Métier Dossier - cma

Transcription

Métier Dossier - cma
B;C7=7P?D;:;LEJH;9>7C8H;
:;CxJ?;HI;J:;B7HJ?I7D7J N°261 ͳ DÉCEMBRE 2012 ͳ 0,46 %
&
Hommes
& Métiers
Dossier
ENQUÊTE : L’ARTISANAT
PREMIÈRE ENTREPRISE
DU DÉPARTEMENT
Métier
BIJOUTIER JOAILLIER :
UNE PROFESSION QUI DOIT
REDORER SON BLASON
Meurthe-et-Moselle
BANQUE POPULAIRE, BANQUE LEADER DES PME(1)
ET N° 1 DE LA CRÉATION D’ENTREPRISE(2),
EST AUJOURD’HUI FIÈRE DE COMPTER
1 MILLION DE CLIENTS À TITRE PROFESSIONNEL(3).
(1) Source : TNS SOFRES, juin 2011. (2) Source : OSEO, septembre 2011, production de prêts à la création
d’entreprise. (3) Source : BPCE informationnel Groupe, périmètre Banque Populaire, juillet 2011, codes NACE
professionnels (agriculteurs, professionnels libéraux, artisans, commerçants).
0 890 90 90 90* - www.bplc.fr
* 0,12 € TTC/mn (attente gratuite depuis un poste fixe, hors surcoût selon opérateur).
Banque Populaire Lorraine Champagne – Société anonyme coopérative à capital variable – 3 rue François de Curel 57000 METZ – 356 801 571 RCS Metz – ORIAS N° 07 005 127 – Illustration : Mécanique Générale.
Sommaire
La question à…
René MANGIN
4 Fête des Métiers : encore
une belle promotion !
5 Menuilor, à Ferrières :
il a tenté l’aventure
des Marchés publics !
7 ADEA (ex BCCEA) :
une formation modulaire
à la carte
8 La CMA 54 signe une
convention de partenariat
avec le CAPEMM
Dossier _
© DR
Actualité _
Métier _
14 Bijouterie joaillerie
artisanale : une profession
qui doit redorer son blason.
Les artisans créateurs
en bijouterie joaillerie vivent
une période contrastée :
le prix de l’or a quintuplé,
le pouvoir d’achat baisse
et, en même temps, une
certaine clientèle rêve
de bijou authentique,
durable…
16 Hervé Durand : un joaillier
qui magnifie
Repères _
17 Participez au Prix LQE 2013
de l’éco-construction
17 Prix Liliane Bettencourt
pour l’intelligence
de la main 2013
Résultats de l’enquête
de la CMA 54 : l’Artisanat
confirme sa place de 1re
entreprise du département.
Seul secteur connaissant
une croissance globale
du nombre de ses actifs,
les résultats de cette
nouvelle enquête (menée
de janvier à avril 2012
auprès de 9 667 entreprises
artisanales meurthe-etmosellanes) le confirment :
dans une situation de crise
économique, l’Artisanat
maintient encore le cap
pour l’instant ! 9 à 13
18 Salon international
du Patrimoine culturel :
Sylvia Pinel passe
par la Lorraine
18 Nougat de poularde
Retrouvez l’ensemble des numéros d’H&M sur www.cma-nancy.fr.
Magazine édité par l’Association pour la Promotion et le Développement de l’Artisanat Lorrain. Chambres de Métiers
et de l’Artisanat de Meurthe-et-Moselle, de la Meuse, de la Moselle et des Vosges-Épinal. Rédacteurs en chef :
I. MOLIN - L. FEDERSPIEL - T. LATARCHE - PE. PICHON. Rédaction graphique : Pixel Image - Metz. Conception
et réalisation : TEMA|presse - Metz. Dépôt légal : N° 1.042 Décembre 2012. ISSN 2104-4325. Impression : Groupe Socosprint
imprimeurs / 88000 Épinal. Photo de couverture : © CMA 54.
Vice-Président
du Conseil Général
s
Délégué aux Ressource
Avec le Plan Collèges
Nouvelles Générations
qui s’annonce en 2013,
quelles opportunités
voyez-vous pour nos
artisans du Bâtiment ?
E
n effet, le PCNG, comme nous nous plaisons à l’appeler, est une véritable opportunité pour les entreprises artisanales du bâtiment de Meurthe-et-Moselle !
Entre 2013 et 2018, ce seront quelque 270 millions
d’euros investis pour démolir, reconstruire ou plus simplement améliorer la vie des collégiens… impliquant ainsi
tous les corps de métier du Bâtiment. L’objectif est clairement défini : pouvoir doter l’ensemble du département
de collèges de haute qualité environnementale au service
de l’éducation.
Pour pouvoir « rentrer » dans de gros chantiers, il faut
penser à mutualiser vos compétences avec d’autres artisans. Nos marchés publics ne sont pas réservés aux grosses entreprises et nous ne travaillons pas toujours avec
les mêmes ! Bien au contraire ! Nous avons besoin de vos
connaissances et de votre technicité.
Plusieurs électriciens peuvent parfaitement s’associer pour
répondre à des installations photovoltaïques par exemple, ce qui permettrait en s’associant de découvrir de
nouvelles techniques. Cette complémentarité peut s’avérer d’une grande richesse pour vous artisans. Certains
de nos marchés publics se situent parfois en dessous de
10 000 euros et vous êtes sans aucun doute en mesure de
pouvoir y répondre également seul. Il ne faut pas hésiter !
Je parle du secteur du Bâtiment dans le cadre de ce Plan,
mais d’autres métiers sont, bien entendu, également
concernés par nos marchés publics. Je pense notamment
aux taxis ou traiteurs par exemple.
Le Conseil Général a besoin de travailler avec vous, main
dans la main !
René Mangin
Retrouvez en page 5 le témoignage de Menuilor,
à Ferrières.
Vous pouvez vous créer une alerte dans votre
domaine directement sur le site du Conseil
Général www.cg54.fr
Hommes & Métiers - N°261 DÉCEMBRE 2012 3
Actualité
selle
Meurthe-et-Mo
Fête des Métiers, le 4 novembre 2012
Encore une BELLE PROMOTION !
P
our cette nouvelle
édition, la cérémonie est placée sous
la présidence de Laurence
Demonet, vice-présidente
de la Région Lorraine
(cf photo), en charge de la
formation professionnelle.
Nous profitons de cette
rencontre pour prendre
des nouvelles de l’avancée
du projet de construction
de notre future Université
des Métiers en rempla-
Zoom
cement du CEPAL. Ce
dossier, prioritaire à la
Région Lorraine, avance
doucement, mais sûrement ! Car, oui, c’est un
projet des plus innovants
en France qui se prépare
en coulisse sur le site
Saint Jacques II ! Innovant à plusieurs niveaux :
d’abord dans la mutualisation des équipements
(gymnase, restauration
et hébergement avec le
© Photos : CMA 54
En ce dimanche 4 novembre, l’espace Poirel fait une fois de plus salle comble pour l’annuelle
« Fête des Métiers » qui réunit élus, apprentis du CEPAL (Centre de Formation des Apprentis de la
CMA 54) et du CFA de l’Automobile, maîtres d’apprentissage, enseignants et parents. Au total :
431 diplômes remis devant un millier de personnes.
CFAI installé juste à côté),
mais également dans l’esprit de coopération des
différents partenaires :
l’État, la Région Lorraine,
DIRECCTE, CFAI, CESI,
CMA 54. Les efforts sont
partagés, ce qui apporte
une grande richesse.
Prochaine étape 1er semestre 2013, où les budgets
vont être retravaillés avec
plus de précision avec l’ensemble des partenaires.
Ténacité, passion et courage :
trois parcours mis à l’honneur durant la cérémonie
Après avoir travaillé à l’Université, puis au Pôle Emploi, voici un virage à 180° réussi avec brio
pour Sylvie Finance. Sous les applaudissements de sa famille dans la salle, elle vient recevoir
son CAP Pâtissier sur scène. À 49 ans, elle souhaitait continuer son parcours professionnel
autrement et suivre sa passion… ce qu’elle a fait en venant apprendre tête haute aux côtés des
jeunes. « Ce n’est pas facile, mais il faut le faire et j’en suis aujourd’hui très fière ! » Et piquée par
cette passion, il se pourrait bien qu’elle continue à se former dans cette filière…
Ferenc Virag (à droite) a tout juste 26 ans et déjà un parcours hors du commun ! D’origine
hongroise, il a suivi plusieurs formations à Budapest en cuisine. Arrivé en France en 2004, pas
d’équivalence possible, il reprend tout depuis le début et continue bien au-delà : CAP Cuisine
(sorti major de promotion), Pâtissier, Chocolatier, puis BEP, BP et BTM Pâtissier. Après ses
4 premières années passées simultanément au Grand Hôtel de la Reine à Nancy et au CFA
Louis Prioux à Bar-le-Duc, il est en formation depuis 2008 chez Frédéric Derelle à Seichamps
où il continue d’ailleurs en ce moment un BM Pâtissier. Côté projets, il souhaite continuer en
France où il caresse le rêve de devenir professeur un jour.
Sylvain Trognon est un exemple de courage. En juin dernier, alors qu’il passait ses épreuves
de CAP Pâtissier au Lycée Stanislas à Villers-lès-Nancy, il est victime d’un terrible accident
de la route lors de sa pause déjeuner. Il subit de nombreux traumatismes avec notamment
de multiples fractures aux jambes et aux mains. Il réussit à s’en sortir grâce à un soutien sans
faille de sa famille, ses amis, de l’équipe pédagogique et de ses professeurs. En septembre
dernier, il accède à la session de remplacement et finalement obtient son CAP. L’entreprise
de Jean-Luc Michelot, à Audun le Roman, l’attend impatiemment pour une poursuite de
formation après sa rééducation à la rentrée 2013.
4 Hommes & Métiers - N°261 DÉCEMBRE 2012
Menuilor, à Ferrières
Il a tenté l’aventure des MARCHÉS
PUBLICS !
L’entreprise artisanale Menuilor a déjà répondu à plusieurs marchés publics du Conseil Général
de Meurthe-et-Moselle. Alain Laurent, son gérant, nous explique sa démarche. Entretien…
FICHE
D’IDENTITÉ
Création en 1793 par
Jean-Baptiste LAURENT,
charron*.
7 générations de père en
fils, repris en 1999 par
Alain LAURENT
Activité : Menuisier
de bâtiment et
d’agencement
9 salariés
www.menuilor.com
* : Le charron est un spécialiste
du bois, de tout ce qui tourne
et roule, de la brouette à la
charrette.
© CMA54
HOMMES MÉTIERS :
SUR QUELS GENRES
DE CHANTIERS ÊTES-VOUS
INTERVENUS POUR LE
CONSEIL GÉNÉRAL 54 ?
Alain Laurent : Tout
der nièrement, nous
avons été retenus pour
des travaux de menuiserie intérieure, des portes
et des plans de travail
pour le collège Duvivier à
Einville-au-Jard, ainsi que
des travaux de cloisonnement, douches stratifiées,
portes, placards et autres
mobiliers pour le DITAM
lunévillois. C’était, certes,
de petits budgets, entre
10 000 et 15 000 euros,
pour lesquels nous avons
répondu seuls. Mais,
par le passé, nous avons
remporté un marché
public d’un montant de
plus de 600 000 euros en
nous associant avec un
confrère de la même activité que nous. Un chantier
de 18 mois pour nos deux
entreprises ! Dans ce genre
de cas, il suffit de s’organiser et pour cela nous avons
recours à l’intérim. Même
si cela peut paraître plus
cher au départ, c’est un
investissement gagnant à
plus long terme, car nous
repérons les meilleurs
éléments et nous retravaillons avec eux plus
tard. Et, surtout, de tels
chantiers font travailler
beaucoup de monde !
H M : COMMENT
FAITES-VOUS POUR
RESTER EN VEILLE ?
A.L. : J’ai créé tout simplement une alerte mail sur
le site du Conseil Général
www.cg54.fr qui m’avertit
dès qu’un marché public
correspond à ma demande.
Ainsi, je ne perds pas de
temps à chercher.
H M : ET CÔTÉ MONTAGE
DE DOSSIER ? ON ENTEND
SOUVENT QUE C’EST TROP
COMPLIQUÉ…
A.L. : En fait, c’est le
premier dossier qui prend
du temps. On s’y applique le mieux possible.
Les dossiers suivants sont
beaucoup plus rapides !
C’est une question d’organisation administrative.
Lorsque l’on est « carré »
dans le montage, c’est bien
plus facile à préparer.
H M : QUE DIRIEZVOUS AUX ARTISANS
QUI HÉSITENT ENCORE
À RÉPONDRE À CES
MARCHÉS PUBLICS ?
A.L. : C’est le premier pas
qui coûte ! Il ne faut vraiment pas hésiter à aller vers
de petits marchés publics.
Cela permet de rencontrer
des professionnels sur les
chantiers tels que les architectes, les maîtres d’œuvre, qui peuvent générer
de nouveaux prospects.
J’ajouterai que pour ceux
qui ont la chance d’avoir
leur conjoint collaborateur
avec eux au quotidien, il
faut également les inviter à les former. Il existe
de nombreuses aides qui
peuvent accompagner dans
cette démarche. Cela ne
peut être que positif !
DES RÉUNIONS D’INFORMATION
À CE SUJET SERONT ORGANISÉES PAR
LA CMA 54 SUR LAXOU, LUNÉVILLE
ET DANS LE PAYS- HAUT EN 2013.
Hommes & Métiers - N°261 DÉCEMBRE 2012 5
CH E F S D’ E NT REPRIS ES ARTIS AN ALES,
CONJ OINT S COLL ABORAT EURS OU A S S OCI ÉS
E T AU XILI AIRES FAMILI AUX
Formations à la gestion
et au développement d’entreprise
financées par le Conseil de la Formation
de la Chambre Régionale
de Métiers et de l’Artisanat
1
2
3
4
5
6
7
8
9
10
Région Lorraine
LÔMANTES
FORMATIONS DIP
BUREAUTIQUE
INFORMATIQUE ET
RE
ABLE ET FINANCIÈ
PT
M
O
C
N
O
TI
ES
G
TION
COMMERCIALISA
MAINES
RESSOURCES HU
ES
ET RÉGLEMENTAIR
ES
U
IQ
D
RI
JU
TS
ASPEC
UES
ENTION DES RISQ
SÉCURITÉ ET PRÉV
NNEMENTALE
GESTION ENVIRO
D’ENTREPRISE
DÉVELOPPEMENT
PERSONNEL
DÉVELOPPEMENT
Ces formations sont financées par le Conseil de la Formation
de la Chambre Régionale de Métiers et de l’Artisanat :
X Prise en charge possible à 100%*
* Ce taux de prise en charge pourra être révisé en cours d’année en fonction du volume des demandes et du budget disponible (information auprès de
votre Chambre de Métiers et de l’Artisanat).
Si votre formation est de nature Technique (professionnelle) ou pour une formation transverse,
en cas de refus de prise en charge par le Conseil de la Formation, le FAF CEA est l’organisme habilité
à prendre en charge votre demande.
NB : NOUVELLES COORDONNEES : 14 rue Chapon CS81234 - 75139 Paris Cedex 03
Tél. : 01 53 01 05 22 - Email : [email protected]
Modalités d’accès et de prise en charge, dossier de demande...
Renseignements auprès de la Chambre de Métiers et de l’Artisanat de votre département :
X CMA de Meurthe-et-Moselle au 03 83 95 60 60
X CMA de la Meuse au 03 29 79 20 11
X CMA de la Moselle au 0820 857 057 (0,12 euro TTC/min)
X CMA des Vosges au 03 29 69 55 55
Désormais les dirigeants d’entreprises créés sous le statut
d’auto-entrepreneur peuvent bénéficier du financement
de leur formation par le Conseil de la formation*.
* Dans la limite du barême d’intervention du Fonds.
Actualité
Meurthe-et-Mo
selle
ADEA (ex BCCEA) : une formation modulaire à la carte
Faites reconnaître VOS COMPÉTENCES !
Pour faire prospérer votre activité et développer votre entreprise, la technique et la gestion
doivent faire bon ménage ! Faîtes aujourd’hui reconnaître vos compétences acquises au sein de votre
entreprise, ou ailleurs.
À QUI S’ADRESSE L’ADEA ?
Les chefs d’entreprise,
leur conjoint ou collaborateurs justifiant d’au moins
deux années d’expérience
professionnelle dans les
domaines de la gestion
administrative, comptable et commerciale de
l’entreprise, ou ayant un
niveau de formation générale équivalent à celui d’un
baccalauréat.
QUEL EST SON CONTENU ?
Cette formation est organisée sous la forme de quatre
© Fotolia.com
L
a filière de formation
de l’Artisanat, développée en commun
par les branches professionnelles et le réseau des
CMA, propose des actions
de formation dans ces deux
domaines. Parmi celles-ci,
figure l’Assistant(e) de
Dirigeant(e) d’Entreprise
Artisanale (ADEA, anciennement BCCEA) destiné(e)
en particulier aux copilotes administratifs assurant
la gestion administrative,
comptable et commerciale
de l’entreprise. L’ADEA est
un titre correspondant au
niveau Bac enregistré par
le Répertoire National des
Certifications, ce qui lui
confère une reconnaissance sur l’ensemble du
territoire national. C’est
aussi une garantie que le
contenu de la formation
répond aux besoins en
compétences requises.
modules indépendants. Il
est possible de participer
à un ou plusieurs modules (ci-dessous), chacun
faisant l ’objet d ’une
épreuve finale.
O Communication et relations humaines (70 h)
Objectif : Mieux se connaître pour se positionner
dans l’entreprise et vis-àvis des partenaires extér ieurs. Communiquer
efficacement dans sa vie
professionnelle. Trouver sa place en tant que
collaborateur.
O Secrétariat bureautique (112 h)
Objectif : Assumer toutes les
tâches de secrétariat d’une
entreprise artisanale. Se
doter d’outils (informatique
notamment) et de l’organisation les plus adaptés pour
être efficace et productif.
O Gestion de l’entreprise
artisanale (203 h)
Objectif : Comprendre
et assurer au quotidien
la gestion de l’entreprise
artisanale.
O Stratégies commerciales (98 h)
Ce module n’est accessible que dans la mesure
où les trois autres ont été
réalisés.
Objectif : Structurer l’organisation commerciale
de l’entreprise. Participer à son développement
commercial. Réaliser le
diagnostic commercial de
l’entreprise et proposer
une stratégie commerciale
adaptée.
Attention, seuls les participants ayant validé ces quatre
modules peuvent se voir
octroyer le titre de l’ADEA.
CÔTÉ PRISE EN CHARGE
Selon votre statut, possibilité de prise en charge des
frais de formation (nous
consulter).
PROGRAMMATION 2013
La CMA 54 propose le
module Gestion de l’Entrepr ise A r tisanale à
partir du jeudi 31 janvier
2013 jusqu’au vendredi
21 juin 2013 à raison
d’une journée et demie
par semaine (jeudi +
vendredi matin).
² Plus d’infos :
• Pour obtenir le détail
d’une ou plusieurs formations :
Isabelle Vomscheid
au 03 83 95 60 45
ou isabelle-vomscheid@
cm-nancy.fr
• Pour les modalités d’inscription :
Christine Wetzel au 03 83 95 60 43
ou [email protected]
Hommes & Métiers - N°261 DÉCEMBRE 2012 7
Actualité
selle
Meurthe-et-Mo
26 octobre 2012
La CMA 54 signe une CONVENTION
DE PARTENARIAT avec le CAPEMM*
© CAPEMM
D
ans un contexte
économ ique de
plus en plus difficile, avec notamment la
baisse en 2013 des aides
européennes, Jean-Paul
Bolmont, Président du
C A PE M M, Je a n- M arie Benoit, Président de
la CMA 54, et Gérard
Renouard, Président de
la Chambre d’Agriculture
départementale, ont officialisé leur collaboration
lors de la signature d’une
convention de partenariat le 26 octobre dernier.
Objectif : favoriser le développement de l’Artisanat
et de l’Agriculture dans
notre département, alors
De g. à d. : Laurent Rouyer, 1er vice-président de la Chambre d’Agriculture
de Meurthe-et-Moselle, Jean-Marie Benoit, président de la CMA 54, et JeanPaul Bolmont, président du CAPEMM, signent la convention de partenariat.
qu’il est difficile de faire
face à une mondialisation
constante, entraînant l’interrogation de la compétitivité des filières.
En ce qui concerne l’Artisanat, des actions collaboratives en faveur de nos
entreprises vont être mises
en place, avec notamment
trois axes d’intervention :
O Artisanat et Développement solidaire durable,
O Artisanat et innovation,
O Artisanat et aménagement du territoire, avec
des actions notamment
autour de l’éco-construction, la constitution d’une
offre de services globale.
Cette convention symbolise le travail en réseau, la
mutualisation de compétences au service des
entreprises artisanales et
développe une offre d’ingénieries structurée en
faveur des dynamiques
de territoires qui s’inscrivent, bien entendu, dans
les orientations du Conseil
Général de Meurthe-etMoselle.
*CAPEMM : Agence
de Développement Économique
du Conseil Général de
Meurthe-et-Moselle
nfo
VOUS ÊTES ÉBÉNISTE, CUISINISTE, FABRICANT DE MEUBLES OU DE LITERIE ?
Une filière de responsabilité élargie du producteur de déchets vient
d’être mise en place pour les déchets issus des meubles :
table, chaise, literie, cuisine, mais également comptoir, bureau, etc.
En tant que fabricant, assembleur ou metteur sur le marché de mobilier,
vous devez donc soit contribuer à l’éco-organisme chaque année,
soit instaurer un système de valorisation des déchets issus
des meubles que vous fabriquez ou mettez sur le marché.
Deux éco-organismes sont en cours d’agrément : Éco-mobilier pour le
mobilier des ménages, et Valdélia pour le mobilier des professionnels.
Vous pouvez dès à présent adhérer à Éco-mobilier en tant que fabricant
de mobilier ménager sur le site www.eco-mobilier.fr, et/ou adhérer à
Valdélia en tant que fabricant de mobilier professionnel sur le site
www.valdelia.org. La mise en place de cette écotaxe permettra ensuite
aux particuliers et professionnels en possession de mobilier en fin de vie
de les déposer gratuitement dans les points de collecte dédiés.
² VOUS SOUHAITEZ SAVOIR QUAND ET COMMENT PROCÉDER ?
OU SIMPLEMENT PLUS D’INFORMATIONS ? CONTACTEZ LE CNIDEP
AU 03 83 95 60 88 OU [email protected]
ET DEMANDEZ LA FICHE TECHNIQUE DÉCHETS D’AMEUBLEMENT
dossier
&
MOT DU PRÉSIDENT
Résultats de l’enquête de la CMA 54
L’Artisanat
confirme sa place
de 1re ENTREPRISE
DU DÉPARTEMENT
Contre toute attente, la nouvelle édition
de notre enquête effectuée tous les trois ans auprès
de vous, artisans meurthe-et-mosellans,
révèle que malgré un contexte économique de plus
en plus difficile, l’Artisanat reste plus que jamais la
première entreprise de notre département.
Une fois de plus, notre enquête se caractérise par
une exceptionnelle participation de plus de 60 %.
Vous avez pris le temps de répondre aux
42 questions qui témoignent de votre situation,
vos perspectives, vos besoins et votre point de
vue… et je vous en remercie vivement !
A
© Fotolia.com
Seul secteur connaissant une croissance globale du nombre de ses
actifs, les résultats de cette nouvelle enquête (menée de janvier à
avril 2012 auprès de 9 667 entreprises artisanales meurthe-etmosellanes) le confirment : dans une situation de crise économique,
l’Artisanat maintient encore le cap pour l’instant !
vec u ne nouvel le
progression inédite du
nombre d’entreprises
inscrites au Répertoire
des Métiers sur les trois dernières
années, la structure des entreprises artisanales est en forte expansion depuis 12 ans.
Nb d’entreprises
inscrites au RM
7 318
7 690
8 297
9 170
10 383
Années
2000
2003
2006
2009
2012
}
}
}
}
+5%
+ 7,7 %
+ 10,6 %
+ 13,2 %
Entrée en vigueur du régime de l’auto-entrepreneur
au 1er avril 2010 (inscription obligatoire à la CMA pour les métiers
relevant de l’Artisanat et exercés à titre principal).
2010
Vous pouvez
compter sur
nous !
Vous êtes en effet 5 802 à avoir retourné
un questionnaire exploitable. Devenus
indispensables à vos collègues administrateurs
de la CMA 54 pour éclairer et orienter les services
que nous mettons à votre disposition, les résultats
de cette démarche sont aussi désormais très
attendus par de nombreux partenaires de nos
entreprises : élus et décideurs locaux, organismes
ou administrations publiques. Exploitables en
fonction de multiples critères (zone géographique,
durée d’existence des entreprises, profils de leurs
dirigeants, secteurs d’activités métiers, etc.), ils sont
aussi autant d’investigations possibles susceptibles
de répondre à leurs projets ou interrogations.
Ce dossier vous présente les grandes lignes des
résultats obtenus, mais aussi et surtout les pistes
de travail dont nous disposons aujourd’hui pour
pouvoir mieux vous accompagner dans les
2 à 3 années à venir. Vous pouvez compter sur nous !
Jean-Marie Benoit
Président de la CMA 54
Vous souhaitez découvrir l’ensemble
des résultats de notre enquête 2012 ?
² Téléchargez le fichier de sa synthèse
sur notre site internet www.cma-nancy.fr
OU
² Contactez le 03 83 95 60 49 pour recevoir
une version imprimée de cette synthèse.
Hommes & Métiers - N°261 DÉCEMBRE 2012 9
dossier
VOTRE SITUATION DÉBUT 2012
LES ARTISANS FACE À L’EMPLOI
Avec un rôle qui reste majeur
en matière d’emploi, l’Artisanat
de Meurthe-et-Moselle fait ressortir
plusieurs éléments :
O il y a moins d’artisans employeurs
(5 sur 10 contre 6 sur 10 en 2009),
O il y a davantage de salariés
par entreprise qui emploie,
Oune entreprise sur 4 envisage
d’embaucher à court terme
(soit un potentiel de 2 500 emplois)
2009
2012
1 361 artisans employant 1 à 2 salariés
27,18 %
23,46 % soit 1 924 salariés
790 artisans employant 3 à 5 salariés
15,58 %
13,62 % soit 2 992 salariés
469 artisans employant 6 à 10 salariés
8,88 %
8,08 % soit 3 577 salariés
155 artisans employant 11 à 15 salariés
2,84 %
2,67 % soit 2 000 salariés
181 artisans employant 16 et plus
3,74 %
3,12 % soit 4 946 salariés
Total : 15 439 salariés pour 5 802 entreprises ayant répondu
Estimation : 25 800 salariés pour l’ensemble du
département
1 artisan sur 2 emploie au moins un salarié
Moyenne : 5,35 salariés par entreprise qui emploie
LES ARTISANS FACE À LA CRISE
ODIFFICULTÉS PARTICULIÈRES RENCONTRÉES
Trouver du
personnel
qualifié
En 2009, 60 % des artisans
considéraient leur entreprise affectée
par cette crise, en 2012, ils sont
48 % à reconnaître des difficultés
particulières.
12 %
29 %
Recherche de
financement
14 %
Maintien ou
développement
de la clientèle
OUNE PERCEPTION VARIABLE SELON LES BASSINS D’EMPLOI
10 Hommes & Métiers - N°261 DÉCEMBRE 2012
© Fotolia.com
Comme en 2009, la situation est perçue sensiblement différemment entre
le Bassin de Lunéville-Nancy (47 et 47,5 %) Toul et Longwy (48 et 49,5 %)
et celui de Briey qui reconnaît des difficultés dans 56 % des entreprises.
10,84 % DES ENTREPRISES AYANT RÉPONDU À L’ENQUÊTE
ENVISAGENT DE TRAVAILLER EN PAYS FRONTALIER
OU D’EXPORTER. EST-CE UN EFFET DE LA CRISE QUI POUSSE
À RECHERCHER DES MARCHÉS À L’ÉTRANGER ?
VOS PERSPECTIVES POUR LE
FONCTIONNEMENT DE VOTRE ENTREPRISE
Des perspectives qui préservent un dynamisme, mais dont on perçoit les effets de la crise pour les critères emblématiques
comme l’innovation, la volonté de développement, la recherche de locaux ou encore l’environnement. Les artisans semblent
ainsi revoir à la baisse leur ambition.
2009
2012
Nbr
entreprises
%
Nbr
entreprises
%
Améliorer la prise en compte de la protection
de l’environnement dans le fonctionnement de l’entreprise
3 220
56,50 %
2 988
51,50 %
Proposer des produits ou services plus respectueux
de l’environnement
2 667
46,97 %
2 665
45,93 %
Utiliser plus intensément internet
2 373
41,64 %
2 386
41,12 %
Accueillir un stagiaire
1 965
34,48 %
2 165
37,31 %
Développer leur entreprise
1 476
25,90 %
1 473
25,39 %
Transmettre l’entreprise
945
16,58 %
990
16,89 %
Engager une démarche d’innovation
1 254
22 %
912
15,72 %
Embaucher
860
15,09 %
892
15,37 %
Engager une démarche de certification
733
12,86 %
676
11,65 %
Exporter ou travailler à l’étranger
597
10,48 %
629
10,84 %
Sont à la recherche de locaux
579
10,16 %
547
9,43 %
VOS BESOINS
EN MATIÈRE DE FORMATION
Vous êtes clairement plus nombreux à miser sur la formation (de 38 % en 2009, à 42 % en 2010), mais avec de fortes
disparités dans les thématiques choisies avec une naturelle prépondérance pour les formations techniques propres
à votre métier.
2009
2012
Nbr
entreprises
Technique professionnelle
%
Nbr
entreprises
1 469
25,78 %
1 942
33,47 %
À vos salariés dans le cadre du DIF
618
10,84 %
733
12,63 %
Du management ou de la gestion
561
9,84 %
733
12,63 %
Informatique ou Internet
595
10,44 %
679
11,70 %
644
11,10 %
Norme, hygiène, sécurité,
Commerce, vente
Développement personnel
Général (mathématiques, français)
© Fotolia.com
%
373
6,55 %
570
9,82 %
404
6,96 %
168
2,90 %
Hommes & Métiers - N°261 DÉCEMBRE 2012 11
dossier
• Les femmes sont davantage demandeuses de conseils que les hommes
(18,41 % contre 16,41 %).
• 562 entreprises artisanales souhaitent participer à des opérations tendant
à regrouper les artisans sur un même site.
• 509 entreprises souhaitent être associées à des actions commerciales en faveur
des touristes.
• 1 362 à des actions de promotion de leur entreprise ou métier.
• 1 002 souhaitent participer à des foires ou Salons.
• 481 souhaitent développer des relations avec l’Université ou des écoles d’ingénieurs.
Révélation d’un potentiel inexploré pour l’essentiel jusqu’à présent.
• 635 entreprises expriment leur volonté de profiter de bilans de compétences
ou de validation des acquis de l’expérience (VAE).
EN MATIÈRE DE CONSEIL
Seulement 978 entreprises déclarent être demandeuses de conseils
(contre 1 079 en 2009).
La mise en place d’une stratégie de développement
2009
2012
480
8,42 %
452
7,79 %
Bénéficier d’un diagnostic complet de votre entreprise
435
7,63 %
333
5,74 %
Développer de nouveaux marchés ou prestations
452
7,93 %
316
5,45 %
Accéder à des marchés en Belgique, Luxembourg, Allemagne
298
5,23 %
242
4,17 %
Développer des innovations
330
5,79 %
199
3,43 %
L’évaluation des risques professionnels
230
4,04 %
194
3,34 %
Intégrer l’évolution des technologies dans votre entreprise
214
3,76 %
161
2,77 %
Vous engager dans des actions relatives au développement durable
194
3,4 %
142
2,45 %
VOTRE POINT DE VUE
LES OBSTACLES À L’EMBAUCHE DES APPRENTIS ET DES SALARIÉS
Concernant l’insertion des jeunes, les artisans sont, en proportion, de moins en moins nombreux à estimer pouvoir jouer
un rôle dans l’insertion et contre leur chômage : 37 % en 2000, 31 % en 2009 pour 29 % et 1 662 entreprises en 2012.
Les artisans placent en 2012 le manque de motivation en tête des obstacles à l’embauche d’apprentis.
Concernant les salariés, les chefs d’entreprise mettent en avant comme principal obstacle au recrutement, les salaires
et les coûts.
Apprentis
Les difficultés d’hébergement
198
3,41 %
Les horaires et les conditions de travail
684
La localisation de votre entreprise ou difficultés de transport
395
Les salaires et les coûts pour votre entreprise
1 023
Le niveau de formation
Le manque de motivation
Autres
Salariés
67
1,15 %
11,79 %
762
13,13 %
6,81 %
296
5,10 %
17,63 %
2 529
43,59 %
449
7,74 %
704
12,13 %
1 489
25,66 %
1 507
25,97 %
265
4,55 %
375
6,46 %
QUELLES RAISONS VOUS INCITERAIENT À RECRUTER ?
Que cela soit le recrutement d’apprentis ou de salariés, c’est l’augmentation
de l’activité de l’entreprise qui se dégage prioritairement, suivi par les aides
et exonérations.
Apprentis
Salariés
L’augmentation de l’activité de l’entreprise
1 382
23,82 %
2 878
49,6 %
Le besoin de compétences nouvelles
160
2,76 %
527
9,08 %
Le renouvellement du personnel en place
165
2,84 %
508
8,76 %
Les aides à l’embauche (primes, exonérations de charges…)
1 023
17,63 %
1 998
34,44 %
Autres
149
2,57 %
212
3,65 %
12 Hommes & Métiers - N°261 DÉCEMBRE 2012
SUR LA PERCEPTION DE LA PERFORMANCE
DE LEUR ENTREPRISE, PLUS D’UN ARTISAN SUR DEUX
PENSE SE DISTINGUER SUR UN OU PLUSIEURS POINTS.
VOS POINTS FORTS
2009
Un savoir-faire très spécifique ou rare
1 870
L’excellence des relations sociales
Un marché très spécialisé
Une notoriété régionale ou nationale
2012
32,81 %
1 677
28,90 %
1 228
21,55 %
1 079
18,60 %
1 125
19,74 %
897
15,46 %
1 083
19,00 %
894
15,41 %
L’innovation dans la technologie mise en œuvre
585
10,26 %
476
8,20 %
Une attention exceptionnelle au respect de l’environnement
527
9,25 %
417
7,19 %
Une notoriété internationale
101
1,77 %
77
1,33 %
ET L’AVENIR ?
Comme déjà révélé, l’optimisme avait regagné du terrain dans l’Artisanat au moment de cette enquête, les artisans
demeuraient en effet optimistes pour près de 64 % d’entre eux sur le devenir de leur activité. La prudence s’impose
compte tenu de l’évolution économique du 2e semestre 2012.
Par catégories d’activités
Par bassin d’emploi
Bâtiment
63,82 %
66,81 %
2009
2012
Alimentation
59,14 %
65,51 %
Longwy
59,08 %
65,96 %
Production
57,41 %
63,27 %
Nancy
61,72 %
64,46 %
Services
57,74 %
59,49 %
Toul
62,08 %
64,13 %
Lunéville
57,42 %
64,12 %
Briey
55,74 %
60,50 %
CONCERNANT LES SERVICES
DE VOTRE CMA
PREMIÈRES ACTIONS
Depuis la fin de l’enquête et le traitement des résultats, la CMA 54 a déjà agi dans
certains domaines :
ORelance ciblée pour répondre à vos besoins en formation.
O Collaboration avec les Collectivités recherchant des artisans pour leurs zones
d’activités.
O Réunion d’information au Parc des Expositions de Nancy pour les artisans
intéressés par une participation à des foires ou Salons.
O Réponses individuelles aux artisans ayant évoqué des sujets particuliers
en fin de questionnaire.
ODémarches auprès des entreprises souhaitant recruter un apprenti.
O Exploitation des résultats auprès des partenaires (Opcalia, Agefos,
Pôle Emploi…) en charge de l’orientation, de la formation et de l’emploi.
CE SONT 1 675 ARTISANS
QUI DÉCLARENT AVOIR FAIT APPEL
AUX SERVICES DE LA CHAMBRE
DE MÉTIERS AVEC 86 % DE SATISFAITS.
PROJETS À VENIR…
O Développer l’accompagnement à l’innovation
de nos entreprises artisanales.
O Informer les entreprises souhaitant s’engager
dans une démarche de certification.
O Continuer à accompagner les entreprises
à l’export et aux actions transfrontalières.
OMise en place d’un service d’aide
au recrutement.
O Poursuite de l’exploitation de vos réponses
concernant la formation pour vous apporter un
service sur mesure (ex : départ à la retraite, VAE,
bilan de compétences…).
OCréation d’une bourse de stage.
Hommes & Métiers - N°261 DÉCEMBRE 2012 13
© CMA 55
Photo et bijoux :
créations Bianchi
Maizières-les-Metz
Métier
Bijouterie joaillerie artisanale
Une profession qui doit
REDORER SON BLASON
Les artisans créateurs en bijouterie joaillerie vivent une période contrastée : le prix de l’or a
quintuplé, le pouvoir d’achat baisse et, en même temps, une certaine clientèle rêve de bijou authentique,
durable. Pour traverser la crise, la profession s’attache à réaffirmer ses valeurs artisanales : pièces
uniques, sur-mesure, conseil, proximité.
U
ne période difficile et en
même temps favorable », c’est
en ces mots qu’Alexandre Bianchi, bijoutier joaillier en
Moselle et lauréat du Prix SEMA 57
(en 2009), dépeint une situation en
ombre et lumière. D’un côté, le prix de
l’or a été multiplié par 5 en 10 ans et
son cours atteint des hauteurs jamais
enregistrées ! D’un autre côté, l’artisan constate un engouement pour
la personnalisation, la pièce unique,
le bijou de valeur. Alors sa passion
prend le dessus et il met tout son art
à réaliser le sur-mesure, sans compter
ses heures pour rendre sa prestation
accessible, heureux de créer.
« Je programme en moyenne trois rendezvous pour définir le bijou, avant de passer
à la fabrication », explique Alexandre
Bianchi. L’entretien avec la personne
pour cerner ses attentes et ses goûts ; la
proposition dessinée du bijou ; la présentation d’une maquette en plastiline avec
positionnement des pierres. On travaille
traditionnellement, à partir du lingot,
débité par nos soins, étiré en fils d’or courbés et forgés à la main. Ce positionnement
«
14 Hommes & Métiers - N°261 DÉCEMBRE 2012
haut de gamme et la personnalisation
nous permettent de distinguer nos fabrications du bijou "délocalisé" et impersonnel », considère le joaillier mosellan.
Mais cela implique un travail d’excellence, l’approche artisanale dans toute
la dimension qualitative du terme.
« Nous devons redorer le blason de la
bijouterie joaillerie pour faire connaître
notre éthique », conclut-il.
« Notre métier rencontre une demande.
Nous touchons la clientèle opposée au
"jetable", à la recherche d’un bijou pour la
vie, qui sera ensuite transmis, confirme
Hervé Durand, bijoutier joaillier en
Meurthe-et-Moselle. On est dans une
dimension intemporelle parce que le bijou
est un symbole qui se transmet de génération en génération. Le terme "artisanal" parle à cette clientèle qui s’identifie
à un bijou traduisant sa personnalité et
portant la touche de celui qui l’a réalisé.
Tout se passe en proximité. Les personnes qui font appel à mes services viennent chercher un rapport de confiance »,
explique Hervé Durand. Son engagement dans « l’artisanal », sans jamais
déroger à des principes d’excellence
depuis trente-deux années, a forgé sa
réputation, transmise de bouche-àoreille et de génération en génération.
« J’ai créé les bijoux de la grand-mère, de
la fille, et maintenant, c’est la petite-fille
qui vient me voir. » La reconnaissance,
l’identité acquises au fil du temps lui
permettent de vivre du bijou de création, même s’il ne faut pas se leurrer,
la créativité, elle, ne se rentabilise pas.
Mais c’est tout le plaisir de l’artisan
bijoutier joaillier, de travailler des
pièces uniques personnalisées.
La hausse du prix de l’or ne perturbe
pas trop Hervé Durand. « Les artisans
récupèrent énormément de métal pour
le retravailler pour leurs clients : finalement, je bénis l’époque où le bijou or s’est
démocratisé ! », confie l’artisan bijoutier joaillier.
Il est vrai que la hausse du métal fin et
la crise poussent plus les familles à se
séparer de leurs bijoux qu’à en acquérir de nouveaux… Alexandre Bianchi
s’inquiète du risque de voir fondre le
patrimoine de la bijouterie française
avec la multiplication des points de
vente et achat d’or.
Zoom
© Rouyr
DES BIJOUX DANS TOUTES
LES MATIÈRES
DE GAUCHE À DROITE : Alexandre Bianchi (Maizières-lès-Metz), Claude Delachaux (Ligny-en-Barrois)
et Joël Rouyr (Vosges), dans leurs ateliers respectifs.
Mais les bijoutiers sont très sollicités
pour transformer l’or des familles en
bijoux au goût du jour ou en monnaie
sonnante et trébuchante.
La bijouterie Rouyr dans les Vosges a
carrément proposé l’achat-expertisevente d’or comme un nouveau service
à sa clientèle. Une partie du magasin a
été dédiée à cette prestation. « Les deux
sociétés sont bien séparées », précise l’artisan. Une proposition appréciée par
les clients, heureux de pouvoir s’adresser à une maison comptant 35 années
d’expérience en bijouterie pour leurs
transactions. Impacté par la baisse du
pouvoir d’achat des clients et la montée
du prix de l’or, le bijoutier détaillant
créateur a pu ainsi diversifier ses
activités.
Bijoutiers depuis cinq générations, la
famille Rouyr est bouleversée par les
mutations survenues depuis 15 ans
dans la profession. « Pour le prix d’un
beau collier en or il y a quelques années,
on a aujourd’hui une belle fantaisie »,
constate Jean-Bernard Rouyr. En
même temps, la qualité baisse au fur
et à mesure que la délocalisation s’organise regrette le détaillant. La bijouterie Rouyr a dû changer radicalement
de stratégie et faire des choix pour
tenir le pari de la qualité, conserver
la boutique en centre-ville, l’équipe
de vente. Joël, cinquième génération,
titulaire du CAP de bijoutier joaillier
passé après son bac E, regarde la
situation avec réalisme : il a travaillé
pendant une dizaine d’années en créa-
tion, sur des pièces prestigieuses. Mais
« aujourd’hui, le prix de l’or nécessite de
réduire les masses de matière sur un bijou
et c’est faisable dans la bijouterie industrielle beaucoup plus que dans le travail
artisanal », dit-il.
« Des bijoux aussi merveilleux, réalisés avec moins d’or pour coller au budget
des clients, c’est ce que nous attendons »,
confie le Meusien Claude Delachaux,
troisième génération d’une famille de
bijoutiers détaillants héritiers d’une
maison fondée en 1810. « Quand l’or
était cinq fois moins cher, on ne regardait
pas sur la matière. Aujourd’hui, le matériau précieux doit être optimisé. Nous
sélectionnons les fabricants respectueux
des règles de l’art, attentifs à employer l’or
à sa juste place, pour créer des bijoux qui
font rêver mais restent accessibles et durables. Il faut un œil exercé pour apprécier
cela et le détaillant joue un rôle plus important que jamais. » À la tête de l’entreprise
familiale depuis 1990 mais immergé
dans la profession dès ses premiers pas,
Claude Delachaux se désole de voir le
métier se délocaliser toujours plus.
« Quand le métal fin était moins onéreux,
le coût de la main-d’œuvre pesait peu sur
les prix. Maintenant, les fabricants de
bijoux - y compris les plus prestigieux et
les marques qui s’affichent « françaises » choisissent de produire dans les pays à bas
salaires. » De fait, selon le comité Francéclat, la production de bijoux or en
France représente aujourd’hui 16 % de
la production mondiale, contre 24 % en
2010. « Cela mène à un appauvrissement
« La bijouterie joaillerie et la bijouterie fantaisie
se boudent alors qu’elles auraient intérêt à
collaborer », considère Monique Manoha,
animatrice au Pôle Bijou à Baccarat. Service
d’une collectivité territoriale créé en 2006,
le Pôle Bijou a pour objectif de mettre en place
un réseau de savoir-faire et de professionnels
du bijou. « Aujourd’hui, toutes les matières
entrent dans la bijouterie : cristal, céramique, bois,
cuir, résine… Les artisans d’art qui travaillent ces
matériaux s’orientent vers le bijou. Nous nous
attachons à leur donner les bases nécessaires.
La bijouterie est un vrai savoir-faire aux multiples
facettes. Travail des assemblages, fermoirs,
ergonomie, confort, sécurité… Il faut aller vers
le qualitatif pour ne pas galvauder le bijou
de création. Nous proposons également un
accompagnement sur le marketing car tout doit
être "raccord" entre le positionnement du bijou,
la communication, les lieux de vente etc. »
Les créations en bijouterie de la célèbre cristallerie
sont l’illustration d’un mariage heureux entre
les deux approches bijouterie/fantaisie et les
deux métiers bijoutier/cristallier. Les détaillants
en bijouterie peuvent aujourd’hui miser sur ces
créations de haute qualité pour élargir leur offre.
Jusqu’au 30 décembre, le marché
de Noël au Pôle Bijou de Baccarat
présente 30 créateurs de bijoux
dans sa galerie ouverte au public. Plus
d’informations sur www.polebijou.com.
nfo
de notre tissu artisanal, regrette Claude
Delachaux. La France, championne de
la mode et des métiers du luxe, avait un
savoir-faire exceptionnel dans la haute
bijouterie. » Il s’efforce de travailler avec
les ateliers encore implantés en France,
en région parisienne ou lyonnaise.
« Mais ces sociétés ont souvent délocalisé
une partie de la production pour garder
assez de rentabilité pour maintenir une
fabrication sur le sol français. Le regard
du professionnel, sa rigueur et son éthique
comptent de plus en plus pour distinguer la
qualité », conclut Claude Delachaux.
Pour lui, cette crise a aussi du bon : elle
pousse à la créativité, à l’innovation.
Le tout or classique se vend moins et
se porte moins. Les créateurs rivalisent d’idées pour marier l’or
et l’argent à des céramiques, résines, cristal
et nous proposer
une bijouterie fantaisie qualité joaillerie.
©
r
uy
Ro
Hommes & Métiers - N°261 DÉCEMBRE 2012 15
Métier
© DR
selle
Meurthe-et-Mo
Hervé Durand
Un joaillier qui MAGNIFIE
Prendre rendez-vous avec lui pour parler de son métier ou d’un bijou, c’est une évasion assurée.
Hervé Durand a ce côté emballant des âmes palpitantes.
A
vec lui, rien ne
relève du hasard.
Premier contact
téléphonique. On lui promet
de ne pas lui prendre trop
de son temps. Lui annonce
son intention d’en donner.
Rendez-vous dans son antre
avenue de Strasbourg à
Nancy… Coup de sonnette,
il approche d’un pas de
velours, serre la main et déjà
ce regard. Franc, profond,
suivi presque d’un silence,
mais sans malaise. Hervé
se révèle avec ses clientes
comme dans la vie, entier, à
la fois plein « d’émotion » et
de mots déliés, posés, cajolés pour en savourer leur
profondeur. Cette syntaxe
fébrile lui servit peut-être
de thérapie dans « Voyages »,
puis « Existence », deux livres
écrits en forme de quête et
d’apaisement face au tropplein de sentiments. Hervé
Durand semble avoir cette
obsession : faire sens. Ne pas
commercer de façon vénale,
mais vivre une rencontre
d’abord, faire ensemble un
16 Hommes &Métiers - N°261 DÉCEMBRE 2012
bout de chemin. Il a besoin
d’un bon feeling. Aux murs
de sa tanière, des œuvres
d’art depuis longtemps
déjà, bien avant la mode
des boutiques ou restaurants galeries. Ce mois-ci,
ce sont des peintures très
seventies. « Je ne me situe
pas au premier degré entrepreneurial et marchand. » Un
utopiste, un rêveur ? Pas du
tout. Sur son ordinateur, il a
collé le logo de « maître artisan », comme une bannière.
« L’artisan incarne des valeurs
qu’il met en mouvement, et il
transmet, c’est mon véritable
bonheur », glisse-t-il d’une
voie douce en apercevant
dans l’entrebâillement de
l’atelier, Clarisse, jeune
joaillière en herbe. « Écouter les gens, c’est se construire.
Mon père faisait du théâtre. Il
m’a vite manqué. J’ai été élevé
dans un milieu de femmes.
Après mon bac, j’hésitais, elles
m’ont dit : pourquoi pas bijoutier ? » Ses clientes sont un
peu ses muses. « Je suis dans
le quartier de la maternité.
C’est fort en symbole, non ?
Elles sentent combien je suis
imprégné d’une culture féministe. » Une savante alchimie entre émancipation et
délicatesse. « Marek Halter
a parlé dans un livre de mon
grand-père qui avait sauvé des
familles juives, parmi lesquelles
mon premier patron. Quand
il a découvert ma filiation, il
m’a embauché sur le champ. »
Alors, ce goût pour la joaillerie ? « J’ai surtout travaillé chez
Lery-Bouvier, un des premiers
fabricants français d’alliance
diamantée. J’ai découvert le
métier de maquettiste, la réalisation de la matrice des bijoux
en laiton, puis l’original en
préparant le fil et le plané. »
Avec 32 ans d’expérience,
Hervé Durand reste attaché à la quête de beauté des
femmes. Dans les années 70,
la révolution sexuelle les
affranchit des convenances
sociales. Certaines se parent
de bijoux indigènes, un peu
peace and love. Hervé reste
à l’écart de ces transports
évanescents et reste concen-
tré sur le symbolisme de
ses bijoux. Chaque modèle
raconte une histoire personnelle, intime forcément,
sublime souvent, esthétique
toujours. « En 1981, j’ai eu
l’honneur de succéder à André
Klein, un maître qui a décroché
l’oscar de la joaillerie à New
York. Peu à peu, les femmes
sont revenues à la boutique.
J’étais comblé quand elles ont
commencé à me dire que je leur
rappelais mon prédécesseur. »
Depuis, Hervé Durand a
écrit sa propre réputation
avec une éthique exigeante.
« Le plus important, c’est de
savoir passer du "je" au "nous",
d’imaginer ensemble un bijou
en trouvant la vérité de l’être.
Vous savez, beaucoup entrent
ici avec des bijoux de famille,
pour les fondre et leur donner
une nouvelle vie. » Une vie
profonde avec un esprit
exigeant. « Quand on crée,
il faut éviter de prendre l’autre
en otage. Ce serait un tragique hors sujet. Il faut cheminer ensemble, partager une
passion…»
À lire
Éclairage
ZOOM SUR ÉMILE GALLÉ
POUR RÊVER…
LE PRIX LQE 2013
de l’éco-construction
Valorisez votre entreprise en faisant concourir au Prix LQE 2013 les
bâtiments exemplaires en termes d’éco-construction sur lesquels vous avez
travaillé.
CONDITIONS POUR ÊTRE CANDIDAT
AU PRIX LQE 2013 :
O Opération de construction ou de
réhabilitation de bâtiment(s).
O Livraison de l’opération entre le 01/01/2010
et le 31/12/2012.
O Localisation géographique de l’opération
en Lorraine.
Frais de participation : gratuit.
Le dossier de candidature est téléchargeable
sur www.lqe.fr et doit être retourné au plus
Talent
© Ville de Nancy - B2H Architectes et Benoît Sindt
F
ort de sa 6e édition, ce prix, organisé
par l’association Lorraine Qualité
Environnement pour la construction,
récompense les meilleures opérations
lorraines de construction et de réhabilitation
en termes de qualité environnementale.
Les projets seront évalués selon une grille de
notation qui prend en compte les quatorze
cibles de la démarche HQE®.
Plusieurs prix seront remis en fonction
du type d’opération (logement/bâtiment
tertiaire/bâtiment industriel, etc.).
tard le 11 janvier 2013. Les participants se
verront remettre le profil environnemental
de leur bâtiment et apparaîtront dans la
brochure sur le Prix LQE 2013. Les maîtres
d’ouvrage lauréats recevront un trophée et
bénéficieront d’une communication sur leur
opération (ex : fiche d’opération sur le site de
LQE et dans la base de données nationale
d’opérations de qualité environnementale,
communication à la presse, visite de
l’opération…).
²Contact :
Sylvie Feuga au 03 83 31 09 88 ou [email protected]
Prix Liliane Bettencourt pour
l’intelligence de la main 2013
Le prix comporte deux récompenses : « Talents d’exception » et
« Dialogues ». « Talents d’exception » récompense la réalisation d’une œuvre d’une
qualité esthétique incontestable résultant d’une parfaite maîtrise des techniques
et savoir-faire du métier. Le prix est doté de 50 000 euros.
« Dialogues » est destiné à la création d’une œuvre exceptionnelle résultant
de la collaboration de deux professionnels artisan et créateur. Le prix est également
doté de 50 000 euros attribués à parts égales entre les deux lauréats.
Vous trouverez plus d’informations (présentation et définition, processus
de sélection modalités de participation) sur le site internet du prix.
L’inscription se fait intégralement en ligne sur le même site, dans la rubrique
« Candidature - Dossier - Inscription en ligne ».
²www.intelligencedelamain.com/prix
Le dernier né des ouvrages
de la collection « Zoom », éditée
par « Association d’idées », est
consacré à l’œuvre d’Émile Gallé.
Au fil des 112 pages, une
soixantaine de créations inédites
de l’artiste/artisan verrier lorrain
sont présentées à travers des
photos des pièces et des détails.
Entrelacs floraux, insectes gracieux,
courbes soyeuses et tourbillons
de couleurs émerveillent le regard
tandis que l’imagination du lecteur
se nourrit des références poétiques
illustrant les photos. À défaut
de posséder ces chefs-d’œuvre
de Gallé, les contempler réjouit
déjà l’esprit et incite à la rêverie…
Ce livre a été réalisé en
collaboration avec le Musée
du Verre et du Cristal de
Meisenthal, le Château-Musée
de Boulogne-sur-Mer, le Musée
des Beaux-arts de Reims, le
Domaine Vranken-Pommery,
Paul Montagne, Conservateur
au Conservatoire des sites lorrains
et Philippe Thiébaut, Conservateur
en chef au musée d’Orsay.
Éditions Association d’idées,
Collection Zoom. 2012. Prix public 35 €.
Contact : www.editionszoom.com
Aide
mémoire
Smic horaire brut :
² 9,40 E (au 01/07/12)
Sécurité sociale :
(depuis le 01/01/12)
² Trimestriel :
9093 E
² Mensuel :
3031 E
Indice du coût de la construction
INSEE :
1593
²2e trim. 2011
1624
²3e trim. 2011
1638
²4e trim. 2011
Indice National Bâtiment BT01 :
²Février 2012 : 873,9
Taux de l’intérêt légal 2012 : 0,71 %
Hommes & Métiers - N°261 DÉCEMBRE 2012 17
Éclairage
Pratique
Salon international du Patrimoine culturel
SYLVIA PINEL passe
par la Lorraine
À
© CMA
l’occasion de la soirée d’inauguration
du Salon international du Patrimoine
culturel au Carrousel du Louvre, Pascal
Kneuss, Président de la Chambre
Régionale de Métiers et de l’Artisanat, a eu
le plaisir d’accueillir Sylvie Pinel, ministre du Commerce et de l’Artisanat, sur le
stand dédié à l’artisanat Lorrain.
Pascal Kneuss et Alain Bertaud, dirigeant
de Pierre & Habitat, qui emploie 15 salariés, ont longuement échangé avec Madame
la Ministre sur l’emploi, la valorisation des
métiers et des formations manuels, les cotisations sociales et les taux de TVA.
L’espace lorrain présentait du 7 au
11 novembre, une sélection de sept artisans restaurateurs et deux centres de formation. Nous remercions nos partenaires :
la Chambre Régionale de Métiers et de l’Artisanat de Lorraine, l’APCMA, la Région
Lorraine et sa Mission Métiers d’Art, la
Banque Populaire Lorraine Champagne et
la MAAF Pro. Leur soutien a permis aux
entreprises lorraines et à notre région d’être
présentes à ce rendez-vous majeur.
LES PARTICIPANTS
OJean Bergeron, sculpteur ornemaniste,
Pierrefitte-sur-Aire (55)
OPierre Habitat, tailleur de pierre,
Lavallée (55)
OBianchi Pierre & Alexandre, horloger
bijoutier joaillier Maizières-les-Metz (57)
OPeintures Nicole Kling, restauratrice
d’église, Lixing-les-Saint-Avold (57)
OAtelier de lutherie Jean-Pierre Voinson,
luthier, Mirecourt (88)
OAteliers Siebering, vitrail et verre plat,
Reyersviller (57)
OAtelier Marie Chabrol, Nancy (54)
OLycée CFA Camille Claudel - Lycée des
métiers de la pierre, Remiremont (88)
OPôle National de compétences
ameublement, bois, décoration
OLycée Pierre et Marie Curie,
Neufchâteau (88)
OCFA AFPIA Liffol-le-Grand (88)
Nougat de poularde
C’est à l’occasion de la 77e Foire Internationale de Metz et
de la présence du Président de la Confédération Nationale
des Charcutiers Traiteurs, Joël Mauvigney, que les Relais
Charcutiers en Lorraine ont présenté en avant-première leur nouveau produit des fêtes de
fin d’année. Il se compose d’un suprême de poularde, de noisettes, pistaches, pignons de pin,
châtaignes, morilles, abricots secs et foie gras de canard, le tout lié d’une farce fine au Porto et
présenté dans un feuilletage léger et cerclé de bois. Ce « Nougat de poularde » se consomme
chaud accompagné d’un mesclun à l’huile de noisette et vinaigre de framboise.
Pour connaître la liste des « Relais Charcutiers en Lorraine » qui propose ce produit
de fête, connectez-vous sur le site www.bctlorraine.org (onglet « Membres »).
18 Hommes &Métiers - N°261 DÉCEMBRE 2012
© DR
En guise de recette ce mois-ci, nous
vous invitons à découvrir la composition
du « Nougat de poularde ».
LE RACHAT DE TRIMESTRE
RENDU POSSIBLE
Un nouveau dispositif permet
aux artisans de racheter
des trimestres de retraite
au régime de base. Jusqu’au
30 décembre 2013, les artisans
peuvent demander à leur caisse
de retraite de racheter jusqu’à
sept trimestres
L’objet de ce nouveau rachat
mis en place par un décret
paru au mois d’avril dernier*
est de compléter les années
de cotisations ayant donné lieu
à l’attribution de moins de quatre
trimestres, par exemple lorsque
ces années ont été incomplètes.
Il s’agit donc, avec ces rachats,
de pouvoir augmenter sa pension
de retraite.
En pratique, le dispositif
concerne les artisans nés avant
le 1er janvier 1960 et qui ont cotisé
au moins quinze ans au régime
d’assurance vieillesse de base
(AVA, puis RSI). Les artisans
en société ayant perçu un revenu
supérieur au plafond de la Sécurité
sociale (36 372 € en 2012), en sont
toutefois exclus.
Il est ainsi possible de racheter
des trimestres de retraite
au régime de base pour les
années – calculées par périodes
d’affiliation de cinq ans – pendant
lesquelles quatre trimestres
n’ont pas été validés. Mais le
nombre de trimestres rachetables,
proportionnel à la durée
d’affiliation aux régimes de retraite
des indépendants, est limité à sept.
Le coût est avantageux,
puisqu’il est égal à deux fois le
montant de la cotisation minimale
de la retraite de base. Pour le
rachat d’un trimestre, ce coût
est donc actuellement de 636 €.
Les personnes intéressées doivent
déposer leur demande de rachat
avant le 31 décembre 2013.
Aucun formalisme n’est exigé :
il suffit de contacter la caisse de
retraite pour effectuer la demande.
Pour en savoir plus sur ce dispositif,
on peut également consulter le portail
www.rsi.fr/rachat-retraite
* Décret 2012-503 du 16.4.2012,
JO du 18, prévu par la loi de Sécurité sociale
pour 2009.
.-.#&&#,
&#+3$%'#"#3!.+%-3)!% &#
"#, +-%, (,#-!)''#+2 (-,
51
%4$#,)!% &
*& !# 0#&&#
#-0#"#/
3&
AGIR-mutuelles.fr
"" %))'--
-', )&%)% $!()%!-'$ (#%$+$) %$$, )''* +'*%",*' ),% "*)*""(%*# (* +'*%"*)*" ),
%
'#%$'#!%$&
"(
"