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www.doubs.cci.fr
no56
LE MAGAZINE
ÉCONOMIQUE DE
LA CCI DU DOUBS
LA SCOP JAPY :
INVESTIR POUR
AVANCER
PAGE 22
COLOR LATIN'O :
SOUS LE SOLEIL
EXACTEMENT
PAGE 26
janvier > mars 2014
SPEED MEETING,
1'30 POUR INTÉRESSER
ET CONVAINCRE
PAGE 29
COMMERCE
RÉVOLUTION MULTICANALE
DANS LES COMMERCES
PAR DOMINIQUE ROY
PRÉSIDENT DE LA CCI DU DOUBS
2
sommaire
Rendre service
014 qui commence est d’abord pour moi l’occasion de vous adresser tous mes vœux,
sincères, de réussite professionnelle et personnelle. Plus largement, je souhaite
que notre territoire et les entreprises qui le font vivre voient leur développement se
conforter et s’accélérer dans les mois à venir. Les entreprises sont le socle du dynamisme
économique et il est plus que jamais nécessaire de tout mettre en œuvre pour favoriser
leur essor. La fiscalité qui pèse sur elles demeure certes une préoccupation mais j’ai toute
confiance dans les capacités des dirigeants que je côtoie chaque jour.
En choisissant de mettre à l’honneur le commerce dans le premier dossier de l’année, j’ai
voulu mettre un coup de projecteur sur un secteur d’activité divers dans sa composition
mais homogène dans sa volonté farouche de toujours trouver des recettes pour évoluer.
Qu’il s’agisse de se lancer dans le digital, la dématérialisation pour séduire les webconsommateurs de plus en plus nombreux, de conquérir une nouvelle clientèle, de
diversifier ses services, de miser sur la qualité, l’accueil… les commerçants font preuve de
plus en plus d’initiatives.
De son côté, la CCI du Doubs accentue son action à leurs côtés : ateliers de sensibilisation
gratuits, accompagnement dans le regroupement de leurs forces avec les unions
commerciales, information sur le positionnement à adopter sur Internet…
Pour toutes ces raisons, tout comme 2013 avait été l’année de l’Industrie pour le réseau
national consulaire, j’ai décidé de faire de 2014 l’année du Commerce pour la CCI du Doubs.
Cela signifiera que les actions qui sont destinées aux 6 000 ressortissants de ce secteur
seront accentuées et encore mieux valorisées.
La nouvelle année commence et avec elle 12 mois de travail et de défis à relever avec
comme fil conducteur pour la CCI, ses élus et ses collaborateurs : rendre le meilleur service
aux entreprises encore et toujours.
page 04 conjoncture L'économie locale résiste page 06 made in Doubs… et alentours. page 9 le
dossier Révolution multicanale dans les commerces page 17 cci en actions page 22
échos de l'éco. Scop Japy : investir pour avancer. Color Latin'o : sous le soleil exactement ! 1'30
pour intéresser et convaincre
page 32 info'pratique. page 34 vu/lu.
Journal de la Chambre de Commerce et d’Industrie du Doubs, 46 av. Villarceau, 25042 Besançon cedex, Tél. 03 81 25 25 25 Contact : [email protected] - Directeur de la publication : Dominique Roy, président de la CCI du Doubs - Rédacteur
en chef : Sylvie Dejour-Albahary - Chef de projet : Corinne Nevière - Ont collaboré à ce numéro : Pierre Accard, Christophe Bordet,
Monique Clémens, NF2 (Agence de Presse), Blandine Sauter - Photographies : Laurent Cheviet, DER, Denis Maraux - Maquette : Magazine - Mise en page : Cécile Blary, CCI du Doubs - Abonnement : 25 euros par an. Publicité : MCC, tél. 03 81 55 44 44. www.doubs.
cci.fr - Dépôt légal : 2e trimestre 2005. ISSN : 1637-9454. Imprimerie Simon GRAPHIC.
E XPRESSION AC TIVE → NUMÉRO 56 | JAN V IER-FÉ V RIER-MAR S 2014
3
conjoncture éco
Cette analyse est produite par le Département « études économiques et territoriales » de la CCI du Doubs au 10 décembre 2013
L'économie locale résiste
2e semestre 2013
Le Grand Besançon (CAGB+) :
Besançon, capitale horlogère
1er semestre 2014
• Le concours international de chronométrie, les
journées internationales du Marketing Horloger,
consacrées au SAV, ont mis Besançon sous les
projecteurs internationaux de l’horlogerie. De bon
augure…
2e semestre 2013
• La mutation de l’offre commerciale se poursuit
L’activité du centre-ville est en repli, non seulement
en raison de la crise mais surtout de façon plus
structurelle, au profit des périphéries. Deux projets
peuvent contribuer à inverser cette tendance :
- Le tramway, en facilitant l’accès des populations au
centre-ville
- Le passage Pasteur, centre commercial de cœur de ville
1er semestre 2014
Haut-Doubs :
la fin du droit d’option mobilise
2e semestre 2013
• Les manifestations de frontaliers se multiplient
pour rappeler l’impact majeur de la fin du droit d’option
qui affectera le pouvoir d’achat des frontaliers et donc la
prospérité économique de la zone (commerce, immobilier,
bâtiment…) dès le deuxième semestre 2014.
1er semestre 2014
• La mise en service des canons à neige sur Métabief
permet d’envisager une saison complète, sans subir les aléas
climatiques. La question de l’accueil des touristes se pose
compte-tenu de la diminution continue de l’offre hôtelière sur
le Haut-Doubs depuis 10 ans, avec près de 50 % des hôtels
qui ont disparu.
croissance
4
emploi
industrie agro-alimentaire
luxe
automobile
2e semestre 2013
1er semestre 2014
commerce
travaux publics
bâtiment
E XPRESSION AC TIVE → NUMÉRO 56 | JANVIER-FÉ VRIER-MAR S 2014
2e semestre 2013
L’agglomération de Montbéliard :
une décennie brutale pour l’industrie
automobile
1er semestre 2014
• Sochaux conforté
La restructuration de la filière automobile est loin d’être
achevée. L’internationalisation des outils de production
et la rationalisation des sites en Europe se poursuivent.
Dans ce contexte, la confirmation du rôle clé du site de
Sochaux est une très bonne nouvelle.
• Commerce : un marché globalement en baisse
Quatre français sur dix anticipent une baisse de leur
pouvoir d’achat en 2014. Localement, le bassin de
Montbéliard est le plus touché par la récession.
2e semestre 2013
1er semestre 2014
2e semestre 2013
1er semestre 2014
2e semestre 2013
1 semestre 2014
er
Pays Horloger :
une prospérité pérenne
• Le bois est cher Pour les scieurs, dont le rapport de
force avec les donneurs d’ordre est défavorable, il est
difficile de répercuter les hausses constatées depuis le
début de l’été.
• Ici comme ailleurs la question de la redynamisation
de l’offre commerciale en centre-ville est posée.
SUISSE ET ALLEMAGNE,
• Allemagne : la contribution de la demande des ménages à la
croissance a doublé depuis 2009. Une tendance qui se confirmera
en 2014 et favorisera les importations. Une opportunité pour nos
entreprises exportatrices.
• Dans l’horlogerie suisse, les manufactures se consolident,
peaufinent leurs outils de production pour mieux assurer l’avenir.
Ce qu’on peut retenir :
• La conjoncture
nationale n’est pas bonne
et le premier semestre
2014 s’annonce difficile.
• La Suisse voisine et ses
impacts contribuent à
amortir la crise sur nos
territoires en suscitant
parfois de nouveaux
projets.
5
... et alentours
la Royale Titane de
Pequignet
v apojet à la conquête
de la planète
En 2013, Pequignet lance une nouvelle
collection, Royale Titane, qui intègre le
prestigieux mouvement Calibre Royal. Ce
garde-temps réalisé dans des matériaux
innovants marque lui aussi un tournant.
La ligne revisite l’esprit pilote, un univers
intemporel qui véhicule des images d’exploits
technologiques et humains (le profil des aiguilles
rappelle les bâtons lumineux des agents de piste).
Carrosserie de prestige pour une mécanique de haute
précision. La collection se décline en deux modèles. L’un
possède deux complications (petite seconde et phases de
lune) sur un cadran anthracite ou blanc. L’autre possède
en outre un double guichet avec date et jour. Autre
particularité de cette gamme, son étanchéité à 50 mètres
et son bracelet en caoutchouc mat, très tendance, qui scelle
l’alliance entre sportivité et tradition horlogère.
sur www.pequignet.com
hommage gourmand à
Victor Hugo
Le jour de l’inauguration de la Maison
Victor Hugo à Besançon, les invités
reçurent un élégant petit coffret orné
du portrait de l’écrivain. À L’intérieur,
dix-huit chocolats finement décorés,
pour neuf recettes originales, créées
par la chocolaterie le Criollo. C’est
la Ville de Besançon qui a constitué
un jury chargé de choisir parmi les
recettes proposées par Justine Gury,
première chocolatière du Criollo,
associée aux talents de Jocelyne LotzChoquart, chef étoilé au Michelin. De
cette complicité créative naquirent des
idées audacieuses, des associations
étonnantes et subtiles. Une inspiration
amplement puisée au cœur des
thèmes poétiques de l’auteur des
Contemplations. « Comédie dans les
feuilles » est ainsi un chocolat au lait
au parfum de noix, de champignons
et de Savagnin. « Nuit de juin » allie
6
Vapojet est un vapo-détendeur. C’est
l’organe vital qui permet au GPL de
passer de la forme liquide à la forme
gazeuse avant d’être envoyé dans le
moteur. C’est lui également qui régule
la pression du carburant. Distribué dans
toute l’Europe et au-delà, le Vapojet est un
produit 100 % français, conçu et fabriqué
par l’entreprise Gurtner de Pontarlier.
Filiale du groupe Gevelot (1 600 salariés),
Gurtner est le seul fabricant français sur
ce marché des vapo-détendeurs pour
moteur GPL. Un marché planétaire qui a
de beaux jours devant lui. Le GPL (Gaz de
Pétrole Liquéfié, mélange d'hydrocarbures
légers, issu du raffinage du pétrole et du
traitement du gaz naturel) fait partie des
carburants alternatifs destinés à prendre
une part de plus en plus importante
dans la motorisation automobile. Plus
respectueux de l’environnement que les
carburants traditionnels, il bénéficie d’une
fiscalité avantageuse qui en fait l’un des
carburants le moins cher à l’achat (deux
fois moins cher que l’essence). Autres
atouts non négligeables, le moteur GPL
est moins bruyant qu’un moteur classique
et l’absence de calamine lui assure une
longévité supérieure. Avec 257 000
véhicules équipés GPL, la France reste
timide au regard de cette technologie,
mais la société Gurtner, fortement
exportatrice, peut compter sur un parc
mondial de 21 millions de véhicules
roulant au GPL (chiffres 2012). Un marché
en expansion continue.
sur www.gurtner.fr
les arômes de réglisse et de citron au
sein d’un chocolat intense. Le poème
« Extase », quant à lui, trouve son
incarnation dans la vivacité du poivre
de Jamaïque associée à l’amertume
délicate d’un chocolat très noir. Les
motifs ornant les chocolats s’inspirent
du décor de la Maison Victor Hugo.
sur www.lecriollo.com
E XPRESSION AC TIVE → NUMÉRO 56 | JANVIER-FÉ VRIER-MAR S 2014
kairos,
héritière des
horloges
comtoises
La Manufacture
Vuillemin de
Châtillon-le-Duc
(25), créée en 1969, est
la dernière manufacture
française d’horloges
comtoises. On y fabrique
encore, dans la plus pure
tradition horlogère, le
mouvement mécanique
à poids, dit « à cage-fer »,
conçu et perfectionné
par les frères Mayet
de Morbier au milieu
du XVII siècle. Dans
les ateliers Vuillemin
sont assemblées des
horloges traditionnelles
en bois massif, au
galbe familier, avec
leur couronnement en
chapeau de gendarme,
leur fronton sculpté
et le lourd balancierlyre poli comme un
soleil. Une clientèle, largement
internationale, reste attachée
à ce classicisme et au tic-tac
profond, amplifié par le ventre
de l’horloge. Mais une demande
nouvelle s’exprime, favorable au
dépouillement. On veut voir la
belle mécanique égrener le temps.
À l’heure des circuits imprimés,
l’inexorable jeu des roues
finement dentées exerce une
réelle fascination. Avec Kairos,
la Manufacture Vuillemin signe
une nouvelle collection d’horloges
résolument contemporaines.
Transparente, épurée, Kairos offre
au regard l’intimité de son mouvement,
véritable sculpture animée, rassurante
comme un cœur qui bat.
sur www.manufacture-horloges-comtoisescom
pixel your life
Ils s’appellent Nicolas Boisselier et Xavier
Frattini. Le premier est graphiste, le second
est Webmaster designer. À eux deux ils
forment Anorak Studio, créé en janvier 2013.
Ils sont de cette nouvelle génération de
professionnels, mobiles, souples, qui n’aiment
pas s’enfermer dans des cases. Ils ne se sont pas
demandés si c’était gênant pour leur image, ou
pas, de se lancer dans la création de tee-shirts. Ils
en ont eu envie, alors ils l’ont fait. Ils voulaient créer un objet qui leur ressemble,
qui reflète leur passion commune pour l’univers des jeux vidéo. Nicolas Boisselier
a donc réalisé un visuel, inspiré du mythique Space Invaders, le vénérable
ancêtre des jeux vidéo, créé en 1978 par le Japonais Tomohiro Nashikado. Ils ont
ajouté une signature « Pixel your life ». Le tee-shirt est de qualité (190g) et la
sérigraphie, très soignée, est réalisée par une entreprise bisontine. Pour l’instant
le petit monstre vert est vendu chez Boutic Man à Besançon, et à travers le site
internet d’Anorak. Et ça plaît. Cet accueil favorable a déjà fait naître d’autres
idées graphiques chez les deux créateurs. Une collection se dessine. Une
marque, « Pixel Your Life », est en train de naître.
sur www.anorak-studio.com
FC-3D fait le buzz
Comment se démarquer dans un monde saturé
de messages ? Julien Chanat et Cyril Tarriet, les
créateurs de la société FC-3D, basée à Magny-Franois
(70), sont convaincus que le jeu vidéo est une arme
indispensable dans la panoplie des outils publicitaires.
Car le jeu a cessé d’être une activité générationnelle.
Les trentenaires de 2013 ont tous tâté du joystick, et
les enfants qui jouent aujourd’hui pour la première fois
continueront, une fois devenus adultes, à s’intéresser à ce qui est
devenu une véritable culture. Le jeu vidéo est surtout bien adapté à la diffusion
sur les réseaux sociaux ; tout joueur a envie de défier d’autres joueurs. FC-3D
développe des jeux vidéo à vocation publicitaire et pédagogique. Cette famille
de jeux est baptisée « serious game », par opposition aux jeux de pur loisir. Ici,
le scénario, les décors et les personnages sont créés en fonction des besoins
marketing du client. Ce sera peut-être un jeu de pilotage pour découvrir l’offre
touristique d’un territoire, ou un jeu d’adresse basé sur le logo de l’entreprise…
tout est concevable. Le jeu sera ensuite mis en ligne sur le site du client (avec
cadeaux à la clé pour les gagnants) et il se propagera, sur un mode viral, via les
réseaux sociaux, provoquant le fameux buzz, cette version numérique de l’effet
boule de neige.
sur http://fc-3d.com
7
“Nos boutiques doivent être des lieux de
bien-être et les vendeurs, des coaches qui
connaissent bien les besoins de leurs clients.”
Restaurant Côté
Pont de Pontarlier
où la gérante,
Arlette Laude, a
inventé le concept
de restaurant
brocante.
le dossier
COMMERCE
Révolution multicanale
dans les commerces
Le commerce a toujours fait face aux évolutions et s’est
adapté sans cesse aux nouvelles tendances voire les a
anticipées. Aujourd’hui, il intègre les comportements
de consommateurs désireux de plus de conseils et
s’appuie sur les nouvelles technologies et leurs diverses
applications. Portraits de professionnels inventifs et
passionnés, qui ont fait évoluer leur offre grâce à
quelques belles recettes anticrise.
F
ace à la conjonction d’une météo capricieuse,
d’une baisse de la consommation, de travaux
longue durée dans les centres-villes ou encore
de la concurrence accrue d’Internet, les commerçants du Doubs disent avoir vécu une année
2013 « compliquée ». Les consommateurs, comme
ils le font toujours, se sont eux aussi adaptés et
ont modifié leurs comportements. Aujourd’hui,
ils réfléchissent à deux fois avant un acte
d’achat, réalisent des arbitrages budgétaires et
se concentrent en priorité sur les dépenses indispensables. Pourtant un regain de forme a été
enregistré avec les soldes d’été 2013 : l’enquête
de la CCI du Doubs, conduite en août dernier,
révèle que 61 % des professionnels jugent cette
période de promotion satisfaisante et même
plutôt meilleure qu’en 2012. Reste à analyser les
E XPRESSION AC TIVE → NUMÉRO 56 | JAN V IER-FÉ V RIER-MAR S 2014
ventes de fin d’année pour tirer un bilan définitif mais de l’avis de tous les professionnels, le cru
2013 ne restera pas dans les annales.
Cette situation morose s’inscrit dans une tendance nationale. « Le commerce est resté longtemps
attentiste. Il doit faire sa révolution et prendre une
longueur d’avance sur les besoins des consommateurs,
explique Jocelyn Gelé, vice-président de la CCI
du Doubs en charge du commerce. Nos boutiques
doivent être des lieux de bien-être et les vendeurs,
des coaches qui connaissent bien les besoins de leurs
clients ». Pour renforcer sa compétitivité, le commerce doit plus directement valoriser ses avantages par rapport au e-commerce, notamment
la dimension expérientielle, l’humanisation et
la personnalisation de la relation client. Idéal
Cuisine, à Taillecourt, propose un service inédit
9
le dossier
qui va dans ce sens. « Avec le client, nous créons sa
cuisine sur mesure à l’aide d’un logiciel informatique
destiné à mettre en scène les différents éléments dans
leur futur espace, le tout en trois dimensions, indique
Sacha Minier, son gérant. L’utilisateur peut ainsi
réagir immédiatement, se rendre compte du rendu et
modifier son projet en temps réel. Nous le guidons dans
ses choix et le conseillons selon ses goûts, ses envies et la
future utilisation ».
Sur des marchés de plus en plus compétitifs,
standardisés et focalisés sur les prix, les entreprises qui se différencient sont celles qui savent
Christophe Bossart, Carrefour
Express à Grand Charmont :
« En plus de la traditionnelle
épicerie, je propose un service
de livraison à domicile, de vente
de gaz et de pain cuit sur place.
J’ai aussi mis en place il y a cinq
ans un coin relais colis. »
NOMBRE D'ÉTABLISSEMENTS DU COMMERCE
PAR ZONE D'EMPLOI
se concentrer sur la satisfaction du client. Une
satisfaction poussée à l’extrême au restaurant
Côté Pont de Pontarlier où la gérante, Arlette
Laude, a inventé le concept de restaurant brocante. Après avoir dégusté son repas mitonné
aux légumes de saison, le client peut partir avec
des pièces de déco, un meuble ou de la vaisselle.
« Si le consommateur aime, pourquoi le priver de ce
plaisir ! Je partage avec lui ma passion de la décoration,
explique la cuisinière. En plus de vendre des pièces,
j’indique où les trouver. Si les clients me le demandent,
je peux aussi les conseiller en décoration et aménagement
de l'espace. Par ce biais, je crée du lien et fidélise ».
Pour accompagner les commerçants dans leur
démarche de satisfaction continue du client,
la CCI propose depuis 2007 la Charte Qualité
Commerce. Plus de 300 professionnels du Doubs
MONTBÉLIARD
1 519
27 %
BESANÇON
2 987
52 %
MORTEAU
PONTARLIER
461
13 %
756
13 %
Source : INSEE 2010
10
Nous devons nous préparer à
cette nouvelle génération de
clients née avec une tablette et
un Smartphone dans la main.
Jocelyn Gelé,
vice-président de
la CCI du Doubs en
charge du commerce.
le dossier
se sont déjà engagés dans cette démarche, basée
sur la visite d’un client mystère réalisant un diagnostic objectif. Dans le cadre d’un accompagnement en individuel, la CCI élabore ensuite avec
eux un plan d’actions visant à améliorer l’accueil,
le conseil, l’ambiance et l’attractivité. Car le
conseil personnalisé représente bien aujourd’hui
l’une des clés de la fidélisation.
Autre axe de développement, le service comme
vecteur de conquête de clients. Une évolution
que Christophe Bossart, le gérant de la petite
surface de proximité Carrefour Express située
à Grand Charmont, a intégré rapidement : « En
plus de la traditionnelle épicerie, je propose un service
de livraison à domicile, de vente de gaz et de pain cuit
sur place. J’ai aussi mis en place il y a cinq ans un coin
relais colis. Cette prestation amène au magasin une
nouvelle clientèle qui vient chercher son paquet puis en
profite pour effectuer quelques courses. Sans ça, elle ne
viendrait pas. D’autres ont découvert notre existence
par ce biais et s’arrêtent désormais chez nous pour faire
leurs courses… avec ou sans colis ».
Création de concepts commerciaux, expérimentations de nouvelles modalités de relations
avec la clientèle… le commerce de proximité se
réveille et ose. Autant que possible, il s’attache
également à intégrer les nouvelles technologies.
Seul un commerçant sur deux dans le Doubs
possède son site internet : 57 % au travers d’un
site vitrine et 43 % d’un site marchand.
COMMERCE
cercle familial et d’amis. Un like sur Facebook
vaut toutes les publicités. Internet constitue un
canal d'information privilégié pour préparer ses
achats dans une logique de web to store. Et à
l'inverse, les magasins apportent de la convivialité et des services supplémentaires aux amateurs d'achats en ligne.
Facebook n’est prévu que pour les grosses structures ? Les indépendants ne peuvent pas utiliser
et profiter de cet outil ? Persuadé du contraire,
David Salvin mise, pour sa part, sur le côté
« connecté ». Le Café de la Paix à Montbéliard
affiche son menu chaque jour et depuis peu ses
événements sur sa page Facebook qui compte
déjà 160 fans un mois après sa création. Par
exemple sa carte éphémère renouvelée tous
les 10 à 15 jours : « On sait qu’aujourd’hui la clientèle aime être surprise et apprécie les nouvelles idées.
Nous avons donc choisi de proposer 3 entrées, 3 plats,
3 desserts en fonction du marché et des produits de saison. On prend nos plats en photos et on met en ligne. »
Grâce à Facebook, le client est averti en temps
réel, il suit l’actualité de la brasserie et de ses
événements. « De plus, cela permet de nous localiser,
d’obtenir des commentaires sur nos plats et de les adapter au besoin et aussi d’augmenter la fréquentation du
restaurant. »
De nouveaux consommateurs sur-connectés
« Nous devons nous préparer à cette nouvelle génération de clients née avec une tablette et un Smartphone
dans la main, souligne Jocelyn Gelé. Vente traditionnelle et e-commerce ne doivent plus être perçus
comme des circuits de distribution antagonistes ou simplement dichotomiques, mais bien comme deux leviers
complémentaires pour toucher une même cible et développer ses parts de marché. Cette évolution implique
des enseignes physiques qu’elles réagissent en développant une stratégie multicanale ». Le web to store
définit en effet les internautes recherchant des
informations sur la toile avant d’aller acheter les
produits en magasin. Des consommateurs qui
utilisent les deux canaux et usent de cette complémentarité, preuve que pour eux, il n’existe
plus de frontière entre commerce physique et
électronique. Via les moteurs de recherche et
les comparateurs de prix, ils visualisent les produits sur internet avant de les acheter en magasin. Parfois, les produits sont réservés en ligne
puis retirés en points de vente. D’où la nécessité d’un site internet travaillé à l’image de l’enseigne, complet et référencé.
Ces nouveaux consommateurs sont connectés
entre eux grâce aux réseaux sociaux ; ils partagent leurs coups de cœur bien au-delà de leur
INTERNET
Une vitrine pour
débuter
Destiné aux commerçants,
prestataires de services et
artisans du territoire, achatdoubs.com offre une première
expérience sur la toile. Tout
professionnel peut disposer
d'une centaine de pages sur
internet qu’il gère lui-même.
Une « couveuse » permettant
d’appréhender ce canal de
communication, d’analyser son
utilité et d’être référencé sur la
toile. À ce jour, cette plateforme
mise en place par la CCI propose
gratuitement à l’ensemble des
commerçants du Doubs une
fiche annuaire à enrichir. La CCI
accompagne individuellement
les professionnels souhaitant
développer une stratégie
Internet par la création d’un
site vitrine ou marchand sur la
plateforme.
www.achat-doubs.com
en savoir
Département Commerce
03 81 25 26 50
FORMATION
Mettre à jour ses
techniques de vente
Centre de formation continue
de la CCI du Doubs, Sifco a
intégré dans ses offres aux
professionnels des modules
pour les accompagner dans
l’évolution de leur activité.
« Techniques de vente en
magasin » est programmé les
12, 19 et 26 mars et « Rendre sa
vitrine attrayante » est planifié
le 7 avril.
Le Café de la Paix à Montbéliard affiche son menu
chaque jour et depuis peu ses événements sur sa page
Facebook.
E XPRESSION AC TIVE → NUMÉRO 56 | JAN V IER-FÉ V RIER-MAR S 2014
sur www.sifco.eu
Tel : 03 81 25 26 06
11
le dossier
TIC
Des ateliers pour
adapter le e-commerce
La CCI organise, en partenariat avec
Franche-Comté Interactive, des Ateliers
e-commerce & e-tourisme. Destinées aux
commerçants et professionnels du tourisme,
ces réunions d’information et de sensibilisation
autour d’une thématique liée aux Technologies
de l'Information et de la Communication (TIC)
sont animées, durant 1 h 30, par des professionnels et
basées sur l’échange.
en savoir Département Commerce : 03 81 25 26 50
PROCHAINS
RENDEZ-VOUS
12
Lundi 13
JANVIER
Montbéliard
Réussir votre campagne
e-mailing
Lundi 3
MARS
Pontarlier
Le M-Commerce
Lundi 3
FÉVRIER
Besançon
Comment protéger ses
données sur internet
Lundi 7
AVRIL
Besançon
Décrypter Google
Analytics
Mémo Loi
1er janvier 2015 : date à partir de laquelle
les Établissements Recevant du Public
(ERP) doivent être en mesure d’accueillir
convenablement toutes les personnes
présentant un handicap physique ou mental,
ainsi que les malvoyants et les malentendants.
Cette mesure réglementaire impose de repenser
l’aménagement global de sa surface de vente et
de renforcer la qualité d’usage pour tous. La CCI
du Doubs a édité un guide pour permettre aux
professionnels d’évaluer le degré d’accès à leur
établissement, pour les aider à mettre en place
de bonnes pratiques et les orienter dans leurs
différentes démarches.
d'info
Département Commerce :
03 81 25 25 25
[email protected]
www.doubs.cci.fr
E XPRESSION AC TIVE → NUMÉRO 56 | JANVIER-FÉ VRIER-MAR S 2014
le dossier
COMMERCE
C O N C E P T- S T O R E
Les Appartements de Juju accueillent
le monde
Après vingt ans dans sa boutique de la rue Proudhon à Besançon, Béatrice Jeanroy s’est
lancée l’année dernière un nouveau défi : vendre sur Internet afin de séduire une nouvelle
clientèle. Pari réussi.
Le site permet d'écouler le stock et d'attirer une nouvelle clientèle en boutique.
Les
Appartements
de Juju » a pignon sur
rue depuis vingt ans, à
Besançon. Un espace
haut de gamme, cosy
et raffiné, où les Bisontines modeuses
et
les
autres
peuvent dénicher
les dernières collections de créateurs mais aussi
des fragrances
enivrantes de
grands parfumeurs et des
objets
déco
tendance. Depuis un an, ces
belles pièces
sont également en vente sur le site internet
marchand de la boutique. « Il faut vivre avec
son temps et tenter de nouvelles aventures, explique Béatrice Jeanroy. Cette envie de changement a coïncidé avec les travaux du tram qui
ont pénalisé le commerce du centre de Besançon.
En créant ce e-shopping, je voulais toucher une
nouvelle clientèle mais aussi compenser une partie de la baisse d’activité ». Pas question pour
autant de se doter d’un site fait à la va-vite
qui ne correspond pas à l’image de la boutique. Béatrice Jeanroy décide d’y consacrer des moyens financiers et du temps.
Les Appartements de Juju accueillent alors
un salarié à plein temps chargé de l’administration et du référencement de ce ecommerce. Un studio de photo est choisi
pour immortaliser les pièces, tandis qu’un
webmaster transpose l’ambiance de la boutique en un univers virtuel raffiné. Les col-
lections du moment sont mises en vente
au même prix qu’en magasin. Seules les
pièces des saisons précédentes affichent
des tarifs à la baisse. « C’est un nouveau métier pour moi et qui n’a rien en commun avec la
vente physique, précise Béatrice Jeanroy. La
relation client est différente, il faut savoir communiquer par mail, choisir le bon cliché… ». Ce
travail de fond enregistre rapidement des
résultats positifs. Des États-Unis au Japon
en passant par l’Angleterre et la Corée
du sud, les commandes affluent. Un bon
investissement au final : « à ce jour, grâce au
site, j’ai pallié la perte de chiffre d’affaires de la
boutique, se réjouit Béatrice Jeanroy. Il me
permet d’écouler le stock et aussi d’attirer une
nouvelle clientèle en boutique qui nous a repérée…
via Internet ».
sur www.lesappartementsdejuju.com
13
le dossier
TRADITION
La petite épicerie parie sur la
proximité
Alika Bertrand a repris en octobre dernier La petite épicerie, située à Villers-sous-Chalamont.
La nouvelle propriétaire de ce commerce mise plus que jamais sur le service au client et la
proximité avec des tournées quotidiennes en camion.
I
nstallée depuis 1910 dans le centre de
Villers-sous-Chalamont, La petite épicerie
appartient au patrimoine de la commune
et représente un lieu de vie important
en milieu rural. Elle vend aussi bien des
denrées alimentaires que du carburant,
du gaz et de la papeterie. Ce commerce de
proximité connaît depuis octobre dernier
un second souffle sous l’impulsion d’Alika
Bertrand, la nouvelle propriétaire, et de
son compagnon Étienne Perreau : « Ce projet correspond à notre envie de maintenir une
activité en milieu rural, d’apporter un service
de qualité et de travailler avec des producteurs. Excepté chez nous, les habitants n’ont pas
d’autres solutions pour effectuer leur course que
d’aller à Pontarlier. Nous avons un rôle à jouer ».
Après avoir donné un coup de jeune au
lieu, la gérante a réorganisé l’offre. Les
marques issues de grossistes côtoient
désormais des produits de qualité régionaux issus des fermes locales. Un rayon
de produits en vrac a été aussi aménagé,
chacun peut acheter la quantité désirée de sucre,
de farine, de
pâte ou encore de riz. Dès l’autorisation
des Douanes reçue, La petite épicera fera
aussi office de tabac. En complément, Alika Bertrand poursuit les tournées et va à
la rencontre des habitants dans un rayon
de 30 kilomètres. Avec son camion aménagé en petite surface, elle assure cinq
fois par semaine ce service de proximité.
« Il est important que les personnes âgées ou qui
ne peuvent se déplacer puissent effectuer leurs
courses, explique-t-elle. Cette offre rencontre
un grand succès, elle réalise plus de la moitié de
notre chiffre d’affaires ». Dès cette année, le
couple ajoute une nouvelle corde à son arc
déjà bien garni. Il souhaite développer les
livraisons à domicile en mettant en place
des commandes par téléphone ou Internet.
Sans compter sur l’agrandissement de
la boutique afin de créer un coin
convivial de petite
restauration et
bar.
Alika Bertrand, la nouvelle
propriétaire de la Petite épicerie.
14
E XPRESSION AC TIVE → NUMÉRO 56 | JANVIER-FÉ VRIER-MAR S 2014
le dossier
COMMERCE
INÉDIT
Oh ! Rond Point des pistes,
tout schuss sur l'innovation
MOBILISATION
La librairie Siloë est sauvée
Février 2012 : la librairie Siloë affiche une
mauvaise santé financière. La mobilisation
générale est alors lancée pour sauver cette
institution bisontine réputée depuis plus de
150 ans pour ses livres religieux. « La
conjoncture devenait difficile avec des
rentrées financières en baisse. Les clients
achetaient moins, explique le directeur
Pierre Chevassu. Dès que la situation a été
connue, une mobilisation sans précédent s’est
mise en place ». Un appel à la souscription
publique est lancé puis relayé dans les
médias. Une prière entendue par les clients
et de parfaits inconnus qui ont envoyé des
chèques allant de 10 000 à 20 000 euros. Au
total, le libraire récolte 50 000 euros, une
somme insuffisante par rapport à la situation
financière de l’établissement. « Ce moment
de découragement a très vite laissé place à
l’euphorie, confie Pierre Chevassu. Un client
s’est proposé d’investir 50 000 euros. Depuis,
il est devenu actionnaire de la société ». Au
lieu de baisser le rideau, la librairie connaît
aujourd’hui un nouveau destin. D’abord, elle
s’est agrandie : sa surface commerciale est
passée de 150 m2 à plus de 200 m2. Puis elle
a densifié son rayon de littérature générale.
« Aujourd’hui, les romans occupent trois fois
plus de place, précise Pierre Chevassu. Cette
ouverture devrait nous amener une
nouvelle clientèle et nous éviter de
nous retrouver une nouvelle fois
dans une situation délicate ».
Xavier Mangematin : "L’armature du parapluie s’accroche aux murées de la terrasse et la recouvre alors
entièrement, soit une surface de 64 m2"
À
la nuit tombée ou lors d’une météo capricieuse, le bar restaurant Oh ! Rond
point des pistes, situé à Métabief, ouvre
en deux minutes son imposant parapluie
amovible d’un poids proche de la tonne.
Une fois déployé, son armature s’accroche
aux murées de la terrasse et la recouvre
alors entièrement, soit une surface de 64 m2,
transformant cet espace ouvert en une
vaste salle fermée et chauffée à 20 °C.
« Cette innovation, qui existe depuis 20 ans en
Autriche, est robuste et adaptée au climat de la
montagne, explique Xavier Mangematin,
le gérant du restaurant. Au moment de la
reprise de l’affaire en mai 2012, je voulais
continuer à utiliser la terrasse le soir pour créer
des soirées à thème ou simplement accueillir des touristes désireux de passer un bon
moment. Après quelques recherches, j’ai trouvé
cette solution unique jusque-là dans le massif du
Jura ». Un risque que le jeune homme de
29 ans se félicite d’avoir pris. Son établissement n’a pas désempli l’hiver et l’été derniers : «  Nos 40 tables sont prises d’assaut par
les skieurs, les promeneurs, les personnes des remontées mécaniques qui viennent passer un bon
moment dans une ambiance musicale autour
d’un verre ou d’une fondue… sans avoir froid.
La terrasse est même réservée pour des anniversaires, des mariages, des enterrements de vie de
garçon ou de jeune fille et même des crémaillères
délocalisées ! ». Oh ! Rond point des pistes
dynamise ainsi la vie de la station paisible
de Métabief et prévoit de s’agrandir cette
année avec, à l’arrière du bâtiment, une
seconde salle de 70 places à l’esprit lounge.
ERRATUM Dans l'article consacré à Planète Pain ; en page 13 du numéro d'octobre 2013, il
fallait lire : « 23 ans plus tard, les pains et viennoiseries précuits ou surgelés, pétris sur les six
lignes de production du boulanger - 4 à saint Vit et 2 à Audincourt- se dégustent dans 22 pays. »
et « une grande partie de nos salariés parlent anglais. »
15
cci en actions
Retrouvez
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infos
de la CCI du Doubs
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“Il est temps d'amorcer une nouvelle
culture économique”
Invité par le président Dominique Roy à exposer aux
élus de la CCI le contenu de son rapport sénatorial,
Martial Bourquin s’est exprimé sur les relations entre
donneurs d’ordre et sous traitants dans l’industrie
française. Pour lui, il est temps d’amorcer les bases
d’une nouvelle culture économique axée sur une
véritable coopération productive. Résumé
LES PROPOSITIONS DU RAPPORT
Clarifier les textes
• Supprimer un des deux délais plafonds : maintien du seul délai de
45 jours fin de mois, en uniformisant sa méthode de calcul.
• Clarifier le mode de computation des délais : point de départ
uniforme pour le délai légal et délai de vérification inclus dans le
délai de paiement.
Améliorer l’efficacité du dispositif
• Rendre opérationnel le dispositif d’alerte des commissaires aux
comptes : information plus complète et plus objective et redéfinition
de leur rôle.
• Création de sanctions administratives proportionnelles au
chiffre d’affaires des entreprises défaillantes et d’une sanction
complémentaire de suspension d’aides publiques
• Renforcement des moyens de la DGCCRF (effectifs ; publication de
la liste des mauvais payeurs).
• Développer, via la médiation inter-entreprises, la mise en avant des
entreprises vertueuses.
E XPRESSION AC TIVE → NUMÉRO 56 | JAN V IER-FÉ V RIER-MAR S 2014
17
cci en actions
Sur le plan juridique
Le contrat écrit fait foi ; à défaut le contrat-type de la filière
s’applique ; encore à défaut, les conditions générales de vente du
sous-traitant font foi.
La loi ne pouvant être la seule réponse de nature à changer
durablement les mentalités, d’autres outils doivent être développés :
• Partenariats entre grands comptes et PME dans chaque territoire
(sur le modèle de Pacte PME).
• Réorientation vers des fonctions « achats » plus responsables
• Renforcement des comités stratégiques de filières et des
organisations professionnelles avec un volet plus opérationnel
• Regroupement de TPE et PME.
• Renforcer le dispositif de la Médiation Inter-entreprises et
communiquer davantage sur les rapports de l’observatoire des
délais de paiement.
Généraliser la contractualisation
Pour tout contrat de sous-traitance industrielle, dont montant est
supérieur à un seuil fixé par décret, signature d’un contrat écrit obligatoire
avec un certain nombre de clauses (prix, obligations respectives, propriété
intellectuelle, modalités de la rupture de la relation).
MÉDIATION INTER
ENTREPRISES :
un dispositif simple,
gratuit et confidentiel.
Encourager la mise en place de
contrats-types par filière ou secteur
Eric Vouillot
Médiateur inter entreprises de
Franche-Comté
03 81 65 83 76
[email protected]
• Au lieu d’un contrat-type unique fixé par la loi, inciter les
organisations professionnelles à adopter un contrat-type par filière
• Généralisation ensuite du contrat-type négocié à l’ensemble de la
filière par décret
• En l’absence d’un contrat-type dans un délai déterminé (un an),
possibilité d’adoption d’un contrat-type par décret avec appui de la
médiation interentreprises.
Dominique Roy, élu Président du
CESER le 18 novembre 2013
Le président est élu par
l'ensemble des membres de
l'assemblée, pour animer
le Conseil économique,
social et environnemental,
le représenter et faire
connaître ses avis auprès
des autres instances
régionales au sein
desquelles il est appelé à
siéger. Il est membre de
l'assemblée des Conseils
économiques, sociaux et
environnementaux régionaux
de France (CESER de
France), accueillie dans
l'enceinte du Conseil
économique social et
environnemental (CESE)
au Palais d'Iéna à Paris.
18
RÉSEAU
Rencontre sur l'Aire urbaine 82 dirigeants d’entreprise
ont répondu à l’invitation de leurs clubs respectifs pour une soirée festive au Moloco, à
Audincourt le jeudi 12 décembre. L’initiative, lancée par Appel d’Aire, a pris forme avec l’appui
du club d’affaires de Belfort et du club des chefs d’entreprise du Sud Territoire. « Mieux
se connaître, c’est mieux travailler ensemble » affirme Serge Clerc, président du club des
dirigeants du Pays de Montbéliard. Au programme de la soirée : visite du site, concert avec le
groupe haut-saônois Yules et temps d’échanges autour d’un apéritif dînatoire.
Appel d’Aire, le club des dirigeants d’entreprises du Pays de Montbéliard, a été créé
par la CCI du Doubs en 2008. Aujourd’hui constitué sous forme d’association, il a pour
objectif de favoriser les rencontres et les échanges autour des préoccupations communes
en rompant l’isolement des dirigeants. C’est aussi un espace d’information pour mieux
appréhender l’environnement économique et les enjeux de l’économie globale.
En savoir
03 81 31 25 24
TERRAIN
Dominique Roy et Bernard Barthod, présidents de la
CCI et de la Chambre de Métiers et d'Artisanat, ont
visité le marché de Noel de Montbéliard.
E XPRESSION AC TIVE → NUMÉRO 56 | JANVIER-FÉ VRIER-MAR S 2014
cci en actions
DISPOSITIF
Visa Reprise, 5 ans d'activité en chiffres
Après 5 ans de fonctionnement, le dispositif créé par la CCI du Doubs en 2007 affiche un beau
succès. Il compte à son actif la reprise de 18 PMI pour près de 600 emplois ! Un travail mené
discrètement – reprise oblige - mais sûrement.
350
70
29
40
18
43
Candidats
reçus à ce jour
Candidats
présentés au
Comité de
Qualification
Comités de
Qualification
Candidats
qualifiés Visa
Reprise
Reprises effectives
d’entreprise par
des repreneurs
Visa Reprise
Conventions
de partenariat
signées
Les réseaux tous azimuts
Visa Reprise fait émerger les nouveaux dirigeants qui assureront la pérennité et le
développement des entreprises locales. Le principe est de détecter et de qualifier des
candidats repreneurs à fort potentiel avec un projet de reprise de PMI/PME de plus de
10 salariés dans l’industrie, les services à l’entreprise et le BTP.
Pour y parvenir Visa Reprise s’appuie sur 43 partenaires tels que des Banques, Experts
comptables, notaires, organisations patronales professionnelles…
Une envie d’entreprendre
Contact
Visa Reprise/Pierre Lacanal
03 81 25 25 71
Depuis le 13 novembre dernier, Yannick Robichon, 39 ans, ingénieur Arts et métiers, a repris
le Décolletage de la Garenne à Ornans. Qualifié repreneur Visa Reprise 4 mois auparavant, il
succède à Jacques Maronne, à la tête de la PME familiale depuis 40 ans.
Cette entreprise spécialisée dans le décolletage de haute précision, le tournage, et l’usinage
travaille dans de nombreux domaines : ferroviaire (leader européen de fourniture d'écrous
pour traverses TGC), lunetterie, horlogerie, médical et exporte pour 30 % de son chiffre
d’affaires. Elle compte 45 salariés.
INFORMATION
Les CCI participent à la semaine École-Entreprise
Mardi 19 novembre, Baumeles-Dames : lancement de la
semaine École Entreprise 2013
dans l'entreprise SBCI (Société
Baumoise de Cartonnage et
d'Impression) en présence
des principaux partenaires de
la relation Ecole-Entreprise :
Rectorat, CCI Franche-Comté,
MEDEF, et Conseil régional.
Une trentaine d'élèves de 4e
du collège de Roulans et leurs
professeurs ont pu découvrir
le process de création et de
fabrication d'emballages carton.
La visite était menée par
Christine-Noëlle Baudin, PDG de
SBCI et élue de la Chambre de
Commerce et d’Industrie et par
ses collaborateurs.
Carole Schneider, salariée de la
CCI à l’unité de Montbéliard a,
elle, repris le chemin de l’école
le 22 novembre dernier en se
rendant au lycée du Grand
Chenois. C’est devant une
centaine d’élèves de 1re STMG
– Sciences et technologies du
management et de la gestion qu’elle a présenté les missions
et les activités de la Chambre
de Commerce et d‘Industrie
du Doubs. « C’était très
intéressant et il y a eu beaucoup
de questions de la part des
professeurs et des élèves.
Ces derniers étaient d’ailleurs
intéressés par la création
d’entreprise ! »
19
cci en actions
BUDGET PRIMITIF 2014
Baisse importante des recettes pour la CCI
Le projet de loi de finances pour 2014 comporte des dispositions qui impactent la ressource fiscale du
réseau des CCI. En Franche-Comté, c’est une diminution totale de la recette de 4 millions d’euros (soit
20 %) qu’il a fallu prendre en compte dans l’élaboration des budgets.
Produits exceptionnels
0,5 %
Produits financiers
3%
Autres produits
Ressource
fiscale 53 %
PRODUITS
7 355 K€
Impôts et taxes 4,99 %
Amortissements et
provisions 5 %
CHARGES
8 736 K€
Personnel mis
à disposition
45 %
Frais de personnel 6 %
3,5 %
Ressources
publiques 14 %
Charges financières 1 %
Chiffre d’affaires 26 %
Autres charges 8 %
Achats et services
extérieurs 31 %
Les explications
du président Dominique Roy
« Pour le budget 2014, les CCI de FrancheComté ont adopté une répartition qui prend
en compte les dotations exceptionnelles
de 2012 et le niveau des réserves au
31 décembre dernier. Dans notre région, la
ressource fiscale représentait, en 2013, 60 %
des ressources totales des Chambres contre
30 % en moyenne nationale. Les CCI franccomtoises ne disposent en effet d’aucun
service d’envergure tel que des ports,
aéroports ou infrastructures de premier plan
à gérer. La baisse de 4 millions d’euros a
donc un impact considérable.
Autant la diminution pérenne imposée par le
Gouvernement et bénéficiant aux entreprises
a pu être prise en compte et absorbée dans
les projets de budgets 2014 des CCI, autant
le prélèvement exceptionnel conduira à un
déficit budgétaire. L’annonce très récente
des décisions des pouvoirs publics n’a pas
permis de trouver des solutions d’économie
immédiate puisqu’il faut quand même
assurer la continuité des missions. Le déficit
courant cumulé des CCI du réseau comtois,
hors projets exceptionnels, ou financés par
des fonds spécifiques, s’élèvera donc pour
2014 à 2.5 millions d’euros environ.
Des mesures doivent être prises, d’autant
20
que le caractère exceptionnel du
prélèvement n’est pas garanti. La première
décision concerne le non remplacement des
départs des collaborateurs - sauf exception par la réallocation des ressources humaines
au niveau régional. Par ailleurs, un nouveau
dispositif de répartition de la ressource
fiscale pour 2015 a été acté. Il repose sur
un principe de distribution en fonction
des besoins réels courants et des projets
nouveaux. En période de disette, la poursuite
des projets de développement économique
sur nos territoires passe nécessairement par
une plus grande mutualisation des moyens
financiers et humains.
Si toutefois le prélèvement exceptionnel
devait être maintenu en 2015, nous serions
contraints de faire des arbitrages dans les
services proposés aux entreprises…
En ce qui concerne la CCI du Doubs, les
projets qui ont été lancés sont poursuivis
car ils constituent de vrais leviers de
développement économique et territorial,
il s’agit prioritairement de l’Ecole de SAV
Horloger à Besançon et du renforcement
de la présence de CCI dans le HautDoubs. Ils seront financés sur nos fonds
propres, heureusement suffisants grâce
aux politiques financières et budgétaires
prudentes de mes prédécesseurs.
…/…
E XPRESSION AC TIVE → NUMÉRO 56 | JANVIER-FÉ VRIER-MAR S 2014
cci en actions
Je tiens, une fois de plus, à rendre hommage
à cette gestion passée qui nous a doté
de fonds propres confortables et qui sont
d’autant plus utiles qu’ils nous permettent
de continuer à investir dans des leviers de
développement économique. »
L'intervention de Stéphane
Fratacci, Préfet de la Région
Franche-Comté, Préfet du
Doubs
Le prélèvement sur les ressources de la CCI,
opéré cette année au titre du projet de loi
de Finances, porte sur deux aspects : un qui
a vocation à s’inscrire dans l’effort pérenne
attendu des Chambres de Commerce et
d’Industrie, comme toutes les administrations
publiques au sens large, et un effort qui
s’inscrit dans la mobilisation exceptionnelle sur
les dépenses publiques pour l’exercice 2014.
Les cinq chambres de Franche-Comté (la
Régionale et les 4 Chambres Territoriales) ont
engagé une démarche collective, collégiale,
pour répartir l’effort pérenne qui amène, selon
le Président de la CCIR, Gilles CURTIT, à un
effort de mutualisation, de vision commune,
et à la nécessité d’approfondir cette démarche
pour les exercices à venir. Les services de l’État
en Région l’accompagneront.
L’effort exceptionnel qui est attendu du
réseau consulaire, et tout particulièrement
en Franche-Comté, est d’autant plus sensible
ici que les ressources du réseau consulaire
dépendent à 60 % des ressources fiscales.
L’impact est peut-être d’une autre nature
d’autres régions dans lesquelles effectivement
des services, des prestations des industriels
et des commerciaux assurent une part plus
importante des ressources des compagnies
consulaires.
La réflexion a eu lieu au niveau national. Cela
peut se comprendre au regard de ce que sont
les réserves existantes dans les comptes des
compagnies consulaires.
S’agissant de la fiscalité des entreprises, le
taux de la TACVAE a été baissé de telle sorte
qu’il y ait un effet direct. Il ne s’agit donc
pas d'une ressource qui est empochée par
l’État, c’est une ressource redistribuée aux
entreprises dans le cadre d’une approche
globale de compétitivité.
LES INTERVENTIONS DES ENTREPRISES
« Il faut un engagement clair
des pouvoirs publics en faveur
d’un cessez-le-feu fiscal et
réglementaire »
Bernard IENN, Président Régional
FNTR Franche-Comté
En cas de maintien de l’écotaxe
ou de toute autre taxe écologique
nous demandons deux conditions :
le maintien du dispositif de la
majoration forfaitaire et l’égalité de
traitement entre le compte propre
et le compte d’autrui, et une discrimination qu’elle soit géographique
ou sectorielle, sinon la taxe routière
devra être enterrée. La taxe routière
ne représente pas les seuls maux
du transport routier puisque, à ce
jour, elle n’est pas en application.
Et pourtant notre secteur est en
grande difficulté. Les enquêtes de la
Banque de France démontrent que
30 % des entreprises de transport
ne sont plus en capacité d’honorer
leurs dettes. Chaque trimestre notre
secteur perd entre 800 et 1 000
entreprises, très souvent des entre-
prises de un, deux ou trois salariés,
parfois une dizaine, mais cumulé
c’est beaucoup plus que 2 000
emplois. Il y a donc une nécessité à
réagir absolument, nous avons besoin d’un plan de compétitivité pour
aider les entreprises de transport. Il
faut un engagement clair des pouvoirs
publics en faveur d’un cessez-le-feu
fiscal et réglementaire.
21
INDUSTRIE
La Scop Japy : investir pour avancer
pari La coopérative de production a fait sa révolution industrielle, qui lui ouvre de nouvelles
perspectives.
A
22
Le transfert technologique est
effectif, l’atelier est conforme aux
nouvelles normes de sécurité, et
les nouvelles machines ouvrent
maintenant de nouvelles
perspectives.
Fesches-le-Châtel, l’aventure coopérative des Pompes Japy a commencé
en 1981, lorsque des salariés de l’empire industriel Japy, qui sombrait, ont fait le
choix de sauver l’activité casserie. En 1983,
une scission de cette Scop (société coopérative ouvrière de production) a donné
naissance à l’entreprise voisine Cristel mais
l’activité pompes, héritière d’un savoir-faire
vieux de 160 ans, a perduré de son côté.
Dans cette entreprise pas tout à fait comme
les autres, comme le stipulent ses statuts,
chacun des 12 salariés est sociétaire, et en
2008, ils ont fait le choix de franchir un palier technologique, de troquer leurs machines
très anciennes contre trois nouvelles à commandes numérique, et de se former à leur utilisation. L’investissement total, qui se montait
à 500 000 euros (soit le quart d’un chiffre
d’affaires de 2 millions d’euros) sur trois ans,
a été facilité par des aides des collectivités
locales et de l’Europe. « Ce programme d’aide
a joué un rôle d’accélérateur », assure Pierre
Lauret, directeur général de la Scop, aux côtés
de Brigitte Bari, sa présidente. « Nous aurions
fait cet investissement de toute façon, mais
pas si vite. Investir à cette hauteur et à cette
période difficile constituait un pari. Les salariés sociétaires ont adhéré et fait le choix de
préserver l’emploi et de développer leur employabilité, dans un projet industriel viable. »
Le transfert technologique est effectif, l’atelier est conforme aux nouvelles normes de
sécurité, et les nouvelles machines ouvrent
maintenant de nouvelles perspectives. En ce
début 2014, les Pompes Japy devraient présenter une nouvelle pompe manuelle dont
les prototypes ont été réalisés en interne.
sur w ww.pompes-japy.com
E XPRESSION AC TIVE → NUMÉRO 56 | JANVIER-FÉ VRIER-MAR S 2014
INDUSTRIE
Access Control se développe à Marchaux
croissance La société doubienne, spécialisée dans les automatismes de fermetures, a acquis
un vrai savoir-faire et assure une maintenance de qualité.
L
es nouveaux locaux d’Access Control sont
à deux pas de l’échangeur de Marchaux,
aux portes de Besançon et à quarante
minutes du Pays de Montbéliard. La rapidité
Numérica, Alins et
l’intégration sol-air
La première édition des
rencontres organisée à
Montbéliard fut un succès.
Le pôle numérique veut
conserver sa longueur
d’avance et poursuit ses
travaux avec militaires et
chercheurs.
Alins comme « Air land intégration
network seminar » ou, en français
d’intervention est un élément important pour
cette société (portes coulissantes, barrières
levantes, etc.) qui s’engage, auprès de certains
de ses clients comme le CHU Jean-Minjoz, à
et plus simplement, « rencontres
de l’intégration sol-air ». Organisée
en octobre 2013 à Montbéliard par
Numérica, la première édition de
ces rencontres nationales consacre
le travail entrepris depuis plus de
trois ans par le pôle numérique de
Franche-Comté auprès des forces
spéciales de l’armée de l’air. Elle a
rassemblé 130 participants. « Un
véritable engouement avec, parmi
nous, dix généraux dont quatre du
corps d’armée et le commandant
des forces aériennes », se félicite
Michel Stenta, le directeur de
intervenir dans les deux heures. « C’est notre
fierté », explique Michaël Bideaux, qui, depuis
2007 et avec son frère et associé Sébastien
Bideaux, dirige l’entreprise fondée par leur
père en 1996. « Nous sommes parmi les rares
petites entreprises à assurer une astreinte
contractuelle, mais ça se négocie  », précise-t-il.
Dans le bâtiment flambant neuf de la petite
zone industrielle de Marchaux, la société emploie huit salariés (dont un apprenti), des électriciens qu’elle forme elle-même à son métier.
Mais en l’absence de formation spécifique, elle
peine à recruter. Après l’installation du dispositif de fermeture, la maintenance constitue une
grosse part du travail d’Access Control. « Dans
les magasins, par exemple, la loi oblige deux
visites annuelles sur les portes automatiques.
C’est un vrai marché », poursuit le dirigeant.
La TPE est en pleine croissance. Le chiffre d’affaires était de 700 000 euros en 2012, il devrait
atteindre le million d’euros en 2013. La ville de
Besançon, Vélux ou La Poste sont des clients
« historiques », mais le contrat signé avec le
SDIS en a déclenché de nombreux autres avec
le ministère de la Défense (pour les sites de
Besançon, Valdahon, Thoraise, Auxonne),
Bourgeois Découpage, le CHU, Fuji Autotech…
sur w ww.access-control-automatismes.fr
Numérica, qui anime le think tank.
« L’une des missions de Numérica
est de développer des projets de
TIC innovantes. Là, nous avons la
possibilité d’aider ces militaires très
spéciaux et gros consommateurs de
haute-technologie à fabriquer les
services dont ils ont besoin, comme
des logiciels et autres solutions
télécom. »
Le domaine de l’intégration sol-air
désigne des pratiques émergentes
combinant équipements et
compétences opérationnelles. Il
permet la captation, le traitement et la
diffusion de l’information sous toutes
ses formes. Composé de chercheurs
du Laboratoire informatique de
Franche-Comté, de Numérica et de
militaires, ce think tank a pour mission
de connecter les avions au sol.
« Différentes actions sont possibles :
l’envoi de flux vidéos en 3D aux forces
au sol, par exemple, pour connaître la
position des ennemis et des alliés. »
Unique en France, ce laboratoire
d’idées à vocation à perdurer sur
le territoire franc-comtois. Si les
financeurs suivent… Michel Stenta,
lui, travaille déjà sur l’édition 2014.
23
TERRITOIRE
CENTRE COMMERCIAL
INTERNATIONAL
Bon démarrage pour les
Planches du Mont
Un forum d’opportunités
Le 13 mars dernier était inauguré
le nouveau centre commercial des
Planches du Mont sur la zone de Valentin
à Miserey-Salines. Un projet que les
élus avaient commencé à imaginer
dès les années 2005-2006, conscients
néanmoins de la difficulté qu'il y aurait à
urbaniser ce bout de terrain d'environ 3
hectares au sous-sol très rocheux.
Plus de 200 personnes ont participé, le 3 décembre dernier, à la 8e
édition du forum régional Les Clés de l’International, véritable carrefour
de rencontres et d’opportunités pour les entreprises franc-comtoises
désireuses de se développer à l’export. Cette année encore, une dizaine de
chefs d’entreprise ont répondu présents pour partager leurs expériences
sur des sujets très différents, abordés au cours des 8 ateliers proposés
tout au long de la journée. Comment bâtir une stratégie export, comment
travailler en Inde, comment financer un développement international…
autant de questions qui ont trouvé réponse lors de ces échanges !
En complément, une centaine de rendez-vous individuels se sont tenus
avec les 14 experts-pays venus du monde entier. Pour chaque participant,
c’était l’occasion de rencontrer un spécialiste en mesure de l’orienter
dans ses démarches, ou d’envisager de nouveaux marchés à prospecter.
Des rencontres, il y en a eu également avec la vingtaine de partenaires
rassemblés au sein du Village Experts, qui tous apportaient leurs solutions
en matière de formation, marketing, financement ou accompagnement.
C'est le groupe Sopic qui s'en est chargé, en 2012,
relevant ainsi le défi technique tout en veillant
à respecter l'environnement, via un système de
déblai-remblai, visant à limiter les nuisances. Cinq
enseignes s'étalent aujourd'hui sur les 4 688 m2 de
cet espace commercial à ciel ouvert, proposant
de l'électroménager (Electro-Dépôt), du prêt-àporter (CCV et Mim), du meuble (Gautier) et de
la restauration (Grill Courtepaille). Cinq enseignes
complémentaires à celles existant déjà sur ces
60 000 m2 de zone de chalandise située au carrefour
de trois communes (Miserey-Salines, Ecole-Valentin,
Châtillon-le-Duc). Des nouveaux axes de circulation
ont aussi été aménagés ainsi que plus de 200 places
de stationnement afin de permettre aux clients
de vite trouver leurs marques. Ceux-ci n'ont pas
tardé : Sopic évalue à 200 000 les consommateurs
concernés par ce projet. Un projet qui lui a coûté
8 millions d'euros et permis l'embauche d'une
soixantaine de personnes, en comptant la gestion et
l'entretien de l'espace.
24
Prochain temps fort de l’international en Franche-Comté : le concours
des Trophées de l’International ! Trois catégories en lice cette année : TPE
performante à l’international, PME/ETI Europe et PME/ETI Grand Export.
en savoir
CCI International Corinne Berger 03 81 25 25 84
E XPRESSION AC TIVE → NUMÉRO 56 | JANVIER-FÉ VRIER-MAR S 2014
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COMMERCE
Color Latin'o : sous le
soleil exactement !
Le projet d'implantation
à Besançon aura coûté près
de 600 000 euros.
T
out le monde les connaît ces splendides
jeunes femmes que l'on admire, dans
leurs déshabillés de plumes et de strass,
à chaque carnaval de la Ville. Voici la troupe
des Color Latin'o installée depuis plus de dix
ans en Franche-Comté. Ces artistes venus
essentiellement d'Amérique Latine se produisaient jusqu'alors au gré de leurs contrats,
ayant même, un temps, pour port d'attache
la discothèque du même nom à Baumes-lesDames. En 2006, la SARL Salvador, à la tête
de laquelle se trouvent trois frères et sœurs,
Yancy, Iris et Pablo Quijada, achète l'ancien
bâtiment de la société Reboul, rue de Trépillot
à Besançon. Il a fallu attendre le mois de septembre 2013, après une démolition quasi
totale et une reconstruction à leur convenance
pour que le Color Latin'o bisontin ouvre ses
portes. Ce projet d'envergure - un bâtiment
de 750 m2 auquel s'ajoute un vaste parking aura coûté près de 600 000 € financés grâce
à leurs deniers personnels, des prêts des
banques et un prêt d'honneur de 16 000 €
octroyé par Développement 25. Color Latin'o
sert, du lundi au vendredi, des déjeuners aux
saveurs exotiques et propose les vendredis
et samedis soir des dîners-spectacles où l'on
termine rarement assis. L'effet de la nouveauté
ajouté aux fêtes de fin d'année font que les
objectifs prévisionnels sont largement dépassés. Reste à confirmer pour cette troupe de
neuf personnes, danseurs et cuisiniers compris,
qui a pour seule ambition d'apporter un peu
de soleil dans la grisaille franc-comtoise.
Color Latin'o,
72 rue de Trépillot à Besançon. 03 81 47 69 96
sur color-latino.com
UNIONS COMMERCIALES
Une animatrice pour Montbéliard et Audincourt
Suivant l'adage bien connu selon lequel « l'union fait la force », l'association
CAEM - Commerçants et Acteurs Economiques de Montbéliard s'unit à
l'Union commerciale d'Audincourt (à gauche, Isabelle Beji, présidente) dans
l'embauche d'un poste d'animatrice commerciale. La jeune Alexandra (à
droite) partage donc son temps depuis la rentrée dernière entre ces deux
communes. François Del Fiol (au centre), dynamique président de la CAEM,
ne cache pas ainsi son ambition d'aboutir, un jour à une fédération des
associations de commerçants du Pays de Montbéliard. Certain que l'intérêt
de chacun ne peut se défendre qu'en formant un tout, il y travaille déjà
avec ses collègues. Cela pourrait aboutir à l'organisation d'une grande
manifestation à l'échelle de PMA (Pays de Montbéliard Agglomération).
26
E XPRESSION AC TIVE → NUMÉRO 56 | JANVIER-FÉ VRIER-MAR S 2014
PORTRAIT
Élise Antoine : coiffeuse et performeuse
Élise Antoine est une « performeuse »
à sa façon. Cette coiffeuse dont le
quotidien a essentiellement pour
théâtre son salon d’Audincourt, aime
aussi à se remettre en question. Et en
public tant
qu'à faire ; voire devant le nec plus ultra
de la profession. C'est pourquoi depuis
cinq ans, elle participe régulièrement à
des shows coiffure qui doivent autant à
son talent qu'à sa façon d'appréhender
son métier : un art avant tout où elle en
profite pour mettre en avant sa région !
Un investissement de 4 000 euros
environ est consacré à chaque show
mais qui lui permet « d’être reconnue
parmi les professionnels nationaux
de la coiffure et de se mesurer pour
progresser »
Ce fut encore le cas le 18 novembre
dernier à Lyon : Élise Antoine avait
alors une demi-heure pour coiffer
plusieurs mannequins en live ; le tout
orchestré, tel un ballet, avec chanteuse
et musiciens. Le show, qui a demandé
cinq mois de préparation, s'est fait en
collaboration avec la styliste luronne
Carmen Colle, dans un esprit très rock,
la coiffeuse ayant confectionné pour
l'occasion des crêtes en vrais cheveux
d'un mètre de hauteur ! « Ce qui est
intéressant c’est de travailler sur des
projets avec d’autres professionnels.
D'ailleurs, ma partenaire Carmen Colle
développe depuis d'autres lignes de
vêtements et accessoires. »
Point de prix à l'issue du spectacle,
juste une très méritée notoriété, une
reconnaissance de la profession,
des retombées médiatiques et
forcément… une clientèle heureuse de
confier sa tête à cette coiffeuse pas
comme les autres !
« La consommation a changé, il
m'appartient d'apporter au client le
meilleur service. D'une part en me
remettant en question au quotidien,
grâce à mon engagement dans la
Charte Qualité Commerce, proposée
par la CCI, et d'autre part en apportant
une créativité à la clientèle locale, lui
prouvant ainsi que la qualité n'est pas
l'apanage des grandes villes. »
sur w ww.mylord-coiffure.com
27
28
E XPRESSION AC TIVE → NUMÉRO 56 | JANVIER-FÉ VRIER-MAR S 2014
SERVICES
1'30 pour intéresser et convaincre
business Ils étaient plus de 120, le jeudi 5 décembre dernier, réunis à la CCI du Doubs à
Besançon, pour la première édition du speed meeting des dirigeants d’entreprises des
Services.
Cet événement a été conçu et organisé par la CCI, en collaboration avec
le cabinet OBALYS qui a notamment
proposé le concept anglo-saxon de l'elevator pitch, explique Nathalie Aubry-Dany. Les
prestataires de services se connaissent peu.
Or mieux cerner l’offre locale et favoriser la
rencontre avec d’autres dirigeants peut être
l’occasion de développer des réseaux et de
faire des affaires ! ».
Le principe de l’exercice est à la fois astucieux
et simple. Chaque dirigeant préalablement
inscrit a reçu par mail un kit de préparation
lui permettant de se présenter en une minute
trente chrono, c’est l’elevator pitch ! Françoise
Sanchez dirige Adulcia Coaching & Communication à Besançon depuis 5 ans. « Quand j’ai
reçu l’invitation, j’ai été séduite par l’idée et à
partir du moment où c’était la CCI qui organisait, je savais que c’était sérieux ». La méthode de l’elevator pitch permet de synthétiser sa présentation et d’aller à l’essentiel. Cela
demande un vrai travail de réflexion sur son
offre. Et c’est utile à de multiples occasions :
auprès de ses clients, des prescripteurs…
Avec 4 contacts sérieux noués, pour cette
dirigeante la soirée est une réussite. « J’ai
trouvé particulièrement pertinent le temps
de 7 minutes laissé à chaque groupe après la
présentation individuelle. C’est à ce moment là
que les échanges se font. »
Pour Robin Chaignet, architecte, l’expérience
valait aussi le coup d’être tentée. « On investit
un peu de temps durant une soirée et au final
ça peut se révéler intéressant : on rencontre
des personnes qu’on n’aurait pas l’occasion
de rencontrer. Cela m’a aussi donné l’occasion
d’expliquer mon métier. » L’annuaire des participants remis à l’issue du speed meeting est
« un outil à conserver » parce qu’il constitue
une trace écrite qui permet de prolonger un
événement « à renouveler ».
Thierry Pétament, est membre du Bureau de
la CCI et président du groupe Orchestral Services. S’il a accueilli les invités en tant qu’élu il
a aussi joué le jeu. « Je suis plus que satisfait
que la CCI s’ouvre visiblement aux Services. Ce
speed meeting était une action originale qui
met en lumière tout ce qu’elle peut faire au
quotidien et que les entreprises ne voient pas
forcément. Je suis aussi ravi en tant que dirigeant d’une société de services. Même si nous
avons plus de 800 salariés, je trouve que ma
place était là pour venir rencontrer de plus petites entreprises qui pourraient être de futurs
partenaires et ça a été le cas ! »
d'info CCI du Doubs : 03 81 25 25 93
29
SERVICES
Un outil pour comparer les solutions
paiement A l’incubateur de Franche-Comté, à Montbéliard, Sébastien Rossé peaufine le
premier site comparateur de solutions de paiement sur le Net.
A
nalyste financier pour une banque américaine en Irlande, chargé de calculer
les commissions et frais facturés aux
commerçants pour les paiements par cartes
bancaires, Sébastien Rossé, un Montbéliardais, avait identifié un vrai besoin de transparence. « 
Le commerçant ne comprend
pas ce qu’on lui facture, et cette opacité est
entretenue par les banques qui peuvent ainsi
faire leur marge. Souvent, les frais sont trop
élevés », assure le créateur de LimpidMarket.
Après cinq ans en Irlande, ce titulaire d’un
master 2 en création, développement et
conseils aux PME est revenu sur ses terres
pour travailler sur cette problématique. Son
projet de comparateur de solutions de paiement a été retenu par l’incubateur d’entreprises innovantes de Franche-Comté qui
l’héberge à Numérica, aux côtés d’autres
start-up, depuis 2012. « J’ai pu développer
une version plus complète de mon comparateur et nous en sommes au stade de la
commercialisation, le produit est abouti. »
Le modèle économique de LimpidMarket
est celui d’un apporteur d’affaires. Le com-
Fondateur de LimpidMarket, Sébastien Rossé
est lauréat du premier prix Numérica 2013 pour
son concept de comparateur de solutions de
paiement.
merçant utilise son site gratuitement mais,
s’il souscrit à l’une des offres, l’établissement bancaire lui reverse une commission.
Les premiers accords avec des fournisseurs
ont été signés cet automne. «  Dans un premier
temps, on lance le service pour les paiements
en ligne, pour les e-commerçants, avec une
dizaine de fournisseurs, des petites banques
plus réceptives à notre offre. Les grandes
banques commerciales devraient nous suivre
plus tard, lorsque nous aurons démontré la
pertinence du concept. Nous lançons un service qui n’existe pas. Toute la difficulté est là. »
Concrètement, LimpidMarket compare les
grilles tarifaires des différentes banques, les
frais d’inscription, frais mensuels, conditions
de sortie… « L’intérêt est clair, le marché est
vaste et plutôt obscur », confirme Pierre-Alexis
Darthout, le créateur de Selfresto, un site de
commande de repas en ligne… voisin d’incubateur de Sébastien Rossé et l’un des premiers
utilisateurs. «  Le site permet de trouver les petits prestataires à moindre coût, moins visibles
que les autres. On rentre son secteur d’activité, son chiffre d’affaires, son panier moyen, et
le travail est mâché, avec le coût par mois pour
chaque prestataire et les services associés. »
sur w ww.limpidmarket.fr
INFORMATION
Des ateliers pour soigner votre e-réputation
Aujourd’hui, on ne conçoit plus
d’activité commerciale sans vitrine
numérique. Et il ne s’agit plus
seulement de posséder un joli site
web ; il faut aussi se soucier de sa
visibilité, et des commentaires. Le
tourisme en offre un bel exemple.
Les réseaux sociaux ont forgé des
marchés mieux informés, plus
exigeants. Les consommateurs
partagent l’information. C’est la
fin de marketing « bélier », simple,
unidirectionnel, au profit d’un
marketing social où il est question de
popularité, de buzz, de réputation.
Pour un hôtel, les avis laissés par les
internautes sur les divers forums,
30
représentent, en un an, une quantité
d’information supérieure à celle
contenue dans le site internet de
l’établissement. C’est pour toutes
ces raisons que la CCI a lancé, en
collaboration avec Franche-Comté
Interactive, un cycle d’ateliers du
e-commerce et du e-tourisme.
Au programme : réseaux sociaux,
référencement, veille concurrentielle,
protection des données… Il ne
s’agit pas de formation mais de
sensibilisation. Les séquences sont
volontairement courtes. En quatrevingt dix minutes un intervenant
explicite la problématique et répond
aux questions. Trois ateliers ont
déjà « fait le plein » de participants.
Fabienne Laude, propriétaire de la
maison d’hôtes l’Atelier du peintre, à
Ornans, y a trouvé des réponses à ses
questions relatives aux plateformes
de réservation en ligne. « J’y ai
appris également la façon dont on
peut réagir aux appréciations des
internautes ». Catherine Fuzzey,
créatrice du site creademo.net,
spécialisé dans la vente de matériels
de loisirs créatifs (basé à Auxon-
Dessous), souhaitait mieux connaître
le panorama des réseaux sociaux. « Je
reviendrai en fonction des thèmes.
La publicité numérique, notamment,
m’intéresse. C’est devenu tellement
complexe, tellement technique… ».
Le cycle des ateliers se poursuivra en
2014, et au-delà, probablement, car
rien n’est jamais figé sur la toile.
Contact : CCI du Doubs - Département
Commerce – 03 81 25 26 50
E XPRESSION AC TIVE → NUMÉRO 56 | JANVIER-FÉ VRIER-MAR S 2014
F O R M AT I O N
L'institut supérieur d'apprentissage des CCI
a dix ans
anniversaire Le CFA-ISA accueille 229 apprentis en commerce, gestion ou management
cette année. Un institut « sans murs » mais très réactif.
différents sites de formation des CCI, est piloté par une association de gestion. Il fait le
lien entre les écoles, la Région et le Rectorat,
« des partenaires à l’écoute », assure Dominique Landry. En 2003, il avait démarré avec
51 apprentis et quatre sections. Ils sont 229
cette année pour huit sections.
Expérience concluante
Dominique Landry, responsable formation de la
CCIR et directrice de l’ISA
I
Depuis la rentrée 2013, la formation Bac + 3
de « Responsable- Manager de la distribution » -RMD-, créée par Negoventis-ECD il y
a 7 ans, est devenue accessible en apprentissage et a donc été rattachée à l’ISA. « Avec
15 contrats signés, c’est un bon démarrage
et cela montre qu’elle correspond bien à la
demande des entreprises. ». Faustine Monnot
a suivi un parcours sans faute : un Bac +2 à
l’ECD de Besançon en apprentissage puis RMD
toujours en étant apprentie chez Décathlon
Besançon. Depuis cet automne, après
un passage par le magasin de Dijon,
elle dirige celui de Saint-Dizier.
« L’expérience a donc été plutôt
concluante », assure-t-elle.
Les avantages de l’apprentissage, selon elle ? « 
Le
rythme de l’alternance, les
interventions des professionnels et la diversité des matières. »
Gérant de la boutique de chaussures « Les
Trottoirs du Bronx », à Besançon, depuis un
an, Arnaud Millian a lui aussi beaucoup appris en passant par la même formation de
« Responsable- Manager de la distribution ».
« Cela m’a aidé dans l’organisation et la rigueur. Mes deux maîtres d’apprentissage se
sont bien complétés. »
sur w ww.isa
Faustine Monnot et Arnaud Millian ont suivi un
parcours en apprentissage jusqu'au bac +3.
l y a dix ans, la bonne entente entre les
écoles des CCI de Franche-Comté avait facilité les choses. « L’idée, à la création, était
de développer la formation en apprentissage dans les écoles de commerce, dans un
contexte de progression de l’attractivité de
l’apprentissage chez les jeunes et de l’existence ou de projets dans certaines CCI de
Franche-Comté », explique Dominique Landry, responsable formation de la CCIR et directrice de l’ISA (Institut supérieur d’apprentissage des CCI de Franche-Comté), qui vient
de souffler dix bougies. « Nous avons vite
ressenti la nécessité de créer une structure
et nous sommes tournés vers la Région qui
nous a conseillé de créer notre propre CFA. »
Ce CFA-ISA « sans murs » et éclaté entre les
31
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AGENDA
9 JANVIER / 13 FÉVRIER
La CCI du Doubs accueille à
Besançon le Centre d’Information
sur la Prévention. Il renseigne
gratuitement et confidentiellement
les chefs d’entreprise s’ils pressentent
des difficultés dans leur entreprise,
s’inquiètent de l’avenir, souhaitent
se préparer à toute éventualité.
L’entretien est mené collégialement
par un expert-comptable, un avocat et
un ancien juge consulaire.
Uniquement sur rendez-vous au
03 81 25 25 59
15 FÉVRIER
Portes ouvertes à l’École de
Gestion et de Commerce
sur les campus franc-comtois de
Besançon, Montbéliard et Vesoul. L’EGC
accueille les jeunes intéressés par un
Bachelor post-bac (diplôme Bac +3
reconnu par l'État). L’EGC FrancheComté a pour vocation de former
des cadres opérationnels, capables
d’occuper des postes polyvalents en
commerce, gestion et management et
de fournir aux entreprises régionales
une réponse immédiate à leurs
besoins en recrutement.
sur www.egc-franchecomte.fr
de l'Académie de Besançon accueille
les finalistes dans les locaux de la
Chambre de Commerce et d'Industrie
du Doubs. 1 500 élèves de 1re de 14
lycées francs-comtois ont passé les
épreuves de sélection avec leurs
professeurs d'anglais.
rurales de Chalezeule pour recueillir
des fonds destinés à financer les
séjours médicalisés de Tom, atteint
d'une maladie orpheline.
SPONSORS RECHERCHÉS !
en savoir www.egc-franchecomte.fr
5 ET 6 AVRIL
Les CCI de Franche-Comté s’activent
pour la semaine de l’Industrie
en favorisant la découverte et la
connaissance des entreprises et des
métiers industriels auprès du grand public
et plus particulièrement des jeunes.
sur www.semaine-industriefranche-comte.fr
19 MARS
Projets campus Besançon. Courir
contre le cancer. Les étudiants de
l'EGC Franche-Comté organisent le
5 avril une Color Run au centre ville de
Besançon en association avec la Ligue
Contre le Cancer.
Quiz Champion pour sa 7e édition,
le concours d'anglais organisé par
l'EGC Franche-Comté avec le soutien
Le 6 avril un 2e groupe d'étudiants de
l'EGC apporte son aide aux familles
DU 7 AU 13 AVRIL
COMMERCE
La procédure de détaxe à
l'exportation a changé
Depuis le 1er janvier 2014, la
procédure de détaxe à l'exportation
pour les voyageurs est totalement
informatisée. Elle devra être
obligatoirement réalisée au moyen
de l'application informatique
PABLO, en remplacement
des bordereaux de vente à
l'exportation. Le télé-service
PABLO-Indépendants (PABLO-I)
permet à chaque commerçant
utilisateur de créer, imprimer
et suivre ses bordereaux de vente en détaxe,
directement sur internet, sans affiliation à un opérateur de détaxe et
donc sans aucun frais. PABLO-I permet de recevoir en temps réel le
visa de la douane lors du passage en douane du client en frontière,
d'archiver de manière électronique les bordereaux de vente pendant
la durée légale de conservation, de rembourser plus rapidement la
TVA aux clients étrangers.
En savoir
32
Direction Régionale des Douanes
Tél. 09 702 76 616
E XPRESSION AC TIVE → NUMÉRO 56 | JANVIER-FÉ VRIER-MAR S 2014
EUROPE
Rubrique réalisée en collaboration avec la CCIR Franche-Comté service Europe Entreprise Europe Network
Sécurité des produits
La sécurité des produits bientôt
renforcée dans l’UE
Deux projets de règlements européens
sont actuellement en cours de
discussion pour réviser la législation
européenne en matière de sécurité
des produits et de surveillance du
marché. L’objectif est d’apporter plus
de cohérence et d’homogénéité entre
les exigences imposées aux produits
harmonisés et ceux qui ne le sont pas
mais aussi entre les produits destinés
aux consommateurs et les autres
produits à caractère professionnel ou
industriel. L’indication obligatoire de
l’origine des produits figure parmi les
nouveautés proposées.
Programmes
Un nouveau paysage des aides
européennes
2014 verra le démarrage d’une nouvelle
génération de programmes et de
financements européens couvrant la
période 2014-2020. Ces programmes
ont pour nom COSME, HORIZON 2020,
Life… sans oublier bien sûr les fonds
structurels (FEDER, FSE, FEADER)
qui connaîtront eux aussi de profonds
changements.
A condition d’en appréhender le
fonctionnement et les conditions
d’accès, tous ces programmes offriront
des opportunités nouvelles aux
entreprises pour financer leur projet de
développement ou d’investissement.
Fonds structurels 2014-2020 :
du retard
La programmation des premiers projets
ne devrait pas pouvoir débuter avant le
dernier trimestre 2014 même si une prise
en compte rétroactive des dépenses
2014 sera sans doute possible pour
les projets non terminés. 152 milllons
d'euros de FEDER et 32 millions de
FSE bénéficieront à notre région pour
la période 2014-2020, viendront s'y
ajouter une part du volet national du FSE
et d'autres crédits FEDER au titre du
programme interreg France Suisse
457 millions d'euros de FEADER
viendront soutenir le secteur agricole
franc-comtois dont 45 millions pour le
développement local des zones rurales et
les progammes LEADER.
En bref
• La directive ROHS 2011/65 a été
transposée par la France par un décret
du 7 novembre 2013.
• La commission européenne va
demander aux États de réduire
l’utilisation des sacs plastiques souples
à poignée d’une épaisseur inférieure à
50 microns
• Les zonages AFR (qui autorisent
un soutien majoré aux entreprises)
sont en cours de révision. Quelques
modifications sont prévues en FrancheComté puisque notre région bénéficiera
d’un taux de couverture, en terme
de population, supérieur à la période
actuelle.
• TVA : plusieurs nouveautés sont
annoncées : Un formulaire de
déclaration de TVA normalisé et
uniforme dans tous les pays de l’UE,
la mise en place de mini guichets
uniques pour la TVA liée au commerce
électronique, la modification des règles
en matière de localisation de certaines
prestations de service transnationales.
• Piles et accumulateurs : à compter de
2016 la Commission envisage
de supprimer les dérogations et
exemptions existantes en ce qui
concerne la présence du mercure et
du cadmium. Sont principalement
concernées les « piles boutons » et les
batterie d’appareils électrique sans fil.
En savoir : CCIR service Europe :
[email protected]
Tél. 03 81 47 42 13
Jean-Michel CHAUVIN
33
vu lu
LIEU
La maison de Victor Hugo : un lieu
de témoignage
La maison Victor
Hugo, qui a ouvert
ses portes en
septembre 2013, n'est pas
un musée, même si l'on
trouve quelques objets ayant
appartenu à l'ancien député
de 1848. Ce n'est pas non
plus une bibliothèque, bien
qu'un partenariat avec le CLA
de Besançon ait permis de
posséder les ouvrages du poète dans une multitude de langues. Et n'est
pas vraiment une maison d'écrivain, comme celles qui existent à Paris ou à
Guernesey.
Alors qu'est-ce que c'est ? C'est un lieu qui développe les principaux combats
de Victor Hugo contre l'oppression, contre la misère, contre la peine de
mort et pour l'enfance. Des combats d'actualité, comme en témoignent les
partenaires associés, de Robert Badinter à l'Unicef, en passant par Amnesty
International, ATD Quart Monde ou Reporters sans frontières.
L'objectif de fréquentation a été estimé à 20 000 visiteurs par an. Le
démarrage a été excellent – 7 000 visiteurs en un mois et demi –
notamment en raison de la nouveauté et la gratuité de la visite jusqu'à la fin
de l'année 2013 ont été de puissants stimulants.
sur www.besancon.fr
EXPO
Chasseurs d'images et
de lumière autour de
1900
Le Musée Baron Martin propose à partir
du 7 décembre, une très belle exposition
dédiée à la photographie et à ses auteurs :
Eugène Noir, Albert Bergeret ou encore Louis
Guichard et Fromentel…
Tous les jours sauf le mardi de 14h à 17h,
6 rue Pigalle à Gray.
Tél. 03 84 65 69.10
[email protected]
www.ville-gray.fr
34
LIVRES
Le chemin de la mémoire
François Sureau publie dans la
collection blanche Gallimard
un récit autobiographique
d’une cinquantaine de pages. Âgé
de cinquante six ans il semble
qu’il ait déjà connu plusieurs vies.
Avoir écrit une dizaine de romans
dont « L’infortune », grand prix de
l’Académie Française en 1990, ne
l’a pas empêché d’être maître de
requêtes au Conseil d’État, Énarque
et… officier de la Légion Étrangère.
C’est sans doute à ce titre qu’il a
signé : « La chanson de Passavant »
rapport aussi apocryphe que
poétique sur la vie dans les Balkans
ou en Afghanistan. Autre facette
de ses convictions : « Inigo » où il réussit à
nous passionner pour la vie d’Ignace de Loyola. Il exerce
maintenant la profession d’avocat et préside plusieurs
cercles parisiens.
François Sureau raconte cette fois un épisode de sa vie.
Alors qu’il était auditeur au Conseil d’État, on lui confie la
charge d’instruire le dossier d’un militant basque, ancien
activiste de l’E.T.A., demandeur d’asile politique. Lors de
sa comparution devant la commission, le pétitionnaire dit
clairement que son renvoi en Espagne serait pour lui une
condamnation : des « Brigands de la mort » continuent làbas à chasser les anciens activistes. Hélas la commission
suivra les préconisations des rapporteurs, le demandeur
sera renvoyé dans son pays d’origine. Il y sera exécuté
quelques mois plus tard, dans la rue.
Dans les dernières pages de ce récit qu’il a su rendre
pathétique, l’auteur raconte qu’il a alors quitté le Conseil
d’État et confesse : « Trente ans ont passé, j’ai mené ma
vie d’homme. J’ai payé mon dû, le souvenir d’Ibarrategui
ne m’a jamais laissé en repos. Il ne s’est pas passé un jour
sans que je le revoie debout devant nous ».
Souhaitons que ce récit ait rempli son rôle de catharsis.
Il est, en tous cas, l’œuvre poignante d’un auteur, d’un
homme, hors du commun.
« Le chemin des morts » - François Sureau – Ed.
Gallimard
Bernard Sertout
L'IMPREVU AU COIN DE CHAQUE RUE
Ce dictionnaire de curiosités, conçu et rédigé par
Blandine e Philippe Sauter, raconte sous forme
d'anecdotes insolites 250 lieux du Grand Besançon.
On y découvrira à la lettre L pour « lait » qu'un des
derniers agriculteurs bisontins vend son lait chaque
matin dans la rue comme autrefois ou encore à la Lettre C pour
« coloc » qu'à Montfaucon les plus de 80 ans cohabitent avec des
familles !
250 Lieux extraordinaires dans le Grand Besançon - Neo éditions.
E XPRESSION AC TIVE → NUMÉRO 56 | JANVIER-FÉ VRIER-MAR S 2014