Les meilleurs conseils pour réussir ses concours

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Les meilleurs conseils pour réussir ses concours
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Les meilleurs conseils
pour réussir ses concours
Sommaire
Édito d’Aurélie OHAYON, Directrice de la Prépa Aurlom
1
1. DE MULTIPLES VOIES D'ADMISSION 3
2. COMBIEN DE CONCOURS PRÉSENTER ?
6
3. LA BOITE À OUTILS DU CANDIDAT
7
4. MATHÉMATIQUES : 7 CONSEILS POUR BIEN DÉMARRER EN PRÉPA HEC
10
5. LE PASSAGE OBLIGÉ PAR LES ÉPREUVES ÉCRITES DE SYNTHÈSE,
DISSERTATION ET CONTRACTION DE TEXTE
13
PROGRAMME DES CONFÉRENCES SAGE 14
6. FOCUS SUR LES EPREUVES DE SYNTHESE
DES CONCOURS DES ECOLES DE COMMERCE POST-BAC
18
7. COMMENT OBTENIR UN BON SCORE AU TAGE MAGE ? 21
8. ENTRETIENS DE MOTIVATION : COMMENT FAIRE LA DIFFÉRENCE ? 24
Édito d’Aurélie OHAYON,
Directrice de la Prépa Aurlom
CONCOURS DES GRANDES ÉCOLES :
CESSONS DE CROIRE À LA SCIENCE INFUSE
Comme souvent en France, certains
responsables d’admissions ont tendance
à croire que le concours, épreuve reine
par excellence, sépare immanquablement
le bon grain de l’ivraie et ne laisse sur
le carreau que ceux qui, de toute façon,
n’avaient pas les facultés nécessaires
pour accéder aux formations de qualité
auxquelles ils prétendaient.
En conséquence, semblent-ils estimer,
ceux qui s’y préparent « trichent » : ils
faussent la sélection en se dotant d’outils
conceptuels et techniques qui leur assurent
un plus fort taux de succès. C’est à mon
sens une approche très (trop ?) simpliste.
D’abord parce qu’il faut rappeler, même si
c’est un lieu commun, qu’aucun concours
n’est parfait. Tant dans le choix des
épreuves, des énoncés et des coefficients
que dans la correction opérée, on peut
toujours trouver à redire à un processus
de sélection. De même, aucun processus,
si élaboré soit-il, ne pourra prévenir les
fameux «accidents», ces coups du sort
qui font chuter les meilleurs et exceller les
moins préparés au jour du concours.
Difficile, dans ces conditions, de croire à
l’idéal quasi-mystique de l’infaillibilité du
concours.
Difficile aussi d’accepter l’idée qu’il ne
faudrait absolument pas s’y préparer.
En effet, les épreuves généralement
privilégiées par les écoles de commerce
ou d’ingénieurs reposent sur des formats et des modèles bien précis devant
lesquels tous ne partent pas égaux.
L’entretien de personnalité, par exemple,
peut sembler à la portée de tous.
Souvent déterminant pour l’admission
des candidats, il est pourtant loin d’être
neutre dans la sélection qu’il opère.
Ainsi, nul besoin d’une clairvoyance
exceptionnelle pour constater qu’il donne
un avantage très net aux candidats dotés
d’un bon sens relationnel et sachant bien
se tenir dans des circonstances formelles,
ainsi qu’à ceux qui ont été habitués à se
soucier de l’image qu’ils renvoient à leurs
interlocuteurs.
Cela fait sens : ce sont autant de qualités
qui seront requises, à terme, d’un bon
manager. Dès lors, on peut comprendre
que les écoles les recherchent chez
leurs candidats : ceux qui n’ont pas su
les développer avant leur intégration,
particulièrement par la voie parallèle,
risquent d’avoir du mal à les travailler par
la suite dans un cursus où on les tient pour
acquises.
Cependant, pourquoi estimer qu'il doit
y avoir une différence entre ceux qui
disposaient « naturellement » de ces
qualités et ceux qui les ont développées
à force de travail, notamment grâce à des
1
TOUS CONCOURS
stages intensifs de préparation ?
La motivation, l’énergie et la force de
travail ne sont-elles pas elles aussi des
capacités nécessaires aux managers de
demain ? Et pour sacrifier ses vacances,
ses soirées et ses weekends à des stages
intensifs, soyez certains qu’il en faut !
pas employer en entretien ?
Qu’il existe des méthodes simples pour
résoudre la plupart des questions du Tage
Mage, des QCM de mathématiques ou
d’anglais ? Qu’il existe pour l’épreuve de
synthèse une méthodologie bien précise –
qu’on aurait bien du mal à réinventer ?
Est-ce à dire qu’il y aurait d’un côté les
«doués» et de l’autre les «travailleurs» ?
Là encore, on aurait tort de simplifier.
De même que l’entretien de personnalité,
l’ensemble des épreuves écrites et orales
répondent à des critères qui n’ont rien
d’objectif. La compétence linguistique,
par exemple, tient beaucoup plus à 19 ou
20 ans de l’éducation que l’on a reçue en
famille ou au lycée qu’à de quelconques
aptitudes personnelles.
La « pensée logique » évaluée par le Tage
Mage est peut-être plus accessible aux
étudiants scientifiques qu’aux littéraires,
simplement parce qu’ils y sont mieux
entraînés.
Cessons de croire à la science infuse. Si
certains élèves parviennent à briller aux
concours des écoles de commerce ou
d’ingénieurs sans aide aucune, on ne peut
que s’en féliciter.
Pour autant, il serait malhonnête intellectuellement de considérer que cela doit
condamner l’ensemble des candidats à
s’y préparer sans aide extérieure. Dans
la vie professionnelle comme face à un
concours, il n’y a pas de honte à savoir
appréhender les difficultés qui se profilent
à l’horizon et à se mobiliser au mieux pour
les surmonter.
Il ne s’agit pas de dire qu’on a tort
de privilégier ces épreuves au détriment
d’autres modes d’évaluation, mais simplement qu’il est tout à fait logique de
rechercher une aide dans la préparation aux concours des écoles de commerce. Au-delà de l’intelligence et de la
volonté des candidats, ils sollicitent des
aptitudes que la plupart d’entre eux n’ont
tout simplement pas eu l’occasion de développer, alors même qu’ils pourraient y
exceller si on leur en laissait la chance.
Comment deviner, si personne ne vous
l’apprend, qu’il y a des tournures à ne
Vous tenez entre vos mains la seconde
édition du guide de la Coach Academy.
Véritable compagnon de votre préparation
aux concours, il contient une somme de
méthodes pour vous aider à organiser et
planifier au mieux vos révisions. Il vous
éclairera en outre sûrement sur les attentes
incompressibles des jurys d’admission.
Au contraire, c’est même une force.
Je vous souhaite à toutes et à tous bon
courage et la meilleure réussite aux
concours !
Fondé en 2006 par Aurélie Ohayon et Franck Attelan,
l’institut privé de préparation AURLOM s’est rapidement affirmé comme
une référence pour les étudiants soucieux de se donner les meilleures
chances de réussite aux concours d’entrée des Grandes Ecoles.
2
1. DE MULTIPLES VOIES D’ADMISSION
Franck Attelan, ESSEC, co-fondateur de la PRÉPA AURLOM.
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étudier en école de comm
souvent judicieux.
Un choix qui s’avère être
Terminales : 4 voies possibles
1.Vous filez en classe préparatoire commerciale ou scientifique.
A la clé : une formation très solide dans la continuité des disciplines étudiées en Terminale
et la possibilité de vous porter candidat au bout de 2 ans (ou 3 si vous redoublez votre
deuxième année) aux concours des meilleures écoles accessibles a minima à Bac+2
(HEC, X, Mines, Essec, Centrale, EM Lyon, Edhec, ENPC, etc.). Attention cependant :
la concurrence est vive et les places dans les meilleures écoles sont comptées.
2.Vous présentez les concours post-bac (Sésame, Accès, Link, Atout+3,
Puissance 11, Advance etc.).
A la clé : un Bac+3 (Bachelor), un Bac+4 ou un Bac+5 (grade Master) en fonction de
l’école intégrée et une formation pluridisciplinaire qui vous projette dès la fin de votre
première année d’études dans le monde concret de l’entreprise. A noter que certains
étudiants, une fois diplômés et sur-motivés, choisissent de poursuivre leurs études dans
une grande université étrangère (Bocconi, Mannheim, LSE, Duke, Columbia, etc.). Ils
valident alors un MSc (2 ans d’études) dans leur discipline de prédilection. D’autres
choisissent de renforcer leur compétence en suivant un Master Spécialisé (MS).
3.Vous allez en BTS ou en DUT.
A la clé : vous obtenez à l’issue de vos deux ans d’études un diplôme délivré par l’Etat et
très apprécié des entreprises. Vous pouvez alors décider au deuxième trimestre de votre
deuxième année d’études de vous porter candidat aux concours de certaines Grandes
Ecoles (Attention : toutes les écoles n’ouvrent pas leurs portes aux étudiants de BTS et
DUT. A noter également que la concurrence est vive entre les candidats du fait du faible
nombre de places offertes). Une fois admis en école, il vous reste alors 3 ans d’études à
suivre pour obtenir un diplôme de niveau Bac+5.
3
CONCOURS POST-BAC ET ADMISSIONS PARALLELES
4.Vous allez à l’Université ou en école spécialisée.
A la clé : une formation approfondie et pointue dans votre discipline de prédilection ou
de cœur (lettres, droit, économie et gestion, mathématiques appliquées, communication,
langues, psychologie, etc.). Vous présentez alors en cours d’année de Licence 3 ou de
Master 1 les concours d’entrée des Grandes Ecoles. Une fois admis, vous devrez étudier
encore 2 ans pour obtenir votre diplôme de niveau Bac+5.
Bac +3/+4 : UNE MULTITUDE DE CONCOURS
De plus en plus, les étudiants se font à l’idée
qu’il n’est pas forcément nécessaire de
suivre un cursus «classique» pour intégrer
une école de commerce. Si la voie de la
« Prépa-HEC » et du concours qui lui fait
suite reste la plus connue, les voies d’entrée
à BAC+3 ou BAC+4 se font de plus en
plus populaires. Ouvertes à des publics
ayant suivi des cursus universitaires ou
académiques sans liens directs avec les
écoles de commerce, elles permettent
aux écoles d’accueillir des potentiels
et des talents nouveaux ; et offrent aux
étudiants qui le souhaitent la possibilité
de se réorienter. Ce qui, lorsqu’on
réalise que le système français impose
un choix d’orientation fondamental à des
jeunes gens âgés de 18 ou 19 ans, n’est
certainement pas un luxe !
Ceci étant dit, la question se pose de
savoir quelle voie choisir pour intégrer
ces filières d’excellence. Et c’est là que
le bât blesse.
Face à la multitude des concours ouverts
aux étudiants souhaitant intégrer une
école de commerce par la voie dite
« parallèle », on peut véritablement parler
de jungle. Pour les seules écoles du
« Top 30 » des classements français, on
ne dénombre pas moins de 11 concours
différents. Soit beaucoup pour un seul
étudiant. Heureusement, certains de ces
concours ouvrent l’accès à un nombre
4
suffisant d’écoles pour maximiser les
chances des candidats d’en obtenir au
moins une. Ainsi, Passerelle 2 ouvre
l’accès à 12 écoles différentes ; tandis que
3 écoles sont accessibles aux candidats du
concours Tremplin 2. Pour le reste, cela
se complique : les concours d’entrée à
HEC et à l’ESCP Europe sont désormais
séparés et se préparent indépendamment
l'un de l'autre. Quant à l’ESSEC, l’EM
Lyon, l’EDHEC ou Audencia, pour ne
citer qu’elles, elles imposent à chaque fois
de passer un concours spécifique.
Qui dit concours distincts dit épreuves
distinctes : les modalités de sélection se
multiplient sans se ressembler. Il y a bien
sûr des poncifs assez incontournables :
sur 30 écoles, 22 imposent à leurs
potentiels admis sur titre le passage du
Tage Mage ; et 18 l’étayent par un QCM
d’anglais (tandis que 6 préfèrent se reposer
sur le TOEIC ou le TOEFL). De même,
15 d’entre elles imposent une épreuve de
synthèse, et 14 proposent une épreuve « à
option » (i.e. : dont la matière est à choisir
parmi plusieurs propositions).
En revanche, seules six écoles demandent
à leurs candidats de leur faire parvenir
un dossier de candidature (HEC, ESSEC,
EM Lyon, EDHEC, Audencia, Toulouse
BS). De plus, ces dossiers étant différents
les uns des autres, les candidats ne peuvent
pas capitaliser à fond sur le travail fourni
pour rédiger l’un d’entre eux en vue de
CONCOURS POST-BAC ET ADMISSIONS PARALLELES
faciliter la préparation des autres. Seule
une école (Audencia) fait figurer « l’analyse de situation » parmi ses épreuves
écrites. Seules deux écoles préfèrent évaluer le niveau d’anglais des candidats sur
la base d’exercices de thème, de version,
et d'expression écrite : ESCP Europe et
l'EDHEC en AST 1. Et ainsi de suite.
Ce constat soulève à mon sens deux
questions fondamentales. D’abord, celle
de l’arbitrage entre épreuves communes
et épreuves spécifiques. En effet, il
est indiscutable que la multiplication
des épreuves spécifiques constitue une
difficulté réelle pour la préparation
d’élèves qui voudraient se confronter
aux concours de plusieurs écoles. Bien
entendu, on peut comprendre pourquoi
ces formules sont privilégiées par un
certain nombre d’écoles de commerce : un
concours spécifique, c’est l’assurance
d’avoir des admissibles et des admis
correspondant au mieux à l’ADN de
l’école. C’est la possibilité de choisir de
façon autonome les talents et qualités que
l’on souhaite solliciter. Et, il faut le dire,
c’est aussi un filtre de motivation : si un
étudiant désire tenter plusieurs concours
différents, il lui faudra être motivé pour
affronter le surcroît de travail qu’il aura
devant lui. Tandis qu’à l’inverse, un
étudiant qui ne tenterait qu’un concours ou
deux serait vraisemblablement très motivé
pour intégrer les écoles qu’il présente.
Mais pour compréhensible qu’elle soit,
cette attitude a des conséquences lourdes :
en préférant leurs concours « maison »
aux banques d’épreuves, les écoles jouent
contre les étudiants. Elles les dissuadent
de tenter leur chance à des épreuves où
ils auraient pourtant pu exceller ; ou les
empêchent de les préparer à fond (en les
obligeant à se disperser).
CONCOURS ÉCOLES DE COMMERCE POST-BAC
Un équilibre serait donc souhaitable :
ne peut-on pas envisager une diminution
du nombre des concours indépendants
au profit d’un accroissement des
banques d’épreuves ?
La seconde question, tout aussi sensible,
est celle de la transparence des procédures de sélection. En effet, on observe
deux tendances en la matière. D’un côté,
certaines banques de concours (cf. Passerelle 2 et Tremplin 2) font reposer l’admissibilité à 100% sur les épreuves écrites
(Tage Mage, tests d’anglais, synthèse etc.).
De l’autre, les cinq écoles qui demandent
un dossier de candidature lui accordent
souvent une importance considérable
(jusqu’au point de voir l’admissibilité à
l’EDHEC conditionnée exclusivement
par le dossier et, dans une bien moindre
mesure, par le TOEIC ou le TOEFL). Ici,
on s’en rend compte, l’opacité est totale
: difficile de savoir quels critères objectifs permettront de départager les étudiants au stade de l’admissibilité !
A mon avis, le fait de demander un dossier
de candidature n’est pas critiquable en soi :
les résultats académiques et le parcours
associatif ou professionnel d’un étudiant
peuvent être d’excellents indicateurs
de son niveau. Mais il importe de
croiser ces données avec des tests plus
transparents, afin de laisser leurs
chances à ceux des candidats dont le
parcours ne reflète pas les capacités.
En conclusion, on ne peut qu’applaudir
l’effort des écoles qui se soumettent à la
contrainte des concours groupés : c’est
un bel effort consenti pour donner un coup
de pouce aux candidats, et leur permettre
de se préparer dans les meilleures
conditions !
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CONCOURS POST-BAC
2. COMBIEN DE CONCOURS PRÉSENTER ?
Franck Attelan, ESSEC, co-fondateur de la PRÉPA AURLOM.
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Nous avons identifié 3 grandes typologies de
candidats :
1. Les candidats qui ne présentent qu’un seul concours.
Ces candidats sont plus nombreux que ce que l’on peut imaginer a priori. Ces
derniers ont généralement eu un coup de cœur pour une école et ils ne se voient
pas ailleurs que dans celle-ci. Pourquoi ? Parce qu’ils sont très exigeants et que seule
une école régulièrement classée dans le Top 5 les stimule et parce qu’ils se disent que
si ce n’est pas cette école, alors ce sera une Classe Préparatoire aux Grandes écoles ou
l’Université ! Ou encore parce que le grand frère ou la cousine a fait cette école et qu’il
n’y aura donc pas de surprise en intégrant la même école.
Ils la connaissent déjà par cœur. Enfin, parce qu’ils souhaitent continuer à étudier
dans leur région d’origine et qu’aujourd’hui chaque région dispose d’une école de
commerce de bon niveau.
Ces candidats portent un lourd fardeau puisqu’ils n’ont pas le droit « de se louper ».
Ceci étant, ils ont pour eux de disposer d’un avantage certain : celui de n’avoir que peu
d’épreuves à préparer et de se concentrer sur un objectif unique.
2. Ceux qui présentent deux ou trois concours.
Ce sont les plus nombreux. Il est souvent difficile de choisir entre le Bachelor de
l’ESSEC, l’IESEG, l’ESG ou l’ESPEME ! Sans parler de ceux qui souhaitent rejoindre
un Bachelor en 3 ans et qui n’ont que l’embarras du choix entre Reims, Rouen, Bordeaux,
Grenoble, La Rochelle, etc.
De nombreux candidats présentent souvent deux des trois banques d’épreuves que sont
SESAME, ACCES, LINK.Ces candidats doivent savoir qu’ils vont avoir du pain sur la
planche !
6
CONCOURS POST-BAC
Certes, il existe d’importantes similarités entre les concours, et un candidat qui prépare
consciencieusement le concours SESAME est généralement prêt à affronter une bonne
partie du concours ACCES sans préparation supplémentaire et dispose également de
très bonnes bases pour réussir le Test CAC du concours LINK. Il n’empêche que leur
programme de révisions sera chargé et qu’il faudra réussir à bloquer plusieurs journées
de révisions (pendant les weekends ou en soirée) ainsi que des journées (entre 4 et 6)
pour passer les épreuves écrites.
Les candidats animés d’un sincère désir de finir parmi les premiers auront donc un
programme chargé, mais l’expérience montre qu’avec une bonne organisation et une
préparation ciblée, le succès est toujours au rendez-vous.
3. Les candidats qui présentent quasiment tous les concours.
Nous recommandons généralement à nos étudiants de ne pas passer plus de 4
concours différents et ce, afin de ne pas se perdre parmi un nombre d’épreuves
trop important. Certains candidats sont très malins et surfent de façon habile sur
les calendriers des concours. Ainsi, des étudiants se portent d’abord candidats à la
session du mois de février du concours LINK puis passent SESAME et ACCES en
avril, et terminent avec un école indépendante (leur plan B ou C) dont le concours
est en juin par exemple. Ce qui pourra les arrêter dans cette course aux concours ?
Le fait que certaines écoles fixent des dates limites de réservation des places en cas
d’admission. Ainsi si vous êtes admis dans une école en février, vous avez jusqu’à fin
mars pour bloquer votre place. Passée cette date, votre place sera perdue.
3. LA BOÎTE À OUTILS DU CANDIDAT
1. VOS PODCASTS
Les écoles sont unanimes sur le sujet : les candidats qu’ils rencontrent à l’oral manquent
cruellement de « fond ». Ce fond c’est la culture générale. Nul doute qu’un candidat
ayant accumulé sur l’année une bonne culture générale saura se distinguer le Jour J.
Les podcasts peuvent vous aider.
Une bonne utilisation des podcasts peut vous faire économiser énormément de temps.
Concentrez-vous d’abord sur les podcasts de revues de presse (Europe 1, France Inter,
France Info, RFI, BFM, etc.). Ces dernières sont classées par thème (la revue de presse
économique ; géopolitique ; politique ; scientifique ; etc.). Plus vous en écouterez et
mieux vous les mémoriserez.
CONCOURS ÉCOLES DE COMMERCE POST-BAC
7
TOUS CONCOURS
2. VOS CARNETS
Ne haussez pas les sourcils, un sourire en coin ! Le carnet n’est pas rétrograde puisqu’il
permet à tout instant de noter un mot, une pensée, une adresse. Les rubriques s’y
entremêlent souvent : « à chercher », « à lire », « à voir », « à faire », etc. Si vous êtes
déjà adepte de sa version numérique sur Smartphone par exemple, le carnet symbolise
l’exigence que vous devez avoir envers vous-même. Celle de ne rien laisser passer, de
ne rien laisser en suspens : pas de place aux incertitudes. Pour un concours, il faut être
sûr de ses bases. Par conséquent, il est impératif de faire l’effort lorsque l’on croit que
la recherche ou la question posée est superflue, car c’est justement dans les détails
que la différence se fait. Cet outil vous permettra d’aller à la pêche aux informations
utiles. Courez vite vous en acheter un !
3. VOTRE AGENDA GOOGLE
L’agenda Google va vous permettre d’inscrire votre préparation dans le temps.
Il cristallise et engage votre action. Durant les quelques mois qui vous séparent du
concours, le décompte des jours doit être matérialisé, comme un sablier qui s’écoule.
Ceci concourt à une bonne organisation et est source de motivation. Chaque jour
est un pas de plus vers votre objectif, et cette emprise sur le calendrier (donc sur le
temps) est essentielle dans l’échelonnement de votre travail. Naturellement, la présence
quasiment incessante sur Internet fait de l’agenda Google un outil efficace. Chaque
plage horaire doit contenir une « activité » participant à la préparation, même de courte
durée.
4. ÉCOLES DE COMMERCE : VOS MÉDITATIONS
QUOTIDIENNES
Le travail de préparation aux concours d’entrée en école de commerce doit s’accompagner
d’une réflexion sur soi, au sens philosophique du terme. En effet, il est crucial de bien
cerner vos traits de personnalité, vos qualités, vos défauts, vos peurs, bref, vous
connaître sur le bout des doigts pour mieux cibler vos envies.
Vous devez consacrer un temps conséquent à ces réflexions. C’est OBLIGATOIRE.
Elles font partie de la préparation, au même titre que les épreuves écrites. Nous vous
conseillons donc de vous réserver des « moments méditation » sur une base quotidienne
(une méditation par jour). Pour vous aider à structurer votre réflexion, nous avons
sélectionné un ensemble de questions à méditer en vue des concours. Entraînez-vous à
y répondre sincèrement. Couchez vos réponses sur papier et apprenez à hiérarchiser
vos réponses en les structurant.
8
TOUS CONCOURS
60 méditations sur le mode 1 jour = 1 méditation
Ne méditez pas plus d’un thème par jour. En revanche, prenez à chaque fois 15 à 20
minutes pour bien creuser la question et bien la méditer (n’oubliez pas à chaque fois de
bien justifier vos réponses).
1. Si j’étais un artiste, je serais…
2. Le succès dont je suis le plus fier
3. Un échec qui m’a fait perdre confiance en moi
4. Mon rapport à l’argent
5. La personne que j’admire le plus est…
6. Mon acteur préféré est…
7. Le livre que j’aurais aimé avoir écrit est…
8. Mon pire défaut
9. Mon goût pour le risque
10. Ce que j’aime chez moi
11. Les trois valeurs auxquelles je crois
12. Mes trois principales qualités
13. Si j’étais une femme / si j’étais un homme
14. Ce qui me révolte dans la vie
15. Ce qui me fait pleurer
16. Ce qui m’agace dans la vie
17. Mon loisir préféré
18. Mon film préféré
19. Mon livre préféré
20. Mon rapport à l’autorité
21. Ce qui me fait rire
22. Où serai-je dans 5 ans ? 10 ans ?
20 ans ?
23. Pour quelles raisons m’est-il vital
d’intégrer une Ecole de commerce ?
24. Ce que je fais si je ne réussis pas mes
concours
25. Comment je vais financer ma
scolarité ?
26. Mon voyage préféré
27. Les associations dans lesquelles je
m’impliquerai en Ecole
28. Ce que je souhaite apporter à l’Ecole
29. Mon patron préféré
30. Pourquoi moi plus qu’un autre élève à
compétences égales ?
31. En quoi suis-je différent des autres ?
32. Mon sport préféré
33. Ma citation préférée
34. Mon animal préféré
TOUS CONCOURS
35. Mon slogan préféré
36. Mon entreprise préférée
37. Mon homme politique préféré
38. Mon entreprise détestée
39. Mon personnage historique préféré
40. Ma publicité préférée
41. Mes trois marques préférées
42. Ma marque détestée
43. Travailler à l’étranger ?
Oui, mais où ?
44. Mon rapport à l’art
45. Qu’est ce qu’un bon manager ?
46. Jusqu’où suis-je prêt à aller
pour réussir ?
47. La scolarité en Ecole de commerce
est-elle un coût ou un investissement ?
48. De quoi ne pourrais-je pas me passer
sur une île déserte ?
49. Mon rapport aux réseaux sociaux
50. Ce qui me rend heureux et ce qui me
rend triste
51. Que s’est-il passé l’année
de ma naissance ?
52. De quoi ai-je peur aujourd’hui ?
53. De quoi ai-je honte ?
54. Mon personnage biblique préféré
55. Ai-je suffisamment d’ambition
pour réussir ?
56. Peut-on travailler toute sa vie dans la
même entreprise ?
57. Ai-je le profil d’un entrepreneur ?
58. Si je gagne 10 millions d’euros au
loto, qu’en fais-je ?
59. Pour quelle cause je pourrais
descendre dans la rue ?
60. Mes rapports avec ma famille
9
CONCOURS POST-PREPA
4. MATHÉMATIQUES :
7 CONSEILS POUR BIEN DÉMARRER EN PRÉPA HEC
Olivier Sarfati, diplômé d’HEC Paris, coach en mathématiques.
Fondateur du site MyPrepa.fr.
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1. Travailler les
fondamentaux
2. Faire des rappels de
cours en permanence
Je vais certainement répéter ce sur quoi
beaucoup de professeurs insistent. Tout
candidat doit se montrer capable de
maîtriser parfaitement les outils du lycée.
Or, je constate d’année en année que ce
background mathématique est de moins
en moins entretenu. J’invite tous ceux qui
sentent leurs fondations mathématiques
instables à travailler régulièrement les
bases du lycée. Rien ne vous empêche
par exemple de puiser sur Internet des
exercices de révision sur un chapitre
fondamental qui vous met en difficulté.
Il n’y a vraiment aucune honte à avoir :
la médiocrité mathématique est l’apanage
de la plupart des étudiants qui rentrent en
prépa… J’inclus les futurs HEC dedans !
Voici le secret le plus précieux que je puisse
vous livrer. Lorsque j’étais en prépa, en première année, j’avais tendance à apprendre
le cours dans un coin et ensuite à me lancer dans la résolution d’exercices. Sur
des chapitres aussi abstraits que celui sur
les espaces vectoriels, c’était déprimant :
je connaissais le cours mais impossible de
résoudre les exercices sans correction. J’ai
alors fait part de ma frustration à ma prof
de seconde année qui m’a livré ce secret :
« c’est simple, apprenez le cours sans
trop vous acharner dessus et quand vous
attaquez les exercices, faites systématiquement des rappels de cours sur chacune
des questions rencontrées. Ecrivez le rappel en rouge. Et commencez alors votre
démonstration. » J’ai suivi ce conseil à la
lettre pendant une année entière sur toutes
les questions. Je faisais du coup moins
CONCOURS POST-PREPA
d’exercices que mes camarades mais je
les maîtrisais de bout en bout. Avec le
recul, c’est LE tuyau qui m’a permis de
décoller.
3. Calculer en respectant
la règle « une étape à la
fois »
Les étudiants ont du mal à respecter ce
conseil, notamment en seconde année.
Le principe est pourtant simple : quand
vous faites un calcul, efforcez-vous de ne
faire qu’une seule étape à la fois. Après
plus de quinze ans de coaching individuel,
j’ai observé que l’immense majorité des
erreurs provient du non-respect de cette
règle. L’étudiant qui prend confiance a
tendance à vouloir accélérer les calculs
et les erreurs apparaissent dès lors qu’il
essaie de regrouper plusieurs étapes en
une seule ligne. Faites-moi entièrement
confiance sur ce point : mieux vaut écrire
plus de lignes « justes » que réduire le
nombre d’étapes et faire une erreur…
Aujourd’hui encore, lorsque j’essaie
d’accélérer en faisant plusieurs étapes
en une, il m’arrive de faire des erreurs…
Après 15 ans de calculs au quotidien…
C’est également le cas de tous les profs de
maths : l’erreur est humaine, même chez
un agrégé !
4. Travailler toutes les
méthodes de résolution
Vous le savez, certaines questions peuvent
être résolues de multiples façons. Au début
de votre apprentissage, vous repèrerez
les méthodes les plus lourdes, les plus
calculatoires qui ont le mérite d’être
CONCOURS POST-PREPA
les plus classiques. Mais petit à petit,
des astuces précieuses pour gagner du
temps aux concours vous permettront de
répondre plus rapidement aux questions
posées. Cependant, à l’entraînement, ne
tombez pas dans ce réflexe « paresseux »
qui consiste à ne rédiger que la méthode
astucieuse. Disciplinez-vous à rédiger
également la ou les autres méthodes de
résolution. Cela permettra de travailler les
fondamentaux et les classiques mais aussi
de mieux mémoriser les astuces.
5. Travailler sur des
exercices corrigés
Je vous le dis d’emblée : certains profs
de maths ne seront pas d’accord avec ce
conseil. Notamment ceux qui donnent des
feuilles d’exercices non corrigés à préparer
d’une séance sur l’autre. Très chers
professeurs, je vous le dis sincèrement :
cette méthode ne fonctionne pas. Je le vois
au quotidien depuis 15 ans. Malgré leur
bonne volonté, les étudiants sont souvent
démunis, notamment en bizuth mais aussi
en carré. Une exaspération que j’entends
souvent : « je n’arrive pas à faire les
exercices que me demande mon prof,
pourtant j’y passe des heures entières ».
Je m’adresse donc aux étudiants à
présent : apprenez parfois à désobéir…
Si votre prof vous matraque d’exercices
non corrigés, passez-y un certain temps
mais pas un temps « fou » ! Privilégiez
toujours les exercices dont vous avez
les corrections. Et ensuite attaquez-vous
éventuellement aux exercices non corrigés
que vous demande votre prof. Et s’il vous
malmène lorsque vous passez au tableau
sur un exercice que vous n’avez pas traité,
acceptez le ridicule de la situation.
11
CONCOURS POST-PREPA
Vous n’en mourrez pas. Si vous saviez
le nombre de moments où je me suis
ridiculisé en prépa : je préfère taire ce
sombre passé !
6. Répéter les exercices
jusqu’à parfaite maîtrise
L’information ne manque pas en prépa.
Internet est un outil extraordinaire qui
vous procurera en un ou deux clics des
exercices corrigés. Du coup, il est très
tentant de faire un sujet de concours
différent tous les jours. C’est une grave
erreur. Ce n’est pas comme cela qu’on
optimise ses progrès. Pourtant tous les
ans, les étudiants tombent dans ce piège
et stagnent…
Il vous faudra parfois plus de 5 répétitions
du même exercice pour arriver à une
parfaite maîtrise. Le premier avantage de
cette discipline est que tous les exercices
classiques seront parfaitement maîtrisés.
Rappelons qu’aux concours, le correcteur
ne vous connaît pas : il est donc vital de
maîtriser les classiques pour asseoir sa
crédibilité. Le second avantage est qu’à
force de répéter les mêmes exercices,
vous les ferez de mieux en mieux et votre
capital-confiance grossira. Vous prendrez
alors conscience que vous progressez.
A l’inverse, ne faire que des exercices
nouveaux écornera votre mental car, au
début, vous serez presque toujours mis en
difficulté.
12
7. S’entraîner à écrire
vite
Les profs de prépa n’insistent que
rarement sur ce point. Il est pourtant
l’une des clés pour avoir une grosse note
aux Parisiennes. En séance de coaching
individuel, je le vois assez rapidement :
je repense à Médéric, un ancien élève
qui dès le premier cours m’a bluffé ! Je
n’avais jamais vu quelqu’un écrire aussi
vite ! Et bien en même temps ! Il a eu HEC
haut la main, avec la manière et des notes
exceptionnelles en maths. A contrario,
j’ai aussi vu beaucoup d’étudiants très
capables mais paralysés par leur lenteur
d’exécution. Les notes ne dépassaient
guère le 8/20.
Un conseil donc : entraînez-vous à
écrire vite en toute occasion. En maths
mais aussi dans les autres matières.
En cours mais aussi chez vous. A
l’entraînement mais aussi en devoirs
surveillés. Attention, l’idée n’est pas de
sauter des étapes dans vos calculs ou
vos raisonnements mais simplement de
faire fonctionner votre poignet le plus
rapidement possible.
Olivier SARFATI
Diplômé HEC, Olivier Sarfati accompagne
chaque année des dizaines de
candidats, dans toutes les matières
avec une expertise en mathématiques.
Il est l’auteur du best-seller « Les secrets
pour intégrer HEC » et de l’ouvrage
« Le meilleur de l’actualité ». Il est le
fondateur de myprepa.fr
TOUS CONCOURS
5. LE PASSAGE OBLIGÉ PAR LES ÉPREUVES
ÉCRITES DE SYNTHÈSE, DISSERTATION
ET CONTRACTION DE TEXTES
Fabrice Carlier, diplômé de Sciences Po Paris et HEC Paris.
Enseigne depuis 2007 les épreuves de dissertation et de synthèse à la Prépa Aurlom.
rs,
HEC ou en Prépa Ingénieu
Que vous soyez en Prépa
ncours des écoles de
que vous présentiez les co
concours parallèles, vous
commerce post-bac ou les
rs passer et réussir une
devrez quasiment toujou
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épreuve rédactionnelle. Qu
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et exigeantes ?
épreuves jugées difficiles
L’écrit et chuchotements
La multiplication des signes d’une moindre
maîtrise, par les candidats à l’entrée des
écoles de commerce et de management,
de la langue française écrite devrait,
selon certains, amener à la progressive
disparition des épreuves écrites.
Comme s’il convenait, en d’autres termes,
d’admettre que la moindre possession
collective du vecteur d’expression, de
communication et d’échanges qu’est
une langue devait contraindre les écoles
de commerce à renoncer à en vérifier
la maîtrise. Inscrites, chronologiquement,
après les études primaires et secondaires,
les écoles de management ne peuvent être
tenues pour responsables de la dégradation
de la maîtrise du français écrit.
TOUS CONCOURS
Partant, les écoles, dans leur très grande
majorité, tiennent bon et continuent à
proposer des épreuves écrites. A juste titre.
Parce que la maîtrise de la langue écrite
traduit, fondamentalement la capacité
des scripteurs à ordonner et structurer
leur pensée ou celle des autres, donc la
possession d’une qualité professionnelle
recherchée. De plus, les épreuves écrites
sont toujours concrètes et explicitement
orientées vers les besoins des « acheteurs »
de diplômés que sont les entreprises.
Une pensée ordonnée
Nicolas Boileau pointait déjà, il y a plus
de trois siècles, l’étroit rapport entre
l’ordonnancement de la pensée et sa
traduction en mots.
13
TOUS CONCOURS : ENTRETIENS DE MOTIVATION
14
TOUS
PROGRAMME
CONCOURS
Conférence
TOUS CONCOURS
15
TOUS CONCOURS
De même est-il souvent nécessaire,
en milieu professionnel, et au–delà de
l’expression juste d’une idée ou d’un fait,
de relier les idées entre elles.
Qu’il s’agisse de ses propres idées ou de
celles des autres, comme le compte-rendu
des propos tenus par des intervenants à une
conférence ou un colloque par exemple,
la capacité à produire un texte présentant
un cheminement et enchaînant les idées
La capacité à exprimer, donc le choix et les unes aux autres constituera un atout
professionnel d’envergure.
l’utilisation des termes les
plus adéquats visant à tra- « Ce que l’on conçoit Il est donc légitime, qu’au
bien s’énonce
travers des épreuves écrites
duire une idée et à rendre
clairement
et les qu’elles proposent, les écoles
compte, constitue un préremots pour le dire de management cherchent
quis constitutif de l’exercice
d’une fonction dans uneen- arrivent aisément » à s’assurer de la capacité
des candidats à dérouler un
treprise ou une organisation.
Fréquemment appelés à produire notes raisonnement et articulant et structurant
de synthèse, compte rendus de réunions ce dernier.
ou notes d’intention, les futurs cadres
et dirigeants que forment les écoles de Conçues dans l’optique de vérifier les
commerce et de management se voient capacités à maîtriser l’expression écrite,
donc proposer des épreuves ayant pour les épreuves écrites proposées à l’entrée
objectif d’apprécier leur capacité en ces des écoles remplissent leur fonction. Ces
épreuves sont en effet, au-delà de la forme
matières.
qu’elles peuvent prendre, réellement
tournées vers la satisfaction des besoins
des recruteurs.
Les épreuves écrites, indépendamment
de leur forme, permettent l’expression de
la pensée des étudiants ou, dans certains
cas, la restitution ordonnée de la pensée
des auteurs d’articles ou de documents
composant un dossier. Dans un cas comme
dans l’autre, il est recherché l’aptitude
à maîtriser le langage écrit, donc la
capacité à exprimer et à relier.
Des épreuves orientées vers la satisfaction des
besoins des entreprises
Les épreuves écrites proposées à l’entrée des grandes écoles répondent en effet,
d’une quadruple façon, aux demandes et attentes des entreprises et organisations.
Le premier besoin, unanimement partagé par tous les employeurs des étudiants issus
des grandes écoles, réside en la maîtrise des bases même de la langue écrite que sont
l’orthographe, la grammaire et la syntaxe. Victimes de maltraitances croissantes,
ces dernières continuent, fort heureusement, à représenter une partie tangible du viatique requis en entreprise. Aucune école ne demande à ses étudiants d’écrire comme
Crébillon fils ! Maniant comme personne les imparfaits du subjonctif, l’auteur du Sopha ne saurait constituer l’étiage recherché. Pour autant, la maîtrise des rudiments de
l’expression écrite française, parce qu’elle est quotidiennement requise dans le cadre
d’une activité professionnelle, s’impose à tous. De ce point de vue, le nombre croissant
16
TOUS CONCOURS
d’entreprises et d’établissements d’enseignement supérieur s’appuyant sur la certification Voltaire traduit tout à la fois leur
constat d’une dégradation de la maîtrise
du français écrit et leur volonté de lutter
contre cet appauvrissement.
La capacité à recruter des collaborateurs
aptes à s’exprimer de façon tout à la fois
concise et précise constitue le deuxième
besoin des recruteurs. Certains établissements proposent, dans cette optique, une
épreuve de contraction de texte (l’EM
Lyon, Audencia ou HEC par exemple).
De nombreux autres ont plutôt opté pour
la note de synthèse, pure ou enrichie.
La note de synthèse pure, visant à produire une restitution ordonnée et hiérarchisée d’idées contenues dans un certain
nombre de documents, variable suivant
les épreuves, constitue l’exercice écrit
le plus fréquemment proposé aux candidats à l’entrée des écoles de management.
Parce qu’elle aspire à apprécier tout à la
fois la capacité de compréhension et de
restitution, la maîtrise de la langue et
l’aptitude à la concision, la note de synthèse constitue un outil pertinent, dont
l’usage dans un univers professionnel
demeure très fréquent.
Parce que le troisième besoin des futurs
employeurs des étudiants en écoles de
management réside en la recherche d’étudiants dotés d’une réelle culture, générale
ou spécialisée, et démontrant leur aptitude à
la digérer et à la structurer, certains établissements proposent des épreuves exigeant
la détention d’une double compétence :
maîtrise du français écrit et détention
de connaissances. Telle est par exemple
la vocation de l’épreuve d’histoire à
l’entrée de Sciences-Po.
TOUS CONCOURS
La nécessité de savoir ordonner et structurer des idées constitue le quatrième besoin
explicitement ressenti par les employeurs.
Partant, que les idées soient détenues par
le scripteur (dissertation) ou par les auteurs des documents d’un dossier (note de
synthèse), toutes les épreuves écrites proposées doivent amener les candidats à produire un plan. En effet, quels que soient
les postes et secteurs d’activité des étudiants diplômés d’écoles de commerce,
il leur sera régulièrement demandé de
structurer leur pensée et leurs idées.
Enfin, parce que « gouverner, c’est
choisir », saluons une épreuve aux contours
très particuliers, dont le principe doit amener les candidats à adopter une position et
à argumenter en faveur de cette dernière :
l’analyse de situation d’Audencia. Cette
épreuve, originale, répond et correspond
en effet pleinement à une des missions
quotidiennes des cadres et dirigeants :
rassembler données et arguments, à effectuer des choix et à argumenter en faveur
des choix effectués.
Les écoles de management proposent donc
toutes des épreuves écrites aux candidats
désireux de venir suivre leurs enseignements. Même si leurs formes et modalités
demeurent variées, elles ont toutes pour
objectif de sélectionner des candidats démontrant leurs aptitudes à l’occupation ultérieure d’un poste de cadre ou de dirigeant.
Se refusant donc à céder au pessimisme
ambiant, les écoles persistent à considérer, avec raison, que la maîtrise de la
langue française écrite constitue une des
composantes de l’ « honnête homme »
de ce début de XXIème siècle qu’elles
contribuent à former et à épanouir.
17
CONCOURS POST-BAC
6. FOCUS SUR LES EPREUVES DE
SYNTHESE DES CONCOURS DES ECOLES
DE COMMERCE POST-BAC
Françoise Montero. Spécialiste en épreuves de synthèse. Professeur à la PREPA AURLOM.
Auteur du best-seller La Bible de la synthèse aux concours des écoles de commerce post-bac.
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rs redoutée par les candid
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est, en conséquenc
lignes réduits. Le format éens.Différente sur le fond car exprimer
lyc
s
longueur des écrits de Ainsi, l’élève de terminale peut être
une opinion est interdit. lorsqu’il doit se confronter aux dossiers
surpris, voire déboussolé Françoise Montero, professeur à la Prépa
de synthèse. Le point avec
Aurlom.
Pourquoi imposer cette épreuve ?
Imposer une synthèse à des lycéens de 18 ans, c’est remplacer la logique scolaire par
une logique professionnelle. En effet, les qualités à mobiliser pour rédiger une bonne
synthèse correspondent plus aux compétences acquises dans la pratique professionnelle
qu’au lycée. L’état d’esprit de la synthèse est assez éloigné de celui des dissertations,
pleines de circonvolutions, ou des commentaires qui sont le quotidien des lycéens.
La synthèse est ensuite un outil de sélection redoutablement efficace. A travers
la copie du candidat la maitrise de la langue est testée dans toutes ses composantes :
l’orthographe, la syntaxe, mais aussi la précision du vocabulaire.
Enfin, imposer une épreuve de synthèse c’est aussi une façon de tester la motivation
des candidats à intégrer l’école de leur choix. Cette nouvelle épreuve nécessite de
s’entrainer pour être performant le jour de l’épreuve.
Qu’est-ce que la synthèse ?
Transformer un dossier composé de plusieurs textes en un seul écrit se traduit par trois
actions : réduire, ordonner et rédiger.
18
CONCOURS POST-BAC
1. Réduire
La longueur moyenne des synthèses est d’environ 40 lignes. Or, les dossiers fournis aux
candidats oscillent entre 10 et 50 pages selon les concours. L’objectif premier de la
synthèse est donc de réduire fortement le volume d’informations fourni.
Ainsi, les candidats doivent apprendre à ne retenir qu’une ou deux phrases de chaque
texte.
2. Ordonner
Le propos doit être organisé dans un plan logique qui facilite la lecture et permet au
destinataire de prendre connaissance rapidement des idées essentielles du dossier. Il faut
avant tout faire simple. Le plan doit mettre en valeur la clarté du propos.
3. Rédiger
La synthèse demande d’être neutre et objectif. Neutralité car le point de vue du
candidat n’a pas sa place. Objectivité car la synthèse doit mentionner toutes les idées
essentielles ; le candidat ne peut donc opérer un tri en fonction de ses opinions et
laisser de côté certains documents.
Quelles sont les attentes du jury ?
1. Le respect des consignes
Toutes les épreuves sont formatées. Le nombre de mots ou de lignes autorisés est
impératif. Les candidats doivent donc apprendre à se soumettre à ces consignes très
différentes de leurs pratiques de lycéens.
2. La lisibilité de la copie
Pour un correcteur de concours une copie lisible (outre la calligraphie) est une copie :
• Où la maitrise de la langue est évidente ;
• Où la mise en page favorise la lecture ;
• Où le propos n’est jamais redondant.
3. L'effacement du candidat
Le candidat doit apprendre à s’effacer devant les idées présentes dans le dossier.
C’est l’essence même de la synthèse.
CONCOURS ÉCOLES DE COMMERCE POST-BAC
19
CONCOURS POST-BAC
quelles compétences acquérir ?
De nombreuses compétences acquises lors de la scolarité doivent être mobilisées
pour réussir cette épreuve. Il s’agit notamment de maitriser la structure de
l’introduction et de la conclusion et, de façon générale, savoir organiser son propos.
Les années de lycée ont permis d’acquérir ces compétences ainsi qu’une bonne maitrise
de la langue française.
En revanche il faut modifier les habitudes en matière de lecture et de rédaction.
1. Lecture
Pour la lecture, il est impératif d’apprendre à lire « en diagonale ». Evidemment, la
collecte d’informations n’est pas aussi précise qu’avec une lecture linéaire, mais la
gestion du temps fait partie des difficultés de l’épreuve. Or le seul moyen de gagner
ce temps est d’accélérer la lecture du dossier… donc de lire plus vite.
2. Ecriture
La rédaction d’une synthèse est différente de la rédaction des dissertations ou
commentaires effectués au lycée. Le candidat doit donc apprendre à simplifier, à
bannir les phrases complexes, à ne jamais répéter deux fois la même chose.
A titre d’exemple, l’introduction d’une synthèse est structurée de la même façon qu’une
introduction de dissertation (accroche + problématique + annonce de plan). Mais dans
les synthèses où le nombre de mots est limité (ACCES, IPAG, ATOUT+3), elle se réduit
à 50 mots.
Le lycéen de classe terminale sait structurer une introduction, il doit maintenant
apprendre à la rédiger en 50 mots.
COMMENT DE PRéparer ?
Se confronter régulièrement à des textes semblables à ceux qui constituent les dossiers.
S’entrainer à la lecture « en diagonale » afin de tirer une ou deux phrases de chaque
texte en temps réduit.
Travailler sa prise de notes avec soin. Le candidat doit savoir comment organiser ses
notes et surtout il doit connaitre la longueur des notes à atteindre pour produire la copie
attendue.
Utiliser les annales mises à disposition des candidats afin de se confronter directement
au travail à faire. Certains concours mettent à disposition des candidats des corrigés
types fort utiles.
Epreuve redoutée… à tort car avec un peu d’entrainement et beaucoup de méthode
cette épreuve peut faire gagner des points.
20
7. COMMENT OBTENIR UN BON SCORE
AU TAGE MAGE ?
Franck Attelan, diplômé de l’Essec. Co-fondateur de la PREPA AURLOM.
Auteur des best-sellers La Bible du Tage Mage et La Bible du Tage 2.
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d'aptitudes que la majorit
Le Tage Mage est un test
entrée des Grandes Ecoles
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meilleures écoles.
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Les candidats à l'admission
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Comment
elle stratégie employer ?
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au
ore
sc
à 400 ?
assurer un score supérieur
1. OBJECTIF 600 ? NON !
OBJECTIF 400 ? OUI !!!
2. POURQUOI SE FIXER UN
PREMIER OBJECTIF DE 400 ?
L’expérience montre qu’il n’est pas
toujours nécessaire d’obtenir un score égal
à 480 ou 500 au TAGE MAGE (encore
moins 600 !) pour être admis dans l’École
de commerce de ses rêves.
En visant dans un premier temps 400
au TAGE MAGE, vous vous fixez des
objectifs réalistes sur la base desquels
il vous est possible de construire les
meilleurs scores.
Tout d’abord parce que ce score n’a jamais
été atteint et que surtout, les candidats qui
terminent majors de concours (i.e. 1ers
sur les listes d’admission) obtiennent en
moyenne des scores avoisinant plutôt 430
ou 450 sur 600. Ensuite parce que ce n’est
pas stratégique de se fixer comme objectif
d’atteindre ce score maximal.
Retenez bien que viser 400 au TAGE
MAGE, c’est viser 10 réponses justes
sur 15 (en partant du principe que vous
ne répondez pas aux 5 autres questions).
Autrement dit, en ne répondant « qu’à »
10 questions sur 15 en moyenne à chacune
des épreuves du TAGE MAGE, vous vous
assurez le score de 400 au TAGE MAGE !
21
ÉCOLES DE COMMERCE CONCOURS PARALLÈLES A BAC+3 ET PLUS
1. Tout d’abord, vous vous fixez
un premier objectif réaliste :
les statistiques montrent en effet
clairement qu’il y a davantage de chances
que vous répondiez, en moyenne, juste
à 10 questions sur 15 qu’à 13 ou 14 !
Surtout, vous vous fixez un objectif qui,
si vous 1’atteignez, vous apportera,
épreuve après épreuve, une grande satisfaction. Sans objectif, vous demeurerez
toujours insatisfaits et aigris. Aigris de ne
pas avoir fait un «sans faute».
Alors que si vous parvenez à atteindre
votre premier objectif de 10 bonnes réponses sur 15, alors vous saurez que vous
êtes dans un bon « mood » et que vous
aurez une chance réelle d’obtenir un très
bon score, i. e. un score avoisinant les 400
sur 600.
2. Ensuite, vous prenez le luxe de
ne répondre en moyenne qu’aux
10 questions pour lesquelles vous
êtes sûrs de votre réponse.
Une question de géométrie trop longue et
alambiquée à votre goût ? Vous ne la faites
pas ! (Dans un premier temps en tout cas.)
Une question de raisonnement pour
laquelle vous hésitez terriblement ? Oust !
Vous la reverrez à la fin de l’épreuve, une
fois que vous aurez validé votre quota de
10 bonnes réponses.
3. Enfin, cela signifie que vous
avez le droit d’avoir une épreuve
faible... A condition bien sûr de
l’assumer et de ne pas baisser les
bras à la première incartade.
Ce qui suit est très important ! Nous
avons malheureusement vu certains étudiants manquer le coche au TAGE MAGE
en obtenant des scores qui ne reflètent
pas leur vraie valeur. Pourquoi cela ?
Et bien tout simplement parce qu’ils ont
« paniqué » et qu’ils n’ont pas été en
mesure de construire leur score tout au
long du test, épreuve après épreuve.
Arrivés à l’épreuve de calcul ou de raisonnement, ils « rataient » l’une ou l’autre de
ces deux épreuves difficiles et baissaient
alors les bras... Pire encore, ils s’improvisaient alors kamikazes et répondaient
sans conviction (sans vraiment réfléchir,
trop déçus d’avoir « planté » une épreuve)
à de nombreuses questions des épreuves
suivantes.
Suivez donc le scenario suivant :
La seconde ligne indique, vous l’avez compris, le nombre de réponses justes.
Rappel : nous partons du principe que vous ne répondez pas au hasard (car qui dit
répondre au hasard, dit perdre du temps sur une question, temps que vous pourriez
plutôt utiliser à bon escient pour résoudre une autre question, plus facile).
Comme vous le voyez, ce scénario nous dit simplement que vous démarrez le test
TAGE MAGE doucement... Doucement mais sûrement... En ne répondant juste
« qu’à » 9 questions sur 15 à une épreuve où il est pourtant courant d’obtenir
raisonnablement 1l ou 12 réponses justes à l’issue d’un entraînement sérieux.
22
ÉCOLES DE COMMERCE CONCOURS PARALLELÈS A BAC+3 ET PLUS
Mais bon, vous ne prenez pas de risque
et vous avez raison, car vous savez que
répondre faux à UNE question représente
un manque à gagner potentiel de 8,33
points sur 600 !! Donc autant éviter !
Cela étant, vous n’avez aucune raison
de vous inquiéter puisque vous gravitez
autour de votre premier objectif moyen de
10 réponses justes sur 15.
Vous planchez alors sur l’épreuve de
calcul et là... C’est le drame ! Vous espériez sincèrement obtenir 8 ou 9 réponses
justes (parce que vous avez travaillé dur
pour cela), mais vous avez paniqué. Cela
étant, vous avez quand même réussi à résoudre 2 questions faciles et 3 questions
classiques que vous avez faites et refaites
pendant votre entraînement. Résultat :
vous avez quand même répondu juste
à 5 questions seulement. Et c’est justement maintenant qu’il ne faut pas baisser
les bras !
Car vous savez mieux que quiconque que
le TAGE MAGE se construit épreuve
après épreuve et que si le calcul est votre
bête noire, et bien soit ! Vous ferez avec.
Vous relevez donc les manches, respirez
un grand coup et attaquez l’épreuve de
raisonnement avec une motivation sans
faille. Et, bien entendu, vous ne prenez pas de risque, car cette épreuve est
diflicile et que souvent, on est amené à
hésiter entre deux propositions. Cela étant
dit, vous vous êtes bien préparé et êtes
donc capables de repérer les questions que
vous savez faire. Résultat : 10 bonnes réponses sur 15. Vous avez le droit de vous
féliciter.
Suivent enfin les épreuves de conditions
minimales, d’expression et de logique
où vous êtes bien déterminé à faire parler votre classe et votre talent (bon, parce
ÉCOLES DE COMMERCE CONCOURS PARALLÈLES A BAC+2/+3+/4
que ce n’est pas tout, mais il en faut quand
même un peu de talent pour décrocher son
400+ au TAGE MAGE !). Consciencieux
et méthodique, vous appliquez alors vos
méthodes et vos techniques de résolution
pour décrocher successivement 11, 12 et
13 bonnes réponses (non ! n’ouvrez pas
les yeux grand comme cela ! Il est possible
d’avoir 13 bonnes réponses en logique...
Et c’est d’ailleurs certainement la seule
épreuve où l’on peut même raisonnablement viser 15 bonnes réponses sur 15 !).
Résultat final : vous obtenez 400 sur
600 au TAGE MAGE et conservez ainsi
intactes toutes vos chances d’être déclarés
admissibles aux différents concours auxquels vous vous êtes portés candidats.
4. SURTOUT, NE PAS SE LIMITER A
400 !
Nous espérons qu’après avoir lu ce
scénario, vous ne vous limiterez
pas pour autant à 400 ! Surtout que
nombreux sont les cas à la Prépa Aurlom
où nos étudiants dépassent les 430 ou
450 au TAGE MAGE (comme quoi, c’est
faisable !).
Pour dépasser les 400 et côtoyer les 500,
vous devrez identifier et combler petit
à petit vos lacunes. Vous devrez aussi
parfois travailler dur pour progresser
de sorte que votre 9 en compréhension
passe à ll, que votre 5 en calcul passe à 8
et que votre 10 en raisonnement passe à
12... Et dans ce cas de figure, vous serez
déjà 447 sur 600 !
A vous maintenant d’écrire la suite...
23
TOUS CONCOURS
8. ENTRETIENS DE MOTIVATION :
COMMENT FAIRE LA DIFFÉRENCE ?
Aurélie Ohayon, directrice de la Prépa Aurlom, membre de jurys de concours.
1. LE TRIANGLE DES ATTENTES
Ce triangle synthétise le cœur des attentes des jurys et les liens entre celles-ci.
Souvent qualifiés d’entretien de personnalité et/ou de motivation, les entretiens
d’admission visent a cerner trois dimensions clés : vous (votre caractère, vos expériences), vos projets (leur nature, leur secteur) et votre intérêt pour l’école (son offre,
ses particularités, ses valeurs).
Qui êtes-vous ?
Les entretiens d’admission visent à cerner, donc à vous permettre de faire ressortir votre
personnalité, ce qui vous construit et vous distingue, quels sont vos moteurs et leviers.
Le jury aspire à identifier votre personnalité, les différentes dimensions dominantes vous caractérisant, vos principaux traits de caractère.
La satisfaction de cette attente présuppose que vous ayez effectué sur vous-même un
travail vous ayant permis de vous connaître réellement.
Que voulez-vous faire ?
Parce que le jury s’attend a ce que vous formiez un tout cohérent, votre projet professionnel découle de façon fluide de votre personnalité et de vos goûts.
Logiquement, des premières expériences, de toute nature, vous ont permis d’en dessiner
les contours et d’en éprouver la consistance.
Ces expériences peuvent être des stages, des lectures ou des rencontres : leur évocation
ordonnée et argumentée alimentera la crédibilité de votre projet.
Pourquoi êtes-vous ici ?
Le jury entend apprécier la solidité de votre motivation, donc à s’assurer que vous
appréhendez votre future école comme l’antichambre de votre projet, appelée à vous
permettre sa mise en œuvre.
Il sera donc attentif à votre connaissance de l’école dont il est le gardien. Mais cette
connaissance doit s’inscrire dans le cadre et la perspective de votre projet professionnel, non pas consister en la déglutition « en vrac » de ce que vous savez sur l’école.
Un entretien réussi passe donc par la préparation soignée de réponses pertinentes
aux grandes attentes et questions que se pose, donc que vous posera votre jury. Il passe
également par votre aptitude à bien mener votre entretien.
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2. Les « 4P »
Vous redoutez toujours le « C'est à vous ! Nous vous écoutons » qui précède généralement vos premiers mots, votre présentation. Et vous avez raison !
Les premiers mots, les premières phrases que vous prononcerez en entretien seront déterminants pour la suite de la discussion.
Nous vous conseillons de respecter la structure suivante qui doit vous permettre de
vous présenter en 3-4 minutes (il faut donc être concis et ne pas tout dire... vous aurez
le temps de le faire si le jury vous demande de développer) et surtout de baliser efficacement le territoire » de votre entretien.
P1 : P comme Premiers mots
Exemple: Bonjour, je m'appelle Édouard Nicolo, j'ai 20 ans, je suis né à Perpignan et
je vis actuellement à Paris. Je tiens tout d'abord à vous remercier pour cet entretien au
cours duquel je souhaite vous faire part de mes motivations pour intégrer votre École.
Transition : j'aimerais dans un premier temps vous parler de mon parcours
académique puis de mon projet professionnel.
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P2 : P comme Parcours et Projet
Parcours académique + principaux apports: ne détaillez pas, soyez court mais très précis. Projet professionnel ambitieux: parler d'un ou deux secteurs d'activité, de deux
ou trois entreprises en particulier et d'une ou deux fonctions que vous aimeriez occuper.
À court et moyen terme.
N'oubliez jamais de dire que vous souhaitez occuper à moyen terme des fonctions
de management et d'encadrement. Votre but est d'aller d'un point X (formation actuelle) à un point Z (projet professionnel). Pour cela, vous devez obligatoirement passer
par le point Y (école que vous présentez). C'est l'objet du P3.
Transition : j'aimerais à présent vous dire pourquoi j'ai besoin d'une école de
commerce pour atteindre mes objectifs et pourquoi j'ai besoin de passer par votre
École en particulier.
P3 : P comme Pourquoi une école de commerce et Pourquoi votre école
en particulier ?
Pourquoi une école de commerce? Parlez toujours de la polyvalence nécessaire au bon
manager pour réussir dans ses fonctions, et expliquez clairement au jury que vous avez
absolument besoin d'une école de commerce pour acquérir des réflexes et une expertise
dans tous les domaines de la gestion (marketing, commerce, contrôle de gestion,
ressources humaines, systémes d'information, stratégie d'entreprise, etc.).
L'école de commerce comme anti-chambre de la vie des affaires. Pourquoi votre école?
Dites en quoi les programmes proposés vous aideront à atteindre vos objectifs et trouvez
également une ou deux spécificités que l'École que vous présentez a et que les autres
n'ont pas.
Transition : pour terminer, je souhaiterais vous parler de la façon dont j'envisage
les années à venir au sein de votre École si je suis retenu.
P4 : P comme partage
Rappelez que l'École vous offre de formidables opportunités comme les échanges avec
d'autres écoles, des offres de stages, un réseau d'anciens. Mais dites surtout ce que vous,
vous apportez à votre tour (Associations, Réseau, Représenter l'École dans des salons,
etc.). Mentionnez deux de vos principales qualités et les hobbies associés.
N'oubliez pas de conclure. Exemple :
«j'en ai terminé de ma présentation et vous remercie de m'avoir écouté . »
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3. LES 2 QUESTIONS AUXQUELLES VOUS NE POURREZ
PAS ÉCHAPPER !
1. Pourquoi notre école ?
S’il est bien une question à laquelle vous
n’échapperez pas, c’est celle-ci. Comme
nous l’avons vu, vous devez être, à l’issue
de votre préparation, réellement incollable sur votre future école.
Vérifiez bien que vos arguments correspondent, au moins en partie, à ceux que
l’école met elle-même en avant sur son
propre site (« nos différences »,
« les 10 raisons de nous choisir »…).
Pour autant, à l’issue du recueil d’informations de toute nature auquel vous vous
êtes adonné, vous devez synthétiser votre
récolte. Cette synthèse doit vous permettre de faire émerger une demi-douzaine d’arguments
en faveur de votre future
école et de préparer
une réponse structurée « de mon point
de vue, votre
école
présente
trois atouts importants: le premier tient à…».
Vous devez en
effet « avoir des
réserves ».
Vous devez naturellement faire en sorte
que les principaux arguments que vous
avez invoqués – ou invoqueriez si la question vous était directement posée, expliquant votre choix en faveur
des écoles de commerce
– trouvent dans ceux
que vous invoquez ensuite en
faveur de votre
future
école
un prolongement logique.
En d’autres
termes,
si
vous
avez
mentionné
l’ouverture à
l’international
dans votre argumentaire en faveur
des écoles de commerce, vous devez rebondir
dessus et l’approfondir en montrant que l’école de votre choix offre, en la
matière, de nombreux atouts (proportion
d’étudiants étrangers, nombre de nationalités présentes sur le campus, enseignants
étrangers, cours en anglais, partenariats
avec d’autres établissements…).
La
question
du
pourquoi vous sera
en effet posée au moins
une fois, plusieurs sans doute.
En tout état de cause, vous ne devez
pas cesser, durant l’ensemble de votre
entretien, de penser à cette question et de
saisir toutes les occasions vous permettant
d’évoquer les motifs pour lesquels vous
souhaitez rejoindre cette école.
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2. Que comptez-vous apporter à notre école ?
Que comptez-vous apporter de plus que les autres à notre école ? En quoi êtes-vous
différent/meilleur que les autres candidats ?
Cette question pourra vous être posée si vous donnez l’impression de penser un peu
trop à vous et n’avez pas songé, de vous-même, à évoquer ce que vous étiez à même
d’apporter à votre future école. S’il demeure évident que le rapport des apports est
déséquilibré et que vous retirerez plus de l’école que vous ne lui apporterez, il importe
néanmoins que vous vous placiez dans la perspective d’un échange et ne demeuriez pas
égoïste.
Si vous avez travaillé votre « triangle », cette question ne vous désarçonnera pas. Vous
devrez en tout état de cause éviter les réponses bateau, du type « mon enthousiasme »,
« mon dynamisme », « mon envie ». Un peu creuses, ces réponses sont de surcroît appelées à être produites par bon nombre de candidats.
Même si cela n’empêche nullement l’enthousiasme, vous devez donc être plus précis.
Ce que vous vous proposez d’apporter à votre future école résidera en vos expériences,
vos aptitudes et leurs particularités. Que ces dernières s’incrivent dans le champ professionnel, culturel ou des loisirs, vous devez les évoquer et expliquer que vous entendez les mettre au service des autres.
Voici un exemple de ce qu'il est possible de répondre à cette question :
« j’ai eu la possibilité de faire un stage dans un institut de sondages : ce sont des
techniques que je connais maintenant un peu et je sais que les Junior entreprises ont
souvent des études de marché et des sondages à effectuer. Je crois pouvoir être utile
à celle de votre école ».
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