CBS-RADIO TAIPEI INTERNACIONAL

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CBS-RADIO TAIPEI INTERNACIONAL
Trimestriel en langue française
Octobre – Décembre 2013
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Taipei fait jaillir le feu de la rencontre entre la Grèce antique et la Chine ancienne
Il y a plus de XXV siècles, les Grecs mettaient à l’épreuve leurs forces physiques dans le
centre religieux d’Olympie. A l’autre bout de la planète, les Chinois de la dynastie des
Chou Occidentaux (1046-771 av. J.-C.) connaissaient l’arrivée du roi Xuan qui avait
chargé son oncle, le duc Mao, de gérer les affaires d’Etat. Si cette vieille pratique sportive
en Grèce a donné naissance aux Jeux Olympiques modernes, le duc Mao a légué au
monde le fameux vase tripode ding du duc Mao, l’un des chefs d’œuvres soigneusement
collectionnés au Musée National du Palais, à Taipei. Outre la notoriété construite dans les
domaines du sport ou de l’art, les Jeux Olympiques et le vase du duc Mao n’auraient rien
en commun si Taiwan n’avait pas décidé de les associer. Et l’histoire de cette rencontre
mérite d’être citée au moment où la capitale du pays du soleil levant décroche de nouveau
le droit d’organiser les Jeux Olympiques, à l’horizon 2020. La bonne nouvelle pour les
Japonais a été annoncée le 7 septembre dernier depuis Buenos Aires, en Argentine.
Pendant que les Japonais
hurlaient encore de joie à
l’accueil de cette annonce,
certains Taiwanais se sont
déjà posé la question de
l’itinéraire éventuel de la
flamme olympique. Après tout,
en 1964, au moment où Tokyo
organisait les JO, Taiwan,
c’est-à-dire la République de
Chine, maintenait encore des
relations diplomatiques avec
le Japon et avait alors pu
accueillir le passage de la
flamme olympique.
C’était la première fois qu’un pays asiatique avait les honneurs d’organiser les JO et c’était
donc la première fois que la flamme venait en Asie. Ce fut d’ailleurs la seule fois où la
flamme olympique fut de passage à Taiwan. Pour cette XVIIIe édition des JO, 12 pays ont
accueilli la flamme olympique, relayée par 5 244 athlètes. Depuis la Grèce jusqu’au Japon,
la Turquie, le Liban, l’Iran, le Pakistan, l’Inde, le Myanmar, la Thaïlande, la Malaisie, les
Philippines, Hong Kong et Taiwan ont tous contribué au relais de la flamme olympique sur
51 jours. Taiwan était d’ailleurs la dernière étape du périple de la flamme avant son arrivée
sur le territoire japonais. Pour marquer l’événement et accueillir la flamme olympique, les
Taiwanais ont décidé de faire une copie du vase tripode ding du duc Mao installée devant
le stadium municipal de Taipei servant de vasque. Taiwan a choisi une vingtaine
d’étudiants sportifs pour porter la torche olympique depuis l’aéroport Songshan à Taipei
jusqu’au stadium en passant par le Palais présidentiel. Le dernier porteur était Lin
Chu-mao qui dirigeait alors l’équipe de volley-ball de l’Université normale. Disposant d’un
vélo, il était à l’époque le coursier préféré de son professeur et il estime avoir gagné la
pleine confiance des destinataires qui faisaient alors partie du comité de sélection de
l’équipe des porteurs de la torche olympique, ce qui lui a valu d’être l’heureux élu. Lin
Chu-mao se rappelle même qu’il ne disposait que de cinq minutes pour allumer la flamme.
Seulement, que l’organisateur ait pensé à recopier un patrimoine national pour faire office
de vasque était une chose, mais accéder à ce vase-vasque pour allumer la flamme en
était une autre, qui n’a pas été prévue à l’avance. Lin Chu-mao a ainsi du monter sur une
table ordinaire pour réussir à allumer la flamme dans le vase-vasque. C’était le 6
septembre 1964 et la flamme est restée toute une nuit à Taiwan.
Le vrai vase tripode ding du duc Mao conservé au Musée national du Palais est célébre
pour l’inscription
de cinq cents
caractères
sur
trente
deux
colonnes gravés
sur la paroi interne
du vase. Cette
inscription décrit
le roi Xuan et son
ambition de faire
de son royaume
une terre prospère.
Ces
inscriptions
ne
sont
pas
recopiées sur la
vasque. On y voit
-2-
cependant encore de nos jours les célèbres anneaux olympiques et l’inscription « XVIIIe
Jeux Olympiques » faisant de ce vase-vasque un souvenir précieux des JO de 1964.
Après cet événement sportif, la copie du vase tripode ding du duc Mao est restée dressée
devant le Stadium de Taipei. En quatre décennies, de nombreux Taiwanais ont déjà oublié
cette histoire et ne s’interrogent pas vraiment sur la présence et l’histoire de cet objet de
style traditionnel installé devant une structure sportive. Puis le fameux vase a été déplacé,
laissé dans un coin pendant la rénovation du Stadium de Taipei avant d’être remis à
l’entrée principale du nouveau stade peu avant l’ouverture de Deaflympics 2009 accueillis
à Taipei. Le vase-vasque aurait certainement été mis en valeur si la flamme des JO de
Pékin était passée à Taiwan, en 2008. A cette époque-là, Taiwan avait refusé ce passage
pour des raisons politiques. L’organisation du parcours de la flamme par Pékin aurait en
effet pu donner l’impression que Taiwan faisait partie intégrante de la Chine, d’autant plus
que l’appellation requise par Pékin pour Taiwan aurait été « Chine-Taipei », ajoutant même
davantage de confusion. A l’heure où le Comité International Olympique a désigné Tokyo
comme ville hôte des JO de 2020, cette même question politique risque de jouer de
nouveau sur la présence de Taiwan sur le parcours de la flamme olympique et sur une
possible deuxième rencontre de la Grèce antique et la Chine ancienne à Taipei.
Pâté de soja garni en salade
L’idée d’une recette fraîcheur n’est jamais de trop, même à l’approche de la saison
hivernale. Si les salades ne sont pas les plats les plus courants de la gastronomie
taiwanaise, le soja peut offrir l’opportunité d’une recette facile, abordable et splendide. En
voici l’exemple parfait illustré avec la recette du pâté de soja garni en salade :
Ingrédients :

1 pavé de pâté de soja
(sous vide)

20
petites
tomates
cerises (longues plutôt
que rondes)
2 tiges d’oignon vert
2 gousses d’ail
1 bouquet de persil
chinois ou frisé
Assaisonnement :




1 cuillère à soupe
d’huile de sésame, 1
cuillère à soupe de
sauce de soja, 1 cuillère
à café de sucre, un soupçon de jus de tomate écrasé (ou éventuellement du ketchup).
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Préparation :





Sculpter des fleurs avec les tomates : après avoir lavé et rincé à l’eau claire les
tomates cerises, scultper les fleurs en commençant par tailler 4 à 6 rayons sur la moitié
de la tomate à partir de son assise, selon sa grosseur. Les écarter ensuite
délicatement pour en former des pétales. (voir la photo ci-dessous)
Egoutter ensuite le pâté de soja et le placer au centre d’une assiette de présentation.
Sur le dessus, entailler légèrement afin que l’assaisonnement pénètre mieux et
arômatise le pâté de soja.
Couper très finement la partie verte de l’oignon vert pour en obtenir des fibres fines.
Les plonger dans l’eau pour les onduler. Hâcher la partie blanche en miettes ainsi que
l’ail et le persil. Les parsemer de façon homogène sur le pâté de soja.
Ajouter les « fibres » d’oignon vert sur le pâté de soja ou tout autour comme un tapis
pour y disposer ensuite les fleurs sculptées dans les tomates cerises.
Préparer en dernier lieu l’assaisonnement en mélangeant 1 cuillère à soupe d’huile de
sésame, 1 cuillère à soupe de sauce de soja, 1 cuillère à café de sucre et un soupçon
de jus de tomate écrasé. Verser délicatement l’assaisonnement sur le pâté de soja et
placer votre « pâté de soja garni en salade » au frais quelques instants avant de servir.
Pâté de soja garni en salade - Bon appétit !
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