Texte d`exposition

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Texte d`exposition
Texte d’exposition
Vitrines 1 et 2
100 ans de tir historique de Neuenegg
Objets en prêt : Commission de Neuenegg et Hans-Peter Beyeler
Texte : Hans-Peter Beyeler, avec adjonctions par Cornelia Weber
1.Images « Dessinées par Karl Jauslin Muttenz. - COMBAT DE
NEUENEGG (5 mars 1798). Breveté par éditions de Emil Birkhäuser,
Bâle. » et « Franz Aloys Müller : L’attaque française sur Neuenegg le 5
mars 1798 (d’après l’original de 57,5 X 28,5 cm en possession de la
commune) », à l’occasion de laquelle les troupes bernoises ont
enregistré une victoire de bataille sur l’armée française du général
Brune. Une victoire sans effet puisque au « Grauholz » la vielle Berne
succomba de manière importante. Des inscriptions de monuments en
témoignent. A Neuenegg « Gagné la bataille, perdu la patrie » … au
Grauholz on peut voir l’avertissement qui dit « Restez unis » . En
souvenir de la bataille, Le premier dimanche de mars, chaque année
depuis 1913, on célèbre le tir de Neuenegg.
2.Ces uniformes historiques colories des tireurs d’élite bernois de 1798,
comprennent 12 pièces d’habillement et d’équipement.
Casquette avec bouquet de plumes, vareuse, pantalon, gilet,
parementure, bretelles, cravate, guêtre, sabretache ; en plus chaque
soldat reçut (bataillons de chasseurs et de tireurs d’élite) 1 fusil à
percussion avec un temps de charge de plus de 50 secondes, 1
baïonnette et un sabre.
Ces uniformes confectionnés à neuf se portent aujourd’hui à chaque tir
de Neuennegg, lors du cortège par la garde d’honneur, devant le
sanctuaire, à la proclamation des résultats. C’est l’équipe gagnante de
l’année précédente qui porte l’uniforme.
3.Partie de la porte de grange avec impact de tir
C’est à l’aube du combat du 5 mars 1798 que le valet du paysan de la
Flüh trouva la mort derrière ce bout de porte. Des assaillants français
l’ont abattu. Ce bout de bois est un témoin muet d’antan, quelque sorte
comme petite relique.
4.Image « LES VETERANS DU 5 MARS 1798 le 26 août 1866. »
Neueneck. « Les 23 vétérans survivants et reproduits comme vaillants
combattants de 1798 de Neuenegg ont été invités à l’occasion de
l’inauguration du sanctuaire comme invités d’honneur. Ils avaient à
l’époque entre 86 et 94 ans. On leur a offert le voyage et le repas.
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5.Le monument de Albrecht von Haller, qui a aussi écrit le poème « Les
alpes » a été replace à l’occasion de la fête d’Unspunnen de 1805. C’est
une construction sous forme d’obélisque avec une pièce intermédiaire
octogonale. Il a été inauguré en 1866 devant 20'000 spectateurs curieux
et domine comme sentinelle le village de Neuenegg et comme point
central lors de la commémoration annuelle.
6.La tombe est un témoin des 135 soldats bernois enterrés ici et
c’est en leur honneur qu’à l’occasion de la commémoration annuelle
une salve de 3 coups est tirée. Le groupe porteur de l’uniforme
historique compose la garde d’honneur. Depuis 1913, la cérémonie
représente le point central avec allocution patriotique et culte. C’est la
raison pour laquelle notre manifestation compte parmi les 16 tirs
historiques de Suisse. D’antan le monument fut le point de
rassemblement de tous les tireurs. Même en 1998 à l’occasion du 200e
anniversaire, il y avait beaucoup de visiteurs.
Notre cortège conduit chaque année aux lieux commémoratifs cités
auquel participent la cavalerie, le groupe de l’uniforme historique, la
société de musique »Sternenberg Neuenegg », les membres d’honneur,
les tireurs.
7.La ligne de tir
C’est à 12 endroits différents que les tireurs se sont installés au cours
des 100 dernières année. Depuis 1961 on tir sur territoire fribourgeois au
lieu dit : »Schröteren ». 64 tireurs tirent depuis la digue de la Sarine 12
coups en 4 minutes, par détachement.
8.La ciblerie
Les 64 cibles érigées à une distance de 120m incitent chaque tireur à y
participer.
Visuels multiples
Les visuels choisis jusqu’à présent étonnent. On trouvaient des cibles de
groupe sur des distances variant entre 280 et 520m. Maintenant et
depuis longtemps, on tire à courte distance de 120 sur des cibles
individuelles. Les visuels sont issu de réflexions militaires. Après tout
nous sommes un tir historique. Ce visuel à 3 points du tir commémoratif
du 3 mars de cette année
totalise 29 point par 12 touchés et appartient à Peter Jungi, membre de
la société donatrice du tir historique de Neuenegg.
9.L’assemblée des tireurs et remise des prix
C’est avec un grand intérêt que les tireurs ainsi que la population de la
commune attendent la proclamation des résultats. A l’époque cette
proclamation se tint à la place de la gare. Aujourd’hui on se réunit sur la
place du village.
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Les bases sont fixés : Tout prix sous forme physique ou de médaille pour
les tireurs individuels est proscrit. Chaque groupe participant reçoit un
souvenir. Actuellement c’est le gobelet élégant en étain exposé avec son
sujet monté.
Distinctions individuelles comme exception
Lors du tir du jubilé, chaque participant reçut une distinction personnelle.
1969
1994
1998
2009
2013
50e tir de Neuenegg
70e tir de Neuenegg
200 anniversaire avec Grauholz
90e tir de Neuenegg
100 tir historique de Neuenegg
épingle
couronne du jubilé
médaille
gobelet spécial
couronne du jubilé
10.Le fanion convoité de Neuenegg est un challenge
Le groupe gagnant le reçoit pour une année. Actuellement c’est le
groupe « Team 90 » de la société de tir Üetendorf. La croix blanche de
notre drapeau national (sans le fond rouge) est à l’origine de notre
fanion. Sur le Waffengang de 1798, c’est la « Bärner-Platte » qui rentre.
11.La banderole de Neuenegg est un challenge
Elle est attribuée au groupe classé 2e de la journée. Les possesseurs
actuels sont les carabiniers Bramberg – Neuenegg « Groupe
Sternenberg » de la société organisatrice.
12.La channe bernoise en étain est un challenge
C’est le conseil communal de Neuenegg qui l’a offerte en 1988. Dans
cette année commémorative, elle est entre les mains du 3e groupe
classé « Zollhaus » de la société de tir Wünnewil – Flamatt.
13.Prix de groupe
Aujourd’hui c’est un gobelet en étain. A l’époque on offrait : planelles,
assiettes en bronze, peintures sur verre, documents, diplômes . Sont
exposés ici l’assiette du souvenir du 2e tir de Neuenegg de 1914, la
plaquette « In Treue fest – im Sturme treu » 1915, 1927 le soldat
endeuillé de l’artiste peintre Ernst Ruprecht de Laupen, ou en 1933 le
diplôme « Soldat de cire ».
14.Trois insignes de sociétés haut en couleur
Ils émanent de trois sociétés qui se sont engagées très activement pour
l’organisation de notre tir de groupe :
Tireurs d’élite Berne
société fondatrice
Tireurs en campagne Neuenegg
de 1913 à 2008
Tireurs d’élite Bramberg-Neuenegg
depuis 2009 avec
une organisation autonome
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15.Particularités
En 1941 le Général Guisan fut notre hôte
Son message a fait honneur à nos sociétés et à la population
Le vitrail en couleur de l’église
C’est sur ordre de la communauté des tireurs que l’artiste bernois Rudolf
Münger a réalisé ce vitrail colorié, titré « Les 7 coupes de la colère ». Il
fut monté en 1920.
16.Deux monuments sont érigés sur notre territoire communal. Sur le
Bramberg la tour de pierre, depuis 1853. Elle rappelle pour Berne la
bataille victorieuse de Laupen de 1339 et à Neuenegg la plaque du
souvenir de la bataille victorieuse de 1798. C’est notre proximité à la ville
de Berne, a qui furent destinées les deux attaques, ainsi que les routes
conduisant à Berne, qui sont les deux raisons pour lesquels nous
apprécions deux monuments. En 1798 les bataillons de chasseurs et
tireurs d’élite ont vaincu les troupes de l’empereur ultérieur, Napoléon I
(1804).
Copie du tableau Jean Auguste Dominique Ingres 1806 « Napoléon sur
le trône (www.wcurrlin.de) ainsi que la statue de la déesse de la victoire
Nike / Viktoria (Musée suisse du tir).
17.« VIVAT DAS BÄRNBIET – BIS AN DER WELT IHR END » citation
de Melchior Stoller, président de la commission Neuenegg 2013 dans
son préambule à 100 ans de tir historique de Neuenegg, 1913-2013. En
français: „Que vive la région bernoise jusqu’à la fin du monde ». Ecrit
commémoratif, auteur Hans-Peter Beyeler, Neuenegg.
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Vitrine 3 et 4
Jeux nationaux, fêtes d’armaillis à l’occasion de la fête fédérale de
lutte et des jeux alpestres 2013 à Berthoud
Objets en prêt : Fédération des lutteurs du plateau suisse, Club de lutte
Münchenbuchsee
Texte : Rudolf Zbinden, Fédération des lutteurs du plateau suisse, Club
de lutte Münchenbuchsee avec adjonctions de Cornelia Weber
18.Fête fédérale de lute La fête fédérale de lute se tient tous les 3 ans.
Les joutes se font sur deux jours. Le dimanche soir a lieu le
couronnement du nouveau roi de la lutte. Le vainqueur reçoit comme
prix un taureau. C’est à Bienne en 1895 que le premier roi de la lutte a
été proclamé. Le roi de la lutte actuel s’appelle Kilian Wenger de la
fédération cantonale bernoise de lutte. En août 2013 la fête se déroulera
à Berthoud (voir affiche)
Photo du taureau du vainqueur « FORS vo dr LUEG », sponsors Jörg
Moser, propriétaire de l’hôtel de séminaires et auberge Lueg et FORS
aliments, Kunz Kunath, Berthoud.
19.La Fédération suisse de lutte depuis 1895, est aussi nommée
,fédération la plus dynamique de Suisse’. C’est depuis plus de 100 ans
que l’on lutte ,chapeauté’ par la Fédération suisse de lutte de manière
uniforme. La fédération se compose de cinq sous-fédérations :
Cantonal-bernoise / Suisse centrale / nord-est / nord-ouest / sud-ouest.
La fédération peut s’appuyer aujourd’hui sur plus de 50'000 amis de la
lutte.
20.La lutte (aussi nommée « Hosenlupf », voir les deux photos de la fête
de lutte 1858 ainsi que la fête de lutte du lundi de Pâques sur la ,Grosse
Schanze’ à Berne aux alentours de 1775) est une variante bien aimée en
Suisse qui est exécuté sur de la sciure. Cette forme de lutte, avant
encore le Hornuss ou le lancer de la pierre, est considérée surtout en
suisse alémanique comme un sport national. Ce soi-disant ,Hosenlupf’
constitue, comme le tir d’ailleurs il y a quelques siècles, une partie
intégrante de la culture folklorique.
Lors de nombreuses fêtes
d’auberges et d’alpages, on luttait pour un drap de pantalon, un mouton
ou des vivres. Mais la gloire l’emportait bien plus sur la valeur matérielle
du prix. Le prix le plus apprécié constitue la couronne de lauriers que
seul 15 – 18% des participants aux fêtes de lutte reçoivent. Aux fêtes de
lutte pour les adolescents on distribue des branches.
21.La lutte, selon Fridolin Steinmann (100 ans Fédération suisse de
lutte), est le jeu de combat le plus vieux des armaillis suisses. Les
armaillis prirent l’exemple sur la nature soit sur les vaches ; à peine
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arrivées sur les pâturages elle commençaient à lutter pour savoir
laquelle serait la dominante, ce fameux combat des reines. On peut
observer comme les animaux se poussent crâne contre crâne jusqu’au
moment où l’une d’entre elles s’esquisse rapidement pour attaquer son
adversaire par le côté avec ses cornes la poussant par terre. Qui ne voit
pas ici une similitude dans le sport de la lutte. Photo : Combat des reines
- Schweizer Milchproduzenten SMP.
22.Déroulement du combat (Bären)
Le combat se déroule sur une aire circulaire de 8 à 14m remplie de 23
m3 de sciure garantissant un rembourrage d’au moins 15 cm. Les deux
adversaires portent par dessus leurs habits une culotte en coutil. Après
une poignée de mains ils se raccrochent à la culotte et essayent par des
tirs abrupts et des balancements de faire tomber l’adversaire sur le dos.
Le combat est jugé par trois arbitres dont un se trouve directement dans
le ring.
23.Règles du sport de la lutte
La lutte connaît différents mouvements principaux nommés ,court’ /
,sursaut’ / ,taille’ /
,Brienzer’ / ,paysan’ ou ,crochet de nana’. La victoire est validée si le
lutteur dominant tient son adversaire avec au moins une main à la
culotte et que le dominé touche le sol avec les deux omoplates ou au
moins avec les deux tiers de son dos. Après la fin du combat le
vainqueur nettoie le dos du vaincu en le libérant de la sciure. En cas de
nul le combat est ,remis’.
24.Annotations pour la lutte
10.00 victoire par jet à plat / 9,75 victoire par appui / 9,00 match-nul par
combat attractif / 8,75 match-nul par combat non attractif / 8,75 perdu
mais beaucoup investi et risqué /8,50 perdu sans bonne attaque ou
chance
25.Traditions
La lutte est un sport masculin par tradition. Les rois de la lutte sont bien
connus nommément dans de larges couches de la population et ont le
statu de notables sportifs. Depuis quelques années les femmes s’y sont
également mises (création de la Fédération de lutte féminine en 1992) et
sont considérés par des traditionalistes par défiance. L’acceptation fait
cependant son chemin.
26.Les rois de la lutte des dernières années
2010 Frauenfeld, Wenger Kilian
2007 Aarau, Abderhalden Jörg
2004 Lucerne, Abderhalden Jörg
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2001 Nyon, Forrer Arnold
1998 Berne, Abderhalden Jörg
1995 Coire, Sutter Thomas
1992 Olten, Rüfenacht Silvio
1989 Stans, Käser Adrian
1986 Sion, Knüsel Heinrich
1983 Langenthal, Schläpfer Ernst
1980 St. Gall, Schläpfer Ernst
1977 Bâle, Ehrensberger Arnold
1974 Schwyz, Hunsperger Rudolf
27.Gymnastes et armaillis-lutteurs
Les lutteurs sont des sportifs amateurs et les lutteurs les plus victorieux
sont souvent actifs dans des professions demandant une certaine force
physique et on les trouve parmi les fromagers, bouchers ou menuisiers.
L’appellation des noms se fait par tradition et selon une vieille coutume
en prononçant le nom de famille avant le prénom, ainsi Wenger Kilian ou
Sempach Matthias.
Les lutteurs sont habillés de manière uniforme :
Les armaillis-lutteurs (membre par tradition d’un pure club de lutte)
portent un pantalon sombre et une chemise de couleur, la plupart une
chemise d’armailli bleu clair sans col .
Le lutteur gymnaste (membre par tradition d’une société de gym
pratiquant également d’autres branches sportives) porte un pantalon
blanc long et un maillot blanc.
28.Jeunes lutteurs / Qui a la jeunesse a l’avenir
Formation professionnelle des moniteurs de jeunes lutteurs
La formation de moniteurs bénéficie d’une grande écoute, afin que les
moniteurs puissent transmettre leur savoir avec les dernières méthodes
et de manière optimale aux jeunes lutteurs. Chaque année plus de 180
personnes participent aux cours de moniteurs organisés par Jeunesse et
Sport (J&S) dans lesquels ils profitent d’une formation professionnelle.
Des clubs de lutte organisent régionalement un grand nombre de fêtes
de lutte pour garçons ou adolescents. Des garçons dès leur 8e année
peuvent y participer.
29.Des mouvements connus dans le sport de la lutte
Des mouvements principaux et env. une centaine d’autres mouvements
sont contenu dans le manuel du lutteur. Il y a cinq mouvements
principaux : le Brienzer, le coup du paysan, le coup de la taille, le coup
court et le coup sursaut. Le but est toujours de pouvoir maîtriser
l’adversaire sur le dos.
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30.Expressions particulières dans le sport de lutte
,Les mauvais’ c’est comme ceci que l’on nomme les lutteurs les plus
victorieux dans le jargon. ,Les tout mauvais’ sont les 60 lutteurs qui
participent à la manifestation de Kilchberg.
Un « Eidgenosse » (confédéré) n’est pas seulement un Suisse mais le
nom qu’on donne à un participant à la fête fédérale de lutte et des jeux
alpestres. C’est la compétition de lutte la plus importante.
31.La fête de lutte de Kilchberg est une manifestation se déroulant tous
les 6 ans à Kilchberg près de Zurich. Elle a un statu particulier puisque
seul les 60 meilleurs lutteurs suisses y participent sur invitation. Cette
manifestation se déroule en général en septembre sur le territoire de la
métairie « Uf Stocken » à Kilchberg. Elle est transmise en direct par la
télévision suisse. La particularité est que aussi bien les lutteurs que les
12'000 spectateurs peuvent y participer que sur invitation. Les
vainqueurs des ces dernières années furent Gasser Niklaus 1996,
Abderhalden Jürg 2002 et Stucki Christian 2008.
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Vitrine 5
Jeux nationaux, fêtes d’armaillis, jeux de chasse inspirés des jeux
de la cour
Objets en prêt : Fédération de lutte du plateau Suisse, Club de lutte
Münchenbuchsee, Collection de La Roche du Château de Landshut sur
la chasse historique et Musée d’histoires naturelles
Texte : Rudolf Zbinden, Fédération de lutte du plateau Suisse, Club de
lutte Münchenbuchsee, Inventaire collection de la Roche du château de
Landshut sur la chasse historique et Musée d’histoires naturelles, avec
des adjonctions de Cornelia Weber.
32.Fête d’Unspunnen
La fête d’Unspunnen est une fête des armaillis suisses qui a été
organisée pour la première fois en 1805 près du fort d’Unspunnen près
d’Interlaken. En intervalle avec les fêtes d’Unspunnen se déroule la fête
de lutte d’Unspunnen. De même que la fête fédérale de lutte, la fête de
lutte de Kilchberg, celle d’Unspunnen a également caractère fédéral.
Déjà lors de la première fête d’Unspunnen de 1805 on y a adjoint un
concours de lancer de pierre. Pour ce faire il fallait lancer une pierre de
184 livres. Depuis 1905 on utilise une pierre de 83,5 kg, nommé pierre
d’Unspunnen.
33.La représentation du tir aux fêtes d’Unspunnen de 1805 et 1808 est
illustrée par la photo (coupure) de l’aquarelle « Hirtenfest zu Unspunnen
1808 » de la main de l’artiste et un des fondateurs de la fête, Franz
Niklaus König (source :Öffentliche Kunstsammlung, Kupferstichkabinett
Basel) qui a publié divers dessins et peintures coloriés du déroulement
de la fête. Deux tireurs tournés vers le contemplateur, sur le côté droit de
l’image, illustrent de manière impressionnante le paraître des tireurs de
l’époque. Comme chasseurs ils portaient leurs vêtements de chasse
individuels et habituels ainsi que leurs ustensiles de tirs usuels. Dans la
vitrine no 6 et 7 on trouve exposé un beau choix d’objets pour la chasse
de la collection La Roche, du Château de Landshut, sur la chasse
historique.
34.Dès le 14e siècle la Confédération organisa des jeux dits ,nationaux’.
Ces joutes ,ouvertes’ ou ,libres’ comprenaient à part le tir (également
des jeux de chasse de la cour). Disciplines telles que lancer de pierre,
course à pied, lutte, etc, auxquelles on invita des hôtes nobles de Suisse
et de l’étranger. Ces joutes se déroulaient également lors des fêtes
d’alpage et furent d’une part une variation pour ces armaillis isolés, mais
offraient également la possibilité aux patricien, aux propriétaires du bétail
à l’alpage et à leurs hôtes, de s’informer sur l’état de leur troupeau. A
l’occasion des repas et des danses, les armaillis se purent ainsi
rapprocher des gens de la ville.
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Lors des deux fêtes d’Unspunnen de 1805 et 1808 ces fêtes d’alpage
trouvèrent leur magnitude.
35.Les jeux de chasse de la cour comprennent également la fauconnerie
selon J.G. conte von Bistram « Collection historique de chasse »
château de Landshut « le cours ou l’art d’apprivoiser des rapaces à des
fins de chasse et de les tenir sous contrôle. Il décrit dans le sens le plus
large du terme toutes les activités pouvant être utilisées dans le cadre de
la chasse avec les rapaces.
36.Sur la base de leur façon différente de chasser on subdivise ces
oiseaux en deux groupes :
Oiseaux de vol à basse altitude (couleur de l’œil jaune :épervier, aigle,
sont des chasseur à courte distance à proximité du sol attaquant depuis
leur couverture. Ils tuent leur proie avec les griffes.
Oiseaux de vol à haute attitude (couleur de l’œil noir) faucon qui chasse
sa proie en vol piqué s’emparant de la proie avec les griffes et la tuant
avec une morsure de bec.
37.Autant la diversité de la manière de chasser est grande, autant la
nature des proies est diverse. Cela va du loup, renard, petites bêtes à
sabots, lièvres, poules d’eau, mouettes, moineaux. C’est par dressage
que l’on limite les espèces admises par la loi.
38.L’équipement de fauconnerie
Basé sur des présentations imagées, on peut suivre les équipements
jusqu’au temps de l’empereur des Hohenstaufen, Frédéric II. Par
principe aussi étonnant que cela puisse paraître, peu de choses ont
changé au cours des siècles dans les équipements. On voit ici à côté
des pièces exposées sous Nr. 36 et Nr. 37 un petit choix. Un chaperon
hollandais qui empêche l’oiseau de voir et le tient tranquille, une
clochette qui indique l’emplacement de l’oiseau, une sacoche de faucon
pour garder les appâts et petits ustensiles ainsi qu’un gant pour
l’atterrissage d’un aigle.
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Vitrine 6 et 7
Objets en prêt de la collection historique de chasse La Roche au
château Landhut
Texte : Inventaire collection historique de chasse La Roche au château
Landshut, avec adjonctions Cornelia Weber.
39.Epée de chasse, Allemagne – Milieu 28e siècle
Cette arme de chasse était utilisée pour disséquer le gibier. Lame
dorsale courbée avec légères cannelures. Aiguisage dorsal. Décoration
chimique bilatérale, cartouches de chasse au cerf. Décoration de chasse
sur poignée. Contenant fermé. Laiton de fonte doré. Etrier avec embouts
représentant sujets de chasse, chasseur avec chien et sanglier. Clapet
avec motifs de feuilles. Faon et lâcher de chien, Haut-relief. Rosace avec
Samson et le lion.
Poignée : corps octogonal en bois couvert de carapace de tortue
40.Arbalète de chasse
Allemagne du sud, milieu 17e siècle.
Arbalète à flèches pour la chasse et pour le tir sur cible. Soi disant semi
équipé avec poids moyen de l’arche. Arche en acier, colonne droite, fut
avec crosse allemande.
Guide à flèches ancré, Pince à flèches en corne. Serrure à pivot. Arche
fermé avec cônes à tension avec ligature fixée dans la colonne. Corde
fin du 17e. Colonne richement décoré de corne. Gravure noire.
Empiècements en nacre. Motifs floraux et scènes de chasse ; chasseur
au repos avec chien. Vues diverses avec rosettes de corne entourant
des vis. Plaque de crosse.
41.Carquois à flèches pour arbalète de chasse
Allemagne début 16e
Petit carquois avec coupe ovale.
Corps en cuir avec triple bourrelet couvert de peau de bœuf non tannée.
Trois fers à flèches rhombiques avec douille. Fut en bois d’arbres
fruitiers, emplumé. Non appartenant. Tige taraudée à crémaillère pour
arbalète de chasse.
Allemagne 1ère moitié 17e siècle. Boîte à manivelle en fer, couchée.
Double tendeur pour armer l’arbalète avec manivelle.
42.Carabine Wheellock avec platine à rouet
Allemagne, 2e moitié 17e siècle
Canon luisant octogonal, visière fixe avec guidon. Chien circulaire.
Culasse à roue allemande avec roue extérieure « Studel » à forme
annulaire. Platine avec couvercle à coulisse et protège feu. Chien avec
mâchoires couvertes, taillé en fer. Doigtier courbé avec bouton. Ressort
intérieur. Détente avec pointeur. Pontet sculpté. Fut entièrement en
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noyer avec crosse allemande. Dispositif de charge des balles avec tiroir
gravé en corne. Motif « Vogel Greif ». Fut antérieur et crosse avec
ornements en corne. Motifs : gibier, chiens, resettes. Tringle de
chargement avec poussoir en os.
43.Goude à poudre
Allemagne 2e moitié 17e siècle.
Type annulaire à talon. Corps creux bombé en noyer avec veine, fait au
tour. Moyeu et anneaux décoratifs en os. Ruban de retenue avec vrille
ciselée. 2 œillets. Pipette verseur à poudre sous forme de balustre avec
poignée à ressort montée du clapet de fermeture, décoré au burin et
gravé. Montage en tôle de laiton, poinçonné, doré au feu.
44.Coutelas
Travail allemand dans le style du 17e siècle. Dresden 1ère moitié 20e
siècle
Cet outil de chasse servait à couper les os pour disséquer le gibier. Le
conteneur fut équipé en plus d’un jeu de, couteau, fourchette, alène,
poinçon dans une gaine ferrée. Elle est composée d’une robuste lame
dorsale avec une partie élargie émoussée. De chaque côté avec
cannelure. La poignée est équipée de chaque côté de marqueterie en
bois d’ébène. La pomme en fer est taillée en tête de lion, avec
fourreau appartenant. Corps en bois, couvert de peau de daim noir.
Décor : Sur le carquois cartouches avec armoiries de Saxe. Scènes de
chasse avec chasseurs, cavalière avec chiens. Sur la banderole centrale
des cerfs combattants et chasseur avec épée. Bouton de fermeture taillé
en tête de lion dans du fer.
45.Fusil à canon double
France, 18e et 19e siècle
Arme de prestige fabriquée par Charles Simon, Paris 1765-96
(Arquebusier du Roy ; Lois XVI et du Comte d’Artois, par la suite Charles
X) dans le style Louis XVI, à la base fusil à silex adapté après 1820 en
fusil à percussion.
Canon lisses brunies damasquinés. Une moitié de la crosse avec crosse
française en noyer, richement ciselé, le col taillé en écaille. Détente, en
fonte d’argent, gravé et ciselé. Motifs : Gibier et marcassins, trophées,
joueurs de cor de chasse, Après les chambres à combustion et avant la
bouche à feu dorures étendues dans le style Louis XVI : floraisons,
motifs d’étoile, trophées, figures « Diana et Apoli ». Signatures sur le rail
médian cannelé et sur la plaque : « Simon, Artiste à Paris ». Décor :
Cerfs broutants et au repos. Marteaux taillés en forme de Dauphin,
double détente. Sculpture en bronze de la déesse de la chasse Diana
(Musée suisse du tir).
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