Section suédoise
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Saint-Germain, le lundi 26 mars 2012 SECTION SUEDOISE SUEDOISE « Histoire istoire des Arts rts DNB SESSION 2012 » Carl LARSSON Carl Olaf Larsson, né le 28 mai 1853 à Stockholm et mort le 22 janvier 1919 à Sundborn, près de Falun, est un artiste suédois, principalement dessinateur et illustrateur, peintre et aquarelliste, peintre de carton de tapisserie et de composition murale, fresquiste et décorateur d'intérieur. Par ces œuvres pittoresques et variées, ce peintre d'extraction modeste, francophile, a pu faire vivre sa famille de son labeur, conserver une farouche indépendance de pensée et affirmer des valeurs anticonformistes parfois contre le dogmatisme académique de son époque tout en devenant paradoxalement le peintre idyllique de la bourgeoisie suédoise. Il a été également connu et populaire en Allemagne. Le Temple d'Uppsala (Midvinterblot = le sacrifice du solstice d’hiver) 1915, huile, 640 × 1 360 cm, Nationalmuseum Stockholm, Stockholm, Sweden Cette scène représente le sacrifice du roi viking suédois Romalde. Snorri Sturluson relate que le règne de ce roi de la maison des Ynglings avait été marqué par la famine et de mauvaises récoltes. Le premier automne on sacrifia des boeufs aux Dieux dans le grand temple d'Uppsala. Mais rien ne changea. La famine continua. L'automne suivant des sacrifices plus importants aux Dieux eurent lieu. Mais toujours rien... La situation s'empira même. La 3ème année les grands chefs de clan décidèrent qu'il ne restait qu'une solution : sacrifier aux Dieux le roi ! Ils aspergèrent les statues d'Odin, de Thor, et de Frey du sang du roi. L'abondance revint alors et la famine ne fut plus qu'un mauvais souvenir. Snorri Sturluson inclut dans son texte un passage ancien datant du IXème siècle. Voici ce texte en norrois : Hitt var fyrr at fold ruðu sverðberendr sínum drótni, ok landherr af lífs vönum dreyrug vápn Dómalda bar, þá er árgjörn Jóta dolgi Svía kind of sóa skyldi. Sur le tableau de Carl Larsson on peut voir le prêtre portant un Mjölnir. Ce prêtre est borgne... Il se tient devant une statue du Dieu Thor. Le sacrificateur tourne le dos à la scène. Le roi est debout et nu. Comme l'a justement remarqué Ludo Thorr, on y voit également des participants au rituel jouant de la lure. Julaftonen (Réveillon de Noël) – 1904/1905 Le réveillon de Noël est constitué par la soirée du 24 décembre qui précède Noël. Il est l'occasion d'organiser un repas festif au sein des familles, car Noël restant un instant magique pour les enfants, le réveillon doit y contribuer.Ce repas est souvent constitué d'une dinde de Noël et terminé par une bûche de Noël en France. Il peut aussi s'agir d'une oie ou de foie gras. Il est souvent précédé d'un plat de fruits de mer (huîtres, etc.). Il existe aussi une tradition dite des Treize desserts, en souvenir de Jésus et de ses douze apôtres, qui vient de Provence. C'est aussi le moment de préparer les chaussettes ou les chaussures à mettre près de la cheminée ou sous le sapin de Noël pour permettre au père Noël de livrer les cadeaux. Enfin pour les catholiques, le réveillon de Noël suit normalement la messe de minuit qui reste encore très populaire dans l'esprit collectif, même si elle est souvent dite en début de soirée plutôt qu'à minuit pour des raisons pratiques (un seul prêtre pouvant ainsi célébrer plusieurs messes dans diverses églises). Au retour de la messe ou à minuit, il est de tradition qu'un enfant ajoute le personnage de l'Enfant Jésus dans la crèche pour signifier qu'il est né. À minuit, il est courant de se souhaiter un « joyeux Noël ». Dans certaines familles, c'est le moment d'ouvrir les cadeaux. D'autres familles attendront le lendemain matin. Carl Michael BELLMAN Les Épîtres de Fredman (Fredmans epistlar) Carl Michael Bellman, poète suédois, né le 4 février 1740, mort le 11 février 1795, se fit un nom populaire par ses chansons bachiques et érotiques, et gagna la faveur de Gustave III. On l'a surnommé l’Anacréon de la Suède. Ses textes, souvent comiques dans leur description des bas-fonds de Stockholm, mais toujours sensibles à la dimension tragique de la vie humaine, tournent autour des thèmes de l'ivrognerie, de la prostitution et de l'amour physique, de la maladie et de la mort. On note également la présence de la nature et de nombreuses images saisies sur le vif du Stockholm de la fin du XVIIIe siècle. Aujourd'hui encore, Bellman reste très populaire en Suède, et plus particilièrement ses chansons, mais également dans les autres pays scandinaves comme l'Islande ou le Danemark. Il se consacre à la satire, aux tableaux de la vie populaire, aux parodies bibliques, dans des chansons dont on aurait tort de croire, malgré la légende romantique, qu'elles seraient le fruit d'une géniale improvisation ; elles sont au contraire écrites avec beaucoup de soin. L'originalité de ces compositions tient au fait qu'elles se situent à mi-chemin entre une tradition populaire médiévale restée très vivante, celle des folkeviser, et l'imitation comique des succès français contemporains. Ces chansons, dont la popularité n'a jamais connu un instant de déclin, seront rassemblées en deux recueils, les Épîtres de Fredman (1790), et les Chansons de Fredman (1791) ; toute une époque y revit, croquée sous ses aspects pittoresques selon un sens très sûr du trait, du mouvement et de la couleur. On admire aujourd'hui l'accord parfait entre musique et poésie et une alacrité qui n'est pourtant pas dupe des souffrances humaines. Carl Michael Bellman reste une des grandes figures du XVIIIème siècle musical suédois. Né dans une famille bourgeoise de Stockholm, Bellman a exercé plusieurs métiers, employé de manufacture, notaire, secrétaire. Il a surtout composé des chansons, tout d'abord sur des thêmes bibliques (Gubben Noak), puis sur la vie des bas-fonds de Stockholm. Dans ses Épîtres de Fredman (Fredmans epistlar) et ses Chants de Fredman (Fredmans sånger), il met en scène les personnages qu'il côtoie, comme le caporal Lorenz Mollberg, certains dissimulés sous des pseudonymes, comme Ulla Winblad, en réalité Maria Kristina Kiellström. Ce monde de buveurs, gens souvent brillants, parlant plusieurs langues et sachant jouer de nombreux instruments, a une philosophie apparemment simple : la vie vaut peu, mais lors d'une partie de campagne un beau jour d'été dans l'archipel de Stockholm, rien ne peut se comparer à elle. Les chants et les épitres relatent donc les fêtes, les beuveries, les bagarres dans les tavernes, mais aussi la mort et la maladie. Alors, profite de ta vie, jouis, aime, bois et danse, car tout est si fragile : Drick ur ditt glas, se döden på dig väntar slippar sitt svärd och vid din tröskel står (Vide ton verre, ois sur le seuil la mort t'attend en aiguisant son glaive) Epitre30 Epitre30 - Dick ur ditt glas