Trait d`union : Septembre - CSSS Lucille
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Trait d`union : Septembre - CSSS Lucille
BULLETIN D’INFORMATION POUR LE PERSONNEL DU CSSSLUCILLE-TEASDALE VOL. 8 NO 3. SEPTEMBRE 2012 Le CSSS Lucille-Teasdale amorce sa planification stratégique En première étape, nous devions nous conformer aux nouvelles dispositions de la Loi sur les services de santé et les services sociaux, en nous dotant d’orientations stratégiques 2012-2013 avant le 31 mars 2012. Nous avons donc élaboré et présenté pour adoption les orientations straté- giques suivantes au conseil d’administration du 7 février 2012 : Voici les priorités retenues : La sécurité des usagers ; Des services médicaux plus accessibles ; L’amélioration ou le maintien de l’état de santé des personnes en perte d’autonomie ; Le rétablissement des personnes aux prises avec un problème de santé mentale ; Un soutien accru pour des clientèles particulièrement vulnérables ; Des alternatives pour traverser des moments importants de la vie ; Des services intégrés et de qualité ; Un personnel compétent, mobilisé et engagé ; Le maintien de l’équilibre budgétaire; Le respect des cibles de notre entente de gestion. Ces orientations servent de base de discussion pour la grande démarche de consultation que nous comptons mener auprès de tous les acteurs du territoire afin de bien connaître les besoins et les avenues de développement à prioriser dans les prochaines années. QUE LA CONSULTATION COMMENCE ! Un comité dédié à la planification stratégique Un comité a été mis sur pied pour planifier tout le processus de consultation que nous entreprenons à l’interne et à l’externe. Ce comité est formé de Daniel Corbeil, directeur général, Monique Chicoyne, directrice de la performance, de la qualité de l’information, des pratiques cliniques et du projet clinique, Serge Dulude, organisateur communautaire, Lucy Royer, technicienne en administration et de Marilyn Doucet, conseillère en communications. Ce comité verra à ce que notre planification stratégique soit le résultat d’une démarche collective, qui implique l’ensemble de notre personnel de même que nos partenaires institutionnels et communautaires. Notre volonté est que la planification stratégique 2012-2015 représente notre vision de Après plus de cinq ans d’existence, nous abordons le futur avec l’intention de faire de notre établissement un CSSS de 2e génération. Ainsi, nous entendons poursuivre notre développement et proposer une vision de la santé et des services sociaux basée sur notre responsabilité populationnelle et non sur les structures. Une vingtaine de personnes ont répondu par écrit. Un focus-group a été formé avec certaines d’entre elles afin de mettre en priorité les valeurs qui devraient guider nos pratiques. À la suite de cette rencontre, sept valeurs ont été retenues et des énoncés ont été rédigés d’après les commentaires recueillis. Quelques semaines plus tard, ces valeurs ont été soumises au conseil d’administration puis à l’ensemble des cadres qui en ont bonifié les énoncés. D’autre part, en avril dernier, une première présentation de la démarche de planification stratégique a été faite au comité des usagers. Par une correspondance personnalisée, à la fin du mois d’août, nous avons consulté l’ensemble du personnel au regard de ces valeurs. C’est une démarche importante pour toute l’organisation et une belle occasion pour chacun de donner son opinion. De mai 2012 à octobre 2012 : UNE PHASE INTENSIVE DE CONSULTATION Voici les principales étapes de la consultation : En août : une première consultation sur les valeurs auprès de tout le personnel, par courrier postal De septembre à la fin octobre : Des consultations sur chaque programme clinique sont organisées avec notre personnel ainsi que nos partenaires institutionnels et communautaires À la fin octobre : une activité d’information auprès du personnel est prévue Nous visons l’adoption de notre document de planification stratégique avant la visite d’agrément. De décembre 2012 à mars 2013 : La diffusion de la planification stratégique à l’ensemble de nos employés et aux partenaires. L’usager toujours au centre de nos préoccupations! Au cours des dernières années, le CSSS s’est associé avec ses partenaires institutionnels et communautaires afin d’offrir des services mieux adaptés à sa clientèle. Fort de cette collaboration, dans le cadre du présent exercice de planification stratégique, nous comptons améliorer et consolider la gamme de services, notamment pour augmenter l’espérance de vie de notre population, diminuer le décrochage scolaire et soutenir les personnes les plus vulnérables. Par cette planification stratégique, le CSSS veut aussi être reconnu pour son excellence et, en vue d’assumer sa responsabilité populationnelle et d’offrir un milieu de travail favorable à l’apprentissage de même qu’à la créativité, il proposera des modèles Le portrait de la population de notre territoire Pour bien planifier et évaluer les besoins, il faut connaître la population du territoire. Voici quelques faits saillants qui présentent certaines particularités. 171 880 personnes au moment du recensement 2006 et une projection pour 2011 de 178 073 personnes1, la population du territoire représente 9,3 % de la population montréalaise Moins d’enfants (de 1 an à 19 ans) Plus de jeunes adultes Plus de personnes de 50 à 60 ans et de femmes de 75 ans et plus 18% de population immigrante La plus forte croissance du nombre de naissances sur notre territoire entre 2000 et 2009: 35,1 % contre 14,6 % pour Montréal 22 % des mères ayant donné naissance ont une scolarité de moins de 12 ans Plus de décrochage chez les jeunes du secondaire (33 % pour le CSSS contre 25 % pour Montréal) 33,2 % de la population du CSSS n’ont pas de médecin de famille Parmi la clientèle montréalaise du Centre DollardCormier (problèmes de jeu, d’alcool et dépendances) de toute la clientèle de Montréal, 17,5 % vient du territoire du CSSS Lucille-Teasdale 19 % des usagers de services médicaux de 1ère ligne ont des problèmes de santé mentale (moyenne régionale étant de 16 %) 4 968 usagers de 65 ans et plus, dans le cadre d’un soutien à long terme 14,1 % de la population adulte de moins de 65 ans prestataires des programmes d’assistance sociale (10,3 % pour Montréal) 44 % des enfants de moins de 6 ans, dans le quartier Hochelaga-Maisonneuve, vivent dans des ménages à faible revenu 23,8 % des personnes de 65 ans et plus vivant dans Rosemont est sous le seuil de faible revenu comparativement à 17 % à Montréal L’espérance de vie sans incapacité n’atteint pas 60 ans chez les hommes et 65 ans chez les femmes dans le secteur du CLSC de HochelagaMaisonneuve, un quartier ayant une forte proportion (plus de 35 %) de sa population vivant sous le seuil de faible revenu (après impôt) L’espérance de vie à la naissance inférieure à la moyenne montréalaise dans notre CSSS, l’écart dépassant six années pour le quartier de HochelagaMaisonneuve Causes principales de décès : une ou des tumeurs, maladies de l’appareil circulatoires, maladies de l’appareil respiratoire, maladies endocriniennes, nutritionnelles et métaboliques, maladies du système nerveux et maladies du système digestif Sommaire 1 LE CSSS LUCILLE-TEASDALE AMORCE SA PLANIFICATION STRATÉGIQUE 2 PROJET PROXI-ITINÉRANCE : UNE ÉQUIPE EN DÉVELOPPEMENT 2 LE CSSS LUCILLE-TEASDALE FAIT LA PROMOTION DE SON OFFRE DE SERVICE 3 ENTREVUE AVEC LA PREMIÈRE INFIRMIÈRE PRATICIENNE SPÉCIALISÉE (IPS) DU CSSS LUCILLE-TEASDALE 3 UN PROJET DE RÉORGANISATION DU TRAVAIL POUR L’UNITÉ SPÉCIFIQUE DE TYPE III À ROUSSELOT 4 POUR UN ENVIRONNEMENT DE TRAVAIL EXEMPT D’ABUS, DE VIOLENCE ET DE HARCÈLEMENT 4 LA PRÉSENCE AU TRAVAIL : UNE PRIORITÉ ORGANISATIONNELLE 1 Le CSSS est actuellement engagé dans une planification stratégique pour les années 2012-2015. En effet, le conseil d’administration a mandaté le directeur général pour mener cette démarche importante pour le développement de notre CSSS. Les valeurs émergentes dans le CSSS Lucille-Teasdale La consultation s’est donc amorcée en mars 2012 par une démarche portant sur les valeurs que l’on devrait retrouver dans notre planification stratégique. L’invitation faite aux employés a d’abord été lancée dans le Blogue du directeur général sur le site intranet, puis dans le Capsules. La question était la suivante : Quelles sont les 5 valeurs que l'on devrait retrouver dans la planification stratégique? VOL. 8 NO 3, SEPTEMBRE 2012 Coordonnatrice du Service des communications novateurs qui devront agir positivement sur les problématiques identifiées comme prioritaires. LE TRAIT D’UNION PIERRETTE BOIVIN l’avenir quant au devenir du CSSS Lucille-Teasdale et nos ambitions à l’égard de notre population. Projet PROXI-ITINÉRANCE : Une équipe en développement SYLVIE BOUTIN chef d’administration de programmes Un financement a été octroyé au CSSS Lucille-Teasdale pour la mise en place d’une offre de service auprès des jeunes de 18 à 30 ans à risque de toxicomanie et d’itinérance. Ce projet s’inscrit dans le cadre du Programme fédéral de soutien au financement du traitement de la toxicomanie en lien avec l’Agence de la santé et des services sociaux. La Direction des services de première ligne et de santé publique souhaite ainsi bonifier un travail déjà amorcé en développant une équipe dédiée visant la prévention de conduites à risque dont l’itinérance, la toxicomanie, les maladies transmises sexuellement et autres problématiques associées. LE TRAIT D’UNION VOL. 8 NO 3, SEPTEMBRE 2012 2 LE CONTEXTE Avec une population forte de 171 880 personnes au moment du recensement de 2006, le territoire du CSSS Lucille-Teasdale se compose de différentes réalités sociales. Le quartier HochelagaMaisonneuve se distingue notamment par une population plus jeune. On y connait un taux de décrochage scolaire important, une recrudescence de la prostitution et de certaines maladies transmises sexuellement. D’ailleurs, les usagers de notre territoire constituent un groupe significatif de la clientèle du Centre de réadaptation en toxicomanie Dollard-Cormier, soit 17.5% de toute la clientèle de Montréal. Nous observons égale ment que la clientèle marginalisée adhère plus difficilement aux services offerts dans le cadre d’un établissement, d’où l’importance d’aller vers eux. De gauche à droite : Sylvie Boutin, chef d’administration de programmes, Fanny Jetté, infirmière clinicienne, Hugues Bergeron, programme prévention et dépendances, Rachel Létourneau, Lise Soulière, conseillère en soins infirmiers, Guylaine Bélair, infirmière. Absente de la photo : Josée Lafrenière organisatrice communautaire L’OFFRE ET LA DEMANDE Forts de ces constats et avec le financement reçu, l’équipe se forme des professionnels suivants : Guylaine Bélair, infirmière Rachel Létourneau , travailleuse sociale Hugues Bergeron, porteur du dossier Dépendance Fanny Jetté, Hélène Montreuil , infirmières déjà impliquées dans le dépistage ITSS et travail de proximité Josée Lafrenière, organisatrice communautaire Le travail de cette équipe se veut en complémentarité avec les intervenants du milieu communautaire. Concrètement, il s’agit d’aller vers les personnes en situation ou à risque d’itinérance avec pour objectifs de : Favoriser l’accès aux soins et services aux jeunes de 18-30 ans Améliorer la continuité des services par une meilleure concertation des partenaires et coordination des actions. Le CSSS Lucille-Teasdale fait la promotion de son offre de service L’HÔPITAL MAISONNEUVE-ROSEMONT INVITE LE CSSS! SALON DES RESSOURCES EN SANTÉ MENTALE Dans le cadre de la semaine des soins infirmiers de l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont, qui a eu lieu du 7 au 11 mai 2012, le CSSS a été invité à participer à la « journée kiosque ». Des intervenantes du CSSS ont donc profité de cette journée pour faire la promotion des services offerts en CLSC auprès du personnel de l’hôpital et pour créer des liens avec notre hôpital de première instance. La 5e édition du Salon des ressources en santé mentale a eu lieu les 24 et 25 avril derniers et pour l’occasion, le CSSS tenait un kiosque qui présentait les services offerts en santé mentale. Intervenants et usagers étaient donc invités à venir s’informer et à partager de l’information dans le but de poursuivre les efforts de partenariat. Plusieurs intervenants du CSSS étaient sur place pour présenter les services, dont Louise Benoît, Charlotte Biltz, Francine Boyer, Marie-Ève Leroux (sur la photo), Julie Néron, Guilaine Roberge, Diane Sanésac, Émilie Varin et Louise Vincent. Offrir de l’information en matière de santé et de services sociaux aux jeunes de la rue et aux personnes qui interviennent auprès d’eux. Offrir des consultations professionnelles, des interventions de suivi et de référence auprès de ces mêmes personnes. Nous avons donc réuni différents partenaires concernés par le projet, identifié les besoins, attentes et recommandations des organismes. Nous avons également formé un comité aviseur composé de représentants du CSSS LucilleTeasdale et du milieu communautaire afin de bien assurer le déroulement du projet. Nous souhaitons couvrir le territoire de Lucille-Teasdale mais réalistement, dans un premier temps nos efforts seront concentrés dans le quartier HochelagaMaisonneuve. C’est avec plaisir que nous vous entretiendrons davantage sur les avancées de cette équipe. Pour plus d’échange n’hésitez pas à interpeller les membres de cette nouvelle équipe et la soussignée. Des mots qui font du bien Message reçu via le site web récemment qui souligne la satisfaction de la clientèle. Suite au départ à la retraite de mon médecin je me suis sentie démunie et à la recherche d'un remplacement. Grâce à Mme Gisèle Bourdon du CSSS Lucille-Teasdale, qui a pris ma demande en main, moins de 6 mois plus tard j'ai un rendez-vous avec un nouveau généraliste à une Clinique tout près de chez moi. Merci à vous Madame et à toute l'équipe qui se dévoue dans l'ombre, votre travail mérite vraiment d'être souligné. (De gauche à droite) : Fanny Jetté, infirmière clinicienne, Pierrette Raymond, infirmière conseil en pratiques cliniques préventives et Minerva Gutierrez, organisatrice communautaire. Micheline P. Entrevue avec la première infirmière praticienne spécialisée (IPS) du CSSS Lucille-Teasdale Marilyn : Quel est votre lieu de travail et de quelle direction relevez-vous ? Rosie : Je travaille principalement à la Clinique Angus, situé près du CLSC de Rosemont et je fais partie de la Direction des soins infirmiers, des risques et de la qualité du CSSS. Marilyn : Quel est votre rôle et vos principales fonctions au CSSS Lucille-Teasdale ? Rosie : Mon rôle dans le CSSS se divise en deux volets, clinique et éducatif. Au niveau clinique, mon rôle est de dispenser des soins médicaux avec la collaboration des médecins partenaires du CSSS et cela constitue environ 70% de mon travail. Je fais donc de la prise en charge d’usagers, des suivis, des examens annuels et du sans rendez-vous à la Clinique Angus. L’autre 30% est réservé à l’aspect formation et éducation auprès du personnel, tout dépendant des projets. Par contre, pour le moment, je suis principalement affectée au volet clinique. Des projets de formation sont prévus à l’automne. Marilyn : Auprès de quelle clientèle intervenez-vous principalement? Rosie : Lorsque je fais du sans rendez-vous, c’est de la clientèle 0-100 ans, il n’y a pas de restrictions. Marilyn : Comment voyez-vous votre poste dans 5 ans? Rosie : Dans 5 ans, je souhaite que la fonction d’IPS soit plus connue au sein de la population, car présentement il faut expliquer à tous les usagers notre rôle. De plus, j’espère aussi qu’il y aura des études qui démontreront la valeur ajoutée des IPS dans le réseau de la santé, notamment au niveau de l’accessibilité et de la qualité des soins. Finalement, dans 5 ans, je sais que je serai forte d’une plus grande expérience dans mon poste et que je serai plus à l’aise dans mes fonctions, donc ce sera encore plus intéressant. 70 % de mon travail est de dispenser des soins médicaux 3 À l’été 2010, le ministre de la santé et des services sociaux, Yves Bolduc, a annoncé la création de 500 postes d’infirmières praticiennes spécialisées en soins de première ligne (IPS-SPL) dans le but d’améliorer l’accessibilité des soins et services de santé au Québec. Depuis décembre 2011, madame Rosie Mickaelle-Ange Jean Michel est la première infirmière praticienne spécialisée (IPS) sur le territoire du CSSS LucilleTeasdale. Je l’ai rencontré pour en savoir plus sur son rôle au sein de l’organisation. Marilyn : Qu’est-ce que qui vous distingue d’une infirmière clinicienne? Rosie : Il y a deux principales différences entre le rôle d’une infirmière praticienne spécialisée (IPS) et celui d’une infirmière clinicienne. Premièrement, au niveau académique, l’IPS détient une formation de 2e cycle, soit une maîtrise, d’une durée de trois ans comprenant une année de spécialisation et six mois de stage tandis que l’infirmière clinicienne est bachelière en soins infirmiers. La deuxième différence se situe au niveau clinique. La pratique de l’infirmière clinicienne est régie par des ordonnances collectives et elle doit s’y référer en tout temps. Du côté de l’IPS, il y a un cadre de pratique à respecter, mais nous avons plus d’autonomie et notre démarche est axée sur la recherche de diagnostic plutôt que sur celui de symptômes. Lorsque j’ai des questions sur un cas complexe, mon milieu de travail me permet de demander l’avis à un médecin et ainsi favoriser les échanges pour mieux intervenir. VOL. 8 NO 3, SEPTEMBRE 2012 Agente d’information Marilyn : Est-ce que vous avez beaucoup de questions de la part de la clientèle lorsqu’elle se présente à votre bureau? Rosie : Oui, parfois les gens sont surpris et il me demande pourquoi je n’ai pas fait mon cours en médecine… je leur explique la nature de mon travail et ils comprennent bien mon rôle. Habituellement, à la fin de la séance, ils me disent qu’ils sont « agréablement surpris ». Marilyn : Vous travaillez donc principalement avec des médecins ? Rosie : Oui, je travaille beaucoup avec les médecins de la clinique. Lorsqu’il y a des cas complexes, ils sont disponibles pour venir me donner leur avis et nous pouvons échanger sur le meilleur soin à donner à la personne. Je travaille également en collaboration avec les infirmières de la clinique. Marilyn : Est-ce que vous pouvez prescrire des médicaments ? Rosie : Oui, pour beaucoup de médicaments c’est possible. Je peux également faire des renouvellements ou prescrire une radiographie, si cela s’avère nécessaire. Marilyn : Merci d’avoir pris quelques minutes pour répondre à mes questions. Un projet de réorganisation du travail pour l’unité spécifique de type III à Rousselot CLAIRE GIRARD Conseillère en milieu de vie En 2008, l’unité spécifique de type III a vu le jour au Centre d’hébergement Rousselot. Quatorze (14) résidents aux diagnostics multiples, soient : la maladie mentale, la déficience intellectuelle, la démence, les traumatismes cérébraux crâniens, la toxicomanie ou autres dépendances y sont accueillis. À l’origine, l’unité spécifique de type III avait pour objectif de favoriser la réadaptation et l’intégration sociale de ces personnes présentant des comportements violents et imprévisibles. Ce programme unique au Québec a obligé les membres de l’équipe à innover et à développer une expertise auprès de cette clientèle. Cette équipe est composée de psycho éducatrice, éducateurs, infirmières, infirmières auxiliaires, préposés aux bénéficiaires, ergothérapeute, travailleur sociale, thérapeute en réadaptation sans parler de l’équipe médicale. Quatre ans plus tard, les intervenants ont voulu faire le point et réfléchir ensemble sur la mission, la vision et les valeurs de l’unité spécifique III. Depuis avril 2012, un comité de travail, regroupant des gestionnaires, intervenants et partenaires syndicaux a donc été mis sur pied afin de questionner des modalités d’intervention par un exercice d’optimisation des ressources, entre autres en révisant le plan d’effectifs, les responsabilités de chacun et les différents outils de travail et de communication. À ce jour, ces rencontres suscitent de grandes réflexions et dès l’automne en lien avec les objectifs de la réorganisation du travail, des changements seront intégrés afin d’offrir à ces résidents un milieu de vie de qualité et soucieux de leur problématique de santé. LE TRAIT D’UNION MARILYN DOUCET Toutefois, lorsque je fais de la prise en charge de la clientèle, les personnes proviennent uniquement du Guichet d’accès pour la clientèle orpheline (GACO) du CSSS, donc j’interviens principalement auprès de la clientèle adulte au prise ou non avec des maladies chroniques. Pour un environnement de travail exempt d’abus, de violence et de harcèlement DANIÈLE BOURQUE Directrice des ressources humaines En 2009, le Conseil d’administration a adopté la politique Pour un environnement sans abus, violence et harcèlement visant à promouvoir un milieu de vie et de travail sain et sécuritaire. Il y est précisé l’engagement formel de la Direction de l’établissement à faire preuve de tolérance zéro face à toute forme d’abus, d’intimidation, de violence physique, psychologique, verbale, de harcèlement, de menace ou autres comportements importuns. C’est donc dans cette perspective que nous devons promouvoir collectivement et individuellement au sein de notre établissement et dans les services où nous travaillons, une culture de la non-violence articulée autour de la prévention, de la sécurité et de l’intervention précoce et ce, dès les premières manifestations de ces comportements dont certaines peuvent être, par Afin de se donner une compréhension commune de la manifestation et la prévention de la violence et du harcèlement en milieu de travail, rappelons que des ateliers de trois heures ont été dispensés dans l’ensemble des installations de notre établissement. D’autres sessions seront offertes à l’automne pour le personnel n’ayant pu y participer ou nouvellement embauché. Mentionnons que chaque plainte formelle que nous avons reçue a été traitée selon les mécanismes prévus pour le traitement d’une situation de violence ou de harcèlement. Depuis 2009, 17 plaintes ont été déposées, dont : 3 ont fait l’objet d’une enquête par le Comité d’aide, de traitements des plaintes et de prévention de la violence et du harcèlement, 12 se sont résolues par le processus de résolution coopérative et 2 plaintes ont fait l’objet d’un désistement. Mais qu’en est-il de ce processus de traitements des plaintes? L’employé qui croit être victime d’une situation de violence, de harcèlement doit en aviser sans délai la personne à qui l’acte est reproché et lui demander de cesser ses agissements indésirables. S’il lui est impossible de faire cette première étape, l’employé doit informer son supérieur immédiat de la situation, qui verra s’il est possible de solutionner le tout en mode de résolution coopérative du conflit. Dans l’éventualité où ces étapes n’ont pas permis de résoudre la situation, ou en tout temps si la situation persiste, l’employé peut déposer une plainte formelle qui est transmise, sous pli confidentiel au secrétariat de la Directrice des ressources humaines. Une fois la plainte accueillie, celle-ci fera l’objet d’une enquête par trois membres du Comité d’aide, de traitements des plaintes et de prévention de la violence et du harcèlement et d’une consultante reconnue pour son expertise en la matière. Le comité permanent est constitué d’un représentant des trois accréditations syndicales, soit : messieurs Jean-François Lahaise (AIM-FIQ), Michel Lefebvre (CSN-FSSS), Benoit Legault (SCFP-FTQ), d’une représentante du personnel d’encadrement soit madame Claire Lavallée chef d’unité et de madame Diane Lamonde, chef de service et représentante de la Direction des ressources humaines. Les résultats d’enquête du comité ainsi que ses recommandations sont transmis à la Directrice des ressources humaines. Il peut s’agir, entre autres, de mesures pour protéger le plaignant ou de tout correctif à mettre en place pour prévenir qu’une telle situation se répète selon la gravité des actes posés. À chacune des étapes, le soutien est offert aux personnes visées et nous sommes à finaliser un cadre de référence afin de mieux soutenir et accompagner les personnes impliquées et l’équipe de travail, lors du retour au travail. En ce qui concerne les situations d’abus ou de violence envers la clientèle, celles-ci doivent être dénoncées sans délais au supérieur immédiat et les plaintes provenant de la clientèle sont traitées selon le Règlement sur la procédure d’examen des plaintes des usagers et sont référées à la commissaire aux plaintes et à la qualité des services. En conclusion , il est important d’insister que pour maintenir un environnement exempt d’abus, de violence et un milieu de travail sain, dynamique et respectueux de chacun et de chacune, nous devons nous y investir en cultivant le respect et la civilité au quotidien. C’est en acceptant de partager cette responsabilité que nous maintiendrons un tel milieu de travail. La présence au travail : une priorité organisationnelle LE TRAIT D’UNION VOL. 8 NO 3, SEPTEMBRE 2012 4 Nous sommes toutes et tous sensibilisés au fait que la violence en milieu de travail peut blesser et générer des répercussions importantes sur la santé des individus, la motivation au travail, l’estime de soi, sur le taux d’absentéisme et sur la rétention de la main d’œuvre. Cela a par conséquent un impact sur la qualité des soins et services auprès de la clientèle. Rappelons également que l’une des normes d’Agrément Canada vise que les établissements instaurent et maintiennent un milieu de travail sain et sécuritaire en faisant la promotion de la qualité de vie au travail. ailleurs, difficiles à déceler…Nous sommes donc toutes et tous interpelés et mis à contribution que ce soit les gestionnaires, les salariés, les collègues et les représentants syndicaux pour assurer la dignité et le respect des personnes avec qui nous travaillons au quotidien. Lors de cette rencontre, nous avons mis l’accent sur les cibles à atteindre en présentant les statistiques sur les types de blessures et les types de lésions professionnelles. Nous avons insisté sur les saines habitudes à adopter ainsi que sur l’importance de la présence de personnel régulier connaissant les résidents et leurs particularités. Nous avons fait l’équation que, s’il y avait moins de main-d’œuvre indépendante (MOI), l’impact serait directement proportionnel à la satisfaction des résidents et des familles. L’équipe de gestionnaires sensibilise les équipes de travail en collaboration avec le service de présence au travail, santé et sécurité du travail et le service de remplacement sur la prévention de l’absentéisme. Nous aimerions partager avec vous une activité qui s’est avérée fort intéressante : il s’agit de notre rencontre concernant la PRÉSENCE AU TRAVAIL s’adressant à l’ensemble du personnel du Centre d’hébergement Jeanne-Le Ber. En effet, l’équipe de gestionnaires trouvait important de diffuser le plan d’action en lien avec la PRÉSENCE AU TRAVAIL 2011-2013. Les 3 et 4 avril derniers, nous avons rencontré l’ensemble du personnel de jour, de soir et de nuit. Pour l’occasion, nous avons présenté la priorité organisationnelle du CSSS LucilleTeasdale, à savoir de diminuer les événements accidentels ainsi que de réduire le ratio des heures indemnisées en assurance-salaire. Nous avons mis en lumière les moyens que nous nous sommes donnés pour y arriver. Nous avons, au cours de la dernière année, amélioré notre milieu de travail par l’achat d’équipements tels que l’installation de rails dans la chambre de tous les résidents, l’installation de 150 moteurs, l’acquisition de pèse-personne relié au levier dans les salles de bain et de broyeurs à médicaments. De plus, l’équipe de formateurs et d’agents de suivi PDSB a entrepris des tournées sous forme de capsules sur chacune des unités. La Direction s’est engagée à maintenir les acquis et à prévoir des formations continues nécessaires aux équipes pour maintenir à jour leurs compétences et ainsi prévenir certains événements accidentels. Des kiosques ont aussi été présentés afin de faire connaitre les ressources et les services qui travaillent à BULLETIN D’INFORMATION POUR LE PERSONNEL DU CSSSLUCILLE-TEASDALE VOL. 8 NO 3. SEPTEMBRE 2012 COMITÉ DE RÉDACTION : Rédactrice en chef : Pierrette Boivin Membres : Louise Blais, Marilyn Doucet, Claire Girard et Suzanne Jalbert. Réviseure : Nathalie Paquette Réalisation graphique : Tabasko Design + Impression Prochaine parution : Décembre 2012 développer des moyens de maintenir un milieu sécuritaire pour tous. Ces kiosques étaient ceux du comité paritaire de santé et de sécurité du travail (CPSST), du programme d’aide aux employés (PAE), du programme de déplacement sécuritaire des bénéficiaires (PDSB) et du Comité pour promouvoir un environnement sans abus, sans violence et sans harcèlement. La base de nos actions a pour thème : « Votre santé et votre sécurité nous tiennent à cœur ». Cette première activité de ce genre a suscité de nombreux commentaires positifs de la part du personnel. Ces réactions nous confirment l’intérêt et l’importance du sujet. Nous serons donc au rendez-vous l’an prochain. D’ici là, on continue notre travail d’équipe. Les membres du Comité pour la présence au travail qui ont été les présentateurs de l’activité sont les suivants : Marie-Magdalina Fleurelien, chef des unités 8 et 10 Michel Poirier, coordonnateur des activités de nuit Guylaine Simard, directrice des services à la clientèle Le Trait d’union est le journal du CSSS Lucille-Teasdale. Les personnes qui désirent faire paraître des articles doivent soumettre leur texte au comité de rédaction. Pour ce faire, les articles doivent avoir un maximum d’environ 500 mots et être acheminés à l’adresse [email protected]. La rédaction se réserve le droit de refuser la publication d’un article. Les auteurs ont l’entière responsabilité de leur texte. Les opinions émises dans Le trait d’union n’engagent en rien le conseil d’administration, ni la Direction générale du CSSS Lucille-Teasdale. La reproduction des textes est autorisée à condition d’en mentionner la source. L’emploi du masculin est utilisé afin d’alléger le texte.
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