Mgr Cosma Hoang Van Dat Un évêque jésuite au Nord
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Mgr Cosma Hoang Van Dat Un évêque jésuite au Nord
Mgr Cosma Hoang Van Dat est évêque du diocèse de Bac Ninh, une petite ville de 100 000 habitants sise non loin de Hanoi, mais dont l’immense diocèse s’étend sur plusieurs provinces du nord du Vietnam. Ce territoire était déjà sous contrôle communiste depuis 1947, avant la « guerre du Vietnam » entre les États-Unis et le régime de Hanoi, guerre qui s’est terminée en 1975 par la défaite de l’armée américaine et la réunification du pays. Si on trouve au sud du Vietnam un bon nombre de chrétiens et en particulier de catholiques, ceux-ci sont peu nombreux dans le nord. On a entendu parler de persécution des chrétiens dans ce pays; qu’en est-il au juste maintenant? Mgr Dat nous éclaire sur la situation de son diocèse et plus largement sur celle des chrétiens dans cette partie de l’Asie du Sud-Est. Mais il commence par nous dire comment un jésuite a pu être choisi comme évêque de ce grand diocèse de Bac Ninh. Mgr Cosma : Je suis né en 1948 à Soc Son, le quartier où est situé l’aéroport de Hanoi actuellement. Én 1954, je suis déménagé avec ma famille à Saigon. C’était ce que beaucoup de familles catholiques faisaient à l’époque pour quitter la région dirigée par les communistes. Plus tard, à 20 ans, j’ai choisi d’entrer au noviciat des jésuites à Thu Duc, un quartier de Saigon, et j’ai fait l’ensemble des études de ma formation jésuite au Collège pontifical de Dalat, au Vietnam. C’est là que j’ai connu plusieurs jésuites du Canada français qui s’étaient dédiés à la mission au Vietnam, par exemple les pères Lachance, Lamothe et Deslierres, de bons professeurs. D’autres jésuites du Québec n’étaient pas professeurs, mais nous accompagnaient dans la vie spirituelle; c’était le cas de Roger Champoux et de Pierre Gervais, si je me souviens bien. En 1976, j’ai été ordonné prêtre, et bien vite, en 78, je suis devenu maître des novices. Pierre Bélanger : 1976, 1978… Ce furent des années charnières dans l’histoire récente du Vietnam. À cette époque, tous les étrangers ont dû partir, y compris nos pères qui étaient à Dalat, n’est-ce pas? Mgr Cosma : Ces étapes, je les ai vécues « le cœur palpitant mais l’estomac vide »… C’était une époque difficile, durant laquelle nous ne connaissions pas l’avenir. Il y avait tout de même des jeunes qui se joignaient à nous, et, pendant un certain temps, sous le nouveau régime, nous pouvions recevoir des candidats. Cela s’est resserré ensuite, par exemple au moment où des jeunes comme ceux que vous avez connus au Québec, sont venus chez nous. Je parle de Michel Truong et de Vincent Pham. Nous devions alors vivre dans la clandestinité. À partir de 1986, j’ai été curé d’une paroisse et en même temps d’une léproserie, celle de Thanh Binh à Saigon; à partir de 1995, j’étais curé seulement de la léproserie; j’ai ainsi vécu avec les lépreux durant 16 ans. C’est à cette époque que j’ai connu le P. Louis-Joseph Goulet, de chez vous lui aussi. J’ai pu être curé car j’ai été reconnu comme prêtre par l’État, une reconnaissance qui n’était accordée qu’au compte-goutte pendant longtemps. En 2002, je suis allé à Paris pour faire mes études sur saint Ignace, en particulier pour écrire la vie de saint Ignace pour les Vietnamiens. C’est en 2005 que je suis revenu au pays, au Grand Séminaire de Hanoi, où nous, jésuites, collaborons avec les évêques pour la formation des futurs prêtres, en particulier pour l’accompagnement et la vie spirituelle. C’est le seul Grand Séminaire pour les huit diocèses du nord du pays, avec plus de 300 séminaristes. PB : C’est une surprise pour nous, du Québec, d’apprendre qu’il y a 300 séminaristes dans un séminaire au Vietnam, alors que les séminaires du Québec ne réunissent qu’une dizaine ou une douzaine de candidats… Vous n’avez pas dit grand-chose de vos engagements entre 1978 et 2002. Votre situation et celle de la Compagnie de Jésus ont-elles évolué durant ces années? LE CENTRE DIOCÉSAIN DE BAC NINH, RÉCEMMENT RÉNOVÉ AVEC L’AIDE DE BIENFAITEURS. 5 Mgr Cosma : Il y a eu bien peu de progrès. On peut dire qu’à cette époque plusieurs jésuites ont été mis en prison, à commencer par le supérieur régional. Quant à moi, étant un jeune prêtre, sans grandes responsabilités officielles ou publiques, on a dû trouver que ça n’était pas la peine de me mettre en prison! J’avais la responsabilité d’une toute petite paroisse de 200 âmes. Considérant ce faible niveau de notoriété, comprenez que j’ai été bien surpris quand, en 2006, un an après mon retour au pays, on m’a appelé ici, à Bac Ninh, pour me dire qu’après consultation des prêtres du diocèse, on allait présenter mon nom comme candidat unique au siège de Bac Ninh. J’ai d’abord répondu négativement; nous, jésuites, ne devons pas, normalement, accéder aux dignités ecclésiastiques. Puis, après deux ans, VIETNAM Mgr Cosma Hoang Van Dat Un évêque jésuite au Nord-Vietnam VIETNAM LE DIOCÈSE COUVRE UNE GRANDE PARTIE DU NORD DU VIETNAM. alors que l’évêque qui m’avait pressenti est décédé sans qu’il ait activement cherché un autre candidat, j’ai appris que j’étais nommé. Je l’ai appris par la radio! Un bien grand diocèse PB : Pour quelles raisons pensezvous avoir été choisi? Mgr Cosma : Je pense que c’est parce que je suis né dans la région. À cause de cela, je suis facilement accepté par le peuple et aussi par les communistes, le gouvernement. Deuxièmement, après trois ans à Hanoi, on a constaté que je n’avais rien fait qui ait pu choquer les communistes. Alors, les prêtres m’ont proposé à l’unanimité. Plusieurs m’avaient connu au séminaire mais l’ensemble du clergé me connaissait par les récollections et les retraites que j’avais données comme animateur spirituel. PB : Parlez-nous un peu de ce diocèse dont vous êtes maintenant le pasteur. Mgr Cosma : Ce diocèse est immense : 25 000 km2, 8 millions d’habitants dont 125 000 catholiques, c’està-dire moins de 2%. Je comprends pourquoi on a voulu un jésuite, c’est un diocèse de missions. Je me considère envoyé ici par la Compa- gnie : je suis le premier jésuite à être officiellement envoyé à Hanoi. En ce sens, je considère avoir ouvert un chemin à la Compagnie de Jésus. C’est une mission. À ma nomination, on m’a demandé ce que je pensais de l’honneur d’être le premier jésuite à être nommé évêque au Vietnam. J’ai répondu que je ne voyais pas là un honneur mais simplement une mission. Le Père Général, le P. Nicolás, m’a dit : « C’est une très bonne réponse, une réponse très jésuite! ». PB : Depuis votre arrivée ici, en 2008, la Compagnie de Jésus est-elle plus présente dans le nord? Mgr Cosma : Maintenant, nous avons une communauté à Hanoi, avec deux directeurs spirituels au Grand Séminaire et Michel Truong qui vit ici, à l’évêché avec moi. Des scolastiques peuvent se joindre au groupe de temps à autre. Si je vous dis encore quelque chose des gens de mon diocèse, j’ajouterais que 90% des habitants sont des paysans, des agriculteurs. Ils sont pauvres. Il y a 10 ou 20 ans, il n’y avait pas assez de riz pour nourrir le peuple, mais plus maintenant. Les gens peuvent manger, mais leur pauvreté fait que beaucoup ne peuvent envoyer leurs enfants à l’école après le primaire. À partir de 14 ou 15 ans, ils doivent travailler aux champs. Quant à la situation de l’église, le diocèse compte 80 paroisses et plus de 250 chapelles qui dépendent des paroisses. Mais nous n’avons pas autant de clochers, ce n’est pas comme au Canada! En France d’ailleurs, je pense qu’il y a plus de clochers que de communautés! Un défi : la formation du clergé et des fidèles Le clergé, pour s’occuper de ces communautés, est constitué de prêtres qui ont une foi solide mais pas suffisamment éclairée; leur formation a été longtemps déficiente. En 1954, au moment où les communistes ont pris le nord du Vietnam, il y a presque 60 ans, il y avait ici 14 prêtres. Pendant longtemps le séminaire a été fermé et on n’a pas eu de recrutement. En 1995 de fait, il n’y avait plus que 8 prêtres. Maintenant, alors que le séminaire a pu être ouvert de nouveau à la fin des années 90, nous avons 55 prêtres. Trois diacres se préparent pour l’ordination sacerdotale et j’ai 42 séminaristes aux différents stades de la formation. Un des principaux défis que nous devons relever, c’est justement de faire que le clergé, puis l’ensemble de nos gens, aient une foi plus éclairée. Pendant longtemps, les catholiques soutenaient leur foi en récitant le chapelet. Ils n’avaient pas accès à la catéchèse. Il y avait aussi l’obstacle de l’éloignement : la paroisse la plus éloignée est à 300 km de l’évêché. Sans compter que durant longtemps, les communistes ont été durs pour les chrétiens. PB : Vous me dites que les relations entre l’Église et les autorités civiles se sont améliorées; quelle est la situation actuelle? Mgr Cosma : C’est vrai, les relations progressent dans le bon sens. Par exemple, à l’occasion de Noël, les autorités sont venues ici pour me féliciter, me faire leurs vœux. Et alors, juste avant le Nouvel An, je leur ai fait MGR COSMA CÉLÈBRE L’EUCHARISTIE DU SOIR AU CENTRE DIOCÉSAIN. 6 GROUPE DE PRÉ-SÉMINARISTES. une visite. C’est un chemin de réconciliation, un chemin sur lequel on avance lentement. Il y a bien des blessures à panser. Pensez que notre vicaire général a été mis en prison durant 9 ans, un autre prêtre de l’évêché durant 14 ans, un séminariste durant 15 ans de sorte qu’il n’a pu ensuite terminer sa formation. Je connais un catéchiste qui a passé 24 ans en prison! Ils étaient mis en prison parce qu’ils étaient considérés par le parti comme dangereux pour le régime. Cette situation, celle de la fermeture du séminaire durant 40 ans par exemple, fait que les jeunes qui veulent devenir prêtres ont reçu une formation communiste intensive. Aussi ai-je mis sur pied le « préséminaire », avec le concours de mon confrère jésuite Michel Truong, pour leur offrir une formation de base qui leur permette de profiter des cours qu’ils vont avoir au séminaire. Mais je passe pas mal de temps aussi à offrir des récollections, des retraites, des sessions de formation permanente aux prêtres, aux religieux et religieuses, aux membres de chorales, aux catéchistes, aux enfants. La formation sérieuse, c’est vraiment une priorité dans notre contexte pour que les gens vivent un christianisme plus éclairé. En plus, je tâche d’envoyer les prêtres, des religieux et des religieuses aux études à l’étranger. En France, à Rome, aux États-Unis, à Taïwan. Je pense qu’en 10 ans, je pourrai envoyer 20 personnes aux études avancées, car, ici, nous n’offrons que la formation de base, même au séminaire. Je cherche des bourses pour cela; c’est une semence pour l’avenir du diocèse. Une Église de jeunes Si j’ajoute quelques mots au sujet de l’ensemble des 125 000 catholiques de mon diocèse, je dirais que la plupart sont jeunes. Car les gens qui sont demeurés catholiques après l’arrivée des communistes en 1954 ont maintenant 70 ou 80 ans. Par ailleurs, s’il est vrai que tous les jeunes ont été formés dans le matérialisme athée puisque ce sont les communistes qui sont au pouvoir depuis plus de 50 ans, les traditions des familles et des paroisses ont tenu bon dans bien des cas. Comme les chrétiens étaient persécutés, ils résistaient; bien des jeunes ont réagi assez fortement en affirmant leur appartenance à l’Église. PB : J’oserais penser que la force des traditions dans les familles vietnamiennes se révèle aussi chez les Vietnamiens qui vivent à Montréal. Les catholiques vietnamiens, chez nous, sont reconnus pour leur ferveur. Mgr Cosma : L’investissement dans la formation des jeunes porte des fruits. Je ne le fais pas seul. J’ai mis sur pied des commissions, nommé des responsables, des mères et des pères de famille; j’ai encouragé le MEJ, le Mouvement eucharistique des jeunes. Les gens se prennent en main et ça donne de bons résultats. L’évêque ne doit pas tout faire luimême! J’ai donc invité aussi des religieux et religieuses de plusieurs congrégations à venir travailler à l’évangélisation chez nous. Jusqu’ici, nous n’avions pratiquement pas de membres de communautés internationales. J’ai invité des cisterciens, des rédemptoristes, des dominicains, des sœurs de Saint-Paul de Chartres. Ça n’est pas simple à organiser, dans le contexte gouvernemental d’ici. 7 Mais ces collaborations sont essentielles dans un contexte où nous manquons véritablement de personnel qualifié. Je pourrais parler aussi des difficultés financières qui sont une préoccupation constante. Avec l’arrivée des communistes, tous les biens, y compris les terrains et les bâtiments de l’Église avaient été confisqués. On ne nous avait laissé que les églises, et les presbytères. De grands besoins matériels PB : Ces tensions sur les biens existent encore entre l’Église catholique et le gouvernement vietnamien, d’après ce qu’on lit dans les journaux, même au Canada. Ce sont des tensions que vous vivez au jour le jour? Mgr Cosma : Oui, mais nous ne considérons pas cela de première importance. Je veux encourager les chrétiens à mener une vie plus digne, à être des disciples au sens spirituel, évangélique. Si on fait des querelles avec le gouvernement, on n’obtient rien et on perd beaucoup par ailleurs. Reste que nous avons 200 églises à réparer ou à construire. Pendant la guerre, plus de 80% des églises ont été détruites. Et puis, il y a beaucoup de nouvelles communautés chrétiennes qui se déplacent et viennent d’autres provinces. Les petites chapelles sont importantes pour permettre aux gens de se retrouver pour prier ensemble. Sans elles, les catholiques se sentent perdus. J’aime en particulier visiter chaque année l’ensemble des communautés. C’est un défi, si on considère que mon prédécesseur n’a pu visiter qu’une trentaine de paroisses en 15 ans. J’ai quand même plus de liberté de déplacement maintenant. Parfois, je VIETNAM LA CATHÉDRALE DE BAC NINH A GRAND BESOIN DE RÉNOVATION. VIETNAM reçois un message « officiel » me disant que je ne peux visiter telle ou telle église parce qu’elle a été construite illégitimement (c’est-à-dire sans l’accord du gouvernement). Alors, je réponds aux autorités que c’est mon devoir de faire les visites aux communautés et que je ne crains rien. Je leur dis : « Si vous m’arrêtez, ça sera connu dans le monde entier et, si je meurs, je serai canonisé! ». Ils n’ont pas grand intérêt à faire de moi un martyr. De plus, je dirais que le fait d’être jésuite est un avantage, subjectivement et objectivement. Subjectivement, la formation jésuite m’aide à discerner au cœur de situations délicates, à dialoguer et à discuter au besoin. Et spirituellement, j’ai accepté ma nomination comme évêque par le pape parce que je suis jésuite. Alors, je comprends que tout ce que je fais est une manière de réaliser la mission confiée par le pape, selon l’esprit de la Compagnie de Jésus. Je pourrais ajouter qu’objectivement, les jésuites sont très appréciés par les prêtres et les évêques du pays, par les intellectuels aussi qui connaissent l’histoire de la Compagnie. PB : Avant d’être évêque, vous vous étiez mis au service des lépreux. Avezvous pu continuer à exercer un ministère auprès de ces marginaux de la société? Mgr Cosma : Oui, comme jésuite, j’ai travaillé avec les lépreux pendant seize ans et j’espérais être avec eux jusqu’à la fin de ma vie. Je ne peux plus leur accorder beaucoup de temps, mais nous avons quatre léproseries dans le diocèse. Je considère ça comme une richesse. De fait, ce sont des lépreux qu’on dit « blanchis », guéris de la lèpre. Ils sont handicapés physiquement et ils doivent faire face aux préjugés à leur égard. En ce sens, leur vie est difficile. En soutenant des villages où ils sont regroupés, ils sont plus heureux. C’est un ministère important pour nous. Malgré les écueils, l’espérance est forte PB : Nous avons au Canada une image du Vietnam comme d’un pays à forte croissance économique, un pays où tout le monde peut devenir riche. On peut être surpris que dans un pays communiste, le système libéral ait pris tant de place. Est-ce que cette révolution économique et sociale a une influence sur votre ministère, sur les possibilités de proposer les valeurs évangéliques? Mgr Cosma : Oui, le pays connaît une croissance économique rapide, spectaculaire même. Mais c’est une image de premier plan qui empêche souvent de voir ce qu’il y a derrière. Dans les villes, ces avancées économiques sont évidentes. Mais quand on regarde la situation de la grande partie du peuple qui vit à la campagne, c’est tout à fait différent. Ça m’est difficile de saisir vers où cela mène. Je pense que l’économie du pays va se développer et le peuple va s’enrichir un peu, mais les riches vont devenir beaucoup plus riches, surtout ceux qui sont proches du pouvoir, ceux qui sont membres du parti. Au niveau moral, beaucoup de menaces guettent notre société : la corruption, les jeux de hasard, la drogue, la violence, l’avortement et le mensonge sont répandus. Mais cela n’empêche pas, par ailleurs, les avancées sur le plan spirituel. Oui, le Royaume de Dieu est présent malgré tout, car Jésus a dit : « J’ai vaincu le monde ». J’ai confiance; mon espérance demeure vivante et je vois des signes d’espérance. Les chrétiens, même très minoritaires, peuvent avoir une influence dans une société communiste. J’ai des exemples tout simples et bien concrets de l’appréciation que les gens en général ont des chrétiens. Par exemple, hier encore j’ai célébré la messe dans une petite communauté de 100 personnes. Je suis ensuite allé dans un café avec des prêtres et on m’a demandé si j’étais catholique. À ma réponse positive, la serveuse m’a dit aimer les chrétiens, parce qu’ils sont très bons avec tous. Il y a quelques jours, un homme me disait que les familles chrétiennes offrent une bonne formation à leurs enfants, qu’elles sont heureuses. La qualité des chrétiens est de plus en plus connue. PB : Merci, Mgr Cosma, de nous avoir partagé ce que vous vivez. Bravo pour votre engagement au service des chrétiens de votre diocèse et pour le témoignage évangélique que vous donnez à toute la population. Mgr Cosma : Je me sens heureux ici et je suis prêt à rester ici jusqu’à la mort. Par ailleurs, je suis toujours prêt à renoncer à ce que j’ai et à ce que je fais pour répondre aux invitations que le Seigneur pourrait me lancer demain! L’ENVIRONNEMENT DEMEURE FORTEMENT COMMUNISTE. COLLATION AVEC L’ÉVÊQUE… 8