Les plus belles demeures du Grand Besançon Les plus belles

Transcription

Les plus belles demeures du Grand Besançon Les plus belles
N° 59
Octobre 2005
1,80€
Le troisième
lundi du mois
Mensuel d’information de
Besançon et des cantons
d’Audeux, Boussières,
Marchaux, Quingey et Roulans.
Les plus belles demeures
du Grand Besançon
Barthod
Le Vin
Rue Bersot
BESANÇON
03 81 82 27 14
Ces salariés qui
créent leur entreprise
Ils sont assez nombreux à passer du stade d’employés à celui
de patrons. Parmi ces entrepreneurs, plusieurs anciens de l’enseigne Décathlon se sont lancés dans le grand bain.
Reportage.
p. 32
Traitement des déchets :
la facture s’alourdit
- Une visite inédite des châteaux privés.
- Comment les propriétaires
entretiennent leur patrimoine.
- Les plus belles maisons d’architecte de Besançon.
Lire le dossier p. 12 à 19
La communauté d’agglomération du Grand Besançon s’apprête à récupérer la compétence “déchets”. Des questions se
posent sur les conséquences
tarifaires du transfert.
L’événement p. 6 et 7
Le quartier des Vaîtes
se défend bec et ongles
Le projet de nouveau plan local
d’urbanisme a été discuté. La mairie prévoit de construire 2 000
logements aux Vaîtes. Les habitants se mobilisent.
Rédaction : “Les Éditions de la Presse Bisontine” - B.P. 83 143 - 5 bis, Grande rue - 25503 MORTEAU CEDEX - Tél. 03 81 67 90 80 - Fax : 03 81 67 90 81
p. 11
L’INTERVIEW DU MOIS
2
Éditorial
Caché
L’épisode des Kosovars échoués à
Besançon début septembre n’est que
l’infime partie visible d’un iceberg
d’indifférence. La misère n’a pas de
visage. Dans l’opulence ambiante du
Grand Besançon, qui a la moindre
idée du nombre de personnes, généralement des étrangers en situation
irrégulière, qui sollicitent l’asile à la
France ? Ballottés de gares en commissariats de police, de tribunaux en
centres d’hébergement provisoire.
Bien sûr, tous ces malheureux qui
transitent par Pontarlier - siège départemental de la police aux frontières
- ne sont pas les bienvenus sur le territoire français car ils ont soit sans
papiers, soit sans titre de séjour
valable. C’est la loi, ils doivent rentrer chez eux. Mais derrière la froideur des textes législatifs et les “objectifs” fixés par le ministère de l’Intérieur
en termes de reconductions à la frontière, il y a la triste réalité cachée de
la misère humaine. La Cimade, seule association française à avoir officiellement le droit d’entrer dans les
centres de rétention administrative
où sont “entassés” les étrangers en
situation irrégulière, a établi un rapport accablant sur la dégradation des
conditions d’accueil et de traitement
de ces naufragés. La durée de rétention administrative a été triplée l’an
dernier, les effectifs des centres ne
cessent de gonfler, donnant aux conditions d’hébergement, des allures humiliantes. Voir à ce sujet l’instructif rapport annuel de cette association
d’entraide. Le Grand Besançon
n’échappe pas au phénomène. Des
centaines de personnes errantes transitent par notre secteur en attente
d’une solution. Si bien évidemment
la France ne peut accueillir tout le
monde sur son sol, le traitement de
cette dramatique question se déshumanise dangereusement à mesure
que le nombre de dossiers augmente. On aboutit au paradoxe suivant :
le nombre de reconduites à la frontière augmente “dangereusement”
tandis que les contrôles aux frontières ont subi un sérieux relâchement. La P.A.F., censée surveiller les
frontières, n’y est même plus postée.
Alors bien caché, loin des regards, le
phénomène qui se déroule sur notre
sol laisse indifférent car tout simplement on ne veut pas le montrer. O
Jean-François
AÉRONAUTIQUE
Après la série noire du transport aérien cet été
Gérard Feldzer : “Toutes les compagnies
aériennes basées en France sont fiables”
Directeur du musée de l’air du Bourget, ancien pilote d’essais, Gérard Feldzer estime nécessaire la mise
en place d’une agence internationale indépendante
de contrôle des compagnies aériennes et se prononce pour un audit obligatoire de celles-ci.
a Presse Bisontine : Cet
été a été marqué par une
longue litanie de drames
aériens : crash d’un avion
de compagnie chypriote Hélios
près d’Athènes, 160 morts dans la
chute de l’avion de la West Carribean au Venezuela… Pourquoi
tous ces accidents ? Est-ce la loi
des séries ?
Gérard Feldzer : Une loi des
séries, non. Je ne vois
d’ailleurs pas trop ce que c’est.
Mais les avions volent beaucoup plus en été, les rotations
sont très rapides. Les équipages, mais aussi les mécaniques sont fatigués. Et c’est
toute cette accumulation de
causes possibles qui peut malheureusement conduire à l’accident. Il y a eu environ 800
morts cet été, ça correspond
au niveau d’il y a dix ans.
L
toutes les compagnies
aériennes basées en France
sont fiables. Ce n’est pas à
propos de celles-ci qu’il faut
avoir des inquiétudes. Les
risques viennent de ces compagnies dont on ne
sait pas exactement
“Les
à qui elles apparL.P.B. : Début sepcontrôles tiennent, d’où elles
viennent, et qui sont
tembre, des passagers
créations
de Corsair dont l’avion
actuels, de
récentes, n’ont pas
avait fait demi-tour
après un accident tech- c’est de la d’historique. La plupart du temps, ce
nique ont refusé d’embarquer à nouveau. Est- rigolade.” sont souvent celles
qui, à l’étranger, couce que la peur est
vrent les liaisons intérieures,
justifiée ?
G.F. : En ce moment, à cause entre deux villes d’un même
de l’actualité, les passagers pays. On retrouve quelquessont très sensibles à toutes unes de ces compagnies en
les questions de sécurité. Ça Europe de l’Est, la majorité
augmente les peurs. Mais il sont dans des pays du Sud.
faut garder à l’esprit que
Mais en même temps, il faut
savoir que le nombre de passagers transportés chaque
année a doublé sur cette
même période. Actuellement,
le transport aérien représente
10 milliards de passagers par an.
Hauser
est éditée par “Les Éditions de la Presse Bisontine”5 bis, Grande Rue
- BP 83 143 - 25503 MORTEAU CEDEX Tél. : 03 81 67 90 80 - Fax : 03 81 67 90 81
E-mail : [email protected]
Directeur de la publication :
Éric TOURNOUX
Directeur de la rédaction :
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Régie publicitaire :
Besançon Médias Diffusion - Tél. : 03 81 80 72 85
Imprimé à I.P.S. - ISSN : 1623-7641
Dépôt légal : Septembre 2005
Commission paritaire : 1102I80130
Crédits photos : La Presse Bisontine, A.S.G.B., Conseil général,
Nathalie Estavoyer, Damien Guillaume, Bernard Le Bars, musée
de l’air, Daniel Magnin, Récidev, S.K.C., ville de Besançon.
Directeur du musée de l’air, Gérard Feldzer juge inutile la liste noire
publiée cet été par le gouvernement.
L.P.B. : Est-ce que la vigilance des
passagers peut inciter les compagnies à modifier leur politique en
termes de sécurité ?
G.F. : C’est vrai que les passagers sont plus matures
désormais. Ce sont des
consommateurs, ils cherchent
à savoir. Et c’est une bonne
chose, parce que, d’une façon,
ça régule le marché. Le seul
problème, c’est qu’ils n’ont
pas de critère pour savoir si
la compagnie en question est
fiable ou non, à part l’état de
la peinture ou des sièges, et
encore. Pour cela, il faut les
aider. Et ce sont aux différents gouvernements de le
faire, en déterminant justement ces critères. On pourrait imaginer comme solution, de prélever sur chaque
billet d’avions, un à deux
euros qui seraient destinés à
l’audit des compagnies
aériennes. Cet audit serait
nécessaire pour figurer sur
la liste des compagnies jugées
fiables. Car les contrôles
actuels, c’est de la rigolade.
Une inspection visuelle, le
contrôle des papiers de l’avion,
ça ne sert à rien pratiquement. Les compagnies comme Air France réalisent déjà
des audits de leurs appareils
et des compagnies qu’elles
affrètent en bout de ligne,
quand il y a une correspondance. Dans ces cas-là, vous
pouvez être totalement rassurés. Mais elles n’agissent
que sur leur propre initiative.
ment pas trop que l’on vienne s’ingérer dans leurs
affaires. Du coup, on n’ose
pas trop jusqu’ici s’y aventurer. Mais il faudra le faire,
nécessairement dans l’avenir. Il faut une agence indépendante des gouvernements,
qui réalise ces audits indispensables. Le problème, c’est
qu’ils coûtent cher, mobilisent plusieurs personnes pendant parfois un ou deux mois
pour tout vérifier.
L.P.B. : La sécurité aérienne a-telle progressé ces dernières
années ?
G.F. : À chaque accident, des
bulletins de sécurité sont édités car l’exemple des autres
est toujours utile. C’est pour
cela qu’on a réalisé des progrès importants. Et une chose nouvelle qui est désormais
prise en compte, c’est le facteur humain. Comment on
s’entend à bord, comment on
communique entre pilotes,
l’esprit d’équipage… Mais
pour cela, il faut une culture d’entreprise. C’est pourquoi plus la compagnie est
ancienne et établie, plus elle
est fiable. Alors que quand
une compagnie se crée, en
recrutant un pilote yougoslave d’un côté, un Anglais
de l’autre, ceux-ci n’ont pas
la même culture et ils ne se
comprennent pas forcément
toujours. Ça peut avoir des
conséquences graves.
L.P.B. : Faut-il se
méfier aussi des com“Avec les
pagnies dites lowL.P.B. : Quel regard
cost ?
portez-vous sur la liscompagnies
G.F. : Non. Les
te noire des compacharters et les lowgnies aériennes interlow-cost,
cost n’ont rien à
dites publiée par le
gouvernement fran- il n’y a aucun voir. Avec les compagnies comme
çais ?
souci à
Ryanair ou Easy
G.F. : La liste noire
Jet, il n’y a aucun
n’existe pas en fait
avoir.”
souci à avoir. L’âge
puisque personne
moyen des avions
n’est concerné par
les avions qui y figuren, ils d’Easy Jet est même d’ailleurs
ne volent pas en France. Ce plus faible que celui des appaqui est plus intéressant, c’est reils d’Air France ou de Brila liste blanche des avions tish Airways.
qui sont autorisés. Car le problème, c’est que toutes les L.P.B. : Donc aucune raison d’avoir
compagnies qui y figurent peur de l’avion…
n’ont jamais été auditées. Il G.F. : 95 % des passagers ont
faut donc que les pays s’or- peur, les 5 % restants sont
ganisent entre eux. Mais il y des inconscients, dit-on soua aussi des pays qui n’ont pas vent. On a peur en fait parles moyens d’entretenir leurs ce que c’est l’inconnu. Moicompagnies. Pour ces pays- même je suis terrorisé quand
là, comme en Afrique, il fau- je ne suis pas aux commandes,
drait une aide pour leur per- de la même manière que je
mettre d’assurer la sécurité. le suis quand ce n’est pas moi
qui conduis en voiture. ParL.P.B. : Et comment doit alors s’or- ce qu’on a une confiance limitée dans les autres. Pour ne
ganiser la sécurité aérienne ?
G.F. : Il faut que ce soit géré à plus avoir peur, il faut explil’échelle mondiale et non pas quer. Au musée de l’air du
nationale. Il y a déjà une agen- Bourget, on a un Boeing
ce de l’O.N.U. en charge de désossé. On peut visualiser
l’aviation civile, mais elle ne les circuits de pressurisation,
sert pour le moment à rien. voir ce qu’est une boîte noiElle fait des recommanda- re, etc. On explique comment
tions, mais n’a aucun moyen cela fonctionne et c’est un
ensuite de les faire appliquer. excellent remède. O
Il y a des intérêts importants
et différents entre les comPropos recueillis
pagnies, les pays qui n’aipar S.D.
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VOS RÉACTIONS
4
Courrier
des lecteurs
Chaque mois, une rubrique est consacrée au “courrier des lecteurs”.
Retrouvez aussi sur le site de besac.com une sélection d’articles parus
dans La Presse Bisontine. Nous en publions quelques extraits.
Secrète la franc-maçonnerie ?
De la justice ordinaire
e lis dans le Monde qu’un éminent
membre national de la franc-maçonnerie a posé sa démission pour protester contre ces luttes fratricides. Et en
effet, il est consternant de
voir en général (partis politiques, associations, clubs sportifs, journaux, conseils
d’administration) le temps qui est passé
à se tirer dans les pattes. C’est d’autant
plus regrettable dans des associations
cultuelles censées viser à l’universalité ou
J
tout du moins au rapprochement des
hommes. Malheureusement, c’est
d’époque, et cela n’enlève rien à la respectabilité de la démarche spirituelle des
frères, même si elle n’est pas la mienne.
Le “culte du secret”, voilà un grand mot
d’époque à la Da Vinci Code, pour monter en épingle le fait qu’il n’y a rien de
caché, mais que ça fait tellement plaisir
à certains de le croire… O
Frédéric Moreau - Besançon
Vive Planoise !
e suis étonnée de voir tous les messages négatifs sur “mon” quartier… J’y suis née, j’y suis toujours… depuis 26 ans (ma famille
depuis 35 ans) et j’aime ce quartier. Il est
vrai qu’il y a de la délinquance, des jeunes
en errance, voir des très jeunes d’ailleurs,
mais malheureusement comme partout !
Non seulement les autres quartiers de
Besançon n’y échappent pas mais la ville et son centre non plus.
Je ne défends pas les jeunes délinquants,
c’est injuste, intolérable. Mais Planoise
n’est pas un quartier de délinquants, c’est
J
es sanctions sont bien souvent
disproportionnées et très généralement, elles sont aussi inadaptées ! Je parle en connaissance
de cause. Je suis maman d’un délinquant multirécidiviste. Je suis française
et mon fils l’est également. J’ai bien ramé
pour l’élever seule. J’ai divorcé pour
donner une chance à mon fils de s’en
sortir ! Peine perdue, le gosse était déjà
sur la mauvaise pente, je l’ai placé à 14
ans en établissement spécialisé ne relevant pas de la justice. Ensuite, la justice s’en est chargée. Entre les incohérences, les placements en établissements
dont les directeurs sont ensuite incar-
L
avant tout (pour moi, en tout cas) un quartier de solidarité. Un voisin qui nous offre
des gâteaux pour le ramadan, une femme malade à qui on prépare des repas
pour ne pas qu’elle se fatigue, une voiture qu’on pousse pour ne pas qu’un père
de famille arrive en retard à son travail…
Un tissu associatif important, etc.
Mais on ne peut pas se substituer aux
pouvoirs publics et ce n’est pas les campagnes à coup de flashball et bavures
policières qui feront avancer les choses. O
cérés pour violences ou abus sexuels
sur mineurs, bref, ce jeune a maintenant
23 ans et cela fait 8 longues années que
je navigue entre les tribunaux et les parloirs (je ne le souhaite pas à mon pire
ennemi). Il n’a toujours pas trouvé sa
place et la justice n’a toujours pas de
réponse adaptée ni pour lui ni pour moi
qui subis cela depuis 8 ans. J’ai frappé
à toutes les portes et aucune ne s’est
ouverte, il va en garde à vue régulièrement et régulièrement il est à nouveau
convoqué devant le T.G.I. Il fréquente
évidemment tous les délinquants qu’il
connaît depuis si longtemps. Voilà la
triste histoire et la pauvreté de la justi-
ce. Je suis en colère contre cette justice totalement inadaptée à tous ces cas
récurrents de violences quotidiennes et
le portrait du tribunal que vous évoquez
dans notre dossier (voir La Presse Bisontine 56) est très gentillet. La réalité est
bien plus déroutante. En tant que maman,
nous avons le poids de la culpabilité, de
la honte, nous avons tendance à nous
cacher car finalement c’est toujours la
faute des parents (et parfois c’est sans
doute vrai) mais nous avons du mal à
prendre la parole car avant tout nous
subissons ce que personne ne souhaite vivre un jour. O
R.P. - Besançon
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en page 43
P U B L I - I N F O R M AT I O N
DE
FRANCE
“Thé
ou
café”
NATIONAL 1
MASCULIN
dresse le couvert
Le salon de thé ouvert il y a deux ans sur la place du
Marché se complète désormais d’un restaurant. À partir de novembre, en plus du midi, il ouvrira les jeudis,
vendredis et samedis soirs.
enseigne Thé ou café
s’est construite une
solide réputation en
à peine deux ans. Installée
sur une des plus belles
places de la ville, à deux
pas du conservatoire et des
rues commerçantes, Thé
ou café est le grand spécialiste bisontin en matière
de bon goût : plus de 120
sortes de thés y sont sélectionnées et 25 espèces de
cafés, torréfiées sur place.
Le salon de thé s’est agrandi en septembre 2004 d’un
deuxième magasin, voisin
du premier, entièrement
dédié au thé et à tous ses
accessoires (vaisselle,décoration…).
Depuis la rentrée,l’enseigne
créée par Patricia Liaud peut
s’enorgueillir d’être devenue une nouvelle adresse
en matière de gastronomie.
“Tous les midis du lundi au
samedi, nous proposons
L’
ESBM - Bourgoin JALLIEU
Samedi 24 septembre 05 à 20 h 30
ESBM - THIONVILLE
Samedi 8 octobre 05 à 20 h
GYMNASE DES MONBOUCONS
“Sodica JP Cône”
Patricia Liaud
et son chef
cuisinier vous
attendent tous
les midis.
À partir de
novembre, vous
pourrez aussi
y réserver vos
soirées de fin
de semaine.
deux plats du jour à 8,80
euros, systématiquement à
base de produits frais. Nous
avons un excellent cuisinier,
ainsi qu’un pâtissier qui est
meilleur ouvrier de France.
Dès novembre, à partir du
moment où la place du Marché sera terminée et inaugurée, le restaurant ouvrira tous les soirs, le jeudi, le
vendredi et le samedi. Les
menus seront plus élaborés le soir, avec des tarifs
variant de 15 à 25 euros”
explique Patricia Liaud.
Un cadre tendance et sym-
pa, une cuisine soignée,
une magnifique terrasse et
bientôt une nouvelle pièce
donnant sur les rives du
Doubs, Thé ou café prend
peu à peu les allures d’une
incontournable adresse du
bien vivre et du bon goût,
au cœur de Besançon.
THÉ OU CAFÉ
R e s t a u r a n t
23, rue des Boucheries
Place du Marché
25000 BESANÇON
Tél. : 03 81 50 87 16
RETOUR SUR INFO - BESANÇON
L’actualité bouge,
les dossiers évoluent.
La Presse Bisontine
revient sur les sujets
abordés dans ses
précédents numéros,
ceux qui ont fait la une
de l’actualité de
Besançon. Tous les mois,
retrouvez la rubrique
“Retour sur info”.
5
La maison Petitjean
démolie rue de Vesoul
es travaux de démolition de la
maison Petitjean et du garage
qui la jouxte ont débuté le 8 août
par une opération de désamiantage.
Le chantier est piloté par la communauté d’agglomération qui a rasé cette friche située juste à l’entrée de la
ville. “Toute la partie de déconstruction s’est achevée le 2 septembre.
Nous allons entamer une seconde
phase qui consiste à niveler le terrain”
précisent les services techniques de
la C.A.G.B.
Dans son édition de juin 2005, La Presse Bisontine contactée par le propriétaire de cette maison avait traité
le sujet. À l’époque, Jacques Petitjean ne comprenait pas que sa propriété du 119 de la rue de Vesoul ne
soit pas encore démolie alors qu’il en
avait été exproprié en 2003 sous pré-
L
texte que cet endroit était concerné
par les aménagements liés à la voie
BES ANÇ ON
DÉMOLITION 119, rue de Vesou
de contournement des Montboucons bref
l
Lente agonie pour
et à l’accès de celle-ci par la rue deité
la maison Petitjean
Vesoul. “Je vivais dans cette maison
Située rue de Vesoul, avant la
voie de contouravec mon frère. À partir du moment
nement, la friche de l’anci
en garage Petitjean
est toujours debout alors qu’ell
où la ville a été propriétaire, elle nous
e devait
être démolie. Jacques Petitje
an réagit.
a donné six mois pour quitter les lieux
J
car elle allait la démolir. J’ai déménagé en Haute-Saône en novembre
2003” raconte-t-il.
n
Mais deux ans après, la maison était
“Je vivais
toujours debout. “J’ai contacté la
dans cette
maison
ville qui m’a affirmé qu’elle serait
avec mon
frère.”
détruite en mars 2005. Je trouve
inadmissible qu’on m’ait demandé
de partir pour une raison qui n’est
pas justifiée” expliquait Jacques
Petitjean qui aura dû patienter enco- Audie
nce le 23 mai
re quelques mois pour que cette
pharmacie bisontine sur
affaire soit définitivement réglée. O
les
bisontine Amaé internationagascar) propousical d’Afrique
ntitulé “la lune
s et rit”. Mardi
30 au petit Kurçon.
nts au
7.
n d’année du
four d’animasion musicadimanche 19
au petit Kurments au 03
osaïques de
à à partir du
u dimanche
1 heures au
Besanç on
.
0 15 62.
à midi préerre, sous
Florenc e
n Hanoun
s sont lus
ontaire s.
nir écouqui paretrouvée
es deux
n Irak.
acques Petitjean est amer
à essence. “On avait 4
quand il revient dans
000 m2
son de terrain dont
25 ares qui
ancienne maison du 119,
rue n’étaient pas lotis”
de Vesoul dont il n’est plus
précisepro- L’espace était suffisam t-il.
priétaire. On y rentre
ment
comme import ant pour
prévoir les
dans un moulin. Les squatte
occasio nnels l’ont comprirs investissements nécessaires à
s. la pérennité de l’entrep
D’ailleurs, les intrus ne
rise qui
se sont rencon trait des
difficul tés.
pas gênés pour vandaliser
l’in- “J’avais l’intention
de reprend
térieur, du sous-sol au grenier.
la société à la suite de mon re
Les portes de garage sont
père
fra- à condition que je
cassées, les murs sont
puisse faire
taggés, une station
de lavage plus
les moquettes arraché
es et
lavabo de la salle de bain le importante.”
pul- Avec une installa
tion située le
vérisé. La plupart
long de la rue de Vesoul
des pièces sont
et des possibilités de staJacques Petitjean n’adme
jonchées de détrit pas que la ville lui ait
tionnement, le calcul poudemandé de quitter sa m
tus. “C’est triste”
en 2003 car elle allait être
vait être bon. “Nous nous
démolie. Mais elle est encore
lâche Jacque s
remis en cause à moyen
debout.
sommes
terme.
rendus en mairie Par
Petitjean d’un ton
contre, la poursuite de l’ac- partir l’ensemble à ce prix. L’af- elle allait être
pour voir dans quelle mesudém
faire
consterné. L’hiss’est finalement termitivité existante est possibl
déménagé en Hautere nous pouvions constru
e” née au tribunal.
toire aurait pu en
i- mais pas viable selon
novembre 2003
Jacques Après plusieu
re et obtenir un permis.
être autrement si
” Petitjean.
rs années de nir à Besanço avan
La municipalité a réponn.”
bataille judiciaire, un
aux affaire s de
L’entreprise a rapidement
terrain
Deux ans après, la m
du par la négative le 2 sepfer- d’entente a été trouvé
famille ne s’étaient pas
mé ses portes. La famille
ajoude 5 d’une enveloppe fixée autour toujours debout. “J’a
tées les obligations munici tembre 1994. À l’époque, elle enfants
à 255 000
a donc décidé de se
- invoquait le fait que
euros (1,7 million de francs). té la ville qui m’a aff
pales.
“la sta- séparer de ce
bien immobilier Les
la maison serait dém
tion se situe dans un
Pour comprendre, il faut
ayants-droit céderont
secteur en le vendant
remon- concerné par les
le mars 2005.” Rebelot
au plus offrant. bien,
aménagements Mais la
e
ter à l’année 1994. À l’époqu
mais
Jacques Petitjean toujour
ville ayant de toute
e, liés à la voie de contour
s pas fait. “Je t
n’y était pas favorable
cet homme est employé du
nement façon figé l’avenir
car il inadmi ssible
gara- et par l’accès de
du site a fait avait le sentime
qu’on
celle-ci par la valoir un
ge géré par son père,
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qui se rue de Vesoul.
droit de préemption À
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En conséquen- urbain.
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Une première fois, elle
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soi. “Je vivais dans cette
ction dans le s’est porté
de la maison. L’ensem
mai- Peut-être que la
ble est secteur ne peut
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avec mon frère. À partir
complété par une petite
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m
tion de lavage et des pompes autorisée car l’investissement somme de
pro- démoli
920 000 F.
ainsi réalisé risquerait
d’être tion pour la famille Pas ques- priétaire, elle nous a donnés 6 dans tion par an l’i
le prochain. O
de laisser mois pour quitter
les lieux car
L’enseignement de
l’allemand est en La pharmacie rue des FluttesAgasses sous surveillance
perte de vitesse
est une réalité. L’enseignement de l’allemand
est sur le déclin dans
les établissements scolaires de
l’académie de Besançon. De plus
en plus, les élèves ont tendance
à bouder cette langue vivante,
qui se meurt sur les bancs de
l’école. Une récente étude pilotée par le Conseil économique
et social de Franche-Comté
montre que “moins de 8% des
élèves du primaire étudient l’allemand, alors qu’ils étaient 12%
à le faire dans ces mêmes classes
en 2000. Dans les lycées et collèges de l’académie, on est passé de 15% en 2000 à 12%.”
Il apparaît aussi que l’allemand
reste enseigné comme première langue vivante étrangère mais
loin derrière l’anglais qui concerne 87% des élèves. L’étude
C’
indique aussi que “parmi les élèves
qui apprennent une deuxième
langue vivante, 25% ont choisi
l’allemand.” Là encore, cette discipline est en recul par rapport à
l’espagnol qui arrive en force
puisque 52% des élèves choisissent cette langue latine en
deuxième option. En quarante
ans, l’allemand a connu un véritable recul dans l’ensemble des
établissements scolaires francscomtois, puisqu’au début des
années 60, sept lycéens sur dix
se tournaient vers la langue de
Goethe.
Pour expliquer le phénomène,
différentes raisons sont avancées
par cette étude à commencer par
“l’ignorance des enjeux économiques et culturels liés à la maîtrise de l’allemand.” À cela s’ajoute “l’omnipotence de l’anglais.” O
pinglée en janvier pour “dysfonctionnements graves” par l’inspection de la
santé publique à la suite d’un contrôle inopiné, la pharmacie de la rue des FluttesAgasses (quartier des Orchamps) serait en
passe d’être vendue. Mais l’acquéreur devra
repartir sur des bases saines, pour éviter de
nouvelles dérives. “La pharmacie ne pourra
être vendue qu’à condition qu’elle soit mise
aux normes. Et nous resterons vigilants sur
son fonctionnement à venir” indique le service de contrôle de la direction régionale des
affaires sanitaires et sociales. Il précise que
la mise à prix est de “500 000 euros.” Une
somme calquée sur la base du chiffre d’affaires que réalisait cette officine. Le problème est que pour l’inspection de la santé
publique, “le chiffre d’affaires est anormalement élevé. Il devrait être plus bas de 50%.”
C’est tout l’enjeu de l’affaire qui est en cours
et qui vise à faire le point sur l’hypothèse de
surfacturations supposées et “tarifées à la
Sécurité sociale. En octobre, il y aura une
seconde chambre disciplinaire pour évoquer
É
ce volet financier.” Un système rendu possible avec les patients qui bénéficient de la
couverture maladie universelle. Ils ne paient
pas les médicaments et c’est le pharmacien
lui-même qui se fait rembourser par la Sécurité sociale sur présentation de factures.
C’est donc à la Caisse primaire d’assurance maladie de vérifier si elle a été abusée
par cette officine ou non. Un travail long et
fastidieux. Il l’est d’autant plus que la pharmacie n’était pas informatisée. “En terme
d’analyse, c’est très lourd. Nous devons
aller chercher les preuves dans 7 kilomètres
d’archivage de papier. Il faut ensuite tout
vérifier, facture par facture. Et vignette par
vignette, pour voir si la même boîte de
médicaments ne nous a pas été facturée
deux fois par la même pharmacie” précisent les services de la C.P.A.M. qui affirment poursuivre les investigations sur ce
dossier. L’organisme public envisagera
des suites à donner à cette affaire en fonction “des preuves tangibles” qu’il aura pu
constituer. O
bancs de la justic
Un certain nombre de dysfo
nctionnements ont été relev
és dans une offic
de Besançon par l’inspection
des pharmacies qui a porté
plainte. Enquêt
est à la suite d’un contrôle
C’
inopi- Les faits constat
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né de l’inspection de la
santé n bi ti
cien
Solidarité
L’association bisontine Amadéa (solidarité internationale avec Madagascar) propose un conte musical d’Afrique
et d’ailleurs intitulé “la lune
regarde en bas et rit”. Mardi
24 mai à 19 h 30 au petit Kursaal de Besançon.
Renseignements au
03 81 88 58 67.
i
f i l
Lente agonie pour
la maison Petitjean
Située rue de Vesoul, avant la voie de contournement, la friche de l’ancien garage Petitjean est toujours debout alors qu’elle devait
être démolie. Jacques Petitjean réagit.
J
acques Petitjean est amer à essence.
“On avait 4 000 m2
quand il revient dans son de terrain
dont 25 ares qui
ancienne maison du 119, rue n’étaient
pas lotis” précise-t-il.
de Vesoul dont il n’est plus pro- L’espace
était suffisamment
priétaire. On y rentre comme important
dans un moulin. Les squatters investissem pour prévoir les
ents nécessaires à
occasionne ls l’ont compris. la
pérennité
D’ailleurs, les intrus ne se sont rencontra de l’entreprise qui
pas gênés pour vandaliser l’in- “J’avais it des difficultés .
l’intention de reprendre
térieur, du sous-sol au grenier. la
société à la suite de mon père
Les portes de garage sont fra- à condition
que je puisse faire
cassées, les murs sont taggés, une
station
Exposition de mosaïques de
les moquettes arrachées et le importante de lavage plus
.”
Jana Henkrichovà à partir du
lavabo de la salle de bain pul- Avec
une installation située le
1er juin du mardi au dimanche
vérisé. La plupart
long de la rue de Vesoul
des pièces sont “Je vivais
de 11 heures à 21 heures au
Jacques Petitje
et des possibilités de stajonchées de détriSavana Café à Besançon
tionnement, le calcul pouen 2003
tus. “C’est triste” dans cette
(Quai Veil Picard).
vait être bon. “Nous nous remis en
cause à moye
lâche Jacques
Rens. au 03 81 50 15 62.
sommes
rendus en mairie Par contre, la poursui
maison
Petitjean d’un ton
pour voir dans quelle mesu- tivité existante
consterné. L’hisest p
re nous pouvions construi- mais pas
viable selon
toire aurait pu en avec mon
re et obtenir un permis.” Petitjean.
Tous les mercredis à midi préêtre autrement si
frère.” La municipalité a répon- L’entrepris
cis, place Saint-Pierre, sous
e a rapidem
aux affaires de
du par la négative le 2 sep- mé ses
les portraits de Florence
portes. La fam
famille ne s’étaient pas ajou- tembre
1994. À l’époque, elle enfants a
Aubenas et Hussein Hanoun
donc décid
tées les obligations munici- invoquait
le fait que “la sta- séparer de ce
pales.
Al-Saadi, des textes sont lus
bien imm
tion se situe dans un secteur en
le vendant au plus
Pour comprendre, il faut remon- concerné
par différents volontaires .
par les aménagements Mais la ville
ter à l’année 1994. À l’époque, liés
ayant d
N’hésitez pas à venir écouà la voie de contournement façon figé
l’avenir
cet
homme est employé du gara- et par
du si
ter la voix de ceux qui parl’accès de celle-ci par la valoir un
droit de prée
ge géré par son père, qui se rue
de Vesoul. En conséquen- urbain.
lent pour que soit retrouvée
Une première f
trouve dans le prolongement ce,
toute construction dans le s’est porté
la liberté de ces deux
acquéreur
de la maison. L’ensemble est secteur
ne
confrères otages en Irak.
complété par une petite sta- autorisée peut aujourd’hui être le 1 er février 1995 po
car
l’investissement somme de 920 000
tion de lavage et des pompes ainsi
F. Pa
réalisé risquerait d’être tion pour
la famille de
Musique
Spectacle de fin d’année du
C.A.E.M. (carrefour d’animation et d’expression musicale) de Planoise dimanche 19
juin à 17 heures au petit Kursaal. Renseignements au 03
81 51 21 36.
Exposition
Otages
E NQUÊTE
Audience le 23 mai
Une pharmacie bisontine sur les
Un certain nombre de dysfon
de Besançon par l’inspection
C’
Une affichette collée sur la porte de
la pharmacie laisse à penser
qu’il s’agit d’une simple fermeture.
est à la suite d’un contrôle inopi- Les
f
né de l’inspection de la santé ne
bi
publique que la pharmacie Bon- rêté
p
nin, située rue des Fluttes-Agasses
soire
à Besançon (quartier des Orchamps)
, suspe
a été fermée fin janvier par arrêté
maci
préfectoral. “Nous avons relevé des
D.R.A
dysfonctionnements graves” indique
la pro
Élyane Maaliki, de l’inspection de
la L’affa
pharmacie qui a suivi le dossier. Sur
cham
les rayons de l’officine, l’organism
e Face
de contrôle attaché à la direction
ganism
régionale des affaires sanitaires
et d’abo
sociales a observé “qu’environ 70%
avait u
des médicaments étaient des médirée d’a
caments Cyclamed.”
de la g
Chacun d’entre nous connaît le prinre. L’â
cipe de Cyclamed. Ce dispositif inviaurait
te les particuliers à retourner à leur
dérapa
pharmacien les médicaments qu’ils
caracté
n’utilisent pas. Une fois collectés, ces
fession
produits sont triés, contrôlés et descice d’u
tinés à des associations humanitaires.
l’âge lé
Mais en aucun cas ils ne doivent être
n’excus
revendus par le pharmacien à ses
dé une
patients. “En France, le circuit des
refusée.
médicaments est sécurisé. Chaque
le devai
boîte est frappée d’un numéro de lot,
suit Ély
ce qui permet de garantir sa traçaMainte
bilité. Or, les médicaments que nous
tains de
avons recensés échappaient à tout
lisés da
contrôle. Ils n’avaient pas les qualides effe
tés requises pour être commercia
li- des cons
sés. C’était dangereux.”
rait le d
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en page 43
6
L’ÉVÉNEMENT
Déchets : ce qui va changer
À partir du 1er janvier prochain, c’est la communauté d’agglomération du
Grand Besançon qui sera
responsable de la collecte des déchets ménagers
dans les 59 communes.
Un transfert de compétence qui devrait induire
peu de changements
immédiats pour les usagers. Mais à terme, certains élus craignent une
explosion des coûts.
TRANSFERT
Mise en application dès le 1er janvier 2006
La C.A.G.B. se charge de vos déchets
À partir du 1er janvier prochain, la compétence de la collecte des déchets est transférée à la communauté d’agglomération du Grand Besançon. Un transfert qui devrait induire peu de changements pour le moment pour les utilisateurs.
partir du 1er janvier chambre régionale des comptes
2006, la facture lors de son rapport sur la
concernant le ramas- C.A.G.B. en décembre 2004.
sage et le traitement Concrètement, rien ou presque
des ordures ménagères ne sera ne devrait changer sur le terplus envoyée par la commu- rain. Les fréquences des colne de résidence, mais par la lectes et le niveau de service
communauté d’agglomération rendu en périphérie tout comdu Grand Besançon. Voilà cer- me au centre-ville ne sont pas
tainement le plus grand bou- modifiées. En fait, la princileversement
que
vont pale question soulevée par le
transfert de la comconnaître tous les
concerne le
habitants de la zone.
Doubler les pétence
coût supporté par les
À cette date donc, la
usagers. Plus cher
compétence de la
effectifs
ou moins cher qu’en
collecte doit être
transférée à la salariés de 2005 ? Difficile en
fait de déterminer ce
C.A.G.B., qui assula C.A.G.B. qui va changer car
re déjà la compétout dépend de la
tence du traitement
des déchets, par l’intermé- commune et du nombre d’hadiaire du Sybert. Ce change- bitants. Première nouveauté
ment résulte d’une obligation pour certaines communes, la
légale en fait. “Car selon la loi collecte des déchets sera finandu 12 juillet 1999, les collec- cée par une redevance comtivités ne peuvent pas confier posée d’une part fixe et d’une
la collecte à une structure et part variable selon le nombre
le traitement à une autre. de personnes dans le foyer. Et
Actuellement, nous nous trou- surtout celle-ci doit désormais
vons dans une situation illé- être harmonisée au sein d’une
gale”, affirme Éric Alauzet, zone qui bénéficie d’un même
vice-président délégué en char- niveau de service.
ge de la gestion des déchets à Pratiquement, le Grand Besanla C.A.G.B. Une situation çon est divisé - provisoirement
incongrue qui avait déjà été au moins - en six secteurs, corpointée du doigt par la respondant aux zones aupa-
À
ravant couvertes par les syndicats intercommunaux, plus
la ville de Besançon. “Avant,
chaque commune pouvait
répartir le coût de la collecte
sur son territoire comme elle
l’entendait. Elle pouvait choisir de faire payer une part fixe
et une part variable, en fonction du nombre de personnes
et de la quantité de déchets
produits, ou seulement une
redevance fixe par foyer. Par
conséquent, deux habitants de
communes voisines, avec le
même niveau de service, pouvaient payer des contributions
très différentes”, explique Bernard Gavignet, président de
la commission de gestion des
déchets de la C.A.G.B.
Au sein d’un même secteur,
tout le monde paye donc pareil,
mais entre zones, les prix diffèrent. Certains devraient donc
payer en 2006 plus et d’autres
moins que les années précédentes, selon le principe des
vases communicants. Mais
globalement, le coût total de
la collecte des déchets devrait
rester pratiquement stable en
2006. “On essaye de réduire
l’impact, mais beaucoup de
choses nous échappent. La production des déchets augmen-
Selon Éric Alauzet et Bernard Gavignet, le transfert servira à sortir d’une situation illégale.
te, les normes sont en constante inflation. On ne peut vraiment maîtriser les coûts qu’en
diminuant la quantité produite et en triant”, rappelle
Éric Alauzet.
Le plus gros changement
induit par le transfert de la
compétence de collecte des
déchets pourrait en fait être
d’ordre politique. Car avec le
transfert de compétence, les
personnels de la régie municipale de Besançon, en charge actuellement de la collecte, devront être intégrés à la
communauté d’agglomération,
ce qui aura pour effet méca-
nique de doubler les effectifs
salariés de la C.A.G.B. avec
près de 200 personnes. De
quoi asseoir son importance
au sein de la vie locale, d’autant qu’elle gagne en même
temps en lisibilité vis-à-vis
de la population. O
S.D.
L’ÉVÉNEMENT 7
OPPOSITION
Le conseil municipal de Pirey contre le transfert
“Le coût de la collecte va augmenter pour la population”
Le conseil municipal de Pirey a voté contre le transfert de compétence à la C.A.G.B. Même si le vote ne devrait avoir aucune incidence
- puisqu’il reste très minoritaire au sein du Grand Besançon - il dénote l’inquiétude soulevée dans la commune. Car ici, beaucoup de
choses devraient changer au 1er janvier 2006. Pirey organisait jusqu’à présent sa collecte seul et la finançait par une taxe. Il devra désormais déléguer à la C.A.G.B. et payer une redevance. Ce qui est loin de réjouir le maire de Pirey (U.M.P.) Robert Stepourjine.
L
a Presse Bisontine : Qu’estce que le transfert de compétence va changer pour votre
commune ?
Robert Stepourjine : Nous allons
passer de la taxe à la redevance. C’est le point le plus important, qui risque de provoquer
des réactions vives de la part
des habitants. Jusqu’à présent,
la collecte des déchets était
financée par une taxe, qui était
fonction du foncier bâti. Avec
la redevance, le calcul se fait
sur une part fixe et en fonction
du nombre d’habitants du foyer.
Ça change beaucoup de choses.
Il va falloir créer un fichier et
aussi le tenir à jour. Quand il
s’agit de logements locatifs, il
y a des changements de locataires, il faudra les prendre en
compte. On sait qu’il y a beaucoup d’impayés avec la redevance, alors qu’on ne peut pas
en avoir avec la taxe. Avant, la
collecte des déchets était un service de proximité. Quand les
habitants ont un problème,
qu’un bac n’était pas ramassé,
ils ont l’habitude de s’adresser
à la mairie. Là, il faudra s’adresser à la C.A.G.B. La réactivité
ne sera plus la même.
L.P.B. : Les gens vont-ils payer moins
ou davantage qu’auparavant ?
R.S. : Pour certains, le passage
à la redevance peut être un
avantage. Pour d’autres, ce sera
une catastrophe. Typiquement,
une dame seule, veuve, qui vit
dans une belle maison confortable paiera un montant de redevance inférieur à ce qu’elle doit
acquitter actuellement. À l’inverse, une famille avec des
enfants devra payer beaucoup
plus cher.
L.P.B. : Craignez-vous une inflation
des coûts avec le transfert de com-
pétence ?
R.S. : Oui, certainement. Le coût
va augmenter pour la population. Car c’est clair qu’il y a des
choses qui feront doublon avec
le secrétaire ou l’employé de
mairie. Ne serait-ce que
répondre à nos administrés en
cas de problème. Personne n’a
pu prouver qu’en créant une
activité au sein d’un groupement, on réalisait des économies d’échelle. On a embauché
du personnel supplémentaire
dans les structures intercommunales sans en enlever dans
les communes. Résultat, 80 %
du personnel de la communauté
d’agglomération fait ce qu’on
faisait déjà dans nos communes.
Je suis partisan de l’intercommunalité mais sur des projets,
quand il s’agit de réaliser des
choses que l’on ne peut pas faire seul : le Palais des Sports,
l’accueil du T.G.V.… Mais gérer
des services qui existaient déjà,
ANALYSE
un seul secteur. La régie reprend
l’intégrité du personnel et de la
L.P.B. : Certains craignent que les régie. Rien ne change pour eux.
communes périphériques ne payent Il faudra qu’il y ait une transparence totale. O
pour Besançon…
R.S. : Non, c’est faux. D’autant
qu’au niveau de la sectorisaPropos recueillis
tion retenue, Besançon reste
par S.D.
ça ne sert à rien.
Une situation différente du traitement des déchets
“Ce n’est pas sûr qu’il y ait
des économies d’échelle”
Spécialiste en finances locales et directeur de recherche au C.N.R.S.,
Alain Guengant, estime que le passage de la collecte à la C.A.G.B.
ne devrait pas affecter le coût global du service
a Presse Bisontine : Le trans- mies d’échelle. Ce n’est pas
fert de la compétence col- sûr qu’on retrouve le même
lecte à la communauté d’ag- mécanisme d’économie avec
glomération permet-elle de faire la collecte, en tout cas pas au
même niveau. Le service coûdes économies d’échelle ?
te de plus en
Alain Guengant :
Une plus grosse plus cher, avec
C’est très diffiune exigence
cile à dire.
Pour ce qui est structure peut être croissante dans
le ramassage.
du traitement
mieux placée.
Par
contre,
des déchets,
c’est évident. Cela nécessite quand des marchés avec des
des structures coûteuses, tech- prestataires privés arrivent
niquement lourdes. Quand à échéance, une plus grosse
un certain nombre de com- structure peut être mieux plamunes se regroupent autour cée. Le marché est plus attracd’une usine, il y a des écono- tif. On a ailleurs observé une
L
À Pirey, on craint que la facture soit bien plus salée.
amélioration des conditions.
L.P.B. : Faut-il s’attendre à des coûts
de fonctionnement plus élevés ?
A.G. : Au niveau administratif, je dirais non, ou peu. Mais
par contre, dans le cas où plusieurs régies sont transférées
à la communauté d’agglomération, les conditions salariales de tous s’alignent logiquement sur le meilleur
régime. Ce qui augmente les
dépenses de service. O
Propos recueillis
par S.D.
EXPLICATIONS
Trente ans de conseil
au service de votre intérieur
feront toujours la différence.
Les changements à attendre dans le détail
S h ow - r o o m
De façon globale, les modifications de fonctionnement, suite au transfert de la
compétence à la C.A.G.B. sont réduites. Dans le détail, un certain nombre de points
vont changer. Et les situations diffèrent presque commune par commune.
Étude de projets . Réalisation
Confection
Tissus d’ameublement
Voilages . stores
Revêtements sols et murs
Plafonds tendus
Tapis . Luminaires
Réfection de sièges
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Tél. : 03 81 51 32 32
- Des hausses de tarif brusques à attendre
dans certaines communes.
En moyenne, le coût de collecte des déchets
ne devrait pas évoluer. Pourtant, certaines
communes risquent de connaître des variations importantes - à la hausse ou à la baisse
- de leurs tarifs pour un même service. “Le
budget annexe peut parfois être déséquilibré.
Le niveau de redevance récolté est trop faible
par rapport au coût réel du service et donc
d’autres ressources - la fiscalité ou les dotations de l’État - viennent combler l’écart”,
explique Alain Guengant, spécialiste de la fiscalité locale. Le déséquilibre peut aussi être
inverse. Souvent, c’est un choix politique qui
a présidé à cette situation. “La taxe d’enlèvement a fortement augmenté ces dernières années,
avec les exigences croissantes en termes de qualité de ramassage et de tri. Et l’augmentation
du coût touche directement les particuliers.
Les communes pouvaient alors hésiter à répercuter cette augmentation et préféraient répartir le coût sur d’autres ressources. C’est un
moyen de répartir la charge”, avance l’universitaire.
- Les non-ménagers payent.
Les usagers non-ménagers - administrations,
écoles, commerces… - devront désormais payer
la collecte de leurs déchets. Excepté à Besan-
çon, le service n’était en général pas facturé
par les communes auparavant. Il le sera désormais et le prix sera fixé en fonction de la taille
des bacs utilisés.
- De la taxe à la redevance.
Le système retenu pour financer la collecte
est la redevance, avec une part fixe et variable.
La plupart des communes du Grand Besançon utilisaient déjà ce système, selon des modalités variables dans chacune d’elles. Dix communes utilisaient un autre système de
financement, la taxe, basée sur la taille de la
maison et payée directement au percepteur.
Ce sont ces communes-là qui connaîtront les
plus grands changements de tarifs
pour leurs habitants.
- Collecte hebdomadaire pour tout
le monde.
Quelques communes de la périphérie
de Besançon, comme Beure, bénéficiaient de deux collectes hebdomadaires des déchets. La fréquence y sera
ramenée à une chaque semaine. Ce
qui devrait induire une diminution du
coût de la collecte dans ces communes
et donc une baisse du tarif pour les
habitants. Normalement… O
BESANÇON
8
PROJET
En bref
Folklore
Une exposition permanente
consacrée à Jean Garneret,
abbé folkloriste et dessinateur,
a été inaugurée le 17 septembre
au musée des maisons comtoises de Nancray, fondé par
Jean Garneret lui-même.
Champignons
Chaque mardi et vendredi jusqu’au 29 novembre, entre 7
et 9 heures, le mycologue Joël
Simeray vérifie les différentes
espèces mises en vente sur
le Marché-Beaux arts de
Besançon. Les particuliers
peuvent également y faire vérifier leur cueillette. Renseignements au 03 81 87 80 90.
Combattants
L’association départementale
des anciens combattants Algérie-Tunisie-Maroc organise la
fête de l’amitié le 16 octobre
dès 9 heures à l’Espace du
Marais à Saône. Renseignements auprès de Jean Perrin
au 03 81 50 24 57 ou Marcel
West au 03 81 52 06 62.
Beaux
arts
Exposition consacrée au dessin floral du 26 septembre au
21 octobre à l’école des Beaux
arts de Besançon. Visite commentée tous les jeudis de
17 h 30 à 18 h 30. Renseignements au 03 81 87 81 33.
Un des plus larges secteurs sauvegardés
Unesco : Dijon est aussi dans la course
Après l’arrivée d’Ikéa, l’inauguration prochaine d’un Zénith et l’ouverture d’un Planétarium, Dijon volera-t-il encore la vedette à Besançon ? La capitale bourguignonne
a déposé un projet d’inscription au patrimoine mondial de l’Unesco.
a richesse du patrimoi- désormais rééquilibrer sa lisne bisontin est incon- te au profit des pays du Sud,
testable. Celle de Dijon la municipalité dijonnaise a
l’est au moins autant. fait cause commune avec BeauLa municipalité élue dans la ne et toutes les villes concernées par la côte
capitale des Ducs
viticole qui relie
de Bourgogne en
La
municipalité
les deux villes.
2001 a eu le déclic
une
en s’apercevant
dijonnaise est “C’est
démarche
en
que jamais Dijon
n’avait songé à très mobilisée. synergie qui allie
le
patrimoine
une telle reconnaissance internationale, alors dijonnais lui-même et la côte
que ses richesses - urbaines et des vins, autre richesse de la
paysagères (les vignobles) - lui région. Sur le plan touristique,
valent déjà une renommée tou- ces deux atouts sont indissociables. C’est la raison pour
ristique internationale.
Le centre-ville de Dijon pos- laquelle l’angle d’attaque du
sède un des plus larges sec- dossier de candidature a été
teurs sauvegardés d’Europe, élargi jusqu’à Beaune” expliavec 97 hectares au total. Un quent les services concernés à
dossier de candidature à l’ins- la mairie de Dijon.
cription au patrimoine mon- Voilà qui n’arrange peut-être
dial de l’Unesco a donc été dépo- pas les affaires de Besançon.
sé par l’équipe du maire Si les deux villes se disent inlasFrançois Rebsamen. Mais sablement complémentaires conscient que l’inscription est le maire de Besançon le répèun long parcours, d’autant plus te à l’envi -, deux projets d’une
long que l’Unesco souhaite telle envergure distants de
L
Besançon et ses fortifications, un argument aussi fort que Dijon et son vignoble ?
moins de 100 kilomètres l’un
de l’autre, ont-ils des chances
d’être retenus les deux ? Rien
n’est moins sûr. À Dijon, on y
croit autant qu’à Besançon.
“Nous sommes conscients que
la démarche est très longue.
Cela pourra mettre 10 ans mais
nous avons de réelles chances.
En tout cas, la municipalité
dijonnaise est très mobilisée
autour de ce projet” commentent les services municipaux
qui voient en la candidature
bisontine “un atout complé-
mentaire.”
Le projet bisontin de classement à l’Unesco suit son cours.
La capitale comtoise est désormais reliée à une dizaine
d’autres villes. Besançon est
la tête de pont d’un groupement de 8 cités françaises,
toutes fortifiées par Vauban.
Parmi les plus connues figurent Briançon (Hautes-Alpes),
Neuf-Brisach (Haut-Rhin) ou
Villefranche-de-Conflent (Pyrénées-Orientales). Car Besançon seule n’aurait pu prétendre
à une telle reconnaissance.
Mais dernièrement, le conseil
scientifique du ministère de la
Culture, chargé de valider les
candidatures françaises, a souhaité étendre le réseau des 9
villes au label “Vauban”, à 12
villes. Y ont donc été ajoutées,
les villes de Cussac-Fort-Médoc
et Arras, ville elle-même candidate avec d’autres cités du
Nord au nom de leurs beffrois.
Le chemin de l’Unesco est décidément long et complexe. O
J.-F.H.
Du 1 au 15 octobre 2005
Vente SPÉCIALE
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BESANÇON
C INÉMA
NOUVEAUX
Projet à l’étude
Le Mégarama veut
revenir à la charge
Après avoir essuyé un refus de la C.D.E.C. pour son extension, la direction du multiplexe étudie la possibilité de s’étendre
mais dans une moindre mesure, ce qui lui permettrait d’échapper à cette commission. La ville y est fermement opposée.
e projet d’extension du
Mégarama a été rejeté
par la C.D.E.C. Les
membres de la commission se sont opposés à ce que le
multiplexe construise cinq salles
supplémentaires sur le site de
Valentin, soit une capacité de
800 nouveaux fauteuils. Ce pro-
L
jet devait porter à 15 le nombre
de salles et à 2 300 le nombre
de fauteuils. Mais la mairie de
Besançon a dit non. Jacques
Mariot, l’adjoint au commerce,
est ferme sur cette position.
“Nous sommes totalement contre.
L’offre cinéma est largement suffisante à Besançon. Entre le
Le Vox pourrait rouvrir et devenir un cinéma de prestige.
9
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cinéma Marché Beaux-Arts et
le Mégarama, il y a 18 salles et
je ne tiens pas compte du Plazza Victor Hugo. Vesoul ouvre
aussi un multiplexe de huit
salles. J’ajoute qu’en France,
cette activité a perdu entre 10 une fois de plus la fuite de la
et 12% de clients et 15% aux clientèle vers l’extérieur” ajouÉtats-Unis” dit-il. Pour la muni- te-t-il.
cipalité, les salles obscures souf- Des propos difficilement recefrent d’une désaffection de la vables pour la direction du
Mégarama.
part du public
Selon
nos
qui mérite d’être
“L’offre
cinéma
sources, à ce
prise en compte
sujet, des courdans ce dossier.
est largement
riers houleux ont
Si la demande est
suffisante.”
été échangés
moins pressante,
entre elle et la
ce n’est pas le
moment de diversifier l’offre. municipalité, la taxant de favoMais le principal argument de riser par sa position le cinéma
la mairie est d’éviter une fois Marché-Beaux-Arts.
de plus d’accentuer le déséqui- Aujourd’hui, la direction du
libre entre le centre-ville et la cinéma de Valentin n’exclut pas
périphérie. “Nous mettons tout de revenir à la charge avec son
en œuvre pour que le centre-vil- projet. Elle pourrait le revoir
le soit une vitrine commercia- également à la baisse, avec
le. Ce n’est pas pour favoriser quatre salles au lieu de cinq
Le contrôle est technique, notre service est humain
pour une capacité totale de 400
places. Dans ces proportions,
le Mégarama pourrait s’étendre
sans avoir à passer par la
C.D.E.C. “La loi est floue sur ce
point. Pour l’instant, nous ne
pouvons rien dire. Mais on se
renseigne sur cette possibilité”
note la direction de Valentin.
En parallèle, elle étudie l’opportunité de rouvrir le Vox au
centre-ville de Besançon pour
en faire un cinéma de “prestige” selon nos informations. La
municipalité est favorable à ce
scénario. Mais Jacques Mariot
n’y croit pas beaucoup. “Je le
souhaite, mais cela représente
un tel investissement financier
que ce n’est pas encore fait.” O
T.C.
En bref
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BESANÇON
En bref
R ENTRÉE
Saveurs
en vogue à Besançon
Le chinois, c’est tendance. Adolescents et lycéens sont de plus
en plus nombreux à apprendre le mandarin. À l’école de chinois, les effectifs explosent chaque année. Mais pour l’instant,
un seul lycée privé, Saint-Paul, propose des cours de chinois.
uand on a débuté l’activité de
chinois, on ne
s’attendait vraiment pas à un tel succès.” Proviseur du lycée privé SaintPaul, à Besançon, René
Pouthier a été le premier surpris du succès du mandarin
auprès de ses lycéens. Lancé
au printemps 2004 comme une
simple activité extra-scolaire, le chinois a connu un tel
engouement immédiat qu’il
est devenu une option facultative de troisième langue
vivante dès la rentrée suivante. En 2005, ils étaient 30
élèves de seconde à étudier la
langue de l’Empire du milieu,
le proviseur en attend au
moins autant pour cette année.
Le chinois est même devenu
pour certaines familles un critère dans le choix du lycée privé. Car depuis deux ans, l’apprentissage du chinois est en
pleine vogue auprès des adolescents.
En 2004, ils étaient plus de
7 600 à l’étudier au lycée dans
toute la France. Des chiffres,
qui même modestes, marquent
une progression de plus de
“Q
Peggy
Le resto musical Eggy Peggy
(11, rue Claude Pouillet à
Besançon) démarre une nouvelle saison de scène ouverte à tous les auteurs de chanson française. Nouveauté :
l’endroit ouvre ses portes aux
enfants de 6 à 11 ans pour
des goûters magiques les mercredis dès octobre. Renseignements au 03 81 50 87 75.
Théâtre
“Flûte”, le spectacle d’ouverture de la saison au théâtre de
l’Espace. Mis en scène et chorégraphié par Nathalie Pernette, il sera joué du 18 au
21 octobre. Nathalie Pernette
et sa compagnie ont choisi de
revisiter l’œuvre populaire de
Mozart, la Flûte enchantée.
ÉQUIPEMENT
70 élèves à l’école de chinois
L’enseignement du chinois
Samedi 1er octobre de 9 heures
à 18 heures à Pouilley-Français
(à 10 minutes de Besançon
direction Saint-Vit), 15ème Foire
aux saveurs d’automne : plus
de 150 exposants, plus de
15 000 visiteurs attendus, des
produits gastronomiques de
qualité, une manifestation
authentique basée sur des produits bio, de fabrication artisanale, de nouvelles productions :
foie gras, gaudes, légumes bio,
des centaines de cucurbitacées, escargots, volailles, gibiers,
confits de canard, vin bio,
épices, noisettes, fromages,
pain, terrines, champignons…
Avec plus de 35 artisans d’art.
Nombreuses expositions. Renseignements au 03 81 87 75 19
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Eggy
11
22% par rapport à l’année pré- l’école compte 70 élèves de 6
cédente. “Sur ce point, l’aca- ans et plus, les trois quarts
démie de Besançon est en d’origine française. Et parmi
retard. Elle est une des trois eux, les adolescents sont de
seules à ne pas avoir d’ensei- plus en plus nombreux.
gnement de chinois dans le “Depuis deux ans, beaucoup
public”, regrette Alain Capo- s’intéressent au chinois. Cetrossi, président de l’associa- te année, on s’attend à en
tion amitiés franco-chinoises. accueillir un peu plus encore,
Car en dehors du lycée privé on a déjà reçu plusieurs
demandes d’inforSaint-Paul, aucun
autre établisse- L’école compte mation”, reprend
M. Xu. Et pour
ment ne propose
cette option. Plu70 élèves de répondre à la
demande, l’école a
sieurs démarches
6 ans et plus. créé à partir de
ont été engagées
cette rentrée un
pour ouvrir une
classe de chinois au lycée Vic- tarif “spécial lycéen”.
tor Hugo, mais n’ont pas abou- La raison de cet engouement ?
ti, faute de moyens financiers Une attirance pour la civilisation chinoise souvent, sa
suffisants.
Pour les plus déterminés, il culture ancestrale. “La Chireste l’école de chinois de l’Est ne devient de plus en plus
de la France. Créée au départ importante sur la scène interen 2001 pour les enfants de nationale, on en parle beaula communauté chinoise, l’éco- coup, il y a aussi eu les manile a vu au fil des ans les élèves festations de l’année de la
français arriver. “On pensait Chine en France”, avance
qu’ils venaient juste par curio- Quanhua Xu. Il y a aussi l’atsité, pour quelques mois, mais trait d’une langue rare que
la plupart sont restés et sui- l’on peut valoriser sur son C.V.,
vent toujours nos cours”, à l’avenir, à l’heure où beauexplique Quanhua Xu, le direc- coup d’entreprises renforcent
teur de l’école. Aujourd’hui, leurs liens commerciaux avec
Sauna, jacuzzi, salle de musculation...
Le Palais des Sports prépare sa réouverture
Le Palais des Sports rénové sera inauguré le 25 octobre. L’équipement est attendu avec impatience
par les clubs de haut niveau, à l’image de l’E.S.B.-F. Coût total de l’opération : 11,5 millions d’euros.
e premier match officiel de
l’E.S.B.-F. au “nouveau”
Palais des Sports de Besançon devrait se dérouler le 29
octobre prochain. Le temple
dédié au sport doit être inauguré mardi 25 octobre, après
deux ans d’un chantier qui n’aura pris au final que deux mois
de retard par rapport au calendrier initial - il aurait dû être
opérationnel en août. Les premières impressions du monde
sportif semblent être très positives. Il faut dire que les sportifs de haut niveau auront de
quoi être satisfaits des équipements mis à leur disposition :
sauna, jacuzzi, salle de musculation, vastes et lumineux
vestiaires, etc.
Si l’aspect extérieur du bâtiment n’a guère changé, l’intérieur a totalement été remodelé. Deux grands vestiaires
au lieu de 5 petits auparavant,
des bureaux réservés aux entraîneurs très fonctionnels, une
partie V.I.P. plutôt soignée et
une nette distinction faite désormais entre les places “classiques”
et les loges V.I.P. L’accueil du
public se trouvera largement
amélioré par des buvettes “beaucoup plus sympas” et des boutiques où les clubs, E.S.B.-F. et
L
B.B.C.D. en tête, auront tout matches, 6 devront se faire à
loisir d’exposer leurs produits l’extérieur, en inversant certains,
notamment celui de
dérivés. Sur le plan de
l’ambiance, là encore Un passage Dijon où nous devions
recevoir et nous nous
les choses doivent être
déplacés.
améliorées, notamment aisé d’une sommes
Résultat, on a perdu,
par un passage aisé
tribune commente Christophe
d’une tribune à l’autre,
puisqu’elles communi- à l’autre. Maréchal, l’entraîneur
des filles de l’E.S.B.-F.
queront entre elles.
Pour le moment, les clubs sont Pour les matches à domicile, on
encore pénalisés pour le début a joué aux Montboucons. Nous
de saison. “Sur les 9 premiers espérons intégrer le Palais dès
la mi-octobre pour les entraînements. De toute manière, cette petite attente n’est qu’un mal
pour un bien, le nouveau Palais
des Sports s’annonce très bien
adapté pour nous et devrait nous
permettre de mieux “vendre” le
produit handball.” En espérant
que les résultats sportifs des
clubs de haut niveau soient cette saison à la hauteur des investissements engagés. O
Les abords extérieurs et les finitions intérieures sont en cours.
J.-F.H.
M. Xu, directeur de l’école chinoise de l’Est de la France.
le géant au milliard d’habitants.
Rares sont pourtant ceux qui
ont choisi la voie d’Olivier. À
17 ans, le jeune bachelier a
étudié le mandarin pendant
un an à l’école de chinois, avec
un but précis : partir six mois
à Shangai, dès janvier, se perfectionner en anglais et mandarin. “Le chinois est très dif-
ficile. Rien à voir avec le français, il faut tout apprendre,
changer de logique. Mais le
jeu en vaut la chandelle”,
explique-t-il, pourtant. Il rêve
de carrière dans la diplomatie ou de traducteur. Alors son
futur voyage en Chine, il appelle cela “combiner l’utile à
l’agréable.” O
S.D.
SECTES De nouvelles pratiques
Les anti-sectes peinent à agir
contre les nouvelles sectes
Les mouvements sectaires ont changé. Fini les grands
regroupements des années 80 et 90, l’heure est désormais
aux petits groupes organisés autour d’un gourou. Une évolution qui rend la surveillance plus difficile.
dance à s’organiser autour
d’une multitude de petits gourous. “Les observateurs s’acvoles a décroché le téléphone. cordent en général à constater
Au bout du fil, un homme confie que l’action des grands mouson inquiétude de voir sa fem- vements se tasse mais que l’acme embrigadée dans une sec- tivité des petits groupes se diverte, il essaye d’obtenir des infor- sifie. L’air du temps est propice
mations supplémentaires. Des au développement de toutes
appels de ce genre, le centre sortes de manifestations dont
contre les manipulations men- il est difficile de dire si elles
tales Roger Ikor de Besançon sont de nature sectaire ou si
en reçoit régulièrement, mais elles relèvent du simple charmoins qu’avant. Car les mou- latanisme”, confirmait JeanLouis Lanvements sectaires
sont en pleine évo- Une multitude de glais,
de la
lution et de plus en
petits gourous. président
mission interplus insaisissables.
“Les doctrines se sont modi- ministérielle de vigilance et
fiées, surfent sur les peurs des de lutte contre les dérives secgens. Du cancer, on est passé taires.
au développement personnel. Naturopathie, relaxation, médiOn est sur des limites, des tation… Inoffensives dans la
choses floues, presque totale- très grande majorité des cas,
ment indénonçables car per- ces pratiques inspirées de la
sonne ne vient se plaindre”, recherche du bien-être peuaffirme l’un des membres du vent parfois être récupérées à
des fins différentes. “Le yoga
collectif anti-secte.
Si les grands mouvements, de en soi, c’est très bien. Mais cela
Moon à la scientologie, exis- peut être détourné par un goutent encore et recrutent tou- rou vers une pratique plus secjours des adeptes, les nouvelles taire”, met-on en garde au
pratiques sectaires ont ten- centre bisontin. O
S.D.
ans le petit bureau du comité de vigilance contre les
D
sectes à Besançon, un des béné-
12
DOSSIER
Les plus belles demeures
du Grand Besançon
Entre les châteaux au riche patrimoine
historique et les maisons d’architectes
aux audacieuses touches de modernisme, le secteur de Besançon recèle de
nombreux trésors cachés. Il est bien évidemment impossible de pénétrer dans
l’intimité de toutes ces bâtisses d’exception, leurs propriétaires cultivant
presque toujours la discrétion. Pour La
Presse Bisontine, plusieurs d’entre eux
ont ouvert les portes de leurs demeures,
racontant tour à tour leur passion des
vieilles pierres, leur goût du beau et les
raisons qui les poussent à s’investir dans
des projets qui la plupart du temps, sont
synonymes de dépenses de temps et
d’argent. Mais quand on aime le beau,
bien souvent on ne compte pas…
Bienvenue dans quelques-unes des plus
belles maisons du Grand Besançon.
I MMOBILIER
Le marché du luxe
De très belles demeures parfois à plus de 800 000 euros
Belles demeures, châteaux, maisons d’architecte… À
Besançon, le marché de l’immobilier très haut de gamme reste très étroit. Loin des régions touristiques, la région
attire peu les étrangers. Et les prix restent sont souvent
20 % inférieurs à ceux de la Bourgogne voisine.
Une copropriété sur les hauteurs de Bregille. 100 m2 avec piscine pour 365 000 euros.
e temps en
temps, on a de
très
belles
demeures sur le
marché, mais cela reste ponctuel. La région n’a pas une économie très importante, cela
reste une petite ville. Il y a
nécessairement moins de gens
fortunés”, affirme Jean-Marie
Seguin. Des belles maisons,
cet agent immobilier implanté dans le centre-ville de
Besançon en vend une ou deux
par an. Sa dernière opération,
un appartement de 320 m 2,
rue Mégevand, au centre-ville de Besançon, est parti pour
400 000 euros. Et il propose
en ce moment une villa avec
piscine et parc au cœur de la
ville pour 500 000 euros.
À Besançon, le marché de l’immobilier très haut de gamme
reste très étroit. “Il n’y a pas
de marché du luxe comme on
peut le voir sur la Côte d’Azur.
On peut plus parler de
demeures de charme”, explique
de son côté Éric Marey, cogérant du cabinet Seiler, spécialisé sur le secteur de l’immobilier haut de gamme. Dans
le petit cabinet feutré, on maintient une confidentialité absolue sur les biens en vente, à
la demande des clients. “C’est
presque un travail en souterrain. Les clients craignent les
“D
curieux. Et dans certains cas,
pour des P.D.G. sur le départ
par exemple, maintenir le secret
est important”, explique-t-on.
Actuellement, le cabinet a sur
le marché une dizaine de biens
dont la valeur dépasse les
800 000 euros. De somptueuses
maisons d’architectes avec piscine intérieure ou des châteaux. “Mais ces biens sont
souvent très difficiles à vendre.
Pour les constructions
modernes, les gens préfèrent
souvent faire construire. Il faut
vraiment un coup de cœur”,
ajoute Éric Marey.
Dans beaucoup de régions
françaises, l’immobilier de luxe
a profité de l’arrivée sur le
marché d’étrangers à la
recherche de maisons secondaires. Pas la Franche-Comté. Trop à l’écart des sentiers
touristiques, elle n’attire que
peu les étrangers et les Parisiens. Conséquence logique,
les prix y sont moins élevés
qu’ailleurs. De l’ordre de 20 %
moins cher par rapport à la
Bourgogne voisine plus touristique et avec un rapport de
1 à 3 par rapport à la vallée
du Rhône et les régions les
plus prisées.
Pour des vieilles pierres, il
faut compter 950 000 euros
pour un château en vente en
ce moment, avec 1 000 m2 de
surface habitable. Pour les
amateurs, trois châteaux d’importance sont à vendre aux
environs de Besançon. En Haute-Saône, le château de Neuvelle-lès-La-Charité serait en
passe d’être racheté par un
Américain. “Il y a toujours des
acheteurs pour les demeures
de tailles réduites. Pour les
grosses bâtisses avec énormément de travaux à effectuer,
c’est souvent très compliqué”,
confirme Michèle Manchet,
déléguée régionale de la
demeure historique, une association de défense des propriétaires de monuments historiques.
Châteaux de villages, maisons
de maître ou presbytère, de
tailles plus modeste, sont de
fait plus courtisés. “Quand on
descend de gamme, des
demeures entre 450 et 600 000
euros, qui restent de très jolies
propriétés trouvent beaucoup
plus facilement preneur. Et là,
ce sont souvent des gens qui
viennent s’installer dans la
région pour des raisons professionnelles qui achètent. Des
P.D.G., cadres supérieurs, professions libérales…”, reprend
Éric Marey. Moins sélectif, ce
marché de la belle demeure
représente près de 5 % des
transactions immobilières. O
S.D.
LE DOSSIER 13
PATRIMOINE
R ÉNOVATION
Rénovation sous contrôle
Dans les demeures historiques,
le casse-tête de la rénovation
Dix millions d’euros
supplémentaires
pour la restauration
Toitures abîmées, murs en mauvais état. Pour de nombreuses demeures
et châteaux, il faut restaurer sans cesse. Des travaux sont souvent très
coûteux. Et l’aide financière de l’État reste limitée.
Face à la grogne des professionnels de la
restauration du patrimoine, l’État a débloqué de nouveaux fonds pour des opérations de rénovation en région.
D.R.A.C., la direction régionale des affaires
culturelles.
Pour aider à la sauvegarde du patrimoine, l’État a une botte secrète, l’avantage fiscal sous
forme de défiscalisation jusqu’à 100 % du montant des travaux en cas d’ouverture au public.
Mais si les propriétaires privés ont des aides,
ils sont aussi très strictement contrôlés. Impossible de rénover sans tenir compte du style et
des matériaux originaux. “Quand vous achetez un monument historique, ce n’est pas pour
le transformer en lui ajoutant des fenêtres en
P.V.C. Vous vous trouvez contraint de garder
le caractère d’origine, mais vous l’avez choisi”,
explique Marc Wattel, directeur du service
départemental de l’architecture et du patrimoine. C’est l’architecte en chef des bâtiments
historiques - ils sont 55 dans toute la France
- qui supervise les travaux du patrimoine classé. “Si on juge que cela va à l’encontre de la
conservation des monuments, on peut refuser
les travaux ou dans le cas contraire se substituer au propriétaire quand le bâtiment est en
péril”, poursuit Pascal Migneret. “Il y a deux
choses qui tuent les monuments : l’absence d’argent des propriétaires qui interdit les restaurations nécessaires et l’excès d’argent. Car si
on se met à tout refaire à neuf, ce n’est plus un
monument, c’est Disney.” O
otre sentiment, emplois dans tout l’Hexac’est qu’il y a eu gone, est directement affecune restriction té par le nombre de chantrès nette dans le budget. tiers. “On a eu des
Donc il a moins d’opéra- difficultés sur les crédits
tions de restauration et de paiement, cela a créé
comme c’est notre activité quelques tensions”, reconéconomique, c’est plus dif- naît Pascal Migneret, à la
ficile d’en vivre”, affirme D.R.A.C.
Aubert Gérard, le direc- Sensibilisée à la fragilité
du secteur, la
teur du centre
de restauration “On ne peut D.R.A.C. affirme “essayer de
des
œuvres
d’art et du qu’applaudir maintenir un
équilibre entre
patrimoine,
implanté
à et encourager les différents
savoir-faire lors
Vesoul.
l’État.”
du choix des
Pour faire face
chantiers
à
à la grogne des
professionnels du patri- venir, afin de permettre à
moine, qui menaçaient de toutes les entreprises de
perturber les Journées du continuer à travailler.”
patrimoine, le ministère Aubert Gérard, lui, se dit
de la Culture a débloqué satisfait des mesures
10 millions d’euros pour annoncées. “On ne peut
des opérations de restau- qu’applaudir et encourarations en région. Maîtres- ger l’État. Car le patriverriers, tailleurs de pier- moine, qui est un élément
re, le secteur de la moteur du tourisme, en a
restauration, 45 000 besoin.” O
our acheter un château, il faut
vraiment du courage. Cela
demande énormément d’investissement. Même un salaire élevé de cadre supérieur n’y
suffit pas.” Déléguée nationale de la demeure historique, une association qui joue grosso modo un rôle de syndicat des propriétaires
de vieilles maisons de charme, Michèle Manget connaît tous les dessous et les affres de la
vie de château. “Quand on sait tout, ça ne donne pas forcément envie d’en acheter”, souritelle.
Maisons de maître, château médiéval ou grand
siècle, demeures bourgeoises du XIXème siècle,
la Franche-Comté ne manque pas de bâtiments historiques remarquables. Ils seraient
à peu près 5 à 600 sur toute la région. Et la
plupart appartient à des propriétaires privés.
Un patrimoine qu’il faut cependant entretenir et même parfois remettre entièrement en
état. Et cela coûte cher. “Le pire, ce sont les
monuments de la fin du XIXème siècle à restaurer. Il y avait une vraie débauche de moyens,
des choses très compliquées, hors de prix à
rénover”, remarque Lionel Estavoyer, spécialiste du patrimoine à la mairie de Besançon.
Toitures à refaire, terrasses et murs à consolider, les coûts de travaux peuvent rapidement doubler la valeur d’achat. Et plus le châ-
“P
G ENEUILLE
teau est grand ou abîmé, plus la tâche est
immense et parfois hors de portée des propriétaires. Pour cela, il existe des aides publiques
à la restauration des demeures remarquables
privées. Une aide de l’État et des collectivités territoriales qui peut aller jusqu’à 50 %
du coût des travaux, lorsque le bâtiment est
classé aux monuments historiques, c’est-àdire reconnu d’intérêt national et atteindre
10 à 20 % quand il n’est qu’inscrit aux monuments historiques, pour le patrimoine de
moindre importance.
Mais les moyens sont faibles, voire très faibles.
Le budget total alloué à la sauvegarde du
patrimoine en France atteint les 500 millions
d’euros en 2005, dont 4 millions sont dédiés
à la Franche-Comté. Une somme à laquelle
il faut toutefois ajouter la part versée par la
Région et le Département également. Pas suffisant pour couvrir tous les besoins. “Les travaux d’entretien ne sont plus aidés. Seule la
restauration peut être financée. Mais quand
les dotations diminuent, il faut attendre”,
explique Michèle Manget. “Globalement, il
n’y a pas eu de baisse du montant consacré au
patrimoine. Mais en 2002, on a recensé les
sites avec des urgences sanitaires à traiter en
priorité, donc de fait, les crédits ont été concentrés”, affirme Pascal Migneret, conservateur
en charge des monuments historiques à la
S.D.
“N
Château de la Dame blanche
Les châteaux se transforment en hôtel de luxe
Agent immobilier, Michel Bitard a racheté le château de la
Dame blanche à Geneuille et l’a transformé en hôtel-restaurant de luxe. Une façon de tirer parti du cadre.
ans l’ancien corps Sans une autre activité, je ne
de ferme, Michel m’en sortirais pas. Tout est
Bitard déambule démesuré. Les gens ont tenentre les planches dance à nous comparer aux
de bois et les kilo- autres restaurants du centre
mètres de fils qui courent sur de Besançon. Sauf que les
le sol et tient à montrer l’avan- charges ne sont pas compacée des travaux. Treize nou- rables. Il me faut entretenir un
velles chambres, de style plus terrain immense, chauffer, les
moderne, devraient bientôt frais sont énormes”, affirme
venir compléter l’hôtel-res- Michel Bitard.
L’hôtel est encore
taurant de la Dame
déficitaire et perd
blanche.
“Des
Allemands
200 000 euros
Tombé en admiration devant ce petit qui sont arrivés chaque année.
Mais la clientèle
château au milieu
d’un immense parc en hélicoptère.” est là. “Pendant
la belle saison, on
arboré de 7 hecmarche très fort,
tares, l’agent immobilier bisontin l’a acheté il y a surtout avec les mariages et
trois ans. La demeure est beau- baptêmes. Et la clientèle vient
coup trop vaste pour être habi- de partout. Des Lyonnais, des
tée, Michel Bitard décide d’en Parisiens, des Suisses.” Avec
faire un hôtel ainsi qu’une sal- fierté, le propriétaire raconte
le de séminaires. Comme la avoir reçu déjà à plusieurs
Dame blanche, de nombreux reprises des artistes du show
châteaux servent de cadre à business, Michel Sardou, l’imides lieux de villégiature ou de tateur Laurent Gerra, et des
loisir souvent haut de gamme. clients fortunés un peu excenUne façon de tirer profit de la triques, “des Allemands qui
disposition des lieux et de sont arrivés dans le parc en
financer l’entretien. “Mais cela hélicoptère.” O
coûte cher et prend du temps.
S.D.
D
Michel Bitard, propriétaire
du château de la Dame
blanche à Geneuille.
Difficile de rentabiliser rapidement un tel édifice.
14
LE DOSSIER
VAIRE-LE-G RAND
Château du XVIIIème siècle
Un jardin à la française à reconstituer
Le château de Vaire-le-Grand et son jardin à la française a servi pendant des décennies de colonie de vacances et de maison de repos. Depuis 1985, il appartient à la
famille Montravers qui œuvre pour lui redonner son luxe du siècle des Lumières.
ans la cour d’entrée,
le petit groupe attend
le début de la visite.
Un des couples
connaît déjà les lieux, y est
venu il y a six ou sept ans,
D
“mais on voulait voir un peu
l’évolution.” “Les changements,
vous allez les remarquer, c’est
sûr”, répond Claude Montravers, avant de détailler les
améliorations du jardin sur
Les jardins
donnent tout son attrait
à Vaire.
Une imposante bâtisse
qui domine
le Doubs.
JALLERANGE
une petite maquette. Comme été depuis restauré par ses
tous les week-ends d’été, le nouveaux propriétaires qui
château est ouvert à la visi- tentent de lui redonner son
te. “On le fait parce que ça luxe d’antan. Une tâche
nous plaisait. Et l’argent des immense. “En 10 ans, on a planvisites pallie un peu aussi les té 2 000 charmilles pour redoncoûts d’entretien, même si c’est ner de la structure au jardin,
presque rien”, explique-t-elle. des tilleuls ont été remplacés
Depuis 1985, Claude Mon- dans le jardin d’hiver. Et on
essaye surtout d’entravers est propriéle jardin, car
taire de Vaire-lells tentent tretenir
tous les jours ça
Grand et de son
pousse”, énumère-tjardin à la française
de lui
elle. Un plan du jarqui domine le Doubs.
La famille vit au pre- redonner son din de 1809 a été
retrouvé, depuis
mier étage, le rez-dechaussée a été amé- luxe d’antan. Claude s’échine à lui
redonner son aspect
nagé et meublé pour
le public. “Le château s’en- originel et retrace des allées
dormait. On ne voyait plus les qui avaient disparu, replace
jets d’eau, les ifs n’avaient plus des fontaines. Pour s’occuper
aucune forme. Il a fallu aus- de ses 3,5 hectares, un jardisi tout refaire dans la maison. nier vient aider de temps en
On y est allé tout doucement, temps, la châtelaine s’occupe
en restaurant nous-mêmes et du reste. Et toute la famille
selon nos moyens avec le s’investit. Sa fille Virginie, qui
a étudié l’histoire de l’art, a
temps”, explique-t-elle.
Un temps utilisé comme colo- entrepris des recherches sur
nie de vacances - comme beau- le château. Et c’est elle qui fait
coup d’autres châteaux et les visites, en alternance avec
belles demeures - puis com- sa mère. O
me maison de repos, Vaire a
S.D.
Château et jardin du XVIIIème siècle
“On se sent une obligation de continuité”
Il y a une dizaine d’années, Bertrand de Vaulchier et sa sœur ont reçu en héritage d’une amie et lointaine parente,
le château de Jallerange et son jardin. Depuis, ils s’emploient à l’entretenir pour continuer à faire vivre son histoire.
i certains lieux ont une amie et lointaine parente de
âme, Jallerange en fait la famille, les Vaulchier ont
partie, sans aucun dou- hérité des murs et de l’histoite. Dans le salon atte- re du château. Depuis, Bernant au jardin, des portraits trand ainsi que son frère et sa
d’hommes graves en tenue sœur restaurent les bâtiments,
d’apparat décorent les murs. entretiennent les jardins.
Du regard, Bertrand de Vaul- Toutes les toitures ont dû être
chier connaît tout d’eux, entièrement refaites en petites
désigne les uns et les autres, tuiles anciennes. “Ça demanraconte leur vie, leurs succès. de des investissements en temps
Il y a là Claude-Nicolas Seguin et en argent. C’est un choix de
vie. On y passe
de Jallerange,
architecte du Personne n’habite tout notre temps
libre, toutes nos
jardin et propriétaire des
en permanence vacances. Certes
il y a des agrélieux, son père.
ments,
c’est
Pendant près de
le château.
beau, mais on ne
250 ans, le château est resté aux mains de peut toucher à rien”, reprendleurs descendants. “Il y a une il.
âme qu’on souhaite conserver. Mais le trésor de Jallerange,
Le fait d’avoir une histoire, c’est son jardin, sur quatre
que toutes les archives, leurs hectares. Un jardin à la francorrespondances soient ici, çaise dessine un carré parfait
nous donne une responsabili- de tons verts et roses, puis la
té différente. On se sent une perspective monte le long d’une
obligation de continuité, que grande allée jusqu’à un bosla chaîne ne s’arrête pas avec quet d’arbres. De là, la vue
nous”, explique Bertrand de embrasse le parc à l’anglaise,
Vaulchier, qui est aussi délé- sur le côté, planté de grands
gué départemental de l’asso- arbres. Geneviève, sa sœur,
ciation vieilles maisons fran- arrose et prend soin du carré
çaises qui œuvre pour la français. Pour elle, l’amour du
promotion du patrimoine his- jardin est communicatif.
“Quand des entreprises vientorique.
Il y a une dizaine d’années, à nent réaliser des travaux de
la mort de la dernière des- taille, on sent qu’ils commencendante des fondateurs, une cent à prendre goût au jardin
S
petit à petit, qu’ils posent sur
lui un autre regard”, dit-elle.
Pour le moment, personne
n’habite en permanence le château. Car il faut moderniser
la maison, qui a connu peu
d’évolution depuis le XVIIIème
siècle, la mettre en conformi-
té aux exigences de confort
actuel tout en gardant son
authenticité. “Alors on s’installe petit à petit. On ne peut
de toute manière pas chauffer
comme un appartement ou
alors il faudrait gagner au
loto”, s’amuse Bertrand de
Les jardins, l’autre richesse de Jallerange.
Vaulchier. Pour occuper toutes
les dépendances, il envisage
peut-être aussi de créer des
chambres d’hôtes. Mais poursuit-il, “cette demeure, c’est un
boulet. Mais c’est aussi pour
cela qu’on s’y attache. Avant,
je n’étais pas particulièrement
attaché à ce jardin, je gardais
un œil extérieur. Mais quand
on est dedans, qu’on y participe, on le côtoie de façon différente.” Et de son salon, Claude-Nicolas Seguin de
Jallerange continue à veiller
sur ses successeurs. O S.D.
Une demeure du XVIIIème siècle,
aux confins du canton d’Audeux.
LE DOSSIER 15
AVANNE-AVENEY
Belle demeure du XVIIème siècle
“Au final, le coût n’est pas élevé
pour une très belle maison”
Ancien directeur de banque, Gérard Grosperrin, 53 ans, rachète des maisons pour les restaurer. Pour l’amour des vieilles pierres mais aussi pour
profiter des avantages fiscaux liés à la rénovation d’immeubles locatifs.
uand il est venu pour la pre- ration est intéressante financièremière fois la visiter, la bâtis- ment. Lorsque la maison est mise en
se avait triste allure, camou- location, les aides à la rénovation sont
flée derrière un vieux crépi qui importantes. “Lorsque l’on garde la
s’effritait. L’ancienne maison vigne- structure globale de la maison et que
ronne du XVIIème siècle, agrandie deux l’on s’engage à louer pendant trois
siècles plus tard en jolie maison de ans, les travaux sont déductibles des
revenus fonciers et permaître, était restée inoccupée et abandonnée pen- La demeure, mettent un déficit foncier
jusqu’à 10 700 euros pendant une trentaine d’ande nouveau dant toute la durée du channées.
explique Gérard GrosAncien directeur de banque
pimpante, est tier”,
perrin, qui a déjà réalisé
en Savoie, Gérard Grosune opération similaire près
perrin, 53 ans, l’a rachetée
louée.
d’Annecy. Il a également
en 2001 et complètement
restaurée depuis. “C’est mon échap- reçu des subventions de la part de
patoire. Je voulais une activité qui l’agence nationale pour l’améliorasoit dans la nature, pour me changer tion de l’habitat (A.N.A.H.) pour aider
les idées par rapport à mon métier. à la rénovation.
Je suis un amoureux des vieilles Grâce au label de la fondation du
pierres. Et le plus beau, c’est de faire patrimoine, Gérard Grosperrin a pu
revivre un endroit qui était assoupi refaire les 400 m2 de la toiture de la
depuis si longtemps”, explique-t-il. grange en déduisant la moitié du coût
Désormais, la demeure, de nouveau de ses travaux de son revenu. “Il faut
pimpante, est louée. Car si l’homme un peu de courage et aimer la resd’affaire restaure de l’ancien, ce n’est tauration. Mais au final, le coût n’est
pas uniquement par passion du patri- pas élevé pour une très belle maison.
moine. Mais aussi parce que l’opé- L’équivalent d’une maison neuve de
Q
M ISEREY-SALINES
150 m2 et 10 ares de terrain”, affirme-t-il. S’il le souhaite, il pourra occuper la demeure dans cinq ans au plus
tôt. Il aura alors une demeure de
caractère de plus de 250 m2. Et un
grand parc qui descend jusqu’au
Doubs. O
S.D.
Une cour
intérieure
de toute beauté.
Un ancien banquier amoureux
des belles pierres.
Un presbytère du XVIIème siècle
Raymond Bas se bat pour la sauvegarde du patrimoine
Bénéficiant du label “fondation du patrimoine”, la demeure de Raymond
Bas est un ancien presbytère de pierres claires dominant le village.
e la terrasse ombragée, la vue embrasse
tout Miserey-Salines.
D’une main, Raymond Bas s’amuse à inventorier les nouveaux lotissements,
qui ont un peu changé le visage du bourg. Après toute une
vie passée à Paris, Raymond,
retraité, a choisi de revenir
l’année dernière s’installer dans
la maison familiale. Un ancien
presbytère, confisqué à la Révo-
D
Cheminée
d’époque.
Un jardin
où il est
agréable
de flâner.
lution et racheté au milieu du
XIXème siècle par un aïeul instituteur et transmis depuis, de
génération en génération.
Cachée derrière son porche,
la demeure massive en pierre blanche a même conservé
son jardin de curé, qui surplombe la vallée. “Cette maison, c’était des souvenirs. Pendant la seconde guerre
mondiale, on y a vécu. Après
avec mon père, puis avec mes
enfants on venait passer des d’experts selon l’intérêt hisvacances ici”, raconte-t-il. À torique du bâtiment, le label
l’intérieur, une imposante che- vise à aider la restauration
du patrimoine de
minée de pierre
Un ancien proximité non prohabille la pièce printégé, lavoirs, moucipale. Il y a un an,
sa maison a reçu le presbytère, lins ou belles
demeures, grâce
label de la fondation
du patrimoine, com- confisqué à la notamment à des
me une quinzaine Révolution. déductions fiscales.
Grâce à celui-ci, le
d’autres demeures
remarquables du département. propriétaire a restauré un petit
Accordé par une commission muret en partie effondré et
attaqué par la végétation. Mais
si Raymond Bas a fait la
démarche auprès de la fondation du patrimoine, c’est
aussi dans un autre but précis. Au fond de son jardin, un
haut mur d’énormes blocs de
pierres sombres, enchâssés
les uns sur les autres à la perfection, ferme la propriété puis
longe la route un long moment.
C’est ce mur - non daté - que
Raymond Bas voudrait protéger. “Ce patrimoine est peu
connu. Mais il mérite aussi
d’être sauvegardé. Tout un tas
de moulins, de maisons intéressantes menacent de disparaître car elles ne sont pas protégées justement”, affirme-t-il.
Le label n’apporte actuellement aucune protection juridique. Mais il pourrait peutêtre dissuader des projets qui
iraient à l’encontre de sa sauvegarde, espère Raymond. O
S.D.
16
LE DOSSIER
TENDANCES
Un petit nombre de réalisations
La maison d’architecte reste rare
Les lotissements prolifèrent. Mais ils
révèlent une standardisation de l’habitat dans laquelle la maison d’architecte ne trouve pas sa place.
a maison d’architecte est
un produit rare. Elle n’est
pas représentative du
marché de l’immobilier
que se partagent pavillonneurs
et constructeurs de maisons
individuelles. Seule une minorité d’investisseurs (entre 5%
et 10%) choisissent de se soumettre à l’imagination d’un de
ces professionnels qui va
prendre en charge leur projet
de construction. Question de
prix, de culture, de complexité, les raisons pour expliquer
la distance du grand public par
rapport aux architectes sont
diffuses.
Le C.A.U.E. (conseil d’architecture, d’urbanisme et d’environnement) apporte d’autres
éléments de réponse d’ordre
sociologique. “Les maisons d’architecte sortent de l’ordinaire.
Tout le monde aujourd’hui n’a
pas envie d’une maison originale qui les expose. Ils ne veulent pas être montrés du doigt
parce qu’ils vivent dans une
habitation innovante” constatent les services du conseil. La
L
Il y a ceux qui ont une tendance
moderne avec des volumes sans
toiture et des toits terrasses et
ceux qui sont tournés plus précisément vers l’écologie et qui
travaillent sur des matériaux
tels que le bois. Ils veillent à
trouver la meilleure exposition
profession des architectes n’est de la maison sur le terrain.
pas non plus tout à fait inno- Ceux qui allient ces deux sencente à cette situation. “Il faut sibilités existent aussi. Finaaussi reconnaître que les archi- lement, lorsqu’une personne
tectes ne sont pas forcément fait appel à un architecte, ce
prêts à construire la maison de n’est pas seulement pour avoir
Monsieur Tout-le-monde. Ce une maison qui sorte de l’orn’est pas de l’élitisme de la part dinaire. C’est une motivation
qui tient plus du
de la profession.
de vie. C’est
Mais ce n’est pas tou“C’est une mode
une utilisation noujours rentable de trade matériaux
vailler sur des promotivation velle
innovants, qui perjets de particuliers.”
La rencontre entre qui tient plus mettent par exemple
de réduire également
les deux entités ne
relève donc pas de du mode de les coûts de construction” ajoute le
l’évidence, mais
vie.”
C.A.U.E.
d’une volonté comLa plupart des parmune de construire
une maison qui va correspondre ticuliers qui ont une maison
à une manière de vivre d’un d’architecte estiment qu’à surcôté, et de l’autre à un travail face égale, leur habitation ne
sur l’esthétisme d’un tout. Il leur a pas coûté plus cher que
n’y a pas vraiment de mode s’ils étaient passés par un
dans les maisons d’architecte. constructeur de maisons indiChacune a sa personnalité. Le viduelles classique. “La différésultat dépend de la qualité rence de prix, s’il y en a une,
de la rencontre entre l’inves- repose sur les frais d’étude. Le
tisseur et le concepteur. “On problème est que lorsqu’on achèretrouve cependant différentes te une maison standard, nous
sensibilités chez les architectes. ne sommes pas toujours très
bien dedans. Des particuliers
entreprennent à nouveau des
travaux pour adapter leur maison à leur façon de vivre.”
Malgré tout, le déséquilibre
est palpable entre constructeurs qui proposent cependant
des possibilités pour donner
une touche d’originalité à une
maison, et l’architecte. Les premiers sont parfois plus des commerciaux, les seconds sont à
la recherche de projets originaux. “Nous assistons à une
standardisation de l’habitat.
Aujourd’hui, en lotissement,
on rajoute des excroissances
dans l’architecture des maisons pour faire croire qu’il y a
de la recherche. Mais ces réalisations sont en fait très compliquées alors que les architectes travaillent sur des
volumes assez simples pour
entrer dans un budget serré.”
Selon le CA.U.E. les maisons
d’architecte seraient donc plus
sobres et contemporaines. “Il
y a beaucoup d’idées reçues
contre lesquelles nous essayons
de lutter. Nous devons expliquer et montrer aux gens l’intérêt et le plaisir qu’il y a à vivre
dans ces maisons-là.” Entre
une maison d’habitation ordinaire et un projet esthétique,
c’est le grand écart qui pour
l’instant ne se referme pas. O
T.C.
La maison d’architecte connaît
un développement modeste.
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BESANÇON PLANOISE Centre commercial de l’Ile de France I 03 81 41 37 46
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LE DOSSIER 17
MAISON D’ARCHITECTE
Une verrière de 5 m de hauteur
De l’espace à la lumière, il n’y qu’un pas
La géométrie de cette maison lui donne
son aspect rectangulaire. Un esthétisme
rigoureux, parfois austère, mais qui n’empêche pas la convivialité.
est le genre de maison pour départ, ça fait un choc, mais dans le
lequel les avis sont partagés. sens positif du terme” ajoute-t-elle. La
Face à des concepts qui sor- géométrie de cette maison lui donne
tent des règles de l’habitat son aspect rectangulaire comme si le
traditionnel de la région, certains adhè- jeu de construction avait été d’assemrent, d’autres pas. En tout cas le sty- bler des blocs. Ce qui impressionne ce
le convient à Julien et Hélène, les pro- sont les ouvertures. À commencer par
priétaires de cette demeure proche de cette verrière de cinq mètres de hauteur qui inonde la maison de
Besançon qu’ils ont fait
lumière. “C’est très agréable
construire il y a quelques
“Trouver l’hiver.” De l’intérieur, on proannées. Elle répond à leur
de l’extérieur et du point
exigence de modernité. Pour
l’architecte fite
de vue imprenable. Les autres
arriver à ce résultat, le couple
qui voulait quittait l’habitaqui vous ouvertures, plus petites, sont
disposées de manière à laistion humide et sombre qu’il
louait, a confié ses intentions comprend.” ser circuler cette lumière dans
Un intérieur très
tout l’espace. “Nous n’avons
à un architecte. “On voulait
lumineux et de
du neuf. Nous avions des représenta- pas une seule fenêtre identique. C’est
grands volumes.
tions précises sur les espaces intérieurs. du sur mesure.”
Les volumes étaient définis, il nous La maison s’étend sur 140 m2 répartis
manquait l’enveloppe qui allait conte- sur deux niveaux. L’ensemble est en
nir tout ça. On attendait de l’architec- béton, à l’exception d’une partie coute qu’il mette en valeur nos idées” racon- verte d’un bardage bois à l’arrière du
te Hélène.
bâtiment, là où se trouve une vaste terLes deux exigences principales de ces rasse harmonieuse et tranquille. “Au
investisseurs étaient un grand espace départ, nous voulions construire cette
à vivre et de la lumière. Sans oublier maison avec de la brique. Mais il s’avèun budget à ne pas dépasser. Sur le re que les coûts de maçonnerie étaient
reste, Hélène et Julien étaient prêts à 30% plus élevés qu’avec de l’aggloméré
faire des économies.
classique. Alors nous avons renoncé.”
Les premières esquisses tombent. “Au Dans cette demeure, les communica- …/…
C’
Une maison
de 140 m2
habitables.
18
LE DOSSIER
Une verrière d’une hauteur de 5 mètres.
tions sont fluides. Du séjour, un escalier conduit
au garage transformé depuis en une chambre
d’ami et salon télé. Il n’a jamais servi à sa fonction primaire. Les voitures ont désormais leur
place dans un abri plus accessible. Les aménagements paysagers sont soignés tout autour de
la maison qui a trouvé sa place dans un écrin de
verdure, avec en contrebas de l’ensemble une piscine.
Pour l’instant, c’est le gaz de ville qui est la source d’énergie principale. Mais le couple qui récupère déjà l’eau de pluie pour l’arrosage et le nettoyage n’exclut pas de passer à l’énergie solaire.
Une évolution qu’Hélène et Julien apporteront
sans doute à leur habitation. Cette nouvelle étape leur correspond. “L’important est de trouver
l’architecte qui vous comprend, avec lequel vous
vous entendrez bien et qui va donner de la valeur
à vos idées. C’est primordial.” Et selon eux ça, ne
coûterait pas plus cher. O
T.C.
À l’arrière
du bâtiment,
une terrasse
agréable.
Bang & Olufsen Besançon
inaugure son nouveau magasin.
Venez le découvrir au cours d’une semaine d’exception
du 30 septembre au 8 octobre 2005.
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LE DOSSIER 19
TÉMOIGNAGE
Vivre dedans dehors
Quand le bois rencontre le verre
Cette maison ossature bois a bientôt dix ans. Son
aspect extérieur et sa fonctionnalité la classent encore au rang des projets d’avant-garde.
Un escalier central dessert les pièces situées à des demi-niveaux.
“Il y a une liberté de création avec le bois qui est beaucoup plus importante.”
hilippe et Maryse n’étaient pas
arrêtés sur leur projet immobilier. Retenu pour le travail à
Besançon, le couple a finalement
choisi de vendre la maison qu’il
occupait en Haute-Saône pour se rapprocher
de la capitale régionale dans les années 90.
Sur place, ils ont commencé par éplucher les
petites annonces des magazines à la recherche
d’une maison “d’occasion” dans l’agglomération. En vain. “Puis nous sommes allés voir
P
les constructeurs et les pavillonneurs, mais
les constructions qu’ils proposaient étaient
classiques” raconte Philippe. Difficile de se
résigner à bâtir une maison comme toutes
les autres quand on possède un minimum
de sensibilité architecturale.
Alors ils se sont tournés vers l’homme de
leur situation : l’architecte. “Nous lui avons
donné carte blanche. Nous lui avons juste
donné quelques directives générales à savoir
que nous voulions quatre chambres, salon,
À la rencontre du bois et de la lumière.
séjour, cuisine.” À cela s’ajoute une envie rement vitré. “C’est très agréable. Dès que le
d’espace, de lumière et si possible écologique. jour se lève, on a l’impression de vivre parL’autre exigence pour l’architecte était cel- tiellement à l’extérieur du fait des grandes
le du budget. Le projet devait tenir à l’époque verrières et de la verdure.” Ces ouvertures
dans une enveloppe de 700 000 F (105 000 sont inadaptées lorsque le vis-à-vis est trop
euros) hors prix du terrain.
présent.
Le résultat est surprenant. Dans un quar- L’escalier mène ensuite vers les chambres
tier résidentiel de la périphérie bisontine, et la salle d’eau. Tout en haut, la dernière
une maison cubique ossature bois, posée sur chambre ouvre sur un petit patio vitré qui
un socle en béton et qui donne l’impression est aussi une source de lumière naturelle
d’être ceinturée de verre. “J’avoue
pour cette maison au toit plat.
que je ne m’attendais pas à ce sysÀ l’origine, Philippe et Maryse
“Le verre avaient envisagé d’installer un système cubique” confie Philippe. La
plus grande difficulté sera de troude chauffage solaire. Mais à
a les défauts tème
ver des artisans pour concrétiser
l’époque, le dispositif trop coûteux
le projet. Ni le garage, ni le sousvenait grever leur budget. Finalede ses
sol ne sont intégrés à cette strucment, les vastes baies vitrées jouent
ture afin “de ne pas casser la penqualités.” un peu ce rôle-là. “C’est ce qu’on
te du terrain. La maison est
appelle le rayonnement solaire pasconstruite par rapport au terrain exposé Nord.” sif. C’est-à-dire que par la taille des fenêtres,
L’architecte a pris soin de placer l’édifice suf- par rayonnement, on chauffe la maison en
fisamment haut dans la pente “pour per- hiver. Le problème est que le verre a les défauts
mettre de capter un maximum de lumière.” de ses qualités.” En été, au contraire il y a
À l’intérieur, le cube s’anime. Visite guidée. un risque de surchauffe. “Il faut ombrer par
À partir d’un escalier central, on accède à l’intermédiaire de stores anti-chaleur. C’est
des pièces qui se situent à des demi-niveaux. impératif.”À l’arrière de la maison, dans la
Il y en a cinq au total pour une surface glo- continuité du salon séjour se trouve la terbale de 125 m2. Du premier niveau qu’est le rasse. Endroit tranquille, c’est une invitarez-de-chaussée, on accède directement par tion à la détente. O
l’escalier au salon séjour salle à manger entièT.C.
La dernière chambre ouvre sur un patio.
Jusqu’au samedi 1er octobre
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BESANÇON
QUARTIER
21
Les habitants s’organisent
Les Vaîtes demandent des explications
Les habitants de ce quartier Est de
Besançon s’organisent face à la municipalité qui, dans le cadre de sa
réflexion sur l’élaboration du plan
local d’urbanisme, prévoit de construire ici 2 000 logements.
est tout le quartier
des Vaîtes qui est
désormais mobilisé
contre les projets
d’urbanisation de ce secteur tel
qu’il est prévu par la ville. Le
14 septembre au soir, la salle
du foyer de la Cassotte avait
du mal à contenir toutes les personnes qui ont assisté à la
réunion d’information organisée par l’association de riverains “les Vaîtes” créée en juin
dernier en réaction aux intentions de la mairie. “Chaque maison du quartier était représentée et pas seulement les gens qui
sont expropriables” indique Éric
Daclin, membre du bureau.
Les ambitions de la municipa-
C’
lité affichées dans le cadre de
la réflexion sur l’élaboration du
futur plan local d’urbanisme
ont fait des vagues auprès de
cette population qui vit désormais avec “une épée de Damoclès au-dessus de la tête.” Il est
prévu d’urbaniser 40 hectares
aux Vaîtes en construisant 2 000
logements et en réalisant une
voirie nouvelle entre l’entrée
Est et le centre-ville.
C’est toute la morphologie d’un
secteur encore vert qui est bouleversée. La pilule est d’autant
plus difficile à avaler que dans
cette opération, des habitations
vont disparaître. Le mot d’ordre
est donné. Il n’est pas question
pour ces Bisontins de se lais-
Image de synthèse de l’urbanisation future des Vaîtes.
R ÉACTION
En bref
Hôpital
Jeudi 22 septembre, “Les
Têtes en l’air” (artistes du Festival International de Musique
de Besançon), se produiront
en concert au Centre Hospitalier Universitaire de Besançon au profit des patients hospitalisés.
Renseignements : Isabelle
Mallet au 03 81 21 85 24.
Entreprise
Les habitants des Vaîtes sont venus nombreux le 14 au soir au foyer de la Cassotte
pour obtenir des informations sur ce dossier.
ser faire sans bouger le petit doivent quitter les lieux. L’indoigt. “Notre objectif n’est pas terrogation est sur toutes les
d’empêcher l’urbanisation dans lèvres. “Michel Loyat, adjoint
ce quartier, mais de montrer à l’urbanisme que nous avons
que le projet de la ville est à rencontré a indiqué que 3,81
côté de la plaque. La seule leçon euros était le prix proposé au
du passé que la mairie a rete- mètre carré pour tous les ternue est qu’au lieu d’empiler rains qui à ce jour ne sont pas
constructibles” comdes cages à
lapin vertica- “Pas d’urgence mente Claude Mercier,
de l’aslement comme
à créer autant vice-président
sociation. Un tarif bien
ce fut le cas à
Planoise, elle de logements.” inférieur aux attentes
des propriétaires terveut les mettre
horizontalement dans des bâti- riens qui jusque-là n’ont jamais
ments de quatre niveaux. Nous pu valoriser leur lopin de teravons donc demandé à toutes re parce que classé en zone 1
les personnes concernées de NA (aménagement différé).
faire valoir leurs arguments Alors que les prix continuent
auprès du commissaire enquê- à flamber sur le marché de
teur au moment de l’enquête l’immobilier, le sentiment de
spoliation est palpable.
publique” ajoute-t-il.
Aujourd’hui, la question que Mais pour l’instant, rien ne perla plupart des habitants se met d’affirmer que la ville proposent est de savoir dans quel- posera un tel tarif. “Néanmoins,
le mesure ils seront indemni- Michel Loyat nous a clairesés par la municipalité s’ils ment indiqué qu’il ne fallait
pas s’attendre à ce que les prix
du terrain soient indexés sur
les prix du marché actuel”
insiste Claude Mercier.
En se constituant en association, “Les Vaîtes” vont pouvoir
entamer des discussions plus
fermes avec la mairie sur un
projet qui semble déjà “bien
engagé” pour Éric Daclin. Il
conclut : “Sur le nombre de logements, ce projet n’est pas négociable pour la municipalité. On
argumente en disant qu’il n’y a
pas urgence à créer autant d’habitations à Besançon car depuis
dix ans, cette ville ne fait que
perdre des emplois. Elle a connu
une baisse de 3% de la population active entre 1990 et 1999.
À ce jour, il n’y a aucun indicateur qui impose la construction de 2 000 logements dans
cette ville d’autant qu’il en reste 5 000 vacants sur l’agglomération.” O
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T.C.
COMMENTAIRE
Une maison au prix du marché
L’opération “Chef d’entreprise, pourquoi pas vous ?” initiée par l’A.D.E.D. reprend. Une
vaste campagne d’information
sur la création d’entreprise. Le
Doubs a dénombré 1 893 créations d’entreprises en 2004
contre 1 727 l’année précédente. Pour le Grand Besançon, prochaines réunions le
27 septembre à 18 h 30 en mairie de Quingey, le 28 à la salle
V.I.P. du stade Léo-Lagrange
(canton Besançon Nord-Ouest),
le 29 à la salle des fêtes de
Gonsans (canton de Roulans)
à 18 h 30, le 5 octobre au Centre
1901 de Besançon (canton
Besançon Ouest), le 19 octobre
à la mairie de Fontain (canton
Besançon Sud). Renseignements au 03 81 65 10 00.
Témis et les Montarmots
Michel Loyat : “Nous n’avons pas
La ville a des
cherché à ce qu’il n’y ait pas d’impact”
antécédents
3
L’adjoint bisontin à l’urbanisme fait le point sur la position de la ville par rapport au dossier des Vaîtes.
a Presse Bisontine : Vous terrogent sur les indemnités qu’ils
deviez vous attendre à une pourraient percevoir. La ville a-ttelle réaction de la part des elle déjà une ligne de conduite sur
ce point ?
habitants des Vaîtes ?
Michel Loyat : Nous n’avons pas M.L. : Le P.L.U. ne dit rien à
cherché à ce qu’il n’y ait pas ce sujet. Il définit des zonages.
d’impact. À un moment don- Néanmoins, pour une maison
né, il me semble important de avec jardin, c’est le prix du
dire des choses même si elles marché qui s’applique. C’està-dire que la ville
ne font pas plaisir.
acquérir une
Nous avons com“On parle peut
maison 300 000
mencé par réaliser
une étude qui don- beaucoup de euros si elle est évaluée à ce prix.
ne des indications
sur les potentialités la pénurie de Ensuite, il se pose
la question de la
de ce secteur. Maintenant, nous allons logements.” valeur des terrains.
Pour l’instant, ces
engager une étude
pour aboutir à un projet opé- terres ne sont pas valorisées
rationnel. Elle sera finalisée et non constructibles. Je crois
d’ici un an et demi. Il ne s’agit que sur ce dossier il doit y
pas d’étudier sur un plan mais avoir deux soucis. Premièrement, il faut veiller à ne pas
de travailler avec les gens.
aller dans le sens de la spéL.P.B. : Les riverains de Vaîtes s’in- culation foncière et deuxiè-
L
mement, nous ne devons pas M.L. : On parle beaucoup de
spolier les gens.
la pénurie de logements. C’est
ce qui nous amène à confirL.P.B. : Le prix de 3,80 euros le m2 mer le secteur des Vaîtes comen zone 1 NA est avancé. Les pro- me un secteur à urbaniser.
priétaires veulent que ce prix soit Nous sommes allés plus loin
majoré. Jusqu’où est prête à aller dans la démarche en déterminant ce site comme un secla municipalité ?
M.L. : Nous sommes prêts à teur d’urbanisation prioritrouver un terrain d’entente, taire. À l’inverse, il y a d’autres
mais pas à n’importe quel prix. secteurs que nous avons
Il faudra voir au cas par cas. confirmé dans une vocation
naturelle et agricole. C’est le
L.P.B. : Certaines personnes dont cas aux Tilleroyes par
la maison devrait disparaître exemple.
demandent à ce que vous teniez Je précise aussi que les Vaîtes,
compte du bâti existant dans votre ce n’est pas seulement une
offre de logement, mais c’est
projet. Que répondez-vous ?
M.L. : Je crois qu’on ne peut un secteur où l’urbanisation
pas faire un aménagement permettra la réalisation d’une
cohérent si on doit jouer avec voirie nouvelle entre l’entrée
Est et le centre-ville. O
l’existant.
L.P.B. : Qu’est qui motive le projet des Vaîtes ?
Propos recueillis
par T.C.
,81 euros le m2 pour un actuels” indique un spécialisterrain en friche non te bisontin de la question.
loti, “c’est aberrant et La ville devrait gérer le dosprovocateur” lance un sier au cas par cas. Il est propropriétaire des Vaîtes concer- bable une fois encore que les
né par le projet. “D’autant qu’il propriétaires qui seront les
plus à même à
est facile pour la ville de dire que nous “En dessous défendre leurs intérêts obtiendront des
n’avons pas valoridu prix
indemnisations plus
sé nos terrains. Mais
que
nous n’avions de toude la terre importantes
d’autres.
te manière pas le
droit de construire
agricole.” Là encore, il y a plusieurs affaires qui
ou de les commercialiser car ils se situent en illustrent ce scénario dans les
zone 1 NA. Cette classification dossiers de Témis et des Mona tout bloqué.” Une telle som- tarmots. “Certaines personnes
me, ce n’est pas cher payé. ont obtenu des valeurs supéPourtant, dans d’autres rieures. Il y a eu des arranendroits, la ville a déjà prati- gements. Celui qui saura se
qué des tarifs identiques com- défendre obtiendra quelque
me aux Montarmots. “Dans chose à la sortie.” Par contre,
ces conditions, nous sommes en ce qui concerne le bâti, il
en dessous du prix de la terre devrait être acquis à la valeur
agricole et à l’inverse bien loin réelle du marché conforméde la valeur des terrains ment à la législation. O
22
RETOUR SUR INFO - GRAND BESANÇON
L’actualité bouge, les dossiers
évoluent. La Presse Bisontine
revient sur les sujets abordés dans
ses précédents numéros, ceux qui
ont fait la une de
l’actualité du Grand Besançon.
Tous les mois, retrouvez
la rubrique “Retour sur info”.
Un lotissement
de 12 hectares en
projet à Saône
aône s’agrandit. La commune a décidé d’urbaniser une
zone de 12 hectares dans les
années à venir. Situé dans le quartier de la gare, le lotissement devrait
compter à terme 200 nouveaux logements. Petits collectifs, maisons de
ville, maisons jumelées, et individuelles, tous les types d’habitats
devraient être représentés. La municipalité réfléchit actuellement à la
répartition des logements. La vente des premiers terrains devrait intervenir en 2006 seulement. O
S
Pour les notaires, les prix de
l’immobilier ne fléchissent pas
e parlons pas de
baisse de prix. Ce
n’est pas à l’ordre
du jour.” Alain Pointurier, président de la chambre de
notaires, est affirmatif. Rien ne permet de dire qu’actuellement l’inflation sur le marché de l’immobilier marque une pause. C’est en
tout cas la tendance qui se dégage d’une étude qui se sera prochainement publiée par l’observatoire de l’immobilier, comme chaque
année à l’automne. “On reste pour
l’instant sur une croissance à deux
chiffres. Les prix dans la région sont
toujours 15% en dessous de la
moyenne nationale hors Paris et
Ile-de-France” précise-t-il. Ce marché se porte bien. La seule baisse
constatée par les notaires se situe
sur un plan quantitatif dans le sens
où il semblerait qu’il y ait moins de
transactions immobilières.
En revanche, les notaires continuent à attirer l’attention des acqué-
“N
reurs sur les risques que comporte
cette situation. Dans un système
où tout s’achète et tout se vend,
il faut être vigilant sur la qualité
du bien vendu. “Il me semble
important d’attirer l’attention des
consommateurs sur le fait qu’en
achetant un bien dans les conditions actuelles, on ne s’engage
pas à la légère. C’est nécessaire
de se constituer une réserve financière pour pouvoir se retourner
en cas de problème.” Le rêve de
la maison individuelle peut se
transformer en cauchemar si les
mensualités de remboursement
du prêt étranglent le budget du
foyer. Acheter un bien, c’est aussi songer à sa revente. “Je
conseille aux gens de bien réfléchir et de prendre les bons renseignements auprès des notaires,
des banquiers ou des agents
immobiliers. Dans tous les cas,
il faut éviter de pêcher par excès
de précipitation.” O
Équipement de la maison et
bricolage à la place de Bricostoc
ous sommes sur le point de restructurer cet
immeuble.” Maintenant que le magasin Bricostoc à Dannemarie-sur-Crète a fermé ses
portes, la société parisienne Erdec peut entreprendre
son projet de réaménagement commercial de cet espace. Dans quelques mois, six à huit nouvelles enseignes
devraient s’installer dans ces murs.
Pour l’instant, Erdec souhaite rester discrète sur l’identité des futurs investisseurs puisque les accords ne
sont pas encore totalement finalisés. “Par contre, je
peux vous dire que l’activité tournera autour de l’équipement de la maison, petit meuble, bricolage, avec
une volonté d’intégrer aussi au projet des commerces
de proximité comme une boulangerie ou un espace
presse.” Le sport loisir devrait être également représenté.
Cette ouverture vers le commerce de proximité répond
au souhait de la municipalité de Dannemarie-surCrète. Car ce projet est aussi une opportunité pour
ce village de la périphérie de Besançon d’étoffer son
offre commerciale et de gagner en attractivité. En
octobre, Erdec présentera son dossier aux élus
locaux. L’opération devrait être finalisée en novembre.
Des travaux de rénovation des anciens locaux de
Bricostoc seront engagés avant l’ouverture des
magasins. O
“N
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LE GRAND BESANÇON
24
SAINT-VIT
Le maire prend position
Pascal Routhier :
“Je suis un élu qui ne
voit que par l’économie”
Saint-Vit est une commune au potentiel économique
étonnant. Elle est à la veille d’un nouveau développement aux portes d’une communauté d’agglomération
du Grand Besançon dont elle ne fait pas partie.
a Presse Bisontine : Un des
grands chantiers à Saint-Vit
est le projet de déménagement de la centrale Système U. Elle envisage de s’installer de
l’autre côté de la voie ferrée par
rapport à son site actuel, dans la
zone des Foulottières. Où en est le
dossier pour la mairie ?
Pascal Routhier : C’est une emprise de 17 hectares de terre que
Système U nous achète. Ce dossier, je le fais avancer, mais il
y a toujours quelques incertitudes qui seront levées d’ici la
fin de l’année.
L
L.P.B. : Une des difficultés est l’acquisition des terrains par la commune. Où en êtes-vous sur ce point?
P.R. : Ces terres sont agricoles
ou propriétés de privés. Nous
sommes actuellement en phase d’acquisition de ces terrains
qui, de fait, deviendront communaux. Les compromis vont
être prochainement signés.
L.P.B. : 17 hectares, c’est important.
Quelles compensations peuvent espérer les agriculteurs qui exploitaient
ces terres ?
P.R. : Au sein de la communauté
de communes du Val SaintVitois, j’ai demandé une enquête agricole pour voir dans quelle mesure nous pouvons mettre
à disposition de nouvelles
terres aux exploitants. Dans
cette affaire, il n’était de toute façon pas question de prendre
des terrains sans proposer des
contreparties. L’étude est engagée en partenariat avec la
chambre d’Agriculture. L’objectif est de trouver une répartition logique du foncier à proxi-
mité des fermes.
P.R. : Entre 11 et 15 euros le m2.
L.P.B. : Quels délais a fixé Système
U pour la commune ?
P.R. : Il faut que Système U puisse attaquer le chantier le 1er
janvier 2007. Nous travaillons
sur ce planning.
L.P.B. : Quel est l’intérêt pour vous
de maintenir Système U sur votre
territoire ?
P.R. : Garder Système U, c’est
préserver 150 emplois sur la
commune et éviter “un plan
social” suite à une délocalisaL.P.B. : Dans ce dossier, il est prévu tion. C’est aussi le signe d’un
que la municipalité prenne à sa char- développement et d’une actige la réalisation des voiries pour vité supplémentaire. Avec
accéder au futur site. Qu’en est-il E.M.T. 25 et Planète Pain, Système U est
au juste ?
une des trois
P.R. : Nous
“Obtenir une
plus impordevons en
effet bâtir un bretelle autoroutière tantes entreprises
de
pont au-dessur la commune.”
Saint-Vit
sus de la voie
(280
000
ferrée et réaliser la route. Nous lancerons euros de taxe professionnelle
peut-être la construction de en 2003 pour E.M.T. 25 et 120
l’ouvrage d’art avant la fin de 802 euros pour Système U).
l’année. Il devrait être termi- Une fois encore, je ne cache
pas non plus qu’avec ce projet,
né en juin 2006.
mon objectif est d’obtenir une
L.P.B. : Combien coûtent ces travaux bretelle autoroutière sur la
commune pour permettre aux
à la collectivité ?
P.R. : L’idée est que ça coûte le camions de rejoindre directemoins cher possible. La ment l’A 36 en sortant de la
construction du pont et de la centrale. Le tracé est déjà
route de 700 m est chiffrée à presque établi. D’ailleurs, les
2 millions d’euros T.T.C. Actuel- services du Conseil général ont
lement, je sais qu’il me manque une ébauche chiffrée.
1 million d’euros pour boucler
l’opération. Je compte sur l’É- L.P.B. : Que vont devenir les bâtitat et le Conseil général pour ments actuels de Système U ? Il semsoutenir le projet. Mais à ter- blerait que la municipalité n’exclut
me, mon souhait est que cette pas de les racheter comme cela aurait
voirie soit le point de départ à été évoqué lors des négociations.
P.R. : Système U conserve les
un futur accès autoroutier.
bâtiments sachant que le but
L.P.B. : Cela veut dire que la vente pour cette entreprise est de les
des terrains ne suffit pas à couvrir revendre. Pour ma part, j’ai eu
l’investissement de la commune dans des contacts avec des entrece projet. À quel prix cédez-vous le prises qui seraient intéressées
pour s’y installer. Si Système
terrain à Système U ?
Futur site de
Système U
Vue aérienne de Saint-Vit où l’on perçoit clairement l’emprise de Système U.
Pascal Routhier : “Je suis contraint de jouer la carte du développement.”
pour autant. Je ne voudrais
que l’on pénalise des secteurs
comme le nôtre qui ont des
atouts pour en rassurer
d’autres qui n’ont pas cette
chance. Par ailleurs, je suis
contraint de jouer la carte du
développement économique
pour dégager des fonds qui
permettent à la municipalité
de financer d’autres projets
L.P.B. : On imagine qu’elles sont comme l’aménagement des
sablières. Sans cela, je n’auL.P.B. : La révision du P.O.S. est en grandes vos attentes ?
cours à Saint-Vit. Quelles orienta- P.R. : Je suis un élu qui ne voit rai pas d’autre marge de
tions souhaitez-vous donner au futur que par l’économie. Sans éco- manœuvre que celle d’augnomie, nous ne sommes rien. menter les impôts.
plan local d’urbanisme (P.L.U.) ?
P.R. : Dans notre P.L.U., nous
nous poserons la question du L.P.B. : Mais reste-t-il à Saint-Vit L.P.B. : En plus de la rénovation du
des terrains à voca- collège, de la construction d’une
développement
gendarmerie, l’actualité à Saint-Vit,
tion industrielle ?
urbain de notre com“Ne
pas
P.R. : Il reste enco- c’est aussi l’arrivée d’une nouvelmune et de la comre une cinquantai- le station d’épuration. Où en est le
munauté de compénaliser
ne d’hectares qui dossier ?
munes du Val
Saint-Vitois. Par
les secteurs seront classés en P.R. : Nous allons lancer sa
zone industrielle. construction. Elle situe juste
exemple, la zone des
qui ont
à proximité de la station exisFoulottières où va
L.P.B. : Peu de com- tante. Au départ, nous avons
s’installer
des atouts.” munes dans le Grand cherché à l’installer ailleurs,
Système U a une
Besançon peuvent mais ce n’est pas possible. Cetvocation intercommunale. Il y a à Saint-Vit une prétendre proposer de telles sur- te nouvelle structure est prétrentaine d’hectares qui ont faces pour le développement éco- vue pour 7 000 équivalentsnomique. Ne craignez-vous pas que habitants.
cette finalité-là.
la communauté d’agglomération
L.P.B. : Pour le projet Système U, qui cherche à créer un équilibre L.P.B. : Les déchets seront stockés
avez-vous dû vous plier aux exi- économique sur son territoire ne sous forme de boues déshydratées?
gences du schéma d’organisation du voie pas d’un très bon œil l’exten- P.R. : En effet, les boues seront
territoire (S.C.O.T.) qui encadre l’évo- sion future de Saint-Vit et de sa malaxées et mélangées à de
la chaux. Par ce système, elles
lution du Grand Besançon et de sa communauté de communes ?
P.R. : Je crois que si on veut ne sont plus liquides et donc
proche périphérie ?
P.R. : En effet, nous avons dû développer Besançon, il faut plus faciles à déplacer. On limidemander l’autorisation au le faire en concertation pour te aussi les odeurs. Notre capaS.C.O.T. pour Système U. Le que personne ne soit lésé. Nous cité de stockage est de neuf
schéma prévoit des quotas, ne cherchons pas à concur- mois. Cette nouvelle station
c’est-à-dire qu’un centre-bourg rencer l’agglo, mais à accueillir s’accompagne d’une augmencomme Saint-Vit est autorisé des artisans et des industriels tation de 15% de la taxe d’asà augmenter son espace éco- qui font prospérer des familles sainissement. Nous allons
nomique de 10 à 15 hectares saint-vitoises. C’est une réa- monter très progressivement
de plus que l’existant. La tota- lité, il n’y a pas de terrain à à ce chiffre. La fin du chanlité de cette surface a été pri- Besançon. La ville de Besan- tier est prévue en 2008.O
se par Système U. Cela veut çon n’a pas vu d’un bon œil le
dire que dans les conditions projet de Système U à SaintPropos recueillis
actuelles, Saint-Vit ne peut Vit. Je ne dois pas en pâtir
par T.C.
U ne parvient pas à céder les
murs, il est prévu qu’il construise une plateforme plus petite
dans un premier temps car elle
fonctionnerait sur les deux
sites. Mais dire que la mairie
reprendrait ces locaux n’a
jamais fait partie des négociations. Que voulez-vous que
je fasse de 25 000 m2 de bâtiments ?
plus s’étendre. La révision du
S.C.O.T. qui est en cours doit
valider des surfaces intercommunautaires et communales. J’attends beaucoup après
ce schéma dans lequel on nous
a demandé de nous positionner pour voir quelles étaient
nos attentes en terme de surfaces économiques.
LE GRAND BESANÇON
EXPULSIONS
25
En bref
30 % d’Algériens
La P.A.F. lutte contre l’immigration irrégulière
La police aux frontières a déjà procédé à plus de 130 reconduites à la frontière depuis le début de
l’année. C’est autant que durant toute l’année 2004. Les étrangers en situation irrégulière affluent.
n escalier mène au soussol du commissariat de
police de Pontarlier.
Derrière une porte que le commissaire prend bien soin
de verrouiller après avoir pénétré dans la pièce, un homme,
la trentaine d’années. Il est
Algérien. Le local est enfumé,
notre homme, cigarette à la
bouche vient de raccrocher le
téléphone. Décontracté, il sait
maintenant qu’il vit ses dernières heures sur le territoire français. Il balbutie
quelques mots polis dans un
français hésitant. Il sera bientôt reconduit à la frontière et
embarqué à destination de son
pays natal.
Le local de rétention administrative géré par la police aux
frontières du Doubs (P.A.F.)
est composé de ce petit hall
d’entrée disposant du téléphone
à carte et de deux “chambres”
à coucher. Vers la sortie, une
“salle de bain”, faite d’un W.C.
et d’un lavabo. C’est rudimentaire, le tout ne dépasse
pas 20 m2, mais c’est propre.
Comme cet Algérien dont le
titre de séjour n’est plus valable,
ils ont été 130 l’an dernier à
être reconduits à la frontière
par les services de la P.A.F.
U
départementale. Au total, près 130 reconductions au pays. Le
de 500 étrangers seront pas- bilan sera donc largement supésés par ces locaux, une partie rieur en fin d’année.
d’entre eux sera ensuite défé- Chargée de “lutter contre l’imrée au parquet et dirigés vers migration irrégulière”, la P.A.F.
le tribunal, d’autres seront gère le seul endroit disposant
remis en liberté. Sur ces 500, d’un local destiné à la réten130 ont donc fait l’objet d’un tion administrative. “En généA.P.R.F., un arrêté préfectoral ral, les gens restent deux jours
maximum dans ce local. Ceux
de reconduite à la frontière.
Les nationalités les plus repré- qui doivent être reconduits à
la frontière et dans
sentées par ces
Des étrangers leur pays, nous les
retours au pays
emmenons dans
sont en premier
lieu les Algériens refoulés par les la plupart des cas
de plus
(près de 30 %), suiItaliens sur le dans
grands centres de
vis des Marocains
généra(20 %), puis des
Paris-Venise. rétention,
lement à Lyon ou
Roumains, des
Turcs et des Égyptiens. Des à Strasbourg. La durée de
dizaines d’autres pays rétention administrative a été
d’Afrique, d’Amérique du Sud triplée l’an dernier. Elle est
ou d’Asie sont également désormais d’un mois maximum.” “Parfois, nous sommes
concernées.
Cette année, au 1er septembre, obligés de reconduire les per“on a déjà largement atteint les sonnes jusque chez eux, en
objectifs de l’année” annonce escorte accompagnée” ajoute
avec le sourire le commissai- le commandant Jean-Michel
re principal Patrick Bouvet, Comte, adjoint au directeur.
directeur départemental de la Une dizaine de cas sont ainP.A.F. Car il faut bien parler si traités tous les ans.
d’objectifs. Ils sont fixés par le Sur les quelque 500 étrangers
ministère de l’Intérieur, relayés arrêtés par la P.A.F. l’an derdans chaque département par nier, “5 % nous sont confiés par
le préfet. Cette année, les objec- les douanes ou la gendarmerie
tifs tournaient donc autour de qui les interpellent. Le reste,
c’est nous qui les interpellons.”
Les sans papiers sont bien sûr
les premiers concernés. Mais
il n’y a pas qu’eux. “Certains
peuvent avoir un titre de séjour
à jour mais ne pas avoir le “viatique”, c’est-à-dire le minimum
vital pour vivre en France. On
peut les interpeller s’ils ne présentent pas les garanties pour
vivre en France et pouvoir en
repartir” ajoute le commandant Comte. Si ces étrangers
refusent de partir, “on demande un A.P.R.F.”
Les lignes ferroviaires constituent aussi un important “terreau” pour la police aux frontières. “Nous récupérons
régulièrement des étrangers
refoulés par les Italiens sur le
Paris-Venise. C’étaient des personnes qui avaient un titre de
séjour en France mais pas en
Italie. Nous les avons donc récupérés” indique le commissaire
Bouvet. Inversement, les policiers sont chargés de gérer les
“non admissions” sur le territoire français lorsque des trains
arrivent à la frontière suisse.
Ces personnes qui ne sont pas
les bienvenues en France sont
nombreuses. Entre mars et
juin dernier, 570 étrangers ont
ainsi été refoulés à la frontiè-
Selon un policier de la P.A.F.,
les objectifs de reconduites
à la frontière fixés par les
autorités pourraient être
largement dépassés avec
plus de moyens humains.
re franco-suisse de Vallorbe.
Les policiers seront épaulés
dans cette mission par 25 C.R.S.
dès ce mois-ci pour surveiller
ces trains de nuit.
Pour remplir ses différentes
missions, la P.A.F. effectue
400 000 kilomètres par an. 55
fonctionnaires de police sont
affectés à cette seule mission
de lutter contre l’immigration
irrégulière et les faux documents. O
J.-F.H.
Folk
Le collectif folk de la M.J.C.
de Palente accueille les 8 et
9 octobre le groupe Viis, une
jeune troupe estonienne qui
allie accordéons, cornemuses,
kannel (une sorte d’épinette)
et voix. Les danses estoniennes sont accessibles à
tout danseur, même débutant.
Le stage aura lieu du samedi 14 heures 30 au
dimanche 16 heures à la
M.J.C. de Palente, 24, rue des
Roses. Coût : 28 Euros, réduit :
25 Euros. Un grand bal se tiendra au même endroit le samedi soir à 21 heures dans une
ambiance festive avec un
répertoire d’Estonie, mais aussi Lettonie et Russie. Entrée :
8 Euros, réduit : 6 euros. Renseignements : 03 81 80 41 80.
Visa
Nouvelle réglementation
concernant les visas pour
séjourner aux États-Unis. À
compter du 26 octobre prochain, pour séjourner sans
visa aux U.S.A. pour une durée
ne dépassant pas 90 jours, il
sera nécessaire de se munir
d’un passeport à lecture
optique, donc des nouveaux
modèles de passeport délivrés en France. Renseignements au 08 10 26 46 46.
LE GRAND BESANÇON
26
TÉLÉVISION
Plusieurs cas signalés
Attention, arnaque à la T.N.T.
Des pseudo-professionnels de l’installation télé démarchent les clients potentiels. Ils profitent du flou qui règne autour de la
télévision numérique terrestre pour vendre des installations à des prix exorbitants. Méfiance.
a jeune fille est avenante,
plutôt jolie. Une première
impression qui met en
confiance. Elle passe, de village en village, avec dans
sa mallette, des argumentaires bien
huilés. L’objet de sa visite est simple :
elle propose toute une batterie de
récepteurs destinés à capter la fameuse T.N.T., la télévision numérique terrestre qui a débarqué cette année en
France. Le problème, c’est que les
consommateurs, parfois naïfs, ne
savent pas que la T.N.T. ne sera pas
disponible dans notre région avant…
2008. Une habitante d’Amagney a
failli faire les frais de ces méthodes
à la limite de l’honnêteté. “Je me suis
laissée embobinée par les explications
qui avaient l’air convaincantes, raconte cette dame. La jeune fille m’a expliqué qu’en payant un forfait tous les
mois pendant deux ans, j’aurais ensuite accès à toutes les chaînes du satellite gratuitement. Un peu naïve, j’ai
signé l’engagement.” Son mari a heureusement réagi à temps, avant l’expiration du délai légal de rétractation de 8 jours. Le prix de la prestation
lui a sans doute mis la puce à l’oreille :
la facture s’élevait à… 3 000 euros.
Cet exemple est loin d’être isolé. Dans
le Grand Besançon, comme en ville,
des sociétés peu scrupuleuses profi-
L
H ISTOIRE
tent de l’arrivée de la T.N.T. dans les dions un délai de réflexion, il a rapiautres régions françaises pour ten- dement piqué la mouche en haussant
ter de tromper les consommateurs. la voix. Puis il est parti comme il est
“En ce moment, une société similai- venu sans rien laisser à bord d’une
re fait du porte-à-porte à Planoise voiture blanche immatriculée dans
le 21”, explique Isabelle.
pour vendre des contrats
Son mari a Sur le contrat sorti aussi
Canal +” observe l’envite que rangé, Michel a
treprise Ferreira, installateur d’antennes à heureusement quand même eu le temps
lire qu’il avait affaire à
Besançon.
réagi à temps. de
la société Avenir numéUn autre couple témoigne.
Michel et Isabelle sont contactés par rique.
une télé-prospectrice leur proposant La Franche-Comté tout comme les
un accès aux nombreuses chaînes de autres régions frontalières à l’Est du
la Télévision Numérique Terrestre. pays (Alsace, Vosges, Alpes) sont pour
Par curiosité, Michel accepte de rece- l’instant en dehors de la zone de couvoir un commercial de la société. Ren- verture T.N.T. Il faudra patienter au
dez-vous est pris sans tarder par l’opé- moins jusqu’en 2008 au moins pour
ratrice. Trois jours plus tard, le recevoir gratuitement les 14 chaînes
spécialiste arrive au domicile du proposées.
couple. “Il est tout de suite entré dans Dans l’hypothèse où l’usager se troule vif du sujet sans décliner son iden- ve sur un territoire desservi et qu’il
tité, ni le nom de sa société. En insis- possède déjà une simple antenne
tant sur le fait que nous étions par- râteau captant les chaînes hertziennes,
mi les derniers à ne pas recevoir la il lui suffit juste d’acquérir un terT.N.T., il nous a proposé un équipe- minal numérique relié au téléviseur
ment de réception et une formule par la prise péritel. Le prix des modèles
d’abonnement à vie, rétro-cessible aux les plus chers, disponibles dans les
descendants en cas de décès pour une commerces spécialisés ou sur le net,
somme de 4 500 euros. Cette offre était ne dépasse pas la somme de 350 euros.
assortie de mises à jour et d’une pos- On est loin des 3 000 ou 4 000 euros
sibilité de prendre un crédit. Il vou- soi-disant nécessaires pour s’équilait absolument que nous signions per. O
tout de suite. Comme nous lui demanJ.-F.H.
Aucun équipement de réception ne permet pour l’instant
de capter la télévision numérique terrestre.
Cent ans d’exploration du sel
Miserey à l’heure de la saga de l’or blanc
De 1866 aux années 1960, les ouvriers des salines de Miserey ont extrait du sous-sol des tonnes de sel. Avant que l’exploitation ne s’arrête, dans les années 60 par manque de
rentabilité. Mais le sel n’est pas totalement tombé dans l’oubli. Il continue d’alimenter les thermes bisontins.
es salines, il ne reste
que peu de choses. Les
murs des anciens
magasins, des souvenirs et surtout un nom, accolé à celui de Miserey. Le reste,
la gigantesque usine que l’on
voit sur certaines cartes postales d’époque, divisant le village de part en part, a disparu dans un incendie en juin
1967. Les bâtiments étaient
D
construits en bois, pour résister à la corrosion du sel, pas
au feu. “Les charpentes brûlaient, les flammes léchaient
les vitres et il n’y avait aucun
bruit. Des gens pleuraient, c’était
une partie de leur vie qui partait en fumée”, se souvient
Nathalie Estavoyer, passionnée par l’histoire du lieu et
enfant à l’époque.
Lorsqu’elle est ravagée par l’in-
Construites en 1866, les Salines de Miserey ont produit
près de 10 000 tonnes de sel chaque année pendant
un siècle. Avant de fermer définitivement leurs portes
suite à un incendie en 1967.
cendie, l’usine est pourtant
déjà condamnée et doit fermer
deux mois plus tard, au premier septembre. Car si elle a
connu ses heures glorieuses au
début du siècle, la production
du sel a doucement décliné dès
l’après-guerre, peu à peu remplacée par celle, plus rentable,
des Salins du Midi et d’autres
sites de production plus récents.
Le sel a néanmoins marqué
Pour les ouvriers des sels, la vie sociale s’organise autour de l’usine. Sorties en car
l’évolution du village pendant
le dimanche, salle de théâtre, arbre de Noël pour les enfants, tout est prévu.
un siècle.
L’origine des salines est due à En 1866, un premier puits est Pour les produire, une soixan- paternaliste autour de l’usine,
une particularité géologique, la creusé. L’eau est pompée, puis taine d’ouvriers s’activent, dans avec les logements des ouvriers,
présence d’un banc d’eau salée acheminée dans de grands des conditions de travail une salle de théâtre, des sorpoêles, chauffés jour pénibles, dans la chaleur des ties en car dans les années 50.
dans le sous-sol à près
et nuit. Sous l’effet fours et l’air gorgé d’humidité. Aujourd’hui, l’usine ne foncde 200 mètres de profondeur. Une eau par- L’arrivée de de l’évaporation de Dans le petit village viticole et tionne plus, mais l’eau salée
ticulièrement salée, cette classe l’eau, le sel peut prospère de Miserey, l’arrivée de Miserey continue à être puiensuite être récolté, de cette classe ouvrière ne va sée. Car elle avait une autre
27 fois plus concentrée que celle de la ouvrière ne de plus en plus fin pas sans résistance. “On ne veut utilité, celle d’alimenter les
à mesure que la tem- alors pas des “étrangers”, qui bains de Besançon, ouvert dès
mer, 12 fois plus que
celles de Salins-les- va pas sans pérature à laquelle viennent construire l’usine. La 1891 à la Mouillère. Pour contiil avait été chauffé population locale ne se sent plus nuer à faire fonctionner les
Bains, dans le Jura.
résistance. était élevée. Près de maître à bord, détrônée par le bains situés vers la gare, dans
Depuis longtemps, les
10 000 tonnes de sel monde ouvrier”, explique Natha- le centre de kinésithérapie, les
hommes ont remarqué la présence de plantes aux sont ainsi extraites chaque lie Estavoyer. Il y a alors deux puits de sel de Miserey vienallures d’algues marines mais année pour la consommation villages, celui des Salines et nent d’être rénovés en juin deril faut attendre l’ère industrielle domestique, mais aussi les celui du monde agricole, qui se nier par la municipalité de
pour que l’exploitation ne com- besoins des fromageries, de la côtoient peu. Du côté des Salines, Besançon. O
la vie sociale s’organise de façon
pharmacie.
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28
REPORTAGE
Récit Solène Davesne
24 heures
avec…
Un primeur du
Tomates, poivrons, pêches,
abricots… Toute l’année,
Francis Champemont et sa
femme vendent leurs primeurs au cœur du marché
Beaux-Arts, ouvert il y a deux
ans, en septembre 2003.
Marché Beaux-Arts
Dans la pénombre, les étals protégés par des draps pour la nuit et vidés
de leurs marchandises ont des airs de
longs fantômes. Les enseignes suspendus au plafond projettent leurs
ombres. Il est à peine 5 heures, à l’intérieur du marché Beaux-Arts. Dehors,
une lumière encore blafarde réchauffe doucement les rues désertes.
Un premier marchand de primeurs
commence à dresser un monticule de
tomates sur son étal. Nous sommes
mardi matin, jour de marché à Besançon. À l’intérieur des halles couvertes,
les premiers commerçants s’affairent. Ils sont trois pour l’instant dans
le marché quasi désert. Parmi eux,
Francis Champemont, le vendeur de
primeurs. Depuis onze ans, l’ancien
cadre dans l’agro-alimentaire travaille sur le marché avec sa femme.
Officiellement, il est désormais retraité mais continue à être sur le pont
tous les matins dès 5 heures. “Parce que pour moi, il est hors de question que mon étalage ne soit pas terminé avant l’ouverture.” La livraison
quotidienne vient juste d’arriver,
posée au pied de l’étal, 10 mètres de
linéaire vide. Des tomates, des abricots, des pêches. Le reste des primeurs sont dans la chambre froide,
aménagée dans les sous-sols du marché. Dans le petit box, “à 6-8°C, la
température idéale de conservation
des fruits”, des dizaines de cagettes
sont empilées. “Cela ne représente
même pas deux jours de rotations de
stock”, affirme Francis, en chargeant
les caisses sur son diable, avec bonne humeur.
Tous les matins, il faut remonter les
primeurs descendus la veille. Puis
reconstituer l’étalage selon un art très
précis. Les légumes d’un côté, les fruits
de l’autre, bien sûr. Mais il faut aussi savoir mélanger les couleurs, pour
rendre l’ensemble plus appétissant,
intercaler une caisse de cerises entre
deux sortes d’abricots, pour éviter
qu’ils ne se mélangent.
5 heures du matin. Francis commence à dresser son
stand. La livraison du jour de fruits et légumes vient
d’arriver. Le reste des primeurs est stocké pendant la
nuit dans la chambre froide, au sous-sol.
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REPORTAGE 29
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emploi après une période courte de formation /insertion professionnelle :
Les légumes d’un côté, les fruits de l’autre, bien sûr. Mais il faut aussi savoir mélanger
les couleurs, pour rendre l’ensemble plus appétissant. Joëlle, la femme de Francis,
termine la présentation, juste avant l’ouverture des halles.
7 heures du matin, ouverture des halles. Dans le marché couvert, tous les commerçants désormais ont rejoint
leur place. Le stand de Francis est presque terminé. Laitues, pommes de terre, poivrons, bananes, fruits secs,
jus… En tout, ce sont près de
50 produits différents qui sont
proposés. La fierté de Francis.
“530 référencés à l’année, ajoute-t-il. La cliente, lorsqu’elle
vient, veut tout trouver. Il ne
faut pas faire comme les
grandes surfaces, qui laminent
tout pour ne garder que ce qui
marche. Sur le marché aussi
auparavant, les primeurs
avaient tendance à ne proposer qu’une quinzaine de produits. Les clients, eux, m’ont
demandé plus de diversité.”
Joëlle, sa femme, vient d’arriver et vérifie les prix des étiquettes, les modifie au besoin
selon les arrivages. Pour Francis, c’est le moment de la pause, avant le grand rush de la
matinée. Un croissant et un
noir au café du coin, où il a ses
habitudes. Le marché couvert
n’est installé que depuis deux
ans derrière le musée des
Beaux-Arts, dans son grand
bâtiment vitré. Un déménagement que le vendeur de primeurs a vu d’un bon œil, par-
ce que “l’ancien marché, c’était
l’âge de pierre. En automne et
au printemps, ça allait, mais
le reste du temps, il faisait ou
trop froid ou trop chaud.” Il
raconte aussi pourtant avec
nostalgie “le lieu de passage”
qu’était l’ancien marché, la
convivialité plus grande.
“Avant, quand il y avait 100
personnes dans le marché, cela
donnait l’impression que c’était
une foule importante. Là, c’est
tellement grand que les clients
sont éparpillés. Et pour peu
qu’un ou deux commerces soient
fermés, cela fait des trous noirs.
Cela pourrait être plus dynamique.”
O
50 % stages et 50 % enseignement.
O
Un choix d’options : Commerce, Nouvelles Technologies,
Protection de l'environnement
O
Un choix géographique : Besançon, Montbéliard ou Lons-le-Saunier
O
Diplôme BAC + 1 à l’issue de la formation.
Candidature avant le 4 Octobre 2005
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Blandine Goidet-Devel
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E-mail : [email protected]
En moyenne, le stand
reçoit près de 180 clients
par jour. La plupart à l’approche de midi. Beaucoup
sont des habitués, la commerçante en profite pour
discuter et prendre des
nouvelles des enfants.
8 heures. Doucement, le marché s’anime. Dans les allées,
quelques clients furètent d’un
étal à l’autre. Des vieilles dames
avec leurs cabas, des jeunes
mères de familles avec des
poussettes. Avec le week-end,
les jours de marché sont les
jours fastes des halles, là où
la fréquentation est la plus
importante.
En moyenne, près de 180
clients s’arrêtent chaque jour
sur le stand de Francis Champemont. Beaucoup moins en
période de vacances estivales
cependant. Deux clientes, la
cinquantaine chic, discutent
devant Joëlle, hésitent. “Oh,
moi les melons, ça me fait peur,
j’arrive jamais à les choisir”,
susurre l’une. D’un geste, Joëlle en soupèse quelques-uns,
les retourne, puis en tend un
à la cliente. “Celui-là, ce sera
parfait pour demain, à température ambiante.” Avec la
pastèque, il faut la placer contre
son oreille et la frapper doucement. Si le bruit est métallique, elle est bonne. Le conseil,
la qualité des produits c’est ce
qui fait venir la clientèle. Et
justifie les prix, un peu plus
élevé qu’ailleurs. “Mais moi,
je fais attention à la qualité.
Début juin, les melons n’étaient
pas bons, ce n’était que le début
des fruits de pleine terre en Provence, je n’en ai pas proposé à
ma clientèle. En grande surface des fois, vous jetez la moi-
Minutieusement, Francis vaporise d’eau les laitues pour
éviter qu’elles ne se dessèchent. Il faut que les fruits et
légumes restent présentables jusqu’au soir.
tié de vos pêches parce qu’elles
ne sont pas mangeables. Pas
chez moi”, affirme Francis, qui
pulvérise ses salades, pour éviter que les courants d’air ne
les déshydratent et dessèchent
les feuilles.
À l’approche de midi, par
vagues successives, les clients
défilent. “Parfois, on n’arrive
plus à souffler puis on n’a plus
personne pendant vingt
minutes, c’est variable”, reprend
Joëlle. Beaucoup sont des habitués, le marché devient le lieu
où on se raconte, Joëlle prend
des nouvelles des enfants d’une
cliente, une dame lui explique
le programme de ses futures
vacances pendant que la commerçante pèse son sac de fruits.
13 heures. Des clients attardés
se dépêchent de terminer leurs
achats pour le repas du midi.
Et le marché retrouve son calme. En face, le boucher vient de
quitter son étal pour sa pause
déjeuner. Chez les Champemont,
on ne ferme pas. Joëlle reste
debout derrière son stand, pendant que Francis part déjeuner.
Au sous-sol dans un petit box,
près de la chambre froide, il a
aménagé une sorte de mini-cuisine. Après, ce sera au tour de
Joëlle. L’après-midi, comme tous
les jours, est plus calme, les
clients et les curieux se font plus
rares dans les allées du marché
couvert.
Le soir, il faudra tout démonter, redescendre les fruits et
légumes invendus dans leur
chambre froide. Depuis octobre
dernier, les affaires en primeur
ne sont pas des plus florissantes.
Les prix ont fortement baissé,
mais la consommation de fruits
et légumes n’a pas suivi. Depuis
le début d’année, Francis et sa
femme ont enregistré une perte de près de 16 % de leur chiffre
d’affaires. “Maintenant,
on n’a plus le droit
à l’erreur.”
ÉCONOMIE - COMMERCE
30
Ça bouge dans le
commerce bisontin…
COMMERCE DE PROXIMITÉ
Client Roi signe son retour en force
otre but dans les cinq commerçants de Besançon et
ans à venir est de ceux de 11 villes en France
devenir leader en partenaires de cette organiFrance sur le marché de la car- sation (soit 250 enseignes au
te de fidélité.” Jérôme Cart, total). Et ce n’est qu’un début.
président national de la car- Car Client Roi développe en
te Client Roi, annonce d’em- ce moment une stratégie comblée la couleur. Le cap que le merciale et marketing pour
étendre son
libraire bisontin
s’est fixé avec son Un projet de carte réseau dont le
névraléquipe est ambidépartementale centre
gique est à
tieux. Mais il est
Besançon. “Notre
tenable depuis
à l’étude.
cible, ce sont
que l’organisation
de Client Roi a été remodelée toutes les villes de 10 000 à
en profondeur pour prendre 200 000 habitants” ajoute
une tournure professionnelle Jérôme Cart. Le principe est
a v e c a u s o m m a i r e , u n d’abord de faire adhérer à
ensemble d’innovations et d’ob- Client Roi trois commerces
leaders dans chaque profesjectif à atteindre.
La première grande nouveauté sion et ce, dans l’ensemble des
arrive le 15 octobre avec le villes référencées.
lancement de la carte natio- Résultat à terme, avec une
nale. Désormais, les personnes seule carte, un client pourra
titulaires de ce sésame pour- bénéficier de tous les avanront l’utiliser chez tous les tages du système sur tout le
“N
Jérôme Cart et l’équipe de Client Roi dans ses locaux
à Besançon, centre névralgique du réseau.
I MMOBILIER
territoire. C’est la seconde nouveauté. Jusqu’à présent, il
accumulait des points en utilisant sa carte qui lui donnait
droit à un chèque cadeau d’une
certaine somme. “À partir de
maintenant, le client recevra
un bon d’achat dès qu’il aura
effectué dix achats” explique
Aline Belleville, responsable
du centre informatique national Client Roi. “Sur le site
internet, chacun aura la possibilité de consulter son compte et de voir qui sont les commerçants partenaires à l’échelle
nationale” ajoute-t-elle.
Les commerçants ont donc eux
aussi un intérêt à adhérer à
ce réseau qui leur permet de
rompre l’isolement. Chacun
d’entre eux disposera de trois
pages sur le site internet pour
assurer sa promotion. “Actuellement, Client Roi est la première organisation à proposer
une carte de fidélité multi commerce nationale pour les
enseignes de centre-ville et de
quartier” précise Jérôme Cart.
C’est en se structurant de la
sorte que ce commerce peut
résister à la force centrifuge
qui déplace les pôles commerciaux en périphérie des
agglomérations.
Client Roi veut aller plus loin
encore dans sa démarche. En
ce moment, un projet de carte départementale est à l’étude. L’idée est là encore de donner la possibilité à des
commerçants isolés en milieu
rural d’adhérer à ce réseau
plébiscité par une clientèle en
constante augmentation. O
9,20 euros/m2 de moyenne à Besançon
La Franche-Comté détient la palme
des loyers les moins chers de France
Selon une étude de l’union nationale de la propriété immobilière publiée
à la fin de l’été, la Franche-Comté arrive en tête des régions où les loyers
sont les plus bas, avec 6,90 euros par mètre carré en moyenne.
a Franche-Comté est la et de mutations, donc de gens
région française où les intéressés d’abord par la localoyers sont les moins éle- tion”, avance un professionvés. Selon une étude réalisée nel du secteur.
par l’union nationale de la pro- La Franche-Comté devance
ainsi d’une courte tête
priété immobilière sur
près de 220 villes et - 2,5 % par le Limousin et la Lorraine, avec 7 euros/m2
rendue public le 23
rapport à chacune. Et sans suraoût dernier, le prix
des locations dans le
c’est l’Île-del’année prise,
parc privé s’élève
France qui décroche
dans la région à 6,90 précédente. la première place des
euros le mètre carré,
régions les plus
contre 10,80 euros/m 2 en chères avec 16,50 euros/m2. “Si
moyenne pour toute la Fran- on compare le loyer d’un 4 pièces
ce, au premier septembre 2005. ou d’un 5 pièces et plus en
“Les loyers sont moins élevés Franche-Comté, et celui d’un
parce que les gens cherchent studio et 1 pièce en Île-de-Frandavantage à accéder à la pro- ce, l’écart est de l’ordre de 1 à
priété et acheter dans la région. 4”, affirme l’étude.
Et il y a peu de mouvements Particularité locale, la Franche-
L
Comté est la seule région où
les loyers ont connu une baisse légère en 2005, de - 2,5 %
par rapport à l’année précédente. La situation sur le marché locatif est cependant très
contrastée au sein de la région.
Car si la Haute-Saône est le
département aux loyers les
plus faibles, le Doubs, avec un
loyer moyen de 8 euros par
mètre carré se rapproche
davantage de la moyenne
nationale.
Logiquement, c’est également
Besançon la ville la plus chère de la région. En 2004, louer
un appartement dans la capitale régionale revenait à 9,20
euros/m2 en moyenne. O
B.O. : retour vers le futur
de l’image et du son
rug’Tone a changé
d’adresse. Le magasin
de la rue de la Bibliothèque à Besançon,
spécialiste multimarque de
l’image et du son (T.V., Hi-Fi,
vidéo), s’est installé 117, Grande rue à deux pas du palais
Granvelle. Dans l’opération,
cette enseigne a recentré son
activité. Désormais, elle ne
distribue que la marque danoise Bang & Olufsen pour laquelle elle est devenue station technique et concession exclusive
en Franche-Comté.
Dans un espace de 110 m2 est
présenté tout le savoir faire de
B.O. dans les systèmes d’image, de son, radio, téléphonie.
Dans ces différents domaines,
Bang & Olufsen a un temps
d’avance esthétique et technologique. C’est un pas de plus
vers le futur. La marque se distingue par le design de ses produits, qu’il s’agisse d’un téléviseur à écran plasma, d’un
téléphone longiligne très étonnant ou d’enceintes qui se paramètrent automatiquement en
fonction de la morphologie de
la pièce pour garder une acoustique de qualité.
B.O. séduit et s’inscrit dans
D
Sébastien Rocca, responsable du magasin, en compagnie
de deux techniciens installateurs agréés B.O.,
Stéphane et Alexandre.
la durée comme toutes les C.D. au D.V.D., et de gérer les
marques de luxe. “Bang & lumières dans toute la maiOlufsen, c’est la magie du sys- son. On passe de l’un à l’autre
juste en pianotème” reconnaît
Sébastien Rocca, “Bang & Olufsen, tant sur la télégérant du magac’est la magie commande
simple d’utilisasin bisontin souTout est lié.
lignant aussi le
du système.” tion.
Ce dispositif s’apsérieux et la
capacité d’innovation de la pelle d’ailleurs le système
marque. Par exemple, avec “link” qui permet de piloter
une seule télécommande, le toute une gamme de produits.
système B.O. vous permet de Pour l’achat de matériel, B.O.
maîtriser la télévision, l’ins- Besançon vous propose une
tallation Hi-FI, de passer du facilité de paiement. O
QUARTIER SAINT J EAN
Les fleurs vous donnent
rendez-vous aux Camélias
ux Camélias” est fleurs à la clientèle. Le pari
un petit havre de au départ était peut-être audafleurs dans le cieux, mais “On s’est dit : “Tenquartier Saint- tons l’aventure” raconte StéJean. Ce magasin qui a ouvert phane. ça en valait la peine.
Idéalement situé,
ses portes début
septembre se La spécialité de on retient de ce
magasin l’accueil
situe juste au
coin de la rue la maison est le agréable et le larchoix de fleurs
Ronchaux et de
bouquet bulle. ge
proposé à la venla Grande rue au
centre-ville de Besançon. Il te. “Il y a bien sûr tous les clasest tenu par deux jeunes per- siques des fleuristes, mais aussonnes, Amanda Koeller, 19 si des fleurs exotiques et des
ans, et Stéphane Voitoux, 22 compositions” indique Amanans. Elles sont toutes les deux da Koeller qui a forgé son expéanimées par la même envie rience pendant trois ans chez
d’entreprendre et de faire par- Rapid’Flore à Saint-Ferjeux.
tager leur passion pour les La spécialité de la maison est
“A
le bouquet bulle. C’est un bouquet qui est placé dans une
poche d’eau qui maintiendra
les fleurs en harmonie pendant plusieurs jours. Parfait
si on ne dispose pas de vase
adapté pour la composition
florale.
Aux Camélias, ce sont aussi
des bouquets adaptés pour
toutes les grandes occasions
(mariage, décès, naissance)
et tous les instants que l’on
marque d’une fleur. Stéphane Voitoux peut livrer le bouquet de votre choix à domicile, à Besançon et dans le
Grand Besançon. O
Amanda Koeller, 19 ans, et Stéphane Voitoux, 22 ans,
deux jeunes entrepreneurs bisontins.
L’ÉCONOMIE
THISE
31
Des menaces de licenciements
Transports Valnet :
“En ce moment, nous roulons à perte”
Avec la récente flambée du prix des carburants et des
conditions de travail et de concurrence devenues féroces,
l’entreprise dirigée par Fernand Valnet a vu sa rentabilité chuter ces derniers mois. Son dirigeant tire la sonnette d’alarme et tente de limiter les dégâts actuels.
a Presse Bisontine : Quelles janvier et le 30 avril 2005, nous
sont les conséquences directes avons enregistré précisément
des hausses successives du prix 39 580 euros de pertes. Alors
du gasoil sur votre activité ? que l’activité est en augmenFernand Valnet : Nous avons une tation depuis l’année dernière.
flotte de 30 camions. Chaque Au 30 avril 2004, le chiffre d’afcamion fait environ 10 000 km faires annuel de l’entreprise
par mois. Pour faire tourner les était de 907 000 euros. Au
30 camions, il nous faut 80 000 30 avril dernier, le bilan annuel
litres de gasoil par mois, soit s’élevait à 952 290 euros de
près d’un million de litres par chiffre, une hausse de plus de
an. Sur les trois der45 000 euros, soit
niers mois, le poste
21 %. Mais les
“Il
n’y
a
pas
gasoil a subi une
charges liées au
augmentation de assez de solida- poste gasoil ont
48 000 euros pour
tout plombé.
nous. Il y a deux
rité dans la
ans, le gasoil était
L.P.B. : L’équilibre de
profession.” votre entreprise est en
à 0,60 euro le litre
(hors taxes), il est
danger ?
aujourd’hui à 0,90 euro. Entre F.V. : Soit il faut que nous fasle 1er janvier 2005 et le 9 sep- sions moins de kilomètres, soit
tembre 2005, le prix du gasoil il faut rentabiliser les lignes.
Nous en sommes à essayer de
a augmenté de 18,50 %.
supprimer des parties sur autoL.P.B. : Avez-vous des possibilités de route au profit des routes nationales sans péages. Car le coût
réagir ?
F.V. : Dès le mois de mars, nous de l’autoroute représente tout
avons réussi à répercuter les de même 4,53 % de notre chiffre
hausses à hauteur de 4 %, ce d’affaires, c’est loin d’être négliqui est largement insuffisant. geable, même si le poste gasoil
Pour s’en sortir, il faudrait aug- représente à lui seul 21 %. Si
menter nos tarifs de 7 à 8 %, ça continue sur cette pente, nous
c’est impossible d’imposer cela finirons par être obligés de licenà nos clients. En ce moment, cier.
nous roulons à perte.
L.P.B. : Vos collègues sont dans la
L.P.B. : Vous voulez dire que vous même situation ?
perdez de l’argent quand vos chauf- F.V. : Certainement, à la nuance près que certains qui ont des
feurs sont sur la route ?
F.V. : Exactement. Entre le 1er agences en Belgique ou au
L
Luxembourg en profitent pour
faire le plein là-bas, ce qui change déjà pas mal de choses. Nous
sommes en ce moment dans une
concurrence atroce. Certains
transporteurs locaux passent
chez mes clients pour essayer
de les attirer en cassant les prix.
Il n’y a pas assez de solidarité
dans la profession.
L.P.B. : Comment gérez-vous la concurrence sur le plan européen ?
F.V. : C’est impossible. Nous nous
différencions par le service que
nous apportons à nos clients,
notre proximité, la qualité de Fernand Valnet, 57 ans, se donne encore
avant de revendre son entreprise, ou de
nos prestations. Pour le reste,
louer ses locaux pour une autre activité.
nous ne luttons pas à armes
égales. Un chauffeur polonais ce est une des plus strictes,
coûte à son employeur 500 euros notamment sur le temps de trapar mois, charges comprises. À vail. Un chauffeur portugais fait
titre de comparaison, un chauf- 70 heures par semaine. Chez
nous, un chauffeur
feur français est
payé environ 2 500 “Un chauffeur ne peut pas faire
plus de 9 heures de
euros, auxquels il
faut ajouter autant polonais coûte conduite par jour.
Exemple : un de
de charges, soit
mes chauffeurs part
5 000 euros au total.
500 euros
sur Toulouse vers
Le pire, c’est que
par mois.”
14 heures. après
des transporteurs
9 heures de route
de la région, ceux
qui ont une antenne à l’étran- (entrecoupées de pauses), il est
ger, emploient désormais des obligé de dormir et arrive là-bas
chauffeurs polonais pour faire le lendemain. Il continue à roudu transport en France ! Il n’y ler, mais ne pourra pas forcéa plus de règle, c’est aberrant. ment tout charger le jour même
car après 16 heures, il n’y a plus
L.P.B. : Vous n’êtes donc pas sur un personne pour réceptionner. Il
est donc souvent obligé de repaspied d’égalité ?
F.V. : La réglementation en Fran- ser une nuit sur place. Il charge mais ne peut pas remonter
directement car il est obligé de
L’entreprise a plusieurs hangars destinés notamment
faire une pause. Au final, tout
ce temps immobilisé coûte très
au stockage de la marchandise pour leurs clients.
cher et nous pénalise par rapport aux autres pays.
La société Valnet dispose d’une flotte de 30 camions,
dont la plupart sont équipés de semi-remorques.
L.P.B. : Le gouvernement semble avancer, notamment avec l’annonce d’une
augmentation des dégrèvements de
taxes ?
F.V. : Ces dégrèvements de taxe
professionnelle étaient d’environ 300 euros par camion, ils
devraient passer à 1 000. Le
problème, c’est que cela ne
concerne que les petits tonnages,
les camions de 7,5 tonnes. Sur
mes 30 camions, un seul fait 7,5
tonnes ! Les autres sont tous de
21 et 38 tonnes, et ceux-là ne
sont pas inclus dans la mesure. Pourtant, le transport aurait
vraiment de l’avenir dans notre
pays, mais encore faut-il lui laisser les moyens de vivre. O
Propos recueillis
par J.-F.H.
Zoom
L’entreprise Valnet en bref
La société a été fondée en
1946 par le père de Fernand
Valnet. Installée à Rigney,
elle s’est installée en 1978 à
Thise, sur la route de Marchaux, dans les anciens entrepôts Cédis. Deux entités distinctes appartiennent à la
société Valnet : Transports
Valnet et Franche-Comté
Transfret, une société d’affrètement. L’entreprise Transports Valnet emploie 30 salariés dont 25 chauffeurs qui
sillonnent toutes les régions
de France avec des lignes
régulières spécifiques. Valnet travaille essentiellement
pour l’industrie et l’agro-alimentaire. Son plus gros client,
qui représente aujourd’hui
60 % de l’activité, est le groupe Guillin Emballages à
Ornans. L’entreprise familiale n’ayant pas de repreneurs après Fernand l’actuel
dirigeant, elle pourrait être
reprise par un groupe, d’ici
5 ans. “À moins que nous
soyons obligés d’arrêter avant,
si la situation empire encore” déplore le responsable.
L’ÉCONOMIE
32
R ECONVERSION
Quatre magasins créés par d’anciens employés de la grande surface
Les anciens employés de Décathlon au top
Ils sont plusieurs à se lancer dans le petit commerce indépendant
après leur passage dans le supermarché du sport. Une réussite pas
forcément due au hasard. Formation continue, rigueur, apprentissage de la gestion du stock et image de sérieux auprès des banques,
les ex de Décath’ partent avec toutes les cartes de leur côté.
epuis six mois, Pierre
Bouvier vend des jouets
en bois, dans “La
Paillotte”, la petite boutique qu’il a reprise au centreville de Besançon. Un changement pour lui. Avant cela, il
travaillait comme chef de
rayons à Décathlon, section
sport de montagne. “J’avais un
peu peur du côté humain, c’est
le plus dur. Passer d’un endroit
avec une centaine de salariés
à tout seul dans un magasin,
ce n’est pas tout simple”, avouet-il. De la grande distribution
au commerce indépendant.
Les anciens salariés de Décathlon s’en sortent bien et sont
nombreux à s’être lancé à leur
compte, une fois les crampons
raccrochés dans la grande surface du sport. “C’est vrai qu’on
est plusieurs à voler de nos
propres ailes”, reconnaît Hélène Gounand, qui tient un magasin de vélo, Boulevard cycles.
“Quand on rentre à Décathlon,
on est souvent très jeune, c’est
notre premier emploi. Dès qu’on
D
a plus de maturité, l’envie de majeur, c’est la formation. Il y
se poser un peu, on est prêt à a un vrai culte de l’indépendance, de l’autonomie des salapartir.”
Huberland, Boulevard cycles, riés. Et pour cela, on reçoit touTerritoire pêche…À Besançon, te une batterie de formations
quatre commerces ont ainsi été très haut de gamme : les procréés ou repris par des “ex de duits, l’animation commerciaDécath’” ces dernières années. le, la gestion des stocks…Tout
Pas forcément un hasard. Car était aussitôt duplicable dans
dans le milieu, l’enseigne spor- le magasin et encore plus ensuite quand on est indétive a la réputation
flatteuse d’être une
“C’est une pendant”, affirme-til. “Les grandes
“bonne école”. C’est
aussi ce que pense vraie carte surfaces sont une bonne école. Au niveau
Pierre Bouvier. À 36
de visite.” de l’étiquetage, du
ans, après douze
balisage, il y a beauannées de maison, il
a préféré raccrocher, “comme coup de choses de Décathlon
pour un sportif, pour ne pas que j’ai reprises. Même si on
faire la course de trop. Je m’y n’a pas du tout le même genre
suis éclaté mais je n’avais plus de clientèle”, ajoute Hélène
l’énergie, la pression que je me Gounand.
mettais était trop lourde”, Rigueur, formation poussée,
explique-t-il. Dans sa nouvel- savoir-faire, l’image de sérieux
le boutique, dès son arrivée, il et la notoriété de l’enseigne
a tout réorganisé, changé l’em- rassureraient aussi les banques.
placement des éclairages et des “C’est une vraie carte de visijeux en fonction des couleurs. te”, affirme Pierre Bouvier. Le
Des techniques de vente incul- dernier point laisse les resquées à Décathlon. “L’atout ponsables de Territoire pêche
GALERIES MARCHANDES
Ancien chef de rayon à Décathlon, Pierre Bouvier
a choisi de se lancer dans le commerce indépendant.
plus circonspects. Mais ils
reconnaissent que Décathlon
“est une bonne école. On y
apprend le métier, à manager
une petite équipe”, affirment-
ils. Eux sont partis parce qu’ils
ne voyaient plus de perspectives de carrière au sein de l’enseigne. “À un certain moment,
il faut être mobile, sinon les
possibilités sont plus réduites.
C’est une école, mais on n’y fait
pas carrière, il y a beaucoup
de turn-over”, ajoutent-ils. O
S.D.
Loyers “à l’américaine”
Plus on gagne, plus le loyer augmente
Dans les galeries commerçantes, les commerçants payent le plus souvent des baux indexés
sur leur chiffre d’affaires. Un système qui peut s’avérer dangereux pour le petit commerçant.
ayer un loyer propor- être dominant et à s’étendre.
tionnel au chiffre d’af- Sur la galerie d’École-Valentin,
faires réalisé. La pra- gérée par une société civile d’intique est largement vestissement, tous les commerrépandue dans les galeries mar- çants sont concernés par ces
baux variables,
chandes des zones
commerciales. “Le La société Casino, sauf quelques
rares excepcommerçant s’engage à payer un loyer elle, préfère ne pas tions. À Châteaufarine, où
fixe minimum puis
communiquer.
la galerie est
à le compléter en versant une part variable en fonc- gérée directement par le groution du chiffre d’affaires”, pe Casino par l’intermédiaire
explique le notaire Jean-Paul de sa filiale Immobilière CasiBerçot. Aux alentours de 6% du no, la situation est plus floue.
Certains payent un loyer tradichiffre d’affaires.
Pour les galeries marchandes, tionnel, fixe. D’autres, comme
l’opération est intéressante. Mais les Stocks américains par
pour le commerçant, la pratique exemple, ont toujours été assucomporte un risque, non négli- jettis à un loyer indexé. “Les
geable. Car même si la galerie loyers sont différents. Les
commerçante leur permet de tranches varient en fonction des
toucher plus de clients parfois, entrants, de la date de renoutoutes les marges peuvent être vellement des baux”, explique
absorbées dans le loyer si elles un des commerçants de la galene sont pas assez élevées. “Cela rie de Géant. La société Casipeut les mettre parfois en diffi- no, elle, préfère ne pas commuculté. 6 % du chiffre d’affaires, niquer. Même si on y avoue à
cela représente une somme impor- demi-mot que “concernant les
tante. Les centres commerciaux nouveaux baux, il y aura cerconsidèrent d’ailleurs pour eux- tainement des variations en foncmêmes que le coût d’exploitation tion du chiffre d’affaires. Mais
des locaux ne doit pas dépasser il y a toujours des cas particu1,5 % de leur chiffre d’affaires”, liers et des exonérations peuvent
être réalisées suivant les cas.” O
reprend Jean-Paul Berçot.
Pourtant, le modèle continue à
S.D.
P
Cette pratique de loyer indexé peut mettre parfois les commerçants en difficulté. “6 % du chiffre d’affaires,
cela représente une somme importante”, affirme le notaire bisontin Jean-Pierre Berçot.
L’ÉCONOMIE
G RANDE DISTRIBUTION
33
9 implantations dans le Doubs
Système U a le vent en poupe
Après les agrandissements des U de Pouilley, Besançon-Amitié et Saint-Vit, et en attendant Devecey, les magasins Super U
et Marché U sont en constante progression. Alors que la plupart des enseignes de la grande distribution stagnent.
ans la zone commerciale de Saint-Vit, les
travaux du Super U
progressent rapidement. Le
magasin, qui s’étend actuellement sur 2 000 m2, fait peau
neuve et s’agrandit. La nouvelle surface d’environ 3 000 m2
ouvre ses portes début octobre.
L’ancienne sera remplacée par
un Mr. Bricolage “Il est totalement nécessaire de faire cet
agrandissement, pour amener
la modernité, suivre l’attente
du client. Compte tenu de l’affluence, on n’assurait plus totalement la satisfaction du client.
Il faut rester à la pointe”, juge
son directeur Gilles Berthod.
Dans un marché de la grande distribution en pleine stagnation, le système U a le vent
en poupe. Le réseau de commerçants indépendants, qui
possède 820 magasins dans
toute la France, a réalisé l’année dernière 14,6 milliards
d’euros de chiffre d’affaires.
D
SAÔNE
Une progression plus qu’ho- frais de personnel énormes.
norable de 6,5 %, là où les Quand elles doivent dégraisgrands hypers stagnent. Et la ser, le service diminue, du coup
part de marché de système U les clients partent”, analyse
- qui représente 8 % du mar- Alain Briard, directeur du
ché actuellement
cabinet de conseil
- augmente elle “Une longueur ABCD+, spécialiaussi régulièresé dans la grande
ment de + 0,3 % d’avance sur la distribution.
chaque année.
L’autre force, c’est
Avec 19 magasins
concurrence.” l’indépendance.
- principalement
Comme
pour
des supermarchés Super U de Leclerc, les directeurs possèmoins de 3 000 m2 - dans le dent leurs propres magasins
Doubs, Système U est leader et gèrent eux-mêmes leurs
en nombre d’implantations. achats. Plus impliqués, ils ont
Juste devant Intermarché avec donc tendance à s’investir
13 magasins. Et de nombreux davantage dans le devenir de
Super U investissent actuel- leur enseigne. “Du coup, les
gens sont ultra motivés, ils
lement pour se moderniser.
Les raisons de ce succès ? Com- font tout pour avoir de beaux
me les autres supermarchés, magasins. Dans ce domaine
Système U bénéficie du rejet particulier, ils ont une londes hypermarchés par les gueur d’avance sur la concurconsommateurs. “Les grands rence”, ajoute un bon connaisperdants actuels, ce sont les seur du secteur. “Quand on
hypermarchés. Ce sont des est indépendant, on est plus
structures lourdes, avec des réactif aussi. Chaque maga-
Avec 19 magasins Super U de moins de 3000 m2 dans le Doubs,
Système U est leader en nombre d’implantations.
sin s’adapte aux réalités locales,
alors que les autres enseignes
très centralisées doivent appliquer la politique commerciale qu’on leur donne, reprend
Alain Briard. Ils collent aussi plus au terrain. Une bonne
G RANDFONTAINE
Développement économique
Une zone commerciale de
9 hectares en construction
Le quartier de la gare de Saône doit prochainement se couvrir d’une
zone commerciale de 9 hectares. Les travaux ont déjà débuté.
aône en plein développe- nageons les voiries et espaces publics
ment économique. La com- de la future zone commerciale”,
mune s’apprête à accueillir explique le maire de la commune,
très prochainement une nou- Bernard Guyon.
Les travaux de terrasvelle zone commerciaAldi, autre
sement ont déjà comle. Située près de la
sur une partie
gare, celle-ci devrait à
discounter de mencé
de la surface de la
terme couvrir pas moins
de neuf hectares. “Une l’alimentation. Z.A.C. L’ouverture de
l’ensemble de la zone
partie du terrain appartient à la commune, le reste est pour commerciale est prévue dans deux
le moment privé. Une zone d’amé- ans, fin 2007. Concernant les maganagement concerté, Z.A.C., est en sins qui s’y installeront, deux
cours. En même temps, nous amé- enseignes ont déjà été autorisées
S
partie de l’encadrement a commencé en tant que boucher ou
épicier.”
Propreté, qualité de l’accueil,
autant de domaines que Système U met aussi en avant et
qui constituent ses atouts
par la Commission départementale d’équipement commercial
(C.D.E.C.) à Saône. Et toutes deux
sont des hard discounters.
L’enseigne Netto tout d’abord, le dossier le plus avancé, doit s’implanter
non loin du Super U. Les travaux
de construction du magasin sont déjà
en cours. Enfin Aldi, autre discounter
de l’alimentation doit ouvrir un
futur un magasin place de la gare.
Là, les travaux devraient débuter
prochainement. O
Le premier bâtiment qui sortira de terre sera la grande surface Netto.
S.D.
auprès du client. “Si ce n’était
qu’un lieu de commerce, ça ne
m’intéresserait pas. Il faut en
faire un lieu de vie. On a un
rôle économique, mais aussi
social”, affirme Gilles Berthod. O
S.D.
Le conseil municipal a réagi
Un rapport qui titille les élus
La juridiction a examiné les comptes de la commune de Grandfontaine. Les conclusions du
rapport tendent à montrer que toutes les conditions sont réunies pour que de “multiples péripéties de recours administratifs se perpétuent.”
a chambre régionale des comptes plication des recours sont aussi le signe
vient de rendre son rapport concer- que le conseil municipal exerce “avec
nant la gestion de la commune de difficulté ses responsabilités.” La juriGrandfontaine pour les exercices 2000 diction va plus loin encore dans son
à 2004. Ce travail de la juridiction fait propos en stipulant que “ce manque
suite à une demande du conseil muni- d’intérêt pour les affaires importantes
cipal de cette commune du Grand dans la gestion de cette collectivité peut
par ailleurs se rapprocher
Besançon “face aux contentieux répétitifs exercés par
“Un rapport avec l’absence de concordance entre l’ordre du jour
quelques citoyens à l’encontre de l’action du mai- tendancieux et et les points faisant l’objet
de délibération.” Le maire depuis les années 1992”
uniquement re, quant à lui, “a maniprécise en préambule le
festement commis des maldocument.
à charge.”
adresses et des irrégularités
C’est vrai que la gestion
communale fait l’objet de vives cri- par méconnaissance semble-t-il de la
tiques dans ce village. Plusieurs recours complexité des procédures.”
ont été déposés devant la justice pour En conclusion, la Chambre régionale
dénoncer les irrégularités constatées des comptes indique que “la commuentre le registre des délibérations de ne de Grandfontaine semble réunir
conseil et les extraits de ce registre toutes les conditions pour que les multransmis au contrôle de la légalité de tiples péripéties de recours adminisla préfecture. Ce sujet a d’ailleurs fait tratifs et judiciaires se perpétuent si
l’objet d’une enquête préliminaire sur aucune inflexion n’est apportée dans
réquisition du procureur de la Répu- le fonctionnement du conseil municiblique de Besançon pour “présomp- pal.”
tion de faux en écriture publique.” Une Les élus de Grandfontaine ont réagi
affaire classée sans suite, mais qui vivement à la réception du document
s’est accompagnée de nombreux rebon- lors de la séance du 1er septembre 2005.
dissements.
Alors que le conseil a lui-même demanSur ce point, le rapport précise que dé cet audit, il regrette qu’un “rap“depuis 2002, il semble néanmoins port tendancieux et uniquement à charqu’un effort particulier a été fait.” Mais ge ait pu être établi dans un pays
le texte précise également que les man- comme la France sans le moindre resquements qui ont conduit à la multi- pect contradictoire.” O
T.C.
L
UN VILLAGE À L’HONNEUR
34
par T.C.
En passant par…
Tallenay
TALLENAY
407 habitants aux portes de Besançon
Un village qui préserve sa tranquillité
Cette petite commune située à 8 km du centre-ville de Besançon résiste à la pression immobilière.
Elle maîtrise son développement, mais elle constate aussi que sa population a tendance à vieillir.
e dites pas à un habi- des équipes municipales suctant de Tallenay qu’il cessives qui agissent pour préest privilégié, vous server ce à quoi tout le monprendriez le risque de de aspire : la qualité de vie.
le vexer. Reconnaissez plutôt Pas question de céder aux
qu’il a la chance de vivre dans sirènes de l’immobilier. Cette
ce petit village de 407 âmes ligne de conduite est approuqui s’étend sur 234 hectares vée par la majorité des habide terres et de forêts dont 34 tants. Ici, les terrains à bâtir
sont réservés au bâti. Ce se vendent donc par dose
hameau, c’est un peu la ville homéopathique mais à des prix
à la campagne. La route s’ar- qui atteignent parfois les 120
rête à Tallenay, ensuite, ce sont euros le m 2. Sachant que le
les champs. Blotti au fond d’une plan d’occupation des sols de
reculée verte, entre la forêt de 1984 impose que les parcelles
Chailluz qui le domine d’un ne doivent pas être inférieures
côté et de l’autre la colline de à une surface de 15 ares hors
Châtillon-le-Duc, il
lotissement et de 13
se situe à trois kilo- “Entreprendre ares en lotissement,
mètres seulement
un minimum
un toilettage ildefaut
de la zone commerressources à un
ciale de Valentin et
du P.O.S.” acquéreur pour s’insà 8 km du centre de
taller au village.
Besançon. Malgré cette proxi- Ce même P.O.S. exclut la
mité, cette commune échappe construction de collectifs sur
au rythme effréné du déve- la commune. “Il y a deux choses
loppement urbain qui frappe importantes à Tallenay, ce sont
la proche périphérie de la capi- l’urbanisme et les finances”
tale régionale. Ou plutôt elle rappelle le maire Jean-Yves
s’en protège, fermant la porte Pralon. Le tout est d’éviter les
aux promoteurs qui lorgnent dérives dans ces deux
sur ce petit havre de paix.
domaines. “Un développement
Depuis longtemps, Tallenay trop rapide s’accompagnerait
c’est une chasse gardée par indéniablement de coûts sup-
N
La fontaine-lavoir de Tallenay.
plémentaires sur les infrastructures telles que l’assainissement” ajoute-t-il. La collectivité n’en voit pas l’intérêt,
d’autant qu’elle ne perçoit pas
directement de taxe professionnelle puisqu’elle n’a aucune entreprise sur son territoire. “Nos seules recettes sont
100 000 euros liés à l’impôt et
100 000 euros qui proviennent
de la dotation de l’État et de
l’agglomération” note André
Better, adjoint aux finances.
Avec ce budget de 200 000
euros, la commune assume son
fonctionnement et suit son programme d’investissement. D’ici
la fin de l’année, elle devrait
terminer la seconde phase d’enfouissement des réseaux. “Nous
employons aussi un ouvrier
communal à mi-temps et une
secrétaire de mairie à mi-temps
également” poursuit le maire.
Ainsi va la vie à Tallenay. Mais
cette tranquillité que semblent
défendre “égoïstement” les Tallenaysiens a son revers de
médaille. La population vieillit.
Le conseil municipal a pris la
mesure de cette réalité. “Nous
sommes presque trop calmes.
Les gens qui avaient 30 ans dans
Jean-Yves Pralon : “Nous sommes presque trop calmes.”
les années 70 en ont 60 aujourd’hui. Il y a des maisons ici qui
ne sont plus occupées que par
une seule personne.”
Engager un programme de
construction pour amener de
nouvelles familles n’est pas à
l’ordre du jour. En tout cas pas
de manière irraisonnée. La
municipalité a lancé une étude en collaboration avec l’agence de l’urbanisme (A.U.D.A.B.)
dont la finalité est de réfléchir
sur l’avenir du village. “Cette
ASSOCIATION
étude nous montre qu’il y a
encore la possibilité de construire une cinquantaine de maisons. Nous ne sommes donc pas
encore en bout de piste.” Si l’on
compare l’évolution de cette
commune par rapport au
P.O.S. de 1984, on remarque
qu’elle a pris du retard dans
son extension. “Le plan prévoyait que l’on soit 600 habitants dans les années 90. Nous
n’avons pas atteint cet objectif parce que la taille des par-
celles est importante. L’objectif pour nous est d’entreprendre
un toilettage du P.O.S. pour
atteindre à terme ce chiffre de
600 habitants. Nous avons le
foncier suffisant pour assurer
notre développement jusqu’en
2020 sachant que l’A.U.D.A.B.
n’a pas préconisé la création
de nouvelles zones constructibles.” Une réunion publique
sera organisée par la municipalité pour discuter de ce
document. O
Manque de bénévoles
L’A.S.C.E.T. traverse une petite crise
Depuis un an, l’association phare de Tallenay qui s’occupe d’animer le village est en veille. La présidente a pris ses distances, désabusée par le manque d’engagement des bénévoles.
e tissu associatif n’est pas du mercredi pour les enfants
très dense dans ce villa- ont été maintenues. L’assoge, mais il existe à travers ciation traverse une petite critrois petites structures dont se, au point que la présidenl’association sportive cultu- te se demande si elle ne va
relle d’entraide de Tallenay. pas jeter l’éponge lors de la
L’A.S.C.E.T. existe depuis une prochaine assemblée généraquinzaine d’années. Son rôle le prévue le 7 octobre. Ou alors
est de générer une certaine elle repartira avec la même
émulation dans ce hameau à fougue qui l’avait poussée à
s’investir dans un
différents moments de
l’année. “Nous avons “J’aime ce monde associatif à la
seule condition d’être
organisé entre autres
l’arbre de Noël pour
village, suivie. Malheureusement, ses espérances
les enfants, le feu de
la Saint-Jean, ou le j’ai envie s’effilochent comme le
bénévolat.
Beaujolais nouveau”
indique la présidente qu’il vive.” Marie-Christine Bourcet-Vaillant reconnaît
Marie-Christine Bourcet-Vaillant. Ces manifesta- avoir du mal à mobiliser ses
tions sont des occasions pour troupes. “Nous sommes une
les habitants de Tallenay de dizaine de personnes dans
l’association. Finalement, je
se retrouver.
Mais cette année, il ne s’est m’aperçois que tout le monde
rien passé. L’A.S.C.E.T. est n’est pas prêt à donner de son
restée silencieuse. Pas de repas temps pour mener des proà la salle des fêtes, de Télé- jets.” L’enthousiasme de
thon ni de vide-grenier “qui départ a laissé place au découa pourtant bien marché” tout ragement. “Je le regrette car
comme l’exposition sur Talle- l’âme du village s’étiole un
nay d’hier et d’aujourd’hui. peu. On devient petit à petit
Seules les séances du club un village dortoir.”
informatique et des ateliers Mais cette femme de carac-
L
tère veut y croire encore. Elle
est une bénévole convaincue,
tout comme son rugbyman de
mari Henri Bourcet, président
de l’Olympique Bisontin. Pour
mener tout cela de front, “il
faut avoir la fibre associative. Le problème est qu’aujourd’hui on trouve de moins
en moins de personnes qui ont
cette fibre-là. Je ne suis pas
désabusée, mais je constate
que les gens vivent égoïstement” déplore-t-elle en ajoutant : “Il faudrait constituer
à Tallenay une équipe pleine
d’envie et de projets. Il y a des
tas d’idées à mettre en œuvre.
Par exemple, nous avons la
chance d’avoir un artiste
peintre dans ce village. Pourquoi ne pas le solliciter pour
monter une exposition.”
Il en sera peut-être ainsi lors
de l’assemblée générale de
l’A.S.C.E.T. Si tel devait être
le cas, il est probable que
Marie-Christine BourcetVaillant signe pour un nouveau mandat à la tête de l’association. “J’aime ce village,
j’ai envie qu’il vive. On peut
y arriver.” O
UN VILLAGE À L’HONNEUR
PORTRAIT
35
3ème mandat
Charles Belle la tête en l’air,
les pieds sur terre
Conseiller municipal à Tallenay depuis 16 ans, l’artiste-peintre
a un domaine de prédilection : l’urbanisme et l’architecture.
n connaît l’artiste- l’équilibre.
peintre et moins le Mais il aurait pu en être autreconseiller munici- ment. “J’ai eu trois enfants, ça
pal.
Pourtant, m’a sauvé la vie” confie-t-il avant
Charles Belle est d’ajouter. “Ça vous oblige à vous
élu depuis 16 ans confronter à la réalité. Cette
responsabilité a été
à la mairie de Tallenay. C’est son troi- “Un individu déterminante dans
mon engagement au
sième mandat. Preuconseil municipal.” En
ve vivante que l’on
seul ne
1989, à 33 ans, il ne
peut assumer un statut d’homme connu et peut rien.” s’est pas lancé par
vocation politique et
reconnu pour son art
tel que le sien, sans être pour encore moins par ambition,
autant détaché des réalités de “mais je me suis dit que je pouce monde. Charles Belle ne vit vais faire cela pour mes gamins.”
pas à l’écart, marginal. “C’est D’ailleurs, l’homme originaire
très facile de s’isoler et de vivre de Rochejean dans le Hautdans sa bulle avec le succès et Doubs ne pensait même pas
des grosses chevilles. C’est le être élu. Il a trouvé dans la colconfort. Moi j’ai envie d’être nor- lectivité la manière d’apporter
mal.” La chose publique l’in- sa pierre à la construction d’un
téresse et en particulier tous avenir doux et tranquille à Talles dossiers relatifs à l’urba- lenay pour les générations
nisme, l’aménagement, l’ar- futures. C’est pour cela qu’il
chitecture. En un mot : à l’es- agit comme le reste des
thétisme. C’est évident pour membres du conseil municipal.
quelqu’un qui, face à sa toile, “Un individu seul ne peut rien
est soucieux de la couleur, de quand il y a des orientations
la lumière, de la matière, de déterminantes à prendre dans
O
TÉMOIGNAGE
un village.” Quand il s’agit de
défendre la cause, l’artiste monte à la tribune et annonce la
couleur sans détour, mais avec
convictions et pédagogie.
Lors de son premier mandat,
il a réagi par rapport à un projet de lotissement de 25 maisons sur 2 hectares de terres.
“Cela correspondait à plus d’un
quart de renouvellement de la
population. Ce projet avait été
voté par la précédente équipe
municipale. Pour moi, c’était
une aberration” se souvient-il.
À force de diplomatie, faisant
fi des engagements, il est parvenu à faire capoter ce dossier
en démontrant à la fois aux
vendeurs du terrain qu’ils faisaient une mauvaise affaire et
qu’en plus elle allait coûter cher
à la collectivité si elle se concrétisait. “C’était réactionnel. Au
lieu d’avoir 25 maisons en lotissement, il s’en est finalement
construit 7 au fil des ans.”
Charles Belle s’investit avec la
même rigueur dans les affaires
municipales que celle qu’il a
dans son travail de peintre pour
lequel il est aussi jugé. Avec un
air détaché de prime abord, il
porte en fait un regard critique
sur ce qui l’entoure et le concerne au premier chef. Dans le
conseil municipal, il semble
être celui qui a le recul immédiat sur les choses. S’il ne se
sent pas les épaules pour gérer
le portefeuille communal,
Charles Belle est plus à l’aise
dans les commentaires sur les
orientations à prendre pour
préserver un cadre de vie
agréable. “Ce qui est important
c’est ce souci de protéger Tallenay. Nous avons la volonté d’en
faire un village piéton pour que
tout le monde puisse s’y balader, en apportant à cette logique
de circulation piétonne une
harmonie visuelle. Nous
sommes déjà un village dortoir. Si en plus on devient juste un endroit où les gens garent
leur voiture le soir quand ils
rentrent chez eux, c’est nul.”
Par la maîtrise de l’urbanisme, les élus peuvent espérer
Charles Belle : “J’ai envie d’être normal.”
provoquer la rencontre des
habitants et éviter l’isolement.
“Parfois, la limite de notre
action est liée à des problèmes
culturels” déplore Charles Belle. Tout le monde à Tallenay
n’est pas encore prêt à
entendre ce discours d’ouverture qui invite à la
recherche architecturale et à
faire tomber les barrières du
“chacun chez soi” dans un village qui se veut convivial et
harmonieux. O
Conseiller pendant 33 ans
Georges Conscience, l’homme tranquille
À 86 ans, Georges Conscience est le doyen du village de Tallenay. Un endroit qu’il n’a jamais quitté et qu’il a vu évoluer.
n dit qu’à Tallenay,
Georges Conscience est la mémoire du
village. “Oh, vous
savez, la mémoire,
elle flanche” lâche-t-il en ouvrant
la porte de son domicile. Quoi
qu’il en dise, à 86 ans, cet homme encore vaillant est le doyen
de ce hameau qu’il n’a jamais
quitté, ou alors par la force des
choses. Comme en 1939 lorsqu’il est mobilisé pour partir à
la guerre avec le 13ème bataillon
de chasseurs alpins, avant d’être
fait prisonnier et déporté en
Allemagne à l’âge de 21 ans.
“J’y suis resté cinq ans.” Une
longue période durant laquelle il sera ballotté de camp en
camp. “J’ai connu la faim. On
travaillait de force et nous ne
mangions qu’une fois par jour.
À un moment donné, je suis arrivé à un stade où je perdais la
notion du temps. Je ne pensais
même plus à ma famille, ma
seule envie était de manger.” Il
vivra la peur, la maladie, les
wagons à bestiaux où avec ses
compagnons d’infortune ils
étaient entassés. Évoquer le
passé avec Georges Conscience, c’est d’abord revenir sur cet-
O
Georges Conscience et son épouse Paule-Mauricette
profitent de leur retraite après 54 ans de mariage.
te partie de son histoire, sans dir et évoluer avec ses yeux
doute trop douloureuse pour d’enfants lorsqu’il était haut
comme trois pommes, jusqu’à
être occultée.
Mais ce personnage, casquette aujourd’hui. “Je peux vous dire
vissée sur la tête, c’est aussi 33 que ce n’est plus la vie d’avant.
années passées au conseil muni- C’était beaucoup plus cool il y
cipal de Tallenay. Une longé- a quelque temps. Les gens désorvité qui lui a valu de recevoir, mais sont plus exigeants.” Il fait
en 1987, des mains de Georges partie de ces conseillers qui ont
Peyronne, préfet de l’époque, souhaité préserver Tallenay de
la médaille d’honneur dépar- l’urbanisation intensive. Pour
celui qui avec son
tementale et communale pour son engage- “Tallenay ne épouse Paule-Mauricette, n’a jamais
ment dans la vie
publique.
fournissait connu les vacances,
il n’était pas nécesComment pouvait-il en
être autrement ? Lui pas beaucoup saire de partir très
loin pour trouver le
qui est né d’une mère
originaire de Tallenay de monde.” bonheur qui se
cueillait dans les
et d’un père de Châtillon-le-Duc et qui a fait ses prés du village. C’était le rythpremiers pas dans ce petit vil- me du travail, des hivers rudes,
lage qui ne comptait au départ des petites querelles de culti“que 27 habitants tout au plus. vateurs, des rivalités entre les
Les jeunes garçons n’étaient pas Cayennards (les enfants de
mariés, les filles étaient souvent Cayenne) et ceux de Châtillonvieilles filles. Avec tout ça, Tal- le-Duc, et du prêtre qui venait
lenay ne fournissait pas beau- à pied de Devecey pour procoup de monde” se souvient-il noncer son sermon. “On allait
avec humour. Trop peu de gens à l’école l’hiver et l’été on garen tout cas pour que la muni- dait les vaches. Ici, c’était surcipalité puisse constituer son tout des pâtures. Je dois vous
dire qu’à l’école - elle était à
conseil sans difficultés.
Cette commune, il l’a vu gran- Châtillon -, nous ne faisions pas
beaucoup de choses car le maître
qui avait tendance à boire passait le plus clair de son temps
à dormir sur son bureau” raconte Georges Conscience qui rappelle tout de même, que dans
la généalogie de la famille, il y
a un personnage illustre en Belgique. Il s’agit de Hendrik
Conscience (1830-1883), un écrivain reconnu dans ce pays frontalier dont la mère serait originaire du secteur.
Lui n’écrira pas, mais travaillera
de ses mains dans l’exploitation agricole familiale pour commencer. Il l’a quitte pour passer
un
C.A.P.
de
menuiserie-agencement à l’âge
de 45 ans que “j’ai obtenu avec
mention très bien. J’ai travaillé
jusqu’à ma retraite à Valentin.”
Son savoir-faire d’agenceur, il
va le mettre au service de sa
commune en construisant dans
les années 70 trois arrêts de
bus. Il bâtira lui-même sa maison et rendra un certain nombre
de services autour de lui.
Georges Conscience est une
figure à Tallenay. Désormais,
après avoir donné, il profite de
sa retraite et de sa famille. Une
vie tranquille. O
SPORT
36
KARATÉ
Reprise des cours
Le S.K.C. devient un club omnisports
En plus du karaté, le S.K.C. s’ouvre à de nouvelles disciplines sur Besançon comme la boxe anglaise, la boxe thaï, le tae-bo et le hip hop.
L
si obtenu récemment le titre Sa technique, il la met au serde champion d’Afrique dans la vice de ses élèves lors des entraîcatégorie des plus de 80 kg. Du nements qui ont lieu salle Fricôté des filles, Jessica Cargill bourg à Planoise, à la Malcombe
est multi championne de Suis- ou au stade Léo Lagrange pour
travailler le foncier. “L’objectif
se.
Mais le S.K.C., c’est aussi le du S.K.C. est de former des
jeunes dans toutes
parcours de son
“L’objectif les tranches d’âge
entraîneur d’origine
pour qu’ils puissent
sénégalaise. Il a fait
ses classes dans un avoué est les monter ensuite sur
podiums natiodojo appelé le centre
championnats des
naux et internatiode sauvegarde de
Dakar. Rien d’étondu Monde naux” indique JeanSébastien Tisserand,
nant à ce que Fodé
chargé de la comNdao ait puisé dans
2006.”
munication du club.
ses racines pour nommer son propre club en arri- Parmi les jeunes espoirs, il y a
vant à Besançon. Ce sportif a notamment Abdel Boujaaba
à son palmarès plusieurs qui va participer cette saison
podiums internationaux dont avec d’autres karatékas à des
un titre de vice-champion du compétitions régionales et nationales. “Pour les sportifs de haut
Monde 2000.
A.S.G. BESANÇON
niveau, l’objectif avoué est les
championnats du Monde 2006
qui se dérouleront en Finlande.”
Mais au Sauvegarde Karaté
Club, la compétition n’est pas
une fin en soi et pas une obligation. Chacun peut venir pratiquer une discipline pour le
plaisir du sport. D’ailleurs, dès
cette année, le club devient
omnisports. Il propose quatre
nouvelles disciplines : la boxe
anglaise, la boxe thaï, du hip
hop, et du tae-bo qui correspond à du fitness à partir de
mouvements de karaté. O
Le club de karaté bisontin
prépare le 1er open
international de karaté de
la ville de Besançon en 2006.
RALLYE
Une compétition internationale en avril
Le club de patinage sur glace entre en scène
Avec la réouverture de la patinoire La Fayette, l’association des
sports de glace de Besançon a fait sa rentrée. La danse sur glace et le patinage synchronisé fait de plus en plus d’adeptes.
ne discipline peu prisée jusqu’ici, ci 30 équipes au lieu des 16 précédemest en train de gagner ses lettres ment accueillies.
de noblesse sur Besançon : la dan- L’Association des Sports de Glace de
se sur glace. Lancé il y a 6 ans par Besançon commence à collectionner les
l’A.S.G.B., l’enseignement de ce sport récompenses. En novembre dernier, ses
fait de plus en plus d’adeptes. Le club membres ont ravi la coupe du premier
compte aujourd’hui près de 150 licen- challenge des jeunes de la saison, aux
anciens clubs habituellement
ciés. Une seconde discipligrand vainqueur comme Belne, en pleine expansion égaL’A.S.G.B.
fort ou Épinal. Ce sport de
lement et encore plus
commence à glisse ludique, en solo ou
méconnue a fait don appapar équipe, est ponctué dans
rition au sein de l’A.S.G.B. :
collectionner l’année par plusieurs
le patinage synchronisé. Ce
que ce soit
sport d’équipe (de 14 à 20
les récompenses. démonstrations,
à l’occasion des galas de Noël
athlètes) s’était fait connaître
ou des fêtes de la glace, des
en février 2004 à Besançon,
avec l’accueil des championnats de Fran- organisations de compétitions à Besance. Comme les Bisontins avaient large- çon ou du gala costumé de fin de saiment répondu à l’appel, en avril pro- son. Pour la saison qui vient de démarchain, le club s’est vu confier rer, l’A.S.G.B. annonce l’ouverture
l’organisation d’une compétition inter- d’une section réservée aux sportifs hannationale de “synchro”, avec cette fois- dicapés. O
Projet humanitaire
Deux étudiants au départ du 4 L Trophy
Olivier Metz et Stéphanie Fourgeaud se préparent à participer à
une course pas comme les autres. Elle est faite par des étudiants
dont le but est de transporter des fournitures scolaires au Maroc.
16 février 2006, le BisonOlivier Metz et StéphaLnieetinFourgeaud
s’aligneront au
U
La saison dernière s’était terminée
par un grand gala costumé.
Renseignements au 03 81 41 63 30
Notre Maison
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Optimal l’a
l’a construite
construite
Optimal
départ de la sixième édition du
4 L Trophy. Tous les deux étudiants à l’I.S.E.G. (école supérieure de commerce et de gestion) de Lyon, ils feront partie
des 500 équipages attendus
sur ce raid à but humanitaire
auquel participe un certain
nombre d’écoles supérieures
françaises. “L’idée est d’emmener des fournitures scolaires
à des élèves du Maroc, au minimum cinquante kilos” explique
Olivier Metz. Ensuite, les organisateurs proposent une course d’orientation dans le désert
marocain. Au programme,
bivouac, mécanique et rencontres. L’épopée dure 10 jours.
Une durée pendant laquelle ils
parcourront avec leurs véhicules près de 6 000 km.
Cinq mois avant l’épreuve, le
pilote bisontin et sa coéquipière sont déjà dans les préparatifs. Ils se sont mis en quête d’une 4 L qu’ils ont trouvée
à Venise dans le Doubs. “Nous
avons eu pas mal de chance car
la personne à qui nous avons
acheté le véhicule en a cédé un
deuxième pour pièces détachées.”
En association avec le C.F.A.
Hilaire de Chardonnet, le véhicule sera remis en état et préparé pour affronter le désert.
“Ensuite, il y a un concours de
la plus belle 4 L. Nous avons
rencontré un partenaire qui va
se charger de la déco. Nous espérons que la voiture sera prête
suffisamment tôt pour pouvoir
circuler dans le Doubs et en
Haute-Savoie, région d’origine
de Stéphanie.” Les choses sont
bien engagées, mais les deux
aventuriers sont “encore en quête de sponsors” pour boucler le
budget de leur périple. O
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e Sauvegarde Karaté Club
de Besançon entame sa
troisième saison avec un
lot de nouveautés et d’objectifs à atteindre. Le jeune club
fondé par Fodé Ndao n’a pas
perdu de temps pour faire sa
place dans le milieu sportif
local. Pour juin 2006, le S.K.C.
prépare le 1er open international de karaté de la ville de
Besançon. Après trois ans d’activité, il compte une centaine
de licenciés dont certains affichent déjà un palmarès prometteur. Dans la catégorie minime par exemple, Nourredin
Boujaaba a décroché le titre de
vice-champion de France la saison dernière. En 2003, c’est
Abdoulaye Diop qui s’est imposé à Marseille aux championnats du Monde junior. Il a aus-
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Grand Besançon : l’état des lieux réactualisé
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Régulièrement, La Presse Bisontine publie la réactualisation des lotissements en projet ou en cours de réalisation sur les communes du Grand
Besançon. Cette liste a été arrêtée au 16 septembre 2005 en lien avec les
municipalités concernées ou les promoteurs privés.
LISTE DES DISPONIBILITÉS FONCIÈRES
COMMUNES
37
NBRE DE PARCELLES
DISPONIBLES
DANNEMARIE-SUR-CRETE
5
DANNEMARIE-SUR-CRETE
1
CHÂTILLON-LE-DUC
4
MARNAY (70)
1
SERRE-LES-SAPINS
10
15
MYON
3
AUXON-DESSUS
2
TALLENAY
6
SAINT-VIT
5
MAMIROLLE
14
MORRE
6
BONNAY
4
AUXON DESSOUS
4
VALDAHON
8 et 51
TARCENAY
6
FOUCHERANS
9
GENDREY (39)
1
AUXON-DESSOUS
36
BUSY
2
BUSY
10
FRAISANS (39)
1
LOTS
PROPOSÉS
7,6 à 9,5 ares
7 à 15 ares
10 ares
8 à 12 ares
8 à 15 ares
11 à 16 ares
7,5 ares
13 à 16 ares
7 à 9,7 ares
7,5 à 17,1 ares
6,4 à 25 ares
7 à 9 ares
13 à 32 ares
9 ares
8 à 12 ares
7,29 à 11,17 ares
8,5 ares
8 à 15 ares
8 à 10 ares
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85 à 100 euros
à déterminer
46 à 67 euros
à déterminer
à déterminer
43 euros (en moyenne)
à déterminer
69 euros
48 euros
33,63 euros
70 euros
65 euros
70 à 75 euros
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SARL AFON
03 81 47 41 10
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Société De Giorgi
03 81 46 71 87
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Batilor
03 81 88 26 26
Etude Marcot Pasquier 03 81 65 79 88
SARL AFON
03 81 47 41 10
Fimogest
03 81 55 93 00
CEREST
03 81 47 18 47
SARL AFON
03 81 47 41 10
SODITHIS
03 81 52 40 63
Mairie
03 81 56 23 88
06 87 26 77 35
FRANCELOT
0821 202 168
ABC Immobilier
03 84 80 12 45
SAFC
03 81 41 27 29
JF Immo
06 80 63 08 68
M. DUBULLE
06 08 61 18 42
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Mairies, professionnels, si vous souhaitez figurer dans cette rubrique pour notre prochain numéro à paraître le 18 octobre, merci de nous transmettre les informations par fax (03 81 67 90 81) avant le 10 octobre Cette rubrique est gratuite.
L’ÉCONOMIE
38
CONSOMMATION
Un marché totalement faussé
Thévenin-Ducrot :
“La hausse des carburants est
dramatique pour nous aussi”
Le prix de l’essence est la préoccupation majeure des Français actuellement.
Contrairement aux apparences, ça n’arrange par les affaires de la société
Thévenin-Ducrot, propriétaire de plusieurs stations-services dans le Grand
Besançon. Entretien avec le directeur, Nicolas Ducrot.
Presse Bisontine : A-t-on déjà rence phénomène ?
LNicolasacontré
Ducrot : Nous n’avons jamais
N.D. : Au contraire. En ce moment, à 2,50 F. Il est aujourd’hui à 4,56 F !
nous vendons des produits à perte. Pour nous, la marge n’est pas plus
Sur la seule journée du 31 août, le importante car nous dépendons du
mètre cube de super sans plomb a prix fixé par les raffineries. Les gens
connu une hausse de 65 euros, soit remplissent leur cuve en plusieurs
+ 15 %. C’est impossible de répercu- fois, nous allons donc 3 ou 4 fois dans
l’année chez le même
ter sur le prix à la pomclient, ce sont encore des
pe. Nous serons obligés
de la faire progressive- “Nous sommes charges supplémentaires
nous. Enfin, le fuel
ment. La hausse du prix
obligés de faire pour
domestique est la seule
des carburants est dramatique pour nous. Nous
le dos rond.” énergie de chauffage à
subir la T.I.P.P. (N.D.L.R. :
passons des moments diftaxe intérieure sur les proficiles car en plus la
consommation est en baisse. C’est le duits pétroliers). C’est une injustice
que nous dénonçons.
cas aussi pour le fuel domestique.
connu de variations aussi importantes. Le baril de brut était à 20 dollars fin 1997, il était tombé à 10 dollars en février 1999, il est récemment
monté à 70 dollars ! Une seule fois,
nous avons connu d’aussi fortes variations mais c’était sur une période très
limitée, entre août et octobre 1990,
au moment de la crise du Golfe. La
différence aujourd’hui, c’est que la
situation entre l’offre et la demande
a changé. L’offre n’est pas élastique,
elle n’est qu’1 à 2,5 % supérieure à
la demande actuelle. Ajoutons à cela
les cyclones aux États-Unis dont on L.P.B. : Comment a évolué le prix du fuel ?
dépend à 100 %, et nous arrivons à N.D. : On va raisonner en francs, comme le font encore beaucoup de consomune telle situation.
mateurs. Il y a deux ans, il était à
2,10 F le litre. En 2004, il est monté
L.P.B. : C’est bon pour vos affaires !
L.P.B. : La hausse peut-elle se poursuivre ?
N.D. : Cela fait six mois que l’on dit
que ça ne peut plus augmenter et ça
continue ! Il faut préciser aussi, phénomène nouveau, qu’il y a beaucoup
Les prix à la pompe n’ont jamais été aussi hauts. Dans plusieurs
stations, le super a dépassé 1,52 euro, soit plus de 10 F le litre !
de spéculation de la part des fonds L.P.B. : Allez-vous être obligés de prendre
de pension sur le pétrole. Le marché des mesures sur les 415 stations que vous
gérez ou sur vos 450 salariés ?
est faussé à cause de cela aussi.
N.D. : Nous sommes obligés de faire
L.P.B. : Qui sont les grands gagnants dans le dos rond en attendant que l’orage
passe. Nous avons la chance d’avoir
cette affaire ?
N.D. : Les seuls gagnants sont les une société saine financièrement qui
grandes compagnies qui possèdent a su mesurer les risques. En 2001,
les champs pétrolifères et les pays on s’est diversifié sur les stations
producteurs qui possèdent les réserves d’autoroutes. Mais paradoxalement,
de brut. Leur coût d’extraction reste sur les autoroutes, ce sont les prole même mais leurs bénéfices explo- duits dérivés (alimentation…) qui
sent. L’autre gagnant est l’État. Sur nous permettent d’enregistrer des
1 euro T.T.C. de super sans plomb, il bons résultats, et non la vente de cary a 75,30 % de taxes prélevées par burants. O
l’État.
Propos recueillis
par J.-F.H.
L I T T É R AT U R E
AGENDA
39
CULTURE - PLUS DE 30 000 VISITEURS ATTENDUS
Le livre joue la vedette
C’est reparti.
Pour la quatrième
édition consécutive,
le livre tient son salon à
Besançon du 23 au 25
septembre, parc de la
Gare d’Eau. Près de 30
000 visiteurs l’année
dernière, 150 auteurs
invités, les “Mots Doubs”
rencontrent un vrai succès.
ann Quéffelec, JeanChristophe Rufin - prix
Goncourt 2001 -, Philippe Besson, Nathalie Rheims, Richard
Bohringer… On ne va pas tous les
énumérer, sachez seulement qu’ils
Y
aux Mots Doubs
sont 150 présents pendant trois jeunes écrivains, c’est l’occasion rare
jours, du 23 au 25 septembre pro- de constater de visu que leurs livres
chain, au 4ème salon des Mots Doubs se vendent. C’est une source d’ende Besançon. Cent cinquante écri- couragement pour eux”, affirme
vains qui représentent la littéra- Bruno Bachelier, responsable du
ture dans toute sa diversité, du rayon littéraire de la librairie Cambest-seller aux formes les plus exi- ponovo.
Innovation cette année, le salon litgeantes de l’écriture.
a choisi de sorÀ une époque où on parle
Le
salon
a téraire
tir de ses murs et de parvolontiers de crise du livre
et de la lecture au profit du
choisi de tir aussi à la rencontre
des lecteurs qui ne peumultimédia chez les plus
jeunes, les Mots Doubs
sortir de vent pas se déplacer. Une
dizaine de lectures, par
apportent un démenti cuises murs. les auteurs eux-mêmes,
sant. Le salon se porte bien,
sont prévues auprès des
très bien même. Avec 30
000 visiteurs l’année dernière, personnes âgées dans des maisons
autant espérés cette année, le salon de retraite du département, des
organisé par le Conseil général du malades de l’hôpital Saint-Jacques
Doubs a su devenir un rendez-vous et des prisonniers, à la maison d’arculturel majeur de toute la région. rêt de Besançon. Pour offrir un
“C’est un lieu de rencontre entre moment d’évasion littéraire. O
l’auteur et le public. Et pour les
S.D.
Plus de 30 000 visiteurs avaient parcouru les allées
des Mots Doubs l’an dernier.
Auteurs en quête de reconnaissance
Rentrée littéraire pléthorique, best-sellers qui
accaparent la majorité des ventes. Pour les auteurs
en quête de reconnaissance, pas facile de surnager
et de se faire une place.
ix cent soixante-trois. C’est le
nombre exact de nouveaux
romans qui sortent cet automne à l’occasion de cette rentrée littéraire. Un chiffre impressionnant et
en constante augmentation depuis
plusieurs années. Mais devant cette
avalanche de livres qui envahit les
librairies en septembre, il devient aussi difficile pour les auteurs locaux en
quête de reconnaissance nationale de
se frayer un passage. “Quand on sait
qu’un bon lecteur lit au plus 50 livres
dans l’année, le problème, c’est de réus-
S
sir à se repérer. Il y a les incontournables bien sûr, le dernier Houellebecq. Mais il faut aussi aller défricher
les titres susceptibles de nous faire
plaisir, et moins connus”, commente
Bruno Bachelier, responsable du rayon
littérature chez Camponovo.
Parmi tous ces titres, de nombreux
auteurs bisontins ou francs-comtois.
“Des romanciers bien sûr. Mais aussi
beaucoup de poètes comme Jacques
Moulin ou Annelyse Simao et des polars.
Peut-être à cause de l’ambiance particulière de la ville”, explique Cathe-
rine Pollet, chargée de mission au
centre régional du livre de FrancheComté.
Rechercher un éditeur puis essayer de
faire vendre ses romans, Sylvie Parthenay connaît. À 35 ans, cette Bisontine a mis près de deux ans à réussir
à faire éditer son premier recueil de
nouvelles dans une petite maison d’édition. “On se sent très seul, dans une
impasse. On m’a dit que c’était bien
mais pas leur truc, confie-t-elle. Comme en ce moment tout le monde veut
écrire, les éditeurs sont submergés et
ils ont rallongé les délais de réponse
voir ne répondent plus du tout.”
Mais être publié ne signifie pas être
lu. Car encore faut-il que le lecteur
puisse repérer le livre au milieu des
autres. “D’où l’importance de la mise
en place des ouvrages dans les librai-
ries. Surtout que le livre n’a pas le
temps de rester en rayon et tourne
très vite”, reprend Catherine Pollet,
qui regrette cette prolifération littéraire pas toujours de qualité. Donner une chance aux écrivains régionaux, c’est entre autres le rôle du
centre régional du livre, chargé de
repérer et promouvoir les écrivains
régionaux dignes d’intérêt. Un travail de défrichage auparavant entièrement aux mains des libraires,
“mais devant l’étendue des romans,
ils ne peuvent pas tout lire. C’est
nous qui le faisons en essayant de
repérer les vrais créateurs littéraires,
là où un vrai travail est effectué sur
la langue.”
Dans l’industrie du livre, le nerf de
la guerre reste le libraire, qui peut
mettre en avant un auteur ou un
autre. Bruno Bachelier affirme lire
près de 500 livres par an et en finir
150. Et décerne ensuite ses “coups
de cœur” à ceux qui lui plaisent. “Le
nombre de table est limité, on ne
peut pas être équitable. Mais on peut
aider les auteurs qu’on aime. Ils sont
toujours référencés chez nous. On
les supporte en les recommandant
aux gens, en gonflant aussi les exemplaires en exposition, pour qu’ils
soient plus visibles”, explique-t-il.
Sylvie Parthenay, elle, compte beaucoup sur les salons littéraires pour
se faire connaître des lecteurs et
prospecter de futurs éditeurs. “Les
Mots Doubs, pour moi, c’est indispensable. Le contact direct avec le
public, expliquer pourquoi, avoir
leur avis, leurs critiques, c’est important”, affirme la jeune écrivain, qui
espère vendre une soixantaine
d’exemplaires sur le salon. O
Les éditeurs spécialisés
sortent leur épingle du jeu
Près de 25 éditeurs sont implantés en Franche-Comté.
Dont certaines maisons très spécialisées. Comme l’édition
de livre d’art, de poésie ou d’ouvrages d’architecture.
oland Chopard a installé ses vieilles
presses dans un petit
entrepôt de Baume-lesDames depuis l’année dernière. Derrière des vitrines,
il a exposé avec fierté
quelques-unes de ses œuvres.
Des “livres d’artistes”, aux
formats atypiques où des
textes poétiques se partagent
les pages avec des dessins ou
peintures d’artistes plasticiens.
Éditeur depuis 27 ans en Lorraine avant de rejoindre la
Franche-Comté, Roland Chopard a choisi d’investir un
créneau très précis de l’édition, le livre quasi unique,
pour amateurs. Tous sont
imprimés, découpés, puis cousus à la main. Édités au maximum à 500 exemplaires pour
certaines collections, moins
de 50 pour d’autres, ils rejoiDans ses locaux de Baume-les-Dames, l’éditeur Roland Chopard fabrique ses livres d’artistes de façon gnent ensuite les galeries
traditionnelle. Illustrés par des artistes, ils sont ensuite reliés, numérotés puis recouverts à la main. d’art, centres culturels et col-
R
lections privées.
Comme Aencrages&co, la
société de Roland Chopard,
ils sont 25 éditeurs environ
installés dans la région. Un
chiffre qui change fréquemment avec “des demandes
d’aides régulières pour de nouveaux éditeurs et d’autres qui
mettent la clef sous la porte”,
explique Catherine Pollet, du
centre régional du livre
(C.R.L.). Car le secteur est
économiquement très fragile, encore plus en région qu’au
niveau national. “Et pour ceux
qui sont sur le créneau régionaliste pur et dur, le marché
est très étroit et n’offre pas toujours assez de débouchés. Les
éditeurs qui ont le plus de
chance sont ceux qui se trouvent sur un créneau spécifique
et le travaillent à fond”, analyse Catherine Pollet.
Les éditeurs spécialisés ne
manquent pas. Les Solitaires
Intempestifs, spécialisé dans
l’édition de pièces de théâtre
contemporain, est devenu
l’un des acteurs les plus
importants du secteur.
D’autres éditeurs, comme
Virgile installée depuis dix
ans à Besançon dans le
domaine de la poésie ou L’Imprimeur, dans le livre d’architecture, ont également
acquis une envergure nationale. Une diversité du secteur de l’édition régionale
due en partie à la politique
active mise en place par le
C.R.L. Poésie et théâtre reçoivent des aides financières à
l’édition. C’est en tout cas ce
qui a décidé l’éditeur Roland
Chopard à s’implanter à Baume-les-Dames. “Sans aide,
on ne pourrait pas marcher.
Et si on a quitté la Lorraine,
c’est parce qu’on pensait les
conditions plus favorables
ici, le C.R.L. plus dynamique.
Cela a été l’élément déterminant.” O
Agenda
40
IDÉES SORTIES
DU 5 AU 16 OCTOBRE - MARCHÉ SOLIDAIRE À GRANVELLE
Les rendez-vous
nature de la Maison
de l’environnement
Conférences, sorties découvertes, chantiers-nature, animations… Le programme du mois d’octobre.
- Jeudi 6 octobre : les plantes bio-indicatrices, une
conférence-débat au foyer de la Cassotte à 20 heures
à Besançon. Renseignements auprès de Doubs
nature environnement au 03 81 61 36 44.
- Vendredi 7 octobre : cohabiter avec la faune sauvage, une sortie naturaliste à Novillars et épurer les
eaux usées avec des roseaux, sortie découverte à
Novillars.
- Samedi 8 octobre : créer une couveuse naturelle pour lézards et couleuvres. Chantier à Novillars.
Avec Doubs nature environnement au 03 81 61 36 44.
- Vendredi 14 octobre : recycler les cartons usagés avec une visite d’installation à Novillars.
- Samedi 15 octobre : au fil du développement
durable, sortie découverte à Besançon avec le Collectif Saône et Doubs vivants (03 81 53 39 46).
- Mercredi 26 octobre : les haies en Franche-Comté, de la théorie à la pratique, une conférence-sortie terrain à Besançon avec Espace naturel comtois (03 81 53 04 20).
Pour une meilleure organisation, une inscription
préalable est souhaitée auprès de l’association proposant la manifestation. Les heures et lieux de rendez-vous vous seront précisés lors de l’inscription.
EXPO PHOTO
Renseignements organisation générale :
Franche-Comté Nature Environnement
au 03 81 80 92 98
Mangez solidaire !
Une semaine thématique
tous publics consacrée à
l’alimentation solidaire.
Ou comment œuvrer au
développement durable
en faisant son marché.
Temps fort à Granvelle le
8 octobre.
est la sixième année que le
collectif d’associations Récidev organise ce rendez-vous
solidaire à Besançon. Articulé
autour d’un grand marché, programmé cette année le 8 octobre
place Granvelle, l’opération Alimenterre se décline aussi sous la
forme d’animations destinées à
sensibiliser le public aux problématiques Nord-Sud et au développement.
Le grand marché solidaire du
8 octobre proposera des produits
fermiers du terroir, et issus de
l’agriculture biologique et commerce équitable. “Nous avons
accueilli l’an dernier plus de 3 000
personnes sur le marché, note
Fabien Gauthier, coordinateur de
l’événement. Mais plus qu’un marché, ce rendez-vous est aussi une
véritable plate-forme de réflexion
sur les thèmes de rééquilibre des
rapports Nord-Sud.”
Un invité de marque sera présent
C’
Le marché solidaire de Granvelle est le temps
fort de l’opération Alimenterre.
cette année : le Mexicain Carlos
Manzo, représentant du collectif
“Gubina XXI”. “C’est lui notamment qui a empêché que les paysans mexicains soient spoliés de
leurs terres au détriment de l’implantation d’une industrie lourde.” Carlos Manzo donnera
d’ailleurs une conférence consacrée à la lutte des peuples indigènes pour la sauvegarde de la
souveraineté alimentaire au
Mexique, le 11 octobre à 20 h 30
à la faculté de lettres de Besançon.
D’autres animations sont programmées autour du marché solidaire : exposition photographique
sur la mangrove du sud de l’Isthme de Tehuantepec au Mexique,
film sur le plan Puebla Panama,
discussions autour des 10 ans de
l’O.M.C., contes pour petits et
grands, jazz avec le groupe Solazaon, etc. Toujours le 8 octobre,
des associations bisontines proposeront un large éventail des cuisines du monde.
Durant les 10 jours de l’opération
Alimenterre, Récidev met en place toute une série d’animations
pédagogiques dans les établissements scolaires de la région. Pendant une journée, toutes les cantines scolaires de Besançon
proposeront des plats préparés à
base d’aliments biologiques. O
ALIMENTERRE
DU 5 AU 16 OCTOBRE
MARCHÉ SOLIDAIRE LE
8 OCTOBRE
DE 10 H À 18 H
RENSEIGNEMENTS
AU 03 81 41 05 87
À VOIR JUSQU’AU 12 NOVEMBRE
Hommage aux soldats du feu
Une vibrante exposition
est à l’affiche du tout
nouvel Atelier de
photographie, installé
au 44, Grande rue,
dans une magnifique
salle voûtée du XIVème
siècle. Un hommage
poignant à un soldat
du feu franc-comtois.
IDÉES
SORTIES
La rentrée
du
Cylindre
de Larnod
- Vendredi 7 octobre :
X-Makeena + Yerban Kuru
+ Zorg + Calif (Electro
Tchatche/Drum n’Bass). Soirée “ouverture tardive” :
22 heures-4 heures
- Vendredi 14 octobre : soirée Amnesty International
avec Billy The Kill, 30 Mn Nrv,
Nijni Dub, Clotilde Moulin. 4
artistes bisontins, s’engagent pour cette soirée au profit de la section Amnesty.
- Jeudi 20 octobre : Tarwater + Man + Innersea
(Pop/életronica)
- Vendredi 21 octobre :
ETHS + Sybreed + Fischer
(Metal).
- Mercredi 26 octobre :
Natalia M. King + Electric
Church Music (Folk
blues/Soul).
Renseignements au
03 81 57 34 71
L’ATELIER DE PHOTOGRAPHIE
IMPRIME SA MARQUE
à l’Atelier de photographie
histoire d’Érick Vauthier, pompier de Paris
d’origine vésulienne,
dépasse l’image qu’on se fait
des soldats de feu, héros
modernes et fugaces de nos
étés caniculaires. L’exposition “sans concession” organisée par le galeriste Patrice Forsans en hommage à
Érick Vauthier, vaut mieux
que les longs discours sur
l’héroïsme de ces hommes.
Les photos en noir et blanc
L’
de Bernard Le Bars, ancien
chef du service photo aux
pompiers de Paris, constituent un irremplaçable
témoignage du courage d’un
homme. Le photographe a
suivi pendant près de 10 ans
le drame traversé par Érick
Vauthier, depuis son accident au cours de l’embrasement d’un entrepôt à Rungis ce funeste 24 mars 1993,
jusqu’à son difficile retour
à la vie. Rien n’est épargné
de ses souffrances, ses
moments de joie ou ses émotions. Bernard Le Bars a suivi Érick Vauthier jusque
dans les moments intimes
de sa vie familiale.
Bouleversant de réalisme
en même temps que d’esthétisme. “C’est la première fois qu’on montre vraiment la réalité de la vie des
pompiers. On s’aperçoit alors
que du statut de sauveur, le
pompier peut devenir victime. On voulait, pour cette
première, démarrer avec une
exposition qui soit le résultat d’un véritable travail
journalistique, d’un travail
de longue haleine, sans
voyeurisme mais sans concession” explique Patrice Forsans, lui-même photographe
professionnel installé à
Besançon. 61 photos ont été
extraites du livre déjà édité de Bernard Le Bars. Le
visiteur cheminera dans la
galerie dans un sens chronologique pour mieux appréhender l’évolution de la vie
du héros depuis ce jour maudit de 1993. Entrée libre…
et indispensable. O
J.-F.H.
Le calvaire du pompier
Érick Vauthier, conté en
61 images fortes.
Patrice Forsans, responsable de l’Atelier
de photographie, seul lieu d’exposition bisontin
dédié à la photographie (photo Damien Guillaume).
est la première
exposition de cette toute nouvelle
association. Le sous-sol de
l’hôtel d’Emskerque, dans
l’arrière-cour du 44, Grande
rue, est désormais le premier
et le seul lieu intégralement
dédié à la photographie à
Besançon. L’Atelier de photographie se décline autour
de trois activités : “Un lieu
d’exposition et de sensibilisation à l’art de la photo, un
lieu de création, c’est-à-dire
que nous mettons nos com-
C’
pétences de photographes à
disposition des industriels,
des institutions ou des particuliers qui ont besoin d’un
reportage photo et enfin, nous
voulons faire de l’Atelier un
centre de professionnalisation destiné aux jeunes qui
se destinent aux métiers de
la photo” résume Patrice Forsans, le responsable de l’Atelier. La prochaine exposition
sera consacrée aux clichés
du Brésilien Christian Gravo
consacrés à la sublime ville
de Salvador de Bahia. E X P O S I T I O N
Agenda
41
Petits trains :
rêve d’enfants et jeux d’adultes
OCTOBRE
EXPOSITION DE TRAINS MINIATURES - DU 8 AU 9
Du 8 au 9 octobre,
Micropolis accueille
l’exposition de trains
miniatures, “Un train
peut en cacher d’autres”.
À 66 ans, Bernard
Sauvaget, passionné par
le rail depuis l’enfance y
sera. Avec une partie de
ses créations.
our pénétrer dans
l’univers de Bernard
Sauvaget, il faut se
rendre au sous-sol de sa maison, sur les hauteurs de Morre. Là, entre la voiture et
les cartons, on découvre des
fermes comtoises taille
réduite, une église, des jardins en carton. Et au milieu
de tout cela, sur une plate
forme de bois d’un mètre de
large : le pont Battant à
Besançon en construction,
tel qu’il était en 1900.
P
C’est le dernier chantier de
Bernard. Une maquette fidèle, réalisée à la main, des
barrières au tramway,
construit à base de cartes
postales découpées et
peintes. “Je me base sur des
photos d’époque et je suis
aussi allé sur place, pour
réaliser des mesures. Ce que
j’aime, c’est représenter des
choses réelles du passé”, commente Bernard. À 66 ans,
l’ancien facteur a conservé
son âme d’enfant et englou-
notamment réalisé une de 2 000 heures de travail,
maquette de la gare de la un an et demi de patience
Viotte, à Besançon, fidèle et de minutie pour achever
à l’origine sur près de 13 le chef-d’œuvre. Ici, les
mètres de longueur. Record mariés sortent de l’église
battu par une des autres sur leur tapis roulant au
réalisations du groupe, la son de la marche nuptiale,
reproduction, sur 24 mètres là, les voitures et les
de long, de l’ancienne ligne péniches avancent grâce à
qui longeait la vallée de la un système de fils de pêche
Loue, de Lods à Ornans.
et de moteur et donnent
Toutes seront prél’illusion du réel.
sentées à Micropolis,
“Les rochers sont
Huit
lors du salon de
sculptés dans du
modélisme, du 8 au
polystyrène, les
9 octobre, une mani- mètres de arbres en fleurs
festation qui regroudétaille le
réseau séchés”,
pe sur près de 3 500
maître des lieux,
m2 une cinquantaine disposés un des rares à posséder un tel réseau
d’exposants. Ils sont
aujourd’hui près de en cercle. dans la région. Pas
encore tout à fait
70 à se rencontrer
trois fois par semaine satisfait, il veut encore
autour de leurs maquettes. “améliorer le décor, le rendre
Pas beaucoup de jeunes, plus vivant et surtout ajou“parce que maintenant faut ter des ambiances sonores.”
aller vite. Alors que nous, Il y a cinq ans, parce qu’il
c’est tout le contraire, tout en avait marre de tondre
va lentement. Il faut être sa pelouse en pente, Berpatient, être près à passer nard a décidé d’aménager
quarante heures sur un le lieu à sa façon, c’est-àdire avec des trains. Un
arbre.”
À 66 ans, Bernard
Mais sa plus grande fier- long circuit serpente désorSauvaget, ancien facteur, té, Bernard Sauvaget la mais entre les bosquets de
a réalisé dans son garage cache dans un recoin du plantes vivaces. De peur de
sous-sol, une pièce longue s’ennuyer cet hiver, Berune maquette de huit
et étroite. Huit mètres de nard s’est aussi trouvé un
mètres de long, entière- réseau disposés en cercle, nouveau but. Construire
ment animée. Un travail avec un décor animé de vil- entre ces rails, au milieu
le et de montagnes, des illu- du jardin une réplique des
qui a nécessité près de
minations et des trains qui ruines du château de Mont2 000 heures de patience. roulent. Il aura fallu près ferrand. ti une bonne partie de son
temps libre à bricoler des
maquettes de train et les
décors qui vont avec. À Bordeaux, enfant, ses parents
l’emmenaient voir passer
les trains, à la gare toute
proche, lui, restait accroché
aux barrières, pour les voir
plus longtemps.
De cette époque, il a gardé
une passion indéfectible
pour le rail, et l’accent de
sa région natale. Premier
train électrique à 7 ans, premier réseau ferroviaire à 15
ans. Avec d’autres passionnés, il a fondé son association de fous du train, “Rail
Miniature 25”, il y a près
de 25 ans et s’est lancé avec
eux dans des paris gigantesques, toujours avec le
souci d’un réalisme pointilleux. La fine équipe a
QUINGEY- 24 ET 25 SEPTEMBRE
PREMIER SALON DE PAYS LOUE-LISON
e premier salon de pays aura pour thème l’eau. Il s’adresse aux artisans, commerçants, agriculteurs, industriels, associations, artistes… qui souhaitent présenter
leurs savoir-faire et leurs talents. L’ambition du
Pays Loue-Lison sur le long terme est de faire
de ce territoire, terre de Gustave Courbet, un
pôle international d’excellence pour la gestion
et la valorisation durable de l’eau et des rivières.
Tous les acteurs économiques ou autres liés à
l’eau sont invités à participer à ce salon. Il sera
organisé en plusieurs pôles : eau, artisanatcommerce, bois, agriculture, industrie, collec-
L
tivités, artistes, enfants… De nombreuses associations seront là pour faire connaître au public
leurs activités. Une opération d’envergure précédera le salon : une œuvre “Land’art” sur le
thème de l’eau sera réalisée, dans les environs,
par Pierre Duc, le créateur de plusieurs œuvres
de ce type dont le “Géant du Tour” à Épeugney
à l’occasion de l’étape du Tour de France à
Besançon en 2004. RENSEDIGNEMENTS :
ISABELLE CUYNET
AU 03 81 60 32 22
JOURNÉE DE LA FAMILLE - LE 9 OCTOBRE
LE MARIAGE À L’HONNEUR
POUR LE CENTENAIRE DES A.F.C.
es Associations Familiales spectacle de Paul Ponce, jonCatholiques (A.F.C.) fêtent gleur de Dieu, devrait ravir les
leurs 100 ans d’existence. enfants de 0 à 77 ans ! Côté
L’A.F.C. de Besançon a sou- réflexion, Xavier Lacroix, phihaité relayer l’initiative.
losophe et théologien,
Elle organise le 9
ancien directeur de l’InsUne
octobre au Centre Diotitut des Sciences de la
césain, une grande garderie Famille à Lyon et auteur
manifestation sur le thède plusieurs ouvrages
pour
me : “Le mariage, la
remarqués, animera une
plus belle des pro- les moins conférence sur le thèmesses”.
“l’amour suffit-il à
de 3 ans. me
Chaque membre de la
fonder la famille ?” Côté
famille, du plus petit au plus convivialité, après un apéritif
grand, trouvera chaussure à son offert, chacun pourra mettre en
pied. Côté divertissement, le commun un repas tiré du sac.
L
La journée se terminera par une
messe présidée par Monseigneur Lacrampe durant laquelle les couples pourront “redire
leur engagement de couples
chrétiens.” Côté pratique, une
garderie sera proposée pour les
moins de 3 ans et un stand de
livres de divers auteurs vous
permettra d’approfondir votre
réflexion sur des thèmes
variés. RENSEIGNEMENTS :
NOËLLE LEMOINE
AU 03 81 47 10 42
JEUNESSE - À PARTIR DE 9 ANS
LE VIEILLARD QUI JOUAIT ENCORE
n enfant, qui s’appelle bizarrement Grégoire Kocjan comme l’auteur - celui-ci jure
d’ailleurs avec humour que le
récit est autobiographique -, emménage un jour dans une maison un peu
étrange. Au rez-de-chaussée, vit un
vieillard, Alphonse, que tout le monde
prend pour un fou dangereux. Et pour
cause, il ne pense qu’à jouer, comme
un enfant de huit ans, jour et nuit. Sans
s’arrêter ni pour manger, ni pour dormir,
ni pour se brosser les dents. Entre le vieil
homme et l’enfant naît
C’est bien une amitié et une complicité indéfectible, qui
écrit, sans vont les mener dans
aventures
leçon de des
incroyables.
morale. Prix “Littératura jeunesse” en 2004 pour
son premier album jeunesse, Grégoire
Kocjan, créateur de spectacles pour
enfants, auteur et illustrateur, revient cette année avec “Le vieillard qui jouait
encore”, un roman destiné aux enfants
à partir de 9 ans. Un livre drôle et plein
d’émotions qui traite d’un ton léger des
sujets pourtant un peu graves, le droit
à la différence et la tolérance. C’est bien
écrit, sans leçon de morale. 150 pages
d’humour à mettre entre toutes les
mains. U
CHEZ NÉO ÉDITIONS,
PRIX 12 EUROS
Prix “Littérature jeunesse” en 2004, Grégoire
Kocjan a écrit un nouveau roman pour enfant.
Un récit drôle, sur la tolérance et le droit
à la différence.
Donnez à votre événement la dimension qu’il mérite
au Château de la Dame Blanche
L
oin des bruits de la ville,
proche de la nature, le Château
de la Dame Blanche offre une image d’un lieu paradisiaque plongé
dans un superbe parc arboré.
Cette ancienne demeure de maître,
sublimée par la vieille pierre et la
décoration majestueuse est à la
fois hôtel et restaurant. L’établissement dispose de 10 chambres
et 3 suites, toutes habillées de
grâce et exotisme, aux reflets des
capitales mondiales comme
Prague, Rio et Florence.
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Au restaurant ou sur la terrasse
ombragée, Bruno GUÉNARD
(ancien du Béarn ** à Genève) et
Myriame BRIOT, pâtissière, aux
talents émérites vous proposent
une cuisine simple et généreuse
mettant en éveil différents sens.
Le beau et le bon sont indissociables et se déclinent selon les
saisons.( Menus de 16 à 62 euros,
carte des desserts surprenantes...).
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LE PORTRAIT
C ULTURE
43
Deuxième biennale des arts du 21 au 23 octobre
Politique, culture et compagnie
Organisateur de la biennale des arts en partenariat avec Micropolis, du
festival Utopia, secrétaire fédéral du parti socialiste, interprète de Brassens et Brel… À 50 ans, Daniel Magnin a plus d’une corde à son arc.
our éviter qu’on ne
se perde pas dans
son curriculum vitæ,
plutôt atypique,
Daniel Magnin, homme de marketing de métier, a
trouvé une formule pour tout
résumer. Ce qu’il cherche à faire, c’est “identifier les offres
d’un côté, les besoins de l’autre
et ensuite tu fais en sorte que
les deux se rencontrent.”
Le concept s’adapte à tout. Son
métier, la politique et l’orga-
P
nisation de manifestations culturelles, ses hobbies. L’homme est multi-facette. On l’a
rencontré cette fois-ci en tant
qu’organisateur de la biennale des arts. Le plan de communication commence la
semaine d’après, il règle les
derniers détails de la plaquette
publicitaire au téléphone, d’un
ton toujours jovial. Il y a deux
ans, pour la première édition
de la biennale, 10 000 personnes s’étaient déplacées pen-
dant les trois jours. Un succès
incroyable. 150 artistes contemporains et francs-comtois,
peintres ou sculpteurs, répartis sur 9 000 m2, des centaines
d’œuvres originales.
La réussite donne des ailes.
“Pour les prochaines éditions,
on pourra faire évoluer la biennale. En fixant un thème
unique aux artistes ou en élargissant le salon aux artistes
du Grand Est, de la Lorraine
à l’Alsace”, explique Daniel
En 2003, la Biennale a attiré près de 10 000 visiteurs sur trois jours. Pour sa deuxième
édition, 150 artistes contemporains de la région vont exposer leurs œuvres originales.
Du 21 au 23 octobre prochain.
Magnin, qui rêve d’étendre
dans l’avenir l’exposition sur
tous les 25 000 m2 de Micropolis.
Organisateur d’événements
culturels - il est aussi à l’origine du festival Utopia, un
concours de compositeurs et
paroliers de la chanson française et des Nuits du piano -,
il ne l’est pas tout à fait devenu par hasard. Dans sa jeunesse, Daniel Magnin a été
artiste, chanteur et musicien
et s’est appelé Daniel Stern,
son nom de scène, “en référence
aux mouettes du même nom
qui migrent du pôle Nord au
Sud pour vivre en permanence au soleil. C’est pour mon
côté d’éternel optimiste” s’amuse-t-il à préciser.
À 14 ans, il a “rencontré une
guitare.” Et il a sa révélation
en découvrant un jour MaxiChanteur, Daniel Magnin a enchaîné plus de 250 galas
me Le Forestier à la radio. Puis
d’un récital autour de ses idoles, Brassens, Brel et Boris
suivent Boris Vian, Brassens,
Vian. Mais il refuse de faire carrière.
Boby Lapointe, Brel, les “4 B”,
“Car
si on doit en vivre, on perd sa liberté.”
comme il appelle ses grandes
doise, où les élus s’engagent
idoles. “Comme beaucoup de lasse.
gens qui grattaient la guitare, De la chanson, il passe à la en fonction de mission, seul
j’ai essayé à mon tour et je me politique sans transition, prend moyen pour lui de “réhabiliter
sa carte au parti socialiste, un monde politique complètesuis trouvé ridicule”, dit-il.
Pour s’amuser, il participe à même si “pendant un temps, ment discrédité.” Il revendique
un concours de chanson, dans je me suis interrogé sur les haut et fort de ne pas être élu,
Verts, mais j’ai trou- ne le veut pas. “Je suis toujours
la ville de Brassens.
Au moment de mon- “Si on doit vé le P.S. plus large, en fin de liste. Je ne suis pas
un parti de pouvoir.” un réalisateur, je préfère être
ter sur scène, le trou.
“Un trac effroyable,
en vivre, Quand il parle, Daniel en amont, dans la réflexion plus
Magnin a un faux air que dans l’action”, dit-il. Au
incapable de monter
on perd de Fabrice Luchini, P.S., il est du courant Hollansur scène et de jouer.”
l’acteur, souligne com- de, mais voit d’un bon œil les
Il obtient tout de
même le prix du sa liberté.” me lui ses phrases de remous qui secouent le parti
grands mouvements depuis l’échec du référendum
parolier, puis enchaîne plus de 250 galas d’un réci- de bras. Secrétaire fédéral du “parce que c’est l’expression
tal autour des fameux “4 B”. P.S., il assure ne pas vouloir même de la démocratie.”
Mais il refuse de faire carriè- faire carrière. Comme pour la Dans les coulisses en politique,
re. “Car si on doit en vivre, on chanson, parce qu’il veut gar- il revient de temps en temps
perd sa liberté. Il n’est pas der sa liberté. “Je suis mili- sur scène. Il y a deux ans, lors
question qu’on m’impose un tant parce que j’ai le vieux rêve d’un voyage au Vietnam, il s’est
répertoire, que je sois obligé d’améliorer les choses. Des retrouvé un peu par hasard
de chanter du Claude Fran- copains font carrière car ils sur les plateaux de la téléviçois”, s’offusque-t-il. Quand n’ont pas le choix. Quand tu sion d’État, à enregistrer une
on lui demande d’interpréter es élu, tu es obligé d’abandonner émission sur la chanson française, diffusée devant 17 milDutronc, il répond “qu’il ne ce que tu fais.”
fait que les chanteurs.” Du Contre la “politique spectacle”, lions de téléspectateurs. O
coup, le monde artistique le il rêve d’un système à la suéS.D.
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