en savoir +

Transcription

en savoir +
LIFTING CERVICO-FACIAL OU LIFTING DU
VISAGE ET DU COU
Information délivrée le : Version 4 mise à jour nov 2013
Cachet du Médecin :
Au bénéfice de :
Nom :
Prénom :
Cette fiche d’information a été conçue sous l’égide de la Société Française de Chirurgie Plastique Reconstructrice
et Esthétique (SOF.CPRE) comme un complément à votre première consultation, pour tenter de répondre à toutes
les questions que vous pouvez vous poser si vous envisagez d’avoir recours à un lifting cervico-facial.
Le but de ce document est de vous apporter tous les éléments d’information nécessaires et indispensables pour
vous permettre de prendre votre décision en parfaite connaissance de cause. Aussi vous est-il conseillé de le lire
avec la plus grande attention.
DÉFINITION
peuvent être traitées par lipoaspiration.
Il existe aujourd’hui plusieurs types de liftings qui permettent
d’améliorer les disgrâces provoquées par le vieillissement du
visage et du cou, soit de manière localisée , soit de manière
plus étendue.
A l’inverse, si le visage est émacié, cet aspect peut être corrigé
dans le même temps par ré-injection de graisse autologue
(lipostructure). Ainsi le visage et le cou sont en quelque sorte
« reconstruits », « restructurés ».
Le lifting cervico-facial est le plus fréquemment réalisé ; c’est
la correction chirurgicale du vieillissement au niveau du cou
ainsi qu’au niveau du visage depuis la région des tempes
jusqu’à la région des bajoues.
En revanche, les rides d’expression, les rides de la patte d’oie
ou les rides péri-buccales ne sont pas modifiées.
Cette chirurgie à but esthétique ne peut être prise en charge
par l’Assurance Maladie.
L’aspect des paupières n’est pas corrigé par un lifting cervicofacial isolé.
OBJECTIFS
Les incisions cutanées nécessaires sont cachées pour l’essentiel
sous la patte chevelue ou dans les cheveux (au niveau des
tempes et de la nuque) et au pourtour de l’oreille. La cicatrice
est ainsi presque entièrement dissimulée.
L’opération a pour but de traiter l’affaissement et le relâchement de la peau et des muscles du visage (tempes et
sourcils, joues, bajoues, ovale du visage) et du cou mais
également l’insuffisance ou l’excès de tissu graisseux.
L’objectif d’une telle intervention n’est pas de changer la
forme ni l’aspect du visage. Au contraire, la simple restauration des différentes structures anatomiques de la
face et du cou (peau, muscle, graisse) permet à l’opéré(e)
de retrouver l’aspect qui était le sien quelques années
auparavant.
Les rides profondes sont améliorées par la tension exercée
sur la peau sans jamais disparaître complètement.
incision = cicatrice
PRINCIPES
Les muscles sont remis en tension, de manière à corriger leur
relâchement. La peau est ensuite redrapée à la demande sur les
nouveaux galbes, sans traction excessive. Cette double action
permet d’obtenir un résultat naturel (car la peau n’est pas trop
tirée), durable (car le plan musculaire est solide), des suites
opératoires en général assez simples (la peau « marque » moins
parce qu’elle est peu traumatisée, du fait de la tension et du
décollement limités). Les surcharges graisseuses éventuelles
Société Française de Chirurgie Plastique Reconstructrice et Esthétique
décollement
1
Le lifting cervico-facial peut être fait dès que les signes de
vieillissement apparaissent ( relâchement des joues, du cou,
dégradation des lignes du visage) et qu’une demande de
correction motivée en est formulée, généralement à partir
de 40 ou 45 ans.
Cette intervention peut être associée à un autre geste
de chirurgie esthétique faciale : chirurgie esthétique des
paupières (blépharoplastie), correction de l’affaissement
de la partie latérale du sourcil et correction de la patte d’oie
(lifting temporal), correction de l’affaissement et des rides
du front (lifting frontal conventionnel ou endoscopique). Elle
peut aussi être complétée par des thérapeutiques médicochirurgicales (laserbrasion, dermabrasion, peeling, injections
d’acide hyaluronique, injections de toxine botulique).
Lors de vos entretiens avec le chirurgien, il sera important de
lui signaler toutes les imperfections que vous souhaitez voir
améliorer ou disparaître. Ayant bien compris votre demande,
il deviendra votre guide dans l’évaluation du résultat futur et
des techniques à employer.
Il pourra éventuellement vous déconseiller l’intervention ou
vous proposer des altérnatives.
AVANT L’INTERVENTION
Un bilan pré-opératoire habituel est réalisé conformément
aux prescriptions.
Le médecin anesthésiste sera vu en consultation au plus tard
48 heures avant l’intervention.
Aucun médicament contenant de l’aspirine ne devra être pris
dans les 3 semaines précédant l’intervention.
L’arrêt du tabac est vivement recommandé, au moins un mois
avant et 15 jours après l’intervention.
Le tabagisme aggrave le risque de complication post-opératoire
de toute intervention chirurgicale. Arrêter de fumer 6 à 8
semaines avant une intervention supprime ce sur-risque.
Si vous fumez, parlez-en à votre chirurgien et à votre anesthésiste.
Vous pouvez aussi téléphoner à Tabac-Info-Service (3989) pour
vous aider à réduire le risque et mettre toutes les chances de
votre côté.
Il sera pratiqué un lavage des cheveux la veille et le matin
de l’intervention et un démaquillage soigneux le jour de
l’intervention.
Il est fondamental de rester à jeun (ne rien manger ni boire)
6 heures avant l’intervention.
TYPE D’ANESTHÉSIE
ET MODALITÉS D’HOSPITALISATION
Type d’anesthésie : Le lifting cervico-facial peut être réalisé sous
anesthésie générale ou sous anesthésie locale approfondie
par des tranquillisants administrés par voie intra-veineuse
(anesthésie « vigile »).
L’INTERVENTION
Chaque chirurgien adopte une technique qui lui est propre et
qu’il adapte à chaque cas pour obtenir les meilleurs résultats.
Toutefois, on peut retenir des principes de base communs :
L’incision est en grande partie cachée dans les cheveux et au
pourtour de l’oreille.
A partir des incisions, un décollement est fait sous la peau ;
son étendue est fonction de chaque cas, notamment de
l’importance du relâchement des tissus.
On procède ensuite à une remise en tension extrêmement
précise et dosée du plan musculo-aponévrotique, afin de
corriger l’affaissement profond, tout en conservant au visage
son expression naturelle.
En cas de surcharge graisseuse localisée, une lipoaspiration
ou lipectomie aux ciseaux est effectuée dans le même temps
opératoire : elle peut agir sur le cou, le menton, les bajoues et
les joues. A contrario, en cas de perte de volume, une addition
de graisse du (de la) patient(e) (lipostructure) s’avérera souvent
efficace pour hamoniser le résultat final.
La peau redrapée naturellement vient épouser la forme
créée par la mobilisation musculaire, la lipostructure ou la
lipoaspiration. L’excédent cutané est supprimé, les sutures
faites sans tension.
En fin d’intervention, la plupart des chirurgiens réalisent un
pansement qui fait le tour de la tête.
Le lifting chez l’homme comporte quelques particularités
(peau plus épaisse, déplacement des zones pileuses, chevelure
plus clairsemée masquant moins discrètement les cicatrices)
dont votre chirurgien vous entretiendra.
En fonction du chirurgien, de l’importance des corrections à
apporter et des gestes éventuellement associés, l’intervention
peut durer de deux à quatre heures.
APRÈS L’INTERVENTION : LES SUITES OPÉRATOIRES
La sortie pourra intervenir soit le lendemain, soit le surlendemain
de l’intervention.
Les 10 premiers jours, il faut se reposer au maximum et éviter
tout effort violent.
Au cours de ces premiers jours, l’opéré(e) ne doit ni s’étonner
ni s’inquiéter :
- d’un œdème (gonflement) qui peut être plus accentué le
deuxième jour que le premier,
- d’ecchymoses (bleus) dans la région du cou et du menton,
- d’une sensation de tension douloureuse ou désagréable,
surtout en arrière des oreilles, et autour du cou.
Ces ecchymoses et ces oedèmes disparaissent en moyenne
dans les 2 semaines post-opératoires.
Le choix entre ces différentes techniques sera le fruit d’une
discussion entre vous, l’anesthésiste et le chirurgien.
Au bout du premier mois, le gonflement a en général presque
disparu. Mais il persiste une légère induration des zones
décollées, plus palpable que visible. Les oreilles et les joues
ne retrouvent leur sensibilité normale que quelques mois
plus tard.
Modalités d’hospitalisation : Une hospitalisation de 24 à
48 heures est habituellement nécessaire.
Parfois, on peut observer, pendant plusieurs semaines voire
plusieurs mois après l’intervention, une sensation d’inconfort,
Société Française de Chirurgie Plastique Reconstructrice et Esthétique
2
de tension des tissus, de pesanteur un peu désagréable, qui
finit par disparaître.
Les cicatrices sont cachées en avant et en arrière par les cheveux. La seule zone légèrement visible, en avant du lobe de
l’oreille, peut être temporairement masquée par la coiffure
ou le maquillage.
Schématiquement on est :
- au cinquième ou sixième jour, présentable pour les
intimes,
- vers le douzieme jour, présentable pour ses amis,
- mais pour paraître devant les personnes dont on veut
qu’elles ignorent l’opération, il est nécessaire de prévoir
trois à quatre semaines, en l’absence d’incidents.
LE RESULTAT
Au bout de un à trois mois, on peut avoir une bonne idée du
résultat définitif. Mais les cicatrices sont encore un peu rosées
et indurées et ne s’atténuent que vers le sixième mois.
Grâce aux progrès accomplis tant dans la prise en charge avant
et après l’intervention que dans les techniques médico-chirurgicales on obtient un effet de rajeunissement appréciable,
qui reste toutefois très naturel : le visage n’a pas un aspect
« chirurgical » et a retrouvé approximativement les traits qui
étaient les siens huit ou douze ans auparavant, ce qui donne
globalement un aspect reposé, détendu et rafraîchi.
Cette amélioration physique s’accompagne en règle générale
d’un mieux être psychologique.
Le but de cette chirurgie est d’apporter une amélioration
et non pas d’atteindre la perfection. Si vos souhaits sont
réalistes, le résultat obtenu devrait vous donner une grande
satisfaction.
A long terme, le lifting cervico-facial a permis de lutter contre
les outrages du temps, mais le vieillissement continue à
faire son œuvre et l’on peut éventuellement envisager une
nouvelle intervention à type de lifting au bout d’une dizaine
d’années.
Les techniques actuelles permettent de répéter l’intervention si besoin au-delà de cette échéance. Cependant, cette
persperctive doit s’inscrire dans un entretien du visage par
des techniques complémentaires plus légères qui retarderont d’autant une nouvelle intervention qu’elles auront été
effectuées régulièrement.
LES IMPERFECTIONS DE RÉSULTAT
Il peut s’agir pour l’essentiel :
• d’un œdème (gonflement) persistant au niveau de certaines
zones au-delà du troisième mois et qui peut nécessiter des
massages,
• de cicatrices trop visibles ou de chute de cheveux localisée
dans la région des tempes (alopécie) qui peuvent nécessiter
une retouche chirurgicale à distance (six mois à un an).
LES COMPLICATIONS ENVISAGEABLES
Le lifting cervico-facial, bien que réalisé pour des motivations
essentiellement esthétiques, n’en reste pas moins une véritable
intervention chirurgicale, ce qui implique les risques liés à tout
acte médical, aussi minime soit-il.
Il faut distinguer les complications liées à l’anesthésie de
celles liées au geste chirurgical.
En ce qui concerne l’anesthésie, lors de la consultation, le
médecin anesthésiste informera lui-même le (la) patient(e)
des risques anesthésiques. Il faut savoir que l’anesthésie induit
dans l’organisme des réactions parfois imprévisibles, et plus
ou moins faciles à maîtriser : le fait d’avoir recours à un Anesthésiste parfaitement compétent, exerçant dans un contexte réellement chirurgical fait que les risques encourus sont
devenus statistiquement très faibles.
En effet, les techniques, les produits anesthésiques et les méthodes de surveillance ont fait d’immenses progrès ces trente
dernières années, offrant une sécurité optimale, surtout quand
l’intervention est réalisée en dehors de l’urgence et chez une
personne en bonne santé.
En ce qui concerne le geste chirurgical : en choisissant un
Chirurgien Plasticien qualifié et compétent, formé à ce type
d’intervention, vous limitez au maximum ces risques, sans
toutefois les supprimer complètement.
Heureusement, les suites opératoires sont en général simples
au décours d’un lifting cervico-facial réalisé dans les règles,
et les vraies complications sont rares.
En pratique, la grande majorité des interventions se passe
sans aucun problème et les patient(e)s sont satisfait(e)s de
leur résultats.
Pour autant, et malgré leur rareté, vous devez être informé(e)
des complications possibles :
• Un hématome pouvant nécessiter une évacuation rapide.
• Une souffrance voire une nécrose cutanée localisée, responsable d’un retard de cicatrisation (le risque en est très
accru par l’intoxication tabagique).
• L’infection est exceptionnelle.
• Des lésions nerveuses: la lésion d’une branche du nerf facial,
susceptible d’entraîner une parésie, voire une paralysie faciale
est exceptionnelle et les séquelles disparaissent le plus souvent en quelques mois. Plus rarement encore, peut survenir
une paralysie du nerf spinal (nerf de l’élévation de l’épaule).
• Des cicatrices anormales, hypertrophiques voire chéloïdes, d’apparition et d’évolution imprévisibles, peuvent
compromettre l’aspect esthétique du résultat et requièrent
des traitements locaux spécifiques parfois prolongés.
• d’une reproduction partielle du relâchement des tissus,
notamment de la partie antérieure du cou, lorsque la ptose
était importante avant l’intervention,
Société Française de Chirurgie Plastique Reconstructrice et Esthétique
3
Au total, il ne faut pas surévaluer les risques mais simplement prendre conscience qu’une intervention chirurgicale,
même apparemment simple, comporte toujours une petite
part d’aléas.
Le recours à un Chirurgien Plasticien qualifié vous assure
que celui-ci a la formation et la compétence requises pour
savoir éviter ces complications, ou les traiter efficacement le
cas échéant.
Tels sont les éléments d’information que nous souhaitions
vous apporter en complément à la consultation. Nous vous
conseillons de conserver ce document, de le relire après
la consultation et d’y réfléchir « à tête reposée ».
Cette réflexion suscitera peut-être de nouvelles questions,
pour lesquelles vous attendrez des informations
complémentaires. Nous sommes à votre disposition pour
en reparler au cours d’une prochaine consultation, ou bien
par téléphone, voire le jour même de l’intervention où nous
nous reverrons, de toute manière, avant l’anesthésie.
REMARQUES PERSONNELLES :
Société Française de Chirurgie Plastique Reconstructrice et Esthétique
4
LIFTING FRONTO-TEMPORAL
ENDOSCOPIQUE
Version 4 mise à jour nov 2013
Information délivrée le : Cachet du Médecin :
Au bénéfice de :
Nom :
Prénom :
Cette fiche d’information a été conçue sous l’égide de la Société Française de Chirurgie Plastique Reconstructrice
et Esthétique (SOF.CPRE) comme un complément à votre première consultation, pour tenter de répondre à toutes
les questions que vous pouvez vous poser si vous envisagez d’avoir recours à un lifting fronto-temporal endoscopique.
Le but de ce document est de vous apporter tous les éléments d’information nécessaires et indispensables pour
vous permettre de prendre votre décision en parfaite connaissance de cause. Aussi vous est-il conseillé de le lire
avec la plus grande attention.
DÉFINITION, OBJECTIFS ET PRINCIPES
L’endoscopie est une technique chirurgicale utilisée depuis
plusieurs années dans de nombreuses spécialités. Elle consiste
à réaliser une intervention sans «ouvrir» complètement, mais
juste en introduisant une mini-caméra qui va permettre
de suivre sur un écran de télévision les gestes réalisés
grâce à des instruments spéciaux. Cela permet souvent de
minimiser le traumatisme opératoire et surtout de réduire
considérablement les cicatrices.
Cette technique a été adaptée à la chirurgie esthétique où
elle a trouvé sa meilleure indication dans le traitement du
vieillissement du tiers supérieur du visage : le front et les
tempes. C’est le « lifting fronto-temporal endoscopique ».
L’intervention vise à corriger les disgrâces présentes à ce niveau,
qu’elles soient héréditaires ou dues à l’âge, en ne réalisant
que quelques petites incisions d’environ 1 cm dissimulées
dans le cuir chevelu.
Grâce à quelques minimes incisions, le chirurgien décolle
l’ensemble de la région et affaiblit les muscles responsables
des rides. Ensuite, il repositionne les tissus et les maintient en
bonne place par des fixations profondes.
Un lifting endoscopique peut être réalisé isolément ou être
associé, si nécessaire, à de nombreux gestes complémentaires
au niveau de la face, tels que : blépharoplastie (chirurgie
esthétique des paupières), canthopexie (élévation du coin
des yeux), lifting cervico-facial (lifting du visage et du cou),
laserbrasion, peeling, injection de toxine botulique, etc…
Un lifting endoscopique se propose de corriger les
altérations de la partie haute du visage et de remplacer
l’aspect «fatigué» ou «sévère» par une apparence plus
fraîche et détendue, avec un regard plus ouvert.
Les disgrâces les plus communément visées sont les
suivantes :
• Affaissement du front avec rides horizontales
• Affaissement des sourcils avec excédent de peau au niveau
des paupières supérieures
• Rides du lion entre les sourcils
• Rides de la patte d’oie au coin des yeux.
L’intervention, pratiquée aussi bien chez la femme que chez
l’homme, peut être effectuée dès 40 ans. Toutefois, elle est
parfois réalisée beaucoup plus précocement, lorsque les
disgrâces sont constitutionnelles (facteurs héréditaires)
et non pas liées à l’âge, comme des sourcils initialement
bas ou certaines rides du lion précoces par hyperactivité
musculaire.
Cette chirurgie à but esthétique ne peut être prise en charge
par l’assurance maladie.
AVANT L’INTERVENTION
Les motivations et les demandes du patient auront été
analysées. Une étude attentive de la région fronto-temporale
et de ses rapports avec le reste du visage aura été faite.
Un bilan pré-opératoire habituel est réalisé conformément
aux prescriptions.
Le médecin anesthésiste sera vu en consultation au plus tard
48 heures avant l’intervention.
Société Française de Chirurgie Plastique Reconstructrice et Esthétique
1
Aucun médicament contenant de l’aspirine ne devra être pris
dans les 10 jours précédant l’intervention.
L’arrêt du tabac est vivement recommandé au moins un mois
avant et un mois après l’intervention (le tabac peut être à
l’origine d’un retard de cicatrisation).
Un shampoing antiseptique sera réalisé la veille au soir et le
matin même.
Il est fondamental de rester à jeun (ne rien manger ni boire)
6 heures avant l’intervention.
TYPE D’ANESTHÉSIE
ET MODALITÉS D’HOSPITALISATION
Type d’anesthésie : deux procédés sont envisageables :
• Anesthésie locale approfondie par des tranquillisants
administrés par voie intra-veineuse (anesthésie « vigile »).
• Anesthésie générale classique, durant laquelle vous dormez
complètement.
Le choix entre ces différentes techniques sera le fruit d’une
discussion entre vous, le chirurgien et l’anesthésiste.
Modalités d’hospitalisation : L’intervention peut se pratiquer
en «ambulatoire», c’est-à-dire avec une sortie le jour même
après quelques heures de surveillance.
Toutefois, dans certains cas, une courte hospitalisation peut
être préférable. Il peut être indiqué de rester hospitalisé la
nuit qui suit l’intervention.
L’INTERVENTION
Chaque chirurgien adopte une technique qui lui est propre et
qu’il adapte à chaque cas pour obtenir les meilleurs résultats.
Toutefois, on peut retenir des principes de base communs :
incisions = cicatrices
Incisions cutanées :
Elles font entre 5 et 10 mm,
sont au nombre de trois à cinq,
et sont placées dans le cuir
chevelu, quelques centimètres
en arrière de la lisière des
cheveux du front. L’une
d’elles permettra le passage
de l’endoscope relié à une
mini caméra-vidéo, les autres
livrent passage aux différents
instruments spécifiquement
adaptés à cette chirurgie
endoscopique.
endoscope
Le tracé de ces incisions
correspond bien sûr
à l’emplacement des
futures cicatrices, qui
seront donc quasiment
invisibles puisque très
courtes et cachées
dans les cheveux.
instruments
spéciaux
Décollement :
La totalité du front et des tempes est décollée jusqu’aux
arcades sourcilières et à la racine du nez.
Affaiblissement musculaire :
Les muscles de la région sont alors fragilisés afin de traiter
les rides dont ils sont responsables : muscle frontal pour les
rides horizontales, muscles intersourciliers pour les rides du
lion. D’autres actions spécifiques peuvent être réalisées en
complément selon les cas.
Redrapage :
les tissus décollés vont être remis en tension afin de déplisser les
pattes d’oie, remonter les sourcils et supprimer l’affaissement du
front. Ils seront maintenus en bonne position par des fixations
profondes dont la nature varie selon les chirurgiens.
Sutures :
Les petites incisions sont refermées, grâce à des agrafes
cutanées faciles à enlever ou par des fils résorbables.
En fonction du chirurgien, de l’ampleur des améliorations
à apporter et de la nécessité éventuelle de gestes
complémentaires, l’intervention peut durer de 45 à 90
minutes.
APRÈS L’INTERVENTION : LES SUITES OPÉRATOIRES
Il n’y a pas de véritables douleurs, mais éventuellement un
certain inconfort avec une sensation de tension du front, des
tempes et des paupières.
Les premiers jours, il faut se reposer au maximum et éviter
tout effort violent.
Les suites opératoires sont essentiellement marquées par
l’apparition d’un œdème (gonflement) et d’ecchymoses
(bleus) dont l’importance et la durée sont très variables d’un
individu à l’autre.
Le pansement sera supprimé entre le 1er et le 3ème jour selon
le chirurgien. Les agrafes sont retirées entre le 8ème et le
15ème jour.
Les stigmates de l’intervention vont s’atténuer progressivement,
permettant le retour à une vie socio-professionnelle normale
après quelques jours (5 à 20 jours selon l’ampleur des
suites).
Une certaine insensibilité du front, éventuellement quelques
démangeaisons du crâne, peuvent être observées durant les
premières semaines. Elles disparaîtront progressivement.
LE RÉSULTAT
Un délai de 3 à 6 mois est nécessaire pour apprécier le résultat définitif. C’est le temps nécessaire pour que la totalité
de l’œdème se soit résorbé et que les tissus aient retrouvé
toute leur souplesse.
Le plus souvent, l’intervention aura permis d’obtenir un
embellissement et un effet de rajeunissement appréciable
de la partie supérieure du visage, avec une suppression de
l’affaissement du front, une ascension des sourcils, une remise
en tension des paupières supérieures, un déplissement des
rides de la patte d’oie, et une atténuation nette des rides
frontales et intersourcilières.
Société Française de Chirurgie Plastique Reconstructrice et Esthétique
2
Les résultats sont en règle générale durables et, bien que
le processus de vieillissement ne soit pas stoppé par l’intervention, le bénéfice du lifting se fera sentir même plusieurs
années après.
Heureusement, les vraies complications sont exceptionnelles
à la suite d’un lifting endoscopique réalisé dans les règles. En
pratique, l’immense majorité des interventions se passe sans
aucun problème et les patient(e)s sont pleinement satisfait(e)s
de leur résultat.
Le but de cette chirurgie est d’apporter une amélioration
et non pas d’atteindre la perfection. Si vos souhaits sont
réalistes, le résultat obtenu devrait vous donner une
grande satisfaction.
Pour autant, et malgré leur rareté, vous devez être informé(e)
des complications possibles :
LES IMPERFECTIONS DE RESULTAT
Elles peuvent résulter d’un malentendu concernant ce que
l’on peut raisonnablement espérer. Il en est ainsi des rides qui
peuvent être nettement atténuées sans disparaître complètement ou de l’excès de peau sur les paupières supérieures qui
peut nécessiter une excision complémentaire à leur niveau
pour parfaire le résultat.
Elles peuvent aussi survenir du fait de réactions tissulaires
inattendues ou de phénomènes cicatriciels inhabituels. On
peut ainsi parfois observer un œdème persistant pendant
quelques mois, ou voir apparaître une petite asymétrie dans
le positionnement des sourcils, ou une récidive de certaines
rides intersourcilières.
Ces imperfections, si elles sont mal supportées, peuvent
éventuellement être corrigées par une petite « retouche » qui
se fera habituellement sous simple anesthésie locale à partir
du 6ème mois post-opératoire.
LES COMPLICATIONS ENVISAGEABLES
Un lifting fronto-temporal endoscopique, bien que réalisé
pour des motivations esthétiques, n’en reste pas moins une
véritable intervention chirurgicale, ce qui implique les risques
liés à tout acte médical, aussi minime soit-il.
Il faut distinguer les complications liées à l’anesthésie de
celles liées au geste chirurgical.
En ce qui concerne l’anesthésie, lors de la consultation,
le médecin anesthésiste informera lui-même le patient des
risques anesthésiques. Il faut savoir que l’anesthésie induit
dans l’organisme des réactions parfois imprévisibles, et
plus ou moins faciles à maîtriser : le fait d’avoir recours à un
Anesthésiste parfaitement compétent, exerçant dans un
contexte réellement chirurgical fait que les risques encourus
sont devenus statistiquement très faibles.
Il faut savoir, en effet, que les techniques, les produits anesthésiques et les méthodes de surveillance ont fait d’immenses
progrès ces trente dernières années, offrant une sécurité
optimale, surtout quand l’intervention est réalisée en dehors
de l’urgence et chez une personne en bonne santé.
• Hématomes : la plupart du temps sans gravité, ils peuvent
justifier d’être évacués s’ils sont trop importants. Il ne faut pas
confondre avec les ecchymoses (les bleus) qui sont normales
après une intervention.
• Infection : exceptionnelle quand l’intervention est réalisée
dans des conditions normales d’asepsie. Elle est toujours
locale et jamais générale.
• Les complications telles que les anomalies de cicatrisation,
les nécroses cutanées ou les alopécies localisées (chutes de
cheveux) sont plus rares et surtout beaucoup plus discrètes
que dans un lifting fronto-temporal classique du fait de la
taille limitée des incisions. Cependant, leur risque est accru
par l’intoxication tabagique.
• Lésions nerveuses : elles peuvent parfois concerner certaines branches sensitives et être alors responsables d’une
certaine insensibilité et de démangeaisons du front ou du cuir
chevelu qui finissent par s’atténuer après quelques mois. Une
paralysie de la branche frontale motrice est beaucoup plus
rare et n’est heureusement que temporaire dans la plupart
des cas décrits.
Au total, il ne faut pas surévaluer les risques, mais simplement
prendre conscience qu’une intervention chirurgicale, même
apparemment simple, comporte toujours une petite part
d’aléas.
Le recours à un Chirurgien Plasticien qualifié vous assure
que celui-ci a la formation et la compétence requises pour
savoir éviter ces complications, ou les traiter efficacement le
cas échéant.
Tels sont les éléments d’information que nous souhaitions
vous apporter en complément à la consultation. Nous vous
conseillons de conserver ce document, de le relire après
la consultation et d’y réfléchir « à tête reposée ».
Cette réflexion suscitera peut-être de nouvelles questions,
pour lesquelles vous attendrez des informations
complémentaires. Nous sommes à votre disposition pour
en reparler au cours d’une prochaine consultation, ou bien
par téléphone, voire le jour même de l’intervention où nous
nous reverrons, de toute manière, avant l’anesthésie.
En ce qui concerne le geste chirurgical : en choisissant un
Chirurgien Plasticien qualifié et compétent, formé à ce type
d’intervention, vous limitez au maximum ces risques, sans
toutefois les supprimer complètement.
Société Française de Chirurgie Plastique Reconstructrice et Esthétique
3
LIFTING FACIAL SOUS ENDOSCOPIE
Version 4 mise à jour nov 2013
Information délivrée le :
Cachet du Médecin :
Au bénéfice de :
Nom :
Prénom :
Cette fiche d’information a été conçue sous l’égide de la Société Française de Chirurgie Plastique Reconstructrice
et Esthétique (SOF.CPRE) comme un complément à votre première consultation, pour tenter de répondre à toutes
les questions que vous pouvez vous poser si vous envisagez d’avoir recours à un lifting facial sous endoscopie.
Le but de ce document est de vous apporter tous les éléments d’information nécessaires et indispensables pour
vous permettre de prendre votre décision en parfaite connaissance de cause. Aussi vous est-il conseillé de le lire
avec la plus grande attention.
DÉFINITION, OBJECTIFS ET PRINCIPES
L’endoscopie est une technique chirurgicale utilisée depuis
plusieurs années dans de nombreuses spécialités. Elle consiste
à réaliser une intervention sans « ouvrir » complètement, mais
juste en introduisant une mini-caméra qui va permettre de
suivre sur un écran de télévision les gestes réalisés grâce à des
instruments spéciaux. Cela permet souvent de minimiser le
traumatisme opératoire et surtout de réduire considérablement
les cicatrices. Cette technique a été adaptée à la chirurgie
esthétique où elle a trouvé sa meilleure indication dans le
traitement de la partie supérieure du visage, depuis le front
et les tempes jusqu’au niveau des commissures buccales. C’est
le «lifting endoscopique».
L’intervention vise à corriger les disgrâces dues à l’âge présentes
à ce niveau, en ne réalisant que quelques petites incisions
d’environ 1 cm dissimulées dans le cuir chevelu.
Le principe est de décoller l’ensemble de la région, au ras de
l’os, puis de repositionner les tissus et les maintenir en bonne
place par des fixations profondes.
Il est ainsi possible d’agir sur l’étage moyen de la face, dans
la région des pommettes, de la joue et des plis naso-géniens
(sillons entourant le nez et la joue).
Un lifting endoscopique peut être réalisé isolément ou être
associé, si nécessaire, à de nombreux gestes complémentaires
au niveau de la face, tels que : lifting frontal, blépharoplastie
(chirurgie esthétique des paupières), canthopexie (élévation
du coin des yeux), lifting cervico-facial (lifting du visage et
du cou), laser-brasion ou dermabrasion, peeling, injection de
toxine botulique, etc…
Un lifting endoscopique se propose de corriger les
altérations de la partie haute et du tiers moyen du visage
et de remplacer l’aspect « fatigué » ou « sévère » par une
apparence plus fraîche et détendue, avec un regard plus
ouvert.
Les disgrâces les plus communément visées sont les
suivantes :
• Diminution de la hauteur de la paupière inférieure,
• Suspension des pommettes,
• Comblement de la dépression sous orbitaire, véritable « vallée
des larmes » et rembourrage de la pommette,
• Rides de la patte d’oie au coin des yeux,
• Atténuation du sillon naso génien et suspension des
joues.
Quand on y associe un lifting frontal sous endoscopie, on
agira aussi sur :
• L’affaissement du front avec rides horizontales
• L ’affaissement des sourcils avec excédent de peau au niveau
des paupières supérieures
• Les rides du lion entre les sourcils
L’intervention, pratiquée aussi bien chez la femme que chez
l’homme, peut être effectuée dès 40 ans. Toutefois, elle est
parfois réalisée plus précocement, lorsque les disgrâces sont
constitutionnelles (facteurs héréditaires) et non pas liées à
l’âge.
Cette chirurgie à but esthétique ne peut être prise en charge
par l’assurance maladie.
Société Française de Chirurgie Plastique Reconstructrice et Esthétique
1
AVANT L’INTERVENTION
Les motivations et les demandes du patient auront été
analysées. Une étude attentive de la région faciale supérieure
et de ses rapports avec le reste du visage aura été faite.
Un bilan pré-opératoire habituel est réalisé conformément
aux prescriptions.
Le médecin anesthésiste sera vu en consultation au plus tard
48 heures avant l’intervention.
Aucun médicament contenant de l’aspirine ne devra être pris
dans les 10 jours précédant l’intervention.
L’arrêt du tabac est vivement recommandé au moins un mois
avant et un mois après l’intervention (le tabac peut être à
l’origine d’un retard de cicatrisation).
Un shampoing antiseptique sera réalisé la veille au soir et/ou
le matin même.
Il est fondamental de rester à jeun (ne rien manger ni boire)
6 heures avant l’intervention.
TYPE D’ANESTHÉSIE
ET MODALITÉS D’HOSPITALISATION
Type d’anesthésie : deux procédés sont envisageables :
• Anesthésie locale approfondie par des tranquillisants
administrés par voie intra-veineuse (anesthésie « vigile »).
• Anesthésie générale classique, durant laquelle vous dormez
complètement.
Le choix entre ces différentes techniques sera le fruit d’une
discussion entre vous, le chirurgien et l’anesthésiste.
Modalités d’hospitalisation : L’hospitalisation est courte.
L’entrée s’effectue le matin (ou parfois la veille dans l’aprèsmidi) et la sortie est autorisée soit le soir, soit le lendemain
de l’intervention.
L’INTERVENTION
Chaque chirurgien adopte une technique qui lui est propre et
qu’il adapte à chaque cas pour obtenir les meilleurs résultats.
Toutefois, on peut retenir des principes de base communs :
Incisions cutanées :
Elles font entre 5 et 10 mm,
sont au nombre de deux à
cinq, et sont placées dans
le cuir chevelu, quelques
centimètres en arrière de la
lisière des cheveux.
incisions = cicatrices
Ces incisions permettent le
passage de l’endoscope relié
à une mini caméra-vidéo et
livrent passage aux différents
instruments spécifiquement
adaptés à cette chirurgie
endoscopique.
Le tracé de ces incisions
correspond bien sûr à l’emplacement des futures cicatrices,
qui seront donc quasiment invisibles puisque très courtes et
cachées dans les cheveux.
endoscope
instruments
spéciaux
Décollement :
la totalité des tempes et du massif facial est décollée jusqu’aux
commissures buccales, incluant les pommettes et à la partie
haute des joues.
Redrapage :
les tissus décollés vont être remis en tension afin de déplisser
les pattes d’oie, remonter la queue des sourcils et surtout les
pommettes et la graisse sous orbitaire qui s’était accumulée
au dessus sillon naso génien. Ils seront maintenus en bonne
position par des fixations profondes dont la nature varie
selon les chirurgiens.
Sutures :
les petites incisions sont refermées, souvent grâce à des
agrafes cutanées faciles à enlever ou à des points enfouis
résorbables.
En fonction du chirurgien, de l’ampleur des améliorations
à apporter et de la nécessité éventuelle de gestes
complémentaires, l’intervention peut durer de 2 à 3 heures.
APRÈS L’INTERVENTION : LES SUITES OPÉRATOIRES
Il n’y a pas de véritables douleurs, mais éventuellement un
certain inconfort avec une sensation de tension des tempes
et des régions malaires.
Les premiers jours, il faut se reposer au maximum et éviter
tout effort violent.
Les suites opératoires sont essentiellement marquées par
l’apparition d’un œdème (gonflement) et d’ecchymoses
(bleus) dont l’importance et la durée sont très variables d’un
individu à l’autre.
Le pansement sera supprimé entre le 1er et le 3ème jour selon
le chirurgien. Les agrafes sont retirées entre le 8ème et le 15ème
jour.
Les stigmates de l’intervention vont s’atténuer progressivement,
permettant le retour à une vie socioprofessionnelle normale
après quelques jours (10 à 20 jours selon l’ampleur des
suites).
Une certaine insensibilité de la région opérée, éventuellement
quelques démangeaisons du crâne, peuvent être observées
durant les premières semaines. Elles disparaîtront
progressivement.
Société Française de Chirurgie Plastique Reconstructrice et Esthétique
2
LE RÉSULTAT
Un délai de 3 à 6 mois est nécessaire pour apprécier le résultat définitif. C’est le temps nécessaire pour que la totalité de
l’œdème se soit résorbé et que les tissus aient retrouvé toute
leur souplesse.
Le plus souvent, l’intervention aura permis d’obtenir un embellissement et un effet de rajeunissement appréciable de la
partie supérieure du visage, avec une atténuation des sillons
naso géniens, un rembourrage de la région sous orbitaire et
malaire (avec disparition de la vallée des larmes) et diminution
de la hauteur de la paupière inférieure.
En cas de lifting frontal associé on obtiendra également une
suppression de l’affaissement du front avec un sourcil mieux
positionné, éclairant le regard, une remise en tension modérée des paupières supérieures, un déplissement des rides de
la patte d’oie, et une atténuation nette des rides frontales et
intersourcilières.
Les résultats sont en règle générale durables et, bien que
le processus de vieillissement ne soit pas stoppé par l’intervention, le bénéfice du lifting se fera sentir même plusieurs
années après.
Le but de cette chirurgie est d’apporter une amélioration
et non pas d’atteindre la perfection. Si vos souhaits sont
réalistes, le résultat obtenu devrait vous donner une
grande satisfaction.
LES IMPERFECTIONS DE RESULTAT
Elles peuvent résulter d’un malentendu concernant ce que
l’on peut raisonnablement espérer. Il en est ainsi des rides qui
peuvent être nettement atténuées sans disparaître complètement ou de l’excès de peau sur les paupières supérieures qui
peut nécessiter une excision complémentaire à leur niveau
pour parfaire le résultat.
Elles peuvent aussi survenir du fait de réactions tissulaires
inattendues ou de phénomènes cicatriciels inhabituels. On
peut ainsi parfois observer un œdème persistant pendant
quelques mois ou voir apparaître une petite asymétrie dans
le regard.
Ces imperfections, si elles sont mal supportées, peuvent
éventuellement être corrigées par une petite « retouche » qui
se fera habituellement sous simple anesthésie locale à partir
du 6ème mois post-opératoire.
LES COMPLICATIONS ENVISAGEABLES
Un lifting facial endoscopique, bien que réalisé pour des motivations esthétiques, n’en reste pas moins une véritable intervention chirurgicale, ce qui implique les risques liés à tout acte
médical, aussi minime soit-il. Il faut distinguer les complications
liées à l’anesthésie de celles liées au geste chirurgical.
En ce qui concerne l’anesthésie, lors de la consultation,
le médecin anesthésiste informera lui-même le patient des
risques anesthésiques. Il faut savoir que l’anesthésie induit
dans l’organisme des réactions parfois imprévisibles, et
plus ou moins faciles à maîtriser : le fait d’avoir recours à un
Société Française de Chirurgie Plastique Reconstructrice et Esthétique
3
Anesthésiste parfaitement compétent, exerçant dans un
contexte réellement chirurgical fait que les risques encourus
sont devenus statistiquement très faibles.
Il faut savoir, en effet, que les techniques, les produits anesthésiques et les méthodes de surveillance ont fait d’immenses
progrès ces trente dernières années, offrant une sécurité
optimale, surtout quand l’intervention est réalisée en dehors
de l’urgence et chez une personne en bonne santé.
En ce qui concerne le geste chirurgical : en choisissant
un Chirurgien Plasticien qualifié et compétent, formé à ce
type d’intervention, vous limitez au maximum ces risques,
sans toutefois les supprimer complètement.
Heureusement, les vraies complications sont exceptionnelles
à la suite d’un lifting endoscopique réalisé dans les règles.
En pratique, l’immense majorité des interventions se passe
sans aucun problème et les patient(e)s sont pleinement
satisfait(e)s de leur résultat.
Pour autant, et malgré leur rareté, vous devez être informé(e)
des complications possibles :
• Hématomes : la plupart du temps sans gravité, ils peuvent
justifier d’être évacués s’ils sont trop importants. Il ne faut
pas les confondre avec les ecchymoses (les bleus) qui sont
normales après une intervention.
• Infection : exceptionnelle quand l’intervention est réalisée
dans des conditions normales d’asepsie. Elle est toujours
locale et jamais générale.
• Les complications telles que les anomalies de cicatrisation
ou les alopécies localisées (chutes de cheveux) sont plus rares
que dans les liftings classiques du fait de la taille limitée des
incisions. Cependant, leur risque est accru par l’intoxication
tabagique.
• Lésions nerveuses : elles peuvent parfois concerner certaines branches sensitives et être alors responsables d’une
certaine insensibilité et de démangeaisons du front ou du cuir
chevelu qui finissent par s’atténuer après quelques mois. Une
paralysie de la branche frontale motrice est beaucoup plus
rare et n’est heureusement que temporaire dans la plupart
des cas décrits.
Au total, il ne faut pas surévaluer les risques, mais simplement
prendre conscience qu’une intervention chirurgicale, même
apparemment simple, comporte toujours une petite part
d’aléas. Le recours à un Chirurgien Plasticien qualifié vous
assure que celui-ci a la formation et la compétence requises
pour savoir éviter ces complications ou les traiter efficacement
le cas échéant
Tels sont les éléments d’information que nous souhaitions
vous apporter en complément à la consultation. Nous
vous conseillons de conserver ce document, de le relire
après la consultation et d’y réfléchir « à tête reposée ».
Cette réflexion suscitera peut-être de nouvelles questions,
pour lesquelles vous attendrez des informations complémentaires. Nous sommes à votre disposition pour en
reparler au cours d’une prochaine consultation, ou bien par
téléphone, voire le jour même de l’intervention où nous
nous reverrons, de toute manière, avant l’anesthésie.
REMARQUES PERSONNELLES :

Documents pareils

lifting facial sous endoscopie

lifting facial sous endoscopie ou moins faciles à maîtriser : le fait d’avoir recours à un Anesthésiste parfaitement compétent, exerçant dans un contexte réellement chirurgical fait que les risques encourus sont devenus statisti...

Plus en détail

d`informations ? Consultez la fiche dédiée

d`informations ? Consultez la fiche dédiée l’homme, peut être effectuée dès 40 ans. Toutefois, elle est parfois réalisée beaucoup plus précocement, lorsque les disgrâces sont constitutionnelles (facteurs héréditaires) et non pas liées à l’â...

Plus en détail

lifting fronto-temporal endoscopique

lifting fronto-temporal endoscopique l’homme, peut être effectuée dès 40 ans. Toutefois, elle est parfois réalisée beaucoup plus précocement, lorsque les disgrâces sont constitutionnelles (facteurs héréditaires) et non pas liées à l’â...

Plus en détail