La fabrication de soi dans les diasporas Québec/Afrique/Brésil
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La fabrication de soi dans les diasporas Québec/Afrique/Brésil
FIGURES NOIRES La fabrication de soi dans les diasporas Québec/Afrique/Brésil 11 avril 2007, salle DR200, Pavillon Athanase David 1430, rue St-Denis, UQAM Organisation : Francine Saillant et Pedro Simonard QuickTime™ et un décompresseur TIFF (non compressé) sont requis pour visionner cette image. Dans un monde globalisé mondialisé les modes de figurations et les processus d'auto représentation des populations marginalisées sont un enjeu de plus en plus important et impliquent la question de la quête de la dignité et du respect. Les populations issues de la traite atlantique ou se réclamant d'une historicité et d'une subjectivité construites sur le passé de l'esclavage sont partie prenante de ces figurations appelant à une identité positive, à une présence dans l'espace public et à la reconnaissance. Des formes d'art marquées afro se développent dans l'ensemble de la diaspora africaine et font de la promotion de la fierté et d'identités libérées du stigmate de la victime de celui qui fut jadis le colonisé et l'esclave. Des formes d'échanges se multiplient entre les membres de la diaspora par les moyens de communication que favorisent la mondialisation et l'internet. Dans le passé les figures de l’ancien colonisé ou de l’esclave furent un motif de honte; aujourd'hui, les diasporas sont susceptibles d'y voir une source de fierté et de reconnaissance. L'auto représentation de l'ancien colonisé et de l'ancien esclave, ou de celui qui se réclame de cette identité, est ainsi la base de discours, de pratiques, d'images et de type de performativité à travers desquels les liens brisés par la rupture produite par la traite atlantique se trouvent ré ouverts et recomposés par l'imaginaire. On cherche aussi à revenir sur un passé ennobli et moins problématique et à donner de nouvelles valeurs aux origines. Pour ceux qui se retrouvent dans les ghettos des habitats marginalisés des immigrants et des pauvres des pays du Nord, les cultures urbaines et issues de la diaspora africaine de même que les formes artistiques qui s'y développent sont un moyen de renforcer des formes d'identification et débarrassées des anciens stigmates. Il en est de même pour ceux des pays du sud. Pour la diaspora, le rétablissement d'une identité originale se traduit aussi par la reconstruction des rapports avec une Afrique immaculée et imaginée en renvoyant entre autres à une Afrique qui précède la traite atlantique et la colonisation. La journée proposera d'explorer les formes et le contenu des modes de figuration et d'autoreprésentation contemporaine de la diaspora noire à travers deux espaces, le Québec et le Brésil, et cela en relation avec l’espace africain. Toutes les présentations seront accompagnées de supports visuels associant cinéma et/ou nouveaux médias. QuickTime™ et un décompresseur TIFF (non compressé) sont requis pour visionner cette image. Programme Le 11 avril 2007, salle DR200, Pavillon Athanase David 1430, rue St-Denis, UQAM PREMIÈRE PARTIE L’AFRIQUE, L’AFRICANITÉ ET SES REPRÉSENTATIONS : QUELQUES JALONS 8.30hres. Ouverture. Francine Saillant et Pedro Simonard, org. (U. Laval, Anthropologie, CÉLAT. 9.00hres. Abdulaye Gueye, sociologie, Université d’Ottawa L’Afrique dans les écrits des intellectuels noirs ***Présentation suivie de deux extraits d’entrevues (vidéo) réalisées par Francine Saillant avec Myriam Cottias, professeur à l’EHESS et directrice du Centre de recherche sur les esclavages (Paris, France), puis avec Munanga Kabengele, directeur du Centre d’études africaines, Université de Sâo Paulo, Brésil et Jacques d’Adesky, Université Candido Mendes, Centre d’Études américaines, Rio de Janeiro, Brésil. Myriam Cottias est auteur du livre La question noire (Paris, Bayard, 2007) ; Munanga Kabengele a écrit Rediscutindo a Mestisagem no Brasil (Nouvelles discussions sur le métissage au Brésil) (Petrópolis, Vozes, 1999) ; Jacques D’Adesky a enfin récemment publié Racismes et anti-racismes au Brésil, Paris, L’Harmattan, 2001. 10.00 PAUSE DEUXIÈME PARTIE ACTUALISATION DE LA MÉMOIRE AFRICAINE AU BRÉSIL 10.15, Ana Lucia Araujo, histoire, Tubman Institute, York University Racisme, royauté et exotisme : représentation de l'Afrique dans le carnaval brésilien ***avec extraits vidéo du Carnaval de 2007 au Brésil à Rio de Janeiro 11.00, Pedro Simonard, anthropologie, Université fédérale, Rio de Janeiro, Brésil et CÉLAT, Université Laval Le jongo et la nouvelle performativité Afrobrésilienne ***avec extraits vidéo du film de Padro Simonard, Salve Jongo ! 11.45, Francine Saillant, anthropologie, CÉLAT, Université Laval Le navire négrier : un jeu théâtral et une relecture de la nation brésilienne ***avec extraits vidéo d’un documentaire en préparation, O Navio Negreiro, de F. Saillant et P. Simonard 12.30 DÎNER TROISIÈME PARTIE L’AFRICANITÉ ET LE DÉFI DU VIVRE-ENSEMBLE AU QUÉBEC QuickTime™ et un décompresseur TIFF (non compressé) sont requis pour visionner cette image. 14.00, Marie Nathalie Leblanc, sociologie, UQAM, Gabriella Djerrahian, Department of Anthropology, McGill University De la dénonciation à la rédemption : Discours du respect et activisme communautaire chez les jeunes rappeurs d’origine haïtienne à Montréal ***avec extraits vidéo de performances de rappeurs 14.45, Karoline Truchon, anthropologie, CÉLAT, Université Laval, Fako Soulama, Centre des jeunes BoyceViau, Olivier Donati, Centre des jeunes Boyce-Viau « Mon Afrique à moi » : une analyse multi-voix d’un projet pour jeunes dans un HLM de Montréal ***avec extraits vidéo de l’expérience Mon Afrique à moi menée par les présentateurs 15.30, PAUSE 15.45, Hyacinthe Combary, cinéaste, cinéaste, lauréat du concours nouveaux regards de l'ONF et producteur du 72 heures chrono concours de création cinématographique pour parole Citoyenne de l'ONF Histoire de sable ***Présentation du film (40 m.) suivi d’une discussion en présence du cinéaste QUATRIÈME PARTIE. DISCUSSION ET CONCLUSION 16.45, Table ronde avec Marie-Nathalie Leblanc, Abdulaye Gueye et Francine Saillant Réactions croisées aux diverses présentations autour des présentations et échanges avec la salle QuickTime™ et un décompresseur TIFF (non compressé) sont requis pour visionner cette image. Résumés Abdulaye Gueye, sociologie, Université d’Ottawa L’Afrique dans les écrits des intellectuels noirs Un fait dont souffre encore terriblement l’Afrique, c’est de voir le contrôle de son image échapper à ses propres ressortissants. En effet, par le passé comme au présent, le continent reste encore largement défini par les autres, en particulier les Européens. Dans son livre, The Invention of Africa, le philologue congolais, Valentin Mudimbe, s’est admirablement attaché à faire, ce qu’il appelle, sous l’inspiration de Foucault, l’archéologie du savoir sur l’Afrique. Il a permis de saisir comment ce continent et son peuple n’ont jamais été acceptés comme sujets de discours, mais seulement comme objet de narration pour une humanité blanche. Bien que la réalité que décrive Mudimbe demeure plus ou moins une constante de la condition de l’Afrique, il importe cependant de souligner qu’elle n’est pas restée sans être défiée par les Africains. En effet, plusieurs générations successives de penseurs africains s’évertuent depuis près d’un siècle à restaurer à l’Afrique la priorité de parler d’elle-même par le truchement de ses propres ressortissants. Il émane de cette démarche un souci africain de dire et de représenter l’Afrique hors des balises discursives du monde européen. L’objectif de cette communication est de proposer une analyse de la représentation de l’Afrique dans les écrits et discours de ces penseurs. Ana Lucia Araujo, histoire, Tubman Institute, York University Racisme, royauté et exotisme : représentation de l'Afrique dans le carnaval brésilien Dans le carnaval brésilien de 2007, trois escolas de samba de Rio de Janeiro ont publiquement honoré les « Afriques ». Si ce genre d'hommage avait déjà eu lieu dans le passé, cette année cela acquerra une tournure particulière, car on y met l’accent sur l’ exotisme, la royauté, les luttes des esclaves pour la liberté et le racisme . Pendant les vingt dernières années, après la fin de la dictature militaire, les Afro-Brésiliens ont entamé un processus d'affirmation culturelle dans l’espace public caractérisé d’une part par la mise en valeur des liens avec le continent africain et d'autre part par la réclamation de la mise en place d’actions affirmatives. En examinant et en comparant les représentations de l'Afrique dans ces trois défilés, et leurs répercussions dans les journaux brésiliens, cette communication vise à comprendre comment la construction de la représentation du continent africain dans le carnaval brésilien, voire carioca, est basée sur une image idéalisée. Ces représentations mélangent des références à des anciennes royautés et à l’exotisme de la faune et de la flore, aussi bien que la dénonciation de l’Apartheid en Afrique du Sud. En soulignant les liens entre le Brésil et l'Afrique, même si cela atténue le trauma de la guerre, du déplacement forcé et de l'esclavage ainsi que le racisme qui persiste toujours dans la société brésilienne, elle met en valeur une image qui vise à surmonter ce passé douloureux, où le métissage et la contribution de la culture africaine dans la construction de la société brésilienne jouent un rôle fondamental. Pedro Simonard, anthropologie, Université fédérale, Rio de Janeiro, Brésil et CÉLAT, Université Laval Le jongo et la nouvelle performativité Afrobrésilienne Le jongo est une danse afro-brésilienne développée par les anciens esclaves dans les grandes exploitations agricoles où se cultivait le café au Brésil au XIXe siècle. Pendant le XXe siècle, l'urbanisation et la migration vers QuickTime™ et un décompresseur TIFF (non compressé) sont requis pour visionner cette image. les grandes villes brésiliennes ont fait pratiquement disparaître le jongo. Il n'existait que dans de petites villes pauvres qui ont connu une dégradation économique après l'abolition de l'esclavage et le déclin de la culture du café. Aujourd'hui la population afro-brésilienne de ces localités utilise le jongo pour construire une identité et une mémoire dans le contexte des politiques d'affirmation culturelle. Ils ont construit un réseau d'appui qui attire l'intérêt des étudiants et des chercheurs qui légitiment leurs identités (noire, africaine, brésilienne), leurs "lectures" de l'histoire et de l'esclavage et facilitent leur accès à des fonds privés et gouvernementaux. Le jongo constitue une illustration de la nouvelle performativité afro-brésilienne dans le contexte de la transnationalisation du mouvement noir et de ses revendications anciennes et nouvelles. Francine Saillant, anthropologie, CÉLAT, Université Laval Le navire négrier. : un jeu théâtral et une relecture de la nation brésilienne L’exposé se fera autour de la représentation théâtrale de l’arrivée des esclaves au Brésil, jouée par de enfants dans un terreiro de candomblé (religion afrobrésilienne) d’une périphérie pauvre de Rio de Janeiro. La mise en scène et le scénario sont inspirés d’une vision de la mère de saints de ce terreiro qui agit comme auteur, metteur en scène et narratrice, alors que les figurants sont les fils et filles de saints du même terreiro, de même que des enfants d’une école liés à un projet social soutenu par une ONG fondée par la famille de saints. La présentation sera soutenue par des extraits d’un documentaire en préparation et une discussion du récit de la mère de saints durant la représentation théâtrale. Le récit explique aux enfants la sélection et la traversée des esclaves vers le Brésil, la manière dont les entités du candomblé et la culture africaine ont pu se retrouver au Brésil, l'arrivée des esclaves et leur apport culturel au pays. Le récit renverse la vision de l'esclave victime qui finit par être présenté comme un survivant et un héro culturel .La pièce est un moyen éducatif, participatif et expérientiel destiné aux jeunes Afro-brésiliens mis au service de la revalorisation et de l'affirmation identitaire. Marie-Nathalie Leblanc, sociologie, UQAM, Gabriella Djerrahian, Department of Anthropology, McGill University De la dénonciation à la rédemption : Discours du respect et activisme communautaire chez les jeunes rappeurs d’origine haïtienne à Montréal Le terrain de la culture populaire nord-américaine s’est redéfini grâce à l’essor du hip hop à la fin des années 1980 et sa mondialisation. De son origine en tant que manifestation contemporaine de la culture noire de la dénonciation, le Hip hop est devenu, à la fois, un produit commercial, surtout avec le Gangsta Rap, et un outil mondial de résistance aux diverses structures locales du pouvoir. Dans le contexte montréalais, malgré sa popularité auprès des jeunes, la culture hip hop locale, principalement le rap est très peu présent auprès des média locaux. À part certaines formations dont un nombre limité de chansons ont percé dans les média, la culture hip hop et le rap plus particulièrement demeurent une forme de culture populaire undergroung. Nous souhaitons ici rendre compte de l’importance des activités underground dans la définition et la production de la culture hip-hop montréalaise. Plus spécifiquement ici nous traiterons du discours du respect et du type d’activisme communautaire qu’il entraîne chez les jeunes rappeurs d’origine haïtienne. Dans un contexte de marginalisation commerciale, pour plusieurs jeunes artistes d’origine haïtienne, l’encadrement d’ateliers hip hop dans divers centres et maisons de jeunes, situés dans certains quartiers défavorisés et immigrants de la ville, est devenu une façon de « vivre de son art » tout en s’impliquant dans leur communauté d’origine. Leur implication s’articule à un activisme qui valorise le respect de soi et de la communauté dans une logique de rédemption, de transformation du mode de vie. Le hip hop devient ainsi un outil de revalorisation des jeunes haïtiens dans un contexte où ces derniers se butent à diverses formes de discrimination. Notamment, le discours du respect doit être lu en parallèle aux récents propos médiatiques qui établissent un lien entre jeunes haïtiens, criminalité et hip QuickTime™ et un décompresseur TIFF (non compressé) sont requis pour visionner cette image. hop. Afin de cerner ce discours du respect et cette logique de la rédemption, nous présenterons une série de documents audio tirés des lyriques de chansons, ainsi qu’un document vidéo provenant d’entretiens filmés avec des rappeurs et d’images tournées pendant les ateliers de jeunes. Ces données audio et vidéo sont tirées d’une série de « mini-ethnographies » menées entre 2003 et 2006 dans divers centres ou maisons de jeunes qui offrent des ateliers de hip-hop. Les données visuelles et audio présentées ici concernent principalement les centres de jeunes des quartiers de Parc Extension, de Côte-des-Neiges et de St-Michel. Karoline Truchon, anthropologie, CÉLAT, Université Laval, Fako Soulama, Centre des jeunes Boyce-Viau, Olivier Donati, Centre des jeunes Boyce-Viau, « Mon Afrique à moi » : une analyse multi-voix d’un projet pour jeunes dans un HLM de Montréal À Montréal, dans certains quartiers économiquement défavorisés, mais aussi ailleurs, un jeune homme à la peau noire est souvent « vu » et « perçu » comme un bandit et/ou une victime, actuels ou en devenir. Se sortir de cette image stéréotypée était un des objectifs de l’activité « Mon Afrique à moi » animée au cours de l’été 2007 par Fako Soulama, originaire du Burkina Faso et animateur au Centre des jeunes Boyce-Viau, un organisme d’intervention familiale opérant au sein d’une des habitations à loyers modiques (HLM) du quartier HochelagaMaisonneuve. Cette communication présentera une analyse préliminaire des multiples niveaux d’interprétation possible des impacts représentationnels, organisationnels et personnels de cet atelier sur « l’Afrique » en croisant les regards de l’animateur, de ses collègues et de la direction du centre, de jeunes participants ainsi que de l’anthropologue et du caméraman/réalisateur qui ont capté sur pellicule des moments de ce projet. 15.45, Hyacinthe Combary, Hyacinthe Combary, cinéaste, lauréat du concours nouveaux regards de l'ONF et producteur du 72 heures chrono concours de création cinématographique pour parole Citoyenne de l'ONF Histoire de sable Dans un village du Burkina Faso, un garçon de huit ans écoute attentivement le frappeur de sable lui lire son avenir dans les grains de silice. L'oncle du petit Hyacinthe est catégorique, son destin se trouve au village, là où il doit rester pour veiller au bien-être de la communauté. Plusieurs années plus tard, Hyacinthe Combary est bien loin de Mangou, le village de son ethnie gourmantchée. Le voici de l'autre côté de l'Atlantique, au Canada. Mais depuis tout ce temps, une question le hante: a-t-il trahi son destin en n'écoutant pas les conseils du frappeur de sable? Hyacinthe va donc se lancer dans une quête originale en terre québécoise. Et c'est tout naturellement qu'il va se lancer sur la piste des peuples autochtones. Posant sa caméra à Wemotaci, chez les Atikamekws, le cinéaste se découvrira rapidement des frères spirituels. « Dès mes premiers contacts, j'ai constaté qu'il y avait beaucoup de similarités entre les Atikamekws et mon peuple, les Gourmantchés. Nous partageons beaucoup de valeurs et des faæons semblables de percevoir notre monde. Le réalisateur nous présente alors un touchant dialogue cinématographique entre le Nord et le Sud, entre les Gourmantchés lisant l'avenir dans les signes du sable et les Atikamekws, qui sous la tente « à sueur », se réconcilient avec les esprits. Hyacinthe nous présente aussi l'attachant Charles Coocoo, guide spirituel de la communauté de Wemotaci, qui ?uvre auprès des jeunes afin de leur transmettre les rites propres aux traditions autochtones. « Les Amérindiens ont connu une énorme coupure dans la transmission de leurs valeurs, raconte le cinéaste. Charles, et plusieurs autres, essaient aujourd'hui de refaire le pont entre les générations. » En découvrant la réalité des Autochtones du Québec, Hyacinthe Combary jette un nouveau regard sur l'avenir des peuples. « En Afrique, malgré le colonialisme, nous QuickTime™ et un décompresseur TIFF (non compressé) sont requis pour visionner cette image. n'avons pas connu la rupture vécue par les Amérindiens. Toutefois, c'est un problème qui peut arriver plus tard, avec l'urbanisation et la mondialisation. » C'est ainsi qu'après un fructueux voyage des plaines du Sahel à la taïga, le cinéaste d'origine burkinabé a réalisé que sa quête de sens était avant tout universelle « La question est la même pour les Atikamekws et les Gourmantchés. Elle est la même pour tous les peuples de la terre. Comment ne pas s'éloigner de son âme profonde? Comment ne pas se déshumaniser?» Et qu'en est-il de sa propre quête? Hyacinthe s'est-il -il réconcilié avec la parole du frappeur de sable? « Mon oncle n'avait pas tout à fait tort. J'ai quitté le village de Mangou, mais il est toujours en moi. Peu importe où je vais, j'y pense tout le temps... QuickTime™ et un décompresseur TIFF (non compressé) sont requis pour visionner cette image.