C`est par ICI

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C`est par ICI
Sortie «Pilotes» #14-4
Compte rendu
Rédacteur: M. Dennefeld
Photos: JY Clavier, M Dennefeld, JL Megnien
Aéro 2014
Friedrichshafen
Règle d’écriture des horaires :
Heure locale : 05:00 - Heure zoulou : 0500Z - Durée : 05h00
Voilà déjà deux ans que cette sortie était prévue, et tentée, pour aller visiter le plus
grand salon de l'aviation légère en Europe...sans succès...mais pourquoi le programment-ils donc toujours
pendant la période de l'année où il pleut le plus (le printemps)?
Mais pour cette année, la météo bizarre (ou dérèglée?) de l'hiver nous ouvre les portes pour avril...
(attendez, vous en aurez encore de la pluie, en mai ou juin...!). Oh, ce ne fut pas facile, le week-end
précédent, il avait fallu annuler l'hôtel parce que les prévisions étaient trop mauvaises pour le week-end
suivant...mais petit à petit, les prévisions ont changé ("se sont affinées", disent les météorologues...),
la sortie devenait de plus en plus plausible au fur et à mesure où le vendredi approchait...
et il a fallu retrouver un hôtel à la dernière minute, chose difficile en cette période de salon.
Mais grâce à l'aide de l'office du tourisme local, et aux bonnes relations tissées avec eux (depuis le
temps!), nous avons réussi à trouver un logement pour tous à la même enseigne, et pas loin du Salon
(Comfort Hotel, effectivement bien confortable; le prix aussi, merci).
Quatre avions étaient initialement prévus, mais suite à des imprévus et désistements de dernière minute,
ce sont finalement trois avions qui sont sur le départ à Lognes le vendredi 11 à la mi-journée, deux DR400180, et un C172 G1000.
Trajet prévu: Lognes, Epinal-Mirecourt, Colmar, et Friedrichshafen (EDNY), soit un peu plus de trois heures
de vol, sans compter les escales.
Le F-HADP part à peu près à l'heure, avec Jean-Yves aux commandes...il s'agit d'arriver pas trop tard à
Colmar pour trouver quelque chose à déjeuner! (fondamental, n'est-ce pas, dans ces voyages...que
seraient les volatiles sans gastronomie?) Le C172 avait prévu de partir un peu plus tard, nous nous
retrouverions tous à Colmar, où commenceraient les chaises musicales: il faut répartir les pilotes dans les
avions en fonction de leur compétences aéronautiques, mais aussi en langue anglaise pour le
franchissement de la frontière...Le deuxième DR400, le F-GORD, devait partir rapidement aussi, avec
Gérard Nahama aux commandes...mais un incident regrettable (et toujours pas éclairci) a retardé son
départ: vous est-il déjà arrivé, alors que vous voulez faire le complément d'huile, de retrouver de l'essence
dans le bidon d'huile??? Il a fallu tout purger avant le départ...un grand merci à la mécanique, qui a fait
diligence...mais avis aux pilotes, soyez doublement vigilants!
Pendant ce temps, le DP était arrivé à Mirecourt...pour y trouver une flottille de vétérans
suisses avec leurs avions bien bichonnés, 2 Beech 18 et un DC3, en parfait état de vol, et sur le
départ...Nous avons pu admirer ces appareils, qui brillaient comme des sous neufs...et d'après leurs
propriétaires, privés, il en fallait, des sous (suisses, et pas petits!), pour les maintenir en état! C'était le
Salon avant l'heure...Après quelques minutes de détente, nous redécollons pour Colmar, Alexandre aux
commandes, avant la flottille des vétérans (la turbulence de sillage, n'est-ce pas...(:>), qui se dirigera vers
Bâle. Et premier exercice d'anglais...intéressant! Vous avez beau avoir une pratique courante en anglais,
ou même avoir réussi l'examen du FCL 0.55 (avec ses examinateurs plus préoccupés d'anglais littéraire
que d'efficacité de communication...), suivre l'anglais de Suisses Bernois, c'est autre chose, foi de
contrôleur (n'est-ce pas, Alexandre?)... Allez, bon vol, Grüt'si !
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Sympa, le tableau de bord du Beech 18
A quand des bimoteurs à Lognes?
Et nous partons donc pour le passage des Vosges, et Colmar... Saint Dizier était inactif,
mais pas Nancy-Ochey, dont nous écornons la zone sud. Alors que la visibilité était médiocre depuis Paris,
elle s'améliore nettement vers l'Est, et nous décidons de passer un peu au nord du point culminant des
Vosges, le Grand Ballon (1424m, pour les touristes...ou les planeurs), qui est encore partiellement
enneigé. Juste avant d'atteindre les montagnes, voici le lac de Gérardmer, paisiblement blotti à ses pieds.
Après, les prairies d'altitude défilent vite, et nous enfilons la vallée de Munster pour rejoindre Colmar par le
Sud. A LFGA, c'est la 01 en service, et nous négocions une approche semi-directe main gauche, ce sera
plus rapide... et la faim se fait sentir! Le plein est fait rapidement, et nous filons vers le restaurant situé juste
à l'extérieur du terrain, pour faire un autre plein...il est près de 15h, heureusement qu'il sert non-stop!
Tandis qu'Alexandre et Michel D. prennent un en-cas léger, Jean-Yves préfère prendre une bavette
frites...on ne sait jamais ce qui nous attend en Allemagne! Il est vrai que nous avons le temps, d'ici à ce
que les autres arrivent, et nous ne décollerons que vers 17h30: en effet, l'organisation à Friedrichshafen
nécessite l'obtention d'un créneau d'atterrissage, en cette période chargée du Salon, et le notre n'est qu'à
19h locales, alors qu'il faut à peine une heure de vol jusque là-bas. Ce fut d'ailleurs un vrai casse-tête pour
l'organisation, avec beaucoup de créneaux sur la piste en dur déjà occupés...et la piste en herbe limitée à 1
tonne de masse totale...Finalement, les deux DR400 voleront de conserve, "en formation" pour bénéficier
du même créneau, nous sommes donc de toutes façons obligés de les attendre.
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Gérardmer et son lac, avant les Vosges...
Et Colmar au fond, après le passage des Vosges
Les deux autres avions finissent par arriver, mais leurs occupants n'auront pas le temps
de déjeuner...il faut faire le plein, et se préparer à repartir pour "accrocher" le créneau attribué. Le 172 a
vingt minutes de plus, avec le créneau suivant, mais cela ne fait pas grande différence. Il n'y aura pas de
problèmes pour passer la Forêt-Noire, nous avons vu lors de l'arrivée que la visibilité était excellente et le
plafond suffisamment haut, malgré quelques CB qui commencent à bourgeonner. Cela nous change des
sorties Volatiles précédentes...Les qualifiés Anglais piloteront les trois avions, Michel D. et José dans les
DR400, et Michel V. dans le C172...mais au fait, nous avons un nouvel anglophone avec nous, Gérard
Nahama, qui a brillamment réussi son FCL 0.55 la veille de la sortie...Il ne faudra pas oublier d'arroser cela
à l'arrivée! Les 2 DR400 se mettent d'accord: comme il faudra voler en formation, nous décollerons à peu
d'intervalle, et Michel, qui partira en tête, montera à 4500 pieds en tournant autour du château du Haut
Koenigsbourg jusqu'à ce que José le rejoigne. Puis cap à l'Est, sur Freiburg, et ensuite passage de la
Forêt-Noire vers Donaueschingen, qui offre un bon terrain de secours en cas de problèmes météo au-delà.
Ensuite, comme il y a du vent d'Est, en tous cas ici, on arrivera sur le Lac de Constance le long de sa cote
Ouest, laissant Konstanz à notre droite pour rejoindre le point W (sur la rive Est du lac) avant atterrissage
en 06 à EDNY. Ainsi fut fait...au moins au départ! Nous avions prévu de communiquer entre nous sur la
deuxième radio, sur une fréquence "vide" (123.45), et ce fut bien utile. Colmar active pour nous notre plan
de vol "en formation" puis nous passons avec Bale-Info jusqu'au pied de la Forêt-Noire où Zürich prendra le
relai...pas la peine de passer avec Langen pour si peu, puisque Bale couvre aussi l'autre côté du Rhin.
Passé Freiburg, la montagne défile avec ses belles prairies, ses conifères, et ses petits lacs dispersés un
peu partout...ce n'est guère différent des Vosges d'ailleurs, les deux côtés de la vallée du Rhin se
ressemblent beaucoup! Nous passons EDTD sans problèmes, José toujours dans notre roue (enfin, notre
aile...) et on aperçoit déjà le bout du lac de Constance au loin...il est temps de prendre l'Atis de
Friedrichshafen, et surprise, c'est la 24 qui est en service! Donc, il va falloir arriver par le point Oscar. Bon,
on va quitter Zürich pour passer avec le terrain d'arrivée...enfin, on essaye, car le fréquence est très
encombrée...et le contrôleur de EDNY nous demande de faire des ronds autour de Oscar, car nous
sommes en avance sur l'horaire...en n'oubliant pas de nous demander si nous avons assez d'essence! Pas
de problèmes, nous en avons plein...mais nous sommes toujours à 4500 pieds, à quelques minutes du
terrain...cela vaut d'ailleurs mieux, car, en approche, beaucoup d'avions au départ nous ont croisé par en
dessous...On tourne, on tourne...et soudain: "F-HADP, immediate landing 24, wind calm" ...on y va, en
plongée vers le terrain, volets sortis (mais sans dépasser la VFE, bien sur)...on ne le fera jamais, on est
trop près! mais si, mais si, la piste est longue, et plein volets, le DR400 descend comme une planche à
repasser! et tout se passe très bien, "exit first left", bien..."but where is the second plane? please contact
him", ce que nous faisons sur la deuxième fréquence. José a été surpris par notre descente en piqué, et a
été gêné par un autre avion qui, semble-t-il, s'était aligné juste après notre atterrissage... et nous
entendons sur la fréquence "Ach, diese Franzosen, was is das für eine Formation !" bon, quelque fois il
vaudrait mieux ne pas comprendre l'allemand...mais tout se passe bien, des signaleurs nous indiquent
notre emplacement de parking (nous sommes bien loin l'un de l'autre...) car il y a des avions partout, c'est
la Grand Messe de l'Aéronautique! Et des navettes nous emmènent à la salle d'arrivée, qui est la même
que celle pour les vols commerciaux...mais à cette heure, il n'y a plus personne, à part nous!
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En finale 24 à Friedrichshafen
Et le parking "avions légers"...
Il ne reste plus qu'à aller payer la taxe (salée, 80 Euros, avec une journée de
stationnement) et de prendre un taxi pour aller à notre hôtel, qui n'est pas très loin. Nous y attendrons le
troisième équipage pour diner (mais avec une bière, bien entendu!). Vu l'heure tardive, nous avions prévu
de diner sur place, ce qui n'est pas plus mal, car l'hôtel est rempli de pilotes privés! Au menu, asperges
(c'est la pleine saison! et les allemands en sont friands) avec divers accompagnements (qui une escalope,
qui un jambon fumé ou un filet de truite), le tout arrosé d'un bon petit blanc du coin...plus personne ne vole
ce soir, profitons-en. Il y a bien les irréductibles du steak, mais ils ne savent pas le risque qu'ils prennent ici
("bleu"? was ist das??) Et, après le café, un petit Schnaps n'est pas de refus, cela aidera à dormir, après
l'excitation de la journée.
Samedi 12 avril: Visite du Salon Aéro, puis du musée Zeppelin
La matinée sera consacrée à la visite du Salon, déjeuner sur place, et puis nous verrons
ce qu'il restera à faire. Le bus n°5 nous y amène directement depuis l'hôtel, après un bon petit déjeuner
(sans Calva ni Schnaps!), nous sommes vraiment tout près! Il y a beaucoup de choses à voir, mais c'est
très bien organisé: 5 ou 6 hangars à gauche, pour l'exposition statique en intérieur, avions + planeurs,
autant à droite, pour équipementiers... et autres avions; entre les deux, quelques grandes tentes...à bière!,
et quelques avions plus grands sur le parking extérieur.
Nous sommes étonnés du grand nombre de constructeurs et de modèles d'ULM et de LSA des pays de
l'Est (République Tchèque, Slovénie, Lituanie, Autriche, etc)...ces pays semblent beaucoup plus actifs en la
matière que chez nous....Bien sur, nous retrouvons aussi des constructeurs plus connus, comme Tecnam,
avec son 2010 (dont nous apprenons, incidemment, que l'Agile serait intéressée à l'acquérir...) ou New
Robin qui présente son DR401 diesel (qui nous intéresse, nous, mais qui semble moins intéresser
l'Agile...), Cessna vaguement présent, Diamond pas du tout... Quelques avions (mais est-ce le bon
qualificatif?) plus exotiques aussi, comme cet Archéoptérix, qui est en fait un parapente à carapace...il faut
courir sur la pente, avant de s'asseoir, et de refermer la carlingue sous soi...et aussi des valeurs sures qui
sont à nouveau disponibles en "neuf", comme les Stearman, ou les Piper Cub, sans oublier des hydravions
légers ou des amphibies. Il y en a pour tous les goûts...et toutes les bourses!
Le déjeuner se passera dehors, au soleil, ou mieux, à l'ombre tant il dardait ses
rayons...Des saucisses et des frites, mais avec une bonne bière, cela passe mieux (certains ont même osé
le Coca...avec les saucisses!). Echange d'informations (tu as vu ceci? ou cela?), un dernier petit tour pour
voir ce qu'on avait raté, acheter quelque cartes introuvables en France (comme la 1/1,000,000ème de
Grande Bretagne), prendre quelques prospectus pour de futurs voyages (intéressants terrains en Autriche,
Italie, Slovénie,...) ou des accessoires intéressants (une paire de lunettes avec projection de la carte "tête
haute"; des balises portatives pour éclairer un terrain la nuit, autonomie 100h; un tracteur d'avions (genre
SR22) faisant aussi tondeuse à gazon; des maisons à acheter en Afrique du Sud, en bordure de terrain
privé; ...) Bon, arrêtons de rêver, et en route pour le bord du Lac, le musée Zeppelin, et autres si affinités.
Mais plutôt que de longues phrases, mieux vaut quelques images...
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Des avions...
ou des planeurs?
Un avion plus exotique?
Ou vous préférez faire un safari?
A vendre, An22 ! Moins cher qu'un Robin...mais 200 l/h
Ou une voiture? Alors, c'est le prochain salon !
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La visite du musée Zeppelin s'avéra intéressante, mais aussi décevante...il reste finalement peu
de pièces ou objets d'origine, le musée ayant été bombardé à la fin de la dernière guerre, entrainant la destruction
des reliques les plus intéressantes. L'aventure des Zeppelin est donc surtout tracée à partir de photos d'archive, y
compris l'incendie du Hindenburg à NewYork en 1937, mais une reconstitution grandeur nature des cabines et
aménités montre que les avions d'aujourd'hui sont bien chiches en confort par rapport à cette époque!
Après le "travail", détente... pour certains, ce sera une promenade en bateau sur le lac, pour d'autres, une découverte
(à pied) des bords du lac, avec arrêt culturel à la résidence d'été du Duc de Wurtemberg. A chacun ses goûts, coca
pour certains, Riesling pour d'autres!
Un tour sur le lac...
ou une visite des caves du Duc de Wurtemberg
Diner au bord du Lac, puis retour à l'hôtel pour préparer la Navigation du lendemain. Ce ne fut pas une mince affaire,
de préparer un itinéraire convenant à tout le monde, avec des terrains germanophones seulement, un (trop grand)
choix de curiosités à voir sur le trajet...et des impératifs gastronomiques! Finalement le retour se fera sur Freiburg (qui
nous accepte en anglais) pour déjeuner, après un posé à Donaueschingen pour changement de pilote.
Arrivée à l'aéroport dans la matinée, nous devons passer le contrôle de sécurité comme les autres passagers qui
embarquent pour Londres ou Berlin...mais nous, nous pouvons emporter des bouteilles! Cela prend un peu de temps,
nous ne sommes pas les seuls pilotes privés à repartir ce matin-là, d'autres partent pour la Roumanie ou
l'Angleterre...
Décollage 24, et virage à droite pour suivre les rives du Lac jusqu'à son extrémité nord, et après, il n'y a plus qu'à
suivre l'autoroute jusqu'à EDTD...L'arrêt à Donaueschingen (sources du Danube!) occasionna un heureux hasard, une
discussion impromptue avec M.Pélissier sur le futur des Robin, et en particulier le 401 Diesel ! Le survol de la ForêtNoire est toujours aussi agréable, lacs et prairies incitant au farniente. L'arrivée sur Fribourg est intéressante...la 34 en
service, on survole la vieille ville assez bas ("authorised straight-in Final 34" You are sure? Yes, leave the Cathedral
on your right...") Bon, les riverains semblent accommodants ici ! Petit passage à la tour pour payer la taxe: "please
bring your noise certificate"? Bon, serait-ce que le passage sur la ville n'est autorisé qu'aux avions silencieux? mais
non, simplement la taxe est plus chère pour les avions bruyants...et nous sommes dans la bonne catégorie !
En sortie Nord du lac de Constance
En courte à Donaueschingen
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Les paysages de la Forêt-Noire
Le Titisee
La cathédrale de Fribourg en finale...
et la finale 34
La tour de contrôle de Freiburg
et le restaurant d'aérodrome
Après un déjeuner réparateur, mais simple (salade de saucisse, fromage blanc et pommes de
terre sautées, ou simplement Spätzle), on prend encore un café en profitant du soleil...ou un dessert: on ne peut tout
de même pas quitter Freiburg sans goûter une Forêt Noire!! Le plan de vol est prêt: franchissement de la frontière du
Rhin en direction de Colmar, en n'oubliant pas de regarder, au passage, les fortifications de Vauban autour de VieuxBrisach de l'autre côté sur Rhin, puis longer les Vosges vers le Nord, en admirant quelques châteaux-forts au
passage. Et selon l'état du ciel, on passe les Vosges dès que possible, en direction de Nancy où nous referons le
plein, avant une dernière étape vers Lognes dont nous savons déjà qu'elle se fera sans soleil et avec plafond bas...
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Les deux DR400, qui ne sont plus obligés de voler en formation, mais ont pris des habitudes,
décident de faire un touch à Bremgarten, à 5mn au sud de Freiburg, avant de passer le Rhin...Décollage en 16 cette
fois, le DP en tête...nous virons à droite dès que possible pour longer l'autoroute vers le sud...et petit rappel de la tour:
non, non, ce n'est pas la bonne procédure, il faut continuer au sud et survoler la vieille ville avant de
virer...décidemment, ils ne font rien comme tout le monde ici. A Bremgarten, c'est la 05 en service, nous longeons
donc l'aérodrome vers le sud, "Bremgarten, F-DP, downwind right hand 05 for a touch and go", réponse rauque et
trainante "report final", on vire à l'ouest en base...et on se retrouve nez à nez...avec la centrale nucléaire de
Fessenheim! Eh oui, les zônes de sécurité françaises s'arrêtent à la frontière, qui est, comme la centrale, sur le Rhin!
C'est comme le nuage de Tchernobil, qui, à l'époque, s'était également arrêté à la frontière...Il n'y aurait que quelques
secondes à continuer tout droit...mais nous virons à droite pour la finale 05, comme prescrit..."Bremgarten, F-DP, final
05 for a touch and go", "Roger, wind calm", on y va donc, et on remet les gaz comme prévu. Nous sommes déjà loin,
lorsque l'Afis semble se réveiller de sa torpeur d'après déjeuner: "F-DP, and how will you pay the tax?" "Well, send it
to Agile"...pas le temps de donner les détails que voilà le F-GORD qui s'annonce en courte pour un toucher...cette fois
l'Afis est réveillé "F-RD, full stop !! " et c'est le pauvre José qui va devoir s'acquitter des taxes pour deux...pas chères,
mais il va prendre un peu de retard...vite rattrapé d'ailleurs, car le DP a décidé de faire également un touch à
Strasbourg en passant, donc nous passerons les Vosges à peu près en même temps, et bien avant la trouée de
Saverne, puisque la météo est bonne, et le plafond encore élevé. Les châteaux défilent sur notre gauche, le long des
Vosges, en allant vers Strasbourg: les châteaux de Ribeauvillé, le Haut-Koenisgburg (le seul à avoir été restauré, pour
l'empereur Guillaume II), l'Ortenberg et le Ramstein vestige de la guerre de Trente Ans, puis le Bernstein, le
Spesbourg, l'Andlau et pour finir le Landsberg, avant que nous n'obliquions vers le NE pour la vent arrière 23 main
droite à Strasbourg. Le toucher en 23 se présente bien, mais ne voilà-t-il pas que le DR400 embarque fortement à
droite lors du toucher de la roue avant, alors qu'il n'y a quasiment pas de vent! Encore ce fichu problème de roulette
de nez des DR400...heureusement que la piste est large, et nous laisse le temps de recentrer! Le reste du vol se
passe sans encombres jusqu'à Nancy, en saluant au passage la chapelle du Dabo, et nous nous retrouvons, les trois
avions, à l'essence à Nancy-Essey.
Dernier changement de pilote, et c'est la branche retour...certains sont pressés, le cheval sent
l'écurie, le plafond n'est pas très haut (3500 ft tout au plus), mais au moins nous ne serons pas éblouis par le soleil. Il
faut tout de même contourner le plateau de Malzeville par le nord, car il est actif, mais sinon, rien à dire, ni même à
faire...A l'approche de Châlons, nous faisons un simulacre de panne avec visée d'atterrissage à Vitry-le-François,
Michel V. aux commandes...c'est bon, on l'aurait atteint! Passage verticale de Vatry, quelle piste...mais déserte!
dommage qu'on ne puisse plus y entrer de nuit...et c'est le retour au-dessus des champs de colza en fleurs jusqu' à
Coulommiers et Lognes en 26. On va faire le plein, et retour au parking, pour briquer les avions; et faire les
paperasses.
Dernière péripétie de cette sortie: le F-HARI ne veut plus redémarrer à la pompe, et il faut le tirer à la main jusqu'à
l'Agile...Heureusement que ce n'est pas arrivé avant (incident non encore expliqué)...finalement, toute sortie apporte
ses joies...et sa part d'expérience.
La citadelle de Vauban à Vieux-Brisach
et le Haut-Koenigsburg
Morale du Week-end
Les volatiles ? Pour une fois ils sont arrivés là où ils avaient prévu !!!
Cela valait la peine, et ils ont bien l'intention de recommencer l'année prochaine...
Alors, rejoignez les Volatiles et les Hiboux, pour d'autres aventures!
9/9
Les uns font le plein...
tandis que d'autres rentrent l'avion à la main!
Bilan Aéronautique
Pilote
Nuit
Jour
Alexandre Bouché
Nil
1h37
Jean-Yves Clavier
Nil
2h49
José De Sousa
Nil
1h10
Michel Dennefeld
Nil
2h45
Eric Fréchet
Nil
2h44
Philippe Gourcerol
Nil
2h55
Jean Louis Mégnien
Nil
0h53
Gérard Nahama
Nil
3h45
Michel Viso
Nil
2h32
Total HdV
21h10