Les convois exceptionnels
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Les convois exceptionnels
Les convois exceptionnels &OXE2XYUDJHVG $UW OHGpFHPEUHj%RUGHDX[ Les convois exceptionnels Plan 1) la réglementation actuelle 2) l'annexe informative provisoire de l'Eurocode 3) démarche pour déterminer des conditions de passage 4) conclusions &OXE2XYUDJHVG $UW² /HVFRQYRLVH[FHSWLRQQHOV² -0/DFRPEH² %RUGHDX[OHGpFHPEUH² 3DJH Les convois exceptionnels PARTIE 1 LA REGLEMENTATION ACTUELLE &OXE2XYUDJHVG $UW² /HVFRQYRLVH[FHSWLRQQHOV² -0/DFRPEH² %RUGHDX[OHGpFHPEUH² 3DJH I. La réglementation A - Textes réglementaires $ 7H[WHVUpJOHPHQWDLUHVUHODWLIVDX[FKDUJHVH[FHSWLRQQHOOHV Décret du 10 août 1852 Décret 54-724 du 10 juillet 1954 Circulaire 52 du 8 juillet 1958 Circulaire 59 du 1er août 1958 Circulaire 59 du 20 juillet 1959 Circulaire du 17 mars 1960 Circulaire n°45 du 24 juillet 1967 &LUFXODLUHQ°GXDRW &LUFXODLUHQ°GXVHSWHPEUH /HWWUHFLUFXODLUH5(;7Q°GXPDUV &LUFXODLUHQ°GXMXLOOHW 1RWH5(*Q°7GXHURFWREUH *XLGH&/( *XLGH685&+ *XLGH∆ ∆ 1RWH5(*Q°7GXGpFHPEUH Circulaire du 29 décembre 1971 (fascicule 61, titre II du CPC) rééditée en 1981. /HWWUHFLUFXODLUH5(*7GXPDL /HWWUHFLUFXODLUH5(*7GXPDL /HWWUHFLUFXODLUH5(*7Q°GXVHSWHPEUH &OXE2XYUDJHVG $UW² /HVFRQYRLVH[FHSWLRQQHOV² -0/DFRPEH² %RUGHDX[OHGpFHPEUH² 3DJH I. La réglementation A - Textes réglementaires /HWWUHFLUFXODLUH5(*7GXPDL Fascicule spécial n°75-92 bis circulaire n°75-173 du 19 novembre 1975, des Ministères de l'Intérieur, de l'Equipement et de l'Industrie et de la Recherche, relative aux conditions d'instruction et de délivrance des autorisations de transport exceptionnel et de circulation des ensembles de véhicules comportant plusieurs remorques. Lettre-circulaire R/EG.3 de la Direction des Routes et du Service de l'entretien, de la réglementation et du contentieux du 23 septembre 1976 (et son annexe de 120 pages de règles, de conseils, d'exemples d'application et d'organigrammes décisionnels) Lettre-circulaire R/EG.3 de la Direction des Routes et du Service de l'entretien, de la réglementation et du contentieux du 20 juillet 1983 (Définition des convois-types et règles pour la vérification des ouvrages d'art). Circulaire n°85-63 du 30 août 1985 modifiant et complétant des dispositions relatives aux charges de la circulaires n°75-173 du 19 novembre 1975. (voir aussi le décret n°88-848 du 28 Juillet 1988 modifiant le Code de la Route sur les charges à l'essieu). Circulaire n°89-52 du 22 août 1989 relative à la circulation des transports exceptionnels sur autoroutes. Circulaire n°91-84 du 20 décembre 1991 sur les conditions de circulation des grues automotrices dont les dimensions ou la masse excèdent les limites autorisées par le Code de la Route. Circulaire n°92-53 du 15 septembre 1992 relative à la circulation des grues automotrices dont les dimensions et/ou la masse excèdent les limites autorisées par le Code de la Route. Circulaire n°99-56 du 6 janvier 1999 relative à la circulation des grues automotrices dont les dimensions et/ou la masse excèdent les limites autorisées par le Code de la Route (incidences de la modification de l’article R 57 c’est à dire des 5 000 kg/m entre essieux extrêmes). Loi d'orientation sur la forêt du 9 juillet 2001, décret du 30 avril 2003 et arrêté du 25 juin 2003 (transports de bois ronds). L’arrêt interministériel du 26 novembre 2003 relatif aux transports exceptionnels de marchandises, d’engins ou de véhicules. Décret du 7 janvier 2004 (transports combinés ports maritimes/route) &OXE2XYUDJHVG $UW² /HVFRQYRLVH[FHSWLRQQHOV² -0/DFRPEH² %RUGHDX[OHGpFHPEUH² 3DJH I. La réglementation A - Textes réglementaires principaux textes actuellement applicables vis-à-vis des ouvrages • • • • Le Code de la Route L'arrêté du 26 novembre 2003 Le titre II fascicule 61 de 1971 La circulaire du 20 juillet 1983 &OXE2XYUDJHVG $UW² /HVFRQYRLVH[FHSWLRQQHOV² -0/DFRPEH² %RUGHDX[OHGpFHPEUH² 3DJH I. La réglementation B – Le Code de la Route 5 5 5 5 5 5 j5² Partie législative : Ordonnance n°2000-930 du 22 septembre 2000 Partie réglementaire : Décret n°2001-251 du 22 mars 2001 &OXE2XYUDJHVG $UW² /HVFRQYRLVH[FHSWLRQQHOV² -0/DFRPEH² %RUGHDX[OHGpFHPEUH² 3DJH I. La réglementation B – Le Code de la Route $UWLFOH5 Définition des catégories de véhicules réglementées par le transport exceptionnel • • • • véhicule à moteur ou remorque transportant ou destiné au transport de charges indivisibles véhicule ou matériel agricole ou de travaux publics ensemble forain comprenant une seule remorque véhicule ou engin spécial &OXE2XYUDJHVG $UW² /HVFRQYRLVH[FHSWLRQQHOV² -0/DFRPEH² %RUGHDX[OHGpFHPEUH² 3DJH I. La réglementation B – Le Code de la Route $UWLFOH5 1HVRQWSDVFRQFHUQpV OHVFRQYRLVHWWUDQVSRUWVPLOLWDLUHV OHVYpKLFXOHVGHVXQLWpVG·LQVWUXFWLRQHWG·LQWHUYHQWLRQ GHODVpFXULWpFLYLOH &OXE2XYUDJHVG $UW² /HVFRQYRLVH[FHSWLRQQHOV² -0/DFRPEH² %RUGHDX[OHGpFHPEUH² 3DJH I. La réglementation B – Le Code de la Route $UWLFOHV5HW ² DUWLFOH5GpILQLWOHVW\SHVGHYpKLFXOHV ² DUWLFOH5HWGpILQLWOHVPDVVHV ² DUWLFOH5GpILQLWOHVODUJHXUV ² DUWLFOH5GpILQLWOHVORQJXHXUV ² DUWLFOH5HWGpILQLWOHVGpSDVVHPHQWV &OXE2XYUDJHVG $UW² /HVFRQYRLVH[FHSWLRQQHOV² -0/DFRPEH² %RUGHDX[OHGpFHPEUH² 3DJH I. La réglementation B – Le Code de la Route $UWLFOH5 HW YpKLFXOHLVROp HQVHPEOHURXWLHU JUXHVURXWLqUHV HVVLHX[ W HVVLHX[ W HVVLHX[ W HVVLHX[ ≥ HVVLHX[ W W WUDQVSRUWFRPELQp W HVVLHX[ W HVVLHX[ W HVVLHX[ W &OXE2XYUDJHVG $UW² /HVFRQYRLVH[FHSWLRQQHOV² -0/DFRPEH² %RUGHDX[OHGpFHPEUH² 3DJH I. La réglementation B – Le Code de la Route $UWLFOH5HW FRGHGHODURXWH DUWLFOH5WRQQHVSRXUXQHVVLHXLVROp DUWLFOH5FKDUJHPD[LSDUHVVLHXIDLVDQWSDUWLH G·XQJURXSHG·HVVLHX[ &OXE2XYUDJHVG $UW² /HVFRQYRLVH[FHSWLRQQHOV² -0/DFRPEH² %RUGHDX[OHGpFHPEUH² 3DJH I. La réglementation B – Le Code de la Route $UWLFOH5 HW /DUJHXU /RQJXHXU PDWpULHOGH73 P YpKLFXOHjPRWHXU P UHPRUTXH P VHPLUHPRUTXH P YpKLFXOHDUWLFXOp P WUDLQURXWLHUHWWUDLQGRXEOH P YpKLFXOHLVROp YpKLFXOHDUWLFXOp P P &OXE2XYUDJHVG $UW² /HVFRQYRLVH[FHSWLRQQHOV² -0/DFRPEH² %RUGHDX[OHGpFHPEUH² 3DJH I. La réglementation B – Le Code de la Route $UWLFOH5 /HSUpIHWGXGpSDUWHPHQWGXOLHXGHGpSDUW GpOLYUHO·DXWRULVDWLRQLQGLYLGXHOOH DSUqVDFFRUGGHVSUpIHWVGHVGpSDUWHPHQWVWUDYHUVpV &OXE2XYUDJHVG $UW² /HVFRQYRLVH[FHSWLRQQHOV² -0/DFRPEH² %RUGHDX[OHGpFHPEUH² 3DJH I. La réglementation B – Le Code de la Route $UWLFOH5² 3RXUGHVEHVRLQVORFDX[SHUPDQHQWVOHSUpIHWSUHQGXQDUUrWp VRXVODIRUPHG·XQHDXWRULVDWLRQGHSRUWpHORFDOHTXLIL[HOHV FRQGLWLRQVGHWUDQVSRUWHWGHFLUFXODWLRQ SLqFHLQGLYLVLEOHGHJUDQGHORQJXHXU ERLVHQJUXPH PDFKLQHLQVWUXPHQWHWHQVHPEOHDJULFROHV PDWpULHOHWHQJLQGHWUDYDX[SXEOLFV\FRPSULVJUXHPRELOHURXWLqUH HQVHPEOHIRUDLQ FRQWHQHXU &OXE2XYUDJHVG $UW² /HVFRQYRLVH[FHSWLRQQHOV² -0/DFRPEH² %RUGHDX[OHGpFHPEUH² 3DJH I. La réglementation B – Le Code de la Route $UWLFOH5² 8QDUUrWpLQWHUPLQLVWpULHOIL[HUDOHVFRQGLWLRQVG·DSSOLFDWLRQ GXFRGHDX[WUDQVSRUWVH[FHSWLRQQHOV UqJOHVSDUWLFXOLqUHVGHFLUFXODWLRQ SpULRGHVHWLWLQpUDLUHVG·LQWHUGLFWLRQHWGHFLUFXODWLRQ FRQGLWLRQVGHUHFXHLOGHVDFFRUGVGHVGpSDUWHPHQWVWUDYHUVpV GLVSRVLWLIVVSpFLILTXHVGHVLJQDOLVDWLRQ FRQGLWLRQVG·DFFRPSDJQHPHQW VLJQDOLVDWLRQHWpTXLSHPHQWGHVYpKLFXOHV DXWRULVDWLRQGHSRUWpHORFDOH &OXE2XYUDJHVG $UW² /HVFRQYRLVH[FHSWLRQQHOV² -0/DFRPEH² %RUGHDX[OHGpFHPEUH² 3DJH I. La réglementation C – L'arrêté du 26/11/2003 &² /·DUUrWpLQWHUPLQLVWpULHOGXQRYHPEUH &I DUWLFOHGX&RGHGHOD5RXWH • - annoncé par l'article R 433-5 du Code de la Route remplace en un document unique la majorité des textes réglementaires en ce domaine parus depuis 1975. • - il définit 3 catégories de convois et précise pour chacune : les charges maximales les charges à l'essieu la répartition longitudinale des charges &OXE2XYUDJHVG $UW² /HVFRQYRLVH[FHSWLRQQHOV² -0/DFRPEH² %RUGHDX[OHGpFHPEUH² 3DJH I. La réglementation C – L'arrêté du 26/11/2003 &² /·DUUrWpLQWHUPLQLVWpULHOGXQRYHPEUH &I DUWLFOHGX&RGHGHOD5RXWH • il réévalue les limites de tonnage des 1ère et 2ème catégories (48 et 72 tonnes au lieu de 45 et 70 tonnes précédemment) • il prend en compte la grue automotrice à 4 essieux de 12 tonnes &OXE2XYUDJHVG $UW² /HVFRQYRLVH[FHSWLRQQHOV² -0/DFRPEH² %RUGHDX[OHGpFHPEUH² 3DJH I. La réglementation C – L'arrêté du 26/11/2003 &KDUJHLQGLYLVLEOH On entend par charge indivisible une charge qui ne peut, aux fins de transport par route, être divisée en plusieurs chargements sans frais ou risque de dommages importants et qui ne peut, du fait de ses dimensions ou masse, être transportée par un véhicule dont les dimensions ou la masse respectent elles-mêmes les limites réglementaires. &OXE2XYUDJHVG $UW² /HVFRQYRLVH[FHSWLRQQHOV² -0/DFRPEH² %RUGHDX[OHGpFHPEUH² 3DJH I. La réglementation C – L'arrêté du 26/11/2003 Les interlocuteurs de l’instructeur Instructeur - Transporteurs - Mandataires - Particuliers - Levageurs - Entreprises de Travaux Publics - Militaires - C.D.E.S. - Instructeurs autres départements - Forces de l’ordre - Correspondant CETE - D.S.C.R. - DDE - CDOA - Conseil général - Mairies - Sociétés d’Autoroutes - S.N.C.F. - Ports autonomes - Voies navigables Donneurs d’ordres &OXE2XYUDJHVG $UW² /HVFRQYRLVH[FHSWLRQQHOV² -0/DFRPEH² %RUGHDX[OHGpFHPEUH² 3DJH I. La réglementation C – L'arrêté du 26/11/2003 Les autorisations 'HX[W\SHVG·DXWRULVDWLRQ O·DXWRULVDWLRQLQGLYLGXHOOH O·DXWRULVDWLRQGHSRUWpHORFDOH &OXE2XYUDJHVG $UW² /HVFRQYRLVH[FHSWLRQQHOV² -0/DFRPEH² %RUGHDX[OHGpFHPEUH² 3DJH I. La réglementation C – L'arrêté du 26/11/2003 *pQpUDOLWpV² &ODVVLILFDWLRQ première catégorie deuxième catégorie troisième catégorie Longueur ( m ) L ≤ 20 20 < L ≤ 25 > 25 largeur ( m ) l≤3 3<l ≤4 l>4 Masse ( kg ) M ≤ 48 000 48 000 < M ≤ 72 000 > 72 000 &OXE2XYUDJHVG $UW² /HVFRQYRLVH[FHSWLRQQHOV² -0/DFRPEH² %RUGHDX[OHGpFHPEUH² 3DJH I. La réglementation C – L'arrêté du 26/11/2003 Il est à noter qu’il n’y a aucune limitation Il appartient au transporteur de s’assurer, avant d’emprunter un itinéraire, de la hauteur disponible sous tous les ouvrages surplombant la route. de la hauteur des véhicules. Article 6 Contenu de la demande - Le pétitionnaire s’engage à : (…) Reconnaître ou faire reconnaître l’itinéraire autorisé lors de chacun des voyages. L’usage d’un réseau préétabli ne le dispensant pas de cette reconnaissance, le réseau pouvant à tout moment subir des modifications; (…) Avoir vérifié que les caractéristiques de son convoi lui permettent de respecter les conditions minimales de franchissement des passages à niveau s’ils existent; &OXE2XYUDJHVG $UW² /HVFRQYRLVH[FHSWLRQQHOV² -0/DFRPEH² %RUGHDX[OHGpFHPEUH² 3DJH I. La réglementation C – L'arrêté du 26/11/2003 LES REGLES DE CHARGES Comme précédemment, diverses limites sont imposées par le nouvel arrêté aux convois en fonction de 3 aspects : - la sécurité des usagers et la gêne à la circulation (limites sur l'encombrement des convois), - la résistance des chaussées (limites sur les charges par essieux), - la résistance des ouvrages d'art (limites sur les charges maximales totales, limites sur les charges par essieux, et limites sur la répartition longitudinale des charges). &OXE2XYUDJHVG $UW² /HVFRQYRLVH[FHSWLRQQHOV² -0/DFRPEH² %RUGHDX[OHGpFHPEUH² 3DJH I. La réglementation C – L'arrêté du 26/11/2003 LES REGLES DE CHARGES 3RXWUHVSULQFLSDOHV ² (OOHVVRQWVHQVLEOHVjODPDVVHWRWDOHGXFRQYRLHWj ODUpSDUWLWLRQGHODFKDUJHHQWUHOHVHVVLHX[H[WUrPHV jSRLGVWRWDOpJDOd XQFRQYRLORQJ HVWPRLQVDJUHVVLI TX·XQFRQYRLFRXUW d L=15 m influence de la longueur de chargement à charge totale constante Q = 30 000 kg M (l / 2) = qd § d · ¨l − ¸ 4 © 2¹ si d1 = 5 m on a q1 = 6 000 kg/m et M1 = 93 700 kgm ; si d2 = 6 m on a q2 = 5 000 kg/m et M2 = 90 000 kgm. &OXE2XYUDJHVG $UW² /HVFRQYRLVH[FHSWLRQQHOV² -0/DFRPEH² %RUGHDX[OHGpFHPEUH² 3DJH I. La réglementation C – L'arrêté du 26/11/2003 LES REGLES DE CHARGES eOpPHQWVVHFRQGDLUHVHQWUHWRLVHV« ² ,OVVRQWVHQVLEOHVjODFKDUJHVXUO·HVVLHXRXOHJURXSH G·HVVLHX[ 3RQWVPpWDOOLTXHVIDWLJXH ² ,OVVRQWVHQVLEOHVjODUpSpWLWLRQGHVSDVVDJHVFDV G·XQSRQWQRQFDOFXOp jODIDWLJXHVRXVOHSDVVDJH GHJUXPLHUVGHHWW FRQIRUPHVUpGXFWLRQGXUpH GHYLHajDQVVLQRQFRQIRUPHVDQV &OXE2XYUDJHVG $UW² /HVFRQYRLVH[FHSWLRQQHOV² -0/DFRPEH² %RUGHDX[OHGpFHPEUH² 3DJH I. La réglementation C – L'arrêté du 26/11/2003 LES REGLES DE CHARGES Pour appartenir à une catégorie, un convoi doit vérifier un ensemble de conditions relatives à sa géométrie, à la masse totale, à la charge par essieu, et à la répartition longitudinale des charges. Si une au moins de ces conditions n'est pas vérifiée le convoi est classé dans une catégorie supérieure. Il ne suffit donc pas qu'un convoi vérifie la condition de masse totale d'une catégorie pour appartenir à celle-ci. Par exemple, les grues automotrices à 5 essieux de 12 tonnes, de masse totale 60 tonnes, bien que vérifiant la condition de masse totale de la 2ème catégorie sont loin de pouvoir être classées dans celle-ci. En effet, la répartition longitudinale des charges entre essieux extrêmes, de l'ordre de 7,5 t/ml est largement supérieure à la limite de 5,5 tonnes/ml de cette catégorie. &OXE2XYUDJHVG $UW² /HVFRQYRLVH[FHSWLRQQHOV² -0/DFRPEH² %RUGHDX[OHGpFHPEUH² 3DJH I. La réglementation C – L'arrêté du 26/11/2003 LES REGLES DE CHARGES Ce n'est pas parce qu'un ouvrage a supporté une fois un convoi de X tonnes que l'on peut considérer qu'il peut supporter sans dommage un autre convoi de X tonnes. Sinon, en appliquant ce raisonnement, tout ouvrage conçu avec le règlement de 1971 qui peut supporter des convois de 2ème catégorie de 72 tonnes pourrait supporter le grue de 60 tonnes (et même la grue à 6 essieux de 72 tonnes !) A poids égal, deux convois de configurations différentes peuvent avoir des agressivités très différentes. De même, le premier convoi peut avoir endommagé l'ouvrage, sans que cela ait été noté. Enfin, s'il s'agit d'un ouvrage métallique et de passages répétés, la question de la fatigue peut se poser. &OXE2XYUDJHVG $UW² /HVFRQYRLVH[FHSWLRQQHOV² -0/DFRPEH² %RUGHDX[OHGpFHPEUH² 3DJH I. La réglementation C – L'arrêté du 26/11/2003 LES REGLES DE CHARGES Les deux principales nouveautés de l'arrêté : a) les limites en masse totale des 1ère et 2ème catégories sont réévaluées, et passent respectivement de 45 et 70 tonnes à 48 et 72 tonnes. Les autres conditions sur les charges et leurs répartitions restent inchangées par rapport à la réglementation précédente. b) le cas particulier de la grue automotrice à 4 essieux de 12 tonnes est abordé. Cette grue doit vérifier les conditions suivantes : - 9 t/ml entre essieux extrêmes, - 10 t/ml sur trois essieux consécutifs ne faisant pas partie d'un même groupe. &OXE2XYUDJHVG $UW² /HVFRQYRLVH[FHSWLRQQHOV² -0/DFRPEH² %RUGHDX[OHGpFHPEUH² 3DJH I. La réglementation C – L'arrêté du 26/11/2003 LES REGLES DE CHARGES 1/ LES PRESCRIPTIONS RELATIVES A LA REPARTITION LONGITUDINALE DE LA CHARGE (convois de masse totale roulante <= limite maximale en masse de la 2ème catégorie &OXE2XYUDJHVG $UW² /HVFRQYRLVH[FHSWLRQQHOV² -0/DFRPEH² %RUGHDX[OHGpFHPEUH² 3DJH I. La réglementation C – L'arrêté du 26/11/2003 LES REGLES DE CHARGES 2/ LES PRESCRIPTIONS RELATIVES A LA CHARGE D’UN ESSIEU ISOLE &OXE2XYUDJHVG $UW² /HVFRQYRLVH[FHSWLRQQHOV² -0/DFRPEH² %RUGHDX[OHGpFHPEUH² 3DJH I. La réglementation C – L'arrêté du 26/11/2003 LES REGLES DE CHARGES 3/ LES PRESCRIPTIONS RELATIVES AU GROUPE D’ESSIEU a) b) c) d) e) Groupes d’essieux traversants (masse <= 2ème catégorie Groupes de lignes d’essieux pendulaires (masse <= 2ème catégorie) Groupes d’essieux traversants (masse > 2ème catégorie) Groupes de 2 lignes d’essieux pendulaires (masse > 2ème catégorie) Groupes de 3 lignes ou plus d’essieux pendulaires (masse > 2ème catégorie) &OXE2XYUDJHVG $UW² /HVFRQYRLVH[FHSWLRQQHOV² -0/DFRPEH² %RUGHDX[OHGpFHPEUH² 3DJH I. La réglementation C – L'arrêté du 26/11/2003 LES REGLES DE CHARGES &OXE2XYUDJHVG $UW² /HVFRQYRLVH[FHSWLRQQHOV² -0/DFRPEH² %RUGHDX[OHGpFHPEUH² 3DJH C – L'arrêté du 26/11/2003 La réglementation I. &OXE2XYUDJHVG $UW² /HVFRQYRLVH[FHSWLRQQHOV² -0/DFRPEH² %RUGHDX[OHGpFHPEUH² 3DJH I. La réglementation D – Le fascicule 61 titre II de 1971 le titre II fascicule 61 de 1971 (commentaire de l'article 5.22 ) • les convois civils B couvrent pour les ponts des 1ère et 2ème classes les convois des 1ère et 2ème catégories sous réserve qu'ils respectent : - l'interdiction du croisement de 2 véhicules de 70 t sur les ponts à 2 voies ; - l'interdiction du croisement d'un véhicule de 70 t avec un poids lourd de 26 t sur les ponts de 2ème classe. &OXE2XYUDJHVG $UW² /HVFRQYRLVH[FHSWLRQQHOV² -0/DFRPEH² %RUGHDX[OHGpFHPEUH² 3DJH I. La réglementation D – Le fascicule 61 titre II de 1971 La circulaire n°71-155 du 29 décembre 1971 introduisit le titre II du fascicule 61 du CPC relatif aux nouvelles règles de charges qui sont toujours en vigueur. Deux de ses articles traitent des convois exceptionnels : l'article 10 qui présente les deux convois exceptionnels très lourds suivants : * le convoi D de 280 tonnes, * le convoi E de 400 tonnes. Les itinéraires envisagés pour le convoi E figurent sur une carte jointe à la circulaire REX 2709-T8 du 23 mars 1971 de la Direction des Routes et de la Sécurité routière. Ces deux types de convois ont depuis été remplacés par les convois de la lettre-circulaire REG/3 du 20 juillet 1983. &OXE2XYUDJHVG $UW² /HVFRQYRLVH[FHSWLRQQHOV² -0/DFRPEH² %RUGHDX[OHGpFHPEUH² 3DJH I. La réglementation D – Le fascicule 61 titre II de 1971 l'article 5 qui précise que les convois civils B (Bc et Bt) couvrent mais uniquement pour les ponts de 1ère et 2ème classe les convois exceptionnels de 45 tonnes et 70 tonnes (les futurs convois exceptionnels de 1ère et 2ème catégorie visés par la circulaire de 1975) sous réserve que ces véhicules respectent : * l'interdiction du croisement de 2 véhicules de 70 tonnes sur les ponts à 2 voies ; * l'interdiction du croisement d'un véhicule de 70 tonnes avec un poids lourd de 26 tonnes sur les ponts de 2ème classe. Bien entendu, les véhicules de 45 et 70 tonnes ne sont pas autorisés sur les ponts de 3ème classe si une vérification de leur charge portante n’a pas été effectuée (à cause de la non prise en compte du système Bt pour ces ouvrages). &OXE2XYUDJHVG $UW² /HVFRQYRLVH[FHSWLRQQHOV² -0/DFRPEH² %RUGHDX[OHGpFHPEUH² 3DJH I. La réglementation E – La circulaire de 1983 la circulaire du 20 juillet 1983 • elle définit des convois type représentatifs des différentes catégories (C, D et E pour la 3ème catégorie) exemple, convoi C2 (120 t) &OXE2XYUDJHVG $UW² /HVFRQYRLVH[FHSWLRQQHOV² -0/DFRPEH² %RUGHDX[OHGpFHPEUH² 3DJH I. La réglementation E – La circulaire de 1983 la circulaire du 20 juillet 1983 • elle donne des conditions de passage pour les différents convois type (jusqu'à 120 t) en fonction de l'âge de l'ouvrage (et des charges militaires) &OXE2XYUDJHVG $UW² /HVFRQYRLVH[FHSWLRQQHOV² -0/DFRPEH² %RUGHDX[OHGpFHPEUH² 3DJH I. La réglementation E – La circulaire de 1983 La lettre-circulaire REG/3 du 20 juillet 1983 de la Direction des Routes a eu pour but de présenter la politique du Ministère de l'Équipement en matière de convois exceptionnels en rappelant "qu'elle n'avait aucune obligation de prévoir ou d'aménager des itinéraires de capacités exceptionnelles". Cependant y sont évoqués : - les itinéraires des convois D et E (circulaire du 23 mars 1971 rappelée le 22 octobre 1974) ; - les autres convois-types, enveloppes des convois réels satisfaisant à la circulaire de 1975 (convois de 1ère et 2ème catégorie) ; - les nouveaux convois de 3ème catégorie les convois C1 et C2, D et E (modèles de charges pour la vérification des ponts et modèles géométriques pour la vérification du tracé routier) ; - ainsi que des règles de vérification des ponts existants ou à construire... &OXE2XYUDJHVG $UW² /HVFRQYRLVH[FHSWLRQQHOV² -0/DFRPEH² %RUGHDX[OHGpFHPEUH² 3DJH I. La réglementation • E – La circulaire de 1983 les convois-types de 1ère catégorie (PTRA ≤ 45 tonnes), convoi type de 1ère catégorie Ces convois types sont les configurations les plus agressives permises par la circulaire de 1975 modifiée suite au cycle d'information. Normalement, ces convois sont couverts par les charges A(l) et Bc. du titre II du fasc. 61 du CPC de 1958/1960 et celles du titre II de 1971. Si les convois sont non conformes à la circulaire de 1975, les ponts doivent être vérifiés sous ces charges. Les convois devant circuler à faible vitesse donc sans coefficient de majoration dynamique et leur charge caractéristique étant prise égale à 1,1 fois leur charge nominale. &OXE2XYUDJHVG $UW² /HVFRQYRLVH[FHSWLRQQHOV² -0/DFRPEH² %RUGHDX[OHGpFHPEUH² 3DJH I. La réglementation • E – La circulaire de 1983 les convois-types de 2ème catégorie (45 tonnes < PTRA ≤ 70 tonnes), convoi type de 2ère catégorie Ces convois types sont les configurations les plus agressives permises par la circulaire de 1975 modifiée suite au cycle d'information. Normalement, ces convois sont couverts par les charges A(l), Bc et Bt du titre II du fascicule 61 du CPC de 1971 (attention les ponts de 3ème classe non soumis à Bt, normalement ne peuvent accepter les convois-types). Si les convois sont non conformes à la circulaire de 1975, les ponts doivent être vérifiés. Les convois devant circuler à faible vitesse donc sans coefficient de majoration dynamique et leur charge caractéristique étant prise égale à 1,1 fois leur charge nominale. &OXE2XYUDJHVG $UW² /HVFRQYRLVH[FHSWLRQQHOV² -0/DFRPEH² %RUGHDX[OHGpFHPEUH² 3DJH I. La réglementation • E – La circulaire de 1983 les convois-types de classe C (C1 et C2) de 3ème catégorie de PTRA ≤ 120 tonnes - Le convoi C1 de PTRA = 94 tonnes est tel qu'il peut circuler sur tous les ponts dimensionnés avec les règles de charge de 1960 et 1971 si : - la largeur de la chaussée est au moins de 6 mètres, - le pont est en bon état, -le convoi circule seul au pas et dans l'axe du pont. convoi type C1 &OXE2XYUDJHVG $UW² /HVFRQYRLVH[FHSWLRQQHOV² -0/DFRPEH² %RUGHDX[OHGpFHPEUH² 3DJH I. La réglementation E – La circulaire de 1983 - Le convoi C2 de PTRA = 120 tonnes est tel qu'il peut circuler sur tous les ponts en bon état dimensionnés avec le convoi de 4ème classe de la circulaire B.27 du 11 février 1946 (char de 100 tonnes) ou le CM 120 du titre II du fascicule 61 du CPC de 1971 (règlements de charges 1971). convoi type C2 &OXE2XYUDJHVG $UW² /HVFRQYRLVH[FHSWLRQQHOV² -0/DFRPEH² %RUGHDX[OHGpFHPEUH² 3DJH I. La réglementation E – La circulaire de 1983 Remarque : Pour les ouvrages existants, il est toujours possible de recalculer le pont. Ce recalcul peut montrer que les conditions de circulation peuvent être adoucies à cause du type et de la géométrie du pont (influence du coefficient d'excentricité des charges), des charges particulières de calcul (convois militaires) etc. Prise en compte du convoi lors de la conception Les convois-types C peuvent être placés sur toute la largeur chargeable sans pouvoir empiéter sur les bandes de 0,50 mètres réservées le long des dispositifs de retenue. La charge nominale doit être majorée par 1,10 pour tenir compte des différentes incertitudes (poids réel, position du colis, dévers, non-planéité de la chaussée...). Les charges ne doivent pas être frappées par un coefficient de majoration dynamique, elles ne doivent pas développer d'effort de freinage ni de force centrifuge. &OXE2XYUDJHVG $UW² /HVFRQYRLVH[FHSWLRQQHOV² -0/DFRPEH² %RUGHDX[OHGpFHPEUH² 3DJH I. La réglementation • E – La circulaire de 1983 Les convois-types de classe D (PTRA ≤ 250 tonnes) et de classe E (PTRA ≤ 400 tonnes) Ces convois dont les charges à l'essieu respectent les règles assurant la résistance des chaussées de la circulaire de 1975, remplacent les convois décrits par l'article 10 du titre II du fascicule 61 du CPC de 1971 rendus obsolètes par l'évolution de la conception des convois très lourds. A noter qu'il y a plusieurs convois-types pour chaque classe : Les convois D et E sont supposés rouler dans l'axe du pont avec une tolérance de 0,30 mètre de part et d'autre. Les autres règles concernant la majoration de la charge nominale, le coefficient de majoration dynamique... sont celles des convois de classe C. Bien entendu, toute demande de passage d'un convoi D ou E sur un pont impose son recalcul. &OXE2XYUDJHVG $UW² /HVFRQYRLVH[FHSWLRQQHOV² -0/DFRPEH² %RUGHDX[OHGpFHPEUH² 3DJH I. La réglementation E – La circulaire de 1983 convoi D.2 F1 convoi D.2 F2 &OXE2XYUDJHVG $UW² /HVFRQYRLVH[FHSWLRQQHOV² -0/DFRPEH² %RUGHDX[OHGpFHPEUH² 3DJH I. La réglementation E – La circulaire de 1983 convoi D.3 F1 convoi D.3 F2 &OXE2XYUDJHVG $UW² /HVFRQYRLVH[FHSWLRQQHOV² -0/DFRPEH² %RUGHDX[OHGpFHPEUH² 3DJH I. La réglementation E – La circulaire de 1983 convoi E.2 F1 convoi E.2 F2 * &OXE2XYUDJHVG $UW² /HVFRQYRLVH[FHSWLRQQHOV² -0/DFRPEH² %RUGHDX[OHGpFHPEUH² 3DJH I. La réglementation E – La circulaire de 1983 convoi E.3 F1 convoi E.3 F2 &OXE2XYUDJHVG $UW² /HVFRQYRLVH[FHSWLRQQHOV² -0/DFRPEH² %RUGHDX[OHGpFHPEUH² 3DJH I. La réglementation E – La circulaire de 1983 Règles de calcul des ouvrages existants Seul cas dans la réglementation française où de véritables règles de recalcul ont été fixées pour la plupart des ponts existants (en maçonnerie, en béton armé, en béton précontraint, métalliques et mixtes) ainsi que pour les murs de soutènement, les buses métalliques.... Remarque : Ces règles auraient besoin d'être mises à jour et certaines insuffisances corrigées. En effet, par exemple : ∗ pour les ponts en béton précontraint il n'est pas prévu la prise en compte du gradient thermique dû à l'ensoleillement. Cette erreur de raisonnement est à corriger. Cependant dans le cas où "ça ne passerait pas" il est possible d'envisager de supprimer les gradients thermiques par arrosage de la chaussée ou par application d'une peinture blanche sur la chaussée (le gradient peut être ainsi stabilisé à 1° C !). ∗ pour les ponts métalliques ou mixtes les règles vis-à-vis de la fatigue pourraient être appliquées pour les ponts soumis à de nombreux passages de convois exceptionnels. ∗ La non prise en compte du coefficient de majoration dynamique pour les convois de type C ne paraît pas raisonnable. &OXE2XYUDJHVG $UW² /HVFRQYRLVH[FHSWLRQQHOV² -0/DFRPEH² %RUGHDX[OHGpFHPEUH² 3DJH I. La réglementation E – La circulaire de 1983 Règles de calcul des ouvrages existants Sécurité des matériaux Généralités Nous supposons que tout ce qui est prescrit par la réglementation concernant la surveillance et l’entretien des ponts a été accompli. Nous rappelons cependant quelques principes élémentaires à respecter : - essayer de retrouver le dossier d’exécution de l’ouvrage, dans lequel sont signalés les incidents éventuels de chantier, les points à surveiller d’une façon particulière etc. - vérifier la conformité des plans en votre possession avec l’ouvrage réalisé, - vérifier l’état de l’ouvrage, sans oublier les fondations, - vérifier les sections réellement existantes, compte tenu en particulier de la corrosion, des chocs etc. - vérifier la charge permanente réelle (épaisseur des renformis et des chaussées, en particulier). Compte tenu des résultats d’essais obtenus sur chantier, on estimera les contraintes caractéristiques ou nominales à adopter. &OXE2XYUDJHVG $UW² /HVFRQYRLVH[FHSWLRQQHOV² -0/DFRPEH² %RUGHDX[OHGpFHPEUH² 3DJH I. La réglementation E – La circulaire de 1983 Règles de calcul des ouvrages existants Sécurité des matériaux Ouvrages en béton armé Règlement de référence BAEL 80 Interprétation des résultats de calculs des ouvrages d’art existants Les ouvrages classiques en béton armé (ponts à poutres, ponts dalles) présentent une réserve importante de sécurité vis-à-vis de la rupture des bétons à la flexion alors qu’ils sont limités en général par les aciers ou par le cisaillement du béton. La seule vérification aux états-limites de service concerne la traction des armatures dont les contraintes admises par l’article A) 4.5.33 seront augmentées de 20%. En outre, pour les hourdis de ponts, sous réserve du bon état de l’ouvrage, la vérification aux états-limites ultimes sera faite avec : γQ1 = 1,35/1,2 = 1,125 &OXE2XYUDJHVG $UW² /HVFRQYRLVH[FHSWLRQQHOV² -0/DFRPEH² %RUGHDX[OHGpFHPEUH² 3DJH I. La réglementation E – La circulaire de 1983 Règles de calcul des ouvrages existants Sécurité des matériaux Ouvrages en béton armé Il se peut que, pour certains ouvrages, les règles B.A.E.L.80 soient plus sévères que le règlement utilisé à l’époque de leur construction, notamment vis-à-vis de l’adhérence d’entraînement acier-béton. Dans ces cas là, on prendra les résultats les plus favorables. Pour certains ouvrages, on sera amené à faire des mesures in situ et des carottages pour apprécier les caractéristiques des matériaux (acier et béton). L’attention est attirée sur la difficulté de cette appréciation, car une assez grande dispersion caractérise souvent les matériaux anciens (fer Puddlé jusqu’à la fin du siècle dernier, bétons dont la courbe granulométrique présente un trou dans la zone des gros sables jusqu’à la 2ème guerre mondiale). Il faut donc étudier ces problèmes cas par cas, avec l’assistance des laboratoires régionaux. &OXE2XYUDJHVG $UW² /HVFRQYRLVH[FHSWLRQQHOV² -0/DFRPEH² %RUGHDX[OHGpFHPEUH² 3DJH I. La réglementation E – La circulaire de 1983 Règles de calcul des ouvrages à construire Outre le coefficient de 1,1 qui affecte les charges nominales, les règles du jeu sont celles des règlements de calcul aux états-limites. Les coefficients de pondération des charges (de caractère particulier) sont plus faibles que ceux applicables aux charges civiles normales soit γQ = 1,35 au lieu de 1,5 aux ELU mais, les coefficients de sécurité partiels applicables aux matériaux γm ne doivent pas être réduits. Transversalement, les convois de type C sont placés n'importe où sur la chaussée. Remarque : sauf exception, il faut déroger aux règles BPEL et prendre en compte le gradient thermique concomitant au cas de charges. En effet, faire passer un convoi exceptionnel juste à l'heure où le gradient thermique est très faible n'est pas réaliste et, de plus, les méthodes utilisables pour stabiliser les effets thermiques sont contraignantes (se reporter au guide du SETRA pour l'emploi du BPEL 1983). &OXE2XYUDJHVG $UW² /HVFRQYRLVH[FHSWLRQQHOV² -0/DFRPEH² %RUGHDX[OHGpFHPEUH² 3DJH I. La réglementation F – Le transport de bois ronds Comme suite à la tempête de décembre 1999, des dérogations "provisoires" ont été autorisées pour le transport de bois ronds. 1) La loi du 9 juillet 2001 L'article 17 de la loi d'orientation sur la forêt du 9 juillet 2001 a autorisé pour 5 ans "les transports de bois ronds (…) sur des itinéraires arrêtés par les autorités publiques compétentes dans le département lorsqu'ils sont réalisés par des véhicules dont le poids roulant n'excède pas 50 tonnes pour ceux relevant des transports exceptionnels de 1ère catégorie et 72 tonnes pour ceux relevant des transports exceptionnels de 2ème catégorie." 2) Le décret du 30 avril 2003 Un décret du 30 avril 2003 a été élaboré pour permettre l'application de la loi et encadrer les possibilités qu'elle offre. Selon ce décret, en particulier (extraits de l'article 2) : "Le transport exclusif de bois ronds effectué par des ensembles de véhicules de plus de 4 essieux et dont le poids total roulant excède 40 tonnes est régi par les dispositions du code de la route, sous réserves des règles dérogatoires prévues par le présent décret. (…) II – Le poids total roulant d'un véhicule articulé, d'un ensemble composé d'un véhicule à moteur et d'une remorque ou d'un train double ne doit pas dépasser : 52 tonnes si l'ensemble considéré ne comporte pas plus de 5 essieux 57 tonnes si l'ensemble considéré ne comporte pas plus de 6 essieux 65 tonnes si l'ensemble considéré ne comporte pas plus de 7 essieux 72 tonnes si l'ensemble considéré comporte plus de 7 essieux IV – les charges maximales à l'essieu des ensembles de véhicules doivent respecter les limites fixées par arrêté du ministère des transports V – A l'intérieur d'un département, les itinéraires sur lesquels la circulation des véhicules transportant des bois ronds est autorisée sont définis par un arrêté du préfet pris avec l'accord des autorités investies du pouvoir de police et des gestionnaires du domaine pour ce qui concerne les voies relevant de leur compétence." &OXE2XYUDJHVG $UW² /HVFRQYRLVH[FHSWLRQQHOV² -0/DFRPEH² %RUGHDX[OHGpFHPEUH² 3DJH I. La réglementation F – Le transport de bois ronds 3) L'arrêté du 25 juin 2003 Le texte de la loi du 9 juillet 2001 visait la réglementation des transports exceptionnels. Cette référence n'était pas satisfaisante dans la mesure où la réglementation sur les convois exceptionnels ne concerne que le transport de colis indivisibles. Avec le décret du 30 avril 2003 toute référence à la réglementation sur les transports exceptionnels disparaît, et seule apparaît la référence au Code de la Route complétée par un poids total autorisé pour un nombre d'essieux donné. L'arrêté du 25 juin 2003 (qui était prévu dans l'article IV du décret du 30 avril 2003) permet d'imposer aux camions transportant des bois ronds qui dérogent aux conditions du code de la route, les mêmes limitations de charge que la réglementation sur les convois exceptionnels des 1ère et 2ème catégories. Les camions peuvent donc utiliser les ponts de 1ère classe dimensionnés avec le règlement de charge de 1971. Attention cependant pour les ouvrages métalliques au problèmes de la fatigue. 4) La circulaire du 19 juillet 2004 Caractère provisoire de cette autorisation ? &OXE2XYUDJHVG $UW² /HVFRQYRLVH[FHSWLRQQHOV² -0/DFRPEH² %RUGHDX[OHGpFHPEUH² 3DJH I. La réglementation F – Le transport de bois ronds &OXE2XYUDJHVG $UW² /HVFRQYRLVH[FHSWLRQQHOV² -0/DFRPEH² %RUGHDX[OHGpFHPEUH² 3DJH I. La réglementation G – Les transports combinés 1) transports combinés rail/route – voie navigable/route La directive européenne 96/53/CE du 25 juillet 1996 fixe à 44 tonnes le poids maximal autorisé pour les véhicules à moteur à 3 essieux avec semi-remorque à 2 ou 3 essieux transportant, en transport combiné, un conteneur de 40 pieds. Cette disposition a été transposée en droit national à l'article R312.4 du code de la route de la façon suivante : "le poids total roulant autorisé d'un véhicule articulé, d'un train double ou d'un ensemble composé d'un véhicule à moteur et d'une remorque comportant plus de quatre essieux, utilisé pour effectuer des transports combinés peut dépasser 40 tonnes sans excéder 44 tonnes". Les conditions d'application de cet article du code de la route sont définies par l'arrêté du 27 décembre 1972 modifié en dernier lieu le 9 octobre 1986. Il résulte de ces textes que l'article 312.4.III ne concernait que les transports combinés route/voie navigable et rail/route. 2) transports combinés port maritime/route Suite au décret du 7 janvier 2004, un nouvel article relatif au transport combiné port maritimes/route R312-4III-bis a été ajouté au code de la route. Cet article étend les dispositions de l'article R312-4-III (44 tonnes) dans un périmètre de 100 km au camions "assurant exclusivement l'acheminement vers ce port ou à partir de celui-ci de marchandises transportées par voie maritime". Le nouveau texte de janvier 2004 n'est donc qu'un assouplissement du domaine d'application d'un article existant du code de la route. &OXE2XYUDJHVG $UW² /HVFRQYRLVH[FHSWLRQQHOV² -0/DFRPEH² %RUGHDX[OHGpFHPEUH² 3DJH Les convois exceptionnels PARTIE 2 L'ANNEXE INFORMATIVE PROVISOIRE DE L'EUROCODE &OXE2XYUDJHVG $UW² /HVFRQYRLVH[FHSWLRQQHOV² -0/DFRPEH² %RUGHDX[OHGpFHPEUH² 3DJH II. L'annexe informative provisoire de l'EC1-2 • elle propose des convois type (de 3ème catégorie au sens de l'arrêté du 23/11/2003) • elle propose des règles pour les conditions de circulation. &OXE2XYUDJHVG $UW² /HVFRQYRLVH[FHSWLRQQHOV² -0/DFRPEH² %RUGHDX[OHGpFHPEUH² 3DJH II. L'annexe informative provisoire de l'EC1-2 3 types d'essieux 15 ou 20 tonnes 24 tonnes rappel : circulaire de 1983 – largeur des essieux 3,2 m (si ≤ 17,5 t) 5,15 m(si ≥ 20,8 t) &OXE2XYUDJHVG $UW² /HVFRQYRLVH[FHSWLRQQHOV² -0/DFRPEH² %RUGHDX[OHGpFHPEUH² 3DJH II. L'annexe informative provisoire de l'EC1-2 Les convois type de 60 et 90 tonnes 4 x 15 tonnes 60 tonnes 6 x 15 tonnes 90 tonnes 4,50 m 7,50 m &OXE2XYUDJHVG $UW² /HVFRQYRLVH[FHSWLRQQHOV² -0/DFRPEH² %RUGHDX[OHGpFHPEUH² 3DJH II. L'annexe informative provisoire de l'EC1-2 Les convois type de 60 et 90 tonnes À rapprocher des convois de la circulaire de juillet 1983 Convoi type C1 (94 tonnes) &OXE2XYUDJHVG $UW² /HVFRQYRLVH[FHSWLRQQHOV² -0/DFRPEH² %RUGHDX[OHGpFHPEUH² 3DJH II. L'annexe informative provisoire de l'EC1-2 Les convois type de 120 tonnes 8 x 15 tonnes 10,50 m 6 x 20 tonnes 7,50 m &OXE2XYUDJHVG $UW² /HVFRQYRLVH[FHSWLRQQHOV² -0/DFRPEH² %RUGHDX[OHGpFHPEUH² 3DJH II. L'annexe informative provisoire de l'EC1-2 Les convois type de 120 tonnes À rapprocher des convois de la circulaire de juillet 1983 Convoi type C2 (120 tonnes) &OXE2XYUDJHVG $UW² /HVFRQYRLVH[FHSWLRQQHOV² -0/DFRPEH² %RUGHDX[OHGpFHPEUH² 3DJH II. L'annexe informative provisoire de l'EC1-2 Les convois type de 120 tonnes À rapprocher des convois militaires du titre II fasc. 61 Char MC 120 &OXE2XYUDJHVG $UW² /HVFRQYRLVH[FHSWLRQQHOV² -0/DFRPEH² %RUGHDX[OHGpFHPEUH² 3DJH II. L'annexe informative provisoire de l'EC1-2 Les convois type de 150 tonnes 10 x 15 tonnes 13,50 m 7 x 20 tonnes + 10 tonnes 10,50 m &OXE2XYUDJHVG $UW² /HVFRQYRLVH[FHSWLRQQHOV² -0/DFRPEH² %RUGHDX[OHGpFHPEUH² 3DJH II. L'annexe informative provisoire de l'EC1-2 Les convois type de 180 tonnes 12 x 15 tonnes 16,50 m 9 x 20 tonnes 12,00 m &OXE2XYUDJHVG $UW² /HVFRQYRLVH[FHSWLRQQHOV² -0/DFRPEH² %RUGHDX[OHGpFHPEUH² 3DJH II. L'annexe informative provisoire de l'EC1-2 Les convois type de 240 tonnes 12 x 20 tonnes 16,50 m 10 x 24 tonnes (plus court mais moins excentré) 13,50 m 6 x 20 tonnes + 6 x 20 tonnes 7,50 m 12,00 m 7,50 m &OXE2XYUDJHVG $UW² /HVFRQYRLVH[FHSWLRQQHOV² -0/DFRPEH² %RUGHDX[OHGpFHPEUH² 3DJH II. L'annexe informative provisoire de l'EC1-2 Les convois type de 240 tonnes UDSSURFKHUGHVFRQYRLV &RQYRLW\SH')WRQQHV &RQYRLW\SH')WRQQHV &RQYRLW\SH')WRQQHV &OXE2XYUDJHVG $UW² /HVFRQYRLVH[FHSWLRQQHOV² -0/DFRPEH² %RUGHDX[OHGpFHPEUH² 3DJH II. L'annexe informative provisoire de l'EC1-2 Les convois type de 300 tonnes 15 x 20 tonnes 21,50 m 12 x 24 tonnes + 12 tonnes (plus court mais moins excentré) 18,00 m 8 x 20 tonnes + 7 x 20 tonnes 10,50 m 12,00 m 9,00 m &OXE2XYUDJHVG $UW² /HVFRQYRLVH[FHSWLRQQHOV² -0/DFRPEH² %RUGHDX[OHGpFHPEUH² 3DJH II. L'annexe informative provisoire de l'EC1-2 Les convois type de 360 tonnes 18 x 20 tonnes 25,50 m 15 x 24 tonnes (plus court mais moins excentré) 21,00 m 9 x 20 t + 9 x 20 t 12,00 m 12,00 m 12,00 m &OXE2XYUDJHVG $UW² /HVFRQYRLVH[FHSWLRQQHOV² -0/DFRPEH² %RUGHDX[OHGpFHPEUH² 3DJH II. L'annexe informative provisoire de l'EC1-2 Les convois type de 360 tonnes À rapprocher des convois Convoi type E2F1 (350 tonnes) Convoi type E3F1 (400 tonnes) Convoi type E3F2 (376 tonnes) &OXE2XYUDJHVG $UW² /HVFRQYRLVH[FHSWLRQQHOV² -0/DFRPEH² %RUGHDX[OHGpFHPEUH² 3DJH II. L'annexe informative provisoire de l'EC1-2 Les conditions de circulation - sur une voie de circulation pour les essieux de 15 et 20 tonnes sur deux voies pour les essieux de 24 tonnes - 5 km/h ou 70 km/h ( c.à.d. sans ou avec coefficient de majoration dynamique) ϕ = 1,40 – L/500, soit 1,3 pour 50 m ( +25% ! ) - un véhicule si vitesse lente, deux véhicules si vitesse normale - largeur de chaussée en excluant les BAU éventuellement ! &OXE2XYUDJHVG $UW² /HVFRQYRLVH[FHSWLRQQHOV² -0/DFRPEH² %RUGHDX[OHGpFHPEUH² 3DJH II. L'annexe informative provisoire de l'EC1-2 Les conditions de circulation - circulation concomitante (modèle 1 avec valeurs fréquentes) essieux de 15 ou 20 tonnes essieux de 24 tonnes &OXE2XYUDJHVG $UW² /HVFRQYRLVH[FHSWLRQQHOV² -0/DFRPEH² %RUGHDX[OHGpFHPEUH² 3DJH II. L'annexe informative provisoire de l'EC1-2 Les conditions de circulation • valeurs caractéristiques = valeurs nominales • position transversale plus favorable et restriction de la présence simultanée du trafic possible &OXE2XYUDJHVG $UW² /HVFRQYRLVH[FHSWLRQQHOV² -0/DFRPEH² %RUGHDX[OHGpFHPEUH² 3DJH II. L'annexe informative provisoire de l'EC1-2 synthèse pour les ouvrages neufs avant largeur des essieux (en fonction du poids à l'essieu) transversalement < 120 tonnes (convois C) 3,2 m n'importe où sur largeur chargeable > 120 tonnes (convois D,E) 3,2 m (si ≤ 17,5 t) 5,15 m (si ≥ 20,8 t) dans l'axe (à 30 cm près) longitudinalement 1 convoi pondération charges nominales coefficient de majoration dynamique circulation concomitante 1,1 non non propositions Eurocodes 2,7 m (pour 15 ou 20 t) 4,20 m (pour 24 t) n'importe où : * 1 voie si 15 ou 20 t 2 voies si 24 t 1 si au pas 2 si vitesse normale non non si au pas 1,4 – L/500 sinon oui * (LM1 valeurs fréquentes) * possibilités de limiter la position transversale et la circulation concomitante possibilité de ne pas charger la BAU et les bandes dérasées &OXE2XYUDJHVG $UW² /HVFRQYRLVH[FHSWLRQQHOV² -0/DFRPEH² %RUGHDX[OHGpFHPEUH² 3DJH II. L'annexe informative provisoire de l'EC1-2 Exemple n°1 RXYUDJHQHXI FDVG XQFRQYRLW\SHGHWRQQHV pWXGHGHODIOH[LRQGDQVODSRXWUHGHGURLWH DXPLOLHXGHODWUDYpH &OXE2XYUDJHVG $UW² /HVFRQYRLVH[FHSWLRQQHOV² -0/DFRPEH² %RUGHDX[OHGpFHPEUH² 3DJH II. L'annexe informative provisoire de l'EC1-2 Exemple n°1 avant largeur des essieux (en fonction du poids à l'essieu) transversalement < 120 tonnes (convois C) 3,2 m n'importe où sur largeur chargeable > 120 tonnes (convois D,E) 3,2 m (si ≤ 17,5 t) 5,15 m (si ≥ 20,8 t) dans l'axe (à 30 cm près) longitudinalement 1 convoi pondération charges nominales coefficient de majoration dynamique circulation concomitante 1,1 non non propositions Eurocodes 2,7 m (pour 15 ou 20 t) 4,20 m (pour 24 t) n'importe où : * 1 voie si 15 ou 20 t 2 voies si 24 t 1 si au pas 2 si vitesse normale non non si au pas 1,4 – L/500 sinon oui * (LM1 valeurs fréquentes) * possibilités de limiter la position transversale et la circulation concomitante possibilité de ne pas charger la BAU et les bandes dérasées &OXE2XYUDJHVG $UW² /HVFRQYRLVH[FHSWLRQQHOV² -0/DFRPEH² %RUGHDX[OHGpFHPEUH² 3DJH II. L'annexe informative provisoire de l'EC1-2 Exemple n°1 &RPELQDLVRQVK\SRWKqVHPrOp j ODFLUFXODWLRQ *U *URXSH 4/0x δ 48'/76 (/8 *PD[*PLQ*U (/6IUpTXHQW VDQVREMHW (/6FDUDFWpULVWLTXH *PD[ *PLQ *UJUDGLHQW &OXE2XYUDJHVG $UW² /HVFRQYRLVH[FHSWLRQQHOV² -0/DFRPEH² %RUGHDX[OHGpFHPEUH² 3DJH II. L'annexe informative provisoire de l'EC1-2 BAU BDG Exemple n°1 VLO RQFRQVLGqUH TXHOHFRQYRLQH FLUFXOHSDVVXUOD%$8 Aire résiduelle Aire résiduelle position convoi Voie 2 Voie 3 charges d'accompagnement TS 2 x 60 kN TS 2 x 120 kN Voie 1 TS 2 x 202.5 kN Aire résiduelle Aire résiduelle (ouvrage de 2ème classe) UDL 1 kN/m² UDL 2.52 kN/m² &OXE2XYUDJHVG $UW² /HVFRQYRLVH[FHSWLRQQHOV² -0/DFRPEH² %RUGHDX[OHGpFHPEUH² 3DJH II. L'annexe informative provisoire de l'EC1-2 Exemple n°1 VLO RQFRQVLGqUHTXHOHFRQYRLQHFLUFXOHSDVVXUOD%$8 202.50 kN 120 kN 60 kN 2.52 kN/m² 1 kN/m² &OXE2XYUDJHVG $UW² /HVFRQYRLVH[FHSWLRQQHOV² -0/DFRPEH² %RUGHDX[OHGpFHPEUH² 3DJH II. L'annexe informative provisoire de l'EC1-2 Exemple n°1 BDD BDG FUpDWLRQG XQH YRLHSDUVXSSUHVVLRQ GHOD%$8 Aire résiduelle position convoi charges d'accompagnement (ouvrage de 2ème classe) Aire résiduelle Voie 3 TS 2 x 60 kN Voie 2 TS 2 x 120 kN Voie 1 TS 2 x 202.5 kN Aire résiduelle UDL 1 kN/m² UDL 2.52 kN/m² &OXE2XYUDJHVG $UW² /HVFRQYRLVH[FHSWLRQQHOV² -0/DFRPEH² %RUGHDX[OHGpFHPEUH² 3DJH II. L'annexe informative provisoire de l'EC1-2 Exemple n°1 FUpDWLRQG XQHYRLHSDUVXSSUHVVLRQGHOD%$8 202.50 kN 120 kN 60 kN 2.52 kN/m² 1 kN/m² &OXE2XYUDJHVG $UW² /HVFRQYRLVH[FHSWLRQQHOV² -0/DFRPEH² %RUGHDX[OHGpFHPEUH² 3DJH II. L'annexe informative provisoire de l'EC1-2 Exemple n°2 FDVG XQFRQYRLW\SHGHWRQQHV SRXUDQQH[H(& pWXGHGHODIOH[LRQGDQVOHVSRXWUHVDXPLOLHXGHODWUDYpH &OXE2XYUDJHVG $UW² /HVFRQYRLVH[FHSWLRQQHOV² -0/DFRPEH² %RUGHDX[OHGpFHPEUH² 3DJH II. L'annexe informative provisoire de l'EC1-2 Exemple n°2 avant largeur des essieux (en fonction du poids à l'essieu) transversalement < 120 tonnes (convois C) 3,2 m n'importe où sur largeur chargeable > 120 tonnes (convois D,E) 3,2 m (si ≤ 17,5 t) 5,15 m (si ≥ 20,8 t) dans l'axe (à 30 cm près) longitudinalement 1 convoi pondération charges nominales coefficient de majoration dynamique circulation concomitante 1,1 non non propositions Eurocodes 2,7 m (pour 15 ou 20 t) 4,20 m (pour 24 t) n'importe où : * 1 voie si 15 ou 20 t 2 voies si 24 t 1 si au pas 2 si vitesse normale non non si au pas 1,4 – L/500 sinon oui * (LM1 valeurs fréquentes) * possibilités de limiter la position transversale et la circulation concomitante possibilité de ne pas charger la BAU et les bandes dérasées &OXE2XYUDJHVG $UW² /HVFRQYRLVH[FHSWLRQQHOV² -0/DFRPEH² %RUGHDX[OHGpFHPEUH² 3DJH II. L'annexe informative provisoire de l'EC1-2 Exemple n°2 &RPELQDLVRQVK\SRWKqVHVFRQYRLVHXOHWDXSDV (/8 *PD[*PLQ 4/0 (/6IUpTXHQW VDQVREMHW (/6FDUDFWpULVWLTXH *PD[ *PLQ 4/0JUDGLHQW &OXE2XYUDJHVG $UW² /HVFRQYRLVH[FHSWLRQQHOV² -0/DFRPEH² %RUGHDX[OHGpFHPEUH² 3DJH II. L'annexe informative provisoire de l'EC1-2 Exemple n°2 VLO RQFRQVLGqUHTXHOHFRQYRLFLUFXOHVHXOHWGDQVO D[H &OXE2XYUDJHVG $UW² /HVFRQYRLVH[FHSWLRQQHOV² -0/DFRPEH² %RUGHDX[OHGpFHPEUH² 3DJH II. L'annexe informative provisoire de l'EC1-2 Exemple n°3 PEB Leclerc sur les autoroutes Légende : P.E.B. x 1,1 x δ zones chargées uniformément avec une charge q = 3,6 kN / m² zones chargées uniformément avec une charge q = 1,0 kN / m² zones non chargées B.D.G. et aire résiduelle Voie 4 largeur 3,0 m Voie 3 largeur 3,0 m Voie 2 largeur 3,0 m Voie 1 largeur 3,5 m d1 minimum 25 m d2 minimum 25 m tandem 75 kN par tandem 150 kN par d3 minimum 25 m essieu essieu d4 minimum 25 m tandem 225 kN par essieu B.A.U. exemple d'une chaussée unidirectionnelle à quatre voies avec 3 P.E.B. &OXE2XYUDJHVG $UW² /HVFRQYRLVH[FHSWLRQQHOV² -0/DFRPEH² %RUGHDX[OHGpFHPEUH² 3DJH Les convois exceptionnels PARTIE 3 LA DEMARCHE POUR DETERMINER LES CONDITIONS DE PASSAGE &OXE2XYUDJHVG $UW² /HVFRQYRLVH[FHSWLRQQHOV² -0/DFRPEH² %RUGHDX[OHGpFHPEUH² 3DJH III. La démarche dates A – l’historique des règlements règles de charge BA BP métal règles de charges de 1940 règles de 1934 modifiées règles de 1953 règles de 1927 58/60 titre II du fascicule 61 du CPC mixte Titre V contraintes x 1,2 - introduction camions 30 t Titre VI sollicitations x 1,2 1964 IP1 sollicitations x 1 1965 PM66 1966 1968 Titre VI mod CCBA TitreVI modif 1970 Titre V modif Modif titre V sollicitations x 1,2 1971 titre II du fascicule 61 du CPC modif 72/73 1978 - introduction du système Bt, - classification des ponts en 1ère , 2ème et 3ème classes - coefficients réducteurs transversaux (a, b…). 1981 1983 1991 modif modif Titre V mod calculs ELU Titre V modif Modif titreV Modif titre V Circulaire 75 fluage, gradients thermiques (*) 1975 1980 modif sollicitations x 1,1 BAEL 80 non utilisé PM81 E-L BAEL 83 actions x 1,2 BAEL 91 BPEL 83 actions x 1,2 BPEL 91 &OXE2XYUDJHVG $UW² /HVFRQYRLVH[FHSWLRQQHOV² -0/DFRPEH² %RUGHDX[OHGpFHPEUH² 3DJH III. La démarche A – l’historique des règlements 10.00 10.0 2.50 10 mai 1927 16T 16T Règlement pour le calcul et les épreuves des ponts métalliques. 0.30 Système Bc 3.00 1.70 4.00 3.00 3.00 4T 4.00 3.00 12T 4T 12 2.50 29 août 1940 25T Règlement pour le calcul des ponts métalliques et des ponts en béton armé. 2.25 1.70 4.50 5 avril 1958 250 250 19 août 1960 29 décembre 1971 Programme de charges et épreuves des ponts routiers (fascicule 61, titre II) 12T 12T 6T Instructions relatives aux programmes de surcharges et aux épreuves des pontsroutes. 1.5 2.25 2.25 10T 10T 5T Conception, calcul et épreuves des ouvrages d'art (fascicule 61, titre I à V) 25T 0.30 30T 25 200 6T 50 2.25 4.50 200 6T 6T 1.5 10T 10T 12T 12T 6T 30T 2.25 2.25 2.25 4.50 2.25 2.25 10.50 10.50 Impact de roue de 6T : 0.25 x 0.25 m 6T Système Bc : inchangé par rapport à 1958. Système Br : Seule la surface d'impact est modifiée: elle devient 0,30 m x 0,60 m Système Bt : 3m 4.50 5T 3m 0,25 m 0,60 m 2m 1m 2m 16T 1m 2m 05 m Le poids sur chaque essieu est de 16 t Sens du déplacement &OXE2XYUDJHVG $UW² /HVFRQYRLVH[FHSWLRQQHOV² -0/DFRPEH² %RUGHDX[OHGpFHPEUH² 3DJH III. La démarche A – l’historique des règlements classement des ponts du réseau national par âges (IQOA 2001) COMPARAISON DES SYSTEMES A(l) t/m² 4,000 A(l) 1960 3,500 A(l) 1971 1ere classe 3,000 A(l) 1971 2eme classe 2 voies 2,500 A(l) 1971 2eme classe 1 voie 2,000 1,500 1,000 0,500 0,000 0 20 40 60 80 Portées (m) &OXE2XYUDJHVG $UW² /HVFRQYRLVH[FHSWLRQQHOV² -0/DFRPEH² %RUGHDX[OHGpFHPEUH² 3DJH III. La démarche B – Les conditions de passage Étude Sétra faite dans la cadre de la mise au point de la réglementation du 26 novembre 2003. PRINCIPAUX CONVOIS TYPES de 2ème Catégorie. PRINCIPAUX CONVOIS TYPES de 1ère Catégorie. ENGINS DE T.P. AUTOMOTEURS (cas particuliers) P.T.C. 72 t pression de gonflage des roues inférieure à 3bars. P.T.R. 38 t TRACTEURS GRUES P.T.C. 72 t P.T.R. 36 t PTC 44 t d ≤ 2.00m groupe 2 essieux RS groupe 2 essieux Roues jumelées. (En RS maximum 12.5t pour une longueur totale de 5.85m) si e=1.35m en RJ->13.5t (longueur 6.15m) RS->11t (longueur 5.38m) P.T.C. 72 t REMORQUES ET SEMI-REMORQUES P.T.R. 48 t P.T.C. 52 t à 6 t/ml entre essieux extrêmes P.T.C. 60 t à 5.5 t/ml entre essieux extrêmes PTC 46 t Emax inférieur à 13.5t donc pas de charge linéaire maximum, mais un maximum de 6.5t/m entre 3 essieux consécutifs ne faisant pas partie d'un même groupe. Nota : l'espacement de 3.03m pourrait être diminué à 2m (Ei) mais ne correspondrait pas à une configuration réaliste. Définition de nouveaux convois types (non officiel) &OXE2XYUDJHVG $UW² /HVFRQYRLVH[FHSWLRQQHOV² -0/DFRPEH² %RUGHDX[OHGpFHPEUH² 3DJH III. La démarche B – Les conditions de passage Cas 1 : le convoi peut franchir l’ouvrage mêlé à la circulation et à vitesse normale Cas 2 : le convoi doit franchir l’ouvrage sans autre véhicule dans le sens de circulation et à la vitesse normale Cas 3 : le convoi doit franchir l’ouvrage sans autre véhicule sur l’ouvrage, dans l’axe de l’ouvrage et à vitesse normale Cas 4 : le convoi doit impérativement franchir l’ouvrage seul, dans l’axe de l’ouvrage et à vitesse inférieure à 10 km/h Cas 5 : le convoi ne doit pas circuler sur l’ouvrage &OXE2XYUDJHVG $UW² /HVFRQYRLVH[FHSWLRQQHOV² -0/DFRPEH² %RUGHDX[OHGpFHPEUH² 3DJH III. La démarche B – Les conditions de passage Conclusion n°1 : les conclusions antérieures sur les conditions de circulation des convois des 1ère et 2ème catégories sont inchangées. En effet, la réévaluation de ces masses totales ne correspond pas à une augmentation notable de l'agressivité des convois précédents car les règles de répartition longitudinale des charges, de charge à l'essieu ou par groupe d'essieux restent inchangées, ce qui ne conduit qu'à une faible augmentation des sollicitations. &OXE2XYUDJHVG $UW² /HVFRQYRLVH[FHSWLRQQHOV² -0/DFRPEH² %RUGHDX[OHGpFHPEUH² 3DJH III. La démarche B – Les conditions de passage Conclusion n°2 : En ce qui concerne la grue automotrice de 48 tonnes à 4 essieux de 12 tonnes, celle-ci s'avère particulièrement agressive pour les ouvrages du fait de sa grande compacité (9 tonnes/ml entre essieux extrêmes). Des conditions spécifiques de circulation sont exposées dans le tableau de synthèse ci-après. 5 essieux de 12 tonnes &OXE2XYUDJHVG $UW² /HVFRQYRLVH[FHSWLRQQHOV² -0/DFRPEH² %RUGHDX[OHGpFHPEUH² 3DJH III. La démarche B – Les conditions de passage CO NDITIONS DE PAS SAGE DE S CO NV OIS E XCEP TIONNE LS Ou vra ge e n b on é ta t (cla ssé 1 o u 2 I QO A) NO N O UI O UI Ou vrag e ré pa ré stru ctu relle me n t o u m od ifié (a lou rdi o u é la rgi) san s just ifica tio n pa r de s calcu ls NO N Ou vra ge a ya nt fa it l'o bje t de d é ro g at ion s d e ca lc ul O UI NO N O UI Ou vra ge a p pa rte na n t à u n e fa m ille pré se nt an t de s in su ffiss an ce s stru ctu relle s co n nu e s O UI O u vra g e co ns truit a van t 19 61 (a va nt le règ lem e n t d e ch a rg e d e 1 9 60 ) A ttention : pour apprécier si un convoi est couv ert par un convoi type, il ne suffit pas de c omparer les m asses totales ; les répartitions longitudinales des charges doivent égalem ent être prises en c ompte. S i l'on c ompare deux c onvois, le plus léger peut être le plus agressif pour les ponts s'il est le plus com pact. NO N NO N NO N Ou vra ge c on stru it a p ré s 19 72 (a ve c le rè gle m en t de c ha rge d e 19 7 1) O UI O UI la rg eu rch aussée infé rieu re ou éga le à 5. 50 m NO N C onvo is d e prem iè re caté gorie C onvo is d e deu xiè me caté gorie O UI la rg eur de chau ssé e d 'au moins 7 m ètres G ru e au tom otrice de 4 8 to nn es à 4 e ssie ux de 12 t C onvo is d e troisiè me caté gorie NO N C ouve rt par un co nvoi typ e de classe C NO N NO N Co nvois C 1 calculé a vec char 10 0 t onn es de 194 6 Co nvois C 2 G ru e au tom otrice de 4 8 to nn es à 4 e ssie ux de 12 t C onvo is d e troisiè me caté gorie O UI NO N C ouv ert par un c onvo i ty pe de c las s e C NO N NO N la rg eur ch aussée au mo ins 6 m O UI R eca lcul au cas p ar cas Co nvois C 1 Co nvois C 2 NO N la rg eur ch au ssé e au mo ins 6 m calculé a vec le cha r Mc12 0 de 197 1 O UI R ecalcul a u cas p ar cas Passag e m êlé à la circulation co urant e la rg eur ch aussée au mo ins 7 m calculé a vec cha r M c12 0 ou M c80 de 197 1 NO N O UI calculé a vec NO N char 10 0 t onn es de 194 6 O UI Passag e se ul, da ns l'a xe et a u p as O UI NO N NO N O UI O UI Passag e m êlé à la circulation co urant e C onvo is d e deu xiè me ca té gorie O UI O UI calculé a vec char 10 0 t onn es de 194 6 R ecalcul a u cas p ar cas la rg eur ch aussée au mo ins 7 m C onvo is d e prem iè re caté gorie R ecalcul a u cas p ar cas Passag e m êlé à la circulation co urant e R ecalcul a u cas p ar cas NO N O UI Passag e se ul, da ns l'a xe et a u p as R ecalcul a u cas p ar cas Passag e m êlé à la circ ulatio n co urant e N ota : cet organigramm e est disponible sous forme de logiciel sur la partie du site P iles du SE TRA consacrée aux convois exceptionnels. &OXE2XYUDJHVG $UW² /HVFRQYRLVH[FHSWLRQQHOV² -0/DFRPEH² %RUGHDX[OHGpFHPEUH² 3DJH R ecalcul a u cas p ar cas III. La démarche C – Les niveaux de calculs Les conditions se voulant générales et couvrant des typologies d'ouvrages très variées ont été établies pour des structures considérées comme les plus sensibles vis-à-vis de l'aspect étudié. Il s'agit donc de conditions suffisantes, mais pas forcément nécessaires. Elles sont donc sévères pour certains ouvrages. Le fait que l'on ne puisse pas affirmer sur la base du tableau de synthèse qu'un ouvrage n'est pas apte à supporter le passage d'un convoi selon une condition de passage particulière, ne veut donc pas dire que l'ouvrage ne peut le supporter. Un calcul justificatif particulier peut alors être effectué pour préciser les conditions de passage acceptables. Deux types de calculs sont envisageables : calcul simplifié ou complet &OXE2XYUDJHVG $UW² /HVFRQYRLVH[FHSWLRQQHOV² -0/DFRPEH² %RUGHDX[OHGpFHPEUH² 3DJH III. La démarche C – Les niveaux de calculs Le calcul simplifié se borne à comparer l'effet d'un convoi (type ou particulier) pour des conditions de circulation données, à l'effet des charges routières retenues à l'époque de la construction. Cette méthode est en général la seule possible en l'absence de plans de ferraillage ou de câblage. Elle doit être utilisée avec précaution, car il convient de bien prendre en compte dans la comparaison tous les coefficients de pondération, majoration et de combinaison, ainsi que toutes les dérogations ou insuffisances de calculs dont à fait l'objet l'ouvrage lors de sa conception. Pour être applicable, cette méthode rapide impose cependant en préalable, les réserves suivantes: - les ponts considérés doivent être en bon état structurel (1, 2 ou 2E selon IQOA). - ils doivent avoir été calculé avec les règles de charge de 1960 (voire 1958) ou 1971. &OXE2XYUDJHVG $UW² /HVFRQYRLVH[FHSWLRQQHOV² -0/DFRPEH² %RUGHDX[OHGpFHPEUH² 3DJH III. La démarche C – Les niveaux de calculs Le calcul complet, beaucoup plus lourd que cette méthode rapide, s'avère en général nécessaire pour des ouvrages plus anciens, ou si le calcul simplifié n'a pas permis de conclure. Cette étude fine, qui peut aller jusqu'au calcul des niveaux de contraintes dans toutes les parties de l'ouvrage, permet de définir si le convoi peut emprunter l'ouvrage et si oui dans quelles conditions. Pour un ouvrage antérieur à 1960, les charges civiles étaient très sensiblement inférieures aux charges civiles actuelles. De ce fait la simple comparaison des effets des charges civiles d'origine et de l'effet du convoi exceptionnel ne peut en général suffire à conclure sur le passage de celui-ci. Il convient alors d'effectuer un recalcul complet en augmentant si possible les contraintes admissibles des matériaux. &OXE2XYUDJHVG $UW² /HVFRQYRLVH[FHSWLRQQHOV² -0/DFRPEH² %RUGHDX[OHGpFHPEUH² 3DJH III. La démarche D – Les principes Comment représenter la circulation concomitante ? pour l'étude des conditions de passage d'un convoi particulier mêlé à la circulation, deux approches sont possibles : a) soit considérer le convoi entouré par des camions Bc de 30 tonnes, dans l'esprit de la méthode utilisée pour la justification des valeurs de la réglementation, b) soit considérer une circulation d'accompagnement de l'Eurocode, dans l'esprit de ce qui a été réalisé pour l'étude des conditions de passage du porte-engins-blindés Leclerc. &OXE2XYUDJHVG $UW² /HVFRQYRLVH[FHSWLRQQHOV² -0/DFRPEH² %RUGHDX[OHGpFHPEUH² 3DJH III. La démarche E – Les enquêtes Durant les 5 dernières années, deux grandes enquêtes nationales PEB Leclerc et EFA Le SETRA intervient pour le compte de la DR afin de mettre en place un guide de recalcul et ensuite transmet aux CDOA des départements concernés un tableau à remplir avec les informations nécessaires et relatives aux ouvrages situés sur l’itinéraire. GUIDE EFA Février 2000 &OXE2XYUDJHVG $UW² /HVFRQYRLVH[FHSWLRQQHOV² -0/DFRPEH² %RUGHDX[OHGpFHPEUH² 3DJH III. La démarche E – Les enquêtes 1,36 1,36 1,36 1,36 1,36 5,635 1,35 9,055 12,8975 12,8975 10,316 10,317 10,317 10,317 10,317 10,316 GUIDE PEB LECLERC Février 1999 + Compléments au guide Avril 2000 4,325 18,11 &OXE2XYUDJHVG $UW² /HVFRQYRLVH[FHSWLRQQHOV² -0/DFRPEH² %RUGHDX[OHGpFHPEUH² 3DJH III. La démarche F – Les autres études A 380 - Source BOA n°43 Septembre 2003 IGG Itinéraire à Grand Gabarit Étude A62 de Toulouse à Langon par l’ASF Passage des convois sur le retour à vide (120 tonnes) 85 Ouvrages d’Art 2 convois type C1 : 120t et 32 mètres de long C2 : 120t et 38.60 mètres de long Etude avec de Bc comme circulation concomitante ITER : International Thermonuclear Expérimental Reactor machine de recherche en fusion contrôlée Site du CEA de Cadarache (Bouches du Rhône) 70km du bord de la mer –CETE Méditerranée 9 charges de 600 tonnes (8.50m de large, 14.10m de long,7.45m de haut) 18 charges de 530 tonnes (8.50m de large, 17.30 de long, 9.10m de haut) 4 éléments de pont roulant de 190 tonnes (46.90m de long, section de 2m x 4.50m) Æ Test avec 4 convois types 800 tonnes (40m de long, 10m de haut, 8.50m de large) &OXE2XYUDJHVG $UW² /HVFRQYRLVH[FHSWLRQQHOV² -0/DFRPEH² %RUGHDX[OHGpFHPEUH² 3DJH III. La démarche G – Les cartes 2 Cartes. Carte de première catégorie Carte de "deuxième catégorie" : dans la limite en masse de la première catégorie &OXE2XYUDJHVG $UW² /HVFRQYRLVH[FHSWLRQQHOV² -0/DFRPEH² %RUGHDX[OHGpFHPEUH² 3DJH III. La démarche H – Le site Piles intra.setra.i2/piles/ PLAN Textes officiels en vigueur Autres textes Enquêtes Logiciels &OXE2XYUDJHVG $UW² /HVFRQYRLVH[FHSWLRQQHOV² -0/DFRPEH² %RUGHDX[OHGpFHPEUH² 3DJH IV. Conclusion A – Généralités La réglementation sur les transports exceptionnels est en constante évolution. Le nouvel arrêté de novembre 2003 améliore la gestion des dossiers, mais en ce qui concerne les ouvrages d'art, apporte peu de changement puisque la force portante des ponts n’a pas évolué depuis la parution des règles de charges de 1971. L'annexe nationale de l'Eurocode doit être rédigée en tenant compte du contexte réglementaire. En ce qui concerne l'aspect calcul, un toilettage de la circulaire de 1983 permettrait de prendre en compte cette évolution et l'arrivée prochaine des Eurocodes. &OXE2XYUDJHVG $UW² /HVFRQYRLVH[FHSWLRQQHOV² -0/DFRPEH² %RUGHDX[OHGpFHPEUH² 3DJH IV. Conclusion B – Discussion Convois provisoires Eurocodes ? Référence : thèmes évoqués lors de l'enquête de novembre 1998 de la DOA CETE LYON dans sa zone d’action (20 CDOA) - Il est noté une grande diversité des pratiques (CDOA – CDES) En moyenne 210 demandes à traiter sur en moyenne 40 O.A. - 70 tonnes constitue une limite en deçà de laquelle la CDOA n’est pas saisie par la CDES. (soit uniquement pour des convois de la troisième catégorie) -Classement difficile par rapport aux convois types de la circulaire de 1983 - Dossiers d’archive pour savoir si un CE a été pris en compte lors de la conception ou ultérieurement. - Vérification simple (calculs manuels des moments), complète (S.T.1.) ou par le CETE ou un B.E. extérieur - Profiter d’un recalcul d’un ouvrage sensible (VIPP…) pour étudier le passage de convoi type - Indiquer au demandeur que l’avis sera défavorable s’il ne finance pas une étude. - Sans dossier d’archive ??? Par rapport au CE déjà passés (classement CDES) ??????!!!!!!…… - Mettre ces éléments dans le dossier d’ouvrage ? &OXE2XYUDJHVG $UW² /HVFRQYRLVH[FHSWLRQQHOV² -0/DFRPEH² %RUGHDX[OHGpFHPEUH² 3DJH IV. Conclusion C – Suites à donner - annexe nationale de l'Eurocode - mise à jour de la circulaire de juillet 1983 en cohérence avec Eurocode et arrêté du 26 novembre 2003 &OXE2XYUDJHVG $UW² /HVFRQYRLVH[FHSWLRQQHOV² -0/DFRPEH² %RUGHDX[OHGpFHPEUH² 3DJH