PASSION PASSION
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PASSION PASSION
EXPOSITION D ’Œ U V R ES C O N T E M P O R A I N ES La La PASSION PASSION -LILLE- 12.04 22.04 08.06 02.05 SAM. > DIM. MAR. > DIM. 14h à 18h ENTRÉE GRATUITE GILBERT DELAINE : LA PASSION D’UN COLLECTIONNEUR M. Gilbert Delaine par François RICHIR. Né dans le Pas-de-Calais le 11 janvier 1934, Gilbert Delaine s’installe à Dunkerque en 1958 où il est ingénieur à la Direction de l’équipement. Très vite, ce catholique pratiquant s’engage aux côtés de l’Abbé Pierre. En 1970, il décide de constituer une collection d’œuvres d’art. Il convainc ensuite le maire de Dunkerque de faire construire un musée d’art contemporain dans lequel sera exposée l’une des plus riches collections françaises d’art des années 1950-1980. Peu de temps après l’inauguration du musée, le 4 décembre 1982, Gilbert Delaine fait l’expérience de la souffrance et de la maladie provoquant chez lui une réflexion sur la vie, la mort et l’espérance. Cette rencontre entre l’homme de foi, l’être souffrant et l’amateur d’art est à l’origine de cette impressionnante collection. Suite à cette expérience personnelle, il décide de demander aux artistes de son entourage de réaliser une œuvre sur le thème de la Passion du Christ à partir de leur propre sensibilité et technique. L’intérêt artistique humaniste est majeur et permet de saisir l’image de la souffrance de la deuxième moitié du XXe siècle ; durant lequel l’Homme a atteint le point d’orgue de la cruauté et de la douleur. Ces œuvres, les artistes nous engagent au cheminement vers l’espérance et la victoire sur la mort, posant dans la Résurrection un regard optimiste de l’humanité. En 1996, Gilbert Delaine fait don à l’Association Diocésaine de Lille de la plus grande partie des œuvres composant la Collection de « La Passion de Dunkerque », aujourd’hui appelée plus communément la « Collection Delaine ». Il décède à Dunkerque le 30 juillet 2013, après avoir livré un long combat contre la maladie. SERGIO FERRO : LES PAS DE LA PASSION Dans la tradition catholique, le Chemin de croix est un acte de dévotion. La cérémonie comporte le plus souvent une procession, interrompue de prières effectuée en s’arrêtant devant 14 stations. En évoquant 14 moments - issu des évangiles et de la tradition - pour représenter et commémorer la Passion, le fidèle souhaite communier aux souffrances du Christ. Au XIIIème siècle, les franciscains devenus gardiens des lieux saints à Jérusalem instaurent cette tradition pour aider les pèlerins dans leurs prières. Ainsi, en suivant les pas du Christ ils revivent sa Passion. Cependant, cette tradition ne se répand dans toute l’Église catholique qu’au XVIIIème siècle. Conformément à la tradition, le peintre et architecte Sergio FERRO décide de réaliser un chemin de croix en 14 stations qui développent le mystère de la souffrance et de la mort de Jésus. Sergio Ferro est marqué par les atrocités qu’il a subies en prison lors de la dictature, puis par son exil politique vers la France. Originaire du Brésil, pays marqué par la pauvreté, il a fait de son chef d’œuvres « Les Pas de la Passion » un hommage en même temps qu’un témoignage. En l’an 2000, pour l’Inauguration de l’achèvement de la Cathédrale, le Chemin de croix de Ferro prend place dans la nef latérale gauche avant d’être exposé au Centre d’art sacré contemporain à son ouverture en 2004. Sergio FERRO, XII. Jesus meurt sur la croix (détail) - 1985-1987 LE THÈME DE LA PASSION La « Passion » désigne les derniers jours de la vie terrestre de Jésus. Celle-ci commence par ce que les Chrétiens ont pris l’habitude d’appeler « l’Agonie », marquée par la prière confiante du Fils au Père, au Mont-des-Oliviers, et se termine par la mise au tombeau, avant que le Christ ne ressuscite. Cet épisode, fondement de la foi Chrétienne, prend place durant la fête juive de la Pâque (ou Pessah), qui commémore la sortie d’Egypte du peuple juif vers la terre qui leur avait été confiée par Dieu. Au cours de cette fête, un agneau mâle est traditionnellement sacrifié, dont le sang sert de signe et de protection divine, Dieu passant au-dessus des maisons marquées de ce sang, sans les atteindre de sa justice (Exode, 12). Jacek Andrzej ROSSAKIEWICZ, Crucifixion (détail) - 1985-1987 La tradition veut que Jésus soit mort le même jour que la Pâque juive, les chrétiens le considérant comme l’« Agneau de Dieu », dont le sacrifice, la Passion, rachète les hommes et scelle ainsi l’Alliance entre Dieu et les hommes. La foi chrétienne prend davantage racine dans la Résurrection que dans la Passion du Christ, dont la souffrance est avant tout un chemin vers la Vie éternelle promise à tous les hommes. Cette universalité de la souffrance mais avant tout de l’Espérance se retrouve dans les œuvres de la « Collection Delaine ». UN LIEU UNIQUE Au milieu du XIXe siècle, les grands industriels lillois décident d’édifier une basilique digne de ce nom afin d’y accueillir le pèlerinage à Notre-Dame-de-la-Treille, établi à Lille depuis le XIIIe siècle. En 1913, le diocèse de Lille est créé ; la basilique, encore en construction, est élevée au rang de cathédrale. L’édifice est inauguré en 1999 une fois la façade achevée. L’originalité de l’édifice s’explique par la conjugaison des styles qui y sont présents. Issu du rêve néogothique, il est aussi le témoignage de la création contemporaine par la façade en marbre, œuvre de Peter Rice et de Pierre-Louis Carlier, par le portail de la Vierge, de Georges Jeanclos et par la rosace de la Résurrection, imaginée par Ladislas Kijno. En dessous, la crypte multiplie les utilisations : la partie ancienne accueille les tombeaux des évêques et abrite les pierres commémoratives des donateurs. La partie moderne quant à elle, a gardé le côté brut de l’architecture en béton des années 1930 créant ainsi un espace dépouillé, propice à l’accueil d’une telle collection d’art contemporain. Inauguré le 7 décembre 2003 dans la « Crypte moderne », au lendemain du lancement officiel de « Lille 2004, Capitale européenne de la culture » et dans le cadre de la célébration des 90 ans du diocèse de Lille, le « Centre d’art sacré contemporain » ferme malheureusement en 2008 suite à divers problèmes techniques. A l’occasion de la clôture du Centenaire du diocèse et en hommage à son donateur, le « Centre d’art sacré » réouvre ses portes pour ainsi vous faire (re)découvrir, une collection « unique » au monde d’art sacré contemporain. Centre d’art sacré, vue de l’expostion VENIR AU CENTRE D’ART SACRÉ ≈7 min à pieds Centre d’art sacré Sous la cathédrale Notre-Dame-de-la-Treille Entrée sur la gauche des escaliers Rue des Place Gilleson 3 mole ttes Rue du Cirque se as eB Ru Rue Masurel se as eB Ru Rue Lepelletier ure ne u C tien e d t-É Ru Sain Rue des Débris Saint-Étienne Porte de L’Alcide Traversez le passage de l’alcide Grand Place Rue Na tion ale Traversez la grand place Rue Ne uve Commerces Brasseries, cafés Place Rihour Rihour ligne 1 (jaune) Cathédrale ND-de-la-Treille - Place GILLESON - Lille «Crypte Moderne» entrée à gauche des escaliers Ouvert le samedi et dimanche de 14h à 18h Entrée gratuite - Visites guidées toutes les heures 14h30 - 15h30 -16h30 - 17h20 Pour plus de renseignements : www.lille.catholique.fr - www.cathedralelille.com ARTISTES PRÉSENTÉS : CRÉDITS : Texte : Thomas SANCHEZ Oeuvre : Sergio FERRO, Les pas de la passion, 1985-1987 Photographies et design graphique : [email protected] Ne pas jeter sur la voie publique Nicolas ALQUIN - Lydie ARICKX - BASELITZ - Robert COMBAS - Bernard FAUCON - Albert FERAUD - Sergio FERRO - Paul FRANTA - Ladislas KJINO - François LAVRAT - Tom MORANDI - Jacek Andrzej ROSSAKIEWICZ - Jean ROULLAND - Vladimir VELICKOVIC