Les plus belles demeures du Grand Besançon Les plus belles
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Les plus belles demeures du Grand Besançon Les plus belles
N° 59 Octobre 2005 1,80€ Le troisième lundi du mois Mensuel d’information de Besançon et des cantons d’Audeux, Boussières, Marchaux, Quingey et Roulans. Les plus belles demeures du Grand Besançon Barthod Le Vin Rue Bersot BESANÇON 03 81 82 27 14 Ces salariés qui créent leur entreprise Ils sont assez nombreux à passer du stade d’employés à celui de patrons. Parmi ces entrepreneurs, plusieurs anciens de l’enseigne Décathlon se sont lancés dans le grand bain. Reportage. p. 32 Traitement des déchets : la facture s’alourdit - Une visite inédite des châteaux privés. - Comment les propriétaires entretiennent leur patrimoine. - Les plus belles maisons d’architecte de Besançon. Lire le dossier p. 12 à 19 La communauté d’agglomération du Grand Besançon s’apprête à récupérer la compétence “déchets”. Des questions se posent sur les conséquences tarifaires du transfert. L’événement p. 6 et 7 Le quartier des Vaîtes se défend bec et ongles Le projet de nouveau plan local d’urbanisme a été discuté. La mairie prévoit de construire 2 000 logements aux Vaîtes. Les habitants se mobilisent. Rédaction : “Les Éditions de la Presse Bisontine” - B.P. 83 143 - 5 bis, Grande rue - 25503 MORTEAU CEDEX - Tél. 03 81 67 90 80 - Fax : 03 81 67 90 81 p. 11 L’INTERVIEW DU MOIS 2 Éditorial Caché L’épisode des Kosovars échoués à Besançon début septembre n’est que l’infime partie visible d’un iceberg d’indifférence. La misère n’a pas de visage. Dans l’opulence ambiante du Grand Besançon, qui a la moindre idée du nombre de personnes, généralement des étrangers en situation irrégulière, qui sollicitent l’asile à la France ? Ballottés de gares en commissariats de police, de tribunaux en centres d’hébergement provisoire. Bien sûr, tous ces malheureux qui transitent par Pontarlier - siège départemental de la police aux frontières - ne sont pas les bienvenus sur le territoire français car ils ont soit sans papiers, soit sans titre de séjour valable. C’est la loi, ils doivent rentrer chez eux. Mais derrière la froideur des textes législatifs et les “objectifs” fixés par le ministère de l’Intérieur en termes de reconductions à la frontière, il y a la triste réalité cachée de la misère humaine. La Cimade, seule association française à avoir officiellement le droit d’entrer dans les centres de rétention administrative où sont “entassés” les étrangers en situation irrégulière, a établi un rapport accablant sur la dégradation des conditions d’accueil et de traitement de ces naufragés. La durée de rétention administrative a été triplée l’an dernier, les effectifs des centres ne cessent de gonfler, donnant aux conditions d’hébergement, des allures humiliantes. Voir à ce sujet l’instructif rapport annuel de cette association d’entraide. Le Grand Besançon n’échappe pas au phénomène. Des centaines de personnes errantes transitent par notre secteur en attente d’une solution. Si bien évidemment la France ne peut accueillir tout le monde sur son sol, le traitement de cette dramatique question se déshumanise dangereusement à mesure que le nombre de dossiers augmente. On aboutit au paradoxe suivant : le nombre de reconduites à la frontière augmente “dangereusement” tandis que les contrôles aux frontières ont subi un sérieux relâchement. La P.A.F., censée surveiller les frontières, n’y est même plus postée. Alors bien caché, loin des regards, le phénomène qui se déroule sur notre sol laisse indifférent car tout simplement on ne veut pas le montrer. O Jean-François AÉRONAUTIQUE Après la série noire du transport aérien cet été Gérard Feldzer : “Toutes les compagnies aériennes basées en France sont fiables” Directeur du musée de l’air du Bourget, ancien pilote d’essais, Gérard Feldzer estime nécessaire la mise en place d’une agence internationale indépendante de contrôle des compagnies aériennes et se prononce pour un audit obligatoire de celles-ci. a Presse Bisontine : Cet été a été marqué par une longue litanie de drames aériens : crash d’un avion de compagnie chypriote Hélios près d’Athènes, 160 morts dans la chute de l’avion de la West Carribean au Venezuela… Pourquoi tous ces accidents ? Est-ce la loi des séries ? Gérard Feldzer : Une loi des séries, non. Je ne vois d’ailleurs pas trop ce que c’est. Mais les avions volent beaucoup plus en été, les rotations sont très rapides. Les équipages, mais aussi les mécaniques sont fatigués. Et c’est toute cette accumulation de causes possibles qui peut malheureusement conduire à l’accident. Il y a eu environ 800 morts cet été, ça correspond au niveau d’il y a dix ans. L toutes les compagnies aériennes basées en France sont fiables. Ce n’est pas à propos de celles-ci qu’il faut avoir des inquiétudes. Les risques viennent de ces compagnies dont on ne sait pas exactement “Les à qui elles apparL.P.B. : Début sepcontrôles tiennent, d’où elles viennent, et qui sont tembre, des passagers créations de Corsair dont l’avion actuels, de récentes, n’ont pas avait fait demi-tour après un accident tech- c’est de la d’historique. La plupart du temps, ce nique ont refusé d’embarquer à nouveau. Est- rigolade.” sont souvent celles qui, à l’étranger, couce que la peur est vrent les liaisons intérieures, justifiée ? G.F. : En ce moment, à cause entre deux villes d’un même de l’actualité, les passagers pays. On retrouve quelquessont très sensibles à toutes unes de ces compagnies en les questions de sécurité. Ça Europe de l’Est, la majorité augmente les peurs. Mais il sont dans des pays du Sud. faut garder à l’esprit que Mais en même temps, il faut savoir que le nombre de passagers transportés chaque année a doublé sur cette même période. Actuellement, le transport aérien représente 10 milliards de passagers par an. Hauser est éditée par “Les Éditions de la Presse Bisontine”5 bis, Grande Rue - BP 83 143 - 25503 MORTEAU CEDEX Tél. : 03 81 67 90 80 - Fax : 03 81 67 90 81 E-mail : [email protected] Directeur de la publication : Éric TOURNOUX Directeur de la rédaction : Jean-François HAUSER Directeur artistique : Olivier CHEVALIER Rédaction : Thomas Comte, Solène Davesne, Jean-François Hauser. Régie publicitaire : Besançon Médias Diffusion - Tél. : 03 81 80 72 85 Imprimé à I.P.S. - ISSN : 1623-7641 Dépôt légal : Septembre 2005 Commission paritaire : 1102I80130 Crédits photos : La Presse Bisontine, A.S.G.B., Conseil général, Nathalie Estavoyer, Damien Guillaume, Bernard Le Bars, musée de l’air, Daniel Magnin, Récidev, S.K.C., ville de Besançon. Directeur du musée de l’air, Gérard Feldzer juge inutile la liste noire publiée cet été par le gouvernement. L.P.B. : Est-ce que la vigilance des passagers peut inciter les compagnies à modifier leur politique en termes de sécurité ? G.F. : C’est vrai que les passagers sont plus matures désormais. Ce sont des consommateurs, ils cherchent à savoir. Et c’est une bonne chose, parce que, d’une façon, ça régule le marché. Le seul problème, c’est qu’ils n’ont pas de critère pour savoir si la compagnie en question est fiable ou non, à part l’état de la peinture ou des sièges, et encore. Pour cela, il faut les aider. Et ce sont aux différents gouvernements de le faire, en déterminant justement ces critères. On pourrait imaginer comme solution, de prélever sur chaque billet d’avions, un à deux euros qui seraient destinés à l’audit des compagnies aériennes. Cet audit serait nécessaire pour figurer sur la liste des compagnies jugées fiables. Car les contrôles actuels, c’est de la rigolade. Une inspection visuelle, le contrôle des papiers de l’avion, ça ne sert à rien pratiquement. Les compagnies comme Air France réalisent déjà des audits de leurs appareils et des compagnies qu’elles affrètent en bout de ligne, quand il y a une correspondance. Dans ces cas-là, vous pouvez être totalement rassurés. Mais elles n’agissent que sur leur propre initiative. ment pas trop que l’on vienne s’ingérer dans leurs affaires. Du coup, on n’ose pas trop jusqu’ici s’y aventurer. Mais il faudra le faire, nécessairement dans l’avenir. Il faut une agence indépendante des gouvernements, qui réalise ces audits indispensables. Le problème, c’est qu’ils coûtent cher, mobilisent plusieurs personnes pendant parfois un ou deux mois pour tout vérifier. L.P.B. : La sécurité aérienne a-telle progressé ces dernières années ? G.F. : À chaque accident, des bulletins de sécurité sont édités car l’exemple des autres est toujours utile. C’est pour cela qu’on a réalisé des progrès importants. Et une chose nouvelle qui est désormais prise en compte, c’est le facteur humain. Comment on s’entend à bord, comment on communique entre pilotes, l’esprit d’équipage… Mais pour cela, il faut une culture d’entreprise. C’est pourquoi plus la compagnie est ancienne et établie, plus elle est fiable. Alors que quand une compagnie se crée, en recrutant un pilote yougoslave d’un côté, un Anglais de l’autre, ceux-ci n’ont pas la même culture et ils ne se comprennent pas forcément toujours. Ça peut avoir des conséquences graves. L.P.B. : Faut-il se méfier aussi des com“Avec les pagnies dites lowL.P.B. : Quel regard cost ? portez-vous sur la liscompagnies G.F. : Non. Les te noire des compacharters et les lowgnies aériennes interlow-cost, cost n’ont rien à dites publiée par le gouvernement fran- il n’y a aucun voir. Avec les compagnies comme çais ? souci à Ryanair ou Easy G.F. : La liste noire Jet, il n’y a aucun n’existe pas en fait avoir.” souci à avoir. L’âge puisque personne moyen des avions n’est concerné par les avions qui y figuren, ils d’Easy Jet est même d’ailleurs ne volent pas en France. Ce plus faible que celui des appaqui est plus intéressant, c’est reils d’Air France ou de Brila liste blanche des avions tish Airways. qui sont autorisés. Car le problème, c’est que toutes les L.P.B. : Donc aucune raison d’avoir compagnies qui y figurent peur de l’avion… n’ont jamais été auditées. Il G.F. : 95 % des passagers ont faut donc que les pays s’or- peur, les 5 % restants sont ganisent entre eux. Mais il y des inconscients, dit-on soua aussi des pays qui n’ont pas vent. On a peur en fait parles moyens d’entretenir leurs ce que c’est l’inconnu. Moicompagnies. Pour ces pays- même je suis terrorisé quand là, comme en Afrique, il fau- je ne suis pas aux commandes, drait une aide pour leur per- de la même manière que je mettre d’assurer la sécurité. le suis quand ce n’est pas moi qui conduis en voiture. ParL.P.B. : Et comment doit alors s’or- ce qu’on a une confiance limitée dans les autres. Pour ne ganiser la sécurité aérienne ? G.F. : Il faut que ce soit géré à plus avoir peur, il faut explil’échelle mondiale et non pas quer. Au musée de l’air du nationale. Il y a déjà une agen- Bourget, on a un Boeing ce de l’O.N.U. en charge de désossé. On peut visualiser l’aviation civile, mais elle ne les circuits de pressurisation, sert pour le moment à rien. voir ce qu’est une boîte noiElle fait des recommanda- re, etc. On explique comment tions, mais n’a aucun moyen cela fonctionne et c’est un ensuite de les faire appliquer. excellent remède. O Il y a des intérêts importants et différents entre les comPropos recueillis pagnies, les pays qui n’aipar S.D. Publi-info Espace Aubade, offrez-vous l’excellence du carrelage C’est à Thise que cette enseigne vous invite à découvrir sur 900 m2 toute une gamme de carrelage qui se décline dans toutes les couleurs, tous les formats et tous les prix. Du carreau classique à des produits d’avant-garde, donnez du style à votre intérieur. Le carrelage est très décoratif au sol comme au mur. Le carrelage donne à cette salle de bain un aspect très lumineux. 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Et en effet, il est consternant de voir en général (partis politiques, associations, clubs sportifs, journaux, conseils d’administration) le temps qui est passé à se tirer dans les pattes. C’est d’autant plus regrettable dans des associations cultuelles censées viser à l’universalité ou J tout du moins au rapprochement des hommes. Malheureusement, c’est d’époque, et cela n’enlève rien à la respectabilité de la démarche spirituelle des frères, même si elle n’est pas la mienne. Le “culte du secret”, voilà un grand mot d’époque à la Da Vinci Code, pour monter en épingle le fait qu’il n’y a rien de caché, mais que ça fait tellement plaisir à certains de le croire… O Frédéric Moreau - Besançon Vive Planoise ! e suis étonnée de voir tous les messages négatifs sur “mon” quartier… J’y suis née, j’y suis toujours… depuis 26 ans (ma famille depuis 35 ans) et j’aime ce quartier. Il est vrai qu’il y a de la délinquance, des jeunes en errance, voir des très jeunes d’ailleurs, mais malheureusement comme partout ! Non seulement les autres quartiers de Besançon n’y échappent pas mais la ville et son centre non plus. Je ne défends pas les jeunes délinquants, c’est injuste, intolérable. Mais Planoise n’est pas un quartier de délinquants, c’est J es sanctions sont bien souvent disproportionnées et très généralement, elles sont aussi inadaptées ! Je parle en connaissance de cause. Je suis maman d’un délinquant multirécidiviste. Je suis française et mon fils l’est également. J’ai bien ramé pour l’élever seule. J’ai divorcé pour donner une chance à mon fils de s’en sortir ! Peine perdue, le gosse était déjà sur la mauvaise pente, je l’ai placé à 14 ans en établissement spécialisé ne relevant pas de la justice. Ensuite, la justice s’en est chargée. Entre les incohérences, les placements en établissements dont les directeurs sont ensuite incar- L avant tout (pour moi, en tout cas) un quartier de solidarité. Un voisin qui nous offre des gâteaux pour le ramadan, une femme malade à qui on prépare des repas pour ne pas qu’elle se fatigue, une voiture qu’on pousse pour ne pas qu’un père de famille arrive en retard à son travail… Un tissu associatif important, etc. Mais on ne peut pas se substituer aux pouvoirs publics et ce n’est pas les campagnes à coup de flashball et bavures policières qui feront avancer les choses. O cérés pour violences ou abus sexuels sur mineurs, bref, ce jeune a maintenant 23 ans et cela fait 8 longues années que je navigue entre les tribunaux et les parloirs (je ne le souhaite pas à mon pire ennemi). Il n’a toujours pas trouvé sa place et la justice n’a toujours pas de réponse adaptée ni pour lui ni pour moi qui subis cela depuis 8 ans. J’ai frappé à toutes les portes et aucune ne s’est ouverte, il va en garde à vue régulièrement et régulièrement il est à nouveau convoqué devant le T.G.I. Il fréquente évidemment tous les délinquants qu’il connaît depuis si longtemps. Voilà la triste histoire et la pauvreté de la justi- ce. Je suis en colère contre cette justice totalement inadaptée à tous ces cas récurrents de violences quotidiennes et le portrait du tribunal que vous évoquez dans notre dossier (voir La Presse Bisontine 56) est très gentillet. La réalité est bien plus déroutante. En tant que maman, nous avons le poids de la culpabilité, de la honte, nous avons tendance à nous cacher car finalement c’est toujours la faute des parents (et parfois c’est sans doute vrai) mais nous avons du mal à prendre la parole car avant tout nous subissons ce que personne ne souhaite vivre un jour. O R.P. - Besançon Recevez chaque mois à votre domicile Une planoisienne CHAMPIONAT Retrouvez notre offre d’abonnement en page 43 P U B L I - I N F O R M AT I O N DE FRANCE “Thé ou café” NATIONAL 1 MASCULIN dresse le couvert Le salon de thé ouvert il y a deux ans sur la place du Marché se complète désormais d’un restaurant. À partir de novembre, en plus du midi, il ouvrira les jeudis, vendredis et samedis soirs. enseigne Thé ou café s’est construite une solide réputation en à peine deux ans. Installée sur une des plus belles places de la ville, à deux pas du conservatoire et des rues commerçantes, Thé ou café est le grand spécialiste bisontin en matière de bon goût : plus de 120 sortes de thés y sont sélectionnées et 25 espèces de cafés, torréfiées sur place. Le salon de thé s’est agrandi en septembre 2004 d’un deuxième magasin, voisin du premier, entièrement dédié au thé et à tous ses accessoires (vaisselle,décoration…). Depuis la rentrée,l’enseigne créée par Patricia Liaud peut s’enorgueillir d’être devenue une nouvelle adresse en matière de gastronomie. “Tous les midis du lundi au samedi, nous proposons L’ ESBM - Bourgoin JALLIEU Samedi 24 septembre 05 à 20 h 30 ESBM - THIONVILLE Samedi 8 octobre 05 à 20 h GYMNASE DES MONBOUCONS “Sodica JP Cône” Patricia Liaud et son chef cuisinier vous attendent tous les midis. À partir de novembre, vous pourrez aussi y réserver vos soirées de fin de semaine. deux plats du jour à 8,80 euros, systématiquement à base de produits frais. Nous avons un excellent cuisinier, ainsi qu’un pâtissier qui est meilleur ouvrier de France. Dès novembre, à partir du moment où la place du Marché sera terminée et inaugurée, le restaurant ouvrira tous les soirs, le jeudi, le vendredi et le samedi. Les menus seront plus élaborés le soir, avec des tarifs variant de 15 à 25 euros” explique Patricia Liaud. Un cadre tendance et sym- pa, une cuisine soignée, une magnifique terrasse et bientôt une nouvelle pièce donnant sur les rives du Doubs, Thé ou café prend peu à peu les allures d’une incontournable adresse du bien vivre et du bon goût, au cœur de Besançon. THÉ OU CAFÉ R e s t a u r a n t 23, rue des Boucheries Place du Marché 25000 BESANÇON Tél. : 03 81 50 87 16 RETOUR SUR INFO - BESANÇON L’actualité bouge, les dossiers évoluent. La Presse Bisontine revient sur les sujets abordés dans ses précédents numéros, ceux qui ont fait la une de l’actualité de Besançon. Tous les mois, retrouvez la rubrique “Retour sur info”. 5 La maison Petitjean démolie rue de Vesoul es travaux de démolition de la maison Petitjean et du garage qui la jouxte ont débuté le 8 août par une opération de désamiantage. Le chantier est piloté par la communauté d’agglomération qui a rasé cette friche située juste à l’entrée de la ville. “Toute la partie de déconstruction s’est achevée le 2 septembre. Nous allons entamer une seconde phase qui consiste à niveler le terrain” précisent les services techniques de la C.A.G.B. Dans son édition de juin 2005, La Presse Bisontine contactée par le propriétaire de cette maison avait traité le sujet. À l’époque, Jacques Petitjean ne comprenait pas que sa propriété du 119 de la rue de Vesoul ne soit pas encore démolie alors qu’il en avait été exproprié en 2003 sous pré- L texte que cet endroit était concerné par les aménagements liés à la voie BES ANÇ ON DÉMOLITION 119, rue de Vesou de contournement des Montboucons bref l Lente agonie pour et à l’accès de celle-ci par la rue deité la maison Petitjean Vesoul. “Je vivais dans cette maison Située rue de Vesoul, avant la voie de contouravec mon frère. À partir du moment nement, la friche de l’anci en garage Petitjean est toujours debout alors qu’ell où la ville a été propriétaire, elle nous e devait être démolie. Jacques Petitje an réagit. a donné six mois pour quitter les lieux J car elle allait la démolir. J’ai déménagé en Haute-Saône en novembre 2003” raconte-t-il. n Mais deux ans après, la maison était “Je vivais toujours debout. “J’ai contacté la dans cette maison ville qui m’a affirmé qu’elle serait avec mon frère.” détruite en mars 2005. Je trouve inadmissible qu’on m’ait demandé de partir pour une raison qui n’est pas justifiée” expliquait Jacques Petitjean qui aura dû patienter enco- Audie nce le 23 mai re quelques mois pour que cette pharmacie bisontine sur affaire soit définitivement réglée. O les bisontine Amaé internationagascar) propousical d’Afrique ntitulé “la lune s et rit”. Mardi 30 au petit Kurçon. nts au 7. n d’année du four d’animasion musicadimanche 19 au petit Kurments au 03 osaïques de à à partir du u dimanche 1 heures au Besanç on . 0 15 62. à midi préerre, sous Florenc e n Hanoun s sont lus ontaire s. nir écouqui paretrouvée es deux n Irak. acques Petitjean est amer à essence. “On avait 4 quand il revient dans 000 m2 son de terrain dont 25 ares qui ancienne maison du 119, rue n’étaient pas lotis” de Vesoul dont il n’est plus précisepro- L’espace était suffisam t-il. priétaire. On y rentre ment comme import ant pour prévoir les dans un moulin. Les squatte occasio nnels l’ont comprirs investissements nécessaires à s. la pérennité de l’entrep D’ailleurs, les intrus ne rise qui se sont rencon trait des difficul tés. pas gênés pour vandaliser l’in- “J’avais l’intention de reprend térieur, du sous-sol au grenier. la société à la suite de mon re Les portes de garage sont père fra- à condition que je cassées, les murs sont puisse faire taggés, une station de lavage plus les moquettes arraché es et lavabo de la salle de bain le importante.” pul- Avec une installa tion située le vérisé. La plupart long de la rue de Vesoul des pièces sont et des possibilités de staJacques Petitjean n’adme jonchées de détrit pas que la ville lui ait tionnement, le calcul poudemandé de quitter sa m tus. “C’est triste” en 2003 car elle allait être vait être bon. “Nous nous démolie. Mais elle est encore lâche Jacque s remis en cause à moyen debout. sommes terme. rendus en mairie Par Petitjean d’un ton contre, la poursuite de l’ac- partir l’ensemble à ce prix. L’af- elle allait être pour voir dans quelle mesudém faire consterné. L’hiss’est finalement termitivité existante est possibl déménagé en Hautere nous pouvions constru e” née au tribunal. toire aurait pu en i- mais pas viable selon novembre 2003 Jacques Après plusieu re et obtenir un permis. être autrement si ” Petitjean. rs années de nir à Besanço avan La municipalité a réponn.” bataille judiciaire, un aux affaire s de L’entreprise a rapidement terrain Deux ans après, la m du par la négative le 2 sepfer- d’entente a été trouvé famille ne s’étaient pas mé ses portes. La famille ajoude 5 d’une enveloppe fixée autour toujours debout. “J’a tées les obligations munici tembre 1994. À l’époque, elle enfants à 255 000 a donc décidé de se - invoquait le fait que euros (1,7 million de francs). té la ville qui m’a aff pales. “la sta- séparer de ce bien immobilier Les la maison serait dém tion se situe dans un Pour comprendre, il faut ayants-droit céderont secteur en le vendant remon- concerné par les le mars 2005.” Rebelot au plus offrant. bien, aménagements Mais la e ter à l’année 1994. À l’époqu mais Jacques Petitjean toujour ville ayant de toute e, liés à la voie de contour s pas fait. “Je t n’y était pas favorable cet homme est employé du nement façon figé l’avenir car il inadmi ssible gara- et par l’accès de du site a fait avait le sentime qu’on celle-ci par la valoir un ge géré par son père, nt d’être floué. demand qui se rue de Vesoul. droit de préemption À é de partir p En conséquen- urbain. ce prix, autant resté trouve dans le prolong chez raison qui n’est Une première fois, elle ement ce, toute constru pas ju soi. “Je vivais dans cette ction dans le s’est porté de la maison. L’ensem mai- Peut-être que la ble est secteur ne peut acquéreur du bien son muni aujourd’hui être le 1 er avec mon frère. À partir complété par une petite février 1995 pour une du qui a deux progra stamoment où la ville a été m tion de lavage et des pompes autorisée car l’investissement somme de pro- démoli 920 000 F. ainsi réalisé risquerait d’être tion pour la famille Pas ques- priétaire, elle nous a donnés 6 dans tion par an l’i le prochain. O de laisser mois pour quitter les lieux car L’enseignement de l’allemand est en La pharmacie rue des FluttesAgasses sous surveillance perte de vitesse est une réalité. L’enseignement de l’allemand est sur le déclin dans les établissements scolaires de l’académie de Besançon. De plus en plus, les élèves ont tendance à bouder cette langue vivante, qui se meurt sur les bancs de l’école. Une récente étude pilotée par le Conseil économique et social de Franche-Comté montre que “moins de 8% des élèves du primaire étudient l’allemand, alors qu’ils étaient 12% à le faire dans ces mêmes classes en 2000. Dans les lycées et collèges de l’académie, on est passé de 15% en 2000 à 12%.” Il apparaît aussi que l’allemand reste enseigné comme première langue vivante étrangère mais loin derrière l’anglais qui concerne 87% des élèves. L’étude C’ indique aussi que “parmi les élèves qui apprennent une deuxième langue vivante, 25% ont choisi l’allemand.” Là encore, cette discipline est en recul par rapport à l’espagnol qui arrive en force puisque 52% des élèves choisissent cette langue latine en deuxième option. En quarante ans, l’allemand a connu un véritable recul dans l’ensemble des établissements scolaires francscomtois, puisqu’au début des années 60, sept lycéens sur dix se tournaient vers la langue de Goethe. Pour expliquer le phénomène, différentes raisons sont avancées par cette étude à commencer par “l’ignorance des enjeux économiques et culturels liés à la maîtrise de l’allemand.” À cela s’ajoute “l’omnipotence de l’anglais.” O pinglée en janvier pour “dysfonctionnements graves” par l’inspection de la santé publique à la suite d’un contrôle inopiné, la pharmacie de la rue des FluttesAgasses (quartier des Orchamps) serait en passe d’être vendue. Mais l’acquéreur devra repartir sur des bases saines, pour éviter de nouvelles dérives. “La pharmacie ne pourra être vendue qu’à condition qu’elle soit mise aux normes. Et nous resterons vigilants sur son fonctionnement à venir” indique le service de contrôle de la direction régionale des affaires sanitaires et sociales. Il précise que la mise à prix est de “500 000 euros.” Une somme calquée sur la base du chiffre d’affaires que réalisait cette officine. Le problème est que pour l’inspection de la santé publique, “le chiffre d’affaires est anormalement élevé. Il devrait être plus bas de 50%.” C’est tout l’enjeu de l’affaire qui est en cours et qui vise à faire le point sur l’hypothèse de surfacturations supposées et “tarifées à la Sécurité sociale. En octobre, il y aura une seconde chambre disciplinaire pour évoquer É ce volet financier.” Un système rendu possible avec les patients qui bénéficient de la couverture maladie universelle. Ils ne paient pas les médicaments et c’est le pharmacien lui-même qui se fait rembourser par la Sécurité sociale sur présentation de factures. C’est donc à la Caisse primaire d’assurance maladie de vérifier si elle a été abusée par cette officine ou non. Un travail long et fastidieux. Il l’est d’autant plus que la pharmacie n’était pas informatisée. “En terme d’analyse, c’est très lourd. Nous devons aller chercher les preuves dans 7 kilomètres d’archivage de papier. Il faut ensuite tout vérifier, facture par facture. Et vignette par vignette, pour voir si la même boîte de médicaments ne nous a pas été facturée deux fois par la même pharmacie” précisent les services de la C.P.A.M. qui affirment poursuivre les investigations sur ce dossier. L’organisme public envisagera des suites à donner à cette affaire en fonction “des preuves tangibles” qu’il aura pu constituer. O bancs de la justic Un certain nombre de dysfo nctionnements ont été relev és dans une offic de Besançon par l’inspection des pharmacies qui a porté plainte. Enquêt est à la suite d’un contrôle C’ inopi- Les faits constat és dans cette offici- pharma né de l’inspection de la santé n bi ti cien Solidarité L’association bisontine Amadéa (solidarité internationale avec Madagascar) propose un conte musical d’Afrique et d’ailleurs intitulé “la lune regarde en bas et rit”. Mardi 24 mai à 19 h 30 au petit Kursaal de Besançon. Renseignements au 03 81 88 58 67. i f i l Lente agonie pour la maison Petitjean Située rue de Vesoul, avant la voie de contournement, la friche de l’ancien garage Petitjean est toujours debout alors qu’elle devait être démolie. Jacques Petitjean réagit. J acques Petitjean est amer à essence. “On avait 4 000 m2 quand il revient dans son de terrain dont 25 ares qui ancienne maison du 119, rue n’étaient pas lotis” précise-t-il. de Vesoul dont il n’est plus pro- L’espace était suffisamment priétaire. On y rentre comme important dans un moulin. Les squatters investissem pour prévoir les ents nécessaires à occasionne ls l’ont compris. la pérennité D’ailleurs, les intrus ne se sont rencontra de l’entreprise qui pas gênés pour vandaliser l’in- “J’avais it des difficultés . l’intention de reprendre térieur, du sous-sol au grenier. la société à la suite de mon père Les portes de garage sont fra- à condition que je puisse faire cassées, les murs sont taggés, une station Exposition de mosaïques de les moquettes arrachées et le importante de lavage plus .” Jana Henkrichovà à partir du lavabo de la salle de bain pul- Avec une installation située le 1er juin du mardi au dimanche vérisé. La plupart long de la rue de Vesoul des pièces sont “Je vivais de 11 heures à 21 heures au Jacques Petitje et des possibilités de stajonchées de détriSavana Café à Besançon tionnement, le calcul pouen 2003 tus. “C’est triste” dans cette (Quai Veil Picard). vait être bon. “Nous nous remis en cause à moye lâche Jacques Rens. au 03 81 50 15 62. sommes rendus en mairie Par contre, la poursui maison Petitjean d’un ton pour voir dans quelle mesu- tivité existante consterné. L’hisest p re nous pouvions construi- mais pas viable selon toire aurait pu en avec mon re et obtenir un permis.” Petitjean. Tous les mercredis à midi préêtre autrement si frère.” La municipalité a répon- L’entrepris cis, place Saint-Pierre, sous e a rapidem aux affaires de du par la négative le 2 sep- mé ses les portraits de Florence portes. La fam famille ne s’étaient pas ajou- tembre 1994. À l’époque, elle enfants a Aubenas et Hussein Hanoun donc décid tées les obligations munici- invoquait le fait que “la sta- séparer de ce pales. Al-Saadi, des textes sont lus bien imm tion se situe dans un secteur en le vendant au plus Pour comprendre, il faut remon- concerné par différents volontaires . par les aménagements Mais la ville ter à l’année 1994. À l’époque, liés ayant d N’hésitez pas à venir écouà la voie de contournement façon figé l’avenir cet homme est employé du gara- et par du si ter la voix de ceux qui parl’accès de celle-ci par la valoir un droit de prée ge géré par son père, qui se rue de Vesoul. En conséquen- urbain. lent pour que soit retrouvée Une première f trouve dans le prolongement ce, toute construction dans le s’est porté la liberté de ces deux acquéreur de la maison. L’ensemble est secteur ne confrères otages en Irak. complété par une petite sta- autorisée peut aujourd’hui être le 1 er février 1995 po car l’investissement somme de 920 000 tion de lavage et des pompes ainsi F. Pa réalisé risquerait d’être tion pour la famille de Musique Spectacle de fin d’année du C.A.E.M. (carrefour d’animation et d’expression musicale) de Planoise dimanche 19 juin à 17 heures au petit Kursaal. Renseignements au 03 81 51 21 36. Exposition Otages E NQUÊTE Audience le 23 mai Une pharmacie bisontine sur les Un certain nombre de dysfon de Besançon par l’inspection C’ Une affichette collée sur la porte de la pharmacie laisse à penser qu’il s’agit d’une simple fermeture. est à la suite d’un contrôle inopi- Les f né de l’inspection de la santé ne bi publique que la pharmacie Bon- rêté p nin, située rue des Fluttes-Agasses soire à Besançon (quartier des Orchamps) , suspe a été fermée fin janvier par arrêté maci préfectoral. “Nous avons relevé des D.R.A dysfonctionnements graves” indique la pro Élyane Maaliki, de l’inspection de la L’affa pharmacie qui a suivi le dossier. Sur cham les rayons de l’officine, l’organism e Face de contrôle attaché à la direction ganism régionale des affaires sanitaires et d’abo sociales a observé “qu’environ 70% avait u des médicaments étaient des médirée d’a caments Cyclamed.” de la g Chacun d’entre nous connaît le prinre. L’â cipe de Cyclamed. Ce dispositif inviaurait te les particuliers à retourner à leur dérapa pharmacien les médicaments qu’ils caracté n’utilisent pas. Une fois collectés, ces fession produits sont triés, contrôlés et descice d’u tinés à des associations humanitaires. l’âge lé Mais en aucun cas ils ne doivent être n’excus revendus par le pharmacien à ses dé une patients. “En France, le circuit des refusée. médicaments est sécurisé. Chaque le devai boîte est frappée d’un numéro de lot, suit Ély ce qui permet de garantir sa traçaMainte bilité. Or, les médicaments que nous tains de avons recensés échappaient à tout lisés da contrôle. Ils n’avaient pas les qualides effe tés requises pour être commercia li- des cons sés. C’était dangereux.” rait le d Recevez chaque mois à votre domicile Retrouvez notre offre d’abonnement en page 43 6 L’ÉVÉNEMENT Déchets : ce qui va changer À partir du 1er janvier prochain, c’est la communauté d’agglomération du Grand Besançon qui sera responsable de la collecte des déchets ménagers dans les 59 communes. Un transfert de compétence qui devrait induire peu de changements immédiats pour les usagers. Mais à terme, certains élus craignent une explosion des coûts. TRANSFERT Mise en application dès le 1er janvier 2006 La C.A.G.B. se charge de vos déchets À partir du 1er janvier prochain, la compétence de la collecte des déchets est transférée à la communauté d’agglomération du Grand Besançon. Un transfert qui devrait induire peu de changements pour le moment pour les utilisateurs. partir du 1er janvier chambre régionale des comptes 2006, la facture lors de son rapport sur la concernant le ramas- C.A.G.B. en décembre 2004. sage et le traitement Concrètement, rien ou presque des ordures ménagères ne sera ne devrait changer sur le terplus envoyée par la commu- rain. Les fréquences des colne de résidence, mais par la lectes et le niveau de service communauté d’agglomération rendu en périphérie tout comdu Grand Besançon. Voilà cer- me au centre-ville ne sont pas tainement le plus grand bou- modifiées. En fait, la princileversement que vont pale question soulevée par le transfert de la comconnaître tous les concerne le habitants de la zone. Doubler les pétence coût supporté par les À cette date donc, la usagers. Plus cher compétence de la effectifs ou moins cher qu’en collecte doit être transférée à la salariés de 2005 ? Difficile en fait de déterminer ce C.A.G.B., qui assula C.A.G.B. qui va changer car re déjà la compétout dépend de la tence du traitement des déchets, par l’intermé- commune et du nombre d’hadiaire du Sybert. Ce change- bitants. Première nouveauté ment résulte d’une obligation pour certaines communes, la légale en fait. “Car selon la loi collecte des déchets sera finandu 12 juillet 1999, les collec- cée par une redevance comtivités ne peuvent pas confier posée d’une part fixe et d’une la collecte à une structure et part variable selon le nombre le traitement à une autre. de personnes dans le foyer. Et Actuellement, nous nous trou- surtout celle-ci doit désormais vons dans une situation illé- être harmonisée au sein d’une gale”, affirme Éric Alauzet, zone qui bénéficie d’un même vice-président délégué en char- niveau de service. ge de la gestion des déchets à Pratiquement, le Grand Besanla C.A.G.B. Une situation çon est divisé - provisoirement incongrue qui avait déjà été au moins - en six secteurs, corpointée du doigt par la respondant aux zones aupa- À ravant couvertes par les syndicats intercommunaux, plus la ville de Besançon. “Avant, chaque commune pouvait répartir le coût de la collecte sur son territoire comme elle l’entendait. Elle pouvait choisir de faire payer une part fixe et une part variable, en fonction du nombre de personnes et de la quantité de déchets produits, ou seulement une redevance fixe par foyer. Par conséquent, deux habitants de communes voisines, avec le même niveau de service, pouvaient payer des contributions très différentes”, explique Bernard Gavignet, président de la commission de gestion des déchets de la C.A.G.B. Au sein d’un même secteur, tout le monde paye donc pareil, mais entre zones, les prix diffèrent. Certains devraient donc payer en 2006 plus et d’autres moins que les années précédentes, selon le principe des vases communicants. Mais globalement, le coût total de la collecte des déchets devrait rester pratiquement stable en 2006. “On essaye de réduire l’impact, mais beaucoup de choses nous échappent. La production des déchets augmen- Selon Éric Alauzet et Bernard Gavignet, le transfert servira à sortir d’une situation illégale. te, les normes sont en constante inflation. On ne peut vraiment maîtriser les coûts qu’en diminuant la quantité produite et en triant”, rappelle Éric Alauzet. Le plus gros changement induit par le transfert de la compétence de collecte des déchets pourrait en fait être d’ordre politique. Car avec le transfert de compétence, les personnels de la régie municipale de Besançon, en charge actuellement de la collecte, devront être intégrés à la communauté d’agglomération, ce qui aura pour effet méca- nique de doubler les effectifs salariés de la C.A.G.B. avec près de 200 personnes. De quoi asseoir son importance au sein de la vie locale, d’autant qu’elle gagne en même temps en lisibilité vis-à-vis de la population. O S.D. L’ÉVÉNEMENT 7 OPPOSITION Le conseil municipal de Pirey contre le transfert “Le coût de la collecte va augmenter pour la population” Le conseil municipal de Pirey a voté contre le transfert de compétence à la C.A.G.B. Même si le vote ne devrait avoir aucune incidence - puisqu’il reste très minoritaire au sein du Grand Besançon - il dénote l’inquiétude soulevée dans la commune. Car ici, beaucoup de choses devraient changer au 1er janvier 2006. Pirey organisait jusqu’à présent sa collecte seul et la finançait par une taxe. Il devra désormais déléguer à la C.A.G.B. et payer une redevance. Ce qui est loin de réjouir le maire de Pirey (U.M.P.) Robert Stepourjine. L a Presse Bisontine : Qu’estce que le transfert de compétence va changer pour votre commune ? Robert Stepourjine : Nous allons passer de la taxe à la redevance. C’est le point le plus important, qui risque de provoquer des réactions vives de la part des habitants. Jusqu’à présent, la collecte des déchets était financée par une taxe, qui était fonction du foncier bâti. Avec la redevance, le calcul se fait sur une part fixe et en fonction du nombre d’habitants du foyer. Ça change beaucoup de choses. Il va falloir créer un fichier et aussi le tenir à jour. Quand il s’agit de logements locatifs, il y a des changements de locataires, il faudra les prendre en compte. On sait qu’il y a beaucoup d’impayés avec la redevance, alors qu’on ne peut pas en avoir avec la taxe. Avant, la collecte des déchets était un service de proximité. Quand les habitants ont un problème, qu’un bac n’était pas ramassé, ils ont l’habitude de s’adresser à la mairie. Là, il faudra s’adresser à la C.A.G.B. La réactivité ne sera plus la même. L.P.B. : Les gens vont-ils payer moins ou davantage qu’auparavant ? R.S. : Pour certains, le passage à la redevance peut être un avantage. Pour d’autres, ce sera une catastrophe. Typiquement, une dame seule, veuve, qui vit dans une belle maison confortable paiera un montant de redevance inférieur à ce qu’elle doit acquitter actuellement. À l’inverse, une famille avec des enfants devra payer beaucoup plus cher. L.P.B. : Craignez-vous une inflation des coûts avec le transfert de com- pétence ? R.S. : Oui, certainement. Le coût va augmenter pour la population. Car c’est clair qu’il y a des choses qui feront doublon avec le secrétaire ou l’employé de mairie. Ne serait-ce que répondre à nos administrés en cas de problème. Personne n’a pu prouver qu’en créant une activité au sein d’un groupement, on réalisait des économies d’échelle. On a embauché du personnel supplémentaire dans les structures intercommunales sans en enlever dans les communes. Résultat, 80 % du personnel de la communauté d’agglomération fait ce qu’on faisait déjà dans nos communes. Je suis partisan de l’intercommunalité mais sur des projets, quand il s’agit de réaliser des choses que l’on ne peut pas faire seul : le Palais des Sports, l’accueil du T.G.V.… Mais gérer des services qui existaient déjà, ANALYSE un seul secteur. La régie reprend l’intégrité du personnel et de la L.P.B. : Certains craignent que les régie. Rien ne change pour eux. communes périphériques ne payent Il faudra qu’il y ait une transparence totale. O pour Besançon… R.S. : Non, c’est faux. D’autant qu’au niveau de la sectorisaPropos recueillis tion retenue, Besançon reste par S.D. ça ne sert à rien. Une situation différente du traitement des déchets “Ce n’est pas sûr qu’il y ait des économies d’échelle” Spécialiste en finances locales et directeur de recherche au C.N.R.S., Alain Guengant, estime que le passage de la collecte à la C.A.G.B. ne devrait pas affecter le coût global du service a Presse Bisontine : Le trans- mies d’échelle. Ce n’est pas fert de la compétence col- sûr qu’on retrouve le même lecte à la communauté d’ag- mécanisme d’économie avec glomération permet-elle de faire la collecte, en tout cas pas au même niveau. Le service coûdes économies d’échelle ? te de plus en Alain Guengant : Une plus grosse plus cher, avec C’est très diffiune exigence cile à dire. Pour ce qui est structure peut être croissante dans le ramassage. du traitement mieux placée. Par contre, des déchets, c’est évident. Cela nécessite quand des marchés avec des des structures coûteuses, tech- prestataires privés arrivent niquement lourdes. Quand à échéance, une plus grosse un certain nombre de com- structure peut être mieux plamunes se regroupent autour cée. Le marché est plus attracd’une usine, il y a des écono- tif. On a ailleurs observé une L À Pirey, on craint que la facture soit bien plus salée. amélioration des conditions. L.P.B. : Faut-il s’attendre à des coûts de fonctionnement plus élevés ? A.G. : Au niveau administratif, je dirais non, ou peu. Mais par contre, dans le cas où plusieurs régies sont transférées à la communauté d’agglomération, les conditions salariales de tous s’alignent logiquement sur le meilleur régime. Ce qui augmente les dépenses de service. O Propos recueillis par S.D. EXPLICATIONS Trente ans de conseil au service de votre intérieur feront toujours la différence. Les changements à attendre dans le détail S h ow - r o o m De façon globale, les modifications de fonctionnement, suite au transfert de la compétence à la C.A.G.B. sont réduites. Dans le détail, un certain nombre de points vont changer. Et les situations diffèrent presque commune par commune. Étude de projets . Réalisation Confection Tissus d’ameublement Voilages . stores Revêtements sols et murs Plafonds tendus Tapis . Luminaires Réfection de sièges Papiers peints et peintures Farrow&Ball 20, rue Pergaud . Besançon Tél. : 03 81 51 32 32 - Des hausses de tarif brusques à attendre dans certaines communes. En moyenne, le coût de collecte des déchets ne devrait pas évoluer. Pourtant, certaines communes risquent de connaître des variations importantes - à la hausse ou à la baisse - de leurs tarifs pour un même service. “Le budget annexe peut parfois être déséquilibré. Le niveau de redevance récolté est trop faible par rapport au coût réel du service et donc d’autres ressources - la fiscalité ou les dotations de l’État - viennent combler l’écart”, explique Alain Guengant, spécialiste de la fiscalité locale. Le déséquilibre peut aussi être inverse. Souvent, c’est un choix politique qui a présidé à cette situation. “La taxe d’enlèvement a fortement augmenté ces dernières années, avec les exigences croissantes en termes de qualité de ramassage et de tri. Et l’augmentation du coût touche directement les particuliers. Les communes pouvaient alors hésiter à répercuter cette augmentation et préféraient répartir le coût sur d’autres ressources. C’est un moyen de répartir la charge”, avance l’universitaire. - Les non-ménagers payent. Les usagers non-ménagers - administrations, écoles, commerces… - devront désormais payer la collecte de leurs déchets. Excepté à Besan- çon, le service n’était en général pas facturé par les communes auparavant. Il le sera désormais et le prix sera fixé en fonction de la taille des bacs utilisés. - De la taxe à la redevance. Le système retenu pour financer la collecte est la redevance, avec une part fixe et variable. La plupart des communes du Grand Besançon utilisaient déjà ce système, selon des modalités variables dans chacune d’elles. Dix communes utilisaient un autre système de financement, la taxe, basée sur la taille de la maison et payée directement au percepteur. Ce sont ces communes-là qui connaîtront les plus grands changements de tarifs pour leurs habitants. - Collecte hebdomadaire pour tout le monde. Quelques communes de la périphérie de Besançon, comme Beure, bénéficiaient de deux collectes hebdomadaires des déchets. La fréquence y sera ramenée à une chaque semaine. Ce qui devrait induire une diminution du coût de la collecte dans ces communes et donc une baisse du tarif pour les habitants. Normalement… O BESANÇON 8 PROJET En bref Folklore Une exposition permanente consacrée à Jean Garneret, abbé folkloriste et dessinateur, a été inaugurée le 17 septembre au musée des maisons comtoises de Nancray, fondé par Jean Garneret lui-même. Champignons Chaque mardi et vendredi jusqu’au 29 novembre, entre 7 et 9 heures, le mycologue Joël Simeray vérifie les différentes espèces mises en vente sur le Marché-Beaux arts de Besançon. Les particuliers peuvent également y faire vérifier leur cueillette. Renseignements au 03 81 87 80 90. Combattants L’association départementale des anciens combattants Algérie-Tunisie-Maroc organise la fête de l’amitié le 16 octobre dès 9 heures à l’Espace du Marais à Saône. Renseignements auprès de Jean Perrin au 03 81 50 24 57 ou Marcel West au 03 81 52 06 62. Beaux arts Exposition consacrée au dessin floral du 26 septembre au 21 octobre à l’école des Beaux arts de Besançon. Visite commentée tous les jeudis de 17 h 30 à 18 h 30. Renseignements au 03 81 87 81 33. Un des plus larges secteurs sauvegardés Unesco : Dijon est aussi dans la course Après l’arrivée d’Ikéa, l’inauguration prochaine d’un Zénith et l’ouverture d’un Planétarium, Dijon volera-t-il encore la vedette à Besançon ? La capitale bourguignonne a déposé un projet d’inscription au patrimoine mondial de l’Unesco. a richesse du patrimoi- désormais rééquilibrer sa lisne bisontin est incon- te au profit des pays du Sud, testable. Celle de Dijon la municipalité dijonnaise a l’est au moins autant. fait cause commune avec BeauLa municipalité élue dans la ne et toutes les villes concernées par la côte capitale des Ducs viticole qui relie de Bourgogne en La municipalité les deux villes. 2001 a eu le déclic une en s’apercevant dijonnaise est “C’est démarche en que jamais Dijon n’avait songé à très mobilisée. synergie qui allie le patrimoine une telle reconnaissance internationale, alors dijonnais lui-même et la côte que ses richesses - urbaines et des vins, autre richesse de la paysagères (les vignobles) - lui région. Sur le plan touristique, valent déjà une renommée tou- ces deux atouts sont indissociables. C’est la raison pour ristique internationale. Le centre-ville de Dijon pos- laquelle l’angle d’attaque du sède un des plus larges sec- dossier de candidature a été teurs sauvegardés d’Europe, élargi jusqu’à Beaune” expliavec 97 hectares au total. Un quent les services concernés à dossier de candidature à l’ins- la mairie de Dijon. cription au patrimoine mon- Voilà qui n’arrange peut-être dial de l’Unesco a donc été dépo- pas les affaires de Besançon. sé par l’équipe du maire Si les deux villes se disent inlasFrançois Rebsamen. Mais sablement complémentaires conscient que l’inscription est le maire de Besançon le répèun long parcours, d’autant plus te à l’envi -, deux projets d’une long que l’Unesco souhaite telle envergure distants de L Besançon et ses fortifications, un argument aussi fort que Dijon et son vignoble ? moins de 100 kilomètres l’un de l’autre, ont-ils des chances d’être retenus les deux ? Rien n’est moins sûr. À Dijon, on y croit autant qu’à Besançon. “Nous sommes conscients que la démarche est très longue. Cela pourra mettre 10 ans mais nous avons de réelles chances. En tout cas, la municipalité dijonnaise est très mobilisée autour de ce projet” commentent les services municipaux qui voient en la candidature bisontine “un atout complé- mentaire.” Le projet bisontin de classement à l’Unesco suit son cours. La capitale comtoise est désormais reliée à une dizaine d’autres villes. Besançon est la tête de pont d’un groupement de 8 cités françaises, toutes fortifiées par Vauban. Parmi les plus connues figurent Briançon (Hautes-Alpes), Neuf-Brisach (Haut-Rhin) ou Villefranche-de-Conflent (Pyrénées-Orientales). Car Besançon seule n’aurait pu prétendre à une telle reconnaissance. Mais dernièrement, le conseil scientifique du ministère de la Culture, chargé de valider les candidatures françaises, a souhaité étendre le réseau des 9 villes au label “Vauban”, à 12 villes. Y ont donc été ajoutées, les villes de Cussac-Fort-Médoc et Arras, ville elle-même candidate avec d’autres cités du Nord au nom de leurs beffrois. Le chemin de l’Unesco est décidément long et complexe. O J.-F.H. Du 1 au 15 octobre 2005 Vente SPÉCIALE 1400 articles* déclassés de 1 à 40 € € * Signalés en magasin horaires d’ouverture : lundi 10h - 12h / 14h-19h et du mardi au samedi 9h-12h / 14h-19h FACTORY STORE 81 rue de Vesoul - BESANÇON BESANÇON C INÉMA NOUVEAUX Projet à l’étude Le Mégarama veut revenir à la charge Après avoir essuyé un refus de la C.D.E.C. pour son extension, la direction du multiplexe étudie la possibilité de s’étendre mais dans une moindre mesure, ce qui lui permettrait d’échapper à cette commission. La ville y est fermement opposée. e projet d’extension du Mégarama a été rejeté par la C.D.E.C. Les membres de la commission se sont opposés à ce que le multiplexe construise cinq salles supplémentaires sur le site de Valentin, soit une capacité de 800 nouveaux fauteuils. Ce pro- L jet devait porter à 15 le nombre de salles et à 2 300 le nombre de fauteuils. Mais la mairie de Besançon a dit non. Jacques Mariot, l’adjoint au commerce, est ferme sur cette position. “Nous sommes totalement contre. L’offre cinéma est largement suffisante à Besançon. Entre le Le Vox pourrait rouvrir et devenir un cinéma de prestige. 9 HORAIRES CONTROLE TECHNIQUE du lundi au vendredi de 8h à 12 AUTOMOBILE et de 14h à h 18h N°1 EN EUROPE + LE SAMEDI MATIN BOUSSIÈRES 25, route de Vorges 03 81 56 62 29 Profitez de notre offre spéciale avec “LE FORFAIT PASS” cinéma Marché Beaux-Arts et le Mégarama, il y a 18 salles et je ne tiens pas compte du Plazza Victor Hugo. Vesoul ouvre aussi un multiplexe de huit salles. J’ajoute qu’en France, cette activité a perdu entre 10 une fois de plus la fuite de la et 12% de clients et 15% aux clientèle vers l’extérieur” ajouÉtats-Unis” dit-il. Pour la muni- te-t-il. cipalité, les salles obscures souf- Des propos difficilement recefrent d’une désaffection de la vables pour la direction du Mégarama. part du public Selon nos qui mérite d’être “L’offre cinéma sources, à ce prise en compte sujet, des courdans ce dossier. est largement riers houleux ont Si la demande est suffisante.” été échangés moins pressante, entre elle et la ce n’est pas le moment de diversifier l’offre. municipalité, la taxant de favoMais le principal argument de riser par sa position le cinéma la mairie est d’éviter une fois Marché-Beaux-Arts. de plus d’accentuer le déséqui- Aujourd’hui, la direction du libre entre le centre-ville et la cinéma de Valentin n’exclut pas périphérie. “Nous mettons tout de revenir à la charge avec son en œuvre pour que le centre-vil- projet. Elle pourrait le revoir le soit une vitrine commercia- également à la baisse, avec le. Ce n’est pas pour favoriser quatre salles au lieu de cinq Le contrôle est technique, notre service est humain pour une capacité totale de 400 places. Dans ces proportions, le Mégarama pourrait s’étendre sans avoir à passer par la C.D.E.C. “La loi est floue sur ce point. Pour l’instant, nous ne pouvons rien dire. Mais on se renseigne sur cette possibilité” note la direction de Valentin. En parallèle, elle étudie l’opportunité de rouvrir le Vox au centre-ville de Besançon pour en faire un cinéma de “prestige” selon nos informations. La municipalité est favorable à ce scénario. Mais Jacques Mariot n’y croit pas beaucoup. “Je le souhaite, mais cela représente un tel investissement financier que ce n’est pas encore fait.” O T.C. En bref Langues La Maison des langues (29, rue de Vesoul) a fait sa rentrée. Cours de langue, séjours linguistiques, traductions, formations informatiques. Rens 03 81 53 44 51. 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En 2005, ils étaient 30 élèves de seconde à étudier la langue de l’Empire du milieu, le proviseur en attend au moins autant pour cette année. Le chinois est même devenu pour certaines familles un critère dans le choix du lycée privé. Car depuis deux ans, l’apprentissage du chinois est en pleine vogue auprès des adolescents. En 2004, ils étaient plus de 7 600 à l’étudier au lycée dans toute la France. Des chiffres, qui même modestes, marquent une progression de plus de “Q Peggy Le resto musical Eggy Peggy (11, rue Claude Pouillet à Besançon) démarre une nouvelle saison de scène ouverte à tous les auteurs de chanson française. Nouveauté : l’endroit ouvre ses portes aux enfants de 6 à 11 ans pour des goûters magiques les mercredis dès octobre. Renseignements au 03 81 50 87 75. Théâtre “Flûte”, le spectacle d’ouverture de la saison au théâtre de l’Espace. Mis en scène et chorégraphié par Nathalie Pernette, il sera joué du 18 au 21 octobre. Nathalie Pernette et sa compagnie ont choisi de revisiter l’œuvre populaire de Mozart, la Flûte enchantée. ÉQUIPEMENT 70 élèves à l’école de chinois L’enseignement du chinois Samedi 1er octobre de 9 heures à 18 heures à Pouilley-Français (à 10 minutes de Besançon direction Saint-Vit), 15ème Foire aux saveurs d’automne : plus de 150 exposants, plus de 15 000 visiteurs attendus, des produits gastronomiques de qualité, une manifestation authentique basée sur des produits bio, de fabrication artisanale, de nouvelles productions : foie gras, gaudes, légumes bio, des centaines de cucurbitacées, escargots, volailles, gibiers, confits de canard, vin bio, épices, noisettes, fromages, pain, terrines, champignons… Avec plus de 35 artisans d’art. Nombreuses expositions. Renseignements au 03 81 87 75 19 ou la journée au 03 81 25 82 50. Eggy 11 22% par rapport à l’année pré- l’école compte 70 élèves de 6 cédente. “Sur ce point, l’aca- ans et plus, les trois quarts démie de Besançon est en d’origine française. Et parmi retard. Elle est une des trois eux, les adolescents sont de seules à ne pas avoir d’ensei- plus en plus nombreux. gnement de chinois dans le “Depuis deux ans, beaucoup public”, regrette Alain Capo- s’intéressent au chinois. Cetrossi, président de l’associa- te année, on s’attend à en tion amitiés franco-chinoises. accueillir un peu plus encore, Car en dehors du lycée privé on a déjà reçu plusieurs demandes d’inforSaint-Paul, aucun autre établisse- L’école compte mation”, reprend M. Xu. Et pour ment ne propose cette option. Plu70 élèves de répondre à la demande, l’école a sieurs démarches 6 ans et plus. créé à partir de ont été engagées cette rentrée un pour ouvrir une classe de chinois au lycée Vic- tarif “spécial lycéen”. tor Hugo, mais n’ont pas abou- La raison de cet engouement ? ti, faute de moyens financiers Une attirance pour la civilisation chinoise souvent, sa suffisants. Pour les plus déterminés, il culture ancestrale. “La Chireste l’école de chinois de l’Est ne devient de plus en plus de la France. Créée au départ importante sur la scène interen 2001 pour les enfants de nationale, on en parle beaula communauté chinoise, l’éco- coup, il y a aussi eu les manile a vu au fil des ans les élèves festations de l’année de la français arriver. “On pensait Chine en France”, avance qu’ils venaient juste par curio- Quanhua Xu. Il y a aussi l’atsité, pour quelques mois, mais trait d’une langue rare que la plupart sont restés et sui- l’on peut valoriser sur son C.V., vent toujours nos cours”, à l’avenir, à l’heure où beauexplique Quanhua Xu, le direc- coup d’entreprises renforcent teur de l’école. Aujourd’hui, leurs liens commerciaux avec Sauna, jacuzzi, salle de musculation... Le Palais des Sports prépare sa réouverture Le Palais des Sports rénové sera inauguré le 25 octobre. L’équipement est attendu avec impatience par les clubs de haut niveau, à l’image de l’E.S.B.-F. Coût total de l’opération : 11,5 millions d’euros. e premier match officiel de l’E.S.B.-F. au “nouveau” Palais des Sports de Besançon devrait se dérouler le 29 octobre prochain. Le temple dédié au sport doit être inauguré mardi 25 octobre, après deux ans d’un chantier qui n’aura pris au final que deux mois de retard par rapport au calendrier initial - il aurait dû être opérationnel en août. Les premières impressions du monde sportif semblent être très positives. Il faut dire que les sportifs de haut niveau auront de quoi être satisfaits des équipements mis à leur disposition : sauna, jacuzzi, salle de musculation, vastes et lumineux vestiaires, etc. Si l’aspect extérieur du bâtiment n’a guère changé, l’intérieur a totalement été remodelé. Deux grands vestiaires au lieu de 5 petits auparavant, des bureaux réservés aux entraîneurs très fonctionnels, une partie V.I.P. plutôt soignée et une nette distinction faite désormais entre les places “classiques” et les loges V.I.P. L’accueil du public se trouvera largement amélioré par des buvettes “beaucoup plus sympas” et des boutiques où les clubs, E.S.B.-F. et L B.B.C.D. en tête, auront tout matches, 6 devront se faire à loisir d’exposer leurs produits l’extérieur, en inversant certains, notamment celui de dérivés. Sur le plan de l’ambiance, là encore Un passage Dijon où nous devions recevoir et nous nous les choses doivent être déplacés. améliorées, notamment aisé d’une sommes Résultat, on a perdu, par un passage aisé tribune commente Christophe d’une tribune à l’autre, puisqu’elles communi- à l’autre. Maréchal, l’entraîneur des filles de l’E.S.B.-F. queront entre elles. Pour le moment, les clubs sont Pour les matches à domicile, on encore pénalisés pour le début a joué aux Montboucons. Nous de saison. “Sur les 9 premiers espérons intégrer le Palais dès la mi-octobre pour les entraînements. De toute manière, cette petite attente n’est qu’un mal pour un bien, le nouveau Palais des Sports s’annonce très bien adapté pour nous et devrait nous permettre de mieux “vendre” le produit handball.” En espérant que les résultats sportifs des clubs de haut niveau soient cette saison à la hauteur des investissements engagés. O Les abords extérieurs et les finitions intérieures sont en cours. J.-F.H. M. Xu, directeur de l’école chinoise de l’Est de la France. le géant au milliard d’habitants. Rares sont pourtant ceux qui ont choisi la voie d’Olivier. À 17 ans, le jeune bachelier a étudié le mandarin pendant un an à l’école de chinois, avec un but précis : partir six mois à Shangai, dès janvier, se perfectionner en anglais et mandarin. “Le chinois est très dif- ficile. Rien à voir avec le français, il faut tout apprendre, changer de logique. Mais le jeu en vaut la chandelle”, explique-t-il, pourtant. Il rêve de carrière dans la diplomatie ou de traducteur. Alors son futur voyage en Chine, il appelle cela “combiner l’utile à l’agréable.” O S.D. SECTES De nouvelles pratiques Les anti-sectes peinent à agir contre les nouvelles sectes Les mouvements sectaires ont changé. Fini les grands regroupements des années 80 et 90, l’heure est désormais aux petits groupes organisés autour d’un gourou. Une évolution qui rend la surveillance plus difficile. dance à s’organiser autour d’une multitude de petits gourous. “Les observateurs s’acvoles a décroché le téléphone. cordent en général à constater Au bout du fil, un homme confie que l’action des grands mouson inquiétude de voir sa fem- vements se tasse mais que l’acme embrigadée dans une sec- tivité des petits groupes se diverte, il essaye d’obtenir des infor- sifie. L’air du temps est propice mations supplémentaires. Des au développement de toutes appels de ce genre, le centre sortes de manifestations dont contre les manipulations men- il est difficile de dire si elles tales Roger Ikor de Besançon sont de nature sectaire ou si en reçoit régulièrement, mais elles relèvent du simple charmoins qu’avant. Car les mou- latanisme”, confirmait JeanLouis Lanvements sectaires sont en pleine évo- Une multitude de glais, de la lution et de plus en petits gourous. président mission interplus insaisissables. “Les doctrines se sont modi- ministérielle de vigilance et fiées, surfent sur les peurs des de lutte contre les dérives secgens. Du cancer, on est passé taires. au développement personnel. Naturopathie, relaxation, médiOn est sur des limites, des tation… Inoffensives dans la choses floues, presque totale- très grande majorité des cas, ment indénonçables car per- ces pratiques inspirées de la sonne ne vient se plaindre”, recherche du bien-être peuaffirme l’un des membres du vent parfois être récupérées à des fins différentes. “Le yoga collectif anti-secte. Si les grands mouvements, de en soi, c’est très bien. Mais cela Moon à la scientologie, exis- peut être détourné par un goutent encore et recrutent tou- rou vers une pratique plus secjours des adeptes, les nouvelles taire”, met-on en garde au pratiques sectaires ont ten- centre bisontin. O S.D. ans le petit bureau du comité de vigilance contre les D sectes à Besançon, un des béné- 12 DOSSIER Les plus belles demeures du Grand Besançon Entre les châteaux au riche patrimoine historique et les maisons d’architectes aux audacieuses touches de modernisme, le secteur de Besançon recèle de nombreux trésors cachés. Il est bien évidemment impossible de pénétrer dans l’intimité de toutes ces bâtisses d’exception, leurs propriétaires cultivant presque toujours la discrétion. Pour La Presse Bisontine, plusieurs d’entre eux ont ouvert les portes de leurs demeures, racontant tour à tour leur passion des vieilles pierres, leur goût du beau et les raisons qui les poussent à s’investir dans des projets qui la plupart du temps, sont synonymes de dépenses de temps et d’argent. Mais quand on aime le beau, bien souvent on ne compte pas… Bienvenue dans quelques-unes des plus belles maisons du Grand Besançon. I MMOBILIER Le marché du luxe De très belles demeures parfois à plus de 800 000 euros Belles demeures, châteaux, maisons d’architecte… À Besançon, le marché de l’immobilier très haut de gamme reste très étroit. Loin des régions touristiques, la région attire peu les étrangers. Et les prix restent sont souvent 20 % inférieurs à ceux de la Bourgogne voisine. Une copropriété sur les hauteurs de Bregille. 100 m2 avec piscine pour 365 000 euros. e temps en temps, on a de très belles demeures sur le marché, mais cela reste ponctuel. La région n’a pas une économie très importante, cela reste une petite ville. Il y a nécessairement moins de gens fortunés”, affirme Jean-Marie Seguin. Des belles maisons, cet agent immobilier implanté dans le centre-ville de Besançon en vend une ou deux par an. Sa dernière opération, un appartement de 320 m 2, rue Mégevand, au centre-ville de Besançon, est parti pour 400 000 euros. Et il propose en ce moment une villa avec piscine et parc au cœur de la ville pour 500 000 euros. À Besançon, le marché de l’immobilier très haut de gamme reste très étroit. “Il n’y a pas de marché du luxe comme on peut le voir sur la Côte d’Azur. On peut plus parler de demeures de charme”, explique de son côté Éric Marey, cogérant du cabinet Seiler, spécialisé sur le secteur de l’immobilier haut de gamme. Dans le petit cabinet feutré, on maintient une confidentialité absolue sur les biens en vente, à la demande des clients. “C’est presque un travail en souterrain. Les clients craignent les “D curieux. Et dans certains cas, pour des P.D.G. sur le départ par exemple, maintenir le secret est important”, explique-t-on. Actuellement, le cabinet a sur le marché une dizaine de biens dont la valeur dépasse les 800 000 euros. De somptueuses maisons d’architectes avec piscine intérieure ou des châteaux. “Mais ces biens sont souvent très difficiles à vendre. Pour les constructions modernes, les gens préfèrent souvent faire construire. Il faut vraiment un coup de cœur”, ajoute Éric Marey. Dans beaucoup de régions françaises, l’immobilier de luxe a profité de l’arrivée sur le marché d’étrangers à la recherche de maisons secondaires. Pas la Franche-Comté. Trop à l’écart des sentiers touristiques, elle n’attire que peu les étrangers et les Parisiens. Conséquence logique, les prix y sont moins élevés qu’ailleurs. De l’ordre de 20 % moins cher par rapport à la Bourgogne voisine plus touristique et avec un rapport de 1 à 3 par rapport à la vallée du Rhône et les régions les plus prisées. Pour des vieilles pierres, il faut compter 950 000 euros pour un château en vente en ce moment, avec 1 000 m2 de surface habitable. Pour les amateurs, trois châteaux d’importance sont à vendre aux environs de Besançon. En Haute-Saône, le château de Neuvelle-lès-La-Charité serait en passe d’être racheté par un Américain. “Il y a toujours des acheteurs pour les demeures de tailles réduites. Pour les grosses bâtisses avec énormément de travaux à effectuer, c’est souvent très compliqué”, confirme Michèle Manchet, déléguée régionale de la demeure historique, une association de défense des propriétaires de monuments historiques. Châteaux de villages, maisons de maître ou presbytère, de tailles plus modeste, sont de fait plus courtisés. “Quand on descend de gamme, des demeures entre 450 et 600 000 euros, qui restent de très jolies propriétés trouvent beaucoup plus facilement preneur. Et là, ce sont souvent des gens qui viennent s’installer dans la région pour des raisons professionnelles qui achètent. Des P.D.G., cadres supérieurs, professions libérales…”, reprend Éric Marey. Moins sélectif, ce marché de la belle demeure représente près de 5 % des transactions immobilières. O S.D. LE DOSSIER 13 PATRIMOINE R ÉNOVATION Rénovation sous contrôle Dans les demeures historiques, le casse-tête de la rénovation Dix millions d’euros supplémentaires pour la restauration Toitures abîmées, murs en mauvais état. Pour de nombreuses demeures et châteaux, il faut restaurer sans cesse. Des travaux sont souvent très coûteux. Et l’aide financière de l’État reste limitée. Face à la grogne des professionnels de la restauration du patrimoine, l’État a débloqué de nouveaux fonds pour des opérations de rénovation en région. D.R.A.C., la direction régionale des affaires culturelles. Pour aider à la sauvegarde du patrimoine, l’État a une botte secrète, l’avantage fiscal sous forme de défiscalisation jusqu’à 100 % du montant des travaux en cas d’ouverture au public. Mais si les propriétaires privés ont des aides, ils sont aussi très strictement contrôlés. Impossible de rénover sans tenir compte du style et des matériaux originaux. “Quand vous achetez un monument historique, ce n’est pas pour le transformer en lui ajoutant des fenêtres en P.V.C. Vous vous trouvez contraint de garder le caractère d’origine, mais vous l’avez choisi”, explique Marc Wattel, directeur du service départemental de l’architecture et du patrimoine. C’est l’architecte en chef des bâtiments historiques - ils sont 55 dans toute la France - qui supervise les travaux du patrimoine classé. “Si on juge que cela va à l’encontre de la conservation des monuments, on peut refuser les travaux ou dans le cas contraire se substituer au propriétaire quand le bâtiment est en péril”, poursuit Pascal Migneret. “Il y a deux choses qui tuent les monuments : l’absence d’argent des propriétaires qui interdit les restaurations nécessaires et l’excès d’argent. Car si on se met à tout refaire à neuf, ce n’est plus un monument, c’est Disney.” O otre sentiment, emplois dans tout l’Hexac’est qu’il y a eu gone, est directement affecune restriction té par le nombre de chantrès nette dans le budget. tiers. “On a eu des Donc il a moins d’opéra- difficultés sur les crédits tions de restauration et de paiement, cela a créé comme c’est notre activité quelques tensions”, reconéconomique, c’est plus dif- naît Pascal Migneret, à la ficile d’en vivre”, affirme D.R.A.C. Aubert Gérard, le direc- Sensibilisée à la fragilité du secteur, la teur du centre de restauration “On ne peut D.R.A.C. affirme “essayer de des œuvres d’art et du qu’applaudir maintenir un équilibre entre patrimoine, implanté à et encourager les différents savoir-faire lors Vesoul. l’État.” du choix des Pour faire face chantiers à à la grogne des professionnels du patri- venir, afin de permettre à moine, qui menaçaient de toutes les entreprises de perturber les Journées du continuer à travailler.” patrimoine, le ministère Aubert Gérard, lui, se dit de la Culture a débloqué satisfait des mesures 10 millions d’euros pour annoncées. “On ne peut des opérations de restau- qu’applaudir et encourarations en région. Maîtres- ger l’État. Car le patriverriers, tailleurs de pier- moine, qui est un élément re, le secteur de la moteur du tourisme, en a restauration, 45 000 besoin.” O our acheter un château, il faut vraiment du courage. Cela demande énormément d’investissement. Même un salaire élevé de cadre supérieur n’y suffit pas.” Déléguée nationale de la demeure historique, une association qui joue grosso modo un rôle de syndicat des propriétaires de vieilles maisons de charme, Michèle Manget connaît tous les dessous et les affres de la vie de château. “Quand on sait tout, ça ne donne pas forcément envie d’en acheter”, souritelle. Maisons de maître, château médiéval ou grand siècle, demeures bourgeoises du XIXème siècle, la Franche-Comté ne manque pas de bâtiments historiques remarquables. Ils seraient à peu près 5 à 600 sur toute la région. Et la plupart appartient à des propriétaires privés. Un patrimoine qu’il faut cependant entretenir et même parfois remettre entièrement en état. Et cela coûte cher. “Le pire, ce sont les monuments de la fin du XIXème siècle à restaurer. Il y avait une vraie débauche de moyens, des choses très compliquées, hors de prix à rénover”, remarque Lionel Estavoyer, spécialiste du patrimoine à la mairie de Besançon. Toitures à refaire, terrasses et murs à consolider, les coûts de travaux peuvent rapidement doubler la valeur d’achat. Et plus le châ- “P G ENEUILLE teau est grand ou abîmé, plus la tâche est immense et parfois hors de portée des propriétaires. Pour cela, il existe des aides publiques à la restauration des demeures remarquables privées. Une aide de l’État et des collectivités territoriales qui peut aller jusqu’à 50 % du coût des travaux, lorsque le bâtiment est classé aux monuments historiques, c’est-àdire reconnu d’intérêt national et atteindre 10 à 20 % quand il n’est qu’inscrit aux monuments historiques, pour le patrimoine de moindre importance. Mais les moyens sont faibles, voire très faibles. Le budget total alloué à la sauvegarde du patrimoine en France atteint les 500 millions d’euros en 2005, dont 4 millions sont dédiés à la Franche-Comté. Une somme à laquelle il faut toutefois ajouter la part versée par la Région et le Département également. Pas suffisant pour couvrir tous les besoins. “Les travaux d’entretien ne sont plus aidés. Seule la restauration peut être financée. Mais quand les dotations diminuent, il faut attendre”, explique Michèle Manget. “Globalement, il n’y a pas eu de baisse du montant consacré au patrimoine. Mais en 2002, on a recensé les sites avec des urgences sanitaires à traiter en priorité, donc de fait, les crédits ont été concentrés”, affirme Pascal Migneret, conservateur en charge des monuments historiques à la S.D. “N Château de la Dame blanche Les châteaux se transforment en hôtel de luxe Agent immobilier, Michel Bitard a racheté le château de la Dame blanche à Geneuille et l’a transformé en hôtel-restaurant de luxe. Une façon de tirer parti du cadre. ans l’ancien corps Sans une autre activité, je ne de ferme, Michel m’en sortirais pas. Tout est Bitard déambule démesuré. Les gens ont tenentre les planches dance à nous comparer aux de bois et les kilo- autres restaurants du centre mètres de fils qui courent sur de Besançon. Sauf que les le sol et tient à montrer l’avan- charges ne sont pas compacée des travaux. Treize nou- rables. Il me faut entretenir un velles chambres, de style plus terrain immense, chauffer, les moderne, devraient bientôt frais sont énormes”, affirme venir compléter l’hôtel-res- Michel Bitard. L’hôtel est encore taurant de la Dame déficitaire et perd blanche. “Des Allemands 200 000 euros Tombé en admiration devant ce petit qui sont arrivés chaque année. Mais la clientèle château au milieu d’un immense parc en hélicoptère.” est là. “Pendant la belle saison, on arboré de 7 hecmarche très fort, tares, l’agent immobilier bisontin l’a acheté il y a surtout avec les mariages et trois ans. La demeure est beau- baptêmes. Et la clientèle vient coup trop vaste pour être habi- de partout. Des Lyonnais, des tée, Michel Bitard décide d’en Parisiens, des Suisses.” Avec faire un hôtel ainsi qu’une sal- fierté, le propriétaire raconte le de séminaires. Comme la avoir reçu déjà à plusieurs Dame blanche, de nombreux reprises des artistes du show châteaux servent de cadre à business, Michel Sardou, l’imides lieux de villégiature ou de tateur Laurent Gerra, et des loisir souvent haut de gamme. clients fortunés un peu excenUne façon de tirer profit de la triques, “des Allemands qui disposition des lieux et de sont arrivés dans le parc en financer l’entretien. “Mais cela hélicoptère.” O coûte cher et prend du temps. S.D. D Michel Bitard, propriétaire du château de la Dame blanche à Geneuille. Difficile de rentabiliser rapidement un tel édifice. 14 LE DOSSIER VAIRE-LE-G RAND Château du XVIIIème siècle Un jardin à la française à reconstituer Le château de Vaire-le-Grand et son jardin à la française a servi pendant des décennies de colonie de vacances et de maison de repos. Depuis 1985, il appartient à la famille Montravers qui œuvre pour lui redonner son luxe du siècle des Lumières. ans la cour d’entrée, le petit groupe attend le début de la visite. Un des couples connaît déjà les lieux, y est venu il y a six ou sept ans, D “mais on voulait voir un peu l’évolution.” “Les changements, vous allez les remarquer, c’est sûr”, répond Claude Montravers, avant de détailler les améliorations du jardin sur Les jardins donnent tout son attrait à Vaire. Une imposante bâtisse qui domine le Doubs. JALLERANGE une petite maquette. Comme été depuis restauré par ses tous les week-ends d’été, le nouveaux propriétaires qui château est ouvert à la visi- tentent de lui redonner son te. “On le fait parce que ça luxe d’antan. Une tâche nous plaisait. Et l’argent des immense. “En 10 ans, on a planvisites pallie un peu aussi les té 2 000 charmilles pour redoncoûts d’entretien, même si c’est ner de la structure au jardin, presque rien”, explique-t-elle. des tilleuls ont été remplacés Depuis 1985, Claude Mon- dans le jardin d’hiver. Et on essaye surtout d’entravers est propriéle jardin, car taire de Vaire-lells tentent tretenir tous les jours ça Grand et de son pousse”, énumère-tjardin à la française de lui elle. Un plan du jarqui domine le Doubs. La famille vit au pre- redonner son din de 1809 a été retrouvé, depuis mier étage, le rez-dechaussée a été amé- luxe d’antan. Claude s’échine à lui redonner son aspect nagé et meublé pour le public. “Le château s’en- originel et retrace des allées dormait. On ne voyait plus les qui avaient disparu, replace jets d’eau, les ifs n’avaient plus des fontaines. Pour s’occuper aucune forme. Il a fallu aus- de ses 3,5 hectares, un jardisi tout refaire dans la maison. nier vient aider de temps en On y est allé tout doucement, temps, la châtelaine s’occupe en restaurant nous-mêmes et du reste. Et toute la famille selon nos moyens avec le s’investit. Sa fille Virginie, qui a étudié l’histoire de l’art, a temps”, explique-t-elle. Un temps utilisé comme colo- entrepris des recherches sur nie de vacances - comme beau- le château. Et c’est elle qui fait coup d’autres châteaux et les visites, en alternance avec belles demeures - puis com- sa mère. O me maison de repos, Vaire a S.D. Château et jardin du XVIIIème siècle “On se sent une obligation de continuité” Il y a une dizaine d’années, Bertrand de Vaulchier et sa sœur ont reçu en héritage d’une amie et lointaine parente, le château de Jallerange et son jardin. Depuis, ils s’emploient à l’entretenir pour continuer à faire vivre son histoire. i certains lieux ont une amie et lointaine parente de âme, Jallerange en fait la famille, les Vaulchier ont partie, sans aucun dou- hérité des murs et de l’histoite. Dans le salon atte- re du château. Depuis, Bernant au jardin, des portraits trand ainsi que son frère et sa d’hommes graves en tenue sœur restaurent les bâtiments, d’apparat décorent les murs. entretiennent les jardins. Du regard, Bertrand de Vaul- Toutes les toitures ont dû être chier connaît tout d’eux, entièrement refaites en petites désigne les uns et les autres, tuiles anciennes. “Ça demanraconte leur vie, leurs succès. de des investissements en temps Il y a là Claude-Nicolas Seguin et en argent. C’est un choix de vie. On y passe de Jallerange, architecte du Personne n’habite tout notre temps libre, toutes nos jardin et propriétaire des en permanence vacances. Certes il y a des agrélieux, son père. ments, c’est Pendant près de le château. beau, mais on ne 250 ans, le château est resté aux mains de peut toucher à rien”, reprendleurs descendants. “Il y a une il. âme qu’on souhaite conserver. Mais le trésor de Jallerange, Le fait d’avoir une histoire, c’est son jardin, sur quatre que toutes les archives, leurs hectares. Un jardin à la francorrespondances soient ici, çaise dessine un carré parfait nous donne une responsabili- de tons verts et roses, puis la té différente. On se sent une perspective monte le long d’une obligation de continuité, que grande allée jusqu’à un bosla chaîne ne s’arrête pas avec quet d’arbres. De là, la vue nous”, explique Bertrand de embrasse le parc à l’anglaise, Vaulchier, qui est aussi délé- sur le côté, planté de grands gué départemental de l’asso- arbres. Geneviève, sa sœur, ciation vieilles maisons fran- arrose et prend soin du carré çaises qui œuvre pour la français. Pour elle, l’amour du promotion du patrimoine his- jardin est communicatif. “Quand des entreprises vientorique. Il y a une dizaine d’années, à nent réaliser des travaux de la mort de la dernière des- taille, on sent qu’ils commencendante des fondateurs, une cent à prendre goût au jardin S petit à petit, qu’ils posent sur lui un autre regard”, dit-elle. Pour le moment, personne n’habite en permanence le château. Car il faut moderniser la maison, qui a connu peu d’évolution depuis le XVIIIème siècle, la mettre en conformi- té aux exigences de confort actuel tout en gardant son authenticité. “Alors on s’installe petit à petit. On ne peut de toute manière pas chauffer comme un appartement ou alors il faudrait gagner au loto”, s’amuse Bertrand de Les jardins, l’autre richesse de Jallerange. Vaulchier. Pour occuper toutes les dépendances, il envisage peut-être aussi de créer des chambres d’hôtes. Mais poursuit-il, “cette demeure, c’est un boulet. Mais c’est aussi pour cela qu’on s’y attache. Avant, je n’étais pas particulièrement attaché à ce jardin, je gardais un œil extérieur. Mais quand on est dedans, qu’on y participe, on le côtoie de façon différente.” Et de son salon, Claude-Nicolas Seguin de Jallerange continue à veiller sur ses successeurs. O S.D. Une demeure du XVIIIème siècle, aux confins du canton d’Audeux. LE DOSSIER 15 AVANNE-AVENEY Belle demeure du XVIIème siècle “Au final, le coût n’est pas élevé pour une très belle maison” Ancien directeur de banque, Gérard Grosperrin, 53 ans, rachète des maisons pour les restaurer. Pour l’amour des vieilles pierres mais aussi pour profiter des avantages fiscaux liés à la rénovation d’immeubles locatifs. uand il est venu pour la pre- ration est intéressante financièremière fois la visiter, la bâtis- ment. Lorsque la maison est mise en se avait triste allure, camou- location, les aides à la rénovation sont flée derrière un vieux crépi qui importantes. “Lorsque l’on garde la s’effritait. L’ancienne maison vigne- structure globale de la maison et que ronne du XVIIème siècle, agrandie deux l’on s’engage à louer pendant trois siècles plus tard en jolie maison de ans, les travaux sont déductibles des revenus fonciers et permaître, était restée inoccupée et abandonnée pen- La demeure, mettent un déficit foncier jusqu’à 10 700 euros pendant une trentaine d’ande nouveau dant toute la durée du channées. explique Gérard GrosAncien directeur de banque pimpante, est tier”, perrin, qui a déjà réalisé en Savoie, Gérard Grosune opération similaire près perrin, 53 ans, l’a rachetée louée. d’Annecy. Il a également en 2001 et complètement restaurée depuis. “C’est mon échap- reçu des subventions de la part de patoire. Je voulais une activité qui l’agence nationale pour l’améliorasoit dans la nature, pour me changer tion de l’habitat (A.N.A.H.) pour aider les idées par rapport à mon métier. à la rénovation. Je suis un amoureux des vieilles Grâce au label de la fondation du pierres. Et le plus beau, c’est de faire patrimoine, Gérard Grosperrin a pu revivre un endroit qui était assoupi refaire les 400 m2 de la toiture de la depuis si longtemps”, explique-t-il. grange en déduisant la moitié du coût Désormais, la demeure, de nouveau de ses travaux de son revenu. “Il faut pimpante, est louée. Car si l’homme un peu de courage et aimer la resd’affaire restaure de l’ancien, ce n’est tauration. Mais au final, le coût n’est pas uniquement par passion du patri- pas élevé pour une très belle maison. moine. Mais aussi parce que l’opé- L’équivalent d’une maison neuve de Q M ISEREY-SALINES 150 m2 et 10 ares de terrain”, affirme-t-il. S’il le souhaite, il pourra occuper la demeure dans cinq ans au plus tôt. Il aura alors une demeure de caractère de plus de 250 m2. Et un grand parc qui descend jusqu’au Doubs. O S.D. Une cour intérieure de toute beauté. Un ancien banquier amoureux des belles pierres. Un presbytère du XVIIème siècle Raymond Bas se bat pour la sauvegarde du patrimoine Bénéficiant du label “fondation du patrimoine”, la demeure de Raymond Bas est un ancien presbytère de pierres claires dominant le village. e la terrasse ombragée, la vue embrasse tout Miserey-Salines. D’une main, Raymond Bas s’amuse à inventorier les nouveaux lotissements, qui ont un peu changé le visage du bourg. Après toute une vie passée à Paris, Raymond, retraité, a choisi de revenir l’année dernière s’installer dans la maison familiale. Un ancien presbytère, confisqué à la Révo- D Cheminée d’époque. Un jardin où il est agréable de flâner. lution et racheté au milieu du XIXème siècle par un aïeul instituteur et transmis depuis, de génération en génération. Cachée derrière son porche, la demeure massive en pierre blanche a même conservé son jardin de curé, qui surplombe la vallée. “Cette maison, c’était des souvenirs. Pendant la seconde guerre mondiale, on y a vécu. Après avec mon père, puis avec mes enfants on venait passer des d’experts selon l’intérêt hisvacances ici”, raconte-t-il. À torique du bâtiment, le label l’intérieur, une imposante che- vise à aider la restauration du patrimoine de minée de pierre Un ancien proximité non prohabille la pièce printégé, lavoirs, moucipale. Il y a un an, sa maison a reçu le presbytère, lins ou belles demeures, grâce label de la fondation du patrimoine, com- confisqué à la notamment à des me une quinzaine Révolution. déductions fiscales. Grâce à celui-ci, le d’autres demeures remarquables du département. propriétaire a restauré un petit Accordé par une commission muret en partie effondré et attaqué par la végétation. Mais si Raymond Bas a fait la démarche auprès de la fondation du patrimoine, c’est aussi dans un autre but précis. Au fond de son jardin, un haut mur d’énormes blocs de pierres sombres, enchâssés les uns sur les autres à la perfection, ferme la propriété puis longe la route un long moment. C’est ce mur - non daté - que Raymond Bas voudrait protéger. “Ce patrimoine est peu connu. Mais il mérite aussi d’être sauvegardé. Tout un tas de moulins, de maisons intéressantes menacent de disparaître car elles ne sont pas protégées justement”, affirme-t-il. Le label n’apporte actuellement aucune protection juridique. Mais il pourrait peutêtre dissuader des projets qui iraient à l’encontre de sa sauvegarde, espère Raymond. O S.D. 16 LE DOSSIER TENDANCES Un petit nombre de réalisations La maison d’architecte reste rare Les lotissements prolifèrent. Mais ils révèlent une standardisation de l’habitat dans laquelle la maison d’architecte ne trouve pas sa place. a maison d’architecte est un produit rare. Elle n’est pas représentative du marché de l’immobilier que se partagent pavillonneurs et constructeurs de maisons individuelles. Seule une minorité d’investisseurs (entre 5% et 10%) choisissent de se soumettre à l’imagination d’un de ces professionnels qui va prendre en charge leur projet de construction. Question de prix, de culture, de complexité, les raisons pour expliquer la distance du grand public par rapport aux architectes sont diffuses. Le C.A.U.E. (conseil d’architecture, d’urbanisme et d’environnement) apporte d’autres éléments de réponse d’ordre sociologique. “Les maisons d’architecte sortent de l’ordinaire. Tout le monde aujourd’hui n’a pas envie d’une maison originale qui les expose. Ils ne veulent pas être montrés du doigt parce qu’ils vivent dans une habitation innovante” constatent les services du conseil. La L Il y a ceux qui ont une tendance moderne avec des volumes sans toiture et des toits terrasses et ceux qui sont tournés plus précisément vers l’écologie et qui travaillent sur des matériaux tels que le bois. Ils veillent à trouver la meilleure exposition profession des architectes n’est de la maison sur le terrain. pas non plus tout à fait inno- Ceux qui allient ces deux sencente à cette situation. “Il faut sibilités existent aussi. Finaaussi reconnaître que les archi- lement, lorsqu’une personne tectes ne sont pas forcément fait appel à un architecte, ce prêts à construire la maison de n’est pas seulement pour avoir Monsieur Tout-le-monde. Ce une maison qui sorte de l’orn’est pas de l’élitisme de la part dinaire. C’est une motivation qui tient plus du de la profession. de vie. C’est Mais ce n’est pas tou“C’est une mode une utilisation noujours rentable de trade matériaux vailler sur des promotivation velle innovants, qui perjets de particuliers.” La rencontre entre qui tient plus mettent par exemple de réduire également les deux entités ne relève donc pas de du mode de les coûts de construction” ajoute le l’évidence, mais vie.” C.A.U.E. d’une volonté comLa plupart des parmune de construire une maison qui va correspondre ticuliers qui ont une maison à une manière de vivre d’un d’architecte estiment qu’à surcôté, et de l’autre à un travail face égale, leur habitation ne sur l’esthétisme d’un tout. Il leur a pas coûté plus cher que n’y a pas vraiment de mode s’ils étaient passés par un dans les maisons d’architecte. constructeur de maisons indiChacune a sa personnalité. Le viduelles classique. “La différésultat dépend de la qualité rence de prix, s’il y en a une, de la rencontre entre l’inves- repose sur les frais d’étude. Le tisseur et le concepteur. “On problème est que lorsqu’on achèretrouve cependant différentes te une maison standard, nous sensibilités chez les architectes. ne sommes pas toujours très bien dedans. Des particuliers entreprennent à nouveau des travaux pour adapter leur maison à leur façon de vivre.” Malgré tout, le déséquilibre est palpable entre constructeurs qui proposent cependant des possibilités pour donner une touche d’originalité à une maison, et l’architecte. Les premiers sont parfois plus des commerciaux, les seconds sont à la recherche de projets originaux. “Nous assistons à une standardisation de l’habitat. Aujourd’hui, en lotissement, on rajoute des excroissances dans l’architecture des maisons pour faire croire qu’il y a de la recherche. Mais ces réalisations sont en fait très compliquées alors que les architectes travaillent sur des volumes assez simples pour entrer dans un budget serré.” Selon le CA.U.E. les maisons d’architecte seraient donc plus sobres et contemporaines. “Il y a beaucoup d’idées reçues contre lesquelles nous essayons de lutter. Nous devons expliquer et montrer aux gens l’intérêt et le plaisir qu’il y a à vivre dans ces maisons-là.” Entre une maison d’habitation ordinaire et un projet esthétique, c’est le grand écart qui pour l’instant ne se referme pas. O T.C. La maison d’architecte connaît un développement modeste. BESANÇON 67 rue des Cras I 03 81 25 52 55 BESANÇON PLANOISE Centre commercial de l’Ile de France I 03 81 41 37 46 BESANÇON 2 avenue Fontaine Argent I 03 81 25 08 68 BESANÇON 11 rue Pasteur I 03 81 82 25 19 LE DOSSIER 17 MAISON D’ARCHITECTE Une verrière de 5 m de hauteur De l’espace à la lumière, il n’y qu’un pas La géométrie de cette maison lui donne son aspect rectangulaire. Un esthétisme rigoureux, parfois austère, mais qui n’empêche pas la convivialité. est le genre de maison pour départ, ça fait un choc, mais dans le lequel les avis sont partagés. sens positif du terme” ajoute-t-elle. La Face à des concepts qui sor- géométrie de cette maison lui donne tent des règles de l’habitat son aspect rectangulaire comme si le traditionnel de la région, certains adhè- jeu de construction avait été d’assemrent, d’autres pas. En tout cas le sty- bler des blocs. Ce qui impressionne ce le convient à Julien et Hélène, les pro- sont les ouvertures. À commencer par priétaires de cette demeure proche de cette verrière de cinq mètres de hauteur qui inonde la maison de Besançon qu’ils ont fait lumière. “C’est très agréable construire il y a quelques “Trouver l’hiver.” De l’intérieur, on proannées. Elle répond à leur de l’extérieur et du point exigence de modernité. Pour l’architecte fite de vue imprenable. Les autres arriver à ce résultat, le couple qui voulait quittait l’habitaqui vous ouvertures, plus petites, sont disposées de manière à laistion humide et sombre qu’il louait, a confié ses intentions comprend.” ser circuler cette lumière dans Un intérieur très tout l’espace. “Nous n’avons à un architecte. “On voulait lumineux et de du neuf. Nous avions des représenta- pas une seule fenêtre identique. C’est grands volumes. tions précises sur les espaces intérieurs. du sur mesure.” Les volumes étaient définis, il nous La maison s’étend sur 140 m2 répartis manquait l’enveloppe qui allait conte- sur deux niveaux. L’ensemble est en nir tout ça. On attendait de l’architec- béton, à l’exception d’une partie coute qu’il mette en valeur nos idées” racon- verte d’un bardage bois à l’arrière du te Hélène. bâtiment, là où se trouve une vaste terLes deux exigences principales de ces rasse harmonieuse et tranquille. “Au investisseurs étaient un grand espace départ, nous voulions construire cette à vivre et de la lumière. Sans oublier maison avec de la brique. Mais il s’avèun budget à ne pas dépasser. Sur le re que les coûts de maçonnerie étaient reste, Hélène et Julien étaient prêts à 30% plus élevés qu’avec de l’aggloméré faire des économies. classique. Alors nous avons renoncé.” Les premières esquisses tombent. “Au Dans cette demeure, les communica- …/… C’ Une maison de 140 m2 habitables. 18 LE DOSSIER Une verrière d’une hauteur de 5 mètres. tions sont fluides. Du séjour, un escalier conduit au garage transformé depuis en une chambre d’ami et salon télé. Il n’a jamais servi à sa fonction primaire. Les voitures ont désormais leur place dans un abri plus accessible. Les aménagements paysagers sont soignés tout autour de la maison qui a trouvé sa place dans un écrin de verdure, avec en contrebas de l’ensemble une piscine. Pour l’instant, c’est le gaz de ville qui est la source d’énergie principale. Mais le couple qui récupère déjà l’eau de pluie pour l’arrosage et le nettoyage n’exclut pas de passer à l’énergie solaire. Une évolution qu’Hélène et Julien apporteront sans doute à leur habitation. Cette nouvelle étape leur correspond. “L’important est de trouver l’architecte qui vous comprend, avec lequel vous vous entendrez bien et qui va donner de la valeur à vos idées. C’est primordial.” Et selon eux ça, ne coûterait pas plus cher. O T.C. À l’arrière du bâtiment, une terrasse agréable. Bang & Olufsen Besançon inaugure son nouveau magasin. Venez le découvrir au cours d’une semaine d’exception du 30 septembre au 8 octobre 2005. Bénéficiez exceptionnellement de 5 ans de garantie sur tous vos achats* BESANÇON 67 rue des Cras I 03 81 25 52 55 BESANÇON PLANOISE Centre commercial de l’Ile de France I 03 81 41 37 46 BESANÇON 2 avenue Fontaine Argent I 03 81 25 08 68 Bang & Olufsen Besançon 117, Grande Rue, 25000 Besançon 03 81 81 33 67 BESANÇON 11 rue Pasteur I 03 81 82 25 19 *Offre valable hors accessoires et téléphones, du 17 septembre au 17 novembre 2005 LE DOSSIER 19 TÉMOIGNAGE Vivre dedans dehors Quand le bois rencontre le verre Cette maison ossature bois a bientôt dix ans. Son aspect extérieur et sa fonctionnalité la classent encore au rang des projets d’avant-garde. Un escalier central dessert les pièces situées à des demi-niveaux. “Il y a une liberté de création avec le bois qui est beaucoup plus importante.” hilippe et Maryse n’étaient pas arrêtés sur leur projet immobilier. Retenu pour le travail à Besançon, le couple a finalement choisi de vendre la maison qu’il occupait en Haute-Saône pour se rapprocher de la capitale régionale dans les années 90. Sur place, ils ont commencé par éplucher les petites annonces des magazines à la recherche d’une maison “d’occasion” dans l’agglomération. En vain. “Puis nous sommes allés voir P les constructeurs et les pavillonneurs, mais les constructions qu’ils proposaient étaient classiques” raconte Philippe. Difficile de se résigner à bâtir une maison comme toutes les autres quand on possède un minimum de sensibilité architecturale. Alors ils se sont tournés vers l’homme de leur situation : l’architecte. “Nous lui avons donné carte blanche. Nous lui avons juste donné quelques directives générales à savoir que nous voulions quatre chambres, salon, À la rencontre du bois et de la lumière. séjour, cuisine.” À cela s’ajoute une envie rement vitré. “C’est très agréable. Dès que le d’espace, de lumière et si possible écologique. jour se lève, on a l’impression de vivre parL’autre exigence pour l’architecte était cel- tiellement à l’extérieur du fait des grandes le du budget. Le projet devait tenir à l’époque verrières et de la verdure.” Ces ouvertures dans une enveloppe de 700 000 F (105 000 sont inadaptées lorsque le vis-à-vis est trop euros) hors prix du terrain. présent. Le résultat est surprenant. Dans un quar- L’escalier mène ensuite vers les chambres tier résidentiel de la périphérie bisontine, et la salle d’eau. Tout en haut, la dernière une maison cubique ossature bois, posée sur chambre ouvre sur un petit patio vitré qui un socle en béton et qui donne l’impression est aussi une source de lumière naturelle d’être ceinturée de verre. “J’avoue pour cette maison au toit plat. que je ne m’attendais pas à ce sysÀ l’origine, Philippe et Maryse “Le verre avaient envisagé d’installer un système cubique” confie Philippe. La plus grande difficulté sera de troude chauffage solaire. Mais à a les défauts tème ver des artisans pour concrétiser l’époque, le dispositif trop coûteux le projet. Ni le garage, ni le sousvenait grever leur budget. Finalede ses sol ne sont intégrés à cette strucment, les vastes baies vitrées jouent ture afin “de ne pas casser la penqualités.” un peu ce rôle-là. “C’est ce qu’on te du terrain. La maison est appelle le rayonnement solaire pasconstruite par rapport au terrain exposé Nord.” sif. C’est-à-dire que par la taille des fenêtres, L’architecte a pris soin de placer l’édifice suf- par rayonnement, on chauffe la maison en fisamment haut dans la pente “pour per- hiver. Le problème est que le verre a les défauts mettre de capter un maximum de lumière.” de ses qualités.” En été, au contraire il y a À l’intérieur, le cube s’anime. Visite guidée. un risque de surchauffe. “Il faut ombrer par À partir d’un escalier central, on accède à l’intermédiaire de stores anti-chaleur. C’est des pièces qui se situent à des demi-niveaux. impératif.”À l’arrière de la maison, dans la Il y en a cinq au total pour une surface glo- continuité du salon séjour se trouve la terbale de 125 m2. Du premier niveau qu’est le rasse. Endroit tranquille, c’est une invitarez-de-chaussée, on accède directement par tion à la détente. O l’escalier au salon séjour salle à manger entièT.C. La dernière chambre ouvre sur un patio. Jusqu’au samedi 1er octobre 2 semaines de bonnes affaires Reprises jusqu’à * € 00 ARGUS +20 de d + x s vis i o C h ule c i h vé 2 e s e l ib 0 0 0 r u s LUXEUIL-LES-BAINS s e t si VESOUL GRAY BESANÇON MORTEAU FOUCHERANS PONTARLIER CHAMPAGNOLE LONS-LE-SAUNIER 3000 m GROUPE CÔNE DEFFEUILLE SAINT-CLAUDE 2 D’EXPOSITION NOUVEAU PARC Plus de 300 véhicules d’occasion toutes marques GROUPE CONE-DEFFEUILLE SODICA J.P CÔNE 5, boulevard Kennedy • BESANCON Thierry Loraud : 03 81 54 25 44 - Bruno Prost : 03 81 54 25 39 BESANÇON QUARTIER 21 Les habitants s’organisent Les Vaîtes demandent des explications Les habitants de ce quartier Est de Besançon s’organisent face à la municipalité qui, dans le cadre de sa réflexion sur l’élaboration du plan local d’urbanisme, prévoit de construire ici 2 000 logements. est tout le quartier des Vaîtes qui est désormais mobilisé contre les projets d’urbanisation de ce secteur tel qu’il est prévu par la ville. Le 14 septembre au soir, la salle du foyer de la Cassotte avait du mal à contenir toutes les personnes qui ont assisté à la réunion d’information organisée par l’association de riverains “les Vaîtes” créée en juin dernier en réaction aux intentions de la mairie. “Chaque maison du quartier était représentée et pas seulement les gens qui sont expropriables” indique Éric Daclin, membre du bureau. Les ambitions de la municipa- C’ lité affichées dans le cadre de la réflexion sur l’élaboration du futur plan local d’urbanisme ont fait des vagues auprès de cette population qui vit désormais avec “une épée de Damoclès au-dessus de la tête.” Il est prévu d’urbaniser 40 hectares aux Vaîtes en construisant 2 000 logements et en réalisant une voirie nouvelle entre l’entrée Est et le centre-ville. C’est toute la morphologie d’un secteur encore vert qui est bouleversée. La pilule est d’autant plus difficile à avaler que dans cette opération, des habitations vont disparaître. Le mot d’ordre est donné. Il n’est pas question pour ces Bisontins de se lais- Image de synthèse de l’urbanisation future des Vaîtes. R ÉACTION En bref Hôpital Jeudi 22 septembre, “Les Têtes en l’air” (artistes du Festival International de Musique de Besançon), se produiront en concert au Centre Hospitalier Universitaire de Besançon au profit des patients hospitalisés. Renseignements : Isabelle Mallet au 03 81 21 85 24. Entreprise Les habitants des Vaîtes sont venus nombreux le 14 au soir au foyer de la Cassotte pour obtenir des informations sur ce dossier. ser faire sans bouger le petit doivent quitter les lieux. L’indoigt. “Notre objectif n’est pas terrogation est sur toutes les d’empêcher l’urbanisation dans lèvres. “Michel Loyat, adjoint ce quartier, mais de montrer à l’urbanisme que nous avons que le projet de la ville est à rencontré a indiqué que 3,81 côté de la plaque. La seule leçon euros était le prix proposé au du passé que la mairie a rete- mètre carré pour tous les ternue est qu’au lieu d’empiler rains qui à ce jour ne sont pas constructibles” comdes cages à lapin vertica- “Pas d’urgence mente Claude Mercier, de l’aslement comme à créer autant vice-président sociation. Un tarif bien ce fut le cas à Planoise, elle de logements.” inférieur aux attentes des propriétaires terveut les mettre horizontalement dans des bâti- riens qui jusque-là n’ont jamais ments de quatre niveaux. Nous pu valoriser leur lopin de teravons donc demandé à toutes re parce que classé en zone 1 les personnes concernées de NA (aménagement différé). faire valoir leurs arguments Alors que les prix continuent auprès du commissaire enquê- à flamber sur le marché de teur au moment de l’enquête l’immobilier, le sentiment de spoliation est palpable. publique” ajoute-t-il. Aujourd’hui, la question que Mais pour l’instant, rien ne perla plupart des habitants se met d’affirmer que la ville proposent est de savoir dans quel- posera un tel tarif. “Néanmoins, le mesure ils seront indemni- Michel Loyat nous a clairesés par la municipalité s’ils ment indiqué qu’il ne fallait pas s’attendre à ce que les prix du terrain soient indexés sur les prix du marché actuel” insiste Claude Mercier. En se constituant en association, “Les Vaîtes” vont pouvoir entamer des discussions plus fermes avec la mairie sur un projet qui semble déjà “bien engagé” pour Éric Daclin. Il conclut : “Sur le nombre de logements, ce projet n’est pas négociable pour la municipalité. On argumente en disant qu’il n’y a pas urgence à créer autant d’habitations à Besançon car depuis dix ans, cette ville ne fait que perdre des emplois. Elle a connu une baisse de 3% de la population active entre 1990 et 1999. À ce jour, il n’y a aucun indicateur qui impose la construction de 2 000 logements dans cette ville d’autant qu’il en reste 5 000 vacants sur l’agglomération.” O Bike and Run À pied et en vélo par équipe de deux, c’est le Bike and Run. L’épreuve sportive a lieu à Roche-Novillars le 9 octobre et à Chalezeule le 16. Un parcours d’une dizaine de kilomètres est tracé sans les bois de Roche et Novillars. Renseignements au 03 81 57 06 52 ou 03 81 61 31 90. T.C. COMMENTAIRE Une maison au prix du marché L’opération “Chef d’entreprise, pourquoi pas vous ?” initiée par l’A.D.E.D. reprend. Une vaste campagne d’information sur la création d’entreprise. Le Doubs a dénombré 1 893 créations d’entreprises en 2004 contre 1 727 l’année précédente. Pour le Grand Besançon, prochaines réunions le 27 septembre à 18 h 30 en mairie de Quingey, le 28 à la salle V.I.P. du stade Léo-Lagrange (canton Besançon Nord-Ouest), le 29 à la salle des fêtes de Gonsans (canton de Roulans) à 18 h 30, le 5 octobre au Centre 1901 de Besançon (canton Besançon Ouest), le 19 octobre à la mairie de Fontain (canton Besançon Sud). Renseignements au 03 81 65 10 00. Témis et les Montarmots Michel Loyat : “Nous n’avons pas La ville a des cherché à ce qu’il n’y ait pas d’impact” antécédents 3 L’adjoint bisontin à l’urbanisme fait le point sur la position de la ville par rapport au dossier des Vaîtes. a Presse Bisontine : Vous terrogent sur les indemnités qu’ils deviez vous attendre à une pourraient percevoir. La ville a-ttelle réaction de la part des elle déjà une ligne de conduite sur ce point ? habitants des Vaîtes ? Michel Loyat : Nous n’avons pas M.L. : Le P.L.U. ne dit rien à cherché à ce qu’il n’y ait pas ce sujet. Il définit des zonages. d’impact. À un moment don- Néanmoins, pour une maison né, il me semble important de avec jardin, c’est le prix du dire des choses même si elles marché qui s’applique. C’està-dire que la ville ne font pas plaisir. acquérir une Nous avons com“On parle peut maison 300 000 mencé par réaliser une étude qui don- beaucoup de euros si elle est évaluée à ce prix. ne des indications sur les potentialités la pénurie de Ensuite, il se pose la question de la de ce secteur. Maintenant, nous allons logements.” valeur des terrains. Pour l’instant, ces engager une étude pour aboutir à un projet opé- terres ne sont pas valorisées rationnel. Elle sera finalisée et non constructibles. Je crois d’ici un an et demi. Il ne s’agit que sur ce dossier il doit y pas d’étudier sur un plan mais avoir deux soucis. Premièrement, il faut veiller à ne pas de travailler avec les gens. aller dans le sens de la spéL.P.B. : Les riverains de Vaîtes s’in- culation foncière et deuxiè- L mement, nous ne devons pas M.L. : On parle beaucoup de spolier les gens. la pénurie de logements. C’est ce qui nous amène à confirL.P.B. : Le prix de 3,80 euros le m2 mer le secteur des Vaîtes comen zone 1 NA est avancé. Les pro- me un secteur à urbaniser. priétaires veulent que ce prix soit Nous sommes allés plus loin majoré. Jusqu’où est prête à aller dans la démarche en déterminant ce site comme un secla municipalité ? M.L. : Nous sommes prêts à teur d’urbanisation prioritrouver un terrain d’entente, taire. À l’inverse, il y a d’autres mais pas à n’importe quel prix. secteurs que nous avons Il faudra voir au cas par cas. confirmé dans une vocation naturelle et agricole. C’est le L.P.B. : Certaines personnes dont cas aux Tilleroyes par la maison devrait disparaître exemple. demandent à ce que vous teniez Je précise aussi que les Vaîtes, compte du bâti existant dans votre ce n’est pas seulement une offre de logement, mais c’est projet. Que répondez-vous ? M.L. : Je crois qu’on ne peut un secteur où l’urbanisation pas faire un aménagement permettra la réalisation d’une cohérent si on doit jouer avec voirie nouvelle entre l’entrée Est et le centre-ville. O l’existant. L.P.B. : Qu’est qui motive le projet des Vaîtes ? Propos recueillis par T.C. ,81 euros le m2 pour un actuels” indique un spécialisterrain en friche non te bisontin de la question. loti, “c’est aberrant et La ville devrait gérer le dosprovocateur” lance un sier au cas par cas. Il est propropriétaire des Vaîtes concer- bable une fois encore que les né par le projet. “D’autant qu’il propriétaires qui seront les plus à même à est facile pour la ville de dire que nous “En dessous défendre leurs intérêts obtiendront des n’avons pas valoridu prix indemnisations plus sé nos terrains. Mais que nous n’avions de toude la terre importantes d’autres. te manière pas le droit de construire agricole.” Là encore, il y a plusieurs affaires qui ou de les commercialiser car ils se situent en illustrent ce scénario dans les zone 1 NA. Cette classification dossiers de Témis et des Mona tout bloqué.” Une telle som- tarmots. “Certaines personnes me, ce n’est pas cher payé. ont obtenu des valeurs supéPourtant, dans d’autres rieures. Il y a eu des arranendroits, la ville a déjà prati- gements. Celui qui saura se qué des tarifs identiques com- défendre obtiendra quelque me aux Montarmots. “Dans chose à la sortie.” Par contre, ces conditions, nous sommes en ce qui concerne le bâti, il en dessous du prix de la terre devrait être acquis à la valeur agricole et à l’inverse bien loin réelle du marché conforméde la valeur des terrains ment à la législation. O 22 RETOUR SUR INFO - GRAND BESANÇON L’actualité bouge, les dossiers évoluent. La Presse Bisontine revient sur les sujets abordés dans ses précédents numéros, ceux qui ont fait la une de l’actualité du Grand Besançon. Tous les mois, retrouvez la rubrique “Retour sur info”. Un lotissement de 12 hectares en projet à Saône aône s’agrandit. La commune a décidé d’urbaniser une zone de 12 hectares dans les années à venir. Situé dans le quartier de la gare, le lotissement devrait compter à terme 200 nouveaux logements. Petits collectifs, maisons de ville, maisons jumelées, et individuelles, tous les types d’habitats devraient être représentés. La municipalité réfléchit actuellement à la répartition des logements. La vente des premiers terrains devrait intervenir en 2006 seulement. O S Pour les notaires, les prix de l’immobilier ne fléchissent pas e parlons pas de baisse de prix. Ce n’est pas à l’ordre du jour.” Alain Pointurier, président de la chambre de notaires, est affirmatif. Rien ne permet de dire qu’actuellement l’inflation sur le marché de l’immobilier marque une pause. C’est en tout cas la tendance qui se dégage d’une étude qui se sera prochainement publiée par l’observatoire de l’immobilier, comme chaque année à l’automne. “On reste pour l’instant sur une croissance à deux chiffres. Les prix dans la région sont toujours 15% en dessous de la moyenne nationale hors Paris et Ile-de-France” précise-t-il. Ce marché se porte bien. La seule baisse constatée par les notaires se situe sur un plan quantitatif dans le sens où il semblerait qu’il y ait moins de transactions immobilières. En revanche, les notaires continuent à attirer l’attention des acqué- “N reurs sur les risques que comporte cette situation. Dans un système où tout s’achète et tout se vend, il faut être vigilant sur la qualité du bien vendu. “Il me semble important d’attirer l’attention des consommateurs sur le fait qu’en achetant un bien dans les conditions actuelles, on ne s’engage pas à la légère. C’est nécessaire de se constituer une réserve financière pour pouvoir se retourner en cas de problème.” Le rêve de la maison individuelle peut se transformer en cauchemar si les mensualités de remboursement du prêt étranglent le budget du foyer. Acheter un bien, c’est aussi songer à sa revente. “Je conseille aux gens de bien réfléchir et de prendre les bons renseignements auprès des notaires, des banquiers ou des agents immobiliers. Dans tous les cas, il faut éviter de pêcher par excès de précipitation.” O Équipement de la maison et bricolage à la place de Bricostoc ous sommes sur le point de restructurer cet immeuble.” Maintenant que le magasin Bricostoc à Dannemarie-sur-Crète a fermé ses portes, la société parisienne Erdec peut entreprendre son projet de réaménagement commercial de cet espace. Dans quelques mois, six à huit nouvelles enseignes devraient s’installer dans ces murs. Pour l’instant, Erdec souhaite rester discrète sur l’identité des futurs investisseurs puisque les accords ne sont pas encore totalement finalisés. “Par contre, je peux vous dire que l’activité tournera autour de l’équipement de la maison, petit meuble, bricolage, avec une volonté d’intégrer aussi au projet des commerces de proximité comme une boulangerie ou un espace presse.” Le sport loisir devrait être également représenté. Cette ouverture vers le commerce de proximité répond au souhait de la municipalité de Dannemarie-surCrète. Car ce projet est aussi une opportunité pour ce village de la périphérie de Besançon d’étoffer son offre commerciale et de gagner en attractivité. En octobre, Erdec présentera son dossier aux élus locaux. L’opération devrait être finalisée en novembre. Des travaux de rénovation des anciens locaux de Bricostoc seront engagés avant l’ouverture des magasins. O “N Recevez chaque mois à votre domicile Retrouvez notre offre d’abonnement en page 43 Une nouvelle agence à Châteaufarine en face de Darty Une agence innovante qui associe conseil et libre service De nouveaux services toujours plus accessibles (24h/24 - 7j/7) L’agence est équipée de : 2 Guichets Automatiques Bancaires accessibles 24 h/24 – 7 j/7. 1 Borne Libre Service permettant l’édition de vos relevés de compte à tout moment. 1 Dépôt de valeurs pour les commerçants. 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Elle est à la veille d’un nouveau développement aux portes d’une communauté d’agglomération du Grand Besançon dont elle ne fait pas partie. a Presse Bisontine : Un des grands chantiers à Saint-Vit est le projet de déménagement de la centrale Système U. Elle envisage de s’installer de l’autre côté de la voie ferrée par rapport à son site actuel, dans la zone des Foulottières. Où en est le dossier pour la mairie ? Pascal Routhier : C’est une emprise de 17 hectares de terre que Système U nous achète. Ce dossier, je le fais avancer, mais il y a toujours quelques incertitudes qui seront levées d’ici la fin de l’année. L L.P.B. : Une des difficultés est l’acquisition des terrains par la commune. Où en êtes-vous sur ce point? P.R. : Ces terres sont agricoles ou propriétés de privés. Nous sommes actuellement en phase d’acquisition de ces terrains qui, de fait, deviendront communaux. Les compromis vont être prochainement signés. L.P.B. : 17 hectares, c’est important. Quelles compensations peuvent espérer les agriculteurs qui exploitaient ces terres ? P.R. : Au sein de la communauté de communes du Val SaintVitois, j’ai demandé une enquête agricole pour voir dans quelle mesure nous pouvons mettre à disposition de nouvelles terres aux exploitants. Dans cette affaire, il n’était de toute façon pas question de prendre des terrains sans proposer des contreparties. L’étude est engagée en partenariat avec la chambre d’Agriculture. L’objectif est de trouver une répartition logique du foncier à proxi- mité des fermes. P.R. : Entre 11 et 15 euros le m2. L.P.B. : Quels délais a fixé Système U pour la commune ? P.R. : Il faut que Système U puisse attaquer le chantier le 1er janvier 2007. Nous travaillons sur ce planning. L.P.B. : Quel est l’intérêt pour vous de maintenir Système U sur votre territoire ? P.R. : Garder Système U, c’est préserver 150 emplois sur la commune et éviter “un plan social” suite à une délocalisaL.P.B. : Dans ce dossier, il est prévu tion. C’est aussi le signe d’un que la municipalité prenne à sa char- développement et d’une actige la réalisation des voiries pour vité supplémentaire. Avec accéder au futur site. Qu’en est-il E.M.T. 25 et Planète Pain, Système U est au juste ? une des trois P.R. : Nous “Obtenir une plus impordevons en effet bâtir un bretelle autoroutière tantes entreprises de pont au-dessur la commune.” Saint-Vit sus de la voie (280 000 ferrée et réaliser la route. Nous lancerons euros de taxe professionnelle peut-être la construction de en 2003 pour E.M.T. 25 et 120 l’ouvrage d’art avant la fin de 802 euros pour Système U). l’année. Il devrait être termi- Une fois encore, je ne cache pas non plus qu’avec ce projet, né en juin 2006. mon objectif est d’obtenir une L.P.B. : Combien coûtent ces travaux bretelle autoroutière sur la commune pour permettre aux à la collectivité ? P.R. : L’idée est que ça coûte le camions de rejoindre directemoins cher possible. La ment l’A 36 en sortant de la construction du pont et de la centrale. Le tracé est déjà route de 700 m est chiffrée à presque établi. D’ailleurs, les 2 millions d’euros T.T.C. Actuel- services du Conseil général ont lement, je sais qu’il me manque une ébauche chiffrée. 1 million d’euros pour boucler l’opération. Je compte sur l’É- L.P.B. : Que vont devenir les bâtitat et le Conseil général pour ments actuels de Système U ? Il semsoutenir le projet. Mais à ter- blerait que la municipalité n’exclut me, mon souhait est que cette pas de les racheter comme cela aurait voirie soit le point de départ à été évoqué lors des négociations. P.R. : Système U conserve les un futur accès autoroutier. bâtiments sachant que le but L.P.B. : Cela veut dire que la vente pour cette entreprise est de les des terrains ne suffit pas à couvrir revendre. Pour ma part, j’ai eu l’investissement de la commune dans des contacts avec des entrece projet. À quel prix cédez-vous le prises qui seraient intéressées pour s’y installer. Si Système terrain à Système U ? Futur site de Système U Vue aérienne de Saint-Vit où l’on perçoit clairement l’emprise de Système U. Pascal Routhier : “Je suis contraint de jouer la carte du développement.” pour autant. Je ne voudrais que l’on pénalise des secteurs comme le nôtre qui ont des atouts pour en rassurer d’autres qui n’ont pas cette chance. Par ailleurs, je suis contraint de jouer la carte du développement économique pour dégager des fonds qui permettent à la municipalité de financer d’autres projets L.P.B. : On imagine qu’elles sont comme l’aménagement des sablières. Sans cela, je n’auL.P.B. : La révision du P.O.S. est en grandes vos attentes ? cours à Saint-Vit. Quelles orienta- P.R. : Je suis un élu qui ne voit rai pas d’autre marge de tions souhaitez-vous donner au futur que par l’économie. Sans éco- manœuvre que celle d’augnomie, nous ne sommes rien. menter les impôts. plan local d’urbanisme (P.L.U.) ? P.R. : Dans notre P.L.U., nous nous poserons la question du L.P.B. : Mais reste-t-il à Saint-Vit L.P.B. : En plus de la rénovation du des terrains à voca- collège, de la construction d’une développement gendarmerie, l’actualité à Saint-Vit, tion industrielle ? urbain de notre com“Ne pas P.R. : Il reste enco- c’est aussi l’arrivée d’une nouvelmune et de la comre une cinquantai- le station d’épuration. Où en est le munauté de compénaliser ne d’hectares qui dossier ? munes du Val Saint-Vitois. Par les secteurs seront classés en P.R. : Nous allons lancer sa zone industrielle. construction. Elle situe juste exemple, la zone des qui ont à proximité de la station exisFoulottières où va L.P.B. : Peu de com- tante. Au départ, nous avons s’installer des atouts.” munes dans le Grand cherché à l’installer ailleurs, Système U a une Besançon peuvent mais ce n’est pas possible. Cetvocation intercommunale. Il y a à Saint-Vit une prétendre proposer de telles sur- te nouvelle structure est prétrentaine d’hectares qui ont faces pour le développement éco- vue pour 7 000 équivalentsnomique. Ne craignez-vous pas que habitants. cette finalité-là. la communauté d’agglomération L.P.B. : Pour le projet Système U, qui cherche à créer un équilibre L.P.B. : Les déchets seront stockés avez-vous dû vous plier aux exi- économique sur son territoire ne sous forme de boues déshydratées? gences du schéma d’organisation du voie pas d’un très bon œil l’exten- P.R. : En effet, les boues seront territoire (S.C.O.T.) qui encadre l’évo- sion future de Saint-Vit et de sa malaxées et mélangées à de la chaux. Par ce système, elles lution du Grand Besançon et de sa communauté de communes ? P.R. : Je crois que si on veut ne sont plus liquides et donc proche périphérie ? P.R. : En effet, nous avons dû développer Besançon, il faut plus faciles à déplacer. On limidemander l’autorisation au le faire en concertation pour te aussi les odeurs. Notre capaS.C.O.T. pour Système U. Le que personne ne soit lésé. Nous cité de stockage est de neuf schéma prévoit des quotas, ne cherchons pas à concur- mois. Cette nouvelle station c’est-à-dire qu’un centre-bourg rencer l’agglo, mais à accueillir s’accompagne d’une augmencomme Saint-Vit est autorisé des artisans et des industriels tation de 15% de la taxe d’asà augmenter son espace éco- qui font prospérer des familles sainissement. Nous allons nomique de 10 à 15 hectares saint-vitoises. C’est une réa- monter très progressivement de plus que l’existant. La tota- lité, il n’y a pas de terrain à à ce chiffre. La fin du chanlité de cette surface a été pri- Besançon. La ville de Besan- tier est prévue en 2008.O se par Système U. Cela veut çon n’a pas vu d’un bon œil le dire que dans les conditions projet de Système U à SaintPropos recueillis actuelles, Saint-Vit ne peut Vit. Je ne dois pas en pâtir par T.C. U ne parvient pas à céder les murs, il est prévu qu’il construise une plateforme plus petite dans un premier temps car elle fonctionnerait sur les deux sites. Mais dire que la mairie reprendrait ces locaux n’a jamais fait partie des négociations. Que voulez-vous que je fasse de 25 000 m2 de bâtiments ? plus s’étendre. La révision du S.C.O.T. qui est en cours doit valider des surfaces intercommunautaires et communales. J’attends beaucoup après ce schéma dans lequel on nous a demandé de nous positionner pour voir quelles étaient nos attentes en terme de surfaces économiques. LE GRAND BESANÇON EXPULSIONS 25 En bref 30 % d’Algériens La P.A.F. lutte contre l’immigration irrégulière La police aux frontières a déjà procédé à plus de 130 reconduites à la frontière depuis le début de l’année. C’est autant que durant toute l’année 2004. Les étrangers en situation irrégulière affluent. n escalier mène au soussol du commissariat de police de Pontarlier. Derrière une porte que le commissaire prend bien soin de verrouiller après avoir pénétré dans la pièce, un homme, la trentaine d’années. Il est Algérien. Le local est enfumé, notre homme, cigarette à la bouche vient de raccrocher le téléphone. Décontracté, il sait maintenant qu’il vit ses dernières heures sur le territoire français. Il balbutie quelques mots polis dans un français hésitant. Il sera bientôt reconduit à la frontière et embarqué à destination de son pays natal. Le local de rétention administrative géré par la police aux frontières du Doubs (P.A.F.) est composé de ce petit hall d’entrée disposant du téléphone à carte et de deux “chambres” à coucher. Vers la sortie, une “salle de bain”, faite d’un W.C. et d’un lavabo. C’est rudimentaire, le tout ne dépasse pas 20 m2, mais c’est propre. Comme cet Algérien dont le titre de séjour n’est plus valable, ils ont été 130 l’an dernier à être reconduits à la frontière par les services de la P.A.F. U départementale. Au total, près 130 reconductions au pays. Le de 500 étrangers seront pas- bilan sera donc largement supésés par ces locaux, une partie rieur en fin d’année. d’entre eux sera ensuite défé- Chargée de “lutter contre l’imrée au parquet et dirigés vers migration irrégulière”, la P.A.F. le tribunal, d’autres seront gère le seul endroit disposant remis en liberté. Sur ces 500, d’un local destiné à la réten130 ont donc fait l’objet d’un tion administrative. “En généA.P.R.F., un arrêté préfectoral ral, les gens restent deux jours maximum dans ce local. Ceux de reconduite à la frontière. Les nationalités les plus repré- qui doivent être reconduits à la frontière et dans sentées par ces Des étrangers leur pays, nous les retours au pays emmenons dans sont en premier lieu les Algériens refoulés par les la plupart des cas de plus (près de 30 %), suiItaliens sur le dans grands centres de vis des Marocains généra(20 %), puis des Paris-Venise. rétention, lement à Lyon ou Roumains, des Turcs et des Égyptiens. Des à Strasbourg. La durée de dizaines d’autres pays rétention administrative a été d’Afrique, d’Amérique du Sud triplée l’an dernier. Elle est ou d’Asie sont également désormais d’un mois maximum.” “Parfois, nous sommes concernées. Cette année, au 1er septembre, obligés de reconduire les per“on a déjà largement atteint les sonnes jusque chez eux, en objectifs de l’année” annonce escorte accompagnée” ajoute avec le sourire le commissai- le commandant Jean-Michel re principal Patrick Bouvet, Comte, adjoint au directeur. directeur départemental de la Une dizaine de cas sont ainP.A.F. Car il faut bien parler si traités tous les ans. d’objectifs. Ils sont fixés par le Sur les quelque 500 étrangers ministère de l’Intérieur, relayés arrêtés par la P.A.F. l’an derdans chaque département par nier, “5 % nous sont confiés par le préfet. Cette année, les objec- les douanes ou la gendarmerie tifs tournaient donc autour de qui les interpellent. Le reste, c’est nous qui les interpellons.” Les sans papiers sont bien sûr les premiers concernés. Mais il n’y a pas qu’eux. “Certains peuvent avoir un titre de séjour à jour mais ne pas avoir le “viatique”, c’est-à-dire le minimum vital pour vivre en France. On peut les interpeller s’ils ne présentent pas les garanties pour vivre en France et pouvoir en repartir” ajoute le commandant Comte. Si ces étrangers refusent de partir, “on demande un A.P.R.F.” Les lignes ferroviaires constituent aussi un important “terreau” pour la police aux frontières. “Nous récupérons régulièrement des étrangers refoulés par les Italiens sur le Paris-Venise. C’étaient des personnes qui avaient un titre de séjour en France mais pas en Italie. Nous les avons donc récupérés” indique le commissaire Bouvet. Inversement, les policiers sont chargés de gérer les “non admissions” sur le territoire français lorsque des trains arrivent à la frontière suisse. Ces personnes qui ne sont pas les bienvenues en France sont nombreuses. Entre mars et juin dernier, 570 étrangers ont ainsi été refoulés à la frontiè- Selon un policier de la P.A.F., les objectifs de reconduites à la frontière fixés par les autorités pourraient être largement dépassés avec plus de moyens humains. re franco-suisse de Vallorbe. Les policiers seront épaulés dans cette mission par 25 C.R.S. dès ce mois-ci pour surveiller ces trains de nuit. Pour remplir ses différentes missions, la P.A.F. effectue 400 000 kilomètres par an. 55 fonctionnaires de police sont affectés à cette seule mission de lutter contre l’immigration irrégulière et les faux documents. O J.-F.H. Folk Le collectif folk de la M.J.C. de Palente accueille les 8 et 9 octobre le groupe Viis, une jeune troupe estonienne qui allie accordéons, cornemuses, kannel (une sorte d’épinette) et voix. Les danses estoniennes sont accessibles à tout danseur, même débutant. Le stage aura lieu du samedi 14 heures 30 au dimanche 16 heures à la M.J.C. de Palente, 24, rue des Roses. Coût : 28 Euros, réduit : 25 Euros. Un grand bal se tiendra au même endroit le samedi soir à 21 heures dans une ambiance festive avec un répertoire d’Estonie, mais aussi Lettonie et Russie. Entrée : 8 Euros, réduit : 6 euros. Renseignements : 03 81 80 41 80. Visa Nouvelle réglementation concernant les visas pour séjourner aux États-Unis. À compter du 26 octobre prochain, pour séjourner sans visa aux U.S.A. pour une durée ne dépassant pas 90 jours, il sera nécessaire de se munir d’un passeport à lecture optique, donc des nouveaux modèles de passeport délivrés en France. Renseignements au 08 10 26 46 46. LE GRAND BESANÇON 26 TÉLÉVISION Plusieurs cas signalés Attention, arnaque à la T.N.T. Des pseudo-professionnels de l’installation télé démarchent les clients potentiels. Ils profitent du flou qui règne autour de la télévision numérique terrestre pour vendre des installations à des prix exorbitants. Méfiance. a jeune fille est avenante, plutôt jolie. Une première impression qui met en confiance. Elle passe, de village en village, avec dans sa mallette, des argumentaires bien huilés. L’objet de sa visite est simple : elle propose toute une batterie de récepteurs destinés à capter la fameuse T.N.T., la télévision numérique terrestre qui a débarqué cette année en France. Le problème, c’est que les consommateurs, parfois naïfs, ne savent pas que la T.N.T. ne sera pas disponible dans notre région avant… 2008. Une habitante d’Amagney a failli faire les frais de ces méthodes à la limite de l’honnêteté. “Je me suis laissée embobinée par les explications qui avaient l’air convaincantes, raconte cette dame. La jeune fille m’a expliqué qu’en payant un forfait tous les mois pendant deux ans, j’aurais ensuite accès à toutes les chaînes du satellite gratuitement. Un peu naïve, j’ai signé l’engagement.” Son mari a heureusement réagi à temps, avant l’expiration du délai légal de rétractation de 8 jours. Le prix de la prestation lui a sans doute mis la puce à l’oreille : la facture s’élevait à… 3 000 euros. Cet exemple est loin d’être isolé. Dans le Grand Besançon, comme en ville, des sociétés peu scrupuleuses profi- L H ISTOIRE tent de l’arrivée de la T.N.T. dans les dions un délai de réflexion, il a rapiautres régions françaises pour ten- dement piqué la mouche en haussant ter de tromper les consommateurs. la voix. Puis il est parti comme il est “En ce moment, une société similai- venu sans rien laisser à bord d’une re fait du porte-à-porte à Planoise voiture blanche immatriculée dans le 21”, explique Isabelle. pour vendre des contrats Son mari a Sur le contrat sorti aussi Canal +” observe l’envite que rangé, Michel a treprise Ferreira, installateur d’antennes à heureusement quand même eu le temps lire qu’il avait affaire à Besançon. réagi à temps. de la société Avenir numéUn autre couple témoigne. Michel et Isabelle sont contactés par rique. une télé-prospectrice leur proposant La Franche-Comté tout comme les un accès aux nombreuses chaînes de autres régions frontalières à l’Est du la Télévision Numérique Terrestre. pays (Alsace, Vosges, Alpes) sont pour Par curiosité, Michel accepte de rece- l’instant en dehors de la zone de couvoir un commercial de la société. Ren- verture T.N.T. Il faudra patienter au dez-vous est pris sans tarder par l’opé- moins jusqu’en 2008 au moins pour ratrice. Trois jours plus tard, le recevoir gratuitement les 14 chaînes spécialiste arrive au domicile du proposées. couple. “Il est tout de suite entré dans Dans l’hypothèse où l’usager se troule vif du sujet sans décliner son iden- ve sur un territoire desservi et qu’il tité, ni le nom de sa société. En insis- possède déjà une simple antenne tant sur le fait que nous étions par- râteau captant les chaînes hertziennes, mi les derniers à ne pas recevoir la il lui suffit juste d’acquérir un terT.N.T., il nous a proposé un équipe- minal numérique relié au téléviseur ment de réception et une formule par la prise péritel. Le prix des modèles d’abonnement à vie, rétro-cessible aux les plus chers, disponibles dans les descendants en cas de décès pour une commerces spécialisés ou sur le net, somme de 4 500 euros. Cette offre était ne dépasse pas la somme de 350 euros. assortie de mises à jour et d’une pos- On est loin des 3 000 ou 4 000 euros sibilité de prendre un crédit. Il vou- soi-disant nécessaires pour s’équilait absolument que nous signions per. O tout de suite. Comme nous lui demanJ.-F.H. Aucun équipement de réception ne permet pour l’instant de capter la télévision numérique terrestre. Cent ans d’exploration du sel Miserey à l’heure de la saga de l’or blanc De 1866 aux années 1960, les ouvriers des salines de Miserey ont extrait du sous-sol des tonnes de sel. Avant que l’exploitation ne s’arrête, dans les années 60 par manque de rentabilité. Mais le sel n’est pas totalement tombé dans l’oubli. Il continue d’alimenter les thermes bisontins. es salines, il ne reste que peu de choses. Les murs des anciens magasins, des souvenirs et surtout un nom, accolé à celui de Miserey. Le reste, la gigantesque usine que l’on voit sur certaines cartes postales d’époque, divisant le village de part en part, a disparu dans un incendie en juin 1967. Les bâtiments étaient D construits en bois, pour résister à la corrosion du sel, pas au feu. “Les charpentes brûlaient, les flammes léchaient les vitres et il n’y avait aucun bruit. Des gens pleuraient, c’était une partie de leur vie qui partait en fumée”, se souvient Nathalie Estavoyer, passionnée par l’histoire du lieu et enfant à l’époque. Lorsqu’elle est ravagée par l’in- Construites en 1866, les Salines de Miserey ont produit près de 10 000 tonnes de sel chaque année pendant un siècle. Avant de fermer définitivement leurs portes suite à un incendie en 1967. cendie, l’usine est pourtant déjà condamnée et doit fermer deux mois plus tard, au premier septembre. Car si elle a connu ses heures glorieuses au début du siècle, la production du sel a doucement décliné dès l’après-guerre, peu à peu remplacée par celle, plus rentable, des Salins du Midi et d’autres sites de production plus récents. Le sel a néanmoins marqué Pour les ouvriers des sels, la vie sociale s’organise autour de l’usine. Sorties en car l’évolution du village pendant le dimanche, salle de théâtre, arbre de Noël pour les enfants, tout est prévu. un siècle. L’origine des salines est due à En 1866, un premier puits est Pour les produire, une soixan- paternaliste autour de l’usine, une particularité géologique, la creusé. L’eau est pompée, puis taine d’ouvriers s’activent, dans avec les logements des ouvriers, présence d’un banc d’eau salée acheminée dans de grands des conditions de travail une salle de théâtre, des sorpoêles, chauffés jour pénibles, dans la chaleur des ties en car dans les années 50. dans le sous-sol à près et nuit. Sous l’effet fours et l’air gorgé d’humidité. Aujourd’hui, l’usine ne foncde 200 mètres de profondeur. Une eau par- L’arrivée de de l’évaporation de Dans le petit village viticole et tionne plus, mais l’eau salée ticulièrement salée, cette classe l’eau, le sel peut prospère de Miserey, l’arrivée de Miserey continue à être puiensuite être récolté, de cette classe ouvrière ne va sée. Car elle avait une autre 27 fois plus concentrée que celle de la ouvrière ne de plus en plus fin pas sans résistance. “On ne veut utilité, celle d’alimenter les à mesure que la tem- alors pas des “étrangers”, qui bains de Besançon, ouvert dès mer, 12 fois plus que celles de Salins-les- va pas sans pérature à laquelle viennent construire l’usine. La 1891 à la Mouillère. Pour contiil avait été chauffé population locale ne se sent plus nuer à faire fonctionner les Bains, dans le Jura. résistance. était élevée. Près de maître à bord, détrônée par le bains situés vers la gare, dans Depuis longtemps, les 10 000 tonnes de sel monde ouvrier”, explique Natha- le centre de kinésithérapie, les hommes ont remarqué la présence de plantes aux sont ainsi extraites chaque lie Estavoyer. Il y a alors deux puits de sel de Miserey vienallures d’algues marines mais année pour la consommation villages, celui des Salines et nent d’être rénovés en juin deril faut attendre l’ère industrielle domestique, mais aussi les celui du monde agricole, qui se nier par la municipalité de pour que l’exploitation ne com- besoins des fromageries, de la côtoient peu. Du côté des Salines, Besançon. O la vie sociale s’organise de façon pharmacie. mence. S.D. NOUVEAU Retrouvez tout le ses séjours ses circuits et croisières 03 81 41 91 94 Centre commercial GEANT CASINO À partir du 28 septembre À partir du 5 octobre OUVERTURE non stop 9h30 à 20h00 À partir du 12 octobre Avant première : lundi 3 octobre à 20h Votre multiplexe en À partir du 19 octobre À partir du 19 octobre de Ville. Palme d’Or Cannes 2005 ECRANS GÉANTS. SON NUMÉRIQUE. PARKING 1000 PLACES. 3, Rue Gustave Courbet - BESANÇON - www.cinema-mba.com - Répondeur programme : 0892 68 70 25 (0,34€ TTC/min) 28 REPORTAGE Récit Solène Davesne 24 heures avec… Un primeur du Tomates, poivrons, pêches, abricots… Toute l’année, Francis Champemont et sa femme vendent leurs primeurs au cœur du marché Beaux-Arts, ouvert il y a deux ans, en septembre 2003. Marché Beaux-Arts Dans la pénombre, les étals protégés par des draps pour la nuit et vidés de leurs marchandises ont des airs de longs fantômes. Les enseignes suspendus au plafond projettent leurs ombres. Il est à peine 5 heures, à l’intérieur du marché Beaux-Arts. Dehors, une lumière encore blafarde réchauffe doucement les rues désertes. Un premier marchand de primeurs commence à dresser un monticule de tomates sur son étal. Nous sommes mardi matin, jour de marché à Besançon. À l’intérieur des halles couvertes, les premiers commerçants s’affairent. Ils sont trois pour l’instant dans le marché quasi désert. Parmi eux, Francis Champemont, le vendeur de primeurs. Depuis onze ans, l’ancien cadre dans l’agro-alimentaire travaille sur le marché avec sa femme. Officiellement, il est désormais retraité mais continue à être sur le pont tous les matins dès 5 heures. “Parce que pour moi, il est hors de question que mon étalage ne soit pas terminé avant l’ouverture.” La livraison quotidienne vient juste d’arriver, posée au pied de l’étal, 10 mètres de linéaire vide. Des tomates, des abricots, des pêches. Le reste des primeurs sont dans la chambre froide, aménagée dans les sous-sols du marché. Dans le petit box, “à 6-8°C, la température idéale de conservation des fruits”, des dizaines de cagettes sont empilées. “Cela ne représente même pas deux jours de rotations de stock”, affirme Francis, en chargeant les caisses sur son diable, avec bonne humeur. Tous les matins, il faut remonter les primeurs descendus la veille. Puis reconstituer l’étalage selon un art très précis. Les légumes d’un côté, les fruits de l’autre, bien sûr. Mais il faut aussi savoir mélanger les couleurs, pour rendre l’ensemble plus appétissant, intercaler une caisse de cerises entre deux sortes d’abricots, pour éviter qu’ils ne se mélangent. 5 heures du matin. Francis commence à dresser son stand. La livraison du jour de fruits et légumes vient d’arriver. Le reste des primeurs est stocké pendant la nuit dans la chambre froide, au sous-sol. Rêvez avec la nouvelle collection de matelas SWISSFLEX. SOMMIERS FIXES OU ARTICULÉS ( manuel ou électrique) GRANDES DIMENSIONS (Largeur : 160, 180, 200 cm longueur : 190, 200, 210, 220 cm) FRANCE LITERIE Espace Valentin 25048 BESANCON Tél. 03 81 50 50 80 REPORTAGE 29 La formule pour vous préparer à l’emploi : E=MC2 : Emploi=Méthode + Culture liée aux entreprises + Communication U.F.R. des sciences et technique, Université de Franche-Comté Subventionnée par le conseil régional de Franche-Comté Vous recherchez une insertion professionnelle rapide ? Vous êtes titulaire du baccalauréat ou équivalent, le diplôme d’Université E=MC2 vous propose de vous préparer rapidement à un emploi après une période courte de formation /insertion professionnelle : Les légumes d’un côté, les fruits de l’autre, bien sûr. Mais il faut aussi savoir mélanger les couleurs, pour rendre l’ensemble plus appétissant. Joëlle, la femme de Francis, termine la présentation, juste avant l’ouverture des halles. 7 heures du matin, ouverture des halles. Dans le marché couvert, tous les commerçants désormais ont rejoint leur place. Le stand de Francis est presque terminé. Laitues, pommes de terre, poivrons, bananes, fruits secs, jus… En tout, ce sont près de 50 produits différents qui sont proposés. La fierté de Francis. “530 référencés à l’année, ajoute-t-il. La cliente, lorsqu’elle vient, veut tout trouver. Il ne faut pas faire comme les grandes surfaces, qui laminent tout pour ne garder que ce qui marche. Sur le marché aussi auparavant, les primeurs avaient tendance à ne proposer qu’une quinzaine de produits. Les clients, eux, m’ont demandé plus de diversité.” Joëlle, sa femme, vient d’arriver et vérifie les prix des étiquettes, les modifie au besoin selon les arrivages. Pour Francis, c’est le moment de la pause, avant le grand rush de la matinée. Un croissant et un noir au café du coin, où il a ses habitudes. Le marché couvert n’est installé que depuis deux ans derrière le musée des Beaux-Arts, dans son grand bâtiment vitré. Un déménagement que le vendeur de primeurs a vu d’un bon œil, par- ce que “l’ancien marché, c’était l’âge de pierre. En automne et au printemps, ça allait, mais le reste du temps, il faisait ou trop froid ou trop chaud.” Il raconte aussi pourtant avec nostalgie “le lieu de passage” qu’était l’ancien marché, la convivialité plus grande. “Avant, quand il y avait 100 personnes dans le marché, cela donnait l’impression que c’était une foule importante. Là, c’est tellement grand que les clients sont éparpillés. Et pour peu qu’un ou deux commerces soient fermés, cela fait des trous noirs. Cela pourrait être plus dynamique.” O 50 % stages et 50 % enseignement. O Un choix d’options : Commerce, Nouvelles Technologies, Protection de l'environnement O Un choix géographique : Besançon, Montbéliard ou Lons-le-Saunier O Diplôme BAC + 1 à l’issue de la formation. Candidature avant le 4 Octobre 2005 Service Scolarité - UFR Sciences et Techniques 16, route de Gray - 25030 BESANCON Cedex Tel : 03 81 66 62 11 Renseignements : Blandine Goidet-Devel Tél : 03.81.66.62.90 E-mail : [email protected] En moyenne, le stand reçoit près de 180 clients par jour. La plupart à l’approche de midi. Beaucoup sont des habitués, la commerçante en profite pour discuter et prendre des nouvelles des enfants. 8 heures. Doucement, le marché s’anime. Dans les allées, quelques clients furètent d’un étal à l’autre. Des vieilles dames avec leurs cabas, des jeunes mères de familles avec des poussettes. Avec le week-end, les jours de marché sont les jours fastes des halles, là où la fréquentation est la plus importante. En moyenne, près de 180 clients s’arrêtent chaque jour sur le stand de Francis Champemont. Beaucoup moins en période de vacances estivales cependant. Deux clientes, la cinquantaine chic, discutent devant Joëlle, hésitent. “Oh, moi les melons, ça me fait peur, j’arrive jamais à les choisir”, susurre l’une. D’un geste, Joëlle en soupèse quelques-uns, les retourne, puis en tend un à la cliente. “Celui-là, ce sera parfait pour demain, à température ambiante.” Avec la pastèque, il faut la placer contre son oreille et la frapper doucement. Si le bruit est métallique, elle est bonne. Le conseil, la qualité des produits c’est ce qui fait venir la clientèle. Et justifie les prix, un peu plus élevé qu’ailleurs. “Mais moi, je fais attention à la qualité. Début juin, les melons n’étaient pas bons, ce n’était que le début des fruits de pleine terre en Provence, je n’en ai pas proposé à ma clientèle. En grande surface des fois, vous jetez la moi- Minutieusement, Francis vaporise d’eau les laitues pour éviter qu’elles ne se dessèchent. Il faut que les fruits et légumes restent présentables jusqu’au soir. tié de vos pêches parce qu’elles ne sont pas mangeables. Pas chez moi”, affirme Francis, qui pulvérise ses salades, pour éviter que les courants d’air ne les déshydratent et dessèchent les feuilles. À l’approche de midi, par vagues successives, les clients défilent. “Parfois, on n’arrive plus à souffler puis on n’a plus personne pendant vingt minutes, c’est variable”, reprend Joëlle. Beaucoup sont des habitués, le marché devient le lieu où on se raconte, Joëlle prend des nouvelles des enfants d’une cliente, une dame lui explique le programme de ses futures vacances pendant que la commerçante pèse son sac de fruits. 13 heures. Des clients attardés se dépêchent de terminer leurs achats pour le repas du midi. Et le marché retrouve son calme. En face, le boucher vient de quitter son étal pour sa pause déjeuner. Chez les Champemont, on ne ferme pas. Joëlle reste debout derrière son stand, pendant que Francis part déjeuner. Au sous-sol dans un petit box, près de la chambre froide, il a aménagé une sorte de mini-cuisine. Après, ce sera au tour de Joëlle. L’après-midi, comme tous les jours, est plus calme, les clients et les curieux se font plus rares dans les allées du marché couvert. Le soir, il faudra tout démonter, redescendre les fruits et légumes invendus dans leur chambre froide. Depuis octobre dernier, les affaires en primeur ne sont pas des plus florissantes. Les prix ont fortement baissé, mais la consommation de fruits et légumes n’a pas suivi. Depuis le début d’année, Francis et sa femme ont enregistré une perte de près de 16 % de leur chiffre d’affaires. “Maintenant, on n’a plus le droit à l’erreur.” ÉCONOMIE - COMMERCE 30 Ça bouge dans le commerce bisontin… COMMERCE DE PROXIMITÉ Client Roi signe son retour en force otre but dans les cinq commerçants de Besançon et ans à venir est de ceux de 11 villes en France devenir leader en partenaires de cette organiFrance sur le marché de la car- sation (soit 250 enseignes au te de fidélité.” Jérôme Cart, total). Et ce n’est qu’un début. président national de la car- Car Client Roi développe en te Client Roi, annonce d’em- ce moment une stratégie comblée la couleur. Le cap que le merciale et marketing pour étendre son libraire bisontin s’est fixé avec son Un projet de carte réseau dont le névraléquipe est ambidépartementale centre gique est à tieux. Mais il est Besançon. “Notre tenable depuis à l’étude. cible, ce sont que l’organisation de Client Roi a été remodelée toutes les villes de 10 000 à en profondeur pour prendre 200 000 habitants” ajoute une tournure professionnelle Jérôme Cart. Le principe est a v e c a u s o m m a i r e , u n d’abord de faire adhérer à ensemble d’innovations et d’ob- Client Roi trois commerces leaders dans chaque profesjectif à atteindre. La première grande nouveauté sion et ce, dans l’ensemble des arrive le 15 octobre avec le villes référencées. lancement de la carte natio- Résultat à terme, avec une nale. Désormais, les personnes seule carte, un client pourra titulaires de ce sésame pour- bénéficier de tous les avanront l’utiliser chez tous les tages du système sur tout le “N Jérôme Cart et l’équipe de Client Roi dans ses locaux à Besançon, centre névralgique du réseau. I MMOBILIER territoire. C’est la seconde nouveauté. Jusqu’à présent, il accumulait des points en utilisant sa carte qui lui donnait droit à un chèque cadeau d’une certaine somme. “À partir de maintenant, le client recevra un bon d’achat dès qu’il aura effectué dix achats” explique Aline Belleville, responsable du centre informatique national Client Roi. “Sur le site internet, chacun aura la possibilité de consulter son compte et de voir qui sont les commerçants partenaires à l’échelle nationale” ajoute-t-elle. Les commerçants ont donc eux aussi un intérêt à adhérer à ce réseau qui leur permet de rompre l’isolement. Chacun d’entre eux disposera de trois pages sur le site internet pour assurer sa promotion. “Actuellement, Client Roi est la première organisation à proposer une carte de fidélité multi commerce nationale pour les enseignes de centre-ville et de quartier” précise Jérôme Cart. C’est en se structurant de la sorte que ce commerce peut résister à la force centrifuge qui déplace les pôles commerciaux en périphérie des agglomérations. Client Roi veut aller plus loin encore dans sa démarche. En ce moment, un projet de carte départementale est à l’étude. L’idée est là encore de donner la possibilité à des commerçants isolés en milieu rural d’adhérer à ce réseau plébiscité par une clientèle en constante augmentation. O 9,20 euros/m2 de moyenne à Besançon La Franche-Comté détient la palme des loyers les moins chers de France Selon une étude de l’union nationale de la propriété immobilière publiée à la fin de l’été, la Franche-Comté arrive en tête des régions où les loyers sont les plus bas, avec 6,90 euros par mètre carré en moyenne. a Franche-Comté est la et de mutations, donc de gens région française où les intéressés d’abord par la localoyers sont les moins éle- tion”, avance un professionvés. Selon une étude réalisée nel du secteur. par l’union nationale de la pro- La Franche-Comté devance ainsi d’une courte tête priété immobilière sur près de 220 villes et - 2,5 % par le Limousin et la Lorraine, avec 7 euros/m2 rendue public le 23 rapport à chacune. Et sans suraoût dernier, le prix des locations dans le c’est l’Île-del’année prise, parc privé s’élève France qui décroche dans la région à 6,90 précédente. la première place des euros le mètre carré, régions les plus contre 10,80 euros/m 2 en chères avec 16,50 euros/m2. “Si moyenne pour toute la Fran- on compare le loyer d’un 4 pièces ce, au premier septembre 2005. ou d’un 5 pièces et plus en “Les loyers sont moins élevés Franche-Comté, et celui d’un parce que les gens cherchent studio et 1 pièce en Île-de-Frandavantage à accéder à la pro- ce, l’écart est de l’ordre de 1 à priété et acheter dans la région. 4”, affirme l’étude. Et il y a peu de mouvements Particularité locale, la Franche- L Comté est la seule région où les loyers ont connu une baisse légère en 2005, de - 2,5 % par rapport à l’année précédente. La situation sur le marché locatif est cependant très contrastée au sein de la région. Car si la Haute-Saône est le département aux loyers les plus faibles, le Doubs, avec un loyer moyen de 8 euros par mètre carré se rapproche davantage de la moyenne nationale. Logiquement, c’est également Besançon la ville la plus chère de la région. En 2004, louer un appartement dans la capitale régionale revenait à 9,20 euros/m2 en moyenne. O B.O. : retour vers le futur de l’image et du son rug’Tone a changé d’adresse. Le magasin de la rue de la Bibliothèque à Besançon, spécialiste multimarque de l’image et du son (T.V., Hi-Fi, vidéo), s’est installé 117, Grande rue à deux pas du palais Granvelle. Dans l’opération, cette enseigne a recentré son activité. Désormais, elle ne distribue que la marque danoise Bang & Olufsen pour laquelle elle est devenue station technique et concession exclusive en Franche-Comté. Dans un espace de 110 m2 est présenté tout le savoir faire de B.O. dans les systèmes d’image, de son, radio, téléphonie. Dans ces différents domaines, Bang & Olufsen a un temps d’avance esthétique et technologique. C’est un pas de plus vers le futur. La marque se distingue par le design de ses produits, qu’il s’agisse d’un téléviseur à écran plasma, d’un téléphone longiligne très étonnant ou d’enceintes qui se paramètrent automatiquement en fonction de la morphologie de la pièce pour garder une acoustique de qualité. B.O. séduit et s’inscrit dans D Sébastien Rocca, responsable du magasin, en compagnie de deux techniciens installateurs agréés B.O., Stéphane et Alexandre. la durée comme toutes les C.D. au D.V.D., et de gérer les marques de luxe. “Bang & lumières dans toute la maiOlufsen, c’est la magie du sys- son. On passe de l’un à l’autre juste en pianotème” reconnaît Sébastien Rocca, “Bang & Olufsen, tant sur la télégérant du magac’est la magie commande simple d’utilisasin bisontin souTout est lié. lignant aussi le du système.” tion. Ce dispositif s’apsérieux et la capacité d’innovation de la pelle d’ailleurs le système marque. Par exemple, avec “link” qui permet de piloter une seule télécommande, le toute une gamme de produits. système B.O. vous permet de Pour l’achat de matériel, B.O. maîtriser la télévision, l’ins- Besançon vous propose une tallation Hi-FI, de passer du facilité de paiement. O QUARTIER SAINT J EAN Les fleurs vous donnent rendez-vous aux Camélias ux Camélias” est fleurs à la clientèle. Le pari un petit havre de au départ était peut-être audafleurs dans le cieux, mais “On s’est dit : “Tenquartier Saint- tons l’aventure” raconte StéJean. Ce magasin qui a ouvert phane. ça en valait la peine. Idéalement situé, ses portes début septembre se La spécialité de on retient de ce magasin l’accueil situe juste au coin de la rue la maison est le agréable et le larchoix de fleurs Ronchaux et de bouquet bulle. ge proposé à la venla Grande rue au centre-ville de Besançon. Il te. “Il y a bien sûr tous les clasest tenu par deux jeunes per- siques des fleuristes, mais aussonnes, Amanda Koeller, 19 si des fleurs exotiques et des ans, et Stéphane Voitoux, 22 compositions” indique Amanans. Elles sont toutes les deux da Koeller qui a forgé son expéanimées par la même envie rience pendant trois ans chez d’entreprendre et de faire par- Rapid’Flore à Saint-Ferjeux. tager leur passion pour les La spécialité de la maison est “A le bouquet bulle. C’est un bouquet qui est placé dans une poche d’eau qui maintiendra les fleurs en harmonie pendant plusieurs jours. Parfait si on ne dispose pas de vase adapté pour la composition florale. Aux Camélias, ce sont aussi des bouquets adaptés pour toutes les grandes occasions (mariage, décès, naissance) et tous les instants que l’on marque d’une fleur. Stéphane Voitoux peut livrer le bouquet de votre choix à domicile, à Besançon et dans le Grand Besançon. O Amanda Koeller, 19 ans, et Stéphane Voitoux, 22 ans, deux jeunes entrepreneurs bisontins. L’ÉCONOMIE THISE 31 Des menaces de licenciements Transports Valnet : “En ce moment, nous roulons à perte” Avec la récente flambée du prix des carburants et des conditions de travail et de concurrence devenues féroces, l’entreprise dirigée par Fernand Valnet a vu sa rentabilité chuter ces derniers mois. Son dirigeant tire la sonnette d’alarme et tente de limiter les dégâts actuels. a Presse Bisontine : Quelles janvier et le 30 avril 2005, nous sont les conséquences directes avons enregistré précisément des hausses successives du prix 39 580 euros de pertes. Alors du gasoil sur votre activité ? que l’activité est en augmenFernand Valnet : Nous avons une tation depuis l’année dernière. flotte de 30 camions. Chaque Au 30 avril 2004, le chiffre d’afcamion fait environ 10 000 km faires annuel de l’entreprise par mois. Pour faire tourner les était de 907 000 euros. Au 30 camions, il nous faut 80 000 30 avril dernier, le bilan annuel litres de gasoil par mois, soit s’élevait à 952 290 euros de près d’un million de litres par chiffre, une hausse de plus de an. Sur les trois der45 000 euros, soit niers mois, le poste 21 %. Mais les “Il n’y a pas gasoil a subi une charges liées au augmentation de assez de solida- poste gasoil ont 48 000 euros pour tout plombé. nous. Il y a deux rité dans la ans, le gasoil était L.P.B. : L’équilibre de profession.” votre entreprise est en à 0,60 euro le litre (hors taxes), il est danger ? aujourd’hui à 0,90 euro. Entre F.V. : Soit il faut que nous fasle 1er janvier 2005 et le 9 sep- sions moins de kilomètres, soit tembre 2005, le prix du gasoil il faut rentabiliser les lignes. Nous en sommes à essayer de a augmenté de 18,50 %. supprimer des parties sur autoL.P.B. : Avez-vous des possibilités de route au profit des routes nationales sans péages. Car le coût réagir ? F.V. : Dès le mois de mars, nous de l’autoroute représente tout avons réussi à répercuter les de même 4,53 % de notre chiffre hausses à hauteur de 4 %, ce d’affaires, c’est loin d’être négliqui est largement insuffisant. geable, même si le poste gasoil Pour s’en sortir, il faudrait aug- représente à lui seul 21 %. Si menter nos tarifs de 7 à 8 %, ça continue sur cette pente, nous c’est impossible d’imposer cela finirons par être obligés de licenà nos clients. En ce moment, cier. nous roulons à perte. L.P.B. : Vos collègues sont dans la L.P.B. : Vous voulez dire que vous même situation ? perdez de l’argent quand vos chauf- F.V. : Certainement, à la nuance près que certains qui ont des feurs sont sur la route ? F.V. : Exactement. Entre le 1er agences en Belgique ou au L Luxembourg en profitent pour faire le plein là-bas, ce qui change déjà pas mal de choses. Nous sommes en ce moment dans une concurrence atroce. Certains transporteurs locaux passent chez mes clients pour essayer de les attirer en cassant les prix. Il n’y a pas assez de solidarité dans la profession. L.P.B. : Comment gérez-vous la concurrence sur le plan européen ? F.V. : C’est impossible. Nous nous différencions par le service que nous apportons à nos clients, notre proximité, la qualité de Fernand Valnet, 57 ans, se donne encore avant de revendre son entreprise, ou de nos prestations. Pour le reste, louer ses locaux pour une autre activité. nous ne luttons pas à armes égales. Un chauffeur polonais ce est une des plus strictes, coûte à son employeur 500 euros notamment sur le temps de trapar mois, charges comprises. À vail. Un chauffeur portugais fait titre de comparaison, un chauf- 70 heures par semaine. Chez nous, un chauffeur feur français est payé environ 2 500 “Un chauffeur ne peut pas faire plus de 9 heures de euros, auxquels il faut ajouter autant polonais coûte conduite par jour. Exemple : un de de charges, soit mes chauffeurs part 5 000 euros au total. 500 euros sur Toulouse vers Le pire, c’est que par mois.” 14 heures. après des transporteurs 9 heures de route de la région, ceux qui ont une antenne à l’étran- (entrecoupées de pauses), il est ger, emploient désormais des obligé de dormir et arrive là-bas chauffeurs polonais pour faire le lendemain. Il continue à roudu transport en France ! Il n’y ler, mais ne pourra pas forcéa plus de règle, c’est aberrant. ment tout charger le jour même car après 16 heures, il n’y a plus L.P.B. : Vous n’êtes donc pas sur un personne pour réceptionner. Il est donc souvent obligé de repaspied d’égalité ? F.V. : La réglementation en Fran- ser une nuit sur place. Il charge mais ne peut pas remonter directement car il est obligé de L’entreprise a plusieurs hangars destinés notamment faire une pause. Au final, tout ce temps immobilisé coûte très au stockage de la marchandise pour leurs clients. cher et nous pénalise par rapport aux autres pays. La société Valnet dispose d’une flotte de 30 camions, dont la plupart sont équipés de semi-remorques. L.P.B. : Le gouvernement semble avancer, notamment avec l’annonce d’une augmentation des dégrèvements de taxes ? F.V. : Ces dégrèvements de taxe professionnelle étaient d’environ 300 euros par camion, ils devraient passer à 1 000. Le problème, c’est que cela ne concerne que les petits tonnages, les camions de 7,5 tonnes. Sur mes 30 camions, un seul fait 7,5 tonnes ! Les autres sont tous de 21 et 38 tonnes, et ceux-là ne sont pas inclus dans la mesure. Pourtant, le transport aurait vraiment de l’avenir dans notre pays, mais encore faut-il lui laisser les moyens de vivre. O Propos recueillis par J.-F.H. Zoom L’entreprise Valnet en bref La société a été fondée en 1946 par le père de Fernand Valnet. Installée à Rigney, elle s’est installée en 1978 à Thise, sur la route de Marchaux, dans les anciens entrepôts Cédis. Deux entités distinctes appartiennent à la société Valnet : Transports Valnet et Franche-Comté Transfret, une société d’affrètement. L’entreprise Transports Valnet emploie 30 salariés dont 25 chauffeurs qui sillonnent toutes les régions de France avec des lignes régulières spécifiques. Valnet travaille essentiellement pour l’industrie et l’agro-alimentaire. Son plus gros client, qui représente aujourd’hui 60 % de l’activité, est le groupe Guillin Emballages à Ornans. L’entreprise familiale n’ayant pas de repreneurs après Fernand l’actuel dirigeant, elle pourrait être reprise par un groupe, d’ici 5 ans. “À moins que nous soyons obligés d’arrêter avant, si la situation empire encore” déplore le responsable. L’ÉCONOMIE 32 R ECONVERSION Quatre magasins créés par d’anciens employés de la grande surface Les anciens employés de Décathlon au top Ils sont plusieurs à se lancer dans le petit commerce indépendant après leur passage dans le supermarché du sport. Une réussite pas forcément due au hasard. Formation continue, rigueur, apprentissage de la gestion du stock et image de sérieux auprès des banques, les ex de Décath’ partent avec toutes les cartes de leur côté. epuis six mois, Pierre Bouvier vend des jouets en bois, dans “La Paillotte”, la petite boutique qu’il a reprise au centreville de Besançon. Un changement pour lui. Avant cela, il travaillait comme chef de rayons à Décathlon, section sport de montagne. “J’avais un peu peur du côté humain, c’est le plus dur. Passer d’un endroit avec une centaine de salariés à tout seul dans un magasin, ce n’est pas tout simple”, avouet-il. De la grande distribution au commerce indépendant. Les anciens salariés de Décathlon s’en sortent bien et sont nombreux à s’être lancé à leur compte, une fois les crampons raccrochés dans la grande surface du sport. “C’est vrai qu’on est plusieurs à voler de nos propres ailes”, reconnaît Hélène Gounand, qui tient un magasin de vélo, Boulevard cycles. “Quand on rentre à Décathlon, on est souvent très jeune, c’est notre premier emploi. Dès qu’on D a plus de maturité, l’envie de majeur, c’est la formation. Il y se poser un peu, on est prêt à a un vrai culte de l’indépendance, de l’autonomie des salapartir.” Huberland, Boulevard cycles, riés. Et pour cela, on reçoit touTerritoire pêche…À Besançon, te une batterie de formations quatre commerces ont ainsi été très haut de gamme : les procréés ou repris par des “ex de duits, l’animation commerciaDécath’” ces dernières années. le, la gestion des stocks…Tout Pas forcément un hasard. Car était aussitôt duplicable dans dans le milieu, l’enseigne spor- le magasin et encore plus ensuite quand on est indétive a la réputation flatteuse d’être une “C’est une pendant”, affirme-til. “Les grandes “bonne école”. C’est aussi ce que pense vraie carte surfaces sont une bonne école. Au niveau Pierre Bouvier. À 36 de visite.” de l’étiquetage, du ans, après douze balisage, il y a beauannées de maison, il a préféré raccrocher, “comme coup de choses de Décathlon pour un sportif, pour ne pas que j’ai reprises. Même si on faire la course de trop. Je m’y n’a pas du tout le même genre suis éclaté mais je n’avais plus de clientèle”, ajoute Hélène l’énergie, la pression que je me Gounand. mettais était trop lourde”, Rigueur, formation poussée, explique-t-il. Dans sa nouvel- savoir-faire, l’image de sérieux le boutique, dès son arrivée, il et la notoriété de l’enseigne a tout réorganisé, changé l’em- rassureraient aussi les banques. placement des éclairages et des “C’est une vraie carte de visijeux en fonction des couleurs. te”, affirme Pierre Bouvier. Le Des techniques de vente incul- dernier point laisse les resquées à Décathlon. “L’atout ponsables de Territoire pêche GALERIES MARCHANDES Ancien chef de rayon à Décathlon, Pierre Bouvier a choisi de se lancer dans le commerce indépendant. plus circonspects. Mais ils reconnaissent que Décathlon “est une bonne école. On y apprend le métier, à manager une petite équipe”, affirment- ils. Eux sont partis parce qu’ils ne voyaient plus de perspectives de carrière au sein de l’enseigne. “À un certain moment, il faut être mobile, sinon les possibilités sont plus réduites. C’est une école, mais on n’y fait pas carrière, il y a beaucoup de turn-over”, ajoutent-ils. O S.D. Loyers “à l’américaine” Plus on gagne, plus le loyer augmente Dans les galeries commerçantes, les commerçants payent le plus souvent des baux indexés sur leur chiffre d’affaires. Un système qui peut s’avérer dangereux pour le petit commerçant. ayer un loyer propor- être dominant et à s’étendre. tionnel au chiffre d’af- Sur la galerie d’École-Valentin, faires réalisé. La pra- gérée par une société civile d’intique est largement vestissement, tous les commerrépandue dans les galeries mar- çants sont concernés par ces baux variables, chandes des zones commerciales. “Le La société Casino, sauf quelques rares excepcommerçant s’engage à payer un loyer elle, préfère ne pas tions. À Châteaufarine, où fixe minimum puis communiquer. la galerie est à le compléter en versant une part variable en fonc- gérée directement par le groution du chiffre d’affaires”, pe Casino par l’intermédiaire explique le notaire Jean-Paul de sa filiale Immobilière CasiBerçot. Aux alentours de 6% du no, la situation est plus floue. Certains payent un loyer tradichiffre d’affaires. Pour les galeries marchandes, tionnel, fixe. D’autres, comme l’opération est intéressante. Mais les Stocks américains par pour le commerçant, la pratique exemple, ont toujours été assucomporte un risque, non négli- jettis à un loyer indexé. “Les geable. Car même si la galerie loyers sont différents. Les commerçante leur permet de tranches varient en fonction des toucher plus de clients parfois, entrants, de la date de renoutoutes les marges peuvent être vellement des baux”, explique absorbées dans le loyer si elles un des commerçants de la galene sont pas assez élevées. “Cela rie de Géant. La société Casipeut les mettre parfois en diffi- no, elle, préfère ne pas commuculté. 6 % du chiffre d’affaires, niquer. Même si on y avoue à cela représente une somme impor- demi-mot que “concernant les tante. Les centres commerciaux nouveaux baux, il y aura cerconsidèrent d’ailleurs pour eux- tainement des variations en foncmêmes que le coût d’exploitation tion du chiffre d’affaires. Mais des locaux ne doit pas dépasser il y a toujours des cas particu1,5 % de leur chiffre d’affaires”, liers et des exonérations peuvent être réalisées suivant les cas.” O reprend Jean-Paul Berçot. Pourtant, le modèle continue à S.D. P Cette pratique de loyer indexé peut mettre parfois les commerçants en difficulté. “6 % du chiffre d’affaires, cela représente une somme importante”, affirme le notaire bisontin Jean-Pierre Berçot. L’ÉCONOMIE G RANDE DISTRIBUTION 33 9 implantations dans le Doubs Système U a le vent en poupe Après les agrandissements des U de Pouilley, Besançon-Amitié et Saint-Vit, et en attendant Devecey, les magasins Super U et Marché U sont en constante progression. Alors que la plupart des enseignes de la grande distribution stagnent. ans la zone commerciale de Saint-Vit, les travaux du Super U progressent rapidement. Le magasin, qui s’étend actuellement sur 2 000 m2, fait peau neuve et s’agrandit. La nouvelle surface d’environ 3 000 m2 ouvre ses portes début octobre. L’ancienne sera remplacée par un Mr. Bricolage “Il est totalement nécessaire de faire cet agrandissement, pour amener la modernité, suivre l’attente du client. Compte tenu de l’affluence, on n’assurait plus totalement la satisfaction du client. Il faut rester à la pointe”, juge son directeur Gilles Berthod. Dans un marché de la grande distribution en pleine stagnation, le système U a le vent en poupe. Le réseau de commerçants indépendants, qui possède 820 magasins dans toute la France, a réalisé l’année dernière 14,6 milliards d’euros de chiffre d’affaires. D SAÔNE Une progression plus qu’ho- frais de personnel énormes. norable de 6,5 %, là où les Quand elles doivent dégraisgrands hypers stagnent. Et la ser, le service diminue, du coup part de marché de système U les clients partent”, analyse - qui représente 8 % du mar- Alain Briard, directeur du ché actuellement cabinet de conseil - augmente elle “Une longueur ABCD+, spécialiaussi régulièresé dans la grande ment de + 0,3 % d’avance sur la distribution. chaque année. L’autre force, c’est Avec 19 magasins concurrence.” l’indépendance. - principalement Comme pour des supermarchés Super U de Leclerc, les directeurs possèmoins de 3 000 m2 - dans le dent leurs propres magasins Doubs, Système U est leader et gèrent eux-mêmes leurs en nombre d’implantations. achats. Plus impliqués, ils ont Juste devant Intermarché avec donc tendance à s’investir 13 magasins. Et de nombreux davantage dans le devenir de Super U investissent actuel- leur enseigne. “Du coup, les gens sont ultra motivés, ils lement pour se moderniser. Les raisons de ce succès ? Com- font tout pour avoir de beaux me les autres supermarchés, magasins. Dans ce domaine Système U bénéficie du rejet particulier, ils ont une londes hypermarchés par les gueur d’avance sur la concurconsommateurs. “Les grands rence”, ajoute un bon connaisperdants actuels, ce sont les seur du secteur. “Quand on hypermarchés. Ce sont des est indépendant, on est plus structures lourdes, avec des réactif aussi. Chaque maga- Avec 19 magasins Super U de moins de 3000 m2 dans le Doubs, Système U est leader en nombre d’implantations. sin s’adapte aux réalités locales, alors que les autres enseignes très centralisées doivent appliquer la politique commerciale qu’on leur donne, reprend Alain Briard. Ils collent aussi plus au terrain. Une bonne G RANDFONTAINE Développement économique Une zone commerciale de 9 hectares en construction Le quartier de la gare de Saône doit prochainement se couvrir d’une zone commerciale de 9 hectares. Les travaux ont déjà débuté. aône en plein développe- nageons les voiries et espaces publics ment économique. La com- de la future zone commerciale”, mune s’apprête à accueillir explique le maire de la commune, très prochainement une nou- Bernard Guyon. Les travaux de terrasvelle zone commerciaAldi, autre sement ont déjà comle. Située près de la sur une partie gare, celle-ci devrait à discounter de mencé de la surface de la terme couvrir pas moins de neuf hectares. “Une l’alimentation. Z.A.C. L’ouverture de l’ensemble de la zone partie du terrain appartient à la commune, le reste est pour commerciale est prévue dans deux le moment privé. Une zone d’amé- ans, fin 2007. Concernant les maganagement concerté, Z.A.C., est en sins qui s’y installeront, deux cours. En même temps, nous amé- enseignes ont déjà été autorisées S partie de l’encadrement a commencé en tant que boucher ou épicier.” Propreté, qualité de l’accueil, autant de domaines que Système U met aussi en avant et qui constituent ses atouts par la Commission départementale d’équipement commercial (C.D.E.C.) à Saône. Et toutes deux sont des hard discounters. L’enseigne Netto tout d’abord, le dossier le plus avancé, doit s’implanter non loin du Super U. Les travaux de construction du magasin sont déjà en cours. Enfin Aldi, autre discounter de l’alimentation doit ouvrir un futur un magasin place de la gare. Là, les travaux devraient débuter prochainement. O Le premier bâtiment qui sortira de terre sera la grande surface Netto. S.D. auprès du client. “Si ce n’était qu’un lieu de commerce, ça ne m’intéresserait pas. Il faut en faire un lieu de vie. On a un rôle économique, mais aussi social”, affirme Gilles Berthod. O S.D. Le conseil municipal a réagi Un rapport qui titille les élus La juridiction a examiné les comptes de la commune de Grandfontaine. Les conclusions du rapport tendent à montrer que toutes les conditions sont réunies pour que de “multiples péripéties de recours administratifs se perpétuent.” a chambre régionale des comptes plication des recours sont aussi le signe vient de rendre son rapport concer- que le conseil municipal exerce “avec nant la gestion de la commune de difficulté ses responsabilités.” La juriGrandfontaine pour les exercices 2000 diction va plus loin encore dans son à 2004. Ce travail de la juridiction fait propos en stipulant que “ce manque suite à une demande du conseil muni- d’intérêt pour les affaires importantes cipal de cette commune du Grand dans la gestion de cette collectivité peut par ailleurs se rapprocher Besançon “face aux contentieux répétitifs exercés par “Un rapport avec l’absence de concordance entre l’ordre du jour quelques citoyens à l’encontre de l’action du mai- tendancieux et et les points faisant l’objet de délibération.” Le maire depuis les années 1992” uniquement re, quant à lui, “a maniprécise en préambule le festement commis des maldocument. à charge.” adresses et des irrégularités C’est vrai que la gestion communale fait l’objet de vives cri- par méconnaissance semble-t-il de la tiques dans ce village. Plusieurs recours complexité des procédures.” ont été déposés devant la justice pour En conclusion, la Chambre régionale dénoncer les irrégularités constatées des comptes indique que “la commuentre le registre des délibérations de ne de Grandfontaine semble réunir conseil et les extraits de ce registre toutes les conditions pour que les multransmis au contrôle de la légalité de tiples péripéties de recours adminisla préfecture. Ce sujet a d’ailleurs fait tratifs et judiciaires se perpétuent si l’objet d’une enquête préliminaire sur aucune inflexion n’est apportée dans réquisition du procureur de la Répu- le fonctionnement du conseil municiblique de Besançon pour “présomp- pal.” tion de faux en écriture publique.” Une Les élus de Grandfontaine ont réagi affaire classée sans suite, mais qui vivement à la réception du document s’est accompagnée de nombreux rebon- lors de la séance du 1er septembre 2005. dissements. Alors que le conseil a lui-même demanSur ce point, le rapport précise que dé cet audit, il regrette qu’un “rap“depuis 2002, il semble néanmoins port tendancieux et uniquement à charqu’un effort particulier a été fait.” Mais ge ait pu être établi dans un pays le texte précise également que les man- comme la France sans le moindre resquements qui ont conduit à la multi- pect contradictoire.” O T.C. L UN VILLAGE À L’HONNEUR 34 par T.C. En passant par… Tallenay TALLENAY 407 habitants aux portes de Besançon Un village qui préserve sa tranquillité Cette petite commune située à 8 km du centre-ville de Besançon résiste à la pression immobilière. Elle maîtrise son développement, mais elle constate aussi que sa population a tendance à vieillir. e dites pas à un habi- des équipes municipales suctant de Tallenay qu’il cessives qui agissent pour préest privilégié, vous server ce à quoi tout le monprendriez le risque de de aspire : la qualité de vie. le vexer. Reconnaissez plutôt Pas question de céder aux qu’il a la chance de vivre dans sirènes de l’immobilier. Cette ce petit village de 407 âmes ligne de conduite est approuqui s’étend sur 234 hectares vée par la majorité des habide terres et de forêts dont 34 tants. Ici, les terrains à bâtir sont réservés au bâti. Ce se vendent donc par dose hameau, c’est un peu la ville homéopathique mais à des prix à la campagne. La route s’ar- qui atteignent parfois les 120 rête à Tallenay, ensuite, ce sont euros le m 2. Sachant que le les champs. Blotti au fond d’une plan d’occupation des sols de reculée verte, entre la forêt de 1984 impose que les parcelles Chailluz qui le domine d’un ne doivent pas être inférieures côté et de l’autre la colline de à une surface de 15 ares hors Châtillon-le-Duc, il lotissement et de 13 se situe à trois kilo- “Entreprendre ares en lotissement, mètres seulement un minimum un toilettage ildefaut de la zone commerressources à un ciale de Valentin et du P.O.S.” acquéreur pour s’insà 8 km du centre de taller au village. Besançon. Malgré cette proxi- Ce même P.O.S. exclut la mité, cette commune échappe construction de collectifs sur au rythme effréné du déve- la commune. “Il y a deux choses loppement urbain qui frappe importantes à Tallenay, ce sont la proche périphérie de la capi- l’urbanisme et les finances” tale régionale. Ou plutôt elle rappelle le maire Jean-Yves s’en protège, fermant la porte Pralon. Le tout est d’éviter les aux promoteurs qui lorgnent dérives dans ces deux sur ce petit havre de paix. domaines. “Un développement Depuis longtemps, Tallenay trop rapide s’accompagnerait c’est une chasse gardée par indéniablement de coûts sup- N La fontaine-lavoir de Tallenay. plémentaires sur les infrastructures telles que l’assainissement” ajoute-t-il. La collectivité n’en voit pas l’intérêt, d’autant qu’elle ne perçoit pas directement de taxe professionnelle puisqu’elle n’a aucune entreprise sur son territoire. “Nos seules recettes sont 100 000 euros liés à l’impôt et 100 000 euros qui proviennent de la dotation de l’État et de l’agglomération” note André Better, adjoint aux finances. Avec ce budget de 200 000 euros, la commune assume son fonctionnement et suit son programme d’investissement. D’ici la fin de l’année, elle devrait terminer la seconde phase d’enfouissement des réseaux. “Nous employons aussi un ouvrier communal à mi-temps et une secrétaire de mairie à mi-temps également” poursuit le maire. Ainsi va la vie à Tallenay. Mais cette tranquillité que semblent défendre “égoïstement” les Tallenaysiens a son revers de médaille. La population vieillit. Le conseil municipal a pris la mesure de cette réalité. “Nous sommes presque trop calmes. Les gens qui avaient 30 ans dans Jean-Yves Pralon : “Nous sommes presque trop calmes.” les années 70 en ont 60 aujourd’hui. Il y a des maisons ici qui ne sont plus occupées que par une seule personne.” Engager un programme de construction pour amener de nouvelles familles n’est pas à l’ordre du jour. En tout cas pas de manière irraisonnée. La municipalité a lancé une étude en collaboration avec l’agence de l’urbanisme (A.U.D.A.B.) dont la finalité est de réfléchir sur l’avenir du village. “Cette ASSOCIATION étude nous montre qu’il y a encore la possibilité de construire une cinquantaine de maisons. Nous ne sommes donc pas encore en bout de piste.” Si l’on compare l’évolution de cette commune par rapport au P.O.S. de 1984, on remarque qu’elle a pris du retard dans son extension. “Le plan prévoyait que l’on soit 600 habitants dans les années 90. Nous n’avons pas atteint cet objectif parce que la taille des par- celles est importante. L’objectif pour nous est d’entreprendre un toilettage du P.O.S. pour atteindre à terme ce chiffre de 600 habitants. Nous avons le foncier suffisant pour assurer notre développement jusqu’en 2020 sachant que l’A.U.D.A.B. n’a pas préconisé la création de nouvelles zones constructibles.” Une réunion publique sera organisée par la municipalité pour discuter de ce document. O Manque de bénévoles L’A.S.C.E.T. traverse une petite crise Depuis un an, l’association phare de Tallenay qui s’occupe d’animer le village est en veille. La présidente a pris ses distances, désabusée par le manque d’engagement des bénévoles. e tissu associatif n’est pas du mercredi pour les enfants très dense dans ce villa- ont été maintenues. L’assoge, mais il existe à travers ciation traverse une petite critrois petites structures dont se, au point que la présidenl’association sportive cultu- te se demande si elle ne va relle d’entraide de Tallenay. pas jeter l’éponge lors de la L’A.S.C.E.T. existe depuis une prochaine assemblée généraquinzaine d’années. Son rôle le prévue le 7 octobre. Ou alors est de générer une certaine elle repartira avec la même émulation dans ce hameau à fougue qui l’avait poussée à s’investir dans un différents moments de l’année. “Nous avons “J’aime ce monde associatif à la seule condition d’être organisé entre autres l’arbre de Noël pour village, suivie. Malheureusement, ses espérances les enfants, le feu de la Saint-Jean, ou le j’ai envie s’effilochent comme le bénévolat. Beaujolais nouveau” indique la présidente qu’il vive.” Marie-Christine Bourcet-Vaillant reconnaît Marie-Christine Bourcet-Vaillant. Ces manifesta- avoir du mal à mobiliser ses tions sont des occasions pour troupes. “Nous sommes une les habitants de Tallenay de dizaine de personnes dans l’association. Finalement, je se retrouver. Mais cette année, il ne s’est m’aperçois que tout le monde rien passé. L’A.S.C.E.T. est n’est pas prêt à donner de son restée silencieuse. Pas de repas temps pour mener des proà la salle des fêtes, de Télé- jets.” L’enthousiasme de thon ni de vide-grenier “qui départ a laissé place au découa pourtant bien marché” tout ragement. “Je le regrette car comme l’exposition sur Talle- l’âme du village s’étiole un nay d’hier et d’aujourd’hui. peu. On devient petit à petit Seules les séances du club un village dortoir.” informatique et des ateliers Mais cette femme de carac- L tère veut y croire encore. Elle est une bénévole convaincue, tout comme son rugbyman de mari Henri Bourcet, président de l’Olympique Bisontin. Pour mener tout cela de front, “il faut avoir la fibre associative. Le problème est qu’aujourd’hui on trouve de moins en moins de personnes qui ont cette fibre-là. Je ne suis pas désabusée, mais je constate que les gens vivent égoïstement” déplore-t-elle en ajoutant : “Il faudrait constituer à Tallenay une équipe pleine d’envie et de projets. Il y a des tas d’idées à mettre en œuvre. Par exemple, nous avons la chance d’avoir un artiste peintre dans ce village. Pourquoi ne pas le solliciter pour monter une exposition.” Il en sera peut-être ainsi lors de l’assemblée générale de l’A.S.C.E.T. Si tel devait être le cas, il est probable que Marie-Christine BourcetVaillant signe pour un nouveau mandat à la tête de l’association. “J’aime ce village, j’ai envie qu’il vive. On peut y arriver.” O UN VILLAGE À L’HONNEUR PORTRAIT 35 3ème mandat Charles Belle la tête en l’air, les pieds sur terre Conseiller municipal à Tallenay depuis 16 ans, l’artiste-peintre a un domaine de prédilection : l’urbanisme et l’architecture. n connaît l’artiste- l’équilibre. peintre et moins le Mais il aurait pu en être autreconseiller munici- ment. “J’ai eu trois enfants, ça pal. Pourtant, m’a sauvé la vie” confie-t-il avant Charles Belle est d’ajouter. “Ça vous oblige à vous élu depuis 16 ans confronter à la réalité. Cette responsabilité a été à la mairie de Tallenay. C’est son troi- “Un individu déterminante dans mon engagement au sième mandat. Preuconseil municipal.” En ve vivante que l’on seul ne 1989, à 33 ans, il ne peut assumer un statut d’homme connu et peut rien.” s’est pas lancé par vocation politique et reconnu pour son art tel que le sien, sans être pour encore moins par ambition, autant détaché des réalités de “mais je me suis dit que je pouce monde. Charles Belle ne vit vais faire cela pour mes gamins.” pas à l’écart, marginal. “C’est D’ailleurs, l’homme originaire très facile de s’isoler et de vivre de Rochejean dans le Hautdans sa bulle avec le succès et Doubs ne pensait même pas des grosses chevilles. C’est le être élu. Il a trouvé dans la colconfort. Moi j’ai envie d’être nor- lectivité la manière d’apporter mal.” La chose publique l’in- sa pierre à la construction d’un téresse et en particulier tous avenir doux et tranquille à Talles dossiers relatifs à l’urba- lenay pour les générations nisme, l’aménagement, l’ar- futures. C’est pour cela qu’il chitecture. En un mot : à l’es- agit comme le reste des thétisme. C’est évident pour membres du conseil municipal. quelqu’un qui, face à sa toile, “Un individu seul ne peut rien est soucieux de la couleur, de quand il y a des orientations la lumière, de la matière, de déterminantes à prendre dans O TÉMOIGNAGE un village.” Quand il s’agit de défendre la cause, l’artiste monte à la tribune et annonce la couleur sans détour, mais avec convictions et pédagogie. Lors de son premier mandat, il a réagi par rapport à un projet de lotissement de 25 maisons sur 2 hectares de terres. “Cela correspondait à plus d’un quart de renouvellement de la population. Ce projet avait été voté par la précédente équipe municipale. Pour moi, c’était une aberration” se souvient-il. À force de diplomatie, faisant fi des engagements, il est parvenu à faire capoter ce dossier en démontrant à la fois aux vendeurs du terrain qu’ils faisaient une mauvaise affaire et qu’en plus elle allait coûter cher à la collectivité si elle se concrétisait. “C’était réactionnel. Au lieu d’avoir 25 maisons en lotissement, il s’en est finalement construit 7 au fil des ans.” Charles Belle s’investit avec la même rigueur dans les affaires municipales que celle qu’il a dans son travail de peintre pour lequel il est aussi jugé. Avec un air détaché de prime abord, il porte en fait un regard critique sur ce qui l’entoure et le concerne au premier chef. Dans le conseil municipal, il semble être celui qui a le recul immédiat sur les choses. S’il ne se sent pas les épaules pour gérer le portefeuille communal, Charles Belle est plus à l’aise dans les commentaires sur les orientations à prendre pour préserver un cadre de vie agréable. “Ce qui est important c’est ce souci de protéger Tallenay. Nous avons la volonté d’en faire un village piéton pour que tout le monde puisse s’y balader, en apportant à cette logique de circulation piétonne une harmonie visuelle. Nous sommes déjà un village dortoir. Si en plus on devient juste un endroit où les gens garent leur voiture le soir quand ils rentrent chez eux, c’est nul.” Par la maîtrise de l’urbanisme, les élus peuvent espérer Charles Belle : “J’ai envie d’être normal.” provoquer la rencontre des habitants et éviter l’isolement. “Parfois, la limite de notre action est liée à des problèmes culturels” déplore Charles Belle. Tout le monde à Tallenay n’est pas encore prêt à entendre ce discours d’ouverture qui invite à la recherche architecturale et à faire tomber les barrières du “chacun chez soi” dans un village qui se veut convivial et harmonieux. O Conseiller pendant 33 ans Georges Conscience, l’homme tranquille À 86 ans, Georges Conscience est le doyen du village de Tallenay. Un endroit qu’il n’a jamais quitté et qu’il a vu évoluer. n dit qu’à Tallenay, Georges Conscience est la mémoire du village. “Oh, vous savez, la mémoire, elle flanche” lâche-t-il en ouvrant la porte de son domicile. Quoi qu’il en dise, à 86 ans, cet homme encore vaillant est le doyen de ce hameau qu’il n’a jamais quitté, ou alors par la force des choses. Comme en 1939 lorsqu’il est mobilisé pour partir à la guerre avec le 13ème bataillon de chasseurs alpins, avant d’être fait prisonnier et déporté en Allemagne à l’âge de 21 ans. “J’y suis resté cinq ans.” Une longue période durant laquelle il sera ballotté de camp en camp. “J’ai connu la faim. On travaillait de force et nous ne mangions qu’une fois par jour. À un moment donné, je suis arrivé à un stade où je perdais la notion du temps. Je ne pensais même plus à ma famille, ma seule envie était de manger.” Il vivra la peur, la maladie, les wagons à bestiaux où avec ses compagnons d’infortune ils étaient entassés. Évoquer le passé avec Georges Conscience, c’est d’abord revenir sur cet- O Georges Conscience et son épouse Paule-Mauricette profitent de leur retraite après 54 ans de mariage. te partie de son histoire, sans dir et évoluer avec ses yeux doute trop douloureuse pour d’enfants lorsqu’il était haut comme trois pommes, jusqu’à être occultée. Mais ce personnage, casquette aujourd’hui. “Je peux vous dire vissée sur la tête, c’est aussi 33 que ce n’est plus la vie d’avant. années passées au conseil muni- C’était beaucoup plus cool il y cipal de Tallenay. Une longé- a quelque temps. Les gens désorvité qui lui a valu de recevoir, mais sont plus exigeants.” Il fait en 1987, des mains de Georges partie de ces conseillers qui ont Peyronne, préfet de l’époque, souhaité préserver Tallenay de la médaille d’honneur dépar- l’urbanisation intensive. Pour celui qui avec son tementale et communale pour son engage- “Tallenay ne épouse Paule-Mauricette, n’a jamais ment dans la vie publique. fournissait connu les vacances, il n’était pas nécesComment pouvait-il en être autrement ? Lui pas beaucoup saire de partir très loin pour trouver le qui est né d’une mère originaire de Tallenay de monde.” bonheur qui se cueillait dans les et d’un père de Châtillon-le-Duc et qui a fait ses prés du village. C’était le rythpremiers pas dans ce petit vil- me du travail, des hivers rudes, lage qui ne comptait au départ des petites querelles de culti“que 27 habitants tout au plus. vateurs, des rivalités entre les Les jeunes garçons n’étaient pas Cayennards (les enfants de mariés, les filles étaient souvent Cayenne) et ceux de Châtillonvieilles filles. Avec tout ça, Tal- le-Duc, et du prêtre qui venait lenay ne fournissait pas beau- à pied de Devecey pour procoup de monde” se souvient-il noncer son sermon. “On allait avec humour. Trop peu de gens à l’école l’hiver et l’été on garen tout cas pour que la muni- dait les vaches. Ici, c’était surcipalité puisse constituer son tout des pâtures. Je dois vous dire qu’à l’école - elle était à conseil sans difficultés. Cette commune, il l’a vu gran- Châtillon -, nous ne faisions pas beaucoup de choses car le maître qui avait tendance à boire passait le plus clair de son temps à dormir sur son bureau” raconte Georges Conscience qui rappelle tout de même, que dans la généalogie de la famille, il y a un personnage illustre en Belgique. Il s’agit de Hendrik Conscience (1830-1883), un écrivain reconnu dans ce pays frontalier dont la mère serait originaire du secteur. Lui n’écrira pas, mais travaillera de ses mains dans l’exploitation agricole familiale pour commencer. Il l’a quitte pour passer un C.A.P. de menuiserie-agencement à l’âge de 45 ans que “j’ai obtenu avec mention très bien. J’ai travaillé jusqu’à ma retraite à Valentin.” Son savoir-faire d’agenceur, il va le mettre au service de sa commune en construisant dans les années 70 trois arrêts de bus. Il bâtira lui-même sa maison et rendra un certain nombre de services autour de lui. Georges Conscience est une figure à Tallenay. Désormais, après avoir donné, il profite de sa retraite et de sa famille. Une vie tranquille. O SPORT 36 KARATÉ Reprise des cours Le S.K.C. devient un club omnisports En plus du karaté, le S.K.C. s’ouvre à de nouvelles disciplines sur Besançon comme la boxe anglaise, la boxe thaï, le tae-bo et le hip hop. L si obtenu récemment le titre Sa technique, il la met au serde champion d’Afrique dans la vice de ses élèves lors des entraîcatégorie des plus de 80 kg. Du nements qui ont lieu salle Fricôté des filles, Jessica Cargill bourg à Planoise, à la Malcombe est multi championne de Suis- ou au stade Léo Lagrange pour travailler le foncier. “L’objectif se. Mais le S.K.C., c’est aussi le du S.K.C. est de former des jeunes dans toutes parcours de son “L’objectif les tranches d’âge entraîneur d’origine pour qu’ils puissent sénégalaise. Il a fait ses classes dans un avoué est les monter ensuite sur podiums natiodojo appelé le centre championnats des naux et internatiode sauvegarde de Dakar. Rien d’étondu Monde naux” indique JeanSébastien Tisserand, nant à ce que Fodé chargé de la comNdao ait puisé dans 2006.” munication du club. ses racines pour nommer son propre club en arri- Parmi les jeunes espoirs, il y a vant à Besançon. Ce sportif a notamment Abdel Boujaaba à son palmarès plusieurs qui va participer cette saison podiums internationaux dont avec d’autres karatékas à des un titre de vice-champion du compétitions régionales et nationales. “Pour les sportifs de haut Monde 2000. A.S.G. BESANÇON niveau, l’objectif avoué est les championnats du Monde 2006 qui se dérouleront en Finlande.” Mais au Sauvegarde Karaté Club, la compétition n’est pas une fin en soi et pas une obligation. Chacun peut venir pratiquer une discipline pour le plaisir du sport. D’ailleurs, dès cette année, le club devient omnisports. Il propose quatre nouvelles disciplines : la boxe anglaise, la boxe thaï, du hip hop, et du tae-bo qui correspond à du fitness à partir de mouvements de karaté. O Le club de karaté bisontin prépare le 1er open international de karaté de la ville de Besançon en 2006. RALLYE Une compétition internationale en avril Le club de patinage sur glace entre en scène Avec la réouverture de la patinoire La Fayette, l’association des sports de glace de Besançon a fait sa rentrée. La danse sur glace et le patinage synchronisé fait de plus en plus d’adeptes. ne discipline peu prisée jusqu’ici, ci 30 équipes au lieu des 16 précédemest en train de gagner ses lettres ment accueillies. de noblesse sur Besançon : la dan- L’Association des Sports de Glace de se sur glace. Lancé il y a 6 ans par Besançon commence à collectionner les l’A.S.G.B., l’enseignement de ce sport récompenses. En novembre dernier, ses fait de plus en plus d’adeptes. Le club membres ont ravi la coupe du premier compte aujourd’hui près de 150 licen- challenge des jeunes de la saison, aux anciens clubs habituellement ciés. Une seconde discipligrand vainqueur comme Belne, en pleine expansion égaL’A.S.G.B. fort ou Épinal. Ce sport de lement et encore plus commence à glisse ludique, en solo ou méconnue a fait don appapar équipe, est ponctué dans rition au sein de l’A.S.G.B. : collectionner l’année par plusieurs le patinage synchronisé. Ce que ce soit sport d’équipe (de 14 à 20 les récompenses. démonstrations, à l’occasion des galas de Noël athlètes) s’était fait connaître ou des fêtes de la glace, des en février 2004 à Besançon, avec l’accueil des championnats de Fran- organisations de compétitions à Besance. Comme les Bisontins avaient large- çon ou du gala costumé de fin de saiment répondu à l’appel, en avril pro- son. Pour la saison qui vient de démarchain, le club s’est vu confier rer, l’A.S.G.B. annonce l’ouverture l’organisation d’une compétition inter- d’une section réservée aux sportifs hannationale de “synchro”, avec cette fois- dicapés. O Projet humanitaire Deux étudiants au départ du 4 L Trophy Olivier Metz et Stéphanie Fourgeaud se préparent à participer à une course pas comme les autres. Elle est faite par des étudiants dont le but est de transporter des fournitures scolaires au Maroc. 16 février 2006, le BisonOlivier Metz et StéphaLnieetinFourgeaud s’aligneront au U La saison dernière s’était terminée par un grand gala costumé. Renseignements au 03 81 41 63 30 Notre Maison Maison ... ... Notre Optimal l’a l’a construite construite Optimal départ de la sixième édition du 4 L Trophy. Tous les deux étudiants à l’I.S.E.G. (école supérieure de commerce et de gestion) de Lyon, ils feront partie des 500 équipages attendus sur ce raid à but humanitaire auquel participe un certain nombre d’écoles supérieures françaises. “L’idée est d’emmener des fournitures scolaires à des élèves du Maroc, au minimum cinquante kilos” explique Olivier Metz. Ensuite, les organisateurs proposent une course d’orientation dans le désert marocain. Au programme, bivouac, mécanique et rencontres. L’épopée dure 10 jours. Une durée pendant laquelle ils parcourront avec leurs véhicules près de 6 000 km. Cinq mois avant l’épreuve, le pilote bisontin et sa coéquipière sont déjà dans les préparatifs. Ils se sont mis en quête d’une 4 L qu’ils ont trouvée à Venise dans le Doubs. “Nous avons eu pas mal de chance car la personne à qui nous avons acheté le véhicule en a cédé un deuxième pour pièces détachées.” En association avec le C.F.A. Hilaire de Chardonnet, le véhicule sera remis en état et préparé pour affronter le désert. “Ensuite, il y a un concours de la plus belle 4 L. Nous avons rencontré un partenaire qui va se charger de la déco. Nous espérons que la voiture sera prête suffisamment tôt pour pouvoir circuler dans le Doubs et en Haute-Savoie, région d’origine de Stéphanie.” Les choses sont bien engagées, mais les deux aventuriers sont “encore en quête de sponsors” pour boucler le budget de leur périple. O Gratuite, cette étude personnalisée permet de mieux répondre à toutes vos questions sur votre projet. Soyez précis et nos conseillers pourront vous informer sur le meilleur choix financier et foncier à suivre selon vos moyens et le lieu de construction de vos rêves. MAISONS OPTIMAL BP 63 25800 VALDAHON MAISON INDIVIDUELLE Nom : ............................................. Prénom : ................................... Adresse : ........................................................................................... DOCUMENT NON CONTRACTUEL Code Postal : .................. Ville : ...................................................... TERRAINS DISPONIBLES À NANCRAY, LA VÈZE ET MISEREY-SALINES VALDAHON Tél : 03 81 56 23 08 BESANÇON Tél : 03 81 80 94 09 Site internet : www.maisons-optimal.com AUDINCOURT Tél : 03 81 30 42 14 DIJON Tél : 03 80 78 19 55 Mél : [email protected] PAVILLON - TÉMOIN à EXPOBAT BESANÇON ( ZAC VALENTIN ) OUVERT TOUS LES JOURS Tél dom. : .................................. Tél bureau : .................................... CE QUE JE SOUHAITE Mon projet : MA SITUATION Ma situation personnelle : nombre de chambres souhaitées 2 3 4 nombre de salles de bains souhaitées 1 2 Ma maison : de plain-pied à l’étage Façade : décalée plate Style : rustique moderne classique Cuisine : à l’américaine indépendante Je souhaite : un garage un sous-sol des combles aménageables marié veuf divorcé célibataire concubinage Je suis : Je dispose : propriétaire locataire d’un salaire de deux salaires Je dispose d’un capital de départ : oui non Je dispose d’un terrain : oui non Je désire avoir de plus amples renseignements sur vos constructions sans engagement de ma part. J’ai donné les informations ci-dessus afin que vous puissiez au plus juste étudier mon projet. POINT PUB & COMMUNICATION Crédit Photos : A. BOUCHET, COLOR BOX, A. BRIOT. e Sauvegarde Karaté Club de Besançon entame sa troisième saison avec un lot de nouveautés et d’objectifs à atteindre. Le jeune club fondé par Fodé Ndao n’a pas perdu de temps pour faire sa place dans le milieu sportif local. Pour juin 2006, le S.K.C. prépare le 1er open international de karaté de la ville de Besançon. Après trois ans d’activité, il compte une centaine de licenciés dont certains affichent déjà un palmarès prometteur. Dans la catégorie minime par exemple, Nourredin Boujaaba a décroché le titre de vice-champion de France la saison dernière. En 2003, c’est Abdoulaye Diop qui s’est imposé à Marseille aux championnats du Monde junior. Il a aus- SPÉCIAL HABITAT Où construire, où acheter dans le Grand Besançon : l’état des lieux réactualisé PLOMBERIE - SANITAIRE - CHAUFFAGE SOLAIRE - CLIMATISATION - TRAITEMENT DE L’EAU COUVERTURE - BARDAGE - ZINGUERIE BESANCON - 03 81 51 15 31 DÉPANNAGE PLOMBERIE 7J/7 : 06 13 97 04 53 www.scpz-besancon.com VOTRE CONSTRUCTEUR Régulièrement, La Presse Bisontine publie la réactualisation des lotissements en projet ou en cours de réalisation sur les communes du Grand Besançon. Cette liste a été arrêtée au 16 septembre 2005 en lien avec les municipalités concernées ou les promoteurs privés. LISTE DES DISPONIBILITÉS FONCIÈRES COMMUNES 37 NBRE DE PARCELLES DISPONIBLES DANNEMARIE-SUR-CRETE 5 DANNEMARIE-SUR-CRETE 1 CHÂTILLON-LE-DUC 4 MARNAY (70) 1 SERRE-LES-SAPINS 10 15 MYON 3 AUXON-DESSUS 2 TALLENAY 6 SAINT-VIT 5 MAMIROLLE 14 MORRE 6 BONNAY 4 AUXON DESSOUS 4 VALDAHON 8 et 51 TARCENAY 6 FOUCHERANS 9 GENDREY (39) 1 AUXON-DESSOUS 36 BUSY 2 BUSY 10 FRAISANS (39) 1 LOTS PROPOSÉS 7,6 à 9,5 ares 7 à 15 ares 10 ares 8 à 12 ares 8 à 15 ares 11 à 16 ares 7,5 ares 13 à 16 ares 7 à 9,7 ares 7,5 à 17,1 ares 6,4 à 25 ares 7 à 9 ares 13 à 32 ares 9 ares 8 à 12 ares 7,29 à 11,17 ares 8,5 ares 8 à 15 ares 8 à 10 ares 7 à 10 ares 13 ares 59, Chemin des Planches BESANÇON Tél. 03 81 60 77 00 (au 16/09/05) PRIX AU M2 à déterminer à déterminer 75 euros (en moyenne) 36 euros à déterminer à déterminer 16,18 à 22 euros 67 euros 85 à 100 euros à déterminer 46 à 67 euros à déterminer à déterminer 43 euros (en moyenne) à déterminer 69 euros 48 euros 33,63 euros 70 euros 65 euros 70 à 75 euros 51 000 euros viabilisés www.moyse.fr COORDONNEES SARL AFON 03 81 47 41 10 SARL AFON 03 81 47 41 10 SAFC 03 81 41 27 29 Parimoine Terre & Conseil 03 81 87 59 45 Société E.B.B. 03 81 84 00 28 Société De Giorgi 03 81 46 71 87 ABC Immobilier 03 84 80 12 45 Batilor 03 81 88 26 26 Etude Marcot Pasquier 03 81 65 79 88 SARL AFON 03 81 47 41 10 Fimogest 03 81 55 93 00 CEREST 03 81 47 18 47 SARL AFON 03 81 47 41 10 SODITHIS 03 81 52 40 63 Mairie 03 81 56 23 88 06 87 26 77 35 FRANCELOT 0821 202 168 ABC Immobilier 03 84 80 12 45 SAFC 03 81 41 27 29 JF Immo 06 80 63 08 68 M. DUBULLE 06 08 61 18 42 ABC Immobilier 03 84 80 12 45 Mairies, professionnels, si vous souhaitez figurer dans cette rubrique pour notre prochain numéro à paraître le 18 octobre, merci de nous transmettre les informations par fax (03 81 67 90 81) avant le 10 octobre Cette rubrique est gratuite. L’ÉCONOMIE 38 CONSOMMATION Un marché totalement faussé Thévenin-Ducrot : “La hausse des carburants est dramatique pour nous aussi” Le prix de l’essence est la préoccupation majeure des Français actuellement. Contrairement aux apparences, ça n’arrange par les affaires de la société Thévenin-Ducrot, propriétaire de plusieurs stations-services dans le Grand Besançon. Entretien avec le directeur, Nicolas Ducrot. Presse Bisontine : A-t-on déjà rence phénomène ? LNicolasacontré Ducrot : Nous n’avons jamais N.D. : Au contraire. En ce moment, à 2,50 F. Il est aujourd’hui à 4,56 F ! nous vendons des produits à perte. Pour nous, la marge n’est pas plus Sur la seule journée du 31 août, le importante car nous dépendons du mètre cube de super sans plomb a prix fixé par les raffineries. Les gens connu une hausse de 65 euros, soit remplissent leur cuve en plusieurs + 15 %. C’est impossible de répercu- fois, nous allons donc 3 ou 4 fois dans l’année chez le même ter sur le prix à la pomclient, ce sont encore des pe. Nous serons obligés de la faire progressive- “Nous sommes charges supplémentaires nous. Enfin, le fuel ment. La hausse du prix obligés de faire pour domestique est la seule des carburants est dramatique pour nous. Nous le dos rond.” énergie de chauffage à subir la T.I.P.P. (N.D.L.R. : passons des moments diftaxe intérieure sur les proficiles car en plus la consommation est en baisse. C’est le duits pétroliers). C’est une injustice que nous dénonçons. cas aussi pour le fuel domestique. connu de variations aussi importantes. Le baril de brut était à 20 dollars fin 1997, il était tombé à 10 dollars en février 1999, il est récemment monté à 70 dollars ! Une seule fois, nous avons connu d’aussi fortes variations mais c’était sur une période très limitée, entre août et octobre 1990, au moment de la crise du Golfe. La différence aujourd’hui, c’est que la situation entre l’offre et la demande a changé. L’offre n’est pas élastique, elle n’est qu’1 à 2,5 % supérieure à la demande actuelle. Ajoutons à cela les cyclones aux États-Unis dont on L.P.B. : Comment a évolué le prix du fuel ? dépend à 100 %, et nous arrivons à N.D. : On va raisonner en francs, comme le font encore beaucoup de consomune telle situation. mateurs. Il y a deux ans, il était à 2,10 F le litre. En 2004, il est monté L.P.B. : C’est bon pour vos affaires ! L.P.B. : La hausse peut-elle se poursuivre ? N.D. : Cela fait six mois que l’on dit que ça ne peut plus augmenter et ça continue ! Il faut préciser aussi, phénomène nouveau, qu’il y a beaucoup Les prix à la pompe n’ont jamais été aussi hauts. Dans plusieurs stations, le super a dépassé 1,52 euro, soit plus de 10 F le litre ! de spéculation de la part des fonds L.P.B. : Allez-vous être obligés de prendre de pension sur le pétrole. Le marché des mesures sur les 415 stations que vous gérez ou sur vos 450 salariés ? est faussé à cause de cela aussi. N.D. : Nous sommes obligés de faire L.P.B. : Qui sont les grands gagnants dans le dos rond en attendant que l’orage passe. Nous avons la chance d’avoir cette affaire ? N.D. : Les seuls gagnants sont les une société saine financièrement qui grandes compagnies qui possèdent a su mesurer les risques. En 2001, les champs pétrolifères et les pays on s’est diversifié sur les stations producteurs qui possèdent les réserves d’autoroutes. Mais paradoxalement, de brut. Leur coût d’extraction reste sur les autoroutes, ce sont les prole même mais leurs bénéfices explo- duits dérivés (alimentation…) qui sent. L’autre gagnant est l’État. Sur nous permettent d’enregistrer des 1 euro T.T.C. de super sans plomb, il bons résultats, et non la vente de cary a 75,30 % de taxes prélevées par burants. O l’État. Propos recueillis par J.-F.H. L I T T É R AT U R E AGENDA 39 CULTURE - PLUS DE 30 000 VISITEURS ATTENDUS Le livre joue la vedette C’est reparti. Pour la quatrième édition consécutive, le livre tient son salon à Besançon du 23 au 25 septembre, parc de la Gare d’Eau. Près de 30 000 visiteurs l’année dernière, 150 auteurs invités, les “Mots Doubs” rencontrent un vrai succès. ann Quéffelec, JeanChristophe Rufin - prix Goncourt 2001 -, Philippe Besson, Nathalie Rheims, Richard Bohringer… On ne va pas tous les énumérer, sachez seulement qu’ils Y aux Mots Doubs sont 150 présents pendant trois jeunes écrivains, c’est l’occasion rare jours, du 23 au 25 septembre pro- de constater de visu que leurs livres chain, au 4ème salon des Mots Doubs se vendent. C’est une source d’ende Besançon. Cent cinquante écri- couragement pour eux”, affirme vains qui représentent la littéra- Bruno Bachelier, responsable du ture dans toute sa diversité, du rayon littéraire de la librairie Cambest-seller aux formes les plus exi- ponovo. Innovation cette année, le salon litgeantes de l’écriture. a choisi de sorÀ une époque où on parle Le salon a téraire tir de ses murs et de parvolontiers de crise du livre et de la lecture au profit du choisi de tir aussi à la rencontre des lecteurs qui ne peumultimédia chez les plus jeunes, les Mots Doubs sortir de vent pas se déplacer. Une dizaine de lectures, par apportent un démenti cuises murs. les auteurs eux-mêmes, sant. Le salon se porte bien, sont prévues auprès des très bien même. Avec 30 000 visiteurs l’année dernière, personnes âgées dans des maisons autant espérés cette année, le salon de retraite du département, des organisé par le Conseil général du malades de l’hôpital Saint-Jacques Doubs a su devenir un rendez-vous et des prisonniers, à la maison d’arculturel majeur de toute la région. rêt de Besançon. Pour offrir un “C’est un lieu de rencontre entre moment d’évasion littéraire. O l’auteur et le public. Et pour les S.D. Plus de 30 000 visiteurs avaient parcouru les allées des Mots Doubs l’an dernier. Auteurs en quête de reconnaissance Rentrée littéraire pléthorique, best-sellers qui accaparent la majorité des ventes. Pour les auteurs en quête de reconnaissance, pas facile de surnager et de se faire une place. ix cent soixante-trois. C’est le nombre exact de nouveaux romans qui sortent cet automne à l’occasion de cette rentrée littéraire. Un chiffre impressionnant et en constante augmentation depuis plusieurs années. Mais devant cette avalanche de livres qui envahit les librairies en septembre, il devient aussi difficile pour les auteurs locaux en quête de reconnaissance nationale de se frayer un passage. “Quand on sait qu’un bon lecteur lit au plus 50 livres dans l’année, le problème, c’est de réus- S sir à se repérer. Il y a les incontournables bien sûr, le dernier Houellebecq. Mais il faut aussi aller défricher les titres susceptibles de nous faire plaisir, et moins connus”, commente Bruno Bachelier, responsable du rayon littérature chez Camponovo. Parmi tous ces titres, de nombreux auteurs bisontins ou francs-comtois. “Des romanciers bien sûr. Mais aussi beaucoup de poètes comme Jacques Moulin ou Annelyse Simao et des polars. Peut-être à cause de l’ambiance particulière de la ville”, explique Cathe- rine Pollet, chargée de mission au centre régional du livre de FrancheComté. Rechercher un éditeur puis essayer de faire vendre ses romans, Sylvie Parthenay connaît. À 35 ans, cette Bisontine a mis près de deux ans à réussir à faire éditer son premier recueil de nouvelles dans une petite maison d’édition. “On se sent très seul, dans une impasse. On m’a dit que c’était bien mais pas leur truc, confie-t-elle. Comme en ce moment tout le monde veut écrire, les éditeurs sont submergés et ils ont rallongé les délais de réponse voir ne répondent plus du tout.” Mais être publié ne signifie pas être lu. Car encore faut-il que le lecteur puisse repérer le livre au milieu des autres. “D’où l’importance de la mise en place des ouvrages dans les librai- ries. Surtout que le livre n’a pas le temps de rester en rayon et tourne très vite”, reprend Catherine Pollet, qui regrette cette prolifération littéraire pas toujours de qualité. Donner une chance aux écrivains régionaux, c’est entre autres le rôle du centre régional du livre, chargé de repérer et promouvoir les écrivains régionaux dignes d’intérêt. Un travail de défrichage auparavant entièrement aux mains des libraires, “mais devant l’étendue des romans, ils ne peuvent pas tout lire. C’est nous qui le faisons en essayant de repérer les vrais créateurs littéraires, là où un vrai travail est effectué sur la langue.” Dans l’industrie du livre, le nerf de la guerre reste le libraire, qui peut mettre en avant un auteur ou un autre. Bruno Bachelier affirme lire près de 500 livres par an et en finir 150. Et décerne ensuite ses “coups de cœur” à ceux qui lui plaisent. “Le nombre de table est limité, on ne peut pas être équitable. Mais on peut aider les auteurs qu’on aime. Ils sont toujours référencés chez nous. On les supporte en les recommandant aux gens, en gonflant aussi les exemplaires en exposition, pour qu’ils soient plus visibles”, explique-t-il. Sylvie Parthenay, elle, compte beaucoup sur les salons littéraires pour se faire connaître des lecteurs et prospecter de futurs éditeurs. “Les Mots Doubs, pour moi, c’est indispensable. Le contact direct avec le public, expliquer pourquoi, avoir leur avis, leurs critiques, c’est important”, affirme la jeune écrivain, qui espère vendre une soixantaine d’exemplaires sur le salon. O Les éditeurs spécialisés sortent leur épingle du jeu Près de 25 éditeurs sont implantés en Franche-Comté. Dont certaines maisons très spécialisées. Comme l’édition de livre d’art, de poésie ou d’ouvrages d’architecture. oland Chopard a installé ses vieilles presses dans un petit entrepôt de Baume-lesDames depuis l’année dernière. Derrière des vitrines, il a exposé avec fierté quelques-unes de ses œuvres. Des “livres d’artistes”, aux formats atypiques où des textes poétiques se partagent les pages avec des dessins ou peintures d’artistes plasticiens. Éditeur depuis 27 ans en Lorraine avant de rejoindre la Franche-Comté, Roland Chopard a choisi d’investir un créneau très précis de l’édition, le livre quasi unique, pour amateurs. Tous sont imprimés, découpés, puis cousus à la main. Édités au maximum à 500 exemplaires pour certaines collections, moins de 50 pour d’autres, ils rejoiDans ses locaux de Baume-les-Dames, l’éditeur Roland Chopard fabrique ses livres d’artistes de façon gnent ensuite les galeries traditionnelle. Illustrés par des artistes, ils sont ensuite reliés, numérotés puis recouverts à la main. d’art, centres culturels et col- R lections privées. Comme Aencrages&co, la société de Roland Chopard, ils sont 25 éditeurs environ installés dans la région. Un chiffre qui change fréquemment avec “des demandes d’aides régulières pour de nouveaux éditeurs et d’autres qui mettent la clef sous la porte”, explique Catherine Pollet, du centre régional du livre (C.R.L.). Car le secteur est économiquement très fragile, encore plus en région qu’au niveau national. “Et pour ceux qui sont sur le créneau régionaliste pur et dur, le marché est très étroit et n’offre pas toujours assez de débouchés. Les éditeurs qui ont le plus de chance sont ceux qui se trouvent sur un créneau spécifique et le travaillent à fond”, analyse Catherine Pollet. Les éditeurs spécialisés ne manquent pas. Les Solitaires Intempestifs, spécialisé dans l’édition de pièces de théâtre contemporain, est devenu l’un des acteurs les plus importants du secteur. D’autres éditeurs, comme Virgile installée depuis dix ans à Besançon dans le domaine de la poésie ou L’Imprimeur, dans le livre d’architecture, ont également acquis une envergure nationale. Une diversité du secteur de l’édition régionale due en partie à la politique active mise en place par le C.R.L. Poésie et théâtre reçoivent des aides financières à l’édition. C’est en tout cas ce qui a décidé l’éditeur Roland Chopard à s’implanter à Baume-les-Dames. “Sans aide, on ne pourrait pas marcher. Et si on a quitté la Lorraine, c’est parce qu’on pensait les conditions plus favorables ici, le C.R.L. plus dynamique. Cela a été l’élément déterminant.” O Agenda 40 IDÉES SORTIES DU 5 AU 16 OCTOBRE - MARCHÉ SOLIDAIRE À GRANVELLE Les rendez-vous nature de la Maison de l’environnement Conférences, sorties découvertes, chantiers-nature, animations… Le programme du mois d’octobre. - Jeudi 6 octobre : les plantes bio-indicatrices, une conférence-débat au foyer de la Cassotte à 20 heures à Besançon. Renseignements auprès de Doubs nature environnement au 03 81 61 36 44. - Vendredi 7 octobre : cohabiter avec la faune sauvage, une sortie naturaliste à Novillars et épurer les eaux usées avec des roseaux, sortie découverte à Novillars. - Samedi 8 octobre : créer une couveuse naturelle pour lézards et couleuvres. Chantier à Novillars. Avec Doubs nature environnement au 03 81 61 36 44. - Vendredi 14 octobre : recycler les cartons usagés avec une visite d’installation à Novillars. - Samedi 15 octobre : au fil du développement durable, sortie découverte à Besançon avec le Collectif Saône et Doubs vivants (03 81 53 39 46). - Mercredi 26 octobre : les haies en Franche-Comté, de la théorie à la pratique, une conférence-sortie terrain à Besançon avec Espace naturel comtois (03 81 53 04 20). Pour une meilleure organisation, une inscription préalable est souhaitée auprès de l’association proposant la manifestation. Les heures et lieux de rendez-vous vous seront précisés lors de l’inscription. EXPO PHOTO Renseignements organisation générale : Franche-Comté Nature Environnement au 03 81 80 92 98 Mangez solidaire ! Une semaine thématique tous publics consacrée à l’alimentation solidaire. Ou comment œuvrer au développement durable en faisant son marché. Temps fort à Granvelle le 8 octobre. est la sixième année que le collectif d’associations Récidev organise ce rendez-vous solidaire à Besançon. Articulé autour d’un grand marché, programmé cette année le 8 octobre place Granvelle, l’opération Alimenterre se décline aussi sous la forme d’animations destinées à sensibiliser le public aux problématiques Nord-Sud et au développement. Le grand marché solidaire du 8 octobre proposera des produits fermiers du terroir, et issus de l’agriculture biologique et commerce équitable. “Nous avons accueilli l’an dernier plus de 3 000 personnes sur le marché, note Fabien Gauthier, coordinateur de l’événement. Mais plus qu’un marché, ce rendez-vous est aussi une véritable plate-forme de réflexion sur les thèmes de rééquilibre des rapports Nord-Sud.” Un invité de marque sera présent C’ Le marché solidaire de Granvelle est le temps fort de l’opération Alimenterre. cette année : le Mexicain Carlos Manzo, représentant du collectif “Gubina XXI”. “C’est lui notamment qui a empêché que les paysans mexicains soient spoliés de leurs terres au détriment de l’implantation d’une industrie lourde.” Carlos Manzo donnera d’ailleurs une conférence consacrée à la lutte des peuples indigènes pour la sauvegarde de la souveraineté alimentaire au Mexique, le 11 octobre à 20 h 30 à la faculté de lettres de Besançon. D’autres animations sont programmées autour du marché solidaire : exposition photographique sur la mangrove du sud de l’Isthme de Tehuantepec au Mexique, film sur le plan Puebla Panama, discussions autour des 10 ans de l’O.M.C., contes pour petits et grands, jazz avec le groupe Solazaon, etc. Toujours le 8 octobre, des associations bisontines proposeront un large éventail des cuisines du monde. Durant les 10 jours de l’opération Alimenterre, Récidev met en place toute une série d’animations pédagogiques dans les établissements scolaires de la région. Pendant une journée, toutes les cantines scolaires de Besançon proposeront des plats préparés à base d’aliments biologiques. O ALIMENTERRE DU 5 AU 16 OCTOBRE MARCHÉ SOLIDAIRE LE 8 OCTOBRE DE 10 H À 18 H RENSEIGNEMENTS AU 03 81 41 05 87 À VOIR JUSQU’AU 12 NOVEMBRE Hommage aux soldats du feu Une vibrante exposition est à l’affiche du tout nouvel Atelier de photographie, installé au 44, Grande rue, dans une magnifique salle voûtée du XIVème siècle. Un hommage poignant à un soldat du feu franc-comtois. IDÉES SORTIES La rentrée du Cylindre de Larnod - Vendredi 7 octobre : X-Makeena + Yerban Kuru + Zorg + Calif (Electro Tchatche/Drum n’Bass). Soirée “ouverture tardive” : 22 heures-4 heures - Vendredi 14 octobre : soirée Amnesty International avec Billy The Kill, 30 Mn Nrv, Nijni Dub, Clotilde Moulin. 4 artistes bisontins, s’engagent pour cette soirée au profit de la section Amnesty. - Jeudi 20 octobre : Tarwater + Man + Innersea (Pop/életronica) - Vendredi 21 octobre : ETHS + Sybreed + Fischer (Metal). - Mercredi 26 octobre : Natalia M. King + Electric Church Music (Folk blues/Soul). Renseignements au 03 81 57 34 71 L’ATELIER DE PHOTOGRAPHIE IMPRIME SA MARQUE à l’Atelier de photographie histoire d’Érick Vauthier, pompier de Paris d’origine vésulienne, dépasse l’image qu’on se fait des soldats de feu, héros modernes et fugaces de nos étés caniculaires. L’exposition “sans concession” organisée par le galeriste Patrice Forsans en hommage à Érick Vauthier, vaut mieux que les longs discours sur l’héroïsme de ces hommes. Les photos en noir et blanc L’ de Bernard Le Bars, ancien chef du service photo aux pompiers de Paris, constituent un irremplaçable témoignage du courage d’un homme. Le photographe a suivi pendant près de 10 ans le drame traversé par Érick Vauthier, depuis son accident au cours de l’embrasement d’un entrepôt à Rungis ce funeste 24 mars 1993, jusqu’à son difficile retour à la vie. Rien n’est épargné de ses souffrances, ses moments de joie ou ses émotions. Bernard Le Bars a suivi Érick Vauthier jusque dans les moments intimes de sa vie familiale. Bouleversant de réalisme en même temps que d’esthétisme. “C’est la première fois qu’on montre vraiment la réalité de la vie des pompiers. On s’aperçoit alors que du statut de sauveur, le pompier peut devenir victime. On voulait, pour cette première, démarrer avec une exposition qui soit le résultat d’un véritable travail journalistique, d’un travail de longue haleine, sans voyeurisme mais sans concession” explique Patrice Forsans, lui-même photographe professionnel installé à Besançon. 61 photos ont été extraites du livre déjà édité de Bernard Le Bars. Le visiteur cheminera dans la galerie dans un sens chronologique pour mieux appréhender l’évolution de la vie du héros depuis ce jour maudit de 1993. Entrée libre… et indispensable. O J.-F.H. Le calvaire du pompier Érick Vauthier, conté en 61 images fortes. Patrice Forsans, responsable de l’Atelier de photographie, seul lieu d’exposition bisontin dédié à la photographie (photo Damien Guillaume). est la première exposition de cette toute nouvelle association. Le sous-sol de l’hôtel d’Emskerque, dans l’arrière-cour du 44, Grande rue, est désormais le premier et le seul lieu intégralement dédié à la photographie à Besançon. L’Atelier de photographie se décline autour de trois activités : “Un lieu d’exposition et de sensibilisation à l’art de la photo, un lieu de création, c’est-à-dire que nous mettons nos com- C’ pétences de photographes à disposition des industriels, des institutions ou des particuliers qui ont besoin d’un reportage photo et enfin, nous voulons faire de l’Atelier un centre de professionnalisation destiné aux jeunes qui se destinent aux métiers de la photo” résume Patrice Forsans, le responsable de l’Atelier. La prochaine exposition sera consacrée aux clichés du Brésilien Christian Gravo consacrés à la sublime ville de Salvador de Bahia. E X P O S I T I O N Agenda 41 Petits trains : rêve d’enfants et jeux d’adultes OCTOBRE EXPOSITION DE TRAINS MINIATURES - DU 8 AU 9 Du 8 au 9 octobre, Micropolis accueille l’exposition de trains miniatures, “Un train peut en cacher d’autres”. À 66 ans, Bernard Sauvaget, passionné par le rail depuis l’enfance y sera. Avec une partie de ses créations. our pénétrer dans l’univers de Bernard Sauvaget, il faut se rendre au sous-sol de sa maison, sur les hauteurs de Morre. Là, entre la voiture et les cartons, on découvre des fermes comtoises taille réduite, une église, des jardins en carton. Et au milieu de tout cela, sur une plate forme de bois d’un mètre de large : le pont Battant à Besançon en construction, tel qu’il était en 1900. P C’est le dernier chantier de Bernard. Une maquette fidèle, réalisée à la main, des barrières au tramway, construit à base de cartes postales découpées et peintes. “Je me base sur des photos d’époque et je suis aussi allé sur place, pour réaliser des mesures. Ce que j’aime, c’est représenter des choses réelles du passé”, commente Bernard. À 66 ans, l’ancien facteur a conservé son âme d’enfant et englou- notamment réalisé une de 2 000 heures de travail, maquette de la gare de la un an et demi de patience Viotte, à Besançon, fidèle et de minutie pour achever à l’origine sur près de 13 le chef-d’œuvre. Ici, les mètres de longueur. Record mariés sortent de l’église battu par une des autres sur leur tapis roulant au réalisations du groupe, la son de la marche nuptiale, reproduction, sur 24 mètres là, les voitures et les de long, de l’ancienne ligne péniches avancent grâce à qui longeait la vallée de la un système de fils de pêche Loue, de Lods à Ornans. et de moteur et donnent Toutes seront prél’illusion du réel. sentées à Micropolis, “Les rochers sont Huit lors du salon de sculptés dans du modélisme, du 8 au polystyrène, les 9 octobre, une mani- mètres de arbres en fleurs festation qui regroudétaille le réseau séchés”, pe sur près de 3 500 maître des lieux, m2 une cinquantaine disposés un des rares à posséder un tel réseau d’exposants. Ils sont aujourd’hui près de en cercle. dans la région. Pas encore tout à fait 70 à se rencontrer trois fois par semaine satisfait, il veut encore autour de leurs maquettes. “améliorer le décor, le rendre Pas beaucoup de jeunes, plus vivant et surtout ajou“parce que maintenant faut ter des ambiances sonores.” aller vite. Alors que nous, Il y a cinq ans, parce qu’il c’est tout le contraire, tout en avait marre de tondre va lentement. Il faut être sa pelouse en pente, Berpatient, être près à passer nard a décidé d’aménager quarante heures sur un le lieu à sa façon, c’est-àdire avec des trains. Un arbre.” À 66 ans, Bernard Mais sa plus grande fier- long circuit serpente désorSauvaget, ancien facteur, té, Bernard Sauvaget la mais entre les bosquets de a réalisé dans son garage cache dans un recoin du plantes vivaces. De peur de sous-sol, une pièce longue s’ennuyer cet hiver, Berune maquette de huit et étroite. Huit mètres de nard s’est aussi trouvé un mètres de long, entière- réseau disposés en cercle, nouveau but. Construire ment animée. Un travail avec un décor animé de vil- entre ces rails, au milieu le et de montagnes, des illu- du jardin une réplique des qui a nécessité près de minations et des trains qui ruines du château de Mont2 000 heures de patience. roulent. Il aura fallu près ferrand. ti une bonne partie de son temps libre à bricoler des maquettes de train et les décors qui vont avec. À Bordeaux, enfant, ses parents l’emmenaient voir passer les trains, à la gare toute proche, lui, restait accroché aux barrières, pour les voir plus longtemps. De cette époque, il a gardé une passion indéfectible pour le rail, et l’accent de sa région natale. Premier train électrique à 7 ans, premier réseau ferroviaire à 15 ans. Avec d’autres passionnés, il a fondé son association de fous du train, “Rail Miniature 25”, il y a près de 25 ans et s’est lancé avec eux dans des paris gigantesques, toujours avec le souci d’un réalisme pointilleux. La fine équipe a QUINGEY- 24 ET 25 SEPTEMBRE PREMIER SALON DE PAYS LOUE-LISON e premier salon de pays aura pour thème l’eau. Il s’adresse aux artisans, commerçants, agriculteurs, industriels, associations, artistes… qui souhaitent présenter leurs savoir-faire et leurs talents. L’ambition du Pays Loue-Lison sur le long terme est de faire de ce territoire, terre de Gustave Courbet, un pôle international d’excellence pour la gestion et la valorisation durable de l’eau et des rivières. Tous les acteurs économiques ou autres liés à l’eau sont invités à participer à ce salon. Il sera organisé en plusieurs pôles : eau, artisanatcommerce, bois, agriculture, industrie, collec- L tivités, artistes, enfants… De nombreuses associations seront là pour faire connaître au public leurs activités. Une opération d’envergure précédera le salon : une œuvre “Land’art” sur le thème de l’eau sera réalisée, dans les environs, par Pierre Duc, le créateur de plusieurs œuvres de ce type dont le “Géant du Tour” à Épeugney à l’occasion de l’étape du Tour de France à Besançon en 2004. RENSEDIGNEMENTS : ISABELLE CUYNET AU 03 81 60 32 22 JOURNÉE DE LA FAMILLE - LE 9 OCTOBRE LE MARIAGE À L’HONNEUR POUR LE CENTENAIRE DES A.F.C. es Associations Familiales spectacle de Paul Ponce, jonCatholiques (A.F.C.) fêtent gleur de Dieu, devrait ravir les leurs 100 ans d’existence. enfants de 0 à 77 ans ! Côté L’A.F.C. de Besançon a sou- réflexion, Xavier Lacroix, phihaité relayer l’initiative. losophe et théologien, Elle organise le 9 ancien directeur de l’InsUne octobre au Centre Diotitut des Sciences de la césain, une grande garderie Famille à Lyon et auteur manifestation sur le thède plusieurs ouvrages pour me : “Le mariage, la remarqués, animera une plus belle des pro- les moins conférence sur le thèmesses”. “l’amour suffit-il à de 3 ans. me Chaque membre de la fonder la famille ?” Côté famille, du plus petit au plus convivialité, après un apéritif grand, trouvera chaussure à son offert, chacun pourra mettre en pied. Côté divertissement, le commun un repas tiré du sac. L La journée se terminera par une messe présidée par Monseigneur Lacrampe durant laquelle les couples pourront “redire leur engagement de couples chrétiens.” Côté pratique, une garderie sera proposée pour les moins de 3 ans et un stand de livres de divers auteurs vous permettra d’approfondir votre réflexion sur des thèmes variés. RENSEIGNEMENTS : NOËLLE LEMOINE AU 03 81 47 10 42 JEUNESSE - À PARTIR DE 9 ANS LE VIEILLARD QUI JOUAIT ENCORE n enfant, qui s’appelle bizarrement Grégoire Kocjan comme l’auteur - celui-ci jure d’ailleurs avec humour que le récit est autobiographique -, emménage un jour dans une maison un peu étrange. Au rez-de-chaussée, vit un vieillard, Alphonse, que tout le monde prend pour un fou dangereux. Et pour cause, il ne pense qu’à jouer, comme un enfant de huit ans, jour et nuit. Sans s’arrêter ni pour manger, ni pour dormir, ni pour se brosser les dents. Entre le vieil homme et l’enfant naît C’est bien une amitié et une complicité indéfectible, qui écrit, sans vont les mener dans aventures leçon de des incroyables. morale. Prix “Littératura jeunesse” en 2004 pour son premier album jeunesse, Grégoire Kocjan, créateur de spectacles pour enfants, auteur et illustrateur, revient cette année avec “Le vieillard qui jouait encore”, un roman destiné aux enfants à partir de 9 ans. Un livre drôle et plein d’émotions qui traite d’un ton léger des sujets pourtant un peu graves, le droit à la différence et la tolérance. C’est bien écrit, sans leçon de morale. 150 pages d’humour à mettre entre toutes les mains. U CHEZ NÉO ÉDITIONS, PRIX 12 EUROS Prix “Littérature jeunesse” en 2004, Grégoire Kocjan a écrit un nouveau roman pour enfant. Un récit drôle, sur la tolérance et le droit à la différence. Donnez à votre événement la dimension qu’il mérite au Château de la Dame Blanche L oin des bruits de la ville, proche de la nature, le Château de la Dame Blanche offre une image d’un lieu paradisiaque plongé dans un superbe parc arboré. Cette ancienne demeure de maître, sublimée par la vieille pierre et la décoration majestueuse est à la fois hôtel et restaurant. L’établissement dispose de 10 chambres et 3 suites, toutes habillées de grâce et exotisme, aux reflets des capitales mondiales comme Prague, Rio et Florence. SOIRÉES ÉTAPES à partir de 75 € Au restaurant ou sur la terrasse ombragée, Bruno GUÉNARD (ancien du Béarn ** à Genève) et Myriame BRIOT, pâtissière, aux talents émérites vous proposent une cuisine simple et généreuse mettant en éveil différents sens. Le beau et le bon sont indissociables et se déclinent selon les saisons.( Menus de 16 à 62 euros, carte des desserts surprenantes...). Formule Express le midi à partir de 16 €. “Organisez vos séminaires dans un cadre hors du commun, concentration, efficacité assurée”. Les salles Monet, Picasso, Courbet, chacune modulable et évolutive, équipées pour accueillir des séminaires d’entreprise, permettent d’allier travail et détente dans un cadre agréable, tout en garantissant le niveau de prestations qu’exigent ces réunions particulières. Notre salle Picasso, à côté du Château avec de grandes ouvertures donnant sur une cours intérieure et sur le parc majes- Château de la Dame Blanche 1, chemin de la Goulotte - 25 870 GENEUILLE Réservation conseillée : 03 81 57 64 64 du mardi midi au dimanche midi Menu du midi à 16 euros 1 entrée + 1 plat ou 1 plat + 1 dessert servi du mardi midi au samedi midi tueux de 7 hectares offrent un ensemble de services pour une prestation globale de qualité. Une agréable promenade dans le XIXème siècle… LE PORTRAIT C ULTURE 43 Deuxième biennale des arts du 21 au 23 octobre Politique, culture et compagnie Organisateur de la biennale des arts en partenariat avec Micropolis, du festival Utopia, secrétaire fédéral du parti socialiste, interprète de Brassens et Brel… À 50 ans, Daniel Magnin a plus d’une corde à son arc. our éviter qu’on ne se perde pas dans son curriculum vitæ, plutôt atypique, Daniel Magnin, homme de marketing de métier, a trouvé une formule pour tout résumer. Ce qu’il cherche à faire, c’est “identifier les offres d’un côté, les besoins de l’autre et ensuite tu fais en sorte que les deux se rencontrent.” Le concept s’adapte à tout. Son métier, la politique et l’orga- P nisation de manifestations culturelles, ses hobbies. L’homme est multi-facette. On l’a rencontré cette fois-ci en tant qu’organisateur de la biennale des arts. Le plan de communication commence la semaine d’après, il règle les derniers détails de la plaquette publicitaire au téléphone, d’un ton toujours jovial. Il y a deux ans, pour la première édition de la biennale, 10 000 personnes s’étaient déplacées pen- dant les trois jours. Un succès incroyable. 150 artistes contemporains et francs-comtois, peintres ou sculpteurs, répartis sur 9 000 m2, des centaines d’œuvres originales. La réussite donne des ailes. “Pour les prochaines éditions, on pourra faire évoluer la biennale. En fixant un thème unique aux artistes ou en élargissant le salon aux artistes du Grand Est, de la Lorraine à l’Alsace”, explique Daniel En 2003, la Biennale a attiré près de 10 000 visiteurs sur trois jours. Pour sa deuxième édition, 150 artistes contemporains de la région vont exposer leurs œuvres originales. Du 21 au 23 octobre prochain. Magnin, qui rêve d’étendre dans l’avenir l’exposition sur tous les 25 000 m2 de Micropolis. Organisateur d’événements culturels - il est aussi à l’origine du festival Utopia, un concours de compositeurs et paroliers de la chanson française et des Nuits du piano -, il ne l’est pas tout à fait devenu par hasard. Dans sa jeunesse, Daniel Magnin a été artiste, chanteur et musicien et s’est appelé Daniel Stern, son nom de scène, “en référence aux mouettes du même nom qui migrent du pôle Nord au Sud pour vivre en permanence au soleil. C’est pour mon côté d’éternel optimiste” s’amuse-t-il à préciser. À 14 ans, il a “rencontré une guitare.” Et il a sa révélation en découvrant un jour MaxiChanteur, Daniel Magnin a enchaîné plus de 250 galas me Le Forestier à la radio. Puis d’un récital autour de ses idoles, Brassens, Brel et Boris suivent Boris Vian, Brassens, Vian. Mais il refuse de faire carrière. Boby Lapointe, Brel, les “4 B”, “Car si on doit en vivre, on perd sa liberté.” comme il appelle ses grandes doise, où les élus s’engagent idoles. “Comme beaucoup de lasse. gens qui grattaient la guitare, De la chanson, il passe à la en fonction de mission, seul j’ai essayé à mon tour et je me politique sans transition, prend moyen pour lui de “réhabiliter sa carte au parti socialiste, un monde politique complètesuis trouvé ridicule”, dit-il. Pour s’amuser, il participe à même si “pendant un temps, ment discrédité.” Il revendique un concours de chanson, dans je me suis interrogé sur les haut et fort de ne pas être élu, Verts, mais j’ai trou- ne le veut pas. “Je suis toujours la ville de Brassens. Au moment de mon- “Si on doit vé le P.S. plus large, en fin de liste. Je ne suis pas un parti de pouvoir.” un réalisateur, je préfère être ter sur scène, le trou. “Un trac effroyable, en vivre, Quand il parle, Daniel en amont, dans la réflexion plus Magnin a un faux air que dans l’action”, dit-il. Au incapable de monter on perd de Fabrice Luchini, P.S., il est du courant Hollansur scène et de jouer.” l’acteur, souligne com- de, mais voit d’un bon œil les Il obtient tout de même le prix du sa liberté.” me lui ses phrases de remous qui secouent le parti grands mouvements depuis l’échec du référendum parolier, puis enchaîne plus de 250 galas d’un réci- de bras. Secrétaire fédéral du “parce que c’est l’expression tal autour des fameux “4 B”. P.S., il assure ne pas vouloir même de la démocratie.” Mais il refuse de faire carriè- faire carrière. Comme pour la Dans les coulisses en politique, re. “Car si on doit en vivre, on chanson, parce qu’il veut gar- il revient de temps en temps perd sa liberté. Il n’est pas der sa liberté. “Je suis mili- sur scène. Il y a deux ans, lors question qu’on m’impose un tant parce que j’ai le vieux rêve d’un voyage au Vietnam, il s’est répertoire, que je sois obligé d’améliorer les choses. Des retrouvé un peu par hasard de chanter du Claude Fran- copains font carrière car ils sur les plateaux de la téléviçois”, s’offusque-t-il. Quand n’ont pas le choix. Quand tu sion d’État, à enregistrer une on lui demande d’interpréter es élu, tu es obligé d’abandonner émission sur la chanson française, diffusée devant 17 milDutronc, il répond “qu’il ne ce que tu fais.” fait que les chanteurs.” Du Contre la “politique spectacle”, lions de téléspectateurs. O coup, le monde artistique le il rêve d’un système à la suéS.D. Offrez ou offrez-vous BULLETIN D’ABONNEMENT A w Je m’abonne à La Presse Bisontine : 1 an (12 numéros) = 18€ au lieu de 21,60€, soit 2 numéros gratuits 18€ les 12 numéros 1 an - 12 numéros au lieu de 21,60€ 2 numéros gratuits Le journal d’information qui aborde tous les mois les sujets d’actualité de Besançon et de sa région : événements, problèmes de société, actu, sport, vie associative et culturelle, dossier… Abonnement facile et rapide : Bulletin à remplir et à retourner accompagné de votre règlement à l’adresse suivante : La Presse Bisontine -B.P. 83 143 - 5 bis, Grande Rue 25500 MORTEAU CEDEX Nom Prénom N°/Rue Code Tél. Ville En application de l’article 27 de la loi du 6 janvier 1978, les informations ci-dessus sont indispensables au traitement de votre commande et sont communiquées aux destinataires la traitant. Elles peuvent donner lieu à l’exercice du droit d’accès et de rectification auprès de La Presse Bisontine. Vous pouvez vous opposer à ce que vos nom et adresse soient cédés ultérieurement. Tarifs étrangers et DOM TOM : nous consulter. NOUVEAU Rue de l’église Quartier Chaprais BESANÇON le mondrian Une résidence à l’architecture moderne composée de 22 appartements avec terrasses Un Nouveau Programme très attendu ! et balcons ensoleillés, garages, parkings. Dans ce quartier commerçant et animé, faites le choix d’une vie en ville réussie ! Entre tranquillité et convivialité, cette résidence à taille humaine, édifiée dans une rue calme, à deux pas des commerces et du Parc des Chaprais, offre toutes les facilités l’agence privée 25 RUE PROUDHON BESANÇON TEL. éditeur immobilier 03 81 25 05 25 Une filiale du groupe L’agence privée éditeur immobilier de la vie quotidienne.