Texte d`exposition
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Texte d’exposition Vitrines 1 et 2 100 ans de tir historique de Neuenegg Objets en prêt : Commission de Neuenegg et Hans-Peter Beyeler Texte : Hans-Peter Beyeler, avec adjonctions par Cornelia Weber 1.Images « Dessinées par Karl Jauslin Muttenz. - COMBAT DE NEUENEGG (5 mars 1798). Breveté par éditions de Emil Birkhäuser, Bâle. » et « Franz Aloys Müller : L’attaque française sur Neuenegg le 5 mars 1798 (d’après l’original de 57,5 X 28,5 cm en possession de la commune) », à l’occasion de laquelle les troupes bernoises ont enregistré une victoire de bataille sur l’armée française du général Brune. Une victoire sans effet puisque au « Grauholz » la vielle Berne succomba de manière importante. Des inscriptions de monuments en témoignent. A Neuenegg « Gagné la bataille, perdu la patrie » … au Grauholz on peut voir l’avertissement qui dit « Restez unis » . En souvenir de la bataille, Le premier dimanche de mars, chaque année depuis 1913, on célèbre le tir de Neuenegg. 2.Ces uniformes historiques colories des tireurs d’élite bernois de 1798, comprennent 12 pièces d’habillement et d’équipement. Casquette avec bouquet de plumes, vareuse, pantalon, gilet, parementure, bretelles, cravate, guêtre, sabretache ; en plus chaque soldat reçut (bataillons de chasseurs et de tireurs d’élite) 1 fusil à percussion avec un temps de charge de plus de 50 secondes, 1 baïonnette et un sabre. Ces uniformes confectionnés à neuf se portent aujourd’hui à chaque tir de Neuennegg, lors du cortège par la garde d’honneur, devant le sanctuaire, à la proclamation des résultats. C’est l’équipe gagnante de l’année précédente qui porte l’uniforme. 3.Partie de la porte de grange avec impact de tir C’est à l’aube du combat du 5 mars 1798 que le valet du paysan de la Flüh trouva la mort derrière ce bout de porte. Des assaillants français l’ont abattu. Ce bout de bois est un témoin muet d’antan, quelque sorte comme petite relique. 4.Image « LES VETERANS DU 5 MARS 1798 le 26 août 1866. » Neueneck. « Les 23 vétérans survivants et reproduits comme vaillants combattants de 1798 de Neuenegg ont été invités à l’occasion de l’inauguration du sanctuaire comme invités d’honneur. Ils avaient à l’époque entre 86 et 94 ans. On leur a offert le voyage et le repas. 1 5.Le monument de Albrecht von Haller, qui a aussi écrit le poème « Les alpes » a été replace à l’occasion de la fête d’Unspunnen de 1805. C’est une construction sous forme d’obélisque avec une pièce intermédiaire octogonale. Il a été inauguré en 1866 devant 20'000 spectateurs curieux et domine comme sentinelle le village de Neuenegg et comme point central lors de la commémoration annuelle. 6.La tombe est un témoin des 135 soldats bernois enterrés ici et c’est en leur honneur qu’à l’occasion de la commémoration annuelle une salve de 3 coups est tirée. Le groupe porteur de l’uniforme historique compose la garde d’honneur. Depuis 1913, la cérémonie représente le point central avec allocution patriotique et culte. C’est la raison pour laquelle notre manifestation compte parmi les 16 tirs historiques de Suisse. D’antan le monument fut le point de rassemblement de tous les tireurs. Même en 1998 à l’occasion du 200e anniversaire, il y avait beaucoup de visiteurs. Notre cortège conduit chaque année aux lieux commémoratifs cités auquel participent la cavalerie, le groupe de l’uniforme historique, la société de musique »Sternenberg Neuenegg », les membres d’honneur, les tireurs. 7.La ligne de tir C’est à 12 endroits différents que les tireurs se sont installés au cours des 100 dernières année. Depuis 1961 on tir sur territoire fribourgeois au lieu dit : »Schröteren ». 64 tireurs tirent depuis la digue de la Sarine 12 coups en 4 minutes, par détachement. 8.La ciblerie Les 64 cibles érigées à une distance de 120m incitent chaque tireur à y participer. Visuels multiples Les visuels choisis jusqu’à présent étonnent. On trouvaient des cibles de groupe sur des distances variant entre 280 et 520m. Maintenant et depuis longtemps, on tire à courte distance de 120 sur des cibles individuelles. Les visuels sont issu de réflexions militaires. Après tout nous sommes un tir historique. Ce visuel à 3 points du tir commémoratif du 3 mars de cette année totalise 29 point par 12 touchés et appartient à Peter Jungi, membre de la société donatrice du tir historique de Neuenegg. 9.L’assemblée des tireurs et remise des prix C’est avec un grand intérêt que les tireurs ainsi que la population de la commune attendent la proclamation des résultats. A l’époque cette proclamation se tint à la place de la gare. Aujourd’hui on se réunit sur la place du village. 2 Les bases sont fixés : Tout prix sous forme physique ou de médaille pour les tireurs individuels est proscrit. Chaque groupe participant reçoit un souvenir. Actuellement c’est le gobelet élégant en étain exposé avec son sujet monté. Distinctions individuelles comme exception Lors du tir du jubilé, chaque participant reçut une distinction personnelle. 1969 1994 1998 2009 2013 50e tir de Neuenegg 70e tir de Neuenegg 200 anniversaire avec Grauholz 90e tir de Neuenegg 100 tir historique de Neuenegg épingle couronne du jubilé médaille gobelet spécial couronne du jubilé 10.Le fanion convoité de Neuenegg est un challenge Le groupe gagnant le reçoit pour une année. Actuellement c’est le groupe « Team 90 » de la société de tir Üetendorf. La croix blanche de notre drapeau national (sans le fond rouge) est à l’origine de notre fanion. Sur le Waffengang de 1798, c’est la « Bärner-Platte » qui rentre. 11.La banderole de Neuenegg est un challenge Elle est attribuée au groupe classé 2e de la journée. Les possesseurs actuels sont les carabiniers Bramberg – Neuenegg « Groupe Sternenberg » de la société organisatrice. 12.La channe bernoise en étain est un challenge C’est le conseil communal de Neuenegg qui l’a offerte en 1988. Dans cette année commémorative, elle est entre les mains du 3e groupe classé « Zollhaus » de la société de tir Wünnewil – Flamatt. 13.Prix de groupe Aujourd’hui c’est un gobelet en étain. A l’époque on offrait : planelles, assiettes en bronze, peintures sur verre, documents, diplômes . Sont exposés ici l’assiette du souvenir du 2e tir de Neuenegg de 1914, la plaquette « In Treue fest – im Sturme treu » 1915, 1927 le soldat endeuillé de l’artiste peintre Ernst Ruprecht de Laupen, ou en 1933 le diplôme « Soldat de cire ». 14.Trois insignes de sociétés haut en couleur Ils émanent de trois sociétés qui se sont engagées très activement pour l’organisation de notre tir de groupe : Tireurs d’élite Berne société fondatrice Tireurs en campagne Neuenegg de 1913 à 2008 Tireurs d’élite Bramberg-Neuenegg depuis 2009 avec une organisation autonome 3 15.Particularités En 1941 le Général Guisan fut notre hôte Son message a fait honneur à nos sociétés et à la population Le vitrail en couleur de l’église C’est sur ordre de la communauté des tireurs que l’artiste bernois Rudolf Münger a réalisé ce vitrail colorié, titré « Les 7 coupes de la colère ». Il fut monté en 1920. 16.Deux monuments sont érigés sur notre territoire communal. Sur le Bramberg la tour de pierre, depuis 1853. Elle rappelle pour Berne la bataille victorieuse de Laupen de 1339 et à Neuenegg la plaque du souvenir de la bataille victorieuse de 1798. C’est notre proximité à la ville de Berne, a qui furent destinées les deux attaques, ainsi que les routes conduisant à Berne, qui sont les deux raisons pour lesquels nous apprécions deux monuments. En 1798 les bataillons de chasseurs et tireurs d’élite ont vaincu les troupes de l’empereur ultérieur, Napoléon I (1804). Copie du tableau Jean Auguste Dominique Ingres 1806 « Napoléon sur le trône (www.wcurrlin.de) ainsi que la statue de la déesse de la victoire Nike / Viktoria (Musée suisse du tir). 17.« VIVAT DAS BÄRNBIET – BIS AN DER WELT IHR END » citation de Melchior Stoller, président de la commission Neuenegg 2013 dans son préambule à 100 ans de tir historique de Neuenegg, 1913-2013. En français: „Que vive la région bernoise jusqu’à la fin du monde ». Ecrit commémoratif, auteur Hans-Peter Beyeler, Neuenegg. 4 Vitrine 3 et 4 Jeux nationaux, fêtes d’armaillis à l’occasion de la fête fédérale de lutte et des jeux alpestres 2013 à Berthoud Objets en prêt : Fédération des lutteurs du plateau suisse, Club de lutte Münchenbuchsee Texte : Rudolf Zbinden, Fédération des lutteurs du plateau suisse, Club de lutte Münchenbuchsee avec adjonctions de Cornelia Weber 18.Fête fédérale de lute La fête fédérale de lute se tient tous les 3 ans. Les joutes se font sur deux jours. Le dimanche soir a lieu le couronnement du nouveau roi de la lutte. Le vainqueur reçoit comme prix un taureau. C’est à Bienne en 1895 que le premier roi de la lutte a été proclamé. Le roi de la lutte actuel s’appelle Kilian Wenger de la fédération cantonale bernoise de lutte. En août 2013 la fête se déroulera à Berthoud (voir affiche) Photo du taureau du vainqueur « FORS vo dr LUEG », sponsors Jörg Moser, propriétaire de l’hôtel de séminaires et auberge Lueg et FORS aliments, Kunz Kunath, Berthoud. 19.La Fédération suisse de lutte depuis 1895, est aussi nommée ,fédération la plus dynamique de Suisse’. C’est depuis plus de 100 ans que l’on lutte ,chapeauté’ par la Fédération suisse de lutte de manière uniforme. La fédération se compose de cinq sous-fédérations : Cantonal-bernoise / Suisse centrale / nord-est / nord-ouest / sud-ouest. La fédération peut s’appuyer aujourd’hui sur plus de 50'000 amis de la lutte. 20.La lutte (aussi nommée « Hosenlupf », voir les deux photos de la fête de lutte 1858 ainsi que la fête de lutte du lundi de Pâques sur la ,Grosse Schanze’ à Berne aux alentours de 1775) est une variante bien aimée en Suisse qui est exécuté sur de la sciure. Cette forme de lutte, avant encore le Hornuss ou le lancer de la pierre, est considérée surtout en suisse alémanique comme un sport national. Ce soi-disant ,Hosenlupf’ constitue, comme le tir d’ailleurs il y a quelques siècles, une partie intégrante de la culture folklorique. Lors de nombreuses fêtes d’auberges et d’alpages, on luttait pour un drap de pantalon, un mouton ou des vivres. Mais la gloire l’emportait bien plus sur la valeur matérielle du prix. Le prix le plus apprécié constitue la couronne de lauriers que seul 15 – 18% des participants aux fêtes de lutte reçoivent. Aux fêtes de lutte pour les adolescents on distribue des branches. 21.La lutte, selon Fridolin Steinmann (100 ans Fédération suisse de lutte), est le jeu de combat le plus vieux des armaillis suisses. Les armaillis prirent l’exemple sur la nature soit sur les vaches ; à peine 5 arrivées sur les pâturages elle commençaient à lutter pour savoir laquelle serait la dominante, ce fameux combat des reines. On peut observer comme les animaux se poussent crâne contre crâne jusqu’au moment où l’une d’entre elles s’esquisse rapidement pour attaquer son adversaire par le côté avec ses cornes la poussant par terre. Qui ne voit pas ici une similitude dans le sport de la lutte. Photo : Combat des reines - Schweizer Milchproduzenten SMP. 22.Déroulement du combat (Bären) Le combat se déroule sur une aire circulaire de 8 à 14m remplie de 23 m3 de sciure garantissant un rembourrage d’au moins 15 cm. Les deux adversaires portent par dessus leurs habits une culotte en coutil. Après une poignée de mains ils se raccrochent à la culotte et essayent par des tirs abrupts et des balancements de faire tomber l’adversaire sur le dos. Le combat est jugé par trois arbitres dont un se trouve directement dans le ring. 23.Règles du sport de la lutte La lutte connaît différents mouvements principaux nommés ,court’ / ,sursaut’ / ,taille’ / ,Brienzer’ / ,paysan’ ou ,crochet de nana’. La victoire est validée si le lutteur dominant tient son adversaire avec au moins une main à la culotte et que le dominé touche le sol avec les deux omoplates ou au moins avec les deux tiers de son dos. Après la fin du combat le vainqueur nettoie le dos du vaincu en le libérant de la sciure. En cas de nul le combat est ,remis’. 24.Annotations pour la lutte 10.00 victoire par jet à plat / 9,75 victoire par appui / 9,00 match-nul par combat attractif / 8,75 match-nul par combat non attractif / 8,75 perdu mais beaucoup investi et risqué /8,50 perdu sans bonne attaque ou chance 25.Traditions La lutte est un sport masculin par tradition. Les rois de la lutte sont bien connus nommément dans de larges couches de la population et ont le statu de notables sportifs. Depuis quelques années les femmes s’y sont également mises (création de la Fédération de lutte féminine en 1992) et sont considérés par des traditionalistes par défiance. L’acceptation fait cependant son chemin. 26.Les rois de la lutte des dernières années 2010 Frauenfeld, Wenger Kilian 2007 Aarau, Abderhalden Jörg 2004 Lucerne, Abderhalden Jörg 6 2001 Nyon, Forrer Arnold 1998 Berne, Abderhalden Jörg 1995 Coire, Sutter Thomas 1992 Olten, Rüfenacht Silvio 1989 Stans, Käser Adrian 1986 Sion, Knüsel Heinrich 1983 Langenthal, Schläpfer Ernst 1980 St. Gall, Schläpfer Ernst 1977 Bâle, Ehrensberger Arnold 1974 Schwyz, Hunsperger Rudolf 27.Gymnastes et armaillis-lutteurs Les lutteurs sont des sportifs amateurs et les lutteurs les plus victorieux sont souvent actifs dans des professions demandant une certaine force physique et on les trouve parmi les fromagers, bouchers ou menuisiers. L’appellation des noms se fait par tradition et selon une vieille coutume en prononçant le nom de famille avant le prénom, ainsi Wenger Kilian ou Sempach Matthias. Les lutteurs sont habillés de manière uniforme : Les armaillis-lutteurs (membre par tradition d’un pure club de lutte) portent un pantalon sombre et une chemise de couleur, la plupart une chemise d’armailli bleu clair sans col . Le lutteur gymnaste (membre par tradition d’une société de gym pratiquant également d’autres branches sportives) porte un pantalon blanc long et un maillot blanc. 28.Jeunes lutteurs / Qui a la jeunesse a l’avenir Formation professionnelle des moniteurs de jeunes lutteurs La formation de moniteurs bénéficie d’une grande écoute, afin que les moniteurs puissent transmettre leur savoir avec les dernières méthodes et de manière optimale aux jeunes lutteurs. Chaque année plus de 180 personnes participent aux cours de moniteurs organisés par Jeunesse et Sport (J&S) dans lesquels ils profitent d’une formation professionnelle. Des clubs de lutte organisent régionalement un grand nombre de fêtes de lutte pour garçons ou adolescents. Des garçons dès leur 8e année peuvent y participer. 29.Des mouvements connus dans le sport de la lutte Des mouvements principaux et env. une centaine d’autres mouvements sont contenu dans le manuel du lutteur. Il y a cinq mouvements principaux : le Brienzer, le coup du paysan, le coup de la taille, le coup court et le coup sursaut. Le but est toujours de pouvoir maîtriser l’adversaire sur le dos. 7 30.Expressions particulières dans le sport de lutte ,Les mauvais’ c’est comme ceci que l’on nomme les lutteurs les plus victorieux dans le jargon. ,Les tout mauvais’ sont les 60 lutteurs qui participent à la manifestation de Kilchberg. Un « Eidgenosse » (confédéré) n’est pas seulement un Suisse mais le nom qu’on donne à un participant à la fête fédérale de lutte et des jeux alpestres. C’est la compétition de lutte la plus importante. 31.La fête de lutte de Kilchberg est une manifestation se déroulant tous les 6 ans à Kilchberg près de Zurich. Elle a un statu particulier puisque seul les 60 meilleurs lutteurs suisses y participent sur invitation. Cette manifestation se déroule en général en septembre sur le territoire de la métairie « Uf Stocken » à Kilchberg. Elle est transmise en direct par la télévision suisse. La particularité est que aussi bien les lutteurs que les 12'000 spectateurs peuvent y participer que sur invitation. Les vainqueurs des ces dernières années furent Gasser Niklaus 1996, Abderhalden Jürg 2002 et Stucki Christian 2008. 8 Vitrine 5 Jeux nationaux, fêtes d’armaillis, jeux de chasse inspirés des jeux de la cour Objets en prêt : Fédération de lutte du plateau Suisse, Club de lutte Münchenbuchsee, Collection de La Roche du Château de Landshut sur la chasse historique et Musée d’histoires naturelles Texte : Rudolf Zbinden, Fédération de lutte du plateau Suisse, Club de lutte Münchenbuchsee, Inventaire collection de la Roche du château de Landshut sur la chasse historique et Musée d’histoires naturelles, avec des adjonctions de Cornelia Weber. 32.Fête d’Unspunnen La fête d’Unspunnen est une fête des armaillis suisses qui a été organisée pour la première fois en 1805 près du fort d’Unspunnen près d’Interlaken. En intervalle avec les fêtes d’Unspunnen se déroule la fête de lutte d’Unspunnen. De même que la fête fédérale de lutte, la fête de lutte de Kilchberg, celle d’Unspunnen a également caractère fédéral. Déjà lors de la première fête d’Unspunnen de 1805 on y a adjoint un concours de lancer de pierre. Pour ce faire il fallait lancer une pierre de 184 livres. Depuis 1905 on utilise une pierre de 83,5 kg, nommé pierre d’Unspunnen. 33.La représentation du tir aux fêtes d’Unspunnen de 1805 et 1808 est illustrée par la photo (coupure) de l’aquarelle « Hirtenfest zu Unspunnen 1808 » de la main de l’artiste et un des fondateurs de la fête, Franz Niklaus König (source :Öffentliche Kunstsammlung, Kupferstichkabinett Basel) qui a publié divers dessins et peintures coloriés du déroulement de la fête. Deux tireurs tournés vers le contemplateur, sur le côté droit de l’image, illustrent de manière impressionnante le paraître des tireurs de l’époque. Comme chasseurs ils portaient leurs vêtements de chasse individuels et habituels ainsi que leurs ustensiles de tirs usuels. Dans la vitrine no 6 et 7 on trouve exposé un beau choix d’objets pour la chasse de la collection La Roche, du Château de Landshut, sur la chasse historique. 34.Dès le 14e siècle la Confédération organisa des jeux dits ,nationaux’. Ces joutes ,ouvertes’ ou ,libres’ comprenaient à part le tir (également des jeux de chasse de la cour). Disciplines telles que lancer de pierre, course à pied, lutte, etc, auxquelles on invita des hôtes nobles de Suisse et de l’étranger. Ces joutes se déroulaient également lors des fêtes d’alpage et furent d’une part une variation pour ces armaillis isolés, mais offraient également la possibilité aux patricien, aux propriétaires du bétail à l’alpage et à leurs hôtes, de s’informer sur l’état de leur troupeau. A l’occasion des repas et des danses, les armaillis se purent ainsi rapprocher des gens de la ville. 9 Lors des deux fêtes d’Unspunnen de 1805 et 1808 ces fêtes d’alpage trouvèrent leur magnitude. 35.Les jeux de chasse de la cour comprennent également la fauconnerie selon J.G. conte von Bistram « Collection historique de chasse » château de Landshut « le cours ou l’art d’apprivoiser des rapaces à des fins de chasse et de les tenir sous contrôle. Il décrit dans le sens le plus large du terme toutes les activités pouvant être utilisées dans le cadre de la chasse avec les rapaces. 36.Sur la base de leur façon différente de chasser on subdivise ces oiseaux en deux groupes : Oiseaux de vol à basse altitude (couleur de l’œil jaune :épervier, aigle, sont des chasseur à courte distance à proximité du sol attaquant depuis leur couverture. Ils tuent leur proie avec les griffes. Oiseaux de vol à haute attitude (couleur de l’œil noir) faucon qui chasse sa proie en vol piqué s’emparant de la proie avec les griffes et la tuant avec une morsure de bec. 37.Autant la diversité de la manière de chasser est grande, autant la nature des proies est diverse. Cela va du loup, renard, petites bêtes à sabots, lièvres, poules d’eau, mouettes, moineaux. C’est par dressage que l’on limite les espèces admises par la loi. 38.L’équipement de fauconnerie Basé sur des présentations imagées, on peut suivre les équipements jusqu’au temps de l’empereur des Hohenstaufen, Frédéric II. Par principe aussi étonnant que cela puisse paraître, peu de choses ont changé au cours des siècles dans les équipements. On voit ici à côté des pièces exposées sous Nr. 36 et Nr. 37 un petit choix. Un chaperon hollandais qui empêche l’oiseau de voir et le tient tranquille, une clochette qui indique l’emplacement de l’oiseau, une sacoche de faucon pour garder les appâts et petits ustensiles ainsi qu’un gant pour l’atterrissage d’un aigle. 10 Vitrine 6 et 7 Objets en prêt de la collection historique de chasse La Roche au château Landhut Texte : Inventaire collection historique de chasse La Roche au château Landshut, avec adjonctions Cornelia Weber. 39.Epée de chasse, Allemagne – Milieu 28e siècle Cette arme de chasse était utilisée pour disséquer le gibier. Lame dorsale courbée avec légères cannelures. Aiguisage dorsal. Décoration chimique bilatérale, cartouches de chasse au cerf. Décoration de chasse sur poignée. Contenant fermé. Laiton de fonte doré. Etrier avec embouts représentant sujets de chasse, chasseur avec chien et sanglier. Clapet avec motifs de feuilles. Faon et lâcher de chien, Haut-relief. Rosace avec Samson et le lion. Poignée : corps octogonal en bois couvert de carapace de tortue 40.Arbalète de chasse Allemagne du sud, milieu 17e siècle. Arbalète à flèches pour la chasse et pour le tir sur cible. Soi disant semi équipé avec poids moyen de l’arche. Arche en acier, colonne droite, fut avec crosse allemande. Guide à flèches ancré, Pince à flèches en corne. Serrure à pivot. Arche fermé avec cônes à tension avec ligature fixée dans la colonne. Corde fin du 17e. Colonne richement décoré de corne. Gravure noire. Empiècements en nacre. Motifs floraux et scènes de chasse ; chasseur au repos avec chien. Vues diverses avec rosettes de corne entourant des vis. Plaque de crosse. 41.Carquois à flèches pour arbalète de chasse Allemagne début 16e Petit carquois avec coupe ovale. Corps en cuir avec triple bourrelet couvert de peau de bœuf non tannée. Trois fers à flèches rhombiques avec douille. Fut en bois d’arbres fruitiers, emplumé. Non appartenant. Tige taraudée à crémaillère pour arbalète de chasse. Allemagne 1ère moitié 17e siècle. Boîte à manivelle en fer, couchée. Double tendeur pour armer l’arbalète avec manivelle. 42.Carabine Wheellock avec platine à rouet Allemagne, 2e moitié 17e siècle Canon luisant octogonal, visière fixe avec guidon. Chien circulaire. Culasse à roue allemande avec roue extérieure « Studel » à forme annulaire. Platine avec couvercle à coulisse et protège feu. Chien avec mâchoires couvertes, taillé en fer. Doigtier courbé avec bouton. Ressort intérieur. Détente avec pointeur. Pontet sculpté. Fut entièrement en 11 noyer avec crosse allemande. Dispositif de charge des balles avec tiroir gravé en corne. Motif « Vogel Greif ». Fut antérieur et crosse avec ornements en corne. Motifs : gibier, chiens, resettes. Tringle de chargement avec poussoir en os. 43.Goude à poudre Allemagne 2e moitié 17e siècle. Type annulaire à talon. Corps creux bombé en noyer avec veine, fait au tour. Moyeu et anneaux décoratifs en os. Ruban de retenue avec vrille ciselée. 2 œillets. Pipette verseur à poudre sous forme de balustre avec poignée à ressort montée du clapet de fermeture, décoré au burin et gravé. Montage en tôle de laiton, poinçonné, doré au feu. 44.Coutelas Travail allemand dans le style du 17e siècle. Dresden 1ère moitié 20e siècle Cet outil de chasse servait à couper les os pour disséquer le gibier. Le conteneur fut équipé en plus d’un jeu de, couteau, fourchette, alène, poinçon dans une gaine ferrée. Elle est composée d’une robuste lame dorsale avec une partie élargie émoussée. De chaque côté avec cannelure. La poignée est équipée de chaque côté de marqueterie en bois d’ébène. La pomme en fer est taillée en tête de lion, avec fourreau appartenant. Corps en bois, couvert de peau de daim noir. Décor : Sur le carquois cartouches avec armoiries de Saxe. Scènes de chasse avec chasseurs, cavalière avec chiens. Sur la banderole centrale des cerfs combattants et chasseur avec épée. Bouton de fermeture taillé en tête de lion dans du fer. 45.Fusil à canon double France, 18e et 19e siècle Arme de prestige fabriquée par Charles Simon, Paris 1765-96 (Arquebusier du Roy ; Lois XVI et du Comte d’Artois, par la suite Charles X) dans le style Louis XVI, à la base fusil à silex adapté après 1820 en fusil à percussion. Canon lisses brunies damasquinés. Une moitié de la crosse avec crosse française en noyer, richement ciselé, le col taillé en écaille. Détente, en fonte d’argent, gravé et ciselé. Motifs : Gibier et marcassins, trophées, joueurs de cor de chasse, Après les chambres à combustion et avant la bouche à feu dorures étendues dans le style Louis XVI : floraisons, motifs d’étoile, trophées, figures « Diana et Apoli ». Signatures sur le rail médian cannelé et sur la plaque : « Simon, Artiste à Paris ». Décor : Cerfs broutants et au repos. Marteaux taillés en forme de Dauphin, double détente. Sculpture en bronze de la déesse de la chasse Diana (Musée suisse du tir). 12