Journal-CMS-2014-201.. - ENSEMBLE SCOLAIRE LA SALLE
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A la découverte du Planétarium de Saint-Etienne C’est Maintenant, Suivez ! Le journal des étudiants de la CMS, Campus La Salle N°01 PORTRAIT Aurélien Rodot, un petit prodige à l’ENISE P. 6 CULTURE DOSSIER : la STAS 3ème ligne de tram Incivilités JE SUIS CHARLIE Le Fil, la Scène de musique actuelle stéphanoise P. 6 SPORT Les Supporters des Verts et l’avenir des ultras P. 7 2 C’est Maintenant Suivez ! Une troisième ligne de tram en prévision à Saint-Etienne d’ici 2020 La construction d’une troisième ligne de tramway à Saint-Étienne est un projet de longue date qui a été successivement repris et abandonné par les différentes municipalités. La troisième ligne de tram faisait partie des 200 propositions annoncées par Gaël Perdriau. Il a confirmé ses intentions après été élu en mars dernier face à Maurice Vincent. « Ce projet va profondément modifier l’urbanisme du quartier du Soleil. Il faut le voir comme un service apporté à la population de demain. Un tram se finance sur cinquante ans et il faut envisager l’aménagement d’un quartier à long terme. Cette troisième ligne de tram va permettre aux habitants du nord de la ville de rejoindre directement la gare sans passer par le centre-ville depuis la Terrasse et Bellevue. Elle desservira aussi le pôle de loisirs de la Plaine Achille et le Technopôle avec ses 3 000 salariés, ainsi que GeoffroyGuichard et le Zénith », déclarait Gaël Perdriau peu après son élection sur le site de la ville de Saint-Etienne. Un projet jugé « trop coûteux » et « inutile » Cependant, ces travaux ont un coût qui seraient de 60 millions d’euros selon Le Progrès. En effet, une ligne suppose de nouvelles rames de tramway. De plus, en parallèle de ce projet existe celui d’une ligne de bus à haut niveau de service (BHNS) et une seul des deux propositions pourrait voir le jour lors du mandat actuel Ce que l’on sait, c’est que le projet du futur tramway desservirait le quartier des loisirs du Marais autour du Zénith et de la future Comédie. Photo Le Progrès (qui court jusqu’en 2020). Ce choix à faire sera connu en 2015, sans plus de précision de la part de Marc Petit, en charge des transports à l’Agglomération. Une enquête réalisée par France Bleu auprès des Stéphanois a révélé que beaucoup de locaux trouvent ce projet «trop coûteux » et « inutile ». Pour rappel, Saint-Etienne est une des villes les plus endettées de France. Les transports alternatifs à Saint-Etienne Vélos urbains : Depuis juin 2010, Saint-Etienne à son propre système de vélo urbain : le Veli’Vert. 300 vélos sont disponibles 24h/24 et sont repartis sur 30 stations. Autopartage : La première voiture a été mise en service en octobre 2011, une centaine de personnes se partagent à ce jour les 8 véhicules implantés dans l’agglomération. 1881 : Le tram stéphanois fonctionne sans interruption depuis cette date, ce qui en fait le plus ancien de France. Colin Mourlevat « On peut contrôler n’importe où et n’importe quand » Responsable adjoint à l’exploitation à la Stas, en charge de différents sites d’exploitation ainsi que des secteurs prévention et fraude, Bruno Chalmandrier décode la politique maison face aux incivilités. Quel est le type de plaintes que vous recevez le plus régulièrement ? Au niveau des chiffres, ils concernent les tramways et les bus du réseau Stas et date de fin 2012 ; mais globalement ils évoluent à la baisse sur 2013 et 2014. En interne, on suit plusieurs critères tels que : les agressions, les insultes, les différentes dégradations sur le matériel et les atteintes aux personnes. On peut dire qu’entre 2009 et 2012, le nombre d’incidents enregistrés a baissé d’environ 28%. Au niveau des faits, on est passé de 319 faits en 2009 à 229 en 2012. Ces faits là sont essentiellement des remontés de conducteurs. Quand on parle de dégradations, cela va du tag aux sièges déchirés et aux bris de glace, mais aussi insultes et menaces sur le personnel, que ce soit conducteurs, vérificateurs, ou personnel en agence commerciale. En terme d’agressions physiques, on en déplore environ 7 par an côté conducteurs et à peu près le même chiffre côté vérificateurs. Insultes, menaces et outrages sont plus fréquents, mais systématiquement, ces faits sont condamnés et débouchent sur un dépôt de plainte. C’est Maintenant Suivez ! Quelles sont les répercussions de ces agressions sur le réseau Stas au niveau de la fréquentation, des plaintes et des condamnations ? En terme d’agressions sur clients, on enregistre une baisse de 20% avec environ 25 agressions sur voyageurs constatées par an. Ces chiffres nous parviennent uniquement par le biais de notre clientèle. On a des clients qui vont déposer plainte directement, sans passer par la Stas, et d’autres qui ne déposent pas plainte du tout. Il faut donc différencier nos chiffres internes et les agressions entre voyageurs dont on est beaucoup moins maître. 3 En ce qui concerne les agressions sur le personnel, en quoi consiste la démarche interne du réseau ? Cela passe déjà par de l’information au niveau du grand public sur comment se comporter dans les transports en commun. C’est donc un travail de prévention (le service prévention, composé de 4 personnes, rencontre chaque année environ 5 000 scolaires) qui se fait sur les classes de CM2 à 3e. On travaille beaucoup avec les différentes municipalités puisqu’il y a environ 45 communes qui font partie de Saint-Etienne Métropole, ainsi qu’avec les différents centres sociaux. Et il ya également toute la formation qui est dispensée en interne sur comment gérer une situation de conflit, comment gérer son stress au quotidien. C’est donc la conjugaison de l’information diffusée à notre clientèle et de la formation auprès de de notre personnel qui permet de mieux appréhender un éventuel conflit. « On a 40 millions de voyageurs et huit agressions sur vérificateurs par an » Peut-on dire aujourd’hui qu’il existe des secteurs un peu plus sensibles ? On pense par exemple à Montreynaud et à la vallée de l’Ondaine... Il y a des secteurs un peu plus sensibles que d’autres, mais on ne stigmatise pas un secteur plutôt qu’un autre. Malheureusement l’agression peut arriver à n’importe quel point du réseau et on s’aperçoit que les statistiques les plus élevées en ce qui concerne l’incivilité ne sont pas concentrées sur ces secteurs. Globalement, les agressions sont réparties sur l’ensemble du réseau, même s’il est vrai que la fréquence de passage des bus à Montreynaud et dans la vallée de l’Ondaine est peut-être propice à la naissance d’agressions. Au niveau des contrôles, y-a-t’il une cadence de vérification, une zone plus contrôlée ? On a une organisation de contrôle. Le message à faire passer est que l’on peut être n’importe où et n’importe quand sur le réseau. Le but du jeu est de créer l’inconfort chez le fraudeur. Dernièrement, on a recruté six emplois d’avenir qui ont intégré le service fraude. On a recruté trois vérificateurs et nous avons démultiplié les équipes. Désormais, les contrôleurs sont par équipes de trois et sont beaucoup plus mobiles. Nos équipes sont présentes tous les jours sur une amplitude horaire allant de 5h du matin à environ 20h. On a 40 millions de voyageurs par an sur nos lignes et huit agressions sur vérificateurs par an toujours. Évidemment, c’est toujours huit agressions de trop sur lesquelles on travaille, mais si on ramène ce chiffre au nombre de voyageurs, cela reste relativement faible. Quels sont les moyens mis en œuvre à l’intérieur de vos véhicules pour endiguer le phénomène des incivilités ? L’ensemble de notre parc, que ce soit bus ou tramways, est équipé de caméras de vidéoprotection. Les 35 rames de tram sont équipées de 8 caméras chacune (aussi bien analogiques que numériques) afin de couvrir l’ensemble du véhicule, du poste de conduite jusqu’à la partie arrière. Il y a également une prise de son qui remonte au conducteur afin qu’il puisse appréhender une éventuelle situation de conflit. Et puis, nous avons un partenariat avec la police et la justice, et nous mettons à leur disposition tous nos enregistrements. Propos recueillis par Gaspard Poirieux Marthe Granger (91 ans) et Barthélemy Granger (92 ans), couple de retraité Celia Boukioud (17ans), lycéenne Franck Mousset (54 ans), sans emploi Kamel Mohsceime (18 ans), sans emploi « On n’a jamais eu de problème dans le tram. On le prend très rarement, et dans tous les cas on est toujours tous les deux donc on se rassure. Sinon, on nous laisse toujours une place assise alors on peut dire que tout va bien. » « Je prends tous les jours les bus Stas et quelques fois le tram. Je me sens en sécurité, même toute seule. Le seule moment où ne suis pas sereine, c’est a partir du moment où il fait nuit. J’ai déjà vu des gens déchirer des sièges et je trouve ça ridicule. » « J’utile beaucoup les bus et les trams comme je n’ai pas de voiture. Je trouve que le réseau est bien desservi. Les contrôles sont efficaces, selon moi, et je me sens en sécurité. » « Je trouve qu’il ya beaucoup trop de contrôles à Montreynaud. En plus, la plupart du temps, les contrôleurs font pas ce qu’ils disent. Il y en a qui sont tolérants face à la fraude mais pas face à la violence. » 4 C’est Maintenant Suivez ! Le Planétarium de Saint-Etienne, vers l’infini et au-delà... Les étoiles ne sont pas si loin. Elles se nichent sous la voûte du Planétarium de Saint-Étienne, un lieu extraordinaire qui nous rend complice avec le ciel. Ouvert depuis 1993, le Planétarium de Saint-Étienne a pour vocation de présenter des films mêlant rigueur scientifique, émotions et poésie. Il y a plus de dix ans, il fût le premier Planétarium de France à disposer d’un système ultramoderne, permettant une projection vidéo immersive sur la totalité de son écran en demi-sphère. Et à posséder un simulateur en temps réel du ciel au-dessus de nos têtes, avec une base de données astronomique, comprenant l’ensemble des planètes, satellites, petits corps du système solaire et plus de 100 000 étoiles. Depuis 2012, le Planétarium est également le premier à proposer des films en 3D. Répartis tout autour de la salle, six vidéoprojecteurs projettent six images s’assemblant en une énorme image unique couvrant toute la voûte, à l’intérieur de laquelle se trouve le spectateur. En mode 3D, ce sont douze vidéoprojecteurs qui sont utilisés. Techniquement remarquable, le rendu des effets en relief est époustouflant. Le programme est établi mois après mois, le Planétarium de Saint-Étienne propose diverses projections en fonction de l’âge et des goûts des ses spectateurs, que l’on ait sept ou soixante-dix ans, tout le monde peut y trouver son bonheur. Pendant une heure, le public assiste à une séance sur un seul et même thème, mais tous les médias sont utilisés : film, interventions d’un médiateur scientifique, séquences virtuelles animées, etc. Les nostalgiques seront d’ailleurs heureux d’apprendre que l’un des tout premiers films à avoir été présentés au Planétarium il y a vingt ans, l’intemporel et très apprécié du public «L’Aveugle aux yeux d’étoiles», a été tout récemment retravaillé pour être projeté en 3D. Ce petit film d’animation destiné aux enfants aborde des notions astronomiques fondamentales de manière simple et ludique, autour de l’histoire d’un tyran qui, voulant gagner en puissance, se lance dans le comptage des étoiles. Mais la tâche s’avère plus difficile que prévu… Vous pourrez découvrir : «Planètes, voyage dans le système solaire», un film pour les petits comme Le Planétarium de Saint-Etienne et sa grande salle de projection 3D Photo Planétarium de Saint-Etienne pour les grands, qui souhaitent découvrir les fascinants paysages de notre système solaire tels que les reliefs de Mars, les nuages de Jupiter ou encore les anneaux de Saturne. Les films réalisés par le Planétarium, qu’ils prennent la forme de contes, de documentaires ou de fictions, sont remarquables et acclamés par la critique dans le monde entier. A ne pas manquer, la dernière production de la structure stéphanoise : «Polaris», un d’animation qui sera présenté au grand public dès début 2015. Dossier réalisé par Walter Scaviner et Alexandre Guia C’est Maintenant Suivez ! 5 Damien Beguet : des étoiles dans les yeux… Entretien avec Damien Beguet, le directeur du Planétarium de Saint-Etienne, qui a repris la tête de ce dernier il y a maintenant 3 ans. Nouvel agencement de la boutique du Planétarium. La Boutique Le Planétarium de Saint-Etienne comporte une boutique accessible à tous, et qui mérite d’être visitée pour sa spécialisation. Cette dernière a d’ailleurs subi un lifting pour la rendre plus attractive et plus complète. Misant sur un bassin de population de classe moyenne, elle fonctionne plutôt bien et est même en augmentation au niveau de sa fréquentation. Damien Beguet, directeur du Planétarium (à gauche) et Eric Frappa, directeur scientifique (à droite) lors de la présentation des prix des productions du Planétarium. Photo Planétarium de Saint-Etienne Fait original, Damien Beguet vient du milieu culturel et son parcours est peu associé au milieu scientifique. Il est parallèlement président d’une association à Lyon, organisatrice d’un festival de musiques électroniques indépendantes appelé «Les Nuits Sonores» qui accueille environ 130 000 spectateurs sur une durée de 4 jours et demi. « Je viens du milieu culturel et pas du tout du milieu scientifique. » Il possède donc une connaissance du milieu institutionnel et événementiel. Son arrivée à la direction du planétarium en 2011 s’est effectuée suite à un ensemble de hasards. Le poste lui avait été proposé dans la perspective de réformer et transformer l’institution. Le but est donc pour lui, de relever le défi classique (mais intéressant) de faire fonctionner cette structure avec moins d’argent. Cela ne lui fait cependant pas peur. En effet, il pense que l’un des grands enjeux est que « dans un certains nombre de cas on peut faire mieux et moins cher. C’est un mauvais point de départ, que de partir sur l’idée que ce n’est pas possible et on peut tout à fait assumer ce genre de contrainte sans que cela soit forcement néfaste pour le projet », affirmet-il. Viennent en plus s’ajouter pour le planétarium, des défis en termes de recettes qui demandent beaucoup d’attention et une gestion rigoureuse, sans empêcher de faire des projets pour autant. Néanmoins, c’est un défi plutôt positif dans le fond pour la structure stéphanoise qui compte une fréquentation au dessus de 30 000 personnes par an et continue de créer ces propres films. Adresse : Espace Fauriel 28 rue Pierre et Dominique Ponchardier 42100 Saint-Etienne Téléphone : 04 77 33 43 01 Site Officiel : www.planetarium-st-etienne.fr Chiffres et dates : 30 000 visiteurs par an Mise en place de la 3D en 2012 6 vidéoprojecteurs / 12 en mode 3D Création en 1993 1/3 de visites scolaires 6 C’est Maintenant Suivez ! Un petit prodige à l’ENISE Il jouait à des jeux sur son ordinateur avant même de savoir lire. Il s’est intéressé à l’électronique et la programmation, il y a 5 ans seulement. A 22 ans, il a inventé et commercialisé sa propre console de jeu: la Gamebuino. Aurélien Rodot, étudiant à l’Ecole nationale d’ingénieurs de Saint Etienne depuis 2010, a inventé de façon totalement artisanale une console de jeu au look volontairement rétro-geeky en recyclant l’écran d’un vieux Nokia. Ce projet, commencé il y a un an, a connu un démarrage fulgurant puisque la campagne de financement participatif débutée en mars dernier lui a rapporté 33 000 euros. Bien plus que les 3 000 escomptés, donc. Son école a d’ailleurs prévu la mise en place d’un statut d’ ”étudiant-entrepreneur” afin de valoriser l’expérience acquise par la création d’une entreprise et l’obtention d’un emploi du temps aménagé pour les jeunes souhaitant mettre un pied dans le monde professionnel tout en poursuivant leur formation. D’un naturel autodidacte, Aurélien précise qu’il a toujours fonctionné à l’instinct, dans sa vie personnelle comme dans son travail. Soutenu par ses amis et sa famille durant tout le processus de conception, le jeune homme a d’ores et déjà été contacté par des fournisseurs et des fabricants de circuits imprimés américains, britanniques, brésiliens et japonais. La console, particulièrement attractive, permet en effet de jouer à des jeux désormais cultes qu’Aurélien a programmés (des classiques à l’instar de Pacman) mais également de concevoir ses propres jeux, de commander une imprimante 3D ou un robot à distance. Des améliorations sont prévues (la pose d’une prise jack, accéléromètre, GPS, module sans fil) en plus de la personnalisation rendue possible par différents coloris de boutons et de coques. La Gamebuino attise donc curiosité et convoitises, le jeune inventeur a donc logiquement fait l’expérience d’une soudaine popularité lorsque certains proches bien attentionnés ont soudainement décidé de renouer le contact. De la suite dans les idées Quant à la suite de ses études, Aurélien reste serein. Invité en tant que “visiting scholar” à l’université américaine d’Austin au Texas, il a notamment fait de la recherche en robotique, dans le but de développer un Aurélien Rodot, la fierté de l’ENISE. Photo DR exosquelette qui permettrait à des personnes paralysées de reprendre le cours de leur vie. Le jeune homme insiste clairement sur le fait que ses travaux n’ont pas pour vocation de servir à la conception militaire. Un doctorat en ingéniérie mécanique serait aussi au programme, juste pour le plaisir de se faire appeler “Docteur”: “ça claque, non?” Effectivement, ça claque. Justine Pascal et Salomé Beaurez-Roy Le Fil, l’épicentre du bouillonnement musical stéphanois Musique, diversité et actuel sont les trois mots qui pourraient décrire au mieux le Fil. Il aura fallu attendre vingt ans avant que Saint-Etienne ne se dote d’une Scène de musique actuelle (SMAC). Après un appel d’offre en 2006, plusieurs collectifs y répondent, dont la Limace (Ligérienne de musique actuelle) regroupant 21 structures et composée de personnes actives dans le milieu culturel et notamment musical. Les travaux débutent ainsi en 2007, amenant à l’ouverture de ses portes en janvier 2008. Des partenariats sont donc créés entre cette structure jeune et la Caisse d’Epargne que l’on pourrait tout à fait qualifier de mécénat, basé sur un échange de visibilité. La marque de déco Alinéa joue aussi le jeu du partenariat en participant à l’aménagement des loges et du catering (Ndlr : restauration pour les artistes). Le Fil étend également son partenariat à la chaine de télé locale TL7 ainsi que la radio indépendante Radio Dio (également membre de l’association Limace) permettant à cette SMAC de se développer médiatiquement. Leur site internet met ainsi en valeur ces partenariats divers, mais aussi permet de retrouver des photos ou encore des actus sur les concerts passés ou à venir. Mais Le Fil est également étroitement lié au Sénégal. La Limace et le FIL développe ainsi dans le cadre de ses actions à l’international, des projets de coopération depuis quelques années avec le territoire du Sénégal. La ville de Dakar accueille, ainsi, une fac avec pour directeur Olivier Colin, Lors d’un concert du groupe La Femme en 2013. également directeur du Fil. Un lien fort avec le Sénégal Dans ce cadre, un Master 2 en Management de carrière d’artiste est en cours de finalisation et débutera fin mars début avril prochain à l’Université de Dakar. Cette formation fera ainsi l’objet d’une convention entre deux pôles universitaires : Lyon II, JeanMonnet et l’université Anta-Diop, ainsi que le Fil et Keur Meissa, structure (Smac) en préfiguration à Dakar, partenaires professionnels de ce projet. Ce cursus amène donc à des échanges d’artistes comme avec le festival des Rizières à Diem Béring qui a donné naissance notamment au groupe Mondogift, porté par le fil. Cette salle de musique actuelle s’enrichit ainsi d’une multitudes d’horizons qui font de cet endroit sa singularité. Le Fil s’organise donc en deux parties : une grande salle comprenant la scène principale ou les plus gros groupes se produisent ainsi qu’une deuxième partie composée d’une scène plus petite, accueillant des groupes moins médiatisés, et d’un espace bar apportant cette atmosphère si conviviale propre au scènes de musiques actuelles. Le Fil s’impose, aussi, comme une salle pour les jeunes, proposant des places à bas prix ainsi que de nombreux événements gratuits. Cette accessibilité est aussi présente dans le large choix musical proposé : du jazz jusqu’à l’électro en passant par le rap, le reggae et le rock. Léa Dousson et Annabelle Poitrinal Chiffres : Le fil c’est 6 ans d’activité 100 lever de rideaux 45 000 billets vendus à l’année. C’est Maintenant Suivez ! 7 « Ils n’arriveront pas à tuer tous les ultras » Depuis 2008, la communauté des supporters stéphanois du site EVECT (En Vert Et Contre Tous) ne fait qu’augmenter, faisant de ce site une vraie référence. Et ceci grâce notamment à Thomas Granger, 21 ans, l’un des fondateurs du site. Supporter des Verts, fidèle du Kop Nord et des tribunes de France et d’Europe, il évoque l’avenir des ultras et la répression. Un retour des Green Angels est-il envisageable ? Eux ont envie de revenir ! Mais il faut que le club fasse le premier pas, ils ne sont pas contre des excuses, ils sont même prêts à en recevoir… Suite au craquage de fumigènes lors d’ ASSE-Monaco la saison dernière, les Green Angels avaient été sifflés par une partie du public. N’y a-t-il pas une fracture entre les supporters lambda et les ultras ? Thomas Granger a créé le site En Vert Et contre Tous en 2008. Il contient des infos et surtout alimente un forum de discussion entre fans de l’AS Saint-Etienne. L’auto-dissolution des Green Angels, il y a maintenant plus d’un an a-t-elle été une surprise dans le milieu ? Non pas forcément, le contexte était devenu de plus en plus difficile. Mais la vraie raison, c’est surtout l’absence de dialogue avec le club depuis plusieurs saisons. Quelle a été la cause de ce divorce entre les Green et le club ? L’événement déclencheur, c’est les 80 ans de L’ASSE où il n’y a eu aucun représentant des groupes de supporters invités, ni Green Angels, ni Magic Fans alors qu’ils dépensent de l’argent, prennent de leur temps pour le club … Les relations avec Roland Romeyer se sont dégradées au fil du temps et les Green se sont auto-dissous car c’était la meilleure solution pour eux de se protéger. Maintenant, chaque ex-Green est libre et responsables de ses actes. Clairement oui ! Avec la répression le public s’est vraiment divisé. C’est dommage, il y a 4 ou 5 ans pour le même match, également avec les fumigènes, tout le monde était content ! 4 ans plus tard, ça siffle … Mais ce serait bien que l’on forme une seule entité parce qu’on est tous supporters des Verts … A ce propos, pour ou contre l’utilisation de fumigènes dans les stades de football ? et avant que la ligue arrive à les stopper, il faudra agrandir les prisons. Ils n’arriveront pas à tuer tous les ultras. La répression envers les groupes ultras s’intensifie t-elle selon vous ? Effectivement cela s’accentue, pas à cause du club mais plutôt de la ligue et de l’Etat. Ils essayent de nettoyer les stades pour prévenir l’Euro 2016. Pourtant, on n’arrive pas à autoriser les déplacements de 2000 Lyonnais à Saint-Etienne. Quand ils vont voir les Polonais ou les Serbes arriver … ils vont flipper. Les médias en font-ils trop sur les ultras ? Bien sûr qu’ils en font trop mais c’est leur gagne-pain. Par exemple à Annecy (la saison dernière, Ndlr ) où j’étais présent, les incidents décrits par les médias étaient à des années-lumière de la réalité ! Dès qu’il y a une petite étincelle, les médias la reprenne et en font des tonnes. Il ne faut pas croire la moitié des informations écrites dans les médias. Mais maintenant, c’est aux Français de faire la part des choses et de se renseigner sur ce qui se passe vraiment. N’y a t-il pas un danger à interdire les déplacements et les signes distinctifs ? C’est ce qu’on a vu lors de la rencontre Nice/Bastia (Samedi 18 octobre 2014, ndlr) puisque les supporters niçois sont rentrés sur la pelouse (Le gardien remplaçant bastiais avait brandi un drapeau corse, interdit ce jour-là tout comme la présence des supporters de Bastia, Ndlr). Effectivement, je pense que c’est plus dangereux, cela envenime les choses. Que les Lyonnais viennent à Saint-Etienne, je suis totalement pour et inversement. Propos recueillis par Grégoire Debatisse et Lou David Moi je suis complètement pour ! Avec un usage raisonné et limité comme dans certains pays nordiques où cela se passe bien. Même les clubs sont contents, cela fait de belles images pour vendre leur championnat. « Quand ils vont voir les Polonais ou les Serbes arriver … ils vont flipper. » Le mouvement ultra à SaintEtienne peut-il disparaître à cause de cette répression ? Je ne pense pas qu’il puisse disparaître totalement car ce sont des gens incroyablement motivés. Ils ont une détermination de fous Les fumigènes, la raison principale pour laquelle les instances du football français ont décidé de durcir leur position vis à vis des associations de supporters. Forcés à s’autodissoudre, les Green Angels en sont un exemple. Les Green auto-dissous depuis 2013 Créée en 1992, l’association Green Angels est un groupe de supporters stéphanois installé dans la partie basse du Kop Sud. Leur symbole est un indien (chef apache) avec un bandeau vert et blanc noué sur le crâne signe d’insoumission. Suite aux amendes répétitives après des fumigènes et des incidents matériels et humains, le groupe s’auto-dissous en septembre 2013. Toutefois les ex-Green Angels poursuivent leurs activités dans leur kop. Mais les joueurs de l’ASSE peuvent toujours compter sur le soutien des infatigables Magic Fans, des Associés supporters ainsi que l’Union des supporters stéphanois. 8 C’est Maintenant Suivez ! Natacha Mahinc : « L’écologie, c’est une façon de vivre » Cette jeune animatrice, salariée à la Maison de l’Ecologie, parle environnement et développement durable dans les écoles. Une démarche pédagogique qui se veut citoyenne plus que politique. Elle a 26 ans et œuvre depuis 3 ans en tant qu’animatrice environnement et développement durable à la Maison de l’Écologie. Après des études assez variées (voir son parcours), Natacha Mahinc a été embauchée à la Maison de l’Ecologie où elle travaille à temps partiel. A l’époque pas encore diplômée, elle affectionnait tout de même déjà l’environnement: «C’est une philosophie de vie, il s’agit de ne pas forcément vivre dans la grosse consommation qui nous entoure. » La BD comme support Bien qu’elle existe depuis 1999, les activités de la Maison de l’Écologie se sont multipliées depuis 2009. Un de ses principaux objectifs est de sensibiliser le public à l’écologie et au développement durable qui sont deux choses différentes comme Natacha Mahinc le précise. «L’écologie n’est qu’une part du développement durable. Le développement durable allie les sphères économiques, écologiques et sociales. » «Les enfants s’intéressent souvent aux thèmes qu’on leur propose, contrairement aux adolescents qui sont un peu réfractaires et qui ont tendance à rejeter ce qui vient de l’adulte. » Beaucoup d’actions hors scolaires sont basées sur les produits locaux, la nourriture de proximité. Natacha Mahinc, qui voulait d’ailleurs il y a quelques années de cela devenir institutrice, intervient désormais beaucoup dans les écoles primaires, un peu moins dans les collèges, lycées et à la fac pour des questions administratives mais aussi pour d’autres raisons, cette fois-ci pédagogiques. En plus de ses interventions, l’association s‘est notamment servie de la bande dessinée comme support pédagogique, à raison d’une création par an. Les thèmes abordés jusqu’à maintenant sont : la pollution de l’air, les produits locaux, les Son parcours 2006 - 2008 : Deug de sociologie 2008 - 2010 : Licence Sciences de l’Éducation 2010 - 2011 : Licence professionnelle Octobre 2010 - Octobre 2011: Emploi dans le centre social où elle a fait son stage de licence pro. Depuis février 2012 : Emploi d’animatrice à la Maison de l’Ecologie. 2013 : Obtention d’un DU d’économie sociale et solidaire pour un développement durable (grâce à l’association). Depuis 2014 : Elle reprend un Master en Sciences de l’Éducation, et entame un mémoire sur l’éducation, l’environnement et le développement durable. énergies et puis, le dernier en date, les déchets. Contrairement à d’autres associations stéphanoises comme la Frapna, la Maison de l’Écologie n’est pas dans une logique de lobbying. «On agit plutôt au niveau des citoyens qui enverront eux-mêmes une demande aux politiques », dit-elle, et quand on lui parle de politique sa réponse est claire : «Ce qui se passe en politique, ça me fait un peu mal au cœur, plus on monte, plus il y a de dérives. Mais on me dit souvent que je fais passer un message politique, pas par rapport à un parti mais plutôt une façon de vivre. » Colin Mourlevat Maison De L’Ecologie 31, rue José-Frappa BP 982 42002 SAINT ETIENNE 06 68 41 13 99 La monnaie locale complémentaire aux portes de la Ville de Saint-Etienne Une parade à la crise ? Un projet qui a de l’avenir ? Qu’est-ce que la monnaie locale complémentaire peut apporter aux concitoyens ? Un système local mais d’envergure internationale. Une monnaie locale. C’est ce qu’a adoptée environ plus d’une trentaine de villes en France à ce jour. Et elle se repand de plus en plus. Avec pour but premier de remplacer l’euro dans son contexte originel et sa valeur réelle. Un simple moyen d’échange mais le projet est développé par de nombreuses villes un peu partout dans la France. Les Stéphanois au plus près de leur économie Déjà, dans les années 30, on parlait de MLC (Monnaie locale complémentaire). A Saint-Etienne, le concept devrait arriver sous peu ! L’association MLCC42 met tout en œuvre pour mettre en place un système de monnaie locale qui portera le nom « le lien ». Le Puy-de-Dôme a la Doume ! Ce n’est pas sans effort aussi que l’ADML63 veut mettre en place et en service la monnaie locale complémentaire de Clermont-Ferrand dès janvier 2015. Avec les mêmes objectifs et les mêmes espoirs que la pluparts des monnaies locales de France, la doume ne fait pas exception. Elle permettra de replacer la monnaie entre les mains du citoyen. Dans ce cas précis entre les mains des Clermontois. Une monnaie qui se veut accessible à tous et facile de fonctionnement. La date de la mise en service n’est pas encore connue. Le budget et le personnel empêchent pour l’heure l’association MLCC42 d’établir son champ d’action sur le territoire de Saint-Etienne Métropole. Le projet peut avoir son importance selon les institutions en soutenant une politique de relance de l’économie. Cela n’empêchera pas les associatifs de mener à bien leur projet et d’essayer d’atteindre un de leurs objectifs qui est de faire réfléchir la population sur ses achats et sa façon de faire. Chaque bénéficiaire de cette monnaie pourra en tirer des avantages mais aussi pourra participer au développement de l’économie de la ville elle-même. Anthony Peluso