle
4-octobre
énergie départemental
Présentation de l’étude en pôle
18-octobre
énergie régional
TOTAL ETUDE
11-mars
59
78
58
130
: Travail bibliographique
: Travail de synthèse
: Entretiens
: Travail cartographique
: Communication de l’étude
132
DIAGRAMME DE GANT ET SUIVI DE GANT :
133
134
pour des raisons techniques, économiques ou bien juridiques. Le potentiel serait plus facile à
mobiliser si l’hypothèse d’une installation photovoltaïque était pensée plus en amont.
4) Objectif Ambitieux :
Si l’objectif SRCAE était assorti d’une date, 2020. J’ai adopté une vision plus lointaine, tout en
prenant en compte l’inconvénient de cette déclinaison sur les toits actuels. Comme nous avons pu
le voir, il peut être difficile de mener à bien certains projets issus de la déclinaison du SRCAE. Je
pense qu’il serait plus facile d’anticiper sur les grands projets d’urbanisme tel que les
constructions de nouveaux quartiers. Le Tarn-et-Garonne ne comporte pas de très grands projets
connus à ce jour, hormis un. En effet, la LGV arrivera vraisemblablement courant 2030 (la date
ne fait qu’être repoussée) et s’accompagnera de la construction d’une nouvelle gare à double
étage mixant le TGV et le TER. Cette nouvelle construction s’insèrera dans un tout nouveau
quartier. Or, la SNCF arbore un changement de politique énergétique et la Région Midi-Pyrénées
souhaite persévérer vers une production énergétique toujours plus verte. Ce projet est donc
l’occasion de penser le développement des énergies renouvelables en amont et d’effectuer les
investissements nécessaires pour sa réalisation. J’ai à ma disposition le plan du futur quartier avec
les densités par hectare. J’ai donc assorti chaque densité par une nature de bâti selon les normes
issues du Ministère au Logement. Deux communes sont concernées, Bressols et Montauban. Les
habitats sont à majorité individuels pour la commune de Bressols. La préfecture du Tarn-etGaronne dispose d’habitats individuels mais aussi de petits collectifs. S’ajoutent à l’habitat un
parc des expositions à Bressols et des établissements d’enseignement dans la ville du Musée
Ingres. J’ai appliqué la même méthode de calcul sachant que la pente moyenne pour les
habitations est de 45° et que la pente optimale pour les toitures industrielles ou commerciales est
de 0°. Les résultats se retrouvent dans le tableau N°16. L’objectif ambitieux rajoute 25 MW de
puissance supplémentaire à l’objectif SRCAE. Le total est donc de 78 MW soit environ 80 MW.
5) Objectif Audacieux :
J’avais opté jusque-là pour du photovoltaïque intégré au bâti pour des raisons paysagères. Or, la
zone d’implantation énergétique favorable définie dans le volet éolien représente une opportunité
de développement. L’implantation au sol pose un énorme problème de consommation d’espace
agricole, qui plus est dans un département comme le Tarn-et-Garonne. Or, la zone d’implantation
favorable est constituée de parcelles qui seront impactées par la future LGV ou qui se seront
coincées entre de grands axes de circulations. Pour la question paysagère, je reprends
intégralement le travail fait sur les points de vue et le GR 65 tout en adoptant un périmètre de
protection réduit à 3,5 km pour les points de vue. Ceci découle de la moindre hauteur d’un
module photovoltaïque (guère plus de deux mètres) par rapport à une éolienne (120 mètres de
haut). Enfin, les installations électriques au sol sont sensibles aux cas de submersion. J’ai donc
repris l’intégralité des PPRI départementaux. Les PPRI excluent tout développement des
centrales photovoltaïques au sol.
62
J’ai sélectionné 4 projets afin de respecter la doctrine départementale qui vise à limiter
l’expansion de cette technologie. Les projets se situent à moins de 5 km d’un poste source et
restent proches des plus fortes densités. En effet, c’est un gros plus pour le parc photovoltaïque
de pouvoir être à proximité d’une zone de consommation, ceci évite au gestionnaire du réseau de
devoir gérer à distance l’offre et la demande.
Commune
Superficie en hectare
Puissance en MWc
Bressols
Castelferrus
22
18
4,7
16,5
61,2
8,5
7
2
6,5
24
Montauban
TOTAL
Production annuelle
en GWh
11
9,1
2,6
8,4
31,1
Tableau 17 : Photovoltaïque au sol
La superficie correspond aux parcelles sélectionnées. La puissance est obtenue en multipliant la
superficie par 0,38. Ce nombre provient des moyennes entre la superficie et la puissance des
parcs éoliens au niveau régional. Une fois, la puissance obtenue, j’ai multiplié cette dernière par
l’apport du soleil qui est de 1 300 KW par KWc. Ainsi j’obtiens la production annuelle en MWh.
L’objectif Audacieux rajoute donc 24 MW supplémentaire à l’objectif Ambitieux. J’ai donc
obtenu un total de 104 MW soit environ 105 MW pour cet objectif.
6) Synthèse des résultats
Objectifs
Ordre de grandeur
de la puissance totale
(MWc)
Part dans le SRCAE
(%)
SRCAE
Ambitieux
Audacieux
55
80
105
7
11
14
Tableau 18 : Synthèse des différents objectifs du photovoltaïque
La simple déclinaison du SRCAE dans le Tarn-et-Garonne permet, déjà, de mobiliser un potentiel
non négligeable de 55 MWc. Cet exercice reste cependant trop restreint tant la nécessité
d’adopter une vision prospective apparait nécessaire. En effet, l’étude en amont d’installation de
panneaux photovoltaïque permet un gain élevé en puissance mobilisable. Surtout, cette vision
solutionne les freins au développement de cette technique intégrée au bâti. L’objectif Audacieux
surclasse les autres objectifs, et ce surtout en termes de production gagnée. Il étudie le
développement du photovoltaïque au sol. Cette technique est peu recommandée pour un
département comme le Tarn-et-Garonne. Néanmoins, la politique passée qui était accueillante
envers ces projets a nourri le nombre de propositions faites par les entrepreneurs privés. Doit-on
se priver de cet apport ? Je ne pense pas. L’étude porte sur trois grands projets et un petit projet.
Autrement dit, elle est loin d’impacter massivement le département tout en offrant plus de
diversité énergétique à un moment où cette idée de mix énergétique prend de plus en plus
63
d’importance. La carte n°11, ci-dessous, permet d’apprécier la répartition de l’implantation de
panneaux photovoltaïques retenus par l’étude. L’espace est inégalement structuré par ces
modules.
Carte 11 : Implantation possible de panneaux photovoltaïques dans le Tarn-et-Garonne selon les trois
objectifs
Le solaire thermique
1) Les différentes technologies :
Le solaire thermique c’est l’utilisation du soleil à des fins calorifique. Pour y parvenir, nous
avons besoin d’un Chauffe-Eau Solaire Individuel (ou CESI), il en existe deux grandes familles :
les CESI simple et les CESI avec système auxiliaire de chauffage. La première grande famille est
adaptée aux régions chaudes (subtropical et méditerranéen) car elle est très vulnérable au gel.
C’est néanmoins la solution la plus simple et la plus économique. La seconde famille est la
solution la mieux adaptée aux régions tempérés ou froides car elle annule la vulnérabilité au gel.
En effet, elle comporte une solution antigel, un vase d’expansion avec contrôleur de température
et enfin un chauffage d’appoint. Cette solution est plus couteuse que la précédente car plus
64
complexe. Par la suite, il est possible de coupler le CESI avec un plancher solaire pour augmenter
la température intérieure de la maison.
Illustration 4 : Le CESI simple
Illustration 5 : Le Cesi avec système auxiliaire de
chauffage
Comme on a pu le voir précédemment, il existe deux grandes familles de CESI et une extension
possible avec le chauffage solaire. Le CESI fonctionne à l’énergie dégagée par le soleil. Le CESI
simple, comme on peut le voir sur le schéma à gauche, est composé d’un capteur posé sur le toit
de la maison, d’un ballon, d’une pompe de circulation, d’une entrée et sortie d’eau. L’eau froide
entre dans le ballon. Ensuite elle est en partie envoyée via une pompe vers le capteur thermique.
Ce dernier capte les rayons du soleil en les concentrant et chauffe l’eau. Cette eau rentre de
nouveau dans le ballon (ou accumulateur) qui est la plupart du temps à l’extérieur contrairement
au schéma. L’eau chaude étant plus légère que l’eau froide, elle reste en surface et alimente donc
par la sortie d’eau de la partie supérieure, la maison en eau chaude. Le CESI avec système
auxiliaire de chauffage est légèrement différent puisqu’il ne chauffe pas d’eau potable mais une
solution glycolée (antigel). Le circuit de chauffage est donc totalement hermétique même s’il fait
toujours appel au capteur thermique. Cette solution utilise cependant un chauffage d’appoint (voir
le schéma de droite). La sortie de l’eau utilise le même procédé de stratification verticale que le
CESI simple. Il est important de noter que l’eau contenu dans le ballon est potable. Pour
l’extension concernant le chauffage solaire type PSD (Plancher Solaire Direct), on rajoute un
circuit de chauffage dans le plancher, sa température oscille entre 30°C (en entrée) et 20°C (en
sortie). Ce procédé est visible en tant que circuit de chauffage dans le schéma.
2) Conditions de fonctionnement :
Les CESI fonctionnent quel que soit la saison comme le montre ce tableau. Cependant, on
observe bel et bien une perte d’efficacité en hiver (seulement 30% de la puissance disponible).
Or, c’est à cette période que les besoins se font le plus sentir. Si la disponibilité en eau chaude
n’est pas vraiment entamée avec une eau chaude de 40°C, le chauffage solaire ne peut
65
malheureusement parvenir à maintenir une température adéquate dans l’habitation. Il apparait très
clairement que dans cette configuration, une source calorifique d’appoint sera nécessaire (gaz
naturel ou bois).
Saison
Hiver
Printemps
Automne
70
Température
de 40
sortie
(en C)
Puissance calorifique 31
(en %)
/ Eté
130
54
100
Tableau 19 : Contribution des CESI
On peut éventuellement mettre en place une citerne de stockage d’eau chaude mais celle-ci ne
pourra remplacer les jours sans soleil d’hiver. En effet, c’est là que le bât blesse, des journées
consécutives sans soleil rendent le système peu efficace avec des températures de sortie
inférieures à 30°C. En été le système nécessite d’être couvert pour éviter de surchauffer et de
produire une eau supérieure à 130°C qui à long terme entrainerait sa perte. Une autre option serait
d’évacuer ce surplus de chaleur par un radiateur externe. L’exemple type est la piscine chauffée.
Ainsi, au lieu de ne pas utiliser le système ou d’accepter de perdre son pouvoir calorifique, on le
mettrait à profit pour chauffer la piscine extérieure. L’automne et le printemps sont les deux
saisons propices à son utilisation.
3) Résultat ADEME et SRCAE :
Département
Tarn-etGaronne
TOTAL
REGIONAL
Réseaux de
chaleur
Logements
collectifs
Hôpitaux
Maisons de
retraites
Etablissements
scolaires
0
3 283
362
640
333
17 086
91 851
10 125
9 047
9 315
Tableau 10 : Déclinaison du SRCAE, partie 1, d'après l'outil Galliléo
Département
Tarn-etGaronne
TOTAL
REGIONAL
Piscines
Salles de
sport
Etablissements
thermaux
Hôtels
Campings
452
548
0
801
33
8 761
15 344
4 199
26 002
672
Tableau 20 : Déclinaison du SRCAE, partie 2, d'après l'outil Galliléo
66
Centres
commerciaux
Bureaux
Aéroports
Bâtiments
publics
Parcs
de
loisirs
967
78
2 491
0
620
0
15 575
2 787
69 695
4 481
17 347
0
Département Restauration
Tarn-etGaronne
TOTAL
REGIONAL
Tableau 20 : Déclinaison du SRCAE, partie 3, d'après l'outil Galliléo
Département
Tarn-et-Garonne
TOTAL REGIONAL
TOTAL en tep
10 607
302 287
TOTAL en %
4
100
Tableau 20: Déclinaison du SRCAE, partie 4, d'après l'outil Galliléo
L’ADEME a réalisé un important travail sur les diverses sources de chaleur, à laquelle le solaire
thermique n’a pas échappé Il figure, dans les tableaux 20, l’extrait concernant la synthèse des
résultats issus de l’outil Galliléo. Cet outil sera explicité dans la partie suivante qui fera la part
belle aux énergies calorifiques. Sur les 3 553 tep pouvant être alloués aux énergies renouvelables,
seul 107 tonnes équivalentes pétrole (tep) sont affectés au solaire thermique. L’industrie dispose
d’un effort de 26 tep (voir l’outil Galliléo). Enfin, l’objectif concernant l’habitat individuel
correspond au double de celui du collectif soit 98 tonnes équivalentes pétrole. Cette dernière
formule est tirée du SRCAE. L’objectif SRCAE est donc de 231 tep pour le Tarn-et-Garonne, soit
environ 250 tep.
4) Objectif ambitieux :
Or, l’objectif SRCAE se base sur l’outil Galliléo. La méthodologie est approuvée par l’ADEME
et le Ministère de l’Ecologie, du Développement durable et de l’Energie, elle fait donc référence.
Cependant, la base de données de l’outil développé pour l’ADEME Midi-Pyrénées présente des
oublis nombreux et plutôt inquiétants. J’ai donc pris comme base de données, les sources internes
de la DDT. Enfin, j’ai repris la consommation accessible totale pour cet objectif. Je reviendrai sur
cet outil et la méthodologie adoptée dans la quatrième partie. Le tertiaire se voit doter d’une
contribution revisitée de 497 tep, l’industrie de 129 tep et l’individuel progresse à 452 tep. En
ajoutant ces trois données, j’obtiens l’objectif ambitieux qui est de 1 078 tep soit environ 1 100
tep.
5) Synthèse des résultats :
Objectif
Production (en tep)
Part dans le SRCAE (en %)
Déclinaison SRCAE
250
3
Ambitieux
1 100
12
Tableau 21 : Synthèse des différentes objectifs pour le solaire thermique
67
La différence de potentiel entre la déclinaison et l’objectif peut paraitre surprenante mais elle est
justifiée par la faisabilité. Autrement dit, pour le SRCAE, il n’a été retenu qu’un pourcentage de
tous les projets possibles. Pour l’objectif Ambitieux, tout le potentiel mobilisable a été retenu, ce
qui m’emmène à garder comme vision pour le solaire thermique, la vision ambitieuse.
A. La méthanisation : entre vrai apports et faux espoirs
On voit souvent la méthanisation comme le remède miracle face aux immenses déchets produits
par l’homme. La société y voit une merveilleuse invention capable de préserver l’environnement,
les élus y voient une solution d’avenir à développer massivement. Mais qu’en est-il réellement ?
1) Présentation
Illustration 6 : Ressources fermentiscibles
Dans le terme « biomasse », on repère tout d’abord le préfixe « boi » qui fait référence au bois.
En effet, la biomasse est une énergie faisant appel à toutes les sources de bois mais pas
seulement. Comme le montre le schéma situé sur la gauche, les ressources potentielles sont
diverses et variées, provenant de différents secteurs tel que l’agriculture, l’industrie et l’habitat
humain. L’activité agricole fournit de par ses déchets organiques (exploitation forestière, partie
des plantes et animaux non valorisées) une grande contribution. L’industrie fournit via ses
déchets non recyclables une contribution supplémentaire. Mais le plus grand contributeur avec
l’agricole est l’habitat humain, c’est-à-dire les boues issues du traitement des eaux usées ainsi que
les déchets non recyclables solides. Tout ceci est collecté pour être transformé en biogaz. Sa
fonction pourra être de chauffer une ou plusieurs habitations et produire de l’électricité, ou dans
le cas d’un mix de biomasse (diverses provenances) être injecté dans le réseau de gaz naturel. La
matière qui reste après méthanisation, le digestat, sert à être épandu en retour sur les sols
68
agricoles, contribuant à conserver leurs valeurs agronomiques. Il existe également une autre
forme de mise valeur de la biomasse, le biocarburant mais cette énergie est aujourd’hui
totalement dépassée.
2) Quelle ressource pour quelle utilité ?
La méthanisation fait appel à la biomasse fermentescible c’est-à-dire aux lisiers, résidus liquides,
déchets organiques et solides urbains non recyclables. La fermentation se produit naturellement à
base de micro-organisme. Le produit final est composé de méthane et de gaz carbonique. On
pourra en faire comme utilisation : du carburant, du gaz ou de l’électricité. La combustion du
biogaz se pratique pour produire de l’électricité. C’est le principe de la cogénération. Autrement
dit, la combustion du biogaz entraine de la chaleur qui sous forme de vapeur fait tourner une
turbine et par la suite, un alternateur (production d’électricité). Cette forme de méthanisation
permet de produire de l’électricité et de la chaleur. Enfin, une autre utilisation permet de
réinjecter du biogaz dans le réseau de gaz naturel, ceci alimentera le chauffage, eau chaude ou
accompagnera la cuisson des aliments chez les particuliers.
3) La méthanisation : dans quel contexte ?
Le contexte général mondial est à la réduction du changement climatique ce qui passe par une
réduction des gaz à effet de serre. Les villes ne cessent de s’étaler et la société humaine produit
de façon exponentielle des déchets de toutes formes (agricoles, industriels, urbains,…). Il se pose
aujourd’hui la question du recyclage de certains d’entre eux, question qui reste malheureusement
sans réponse dans l’état actuel des connaissances. Si l’on ne peut pas les recycler, peut-on les
valoriser afin d’en tirer un profit pour la société ? La biomasse répond à cette dernière question
tout comme à la réduction des gaz à effet de serre.
La France est l’un des grands pays agricoles européens et mondiaux, le pays dispose de plusieurs
types de cultures sur son sol. Or, il est également l’un des pays ayant la plus grande couverture
forestière au niveau européen (27 % de son territoire soit 15 millions d’hectares). La forêt
française progresse de plus 0,4% par an avec un accroissement végétal naturel de 112m3.
Développer la biomasse serait un moyen de valoriser ces deux ressources (résidus agricoles et
exploitation forestière) afin de produire soit de la chaleur soit de l’électricité. De plus, ce serait
également un moyen d’entretenir plus efficacement le massif forestier qui est fortement morcelé,
72,5 % de la forêt française était privée en 2011. Le Tarn-et-Garonne dispose de 688 km² de
forêts ce qui le place parmi les départements les moins pourvus en massif forestier (15ème
surface forestière la plus petite parmi les départements français). Ceci pourrait constituer un frein
au développement de la biomasse en Tarn-et-Garonne mais si on visualise la carte, on s’aperçoit
que la surface apparait concentrée sur le Pays des Serres et le Causse du Quercy avec plus de la
moitié de la surface forestière départementale. A ceci se rajoute l’importance de la surface des
terres agricoles qui témoignent là du potentiel de développement de la biomasse à des fins de
69
méthanisation. La biomasse pourrait également être développée pour le chauffage via des réseaux
de chaleur.
Carte 12 : Localisation des unités régionales de méthanisation existantes, extraite de
la présentation sur la méthanisation du 28 septembre 2012
La carte présente ci-dessus, fait l’inventaire des différentes installations de méthanisation. Dans
le département, il n’existe qu’une seule grosse unité, la Drimm de Montech qui produit de
l’électricité. Une demande d’injection de gaz fût autorisée mais aucune suite ne fût donnée par
l’entreprise elle-même. La nouvelle venue, Arterris (absente de la carte) fait partie des unités de
modeste importance en méthanisation, son rayon d’action est de 24 kilomètres. Enfin, trois unités
de méthanisation individuelle, qui sont destinées à de l’autoconsommation, existent dans le
territoire d’étude dont la très médiatique méthanisation des melons Boyer.
4) Choix du terrain d’étude :
Pour étudier la création de nouvelles unités, je suis parti de la réflexion régionale sur cette énergie
entreprise par la Région Midi-Pyrénées en partenariat avec Solagro. Cette étude verra le jour fin
2013, elle est aujourd’hui en phase de relecture. Néanmoins, deux zones favorables ont été
identifiées dans le Tarn-et-Garonne : le pays Montalbanais et le Pays Midi Quercy. Le Pays
70
Montalbanais est déjà fortement doté puisque deux unités se partagent la part du gâteau avec la
Drimm de Montech et Arterris. Le Pays Midi Quercy n’a toujours pas d’unité dédiée. Enfin
d’intenses prospections ont lieu de la part de sociétés espagnoles et gersoises sur les alentours de
Moissac. Les avantages de ce territoire ne sont plus à démontrer et il me parait opportun de
retenir, pour l’étude, deux zones : Moissac et le Pays Midi Quercy.
5) Objectif SRCAE :
Le Schéma Régional Climat-Air-Energie a identifié un potentiel régional de 21 400 tep à travers
une installation de 50 unités dont 4 réinjecterait du gaz. Le département Tarn-et-Garonne
contribue à 8 % des déchets régionaux. On peut considérer que le département est concerné par 8
pour cent de ce potentiel soit 1 712 tep. La répartition est décrite comme tel par le SRCAE :
16 400
5 700
Electricité
4 500
Chauffage
4 500
Injection gaz
x 0, 35
x 0, 27
x 0, 77
x 0, 23
5 000
X 0, 9
Si l’on considère que le potentiel département est égal à 8 % des 21 400 tonnes équivalentes
pétrole, ceci nous donne comme valeurs pour l’électricité : 456 tep et pour le chauffage : 360 tep.
Le gaz n’aurait que peu d’intérêt, seul quatre installations seraient concernées dans la région.
L’objectif SRCAE comprendrait donc une unité de méthanisation supplémentaire d’une
puissance de 0,7 MW (soit environ 1 MW). Elle serait implantée, selon l’étude Solagro, dans le
Pays Midi Quercy. Sa production serait de 360 tep en chauffage et 5 656 KWh.
6) Objectif ambitieux :
Selon les dernières constations de Solagro, le potentiel mobilisable en Midi-Pyrénées serait l’un
des plus élevé de l’hexagone. Néanmoins, comme nous l’avons vu, seul deux zones font l’objet
d’un potentiel fort dans le département : Moissac et Pays Midi Quercy. Comprenant la Drimm de
Montech et Arterris comme unités de méthanisation, la ressource est plus faible que dans d’autre
département. Le seuil de rentabilité d’une unité de méthanisation se situe aux alentours de 1 MW
de puissance. C’est la puissance retenue pour le projet de Moissac. Le Pays Midi Quercy
possédant une ressource intéressante, la puissance retenue est de 3 MW soit l’équivalent du projet
de la société Arterris. L’étude d’une réinjection de gaz est concluante pour le projet de 3 MW.
L’objectif ambitieux ferait état d’une puissance cumulée de 4 MW (soit environ 5 MW). La
production cumulée serait d’environ 30 GWh (29,5 GWh) et 3 320 tep.
71
Projet
Electricité (en GWh)
Pays Midi Quercy
22
Moissac
TOTAL
7,5
29, 5
Chauffage (comprend
l’injection de gaz)(en tep)
2 842 (dont 1 381 d’injection
gaz)
478
3 320
Tableau 22 : Contribution de l'objectif
7) Synthèse des résultats
Objectifs
Electricité (en GWh)
Chauffage + gaz (en tep)
SRCAE
5
400
Ambitieux
30
3 300
Tableau 23 : Synthèse des différents objectifs en méthanisation
La déclinaison SRCAE prête une ressource intéressante au département qui se voit portée plus
haut par l’objectif ambitieux. Pour la méthanisation, j’ai décidé de retenir l’objectif le plus
conséquent tant sa faisabilité est élevée. La territorialisation de ces deux unités s’observe dans la
carte n°13.
Carte 13: Potentiel de méthanisation en Tarn-et-Garonne
72
QUATRIEME PARTIE :
LES ENERGIES RENOUVELABLES
CALORIFIQUES
73
A.
Un procédé de combustion historique
Le bois-énergie reprend un procédé de combustion historiquement basé sur la ressource en bois,
la biomasse ligneuse : bois, paille, bagasse, branchage, écorces… La combustion dégage de la
chaleur qui peut être produite soit par cheminées et poêles (ancien procédé) soit par une centrale
de chauffage pour de l’énergie calorifique collective (tendance actuelle). Elle figure dans le top 5
des énergies utilisées pour le chauffage (derrière le gaz et l’électricité). Dans un contexte
énergétique différent, la France accompagne son développement. Mais que se cache-t-il derrière
ce thème ? Quel potentiel mobilisable pour une si faible couverture forestière départemental ?
1) Bois-énergie et forêt, une réduction linguistique réductrice de sens
La forêt représente la majorité de la ressource utilisable dans la combustion à destination de
chauffer un espace. Parmi ces forêts, seules celles qui assurent des fonctions productives et les
bosquets de production sont répertoriés comme mobilisables. En effet, de nombreuses
couvertures forestières (5,2 % du territoire national) assurent des fonctions protectrices (érosion
des sols, défense incendies, récréation, inondation, biotope) et ne sont, de ce fait, non
comptabilisées. Elles sont souvent d’accès difficile. Comme le montre l’illustration ci-dessous,
l’arbre est découpé en 4 sections. La partie la plus importante construite du tronc sert pour le bois
d’œuvre (l’ameublement principalement). Les grandes tiges, non adaptées pour le bois d’œuvre,
servent à l’industrie (papier, cellulose,…). Les branches sont utilisées pour la combustion à des
fins calorifiques. Les petites branches et branchages ne sont pas valorisés pour la plupart. Seul,
une infime partie sera épandue comme fertiliseur naturel du sol. On assiste à une forte
augmentation des résineux pour des
valeurs de croissance rapide.
Néanmoins, parler des forêts, ce
serait oublier de mentionner les
ressources ligneuses qui ne sont pas
forestières.
En
effet,
elles
représentent de façon cumulée
l’autre tiers manquant. Elles
possèdent la caractéristique de
pouvoir se trouver sur des territoires
urbains. Leurs valorisations s’est
faite de façon récente ces dernières
années mais elles restent malgré
tout relativement méconnue. La
haie est l’exemple frappant du
manque de considération. Elément
typique du paysage rural, elle
délimite le plus souvent des
Illustration 7 : La découpe par ressource d'un arbre,
extraite de l'ADEME 2009
74
parcelles et s’aligne sur des centaines de mètres voir des kilomètres. Les haies doivent être
taillées toutes les 3 à 15 ans. Les effets bénéfiques sont connus. Elles permettent de couper le
vent, elles ont fait l’objet d’une réintroduction massive dans le Lauraguais pour diminuer les
effets du vent d’Autan. Le bétail se sert de ces plantations comme protection.
2) Le paradoxe départemental du bois :
Carte 14 : Logements utilisant le bois comme combustible de chauffage principal en Midi-Pyrénées,
source : Arpe Midi-Pyrénées
Comme cités précédemment, lors de l’étude de la méthanisation, le Tarn-et-Garonne dispose de
seulement 688 km² de forêts ce qui le place parmi les départements les moins pourvus en massif
forestier (15ème surface forestière la plus petite parmi les départements français). La couverture
forestière ne dépasse pas les 20 %. De ce fait, il est clair que cela constitue le plus grand frein à
son développement massif dans le département. L’étude menée par le SDE 82 (Syndicat des
énergies) identifie une maigre ressource équivalente à 49 000 tep avec une répartition de 2/3
forêts-bocages. Et pourtant sa très bonne desserte par de grands axes de circulation permet
d’envisager d’étendre le rayon de collecte bien au-delà des pures limites administratives. De
nombreux foyers existent dans un rayon proche du territoire d’étude : la forêt de résineux des
Landes, les forêts de la Grésigne, Bouconne, Buzet,… Malgré ce contexte départemental peu
favorable, la combustion du bois est répandue, avec une prépondérance marquée pour les
communes rurales, comme le montre la carte N°14. En effet, les entités du Rouergue et du
Causse utilisent abondamment cette énergie puisque nombre de communes apparaissent en vert
foncé, synonyme d’une part supérieure à 50 % de logements chauffés au bois. La consommation
départementale est évaluée à 39 000 tep dont une écrasante majorité provient du résidentiel
individuel.
75
Si le département ne possède que peu de ressources ligneuses, il dispose d’un territoire traversé
par trois grand cours d’eau qui se rejoignent pour n’en former plus qu’un. Ce territoire irrigué est
prédisposé à la pratique d’une autre énergie calorifique : la géothermie.
B.
La géothermie : une diversité de procédé
« Du grec gêo (terre) et thermos (chaud), la géothermie consiste à exploiter la chaleur stockée
dans le sous-sol de notre planète. Cette énergie est potentiellement considérable » (Atlas sur la
géothermie très basse énergie dans le département de Tarn-et-Garonne, rapport final du BRGM)
En premier lieu, il existe, selon le degré de la nappe, quatre types de géothermie :
x
La géothermie haute température. La nappe a une température supérieure à 150°C. Etant
donné qu’elle possède une chaleur élevée, elle peut produire de l’électricité en faisant
tourner une turbine par le simple jeu de la vapeur. Ces nappes sont inexistantes dans le
département.
x La géothermie à température moyenne. La nappe a une température qui se situe entre 100
et 150°C. Elle permet la production d’électricité via l’intégration d’un liquide qui peut
être facilement porter à ébullition. La vapeur entraîne là aussi une turbine.
x La géothermie à basse température concerne les nappes d’une température allant de 50°C
à 100°C. La contribution au chauffage remplace la production d’électricité.
x La géothermie à très basse température concerne les nappes d’une température comprise
entre 10°C et 50°C. Ici, on ajoute une pompe à chaleur (PAC) pour puiser la chaleur du
sol. Le département comporte de nombreuses nappes de ce type. Il serait donc intéressant
de connaître les différentes PAC possibles.
En second lieu, la géothermie connaît plusieurs procédés utilisant soit l’eau, soit le sol soit l’air.
Le tableau, ci-dessous, fait la synthèse de ces divers procédés de pompe à chaleur (PAC).
Procédés PAC
Coût
Eau chaude
sanitaire
Caractéristiques
diverses
Mesuré
Eau
glycolée/eau ou
eau/eau
Cher
Possible
Possible
Possible
Quantité
importante de
liquide
frigorigène fort
libérateur de gaz
à effet de serre
Peu de liquide
frigorigène
Possibilité de
l’adapter à un
réseau de
chauffage central
Peu de liquide
frigorigène
Nuisance sonore
possible
Sol/sol ou
sol/eau
Air/eau
Mesuré
Tableau 24 : Les procédés de PAC
La carte n°15 qui figure sur l’autre page permet de visualiser où mettre une PAC eau/eau.
76
Carte 15 : Le potentiel géothermique des nappes alluviales, source : BRGM 2007
B. L’outil Galliléo de l’Ademe
1) Quelle méthode pour des énergies calorifiques où l’emplacement n’est
pas dicté par telle ou telle contrainte ?
L’étude des énergies renouvelables telle que le bois-énergie, le solaire thermique et la géothermie
pose une réflexion sur la méthode à choisir. En effet, j’ai traité dans ce rapport des énergies qui
étaient jusqu’à présent dictées et contraintes par des éléments physiques territorialisés. Ainsi,
l’hydroélectricité se limite aux installations déjà présentes, l’éolien possède une quarantaine de
contraintes à l’implantation, le photovoltaïque suit des logiques de rentabilité et la méthanisation
s’implante là où les dessertes sont les meilleures. Or, lorsqu’il s’agit de chauffer une maison au
bois, on ne peut se résoudre à limiter son développement à tel ou telle maison. La combustion au
bois peut s’appliquer sur n’importe quel territoire et de ce fait devient difficile à territorialiser. La
ressource peut être réduite comme dans le cas du Tarn-et-Garonne mais ne devient en aucun cas
un frein à son développement. Car comme nous l’avons vu antérieurement, la ressource est
facilement transportable ce qui en fait une ressource mobile. Le solaire thermique possède la
même caractéristique, à savoir le fait d’être transposable sur toutes les régions. Il va même plus
loin dans l’installation puisqu’il peut s’implanter dans des zones reculées où les dessertes
77
deviennent absentes, le meilleur exemple concerne l’établissement de panneau solaire sur les toits
des refuges. La géothermie, pour sa part, est une énergie contrainte par les structures du sol. Plus
précisément, la présence de nappes alluviales permet une meilleure puissance calorifique. Ceci
aurait pu empêcher son développement dans d’autres parties du département mais ce serait
oublier la géothermie par l’air ou par le sol. Cela étant dit, le pouvoir calorifique de l’air est faible
et de ce fait son utilité devient négligeable. Ce n’est pas le cas des procédés utilisant la chaleur du
sol. Or, les terrains karstiques ne se prêtent que difficilement au jeu de la géothermie. Ces
énergies illustrent donc la complexité de leur étude afin de mettre en lumière un potentiel.
Le besoin croissant de quantifier un potentiel pour des dates futures (2020 et 2030) a conduit
l’ADEME a engagé une réflexion sur la question. La méthode a consisté à identifier les postes où
les dépenses énergétiques étaient les plus fortes. Les établissements d’accueils aux touristes
(hôtels, restaurant, piscines et camping) figurent dans la liste d’étude tout comme les grands lieux
d’échanges (centre commerciaux, aéroports et bureau). Le Bureau d’étude Galliléo a répertorié
toutes ces installations au niveau régional. Il les a catégorisé selon des critères quantitatifs
(nombre de lits pour les hôpitaux) ou des critères qualitatifs (piscines découvrables, présence de
fosse à plongée pour les piscines). Grâce à des ratios moyens de consommation par type
d’établissements affinés de ratios supplémentaires par sous-catégories, l’outil Galliléo définit des
objectifs ciblés à atteindre pour la date de 2020. Les résultats sont présentés sous forme de
consommation accessible. Les dates de présentation retenues sont 2013 et 2020. Les chiffres sont
ensuite ordonnés selon le type d’établissement (hôpital, piscine, camping, aéroport,…) et le
département concerné. Le total des consommations accessibles par établissements est cumulé
pour l’objectif départemental chauffage. Suite à cela, la répartition est présentée selon les
différentes énergies renouvelables (solaire thermique, bois-énergie et géothermie) avec
illustration de la contribution de Tarn-et-Garonne au total de la Région Midi-Pyrénées.
2) Objectif SRCAE :
¾ Contribution du tertiaire :
Département
Tarn-etGaronne
TOTAL
REGIONAL
Réseaux de
chaleur
Logements
collectifs
Hôpitaux
Maisons de
retraites
Etablissements
scolaires
0
3 283
362
640
333
17 086
91 851
10 125
9 047
9 315
Tableau 25 : Déclinaison du SRCAE, d’après l’outil ADEME, partie 1
Les réseaux de chaleur de Négrepelisse et de Montauban ne sont pas pris pour l’étude car ils
fonctionnent déjà aux énergies renouvelables (biomasse et méthanisation). Les logements
collectifs sont de grands consommateurs de chauffage, c’est le poste de dépense le plus important
au niveau régional et au niveau départemental. Les maisons de retraites constituent également un
poste d’absorption représentatif.
78
Pour le tableau N°25, l’absence de thermes dans le département conduit à un zéro pointé dans
cette colonne. Les campings, certes nombreux, ne consomment de la chaleur que pour l’eau
chaude ce qui explique la faible valeur. Les salles de sport sont nombreuses dans la zone d’étude
tout comme les hôtels, ce qui induit une consommation accessible élevée. Cependant, l’hôtellerie
est le second poste de dépense au niveau régional mais se limite à la quatrième place dans le
Tarn-et-Garonne. Ceci illustre bien le tourisme qui reste un tourisme de passage. Les touristes
s’arrêtent mais ne dorment pas dans le département, du coup la capacité hôtelière s’en ressent.
Département
Tarn-etGaronne
TOTAL
REGIONAL
Piscines
Salles de
sport
Etablissements
thermaux
Hôtels
Campings
452
548
0
801
33
8 761
15 344
4 199
26 002
672
Tableau 25 : Déclinaison du SRCAE, d’après l’outil ADEME, partie 2
Centres
commerciaux
Bureaux
Aéroports
Bâtiments
publics
Parcs
de
loisirs
967
78
2 491
0
620
0
15 575
2 787
69 695
4 481
17 347
0
Département Restauration
Tarn-etGaronne
TOTAL
REGIONAL
Tableau 25 : Déclinaison du SRCAE, d’après l’outil ADEME, partie 3
Le second poste d’absorption de chaleur est celui des bureaux avec 2 491 tep consommée en
chaleur. La restauration arrive à la troisième place départementale ce qui traduit une économie
culinaire bien ancrée. La consommation totale accessible atteint les 10 607 tonnes équivalentes
pétrole mais seule une partie de cette consommation peut être couverte par des énergies
renouvelables à l’horizon 2020. Le tableau N°25 partie 4, met en lumière la contribution de
chaque énergie.
Objectif 2020 par filières (en tep)
Energies
renouvelables
Tarn-etGaronne
Région
Biomasse
Géothermie
Solaire
Objectif 2020
total
2 662
784
107
3 553
68 050
20 036
2 730
90 816
Tableau 25 : Déclinaison du SRCAE, d’après l’outil ADEME, partie 4
La contribution du tertiaire au total 2020 fait apparaitre une forte pénétration de la biomasse
(75%) et une part très faible du solaire thermique (seulement 3 % de l’objectif 2020 total). La
géothermie couvre le quart des consommations départementales atteignables pour 2020.
¾ Contribution du secteur industriel :
79
Consommation accessible à l’horizon 2020 (en tep) par type de secteurs
Secteurs avec
Secteurs
Secteurs
usage
Collectivité
Sites PNAQ
Total
chauffage des
agricoles
industriel de
bâtiments
la chaleur
Tarn-et1 240
7 610
2 106
1 967
12 923
Garonne
92 836
153 347
56 789
1 967
304 939
Région
Tableau 25 : Déclinaison du SRCAE, d’après l’outil ADEME, partie 5
Le tableau N°25, partie 5, permet de comprendre quelle est la part du Tarn-et-Garonne dans la
consommation accessible régionale. La prépondérance régionale du secteur avec usage industriel
(industrie agroalimentaire et chimie) reste respectée au niveau du département. Sur les 12 924 tep
de consommation accessible, seul 1 921 font partie de l’objectif 2020.
Objectif 2020 par filières (en tep)
Energies
renouvelables
Tarn-etGaronne
Région
Biomasse
Géothermie
Solaire
Objectif 2020
total
1 825
71
26
1 921
44 067
1 703
635
90 815
Tableau 25 : Déclinaison du SRCAE, d’après l’outil ADEME, partie 6
Dans le secteur industriel, on peut parler de suprématie concernant la biomasse puisqu’elle
couvre 95 % des besoins de chauffage dans l’industrie et l’agriculture. La géothermie et le solaire
sont marginal avec respectivement 4 % et 1 % de part dans la contribution.
¾ Synthèse objectif SRCAE :
Energies
Tertiaire (en tep)
Industrie et agriculture (en
tep)
TOTAL (en tep)
Biomasse
2 662
Géothermie
784
1 825
71
4 487
855
Tableau 26: Synthèse de la déclinaison, source : Outil Galliléo
3) Adoption d’une vision libre de date : l’objectif ambitieux :
Si les résultats de l’outil Galliléo sont en adéquation parfaite avec la vision du SRCAE qui prend
comme date 2020, l’étude que je mène pour la Direction départementale des Territoires de Tarnet-Garonne a pour objectif de voir plus loin que cette date. Ceci redéfini les résultats pour ces
énergies renouvelables. J’ai repris les consommations accessibles totales pour 2020 et j’ai
appliqué la même proportion que nous avons vue précédemment. Néanmoins, le chiffre de la
colonne des aéroports a attiré mon attention. Ce chiffre est égal à zéro ce qui signifie que le Tarnet-Garonne n’abrite aucun aéroports. Or, il existe deux aéroports dans le département. Ce qui m’a
conduit à vérifier les établissements dans la base de données de l’outil. Mon pressentiment s’est
80
retrouvé avéré puisque je me suis aperçu que la base de données ne contenait aucun aéroport pour
le Tarn-et-Garonne. J’ai donc entrepris un vrai travail minutieux pour vérifier toutes les données
du tertiaire. Je me suis appuyé sur des données issues de la Direction de la recherche, des études,
de l’évaluation et des statistiques (Drees) ainsi que du fichier national des établissements
sanitaires et sociaux (FINESS) et des données émanant du Ministère des Sports, de la Jeunesse,
de l'Éducation populaire et de la Vie associative. Enfin, j’ai valorisé les données internes à la
DDT. Ceci a emmenée à une refonte importante de la base de données avec par exemple : cinq
fois plus de centres commerciaux, trois fois plus de salles multisports, deux fois plus d’hôpitaux,
maisons de retraites et piscines. La consommation totale accessible à 2020 pour le tertiaire
s’évalue désormais à 16 651 tep au lieu de 10 607 tep sur le Tarn-et-Garonne.
Il figure dans les tableaux N°27, des données en bleu, elles reflètent les modifications apportées à
la base de données initiale issue de l’outil Galliléo.
Département
Tarn-etGaronne
TOTAL
REGIONAL
Réseaux de
chaleur
Logements
collectifs
Hôpitaux
Maisons de
retraites
Etablissements
scolaires
0
4 503
848
1 280
488
17 086
93 071
10 973
9 687
9 470
Tableau 27 : Contribution calorifique des énergies, d’après l’outil Galliléo, partie 1
Département
Tarn-etGaronne
TOTAL
REGIONAL
Piscines
Salles de
sport
Etablissements
thermaux
Hôtels
Campings
1 131
1 644
0
801
33
9 440
16 440
4 199
26 002
672
Tableau 27: Contribution calorifique des énergies, d’après l’outil Galliléo, partie 2
Centres
commerciaux
Bureaux
Aéroports
Bâtiments
publics
Parcs
de
loisirs
967
547
3 417
52
850
0
15 575
2 787
70 621
4 533
17 577
0
Département Restauration
Tarn-etGaronne
TOTAL
REGIONAL
Tableau 27: Contribution calorifique des énergies, d’après l’outil Galliléo, partie 3
81
4) La bois-énergie, roi de la combustion renouvelable :
Objectifs
Energies
Tertiaire (en
tep)
Industrie et
agriculture (en
tep)
TOTAL (en tep)
Part dans le
SRCAE (%)
Déclinaison du SRCAE
Bois-énergie
Géothermie
Ambitieux
Bois-énergie
Géothermie
2 662
784
12 421
3 643
1 825
71
12 273
517
4 487
855
24 694
4 160
1
1
4
7
Tableau 28 : Synthèse des différents objectifs concernant la biomasse et la géothermie
La contribution du bois-énergie est la plus importante, équivalente à six fois la géothermie pour
l’objectif Ambitieux. Ce dernier a été retenu tant l’importance du chauffage dans la
consommation finale est avérée. La carte n°16, permet d’identifier, à travers une territorialisation
des principaux postes de consommation, que le potentiel mobilisable se retrouve lié à une donnée
démographique.
82
83
CINQUIEME PARTIE :
A L’ENCONTRE DES IDEES PRECONÇUES,
LE TARN-ET-GARONNE DISPOSE D’UN
POTENTIEL EN ENERGIE RENOUVELABLE
INTERESSANT
84
Suite à la définition de méthode et d’analyse par énergie, cette cinquième partie fait la part belle
au travail de synthèse afin de présenter les résultats. Ces derniers seront dans un premier temps
exposé à un niveau départemental. Je proposerai, par la suite, une autre façon d’illustrer les
nombres à un niveau infra-départemental. Enfin, il me semble non dénué d’intérêt de mettre en
parallèle l’étude avec le scénario énergétique de 2050.
A. Un fort potentiel départemental garant d’un mix énergétique :
1) Une déclinaison SRCAE, bien que timide, porteuse d’espoir :
Potentiel par type d’énergie
Biomasse
Eolien
Géothermie
Hydroélectricité
Méthanisation
Solaire
TOTAL
Electricité (en ktep)
/
7,9
/
0,1
1,3
3,9
Chaleur (en ktep)
4,5
/
0,9
/
0,35
0,25
13,2
6
Tableau 29 : Synthèse de la déclinaison départementale du SRCAE
Production par type d'énergie (en ktep)
Méthanisation
7%
Hydraulique
Solaire
1%
20%
Géothermie
5%
Autre
31%
Eolien
41%
Biomasse
23%
Solaire
1%
Méthanisation
2%
Illustration 8 : Production par type d'énergie de la déclinaison du SRCAE
Le tableau N°29 permet d’apprécier la déclinaison départementale du SRCAE. La puissance
obtenue est de 30 MW et 6 ktep. Néanmoins, si l’on prête attention à l’illustration n°8, on
constate une part importante de la biomasse qui avec 23 % représente les trois-quarts du potentiel
calorifique mobilisable. L’éolien couvre presque la moitié de l’objectif SRCAE, le solaire
85
dispose d’une part représentative. Il est intéressant de pouvoir identifier la diversité des énergies
mobilisées, 5 énergies à plus de 5 % de pénétration. Cependant, ceci est le reflet de la distribution
du potentiel obtenu et non celui de la production finale envisagée en Tarn-et-Garonne. Car
malgré les 19 ktep (ou 50 GWh) d’obtenus en production, l’objectif reste loin des plus de 5 000
ktep produit chaque année par la centrale de Golfech. Il convient donc d’adopter une posture plus
ouverte sur les énergies renouvelables et d’étudier un potentiel plus large. La vision après 2020
s’impose comme la synthèse des divers objectifs retenus dont je vais faire le résumé dans la
prochaine sous-partie.
2) Une mutation énergétique en cours :
Potentiel par type d’énergie
Biomasse
Eolien
Géothermie
Hydroélectricité
Méthanisation
Solaire
TOTAL
Electricité (en ktep)
/
47,4
/
17,1
7,9
20,5
Chaleur (en ktep)
24,7
/
4,2
/
3,3
1,1
92,9
33,3
Tableau 20 : Synthèse des objectifs retenus
Production par type d'énergie (en ktep)
Méthanisaton Hydraulique
13%
6%
Géothermie
3%
Solaire
16%
Autre
27%
Biomasse
20%
Solaire
1%
Méthanisation
3%
Eolien
38%
Illustration 9 : Répartition des divers objectifs retenus
86
87
L’étude met en avant un potentiel très élevé d’énergies renouvelables sans aucune discrimination
tant l’importance du mix énergétique est présent. En effet, chaque secteur est mis à contribution,
et ce même l’hydraulique souvent considérée comme étant dénuée de perspective d’évolution.
L’éolien garde le leadership en apport productif et devance assez nettement les autres
contributeurs. Néanmoins, on assiste à un mix énergétique encore plus élevé que sur la simple
déclinaison du SRCAE avec quatre énergies à plus de 10% contre seulement trois dans la vision
précédente. En outre, le terme de mutation énergétique est indissociable de la hausse de
production identifiée. L’apport, ici obtenu, est plus de cinq fois plus important que les résultats
issus de la méthodologie du SRCAE. Il serait intéressant de pouvoir présenter ces nombres à une
échelle plus fine qui pourrait retenir l’attention des collectivités locales. Ainsi est venue l’idée
d’adopter une présentation par entités paysagères.
B. Assimilation de l’étude à une échelle plus fine pour une
meilleure prise en main par les collectivités :
1) Affinités géographiques :
Pour étudier les énergies renouvelables à un niveau infra-départemental, j’ai décidé de partir des
unités paysagères. Les raisons de ce choix sont multiples. La première est technique, il fallait
trouver une limite facilement identifiable et aux frontières fixées pour pouvoir mener à bien une
étude infra-départementale. Il était également important de ne pas tomber sous une quelconque
influence politique, c’est ici, que j’ai évacué les choix des pays, des intercommunalités ou tout
autre artefact politique. Les seules limites possibles étaient les unités paysagères ou les
communes. L’autre raison portait sur la nécessité d’avoir une limite qui recoupe le plus possible
les données météorologiques (le vent), les données paysagères (zones de protections, impact
paysager), les données géomorphologiques (qualité du sous-sol, présences de nappes), les
données biogéographiques (végétation, faune), les données hydrologiques (cours d’eau) et les
données architecturales (bâtît). Là, le choix s’est définitivement fait. En effet, les unités
paysagères recoupent totalement ou au minimum majoritairement ces données.
Cependant, il existe plusieurs atlas paysagers connus à ce jour. Chaque organisme a ses propres
unités paysagères (ONF, CAUE, DDT, ancienne DDA). Le travail fût donc de définir un support
pertinent pour pouvoir passer à l’étude approfondie. Concrètement, l’atlas paysager de la DDT,
issue de Bertrand Follea, était le travail le plus récent disponible et par ailleurs le plus en accord
avec toutes les données à respecter. En effet, l’atlas paysager date de 1999 et a été légèrement
revue en 2009, ce qui en fait un texte référence pour tous les services de la DDT mais y compris
pour les autres organismes tel le CAUE et le Conseil Général. Je suis donc parti de cet atlas
paysager auquel j’ai confronté les autres travaux.
Malheureusement, il n’est à mon goût pas assez pertinent par endroit et nécessite une adaptation à
une autre vision que lui avaient surement prêtée ses concepteurs. Voilà pourquoi le travail suivant
fût de remanié cet atlas paysager, en accord avec le chargé mission Paysage de la DDT. Le
88
découpage choisis reprend les grandes entités paysagères issues de l’atlas paysager Follea. Les
entités paysagères sont des regroupements d’unités paysagères. Les unités paysagères
rassemblent sur un territoire donné les mêmes composantes d’un paysage identique (nature des
sols, végétation, climat, topographie, architecture, histoire humaine, société, culture, organisation
spatiale…). Les entités tentent de regrouper plusieurs unités paysagères en vue d’éviter un
morcellement important. Afin d’y voir une meilleure lecture à une échelle plus large, elles
concilient les composantes du territoire. Les modifications portent sur les entités paysagères mais
aussi sur les unités. Ceci étant dit, seul le nord-ouest du département ne varie pas mais pour le
reste du département, de nombreuses modifications ont été apportées. Il s’agit de se reporter à la
carte N° 2 p 15 et à la carte N°17 présente sur la page suivante.
2) Une meilleure cohérence territoriale
L’unité paysagère de la vallée de la Gimone a été scindée en deux partie, il me paraissait évident
de rattacher la basse Gimone avec les plaines garonnaises tant les caractéristiques du sous-sol et
du sol mais également la topographie l’intègrent parfaitement dans ce vaste espace de plaines. La
basse Gimone a donc été créé en tant qu’unité paysagère et intégré dans l’entité de la Garonne.
Quant à la partie amont, elle fait clairement partie de la Lomagne. La scission de la vallée de la
Gimone en deux s’est faite en suivant les limites topographiques et orographiques. La grande
entité paysagère de la vallée de l’Aveyron a été également scindée en trois parties. Là encore, on
est en présence de deux rivières distinctes. D’une part une rivière descendant le Massif Central et
peinant à se chercher un chemin dans cette succession d’entités paysagères (Ségala, Rouergue et
Causse pour le Tarn-et-Garonne). Puis l’Aveyron finit par pouvoir étaler ses eaux dans une plaine
assez large, il entre ici de plein pied dans le bassin aquitain et se jette, par la suite dans le Tarn. Il
rejoint donc les entités du Rouergue dans sa partie amont et le Causse lorsqu’il se fraye un
chemin à travers de somptueuses gorges.
Par la suite, j’ai opéré une fusion de plusieurs grandes entités paysagères. Il s’agit de réunir la
vallée du Tarn, la basse vallée de l’Aveyron et la vallée de la Garonne. En effet, ces trois grandes
entités paysagères se ressemblent et conservent des caractéristiques communes (présences de
nappes aquifères, même bâtit, une forte urbanisation, une vocation agricole et industrielle). J’ai
également rajouté à cette nouvelle grande entité paysagère, les terrasses du Tarn et de la Garonne
tant leurs dissociation de cet espace de vallée est trop faible pour constituer une entité à part
entière. J’ai nommé cette grande entité : les Trois Vallées en référence aux trois grands cours
d’eau qui animent ce territoire.
Puis j’ai dissocié les collines du Frontonnais de l’entité des trois vallées. En effet, ces collines
présentes au sud du département, appartiennent à une grande entité paysagère qui est plus
caractéristique de la Haute-Garonne ou de l’Aude, le Lauraguais. Nous retrouvons au Frontonnais
les mêmes spécificités architecturales et météorologiques que le Lauraguais, voilà pourquoi j’ai
créé une entité paysagère du même nom que celle présente plus au sud. Il n’est qu’un
89
prolongement nord du Lauraguais comme le montre la forte présence du vent d’Autan et les toits
de tuiles moins pentus que ses homologues départementaux.
Le résultat final fait état de 7 entités paysagères et de trois villes. Ces dernières prennent le nom
de Montauban, Castelsarrasin et Caussade. Pour les entités paysagères, nous retrouvons les
territoires issus du Massif Central : le Quercy, le Causse, les coteaux de Monclar et le Rouergue.
Ils forment ensemble la partie nord du département et marque l’empreinte du Massif Central sur
celui-ci. La partie sud du département est marquée par la formation des Pyrénées et de ses
conséquences. Autrement dit, on y trouve la Lomagne et le Lauraguais. Au milieu de cette
rencontre Massif Central – Pyrénées, la Garonne s’écoule en formant une large plaine. En effet,
la plaine de la Garonne et de ses affluents délimitent l’influence des deux systèmes montagneux
en Tarn-et-Garonne.
90
91
3) Le Causse :
Bien plus représentative du département voisin, le Lot, l’entité du Causse porte l’empreinte
indéniable du Massif Central en son sein. Elle est très bien indentifiable au regard de sa géologie
si particulière. En effet, le terrain est karstique ce qui se traduit par une végétation d’une extrême
diversité. Les orchidées peuplent ce milieu où le taux d’endémisme est très fort. Bien que le sol
soit pauvre, le genévrier commun (Juniperus Communis) a su y établir son fief. Les étendues
relativement planes, les plateaux calcaires, cachent des lavrognes, une zone humide riche en
biodiversité. Celles-ci marquent par leurs fortes présences d’eau, une opposition avec les
pelouses sèches si présentes dans ces étendues inhospitalières. Pourtant, l’homme a su occupé cet
espace. Certes dans le Tarn-et-Garonne, il s’est retranché là où l’eau était présente. De ce fait, les
peuplements se sont concentrés dans la vallée de la Bonnette (Caylus), celle de l’Aveyron (SaintAntonin-Noble-Val) ou bien les pentes du Causse (Septfonds). Pourtant, les vallées sont bien
souvent fortement encaissées et creusent même des gorges à l’instar de l’Aveyron ou de la Vère.
On comprend ici que la géothermie n’est donc pas possible (présence de karst) mais que le
potentiel hydroélectrique peut être emmené à se développer pour profiter des chutes d’eau
disponibles. Les pentes du Causse sont propices à l’implantation d’une grande unité de
méthanisation, du fait de la présence d’une conduite de gaz, d’une ressource et de la proximité de
l’autoroute A20.
Production retenue
Hydraulique
Méthanisation
Solaire
Biomasse
TOTAL
En ktep
0,7
8,64
0,06
1,76
11,16
Répartition en %
6
77
1
16
100
Tableau 31 : Contribution énergétique du Causse
92
4) Le Frontonnais (ou Lauraguais) :
Le Frontonnais est une entité que le Tarn-et-Garonne partage avec la Haute-Garonne. Il couvre
une superficie assez faible et deux communes, Fabas et Campsas en assurent le peuplement.
Surtout connu pour son activité viticole et l’appellation AOP Fronton, cet espace est composé de
sols datant du quaternaire, les boulbènes. Les boulbènes sont des terres riches en silice et argile,
et de ce fait sont peu adaptées à l’agriculture. En outre, elles affichent un fort taux d’acidité.
Cependant, ceci n’a pas affecté la prospérité du vignoble constitué de le Négrette, cépage
principal des vins de l’appellation AOP. Les paysages sont ouverts et aucune présence massive
d’arbres ne vient couper la vue. La couverture forestière est faible et se limite à la séparation des
champs agricoles ou à la préservation des sols face à l’érosion. Le peuplement est faible et
concentré dans les deux communes précitées. Les installations sociales et de santé manquent,
aucun établissement n’a été répertorié dans la base de données qui a servi pour mobiliser le
potentiel des énergies calorifiques (excepté la méthanisation). Le secteur industriel est inexistant
mais pourra être emmené à se développer du fait de la situation entre les deux pôles (Montauban
et Toulouse). La production d’électricité n’est pas envisageable dans cette entité : pas de grands
cours d’eau, contraintes techniques à l’implantation d’éoliennes et hautes valeurs des terres
viticoles (ce qui excluent le photovoltaïque au sol).
Production retenue
Géothermie
Solaire
Biomasse
TOTAL
En ktep
0,01
0,01
0,12
0,14
Répartition en %
3
5
92
100
Tableau 32 : Contribution énergétique du Frontonnais
93
5) La Lomagne :
La Lomagne est historiquement lié à la Gascogne dont elle était un fief au Moyen-Age. Le relief
façonne les terres en vallées et collines (avec des visions sur les Pyrénées comme le montre la
photo que j’ai prise). Les terres sont très diversifiées allant de la boulbène froide au terrefort. La
couleur que prennent ces terres est brune mais également vert. En effet, la couverture forestière
est assez importante et se concentre dans des bosquets préservés de l’agriculture. Cette dernière
est très présente dans le paysage avec une prédominance pour la culture céréalière et
d’oléagineux (blé, colza et tournesols) et la culture de l’ail blanc. L’industrie a donc tiré parti de
ce choix agraire et a accompagné l’ouverture de la Lomagne vers l’extérieur. L’exemple le plus
frappant de cette ouverture via les industries agro-alimentaires et la céréaliculture, reste la
création d’une ligne de chemin de fer reliant la ville de Beaumont-de-Lomagne à la vallée de la
Garonne. Les densités humaines restent concentrées dans des villes peu importantes, hormis
Beaumont et Lavit. En outre, les villages se situent à moitié de la pente. Ceci a pour effet de
libérer des espaces pour l’implantation d’éolienne qui trouvent un terrain vallonné et venté, car
offrant des secteurs exposés au Cers et l’Autan. Le potentiel calorifique suit la logique de
concentration dans les grands centres urbains.
Production retenue
Eolien
Géothermie
Solaire
Biomasse
TOTAL
En ktep
30
0,48
0,19
3,2
33,87
Répartition en %
89
1
1
9
100
Tableau 33 : Contribution énergétique de la Lomagne
94
6) Les coteaux de Monclar (ou Quercy vert) :
Les coteaux de Monclar se situent entre la vallée de l’Aveyron et celle du Tarn, ils sont souvent
désignés sous un autre terme : le Quercy vert pour marquer leur appartenance au Massif Central.
Cependant, les terrains argilo-calcaires du Quercy ne forment plus le terrain, nous sommes en
présence de terrains stampiens (marne et argiles à graviers). Le relief est fortement vallonné avec
des hauteurs où la vue porte sur le Lauraguais ou sur la forêt de la Grésigne qui domine le
paysage. Sur la photo, prise depuis le point de vue de Puygaillard-de-Quercy, la vue porte
jusqu’au village de Puycelsi distant d’environ 7 kilomètres. Cet ensemble collinaire possède une
très forte couverture forestière, d’où le surnom de Quercy vert, qui n’empêche pas l’agriculture
d’être présente. Les vallées sont creusées et s’articulent de façon ramifiées en direction du
Tescou, le cours d’eau emblématique de ce territoire. Sa puissance est trop faible pour garantir un
potentiel hydraulique. Quant à l’implantation de centrales photovoltaïques au sol, elle est
difficilement envisageable tant les notions de co-visibilités sont fortes.
Production retenue
Géothermie
Solaire
Biomasse
TOTAL
En ktep
0,07
0,02
0,43
0,52
Répartition en %
13
4
83
100
Tableau 34 : Contribution énergétique des coteaux de Monclar
95
7) Le Quercy :
Le Quercy est un vaste ensemble tertiaire où les plateaux calcaires laissent peu à peu leurs places
aux coteaux mêlés d’argiles et de calcaire. Les vallées sont creusées et se dirigent vers le sudouest en direction de la Garonne. Ces vallées parallèles donnent le surnom de « Pays de Serres »
à une partie de cette entité. Les territoires fertiles subissent les limites de la géologie (terrains
karstiques) et de la topographie. La céréaliculture occupe le nord de l’entité tandis que
l’arboriculture est plus ressemblante des coteaux du Quercy. La présence de cours d’eau est
nombreuse mais le faible débit de ces rivières, qui plus est inconstant, ne permet pas de produire
de l’électricité en vue d’une réinjection dans le réseau. L’urbanisation couvre l’entité de façon
relativement homogène mais les espaces vides de peuplement subsistent ce qui pourrait laisser
présager un développement éolien. Pourtant, les contraintes, qui sont contraire à l’implantation
d’éolienne, se superposent. Ceci a pour effet de ne retenir aucun parc éolien pour l’entité du
Quercy dans l’objectif cible de l’étude. Le photovoltaïque au sol se prête peu au jeu du relief
collinaire, les notions de co-visibilités sont nombreuses. En outre, ces modules solaires pourraient
avoir comme conséquence une artificialisation des petites terres agricoles ou des bosquets si
caractéristiques de ce territoire. La méthanisation est peu opportune dans un paysage d’une faible
agriculture, ayant une desserte peu évidente et des vides de ressources. Le Quercy peut tirer profit
de la présence de quelques villes ayant une modeste démographie. Certes, nous ne sommes pas en
présence de grandes villes mais le taux d’équipement (centre commercial à Lauzerte, trois
entreprises sélectionnées à Caussade) est relativement important au vu de la taille des villes.
Production retenue
Géothermie
Solaire
Biomasse
TOTAL
En ktep
0,65
0,82
3,46
4,93
Répartition en %
13
17
70
100
Tableau 35 : Contribution énergétique du Quercy
96
8) Le Rouergue :
Le Rouergue est souvent considéré comme la porte officielle du Massif Central en venant de
l’ouest, sa ressemblance avec l’Aveyron tout proche est frappante, pas si étonnant que cette partie
fût annexée par le Tarn-et-Garonne en 1870. Le calcaire du Causse disparait progressivement
après la vallée de la Bonnette, que l’on peut considérer comme la frontière entre les deux entités.
Les formations secondaires du Jurassique inférieur assurent l’intérim avant l’arrivée des
premières terres issues de l’ère Primaire. En effet, les grès et marnes laissent place aux terres
froides limoneuses et caillouteuses où le schiste n’est jamais trop loin que ce soit dans la
composition du sous-sol ou bien de l’architecture. Le manque de vent et les nombreuses
contraintes environnementales (très forte présence de chiroptères) ne peuvent permettre un
développement de l’éolien. Les énergies calorifiques pâtissent du manque de villes importantes,
Laguépie, plus grande ville de l’entité, atteint les 700 habitants. Finalement, c’est l’Aveyron qui
en traversant ce milieu au relief accidenté constitue la principale ressource.
Production retenue
Hydraulique
Géothermie
Solaire
Biomasse
TOTAL
En ktep
0,57
0,04
0,01
0,24
0,86
Répartition en %
66
5
1
28
100
Tableau 36 : Contribution énergétique du Rouergue
97
9) Les Trois Vallées :
L’entité des Trois Vallées est l’un des plus importantes sur un plan surfacique. Elle mêle
habilement les vues longues depuis les premières hauteurs encadrant le lit des cours d’eau à des
vues courtes depuis les grands champs agricoles. En effet, le terrain quaternaire, constitué de
sables, sédiments et argiles, est favorable à une mise en culture de fruits, légumes et céréales. La
population est concentrée dans les grandes villes : Montauban, Castelsarrasin, Moissac, Auvillar
et Valence d’Agen. Cependant, l’habitat prédomine, avec l’agriculture, ce territoire tant il se
dissémine partout. Le mitage rural est très fort et la pression foncière se renforce de jour en jour.
Cependant, il reste possible d’implanter des éoliennes sans impacter l’harmonie du paysage
(nombreux point de vue depuis les coteaux du Quercy comme le montre la photo prise depuis la
table d’orientation de Boudou). Ce constat est également valable pour l’implantation de
photovoltaïque au sol dans la zone favorable d’implantation énergétique définie à la page 53. Les
énergies calorifiques sont favorisées par un fort tissu industriel, un fort taux d’équipement des
centres urbains et une importante agriculture. Ainsi, la méthanisation, déjà bien implantée,
participe à la contribution productive de l’entité. La présence de grandes nappes dans le sous-sol
autorise une forme de géothermie, très compétitive face à la biomasse. En outre, la traversée de la
Garonne, du Tarn et de l’Aveyron, confère un fort potentiel hydroélectrique qui a été retenu dans
l’étude. Pour conclure, la diversité énergétique est impressionnante, toutes les énergies sont
représentées.
Production retenue
Hydraulique
Eolien
Méthanisation
Géothermie
Solaire
Biomasse
TOTAL
En ktep
14,28
17,11
2,45
2,93
20,29
15,46
72,52
Répartition en %
20
24
3
4
28
21
100
Tableau 37 : Contribution énergétique des Trois Vallées
98
Les résultats provenant de l’étude sont intéressants pour un département comme le Tarn-etGaronne qui connait actuellement une part de 21 % d’énergie renouvelable contre 79 % de
nucléaire. Néanmoins, avant de terminer le rapport de cette étude, il me parait non dénué de sens
de la rattacher aux visions énergétiques françaises. L’ADEME a récemment élaboré une vision à
2030 et à 2050. La dernière vision est le portrait portant sur les énergies, le plus lointain existant
à ce jour.
C. Une véritable transition énergétique pour le Tarn-et-Garonne :
L’ADEME, dans sa vision 2050, dresse un tableau sur la production et la consommation
d’énergie en demandant un effort notable sur des secteurs clés : les transports et le bâtiment. La
grande particularité de ce rapport est de préconiser, en accord avec les récents dires du Président
de la République, de remettre au goût du jour la spécificité française, le nucléaire. L’idée serait de
ramener le nucléaire à une valeur proche de 50 % et du même coup, proposer une valeur de 50 %
pour les énergies renouvelables à l’horizon 2050.
Cependant, les chiffres sur la démographie départementale se projettent à une date 2030. Il est
donc impossible de pouvoir calculer la consommation du Tarn-et-Garonne pour 2050, en se
basant sur le nombre de ménage. J’ai donc décidé de rester à une vision 2030 pour illustrer
l’apport de l’étude. Selon le Schéma Régional Climat-Air-Energie, la consommation finale
d’énergie s’élève à 6 170 ktep en 2010. Or la Région Midi-Pyrénées affiche 1 287 951 ménages.
Par division de la consommation finale par le nombre de ménages régionaux, j’obtiens la
consommation finale par ménage, soit 4,79 tonnes équivalent pétrole par ménages. Selon la
vision ADEME 2030, la France, sans mesures contraignantes (lois ou décrets), devrait voir sa
consommation énergétique finale baisser de 20 % par rapport à 2010. Ceci permet d’envisager
une baisse de 20 % sur la consommation finale par ménage. Le nombre passerait de 4,79 tep à
3,83 tep par ménages. Cependant cette baisse pourrait être contrariée par une hausse
démographique. L’attractivité du département n’est plus à démontrer et l’INSEE, dans ses
perspectives démographiques départementales à l’horizon 2030, le place parmi les départements
ayant le plus fort taux d’évolution démographique. Le Tarn-et-Garonne devrait, selon le scénario
central, abriter en son sein 259 570 habitants en 2030 contre 229 277 en 2010. Le nombre de
ménage devrait suivre la même tendance que la population avec un nombre de 114 547 ménages
dans le territoire d’étude. Pour connaitre la consommation finale du Tarn-et-Garonne, j’ai
multiplié la consommation finale moyenne d’un ménage en 2030 par le nombre de ménages en
2030. Le département consommera 438 715 tonnes équivalent pétrole. A ceci, il convient de
rajouter l’impact de la future ligne LGV qui ralliera Toulouse à Bordeaux en 2030. Connaissant
la consommation estimée de la ligne TGV et les quatre postes d’alimentation de celle-ci, j’ai
appliqué un ratio lié à la puissance du poste d’alimentation. Concrètement, un peu plus de 20 %
de la ligne sera alimentée par le futur poste de Bressols. Il faudra faire appel à 47 055 tep
99
supplémentaires pour alimenter la LGV, ce qui rehausse la consommation finale départementale à
485 770 tep.
Aujourd’hui, la production d’énergie renouvelable en Tarn-et-Garonne est estimée à 100 000 tep,
soit 21 % de la consommation finale en 2010. Les divers objectifs retenus par énergie, apporte
une contribution supplémentaire de 33 300 tep pour le chauffage et 92 900 tep pour l’électricité
soit une production d’énergie renouvelable estimée à 226 200 tep. Pour le restant, 259 570 tep, le
nucléaire serait utilisé. De ce fait, on obtient une part d’énergie renouvelable portée à 47 % et une
part de nucléaire représentant 53 %. L’ampleur de la contribution de l’étude n’est donc plus à
démontrer puisqu’elle fait plus que doubler la part d’énergie renouvelable et fait baisser la part du
nucléaire à un niveau semblable à la vision 2050 de l’ADEME. L’apport est considérable et
engage le Tarn-et-Garonne dans la transition énergétique, terme qui se fait l’écho du changement
du paysage énergétique français.
100
CONCLUSION :
A l’heure, où je rédige ces ultimes phrases de ce rapport, les ministres réfléchissent, sous
commande du Président de la République, à la France de 2025. L’un des trois thèmes à traiter
porte sur la transition énergétique, concept crée et relayé depuis l’accès à la présidence de
François Hollande. Il fait référence à la redistribution des rôles dans la production énergétique.
L’enjeu est de taille, il faut réduire la facture liée à l’importation de gaz et de pétrole, dans ce
contexte économique morose, cette parole trouve un écho inespéré. L’effort porte sur un recul du
nucléaire à un niveau avoisinant les 50 % pendant que les énergies renouvelables porteraient
leurs contributions à 50 %. Ce contexte de hausse des énergies renouvelables n’est pas nouveau,
le mouvement est ancien. En effet, le Sommet de Rio de 1992 a donné naissance à un processus
qui ne fera que prendre de l’ampleur. Après une prise de conscience timide, le Japon et l’Union
Européenne ont provoqué une accélération de l’implantation d’énergie renouvelable dans le
monde et les BRIC (Brésil-Russie-Inde-Chine) ont suivis la tendance. La France a enclenché sa
politique verte lors du premier Grenelle de l’Environnement, suivis du second qui donnera
naissance aux schémas régionaux climat-air-énergie (SRCAE). Ces derniers se font l’écho de la
politique nationale à un niveau régional en analysant la consommation d’énergie mais aussi
l’augmentation de production des énergies renouvelables.
Or, ceci reste à une échelle trop grande, comment les territoires locaux peuvent-ils mettre en
marche une transition énergétique sans savoir quel est leur potentiel dans leur propre territoire ?
Cette question, la Direction départementale du Tarn-et-Garonne, se l’est posée. A titre
d’exemple, le Tarn-et-Garonne fût longtemps oublié par les entreprises opérant dans l’énergie
éolienne, compte-tenu des caractéristiques climatiques. Les administrations et collectivités
territoriales ne se soucièrent guère de la question, pensant que les éoliennes n’allaient pas
dépasser les frontières administratives de l’Aveyron et du Tarn. Lorsque les premiers regards se
portèrent sur le département, ce fût la surprise, quelle réponse donner à ces investisseurs privés ?
La question de cette étude s’est donc faite en réponse à ce besoin interne. L’étude a analysé
toutes les énergies renouvelables retenues par le schéma régional climat-air-énergie à un niveau
départemental en transposant la méthodologie issue du SRCAE tout en analysant d’autres
perspectives et méthodologies. La contribution de cette étude est significative dans ses objectifs
retenus puisqu’elle fait plus que doubler la part des énergies renouvelables dans la consommation
finale du Tarn-et-Garonne. En outre, le scénario énergétique de 2050 (confère la vision
énergétique de l’ADEME) serait atteint avec une part d’énergie renouvelables de 47 % et une part
de nucléaire de 53 %. Cette étude s’insère parfaitement dans la transition énergétique entamée au
niveau national.
Cependant, réduire cette étude à un concept de transition énergétique serait réduire son apport. En
effet, l’étude empreinte d’une certaine identité géographique, s’efforce de territorialiser les
énergies en abusant de cartes, de traiter l’éolien et le territoire en se référant à la notion de
paysage, de présenter les résultats par des entités paysagères revues. Les réflexions manquent sur
101
la notion de paysage et d’éolien, cette étude est un document qui pourra nourrir la réflexion de
par son approche différente des documents régionaux actuels. L’idée n’est pas de remettre en
question ces documents mais de les compléter afin que lorsque la refonte du SRCAE de MidiPyrénées, en 2017, la prise en compte du paysage soit traiter avec la même attention que la faite
cette étude.
102
ANNEXES :
103
ANNEXE N°1 : Recensement des contraintes qui rendent incompatible le développement éolien
(source : Schéma régional éolien) :
Catégorie contrainte
Techniques
Patrimoniale
Environnementale
Climatique
Nature contrainte
Protection du Réseau Très Basse Altitude (RTBA)
Run Cévennes rouge (4 km de large)
Radars de protection (rayon de 5 km)
Radars météorologiques (rayon 5 km)
Radar de détection des aéronefs (rayon 5 km)
Radar de coordination aérienne (rayon 30 km)
Radar de dialogue avec les aéronefs (rayon 5 km)
Plan de servitudes aéronautiques
Procédures spécifiques des aérodromes
Système de navigation pour le positionnement des avions
(rayon 2km)
Périmètre de 500 mètres autour des monuments historiques
Périmètre des sites inscrits
Périmètre des sites classés
Périmètre des projets de sites classés
ZPPAUP
Sensibilité paysagère forte
Parc Naturel régional
Parc National
APPB
Réserve naturelle régionale
Réserves de biosphère
Zones de protection spéciale (ZPS)
Sensibilité maximale pour les chiroptères
Présence de certaines espèces de chiroptères
Sensibilité maximale pour l’avifaune
Présence de certaines espèces d’avifaune
Gisement éolien inférieur à 4m/s à 50 mètres de haut
104
ANNEXE N°2 : Cartographie des zones favorables au développement de l’éolien
105
ANNEXE N°3 : Localisation des postes sources à l’intérieur des bassins de vie :
106
ANNEXE N°4 : Liste des centrales hydroélectriques du département :
Cours d’eau
Commune
Montauban
Saint-MartinLaguépie
Aveyron
Laguépie
Varen
Saint-AntoninNoble-Val
Bruniquel
Aveyron
Bioule
Negrepelisse
Albias
L’Honor-De-Cos
Reynies
Corbarieu
Montauban
Tarn
Villemade
Barry d’Islemade
Moissac
Labastide-SaintPierre
Garonne
Malause
Golfech
Nom de
l’ouvrage
Moulin d’
Escudié
Vigniere
Moulin de
Contillou
Moulin du Gué
Moulin de
Lexos-Haut
Moulin de
Pailhas
Moulin des
Ondes
Caussanus
Moulin des
Istournels
Moulin Les
Bordes
Bioule
Negrepelisse
Moulin d’Albias
Moulin de
Loubejac
Saliens S.A.
Corbarieu
Dpih Sapiac
Palisse
Dpih Albaredes
Puissance
Maximale Brute
Observations
428
Moulin
490
Hors du
département
mais gérée par la
DDT82 et
raccordé en 82 //
moulin
200
Moulin
485
Moulin
323
Moulin
490
Moulin
370
Moulin
1193
340
Moulin
500
Moulin
474
1989
125
Moulin
282
Moulin
1299
1351
400
1373
420
Concession
Shem Site de
Lagarde
1109
Concession
Dpih Lagarde
Sainte Livrade
1108
2218
Moulin du Claux
937
Dpih Golfech
barrage Malause
Dpih Golfech
Concession
Moulin
600
94 000
Concession
107
ANNEXE N°5 : Cartographie de la catégorisation des centrales actives :
N
108
ANNEXE N°6 : Carte de la sensibilité paysagère régionale, extrait du SRE Midi-Pyrénées
109
ANNEXE N°7 : Description des points de vue retenus dans l’étude :
Légende :
: Les Trois Vallées
: Le Quercy
: La Lomage
: Les Pyrénées
: Forêt de la Grésigne
: Le Causse
: Le Rouergue
: Le Ségala
: Les coteaux de Monclar
: Le Gers
: La Haute-Garonne
: La Montagne Noire
Degré
de la
vision
Entités
vues
Classe
de
point
de vue
Commune
Point de vue
Auvillar
Table
d’orientation
Excellente
Elevé
Excellente
180°
1
Beaumontde-Lomagne
Route
Bonne
Aucun
Bonne
90°
1
Beaupuy
Ville
Moyenne
Aucun
Plutôt
mauvaise
< 90°
1
Bonne
Elevé
Excellente
180°
2
Excellente
Elevé
Excellente
180°
2
Excellente
Elevé
Excellente
180°
2
Moyenne
Bonne
Aucun
Faible
> 180 °
< 90°
1
1
Bonne
Aucun
Excellente
Bonne
Plutôt
mauvaise
180 °
1
Castanet
Caylus
Table
d’orientation
Ville (place)
Ville
(château)
Sommet
Route
Cazals
Route
Boudou
Bruniquel
Accessibilité Aménagement
Qualité
de la
vision
110
CordesTolosanes
LacapelleLivron
Table
d’orientation
Moyenne
Elevé
Excellente
> 180 °
2
Ville (église)
Moyenne
Faible
Excellente
180 °
2
Excellente
Elevé
Excellente
90°
1
Bonne
Aucun
Excellente
90 °
1
Excellente
Elevé
Excellente
135°
2
Excellente
Faible
Excellente
90°
1
Excellente
Bonne
Aucun
Aucun
90°
180°
1
1
Bonne
Aucun
< 90°
1
Bonne
Aucun
Excellente
Bonne
Plutôt
mauvaise
Plutôt
mauvaise
< 90°
1
Moyenne
Faible
Excellente
300 °
2
Moyenne
Elevé
Excellente
135°
1
Excellente
Elevé
< 90°
1
Excellente
Elevé
Bonne
Plutôt
mauvaise
180 °
1
Excellente
Elevé
Bonne
90°
1
Bonne
Elevé
Excellente
90°
1
Moyenne
Faible
Plutôt
mauvaise
135 °
1
Moyenne
Faible
Bonne
90°
1
Excellente
Elevé
Excellente
180°
2
Excellente
Elevé
90°
1
< 90°
1
180°
1
Le Causé
Table
d’orientation
Route
Ville
(Barbacane)
Ville
(l’Eveillé)
Ville (Sud)
Route
Leojac
Route
Lafrançaise
Lauzerte
Mirabel
Montalzat
Montjoi
Montpezat
Parisot
Picquecos
Poupas
Route
(église)
Table
d’orientation
Table
d’orientation
Ville (mairie)
Table
d’orientation
Table
d’orientation
Table
d’orientation
Table
d’orientation
Puygaillardde-Quercy
Ville
Puylaroque
Table
d’orientation
Ville (Sud)
Quercogoalle
Ville
Moyenne
Aucun
Roquecor
SaintAntoineNoble-Val
Saint-Projet
Ville
Bonne
Faible
Excellente
Plutôt
mauvaise
Excellente
Table
d’orientation
Excellente
Faible
Bonne
135 °
2
Route
Moyenne
Aucun
< 90°
1
Savenes
Route
Bonne
Aucun
Bonne
Plutôt
mauvaise
< 90°
1
111
Annexe N°8 : Cartographie des différentes catégories de contrainte :
112
113
114
TABLE DES CARTES :
Carte 1 : Présentation de Tarn-et-Garonne
page 11
Carte 2 : Les entités paysagères de Tarn-et-Garonne d'après l'étude Folléa
page 15
Carte 3 : La synthèse des contraintes techniques, extraite du SRE Midi-Pyrénées
page 28
Carte 4 : Synthèse des contraintes architecturales et paysagères,
page 28
extraite du SRE Midi-Pyrénées
Carte 5 : La synthèse des contraintes environnementales,
page 29
extraite du SRE Midi-Pyrénées
Carte 6 : La synthèse des contraintes présentes sur la Région Midi-Pyrénées,
page 30
extraite du SRE Midi-Pyrénées
Carte 7 : Localisation des postes sources en Midi-Pyrénées,
page 31
extraite du S3Renr Midi-Pyrénées
Carte 8 : Territorialisation du potentiel hydraulique
page 44
Carte 9 : Sensibilité paysagère départementale au regard de l’éolien
page 52
Carte 10 : Cartographie finale des contraintes par communes
page 53
Carte 11 : Implantation possible de panneaux photovoltaïques dans
page 64
le Tarn-et-Garonne selon les trois objectifs
Carte 12 : Localisation des unités régionales de méthanisation existantes,
page 70
extraite de la présentation sur la méthanisation du 28 septembre 2012
Carte 13 : Potentiel de méthanisation en Tarn-et-Garonne
page 72
Carte 14 : Logements utilisant le bois comme combustible de
page 75
chauffage principal en Midi-Pyrénées, source : Arpe Midi-Pyrénées
Carte 15 : Le potentiel géothermique des nappes alluviales, source : BRGM 2007
page 77
Carte 16 : Territorialisation du potentiel calorifique
page 83
Carte 17 : Territorialisation des différents objectifs retenus par énergies
page 87
115
TABLE DES FIGURES ET ILLUSTRATIONS
Figure 1 :
Schéma des influences climatiques et orogéniques
Illustration 1 : La synergie atténuation-adaptation d'après la stratégie
page 13
page 23
d'adaptation de la ville de Toronto
Illustration 2 : Portée du SRCAE extrait du SRCAE Midi-Pyrénées
page 24
Illustration 3 : Composition et taille d'une éolienne
page 45
Illustration 4 : Le CESI simple
page 65
Illustration 5 : Le Cesi avec système auxiliaire de chauffage
page 65
Illustration 6 : Ressources fermentiscibles
page 68
Illustration 7 : La découpe par ressource d'un arbre, extraite de l'ADEME 2009
page 74
Illustration 8 : Production par type d'énergie de la déclinaison du SRCAE
page 85
Illustration 9 : Répartition des divers objectifs retenus
page 86
116
TABLE DES PHOTOGRAPHIES
En couverture Point de vue de la table d’orientation de Boudou, source : Argelès Benjamin
Page 10
Eglise d’Auvillar, source Argelès Benjamin
Page 10
Point de vue depuis la table d’orientation de Saint-Antonin-Noble-Val,
source : Argelès Benjamin
Page 36
Centrale hydraulique de Saint-Antonin-Noble-Val, source : Trautmann Francis
Page 37
Eoliennes sur le sol allemand, source : Gerard Vogt
Page 56
Entrepot viticole équipé de panneaux photovoltaïque, source : Trautmann Francis
Page 56
Montage pour illustrer le recyclage, source : Trautmann Francis
Page 73
Buches en pleine phase de combustion, source : Ademe
Page 73
Source du Par, à Chaudes-Aigues, source : Roustan Marine
Page 84
Point de vue depuis Montpezat-de-Quercy, source : Argelès Benjamin
Page 84
Illustration de la transition énergétique, source : inconnue
Page 93
Panorama depuis la table d’orientation de Saint-Antonin-Noble-Val,
source : Argelès Benjamin
Page 94
Vignes de la commune de Campsas, source : passion-tarn-et-garonne.info
Page 95
Point de vue depuis Le Causé, source : Argelès Benjamin
Page 96
Point de vue depuis Puygaillard-de-Quercy, source : Argelès Benjamin
Page 97
Panorama depuis la table d’orientation de Montalzat, source : Argelès Benjamin
Page 98
Point de vue de Feneyrols, source : Argelès Benjamin
Page 99
Point de vue de la table d’orientation de Boudou, source : Argelès Benjamin
117
TABLE DES TABLEAUX :
Tableau 1 :
Contribution des énergies produisant de l'électricité (MW = Mégawatt),
source : SRCAE Midi-Pyrénées.
Tableau 2 :
page 25
Contribution en chaleur des énergies renouvelables
(ktep = kilo tonnes équivalent pétrole), source : SRCAE Midi-Pyrénées. page 26
Tableau 3 :
Potentiel de raccordement et capacité réservée pour le département
de Tarn-et-Garonne, source : S3REnr Midi-Pyrénées.
page 32
Tableau 4 :
Dénomination des installations
page 37
Tableau 5 :
Déclinaison hydraulique du SRCAE en puissance
page 39
Tableau 6 :
Déclinaison hydraulique du SRCAE en production
page 39
Tableau 7 :
Objectif hydraulique ambitieux en puissance
page 41
Tableau 8 :
Objectif hydraulique ambitieux en production
page 42
Tableau 9 :
Synthèse des objectifs hydrauliques
page 43
Tableau 10 : Définition du paysage par les géographes
page 48
Tableau 11 : Perception des éoliennes, d'après le Ministère de l'Environnement 2001 page 50
Tableau 12 : Traitement paysager par unités paysagères
page 51
Tableau 13 : Objectif éolien ambitieux
page 55
Tableau 14 : Synthèse des différents objectifs
page 55
Tableau 15 : Photovoltaïque intégré au bâti existant
page 60
Tableau 16 : Photovoltaïque intégré au futur bâti
page 61
Tableau 17 : Photovoltaïque au sol
page 63
Tableau 18 : Synthèse des différents objectifs du photovoltaïque
page 63
Tableau 19 : Contribution des CESI
page 66
Tableau 20 : Déclinaison du SRCAE, d'après l'outil Galliléo
page 66-67
118
Tableau 21 : Synthèse des différents objectifs pour le solaire thermique
page 67
Tableau 22 : Contribution de l'objectif
page 72
Tableau 23 : Synthèse des différents objectifs en méthanisation
page 72
Tableau 24 : Les procédés de PAC
page 76
Tableau 25 : Déclinaison du SRCAE, d’après l’outil ADEME.
page 78-80
Tableau 26: Synthèse de la déclinaison, source : Outil Galliléo
page 80
Tableau 27 : Contribution calorifique des énergies, d’après l’outil Galliléo
page 81
Tableau 28 : Synthèse des différents objectifs concernant la biomasse et la géothermie page 82
Tableau 29 : Synthèse de la déclinaison départementale du SRCAE
page 85
Tableau 30 : Synthèse des objectifs retenus
page 86
Tableau 31 : Contribution énergétique du Causse
page 92
Tableau 32 : Contribution énergétique du Frontonnais
page 93
Tableau 33 : Contribution énergétique de la Lomagne
page 94
Tableau 34 : Contribution énergétique des coteaux de Monclar
page 95
Tableau 35 : Contribution énergétique du Quercy
page 96
Tableau 36 : Contribution énergétique du Rouergue
page 97
Tableau 37 : Contribution énergétique des Trois Vallées
page 98
119
SITIOGRAPHIE :
ADEME :
http://www2.ademe.fr
CAUE 82 :
http://www.caue-mp.fr/82
CCI 82 :
http://www.montauban.cci.fr/
CERCAD:
http://www.cercad.fr/
DREAL Midi-Pyrénées :
http://www.midi-pyrenees.developpement-durable.gouv.fr/
INSEE :
http://www.insee.fr/fr/
Météo France :
http://france.meteofrance.com/
Ministère de l’ecologie, du développement durable et de l’énergie:
http://www.developpement-durable.gouv.fr/
URCO :
http://www.caue-mp.fr/
Intranet DDT de l’Aveyron et de Tarn-et-Garonne
Intranet du Ministère de l’écologie, du développement durable et de l’énergie
120
BIBLIOGRAPHIE :
x Textes cadres :
ADEME : 2012, Contribution de l’ADEME à l’élaboration de visions énergétiques à 2030-2050,
8 novembre 2012, 32 p.
DREAL et REGION MIDI-PYRENEES : 2012, Schéma régional climat-air-énergie de MidiPyrénées, juin 2012, 100 p.
DREAL et REGION MIDI-PYRENEES : 2012, Schéma régional éolien de Midi-Pyrénées, juin
2012, 114 p.
FOLLEA B. : 2009, Atlas des paysages de Tarn-et-Garonne, octobre 2009, 152 p.
RESEAU DE TRANSPORT D’ELECTRICITE (RTE) : 2013, Schéma régional de raccordement
au réseau des énergies renouvelables de la Région Midi-Pyrénées, janvier 2013, 96 p.
x Hydroélectricité :
ADEME et AGENCE DE L’EAU ADOUR-GARONNE : 2007, Etude d'évaluation du potentiel
hydroélectrique du bassin Adour Garonne, décembre 2007, 64 p.
AGENCE DE L’EAU ADOUR-GARONNE : 2007, Evaluation et prise en compte du potentiel
hydroélectrique, 3 décembre 2007, 27 p.
DREAL : 2009, Liste des centrales bénéficiant des tarifs d’achats spécifiques, novembre 2009,
8 p.
x Eolien :
ADEME et LE CONSEIL REGIONAL DE LA BOURGOGNE : 2005, Atlas éolien de la Région
Bourgogne, janvier 2005, 83 p.
CAUE DE L’AUDE : 2006, Perception du paysage et éoliennes, la parole aux habitants du
Lauragais, mars 2006, 23 p.
CAUE DE LA DROME, Rhône-Alpes énergie et le Parc Naturel Régional du Vercors : 2005,
Eolien et Paysage : proposition de volet de cahier des charges pour l’élaboration des chartes
paysagères du territoire du Parc Naturel Régional du Vercors, mars 2005, 33 p.
COMITE CONSULTATIF D’EUROBATS : 2006, Eoliennes et Chiroptères : Recommandations
pour la planification des projets et les études d’impact, avril 2006, 29 p.
121
DIRECTION DEPARTEMENTALE DES TERRITOIRES DE LA LOZERE : 2011, Etude des
sensibilités paysagère et naturaliste au regard de l’éolien industriel en Lozère, avril 2011, 288 p.
FEDERATION DES ENTREPRISES PUBLIQUES LOCALES, SYNDICAT DES ENERGIES
RENOUVELABLES ET FRANCE ENERGIE EOLIENNE : 2010, Les Epl et l’éolien :
modalités d’intervention des collectivités territoriales, août 2010, 36 p.
MINISTERE DE L’ECOLOGIE, DU DEVELOPPEMENT DURABLE, DES TRANSPORTS
ET DU LOGEMENT : 2011, Instruction administrative des projets éoliens, mai 2011, 337 p.
NADAÏ A. : 2010, Politiques éoliennes et paysages, janvier 2010, Centre International de
Recherche sur l‘Environnement et le Développement (CIRED), 85 p.
SYNDICAT DES ENERGIES RENOUVELABLES : 2006, Eolienne et Territoires : signal
architectural du développement durable, avril 2006, 2 p.
SYNDICAT DES ENERGIES RENOUVELABLES ET FRANCE ENERGIE EOLIENNE :
2010, Synthèse sur l’investissement participatif dans les parcs éolien en France, juin 2010, 8 p.
URCO LORRAINE : 2009, Eléments de jurisprudence relatifs au grand éolien dans le paysage,
septembre 2009, 32 p.
x Méthanisation :
ADEME : 2006, Méthanisation à la ferme, avril 2006, 16 p
ORDIMIP : 2012, Présentation de la politique de la Région Midi-Pyrénées en faveur de la
méthanisation, septembre 2012, 7 p.
x Solaire :
ADEME : 2012, Systèmes photovoltaïques en toiture de bâtiments, novembre 2012, 4 p.
CAUE DE L’AVEYRON : 2007, Atelier intégration paysagère des bâtiments agricoles, avril
2007, 24 p.
DIRECTION DEPARTEMENTALE DES TERRITOIRES DE L’AVEYRON : 2010, Les
principes généraux de l'énergie solaire photovoltaïque, avril 2010, 7 p.
DIRECTION DEPARTEMENTALE DES TERRITOIRES DE L’AVEYRON : 2010, Atouts et
contraintes du territoire aveyronnais, avril 2010, 10 p.
DIRECTION DEPARTEMENTALE DES TERRITOIRES DE L’AVEYRON : 2010,
Recommandations pour une bonne intégration environnementale et paysagère des installations
photovoltaïques au sol, avril 2010, 12 p.
122
DIRECTION DEPARTEMENTALE DES TERRITOIRES DE L’AVEYRON : 2010,
Développement des énergies renouvelables en Aveyron réflexion cadre sur l'énergie solaire
photovoltaïque, avril 2010, 21 p.
DREAL MIDI-PYRENEES : 2010, Note de cadrage des services de l’Etat pour l’instruction des
projets solaires photovoltaïques en Région Midi Pyrénées, avril 2010, 12 p.
INTERNATIONAL ENERGY AGENCY : 2006, Compared assessment of selected
environmental indicators of photovoltaic electricity in OECD cities, mai 2006, 56 p.
PARC NATUREL REGIONAL DU HAUT-LANGUEDOC : 2009, Les paysages de l’énergie :
Aide à la décision pour l’implantation d’unités photovoltaïques dans le PNR du Haut-Languedoc,
février 2009, 22 p.
PARC NATUREL REGIONAL DE LORRAINE : 2010, Petit guide de préconisations : le
photovoltaïque, juin 2010, 32 p.
x Bois-énergie :
ADEME : 2009, Biomasse forestière, populicole et bocagère disponible pour l’énergie à
l’horizon 2020, novembre 2009, 105 p.
SDE 82 ET QUERCY ENERGIE : 2009, Structuration de la filière bois-énergie pour le Tarn-etGaronne, novembre 2009, 124 p.
MINISTERE DE L’AGRICULTURE ET DE LA PECHE : 2006, Inventaire forestier national :
Tarn-et-Garonne, décembre 2006, 142 p.
OFFICE NATIONAL DES FORETS : 2011, Rapport de développement durable, octobre 2011,
24 p.
x Géothermie :
BUREAU DE RECHERCHES GEOLOGIQUES ET MINIERES (BRGM) : 1980, Possibilités
d’utilisations des nappes d’eau souterraines peu profondes par pompes à chaleur : Tarn-etGaronne, juin 1980, 28 p.
BRGM : 2007, Outils d’aide à la décision en matière de géothermie très basse et basse énergie
(nappes alluviales et thermalisme) dans le département de Tarn-et-Garonne, octobre 2007,
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x Livres transversaux :
ACKET C., VAILLANT J. : 2011, Les Energies renouvelables : état des lieux et perspectives,
Paris : Technip, 282 p.
123
AUVERLOT D., BERGOUGNOUX J., HOSSIE G. : 2012, Des technologies compétitives au
service du développement durable, Paris : La documentation française, 469 p.
BARRE B. : 2007, Atlas des énergies : quels choix pour quel développement ?, Paris :
Autrement, 79 p.
BRUNET R. ET FERRAS R. : 1992, Les mots de la géographie, dictionnaire critique, Paris :
Reclus-La Documentation Française, 518 p.
LEGAULT A. : 2007, Pétrole, gaz et les autres énergies, Paris : Technip, 308 p.
PINCHEMEL P. ET G. : 1988, La face de la terre, Paris : Armand Colin, 517 p.
PITTE J.R. : 2011, Histoire du paysage français, de la Préhistoire à nos jours, Paris : Tallandier,
440 p.
ROGER A. : 2009, La théorie du paysage en France (1974 – 1994), Champ Vallon : Seyssel,
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VERNIER J. : 2009, Les Energies renouvelables, Paris : Presses Universitaires Françaises, 127 p.
x Transversal :
ASSOCIATION NEGAWATT : 2011, Scénario Négawatt 2011, 17 octobre 2011, 28 p.
COMMISSION EUROPEENNE : 2011, Feuille de route pour l'énergie à l'horizon 2050, 15
décembre 2011, 25 p.
GLOBAL CHANCE : 2013, La situation énergétique de la France : état des lieux, 18 février
2013, 11 p.
GREENPEACE : 2013, Scénario de transition énergétique, février 2013, 27 p.
MINISTERE DE L’ECOLOGIE, DU DEVELOPPEMENT DURABLE, DES TRANSPORTS
ET DU LOGEMENT : 2010, Plan d’action de la France en matière d’efficacité énergétique,
novembre 2010, 256 p.
MINISTERE DE L’ECOLOGIE, DE L’ENERGIE, DU DEVELOPPEMENT DURABLE ET DE
LA MER : 2009, Plan d'action national en faveur des énergies renouvelables : Période 20092020, Juin 2009, 120 p.
UNION FRANÇAISE DE L’ELECTRICITE : 2011, Electricité 2030 : Quel choix pour la
France ?, mars 2011, 28 p.
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124
x Autres références bibliographiques :
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de l'air et de l'énergie (SRCAE) propose par le Ministère de l’Ecologie de l’Energie du
Développement durable et de la Mer (MEEDDM), octobre 2010, 10 p.
DIRECTION DEPARTEMENTALE DES TERRITOIRES DE TARN-ET-GARONNE : 2012,
Projet de service, 2 juillet 2012, 21 p.
DIRECTION DEPARTEMENTALE DES TERRITOIRES DE TARN-ET-GARONNE : 2013,
Tableau de bord de la direction, juin 2013, 14 p.
MINISTERE DE L’ECOLOGIE, DE L’ENERGIE, DU DEVELOPPEMENT DURABLE ET DE
LA MER : 2010, Guide pour la co-élaboration des SRCAE, septembre 2010, 41 p.
MINISTERE DE L’ECOLOGIE, DU DEVELOPPEMENT DURABLE, DES TRANSPORTS
ET DU LOGEMENT : 2010, le Grenelle de l’Environnement, novembre 2010, 20 p.
MINISTERE DE L'ÉCOLOGIE, DU DEVELOPPEMENT DURABLE ET DE L’ÉNERGIE :
2012, Les collectivités territoriales au cœur des politiques énergie, climat et air, novembre 2012,
2 p.
MINISTERE DE L’ECOLOGIE, DU DEVELOPPEMENT DURABLE, DES TRANSPORTS
ET DU LOGEMENT : 2010, Synthèse et principales mesures, novembre 2010, 5 p.
125
COMPTE RENDUS ENTRETIEN :
126
Compte rendu entretien CAUE : mardi 14 mai 14h
Personnes interrogées :
Jean Pierre Font : responsable de l’Espace Info Énergie au CAUE 82
Émilien Jouve : chargé de mission PCET au Conseil Général du Tarn-et-Garonne
Cet entretien avait pour but de pouvoir avoir une vision départementales des énergies
renouvelables de façon locale extérieure à la DDT et d’associer un des partenaires du pôle
énergie. La vision de Jean Pierre Font était particulièrement intéressante puisqu’il parlait plus de
sobriété que d’énergies renouvelables. Pour lui la sobriété énergétique est une priorité. Le CAUE
intègre un volet énergie de façon systématique pour le bâtiment. Mais si un logement est neuf, le
CAUE ne voit aucun intérêt à l’équiper, par exemple, de panneaux solaires puisqu’il satisfait les
normes RT2012. Si c’est une rénovation, le CAUE semble intéressé par l’idée de promouvoir les
énergies renouvelables.
Pour le volet énergies renouvelables, le CAUE et donc le Conseil Général semble avoir des
préférences comme des délaissés.
La géothermie est peu privilégiée pour les habitations individuelles, très clairement, il décourage
ce type d’installations car trop chère. Le prix élevé provient de la demande hautement qualitative
du CAUE ( PAC sur pied et de type verticale). La technique qu’il recommande est d’utiliser du
sable sur les terrains argileux. Il recommande la géothermie pour des petits collectifs et des
collectivités. Les prix sont partagés pour le premier et l’impact financier est moindre pour le
second. La zone dite privilégiée est finalement assez maigre : seul Castelsarrasin, Moissac et
l’agglomération montalbanaise sont concernées. L’éolien est peu regardé au vu des réticences du
président du conseil général du Tarn-et-Garonne sur ce sujet. Il affiche selon le CAUE plus
d’inconvénients que d’atouts et constitue la seule énergie verte qui pose problème, pour reprendre
un terme évoqué par Jean-Pierre Font. Le respect des couloirs de migrations a été évoqué dans la
liste des points à surveiller. La hauteur de l’éolienne a été jugée à 180 mètres de hauteur, ce qui
place donc l’éolienne au-dessus des crêtes de la Lomagne ou bien des coteaux du Quercy. Il en
découle une acceptabilité sociale et paysagère très difficile voir impossible que l’absence de
vision dûe à l’humidité de l’air ne peut effacer. (Or, les 180 mètres correspondent à une hauteur
en bout de pale et non du rotor). Si l’éolienne fait 180 mètres en bout de pale, le rotor se situera à
120 mètres. Il existe également de plus petites éoliennes.
Pour l’hydroélectricité, il a été convenu d’approfondir les connaissances sur les sites inactifs
comme les vieux moulins pour voir s’il est possible de dégager un surplus de puissance.
Le photovoltaïque a été également évoqué, mais de façon succincte. La biomasse fût un sujet
vivement abordé, le CAUE fait preuve ici de beaucoup d’intérêt. Il nous a cité l’exemple de
Caylus et du Pays Midi Quercy pour le bois énergie et des melons Boyer à Moissac pour la
méthanisation. Le défi relevé par le Pays Midi Quercy, il est vrai, est relativement exemplaire. En
effet, la quasi-totalité des forêts servant le plan bois énergie mis en place sont privées. Ce qui
pose le problème de la gestion de la ressource. Problème aujourd’hui réglé puisque c’est une
totale réussite ! La filière bois est désormais en place dans le département, il ne manque qu’à
accompagner l’élan par d’autres projets. De plus, les élus sont motivés à privilégier la biomasse
pour le chauffage d’équipements publics comme les lotissements. Pour la méthanisation, le
127
CAUE nous a appris que le Conseil Régional est sur le point de faire une expertise très fine du
potentiel régional, Lionel Barthe nous a été suggéré comme personne à rencontrer.
Plusieurs pistes ont été évoquées durant l’entretien :
Ó se renseigner sur le plan Garonne
Ó voir le processus de méthanation (sujet qui intéresse le CAUE)
Ó se renseigner sur le scénario Négawatt et notamment la méthanation
Ó Voir Energie City pour explications locales
Ó Voir RFF pour une implantation d’énergies renouvelables à proximité de la LGV
Ó Monter un site interactif à partir des cartes et fiches produites
Enfin, il convient de noter que cette rencontre nous a permis d’obtenir l’atlas des paysages de
l’URCO et donc d’affiner les grandes unités paysagères que l’on prendra pour la suite de l’étude.
128
Compte rendus entretien DREAL 15 mai 16H30 :
Personne interrogée : Frédéric Berly, chef de division énergie à la Dreal Midi-Pyrénées
L’intérêt de cet entretien était double : d’une part avoir la vision de la DREAL sur le
développement des énergies renouvelables en Tarn-et-Garonne et d’autre part pouvoir collecter
de la donnée. Cet entretien s’est révélé grandement intéressant car ce fût une mine d’information.
Frédéric Berly nous a suggéré de voir la rubrique « carto DREAL » sur le site intranet de la
DREAL auquel nous avons accès. Pour les différentes énergies renouvelables, il existe des
travaux intéressants. Pour la géothermie, la DREAL a effectué une synthèse régionale qui leur a
servi pour faire le SRCAE. Leur travail s’appuyait sur les conditions d’accès (présence d’un
potentiel) et d’un potentiel de consommation car la ressource n’est pas déplaçable. Ce qui
constitue un réel problème car s’en fait une ressource exclusivement locale. Pour le
photovoltaïque, le Parc Naturel du Haut-Languedoc a fait un important travail méthodologique
qui consistait à trouver une méthode applicable en toutes circonstances. Pour ce faire, le parc a
étudié le potentiel photovoltaïque sur un village en particulier.
Pour le bois énergie, c’est très difficile et même impossible de cartographier le potentiel. En effet,
la ressource est certes assez localisée mais peut être déplaçable à souhait. Ceci étant dit, la
rentabilité d’une installation bois-énergie n’est due qu’aux subventions et règlementations
financières (dont la taxe carbone), Frédéric Berly nous a pris comme exemple l’entreprise
d’AIRBUS qui se chauffe aux bois-énergie. Plus tard, la hausse du prix de l’énergie rentabilisera
surement ce type d’installation.
Pour la méthanisation, SOLAGRO est en train de faire une étude poussée sur le potentiel régional
avec la Région Midi-Pyrénées. Ils se concentrent sur trois types de ressources différentes : les
déchets agro-alimentaires, l’horticulture et la présence de réseaux de gaz. Ainsi, ils dégagent des
zones d’implantation favorables, sachant que le plus gros secteur demandeur de chaleur est
l’agro-alimentaire.
Pour l’hydroélectricité, la DREAL a effectué un travail qui portait à vouloir accroitre le
rendement énergétique des centrales. Ils ont répertorié toutes les centrales de moins de 12MW,
celles qui bénéficient des obligations de tarifs d’achats. Enfin, pour le solaire thermique, la
DREAL, lors de la conception du SRCAE, s’est appuyée sur une étude poussée de l’ADEME.
C’est une formule qui permet de dégager l’économie d’énergie réalisée par les plus gros
consommateurs d’eau chaude tels que les cliniques, les hôpitaux ou bien les maisons de retraites.
129
Certains points ou suggestion ont également fait partie du débat :
x
x
x
Contacter Jean-Luc Monseyron de la DREAL pour avoir des données climatiques plus
poussées
Voir le travail réalisé par le bureau d’étude Axel pour le SICOVAL sur l’adoption locale
du SRCAE
Restitution publique de ce travail jeudi 30 mai 17h au SICOVAL
Certains exemples de villes mentionnées :
x
x
Arfons, village devenu riche par le photovoltaïque et l’éolien
Village aveyronnais concerné par les territoires délaissés de l’autoroute A75
Energies électriques à étudier :
x
x
x
x
Hydroélectrique
Photovoltaïque
Eolien
Biomasse
Energies pour la chaleur à étudier :
x
x
x
Biomasse
Géothermie
Méthanisation
Deux défis futurs à relever :
x
x
Le stockage de l’énergie (notamment la chaleur qui est une ressource le plus souvent
locale), réserver la biomasse et la méthanisation pour les endroits délaissés par la
géothermie ? Assurer une complémentarité entre différentes sources de chaleur ?
L’autoconsommation devra être plus encouragée
130
Compte rendu entretien CCI : lundi 18 juin 14h30
Personnes interrogées :
Florian Julien Saint Amand : conseiller environnement à la CCI du Tarn-et-Garonne
Cet entretien a été fait à mi-territorialisation des énergies renouvelables sur le département du
Tarn-et-Garonne. Il devait servir à conforter et affiner la méthodologie choisie pour le
photovoltaïque. Il était également un moyen de confronter les premiers résultats à des experts
autre que ceux de la DDT.
Concernant le photovoltaïque, Mr Julien Saint Amand s’est satisfait de la méthodologie adoptée
mais a tenu à emmètre quelques nuances tel que la structure du bâti. En effet, le poids de
l’installation intégrée au bâti ne peut être supportée par n’importe quel toit subissant la logique de
réduction des coûts. Le secteur qui allège les coûts au maximum concernant le bâti est le secteur
de la logistique. La solidité nécessaire à l’installation solaire nécessiterait des travaux visant à
renforcer la charpente, ce qui est envisageable mais impose un coût. Impossible à visualiser, il
reste dubitatif sur la méthode à adopter pour identifier les toits pouvant supporter un tel ouvrage
et n’entrevoit que la méthode au cas par cas. Là, ou pour lui il y a un potentiel à ne pas négliger,
c’est sur les futures zones d’activités et industrielles. Car là l’État, peut agir et promouvoir un bâti
qui supporterait le photovoltaïque. Par la suite, nous avons abordé la méthanisation où il avait
connaissance d’un rapport méthanisation fait par l’ADEME. Ce rapport avait dégagé une
méthodologie applicable à tout type de territoire. Aujourd’hui le secteur de la méthanisation est
en plein développement et le département du Tarn-et-Garonne comptabilise une grande unité
(Montech) et deux petites unités locales (Boyer à Moissac et Pays-Midi Quercy). Or les
difficultés que connaît Montech pour injecter du gaz dans le réseau de gaz naturel freine l’essor
du secteur dans le département. Et la concurrence frappe aux portes, Auch prospecte en direction
de Montauban, tout comme certaines entreprises espagnoles. Il prône d’ailleurs une position plus
détachée de la logique expansionniste de ce secteur en préférant encourager la méthanisation
locale, plus porteuse d’emplois. En effet, le rayon de 60 km d’une grande unité de méthanisation
engloberait tout le département et réduirait à néant tout autres projets.
Par la suite, Mr Julien Saint Amand a dévoilé deux concepts qui lui était cher et qui se véhicule
hors de nos frontières. Le premier concept est celui de la chaleur fatale. Il fait référence à la
récupération de l’énergie dégagée par les serres, les fours industriels, l’industrie agro-alimentaire,
entreprises de céramique, les entreprises effectuant la cuisson. Il s’agirait d’engager un processus
d’énergie circulaire pour le reprendre le terme de la CCI. L’exemple pris lors de l’entretien était
celui de l’entreprise Villeroy & Bosh à Valence d’Agen qui est une grosse entreprise de
céramique et qui nécessite donc de gros fours industriels. L’idée serait de récupérer cette chaleur
pour chauffer une partie de la ville de Valence via un réseau de chaleur à mettre en place. On
pourrait tenter de promouvoir l’instauration de réseaux de chaleur lors des opérations de
réfections des réseaux souterrains.
La seconde idée originale développée portait sur l’hydrogène. Il nous a conseillé de se reporter à
l’étude faite par une doctorante.
Deux études intéressantes à se procurer :
Étude ORDIMIP sur les bio-déchets et Conseil Général sur la méthanisation
131
CAHIER DES CHARGES :
Total par
domaine
(jour)
Taches
Début
Fin
Durée
(jours)
Textes règlementaires
11-mars
18-mars
8
Lectures bibliographiques
11-mars
30-avril
51
18-mars
08-avril
29
14-mars
22-mars
9
Conception des fiches énergies
18-mars
26-avril
40
Recensement des acteurs
17-avr
26-avril
10
Formation QGIS
18-avr
19-avril
2
Entretiens
02-mai
18-juin
48
Calcul du potentiel par énergie
13-mai
12-juillet
60
Formation QGIS 2
19-juin
19-juin
1
Territorialisation
27-mai
2-août
67
Soutenance en CODIR
8-juillet
8-juillet
1
Soutenance à l’Université
10-septembre
10-septembre
1
26-septembre
1
4-octobre
1
18-octobre
1
5
18-octobre
-
330
Conception d'une maquette de
fiche
Conception des fiches textes
cadres
Présentation de l’étude en
26-septembre
interne (DDT)
Présentation de l’étude en pôle
4-octobre
énergie départemental
Présentation de l’étude en pôle
18-octobre
énergie régional
TOTAL ETUDE
11-mars
59
78
58
130
: Travail bibliographique
: Travail de synthèse
: Entretiens
: Travail cartographique
: Communication de l’étude
132
DIAGRAMME DE GANT ET SUIVI DE GANT :
133
134