Projet - Conseil Départemental des Pyrénées
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Projet - Conseil Départemental des Pyrénées
Convention de gestion du site de l’Anse de Paulilles N°66/406 Propriété du Conservatoire du littoral Sur la Commune de Port Vendres Vu l’article L 322-9 et les articles R 322-10 et suivant du code de l’environnement, Vu la consultation du Conseil de Rivages Méditerranée en date du 3 septembre 2004 conformément à l’article R 322-36 du code de l’environnement. Entre Le Conservatoire de l’espace littoral et des rivages lacustres, représenté par son Directeur, agissant en application de l’article R 322-37 du code de l’environnement, appelé « le Conservatoire » d’une part, ET Le Département des Pyrénées Orientales, représenté par son Président, agissant en vertu de la délibération du Conseil Général en date du .......................... appelé « le Gestionnaire » d'autre part IL A ETE CONVENU CE QUI SUIT 1/30 Préambule général La présente convention est établie en application de l’article L.322-9 du code de l’environnement qui prévoit que « les immeubles du domaine relevant du Conservatoire de l’espace littoral et des rivages lacustres peuvent être gérés par les collectivités locales ou leurs groupements, ou les établissements publics ou les fondations et associations spécialisées agréées qui en assurent les charges et perçoivent les produits correspondants. Priorité est donnée, si elles le demandent, aux collectivités locales sur le territoire desquelles les immeubles sont situés. Les conventions signées à ce titre entre le Conservatoire et les gestionnaires prévoient expressément l’usage à donner aux terrains, cet usage devant obligatoirement contribuer à la réalisation des objectifs définis à l’article L.322-1 ». Elle est établie en application de la convention-type approuvée par le Conseil d’administration du 11 mars 2004. Cette convention comprend les chapitres suivants qui constituent un tout : le chapitre 1 qui concerne les principes généraux de la gestion, le chapitre 2 qui concerne les bâtiments et le chapitre 3 qui précise les dispositions d’exécution. Concernant le site Sur la côte Vermeille, entre le Cap Béar et le Cap Oullestrell, l'Anse de Paulilles est une vaste crique adossée aux contreforts des Albères située sur la commune de Port Vendres. Elle constitue un ensemble naturel et paysager exceptionnel. L'Anse de Paulilles renferme trois plages séparées par des promontoires rocheux et fermées à l'arrière par un mur construit par les Allemands en 1943 pour limiter les possibilités de débarquement allié. Le caractère luxuriant de la végétation de Paulilles est renforcé par la présence d'espèces exotiques introduites sur l'ensemble du site grâce au micro-climat et plus particulièrement dans le jardin du Directeur : le Magnolia et le Cyprés de l'Arizona (Amérique du Nord), le Bougainvillier (Amérique du sud), le Troène de Chine et le Lilas des Indes (Asie)... Cette diversité attrayante ne doit pas faire oublier que certaines de ces espèces introduites, peuvent devenir envahissantes. La végétation sur l’ensemble du site est de type méditerranéen (maquis, garrigue, bosquets de pins et de chênes lièges). Le site naturel de Paulilles ne peut être dissocié de l'usine NOBEL implantée sur l'ensemble du domaine. L'usine NOBEL PRB (Poudreries Réunies de Belgique) commence à produire de la nitroglycérine et des produits manufacturés en caoutchouc (pneus, tuyaux...) sur le site de Paulilles en 1875. Plus de 200 employés travaillent et sont logés sur le site, dans les corps de bâtiment situés entre la route et la voie ferrée. Le domaine vit en quasi autarcie avec son église, son école, sa coopérative et son potager. Dans les années 1900, l'usine livre 550 tonnes de dynamite destinées à la France et à ses colonies. En 1975, cette production avoisine 4000 tonnes. Le transport s'effectue en partie par bateaux depuis l'anse où des embarcadères sont installés. Les explosifs sont entreposés dans des ateliers enterrés qui sont reliés par des tunnels. La dynamiterie ferme définitivement ses portes en 1984. Les 32 hectares du domaine de Paulilles n'ont été acquis par le Conservatoire qu'en 1998. La protection de cette anse a commencé avec son classement au titre de la Loi de 1930, par le décret en Conseil d'Etat du 26 juin 1979. Avant même la fermeture de l'usine, les pressions immobilières avaient alerté les acteurs locaux sur le risque de voir ce site s'urbaniser. Lorsque la Société Civile Immobilière Mery achète Paulilles en 1988, c'est avec l'idée d'y construire plusieurs villages touristiques. Le site étant désormais classé, les projets de construction présentés par la SCI à la Commission des sites sont refusés. Le Conservatoire s'imposera progressivement comme le seul acheteur potentiel du site. Les 32 ha du site, acquis par la SCI Méry en 1991 au prix de 27,5 MF (auquel il convient d’ajouter 3 MF de frais d’études, d’architectes et de maquettes) a été racheté en 1998 par le Conservatoire au prix de 7,5 MF (1,15 M€ environ), avec une aide financière du Conseil Général des Pyrénées Orientales de 500.000 F (76.225 €). Concernant le Gestionnaire Fermé au public depuis plus d’un siècle, ce territoire d’une qualité paysagère remarquable a été racheté en 1998 par le Conservatoire de l’Espace littoral avec le soutien du Conseil Général des Pyrénées Orientales, à qui l’organisme d’Etat a confié : 1.la gestion estivale provisoire de l’accueil du public sur le site, 2.La mise en œuvre d’un Programme global d’aménagement définitif, sur une assiette foncière de 17 ha, sur 32 au total, correspondant à la partie plane du site, et ce dans le cadre d’un cahier des charges strict. 2/30 Une gestion provisoire transitoire : Dès l’an 2000, un protocole d’accord, sous forme de déclaration d’intention a été signé le 18 février entre le Conseil Général et le Conservatoire du Littoral. Il a été convenu de préserver le site de toute urbanisation et de développer sa valeur environnementale mais aussi touristique. Par délibération du 20 mars 2000, le Conseil Général a également confirmé son accord de principe pour la gestion provisoire du site par le Département après la réalisation des aménagements de sécurisation élémentaire par le Conservatoire du Littoral. Ainsi, le Conservatoire en partenariat avec le Conseil général des Pyrénées Orientales a procédé à des aménagements afin de sécuriser le site, notamment en réduisant les risques incendies par le débroussaillement, en démolissant certains bâtiments qui constituaient une menace pour le public, en interdisant l'accès en véhicule et en informant le public que la restauration du site était en cours. En juillet 2004, le site était ainsi partiellement ouvert au public pour l’accès temporaire aux plages, après les premiers investissements réalisés à son tour par le Département : - création d’un tourne à gauche sur l’ex - RN 114 (aujourd’hui RD 914), - aménagement de deux aires provisoires de stationnement et des accès piétonniers à la plage de l’usine. Le Conseil Général a ainsi organisé sur le site de Paulilles l’accueil du public désireux de se rendre sur la plage de l’usine pendant les périodes estivales 2004, 2005 et 2006. Plusieurs milliers de personnes ont ainsi accédé à cette partie du littoral fermée depuis plus d’un siècle, en prenant connaissance du Projet d’aménagement qui a séduit une majorité de visiteurs. Un Projet débouchant sur une gestion permanente : Après diverses études et concertations au sein d’un Comité de Pilotage dirigé par Monsieur le Sous-Préfet de Céret, un consensus s’est dégagé autour d’une stratégie d’aménagement prenant en compte les contraintes environnementales (ZNIEFF, ZICO, Natura 2000, site classé, Loi Littoral), les risques (PPRi, pyrotechnique), les servitudes (risques marins, RD 914). Dans un premier temps, le Conservatoire du Littoral a lancé en 2003 les appels d'offres en vue de l'attribution de marchés de définition. La proposition du groupement constitué par l’agence TER paysagiste et le cabinet d'architecture BARTHELEMY-GRINO a été retenue par la Commission d’Appel d’Offres du Conservatoire du Littoral le 10 juillet 2003. Cet avant-projet, à caractère évolutif, estimé initialement à environ 12 millions d’euros, s’est avéré par la suite bien plus coûteux tant en investissement qu’en fonctionnement, ce qui a conduit la maîtrise d’ouvrage à ne pas y donner suite. Poursuivant son objectif de sécuriser et développer ce site, le Conseil Général a conclu avec le Conservatoire du Littoral, en date du 20 janvier 2005, un Mandat de Délégation de Maîtrise d’Ouvrage en vue de la réalisation d’un programme global d’aménagement du site de Paulilles, s’appuyant sur plusieurs objectifs : - la mise en valeur d'espaces naturels et leur préservation dans le cadre d’un plan de gestion, - le traitement paysager du site, - la réhabilitation de bâtiments en vue de l'accueil, la gestion et l'animation du site (muséographie, atelier départemental de réparation des barques catalanes), - l’amélioration de l’écoulement des crues, - la prise en compte de la continuité du sentier littoral, - la gestion ultérieure du site ainsi aménagé. Le plan de financement de l’Opération, plafonnée à 12 millions d’euros TTC, a autorisé la mobilisation de plusieurs partenaires financiers : -Etat : 30 %, -Europe : 14 %, -Région : 20 %, -Conservatoire Littoral : 6 %, -Conseil Général : 30 %. La Commission d’Appel d’Offre Mixte Conservatoire du Littoral - Conseil Général a retenu, en date du 25 mai 2005, l’Equipe pluridisciplinaire ALEP comme lauréate du Concours d’ingénierie lancé le 25 janvier 2005, pour son Esquisse d’aménagement intitulée « l’Avenir d’une Mémoire ». Le Marché de maîtrise d’œuvre ALEP a été signé en date du 27 septembre 2005 par le Conservatoire du Littoral. La préparation des dossiers réglementaires a été menée en étroite concertation avec les services de l’Etat. L’enquête publique s’est déroulée en juin 2006 et a conduit Monsieur le Préfet des Pyrénées Orientales à prononcer l’utilité publique du projet en date du 28 août 2006. Les permis de construire et démolir ont été signés en date du 29 septembre 2006. 3/30 La présente convention s’inscrit dans la démarche consensuelle issue du cadre défini ci-dessus, initialement contractualisée par la Convention de Mandat signé le 20 janvier 2005 entre le Conservatoire du littoral et le Conseil Général. Concernant les bâtiments Tout bâtiment qui reçoit du public (musée, monument, maison de site, gîte, centre équestre ou simple point d’accueil) peut constituer une vitrine de l'action du Conservatoire et du Gestionnaire. Il existe de très nombreux bâtiments sur le site. Dans le cadre du programme d’aménagement global visé plus haut, le Conseil Général sera ainsi prêt dès l’été 2008 à ouvrir au public un site sécurisé qui mettra en scène dans un premier temps : 1.La Maison de Site (ex maison du directeur) : bâtiment d'accueil du public à Paulilles (expositions permanente et temporaire, buvette) et de gestion du site (logement du gardien, bureaux...) ; 2.La Grande Halle (ex atelier de fabrication des caoutchoucs) : entreposage de barques catalanes et de matériels ; 3.La Vigie (ex réservoir d’eau, la « Bota ») : belvédère panoramique sur les quatre points cardinaux du site, qui constitue le lieu privilégié d'observation du grand paysage ; 4.Le Bâtiment d'Exposition (ex centrale vapeur et air comprimé) : affectation non déterminée ; 5.L'Atelier de réparation des Barques catalanes (ex stockage de la glycérine et du glycol) ; 6.Le Local technique Hameau (ex atelier de préparation des poudres absorbantes) : poste MNS, sanitaires, local Université de Perpignan et Réserve Marine de Banyuls – Cerbère ; 7.Le Local technique Jardin (ex poulailler) : entreposage de matériel d’entretien du site ; 8.Le Pluton (ex stockage des détonateurs) : sans affectation ; 9.Les Quatre alcôves (ex dynamiterie originelle) : parcours muséographique de plein air. Les modalités de traitement des bâtiments (démolition, restauration…), leur destination ainsi que les différents conventionnements à mettre en place pour leur gestion figurent au chapitre 2 de la présente convention. 4/30 Chapitre 1- Principes généraux de la gestion Article 1.1 : Objet Conformément à l’article L 322-9 du Code de l’Environnement, le Conservatoire confie au Département des Pyrénées Orientales la gestion du site de l’Anse de Paulilles d’une superficie de 32 ha qu'il a acquis et dont la désignation figure en annexe 2. La présente convention s’applique de plein droit sur le site de l’Anse de Paulilles, aux terrains et immeubles déjà acquis et à ceux qui le seront postérieurement à la signature de la convention dans la limite du programme d’acquisition accepté par le Conseil d’administration du Conservatoire en date du 28 mai 1998 d’une superficie de 43 ha, conformément au plan figurant en annexe 1. Toute modification ultérieure du programme d’acquisition fera l’objet d’un avenant à la présente convention. La présente convention définit les droits et obligations des parties contractantes. Article 1.2 : Orientations de gestion Conformément à l’article L-322-1 du Code de l’Environnement, la gestion du site de Paulilles a pour objectifs la sauvegarde de l’espace littoral ainsi que le respect des sites naturels et de l’équilibre écologique. Conformément à l'article L.322-9 du Code de l'Environnement « le domaine relevant du Conservatoire de l'espace littoral et des rivages lacustres est du domaine public à l'exception des terrains acquis non classés dans le domaine propre (liste jointe en annexe 2). Dans la limite de la vocation et de la fragilité de chaque espace, ce domaine est ouvert au public ». Article 1.3 : Réglementation des activités, usages et utilisation du sol 1.3-1 - Sont interdits sur le site faisant l’objet de la convention : les constructions nouvelles, sauf le pavillon d’accueil sur l’aire de stationnement, à l’extérieur du site classé, les travaux, autres que ceux prévus au plan de gestion (cf. Article 1.9), de nature à altérer substantiellement l’équilibre écologique et la qualité du paysage, la circulation et le stationnement des véhicules motorisés hors des lieux prévus à cet effet, à l’exception des véhicules de service et de sécurité, et des engins agricoles, nécessaires à la gestion du site, sur les parcelles concernées, les activités commerciales non directement liées à la mission du Conservatoire et à celles du Conseil Général, les compétitions sportives, les activités de campement et de caravanage, y compris dans un véhicule. 1.3-2 - Des dérogations aux interdictions visées à l'alinéa 1.3-1 du présent article peuvent être accordées sur décision du Conseil d’administration, après avis du Conseil de Rivage à la demande du Gestionnaire ou du Conservatoire. 1.3-3 - Sont soumis à l'autorisation expresse du directeur du Conservatoire : les travaux modifiant temporairement les lieux à l’exception de ceux prévus au plan de gestion et ceux découlant de l’entretien normal, les extractions ou les mouvements de matériaux (fouilles, vestiges historiques ou archéologiques..), l’accès temporaire de véhicules motorisés, à l’exception des véhicules de service et de sécurité, et des engins agricoles, nécessaires à la gestion du site, sur les parcelles concernées, les manifestations temporaires, fêtes votives, films... Article 1.4 : Obligations du Conservatoire Le Conservatoire assume pleinement ses obligations de propriétaire, conformément aux dispositions du code de l'environnement, notamment pour ce qui concerne les impôts et les charges foncières auxquels sont ou pourraient être assujettis les biens objet de la présente convention. 5/30 A cet égard, il est rappelé ici que la mise en sécurité nécessaire des parcelles situées sur le promontoire nord du site (entre la plage de Bernardi et la plage de Paulilles), sur le promontoire sud (entre la plage de l'Usine et la plage du Fourat) et le Cap Oullestrell (y compris le fortin) sera prise en charge exclusivement par le Conservatoire. Dans le cadre de la présente convention, le gestionnaire n’assurera pour ces parcelles que la surveillance et l’entretien des investissements réalisés par le Conservatoire, après validation expresse par le Gestionnaire de la nature des travaux. Il est également rappelé que le sentier littoral, traversant la propriété du Conservatoire, sera entretenu par la Communauté de Communes Albères - Côte Vermeille. La traversée du domaine par le sentier du littoral fera l’objet d’une convention (autorisation d’occupation temporaire) entre le Conservatoire, le Conseil Général et la Communauté de communes. Le Conservatoire arrête, en collaboration avec le Gestionnaire, dans le cadre du plan de gestion défini à l'article 1.9, le programme des aménagements et des travaux nécessaires à la préservation, à la réhabilitation ainsi qu’à l’accueil du public sur le site (signalisation, information...) et les études complémentaires nécessaires. En application de l'article L.322-9 du Code de l'Environnement « le Conservatoire et le Gestionnaire peuvent autoriser par voie de convention un usage temporaire et spécifique des immeubles dès lors que cet usage est compatible avec la mission poursuivie par le Conservatoire, telle que définie à l'article L.322-1 ». Le Conservatoire et le Gestionnaire sont co-signataires des conventions d’usage correspondantes. Le Conservatoire contrôle la gestion du site au regard de ses objectifs statutaires et des conditions précisées dans la présente convention. Il procède à son évaluation et peut avoir recours à toutes expertises ou consultations extérieures. Il transmet au Gestionnaire toutes observations et suggestions nécessaires. Article 1.5 : Obligations et responsabilités du Gestionnaire Le Gestionnaire s’engage à maintenir en bon état de conservation les terrains et les ouvrages et à en assurer la surveillance. Il met en œuvre le plan de gestion visé à l’article 1.9 de la convention et fait respecter les prescriptions légales et réglementaires applicables sur les terrains dont il assure la gestion. Il transmet au Conservatoire toute information utile ou nécessaire au suivi et à l'évaluation de la gestion telle que prévue à l'article 1.4 de la présente convention. Le Gestionnaire assure pour ce qui le concerne, la bonne application des concessions et conventions mentionnées aux articles 1.4.et 1.10 dont il est co-signataire. Il a obligation de recouvrir les redevances et les recettes ordinaires de gestion. En cas de carence avérée le Conservatoire peut se substituer à lui. Dans ce cas, ces produits restent la propriété du Conservatoire. Conformément à l’article R 322-11 du Code de l’Environnement, les conventions d’usage et les autorisations d’occupation temporaire signées par le Gestionnaire et le Conservatoire avec un tiers, à l’exclusion de celles concernant le bâti qui relèvent du chapitre 2 de la présente, peuvent avoir une durée supérieure à la convention de gestion visée à l’article 3.2 ci-après. Dans ce cas le Gestionnaire n’est lié au titulaire de la convention d’usage ou de l’autorisation d’occupation temporaire que jusqu’à l’échéance de la convention de gestion. Article 1.6 : Ouverture au public Conformément à l’article L 322-9 du Code de l’Environnement « le domaine du Conservatoire est ouvert au public, dans la limite de la vocation et de la fragilité de chaque espace ». L’ouverture au public peut cependant être limitée pour des raisons de sécurité, de manière temporaire ou permanente, sur tout ou partie du site. Cette limitation fait l’objet d’un arrêté de règlement de site, pris conformément à l’article 1.7. Le plan de gestion visé à l’article 1.9 est à cet égard un outil et un guide indispensable pour définir les limites de cette ouverture fixée par l’article R 322-14 du Code de l’Environnement ainsi que des conditions d’accès au site, mais également concernant les animations que le Gestionnaire peut organiser. En l’absence de plan de gestion, le Conservatoire définit, après avis du Gestionnaire, les conditions d’accès au site dans le cadre d’un Plan Initial de Protection. 6/30 Article 1.7 : Garderie Le Gestionnaire prend les mesures nécessaires pour assurer la garderie du site. Il fait prendre, dans le respect du plan de gestion et en application du CGCT et du Code de l’Environnement les arrêtés municipaux visant à réglementer les conditions d’accès aux terrains ou à leurs usages. Pour le recrutement des gardes du littoral le Gestionnaire s’appuie sur « le référentiel métiers » et « le guide du recrutement1 » réalisés par le Conservatoire en partenariat avec Rivages de France2 et l’ATEN. Les gardes du littoral portent une tenue spécifique commune à tous les gardes au plan national qui leur est fournie par le Conservatoire. Les gardes du littoral commissionnés et assermentés assurent la surveillance des propriétés du Conservatoire et exercent certaines missions de police judiciaire en application des articles 29 du Code de Procédure Pénale et L 322-10-1 du Code de l’Environnement. Pour l’exercice de leurs missions, le directeur du Conservatoire remet aux gardes du littoral commissionnés et assermentés une plaque de commissionnement et une carte professionnelle (Article R 322-15 du Code de l’Environnement). Les gardes du littoral peuvent bénéficier des formations organisées par le Conservatoire en partenariat avec l’ATEN3 et l’IFORE4. Article 1.8 : Comité de suivi de la gestion du site Un Comité de suivi entre les signataires de la présente convention pourra être mis en place sous l'autorité du Conservatoire. Il se réunira au moins une fois par an et autant de fois que nécessaire à l'initiative de la partie la plus diligente. Chaque signataire pourra s'adjoindre des personnes et organismes associés à la gestion du site susceptibles d'apporter des éléments d'information utiles au Comité. Le Comité se réunira afin notamment : - d'établir le bilan de la gestion de l’année écoulée, - de s’assurer de la cohérence des actions engagées par les différents partenaires, - de proposer toutes mesures propres à améliorer la gestion du site et son aménagement, - de valider le programme annuel des actions et aménagements à réaliser, - d'analyser les aspects qualitatifs et quantitatifs de la fréquentation. Article 1.9 : Plan de gestion 1.9-1 - Lorsque les terrains relevant du Conservatoire constituent un site cohérent, un plan de gestion, établi sur la base d’un bilan écologique et patrimonial ainsi que des protections juridiques existantes, est réalisé sous la responsabilité du Conservatoire en liaison avec le Gestionnaire et les communes concernées si elles ne sont pas gestionnaires. Conformément à l’article R 322-13 du Code de l’Environnement, « le plan de gestion est approuvé par le Directeur du Conservatoire et annexé à la convention de gestion. Il est transmis au maire de la commune, au préfet de département et au préfet de région ». Il est également approuvé par le Gestionnaire par voie de délibération. Dans un premier temps le projet d’aménagement global du site de Paulilles « Avenir d’une mémoire » tient lieu de plan de gestion du site. Il a été établi en 2006 et a été approuvé conjointement par le Conservatoire et le Gestionnaire en 2006. Les principales orientations, les recommandations visant à restreindre les usages et l’accès du public et le programme d’aménagement sont reproduits en annexe 4. 1.9-2 - Le plan de gestion peut apporter après négociation avec les partenaires ou lors de sa réactualisation (tous les six ans), des éléments nouveaux entraînant une modification de la convention-cadre. Ces modifications sont constatées par avenant à cette convention. 1 « Des outils pour recruter » guide de recrutement des agents affectés à la gestion des terrains du Conservatoire. Publication ATEN 2002 Association nationale des gestionnaires des sites : Villa Carolus, route de Cabourg 14810 Merville-Franceville 3 ATEN : Atelier Technique des Espaces Naturels, 2 place Viala 34060 Montpellier Cedex 2 4 IFORE : Institut de Formation à l’Environnement, : 6, rue du général Camou 75007 Paris. 2 7/30 Article 1.10 : Programme de mise en valeur et travaux d'aménagement En fonction du plan de gestion, le Conservatoire et le Gestionnaire déterminent un programme pluriannuel de mise en valeur, d'accueil du public et les travaux d'aménagement nécessaires. 1.10-1 - L'aménagement et la réalisation des travaux sur les immeubles du Conservatoire sont proposés conjointement par le Conservatoire et le Gestionnaire. Ils sont réalisés par le Conservatoire ou peuvent être confiés au Gestionnaire signataire de la présente convention ou à l’une des personnes publiques ou privées, en accord avec le Gestionnaire, désignées à l’article L. 322-9, en vue d'assurer la conservation, la protection et la mise en valeur des biens dans le cadre d'une convention d'occupation n'excédant pas trente ans (art. L.322-10 du code de l’environnement) ou par le biais d’une convention de mandat de maîtrise d’ouvrage (Loi du 12 juillet 1985). 1.10-2 - Le Conservatoire participe aux investissements nécessaires à la conservation, à la restauration et à l'accueil du public, dans la limite de ses crédits annuels disponibles. Article 1.11 : Assurance Le Conservatoire en tant que propriétaire est assuré en responsabilité civile, ainsi que pour tout dommage sur les biens dont il est propriétaire (incendies, détériorations, dégâts des eaux, tempêtes, vols,…). Le Gestionnaire s’engage à souscrire une assurance pour garantir sa part de responsabilité civile pour tous les risques matériels (biens mobiliers et immobiliers) et corporels liées à l'exploitation du bien et aux activités organisées dans le cadre du présent contrat. Il avertit sa compagnie d’assurance que les terrains objet de la présente convention sont ouverts au public. Le Gestionnaire devra s’assurer que l’ouverture au public s’effectue dans le respect des règles relatives à la sécurité du public. Le Gestionnaire veillera dans le cas des autorisations accordées par le Conservatoire à l'article 1.4 et 1.10 à ce que les contractants soient assurés pour l'ensemble des activités qui les concernent. 8/30 Chapitre 2: Dispositions particulières relatives à l’affectation de bâtiments Article 2.1 : Objet Il existe de très nombreux bâtiments sur le site. Les implantations des bâtiments sur le site sont issues d’une logique industrielle (densification, juxtaposition, opportunité, fonctionnalité…). Ce patrimoine à forte valeur mémoriale et identitaire a marqué tout un territoire et plusieurs générations dans les Pyrénées-Orientales. Il s’agit d’un patrimoine dont il faut préserver la mémoire pour mieux transmettre aux générations futures un message d’avenir, soit le parti du projet : « L’avenir d’une mémoire ». Dans le cadre du projet, on cherche à redonner une cohérence nouvelle à l’ensemble des bâtiments conservés et réhabilités. Seulement neuf bâtiments sont conservés sur une cinquantaine existants au total. Dans le cadre du projet, chaque bâtiment (plan visé en annexe 3) est « réorienté » par rapport au grand paysage et aux nouvelles entités paysagères crées dans le projet. Leur désignation figure à l’article 2.2. Le Conservatoire met à disposition du gestionnaire les biens définis à l’article 2.2 ci-dessous, afin d’y mettre en place un espace d’accueil du public et d’animations sur la découverte du site, de son patrimoine naturel et culturel, de son histoire et de sa gestion, conformément au programme d’aménagement global défini ci-dessus. Certains de ces bâtiments seront mis ultérieurement à disposition de différents partenaires du projet. Cette mise à disposition se fera dans le cadre d’autorisations d’occupation temporaire signées par le Conservatoire, propriétaire, et le Conseil général des Pyrénées orientales, gestionnaire. Toute modification de l’objet de cette mise à disposition ou des activités pratiquées devra faire l’objet d’un accord préalable du Conservatoire. Ces activités s’effectueront conformément aux objectifs de gestion des terrains du Conservatoire que pose l’article L 322-1 du Code de l'Environnement : la sauvegarde de l’espace, le respect du site naturel et des équilibres écologiques. Le gestionnaire assurera l’organisation technique, l'exploitation, la maintenance en état de propreté et la surveillance des bâtis et de leurs abords ainsi que des aménagements réalisés (expositions, etc). Les travaux de restauration et d’aménagement des biens mis à disposition font l’objet d’un programme établi en accord entre les parties qui établit la nature des travaux à réaliser, leur plan de financement, les conditions de maîtrise d’ouvrage et de maîtrise d’œuvre qui ont fait l’objet de la signature d’une convention de mandat en date du 21 janvier 2005. Elle prévoit la réhabilitation des bâtiments ainsi que l’aménagement intérieur pour certains d’entre eux. Le cas échéant, la prise en charge des aménagement intérieurs supplémentaires sera constatée par voie d’avenant à cette convention de mandat, ou par l’établissement d’une convention d’autorisation de travaux conformément à l’article L.322-10 du Code de l’Environnement. Article 2.2 : Désignation des biens concernés Les biens mis à disposition au titre du présent chapitre consistent en : 1.La Maison de Site (ex maison du directeur – parcelle AM 191 - SHOB : 758 m²) : un beau promontoire sur le jardin exotique, et un point du vue privilégié sur la cheminée. C'est le bâtiment d'accueil du public à Paulilles (expositions permanente et temporaire, buvette) et de gestion du site (logement du gardien, bureaux...) ; 2.La Grande Halle (ex atelier de fabrication des caoutchoucs – parcelle AM 182 - SHOB : 948 m²) : entreposage de barques catalanes et de matériels ; 3.La Vigie (ex réservoir d’eau, dit la « Bota » – parcelle AM 182 - SHOB : 40 m²) : belvédère panoramique sur les quatre points cardinaux du site, qui constitue le lieu privilégié d'observation du grand paysage ; 4.Le Bâtiment d'Exposition (ex centrale vapeur et air comprimé – parcelle AM 204 - SHOB : 853 m² dont 82 m² de loggia) : affectation non déterminée ; 9/30 5.L'Atelier de réparation des Barques catalanes (ex stockage de la glycérine et du glycol – parcelle AM 204 - SHOB : 470 m²) ; 6.Le Local technique Hameau (ex atelier de préparation des poudres absorbantes – parcelle AM 204 - SHOB : 187 m²) : poste MNS, sanitaires, local Université de Perpignan et Réserve Marine de Banyuls – Cerbère ; 7.Le Local technique Jardin (ex poulailler – parcelle AM 192 - SHOB : 90 m²) : entreposage de matériel d’entretien du site ; 8.Le Pluton (ex stockage des détonateurs – parcelle AM 182 - SHOB : 110 m²) : sans affectation ; 9.Les Quatre alcôves (ex dynamiterie originelle – parcelle AM 182) : parcours muséographique de plein air. Chaque alcôve présente un thème spécifique sous forme de quatre grandes maquettes qui présenteront les différentes « échelles » du site de Paulilles : le contexte paysager : Paulilles dans le grand paysage du bassin versant, des Albères, de la Côte, les voyages de la dynamite (1870-1984) : Paulilles dans le monde (carte des échanges commerciaux), le chemin de la matière (1920-1971) : le site industriel de Paulilles, avec la mise en évidence du « parcours de la matière » et des anciens bâtiments industriels, le site demain : régénération, évolution, nouvelles entités paysagères, reconversion naturelle. Ainsi que les espaces attenants, conformément au plan annexé à la présente convention. Toute modification aux biens mis à disposition fera l’objet d’un avenant à la présente convention. Il est prévu que certains de ces bâtiments, après réhabilitation, fassent l’objet d’une AOT en vue de leur affectation à des partenaires du projet : la Grande Halle : pour partie à la commune de Port-vendres, le Local technique Hameau : pour partie à la commune de Port-Vendres (local MNS et sanitaires) et pour partie à l’Université de Perpignan. Par ailleurs, un local réservé à une activité de buvette, situé à l’intérieur de la Maison de Site, sera affecté en fonction de modalités à définir. Ces AOT préciseront le cadre de la mise à disposition. Un modèle-type figure en annexe 5 à la présente convention. Enfin, un bâtiment nouveau sera réalisé dans le cadre du Projet : le Pavillon d’Accueil du parking (parcelle AM 152 - SHOB : 22 m², dont une grande loggia). Ce dernier ne contiendra qu'un petit bureau vitré et un espace couvert pour l'accueil des usagers. Il est convenu que, dès que ce bâtiment sera réalisé, il s'intégrera de fait à la présente convention et sera soumis aux conditions de gestion de la présente. Article 2.3 : Fonctions, usages 2.3-1 - Fonctions La propriété du Conservatoire pourra être ouverte au public, conformément aux objectifs de l’article 2.1 selon le programme défini entre le Gestionnaire et le Conservatoire annexé à la présente convention. Le Gestionnaire s’engage à ce que la structure d’accueil remplisse les fonctions suivantes : - accueillir le public, - informer et sensibiliser le public au patrimoine naturel et patrimoine culturel, - présenter des éléments muséographiques de qualité liés à ces thèmes, - loger le personnel affecté à la gestion du site, - accueillir des groupes scolaires. 10/30 2.3-2 - Activités commerciales La présente convention, consentie sur le domaine public, exclut l'application du régime des baux commerciaux. Le gestionnaire est autorisé à percevoir un droit d’accès à l’espace muséographique, à vendre des produits (notamment issus du catalogue du chardon bleu) et à réaliser des visites guidées payantes afin d’améliorer les services aux visiteurs et de contribuer au financement de la gestion du site et des activités qui lui sont liées. Le Conservatoire se réserve le droit de demander le retrait de présentation de certains produits non compatibles avec son image. Les espaces affectés à la vente de produits ne pourront être situés qu’à l’intérieur des bâtiments et ne pourront excéder 20 % de leur surface utile. Toutes les ressources liées aux ventes ou à la rémunération des visites guidées devront être impérativement affectées à la gestion et à l’aménagement de l’équipement d’accueil et du site. Le Gestionnaire tiendra un compte particulier auquel le Conservatoire aura accès à sa demande. Article 2.4 : Modalités L’activité se fera avec un souci permanent de qualité. Les installations seront notamment parfaites dans leur finition. 2.4-1 - Messages Le Conservatoire se réserve le droit d’intervenir sur la nature ou le contenu des messages délivrés au public. 2.4-2 - Aménagements intérieurs, mobilier Les aménagements intérieurs et les modules d’information situés dans les espaces ouverts au public seront établis en concertation entre les parties. Les aménagements intérieurs et le mobilier devront constamment être maintenus en bon état d’entretien, voire remplacés au besoin. Ils seront exempts de publicité. 2.4-3 - Aménagements extérieurs (accès, stationnement, signalétique) Le gestionnaire veillera à la qualité de l'accueil et des abords. Les modalités d’accès, de stationnement et la signalétique devront faire l'objet d'un accord préalable des parties. En particulier, la signalisation sera conforme à la charte signalétique du Conservatoire sauf accord exprès entre les parties. L’affichage des produits à la vente s’effectuera exclusivement sur le lieu d’exercice même de l’activité et exclura tout caractère publicitaire. Le gestionnaire s’engage à faire figurer à l’extérieur de la structure d’accueil des informations sur les dates et horaires d’ouverture. 2.4-4 - Propreté, hygiène, sécurité, confort Le gestionnaire s’engage à tenir en permanence les locaux et ses abords en parfait état de propreté et à respecter les réglementations d’hygiène et de sécurité en usage, tant pour le public que pour ses employés. Il veillera, dans toute la mesure du possible, à prévoir l'accès des locaux aux personnes à mobilité réduite, à mettre à disposition des visiteurs des toilettes, quelques sièges et la possibilité de se désaltérer. Aucun dépôt de matériel divers ou détritus ne pourra être laissé à l'extérieur. Le nettoyage quotidien des locaux et la réparation de tout défaut de fonctionnement sont à la charge de l’affectataire ou de son mandataire. La sonorisation des locaux ou des abords par des fonds musicaux ou autres n’est pas autorisée, sauf celle qui serait relative au programme de gestion du site ou à la sécurité. 11/30 2.4-5 - Horaires Les horaires d’ouverture sont arrêtés par les parties à la convention sur proposition du gestionnaire. 2.4-6 - Clés ; état des lieux A l’ouverture, il sera effectué un état des lieux et les clés des locaux seront remises au gestionnaire qu’il s’engage à rendre en cas de rupture ou non renouvellement de la présente convention. Article 2. 5 : Présence du Conservatoire et des autres partenaires - Protection de leur image Le gestionnaire réservera un espace à la présentation du Conservatoire et de son action dans les locaux ouverts au public. Cette présence pourra prendre l’une ou plusieurs des formes suivantes : - exposition type ou panneaux sur le Conservatoire et le site de l’Anse de Paulilles, - affiches, posters et autres documents récents du Conservatoire, - bornes multimédias, audiovisuel, vidéo, etc, - présentation à la vente d’une gamme de produits du Conservatoire sur leurs supports, - etc. Le Conservatoire fournit les documents et produits nécessaires à sa présence. Tous les documents et l’information diffusés par le gestionnaire relatifs au site seront établis en concertation avec les parties. Ils devront faire état de la propriété du Conservatoire, de la gestion du site naturel par le Conseil Général des Pyrénées Orientales et mentionner les signataires de la présente convention (logotypes). Toute utilisation des noms et emblèmes du Conservatoire et du Gestionnaire du site devra faire l’objet d’un accord préalable. Article 2. 6 : Mise à disposition des bâtiments à des tiers / AOT Dans le cadre du projet d’aménagement global, certains bâtiments feront l’objet d’AOT au profit de partenaires du projet. Ces AOT seront cosignées par le Conservatoire et le gestionnaire, qui ne pourront dépasser par leur durée la date d’échéance de la présente convention. Elles préciseront les limites de la responsabilité du gestionnaire vis-à-vis du Conservatoire. L’organisme retenu pour développer les activités et services sera désigné par le gestionnaire en accord avec le Conservatoire. Cet organisme ne pourra en aucun cas se prévaloir de la propriété commerciale, étant rappelé que les conventions consenties sur le domaine public excluent l’application du régime des baux commerciaux. Les titulaires des AOT seront tenus aux mêmes obligations que le gestionnaire vis à vis du Conservatoire au titre desdits contrats. Les cocontractants doivent en outre avoir pris connaissance de la présente convention et en accepter expressément les clauses et les conditions. Les conventions devront prévoir un article excluant toute responsabilité du Conservatoire et du Gestionnaire du site dans les litiges résultant de la présence des titulaires des AOT. Article 2. 7 : Restauration, maintenance des biens Le gestionnaire est tenu de maintenir à sa charge le bâtiment et ses abords en bon état d’entretien. Il est expressément convenu que la maintenance des bâtiments, de la voirie, des réseaux divers et abords mis à disposition seront à la charge du gestionnaire, y compris toutes modifications exigées par les règlements administratifs. Article 2.8 : Redevances Compte tenu des charges incombant au Gestionnaire, la présente convention est consentie à titre gracieux. 12/30 Article 2. 9 : Charges diverses Le gestionnaire contractera directement, à ses frais, risques et périls, tous abonnements et contrats concernant les assurances, l’eau, l’électricité, etc. Il en paiera régulièrement les factures de consommation. Le Conservatoire conserve la charge de l’impôt foncier. Le Gestionnaire acquitte pendant toute la durée de la convention, les impôts et charges assimilées de toute nature exigibles du fait de l’existence des biens qu’il gère ou de l’utilisation qui leur est donnée, de façon que le Conservatoire ne soit jamais recherché ni inquiété à ce sujet. Article 2.10 : Contrôle de gestion, suivi, évaluation Le Conservatoire veille à la bonne application des conditions de la présente convention. A cet effet, il pourra sur simple demande avoir accès aux biens concernés. Un bilan annuel d’activité est transmis au Conservatoire portant sur : - les aspects qualitatifs et quantitatifs de la fréquentation, - les recettes et dépenses réalisées, - la nature des actions de gestion et d’animation réalisées et projetées, - etc. 13/30 Chapitre 3 : Dispositions d’exécution Article 3.1 : Produits de la gestion et Compte rendu de gestion 3.1-1 - Le Gestionnaire recouvre les produits de la gestion ordinaire et les redevances d'occupation. Les produits de gestion extraordinaires (coupe de bois, redevance pour traversée du Domaine public…) sont perçus par le Conservatoire qui les affecte à l'investissement du site. Les redevances et produits que le Gestionnaire est autorisé à percevoir sont employés exclusivement à acquitter les dépenses de gestion et de mise en valeur afférentes au site objet de la présente convention. 3.1-2 - Le Gestionnaire adresse au Conservatoire, avant le 30 juin de chaque année, au titre de l'année précédente : le bilan des travaux d'investissement réalisés par lui ou avec son concours sur le site objet de la présente convention, comprenant leur coût et leur mode de financement ; un compte rendu de gestion. Article 3.2 : Durée, résiliation, indemnités 3.2-1 - La durée de la présente convention est de 30 ans, avec la possibilité pour le Gestionnaire de se retirer au bout de 15 ans, sous réserve du respect d’un préavis de un an, période pendant laquelle les parties conviendront des modalités de retrait. 3.2-2 - Tout changement législatif ou réglementaire affectant un ou plusieurs articles de la Convention, en particulier toute modification de l’article L 332-9 du Code de l’Environnement ou de leurs textes d’application, entraînera la caducité de cette convention, sauf avenant la mettant en conformité et l'obligation des parties de se rencontrer pour déterminer le sort des présentes à la lumière de la réglementation en vigueur. 3.2-3 - Sa résiliation ou sa modification ne peut intervenir avant son terme, sauf accord entre les parties qui devra faire l'objet d'un avenant. 3.2-4 - Toutefois, cette convention pourra être résiliée par le Conservatoire ou le Gestionnaire, dans le cas ou l’une ou l’autre des parties ne se conformerait pas à la présente convention. Cette résiliation interviendra deux mois après une mise en demeure restée sans effet. Durant cette période, les parties peuvent s'en remettre à une instance de conciliation placée sous l’autorité du Préfet du Département et composée à parité d'administrateurs du Conservatoire du Littoral et de Conseillers Généraux. S'agissant d'un contrat administratif, si le désaccord persiste, la juridiction compétente est le tribunal administratif de Montpellier. 3.2-5 - Il est expressément convenu entre les parties que la résiliation ou le non-renouvellement de la convention, quelle qu’en soient les raisons, ne peuvent donner lieu à aucune indemnisation, notamment des travaux ou aménagements réalisés et attachés au fond qui restent alors propriété du Conservatoire. 3.2-6 – La présente convention prendra effet au 1er juin 2008. Fait à Le Le Conservatoire Le Gestionnaire 14/30 ANNEXES 15/30 ANNEXE 1 : CARTOGRAPHIE DU PERIMETRE D’INTERVENTION ET DES ACQUISITIONS REALISEES 16/30 ANNEXE 2 : LISTE DES PARCELLES ACQUISES Parcelles classées au domaine propre Parcelles non classées au domaine propre Section Section AM AM AM AM AM AM AM AM AM AM AM AM AM AM AM AM AM AM AM AM AM AM AM AM AM AM AM AM AM AM AM AM AM AM AM AM AM AM AM AM AM AM AM AM AM AM AM AM AM AM AM AM TOTAL N° 0115 0116 0117 0119 0120 0121 0157 0158 0159 0160 0161 0162 0164 0165 0166 0168 0182 0184 0185 0186 0187 0188 0189 0190 0191 0192 0193 0194 0195 0196 0197 0198 0199 0200 0201 0202 0203 0204 0205 0206 0207 0208 0211 0426 0429 0430 0457 0524 0591 0592 0663 0221 Surface acquise (m²) 18 440 250 5 565 4 525 3 375 3 970 280 955 285 485 1 500 435 1 260 1 915 255 660 54 335 450 13 230 517 10 705 3 470 5 125 230 355 1 400 11 20 3 030 1 420 775 750 355 605 1 570 2 625 18 825 3 015 7 580 920 25 545 720 565 68 15 580 83 1 915 2 110 3 555 42 635 3 795 AM AM AM AM AM AM AM AM AM AM AM AM AM AM AM AM AM AM AM AM AM AM AM AM AM AM AM AM AM AM AM AM AM AM AM AM AM AM AM AM AM AM AM AM AM AM AM AM AM AM TOTAL N° 0122 0123 0124 0125 0126 0127 0128 0129 0130 0131 0132 0133 0134 0135 0136 0137 0138 0139 0140 0141 0142 0143 0144 0145 0146 0147 0148 0149 0150 0151 0152 0153 0154 0167 0169 0170 0171 0172 0173 0174 0175 0176 0177 0178 0179 0180 0181 0592 0663 0221 Surface acquise (m²) 435 225 330 690 315 345 330 330 300 315 147 45 230 300 310 405 375 250 360 310 780 780 108 2 140 265 510 225 180 190 155 7 480 315 21 950 5 900 2 225 3 185 640 1 570 350 1 170 1 840 1 630 440 575 1 330 895 690 3 555 42 635 3 795 63865 259057 Superficie totale : 32ha 29 a 22 ca 17/30 ANNEXE 3 : LOCALISATION DES BÂTIMENTS 18/30 ANNEXE 4 : SYNTHÈSE DU PROGRAMME D’AMÉNAGEMENT, DES ORIENTATIONS ET DES RECOMMANDATIONS VISANT À RESTREINDRE LES USAGES ET L’ACCÈS DU PUBLIC 1. Descriptif des lieux Le site couvre une superficie de 32 ha environ, coupée par la RD 914 du nord au sud. Il est localisé sur la commune de Port-Vendres, au sud du Département des Pyrénées-Orientales, en bordure de la Méditerranée et à quelques kilomètres de la frontière espagnole. L'Anse de Paulilles est encadrée, au nord et au sud, par les Caps Béar et Oulestrell. Elle se compose de deux parties distinctes : - le secteur de « plaine » de l’ancienne dynamiterie, recevant le Projet « L’avenir d’une mémoire » qui couvre environ 17 ha et dont la vocation est d’accueillir le public, - les 3 caps, frappés d’une interdiction préfectorale d’accès au public du fait des risques pyrotechniques résiduels. 2. Les enjeux et les objectifs généraux Les objectifs du Projet « L'avenir d'une mémoire » (ci-après appelé « Projet ») sont de : 1. Réhabiliter le site en permettant l'accès à la plage dans le respect du paysage, 2. Mettre en valeur les qualités paysagères intrinsèques du site et assurer la protection des milieux floristiques et faunistiques identifiés, 3. Créer un maillage piétonnier structurant offrant des points de vue intéressants, 4. Inciter les plus curieux à la visite d'une muséographie simplifiée ou participer à des visites guidées à travers le site, 5. Intégrer la continuité du sentier du littoral, dans les emprises du Projet, 6. Créer un site de stockage et de restauration des barques catalanes, 7. Réserver un bâtiment technique près du hameau pour les partenaires publics (l’Université de Perpignan, la Commune de Port-Vendres, la réserve marine de Banuyls Cerbère, gérée par le Conseil Général des Pyrénées Orientales), 8. Préserver la potentialité d’une muséographie d'intérieur sur la mémoire ouvrière. Plusieurs éléments ont conduit à justifier l’utilité publique de cette démarche d’aménagement dans la cadre de l’enquête publique réalisée en juin 2006. Ils doivent rester le fil conducteur de la gestion du site et sont donc rappelés ci-dessous : •La valorisation d’un espace remarquable du littoral acquis par le Conservatoire : L'ancienne dynamiterie, classée au titre des sites, va bénéficier d'une revalorisation par le Projet, dans la mesure où une partie des bâtiments, en particulier ceux qui sont très dégradés ou qui ne présentent aucun intérêt sur le plan historique ou architectural, sera détruite et les revêtements de sol en "dur" (béton, enrobé) seront évacués. La consultation de l'architecte des bâtiments de France et de l'inspecteur des sites, dès la phase d'avant-projet et tout au long du Projet, a permis de réajuster certaines dispositions, notamment sur le plan architectural (accès à la dynamiterie originelle et traitement du mur sur la plage entre autres). •La mise en valeur des habitats naturels et leur préservation dans le cadre d’un plan de gestion : Dès la phase de conception du Projet, les contraintes environnementales et patrimoniales du site ont été prises en compte. Le patrimoine végétal a fait l'objet d'un inventaire très précis qui va conduire à la suppression des espèces indésirables et à la sauvegarde des espèces et habitats protégés et remarquables. Les habitats prioritaires du site NATURA 2000 seront préservés. Sur le plan de la gestion et de l'entretien, le parti pris ne nécessitera que des interventions minimales puisque la végétation est déjà en place et parfaitement adaptée aux conditions du milieu. Un plan de gestion est prévu dans le cadre du projet. •La sécurisation du site industriel, fermé depuis plus d’un siècle au public, avec notamment l’amélioration des conditions d’écoulement des crues, la diminution du risque incendie et la réhabilitation du bâti : Le projet est conforme en tout point au règlement du PPRi : seuls des remblais nécessaires au projet routier seront effectués, sans dépasser 50 cm de hauteur. Les surfaces imperméabilisées seront inférieures à 1 ha pour le projet 19/30 routier (4 700 m²), et diminuées sur les 32 ha du site en lui-même. Aucun bâtiment situé en zone rouge n'accueillera de public et aucune intervention sur le lit du Cosprons ne sera réalisée (à l'exception de quelques interventions sur la végétation des berges). Le projet améliore même la situation actuelle, puisque la démolition de nombreux bâtiments existants, dégradés (y compris leurs fondations), va augmenter la perméabilité du site et faciliter l’écoulement des crues. L’entretien de la végétation dans le cadre du plan de gestion et les systèmes d’alerte prévus permettront d’assurer une prévention et une lutte plus efficace en cas d’inondation ou d’incendie. •La mise en valeur de la mémoire industrielle et ouvrière du site : Le projet permet la préservation et la mise en valeur de l'un des sites emblématiques de la Côte Vermeille. Sa valeur est liée au paysage qu'il compose, avec son patrimoine arboré et bâti dans lequel l'ancienne usine s'insère, ainsi qu'à son passé, avec les générations d'ouvriers qui ont vécu ici avec leurs familles. Pendant de nombreuses années, les bâtiments se sont délabrés et des déchets se sont accumulés, alors que la végétation a regagné du terrain et donné une nouvelle valeur au site. Ainsi, tout en permettant de préserver la mémoire du site, par le biais de la restauration d'éléments bâtis, d'expositions et de muséographies, le potentiel naturel et paysager de Paulilles sera préservé, mis en valeur et accessible au public. •L’amélioration des conditions d’accès au site : prise en compte du passage du sentier littoral (dont la continuité est rompue), amélioration des conditions sécuritaires sur la route départementale 914 (ex-RN 114), amélioration des accès aux plages et accessibilité au site des personnes handicapées : La solution d'un carrefour d'accès au site qui ne demande pas un franchissement du Cosprons et qui puisse être relativement "compact" s'est imposée. En terme de sécurité routière, c'est le parti le plus satisfaisant (vitesse réduite des véhicules, positionnement permettant un dégagement visuel conforme aux règles de sécurité). Une fois le carrefour et l'aire de stationnement calés, peu de choix étaient possibles. Un premier tracé a été envisagé sur la position d'un sentier actuel, proche du lit du Cosprons, et a été rejeté par le service RTM qui souhaitait que l'on s'éloigne le plus possible du lit du Cosprons, pour des raisons de sécurité, en cas de débordement du ruisseau. En ce qui concerne l'accès piéton et routier au site, ce sont les questions de sécurité routière, de problématique d'inondation, d'intégration paysagère et d'accessibilité aux personnes à mobilité réduite qui ont guidé le choix final. 3. Les bâtiments Neuf bâtiments sont conservés et ré-aménagés sur le site : 1. La Maison de Site (ex maison du directeur) : ce sera le bâtiment d'accueil du public à Paulilles, par lequel l'ensemble des usagers passeront systématiquement, puisque situé sur le chemin d'accès. Il comprendra, pour assurer cette fonction : une banque d'accueil, des expositions (permanente et temporaire), des sanitaires, une buvette. Ce bâtiment sera également utilisé comme centre de gestion du site avec le logement du gardien et de son remplaçant (un appartement et un studio) et des bureaux. Aménagé d'une nouvelle terrasse, ce bâtiment constituera un beau promontoire sur le jardin exotique, et un point du vue privilégié sur la cheminée. Surface du bâtiment (SHOB) : 758 m². 2. La Grande Halle (ex atelier de fabrication des caoutchoucs) : ce bâtiment, entièrement situé en zone rouge du PPRi, n'est destiné qu'à une activité de stockage et est partagé entre trois utilisateurs : - la commune de Port-Vendres qui a la gestion de la plage et a besoin d'entreposer du matériel (lignes d’eau, corps morts, mobilier urbain démontable, etc), - le Pôle « Aménagement et Gestion des Sites » du Conseil Général qui a la charge de l’entretien du site de Paulilles et a également besoin de stocker du matériel (tracteur, faucheuse, mobilier urbain, divers outils et matériel, etc), - le Pôle « Centre de Conservation et de Restauration du Patrimoine Mobilier et Maritime » du Conseil Général qui entreposera dans ce bâtiment sa collection de barques catalanes classées, en attente de leur restauration dans l'atelier de réparation. Surface du bâtiment (SHOB) : 948 m². 3. La Vigie (ex réservoir d’eau, dit la « Bota ») : le corps du bâtiment existant sera aménagé d'un escalier en colimaçon et une structure en bois, reproduisant celle qui existait avant, sera ménagée au sommet, afin de disposer d'un belvédère panoramique sur les quatre points cardinaux du site, qui constituera le lieu privilégié d'observation du grand paysage. Surface du bâtiment (SHOB) : 40 m². 20/30 4. Le Bâtiment d'Exposition (ex centrale vapeur et air comprimé) : ce bâtiment sera réhabilité, dans le cadre du Projet, uniquement en clos et couvert. C'est le plus grand bâtiment du site puisqu'un étage peut y être aménagé, permettant d'envisager une superficie utile de quelques 1200 m². Son affectation n'a pas été déterminée dans le cadre du Projet et reste à fixer. Surface du bâtiment (SHOB) : 853 m² dont 82 m² de loggia. 5. L'Atelier de réparation des Barques catalanes (ex stockage de la glycérine et du glycol) sera, comme son nom l'indique, aménagé en atelier de menuiserie pour la réparation de la collection des barques catalanes classées, rachetées par le Conseil Général (ces barques, une fois réhabilitées, seront distribuées dans le Département). L'aménagement permettra au public de pouvoir visionner le travail effectué dans les ateliers et des visites accompagnées seront organisées. Le bâtiment couvrira également les locaux nécessaires à l'ensemble du personnel travaillant sur le site : cuisine, réfectoire / salle commune, vestiaires et sanitaires. Surface du bâtiment (SHOB) : 470 m². 6. Le Local technique Hameau (ex atelier de préparation des poudres absorbantes) : ce bâtiment sera exploité par différents utilisateurs : - la commune de Port-Vendres, qui a la gestion de la plage, et qui disposera ici du local infirmerie et poste de secours nécessaire à la surveillance de la baignade et de sanitaires publics, - l'Université de Perpignan et la Réserve Marine de Banyuls – Cerbère, gérée par le Conseil Général, qui disposeront d'un local commun, utilisé pour du stockage de matériel et comme base de départ pour des visites extérieures, notamment sub-aquatiques. Surface du bâtiment (SHOB) : 187 m². 7. Le Local technique Jardin (ex poulailler) : entièrement situé en zone rouge du PPRi, ce petit bâtiment ne servira qu'à entreposer du petit matériel et des produits d’entretien par le Gestionnaire du site. Surface du bâtiment (SHOB) : 90 m². 8. Le Pluton (ex stockage des détonateurs) : ce petit édifice n'est réhabilité que pour son intérêt historique et paysager. Il ne fait l'objet d'aucune affectation. Surface du bâtiment (SHOB) : 110 m². 9. Les Quatre alcôves (ex dynamiterie originelle) seront transformées en un parcours muséographique de plein air. Chaque alcôve présentera un thème spécifique sous forme de quatre grandes maquettes qui présenteront les différentes « échelles » du site de Paulilles : le contexte paysager : Paulilles dans le grand paysage du bassin versant, des Albères, de la Côte, les voyages de la dynamite (1870-1984) : Paulilles dans le monde (carte des échanges commerciaux), le chemin de la matière (1920-1971) : le site industriel de Paulilles, avec la mise en évidence du « parcours de la matière » et des anciens bâtiments industriels, le site demain : régénération, évolution, nouvelles entités paysagères, reconversion naturelle. Un seul bâtiment nouveau sera réalisé dans le cadre du Projet : le Pavillon d’Accueil du parking. Ce dernier ne contiendra qu'un petit bureau vitré et un espace couvert pour l'accueil des usagers. Surface du bâtiment (SHOB) : 22 m², dont une grande loggia. L'ensemble de ces bâtiments sera entretenu par le Conseil Général des Pyrénées Orientales dans le cadre de la convention de gestion avec le Conservatoire du Littoral. 4. Le plan de gestion et de protection des espaces paysagers et extérieurs Un Plan de gestion très précis sera réalisé par l'équipe de maîtrise d'oeuvre du Projet ALEP-APHYLLANTE pour l'ouverture du site en juillet 2008. Celui-ci sera mis en oeuvre par le personnel en charge de la gestion du site. 21/30 5. Le parking et les voiries 5.1. L'accès du public Un parking d’environ 12 000 m² est aménagé à l’extrémité ouest du projet, en zone bleue, au pied du talus de la voie ferrée. Celui-ci dispose d'environ 280 places pour les véhicules légers, 6 emplacements pour les autobus ou les cars et 10 places pour les 2 roues motorisés. L’accueil et l’information du public seront assurés depuis le Pavillon d’Accueil. Les personnes handicapées disposeront de 8 autres emplacements réservés pour stationner : - le long du chemin du Fourat, à l’entrée du site, - au Hameau. Les bicyclettes pourront être déposées en toute sécurité : - à la Maison de Site, - à l’arrière de la plage. Les navettes Port-Vendres – Paulilles déposeront les passagers à l’entrée du Site. Les autocars de la ligne régulière Perpignan – Cerbère disposeront d’un point d’arrêt à l’embranchement entre le chemin du Fourat et la RD 914. L’accès des piétons est possible sur site en journée suivant des horaires saisonniers variables, définis en concertation entre le Conservatoire et le Gestionnaire. Dans la traversée du site de Paulilles, le sentier littoral autorise la circulation du public jour et nuit sur la frange littorale par : - la traversée du cap nord suivant un cheminement confiné et sécurisé, - la plage de l’Usine, - un passage sécurisé et clôturé débouchant sur le chemin du Fourat. Le sentier littoral est entretenu par la Communauté de Communes Albères - Côte Vermeille. 5.2. L'accueil des services et des secours L’accès et la circulation automobile à l’intérieur du site seront autorisés pour : - les services de voirie, curage et vidange des réseaux, - les services d’entretien des espaces naturels, bâtiments et équipements divers, - les services de secours, - le Conservatoire du Littoral, le Conseil Général des Pyrénées Orientales, la Commune de Port-Vendres et les services d’Etat habilités. 6. Le gardiennage et la police Un gardien sera logé à l'année dans la maison de Site. Son rôle sera d'assurer l'entretien (avec des renforts ponctuels) et la surveillance du site. Les principales contraintes réglementaires sont brièvement rappelées ci-dessous : - Ecologie et paysage : sites classés, ZNIEFF, NATURA 2000, ZICO. - Activités économiques : zonage AOC Cru de Banyuls. - Urbanisme : Schéma Directeur de la Côte Vermeille, Loi littoral (concerne aussi le thème écologie et paysage), Plan d'Occupation des Sols (Projet non compatible avec le zonage du POS en 2006) / Plan Local d'Urbanisme de Port-Vendres. - Risques : inondation (PPRi) (concerne aussi le thème urbanisme), pyrotechnique, marin (PPR), incendie. Plusieurs réglementations s’appliquent donc au site, en particulier : - l'accès du public au site (cf. Règlement particulier du site), - le Code des Collectivités Territoriales, - les règles de Site classé (art L 341-2 et suivants du Code de l’Environnement), - le Plan de Prévention des Risques de Port-Vendres, - les Directives Natura 2000, - le Code de la route, 22/30 - la Loi littoral (art. L.146-1 et suivants du Code de l’Urbanisme et art. L.321 et suivants du Code de l’Environnement), - dispositions relatives au statut foncier (propriété du Conservatoire : art. L.322 et suivants du Code de l’Environnement). 7. La plage L'accès à la plage restera ouvert et utilisera le même accès que pour les autres visites. Un poste de surveillance et de secours et des sanitaires seront disponibles en arrière de la plage, dans le Local technique Hameau. La surveillance et l'entretien des plages seront assurés par la commune de Port-Vendres. 8. Le plan de prévention 8.1. Les risques naturels La commune de Port-Vendres est soumise à divers types de risques : •Risques naturels : •crues torrentielles et inondations, •feux de forêt, •mouvement de terrain, •séisme. •Risques technologiques : •routiers, •pyrotechniques, •transports de matières dangereuses. En conséquence, elle est dotée d’un Dossier Communal Synthétique (DCS) approuvé le 23 mai 2002. Elle dispose également d’un PPR : Plan de Prévention des Risques naturels prévisibles, approuvé le 12 avril 2001. Ce plan délimite et réglemente l’occupation et l’utilisation des sols, il est annexé aux documents d'urbanisme (POS, PLU). Enfin, un DICRIM (Document d’Information Communale sur les Risques Majeurs) a été édité en 2004. Ce document est destiné à informer les habitants des risques existants sur la commune et de la conduite à tenir en cas de danger. Par ailleurs, des études sur les risques ont été menées spécifiquement, dans le cadre du Projet de réhabilitation du site de Paulliles. 8.1.1. Risques d’inondation C’est un risque fort sur la commune et en particulier sur le site du Conservatoire du Littoral. Par risque d’inondation, on entend également crues torrentielles et inondations par invasion marine. Les crues du Cosprons sont parfois violentes en temps de pluies et de tempêtes. Ainsi, plusieurs arrêtés de catastrophe naturelle ont été prononcés depuis 1986 sur la commune de Port-Vendres (source : Prim.net) : - inondations et coulées de boue le 11/12/1986, - inondations et coulées de boue le 02/12/1987, - inondations, coulées de boue et effets exceptionnels dus aux précipitations le 15/07/1992, - inondations, coulées de boue et chocs mécaniques liés à l’action des vagues le 02/02/1998, - inondations et coulées de boue le 17/11/1999, - inondations et chocs mécaniques liés à l’action des vagues le 05/03/2004. L’usine de Paulilles a été construite dans le lit du ruisseau de Cosprons. Celui-ci a été détourné par remblai et canalisé pour s’écouler au nord de l’usine. En 1971, l’inondation du ruisseau avait engendré une hauteur d’eau de 1,50 m environ dans certains bâtiments. 23/30 Dans le PPRi de Port-Vendres, une grande partie du site de Paulilles est classée en zone rouge, englobant également une partie du secteur ouest de la RD 914 (cf. extrait de carte de zonage ci-après). Le règlement du PPRi stipule que : •En zone rouge (risque fort), seuls sont autorisés les démolitions et l’entretien de bâtiments ainsi que les aménagements d’espaces naturels, sous réserve de ne pas augmenter le risque et la population exposée au risque. Les bâtiments conservés en zone rouge, ne pourront a priori être utilisés qu’à des fins de stockage. Cependant, tous dépôts de matériaux et matériels difficilement déplaçables ou susceptibles de polluer les eaux sont interdits. •En zone bleue (risque moyen) ou blanche (risque faible), il peut être envisagé de réhabiliter les bâtiments pour accueillir des activités : « sont autorisés, sous réserve de ne pas aggraver le risque ou d’en créer de nouveaux… » ; « les construction nouvelles y compris extensions, sont autorisées, parce que capables de résister à l’aléa sans l’aggraver ». Les aires de stationnement ne peuvent également être implantées qu'en zone bleue ou blanche (le parking du Projet est prévu en zone bleue). Un des facteurs majeurs du risque d'inondation sur le site est la maîtrise des ruissellements. Très importants sur le secteur, les nombreux canaux, drains et exutoires qui devraient permettre de collecter et d’évacuer ces eaux n'ont plus été entretenus pendant des années et seront remis en état dans le cadre du Projet. Extrait de la carte de zonage du PPRi de Port-Vendres 24/30 8.1.2. Risques liés au milieu marin (tempête, érosion et invasion marine) La baie de Paulliles, protégée de la tramontane par le Cap Béar, est soumise à des coups d’est-sud-est par vent de mer qui peuvent présenter des houles importantes et des entrées d’eau marine jusqu’au mur anti-débarquement, et même pénétrer à l’intérieur du site par les brèches de celui-ci. Le littoral côtier de la plage de l’Usine est ainsi classé en « rouge » sur la carte des risques (PPR) pour l’aléa : « Mouvements de terrain liés à l’invasion marine et aux chocs mécaniques des vagues ». Ce sont les caps qui sont principalement concernés, mais la partie sud du cap nord est également effondrée en partie sur la plage. L’anse de Paulliles ne semble pas bénéficier d’une tendance à être rechargée en matériaux du large du fait des houles amorties par les pentes douces. 8.1.3. Risques d’incendie Comme dans toute zone méditerranéenne boisée, le site de Paulilles et ses abords s’inscrivent dans le périmètre DFCI réglementaire, soumis aux feux de forêt, et qui concerne toute la commune de Port-Vendres. Le site est soumis également aux dispositions réglementaires du Code Forestier. Le risque de feux est important à l’intérieur du site de Paulilles du fait notamment de la végétation abondante (friches) non entretenue et de l’absence d’information du public et d’équipements de DFCI. Les secteurs les plus sensibles aux risques d’inflammabilité en liaison avec la fréquentation touristique sont les trois caps rocheux et la zone sud, constituée de maquis de coteaux très exposés aux vents dominants (avec un risque indirect d’explosion). La partie située à l’ouest de la RD 914 est difficile d’accès dans le cas d’un éventuel départ de feu. Ces risques seront très largement diminués suite à la réhabilitation du site effectuée dans le cadre du Projet, et grâce à l'entretien prévu dans le cadre de la convention entre le Conservatoire et le Conseil Général. 8.1.4. Risques de mouvement de terrain Le risque de mouvement de terrain est considéré comme faible à Paulilles. Ce risque comprend les glissements de terrain (déplacement d’une masse de matériaux meubles ou rocheux), les chutes de pierres et/ou de blocs, et les ravinements. Néanmoins, les risques de chutes de blocs sont très importants sur les promontoires sud et nord, dont les accès devront être contrôlés. Les caps sont donc principalement concernés par ces risques, et en particulier la partie sud du cap nord qui s’est effondrée en partie sur la plage. 8.1.5. Risques de séisme Un arrêté de catastrophe naturelle a été prononcé pour Port-Vendres suite à un séisme survenu en 1996. La commune est déclarée en zone de sismicité faible (zone I b), conformément au décret n°91-461 du 14 mai 1991. Ce décret impose des mesures préventives en matière de construction (normes parasismiques), en particulier pour les bâtiments destinés à recevoir du public. 8.2. Les risques technologiques 8.2.1. Risques pyrotechniques •Risques terrestres : SNPE ingénierie a produit une étude des dangers en 1987, afin d’évaluer les risques d’explosion qui pouvaient subsister sur le site, bien qu’une décontamination ait été effectuée à la fermeture de l’usine. Cette étude conclut « aux faibles risques d’accident pyrotechnique lors de la réalisation de travaux de terrassement, compte tenu de la géologie du site ». Sur la dynamiterie originelle, « le risque pyrotechnique est faible et ne saurait résulter que de la découverte d’objets tels que détonateur enfouit par malveillance ou négligence ». L'étude donne des « recommandations concernant les mesures propres à accroître la sécurité des personnes, si malgré tout des produis explosifs étaient fortuitement mis à découvert ». Elle indique de manière générale que, dans les anciens ateliers, une vigilance devra être apportée lors des interventions, s’il existe des structures qui permettaient le stockage de substances explosives (alvéolées, en 25/30 surplomb, bardage double peau…). Hors des ateliers, le risque est qualifié de faible du fait de la dispersion dans le milieu naturel. En outre, les conclusions de l’expert du BRGM dans cette étude sont les suivantes : - la nature géologique du site ne permet pas l’accumulation des produits éventuellement infiltrés, - les discontinuités géologiques (fissures) favorisent les évacuations vers la mer, sont de dimensions telles que la densité de présence de produits éventuellement infiltrés est faible, et limitent les circulations en faible profondeur. Les produits nitrés sont également très solubles et se sont sans aucun doute dissous depuis l’arrêt de l’activité de l’usine sur les emprises concernées. L’ensemble des investigations sur ce site a abouti à l’Arrêté Préfectoral n°544/90 du 9 avril 1990, qui conclut que toute utilisation ultérieure du site de Paulilles peut être envisagée, sauf sur les parcelles 115 et 208, soit la majorité du cap nord et la totalité du cap sud, où il subsiste des présomptions de risques pyrotechniques et où tous les travaux d’affouillement devront respecter des prescriptions strictes (engins téléguidés, présence d’un artificier, arrosage permanent). Rappelons enfin que, dans le cadre de la réhabilitation du site par le Conservatoire du Littoral, un audit des bâtiments a été réalisé par le CEBTP pour le traitement des déchets de démolition, et qu’aucune substance explosive n’a été détectée. Carte des risques pyrotechniques terrestres 26/30 •Risques sous-marins : Dans les zones sous-marines, les risques évalués correspondent à : - la présence éventuelle de munitions datant de la seconde guerre mondiale : ce risque existe, comme sur l’ensemble de la côte Vermeille et sachant qu’il n’y a pas eu de débarquement sur ce secteur ; - les pollutions liées à l’activité de l’usine : aucun risque ne subsiste puisque les fonds en sont exempts, - les vestiges de l’estacade métallique submergée : aucun risque ne subsiste fin 2006 puisque les pieux et fers fichés en sortie de Cosprons ont été enlevés. En 2006, l’Arrêté Préfectoral du 2 septembre 1981 reste d'actualité et interdit le mouillage sur une partie de la baie. 8.2.2. Risques routiers Malgré les interdictions préfectorales d’accès au site et de stationnement (l'Arrêté du 17 juin 2002 interdit le stationnement le long de la RD 914 dans toute la traversée du site de Paulilles), l’attrait que représente l’anse de Paulilles en période estivale engendre une occupation estimée, de 2004 à 2006, à 1200 personnes/jour et le stationnement anarchique et dangereux d’environ 450 véhicules/jour. Il en résulte un risque pour la sécurité routière important, auquel se rajoute la dangerosité liée au manque de visibilité et aux mauvaises conditions de traversée piétonne. Ce risque est maximum en été, lorsque le nombre de véhicules transitant sur la RD 914 passe de la moyenne journalière d’hiver d'environ 5 200 véhicules/jour à la moyenne journalière d’été d'environ 13 400 véhicules/jour. Des aménagements de sécurisation ont été réalisés, dans le cadre de la gestion provisoire du site par le Conseil Général, par la construction d’un tourne à gauche permettant l’accès depuis Port-Vendres aux deux parkings créés au sud-ouest du site. Ces travaux ont permis de diminuer fortement les risques routiers, mais le stationnement sauvage le long de la RD 914 et les traversées piétonnes en visibilité réduite de cette route persistent en été. Ce risque sera, autant que faire se peut, supprimé une fois le Projet réalisé. 8.2.3. Transports de matières dangereuses La commune se situe dans le champ d’application du risque de transport de matières dangereuses lié à la RD 914 et à la voie ferrée. 27/30 ANNEXE 5 : MODÈLE-TYPE D’AUTORISATION D’OCCUPATION TEMPORAIRE AUTORISATION D'OCCUPATION TEMPORAIRE d'un bâtiment sur le site de….N° ENTRE Le Conservatoire de l'espace littoral et des rivages lacustres, Etablissement public de l'Etat à caractère administratif créé par la loi n°75-062 du 10/07/75, dont le siège est situé à la Corderie Royale 17306 ROCHEFORT, représenté par M. Emmanuel LOPEZ, directeur, et ci-après désigné par « le Conservatoire », Monsieur le Maire, le Président de gestionnaire du bien désigné ci-après par convention en date du, ci-après dénommé « le Gestionnaire » d’une part ET M. demeurant ci-après dénommé « le permissionnaire », , d’autre part, IL EST CONVENU CE QUI SUIT : 28/30 PREAMBULE Le Conservatoire est propriétaire sur la commune de des parcelles cadastrées …et d'un bâtiment cadastré . L'ensemble de ces parcelles est géré par convention du par la commune de . Monsieur a sollicité le Conservatoire de l'espace littoral et des rivages lacustres pour occuper le bâtiment désigné à l'article 1 au motif suivant : (à préciser : occupant présent avant l'acquisition, agriculteur gérant un site protégé a proximité, membre d’une association de protection de l’environnement aidant bénévolement à la gestion ...) Compte tenu de l'intérêt pour le Conservatoire de favoriser la gestion des espaces protégés, assurer un gardiennage des lieux, maintenir un usage au bâtiment acquis en attente de la définition d'un projet d'intérêt général...,et compte tenu de l’avis favorable exprimé par le gestionnaire. Article 1 : OBJET En application des articles L.322-9, et L.322-10 du Code de l'Environnement, et les articles réglementaires d’application correspondants, le Conservatoire autorise le permissionnaire à occuper à titre d'habitation principale l'immeuble dont la désignation suit : Section d'une superficie cadastrale de Superficie au sol de la maison m² Superficie totale au sol : m², sans qu'il soit nécessaire d'en faire une plus ample description, le permissionnaire déclarant le bien connaître. Article 2 : SPECIFICITE DE L’OCCUPATION Le permissionnaire reconnaît expressément le caractère provisoire, précaire et révocable de l'occupation accordée. S'agissant d'une autorisation d'occupation temporaire sur le domaine public du Conservatoire, celle-ci n'est en aucun cas assimilable à un bail d'habitation, et à ce titre ni les dispositions des articles 1714 et suivants du code civil ni celles de la loi n° 89-462 du 06 juillet 1989 sur les rapports locatifs ne lui sont applicables. Article 3 : DUREE La présente autorisation d'occupation temporaire prend effet le durée de .(3 ans maximum) Elle n'est pas renouvelable tacitement. et est consentie pour une Le Conservatoire se réserve le droit de la suspendre ou de la révoquer à tout moment, soit pour nonrespect par le permissionnaire de l'une quelconque de ses obligations, soit pour un motif d'intérêt général. Dans ces cas, le permissionnaire devra prendre ses dispositions pour libérer les lieux dans les huit jours suivant la réception de la notification adressée en recommandée avec AR par le Conservatoire. En aucun cas et pour quelque cause que ce soit, il ne pourra réclamer une indemnité. Article 4 : OBLIGATIONS DU PERMISSIONNAIRE 4.1. Le permissionnaire prend le logement dans l'état où il se trouve, sans pouvoir d'aucune manière se retourner contre le Conservatoire pour quelque cause que ce soit. 4.2. La présente convention ne confère au permissionnaire qui le reconnaît expressément, aucun droit au maintien dans les lieux. Elle revêt un caractère strictement personnel et ne pourra faire l'objet ni de cession, ni de sous-location ou de prêt sous quelque forme que ce soit sous peine de retrait d'office. Elle ne pourra faire l'objet d'une transmission aux héritiers ou aux ayants droit à titre universel. 4.3. Le permissionnaire s'engage à utiliser l’immeuble pour un usage strictement personnel d'habitation. Tout usage ou activité commerciale, industrielle, artisanale ou agricole est interdite.. 4.4. Le permissionnaire devra, dans les 10 jours de la signature des présentes, souscrire une police d'assurance garantissant tous les risques pouvant résulter de l'occupation, ainsi que le recours des tiers. Il devra produire cette police d'assurance et justifier du paiement des primes et cotisations par l’envoi des 29/30 attestations correspondantes à la délégation du Conservatoire du littoral, chaque année à la date anniversaire de la présente convention. 4.5. Le permissionnaire ne pourra modifier en aucun cas l'état des lieux sans l'accord préalable et formel du Conservatoire. Il s'engage à laisser les agents de l'établissement public et le gestionnaire visiter l'immeuble en vue de constater l'état et de vérifier que sa destination est bien respectée. Le permissionnaire devra, en outre, respecter les conditions particulières suivantes : - il ne pourra apposer ou faire apposer par des tiers des pancartes ou panneaux publicitaires de quelque nature qu'ils soient, - il s'engage à maintenir en état de propreté les abords du bâtiment mis à disposition et à ne réaliser aucune construction, même légère. 4.6. Le permissionnaire fera son affaire personnelle des contrats liés à la fourniture des fluides (eau, gaz, fuel, électricité) ainsi que le téléphone et d’une manière générale de tous les abonnements taxes et consommations liés à l’occupation des locaux mis à sa disposition. Il acquittera en outre la taxe d’habitation.(l’impôt foncier restant à la charge du Conservatoire). 4.7. Le permissionnaire assurera l'entretien du bâtiment mais ne sera pas tenu d'effectuer les travaux de grosses réparations qui incombent au propriétaire. 4.8. Le permissionnaire aura un rôle de pédagogie auprès du public, afin de l'alerter sur le caractère fragile des lieux. En cas de dégradation, atteinte aux biens, dépôts illicites de matériaux, de toute infraction, il devra alerter le Conservatoire et le gestionnaire du site. Toute transgression d'une des obligations prévues à l'article 4 entraînera la résiliation de la présente autorisation d'occupation après mise en demeure non suivie d'effet sous quinze jours. Article 5 : OBLIGATION DU GESTIONNAIRE Le gestionnaire veillera à l’application et au respect des termes de la présente AOT. Il avertira le Conservatoire de tous les manquements du permissionnaire. Article 6 : REDEVANCE La présente autorisation d'occupation est autorisée moyennant une redevance annuelle de ..........euros, payable d’avance à la date anniversaire d’entrée dans les lieux. Elle est encaissé chaque année par le gestionnaire du site au titre de la convention signée avec ce dernier en date du (ou bien "elle est payable chaque année auprès de l'Agent Comptable du Conservatoire de l'espace littoral et des rivages lacustres..), En cas de non paiement de la redevance auprès du gestionnaire, le Conservatoire pourra s’y substituer , après la carence de paiement constatée par une mise en demeure (recommandée avec accusé de réception) restée sans réponse après un délai de 15 jours Cette redevance est révisable chaque année en fonction de la variation de l'indice du coût de la construction( au 31 décembre de l’année n-1) Tout retard dans le paiement entraînera la résiliation de la présente convention 15 jours après l’envoi d’une lettre de rappel non suivie du règlement. Article 7 : CONTENTIEUX La présente convention ayant un caractère administratif, les parties conviennent de s'en remettre en cas de litige à la compétence du Tribunal Administratif de . Fait le Le Permissionnaire à Le Gestionnaire Le Directeur du Conservatoire 30/30