Guide Immobilier 2012 - Agence pour l`économie en Essonne
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Guide Immobilier 2012 - Agence pour l`économie en Essonne
Guide de l’immobilier et du foncier d’entreprise 2012 FONCIER BUREAUX LOCAUX D’ACTIVITES ENTREPÔTS Le guide de l’immobilier En dépit d’une crise économique persistante, le marché de l’immobilier en Ile-de-France se maintient avec un niveau de demandes placées au 1er semestre 2012 équivalent à celui des années précédentes. A contrario, le dynamisme observé en Essonne en 2011 semble s’essouffler, les demandes placées sont en baisse significative sur le 1er semestre 2012 et le stock de locaux de seconde main connaît une forte hausse. Plus que jamais, les entreprises recherchent en priorité des locaux neufs, bénéficiant de performances énergétiques (bâtiments HQE, BBC, BEPOS) et bien desservis tant par les transports en commun que par la fibre optique. Se pose toutefois le problème de l’obsolescence pour toute une partie du parc existant qui se trouve de fait écarté du marché de l’immobilier. Un des défis à relever dans les prochaines années consistera à identifier avec précisions les immeubles impactés et leur proposer une solution adaptée à leur situation : restructuration, changement d’usage, démolition/reconstruction, nouvelle affectation du foncier, … Sur les marchés de l’investissement, l’aversion au risque est de mise, avec pour corollaire une rétractation du marché aux actifs reconnus comme étant les plus sûrs, généralement situés à Paris ou dans les Hauts-de-Seine. Cette situation se traduit pour l’Essonne par une diminution importante des mises en chantier et une quasi-absence de lancements de programmes comprenant des bureaux en blanc. Situation paradoxale dans certains cas quand on observe les taux de vacance très faibles du pôle Massy-Atlantis, de l’ordre de 4,8 % pour les bureaux contre 9,3 % en Ile-de-France. La situation reste toutefois très contrastée, avec d’une part Massy qui bénéficie de l’attraction du pôle Atlantis, d’autre part Courtabœuf dont le taux de vacance pour les bureaux atteint 14,5 % ou encore l’agglomération d’Evry, pourtant principal pôle tertiaire du département, qui ne totalise plus que 6 % des demandes placées en bureaux en 2011. Pour autant, des équipements structurants se profilent et devraient renforcer de manière significative l’attractivité du département. Le projet du Grand Paris Express, mené par la Société du Grand Paris, prévoit ainsi de desservir le plateau de Saclay et de le relier en transport en commun aux grands centres de décision que sont Paris ou la Défense. De même, Massy et le futur Cœur d’Orly bénéficieront à terme d’un renforcement de leurs liaisons, toujours grâce au métro automatique. Quant au secteur d’Evry-Corbeil, l’implantation du grand stade de rugby à Ris-Orangis, annoncée en juillet dernier, les synergies développées entre le nouveau Centre hospitalier sud-francilien situé à Corbeil-Essonnes et Génopôle, les projets de redéploiement de l’ex-base aérienne 217 à Brétigny, le renforcement du port d’Evry, la réalisation de l’opération Val Vert-Croix Blanche dans le Val d’Orge ou encore la création d’une gare TGV à Sénart sont autant de projets qui, de par leur nature structurante, sont susceptibles de renforcer le potentiel de développement économique du sud-francilien. Sommaire FONCIER 3 • L’offre foncière dans les zones d’activités économiques au 1er janvier 2011 IMMOBILIER D’ENTREPRISE ENTREPÔTS 10 • Le marché des entrepôts en Essonne 11 • Analyse par secteur, entretien 4 • Eléments de synthèse15 • L’investissement BUREAUX 5 • Le marché des bureaux en Île-de-France 6 • Le marché des bureaux en Essonne 7 • Analyse par pôle, entretien LOCAUX D’ACTIVITES 2 8 • Le marché des locaux d’activités en Essonne 9 • Analyse par secteur, entretien QUELQUES GRANDS PROJETS STRUCTURANTS DE L’ESSONNE 12 • Les infrastructures de transports prévues au SDRIF 14 • Val Vert Croix Blanche L’INVESTISSEMENT 15 • Un marché de l’investissement qui se contracte FONCIER L’offre foncière dans les Zones d’Activités Economiques au 1er janvier 2011 Commercialisation et stock de terrains Plus de 100 €/m² BIEVRES BIEVRES ZAE en Stock en ha MASSY MASSY WISSOUS WISSOUS PALAISEAU PALAISEAU 0à 5 5 à 10 De 60 € à 100 €/m² 10 à 15 GRIGNY GRIGNY 15 à 25 25 à 50 BRUYERES BRUYERES -LE-CHATEL -LE-CHATEL SAINT-GERMAIN SAINT-GERMAIN -LES-ARPAJON -LES-ARPAJON LISSES LISSES MENNECY MENNECY De 30 à 60 €/m² LE LE COUDRAYCOUDRAYMONTCEAUX MONTCEAUX ETRECHY ETRECHY ETAMPES ETAMPES MILLY-LA-FORET MILLY-LA-FORET Moins de 30 €/m² 0 Source : DDT-91/bilan 2011 Réalisation : DDT-91/spau/sig Septembre 2012 12 000 mètres Échelle : 1:300 000 Le stock de terrains commercialisables s’est reconstitué en 2010 : il représente désormais 368 hectares commercialisables contre 322 hectares en 2009. Cette hausse est notamment due à la mise sur le marché de la zone QOX Nord à Palaiseau (Quartier Ouest Polytechnique). Les différents terrains commercialisables se situent globalement dans les secteurs d’Evry-Villabé, Massy-Orly et Arpajon tandis que les projets se situent plutôt dans la partie nord-ouest du département et le long des axes A10 et RN20. On observe aussi cette année plusieurs nouveaux projets dans les secteurs de l’Arpajonnais et de l’OIN de Sénart. A cela s’ajouteront dans un avenir proche les projets qui commencent à se préciser sur le secteur de Brétigny, qu’il s’agisse de l’aménagement du secteur de la Base Aérienne 217 ou du projet Val Vert Croix Blanche. La plupart des terrains en cours de commercialisation et en projet se situent donc à proximité des grands axes de circulation A6, A10, Francilienne, RN20, dont les conditions de circulation sont souvent difficiles ; la question de leur accessibilité risque à terme de se poser. Les projets de zones d’activités représentent, au 1er janvier 2011, 261 hectares, contre 197 hectares l’année précédente. Cette nette progression s’explique par le recensement de sept nouveaux projets. Ainsi si l’on rajoute les 368 hectares de terrains en stock, on peut considérer que l’Essonne dispose au 1er janvier 2011 d’un potentiel d’environ 629 hectares de terrains, soit environ 12 à 15 années de réserves foncières sur la base du rythme moyen de commercialisation enregistré ces trois dernières années. La commercialisation est en revanche en recul pour la deuxième année consécutive, avec un peu plus de 34 hectares de terrains d’activités commercialisés en 2010 contre 51 hectares en 2009. L’année 2010 est notamment marquée par les premières commercialisations sur Green Parc à SaintPierre-du-Perray, le Grand Noyer à Bondoufle ainsi que sur l’extension de la zone du Chenet à Milly-la-Forêt. Les prix du foncier sont relativement stables depuis plusieurs années. Ils se situent dans une fourchette allant de 10 à plus de 100 € du mètre carré lorsque l’on se rapproche de la petite couronne et peuvent atteindre 200 € du mètre carré sur certaines zones de Massy ou Bièvres. Projets ZAE en Projet en ha 0à 5 VILLEBONVILLEBONSUR-YVETTE SUR-YVETTE 5 à 10 10 à 15 EPINAY-SUR-ORGE EPINAY-SUR-ORGE 15 à 25 25 à 50 TIGERY TIGERY LES LES MOLIERES MOLIERES SAINT-PIERRE SAINT-PIERRE -DU-PERRAY -DU-PERRAY ARPAJON ARPAJON MAROLLES-EN-HUREPOIX MAROLLES-EN-HUREPOIX DOURDAN DOURDAN CHAMARANDE CHAMARANDE ETAMPES ETAMPES ANGERVILLE ANGERVILLE 0 Source : DDT-91/bilan 2011 Réalisation : DDT-91/spau/sig Septembre 2012 0 mètres Échelle : 1:300 000 12 000 12 000 3 IMMOBILIER D’ENTREPRISE Eléments de synthèse Le tableau de bord de l’immobilier d’entreprise Ce document de synthèse est issu de la mission d’étude confiée à GEMOFIS par la CCI Essonne et l’Agence pour l’Economie en Essonne. GEMOFIS a travaillé à partir de ses données collectées sur la base de ses informations propres (mandats et transactions), de sa connaissance du marché et des éléments recueillis auprès de divers intervenants du secteur d’activité (agents immobiliers, promoteurs, propriétaires…), ainsi que des organismes publics et parapublics, associations professionnelles (agence de développement économique, ORIE, INSEE, CAPEM, …). Ces données intègrent l’ensemble des informations (sauf informations confidentielles) en possession de GEMOFIS à la date d’élaboration du présent document. Ce document présente les principaux éléments d’analyse de la situation du marché immobilier d’entreprise de l’Essonne. Bureaux : raréfaction de l’offre neuve Au cours de l’année 2011, l’Essonne a vu son stock de bureaux disponibles continuer de croître, et cette tendance perdure au 1er semestre 2012. Cette hausse de l’offre touche essentiellement les locaux de second marché qui représentent 98 % du stock total. La proportion d’offres neuves n’a jamais été aussi basse. Cette situation est la conséquence de l’attrait des grandes entreprises pour les programmes neufs ou à développer (81 % de la demande placée en 2011 en particulier grâce à l’implantation du groupe Carrefour à Massy et 23 % au 1er semestre 2012) d’une part, et du recul voire du quasi arrêt de lancements en blanc d’autre part. Bureaux Offre disponible Neuf/Restructuré Second marché Demande placée Neuf/A livrer Second marché Valeur locative moyenne Neuf Second marché 2011 229 000 11 500 217 500 161 000 130 400 30 600 185 116 1er sem 2012 250 000 5 000 245 000 20 900 4 800 16 100 113 ➚ ➘ ➚ NS NS NS ➘ NS : non significatif Locaux d’activités : le marché stagne L’offre disponible augmente régulièrement depuis 2010, et comme pour les bureaux, ce sont les locaux de second marché qui alimentent le stock. La part des locaux neufs avait atteint son seuil le plus bas en 2011 (3 %), elle est de 5 % au 30 juin 2012. On observe d’ailleurs une bonne précommercialisation des programmes lancés pour une livraison 2012 / 2013. 4 Parallèlement à la hausse de l’offre, on constate une baisse du volume placé avec cependant un regain de dynamisme au 1er semestre 2012. Activités Offre disponible Neuf/Restructuré Second marché Demande placée Neuf/A livrer Second marché Valeur locative moyenne Neuf Second marché 2011 284 500 8 500 276 000 74 000 8 900 65 100 1er sem 2012 299 000 15 000 284 000 41 700 3 300 38 400 NC 77 77 ➚ ➚ ➚ NS NS NS ➙ NS : non significatif / NC : non communiqué Entrepôts : un marché instable L’offre en entrepôts, après avoir fortement baissé en 2011, croît à nouveau au 30 juin 2012. Sur ce marché, on ne trouve des disponibilités que sur des programmes de second marché. Néanmoins, certains programmes peuvent répondre à la demande de surfaces neuves dans un délai inférieur à 10 mois après accord des parties. 2011 a été dynamique en termes de placement (volume placé moyen 8 361 m²). Le 1er semestre 2012 part sur des bases plus modestes (7 947 m² moyen) mais a néanmoins enregistré 4 transactions supérieures à 10 000 m². Entrepôts Offre disponible Neuf/Restructuré Second marché Demande placée Neuf/A livrer Second marché Valeur locative moyenne Neuf Second marché 2011 292 000 1er sem 2012 391 600 ➚ ➙ ➘ 292 000 234 100 98 300 135 800 391 600 119 200 42 000 77 200 NS NS NC 49 45 NC ➘ NS : non significatif / NC : non communiqué BUREAUX Le marché des bureaux en Île-de-France Après avoir atteint son offre maximum en 2009 avec un peu plus de 5 millions de m² de bureaux disponibles, la région Ile de France enregistre une faible décrue de son offre disponible à un an avec un stock qui s’élevait à 4 694 000 m² en fin d’année 2011. Les chiffres du 1er semestre 2012 s’élèvent à 1 055 000 m² et sont en légère régression par rapport au 1er semestre 2011. On note notamment un fort ralentissement au cours du 2ème trimestre. Au 30 juin 2012, l’offre disponible francilienne augmente à nouveau de 1,4 % et s’élève à 4 760 000 m². On enregistre une baisse de la part de l’offre neuve, et les programmes futurs sont en grande partie d’ores et déjà pré-commercialisés. 2 500 000 Evolution de la demande placée (m²) en IDF 2 000 000 1 000 000 5 000 000 4 000 000 21 % 21 % 79 % 79 % 2010 2011 3 000 000 2 000 000 1 000 000 0 2007 2008 2009 30/06/2012 Q Paris et 1ère couronne Q 2ème couronne En ce qui concerne le volume placé, l’année 2010 a marqué la reprise du marché. 2011, malgré la crise économique, enregistre de bons résultats avec près de 2,3 millions de m² placés (+ 8 %). 39 % de ce volume placé étaient neufs ou restructurés. 16 % 87 % 84 % 2010 2011 500 000 0 2007 Géographiquement la situation est contrastée, le marché se tend sur Paris alors que l’offre augmente sur les autres secteurs. 13 % 1 500 000 2008 2009 2012 er (1 semestre) Q Paris et 1ère couronne Q 2ème couronne Les mises en chantier avaient subi une forte baisse en 2009 et 2010 : 628 000 m² et 442 000 m². Elles s’élèvent à 1 085 000 m² en 2011 (source CAPEM). En Ile-de-France, on a globalement enregistré une baisse des valeurs locatives au plus fort de la crise en 2009. En 2010 et 2011, on a assisté à une faible remontée des valeurs « prime », notamment sur les immeubles neufs ou restructurés situés sur Paris et 1ère couronne, et à une stagnation, voire encore à des baisses, pour les valeurs de second marché. Au 1er semestre 2012, on observe une stabilité des valeurs des programmes neufs, l’ajustement s’opérant par le biais de mesures d’accompagnement. La 1ère et la 2nde couronne enregistrent des volumes de placements significatifs grâce à des grandes transactions sur des surfaces à livrer (Thalès à Gennevilliers (92) et SFR à St-Denis (93) pour la 1ère couronne, Carrefour à Massy (91) pour la 2nde couronne). 5 BUREAUX Le marché des bureaux en Essonne L’Essonne accueille 7 % du parc de bureaux construits en Ile-de-France (source ORIE 2009) et s’inscrit comme le 2ème département tertiaire de 2nde couronne derrière les Yvelines. L’Essonne représente environ 5 % de l’offre disponible à 1 an du marché francilien, cette part est en augmentation. Au 31 décembre 2011, l’offre de bureaux disponibles s’élève à 229 000 m². Elle est en constante augmentation depuis 2007. Au 30 juin 2012, le stock de bureaux disponibles a continué sa hausse pour passer à 250 000 m², soit une progression de 9 % en un semestre. Les surfaces neuves représentent 2 % du stock disponible, leur part n’a jamais été aussi faible. PRENEUR / ACQUEREUR VILLES CREDIT MUTUEL VERRIERES LE BUISSON KYOCERA SAINT AUBIN BOUYGUES IMMOBILIER L’offre future identifiée s’élève à 149 000 m², et seuls 2 programmes (Crystal Plaza à Massy et Carré Haussmann à Evry) sont lancés en blanc. Il représentent 26 000 m². En 2011, la demande placée s’est élevée à 161 000 m² (pour 100 transactions) dont une transaction (Carrefour à Massy) représentant 85 000 m². Au 1er semestre 2012, le volume placé s’élève à 20 900 m² (47 transactions). Contrairement au 1er semestre 2011 qui avait enregistré 2 transactions significatives (Telindus aux Ulis et Exatec à Bruyères-le-Châtel) représentant à elles seules 20 000 m², le 1er semestre 2012 ne compte aucune transaction supérieure à 3 000 m². La proportion de volume placé sur des locaux neufs ou à livrer reste cependant relativement importante (23 %). PROGRAMMES ETAT STOCK (m²) LOYER €/m² SECOND MARCHÉ 2 466 DISCOVERY NEUF 2 005 NC MASSY GALVANI 001 SECOND MARCHÉ 1 373 185 LABORATOIRE WESSLING VILLEBON SUR YVETTE NORVEGE 003 SECOND MARCHÉ 1 360 132 VINCI GTIE PALAISAU PARC GUTENBERG SECOND MARCHÉ 1 168 90 FCS CAMPUS PARIS SACLAY SAINT AUBIN DISCOVERY NEUF 1 116 130 NC : non communiquée ou confidentielle Les transactions de second marché se sont conclues sur les bases d’un loyer moyen de 116 €/m² en 2011 et 113 €/m² au 1er semestre 2012, et celles sur le neuf de 185 €/m² en 2011. 250 000 200 000 150 000 100 000 161 178 100 292 Massy Saclay Palaiseau • 116 120 m² disponibles ➘ - 73 programmes ➘ • 2 % d’offre neuve ➘ • Taux de vacance : 8,48 % ➘ • 15 828 m² placés - 26 transactions • Dynamique de placement : 1,16 % Francilienne RN 20 • 6 934 m² disponibles ➚ - 12 programmes ➚ • 3 % d’offre neuve ➚ • Taux de vacance : 1,78 % ➚ • Aucune transaction 6 Chiffres 1er semestre 2012 par secteur Tendance d’évolution entre le 31/12/2011 et le 30/06/2012 : en hausse ➚, en diminution ➘, stable ➙. Les surfaces sont en m² utiles et les loyers en €/m²/an HT et hors charges. Source : Département Etudes et Analyse de GEMOFIS 96 009 74 368 2009 2010 53 963 50 000 0 2007 2008 Q 2011 30/06/2012 Demande placée Orly Rive Droite • 44 042 m² disponibles ➚ - 25 programmes ➙ • Aucune offre neuve • Taux de vacance : 5,97 % ➚ • 777 m² placés - 5 transactions • Dynamique de placement : 0,11 % Evry Sénart • 78 855 m² disponibles ➚ - 69 programmes ➚ • 3 % d’offre neuve • Taux de vacance : 8,45 % ➚ • 4 262 m² placés - 16 transactions • Dynamique de placement : 0,46 % Sud Essonne (diffus) • 4 618 m² disponibles ➚ - 9 programmes ➙ • 12 % d’offre neuve ➙ • Taux de vacance : 1,55 % ➚ • 56 m² placés – 1 transaction • Dynamisme de placement : 0,02 % Analyse par pôle Massy pôle des gares a été extrêmement dynamique en 2011, puisqu’il a enregistré 55 % du volume placé du département, porté essentiellement par l’implantation du siège social de Carrefour (85 000 m² sur un total de 88 000 m²). Au 1er semestre 2012, le stock disponible a diminué. Il s’élève à 16 800 m² et n’offre plus de surface neuve. Pour répondre à la demande, une opération a été lancée en blanc par le Groupe Lazard : le Crystal Plaza, 16 000 m² (livraison 2013). Un autre programme (Brio) de 7 400 m² pourrait être lancé au second semestre 2012. Le placement « courant » reste faible, 5 transactions ont été enregistrées pour un total de 3 000 m². Ce pôle affiche un taux de vacance de 4,83 %. Le Parc d’activités de Courtaboeuf a connu un bon dynamisme de placements en 2010 et 2011, grâce à 2 transactions de plus de 10 000 m². Cependant au 1er semestre 2012, le volume de placements est faible et le stock disponible en augmentation pour atteindre près de 60 000 m². Il affiche ainsi un taux de vacance élevé (14,47 %). L’agglomération d’Evry, en 4ème position en termes de placements en 2011, représente 6 % du volume placé du département, avec 9 100 m² en 41 transactions. Au 1er semestre 2012, ce pôle enregistre le nombre de transactions le plus élevé : 15 pour 4 100 m² placés, le situant en 2ème position du volume placé du département. L’offre disponible atteint près de 75 000 m² et le taux de vacance est de 8,35 %. Entretien Franck BERTHES Anthony DUFIL Ludovic LEPRETRE Directeurs associés DBX CONSEIL EVRY 2012 : une année anniversaire pour DBX Cette année, le réseau DBX CONSEIL fête ses 10 ans d’existence, et enregistre sa troisième meilleure année au niveau de son chiffre d’affaires ! Si le bureau DBX Conseil Evry note un léger retrait du nombre de contacts, les demandes qui s’expriment sont beaucoup plus qualitatives et se concrétisent davantage. Enfin, nous constatons une grande disparité des transactions au niveau géographique, les plus significatives ayant eu lieu au Nord du département. Quelles sont les grandes tendances du marché de bureaux en Essonne ? La demande de bureaux sur le secteur de l’Essonne s’exprime majoritairement sur des surfaces inférieures à 1 000 m². La motivation première des entreprises reste la réduction des coûts par l’optimisation des surfaces et le regroupement de sites. A ce jour, l’essentiel des transactions a été réalisé à la location, malgré une demande à l’acquisition récurrente. Cette situation s’explique entre autre par la pénurie d’offres disponibles à la vente sur le secteur. Par ailleurs, le marché des bureaux en Essonne est essentiellement endogène et ne peut se targuer de proposer une offre immobilière tertiaire qualitative et neuve que sur le secteur de Massy (projets développés ou à venir). Massy est à ce titre le territoire qui concentre la majorité des recherches de bureaux en Essonne. Mais par manque de disponibilités, la demande placée s’étend sur les communes avoisinantes et à la zone d’activité de Courtabœuf. Le second marché essonnien se situe quant à lui autour d’Evry/Sénart. Un marché de bureaux peu valorisé mais en devenir L’Essonne n’attire pas ou peu les investisseurs, frileux à l’idée de s’aventurer en seconde couronne. Nous sommes donc confrontés à un manque de biens neufs, à un parc vieillissant : c’est-à-dire à une offre en inadéquation avec la demande. Les clients ont besoin de rêver et le manque de nouveaux projets n’éveille pas d’intérêt pour l’Essonne de la part des entreprises. De fait, de moins en moins de sociétés à forte valeur ajoutée s’implantent sur le territoire. Toutefois, les perspectives de développement du plateau de Saclay, la décision de la Fédération Française de Rugby de construire pour 2017 son Grand stade à Ris-Orangis, la construction pour 2014 du programme de bureaux « Carré Haussmann » à Evry, sans oublier l’opération Cœur d’Orly d’Aéroports de Paris (en partie en Essonne) sont des signes encourageants, des facteurs d’attractivité qui pourront à terme redynamiser le territoire. A l’énoncé de ces éléments, l’Essonne pourrait donc attirer de nouvelles entreprises et devenir un vrai territoire de projets, mais à condition de développer et densifier son réseau de transports en commun. Votre point de vue sur les projets du Grand Paris Le Grand Paris apparaît comme un sujet abstrait et virtuel par manque de clarté en termes de calendrier. Par ailleurs, les entreprises que nous rencontrons doutent de l’impact du Grand Paris sur l’ensemble du département de l’Essonne. Elles émettent également de fortes critiques sur la taxe du Grand Paris et en particulier les locataires. A titre d’exemple, sur certaines communes, la taxe sur les bureaux a triplé. D’un point de vue général, il n’y a pas de perception positive quant à cette taxe, qui manque de concret et de lisibilité. Vos prévisions pour 2013 DBX CONSEIL reste optimiste et confiant, et affiche de bonnes perspectives pour 2013, malgré une conjoncture économique générale qui reste difficile. Avec les développements et projets à venir sur le département, nous pensons attirer à nouveau les investisseurs, et mieux répondre à la demande des utilisateurs. 7 LOCAUX D’ACTIVITES Le marché des locaux d’activités en Essonne L’Essonne représente environ 17 % de l’offre disponible à l’échelle francilienne, cette part étant en augmentation. Elle totalise en moyenne sur les 5 dernières années 14 % de la demande placée en Ile-deFrance. Cependant, elle ne compte que pour 10 % en 2011. L’offre avait connu une baisse en 2010. Elle croît à nouveau en 2011, et le 1er semestre 2012 enregistre une nouvelle augmentation du stock sur 3 des 5 secteurs (5 %), soit un volume disponible atteignant 299 000 m². La proportion de surfaces neuves est revenue à 5 % après avoir chuté à 3 % fin 2011. La demande placée en 2011 est en diminution par rapport à l’année précédente, soit 74 000 m² pour un nombre de transactions cependant plus élevé (94). Si ces chiffres devaient se confirmer, cela permettrait à 2012 d’atteindre un niveau comparable à 2011, tout en restant en retrait par rapport aux années précédentes. L’offre disponible tout comme la demande placée se concentre essentiellement dans le Nord du département. Ce sont les secteurs de Massy Saclay Courtaboeuf et Evry Sénart qui concentrent l’offre et la demande placée les plus élevées. Les transactions de second marché se concluent sur les bases plutôt stables d’un loyer compris entre 60 €/m² et 85 €/m², et de 85 €/m² à 110 €/m² pour les locaux mixtes. Le 1er semestre 2012 enregistre un placement de 41 700 m² pour 48 transactions. Les transactions ont été réalisées principalement sur des petites et moyennes surfaces. PRENEUR / ACQUEREUR VILLES PROGRAMMES ETAT STOCK (m²) LOYER €/m² FREIXINHO MULTISERVICES WISSOUS AMPERE 018 SECOND MARCHÉ 6 200 MONCEAU FLEURS VILLEBON SUR YVETTE PROLOGIS PARK ORLY SECOND MARCHÉ 5 015 85 RENAULT TRUCKS MASSY ZAC DU PEROU NEUF 3 500 NC S2S MORANGIS DOCTEUR CHARCOT 013 SECOND MARCHÉ 2 710 PETITE MONTAGNE SUD SECOND MARCHÉ 1 683 NC SECOND MARCHÉ 1 231 77 SECOND MARCHÉ 1 180 49 NCPI LISSES SOLUTION DESIGN VILLEBON SUR YVETTE BENS 2000 BONDOUFLE GUTENBERG 012 PX VTE €/m² 306 332 NC : non communiquée ou confidentielle 300 000 200 000 137 976 124 207 78 190 131 276 100 000 74 941 0 2007 2008 2009 Q 8 2010 Demande placée 2011 30/06/2012 Analyse par secteur Massy Saclay Palaiseau • 107 734 m² disponibles ➚ • Aucune offre neuve • 48 programmes ➚ • 16 496 m² placés • 16 transactions Orly Rive Droite • 47 715 m² disponibles ➚ • 2 % d’offres neuves ➚ • 35 programmes ➚ • 10 348 m² placés • 6 transactions Francilienne RN 20 • 23 045 m² disponibles ➙ • 6 % d’offres neuves ➚ • 19 programmes ➙ • 3 051 m² placés • 5 transactions Chiffres 1er semestre 2012 par secteur Tendance d’évolution entre le 31/12/2011 et le 30/06/2012 : en hausse ➚, en diminution ➘, stable ➙. Evry Sénart • 114 731 m² disponibles ➚ • 11 % d’offres neuves ➚ • 59 programmes ➚ • 11 171 m² placés • 20 transactions Sud Essonne (diffus) • 9 052 m² disponibles ➘ • Aucune offre neuve • 98 programmes ➘ • 665 m² placés • 1 transaction Entretien Florent VAUVERT, BNP PARIBAS REAL ESTATE TRANSACTION FRANCE Directeur Activités Sud Ile-de-France Quel bilan peut-on tirer de l’année 2012 ? Concernant le marché de l’immobilier d’activité en Essonne, 2012 est une année plutôt positive pour BNP PARIBAS REAL ESTATE, certes tirée par un marché assez stable, mais englobant des projets beaucoup plus qualitatifs. Plusieurs projets traités en 2012 se concluront en 2013, parmi lesquels quelques constructions clés en main. L’Essonne : un marché attractif mais… Plusieurs éléments dopent le marché des locaux d’activités en seconde couronne : les effets de rationalisation de coûts d’abord, engagés par certaines entreprises à la recherche d’économies d’échelle, mais aussi le manque d’offres disponibles et la tertiarisation de la première couronne. En Essonne, les recherches de locaux d’activités se concentrent en priorité sur l’acquisition, dans une logique qui se veut patrimoniale. Toutefois, ces recherches n’aboutissent pas toujours, à cause d’un manque de biens disponibles à la vente. Globalement, les surfaces moyennes recherchées sont comprises entre 1 000 et 2 000 m². Malgré un déficit d’offres sur ce secteur, l’essentiel des recherches et des demandes placées se situent sur le Nord du département et le long des principaux axes routiers. Le marché essonnien se veut principalement endogène, mais il demeure néanmoins attractif à l’extérieur, notamment pour des entreprises de province venant du Grand Ouest et du Sud. Les raisons principales ? La disponibilité foncière et l’excellent maillage autoroutier. …qui pâtit d’un déficit de biens immobiliers neufs Malgré de nombreux atouts, le parc immobilier de l’Essonne est souvent vieillissant, voire obsolète, ce qui ne correspond pas à la demande actuelle des utilisateurs qui recherchent des locaux plus qualitatifs. Il y a un vrai déficit de parcs d’activités neufs dans le sud Ile-de-France à des valeurs « finançables » par les entreprises. En parallèle, les entreprises ayant un besoin de stockage extérieur ne trouvent souvent pas de solution car ce type de projets, gourmand en foncier et peu pourvoyeur d’emplois, intéresse rarement les territoires… La fiscalité des entreprises et le Grand Paris : un sujet d’actualité pour les professionnels de l’immobilier A mon sens, il y a un manque de lisibilité, ce qui engendre une mauvaise compréhension des différents projets du Grand Paris. D’un point de vue global, et en qualité de professionnel de l’immobilier, il est difficile de déterminer les futurs impacts sur le marché des locaux d’activité. 9 ENTREPÔTS Le marché des entrepôts en Essonne La part de l’Essonne représente, au 31 décembre 2011, 21 % de l’offre disponible d’entrepôts à l’échelle francilienne (part en baisse). L’Essonne se situe ainsi en seconde position derrière la Seineet-Marne. En termes de transactions, l’Essonne représente 22 % de la demande placée à l’échelle francilienne (moyenne depuis 2007), ce qui en fait le second département derrière la Seine-et-Marne en termes de placements. En 2011, sa part dans la demande placée francilienne est de 24 %. 500 000 400 000 300 000 200 000 170 878 146 100 87 090 100 000 208 778 234 108 2010 2011 0 2007 2008 2009 Q 30/06/2012 Demande placée L’offre d’entrepôts a connu une augmentation entre 2008 et 2010, et a fortement baissé en 2011. Au 30 juin 2012, le stock augmente à nouveau et s’élève à 391 600 m². Il est constitué uniquement de second marché. 16 programmes proposent des surfaces supérieures à 10 000 m² soit près de 312 000 m² (80 % du stock disponible). La majorité de l’offre disponible de second marché est proposée à des valeurs locatives se situant entre 39 et 57 €/m² (selon l’état des locaux et leur conformité aux différentes normes) et demeure relativement stable. Le volume placé a été en nette progression depuis 2008. 2011 a enregistré un placement de 234 100 m² pour 28 transactions dont 4 supérieures à 20 000 m². La grande majorité des valeurs de transactions n’est pas communiquée. Il ressort cependant une valeur moyenne de second marché de 49 €/m². Au 1er semestre 2012, la demande placée s’élève à 119 200 m² pour 15 transactions, soit 7 950 m² placés en moyenne (pour près de 8 400 m² en 2011). Transactions significatives : • FNAC à Wissous, 22 600 m² (neuf) • SODAIC à Bondoufle, 21 630 m² (second marché) • AUCHAN au Coudray-Montceaux, 13 300 m² (neuf) • FURNOTEL à Athis-Mons, 11 275 m² (second marché) 10 Le marché des entrepôts se situe principalement au Nord du département et le long des principaux axes de communication. L’offre la plus importante se situe sur le secteur d’Evry Sénart. Analyse par secteur Massy Saclay Palaiseau • 90 280 m² disponibles ➚ • 9 programmes ➚ • 20 868 m² placés • 4 transactions Orly Rive Droite • 47 118 m² disponibles ➘ • 9 programmes ➙ • 55 036 m² placés • 5 transactions Francilienne RN 20 • 101 667 m² disponibles ➘ • 8 programmes ➙ • 3 500 m² placés • 1 transaction Evry Sénart • 148 132 m² disponibles ➚ • 13 programmes ➘ • 39 807 m² placés • 5 transactions Chiffres 1er semestre 2012 par secteur Tendance d’évolution entre le 31/12/2011 et le 30/06/2012 : en hausse ➚, en diminution ➘, stable ➙. Sud Essonne (diffus) • 4 400 m² disponibles ➘ • 1 programme ➘ • Aucune transaction Entretien Entretie Elvire REMARS Directrice de Département CBRE | Industriel et Logistique IDFSud CBRE a connu une très bonne année 2012, riche en récupération d’offres et en demandes assez qualitatives. L’augmentation du portefeuille et des demandes est due au travail de fond effectué par les équipes de CBRE en termes de prospection. Dans son ensemble, le marché n’a pas été très actif, et cela s’est traduit par un nombre de transactions à la baisse. La frilosité des entreprises à investir, leur attentisme en cette année électorale, ainsi que la réduction des coûts sont les principaux facteurs ayant contribué à ce ralentissement. Certains projets ont été abandonnés ou repoussés, ce qui entraîne des délais de réalisation beaucoup plus longs (en moyenne de 6 à 9 mois). A la différence des parcs d’activités pour PME/PMI où l’on enregistre un nombre important de transactions à l’achat, le marché des entrepôts en Essonne est porté par quelques transactions à la location. Les surfaces moyennes recherchées par les grands utilisateurs sont d’environ 10 000 m² dans des logiques de regroupement de sites, alors que les chargeurs cherchent plutôt à rationaliser leurs coûts. Le marché des entrepôts en Essonne est avant tout un marché endogène, mais qui profite de son excellente desserte autoroutière pour attirer des entreprises venant du Sud de la France ou pour le desservir. De plus, de nombreuses sociétés des départements de première couronne limitrophes, ne trouvant plus de grandes surfaces disponibles à la location dans les Hauts-de-Seine et le Valde-Marne, ont tendance à migrer en Essonne. L’Essonne est en soit un marché attractif tant au niveau financier (impôt foncier, loyer bas), qu’au niveau de sa desserte autoroutière qui attire un large panel d’entreprises travaillant dans le secteur de la logistique (chargeurs et logisticiens). Le Nord du département concentre l’essentiel de la demande, néanmoins par manque de foncier et d’entrepôts disponibles, les transactions se réalisent plutôt sur les secteurs d’Evry-Sénart et de la Francilienne, essentiel du stock d’offre. Par ailleurs, on peut regretter un déficit d’offres neuves sur le territoire, ainsi qu’un manque de projets sur le foncier existant, tels que la construction de parcs industriels à forte valeur ajoutée, respectant les nouvelles normes environnementales et intégrant des services aux entreprises (crèches inter-entreprises, RIE…). Ce renouveau du marché pourrait permettre d’attirer sur le territoire des projets plus qualitatifs, des entreprises (chargeurs) travaillant sur de la logistique innovante, pourvoyeuses d’emplois. En attendant ce rebond, 2013 devrait être une année assez stable pour le marché des entrepôts : délais de réalisation plus longs, moins de transactions, mais tout de même avec quelques demandes de qualité. Autre atout de l’Ile-de-France, les projets du Grand Paris qui envisagent un développement économique concerté et spécialisé par typologie d’activités. Cela semble pertinent sachant que les entreprises, d’une façon générale, aiment se regrouper selon leur domaine de compétence. Toutefois, la fiscalité et la taxe qui incombent à ces dernières dans le cadre du Grand Paris génèrent de l’incompréhension et mériteraient plus de pédagogie à destination des entreprises et des professionnels de l’immobilier. 11 QUELQUES GRANDS PROJETS STRUCTURANTS DE L’ESSONNE Les infrastructures de transports prévues au SDRIF Actuellement en cours de révision, le projet de révision du SDRIF a déjà fait l’objet d’une large concertation avec les différentes instances départementales et régionales, parmi lesquelles les Conseils généraux, le CESER et les chambres consulaires. Il sera ensuite arrêté par le Conseil régional, soumis à enquête publique puis transmis à l’État pour approbation par décret en Conseil d’État. Un des axes que s’est assigné le document concerne l’accessibilité aux emplois et à la formation. A cet égard, l’amélioration de la desserte en transport en commun représente, pour l’Essonne, un levier sur lequel il faut agir pour inciter à l’implantation d’activités économiques et d’équipements structurants sur son territoire. Le Grand Paris Express La Ligne Verte du Grand Paris Express assurera la desserte des pôles scientifiques et technologiques du plateau de Saclay ainsi que des grandes zones d’habitat et d’emplois du quart nord-ouest de l’Essonne. Cinq gares y sont prévues : Massy-Opéra, Massy TGV, Palaiseau (quartier de Polytechnique Ouest), Orsay-Gif et CEA à Saint-Aubin. La Ligne Verte reliera, dans un premier temps, l’aéroport d’Orly aux territoires de Saint-Quentin-en-Yvelines et de Versailles sur une longueur totale d’environ 35 km, avec deux variantes de tracé encore à l’étude, entre Orly et Antonypôle d’une part, entre Saint-Quentin Est et Versailles-Chantiers d’autre part. La mise en service est prévue d’ici 2025. Le temps de parcours entre Orly et Versailles sera d’environ 35 minutes. Tracé de la Ligne Verte du Grand Paris Express 12 Un maillage fin du territoire accompagnera la réalisation de cette infrastructure lourde avec des trajets de rabattement d’autobus en site propre prévus pour desservir notamment le parc de Courtabœuf depuis Massy ou encore le prolongement du tramway T7 de la plate-forme d’Orly vers la gare RER de Juvisy. Le tram-train Massy-Evry Autre projet structurant au niveau départemental, le tram-train Massy-Evry permettra de relier en 32 minutes les deux pôles majeurs de l’Essonne que sont Evry et Massy par une liaison ferrée, sans rupture de charge, avec un cadencement d’une rame toutes les 10 minutes. De Massy-Palaiseau à Petit Vaux (à Épinay-surOrge), il circulera en mode train sur les voies du réseau ferré national, à la place du RER C. Après la station « Petit Vaux », il circulera en mode tramway jusqu’à Évry-Courcouronnes, son terminus. Cette infrastructure trouve toute sa légitimité dans la desserte des différents pôles d’emplois traversés : Massy-Atlantis, la Bonde, Champlan, la Vigne aux Loups et SANOFI AVENTIS à Longjumeau et Chilly-Mazarin, ZI Kennedy à Viry-Chatillon, ZAC Centre-ville de Grigny, Bois de l’Epine et le futur grand stade de rugby à Ris-Orangis, Saint-Guénault et le Bois-Briard à Courcouronnes, améliorant ainsi l’accessibilité d’une grande part des actifs du bassin d’emplois desservi à leur lieu de travail. L’enquête publique s’est déroulée en 2012 pour une mise en service en 2018. Tracé du tram-train Massy-Evry Les quais larges et aérés permettent d’observer l’animation de la station et du quartier - Projet Osmose - RATP - Foreign Office Archtects. Le plan de mobilisation est le complément indispensable au bon fonctionnement de l’ensemble du réseau sud-francilien. Il vise notamment à améliorer les infrastructures existantes, au premier rang desquelles les RER C et D qui pâtissent aujourd’hui de nombreux dysfonctionnements. Or, il s’avère que le développement des pôles de Sénart, d’Evry, du Val d’Orge ou encore du Sud-Essonne dépend très largement du RER. Un schéma directeur a été approuvé pour les deux lignes pour une livraison des travaux d’ici 2020. Le pôle multimodal de la gare de Juvisy aura alors bénéficié d’une restructuration lourde prenant également en compte l’arrivée du tramway T7 et sera de ce fait relié à la plate-forme aéroportuaire d’Orly et à l’opération immobilière Cœur d’Orly, à Belle Epine, au MIN de Rungis et à son bassin d’emplois. L’observatoire des ZAE et de l’immobilier d’entreprise Un nouvel outil à votre disposition : • Vous souhaitez vous implanter en Essonne, ou vous avez besoin de vous étendre. • Vous recherchez des informations sur le positionnement d’une ZAE par rapport à son environnement, sa desserte ou la fiscalité appliquée. Retrouvez l’ensemble des informations sur les zones d’activités de l’Essonne sur le site : www.observatoire-zae-essonne.fr 13 QUELQUES GRANDS PROJETS STRUCTURANTS DE L’ESSONNE Val Vert Croix Blanche Le 30 mars 2011, le Conseil Communautaire de la Communauté d’agglomération du Val d’Orge votait la création d’une nouvelle zone d’activité commerciale sur son territoire : la ZAC Val Vert Croix Blanche. Située sur la commune du Plessis Pâté face à la Croix Blanche, elle est entièrement dédiée à l’univers de l’éco-construction et de l’habitat durable et intelligent. A l’origine de ce projet, deux idées fondatrices : • Le constat de l’urgence écologique, à l’heure d’une prise de conscience au niveau national : Grenelle de l’Environnement, constructions HQE et BBC, rénovations du bâti pour répondre aux besoins de qualité de vie et d’économies d’énergie, sensibilisation aux gestes écologiques dans les écoles… • L’importance de la création d’une nouvelle zone d’emplois sur le territoire dans un bassin porteur : objectif de 2 000 emplois. Pour répondre à ces problématiques d’écologie et de développement économique, le projet de la Communauté d’Agglomération du Val d’Orge est de créer, avec le concours du Conseil régional, du Conseil général, de la CCI Essonne et de l’ADEME, une zone d’activité exemplaire d’un point de vue environnemental. Le projet Val Vert Croix Blanche, qui verra le jour dès 2013, repose sur l’implantation d’un complexe dédié à l’habitat durable et intelligent, en proposant une offre globale, accessible à tous dans un même espace, sur une surface totale de 70 hectares. 14 Au cœur du projet, on trouve un équipement public « phare » : la Cité Val Vert, pour informer et sensibiliser tant le grand public que les professionnels sur l’éco-construction, l’éco-rénovation et les éco-gestes. Autre élément majeur de Val Vert Croix Blanche, un village artisanal, pour répondre aux besoins des artisans du bâtiment, de la rénovation, de l’énergie, de la décoration, de la domotique… Des activités liées à l’habitat intelligent et durable s’installeront également sur le site, comme des commerces dédiés à l’équipement de l’habitat, à la vente de matériaux de construction écologiques durables ainsi qu’au secteur répondant aux enjeux des économies d’énergie. Enfin, le projet prévoit une ferme de produits liés à l’agriculture de proximité, où des exploitants locaux de maraîchage vendront leur production sur place. Profitant de la notoriété de la zone de la CroixBlanche, 2ème pôle commercial d’Ile-de-France, et de son excellente accessibilité routière, Val Vert Croix Blanche devrait en outre permettre de renforcer l’offre de transports en commun et de circulation douce (création d’une nouvelle gare routière et de la liaison Centre Essonne). Ainsi, c’est tout un processus de réflexion qui est engagé sur la requalification de ce site en frange urbaine, qui ambitionne de devenir une véritable locomotive dans le domaine de l’habitat durable et intelligent. L’INVESTISSEMENT L’immobilier d’investissement en Essonne en 2011 : un marché de l’investissement qui se contracte Descriptif du portefeuille Fin 2011, le cabinet d’étude IPD recense 151 actifs en Essonne1 pour une valeur patrimoniale de 1,7 Mds€ et une surface totale de 1 254 000 m². merces franciliens se maintient à 4,7 %, alors que pour l’Essonne, un niveau très bas est atteint (1,5 %), en particulier grâce au début des travaux sur un des centres commerciaux recensé. L’analyse du portefeuille essonnien montre que le département se distingue avec un poids des actifs industriels de 35 %, contre 11 % en Île-de-France. D’autre part, les bureaux représentent 44 % du nombre de bâtiments inventoriés et les actifs commerciaux 21 % du portefeuille analysé par IPD. Concernant les actifs industriels en Essonne, les troisquarts se concentrent dans un intervalle de VLM allant de 43 à 67 €/m². En termes de vacance, le département se détache de la moyenne francilienne (11,7 %) avec un taux de 8,8 %, notamment après une importante résorption de vacance dans l’agglomération d’Evry. 4 types d’investisseurs sont recensés pour cette étude. Les sociétés foncières et les compagnies d’assurance et assimilées représentent à elles deux 75 % de la base IPD. Les 25 % restant concernent les gestionnaires de fonds non cotés et les sociétés de gestion de SPCI (Sociétés Civiles de Placements Immobiliers) et/ou d’OPCI (Organisme de Placement Collectif en Immobilier). L’analyse du cabinet IPD montre une rétractation des investissements dans le département en 2011 qui se reflète dans l’érosion de la part du neuf ou des restructurations en Essonne pour les bureaux et les actifs industriels, alors que cette part se maintient dans la moyenne francilienne hors Paris. Les caractéristiques du marché Le cabinet IPD révèle que les bureaux en Essonne sont moins chers à la location que dans le reste de l’Îlede-France et se louent en moyenne à environ 150 €/m². Ce niveau de prix est stable, avec une évolution moyenne des valeurs locatives de marché (VLM) depuis 2007 de + 0,3 %, mais tirées vers le haut par Massy (200 €/m²). Concernant la vacance des bureaux, elle est généralement plus faible en Essonne (9,1 %) qu’en Ile-de-France hors Paris avec un écart de 1,3 points. En Essonne, les commerces présentent une VLM moyenne moins élevée qu’en Ile-de-France hors Paris avec 187 €/m² contre 230, notamment sous le poids des parcs commerciaux2. En 2011, la vacance des com- Les taux de vacance du portefeuiile (2011) Les capacités du marché Le cabinet IPD apprécie la performance des investissements immobiliers en calculant chaque année un rendement global. La performance exprime alors la valeur dégagée ou perdue au cours d’une période par rapport à la mise de départ. Ainsi en Essonne, elle s’établit à 3,1 % contre 5,5 % en Ile-de-France hors Paris. En 2008 et 2009, la crise a fortement impacté le département du fait de son exposition aux actifs industriels. En 2010, l’Essonne ne bénéficie pas du fort effet de revalorisation des bureaux proches de Paris. Il faut donc attendre 2011 et le ralentissement de cette revalorisation pour que le département se retrouve à un niveau de performance en capital similaire à l’Ile-de-France hors Paris. La tendance est inversée pour les taux de rendement locatif qui augmentent en moyenne en 2008 et 2009, avec un niveau atteint relativement élevé en Essonne. Leur niveau reste ainsi positif jusqu’en 2011 avec par exemple un taux de rendement locatif bureaux annuel moyen de 8,6 en Essonne (contre 6,4 en Île-deFrance) depuis 2009. Le taux de rendement global France 2007 2008 2009 2010 2011 18,8 % -1,4 % -1,8 % 10,2 % 7,8 % IdF 18,3 % -2,2 % -2,4 % 10,3 % 7,6 % IdF hors Paris 16,6 % -2,3 % -2,5 % 9,8 % 7,0 % Essonne 10,4 % -4,0 % -6,0 % 7,5 % 8,6 % Source : Cabinet IPD 2011 14 % 12 % 10 % 8% QEssonne 6% QIdF hors Paris 1 Il est à noter que la base de données IPD n’est pas exhaustive. Les données récoltées par le cabinet IPD constituent presque 50 % du parc immobilier national existant. 2 Un parc commercial est une zone d’activité commerciale à ciel ouvert. Son niveau de prix est inférieur aux centres commerciaux. 4% 2% 0% Bureaux Source : cabinet IPD 2011 Bureaux Bureaux 15 Glossaire Bureau : Lieu de travail des employés d’une entreprise, d’une administration. Locaux d’activités : Bâtiment ou lot individuel permettant de regrouper les différentes fonctions d’une entreprise comprenant en partie principale située en rez-de-chaussée avec accès livraison, une surface permettant des activités de production, de petit assemblage, de petite distribution et/ou de petit stockage ainsi qu’une partie bureaux annexe ne représentant pas plus de 40 % de la surface totale. Cette catégorie regroupe également les locaux mixtes répondant à la définition suivante : bâtiment ou lot individuel comportant une surface de bureaux et une surface d’activités légères type laboratoires activités de recherche, de petite production ou de petit assemblage, le pourcentage de bureaux étant supérieur à 40 % et inférieur à 70 % de la surface totale, et la hauteur sous plafond de la partie activités inférieure ou égale à 4 m. Entrepôt : Bâtiment utilisé à titre principal comme lieu de dépôt, de stockage, de distribution et/ou d’expédition de marchandises, disposant d’espaces et volumes homogènes, d’accès livraison multiples et d’une aire de manœuvre importante. Programme : Immeuble ou ensemble d’immeubles de mêmes caractéristiques situé dans un même lieu généralement clos. Neuf : Immeuble construit ou restructuré depuis moins de 5 ans. Restructuré : Immeuble ayant subi des travaux de rénovation s’apparentant à une restructuration lourde. Second marché : Immeuble livré de plus de 5 ans et n’ayant pas fait l’objet de restructuration lourde. Loyer moyen - valeur locative moyenne : Moyenne des loyers calculée à partir d’au moins 4 éléments après l’exclusion de la valeur la plus basse et la plus haute. Exprimé en euro HT (hors taxes), hors charges par m² par an. Offre disponible (stock) : Comprend les surfaces immédiatement disponibles à la location ou à la vente et celles proposées à la commercialisation dans des immeubles existants disponibles dans un délai de 6 mois maximum. Demande placée - transaction : Ensemble des transactions à la location ou à la vente réalisées par les utilisateurs finaux (y compris les clés en mains et les comptes propres). Exprimée en m² (volume placé). Projet « en blanc » : Bâtiment destiné à la location ou la vente dont la construction est lancée sans qu’il n’ait été précommercialisé. Taux de vacance : Rapport entre le stock immédiat et le parc existant. Le parc existant est estimé à partir des données recueillies auprès de l’ORIE pour les bureaux. Exprimé en %. Dynamique de placement : Rapport entre le volume placé et le parc existant. Le parc existant est estimé à partir des données recueillies auprès de l’ORIE pour les bureaux. Exprimé en %. Les commercialisateurs Informations légales. Editeurs : Agence pour l’Economie en Essonne : 6, cours Monseigneur Roméro – 91025 Evry cedex – Tél. : 01 69 91 05 29 – www.essonne-developpement.com – CCI Essonne : 2, cours Monseigneur Roméro – CS 50135 – 91004 Evry cedex – Tél. : 01 60 79 91 91 – www.essonne.cci.fr – Représentants légaux : David Ros et Philippe Lavialle. Rédaction : Cédrick Soudron, Nicolas Le Mercier – AEE, Jean-François Geyssens – CCI Essonne, Séverine Carpentier, Jean-Yves Tournieux – DDT 91 – GEMOFIS – 251, boulevard Péreire – 75852 Paris cedex 17 – Directeurs de la publication : Alain Schebath et Bruno Malecamp – Mise en page : 16Fidelis.com – Impression : Willaume Egret – 16, rue Denis Papin – 91240 Saint-Michel-sur-Orge – Crédit photos : © Photos Augusto Da Silva - Graphix Images et photos GRECAM – Dépôt légal à parution novembre 2012.