Techniques D`éclairage N° 10
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Techniques D`éclairage N° 10
ATELIER éclairage Cet atelier permet de dresser toute la chaîne opératoire de la matière naturelle jusqu’à une finalité d’exploitation au service de l’homme. L’homme préhistorique ne pouvait se loger durablement au fond des cavités. Trop froid, trop humide, pas vraiment d’aérations et le noir durable et absolu en font un milieu inhospitalier. Seul l’éclairage transportable va résoudre ce crucial problème de notre habitant des âges glaciaires. L’homme s’il découvre les secrets du feu, va devoir s’ingénier une deuxième fois pour rendre la flamme durable et non « polluante » de par les émissions de fumées. Il lui a fallut -1) constater que la graisse est un combustible lent -2) trouver ou inventer un récipient pour ce carburant -3) inventer la mèche (beaucoup de matériaux conviennent) Cet évènement va se situer au début du paléolithique supérieur, vers la période Solutréenne. HISTORIQUE : Les Homo érectus sont à la base de la maîtrise du feu il y a prés de 400 000 ans. (voir Kit Feu à la Marcassite Atelier de production du feu). Il faudra attendre 25 000 ans avant nous, pour voir apparaître les premiers ustensiles ou appareils à faire de la lumière de façon permanente ou durable. Il faut savoir que dans la culture et l’histoire des pays du grand Nord, la lampe à graisse n’est pas que l’outil à éclairage. Non, bien plus important sous le tipi Lapon, ou l’igloo des Inuits, la lampe à graisse est un système de chauffage efficace. En effet, l’isolation de petits volumes d’air, confinés par de la glace ou d’épaisses peaux de bêtes, l’expérimentation vérifie qu’une ou deux lampes à graisse suffisent à élever la température fort appréciablement. Un inuit se déshabille complètement dans son habitat ainsi chauffé ! PRINCIPE : C’est le brûlage des résines et des graisses qui va permettre la régularité de combustion. La difficulté est de trouver un récipient susceptible de contenir le combustible. Les coquillages furent les structures accueillantes de ce principe. Mais les coquilles chauffées résistent peu à la chaleur. Le grés ou calcaire gréseux, lui, offre à la fois, des qualités de résistance calorique, une suffisante étanchéité et une relative facilité à son aménagement manuel. En effet la Dordogne regorge de ce type de roche qui contient un pourcentage équivalent de carbonate et de silicate sous forme de grains de silice. Souvent la silice est recristallisée (épigénisée) qui procure à la roche sont aspect lustré donc étanche. La lampe de Lascaux fut taillées ou sculptée dans un gré rose qui semble provenir des couches indurées et siliceuses de la région sud-Briviste. AMENAGEMENT : Les aménagements dans le gré s’exécutaient au pic en silex puis au grattoir pour affiner les formes galbées intérieures ou extérieures. Selon la porosité des grés, le fond de la lampe doit être enduit d’une pellicule d’argile bien humidifiée, afin de contenir l’huile ou la graisse fondue. L’huile surnage toujours sur l’eau. Le principe de la mèche fut probablement acquis fortuitement par la chute d’une brindille enflammée dans du gras d’animaux. Ou par l’observation directe dans un foyer ou consumait quelque reste de repas. La meilleure mèche que nous aillons expérimenté est le champignon parasite séché d’amadouvier [amadou]. Il faut l’imbiber totalement de graisse et le poser sur un bord de lampe en laissant dépasser un centimètre de mèche hors de la graisse. Brûloir à genièvre Lampes sur Ciporex PROCEDE de FABRICATION : Creusement : A partir du bloc de grés (pour les élèves Ciporex) tracer au silex la forme générale de votre future lampe. Ovoïde ou oblongue, avec ou sans manche. Dégauchir à coup de pic en silex la forme générale du bloc. Poser le bloc sur ses genoux pour plus de facilité de travail. Interposer entre la main et le pic la pièce de cuir pour protéger la peau. Taper vigoureusement la pointe vers le bloc de calcaire, ou très légèrement pour du Ciporex. A l’aide du grattoir lisser par grattage la paroi extérieure et le godet intérieur. Creuser une cavité ronde ou ovale jusqu’à 2 ou 3 cm de profondeur. Produire une strie du bord de la cuve vers le manche pour y placer la mèche. Option : On peut sculpter un manche comme celui de la lampe de Lascaux Décorations : A cette étape il est possible de strier et peindre sa lampe. Etanchéité : Mélanger l’argile du coquillage avec un peu d’eau dans le creux de la main. Enduire en faisant pénétrer cette patte mole dans les pores du godet. Appuyer le plus possible avec le pouce pour faire rentrer l’argile. Si l’argile colle aux doigts, y poser de la salive. Laisser imbiber par immersion totale, la mèche d’amadou dans la graisse prévue à cet effet, au moins une heure. Si vous utilisez de l’huile l’imprégnation est quasi immédiate. Placer sur le bord du godet et verser la graisse jusqu’au contact des ¾ de la mêche. Allumez la mèche à l’aide du Kit Feu Marcassite, et/ou une brindille enflammée. SECURITE : Il est bien évident que la manipulation des flammes n’est autorisé qu’aux adultes. PRECAUTIONS : Installer les enfants sur une bâche plastique pour faciliter le nettoyage des débris. MODELES : Des répliques des lampes de Lascaux et de la Mouthe sont à disposition des sculpteurs Notez le décor sur le manche de la lampe de Lascaux et le bouquetin sur le dos de celle de la Mouthe. Matériel à disposition : - 1 lampe de néotype Lascaux ou 1 lampe de la Mouthe (les deux en pierre reconstituée). - 1 bloc de grés de Sireuil. - 1 pic de silex + 1 grattoir en silex pour fabriquer soit même sa lampe. - 1 protection de cuir pour la main. - 1 pot graisse animale. - 4 mèches d’amadou. - 1 coquillage d’argile ocré naturelle. - 1 manuel d’utilisation avec historique. - 1 grand sac cuir. SAC de CUIR Protection cuir GRAISSE Lampe à graisse type Lascaux Bloc de grés Coquillage d’argile GRATTOIR Mèches amadou PIC SILEX