CBS-RADIO TAIPEI INTERNACIONAL
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Trimestriel en langue française Octobre – Décembre 2013 REDACTION : Service français de RTI ADRESSE : P.O.BOX 123-199 TAIPEI 11199,TAIWAN R.O.C. Tel: +886-2-2885 6168 #386 Fax: +886-2-2886 7088 Web: http://french.rti.org.tw e-mail: [email protected] blog: http://rtifrench.wordpress.com facebook : www.facebook.com/RTI.francais Taipei fait jaillir le feu de la rencontre entre la Grèce antique et la Chine ancienne Il y a plus de XXV siècles, les Grecs mettaient à l’épreuve leurs forces physiques dans le centre religieux d’Olympie. A l’autre bout de la planète, les Chinois de la dynastie des Chou Occidentaux (1046-771 av. J.-C.) connaissaient l’arrivée du roi Xuan qui avait chargé son oncle, le duc Mao, de gérer les affaires d’Etat. Si cette vieille pratique sportive en Grèce a donné naissance aux Jeux Olympiques modernes, le duc Mao a légué au monde le fameux vase tripode ding du duc Mao, l’un des chefs d’œuvres soigneusement collectionnés au Musée National du Palais, à Taipei. Outre la notoriété construite dans les domaines du sport ou de l’art, les Jeux Olympiques et le vase du duc Mao n’auraient rien en commun si Taiwan n’avait pas décidé de les associer. Et l’histoire de cette rencontre mérite d’être citée au moment où la capitale du pays du soleil levant décroche de nouveau le droit d’organiser les Jeux Olympiques, à l’horizon 2020. La bonne nouvelle pour les Japonais a été annoncée le 7 septembre dernier depuis Buenos Aires, en Argentine. Pendant que les Japonais hurlaient encore de joie à l’accueil de cette annonce, certains Taiwanais se sont déjà posé la question de l’itinéraire éventuel de la flamme olympique. Après tout, en 1964, au moment où Tokyo organisait les JO, Taiwan, c’est-à-dire la République de Chine, maintenait encore des relations diplomatiques avec le Japon et avait alors pu accueillir le passage de la flamme olympique. C’était la première fois qu’un pays asiatique avait les honneurs d’organiser les JO et c’était donc la première fois que la flamme venait en Asie. Ce fut d’ailleurs la seule fois où la flamme olympique fut de passage à Taiwan. Pour cette XVIIIe édition des JO, 12 pays ont accueilli la flamme olympique, relayée par 5 244 athlètes. Depuis la Grèce jusqu’au Japon, la Turquie, le Liban, l’Iran, le Pakistan, l’Inde, le Myanmar, la Thaïlande, la Malaisie, les Philippines, Hong Kong et Taiwan ont tous contribué au relais de la flamme olympique sur 51 jours. Taiwan était d’ailleurs la dernière étape du périple de la flamme avant son arrivée sur le territoire japonais. Pour marquer l’événement et accueillir la flamme olympique, les Taiwanais ont décidé de faire une copie du vase tripode ding du duc Mao installée devant le stadium municipal de Taipei servant de vasque. Taiwan a choisi une vingtaine d’étudiants sportifs pour porter la torche olympique depuis l’aéroport Songshan à Taipei jusqu’au stadium en passant par le Palais présidentiel. Le dernier porteur était Lin Chu-mao qui dirigeait alors l’équipe de volley-ball de l’Université normale. Disposant d’un vélo, il était à l’époque le coursier préféré de son professeur et il estime avoir gagné la pleine confiance des destinataires qui faisaient alors partie du comité de sélection de l’équipe des porteurs de la torche olympique, ce qui lui a valu d’être l’heureux élu. Lin Chu-mao se rappelle même qu’il ne disposait que de cinq minutes pour allumer la flamme. Seulement, que l’organisateur ait pensé à recopier un patrimoine national pour faire office de vasque était une chose, mais accéder à ce vase-vasque pour allumer la flamme en était une autre, qui n’a pas été prévue à l’avance. Lin Chu-mao a ainsi du monter sur une table ordinaire pour réussir à allumer la flamme dans le vase-vasque. C’était le 6 septembre 1964 et la flamme est restée toute une nuit à Taiwan. Le vrai vase tripode ding du duc Mao conservé au Musée national du Palais est célébre pour l’inscription de cinq cents caractères sur trente deux colonnes gravés sur la paroi interne du vase. Cette inscription décrit le roi Xuan et son ambition de faire de son royaume une terre prospère. Ces inscriptions ne sont pas recopiées sur la vasque. On y voit -2- cependant encore de nos jours les célèbres anneaux olympiques et l’inscription « XVIIIe Jeux Olympiques » faisant de ce vase-vasque un souvenir précieux des JO de 1964. Après cet événement sportif, la copie du vase tripode ding du duc Mao est restée dressée devant le Stadium de Taipei. En quatre décennies, de nombreux Taiwanais ont déjà oublié cette histoire et ne s’interrogent pas vraiment sur la présence et l’histoire de cet objet de style traditionnel installé devant une structure sportive. Puis le fameux vase a été déplacé, laissé dans un coin pendant la rénovation du Stadium de Taipei avant d’être remis à l’entrée principale du nouveau stade peu avant l’ouverture de Deaflympics 2009 accueillis à Taipei. Le vase-vasque aurait certainement été mis en valeur si la flamme des JO de Pékin était passée à Taiwan, en 2008. A cette époque-là, Taiwan avait refusé ce passage pour des raisons politiques. L’organisation du parcours de la flamme par Pékin aurait en effet pu donner l’impression que Taiwan faisait partie intégrante de la Chine, d’autant plus que l’appellation requise par Pékin pour Taiwan aurait été « Chine-Taipei », ajoutant même davantage de confusion. A l’heure où le Comité International Olympique a désigné Tokyo comme ville hôte des JO de 2020, cette même question politique risque de jouer de nouveau sur la présence de Taiwan sur le parcours de la flamme olympique et sur une possible deuxième rencontre de la Grèce antique et la Chine ancienne à Taipei. Pâté de soja garni en salade L’idée d’une recette fraîcheur n’est jamais de trop, même à l’approche de la saison hivernale. Si les salades ne sont pas les plats les plus courants de la gastronomie taiwanaise, le soja peut offrir l’opportunité d’une recette facile, abordable et splendide. En voici l’exemple parfait illustré avec la recette du pâté de soja garni en salade : Ingrédients : 1 pavé de pâté de soja (sous vide) 20 petites tomates cerises (longues plutôt que rondes) 2 tiges d’oignon vert 2 gousses d’ail 1 bouquet de persil chinois ou frisé Assaisonnement : 1 cuillère à soupe d’huile de sésame, 1 cuillère à soupe de sauce de soja, 1 cuillère à café de sucre, un soupçon de jus de tomate écrasé (ou éventuellement du ketchup). -3- Préparation : Sculpter des fleurs avec les tomates : après avoir lavé et rincé à l’eau claire les tomates cerises, scultper les fleurs en commençant par tailler 4 à 6 rayons sur la moitié de la tomate à partir de son assise, selon sa grosseur. Les écarter ensuite délicatement pour en former des pétales. (voir la photo ci-dessous) Egoutter ensuite le pâté de soja et le placer au centre d’une assiette de présentation. Sur le dessus, entailler légèrement afin que l’assaisonnement pénètre mieux et arômatise le pâté de soja. Couper très finement la partie verte de l’oignon vert pour en obtenir des fibres fines. Les plonger dans l’eau pour les onduler. Hâcher la partie blanche en miettes ainsi que l’ail et le persil. Les parsemer de façon homogène sur le pâté de soja. Ajouter les « fibres » d’oignon vert sur le pâté de soja ou tout autour comme un tapis pour y disposer ensuite les fleurs sculptées dans les tomates cerises. Préparer en dernier lieu l’assaisonnement en mélangeant 1 cuillère à soupe d’huile de sésame, 1 cuillère à soupe de sauce de soja, 1 cuillère à café de sucre et un soupçon de jus de tomate écrasé. Verser délicatement l’assaisonnement sur le pâté de soja et placer votre « pâté de soja garni en salade » au frais quelques instants avant de servir. Pâté de soja garni en salade - Bon appétit ! -4-