Schéma départemental des séniors et de l`autonomie de la Côte-d`Or

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Schéma départemental des séniors et de l`autonomie de la Côte-d`Or
2013-2017
Schéma départemental des séniors
et de l’autonomie de la Côte-d’Or
Assurer la continuité des parcours de vie
SOMMAIRE
INTRODUCTION
I – Les évolutions du contexte institutionnel ................................................................ P. 11
II – Les compétences du Conseil Général..................................................................... P.11
METHODOLOGIE
I – Phase d’état des lieux préalable.............................................................................. P. 13
II – Phase de réunions des groupes de travail .............................................................. P. 13
III – Phase d’élaboration des fiches-actions ................................................................ P. 14
PREMIERE PARTIE
ETAT DES LIEUX
I – Bilan du schéma 2006-2010 ................................................................................... P. 15
Objectif 1 : Promouvoir et garantir l’effectivité des droits et libertés
des personnes âgées ............................................................................................ P. 15
Objectif 2 : Offrir des réponses sociales et médico-sociales
de qualité adaptées aux caractéristiques départementales................................... P. 16
Objectif 3 : Piloter et coordonner la politique gérontologique départementale.. P. 18
II – Données démographiques ..................................................................................... P. 18
2.1 - La part de la population âgée en Côte-d'Or ................................................ P. 19
2.2 - La structure de la population âgée.............................................................. P. 19
III – Le rôle du Conseil Général dans la prise en charge de la dépendance ................ P. 20
3.1 - Les prestations à domicile .......................................................................... P. 20
3.1.1 - L’Allocation Personnalisée d’Autonomie (APA)........................... P. 20
3.1.2 - La Prestation de Compensation du Handicap (PCH) ..................... P. 25
3.1.3 - L’Allocation Compensatrice de Tierce Personne (ACTP) ............. P. 25
3.1.4 – L’aide sociale à domicile ............................................................... P. 25
3.1.5 - Le Dispositif Autonomie Habitat
pour Personnes Agées (DAH-PA) ............................................................. P. 25
3.2 - Les établissements pour personnes âgées ................................................... P. 26
3.2.1 - La répartition des places par type d'accueil ..................................... P. 26
3.2.2 - Le maillage départemental.............................................................. P. 27
3.2.3 - Les places d'accueil pour personnes
atteintes de la maladie d'Alzheimer ........................................................... P. 27
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3.2.4 - L’Allocation Personnalisée d’Autonomie en établissement........... P. 28
3.2.5 - L’aide sociale à l’hébergement (ASH) ........................................... P. 28
IV – L'étude du Centre Régional d’Etude et d’Actions sur
les handicaps et les Inadaptations (CREAI) sur les services à domicile...................... P. 29
4.1 – L’évolution des modes de paiement des aides à domicile ......................... P. 29
4.2 – Les principales conclusions de l’étude ...................................................... P. 29
V – L’enquête sur l’isolement des personnes âgées .................................................... P. 31
5.1 – Les réponses............................................................................................... P. 32
5.2 – Le réseau relationnel .................................................................................. P. 33
5.3 – Les activités réalisées................................................................................. P. 34
5.4 – Le sentiment de solitude ............................................................................ P. 34
5.5 – Les opinions sur l’isolement des personnes âgées ..................................... P. 35
5.5.1 – Les causes principales de la solitude ............................................. P. 35
5.5.2 – Les propositions ............................................................................. P. 36
DEUXIEME PARTIE
ANALYSE DES DONNEES RECUEILLIES
Conclusions des groupes de travail :
I - Des besoins d’information ...................................................................................... P. 37
II - Des besoins de sensibilisation et d'anticipation ..................................................... P. 38
2.1 – Le lien social .............................................................................................. P. 38
2.2 – L’habitat..................................................................................................... P. 40
III - Des besoins de soutien.......................................................................................... P. 40
3.1 – A l’égard des personnes âgées isolées ....................................................... P. 40
3.2 – A l’égard des proches aidants .................................................................... P. 41
IV - Des besoins de répit.............................................................................................. P. 42
V - Des besoins de cohésion des acteurs ..................................................................... P. 43
5.1 – A domicile.................................................................................................. P. 43
5.2 – En établissement ........................................................................................ P. 44
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TROISIEME PARTIE
LES ORIENTATIONS ET LES FICHES-ACTIONS
A – Faciliter la vie à domicile
Orientation I – Contribuer au maintien des liens sociaux............................................ P. 48
Fiche-action n° 1 - Mise en œuvre des actions de
la Maison Départementale de l’Autonomie (MDA) sur le territoire .................. P. 50
Fiche-action n° 2 - Refonte du guide « Bien Vieillir en Côte-d’Or » ............... P. 52
Fiche-action n° 3 - Création d’un portail internet.............................................. P. 54
Fiche-action n° 4 - Vie associative et participation sociale............................... P. 56
Orientation II – Prévenir la perte d’autonomie par des actions spécifiques
en direction des retraités et personnes âgées................................................................ P. 58
Fiche-action n° 5 - Mise en place d’un dispositif d’écoute ............................... P. 59
Fiche-action n° 6 - Appui aux actions de prévention ........................................ P. 61
Fiche-action n° 7 - Accompagnement dans un habitat adapté........................... P. 63
Fiche-action n° 8 - Travaux, aménagement, domotique.................................... P. 65
Orientation III – Coordonner les dispositifs d’accompagnement à domicile .............. P. 67
Fiche-action n° 9 - Actions de répit pour les proches aidants ........................... P. 68
Fiche-action n° 10 - Les évaluations à domicile................................................ P. 70
Fiche-action n° 11 - Simplifier la gestion des services d’aide à domicile......... P. 72
Fiche-action n° 12 - Les sorties d’hospitalisation ............................................. P. 73
B – Améliorer l’offre médico-sociale
Orientation IV - Travailler en partenariat avec l’Agence Régionale
de Santé (ARS) pour améliorer l’offre médico-sociale ............................................... P. 75
Fiche-action n° 13 – Connaissance des places disponibles ............................... P. 76
Fiche-action n° 14 - L’hébergement temporaire................................................ P. 77
Fiche-action n° 15 - Diversifier les offres de service en établissement............. P. 81
Fiche-action n° 16 - La prévention et le signalement de la maltraitance .......... P. 83
ANNEXES ............................................................................................. P. 85
GLOSSAIRE....................................................................................... P. 116
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INTRODUCTION
La Côte-d'Or compte actuellement environ quatre-vingt-quinze mille personnes
âgées de plus de soixante ans. Dix mille d'entre elles bénéficient de l'Allocation
Personnalisée d'Autonomie (APA) à domicile ou en établissement, allouée par le Conseil
Général.
Par ailleurs, l'effort essentiel d'accroissement de la capacité d'accueil en
hébergement réalisé dans le cadre du précédent schéma, couvre désormais les besoins.
Il importe que l'action publique, coordonnée par le Conseil Général en direction de
nos aînés, en particulier à travers ce schéma qui l'impulse et la structure, soit organisée
autour de la prévention de la perte d’autonomie, afin de favoriser leur vie à domicile,
conformément à leur souhait. Tel est l’objectif essentiel du schéma départemental des
séniors et de l’autonomie 2013-2017.
I - Les évolutions du contexte institutionnel
La loi n° 2004-809 du 13 août 2004 relative aux libertés et responsabilités locales
précise que « le département définit et met en œuvre l'action sociale en faveur des
personnes âgées. Il coordonne, dans le cadre du schéma départemental d'organisation
sociale et médico-sociale… les actions menées par les différents intervenants, définit des
secteurs géographiques d'intervention et détermine les modalités d'information du public ».
Les évolutions qui ont transformé le paysage institutionnel ont concerné notamment
la publication du Programme Régional de Santé (PRS) par l'Agence Régionale de Santé
(ARS), impliquant une nécessaire cohérence des propositions départementales avec les
orientations régionales.
En effet, le Code de l’Action Sociale et des Familles (CASF) a été modifié comme
suit (article L.312-5) : « Les schémas relatifs aux personnes handicapées ou en perte
d'autonomie sont arrêtés par le Président du Conseil Général, après concertation avec le
représentant de l'État dans le département et avec l'Agence Régionale de Santé... L'objectif
de ces schémas est d'assurer l'organisation territoriale de l'offre de services de proximité et
leur accessibilité ».
II - Les compétences du Conseil Général
Les schémas d'organisation sociale et médico-sociale sont des documents de
référence des politiques sociales, ils en constituent les plans d'action.
Le guide méthodologique publié par la Caisse Nationale de Solidarité pour
l’Autonomie (CNSA) et la Direction Générale de la Cohésion Sociale (DGCS) précise les
domaines de compétence respectifs des schémas départementaux et des schémas régionaux
d'organisation médico-sociale, notamment en ce qui concerne les populations cibles :
« Dans le champ des personnes âgées, le schéma départemental a vocation à
répondre aux besoins sociaux des personnes âgées, incluant les besoins liés à la prévention
de la dépendance, au maintien à domicile. Le schéma régional répond plus prioritairement
aux besoins de santé des populations les plus dépendantes ».
Le champ d’action du Conseil Général en direction des personnes âgées ne se limite
donc pas à l’accompagnement de la perte d’autonomie (APA à domicile et en
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établissement, prestations d’aide sociale, tarification et contrôle des établissements), même
si cet ensemble représente la part la plus élevée du budget départemental.
En effet, les retraités et personnes âgées sont concernés par de nombreux autres
domaines d’intervention du Conseil Général : action sociale, logement, aménagement du
territoire, transports, sports, culture … qui tous peuvent concourir au vieillissement actif,
gage de prévention de la perte d’autonomie.
De plus, la coordination des différents intervenants implique la prise en compte des
missions des autres collectivités et organismes dans le domaine des personnes âgées :
l’État, source de la réglementation et décideur de plans nationaux (plan Bien Vieillir, plan
Alzheimer, plan Bientraitance …) ; l’ARS ; les caisses de retraite et autres organismes de
protection sociale ; les communes ou intercommunalités (Centre Communal d’Action
Sociale (CCAS) ou Centre Intercommunal d’Action Sociale, activités associatives…) ; le
Conseil Régional pour les formations professionnelles ; les établissements et services…
sans oublier les usagers eux-mêmes.
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METHODOLOGIE
Le Conseil Général de la Côte-d'Or a fait le choix d'une élaboration largement
concertée, aussi bien à travers les différentes instances mises en place que par des appels à
contribution lors des différentes étapes.
I - Phase d’état des lieux préalable
La période intermédiaire entre les deux schémas a été mise à profit pour recueillir
l'ensemble des éléments permettant de définir les problématiques :
- le bilan du précédent schéma départemental des séniors et de l’autonomie : en
augmentant le nombre de places en établissement, il a permis de satisfaire
quantitativement la plupart des besoins, mais des améliorations qualitatives restent
nécessaires,
- les données démographiques soulignent la nécessité d’agir en priorité pour les
personnes vivant à domicile,
- les données chiffrées illustrent l’ampleur de l'action du Conseil Général de la
Côte-d’Or,
- l'étude sur les services à domicile confiée au CREAI a déjà conduit à améliorer le
fonctionnement de l'aide à domicile,
- l'enquête sur l'isolement des personnes âgées a permis de mieux connaître leurs
difficultés et leurs suggestions.
Un comité des partenaires comprenant les représentants de l'ensemble des
organismes concernés par le champ de la gérontologie s'est réuni le 29 juin 2012 pour le
lancement officiel des travaux du schéma.
Le comité de pilotage, chargé de valider chaque étape, de suivre les travaux en
cours et de mettre en place l’étape suivante, a été constitué en son sein. Il était constitué
de :
- la présidente et le secrétaire de la Commission des Actions Sociales et
Intergénérationnelles au Conseil Général de la Côte-d’Or,
- les directeurs et cadres concernés au Conseil Général de la Côte-d’Or,
- les représentants de l’ARS, de la Caisse d’Assurance Retraite et de la Santé au
Travail (CARSAT), de la Mutualité Sociale Agricole (MSA), de la Direction
Départementale de la Cohésion Sociale (DDCS),
- les présidents des quatre commissions du Comité Départemental des Retraités et
des Personnes Agées (CODERPA),
- les animateurs et les rapporteurs des trois groupes de travail.
II - Phase de réunions des groupes de travail
Les priorités déterminées par le comité de pilotage ont conduit à la mise en place de
trois groupes de travail sur les thématiques suivantes :
- mieux articuler les diverses formes d’accompagnement,
- soutenir les aidants de proximité,
- adapter les structures à l'évolution des besoins.
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Chaque groupe, animé par une personnalité compétente dans le domaine concerné,
était composé d'une vingtaine de personnes représentant les divers partenaires. Ils se sont
réunis de septembre à novembre 2012 afin de développer les problématiques et de proposer
des pistes pour y répondre.
Parallèlement, les partenaires ont été invités à rédiger des contributions écrites qui
ont été communiquées aux membres des groupes de travail.
Au cours de l'année 2012, les différentes commissions du CODERPA ont élaboré
leurs propres contributions, remises aux groupes de travail en novembre.
III - Phase d'élaboration des fiches-actions
Issues des propositions des groupes de travail, seize fiches-actions opérationnelles
ont été rédigées au cours du premier semestre 2013, en collaboration avec les partenaires
concernés.
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PREMIERE PARTIE
ETAT DES LIEUX
I - Bilan du schéma 2006-2010
Ce schéma, intitulé « Pour une Côte-d'Or de tous les âges », était le fruit d'un étroit
travail de collaboration avec la Direction Départementale des Affaires Sanitaires et
Sociales et avait été cosigné par le Préfet. Il comportait trois objectifs déclinés en
vingt-trois actions.
Objectif 1 : Promouvoir et garantir l’effectivité des droits et libertés des personnes
âgées
Bâtir une politique d'information et de communication adaptée
Le groupe de travail a rédigé un premier guide « Bien vieillir en Côte-d’Or », en
remplacement de l'ancien guide des aînés. Il a établi un cahier des charges pour les
documents destinés aux personnes âgées, notamment « La Lettre du CODERPA ».
Conforter le rôle des instances consultatives : CODERPA
Comme souhaité, la composition du CODERPA a été ouverte aux personnes
bénéficiant d'aides à domicile ou hébergées en établissement. Des commissions
thématiques ont été créées, l'une d'entre elles rédige régulièrement « La Lettre du
CODERPA ». Ces commissions ont participé activement aux travaux du présent schéma.
Accompagner les professionnels dans la mise en œuvre des outils qui
garantissent les droits et libertés des personnes âgées
Les formations des professionnels sont prévues dans le cadre des conventions avec
les différentes structures et réalisées en interne. Par ailleurs, l'Agence Nationale de
l'Évaluation et de la qualité des services Sociaux et Médico-sociaux édite depuis 2008 des
recommandations de bonnes pratiques, adaptées aux différentes structures, aux
problématiques rencontrées ou aux situations professionnelles, ce qui ne justifie pas la
production d'un guide départemental.
Assurer le suivi social des personnes âgées
Les professionnels des Agences Solidarité Familles du Conseil Général de la Côted’Or assurent l’accueil et l’accompagnement des personnes âgées dans le cadre des
dispositifs de droit commun. Ils sont notamment attentifs aux situations de surendettement.
La structuration du partenariat, afin de mieux coordonner l'intervention des
différents services sociaux, et les sensibiliser aux problématiques du vieillissement, fait
toujours partie des objectifs à réaliser.
Prévenir et lutter contre la maltraitance
A la suite de la publication en 2007 du plan national de lutte contre la maltraitance
et de promotion de la bientraitance, les domaines de compétence ont été répartis entre les
différents acteurs institutionnels. Des inspections conjointes ARS - Conseil Général de la
Côte-d’Or sont effectuées dans les établissements.
Il reste nécessaire d'établir une coordination avec les autres institutions concernées
(Direction Départementale de la Cohésion Sociale, Direction Régionale des Entreprises de
la Concurrence de la Consommation du Travail et de l’Emploi (DIRECCTE), Procureur de
la République) et d'élaborer des procédures communes, notamment pour une meilleure
prise en compte des situations de maltraitance à domicile.
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Faciliter la mobilité des personnes âgées
Le Conseil Général a adopté en 2009 le schéma directeur d'accessibilité des
transports de la Côte-d'Or. Des mesures ont été prises concernant l’accessibilité des
véhicules et des arrêts sur les lignes TRANSCO, l'amélioration de l'information, le
développement du transport à la demande... La mise en place du coût unique du ticket à
1,50 € facilite l'utilisation des transports en commun par les personnes qui ont de petites
ressources ou qui effectuent de longs trajets en milieu rural.
Œuvrer à l'évolution des mentalités
Chaque année, le Conseil Général de la Côte-d’Or participe à la Semaine Bleue et
organise, en accord avec le CODERPA, une conférence sur un thème concernant les
personnes âgées.
Renforcer les liens entre générations
Les rencontres avec le Conseil Général des Jeunes ont donné lieu à des échanges
fructueux et se sont conclus par la rédaction de la charte « Halte au cliv'âge ».
Objectif 2 : Offrir des réponses sociales et médico-sociales de qualité adaptées aux
caractéristiques départementales
Étendre la couverture départementale en Services de Soins Infirmiers à
Domicile (SSIAD)
Il existe désormais des SSIAD sur l'ensemble du département, sous compétence de
l'ARS.
Participer au développement des services d'aide à domicile de qualité
La convention de modernisation des services d’aide à domicile 2007-2009 a
notamment permis d'encourager la formation des personnels et de développer un maillage
territorialisé.
Le service prestataire concerne aujourd'hui 90 % des bénéficiaires de l'APA.
Le rapport commandé au CREAI par le Conseil Général de la Côte-d’Or a permis
de faire le point sur les atouts et les difficultés de ce secteur (voir ci-dessous).
Poursuivre les efforts engagés en direction de l'adaptation de l'habitat
Les contraintes budgétaires ont conduit à réviser le dispositif Adaptation
Personnalisée de l’Habitat (APH21). Il a été remplacé par le DAH-PA qui concerne
uniquement les bénéficiaires de l'APA. En revanche, la politique de partenariat avec les
artisans du bâtiment a été poursuivie, avec notamment un soutien à la création du label
Handibat porté par la Confédération de l’Artisanat et des Petites Entreprises du Bâtiment
(CAPEB).
Le recensement des logements adaptés s'est avéré complexe et n'a pas pu aboutir,
pour partie en raison de la multiplicité des intervenants dans ce dossier.
Aider les aidants et/ou développer les services innovants et les modes d'accueil
alternatifs
Des actions de soutien en direction des aidants ont été mises en place par divers
partenaires, mais il n'existe pas encore de dispositif structuré. Dans un premier temps, il est
souhaitable de mieux faire connaître l'existant et de favoriser la participation d'un plus
large éventail de personnes concernées.
Le nombre de places en accueil de jour et en hébergement temporaire a été
augmenté et les formules d'accueil diversifiées, par exemple avec la mise en place d'un
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accueil de jour itinérant. La prise en charge, dans le cadre de l’APA, des séjours dans ces
structures a été améliorée.
Le dispositif d'hébergement temporaire et la question des sorties d'hospitalisation
doivent cependant faire l'objet d'un travail approfondi.
Professionnaliser l'accueil familial
Le service a été entièrement restructuré et la formation des accueillants est en place.
Le partenariat avec le service de suivi du centre hospitalier « la Chartreuse » a été
réactivé ; il doit être mis en place avec le centre hospitalier de SEMUR-EN-AUXOIS.
Améliorer l'accompagnement de la dépendance au sein des établissements
Des conventions tripartites ont été signées avec tous les établissements et sont
progressivement renouvelées. Actuellement aucun Contrat Pluriannuel d’Objectifs et de
Moyens (CPOM) n’a été engagé ou signé dans le secteur des personnes âgées.
Depuis 2011, une aide plus soutenue est attribuée aux établissements présentant des
moyens limités, dans le souci d’améliorer l’accompagnement des personnes âgées qu’ils
accueillent.
Les services du Conseil Général de la Côte-d’Or ont participé aux groupes de
travail du schéma régional des formations médico-sociales concernant les besoins en
formation initiale ou en cours d'emploi, afin de faire progresser la qualification des
personnels.
Adapter la capacité d'hébergement aux besoins des territoires
Les moyens ont progressé de 5% par an depuis 2006 en dotation globale, ce qui
s'est traduit d'une part par la création ou l'extension d’établissements pour un total de
352 places supplémentaires en Etablissement d’Hébergement pour Personnes Agées
Dépendantes (EHPAD) et d'autre part par la réhabilitation et la restructuration de plusieurs
établissements. Aujourd'hui, tous les territoires disposent de places en EHPAD, avec un
taux d'équipement départemental de 126,76 places pour 1 000 personnes âgées de plus de
75 ans en 2011, supérieur aux moyennes régionale et nationale (source ARS Bourgogne).
Adapter les structures à l'accueil de public spécifique
Des sections adaptées aux personnes handicapées vieillissantes ont été créées au
sein de trois EHPAD pour un total actuel de trente-trois places. Des partenariats se sont
mis en place entre des établissements d'hébergement pour personnes handicapées et
certains EHPAD.
D'autres établissements doivent encore évoluer vers un meilleur accueil des
personnes handicapées, comme le montrent les résultats de l'enquête auprès des
établissements et services réalisée par le groupe de travail n° 3.
Les possibilités d'accueil des personnes âgées marginalisées au sein de la Maison
d’Accueil pour Personnes Agées Marginalisées (MAPAM) ont été diversifiées
conformément aux priorités retenues.
En ce qui concerne les personnes atteintes de démence, il existe, fin 2012,
665 places spécifiques identifiées, mais elles sont accueillies dans la plupart des
établissements en nombre beaucoup plus important.
D'autres projets ont vu le jour ou sont en voie de réalisation dans le cadre du Plan
Alzheimer :
- Onze Pôles d’Activités et de Soins Adaptés (PASA), rattachés aux EHPAD, pour
accueillir dans la journée les résidents ayant des troubles modérés du
comportement.
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- Deux projets d’Unité d’Hébergement Renforcée (UHR) ont été retenus, ils
s'adressent aux personnes ayant des troubles du comportement sévères.
Objectif 3 : Piloter et coordonner la politique gérontologique départementale
Renforcer le rôle et les missions des Centres Locaux d’Information et de
Coordination (CLIC)
A la suite de l'audit prévu par le schéma départemental des séniors et de
l’autonomie, le Conseil Général de la Côte-d’Or a décidé de déconventionner les CLIC
existants et d'en reprendre les attributions en interne. C'est en ce sens que la Maison
Départementale de l’Autonomie (MDA) met en place de nouveaux fonctionnements en
faveur des personnes âgées et des personnes handicapées et qu'elle animera des réseaux
territorialisés.
Structurer l'intervention gérontologique sur les territoires
A la différence des Maisons pour l’Autonomie et l’intégration des malades
d’Alzheimer (MAIA) chargées de coordonner les interventions médicales et médicosociales autour des situations les plus difficiles, la MDA constituera des réseaux de
partenariat avec l'ensemble des acteurs concernés par la vie à domicile des retraités et
personnes âgées, dans un objectif élargi de prévention de mauvaises conditions de
vieillissement.
Renforcer l'information et l'éducation sur le bien vieillir, initier des actions de
prévention
Le Conseil Général de la Côte-d’Or soutient les actions de prévention développées
dans le cadre du Programme Prévention Santé Séniors (PPSS) Bourgogne. Sa convention
avec la Fédération Départementale des Retraités et des Personnes Agées (FAPA), chargée
de leur mise en place en Côte-d'Or, a permis d'achever la couverture complète du territoire
départemental depuis 2011.
Par ailleurs, les conventions avec les services d'aide à domicile prévoient pour leurs
personnels des actions de formation à la vigilance en matière de prévention auprès des
personnes âgées.
Mettre en place des dispositifs d'alerte permettant une réactivité en période de
crise
Les textes législatifs ont attribué l'activation des dispositifs d'alerte à l'ARS et au
Préfet. Les mesures à mettre en œuvre sont précisées dans les CPOM des établissements et
services.
Améliorer les relations « ville hôpital »
Ce domaine relève essentiellement de la compétence de l'ARS, il fait l'objet de
préconisations du Schéma Régional d’Organisation des Soins et du Schéma Régional
d’Organisation Médico-Sociale.
La question des sorties d'hospitalisation reste cependant à travailler avec les
partenaires concernés.
II - Données démographiques
Dans tous les pays européens, la part des personnes de plus 65 ans ne cesse de
croître. Face à ce défi, l’Union Européenne avait déclaré 2012 « Année européenne du
vieillissement actif et de la solidarité entre les générations ». Encourager un vieillissement
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actif et en bonne santé, c'est chercher à atténuer l’impact de ce phénomène et à sauvegarder
à long terme les politiques sanitaires et sociales.
2.1 - La part de la population âgée en Côte-d'Or
La Côte-d'Or est le plus jeune des départements bourguignons, avec une proportion
de personnes âgées de 65 ans et plus à peine supérieure à la moyenne nationale.
Proportion de personnes de soixante-cinq ans et plus
Année
Côte-d'Or
Bourgogne
France
2007
16,5 %
19,7 %
16,3 %
Projections 2040
26,3 %
30,4 %
25,6 %
(source INSEE)
A la fin 2012, la Côte-d'Or comptait 93 000 personnes de plus de 65 ans, dont
38 500 hommes et 54 500 femmes.
Près de 50 000 personnes avaient plus de 75 ans et parmi celles-ci, un peu plus de
16 000 avaient plus de 85 ans (source INSEE).
Leur répartition est cependant très inégale sur le territoire, avec un taux de
personnes de plus de 75 ans plus élevé en zone rurale, notamment dans le nord et l'ouest du
département.
Répartition géographique des personnes âgées de 75 ans et plus (en %) en Côte-d’Or
Source : INSEE (RP 2007), exploitation ORS Bourgogne
2.2 - La structure de la population âgée
La large tranche d'âge des plus de 60 ou 65 ans (selon le seuil retenu) recouvre en
fait trois générations dont les modes de vie et les besoins sont bien distincts :
- les séniors ou « jeunes retraités », jusqu’à environ 75 ans. Souvent actifs, ils ont
un rôle social important en tant que citoyens, membres d'associations… mais
surtout, ils sont fréquemment aidants auprès de leurs proches plus âgés.
Pour cette génération, les objectifs du schéma sont de travailler sur un axe de
prévention et d'anticipation des conséquences du vieillissement : bien vivre sa
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retraite pour bien vieillir et adapter l'environnement à l'évolution prévisible des
capacités physiques.
- une génération intermédiaire qu'on peut situer, avec des variations individuelles,
entre 75 et 85 ans : malgré la perte éventuelle du conjoint ou l'apparition de
problèmes de santé, il faut veiller au maintien d'une vie sociale et culturelle et
orienter les actions de prévention en fonction d'une vulnérabilité accrue.
- les personnes âgées de plus de 85 ans sont celles qui ont le plus besoin d’une
attention particulière, en ce qui concerne leur santé, leur sécurité et leur
accompagnement au quotidien.
Même si l'espérance de vie sans incapacité continue à augmenter, toutes les maladies
et accidents survenus au cours de la vie s’accumulent avec l’âge et accroissent peu à
peu la prévalence des pertes d’autonomie.
Il faut cependant souligner que, contrairement à une idée reçue, toutes les personnes
âgées ne deviennent pas dépendantes : seuls 22 % des Côte-d’Oriens de plus de 75 ans sont
bénéficiaires de l’APA (à domicile ou en établissement) et ce n’est qu’au-delà de 95 ans
que la majorité d’une tranche d’âge est hébergée en établissement.
Actuellement, ce sont les personnes nées entre les deux guerres (dites « classes
creuses » du fait de la baisse de natalité à cette époque) qui atteignent le grand-âge. Leur
nombre relativement faible explique que le taux d'équipement actuel soit satisfaisant.
Mais du fait du vieillissement des premières générations du « baby-boom », on
estime que les plus de 65 ans seront 14 000 en Côte-d'Or en 2020. Les plus âgés d'entre
eux atteindront 75 ans : c'est alors qu’il faudra commencer à faire face à leurs risques de
perte d’autonomie.
III - Le rôle du Conseil Général dans la prise en charge de la dépendance
Le Conseil Général est chargé de verser diverses prestations d'aide sociale (APA,
PCH, ACTP, aide sociale à domicile) et d'assurer la tarification et le contrôle des
établissements qui accueillent des personnes âgées. A ce titre, l'action sociale en faveur des
personnes âgées représente la part la plus importante de son budget.
Ainsi, les dépenses d'APA à elles seules ont représenté près de 40 000 000 d'euros
en 2012, répartis à parts égales entre les personnes âgées à domicile et celles qui sont
hébergées en établissements.
Les aides à l’investissement
Le soutien apporté par le Conseil Général de la Côte-d’Or à la création, la
modernisation ou l'extension des établissements d’accueil pour personnes âgées a pour
résultat une couverture satisfaisante des besoins, une répartition territoriale équilibrée et
une offre diversifiée dans le but d'offrir les réponses adaptées aux besoins des personnes en
perte d'autonomie.
3.1 - Les prestations à domicile
3.1.1 L’Allocation Personnalisée d’Autonomie
Versée aux personnes de plus de 60 ans confrontées à une perte d'autonomie, l'APA
a pour but de financer une partie des dépenses nécessaires à leur accompagnement.
Le montant de l’allocation dépend du niveau de dépendance, des aides à mettre en
œuvre et des ressources de la personne.
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Les bénéficiaires de l'APA à domicile
Au 31 décembre 2012, 5417 Côte-d'Oriens bénéficiaient de l’APA à domicile.
Après une importante montée en charge dans les années qui ont suivi sa création, on
constate une certaine stabilisation depuis 2009.
Un peu plus de 62 % des bénéficiaires de l’APA relèvent du Groupe Iso Ressources
(GIR) 4, ce qui correspond aux personnes modérément dépendantes. Ce taux est
légèrement supérieur à la moyenne nationale (57,8 %).
En revanche, la Côte-d'Or compte moins de 20 % de personnes en GIR 3 alors
qu'elles sont 21,9 % au niveau national.
Nombre mensuel moyen de bénéficiaires de l'APA à domicile
Années
2009
2010
2011
2012
Nombre de bénéficiaires
5 254
5 386
5 430
5 357
Le nombre de bénéficiaires de l’APA à domicile au 30 mars 2013 par canton est disponible en annexe.
L'âge moyen des bénéficiaires de l'APA à domicile en Côte-d'Or au 31 décembre
2012 est de 83, 26 ans. Près de la moitié d'entre eux ont plus de 85 ans et 86,5 % ont plus
de 75 ans.
L'âge moyen augmente très peu en fonction du GIR, il est de 82,88 ans en GIR 4 et
de 84,35 ans en GIR 1 (tableau détaillé en annexe).
74 % des bénéficiaires de l’APA sont des femmes, leur proportion augmentant avec
l'âge (près de 9 femmes sur 10 ont plus de 75 ans, contre un peu plus de 8 hommes sur 10,
ce qui signifie que l'apparition de la dépendance est plus précoce – tout comme la
mortalité – chez les hommes que chez les femmes).
APA à domicile par âge, GIR et sexe
moins de
65 ans
de 65 à 69 ans
de 70 à
74 ans
de 75 à
79 ans
de 80 à
84 ans
85 ans et
plus
Total
GIR 1
1
3
10
13
28
53
108
GIR 2
5
37
66
107
183
442
840
GIR 3
18
40
80
137
245
589
1109
GIR 4
66
151
253
474
831
1585
3360
TOTAL
90
231
409
731
1287
2669
5417
Hommes
40
84
136
216
358
574
1408
Femmes
50
147
273
515
929
2095
4009
TOTAL
90
231
409
731
1287
2669
5417
15
Répartition géographique des personnes âgées dépendantes bénéficiaires d’un plan
APA à domicile et proportion pour 100 personnes âgées de 75 ans et plus
L'APA peut également être attribuée aux personnes hébergées en Etablissement
d’Hébergement pour Personnes Agées (EHPA) ou en famille d'accueil qui sont considérés
comme des domiciles privés.
Répartition des bénéficiaires d'une APA à domicile par lieu d'accueil
Nombre de
bénéficiaires
Type d’accueil
Bénéficiaires à domicile
5292
Bénéficiaires en petites structures et établissements au GIR
Moyen Pondéré (GMP) inférieur à 300
117
Bénéficiaires en accueil familial à titre onéreux
Total APA à domicile
8
5417
Les différentes aides incluses dans l'APA
Le plan d’aide APA à domicile peut comporter :
- des aides humaines (aide ménagère et aide à la personne)
- des aides matérielles : hygiène, téléalarme, portage de repas, aides techniques…
- un accueil de jour
16
Ces prestations sont cumulables tant que le plafond attribué à chaque GIR n'est pas
atteint.
La majorité des prestations concerne les aides humaines, mais les frais de
télé-assistance augmentent rapidement, comme le montre ce tableau portant sur les quatre
premiers mois de 2103.
Principales prestations incluses dans les plans d'aide APA en décembre 2012 et avril
2013
Droits ouverts au 31/12/2012
Droits ouverts au 30/04/2013
Prestations
GIR 1
GIR 2
GIR 3
GIR 4
Totaux
GIR 1
GIR 2
GIR 3
GIR 4
Totaux
Aides
humaines
97
780
1 071
3 369
5 317
99
777
1 062
3 448
5 386
Téléalarme
4
180
359
1 085
1 628
3
184
366
1 128
1 681
Hygiène
74
400
323
502
1 299
74
393
328
486
1 281
Repas
6
104
189
416
715
6
104
188
433
731
Accueil de
jour
11
71
78
115
275
8
58
74
122
262
104
820
1 104
3 450
5 478
104
804
1 095
3 535
5 538
Total
bénéficiaires
Répartition des aides humaines par GIR
APA à domicile au 31/12/2012
répartition des bénéficiaires d'aides humaines par GIR
1,8%
14,7%
GIR 1
GIR 2
20,1%
GIR 3
GIR 4
63,4%
17
Le poids relatif des aides humaines est corrélé à la répartition par GIR, mais ce sont
essentiellement celles qui sont en GIR 1 et 2 qui les utilisent quotidiennement, dimanches
et jours fériés inclus, inversant totalement les proportions.
Aides humaines les dimanches et jours fériés au 31/12/2012
GIR
GIR 1
GIR 2
GIR 3
GIR 4
Total
43
346
308
116
813
44,3%
44,4%
28,8%
3,4%
15%
Nombre de
personnes
%
La participation des bénéficiaires de l'APA
Le montant du plan d'aide est soumis à un plafond variable pour chaque GIR.
En-dessous de ce plafond, le taux de participation est calculé en fonction des ressources de
la personne (au-dessus du plafond, les frais supplémentaires éventuels sont à la charge de
la personne).
Plafonds des plans d'aide à domicile (au 01/04/2012)
GIR 1
1 288,09 €
GIR 2
1 104,07 €
GIR 3
828,05 €
GIR 4
552,03 €
Les personnes disposant de faibles ressources ne versent pas de participation à leur
plan d'aide. Elles représentent un total de 743 personnes au 31 décembre 2012, soit 13,7 %
de l'ensemble des bénéficiaires.
Bénéficiaires APA à domicile sans participation par GIR (droits ouverts au 31/12/12)
GIR
GIR 1
GIR 2
GIR 3
GIR 4
Total
Nombre
16
120
146
461
743
Pour les autres personnes, le taux de participation est variable selon le montant de
leurs ressources. Les personnes les plus dépendantes étant celles qui ont davantage besoin
d'heures d'accompagnement, leur participation moyenne est la plus lourde.
Personnes ayant une participation par GIR (droits ouverts au 31/12/2012)
GIR 1
GIR 2
GIR 3
GIR 4
Total
Nombre
90
704
964
2 999
4 757
Montant moyen
226,23
194,21
152,89
77,69
112,99
18
3.1.2 - La Prestation de Compensation du Handicap
La PCH est une prestation versée par le Conseil Général, destinée à financer les
surcoûts liés à la perte d'autonomie des personnes handicapées. Pour les personnes de 60 à
75 ans répondant à certaines conditions, il existe un droit d'option entre l'APA et la PCH,
étudié lors du dépôt de leur demande.
En 2012, 422 personnes de 60 ans et plus (sur un total de 2 514 tous âges
confondus) ont bénéficié de la PCH en Côte-d'Or, selon la répartition suivante :
- de 60 à 64 ans : 275
- de 65 à 69 ans : 105
- de 70 à 74 ans : 33
- de 75 à 79 ans : 7
- de 80 à 84 ans : 2
3.1.3 - L’Allocation Compensatrice de Tierce Personne
Les personnes bénéficiant de l’ACTP avant le 1er janvier 2006 peuvent choisir de
continuer à la percevoir, tant qu’elles remplissent les conditions d’attribution.
Ce dispositif est une allocation d’aide sociale, versée par le Conseil général, qui a
été remplacée par l'APA et la PCH.
Au 31 décembre 2012, 213 personnes de 60 ans et plus bénéficiaient d’une ACTP
en Côte-d'Or. Il s'agit le plus souvent de personnes handicapées qui, à 60 ans, font le choix
de la conserver plutôt que de demander l'APA : 50 % des personnes concernées ont entre
60 et 65 ans et seuls 28 bénéficiaires ont plus de 75 ans.
3.1.4 - L’aide sociale à domicile
Les personnes dont les ressources ne dépassent pas un certain plafond peuvent
obtenir une aide sociale à domicile afin de financer l’intervention d’une aide ménagère ou
des frais de repas.
Au 31 décembre 2012 :
- 14 personnes ont bénéficié d'une aide aux frais de repas,
- 31 personnes avaient des droits ouverts à la prestation d’aide ménagère, dont 28
femmes et 3 hommes. 20 de ces personnes avaient plus de 80 ans.
3.1.5 - Le Dispositif Autonomie Habitat pour les Personnes Agées
Issu d'une volonté politique du Conseil Général, ce dispositif extra-légal aide des
personnes âgées, relevant de l’APA, à adapter leur logement afin de pouvoir y rester dans
les meilleures conditions de confort et de sécurité.
Pour les travaux, le guichet habitat sollicite les financeurs potentiels (Agence
Nationale de l'Habitat (ANAH), CCAS, action sociale des mutuelles, Caisses de retraite
complémentaire...). Le DAH-PA intervient en subsidiarité des aides accordées. La majorité
de ces travaux concerne l'adaptation de la salle de bain, mais il peut aussi s'agir de pose de
main-courante, de monte-escalier, de volets...
S'il s'agit d'aides techniques (siège de bain, pose de barres d'appui, marchepied...),
la prise en charge est réalisée au titre d'un plan ponctuel APA si le plan mensuel est
19
inférieur au plafond. S'il n'y a plus de disponibilité dans l'APA, le DAH-PA prend le relais
dans les mêmes conditions.
En 2011, 27 dossiers sont financés pour un coût total de 108 618 €, dont 12 119 €
par le DAH-PA (pour des raisons techniques, les données 2012 ne sont pas significatives).
De janvier à septembre 2013, ce sont déjà 26 dossiers qui sont financés par le
DAH-PA à hauteur de 29 890 €.
3.2 – Les établissements pour personnes âgées
Au 31 décembre 2012, la Côte-d'Or dispose de 6 931 places dans 96 établissements,
contre 6 592 en 2005.
Nombre
d'établissements
Nombre de
places
2005
Nombre de
places
2012
Evolution
EHPAD
78
6 140
6 463
+ 5,26 %
EHPA
10
430
397
- 7,67 %
sous-total
91
6 570
6 860
+ 4,56 %
Accueils de jour
autonomes (AJA)
5
22
71
+ 222 %
TOTAL
96
6 592
6 931
+ 5,14 %
Durant la période 2005- 2012, 290 places nouvelles d’hébergement permanent ont
été créées et 40 places nouvelles autorisées sont en cours de création, soit un total de 330
places nouvelles.
3.2.1 – La répartition des places par type d'accueil
Dans chaque catégorie d’établissements (qu'ils soient rattachés à un établissement
hospitalier, publics ou privés), la capacité totale inclut les places d’hébergement
permanent, d’hébergement temporaire, d’accueil de jour, ainsi que des places réservées aux
personnes âgées vieillissantes en situation de handicap.
Répartition des places par type d'accueil
Hébergement Hébergement
permanent
temporaire
EHPAD
EHPA
6 244
129
379
21
Accueil de
jour
Places pour
personnes
handicapées
vieillissantes
TOTAL
73
33
6 479
397
AJA
TOTAL
71
6 623
150
144
20
71
33
6 947
3.2.2 - Le maillage départemental en 2011
> 75
ans
Pop
>75
ans/
total
EHPAD
publics
EHPAD
privés
Territoires
Nombre
habitants
Auxois nord
34 355
4 020
11,7%
736
Auxois sud
22 036
2 762
12,5%
274
Beaunois
79 510
7 565
9,5%
844
EHPA
Nombre
total de
places
Places / Places /
pop
pop
totale >75 ans
50
5
791
2,3%
87
126
487
2,2%
17,6%
475
90
1 409
1,8%
18,6%
19,7%
Châtillonnais
21 863
2 596
11,9%
197
137
57
391
1,8%
15,1%
Saône Vingeanne
33 028
2 783
8,4%
228
217
47
492
1,5%
17,7%
Seine et Tilles
20 187
1570
7,8%
97
98
19
214
1,1%
13,6%
SCoT
hors Grand Dijon
63 749
3 401
5,3%
0
571
0
571
0,9%
16,8%
244 405 20 329
8,3%
682
1 770
53
2 505
1,0%
12,3%
397
6 860
1,3%
15,2%
Grand Dijon
CÔTE-D'OR
519 133 45 026 8,7%
3 058
3 405
(Source : INSEE, population 2009, Plan Départemental de l'Habitat)
Selon l'ARS, le taux d’équipement de la Côte-d’Or en structures d’hébergement
complet pour personnes âgées, pour 1 000 habitants de 75 ans et plus, s'élève à 140,80 au
1er janvier 2012. Il est proche du taux moyen de la Bourgogne (144,40), mais plus élevé
que celui de la France métropolitaine (126,60).
Ces données illustrent le maillage satisfaisant du territoire réalisé depuis
l'approbation du précédent schéma départemental des séniors et de l’autonomie.
3.2.3 - Les places d'accueil pour personnes atteintes de la maladie d'Alzheimer
La Côte-d'Or propose un éventail de possibilités d'accueil pour les personnes
atteintes de la maladie d'Alzheimer. D'une part, la plupart des établissements peuvent les
recevoir sans avoir d'unité spécialisée. D'autre part, 665 places sont identifiées
spécifiquement pour apporter des réponses au plus près des besoins. Ce sont :
- des unités spécialisées au sein de certains EHPAD,
- des places d'hébergement temporaire pour soulager les aidants,
- des accueils de jour autonomes ou au sein des EHPAD,
- un accueil de jour itinérant qui se déplace dans les zones où la densité de
population ne permet pas l'ouverture d'une structure fixe,
- des domiciles protégés offrant une prise en charge adaptée.
Total
places
Places
HP
Places
HT
Places AJ
Établissements d'hébergement identifiés
Alzheimer
169
159
8
2
Unité spécifique Alzheimer ou places au sein
des EHPAD
425
328
45
52
Sous - Total établissements d'hébergement
594
487
53
54
Accueils de jour autonomes Alzheimer
71
TOTAL
665
Places d’accueil Alzheimer
21
71
De plus, les unités spécialisées prévues dans le cadre du Plan Alzheimer se mettent
progressivement en place.
Onze PASA ont obtenu un avis favorable au 31 décembre 2012. Ils permettent
d’accueillir dans la journée les résidents en EHPAD ayant des troubles modérés du
comportement et de leur proposer des activités sociales et thérapeutiques.
Deux projets d’UHR ont été retenus dans les Unités de Soins de Longue Durée
(USLD), ils offrent des soins et des activités adaptés pour des personnes atteintes de la
maladie d’Alzheimer ou d’une maladie apparentée, ayant des troubles du comportement
sévères.
3.2.4 - L’Allocation Personnalisée d’Autonomie en établissement
En établissement, l’APA est destinée à couvrir pour partie les surcoûts liés à la
dépendance.
Dans la plupart des établissements, l'APA est versée sous forme de dotation
budgétaire globale, ce qui ne permet pas de connaître la répartition des bénéficiaires par
GIR et par âges. Pour un total de 5 981 places, 4 369 résidents relèvent de l'APA au
31 décembre 2012, soit 73 % d'entre eux.
En revanche, le Conseil général de la Côte-d’Or verse l’APA de manière
individualisée à 477 personnes accueillies à l‘extérieur du département ou dans trois
établissements de la Côte-d'Or, ce qui donne quelques indications : si l'âge moyen varie
peu selon le GIR, on constate une nette prédominance des personnes en GIR 2. 54 % des
personnes hébergées sont fortement dépendantes (GIR 1 et 2).
APA individuelle en établissement
GIR 1
GIR 2
GIR 3
GIR 4
Total
Âge mini
60
64
66
65
60
Âge maxi
105
102
103
102
105
87,58
86,46
86,99
87,59
86,99
57
206
91
123
477
Age moyen
Nombre
3.2.5 - L’aide sociale à l’hébergement
L'ASH, versée par le Conseil Général de la Côte-d’Or, permet de financer,
partiellement ou totalement, les frais d’hébergement des personnes accueillies en
établissement ou en famille d’accueil, lorsque leurs ressources sont insuffisantes.
En 2012, 1 240 personnes âgées ont bénéficié de l’aide sociale en établissement,
dont près de 70 % de femmes (866 femmes pour 374 hommes). 42,5 % des bénéficiaires
étaient âgés de plus de 85 ans.
Bénéficiaires de l'aide sociale à l'hébergement (décembre 2012)
EHPAD
1178
EHPA
62
Total
1240
22
A ces personnes hébergées en établissement, il convient d'ajouter pour 2012, 15
bénéficiaires de l'aide sociale qui ont fait le choix de l'accueil familial.
Au total, 43 personnes de 60 ans et plus sont hébergées en famille d'accueil, 20
d'entre elles sont des personnes handicapées âgées.
IV - L'étude du Centre Régional d’Etude et d’Actions sur les handicaps
et les Inadaptations sur les services à domicile
Afin de mieux connaître le paysage de l’aide à domicile en Côte-d’Or, le Conseil
Général de la Côte-d’Or a missionné le CREAI pour une étude menée de juin 2010 à
septembre 2011 auprès des quarante-trois structures alors répertoriées.
4.1 - L'évolution des modes de paiement des aides à domicile
Parmi les trois modes de paiement des aides à domicile, l'appui des institutions au
mode prestataire conduit celui-ci à être largement majoritaire et en constante augmentation
pour les personnes bénéficiant d'un plan d'aide :
- soit 89,4% des personnes classées en GIR 1 à 4 pour l'APA du Conseil Général,
- et 99,4% des personnes classées en GIR 5 ou 6 pour la CARSAT.
Parallèlement, le recours au mode mandataire est en constante diminution : il
représentait 17,4 % des heures effectuées en 2002, il n’en représente plus que 1,6 % en
2010. Cette diminution est liée aux difficultés générées par le statut d’employeur pour la
personne âgée.
Les heures encore effectuées sous ce statut concernent surtout les gardes de nuit
que la convention du 11 mai 1983 interdit d'accomplir sur le mode prestataire.
Le recours au gré à gré (ou emploi direct) régresse également pour les bénéficiaires
de l'APA : il représentait 27,8 % des heures effectuées en 2002 ; il n’en représente plus que
14,8 % en 2010.
Ce mode de paiement n'est pas encouragé dans le cadre des plans d'aide en raison
de l'absence d’encadrement et de formation des intervenants. Il persiste cependant pour les
personnes les plus dépendantes (GIR1) lorsqu'elles ont atteint le plafond du plan d'aide, en
raison de son coût moins élevé.
Par ailleurs, le Conseil Général de la Côte-d’Or encourage le paiement direct au
service d'aide à domicile afin de diminuer le coût de l’APA et de faciliter le contrôle
d’effectivité. 50 % du montant des plans APA faisaient l’objet d’un paiement direct en
2010. Au 31 décembre 2012, 71,5 % de la dépense de l’APA est effectuée sur facture.
4.2 - Les principales conclusions de l'étude se déclinent comme suit :
Les services d'aide à domicile ont des statuts et des tailles très divers : petites et
grosses associations, une mutuelle, des micro-entreprises et des entreprises commerciales
de taille moyenne, adhérant ou non à un regroupement associatif ou à une enseigne
franchisée. Leur équilibre financier est parfois fragile et on assiste à des disparitions
d’entreprises.
23
Une insuffisante lisibilité de l’offre
Les services peuvent être difficiles à identifier : les listes ne sont pas toujours
actualisées et on constate des discordances entre les différentes sources d’information. Il
manque des lieux d’information délocalisés sur l’ensemble du territoire. Les personnes
âgées et leur famille connaissent mal les différents modes d’intervention possibles, leurs
avantages et inconvénients respectifs.
Une inégale répartition géographique
La grande majorité des structures exercent leur activité en milieu urbain où les
possibilités de choix pour les personnes âgées sont donc plus larges.
La proportion de personnes âgées étant plus importante dans le sud-ouest et dans le
nord-est du département, certains cantons ne semblent pas suffisamment pourvus en
possibilités d’aide à domicile (notamment les cantons de LAIGNES, d'AIGNAY-LE-DUC
et de SAINT-SEINE-L’ABBAYE).
Malgré la création d’antennes délocalisées par certaines structures et la recherche
de personnels habitant au plus près des personnes aidées, les zones d’intervention étendues
et les interventions morcelées pèsent sur les coûts de déplacement.
On peut donc parler d’insuffisante couverture du territoire et de répercussion sur les
coûts de déplacement vers les cantons les plus éloignés des prestataires.
Un secteur qui a du mal à attirer du personnel, notamment qualifié
Les postes sont essentiellement à temps partiel, équivalent en moyenne d’un tiers
ou d’un mi-temps, pour des conditions de travail difficiles, physiquement et
psychiquement. De ce fait, certaines aides à domicile cumulent les emplois.
Le temps partiel subi, la flexibilité des horaires de travail, les interventions les
week-ends et jours fériés ont pour conséquences des difficultés à recruter et à fidéliser une
partie du personnel, en particulier en zone rurale où il y a peu de candidats. La moyenne
d’âge, près de 44 ans, est assez élevée.
Les modes de gestion du personnel, leurs qualifications et les conditions de
rémunération et de travail sont différents selon le statut et le régime, entraînant des coûts
différents pour les structures et fragilisant certaines d’entre elles.
Un financement difficile des contraintes liées : aux déplacements, aux plans
fractionnés, aux temps de coordination, à la mise en œuvre des démarches qualité.
La qualification exigée par la réglementation et souhaitée par les services coûte plus
cher à certaines structures qu’à d’autres en raison des différences de statut et de
conventions collectives. Ceci entraîne des prix hétérogènes pour les personnes âgées.
Des différences dans l'évaluation des besoins
Il existe plusieurs structures évaluatrices selon que les personnes sont classées en
GIR1 à 4 ou en GIR 5 ou 6, avec des outils différents, aboutissant à des prises en compte
hétérogènes des besoins.
24
Des interventions en urgence difficiles à mettre en œuvre pour les personnes en
GIR 1 à 4
Des sorties d’hospitalisation sont retardées par manque de dispositif adapté pour
mettre en œuvre une aide d’urgence pour les personnes classées en GIR 1 à 4. Ainsi, des
personnes âgées resteraient plus longtemps que nécessaire dans les services hospitaliers.
La persistance des sorties d’hospitalisation non anticipées est également signalée.
La prise en compte des besoins et la continuité des prises en charge
Certaines interventions, très courtes (moins d’une demi-heure), ou fractionnées,
répondent à un besoin, mais sont coûteuses en termes d’organisation, de déplacements et
de temps.
Les interventions le week-end et les jours fériés sont assez répandues, bien qu'elles
ne soient pas proposées par tous les services. Les interventions de nuit très marginales sont
réalisées sur le mode mandataire ou en gré-à-gré.
Malgré certaines difficultés, les remplacements sont généralement pourvus et la
coordination des services est assurée.
Un reste à charge trop élevé pour les personnes les plus dépendantes
La participation au plan APA est supérieure à 150 € par mois pour 25,3 % des
personnes en GIR 1 à 4 (à cette somme, il faut ajouter le différentiel entre le prix demandé
par le service et le prix auquel est valorisée l’heure d’aide à domicile dans les plans APA).
De plus, les plans d'aide ne prennent en compte les besoins que dans la limite des plafonds
spécifiques à chaque GIR.
Or, les personnes classées en GIR 1 et 2 ont souvent besoin de plusieurs
interventions par jour, sept jours sur sept et parfois la nuit.
De ce fait, on constate :
- une sous-consommation des heures prévues au plan d’aide (des personnes
indiquent que leurs besoins se sont accrus mais qu'elles ne souhaitent pas recourir
aux aides à domicile en raison de leur coût) ;
- un recours au gré-à-gré par les personnes les plus dépendantes pour limiter le reste
à charge trop important en mode prestataire ;
- un épuisement des aidants familiaux auprès des personnes les plus dépendantes.
V - L’enquête sur l’isolement des personnes âgées
L'isolement des personnes âgées fait partie des facteurs d'accélération du
vieillissement : la raréfaction des liens sociaux entraîne un repli sur soi, une démotivation
et, progressivement, une diminution des capacités physiques et psychiques. Le Conseil
Général a réalisé une enquête en 2011 afin de mieux connaître le profil des personnes
éventuellement concernées en Côte-d'Or et de recueillir leur avis sur les actions existantes
et leurs suggestions pour lutter contre l’isolement.
La méthode retenue a consisté à s'adresser aux 706 maires du département pour la
distribution des questionnaires, en partant du postulat que les maires sont ceux qui
connaissent le mieux les personnes âgées, surtout dans les petites communes, et peuvent
leur expliquer la démarche.
25
Le questionnaire, établi avec la collaboration de la FAPA, était présenté sur une
seule feuille recto-verso pour qu’il soit facile à remplir. Le retour des réponses était gratuit,
grâce à des enveloppes pré-imprimées, et anonyme pour permettre à tous de s'exprimer
librement.
L’isolement des personnes âgées de 75 ans et plus
Source : INSEE (RP 2006), exploitation ORS Bourgogne
38,7% des personnes âgées de 75 ans et plus vivent seules. Sur certains cantons à
dominante rurale et dans la ville de Dijon intra-muros, cette proportion atteint 42,8 à
50,5% des personnes âgées de 75 ans et plus.
5.1- Les réponses
Près de 16 000 formulaires ont été envoyés en septembre 2011 et plus de 3 500 ont
été retournés. La double page n'a pas toujours été intégralement remplie, en particulier
pour les questions ouvertes, mais aussi parfois pour des questions plus simples (âge,
commune), peut-être en raison d'une volonté d'anonymat absolu. Néanmoins, ce taux de
retour important, proche de 23 %, montre bien l’intérêt porté à la problématique de
l'isolement.
Ces réponses correspondent à la population ciblée : sur les 3 108 personnes ayant
indiqué leur âge, une majorité (68 %) ont entre 75 et 89 ans. Une centenaire a répondu.
De plus, les réponses des quelques personnes en-dessous de 60 ans tendent à
montrer qu'au moins certaines d'entre elles sont handicapées ou en invalidité.
26
Réponses par tranches d'âge
3108 réponses
900
800
797
751
700
600
569
500
449
400
300
217
200
100
196
82
47
0
<à
65ans
de 65 à de 70 à de 75 à de 80 à de 85 à de 90 à de 95 à
69 ans 74 ans 79 ans 84 ans 89 ans 94 ans 100 ans
5.2 - Le réseau relationnel
Les questions relatives aux enfants indiquent de très fortes relations familiales, avec
des contacts téléphoniques fréquents : chaque semaine, 88 % des répondants reçoivent au
moins un appel téléphonique et 63 % une visite. Les appels quotidiens sont beaucoup plus
nombreux que les visites.
En revanche, 34 % des personnes voient leurs enfants moins d'une fois par semaine.
Il est probable que cette moindre fréquence des visites traduise un éloignement
géographique, mais pas un désintérêt, au vu du faible nombre de réponses « jamais » dans
les deux cas (2 %).
Le croisement des données montre qu'aussi bien la fréquence des appels que celle
des visites s'accentue avec l'âge : le vieillissement induit une plus grande attention des
enfants envers leurs parents. Ceci peut s'interpréter comme une entrée dans la situation de
proche aidant, dans son sens le plus large (aide administrative, accompagnements...)
Une question ciblait la satisfaction par rapport à l'ensemble des relations
personnelles, quantitativement et qualitativement : les réponses montrent que pour
beaucoup, les personnes sont satisfaites de ces relations, mais elles sont nombreuses à
souhaiter des contacts plus fréquents.
27
Satisfaction des relations
3000
2500
2450
2412
2000
1500
1000
672
500
239
0
Quantité Oui
Quantité non
Qualité oui
Qualité non
5.3 - Les activités réalisées
Ces questions ouvertes ont entraîné des réponses multiples, mais les activités à
domicile sont plus nombreuses bien que souvent peu variées (télévision, mots croisés,
tricot...).
Parallèlement, 90 % des personnes se disent satisfaites de leurs activités à
l’extérieur contre 72 % à domicile, ce qui semble indiquer que c'est par défaut qu'on choisit
les secondes.
Activités à domicile
Satisfaction
Réponses
2967
Activités extérieures
Oui
Non
2137
397
Satisfaction
Réponses
2715
Oui
Non
2444
349
28
5.4 - Le sentiment de solitude
Sentiment de solitude
3238 réponses
2000
1535
1500
1251
1000
500
384
68
0
Jamais
Parfois
Souvent
Toujours
70 % des personnes déclarent se sentir seules, parfois, souvent ou toujours, même si
la majorité y fait face et ne demande des visites que « de temps en temps ». L'analyse des
réponses permet de préciser que :
- le sentiment de solitude s'accroît avec l'âge,
- il est beaucoup plus marqué chez les personnes qui vivent seules,
- à âge égal, les femmes ressentent davantage la solitude que les hommes,
- 80 % des personnes qui ne sortent pas de chez elles se sentent seules,
- 75 % des personnes qui ne peuvent pas participer à des activités de groupe se
sentent seules,
- 15 % des personnes qui ne reçoivent jamais de visite de leurs enfants se sentent
seules.
On constate cependant que la visite des amis a un impact positif plus important sur
le sentiment de solitude que celle des enfants ou des voisins. En fait, ce sont les personnes
qui ont plusieurs réseaux sociaux (famille, amis, voisins) qui souffrent le moins de
solitude.
29
Aimez-vous voir du monde
3335 réponses
2500
2104
2000
1500
1165
1000
500
66
0
Souvent
De temps en
temps
Non
5.5 - Les opinions sur l'isolement des personnes âgées
Près des deux tiers des répondants donnent leur avis sur les causes de la solitude
mais moins de la moitié propose des solutions.
De nombreuses personnes se disent satisfaites de leur vie actuelle et, le cas échéant,
des aides qu'elles reçoivent, mais elles soulignent que tout va bien tant qu'on n'a pas de
problème de santé, qu'on peut sortir seul et qu'on vit en couple ou en famille.
5.5.1 - Quatre causes principales de la solitude peuvent être identifiées parmi
les réponses :
- Le manque de contacts, de rencontres, de conversations. En milieu rural, il
peut être attribué au dépeuplement des villages, mais c'est, plus généralement, le
mode de vie actuel qui est incriminé : éloignement et manque de disponibilité des
proches, indifférence voire manque de considération envers les personnes âgées.
Certaines vont jusqu'à évoquer des relations difficiles entre les générations.
En milieu rural, bien qu'on y apprécie le contact avec la nature, on souligne la
longueur des hivers où le poids de la solitude est plus lourd.
- Les problèmes de santé en général, entraînant une baisse de tonus, une perte de
mobilité et d'autonomie, et par conséquent, un manque d'activité et de lien social.
Une personne résume bien ce processus par la formule : « plus de courses, plus de
relations sociales ».
- Le décès du conjoint ou son départ en EHPAD. Souvent, le cercle relationnel se
restreint avec les années mais reste satisfaisant, l'essentiel des interactions se
déroulant au sein du couple. De ce fait, le veuvage met en évidence la raréfaction
des réseaux sociaux.
- La quatrième cause, dont on peut penser qu'elle est souvent d'abord une
conséquence, est le repli sur soi, le manque d'ouverture ou de motivation. De
nombreuses réponses renvoient à la dépression, à l'angoisse, à une mauvaise estime
de soi. Assez souvent, des personnes expriment un avis négatif sur elles-mêmes, se
rendant responsables de leur solitude.
Dans le même ordre d'idées, la demande de suggestions suscite des réponses
désabusées ou d'impuissance.
30
5.5.2 - Les propositions :
- La demande la plus fréquente concerne les visites, de la part de la famille, des
amis ou des voisins : des visites amicales qui sont le contraire de l'indifférence, qui
permettent de se sentir entouré, objet d'attention. En milieu rural, il arrive qu'on
attende ce rôle des maires ou des conseillers municipaux. Cette demande peut
s'exprimer modestement : s'informer si la personne a des besoins, pour les courses
ou des tâches difficiles.
- Les besoins de transport viennent ensuite : être conduit pour rencontrer d'autres
personnes, ou accompagné pour des déplacements, des promenades, les offices...
Les demandes d'aide financière aux transports reviennent régulièrement, à côté de
demandes d'aide matérielle ou d'aides ménagères : sont évoqués les petites retraites,
le coût de la voiture individuelle ou du taxi quand on habite un village éloigné...
- D'autres réponses proposent des contacts téléphoniques, un soutien
psychologique et spirituel, l'intervention de bénévoles...
- Dans un registre plus collectif, les suggestions concernent des lieux de rencontre,
des clubs, des activités collectives ou simplement le partage d'activités : repas,
courses, cinéma, promenades...
31
DEUXIEME PARTIE
ANALYSE DES DONNEES RECUEILLIES
Les thèmes et les conclusions des groupes de travail
L’ensemble des éléments collectés lors de la phase d'état des lieux a conduit à
définir les thèmes principaux qui ont été approfondis dans un cadre partenarial, avec la
mise en place de trois groupes de travail :
- mieux articuler les diverses formes d’accompagnement, notamment pour la
grande majorité des personnes qui vivent à domicile,
- soutenir les aidants de proximité dont la présence est indispensable aux
personnes en perte d'autonomie,
- adapter les structures à l'évolution des besoins, en fonction des problématiques
identifiées.
Le fil directeur des réflexions est celui de la continuité des parcours de vie, afin
d'anticiper les risques de rupture susceptibles d'avoir des répercussions sur les conditions
de vieillissement. C'est donc avant tout une optique de prévention qui est adoptée,
beaucoup plus large que la vision uniquement médicalisée de l'avancée en âge qui est celle
de trop nombreux acteurs.
A l’issue des réunions des groupes de travail, et compte-tenu des diverses
contributions, cinq catégories de besoins se sont dégagées :
I - Des besoins d'information.
II - Des besoins de sensibilisation et d'anticipation.
III - Des besoins de soutien.
IV - Des besoins de répit.
V - Des besoins de cohésion des acteurs.
I - Des besoins d’information
On observe des difficultés à trouver une réponse de proximité : où puis-je trouver
cette information ? Qui dois-je aller voir ? La multiplicité d’acteurs, d’interlocuteurs, rend
peu lisibles les dispositifs et les prestations proposées. Ce déficit d’information des
personnes âgées et de leur entourage, voire leur désarroi quand une situation devient
problématique, conduit à un premier impératif : faire connaître les dispositifs existants.
Du côté des professionnels, on constate une méconnaissance des ressources de leur
territoire d’intervention et des initiatives des autres acteurs. Par exemple, les CCAS sont
des interlocuteurs de proximité privilégiés mais ils peuvent être en difficulté pour apporter
des réponses à des problématiques spécifiques liées au vieillissement ou à la prise en
charge de la dépendance.
32
On peut répondre à ces besoins de différentes façons :
1) avec la mise à disposition d'outils d'accès facile, d'une part sous forme écrite
(guide Bien Vieillir en Côte-d'Or, fiches thématiques…), d'autre part via un site internet
mis à jour régulièrement et disposant de liens fiables permettant d'obtenir des précisions.
2) par la relation directe avec des lieux ou des personnes-ressources auprès desquels
les personnes qui en ont besoin, pour eux-mêmes ou pour leurs proches, pourraient trouver
toute l’information regroupée :
- les lieux ouverts à tous tels que les mairies, les centres sociaux, les services
sociaux,
- le réseau des pharmacies (une pour 5 000 habitants), qui assurent un réel maillage
du territoire,
- les médecins traitants, les infirmières, kinésithérapeutes et autres intervenants
paramédicaux,
- les services d'aide à domicile,
- les associations...
Afin d'assurer la diffusion et la qualité des informations, il convient dans un
premier temps de dresser un état des lieux de ces relais locaux, d’identifier les
interlocuteurs et de leur apporter un appui pour accueillir, informer et orienter les
personnes concernées par les problèmes liés au vieillissement. Ils doivent bénéficier d’une
information générale et pouvoir accéder facilement aux réponses particulières dont ils
auront besoin.
Il faut ensuite recenser l'ensemble des acteurs locaux et leurs champs d’action pour
faire connaître et mutualiser les ressources au niveau local, qu’elles concernent des
activités tout public ou qu’elles soient spécifiques au vieillissement, encourager la
participation à des activités variées, les initiatives, le bénévolat...
II - Des besoins de sensibilisation et d’anticipation
Ces besoins concernent aussi bien l'ensemble de la population que les retraités et
personnes âgées car ils relèvent de la prévention au sens large. Il s'agit de sensibiliser aux
conséquences du vieillissement, individuel et social, afin d’adapter l’environnement aux
besoins des personnes vieillissantes et de prévenir les situations de dépendance.
2.1 - Le lien social
Divers groupes de travail ont réfléchi à la question de l'isolement des personnes
âgées. En milieu rural, l'habitat est individuel, mais chacun peut bénéficier de l'attention
des autres, sauf dans les fermes isolées. En ville, on s'intéresse généralement peu à ses
voisins. En « rurbain », les villages se vident dans la journée. Dans tous les cas, on constate
que la diminution des relations sociales conduit à une dégradation de l'état de santé.
Les disparités entre rural et urbain se posent également en termes de disponibilité
des informations, d'offre de services et de conditions d’accès à ces services.
Selon le contexte géographique, il faudra donc réfléchir à des actions appropriées
pour sensibiliser la population aux problèmes d’isolement des personnes âgées et agir en
amont sur le lien social pour prévenir les situations d'isolement ou y remédier.
33
Cette question concerne plus généralement « le vivre ensemble », le souci du
bien-être des personnes, de son entourage au sens large.
Les actions collectives
L'information et la sensibilisation peuvent passer par des actions collectives sous
forme de forums, de débats, de spectacles, de formations... qui contribuent à prévenir
l'isolement et à favoriser les liens intergénérationnels.
Des campagnes d’information peuvent être réalisées sur différentes thématiques en
mobilisant un réseau de partenaires et de professionnels dans une dynamique territoriale.
Elles permettent de valoriser des actions existantes et de promouvoir des expérimentations
et des initiatives.
L’information à visée collective peut se dérouler dans des centres sociaux, des
salles intercommunales... pour toucher un grand nombre de personnes qui se reconnaissent
dans les thématiques proposées. De nombreux thèmes ont été évoqués : accès aux droits,
prévention, dispositifs de transport à la demande, adaptation du lieu de vie, aides
techniques à domicile, sécurité (ne pas se mettre en danger), compréhension des
pathologies, nutrition, les différents modes d’intervention de l’aide à domicile (prestataire,
mandataire, gré à gré) et plus spécifiquement pour les proches aidants : les gestes et
postures, les dispositifs de répit...
La prévention
L'ensemble des actions liées au mode de vie (par exemple, les activités sociales et
sportives, l'aménagement du logement…) ont un rôle de prévention, mais il convient de
soutenir également les actions et informations spécifiques concernant la santé et le
vieillissement, comme le PPSS Bourgogne qui, au-delà des apports thématiques des
différents modules, joue un rôle important dans le développement du lien social.
La précarité des personnes retraitées
La précarité d’un nombre grandissant de retraités est un sujet de préoccupation
récurrent, surtout après un veuvage qui voit les ressources diminuer sensiblement.
L'augmentation des situations de surendettement dans cette population nécessite la
mise en place d'un travail de prévention. Des thématiques comme le crédit, l'endettement,
les possibilités d'aide... pourraient faire l'objet d'information et de réflexion.
Les travailleurs sociaux doivent être informés de cette problématique et des
réponses possibles, en abordant le sujet avec la personne âgée, parfois rencontrée pour une
question différente.
En ce qui concerne les personnes dépendantes, on sait que la faiblesse des
ressources conduit fréquemment à retarder l’entrée en établissement.
Le bénévolat
Le bénévolat est un vecteur important de lien social, il a un rôle aussi bien par son
action en direction des tiers que par le développement des compétences personnelles et de
l'estime de soi.
De nombreuses associations ne vivent que grâce à l'engagement des retraités. Mais
on constate des difficultés à assurer le relais des responsables actuels qui souhaitent se
désengager du fait de leur âge. De plus, le coût est souvent un frein à la régularité des
actions bénévoles.
Il est donc nécessaire de mettre en place des propositions d’accompagnement et des
formations à l'intention des nouveaux retraités, afin de valoriser le bénévolat et de les aider
34
à prendre des responsabilités. Ces actions doivent également s'exercer à l'égard des jeunes,
qui ont souvent du mal à s'inscrire dans la durée, alors que le bénévolat peut rentrer dans la
construction d'un parcours professionnel.
2.2 - L’habitat
Ce sont souvent les conditions d'habitat qui contribuent à la perte d'autonomie, soit
parce que l'environnement n'est pas sécurisé (maison isolée, accès difficile...), soit parce
que le logement lui-même a besoin d'aménagements, en premier lieu pour éviter les chutes.
Les actions d'information doivent donc contribuer à anticiper les aménagements du
logement (sécurisation, accessibilité, domotique…) quand on a encore des possibilités
personnelles et financières pour s’en occuper. Il importe de prendre en considération le rôle
des nouveaux outils technologiques pour faciliter la vie à domicile et promouvoir son
maintien.
Par ailleurs, on constate le développement d'une demande de logement adapté au
vieillissement. Pour beaucoup, cette demande ne correspond pas aux structures collectives
existantes (de type foyer-logement). Ces personnes désirent continuer à vivre de façon
autonome dans une société intergénérationnelle, avec un habitat sécurisé, répondant aux
normes d'accessibilité et bénéficiant de la proximité d’un certain nombre de services.
Il existe diverses expériences qui pourraient être répertoriées pour proposer des
réponses individualisées aux besoins. Par exemple, il est possible de réfléchir avec des
bailleurs sociaux sur des projets de résidences-services proposant des services limités pour
une offre tarifaire accessible. D'autres formules peuvent être développées, telles que la
colocation ou la cohabitation intergénérationnelle.
Pour les plus âgés, il peut être intéressant de travailler avec les bailleurs sociaux sur
une offre locative à proximité d'un EHPAD, dans un objectif de sécurisation, permettant de
bénéficier des repas, des animations, de l’infirmière de nuit, de loger un conjoint
autonome…
Pour les personnes en perte d'autonomie, l’accompagnement devrait mettre en
perspective longtemps à l’avance l’éventualité d’un départ en EHPAD pour éviter que les
situations ne se dégradent trop et nécessitent une entrée en urgence en établissement. Là
encore, il s'agit d'assurer la continuité du parcours entre tous les types de structures.
III - Des besoins de soutien
3.1 - À l'égard des personnes âgées isolées
L'enquête sur l'isolement des personnes âgées a fait apparaître une forte demande
d'échanges et de conversations. De même, les professionnels mobilisés par le plan canicule
s’accordent pour dire que les personnes âgées fragiles sont en demande d’un contact
régulier pour échanger sur leur quotidien. Nombreuses sont celles qui manifestent leur
déception quand les appels s'interrompent.
Si la demande de visites à domicile exprimée dans l'enquête n’est pas aisément
réalisable, la réflexion peut porter sur d’autres dispositifs :
- les services d’écoute : faire connaître ceux qui existent, réfléchir à la mise en
place d'un nouveau service avec des bénévoles formés, comme certaines
collectivités qui ont déjà mis en place un système d’appel aux personnes isolées,
35
- des actions collectives, soit orientées spécifiquement vers les personnes âgées
(journées d’information, groupes de rencontre, séjours de vacances…), soit en
veillant à ne pas les exclure des actions tout public (activités sociales et culturelles,
participation citoyenne…),
- le développement du bénévolat ou du volontariat, appuyés par un encadrement et
des actions de formation, à l'exemple des associations qui participent au lien
intergénérationnel en embauchant des jeunes en service civique,
- l’élargissement des possibilités de transport à la demande (l’absence de moyens
de transport est un des facteurs principaux de l’effacement des liens sociaux et donc
de l’isolement),
- le développement d'actions intergénérationnelles pour maintenir les liens des
personnes en perte d’autonomie avec l’ensemble de la société, leur permettre de
conserver une activité sociale et/ou culturelle, de se sentir utiles et reconnues.
Quelques exemples : portage de livre couplé au portage de repas ; circuit itinérant
pour le spectacle vivant en milieu rural ; association Fil ô mène (service culturel à
domicile) ; visites d’étudiants à domicile ; organisation d’après-midis jeux ;
propositions d’activités avec des enfants…
3.2 - À l'égard des proches aidants
Bien souvent, dans les situations de perte d'autonomie, le souhait de la plupart des
personnes de vieillir à domicile ne serait pas réalisable sans l'aide des proches. Par leur
présence et le travail fourni, ils sont les piliers du maintien à domicile, évitant
hospitalisations et entrées en EHPAD. Sans eux, les plans d'aide APA devraient être, en
moyenne, multipliés par deux.
Pourtant, il est fréquent que ces proches ne soient pas conscients de l'importance de
leur rôle, car ils ont été amenés progressivement à accompagner la personne en difficulté et
considèrent leur présence auprès d'elle, le plus souvent fondée sur des liens affectifs,
comme « naturelle ».
Mais quand la dépendance s'aggrave, l'aidant peut s'épuiser, être démuni
psychologiquement et avoir lui-même des problèmes de santé. On constate ainsi des
situations d’usure prématurée, d’autant plus que les aidants vieillissent eux-aussi. Ils se
sentent souvent isolés et ne savent pas où solliciter aide et information pour les soulager
dans leur prise en charge quotidienne. Il y a également un risque d'être entraîné dans une
relation de maltraitance.
Il faut d'abord sensibiliser les interlocuteurs de proximité à l’approche de ce public
afin qu’ils reconnaissent et valorisent le statut d’aidant. Ils doivent être en mesure de lui
apporter des réponses simples aux problèmes qu’il rencontre au quotidien, afin de mieux
l'orienter.
Les actions de soutien peuvent être individuelles (écoute, accompagnement
psychologique) ou collectives (séances d'information, groupes de parole, formations...)
dans un but de prévention des situations de crise liées notamment à l’épuisement. Elles
doivent permettre de prendre du recul, d’accompagner les choix, sans oublier qu’il n’y a
pas de vie sans risques et que le respect de la volonté de la personne âgée est primordial.
La mise en place d’un dispositif d’appels téléphoniques s'adressant également aux
aidants permettrait de recréer un lien social et de répondre à leur isolement en leur offrant
aide et conseil.
36
IV - Des besoins de répit
En complément des actions de soutien, il serait souvent souhaitable de proposer des
solutions de répit qui sachent s’adapter à chaque situation.
En France, 3 900 0001 personnes aident un ou plusieurs proches de 60 ans ou plus
dans les tâches de la vie quotidienne à domicile. Ce sont les enfants pour la moitié d'entre
elles, le conjoint pour un tiers. Les autres aidants peuvent être d’autres membres de la
famille, ou bien des amis ou des voisins. Les deux tiers de ces personnes sont des femmes,
leur âge moyen est de 59 ans.
Pour les personnes les plus dépendantes (GIR 1 et 2), l’entourage est présent en
moyenne plus de 5 heures par jour (contre 2 h 10 pour les professionnels), mais 25 %
d'entre elles reçoivent plus de 10 heures d’aide quotidienne (professionnels non compris).
L’aidant familial est généralement défini comme « la personne qui vient en aide,
à titre non professionnel, en partie ou totalement, à une personne âgée dépendante de
son entourage, pour les activités de la vie quotidienne. Cette aide régulière est
permanente ou non ».
L'aide peut revêtir des formes variées : démarches administratives, vigilance,
soutien psychologique, activités domestiques, soins d'hygiène et de confort, soins
médicaux...
Faute de solutions de relais, l’aidant peut être dans l’impossibilité d'avoir une vie
sociale personnelle, de participer à des activités extérieures qui favorisent les liens sociaux,
il peut parfois être en difficulté pour effectuer des actes simples de la vie quotidienne
comme les courses ou la visite chez le coiffeur. Il arrive même qu'il renonce à des soins
nécessaires car il n’envisage pas son absence prolongée.
Prévenir l’épuisement des proches aidants apparaît donc comme une priorité
pour garantir de bonnes conditions de vie au domicile et éviter les difficultés à trouver des
solutions en urgence en cas de défaillance de l’aidant. En effet, les situations
d'hébergement d'urgence sont perturbantes et souvent source d'aggravation de la
dépendance. Elles sont, de plus, coûteuses pour la collectivité.
Un certain nombre de solutions de répit sont mises en œuvre ou expérimentées,
mais l'offre reste limitée au regard des besoins, en termes quantitatifs, de diversité et de
flexibilité :
- Les places d'accueil de jour sont relativement nombreuses, mais elles se heurtent
aux deux problèmes de leur coût élevé et de celui du transport. De plus, si l'aidant
assure ce transport lui-même, le temps passé et la fatigue s'imputent sur la réalité du
répit.
- Le développement de l’accueil de jour itinérant ou mobile apporte une offre de
proximité, notamment en milieu rural.
- L’hébergement temporaire permet d'organiser des séjours programmés qui sont
une réelle solution de répit et peuvent préparer l'entrée en EHPAD.
- D'autres formes de répit concernent un nombre limité de personnes ou sont encore
à l'étude. Il s'agit des vacances aidant-aidé, du service d’Aide au répit porté par
MSA Services sur le modèle du baluchonnage québécois, du projet de Halte-Répit
reposant essentiellement sur des bénévoles formés, ou du service civique
volontaire, tel que porté par l'association Binôme21.
1
Ce chiffre et les suivants sont issus de l’enquête Handicap-Santé auprès des aidants informels, réalisée par la DRESS en
2008. Elle concerne l’ensemble des proches aidants et non les seuls aidants de bénéficiaires de l’APA.
37
- Pour les malades Alzheimer et leurs aidants, il existe des approches
intéressantes comme le « café des aidants », ou encore le bistro musical, la halterelais … Ces lieux s’appuient cependant sur des bénévoles qui ne sont pas faciles à
recruter et qui risquent aussi de s'épuiser.
Mais pour répondre aux attentes, il faudrait développer des dispositifs de
remplacement, pour permettre à l’aidant de s’absenter quelques heures ou davantage en
toute confiance, des formules diversifiées d’accueil en journée, en faveur de publics non
exclusivement malades Alzheimer, pour des durées variables…
V - Des besoins de cohésion des acteurs
La nécessité d'une meilleure articulation entre les politiques institutionnelles
comme entre les différents types d'intervenants est apparue dans l'ensemble des travaux
préparatoires au schéma départemental des séniors et de l’autonomie. C'est ainsi que se
sont développées les idées, d'une part, de mutualisation des ressources à l'échelle de chaque
territoire, pour entretenir ou restaurer le lien social dans une perspective de prévention, et
d'autre part, de rapprochement entre les politiques de l'habitat et du médico-social pour
accompagner le vieillissement de la population.
C'est cependant en direction des personnes en perte d'autonomie que ces besoins
s'avèrent les plus étendus. Plutôt que de proposer une alternative domicile/établissement, il
faut assurer une continuité des interventions dans une logique de parcours de vie.
5.1 - A domicile
On constate un manque de cohérence dans la mise en œuvre des diverses politiques
gérontologiques : il faudrait promouvoir une culture gérontologique commune par un
travail de médiation entre les domaines du social, du médico-social et du sanitaire.
La constitution de réseaux de partenaires permettrait une meilleure coordination
des intervenants, du médecin traitant aux services d'aide à domicile, en passant par les
soins infirmiers, les autres professionnels paramédicaux, y compris les intervenants
extérieurs en EHPA. La place des proches aidants ne doit pas être oubliée, ni celle des
bénévoles dont le rôle peut être important, surtout en milieu rural.
Ce travail en réseau aurait un objectif de prévention de situations maltraitantes :
- La multiplicité des intervenants à domicile dont chacun ne sait pas toujours très
bien ce que fait l'autre, et qui peut être perturbante autant pour la personne en perte
d'autonomie que pour le proche aidant.
- Les situations d'urgence dont les causes principales sont l’épuisement des
aidants et/ou l’aggravation des troubles. Il existe en effet un risque de rupture
brutale lorsque l’aggravation de la dépendance n’a pas été anticipée et n’est plus
compatible avec le maintien à domicile ou dans un établissement non médicalisé.
- Des sorties d’hospitalisation non préparées, sans anticipation des aides
nécessaires au domicile, souvent même le vendredi soir alors que personne n’a été
prévenu. Des communes soulignent leur sentiment d'impuissance dans ces
situations.
Il est suggéré l'élaboration d’un document unique de liaison entre les intervenants.
Sa conception se différencierait des projets de dossier partagé qui soulèvent des
questionnements concernant le secret médical, mais il pourrait éventuellement comporter
38
différents niveaux d’accès. Il devrait partir de l’histoire de vie de la personne, pour mieux
comprendre ses réactions et ses attentes, individualiser son accompagnement, éviter les
ruptures et anticiper les changements.
La problématique de l’hébergement temporaire
Dans les situations d'urgence, il serait souvent utile de proposer un accueil
temporaire, par exemple pour éviter une hospitalisation de la personne dépendante en cas
de défaillance de son proche aidant. Mais les places d’hébergement temporaire sont
souvent indisponibles, réservées pour des séjours programmés à l’avance ou transformées
en places d’accueil définitif.
Il est donc nécessaire de distinguer ces deux formes d’hébergement temporaire et
de définir dans quelles conditions un établissement pourrait avoir des places et du
personnel disponible à tout moment pour répondre aux situations d’urgence. Les besoins
en accueil de nuit seul pourraient faire partie de cette réflexion.
5.2 - En établissement
Une continuité domicile/établissement
Les suggestions consistent à faire entrer la vie de l'extérieur dans les établissements,
par exemple avec des points médicaux ou paramédicaux ouverts à tous, le développement
des accueils temporaires, la possibilité de louer des salles, des services de proximité
comme les repas, des animations…
Fluidifier les relations entre le sanitaire et le médico-social
Une meilleure coordination des ressources entre le sanitaire et le médico-social
contribuerait à répondre aux problématiques auxquelles les établissements font
difficilement face.
Un questionnaire a été envoyé aux établissements et services par le groupe de
travail n° 3 « Adapter les structures aux besoins », afin de recueillir des informations plus
précises et des propositions. Les retours ont été peu nombreux, mais la diversité et la
capacité des établissements qui ont répondu a permis de les considérer comme
représentatifs.
Pour les répondants comme pour les membres du groupe de travail, les pathologies
dont la prise en charge présente des difficultés sont en priorité les troubles psychiatriques,
surtout lorsqu’ils s’accompagnent de violence ou d’agressivité. On peut y ajouter d'autres
formes de troubles psychiques, ceux des personnes dont les troubles cognitifs sont très
lourds, les troubles du comportement de publics en difficulté sociale allant parfois jusqu’à
des actes de violence.
Un certain nombre de pathologies graves ne peuvent être prises en charge, comme
les maladies évolutives, la sclérose en plaques …
Par ailleurs, l'accueil des personnes handicapées vieillissantes, notamment celles
qui présentent une déficience intellectuelle, paraît difficile à un certain nombre
d'établissements.
Pourtant, l’arrivée de nouvelles générations pose la question de leur maintien dans
leurs structures d’origine au-delà d’un certain âge ou lorsque leur perte d’autonomie
requiert une autre prise en charge. Certaines sont accueillies en EHPAD, parfois dans une
unité permettant un accompagnement spécifique, en partenariat avec les structures
d’hébergement de personnes handicapées de proximité. D’autres ont toujours vécu chez
39
leurs parents : lorsque ceux-ci décèdent ou deviennent eux-mêmes dépendants, une entrée
en EHPAD peut être demandée dans l’urgence, sans préparation, ce qui les fragilise
considérablement.
L'accueil de ces différents publics pose les deux questions d'une éventuelle
spécialisation de certains établissements et de pouvoir faire appel à des équipes médicales
de soutien aux professionnels. Le manque de places, que ce soit en psychiatrie ou en
géronto-psychiatrie, est souligné. Les équipes mobiles en gérontologie et en psychiatrie
n'existent plus qu'en interne aux centres hospitaliers, ils ne répondent pas aux besoins des
EHPAD.
Plusieurs participants ont regretté le travail compétent qu'effectuait auparavant
l'unité mobile de gériatrie du CHU, en tant que structure de conseil essentiellement,
n’intervenant directement qu’en cas de nécessité, dans un deuxième temps. Une unité
mobile de géronto-psychiatrie serait également pertinente.
Prévenir les hospitalisations évitables
On constate un manque d’attractivité du travail en gériatrie, les difficultés de
recrutement (notamment auxiliaires de vie, aides soignantes, infirmières, médecins
coordonnateurs), entraînant une tension permanente dans le travail des équipes. Le
personnel a besoin de reconnaissance et de soutien pour donner envie de travailler dans ces
services, par la formation, la diffusion d’une culture en gérontologie, le travail sur le lien
social…
Le manque de personnel qualifié le week-end ou la nuit est à l'origine
d'hospitalisations en urgence qui ne sont pas adaptées. Il pose également le problème des
sorties d'hôpital non préparées, sans liaison avec l'établissement. D'autres hospitalisations
pourraient être évitées en formant des personnels à l’accompagnement de la fin de vie.
La quantification des besoins
Dans une intention prospective, il serait nécessaire d'évaluer le volume des
différentes problématiques repérées, mais les listes d’attente ne donnent que des résultats
imprécis pour de multiples raisons (inscriptions multiples, entrées en urgence, diversité des
pratiques des établissements…). Une plate-forme de coordination serait également utile
pour les familles : il ne s’agirait pas d’une simple liste d’attente, mais d’un recensement
des places disponibles, pour lequel il faudra que les établissements soient volontaires. La
mise en ligne sur Internet permettrait d'améliorer la disponibilité des informations sur les
spécificités de chaque établissement.
40
TROISIEME PARTIE
LES ORIENTATIONS ET LES FICHES-ACTIONS
Le schéma départemental des séniors et de l’autonomie s’adresse, sous l’angle de la
coordination des acteurs, à toute la population âgée de plus de soixante ans pour lui
permettre d’accéder à ses droits et l’orienter. Il se place dans une perspective de prévention
de la perte d’autonomie et de lutte contre l’isolement.
Il entend apporter des informations ou initier des actions favorisant la qualité de la
vie à domicile, ou orientant sur les services et établissements ouverts aux seniors, dans
l’objectif d’assurer la continuité du parcours de vie des personnes âgées. La coordination
des acteurs et le soutien aux proches aidants sont les premiers piliers du maintien à
domicile.
Centrées sur cette continuité du parcours de vie, les quatre orientations retenues par
les groupes de travail conduisent chacune à quatre fiches-actions.
Trois de ces orientations s'adressent en priorité aux personnes vivant à domicile, qui
représentent la grande majorité des retraités et personnes âgées. La quatrième concerne
essentiellement les actions à mener en partenariat au bénéficie des personnes hébergées en
établissement.
Chaque orientation définit une problématique, précise la méthodologie, le calendrier
de mise en œuvre et les indicateurs de suivi.
A – FACILITER LA VIE A DOMICILE
Orientation I - Contribuer au maintien des liens sociaux
La première partie s'adresse à toutes les personnes retraitées, elle est centrée sur le
lien social, condition indispensable pour vivre harmonieusement son avancée en âge. Il
s'agit de mettre en place des dispositifs d’information largement accessibles, de coordonner
les acteurs du domicile dans tous les domaines et de prévenir les situations d’isolement.
Orientation II - Prévenir la perte d’autonomie par des actions spécifiques
en direction des retraités et personnes âgées
La deuxième partie concerne les personnes qui avancent en âge, elle est axée sur la
prévention et l'anticipation des conséquences du vieillissement, afin d'offrir les meilleures
conditions de maintien de l'autonomie.
Orientation III - Coordonner les dispositifs d’accompagnement à
domicile
La troisième partie est consacrée aux personnes qui présentent une perte
d'autonomie, afin d'améliorer les outils qui leur permettent de rester à domicile et
d'apporter aux proches aidants le soutien nécessaire pour éviter les ruptures. Il s'agit de
mieux articuler les actions des professionnels pour favoriser la vie à domicile et éviter les
pertes d'autonomie liées à des prises en charge inadaptées.
41
B – AMELIORER L’OFFRE MEDICO-SOCIALE
Orientation IV - Travailler en partenariat avec l’ARS pour améliorer
l’offre médico-sociale
Enfin la quatrième série de fiches-actions concerne les personnes les plus
dépendantes. Ces fiches ont été élaborées en partenariat, notamment avec l'ARS, pour
s'inscrire dans les orientations du PRS et mettre en œuvre la coordination entre le Conseil
Général et l'ARS dans le domaine médico-social. Cette partie inclut une fiche sur la
maltraitance, qui est multi-partenariale, puisqu'elle concerne tous les acteurs chargés de
mettre en place des dispositifs de protection des personnes vulnérables, quel que puisse
être le lieu ou le responsable des risques de maltraitance.
42
A – FACILITER LA VIE À DOMICILE
Orientation I - Contribuer au maintien des liens sociaux
Les fiches-actions de cette première partie ont pour objectif de lutter contre les
sentiments d’isolement et d’inutilité sociale, d’améliorer la circulation des informations, la
coordination des acteurs sur chaque territoire et la construction de réponses pertinentes aux
besoins locaux.
Fiche-action 1 - Mise en œuvre des actions de la Maison Départementale de
l'Autonomie sur le territoire
Les services du Conseil Général de la Côte-d’Or, au sein de la MDA coordonneront
la mise en œuvre des actions du schéma départemental des séniors et de l’autonomie. La
méthodologie consistera à :
- Coordonner l’information et l’accompagnement des personnes concernées par le
vieillissement, avec des messages clairs et précis pour faire face à la complexité des
circuits.
- Mobiliser les partenaires et les professionnels dans une perspective de
mutualisation des informations et de dynamique territoriale.
- Sensibiliser les acteurs de terrain à la notion de proche aidant pour valoriser leur
rôle et leur apporter un soutien.
- Favoriser des rencontres pour les aidants, afin de les accompagner et de les
former.
- Soutenir la mise en place d’actions collectives : réunions d’information, forums,
groupes de parole ou formations sur des sujets déterminés en fonction des besoins repérés.
- Mettre en œuvre les actions du schéma départemental des séniors et de
l’autonomie qui relèvent de la MDA.
Fiche-action 2 - Refonte du guide « Bien Vieillir en Côte-d’Or »
Le guide Bien Vieillir en Côte-d'Or est un outil apprécié. Une nouvelle rédaction
mettra l’accent sur la prévention, afin de favoriser un vieillissement actif, tout en
développant son rôle d’outil de communication sur l’ensemble des dispositifs qui
intéressent les personnes âgées.
Il devra être largement diffusé, aussi bien sous sa forme papier plus pratique que,
par la suite, sous forme dématérialisée, plus facile à actualiser.
Fiche-action 3 - Création d’un portail Internet
Les outils informatiques sont aujourd'hui le meilleur moyen de diffuser des
informations. Ils peuvent être mis au service des territoires par la connaissance et la
mutualisation des informations, la possibilité de coordonner les actions locales, de diffuser
les expériences et leurs enseignements.
Il est possible d’étendre le site internet de la MDPH à l’ensemble de la MDA en y
ajoutant le secteur des personnes âgées. Une base de données offrira à la fois une
43
information actualisée et centralisée, homogène pour l’ensemble des partenaires et
l'ensemble des informations particulières à un territoire donné.
Fiche-action 4 - Vie associative et participation sociale
Cette fiche se donne pour objectif d'encourager le bénévolat et la participation à la
vie associative dans tous les domaines, pour bien vivre sa retraite et son avancée en âge en
conservant des activités personnelles et sociales diversifiées.
44
Contribuer au maintien des liens sociaux
Fiche-action n° 1
Personnes
concernées
Mise en œuvre des actions de la Maison Départementale de
l'Autonomie sur le territoire
- Personnes concernées par l’avancée en âge ou la perte d’autonomie, à
titre personnel ou dans leur entourage.
- Professionnels en contact avec des personnes âgées.
- Insuffisance de lieux de proximité, répartis sur l’ensemble du
territoire, où obtenir des informations sur tous les dispositifs
susceptibles de concerner les personnes âgées et des réponses de qualité
aux questions particulières.
Les CCAS sont souvent les premiers interlocuteurs, mais ils peuvent
être en difficulté pour apporter les réponses souhaitées : connaissance
incomplète de la législation, des multiples dispositifs, ainsi que de tous
les structures et services existants sur le territoire.
Constats
- Affaiblissement des liens sociaux, notamment après un veuvage,
conduisant à l’isolement, en milieu rural quand les villages se
dépeuplent ou sont devenus « dortoirs », mais aussi en ville dans les
quartiers urbains où la solidarité est moins présente.
- Disparités rural-urbain en terme d'offres de services, manque
d’informations et difficultés d’accès à ces services.
- Isolement des proches aidants de personnes en perte d’autonomie,
manque de reconnaissance, besoins de soutien et d’information sûre
pour la personne aidée.
- Accès des professionnels et des aidants à une information complète
relative aux personnes âgées.
- Coordination des sources d’information et diffusion sur l’ensemble du
territoire de tout ce qui concerne les retraités, les personnes âgées et
leurs proches aidants, afin de donner la réponse la plus pertinente
possible.
Objectifs
- Circulation des informations pour faciliter les liens, qu’elles
concernent les activités tout public ou qu’elles soient spécifiques au
vieillissement.
- Mise en place d’actions de soutien aux aidants.
- Mise en œuvre d’actions adaptées au contexte local pour répondre aux
attentes.
45
- Coordonner l’information et l’accompagnement des personnes
concernées par le vieillissement, avec des messages clairs et précis pour
faire face à la complexité des circuits.
- Mobiliser les partenaires et les professionnels dans une perspective de
mutualisation des informations et de dynamique territoriale.
- Sensibiliser les acteurs de terrain à la notion de proche aidant pour
valoriser leur rôle et leur apporter un soutien.
Actions à
entreprendre
- Favoriser des rencontres pour les aidants, afin de les accompagner et
de les former.
- Soutenir la mise en place d’actions collectives : réunions
d’information, forums, groupes de parole ou formations sur des sujets
déterminés en fonction des besoins repérés.
- Mettre en œuvre les actions du schéma départemental des séniors et
de l’autonomie qui relèvent de la MDA.
Étapes de
mise en œuvre
- Identification des partenaires par lesquels l’information circule :
CCAS, Communautés de communes, secrétariats de mairie, Accueils
Solidarité Famille, centres sociaux, pharmacies, médecins généralistes,
professionnels paramédicaux, associations…
- Recensement des acteurs locaux et de leurs champs d’action.
- Création de partenariats et élaboration de conventions avec les
dispositifs visant à coordonner les prises en charge sur un territoire.
Pilotage
Le Conseil Général de la Côte-d’Or (Direction Autonomie).
Partenaires
Partenariat multidirectionnel.
Financeur
Le Conseil Général de la Côte-d’Or.
Modalités
d’évaluation
Dénombrement et évaluation qualitative des actions menées par la
Maison de l’Autonomie.
46
Contribuer au maintien des liens sociaux
Fiche-action n° 2
Personnes
concernées
Refonte du guide « Bien Vieillir en Côte-d'Or »
- Personnes concernées par l’avancée en âge, à titre personnel ou dans
leur entourage.
- Professionnels et bénévoles en contact avec des personnes âgées.
- Besoins d’informations sur l’ensemble des dispositifs qui concernent
les retraités et personnes âgées.
Constats
- Version actuelle du guide élaborée en 2006 et simplement actualisée
en 2009, néanmoins toujours très demandée.
- Nécessité d’opérer une révision complète pour tenir compte des
évolutions sociales, législatives et réglementaires.
- Importance de conserver un outil sous forme « papier », toujours
disponible, facile à feuilleter, à annoter et à conserver.
- Publication d’un document le plus complet possible, tout en restant
maniable.
Objectifs
- Mise à disposition d’informations générales, accompagnées des
adresses (postales, téléphoniques ou par Internet) permettant d’accéder
à des renseignements plus précis.
- Diffusion large, de façon à atteindre le public visé.
Rédiger un nouveau guide répondant aux besoins recensés :
Actions à
entreprendre
 anticiper les conséquences du vieillissement,
 lutter contre l’isolement,
 connaître l’ensemble des dispositifs existants.
- Construction d’un plan général couvrant tous les domaines qui
intéressent le public visé.
Étapes de
mise en œuvre
- Rédaction du contenu avec des personnes compétentes dans chacun
de ces domaines.
- Édition et diffusion du guide au premier semestre 2014.
- Plan de communication pour faire connaître cette nouvelle édition.
Pilotage
Le Conseil Général de la Côte-d’Or.
47
- Le CODERPA.
Partenaires
- Tous services compétents pour alimenter le contenu du guide.
Financeur
Modalités
d’évaluation
Le Conseil Général de la Côte-d’Or.
- Nombre d’exemplaires diffusés.
- Rééditions éventuelles.
48
Contribuer au maintien des liens sociaux
Fiche-action n° 3
Personnes
concernées
Création d’un portail Internet
- Personnes concernées par l’avancée en âge, à titre personnel ou dans
leur entourage.
- Professionnels en contact avec des personnes âgées.
- Manque d’information des personnes et des professionnels sur
l’ensemble des droits et dispositifs existants.
Constats
- Besoins particulièrement exprimés dans les communes de moyenne
ou de petite taille.
- Meilleure transmission et accessibilité de l’information.
Objectifs
- Visibilité sur l’ensemble des dispositifs existants pour éclairer les
choix à chaque étape d’un parcours de vie.
- Connaissance des actions de proximité pour rompre avec le sentiment
d’isolement.
- Transformer le site mdph21.fr pour évoluer vers un site de type
« maisondelautonomie21 ».
Actions à
entreprendre
- Restructurer les pages dédiées aux personnes âgées sur le site du
Conseil Général.
- Créer un lien direct sur le site cotedor.fr avec maisondelautonomie21.
- Pour une évolution du site au cours de l'année 2014 :
 groupe de travail entre la Direction Autonomie et la Direction
Systèmes d’Information, en lien avec la Direction
Communication, pour bâtir l’architecture globale du site,
Étapes de
mise en œuvre
 intégration du guide « Bien Vieillir en Côte-d’Or », sous
forme accessible, avec possibilité d’enrichissement du contenu,
 lien avec le site concernant les établissements et leurs
disponibilités (fiche-action n° 13),
 communication sur l’ouverture du site.
- Actualisation et enrichissement réguliers du site.
Pilotage
Le Conseil Général de la Côte-d’Or (Direction Autonomie, Direction
Systèmes d'Information, Direction Communication).
49
Partenaires
Le CODERPA.
Financeur
Le Conseil Général de la Côte-d'Or.
Modalités
d’évaluation
- Nombre de connexions et nombre de pages consultées.
- Observations mises en ligne sur cotedor.fr.
50
Contribuer au maintien des liens sociaux
Fiche-action n° 4
Personnes
concernées
Vie associative et participation sociale
Retraités et personnes âgées.
- Sentiments d’isolement et d’inutilité sociale rencontrés dès le passage
à la retraite, s’aggravant avec la diminution des capacités physiques et
les difficultés de mobilité.
- Besoin de médiation et d’accompagnement pour recréer des liens.
Constats
- Insuffisance d’accès à la culture dans certains territoires.
- Difficultés de renouvellement des responsables associatifs.
- Manque d’information des associations sur les mesures existantes
(déduction fiscale, congés, formations, subventions, structures de
conseil…).
- Prévention de l’isolement et, au-delà, de la perte d’autonomie, par le
maintien d’activités valorisantes, de partage et d’échanges.
Objectifs
- Maintien des liens avec l’ensemble de la société, en conservant une
activité sociale et/ou culturelle qui permet de se sentir utile et reconnu.
- Valorisation des compétences par le biais de l’action bénévole.
- Mettre en œuvre la transversalité des politiques publiques en créant
des passerelles entre les domaines du social, de la culture, du sport…
- Faire circuler l’ensemble des informations via le réseau de partenaires
de la Maison de l'Autonomie.
Actions à
entreprendre
- Contribuer à la mise en place d’un centre départemental d’animation
de la vie associative afin de valoriser le bénévolat, d’informer les
associations et de faire connaître les mesures en leur faveur.
- Soutenir la mise en place de formations pour les bénévoles,
éventuellement mutualisées et/ou délocalisées avec l’appui des centres
informatiques SATI.
- Favoriser la création de permanences juridiques, de forums des
associations, de portes ouvertes…
- Encourager le développement du sport pour tous.
51
- Identification sur chaque territoire des opérateurs associatifs,
culturels, de loisirs, sportifs…
- Création d’un réseau de partenariat avec les associations et les
structures existantes, les bibliothèques, les artistes… afin de favoriser la
circulation des informations et la mutualisation des moyens.
Étapes de
mise en œuvre
- Implication renforcée des centres sociaux du département pour
rompre l’isolement des personnes âgées, prenant appui sur la
convention existante avec la fédération départementale.
- Aide à la création d’espaces de rencontre pour les personnes âgées et
pour les proches aidants, y compris dans des lieux informels ou
mobiles, en lien avec les communautés de communes.
- Dématérialisation des demandes de subvention au Conseil Général de
la Côte-d’Or.
- Le Conseil Général de la Côte-d’Or (Direction Autonomie, Direction
Politiques Jeunesse Culture Sports Vie Associative).
Pilotage
- La Direction Départementale de la Cohésion Sociale. (Délégation
Départementale à la Vie Associative).
- La Fédération départementale des centres sociaux.
- France Bénévolat.
Partenaires
- L’ensemble du milieu associatif.
- Les Fédérations sportives.
- Le Conseil Général de la Côte-d’Or.
Financeurs
- La Direction Départementale de la Cohésion Sociale.
Modalités
d’évaluation
- Nombre de centres sociaux et autres structures impliqués dans des
projets de prévention incluant les séniors.
- Évolution du nombre de séniors prenant des responsabilités dans des
associations locales.
52
A – FACILITER LA VIE À DOMICILE
Orientation II - Prévenir la perte d’autonomie par des actions spécifiques
en direction des retraités et personnes âgées
On comprend de mieux en mieux aujourd'hui comment le mode de vie joue un rôle
essentiel dans la perte d’autonomie. Le Conseil Général a déjà un rôle actif dans le
domaine de la prévention, il peut être renforcé par une meilleure articulation avec ses
partenaires, de façon à assurer la cohésion et la lisibilité des actions.
Fiche-action 5 - Mise en place d’un dispositif d’écoute
Ce projet, animé par des bénévoles, devra être précisé par un cahier des charges. Il
s'adresse à deux publics distincts qui ont également besoin de soutien, les personnes âgées
isolées et les proches aidants. Sa particularité consistera à appeler régulièrement les
personnes inscrites, sans attendre qu'elles se manifestent.
Fiche-action 6 - Appui aux actions de prévention
De nombreux acteurs institutionnels interviennent dans le domaine de la
prévention, il s'agit de recenser les actions existantes, de les coordonner, de diffuser ces
informations et de développer notamment le Programme Prévention Santé Séniors, déjà
déployé sur tous les cantons de la Côte-d'Or.
Fiche-action 7 - Accompagnement dans un habitat adapté
Le vieillissement de la population oriente la demande vers des formes d'habitat
dans lesquels le logement reste individuel et autonome, inscrit dans la vie de la cité, tout en
permettant de bénéficier de services et de sécurité. Le lien avec le Plan Départemental de
l’Habitat a pour but de développer des solutions diversifiées permettant de respecter les
choix individuels.
Fiche-action 8 - Travaux, aménagement, domotique
L’adaptation de l’habitat est à la fois un axe de prévention et une solution
permettant le maintien à domicile. Il faut d'une part valoriser les possibilités d’aides
techniques et /ou d'adaptation du logement (dispositions fiscales, ANAH, DAH-PA pour
les bénéficiaires de l’APA…) et, d'autre part, réfléchir à l’apport des nouvelles
technologies, aussi bien dans le domaine de la domotique que dans celui de
l’accompagnement des personnes.
53
Prévenir la perte d’autonomie par des actions spécifiques
en direction des retraités et personnes âgées
Fiche-action n° 5
Personnes
concernées
Mise en place de dispositifs d’écoute.
- Personnes âgées qui se sentent isolées.
- Proches aidants de personnes âgées en perte d’autonomie.
- Dans l’enquête sur l’isolement des personnes âgées, la réponse la plus
fréquente concerne les échanges, la conversation...
- Un des premiers besoins des proches aidants est de ne pas se sentir
seuls dans la relation avec la personne aidée.
Constats
- Les services sociaux indiquent qu’ils reçoivent des appels
téléphoniques sans motif particulier, simplement pour parler, raconter.
- De nombreuses personnes manifestent leur regret aux CCAS lors de
l’arrêt du dispositif « canicule » qui signifie la fin des appels réguliers.
- Pourtant, le service « Écoute 21 » était peu utilisé par les personnes
âgées qui devaient l’appeler elles-mêmes.
- Diminution du sentiment d’isolement grâce à des appels réguliers (« il
y a quelqu’un qui pense à moi et qui m’appelle »).
Objectifs
- Soutien aux proches aidants par la reconnaissance de leur charge et
l’écoute de leurs difficultés.
- Association d’un concept de convivialité et d’un service de veille.
Mettre en place un service d’écoute basé sur le bénévolat, à l’exemple
de ce qui existe dans d’autres départements ou dans certaines villes,
comme « Téléphon’âge » à Nancy :
Actions à
entreprendre
 envoi par la personne d’un simple formulaire indiquant les
jours, les heures et la périodicité des appels souhaités,
 renvoi si nécessaire vers un service compétent pour orienter
les personnes.
- Étude de la faisabilité du projet avec des services existants.
- Rédaction d’un cahier des charges et appel à projet.
Étapes de
mise en œuvre
- Constitution et formation d’un groupe de bénévoles.
- Appui sur des supports de communication pour constituer et entretenir
les listes de personnes à appeler.
54
Pilotage
Le Conseil Général de la Côte-d’Or.
- L’organisme retenu pour être le support du service.
Partenaires
- Tous les services ayant des actions en faveur des personnes âgées.
Financeur
Le Conseil Général de la Côte-d’Or.
- Nombre de personnes inscrites.
Modalités
d’évaluation
- Répartition géographique.
- Périodicité des appels.
55
Prévenir la perte d’autonomie par des actions spécifiques
en direction des retraités et personnes âgées
Fiche-action n° 6
Personnes
concernées
Appui aux actions de prévention
- Retraités et personnes âgées.
- Professionnels en contact avec les retraités et personnes âgées.
- Des actions de prévention sont mises en place par divers organismes
(caisses de retraite, mutuelles, CCAS…), souvent sans savoir ce que
font les autres et sans coordination.
Constats
- Le Programme Prévention Santé Sénior Bourgogne, auquel le Conseil
Général de la Côte-d’Or contribue de façon importante, n’est pas
encore suffisamment connu de tous les partenaires malgré son bilan très
positif.
- Contribution au bien vieillir, par l’entretien de l’autonomie et du lien
social.
Objectifs
-Accès de tous les publics susceptibles d’en bénéficier aux actions de
prévention.
- Poursuite du développement du PPSS sur l’ensemble du territoire
départemental.
- Suivre la mise en place des différents modules du PPSS et contribuer
à leur développement.
Actions à
entreprendre
- Encourager les actions locales qui prennent la suite des ateliers Santé
Séniors.
- Soutenir les autres actions de prévention, qu’elles soient développées
par des caisses de retraite ou des mutuelles ou qu’elles soient issues
d’initiatives locales, en diffusant leurs informations ou en contribuant à
leur mise en œuvre.
- Recensement des actions de prévention proposées par l’ensemble des
organismes qui s’adressent aux retraités et personnes âgées.
Étapes de
mise en œuvre
- Mutualisation de ces informations.
- Communication auprès d’un large public sur les territoires.
Pilotage
Le Conseil Général de la Côte-d’Or.
56
- L’ARS.
- La CARSAT.
- La MSA.
Partenaires
- La CPAM.
- La Mutualité Bourguignonne.
- La FAPA pour le PPSS.
- Les autres organismes ou collectivités mettant en place des actions de
prévention.
- Le Conseil Général de la Côte-d’Or.
- L’ARS.
- la CARSAT.
Financeurs
- La MSA.
- La CPAM.
- La Mutualité Bourguignonne.
- Les autres organisateurs d’actions de prévention.
Modalités
d’évaluation
- Évolution du nombre de participants aux modules du PPSS.
- Mise en place d’actions de prévention au niveau local.
57
Prévenir la perte d’autonomie par des actions spécifiques
en direction des retraités et personnes âgées
Fiche-action n° 7
Accompagnement dans un habitat adapté
Personnes
concernées
Retraités et personnes âgées souhaitant vivre à domicile dans de bonnes
conditions d’accessibilité et de sécurité.
- La grande majorité des retraités et personnes âgées est autonome et
souhaite vieillir à domicile. Par ailleurs, la perte d’autonomie est une
notion évolutive, très variable selon les individus et dans laquelle les
conditions de vie et d’environnement jouent un rôle important.
- Quand elle anticipe son vieillissement, cette population est en
recherche de logement autonome, adapté à la diminution des capacités
physiques, dans un environnement sécurisé, mais inscrit dans la vie
sociale, avec des services de proximité, des transports, des
commerces…
- En milieu rural, des personnes isolées auraient besoin de quitter des
maisons inadaptées, non desservies par les transports en commun, mais
elles souhaitent rester dans un environnement familier, proches des
personnes et des services qu’elles connaissent.
Constats
- Le foyer-logement répond partiellement à ces demandes, mais de plus
en plus de personnes refusent une structure collective où l’espace privé
est restreint et peu aménageable. Elles désirent conserver leur
indépendance et leur confort, tout autant que continuer à vivre dans une
société intergénérationnelle.
- De nombreuses expériences d’habitat « intermédiaire », entre le
logement ordinaire et la maison de retraite, ont déjà vu le jour, très
différentes dans leur formes (lieu fermé ou inséré dans son
environnement, appartements ou maisons, centre ville ou périphérie,
rural ou urbain…), le statut d’occupation (locataire ou propriétaire),
l’existence ou non d’espaces collectifs, de propositions d’activités ou
de services…
- Certaines de ces formules incluent obligatoirement le coût de divers
services, ce qui les éloigne du logement de droit commun et en limite
l’accès.
- Le Conseil Général intervient en tant que délégataire des aides à la
pierre pour tout le département (à l’exception du territoire du Grand
Dijon), dans le cadre des orientations du Plan Départemental de
l’Habitat visant à répondre aux besoins spécifiques des Côte-d’Oriens.
58
- Rapprochement des logiques de l’habitat de celles des services
collectifs, notamment médico-sociaux, pour une prise en compte
globale de l’avancement en âge à domicile et le respect des projets de
vie individuels.
Objectifs
- Maintien du lien social par la rencontre de toutes les générations dans
les mêmes lieux de vie.
- Développement de l’accessibilité des logements, dans le cadre de la
loi Handicap du 5 février 2005.
- Accompagner le développement de formules diversifiées d’habitat
adapté, en assurant leur articulation avec les services de proximité et
d’aide à la personne, de façon à répondre aux différents besoins.
Actions à
entreprendre
- Faire connaître les possibilités de montage de projets et de
financements (réhabilitation du parc ancien en milieu rural, adaptation
des logements ou construction neuve adaptée en milieu urbain), avec
l’appui des organismes d’assistance et de conseil compétents.
- S’adresser en priorité aux maires, souvent désireux de revitaliser le
centre de leur village, mais aussi aux bailleurs sociaux et privés.
Étapes de
mise en œuvre
Mise en synergie avec les orientations du Plan Départemental de
l’Habitat et les travaux des commissions spécifiques du Comité
Régional de l’Habitat (piloté par la Direction Régionale de
l’Environnement, de l’Aménagement et du Logement).
Pilotage
- Le Conseil Général de la Côte-d’Or (Direction Autonomie, Direction
Enfance Familles Insertion pour le Plan Départemental d’Action pour
le Logement des Personnes Défavorisées et Direction Développement
et Animation Territoriale).
- La Direction Départementale des Territoires.
- La DREAL.
Partenaires
- La CARSAT.
- Les bailleurs sociaux pour l’adaptation de leur offre au public
vieillissant.
- L’État.
Financeurs
- Le Conseil Général de la Côte-d’Or.
Modalités
d’évaluation
Réalisations de logements accessibles, adaptés au vieillissement et/ou
intergénérationnels (nombre de logements adaptés financés par an dans
le cadre de la délégation des aides à la pierre).
59
Prévenir la perte d’autonomie par des actions spécifiques
en direction des retraités et personnes âgées
Fiche-action n° 8
Personnes
concernées
Travaux, aménagement, domotique
- Personnes concernées par l’avancée en âge, à titre personnel ou dans
leur entourage.
- Professionnels en contact avec des personnes âgées.
- Les logements existants ont souvent besoin d’aménagements pour que
les personnes puissent rester à domicile dans de bonnes conditions de
confort et de sécurité quand les capacités diminuent :
 risques de chutes dues à des décalages de niveau, un défaut
d’éclairage (surtout la nuit)…,
Constats
 risques d’incendie, souvent causé par un court-circuit lié à une
installation électrique défectueuse dans les habitats anciens,
 problèmes de manipulation avec les chaudières à bois ou en
sous-sol, risques de brûlures…,
 salles de bains devenant difficiles, sinon impossibles, à utiliser.
- Les nouvelles technologies peuvent également concourir à préserver
de bonnes conditions de vie à domicile, par exemple en matière de
sécurisation des personnes isolées.
- Facilitation de la vie quotidienne.
- Prévention des accidents domestiques.
Objectifs
- Maintien de l'autonomie à domicile.
- Aide aux accompagnants (proches et professionnels) à domicile.
- Diffuser l’information sur les solutions et les aides à l’aménagement
du logement, notamment les dispositifs Autonomie Habitat, le dispositif
Habiter Mieux pour la rénovation thermique…
Actions à
entreprendre
- Élaborer des fiches de prévention thématiques.
- Contribuer à la mise en place d’informations collectives sur
l'aménagement du logement, en lien avec les professionnels du
bâtiment.
- Informer sur les dispositifs de téléassistance.
60
- Recenser les documents de prévention existants.
Étapes de
mise en œuvre
- S’informer régulièrement des avancées en matière de domotique utiles
aux personnes âgées.
- Rédiger et mettre à jour des fiches thématiques, à disposition des
partenaires relais sur les territoires et des équipes de la Direction
Autonomie.
Pilotage
Le Conseil Général de la Côte-d’Or (Direction Autonomie).
- Les Caisses de retraites principales et complémentaires.
Partenaires
- Les Mutuelles.
- La CAPEB Côte-d'Or.
- Le Conseil Général de la Côte-d’Or.
Financeurs
Modalités
d’évaluation
- Les autres financeurs des dispositifs de prévention et d’amélioration
de l’habitat.
- Nombre de fiches, par thème, demandées par les partenaires et les
relais locaux.
- Nombre de participants aux réunions d’information.
61
A – FACILITER LA VIE À DOMICILE
Orientation III - Coordonner les dispositifs d’accompagnement à
domicile
Les ruptures dans la prise en charge des personnes âgées représentent un risque
d'aggravation de la dépendance. Pour les éviter, il est nécessaire d’assurer la cohésion des
dispositifs qui permettent de rester à domicile et d'apporter aux proches aidants le soutien
dont ils ont besoin.
Fiche-action 9 - Actions de répit pour les proches aidants
Des solutions doivent être étudiées pour identifier les aidants, mettre en place des
actions de soutien et accroître les possibilités de répit en journée, en veillant à une
meilleure distribution sur le territoire départemental.
Fiche-action 10 - Les évaluations à domicile
L'articulation entre les dispositifs d’évaluation à domicile du service APA et des
principales caisses de retraite permettra d'améliorer la cohérence des accompagnements.
Fiche-action 11 - Simplifier le gestion des services d’aide à domicile
Cette fiche-action a pour objet d'encourager la télégestion pour les services d’aide à
domicile.
Fiche-action 12 - Les sorties d’hospitalisation
Face aux nombreux problèmes signalés lors de sorties d’hospitalisation non
préparées, il est nécessaire de coordonner les acteurs, pour qu'au niveau local, les services
soit mis en place en temps utile.
62
Coordonner les dispositifs d’accompagnement à domicile
Fiche-action n° 9
Personnes
concernées
Actions de répit pour les proches aidants
Personnes âgées en perte d’autonomie et leurs proches aidants.
- Souhait de la plupart des personnes âgées de rester à domicile le plus
longtemps possible, ce qui, en cas de perte d’autonomie, n’est souvent
réalisable qu’avec l’aide de proches.
Constats
- En conséquence, nécessité d’accompagner les aidants à se reconnaître
comme tels, de les valoriser, de les soutenir et de les aider à recourir
aux solutions de répit sans culpabilisation.
- Méconnaissance et insuffisance des possibilités de répit.
- Adéquation insuffisante de l’offre aux besoins, notamment dans les
territoires ruraux confrontés aux problèmes de mobilité.
- Absence d’adaptation de l’offre aux différentes pathologies.
- Allègement de la charge des proches aidants et de leur isolement.
- Propositions d’actions de soutien et d’offre de répit dans tous les
territoires.
Objectifs
- Développement des accueils de jour.
- Diversification des offres alternatives : haltes-répit, service civique,
aide au répit, mutualisation dans le gré à gré, séjours de vacances…
- Contribuer à la mise en œuvre d'actions d’information et de soutien
en direction des proches aidants (écoute, rencontres, formations…).
- Encourager les initiatives locales (lieux de rencontre, forums…).
Actions à
entreprendre
- Développer les formules itinérantes d’accueil de jour, en articulation
avec les établissements qui disposent de places fixes.
- Conseiller sur le montage de nouveaux projets en veillant aux
questions de locaux et de transport.
Étapes de
mise en œuvre
- Actions en direction des proches aidants sur toute la durée du
schéma.
- Lancement d’appels à projet dans le cadre des plans nationaux.
Pilotage
Partenaires
Le Conseil Général de la Côte-d’Or.
- L’Agence Régionale de Santé.
63
- Toutes structures proposant des actions en direction des aidants.
- L’Agence Régionale de Santé.
Financeurs
- Le Conseil Général de la Côte-d’Or.
- Les autres dispositifs de soutien aux aidants.
Modalités
d’évaluation
- Nombre de personnes bénéficiant de solutions de répit ou d’actions
de soutien.
- Étude de l’évolution des conjoints de personnes bénéficiaires de
l’APA.
64
Coordonner les dispositifs d’accompagnement à domicile
Fiche-action n°10
Personnes
concernées
Les évaluations à domicile
Personnes âgées ayant besoin d’une aide à domicile.
- Les dispositifs d’évaluation et l’établissement des plans d’aide
diffèrent selon l’organisme financeur de l’aide à domicile :
• pour les personnes relevant des GIR 5 et 6, répondant à des
critères de fragilité et ressortissantes de la CARSAT, de la
MSA ou prochainement du RSI, l’évaluation des besoins est
réalisée par le GIE IMPA,
• les autres caisses de retraite ont chacune leur propre dispositif,
Constats
• pour les personnes relevant des GIR 1 à 4, les travailleurs
médico-sociaux du Conseil Général établissent un plan d’aide
suivant les règles d’attribution de l’APA.
- Au cas par cas, des rapprochements ont lieu entre évaluateurs sur le
terrain, mais ils ne suffisent pas toujours à articuler les dispositifs.
- Des difficultés peuvent exister notamment quand l’évaluation se situe
entre le GIR 5 et le GIR 4, quand l’état de la personne change ou
quand les différents critères ne coïncident pas.
- Lorsqu’il s’agit d’un couple aidant/aidé, la coordination des plans
d’accompagnement permet d’apporter un soutien plus efficace.
- Amélioration de la coordination en la formalisant sans exclure les
échanges directs entre évaluateurs, dans le respect de la confidentialité
et des choix de vie individuels.
Objectifs
- Reconnaissance réciproque, communication sur les critères et les
modalités d’intervention de chaque organisme.
- Diffusion de l’information sur la possibilité d’option des personnes
de 60 à 75 ans pour la Prestation Compensatoire du Handicap.
- Affirmation et effectivité du non-renvoi des personnes d’un
organisme à l’autre.
Actions à
entreprendre
Étapes de
mise en œuvre
Élaborer un protocole ou une convention de coordination de
l’évaluation, susceptible d’être élargi à d’autres caisses de retraite, et
pouvant prévoir des rencontres régulières entre évaluateurs sur les
territoires, des fiches de liaison, des évaluations conjointes...
- Constitution d’un groupe de travail entre la Direction Autonomie, la
CARSAT, la MSA, le GIE IMPA...
- Mise en place du protocole ou de la convention au cours de l'année
2014.
65
- Le Conseil Général de la Côte-d’Or.
Pilotage
- La CARSAT.
- La MSA.
- Le GIE IMPA.
- Qualidom.
Partenaires
- Le RSI.
- Les autres caisses de retraite intéressées par un partenariat.
Financeurs
Modalités
d’évaluation
Pas de financement spécifique.
Mise en œuvre du protocole ou de la convention de coordination.
66
Coordonner les dispositifs d’accompagnement à domicile
Fiche-action n°11
Personnes
concernées
Simplifier la gestion des services d’aide à domicile
Personnes âgées bénéficiaires de l’APA à domicile.
- Plaintes de certaines personnes concernant le nombre réel d’heures
effectuées à domicile, le non-respect des horaires, les absences.
Constats
- D’autres personnes n’utilisent pas les heures d’intervention prévues
dans leur plan d’aide.
- Ajustement du prix payé par les personnes (reste à charge) au service
effectivement reçu.
Objectifs
- Simplification de la facturation et optimisation des coûts pour le
Conseil Général.
- Meilleur suivi de la mise en œuvre du plan d’aide.
Actions à
entreprendre
Étudier la possibilité de mise en place d’un dispositif de télégestion
partagé avec les services prestataires d’aide à domicile.
- Recensement de l’équipement actuel des services.
Étapes de
mise en œuvre
- Évaluation des dispositifs proposés et de leur rapport qualité/prix.
- Appel d’offres.
- Expérimentation avec une association de taille moyenne.
Pilotage
Le Conseil Général de la Côte-d’Or.
- La Direction Régionale des Entreprises, de la Concurrence, de la
Consommation, du Travail et de l’Emploi (DIRECCTE).
Partenaires
- La Direction Départementale de la Protection des Populations.
- Le Conseil Général de la Côte-d’Or - Service Aide à l’Autonomie.
Financeur
Modalités
d’évaluation
Le Conseil Général de la Côte-d’Or.
Analyse de l’évolution des réclamations des usagers.
67
Coordonner les dispositifs d’accompagnement à domicile
Fiche-action n°12
Les sorties d’hospitalisation
Personnes
concernées
Personnes âgées ayant besoin de services à domicile quand elles
sortent de l’hôpital.
- Des dispositifs d’accompagnement après une hospitalisation ont été
mis en place, mais il existe des problèmes d’articulation et un manque
de lisibilité de leurs critères respectifs :
• la CARSAT et la MSA ont confié au GIE IMPA la gestion du
dispositif « Sortie d’Hospitalisation », pour leurs ressortissants
relevant des GIR 5 et 6 et répondant à certains critères de
fragilité. Tous les établissements hospitaliers sont
conventionnés et ont désigné un référent,
• pour les personnes en GIR 1 à 4, le Conseil Général intervient
dans le cadre de l’APA.
Constats
- Malgré cela, persistance de sorties non préparées, par exemple le
vendredi soir alors que personne n’a été prévenu.
- Les démarches ne sont pas toujours faites en temps voulu par les
services hospitaliers.
- Manque d’échanges entre professionnels, aussi bien dans la
communication intra-institutionnelle que dans l’information sur les
besoins spécifiques de la personne.
- Ces sorties mal préparées sont facteurs d’aggravation de l’état de
santé et de ré-hospitalisations.
- Manque d’information des personnes hospitalisées et de leur
entourage sur les possibilités d’aide et les critères de prise en charge.
- Évolution des pratiques hospitalières vers une anticipation
systématique des conditions du retour au domicile.
Objectifs
- Accompagnement, dans les meilleures conditions, de la sortie
d’hôpital des personnes qui vont avoir besoin de soins et/ou d’aide,
temporairement ou à long terme.
- Harmonisation des dispositifs.
- Afficher la cohésion entre l’Agence Régionale de Santé, le Conseil
Général et les Caisses de retraite auprès des services hospitaliers pour
qu’il n’y ait plus de sorties non préparées.
Actions à
entreprendre
- Organiser des réunions de référents hospitaliers en commun afin de
les former sur l’ensemble des dispositifs.
- Préconiser le recours aux services sociaux des régimes spéciaux pour
les personnes qui en relèvent.
68
- Mettre en place un support de communication à destination du
public, dès l’entrée à l’hôpital voire, le cas échéant, dès la visite chez
l’anesthésiste, incitant à préparer les conditions de sortie.
Étapes de
mise en œuvre
- Rencontre interinstitutionnelle pour mettre en place une stratégie de
communication efficace.
- Bilans réguliers pour repérer les points de rupture subsistants.
- L’Agence Régionale de Santé.
- Le Conseil Général de la Côte-d’Or.
Pilotage
- La CARSAT.
- La MSA.
- Le GIE IMPA.
- L’ensemble des centres hospitaliers, y compris les SSR.
- Les MAIA.
- Les SSIAD.
- Les services d’aide à domicile.
Partenaires
Dans un deuxième temps :
- Les régimes spéciaux.
- Les mutuelles.
- Les assurances.
Financeurs
Modalités
d’évaluation
L’Agence Régionale de Santé (réflexion sur la création d’une plateforme dans le cadre de la coordination des parcours).
- Retours des personnes et des services
l’accompagnement des sorties d’hospitalisation.
- Économies générées.
69
à
domicile
sur
B - AMÉLIORER L'OFFRE MÉDICO-SOCIALE
Axe IV - Travailler en partenariat avec l’ARS pour améliorer l’offre
médico-sociale
La plus grande partie des besoins en places d’hébergement ont été couverts au
cours du précédent schéma départemental des séniors et de l’autonomie, car les plus de 75
ans d’aujourd’hui sont nés dans une période de faible croissance démographique. L’offre
est bien distribuée sur les territoires mais doit être confortée par des améliorations
qualitatives, afin de rapprocher les modes d’accompagnement de l'évolution des besoins.
Fiche-action 13 - Connaissance des places disponibles
L'élaboration d'un logiciel permettant de connaître les places disponibles en
fonction de leurs spécificités et des caractéristiques de chaque établissement a pour but
d'apporter une information de qualité aux personnes âgées et à leurs proches, d'aider les
établissements dans la gestion de leurs listes d'attente et de disposer d'une vision précise
des besoins de la population en perte d'autonomie.
Fiche-action 14 - L’hébergement temporaire
Un état des lieux de l'utilisation des places d'hébergement temporaire, établissement
par établissement, permettra de définir plus précisément les causes des difficultés à trouver
un hébergement d'urgence et d'élaborer une stratégie pour réserver des places à l'urgence.
Fiche-action 15 - Diversifier les offres de service en établissement
Les difficultés des établissements, recensées à travers les différentes modalités de
contribution au schéma, ont mis en évidence des besoins qui relèvent pour l'essentiel de la
compétence de l'ARS, mais dont les réponses seront travaillées en partenariat.
Fiche-action 16 - La prévention et le signalement des situations de
maltraitance
L'insuffisance de coordination entre les différentes institutions compétentes en
matière de maltraitance pose la question d'une prise en charge appropriée de ces situations,
aussi bien à domicile qu’en établissement. Des outils et des dispositifs seront élaborés en
collaboration avec tous les partenaires concernés.
70
Travailler en partenariat avec l’ARS pour améliorer l’offre médico-sociale
Fiche-action n°13
Connaissance des places disponibles
- Personnes âgées ou handicapées et leur entourage.
- Établissements et services médico-sociaux pour personnes âgées ou
handicapées.
Personnes
concernées
- MDPH.
- Conseil Général de la Côte-d’Or.
- Agence Régionale de Santé.
- Absence de connaissance en temps réel des places disponibles dans
les établissements.
Constats
- Chaque établissement a sa propre liste d’attente, ce qui génère des
candidatures multiples et l’impossibilité de savoir avec précision
combien de personnes sont en attente d’admission.
- Attente de ces informations de la part du public et des structures.
- De surcroît, dans le secteur des personnes âgées, il existe un double
mouvement d’inscription de personnes qui ne désirent pas entrer avant
un certain délai et de demandes en urgence sans inscription préalable.
Amélioration de la gestion des places disponibles dans les
établissements, en offrant :
- Aux personnes âgées ou handicapées et à leur entourage :
 des informations sur les établissements, leurs spécificités et
leurs disponibilités ;
 une inscription en liste d’attente dans le ou les établissements
de leur choix, sans transmission de données médicales, avec
possibilité de modification de ce choix le cas échéant et réception
de confirmation par courriel ;
Objectifs
 un contact direct par les établissements pour préparer une
admission éventuelle, sans avoir à prendre l’initiative de la
démarche.
- Aux établissements (et services dans le cas des personnes
handicapées) :
 la gestion instantanée de leur effectif et de leur propre liste
attente ;
 la connaissance partagée des contacts pris par les différents
établissements avec les personnes inscrites en liste d’attente ;
 la possibilité d’utiliser le logiciel pour la gestion de leurs entrées
et sorties.
71
- Aux institutions en charge des programmations :
 le pilotage anonyme des offres et des besoins pour ajuster les
programmations de places à venir ;
 pour les MDPH, la gestion des orientations décidées par la
Commission des Droits et de l’Autonomie des Personnes
Handicapées (CDAPH).
Créer un logiciel unique permettant la centralisation des données, la
gestion interactive des places et disposant de trois niveaux d’accès :
Actions à
entreprendre
• pour les usagers, depuis leur domicile ou par l’intermédiaire
d’un établissement, avec attribution d’un code individuel,
• pour les établissements et services, après signature d’une
convention leur permettant l’utilisation du logiciel,
• pour l’Agence Régionale de Santé, les Conseils Généraux et
les MDPH.
- Cahier des charges finalisé pour le secteur du handicap, en cours
d’extension pour celui des personnes âgées, en articulation avec
d’autres outils existants.
- Recherche de financements.
Étapes de
mise en œuvre
- Lancement du marché public et choix du prestataire.
- Développement du produit au cours de l'année 2014.
- Formation des partenaires.
- Communication et ouverture au public : début 2015.
- Le Conseil Général de la Côte-d’Or.
Pilotage
- L’Agence Régionale de Santé.
- La MDPH21.
- Les départements voisins volontaires.
Partenaires
- Tous les établissements pour personnes âgées et pour personnes
handicapées.
- Tous les services pour personnes handicapées.
72
- La MDPH21.
- Le Conseil Général de la Côte-d’Or.
- L’Agence Régionale de Santé.
Financeurs
Financements complémentaires à l’étude :
- Les MDPH et Conseils Généraux d’autres départements.
- Les fonds européens.
Modalités
d’évaluation
Effectivité du pilotage de la programmation des places.
73
Travailler en partenariat avec l’ARS pour améliorer l’offre médico-sociale
Fiche-action n°14
Personnes
concernées
L’hébergement temporaire
- Personnes âgées à domicile, présentant le plus souvent des troubles
cognitifs.
- Personnes âgées sortant d’hospitalisation, avant leur retour à
domicile.
- Les places dévolues à l’hébergement temporaire sont censées
répondre à deux types de situations : les accueils en urgence, non
préparés, et les séjours programmés à l’avance.
Constats
- La préparation de l’accueil, l’accompagnement et l’incidence sur le
fonctionnement de l’établissement ne sont pas identiques dans les deux
cas.
- Les séjours temporaires ont une utilité réelle pour soulager les aidants
et intégrer progressivement les personnes dans l’établissement. - Mais
lorsque les places d’hébergement temporaire sont constamment
occupées ou qu’elles se transforment en accueil définitif, elles ne
peuvent plus répondre à l’urgence, que celle-ci soit liée à la santé de la
personne, à celle de son proche aidant ou à un autre problème social.
- Éviter les hospitalisations de personnes en perte d’autonomie
uniquement liées à celle de leur proche aidant.
Objectifs
- Définir dans quelles conditions un établissement pourrait avoir des
places et du personnel disponible à tout moment pour répondre aux
situations d’urgence.
- Mieux connaître et mieux structurer l’offre pour répondre à toutes les
situations.
- Optimiser le maillage du territoire.
Actions à
entreprendre
Étapes de
mise en œuvre
- Réfléchir à la spécialisation de places dans certains établissements
pour réaliser des accueils en urgence.
- En faire l’objet de négociations dans le cadre des conventions
tripartites.
- Établir un état des lieux exhaustif de la réalité des places
d’hébergement temporaire dans les établissements.
- Négocier des spécialisations de places lors du renouvellement des
conventions tripartites.
- L’Agence Régionale de Santé.
Pilotage
- Le Conseil Général de la Côte-d’Or.
74
Partenaires
Les établissements concernés.
Financeurs
Pas de coût spécifique.
Modalités
d’évaluation
- Nombre de places fléchées et répartition territoriale.
- Évolution du nombre d’hospitalisations liées à celle du proche aidant.
75
Travailler en partenariat avec l’ARS pour améliorer l’offre médico-sociale
Fiche-action n°15
Personnes
concernées
Diversifier les offres de service en établissement
Personnes âgées résidant en EHPAD.
- Les EHPAD n’ont généralement pas de présence infirmière la nuit, ce
qui ne leur permet pas de prendre en charge les personnes nécessitant
une surveillance continue.
Constats
- Pour les troubles psychiques ou les pathologies lourdes, les équipes
manquent de relais sur lesquels s’appuyer.
- La couverture territoriale est très inégale, les besoins se faisant
notamment sentir dans l’est du département.
Objectifs
- Suppression ou réduction de la durée des hospitalisations liées à une
insuffisance de personnels (médical et infirmier) ou de structure
d’appui dans les EHPAD.
- Orientation des pathologies les plus lourdes vers les Unités de Soins
de Longue Durée (USLD).
- Redéfinir le maillage du territoire pour offrir partout un niveau de
services comparable.
- Mettre en place des astreintes d’infirmières de nuit, partagées entre
plusieurs établissements.
- Créer une filière gériatrique complète, avec un accès téléphonique
permettant d’obtenir un avis spécialisé et d’éviter les hospitalisations.
Actions à
entreprendre
- Redéfinir les modalités d’intervention des équipes mobiles de
gériatrie et/ou de psycho-gériatrie pour apporter un soutien technique
au personnel soignant des EHPAD.
- Former les personnels à l’accompagnement de la fin de vie et aux
soins palliatifs.
-Définir une filière USLD-EHPAD en conformité avec les textes
officiels.
-État des lieux des personnels soignants dans les EHPAD et mise en
relation avec les taux d’hospitalisation.
Étapes de
mise en œuvre
- Bilan des actions et des activités des équipes mobiles existantes.
- Ouverture de deux Unités d’Hébergement Renforcé (UHR) et d’une
Unité Cognitivo-Comportementale (sous réserve de la réalisation des
travaux).
76
L’Agence Régionale de Santé avec le concours du Conseil Général de
la Côte-d’Or pour :
 la mise en place des UHR,
Pilotage
 la signature de conventions tripartites avec les EHPAD
incluant d’une part les actions de formation en gérontopsychiatrie et en soins palliatifs et, d’autre part, les possibilités
de conventionnement avec des équipes mobiles.
- Les EHPAD.
- Les centres hospitaliers.
Partenaires
- Les services d’Hospitalisation à Domicile (HAD).
- Le Pôle Gérontologique Interrégional (étude sur les hospitalisations
évitables).
Financeur
Modalités
d’évaluation
L’Agence Régionale de Santé sur les fonds de l’assurance maladie.
- Évolution du taux d’hospitalisation à partir de l’état des lieux
préalable.
- Évolution de l'indice Pathos Moyen Pondéré des établissements
accueillant les pathologies les plus lourdes.
77
Travailler en partenariat avec l’ARS pour améliorer l’offre médico-sociale
Fiche-action n°16
Personnes
concernées
La prévention et le signalement de la maltraitance
- Personnes âgées en perte d’autonomie.
- Personnes adultes en situation de handicap.
- Plusieurs textes d’application ont été publiés à la suite du Plan de
développement de la bientraitance et de renforcement de la lutte contre
la maltraitance du 14 mars 2007. Les différents destinataires de ces
textes connaissent mal leurs compétences mutuelles et les obligations
qui en découlent.
- Les circuits de recueil des informations préoccupantes se révèlent
complexes et peu lisibles, aussi bien pour ceux qui en sont chargés que
pour les personnes qui constatent de tels faits.
Constats
- De plus, il n’existe pas de procédure pour les situations de
maltraitance à domicile (hors intervention d’un service), pourtant
connues pour être les plus fréquentes.
- L’antenne ALMA21 a cessé ses activités depuis plusieurs années. De
ce fait, les appels au numéro national sont renvoyés sur un
département hors région.
- Par ailleurs, la liste des personnes qualifiées (instituées par la loi n°
2002-2 du 2 janvier 2002) n’a pas été actualisée depuis 2007 et aucun
dispositif d’accompagnement n’est mis en place à leur intention.
- Existence de procédures et de circuits, validés par les autorités
compétentes, pour recueillir les informations et traiter les situations de
maltraitance, que la personne soit en établissement ou à domicile, que
les faits concernent ou non un professionnel.
Objectifs
- Meilleure connaissance de l’incidence des faits de maltraitance en
vue d’engager des actions de prévention adaptées.
- Promotion de la bientraitance et des dispositifs de médiation, lutte
contre la maltraitance.
- Réunir les différents acteurs afin d’élaborer conjointement des
procédures et des outils qui seront mis à disposition de toute personne,
établissement ou service concerné par des faits de maltraitance.
Actions à
entreprendre
- Contribuer à la mise en place d’une antenne ALMA sur la Côte-d'Or.
- Mettre en place des actions d’information sur la bientraitance et la
lutte contre la maltraitance.
78
- Réunion d’information grand public sur la lutte contre la maltraitance
et sur le dispositif ALMA (5 février 2013).
- Rédaction d’un document précisant le champ de compétence de
chaque institution, défini par le cadre réglementaire, en fonction du
type de services ou d’établissements concernés.
Étapes de
mise en œuvre
- Élaboration de procédures et d’outils pour le recueil des informations
préoccupantes.
- Étude d’un projet d’accompagnement des personnes qualifiées entre
la Préfecture, l’Agence Régionale de Santé et le Conseil Général.
- Plan de communication sur les dispositifs validés.
- La Direction Départementale de la Cohésion Sociale (DDCS).
Pilotage
- L’Agence Régionale de Santé.
- Le Conseil Général de la Côte-d’Or.
- Définition des compétences et des procédures : DIRECCTE Procureur de la République.
Partenaires
- Construction des outils : comité technique ouvert à d’autres
partenaires concernés par leur utilisation.
- ALMA France.
Financeurs
Modalités
d’évaluation
Pas de financement spécifique.
- Utilisation des outils élaborés pour le recueil d’informations
préoccupantes.
- Rôle actif des personnes qualifiées.
Personnes qualifiées (article L.311-5 du CASF) :
« Toute personne prise en charge par un établissement ou un service social ou médicosocial ou son représentant légal peut faire appel, en vue de l'aider à faire valoir ses droits,
à une personne qualifiée qu'elle choisit sur une liste établie conjointement par le
représentant de l'État dans le département, le directeur général de l'agence régionale de
santé et le président du conseil général. La personne qualifiée rend compte de ses
interventions aux autorités chargées du contrôle des établissements ou services concernés,
à l'intéressé ou à son représentant légal…».
79
ANNEXES
1 - Le questionnaire sur l’isolement des personnes âgées.
2 – Les lettres de cadrage et participants aux trois groupes de travail.
2.1 – Groupe de travail n°1 : Mieux articuler les diverses formes
d’accompagnement.
2.2 – Groupe de travail n°2 : Soutenir les aidants de proximité.
2.3 – Groupe de travail n°3 : Adapter les structures à l’évolution des besoins.
3 - Le questionnaire adressé aux établissements et services.
4 – La synthèse des réponses des établissements et services.
5 - Les contributions des travailleurs médico-sociaux du service Soutien À Domicile.
5.1 –Contributions du Service Soutien à Domicile pour le groupe de travail n°1
5.2 – Contributions du Service Soutien à Domicile pour le groupe de travail n°2
5.3 – Contributions du Service Soutien à Domicile pour le groupe de travail n°3
6 – Les contributions et l'avis du CODERPA.
6.1 – Les contributions du CODERPA
6.2 – L’avis du CODERPA
7 – Les autres contributions.
7.1 – La contribution de l’ARS
7.2 – La contribution de la Plateforme d’accompagnement et de répit Alzheimer
(groupe de travail n°2)
8 – Les données chiffrées complémentaires du Conseil Général, détail par cantons.
80
ANNEXE 1
81
82
ANNEXE 2 - 1
Groupe n°1 : Mieux articuler les diverses formes d’accompagnement
Animatrice : Marie-Jo BAUMONT (MSA)
Rapporteur : Anne-Laure GAUTHIER (Conseil Général)
Problématique :
La majorité des personnes âgées vivent chez elles. Les éléments qui concourent à entretenir
le lien social au niveau de chaque territoire : services publics, commerces, formes diverses
d'animation locale, présence de personnel médical et paramédical, accompagnement à
domicile suffisant et qualifié, transports accessibles... sont essentiels pour leur permettre de
conserver une qualité de vie satisfaisante. Parallèlement, on comprend de mieux en mieux
l’importance du mode de vie dans la préservation ou la perte de l’autonomie.
Les commissions du CODERPA, de même que l'enquête sur l'isolement des personnes
âgées en Côte-d'Or, soulignent le besoin de lieux d'information, d'échanges, de rencontres.
On constate un déficit de coordination entre les différents acteurs, d'articulation entre les
dispositifs et de diffusion des informations auprès du public.
Contexte :
Le vieillissement général de la population appelle une réflexion sur la manière de vivre
ensemble avec des équilibres différents entre les générations. C’est ce que rappelle l’année
européenne du vieillissement actif et de la solidarité entre les générations.
Dans le cadre de la compétence de coordination de l'action gérontologique du Conseil
Général, une approche globale est à rechercher pour articuler les acteurs et les dispositifs,
dans les différents territoires du département, de façon à apporter des réponses aux
situations de rupture, telles que : veuvage, survenue ou aggravation d’un problème de
santé, sortie d’hospitalisation…
Objectif de travail :
Le groupe pourra réfléchir aux moyens de mieux coordonner les interventions, de partager
les informations et les bonnes pratiques, de faire face à l'isolement des personnes âgées et
de leurs proches.
Des sous-groupes plus spécifiques pourront être proposés pour l'étude ou la réalisation
d'outils particuliers (dossier partagé, documents informatifs, utilisation des nouvelles
technologies)., Ces outils pourraient faire l'objet de fiches-actions du schéma
départemental des séniors et de l’autonomie.
Participants :
Guy BAILLY (CODERPA - UNSA), Anne BON (CCAS DIJON), Nicole CHARLES
(CODERPA collège B), Monique CURIE (MFB), Françoise DEMARTINECOURT
(Préfecture), Aleth DETOT (Centre Social Gevrey-Chambertin), Christine DRUOTONGAILLARD (MSA), Jean-Luc GALLET (FEPEM), Jean-Noël GIRARD (retraités CFDT),
Gérard GIRAUD (CODERPA - CFDT), Michèle JACQUETTON (ARS), Françoise
L'HOMMEE (Conseil Général), Arlette MAILLOT (FAPA), Pauline MANY
(QUALIDOM 21), Gérard PASDELOUP (Ordre des Pharmaciens), Jean-Pierre
QUENAUDON (Conseil Général), Jean-Michel RENAUD (Conseil Général), Sylviane
ROUGE (CCAS Talant), Fabrice SCHOUTITH (Centre Social Dijon), Magali SEGUIN
(QUALIDOM 21), Olivier TERRADE (FEDOSAD), Évelyne TROUILLET (CODERPA FNAR), Céline VIALET (CCAS Chenôve).
Coordinatrice : Marie MALINAUD
83
ANNEXE 2 - 2
Groupe n° 2 : Soutenir les aidants de proximité
Animatrice : Marie-Noëlle NORMAND (AG2R)
Rapporteur : Estelle SUREAU (Conseil Général)
Problématique :
Quand une personne présente une perte d’autonomie, ce sont le plus souvent des proches
(conjoint, enfants, voisins…) qui interviennent auprès d’elle. Fréquemment, ces aidants ne
se reconnaissent pas comme tels, ils ressentent une forte culpabilité à exprimer un besoin
de répit et restent isolés.
De nombreuses études ont été publiées sur les aidants « naturels ». Certaines ont montré
l'impact de ce rôle sur l'état de santé, avec un taux de mortalité accru et des pathologies
invalidantes (dépression, traumatismes physiques, maladies cardio-vasculaires…). Des
solutions de soutien sont mises en place, mais elles restent insuffisantes.
Contexte :
Au niveau national, 3,9 millions de personnes aident un ou plusieurs proches de 60 ans ou
plus dans les tâches de la vie quotidienne à domicile. La moitié d’entre elles sont des
enfants (la fille ou la bru 7 fois sur 10), le tiers sont des conjoints (la femme 6 fois sur 10).
Le reste se partage entre d’autres membres de la famille (frères, sœurs…) et des amis ou
des voisins. Leur âge moyen est de 59 ans.
On sait aussi que 75 % des bénéficiaires de l’APA reçoivent une aide informelle qui
représente deux fois plus d’heures que les intervenants professionnels. De ce fait, quand
l'aidant est défaillant, le plan d'aide APA est considérablement alourdi.
Objectif de travail :
Le groupe de travail fera des propositions pour valoriser le rôle des aidants et élargir
l’éventail des actions de soutien leur permettant de poursuivre leur aide au quotidien sans
s’épuiser prématurément. Il pourra s'appuyer sur les études et initiatives existantes, ainsi
que sur les propositions de la commission du CODERPA qui travaille déjà sur le sujet.
A côté du renforcement des structures de répit déjà connues (accueil de jour, hébergement
temporaire…), d’autres modalités de soutien, parfois expérimentées dans certains
départements ou pays étrangers, pourront être envisagées.
Participants :
Guy ANDRIOT (Vice-président du CODERPA - CGT), Stéphanie BUGNET (Plate-forme
de répit FEDOSAD), Marie-Odile BUISSON (MSA), Colette BUISSON (UDAF), Annie
DROUIN (France Alzheimer), Raphaël FERNANDO (ARS), Jean-Luc GALLET
(FEPEM), Édith GARCHEY (CODERPA - ANR), Pierre GIGAREL (MFB-SSAM),
Daniel GUERRE (Retraités CFTC), Corinne GIRARD-DELPORTE (UDCCAS), Marie
LARDRY (MFB - Service Prévention), Muriel MARTIN (CCAS DIJON), Marie-Gabrielle
MORAND (Retraités CFDT), Claude MOUSSIN (CODERPA - UFR), Isabel PERRIOTCOMTE (CCAS DIJON), Nathalie POUPON (ADMR), Denis POUTEAUX (CODERPA FGRCF)
Coordinatrice : Marie MALINAUD
Mis en forme : Espace Après :
6 pt
84
ANNEXE 2 - 3
Groupe n° 3 : Adapter les structures à l'évolution des besoins
Animateur : Georges MORIN (Conseiller Général, Président Délégué du CODERPA)
Mis en forme : Police :12 pt
Mis en forme
Rapporteur : Jean-Yves BUFFOT (Conseil Général)
Problématique :
Généralement, la pratique du fractionnement des publics en fonction de problématiques
ciblées conduit à laisser un certain nombre de personnes en dehors des dispositifs.
Par exemple, l’existence de dispositifs spécifiques pour les malades Alzheimer peut
masquer des difficultés à apporter des réponses aux autres déficits cognitifs ou pathologies
invalidantes, aussi bien en direction des personnes malades que de leurs aidants.
La situation des personnes handicapées vieillissantes appelle également des solutions
adaptées à leur projet de vie individuel et à leur double problématique (vieillissement
physiologique s’ajoutant au handicap antérieur), alors que, le plus souvent, elles
n’appartiennent pas à la même génération que les résidant en EHPAD. Une continuité
devra être assurée avec le schéma départemental des personnes handicapées qui a déjà fait
des propositions sur ce sujet.
Plus globalement, il s’agit de mieux mettre en rapport les besoins des personnes et les
modes d’accompagnement. Plutôt que d’une alternative domicile/établissements, on
constate le besoin d’un continuum des interventions : diversification des modes d’accueil
(accueil de jour, de nuit, hébergement temporaire…), articulation et réversibilité du
passage domicile/établissement, qualification des personnels notamment face au problème
de l’usure.
Contexte :
Dans les établissements de la Côte-d'Or, la plus grande partie des besoins en places
d’hébergement ont été couverts dans le cadre du précédent schéma départemental des
séniors et de l’autonomie.
Les plus de 75 ans d’aujourd’hui sont nés dans l'entre-deux guerres, période où le taux de
natalité était faible, ce qui permet au schéma 2013- 2017 de mettre l’accent sur les
améliorations qualitatives et la diversification plutôt que sur le nombre de places.
Objectif de travail :
Ce groupe pourra s’attacher à répertorier des publics « oubliés », à proposer des pistes
d’accompagnement parfois spécifiques si nécessaire, mais aussi à réfléchir à des dispositifs
ouverts à tous, permettant d’apporter des réponses à toutes les problématiques et d’éviter
les situations de rejet de personnes jugées trop difficiles, dont la perte d’autonomie
s’accentue ou qui ne répondent pas à des critères préétablis.
Il devra s’articuler avec le premier groupe en ce qui concerne les phases de transition, pour
réfléchir à la continuité de l’accompagnement.
Participants :
Annie ACHARD (COS), Daniel AMIOT (Retraités CFDT), Yves BARD (CARSAT),
Zohra BECHAIRIA (ARS), Valérie BERTHAUD (MAPAM), Paul CODRON
(CODERPA collège B), Pierre-Henri DAURE (FEDOSAD), Dominique DUBUY (ARS),
Justine DUPUIS (Les Vergers de la Chartreuse), Maurice GREGOIRE (FHF), Paulette
GUYOT (UDAF – ADMR), Marie-Thérèse JOVIGNOT (CODERPA - FGRFP), Nathalie
KELLE (CCAS DIJON), Jean-Didier LANCE(FHF), Victor LARGER (Représentant des
médecins gériatres), Christiane LEGENDRE (Mairie de VELARS), Catherine MARTEL
(MSA), Jacqueline PERWEZ (URIOPSS), RABIN Patrick (MFB-SSAM), Lydie
THEVENIN (MDPH21), Laurent VOSLION (MFB), Yann WIECZ (URBESAP).
Coordinatrice : Marie MALINAUD
85
Supprimé : ¶
ANNEXE 3
86
87
ANNEXE 4
Synthèse des réponses au questionnaire :
« Adapter les structures à l’évolution des besoins »
Les 17 réponses reçues émanent de :
- 12 établissements dont 4 centres hospitaliers, 6 EHPAD privés habilités à l’aide sociale
(de statut associatif ou commercial) et 2 MARPA ;
- 1 SSIAD de milieu rural ;
- 4 services d’aide à domicile (SAAD) à statut commercial, intervenant auprès d’un
nombre limité de personnes.
La diversité des établissements permet de les considérer comme représentatifs de
l’ensemble.
Ce n’est pas le cas des services qui interviennent à domicile puisqu’aucun des plus
importants n’a répondu. Il est vrai que certaines questions ne s’adressaient qu’aux
établissements. Néanmoins, il était espéré davantage de réponses concernant les personnes
à domicile pour lesquelles il n’existerait pas de solution satisfaisante dans le département.
Par ailleurs, il semble que tous les répondants n’aient pas noté la distinction entre les deux
parties : admission et fonctionnement, d’où un manque de précision des réponses
concernant le fonctionnement.
L’admission
Y a-t-il des pathologies pour lesquelles vous ne pouvez pas donner suite à une
demande d’admission ou d’accompagnement ?
En établissement :
7 établissements mentionnent en priorité les troubles psychiatriques, surtout lorsqu’ils
s’accompagnent de violence ou d’agressivité. Les chiffres sont imprécis mais ils
concernent au moins une vingtaine de personnes auxquelles on peut y ajouter 2 ou 3
situations d’alcoolisme lourd. Les motifs du refus sont les risques pour la sécurité et le
manque de formation du personnel aux problèmes psychiatriques.
Viennent ensuite les pathologies graves nécessitant des soins ou une surveillance continue
(5 citations pour au moins 7 situations). Les raisons en sont l’absence de personnel
infirmier la nuit ainsi que le coût des dispositifs médicaux.
Les réponses suivantes dépendent du statut ou de la spécialisation de l’établissement, mais
elles ne sont pas chiffrées : deux établissements mentionnent la déambulation, l’un des
personnes trop dépendantes, un autre les personnes non démentes. Certains refus sont liés
au risque de perturbation de la structure ou aux profils ne s’adaptant pas les uns aux autres.
Un établissement signale les pathologies infectieuses, un autre les personnes dont le
pronostic est défavorable à court terme ou qui ont besoin de soins palliatifs.
A domicile :
Le motif de refus le plus cité par les SAAD est un handicap physique lourd. Pour l’un
d’entre eux, cela concerne 15 à 20 personnes par an.
2 SAAD refusent la prise en charge lorsqu’il y a un besoin de soins médicaux sans
action conjointe avec une structure de soins.
88
Un SAAD pose le problème de la présence de nuit dont le coût trop élevé a conduit à 2
refus. Il signale également la situation de deux personnes handicapées de moins de 60 ans
qui n’ont pas droit à la PCH pour une aide ménagère.
Le SSIAD indique 15 à 20 refus par an pour manque de place lorsque des pathologies
nécessitent plusieurs interventions par jour.
Conseils donnés ?
Toutes les structures renvoient sur une assistante sociale ou sur le médecin traitant.
Certaines donnent une liste d’établissements ou même recherchent une structure plus
adaptée.
Parfois, les personnes peuvent être adressées à la géronto-psychiatrie ou à la plate-forme de
répit.
A domicile, certains SAAD tentent de mettre en place un travail en commun avec les soins
infirmiers. Ils conseillent une hospitalisation si la personne est en fin de vie.
Dans l’ensemble, la solution trouvée est rarement connue.
Quelles difficultés pour les admissions en urgence ?
Seuls certains EHPAD reçoivent des personnes en urgence ; dans ce cas, il s’agit d’une
proportion importante de leurs admissions. Elles ont pour causes principales l’épuisement
des aidants et/ou l’aggravation des troubles du comportement.
Les difficultés rencontrées sont liées principalement à la sortie d’hospitalisation :
informations et documents difficiles à obtenir, absence de préparation du retour à
l’établissement et surtout au domicile …
Le fonctionnement
1° Quels sont les publics et/ou les pathologies pour lesquels vous estimez que la prise
en charge actuelle n’est pas adaptée ?
Là encore, sont citées essentiellement les pathologies psychiatriques lourdes et les
maladies chroniques très invalidantes.
Les établissements ouverts citent la déambulation, certains les personnes jeunes sans
dépendance physique.
Enfin, sont désignés chacun par un seul établissement : les problèmes d’alcool, la chorée
de Huntington, une pathologie infectieuse, une espérance de vie limitée à 2 ou 3 mois.
A domicile, on signale un financement insuffisant et des pathologies lourdes.
Hospitalisations évitables ?
La plupart des établissements ne signalent pas d’hospitalisations évitables. Certains en font
état en cas de pression des familles, de décision du médecin régulateur du SAMU en
l’absence du médecin traitant et du médecin coordonnateur, ou de plateau technique et
matériel insuffisant. Un seul signale une hospitalisation en psychiatrie, sans précisions.
A domicile, c’est le manque de cohésion entre les acteurs qui est vu comme responsable
des hospitalisations évitables.
Pour le SSIAD, c’est l’impossibilité de répondre quand les soins se multiplient.
89
Réorientations ?
Elles sont peu nombreuses : 4 réorientations en psychiatrie, 5 vers un autre établissement
(ou vers l’unité fermée) lorsque les troubles deviennent plus importants ; à domicile,
lorsque la pathologie des 2 conjoints devient trop lourde.
On cite un cas de retour à domicile suite à l’amélioration de l’état de la personne.
2° Intervention d’un service d’HAD ?
7 établissements et 1 SAAD travaillent avec un service d’HAD ou ont des lits
d’hospitalisation. Seule une quinzaine de situations est recensée.
3° Personnes handicapées vieillissantes ?
Si oui, problématiques rencontrées ?
Dans l’ensemble, peu de personnes handicapées vieillissantes sont accueillies dans les
établissements qui ont répondu.
Certains craignent les problèmes d’intégration des jeunes retraités, ils signalent leurs
besoins spécifiques : kiné et équipements pour les handicaps physiques, éducateurs pour
les personnes trisomiques présentant une démence.
Les SAAD notent une prise en charge plus complexe du fait des nombreux acteurs et le
manque de réponse aux besoins des aidants.
Trois établissements accueillent des personnes handicapées vieillissantes, l’un n’en a
qu’une, les deux autres travaillent en partenariat, respectivement avec l’AGEI et l’ARCHE.
L’un des SAAD a établi des partenariats avec plusieurs structures.
Dans les établissements qui accueillent des personnes handicapées de moins de 60 ans,
l’admission est définitive. Trois SAAD les accompagnent, un seul déclare quelques
situations d’attente d’entrée en établissement.
Si non, pourquoi ?
6 établissements disent qu’ils n’ont pas ou peu de demandes, 4 que leur structure n’est pas
adaptée, 3 que les profils sont trop différents.
4° Motifs de refus d’entrée des personnes de moins de 60 ans ?
Très peu de personnes sont concernées.
Certains établissements signalent l’absence de dérogation du Conseil Général :
aujourd’hui, la question ne se pose plus que lorsque la personne est orientée par la CDAPH
vers une Maison d’Accueil Spécialisée (elle relève alors de l’Assurance Maladie et non de
l’aide sociale).
2 indiquent le refus du médecin coordonnateur, 2 l’écart trop grand avec les autres
résidents, 2 (dont le SSIAD) le manque de place.
Propositions et observations libres
Elles concernent essentiellement le manque de personnel ou son manque de formation (en
direction des « jeunes » malades Alzheimer, des troubles psychiques ou des personnes
handicapées) ainsi que des problèmes de financement.
Deux établissements souhaitent une plus grande ouverture sur l’extérieur, un travail en
partenariat pour aider à anticiper les entrées et mieux faire circuler les informations.
90
ANNEXE 5 - 1
Contributions du Service Soutien à Domicile
Groupe de travail n°1
Présents : Amélie SAUX, Nathalie DEGOUSEE, Sophie COUDOR-MICHEL, Virginie
DA COSTA, Lucille GOBERT Nadia BELKOUCK-LEGAY, Annabelle DELAINE,
Marie-Christine PHILIPPE, Françoise DERIQUE, Christine MAYADE, Colette
BROLIN,Valérie PELTEREAU, Gaëlle CORDIER.
Constats généraux

Importantes disparités entre le milieu rural et le milieu urbain concernant l'offre de
structure et de services. Cette distinction s'observe aussi bien en termes qualitatifs
que quantitatifs.

En milieu rural, l'entraide par l'entourage ou les voisins est encore bien présente.

Problématique lié aux transports (existence de transports adaptés, accessibilité, …)

Besoin récurrent d'information pour les personnes et leur entourage (sur l'offre
existante sur le territoire et sur les droits des personnes).

Les services existants sont souvent spécialisés sur une pathologie particulière
(Alzheimer)

La personne âgée n'est pas toujours informée qu'une demande d'APA a été déposée,
notamment lorsqu'elle a été faite par l'entourage ou par l'hôpital.
Pour les sorties d'hospitalisation
- Manque de coordination entre les AS des hôpitaux qui identifient le besoin sans
informer les personnes et leur entourage des possibilités et limites de financement
- Beaucoup d'hospitalisation à la suite de chutes : quelle amélioration de l'habitat, les
solutions en domotique (chemin lumineux). Être vigilant à ne pas être intrusif.
Secteur de l’Aide à domicile particulièrement en milieu rural
- Difficultés pour la mise en œuvre des plans d'aide APA (manque de prestataires,
éloignement, …)
- Il est parfois compliqué de pouvoir changer d'aide à domicile
- Question de la mobilité des professionnels des services d'aide à domicile et de la prise
en charge de leurs frais kilométriques
- Les personnes âgées et leur entourage souhaiteraient rencontrer les responsables des
services d'aides à domicile avant la mise en place des aides. Cette rencontre permet de
bien cibler les besoins pour rassurer les personnes. Cependant elle se fait de moins en
moins.
Propositions pour le groupe de travail du schéma
Améliorer la diffusion des informations aux personnes âgées et à leur entourage
- Améliorer le site du Conseil Général
- Dossier APA, listes des établissements et dossier d'entrée en EHPAD téléchargeables sur
le site du Conseil Général
- Création d'un simulateur de prise en charge aide sociale (Cf Seine Saint Denis)
91
- Identifier un lieu ou un référent local permettant de répondre à l’ensemble des questions
concernant les personnes âgées
Meilleure coordination des interventions auprès de la personne âgée
- Vigilance sur l'information donnée aux familles par l'ensemble des professionnels
(attention aux termes employés dans le carnet de bord)
- Garantir la qualité des interventions en privilégiant les actions de formation et en
favorisant l’échange entre les professionnels (travailleurs médico-sociaux du Conseil
Général et responsables d’organismes prestataires)
- Veiller constamment à placer la personne âgée au centre des actions en lui redonnant les
informations échangées
Respect du choix des personnes âgées
- en tenant compte des limites du maintien à domicile
- en mesurant ensemble les risques des « situations limites » du maintien à domicile et en
accompagnement leur choix.
- en améliorant les phases de transition établissement-domicile (accueil temporaire,
possibilité de visiter les établissements avant tout dépôt de dossier)
Isolement des personnes âgées
- Ouverture de certaines MARPA pour des activités collectives
- Faire appel au monde associatif, au service civique, aux étudiants afin de proposer
diverses activités à domicile (lecture, jeux, sorties extérieures)
92
ANNEXE 5 - 2
Contributions du Service Soutien à Domicile
Groupe de travail n°2
Présents : Fabienne DUMONT, Claire GRANDCHAMP, Brigitte BARDOT, Élisabeth
JOMARD, Sylvie LETANG, Aurore BERGEROT, Alexandra MEURAT, Stéphanie
PETEUIL, Nicolas HANNEQUIN, Aurélie DIDIER, Julie MORAND, Marylise
WERNER-CONTET, Nicole GUYOT
Constats généraux
- Pas de portrait ou définition unique de l’aidant : conjoint, famille, voisins,
amis…présence constante ou non auprès de la personne âgée ; peu de demandes des
aidants pour eux-mêmes
- Tenir compte de l’histoire de vie de la personne âgée
- Disparité des solutions de répit en fonction des territoires
- Problématique récurrente de la mobilité
- Parfois, les aidants « ne maîtrisent plus ce qui se passe chez eux » : nombreux
intervenants, horaires pas toujours négociables
- Peu de réponses adaptées à l’ensemble des difficultés rencontrées par les personnes en
perte d’autonomie (accueil de jour ciblé sur des pathologies spécifiques)
- Manque d’un lieu ressource pour les aidants
Propositions pour le groupe de travail du schéma
Améliorer l’accès à l’information
- Lisibilité de l’ensemble des documents envoyés aux aidants (nom et coordonnées lisibles,
factures explicites…)
- Dossier APA, listes des établissements et dossier d'entrée en EHPAD téléchargeables sur
le site du Conseil Général
- Identifier un lieu ou un référent local permettant de répondre à l’ensemble des questions
concernant les personnes âgées
Accompagner l’aidant
- Lieu unique d’information
- Regroupement ou association d’aidants
- Rencontre collective et/ou écoute individuelle
- Travail sur la possibilité de répit et sur l’entrée en établissement
Tenir compte des bassins de vie
- Ne pas orienter systématiquement les personnes sur DIJON
- Rechercher une collaboration avec les départements limitrophes (exemple : vers le Jura
pour les personnes résidant près de SAINT JEAN DE LOSNE ou AUXONNE) en
93
améliorant les transitions établissement-domicile (accueil temporaire, possibilité de visiter
les établissements avant tout dépôt de dossier)
- Améliorer l’existence et l’accès aux transports adaptés
Améliorer et expérimenter des solutions de répit
- Retour sur l’expérimentation du « baluchonnage » en Côte-d’Or
- Ouverture des établissements permettant de favoriser les périodes de transition : réunion
d’information, journées portes ouvertes, visites et échanges entre professionnels
Qualité des services
- Accès au SSIAD (nombre de places limité, listes d’attente)
- Coordination nécessaire entre les intervenants, la personne âgée et l’aidant
94
ANNEXE 5 - 3
Contributions du Service Soutien à Domicile
Groupe de travail n°3
Présents : Christine KURA, Caroline FERNANDES, Géraldine NAIME, Christine
BREUILLARD, Valérie BRIAT, Valérie POLO, Sandrine MUSSET, Véronique ASSA,
Arielle JEANNIN, Anne CHALLAN-BELVAL, Anne-Clotilde LEPAGE, Rachel
MEHAY, Béatrice DUTHU.
Constats généraux
Établissements pour personnes âgées dépendantes ou non
- Connaissance insuffisante des intervenants auprès des personnes âgées sur les structures
présentes sur leur territoire d'intervention
- Les travailleurs médico-sociaux ont peu de contact avec le personnel des établissements
(pas de visites des établissements, pas de contacts permettant une entrée définitive ou
temporaire dans ces structures, pas de connaissance sur la spécificité ou non des publics
accueillis)
- Méconnaissance du fonctionnement de l'aide sociale et du prix des établissements
- Manque de lisibilité sur APA établissements en dotation globale
- Communication sur l'aspect financier limité : APA domicile, APA établissement, dotation
globale, aide sociale
Les personnes âgées ont des difficultés à obtenir des informations sur les démarches
administratives à effectuer auprès des établissements.
- Certaines structures ne permettent pas de visiter l’établissement sans avoir déposé un
dossier d’inscription
- Communication sur les aspects financiers limitée : passage de l’APA à domicile à l’APA
en établissement, coût réel d’un hébergement…
Les personnes entrent en établissement lorsque le maintien à domicile n'est plus possible.
L'image de ces structures est donc dégradée, ce n'est plus « un lieu de vie ».
Hébergement Temporaire
- L'hébergement temporaire peut permettre d'assurer une transition entre le domicile et
l'établissement.
- Cependant, il ne répond pas aux situations d'urgence (ex : défaillance d'un aidant) au
regard de la liste d'attente.
- Manque d’information et de lisibilité des critères d'hébergement temporaire des
établissements.
- Comment permettre aux établissements d'avoir des places temporaires sans incidences sur
leur dotation et comment assurer une prise en charge (APA, aide sociale…)
- Il peut avoir une incidence sur l'état de santé de la personne : problème d'incontinence, les
traitements peuvent être modifiés et rendre difficile le retour à domicile…
95
Accueil de Jour
- Disparités sur le territoire concernant l'offre des Centres d'Accueil de Jour : satisfaisante
en urbain et insuffisante en milieu rural
- Accueil de jour itinérant peut être une solution si le transport est organisé.
Personnes handicapées vieillissantes
- Lorsqu'elles intègrent un EHPAD, elles ont des difficultés d'intégration au regard de la
différence d'âge et de la différence de pathologie avec les autres résidents.
- Limites du maintien en foyer logement avant une entrée en établissement.
Propositions pour le groupe de travail du schéma
- Développer les accueils de jour sur le territoire
- Diversifier les accueils de jour à destination de personnes ne souffrant pas de troubles
cognitifs, notamment handicap physique
- « Ouvrir » et valoriser l'image des établissements
- Développer le nombre de places d'hébergement temporaire pour répondre aux situations
d'urgence et représenter une alternative à l'EHPAD ou le domicile
- Améliorer la diffusion des informations aux personnes âgées et à leur entourage : liste des
établissements accessible, places disponibles, aides financières
- Envisager de l'accueil familial temporaire ou à la journée pour préparer la personne à
l'entrée en établissement.
Personnes handicapées vieillissantes
- Lorsqu'elles intègrent un EHPAD, elles ont des difficultés d'intégration au regard de la
différence d'âge et de la différence de pathologie avec les autres résidents.
- Limites du maintien en foyer logement avant une entrée en établissement.
Propositions pour le groupe de travail du schéma
- Développer les accueils de jour sur le territoire
- Diversifier les accueils de jour à destination de personnes ne souffrant pas de troubles
cognitifs, notamment handicap physique
- « Ouvrir » et valoriser l'image des établissements
- Développer le nombre de places d'hébergement temporaire pour répondre aux situations
d'urgence et représenter une alternative à l'EHPAD ou le domicile
- Améliorer la diffusion des informations aux personnes âgées et à leur entourage : liste des
établissements accessible, places disponibles, aides financières
- Envisager de l'accueil familial temporaire ou à la journée pour préparer la personne à
l'entrée en établissement.
96
ANNEXE 6 - 1
Contributions du CODERPA
1) Commission : Aidants et autonomie
Propositions pour le groupe de travail « Soutenir les aidants de proximité » du
schéma départemental des séniors et de l’autonomie départemental
1 - Reconnaître le rôle primordial des CCAS qui pourraient avoir un rôle majeur de relais
d’information envers les aidants, faire un travail de proximité plus engagé sur la question
de l'autonomie. On s’appuierait ainsi sur le lien avec la mairie qui est celui de tout citoyen.
Il faut pour cela leur apporter un soutien, notamment en milieu rural, pour qu’ils
deviennent « guichet unique », avec des messages clairs et précis pour faire face à la
complexité des circuits.
2 - Connaître les aidants, tendre vers la reconnaissance du statut de l’aidant au domicile.
Par exemple, l’aidant est souvent la personne qui fait des démarches pour la personne
aidée, ce pourrait être une première approche pour l’identifier.
La reconnaissance du statut et des droits des aidants peut passer par l’aménagement du
temps de travail pour les aidants actifs, un programme de soutien psychologique, de
prévention santé pour éviter l'épuisement… L'aidant a besoin d'avoir une vie sociale, il doit
pouvoir faire appel au relais de professionnels, quitter la personne âgée dépendante pour
quelques jours…
3 - Identifier les structures de répit canton par canton : dans le guide Bien Vieillir, créer un
répertoire, sur un feuillet distinct, des lieux de répit et des relais pouvant servir de guichet
unique.
4 - Rechercher des solutions de financement : indemnités kilométriques de l’aidant,
remplacement pour le répit…
(On constate un net recul de la fréquentation des accueils de jour qui représentent une
dépense d’environ 60 € / jour. De plus, l'aidant aurait besoin d'un vrai répit et ne pas avoir
le souci de l'aller et retour, aussi bien financièrement qu’en temps passé).
5 - Face au besoin de personnes-ressources, mettre en place la notion de « guichet unique »
pour une bonne lisibilité de l’information, en utilisant des structures capables de connaître
toute l’information et de la mettre à disposition (par exemple, les SAAD, infirmières
libérales, kinés, tutelles…).
6 - Le binôme aidant/aidé est souvent un couple dans lequel les deux partenaires
vieillissent : proposition d’évaluation de ce binôme et de coordination des plans
d’accompagnement de l’aidé (GIR 1 à 4) et de l’aidant (souvent GIR 5 ou 6), par un
évaluateur unique, tenant compte des différentes sources de financement.
7 - Créer des lieux d’information et de rencontre pour les aidants, les accompagner et les
former (par exemple : comment se comporter avec la personne aidée, les gestes, les
postures…)
97
98
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1. ANNEXE 6 - 2
Schéma départemental des séniors et de l’autonomie
Avis du CODERPA
Réunion plénière du 23 mai 2013
Le projet de schéma départemental des séniors et de l’autonomie présente quatre axes qui
nous semblent pertinents.
Les relais de l'autonomie sont un bonne approche de la notion de guichet unique qui est
forte et répond aux attentes récurrentes des commissions du CODERPA. Toutefois, ils ne
répondent que partiellement à la nécessité d'un accès direct de la population à l'information
souhaité par le CODERPA. Il faudra donc mettre en œuvre une politique de
communication considérable quant aux relais fonctionnels eu égard à la grande diversité de
ces derniers.
Le CODERPA souligne que l'approche « transport » ne doit pas être limitée aux aidants
mais prendre en compte les populations dans leur globalité.
La méthodologie des fiches-actions qui déclinent la mise en œuvre du projet apparaît
bonne. Elle nécessite cependant une disponibilité de moyens humains qui permettre de
l'exploiter à plein et de maîtriser leur contenu :

éviter la confusion entre constat, objectifs et actions,

renseigner systématiquement la ligne "évaluation", ce qui nécessite temps et
concertation (il semble que ce travail ait été entamé depuis la présentation des
avant-projets de fiches),
Le CODERPA émet, à l’unanimité, un avis globalement favorable sur ce projet du Conseil
général.
100
ANNEXE 7 - 1
2. CONTRIBUTION DE L'ARS (POUR LE GROUPE N° 2)
I - Solutions de répit en Côte-d’Or
Préambule : La notion de répit peut se définir comme la prise en charge temporaire
physique, émotionnelle et sociale d’une personne dépendante dans le but de permettre un
soulagement de son aidant principal et ainsi d’éviter un épuisement qui compromettrait
aussi bien sa santé que le maintien à domicile de la personne malade.
Accueil de jour : 143 autorisés sur 18 établissements, 140 places installées.
L’accueil de jour est une structure autonome. Il peut également être situé au sein d’un
EHPAD. Il propose des exercices de réhabilitation intellectuelle et des soins aux malades.
Il offre aussi un répit aux aidants.
Un accueil de jour itinérant est également proposé par la FEDOSAD en zone rurale. Cet
accueil devra être amené à s’étendre.
Localisation sur tour le territoire de la Côte-d'Or avec des zones à renforcer : Nuits St
Georges, Beaune, Montbard, Semur en Auxois et le Nord Est de la Côte-d’Or (Is sur tille,
Selongey, Fontaine Française).
Le transport de la personne âgée reste le cœur du problème pour un bon fonctionnement de
ces structures de répit qui par conséquent fonctionne plus en milieu urbain qu’en zone
rurale.
L’hébergement temporaire
L’hébergement temporaire est une formule d’accueil limitée dans le temps. Il s’adresse aux
personnes âgées dépendantes dont le maintien à domicile est momentanément compromis
du fait d’une situation de crise : isolement, absence des aidants, départ en vacances de la
famille, travaux dans le logement… Il peut servir de transition avant le retour à domicile
après une hospitalisation.
L’hébergement temporaire peut permettre un répit aux aidants lorsqu’il est programmé.
Sur la Côte d’Or, 90 places autorisées sur 22 établissements et 88 places installées. L’offre
en place semble suffisante mais c’est la répartition de ces places qui n’est pas optimale
ainsi que l’offre de service proposée. Il n’y pas assez de places destinées à des publics
souffrant de la maladie d'Alzheimer ou apparentée or ce sont les aidants de ces malades qui
ont besoin de souffler. Il n’y a pas assez de places car les conditions d’accueil ne
permettent pas l’accueil de ce public.
De plus, certains établissements ont une autorisation d’hébergement temporaire mais s’en
servent comme de l’hébergement permanent ce qui réduit l’offre d’autant.
Offres de solutions de répit dans le cadre de la plate forme de répit
L’offre de répit s’inscrit dans une palette d’interventions multiples et diversifiées auprès du
couple aidant/aidé. Elle combine l’accompagnement pour le malade et le répit pour
l’aidant. Elle permet de les accueillir dans des espaces moins institutionnels et moins
connotés « maladie ».
101
La plateforme d’accompagnement et de répit a pour missions de :
- répondre aux besoins d’information, d’écoute, de conseils et de relais des aidants pour les
conforter dans leur rôle d’aidants dans une logique de proximité ;
- proposer diverses prestations de répit ou de soutien à la personne malade, à son aidant ou
au couple ;
- être l’interlocuteur privilégié des maisons pour l’autonomie et l’intégration des malades
d’Alzheimer (MAIA) pour ces prestations et le recensement de l’offre de répit ;
- être l’interlocuteur privilégié des médecins traitants chargés de suivre la santé des aidants
et des patients et chargés de repérer les personnes « à risque » ;
- offrir du temps libéré (une aide se substitue à celle apportée par l’aidant) ou accompagné
(sans séparation / intégrant la dimension de « bon temps passé ensemble ») ;
- informer, éduquer soutenir les aidants pour les aider à faire face à la prise en charge d’une
personne souffrant de la maladie d’Alzheimer ;
- favoriser le maintien de la vie sociale et relationnelle de la personne malade et de son
aidant et lutter contre le repli et la dépression ;
- contribuer à améliorer les capacités fonctionnelles, cognitives et sensorielles des
personnes malades.
Il y a une plateforme de répit sur l’agglomération dijonnaise actuellement. L’objectif serait
d’étendre ce dispositif à tout le département.
Dans le cadre des prestations de répit, nous pouvons signaler pour mémoire les prestations
suivantes : Café Alzheimer (couple aidant- malade) : temps de loisir et de rapprochement pour le
couple, resocialisation, partage d’expériences ; séjour vacances, sorties culturelles et
remplacement des aidants à leur domicile .
Sur les besoins de solutions de répit : des expérimentations existent en Côte-d'Or, des
solutions innovantes également mais un besoin n’est pas couvert et il y a peu de réponses
aujourd’hui : ce sont les solutions de répit « en urgence ».
Le Réseau RESEDA
L’objectif du réseau est l’amélioration et l’optimisation de la prise en charge de la maladie
d'Alzheimer quel que soit le stade d’évolution de la maladie et quel que soit le lieu de
résidence du patient :
- par une sensibilisation de la population et des professionnels de santé à l’importance du
repérage et du diagnostic précoce de la maladie assurée par le développement de
formations régulières, actualisées et délocalisées, par des actions de sensibilisation aux
troubles de la mémoire
- par une meilleure mise en œuvre et coordination des soins entre les différents
intervenants au cours de l’évolution de la maladie (professionnels de santé, travailleurs
sociaux, centres d’accueil de jour, aides à domicile, familles des patients).
- par une harmonisation des pratiques diagnostiques et thérapeutiques induites par la
généralisation et la diffusion de référentiels élaborés au cours des séances de formation
- par la formation adaptée des professionnels paramédicaux et sociaux selon leur lieu
d’intervention (domicile ou établissement)
- par la mise en place d’un outil épidémiologique en neurologie libérale
- par la mise en relation des réseaux gérontologiques locaux permettant la mise en commun
de pratiques de prise en charge médico-sociales et le partage des initiatives locales
102
- par la formation des familles et des aidants
Pistes d’amélioration :
- Procéder à un recensement des places d’hébergement temporaire qui fonctionnent en
distinguant celles qui pourraient accueillir des malades avec des troubles cognitifs mais
plutôt autonomes de celles qui accueillent des personnes sans problèmes neurologiques
mais très dépendants, afin que les aidants ait une lisibilité sur l’offre de répit et à qui elle
est destinée.
- Permettre la professionnalisation (à temps partiel) des aidants familiaux :
- Favoriser les démarches et les modalités administratives (employeur-employé) pour
permettre aux services à domicile de proposer des services de répit (remplacement aidants)
- Expérimenter et développer l’accueil temporaire de nuit en tant que mode d’hébergement
à temps partiel en maison de retraite destiné à des personnes vivant à domicile
- Réfléchir à des solutions de répit plus réactif qui pourraient répondre à l’urgence :
identifier les solutions plus réactives et les structures appropriées.
II - Besoins de reconnaissance, d’écoute et de soutien
- La plateforme de répit :
Dans ses missions, il y a la réponse aux besoins d’information, d’écoute, de conseils et de
relais des aidants pour les conforter dans leur rôle d’aidants dans une logique de proximité.
- Les associations de malades
Au premier rang, il y a France Alzheimer 21 pour soutenir l’entourage. Les associations
organisent également des sessions de formation pour aider les aidants à connaître leurs
droits, à accéder à une formation spécifique sur Alzheimer ou à reprendre leur activité
(aide au retour à l’emploi).
- Les MAIA de Côte-d'Or :
Elles coordonnent les dispositifs d’accompagnement et de prise en charge et proposent un
soutien aux familles. Il existe deux dispositifs MAIA en Côte-d'Or :
- une sur l’agglomération dijonnaise portée par la FEDOSAD (même porteur que la
plateforme de répit)
- une sur la Haute Côte-d'Or portée par le réseau gérontologique de Haute Côte-d'Or et
basée à Montbard
- Le PGI (Pôle de Gérontologie Interrégional) :
Le PGI porte pour la Bourgogne la déclinaison de la Journée Nationale des Aidants. Cette
manifestation nationale reconnaît la situation de l’aidant.
- Les CCAS des communes
- Les équipes Alzheimer au domicile dits SSIAD Alzheimer participent indirectement
au soutien et à l’écoute de l’aidant. Ces prises en charge sont un soutien pour l’aidant qui
peut questionner et écouter les conseils de professionnels de la maladie d’Alzheimer et
apparentées.
Il existe 4 équipes en Côte-d'Or : 1 équipe au sein du SPASAD de la Mutualité Française
Bourguignonne à Beaune, une au sein du SSIAD de la FEDOSAD et 2 autres équipes au
SSIAD du Centre Hospitalier Auxois-Morvan.
Le maillage du territoire n’est pas complet car aucune équipe n’intervient sur le nord est du
département (Vingeanne).
103
Pistes d’amélioration :
- L’accompagnement de l’aidant dans ses problématiques propres et quotidiennes est un
moyen de reconnaissance.
- Réfléchir à des actions de soutien aux aidants dans une logique de demande plus que dans
une logique d’offre de répit.
- Développer des plans de soutien à l’aidant intégrant des phases individuelles et des
phases collectives via une évaluation de l’aidant. Pour cela, peut être faudrait-il se doter
d’un outil de diagnostic pour recenser individuellement les manques, attentes et besoins de
l’aidant et proposer un suivi et une réactualisation du plan de l’aidant.
III - Besoins de formation et d’information
Les lieux où les aidants peuvent trouver de l’information :
- La Maison Départementale de l’Autonomie, les MAIA, la plateforme de répit, le réseau
gérontologique de Haute Côte-d’Or, le réseau gérontologique de l’agglomération
dijonnaise
- France Alzheimer organise des formations aux aidants ainsi que la Mutualité Française de
Bourgogne à travers son action Fil Mauve.
Pistes d’amélioration :
- Rendre lisible et simplifier la couverture du territoire en structures de coordination
notamment en fédérant l’existant (réseaux, MAIA, guichets uniques, maisons de
l’autonomie, plateforme de répit, filières gériatriques ou via le guide Bien Vieillir).
- Informer les aidants de qui fait quoi, où et quels types services (cela renvoi à l’outil
Recensement Structures Aides aux Aidants que met en place le PGI).
- Développer la formation auprès des aidants pour toucher plus de monde
104
ANNEXE 7 – 2
Contribution de la Plateforme d’accompagnement et de répit Alzheimer
Groupe de travail n° 2
Stéphanie BUGNET – Coordinatrice
Reconnaissance Écoute Soutien
1.1 Information grand public au niveau des municipalités

Partenariat entre les CCAS et les structures ou services proposant de
l’accompagnement aux aidants

Importance de la convivialité (goûter, buffet…) lors de ces temps d’information

Objectifs complémentaires : lutte contre l’isolement, prise de conscience du statut
d’aidant et de l’épuisement

Orientation vers les services proposant de l’information individuelle pour les
personnes qui ont ce besoin et cette demande
1.2 Favoriser le soutien psychologique en individuel

Il est plus facile de s’exprimer en face à face

L’engagement dans le temps n’est pas nécessaire

La mobilité pouvant être un frein, il est indispensable que la psychologue puisse se
déplacer au domicile

La plateforme d’accompagnement et de répit Alzheimer et l’association France
Alzheimer Côte d’Or proposent un soutien psychologique en individuel
Information – Formation
2.1 Information collective

Elle peut s’adresser au grand public et aux professionnels

Pour organiser les réunions il est intéressant de s’appuyer sur le réseau de
partenaires locaux (élus municipaux, administrateurs MSA, représentants CCAS,
professionnels CARSAT…)

Elle peut être dispensée par des professionnels et des bénévoles

La convivialité est importante

La formule de type « Café des aidants », organisée en partenariat (MSA,
CARSAT…), peut être intéressante
2.2 Information individuelle

Les CCAS et les pharmacies peuvent être des lieux d’information

Ils peuvent également être des lieux d’orientation vers des services spécialisés ou
spécifiques
105
Solutions de répit
3.1 Accueil de jour itinérant

Continuer à développer l’accueil de jour itinérant sur l’ensemble du territoire
(FEDOSAD)

Parvenir à une organisation de transport en s’appuyant sur le Conseil Général et les
Communautés de Communes
3.2 Service de remplacement des aidants

L’expérimentation du service « Aide au Répit » étant positive, il serait intéressant
que ce service se généralise sur l’ensemble du territoire

Il pourrait s’adresser à toute personne âgée dépendante

La généralisation et la pérennisation de ce service nécessitent que les organismes
décideurs et financeurs soient sensibilisés aux bénéfices de ce service, à la nécessité
d’un cofinancement, à la diminution des coûts d’hospitalisation et de transport.
106
ANNEXE 8
Données chiffrées complémentaires du Conseil Général
Moyenne d'âge par GIR des bénéficiaires de l'APA à domicile
(droits ouverts au 31/12/2012)
GIR
GIR 1
GIR 2
GIR 3
GIR 4
Total
Âge mini
64
61
60
60
60
Âge maxi
110
104
103
106
110
Nombre
104
821
1111
3466
5502
Moyenne
84,35
84,08
83,76
82,88
83,26
Évolution du nombre de bénéficiaires de l'APA à domicile de juin 2009 à juin 2012
juin-09
juin-10
juin-11
juin-12
GIR
Nombre
%
Nombre
%
Nombre
%
Nombre
%
GIR 1
119
2,3%
121
2,3%
112
2,1%
105
2,0%
GIR 2
914
17,9%
862
16,4%
891
16,4%
825
15,5%
GIR 3
876
17,2%
948
18,0%
1 027
18,9%
1 056
19,9%
GIR 4
3 197
62,6%
3 329
63,3%
3 395
62,6%
3 330
62,6%
Totaux
5 106
100,0%
5 260
100,0% 5 425
100,0%
5 316
100,0%
Nombre de bénéficiaires de l'APA à domicile au 31/12/2012, par tranches de revenus
Personne seule
Couple
Ensemble
Moins de 710 €
Moins de 1 207 €
636
de 710 à 974 €
de 1 207 à 1 657 €
1159
de 975 à 1 080 €
de 1 658 à 1 837 €
560
de 1 081 à 1 396 €
de 1 838 à 2 373 €
1350
de 1 397 à 2 113 €
de 2 374 à 3 592 €
1289
de 2 114 à 2 830 €
de 3 593 à 4 811 €
313
de 2 831 à 3 605 €
de 4 812 à 6 128 €
63
Plus de 3 605 €
Plus de 6 128 €
47
Ensemble
5417
107
Bénéficiaires de l'APA à domicile par canton au 31/12/2012
GIR 1
GIR 2
GIR 3
GIR 4
Totaux
AIGNAY LE DUC
1
5
2
27
35
ARNAY LE DUC
1
11
20
48
80
AUXONNE
6
24
37
129
196
BAIGNEUX LES JUIFS
1
5
4
21
31
BEAUNE-NORD
1
24
32
84
141
BEAUNE-SUD
1
24
31
104
160
BLIGNY SUR OUCHE
1
3
9
17
30
CHATILLON SUR SEINE
2
29
33
105
169
CHENOVE
7
49
60
138
254
DIJON 1
8
47
35
174
264
DIJON 2
10
39
58
162
269
DIJON 3
3
30
43
113
189
DIJON 4
5
42
43
123
213
DIJON 5
3
40
56
168
267
DIJON 6
4
33
48
148
233
DIJON 7
3
36
47
126
212
DIJON 8
2
35
30
132
199
FONTAINE-FRANCAISE
0
5
13
40
58
FONTAINE-LES-DIJON
7
57
53
173
290
GENLIS
1
16
39
95
151
GEVREY-CHAMBERTIN
2
18
32
58
110
GRANCEY LE CHATEAU
0
1
3
3
7
IS SUR TILLE
1
14
21
82
118
LAIGNES
0
9
14
51
74
LIERNAIS
1
15
10
28
54
MIREBEAU SUR BEZE
0
12
11
48
71
MONTBARD
3
21
31
130
185
MONTIGNY SUR AUBE
1
6
12
41
60
NOLAY
2
11
12
48
73
NUITS-ST-GEORGES
3
13
20
84
120
PONTAILLER SUR SAONE
2
16
22
46
86
108
POUILLY EN AUXOIS
1
8
17
46
72
PRECY SOUS THIL
2
6
14
36
58
RECEY SUR OURCE
3
2
7
29
41
SAULIEU
1
14
35
72
122
SELONGEY
1
4
3
33
41
SEMUR EN AUXOIS
3
25
25
83
136
SEURRE
4
10
23
83
120
SOMBERNON
1
12
12
39
64
ST-JEAN-DE-LOSNE
3
21
46
126
196
ST-SEINE-L'ABBAYE
1
10
9
36
56
VENAREY LES LAUMES
1
15
27
97
140
VITTEAUX
1
4
12
40
57
Somme :
104
821
1 110
3 466
55
GIR 1
GIR 2
GIR 3
GIR 4
Totaux
109
Toutes les aides départementales aux personnes âgées par canton au 31 décembre 2012
Accueil
familial
Aide
ménagère
ACTP
Frais de
repas
Hébergement
TOTAL
(hors AF)
37
9
46
APA
AIGNAY LE DUC
4
ARNAY LE DUC
1
9
84
19
112
AUXONNE
2
14
199
46
259
BAIGNEUX LES JUIFS
1
6
33
5
44
3
22
151
51
228
1
21
172
37
231
1
5
32
12
50
1
13
174
46
234
1
31
274
37
343
BEAUNE-NORD
BEAUNE-SUD
2
BLIGNY SUR OUCHE
CHATILLON SUR
SEINE
2
CHENOVE
1
DIJON 1
2
1
20
282
1
54
358
DIJON 2
3
2
52
300
1
63
418
DIJON 3
1
1
29
210
2
69
311
DIJON 4
3
1
26
233
2
39
301
DIJON 5
2
2
45
300
1
75
423
DIJON 6
1
3
18
283
3
56
363
DIJON 7
6
1
32
248
2
66
349
DIJON 8
2
1
32
218
53
304
3
71
5
79
39
318
46
404
19
159
31
209
17
115
29
162
3
7
2
12
2
16
120
25
163
1
6
79
11
97
3
61
12
76
2
79
8
89
20
193
38
254
FONTAINEFRANCAISE
FONTAINE-LES-DIJON
1
GENLIS
4
GEVREYCHAMBERTIN
1
1
GRANCEY LE
CHATEAU
2
IS SUR TILLE
1
LAIGNES
LIERNAIS
MIREBEAU SUR BEZE
2
MONTBARD
2
2
110
1
5
67
10
82
NOLAY
8
84
17
109
NUITS-ST-GEORGES
20
122
17
159
MONTIGNY SUR AUBE
5
PONTAILLER SUR
SAONE
3
1
11
96
18
126
POUILLY EN AUXOIS
4
1
11
76
27
115
PRECY SOUS THIL
1
3
60
19
82
2
40
13
55
14
130
25
170
RECEY SUR OURCE
SAULIEU
2
1
SELONGEY
2
1
42
6
49
SEMUR EN AUXOIS
4
10
149
34
193
SEURRE
2
12
122
27
161
SOMBERNON
1
3
67
12
82
ST-JEAN-DE-LOSNE
1
17
201
25
244
ST-SEINE-L'ABBAYE
1
2
56
8
66
1
111
VENAREY LES
LAUMES
2
1
VITTEAUX
18
146
45
210
7
61
17
85
2
INDETERMINE
TOTAUX
72
31
647
5953
2
14
1264
7 909
- L'accueil familial (AF) concerne en partie des personnes handicapées, il n'a donc pas été inclus dans les totaux
- La colonne APA totalise les bénéficiaires à domicile et les personnes hébergées dans les établissement hors dotation globale ou hors
GLOSSAIRE
département
112
GLOSSAIRE
-AACTP – Allocation Compensatrice de Tierce Personne
ANAH – Agence Nationale de l’Habitat
APA – Allocation Personnalisée d’Autonomie
ARS – Agence Régionale de Santé
ASH – Aide Sociale à l’Hébergement
-CCAPEB – Confédération de l’Artisanat et des Petites Entreprises du Bâtiment
CARSAT – Caisse d’Assurance Retraite et de la Santé Au Travail
CASF – Code de l’Action Sociale et des Familles
CCAS – Centre Communal d’Action Sociale
CDAPH – Commission des Droits et de l’Autonomie des Personnes Handicapées
CLIC – Centre Local d’Information et de Coordination
CODERPA – Comité Départemental des Retraités et des Personnes Agées
CNSA – Caisse Nationale de Solidarité pour l’Autonomie
CPOM – Contrat Pluriannuel d’Objectifs et de Moyens
CREAI – Centre Régional d’Etudes et d’Actions sur les handicaps et les Inadaptations
-DDAH-PA – Dispositif Autonomie Habitat pour Personnes Agées
DDASS – Direction Départementale des Affaires Sanitaires et Sociales
DDCS – Direction Départementale de la Cohésion Sociale
DGCS – Direction Générale de la Cohésion Sociale
DIRECCTE – Direction Régionale des Entreprises de la Concurrence de la Consommation
du Travail et de l’Emploi
-EEHPA – Etablissement d’Hébergement pour Personnes Agées
EHPAD – Etablissement d’Hébergement pour Personnes Agées Dépendantes
-FFAPA – Fédération Départementale des Retraités et des Personnes âgées
-GGIE IMPA – Groupement d’Intérêt Economique Ingénierie Maintien à domicile des
Personnes Agées
GIR – Groupe Iso Ressources
GMP – GIR Moyen Pondéré
-IINSEE – Institut National de Statistique et des Etudes Economiques
113
-MMAIA – Maison pour l’Autonomie et l’Intégration des malades d’Alzheimer
MAPAM – Maison d’Accueil pour Personnes Agées Marginalisées
MDA – Maison Départementale de l’Autonomie
MDPH – Maison Départementale des Personnes Handicapées
MSA – Mutualité Sociale Agricole
- PPASA – Pôle d’Activités et de Soins Adaptés
PCH – Prestation de Compensation du Handicap
PPSS – Programme de Prévention Santé Séniors
PRS – Programme Régional de Santé
-SSSIAD – Service de Soins Infirmiers A Domicile
-UUHR – Unité d’Hébergement Renforcée
USLD – Unité de Soins de Longue Durée
114
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Maison Départementale de l’Autonomie
Conseil Général de la Côte-d’Or, 1 rue Joseph Tissot - 21 000 DIJON
Du lundi au vendredi : 9h -12h/14h-17h
Pour les personnes âgées : 03 80 63 69 70 (n° azur)
Pour les personnes en situation de handicap : 0800 801 090 (n° vert)